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Full text of "Dictionnaire étymologique de la langue grecque, étudiée dans ses rapports avec les autres langues indo-européennes"

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DICTIONNAIRE  ETYMOLOGIQUE 

DE  LA 

LANGUE  GRECQUE 


Tous  droits  réservés- 


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DICTIONNAIRE  ÉTYxMOLOGIQUE 


DE  LA 


LANGUE   GRECQUE 

ÉTUDIÉE  DANS  SES  RAPPORTS 
AVEC  LES  AUTRES  LANGUES  INDO-EUROPÉENNES 


PAR 


EMILE  BOISACQ 

PROFESSEUR  A  L'UNIVERSITÉ    DE  BRUXELLES 


33Î0-3r 


HEIDELBERa 

CARL  WINTER's 

UNIVERSITÂTSBUCHHANDLUNG 


PARIS 

LIBRAIRIE  C.  KLINCKSIECK 

11,   RUE    DE    LILLE,    11 


1916 


Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2010  with  funding  from 

University  of  Ottawa 


http://www.archive.org/details/dictionnairetyOObois 


Mt^TTI^oH     111      f-(^v«.-i  !■>/-> A 


Avant-propos. 

Le  présent  ouvrage  est  né  du  vif  attrait  que  m'inspira 
de  bonne  heure  l'étude  des  origines  du  vocabulaire  hellénique, 
•et  déjà  je  rêvais  de  l'écrire;  ou  du  moins  d'en  jeter  les  bases, 
quand  M.  W.  Prellwitz  publia,  en  1892,  un  Etymologisches 
Worterbuch  (1er  griechisclien  Spraclie  qui  semblait  devoir, 
pour  un  temps  et  dans  une  certaine  mesure,  satisfaire  à  la 
demande  du  public  érudit.  Puis,  des  années  passèrent,  que 
je  dus  consacrer  à  des  disciplines  qui  m'éloignaient  de  la  lin- 
guistique indo-européenne,  je  veux  dire  la  philologie  latine 
et  l'archéologie  classique,  et  ce  fut  en  1903  seulement  que  je 
pus  soumettre  à  des  juges  trop  bienveillants  un  manuscrit  qui, 
au  surplus,  a  totalement  disparu  dans  les  développements  qu'a 
pris  l'actuel  dictionnaire.  Une  première  tentative  faite  pour 
publier  ce  livre  échoua  contre  des  difficultés  d'ordre  matériel. 
Je  laisse  aux  linguistes  compétents  et  impartiaux  le  soin  de 
dire  si  la  seconde  a  réussi. 

Tout  au  moins,  l'opportunité  de  pareil  lexique  ne  paraît 
pas  contestable.  Nous  rencontrons  au  début  du  siècle  l'énorme 
ouvrage  en  quatre  volumes  que  Léo  Meyer  a  intitulé  Hand- 
iuch  der  griechisclien  Etymologie  (1901-02),  et  qui  n'est  pour- 
tant pas  un  manuel,  car  ce  livre  ne  contient  ni  règles  ni  pré- 
ceptes, et  n'est  pas  autre  chose  qu'un  dictionnaire  bizarrement 
ordonné  et  aussi  peu  étymologique  que  possible:  la  plupart 
des  mots  y  sont  suivis  de  la  mention  «dunkel»  ou  «unerklârt» 
ou  «etymologiseh  nicht  verstàndlich»,  alors  que  des  solutions 
définitives  ou  du  moins  satisfaisantes  ont  été  trouvées  pour 
un    grand    nombre    d'entre   eux;    mais  Léo  Meyer,    qui   avait 


VI 

publié  entre  1860  et  1880  d'utiles  travaux  de  philologie  com- 
parée, avait  renoncé  à  suivre  le  mouvement  des  générations 
plus  jeunes  et  présentait  au  public  un  manuscrit  qui,  à  part 
quelques  retouches,  datait  de  trente  ans  au  moins  et  que  la 
critique  accueillit  avec  une  défaveur  non  dissimulée.  Je  m'in- 
terdis de  porter  un  jugement  sur  la  deuxième  édition  de  VEty- 
niologisches  Worterbuch  de  M.  Prellwitz  (1905),  parce  qu^à 
tout  prendre  elle  m'a  été  très  utile:  tout  au  moins  dirai-je 
que  cette  réédition  ne  m'a  pas  un  instant  détourné  du  soin 
de  publier,  avec  le  français  comme  langue  véhiculaire,  ce 
lexique,  qui  vaudra  tout  de  même  par  ses  indications  biblio- 
graphiques. 

Dans  le  domaine  de  l'étymologie  comme  dans  les  autres 
provinces   de   l'hellénisme^),    les    vues   se   sont   profondément 
modifiées  depuis  l'important  ouvrage  de  Georg  Curtius,  Gmnd- 
zuge  der  griecMschen  Etymologie,  5®  édition  (1879).     Un  prin- 
cipe domine  la  néogrammaire:    «les  lois  phonétiques  ne  souf- 
frent  pas   d'exception»;    seule,    l'analogie   tend  à  niveler   les 
paradigmes,    en   même  temps   qu'elle   rajeunit  les   langues  et 
les   soutient   dans  leur  marche  évolutive  continue;    le  «spora- 
discher  Lautvvandel»,    à  quoi  Curtius   consacrait  la  moitié  de 
son  livre,  a  vécu;  il  n'est  au  pouvoir  de  personne  de  le  gal- 
vaniser ;  d'autre  part,  on  ne  peut  guère  songer  encore  à  grouper 
les  mots  sous  des  racines  rangées  dans  un  ordre  donné,  ainsi 
que  le  fit  Curtius;    la  forme  que  nous  attribuons  aux  racines 
est  mobile  et   fugace;    il  n'est  pas   de  théorie  qui  ne  vienne 
les  modifier  peu  ou  prou;  il  fut  même  question  de  les  oublier 
à  tout  jamais  «dans  le  campo-santo  de  la  scolastique»;  l'heure 
actuelle    est   aux    «bases»    monosyllabiques    ou    disyllabiques, 
légères   ou  lourdes,   mais  osons  dire  que  celles-ci  ne  sont  en- 
core qu'un  pis-aller,  que  des  hypothèses,   utiles  sans  doute  et 
même   élégantes,    mais   elles-mêmes  apparemment  condamnées 
à  évoluer  suivant  les  progrès  de  l'analyse  phonétique. 


1)  Voy.  mon  article  Die  griechische  Sprache  im  Lichte  der 
neiien  Foi'schimg,  publié  par  Die  Geistesicifiseuschaften,  1913  14, 
Heft  35. 


vu 

Il  est  pourtant,  eu  dépit  de  ces  mêmes  progrès,  une 
partie  du  vocabulaire  grec  qui  continue  de  nous  échapper,  et 
les  tentatives  de  toute  sorte  qui  ont  été  faites  pour  y  voir  de 
l'indo-européen  ont  échoué.  Il  était  au  demeurant  peu  logique 
de  penser  que  tout  le  vocabulaire  hellénique  pût  être  d'origine 
indo-européenne;  aucune  langue  européenne  n'est  pure  de  mé- 
lange; le  latin,  qui  n'est  ni  la  plus  claire  ni  la  mieux  connue 
des  langues,  contient  une  certaine  proportion  d'étrusque;  pour- 
quoi le  grec  aurait-il  échappé  à  tout  contact  avec  les  idiomes 
voisins,  d'autant  que  les  Hellènes  ne  sont  pas  des  autochtones 
en  Grèce?  Ils  ont  traversé  d'autres  contrées  avant  d'atteindre 
aux  rivages  de  la  mer  Egée  et  de  la  mer  Ionienne,  et  ici 
même  ils  ont  dû  déloger  ou  s'assimiler  d'autres  populations 
qui  ne  parlaient  aucun  idiome  indo-européen;  ils  ont  notamment 
rencontré  dans  le  sud  de  la  presqu'île  balkanique  une  faune 
et  une  flore  différentes  de  la  flore  et  de  la  faune  de  l'Europe 
centrale,  et,  dans  la  majorité  des  cas,  ils  ont  probablement, 
en  les  modifiant  à  peine,  conservé  aux  animaux  et  aux  plantes 
qu'ils  découvraient  les  noms  que  leur  avaient  octroyés  leurs 
prédécesseurs;  or,  que  savons-nous  des  langues  que  parlaient 
ceux-ci?  Autant  dire  rien:  le  nom  des  Pélasges  a  la  valeur 
d'un  X  algébrique;  Lemnos  a  fourni  une  inscription  en  langue 
inconnue;  Praisos  (Crète),  des  débris  d'un  idiome  ignoré,  en 
caractères  grecs;  Cypre  a  usé  d'un  syllabaire  aujourd'hui  dé- 
chiffré pour  noter  une  langue  dont  le  fond  nous  échappe,  et 
les  monuments  crétois  dits  «minoens»  du  second  millénaire 
anté- chrétien  ont  jusqu'ici  farouchement  défendu  leur  secret. 
En  Asie  mineure,  trois  langues  ont  vécu  côte  à  côte  avec  le 
grec;  or,  le  phrygien,  pour  être  indo  européen,  n'en  est  pas 
moins  à  peu  près  inconnu  ;  le  carien  et  le  lydien  appartien- 
nent vraisemblablement  à  un  autre  groupe  linguistique,  mais 
les  hypothèses  les  moins  hardies  le  sont  encore  trop.  Quant 
à  l'influence  sémitique,  au  rebours  de  ce  que  certains  ont  cru, 
elle  a  été  très  faible  et  s'est  bornée  à  l'adoption  par  les  Grecs, 
avec  les  noms  des  lettres  de  l'alphabet,  de  quelques  termes 
commerciaux,  en  nombre  vraiment  restreint;  le  livre  de  M.  H. 
Lewy,  Die  semitlscheji  Fremdworter  im  Griechlsclien  (1895), 


VIII 

procède  d'une  conception  surannée  et  n'est  qu'un  effort  la- 
borieux et  sincère,  mais  plutôt  malheureux  pour  expliquer  par 
le  sémitique  ce  qui  n'est  pas  sémitique  le  moins  du  monde. 
Enfin,  rien  ne  permet  de  croire  que  l'égyptien  ait  influé  sur 
le  grec  à  l'époque  ancienne,  et  quant  aux  langues  de  la  pénin- 
sule des  Balkans,  le  macédonien,  dont  on  n'a  que  des  gloses, 
a  subi  l'influence  grecque  plutôt  qu'il  n'a  imposé  la  sienne,  et 
le  tbrace,  dont  on  sait  tout  au  plus  qu'il  est  indo-européen, 
ne  nous  a  rien  laissé  qui  autorise  la  moindre  conclusion.  L'ono- 
mastique ou  étude  des  noms  propres  a  tout  au  moins  prouvé 
que  la  plupart  des  noms  de  lieux  de  la  Grèce  sont  rebelles 
à  l'étymologie  hellénique;  des  coïncidences  avec  les  finales 
de  noms  de  lieux  du  sud  de  l'Asie  mineure  feraient  supposer 
que  les  populations  des  deux  rives  de  la  mer  Egée  et  des 
îles  parlaient  une  même  langue  à  l'époque  de  l'invasion  des 
Hellènes,  mais  on  ne  peut  actuellement  aller  au  delà  ^).  Tout 
ce  qu'on  peut  et  qu'on  doit  affirmer,  c'est  que  les  Grecs  ont 
charrié  avec  eux  un  grand  nombre  de  mots  empruntés  aux 
populations  qu'ils  ont  traversées  ou  absorbées  ou  dont  ils  ont 
subi  l'action  eux-mêmes,  et  les  mots  «égéen»  ou  «méditerranéen» 
sont  commodes  pour  caractériser  ces  vocables,  sans  qu'il  faille 
s'exténuer  à  leur  trouver  un  étymon  que  l'avenir  rendra  peut- 
être  ridicule  ^). 

11  n'importe.  Le  dernier  tiers  de  siècle  a  été  fécond, 
et,  malgré  le  respect  tout  relatif  et  le  scepticisme  que  ren- 
contrent auprès  de  certain  public  et  en  divers  pays  les  études 
helléniques,  rien  ne  fait  prévoir  que  le  travail  de  mise  au 
point  connaîtra  de  si  tôt  un  ralentissement.  L'application  de 
la  méthode  comparative  a  rajeuni  et  fortifié  l'étude  de  la 
langue.     On  est  loin  en  effet,  et  fort  heureusement,  du  temps 

1)  Sur  certaines  de  ces  questions  voy.  notamment  P.Kretschmer, 
Einleitung  in  die  Geschichte  der  çp-iechischen  Sprache  (1896),  Aiig. 
Fick,  Vorgriechische  Ortanamen  als  Quelle  fur  die  Vorgeschichte 
Griechenlands  (1905)  et  Hattiden  und  Danubier  in  Griechenland 
(1*908). 

2)  Cf.,  dans  le  beau  livre  récent  dAnt.  Meillet,  Aperçu  d'une 
histoire  de  la  langue  grecque  (1913),  le  chap.  III  de  la  première 
partie,  intitulé:  Le  grec  et  les  langues  voisines. 


où  Gottfried  Hermaim  prononçait  l'excommimication  majeure 
contre  ces  philologues  «qui  ad  Brachnianas  et  Ulphilam  con- 
fugiunt  atque  ex  paucis  non  satis  cognitaruni  linguarum  vesti- 
giis  quae  Graecorum  et  Latinorum  verborum  vis  sit  explanare 
conantnr».  Et  l'on  peut  dire  aujourd'hui  a  priori  que  toute 
étude  appliquée  à  la  langue  grecque  et  qui,  systématiquement, 
ignore  la  philologie  comparée  et  ses  résultats  essentiels,  doit 
renoncer  à  établir  des  conclusions  d'une  portée  durable  et  à 
dégager  des  principes  d'ordre  réellement  scientifique  ^).  Mais 
il  serait  singulièrement  injuste  de  méconnaître  ce  que  les  lin- 
guistes eux-mêmes  doivent  à  la  méthode  critico-pbilologique 
entendue  dans  son  sens  strict;  en  fait,  le  salut  est  dans  la 
combinaison  des  deux  méthodes,  et  s'il  n'est  pas  donné  à 
beaucoup  d'érudits  de  les  employer  avec  succès  tour  à  tour 
ou  simultanément,  il  est  indéniable  que  plusieurs  des  plus 
beaux  livres  publiés  depuis  vingt  ans  leur  doivent  et  leur  soli- 
dité et  leur  action  sur  les  savants  contemporains. 


1)  Pour  l'histoire  de  la  langue  grecque  voy.  J.  Wackernagel 
dans  Die  Kultiir  der  Gegenwart  de  Paul  Hinneberg,  tome  I  (Leipzig, 
Teubner,  2e  éd.  1907),  —  P.  Kretschmer  dans  VEinleitung  in  die  Alter- 
tumsicissenschaft  de  A.  Gercke  et  Ed.  Norden,  tome  I  (Leipzig, 
Teubner,  1910;  2e  éd.  1912),  —  0.  Hoffmann,  Geschichte  der  grie- 
chischen  Spraclie,  I  (Leipzig,  Gosclien,  1911),  —  enfin  le  livre  pré- 
cité d'Ant.  Meillet.  Pour  la  dialectologie  voy.  A.  Tiiumb,  Handbuch 
der  griechischen  Dialekte  (îleidelherg,  C.Winter,  1909)  etC.  D.Buck, 
Introduction,  fo  the  study  of  the  Greek  dialects  (Boston  etc.  Ginn&Co. 
1910).  Pour  la  grammaire  (phonétique  et  morphologie)  voy.  G.  Meyer, 
Griechische  Grainmatik,  3.  Aufl.  (Leipzig  1896),  —  H.  Hirt,  Hand- 
buch der  griechischen  Laut-  und  Formenlehre  (Heidelberg-,  C.Winter, 
2.  Aufl.  1912),  —  K.  Brugmann,  Griechische  Grammatik,  4e  éd.  pro- 
curée par  A.  Thumb  (Miinchen  1913).  Pour  la  grammaire  comparée 
des  langues  indo-européennes  voy.  Ant.  Meillet,  Introduction  à  Vétude 
comparative  des  langues  indo-européen7ies,  3e  éd.  (Paris  1912)  ou 
Meillet-Printz,  Einfuhrung  in  die  vergleichende  Grammatik  der  indo- 
germanischen  Sprachen  (Leipzig-  und  Berlin  1909),  —  K.  Brugmann, 
Kurze  vergleichende  Grammatik  der  indogermanischen  Sprachen 
(Strassburg  1904)  ou  Abrégé  de  grammaire  comjyarée  des  langues 
indo-européennes  (Paris  1905),  —  Grundriss  der  vergleichenden 
Grammatik  der  indogermanischeii  Sprachen,  2.  Aufl.  (Strassburg 
1897  sqq). 


X 

Charge  d'un  enseignement  très  lourd,  qui  n'a  avec  la 
philologie  grecque  et  la  linguistique  indo-européenne  que  des 
rajjports  fortuits,  je  n'ai  pu  consacrer  à  ce  dictionnaire  qu'un 
temps  haché  de  besognes  professionnelles,  et  d'un  faible  rende- 
ment scientifique.  J'ai  en  outre  été  le  plus  souvent  réduit  à 
n'user  que  des  ressources  de  ma  propre  bibliothèque.  On  voudra 
bien  dès  lors,  pour  n'être  point  cruel,  excuser  le  long  temps 
qu'a  exigé  l'impression  de  ce  livre  et  les  lacunes  que  des 
spécialistes  pourraient  constater  dans  l'information  bibliogra- 
phique, si  tant  est  que  l'on  trouve  à  glaner  dans  la  masse 
de  «programmes»  et  de  dissertations  inaugurales  qui  ne  sont 
pas  mis  dans  le  commerce  et  que,  seules,  quelques  grandes 
bibliothèques  universitaires  de  l'Allemagne  possèdent  au  complet. 
Peut-être   me  sera-t-il   donné   un  jour  de  faire  plus  et  mieux. 

Aux  heures  de  fatigue  ou  de  dépression,  j'ai  pourtant 
trouvé  du  réconfort.  Je  ne  dirai  pas  l'intérêt  que  témoignaient 
à  cette  entreprise  ceux  qui  ne  sont  plus,  mes  anciens  maîtres 
Victor  Henry  et  Hermann  Osthoff,  ainsi  que  le  regretté  Félix 
Solmsen;  il  est  un  nom  qui  s'impose  ici:  M.  Ant.  Meillet,  pro- 
fesseur au  Collège  de  France,  à  qui  me  lie  une  amitié  de  plus 
de  vingt  années,  m'a  donné  les  preuves  d'un  dévouement 
qu'apprécieront  tous  ceux  qui  savent  quel  labeur  lui  imposent 
ses  études  personnelles  et  quel  fruit  il  en  retire;  exception 
faite  des  dernières  feuilles,  que  je  n'ai  pu  lui  communiquer, 
sans  qu'il  faille  dire  pourquoi,  il  s'est  astreint  à  lire  une 
épreuve  de  tout  l'ouvrage  et  il  n'est  pour  ainsi  dire  pas  une 
page  ([ui  ne  lui  ait  suggéré  telle  remarque  précieuse,  telle 
rectification  utile  ou  indispensable,  ou  l'expression  d'un  doute 
réfléchi  à  propos  d'une  affirmation  téméraire.  Qu'il  veuille 
trouver  ici  l'expression  de  toute  ma  gratitude. 


Les  sons  de  la  langue  grecque  dans  leurs  rapports 
avec  ceux  de  l'indo-européen  commun. 

a  <  i.-e.  a.     âyeu  =  lat.  agô  skr.  cijâmi,  i.-e.*âgô  'je  pousse,  je  mène'. 
-<  i.-e.  9.     oxaTÔç   otôoiç  =  ski',  sthità-h  sthiti-h,   lat.  status  stati-ô. 
SuYâTriP  '-  skr.  duhifâr-  'fille'. 

<  i.-e.  m.     éKaTÔv  :  skr.  çatâ-tn,  lat.  centuin,  ^"all.  caiit  (v.  irl.  cê^), 

g"ot.  hund,  lit.  szimtas  'cent',  i.-e.  ^kmtô-m. 

<C  i.-e.  n.     TOTÔç  =  skr.  ia^â-7i  'étendu',  Xat.tentus,  i.-e.  'tntô-s. 

<C  i.-e.  w  et  *a  ,  devant  occlusives  palatales  et  vélaires.  6aK6îv  : 
skr.  dâçati  (pour  *daçdti)  'mordre',  ôktiç  :  skr.  aktû-h  'cré- 
puscule, etc.',  got.  ahtivd  'aurore'  <C  *^^w/^«ô,  i.-e.  '■'logt-. 

ap  pa,  a\  \a  <  i.-e.  f  Z.  Kapbiâ  Kpa6ir|  :  lat.  cor,  v.  irl.  cride  'cœur' 
p\a6ap6(;,  à|ua\ôuvuj  :  skr.  iurdû-h  'mou'. 

a|Lia,  ava  <[  i.-e.  m  il.     Kàiiaxoç,  OdvaToç. 

apa,  a\a  <  i.-e.  f  p).     {^âpaepov,  0qpdpaYO(;. 

ÉI.  etc.  a  •<  e.  eùaapeoi  =  eùac^oî,  qpaprjv  =  qpépeiv. 
â<;i.-e.  â  en  dehors  du  domaine  ion.-att.dôûç  =^  skr.  st'âcM/i  'suavis' 
cf.  lut.  svâ[d]vi-s.  q)â|ui  cpa|uâ  :  lat.  fârî  fâina  fabula.  En  ion.- 
att.,  gr.  comm.  â  >  r)  :  it6û<;  qpHMÎ  <PiU'^  ;  il  est  pourtant  conservé 
imméd.  devant  r)  (dissimilation),  cf.  hom.  ion.  att.  arip  en  face 
de  l'iépoç,  hom.  bua-ôi^ç.  En  att.,  le  son  ë  de  l'ion. -att.  commun 
évolue  en  â  après  p,  i,  e  :  upaxTiJu  ^  ion.  TTprîoaiu,  idaof.im  =^  ion. 
tiîao)Liai,  YÉ'VÊÔi  =  ion.  Teveq. 

<;  aiF,  an  en  ion. -att.  imméd.  devant  les  voyelles  e  i  a.  bâ.ï]p  <i 
*ôai[Fjr)p  :  arm.  taygr  v.  slav.  déverï  skr.  dèvdr-  'beau-frère'. 
dei  ■<  ai[F]ei. 

<  aoF.    Dor.  thess.  vâôç  ion.  vnôç  att.  veuuç  <  ^vao-Fo-ç  :  vaiuu  vàa-oai. 
â|n  âv,  |uâ  va  <<  i--e.  m  ri.     ï]viâ  dor.  aviû  <  *avaici,  i.-e.  *nsid:*?iâs- 

'nez'.     k|luit6ç  KéK|Lir|Ka,  Tiuf^aiç  TéT|Lir||nai. 
-   pâ  \â<i.-e.  f  /   (Persson   Beitr.  Il  631   n.  2;    voy.  Meillet  Introd.2 
95  =  Eiiil.  66.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  §  73,  2,  Anm.  3,  bibl.). 
El.  â  <;  gr.  comm.  ^.     |aâ  ^  lut'i,  èâ  =  eïri,  paaiXâeç  =  paoïX^eç. 


1)  Selon   Brugmann-Thumb   Gr.Gr.*  103;    <  i.-e.  era  el9    selon 
Persson  Beitr.  II  631  n.  2. 


XII 

f  <  i.-e.  e.     (pepere  =  v.  slav.  herete  skr.  hhdrata,  R.  hher-  'porter*, 
apparaît  aii  lieu  de  a  attendu  (i.-e.  9),   p.  ex.  ee-   dans  ee-xô-ç,  b€- 
dans  oûv-beTo-ç;  voy.  Brugmann-Thumb  op.  cit.  §  14.    Persson 
Beitr.  I  354.  II  fi.58  sqq. 
alterne  avec  a.     iapôç  :  iepôç. 
<  eua.    Att.  êxea  hom.  è'xea  è'xeua  <  ^^xeucra;  att.  6éo|Liai  hom.  beûouai 

<  *Ô6U(J0|uai. 
<;âua.     Att.  ëujç  bon:,  nuùç  lesb.  aûuuç  <;i.-e.  *m<.sô.s-. 
ri  <  i.-e.  ê.     R.  Gti-  (T(-eri-|ni)  =  got.  de-  lit.  dé-   skr.  d/iâ-,    i.-e.  *d^ê- 
'ponere',  cf    aussi  lat.  fë-c-l. 
En  ion.-att.,  rj  <gr.  comm.  â  el  r|  <  gr.  comm.  ë  se  confondent. 
En  ion.-att.  r|,  c.-à-d.  <],  est  le  produit  de  la  dissim.  de  ë  (ei),  issu 
de  €,    devant  e,  i  :  Te\ri€tç  (posthom.  TeXéeiç)  <  ^TeXeoFevT-,    en 
face  de  hom.  réXeioç  <  ^TeXeo-Fo-ç;    hom.  aTTi'ieaoi  a-rrfjï,  en  face 
de  gén.  aireîoç,  c.-à-d.  *speôs. 
En  doi-.  sévère,  n  =  att  ei  issu  d'une  contraction  ou  d'un  allonge- 
ment compensatoire. 
-<e0F.    xeXrieiç  (voy.  plus  haut). 
<C  âva.    Hom.  ituOç  <!  i.-e.  *misôs. 
Béot.  r]  <  ai.     fiï<aie(. 
i  <  i.-e.  i.     Fib-ixev   ïa,uev  :  skr.  vid-vid    got.  icit-imi    'nous  savons', 
lat.  video. 
alterne  avec  e.     'ittttoç   en   face   de  lat.  equos,    ttiXvôç   en   face   de 
ireXiôç,  etc.  (phénomène  peu  clair;  bibl.  chez  Brugmann-Thumb 
op.  cit.  §  11  Anm.  1  et  voy.  Persson  Beitr.  II  1009). 
est  prothétique  dans  Iktîvoç  iktIç  ixôOç. 
<le  devant  voyelle  en  lac.  hér.  arg.  crét.  9ioç<;6eô<;. 
ï<;i.-e.  z.     kXîvt]  'couche' :  lat.  i»-cimô,   lit.  paszlyti  's'incliner,  tré- 
bucher'. 
<riFi.     bîoç<;  *&iF-io-ç,  cf.  skv.  divyâ-h. 
<C  toi.     Koviuu  <!  '''kovio-uu. 
<  loF.     lôç  <  *iaFo-ç  :  skr.  f.9w-7t  'flèche'. 
0  <  i.-e.o.  Pf.  KéKXoqpÉ  (pour  ■■■KeKXoTre)  :  got.hlaf'il  vola',  i.-e.*qeqlope, 
R.  qlep-  'voler'.     â-Xoxoç  =  v.  slav.  sq-logn  'consors  tori'. 
apparaît  au  lieu  do  a  attendu  (i.-e.  9),  p.  ex.  bo-  dans  bo-TÔ-ç;  voy. 
Brugmann-Thumb  op.  cit.  §  14.    Persson  Beitr.  I  354.  II  658  sqq. 
op  oX  <  uup  ujX,    i.-e.  f  l.     ôp66ç  =  skr.  ûrdhvâ-h,  i.-e.  *ufdhn6-s. 
TToXXri  <C*TroXFiâ  :  skr.  pûrvî  f.  'multa'   (Brugmann-Thumb  op. 
cit.  102;  nié  par  Persson  Beitr.  II  631  n.  2.  657  n.  2). 
En  lesb.   thess.  béot.  0  <C  gr.  comm.  a.     Lesb.  oxpÔTOç  =  oxpaxôç. 
<C  oua.     Att.  ÔKori  hom.  ÙKOur)  <  '''àKouaâ. 
iM  <Ci.-e.  ô.     Ti-TvibaKUj.  lat.  {g)7îôscô.     qpépiu  =  lat.  fera,  v.  irl.  as-hiur 
'effero,  dico'  <  *-berô. 
piu  Xio  •<  i.-e.f  /.  Dor.  ion.  xexpiÙKovxa  :  lat.  quadrâgintâ,  i.-ç,.*qUetuf; 


XIII 

Hom.  t3\uj0pôc;  «  *|n\-)  :  skr.  mûrdhân-  'tête',  i.-e.  *7nldh-  (Brug- 
mann-Thumb  op.  cit.  103;    nié  par  Persson  Beitr.  II  631  n.  2. 
657  n.  2). 
En  dor.  sévère  uu  =  att.  ou  issu  d'une  contraction  ou  d'un  allong-e- 

ment  compensatoire. 
LuF  <  uuua.   Dor.  uiFaTa  -<  i.-e.*(jus-.  peut-être  hom.  Xuyujôç  att.  XaxuOç 
<  i.-e.  *{s)lag-ôusos. 
u<[i.-e.  u.     kXutôç  =  lat.  in-clutus  skr.  çrutâ-h  'célèbre', 
up  u\  <C  g"r.  comm.  ur  ul,  i.-e.  r  l  teintés  de  u.     iropqpûpuj  (*-qpùpiuj)  : 
skr.  jârbhurati  'tressaillir'.     OKvXkn)  :  ]it.  skeliù  'je  fends', 
ù  <C  i.-e.  û.  eo.uôç  'soulèvement  de  l'âme,  passion,  etc.'  =  skr.  dhûmâ-h 
lat.  fûmus  'fumé<i'. 
Béot.  û  <[  01.     FûKiô. 
ai  <ii-e.  ai.     aiQ^u  :  \ fit.  aedès,  v.  irl.  aecZ  'feu'. 

<  i.-e.  si  (en  rapport  apophonique  avec  ë[i]  ou  â[i]).     baie,  baiTÛç 

de  R.  dà-  dd-  'partag-er'. 
non  primitif  p.  ex.  dans  irmç  <  *iTa[F]iç,  cpaivuj  <C  *cpaviuu,  paivoi  -< 
*Pa|Liiuj  i.-e.  *g- m/y,  K\aiuj  <[  *K\aFiuu,  5paî|uev  ><;  *ôpâi,uev. 
ei  <C  i.-e.  ei.     eîai  =  lit.  eUi  eît  'il  va',     oxeixuj  =  got.  steiga  'je  monte', 
non  primitif  p.  ex.  dans  eî  'tu  es'-<*è[a]i,  àXrjôeia  <<  *àXâ0eaia,  |ui- 
Yeî|Liev  <[  *|Lirf>TI^£v. 
Cl  <C  i.-e.  oi.     TToivr)  =  v.  slav.  cëna  'prix'  zd  kaênà-  'punition'. 
non  primitif  p.  ex.  dans  oîç<Cô[F]t(;,  oi'tuu  <  ôeÎTUJ  lesb.  inf.  ôe(Y>lv, 
Teaaapâ-Poioç  <  *-PoF-io-ç,  l'irirGiç  <C  *ïinrujiç,  Yvoîjuev  <C  *Yvuui)uev. 
au  <C  i.-e.  au.     auEuj  :  lat.  augeô.     aûoç  =  lit.  saùsas  ag's.  séar  'sec'. 
<C  i.-e.  ^^i.    x^ûvoç  :  v.  h.  a.  goumo  'palais',  R.  ghêu-  dans  v.h.  a.  giumo 

'palais', 
non  primitif  p.  ex.  dans  aùxôç  (''•à[a]u-TO-?),  vaûç  <  *vâû-<;. 
eu  ■<  i.-e.  eu.     Xeunôç  :  lat.  iûceô,  got.  liuhap  'lumière'. 

non   primitif  p.  ex.  dans  att.  eù-Siuvoç  <C  eu-,    ion.  oeû  •<  aéo,    lesb. 
eùuj9a  <  *aeaFuu6a,  Zeûç  <  *Zr|ûç. 
ou  <C  i.-e.  ou.     \oûaaov  :  arm.  loys  'lumière',  v.  h.  a.  lougazzu  'j'éclaire', 
cf.  XeuKÔc;. 
non  primitif  p.  ex.  dans  poûç  <C  *Pujûç. 

Pour  les  changements  combinés  des  voyelles  (abrègement, 
contraction    et    autres   modifications)    voy.  Brugmann-Thumb 
Gr.Gr.'i  §§  40-57. 
f>  <Ci--e.  h.     Àeij^uj  :  lat.  lîbd,  v.  h.  a.  sllfan  'glisser'. 
<C  i.-e.  gV'.     poûç  :  ombr.  bue  'bove',  v.  irl.  hô  v.  h.  a.  kuo  'vache'  — 

skr.  gàû-h  v.  slav.  govedo  'boeuf,  arm.  kov  'vache'. 
<C  i.-e.  gV-u.     éKaxôjLi-Pri  <  *-gV'u-â  :  ^oûç  skr.  gàû-h. 
=■  F,  i.-e.  II.     El.  poiKiap  et  gloses  d'Hésychius. 
Pp-  -|uPp-  PX-  -lapX-  <;  i.-e.  mr  ml.     â-iuppoToç  Pporôç,   cf.  juopTÔç-  ctv- 
epuuTToi;.    GvriTÔç  Hésych.,  lat.  mortuos.    |Lxé|upXuJKa  pXiûaKU)  :  .uoXeTv. 


XIV 

f  <  i.-e.</  g.     Yi-ïVLÙaKUJ  :  ]at. {g)nôscô  —  skr.  jûâtd-h  'reconnu',  v.slav. 
znati  'connaître'  (g-).     T^pavoç  :  lat.  grûs  lit.  gérvé  'grue'  {g-). 
<Zi.-e.gV'.    tuviî  :  pava  |uvdo|uai.     û-yinç  '*vivant  bien' :  pioç. 

<  i.-e.  71.     ày\w  :  lat.  angô,  v.  slav.  qziikii  'étroit'. 
<C  i.-e.  13.     àfKibv  :  lat.  ancus.  skr.  ankô-h  'crochet', 
écrit  pour  F.     (Lac.)  yéTop-  ëroç  (épigr.  F€toç)  Hésych. 

b  <;  i.-e.  d.     béKa  =  lat.  decem  skr.  (Z«ça  'dix'. 

<ii.-e.  gV'.  àbr]v  -évoq:  lut.  inguen,  suéd.  ink  'furoncle'. 
F  =  i.-e.  w.  Béot.  él.  dor.  etc.  FïKaTi  :  lat.  vlgintï.  Cypr.  FpriTÔ  él. 
FpôTpâ  att.  ^riTpâ  ^nriup,  i.-e.*wrë-  :  hom.  Fepéuu  lat.  verbinn.  Corc. 
dat.  pi.  p/ioFaïai  'flots'  hom.  etc.  ^oaî  cypr.  ^oFo-ç  hom.  etc.  ^ôo-ç 
^éu)  (cf.  fut.  ^eùcfo|Liai)  :  skr.  srâvati  'couler',  lit.  .sravà  'flux'. 
Cypr.  olFo-ç  hom.  oto-ç  =  v.  pars,  aiva-.  Cor.  HevFuiv  core.  irpo- 
tevFoç  :  att.  ïévoç.  Corc.  ôpFo-ç  :  att.  ôpo-ç.  Béot.  koXFo-ç  :  hom, 
KâXô-ç  att.  Kâ\6-ç.  Cor.  AFeiviâ  gén.  sg.,  be&FoiKUjç  Hésych.,  R. 
dîiei-  'craindre'. 

Fh-<Ci.-e.  su-.  Pamph.  F/te  gort.  Foç  cypr.  Foi  lesb.  FéGev  Foî,  g'ort. 
él.  arc.  locr.  FcKaOToç.     Fh-  >  esprit  rude  (voy.  s.  litt.  h). 

-sti-  intervocalique  >■  gr.  comm.-sw-,  d'où  lesb. -FF-  (vaûoç  =  vàFFoç); 
par  ailleurs  -zu-  s'amuit  avec  allongement  de  la  brève  anté- 
cédente (dor.  thess.  vâôç  etc.). 

gort.  FioFoç   att.  ïocç  <  *FiTaFo-,    c.-à-d.  *«id.S'-«o-  {:*ueides-  eî&oç)- 
■  LVoy.  p.  305  n. 

<;i.-e.  j.     Z\}'f6v  =  ÏRt.  jtigum  skr.  y ugd-m  got.  juk  'joug'. 

<;i.-e.  zfZ.     àloç,  'branche'  lesb.  ûaboç  =  got.  asi-s  'branche'. 

<;  i.-e.  d~d.  luaZôç  (luaabôç)  :  skr.  meda-h  'graisse',  aryen  commun 
*mazda-  :  luabdiu, 

<  gr.  conim.  zd,  i.-e.  gi  gi  glH  di.   â^0|Liai  <  *âYlo-iuai  :  âYvôç,  R.  iag-. 

v(2uj  :  vÎTTTpov,    R.  neig^'-.    Zeùç  lesb.  Z6eûç    béot.   lac.  Aeuç  = 

skr.  dyâû-h. 
Crét.  baladai  =  5aTTa90ai  hom.  bôaoaoGai   att.  bdaaoGai  (baxéo.uai; 

i.-e.  t^). 
Crét.  bZoc,  (à  côté  de  ôttottoç)  =  att.  ôooç  <1  *ôtio-. 
G  <;  i.-e.  dh.     èpuGpôç  :  skr.  rudhird-h  'rouge'. 
<;i.-e.  th.     oîoGa  =  skr.  vèttha  'tu  sais'. 
<C  i.-e.  g^J'h.     Gtiviu  :  qpôvoç  'meurtre',  R.  gV'hen-, 
<C  i.-e.  dhn.     Geôç  <  ^GFeao-ç  :  m.  h.  a.  ge-twâs  'fantôme',  lit.  dvâsè 

'esprit'. 

<  i.-e.  ghTi.     Gfip,   lesb. -as.  qpiip  :  lat.  feruH  lit.  zvéHs   v.  slav.  zvérï 

'bête  sauvage'. 

<  i.-e.  dh.     x^iJÙv,  xGainaXôç  :  skr.  ksdm-  lit.  zèmè  'terre',  i.-e.  *gdh-. 

<  i.-e.  ph.     qpGîvuj  q)G(oiç  :  skr.  ksinàti  'anéantir'  zd  xsyô  gén.  'dis- 

parition', l^l.situs  'détérioration,  pourriture,  moisissure,  rouille'. 
K<i.-e.  k  q.     oÎkoç  :  lat.  fïciis,    got.  iceihn   'village'   —  skr.  th.  viç- 


xy 

'demeure,   maison',   alb.  vise  m.  pi.  'lieux,  places',  v.  slav.  vtsï 

'praedium'  (i.-e.  îc).     Kap-n-ôc,  KpuOiriov  :  lat,  carpd,  skr.  kfpâna-h 

'glaive'  (i.-e.  q-). 
<C  i.-e.  qV'.    Xûkoç  <  i.-e.  Huqy'o-s  :  g"Ot.  wulfs  skr.  vfka-h  'loup'. 
<C  i.-e.  qn-.  KOirvôç  <;  *KFaiTvô(;  i.-Q.'^qiidp-nô-s  :  lat.vapor,  lit.  kvâpa-s 

'souffle,  exhalaison,  parfum'.  KdXîTr]  f.  'trot'<r.*KFa\uâ  i.-e.'-'qulpâ  : 

V.  pruss.  po-qiielbton  'à  genoux', 
par  dissimilation  de  deux  occlusives  aspirées.     Keq)aXri  ■< '•'xe'PûtXâ  : 

V.  h.  a.  gehal  'crâne,  tête'.     OKeôpôç  :  ayiçXv. 
X  <C  i.-e.  l.     Xei'xuj  :  lat.  lingô,  lit.  lëziù. 
dissimilé  de  p.     |liop|ixoXOttuj  :  |Li6p,uopoç. 
dissimilé  de  v.     XdpvaE  ■<  vdpvaE. 

<  Xv.     Ion.  att.  OTJÎXri  dor.  orâXâ  lesb.  tliess.  o-aWâ  •<  *araKvâ. 
<Ci.-e.  si.     XaP€îv,  ég'in.  X/ta^ujv,    att.  A/mPexo-ç  nom.,    ou  A/iaPrjT-oç 

gén.,    cf.   att.  eïXricpa    eïXriqpa  ■<  *0eoXctqpa.     GpauXdç  <  *Qpauo-Xo-, 

cf.  Bpava-TÔç,  lat,  fràstu-m. 
|Li  •<  i.-e.  m.  Ep.  poét.  laécaoç  >-  att.  .uéaoç^^  skr.  mâdhya-h  zd  ma^ôya- 

lat.  médius  gaul.  '-medio-  got.  midjis,  i.-e.  *medhio-H. 
<Ci.-e.  sm.     \xe\hx\aa\,  hom.  q)iXo-|Li|Liei6riç  :  skr.  smdyaté  'soui'ire'. 
<;i,-e.  ms.    Lesb.  è'veiuiua  ion.  att.  èvei|ua  dor.  êvrma  -<  *ève|uaa  :  véiuoi. 

iL|Lioç  <  i.-e.  *omso-  =  skr.  âsa-Ji  got.  ams  'épaule',  cf.  éol.  è-rroju- 

|uà&ioç. 
,uv  <C  pv.     creiuvôç  :  aépo.uai.     |uvâo,uai  <  '■■pvdo|uai  :  béot.  Pava  'femme  . 
ILiv- <;  vju- ■<  6|Li-.     Att.  épigr.  jneao-.uvri  :  ion.  f.ieoô-ôjuir|  ;  crét.  luviliâ  f., 

|uvû)Tai  m.  pi.  :  ion.  bjjubc,. 
V  <  i.-e.  n.     véoç  =  skr.nâva-Ii  zd  nava-  lat.  novos  v.  slav.  novzi  v.lit. 

navas  'nouveau',  i.-e.  *néiio-s. 
<wi  à  la  finale,     x^iâjv  <;  *x9wj,li,    cf.   x9aM«X6ç,   skr.  7c.9dm-  'terre'; 

é'v  'un'  <  i.-e.  '*sem. 
<C  i.-e.  m  devant  i.    paîviu  •<  '*^a\xvM  i.-e.  ^'g^-m-iô,  R.  gUern-.    koivôç  : 

ital.com,  cf.Hûv6ç<*tuv-iô-(;  (voy.Brugmann-Thumb  op.  cit.  §59, 

8,  Anm.  6). 
VT  <  i--e.  »?î^.     ppovTiî  :  ppé|uuj. 

-vç  <;  i.-e. -ms   subsiste   dial.,   gort.  èvç  (att.  eîç)<C*évç  i.-e.  *.s'em-s. 
<i.-e.  ns.     Lesb.  ëjuevva  ion.  att.  ëiiieiva  dor.  ëurjva  <  *è|uevaa  :  iiievuj. 

<  ron.     Yïvo|Liai  fïvvjOKU}. 

VT  <.  Xt   dans   le   dor.  du  Péloponnèse  et  dans   les  colonies   dor. 
d'Italie  et  de  Sicile.     qpîvTaToç  <  «piXTaxoç. 
E  alterne  avec  a.     tvv  ovv,  EûXivoç  aùXivoç,  Eôavov  aoâvi-|. 
TT  <  i.-e.  p.     iraxTip  ^  lat.  jpa^cr  skr.  j)itdr-  zd  2ntar-  arm.hayr  v.  irl. 
athir  got.  fadar  'père'. 
<i. -0.(71*.     6'iT0|Liai  =;  skr.  .s-dca^ê,    cf.  lat.  sequor  \\t.  sèkti  'suivre'. 
<Ci.-e.  pw.     vrimoç  <  *vr|-TTF-io-,  cf.  vi^Trù-xioç. 
<Ci.-e.  kii  à  l'initiale.     Dor.  aor.  -rrdaaaôai  TTâ|ua,   cf.  béot.  xa  -rniâ- 


XVI 

ILiaTa  GiOTTTTâOTOc;  {-Ti-n-<-hj-),  i.-e.  *Âwâ- :  skr.  çvâtrà-h  'qui  fait 
prospérer',  gr.  KÛpoç. 
ITT  :  TT  à  l'initiale.     Hom.   tliess.  cypr.  utôXiç  :  ttôXiç.     Ep.  -môX^^oc, 

(TÎToXeiuaToç)  :  irôXeuoç  (alternance  d'origine  peu  claire), 
par  dissimilation  de  deux  occlusives  aspirées.     ireiGuj  =  lat.  f'uJd, 
i.-e.  *bheidhd. 
p  <  i.-e.  r.  êpepoç,  n.  =  sliv.râjaa-  got.riqis  'obscurité'  arni.  erek  'soir' 
dissimilé  de  \.     àpfa\éoc,<*à\faUo<;. 

<  Fp.     Lesb.  (Aie.)  FpfiEiç,  att.  f)iVrvû,ui  :  arm.  ergic-itçanem  '^r\-çvv\.i\\ 

lit.  rêszti  'fendre'. 

<  i.-e.  ST.     ^éuj,  ^oai  f.  pL,  corc.  dat.  pi.  p/ioFaïai  :  lit.  srav'éti  'couler 

par  gouttes',    avjpiov  <C  *aL)a-p-io-  :  skr.  usrd-h  'matinal'. 
<i.-e.  rs7j.     oùpa<*ôpoFâ  :  skr.  rs-vâ-h  'haut',  cf.  hom.  ôpoo-eOpTi, 

att.  ôppoç. 
dial.  <  a.     Lac.  piuup-    'l'ouuç   Hésych.  =  Fi/îoip.     -rraipiv   (Érètrie)  < 

*TTaiT-0iv  =  att.  Traïaîv. 
dial.  <  z.  Crét.  Kop,uoç  =  att.  KÔauoç.    mpYâpuup  •  tô  XuKÔcpiuç  Hésych. 

=  ion.  "^-luiaT-iluuç. 
écrit  pour  F.     xpé-  ai.  KpfÎTeç  Hésych.  bebpoïKÛJç  H. 
0  <  i.-e.  s.     OTraîpuu  :  lat.  spernu.     ëotrepoç  :  lat.  venper.     Hom,  Gâpaoç 

lesb.  eépaoç  (att.  eâppoç),  R.  dhers-.     oinepbaXéoç  :  v.  h.  a.  smerzo 

'douleur',    'ittîto-ç  :  lat.  equo-s. 
intervocalique  n'est  jamais  primaire,     a  <  t  devant  i  +  voyelle 

dans   TiXcûotoc;,  <^ti   dans   irâaa   (*iravT-ta)   att.  TÔffoç  (*toti,o-s), 

<  dhi  dans  att.  inéooç  (i.-e.  ■■medhio-s),  <  ts  dans  pdXXouoi  (loc. 

pi.)  att.  -rrooî  (:  irôb-ec;),   <  oa  dans  att.  aor.  èxéXeaa,   <Cp  dans 

lac.  iLiouaibbcr  XaXeî  (=  att.  *|aû9(ÎIei)  etc. 
<C  i.-e.  z.     opévvûm,  1.  pi.  ZeivaiLiev  Hésych.,  i.-e.  *zgy'-es-. 
<T  dans  ou.     Suff.  -avvo- <C*-hmo-  (en  rapport  apoi)honique  avec 

skr.  -tvana).     Éol.  irîaupeç  'quatre',     l'iiniauç  (mais  épid.  fiuiTem). 

oioû»T  :  eÎTéû  îTéô. 

<  T  devant  e,  i.     n-XcOaioç  :  ttXoûtoç.  Xâoioç  ■<  *FXaT-io-<;  \.-e.'''7ilt-io-s  : 

V.  irl.  folt  'chevelure',  gr.  russ.  vàlotî  'fibre'.  Gén.  ion.  qjàaioç 
qpaaiujv,  att.  cpâoewc,  «  *qpâTe[i]-oç)  :  qpâxiç  'bruit,  l'umeur',  puis, 
par  nivellement,  nom.  qpdoiç  ace.  cpàaiv.  Fut.  ireaéoinai  <  *TTe- 
T60|uai  :  aor.  dor.  è-rreTov. 

<  dentale  -j-  i.     Thess.  crét.  Tiavaa,  hom.  att.  béot.  -rrâaa,  lesb.  iraîaa 

<C  gr.  comm.  *iTavT-ia.  Texpaïôç  «<  *TeTpax6-lo-  :  T€Tpox6à.  oépoi 
-0|nai  :  skr.  tyaj-  'abandonner'. 

<C  gutturale  +  i  par  gr.  comm.  00-.  Ion.  ornuepov  dor.  oa.uepov  < 
th.*Â'/o-  'celui-ci'.  Hom.  oeûuu  :  skr.  cydvatê  'se  mettre  en  mou- 
vement', i.-e.  *gleu-. 

<C  i.-e.  tn-  par  gr.  comm.  oa-.  oûkoc.  qpepe-oaaKiîç  :  skr.  fvâc-  -fvacas- 
'peau'. 


XVII 

<;  gr.  comm.  ts.     fidaxuj  <C  ^Trarax'-'J  :  TraGeîv.     Att.  ireloai  <C  *bheidzh- 

*bheidh-s-  :  TTeiôuj. 
<;  i.-e.  su-.     oéXac,  :  zd  x^'ar^nnh-    'éclat,   majesté'    (aryen  commun 

'*snarnaii-). 
<  -tsîi-.    Gort.  FiaFoç  (att.  ïaoç)  <C  *Fit0Fo-  *uids-no-  :  *ueides-  eî6oç. 
OK  <C  ^'sfc-     èîOKiu  <C  *Fe-FiK-aKuu  :  èoïKa,     XotaKOi  <  *XaK-aKUj  :  Xaneiv. 
OT  aQ<Ci.e.  tH  tHh  d^dh.     â-iOTOç  :  skr.  vittâ-h  'trouvé,  reconnu', 

R.  ueid-.     oîa9a  =  skr.  vettha  :  oî5a.     jnaaSôç  <  *nidd^dh6s  :  skr. 

médhah  'jus  de  viande'  (ar3'en  coramiin  '"^mazdha-s,  i.-e.*7ned^- 

dho-s),  cf.  luabduj. 
«T  <  pOT.    Ion.  delph.  TraaTâç  'porche' ■<  ^Trapaxâç,    forme   refaite 

pour  TTapTdç. 
o\  <  o9\.     Dor.  ion.  èaXôç  lesb.  ëaXoç  arc.  éoXoç  =  èaOXôç. 
alterne  avec  H  et  vy.    Voy.  s.  litt. 
<Ctsm  nsm.    Kda|uopoç"  bûOTrivoç  Hésych.  <[  *KaT-0|aopoç,  R.  stner-, 

cf.  Kord  jLiuoîpav,  ei'iaoïpTai.     KÔa|aoç  <^  *KOva|uo<;  :  lat.  censeô. 
T  <C  i--e.  <.    iTéTO|uai  =  lat.  petô  skr.  pâtati  'voler'. 
<;  i.-e.  qV.     Att.  TCTTapeç  ion.  Téoûepeç   dor.  réxopeç   (lesb.  -rréaoupeç 

hom.  TTÎaupeç   béot.  -n-eTxapeç)  :  v.  irl.  cethir  v.  gall.  petguar  lat. 

quattuor  —  skr.  catvàrah  lit.  ketiu^ï  'quatre'. 
<Ci.-G.p.    kt{0iç  rhod.  KToivô  :  skr.  feszYî-^  zd  siii- s  'demeure,  éta- 
blissement', lat.  situs  'bâti,  situé'  .siÏms  -ii.s  'position,  site'. 
<Cg"utt. +  i-  Att.Triuepov  (ion.arijuepov  dor.ad)nepov):th.*fc^'o-  'celui-ci', 
xpa  <C  tur.     Hom.    Pind.   xéxpa-01    doi*.  xexpa-Kaxioi    hom.  xéxpaxoç 

béot.  -rrexpaxoç  <<[  i.-e.  ■■qV'ehjr-   (cf.  lit.  ketvïr-ta-s  'quatrième'). 
TTx  <C  i.-e.  pi.    TTxûuu  :  lit.  spiduju  v.  slav.  pljujq,  i  -e.  *spïû-. 
écrit  pour  F.     xpriYaXéov  •  bieppuJYÔxa  Hésych.  :  *Fpr|Yvi3|ui. 
par  dissimilation   de  deux   occlusives   aspirées.     xiOr||ui   èxéGriv  <I 

*9i-0)-||ni  *è-0e-6riv  :  Griouj. 
9  <  i.-e.  ph.     oqptîv  :  skr.  sphyâ-h  'éclat  de  bois'. 
<Ci.-e.  6ft.     cpXéYuj  :  lat.  flagrô,  skr.  bhârgah  m.  n.  'éclat'. 
•<;  i.-e.  q^'h.    aqpdXXojuai  :  skr.  skhalatë  'trébucher',  arm.  sxalem  -im 

'se  tromper  de  route'. 
<C  i.-e.gV'h.  qpôvoç  'meurtre',  qpaxôç  irécpaxai  êTreçvov  :  Oeivuj,  R.g-^7^e?^-. 
<C  i.-e.  bhu.     qpîxu  <  *qpFïxu,  R.  bheu-  bhij-  (base  bheuêi-). 
<C  i-e.  ^/i?«.     -rrai-cpdaauj,  qpuûxy  •  qpdoç  Hésych.  :  lat.  fax  facula  faciès, 

lit.  zvàkè  'lumière',  i.-e.  '^ghudqV'-  *ghnôq''-. 
q)v  qpp  <  TTOv   TTCfp.     luôpcpvoç  ■<;  *|uopiTavo-(;    (voy,    s.  v.).     xécppd  <C. 

*tepH-râ  (■?  Voy.  s.  v.). 
<;  i.-e.  gh  kh,  gh  qh.    x\^v,  xeiMÛJv  :  lat.  hiems  —  zd  zima-  skr.  himâ- 

' froidure,  hiver'  {gh-).     ox'^iuj  :  skr.  chindtti  'scindit'  (kh-).     \av- 

bàvw  :  la.t.  preheudô,  alb.  gsndeni  'je  suis  trouvé'  (gh-).  Ka[f)xdloj  : 

skr.  kdkhati  'rire',   arm.  xaxankh  'rire  bruyant',   lat.  cachinnô 

'rire  aux  éclats'  {qh). 

II 


XVIII 

<  i.-e.  g^'h.     èXaxûç  :  skr.  laghû-h  'léger;  rapide'. 

<;  k  dans  ksn  ksi.  AOxvoç<;*Auk(J-vo-  :  zAraoxma-  'brillant',  v.pruss. 
lauxnos   'astres',   lat.  lûna  <C  Houcsnâ,   skr.  ruksâ-   'brillant'. 
luuxXôç  <C  *|nuKa\o-ç  i.-e.  *mugh-slo-s  :=  lat.  mfilus  'mulet',  cf.  al6. 
niiisk  'raulet'  «<  *mugh-sqos. 
vy  <  q)6.     njîaiç"  qpeiaiç  Hésych. 

alterne  avec  a-.    i[ie\\(2;uj  0eXX(2u). 
h  en  gr.  comm.  ■<!  i--©-  %■  initial,     ôç  'qui'  =  skr.  yci-h  'qui'.     fÎTrap  = 
zd  yâkar^  'foie'. 
<;  i.-e.  SI-,    ùimîv  '  *petit  lien'  :  skr.  syûman-  'lien',  v.  h.  a.  smZa  'alêne'. 

<  i.-e.  U-.     é'airepoç  :  lat.  vesper.     é'vvû|ui  <C  *F€avO|ni  :  lat.  vestis  (voy 

Brugmann-Thumb  op.  cit.  §  24,  11,  Anm,  5). 
<[  i.-e.  su-.    Att.  nbijç  ion.  âvèdvuu  :  skr.  svâdû-h  'suavis'. 

<  i.-e.  s-  initial,    k-mà  =  skr.  saptd  zd  hapta  arm.  ewthn  lat.  sej?tem 

irl.  secTi^  7i-  gall.  6•e^^/i,  i.-e.  *septm. 
<C  -0-    intervocalique,    s'amuit    dès    l'époque    historique,     véo.uai  : 

vôa-To-ç  NéOTuup,  skr.  ndsatê  'se  réunir', 
affecte   un   w-   primitivement   initial,     utto  fi-rrep  ûoTepoç  u6ujp  etc. 
initial  est  dû   à  l'anticipation  d'un  -h-  intervocalique.     Att.  iepôç 

thess.  béot.  dor.  iapôç  'sacré,  saint'  <;  Hhepo-c,  *\hapo-c,  <C  *iaapo-ç 

(cf.  l'art,  tepôç  II.  p.  368). 
affecte  en   composition   le  2<i  membre,  quand  celui-ci  est  encore 

senti    comme   mot    isolé.     Att.   épigr.  eu/topKov  -nrapTiebpoi   etc., 

hér.  TïevTa7iexr\piba  àvheKo^evoç,  (Brugmann-Thumb  op.  cit.  p.  175). 
dialectal  <  -a-  intervocalique.     Lac.  Aivii^tâç,    arg.  ôâpo^iot,  cypr. 

qppoveuuï  (<C  *qppoveiuvai). 

Pour  la  gémination  des  consonnes  voy.  Brugmann-Thumb 

op.  cit.  152  sq.  170.  174  sq.  231. 


Abréviations. 


I.  Abréviations  bibliographiques^). 

Abh.  d.  Gott.  Grès.  =  Abhandhingen  der  kgl.  Gesellsehaft  dei-  Wissen- 

schaften  zu  Gottingen. 
Am.  J.  Pli.  =  The  American  Journal  of  Philology,   edited  by  B.  L. 

Gildersleeve.     Baltimore. 
Anz.  f.  d.  Altert.  =  Anzeiger  fiir  deutsches  Altertum  iind  deutsche 

Literatur,  Beiblatt  zur  Z.  f.  d.  Altert. 
Archiv  f.  lat.  Lex.  =  Archiv  fur  lateinische  Lexikographie,  herausg. 

von  Ed.  Wolfflin.     Leipzig. 
Archiv  f.  slav.  Philol.  =  Archiv  fiir  slavlsche  Philologie,    herausg. 

von  V.  Jagic.     Berlin. 
Bartholomae  Airan.Wb.  =  AltiranischesWôrterbuch.  Strassburg  1904. 

—  Ar.  Forsch.  =  Arische    Forschungen.     3   Hefte.     Halle   1882-87. 

—  Stiid.  ^  Studien  zur  indogermanischen  Sprachgeschichte  2Hefte. 
Halle  1890-91. 

Baunack  Inschr.  v.  Gort.  =  J.  u.  Th.  Baunack.     Die  Inschrift  von 
Gortyn.    Leipzig  1885. 

—  Stud.  =  J.  u.  Th.  Baunack.  Studien  auf  dem  Gebiete  des  Grie- 
chischen  und  der  arischen  Sprachen.    L     Leipzig  1886. 

BB.  =  Beitrage  zur  Kunde  der  indogermanischen  Sprachen,  herausg. 

von    A.  Bezzenberger    und  W.  Prellwitz.     Gôttingen   1877-1906. 
Bechtel  H(au)ptpr(obl.)  =  Die  Hauptprobleme  der  indogermanischen 

Lautlehre  seit  Schleicher.     Gôttingen  1892. 

—  Ion.  Inschr.  =  Die  Inschriften  des  ionischen  Dialektes,  Abh.  d. 
Gott.  Ges.,  Bd.  34  (1887).  (Repris  dans  GDL  III,  2,  nos  5262-5793 
[1905].) 

—  Lexil.  =  Lexilogus  zu  Homer.  Etymologie  und  Stammbildiing 
homerischer  Worter.     Halle  1914. 


1)    Cette   liste   ne   constitue    pas   une   bibliographie    complète 
du  sujet. 


XX 

Beufey    (Gr.)   Wurzellex.  =  Griccliisches    Wurztllexikou.      2    Bde. 

Borliu  1839  42 
Ber.  d.  sachs.  G(es.)  d.  W(iss.)  =  Berichte  iiber  die  Verhandhxng-eu 

der  kgl.  sachsischen  Gesellschaft  der  Wissenschaften  zu  Leipzig-. 

Philologiscli-liistorische  Klasse.     Leipzig, 
Beii.  pliil.  Wocli.,  ou  BPliW.  =  Berliner  piiilologische  Wochenschrift, 

herausg'.  von  Clir.  Belger  uiid  0.  Seyffert. 
Benieker  Preuss.  Spr.  =  Die  Preussische  Spraclie.     Texte,    Giaiii- 

niatik,  Etymologisches  Wortcrbuch.     Strassburg  IHOO. 

—  EVV.  =  Slavisches  etymologiscliesWorterbuch.  Heidelberg  1908ff. 
Bersu  (Gutt.)  =  Die  Gutturalen  iind  ihre  Yerbindung-  mit  v  im  La- 

teinisclien.     Berlin  1885. 
Boisacq  DD.  =  Les    dialectes    doriens.   Phonétique   et   niorphologie. 

Paris  1891. 
Boll.  fil.  class.  =  BoUettino  di  filologia  classiea. 
Bnigniann  (Aiisdr.  d.)  Total(itât)  —  Die  Ausdrucke  fiir  den  Begriff 

der  Totalitat  in  den  indogermanischen  Spraehen.   Universitatspr. 

Leipzig  1893-94. 

—  Dem.  =  Die  Demonstrativprononiina  der  indogermanischen  Spra- 
ehen (Abhandlungen  der  philol.hist.  Klasse  der  kgl.  sachsischen 
Gesellschaft  der  Wissenschaften.   Bd.  XXII  no  VI).    Leipzig  1904. 

—  Distr.  =  Die  distributiven  und  die  kollektiven  Numeralia  der 
indogermanischen  Spraehen  (Abhandlungen,  etc.  Bd.  XXV  no  V). 
Leipzig  1907. 

—  Gr.0r.3;=Griechische  Granmiat.ik.     3.  Aufl.     Mlincheu  1900. 

—  (irdr.  =  Brugmann  und  Delbrûck.  Grundriss  der  vergleichen- 
den  Grammatik  der  indogermanischen  Spraehen.  I.  Bd.,  erste 
Aufl.  1F86.  zweite  Aufl.  1897.  II.  Bd.,  erste  Aufl.  1889-92,  zweite 
Aufl.  1.  Teil  1906.  2.  Teil  1909-11.  3.  Teil,  1.  Lief.  1913  (Bde.  III-V 
[Syntax]  von  B.  Delbrûck  1893-1900).     Strassburg. 

—  KVG.  =  Kurze  vergleichende  Grammatik  der  indogermanischen 
Spraehen.     Strassburg  1904. 

Traduction  française  sous  le  titre  de  :  Abrégé  de  grammaire 
comparée  des  langues  indo-européennes.    Paris  1905.    [Mêmes  §§.] 

—  MU.    Voy.  MU. 

Brugmann -Tliumb    Gr.  Gr.^  =  Griechische     Grammatik.      4.    Aufl, 

Miinchen  1913. 
Biigge  Altit.  Stud.  =  Altitalische  Studien.     Christiania  1878. 

—  Bcitr.  =:  Beitriige  zur  etymologischen  Erliluterung  der  armeni- 
schen  Spraehen.    I.     Christiania  1889. 

Bull.  Acad.  Belg.  Cl.  d.  L.  =  Bulletins  de  l'Académie  royale  de  Bel- 
gique, Classe  des  Lettres.     Bruxelles. 
XapiaT(ripia)  =  Xapiaxi'ipia,  Sbornik  v  cest'  F.  E.  Korsa.     Moscou  1896, 
CIA.  =  Corpus  inscriptionum  Atticarum.     Berolini. 


XXI 

Cl.R.  ^The  Classical  Review.  London  and  Boston. 
Cuny  Duel  =  Le  nombre  duel  en  grec.  Paris  1906. 
Curtius^  =  Grundziige   der  g-i-iechischen  Etymologie.     Fùnfte  unter 

Mitwirkung-  von  E.Windisch  umg-eax'beitete  Auflage.  Leipzig  1879. 
Ciirtius'  Stiid.  =  Studien   zur  griechischeu  xind  lateinischen  Gram- 

matik,    heraiisg.  von  G.  Cnrtiiis    (und   K.  Brugniann).     Leipzig 

1868-78. 
Ciirtius  Terbum- =  Das  Verbum  der  griechischen  Sprache,    seincm 

Baue  nach  dargestellt,  2.  Aufl.,  2  Bde.     Leipzig  1877-80. 
Danielssoii    Epigr(ai)liica)  =  Epigraphica    (Upsala    xiniversitets   ârs- 

skrift  1890).     Upsala. 

—  Gr.  u.  et.  St.(ud.)  =  Grammatische  und  etymologische  Studien.  L 
Upsala  1887. 

—  Zur  metr.  Dehuuiig  =  Zur  metrischen  Dehnung  im  aiteren  grie- 
chischen Epos.  Upsala  1897  (Skrifter  utgifna  af  K.  Humanistiska 
Vetenskapssamfundet  i  Upsala.  V.  16). 

Dareste-Haiissoullier-Reinach  Iiiscr.  jurid.  gr.  =  Recueil  des  inscrip- 
tions juridiques  grecques,  texte,  traduction,  commentaire  ]iar 
R.  Dareste,  B.  Haussonllier  et  Th.  Reinach.     Pari.s  1891  sqq. 

Delbiiick  Grdr.     Voy.  Brugmauu  Grdr. 

—  (Die  idg.)  Yerwaiidlschaftsiiaiuen  =  Die  indogermanischen  Ver- 
wandtsehaftsnamen  (Abhandlungen  der  philol.-hist.  Klasse  der 
kgi.  sfichsischen  Gesellschaft  der  Wissenschaften.  Bd.  XI  no  V). 
Leipzig  1889. 

DLZ.  =  Deutsche  Literaturzeitung.  herausg.  von  M.  Rodiger.    Berlin 

und  Leipzig. 
F.  de  Saussure   Mém(oire)  =  Mémoire   sur   le    système   primitif  des 

voyelles    dans    les    langues    indo-européennes.      Leipsick    1879 

(=  Paris  1887). 
Ehrlicli  Unters.  =  Untersuchungen  iiber  die  Natur  der  griechischen 

Bctonung.     Berlin  1912. 

—  Z.  idg.  Spracligesch.  =  Zur  indogermanischen  Sprachgeschichte. 
Kbnigsberg  i.  Pr.  1910. 

Ernout    El.  dial.  =  Les    éléments    dialectaux    du   vocabulaire   latin. 

Paris  1909. 
Etym.  M.,  ou  EM.  =  Etymologicum  Magnum,  recens.  Thomas  Gais- 

ford.     Oxonii  1848. 
Falk-Torp  EW.  =  Norwegisch-danisches  etymologisches  Worterbuch 

von  H.  S.  Falk  und  Alf  Torp.     Deutsche  Bearbeitung  von  H.  Da- 

vidsen.    2  Bde.     Heidelberg  1910-11. 
Feist  Grd.   d.   g'ot.  Etym.  =  Grundriss   der  gotischen    Etymologie. 

Strassburg  1888. 

—  EW.  =  Etymologisches  Worterbuch  der  gotischen  Sprache.  Halle 
1909. 


XXII 

Feist  Kaltnr  =  Kultur,  Ausbn-itung  und  HerkuDft  der  Indogermanen. 

Berlin  1913. 
Fick-Iîechtel  ((«r.)  Persoueiiii.2=  Die  griechisclien  Personennanien 

nach  ihrer  Bildung-  erklart  und  systematisch  geordnet  von  A.  Fick. 

2.  Aufl.  bearbeitet  von  F.  Bechtel  und  A.  Fick.     Gottingen  1894. 
Fick  (Wb.)  P.  113  etc.  i4.  ii4,  np  ^  Vergleichendes  Worterbuch  der 

indogermanischen  Sprachen,  3.  Aufl.   Bdel-IV.  Gottingen  1874-76; 

4.  Aufl.  bearbeitet  von  A.  Bezzen berger,  A.  Fick  und  Wh.  Stokes. 

1.  Teil:    Wortschatz   der  Grundsprache,    der  arischen    und    der 

westeuropaischen    Spracbeinheit    von    A.  Fick,    1890.     2.  Teil: 

Wortschatz   der   keltischen  Spracbeinheit    von  Wh.  Stokes    und 

A.  Bezzenberger,  1894.     3.  Teil:  Wortschatz   der   gerinanischen 

Spracbeinheit  von  Alf  Torp.    Gottingen  1909. 

—  Spracbeinheit  =  Die  ehemalige  Spracbeinheit  der  Indogermanen 
Europas.     Gottingen  1873. 

—  Vorgr.   OrtSDamen  ==  Vorgriechische    Ortsnameu  als   Quelle  fiir 
die  Vorgeschichte  Griechenlands.     Gottingen  1905. 

—  Hatt.  u.  l)au.  =  Hattiden  und  Danubier  in  Griechenland.    Got- 
tingen 1908. 

Flensbiirg  Stiul.  (aiif  d.  Geb[iete]  der  idg.  Wurzelbild.)  =  Studien 
auf  deni  Gebiete  der  indogermanischen  Wurzelbildung.  I.  Die 
ciiilache  Basis  ter-  im  Indogermanischen.     Lund  1897. 

Franck  Et.  Vih.  d.  ndl.  taal,  ou  EW.  =  Etymologisch  woordenboek 
der  nederlandsche  taal.    's-Gravenhage  1892. 

Franck-van  >Vijk  EW.  =  Nouvelle  édition  du  même  ouvrage,  pro- 
curée par  N.  van  Wijk.     s'Gravenhage  1912. 

Friinkel  dJr.  Den.  =  Griechische  Denominativa.     Gottingen  1906. 

—  Nomina  agentis  =  Geschichte  der  griechischen  Nomina  agentis 
auf  -Trip,  -Tujp,  -xnç  (-T-).  I.  II.     Strassburg  1910.  1912. 

(lîDI.  =  Sammlung  dor  griechischen  Dialekt-Inschriften,  herausg.  von 

H.  Collitz  und  F.  Bechtel.     4  Bde.     Gottingen  1884  ff. 
OOA.  =  Gottingische  gelehrte  Anzeigen  unter  der  Aufsicht  der  konigl. 

Gesellschaft  der  Wissenschaften.     Gottingen. 
CrfiJN.  =  Nachrichten  von  der  konigl.Gesellschaft  der  Wissenscliaften . . . 

zu  Gottingen.     Gottingen. 
(iJlotta  =  Glotta.     Zeitschrift  fiir  griechische  und  lateinische  Sprache, 

herausg.  von  P.  Kretschmer  und  Fr.  Skutsch.     Gottingen  1907  ff. 
Grammont  Dlssim.  =  La  dissiniilation  consonantique  dans  les  langues 

indo-européennes  et  dans  les  langues  romanes.     Dijon  1895. 
Grdr.   d.   germ.   Pliil.  ==  Grundriss    der    germanischen    Philologie, 

herausg.  von  H.  Paul.     2.  Aufl.     3  Bde.     Strassburg  1896  ff. 
Grdr.  d.  Iran.  Pliil.  =  Grundriss  der  iranischen  Philologie,  herausg. 

von  W.  Geiger  und  E.  Kuhn.     2  Bde.     Strassburo-  1895-1904. 


XXIII 

Hatzidakis  Einl.  (in  die  ngr.  6r.)  =  Einleitung  in  die  neiig-riechische 
Grammatik.     Leipzig-  1892. 

Hehn^  ou  Hehu-Sclirader  Kulturpfl.^  =  Kultuipflanzen  und  Haus- 
tiere  in  ihrem  Ûbergang-  avis  Asien  nach  Griechenland  und 
Italien  sowie  in  das  iibrige  Europa.  Historisch-Iinguistische 
Skizzen.  6.  Aufl.  Neu  herausg'.  von  0.  Schrader.  Berlin  1894. 
[T.  Aufl.  1902.] 

Henry  Anal.  =  Étude  sur  l'analogie  en  général  et  sur  les  formations 
analogiques  de  la  langue  grecque.     Paris  1883. 

—  Bret.  (niod.)  =  Lexique  élémentaire  des  termes  les  plus  usuels 
du  breton  moderne.     Rennes  1900. 

Herrn.  =  Hermès,  Zeitschrift  fiir  klassische  Philologie,   herausg.  von 

Hiibner  usw.,  Berlin  1866  ff. 
Hésych.  =  Hesychii   Alexandrini   lexicon.     Ed.   min.   cur.  Mauricius 

Schmidt.     lenae  1863. 
Hirt  Abl(aut)  ==  Der  indogei-manische  Ablaut  vornehmlich  in  seinem 

Verhaltnis  zur  Betonung.     Strassburg  1900. 

—  Hdb.,  ou  Handbucli  =--  Handbuch  der  griechischen  Laut-  und 
Formenlehre.     Heidelberg  1902.     2.  Aufl.  1912. 

—  Idg".  Akzent  =  Der   indogermanische  Akzent.    Strassburg  1895. 

—  Indog'.  :=  Die  Indogerraanen,  ihre  Verbreitung,  ihre  Urheimat 
und  ihre  Kultur.     2  Bde.     Strassburg  1905-07. 

Hoffmann  Crr(iech.)  D(ial.)  =  Die  griechischen  Dialekte  in  ihrem 
historischen  Zusammenhange  mit  den  wichtigsten  ihrer  Quellen. 
3  Bde.     Gottingen  1891-98. 

—  Die  Makedonen  =  Die  Makedonen.  Ihre  Sprache  und  ihr  Volks- 
tum.     Gottingen  1906. 

Hoops  Wald baume  (und  Kulturpflanzen)  =  Waldbaume  und  Kultur- 
pflanzen  im  germanischen  Altertum.     Strassburg  1905. 

Horn  N(eu)p(ers.)  Et(ym.)  =  Grundriss  der  neupersischen  Etymologie. 
Strassburg  1893. 

Hiibsclimann  Arm.  (Tr(amm.)  =  Armenische  Grammatik.  I.  Teil: 
Armenische  Etymologie.     Leipzig-  1897. 

—  Vocalsyst.  =  Das  indogermanische  Vocalsystem.  Strassburg- 1885. 
lA.  =^  Inscriptiones  Graecae  antiquissimae  praeter  Atticas  in  Attica 

repertas,  éd.  H.  Roehl.     Berolini  1882. 
IF.  =  Indogermanische    Forschungen,    herausg.   von    K.   Brugmann 
und  W.  Streitberg.     Strassburg  1892  ff. 

—  Anz.  =  Anzeiger  fUr  indogermanische  Sprach-  und  Altertums- 
kunde,  herausg.  von  W.  Streitberg  (Supplément  annuel  au  pré- 
cédent). 

Jbb.  f.  klass.  Philol.  ^  Jahrbûchcr  fiir  klassische  Philologie,  herausg. 
von  A.  Fleckeisen.     Leipzig. 


XXIV 

Johanssoii  Beîtr.  (z.  ^'riecli.  Sprachk.)  =  Beitraye  zur  giiechischen 
Sprnchkunde.     Upsala  1891.     (Upsala  universitets  ârsskrift  1890.) 

Jones  A  Welsli  grammar  =  A  Welsh  grammar,  historical  and  com- 
parative, by  J.  Morris  Jones.     Oxford  1913. 

Kliig'e^  =  Etymologisches  Worterbuch  der  deutschen  Spraclie.  6.Aufl. 
Strassburg  1899.     (7.  Aufl.  1910). 

Kretschiner  Elnl(eituiig)  :=  Einleitung  in  die  Geschichte  der  grie- 
chisclien  Sprache.     Gottingen  1896. 

—  Gr.  Vas(eniiiscLr.)  =  Die  griechischen  Vaseninschriften  ihrer 
Sprache  nach  untersucht.     Giifersloh  1894. 

KSB.  =  BeitrJige   zur  vergleichenden  Sprachforschung  auf  dem  Ge- 

biete  der  arischen,  celtischen  und  slawischen  Sprachen,  herausg. 

von  A.  Kuhn  und  A.  Schleicher.     8  Bde.    Berlin  1858-76. 
Kuliner^Iilass^  =  Ausfiihrliche  Grammatik  der  griechischen  Sprache. 

3.  Aufl.     Hannover  isyOff. 
KZ.  =  Zeitschrift   fur  vergleicliende  Sprachforschung    auf  dem   Ge- 

biete   der  indogermanischen  Sprachen,    herausg.   von  A.  Kuhn, 

E.  Kuhn,  J.  Schmidt  usw.     Berlin,  Giitersloh  und  Gottingen. 
Lagercrantz  Z(ur)  gr.  Laiitgesch.  =  Zur  griechischen  Lautgeschichte. 

Upsala  1898.     (Upsala  universitets  ârsskrift.) 
Lambert  De  (liai.  Aeol.  =  De  dialecto  Aeolica  quaestiones  selectae. 

Divione  1903. 
Leskien  Abl.  =  Der  Ablaut  der  Wurzelsilben  im  Litauischen.   Leipzig 

1884.     (Abh.  d.  sachs.  G.  d.  W.    Bd.  IX  no  IV.) 

—  Bild.  im  Lit.  =  Die  Bildung  der  Nomina  im  Litauischen.  Leipzig 
1891.     (Abh.  d.  sachs.  G.  d.  W.    Bd.  XII  no  III.) 

Lewy   Fremdw.  =^  Die   semitischen  Fremdworter   im  Griechischen. 

Berlin   1895. 
Liddeli-Scott  =  A  Greek-English  Lexicon  coinpiied   by  H.  G.  Liddell 

and  R.  Scott.    7th  édition.     Oxford  1890. 
Lidéii  Arm.  St(ud).  :=  Armenische  Studien.     Giiteborg.     (Goteborgs 

hogskolas  ârsskrift  1906.  II.) 

—  lilaiidade  sprâkhist(oriska)  bidrag.  I.  Goteborg.  (Goteborgs 
hogskolas  ârsskrift  1904.  I.) 

—  Elu  balt.-slav.  Anlautges.  =  Ein  baltisch-slavisches  Anlautgesetz. 
Goteborg.  (Goteborgs  hogskolas  ârsskrift  1899.  IV.) 

—  Stud.  ^=  Studien  zur  altindisehen  tmd  vergleichenden  Sprach- 
geschichte.  Upsala  1897.  (Skrifter  utgifna  af  K.  Humanistiska 
Vetenskaps-Samfundet  i  Upsala.  VI.  1.) 

Lindsay-Nolil  Lat.  Spr.  =  Die  lateinische  Sprache,  von  W^.  M.  Lindsay, 
iibcrsetzt  von  H.  Nohl.     Leipzig  1897. 

Mahlow  AEO  =  Die  langen  Vokale  AEO  in  den  europaischen  Spra- 
chen.    Berlin  1879. 

Uaiisioii  (ilntt(ar.  gr.)  =  Les  gutturales  grecques.     Gand-Paris  1904. 


XXV 

Meillet  De  I.-e.  rad(ice)  *men-  ==  De  lado  europaea  radiée  *men- 
«meute  agitare».    Lut. -Par.  1897. 

—  Dial.  indo-eur.  =  Les  dialectes  indo-européens.     Paris  1908. 

—  Études  =  Études  sur  rét}''molog'ie  et  le  vocabulaire  du  vieux 
slave.  2  voll.     Paris  1902-05. 

—  Esq(uisse)  =  Esquisse  d'une  grammaire  comparée  de  Tarménien 
classique.     Vienne  1903. 

—  Introd.  =  Introduction  à  l'étude  comparative  des  langues  indo- 
européennes. Paris,  ire  éd.  1903.  2e  éd.  1908.  3e  éd.  1912. 
[Trad.  ail.  par  W.  Printz.  Leipzig-Berlin  1909.] 

—  Notes  d'étym.  gr,  =  Notes   d'étyraologie  grecque.    Paris   1896. 
Meister  Gr.  I)(ial).  =  Die  griechischen  Dialekte.    2  Bde.     Gôttingeu 

1882-89. 

—  Herodas,  ou  Die  Miiu.  d.  H.  =  Die  Mimiamben  des  Herodas. 
Leipzig  1893.     (Abh.  d.  sachs.  G.  d.  W.    Bd.  XIII  no  VTI  ) 

Meisterhans-Schwyzer   Gfraiiim.   d.    ait.    Inschr.,    ou    Meîsterhans- 

Schwyzer-^    =    Grammatik    der    attischen    Inschriften    von    K. 

Meisterhans.    3.  Auflage  besorgt  von  Ed.  Schwj^zer.    Berlin  1900. 
MéL  F.  de  Saussure  =  Mélanges  de   linguistique  offerts  h  M.  F.  de 

Saussure.    Paris  1908. 
MéL    Meillet    =    Mélanges   linguistiques    offerts    à   M.    A.    Meillet. 

Paris  1902. 
Meringer  Beitr.  z.  Gesch.  d.  idg'.  Decl.  =  Beitrage  zur  Geschiclite 

der  indogermanischen  Declination.   Wien  1891.   (Wiener  Sitzungs- 

ber.     Bd.  125.  IL) 
€r.  Meyei-s  =  Griechische  Grammatik.     3.  Aufl.    Leipzig  1896. 

—  Alb,  Spr.  =  Etymologisches  Worterbuch  der  albanesisehen 
Sprache.     Strassburg  1891. 

—  Alb.  St.  =  Albanesische  Rtudien  I-V.  Wien  1883-1896.  (VVieuer 
Sitzungsber.    Bd.  104  I.  107  I.  125  XL  132  XIL  134  VII.) 

L.  Meyer  =  Handbueh  der  griechischen  Etymologie.    4  Bde.    Leipzig 

1901-2. 
Michel  (Iriser,  gr.)  =  Recueil  d'inscriptions  grecques.    Bruxelles  et 

Paris  1900. 
MSL.  =  Mémoires    de    la  Société    de  Linguistique    de  Paris.     Paris 

1868  sqq. 
MU.  =  Morphologische  Untersuchungen  auf  dem  Gebiete  der  indo- 
germanischen   Sprachen,    von    H.    Osthoff    und    K.   Brugraaun. 

6  Teile.     Leipzig  1878-1910.  ' 
Muss-Arnolt  Sem(itic)   words  =  On  Semitic    words   in    Greek    and 

Latin.     (Transactions  of  the  American  Philological  Association. 

Vol.  XXIII.  1892.) 
Kiedermann  ë  und  ï  ini  Lat.  =  è  und  ï  im  Lateinischen.     Darmstadt 

1897. 


XXVI 

Nord,  tidskr.  f.  fil.  =  Nordisk  tidskrift  for  filologi  (og  paedagog-ik). 

Kebenhava  1874  sqq. 
Noreeii    Abrigs  =  Abriss   dei'   urgermanischen    Lautlehre.     Strass- 

burg  1894. 
Osthoff  Et(ym).  Par.  =  Etymologische  Parerga.   I.  Teil.   Leipzig  1901. 

—  MU.  Voy.  MU. 

—  Perf.  =  Zur  Geschichte  des  Perfects  im  Indogermanischen,  mit 
besonderer  Riicksicht  auf  Griechisch  und  Lateinisch.  Strass- 
burg  1884. 

—  Snppl.  =  Vom  Suppletivwesen  der  indogermanischen  Sprachen. 
I^rweiterte  akademisclie  Rede.     Heidelberg  1900. 

PBrB(eitr).  =  Beitrage  zixr  Geschichte  der  deutschen  Sprache  xind 

Literatur,   herausg.    von    Paul    und    Braune     (plus    tard    aussi 

Sievers).     Halle  1874  ff. 
Pedersen  K(elt).  Spr.  =  Vei'gleichende  Grammatik  der  keltischen 

Sprachen.     2  Bde.     Gottingen  1908-13. 
Persson  de  orig.  gerundii  =  De  origine  ac  vi  primigenia  gerundii 

et  gerundivi  latini.     Upsaliae  1900.      (^  Skrifter  utgifna  af  K. 

Humanistiska  Vetenskaps-Samfundet  i  Upsala.  III.  4.) 

—  Stad.  et.  ^  Studia  etymologica.    Upsaliae  188G. 

—  W(ur)z(el)erw.  =  Studien  zur  Lehre  von  der  Wtirzelerweiterung* 
und  Wurzelvariation.  Upsala  1891.  (Upsala  universitets  ârs- 
skrift.) 

—  Beitr.  =  Beitrage  zur  indogermanischen  Wortforschung.  I.  II. 
Uppsala  1912. 

W.  Peterseii  Greek  dim.   in  -lov  =  Greek    diminutives   in   -lov.    A 

study  in  semantics.     Weimar  1910. 
Pliil.  =  Philologus.    Zeitschrift  fUr  das  klassische  Altertuni,  herausg. 

von  Schneidevvin  usw.  Stolberg,  Giittingen  und  Leipzig. 
Prellwitz  =  Etymologisches  Worterbucii    der  griechischen  Sprache, 

Gottingen  1892.     2.  Aufl.  1905. 
Rev.  celt.  =  Revue  celtique,  publiée  par  Gaidoz,  etc.  Paris  1879  sqq. 
R.  Kt.  ane.  =  Revue  des  Études  anciennes,     Bordeaux. 
R.  ïlt.  gr.  =  Revue  des  Etudes  grecques     Paris  1888  sqq. 
Rev.  Instr.   publ.   en  Belg.  =  Revue   de   l'instruction    publique    en 

Belgique.    Bruges,  Gand  et  Bi-uxelles.  1858  sqq. 
Rli.  M.  =  Rheinisches  Muséum    fiir  Philologie,    hera\;sg.    von  F.  G. 

Welcker  usw.  Bonn  1833  ff. 
Robert  Les  noms  des  oiseaux  =  Les  noms  des  oiseaux  en  grec  ancien. 

Neucliâtel  1911. 
Rozwadowski  Qnaest.  gr.  et  etym.  =  Quaestiones   grammaticae    et 

etymologicae.     Cracoviae   1897.     (Seorsum   inipressuin  ex  XXV. 

Tomo  Classis   philologicae  Academiae  Litterarum  Cracoviensis.) 


XXVII 

Saalfeld  Tens.  it.-gr.  =  Tensaurus  italo-graecus.  Ausfiihrliches 
historisch-kritisches  Worterbucli  der  gTiechischen  Lehn-  uud 
Fremdwôrter  im  Lateinischeu.     Wien  1881. 

Saglio  =  Dictionnaire  des  Antiquités  grecques  et  romaines  d'après- 
les  textes  et  les  monuments.  Ouvrage  rédigé  ....  sous  la 
direction    de    Ch.    Daremberg    et  Edm.  Saglio.     Paris   1877  sqq. 

J.  Schmidt  Die  Wurzel  ah  =  Die  Wurzel  ak  ira  Indog-ermanisclien. 
Weimar  1865. 

—  Kritik  =  Kritik  der  Sonantentheorie.     Weimar  1895. 

—  Plur(albîl(l).  =  Die  Pluralbildung-  der  indogermanischen  Keutra. 
Weimar  1889. 

—  Voc.  =  Zur  Geschichte  des  Indogermanischen  Vocalismus. 
2  Bde.     Weimar  1871-5. 

Schrader  RL.  =  Reallexikon  der  indogermanischen  Altertumskunde, 
Strassburg-  1901. 

—  Sprachvergl.  =  Sprachvergleichung-  und  Urg-eschichte.  Jena. 
2.  Aufl.  1890.     3.  Aufl.  1907. 

Sclnilze  L(at).  E(igeiin).  =  Zur  Geschichte  lateinischer  Eigennamen. 
Berlin  1904.  (Abh.  d.  kgl.  G.  d.  W.  zu  Gôttingeu.  Phil.-hist. 
Klasse.    Neue  Folge  Ed.  V.  5.) 

—  Qu.  ep.  =  Quaestiones  epicae.     Gueterslohae  1892. 

Solmsen  Beitr.  =  Beitrâge  zur  griechischen  Wortforschung.  1.  Teil. 
Strassburg-  190!). 

—  Jaylenija  ~  Javlenija  dissimiljacii  i  assimiljacii  vu.  drevne-greces- 
kichù  zadne-nebnychù  zvulcachù  (Phénomènes  de  dissimilation 
et  d'assimilation  dans  les  phonèmes  post-vélaires  du  g'rec  ancien) 
extrait  de  Sbornikvi  statej  posvjascennychu  F.  F.  Fortunatovu. 
Varsovie  1902. 

—  Stud.  =  Studien  zur  lateinischeu  Lautgeschichte.  Strass- 
burg 1894. 

—  Untcrs.  =  Untersuchung-en  zur  griechischen  Laut-  und  Vers- 
lehre.     Strassburg  1901. 

Sommer  Gr.  Lautst(ud.)  =  Griechische  Lautstudien,  Strass- 
burg 1905. 

—  (Hdb,  d.)  lat.  L(aut-)  u.  F(ormen)l.  =  Handbuch  der  lateinischeu 
Laut-  und  Formenlehre.     Heidelberg-  1902. 

Stolz  H.  Gr.  =  Historische  Grammatik  der  lateinischen  Sprache. 
Bd.  I.     Leipzig-  1894-5. 

—  Lat.  Gr.  =  Lateinische  Grammatik.  Miinchen.  3.  Aufl.  1900. 
4.  Aufl.  1910. 

Streitberg-  Urg-erm.  Gr.  =  Urg-ermanische  Grammatik.  Einfuiu-ung- 
in  das  vergleichende  Studium  der  altgermanischen  Dialekte. 
Heidelberg  1896. 

Stnd.  i  nord.  fil.  =  Studier  i  nordisk  filolog-i  utg-ivna  genom  Hugo 


XXVIII 

Pippiiiy.    I.    Helsingfors    1910.      (Skril'ter    utgivna    av    svenska 

littcrfituisiilLskapet  i  Fiulaiid  XCII.) 
Sutt?rliii   Verb.   deii(om.)  =  Zur  Geschiclite   der  Verba  jdenoinina- 

tiva    iin    Altgriechischen.      1.    Teil.      Die    Verba    denoininativa 

auf  -àu)  -ém  -ôw.     Strassburg  1891. 
Hionipson  Greek  birds  =  A  glossary  of  Greek  birds.     Oxford  1895. 
Thuiub    Gr.    D.  =  Handbuch    der    griechischen   Dialekte.     Heidel- 

berg  1909. 
Tijdschrift  v.  ned.  taal-  en  letterk.  =  Tijdschrift  voor    iiederland 

sche  taal-  en  letterkunde.     Leiden. 
Torbiôrussoii  LM.  =   Die   gemeinslavische   Liqiiidametathese    I.  II 

(Upsala  universitets  ârsskrift  1902.  1904.) 
Torp  Geschl.  Prou.  =  Beitriige  zur  Lehre  von  den  geschlechtlosen 

Prononieu    in    deu    indogermanischen    Sprachen.      Christiania 

1888.     (=  Cliristiania     Videnskabs-Selskabs  Forhandlinger  1888. 

No.  11.) 
Trautiuanii    Apr.    Sprd.   =    Die    altpreussischen  Sprachdenknialer: 

Einleitung,,    Texte,    Grammatik,   Worterbuch.     Gottingen    1910. 
riileiibeck    Ai.   Spr.  =  Kui-zgefasstes    etvmologisches   VS^ôrterbuch 

der  altindisc'hen  Spraciie.     Amsterdam  1898-9. 

—  Got.    Spr.'-  =  Kurzgefasstes    etj-mologiscbes   Worterbuch    d&v 
gotischen  Spraehe.     2.  Auflage.    Amsterdam  1900. 

UUA.    ou    Upsala    Univ.    Àrsskr.  =   Upsala    universitets    ârsskrift. 

Upsala. 
Usener   Gôtternamen  =  Gotternamen.     V'ersuch    einer    Lehre    von 

der  religiosen  Begriffsbildung.     Bonn  1896. 
van  Herwerden  Lex.  (gr.)  suppl.  =  Lexicon  Graecum  suppletorium 

et  dialecticum.     Lugduni  Batavorum  1902.     [2e  éd.  1910.] 

—  Ai>p.  =  Appendix  lexici  Graeci  suppletorii  et  dialeetici.    Lugduni 
Hatavorum  1904. 

Yauicck  Fremdw.  =  Fremdworter  im  Griechischen  und  Lateinischen. 
Leipzig  1878. 

—  (Gr.  u.  lat.  etyni.  lYb.)  1.11  =  Griechisch-lateinisches   etymolo- 
gi.sclies  Worterbuch.     2  Bde.  Leipzig  1877. 

—  Lat.  Spr.  -  =:  Etvmologisches  Worterbuch  der  lateinischen  Sj^rache. 
2.  Aufl.  Leipzig  1881. 

Veitch  *  =  Greek  verbs,  irregular  and  defective.     New  (4th)  édition 

Oxford  (1879)  1H87. 
Vendrjes  De  Hib.    voc.  =  De  Hibernicis    vocabulis    qiiae   a  Latina 

lingua  originem  duxerunt.     Lut.  Par.  1902. 
Yereoullie-    =   Beknopt    etvmologisch    Avoordenboek     der    neder- 

landsche  raal.     2de  xiitg.     Gent-'s-Gravenhage  1898. 
Volidrâk  Vergl.    8l(av.)  Gr.  =  Vergleicliende  slavische  Grammatik. 

].  Band.     Lautleiire    und  Stammbilduugslehre.     Gottingen  1906. 


XXIX 

Ton  'Orienbersrer  Untors.  =  Ui-uisuchunoen  zur  g-otischen  Wort- 
knnde.  Sitzungsberichte  der'kais.  Akademie  der  Wissenschaften 
inWieii.   Philosophischhistorische  Classe.   Bd.  CXLTI.  Wien  1900. 

von  rianta  Osk.-umbr.  Gr.  =  Grammatik  der  oskisch-umbrischen 
Dialekte.     2  Bde.     Strassburg-  1892-97. 

Wackernagel  Ai(ii(l.)  Gi'(aTnm.)  =  Altindisclie  Grammatik.  I.  Laut- 
lehre  1896.  II,  1.  Einleitung-  zur  Wortlehre.  Nominalkomposition 
1905.  Gottingen. 

—  Akz.  ou  (Beitr.  zur  Lelire  vom  griech.)  Âkzent  =  Beitrage 
zur  Lehre  vom  griechischen  Akzent.  Programm  zur  Rektorats- 
feier  der  Universitat  Basel.     Basel  1893. 

—  Delinuiigsg'es(etz)  =  Das  Dehnungsgesetz  der  griechischen  Com- 
posita.     Basel  1889. 

—  Verm.  Beitr.  (z.  g-r.  Spraclik.)  =  Vermischte  Beitrage  zur 
griechischen  Sprachkunde.  Programm  zur  Rektoratsfeier  der 
Universitat  Basel.    Basel  1897. 

Walde    (Lat.     Wb.)    =    Lateinisches     etymologisches    Worterbuch. 

Heidelberg  190fi.     2.  Aufl.  1910. 
VVbarton  Etym.  gr.  =  Etyma  Graeca.     An   etymological   lexicon  of 

classical  Greek.     London  1890. 
Wlieeler    Gr.    îfoniinalaccent   =   Der    griechische    Nominalaccent. 

Strassburg  188.^. 
Wiedemanii  Lit.  Prât.  =  Das  litauische  Prateritum.    Strassburg  1891. 
Wiener  Sitzungsber.  =  Sitzungsberichte    der    kais.  Akademie    der 

Wissenschaften  in  Wien.    Philosophisch-historische  Classe.    Wien. 
W(ocli.)    f.    kl.    Pb.    =    Wochenschrift    fiir    klassische    Philologie. 

Berlin  1883  ff. 
Wood  a*  =  Indo-European  a«  :  n^'i  :  a^u.     A  Study    in    Ablaut    and 

in  Wordformation.     Strassburg  1905. 
ZDMG.  =  Zeitschrift   der  deutschen   morgenlandischen  Gesellschaft, 

herausg.  von  G.  Andresen,  H.  Draheim  und  F.  Herder.     Leipzig 

1847  ff, 
Zeitschr.  f.  celt.  Phil.  =  Zeitschrift  fiir  celtische  Philologie,  herausg. 

von  R.  Meyer  und  L.  Chr.  Stern.     Halle  1897  ff. 
Zeitschr.  f.  dtsch.  Wortf.  =  Zeitschrift  fiir  deutsche  Wortforschung, 

herausg.  von  Fr.  Kluge.     Strassburg  1901  ff. 
Zeitschr.    f.    roni.    Phil.  =  Zeitschrift    fiir    vomanische    Philologie, 

herausg.  von  G.  Grober.     Halle  1877  ff. 
Zupitza  Gutt(ur.)  =  Die  germanischen  Gutturale.     Berlin  1896. 


XXX 


II.  Aunes  :ibrc\lations. 


ag's  :=  anglo-saxon 

alb.  =  aioanais 

ail.  =  allemand 

angl.  =  anglais 

aram.  =  araméen 

ave.  =  arcadien 

arg.  =  argien 

arm.  :=  arménien 

att.  =  attique 

basai!.  =  bas-allemand 

béot.  :=  béotien 

bret.  =  breton 

celt.  =  celtique 

cf.  {confer)  =  comparez 

cor.  =:  corinthien 

corc.  =  corcyréen 

corn.  =  comique 

crét.  =  Cretois 

cypr.  =  cypriote 

dial.  =  dialectal 

dor.  =  dorien 

ég.  =  ég7ptien 

égin.  =  ég'inète 

éol.  =  éolien 

épid.  =  épidaurien 

franc.  =  francicjue 

fris.  =  frison 

g-aél.  =  g-aélique 

g'all.  =:  gallois 

gaul.  =:  gaulois 

germ.  =  germanique 

gort.  ^  gortynien 

got.  =  gotique 

gr.  =  grec 

hébr.  =  hébreu 

hér.  :=  héracléen 

hom.  =  homérique 

i.-e.  :=  indo-européen 

ion.  =  ionien 

irl.  =  irlandais 

isl.  =  islandais 


lac.  ou  lacon.  =  laconien 

lat.  =  latin 

lett.  =  lette 

iesb.  =  lesbien 

lit.  =  lituanien 

mac.  =  macédonien 

m.  b.  a.  =  moyen-bas-allemand 

raég.  =  mégarien 

mess.  =  messénien 

m.  h.  a.  =  moyen-haut-aileniand 

m.  irl.  =  moyen-irlandais 

mod.  =  moderne 

uéerl.  =  néerlandais 

norr.  =  norrois 

norv.  =  norvégien 

ombr.  :=  ombrien 

osq.  =  osque 

pamph.  =  pampiiylien 
pélign.  =  pélignien 

pers.  =  perse,  persan 

phi.  ^  pehlvi 

pol.  =  polonais 

pruss.  =  prussien 

rhod.  =  rhodien 

russ.  =  russe 

sab.  =  sabin 

sabell.  ==  sabellien 

sax.  =  saxon 

sic.  =  sicilien 

skr.  =  sanskrit 

slav.  =  slave 

slov.  =  Slovène 

sorb.  =  sorbien 

suéd.  =  suédois 

syr.  =  syriaque 

.syrac.  =  syracusain 

ihess.  =  tliessalien 

tokh.  =  tokliarien 

v.  h.  a.  =  vieux-haut-allemand 

véd.  :=  védique 

zd  =  zend 


Un  V.  placé  devant  une  abréviation  signifie  'vieux'. 

>  indique   le   devenir;    <  note  l'origine,    la   pointe   étant  toujours 

tournée  vers  la  forme  la  plus  jeune. 

L'astérisque  *  affecte  les  formes  et  les  significations  restituées 

par  conjecture. 


A. 

à-  négatif,  devant  voyelle  àv- <;  i.-e.  *w-  *w%  forme  faible  de 
i.-e.  %ê-  =  lat.  ne-,  ne-,  p.  ex.  â-YVUJTOç  =  skr.  âjnâtali  arm 
anccmawfh  lat.  ignôtu-s  <  *in-gn6tos  v.  irl.  in-gnad  got.  un- 
Tmnps\  dv-ubpoç  :  skr.  an-udrdh.  Des  doublets  comme  dicroç 
(<  *à-FicToç)  et  ctv-iaoç,  deXîTTOç  (<  *à-FeXTTTOç)  et  àv-éXiricTTOç, 
doTrXoç  (<  *d-croTTXoç)  et  dv-OTrXoç,  et  d'autres,  ont  provoqué 
un  d-objLioç  à  côté  de  dv-ob|uoç  (cf.  lat.  odor),  d-oZioç  à  côté 
de  dv-oZioç  (cf.  got.  asts  ail.  ast  'branche')  etc.  d-  dv-  est 
identique  à  skr.  zd  a-  an-,  arm.  an-,  lat.  in-,  v.  irl.  in-,  got.  un- 
V.  norr.  6-  û-,  ags.  v.  fris.  v.  sax.  v.  h.  a.  un-. 

à-  (et  d-)  copulatif  <  i.-e.  *sm-  'unus'  (voy.  duo-  eîç  ôjuoçj  qui, 
comme  préfixe,  signifie  'avec,  ensemble'.  Cf.  skr.  saJi-ft  zd 
hakdvdt  'une  fois'  gr.  d-TrX6oç  'simple'  lat.  simplex,  skr.  sadhriy- 
anc-)  'dirigé  vers  un  seul  et  même  point,  réuni,  rassemblé', 
gr.  d-9pôoi.  L'esprit  rude  disparaît  par  dissimilation  dans 
d-Xoxoç  d-beXqpoç  d-K6Xou0oç;  l'analogie  propage  la  forme  d- 
dans  d-îTeboç  'uni  (terrain)'  d-^àXag  ou  d-xdXaKTOç  (Hésych.) 
'frère  de  lait'.    Cf.  Ostboff  Perf .  480  sq. 

ddaTOç'nonlésé'(?).Laglosed'HésychiusTaTdXai(c.-à-d.J^aTdXai). 
oiiXai  'blessures'  et  la  forme  pindarique  aùdiâ  =  dtri  'malheur, 
dommage'  ont  amené  Brugraann  KZ.  24,  268,  suivi  par  G. 
Meyer3  46,  Solmsen  Unters.  298  sq.,  Scheftelowitz  BB.  29,  21, 
à  poser  un  *d-aFaToç,  auquel  il  prête  le  sens  de  'non  lésé,  intact', 
et  qui  serait  apparenté  à  got.  icunds  'blessure'  (dFdTâ  <  *d- 
F??Tâ).  —  Schrader  KZ.  .SO,  467  sqq.  attribue  au  mot  le  sens 

1 


—     2 


(V 'infaillible'  (àdaxov  Ituyôç  ubuup  £271,  ùctaToç  àeGXoç  (p  91, 
X  5),  diti  ayant  pour  lui  comme  pour  Ebeling  tout  d'abord  le 
sens  de  ""mentis  caeeitas,  error';  àFctTâ  <  }.-G.*a-sun-fd{a-  prothé- 
tique)  ou  '^'sm-sun-tà  'égarement',  cf.  ààuu  'séduire,  égarer'  et 
V.  b.  a.  sunta  ail.  silnde  'pécbé'  lat.  sons  gén.  sontis  'coupable' 
(Id.  Kluge''  387).  —  Scbnlze  Qu.  ep.  512  déclare  le  mot  ààaTOç 
'plane  obscurum'.    Voy.  àiri. 

ààlKxi  'exbaler,  respirer'  <  *àFabiuu.  Voy.  ctruui,  et  cf.  Solmsen 
Unters.  284. 

ààvOâ*  eîboç  èvuuTiou  TTapà'AXKjLiavi  Hésycb.  <*aù(yav0â.  Schulze 
Qu.  ep.  38.  Brugmanu  Gr.  Gr.  ^  50.  Voy.  oûç  'oreille'.  —  Lam- 
bert De  dial.  Aeol.  49  maintient  l'accentuation  transmise  âav6a 

<  *aij(T-avfl-ia. 

d  a  T  0  ç  'insatiable'  <  *à  nég.  +  *sd-to-s  ;  lac.  ààbâ  ■  èvbeia.  Cf.  got. 
sap-s  'rassasié'  lit.  sô-ti-s  'satiété'  lat.  satis  sat  satur  R.  sel: sa. 
Voy.  dbriv  d|aevai.  (Hirt  Ablaut  §  117  tient  le  -t  pour  radical, 
base  sôuf  'rassasié'.) 

dpttKnç,  seulement  ace.  éol.  dpdKtiv  Sapph.  'muet'  ou  'qui  ne 
parle  pas  encore,  simple,  naïf;  dpaKéin  'ne  rien  dire',  seulement 
aor.  3.  pi.  dpdKricyav  b  249;  àpaKiZ:ô|aevoç  Anacr.  Etym.  obscure. 
Bezzenberger  BB.  27,  143  sq.  voit  dans  d-^aK-  un  sens  premier 
'qui  n'a  pas  de  consistance,  de  tenue;  faible',  cf.  PaKiiipia 
pdKTpov  'bâton,  appui'  pdKTai*  îcrxupoMTésycb.,  lat.  bâculum, 
im-hècillîis  'faible'  (cf.  Fick  BB,   17,  320).    Pour  inihêcillus 

<  *im-hacciUîis  :  vâcillo,  voy.  Duvau  MSL.  VIII  185  sqq. 
Les  sens  indiqués  en  tête  reposent  sur  l'étymologie  tradi- 
tionnelle :  pd^iu 'parler' pdEiç  'discours'  et  dpaK/muuv  dXaXoç, 
daûveTOç  Hésycb.  L'Etym.  M.  explique  dpdKiiv  par  fiauxiov 
Ktti  irpdov. 

d^aE,  -ttKOç  m.  'plancbe  cariée  ou  oblongue,  tablette';  <  bébreu 
^abilq  'poussière',  à^al  signifiant  tout  d'abord  'plancbe  à 
dessiner,  couverte  de  poussière'  (pour  matbématiciens'i;  cf. 
àbacus  Pers.  I  131.  Apul.  de  magia  16  etc.,  dpdKiov  Pollux 
X  105,  dpaH  dans  Jambli((ue.  Puis  se  développèrent  les  sens 
de  'table  à  jeu,  table  à  compter,  i)latcau,  table  d'apparat'.  Lewy 
Fremdw.  173  ['?].  —  dpaE  (-p-  <  ^f")  :  skr.  nagah  'arbre',  v.  isl. 
noJcJi'îie  V.  b.  a.  luihho  'canot'.  Lidéu  Stud.  34  sqq. 


-    3    - 

àpéXxepoç  'sot,  stupide'.  Sorte  de  création  humoristique,  clans 
la  manière  attique  =  'à  qui  manque  le  meilleur',  cf.  péXiepoç; 
àpbeXov  et  dpeXXov  qu'  Hésyehius  glose  par  laTreivôv  ne  sont 
pas  clairs;  àbeiXov  àpéXTepov  a  été  corrigé  par  Rulinken  en 
à  beiXoî-  uJ  àpéXTepoi.    Ostlioff  IF.  Vf,  6  sqq. 

àpXrixpoç  liom.  'faible,  doux',  synonyme  de  pXiixpôç.  Voy. 
luaXttKoç  et  pXdH. 

dpXoTTéç'  àpXapeç.  KpfJTeç  Hésych.;  àpXoTTiâ  crét.  (Vaxos  GDI. 
5525  b,  10.  d,  2.  Gortyne  4986,  12)  innocuité,  tranquillité'; 
KaTapXaTTéeai  Gortyne  GDI.  4999,  II,  11.    Voy.  pXàpn. 

àppôç  'mou,  délicat,  tendre;  gracieux;  efféminé';  àppûvuu  Vendre 
gracieux';  âppa  âppa  "jeune  servante  favorite  de  sa  maîtresse' 
r\  aûvipocpoç  Kai  irapà  xeipa  BepdTraiva  Bekker  An.  322  (Fick 
KZ.  22,  216).  Etym.  incertaine.  Pour  Bersu  126,  Brugmann 
Grdr.  I^  31  sq.  318.  P  587  gr.  à^pôç<*idgU-ro-s,  parent  de  bit. 
U7iguô,  V.  irl.  imh  imm  (gén.  imme,  thème  ^'imhen-)  'beurre'. 
V.  h.  a.  ancJio  'beurre',  skr.  anjih  'onguent,  ornement,  éclat' 
anâk-ti  'oindre',  pruss.  mikta-n  'beurre'.  Lagarde,  Keller, 
Lewy  p.  68  tiennent  le  subst.  dppa  âppa  pour  sémitique:  aram. 
habrâ  'compagne'. 

àppoTaZiuj  's'égarer',  seulement  au  subj.  aor.  1.  pi.  ép.  àppoTdHo- 
jLiev.  -po-  est  un  éolisme  pour  -pa-.  J.  Schniidt  Pluralbild.  177, 
qui  rappelle  àiuPpoTriv  d'une  inscr.  de  Mitylène  GDI.  213,  15; 
cf.  boni.  fîiuPpoTOv  =  iiiuapTOV.    Voy.  djuapTdvuu. 

dppoToç  'immortel'  E  78,  par  formation  nouvelle,  pour  d-)LiPpoTOç, 
sous  l'influence  de  PpoTÔç. 

dpupxdKri  f.  sorte  de  sauce  épicée,  '\jTr6Tpi|U)na  papPapiKÔv'. 
Vraisemblablement  iranien. 

dya-  'très'  <  *wYa-  cf.  \xi^o.;  w^ôm  'trop'  (instrumental  pour  Hirt 
Handbuch  §  377);  d^aZio)  'supporter  avec  peine',  à-^àlo^ax 
'honorer'.  —  On  y  joint  dYaionai  's'indigner'  (  <  *àYdcrio)uai 
Leskien  Stud.  II,  112.  J.  Schmidt  KZ.  27,  294.  Solmsen  KZ. 
29,  110,  cf.  dYà(T(yo|uai  i^YCxcrcrdiuriv  hom.,  indcrOriv  Hésiod., 
dYaaTÔç  Xén.,  pf.  m.  HYCtcTfO'  èveiaécniaev.  è0aù|Liacrev  Hésych.), 
dYn  f.  'admiration,  étonnement',  dYa|uai  's'étonner,  admirer', 
ctYaXiaa  n.  'ornement,  parure'.  Mais  Hirt  Ablaut  p.  187,  Hand- 
buch §  418  voit  dans  dYajLiai  le  présent  régulier  tiré  d'une 


-    4    - 

base  lourde  dissyllabique  (cf.  Tréia-fiai '.^Je/r/,  epa-)aai  :  è'puiç, 
lioni.  béa-TO  'videbatur'  :  deià  :  skr.  di  'paraîtic'j,  qui  semble 
devoir  être  ayâ,  avec  un  a-  non  plus  secondaire  (<;  m-), 
mais  primaire.  Le  même  degré  dans  à-favoç  'aimable,  doux'  et 
u^fandw  à^anàlw  'accueillir  avec  amitié,  aimer'  {à^àixr]  f .  'affec- 
tion' Nouv.  Test.),  ces  derniers  mots  contenant  des  éléments 
de  dérivation  peu  clairs.    Voy.  infra. 

àyaGiç,  -îboç  f.  'peloton  de  fil'.  Fick^  I  39  groupe  sous  une 
racine  ghadh  'lier  fortement,  ajuster,  adapter'  skr.  gddhyah 
'qu'on  doit  saisir'  d-gadhitah  'tenu,  saisi',  gr.  àYa6ôç  (voy.  infra) 
g'ot.  gôps  gr.  oiYaBiç  etc.,  mais  I  400  sous  une  racine  gl'edh  : 
QUendh  'former  en  balle  ou  en  pelote,  tourner  il  réunit  àfaôiç 
et  boGirjV  boGiuuv  'furoncle',  v.  h.  a.  chwadïlla  bas-ail.  quaddel 
'pustule',  skr.  ganddh  m. 'nœud,  peloton'  et  se  demande  comment 
à  ce  groupe  se  rattacbent  lat.  nôdus  ags.  cnotta  'nœud'  etc.  — 
Pour  diYaOiç,  on  attendrait  p  <  gV  devant  a  <  n,  comme 
on  attendrait  p  <  gU  devant  o  de  boGiriv,  le  transport  de  la 
dentale  admis  par  Fick  ne  se  justifiant  pas.  Pour  moyen-skr. 
ganddh,  s'il  vient  de  granthah  (Ublenbeck  Ai.  Spr.  76),  il  est 
étranger  au  groupe,  comme  aussi  étranger  à  gr.  pâXavoç  lat. 
glmis  V.  slav.  zelqdl  'gland',  malgré  Jobansson  IF.  II  42  sq., 
qui  propose  un  primitif  '''galnda-.  Pour  lat.  nôdus,  Brugmann 
Grdr.  I-'  628,  Ublenbeck  Ai.  Spr.  145,  Hirt  Ablaut  §  644  le 
rattacbent  à  R.  nedh,  skr.  ndhyati  'attacher'  partie,  naddhâh 
etc.  ;  aYaGiç  et  bo0ir|v  demeurent  peu  clairs. 

àYttGôç  'bon'.  Etym.  souvent  cbercbée.  Legerlotz  KZ.  8,  416 
et  Vaniéek  Gr.  u.  lat.  etym.  Wb.  377  sq.  groupent  skr.  hitdh 
[qui  =  gr.  -BeTOç]  gr.  aYaBôç,  xâcTioç"  aYaGôç.  xpn<^TÔç  Hésyeb. 
(cf.  lacou.  x«ioç  Aristopb.  Lys.  90. 1157),  lacon.  kittoç  (<*X'" 
Tioç,  XI-  <  X«-  î  0  =  KaXôç  et  got.  gôps  'bon'.  —  aYaGôç  :  got. 
gôps  Grassmann  KZ.  12,  129;  J.  Scbmidt  KZ.  25,  150  dé- 
clare (jue  ce  rapport  contient  encore  une  inconnue;  étym.  ob- 
scure pour  G.  Meyer  -  200.  —  aYaGôç  est  un  ancien  composé 
=  'très  apte  à  la  guerre,  très  aguerri'  J.  Baunack  Stud. 
I  260  sqq.  Brugmann  Gr.  Gr.  ^  138  (non  repris  dans  Gr.  Gr.  ^).  — 
Cf.  skr.  gddhyah  v.  si.  goditi  'être  agréable'  Bezzenberger 
BB.  16,  243.  Fick*  I  39  (voy.  sujira  àYaGîç).  Prellwitz  1.  - 


à-  <  m-,  cf.  luéfeOoç  laé-faBoç  '"gTandeur'  H.  Pedersen  IF. 
V  61  u.  —  Gr.  xdoioç  <  '^''xâiôçy  qui  pour  hi  forme  et  le  sens 
=  g-erm.  *  godas  (<  '^gàpas  d"ai)rès  la  loi  de  Verner)  got.  gôps, 
àYttGôç  u'eutraut  pas  en  ligne  de  conij)te.  Lagercrantz  KZ. 
35,  289  sqq.  —  Hirt  BB.  24,  283,  Ablaut  §  432  pose  une  base 
i.e.  aghôdh  'bon',  d'où  got.  gôps  gr.  aYaGôç  v.  slav.  godû 
'temps  convenable'  v.  sax.  gigado  'son  pareil'  got.  gadiUggs 
'parent'  etc.  11  observe  que  le  y,  au  lieu  du  k  attendu,  est 
encore  inexpliqué,  mais  que  l'on  admet  pourtant  le  rapport 
gr.  GuYairip  :  skr.  fZzJiiM: 'fille'').  —  Peut-être  concilierait-on 
Lagercrantz  et  Hirt  en  admettant  \mQ,\yà^Q,\.-Q.aghadh:à-^aQôci 

<  '^'aghddh-âs  "-'xâTÔç  <  '^'ghâdho-s,    germ.   gôdhas  <  ^gôpan 

<  *ghadhos,  le  got.  6  pouvaut  représenter  i.-e.  6  et  a. 
àxàX^oxov  (Dioscor.) 'bois  d'aloès  amer'.    N'est  pas  emprunté 

à  l'hébreu,  mais  à  l'indien  (dial.  aghil  =  skr.  aguni  'aloès' 
littér,  'le  non  lourd')  avec  influence  de  àxàXXuj.  Muss-Aruolt 
Semitic  words  14.  Lewy  Frenidw.  36.  Ublenbeck  Ai.  8pr. 
2  sq.     Voy.  Schrader  EL.  34  sq. 

aYctWo) 'orner,  bonorer';  dYa\|ua  n.  'ornement,  parure'.  Ahrens 
Philol.  27,  254  sq.  a  rapproché  àYà\Xo|uai  de  laeYaXùvuu,  d'où 
l'on  pose  àYOtXXuj  <  *myaXioj  cf.  luÉYaXo-  et  got.  mlkiljan 
'célébrer,  vanter';  rapport  nié  par  J.  Scbmidt  Kritik  152.  — 
8i  nous  admettons  pour  expliquer  àYa|ixai  une  base  agci,  peut- 
être  poserons-nous  un  thème  *agdlo-,  cf.  avec  un  autre  suffixe 
otYOtYoç.  Voy.  encore  dYauôç  àYOtupôç  Y^ûpoÇ-  Ou  bien  aYaXjua  : 
YeXoto)  YOtXrivii  yXîIVOç  Y^Xav  aÙYnv  iiXiou? 

ctYctiuai.     Voy.  àja-  àYaXXuu  etc. 

àYavaKxéuj  's'emporter,  bouillonner,  s'indigner'.  Hypothèse  de 
Prelhvitz  2:  aYa-  <  *7nya-  -\-  èveYKeîv,  cf.  xoiXerrOùç  cpépeiv.  — 
Contient  avaY-  =  Ù7ig-  dans  lit.  ùngau  ùnkti  'geindre  à  la 
façon  des  chiens'  imhstytl  'geindre',  germ.  aiik-  dans  m.  b.  ail. 
anJcen  'gémir,  soupirer'.  Bezzenberger  BB.  27, 1 14,  qui  renonce 
au  rapport  évoqué  GGA.  1898  p.  554  n.  lit.  îtnJcH-.gY.  irepi- 
TilueKTéuj  'être  mécontent'.  Tout  cela  est  fort  incertain  ;  lit.  ùng 
n'est  qu'une  onomatopée  et  est  donné  pour  tel  par  Kurschat. 


1)  Hésychius  a  du  veste  la  lonne  attendue:  àKoSôv  àYaOôv. 


—     6     — 

ÙTcivvicpoç  'couvert  de  neiges  abondantes'  (- vv-  < -S7i-).  Eolisme 
(Solnisen  KZ.  29,  86  sq.  Sommer  Gr.  Lautst.  43).  Cf.  boni, 
oiç  Te  wicpâbeç,  ace.  vlqpa  'neige'  veiçei  'il  neige'.  R.  sneigl'h 
'neiger'  zd  snaêza-t  'il  doit  neiger',  lat.  fiinguit  nix,  m.  irl. 
sneclita  'neige',  got.  snaiws  lit.  snëga-s  v.  slav.  S7iégû  'neige'. 
Curtiiiss  318. 

àYctvôç  'aimable,  doux'.    Voy.  ctYaiaai  s.  v.  àta-  et  àYaXXuj. 

à  Y  a  7T  a  uu  à^anàliu  'accueillir  avec  amitié  ;  aimer'.  Prellwitz  2  croit 
à  une  composition  de  aYa-  +  R.  pd  'prendre'  cf.  iraoïLiai 
'acquérir';  bypotbcse  condamnée  par  Brugniann  IF.  IV  Anz.30, 
Fick  GGA.  1894,  p.  231,  Lagercrantz  KZ.  34,  383.  —  Etym. 
obscure,  voy.  aYa-.  ~Le  substantif  tardif  à-iànx]  est  abstrait  du 
verbe. 

à-^avôç  'magnifique';  aYaupôç  'superbe,  fier'.  Curtius^  178 
tient  pour  non  invraisemblable  que  ces  mots,  avec  àYa(o|Liai 
âYttiuai  ctYri,  sont  apparentés  à  Y^ûpoç  'fier'  Yaî^j  'se  réjouir' 
YnÔéu)  Y«vu|uai  m/sens  Yâvoç  'aspect  riant,  éclat'.  Pour  Solmsen 
KZ.  29,  111  ÙYau-  dans  aYauôç  aYaupôç  :  aYa-juai  =  èXaô-vuj  : 
èXa-TÔç  èXttTrip  =  dpou-pa  :  àpô-iu  =^  dXeu-pov  :  àXe-  =  jnâXeu- 
pov  :  lat.  mole-.  Il  me  paraît  qu'une  base  ctgdiu)  concilie  tout. 

«YYeXoç  m.  'messager';  otYYÊXXuj  'faire  office  de  messager; 
annoncer'.  Cf.  skr.  âidgirah  'être  divin',  gr.  cÎYYapoç  m.  'courrier 
perse',  adj.  'annonciateur'  (âYY«pov  TiOp  Aescb.  Agam.  273). 
Vanicek  Fremdvv.  1. 

ctYYOÇ  n. 'vase;  corbeille;  coffre';  àYYCîov  (<  *àYYCcr-iov) 'vase 
ou  vaisseau'  pour  les  liquides  ou  les  matières  sècbes.  V.  irl. 
aigen 'patena,  patella'.  Fick-Stokes "^  Il  7.  Zupitza  Guttur. 213, 
lequel,  avec  Prellwitz  2,  ajoute  v.  h.  a.  ancha  'occiput,  nuque' 
évoqué  par  Scbrader  KZ.  30,  41  et  rappelé  par  Scbeftelowitz 
BB.  28,  150,  mais  ancha  est  plutôt  apparenté  à  gr.  dYKuOv.  — 
Parent  de  skr.  anjalih  m.  'les  deux  mains  ouvertes  en  creux 
et  rapprochées',  au  cas  où  l'on  pourrait  partir  du  sens  de 
'cavité',  pour  Ublenbeck  Ai.  Spr.  5. 

àYeipuu  'assembler';  aYopd  f.  'assemblée;  harangue;  place  publi- 
que; marché:  denrées';  dYupjuôç  m.  'collecte';  dYÛpTiiç  m.  'qui 
quête,  mendiant';  dYupiç,  -eujç  f.  'rassemblement,  foule';  ftav- 
HYupiç,  -euuç  f.  'assemblée  de  tout  le  peuple'.    Pour  les  formes 


—     7     — 

dialectales  et  les  g-loses  voy.  G.  Meyer^  353.  I.-e.  g-,  cf.  T^'p- 
Yepa*  TToWà  Hcsych.,  xà  fâpTapa  'foule  remuante  ou  fourmil- 
lante', lat.  g7'ex  gén.  greg  is,  v.  irl.  gra'g  'troupeau  de  chevaux, 
haras',  skr.  gi'âmah  "foule,  tas,  armée,  village',  lit.  gurgidy-s 
''enchevêtrement  de  fils,  essaim  éi)ais'  v.  slav.  grû.stî  'poignée' 
russ.  gorst'  'creux  de  la  main'.  Curtius  ^  1 74.  Fick  ^  I  35, 
Il  117;  etc. 

àYÉXri  f.  'troupeau'.  Cf.  v.  lat.  agolo-  n.  'pastorale  baculum,  quo 
pecudes  aguntur'  (Paul.  Fest.)  Brugmann  Grdr.  II  191.  Cf.  ctYUj. 

ttYioç  'saint,  sacré';  àyilw  'consacrer,  offrir  en  sacrifice';  iva-^xl\jj 
'sacrifier  à';  ccyoç  n.  'vénération,  sacrifice';  TravaYriç  'sacré'; 
âZiofitti  'vénérer'<  *dYio|Liai;  dYVÔç'pur,  chaste';  aYviZiuj 'purifier'; 
dYveûo)  'être  pur'.  Skr.  ydjati  zd  yazaHe  'sacrifier'  v.  pers. 
â-yadana-  'temple',  skr.  ydjyah  yàjiyah  'venerandus'  yajfuih 
zd //«.fnô 'sacrifice'.  Curtius^  171.  Fick^Illl.  Brugmann 
Grdr.  passim.  Hirt  Ablaut  §  763;  etc.  Contesté  avec  raison 
par  Kretschmer  Einl.  81  et  Meillet  MSL.  XII  225. 

àfK(bv,  -uùvoç  m.  'courbure  du  bras,  coude';  att.  épigr.  ctYKOiva 
(<  *àYK0v-ia)  ion.  aYKOivri  f.  'toute  chose  recourbée';  àYKaXii  f. 
'bras  recourbé;  toute  chose  arrondie  ou  recourbée  qui  enveloppe 
ou  qui  enserre';  ciykoç  n.  'vallée';  àYKÙXoç  'courbé';  aYKÛXri  f. 
'courroie,  amarre';  aYKKTxpov  'crochet,  hameçon';  ctYKOpâ  f. 
'ancre';  hom.  èrr-riYKevibeç  'préceintes' (Brugmann  Grdr.  Il  316); 
ÔYKOç  m.  'croc,  crochet'  (voy.  ce  mot  et  à|LiTreXoç).  Skr.  aidlxâh 
'courbure  entre  le  bras  et  la  hanche;  poitrine;  giron;  côté' 
chal-ah  'flexion,  courbure'  dncati  âcati  'courber',  lat.  ancu-s 
'qui  aduncura  brachium  habet'  (Paul  p.  19.  15)  uncu-s  subst. 
'crochet,  crampon,  grappin',  adj.  'crochu',  v.  irl.  ëcath  {ëc  < 
*anc)  'hameçon',  got.  hals-agga  'nuque'  v.  h.  a.  angul  'hameçon' 
ancha  'nuque',  v.  si.  ol-oU  'hameçon'  lit.  ànha  'lacet'.  Rac.  i.-e. 
mdq  oïdq.  Curtius-'^  130.  Bersu  182.  Fick  *  I  7  sq.  368.  II  32. 
Johansson  KZ.  30,  433  sq.  Zupitza  Guttur.  129.  G.  Meyer^  91. 
94.99.  Brugmann  Grdr.  passim.  Gr.  Gr.^  35.  73.  111.  KVG. 
112.    Henry  Bret.  mod.  11  ;  etc.^). 

1)  J.  Schniidt  KZ.  25,  39  note  que  le  prétendu  adverbe  àYKoiç 
se  trouve  partout  dans  Homère  [et  de  même  dans  Théocr.  VIII  55] 
devant   voyelle   et    signifie   partout  'avce    ou   dans   les   bras';    il   le 


ù^Xaôç,,  n  et  -6ç,  -6v  'brillant,  éclatant,  splendide';  â^Xaia  f. 
■"éclat,  beauté,  parure';  ùfXailuu  'parer,  orner;  intr.  briller'; 
ctYXaupoç  'brillant'  (Nie.  Ther.  62);  cf.  'AfXaîa  'la  Claire', 
déesse  du  ciel  clair  et  ensoleillé  invoquée  par  le  campagnard, 
"A^Xciupoç  (seule  forme  épigr.  ;  aussi  "AxpauXoç  par  méthathèse 
des  licjuides)  une  des  trois  filles  de  Kékrops,  cf.  Usener  Gcitter- 
namcn  135  sq.  <  *àYXaFoç,  cf.  Y^ctuKÔç. 

aYXïç,  -ï9oç  f.  'gousse  d'ail'.  Cf.  féX^lc,,  -i6oç  m /sens,  lequel  est 
pour  *YeX-YXïO-  par  dissimilation  progressive. 

ctYVOç  f.  et  m.  'agnus  castus'  ou  'gattilier'  arbrisseau  de  la  famille 
des  Verbénacécs.  <  hébr.  *'egen  pour  *'agn  ;  il  y  a  un  thème 
'àgan  'se  tenir  cachées  ou  enfermées'  (femmes),  or  Tciyvoç  jouait 
un  rôle  aux  thesmophories  et  chez  les  Vestales.  Lewy  Fremdw. 
50  J?].  —  Etyni.  obscure.  Le  latin  agnus-castus  repose  à  la  fois 
sur  une  confusion  (ctYVOç  interprété  bomme  qyvoç)  et  un  em- 
prunt; -—  ail.  heusclilamm,  cf.  Kluge^  204. 

dYVOç  m.  nom  d'un  poisson  (Atli.  356  A).    Etym.  inconnue. 

aYVÔç.    Voy.  ctYioç. 

ctYVûjLii  'briser'  (hom.  è'dHa  èdYnv,  fjHe  Y  392.  t  539  à  lire  êaHe, 
att.  èdYnv  <  *n-FdYriv  ou  par  influence  du  pf.  è'ctYa.  Brugmann 
Gr.  Gr.  =^264);  dYn  f.  'fragment,  éclat;  endroit  où  se  brisent 
les  vagues';  îuuYn  f.  'refuge,  abri  contre  le  vent'  (<  *Fi-FtjuY-n 
Lobeck  Prolegg.  307.  Curtius^5T6.  de  Saussure  Mémoire 
155.  G.  Mcyer  ^  88).  <  *FaYvO|Lii.  On  est  porté  à  admettre 
la  chute  indo-européenne  de  r,  sous  certaines  conditions,  dans 
le  groupe  initial  cons.  +  r,  p.  ex  lat.  fungor  :  fruor  frugês 
got.  hrûhjtm  'avoir  besoin,  se  servir  de';  skr.  hhanâlil  'briser' 
arm.  hekanem  'je  brise':  lat.  frangô  got.  hrïka  'je  brise';  gr. 
*FaYvO|Lii  :  Fpr|Yvû|ai  néerl.  wrak  'débris'  (d'un  vaisseau);  gr. 
7T0TI  :  TTpoTÎ;  ags.  specan  'parler':  v.  h.  a.  sprehhau.  Sur  cette 
question  voy.  Brugmann  Grdr.  1-  426  et  ses  références  i). 


corrige  en  àYKaa'(i),  dat.  pi.  de  àYKuûv  avec  a  <  p  analogue  à  cppaoi 
<.*(ppnai  de  qpprjv.  Brugmann  MU.  III  69  n.  oppose  le  parallélisme 
àYKdç  :  ÔYKaeev  =  éKdç  :  ëKoBev.     J.  Schmidt  Pluralbild.  344  per.siste. 

1)  Le  groupement  de  Fick  *  I  541  (ef.  PrellwitzS)  gr.  dYn  lat. 
vagus  'errant'  vagor  'error'  lit.  ragiù  vôgti  'dérober'  etc.  ne  satisfait 
pas  la  sémantique. 


—    9    — 

cÎTOç  11.  ''crirae,  sacrilège,  souillure';  àfiiç  'maudit';  èvafiîç 
"maudit';  ctYioç*  |uiap6ç.  En  rapi)ort  apophonique  avec  skr. 
âgah  n.  'faute,  péché'  anclgah  'iiiiioceiit'.  Curtius^  170. 
Fick'i  1 349.  J.  Sclmiidt  KZ.  25,  23.  Siitterlin  IF.  IV  93  trouve 
daus  ayoç  <  *l3g-  la  forme  la  plus  faible  d'un  i.-e  *nogo- 
parallèle  à  *noqâ-  (d'où  germ.  *7iaga-  'méchant');  skr.  âgah 
contiendrait  *7dg-. 

à-fàç  m.  'guide':  \2(.i. prôd-igus.  Le  skr.  ajdh  'conducteur'  (d'ani- 
maux), cité  partout  au  moins  depuis  Curtius^  170  n'existe  pas* 

otYOç  n.  'vénération'.    Voy.  ôyioç. 

àYOCTToç  m. 'paume  de  la  main'  (Hom.),'bras  recourbé' (Théocr.). 
Skr.  hàstah  zd  zaatù  v.  pers.  dasta  'main'  (de  Saussure  Mé- 
moire 53),  lit.  pazastis  'espace  sous  le  bras,  creux  de  l'ais- 
selle'. Avec  i.-e.  gh  peut  alterner  g,  de  là  gr.  aYOCTTÔç;  cf. 
skr.  mahàn  'grand'  :  gr.  |uéYaç,  ahdm  :  êyuj,  hdnuh  :  y^vu-ç 
Yvà9o-ç.  Wackernagel  Aind.  Granim.  I  249.  Brugmann  Grdr. 
P  558.  634.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  359.  Zupitza  KZ.  37,  391. 
Henry  Bret.  mod.  41,  après  Fick-Stokes  ^  II  178,  y  ajoute 
V.  irl.  hass  et  boss,  d'un  celt.  *bost-d,  bret.  bôz  'creux  de  la 
main'  gaél.  bas  'paume';  Zupitza  IF.  XIII  Anz  50 sq.  oppose 
à  ce  rapprochement  lit.  pazastis  (lit.  z  représente  normalement 
i.-e.  g  ci  gh'.,  v.  irl.  b  =  i.-e.  gu).  —  Mansion  Guttur.  gr.  104 
observe  justement:  «Rien  n'est  plus  douteux  que  cette  étymo- 
logie:  àYOCTTÔç  n'appartient  qu'au  langage  homérique,  où  il 
n'apparaît  que  dans  une  formule  fixe  [ô  b'  èv  Koviricri  Treaùiv 
ë\e  Yoiîav  aYOdio)  A  425  etc.],  dont  le  sens  est  incertain  depuis 
l'antiquité.  D'autre  part,  skr.  hâstah  se  rapproche  très  bien 
de  gr.  xn?^n  'serre'  [dor.  xa\â  <  *xaa-Xâ  Frôhde  BB.  20,  218]. 
Il  est  tout  à  fait  inutile  de  multiplier  à  plaisir  les  alternances 
de  g  et  gh.>>  (àYoaxôç  :  lat.  âla  'aile'  <  *acslâ  Wiedemann 
BB.  27,  257  n.  1.    Très  douteux.) 

ctYpâ  f.  'chasse,  prise';  àYpeùç-,  -éuuç  'chasseur';  otYpeÛLU  'chasser'; 
àYpéjuuuv  Gripeuiriç  Hésych.  ;  aYpéuu  'prendre'  (éol.  aYpéGevxa 
dîYpéOevTeçGDI.  215,49.  50;  214,33  etc.)  aiiT-dYpeioç  'prenable 
au  gré  de  chacun'  ;  TTaXiv-dYpeioç  'révocable';  KpedYpa  f.  'havet'; 
TTupaYpa  f.  'pincettes'.  Skr.  ghàsé-ajrah  'poussant  à  la  consom- 
mation,   éveillant  l'appétit'  zd  azra-  'chasse'  dans  vdhrkam 


—     10     — 

azrôdaiàim  'ITiiive  cliassaiite',  v.  iil.  ar  'défaite'  gall.  aer 
'bataille,  lutte'  <  '*agro  v.  corn,  hair  'clades'  gaul.  Su-agros 
Ver-agn.  Fick  '  1  2.  II  7.  Bnigniann  Grdr.  II 175.  P  445. 60.3. 
Scliradcr  RL.  384. 

dfpeîqpvaf.  (Anth.  P.  VI  297  <  *àYpei9V-ia),  àYptcpn  f.  'herse, 
râteau',  cf.  gr.  Tpî^poç  tpîttoç  ra.  'filet  de  pêche',  skr.  grapsa- 
m.  ou  n.  'faisceau',  v.  isl.  Idarf,  kerfi  'fagot,  paquet',  lit.  grëhiii 
grêbti  'prendre,  saisir'.  Lidcn  Stud.  11.  Hirt  BB.  24,  281. 
Le  rapport  skr.  grapsa-  :  gr.  àfpeîcpva  est  des  plus  douteux. 

ttYPOÇ  m.  'champ';  aYpioç  'sauvage';  àrpoinç  m.  'campagnard' 
(ancien  fén».  masculinisé.  Brugmann  KVG.  357).  I.-e.  *agro  .s 
'pâturage,  campagne',  skr.  djraJt  m/sens  ajriyah  (<  i.-e. 
*rt^/7/o- =  ttYpioç)  'qui  se  trouve  à  la  campagne',  arm.  art 
'guéret'  (H.  Pedersen  KZ.  39,  352),  lat.  ager,  got.  al^r-s  'cam- 
pagne, guéref  V.  h.  a.  acchar  v.  isl.  alcr.  Curtius^  171.  Fick^ 
I  2,  350;  etc.    Voy.  ciyuj. 

ctYPUTTVOç  'privé  de  sommeil';  aYpuTTvia  f.  'insomnie'.  L'étym. 
a  été  cherchée  dans  des  voies  très  diverses  (p.  ex.  aYpéuu  + 
uTTVOç  'qui  fait  la  chasse  au  sommeil'  Lexx.).  Wackernagel 
Verm.  Beitr.  4,  rappelant  boni.  ctYp-auXoç,  épithète  des  pôeç, 
TTopieç  et  TT0i|uéveç  'qui  passent  la  nuit  aux  champs',  et  att. 
àYpoÎKoç  'qui  demeure  en  pleine  campagne'  traduit  'qui  dort 
en  pleine  campagne'  (bergers,  guerriers),  mais,  dès  le  V*^  siècle, 
le  mot  avait  son  sens  actuel,  cf.  Hrdt.  III  129,  11. 

oiYpujcrTiç,  -iboç  et  -euuç  f. 'chiendent'  (Cynodon  dactylon  L.). 
Lewy  Fremdw.  32 sq.  repousse  les  étym.  sémitiques;  l'-à  est  pro- 
thétique  [V];  cf.  yp^cttiç  'herbe,  fourrage  vert'  et  Ypâw  'ronger'. 

cÎYuia  et  ÙYuià  f.  'rue'.  Primitivement  partie,  fém.  non  redoublé 
(scil.  ôbôç)  de  ciyuj.  Curtius^  170.  Brugmann  Gr.  Gr.^  210sq. 
324.  KVG.  542.  Voy.  sur  cette  catégorie  (aiGuia  'EXeuGum 
âpTTuia  etc.)  Brugmann  Grdr.  II  410  sq.  1215  scf.  J.  Schmidt 
KZ.  32,  347  sq(i. 

dYX«upoÇ  'proche  du  matin'.    Voy.  aupiov. 

«Y XI  «Yxoû  àYXo9i  'près  de',  comp.  Saffov  <  *àvaaov  <  *0[yX1OV. 

B.  angh  cf.  aYX^-    Brugmann  Gr.  Gr.»  31.  75.  78.  98 sq.  457. 

ccYX^AJ  'étreindre,  étrangler';  aYXovq  f. 'action  d'étrangler  ou  de 

pendre';  àYKirip,  -fipoç  m.  'agrafe  ])()ur  rapprocher  et  serrer 


—   11   - 

les  lèvres  d'une  plaie';  â^xi  etc.,  voy.  supra.  R.  i.-e.  angh 
'serrer'.  Lat.  angô  angustus  ^),  got.  aggwus  'étroit'  v.  h.  a. 
angl  eugi,  skr.  ajtûh  'étroit'  qhah  n.  zd  qzô  'angoisse', 
V.  irl.  cumang  'étroit',  v.  si.  azilkû,  arai.  anjuJc,  lit.  anhsztns 
'étroit'.  Curtius^  190  et  passim.  Fick^  I  2  sq.  352.  II  14 sq. 
87.    Zupitza  Guttur.  98.    Hilbsclimann  Arm.  Gramm.  I  420. 

cÎY'JJ  'conduire';  ôyoç  ctKTuup  'guide';  aYOJV, -ijùvoç  m. 'lutte';  ctYuia 
àYuid  f.  'rue';  àYïvéuu  ^)  'pousser,  conduire',  etc.  etc.  Cf.  aYpoç. 
I.-e.  ^'âgô  'je  pousse,  je  conduis',  skr.  djati  zd  azaHi,  arm. 
acem,  lat.  ago,  v.  irl.  aqat  'agant',  v.  isl.  inf.  àka.  Curtius^ 
170  et  passim.  Hiibsclimann  Arm.  Gramm.  I  412.  Hirt  Ablaut 
§  761;  etc.    Voy.  ôyiuoç. 

àYUJYH  f-  'conduite';  aYUJYÔç 'qui  guide'.  Formations  nominales 
redoublées  contenant  le  degré  long  fléchi  de  R.  ag\  le  degré 
long  normal  dans  lat.  amh-âgès. 

àbaYinoç*  Kvr|cr|Li6ç  Hésych.,  rétabli,  au  lieu  de  ôbaYi^ôç  ras., 
Soph.  Trach.  770 ;  àbaxa  •  Kva,  KvriGei  KeçaXriv,  HJrjXaqpâ  Hésych.  ; 
àhaïx\(5a\'  KvfîcTai  Hésych.;  cf.  ôbàHer  toîç  ôboûcfi  boiKvei 
Hésych.  et  beaucoup  d'autres  gloses.  Initiale  à-  et  ô-  dans 
Hippocrate;  uubaHov  'dolebam'  Xén.  Symp.  IV  28.  Pour  J. 
Schmidt  KZ.  32,  391  sq.,  c'est  ôbàH  et  non  bétKVUJ  qui  est  à  la 
base  du  groupe;  u)baY|uévoç  àbaY|u6ç  ôbaKiâZieiv  ont  régulière- 
ment perdu  le  O"  entre  consonnes  et  sont  à  ôbàE  comme  XaKTÎZiuu 
est  à  XàH;  àbaxâ  àbaxeî  sont  des  produits  de  l'analogie;  dbaYlnôç 
àbaxeî  sont  des  exemples  d'assimilation  d'un  o  à  l'a  de  la 
syllabe  subséquente. 

àbariç  'ignorant  de,  n'ayant  pas  l'expérience  de'.  Cf.  3sg.  aor. 
bé-bae  bafivai,  ion.  brivea  n.  pi.  'projets,  desseins'  <  *bavaea, 
àbr|vr|ç 'inexpérimenté' àbâvéç'àrrpovôiiTOV  Hésych.,  skr.  c?rt.s'-râA 
'qui  fait  des  miracles'  dâsah  n.  'action  habile';  i.-e.  *dns-  "^dens-. 


1)  «Lat.  anqidus  est  étraiig'er  an  groupe  et  se  rattache  à  lat. 
uncus  gr.  âYKoç,  avec  une  alternance  g  :  q  dont  il  y  a  des  exemples 
Grdr.  P  §  701.  >    Brugmann  IF.  XII  397  n.  2.  [Voy.Walde  Lat.VVb.  32.] 

2)  Hom.  àYîvé|uevai;  le  rapport  avec  àYvéïu  (lac.  crét.  étol.)  et 
âYUJ  est  le  même  que  celui  de  ôpivuj  lesb.  ôpivviu  (vraisemblablement 
<C  *ôpi-viiu,  cf.  ùjpïva  ii)p{v9)'iv)  avec  ôpvû|ui  et  iùp6|i.iriv.  Brugmann 
Gr.  Gr.3  293. 


—     12     — 

HUbsehmann  dans  Curtius'^  23U.  Brugruauu  Grdr.  1-  748. 
Gr.  Gr.3  122.  126.  KVG.  346. 

àbdiiiaToç  'indompté':  skr.  dantdh  'dompté'.  Voy.  bajuàuj. 

àbeXqpôç'j  hom.  àbeXcpeoç  ( < '••àbeXqpeioç  Bru^nnann  IF.  XIII 
147  sqq.,  <  *àbeXcp6(y-o-ç,  d'un*beX(poç  n.,  avec  un?  Brugmaun 
KVG.  328)  àbeXqpeïôç  m.  'frère';  àbeXcpii  Pind.  et  tragg.  àbeXqped 
ion.  àbeXqpéri  -fi  lesb.  àbeXcpéâ  f.  'sœur'.  Gortyn.  àbeuTTiai,  une 
fois  contre  douze  fois  àbeXTi-,  indique  une  prononciation  l 
devant  consonne,  cf.  lit.  dial.  saudus  <  saldus  (satdùs)  "doux'. 
à-beXqpôç  =  skr.  sagarbliyah  'couterinus'  dans  la  formule 
*(ppaTrip  (ou  (ppdiuupj  àbeXqpoç,  qu'il  a  supplantée;  cf.  beXqpûç 
béXqpaH  lat.  volba  (vulva)  skr.  gârhliah  'fruit  de  la  mère,  couvée'. 
Curtius^  479.  Delbriick  Die  idg.  Verwandtschaftsnamen  87sq. 
Brugmann  IF.  XII  147  sqq. 

àbeuKj'iç  épitliète  hom.  ordinairement  traduite  par  'âpre,  cruel', 
parce  qu'on  a  voulu  y  voir  à-  négatif  et  beuKr|ç  'doux' 
beÛKOç  'douceur',  alors  que  les  scoliastes  la  glosent  presque 
toujours  par  'inattendu,  imprévu,  soudain'.  Fick'*  I  452  pose 
une  base  deuJxO  'soigner'  gr.  beÙKer  (ppovTlZiei  Hésych.  èv- 
buKéuuç  'soigneusement'  à-beuKr|ç  TToXu-beÛKiiç  AeuKaXiuuv.  — 
Lagercrantz  KZ.  35,  276  propose  pour  èvbuKéuuç  les  sens  de 
'promptement,  vivement,  bien',  pour  dbeuKiiç  les  sens  d"immo- 
bile'  ou  d"intolérable',  et  rattache  ces  mots,  avec  baibûacreaBar 
ëXKeaôai  Hésych.,  à  lat.  dûco  got.  tiuhan  'tirer'  alban.  ndtik 
'arracher,  ronger  les  cheveux'  (cf.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  301  sq.), 
rapprochement  qui  n'est  sans  doute  vrai  que  pour  baibûa- 
(TeaBai. 

dbrîv, -évoç  m.  ou  f. 'glande'.  I.-e.  *w^«ew-,  lat.  i?î_r/we» 'aine', 
V.  isl.  dIcIvV  'tumeur'  nl-kueîin  'gonflé';  puis,  avec  alternance 
i.-e.  de  git  et  de  gUh,  gr.  veqppô-ç  lat.  nehmndines  v.  h.  a.  utoro 
^Yeiu' <*negVh-ro-.  de  Saussure  MSL.  VI  53.  Brugmann  Grdr. 
P  391.  4U8.  593.  634.  KVG.  128.  Hirt  Ablaut  §  633.  Bezzen- 
berger  BB.  27,  141. 


1)  Les  g-rammaires  et  les  lexiques  font  proparoxj^ton  le  voe. 
dbcXqpe;  les  textes  le  font  oxyton,  àbeXcpé!  Cf.  Keelhoff  Rev.  Instr. 
Publ.  vn  Iîelg-i(iue,  37  (1894)  p.  3  scj. 


~     lÈ     - 

ahr]v  'à  satiété,  a^sez' <  â-briv,  d- <  *S5-,  U.  sa,  cf.  daioç  "in- 
satiable' liom.  d^iÊvai  "rassasier'  ëuu^ev  <  *ào|aev (Fick IliasôlO), 
skr.  a-sinvàh  "insatiable',  lat.  satur  satis  sat,  v.  irl.  sathech 
"rassasié'  sâHh  "satiété',  got.  sap-s  "rassasié'  ga-sôpja  "je  rassasie', 
lit.  sotù-s  "rassasié'  sôti-s  "satiété'.  Fick  *  1 557 .  II  289.  Scbulze 
Qu.  ep.  452. 

àbiKT]  f,  "ortie'  <  *nd-i-j£â  (cf.  gr.  éAÎKri  lat.  salix  v.h.a.  salalia) 
d'un  tbème  i.-e.  *nod-i-,  d'où  germ.  nati-lô  v.  b.  a.  nezzila  ail. 
nessel  "ortie';  de  la  même  racine  v^ecZ  :  got.  wrtii  "filet'  v.  isl. 
nôt  "grand  filet'  v.  irl.  ne-naid  "orties'  lit.  né-ndrè  "jonc,  canne 
de  jonc'  skr.  naddh  "jonc'  gr.  viibûç  primitivement  "épiploon' 
(Wiudisch  IF.  III  84).  Cf.  Siitterlin  IF.  IV  92.  Brugmann 
Totalitât  60. 

àbivôç  on  dbivoç  "abondant',  dru,  serré'  (Hom.).  Etymologie 
obscure.  Pour  Zupitza  Guttur.  88  dbivoç  <  *sm-gVi-nés  v.  isl. 
Icui  "enceinte,  baie'  A:î«'rt  "parquer'  ombr.  hio  "sacelkim'C?)  pélign. 
hiam  v.  sabell.  bie{?);  cf.  Bugge  Altit.  Stud.  45.  Bezzenberger 
BB.  .16,  245.  27, 141.  Planta  Osk.-umbr.  Gr.  I  337  (aliter  413). 
"N'a  rien  de  décisif  Mansion  Guttur.  gr.  226.  Buck  Oscan 
and  Umbrian  grammar  (1904)  p.  330  déclare  incertaine  l'éty- 
mologie  de  l'ombr.  bio. 

dbjuoXiri  f.  "ignorance';  db)U(ju\ri  f.  m/sens  (Hésycb.);  àb|uuu\eîv 
d^voeiv,  f\  dYVuujLioveîv,  f\  dKiibidv.  <  *àFib|uoX(r|,  cf.  ïb|ui"|  ib|uo- 
G\)vr\  "connaissance'  ïb|uujv  "instruit  de';  de  même  Kduj  <  *KaFiuj, 
KXduj  <  *K\aFia)  ;  pour  le  suffixe,  cf.  ôZioXriÇ  o^oXiç  qpaivôXriç 
9aivoXîç.  Lewy  BB.  24,  108.  —  Il  est  à  noter  contre  cette 
etymologie  que  db^oXbi  est  ionien  (Callini.  fr.  338),  que  le 
traitement  ci  dessus  indiqué  est  attique,  que  l'ionien  n'a  connu 
que  les  formes  phonétiques  Kaiuu  KXaiuu,  enfin  que  li  de  *KaFiuj 
*KXaFiLu  est  semi  voyelle. 

dboXéaxriç  "bavard' <  *àbFo-XéaxriÇ  cf.  bom.  dbb^v  <  *dbFriv 
àbbriKÔTeç  "pertaesi'  Kretscbmer  KZ.  31,  295;  mais  ctbbriv 
n'est  qu'une  variante  pour  âh^v  (E  203),  dont  Scbulze  Qu. 
ep.  452  sq.  explique  l'a  par  *à-ad-biiv  (cf.  supra  ôtbriv);  l'a  de 
dboXéffxilç  s'expliquerait  de  même,  dit  Scbulze,  à  moins  qu'on 
ne  préfère  poser  dbo--<d-Fàbo-,  cf.  tô  dboç  Bergk  ad  Hippon. 
1 00,  ddbriç  "désagréable',  justement  rétabli  dans  Tbéognis  295. — 


—     14    — 

<  *à-aFabo-  m.  li.  a.  i^ivatz  'bavardage'.  Prellvvitz  179  sq.  [?]  — 

<  *ànboXecrxnÇ  'J^iit  la  parole  est  désagréable',  cf.  ctKiuv  < 
àe'Kuuv  âeXov  <  âeeXov  abuûv  Moscb.  III  9  <àribajv,  XécJxn  se 
rattachant  à  R.  Xet-  et  ayant  tout  d'abord  signifié  'chambre 
destinée  à  la  conversation',  cf.  Aéaxnç,  auteur  de  l'^iXiou  irépcriç, 
Lewy  Fremdw.  95.  —  Incertain. 

àbpàqpaHuç,  -uoç  f.  'arroche'  (Atriplex  hortensis  L.).  Aussi  les 
formes  aTpâcpaguç  (cf.  HJeub-arpdqpaEuç  'arroche  de  mensonges' 
Arist.  P]q.  630)  àipotcpaEiç  àbpàcpaHuç  àvbpdqpaEuç,  celles-ci 
modifiées  par  l'étym.  populaire,  cf.  dbpôç  et  àvnp  dtvbpôç. 
Etym.  inconnue. 

àbpoç  'abondant,  épais,  dru';  ctbpôuu  àbpuvuu  'faire  croître,  faire 
grossir'.  Etym.  obscure.  On  en  a  rapproché  skr.  sûndrah 
'épais',  qu'on  a  décomposé  en  *sa-andra-,  littéralement  'qui  a 
un  noyau',  cf.  andam  'œuf.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  333,  Got. 
Spr.  ^  137  note  que  cette  décomposition  est  très  peu  sûre  et 
que  de  sandrah  sont  peut-être  parents  got.  snutrs  v.  h.  a. 
snottar  'sage,  habile'  avec  le  même  développement  de  sens 
qu'on  observe  dans  gr.  ttukvôç  (àbpoç  :  snutrs  Noreen  Abriss 
8  sq.  Streitberg  Urgerm.  Gr.  69),  mais  le  rapprochement  got. 
smifrs  :  gr.  v6oç  voûç  'esprit'  dû  à  Hirt  Ablaut  §  537,  Hand- 
buch  §  156  infirme  cette  conjecture. 

dbpôxriç,  -fiTOç  et  dbpoiriç  f.  'force,  vigueur',  àbpoTriTa  dir.  eîp. 
TT  857  =  X  363  =  Q  6  ;  puis,  en  parlant  de  plantes  (Théophr.), 
du  son  (Athén.415a).  Généralement  rapporté  à  dbpôç,  alors  que 
dbpoiriç  signifie  'abondance'  dans  le  Nouv.  Test.  2  Cor.  8, 20.  — 
Prellvvitz  4  pose  dbpôtriç  <  *vpoTriç  et  compare  zd  hu-narstât 
'vertu',  *vp-OTtiç  contenant  une  forme  réduite  du  radical  de 
dvrip;  mais  dans  un  cas  analogue  là-  n'apparaît  pas  :  *vp-ujnj 
>  bpubvjj  'homme';  faut-il  lire  XiiroGaa  bpoTfÎTa  Kai  nPiiv  et  ad- 
mettre un  subst.  bpoiriç  <  *vp-o-Tnç,  dont  la  formation,  au 
surplus,  ne  laisserait  pas  d'être  insolite? 

àbpua'TTXoîauovôHuXa'  KuTTpioilIésych.à-<*^m-+bpûç.  0. Hoff- 
mann BB.  15,91.  Gr.  Dial.  1 171.  Meringer  Beitr.  z.  Gesch.  d. 
idg.  Dekl.  23.   Schulze  Qu.  ep.  107.   Osthoff  Etym.  Par.  148. 

d(F)eeXov  >  att.  deXov  'prix  de  la  lutte';  deeXoç  m.  'lutte,  con- 
cours';  à9Xeùuj  deXéuu  'lutter';   d6X)iT/ip  'lutteur';   dGXioç  'qui 


—     15    — 

lutte;  nialheiireiix'.  Got.  wadl  'gage'  v.  h.  a.  u-etti^  lit.  vadujit 
vadiiti  ""délivrer  eu  rachetant',  lat.  vas  géu.  vadis  'garaut' 
vadimonium  'caution'  praes  géu.  praedis  <  *prae-vid-. 
Curtius5  249.  Bechtel  Hauptprobl.  243.  Uhlenbeck  Got.  Spr.^ 
163;  etc.  —  Plck'*  I  541  détache  âeBXov  du  groupe.  —  Zu- 
pitza  KZ.  37,  405  sq.  rapproche  âeBXov  et  àeSXoç  de  m.  irl. 
feidm  'effort'  fedïl  'persévérant'.  —  Bezzenberger  BB.  27, 144 
reprend  l'étym.  de  Benfey  Wurzellex.  I  255 sq.:  skr.  vadh- 
'frapper,  tuer',  cteBXov  ayant  pu  signifier  tout  d'abord  'arme'.  — 
Solnisen  Unters.  268  coupe  *àFe-6Xoç  *àFe-6Xov  :  skr.  vâ-ija-fi 
'se  fatiguer,  s'épuiser'  R.  auë,  ce  qui  semble  préférable. 

att.  à  61.    Voy.  aiei. 

àeibuu  att.  abuu  'chanter';  doibri  att.  d)hr\  f.  'chant';  dtoiboç 'chantre, 
chanteur';  àoibijuoç  'chanté  ou  digne  d'être  chanté'.  S'inspirant 
de  Brugmann  KZ.  25,  306  sq.,  qui  voyait  dans  Fem-  (gortyn. 
FeliTUJVTi  TTpoFeiTraTUJ,  att.  emeiv)  une  dissimilation  pour  FeuTt- 
<  *ue-uqu-  =  skr.  vôc-  dans  d-vôca-m  de  R.  ueqV'  (FéTroç), 
Wackernagel  KZ.  29,  151  sq.  tient  àeîbuj  pour  dissimilé  de 
*àFeubuj,  apparenté  à  aùbri  ubéuu.  Incertain  pour  Brugmaim 
Gr.  Gr.  ^  50.  Admis  par  Solmsen  Unters.  238.  Hirt  Hand- 
buch  §§  162.  247. 

àeipuj  'soulever'  <  *àFepiLu;  aïpuj  <  *Fapiuj  (Brugmann  KZ.  27, 
196  sq.);  lucTriopoç  >  att.  luexéujpoç  'qui  est  en  haut  ou  qui 
s'élève'  éol.  irebdopoç.  On  n'a  pas  trouvé  avec  certitude 
de  parents  de  ce  groupe  dans  les  autres  langues.  Curtius^ 
348  voulait  en  rapprocher  skr.  vdrs-ma  n.  vars-mà  m. 
'hauteur,  pointe',  lat.  verrûca  'bosse,  verrue',  v.  slav.  vncliû 
lit.  virszùs  'sommet,  pointe'.  —  Pour  G.  Meyer  Alban.  Spr.  475, 
àFeipuj  'soulever'  <  R.  uer  suer  cf.  lit.  sveriù  'je  pèse'  svàras 
'balance'  alban.  rjer  vier  'je  suspends'.  —  Solmsen  Unters.  289 sq. 
distingue  de  àeipuu  'soulever'  un  àeîpuu  'attacher',  auquel  il 
ramène:  Texpdopoç  att.  léTpiupoç,  auvdopoç  d'où  att.  (Tuvuupiç 
'bige',  TTapdopoç  'attelé  près  de',  dTrdopoç  'séparé',  Kaidopoç 
'dépendant'  d'où  att.  Karujpîç  'lien  qui  pend  d'une  couronne', 
dopirip  'courroie  d'un  havresac;  baudrier';  dopiéaj  'élever, 
suspendre',  dop  'glaive',  c.-à-d. 'suspendu, pendant';  doptrip  serait 
un  éolisme  avec  -op-  correspondant  à  -ap-;   «d-  est-il  copulatif 


-    16    - 

<C.à-  =  skr.  sa-?»  R.  uer  'attacher,  joindre'  :  lett.  icer'u  wëri 
'ranger,  broder,  condre',  lit.  vir-tînis  'lacet'  virvé  'corde'  vorà 
'série'  vôras  'araignée',  v.  slav.  vrïvî  'corde'  sû-vora  'fibula', 
skr.  avait  'série,  fil'  vârah  'série,  suite,  fois'.  —  Base  auer. 

âeWa  f. 'tempête,  ouragan';  àeXXaîoç  'impétueux'.  Voy.  âimi  àrip. 

àeXXiiç  épithète  de  KovîcraXoç  F  13  'nuage  de  poussière  qui  tour- 
billonne' <  *.m-FeXFr|ç  cf.  aïXuj  et  àoXXriç. 

àévaoç  'qui  coule  ou  s'épanche  toujours';  àevâuuv  m/sens <*aîFe 
'toujours'  (cf.  aie  Hérod.  I  497, 15)  +  vaùei  •  péei,  pxûei  Hésych. 

d(F)éE'uj  'faire  se  développer,  accroître,  augmenter;  moy.  s'ac- 
croître, se  développer'  <<  *aueq-s-  'augere'.  Voy.  auHuu,  aùHdvuj. 

aor.  hom.  decra,  toujours  joint  à  vÛKia,  'séjourner' :  skr.  vâsati 
'il  se  tient,  il  séjourne'  zd  vatdhaHi  m/sens,  got.  wisan  'sé- 
journer'. Benfey  Wurzellex.  I  298.  L.  Meyer  KZ.  22,  5.30  sqq., 
Handbuch  I  9.  Solmsen  Unters.  267  *),  celui-ci  admettant  un 
ot-  prothétique;  je  pose  i.-e.  *aues-,  élargissement  de  R.  au. 
Voy.  aùXri  auXiç. 

àla  f.  'suie;  lie;  crasse';  àluj  'sécher,  brûler;  intr.  se  consumer'; 
àlaXéoç  'brûlé,  sec,  dur.  I.-e.  *azd-,  tchèque  ozditi  'sécher', 
got.  azgô  'cendre'  <  *azgôn  <  *azdyô7i  <  germ.  *astayôn, 
V.  h.  a.  asca  <  *astl-ôn,  la  racine  azd  étant  un  développement 
j)ar  d  de  R.  as  dans  lat.  ârêî'e  ûridiis  ardêre  skr.  âsah 
m. 'poussière,  cendre'.  Osthoff  PBrBeitr.  13,  396  sqq.  Walde 
KZ.34,521.  KernTijdschriftv.  ned.taal-  en  letterk.  IX  190 sqq. 
Uhlenbeck  Ai.  Spr.  23.  V^oy.  syrac.  dcrpoXoç  'rouille'  et  cf. 
ctbbauov  Hripôv.  AdKuuveç  Hésych.  (bh  <  zd). 

dZirixriç    adj.   hom.,    glosé  par  dîrauaTOç,    auvexnç   'incessant' 

<  *d-2:a-€xr|ç  dbia-exnç  (à  côté  de  quoi  à-Z;-exéç  •  dbidXeiTTTOV 
Hésych.,  cf.  Z-aYpeùç).  Schulze  Qu.  ep.  471.  Brugmann  Gr. 
Gr.3  141.  —  Bezzenberger  BB.  1,  336  groupe  skr.  yahvdh  'qui 
se  hâte'  v.  h.  a.  jagOn  'chasser  gr.  dZIrixriç,  ce  qui  n'expli- 
que pas  l'd-,  cf.  Khige*^  185.  Zupitza  Guttur.  218.  Uhlen- 
beck Ai.  Spr.  237.     Admis  par  Hirt   Handbuch  §  232.  — 

<  *db-iâxnç  'qui  se  hâte  vers',  *«rf  =  lat.  ad.  Sommer  Gr. 
Lautst.  158. 


1)  Sehulzo  Qu    op.  74  sq.  a  votilu  voir   dans  l'a  de  vuKraecrav 
vuKTCtéaai  vuKTaeaa  vuKTûéaaiaev  la  dé.sitience  du  substaiiC!. 


—     17     - 

d  ZioLi  ai.     Voy.  u-ç\oç. 

àribiuv,  -ovoç  f.  'rossignol'  (àpr]b6va*  àr|bôva  Hésycli.),  éol.  àribo» 
Schol.  Sopb.  Aj.  628.  Les  textes  dans  Tbompson  Greek  birds 
pp.  10-14.  Contient  R.  ued  [on  base  aued]  au  degré  long-; 
cf.  aùbi]  Voix',  ûbéuD  vbvj  'louanger',  *Fobd  dans  cypr.  jobâv 
Hésycb.,  boni,  oùbri-ecrcra^j  "parlant',  'Hcri-oboç,  *Fobôç  dans 
YObov  yoriTa  Hésyeb.  (cf.  Scbulze  Qu.  ep.  17  n.o),  àeibuu  [voy. 
supra],  skr.  vddati  'parler'.    Solmsen  Unters.  238.  266. 

àm-ii  ""souffler';  otriTiiç  Vent'.  Cf.  otrip  deWa  duupoç.  Skr.  vâtl 
'souffler'  zd  vcVti,  v.  slav.  véjati  'souffler'  vétrit  'vent'  lit.  veja!< 
'vent',  lat.  ventus  <  *vê?itos,  gall.  gicijnt  V'ent'  v.irl.  feth  'air', 
got.  waian  'souffler'  winds  'vent'  tvinpislaûro  V'an',  cf.  lat. 
ventïlàre  vannus,  lit.  vetijH  'cribler';  etc.  etc.;  i.-e.  «m^.  P.  ex. 
Curtius^  587.  Brugmann  MD.  I  27-33.  Persson  Wurzelerw. 
91.  201.  225.  228.  Henry  Bret.  21.  Solmsen  Unters.  270. 

arip  f. 'brouillard'  bom.,  géu.  i^époç  ^),  ni.  'air'  att.;  éol.  aurip 
=  aupa  'souffle';  cf.  d(F)e\Xa  éol.  aueXXa  gall.  awel  'vent' 
et  dri|ui. 

àiîauXoç  'criminel'  (àrjcruXa  è'pxa  E  876)  se  rattacbe  peut-être, 
avec  -au-<*-Tu-,  à  ddiai  ("Airi,  f\  iràviaç  datai  T  91.  129), 
skr.  d-vàtaJi  'non  lésé'  pour  Brugmann  Ber.  d.  siicbs.  G.  d.\\'. 
1901,  p.  94,  avec  l'éventualité  d'un  driauXoç  =  skr.  vatulah 
'fou'. 

diiCTupoç  'léger  comme  le  vent,  agile,  rapide  <  *dFriai)poç; 
-cru-<*-Tu,  cf.  skr.  vâtulah  'venteux;  m.  tempête',  vdtrdah 
'tempête'.  Brugmann  MU.  I  30.  Ber.  d.  siicbs.  G.  d.  W.  1901, 
p.  92.    L.  Meyer  I  17  et  cf.  le  précédent. 

dGdpri  f.  'bouillie  de  farine  ou  de  gruau',  dGipa  Diosc.  Mot 
égyptien  pour  Pline  22,  121,  qui  a  dû  mal  comprendre  sa 
source.  La  forme  att.  dGdpi]  conduit  à  poser  un  *d0dpFiT,  cf. 
bépri  Kopri  etc.  Mot  obscur.  Une  bypotbèse  de  Jobansson 
KZ.  30,  414  (<  *w0apr]  :  skr.  mdnthati  mathnâti  'secouer' 
gr.  )uô9oupa  'poignée  de  la  rame'  Hésycb.).    Voy.  dGiîp. 


1)  Vulg-.  avbY]€aaa  e  334  etc. 

2)  at^p    par    dissimilation,    cf.    népoç    et    hom.    buç-âi'iç;    ionien 
postérieur  ririp  refait  sur  rj^poç. 


—      18     - 

àôe'Xruj  'liaiic,  filtrer,  presser'  llésveli.  Orig-ine  ineoiinne.  — 
K>t  ^-roupé  avec  àdeX^àleiv  buiOeîv,  dBeXbeTar  biri9eÎTai, 
eXipuj  et  qpXipuj  'presser',  par  Fick  BB.  16,  287.  290.  18,  142. 
Iloffiiianii  (irieeli.  Dial.  III  600,  sous  une  même  racine  qui 
contiendrait  deux  fois  unelabio-vélairc;  difficultés  du  vocalisme, 
de  ralteriiance  çX  :  6X  à  l'initiale,  de  la  prothèse  de  l'a,  et  du 
Y  en  reg-ard  du  p  et  du  b. 

à9epiZ:uj  'négliger'.  Siitterlin  IF.  IV  1)8  propose  un  rapproche- 
ment avec  ail.  icert  'valeur':  contesté  par  Zupitza  Guttur.  34, 
qui  rappelle  gall.  gwerth  'prix,  valeur',  oii  gic-<i'\.-(i.  u-,  cf. 
gwir  :  lat.  vêrus  got.  tuzicêrjan  "douter',  g-all.  gic-  ne  pouvant 
<  gUh-.  —  Parent  «peut-être»  de  skr.  àdharalj  v.  li.  a.  nndero 
"l'inférieur'  pour  Bruguiann  Gr.  Gr.  "^  194. 

0(9  ri  p,  -epoç  m.  'barbe  d'épi  ;  épi  ;  pointe  de  lance';  à96pîvri  f.  petit 
poisson  rajjpelant  la  sardine,  sans  doute  l"aphyie'  des  modernes; 
àv9épiH,  -ÏKOç  m.  'barbe  d'épi'  (influencé  i)ar  dv9oç?);  à9epriiç 
(piZia)  'épineux'  et  i)eut-être  à9âp(F)ri  (cf.  supra).  Fick^  I  351 
pose  un  i.-e.  *adhor  loe.  ^adJieri  'barbe  d'épi,  pointe',  d'où  gr. 
à9rip  àv9épiH  à9àpri,  lat.  rtc?o>*'épeautre',  v.slav.  «c^zca 'hameçon', 
mais  ador  est  un  thème  sigmatique  :  got.  atisJcs  'guérct',  pour 
Lottner  KZ.  7,  163,  Uhlenbeck  Got.  Spr.  ^  18,  Sommer  Hdb. 
d.  lat.  Laut-  u.  Forinl.  444').  —  Cf.  véd.  afharv/-  f.  adj.  afhari 
f.  'pointe'  afhanja-  athartjû-  'montrant  ou  lançant  des  pointes'. 
Zubaty  KZ.  31,  3.  Mais  pour  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  6  les  mots 
védiques  sont  étrangers  au  groupe:  afharvitjam  ace.  sing.  f. 
étant  iuexi)liqué  et  athariyah  gén.  sing.  étant  d'un  sens  mal 
établi-)-  —  l'ick  BB.  16,  291  groupe  à9iîp  àqppiouç"  à9épaç 
llésych.  ctxvri  'balle  de  l)lé'  dxupa  n,  pi.  'balle,  déchets'  àxiûp 
m.  'gourme'  :  difficultés  phonétiques  et  sémantiques. 

à9pÊUj 'observer  avec  attention'.  Lit.  dijretl  'regarder  bouche 
bée'  pruss.  derels  'vois'  deint  'voir',  skr.  d/ulnii/ati  'tenir', 
gr.  9priaacr9ai  'se  placer'.    Fick*  I  468.    Bechtel  Hauptprobl. 


1)  [Nié  par  Waldc  Lat  Wb.  'J,  (pii  admet  ad oi'  :  àBàpy\.] 

2)  Cf.  G.  Meyer-''  278:  «La  comparaison  de  dôrip  avec  véd.atharî 
'pointe  de  lance'  est  tout  ;V  t'ait  incertaine,  car  la  signification  du 
mot  sansicrit  est  obscure:  Grassmann  l'entendait  comme  'flamme', 
Pischel  le  traduit  par  'éléphant'.» 


-     19     - 

loi  n.  —  Uhleiibeck  Ai.  Spr.  136  nientiounc  skr.  dharinjatl  : 
OprjcraaOai,  mais  ne  cite  pas  àBpéuu;  Benieker  Preuss.  Spr.  t?86 
s.  V.  deirlt  ne  rappelle  pas  non  plus  àôpéuu,  qui  est  pour  nous 
isolé.  —  Brug-mann  Totalitat  p.  17.  46  n.  1,  écarte  le  rapproche- 
ment (cf.  Grdr.  I  204.  Persson  Wurzelerw.  140.  Klnge^) 
avec  l'ail,  umnder  'merveille',  en  raison  de  l'absence  du  F 
dans  à9pëuj  (eubovx'  otGprîo'eie  E  334)  et  rattache  le  mot  à  racine 
dher,  skr.  dhr-uvdh  dhr-ûv-ih  'solide',  lit.  dr-û-ta-s  "solide', 
g-r.  à-Opôcç  'concentré',  ce  qu'  Osthoff  Etym.  Par.  121  condamne. 

àBpooç  att.  dOpôoç;  au  plur.  souvent  avec  Ttàvieç 'rassemblés'; 
primitivement  *à9poFoi,  d'où  àGpôoi  par  dissimilation,  puis  de 
nouveau  dGpooi  par  influence  de  l'initiale  de  cxTTavTeç  lOstlioff 
Perf.  481)  ou  par  assimilation  des  aspirées,  cf.  OéGiç,  GucpXoç  etc. 
(G.  Meyer^  282).  Skr.  sa-dhriy-anc-  'rassemblé'  dlir-uvah 
dhrûv-ih  'ferme'.  Brugniann  Totalitat  14sqq.  F.  Millier  Beitr. 
z.  etym.  Erkl.  7.  Brug-mann  Gr.  Gr.^  121.  Osthoff  Etym. 
Par.  121  critique  le  groupement. 

âGpooç  'silencieux'  <  à-  négatif  +  Gpo(F)éa)  'pousser  un  cri', 
Gpôoç  m.  'I)ruit  de  voix'. 

àGépuu  'jouer';  dGup)ua  n.  'jeu,  jouet;  divertissement'.  Orig^ine 
obscure. 

ai  'si'<*rti;  dor.  r\  'si'<*ë  instrum.fém.sing.  ;  ei'si'  est  loc.  neutr. 
sing.  comme  ai  est  loc.  fém.;  thème  *o-,  cf.  skr.  asmài-^  m 
ne  vient  pas  de  *crFai,  qui  serait  parent  de  lat.  sh 

axa  f.  'terre'.  A  été  considéré  à  tort  comme  doublet  de  yaia; 
plusieurs  étymologies  proposées,  dont  une  sémitique  (Levvy 
Fremdw.  135)  \).  Brugmann  IF.  XV  93-95  voit  dans  aîa  < 
*àFia  l'équivalent  grec  du  lat.  avia  'g-rand'mère',  la  terre  étant 
par  excellence  l'ancêtre  de  tous  les  êtres  vivants. 

alàZijj  'gémir;  déplorer';  aiaY^an.  'gémissement' <  aï  interjection 
de  douleur. 

■aictvriç  et  aiâvoç  (1  fois  Esch.,  1  fois  Soph.,  rejeté  par  Nauck 
et  Dindorf)  'douloureux,  déplorable,  triste'.  Pour  Frohde 
BB.  7,  325  aiavôç  <  *aiaav6ç  lat.  aerumna  (sur  aerumna  < 


1)  Skr.  sasyàm  'moisson  sur  pied'  zd  hahya-  'blé'  gall.  haidd 
'org-e';  dla  <i*i>asia.     Jacobsohn  KZ.  38,  295  sq. 


-     20     - 

*ad-jeni7nn((,  R.Jes  'fervere'  voy.  Brugmaiin  IF.  XII 401  ^j).  — 
<  *aîFa(T-vo-ç  cf.  got.  un-aiwislcs  'éhonté'  aiwisM  'honte',  qui 
serait  à  séparer  de  g-r.  aîaxoç;  aîavriç  est  dû  à  l'influence  de 
l'homonyme  aiavriç  'perpetuus'.  Nils  Flensburg  Stud.  auf  d. 
Gehiete  der  idg-.  Wurzelbild.  n897)  52  sqq.  —  -< *craiF-âviîç 
'qui  a  le  visage  effroyable',  cf.  lat.  saevus.  Wackernagel 
Verm.  Beitr.  7.  Sommer  Gr.  Lautstud.  13. 

aîâviTç  'qui  dure  toujours'  <  *aiFaa-vriç,  cf.  ai(F)uûv  ai(F)ei,  skr. 
âijuh  âyun-  'vie,  temps  de  la  vie',  primitivement  *ai-.  Fleus- 
burg  op.  cit.  (cf.  supra)  52. 

arravëii  f.  'lance'  faite  de  bois  de  chêne  (cf.  lueXii'i,  bôpu)'?  Got. 
'^'aïks  V.  h.  a.  eih  'chêne',  lat.  aesculus  <  '''aeg-sciihi.s  'chêne 
rouvre',  cf.  gr.  alfiXuuHJ  'species  roboris'  aiYiç  'bouclier  (de 
chêne?)  de  Zeus'.  Schrader  KZ.  30,  461  sq.  Hirt  IF.  I  482. 
Pedersen  IF.  V  43  mais  voy.  Thumb  IF.  XIV  345  et  av^X^. 

aï-feipoç  f.  'peuplier  noir'  (Populus  nigra  L.).  Parent  des  précé- 
dents. Schrader  KZ.  30,461  sq.  Fick^  I  346.  Zupitza  Guttur. 
214.   Thumb  IF.  XIV  345. 

aiYictXoç  m.  'plage';  aÎYeç  'vag-ues';  KaTaiTi^iu  's'élancer  avec 
fureur'.  Skr.  êjati  's'agiter',  à  quoi  l'on  ajoute  g-r,  aïE  'chèvre^ 
armén.  aie  'chèvre'  (rapport  incertain).  Voy.  Thumb  IF  XIV 
343  sqq.  et  aï^Xn- 

a  i  Y  i 6 a X 0 ç  et  aiYÎÔaXXoç  m.  'mésange' (Thompson  Greek birds  14). 
Ces  mots  d'origine  obscure  ne  sauraient  être  les  équivalents 
de  aiYoOriXaç  -)  m.  'engoulevent'  littéralement  'suceur  de  lait 
de  chèvre,  caprimulgus'  <  aïE  +  OiiXàZiuj  "téter'  comme  le 
voudrait  Prellvi^itz  6. 

aÏYiQoç  et  aiVivBoç,  oiseau  inconnu  et  mythique,  que  des  com- 
mentateurs ont  identifié  avec  la  linotte.  aÏYiGoç  peut  être  un 
hypocoristique  de  aÎYÎOaXoç,  cf.  KopObaXocj  KOpubaXXôç  :  KÔpuboç 
KOpubôç,  àKttvOuXXiç  :  aKavBiç. 

aÎYiXinj  'haut,  escarpé'.  -Xivp  :  lit.  lipà  îipfi  'monter,  grimper'; 
aiYi-XiHJ  =  'qui  n'est  accessible  qu'aux  chèvres',  cf.  dXivp  glosé 
par  TTéxpa  (Hésych.),  mais  qui  signifie  à  coup  sûr  'inaccessible'. 


1)  [Rejeté  par  Walde  Lat.  Wb.  12.] 

2)  Le  nom  est  probablement  corrompu  et  la  fonction  mythique 
de  l'oiseau  due  à  l'ét^'mologie  populaire. 


—     21     - 

Uljanov  XapiaTiîpia  (Moscou  1896)  127  n.  2.  Solmsen  Unters. 
73  n. 

T.  aiYiXuunj  f.  sorte  de  chêne  à  glands  comestibles.  Cf.  airavéi 
arreipoç. 

II.  aiYiXujvjj  m.  "folle  avoine;  fistule  lacrymale'^).  Serait  pour 
*àFiYiXuJHJ  cf.  lat.  avëna  pour  *amna  <  "^auig-snâ  v.  slav.  ovîsû 
lit.  aviéà  pruss.  wyse  <  "^auîg  *auigâ.  Pederseu  IF.  V  42  sq. 
(bibliogr.). 

aÏTXîl  f.  'éclat  de  lumière'.  Contient  le  degré  normal  d'une 
racine  aig  'brandir,  lancer'  (d'où  gr.  arfavérj  'lance',  airiç, 
avec  KaxaiYiç,  'tempête',  voy.  supra);  la  forme  réduite  dans 
skr.  hdg-atl  hdgatë  'se  mouvoir',  cf.  encore  gr.  aixeç  'flots' 
skr.  êjati  's'agiter';  pour  la  nasale,  cf.  gr.  ai9uj  skr.  indhatè 
gr.  lOapôç;  sens  premier  'mouvement  brusque,  vibration,  scin- 
tillement'.   Thumb  IF.  XIV  343  sqq. 

aîxiç,  -iboç  f.  'bouclier  (de  chêne?)  de  Zeus',  cf.  aixavéïi  et  les 
références;  létymologie  ])opulaire  y  aurait  vu  aïE  'chèvre'  et 
compris  'bouclier  fait  de  la  peau  de  la  chèvre  (Amalthée)'.  — 
Pas  absolument  sûr.  Thumb  IF.  XI'V^  345  sq.  pense  avec  raison 
que,  dans  l'irradiation  de  la  racine  aig  (voy.  aÏYXri),  le  senti- 
ment étymologique  a  été  troublé  par  l'association  d'idées  établie 
avec  les  homonymes,  et  qu'un  mot  comme  aiYiç  pouvait  sug- 
gérer diverses  représentations,  d'autant  que  l'imagination 
mythologique  du  peuple  y  avait  part;  cf.  de  la  même  racine 
aig  une  déformation  par  étymologie  populaire  dans  ail.  eicliliorn 
'écureuil'  {eiche  'chêne'),  signalée  par  Schrader  BB.  15,  134. 
RL.  164. 

aiYUTTiôç  m.  'vautour'.  L'analogie  supposée  de  ail.  làmmergeier 
a  suggéré  à  G.  Meyer  Curtius'  Stiid.  VIII  120  une  composition 
de  ôiç  'brebis'  et  Y^vy  'vautour'  =  'Schafgeier',  cf.  Curtius'' 
391,  déjà  révoquée  en  doute  par  de  Saussure  Mémoire  104. 
ai-YÛTTiôç  :  YÛrreç  J.  Schmidt  Pluralbild.  219  n.  —  Origine 
obscure;  cf.  Schrader  RL.  6,53. 

aÎYuûXioç  et  aiYUjXiôç,  aiTuûXioç  (par  confusion  de  V  avec  T) 
m.  'effraie'  ou  'fresaie'  (oiseau  nocturne).     Etym.  obscure. 

1)  Cf.   pour   le   lien    sémantique   fr.    orge    et    orgelet   et    sans 
doute  wallon  niérid.  Idk  'orgelet' <  ail.  lâcher  'pois  chiche'. 


-     22     - 

A  noter  le  nombre  relativement  i;rancl  de  noms  d'oiseaux, 
commençant  par  ai-;  faut-il  d'identifier  cet  al-  avec  lat.  avis? 
Les  autres  éléments  de  dérivation  sont  du  reste  toujours 
obscurs. 

ai'bo|uai  <  *aiab-o^ai  'avoir  de  la  pudeur,  de  la  honte';  aibuuç, 
•ooç  >  -oOç  f.  'pudeur';  aibé(cr)-o)Liai  (comme  aïbo|uai);  aïbi|Lioç 
'honteux,  confus';  aiboîoç  'vénérable'.  Got.  aistan  'vénérer', 
lat.  aestumâre  <*ai2clitum(lre  (Bartholomae  BB.  12,  91  n.), 
skr.  ïçlé  'je  supplie,  je  vénère' <  Hzd-.  Fick*  I  346.  Walde 
KZ.  34,  522.  Wackernagel  Verm.  Beitr.  z.  gr.  Sprachk,  39. 
Solmsen  IF.  XIII  137.  L.  Meyer  II  87.  (Skr.  îdé  ■  yaj-  'sacri- 
fier', gr.  uYioç  Briigmann  IF.  I  1 71 ,  suivi  par  Walde  Lat.Wb.  1.3, 
mais  voy.  s.  v.  âyioç).  ^aiz-d-  est  un  développement  de  %/V 
daus  v.  h.  a.  êra  'honneur'  ombr.  erus  ace.  sg-.  n.  'honorem' 
osq.  aisusis  abl.  pi.  'saerificiis';  etc. 

aiei  aîFei  >  att.  dei  dial.  aiéç  aîév  air|  (ou  aifi?  tareutin)  'toujours'. 
aiFei  <  *aiFea-i  locatif;  ai(F)év  locatif  de  ai(F)ujv;  aieç  :  aiôi  < 
*aiFo(J-a  =  aiév  :  aiuûv;  air)  est  instrum.  sing.  d'un  thème  aiFo-; 
—  aiuuv  m.  et  f.  'vie,  durée  de  la  vie'.  Skr.  âi/i'dj  'vivant' 
âyuh  (thème  âyiis-  cf.  *alFeç)  n.'vie'  véd.  âijunl  (thème  ayûn-, 
cf.  *aiFev)  zd  âyu  'vie',  lat.  aemim  aetâs  aeternus,  got.  aiics 
'temps'  V.  h.a.  êica  'long  temps,  éternité'  (thème  i.-e.  *aiuo-)-^ 
puis  zd  yavë  'pour  longtemps,  à  jamais'  yava  'unquam'  dat. 
et  instrum.  d'un  *yu-  :  âyu-  (de  Saussure  MSL.  VII  89. 
Danielsson  Gr.  u.  et'.  Stud.  I  49sqq.  .A[cillet  .AISL.  IX  369). 
Voy.  infra  s.  v.  aiôXoç. 

aiéXoupoç  aïXoupoç  m.  f.  'chat,  chatte'  <  *à  Fi'(j)eXo-  :  *à-FiaXo- 
avec  influence  de  oùpà  '([ueue',  cf.  v.  h.  a.  icisihi  'belette'  pour 
Schrader  KZ.  30,  462,  BB.  15,  128,  ce  qu'admet  Perssou 
Wurzelerw.  78,  mais  J.  Schmidt  KZ.  32,  324  observe  que 
aîéXoç  'mobile,  agité'  remonte  à  un  *aioXôç  assimilé  de  *aieXoç; 
cf.  Etym.  jM.  34,  8  aïXoupoç  rrapà  tô  aiéXXeiv  Kai  àvœçç.\v  r^v 
oùpàv  Kai  Kiveîv,  et  Buttmann  Lexil.  II  77. 

aiexôç  >  att.  aejôç,  aiperôç  TTepYaîoi  Hésych.  'aigle'.  (Voy. 
Thompson  Greck  bird.s  1-10.)  <  *aiFeTOç  <  *aFieToç  :  hébreu 
'(ijjii  pour  \ncj<i,  i)hénic.  'owjat  'faucon'.  Lewy  Fremdw.  8. 
Uhlenbeek  Ai!  Spr.  297.  -  Inutile.     J.  Schmidt  KZ.  32,  329 


—     23     - 

tieut  *àFieTOç  pour  indo-européen,  oiuuvôç <  ^^àFimvoç  avec  assimi- 
lation de  l'a-  au  timbre  de  la  syllabe  subséquente,  et  Brug- 
mann  KVG.  148  voit  dans  *àFieToç  lat.  avis  et  *ôFiujvoç  les 
dérivés  d'une  base  auei  ''oiseau'.  —  Autre  étymolog'ie  intéres- 
sante, proposée  par  Danielsson  IF.  XIV  384  sqq.,  s.  v.  aîôXoç. 

ail^àç  aiZ^riïoç  "fort,  robuste,  honniie  dans  la  force  de  l'âge'. 
Diverses  tentatives  d'explication  (Curtius^  633),  p.  ex.  ai-  < 
âFi  =  èTr{,  cf.  dï-briXoç  "destructeur';  aiZ;riôç  =  zd  ari/yflo  "adulte'. 
Hoffmann  Gr.  Dial.  I  306.  BB.  15,  62.  —  Danielsson  De  voce 
ailr\6c,  quaestio  etymologica  (Upsal  1892  40  pp.)  pose  un  thème 
*aiZ;à(-)-suff.-Fo-)"'incrementi  flos,laeta  roboris  maturitas',  déve- 
loppement de  *àz;a,  qui  serait  en  rajiport  apopbonique  avec 
i.-e. '''ozdos  "branche,  pousse',  R.  es  "vigerc,  esse'.  Hypothétique. 

aïiiToç  Z  410.  Voy.  s.  v.  aiôXoç. 

aiGiTp  m.  "région  supérieure  de  l'air,  éther';  aïGpa  f.  "ciel  i)ur'; 
aiGëpioç  "éthéré,  aérien':  aïBpioç  "pur,  serein';  iBapôç  "clair'. 
Cf.  skr.  idliryàii  "appartenant  à  la  clarté  du  ciel'.  Ulilenbeck 
Ai.  8pr.  26  et  voy.  aïGuu. 

aïOo)  "brûler';  ai0ôç  "brfdanf;  aï9ujv  aï6ov|j  "étincelant,  fiévreux, 
violent';  aîGoç  n.  "incendie';  aiBrieiç  "rouge  de  feu';  aïGoucra 
f.  "cour';  cf.  iGapôç  "clair',  iGaiveaOar  GepfiaiveaGai  Hésych. 
(■<  ^ndh-  forme  faible  de  '^aidh-),  puis  aiGâXi-)  f .  aïQaXoç  m.  "suie', 
aiGaXiuuv  épithète  de  la  cigale  Théocr.  VII  138  ârr.  eip.;  aiGiîp 
(voy.  supra);  aiGuaauj  "secouer  vivement;  intr.  s'agiter,  vaciller, 
trembloter';  aiGôXiE  f.  "pustule'.  Skr.  edliah  n.  "bois  à  brûler' 
idlimdh  m.  zd  aèsmO  m/sens  skr.  inddhê  "il  allume',  lat.  (ledès 
(testas  <  "^aid/i-sf-  aesfûs,  v.  irl.  aed  "feu',  v.  h.  a  eit  "bûcher' 
v.  germ.  Aisto-môdius  v.  h.  a.  gan-eistir  "étincelle  de  feu' 
<*aidzdli-  c.l\(\.*c(idhst-.  Brugmann  IF.  VI 102  sq.  (bibliogr.). 

aiGuia  f.  Pour  Thompson  Greek  birds  17  sans  doute  une  grande 
mouette,  Larusmarinus  ouLarusargentatus;  ra})porté  au  groupe 
précédent  par  Prelhvitz  1,  qui  le  tient  pour  un  oiseau  aquatique 
"brun'  et  en  fait  le  fém.  d'un  *aiGeûç  =  aiGneiç  "rouge  de  feu', 
(scd.  ôpviç)  et  J.  Schmidt  KZ.  32,  350,  Brugmann  Grdr.  Il 
410  sq.  1215  sq.  Gr.  Gr.^  210s(i.,  (jui  y  voient  un  ancien  fém. 
non  redoublé  de  partie,  pari'.,  cf.  aTuia  "rue'  et  d'autres.  Non 
convaincant;  cf.  sui)ra  s.  v.  aifûjXioç. 


-     24     - 

aÎKia  f.  'mauvais  traitement';  att.  ukriç 'inconvenant'  <*àFiKriç, 
en  lapport  apophonique  avec  ion.  àeiKiîç  Hrdt.  cteiKeûi  < 
*dFeiKecr-iâ;  aiKiZ;uj  'maltraiter'  :  àeiKÎZuu.  Voy.  eiKuDv  et  son 
groupe. 

aÎKXor  ai  Tujviai  toû  péXouç  Hcsycli.,  aix^ri  'pointe'.  V.  irl.  ael 
'fuscina,  tridens',  lit.  ê'szmas  jëszmaa  'broche'  pruss.  aysmis 
'broche'  (k  <  h).  Fick^  I  345.  Pruss.  ayctdo  'aiguille'  indique 
une  vclaire. 

aÎKXov  'souper  des  Spartiates';  akvov  bemvov  Hésych.  Ost- 
hoff  Perf.  458  a  admis  l'épenthèsc  de  i  mcMue  quand  le  groupe 
VI  (ou  \\)  est  précédé  d'une  occlusive,  posé  àKViov  et  rappelé 
skr.  açnàti  'manger'.  Le  rapport  cesse  si,  avec  Osthoff  Etym. 
Par.  8,  nous  posons  une  base  eîcOi  pour  aç-nd-ti  çi-çâ-ti  gr. 
Kuj-|uo-ç  'festin';  d'autre  part  Brugmann.  qui  admettait  l'épen- 
thèsc Gr.  Gr.  -  (38,  juge  qu'aucun  exemple  invoqué  (beÎTTVOV  < 
*beTTViov,  KpaiTTvôç  <  KpaTTvioç;  n'cst  convaincant,  Gr.Gr.^69. — 
Les  nombreux  exemples  de  -m  perdant  la  semi-voyelle  après 
un  groupe  consonantique,  cités  par  Lambert  De  dial.  Aeol. 
44sqq.,  rendent  du  reste  cette  épenthèse  invraisemblable. 

aïXoupoç.     Voy.  aiéXoupoç. 

a i Xivoç  adj. 'plaintif,  m. 'chant  plaintif,  lamentation'.  Etym. 
inconnue.  Lewy  Fremdw.  167  observe  que  l'explication  a  été 
fournie  depuis  longtemps  (IMovcrs,  Brugsch):  cri  plaintif  sémi- 
tique et  gréeisé  'malheur  à  nous!',  hébreu  'l  lûnn  ou  'ôy  Idnû.  — 
Vieux  refrain  sans  signification,  pour  Wilamowitz,  cf.  Pauly- 
AVissowa  I  1009.  Je  serais  plutôt  porté  à  croire  que  le  mot 
est  d'origine  phrygienne,  au  môme  titre  que  gr.  èXeTOç. 

aî)Lia  n.  'sang';  av-ai|uoç  'qui  n'a  pas  de  sang'  ô|u-ai|Lioç  'qui  est 
du  même  sang';  ai|uàaaa)  ai)LiaTiZ;uj  'ensanglanter';  ai)aaTiipôç 
'sanglant';  aiiuaiâuj  'être  ensanglanté'.  V.  isl.  hunangs-seim-r 
v.h.a.  m.  h. a.  seim  'miel  vierge'.  Fick^  I  799.  II  1^56.  III  313. 
Osthoff  MU.  IV  144.  Brugmann  Grdr.  II  348.  Prelhvitz  8. 
Fick-8tokes  303  (i.-e.  ^soimeno-  'crème'  :  gall.  liiifen  'cremor 
lactis').  Rapport  condamné  ])ar  Klnge*^  362.  —  Be/zenberger 
BB.  27, 144,  tirant  aiovàiu  de  *aaiFovaiuj  lit.  syvai  'suc',  croit 
retrouver  la  racine  de  ce  mot  dans  aî,ua.  —  <  *aîh|ua  *aîa-|Lia, 
})arcnt  de  skr.  /.s-  isdh  'suc,  l)oisson',  aussi  'rafraîchissement, 


force',  R.  is  ^exciter,  stimulev',  au  degré  normal  i.-e.  als. 
Sommer  Gr.  Lautstud.  29  sq. 

ai,uaaid  f.  "clôture  d'épines;  mur  de  pierres  sèches';  ai)aaaio\oYéa) 
'ramasser  de  l'épine  pour  une  clôture';  ai^acJiujbriç  'semblable 
à  une  haie';  ai|u6ç  m.  'buisson,  broussailles,  fourré'.  Brnpnann 
Grdr.  II  345  faisait  remonter  aijuaaid  à  une  forme  thématique 
''sai-men-,  apparentée  à  skr.  sîmâ  m,  'raie  (de  la  chevelure)' 
v.sax..w?2o 'lieu, corde' g-r.i-|uav-T-(ï)'courroie'î-|uov-ia'c(»r(le  de 
puits'.  —  ai|u-acrid:skr.  rt^rt.9ft»i'buisson'Uhlenbeck  Ai.Spr.ô. — 
Après  des  voyelles  longues  et  des  diphtongues,  -|U)a-  se  simplifie 
en  -|u-;  or  ici  -|U)u-  <  -ttjli-,  ai|u-  <  *saiiwi-  cf.  lat.  saepes  'haie, 
enceinte,  clôture';  aijuoç  <*ai7T-)uôç  cf.  bpu-|Liôç  ^).  Frôlide  BB. 
17,  318,  approuvé  par  Wackernagel  Verm.  Beitr.  39,  Hirt 
Handbuch  §  243  sq. 

€ii|LHjXoç  et  ai|uûXioç  'blandus';  ai,uuXo-|ui^Triç  'habile  dans  l'art 
de  tromper'.  Schrader  KZ  3"^  463  a  évoqué  v.  h.  a.  m.  h.  a, 
ail.  sehn  'miel  vierge',  ai|uO\ioç  ayant  signifié  tout  d'abord 
'doux,  doucereux,  mielleux',  ce  ([ue  Kluge''  302  tient  pour 
vraisemblable  -). 

a\|uujbià  f.  'scorbut';  aijuuubiàuj  aiuujbéuj  'avoir  les  dents  agacées, 
avoir  le  scorbut';  aijuuubriç  'scorbutique'.  Apparemment  de 
aî|ua  'sang'  +  ôb-  (cf.  ôbouç)  allongé  en  wh-  en  vertu  de  la 
loi  sur  la  composition. 

aïfiuuv,  -ovoç  'avide  de,  passionné  pour'  selon  les  uns,  'habile  à' 
selon  d'autres;  aï|uova  6iîpr|ç  E  49  âîr.  eip.     Etym.  obscure. 

.  Lewy  Fremdw.  se  prononce  pour  le  2^  sens,  écarte  la  vieille 
étymologie  qui  posait  aï)Liuuv  =  baijuuuv  bmiiauuv  et  rappelle  l'hébreu 
"amôn  'maître  ouvrier,  artiste',  littéralement  'solide  en  son  art', 
lequel  aurait  subi  l'influence  de  aïjuuuv  'sanglant'  [!  '?].  —  aiViuuv  : 


1)  aif^ôç  est  l'aecentuation  de  Liddell-Scott,  de  Wackeniagel  et 
de  L.  Meyer  II  100,  aîiuot;  celle  de  Prelhvitz,  Hirt  et  Schrader,  lequel 
(KZ.  30,  4G2  sq.)  vo^-ait  dans  la  finale  de  a\\xo.o\a  *âai- =  lat.  sentis 
<  '*si}ti-  'buisson  d'épines',  mais  sentis  <C  *ksentis. 

2)  Fay  Am.  J.  Ph.  25  (1904),  170  sqq.  rattache  arbitrairement  h 
nue  racine  ais,  à  laquelle  il  attribue  les  sens  de  'chasser,  poursuivre, 
chercher;  capturer,  atteindre;  se  hâtei-',  gr.  aiiaûXoç  ai'iaujv  l'iuepoç  aiôXoç 
aiaâ\ujv   ai.uaaid   aîiioç  (sic)  ai.uuubîa   aïviY|ua    aïvu|uai   aipéiu   aia6âvo|um. 


skr.vcd.wiY/^^'il  séjourne  :in|)rès,vi.site.s<titrne,  sert,  honore, etc.' 
seva  f.  'visite,  exercice^  service,  vénération,  etc/[?]  L.  Meyer 
II  100  sq. 

aîvoç  m.  sons  fondamental  'parole  significative',  d'où  1°  'récit 
ou  allégorie',  2"  'louange';  aïvri  f.  'g;loire';  aiveuu  'dire,  louer'; 
dvi^o.uai  'louer',  àv-aivouai  'repousser,  refuser,  dédaigner' 
(àv  =  àva-):  aivÎTTOiaai  'parler  par  énigmes',  aïvrriua  n.  alvrf|u6ç 
'parole  aml)iguë'.  Cf.  got.  (d-p  s  v.  h.  a.  ei-d  'serment',  m.  irl. 
o-eth  'sei-ment',  <  i.-e.  '^oUos,  qui  est  à  aîvoç  comme  gr.  oÎtoç 
'sort'  est  à  aîaa  'part  qui  échoit';  (àv-iaivo|Liai  :  aîvoç  =  skr. 
vênati  'désirer  ardemment'  :  vêndh  m.  'désir'  =  got.  fraihnan 
'demander': skr. p''«ç?î«7?  m. 'question'.  Osthoff  BB.24, 199  sqq. 

aivôç  'terrible,  affreux,  effrayant'  <  *à)Li-io-ç  d'un  thème  *àjLto- 
répondant  au  skr.  dma-h  'rapidité'.  Osthoff  Perfekt  508  sqq. 
Difficultés  phonétique  et  sémantique.  —  <  *aib-voç  cf.  ai'b-0|Liai 
Wackernagel  Verni.  Beitr.  39.    Difficulté  sémantique 

aïvu)uai  'prendre,  s'emparer  de';  è'EaiTOç  'choisi'.  Skr.  inôti 
'faire  irruption  dans,  presser,  pousser'  zd  hiaoHi^  base  aineu. 
Hirt  Ablaut  §§482,  501. 

aïvuj  'débarrasser,  par  le  ventage,  de  la  balle,  des  cosses;  monder 
(=  TTTÎaauuj'  <  *Fav-iuj  R.  uê  'souffler';  aussi  dvéuu  àvéuu  < 
*àFavea),  lat.  vannus,  got.  di. s -îcin])J an  Wî&i^erscv'  icinpi-slxaûrô 
'van'  V.  h.  a.  wintôn  'vanner',  lit.  vëtaii  vetijti  'vanner'  vëtyMé 
'van'.  Solmsen  XapicTuipia  171  sqq.  Unters.  272  sqq.  Sommer 
Gr.  Lautstud.  54.  104  i). 

aïs  gén.  aÎYOç  f.  'chèvre';  aÏYeioç  'de  chèvre,  de  peau  de  chèvre'. 
Arm.  aie  'chèvre',  zd  izaèndm  ou  îzaèndin  'de  peau,  de  cuir'. 
Hiibschniann  Arm.  Gramm.  I  417.  On  y  a  ajouté  (Fick-Stokes"* 
II  7.  Hiibschniann  1.  cit.  Schrader  RL.  985)  skr.  ajâh  'bouc' 
ajâ  'chèvre'  ajinam  'peau',  lit.  okijs  'bouc',  v.  irl.  ag  allakl 
'cervus',  (pii  semblent  former  un  autre  grouj)e. 

a 1 6 X 0 ç  'mobile,  agité'  <  *aîoX6ç  <  *aieXoç  cf. aiéXoupoç  J.  Schmidt 
KZ.  32,  324.  Cf.  got.  sahcala  'âme'.  Kogel  GGA.  1897  p.  G55: 
Scheftclowitz  BB.  29,  44;  mais  sur  saiwala  voy.  Persson  BB. 

1)  Les  exemples  de  ce  verbe  ont  été  réunis  par  Cobet  Mneinos. 
X  (1861),  liOsq.;  Meistev  Herodas  709  sqq.  et  Brugmaun  IF.  III  259  sq. 
(<<  *sai-nô)  s'en  sont  occupés,  en  proposant  des  étyniologies  erronées. 


19,  276  sqq.  — I.-e.  *«iw-  'iiiipctiis,  celeritas,  vis,  vig-or'^),  croù 
skr.  ér«7?. 'rapide' rt?/?î/rmobile'.  FickP506.  PI  etc.  L.  Meyer 
II74sq.  Danielsson  IF.  XIV  386  sq.,  lequel  rattache  à  la  même 
l'acine  àicrcfuu  att.  acTcriu  aiTuu  <  *aiFïKi(ju  'se  lancer  sur'  dïKr)  'élan' 
KopuGâiE  'qui  agite  la  crinière  de  son  casque'  TToXudiH  gén. 
-diKOç  (cf.  ùve'iiiuuv  àiKaç  Apoll.  Rliod.  IV  820)  'aux  bonds 
répétés',  puis  "Aibiiç  'Aibtiç  "Aibiiç  <  *aiFib-  'le  rapide,  l'impé- 
tueux, le  violent',  épitliète  du  démon  de  la  mort  -)  (*aiF-ib-  : 
*aiF-îK-  =  *KXâF-ï-b-  lat.  clâvi-s  KXâ  ib-  att.  kXiîç  kXêîç  :  dor. 
K\âF-i  K-  aec.  messén.  KXdKa  etc.),  puis  honi.  auiioç  diiToç  'ingens, 
innnanis'  et  (cf.  Fick-Beclitel  Gr.  Personenn.  425),  les  noms 
héroïques  Aï(F)aç  AiaKÔç,  enfin  aiFeioç  'aigle'  (cf.  lépaH  FipaE 
(F)ïpi-iE  'faucon'  et  (F)kpôç  'rapide'  iF)ïe)uai  's'élancer',  se  porter 
vers'). 

aiovàuj  'mouiller,  bassiner'.  Cf.  skr.  véd,  isijclmi  drapsâm  'je 
laisse  tomber  là  goutte'.  Fick  Gott.  g-el.  Anz.  1894,  p.  229.  — 
<  *(TaiFovâiuj  lit.  syva'i  'suc'.  Bezzenberger  BB.  27,  144. 
Incertain. 

aiTTÔXoç  m.'chevrier'^).  Le  second  élément  de  Pou-k6Xoç  'l)0uvier' 
et  celui  de  ai-TTÔXoç  ont  été  souvent  considérés  comme  variantes 
d'un  même  primitif  -""-quolo-s:  de  Saussure  MSL.  VI  161  sq. 
VII  89.  iMeillet  MSL.  VII  58.  Bugge  BB.  14,  65,  etc.,  cités 
par  Osthoff  IF.  IV  281  sq.,  lequel,  invoquant  Geri-KoXo-ç  'prêtre' 
GeoKÔXoç'  lëpeia  Hésych.,  fait  d'expresses  réserves,  partagées 
par  Brugmann  Gr.  Gr.^  117;  -k6Xo-ç  pourrait  être  parent  de 
got.  haldan  'garder  le  bétail,  faire  paître'  ags.  liealdan  v.  sax. 
haldan  v.  h.  a.  Tialtan,  haltlian,  ce  qui  exclurait  tout  rapport 
avec  R.  quel  skr.  cdrati  gr.  TréXuu  lat.  colo.  Hirt  Handbuch 
§  222  déclare  non  justifiés  les  doutes  d'Osthoff;  il  y  a  chute, 
par  dissimilation,  de  la  labialisation  quand,  devant  la  labio- 
vélaire,  se  trouvait  un  -u-  (cf.  de  Saussure  loc.  cit.),  cf.  Xùkoç 


1)  Ces  derniers  sens  dans  gr.  aiFuùv  skr.  âyuh. 

2)  "Aibriç  :  lat.  saevus.  Wackernag-el  KZ.  27,  276.  Verm.  Beitr. 
4  sq.,  suivi  jDar  Fick  BB.  23,  185.  Schulze  Qu.  ep.  468.  Solmsen 
Unters.  7 1  sq. 

3)  ai-  =  *àFi-  prép.  'contre,  vers'  Hoffmann  Gr.  Dial.  I  106. 
Inexact. 


-     28     - 

<  i.-e.  Vuq'JoH,  kùkXoç  :  ttôXoç,  i.-e.  '■^'qiiqVlos,  oivo  cpXuE  :  cpXéi|;, 
uTu'iç  :  pioç,  (peû:fuu  :  qpépoiuai  etc.  Enfin  Pedersen  KZ.  36,  88 
groupe  gr.  aÎTrôXoç  lat.  Ojnlio  'berger'  skr.  gO-pâldh  Tacher', 
différents  de  Pou-kôXoç  v.  irl.  huacliaUl  gall.  buçja'l  'bouvier'. 
aÎTTOç  n. "escarpement,  hauteur,  montagne';  aiTreivôç<*aiTre(J-vo-ç 
'élevé';  aiTTÙç  'escarpé'.  Thurneysen  KZ.  30,  492  a  proposé  de 
voir  dans  aiTTÛç  le  produit  d'une  dissimilation,  ai-  <  au-,  cf. 
lit.  (luksztaH  'élevé',  gaul.  U.vello-diinum.  iMais  le  tt  n'est  pas 
une  ancienne  labiovélaire;  lit.  âuJcsztas  est  étranger  au  groupe 
(voy.  auEuj)  et  Duvau  jMSL.  VIII  259  a  montré  que  la  consonne 
qui  précédait  à  l'origine  Vs  de  uxello-  pouvait  être  un  p,  rien 
n'exigeant  une  labiovélaire,  cf.  gr.  uipriXéç. 

I.  aîpa  f.  'marteau  de  forge'.  Prellwitz  9  se  demande  si  le  mot 
est  parent  de  aïpuu  (<*Fapiuj)  ou,  étant  pour  *aia-pa,  de  skr. 
dyah  n.  lat.  aes  'airain'.  Les  deux  hypothèses  sont  sujettes 
à  caution  ^).  aîpa  <  *7nr-ia  :  lat.  mar-cu-s  Isid.  'marteau  de 
forge'  marcidus  Lucilius. 

II.  aîpa  f. 'ivraie';  aïpivoç 'd'ivraie';  éE-aipoûa8ai  'se  convertir  eu 
ivraie';  aipÔTTivov  'crible'  Aristoph.  fr.  404  (le  second  élément 
de  composition  est  peu  clair).  Skr.  êral'â  f.  sorte  d'herbe. 
Fick^  I  1.  34G.  —  Pour  aîpÔTTivov  et  l'adj.  aipoinvoç  glosé  par 
(TKOTeivoç,  étymologies  hébraï(iues  inacceptables  de  Lewy 
Fremdw.  109. 

aipe'uu  'pi'cndre'  aor.  eiXov;  ëXuup  n.  'proie'  plur.  ta  ëXiupa;  crét. 
aiXéuu  cf.  gortyn.aiXeBrj  èvaiXeSévTOç  etc.,  pamphyl.  àYXéaÔLU  ;  on 
y  a  ramené  aussi,  à  tort,  icsb.  aYpéuu  (vo}'.  aYpa)  thess.  àvfpéo) 
dans  èqpavYpévBeiv.  Le  rapport  de  ces  diverses  formes  est 
obscur  et  létymologie  de  aipéuj  incertaine;  l'initiale  n'a  pas 
été  F-.    Une  bypothèse  de  Bréal  IMSL.  \'III  246  sqq. 

aîpuu.     Voy.  deipo). 

aîaa  f.  'lot,  destinée';  aîcrioç  'de  bon  augure';  a\'cri|uoç  'fatal: 
prudent,  sage,  mesuré';  Prellwitz  91  et  Hrugmann  lier.  d.  siichs. 


1)  Etyiii.  compliiiuée  de  JucobsohnQuaest.  Plautinae  (Gott.  1004), 
37  sqq.,  qui  joint  aîpa  'iiiarti;au'  ut  alpa  'ivraie',  le  le  mot  ayant  du 
sig-nifier  'sarcloir',  le  2il  'sarclure',  aîpa  <  *5«/'-/rt  ou  *sr''-ia,  avec 
psiloso  iniiiciinc,  cl',  lat.  sarlre  'sarcler'. 


-     29     - 

G,  d.  W.  1901,  p.  94  y  ajoutent  ai(Tu)uvriTriç  'juge  d'une  con- 
testation, maître',  aiaujuvâuj  dial.  aiO"i|uvàaj  'régner  sur,  com- 
mander à'.  aîcTa  <  à-icra-  cf.  FiaFôç  Curtius^  n°  569  'la 
partie  égale'.  —  <  *aiKm  lat.  aequus.  Ahrens  KZ.  8,  361. 
de  Saussure  Mém.  56.  G.  Meyer^  168:  à  rejeter.  —  <  "''aiT-ia 
cf.  osque  aeteis  "partis'  ajittîûm  'portionum'.  Bezzen- 
berger  BB.  4,  322  sqq.  Wharton  Etyra.  gr.  94.  Brugniann 
Grdr.  P  186.  275.  FickM  345.  Osthoff  BB.  24,  209.  Hirt 
Voy.  GÎTOç. 

aïcTaKoç*  ô  Tfîç  bdqpvriç  KXàboç,  ôv  KaTexovxeç  u|Uvouv  toùç  Beoûç 
Hésycb.  Etym.  inconnue.  —  Autre  nom  obscur  de  l'oiseau 
èpiGaKOç.     Etym.  M. 

aicrd\ujv  m.  "émerillon'.    Etym.  inconnue.    ■ 

aiaôâvo^ai  inf.  aor.  aiaGéaGai  "percevoir'.  Appartient  à  à{u> 
''j"entends'=*àFi(Juu  (cf.èir-àKJTOç  \\\(5i(5)a),  lat. audiô<.*auiz-d-'^ 
Talternance  i.-e.  -dh-  (gr.  -6-)  :  -d-  (lat.  -d-)  est  fréquente  dans 
les  éléments  suffixaux.  J.  Schmidt  KZ.  26,  17.  Scbulze  KZ. 
29,  251. 

àioQw  "souffler,  exbaler'.  Parent  de  aïov  impf.  de  *àiuj  "exbaler' 
et  de  drijui  "souffler'. 

dicrao)  att.  acrcro)  axTO)  fut.  àîEuu  "se  lancer,  se  précipiter  sur'; 
àiKY]  L  "élan,  essor  impétueux'.  Cf.  skr.  ve-mj-ya-tè,  de  vij- 
"se  hâter,  fondre  sur',  qui  suppose  une  racine  ua^-ig  alternant 
avec  ua^iq  de  *Fai-FiK-iuj  <  aiaauu.  Osthoff  PBrBeitr.  8,  271. 
Brugmanu  Grdr.  II  847.  G.  Meyer^  595.  Wackernagel  KZ. 
27,  276,  lequel  note  en  passant  que  le  mot  n'offre  pas  de  trace 
d'un  F  initial.  Depuis,  Brugmann  Gr.  Gr.^  48  pose  un  primitif 
*ai-FiK-iuj,  mais  Solmsen  Unters.  189,  observant  que  pareil 
type  de  formation  intensive  ne  se  rencontre  nulle  part,  expli- 
que par  la  dissimilation  la  chute  du  F  initial  de  *FaiFiKiuj.  — 
Danielssou  IF.  XIV  386  sqq.  prend  ombrage  de  la  longueur 
de  l'î  et  pose  dtacruj  <  *aiF-ïK-  R.  àui.  Voy.  les  développements 
s.  V.  aiôXoç  ^). 


1)  Prellwitz  BB.  26,  232    pose    un    primitif  *saii>ikio    (intensif 
d'une  racine  *seiko  *sîk  *sik,  cf.  ïkuu  dor.  eÏKiu,  ukoi).    A  écarter. 


-     30     — 

«ïduXoç  'iriii)ic,  criminel'.  Etyiii.  traditionnelles:  <  *à-FaiCTuXoç, 
de  aîaa,  ou  à-  négatif  +  îcroç  =  lat.  in'tquus,  également  in- 
admissil)les.  Contient  -au-  <  -tu-,  sans  plus.  Brugmann  Ber. 
d.  siielis.  G.  d.  W.  1901,  p.  94. 

aîaxoç  n.  'lionte';  aiaxpôç  'laid':  alaxûvn  f.  'honneur,  bonté, 
pudeur';  aiaxûvuu  'enlaidir,  déshonorer',  aîaxoç  <  "^aigUzghos 
<i'^ai[j>Jhs  (jos,  cf.  got.  alicisJd  n.  'honte'  <  '^aiyuis-l'-.  Kluge 
Nominale  Stannul)ildungslehre  (1886)  p.  90.  Fick'*  I  345 sq. 
Prelhvitz  9.  Walde  KZ.  34,  483.  Brug-mann  Grdr.  I-^  602.  625. 
637.  660.  Ber.  d.  silchs.  G.  d.  W.  1897,  p.  31.  Gr.  Gr.^  100. 
(Rapport  mis  en  doute  ])ar  Feist  Got.Etym.  5,  Uhlenheck  Got. 
Spr.  -  7,  Xils  Flensl)urg  Stud.  auf  d.  Geb.  d.  idg.Wurzelbild.  53 
lequel  rapproche  ahci.'^l-i  et  aiâvôç  aiâvi'iç,  v.  supra.) 

aixéo)  'demander,  prier';  aÏTiiç  'mendiant'.  On  a  groupé  aitéuj 
alKÙlex'  KttXeî Hésycb.  TTpoîaao|uai 'mendier' TrpoÎKTiiç  'mendiant', 
skr.  i/('icatl  'prier'^  got.  aihtrôn  'i)rier,  mendier',  lett.  aizinût 
'appeler  auprès  de  soi,  inviter'.  P^ick  BB.  8,  330.  P  345. 
Bccbtel  Hauptprobl.  359.  Prelhvitz  9.  Hirt  Ablaut  §  652 
(base  aieqU).  Buck  IF.  IV  152  sqq.  a  prouvé  qu'en  grec  les 
vélaires  pures  ne  se  palatalisent  pas  en  t,  et  aïKctZiei  ttpoÎktviç 
excluent  l'hypothèse  d'une  lal)iovélaire;  de  plus,  got.  aihtrôn 
est  un  désidératif  formé  sur  aigan  'posséder'  (:  skr.  içê  'j'ai  en 
propre'),  pour  Johansson  PBrBeitr.  15,  223,  ce  qui  le  sépare 
de  aÎTéai;  enfin,  que  l'on  pose  ulh  aiq  ou  aiqv,  le  lette  n'y 
peut  répondre  que  par  aïs-  (<  aïk-)  ou  aik-. 

àîTâç  m.  (Théocr.  XII  14,  20)  'amant',  dïTa  (Alcée);  èvrinç  'bien- 
veillant, doux'  (à  primitif,  cf.  Solmsen  KZ.  37,  13).  Skr.  dvati 
'se  réjouir,  favoriser,  aider,  protéger'  àvih  'favorable',  lat. 
{li)avè  (h)avèto  'salut,  bonjour;  adieu',  v.  irl.  con-éi  'servat' 
gaul.  Aii-caufus  gall.  Euilaun  etc.  (Fick-Stokes'^  II  23),  got. 
aicilmp  'reconnaissance,  remerciement'.  Vanicek  Lat.  Spr.-  29. 
Curtius'^386.  L.  Meyer  I  20.  Brugmann  IF.  XV  96.  Walde 
Lat.  \Vb.  53. 

«iTÎa  f.  'cause,  motif;  aÏTioç  'qui  est  la  cause  ou  l'auteur  de; 
responsable;  coupable,  accusé'  (-ti-  maintenu  devant  -oç  à  cause 
de  aiTia  et  pour  éviter  la  confusion  avec  aïaioç  'faustus' 
Kretsebmer  KZ.  30,  574.  584);    aiTiâojaai  'regarder  comme 


-    :]i    — 

auteur  de,  accuser'.  A|)]iai'ciités  à  aïvu)Lii  'preiidi'e'  è£aiTOç 
'choisi'  pour  Vanicek  1  79,  Prelhvitz  8  sq.  Ke  satisfait  i)as  la 
sémantique.  Parent  de  skr.  èiiaJi  'faute,  péché,  crime'  i)our 
L.  élever  II  81  et  Lambert  De  dial.  Aeol.  50  (<*aivTia  *aivTioç). 

aïcpvriç  èEaicpvriç  'suhiteuient";  alcpvîbioç  'soudain,  subit'. Voy.aîqja. 

aixiun  f. 'pointe  de  lance'-,  aixMnTiîç  'combattant  armé  dune  h^nce'; 
aixiuàz;a)  'brandir  une  lance;  lancei'  un  javelot';  aixiu  dXuuTOç 
'pris  à  la  guerre',  littéralement 'à  la  pointe  de  la  lance'.  Cf.  aÎKÀor 
d\  fuuvîai  Toû  péXouç  Hésych.  aixiuri  <  '^'aiksiiiâ.  Lit.  eszmas 
(<  ^aiksmos)  jëszmas'hvoi^hç''  lett.  èsms  'broche'  pruss.  aysmis 
'pique,  javelot'.  Fick'*  I  oAb.  Wiedemann  Lit.  Prat.  31.  ]Meillet 
iMSL.  VIII  299.  de  Saussure  ibid.  443.  Berneker  Preuss.  Spr. 
279.  Walde  KZ.  34,  477.  Hirt  IF.  XII  225. 

aîqja'promptement,  aussitôt';  aiqjripoç 'prompt,  rapide'.  Cf.aïqpvr|ç 
èEaicpvnç  aiqpvibioç,  skr.  prd-yalsati  'se  hâter'  yalivâh  'pressé', 
V.  h.  a.jafjôn  'chasser'.  Fick  BB.  12,  161.  Hirt  Abhiut  §  651: 
base  aieql'.  —  al\\)a  :  aÎTTOç  Sommer  IF.  XI  243. 

àîuj  'entendre'  <  *dtFi(Juj,  aor.  i\\o{o)a  ipf.  âïov,  èTraïaioç  'en- 
tendu, notoire'.  Ski',  ûvilt  zd  rt^;^6•■ 'évidemment'  v.  &\-àv.  javiti 
'montrer' jV/î;è  'évident';  cf.  gr.  aia9àvo|uai  (àFia-6-)  lat.  audlo 
{<^-'aiuz-diô  SchuIze  KZ.  29,251.  Solmsen  Stud.  150  sq.). 
Le.  auêi  'taire  attention  à,  remarquer'.  D'une  forme  plus  brève 
aije  le  skr.  âvafi  'faire  attention'  v.  slav.  lunii  'intelligence' 
zd  îisi  'intelligence,  entendement,  sens'.  P.  ex.  Fick^  II  27. 
Hirt  Ablaut  §  446.  Walde  Lat.  Wb.  52  sq. 

aiuuv  m.  et  f.  'durée  de  la  vie,  temps,  éternité';  *aiu[jç  (ace.  cdûù, 
loc.aiei) m/sens;  aiev  etc.'toujours'.  Lut. aevum  aetas{<.aevitas) 
aeternus,  got.  ahcs  'temps'  v.  h.  a.  êica  'long  temps,  éternité 
got.  aiweins  v.  h.  a.  éwig  'éternel',  en  rapport  a])ophonique 
avec  skr.  dyîdj  n.  'vie,  durée  de  la  vie'  ûf/iili  'vivant,  mobile; 
être  vivant'.  Voy.  aieî  et  aiôXoç. 

aiiupa  f.  'appareil  ])our  se  balancer,  hamac,  balançoire';  aiuupéo) 
'soulever,  élever;  pass.  se  balancer'.  <  *Fai-Fa)p-a,  formation 
avec  redoublement  intensif  et  le  même  degré  long-  que  les 
noms  féminins  qui  servent  de  base  à  vwuàuj  7TUJTào,uai  (Trpuucpàuj 
TpujTTâuj.type  particulièrement  développé  en  letto-slave.  Solmsen 
Uuters.  291  n.    Voy.  àeipuu. 


—     32     — 

uKuivu  f.  'pointe,  aiguillon';  aKav  m.  g-én.  cÎKavoç  'chardon' 
(LXX);  ctKavBa  f.  (<  *àKav9ia  Lambert  De  (liai.  Aeol.  49 1 
'épine,  piquant^  cliardon,  dard,  arête  de  poisson,  épine  dorsale, 
etc.',  ctKavBoç  ni.  'acanthe'  (Acanthus  mollis  L.),  oiKavGiç  et 
àKav9uX\iç  f/chardonneret';  dKavoç  m.  sorte  de  chardon  (Ono- 
|)ordnm  acaiitliiiim  L.),  àKavxlM  'porter  des  fruits  ou  des  fleurs 
à  tête  épineuse';  aKaxiuévoç  'aig-uisé'  (lance,  hache,  couteau 
Hom.  <  *àKaK(J|uevoç  Hirt  IF.  XII 225)  ;  dtKri  f.'pointe'  (gramm.)  ; 
ctKivoç  f.  ujKi|uov  'basilic';  ùkiç,  -iboç  f. 'pointe';  àK,ur|  f. 'pointe, 
tranchant';  aKovii  f. 'pierre  à  aiguiser';  ctKvricyTiç,  -loç  f. 'échine 
d'un  animal;  sorte  d'ortie';  aKopva  f.  (<  *àKopvta)  sorte  de 
chardon,  cf.  ctKopoç  f.  'acorus'  plante  aromatique,  aKOpov  sa 
racine  (voy.  Schrader  RL.  4(J4);  ctKpoç  'aigu',  aKpiç,  -loç 
f.  'sommet  d'une  montagne'  cf.  cÎKpâ  f .  'faîte',  otKpiç,  -iboç  f.  'sau- 
terelle' forme  hypocoristique  =  àKpopaTOÛaa  'marchant  sur  la 
pointe  des  pattes,  aKpiloxjoa'  (Prellwitz  12)  ;  uk^ky]  f.  'pointe'  (cf. 
pour  la  formation  àYuuTil);  ctKUJV,  -ovtoç  m.  'javelot',  0!KOVTiZ;ua 
lancer  le  javelot'.  R.  i.-e.  aJc  et  aq;  cf.  avec  le  degré  o  gr.  ÔKpiç 
'pointe  d'une  montagne'  àïvç  'aigu'  ôHoç  'vinaigre'  ôEîvii  'herse' 
(R.  oq).  Skr.  clçrih  'côté  coupant,  coin'  câtur-açriJi  'quadran- 
gulaire'  açdnih  f.  'trait,  carreau  de  foudre,  pointe  de  flèche' 
dçnoh  m.  gén.sg.  'pierre,  pierre  de  fronde  (zd  asnô  gén.)  ^)  âstrû 
f.  'aiguillon'  (zd  cLHtra)\  arm.  asehi  'aiguille'  (Hilbschmann 
Arm.  Gr.  I  421);  alban.  d{>etE  'sur,  âpre'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  2  ; 
lat.  aceo  'être  sur'  acidus  acêtum  dcer  (cf.  pour  a  gr.  iiKéç*  ôEù 
n.  pers.  «.s- 'pierre  meulière'  Horn  Neupers.  Etym.  u*^  22)  acerhns 
<  *acrlclho-.s  aciën  ((eus  gén.  -ûs  acia  <  ^acuia  'fil  à  coudre' 
acus  gén.  aceris  n.  'balle  du  blé'  acuo  acûmeii  aculeus  aqui- 
f'olius  'aux  feuilles  aiguës'  acipènserÇ?)  'esturgeon'  v.  lat.  ogna 
'épi'  <  *«c«rt  (cf.  got.  ahana  v.  h.  a.  aqana  'balle')  osq.  al'rid 
'aciiter  ou  acri'  omhw perakrl-  'opimus'  v.  lat.  ocris  'nions  con- 
fragosus'  mediocris  Ocriculuni  hiterocrea  marr,  ocres  gén.  sg. 
'montis'  ombr.  ukar  gén.sg.  ocrer  'mous';  gaul.  Ayro-tidns 


1)  Skr.  âçnah  zd  asnô  est  le  g-énitif  de  àçmayi-  asman-  gr. 
(Sk^ujv:  le  rapport  n'est  que  probable;  voy.  infra  et  cf.  J.  Schmidt 
Kritik  88  sqq. 


-     33     — 

V.  irl.  èr  'haut*  <  ''•'aa'o-s  v.  bret.  ar-ocrioïi  'atrocia'  etc.  (Fick- 
Stokes  II  5)  ;  got.  ahs  'épi'  ;  v.  isl.  eggja  ^aiguiser'  ags.  egl 
'aiguillon'  v.  h.  a.  ekka  v.  sax.  eggja  'tranchant  du  glaive, 
pointe' etc.  (Curtius^  131,  Vanicek  Lat.  Spr.^  4  sq.);  lit.  asztrùs 
'aigu'  aszakà  'arête  de  poisson'  v.  slav.  ostrû  osûtû  'aigu'  ostmii 
'aiguillon'  (=  lit.  àkstinas,  avec  i.-e.  q  comme  dans  lit.  akstîs 
'petit  bâton  pointu'  lett.  aksts  'leste,  alerte'  lat.  occa  'herse' 
gr.  ôHûç  ôHivri  Bezzenberger  BB.  27,  173)  lett.  ass  'aigu';  lit. 
akûtas  lett.  akûts  pruss.  ackons  'barbe  d'épi'.  Rapports  pour 
la  plupart  reconnus  depuis  longtemps;  cf.  Fick^  I  14.  .349. 
II  5.  Johansson  KZ.  30,  350.  Zupitza  Guttiir.  187.  Henry 
Bret.  mod.  s.  v.  ek  'pointe'.  Walde  Lat.  Wb.  4  sqq. 

II.  a  K ai  va  f.  'mesure  de  longueur  de  dix  pieds'.  Dérivé  par 
Weise  Gr.  W.  im  Lat.  218  de  lat.  amia  {acnua  agnua)  'mesure 
agraire  de  120  pieds  carrés'  avec  influence  étvm.  de  cÎKaiva 
'aiguillon' (!  ?)  et  remontant  à  l'hébr.  qâne  'perche  à  mesurer', 
d'où  'mesure  de  longueur  de  six  aunes'.  Invraisemblable.  Voy. 
Walde  Lat.Wb.  s.  v.  acnua. 

otKaKaXiç  f.  'semence  de  tamaris  égyptien' Diosc;  aKaKaXXiç- 
âv6oç  vapKÎcraou.  KpfjTeç  Hésych.  Origine  sans  doute  égyptienne, 
avec  influence  étymologique  des  dérivés  de  R.  aîc. 

àKaxriTa  nom.  épique  'qui  ne  fait  point  de  mal  (=  aKaKOç), 
bienfaisant'  (épith.  d'Hermès  et  de  Prométhée)  pour  Liddell- 
Scott;  —  'sauveur'  (cf.  dKoç  'remède')  p.  ex.  Ameis  uu  10;  — 
'habile,  rusé',  Q,î.\-à\..acidus  etàKaKÎeiç*  cfuvieiç,  àKaKieî*  auvieî 
Hésych.  pour  Hoffmann  BB.  17,  328,  ce  qui  est  évident. 

otKaKia  f.  'acacia',  arbre  épineux  d'Egypte,  Diosc.  Cf.  supra 
otKttKaXîç. 

àKttXaveiç,  -iboç  f.  'chardonneret'  Arist.  Paix  1078;  épithète 
comique  d'Artémis  Arist.  Ois.  871  ;  lac.  àKaXavffip'  aKavOuXXiç 
Hésych,  R.  aie,  avec  des  éléments  de  dérivation  obscurs 
pour  Kretschmer  Einleitung  403  n.  —  <  *àKav-av0iç  par 
dissimilation  (cf.  wallon  namurois  caloni  'artilleur'  <  ^conont 
et  voy.  Bi  ngmann  KVG.  p.  240  :  gr.  XdpvaS  <  vdpvaH  'coffre', 
Xujuvoç  'nu'  Hésych.  <  *vu|liv6ç,  ital.  veleno  <  veneno),  cf.  ctKav 
et  âKttvoç  'chardon'  et  dvGoç  'fleur',  avec  influence  analogique 
d'àKaXrî(p)-|  'ortie'.  Bq. 

3 


—     34     — 

àKuXappeiTriç,  aKaXdppooç  'qui  coule  doucement  ou  silencieuse- 

•  nient',  cf.  ri»<a  Y  440  'doucement',  tiKaîoç-  àaSevriç  Ilésyeli., 
'•.îlKaXéov  TTpdujç  Hésycli.,  fiKaXov  fîcTuxov  EM.  424,  16sqq., 
et  péuj  <  *sreu-ô  ce  qui  rend  compte  du  -pp-.  Cf.  Scliulze 
Qu.  cp.  0. 

dKaX7Îcprif-'oi'tic;fig. piquant,  aii^uillon;  ortie  demer(ascidiaL.)'. 
cf.  arab.  //aîaf  sorte  de  jonc  à  bords  tranciiaiits,  aram.  Tul^fâ 
'jonc'  hcbr.  Mit  fût  ou  hàlâfôt  'les  feuilles  aiguës  de  l'épinard', 
d'un  thème  signifiant  'percer,  couper'.  Lewy  Frenidw.  50(?) 
(*KaXr|cpri  s'est  sans  doute  modifié  en  ÙKaXricpri  sous  l'influence 
des  dérivés  de  R.  aîc.) 

à  Ka  p  ri  ç  'très  petit,  court  (temps)';  oiKapiaîoç  'très  petit' ;  cf.  Hésych. 
àKapfç*  TÔ  Ppax^,  o  oùbè  Kaîpai  oîov  xe.  —  Etym. inadmissible  de 
Prelhvitz  lU  (à-  co})ulatif  <  *sm-  et  Ki'ip  'destruction'  KepdiZu) 
'piller'  lat.  caries).  —  Contient  peut-être  une  forme  dîcd-  de  la 
base  ehô{i)  'mettre  en  menus  morceaux',  cf.  otKibvôç  dKoXoç 
KUJ|uoç  etc. 

dKapi  n.  'mite'  (èXàxicTTOV  ^lîjov  Arist.  H.  An.  V  144);  rapporté 
généralement  au  précédent. 

ctKapov  TuqpXôv  et  dYXP«Ç'  MÛajvp.  AoKpoi.  Lat.  aqiiiliis'oh'&Q.WY' 
oquila  'aigle  (noir)'  aquilô  'vent  du  nord  (qui  obscurcit  le  ciel)' 
lit.  àUas  lett.  alds  'aveugle'.  Fick  KZ.  19,  255  sq.  BB.  2, 194. 
AVb.'i  1 348;  i)uis  v.  irl.  ad-a'g  {*-agf),  a'dche  'nuit'  Fick^  Il  326. 

àKapoç"  aimaivei  tôv  èfKÉcpaXov  f]  xfiv  KecpaXr'iv  EM.  45,  13,  de 
KÛpa  et  de  la  forme  faible  de  la  prép.  èv,  donc  =  è'TKapoç  et 
ÏTKpoç.    Schulze  KZ.  29,  264.  G.  Meyer»  52. 

aKacTKa  et  àKacJKâ  'tranquillement'  Cratinos,  cf.  Hésych.:  ficrùxujç, 
laaXttKujç,  ppabeuuç;  aKacTKaîoç 'tranquille,  doux'  Esch.  Agam. 
741.  Parent  de  fjKa  'doucement',  avec  des  éléments  de  déri- 
vation insolites. 

cÎKaaTOç'  f"!  acpévba^voç  Hésych.  'érable' :  lat.  acer, -eris  n.  [f. 
Servius]  'érable'  v.  h.  a,  aliorn  <  germ.  èyurnaz  'érable'  (apo- 
phonie  è'.d).    OsthofI'  Etym.  Par.  ISTscjq.  (bibliogr.). 

dKttTOç  f.  (m.  Hrdt.)  'brigantin;  vase  allongé  eu  forme  de  barque'; 
àKotTiov  'barque';  adj.  àKÛTeioç  (voile,  mât,  vergue  'de  misaine' 
Pauly-Wissowa  I  1158  sq.)  <  *àK«T0-ç.  Cf.  àKÔvri  ciKaiva 
ctKavoç  etc.;  rattaché  t\  R.  ah  par  Brunn  à  cause  de  la  quille 


—     35     — 

tranchante,  par  Werner  GGA.  (1882)  I  230  sqq.  à  cause  de  la 

forme  aiguë  de  la  proue,  ceci  étant  plus  vraisemblable.     ■     •  . 
àKaxilw  'affliger'.    Formé  par  redoublement;  voy.  âxo|uai. 
aKaxMévoç,  voy.  s.  v.  dKaiva  I. 
liom.  aKéuJV  'gardant  le  silence';  aKiiv  accus.,  dor.  aKÛ  instrum. 

Pind.  P.  IV  156  Chr. ^silencieusement'.  Pour  de  Saussure  MSL. 

VII  86  ttKéuuv  serait  ptc.  prés.  d'àKriKoF-a;  à  rejeter.    Cf.  hom. 

rJK-a  'doucement,  lentement,  faiblement'  iik-i(Jto-ç  'le  plus  lent' 

att.  i^K-iaTO-ç  fÎTTuuv,  lat.  sëg-ni-s  sëc-ms  Frôhde  BB.  16,  192. 

Osthoff  IF.  V  297. 

I.  otKripaTOç  'intact'  (-Â'-),  cf.  à-Kr|pioç  à-Kepaioç  m/sens,  KepaiZo) 
'ravager'  Kepauvôç  'foudre'  Kr]p  'mort'  Kiipaivo)  'endommager', 
skr.  çrnâti  'briser,  détruire'  çâruh  'javelot'  zd  a-sardtô  'non 
blessé',  lat.  caries  caridsus,  v.  irl.  arachrinim  'difficiscor' 
do-rochair  'cecidit'  ir-chre  'interitus'.  Fick^  I  43.  Hirt  BB. 
24,  233  1). 

II.  dKripaTOç  'non  mélangé,  pur'.  Allongement  épique.  Voy. 
Kepdvvum.    Bartbolomae  IF.  III  8sq. 

aKibvoç  'faible,  chétif.  Gall.  cwyddo  'cadere'  v.  isl.  liitta 
'atteindre'  v.  pruss.  Jxejjtaro  'grêle'  Bezzenberger  BB.  27,  146. 
Douteux.  —  Présente  peut  être  une  forme  aÂv'-  de  la  base  eî-ôi 
'mettre  en  menus  morceaux',  cf.  ÙKapriç  otKoXoç  kûùjuoç  et  pour 
le  sens  fr.  bout  d'homme. 

aKlvàKriç  m. 'cimeterre'  sabre  recourbé  à  deux  tranchants  des 
Perses  et  des  Scythes.  Mot  iranien.  «Il  semble  qu'on  ait 
fabriqué,  peut-être  dans  le  langage  de  la  comédie,  un  verbe 
*àKîvà(jatjL)  'brandir  un  aKïvdKriç',  d'où  seraient  dérivées  les 
gloses  aKivaxiuoç*  Tivayiiiôç,  KÎviiaiç  Hésych.  àKÎvaY.ua  EM. 
48,  39.»     Mansion  Guttur.  gr.  64. 

etKipoç  'lourd,  gauche,  sot'  Théocr.  XXVIII  15  (éol.)-     Obscur. 

aKKUJ,  gén.  -oûç  f.  'femme  grimacière;  figure  grimaçante  pour 
effrayer  les  enfants';  àKKÎZioiuai 'faire  des  façons:  faire  l'igno- 


1)  Schulze  Qu.  ep.  236 sq.  a  rapproché  d'àKiîpaToç  lat.  sin-cêru-s; 
contesté  par  Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1900  p.  403  et  Ost- 
hoff Etj-m.  Par.  16,  lequel  critique  aussi  Bréal  MSL.  XI  118  sq.,  qui 
gTOupe  arbitrairement  àKiipaxoç  àKépaioç  KÎpviTui  Kepâvvû|Lu  Kiipôç  lat. 
eêra  sin-cêru-s. 


—     3G     — 

rant';  'Akkuû  nourrice  de  Déniêtêr.  Skr.  cikM  f.  (gramm.) 
'mère'  lat.  Acca  Làrentia  'mère  des  douze  frères  Arvales'. 
FickM  1. 

ÛK|ar|voç  'à  jeun';  scliol.  T  163  cite  uu  éol.  àK|aa 'jeûne',  glosé 
vricTTeia,  èvbeîa  par  Hésych.  B.-all.  néerl.  ham  lett.  kumiiss 
'bouchée'.  Bezzenberger  BB.  21,  315.  Fick  BB.  28,  108  sq. 
groupe  gr.  è'ieiaev  fîjueX-fev  'traire'  skr.  càma-ti  'avaler'  (v.  isL 
Jwoma  'avaler  goulûment'  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  90)  gr.  Ko^ûcra- 
■ié\xovaa  'pleine  (outre)',  Ki|Liai-  x^MOç  Trùpivoç  'suc  du  froment', 
Ki)Liaôç*  xvloç  luopéaç  'jus  de  la  mûre'.  Ces  alternances  k:t 
devant  voyelles  claires  e  i  et  la  présence  de  k  devant  o  sont 
inadmissibles. 

aKjuuuv,  -ovoç  m. 'enclume'.  Skr.  dçmaii-  'pierre  de  fronde'  zd 
asman-  v.  pers.  cismcin-  'pierre,  ciel'  lit.  aszmii  'tranchant'  {ak-)  ; 
lit.  àkmë,  (thème  àhmen-)  v.  slav.  kamy  (thème  kamen-  avec 
rt  <  ô  ou  à)  ont  la  vclaire  q:  peut-être  y  eut-il  confusion  poul- 
ies mots  indo-iraniens  entre  akmen-  de  i.-e.  ak  'être  aigu'  (lit. 
aszmu)  et  '^'aqmen-  'pierre'  (lit.  akmu),  ou  faut-il  admettre  (cf. 
supra  s.  V.  ciKaiva)  une  double  forme  ak  et  aq.  Sur  le  groupe 
voy.  p.  ex.  Curtins^  131.  Fick-^  I  350.  Noreen  Abriss  90.  195. 
Zupitza  Guttur.  198.  G.  Meyer^  99.  256.  407.  Kluge«  160 
(réeerve  jiour  ail.  hammer  'marteau'  qu'évoquait  Curtius).  Hirt 
Ablaut  §  687.  Walde  Lat.  Wb.  5. 

aKori  f.  'ouie'  <  *àKOU(Tâ;  voy.  àKOÛuj. 

dKOiTiç,  -loç  f.  'épouse';  otKOiTriç  'époux'  <  snj-  +  koIth  'couche* 
cf.  Keî|Liai  'être  couché';  psilose  ionienne  (pour  *âK0iTiç)  ou  in- 
fluence (lu  synonyme  âXoxoç,  où  la  i)silose  est  d'origine  pho- 
nétique, cf.  supra  à-  (à-). 

uKoXoç  m.  'morceau  de  pain,  bouchée'.  L'étym.  traditionnelle 
(Curtius  5  114.  679.  Prellwitz  12)  le  rattache  au  skr.  aç-nâtt 
'manger'  (voy.  s.  v.  KÔiiaoç).  —  Bezzenberger  BB.  27,  147  dé- 
compose en  à-KoXo-ç,  cf.  lat.  ceîlo  'renverser,  abattre,  etc.',, 
mais  sans  pouvoir  expliquer  l'a-. 

ÙKoXouGoç  'qui  accompagne'  <  *sm-  +  KeXeuGoç  'sentier'; 
*s?n-  >  à-  dissimilé  en  à-  à  cause  de  l'aspirée  9,  cf.  à-Xoxoç: 
àKÔXou6oç  pour  *àKéXeu0oç  gén.  aKoXoùGou,  puis  nivellement 
à  l'époque  historique,  pour  J.  Schmidt  KZ.  32,  325,  mais  la 


—    37    — 

variation  voealique  est  indo-européenne,  cf.  lat.  terra  :  extorr'cs\ 
KéXeuGoç  :  lat.  calUs  'sentier'  lit.  këlias  'chemin'. 

ctKÔVT]  f.  'pierre  à  aiguiser';  àKOvàin  'aiguiser'.  Skr.  âçan-  cicna- 
'pierre  de  fronde'  gaul.  acaumim  'saxum'  acauno-marga 
'marne  pierreuse'  (Plin.  HN.  XVII  7)  bret.  higoîen  'pierre  à 
aiguiser'  <  celt.  *ak-ulëna  gall.  hog-i  'aiguiser'.  Fick-Stokes 
II  5.  Henry  Bret.  mod.  1(53.  Voy.  i.-e.  ak  s.  v.  dKaiva,  base  aJcO 
afcôn,  cf.  àKavôç  kOùvoç  :  lat.  catus  <  ^katés  Catô  ace.  côtem  etc. 
Persson  Wurzelerw.  88  n.  3.  148  n.  2.  Bartholomae  IF.  II  270. 
Horton-Smith  BB.  22,  193.  La  question  posée  par  Walde  Lat. 
Wb.  106  s.  V.  catus  est  oiseuse. 

cypr.  àKopaiTÔjç  'sans  diminution';  èTTÎKopov  èrriKOTrov.  TTàcpioi 
Hésych.;  Ka-KÔpaç'  KataKÔijjaç.  irapà  EukXuj  Hésych.  Base  de 
Keipuj,  au  degré  Kop-,  d'où  *Kopaiuu  *Kopduj  et  le  dérivé  aKO- 
paiTÛùç.  Hoffmann  BB.  14,279.  Gr.  Dial.  I  77. 174.  275.281. — 
Douteux. 

«Koç,  gen.  aKOuç  n.  'remède';  àxeoiuai  'guérir';  àKéaiujp  (épith. 
d'Apollor,  Eur.  Andr.  882)  àKe(JTiîp  'qui  calme,  qui  sauve'; 
aKÊCTTpov  'remède';  dKecTTpa  f. 'aiguille  à  ravauder'.  V.  irl.  icc 
'guérison'  gall.  iach  'sain,  bien  portant'  iechi/d  'santé'  skr. 
yàçah  n.  'gloire,  salut'.  Fick-Stokes  II  222.  Rapports  très 
obscurs,  cf.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  236  et  Henry  Bret.  mod.  172. 

cypr.  dsKoaid  f. 'orge';  àKOOTq  Nie.  Al.  106;  àKocrincraç  (ïttttoç) 
'nourri  d'orge'  2  506.  Lat.  acus  gén.  acerh  'balle  de  blé  ou 
d'avoine'  got.  ahs  n.  'épi'  (i.-e.  ak,  voy.  ctKaiva)  Hoffmann  Gr. 
Dial.  1278,  Brugniann  Grdr.  P651,  lequel  y  ajoutait  gr.  dxvrj 
'balle  de  blé  ou  d'avoine'  <  *àK(T-vâ  («étranger  au  groupe» 
Gr.  Gr.3  97  n.  2),  Mansion  Guttur.  gr.  62.276,  qui  ajoute 
gr.  àKTri  'blé  moulu',  Hoops  Waldbâume  und  Kulturpflanzen, 
363,  qui  croit  expliquer  le  sens.  —  Bezzenberger  BB.  27,  173  n. 
pose  un  primitif  *nkostd  cf.  v.  slav.  jqcîmi/  'orge';  admis  par 
Walde  Lat.  Wb.  7  et  par  moi. 

«Koûin  'entendre';  dKOii  f.,  liom.  aKOuiî  'ouïe';  ùttiîkooç  'sujet'; 
lac.  èTTdKooç'témoin'GDI. 4588. 4590. 4591.  àKoOuu<*dKoucriiu, 
du  composé  *dK-ou(j-  'ayant  l'oreille  pointée  vers';  dKor|  dKOun 
<  *dKOucrâ;  att.  dKriKoa  <  *àKâK0u(Ja,  cf.  àKpodo|Liai  <  *dKpou- 
<Jao|uai,  boni,  oùaia  <  *oùaaTa,   att.  ouç  =  *ôoç  <  *où(Joç; 


—     38     — 

pf.  ion.  àKHKOUKa  Hérondas  V  49  dor.  ôtKouKa.  Kretschmer 
KZ.  33,  567  1).  Brugraann  Grdr.  P  196.  960.  Gr.  Gr.»  passim; 
àKCÛer  TripeîHésycli.,  gort.  aKeùovTOç  serait  refait  sur  *àKriKOua 
d'après  l'alternance  ei\ri\ou6a  :  è\eijao|Liai.  Rapproclié  de  got. 
hausjan  v.  isl.  hoyra  'entendre'  depuis  Delbriick  KZ.  16,  271, 
p.  ex.  Zupitza  206,  Kretschmer  loc.  cit.,  Hirt  Ablaut  §  498, 
L.  Mever  I  44,  Uhlenbeck  Got.  Spr.  ^  76  (qui  hésite  entre  un 
primitif  *sm-hous-iô  >  àKoOu)  et  oik-  de  R.  ak).  —  L'étym.  de 
Kretschmer  est  rejetée  par  Bezzenberger  BB.  27,  145  sqq.,  qui 
évoque  lat.  ciistôs  'gardien'  gr  KÛboç  'gloire,  honneur'  v.  slav. 
cudo  'merveille'  gr.  kc  F)éuj  's'apercevoir,  observer'  [lequel  vient 
de  *crKoFéuj,  cf.  Buô-ctkooç]  skr.  kavih  'voyant',  ÔKeuuj  {à-<  sa- 
cf.  Xcii.just  et  sa-jiist  'sentir,  remarquer,  percevoir')  étant  plus 
ancien  que  okoijuj.  Cf.  Walde  Lat.  Wb.  s.  v.  auris,  cusfôs.  — 
La  base  est  tout  simplement  akous. 

ÔKpâriç  'qui  souffle  fort,  piquant'  (vent  du  nord  ou  de  l'ouest); 
adv.  àKpâei  TrXeîv  'naviguer  par  une  brise  fraîche'  <  dKpoç  + 
drmi  'souffler',  avec  allongement  de  la  voyelle  initiale  du  second 
membre  d'un  composé;  cf.  bucTâriç  'au  souffle  funeste';  ou  bien 
avec  â  dissimilé  de  ri,  cf.  dr|p  et  rie'poç  gén.  p.  17  n. 

aKpaïqpviîç  'pur,  frais;  intact'.  Etym.  inconnue.  <  *àK'e)pairo)- 
(p(a)vriç  'non  mélangé'  Lexx.  [!  ?]  —  <  ctKpoç  'aigu'  +  aïqpvriç 
'subitement'  Prellwitz  11  [!'?]  —  <  à-  négatif  +  *Kpaîcpvoç, 
qui  aurait  signifié  'blessure,  dommage',  et  dont  l'existence  et 
l'origine  ne  sont  pas  moins  problématiques  pour  L.  Meyer  I  59. 

àKpefAULJv,  -évoç  m.  'branche';  àKpejaoviKÔç  'semblable  à  une 
branche'.  Rattaché  à  dKpoç  'aigu'  depuis  Benfey  Gr.  Wurzellex. 
1  (  1 839)  158,  cf.  FlensburgStud.  auf  d.  Gebiete  d.  idg.  Wurzell)ild. 
(1897)  70,  Pas  très  sûr;  le  sens  de  'branche  qui  se  ramifie'  a 
été  forcé  pour  justifier  l'étymologie. 

aKpïPnç  'exact,  soigneux';  àKpipôuu  àKpipeùuj  'faire  exactement'. 
Etym.  erronées  de  Walter  KZ.  12,  413  et  L.  Meyer  I  59.  — 
Prellwitz  12  pose  à-  <  n  :  èv  +  '^krsg'J-,  cf.  got.  ând-hruskan 
'rechercher';  rien  n'est  moins  certain:  a7idhn(ska}i  est  obscur; 
Meillct  De  i.-e.  radiée  *MEN-  p.  25  se  demande  si  -hruskan 

1)  Déjà  Fick  BB.  1  (1ST7),  334:  *(iKa4-oO<;:  ôkoûiu  de  i.-e.  ak 
'être  ai"ii'  Jo!i;uisson  IF.  III  199. 


-     39     — 

n'est  pas  un  compromis  de  ^hJu.sl-an  et  '^/iirslau  lat.  poscO 
skr.  prcchâti  'demander'.  —  <  *àKpo-KpîPiiç  'examinant  avec 
acuité'  par  haplologie,  et  appartient  à  la  même  base  que  Kpivuu 
'examiner,  juger'  {-gU-  suffixal!'?)  pour  Walde  KZ.  34,  532.  — 
<  àKp-tp-r|ç  'qui  voit  avec  acuité'.  Base  ô{i)qV'  :  iqU,  cf.  ôiruuTTa  : 
TTapGevoTrimiç,  ttûjvuu  :  ttivuu  etc.;  pour  le  P  au  lieu  du  tt  attendu, 
cf.  att.  àpXapéç  dpXdpeia  ion.  à^Xapir)  :  gort.  àpXoTréç  à^Xoniâ 
Kaia^XaTTéSai;  le  motif  du  changement  tt  >  p  est  provisoirement 
inconnu. 

àKpodo)Liai  'entendre'.  Etym.  indiquée  s.  v.  ùkoijuj. 

aKpoç  'aigu';  ctKpiç  f.  =  aKpâ;  otKpiç,  -îboç  f.  'sauterelle'.  Etym. 
indiquée  s.  v.  dKaiva  I. 

aKTaivuj  et  àKTaivôuj  'mouvoir,  lever'.  Hypothèse  fausse  de 
Prelhvit/  12.  Rapport  certain  avec  aKTÔç  ptc.  de  ctTuu,  cf. 
aKÔXaaTOç  :  aKoXaaxaivuu,  àXacTiôç  :  àXacTTaivuu. 

àKxéa  et  àKii]  f.  'sureau'  (Sambucus  niger  L.).  Etym.  obscure 
(=  'à  feuilles  pointues'?  i.-e.  ak  Prelhvit/  12).  De  là  lat.  acte 
V.  h.  a.  attcih  atfuh  atah. 

I.  ÔKiri  f.-'blé'  terme  poétique  que  les  scoliastes  déjà  ont  rattaché 
à  aTVûiui  'briser'  et  interprété  comme  'blé  mouht,  fleur  de  fa- 
rine', mais  il  n'y  a  pas  de  trace  d'un  *F-.  Bechtel  Ion.  Inschr. 
p.  G()  et  Fick"*  1 .51 1  le  rattachent  (à-<im-)  à  lit.  iiùnlxciu  nùukyti 
'pétrir'  v.  slav.  moka  'farine'  skr.  mâcaté  'il  moud'  <  *m)tqetai 
gr.  |ud(T(Juj  'pétrir'.  Inadmissible  aux  points  de  vue  phonétique 
et  sémantique.  —  dKTr)  :  cypr.  dKoaid  lat.  acu.s  'balle  du  blé' 
gr.  ctxvri  <  *àK(îvâ  Mansion  Gutt.  gr.  62.  254,  mais  voy.  dKOCTTd 
(v.  slav.  Jçc?OT«/ 'orge')  et  dxvr)  :  gr.  dxupov  'paille,  chaume'.  — 
l\artant  de  dKTiv  Tpoqpri  Hésych.,  L.Meyer  I  4G  évoque  oîkoXoç 
'bouchée'  skr.  açnâti  'manger';  probable,  si  l'éfym.  d'aKoXoç 
est  correcte. 

II.  àKxri  f.  'côte  escarpée,  à  pic,  rivage  abrupt;  promontoire'. 
D'abord  rattaché  à  dTvD)ui  comme  prifiuîvoç  gén.  sg.  'ligne  de 
brisants'  à  pinvOm,  mais  ÔKiri  n"a  jamais  eu  de  *F-;  plus 
vraisemblablement  de  i.-e.  ak  aq  'être  aigu',  cf.  ctKpai  iiiôveç 
P  264,  J.  Schniidt  Die  Wur/.el  ak-  et  cf.  Persson  Wurzelerw.  96. 

ÙKiiç,  -îvoç  f.  'rayon'.  Skr.  aktùh  m.  'crépuscule,  obscurité,  nuit, 
lumière,  rayon';  lit.  anksf}  pruss.  angstainai  'tôt';  got.  nhticô 


—     40     — 

<*nytuô  v.\i>\.ôtta  v.  h.  a.  uhf a 'aurore'.  En  rapport  apo- 
phonique  (à-  <  n-)  avec  skr.  ndktam  'de  nuit'  duel  ndktâ\ 
voy,  VÙ2.    J.  Schmidt  P!urall)ild.  212  sqq. 

ctKuXoç  f.  'gland'  comestible  du  cliene.  On  a  .soupçonné  une 
parenté  avec  skr.  aç-,  açnàti  'manger',  p.  ex.  Sohnsen  KZ. 
34,  79;  voy.  aKoXoç. 

dKDpoç  'qui  n'a  pas  d'autorité,  de  valeur'.  Voy.  s.  v.  KÛpioç. 

àKuuKr)  f.  'pointe',  cf.  pour  la  formation  àYuuYn;  ctKUJV  'javelot', 
àKOVT(Z;ua  'lancer  le  javelot'.  Voy.  s.  v.  ctKaiva  I. 

CtKUJV  poét.  àeKuuv,  -ovtoç  '(|ui  ne  veut  pas'  <  *à-FeKUJv;  aKOÛ(Tioç 
poét.  àeKOiicriGç  'involontaire';  aKÔcri(a)  CIG.  1  1,  b  1  <  d /ieK- 
(Kretsehmer  KZ.  31,421  n.)  avec  h  reposant  sur  l'introduction 
secondaire  de  la  forme  d'initiale  absolue,  cf.  (ppoOpoç  <  *7Tpo- 
/?opoç  (.Sommer  Gr  Lautst   103). 

à\à(3aaToç  àXâpacripoç  m.,  àXdpaaTpov 'albâtre;  vase  d'albâtre; 
vase  à  parfums';  àXaPacTTÎTiiç  (XiOoç),  àXapacTTÎTiç  f.  'albâtre'. 
Prellwitz  12  traduit  'flacon  à  parfums'  et  pose  à-  négatif  +  Xa^q 
'manclie,  anse',  cf.  scol.  Arist.  Ach.  10.51:  ècrfi  bè  XqKuBoç  x\ 
oiTa  )Liq  è'xouaa,  qç  oùk  è'cTTi  Xa^écJGai.  —  Origine  étrangère: 
Cand)yse  envoie  au  roi  d'Ethiopie  iLiûpou  àXâpaaTOv  (Hrdt. 11120; 
exemple  le  plus  ancien);  Muss-Arnolt  138sq.  ramène  àXâpaarpoç 
à  l'arabe  al-Basrat  'pierre  de  Basra',  pierre  non  déterminée 
du  reste. 

àXa^Luv,  -ovoç  <  *c)7r7c?/o«- 'vagabond' ');  'charlatan,  imposteur; 
vantard,  fanfaron';  cf.  àXdo|uai  etc.  s.v.dXq. —  L'étym.  de  Prell- 
witz 12  (ail.  lump  'honnne  méprisable',  qui  est  du  reste  le  néerl. 
lomp  'chiffon,  guenille,  haillon',  avec  une  labiale  i -e.  et  non 
le  -gU-  que  doit  soupçoinier  Pr.  dans  -Iwv  <  '^-gUiôn)  est  con- 
trouvée.  Ilésychius  a  dXala*  aiaxpd  et  àXa^oveiiecr9ar  vpeu- 
beaôai.  q  aiaxOvea9ai.  TapavTÎvoi. 

dXaXq  pi.  dXaXaî;  dXaXqrôç  m.,  dXaXqTÙç.  -ùoç  f.  cri  de  guerre, 
de  joie,  de  douleur;  dXaXdZ^uu  'pousser  le  cri  de  guerre'.  Ono- 
matopée; cf.  j).  ex.  sUr.  (ilaict  are  ararê  inîerj. 


1)  Cf.  ■iiaïuin.  Bckkcri  Am-cd.  p.  ;^T4,  et  Suidas  s.  v.  'AXoItûv 
ovtI  toû  d\uj|nevoç.  'AXKaîo;  vl>fète  de  l'ancienne  coiiié(lie).  La  sup- 
l'Osition  de  iMeineke,  qu'il  iaudrait  lire  àXàZ'uv  (bar\  touèse  éolienne) 
it  attribuer  le  mot  aii  lyriiiue  Aleée,  est  toute  j^raïuite. 


—    41    — 

*à\àXuTH,  -UYTOç  f.  Nie.  Alex.  28  "palpitation,  oppression,  an- 
goisse'; formation  intensive  par  redoublement;  cf.  à\uKr|  sous 
àXuo)  et  àXuKTéo)  àXÛKiaZIiJU  'être  agité,  inquiet'. 

àXaàç,  'aveugle';  àXdïoç  'invisible'  Hippocr. ;  àXaoo)  'aveugler'; 
otXaujTLiç,  -voç  f.  'cécité';  àXaocyKOTTÛi  f.  'surveillance  aveugle', 
c.-à-d.  'vaine'.  <  *mlau6s  en  rapport  apopbonique  avec  i^eXeôç 
'vain'  pour  Prellwitz  12.  —  <  *<>husés  cf.  lat.  liiscus  'borgne' 
<  Housqôs  <  *Ieus-qô-s,  base  alètis.  Bq. 

àXa-nàlu)  è.l-a\auâl\jj  'détruire,  anéantir,  piller,  vider';  Xa-rrâZleiv 
'vider'  (restomac);  àXairabvoç  'faible,  cbétif;  Xarrapôç  'mou, 
flasque',  Xa-napâ  ion.  Xairàpri  f.  'défaut  des  côtes'  :  skr.  dlpah 
'petit,  médiocre',  lit. «/yi>^rs'affaiblir'«/j)»c/.v 'faible,  impuissant', 
néerl.  b.-all. /^'/''mou,  flasque,  fade',  ])()ur  Persson  Wur/elerw. 
170.  226. 

àXaaTÔç  ^)  boni,  'insupportable,  mauvais,  désagréable  <*(^/{^f/^- 
tô.s\  àXacTTëuu  's'indigner';  àXàcTTUjp,  -opoç  'mauvais  génie,  ven- 
geur du  crime,  fléau  ;  maudit,  exécrable'.  Cf.  skr.  rddhyati  'être 
soumis'  ptc.  raddhâh,  radlircîh  'pauvre,  mallieureux'  raddhû  m. 
<*radh-tar-  'dompteur',  russ.  îjad  'mauvais  outil'  îjodd.scij 
'faible,  inapte,  mauvais,  ])itoyable'  Ijadétï  'être  faible',  le  skr. 
ayant  dû  signifier  'être  faible'-).  Bq. 

âX^oç  n.  'douleur,  ciiagrin':  àXéYUJ  =  ak^Sy.  àXéEuu;  voy. s.v. àXé^uj. 

àXbaivuj  'faire  croître,  fortifier';  àv-aXbriç  'qui  arrête  la  végé- 
tation'; âXbo)aai  'produire  (KdpTTOuç)':  àXbi'iaKuj  'croître;  faire 
croître';  ctXBoiuai  'croître,  être  guéri'.  Lat.  alo  'nourrir,  élever' 
altus  'haut'  (cf.  gr.  àv-aXioç  'insatiable')  alimentum  alescô 
ad-uîtus  sub-oles  proies  ind-olês,  v.  irl.  no-t-aïl  'alit  te'  altram 
'nutritio'  irl.  ail  'csca'  (Fick-Stokes^  II  20),  got.  alpeis 
V.  b.a.  ait  'vieux'  got.  alip  s  'engraissé,  aixeuTÔç'  ags.  cdan 
'croître;  produire;  nourrir'.  Cnrtius^3ô6.  Ostboff  Etym.Par.59. 

àXéa  f.  'cbalour  du  soleil';  àXeaivuj  'échauffer';  àXeâZiuj  'être 
chaud';  dXeeivôç  'ensoleillé'.    Base  i.-e.  suel  'ardêre'  cf.  ags. 


1)  J'imagine  que  tel  est  l'accent;  la  croyance  à  un  à-  nég-atif 
aura  fait  déplacer  le  ton. 

2)  Le  rapport  skr.  râd/iyati  :  vns^.  Ijad  est  suggéré  par  Tlilen- 
beck  Ai.  Spr.  244. 


-     42     — 


Hirelan  T-tre  ardent'  for  sicaelan  'brûler'  sirôl  lourd  (chaleur)'' 
V.  11. a.  strillzzôn  'couver  sous  la  cendre  (flamme)  CFick  I^  580), 
lit.  si-(lù  stïlti  'couver  sous  la  cendre'  svïlus  'd'une  lueur 
vacillante'  lett.  swel'u  sirelt  'flamber'  swals  swola  'vapeur' 
(Solmsen  Uuters.  196. 248  sqq.),  cf.  eïXn  éXdvn  nXioç  et  Sommer 
Gr.  Lautstud.  111. 

ion.  dXeâ  f.  'abri,  refuge';  àXéo|Liai  àXeeivuu  'éviter,  esquiver, 
échapper;  àXeuuu  'écarter;  protéger;  esquiver;  ion.  dXeuupri  f. 
'action  ou  moyen  d'échapper';  àXûaKiu  <  *oiXuk(Jkuj,  cf.  fut. 
àXû£uj  aor.  fîXuEa'fuir;  errer  çâ  et  la,  s'agiter  avec  inquiétude'; 
àXuaKaZuu  'éviter;  fuir;  errer'.  Voy.  akx\;  base  i.-e.  alëu. 

àXéYw  àXeTiZ^uu  àXeTÔvuu  's'inquiéter  de'  :  lat.  neglego  d/ligo  dîli- 
gem  religio;  puis  gr.  dXTOç  n.  'douleur,  chagrin'  àXcTeivoç 
(<  *dJeges-no-s)  et  àXTeivôç,  buanXeTnç  'douloureux',  àXTeo) 
'souffrir'  lat.  algeô  àXTÙvuu  'faire  souffrir'  àXfn^iJÛv  f.  dXTnMa  u. 
dXTri(JiÇ  f-  'souffrance'  àXTnpôç  'malheureux';  àXé^uu  <  *dlégô 
dXTOç  <  *a7^o.9,  base  i.-e.  aleg;  le  degré  ultraréduit  dans 
Xa^eivà-  beivd  Hésych.,  v.  isl.  laJcr  lâl-r  'mauvais'  (Persson 
Wurzelerw.  220). 

dXeicrov  'coupe  à  boire' <*dXeiTFo-v,  cf.  got.  le}pu{s)  'vin  doux' 
v.h.a.  lui  'latex;  poculum',  lit.  lyfùs  lett.  Zi'^M* 'pluie'.  Schulze 
KZ.  29,  255.  Brugniaun  Ber.  d.  siichs.  Ges.  d.  Wiss.  1899, 
p.  210sq.  1901,  p.  92  n. 

dXeixriç  'coupable'  éol.  dXoîiiiç;  dXoixôç  'criminel';  dXiTaivu) 
's'égarer,  faire  une  faute';  dXmiiaujv  dXiTpôç  'coupable';  dXi- 
Tpaivuj  'se  rendre  coupable';  dXupia  f.  'méchanceté' :  v.  h.  a. 
leid  'affligeant,  désagréable,  odieux',  lit.  îéhi  lètèti  'troubler, 
exciter,  fatiguer'.  Fick''  I  533.  Schulze  Qu.  Ep.  249. 

dXeicpuu  pf.  dXriXiqpa  'oindre';  dXeiqpap  n.-;  dXeiqpa  n.  dXei)Li|ua  n. 
dXoicpîî  f.  'onguent;  poix'  (cf.  Théocr.  Vil  46).  Voy.  s.  v.  dXivu> 
Xeîoç  XiTTOç  XiTiapéç  Xmapiîç.    La  forte  aspirée  qp  est  d'origine 


1)  Ht'lbig-  Ep.  hom.  475  sq.  se  trompe  doublement  en  affirmant, 
que  «personne  n'a  encore  proposé  une  étyniologie  tant  soit  peu 
satisfaisante  poxir  âXçioov^'  et  qu'il  faiit  sans  doute  rechercher  l'origine 
de  ce  mot  dans  la  famille  des  langues  sémitiques. 

2)  Voy.  Helbig  Ep.  hom.  125. 


—     43     — 

secondaire;  lat.  adeps  'graisse'  oinlir.  aripes  arcpcs  ahl.  ])I. 
'adipibns'  <  gr.  âXeiqpa  (Walde  Lat,  Wb.  8). 

àXÉKTuup  dXeKTpuuuv'coq';  otXeKipûaiva  àXeKiopiç  f/poiile'.  Etyin. 
souvent  clierchée:  hypotlièses  de  Prellwit/,  14,  de  Lewy 
Fremdw.  11.  —  Kretsclmier  KZ.  3^,  560  a  reconnu  l'identité 
des  mots  àXéKTuup  àXeKTpuuûv  avec  les  noms  propres  liom.  'AXeK- 
Tuup  'AXeKxpuujv  <  àXéEuu  'écarter'  àXeErjTrip  àXKTtîp  lutteur';  le 
sens  de  ces  noms  héroïques  répond  au  caractère  belliqueux  de 
l'oiseau;  cf.  Me'iuviuv  un  nom  de  l'âne,  KaXXiaç  un  nom  du  singe, 
KepbuL)  un  nom  du  renard,  et  cf.  fr.  renard  <  Reinlim't. 

àXéHuu  'écarter;  protéger';  cf.  dXKri 'force;  défense'.  <*aleq- 
cf.  skr.  rdlxsati  'protéger',  ags.  ecdgian  'tueri,  defendere'  got. 
alha  ags.  ealh  v.  sax.  alah  'temple',  v.  lit.  ellcas  alkas  'bois 
sacré'  lett.  elks  'idole'.    Fick^  I  122.  035.   Zupitza  Gutt.  12S. 

àXéuu  'moudre';  dXriTOV 'farine';  dXéiai  XiGoi  'pierres  meulières'; 
àXeroç  et  àXexoç  m.  'action  de  moudre';  àXerpiç  f.  'meunière'; 
àXeTpeOuu  'moudre';  dXeupov  'farine  de  froment' <  *àXe-Fpov 
(Schulze  Qu.  ep.  225);  dXri(F)ap  pi.  àXi^aïa.  Arm.  alcnn  'je 
mouds,  je  broie'  alauri  <  "^alatrlo  'meule'  aJeur  'farine'  (non 
emprunté,  cf.  Hiibscbmann  Arm.  Gramm.  I  414);  skr.  ânuh 
'fin,  mince'  <  *«Z-?m-  (Fortunatov  BB.  6,  216.  Kubn  KZ.  30, 
355).  —  Fiek  BB.  5, 168.  ^  516.  II  212  rattache  àX-éuu  (àX- 
<*ml-)  à  la  base  weZ 'moudre',  d'où  lat.  molô  v.  irl.  meîim 
arm.  malem  got.  malan  lit.  maJù  mdlti  v.  slav.  meljq  mléfi 
gr.  ihijXXuu;  justement  critiqué  par  J.  Schmidt  Kritik  83. 

à\r]  f. 'course  errante';  dXdoiuai  àXaivuj 'errer';  otXrjTriç 'mendiant'; 
àXrixeiJUj  'errer  en  mendiant'.  Rapprochement  erroné  avec 
skr.  atati  atati  <  *«Z  tati  (cf.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  5).  —  Lat. 
amh-nlclre  ombr.  amholtu  'and)ulato',  lett.  aJût  aJûtîs  'errer, 
s'égarer'.  Fiek  BB.  2,  264.  Voy.  rjXeôç  r|Xâ(JKLU  ion.  àXeq 
àXaZiuQv  àXûuj. 

àXri6)îç  'non  dissimulé,  non  celé,  vrai,  authentique';  otXiT96(a)ia, 
ion.  àXiiGein  f.  'vérité'  <  à-  négatif  +  *Xfi9oç,  dor.  XâOoç  u. 
(Théocr.  XXIII  24)  'oubli',  cf.  Xaveâvuu. 

ion.  dXriç  'rassemblé,  réuni  en  un  corps  compact'  =  att.  ciGpôoç, 
cf.  éol.  doXXriç;  gr.  eïXXuu,  dXiç,  uXia,  mycén.  âXiaia 'assemblée', 
AXiaîoç  nom  d'un  mois  à  Dréros  (cf.  pour  le  sens  delph.  etc. 


—     44     — 

'ArreXXaîoç  ),  aXiaKTiîp  lieu  de  rL'iiuion  àTareiito,  âXiacfua 'assem- 
blée'(Pliintia,  Ag-rig-ente);  'décret'  (Rliêgion),  arcad.  àXiacriaî, 
arg.  âXiacrcTiç  (=  att.  fiXiaaiç);  voy.  s.  v.  fiXiaia. 

ctXîpaç'  veKpéç,  àXipavTCç*  oi  veKpoi.  Etyni.  inconnue.  Hypo- 
tlièse  de  Joliansson  Nord.  Tidskr.  f.  Fil.,  N.E.  VIII  214sqq.: 
gr.  ôXÎTOç  lit.  J'iijà  'maladie'  got.  Jeik  'corps,  chair'  signalée 
sans  conviction  par  Persson  Wur/clerw.  15,  critiquée  par  Zu- 
pit/,a  Gutt.  lG3sq.  —  Rattaché  i)ar  Lewy  Frenidw.  5 sq.  aux 
noms  propres  'AXi^aç  'AXéi^aç  'AXûpri,  lat.  alhus  gr.  àXqpôç, 
«les  morts  étant  blêmes,  blancs»  [!?]. 

àXipbùeiv  'se  plonger  dans  la  mer'  Ilésych.  Etym.  Gud.  On  a 
conclu  à  l'existence  d'un  *pbùuj  =  bûoi  's'enfoncer,  qu'on  a 
voulu  trouver  dans  lat.  ini-buo,  cf.  Fick  BB.  5,  352.  Bugge 
BB.  14,  61.  Très  douteux.  —  Brugmann  KVG.  470  n.  et  Walde 
Lat.  Wb.  2  s.  V.  abdomen  songent  à  une  composition  avec 
*{a)p{o),  dXi-pbvjeiv.  Incertain. 

«XiYKioç  'semblable  à',  paraît  provenir  dune  base  (di{ù  q.  cf. 
V.  slav.  lice  russ.  UJxû  'visage',  v.  slav.  zCdo-lik-û  'méchant' 
liclnû  'beau'  raz-licïnû  'différent'  licitl  'formare'. 

att.  àXivbéuj  'tourner',  contient  une  forme  de  la  base  suel 
'tourner'  (cf.  éXicraui  etc.^,  qui  alterne  avec  uel  (lat.  volvô 
V.  slav.  ra///*/ 'rouler'  -àYm.glem).  Voy.  SolmsenUnters.  229sqq. 
Sommer  Gr.  Lautstud.  111. 

àXiveiv  Hésych. 'oindre',  aor.  àXîvai;  cypr.  ivaXivriv  =  elaaXeiqpeiv; 
épid.  âXivaiç  =  âXeiipiç;  lat.  Uno  pf.  lèi^i,  skr.  linâti  v.isl.  Una 
'oindre',  v.  irl.  le-n'ini  'adhaereo',  base  alei.  ^'o\.  Xeîoç  'lisse' 
XÎTTa,  XiTTOç  'onctuosité'  (et  non  'graisse')  XiTtapéç  'onctueux' 
àXeiqpo)  'oindre'  et  cf.  Persson  Wurzelerw.  5.  49.  232. 

«XiE,  -Koç  m. 'bouillie  (répeautre'(Ath.).  Emprunté  au  VàX.tûka 
(halica)  m/sensV  Non  parent  de  lat.  alo  'nourrir',  comme  'mets 
nourrissant'  (étym.  de  Corssen).  Walde  Lat.Wb.  19  songe  à  une 
parenté  de  lat.  aJica  avec  alafernus 'nerprmv:  problématique. 

âXioç  'vain':  àXiûJcrai  'rendre  vain'.  N'a  jamais  eu,  contre 
L.  Meyer  I  302,  de  F-;  cf.  N  410.  E  104;  dans  m\v  aXiov  A  376, 
|aiv  est  long-  de  par  sa  position  devant  la  césure  penthémimère. 
Cf.  Sommer  Gr.  Lautstud.  98.  Sans  doute  parent  de  gr.  r|Xi0ioç 


—     45     - 

'vain'  r\\eôç  'insensé',  mais  l'esprit  nule  de  ce  mot  homérique 
s'explique  mal. 

â\iç  'eu  foule,  suffisamment' <  *FaXiç  cf.  Hom.,  et  Hésycb. 
TàXr  iKàvov  orclin.  rapporté  à  R.  Fe\-  'presser'  (cf.  eïXai). 
Sommer  Gr.  Lautstud.  112  ne  croit  pas  que  cette  racine  doive 
être  séparée  de  R.  Fe\-  'tourner',  cf.  pour  le  sens  fr.  enlacer; 
l'esprit  rude  s'expliquerait  pas  la  forme  accessoire  suel  (cf. 
éXiOGvj);  ou  bien  â\iç  <  *aFaXiç  base  suel,  v.  b.  a.  swëllan 
'gonfler'. 

àXicr-féuu  'souiller';  àXiayrifia  n.  'souillure';  le  groupe  -cTf-  est 
énig-matique;  rapport  possible  avec  otXiveiv. 

dXi(TK0|uai  <  ■^FaXiO'KO)Liai  arcad.  FaXovT(o)iç  GDI,  24,  'être  pris'; 
aXuuaiç  f.  'prise';  àXuuTÔç  'j)ris';  tbcssal.  FaXi(J(JKëTa' i)  Hoff- 
mann Gr.  Dial.  II  n°  5:  got.  icïlwan  ^piller'.  A  pris  son  esprit 
rude  de  aipeîv  et  de  éXeîv,  qui  n'ont  jamais  eu  de  F;  l'aspiration 
n'est  peut-être  qu'attique  (Sommer  Gr.Lautst.  101);  cf.  eïXuuTeç 
<*èFeX-  (Solmsen  Unters.  281).    Base  eiiel. 

àXîqpaXoç"  bpOç  Hésycb.,  apparenté  à  v.  slav.  lipa  lit.  le'pa 
l)russ.  lipe,  gall.  llwijf  (<  Heipmâ-  Heimtl-  d'où  angl.  lime- 
tree)  'tilleul'.  Bezzenberger  dans  Fick-Stokes'^  Il  242. 

âXivjj"  TTÉTpa  Hésycb.  Voy.  s.  v.  aiYiXivy  et  Solmsen  Unters.  73  n. 

I.  àXKri  f. 'élan',  animal  (Pausanias):  v.  b.a.  ëllio  elalio  ail.  elclis 
lat.  alces  alce,  russ.  losï  'élan',  skr.  fct/ah  'mâle  d'une  sorte 
d'antilope'.  J.  Scbmidt  Vok.  II  146.  Curtius-'  132.  Bersu  184. 
Zupitza  Gutt.  188. 

II.  àXKiî  f. 'force' (voy. àXéfcoi);  dXKi|uoç 'fort';  aXxapn. 'protection'; 
àXaXKÊÎv  'écarter';  àXKàGo)  'aider';  è'-rraXHiç  'rempart,  défense'. 
Got.  alhs  v.  sax.  aloh  ags.  alh  ealh  'temple'. 

àXKULuv  'martin-pêcbeur';  lat.  alcëclo;  att.  àXKuuûv  par  étymologie 
populaire  (otXç  +  Kuëuj  pour  Forstemann  KZ.  3,48.  Tbompson 
Greek  birds  28-32).  —  Pour  Brunier  KZ.  34,  362  cf.  skr.  ardh 
arTxdh  'rayon'  gr.iiXéKTuup  dXeKTUjp,  ail. r/7<7rts^e?''pie',lil t. 'oiseaux 
chatoyants',  i.-e.  alek  alk.  Invraisemblable.  Cf.  àXéKTiup.  —  De 
Saussure  MSL.  VI  75  sq.  a  rapproché  àXKÙujv  (  <  *aFaXKuuuv) 
de  v.  h.  a.  swalawa  ags.  swealwe  v.  isl.  svala  (<  '^sualguôn-) 
'hirondelle',  ce  qui  est  phonétiquement  correct,  et  a  été  admis 
par  Noreen  Urgerm.  Lautl.  18U,  qui  n'indique  pas  sa  source^. 


—     46     — 

et  Zupitza  70;  nié  par  G.  Meyer  =*  326.  —  Xiedemiann  IF.  X  238 
cherche  à  concilier  lat.  alcèdo  et  les  formes  germaniques.  — 
Solmsen  Archiv  f.  slav.  Pliilol.  XXIV  575  préfère,  avec  Tor- 
l)iornsson  Upsala  Univ.  Arsskr.  1902,  p.  26sq.,  en  rapprocher 
riiss.  solovéj  tchèq.  slaml-  pol.  shiviJc  etc.  <  slav.  '".wlvijî  'ros- 
.signol',  y.^\a\.  slovij  icf.  pruss.  .vo?om;w;  rusa,  solovéj 'jaune 
isahclle''  (cf.  gr.  x^iJuprjîç  àribuùv). 

àXXctç,  -âvTOç  m.  'saucisson  (à  l'ail)';  àXXâvTiov  dim.  Moeris, 
Thom.M.Prellwitz  15  y  a  vu  *àXXa-FevTç,  apparenté  «peut-être» 
au  lat.  alliuni  âlium  'ail',  mais  àlium  alum  <  *an-slo;  cf. 
ani-mus  v.  slav.  qchati  'avoir  une  odeur';  cf.  Vanicek  Lat. 
Spr.  12.  WaldeLat.Wb.  19. 

àXXdTTuu  'échanger';  àXXaY»!  f.  'échange';  dtXXriYopia  f.  'expression 
figurée';  voy.  ctXXoç. 

âXXiE  f.  et  dXXriS  'manteau  d'homme',  mot  thess.,  d'où  lat.  âlicula 
'petit  manteau  ou  caban'  avec  influence  étyra.  à'âla.  Saalfeld 
Tens.  It.-gr.  42.  Walde  Lat.  Wb.  19. 

àXXob-aTTÔç  'étranger'.  -aTTÔç  <  *-)iql>os  cf.  long-lnquus.  Voy. 
Wackernagcl  KZ.  27,  89  sqq.  Bezzenberger  BB.  4,  337  sqq. 
Schmidt  Pluralbild.  245.  Richter  IF.  IX  233. 

âXXojLiai  'sauter'  <  *(JaXiofiai.  I.-e.  selêi  'mouvoir'  lit.  sein  inf. 
seletr&e  glisser'  lat.  sallre.  Hirt  Ablaut  §  468. 

âXXoç  'autre',  cypr.  aîXoç;  àXXi'iXujv,  dor.  àXXdXoiv  pronom  réci- 
proque (*àXXoç-àXXov,  duel  *àXXuj-àXXuj  etc.,  àXXa-àXXâ  d'où 
par  contraction  *àXXâXX-,  puis  àXXâX-  par  dissimilation;  cf. 
Wackernagcl  Delmungsgesetz  p.  31  sqq.  Brugmaun  Jbb.  f. 
klass.  Philol.  1887  p.  105  sqq.  Solmsen  Unters.  286.  Arm. 
ail  (Hubschmann  Arm.  Granim.  I  417)  lat.  alius  gaul.  allo- 
dans  Allo-hï-ocjes  'AXXô-xpiTeç  v.  irl.  a'ie  (Fick-Stokes*  II  22) 
got.  aljis  'un  autre',  "^'iil-ws  <  ^'a-lios  par  déjjlaccment  de  la 
frontière  sy  lia  bique  ^).   Hirt  Handbuch  162. 

âXoH  auXaH  iJuXaS,  hom.  oiXt  f.  'sillon';  lac.  eùXaKa  'charrue': 
lit.  velkh  vilkti  v.  slav.  vlèlq  vlésti  'tirer'.  Voy.  Solmsen 
Unters.  258-261.  <  *àFXaK-ç  *èFXaK-a. 


1)  <:^ali-os  ci.h\t.ali-qiiis,alfer<j^ali-ter.  Sommer IF.XI  1  sqq.(!?) 


—     47     — 

dXTTVicTTOç  superl.  d'àXTivôç  (cf.  èTtaXTTVÔç  'désiré')  Me  plus 
désiré,  le  plus  doux,  le  plus  charmant';  cf.  *FéXTTUj  lat.  volup. 
Curtius''  264.  Perssoii  Wurzelerw.  51  et  voy.  Van  Herwerden 
Lex.  suppl.  45. 

«Xç  m.  "sel;  f.  mer';  âXeç  =  lat.  salés \  cf.  àXi-irôpcpupoç  'teint 
avec  le  pourpre  de  mer'  àXi-eûç  m.  "pêcheur'  âX-|ur|  'saumure' 
àX-|uup6ç  'salé';  àXo(J-ùbvr|  f. 'fille  de  la  mer'  contient  le  j;-énitif. — 
"AXuç  fleuve  (Bug-ge  KZ.  32,  81;  :  arm.  al  (Htibschmann  Arm. 
Gramm.  I  414)  lat.  sàl  v.irl.  salami  v.  slav.  solî  lett.  sais  got. 
V.  isl.  V.  sax.  sait,  cf.  v.  sax.  sultia  v.  h.  a.  sulza  'eau  salée'. 
Paradigme  i.-e.  *sâld  gén.  '-^saines.  J.  Schniidt  Pluralbild.  182. 

à X croc  n.  'enceinte;  bois  sacré;  bois'.  On  a  posé  *FaX(Joç  <*FaXT- 
Foç  et  comparé  ail.  loald  (p.  ex.  Kluge'''  413),  mais  dXcroç  n'a 
jamais  eu  de  F.  —  Pedersen  IF.  V  56  en  rapproche  v.  slav.  lésii- 
'forêt'  <  *elsû.  —  Hoffmann  BB.  25,  106  pose  un  primitif 
*àXKioç,  cf.  got.  alhs  etc.  'temple',  repris  à  propos  d'âXKri  II.  — 
Il  convient  de  poser  dXaoç  <  *àXTioç  i.-e.  *alqUios  cf.  "AXtiç 
nom  de  l'enceinte  sacrée  d'Olympie  ^). 

àXuKTOTiébii  f.  'entraves  qu'on  ne  peut  briser' <  à- négatif + 
XuKToç  ptc.  de  *li(g-  skr.  rujdti  'briser'  rôgali  m.  'défaut,  mala- 
die' +  TTCb-    cf.  TTOÙÇ. 

dXuç*  pxàpri  <  i.-e.  alëu  cf.  v. slav.  ludû  serb.  lûd  'fou',  g-ot.  rtuts 
'hypocrite'  lutôn  'tromper'.  Hirt  Ablaut  §  51U. 

dXuaiç,  -euDç  f.  'chaîne,  lien'.  Origine  incertaine. 

dXûuu  <  *àXucr(i)uj  'être  hors  de  soi';  dXucriç  f.  'inquiétude'; 
dXuç,  -uoç  f.  'vie  errante  et  désœuvrée';  àXÛKri  f.  'trouble,  an- 
goisse'; àXécrauu  'être  agité'  :  skr.  rosati  Schulze  Qu.  ep.  310  sq. 
Lagercrantz  89.   Voy.  dXri. 

dXcpa  <  hébreu  'c7/e/';  hébreu  'elef  {*\(lf)  =  'bœuf. 

àXqpri  f. 'gain';  àXqpàvuu  'gagner',  -cp- <. -gVh-.  Lit.  rt/^à  pruss. 
algas  gén.  'salaire',  skr.  arghdh  'valeur,  prix'  drh-ati  'mériter', 
de  Saussure  Mém.  277  n.  2.  Frohde  BB.  3,  12.  Fick  I  ^  5. 
Bechtel  Hptpr.  389. 


1)  «Rien  n'empêche  de  poser  v.  s\a.v.  lèsu  <C*('If.sos;  une  alter- 
nance elt-  :  îcdt-  rappellerait  *ers-  :  *tcerii-,  qui  est  siir;  ail.  icahl  peut 
<lonc  être  parent.»     Meillet  (N.  de  eorr.). 


—     48     — 

àXqpi,  aXcpiTOV  'farine  d'orge'  lac.  àXicpaTa-  àXqpiia  r\  dXeupa^ 
avec  i  épenthétique  (gén.  *âX(paTOç  <  *ô.\cpn-  :  dXcpi  =  skr. 
^en.asfhndh  :  ctsthl  EhrliehKZ.38,05).  Alhan.er^j  {el'bi)'oYgé'. 
G.  iMeyer  Alb.  Spr.  94. 

àXqpôç  m/tacbe  blanche  sur  la  peau"";  àXcpoùç'  XeuKOÛç  Hésych. 
àXuucpôç'  XeuKOç  id.  Lat.  albus  oBq.Alafate7'7iiim'A\ïatevnovim\' 
ombr.  alfer  'albis',  v.  h.  a.  elbi^  'cygne',  v.  slav.  lebedî,  arm. 
alauni  'colombe'.  Buggc  KZ.  32,  1.  Pedersen  KZ.  38,  313. 
Osthoff  IF.  VIII  64sqq.  Walde  Lat.  Wb.  17. 

ép.  à X LU  11  f.,  att.  âXujç  gén.  -uu  'aire  à  battre  le  grain;  jardin, 
vignoble';  àXoiàuu  àXoctuj  'battre  en  grange'.  <*àXujFri,  cf.  cypr. 
àXFuj  gén.  sg.  (et  non  ace.  <  *àXFoa  <  *àXFoia  avec  Hoffmann 
Gr.  Dial.  I  71.  157.  195.  217).  Skr.  Icwah  'coupant,  taillant' 
lunâti  'couper',  protonord.  */«(«-  <  Hôua-,  d'oii  finnois  luuva, 
sucd.  mod.  dial.  lugge  (gr.  dXuuFrij  v.  suéd.  lô  (gr.  *dXuûç)  'aire' 
(Noreen  Abriss  33.  35.  41).  Un  *àXujFià  est  conservé  dans 
àXoduu  TiaTpaXoiaç  juiiTpaXoiaç,  cf.  Bally  MSL.  XIII  11  sqq. 

àXuuTriit,  -eKOç  f.  'renard'.  Skr.  lôpâçdh  arm.  aluês <C^alOpeku- 
(Hubschmann  Arm.  Gr.  I  415  bibliogr  )  bret.  louarn  <  celt. 
Huperno-.  (Henry  Bret.  mod.  189.)  A  noter  la  difficulté  de 
r  u)  en  regard  de  Y  ou,  Vu  des  autres  langues. 

d)a  a 'ensemble' <*sm'"a^).  Voy.  d-  copulatif,  eîç,  ôjaoç.  Base  sem. 

d|iia6oç  f.  'sable' <  *d|Lia9oç,  *(Ja)aa0oç-,  à)Lia9i)viu  'pulvériser': 
V.  h.  a.  saut  v.  isl.  sandr  ags.  sqnd  ail.  dial.  sampt  'sal)le'; 
lat.  simila  'fleur  de  farine'.  Kretschmer  KZ.  31,  42U^).  Voy. 
i|jà|Lia0oç  vjjdjuiuGç. 

hom.  d|uai|udKeT0ç  'irrésistible',  cf.  d|uaxoç  djaàxcTOç  djadxnTOç. 
Etym.  et  signification  erronées  dans  Prelhvitz  17.  d-  est  négatif. 


1)  La  nature  d'à  final  est  ambiguë;    c'est  a  ou  autre  chose. 

2)  Kretschmer  KZ.  29,  170  (=  Gr.  Vaseninschr.  22).  31,  420 
rapproche  de  *à|Liaeoç  le  nom  d'une  Néréide  Hainaeôi  d'un  vase  corin- 
thien (Caeré-Louvre)  GDI.  3137;  Maas  IF.  I  168  (1892)  interprète 
justement  'qui  court  avec  d'autres',  cf.  les  autres  noms  du  même 
vase  Aîôi  et  Fîôi  (voy.  s.  v.  6iujkuj  Fleiuai);  S.  Reinach  Vases  peints  I 
(1899)  p.  311  lit  à  tort  VaiaaBoç  Çu^aTOCa,  et  Fioi  n'est  pas  une  ex- 
clamation; Pottier,  Vases  antiques  du  Louvre,  I  (1897)  p.  59a  (E  643  et 
pi.  51),  cité  par  S.  R.,  avait  lu  exactement  BAMAOO^  9VM.M00A 
F;::0^  KhBOP...  PA  ^OZA. 


—     49     — 

■}jiai-  intensif,  et  l'on  peut  supposer  une  alternance  k  :  x,  cf  ion. 
(lor.  lesb.  béKO|iiai  :  att.  bexoiuai. 

â|ua\Xa  Snpli.  à|U(i\r|  Atli.  f. 'gerbe'  :  lat.  ampla  <  '^amala.  \oy. 
à|L.iâuj. 

à|ua\6ç,  att.  à)uaX6ç  'doux,  tendre,  faible';  d|ua\6uj  àjuaXbùvuj 
'affaiblir,détruire'.  Cf.|uaX-9aK6ç'doux,faible',|uà\-9ujv'efféminé, 
laaX-aKÔç  'mou';  àupXuç  'énioussé';  juOliXuç  'affaibli,  émoussé'. 
Skr.  w«V-cZA«-^z 'nég'liger'  rin-dàh  'doux,  tendre,  faible':  ag?. 
milde  v.h.a,.  milti  'doux'  got  mildipa  'douceur';  lat.  mollis 
<^*molduis \  bret.  raod.  divalô  'non  tendre,  rude,  laid'<r//-}- 
*malv-  <  protoeelt.  *mal-awo  'mou',  gall.  maliroden  'linia(;on' 
(Henry  Bret.  mod.  102.  198);  v.  slav.  mladii  'doux';  gr.  juéXbui 
'adoucir,  fondre',  got.  ga-7nalteîns  'dissolution'  ags.  meltan  'se 
résoudre,  fondre'.  Persson  VVurzelerw.  46  sq.  Brugmann  IF. 
VI  103  n.  (àiaaXbOvoi:  pXab-apoç 'lâcbe';  voy.  ce  mot).  Ostlioff 
IP.VI  5sq.  Etym.  Par.  51. 

d|uàvbaXoç-  àqpavr|ç  (Alcée fr.  123)  <  *d[|uaXbaXoç ?  otiiavbaXouj * 
àcpaviZluj  cf.  à^aXbuvuu.  Brugmann  Gr.Gr.-  72.  Grdr.  I  -  437.  — 
Pour  Lewy  Fremdw.  1 14,  à-  protbétique[!?]  et  juàvbaXoç 'verrou', 
donc  'verrouillé,  enfermé,  invisible',  l'une  et  l'autre  étymologic 
étant  peu  convaincante;  à-  appartient  à  une  base  amd^ndi?), 
voy.  fidvbpa  'enclos,  parc';  le  sens  de  'parqué'  s'impose. 

a|LiaEa  f. 'cbar' à  (juatre  roues,  s'opposant  à  l'âpiua  ou  ôxea  à 
deux  roues;  cf.  Z  487  =  e  27.');  a  désigné  tout  d'abord  le  châssis 
de  ràmîvri,  par  opposition  à  la  Tteipivç  ou  banne;  <  d)LiaHa 
(KUKXa)  'roues  attachées  à  l'essieu'  (skr.  âl'sah  lat.  axis  v.  slav. 
o.û  lit.  aszis  gall.  echel  v.  irl.  qxoll  ags.  eax  v.  h.  a.  (ihsa  : 
gr.  dEuJv)  ;  ce  nom.  pi.  n.  d'un  adj.  d|LiaHoç  (cf.  boni.  paOùXei|uoç  : 
Xei|uu)v),  d'autant  qu'il  se  construisait  avec  le  sg.  du  verbe, 
a  facilement  passé  dans  la  déclinaison  des  féminins  en  -a. 
Kretscbmer  KZ.  39,  549  sqq. 

à|Lidpâ  f. 'tranchée,  rigole,  fossé,  conduite  d'eau';  à|uap€uiu  'irri- 
guer'. V.  isl.  mœrr  v.  sax.  inôr  v.  h.  a.  miwr  ail.  moor  'marais' 
V.  fris,  mar  'fossé'  (Fick*  I  507)  ou  lat.  mare,  gall.  more 
V.  irl.  miiir  'mer',  got.  mari-saiws  'lac'  marei  ags.  mère 
V.  h.  a.  mari  ail.  meer  'mer',  lit.  mârés  f.  pi.  'le  Curisch-Haff 
V.  slav.  morje  'mer'.    Fick    ibid.   Prellwitz    18    avec    doute. 

4 


-     50     — 

Kl  lige*'  204  (gr.  'Ajuqpi-iLtapoç  fils  de  Poséidon)  avec  doute.  — 
Les  sens  cadrent  mal  et  aucun  mot  de  la  famille  de  lat.  mare 
n'a  de  voyelle  avant  m.  La  première  hypothèse  est  à  tout 
prendre  plus  séduisante. 

à)adpaKOç  m.  -ov  n.  'marjolaine'  (Origanum  Majorana  L.)  >  lat. 
amaracus  -îi/n,  d'où,  par  ctymologie  populaire,  moy.-lat.  majo- 
rana etc.  Etym.  inconnue;  patrie  :  Afrique  septentrionale. 
Hypothèse  dans  Lewy  Fremdw.  43. 

ctiLiapTâvuu,  aor.  2.fî|LiapTov  éol.iïiuppoTOV  ^)  'manquer,  se  tromper'; 
à|LiôtpTrma  n.  à)uapTia  f.  à|uapTuijXr)  f.  'erreur';  vriiuepiriç  'infail- 
lible, certain'.  Lit.  mirszth  ""oublier,  négliger',  skr.  m('sa  'vaine- 
ment; erronément'  mrsyati  'oublier,  négliger'  (Frohde  BB. 
20,  215  sq.),  V.  irl.  co  numerad  'qu'il  trahisse'  mrath  moy.-irl. 
hrath  'tromperie,  trahison'  v.  bret.  hrat  bret.  mod.  barad  gall. 
bradcovn.bras'tviihison^eic.  Voy.Osthoff  IF.  VIII 11  (bibliogr.); 
les  rapports  avec  lit.  et  skr.  ne  sont  nullement  sûrs;  cf.  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  231 .  Henry  Bret.  mod.  27.  —  Sommer  Gr.  Lautst. 
30  sqq.  38  coupe  à-fiapxàvuj  <  '-'à-hyiapT-  <  *asmarf-  <  •%- 
-smrt-,  base  smer,  cf.  KOtcfiuopoç  •  bûatrivoç  Hésych.  <  *KaT- 
cTiuopoç  (Schulze  KZ.  29,  262  n.),  riiuopoç*  d|Lioipoç  <  *à-(J)aop-, 
illuopiç'  ècriepriiuévri.  AiaxôXoç  Niôpr)  dor.  i^iuôpiEev  d|uoipov 
€TToiricrev  Hésych.  (Fick  BB.  11,252.  Hoffmann  Gr.  Dial.  III 
318.  582.  Van  Herwerden  Lex.  Gr.  353).  Ce  rapprochement 
est  des  plus  douteux. 

à|uapij(jcruj  'étincelcr,  briller' <  *à|LiapuKiuj;  à|Lidpu-f|ua  n. 'éclat, 
scintillement,  mouvement  rapide';  à|uapuYn  f.  (ép. -0-)  'scintille- 
ment, pétillement'.  Skr.  mâric'ih  'rayon  de  lumière';  lit.  mérliu 
niérl'ti  'cligner  de  l'oeil'  mlrksnis  'regard'  mirksiu  'clignoter' 
brëkszta  brëksti  'poindre'  v.  slav.  brézgil  'aurore';  got.  maurgins 
V.  sax.  morgan  v.  isl.  morgenn  'aurore'  brah  'scintillement, 
clignotement'.  Fick  BB.  5,  167.  Bezzenberger  BB.  17,  22'2. 
23,308.  Johansson  KZ.  30,  445  sqq.  Noreen  Abriss  141.  Zu- 
pitza  Gutt.  136.  Solmsen  KZ.  34, 28  (qui  combat  le  rapproche- 
ment). Ilirt  Ablaut  §  241  (qui  ramène  les  mots  non  grecs  à  une 
base  merêk  en  hésitant  à  y  joindre  àinapûcrauj  «dont  l'u  n'est 


])  L<a  vraie  forme  éolienne  ne  peut  être  qu'aupporov. 


—     51     — 

pas  explicable  >,  mais,  dans  le  voisinage  de  la  gutturale  sourde, 
u  représente  souvent  une  voyelle  atone  dont  la  couleur  est 
sensiblement  différente  dans  les  langues  congénères).  Voy. 
aussi  s.  V.  juapjLiaipuj  |uàpjLiapoç  |uap|uapuYn. 

■à^avpôç  'sombre'.  Voy.  juaOpoç  |uaup6v.  L'a-  n'est  pas  prothé- 
tique,  mais  fait  partie  intégrante  de  la  base. 

•dor.  à|LipXaKicrKuj 'j,  att.  à)UTT\aKi(JKuu  'faillir';  pXdg,  -aKÔç  "mou, 
indolent'.  J.  Scbmidt  KZ.  37,  28.  29  tient  le  tt  pour  primitif, 
de  même  que  dans  dor.  'AjUTipaKia  :  att.  'Aju^paKia,  et  repousse 
l'étym.  de  Bloomfield  Am.  J.  Pbil.  VI  46  sq.  et  .Jobansson  IF. 
Il  38  :  skr.  mUcchati  "bégayer'  v. slav.  mlûcati  ""se  taire';  pXdH 
se  rattacbe  fort  bien  à  juaXaKÔç;  l'étymologie  du  verbe  est  in- 
certaine; celle  proposée  par  Prelhvitz  18  (arm.  melkh  'péché') 
n'est  pas  reprise  par  Hiibschmann  Arm.Gramm.  1473  (voy.  s.  v. 
|ué\eoç  'vain'). 

à  |Li  p  X  i  a  K  uj,  ÉE-a|LipXôuu,  àjupXûvuu,  à)npXuôuu  'avorter' <*à|aX-i(TKUJ  etc. 
Cf.  iLiéXeoç  'vain,  infructueux,  vide',  lit.  mîli/ti  'manquer'.  Fick 
KZ.  20,  1G9. 

àjLipXiiç,  -eîa,  -u  'émoussé';  àjupXiivuu  'émousser,  affaiblir";  à^i^Xu- 
ujTrriç  d|upX-ujTTÔç  à|upX-uji|;  'njyope';  à|upXuuuao"uu  'être  myope'. 
àjupXuç  <  "^à^X  uç  cf.  àjuaXoç  'mou,  tendre'. 

«luPujv,  -(juvoç  m. 'toute  saillie  arrondie;  bord  arrondi  d'un  vase, 
d'une  coupe'.  Etym.  obscure.  On  a  souvent  comparé  le  lat. 
umho,  dont  les  sens  paraissent  un  peu  éloignés;  dans  cette 
bypotbèse,  ctjupuuv  se  rattacherait  à  ôiuqpaXôç,  ce  qui  n'irait  pas 
sans  difficultés  phonétiques;  cf.  ô|uqpaXôç  <  i.-e.  owo&^  (Hirt 
Ablaut  p.  131);  le  rapport  d|upujv  :  àva-paivuu,  proposé  en 
première  ligne  par  Prelhvitz  18  est  plus  invraisemblable  encore. 

à|ué0uaTOç  'amétbyste'  <  à  négatif -f-  peGùuu;  la  pierre  passait 
pour  préserver  de  l'ivresse.  Prellwitz  18.  Lewy  Fremdw.  58  sq. 

«laeipuj  <  ^ameigU-  'échanger',  moy.  'échanger,  donner  en 
écliange,  remplacer';  à|Lioipr|  f. 'échange'.  ■^-  <  -gV-.  Cf.  lat.  mi- 
grdre,  v.  slav.  mlglivû  'mobilis'  (Fick  BB.  6, 213),  skr.  ni-mayah 
'écliange',  gr.  sic.  )lioîtoç,  lat.  meâre  com-moinis  comniûnis, 
got.  ga  mains  'commun',  v.  slav.  mena  'échange,  changement' 

1)  Les  niss.  ont  tantôt  tt  tantôt  p. 


—     Ô2     — 

lit.  mainas  'troc'  lett.  mlju  mi-t  'troquer'.  Persson  Wiir/.elerw, 
15.  28.  156. 

àjaeivujv  'meilleur'.  Possédait  la  vraie  diphtongue  €i  (Kiibuer- 
Blass  Gr.3 1  565.  Hoffmann  Gr.  Dial.  III  389.  425j  et  ne  peut 
être  pour  *à)LieviuLJv,  mais  vient  d'un  thème  *à)aei-vo-;  cf.  Brug- 
maun  Ber.  d.  siiehs.  Ges.  d.W.  1897,  p.  196.  Lat.  amoenus. 
Hirt  Handbuch  295.  Walde  Lat.  Wb.  27. 

à)LieipuiJ  'exclure  de  la  participation'  <  à-  négatif  +  )aëp-oç; 
à-fie'pbuj,  aor.  ion.  rj)aepO"a  <  *a|uepT-aa  'priver'  <  *àiiéplix) 
*à)uepb-iuj. 

dtpéXYUu  'traire'  (cf.  Pou-poXYOç);  àuoX-feûç  m.  àpeÂKTiip  m.  'vase 
à  traire'.  Lat.  mulgeô  mulctra  mitlcO,  alb.  injel'  (G.  Meyer  Alb. 
Spr.  283),  v.h.a.  milcJiu  lit.  méîéu  v.slav.  mliizq  mlésti  'traire', 
V.  irl.  /»eZ<7 'lait' m.  \x\.  mliijim  'je  trais' <  protocelt.  ^mlig, 
mlkht  'lait'  (Fick*  I  517.  II  214).  Basei.-e.  amelg;  cf.  à[xép-[vj 
ILiâpri  laâpTTTUJ  â|Liri  àjudiu  dpaWa  et  Persson  Wurzelerw.  62. 

à)LtépTUJ 'cueillir';  à^opYoç  'qui  pressure'.  Cf.  ô)aôpYVO)ai  (-op-  < 
-/•-  devant  consonne),  à  côté  de  laopEavTo,  skr.  mrjànti  'ils 
essuient'.  A  noter  la  spécialisation  en  Europe  de  la  base  ameJg 
'frotter,  essuyer'  d'où  'traire'  (voy.  àpéXfiAJ),  à  côté  de  quoi 
base  amer  g,  skr.  mrj  dti  'essuyer,  nettoyer'  zd  mardza'ti 
'essuyer'  gr.  àpëpYuu  ôpopYvOpi  ')  zd  v//9JV2«6- 'contrée'  lat.  margo 
'bord'  gaul.  Brogimâros  (Fick-Stokes*  II  221.  Henry  Bret. 
mod.  s.  V.  hro)  v.  irl.  mriiig  hrulg  'district'  got.  maria  v.  h.  a. 
marachn  ags.  meare  'marche,  frontière,  domaine'. 

*à)aeiJopai,  inf.  aor.  àpeûcTacOai,  gort.  àpeFûcracrGai  =  dpei- 
(4jaa9ai,  'se  déplacer,  se  mouvoir;  franchir;  surpasser'.  Lit. 
maïdi  'excursionuer',  lat.  moveô,  m.  h.  a.  mouice  'manche  f.' 
cf.  cor.  (poét!)  TÙ  bè  boç  xapxç.aoav  àpoiFav  lA.  add.  20,  108a 
(cf.  62-64),  GDI  3119c  et  Boisacq  DD.  108  (=àpoiPnv  Y88); 
à|noiFd  <  à)LioF-id  :  d|aeu-  =  *(p9oipd  <  *qp6op-id  :  qp6ep-,  cf.  bid- 
poioç*  ô  dvT'  dXXou  biaKOvOùv  Hésych.  Voy.  Danielsson  IF. 
XIV  389-392.  Solmsen  KZ.  37,  3.  Persson  Wurzelerw.  15.  28. 


1)  Lat.  merges.,  -ïtis  'botte,  gerbe'  qu'y  ajoute  Persson  Wurzelerw. 
62  est  étranger  au  groupe  et  parent  de  gr.  Ppôxoç  et  de  |iôpoTTov 
èK  (pXoioO  Tr\6Y)ua  ti.     Cf.  Lidén  Stud.  zur  aind.  u.  vg-1.  Spr.  14. 


—    53    — 

15(5  a  justement  reconnu  une  alternance  des  'déterminatifs' 
•u-  et  -gV-. 

\.à\xr\  f/faucille,faucliet';à|Liàuj 'recueillir, fauclier',â|aaXXa(à|LidXri) 
f.  'g:erbe,  faisceau'  :  lat,  am-iJ-la  =  ansa  'poig:née'  <  ^am-sa  et 
mmi'  en  composition,  manus  (à  côté  de  |uàpri  'main')  lit,  qsà 
'anse,  nœud  coulant'  (Danielsson  Zur  altit.Wortf.  5sq  Persson 
Wurzelerw.  62).  —  Lat.  metere  v.  bret.  met-etic  'moissonné' 
moy.-bret.  midi ff  hrat.  mod.  médi  <  protocelt.  *metô  'je  mois- 
sonne' ang'l.  to  mow  ail.  mâhen  'faucher'  matte  'prairie' 
o^mei 'regain' etc.  (Fick  Stokes  II 206.  Henry  Bret.  mod.  197). 
Base  i.-e.  amë,  développement  d'«7?2  'saisir'. 

II.  d|n r|  f.  'seau  à  eau';  àjuiç,  -iboç  f.  'pot  de  nuit'  (>  lat.  ama  > 
ail.  o7i7n).  Skr.  dmatram  'vase,  cruche'  amatràkam  'cruche, 
coupe  à  boire',  arm.  aman  'vase'  (Hiibschmann  Arra.  Stud. 
I  18.  IF.  VII  94.  Arm.  Gramm.  I  416);  puis  lat.  ampla  < 
am-lâ,  cf.  d|uaXXa  s.  v.  I.  d|ur|,  amphis,  ansa  maiius  etc.  Base 
am  'saisir'.  Les  doutes  de  Walde  Lat.Wb.  26  sq.  me  semblent 
excessifs;  à|uv(ov  est  étran,û:cr  au  groupe. 

à|uri,  plus  correctement  à\xY\,  att.  à.\xr\  'en  quelque  sorte';  à)Ltô0ev, 
att.  d|a66ev  'de  quelque  côté';  d^oOi  'n'importe  où';  àjuûjç,  att. 
djuijùç,  cf.  dmjuJYéiTuuç  'd'une  manière  quelconque'.  Vov.  djuijùç. 

d|ur)ç,  -r|T0ç  m.  sorte  de  gâteau  au  lait;  djuriTicyKOç  dim.  Etym. 
inconnue;  <  syr.  âmsa  pour  Liddell  and  Scott,  ce  (\\\\,  séman- 
tiquement  {âmsâ  =  'foie  au  vinaigre'  ou  'viande  crue')  et  phoné- 
tiquement, est  inadmissible. 

d|uia  f.  variété  de  thon.    Etym.  inconnue. 

ion.  à|Lii6pôç  à|Lii6péa)  <  dpiGfiôç  àpiGjuéuu  par  métathèse  con- 
sonantique. 

dmXXa  f.  'combat,  lutte';  àfiiXXào|uai  'lutter';  àjLiiXXi'iTiip  m.  'lut- 
teur'. amXXa  <  *sm"Hlia,  cf.  skr.  samardh  m.  'rencontre, 
heurt,  lutte'  samâranam  'heurt,  lutte'  v.  pers.  hamara-  'lutte' 
zd  hamdvana-  v.  pers.  hamarana-  'lutte,  bataille',  lat.  similis 
simidtas  et,  pour  le  sens,  'se  mesurer',  ail.  mensur  'duel'; 
voy.  d)ua, 

bom.à|uix6aX6e(T(Tav  adj.  f.  ace. 'nébuleuse,  brumeuse',  épithète 
de  Lemnos,  cf.  ô|uixXri  'brouillard',  -|uix6-<-|liiSt-  comme  delph. 
èx66ç  <  *èE-T0ç  à  côté  d'èK-TÔç  <  êk,  got.  maihstus  angl.  mist 


—     54     — 

'brume'  bas-ail.  mistern,  pour  Fick  BB.  24,  298,  et  voy.  Kern 
IF.  IV  106  sqq.  Cf.  àyîilax'  oùpfiaai  Hésycb.  et  les  mota 
groupés  sous  ôjLiixéuJ  ô)LiixXr|  luoixôç. 

à)x\xa  n.  'noeud'.  Voy.  cîtttiu  I. 

6.\x\xoc,  m.  'sable';  combinaison,  au  même  titre  que  \^â\xaQoç,y 
d'ajuaGoç  cf.  m.  b.  a.  sampt  v.  b.  a.  sant  et  lyâmnoç  <  *i|ja(p-jLioç. 
Kretscbmcr  KZ.  31,  408.  420. 

à )Li  V  i  0  V  'vase  où  l'on  recueillait  le  sang  de  la  victime'  âîr.  eïp.  t444. 
<  *(Ta|apviov,  dérivé  d'un  subst.  *()a\x^v-  :  lat.  sanguen  (sanguis, 
ace.  sanguinem)  i.-e.  ^saidgUen  'sang'.  Scbulze  KZ.  29,  257 
(bibliogr.);  psilose  éolienne  ou  ionienne.  —  Très  douteux  pour 
Meillet,  Ostboff  et  moi. 

à|u  v6 ç  m.  'agneau';  àjuvri  à\xv\ç,  f .  'agnelle'.  <  *àpvoç  i.-e.  *agUuos, 
cf.  lat.  agnufi,  v.  slav.  agnq  i^f/^??  v.  irl.  tian  gall.  niod.  oen 
corn,  oin  (voc.)  irl.  gaél.  uan  bret.  mod.  oan  'agneau' <  proto- 
celt.  *ognos,  v.  angl,  êanian  >  angl.  to  yean  'agneler'  néerl. 
dial.  oonen  'mettre  bas'  <  protogerm.  *auno-  <  *a(jUhn6-  ou 
og\ihnô:  Fick  KZ.  20, 175.  Bersu  126. 162.  Ostboff  IF.  IV 
289sq.V324sqq.  Henry  Bret.  mod. 213.  Solmsen  KZ.37,5sqq., 
lequel  en  sépare  \Sii.amllus(?)  'agnelet' gl.  (je  lis  avillas' agnas). 

èv  àjuoXYUJ  (vuKTÔç)  'au  plus  profond  de  la  nuit'  (Hom.).  lepâç 
vuKTÔç  àjnoXYOv  'caligo'  Escbyl.  fr.66,  7  ;  adj.  vùH  oiilioXyôç  Eurip. 
(Hésycb.).  Généralement  rapprocbé  d'àjuéXYuu  'traire';  on  a  dit 
'temps  où  l'on  trait',  ce  qui  est  une  conception  des  plus  bi- 
zarres. —  Pour  Buttmann,  le  mot  est  acbéen  et  équivaut  à 
diKiuri  'le  point  culminant'.  L'idée  est  saine,  mais  qu'est-ce  Butt- 
mann entendait  par  «mot  achéen»?  —  L.  Meyer  KZ.  8,  362 
a  évoqué  le  v.  isl.  myrkr  'obscur',  ce  qui  est  erroné,  parce 
qu'au  X  grec  devrait  répondre  aussi  un  l  dans  les  langues 
du  nord.  Cf.  lit.  mïlszti  (ou  milsztis)  'se  réunir'  en  parlant 
des  nuées  d'orage,  lett.  milst  'il  fait  sombre',  got.  milhma 
m.  'nuage'  (Wiedemann  BB.  13,  301),  v.  irl.  melg  f.  'mort'  f, 
(Stracban  KZ.  33,  306). 

à^ôpai  f.  pi.  'gâteaux  au  miel';  àiaoppîTriç  m.  sorte  de  gâteau 
cbez  les  Siciliens  (Atb.  646  f.)  ;  à)LiopiTriç  àpTOç,  comme  à|a6pau 
Etym.  obscure. 


-     55     - 

àiaoppôç  m.  'compagnon,  suivant;  berger';  à|aoppeùç, -éujç  m. 
'berger';  à|uoppeùuj  à|Lioppéuu  'accompagner'.  <  *amorgVo-s. 
«Skr.  mrgâh  désigne  un  animal  errant  dans  la  foret:  'gazelle';  — 
'oiseau'; zd m,drdyO;Q,î. tm-gài/atè 'poursuivre', mrgayd  f.'chasse'; 
mrgayûk  'chasseur';  etc.  ;  zd  indrayaHrerrer,  rôder'.  Si  le  sens 
'errant,  rôdant'  est  le  primitif,  le  grec  à)Lioppôç  peut  être  parent; 
si  le  sens  premier  est  'flamboyant,  bigarré',  cf.  russ.  morgdtl 
'clignoter'  lit.  mirgëti  'flamboyer'  mârgas  'bigarré'  mergà  'jeune 
fille',  V.  irl.  hrecc,  mrecht-  'bigarré'.»   Uhlenbeck  Ai.  Spr.  229. 

à|Li6pTTl  f.  'marc  d'olives;  —  plante  tinctoriale'.  Généralement 
rapproché  d'àiuépYuu.  Vient  d'un  plus  ancien  *à)LiopKâ  (>  lat. 
amurca),  parent  de  lat.  marceô  marcidus.  Corssen  II-  162. 
Curtius^  184.  Walde  Lat.  Wb.  27. 

à)Liop-fîç,  -iboç  f.  à|LiôpYivoç  'de  lin  fin  ou  de  pourpre';  tù  àuôp- 
Yiva  ii|uâTia)  'vêtements  de  lin  fin  ou  de  laine  d'Amorgos'. 
Lexx.  —  L'île  d'Amorgos  a  pu  fabriquer  des  tissus  recherchés; 
si  le  sens  de  'pourpre'  est  le  vrai,  il  faut  songer  à  àiuopYr). 

à|aoToç  'violent';  adv.  â|U0T0v  'avec  force'.  Prellwitz  20  traduit. 
djLioTOV  par  'continuellement,  incessamment',  et  compare  lit. 
metù  mèsti  'jeter'  v.  slav.  meta  mesti  'jeter'.  Feu  convaincant 
au  point  de  vue  sémantique. 

â|iiTre\oç  f. 'plant  de  vigne;  vigne;  vignoble'.  On  a  voulu  y  voir 
un  mot  d'origine  sémiticpie  <  hébreu  'ënclb  'grappe  de  raisin' 
I  Lagarde.)  —  Autres  tentatives  infructueuses  :  Vanicek  912.917 
Curtius"^  359.  —  diaTreXoç  —  ^ataqlielo-,  qui  présente  le  degré 
normal,  correspondant  au  degré  réduit  dans  àYxùXoç  'recourbé' 
(XYKVJXri  'lacet',  cf.  aYKuOv  'courbure'  ôfKOç  'courbure,  crochet', 
lat.  nncus  tmcus  etc.  (voy.  ces  mots),  skr.  ancafi  'courber' 
(ndkurdh  'jeune  pousse',  pour  Joliansson  KZ.oO,4o.'>.  Cf.  Uhlen- 
l)eck  Ai.  Spr.  ?>  (pour  lequel  skr.  makiirâh  :  otYKÙXoç  ou  djUTreXoç). 
Mais  il  n'est  point  prouvé  qu'il  y  ait  une  alternance  q'-gV^,  ce  que 
supposerait  âjaTreXoç,  forme  qui  serait  éolienne  i  dor.  àjUTréXoç  i  = 
ion.-att.*àvT€Xoç,  d'un '=77?3ç(.'e/o.v alternant  avec  àYKÛXoç  qui  vien- 
drait, non  d'un  primaire  *aïaqulos,  mais  d'un  secondaire  ^aidqu- 
los<i*a)dq'Julot<  après  délabialisation  de  la  labiovélaire  devant  m. 
Au  surplus,  l'idée  que  -ire-  vaudrait  -qiJe-  est  à  écarter  aussi 
longtemps  qu'on  n'aura  pas  d'exemple  sûr  de  -qV€->  -ne-  en 


—    5G    — 

syllabe  intérieure  éolienne.  D'ailleurs,  le  vin  le  plus  aueieune- 
nient  connu  en  Grèce  est  le  vin  thrace  de  Maronée  (Hom.  dans 
Plin.  H.N.  XIV  4,  53);  le  mot  est  thrace,  ou  bien  apparente 
à  g-r.  â)UTT-pov  'longe',  hypothèse  que  les  caractères  physiolo- 
giques (le  la  plante  autorisent. 

à|iTrexôvri  f/roi)C  de  Fennnc';  àjaTréxuj  <'  '-otiaqp-ëxuj  'envelopper'. 

à|a TTXaKÎaKuu  :  à|up XaKÎaKiu.  Cf.  dor.  'A)UTTpaKiiÎJTai  GDI.  3184. 
3185.  3202,  18  etc. 

àjUTTpeOuj 'traîner  au  moyen  d'une  longe' ;â)H7Tpov 'longe' (Suidas i. 
Etym.  obscure.  Y  aurait-il  une  base  amp,  élargissement  d'«m 
'saisir,  enserrer' (voy.  àjiri),  d'où  â)LiTT-eXoç,  â|UTT-po-v  et  âjUTT-uEV 

âjuTTuE,  -Koç  m.  (dans  les  trag.  f.)  'bandeau  de  femme  pour  attacher 
les  cheveux  sur  le  front  ;  têtière  de  cheval  ;  cercle,  roue'.  Bezzen- 
))erger  dans  Fick  '  I  325  sq.  rappelle  ctVTuH,  -ufoç  f.  'circon- 
férence; cercle  du  bouclier;  bord  du  char',  et  compare  gr.  àYKiûv 
et  skr.  aial'uçàh  'crochet',  mais  ni  -tt-  ni  -t-  ne  peuvent  <  -qU- 
dcvant  u. 

à)LiTTUJTiç,  gén.  -euuç,  ion.  -loç  f.  'reflux  de  la  mer';  à|UTTuuTiCuu 
'refluer'.  à|u-  =  àva,  et  cf.  gr.  ttuùvuu  'je  bois',  \sit.  pôtic-s pôtor 
ombr.  2)one  poni  \)\\w\  abl.  'posca',  lit.  yj/î^rr 'beuverie',  skr. 
apât  'il  but'  pàna-m  'boisson'.    Base  pùl  '.pî. 

àiuuYbdXT-i  'amande',  à|uÛYbaXoç  (Lucien),  à|auYbaXfi  (Théophr.) 
'amandier';  à|auYbâXiov  dimin.;  àiuuYbàXivov  è'Xaiov  (Xénoph.). 
Origine:  Syrie.  Hehn^  496  a  évoqué  laûcrauj,  luûEa,  d'où  'fruit 
doux,  mucilagineux'  (en  s'appuyant  sur  lac.  juÛKripoç  'noix, 
amande'  dans  laouKiipoPaYop  'casse-noix',  noté  |LioÛKr|poç  par 
Hésychius).  Peu  satisfaisant.  —  à  puYb-âX-ri  =  liél)r.  meged  'éZ 
ou  iiKKjdV  ël  'don  précieux  de  Dieu'.  Lewy  N.  Jahrb.  1892, 
p.  18(3.  Fremdw.  25  sq.  64  [?]. 

éol.  d|iubiç  'ensemble'.  Se  rattache  à  apa,  et  est  analogique  de 
àXXubiç  <  dXXo(b),  arcad.  dXXu.  Voy.  J.  Schmidt  Pluralbild. 
246.  273.  351. 

àpubpôç  'obscur,  difficile  à  reconnaître,  indistinct';  àiuubpôuj 
'obscurcir,  affaiblir';  dpubpÔTnç  f-  'caractère  indistinct  d'une 
chose'.  Prelhvitz  21  note,  avec  doute,  v.slav.  iz-mûdèti  'devenir 
faible'.    Incertain,  à  moins  de  poser  une  base  amôud. 

àjiéXiov 'petit  gâteau';  ctpuXoç  'non  moulu'  d'après  Etym.  M. 


p.  87,  4o;  in.  'gâteau  de  farine  fine';  Arist.  Acli.  1092;  â)Liu\ov 
'gâteau'  Atli.  647  e;  'amidon'  Diosc.  Prellvvitz  21  pose  à-  nég. 
+  )inj\ri:  ce  n'est  admissible  que  pour  â)Liu\oç,  pris  au  sens 
que  lui  donne  IP^tym.  M.  â^uXoç  au  sens  de  'gâteau'  demeure 
pour  moi  obscur. 

à)LiO|uuj  V  'irréprochable'.  S'inspirant  de  J.  Schniidt  dans  Kretsch- 
mer  KZ.  31,  386  n.,  Ilirt  Ablaut  §  112  pose  i.-e.  mônm;  le  degré 
normal  dans  gr.  |ulD|uoç  )uuj|uap  'blâme'  |auj)uéo|uai  'blâmer';  le 
degré  réduit  dans  gr.  à|Liù|uujv,  ^OjLiap  forme  éolienne  =  juuj|uap  ^). 

àjiit'ivuj  <  *à|Liuviuj  'écarter';  à|uuva  f.  <  *à|iiuv-ia  'action  de  se 
défendre';  àiuûvirip  diuuvTuup  m.  'défenseur';  'AjaùvTaç  'Ajuoviaç; 
|uuvri  f.  <  *|uûv-a  'prétexte  pour  traîner  en  longueur,  i-etard, 
délai';  |uôva(T0ai*  irpoqpacyiZ^eaOai.  Cf.  à|ueûo|uai  base  ameu 
'écarter,  déplacer,  éloigner'. 

à}x\)0(J[x)  <  *à|uuK-iu),  att.  àfiÙTTO)  'déchirer,  égratigner';  à)auxiî  f. 
'déchirure,  égratignure';  àjuuxin6ç  ra. 'déchirure';  âjLiuEiç,  -eujç  f. 
'action  d'égratigner;  scarification';  d|uuY|ua  n.  à|uuY|u6ç  m.'action 
d'arracher  (des  cheveux);  à)uuxi«îoÇ  'seulement  effleuré'; 
àjuuKaXai*  m  aKÎbeç  tujv  PeXiûv  irapà  tô  à|uù(jaeiv  Hésych. 
Thème  à|uuK-,  cf.  lat.  muc-rô  Curtius^  546.  Doute  non  justifié 
de  G.  Me  ver  3  164. 

otfaucrxpôÇj  «Muxvôç,  à)uuxp6ç  'non  souillé;  pur'.  Cf.  uûctkoç" 
)nia(T|ua  Hésych.  <  *|liuk-(îkoç;  voy.  àTro-juùaauj. 

àjxcpabàv,  àjuqpabd,  à|Li(pabriv  'ouvertement,  publiquement';  àjicpâ- 
bioç  'qui  se  fait  ouvertement,  public'.  <  àv  =  àvà  +  cpa-,  cf. 
qpaivuu. 

àjLiqpaairi  hom.  f.  'impuissance  de  parler,  stupeur'.  Pour  Brug- 
mann  Gr.^  87,  à|u-  <  *â|u-  par  abrègement  de  la  voyelle  devant 
nas.  +  cons.  âv-  représentant  en  grec  la  nasale  longue  sylla- 
bique  indo-européenne  à  côté  de  va  et  reflétiiut  le  préfixe 
négatif  n-  qui  apparaît  sous  la  seconde  forme  dans  vd-Troivoç 
'impuni'-).  —  Pour  Kretschmer  KZ.  31,408,  àv-  est  la  forme 


1)  Ulileiibec'k  Ai.  Spr.  228  cite  encore  à|Liu|aujv  avec  fiiaîvuu 
'souiller'  à  propos  de  màtram  'urine'  zd  niûrdam  'impureté,  saleté', 
V.  slav.  myti  'laver'  mylo  'savon'  lit.  mdndyti  'baigner'. 

2)  Exp!ieation.s  divergente.^:  Frôhde  BB.  20,212.  Schulze  Qii.  ep. 
141.  Kretschmer  BPhW.  1898  col.  212;  pour  Persson  IF.  II  22<S,  va-  dans 


—     58     — 

antceonsonaiitique  (cf.  osq.-ombr.  an-)  con-espoiidant  à  la  forme 
antévocalique  àva-  dans  hom.  àvâ-ebvoç  àvd-eXîTTOç,  à-  <  *n- 
étant  la  forme  réduite;  àva-  :  av-  :  va  (cf.  vd-TTOivoç  vri-Kepbtîç)  = 
Kctuaioç  :  Kajueîv  :  TToXvj-K)LiriTOç,  ce  qui  paraît  irréprochable  et 
permet  d'écarter  l'hypothèse  de  la  nasale  sonante  longue;  la 
base  serait  awëw;  cf.  aveu. 

éol.  à|u  cp  r|  V  'm\qaé'<\.-e.*uangUhen-,  cf.  arm.  ^«w^ 'crâne,  occiput', 
got.  waggâreis  'TrpoaKeqpàXeiov'  v.  h.  a.  wanga  'joue'  suiss. 
Wang  'lisière  escarpée'.  Hoffmann  Gr.  Dial.  II 500.  Scheftelo- 
witz  BB.  28,  157. 

à)Li(pi  'autour',  des  deux  côtés'.  Skr.  ahhi-tah  'aux  deux  côtés', 
lat.  ambi-  amb-,  gaul.  ambi-  'autour  de'  v.  irl.  imb-  imm- 
'autour  de'  gall.  mod.  am-  {ym-  em-  par  influence  de  1'/),  alb. 
mbi  'sur,  à'  mbr  'près  de,  à,  sur,  dans,  vers'  (G.  Meyer  Alb. 
Spr.  265),  V.  h.  a.  umbi  v.  isl.  umb,  um.  Dans  skr.  abhi 
zd  ahci  V.  pers.  abit/  se  sont  fusionnés  deux  mots  :  *mbhi  cf. 
àjaqpi  lat.  amb  etc.  et  *obhi  v.  slav.  obû  obi  o  'près  de'  lat.  ob 
got.  bi  V.  h.  a.  bi  ail.  bei  'près  de'.  Cf.  Curtius^  293.  Vanicek 
Lat.  Wb.  18.  Johansson  BB.  13,  123. 

à|Li(piX\JKr|  f.  'crépuscule'.  Voy.  s.  v.  XeuKoç. 

àjuqpiiToXoç  'serviteur'  :  skr.  abhicarah  lat.  anculus.  Osthof f  BB. 
15,  316,  cf.  Fick  P  p.  VII.  Bartholomae  IF.  XII  27.  Cf.  lat. 
ampiito  <  *dmf[i]-puta[i]ô  :  ombr.  an-ferener  'circuniferendi'. 
àyicpi  -\-  TTëX-o)aai,  i.e.  (jV^el. 

àjacpiapriTéuu  (ipf.  rnucpea^riTOuv  par  fausse  perception,  aor.  riiaqpe- 
apriTricfa),  ion.  -pdiéiu  'être  en  désaccord'.  A  couper  àjnqpKT-priTëuj 
avec  un  *PâTO-ç  (â-  <  *n-)  cf.  hom.  prjTiiv  ^f\Qi,  à  côté  de  pâio-ç 
skr.  gatâli  7x1  gatô  véd.  gadhi  igolii)  vÀ  jaidhi.  Osthof  f  MU. 
IV  p.  IVsq.  Perf.  331. 

à)Liq)op6Ûçm.  'amphore',  vase  à  deux  anses.  <  hom.  àiaqpiqpopeijç 
(à)aqpî  +  qpepoj)  par  haplologie. 

â|ii9uj  'tous  deux';  àjuqpôxepoç  'l'un  et  l'autre'.  Skr.  ubhâti  m. 
ubhé  f.  n.  'tous  deux'  zd  uva  ,  v.  slav.  oba  lit.  abù,  lat.  ambo, 
got.  bai  bajôps  v.  isl.    bâder    (gén.  beggja  =  got.  *baddjê) 

vâ-TToivoç  alterne  avec  lat.  ne,  cf.  -nam,  nnn-  dans  nempe,  -dam  :  -dem, 
a-l  :  e-i  etc.,  ce  qui  n'est  pas  vrai,  à  tout  le  moins  pour  ai  :  ei.  —  L.  Meyer 
Hdb.  I  186  rejette  à.\xcpaa\r\  et  veut  lire  açaoin.  ce  qui  est  inadmissible. 


—     59     - 

ags.  hégen  v.  b.  a.  beide.  L'initiale  fait  difficulté;  voy. 
Johansson  BB.  13,  123.    Cf.  à)aqpî. 

ot|uu)ç,  ait.  d|aâ)ç  dans  à}Awa'fénfjjç  'd'une  certaine  manière'  :  skr. 
samah  got.  sum-s  \m  quelconque'  <  *S7W"'-.  Cf.  Brugmann 
Ausdr.  d.  Totalitiit  p.  5. 

â)LiU})Liov  épiée  de  l'Inde  (CissusvitigineaL.)  Cf.  hébreu *Aamôm^). 
Kivvdinuuiuov  pour*Kivvd|ua)vov  parétyniologie  populaire  (d)auj|uoç 
'irréprochable')  'cannelle'  <  hébr.  qinnâmôn  m/sens. 

djnujTGV  =  KacJTdveiGV  'châtaignier'.    Etym.  inconnue. 

ctv  particule  conditionnelle,  cf.  lat.  an,  got.  an.  dv  <  *ai  dv. 
Voy.  s.  V.  èdv. 

dvd  dva  'en  haut;  en  haut  de'.  I.-e.  *anù  'en  haut':gr.  dva, 
lat.  anhelâre-^  —  gr.  dviu,  got.  ana  v.  slav.  7ia  'au-dessus  de', 
lit.  nu  pruss.  no  na\  — skr.  a  'vers,  sur,  auprès'.  Hirt  Ablaut 
§  308. 

dvaYCtWiç  f.'pimpreuelle'  Diosc.  Origine  obscure;  l'étymologie 
proposée  par  Prellwitz  189  :  dvd  +  dTdWuj  ne  satisfait  pas  la 
sémantique.  A  tort  ou  à  raison,  Hésychius,  glosant  dYaXXiç,  sorte 
diris,  l'explique  par  ùdKivGoç  r\  GpuaWiç  ('niolène')  x\  dvaYaXXiç. 

dvdyKri,  ion.  dvaYKairi  f.  'nécessité';  dvaYKaîoç  'nécessaire'; 
dvttYKdZiuu  'forcer'.  V.  irl.  écen  gall.  angen  'nécessité,  contrainte' 
moy.-bret.  aîtquen  bret.-mod.  afiken  'chagrin'  (Henry  Bret. 
mod.  11),  V.  h.  a.  ûhtà  'persécution' <  *rt73;^^ô  ags.  Ôlithere, 
au  P'"  s.  chr.  Actus-merus  (Àxtu-mêrus)  Brugmann Grdr.  P  382, 
lat.  nec-esse-^  base  i.-e.  aneîc. 

dvdYupiç,  -euuç  m.  et  dvdYupoç  m.  f.,  'anagyre'  (Anagyris- 
follida  L,).    Etym.  inconnue. 

àv-aivo|Liai  'refuser,  dédaigner,  désavouer'  (prép,  dvd)  cf.  aîvoç, 
got.  ai-p-s  V.  h.  a.  ei-d  'serment'.    Osthoff  BB.  24,  199  sqq. 

dvai(Ti|Li6iu  'dépenser,  employer'.  Composé  d'dvd  +  aïaiiaoç 
'fatal;  sage,  prudent,  mesuré'  d'après  les  lexx.;  il  faut  se  rap- 
peler aicri)uia  f.  'avantage,  jouissance'  Esch.  Eum.  950;  encore 
ce  sens  est-il  douteux.  Prellwitz  22  évoque  à  la  fois  aïvu)jai 
'prendre'  et  aïoa,  mais  ces  mots  sont  étrangers  lun  à  l'autre. 


1)  Du  thème  hâmnm  'être  clifuid,  fébrile"?    Wagler  dans  Pauly 
Wissowa  I  1874  évoque  l'arab.  hamana. 


—     60     — 

FâvaKÊÇ  m.  pi.  'les  Dioscurcs';  FâvaE  àvut,  jçén.  àvuKTOç  m. 
'maître,  chef,  roi';  Fdvadcra  dvaacra  <  *FavaKia  f.  'maîtresse, 
reine';  àvûaaw  'être  le  maître'.  Etym.  obscure.  Prelhvitz  22 
risque  un  rapprochement  avec  lat.  iwôvincia  'mission,  cercle 
(1  action';  il  supjxise  sans  doute  *venMa  <  *unl'-. 

àvaXicTKai  fut.  àvaXuuau) 'dépenser,  user  de,  faire  périr'.  Cf.  àva- 
Xôuu  'détruire'  et  dXi(TKO)uai. 

dvaXTOç  (-facTTrip)  'insatiable'  <  àv-  négatif  et  part.  *àXT6ç.  Cf. 
lat.  alô,  V.  irl.  alhn  'je  nourris',  got.  ala  'je  grandis'  v.  isl.  ala 
'produire,  nourrir'  got.  alpeu  'vieux'  v.  h.  a.  ait  'vieux'.  P.  ex. 
Curtius'  o5G.  —  âXaoç,  qui  en  est  rapproché  par  Prelhvitz  23, 
lui  est  étranger. 

oivap(p)ixâcrGai.    Voy.  àppixâo|uai. 

dor.  àvâpÎTâç  m.  'coquillage  de  mer'.  Cf.  viipiniç  ou  v^peiTriç 
m/sens,  Nripeûç. 

àvu(5Ta\\)lny  'sangloter'  Anacr.  LX  7.  Prelhvitz  23  propose, 
sous  réserve,  un  rapprochement  avec  aTaXdaauu  trans.  'faire 
couler  ou  verser  goutte  à  goutte';  intr.  'couler  goutte  à  goutte'; 
CTTaXàcrcruj  <  *crTaXaKiuj  ou,  analogiquement,  remplace  un  *(TTa- 
XâZuu.  Une  alternance  u  :  a  dans  le  voisinage  d'une  gutturale 
est  en  effet  possible,  cf.  skr.  gén.  ciinâh  gr.  kùujv  lat.  canÎK 
lyd.  KavbaûXriç  skr.  nal'ti  gr.  vûE  lat.  nOx,  skr.  ^qudhirah  'pur' 
gr.  hier.  9o6ap6ç  ion.-att.  Ka6apôç  lat.  castus  etc. 

«vaupoç  ui. 'fleuve  grossi  par  les  pluies,  torrent'.  Etym.  inconnue 
pour  Prelhvitz  23.  "Avaupoç  était  le  nom  d'un  fleuve  de  Thes- 
salie;  est  ce  le  nom  propre  qui  s'est  employé  comme  nom 
commun  (Liddell  and  Scott)?  'AxeXiîjoç  s'est  aussi  dit  méta- 
phoriquement de  tout  fleuve,  de  toute  eau. 

att.  ùvappûuj  'tirer  la  tétc  de  la  victime  en  arrière  pour  l'égorger; 
égorger,  faire  un  sacrifice';  raoy.  'retirer  en  arrière  pour  soi; 
délivrer,  affranchir'  <  àva-*Fpuuu,  moy.  pûoiuai  'tirer  à  soi'. 
Cf.  hom.  aùépvov  <  *àvFepuov,  et  pûo)uai. 

■dvbâvuj  'plaire',  aor.  hom.  eùabe;  ion.  dboç  n.  âb»i)iia  Hésych. 
'décret'.  Cf.  béot.  n.  pr.  Fâbioù-XoYOç  ;  il  y  a  eu  un  verbe  *Fabeîv, 
d'où  locr.  FeFabnKOTtt  <  */je  FF^ab-,  cf.  skr.  sa-svadê  svddati 
'rendre  savoureux'  Hcadatê  'goûter',  être  'savoureux'  zd.  xvâstô 
'cuit\    lat.   suadeô  siuidus  suàda  suddèla  stiâvis,   irl.  sayit 


—     61     - 

gall.  chwant  'appétit,  envie,  désir'  bret.  mod.  choant  ''désir' 
(Fick->Stokes  II  321 .  Henry  Bret.  mod.  169),  got.  sups  ag-s.  svëte 
V.  h.  a.  suozi  "doux'.  Kuhn  KZ.  2,  134,  Curtius^  229;  éol.  euabe 
<*è-ffFabov  ou  *è-FFliabov,  cf.  encore  g;ort.  è'Fabe  Hérodt.  è'abov 
(mss.  é'abov)  att.  fibOç  'agréable',  skr.  svâdùh  'suavis'. 

âvbripa  n.  plur.  'plate-bande  ou  couche  de  jardin;  bords  dun 
fleuve  ou  de  la  mer;  lieu  humide'.    Etym.  obscure. 

àvbiKiriç  m.  'bâton  pour  tendre  un  trébuchet'  Callim.  fr.  233. 
<  àv  =  àvà  -j-  biKeîv.  Voy.  biKeîv. 

àvbpdTTobov  ""prisonnier  de  guerre  réduit  en  esclavage;  esclave'; 
plur.  àvbpà-TToba,  formation  nouvelle  d'après  TeTpâ-Ttoba.  Cf. 
Brug-mann  Grdr.  II  48.  Wackernag-el  KZ.  30,  298. 

àvbpàxvr]  f.  âvbvaxvoç  m.  'pourpier'.    Etym.  inconnue. 

àvëbriv  'en  laissant  aller;  librement'  <  dv-é-briv,  cf.  \x\\x\. 

dve)iioç  m.  'vent';  fig.  'passion  tumultueuse';  àvejLiôuj  'être  enflé- 
par  le  vent';  àvejudjXioç  'léger  ou  vide  comme  le  vent,  inutile'; 
àvr|ve|uoç,  vr|ve|Lioç  'sans  vent,  calme';  nveiaoeiç  'venteux'.  8kr. 
rtwi-^/ 'respirer',  dnïlah  'haleine',  alban.  aj  'je  gonfle'  (G.Meyer 
Alb.  Spr.  h),  lat.  anlmus,  got.  us-anam  'expirer',  v.  irl.  anim 
'âme'  anal  'haleine'  gall.  mod.  ana-dl  'haleine'  (Fick-Stokes 
II  13),  V.  slav.  vonja  'odeur'  qchati  'exhaler  une  odeur'  <  ^an-s^ 
cf.  lat.  (]i)alâre  âlium  <  *an-s-I-.  Base  i.-e.  anëi  'respirer'. 
Arm.  JwiuiWeïïV  <  *an.d  Bugge  IF.  1 442  est  suspect.  Cf.  Walde 
Lat.Wb.  32  sq. 

àv€)Liu)vr|  f. 'anémone'.  Lewy  Fremdw.  49  reproche  à  Prellwitz  23 
d'avoir  encore  rattaché  ce  mot  à  gr.  dvejuoç  àve|u6uu  dve.uuùXioç; 
l'anémone  apparaît  dans  la  légende  d'Adonis;  la  fleur  naît 
du  sang  de  celui-ci;  le  nom  propre  hébr.-araméen  Naùmàn 
serait  un  surnom  primitif  d'Adonis,  d'où  le  mot  grec,  qui  d'après 
Hésych.  signifie  aussi 'baiser'  (Km  qpiXinaa).  Il  n'en  est  pas  moins 
vrai  que  l'anémone  est,  partout  en  Europe,  l'herbe  au  vent,  4a 
fleur  ou  la  rose  du  vent  ;  serait-ce  une  simple  traduction?  dfaujvaç  • 
Tttç  dvÉïauOvaç.  AioXeîç  Hésych.  <  d[veJ)LiLuvaç  par  dissimilation 
syllabique.  Solmsen  Unters.  98.  Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G. 
d.W.  1901, p. 32.  Niedermann  Acad.  deNeuchatel  1(1905) 22 sq. 

aveu  dveu6e(v),  dor.  dveuv,  él.  dveuç  GDI.  1157,8,  még.  dviç 
(d'après  xuJpîç>    cf.  dviç   dvii  toO   x^Jpîç    Hérod.  I  511,  19. 


—     62     — 

J.  Scliiilidt  Pliiralbild.)  'sans',  rarents  du  préfixe  né^'atif  àv-; 
âv€u  <  *rmeu,  got.  inu  v.  li.  a.  anô  'sans',  v.  slav.  vûmi  'hors 
de'.  Base  e7iêu  (ou  eneue  à  cause  de  v.  h.  a.  àno,  qui  contient 
le  degré  extralong).  Cf.  les  tentatives  de  Bartholoniae  BB.  15, 
IGsq.,  Meringer  BB.  18,227,  Prellwitz  BB.  22,  78,  Horton- 
Smith  BB.  22,  190. 

àvcH^iôç  'neveu',  àve\\)xà  'nièce'.  Skr.  napât  gî'u.  luiptur  'ûes- 
cendant,  petit-fils'  zd  najjâ  gén.  naptô  v.  pers.  napa  'petit- 
fils',  alb.  m&es£ 'nièce'  (<  "^nepôtia  Pedersen  BB.  2U,  228  sqq.), 
lat.  nepôs  nepfi-s,  m.  irl.  niœ  gén.  7iiath  'fils  de  la  s(X'ur'  v.  irl. 
7îecht  corn,  iioit  'nièce'  f  P'ick-Stokes  II  190j,  v.  h.  a.  nefo  'neveu, 
parent'  nift  'nièce',  v.  lit.  nepotis  {iiepùtis)  'neveu,  petit-fils' 
neptis  '])etit-fils'.  I.-e.  "^anépôtios. 

hom.  dveuu  pi.  ntr.?  'silencieux';  âveuj  m.  f.  'qui  se  tait';  ion. 
àveocTTaairi  f.  'étonnant  silence'  Hésyeli.  Deux  hypothèses 
vagues  dans  Prellwitz  24.  —  <  *àv-iioa,  cf.  auuu  'crier'. 

âvriGov  'aneth,  faux-anis'.  Hatzidakis  'AGrivâ  XI  262  sq.  pense 
qu'avjiGov  et  àvidov  sont  des  mots  différents,  empruntés  pro- 
bablement à  l'Asie  ou  à  l'Egypte.  [dvriOov  :  ctveiuoç,  propre- 
ment 'odorant'  Schrader  RL.  26;")!] 

hom.  dvr|vo9ev  (kvIoti,  aî|ua) 'jaillit'.  Voy.  èv-nvo6-e fiv9-ov  et  cf. 
Johansson  IF.  111  201  sqq. 

àv/ip,  ace.  àvépa,  gén.  àvbpôç  'homme';  àvbpeîoç 'viril,  courageux'; 
àvbpeia,  hom.  iivopér)  f. 'virilité,  courage';  àY-nvuup  'courageux'; 
bpuJuj 'homme'  Hésych.  (<  *vp-ujip);  vuuper  èvepYeî  Hésych. 
Skr.  nà  (ndr-),  orabr.  nerus  'viros'  sab.  Xero  'fortis',  v.  irl.  ner- 
ta/ni  'fortifier,  réconforter'  gaul.  nerto-  v.  irl.  iiert  gall.  tierth 
'virilité'  (Fick-Stokes  II  193).    I.-e.  anêr.  Bq. 

àv9épiS,  -ÎKOç  m.  'barbe  d'épi;  épi';  àvBepÎKri  f.  'asphodèle'; 
influence  d'dv8oç;  àvBepeuuv  m.  'menton',  litt.  'endroit  garni 
de  poils  piquants'.  Voy.  à6rip  'barbe  d'épi'. 

àv9iaç,  -ou  m.  'serran'  (poisson  de  mer).    Etym.  obscure. 

dv9oç  n. 'fleur';  àv9euj  'fleurir';  àv9np6ç 'florissant';  àv9ri\ri  f. 
'floraison';  dv9€|aov  'fleur';  àv9e)uiZ;o)uai  'cueillir  la  fleur'.  Skr. 
dndhah  n.  'herbe',  v.  irl.  ainder  'jeune  fille'  v.  bret.  enderic 
'jeune  taureau'  g-all.  anner  moy.-bret.  annoer  bret.  mod.  ounner 


—     63     — 

annewer  <  protocelt.  *and-éra  et  *and-erâ  (?  Fick-Stokes 
II  15.- Henry  Bret.  mod.  215). 

avGpaE,  -koç  m.  'charbon,  escarboucle';  àvBpaKeùç  "charbonnier'. 
Fick^  I  5(52  pose  un  primitif  *ftenclhro-  'scorie',  d'où  v.  isl. 
sindr 'édât  de  pierre'  ail.  «m^er 'concrétion'.  —  Pour  Kliig-e*^ 
366  s.  V.  siîiter  la  parenté  extra-germanique  est  incertaine. 

àvGpii'^uJV  àvBpnvn  f.  'bourdon';  cf.  avec  redoul)lement  lev- 
Gprivri,  TevGpiibuuv  'sorte  de  guêpe';  lac.  GpûJvaE  •  Kricprjv  Hésych. 
'faux  bourdon'.  Cf.  ags.  drdn  ang'l.  drone  ail.  drohne  'faux- 
bourdon'. 

âvGpu(JKOV  è'vGpuaKOv  'cerfeuil  sauvage';  àv6pi(JK0ç  (Polhix); 
àvGpicTKUJV  (Hésych.).    Etym.  inconnue. 

àvGpujTTOç  m.  'homme'.  L'étymologie  àvrip  +  a)i|j  (Ilartung^ 
Curtius^  522)  n'explique  pas  le  -G-.  —  Bezzenberger  BB.  5,  168 
(cf.  Fick  ibid.  18,  138  et  l'^ôH)  pose  *wGp-a)Troç,  cf.  ^evGnpri* 
(ppovTÎç  Hésych.,  v.  h.  a.  muntar  'vif,  zélé,  éveillé',  v.  slav. 
mqdrû  'sage'  tclièq.  mudrak  'intelligent'.  —  A  cause  de  gort. 
avTpÔTTOç  L.  G.  X  25.  XI  23  et  de  pamph.  àipÔTTOiai  =  àvGpuO- 
TTOiai  GDI.  1257,  7,  G.  Meyer^  p.  210  songe  à  àva  xpe-n-uj, 
cf.  TpuLiTTàuj,  d'où  'l'érigé',  cf.  Ovid.  Met.  I  84sqq.  —  dvGpuuTTOç 
<  *àvbp-AuJTT0  ç  'ayant  apparence  ou  extérieur  d'homme',  le 
second  élément  étant  parent  de  got.  saiJvan' woiv',  lat.  sigmim  < 
*seqyno-m,  v.  slav.  soJcû  'indicateur'  sociti  'indiquer'  i)our 
Brugniaim  IF.  XII  25sqq. 

àviâ  f.  'chagrin';  dvioç  dviâpôç  'importun,  fâcheux';  àviàuu  àvmiuu 
'chagriner'.  Lat.owws'fardeau';  skr.  «wa/m. 'chariot  de  transport'. 
Eol.  ôviâ  a  peut-être  ô-  primitif;  gr.  ôy-ko-ç  <  *oid-qo-s  'fardeau'  : 
ôv-îd  =  lat.  mus-ca  <  ^mus-qà  :  gr.  |uuîa  <  *|uucr-ia'? 

még.  dviç  Ar.  Ach.  798.  834  —  aveu.  Formation  analogique  sur 
Xujpiç  dXiç. 

att.  àvoKUJXiî,  cf.  biOKuuxii;  Ig.  com.  àvaKUJxri  f. 'suspension  d'ar- 
mes; armistice'.  Formé  de  àv-exuj  avec  un  redoublement  qui 
rappelle  àYUJYn  :  dYuj;  àvavuuxH  P^J*  étymologie  populaire  (àvà). 

àvoTTaîa  ou  àvÔTiaia  f.  oiseau  non  déterminé,  'héron  de  nuit'? 
'hirondelle'?  (voy.  Thompson  Greek  birds  33 sq.).  Lewy  9  sq., 
après  d'autres  sémitisants,  rappelle  le  nom  d'oiseau  \\(^h\\\îna])â 


—     (34     — 

du  Lcvitique  et  du  Dentéroiiomc,  que  les  Septante  ont  vendu 
par  x«pabpi6ç,  qui  est  le  'pluvier'  \r,  \'indpO  =  assA'r.  anpatu  et 
serait  d'après  F.  Delitzsch  'l'oiseau  de  la  lumière'.  Sur  les 
interprétations  antérieures  voy.  Worner  Curtius'  Stud.  VI  ;347- 
471.  Antenrieth  \\'orterb.  z.  d.  liom.  Ged.  s.  v.  ônaia,  Anieis- 
Hentze  ad.  loc.  et  Anhang  etc. 

âvTtt  âvinv  'en  face';  àvTiKpO,  att.  ctVTiKpuç  'en  face  de,  directe- 
ment'; dvT0|uai 'aller  au-devant';  aTT-avTàuj,  àvTiduu 'rencontrer'. 
Cf.  àvTÎ.  Prelhvitz  2;")  rappelle  skr,  dntah  'fin',  g-ot.  andeis- 
V.  h.  a.  anti  enti  'fin',  qui  sont  étrangers  au  groupe. 

àvTaKaîoç  m.  sorte  d'esturgeon.    Origine  inconnue. 

àvTripiç,  -iboç,  f.  'contre-étai,  contre-fiche,  jambe  de  force'. 
<C  àvTÎ  +  èpeibuu,  avec  allongement  de  la  voyelle  initiale  du 
second  terme  (loi  de  Wackernagel). 

àvTi  :  'en  face  de;  en  place  de';  àviiôç  'qui  est  en  face,  qui  vient 
au-devant  de';  àviidç,  -dboç  f. 'glande  de  la  gorge,  amygdale; 
inflammation  des  glandes  de  la  langue';  dvTiàuu  àvjiàluj  'ren- 
contrer'; èvavTioç  'qui  est  en  face  de,  adversaire',  Kaxévavxi 
KaiévavTa  'en  face  de,  à  l'encontre  de'.  Voy.  dvTa.  Skr,  dnti 
'en  face  de,  devant,  près  de',  arm.  àud  'sous,  avec,  pour' 
I  Finck  Kz.  i)9,  501-539).  Lat.  mite  <  *antî,  v.  lit.  «w^a 'sur, 
vers'  lit.  ant,  got.  and  'le  long  de,  sur,  par-dessus'  v.  isl.  and- 
ags.  and-  ond-  v.  h.  a.  ant-. 

dvTiKpù,  att.  -ç  'en  face  de,  directement'.  Voy.  dvTa  et  àvri; 
-Kp-u  contient  la  forme  réduite  de  la  base  qui  a  fourni  Képaç. 
Kdpa  etc. 

dviXoç  m.  dvîXia  f.  'eau  de  mer  qui  s'amasse  et  croupit  dans 
la  sentinc;  sentine';  dviMov  n.  dvxXiiTiip  m. 'écope  pour  vider 
l'eau  d'un  navire';  dvTXéuj  'vider  l'eau  de  la  sentine'  ijat. 
exanclâre  est  emprunté).  dviXoç  <  i.-e.  '^samtlo-s,  cf.  lat. 
san-ië-s  <  *sam-iè-s  (cf.  veniô  <  *vem-io)  sentina  <  ^smtïnà  : 
gr.  dcTiç  <  *smti-.'i,  lit.  seniiù  'puiser',  lat.  simpuluni  'cuiller'. 
Psilose  éolienne  et  barytonèse,  terme  de  marine?  Bq. 

dvTpov  n.  'grotte,  antre,  caverne'.  Prelhvitz  25  évoque  la  base 
anêi,  cf.  dve|ioç,  et  compare  gr.  cmriXaiov  'caverne':  lat.  splritus. 

1)  Tandis  que  l'hébr.  'ànâpâ  est  le  héron  pour  Lewysohn  Zool. 
d.  Tahnuds  p.  109,  cité  par  Thompson! 


-     65     - 

Admis  par  Walde  Lat.  VVb.  s.  v.  animus.  Rapprochement  dou- 
teux. Fick  IIP7  11  comparait  lat.  ancra  'dépression,  creux 
d'une  vallée'  (Paul,  ex  Fest.  antras  [1.  ancras]  'convalles,  vel 
arborum  intervalla'),  ail.  anger  'pacage',  mais  voy.  Walde  s.  v. 
ancrae  (:  gr.  ctYKOç  'courbure;  vallée'). 

dvTO)nai  'aller  au-devant'.     Voy.  s.  v.  avra. 

dvTuE,  -Toç  f.  'circonférence  d'un  objet  rond;  cercle  du  bouclier; 
bord  du  char'.  Etym.  obscure.  Voy.  s.  v.  d^iruH.  Prelhvitz- 43 
tire  le  mot  de  àvà+Teùxuu,  aor.  II  inf.  boni.  leTUKeîv 'fabriquer' 
et  rappelle  boni.  KaiaÎTuE  'casque  bas  sans  panache',  'aTTÔ  toO 
KÛTiu  TETÛxôai'  scbol. 

àvDm  'achever';  formes  secondaires  àviiuu  àvûuu  ctvuj  (<  *àvFuu); 
crét.  dvajuai  <  *6'w-va-)Liai,  formé  comme  )Liàpva|uai;  àavéç'  où 
leXeaGricrôiLievov  Hésych.  Base  i.-e.  sen  :  skr.  sanôti  'gagner' 
véd.  sanukah  'avide  de  butin'  <  '-'sn-neu-  *sn-nu-.  Brugmann 
KZ.  24,  271  sqq.  Schulze  Qu.  ep.  158.   Voy.  s.  v.  aùBëvinç. 

dvuj  éol.  ôvuj.  Voy.  s.  v.  dvd  dva. 

dvuJTa  pf.,  d'où  prés.  dvwYuu  'commander,  ordonner'.  Cf.  lat. 
aio  adagium prodiqium  etc.  Voy.  Solmsen  Verhaudl.  d.  47.Ver- 
sammlung  dtsch.Philol.  u.Schulm.  in  Halle  a.d.S.  (Leipz.  1904), 
p.  145.  KZ.  39,  218  sq.  Brugmann  IF.  XVI  506. 

hom.  dfcivri  f.  'hache,  hache  de  combat'.  Vauifiek  Lat.Wb.  5  com- 
pare lat.  o.s'drt 'erminette'  (<  *acsia,  cf.  viscus:  îSôç,  vespa 
<  *vepsa)  got.  aqizi  v.  h  a.  acchus  ail.  ajct  v.  isl.  ex  qx 
ags.  œx.  J.  Schmidt  Pluralbild.  148  évoque  hom.  Tava-r|Kiiç 
'au  long  tranchant'  et  got.  aqizi,  mais  got.  -q-  <  -q-,  ce  qui 
interdit  de  songer  à  R.  ah  ou  aq  (cf.  s.  v.  dKaiva  I). 

dHioç  <*dY-Ti-oç  litt.'qui  entraîne  par  son  poids,  qui  est  de  poids', 
d'où  'qui  vaut;  qui  mérite,  digne  de;  qui  en  vaut  la  peine'; 
dEiôuj  'évaluer,  apprécier;  juger  digne;  juger  convenable;  pré- 
tendre'. Cf.  «Tw  'entraîner  par  son  poids,  peser,  évaluer,  estimer, 
apprécier',  lat.  agina  'chasse  d'une  balance'  exagium  'pesage' 
examen  'languette  d'une  balance'  cunentum  m/sens  exiguns 
exllis  <  *exêlis  <  '^ex-ag-sli-s  (Curtius^  171.  Vanicek  Lat. 
Wb.  8). 

dEuuv,  -ovoç  m.  'essieu;  axe  du  ciel  ou  du  monde;  axe  d'un 
chemin',  d'où  :  'chemin;  tablette  de  bois  tournante'  et  sur  la- 

5 


-     G6     — 

quelle  étaient  gravées  les  lois  de  Solon,  pi.  dEoveç.  Skr.  dksah 
lat.  axis  g:all.  echel  (irl.  ais  'chariot')  v.  h.  a.  ahsa  v.iiorr.  oxoll 
lit,  aszls  V.  slav.  osl  'essieu';  zd  usa-  'épaule'.  Curtius^  383 
Fick  I  ^  1,  II  6;  le  sens  premier  a  dû  être 'épaule',  cf.  lat.  a.xilîa 
'aisselle'  ala  <  *axla  'aile',  v.  norr.  oxl  ags.  eaxl  v.  h.  a.  alisala 
ail.  achsel  'épaule'. 
I.  cto^ G ç 'serviteur'.    Voy.  ôZ^oç  et  Joliaiisson  IF.  III  199. 

II.  ào^oç  'sans  nœud,  sans  bourgeon'  i)our  dv-oiloç,  par  influence 
analogique.    Cf.  s.  v.  ot-  négatif. 

éol.  àoXXriç  'pressé,  compact,  en  foule';  àoXXiZiuj  'rassembler, 
presser';  cf.  ion.  àXriç  <  *driXriç  <  *àFaXXiîç  <  *dFaXvriç;  ion. 
dXéu)  àXi2;a);  ion.  dXir),  dor.  dXiâ  et  dXiaià  (prini.  adj.),  att. 
*nXiaia 'assemblée  du  peuple'<  *dFaXiâ  <  *dFaXXiâ  <  *dFaXviâ, 
cf.  gort.  KaTaFeX)Liévujv  tûv  TToXiaiâv,  et,  pour  l'esprit  doux, 
dîTriXiaCTt^ç  Arist.  Ois.  110,  dvirîXioç  dirriXiiÛTriç.  Base  i.-e.  aueî 
'serrer,  presser'. 

dop  gén.  dopoç  n.'épée'f forme  éol. pour  J.SchmidtPluralbild. 177). 
Le  rapport  dop  <  *nso)'  :  skr.  a.sih  lat.  ènsis  est  posé  par 
Johansson  Beitr.  z.  griech.  Sprachk.  31  n.  1  et  révoqué  en 
doute  par  Brugmann  Gr.  Gr.^'  122.  —  PrelUvitz^  26.  H3  et 
Solmsen  Unters.  289  sq.  trouvent  comme  sens  pren)ier  'ce  qui 
pend,  ce  qui  est  suspendu'  (cf.  deipuu  'suspendre,  attacher').  — 
Arm.  sur  'épée'  <  *}isor  Pedersen  KZ.  39,  407,  qui  sépare, 
à  tort,  semble  til,  stir  'épée'  de  sur  (cf.  lat.  cas  catus  skr.  çiçàti 
'aiguiser'  arm.  sair  le  'tranchant')  'tranchant',  adj. 

dopTri  f.  'aorte';  dopirip  m.  'baudrier'.  Voy.  s.  v.  deipuu. 

docTcréiu,  inf.aor.  ào(saf\oai  'venir  au  secours  de';  hom.docrcTriTîip  m. 
'qui  vient  au  secours  de,  défenseur'.  <  d-  copulatif  Csnj-)  + 
*soqVieiô  <  *soql'ios  =  lat.  socius  'allié'.  Cf.  s.  v.  ëTTO|aai 
<  *seqU-,  ÔTrdujv  'compagnon'.  Curtius^  461.  Osthoff-Brug- 
mann  MU.  I  203,  II  211,  III  104.  .T.  Schmidt  KZ.  25,  139. 
Bcchtei  Hptpr.  354.  Bally  MSL.  XII  325.  —  Hypothèse  et 
critique  mal  venues  de  Bréal  MSL.  XII  244  sqq.  —  Autre  étym. 
Barone  Boll.  fil.  class.  XIII  282  sq. 

dîT  a  X6ç 'tendre,  délicat;  mou,  flasque';  dnaXùviu 'amollir,  assouplir'. 
Dodcrlein  a  comparé  lat.  sapere  'avoir  de  la  saveur'  et  gi-. 
OTTÔç  'sue'.  —  On  a  rapproché  aTiaXôç  de  d^pôç  (voy.  s.  v.  dppôçl, 


—     67     — 

cf.  Fick  P  492.  Curtius^  538.  —  Prellwit//  26.  ^44  pose  im 
*sa^wa 'affaiblir'' (y).  —  Zimmermann  KZ.35,613sq.  tire  àiraXôç 
de  *apa  'père',  cf.  n.  pr.  "AiraXoç;  comme  *apa  *appa  aspirent 
volontiers  le  tt  (âîrqpa  otTTcpdpiGV  àîTqpûç  àîTCpiov  àîTcpibiov), 
l'esprit  rude  s'expliquerait  comme  celui  de  euuu  <  *€Ù7<uj.  Cf. 
àiâXXLu  àraXôç.   Pure  conjecture  et  phonétique  impossible. 

«TTavTâuu  'rencontrer'.  Voy.  s.  v.  dvra. 

âiraH  'une  fois'<d-  (<.*sm-,  cf.  eîç<*s^m-.s)  +  un  élément  -TtaH, 
cf.  TTriTVum  TtaKTÔuu,  apparemment  nom.  pétrifié  comme  -nàï., 
àva\x\l  et  d'autres,  pour  Meister  Herondas  748.  —  Pour  Scbulze 
KZ.  33,  395,  ciTTaE  <  *d-7TaKTi,  cf.  ôvo|iacrTi.  Voy.  s.  v.  drrXôoç 
et  ôbdE. 

«TTapYÎa  f.  sorte  de  plante  (Tbéophr.).    Etym.  inconnue. 

«irapivri  f.'gratteron',  plante  (Tbéophr.  Diosc).  Etym.  inconnue. 

«TTâç,  arrâcra,  dirdv  'tout'.  Cf.  skr.  çdçvdn,  rdçrant-  'formant 
une  série  ininterrompue,  chacun,  tout',  assin)ilé  de  *saçvanf-; 
a7Taç<*a-  <  *sm-  +  TTâç  iravT-.  Voy.  s.  v.  ttoIç.  Brugmann  Gr. 
Gr.-^  32. 108.  Gr°dr.  II  p.  XIV.  Totalitilt  10.  26.  63. 

«TTCtTri  f.'tromperie, fraude,  trahison';  àTrardiJU 'tromper';  diraTriXioç 
'trompeur'.  àîraT-  <  *apnf-  :  g-ot.  fnpan  ail.  finden  'trouver', 
V.  irl.  êtaim  'je  trouve'  <  *pent-,  si  toutefois  le  sens  premier 
est  'trouvaille',  comme  le  suggère  Schrader  KZ.  30,  466;  ou 
<  *dTTOTTaTduj  'faire  verser  dans  l'erreur',  par  baplologie?  Prell- 
witz^  44. 

àTTaxcûpia  n.  pi.  'les  Apaturies',  fétc  ionienne  (d'où  la  psilose") 
et  athénienne,  qui  célébrait  l'admission  des  jeunes  hommes 
dans  les  phratries.  <  à-  copulatif  +  iraTrip,  cf.  les  ôjuoTrdTopeç 
et  voy.  l'explication  compli(|uée  d'Ehrlich  KZ.  39,  560. 

«Traqpi(TKuu  aor.  fiTracpov  'tromper'.  Rattaché  par  Curtius''  510 
à  diTTuu  dcpiî  àqpdcrcTuu.    Conjectural. 

•d7Taq)6ç'  eTToqj  tô  ôpveov  Hésych.  'huppe'  :  lat.  npupa.  Onoma- 
topée, avec  influence  des  noms  d'animaux  en  -aqpoç.  Brugmann 
Grdr.  IP  94;  voy.  aussi  Prelhvitz  BB.  22,  106. 

«TTeiXri  f.  'menace;  jactance,  vanterie';  dTieiXéuj  'menacer;  se 
vanter'.  Etym.  peu  vraisemblable  de  Bréal  MSL.  VI  173.  Hy- 
pothèse de  Frohde  BB.  19,  241  sqq.  (:  lat.  *pell(lre  'parler, 
appeler'  dans  appelJare  etc.,  got.  spilla  'annonciateur'  v.  h.  a. 


—     68     — 

apel  'discours',  à  quoi  Bezzenberger  BB.  27,  149  ajoute  \tii. pélt 
'outrager'  palas  'blâme,  outrage'). 

âîreWa  f.  (et  non  àîreXÂd;  le  plur.  lac.  aTréXXai  a  l'accent  dorien 
correct)  'assemblée  du  peuple'  (à  Sparte);  àireWâZieiv  eKKXrj- 
(TiâZieiv  Hésycb.;  'ATreXXaîoç  nom  de  mois  dorien  (juillet),  'AneX- 
XaïuOv  à  Ténos.  On  a  dit  :  cf.  lesb.aTT-éXXuu  dor.FiîXuD  boni.  eïXo» 
'presser'  <  *FeXvuj,  et  oùXaiaôç  'troupe,  multitude'  <  *FoXva|aoç,. 
p.  ex.  Brugmann  Grdr.  I-  358,  Gr.  Gr.^  73.  288,  mais  -eXX- 
<*-eXv-  fait  difficulté  en  laconien,  tout  autant  que  la  disparition 
du  F-;  on  attendrait  *FriX-.  —  Fick  I^  386  et  Prellwitz  ^  27.  ^45 
posent  à-  copulatif  +  ^qi'elna,  cf.  TéXoç  'foule'  <  '^ql'eîos,  mais 
on  attendrait  alors  lac.*àTeXXa>*àTriXa.  —  à-  copulatif +7TéXo|uai 
Hoffmann  Gr.  Dial.  III  239.  —  Faut-il  partir  d' *à7reX-ia  <  i.-c. 
^apelia,  cf.  lat.  ^;e?Zô  <  *pelnô.  base  apel  'promouvoir',  etc.? 
Cf.  pour  le  sens  lat.  conciUum\  direXXa  serait  l'assemblée 'mise 
en  mouvement,  convoquée'.  De  la  même  base  le  n.pr.  'AttôXXujv? 
Voy.  infra. 

dneXoç  n.  'plaie';  on  eu  a  rapprocbé  èpucTi-TreXaç  'inflammation 
rouge  de  la  peau';  le  mot  a  paru  composé  d'à-  négatif  et  d'un 
élément  ttcX-  cf.  lat.  pellis  'peau'  <  *pel-ni-s  gr.  iréXXa  (Pollux 
X  57)  'peau'  <  *TTeX-va,  dont  l'existence  est  niée  à  tort  par 
Scbradcr  KZ.  30,  479  sq.  et  L.  Meyer  I  66,  cf.  J.  Scbmidt 
Kritik  102;  aTieXoç  a  été  compris 'blessure  non  recouverte  de 
peau',  mais  c'est  justement  là  le  caractère  d'une  blessure,  sauf 
dans  le  cas  de  lésions  internes,  que  les  anciens  ont  dû  mal 
connaître.  Faut-il  supposer  qu'  ctTieXoç  se  rattacbe  à  une  base 
i.-e.  apel,  avec  le  sens  de  "choc,  heurt,  plaie  en  résultant';  cf. 
pour  le  sens  î\\  plaie  <  \?i\.plaga  'coup'  gr.  irXricrcruu  'frapper"? 

àîT-epàuj  'expulser  les  sucs  ou  éléments  humides;  cracher',  cf. 
é£-,  KttT-eE-,  KttT-,  bi-,  )ueT-,  auv-epduj.  <  dîTÔ  +  *èpd((y)uj.  Skr. 
rdsah  m.  'suc'  ram  f.  'humidité'  zd  Ranha  nom  d'un  fleuve, 
v.  slav.  rom  lit.  ram  'rosée'  supposent  une  base  ères  'couler', 
cf.  s.  V.  dvpoppoç  dpariv;  *èpduj  <  *erds-  suppose  une  base 
parallèle  à  voyelle  longue,  cf.  s.  v.  èptui'i  'impétuosité,  élan'^ 
épuuéuu  'couler;  se  hâter;  lat.  rôs  'rosée'  peut  contenir  le  degré 
long  ô  de  ères;  cf.  Walde  s.  v.  ras  rôrarii. 

*ÙTTepéaioç  dneipecrioç  direpeiaioç  'infini'  <  *à-7Tep-eT0ç,  'R.per 


—     69     - 

dans  Treîpap  "limite',  ctTreipoç  'infini'  <  *àTTepioç.  Peut-être 
l'auteur  de  l'Odyssée  a-t-il  employé  plusieurs  fois  àFeipécrioç  = 
*àFepe(Tioç  <  *à-F€pe-TOç  (  =  àppnTOç  âcr-rreTOç),  d'après  Schulze 
Qu.  ep.  245. 

«TTrivri  f.,  thess.  KaTrdvâ  Xénarque  dans  Atb.  'voiture  à  bâche'. 
Etym.  sémitique  non  vraisemblable  de  Levvy  Fremdw.  llOsq. — 
Lat.  pannus  'morceau  d'étoffe'  Bezzenber^er  BB.  27, 149  (à- 
copulatif;  Ka-  =  Kaià?),  Mering-er  KZ.  40,  228.    Incertain. 

«Ttri  vri  ç  'rude,  dur,  cruel'.  Curtius  ^  305,  avec  Benfey  Or.  u.  Occ. 
I  193,  trouve  dans  àrrrivriç  v:poar\\r]ç  (et  ÙTirivri)  un  thème 
nominal  *r|vo-  =  skr.  *anah  (cf.  ànanam  'bouche,  visage').  — 
<  *àTr-avariç  'qui  se  détourne  de,  qui  témoigne  sa  défaveur', 
cf.  v.h.a.  mmum  'nous  accordons'  <  *n-nu-mes  v.norr.  qf-iin-d 
'défaveur'  got.  ans:t-s  v.  angl.  est  (<  *ans-ti-)  v.  h.  a.  cmst  et 
mist  'faveur',  p.  ex.  Brugraann  Grdr.  II  1013^). 

«TTiov  n.  'poire';  àîrioç  f.  'poirier'  <  *apiso-  cf.  lat.  pirus  < 
*pisos.  Etym.  erronée  de  Gobel  KZ.  10,  397sqq.;  hypothèse 
non  vraisemblable  de  J.  Schmidt  Die  AVurzel  *AK-  44. 

àrrXooç,  att.  drrXoCç  'simple'  <  d-  {*sm-)  +  *TrXôoç,  cf.  eîç  et  h\- 
ttXooç. 

«TTÔ  'loin  de'  :  skr.  dpa  zd  v.  pers.  apa,  alb.  jjrt  'sans',  lat.  ''rq)  ah 
(ombr.  ap-ehtre  "ab  extra,  extrinsecus')  jjo-,  got.  af  v.h.a. 
aba  ah  y.norr.  a  f  ags.  a  f  œf  of,  alb.  ^/'«j)^ 'derrière'  <  ^per-aps 
(G.  Meyer  Alb.  Spr.  351).    De  là  dîTioç  'lointain,  éloigné'. 

otTTO-bibpdcTKUJ  's'enfuir,  s'encourir'  aor.  dirobpdvai;  bpâa^ôç, 
ion.  bpria^ôç  m.  'fuite';  dbpâaioç  'qui  ne  cherche  pas  à  fuir'; 
'AbpdcTTem  'Celle  qu'on  ne  peut  fuir'  (Némésis^;  bpârréTriç 
'fugitif,  mess.  crét.  bpâTrexiKÔç  cf.  Plut.  Pomp.  31.  Skr.  drâti 
'courir,  se  hâter'  zd  ptc.  dramna-,  cf.  skr.  drdmatl  'courir'  : 
g;r.  bpa|Lieîv  bébpona  bp6)Lioç,  drdvati  'courir,  se  hâter,  fondre 
sur';  skr. drfqmijatl  'faire  courir'  :  bpâTré-Trjç,  avec  l'hypocoristi- 
que  bpdiTuuv  gl. 

«TTO-bucr-TTeTéa)  'se  désister,  se  décourager,  se  dégoûter';  d-rro- 
buaTTéiriaiç,  -eujç  f.  'découragement,  désespoir'.  Cf.  dor.  ireTeîv, 
aor.  de  TriîrTUj. 


1)  Uhlenbeck  Got.  Spr.*  15  ne  trouve  de  parent  à  got.  ansfs 
<im  got.  a  peut  au  surplus  <  i.-e.  o)  que  gr.  ô-v(-vri-fii. 


-     70     — 

àTT6-(F)epcre.    Voy.  ànoûpaç. 

àTTÔ-eecTToç  'négligé,  méprisable,  odieux'.    Cf.  béot.  Oiô-qpeaTOç 

<  *-gUedh-to-s  et  voy.  QéaaaaQm  et  TrûXû-GeaTOç  'très  désirable, 
très  cher. 

cÎTroiva  D.  pi.  'rachat  d'une  peine,  rançon,  rémunération,  récom- 
pense, prix';  àîTOivâuj  'rançonner  pour  un  meurtre';  aTTOivôbiKOç 
'qui  venge  justement'.  *âTTOivov  <  *àTTO-7Toivov  par  hai)lologie 
(Fick  BB.  18, 136.  138);  cf.  aussi  àTTOTicciç  'paiement  en  retour' 

<  *-qUi-ti-s,  TTOivri  <  *qUoi-nâ  et  tiuj  Teiuj  <  *qUeiô  'honorer'. 
àrro-Xauuj    "jouir   de'  :  skr.   lôtam   lôtram   gramm.  'butin'  (?), 

lat.  Laverna  'déesse  des  voleurs'  lucrum  {<  Hiitlom)  'gain, 
avantage',   v.  irl.  laine  irl.  gaél.  loinn  'joie'  celt.  *Iair-e}w- 

<  gaul.  -launos  dans  Cata-laiini  'qui  prennent  plaisir  au  com- 
bat' (>  Châlons)  et  autres  noms  de  lieux  (Fick  11^  237.  Henry 
Bret.  mod.  179),  got.  laiin  ags.  léaji  v.  h.  a.  lôn  'salaire',  v.  slav. 
loviti  'chasser,  prendre'  lovû  'prise  de  chasse'  (Curtius^  362)  et 
cf.  dor.  Xâia  ion.  Xrjîri  Xrjïç  att.  Xeia  'butin'. 

'AttôXXujv,  -ujvoç  'Apollon'  dieu  du  soleil  et  de  la  lumière.  Etyni. 
antiques  erronées  p.  ex.  dans  Preller-Robert  Gr.  Jlythol.  I^ 
230  sqq.  Etym.  modernes  erronées  ou  douteuses  de  von  Schroder 
KZ.  29, 193-229  f  AttôXXojv  :  véd.  saparyêna  surnom  d'Agni), 
Frohde  BB.  19,  240  ('AttoXXojv  =  'prophète',  cf.  àîreiXri  ctTreXXa 
=  èKKXrjCfia  lat.  appeUàre  compellâre  etc.),  Lewy  W.  f.  kl.Ph. 
1893  col.  860  (assyr.  aplu  'fils'),  Tomaschek  (nom  lélège),  Fick- 
Bechtel  Personenn.  438  approuvant  Frohde,  Prelhvitz  BB.  24, 
214 sqq.,  (thème  àrreX-  'être  puissant':  v.  isl.  afl  'force'  afin 
V.  h.  a.  abalon  'avoir  de  la  force';  apel-  api-  dérivation 
i  -e.  d' ôp-  'œuvre',  *'ATTeXiuuv  'AttXuuv  'le  puissant,  le  secou- 
rable'),  Usener  Gotternamen  3or>  sqq.  (<  *'ATTTTeXXoç  <  *àTT0- 
ttêXXoç  =  Averruncus)  etc.  —  La  forme  primitive  est  'ATréXXiuv 

<  *'ATreX-imv  attesté  à  Amyelées,  Epidauros  Limera,  Mégare, 
Syracuse,  en  Crète,  ailleurs  encore,  et  (  cf.  J.  Schmidt  KZ.  32^ 
427  sq.)  'AttoXXiuv  est  une  forme  analogique  provoquée  par  le 
voc.  "AttoXXov  issu  d'"ATTeXXov  et  où  l'e  atone  a  subi  l'assimi- 
lation à  l'o  de  la  syllabe  finale;  cf.  du  reste  les  n.  pr. 'ATreXXeaç 
'AireXXdç  'AireXXfiç  'AîreXXiç  AttéXXîuuv  'ArreXXixoç,  toutes  formes 
où  cette  assimilation  ne  pouvait  se  produire;  cypr.  dat.  'Anei- 


—     71     — 

XuDvi  <  *'Att6X-iujvi,  tliess.  "AttXouvi  ou  'AttXoûvi,  painphyl.  ace. 
'AîTéXuuva  GDI.  1267,  30  (lequel  ne  prouve  rien);  faut-il  ad- 
mettre une  base  i.-e.aperpromouvoir,  susciter,  provoquer,  faire 
croître',  etc.?  'AttoXXujv  serait  T'excitateur,  le  promoteur,  le  pro- 
créateur', ce  qui  serait  exactement  le  sens  de  l'épilhète  skr.  .sa- 
vità  d'un  dieu  solaire;  voy.  s.  v.  aTreXXa  âireXoç. 

à7ro-|LiuO'cruL)  'moucher;  fig-.  aiguiser  l'esprit  ('cf.  lat.  rir  emiinctae 
naris  Hor.);  duper,  tromper';  inuKTrîp  m.'groin';  )aùEa  f.<*|auKTia 
'morve';  |uijHoç  m.  jaûEuiv  m.  poisson  à  peau  visqueuse,  'lam- 
proie' (?);  gl.  (TjLiijHujv  (TiaùcaeTai  0"mJKTrip.  Lat.  mucus  mûcor 
nmgil  'muge'  (poisson)  è-mungô;  skr.  muncdti  mucdti  'lâcher'; 
V.  slav.  smycati  'entraîner,  tirer'  lit.  smunTiù  smùldi  'tomber 
en  glissant';  v.  irl.  mucc  gall.  bret.  moch  'porc'  (Fick  II'*  219. 
Henry  Bret.  mod.  204);  v.  norr.  smjûga  'ramper  à  traveis  qc' 
m.\\.3i.  smiegen  'se  presser  contre,  se  blottir';  etc.  (Zupitza 
Gutt.  138  sq.,  bibl.)  et  voy.  Walde  s.  v.  êmungo. 

hom.  (XTroùpâç  part,  aor.,  cf.  impf.  avec  valeur  aoristique  àîTriû- 
pujv  àîrrujpQç  àmiùpâ  àirriùpujv,  aor.  I.  moy.  àmiûpaTO  ô  646, 
fut.  act.  aTTOup/iaoucTiv  X  489,  aor.  I.  sigmatiquc  àTTÔ(Fjep(Te 
'enlever,  emmener,  ravir'.  Schulze  Qu.  ep.  265  n.,  relevant  une 
erreur  de  Wackernagel  BB.  4,270,  de  Sonne  KZ.  13,  434  et 
d'autres,  décompose  àrrriLipâ  en  àTT-r|-Fpâ;  BrugmannGr.  Gr.^39 
pose  àîTOVJpâç  <  *à7T6-Fpâç,  àîioupriffuj  <  *àTT0-Fpriauj.  —  Base 
i.-e.  auer,  cf.  àeipuj  'enlever'  et  (F)épùuu  'tirer'. 

à  TTO (JTUTT(xZ;uj  'chasscr  à  coups  de  bâton'.  Voy.  cttiittoç  n.  'tronc; 
bâton'. 

àîrocppàç,  -âboç  'maudit,  néfaste'  <  otTrô  +  qppaZiuj. 

hom.  àiroqpôjXioç  'vain,  décevant'.  Cf.  gr.  qpn^ôç  'trompeur' 
lat.  fallo  <  *faln6  got.  halicawèsei  'méchanceté'  hahcjan  'tour- 
menter' (Bezzenberger  BB.  5,  318.  Schrader  KZ.  30,  466).  — 
Schulze  Qu.  ep.  242  rattache  àir-oqpuoXioç  à  ôqpeXoç;  il  faut  alors 
supposer  un  *ô(p(jûXioç  <  *ô(poXioç  'utile',  en  rap])ort  apopho- 
nique  avec  ôqpeXoç,  et  venant  d  un  masc.  *ôcpoXoç,  avec  allonge- 
ment de  la  seconde  syllabe,  en  vertu  de  la  loi  sur  les  quatre 
brèves  consécutives  (cf.  Solmseu  Unters.  43).  L'étym.  de 
Bezzenberger-Schrader  ne  rend  pas  compte  d"  àirô;  celle  de 
Schulze-Solmsen  est  vraisemblable. 


ÙTxpit  arrprfba  'en  mordant  conime  une  scie;  sans  lâcher  prise'. 
Voy.  -npilvj  =  irpiiu  'scier'  et  cf.  Meistcr  Herondas  748. 

àTTToeTTï'iç  0  209  'intrépide  en  ses  paroles' (?)  épitliète  i)eii  claire 
d'Héra.  On  l'a  expliquée  par  à-  nég.  +  Trioia  TTTÔa  f.  'effroi' 
+  (F)êTTOç  'parole';  un  adj.*àTrTOioç  'intrépide'  est  possible,  mais 
son  abrègement  en  àTTTO-  est  douteux  (cf.  L.  iMeyer  I  78  sq.)  — 
<  *àeTrToeTTr|ç  'non  dicenda  dicens'  Wackcrnagel  BB.  4,  283. 
Eulenburg  IF.  XV  162. 

ctTTTUJ  I.'attaclicr, ajuster;  atteindre;  toucher;  s'attaquer  à;  s'adon- 
ner à'.  II. 'allumer.';  àqpri  f. 'sens  du  toucher;  tact,  contact;  coup, 
blessure;  point  de  contact,  jointure,  articulation';  dqpduu 'toucher, 
tâter,  explorer,  chercher';  àcpàocix)  'toucher,  palper,  caresser'; 
dîTipa  f.  et  dTTTpiov  (schol.)  'mèche  d'une  lampe'.  R.  dcp-,  sans 
])arenté  connue  jusqu'ici  (:  arm.  aph  'paume  de  la  main"?). 

ctTTcpd,  diTcpa  'papa',  dîTcpdpiov 'petit  papa',  terme  d'amitié;  *à7Tq)ûç, 
ace.  diTcpûv  'papa'  Théocr.  XV  15.  Mot  enfantin.  Cf.  v.  slav. 
haha  m.  h.  a.  hôhe  'vieille  femme',  huobe  ail.  Imhe  'garçon'. 

dpa,  dp,  pd  cypr.  ep(a)  'donc;  à  savoir,  c'est-à  dire,  en  effet', 
dpa  j)articnlc  interrogative  <  f\  dpa.  Lit.  ir  (<  *r,  comme  pd) 
'et,  aussi';  lit.  ar  <  i.-e.  ^or,  lett.  ar  introduisent  une  interro- 
gation. Brugmann,  Griech.  dpa,  dp,  pd  uud  lit.  îr.  Ber.  d. 
siichs.  Ges.  d.  W.  1883,  p.  38sqq.  Gr.Gr.^  .539  sq. 

att. dpd  hom.dpri  f.  'prière,  malédiction';  dpdojuai  'prier,  maudire*; 
KttxdpaTOç  'maudit',  dpd  et  apr|  <  *dpFâ  pour  Wackernagel 
KZ.  2.0,262  et  Danielsson  Epigraphica  40  sq.,  cf.  arcad.  Kd- 
TapFoç  'maudit',  mais  att.  dpd  <  *dpa(F}d  pour  Schuize  Qu.  ep. 
90  s(iq.  Skr.  aryatl  'louer'  arm.  alavem  'supplier,  invoquer'^?) 
lat.  orô  'dire,  i)arler,  prier'  pour  Persson  Wurzelerw.  243,  puis 
gr.  dpùer  dvTiXÉYei,  Pod;  dpvjoucrar  XéTOuaai,  KeXeûouaai;  dpû- 
aaa0ar  éTTiKaXéaaaGai  Hésych.,  russ.  orû  or«7rcrier'  serb.  oriti 
.s*e 'résonner',  peut-être  lett.  «rc?«^ 'exciter,  invectiver'  rattachés 
à  lat.  ôi'ô  par  Solmsen  KZ.  35,  484.  —  Outre  skr.  aryati,  Hoff- 
mann BB.  21,  143  évoque  v.  slav.  rota  'jurement,  malédiction' 
rotiti  'jurer,  maudire'. 

liom.  dpapoç  m.  'choc,  claquement  (des  dents)';  dpapéuu  's'entre- 
choquer'; dpapdaduu  dppapdcraai  gl.  'faire  du  bruit,  crier';  dppd- 
PaH  gl.'crieuf;  dpaboç  m. 'agitation,  battement  violent  (du  cieur)'- 


—     73     — 

àpà^uj  et  dppdZ;uj  'gronder'  (cbien);  àpàtbriv  'avec  un  choc  bru- 
yant'; àpaY|u6ç  ni.  âpa^iua  n.  ""bruit,  choc';  àpdacTuu  'heurter'. 
Produits  de  l'onomatopée,  de  même  que  skr.  sdrjatl  'craquer', 
évoqué  par  FrOhde  BB.  17,  30P>. 

àpaiôç  'rare,  clairsemé;  étroit';  àpaiouu  'raréfier';  dpaiuu.ua  n. 
'interstice'.  Skr.  rté  'à  l'exclusion  de,  sans'  7nrrtih  'dissolution, 
décomposition'  r«"«Zfl7? 'espacé,  rare';  lat.r«n<5 'peu  serré,  peu 
épais,  clairsemé,  espacé,  éparpillé,  rare'  (Fick  IP  22. 206.305  etc.) 
rète  'filet';  v.  slav.  oriti  'dissoudre,  renverser,  détruire'  rèdûlcû 
'rare',  lit.  ijrù  ïrti  'se  séparer'  pàiras  'lâche,  relâché'  arclyti 
'fendi-e,  séparer'  efdvas  'large'  rëtas  'rare,  espacé'  vêtis  'crible 
d  ecorce'.  I.-e.  erè  'séparer,  être  lâche,  peu  serré';  cf.  gr.  epiifjoç 
épfjjUQç  'désert,  solitaire'.  Fick  P  11.  529.  Perssou  Wurzelerw. 
40.  91  n.  Walde  s.  v.  rarus. 

âpaKoç  m.  'gesse',  sorte  de  pois  chiche  à  deux  fruits  (Lathyrus 
amphicarpus  L.)  :  lat.  arinca  (mot  gaulois,  cf.  Fick  IP  17  sq.) 
'petit  épeautre'. 

àpaplaKUj,  pf.  dpâpa  'adapter,  ajuster,  emboîter';  dpjaevoç  'pré- 
paré, prêt';  àp)uôç  m.  'emboîtement,  jointure,  épaule';  dp,ua  n. 
'cliar';  ion.  àpiùç,  -ûoç  f.  Ilésych.  =  àp9|u6ç  m.  'jonction,  union, 
amitié';  àpTÛuu  dpiùvuu  'ajuster';  âpBpov  'jointure,  articulation'; 
ÈTrapTriç 'préparé,  prêt';  dpii 'justement,  précisément';  àpécrKO) 
'convenir,  plaire';  àpeTi'i  f.  'aptitude,  vertu';  dpa,  dp,  pà  (voy. 
s.  V.).  Skr.  ardli  m.  'rayon,  rai',  âram  'de  façon  convenable, 
appropriée  à',  araràm  ararâli  ararih  'battant  de  porte',  arpd- 
ijati  'consolider';  arm. a  hiem  'je  fais'  aor.  arar  'il  fit'  ==  gr.  dpape, 
z-ard  gén.  zardii  'ornement'  (Hiibschmann  Arm.  Gramni.  I 
420.423)  ;  lat.  arma  avtus  'membre'  armus  'épaule'  (  :skr.  irmâh 
7Â  ardmô  got.  arms  v.  h.  a.  arm  v.  pruss.  irmo  'bras'  v.  slav. 
ramo  rame  'épaule'  arm.  armiilin  'coude')  armentum  ai's  etc. 
Curtius'"'  339  sqq. 

àpdxvri  f.  poét.  dpdxviiç  m.  dpaxvôç  m.  'araignée';  dpdxviov  'toile 
d'araignée'.  <  *araksna,  cf.  lat.  arânea  <  '^aracsn-  (Walde 
KZ.  34,  478.  Lat.  Wb.  40),  mais  le  rapport  supposé  avec 
gr.  dpKuç  'filet'  est  douteux,  et  celui  avec  v.  norr.  roJxl'r  'que- 
nouille' et  ail.  rock  'habit'  est  erroné  pour  Lidén  IF.  XVIII  508. 


—     74     — 

âpptiXoç  m.  'tiaiiclict  de  cordonnier'  :  lett.  //-ôà- 'aiguille  k  tricoter' 
irhulis  'cheville,  burin',  cf.  lit.  urbinti  'faire  un  trou  avec  un 
poinçon'  urbti  lett.  u'rbt  'percer',  lit.  rùbti  'creuser'  etc.  Bezzen- 
berger  BIî.  27,  150.  Conjectural. 

àppùXr)  f.,  àpPuXiç,  -iboç  f.  'chaussure  forte'.  Rattache  au  groupe 
précédent  par  Bezzenberger  1.  cit.,  si  le  sens  premier  a  été 
'sabot'. 

àpYaXéoç  'douloureux' <  ^^'àXYaXeoç  par  dissimilation  régressive, 
cf.  âXYoç.  L.  Meyer  Vgl.  Gramni.  I  333.  Bechtel  Ûber  gegeu- 
seitige  Assimilation  u.  Dissim.  der  Zitterlaute,  Gott.  1876,  p.  52. 

àpYéXoqpoi  m.  pi.  'pattes  qui  restent  attachées  à  une  dépouille 
d'animal,  d'où  :  accessoires  inutiles'  schol.  d'Arist.  Guêpes  672 

<  dpTOç  'qui  ne  sert  à  rien'  +  Xôcpoç  'panache'  (étym.  tradition- 
nelle); le  mot  aristophanesque  est  sans  doute  une  création  tem- 
poraire et  bouffonne. 

hom.  àpYnç,  -nioç,  -ëii,  -éia  'blanc,  brillant';  tvapYnç  gén.  -oOç 
'clair,  manifeste';  àpYecTTriç  àpYevvôç  (-vv-  <  *-av-)  'brillant'; 
dpYoç  'clair,  brillant'  (voy.  s.  v.);  hom.  àpYivôeiç  'éclatant  de 
blancheur';  hom.  dpYi-Képauvoç  'à  la  foudre  éclatante  de  blan- 
cheur'(Zeus  ;  cf. skr.7;;^-ç^Jay?- nom  propre  Brugmann  Gr.Gr.^1 1 1  ), 
àpYÎ-TTOuç  'aux  pieds  blancs'  (?  voy.  s.  v.  àpYÔç);  dpYei-Xocpoç 
'aux  blanches  collines'  (Pind.);  dpYaivuu  'être  blanc';  apY^^a 
n.  dpYejuov  'tache  blanche  sur  la  sclérotique';  àpYneiç  dor.  dpYctç 

<  *d[pYâFevTç  'blanc,  brillant'  (Pind.  i;  "ApYOç  'la  ville  blanche'; 
dpYupoç  m.  'argent'  (voy.  s.  v.);  àpYÔqpeoç  dpYucpoç  'brillant' 
(-qpeoç,  -qpoç  <  R.  bhé  'luire')  ;  dpYiXoç  f.  'argile'  (voy.  s.  v.). 
Skr.  drjmiah  'blanc,  lumineux'  rajatâh  'blanc  brillant'  (cf.  s.v. 
dpYupoç)  vâjati  'briller'  (V  voy.  Uhlenbeck  Ai.Spr.  s.  v.  râjafi 
et  ni/ 'roi");  lat.  argno  'rendre  clair'  argiitus  'd'esprit  ciair, 
sagace,  de  son  clair'  argentum{Q,ï.^.Y.  àpYupoç)  (Curtius^  172); 
got.  îin-a?rl'iif>  'impur'  ah'Tinipa  'pureté,  vérité'  v.  h.  a.  ërchan 
'droit,  vrai'  (Osthoff  M.U.  V  p.V);  sur  la  difficulté  des  rapports 
apo])h()niques  voy.  Waldc  s.  v.  argentum. 

ùpYiXiTiriç  et  àpYÎXnp  'blanc' (glosé  par  è'KXeuKOç);  finale  obscure; 

voy.  s.  V.  àpYnç  et  aiYÎXiip  f?) 
ctpYiXXa  f.  'demeure  souterraine',  mot  dialectal  (Ephore  dans 

Strabou  V  4,  5)  apparenté  au  suivant. 


à  p  T  i  X  \  0  ç  et  âpYlXoç  f .  'argile'.  Voy.  s.  v.  àpT'lÇ,  «PTOç,  âpTupoç  f 
lat.  arç/illa  arg'da  est  nn  einpi-unt.  Le  rapi)ort  dpfiXoç  < 
'■'^mi'g-  :  gaiil.  marga  'marne'  (Bezzenberger  BB.  19,  302  sq.  et 
dans  Fiek  11^  202)  :  gr.  àiuôp-fn  'marc  d'olives'  "AjuopYOç  fFick 
BB.  22,  32)  est  à  écarter  (J.  Schmidt  Kritik  84). 

liom.  àpYÔç  au  sens  de  'clair,  blanc,  brillant'  <  *àpYpoç  par  dissi- 
milation  progressive  =  skr.  ^^Vr/Vi  'roiigeâtrc'  pour  Wacker- 
nagel  Verm.  Beitr.  9;  voy.  s.  v.  àpYriç  âpYupoç.  Hom.  àpYoç, 
épithète  des  chiens  de  chasse,  est  peut-être  un  autre  adj.  signi- 
fiant'rapide' (àpYi-TTOuç 'aux  pieds  blancs' ou 'aux  pieds  rapides'? 
cf.  hom.  TTobapYoç  nom  d'un  cheval)  et  que  l'on  a  rapproché 
de  skr.  fjyati  rnjdti  's'étendre'  (:  gr.  ôpéYuu),  p.  ex.  L.  Meyer 
I  278;  il  est  à  noter  que  skr.  l'jrâh  est  lui-même  de  sens  ambigu 
(= 'rapide'  et  parent  de  fjyati,  ou  épithète  de  couleur  appa- 
rentée à  drjunah  'blanc,  lumineux'),  cf.  Uhlenbeck  Ai.Spr.  34^ 

«PTÔÇ  'paresseux';  àpYéoi  'être  paresseux';  dpYia  f,  'oisiveté'. 
<  *àFepY0ç  <  à-  nég.  +  FépYOv  'travail'. 

àpYupoç  m.  'argent';  àpYÛpeoç  att.  dpYupoOç  <  *àpYupeioç  'd'ar- 
gent'; àpYÛpiov'argent  monnayé';  cf  .dpYucpoç  àpYÙqpeoç  s.v.  àpYnÇ- 
Skr.drjunah  'blanc,  lumineux'  rajatdh  'blanc  brillant'  (cf  .Wacker- 
nagel  Ai.  Gramm.  112)  zd  dr^zatàm  'argent'  (?)  arm.  arcath 
'argent'  (Hiibschmann  Arm.  Gramm.  I  424)  lat.  argent um  osq. 
abl.  aragetud  'argento'  gaul.  Argento-ratum  'Strasbourg'  gall. 
ariant  corn,  argant  irl.  argat  airget  bret.  arc'hant  'argent'' 
Curtius  '  172.  Fick  I  '  299.  II M 8.  Stokes  BB.  23,  42.  Henry 
Bret.  mod.  16). 

dpba  f.  dpbaXoç  m. 'tache,  saleté';  àpbaXôuj  'souiller'.  Cf.  gr.âpbu> 
(Curtius'^  229).  Le  rapport  dpba  <  *mrda  :  lat.  merda  :  lit. 
smlrdas  'puanteur'  smirdëti  'puer'  Hinardhiti  'rendre  puant' 
(Fick  BB.  7,  95)  est  à  écarter  (J.  Schmidt  Kritik  83). 

dpbiç,  -emç  f.  'pointe  de  javelot;  aiguille'  :  v.  irl.  aird' ^omi  final', 
v.norr.  erta  <  "^artjan  'stimuler'  (Fick  II'  19.  I"^  35G.  Lidén- 
U.  U.  À.  1894,  p.  80  n.,  lequel  ajoute  lat.  ordior  [mais  voy. 
Walde  s.  V.]  orior  gr.  ôpvu)ui  ôpGôç  skr.  ûrdhvdh  gr.  èpéBuu, -iZiuj, 
ôpoeovoj).  Le  rapport  dpbiç  :  v.  h.  a.  anizi  m.  h.  a.  erze  ail.  erz 
'airain'  (Fick  I'  356)  est  à  écarter  (cf.  Schrader  RL.  203  s.v. 
erz). 


-     76     - 

«pbuu  et  àpbeûuj  'arroser';  àpbMÔç  m.  'eau  pour  arroser';  dpbûviov 
gl/vase  à  eau'.  Skr.  ârclati  rddti  'couler,  s'écouler,  se  résoudre' 
ardâyati  'faire  couler'  ârdrâh  'humide'  rdû-  'humidité',  zd 
at'ddvi  déesse  des  eaux,  Curtius''  229.  Ostholf  Perf.  459  et 
voy.  s.  V.  paivuo. 

hom.  àpeirî  f.  'outrage';  àpeiàu)  èTrnpeétZiaj  arcad.  iiif.  èrrripeiâZiev 
GDI.  1222  'menacer,  molester';  èir-ripeia  f.  'action  violente, 
hostile,  menace,  mauvais  traitement'.  Voy.  s.  v.  àpri. 

àpeiouv 'meilleur'  apicrioç 'le  meilleur'.  Cf.  àpcTri  àpécfKa)  otpi- 
(base  arèi)  et  dpapiffKiu. 

àpecTKiJu  aor.  fîpeaa  'convenir,  donner  satisfaction  à,  plaire'; 
àpeCKOç  'qui  cherche  à  plaire';  àpeTii  f.  'vertu'.  Cf.  àpeiujv 
dtpapicTKUj.  Le  rapport  àpeiuuv  âpiffioç  àpein  <  *«r-  :  skr.  ndr- 
'homme'  (voy.  s.  v.  àvripj  (Bury  BB.  7,  341.  Fick  P  98)  est  à 
écarter  (i.  Schmidt  Kritik  83). 

hom.  àpri  f.  'violence,  dommage';  ptc.pf.  ctpr^évoç 'blessé,  lésé'^); 
âpoç"  . . .  Kai  pXàpoç  aKOucTiov  Hésych.;  àîrapéç'  uYiéç  •  àm'ipujTOV 
Hésych.,  àirripéaiv  Ap.  Rhod.  I  888,  TravaTrnpéaç  Call.  h.  Cer. 
125;  *àpr|ç  (voc.  àpéç  —  pXaTTTiKé  E  31.  455  d'après  Ixion;  cf. 
8chulze  Qu.  ep.  456  n.  3)  "Aptiç  (?  voy.  aussi  Schulze  op.  cit. 
454  sqq.,  Brug-mann  W.  IX  157  sq.,  G.  Meyer  Gr.Gr.3  420, 
Danielsson  Zur  metr.  Dehnung  42  sqq.,  Ehrlich  KZ.  38, 90  sqq., 
lequel  pose  *"ApFriç  :  èpuj(F)r|  'impetus'V)  hom.  àpeir)  (voy.  s.  v.). 
8kr.  irin-  'violent'  irastjàti  'être  en  colère,  s'indigner,  se  com- 
porter violemment'  irasi/â  (=  àpeiri  <  *àpe(Jir|) 'malveillance' 
/rsycî  'envie,  jalousie';  ags.  eorre  yrre  v.  sax.  irri  'iratus,  ira- 
cundus'  ags.  eorsian  yrsian  Vouloir  du  mal';  peut-être  v.  slav. 
janl  'iratus' 7rtm9^rira'  (FrohdeBB.  5,270.  20, 186).  Sur  lat. 
erro,  étranger  au  groupe,  voy,  Walde  s,  v. 

-àpriYiu  'secourir';  àpriYiuv,  -ôvoç  m.  f.,  dpuuYÔç  m,  'auxiliaire'; 
àpuuYi'i  f.  'secours,  aide'.  On  en  a  rapproché  skr.  râjati  'être 
roi,  régner,  gouverner'  lat,  rêx  rego  v.  irl.  rigim  'je  suis  roi' 
gaul.  -7'ix  v.  irl.  ri  géu.  rig  'roi'  et  gr.  ôpéYUJ  (voy.  infra\  p.ex. 
Zupitza  Gutt.  198  (bibl.);  Meringer  IF.  XVII  144  sq.  attribue 

1)  Schulze  Qu.  ep.  459  propose  de  distinguer  àpriiaévoç  =  ^e- 
p\a|U|aévoç  et  Papruuévoç  'fatigué,  affaibli'  (Y»^pai  ùttô  Xnrapîù  X  136.  \\)  283); 
celui-ci  serait  parent  de  ags.  icêi-ig  'fatigué,  affaibli'. 


—     77     — 

h  lat.  rego  le  sens  premier  de  'placer  droit',  d'où  celui  d"aider' 
dans  gr.  àpriY^u  v.  uorr.  yôJcJa  v.  sax.  rôlia?i  v.  li.a.  geruochen 
'soigner'. 

att.  àpriv  (Meisterbans-Schwyzer  Gramni.  d.  att.  Insclir.  111), 
gén.  dpvoç  'agneau',  gort.  Fapr|V,  lioni.  *-Fpriv  dans  iroXûppriv 
'riche  en  brebis';  àpvaKÎç,  -iboç  f.  'peau  d'agneau';  âpveioç 
'd'agneau';  àpveioç  m.  'bélier'  (voy.  s.  v.).  Skr.  ûrd  f.  'brebis' 
ûranah  m.  'bélier,  agneau'  urahhroh  m.  'bélier'  (Curtius^  344) 
pers.  niod.  barra  'agneau'  <  ^varnaJx:  phi.  i-arak  'bélier',  arra. 
gai-ii  (thème  en  -n,  gén.  gai'in)  'agneau'  (^Hiibschmann  Arm. 
Gramm.  I  432).  Voy.  s.  v.  eîpoç  *priv. 

àp6|u6ç  àp6pov.   Voy.  s.  v.  àpapiOKiu. 

à  pi-  particule  inséparable  exprimant  l'idée  d'aptitude,  de  supé- 
riorité (cf.  àpÎYVuuTOç  àpibaKpuç  dpibriXoç)  'très'.  Cf.  àpeioiv 
dpicTTOç  dpapiaKuu.  Sur  skr.  ari-  —  gr.  dpi-  (véd.  arigûHâh 
at'htutdh  'vivement  loué'?)  voy.  Reuter  KZ.  31,  094  ii.  1. 

liom.  dpibeÎKeTOç  'distingué'.  A  l'étym.  traditionnelle  (beiKvuiui) 
Schulze  Qu.  ep.  242  préfère  un  rapport  avec  skr.  *ddçah  lat. 
decus  'ornement,  honneur';  il  y  aurait  allongement  métrique 
pour  -béKÊTOç.  Voy.  s.  v.  briKVU)Liai. 

liom.  dpUriXoç  dor.  dpiZiâXoç  'très  clair,  brillant'  <  *dpi-bi-r|Xoç 
(-â-  par  hyperdorisme?),  base  c?d^  dï  dï,  cf.  bfiXoç  <  *beieXoç 
ion.  dpibriXoç  et  béaTO  (Schulze  Qu.  ep.  244). 

dpiBjaoç  m.  'nombre';  dpi9|uéuu  'compter';  ion.  d|Lii9p6ç  d)Lii6pëuj 
par  métathèse.  -9)u6-  est  le  suffixe  connu;  l'élément  radical 
dpi-  se  retrouve  dans  vripiTOç  'sans  nombre'.  On  rapproche 
lit.  rèjM 'j'empile',  v.h.a  rrm 'rangée,  nombre'  ags.rm 'nombre', 
gall.  Mi/' 'nombre'  (Fick  11'  234),  peut-être  lat.  rî^w* 'usage, 
rite'  (mais  voy.  Walde  s.  v.  rite),  peut-être  aussi  lat.  reor  ratio, 
got.  rapjô  'compte'.    Base  i.-e.  arêi? 

dpiç,  -iboç  f.  'archet  de  manœuvre  d'une  tarière  ou  d'un  trépan'. 
Généralement  rattaché  à  dpapiaKuu,  ce  qui  dit  peu.  Fick  P  4 
a  rapproché  skr.  ârâ  'alêne,  poinçon',  à  tort,  comme  le  montre 
V.  h.  a.  âla  m/sens. 

dpicrtepoç  'situé  à  gauche,  sinistre',  oxyton  d'après  beHiTcpôç; 
serait  phonétiquement  paroxyton  en  qualité  de  mot  à  finale 
dactylique.    Parent  de  vépOe,  èvepee,  ombr.  uertru  'sinistro',. 


v.Tïorr.  nordr,  d'après  Bngge  BB.  3,105,  Bezzenberger  BB. 
f),  1G8  n.  —  Tiré  de  cipicTTOç  Me  meilleur'  par  Brugmaim 
<7r(lr.  Il  '  179.  —  J.  Schinidt  Kritik  83  reprend  la  comparaison 
avec  zd  i:airyast((ra-  'g-auche',  qui  serait  à  àpiaxepôç  ce  que 
ëpaeveç  est  à  skr.  vrsanah\  cf.  KZ.  32, 383;  mais  Bartbolomae 
Altiran.  Wb.  col.  1374  explique  vairyastâra-  par  skr.  variyas- 
'meilleur'. 

îiom.  dpi(7T0v,  att.  dpicTTOV  'déjeuner,  repas  du  matin  (Hom.); 
repas  du  milieu  du  jour'  <  *dpi-  Me  matin'  <  *à(i)epi-  :  got.  «?>• 
V.  h.  a.  èr  'tôt'  <  protogerm.  *a{i)ir-i,  cf.  zd  ayar^  'jour',  prim. 
'temps  où  apparaît  le  jour'  +  -ctto-  <  *-d-to-,  -d-  étant  la  forme 
réduite  de  R.  ed  'manger';  cf.  npi  (^^Pioç)  <  *a(l)ep-  îivec  un 
autre  degré  d'apopbonie.    Brugmann  IF.  X  88. 

«piXttO|uai.  Voy.  àppixao|uai. 

àpKavri.   Voy.  s.  v.  àpKuç. 

«pKeuGoç  f. 'genévrier';  otpKeuGiç  f.  'baie  de  genévrier' :  serb. 
ràlHta  'Salix  caprea'  L.,  russ.  ralita  'saule',  d'un  prim. ""' a rqû- 
to-  apparenté  à  gr.  âpKuç  àpKàvri.  Lidén  IF.  XVIII  507  sqq. 
(bibliogr.). 

■otpKéuu  aor.  fîpKeacTa  (Hom.) 'écarter,  repousser;  résister,  tenir 
bon;  suffire';  àpKioç'qui  écarte  (le  danger);  assuré, sûr';  àpKOç  n. 
'remède'.  Lat.  arceô  arx  arca  arcânus  arcera  'chariot  couvert 
pour  les  malades';  irl.  duimm-ah'cthe  'artabatur'  -aire  'arto' 
du-ess-urc  'defendo' (Curtius^  132);  arm,  argel  'empêchement' 
arçjeluni  'je  défends,  j'écarte'  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  423;; 
peut-être  le  nom  propre  de  montagne  v.  pers.  arT^adris  ('mont 
du  cbriteau-fort'V  Foy  KZ.  35,  62\  Base  areq  'écarter';  cf. 
encore  v.  li.a.  rigil  'verrou',  lit.  ràktan  'clé',  Vài.Orcîis.  Voy. 
Osthoff  IF.  VIIl'54sqq.  Hirt  Ablaut  §  566. 

•àpKTOç  àpKOç  àpKÎXoç  m.  'ours'.  Skr.  fksah  zd  arm-  IsLttcrsus 
(<  *Mrc.905)  arm.  arj  (Hiibscbmann  Arm.  Gr.  I  425)  m.  irl.  art 
gall.  mod.  arth  alb.  art  (G.  INIeyer  Alb.  Spr.  15),  i.-e.  *7'l-po- 
{*ar]tpo-).  dpKOç  (d'où  àpKiXoç  et  sans  doute  le  n.  pr.  de  peuple 
'ApKabeç)  n'est  pas  dû  à  une  déformation,  par  voie  d'étym.  po- 
pulaire, de  la  forme  avec  -pKi-  (Brugmann  Grdr.  I-  792);  c'est 
un  doublet  indo-européen,  dont  le  pers.  xi7's  'ours'  présente 


—     79     — 

le  correspondant  (Hiibsebmann  KZ.  36,  164  sq.  Meillet  MSL. 
XI  ol6sq(i.,  Interdictions  de  vocabulaire  p.  8  sqq.). 

âpKuç,  -uoç  f.  dpKuov  àpKuXov  Hésycb.  'filet'.  Forme  groupe  avec 
âpKeu6oç  fvoy.  supra)  et  àpKavri  Hésych.  'bois  au({uel  sont 
attacbcs  les  fils  de  la  chaîne'.  Les  rapports  proposés  par 
Bugge  Beitr.  39  (:  arm,  ui'kan  'filet'  :  lat.  sai'cina)  et  Bezzen- 
berg-er  BB.  21,  295  n.  (otpKavri  :  lit.  arldlaî  arldaî  'perches  de 
la  chambre  où  l'on  teille  le  lin')  sont  à  écarter;  pour  V^i.sarcina 
voy.  s.v.  é'pKOç;  lit.  arMaï  <  ar  -\-  suff.  Ma-,  cf.  Leskien  Bild. 
im  Lit.  p.  496;  pour  dpKuç  :  àpàxvr]  (Walde)  voy.  supra  et  sur 
le  groupe  Lidén  IF.  XVIII  507  sqq. 

dp|ua  n.  'attelage,  char  de  guerre  ou  de  course';  àp|uôç  m.  'em- 
boîtement, jointure,  épaule';  dpiuoî  'tout  à  l'heure';  dpjuôCuj 
'ajuster,  adapter';  dpiuovîri  f.  'ajustement'  (Hom.).  On  compare 
lat.  armentum  'gros  bétail'  y.wovy.  jqrmu7ii  'taureau;  cheval' 
V.  slav.  Jrtrw^ï 'joug';  voy.  Walde  a.  y.  armentum,  Pederscn 
KZ.  39,  313,  Prelhvit7>'  i)3,  L.  Meyer  I  287,  Meringer  KZ. 
40, 227  sqq.,  ([ui  rattachent  ces  mots  à  àpapiaKuu;  sur  l'esprit  rude 
de  ctp.ua  et  de  dpfioç,  qui  est  déconcertant,  voy.  Meillet  ]\ISL. 
X  140  (influence  des  représentants  grecs  de  R.  ser,  ôp)uoç,  ëp|ua) 
et  Sommer  Gr.  Lautstud.  133  (influence  du  groupe  -p|a-). 

àpjuaXid  f.'provisions,vivres'.  Rapporté  à  dp- 's'adapter, s'attacher 
étroitement',  causatif 'adapter,  équiper'  par  Prelhvitz  -  5.3  et 
L.  Meyer  1  288;  sur  la  difficulté  de  l'esprit  rude  voy.  s.v.dp.ua. 

dpiuevov  'agrès  d'un  navire;  instruments  de  travail,  outils'.  Cf. 
dpapîaKuu. 

dpvaKÎç.  Voy.  s.v.  dpriv  et  vdKOç. 

hom.  dpveiôç  m.  'bélier',  éol.  dpvriabeç  f.  pi.,  att.  dpveuDç  CIA. 
II  844  (400/350  av.  J.-C.  ;  'Apvéuuç  Kohler;  partant  de  dpveuûç, 
Wackcrnagel  Beitr.  zur  Lehre  vom  griech.  Akzent  32  propose 
de  lire  dans  Hom.  àpvr|6ç  au  lieu  de  dpveiôç).  Rapproché  d'or- 
dinaire de  dpriv  Fapiîv  gén.  (  F)àpv6ç  (voy.  s.v.  àpi'iv).  Invoquant 
labsence  du  F  initial  chez  Homère,  Meillet  IF.  V  328 sq.  voit 
dans  dpveiôç  un  dérivé  de  dpcTriv,  soit  *àpcrvei6ç,  au  sens  primitif 
de  'mâle',  cf.  skr.  vfsnîh  'bélier'  à  côté  de  vfsà  'mâle'.  L'alter- 
native proposée  par  L.  Meyer  I  286  et  Prelhvitz  -  53  (  :  lat.  ariès, 
\i)\.  s.  V.  è'piqpGç  I  n'a  pas  de  vraisemblance. 


—     80     — 

àpve'oiaai  'nier,  repousser,  refuser';  àn-apvoç  eE-apvoç  'qui  nie'. 
Arm.  iiranam  'je  nie,  je  refuse'  urast  'le  fait  de  nier'  'Bugge 
Jjcitr.  ;\)8sq. -,  non  relevé  par  Hlibsebraann  Arni.  Gramni.);  ra])- 
prochenient  possible,  si  arm.  ur-  repose  ici  sur  *(?>■-. 

boni.  àpveuTrip  m.  'plongeur',  ou  oiseau  au  vol  plongeant,  'plon- 
geon' ou  'grèbe'  (ColynibusTlionipsonGreek  birds  35);  'dauphin 
mâle';  dpveuTrjç  m. 'plongeur',  sorte  de  poisson  ;  àpveûuj  'plonger', 
àp-veu-  <  *nr-neu-,  cf.  lit.  nch'ti  'plonger'  nàras  'plongeon' 
(oiseau)  lett.  nirf  'plonger'  pet.  russ.  po-nerty  'plonger'  serb. 
nàrac  'plongeon'  (skr.  nîrâm  'eau'  est  inexpliqué)  pour  Fick 
P  503,  qui  rappelle  gr.  Nripeùç  vépxoç  sorte  d'oiseau  (glosé  par 
le'paH  'épervier')  et  àpùuu 'puiser'  <<  *»r-uiu.  A  été  critiqué  par 
J.  Sclnnidt  Kritik  83.  -  Voy.  Ehrlich  KZ.  38,  64.  40,  360. 

apvu)aars'efforcer  de  prendre, d'obtenir  ou  de  conserver'; âpoç  n. 
'utilité,  secours'  Escb.  Suppl.  885;  |aia0-apvoç  |ui(T0-dpvriç  m. 
'journalier';  mcrBapve.uu  'travailler  pour  un  salaire'.  Avm. arnu-m 
'je  i)rends'  aor.  ai-l  'j'ai  pris',  cf.  r)p6|aiiv  iHiibschmann  Arm. 
Gramm.  I  420).  Prellwitz^  54  ajoute  skr.  rnô-ti  'heurter, 
atteindre'  (cf.  Fick  P  4)  drtliam  'but,  affaire'  (cf.  Fick  1.  cit. 
Persson  Wurzelerw.  26)  rndm  'dette'  rnâh  'qui  doit'  (inexpli- 
qués pour  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  s.  v.),  v.  h.a.  «r«ô« 'acquérir' 
('moissonner')  angl.  earn  'mériter'  (qui  se  rattachent  plus  vrai- 
semblablement à  got.  asans  'temps  de  la  moisson',  cf.  Uhlen- 
beck Got.  8pr.-  s.  V.,  Walde  s.  v.  annôna). 

dpoKXov  sorte  de  vase.    Etym.  inconnue. 

àpov  'arum',  plante;  àpicrapov'arisarum',  sorte  de  gouet  (Diosc). 
Persson  de  orig.  gerundii  59  rappelle  le  rapprochement  connu 
avec  lat.  {li)ariindo  'jonc'  (Fick  BB.  23, 222),  ajoute  lat.  arisfa 
'épi'  (inexpliqué  pour  Walde  s.  v.)  et  rattache  le  tout  à  ôpvu)m. 

dp  OU) 'labourer';  dpôiriç  dpoiiip  'laboureur';  dpoTpov  crét.  dpaipov 
'charrue'.  Lat.  arô  m.irl.  nirim  got.  arjan  v.slav.  orati  lit.  ârtl 
'labourer';  lat.  arûtrum  m.irl.  arathar  v.norr.  ardr  arm. araur 
(Hiibschmann  Arm.  Gramm.  I  423)  v.  slav.  ralo  serb.  rdio  lit. 
drJxhis  v.norr.  arl  'charrue'.  Curtius^  341.  Base  i.-e.  ara  'la- 
bourer', d'où  encore  lat.  rûdô  {terram)  râUtim  (<  *radloni\ 
rdstrum  (<  *radtrom)  'houe,  boyau'  pour Hirt  Ablaut  §  190  (?). 


—     81     — 

âpoupa  f.  'terre  labourée  ou  labourable'  :  lat.  arvum  "guéref 
ombr.  arvam-en  "in  arvum"*  gall.  erw  f.  'acra,  jugerum'  corn. 
erw  'ager'  m.  bret.  erv  'lira'.  Curtius  341  sq.  Fiek  IP  41. 
Kretsebmer  KZ.  31,449. 

dpTTCxZuj  ""ravir';  àpTraYn  f. 'rapacité ;  rapine;  butin':  dp-rraYri  f- 
'croc';  âpTraH  'pillard';  àpTiaXéoç  'désiré  avec  ardeui-';  dpTrri  et 
dpTTaaoç  oiseau  inconnu  ou  fabuleux,  ennemi  de  la  mouette, 
ami  du  milan  (Tborapson  Greek  birds  35)  <  *srp-  forme  réduite 
de  *srep-,  h  côté  de  quoi  *rep-  dans  lat.  rapiô  gr.  èpéTTT0|uai, 
si  l'on  admet  que  l'è-est  prothétique  (cf .  p.ex.  Waldes.v.  ra^/o); 
dans  la  négative,  àpTràZ^uu  et  son  groupe  demeurent  isolés. 

àpTrebriç  àpirebôeiç  'plat,  uni'  (Etym.  M.);  àpTiebi^uu  'aplanir' 
(Hésych.).  <  àpiTtebriç  (Etym.  M.),  cf.  èpTrebôecrcra •  éTTiTreboç 
(Hérodien)  et  éol.  è'pBupiç  (Etym.  M.)  èpOupiç*  r\  jueYdXiT  Oupiç 
(Hérodien,  Didynie),  sur  quoi  voy.  Hoffmann  Gr.  Dial.  II  235. 

àpTiebôvri  f.,  dpTrebuûv,  -ovoç  m.  'corde  pour  fixer  la  cuirasse 
(Hérdt.),  tendue  pour  un  piège  (Xén.)'  :  skr.  arpdyati  'fixer, 
assujettir'  (Curtius''  340.  Persson  Wurzelerw.  207),  causatif 
de  R.  ar  (voy.  s.  v.  dpapicJKuu  i  ?  L'esprit  rude  serait-il  dû  à  la 
contamination  des  mots  à  initiale  dpTr-? 

dp-rreZia  f.,  dp-rreZioç  m.  'haie  d'épines'  (Hésych.);  dp-rriE  'buisson 
d'épines'  (Hésych.).  Etym. incertaine;  on  a  supposé  une  parenté 
avec  dpîTri  'faux'  (Prellwitz^  33),  dpTrebôvii  'id.-  54),  dpTtdZiuj 
(L.  Meyer  I270sq.). 

I.  dpTTri  f.  'faux,  faucille'.  Lat.  sarpiô  et  sarpô  'tailler,  émonder', 
V.  slav.  srûpû  russ.  serpû  lett.  sirpe  'faucille',  v.  h.  a.  sarf 
m.  h.  a.  sarph  'tranchant,  affilé,  émoulu  ;  âpre  au  goût'  (Cur- 
tius^ 263),  V.  irl.  «err 'faucille'  iZupitza  KZ.  35,  264),  puis  lat. 
sarmen  sarmentum  'rameau'  (coupé)  et  gr.  ôpîrriH  dor.  ôpTiâE 
lesb.  ôpTTâE  'rejeton,  rameau'  (Brugmann  Grdr.  I-  477);  cf. 
encore  lat. sa>70  'sarcler'  sarculum' ^-àvcXoh'^  'sk.x.srnl  'faucille' 
(Persson  Wurzelerw.  52.  Walde  s.  v.  sario  sarpo). 

IL  dp-rrri  f.  Voy.  s.  v.  dpTiàZiuu. 

dpTTiç,  -îboç  f.  sorte  de  chaussure.  Prellwitz^  55  évoque,  avec 
doute,  lat.  sarciô  'raccommoder'  (voy.  s.  v.  epKOç),  v.slav.  sraTia 
'vêtement';  rejeté  par  Walde  545.  A  été  rattaché  aussi  à  gr. 
pdîTTuj  'coudre',  sans  preuve  suffisante. 

6 


—     82     — 

apTTUç, -uoç  f.  'union,  amour'  (Parth.;;  dpiTuv  êpujTa.  AioXâç. 
\j^i.  arcus  arquitenens y  got.  arfea^wa 'trait'  angl.  ^y r/-o^r 'flèche' 
pour  Hoffmann  Gr.Dial.  11231;  à  écarter.  —  Parent  de "ApTTuia 
et  dpTTàZiuj,  avec  le  sens  primitif  de  'qui  ravit,  violent',  pour 
Prellwitz-  55  (avec  doute);  conjectural. 

àppapiûv,  -ôivoç  m.  'arrhes'  <  hébr.  'ëràhôn  'gage'. 

àppàloj  'gronder'  (chien),  Voy.  s.  v.  àpapoç. 

dppaxoç  'inflexible,  ferme' (V)  (Plat.).  A  été  rapporté  à  paiuj 
'briser',  mais  cf.  aor.  pass.  èppaïaôriv  et  paicrrrip  'marteau'.  — 
Prellwitz^  55  évoque  Tiepippiibriç  'chancelant'  et  ppabavi^er 
pmiZiei.  Tivàacrei;  conjectural. 

àpprjvriç  'hargneux'  (chien;  Théocr.  XXV  83)  glosé  par  ciYpioç, 
bucrxepriç  Hésych.  Mot  obscur;  deux  hypothèses  dans  Prell- 
witz  s.  v. 

àppTi96poi  èppricpôpoi  f.  pi.  jeunes  filles  portant  processionnelle- 
ment  le  péplos  et  les  objets  sacrés  d'Athéna  Polias;  àppiiqjopéuu 
èppriqpopéuj  (sur  les  formes  épigr.  voy.  Meisterhans-Schwyzer 
Gramm.  d.  att.  Inschr.  15);  àppricpopia  f.  Mot  obscur  qu'on  a 
tenté  d'expliquer  par '''àppriTO-qjopoç  (dppiiioç  'indicible,  sacré, 
mystérieux';  schol.  Ar.,  Etym.  M.;  cf.  L.  Meyer  I  266  qui 
suppose  une  forme  abrégée  *àppriT-),  par  dppixoç  'corbeille'(!?): 
la  forme  éparjcpopia  (Etym.  M.,  cf.  schol.  Ar.  Lys.  642)  rappelle 
"EpcTri,  fille  de  Cécrops,  qui  était  adorée  avec  Pallas,  mais  peut 
être  déjà  une  étym.  savante;  cf.  G.  Meyer  Gr.Gr.^  353  u.  (bibl.). 

*àppixdo)aai  'grimper';  cf.  àppixâa6ar  eiç  uvpoç  àvaPaiveiv  xepc^i 
Ktti  TTOcri  Hésych.,  àvapixâcr6ai  •  àvapaiveiv  Hésych.  et  autres 
gloses;  il  faut  couper  àva-p(p)ixâcreai  et  àv-pixâaBai  (àv-  = 
àva-),  cf.  skr.  rhdgati  et  rhdTxliati  'se  mouvoir  avec  peine,  ramper' 
(en  parlant  d'enfants  qui  ne  savent  pas  encore  marcher).  Solmseu 
IF.  Xni  132  sqq. 

ion.  àppuubëuj  'avoir  peur';  àppiubiri  f.  'crainte';  att.  ôppiubéuu 
ôppujbîa  par  assimilation  de  l'a  atone  à  l'aj  subséquent  (J.Schmidt 
KZ.  25,  112.  32,370).  Etym.  erronées  antiques  (ôppoç  ôpcroç 
'croupion'  +  béoç  'crainte'  ou  ibiiu  'suer'),  de  Bréal  MSL. VIII 309 
(ôppuubéuj  <  *ôppuubiîç  'peureux'  <  ôppoç  cf.  fr.  couard  ital. 
codardo),  de  Prellwitz  BB.  24,217.  Wb.^  338  (*àppu)bnç  <  à- 
nég.  +  *pujboç  'force').  —  Pour  ftolmsen  IF.  XIII   134 sqq. 


—     83     — 

àppiubéuj  <  *àv-Fpujb-eiuj,  cf.  skr.  vrldatè  'être  confus,  avoir 
honte'  vrïdah  'confusion,  honte'  {vrtd-  <  ^vrîàd-  <  *vrlzd-, 
Fpiub-  <  *Fpujab-). 
àpdeviKÔv  Gai.  àpcreviKiov  Aristt.  àppevÎKOV  Théo|3hr.  'arsenic' 

<  héhr.zarmqmlsewi^,  lui-même  emprunté  au  per^'e^zarniJca-  et 
signifiant  proprement  'd'or,  de  couleur  d'or',  puis  rapproché  par 
étym.  populaire  de  gr.  àpaeviKÔç  àppeviKOç  'mfile'.  Lagardc,  Muss- 
Arnolt  Seniitic  words  138  n.  29,  Lewy  Fremdw.  55,  Sclirader 
RL.  s.  V.,  Hûbschmann  IF.  XIX  457;  G.  Meyer  IF.  IV  An/..  27 
croit  à  tort  que  zarmq  est  un  emprunt  au  g-rec. 

âpcrriv  âppr|v,  éol.  crét.  epcrr|v  f^sans  F-),  lac.  eïpriv  (eîpriv  Solnisen 
IF.  VII  37sqq.-,  autre  étyni.  Ehrlich  KZ.  39,  570),  ion.  epa^v 
'viril',  prop.  'qui  arrose,  qui  féconde';  cf.  gr.  âqjoppoç  'allant 
en  arrière'  dnjoppov  'de  nouveau',  skr.  ârsatl  'couler'  rsahhâh 
'taureau  zd  v.  pers.  arsan-  'homme',  arni.  gén.  ah)  'homme' 
(?  Hiibschmann  Arm.  Granim.  I  417),  puis  lat.  /'ô.s-  'rosée'  (Fick 
Pli  sq.  119)  et  les  mots  groupés  sous  gr.  àTT-epàuj;  voy.  aussi 
gr.  ep(Jr|,  d'une  base  avec  u-  initial. 

âp (Ji  o  V  '  biKaiov  Hésych.  ;  àvàpmoç  'qui  ne  s'ajuste  ou  ne  s'accorde 
pas,  malveillant,  ennemi,  étrange,  monstrueux'.  Cf.  âpTi  âprioç 
àpapîcTKuu. 

àpaixoç  ion,  âpcTiKOç  att.  àppixoç  m.  f. 'corbeille'.     Etym.  inc. 

âpTaiLioç  m.  'boucher,  cuisinier  (Xén):  meurtrier  (Soph.)';  àpra- 
fiéu)  'découper,  dépecer',  dtp-  <  *mr-  cf.  |uépoç  'partie'  pour 
Bury  BB.  7,  81;  étym.  critiquée  par  J.  Schmidt  Kritik  83  sq., 
qui  rappelle  Eustathe  (ô  eiç  ctpria  xéiavuuv)  et  pose  un  prim. 
*àpTO-Ta|uoç  ou  *àpTi-Ta|uoç  'qui  taille  adroitement'  (cf.  àpiiLuç)  : 
skr.  rtd-yûli  'bien  attelé'  rta-ni-  'conduisant  correctement'.  — 
Autre  étym.  deFick-BechtelPersonenn.-  439  (voy.  s.v.àpieiuriç). 

«pTauj  'pendre,  suspendre';  dtpxàvri  f.  'lacet  pour  se  pendre';  àp- 
Téfiuuv,  -ovoç  m.  'voile  d'artimon';  àpiripia  f.  'trachée-artère'. 
Contiennent  peut-être  le  degré  réduit  de  R.  uer  [base  auer], 
d'où  àeipuu    (voy.   s.  v.),   cf.   lit.   virtinis  'lacet'  lett.  irirliie 

<  *wir-tne  'fil',  mais  on  ignore  la  quantité  de  l'ot-  (d-  <  de-, 
àa-?);  cf.  Solmsen  Unters.  294  s(i. 

àpieiLiriç  'sain  et  sauf.  Mot  obscur,  décomposé  en  dp- =  àpi- 
et  *Te|uecr-,  cf.  irme-Xéu)  'prendre  soin  de,  s'occuper  de'  et  d-T)Lir|v 


—     84     - 

'serviteur',  par  Fiek-Bechtel  Personenn.^  439,  àpTe)uir|ç  ayant 
eu  le  sens  i)assif  de  'soigné',  àpTainoç  le  sens  actif  de  'qui  soigne'; 
voy.  aussi  Hoffmann  Gr.  Dial.  II  235;  conjectural.  —  Rattaché 
par  Prellwitz^  ô6  à  dpTi  et  à  son  groupe. 

dpx  l 'justement,  précisément,  à  l'instant'  àTraptl  'tout  juste, exacte- 
ment'; âpTioç  'bien  ajusté,  bien  proportionné,  pareil';  àpTiâluj 
'jouer  à  pair  ou  impair';  àpTxlw  'arranger,  mettre  en  état';  ion. 
o[pTéo|uai(Hrdt.) 'se  préparer';  liom.  ÊTiapTriç 'préparé,  prêt'.  Skr. 
rfmn  'ordonnance,  usage,  etc.'  rtcUi  'droit,  correct,  convenable, 
parfait'  rtàvâ  'saint,  pieux'  zd  asa-  asavan-  p.  ex.  Fick  P  168 
(autre  étyni.  Uhlenbeck  Ai.Spr.  s.v.  rtâh  :  R.  ar  idée  de  mouve- 
ment, cf.  rcchàti  rnôti)  v.  pers.  arta-  (p.  ex.  Artaxsa&^a-)  ; 
arm.  ard  'maintenant'  {ard-a-cin  'nouveau-né'  cf.  gr.  àpxi-Yevriç) 
ardar  'juste'  (Hiibschmann  Arm.  Gramm.  I  423  sq.);  lat.  ars 
gén.  artis  'aptitude  manuelle  ou  artistique';  m. h.  a.  art  'manière' 
(Kluge  PBrB.  9,  193;  autre  étym.  Wiedemann  BB.  27,  221); 
lit.  artl  'tout  près'  (voy.  Bezzenberger  BB.  27,  157  sq.).  Voy. 
s.  V.  dtpTuç  àpapiaKuu. 

âpTOç  m.  'pain'.  Etym.  obscure;  Prellwitz  ^34.  -56,  après 
d'autres,  rattache  le  mot  à  àpTuuj  àpTÎZiuj  àpapidKiu,  apioç  étant 
'la  chose  préparée' ('?).  —  àpTO-KÔTroç  m.  'boulanger'  a  été  rap- 
proché de  lit.  kepîi  kèpti  'cuire  le  pain'  (p.  ex.  Curtius  ^465. 
Fick  BB.  16,  281.  Brugmann  Grdr.  P  873),  qui  est  né  par 
métathèse  de  ^pel'ù  =  v.  slav.  pekq  gr.  irécrcyuj  skr.  pdcafi 
'cuire';  cf.  gr.  CKeirroiuai :  lat.  specw\  Solmsen  Javlenija  6  ex- 
plique le  K  irrégulier  par  la  dissimilation;  àpTonÔTTOç  Phryn. 
serait  dû  à  l'analogie  de  TtéirTuj  irÔTravov  etc.^}. 

ion.  àpTvjç  'union,  amitié' (Hésych.);  dtpTÛuj  dtpxûvuu  'ajuster';  àp- 
Tuvàç  m.  dpxOvoç  magistrat  d'Argos  et  d'Épidaure;  àpTûirip 


1)  Fick  1.  cit.  a  cru  retrouver  une  E.  qVep  (d'où  serait  venu 
lit.  kepù)  dans  TeirTà*  éirrà  Hésych.,  en  interprétant  éirrà  par  éqp6â, 
cf.  é'njuj  'cuire'.  Brugmann  Gr.Gr.^  117  n.  2  suppose  que  xeiTTà  cache 
un  *FeiTT(x  'sept'  analogique  de  Vil  'six'.  Pour  Sohnsen  Unters.  21(i, 
le  T  résulte  d'une  confusion  avec  le  signe  de  l'esprit  rude  H,  ce  qui 
est  convaincant.  —  Schulze  GGA.  1897  p.  907  sq.  explique  àpro-KÔTToç 
par  un  *qoqV'o-  <i\.-Q.  *poqV-o-  avec  l'assimilation  que  révèle  lat. 
coqîiô  <i*qiiequ5  <ii--Q-  *peqy'ô. 


-     8Ô     — 

m.  magistrat  de  Théra.  Skr.  rtûJj  "saison'  arni.  a)'d  'arrange- 
ment' (thème  en  -n  ;  Hiibschmann  Arm.  Gramm.  1 423)  lat.  artus 
"membre'.    Voy.  s.  v.  âpTi  àpapîcJKUJ. 

apua  n.  pi.  "noix'  d'Héraclée  pontique  (Hésych.)  =  "noisettes' 
(Corylus  Avellana  L.)  :  alb.  are  v.  slav.  oréchû  "noix'  (G.  iMeyer 
Alb.  Spr.  17). 

«puPaXXoç  et  àpûpaXoç  m.  "bourse'  se  fermant  à  l'aide  de  cor- 
dons; "vase'  de  col  étroit  et  de  forme  analogue  à  cette  bourse. 
Mot  obscur;  Prellwitz  ^34.  -56  traduit  "vase  à  puiser'  <  àpùuu 
+  paXàvTiov  "bourse'  (avec  doute). 

I.  dtpûuu  àpiJTuu  (Plat.)  àpLi(T(TovTai  Hrdt.  VI  119  (d'après  àqpOuj 
àqpûacTa))  "puiser';  àpuaàvn  f.  àpuairip  m.  âpucTTiç,  -iboç  f. 
àpuTrip  m.  "cuiller';  àpucTTpiç,  -iboç  f.  àpùiaiva  f.  'aiguière'. 
Etym.  obscure;  àpùuu  <  *«r-uuj  Fick  P  503  (à  écarter;  voy. 
s.  v.  àpveuTiîp).  —  *Fapûuj  :  skr.  var  "eau'  (cf.  s.  v.  oupov  i  Schulze 
Qu.  ep.  311  n.  4.  Lidén  Stud.  38? 

II.  *àpi)uj  "crier,  dire'  (gloses).    Voy.  s.  v.  att.  àpd. 

1.  àpxoç  m.  "guide,  clief;  âpxw  "être  le  premier,  aller  en  tête, 
g;uider,  etc.';  àpxn  f.  "commencement;  règne';  ôpxajuoç  m.  "chef. 
Etym.  obscure.  Skr.  ârliati  "mériter'  (Curtius''  189sq.)  est 
parent  de  gr.  àXqpàvuj  "acquérir'  (voy.  s.  v.  àXqpri).  —  Alternance 
à-  :  0-  pour  Bartholomae  BB.  17,  123;  Hirt  Ablaut  p.  162  ob- 
serve que  dp-  peut  <  *;•-.  —  âpxuu  <  *mrghô  "être  le  premier', 
àpxôç  =  ags.  hrego  "maître,  prince'  v.  norr.  hragr  "le  supérieur'; 
puis  cf.  ags.  brœgn  hrœgen  "cerveau'  gr.  Ppex)u6ç  PpéxMa  [et 
ppéYiua]  "sommet  de  la  tête',  base  mregh  mrogh  mrgh,  pour 
Johansson  KZ.  30,  448;  a  été  critiqué  par  J.  Schmidt  Kritik 
104  et  nié  par  Ostlioff  BB.  24,  121.  —  Mots  apparentés,  avec 
ôpxoç  m.  "rangée'  (d'arbres  ou  de  ceps  de  vigne)  ôpxaioç  m. 
"enclos'  d'arbres  disposés  en  rangées,  "jardin',  à  àpapiaKuu  etc., 
pour  Persson  Wurzelerw.  26.  —  Attribuant  à  dpxoi  le  sens 
premier  de  "s'élever  au-dessus  de  qn.,  dominer',  à  àpxôç  celui 
de  "prééminent',  à  ôpxauoç  celui  de  "premier',  Fick  P  527, 
Hoffmann  BB.  26,  136,  Prellwitz-  56  évoquent  lat.  7'igeô  rigi- 
clus  rigor  (à  écarter,  cf.  Walde  525),  v.slav.  rogû  lit.  ràgas  lett. 
rags  v.  pruss.  ragis  "corne',  m.  h.  a.  rëgen  "s'élever,  être  fixe' 


-     8(j     — 

regen  'mettre  en  mouvement' ('?)  —  àpxôç  :  v.irl.  arg  'héros' 
(Fick  11^  18jV 

II.  àpxôç  m.  'fondement,  rectum'.  Etym.  inconnue;  v.  h.  a.  ars: 
gr.  ôppoç,  voy.  s.  v. 

dpaj)Lia  n.  'arôme;  plante  aromatique'.  Mot  obscur;  le  rapproche- 
ment dpuj|Lia  :  àpTÙuu  àpapicTKUJ  est  peu  clair  au  point  de  vue 
sémantique  et  ne  justifie  pas  l'uu. 

hom.  inf.  aor.  daai  inf.  prés,  djaevai  'rassasier';  ion.  àaào\xa\. 
'être  rassasié,  se  dég-oûter'  <*craTiao|aai;  dcrri  f.  'satiété,  dégoût' 
(abstrait  de  do'àoiuai  Brugmaiin  Gr.Gr.^  c)^2);  daripoç  'qui  cause 
du  dégoût'  lesb.  daôtpoç  'dédaigneux'  (Sapph.).  R.  sa  sd\  voy. 
s.  V.  dttTOç  dbriv. 

dadfiivGoç  f.  'baignoire'.  Mot  obscur;  tentatives  de  Benfey 
Wurzellex.  I  447,  J.  Baunaek  Studia  Nicolaitana  18  sq.,  Lewy 
Fremdw.  155  n.  1.  Kretschmer  Einl.  402  note  l'élément  de 
dérivation  -v6  ,  qui  apparaît  dans  nombre  de  noms  de  lieu 
tenus  pour  non-helléniques  (p.  ex.  TipuvG-  KépivBoç  rd)uiv6oç.) 

daapov  'asaret',  plante  vomitive  et  sternutatoire  (Diosc. >  Mot 
obscur;  étym.  sém.  de  Lewy  Fremdw.  47  ;  rattaché  à  dari  (voy. 
s.  V.  daai)  par  Prellwitz^  56. 

dcrpoXoç  m.  f.  dapôXr)  f.  'suie,  noir  de  fumée'.  Tentatives  de 
J.  Schmidt  KZ.  22,  314  (cf.  Curtius^  699),  Prellwitz  BB.  15, 
159  et  Wb.^  34  (dç  =  osq.  az  lat.  ad  +  PoXoç,  cf.  pdWuu),  ap- 
prouvé par  Zupitza  Germ.  Gutt.  96,  Prellwitz  BB.  2.3,  73  (R.  ad 
cf.  lat.  assus  'rôti  <  *ad-tos,  mais  voy.  Walde  s.  v.  àreo).  Cf. 
got.  azgO  V.  h.  a.  asca  ags.  asce  v.  norr.  aska  'cendre'  (Persson 
Wiirzelerw.  282.  Kretschmer  KZ.  31,452.  Noreen  Abriss  139. 
145.  188)  et  peut-être  lat.  âreô  'être  sec'  {-r  <  -s-)  skr.  cisah  m. 
'cendre,  poussière'  âsitah  'noir,  de  couleur  sombre'  et  gr.  dz;u> 
(voy.  s.  v.  ata). 

daeXYriç  'impudent';  daeXYéu)  -aivu)  'être  impudent'.    Etym.  ine. 

d(j6|ua')  n. 'essoufflement;  asthme';  da9|uaivu)  'haleter,  râler'. 
A  été  rapproché  de  gr.  ààtuu  dri|ui  (Curtius''  387  ;  <  *àFe(J-0)Lia: 
lit.  vësfu  rësf'i  'fraîchir'  rèxùs  'frais'  Persson  Wurzelerw.  201  ; 
on  attendrait  alors  hom.  *dea0|Lia).  —  Pour  Friihde  BB.  20, 

1)  Avec   cet   accent;    cf.  Wackernagel  BB.  21,  159,  invoquant 
Héiodien  et  Lobeck. 


-    87     - 

188  sqq.  <  *àva0^a,  cf.  dveiaoç  et  lat.  (Ji)âlô  'souffler'  <  *a7isîô 
anhëlô  "haleter'  <  *an-andô. 

aaiXXa  f.  'palanche'.  Etym.  inconnue,  sémitique  pour  Lewy 
Fremdvv.  110;  lat.  ansa<*amsa  (voy.  s.  v.  à\x\]  T.),  évoqué 
par  L.  Meyer  I  168,  lui  est  étranger. 

otoiç,  -loç  f.  'limon  d'un  fleuve;  fange';  àmoç  'boueux'.  A  été 
tiré  de  *smti-  et  rapproché  de  skr.  satlnàm  'eau'  (sans  ex.)  lat. 
sentîna  'eau  qui  croupit  dans  le  fond  de  la  cale'  (Frôhde  BB. 
7,  85.  Johansson  IF.  II  58),  lequel  a  été  rattaché  à  lat.  sim- 
plum  simpulum  'cuiller'  sîmpuvium  'coupe  des  sacrifices'  lit. 
semiù  sëmti  'puiser'  sdmti^  'puisoir'  (Fick  I"^  562.  Bartholomae 
IF.  VII  94.  Hoffmann  BB.  18,  157.  159)  skr.  sâtah  m.  sàtam 
'vase,  coupe,  plat'  <  "^smto-  (Lidén  Stud.  37  sqq.);  gr.  âvTXoç, 
qui  a  été  rapproché  de  ce  groupe  (Bury  BB.  7,  78,  cf.  s.  v.),  est 
controversé  (<  àvà  +  TXiivai  Curtius^  220  sq.  Kretschmer 
Einl,  148  ;  àvxXoç  :  skr.  àmatram  arni.  aman  gr,  à^iç  'vase 
à  puiser'  Bartholomae  IF.  VII  94)  ;  sur  tout  le  groupe  voy.  Lidén 
1.  cit.,  qui  exclut  skr.  .safrmdm  et  admet  gr.  ôvBoç  'fiente' 
v.slav.  sqdra  'liquide  caillé'  (très  douteux).  —  ctaiç  <  *mti-  = 
germ.  *mudl  b.  ail.  mudde  'boue'  des  fossés.  Hoffmann  BB, 
18,  290;  à  écarter.  —  Fick  BB.  22,  225  rattache  à  dcriç  le 
"AcTîoç  Xei|uûjv  du  Caystre  (B461)  ou 'prairie  alluviale',  dont  le 
nom  se  serait  étendu  à  la  Lydie,  puis  au  royaume  de  Lydie; 
quand  celui-ci  fut  incorporé  dans  l'empire  perse,  le  nom  d"Aaia 
aurait  reçu  une  extension  nouvelle  (V). 

àaKaipo)  'palpiter'  =  CTKaipaj  est  à  rayer  :  di  bè  iuéy'  àCKaipouai 
Quintus  de  Smyrne  V  495  doit  être  lu  fiéxa  aKaipoucri  (Koehly). 

àcîKàXapoç  m.  Hésych.,  àffKaXaPuuTriç  aKaXaPojTiiç  KaXapdjTriç 
arg.  KaXapij(TTâç  Hésych.  'lézard  moucheté'.  Mot  obscur;  hypo- 
thèses dans  Prellwitz^  34.  ^  57;  voy.  Schrader  RL.  169. 

àaKdXacpoç  et  KdXaqpoç  m.  Hésych.,  oiseau  inconnu,  sorte  de 
hibou  (■?  Thompson  Grcek  birds  36).    Etym.  inconnue. 

daKdvTiTç,  -ou  »!•  ^grabat;  bière'.    Etym.  inconnue. 

àOKapilix)  'sauter,  bondir';  d-  prothétique  devant  (T  +  cous.,  cf. 
(JKaipu)  CTKiptduj  aKapiZiuj,  voy.  G.  Meyer  Gr.Gr.  ^  166;  d-  <  dv- 
(prép.  dvd)  pour  Kretschmer  KZ.  33,  566,  invoquant  épid. 
daTdç  <  *dv(TTdç  etc. 


-     88     — 

àcTKapiç,  -iboç  f.  'petit  ver  intestinal;  larve  de  cousin';  rattaché 
au  précédent  par  L.  Meyer  1  170  et  Prellwitz^  57. 

boni.  àcTKeXriç  'épuise'  k  463  ;  'obstiné'.  On  a  supposé  un  *crKéXoç 
'sécheresse,  épuisement'  (cf.  aKéXXuu  'faire  sécher,  se  dessécher') 
avec  à-  intensif  (L.  Meyer  I  172.  Prellwitz^  57)  ou  à-  nég. 
et  R.  de  (TKoXioç  'oblicjue,  tortueux',  en  prêtant  à  àffKeXriç  le 
sens  d"inébranlahle'  (Prelhvitz  1.  cit.)? 

àOKépaï.  'pantoufle  fourrée'.  Rapporté  par  Prelhvitz-  57  à  àcJKÔç 
'peau  d'une  bête  écorcbée';  conjectural. 

àaicéoj  'façonner,  travailler  avec  art,  parer,  exercer'.  Etyni. 
obscure.  Hypothèse  sans  valeur  de  Bury  BB.  7,  340.  —  J.  Bau- 
nack  Stud.  I  258  sq.  considère  hom.  àaKricraç  au  sens  de  'sur- 
veillant attentivement'  comme  dérivé  d'un  *à-aKÔç  <  *àv-(TK0ç 
(cf.  àvttKuùç 'soigneusement' s. v.Koéuj)  'qui  surveille  exactement, 
soig-neux'.  —  Prelhvitz^  35.  ^57  évoque  (avec  doute)  àdKOç  'peau 
travaillée'  et  rappelle  l'antique  industrie  de  la  peausserie.  — 
Lat.  ascia  'doloire,  erminette'  (L.  Meyer  I  171)  est  à  écarter 
(voy.  s.  V.  àfciv)T). 

à  a  K  r|  9  ri  ç  'non  endommagé,  sain  et  sauf  {ê  primitif)  :  got. 
skapjan  'nuire'  v.  angl,  sceddan  etc.  'endommager'  got.  sl-opts 
V.  h.  a.  scado  x.  norr.  skade  etc.  'dommage',  irl.  scathaim  'je 
mutile'  (Osthoff  PBrB.  13,  459.  Fick  II''  308.  Zupitza  Gutt, 
212),  arm.  xafJiarem  'je  dévaste,  je  détruis'  (?  Bugge  IF.  1 447)  ; 
lat.  cas.ms  'vide'  est  à  écarter  (Walde  s.v.). 

àaKÔç  m.  'peau  d'une  bête  écorchée,  peau  travaillée,  outre'. 
Etym.  obscure.  Pour  J.  Baunack  Stud.  I  258  sq.,  àcTKÔç  a 
signifié  'pièce  de  travail  technique',  cf.  s.v.  dtcTKéuu  le  sens  qu  il 
attribue  à  un  actif  *à(JK6ç.  —  Pour  Bury  BB.  7,  81  àOKÔç  < 
*mOK6ç  cf.  juéaKOÇ'  Kuùbiov,  bépjua  Hésych.  (emprunt  au  syria- 
que, cf.  Justi  IF.  XVII  Anz.  125);  nié  par  J.  Schmidt  Kritik  152. 

dcTKupov  sorte  de  mille  pertuis  (Hypericum  androsaemon  L.). 
Etym.  obscure;  sémitique  pour  Lewy  Fremdw.  47. 

â(j|Lievoç  'joyeux,  content';  ptc.  aor.  moy.  (<  *Fab-a-^evoçi,  cf. 
ind.  aor.  l'îaaTO  i  353,  R.  suûd  (voy.  s.  v.  àvbdvuj  iibûç  )  pour 
J.  Schmidt  KZ.  27,  320.  —  Wackernagel  Verm.  Beitr.  0  n. 
fait  observer  que  dans  plusieurs  passages  le  sens  de  'joyeux'  ne 
saurait  être  admis  (p.  ex.  qpÛYev  àcTiuevoç  èk  Bavàtoio  Y  350; 


—    89    — 

âcTiuevov  luoXeîv  Escli.  Pers.  736);  àa^evoç  <:*ns-s-metios,  cf. 
got.  nasjaii  "sauver'  ganisan  ""être  sauvé'  gr.  véojuai  <  *vecyo)uai 
vt(T0|uai  <  *vi-vao-|uai;  sens  premier  :  'sauvé,  à  l'abri  de',  d'où, 
dans  quelques  cas,  'joyeux',  à  moins  que  âaïuevoç  n'ait  sup- 
planté un  *âa|uevoç  parent  de  àvbàvuu.  Cf.  Brugmann  Gr.Gr.-^ 
84.  272.  281.  475.  KVG.  123.  147. 

ot(yTrà2!o|uar'saluer';  àcTTràcioç  'bienvenu'.  Tentatives  de  L.  Meyer 
I  173,  Prellwitz  BB.  15,  158  sq.  19,  304  sq.  Fick  GGA.  1894, 
231.  BB.  18,  140.  —  à-  <  *«  cf.  prép.  èv  +  R.  sequ  sqV  dans 
boni.  è'vveTTe  (<  *èv(JeTTe)  èaTrexe  (<  *èv-(TTTeTe)  'annoncez'  lat. 
inseque  'dis'  insecfiùnés  'récits'  v.  irl.  in-cho-sig  'sigiiificat' 
V.  gall.  hepj)  'inquit'  v.  b.  a.  sagën  'dire'  lit.  sakaù  sakyti  'dire' 
V.  slav.  sokû  'accusateur'  sociti  'dénoncer',  et  bcp  d'autres 
(Lag-ercrantz  KZ.  34,  382  sqq.;  cf.  Walde  s.  v.  inquam  et  voy. 
s.  V.  èvvéTTuu  daTTÊTOç  Geairiç  dvGpuuTTOç). 

àcTTTaipuu  àairapiZiuu  'palpiter,  s'ag-iter  convulsivement,  se  dé- 
battre', à-  protliétique  devant  cr  +  cons.,  cf.  cy-rraîpuu  (G.  jMeyer 
Gr.Gr.3  166 1  ou  <  àv-  (])rép.àvà,)  avec  Kretscbnicr  KZ.  33,566 
(cf.  s.  V.  à(7KapiZ;uj). 

àaTTdXaBoç  m. f. 'genêt  épineux'  donnant  une  builc  odorante  (Ge- 
nista  acautlioclada  L  ).  Etyni.  obscure,  séniiti(|ue  i)()ur  Lewy 
Frenidw,  51  sq.;  bypotbèse  de  Prellvvitz-  58  (pour  '-'ôa-TTaXaGoç 
'donnant  abondance  de  parfum',  ôa-  gén.  de  *od-  'parfum'  cf. 
ôa-(ppaivo|uai,  et  *TraXaBoç  :  skr.  pùrqdliih  'généreux'?). 

àairàXag,  -aKOç  m.  'taupe',  à- protbétique  (cf.  s.  v.  à(JKapiZ;uj 
à(TTTaipuj).     Voy.  s.  v.  cTTràXaH. 

dairaXoç  m.  'poisson'  (Atbamanes,  Hésycb.};  àaTraXieôç  m. 
'pCndieur'.     Etym.  inconnue;  bypotbèse  de  Fick  BB.  18,  141. 

(xairàpaioç  att.  àacpdpaYOç  m.  'asperge;  tige  naissante,  jeune 
pousse',  d-  protbétique  ou  <  dv-  =  dvdV  Voy.  s.  v.  dcTKapîZluj 
et  pour  l'étym.  s.  v.  aTtapTàuj. 

ddirepxéç  adv.  'avec  ardeur'  <  d-  intensif  +  aTtepxoiaai  'se  bâter'. 

boni.  darreTOç  'inexprimable;  imniense,  infini'  <  d-  nég.  +  R. 
seqU  squ  dans  boni,  êweire  (<  *èvcreTTe)  èaTrexe  (<  *ÊV-aTreTe) 
'annoncez'  lat.  inquam  'dis-je'  (<  *insquâm  ou  *ind[i(]sqi((lm) 
inseque  'dis'  etc.  Voy.  s.  v.  àcfndlojjim  évvéTTUj.  —  Prêtant  au 
mot  le  sens  d'intarissable',  Fick  V  560.     BB.   18,  140  (cf. 


—     90     — 

JiartlioloniaelF.  Vliyu.  Uhleubeck  Ai.Spr.  1 7 sq.)  rappelle skr. 
(hakrah  asaçcdn  'ne  s'arrêtant  pas,  ne  tarissant  pas'  R.sewqV 
seqU,  V.  slav.  pré-seJcnqti  pré-secati  'tarir'  lit.  senkù  sèJcti 
's'abaisser'  (niveau  de  l'eau),  gr.  édqpGri  'tomba'  (voy.  s.  v.). 

I.  àoniç,  -iboç  f/aspic'  (Coluber  haie  L.).  Etym.  obscure,  sémi- 
tique pourLewy  Fremdw.  13  {hébr. sepa"  'basilic')  avec  influence 
de  àaTTÎç  IL  (V). 

II.  àcTTTiç,  -iboç  f. 'bouclier'.  Etym.  incertaine;  le  rapport  àamç: 
lit.  ski/das  'bouclier'  (Bezzenberger  BB.  1,  285.  Fick  P  567. 
BB.  18,  141)  est  correct  si  qui  >  m.  —  Sclirader  BB.  15, 
285  et  Hoops  Waldbâume  122,  celui-ci  rappelant  le  rapport 
aiYiç  'bouclier'  :  aiYiXuuvp  got.  *aiJcs  'cbêne'  (cf.  s.  v.  aiTÎç), 
rattachent  àffTriç  au  suivant. 

àcTTTpiç  f.  sorte  de  chêne  (Théophr.).  Scbrader  BB.  15,  285 
rappelle  do'Kpa*  bpOç  aKapiroç  et  v.  norr.  askr  ail.  esche  'frêne', 
mais  asly  est  peut-être  apparenté  à  gr.  ôEûri  'hêtre' < *ôcTK[e]cr- 
(voy.  s.  V.).  —  Fick  BB.  18,  141  groupe  dairpiç  dcTKpa  et  lat. 
cerrus  'cerre'  (sorte  de  chêne)  ^),  mais  cernis  est  sans  doute 
parent  de  lat.  cornus  'cornouiller'  (cf.  Walde  s.  v.  cerrus  cor- 
nus). —  V.  h.  a  aspa  m.  h.  a.  aspe  ail.  espe,  v.  pruss.  abse  lett. 
apsa  serb.  irosa  uiosina  russ.  osina  (<  "^opsa  opsina)  'tremble' 
(Hoops  Waldbiiume  1 22). 

ion.  d(T(Ja  att.  dxTa  =  xivà  n.  pi.  Né  d'une  erreur  quant  à  la 
coupe  des  mots,  ÔTTOîd  aaa  (<  *Tia)  et  (5\x\Kpà  iia  ayant  été 
sentis  comme  ôttoî'  ctcraa  (x  218),  crpiKp'  dxxa.  Ahrens  Gr. 
Formenl.^  41.  215.  VVackernagel  KZ.  27,  90.  28,  121  sqq. 
G.  j\Ieyer  Gr.Gr.^  529.  A  dcrcra  dxxa  correspond  le  rel.  dcraa 
att.  dxxa  <  *d-xia,  cf.  még.  aâ  'quae'  <  *xia  Arist.  Ach.  757.  784. 

Ig.  com.  daxaKÔç  m.  'homard'  <  att.  ôaxaKÔç -)  par  assimilation 
de  l'o  à  l'a  subséquent;  voy.  s.  v.  dcrxpàYaXoç  ôcjxaKÔç  ôffxéov. 
.J.  Sclnnidt  KZ.  32,  390.  De  même  dcrxaqpiç  f.  'raisin  .sec'  < 
ôcfxaqpiç,  voy.  s.  v.  (Jxaqpiç. 


1)  Fick  songeait  ù  une  R.  {s)qVer,  dont  le  qU  expliquerait  à  la 
fois  le  TT  et  le  k  du  grec;  il  avait  antérieurement  et  sans  plus  de 
bonheur  rattaché  lat.  cerrus  k  R.  {s)qer.s  :  lit.  skersas  'transversal' 
(Wb.  I*  38B). 

2)  Sur  laccent  voy.  Osthoff  BB.  24,  157  sq. 


-     91     — 

daiaxuç,  -uoç  m.  'épi  de  blé',  à-  prothétique  devant  cr  +  cons.; 
voy.  s.  V.  (JTOxuç. 

àcTTeiucpriç  'inébranlable,  ferme,  solide,  opiniâtre',  à-  cop.  et  cî.Oiéii- 
qpuXov  'marc  d'olives;  marc  de  raisin'  et  cTTéjuPuJ  'fouler  du  pied' 
(alternance  hh  :  b).  Skr.  stamhhah  m.  'pilier,  colonne'  stamhhatë 
's'appuyer, devenir  solide' {gramm.)  stabhnâfV •à])\\wyç,Y'  y.dstdm- 
bana-  'appui'  stawra-  'solide';  Wi.siteïhbti  'croître  en  tige' (plante) 
stabyti  'faire  s'arrêter'  stebëtis  's'étonner'  .stébas  'bâton,  pilier, 
mât,  étai';  v.h.a.  stampfôn  'frapper  du  pied,  trépigner' got.  stafs 
'élément'  v.h.a.  stab  'bâton'  etc.,  et  voy.  s.v.  aiacpuXri.  Cnrtius'' 
212  sq.  Fick  P  145.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  .343.  Walde  s.v.  fa- 
bula. 

à(JTrip  àatépoç  m.  àaTpov  'étoile'  :  skr.  ntdr-  zd  star-  'étoile'  skr. 
târah  m.  pi.  'étoiles',  lat.  stêlla  <  *stér-la,  got.  stairnô  v.  h.  a. 
sterno  v.  norr.  sfjarua  v.  h.  a.  sferro  ngs.  steorra  'étoile',  gall. 
seven  aorn.  steyr  pl.bret.s^erew  <  celt.  *ster-â  'étoile'  (Curtius^ 
206.  Fick  14  146.  IP  313.  Henry  Bret.  mod.  253),  arm.  asti 
gén.  astel  'étoile'  (Hiibscbmann  Arm.  Gramm.  1 421)  ;  gr.-arm.  a- 
n'est  pas  prothétique  :  i.-e.  *«s^ê;-gén.  *sfrôs  (cf.  Bartholomae  IF. 
VII  54);  un  rapport  avec  R.  sfer  'joncher,  épandre'  (Kuhn  KZ. 
4,  4)  est  peu  probable,  comme  aussi  un  emprunt  au  sémitique, 
supposé  par  Zimmern  (cité  par  Walde  s.  v.  stêlla). 

àcTTpàpba  (Hrnd.  III  64)  adv.  de  sens  incertain  =  'fulminis  instar' 
(Crusius  Her.  Mini. 2);  =  à(îTpeTTTi,  àjaeTaaxpeTTTÎ  'sans  tourner  le 
dos',  c.-à  d.  'continuellement' (Van  Herwerden,  Meister,  Nairn 
The  Mimes  of  H.,  1904,  où  d'autres  interprétations  sont  citées)? 

àcTTpàpri  f.  'bât'  ou  'selle';  àcTTpaPeùuu  'monter  une  bête  de 
somme';  àarpapiZio)  'être  bâté,  servir  de  bête  de  somme'.  Prell- 
witz^  60  y  joint  àcTipaPriç  'non  tortu,  droit,  régulier'  et  rattache 
le  tout  à  arpepXoç  'tourné,  tortu';  voy.  s.v.  (TipepXôç. 

àaTpàYCtXoç  m.  'osselet,  vertèbre,  dé';  aaipiç  f.  dim.  daipixoç 
m.  'osselet';  àaipiCeiv  àcrxpaYaXiZieiv 'jouer  aux  osselets'.  Rat- 
taché à  gr.  (JTpoTTÔXoç  'rond'  par  Fick  I^  571 ,  L.  Meyer  I  180, 
Prelhvitz^  60.  Plutôt  parent  de  gr.  ôcnéov  'os'  ôaipaKOv  'co- 
quille dure,  tesson'  ôarpeov  'huître'  ôcTTaKÔç  'homard' (Curtius^ 
209.  Johansson  Beitr.  z.  gr.  Sprachk.  8.  Pedersen  KZ.  32,  255. 


—     92     - 

J.  Schmiclt  KZ.  32, 39U,  lequel  le  tient  pour  assimilé  de  *ôaTp(i- 
YttXoç). 

àcTTpaXôç*  ô  vpapôç  ('"étourneau)'\jTTÔ0eTTaXiÎJvHésycli.:lat..s'fe<r- 
nuH  y.h.ii.stara  a^s.stcer.stearn  y.uovY.starestarre'éUmrneaxx'. 
Curtius°  355.  Fick  P  570  ;  parenté  éloignée  avec  lat.  turdus  lit. 
stràzdas' grive'  (Persson  Wurzelerw.  196  n.  2.Walde  s  v.  turdus). 

à<JTpdTrr|f.  àoreponr]  aTepoirr)  f.  'éclair';  (TTepoiy  'brillant  comme 
un  éclair';  àaxpaTTTUj  aTpàîTTUj  'lancer  des  éclairs,  étinceler'; 
hom.  àatepOTTriTriç,  àcTTepoTraioç  'qui  lance  des  éclairs'  (Zeus). 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  409  s.  v.  .slTep  'je  lance  des  étincelles,  du 
feu'  rappelle  que  R.  sJcrep  existe  dans  gr.  axpàTTTuu  àCTpâTiTiu 
cypr.  (TTpoird  'éclair';  sTcr-,  initiale  étrangère  au  grec,  aurait 
été  (dans  ùdTpàTTTuu  sous  Tinfluence  de  âaTpov)  changée  en 
cTTp-.  Hypothèse  inutile;  ces  mots  sont  apparentés  à  àcTTrip 
àaTpov  (Curtius''  206). 

àOTv  n.  'ville';  àojôç,  arc.  FacTTÔç  m.  'citadin';  àdreioç  crét.  Fâcnioç 
'civil'.  <  FàcTTu,  cf.  arc.  gén.  Faaaruéxuj  (Faaaiûoxoç  =  ttoXioûxoç 
épithète  d'Athéna,  Hoffmann  Gr.  Dial.  I  22.  192.  208)  béot. 
Faat-  p.  ex.  Meister  Gr.  Dial.  I  254:  skr.  vdstu  n.  'demeure, 
maison'  vâstu  n.  'siège,  lieu,  chose,  objet'  vâsati  'demeurer, 
séjourner,  passer  la  nuit'  /A  vcmJiaHi  'demeurer,  séjourner' 
V.  pers.  d-vaJianam  'lieu  de  séjour',  got.  iriaan  'être,  séjourner, 
demeurer'  v.  h.  a.  etc.  weson  'être'  v.  norr.  vist  'séjour',  irl.  foss 
<  *uos-tos  'séjour,  repos'  gall.  ar-osi  'demeurer,  attendre'  irl. 
feiss  <  *ues-fis  'session,  fête'  (Curtius  ^  206  sq.  Fick  I  '  1 33. 552. 
H'  277),  arm.  goy  'il  est,  il  existe,  il  est  présent'  i  Hiibschmaun 
Arm.  Gr.  1 435sq.)  ;  puis  lat.  Vesta  'déesse  du  foyer  domestique' 
(voy.  s.  v.  écTTia)  vesfibnJnm  'avant-cour,  espace  devant  la  mai- 
son' (<  *we,sf«-  'demeure,  maison'  cf.  irl.  feiss.  Solmsen  Uuters. 
219)  gaW.mod.  gtvas  (gaul.  Dago-vassus)  irl./bs5- 'serviteur'  (Fick 
II  '  278);  l'a  de  FàaTu  fait  difficulté;  sur  l'esprit  doux  de  oIcttu, 
hypothèse  de  Sommer  Gr.  Lautst,  1 23  sq.  (analogique  de  aYpôç  V). 
l.-e.  '^ues-  [base  aues]  'séjourner',  élargissement  de  R.  au  dans 
gr.  iaûuu  'se  reposer'  (Brugmann  IF.  XV  90);  voy.  s.v.  hom.  decra 
(vÛKTa)  aùXri  èviauTÔç  iaùuu. 

hom.  dtcrùcpriXoç  épithète  d'origine  et  de  sens  peu  clairs.  Hypo- 
thèses sans  valeur  de  liezzenberger  BB.  4,  341  (à-  uég.  +  *(Ju- 


—     93     — 

qpn^oç  :  V.  slav.  chuhavu  "pulcher'  v.  h.  a.  sïibar  '"mundus,  castus') 
et  Lewy  Fremdw.  74  sq.  (sémitique).  —  Apparenté  à  ZicTucpoç, 
ffé(Jucpoç'  iravoOpYOç,  cfacpriç  et  (Toqpôç  pour  Curtius^  512.  — 
Prellwitz  BB.  22,  86  sq.  prête  au  mot  le  sens  de  "sombre',  d'où 
■"malveillant,  méprisant'  (<  à-  nég-.  +  Hua-hhëlô-s  "qui  a  beau- 
coup d'éclat  ou  de  clairvoyance',  cf.  cracpriç  et  skr.&^àZ«m  'éclat' 
V.  slav.  hélu  "blanc').  —  Fick  BB.  28,  107  rattache  aoqpôç  et 
àaùqpriXoç  "qui  manque  d'égards'  à  ipéqpuj  (Hésych.)  'être  ré- 
fléchi'. —  Brugmann  IF.  XVI  499sqq.  groupe  thess. èTTi-aaocpoç 
'surveillant,  inspecteur'  aoçôç  <  "^tuoguhôs  'qui  examine,  qui 
comprend,  sage'  crécrucpoç  Xiaucpoç  à-aùcpiiXoç  (-cru-  <  -tu- 
Brugmann  Ber.  d.  siichs.  Ges.  d.  W.  1901,  p.  94)  "qui  n'a  pas 
de  considération  ou  d'attention  pour,  irrespectueux'  et  lat.  tuor 
(<  HugVliô)  tutus  «  Huoguhitos). 
âaqpaXxoç  f.  daqpaXTOv  "bitume,  asphalte'.  Etyra.  sémitique  de 
Lewy  Fremdw.  53;  cf.  Schrader  RL.  51. 

I.  àffcpàpaYOç  "gosier,  gorge'  X  328;  cf.  CcpàpaYOç*  ppoYXOç, 
TpctxrjXoç,  Xai|u6ç  Hésych.  :  lit.  sp^'ingsth  springti  "avaler  diffi- 
cilement, étouffer  en  avalant'  Fick  I*  574.  —  Rattaché  à  acpa- 
payoç  "bruit'  ("vpoqpôç'  Hésych.)  par  L.  Meyer  I  182  sq.  Hypo- 
thèses peu  satisfaisantes  au  point  de  vue  sémantique. 

II.  att.  àacpàpaYOç  "asperge'.    Voy.  s.  v.  àffTrdpaYOç. 

àcTcp 6b eXoç  m.  "asphodèle',  liliacée;  de  là  hom.otcTcpobeXôç  adj."où 
croissent  les  asphodèles'  (Osthoff  BB.  24,  156).  Etym.  obscure. 
Hypothèses  de  Prellwitz  ^  37 .  ^6 1  (sens  premier  "tremblant,  vacil- 
lant', cf.  aqpobpôç  (Topebavôç  "violent,  impétueux')  et  L,  Meyer 
I  183  sq.  (:  crcpovbuXoç  "vertèbre  cervicale',  prop.  "corps  rond'!). 

à(5xa\à\yi  et  àaxdXXuj  "être  fâché,  s'irriter'.  Hypothèse  de  Prell- 
witz 137.  ^61  et  L.  Meyer  I  181  sq.  (lequel  postule  un  adj. 
*daxaXoç)  :  à-  nég.  +  R-  s<^9^j  cf.  skr.  sdhatè  "supporter'  gr. 
è'xuJ  ôxéuj  "supporter'. 

sic.  àaxébuupoç  m.  "sanglier'  <  *àv-(JX€"^'J^^POÇ  'q^^i  résiste  à  la 
lance'  (dor.  -buupoç  <  *-bopFoç,  cf.  bôpu  et  les  n.  pr.  rhod.  Aujpi- 
qpàvriç  AuupiKXfiç  béot.  Auupijuo.xoç  Aa)p{|aaç  etc.  et  pour  le  sens 
|Liev-éYxnÇ  Mév-aix|iioç)  ;  exemple  de  transport  d'une  épithète 
héroïque  à  un  animal;  cf.  s.  v.  àXéKTuup,  Kretschmer  KZ. 
36,  267  sq. 


—     94     — 

âaxiov  'truffe' (Tliéophr.j.  Etyni.iiiconmie;  sémitique  |)Our  Lewy 
Frenichv.  31. 

àraXôç  'juvénile';  àrâWa)  I.  ''nounir  avec  tendresse;  caresser; 
pass.  croître,  grandir'.  II.  'sauter,  bondir  comme  un  enfant' 
(un  même  àraWa)  a-t-il  signifié  "agir  en  enfant'  intrans.,  et 
'traiter  en  enfant' trans.,  ou  faut-il  distinguer  deux  verbes?); 
àTiTâXXuj  'élever,  caresser,  choyer'  (formé  par  redoublement). 
Etym.  incertaine.  Hypothèse  sans  valeur  de  Bezzenberger  BB. 
4,  34.3  ;  —  douteuse  de  Zimmermann  KZ.  34,584sq.  35,613sq.: 
(XTaXôç  'fils,  enfant',  d'où  :  'enfantin'  <  *âTa  âixa  'père';  *àTi- 
laXéç  (d'où  aTiTaXXuj)  par  croisement  deàxaXôç-l-ÎTaXôç  'le  petit, 
le  veau'(!?);  —  de  Rouse  KZ.  35,  462  :  dxaXôç  <  à-  uég.  + 
R.  de  idXaç  è'xXriv  =  'incapable  de  supporter;  tendre';  —  de 
Prellwitz-  61  :  àx  aXoç  :  lat.  ad-ulescens  got.  alan  'croître' 
alja7i  'élever'(!y) ;  àxâXXoi  I  :  v. h. a.  adcd  'race  noble'  (?  Wharton 
Etym.  gr.  s.  v.)  ou  <  àxaXôç,  lequel  pourrait  aussi  être  parent 
de  xâXiç  'jeune  fille  nubile',  base  atal  :  tâl  'croître'  (Fick  l"*  440 
avec  doute). 

àxàXu|Livoç  f.  sorte  de  prunier.    Etym.  inconnue. 

àxàp  'au  contraire,  cependant,  mais'.  A  été  ramené  à  un  prim. 
*sntr  et  rattaché  à  ion.  dxep  'à  l'écart  de',  qui  est  parent  de 
v.  h.  a.  siuitar  adv.  'pour  soi,  séparément',  conj.  'mais';  on  atten- 
drait att.  *dxàp;  il  n'y  a  pas  de  raison  d'expliquer  att.  àxdp  par 
un  emprunt  à  lionien;  d'où  dxdp  <  *dx  dp,  cf.  aùxdp  <  *aux'  dp 
et  parenté  plus  probable  avec  lat.  at  got  appan  'mais'.  Brug- 
mann  Gr.Gr.»  87.  540.  KVG.  616. 

hom.  dxapTToç  f.  Voy.  s.  v.  dxpaTTÔç. 

dxapxripôç  'hardi,  insolent (?)'  Hom.;  plus  tard  'funeste,  mal- 
faisant'. Etym.  incertaine;  hypothèses  improbables  de  Prell- 
witz ^  37  et  L.  Meyer  I  86. 

dxdaôaXoç  'follement  orgueilleux,  présomptueux  jusqu'à  la  dé- 
mence'; dxaaBdXXuj  'être  follement  orgueilleux,  être  inique,  être 
coupable';  dxaaeaXia  f.  'orgueil  insensé'.  Etym.  obscure.  Hypo- 
thèses de  Bezzenberger  BB.  4,  343  (  <  *d-xXda-6aXoç  cf.xXfivai\ 
Bury  BB.  7,  82  (à  écarter),  Prellwitz  ^  62  (:  xuuBdZiuj  'se  moquer 
de',  avec  doute).  Charpentier  KZ.  40,  457  sq. 


—     95     — 

hom.  dieipiTç  adj.  d'étym.  et  de  sens  incertains.  <  *à-Tepariç 
cf.  Tépaojuai  'être  sec',  d'où  :  'frais,  brillant'  pour  Wackerna^el 
Verm.  Beitr.  14sqq.;  <  *à-TepFriç  :  skr.  tdriih  n.  Mutte,  supé- 
riorité' tûrvati  'dompter,  vaincre',  d'où  le  sens  de  'invincible, 
ferme,  solide'  (Flensburg-  8tud.  auf  d.  Geb.  d.  idg.  Wurzelbild. 
31  n.  92  sq.),  'infatigable,  indestructible'  (Ehrlich  KZ.  39,  570, 
qui  ajoute  lépuç  'épuisé'  xpuuu  'épuiser'). 

liom.  ai  éju^uj 'frustrer,  léser;  pass.  être  privé  de'  :  skr.  dah/inôti 
ddbhati  's'en  prendre  à  qn.,  léser,  frustrer'  damhhâh  m.  'fraude' 
dambhdyati  'léser'  (Bezzenberger  BB.  1,69)  zd  dab-  'tromper', 
arra.  dav  'embûches,  piège,  trahison  (J.  Schmidt  Kritik  65  sq. 
Bartholomae  IF.  VII  93*  voy.  Hubschmann  Arm.  Gr.  I  438); 
pour  l'absence  d'aspiration  cf.  gr.  TTÙvbaE  'fond  d'un  vase'  :  skr. 
budhndJj  'fond'  (J.  Schmidt  1.  cit.).  —  Bezzenberger  BB.  27, 150 
donne  à  àxéiupuj,  p.  ex.  p  90,  le  sens  de  'enchaîner'  =  Kaiabéou 
des  incantations  magiques  et  le  rattache  à  gr.  KÔ|aPoç  'lien'  : 
hypothèse  inutile  et  rapport  phonétique  impossible. 

àrevriç  'fortement  tendu;  fixe,  attentif;  intense';  otTeviZ^oj 'être 
fortement  tendu  ;  avoir  les  yeux  fixés  sur'.  <  sm  +  *Tévoç  n. 
'corde'  =  lat.  tenus,  -oris  n.  'corde  tendue',  cf.  v.  slav.  teneto 
tonotû'corde,  filet  de  chasse'  (Curtius^  217)  lit.  tinklas  v.  pruss. 
tinclo  'filet'.  Voy.  s.  v.  xeivuu. 

hom.  dtep  ctTepGefv)  à7TàTep9e(v)  'à  l'écart  de,  à  l'exclusion  de, 
sans'  <  *s7iter  :  v.  sax.  sundir  'sans'  v.  h.  a.  suntar  'pour  soi, 
en  particulier'  got.  sundrô  'à  part'  (Bugge  BB.  3,  120),  skr. 
saniiàr  'en  dehors  de,  sans'  samitdr  'loin  d'ici'  (adv.,  et  prép. 
avec  l'abl.)  sdnutarah  sânuti/ah  'clandestin'  zd  hanard  'loin 
de,  sans'  (Bartholomae  BB.  15,  16),  lat.  sine  'sans'  (cf.  Walde 
S.V.),  V.  irl.  sain  'diversement,  spécialement'  v.  gall.  han  'autre' 
(Fick  IP  289)  gall.  giraha»  'séparé'  irl.  cosnam  'lutte'  et  bcp 
d'autres  (Zupitza  KZ.  35,  265);  voy.  encore  Kretschmer  KZ. 
31,  351,  J.  Schmidt  KZ.  25,  92  n.  32,367,  qui  rattache  au 
groupe  gr.  dial.  cxTepoç  'autre'  (voy.  s.  v.  ëiepoç);  la  forme  att. 
eût  été  *âT€p  (cf.  s.  v.  àrâp).  —  [Voy.  Meillet  Études  I  153  sq.J 

ûtTÉpaiLivoç  àxepàiaujv  'cru,  dur,  qui  n'est  pas  amolli  par  la 
cuisson'.  Voy.  s.  v.  xépriv. 

dial.  aiepoç.   V^oy.  s.  v.  é'Tepoç. 


—     96     — 

iou.  oiTéujv  'insensé'.  Etym.  obscure;  hypothèses  de  Fick  BB. 
7,  95  (*àTéFu)v  :  àiuZiuj  voy.  s.  v.)  et  Prelhvitz^  62  (à-  nég.  + 
*TrilovT-  cf.  skr.  càyati  'avoir  souci',  voy.  s.  v.  tiuu). 

(XTr)  f.  (airi  Archil.  Esch.)  'malheur,  châtiment',  ace.  col.  aùctTâv 
Pind.,  gort.  etc.  ûTâ  =  pXaPri,  ^riMΫ;  g'ort.  axàuj  =  pXâîTTuu, 
Z;r|)uiuj;  ÔTTaTOÇ"  à8uJoç,  àly\\x\oc,\  à-dpaKTor  àpXaPeîç;  àPàaKer 
pXàiTTei  ;  àFaTÛaGai  •  pXàTTTeaBai;  àFàTrijuar  pé^Xaiaiuai  Hésych.; 
otâaTOç  (voy.  s.  v.);  oiTripôç  airipriç  'funeste',  utri  <  *àFaTâ. 
Le  rapport  drii  <  *à(JF?^Tâ  :  lat.  sons  gén.  sontis  'coupable' 
V.  h.a.  sunta  ail.  sûnde  'péché'  (p.  ex.  Frohde  BB.  14,  108. 
Schrader  KZ.  30,  467  sqq.  Kluge«  387)  est  à  écarter  (cf. 
Schulze  Qu.  ep.  443  n.  1.  Walde  s.  v.  sons).  —  L'hypothèse 
din  <  *àF?iTâ  :  got.  icunds  'blessé'  (Brugmann  KZ.  24,  268  sq.) 
arm.  vandem  'je  détruis,  j'anéantis'  (Scheftelowitz  BB.  29,  21) 
est  douteuse.  —  Fick  GGA.  1881,  p.  1426,  Wb.  ¥  542  et 
Hirt  Ablaut  §  385  groupent  *àFaTâ,  puuTaZieiv  pàXXeiv,  FaTdXar 
oùXai  Hésych.  et  lit.  votis  'ulcère  malin'  vôjes  'souffrant' 
lett.  wats  'blessure'  v.  h.  a.  wtiol  'défaite'  wal  'champ  de  ba- 
taille' y.norr.  valr  'cadavres',  base  auô  'léser';  cf.  Solmseu 
Unters.  299  n.  3  (base  aua  dans  *dFa-tâ  et  dFd-aKei;  uà  dans 
skr.  d-vâ-tah  'non  lésé'  et  slav.wrtcZa  'dommage,  défaut,  manque' 
vaditi  'nuire,  empêcher';  ua  dans  à.xr\  et  peut-être  dans  kot- 
e-pa-aKÊ*  KaxépXanjev  Hésych.)^).    Voy.  s.  v.  d)T6iXr|. 

dTiZiiJU  'ne  pas  honorer,  traiter  sans  égards'  <  *dTiT-iuj  dénominatif 
d'un  *à-TiT-  =  skr.  cit  cf.  càyatë  càyati  'avoir  crainte,  avoir 
souci'  pour  Frohde  BB.  20,  220  sq.  —  Schulze  Qu.  ep.  64  n.  2 
a  postulé  un  gr.  *Tiioç  n.  (=  tî)lioç  T\]xr\),  d'où  *dTir|ç  diiéiu 
dans  diiei  Théognis^)  *àTiiZ;uj  (cf.  eÙKXeiZiuj)  >  dTÎZiu),  qui  fut 
entraîné  dans  l'analogie  des  verbes  en  -t^uj  (fut.  dTicrei  Esch. 
Eum.  533). 


1)  R.  lia  MO  (gr.  t^ujTàZIeiv  lit.  votas  lett.  icâts):  R.  uen  nem  (got. 
wunds)  =  R.  gUâ  gV-ô  (gr.  ëpâ  Piuiaôc):  R.  gV'em  (gr.  paîvu)  got.  qiman). 
Solmsen  op.  cit.  299. 

2)  Correction  inutile;  àTÎei  Théogn.  621  (ttôç  tiç  -[rXoùaiov  âvbpa 
TÎei,  àxiei  6è  iT€vixpôv)  est  une  création  temporaire  qui  s'explique 
par  l'antithèse  (Kuhner-Blass  II  337.  Frohde  BB.  20,  215.  Brug- 
mann Gr.Gr.3  529). 


-     97     — 

aTiTaXXuu.     Voy.  s.  v.  aTaXôç. 

àiiuiôç  m.  àipiX]  àrixxç,  -iboç  f.  'fumée,  vapeur';  àxiuiZiuu  'fumer';  ùt- 
fjîbôu)  'changer  en  fumée'.  La  quantité  de  Va-  n'est  pas  connue. 
8i  àrnàç  <  àeT|Li6ç  (cf.  âexiua"  qpXôS,  àeTjuov  tô  TrveO,ua  Hésych.), 
sa  parenté  avec  drijui  'souffler'  (Curtius-^  387.  Hirt  Ablaut  §  383  : 
base  auè  "souffler')  est  probable,  mais  alors  il  est  étranger  à 
skr.  àfmâ  m.  'souffle,  âme'  v.  h,  a.  dtuni  ags.  œdm  "haleine', 
qui  supposent  un  i.-e.  ê  (J.  Schmidt  Kritik  100.  114sq.)^)  — 
Solmsen  Unters.  271,  sans  nier  la  possibilité  du  rapport  à(J)e- 
Tjaôç  :  d(F)ri)ui,  préférerait  un  rapprochement  avec  v.h.  n.siredan 
'briller  lentement  sans  flamme,  couver'  m.  h.  a.  sicadem  swaden 
'exhalaison'  v.  angl.  sivadul  'fumée,  vapeur',  cf.  hom.  àuT)LiiT 
àuT)Liriv  <  *ÙT)ari  *ÙT|urîv,  formes  avec  degré  réduit  de  la  E.  de 
swedmi  qui  auraient  leçu  l'a-  prothétique  de  *à-FeT,u6ç  *à-FeT|ad 
etc.;  conjectural. 

ctTpaKTOç  m.  et  f.  'fuseau;  flèche'  :  gr.  àrpeKiiç  (voy.  s.  v.i,  skr. 
tarMh  'fuseau',  alb.  fjer  'je  file'  (G.  Meyer  BB.  8,  187.  Alb. 
8pr.  431),  lat.  torqueô  'tourner,  tordre'  tovquês  torquis  'collier' 
torcuhimtorcidar'pYessoiYHormentum'm8tr{\ment\}om'tourneY, 
etc.'  tormiiia  n.  pi.  'colique'  nastui'tium  'cresson'  (<  *nastorc- 
tiom  «quod  nasum  torqueat»),  irl.  trochal  'fronde'  (?  Fick 
IP  138),  V.  slav.  traJaï  'lien,  sangle'  v.  pruss.  fcwl-ue  'courroies' 
(p.  ex.  Curtius"'^  468  sq.  Vanicek  Lat.  8pr.^  lOG.  Fick  I'' 60. 
PerssonWurzelervv.  215  n.  2),  v.h. a.  dnlhsil  'tourneur'  ail.  mod. 
drechseln  'tourner'  (Kluge  "  82).  L-e.  tet'eq  'ployer,  tourner',  à 
côté  de  quoi  tuereq  ÛRns  got.  picaîrhs 'colérique'  y.noYr.])uerr 
'en  travers,  contraire'  aga. pireorh  'à  l'envers'  v.h. a.  dicerah 
dwerawêr  'oblique,  en  travers'  etc.  (p.  ex.  Zupitza  Gutt.  71): 
sur  le  rapport  tereq  :  tuereq  voy.  Walde  s.  v.  torqueo. 

(XTpaTTÔç  hom.  àTapiToç  f.  'sentier'.  A  été  rapproché  de  ipaTTéuu 
'fouler  des  grappes  de  raisin'  (Benfey,  Fick  r'447;  voy.  s.v.); 
l'a-  est  ambigu.  àrpaTTiTÔç  àiapTriTÔç  f.  m/sens  (prim.  adj.  s.-e. 


1)  Le  clegTé  réduit  de  cet  ê  pourrait  se  trouver  dans  un  gr.  ôtiuôç, 
cf.  J.  Schmidt  op.  cit.  100  et  Prellwitz  BB.  23,  75.  Wb.-62sq.,  lequel 
fournit  de  skr.  àtmà  uni-  étym.  très  contestable  (<;  i.-c.  *ê[«]^»/e/?  de 
la  même  base  que  gr.  àveiucç!) 

7 


—    98    — 

ôbôç;  cL  àipamleiv  ^abileiv,  ôboiiTopeîv  Hésycli.)  a  dû  être 
créé  sur  son  contraire  à}xal-iT6ç  'accessible  aux  voitures',  d'où 
'grand'  route'  (eî)m  'aller').  Kretsclimer  KZ.  38,  129  et  voy. 
Brug-mann  Grdr.  II  ^  405  n.  2. 

QTpàcpaEiç  àipdqpa^uç.    Voy.  s.  v.  àbpàqpaEuç  '). 

àrpeKviç  'qui  ne  tourne  pas,  droit,  franc,  précis'.  Voy.  s.  v. 
ciTpaKTOç.  Hypothèses  divergentes  de  L.  Meyer  I  99  (  :  skr. 
tarla/i  m.  'conjecture')  et  Prelhvitz-  63  (:  lit.  trinhù  trtJcti 
'hésiter  en  parlant,  se  tromper  en  comptant'  trakas  'sot'j. 

àTpé)uaç  àipéjua  adv.  'sans  trembler' :  anciens  ace.  ntr,  sg.  (cf. 
Kpéaç  Kpéa,  r|pé|ua,  v^jécpaç*  (Tkôtoç  et  vpàqpa*  Kvéqpaç  Hésyeh.) 
<  à-  nég".  +  Tpé|auj  (voy.  s.  v.)  ;  àxpeiuriç  'qui  ne  tremble  pas, 
calme'  (cf.  àcrepriç  :  ffépaç).    J.  Schmidt  Pluralbild.  339  sq. 

hom.  àxpiiYeToç  épithète  obscure  de  la  mer  et  de  léther;  pour 
les  anciens 'stérile' (cf.  xpuYduj);  pour  certains  modernes  'in- 
lassable, agité'  (mer,  cf.  â-xpùToç  m/sens  et  xpûu))  et 'scintillant' 
(étlier);  pourFick  IP  137  'inhospitalier',  cf.  v.slav.f?'<ï^?7  'forum'; 
contient,  comme  TâÛYexoç  ion.  TriuYexoç  et  xnXuYeTOç,  un -ÛYexoç  : 
lat.  vegetus  'animé,  vif  pour  Fick  BB.  21,  281  sq.  (cf.  Bury 
BB.  18,  293)  et  Bechtel  BB.  22,  282;  =  'né  brûlant  ou  âpre' 
("Yexoç  =  Yvr|xoç  et  cf.  lit,  aitrùs  'amer  et  brûlant  dans  la 
bouche')  pour  Prelhvitz  BB.  23,  76  n.  Wb.^  63. 

dxxa  'père',  mot  câlin  =  lat.  atta  'père'  got.  atta  v.  h.  a.  atto 
V.  slav.  otïcl  'père'  irl.  aHe  'père  nourricier';  cf.  aussi  skr.  atta 
'mère,  sœur  aînée'  attih  'sœur  aînée'  (Curtius''  207)  alb.  at 
'père'  (G.  Meyer  BB.  8, 187.  Alb.  Spr.  20).  Cf.  gr.  clTma  àrrcpâ 
TTaTTTra  xâxa  xéxxa.  Mots  analogues  en  dehors  de  l'i.-e.,  p.  ex. 
Uhlenbcck  Got.  Spr.-'  18. 

àxxaYoïç  ùxxaYâç  àxxaYrjv  (àxxapuYoiç  Hésyeh.,  dim.  àxxaYH- 
vàpiov  Choerob.  xaYnvdpiov  Suid.)  n).  'francolin'  (cf.  Thompson 
Greek  l)irds  37),  ainsi  nommé  d'après  son  cri  (Élien  H.  A.  IV 42). 

dxxo|aai  'ourdir  une  trame'  :  alb.  eut  int  'tisser'  skr.  âtlxah  m. 
'vêtement'  pour  G.  Meyer  Alb.Stud.  III  (1892)  24;  puis  v.irl.  ètim 


1)  Prelhvitz  BB.  23,  G9sq.  Wb.'-  G3  postule  un  i.-c.  *âtros  'brillant, 
amer'  et  rappelle  \-aI.  atrôx\  pure  conjecture;  lat.  atrôx  :  ôdî  (Thur- 
ui^ysen  KZ.  32,  562.  Walde  s.  v.).  Sur  Teniprunt  lat.  atriplex  voy. 
Niedermann  IF.  XVIII  Anz.  74  sq. 


—     99     — 

'vêtir'  ètach  'vêtement'  (?  ou  :  lat.  pannus':!  Cf.  Straehan  BB. 
20,  32). 
otTÙZiuu  'frapper  d'étonnement-,  pass.  s'effrayer';  aTu^iXoç 'effray- 
ant, terrible'.  <  '^à-tugiô  (à-  ambigu;  <  n  cf.  èv  ou  sm-  pour 
Siitterlin)  :  skr.  tunjdti  tiijdti  'frapper,  pousser,  blesser'  (Sonne 
KZ.  12,  297),  lit.  tûzgiu  tûzgenù  'frapper'  tûziju  tûzyti  'in- 
quiéter, effrayer'  ^wiôà 'angoisse,  chagrin'  (Frôbde  BB.  10,301), 
V.  b.  a.  dûJijan  'premere'  (?  Siitterlin  IF.  IV  105,  comme  alter- 
native; dûhjan  :  gr.cTTÙqpai  et  dûhjcm  :  gr.(TTé|LiP(ju  sont  à  écarter). 
Rapports  incertains  :  lit.  hlztjti  est  suspect  d'emprunt  au  slave 
(cf.  Frolide  1.  cit.);  Ublenbeck  Ai.  Spr.  llo  sépare  dtTijZ;uj  de 
tunjdti,  qu'il  rapproche  de  v.  b.a.  stoc  v.  norr.  stolkr  'bâton' 
suéd.  stitka  'violer'  irl.  tuag  'hache'.  —  Fick  BB.  7,95  et  Prell- 
witz  ^  39  ont  posé  àTÛZiuu  <  ^mtu-diô  :  lat.  metus  'crainte'  (hypo- 
thèse très  hardie  non  reprise  dans  Wb.-), 

<xij  et  comp.  au  xe  ion.  auxiç  gort.  auiiv  att.  auGiç  dor.  auBiv  'de 
nouveau;  d'autre  part,  au  contraire;  puis';  aùiàp  (<  ^^am  dp) 
'mais'  :  lat.  aut  (<  '^'au-ti)  'ou'  autem  'mais'  ombr.  u  t  e  ofe'aut' 
osq.  auti  'aut'  aut  'autem,  af,  peut-être  aussi  got.  auk  'car,  à 
savoir'  v.  h.  a.  ouh  ail.  mod.  auch  'aussi'  =  gT.  aù-Te;  en  rapj)ort 
apophonique  avec  skr.  u  u-td  "et,  mais,  aussi'  pour  Fick  V  177. 
347,  Wackernagel  IF.  1  377  (nié  par  Kretschmer  KZ.  31,  364 
bibliogT.:  voy.  Delbriick  Grdr.  IV  497  sq.). 

«ÙYvi  f.  'lumière  éclatante';  aÙYâ^uu 'éclairer;  briller;  moy.  voir 
distinctement'  :  v.%\di\.jugû  'vent  du  sud,  sud'  (Berneker  IF. 
X  156)  >^ro  'matin'  (Pedersen  KZ.  38,  311  sq.). 

aiibiT  éol.  aubuj  (Sapph.)  f.  'son,  voix,  langage';  aùbduu  'crier, 
parler';  aûbiieiç  dor.  aùbâeiç  'qui  parle  avec  la  voix  humaine; 
sonore'  boni,  oùbriecrcra  f.  (Schulze  Qu.  ep.  17  n.  3);  ùbéuj  ubuj 
'louanger'  :  û^wvàdati  'faire  entendre  la  voix,  parler'  \^\L\uditdh, 
V.  h.  a.  far-iiHl^an  v.  sax.  far-iccltan  'nier,  réfuter,  maudire, 
damner',  v.  slav.  vada'cs.himni'à''  r«c?^7^ 'accusare'  lit.  vadniti 
'appeler'.  Curtius^248.  Fick  I^  128.  Ublenbeck  Ai.  Spr.  269. 
Hirt  Ablaut  §  663  (base  aued)  et  voy.  s.  v.  àeibuj  àribuOv. 

hom.  aùepûuu  seul,  ptc.  prés.,  ipf.  aùépuov,  aor.  3  pi.  aùépuaav 
'tirer  en  arrière' (le  cou  d'une  victime)  <  *àFFepiJUJ  <*àv-FepùiJu 


—     100     — 

(=  âvuu  èpùuj);  cf.  KaudHaiç  Hés.  Trav.  666.  693  <  *KaFFdHaiç 

<  *KaT-FàEaiç.    Scbulze  Qu.  ep.  56  sqq.  (bibliogr.). 
aùGdbTiç  ion.  aÙTuubiiÇ  'qui  se  complaît  en  soi,  suffisant;  arro- 
gant' <  *aÙT0-Fabr|ç  (att,  aùBdbriç  pour  *aij9uubriç  comme  bmXà 

<  biTrXôa?  J. SchmidtPluralbild.  147,  Scbulze  Qu.ep.  472  n. 2, 
ou  <  *aÙTaFabriç  par  assimilation  vocalique?  Prellwitz^  64)^ 
cf.  aÙTOç  et  dbeîv  dvbdvuu  f^bûç  dqpabia. 

aùOévxriç,  -ou  m.  'qui  agit  de  lui-même;  maître  absolu;  qui  ac- 
complit de  sa  main  un  meurtre,  meurtrier'  (aÙToëvinç  Soph. 
O.R.  107,  El. 272)  <  aùrôç  -f-  *évTr|ç  R.sen  :  skr.sawd^rgagner, 
acquérir',  gr.  dvû)Lii  etc.  'atteindre  au  but,  achever',  lat.  sons 
gén.  sontis  'coupable'  (voy.  Walde  s.  v.),  v.  b.  a.  sunta  suntea 
v.norr.s^w(f'pécbé'(FickKZ.20,367sq.FrobdeBB.14,108j.— 
Etym.  erronée  de  Bréal  MSL.  XII  7  (ïimO- 

boni.  aûGi  (et  auxi  d'après  des  graram.,  d'où  aÙTÎKa)  'ici  même; 
sur-le-cbamp,  aussitôt',  appartient  à  aùiôç  et  est  distinct  de 
auGiç,  avec  lequel  il  a  été  confondu  plus  tard;  cf.  Brugmann 
Gr.Gr.  ^  253. 

bom.  aùiaxoi  â-rr.  eip.  (N  41)  'criant  tout  d'une  voix'  <  d-  cop.  -j- 
*Fiaxri  'cri';  cf.  dppoMOi  =  dyav  Ppo|LioOvTeç  Kai  dyav  laxoCvreç 
Aristarque.  —  Le  sens  de  'sans  voix'  <  d-  nég.  +  *Fiaxn 
(Curtius^  566)  est  à  rejeter^). 

auXaE.    Voy.  s.  v.  dXoE. 

aùXri  f.  'cour,  demeure';  auXiç,  -iboç  f. 'gîte';  dirauXoç*  dirÔKOiTOç 
Hésych.  ;  bom.  dYpauXoç^  'qui  passe  la  nuit  aux  cbamps'.  Cf. 
hom.  iaOuj  iaOcrai  'se  reposer,  dormir'  lauGjnôç  m.  'gîte'  *aïiu 
'gîter'  (ipf.  dieç'  èK0i|uiî9iiç,  aîécfKovTO"  iiùXiZiovTO  Hésycb.j. 
Scbulze  Qn.  ep.  71  sqq.-).  Brugmann  IF.  XV  90.  R.  au,  dont 
un  élargissement  aues  dans  bom.  decra  (voy.  s.  v.  et  cf.  les  mots 
groupés  s.  V.  d(JTu);  il  n'est  pas  nécessaire  de  supposer  avec 


1)  Schulze  Qu.  ep.  65.  122  n.  3  explique  aùîaxoc  par  *àFFiaxoç 
■<  *àvFiaxo<;,  eu  supposant  «  >  av  devant  u  comme  devant  j.  mais 
cf.  ci  6è  FFiaxrj  TT  373,  T^veTo  FFiaxri  TT  366  etc. 

2)  Scliulze  op.  cit.  72  n.  4  isole  aùXrj  en  raison  de  sou  sens 
premier  de  'endroit  à  l'air  libre  autour  de  la  maison'  et  en  déclare 
l'étvm.  obscure. 


—     101     — 

Wackeniag-el  KZ.  29,  124  et  PreDwitz^  39.  -65  aùXn  <  '^aus-la; 
cf.  aussi  Sommer  Gr.  Lautst.  36. 

«ùXôç  m.  'conduit  creux  et  allongé;  flûte';  êvauXoç  m.  'lit  d'un 
torrent,  ravin';  aùXuûv,  -ujvoç  m.  'vallée;  fossé,  canal,  aqueduc': 
V.  slav.  ulij  lit.  aulys  et  avilys  'ruche'  (J.  Schmidt  Voc.  II  416) 
lit.  aùlas  v.  pruss.  aulinis  'tige  de  botte'  v.  pruss.  aulis  'tibia' 
V.  slav.  ulîca  'rue'  (Kretschmer  KZ.  31,  448)  norv.  mod.  aul 
aulejol  \.non:{huan7i-)i6U  'la  tige  creuse  (de  l'archangclique)' 
(Lidén  Stud.  83  n.  5)  '). 

«uHuu  aùEàvuu  'augmenter,  accroître';  avïx]  f.  augricJiç,  -euuç  f. 
aûHriiua  n.  'croissance'  :  lat.  auxilium  '*accroissement;  renfort, 
secours'  <  *auq-s-  en  rapport  apophonique  avec  *aueq-s-  dans 
hom.  ot(F)éHuu  (voy.  s.  v.)  skr.  vâksanam  'réconfort'  vàksayati 
zd  vaxmHi  'faire  croître'  (le  degré  réduit  dans  skr.  ûTcsati  'se 
fortifier'  [pf.  vai'dksà\  zd  tta-^c'Y/ 'croître')  got.  wahsjan  v.h.a. 
etc.  wahsan  'croître';  —  *aueq-s-  est  l'élargissement  de  *aueg 
(le  degré  réduit  dans  skr.  ugrdh  'puissant';  le  degré  long  dans 
got.  icôJcrs  ags.  wôcor  v.  b.  a.  icuohhar  'accroissement,  gain, 
usure')  alternant  avec  *aug  dans  skr.  ôjah  n.  ôjmà  m.  'force' 
zd  aojah-  aogah-  aogard  'force,  puissance'  lat.  augeô  augustus 
auctor  augnien  got.  mthan  's'accroître'  v.  b.  a.  aiihhôn  v.  norr. 
aulca  ags.  éacian  'augmenter'  v.  irl.  og  'integer'  lit.  dugu  dukti 
'croître'  augmû  'croissance,  excroissance'  diiksztas  lett.  augsts 
'baut'  V.  pruss.  aucMai-rihysTcan  'autorité'  aucJctimmien  'cbef 
lett.  aukts  'baut'  alb.  agume  'aurore,  matin'  (G.  Mever  Alb. 
Spr.  4),  cf.  p.  ex.  Zupitza  Gutt.  160  (bibliogr.)^). 


1)  Le  rapport  gr.  aùXôc,  :  lat.  alreus  'cavité,  creux;  baquet, 
sébile,  auge,  ruche;  lit  d'une  rivière'  alvus  'cavité,  creux,  bas- ventre, 
abdomen'  (Frôhde  BB.  3,  1  sqq.)  suppose  l'épenthèse  de  i.-e.  ii,  qui, 
malgré  Kretschmer  KZ.  31,  440  sqq.,  n'est  point  démontrée  (cf.  Walde 
s.  V.).  —  Skr.  vândfy  m.  «  '*vâl-na-)  'tuyau;  trayon'  vànî  f.  «*^■«^«^) 
*roseau  ;  canne  de  roseau'lat.  rallis  «*?/«/»«.s)'vallée'got.  icalus'hîxion' 
lit.  api-alùs  'rond'  etc.,  évoqués  ici  p.  ex.  par  Pevsson  Wurzelerw.  230, 
Hirt  Ablaut  §  6G(3  semblent  former  un  autre  groupe,  cf.  s.  v.  'HXiç 
fjXoç.  —  Hypothèses  k  écarter  :  aùXôç  :  dri|ui  'souffler'  (Curtius''  387. 
Prellwitz^  65);  —  avKôq  <i*sau.sIo-  :  skr.  .s^Lsifi  (ou  çiisih?)  'creux  d'un 
tuyau'  (cf.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  338);  —  étym.  sémitique  de  Lewy 
Fremdw.  166. 

2)  On  a  rattaché  à  ce  groupe  lat.  vegeô  'être  vif;  vegehiH  'agité, 


-     102     — 

aùoç  att.  auoç  'sec,  desséche';  aùaivai  att.  aùaivuj  (cf.  àqpauaiviu 
KttGauaiviw) 'faire  sécher';  aûovri  f /sécheresse';  aùaXéoç  aùr|X6ç 
'desséché';  aùcTTaXéoç  'brûlé  du  soleil;  bruni';  aùaTripôç  'sec, 
rude,  acre';  auuu'  ï.Y\paivM  Hérodieii  ');  auoç  <  *sauso-s  :  skr. 
çûsJ^ah  {<*ms1ca-  <  *susTca-  Meillet  IF.  XVIII 420)  zd  husT^a- 
V.  pers.  iisTca-  'sec'  skr.  qôsah  'qui  dessèche;  m.  sécheresse'  zd 
haos-  'exarescere'  auhao.semna-  'ne  desséchant  pas'  skr.  çnsyati 
'sécher,  se  flétrir',  alb.  dan  (<  *sausniô)  'je  sèche'  (G.  Meyer 
Alb.  Spr.  88),  lat.  sUdus  (<  *suzdos  <  *suso-do-s  ou  *suse- 
do-s  Brug-niann  IF.  VI  84  n.  1.  Niederuiann  IF.  X  226.  Stolz 
IF.  XIII  104)  'sec,  clair  (temps)',  ags.  séa?'  'sec'  y.  h.  a.  sôrën 
'devenir  sec',  v.  slav.  suchû  lit.  saùsas  'sec'  v.  slav.  sûsetii  lett. 
sust  'devenir  sec';  p.  ex.  Curtius^  393.  Osthoff  Perf.  99  sqq. 
478  sqq.  Fick  I*  559.  Sur  l'esprit  rude  de  auoç  voy.  Sommer 
Gr.  Lautst.  39  sq.  (bibl.). 

aupa  ion.  aupr)  f.  'souffle  d'air,  brise,  vent.'  Cf.  dr|p  (thème  àFep-) 
àeWa  àr\\x\  (Curtius''  386  sq.)  lit.  âudra  'tempête,  vacarme, 
marée'  (Hirt  Ablaut  §  383.  Brugmann  IF.  XVIII  436),  base 
auè  'souffler'  ^).  On  ne  sait  si  lat.  aura  est  parent  de  gr.  aupâ 
ou  emprunté  (cf.  Walde  s.  v.). 

aùpi-pàxaç 'qui  marche  rapidement' (Esch.);  aupi  adv. 'laxeuuç' 
BA.  ;  aùpoi  'lièvres'  gl.  ital.  (Van  Herwerden  Lex.  gr.  suppl.  130). 
Etym.  obscure.  Le  rapport  gr.  aûpi  :  skr.  ârva  'courant  vite' 
zd  a^'-rva-  a'^rfant-  'rapide'  v.  norr.  orr  ags.  earii  'rapide'  (Kuhn 
KZ.  4,  42.   Bugge  KZ.  19,  403.   Frohde  BB.  3,  3.    Kretschmer 


vit"  vigil  'éveillé'  skr.  vâjah  m.  'force,  etc.'  (  :  g"Ot.  ivakan  'veiller'). 
p.  ex.  Curtius''  187,  Hirt  Ablaut  §  658,  Brug-mann  KVG.  14.s,  en 
supposant  une  alternance  *aij,eg  :  *aueg;  Osthoff  MU.  IV  337  a  séparé 
les  deux  familles,  dont  la  parenté  demeure  douteuse,  cf.  Walde  s.  v. 
vegeo;  gr.  ùyuîÇ  leur  est  étranger,  voy.  s.  v. 

1)  Au  lieu  de  dcpaûei  'il  dessèche'  Arist.  Cav.  394,  Solmsen 
Unters.  277  sqq.  lit  àcpâveî  'il  vanne',  cf.  s.  v.  aïvuj.  —  Lat.  auster 
'vent  du  sud'  (  :  j^erm.  *austra-  'oriental')  est  étranger  au  groupe, 
cf.  Walde  s.  v. 

2)  Lit.  (Unira  est  ambigu;  si  le  sens  premier  est  'marée',  il  peut 
être  parent  de  gr.  ubiup  lat.  unda  (Hirt  Ablaut  §  ^62^.  Soltnsen 
Unters.  270  séparerait  aûpâ  et  oi^p  de  â(F)ii|.ii  (i(F)riTriç,  en  supposant 
chez  ceux-ci  une  prothèse  de  à-  devant  F-  à  laquelle  je  ne  crois  guère. 


—     103     — 

KZ.  31,  448)  suppose  l'épeuthèse  de  i.-e.  u,  qui  n'est  point 
démontrée;  lat.  auvlga  est  étranger  (cf.  Walde  s.  v.).  Pour 
-pdiàç  cf.  irapaipctTriç  Eùpupdiriç  Taxupàrriç. 

a upiov 'demain';  à^xaupoç  (vùE)  'proche  du  matin'.  <  *auap- : 
lit.  auszrà  'aurore'  skr.  usrâh  'matinal,  auroral';  voy.  s.  v.  ëuuç. 

aùaioç.    Voy.  s.  V.  aÙTuuç. 

àuTéoi  'crier,  appeler';  àûiri  corc.  ace.  àFûtdv  ^)  f.  GDI.  3189 
"cri';  *à(juj  auuu  aor.  liom.  àûaai  'crier'.  *àuuj  <  *a-iû-iO  :  lat. 
jahilum  'cri  de  joie'  m.  h.  'à.jûchezen  ail.  mod. jauchzen  'pousser 
des  cris  de  joie'  juchjû  'hourrah!'  pour  Prellwitz^  40.  -66  et 
Walde  310;  voy.  s.  v.  luxri.  —  Fick  P  510,  P  552  a  évoqué 
V.  slav.  vyjq  vyti  'résonner,  mugir,  hurler'  et  GGA.  1894,  p.  233 
skr.  î«?d^i 'appeler'  (inexpliqué  pour  Uhlenbeck  Ai.  Sp.  29).  — 
Lat.  ovô  'pousser  des  cris  de  joie'  (Cnrtius''  388)  est  étranger 
(voy.  s.  V.  eùàZiuu). 

aÙTiKa  'au  même  instant,  aussitôt'  <  auTi  'sur-le-champ,  hV  (lioni. 
d'après  les  gramni.),  cf.  au9i  m/sens  (distincts  de  ion.  aûiiç  etc., 
cf.  s.  V.  au  auTe)  +  suff.  -Ka  (cf.  fiviKa  dor.  ô-Ka  TOKa  etc.);  se 
rattachent  à  aÙTÔç.    Brugmann  Gr.Gr.-'  244.  253.  254  (bibl.) 

ion.  aÙTÎTiTç  (oîvoç)'qui  n'est  que  lui-même,  pur,  naturel'  <  aÙTÔç. 

àuT|uri  f.  'souffle,  haleine;  souffle  du  vent;  exhalaison,  odeur, 
vapeur';  àuTjuriv,  -évoç  m.  'souffle  du  vent'.     Voy.  s.  v.  àtiaôç. 

aÙTÔYuoç.     Voy.  s.  V.  Yuriç. 

aÙTobiov  'sur-le-champ'  6  449  <  *aiJTO-biFov,  cf.  hom.  aÙTfiiuap 
'le  jour  même'  et  skr.  sa-dhah  'aussitôt'  v.  irl.  in  diu  gall. 
heddyw  m.  hret.  hiz'm  'aujourd'hui',  puis  lat.  diès  hodiê. 

aÙTOKaaÎTViiToç.  Voy.  s.  v.  KaaÎYvriTOç. 

aÙTÔjuaTOç  'qui  pense  par  soi-même,  qui  agit  de  son  chef,  spon- 
tané' <  aÙTO-  +  '^mntâs  ptc.  de  R.  nien  'penser'  :  skr.  matâh 
'pensé'  lat.  com-mentus  v.  irl.  der-met  'oubli'  got.  munds  lit. 
m'mtas  'pensé'.  Brugmann  Grdr.  P  181.  194,  P  342.  398. 
Meillet  De  i.-e.  rad.  *MEN-  53.  —  Autre  étym.  Prelhvitz  BB. 


1)  Buck  Cl.  R.  IS'JT,  p.  l'JO  attribue  le  F  ;ï  un  (lévcloiipeinent 
secondaire.  —  L'étyin.  indiquée  supra  s.  v.  hom.  âveiu  est  à  biffer; 
hypothèse  de  Bezzenberg-er  BB.  27,  147  (^âv-riFo-ç  'ne  parlant  pas', 
cf.  n  'dit-il'?). 


—     104     - 

26,  312  (:  gr.  laOùaôai  's'évertuer,  lutter'  )nû>Xoç  'lutte'  inàiriv 
Vainement');  voy.  aussi  Brcal  MSL.  X  402 sq. 

aÛTOvuxi.  Voy.  s.  V.  VUE. 

aÙTOç  "nicmc',  ô  oùtoç  'le  même',  au-  <  *à(Sv-  :  skr.  dsîiJi  'vie, 
vie  de  l'âme'  zd  cudhu-  Sie;  même'  pour  Wackeruagel  KZ. 
33,  17  sq.,  Flensburg-  Uber  Ursprung  und  Bildung  des  Pron. 
aÙTÔç  Lund  1893  p.  51  sq.  57  sqq.,  Dyroff  IF.  VI  Anz.  55  sq., 
Brugmann  Grdr.  I-'  842,  Gr.Gr.=^  244  etc.,  Osthoff  Etyra.  Par. 
I  292 sq.  (:  arm.  mr  'son;  soi'  -mr  'être,  essence';;  contesté 
par  G.  Meyer^  524  sq.  (bibl.),  Hirt  Hdb.  307  sq.  (absence  de 
l'esprit  rude;  aùiôç  <  au  +  thème  to-,  cf.  Windisch  Curtins 
Stud.  II  362  sq.),  Sommer  Gr.  Lautst.  14  sq.  Sur  dor.  aùç  = 
aÙTÔç  et  les  formes  géminées  aÙTOCT-auTÔ-  aùxauTÔ-  aùa-auTÔ- 
voy.  Wackernagel  KZ.  33,  8  sqq.,  G.  Meyer'^  1.  cit.,  Brugmann 
Gr.Gr.'  172.  244. 

auTUJç  'vainement';  aucrioç  'vain,  inutile'  (Ibycos,=  Ti"|ùaioç  EM.). 
<  *auToç  :  got.  aups  [aupeis)  v.  norr,  audr  v.  b.  a.  ôdi  m.  h.  a. 
oede  'vide'  (Frôhde  BB.  20,  194 sq.);  cf.  au-  préf.  'en  s'éloignaut 
de'  dans  aù-xâTTeiv  àvaxujpeîv,  àvaxâ2ecr9ai  Hésycb.  (Scbulze 
Qu.  ep.  GO.  Wackernagel  (iGN.  1902,  757)  lat.  au-f'evô  au-fugiô 
skr.  ô-gandh  'solitaire'  v.  irl.  ô  ua  'loin  de'  v.  pruss.  au-  'loin  de' 
(p.  ex.  aumûsna7i  'lavage')  lett.  au-  (p.  ex.  aumanis  'insensé, 
furieux')  lit.  aulinlai  'plus  loin,  plus  tard'  v.  slav.  u-  'loin  de' 
(\).  ex.  uhèzati  's'enfuir');  puis  skr.  dva  'de  haut  en  bas,  en 
s'cloiguant  de'  zd  v.  pers.  ava  et  gr.  êtôç  adv.  'vainement, 
sans  raison'  èTiLcioç  hom.  FenjucTioç  'vain'  (voy.  s.  v.)  lat.  vë- 
(veto  'interdire'  vè-cors  'insensé')  got.  us-  nz-  v.  h.  a.  etc.  iir 
'hors  de,  loin  de';  i.-e*aue  *au  *M^'de  haut  en  bas,  en  s'éloignant 
de'  (Brugmann  KVG.  468.  Walde  s.  v.  au  bibl.);  voy.  aussi 
s.  V.  ëa-rrepoç. 

aùxn  6t  auxn  f.  'jactance,  orgueil';  aùxaXéoç  'glorieux,  fier;  aùxeoi 
'se  glorifier,  se  vanter'.  Etym.  obscuie;  on  a  supposé  un  rap- 
port avec  euxo)nai  euxoç  (V). 

aùxriv,-évoç  m. 'cou, nuque; gorge  ou  col  de  montagne; isthme. etc.' 
Etym.  inconnue;  parenté  toute  problématique  avec  éol.  d|aqpiiv 
'nuque'  (voy.  s.  v.);  sur  éol.  aucp^v  voy.  Meistcr  Gr.  Dial.  I  120. 


—     105     — 

aùxMoç  m.  aùxiLxri  aùxnÔTiiç,  -r|TOç  f/sécheresse' ;  aùx)iirip6ç  'sec'; 
aùx|Lia\éoç  'malpropre';  aùxiuéuu  'être  sec  ou  poudreux;  être  sale'. 
Rapport  probable  avec  aûoç  'sec'  (Curtius''  393.  Brugniann 
Gr.Gr.^  50),  mais  le  détail  est  peu  clair.  Hypothèses  impro- 
bables de  Prellwitz  ^  40  (:  lat.  sûcus  'suc'!).  ^67  (:  skr.  uJxhàh 
lat.  aulla  aida  olla  auxilla  'marmite')  et  L.  Meyer  II  182. 

I.  auuu  'crier'.  Voy.  s.  v.  àOTéuu. 

IL  auuu  'sécher'.  Voy.  s.  v.  auoç. 

III.  auuu 'puiser,  prendre  du  feu,  allumer'  e  490;  èv-aûuu  'allumer'; 
èH-aOaar  èSeXeîv;  èE-auaTr|p*  Kpeàypa  'havet';  Kai-aOcrar  Ka- 
xavTXficrai,  KaTabûvai  Hésych.;  Trûp-aucTTriç  m.  'papillon  (pii  se 
brûle  à  la  lumière',  auuu  <  *a\j(yiuu  :  lat.  hanrlô  sup.  haustum 
'puiser'  v.  norr.  ausa  'puiser'.  Osthoff  Perf.  486  sqq.  (bibl.)  Sur 
*auuu  (Kaeavjaai  •  àqpaviaai  Hésych  )  voy.  Osthoff  o]).  cit.  490 
et  Sommer  Gr.  Lautst.  2  sq. 

dtqpabia  f.  'déplaisir';  à(paboç  'déplaisant,  odieux'  EM.  Cf.  àcpav- 
bàvuu  'déplaire'. 

àqpâKvi  f.  'vesce'.  Kapport  incertain  avec  qpaKÔç  'leiililU'\  —  Etyra. 
sémitique  dans  Lewy  Fremdw.  28  (!). 

dqpap  'aussitôt  après';  àqpdpiepoç  'plus  rajjide'  V  31 1  ;  ion.  àcpapeî 
'Taxéuuç  Kai  dKÔTTuuç'  EM.  Etym.  incertaine,  dcpap  :  gr.  dcpvuu 
'soudain'  skr  alinâya  'aussitôt'  (?  Frolide  BB.  10,  294 sq.;  v.slav. 
abije  'aussitôt'  (J.  Schmidt  Pluralb.  2I6n.)  ;  ou  àqpap  :  û^x.sahar- 
'à  l'instant' (■?)<  *5a&^rt?'-  par  dissimilation  dans  sahardhûk 
sabardûghâ  épith.  de  vaches,  'donnant  facilement  son  lait' 
('?  cf.  dôydlii  'traire';  Bartholomae  BB.  15,  18.  Kretschmer 
KZ.  31,  351  sq.;  nié  i)ar  Pcderscn  KZ.  32,  265). 

àqpàffauu  àqjduu.  Voy.  s.  v.  diTTua. 

hom.  àqpaupôç  'frêle,  débile'.  Etym.  obscure;  hypothèses  de 
Prellvvitz^  67  (  :  got.  gaïus  'affligé,  triste"?)  et  Bréal  MSL. 
VII  187  (<  *(xq)Xaup6ç  cf.  cpXaûpoç  'petit,  chétif,  mauvais'!). 

àcpeXriç  'non  ral)oteux;  simple,  sans  recherche,  uni';  àqpéXeia 
dcpeXÔTî-iç,  -nToç  f.  'simplicité'.  <  à-  nég.  et  cf.  qpeXXeûç  m. 
'terrain  pierreux'. 

dqpevoç  n.  (ace.  dqpevov  Hés.Trav.  24,  etc.)  et  dcpvoç  n.  'richesse, 
biens,  abondance';  dcpveioç  dcpveôç  'riche';  thcss.  Aiaqpévnç 
KXiacpévriç  Tinacpéviiç.  Létym.  dcpevoç  dcpvoç  <  "^sm-QUli^ejn-es- 


—    io<;    — 

et  le  rapport  avec  ^r.  qpôvoç  (cu'iuaToç  TT  162 j  'abondance* 
€Ù9éveia  eùGrivia  'richesse,  plénitude'  etc.  R.  gvhen  (voy.  s.  v. 
eùBévem)  sont  à  écarter.  —  Johansson  IF.  III  241  (bibl.)  a  évo- 
qué à  tort  skr.  âmhhah  'fertilité,  puissance'  got.  abrs  'fort, 
violent'.  —  dqpevoç  àqpvoç  <  *'mhh-{e)n-es-,  cf.  v.  irl.  iinhed 
'abondance,  richesse,  multitude'  (celt.  Hmheto-  <i.-e.  *embh-  ou 
'^inhh-)  v.  h.  a.  imhi  impi  'essaim'  (<  i.-e.  *emhh-io-)  lat.  omnis 
'tout'v <  *ombh-ni-s)  R. em&/i 'plénitude, foule'.  Lidén Stud.  72 sq. 

àqpiÎToip  '({ui  lance  (des  flèches)',  épithète  d'Apollon  I  404,  cf. 
àcpirmi  (p.  ex.  Brugmann  Grdr.  IP  357.  362).  Selon  d'autres, 
'qui  rend  des  oracles',  cf.  àqpriTopeîa*  inavieia  Hésycb.  ou  'qui 
darde  ses  rayons'  (Prellwitz  BB.  22,  85  sq.). 

àqpXaaTOv  'extrémité  de  l'étambot,  barre  d'hourdi'.  Etym.  in- 
connue; >  lat.  ajjlustre. 

àcp\oiG\À6ç  'bave,  écume'  0  607,  cf.  TreqpXoibévai-  qpXuKTavoûcrGai 
'avoir  des  pustules' Hésych.,  è'qpXibev  biéppeev  Hésych.  (Brug- 
mann  Grdr.  IP  163.  1227.) 

àcpvuj  âcpvuuç  'soudain'.  Etym.  incertaine.  A  été  associé  àâqpap, 
voy.  s.  V.  —  âqpvuuç  <  ^sm-gi'hnôt  'd'un  coup'  R.  gUhen,  cf. 
Geivuu  'frapper'  pour  Prellwitz'  41.  ^68.  —  Irl.  oponn  'soudain' 
et  cf.  celt.  *ob-nâ  dans  gaul.  *omnâ  Exomnos  'Sans-Peur' 
V.  irl.  onmn  gaél.  uamhunn  corn,  oini  gall.  ofn  bret.  aoun 
'peur'.  Bezzenberger  (avec  doute)  dans  Fick  W  50.  Henry 
Bret.  mod.  14. 

à(pp6ç  m.  'écume';  àqjpéuj  àqppiàuu  dcppiZio)  'écumer'.  <  *mhhrôs: 
skr.  abhrdrn  zd  awra-  pers.  mod.  awr  'nuage'  v.  pers.  'APpoK6)ar|ç 
lat.  imiter  'pluie'  (<  *mhhrâ-s  avec  passage  dans  la  flexion 
des  thèmes  en  -i)  osq.  anafrîss  'imbribus';  puis  skr.  âmhhah 
'eau'  ?i,n\\.amp  amb  'nuage'  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  417i  gr. 
ôiaPpoç  'pluie'  skr.  ambu-  'eau';  i.-e.  ^mbh-  *embh-  *o?nbh-  <  base 
enebh  ou  oiiebh  ''Hirt  Ablaut  §  638),  d'où  aussi  *nebh-  dans 
gr.  vëqpoç  vecpeXii  'nuage'  etc.  Curtius^  338.  W.  Meyer  KZ. 
28,  174.  Persson  Wurzelervv.  226.  J.  Schmidt  Kritik  153;  etc. 

àqpûii  f.,  dim.  àqpôbiov  'aphye  (?)  ou  athérine  ("?)',  petit  poisson; 
àqpuuubriç  'de  la  couleur  d'une  àqpijii'.    Etym.  inconnue^). 

1)  àqpûri  n'est  ni  la  sardine  ni  l'anchois  ni  le  hareng";  'motelle 
glaiique'  pour  Liddell  and  Scott;  'fretin'  pour  Fournier  dans  Saglio 


—     107     — 

àcpvO-^eTÔç,  m.  'fange'  A  495.  Mot  obscur;  hypothèse  de  Bezzeu- 
berg'er  BB.  27,  151  (  :  g-ot.  us-baugjan  'balayer'?). 

*àq)ijuj  (èH-aqpûovTeç  H  95)  àcpucrcruj  'puiser,  verser' :  lat.  imbuô 
'arroser,  imbiber,  imprégner'  (Bezzenberger  BB.  27,  151  )  ;  admis 
par  Walde  297  dans  l'iiypothèse  d'un  *mhhu-,  cf.  hit.  hnher 
'pluie'  gr.  àqppôç  'écume',  voy.  s.  v.  —  Autre  étym.  Schulze 
Qu.  ep.  311  (*àcpûuu  <  àîTÔ  +  R.  iis,  cf.  aus  'puiser'  s.  v. 
aùuj  III.). 

àxepuuiç,  -iboç  f.  'peuplier  blanc',  -uuiç  <  *djcnç  :  Wi.ûsis  XoXi.ûsis 
V.  pruss.  uioasis  y.slaY.jasenûjasenî  'frêne'  lat.  ormis  'frcne 
sauvage'  (<  *6sinos  Fick  BB,  16.  171  ou  *osinos  Stolz  IF. 
IV 233)  V.  u-X.huinnlus gall.  etc.  onnen  'frêne' (celt.  ^'onno-  <  *os- 
no-.  Fick  IP  51.  Henry  Bret.  niod.  215),  peut-être  gr.  ôHûri 
'hêtre'  (si  <  *ôcrK[e](3'-)  et  les  mots  germ.  etc.  (v.  h.  a.  asc  alb. 
ah  arm.  haçi)  cités  sous  ôHùri;  cf.  Hoops  Waldbaume  121  sq. 
bibl.  àxep(o)-  :  lit.  èzeras  azeras  'étang'  v.  pruss.  assaran  'lac' 
pour  Prellwitz  BB.  24,  106  sq.,  qui  y  rattache  'Axépuuv  et,  sous 
réserve,  àxàpvâç  âxapvoç  àxapvuOç  m.  nom  d'un  poisson  de  mer, 
'Axapvai  dôme  attique. 

dxiîv  'besogneux,  pauvre'  (Théocr.);  dxnvia  f.  'disette';  i^xwvuu' 
TTTuuxeOujSuid.;  iix^iveç"  Kevoi,  tttujxov  Hésych.;  KTeavtix^Ç'  Trévnç 
Hésycb.  Zd  âzi-  pers.  mod.  Ciz  'désir'  skr.  ihatè  'désirer'  (Bar- 
tholomae  IF.  V  216),  puis  gr.  îxavàuj  'désirer'  l'xap  'désir' ^) 
(Wackernagel  Verm.  Beitr.  17  sq.).  Lat.  egeô  'manquer  de'  est 
étranger;  sur  lat.  incmis  'vide'  voy.  Walde  s.  v. 

cîxOoç  n.  'fardeau';  dx0o|uai  'être  chargé,  accablé;  souffrir'. 
Rattaché  par  Curtius'^  63.  190  et  Brugmann  Grdr.  IF  1050, 
IP  519,  Gr.Gr.3  297,  KVG.  522  à  gr.  âxvum  etc.  (voy.  s.  v.).  — 


II  1165  et  Willems  Bull.  Acad.  Belg.  Cl.  d.  L.  1903,  nos  9-10,  p.  16  sqq. 
du  tiré  à  part,  àqpùri  a  été  rapproché  de  gr.  àqpûuu  (Hippocr.)  'être  ou 
devenir  blanc'  ou  expliqué  par  à-  nég'.  +  qpùiu  cf.  nonnat,  nom  niçois 
de  l'Aphya  pellucida;  l'étym.  populaire,  rapprochant  àqpûii  de  gr  àqppôç 
'écume'  ou  l'expliquant  par  àirô  +  îiei  'il  pleut',  a  créé  les  légendes 
dont  on  trouve  un  écho  dans  Aristote  HA.  XIV  3  sq.  et  Pline  HN. 
IX  160.  XXXI  95. 

1)  I.-e.  â(i)  >  â  au  degré  normal.  ï  au  degré  réduit  (Wacker- 
nagel  Ai.  Gr.  I  90). 


—     108     — 

Waldc  KZ.  34,  485  sépare,  à  cause  des  sens,  âxOoç  de  âxoç 
"chagrin,  affliction'  et  suppose  (par  à-  <  m-)  une  parenté  avec 
luôxQoç  et  liÔYOç  "travail  pénible,  effort';  à  écarter.  —  Autre 
hypothèse  improbable  dans  Prelhvitz^  69. 

àxXvq,  -voç  f.  'obscurité,  ténèbres,  brouillard';  àx^uoeiç  'sombre'; 
àxXûuu  'devenir  sombre'.  Hypothèses  erronées  de  Fick  P  474 
(:  aKapov  xucpXov  Hésych.,  lat.  aquilus  'sombre'  aquila  'aigle' 
aquilô  'vent  du  nord'),  Lewy  Fremdw.  157  sq.  (étym.  sémitique, 
ou  àxXuç  <  *wxXuç  cf.  ôjLiixXri  'brouillard'),  Wiedemann  BB. 
28,  50  (  :  skr.  aghah  'méchant'  v.  irl.  ««7 'outrage'  got.  agis  'hon- 
teux'), très  douteuse  de  Fick  F  348  («xX^ç  <  '^'pgJi-  cf.  i.-e. 
*nogh-  gr.  vûxa*  vÛKTuup,  evvuxoç  'nocturne';  admis  par  Hirt  IF. 
XII 225  et  Walde  s.v.  7iox)  ;  àxXtjç  :  v.  pruss.  agio  'pluie'  (-o  <-u  ; 
Pauli  KSB.  VII  158  cité  par  Kretschraer  KZ.  31,  332)  arm. 
'''aij  dans  aljamuljkh  'ténèbres'  (Meillet  MSL.  X  279). 

âxvTi  f.  'efflorescence  ou  végétation  à  la  surface  d'un  corps;  balle 
de  blé,  d'avoine,  etc.;  écume'.  A  été  rattaché  à  got.  ahana 
'balle'  par  Fick  P  475  et  Curtius-^  502;  —  à  lat.  acns  gén, 
aceris  'balle  de  blé'  got.  rt/i^'épi'  (voy.  s.  v.  ciKaiva  I.)  par  Brug- 
mann  Grdr.  P  651. 754.  IP  265.  519  (dxvri  <  *àKa-vâ  ;  cf.  Henry 
Bret.  mod.  s.  v.  tamoézen  'épi');  —  le  mot  est  plutôt  parent  de 
gr.  àxupov  'paille'  pour  Bezzenberger  GGA.  1898,  p.  554  et 
Walde  KZ.  34,  478. 

éol.  àxoXoç  'ag-ité,  inquiet?'  (Alcée  fr.  37)  <  *xôXa  f.  'détente, 
repos',  cf.  éol.  xoXiiv  =  xaXâv  et  xaXia*  fiauxia  Hésych.  Solnisen 
Rh.  M.  1900,  p.  811. 

âxoiuai  aor.  boni.  otKaxôjuriv  'être  affligé';  ptc.  hom.  àxeûuuv 
àxéuuv  'affligé';  âxoç  n. 'chagrin,  affliction';  dxvu)aarêtre  affligé'; 
àxOojaai  'être  accablé,  souffrir'  (voy.  s.  v.  dx6oç).  Got.  agis 
'crainte'  unagands  'ne  s'effrayant  pas'  ôg  'je  crains'  (Curtius  ^ 
190)  ags.  ege  v.  h.  a.  egi  'crainte',  v.  irl.  âgnr  'je  crains'  aichfhi 
'redoutable'  (Fick  IP  7).  Lat.  angô  est  étranger  au  groupe 
(voy.  s.  V.  ctYXuu). 

àxpàç,  -àboç  f. 'poirier  sauvage';  dxepboç  f.  'poirier  sauvag'c' 
(Hom.);  ni.  'aubépine'  (Théocr. i.  àx-<^iigh-,  en  rapport  apo- 
phonique  avec  ôyxvii  'poirier'  et  è'YXOç  'lance  faite  de  bois  de 
poirier  sauvage'  pour  Schrader  BB.  15.  285,  Sprachvergl.  ^328; 


—     109     — 

*engh-  dans  protoslav.  *vezû  alb.  m&  viôi?  (voy.  G.  Meyer 
Alb.  Spr.  472);  *ngh-  aussi  dans  gr.  'Axaioi  (Fick  Ilias  562  sq.), 
cf.  germ.  Ingvaeones  (Noreen  dans  Jobansson  BB.  18,  28)?  — 
Alb,  darbe  'poirier'  (Biigge  BB.  18,  164;  très  douteux). 

àxpevov  adv.  de  sens  et  d'origine  peu  clairs  (B  269.  a  163)  'avec 
confusion' :  skr.  Jigf^ré^i 'avoir  honte'?  (Frôhde  BB.  20,  219), 
ou  ptc.  ace.  n.  de  ^àxpeiw  <  àxpnç  adj.  <  *à-xporiç  'décoloré, 
pâle' cf.  xpwç 'carnation,  teint'?  (Scbu]zeQu.ep.o62sq.  Solrasen 
Unters.  117). 

àxpeîoç  'inutile'  <  à-  nég.  +  xpeîa  'usage'. 

ctxpi  «XPiÇ  'jusqu'à';  en  rapport  étroit  mais  peu  clair  avec  |uéxpi 
'jusqu'à';  Fick  BB.  5,  168  a  posé  à-  <  m-,  cf.  en  dernier  lieu 
Brugmann  Gr.Gr.^  447.  557  sq.  —  Etym.  improbable  de  Prell- 
witz2  70. 

dxupov  ordin.  au  pi.  'paille,  chaume';  àxup|u6ç  àxupôç  m.  hoiu. 
ctxupjuiri  f.  'tas  de  paille'.  Etym.  obscure;  Fick  BB.  16,  291  y 
rattache  dxuup  m.  (ace.  ctxuipa  et  dxopa)  'gourme,  dartre  fari- 
neuse'; Bezzenberger  GGA.  1898,  p.  554  groupe  dxupov  et 
dxvTi,  voy.  s.  V. 

à\\)  'en  arrière'  :  lat.  abs  (Curtius^  263.  Brugmann  Ber.  d.  sàchs. 
Ges.  d.  W.  1883,  189;  etc.);  se  rattache  à  àrro,  mais  Trpôç  et 
TToç  évoqués  par  Prelhvitz  GGA.  1887,  p.  440,  Wb.-  70  comme 
exemples  de  -s  final  sont  des  produits  de  la  phonétique  syn- 
tactique  (<  *TrpoTi  *TroTi). 

àvjJÎvOiov  n.,  dvpiv6oç  otvjjivGia  f.,  dtamvBiov  (Hésych.)  'absinthe' 
(Artemisia  absinthium  L.).  Origine  non-hellénique  ;  Kretschmer 
Einl.  402  cite  àvpiv0iov  parmi  les  mots  contenant  l'élément  -vG- 
observé  dans  des  noms  de  villes  préhelléniques  :  KôpivGoç  "OXuv- 
6oç  TipuvG-  etc.,  cf.  'AvpivGioi  clan  thrace? 

àipiç,  -îboç  f.  (ace.  dvpiv  Hés.  Trav.  424)  'nœud  ou  maille  d'un 
filet;  jante  de  roue;  cercle  ou  disque;  arc-en-ciel;  voûte;  in- 
flexion'; dijJlbôuj  'fixer  à  une  voûte';  dvjjoç  n.  'articulation, 
jointure'.    R.  dqp-,  voy.  s.  v.  dTTTuu. 

dip-oppoç  'qui  s'élance  en  arrière,  qui  revient  sur  ses  pas'; 
diyoppov  'en  arrière;  de  nouveau',  -oppoç  <  -opcroç,  cf.  naXiv- 
opcroç  'qui  recule'  :  skr.  àrsati  'couler'  (cf.  s.  v.  dpcrriv  dppriv  •, 
puis  lat.  e/Tô 'errer'  (<  *ersaiô)  got.  airzeis  v.  h.  a.  irri  'égaré. 


-      110     — 

fourvoyé'  got.  aîrzipa  v.  li.a.  irrida  'erreur,  fraude'.  J.  Scliiiiidt 
Voc.  II  459.  Curtius^'  bi)6.  Vanieek  Lat.  Spr.  -'28.  Fick  I» 
364  sq.  —  lîoni.  àipôppcoç  'qui  reflue  sur  soi-même',  éi)ith.  de 
rOcéau,  est  peut-être  dipoppoç  modifié  sous  l'influence  d'un 
"^poôç'qui  coule';  Frohde  BB.  7,  88  le  décompose  en  àqjô-ppooç 
'dont  les  eaux  se  réunissent  à  nouveau'  et  y  trouve  un  ô-  co- 
pulatif  (cf.  olvl  ô9piH  ÔTraTpoç). 

I.  lioni.  *duj  prés.  inf.  d|uevai,  aor.  inf.  acTai  'rassasier'.  Voy.  s.  v. 
daToç  dbrjv. 

II.  *duj  \])\'.  dev  'souffler'.  Voy.  s.  v.  driiai. 

dujpoi  TTÔbeç  'pieds  de  devant'  )u  89,  cf.  ion.  ùjpri  GDI.  .")49T  Milet 
(=  Michel  Inscr.  gr.  n°  726);  oipr)  est  donné  par  le  schol.  de  |u  89 
comme  synon.  de  KUuXfi  'cuisse',  mais  est  distingué  de  celui-ci 
dans  l'inscr.  ('paleron'?);  cf.  lat.  sûra 'mo\\et%  i.-e.  *môrâ  ou 
*sôurcî  pour  Beclitel  Abh.  d.  Gott.  Ges.  1887,  p.  69sq.,  GDI. 
1.  cit.  —  oipri  <  i.-e.  "^uôrà  cf.  lat.  rârus  'cagneux'  pour  Lidén 
KZ.  40,  264  (cf.  Frohde  BB.  8,  163  sq.). 

dujpoç  'hors  de  saison;  non  mûr';  duupia  f.  'heure  indue,  contre- 
temps' ion.  dujpiri  'vieillesse'  (Hrnd.  III  29).  <  à-  nég.  -f-  ujpa 
'saison'. 

dujpoç  m.  (Sapph.)  et  ujpoç  'sommeil'.  <  *dFuLJpoç  *Fijùpoç  :  v.  h.  a. 
wuorag  'ivre'  v.  sax.  ivôrig  angl.  iceari/  'fatigué',  puis  gr.  àuuiéuj 
'dormir'  skr.  vàyati  's'épuiser'  pour  Fick  P  553;  cf.  Wood 
Journ.  Germ.  Pliil.  II  213s(|q.  [IF.  XI  Anz.  205]  (Si.  uê  uô 
[base  auë  (nj,o\  'souffler').  Sehulze  Qu.  ep.  72  rattache  *dFuupoç 
*dF-uuTétju  à  R.  au,  cf.  s.  v.  aùXi'i  iavjuu. 

àuuTÉuu.  Voy.  s.  v.  duupoç  m. 

duuTOç  m.  et  âuuTOv 'flocon,  laine,  toison  (Hom.);  la  chose  la  plus 
belle,  la  fleur'  <  *dFiuTOç.  A  été  rattaché,  à  tort,  à  gr.  rirpiov 
'chaîne  d'un  tissu'  skr.  vdyati  'tisser',  p.  ex.  par  Schrader 
Sprachvergl.  -  477.  —  En  rapport  apophonique  avec  drmi  àx\jr\ç, 
(base  auô  :  auë  'souffler')  pour  Brugmann  Grdr.  IP  961. 
Gr.Gr.3  283.  —  Hypothèse  de  Prelhvitz-  70sq.  (dujTOç  'fleur': 
skr.  -vâtah  'désiré,  souhaité'?). 


111 


B. 


Pa^ai  exclamation  de  surprise  ou  d'admiration,  cf.  ixaTraî;  d'un 
mot  enfantin  redoublé  baha,  cf.  g-r.  pa^d^eiv  papi^eiv  Pa^ùZleiv 
Hésych.  ""parler  d'une  manière  indistincte'  pd^aE  pa^àKiiiç 
'bavard'  (?  voy.  s.  v.)  pappdZiuu  'strider'  (cigale),  skr.  hahaba 
Iriroti  '"crépiter,  pétiller'  (feu),  lat.  habit  'yaupiâ'  bablger  'sot, 
stupide',  ital.  bobbo  'père',  g-all.  baban  angl.  baby  'enfant',  alb. 
bebe  'enfant  nouveau-né'  (G.  Meyer  Alb.  Spr  30),  lit.  bôba 
V.  slav.  baba  'vieille  femme'?,  m.  h.  a.  babe  hôbe  'vieille,  mère"?, 
puis  lat.  babulus  'bavard',  qui  se  rapproche  du  mot  enfantin 
congénère  i.-e.  '^'bal-bal-  (b((-baJ-,  bam  bal,  bal-b-  etcj  jVour  le 
débit  inarticulé,  p.  ex.  dans  skr.  balbalâkarôti  'bégayer',  bulg. 
blabolja  bMboJja  russ.  bolobôJHi  'bavarder',  skr.  baJbnthâh 
nom  d'homme  (prop.  'bègue'),  tchèq.  blb  'lourdaud',  lat.  haUms 
'hegne'baJbntiô  'bégayer',  serh. blebetati  Wi.bl ebénti  'bavarder', 
ail.  mod.  babbeln  pappeln  'bavarder,  babiller',  irl.  baJIôir 
(emprunt?  cf.  Fick  IP  161)  'bavard',  gr.  pajupaXiZiuu  pau^aKÛZiuu 
'claquer  des  dents'  pajapaiviu  'bégayer'  (d'où  emprunt  lat.  bain- 
baliô  'bègue',  surnom  rora.),  lit.  bambëti  'grommeler  entre  ses 
dents'.  Voy.  s.  v.  pdp^apoç.  Curtius^  290  sq.  Vanicek  Lat.  Spr.- 
176.  Grammont  Dissim.  173  sq.  Johansson  KZ.  36,  343.  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  186.  188.  Walde  59.  61.  Etc. 

PapdKxriç  m.  (Cratinos)  g-losé  à  la  fois  par  ôpxnfîTriç  et  XdXoç 
(voy.  s.v.  pa^ai)  dans  l'EM.;  Bechtel  BR.  23,  248  sq.  préfère 
le  premier  sens  (cf.  papdEai  •  ôpxiicJacrBai  Hésych.)  et  rattache 
PapdKiriç  <  *PmP-  à  pé)LipiE  'toupie'. 

paPpdZiuj.  Voy.  s.v.  pa^ai. 

jBapùpTâç"  ô  Trapd)a(jupoç  Hésych.  Cf.  lat.  6a&înTî<s 'stultus',  qui 
ne  se  sépare  pas  de  lat.  burrae  'niaiseries,  fadaises';  cf.  aussi 
gr.  pdppapoç  etc.    Fritzsche  Curtius'  Stud.  VI  429.    Walde  60. 

pàZ^Lu  'parler,  dire';  pdEiç,  -euuç  f. 'parole,  rumeur';  pdaKeivXe'Yeiv, 
KaKoXoYeîv  Hésych.  <  *paK-aKeiv.  Se  rattachent  à  pdcTKavoç 
(voy.  s.  V.)  pour  Osthoff  BB.  24,  125;  v.slav.  baja^  bajafi  'fa- 
bulari,  incantare,  mcderi'  est  parent  de  gr.  qpiiLu  lat.  fârî.  — 
Voy.  s.  V.  dPttKriç. 

pà9pov.  Voy.  S.V.  paivuu. 


—     112     — 

Pa0Liç  'profoiur-,  pévBoç  et  pâOoç  n.  'profondeur',  celui-ci  par 
influence  de  paBùç  (Urugmann  (irdr.  II-  521;  hypothèse  impro- 
bable de  G.  Meyer^  36).  Etyni.  inconnue. 

Paivuu  ""aller'  <  *Pa)uiiuj  <  *gVm-i6  =  lat.  ceniô  'venir'  (cf.  Brug- 
mann  KZ.  23,  592,  MU.  Il  207.  Osthoff  Perf.  505  sqq.  Stolz 
Lat. Gr.^62  bibl.) : skr.  -gamydté  gdmati  gàcchati  {^C^gumsketi, 
cf.  pdcTKe  'va')  'aller'  gamayati  'faire  venir,  amener'  qamyam 
'lieu  où  l'on  doit  aller'  gatdh  pte.  'allé'  (=  Paiôç  'accessible' 
lat.  m-ventus)  gdtih  'marche'  (=  pàcTiç  lat.  inventi-ô  got. 
gaqumps  'assemblée'  v.  h.  a.  cumft)  gdntuJi  'marche,  chemin' 
(=- lat.  ad-ventus,  -m.s^ 'arrivée')  etc.  '/AJamaHiJasaHi'aWev', 
arm.  ekn  'il  vint'  (Iliibschmann  Arm.  6r.  I  441),  ombr.  heniist 
'venerit' osq.  kûmbennieis  gén.  'conventûs'kûmbened  'cou- 
vênit'  cehnuHt  'hue  venerit',  irl.  hèim  'pas'  {<.*hen-smen  Fick  IP 
KJO)  fohenat  'subveniunt'  (Stokes  BB.  2b,  255),  got.  q/man 
V.  h.  a.  quëman  cornan  v.  norr.  koma  ags.  cuman  'venir'  got. 
qums  'arrivée'  v.  h.  a.  hiquâmi  'convenable,  apte'  etc.  (Curtius'' 
472  sq.  Fick  P  401.  Etc.).  A  côté  de  R.  gUem  'aller,  venir', 
et  analogique  de  R.  stâ  'se  tenir  debout'  pour  Walde  655,  de 
R.  dyci  'courir'  pour  Brugmann  KVG.  501  (autres  tentatives 
dans  Hirt  Ablaut  §  752),  R.  gl^a  dans  skr.  jigâti  'aller'  aor. 
dgat  /A  gât  gr.  è'pr|v  dor.  è'^âv  'j'allai'  lac.  3  pi.  pipavii  hom. 
ptc.  Pipdç  'marchant  à  grands  pas'  Pn^ôç  m.  'seuil  de  porte' 
péPn^oç  'accessible,  profane'  (opposé  à  âpaxoç  'inaccessible, 
sacré')  pfjiua  n.  'pas'  fcf.  skr.  ri-gâma  /d  gâma-  pers.  mod.  gdm 
'pas'  et  Puj|u6ç  'degré,  autel',  voy.  s.  v.)  priTapjuéç  'marche  ca- 
dencée' (voy.  s.  V.),  alb  ngd  'je  cours'  (6.  Meyer  Alb.  Spr.  305), 
lett.  gaju  'j'allai'  gâtis  f.  pi.  'entrée  de  la  ruche'  gatwa 'passage', 
p.  ex.  Fick  P  398,  Persson  Wurzelerw.  70;  "^gUd-  dans  pépaioç 
'ferme,  solide,  sitr',  litt.  'sur  quoi  l'on  peut  marcher'  ;  la  forme 
réduite  pa-  (<  *0m-  ou  *gUd-?)  aussi  dans  pâbriv  adv.  'au  pas' 
pâboç  m.  'marche'  pabiCuj  'marcher'  Pa9|u6ç  m.  'degré,  marche, 
seuil'  Pa6)a(ç  f.  'piédestal'  pdGpov  'base'. 

Pa  10 ç  'petit,  faible,  humble'  <  '^gUaisôs  :  lit.  gaisztù  gaîsztrdis^m- 
raître' ^rti,v2m^/ 'effacer'  pour  Fick  BB.  6,211.  Wb.  P  397. 
414;  lat.  vëscus  'ehétif,  maigre,  débile'  lui  est  étranger,  cf. 
Walde  s.  v.  Voy.  s.  v.  tiPaiôç. 


-     113     — 

P  ai  Tri  f.  (mot  thrace)  'casaque  de  pâtre'  :  g-ot.  paida  v.  h.  a.  pfeit 
V.  sax.  pêda  'habit,  vêtement  de  dessous'  (Fick  BB,  5,  169.  Wb. 
1*  397),  alb,  petke  (<  *paitaTca)  'vêtement'  (G.  Meyer  Alb. 
Spr.  330);  voy.  aussi  Brugmann  Grdr.  I-  519,  Uhlenbeck  PBrB. 
18,  239,  Got.  Spr.^  118,  Johausson  KZ.  36,  343. 

PaïuOv,  ôvoç  m.  (Epich.  64  K.)  autre  nom  du  pXévvoç  'blennie', 
mauvais  poisson.    Rapport  probable  avec  paiôç,  voy.  s.  v. 

PaKxripiâ  f.  pàKTpov  'bâton,  canne'  :  lat.  baculum  'bâton,  canne' 
imbêciJlus  'faible'  (Walde  60.  698),  m.  angl.  pegge  angl.  peg 
'cheville'  bas-ail.  pegel  'pieu,  piquet'  (Uhlenbeck  PBrB.  18, 242. 
Zupitza  Gutt.  83.  Johansson  KZ.  36,  344),  v.  irl.  hacc  irl.  mod. 
&rtc'croc*,  crochet,  bâton  recourbé'  (Zupitza  KZ.  36,  234);  puis 
gr.  àpttKnç  pour  Bezzenberger  BB.  27,  143  sq.  (voy.s.  v.);  v.h.a. 
chegil  'massue',  évoqué  par  Fick  BB.  17,  320,  Wb.  P  398  es 
à  écarter,  cf.  Zupitza  Gutt.  83,  Bezzenberger  1.  cit.  R.  ba7^-  'bâton 
en  tant  qu'appui,  etc.' 

paXaveûç,  -ëojç  ni.  'baigneur';  paXaveîov  'bain' :  skr.  galanah 
dégouttant'  galanam  'écoulement  par  goutte'  garanam  (grara.) 
'arrosement',  cf.  gr.  pxùuu.  Frohde  dans  Fick  P  404;  cf.  Hirt 
Abl.  §  269  (base  gv^elè  :  gr.  pdXXuj  etc.) 

pâXavoç  f.  'gland':  lat.  glans  v.  slav.  zelqdï  lit.  gilé  lett.  dfile 
V.  pruss.  gi/e  'gland'  (Curtius-''  474)  v.  slav.  èlèza  'glande'  (? Zu- 
pitza Gutt.  83)  arni.  kalin  <  *guJeno-  'gland'  l-alnl  'chêne' 
(Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  457),  peut-être  aussi  skr.  guîah  'glans 
pénis'  (Fick  I*  405.  Johansson  IF.  II  42sq.);  i.-e.  ^gUelè-  'gland', 
distinct  de  R.  gel  'se  former  en  boule'  dans  lat.  *gluô  (voy.  s.  v. 
fXouTÔç  'fesse')  galla  'noix  de  galle'  glèha  'motte  de  terre' 
globus  'boule',  etc.  (Walde  268). 

PaXâvTiov  paXXàvTiov  'bourse'.  Etym.  obscure;  skr.  gr?*// 'boule', 
suggéré  par  Prellwitz''^  72,  appartient  à  R.  gel,  cf.  s.  v.  yXoutôç. 

^aXpiç, -îboç  f. 'point  d'où  parlaient  les  coureurs'.  Etym.  ob- 
scure; Grammont  Dissim.  177  rappelle  pépXeiv  laéXXeiv  et 
pépXecr9ar)LiéXXeiv  Hésych.  (?) 

pâXe  'plût  aux  dieux  que'.  Etym.  obscure;  aor.  de  *béXXo|aai 
PouXo^ai  pour  Fick  BB.  6,  212(?). 

PaXioç  'moucheté,  tacheté,  bigarré',  cf.  BaXioç  nom  d'un  cheval 
('pie')  T  400.    Rapport  probable  avec  paXaveOç  et  pàXXuu. 

8 


—     114     — 


PaXXiZiuj  ''dan8er'(>Sicile  et  Grande-Grèce,  Atli..'î62b):skr.  Inilvdh 
'qui  est  de  travers',  cf.  halhalïti  ""tourljiHoiiner'.  Wackernagel 
Ai.  Gr.  I  181.    Joliansson  KZ.  36,  342. 

pâXXuu  'jeter,  lancer;  frapper,  atteindre;  se  jeter'  <  *gUliO  R.  gUel 
(base  gUelé  Hirt  Abl.  §  269j,  paXeîv  pépXriKa  è'pXriv  epXriTO  adj. 
verb.  pXriTÔç;  pXfiiaa  n.  PoXri  f.  pôXoç  m/ jet';  poXîç,  -iboç  f. 'trait, 
sonde';  péXoç  n.  'trait'  (?  voy.  s.  v.);  are.  -béXXuj  <  *gUeliô  dans 
èç-béXXovTeç  =  èK-pâXXovxeç  (JDI.  1222,  49,  ^éXXeiv  pâXXeiv 
Hésych.  Skr.  galat'i  'dégoutter,  tomber,  s'évanouir'  galayati 
""rendre  liquide,  verser',  v.  b.  a.  quella»  'sourdre,  jaillir'  v.  norr. 
lelda  'source'  (('urtius''  474 sq.  Fick  P  36.  404.  Zupitza 
Gutt.  85)  et  cf.  PXliuu  pXû^uu  'jaillir'  (voy.  s.  v.),  puis  skr.  glâyatl 
glati  'être  cbagrin,  se  sentir  épuisé,  dépérir'  glânâli  glanih 
'épuisement,  fatigue'  (Hrugmann  MU.  I  41.  Ostboff  Perf.  622. 
Keicbelt  BB.  27,  78;  rapport  nié  par  Ublenbeck  Ai.  8pr.  84) 
zd  ni-yrù^re  'ils  sont  jetés',  lit.  gidih  guleti  'être  coucbé'(?j.  Lat. 
volô  'voler'  (L.  Meyer  Vgl.  Gr.  P  37.  Vanicek  Lat.  Spr.^  81. 
Osthoff  IF.  IV  266)  est  étranger  au  groupe.  —  Voy.  s.  v. 
PaXaveùç. 

pâXaâiuov 'baumier;  baume';  paX(Ta|Liivr|  f. 'balsamine',  plante. 
Origine  sémitique;  voy.  Muss-Arnolt  Sem.  words  115.  Lewy 
Frenidw.  41.  92. 

Pu|nPaivuj  Pa)apaKÛZ:uj  Pa)apaXiZ:uj.    Voy.  s.  v.  Pa^ai. 

pdvauaoç  'ouvrier  travaillant  au  feu'.  Forme  allégée  de  *Pau- 
vaucroç  (<  pauvôç  'fourneau'  +  aùuu  'allumer')  cf.  paûvacroç 
Hérodien,  pour  Prellvvitz-  73.  —  [Voy.  Brugmann  Rb.  M.  62, 
634  sqq.] 

pdiTTU)  'plonger';  paqpri  f.  'teinture';  paqpeûç  m.  'teinturier';  éol. 
pÙTTTeiv  (1.  pÙTTTtiv)*  paTTTiZieiv  Hésych.:  v.  norr.  kuef'ia  'plonger' 
v.suéd.  A:iiv//"prof()ndeur'  (Fick  BB.2, 1 89.  Wb.  P33.  196.  399). 
—  Arm.  cor  'lac,  mer'  covanam  'plonger'  (Scbeftelowitz  BB. 
29,  15.  38)  et  skr.  c/dmhha  n.  'profondeur'  gahhirâh  qamhhlrdh 
'profond'  (R.  glfembh,  cf.  Zupitza  Gutt.  83  sq.)  sont  à  écarter. 

pdpaGpov  lioui.pépeGpov  arc. Ziepeôpov 'gouffre'.  R.  gi'^r 'dévorer'; 
voy.  s.  V.  popd. 

pappapôqpujvoç  'qui  parle  une  langue  étrangère'  (B  867);  pdp- 
papoç 'étranger,  barbare,  c.-à-d.  non  grec': skr.  harharah  'bègue' 


—     llô     — 

«lov.  hrhrati  brbljati  etc.  serb.  hrboïjiti  etc.  'barboter'  lit.  bifhti 
'bourdonner'  barbôénis  'boiirdonneur',  onomatopées  comme 
skr.  balbalâkarôti  lat.  balbus  etc.,  cf.  s.  v.  pa^ai. 

'.^àpPiTOç  m.  f.  col.  pdpmTOç  (EM.)  pdp|uoç  (Sappli.  dans  Atb.) 
instrument  de  musique  polycborde,  d'origine  étrangère,  cf. 
Strab.  X  471  (pbrygienne?);  a  été  tenu  pour  grec  et  rattaché 
par  Grammont  Dissim.  168sqq.  à  R.  mer  fgr.  |Liop)Liupuj  'mur- 
murer'i,  par  .T(diansson  KZ.  36,  o43  lavec  doute)  à  lit.  birbti 
'bourdonner'. 

.^âpiç,  -iboç  ion.  -loç  f.  'barque'  (égyptienne,  firdt.  II  96 1  <  copte 
barl,  voy.  Ernian  BIÎ.  7.  96.  336  sq.  AVeise  BB.  7,  170  etc. 
Pâpiç  >  lat.  barij^  et  barca  >  <  *barica)  'barque'. 

papûeç"  bévbpa  Hésyeh.  (P-  <  gV-)  :  bulg.  gora  lit.  g'trè  'forêt' 
V.  pruss.  garian  garrin  'arbre'  v.  slav.  gora  skr.  glrilj  /d  ga'ri- 
^montagne',  cf.  pour  le  sens  ail.  waldgebirge  et  bergicaJd,  esp. 
monte  "montagne'  et  'forêt'  (Osthoff  Etym.  Par.  I  48),  et  peut- 
être  lat.  veru  v.  irl.  bir  bret.  bér  'broche'  (Fick  I^  404.  Il*  170. 
Henry  Bret.  31).  —  Arm.  car  'arbre'  est  à  écarter. 

'^apuç  'lourd';  pàpoç  n.  'pesanteur;  Papuvuj  'alourdir';  papùGuj 
'être  accablé'.  <  i.-e.  ^gHr-'ii-s  :  skr.  guri'ih  'lourd,  important, 
honorable'  comj).  gârti/ati  sup.  gâristhali  garimâ  m.  'pesanteur' 
gru-mustih  'poignée  lourde'  zd  go"rîi-  lat.  gratis  (<  *gUr9-u-) 
got.  Vanrus  'lourd',  puis  lett.  grûts  =  lat.  brûtiis  'lourd'  (em- 
prunt à  l'osco-ombr.)  (Curtius"'  475),  gall.  bryw  (<  *brui-) 
'fort'  (Fick  TP  186),  arm.  l-ar  'force,  puissance'  l-ari  'grand, 
puissant'  (V  Scheftelowitz  BB.  29,  14). 

'•pâcravoç  f.  'pierre  de  touche.  Aubia  XOoç  (Bacchyl.  l'r.  14)'. 
Origine  orientale;  voy.  Muss-Arnolt  Sem.  words  146  sq.,  Lewy 
Fremdw.  61  8(|. 

^aaiXeûç,  -ëujç  m.  'roi';  pacTiXeûuu  'régner;  paaiXeia  f.  'royauté, 
royaume';  padiXri  paffiXiç  ^aaiXiaaa  pacriXeia  f. 'reine';  pacTiXiKÔç 
"royal'.  Etym.  obscure;  tentatives  dans  ('nrtius^362  (<  padi- 
R.  pa  cf.  paivuu  +  ion.  -Xeuç  cf.  *XâF6ç  Xâôç  Xeôjç  'peuple',  = 
'guide  du  peuple'  cf.  ail.  herzog  'guide  de  l'armée',  ou  Xâ[F]aç 
Xâç  'pierre'.  =  'qui  monte  sur  la  pierre'  [Kuhn])  et  G.  Meyer 
Gr.Gr.  -  65  n.  2.  i  =;  'pasteur  des  peuples',  cf.  ^ocjkuj  'faire  paître'  ; 
non  repris  dans  Gr.Gr. ^);  dérivé  d'un  *pâaiç  'race,  famille', 


—     ]1G     — 

cf.  lit.  qimtis  'genre,  sexe'  giminè  'famille' 5rem?V  qirhti  'naître',.. 
pour  Bezzenberger  BH.  3,  174,  Hoffmann  Gr.  Dial.  I  170^ 
Wiedemann  KZ.  33,  163,  mais  les  mots  lit.,  d'après  'èkwjamik 
'parent'  lat.  j^emm? 'jumeaux',  appartiennent  à  R.  ^em;  *pd(Tiç 
supposerait  '^gUmtis  R.  gUem. 

pà(TKavoç 'qui  décrie,  qui  ensorcelle;  dénigrant,  calomniateur; 
jaloux';  pacjKaivuu  'décrier,  ensorceler;  dénigrer;  jalouser'; 
Pa(JKaviâ  f. 'fascination;  dénigrement;  jalousie';  paaKàviov  'amu- 
lette'. pdcTKavoç  <  *PaK-aKavo  ç,  cf.  pd^uu  (voy.  s.  v.)  pdEiç 
pdcTKeiV  XéYeiv,  KaKoXoTeîv  Hésycli.;  lat.  fascinum  'charme, 
maléfice'  serait  un  emprunt  au  grec  avec  influence  de/Vïjv 'dire' 
fatêrt  'avouer'  et  de  canô  'chanter'  (Osthoff  Bli.  24,  125  bibl.); 
pdaKttvoç  et  fascinum,  termes  de  magie,  seraient  des  emprunts  au 
thrace  ou  à  l'illyrien  (<  prés.  *bhd-skô)  pour  Kretschmer  Einl. 
248  n.  4  et  Walde  209. 

pdcJKuu.  Voy.  s.  V.  paivuj. 

P  a aTdZluu 'porter,  enlever';  pdaratiua  n.  'fardeau'.  A  été  rattaché 
à  lat.  gei'ô  (<  *ges6)  gestô  'porter'  v.  irl.  ticsath  'tollat'  v.  norr. 
^•as^a 'jeter'  (Fick  P  569.  11^  113;  cf.  Curtius""  476);  rapports 
niés  par  Osthoff  BB.  19,  320  sqq.,  pour  qui  ^aOTàlvj  <  prés. 
*hadiô  :  lat.  bâjulus  (<  *badio-)  'porte-faix',  mais  si  hâjuJus 
<  *hagiolos  (Solmsen  KZ.  37,  22),  pacridZ^uj  demeure  isolé. 

pdTaXoç  m.  'ttpuuktoç;  cinaedus',  cf.  tar.  paidç  (Pdxaç  ou  patâç 
Kaibel)'  ô  Kaiacpepriç  et  pabdç*  KÎvaiboç  Hésych.;  PaxaXiZioiuai 
'vivre  en  débauché'.  Cf.  PaTéuu  'saillir'  et  paivuu.  Le  rapport 
avec  véd.  batdh  m.  'cinaedus'  (Johansson  KZ.  36,  343,  avec 
doute)  est  nié  par  Uhleubeck  Ai.  Spr.  185. 

pdxoç  (m.)  f.  'ronce;  mûre  sauvage';  pdioç  m.  Paxiç,  -iboç  f.  'raie 
bouclée',  poisson  (voy.  Van  Hervverdeu  Lex.  suppl.  149).  Etyni. 
obscure;  le  rapport  avec  lat.  vatâx  'qui  a  les  pieds  tortus'  vatius 
'tourné  en  dedans  {cruray  (Bezzenberger  BB.  2,  190)  est  à 
écarter. 

pdxpaxoç  m.  'grenouille';  nombreuses  formes  dial.  (ion.  ppôxaxoç 
pdepttKOç  etc.),  cf.  Roscher  Curtius'  Stud.  IV  189  sqq.,  Van 
Herwerdcn  Lex.  suppl.  149,  Hoffmann  Gr.  Dial.  III  272  sq.: 
sur  les  formes  récentes  voy.  G.  Meyer  IF.  VI  107  sq.  Etym.  de 
Lagarde  (aram.  !'?),  Bury  BB.  7,  82 sqq.  (:lat.  rânal?),  Fick 


-     117     — 

BB.  6,  211.  Wb.  P  410  (*Ppaea-  <  *glirdhn-?  :  v.li.a.  chrëta 
chrota  'crapaud';  pas  très  sûr). 

^aTTap(^uj'"l)redoinIler,  dire  des  niaiseries',  cf.  Bàirapoç  Hrnd.  II; 
PaTToXoYéui  'bredouiller,  radoter',  cf.  BdiTOç  'icrxvôqpoivoç  Kai 
rpauXôç'  Hrdt.  IV  155.  Onomatopée;  cf.  lat.  buttuti  huttuhatta 
interj. 

Paupàuj  'dormir';  paupuuv,  -Oùvoç  m.  —  ôXicrpoç,  voy.  Vau  Her- 
werden  Lex.  suppl.  150.  App.  35.  Etym.  obscure;  partant  d'un 
sens  premier  'ronfler',  Johansson  KZ.  36,  343  n.  3  suppose  un 
rapport  avec  lat.  hauhor  'aboyer'  et  gr.  PaCZioi  voy.  s.  v. 

paûîuj  'aboyer,  gronder'.  Cf.  gr.  paû  Paû  onomatopée,  lat.  hauhor 
'aboyer'  lit.  haùhti  'mugir'. 

PauKaXào)  pauKaXiZIuu  'endormir  (les  enfants)'.    Etym.  obscure. 

PaÛKttXiç,  -iboç  f.  'vase  pour  rafraîchir  l'eau  ou  le  vin'.  Etym. 
obscure. 

PauKÔç 'délicat,  dédaigneux';  pauKiZ;o|Liai  'faire  le  délicat';  Pau- 
KiajLiôç  m.  'danse  ionienne  provocante'  (Ilésych.j;  PauKÎbeç  f.  pi. 
'sorte  de  soulier  de  femme'.    Mots  obscurs. 

Pauvôç  att.  paûvoç  m.  paûvri  f.  (Hésych.)  'fourneau'.    Etym.  inc. 

P béXX a  f. 'sangsue';  pbàXXuu  'sucer,  téter'.  Etym.  obscure;  hypo- 
thèses de  Curtius''  229  s(i.  (pbéXXa  :  lit.  déU  'sangsue'j,  de  Fick 
V  405  (R.  g?/6/ 'avaler',  d'où  pXérueç'  ai  pbéXXai,  voy.  s.  v.;  diffi- 
culté i)honéti(|uei,  de  Kretschmer  KZ.  31,  423  (i.-e.  hd-  >  d- 
dans  ail.  zullen  'téter'  néerl.  iuUen  'buvoter'). 

^beXupôç 'dégoûtant,  haïssable';  pbeXécrao)uai 'détester';  pbeXÛK- 
rpoTTOç  'haïssable'  i  <  *pbeXuKTO-TpoTTOç )  ;  pbôXoç  m.  'puanteur'; 
pbuXXuu  'puer;  avoir  peur'.  Fick  BB.  8,  330,  Wb.  I*  405  évoque 
à  tort  V.  h.  a.  vhalawâ  m.  h.  a.  Jcalwe  'frisson'  lat.  gelu  'gelée'; 
voy.  le  suivant. 

^béuu  pbévvu)aai  (Suid.)  'lâcher  un  vent',  pbéuj  <  *p^beu)  :  pet. 
russ.  hzditt/  tchèq.  hzditi  'pedere';  hzd-  <  *p[e]zd-  cf.  slov. 
pezdêti  lat.  pêdô  <  *pezdô  pôdex\  m.  h.  a.  vist  ail.  fist  'veut' 
est  ambigu.  Fick  BB.  7,  270.  Osthoff  Perf.  273  u.  1.  J.  Schmidt 
KZ.  27,  320. 

pépaioç  péPn^oç  dor.  pé^aXoç.     Voy.  s.  v.  Paivoi. 

Jiom.  peio|Liai  p60)aai  'je  vivrai'  Piô|ae(T9a  Hymn.  I  528.  Voy. 
Schulze  Qu,  ep.  246  n.  2  et  s.  v.  pioç. 


—     118     - 

péXoç  n.  peX€|uvov  'trait';  peXôvr)  f.  'aiguille'  (P-  au  lieu  de  b- 
d'après  pàXXai  poXri).  A  été  rattaché  à  gr.  pâXXuu  p.  ex.  par 
Curtius"^  474,  Vauiéek  I  213,  Lat.  Spr.-  81,  lirugmaun  KVG.. 
135.  —  Fiek  1*  404  distingue  R.  gUel  'lancer;  sourdre'  >  gr. 
pdXXuj  de  R.  gUel  'piquer,  tourmenter'  >  gr.  péXoç  lit.  gelik 
gélti  'piquer'  (jelonis  'aiguillon'  gélà  'vive  douleur'  f/è/Za  gélti 
'faire  mal'  giltinè  'déesse  de  la  mort'  v.  slav.  zal'i  'douleur,  peine' 
(  <  *gélï)  V.  h.  a.  quel  an  'ressentir  de  vives  douleurs'  ags.  cicelan 
'mourir'  ail.  qtial  'tourment'  qudlen  'tourmenter'  v.  irl.  athaill 
'il  meurt'  (cf.  s.  v.  béXXiOeç*  acpfÎKeç).  Hirt  Abl.  §  269  groupe 
sous  une  même  base  gUelè,  de  sons  imprécis,  ces  divers  rapports- 
et  d'autres,  en  signalant  leur  caractère  conjectural. 

PeXiîujv  peXiepoç 'meilleur',  péXTiaioç  peXiaroç  dor.  pévTicrTOç 
'le  meilleur'  :  skr.  hdlam  'force'  hdliyân  'plus  fort'  bâlisthalt 
'le  plus  fort',  lat.  dèbilis  'privé  de  forces,  faible',  v.  slav.  holijî 
'plus  grand'  (Ostlioff  IF.  VI  1  sqq.  bibl.),  néerl.  bas-ail.  fris.^«r 
'immobile,  ferme'  (?  Uhlenbeck  PBrB.  18,  242),  v.  irl.  dibllde 
'senium'  (Fick  U*  177),  peut-être  v.  irl.  m.  irl.  6«Zc 'ferme,  fort' 
gall.  balch  bret.  balc'h  'fier,  arrogant'  (Osthoff  1.  cit.),  phryg, 
PaXriv  'roi'  (?  Fiek  Spracheinb.  412).  Crét.  béXiov  aTaeôv  est 
à  écarter. 

pë|aPiE,  -iKoç  f. 'toupie;  tourbillon  d'eau;  bourdon  (insecte)':  skr. 

bimbah  m.  bimbam  'disque,  sphère,  hémisphère,  etc.'  bimbl  f. 

'momordica  nionadelpha'  (eucurbitacée)  lit.  bdntba  'nombril' 

lett.  bamba  'sphère,  boule'  lit.  bambalas  'nabot,  ragot',  p.  ex. 

Uhlenbeck  Ai.  Spr.  190. 
P6)LiPpdçet)U€iuppdç,-dboçf.dor.pa)aPpabujv'sardine'.  Cf.Grammoiit 

Dissim.  177;  Prellwit//-'  76  conjecture  *me-mrad-  cf.  inapjuaipio 

'briller'  (?), 

pévGoç.    Voy.  s.  v.  paeûç. 

Peppépiov  'vêtement  grossier'  (Anaer.).  Cf.  lesb.  thess.  peppdv 
baav  dor.  Peipov  baaO  Hésych.  (Solmsen  KZ.  29,  357.  Ehrlich 
KZ.  39,  569),  parent  de  lat.  burra  'étoffe  de  laine  grossière'^ 
re&m'>m-'hispidus'(?)  pour  Fiek  KZ.  22,203,  SchulzeQu.ep.  119 
n.  1  (peppov  peipôv  =  Feppôv  Feipôv  :  russ.  wr^a 'poil  d'un  tissu*^ 
lit.  rarttà  'flocon  de  laine  ou  de  poils'  pour  J.  Schmidt  Voc.  II 20^ 


—     110     — 

Peûboç  11.  ''robe  de  pourpre  ou  d'étoffe  précieuse':  v.  h.a.  Icozzo 
'étoffe  de  laine  grossière'  ags.  cot  'vêtement  de  laine'  (  Fick  BB. 
6,211)? 

PriXôç  m.  'seuil  d'une  maison';  pfi|ua  n.  'pas,  enjambée',  Voy.  s.  v. 
Paivuu. 

^r\t  gén.  Prixoç  m.  f.  'toux';  pr|(jauj  'tousser';  Pnxîwç  (^ôôfTOÇj 
'(voix)  enrouée';  prixiov 'petite  toux;  tussilage'.  Etym.  inconnue. 

Prier  (Ta  dor.  pâcrda  f.  'vallon,  défilé'  :  skr.  ijadhâm  'bas-fond,  gué' 
yàhatè  'jilonger,  pénétrer  dans'  gâhanah  gâhvarah  'profond' 
V.  irl.  bâidim^je  plonge,  je  me  noie'gall.  mod.  />of/di'niergere; 
niergi'.    Fick  11^  161.  Wackernagel  Ai.  Gr.  I  5.  200. 

^f\Ta  <C  hébr.  Itêt,  cf.  bébr.  bajif  aram.  hoj'^fd  'maison'. 

^r]Tâp}xwv,  -ovoç  m.  'danseur'  6  2.50.  383;  piiTapuéç  m.  'marche 
cadencée,  danse'.  <  *Pr|Toç  ou  ^'^riTii  'le  fait  de  poser  le  pied' 
+  R.  ap  (cf.  àp)Li6ç  àpinoviii  dpapiaKuuj,  d'où  :  'qui  observe  la 
cadence  dans  le  pas',  ou  dissiniilé  de  *PriTp-ap|Liujv  <  *priTpo- 
'pied,  membre'  (  :  skr.  gâtram).  Brugniann  Ber.  d.  siichs. 
G.  d.  W.  1899,  p.  199  n.  bibl. 

piâ  f.  'violence';  piaioç  'violent';  piàuu  ^\àluj  'contraindre';  Bi- 
Bio-  "Pioç  -piaioç  éléments  de  n.  pr.  (Fick-Bccbtcl  Personenn.^ 
78  sq.;  cf.  'AvTÎ-bioç  =  'AvTi-pioç  Brugmann  Gr.Gr.  =^  114  u.); 
Pïvéuj  'avoir  commerce  avec';  Idei'  piveî  Hésych.  (Kretscbmer 
KZ.  31, 383)  :  skr.  Jijâjii/â  f.  'puissance  prépondérante' 7//4?/â?i 
'plus  puissant' jmftf/  'opprimer' Jay«^i  V'^-  J^iJ^U^'  '^-^^Jai/eHi 
'vaincre'  skr.  jayàh  m.  lA  jaya-  'victoire'  (Ourtius^  476),  lat. 
vitium  'violence,  outrage,  méprise,  faute'  (Brugmann  IF. 
XVII  .367;  pour  lat.  vis  inolô  voy.  s.  v.  1çi,  lit.  {-gyjà  \gyti 
'atteindre'  (Fick  P  38.  399).  Base  i.-e.  gUeià  'dompter,  vaincre, 
accabler'  (  Hirt  Abl.  §  358). 

^iPpuucTKtJu.     Voy.  S.  V.  popdt. 

Iiom.  Pipdç  lac.  pipavTi  boni.  pipâcrBiuv  att.  pipâZim.  Voy.  s.  v. 
Paivuj. 

pipXoç  f.  'liber  du  papyrus;  écrit,  livre'  (Escb,);  pû^Xoç  f.  'pa- 
pyrus'; pupXivoç  '(cable)  fait  avec  des  fibres  de  papyrus'  qp  391  : 
PipXiov  PupXiov  'papier  à  écrire;  lettre,  livre'.  Cf.  BûpXoç  pbén. 
Qu'haï  p.  ex.  Muss-Arnolt  Sem.  words  125.  Lewy  Fremdw.  172. 

Pivéuj.  Voy.  s.  V.  pia. 


—     120     - 

;i6ç  m.  'are'  (P-  <  gV-)  :  \é(\.  Jiyâ  f.  ukr.  jf/â  /Ajjjâ-  'corde  d'arc' 
(Curtius''477):  rapports  moins  sûrs:g-all.  yrnervus'  lit.  g'ijà'ïW 
V.  slav.  zica  'tendon'  (Fick  11^  117.  Bezzenberger  BB.  16,  253; 
parents  de  lat.  filum  'fil'?  Voy.  Fick  BB.  2, 188.  Wb.  I*  41 3  sq. 
Osthoff  IF.  TV  288  sq.  lUibschniann  Arm.  Gr.  I  486.  Walde 
223  sq.). 

lioç  ni.  'vie';  pioTOç  m.  PioTr'i  f.  PiÔTiiç,  -inioç  f.  'vie;  moyens 
d'existence';  iioni.  peio)uai  péo)uai  'je  vivrai'  Pi6|ae(T0a  (voy.  s.  v.;; 
Pioo) 'vivre'  dva-piu)crKO|aai 'i-essusciter';  pioTeûuu 'subsister';  Bio- 
-pioç-pioTOç  éléments  de  n.  pr.  (Fick-BecbtelPersonenn.-  798q.): 
puis  voy.  s.  V.  biaixa  'genre  de  vie'  biepôç  'vivant'  Lr\v  Z^ûjuu  ÛYiriç. 
^kv.  jivati  lÂjvaHi  (c.-k-à.jlvaHi)  'vivre'  v.  ^ers.Jivâhy  'vivas' 
skr.jivdh  'vivant'  m.  'vie'  jivakah  'vivant'  jinvati  jinôti  's'ex- 
citer, stimuler,  récréer'  7Ajiti-jyâHi-jyôfu-jyâtav-'vie%  arm. 
leam  'je  vis'  (<  *glHiâmi  Plilbschmann  Arm.  Gr.  1 459),  alb.  ngê 
'vigueur'  (<  ^gève,  ë  <  ei,  oi  ou  ai,  cf.  lit.  (jaicùs  'vif  G.  Meyer 
Alb.  Spr.  305.  Brugmann  Grdr.  P  316),  lat,  vlvô  'vivre'  vîvu.'i 
'vivant,  vif  vfvâx  'qui  vit  longtemps'  vita  'vie'  (<  *vJvitiî: 
gr.  pioiri  lit.  gijvatà  Solmsen  8tud.  119)  osq.  bivus  pi.  'vivi', 
V.  irl.  biu  beo  gall.  hyio  bret.  béô  'vif,  vivant'  v.  irl.  hith  gall.  byd 
bret.  béd  'monde'  gaul.  Bitu-nges  'rois  du  monde'  v.  irl.  biad 
gall,  bfjwyd  corn,  buit  bret.  boed  'aliment'  (Fick  W  165.  Henry 
Bret.  mod.  29.  31.  39)  v.  irl.  beothu  bethu  'vie'  (<  celt.  ""bivo- 
tî\[t\-s  Fick  1.  cit.)  etc.,  got.  qiua  'vivant'  gaqiunan  'à.vaif\v'', 
avec  un  suff.  g  v.  h.  a.  quëh  quëh  v,  norr.  Txuikr  l-ylr  ace.  /.///.- 
kiian  ags.  aricu  cucu  'vivant',  v.  slav.  éivq  ziti  'vivre'  zivû 
'vivant'  zivotû  'vie'  lit.  gyvenù  'je  vis'  gyvas  'vivant'  gycntù 
'vie,  subsistance'  gyjii  'je  revis'  gydau  'je  guéris'.  Curtius'' 
476  sq.  Ostboff  MU.  IV  166.  Fick  ¥  37  sq.  201.  399  sq.  Etc. 
I.-e.  V-'«i«-  'vivre'  {*gVeiêu-  Hirt  Abl.  §  472). 

^Xdpri  f.  pxâpoç  n.  dommage';  p\dpo|Ltai  'être  affaibli';  pXdTTTuu 
'léser,  nuire  à';  pXapepôç  pXapéeiç  'funeste,  nuisible'.  <  PXqtt- 
par  assimilation  progressive,  cf.  crét.  àpXoTreç*  àpXapéç  Hésycb. 
gort.  àpXoTTÎâ  KaTa^XàrreGai;  pXaiT-  <  *)aXaTT-  <  ^m/qU-  :  skr. 
marcàyat'i  'léser,  endonnnager'  mrktdh  'blessé'  zd  maranca'fi 
'détruire',  lat.  mulcô  'maltraiter'  multa  v.  lat.  molta  <  *molcta 
'punition'  osq.  moltani  'multanf  m  iiltasikad  'multaticia'  ombr. 


—     121     - 

muta  'njulta'  mutar  gén.  'inultae'  (Fiolide  BB.  1,  102).  v.  slav. 
u-mluknati  'devenir  muet'  u-mlilciti  'dompter'  (Wiedemauii 
BB.  13,  306  sqq.;.  Voy.  aussi  Fick  BB.  28,  97.  —  Arm.  mrt/- 
katem  'mordre'  (Selieftelowitz  BB.  29,  13)  est  à  écarter. 

pXabapôç  ""mou.  flasque'  <  *|Li\ab-,  cf.  gr.  àiaaXbàvuu  s.  v.  diuaXôç. 

p\ai(T6ç  'qui  a  les  pieds  ou  les  pattes  tournés  en  dehors;  retourné, 
contouiné'.  Etym.  inconnue;  le  rapprochement  avec  lat.  hlaestiH 
'bègue'  (emprunt  à  l'osco-omhrienVi  v.  norr.  Meiss  'zézayant' 
(BuggeKZ.]9,4M3.  FrohdeBB.  1,204.  FickIMll.  .lohansson 
IF.  II  37.  Zupitza  Gutt.  82 1  lett.  gleiats  'bavard'  (Prellwit/. 
BB.  25,  284)  est  fondé  sur  le  sens  de  'bègue'  prêté  au  mot  grec 
sur  Tunique  toi  des  lexiques,  et  dans  ce  sens  pXaiaoç  a  pu  n'être 
qu'un  emprunt  au  latin  (Frohde  BB.  1,  332  et  d'autres  ont  vu 
à  tort  dans  lat.  hlaesus  un  cnq)iunt  au  grec). 

dor,  pXdH  gén. pXâKÔç 'mou, indolent, paresseux, lâche, sot';  pXâKeùu) 
'être mou,  etc.';  pXâKiKoç'mou,  etc.';  pXâKeiâf.  'mollesse,  lâcheté'. 
pXttK-  <  *|aXâK-  :skr.  mJât/afrsG  relâcher,  se  détendre,  se  flétrir, 
devenir  mou,  faible'  mlâtàh  zd  mrâta-  'amolli  par  le  tannage' 
skr.  mlûnah  'flétri'  (Curtius-'  326),  lat.  flaccus  'mou,  flasque' 
(<  *mlûkos  cf.  Sommer  Hdb.  234.  Walde  s.  v.),  irl.  midith 
blàith  (<  celt.  *mlàfi-)  bret.  blôd  (<  celt.  *mloti-)  'tendre,  mou' 
(Fick  IP  213.  Henry  Bret.  mod.  38),  lit.  blakà  'place  érailiéc 
dans  la  toile' (?)  lett.  bltnjs  lit.  hlùgas  'débile,  malade'  (Prelhvitz 
BB.  25,  2^2  S(iq.)  et  les  nombreux  dérivés  de  la  l)ase  melci^ 
'moudre'  (Hirt  Abl.  §291.  Brugmann  KVG.  149),  p.  ex.  gr. 
pXqxpôç  laaXaKÔç  à|aaX6ç  d|LipXvjç  juûjXuç  inûXri  laùXXuu.  ^  i 

pXacTTdvuj  inf.  aor.  ^Xacrieiv  'germer';  pXacTTÔç  m.  pXdaTq  f. 
pXdcTTqiua  n.  pXaaTTi|u6ç  m.  'l)ourgeon,  rejeton'.  PX-  <  *)uX-  :  ags. 
molda  'tête'  skr.  mûrdhâ  m.  'front,  tête,  sommet,  pointe'  et 
cf.  gr.  pXuuepôç  'haut'.  Schulze  KZ.  2S,  281.  —  Hirt  PBrB. 
23,  305  sq.  Abl.  §  293  groupe  gr.  pXacfTàvuj  v.  h.  a.  hlat  v.  sax. 
blad  'feuille'  (Frohde  BB.  7.  326)  gr.  pXujaKUj  ^oXoO)Liai  lat.  flôtt 


1)  Skr.  viûrkhdh  'niais'  mûrcduiti  'se  coaguler,  se  durcir;  avoir 
un  trouble  de  l'esprit,  tomber  en  pâmoison'  got.  untilamalsks  'irpo- 
T^Tnc;'  V.  sax.  malsc  'fier,  outrecuidant'  lett.  7nulkis  lit.  mr'dicis  'sot, 
niais'  sont  groupés  par  Hirt  Abl.  §  295  (cf.  Johansson  IF.  II  37  sq»i.) 
sous  une  base  t)mlâ'^.     Cf.  Brugmann  Grdr.  Il-  478  sqq. 


—     122     - 

'floiir'  V.  11.  a.  hluot  "floraison'  sous  une  base  melô  'se  montrer^ 
croître',  distincte  de  mehl  'haut',  d'où  ^r.  |aéXa0pov  'toit'  pXuj- 
Gpôç  si^r.  niûrdhâ  ags.  mo/da,  mais  voy.  Waldc  s.  v.  fias  f'oUum. 

pXdcr(pr|)aoç  (cf.  (çx\\xx\  'parole';  'qui  prononce  un  mot  malsonnant 
et  irrespectueux'  (Weil;  cf.  Wackcrnagel  KZ.  oH,  496  sqq.); 
pXaaqpHMtuJ  pXaaqprunia  f.  Contient  la  forme  thématique  la  plus 
réduite  *inls-  (>  *|uXa(T-  >  pXaa-)  d'un  ^melos  ï\.,  cf.  arm.  mel 
'péché,  faute,  tort'lit.  mêlas  'péché',  puis  m.  irl.meWpéché,  erreur' 
(<  *mels()-)  mellaim  'je  trompe'  gr.  )aéXe[a|oç  'vain,  futile'. 
Brugmanu  Grdr.  11-541  sqq.  —  A  écarter ipXâacprjuoç  <  *pXaip- 
qpctlioç  cf.  pXâpoç  n.  'dommag'e'.  Wackernagel  KZ.  33,  42sq.; 
<  *|LiXa0O"-  :  skr.  mfdhali  n.  'dédain,  mépris'.  Schulze  KZ. 
88,  289 sq.;  <  *pXaba-:gr.  pXabôv  àbûvaTOv,  pXâleiv  uujpaiveiv 
Hésych.,  pXabapoç  et  lueXbuu.    Fick  HH.  28,  98. 

pXttLiTri  f.  'pantoufle,  sandale';  dpXauToç  'non  chaussé'.  Etym. 
inconnue,  l'rellwitz^  78  évo(|ue  à  tort  lett.  glauda  'état  lisse' 
(jhi'méf  'devenir  lisse,  g-lissant'  glu'nts  'lisse,  poli':  voy.  s.  v. 
YXdt|nuuv. 

pXei^ieaivuu'otre  dans  tout  l'éclat  de,  être  fier  de';  àpXe)unç  'faible'. 
Etym.  inconnue;  voy.  s.  v.  pXocJupoç. 

pXévvoç  n.  pxévva  f.  'morve';  pXévvoç  m.  'baveuse,  bleunie', 
poisson;  pXevvôç 'morveux,  imbécile,  lent  à  comprendre,  lâche'; 
pXevvuub»iç  'morveux'.  pXevvo-  <  *mleds-no-  :  skr.  mi'tsnâ-  m. 
n.  'poussière,  i)()udre'  mrtsnà  f.  'argile'  (<  *mld-s-)  inatidd- 
m.  n.  'fluide  visqueux,  crème'  (prakr.  <  ^mranda-  ou  *mrnda) 
ci-niradati  'ann^llir',  v.  norr,  nii/lsna  'poussière,  poudre'  ags. 
for  molsniaii  'devenir  poussière',  gr.  à|aaXbLfVuu  pXabapôç  etc. 
(Brugmann  IF.  VI  103  n.;  voy.  s.  v.  àjuaXôç),  v.  irl.  blinn  'bave, 
pus'  (Fick  II'  188.  Zupitza  Gutt.  147).  —  A  écarter  :  v.  h.  a. 
chlenan  'coller,  graisser'  gr.  f^oiôç  'humidité  collante'  ^Xaudiu 
'être  chassieux'  (Fick  I^  412.  11^  120.  BB.  17,  321). 

pXéTTUj  'voir,  regarder'  dor.  iroTiYXéTTOi  'TtpoapXéTTOi'  Alcman  (mais 
épid.  TTOTipXevpaç  GDI  33.39,  44);  pXeTTOç  n.  pXé|U)aa  n.  'regard'; 
TTapapXujvp  'louche';  pXeqpapov  dor.  YXéqpapov  (Pind.,  cf.  i)nepo- 
fXéqpapoç  iavoYXéqpapoç  Alcman)  'paupière'.  Les  étym.  de 
pXéTTUj  données  jusqu'ici  (  :  skr.  glapat/nti  'faire  choir,  épuiser' 
cf.  (jîâi/ati  (jlûti  :  gr.  pâXXuu  [voy.  s.  v.]  et  paXeîv  ôujuaTa,  ôffae 


—     123     - 

€Ïç  Ti  OU  TTpôç  Ti.  Biugmaiiii  Grdr.  II'  1  lôT;  —  v.  h.  n.pflegau 
'soigner'.  Kluge'^  297;  rejeté  par  Franck  KZ.  37,  128;  — 
y.  s\a,y.  glipatrvegaYde\\  Fick  I' 412)  présentent  des  diffi- 
cultés de  phonétique  ou  de  sens;  pXéqpapov  est  séparé  de  p\éTTu> 
par  Brugniann  1.  cit.  (P-  analogique  de  pXéTxu))  et  Fick  I.  cit., 
et  rattaché  par  Prellwit/  ^  78  à  bulg.  glob  'cavité,  orbite  de  l'œiP 
pol.  (jlohic  'comprimer'  lelt.  (jlahdt  'surveiller'  lit.  glébt/  {/lâbfi 
'embrasser';  si  pXéTTUj  et  pXecpapov  peuvent  se  ramener  à  une 
R.  gi'lep  gUÎeph,  ils  sont  |)lionétiques,  et  fXéTTUJ  TXecpapov  sont 
dès  lors  des  produits  de  dissimilation  analogues  à  àpTOKÔTTOç; 
cf.  Solmsen  Javlenija  5. 

pXéTueç"  ai  pbeXXai  Hésych.;  éol.  pXfjp,    Voy.  s.  v.  béXeap. 

hom.  pXf|Tpov  0  678  'clou,  cheville',  cf.  peXovr)  'aiguille"?  ou 
'cercle,  anneau'  V 

pXrixiî  f.  'bêlement';  pXnxàojuai  dor.  KaiapXrixûJvTO  Théocr.  V^  42 
pXr|xâZ[uj  'bcler,  chevroter'  :  v.  slav.  hJèjiiti  hlelati  hULotati 
'bêler',  ags.  hlœtaïf  v.  h.  a.  hlâzon  'bêler'  (l'initiale  fait  diffi- 
culté, ou  hl-  <  i.-e.  ml-  ?),  lat.  bàlô  'bêler,  chevroter'  (Curtius^ 
291);  onomatopée,  cf.  aussi  lat.  blacterô  'blattércr'  (bélier) 
ail.  bloJcen  'bêler'.  —  Autre  étym.  :  v.  h.  a.  l^-laga  'plainte'  (Fick 
BB.  12,  161)  skr.  gdrhat'i  /d  gdr^za'tl  'se  plaindre'  (Zupitza 
Gutt.  82.  205),  ^\-<QUl-,  cf.  Brugmann  KVG.  176. 

pXnxpôç  (Alcée,  Pind.)  hom.  àpXrixpoç  (à- and)igu) 'faible'.  Etym. 
indi(|uée  s.  v.  pXdE.  —  Lat.  jUcigltntm  'ignominie,  turpitude'' 
(Prellwitz  BB.  25,  2S2)  est  à  écarter. 

pXfîxpoç  f.  plante  des  bois  à  floraison  tardive.    Gf.  pXrixpoç"? 

att.  pXiîx^V)  -aivoç  et  pXrixuj,  -oûç  ion.  yXîÎXujv  uj  dor.  béot.  ^Xd- 
Xujv  -uO  f.  'pouliot;  pubis';  pXfixvov  pXâxvov  sorte  de  'fougère'. 
Etym.  obscure;  pXiîx^v  <  *gl'l('igh-,  YXdxtuv  yXiix^J^^  V'^y  assi- 
milation de  *gi'IagJi-  en  *ghigh-  (Hoffmann  Gr.  I).  III  594. 
Solmsen  .Javlenija  19)  V 

pXifjdZiuu  'tâter'  :  alb.  gl'Ut  ylst  'doigt'  (pXï|a-  <  *pXia  |a-  ?  Brug- 
mann IF.  XI  286  n.  ;  sur  gl'ist  voy.  Pedersen  KZ.  .S9,  393)'?  — 
Lett.7/rt/»??/rbadiner,  flatter,  caresser'  v.  norr. /.7e/ wrt 'graisser^ 
mouiller'  ags.  chvman  'calfater'  (Bezzenberger  BB.  27,  152) 
supposent  i.-e.  gl-  (cf.  s.  v.  tXoiôç)  et  non  gUl  (>  gr.  PX-)  et 
partant  s'excluent. 


-     124     — 

P  \ i  Ta ç,  -àboç  f .  'vieille  Femme  de  rien'  ;  pXiTO-)Li(i,u|aâç,  -ou  m.  'nigaud' 
(ef.  |aa|Li)adKu6oç  'nigaud'  aOKO)ud|U|aâç  'poltron';  <  pXiiov 'bette', 
«légume  fade  et  dépourvu  d'acidité»  schol.  Ar.  Nuées  1001; 
cf.  lat.  hêtizare  (<  hêta  'bette')  'langiiere'  Suét.  Aug.  87.  et 
Catulle  67,  21. 

P  X  i  T  0  V  'bette'  <  V^itov  et  parent  de  v.  h.  a.  moJta  nudda 
«*mlta)  ail.  meJde  (<  *melta)  'arroche'  (Fick  BB.  6.  211. 
KIuge°<^  206)? 

att.  pXÎTTuu  'cliâtrer  les  ruches'  <  '^mlitiô,  cf.  )aeXi  gén.  inéXiioç 
'miel'.  Fick  I^  516. 

pXixtûbriç  pXixavuûbriç 'visqueux'.  Etym.  obscure;  pXix-  dissimilé 
de  *T^iX-  cf  Y^><^XP0Ç  'visqueux'  YX(xo)uai  'se  coller  à'? 

pXoaupôç  'terrible,  effrayant;  imposant,  grave';  pXoaupuJmç  'au 
visage  terrible'  (Gorgone)  A  36.  Le  sens  premier  est  mal  établi 
('luxuriant,  exubérant,  imposant'?  'hirsutus,  horridus',  cf.  J.  Adam 
Cl.  K.  1899,  p.  10?)  et  l'étym.  obscure  :  gr.  pXacTTàvuj  (Curtius 
Stud.  I  295.  Grdz.5  549;  cf.  J.  Schmidt  KZ.  32,  381);  —  ail. 
Motzen  glotzen  'ouvrir  de  grands  yeux  étonnés'  (Frôhde  BB. 
7, 326);  —  v.slav.  (jlota'imh^C (Prellwit/^  79i;  —  <  *pXeaupoç 
et  parent  de  pXeiueaivuu  à-pXe|Liriç  i  Brugmann  Bcr.  d.  siicbs.  G. 
d.  W.  1901,  p.  94)? 

pXûuj  pXùZiuj  'jaillir;  faire  couler'  :  v.  b.  a.  quellan  'jaillir,  sourdre' 
skr.  yalafi  'dégoutter'  (jâlayati  'verser  (ce  qui  est  de  trop); 
rendre  liquide'.  Fick  BB.  6,  212.  Wb.  I*  36.  404.  Voy.  s.v. 
pdXXuu.  —  Lat.  hulla'hxnWo'  bnllô  hullio  'bouillonner'  (L.  Meyer 
1  156)  sont  à  écarter  (voy.  s.  v.  poXpôç). 

hom.  pXuuGpôç  '(pii  pousse  haut'  <  *)LiXuu0poç  :  skr.  vnlrâhâ  m. 
(<  ^mfdh-  i  -e.  *mldh-)  'tête'  ags.  molda  'tête'  cf.  s.  v.  pXaaTàvai. 
—  Pour  Johansson  KZ.  30,  449,  skr,  miirdhâ  <  i.-e.  '^mfdh-, 
pXoiBpôç  <  *Ppuu9poç  par  dissimilation  <  i.-e.  ^mrôdh-ro-,  cf. 
V.  slav.  brûdo  'colline'. 

pXuuiaôç  m.  'morceau  (de  pain)'.    Voy.  s.  v.  béXeap. 

pXuûaKUj  'aller,  venir'  inf.  aor.  iiioXeîv  (pour  *)li«^êîv?  Voy.  Brug- 
mann Grdr.  P  478.  Gr.Gr.»  88)  pf.  )aé|upXiuKa;  êpXo)'  è(pàvn; 
àYXiPXuuç-  dpTi  TtapuOv  Hésycb.  Base  melô''&e  montrer,  croître' 
pour  Hirt  Abl.  §  293;  voy.  s.v.  pXacJTdvuj. 


—     125     - 

Pori  f.  'cri,  eri  d'appel'  <  *gUoud\  Poâuu  'crier'  :  &kr.  Jô-guvê  (in- 
tensif de  gâvatè)  'j'annonce  à  haute  voix'.  Cnrtius'' 477.  Schulze 
KZ.  27,  605.  Fick  P  36.  405.  Brugmann  Grdr.  1-'  607.  — 
Aiifrecht  KZ.  1,  190  a  rattaché  à  por|  gr.  t6[F]oç  'plainte',  qui 
devrait  son  y-  à  une  forme  réduite  tu-  (dans  tot-ïû-2uu  'mur- 
murer') de  R.  gUeu  'crier'  (Brugmann  Grdr.  P  319.  Persson 
Wzerw.  197);  voy.  s.  v.  tôoç;  si  Pori  et  tooç  ne  sont  pas  parents^ 
plusieurs  des  rapports  indiqués  sous  tôoç  seraient  peut-être  à 
citer  ici  (v.  slav.  govorà  'bruit',  etc.),  mais  la  confusion  de  i.-e.  g 
et  gli  dans  le  domaine  letto-slave  rend  le  départ  malaisé.  — 
V.  irl.  guth  'voix,  mot'  (Fick  IP  115)  est  parent  de  skr.  hdvafê 
zd  zavaHi  v.  slav.  zovq  zûvati  'appeler'  pour  Osthoff  IF.  IV  286 
(i.-e.  *ghu-ttt-s  R.  gheu).  —  Lat.  hoô  'vociférer;  retentir'  est 
emprunté  au  grec  (Solmsen  Stud.  148). 

hom.  pori 9 00 ç 'qui  accourt  au  cri  des  combattants:  auxiliaire' 
<  pori  -f-  9oôç  cf.  Oeuj  'courir'  et  poribp6)uoç  'qui  accourt  à  l'aide, 
secourable';  poriGéuu  'secourir' <  *Por|9oeuj ')  cf.  lesb.  pâGôrnui 
(-a-  <  -oâ-),  ion.  puuGrîaai  =  por|9fi(jai  (cf.  Hoffmann  Gr.  D.  III 
369  sqq.);  PoriGéç  'auxiliaire'  (Hrdt.  Thuc.")  est  abstrait  de 
PoTi9éai. 

p69poç  m.  pôGûvoç  m.  'fosse,  trou'  :  lat.  fodiô  'creuser'  fossa 
'fossé,  trou'  fodicô  'piquer',  lit.  hadaù  hadyti  lett.  hadît  'piquer* 
V.  pruss.  hoadis  'piqûre'  v.  slav.  hodq  fto.v^i 'piquer' (Curtius^ 
474.  Vanicek  Lat.  Spr.- 1 83)  lit.  hedU  hedëti  'creuser'  lett.  hedve 
'fosse'  (Fick  P  491),  gall.  hedd  corn,  bedh  bret.  héz  'fosse, 
tombe'  (Fick  IP  166.  Henry  Bret.  34),  puis  got.  hadi  v.  h.  a. 
hetti  'lit'  (<  germ.  *badja-  i.-e.  ^hhodhio-  'couche  creusée  dans 
le  sol  de  la  hutte',  cf.  Franck  Et.  Wb.  d.  ndl.  taal  s.  v.  hed. 
Meringer  Stelluug  d.  bosn.  Hauses  108.  Brugmann  Ber.  d.  sâcbs. 
G.  d.  W.  1901,  p.  114).  R.  hhed{h)  hhod(h);  le  grec  aurait  ^- 
au  lieu  de  tt-  (*TTo9-po-ç  <  *(po9-po-ç)  par  influence  de  Pa9ùç 
(Curtius  1.  cit.  Brugmann  Grdr.  P  261;. 


1)  L'hyphérèse  de  -o-  est  due  ù  la  nature  oxpiratoire  de  l'accent 
pour  Solmsen  IF.  VI  Anz.  154.  —  Dans  poiriOéuj  (textes  dans  Meyer^OS 
n.  1),  -01-  est  abusif  d'après  ttouî  -rrouiTriç  (Brugmann  Gr.Gr.^  46  bibl.). 


—     126     — 

^éXpiToç  m.  pôXpiTOv  'bouse,  fiente';  att.  pôXiTov  par  dissimilation 
progressive  (IJrugmann  Grdr.  F  856);  poXeujv.  -ôjvgç  m.  "fosse 
k  fumier'.    Kapport  possible  avec  poXpôç. 

^oXpôç  11).  'oignon';  PoXpivri  f. 'ciboule';  redoublement  de  *hol- : 
lat.  huJhu.s  'oignon,  liulbe'  (non  emprunte;  cf.  Walde  s.  v.) 
lit.  bulhé  hulicis  lett.  pi.  bulbes  bulicas  'pomme(s)  de  terre' 
humbids  'tubercule'  lit.  bnnibuîas  'nœud  dans  le  fil,  etc.'  bum- 
bulys  'rave  en  navet'  (dissirailés  de  *bulbul)  (Vaniôek  Lat. 
Spr.^  178.  Curtius"^  291),  i)eut-être  skr.  bâlbajalj  'Eleusine 
indica',  plante  à  racine  bulbeuse  (Johansson  KZ.  36,  344  sq.), 
puis  lat.  bulla  'bulle;  bouton'  lit.  buDs  'fesse'  =  skr.  buUh 
'pudenduin  muliebre',  etc.  (cf.  Uhlenbeck  Ai.  8pr.  s.  v.  et  Walde 
75  bibl.). 

^ô|Lipoç  m.  'bruit  sourd';  Po|uPeu)  'résonner  sourdement';  pôiuPuE, 
-UKOç  m.  sorte  de  flûte;  po)upùKiov  'abeille  maçonne';  Pom^uXiôç 
(ou  -OXioç)  m.  'bourdon'  (insecte);  'bouteille'  faisant  glouglou; 
Po|LipùXr|  f.  sorte  d'abeiile  :  skr.  bambhatah  m.  'abeille'  (gram.) 
V.  slav.  bqbînû  'tambour'  bqbnqfi  'taml)Ouriner'  lit.  bambëti 
'grommeler'  (cf.  s.  v.  pa^ai)  bimbalas  biïhbihts  'bousier;  taon' 
lett.  bambals  'scarabée'.  Onomatopées;  cf.  p.  ex.  Uhlenbeck 
Ai.  Spr.  186.  Grammont  Dissim.  173.  —  Lat.  bombns  est 
emprunté  au  grec  (Walde  69). 

,^0|aPuXiç  =  TTO|uq)ôXu£  'bulle  d'eau'  Hésycli.  :  lit.  J>urbul((s  'bulle 
d'eau',  puis  lat.  1)u]Ia  etc.  R.  bol  bul  'gonfler,  se  boursoufler' 
et  redoublements  diversement  dissimilés;  cf.  s.  v.  poXpôç.  Cf. 
Curtius^  291.    Joliansson  KZ.  36,  363. 

'P6|LipuH,  -ûKOç  m.  'ver  à  soie';  po|npôKiov  'cocon';  Po)apûXioç  m. 
(var.  Po|uPuXiç  f.) 'larve  du  ver  à  soie'.    Origine  étrangère? 

^opd  f. 'nourriture,  pâture";  popôç 'vorace";  PiPpuùaKUJ  boni.  opt. 
pf.  PeppuiBoiç  A  3')  'dévorer';  Ppiliiua  n.  Ppiûiuri  f.  ppOùaiç,  -euuç 
r.  'nourriture';  PpuuTpp  m.  '(|ui  dévore':skr.  zd  -(/ara-  (en  comi)os., 
cf.  hom.bi-i|uio-p6poçlat.c«/v?/  ro/7f.y)'quidévore'skr.gf/;'rt7/\(5f//^7^/ 
(jpidfi  zd  (jar-  'engloutir',  arra.  ker  'nourriture,  pâture'  leri 
'je  mangeai'  kiir  'pâture'  lokord  'gorge'  (Hubscliraann  Arm. 
Gr.  I  459  sq.),  alb.  nqram  'mangé'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  306), 
lat.  vorô  'dévorer*  vordgo  'gouffre',  v.gall.  breuad  'asticot' 
7>rewrt» 'corneille  noire' (Tick  H*  181),  v.h.a.  querdar  a\\.  kiider 


—     127     — 


'appât',  lit.  (leriii  yérfi 'hoire'  v.  slav.  z/rq  zrèti  'avalei',  puis 

gr.  pdpaOpov  'gouffre'  (voy.  s.  v.)  et  skr.  gûrgarah  m.  'g-cuffre', 

lat.  çjurges  'gouffre'  (jurgulio  '(it'sophage,  gorge',  v.  h.  a.  quer- 

echela  quercha  gorge'  v.  norr.  /.MerA; 'gésier'.  WX.giirMys  'gésier' 

gerlU  v.  pruss.  garde  v.  slav.  griilo  russ.  gôrlo  'gorgo';  etc. 

(Curtius^  477  sq.    Fick  V  35.  402.    Ostlioff  IF.  IV  287.  BB.' 

24.  ir)0).  R.  gijer  (base  gi'erè  Hii t  Abl.  §  212)  'avaler',  distincte 

(le  R.  Qer    voy.  s.  v.  Tapïapeuuvi;  voy.  aussi  s.  v.  Ppoxeoç. 

péppopoç    II] .  ïauge,    bourbier' :  arm.  lork  'saleté,    ordure"? 

•Bugge  KZ.  32,  12;  lorl-  -.  pbl.  larœ  'fumier'  ou  v.  angl.  horh 

'saleté'  pour  Scbeftelowitz  BB.  28,  303);  —  ou  skr.  harburâ- 

'eaii'  (Joliaiisson  KZ.  36.  388  avec  doute  y 

poppopUTMÔç  m. 'bruit  des  intestins,  borborygme'.  Onomatopée. 

hoiii.  popenç  att.  popeaç  poppâç  m.  'vent  du  nord':  v.slav.  gora 

skr.  girih  y.d  gah-i-  'inontagne'  alb.  gur  'pierre,  roclier'  Wi.  gh-è 

'forêt',  pour  rrelhvit/  '  OU.  ^si  et  Pedersen  KZ.  3(),  311) .  ^opériç 

'*vent  des  montagnes',  cf.  ÛTteppôpeoç  '*dau  delà  des  montagnes; 

septentrioiiari.rapi)orts(|uiontétécitéss.v.papueç-bévbpa.i) 

Autre  étyin.  Fick  P,B.  28,  90  fion.  popénv  inv  cpOaav  Ifésych.: 
lit.  garas  Sapeur,  fumée). 
pôaKU) 'faire  paître';  podKri  pôcriç  f. 'pâture';  pôaKrma  n. 'bestiaux; 
pâture';  poTov  'tète  de  bétail';  poTiîp  pÔTrtç  PuuTuup  m.  pâtre'  ; 
PujTiàveipa  'nourrice  de  héros'  :  lit.  gaujà  'troupe'  guijù  gùiti 
'chasser'  gûtas  'troupeau'.  Fick  I*  408.  R.  gUô  'pascere'  (Hirt 
Abl.  §  61)  et  rapport  possible  avec  i.-e.  *gVôus  ace.  '^guôm\ 
voy.  s.  V.  poûç  -). 

1)  Pe-dersen  I.  cit.  sépare  i.-e.  *gUeru  *y'Jrru  'brodie'  lat.  rerit 
iri.  bi>-  gr.  papueç  de  i.-e.  *gVori-.s  *gVrri-s  'inonta^^-ne'. 

2)  Fick  1.  cit.  ajoute  héracl.  pou-^fiTiç  'pacage' (!)  GDI.  4629 
ir  13  m-<*gVè-  alternant  avec  ^gVô-  et  *gUd-  dor.  êpâv)  lit.  getis 
'pacage';  cf.  Bru-mann  Grdr.  P  6UIJ  (pouptinç  :  lat.  [osco-ombr.j /)ae^ô 
'aller'  lett.  gaita  -marche' <  i.-e.  *glhi-t-).  Johansson  KZ.  36,  389  tient 
U'  p-  pour  i.-e.  (:Iat.  baetô  irl.  fo-bïfh  '*par  la  voie  de;  à  cause  de' 
ags.  pœd  V.  h.  a.  pfad  'sentier').  Le  sens  mal  établi  du  mot  dorien 
rend  ces  rapports  incertains:  poupnTiç  n'est  certes  point  'pacao-e'- 
Meister  Curtius'  Stud.  IV  437  a  traduit  'gué  du  bœuf  (critiqué  "par 
G.  Meyer^  85  n.  2),  Dareste  etc.  Inscr.  jurid.  gr.  fasc.  II  p.  215  'ruisseau- 
abreuvoir  (?)';  Kretschmer  KZ.  30,  570  se  demande  si  le  mot  est  -n-ec 


—     12H     — 

BôaTTopoç  m.  '■Bos])liore  ou  détroit,  litt.  passage  pour  un  Ijœuf  ; 
ne  contient  pas  un  gén.  *poç  <  "^gUu  os  à  côté  de  Po[F]6ç  (Brug- 
mann  Grdr.  11 2  134  n.  1,  rectifiant  Grdr.  P  313,  Gr.Gr.^  44), 
mais  provient  d'une  flexion  primitive  *Bo6crTTopoç  BoaTtopou  etc. 
(Solmsen  IF.  VI  Anz.  154 1. 

pôaipuxoç  m.  'boucle  de  cheveux:  jeune  pousse  en  vrillon; 
feuillage',  p-  <gi'-,  cf.  v.  suéd.  lica.sff^r  'balai'  m.  li.a.  quast 
'buisson' v.norr. huistr 'rameau'  néerl.  Ai^'as^goupillon'.  Frohde 
BB.  10,  295  sq.  Fick  P  38.  409.  —  Lat.  mspicês  'buissons 
épais,  halliers'  skr.  guspitdh  'enchevêtré,  entrelacé'  ags.  cosp 
'lien'  cyspan  'enchaîner'  (<  lat.  cuspis?)  sont  à  écarter;  cf. 
Zupitza  Gutt.  80,  Walde  s.  v. 

pÔTpuç,  -uoç  m.  'grappe  de  raisin'.  Etym.  obscure.  Fick  I  ^  400 
groupe  sous  une  R.  gUet  'tordre,  tortiller'  gr.  pôrpuç  pôCTpuxoç 
(?voy.  supra) lat.  (osco-(mibr.)6o^2/Z?i* 'boyau,  boudin'(<  *g[i^o^), 
puis  gr.  pÛTTOç'  TuvaiKÔç  aiboîov  got,  qiptis  'ventre,  matrice' 
v.  h.  a.  qulti  'vulva'  etc.,  rapports  des  plus  douteux,  cf.  Uhlen- 
beck  Got. Spr.^'  1 20,  Walde 70;  pûiioç  s'exclut  igV  >  t  devantu); 
skr.  gufsâh  m,  'touffe,  paquet,  bouquet'  (FrOhde  BB.  10,  296. 
Fick  1.  cit.)  est  un  hypersanskritisme  pour  m.  skr.  gucchah 
<  *g)'pscûj,  cf.  gvapsd-  m/sens  <  *ghrahzha-  grhhnàti  'saisir' 
v.h.a.  garha  'gerbe'  (Wackernagel  Ai.  Gr.  1  158).  —  Arm.  oHli 
'vigne',  pour  Bugge  Beitr.  2%]  nié  par  Hlibschmanu  Arm.  Gr. 
I  483.  —  pôipuxoç  m.  'boucle  de  cheveux;  tige  d'une  grappe 
(Galien)'  combine  pÔTpuç  et  pôaipuxoç;  de  là  le  sens  de  'boucle' 
prêté  à  poTpuç  p.  ex.  Anth.  P.  V  287. 

PoùpaXoç  m.  'antilope  d'Afrique';  plus  tard  'buffle'.  Identique 
à  lat.  Imbulus  adj.  'relatif  au  bœuf  (PoOç  bôs)  et  peu  clair  dans 
le  détail;  en  rapport  non  immédiat  avec  skr.  gavalah  'buffle 
sauvage';  a  fourni  au  latin  ÔMÔa/M* 'antilope;  aurochs  et  bison 
(cf.  Plin.  HN.  VIII  15);  buffle'.  Voy.  Sehrader  KL.  691.  — 
poûpaXiç,  -loç  (-iboç  Arstt.)  f.  'antilope  d'Afrique'. 

Poupujv,-iJùvoç  m.  'aine  (A  492);  tumeur  dans  l'aine':  skr.  gaviuiï. 

duel'aines'  v.  norr.  Icaun  'ulcère  avec  enflure'(Bugge  KZ.  19, 432. 

Fick  1*  36.  406),  puis  lat.  hoa  'enflure  des  jambes;  rougeole' 

('?voy.  Walde  s.  V.)  gr.  ^ouvôç  'colline'  ivoy.  s.  v.;  Fick  1.  cit.)^). 

1)  Zupitza   Gutt.    78    rattache    v.  norr.    kaun    à    russ.    zudétï 


—     129    - 

boni.  PouYâïoç  m.  'vantard'  <  pou-  ('bœuf')  préfixe  augmentatif 
exprimant  qc.  d'énorme  et  (^c  monstrueux  (cf.  poûXliaoç  -lâ  Poû- 
PpuuaTiç  poÙTreiva  'fringale'  PouKÔpuZ^a  'fort  rliume  de  cerveau' 
PovjTTttiç  'gros  garçon'  pouxavbriç  'd'une  vaste  capacité')  +  *Yd- 
Fioç  cf.  ptc.  prés,  yoîiajv  YaOpoç  'fier'.  Cf.  pour  le  sens  angl. 
horselaugh  'rire  outré'  ail.  eselshunger,  viehdurst,  etc.'). 

PouKÔXoç  m.  'bouvier';  dim.  Poûkoç  dor.  POÙKOÇ,  PouKaîoç  :  irl. 
buachaill ^-ALbugail 'berger' bret. hugel'*bouyier\  *pastoureau ; 
enfant',  de  Saussure  MSL.  VI  161.  Bezzenberger  BB.  16,  252. 
Fick  11^  178.  Osthoff  IF.  IV  281  sqq.  Pederscn  KZ.  36, 
88.  40,  197  sq.    Henry  Bret.  47  sq.    Voy.  s.  v.  aiTtôXoç. 

ion.  att.  povjXo|uai  dor.  pd)Xo|uai  hom.  arc.  cypr.  pôXoMai  tbess. 
péXXoiaai  béot.  peiXojari  dor.  brjXoiuai  locr.  delpb.  beiXo)aai  'vouloir'; 
ion.  att.  pouXri  dor.  piuXd  lesb.  pôXXâ  f.  'volonté,  conseil';  ion. 
att.  pouXeouj  dor.  PuuXeùuu  lesb.  poXXeuuu  'délibérer'.  pouXoiuai 
<  *poX(Jo|Liai  subj.  aor.  de  p6Xo)aai  '^cf.  A  67).  lequel  a  été 
éliminé,  sauf  en  arc.  cypr.  ;|^*PoXao)Liai  doit  son  o  à  l'influence 
du  prés.  pôXojLiai,  au  lieu  de  l'ancien  vocalisme  en  -e-  de  l'aor., 
conservé  dans  tbess.  péXXo^ai  dor.  br|Xo)Liai  etc.  i  <  *gl'el-s-). 
Meillct  IF.  V  328,  R.  gUel  qUoI\  pas  de  correspondant  connu; 
gr.  peXiiuuv  (voy.s.  v.)  et  lat.  i;o/ô 'vouloir'  (:gr.  è'Xbo)aai 'désirer') 
sont  à  écarter. 

PouXuTÔç  m.  'temps  où  l'on  dételle  les  bœufs,  soir';  hom.  pou- 
XùTÔvbe  'vers  le  soir'.  <  Poûç  +  Xùiu  cf.  lat.  solûtus  'délié'. 

Pouviàç,  -dboç  f.  sorte  de  gros  navet;  poûviov  sorte  de  plante 
ombellifcre.    Rapport  probable  avec  pouvoç. 

Pouvéç  m.  'colline'  (cyréu.  pour  Hrdt.  IV  199);  pouviZiio  'amon- 
celer'. Voy.  s.  V.  pouPuOv.  —  Arm.  cag  'hauteur,  sommet,  pointe, 
tête'  (Scbeftelovvitz  BB.  28,  157.  29,  16)  est  à  écarter. 

Poûç  m.  f.  'bœuf,  vache'  <  *Pujuç,  ace.  dor.  hom.  att.  pOùv  gén. 
Po[F]6ç;  att.  poûv  d'après  poûç,  dor.  pOùç  d'après  pOùv;  ace.  pi. dor. 


■■démanger'  lit.  zaudu.s  'irritable'  (?).  —  Fhlenbeck  Ai.  Spr.  79  écarte 
kauH,  qui  contiendrait  g  et  non  gl',  mais  cf.  Brng-mann  Grdr.  1-  612 
(chute  de  Télément  u  de  gV  devant  prégerm.  ô). 

1)  Béot.  iToùXïiuoç  'fringale'  (Plut.)  TTu\î|uict6âç  contient  un  prêt, 
péjoratif  analogue  au  skr.  kit-  (cf.  pron.  interr.  *q'-'u-)  dnns  kuputrafi 
'mauvais  fils'  etc.  Sclnilze  KZ.  33,  243  sq.  Wackernagel  Ai.  Gr.  II  82  sq. 

9 


—     130     — 

Ptùç  comme  pOùv,  att.  poûç  comme  PoOv,  bom.  ^àaç.  8kr.  (/dûh 
m.  f.  (ace.  gâm  loc.  gdvi  etc.  )  zd  ^«î<.s,  arm.  Aoi*  'vache'  f Hlibsch- 
mann  Arm.  Gr.  I  461),  lat.  (ombro-samn.j  bôs  gén.  hovis  ombr. 
bu  m  'bovem'  {<  *gli6m  =  pOov  skr.  gâm)  hue  'bove'  osq. 
li û  V a i  a n  lï d 'ad  Bovianum',  irl.  />ô 'vache'  gén.  boti  bô  ( <  *bouos) 
gall.  buu-  'vache'  (nombreux  dérivés  dans  Fick  11^  1T8),  v.  h.  a. 
chuo  V.  sax.  Jiô  'vache'  (<  ace.  *k6n  <  *gitôm)  ags.  ai  v.  norr. 
Jcyr  (<  nom.  *ktiz  <  *gUôus),  v.  slav.  govqdo  'bœuf  lett.  gûica 
'vache'  (p.  ex.  Curtius^  478.  Fick  l*  37.  200 sq.  408.  Bru-- 
mann  Gr.Gr.  »  234  bibl.  Grdr.  II  «  134).  I.-e.  *gUôu-  *gUou-  ace. 
*gliô[u]m-^  le  degré  réduit  dans  g-r.  éKaT6)a-Pri  f.  'sacrifice  de  cent 
bœufs'  (<  *-g¥uâ),  cf.  skr.  çata  gu-  'qui  possède  cent  vaches' 
et  peut-être  lat.  bû-bulcus  'bouvier'  (voy.  Brugmann  Grdr.  U- 
86  n.  1);  -Poioç  dans  boni.  Tecraapâ  poioç  'valant  quatre  bœufs' 
<  *  poFioç  cf.  skr.  gdvyah  gavydh  zd  gaoya-  'bovinus'  arm.  kogi 
'beurre'  (<  *gUou-io-  Meiilet  JVISL.  VIII  155.  IX  152)»). 

poÙTùpov  'beurre'  (mot  scythe  d'après  Hippocr.?);  traduction 
d'un  gerra.  chtio-smero  'caiilebotte  de  vache'  pour  Schrader 
dans  Hehn"  159  et  RL.  122 sqq.;  nié  par  Hirt  IF.  VI  Anz.  175. 

ppapeûç,  -éujç  ni.  'juge  d'un  combat,  arbitre;  chef.  Etym.  ob- 
scure; hypothèses  de  Frôhde  BB.  7,  327  (cf.  Wiedemann  BB. 
28,  79  sq.)  :  <  *mrgV'-  :  iat.  margô  'bord'  (voy.  Walde  s.  v.) 
V.  norr.  mark  'marque  distiuctive'  m.  h.  a.  merkaere  'juge  dans 
les  tournois  poétiques'  (k  <  g);  —  de  Kretschmer  DLZ.  1893 
col.  169  sqq.  :  <  *|upa-P€uç  cf.  Trpecr-Pevjç,  *|Lipa-  :  juap-  dans 
laàpTuç  'témoin';  —  de  Fick  BB.  28,  98  :  <  *mrgVêus  '*guide': 
à^oppéç  'compagnon'. 

PpdpuXov  'prunelle,  prune  sauvage';  Ppà^uXoç  f.  'prunellier'. 
Schrader  RL.  628  évoque  v.  h.  a.  criehboum  'prunellier'  ail. 
silés.  krkhele  'prunelle'  néerl.  kriek  'ujerise'  (ail.  krieche 
'prunelle'  par  étym.  pop.  d'après  v.  h.  a.  chriach  'Grec"?  Voy. 
Klage*"*  s.  V.)  ;  douteux  ;  comme  gVu,  >  tu,  Ppap-  <  ^gUt'gfé^-  (alter- 
nant avec  *gVregU-)  n'est  possible  (|ue  si  Ppà^uXov  est  le  dim. 
d'un  *Ppapov  <  *gU)-gUo-. 


1)  Sur  poûç  'bâillon'  voy.  Meister  Herodas  69y  sqij.  (<;  *pOç  par 
étym.  populaire,  cf.  pOuu  'boucher'). 


—     131     — 

ppaYX«iAJ  'être  rauque';  ppa^xôç  'rauque,  enroué';  ppàYXOç  et  pd- 
pa-fxoç  (EU.)  ni.  PpaYXI  ^-  'enrouement' :ra.irl.  hrongicH'rsLUQ.a.e" 
I  Fick  IP  1 86 j.  Prellwitz  ^  83  y  ajoute  PpaTXia  PapÛYXia  (Hésych.) 
n.  ])1.  'branchies'  et  rattache  le  tout  à  g-r.  PpÔYXOç  'trachée- 
artère' <gl*-(voy.  s.  V.),  ce  qui  est  peu  convaincant.  —  Johansson 
KZ.  36,  345  sq.  tient  le  p-  pour  i.-e.,  rappelle  lioni.  aor.  è'Ppaxe 
'résonner,  craquer,  grincer,  pousser  un  cri'  et  compare  skr.  bar- 
hat'i  (lex.)  bfhati  'barrir'  (ou  vfhati?  Cf.  Uhlenbeck  Ai.  Spr. 
191);  douteux. 

Ppabùç  comp.  papbÛTepoç  'lent' <'^g>Jrdu-s:\at. gurdus'stu\nde' 

<  *guurdo-s  <  "^gUrdos.  Walter  KZ.  11,  437.  Frôhde  BB.  1, 
131.  3,  128  sq.  14,  105.    Bersu  Gutt.  152.  —  ^kwjadah  véd. 

jddhuh  'froid,  raide,  hébété  (?)'  (Frohde  I.  cit.  Fick  BB.  6, 212) 
est  à  écarter  (cf.  Bartholomae  IF.  III  178  sq.  Solmsen  Stud. 
30  sq.). 

ppàbu  n.  'sabine',  sorte  de  genévrier;  enqM'unté,  comme  lat.  hratus 
sorte  de  cyprès  d'Asie  Mineure  (Pliu.  HN.  XII  39),  au  sém., 
cf.  aram.  h^rât  hébr.  h'rô.^  'cyprès'.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  45. 
Levvy  Fremdw.  34.  Schrader  RL.  492  sq. 

PpdKava*  là  ctYpia  Xàxava  Hésych.  ppaK-  <  *mrq-  :  v.  h.  a. 
moraha  v.  angl.  vioru  'carotte',  russ.  morkovl  morkva  'ca- 
rotte' (emprunt  au  germ.  pour  Kluge*^  271).  Prellwitz^  83. 
Zupitza  Gutt,  135. 

PpàHar  auXXaPeîv;  PpaKcîv  auviévai  'saisir'  Hésych.;  buappà- 
Kavovbuaxepéç,bu(TXriTTTOV,  buaKttTavôriTov  Hésych.:  skr.  mrçd^i 
'toucher,  saisir'  gr.  (avec  labiovélairej  laàpTTTUj  'saisir'  lat.  met'x 
'marchandise'  menues  'prix,  salaire'  (Fick  1^  108.  515.  Osthoff 
IF.  VI  9  bibl.)  alb.  viar  'prendre,  recevoir,  tenir'  (G.  Meyer 
Alb.  Spr.  261  avec  doute). 

Ppétaco)  att.  PpàxTiJu  aor.  êppâaa  (ion.  èK-^priacnju; 'bouillonner, 
rejeter  en  bouillonnant'  (mcrj;  ppaaiaôç  m.  'bouillonnement'. 
Etym.  incertaine;  <  *mrtiô  et  parent  de  X'Ai.fretum  'bouillonne- 
ment, agitation  de  la  mer;  détroit'  (<  *mretom)  v.  h.  a.  hratan 
'rôtir'  (<  *mrèt-)  pour  Osthoff  MU.  V  97;  écarté  par  Walde 
244  sq.  (lat.  fretum  :  ferveoy  v.  h.  a.  hrâtan  <  *bhrét-).  — 

<  *|apâ6iuj  :  lett.  murdét  'bouillonner'  lit.  mùrdau  mùrdyti 
'secouer  dans  l'eau'  pour  Bezzenberger  BB.  27,  152. 


—     132    — 

ppctaauuv  (vôoç  K  226,  cf.  ppaxuTVuuiauuv  '{riiitelligence  courte') 
comp.  de  Ppaxûç  (lequel  n'est  pas  boni.);  voy.  Curtius"^  672. 

honi.  aor.  ppàxe  è'ppaxe  àvéppaxe.    Voy.  s.  v.  ppaTxâw. 

Ppaxtujv, -ovoç  m. 'bras'.  Etyra.  inconnue;  lat.  hracchium  est 
emprunté  (Saalfeld  Tens.  it.-gr.  184  sqq.  bibl.). 

Ppaxûç  'court';  Ppàx^a  n.  pi.  'bas-fouds':]at.  brev'is' iiowvV hrevia 
n.  pi.  'bas-fonds'  (Curtius^  291  ;  hrevis <i*hrehvi-  pour  Osthoff 
MU.  V  89  sq.)  v.  slav.  hrûzû  'rapide'  hrûzèja  'bas-fonds'  (Curtius 
1.  cit.  Johansson  KZ.  30,  441  sqq.;  Solmsen  KZ.  37,  575  com- 
pare à  tort  hrûzû  et  lat.  fortis).  T.-e.  *breghu-,  non  *mregJm- 
(Johansson  1.  cit.),  donc  pas  de  parenté  avec  got.  ga-maûrgjan 
'raccourcir'  (  :  lat.  murctis  'curtus'). 

ppdvpar  (TuXXapeîv  Hésycb.    Voy.  s.  v.  judpTTTUj  et  ppâEai. 

Ppé)au)  'gronder,  retentir';  ppôjLioç  m.  'frémissement,  grondement'; 
PpovTr)  f.  'tonnerre'  <  *ppo)Li-Ta;  PpovTâv  'tonner'  :  lat.  fremâ 
'résonner,  mugir,  gronder,  etc.'  frontesia  ostenfa  'signes  fournis 
par  le  tonnerre  et  l'éclair'  (BUcbeler  Rb.  M.  39,  408  sqq.,  cf. 
PpovTri)  V.  b.  a.  hreman  'grommeler,  mugir,  rugir'  v.  norr.  hrim 
'ressac'  v.h.a.  hremo  'taon'  (Curtius^  530.  Osthoff  MU.  V  93 sq. 
bibl.)  gall.  hrefu  'mugir'  (Fick  IP  184),  i.e.  *mrem-  avec 
redoublement  brisé,  cf.  skr.  marmarah  'bruyant'  gr.  juopjaôpiu 
et  son  groupe.  —  Lit.  gruménti  'tonner  dans  le  lointain'  v.  slav. 
grûmêti  'tonner'  etc.,  évoques  par  Fick  BB.  6,  212  dans  l'hypo- 
thèse d'un  pp€)auu  < *(/l'rem-,  sont  parents  de  gr.  \çi^\x\l^  'hennir', 
cf.  got.grr«mjV/w 's'emporter  décolère',  i.-e.*g[Arem-(FickI*418. 
Zupitza  Gutt.  175  bibl.). 

Ppev0t)O)Liai'se  gonfler,  faire  le  fier';  PpévGoç  m.  'orgueil  (Atli. 
611  e);  —  oiseau  inconnu  (Arstt.)'  :  lat.  grandis' éXevi''  x.Û2i.\. 
grqdi  'poitrine'  (Wiedemann  BB.  13,  310)  gall.  hrynn  'colline' 
(<  celt.  *brendo-)  v.  irl.  bruinne  'poitrine'  v.  gall.  bronn  gall. 
mod.6ro«'pectus,  mamma'  bret.  bronn  'mamelle'  (<celt.*6ro«c?^ 
Fick  II*  184.  Henry  Bret. 45  sq.).  I.-e.  *gUrendh-  'se  gonfler'.  — 
Pour  Johansson  KZ.  30,  450  sq.  (bibl.),  i.-e.  *mrendh-,  cf.  skr. 
çatâ-bradhna/i  'ayant  cent  pointes'  messap.  ppévbov  èXacpov 
suéd.  dial.  brind  lit.  bredis'élîiu';  à  écarter. 


-     133     — 

^péTttç  dat.  Ppéxei  ii.  'statue  de  bois'  :  skr.  màrtih  t.  'corps  solide' 
pour  Bugge  KZ.  19,  446,  Fick  BB.  5,  166;  à  écarter  si  skr. 
r  <  i.-e.  /,  cf.  mûrccliati  s.  v.  pXdE. 

-Ppéqpoç  n.  'fruit  de  la  matrice,  fœtus,  enfant' <  *^wre&7j-os  : 
V.  slav.  zréh^  zrèhîcî  (Curtius^  478.  Zupitza  Gutt.  77)  ;  rapports 
moins  sûrs  (cf.  Osthoff  Et.  Par.  I  312  n.  1):  v.  norr.  kroppr 
'tronc,  ventre'  kwf  v.  suéd.  hrâfve  v.  h.  a.  7iTop/"gésier'  (Jo- 
liansson  BB.  17,  21.  Noreen  Abriss  155.  Zupitza  1.  cit.);  skr. 
gârhhah  'matrice;  enfant'  zd  gardhus  (ou  garahtis)  'jeune  ani- 
mal' (Curtius  1.  cit.)  ont  un  r  ambigu,  cf.  s.  v.  beXqpvjç^). 

ppexMoç  PpeT|u6ç  m.  Ppéx^a  Ppe^iua  n.  'sommet  de  la  tête':  m.  b.  a. 
^re^ewag'S.6rœjewang-l./>razw 'cervelle'.  Grassmann  KZ.  12, 193. 
Johansson  KZ.  30,  448  (R.  niregh,  cf.  s.  v.  âpxu)).  Zupitza 
Gutt.  136. 

Ppéxuj  'mouiller,  arroser,  faire  pleuvoir';  Ppoxn  f.  PpoxeToç  m. 
'pluie'  :  lett.  meygût  'pleuvoir  doucement'  merga  'pluie  douce* 
(Prelhvitz  ^  52.  -84)  tchèq.  mrhoUti  'bruiner'  (Bezzenberger  BB. 
27,  152).  I.-c.  -^nieregh-  (Hirt  Abl.  §  599).  —  Got.  rlgn  'pluie' 
(Kluge''  s.  V.  regen)  est  à  écarter  (Zupitza  Gutt.  136). 

^piapoç  'fort,  ferme';  Ppiàuu  'fortifier';  Ppiriiruoç  N  521  'criant 
fort';  Ppî*  ppmpôv  Hésych.;  ppi"  èm  xoû  laeYàXou  Hésych. 
8kr.  yr«y«/rs'élancer  snv'  jrâyah  n  'course,  assaut'  zd  zi'ai/ah- 
n.  V.  pers.  drai/ah-  draija-  'mer'  (J.  Sclimidt  V^oc.  II  331.  KZ. 
25,  130)  sont  à  écarter  (:lat.  glisco  'croître'  i.-e.  *glei-.  Bersu 
Gutt.  186.  Fick  n  52.  433.  Walde  269).  —  Parent  de  gr.  papûç 
'lourd'  pour  Curtius^  475,  Brugmann  Grdr.  IP  1050,  Thumb 
IF.  IX  298;  —  de  gr.  uPpiç  (ù-  —  ini  cf.  s.  v.)  'insolence'  pour 
Bugge  BB.  XIV  63  (cf.  Osthoff  IF.  IV  280  n.  Brugmann  Gr.Gr.^ 
451);  —  de  lett.  grinigs  'raide'  grinums  'dureté,  colère,  bru- 


1)  Osthoff  1.  cit.  étudie  les  produits  de  la  contamination  des 
R.  synonymes  gV^er  et  gelebh  res^.  ger  gl^elebh  on  gel  gVerebh]  p.  ex. 
arm.  koriun  'petit  (d'un  animal)' <C  V-^^^^*  ou  *ger-\  gaul.-lat.  galba 
"pansu'  V.  h.  a.  kilbur  chilburra  'ag-neau  femelle'  got.  kalbô  'veau' 
<^*gciie)bh-\  got.  kilpei  'matrice'  ags.  cild  'enfant' <  *5e^  ou  *gel-\ 
gr.  hiXcpxjc, 'C*gV'el{e)bh-:  gr.  ppéqpoç  <  %l'(e)re/^/j-;  v.  slav.  zrébe  <. 
'*gV'er{e)bh-  ou  *ger{e)bh-\  skr.  Jartûh  'vuWa  <C  *g'J'ei'-  *ger-  (:arm. 
koriun)  ou  *gel-  gel- {-.got.  kilpei)  ou  *g^el-\  pour  g-r.  béXTo  voy.  s.  v. 


-      134     - 

squerie'  lit.  grynas  'pur'  f/ré-^^o* 'rapide',  puis  v.  irl.  hrlg  'force, 
valeur'gall.ftri'aestimatio'v.h.a.  (7?rê_^'pertinacia'(FickII^185) 
pour  Prellwit/2  84;  très  douteux.  —  A  Ppiapôç  se  rattachent 
ppiGuj  pf.  pëPplGa  'être  lourd;  tr.  charger' i  suff.  -dh-;  ppî6oç  n. 
'fardeau'  PpiGûç  'lourd',  puis  sans  doute  ^Çi\\xx\  f .  'assaut  :  colère' 
Ppî)aào)aai  -6o|Liai  -àZiuj  -aivo)  'gronder  de  colère'.  Johansson 
KZ.  30,  451  (après  J.  Schmidt  Voc.  I  60.  86.  124)  pose  PpiG- 
< *mrïdh- : got.  hraips  (braids) large' <*mraidh-  ou  *mroidh-\ 
à  écarter. 

PpiZiu)  aor.  è'PpîHa  'être  somnolent';  àppiE*  èYpnïôpujç  Hésych.  r 
russ.  gréza  'rêve'  gréziti  'parler  en  dormant,  rêver'  (Bezzen- 
berger  BB.  27,  153)?  —  Lat.  marceô  'être  flétri'  (Wiedemann 
BB.  13,  310  n.)  est  à  écarter. 

PpÔYXOÇ  m. ion.  ppoYXÎlf- 'trachée-artère';  PpoYXian. pi. 'bronches ;. 
cartilages  du  nez'.  Voy.  s.  v.  pp6x6oç.  —  Johansson  KZ.  36^ 
346  tient  le  p-  pour  i.-e.  :  got.  anapraggan  'resserrer'  suéd.  diaL 
prang  'ruelle,  gorge';  douteux. 

PpovTr).  Voy,  s.  v.  Ppéjuuj. 

PpoTÔç 'mortel' <*|uPpot6ç,  cf.  d-|uPpoTOç 'immortel' lepijji-pPpoToç 
'qui  réjouit  les  mortels'  'AK€cri-|upp0T0ç  etc.  (Fick-Bechtel  Per- 
sonenn.  198)  iiiopTÔç"  ôvGpujTTOç,  GvriTÔç  Hésych.  Arm.  mard 
'homme'  et  PpoToç  <  i.-e.  *m6rto-  'mortel'  +  *mrt6-  'défunt 
(Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  473),  cf.  skr.  mrtdh  zd  mdrdta-  'dé- 
funt' skr.  mdrtah  'mortel,  homme'  mdrtijah  'mortel'  v.  pers. 
martiya-  zd  masya-  'homme'  zd  mavdta-  mardtan-  'mortel, 
homme'  skr.  màrah  m.  'mort,  peste'  mr/t/dtê  mâratë  zd  mir- 
yeHe  (<  *m9h'yeHe)  'mourir'  skr.  amrtah  'immortel'  etc.,  arm. 
mefanim  'mourir'  anmer  'immortel'  (Hiibschmann  1.  cit.),  lat. 
morior  'mourir'  (<  *mrio-)  mortuus ' déïnnt'  mors  gén.  mortis 
f.  'mort'  (=  skr.  nirtih  lit.  mirtl'i  v.  slav.  sû-mrutt)  morhus 
'maladie' (?),  v.irl.m«)'6  gall.  mario  'défunt'  (<  celt.  *maruo-s 
Fick  n*  203.  Henry  Bret.  196),  got.  maûrpr  v.  b.  a.  mord 
'meurtre',  lit.  inirti  'mourir'  màras  'peste'  merdëti  'être  à  la  mort' 
lett.  mèris  'peste'  v.  slav.  mrèti  'mourir'  morû  'peste'  mrûtvû 
'défunt' (cf.  \B.i.mortuus).  Curtius-^  331.  Fick  I*  107.  284.  514. 
P2tc.    l.-e.  *ttier-  'mourir';  voy.  s.  v.  liapaiviu. 


-     135     — 

PpoTOç  m.  'sang  caillé';  boni.  PpoTÔeiç 'couvert  de  saug';  PpoTÔuu 
'souiller  de  saug' :skr.7nwrfa^ 'caillé' mwrcc^rt^rcailler,  se  raidir' 
pour  Bugge  KZ.  19,  446;  à  écarter  si  skr,  r  <  i.-e.  /,  cf.  s.  v. 

PpéTttÇ. 

ion.  tar.  ppoÛKOç  m.,  crét.  ppaÛKOç  PpeÛKOç  cypr.  PpoÛKa  PpÔKOç  = 
ppÙKOç  Hésyeli.  (Hoffmann  Gr.  D.  I  111)  "sauterelle  non  ailée'. 
Rattaché  à  gr.  PpÔKoi  'mordre'  par  Fick  I*  409. 

PpôxOoç  m.  'gosier,  gorge';  aor.  ëppoEe  Antli.  P.  IX  1  'avaler' 
hom.  àva-,  Kaia-ppôEeie  àva-ppoxeiç,  ppôEar  poqpnaai  Hésych. 
Cf.  gr.  ppÔTXOç  (voy.  s.  v.)  et  m.  angl.  craire  'gésier'  m.  h.  a. 
hrage  'cou,  gosier,  nuque  (Fick  P  410.  Zupit/a  Gutt.  ^2.  218) 
V.  irl.  hrage  'cervix'  gall.  hreiiant  'guttur,  juguluni'  (Kretsch- 
mer  KZ.  31,  405.  Henry  Bret.  45.  Ostlioff  BB.  24,  150sq.), 
parents  de  R.  gUer  dans  gr.  Popd  etc.;  rapports  moins  sûrs: 
V.  pruss.  grênsings  'hargneux'  (  :  v.  h,  a.  grana  'rostre'  pour 
Berneker  Preuss.  Spr.  170)  lit.  gretiu  g reszti' grincer  des  dents' 
gt'ézlê  lett.  grèfe  'râle  rouge'  (Fick  1.  cit.  Prellwit//''  83 1. 

Ppoxoç  m.  'lacet,  corde';  Ppoxiç,  -i^oç  f. 'petit  lacet'.  Lit.  grqéiù 
gr^.szti  'tourner;  forer'  m,  h.  a.  A-nnc  gén.  A'rm^e.v 'cercle' (Fick 
BB.  0,  211,  Wl)  I*  410.  Zupitza  (^utt.  82 1  rcMiunitent  à  R. 
grengh  (et  non  gV-)\  Ppoxo-  <  *,upoxo-  cf.  laopoTTOV  êk  qpXoioO 
TrXëYlua  ti  Hésych.,  ^âpaxva*  \xà.(5xv\l,  pâ^boç,  laupeia  Hésych. 
lat.  merges  'botte,  gerbe'  (nié  par  Walde  s.  v.  mergae)  v.  slav. 
mrééa  'filet'  v.  irl.  braig  'chaîne'  hraga  'prisonnier,  otage' 
(<  celt.  *mragi-  *mragant-\\  i.-e.  *nieregh-  'tresser,  lier;  maille, 
lacet'.    Lidén  Stud.  14. 

*PpuZ;uj  ipf.  èppuZie  'avaler'  i  Archil.;  al.  è'ppuEe,  voy.  s.  v.  PpOKUj). 
Parent  de  v.  norr.  Ttuerk  'gésier  v.  h.a.  ç«e>*c^« 'gorge' etc., 
voy.  s.  v.  Popà,  ou  onomatopée,  cf.  ppùXXeiv  et  Ppûv  eiTreîv  (Ar. 
Cav.  1126.  Nuées  1382)  'demander  à  boire'  (comme  les  petits 
enfants),  pour  Prellwitz-  86. 

PpÔKo»  'mordre';  PpÙYbriv  'en  mordant'.  Parent  de  gr.  PpoÛKOç  etc. 
'sauterelle'  et  lat.  broccus^)  'qui  a  les  dents  en  saillie',  pour 


1)  Lat.  hroccus  est-il  ombro-samn.  {<i*brôcus?  h  <ig^\  ô<iau 
ou  ou?  cf.  Walde  71  sq.)  ou  gaul.,  cf.  v.  irl.  brncc  bret.  hroc'h 
'blaireau' <  celt.  *brokko-  (Henry  Bret.  4.'>)? 


-     136     — 

Fick  11-^  179,  P  409;  v.  li.  a.  chroawil  'fourchette  à  trois  dents, 
griffe'  chromcôn  ail.  krduen  'gratter'  sont  à  écarter  (voy.  s.  v. 
■fpuiaea). 

ppCiXào|Liai  l;oni.  pf.  péPpOxa  'rugir;  mugir;  barrir'.  Etyni.  in- 
connue; Ostlioff  Perf.  313  sq.  groupe  Ppûxào|Liai  ppÔKuu  Ppùxuu. 

ppùxioç  'qui  est  au  fond  ou  sous  la  surface  de  la  mer';  ÙTTÔPpuxa 
adv.  'sous  l'eau';  ÙTToPpùxioç  'submergé';  *PpûE  f.  ace.  ppùxa 
'abîme  de  la  mei'.  pp-  <  Tnr-,  cf.  angl.  brack  bas-ail.  hrakig 
'eau  salée,  eau  de  mer',  ))uis  lat.  )tiare  'mer'  etc.,  i.e.  *m'jri 
(voy.  s.  V.  à)Liàp(x),  pour  Hirt  IF.  I  475;  conjectural. 

Ppôxu)  'grincer  des  dents';  Ppùxn  f.  PpuY^ôç  m.  'grincement  des 
dents';  PpOxeToç  m.  'fièvre  froide'  :  got.  kriustan  'grincer  des 
dents'  ( '?  nié  par  Uhlenbeck  Got.  Spr.  ^  96)  lit.  grduè'm  grâusztl 
'ronger'  v.  slav.  gryzq  grystl  'mordre'  (Fick  P  410)  arm.  krcel 
atamanç  'claquement  des  dents'  (pas  sûr,  cf.  Hiibschmann  Arm. 
Gr.  I  462). 

ppùuu  'sourdre  avec  force,  pousser  en  abondance';  PpuàZiuu  'se 
gonfler';  PpuaKTTiç  m.  'le  dieu  de  la  joie' (Pan);  ppOov  'mousse; 
chaton  de  fleurs';  Ppuôeiç  'moussu;  qui  bourgeonne';  èVPpuov 
'nouveau-né';  Ppuuuvn  f.  'vigne  blanche'.  Etyrn.  incertaine  : 
3pu-  <  *m>vt-  cf.  lat.  f'rute.v  (<  *mru-  Osthoff  MU.  V  85  sqq.) 
'arbrisseau'  v.  norr.  brum  'bourgeon,  rameau  feuillu'  (Bugge 
BB.3, 99)  m.  h.  a.  bî'iezen  brôz  'bourgeoinier,  se  gonfler' pet.  russ. 
/^ros^ï'bourgeon',  tous  mots  dont  l'initiale  est  ambiguë  (<*6^ré;?t- 
pour  Persson  Wzerw.  288);  —  ou  Ppu-  <  *gUru-  cf.  v.h.  a.  krût 
v.sax.  crwc? 'herbe' (Fick  I^  109.  Persson  Wzerw.  123sq.),  puis 
(rapports  douteux)  lat.  veru  v.  irl.  bir  'broche'  gr.  papùeç  •  bévbpa 
etc.;  —  ou  :  lit.  bridujus  bridutis  'se  pousser  en  avant  avec 
une  force  brutale'  (Hirt  Abl.  §  413). 

^puujaâaGai  'braire'  :  ppô|uoç  Ppé|uuj,  p.  ex.  Buck  Am.  J.  Ph.  17, 
462  sq. 

PpOùfioç  m.  'odeur  infecte'  (des  animaux);  ppuuiaéai  PpiJU|udo)Liai  II. 
'puer'.    Etym.  inconnue. 

pûdç  m.  pOZia  f.  'hibou';  pûZiuj  aor.  è'puge  'pousser  le  cri  du  hibou': 
lat.  bûbo  'hibou'  (Curtius''  291)  arm.  bit  buêc  pers.  mod.  bûm 
'chouette'  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  430),  puis  lat.  btiteô  'busard' 
batiô'huior"  battre  'bouffer'  ftM/)ô'péter'(Vanicek  Lat.  Spr.'*  1 78) 


—     137     - 

iiW. jwcheu' frapper"  lit.  bichyju 'frapper  de  coups  sourds' luhenù 
'gronder  sourdement'  (Zupitza  Gutt.  25).  M.  li.  a.  Jattzf^  ail. 
kauz  'chouette'  fFrohde  HB.  14,  84.  99)  sont  à  écarter;  i.-e. 
*bû  onomatopée-,  cf.  s.  v.  Pukttiç. 

PuGôç  m.  ion.  Pucraôç  (<  *pu6ioç)  'Fond;  fond  de  la  mer';  ^vQiluj 
'plonger'.  Etym.  obscure;  Bechtel  Hauptprobl.  llo  sq.  cite 
YuGiacTuJv  biopùacTujv  Hésycli. 

pÛKTriç  'qui  hurle'  (vcnt);  puKavii  f.  'coi'  à  Ifouquin' :  skr.  huk- 
Txûrah  'le  rugissement  du  lion'  lat.  hûcina" cor  à  bouquin'  autre 
étym.  Kretschmer  KZ.  31, 452)  hucca'joue  enflée'  m.irl.  hochna 
'mer  (mugissante?)'  gall.  bugad'hoatns,  mugitus'  uStokes  BB. 
21,  130j  m.irl,  hûritlidr  hûirethar  'clamât'  (?  <  *bûcr?  cf. 
Strachan  liB.  20,  24)  m.  h.  a.  pfûchen  'félir'  bas-ail.  pogge  'gre- 
nouille' (Fick  BB.  5,  169.  Wb.  I-*  409)  ags.  ;>o/*/m 'sac' v.  slav. 
bucati 'mugir'  hi/kïi  'taureau'  bûcela  'abeille'  lit.  bnkczius'hh'^xxe'' 
(Uhlenbeck  PBrB.  18,  241.  Zupitza  Gutl.  24  sq.);  i.-e.  %ûq- 
'souf fier,  et  par  là  i)roduire  un  son  sourd'  (onomatopée)  ;  voy. 
s.  V.  pOaç  et  sur  le  groupe  Johansson  KZ.  36,  358  sqq. 

^Ovéuu  (<  *pu(Jvéuu)  pûuj  pf.  pépuaiuai 'boucher';  péaipa  f.  ^\)(5\xa 
n.  'bonde,  bouchon';  ^\jLr\v  (<  *Pu(T-briv)  'en  masse,  en  tas'; 
vuQpuaTpov  llriid.  (voy.  Van  Hervverden  Lex.  suppl.  563).  Cf. 
alb.  inbiis  'je  remplis'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  267)  v.  norr.  pûss 
'poche'  V.  angl.  pusa  v.  h.  a.  pJioso  'bourse'  (Bezzenberger  BB. 
5,  172.  Fick  Ii408.  Zupitza  Gutt.  26.  Johansson  KZ.  36,357); 
i.-e.  */>M.s'  .^) 

pûpaa  f.  'peau  apprêtée,  cuir;  outre';  pùpcrivoç  'fait  de  cuir'. 
L'hypothèse  d'un  gl^-  (Fick  KZ.  22,  203.  Wb.  IMll.  Mansion 
Gutt.  gr.  48.  249)  est  à  écarter;  pour  peppov'  baov  Hésych. 
voy.  s.  V.  Peppépiov;  pour  v.  h.a.  churshm 'pelisse'  \oy.  Kluge'^ 
233  (emprunté,  avec  v.  slav.  Irûzno  'fourrure',  à  un  peuple  du 
Nord);  pépaa  n'est  peut-être  pas  grec. 

ion.  Pucraéç  'fond;  fond  de  la  mer';  hom.  puacroboiaeûuj '*bâtir 
au  fond  de  son  cœur;  méditer,  comploter';  puaaôqppujv 'à  l'esprit 


1)  L'hypothèse  d'un  gU-  (Bezzenberger,  Fick  I.  cit.,  Zupitza 
Gutt.  81.  Trautmann  BB.  30,  328)  est  à  écarter;  ^épurar  oéaaKxai 
Hésych.  <  i.-e.  *gV-e-hu-,  cf.  skr.  ja-hhâra,   pour  Johansson  1.  cit. 


—     138     - 

profond  ou  mystérieux';  pûaaaXor  pôGpoi  Hésych.    Voy.  s.  v. 

puBôç. 
Pvj(T0oç  m.  'byssus  ou  lin  très  fin  de  l'Inde;  coton';  pûaaivoç  'fait 

de  lin'  i  Ilrdt.).  Emprunté  par  la  voie  sémitique  (liéhr.  aram.  hûs 

'toile'.    Muss-Arnolt  Sem.  words  80.    Lewy  Fremdvv.  125  sq.) 

à  l'Egypte  (Spiegelberg-  KZ.  41,  129). 
pûjXoç  f.  m.  pôiXaE,  -aKOç  f  'motte  de  terre'.    Présente  le  degré 

6  d'une  R.  gl^el  (cf.  pâXavoç,  I)a8e  gUelè?).    Skr.  glaûh  'balle, 

boule'  (Frohde  BB.  10,  298)  lat.  g/ëba  'motte  de  terre'  (Persson 

Wzerw.  ô;*))  sont  à  écarter  (K.  gel,  voy.  s.  v.  yXoutôç). 
Piu)Liôç  m.  'plate-forme  élevée  servant  de  base  ou  de  support; 

estrade;  piédestal;  autel';  en  rapport  apoplionique  avec  pâ- 

dans  è'prjv  Pniua,  cf.  s.  v.  Paivuu. 
PmaTpéuj  'appeler  à  grands  cris' :  poâuu  'crier';  cf.  iXaaipéuj  : 

èXàuj,  KaXiarpéuj  :  KaXéuj,  Oaoojpei  GDI.  liiQO -.awluj  (Stitterliu 

Verb.  denom.  93 j. 
PuuTâZieiv  pâXXeiv  Hésycli.    Voy.  s  v.  àix]. 
hom.  pûjTiJup  etc.;  û'u-puOiriç  m.  'porcher';  TiauPâiTiç  f.  'qui  nourrit 

tous  les  hommes'.    Voy.  s.  v.  pôdKuu. 


r. 

faYTaiveiv  (YaYïavevjeiv  M.  Schmidt)*  tô  uetà  yêXujtoç  TipocT- 
■naileiv  Ilésych.  :  skr.  ganjanah  'méprisant,  railleur'  lat.  (jcinniô 
'japper;  geindre,  etc.'C? cf. Walde s. v.)irl.^eoiw 'mépris, raillerie' 
(<  *gegni-  ?)  ags.  cancettan  'railler'  gecanc  'ludibrium'  v.  slav. 
gngnati  gqgnqti  'murmurer'  pol.  ge^gnqc  'cacarder'.  Fick  I* 
3;}.  398.  W  109.   Zupitza  Gutt.  144.    Grammont  Dissim.  179. 

Yctff a)Li  ov  n.  Yafïâiuri  f.  'filet  de  pêche';  T«TTû)LieuTr|ç  m.  'pêcheur 
d'huîtres'  (EM.,  corr.  Sylburg).     Voy.  s.  v.  tévio. 

•fÔYTXiov  'tumeur  sous-cutanée;  glande'.  Etym.  obscure;  hypo- 
thèses de  Prelhvitz  ^  88  (dissimilé  de  *YXaYTXiov '*nœud',  cf. 
v.  h.  a.  Idenken  'nouer'  *?)  et  L.  Meyer  III  16  ^redoublement  de 
R.  gel  'se  former  en  boule'?). 


-     189     - 

f  df  Tpttiva  f.  'gangrène'  :  gr.  TÔTïpoç  'excroissance  aux  arbres* 
v.norr.  koHr  'masse  de  terre'  fKluge  KZ.  ^6,  86.  Wb.^  193) 
lett.  gun'gis  'excroissance'  (Zupitza  Gutt.  149)  ?0u  mieux  R. 
ger  'manger'  cf.  Ypduu  (Persson  Wrzcrw.  84)? 

liom.  Yttîa  f.  'terre'-,  hér.  Yaïujv,  -ûjvoç  m.  GDI.  4629,  136  'tas  de 

terre'.    Voy.  s.  v.  yh- 
hom.  Yctirioxoç  lac.  YaidFoxoç  GDI.  4416,  9  'qui  secoue  la  terre', 

épith.  de  Poséidon  (cf.  évvoaiYaioç)  <  Yciîfx  -f  -Foxoç  cf.  s.  v. 

ôxoç. 
hom.  ptc.  Y«iujv  'se  réjouissant,  fier'.     Voy.  s.  v.  Yilôtuu. 

YcxXa  gén.  Yd^ctKTOç  n. 'lait';  Y«Xci6riv6ç  '((ui  tette  encore;  tout 
jeune,  tendre'  (cf.  0fi(J6ai  'téter');  Y^otKToqpdfoç  'qui  vit  de  lait' 
N  6;  lioni.  y^^yoç  orét.  (Hésycli.)  KXdYOç  n.  'lait';  Y^aKÔiveç* 
luecTTOi  YdXaKTOç;  YXaKKÔv  YctXaOrivôv  Hésycli.  Rapport  certain, 
mais  de  détail  peu  clair,  avec  lat.  /ac  v.  lat.  lacté  gén.  lactis 
'lait'  (Curtius-^  172  bibl.  Fick  I^  4U5.  Stol/  IF.  XIV  20sqq. 
bibl.  Waldc  316j  delkus  'sevré'  (<  *dè-lac-os\  J.  Scbniidt 
Pluralb.  179)  alb.  ba/e  'lait  caillé'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  83. 
Pedersen  KZ.  36,  334);  on  a  supposé  une  parenté  improbable 
avec  gr.  d)aé\YUJ  lat.  ivulgeô  'traire'  (cf.  Pott  KZ.  26,  141. 
Wiedemann  BB.  13,  301  sqq.  .loliansson  KZ.  30,  441  n.  2)  ou 
l'action  réciproque  de  deux  tliènies  *|u\aY-  *pXaY  (cf.  à|uéXYuu) 
et  YXttK-  (Brugmann  Gr.Gr.^  133);  boni.  YXdYOç  est-il  primitif 
ou  assimilé  de  *YXdKoç,  cf.  YXaKuùveç  ?  crét.  xXdYOÇ  <  *YXdK0ç 
par  métatbèse  (Schul/.e  KZ.  33,  399.  Brugmann  1.  cit.)  ou  est-il 
dissimilé  de  YXdYOç  (Krctscbnier  KZ.  33,  471)  V  Hirt  IF.  XXI 
173  sq.  pose  YXdYOç  <  *dla(/os,  lat.  /ac  <  dl ,  alb.  hah  <  i.-e. 
d-  (et  non  ^-);  got.  milulxs,  parent  de  YdXa  etc.,  devrait  son  m- 
(au  lieu  de  d-}  à  l'influence  de  *milkan  ags.  meolcan  etc. 
'traire' (V);  flexion  i.-e.  *deldk  *dldlitôs  *delal'ti. 

YaXér)  att.  ^a\f\  f.  'belette;  martre'  <  *YaXeiâ  adj.  d'un  *y«XTç  : 
skr.  girih  'souris'  lat.  glts  gén.  gllvh  'loir';  bit.  gahd  'casque 
de  cuir',  qui  est  un  emprunt,  présente  la  même  catachrèse  que 
hom.  Kuvén  '*casque  en  peau  de  chien'  p.  ex.  dans  Kiibër)  Kuve'ii 
K  335.  458  'casque  en  peau  de  martre';  gall.  hele  'martre'  est 
à  écarter.    Osthoff  Et.  Par.  183  sqq.  (,bibl.) 


—      140     — 

f  aXTÎVTi  éol.  YéXava  (Hoffmann  Gr.  D,  II  311)  f.  'calme  de  la  mer, 
bonace';  TaXnvôç  'calme,  serein'  :  ann.  calr  gén.  calu  'rire' 
(Htibschmann  Arm.  Gr.  I  455.  Brugmann  Grdr.  P  462);  voy. 
s.  V.  YeXotuj.  —  Ags.  côl  'frais;  apaisé,  calme'  lat.  gelidus  'glacé' 
etc.  (Wood  IF.  XVIII  41)  sont  à  écarter. 

YctXiov  'gaillct  jaune',  plante;  liypocoristique  de  Y^XaTiuôv  Xâxa- 
vov  dfpiov  llésycb.  (<  fà\a  -\-  Té|Livu},  cf.  'caille-lait')  pour 
Fick  BB.  28, 108;  se  séparerait  dès  lors  de  YctXeôpboXov  et  TCtXîo- 
v|^iç,  euuç  f.  (<  faXéri,  cf.  supra)  noms  de  plantes  urticées  (cf. 
Diosc.  IV  95.  Plin.  HN.  XXVII  57),  qui  en  ont  été  rapprochés 
p.  ex.  par  Prellwitz^  56  et  Walde  258. 

hom.  dat.  sg.  nom.  pi.  yoiXôuj  gén.  pi.  YaXôuuv  att.  yôXuuç  gén.  fàK^u 
f. 'belle-sœur,  su'ur  du  mari'  :  lat.  glôs  ^én.glôri.s  v.  slav.  '^zûlûva 
serb.  zaova  m/sens  pliryg.  Y^Xapoç'  àbeXqpoû  ^\}vr\  Hésycb.  r?) 
Curtius^  17:5.  Kretscbmer  KZ.  31,  453.  Einl.  230.  Solmsen 
Stud.  107  sq.  Hrugmann  Grdr.  1-^  204.  473.  Walde  270  sq.  — 
Sur  arm.  toi  'sœur  du  mari'  (Bugge  KZ.  32,  27),  écarté  par 
Hubschmann  Arm.  Gr.  I  496,  voy.  Pedersen  KZ.  39,  347. 

Yauppôçm.'gendre;  beau  frère;  beau- père';  éol.YâiuPpoç 'fiancé'. 
Cf.  g-r.  Y«MOç  (voy.  s.  v.)  skr.  jdmâtà  zd  zàmâtar-  lat.  gêner 
alb.  tosque  bewrfer  guègue  hqiider  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  85.  Alb. 
Stud.  III  24)  lit.  zéntas  v.  slav.  zqtl  'gendre'  (Curtius^  546  sq. 
Delbrtiek  Vcrwandtschaftsnamen  158.  von  BradkeIPMV87  sqq. 
Schradcr  IF.  XVII  11  sqq.);  rapports  phonétiques  peu  clairs: 
Pjrugmanu  Grdr.  I-  364.  405  voit  dans  les  mots  alb.  lat.  lit. 
V.  slav.  R.  gen  'gignere'  et  pose  y«MOÇ  <  ^gn-mo-,  ^kwjdmâtd 
<  *gn-m-,  jûrdJi  'amant,  galant'  (voy.  Leumann  KZ.  32,  307. 
von  Bradke  1.  cit.  Johansson  BB.  18,  39)  <  *gFiro-s;  —  lat. 
gêner  est  un  compromis  entre  genta  'gendre'  (glose)  et  *gem- 
eros  pour  Niedermann  Mél.  Meillet  109sq.;  —  Walde  263  (cf. 
Curtius  1.  cit.  Fick  I^  401.  Wiedemann  BB.  27,  211)  ramène 
Ya|uPpôç  lat.  gêner  {*gemer)  skr.  jdmâtd  à  R.  gem  'apparier, 
unir',  cf.  lat.  geminus  'jumeau'  et  gr.  y€Vto  (voy.  s.  v.). 

Yâiafia  <  hébr.  gJmel,  cf.  hébr.  gdmàl  aram.  gamJâ  'chameau'. 

Yâ|Lioç  m.  'mariage';  YaMéu)  aor.  l-^xwxa  dor.  è'Yâlucx  'épouser;  moy. 
prendre  pour  époux';  YaM^Triç  'époux';  YCMefn  YCiMéTiç,  -iboç 
'épouse';   YciMnXioç  'nuptial';   y«mPpôç  (voy.  s.  v.l.     Rapport 


—     141     — 

probable,  mais  peu  clair  dans  le  détail,  avec  skr.  jûrnih  'frère  oit 
sœur;  postvéd.  bru'  etc.,  lat.  geminus  'jumeau'  etc.  (voy.  s.  v. 
f  a)appôç).  —  Irl.  gam  'épouse'  (Stokes  BB.  19,  82)  est  à  écarter. 

Y  a  )a  qp  r|  X  a  i  yaïucpai  f .  pi.  'mâchoires  d'animal'.    Voy.  s.  v.  Yo^cpoç. 

■faïuqjôç  'recourbé';  y«MHJÛJVuE,  -uxoç  'aux  ongles  crochus' :  lit. 
gwmhas  'éminence,  nœud'  gémhé  'clou'  gumbronè  'morillon 
(Anas  fuligula)'  v.  norr.  kumbl  'tumulus'  pour  Prellwitz^  90; 
parent  de  Yvà)HTTTaj  'courber'  pour  Bug-ge  KZ.  32,  44,  cf.  Brug- 
mann  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1899  p.  21ô. 

YOEVOç  n.  'brillant,  éclat,  joie';  yavà^u  'être  brillant';  Yavouu  'faire 
briller';  Yavepôç  'brillant';  yâvuiuai  'briller  de  joie,  être  radieux'; 
Yttvupôç  'joyeux'.     Voy.  s.  v.  Yn^éiu. 

Yotp  'oui,  oui  certes,  à  savoir,  car' <  Ye  âp;  cf.  Brugraann  Gr. 
Gr.^'  540. 

YCtpYCcXoç  Y«PTa^i(îMÔç  m.  'chatouillement';  YaPTOtXriç  'chatouil- 
leux'; YapYCtXiZ^ujYaYY^^î^^  (BrugmanniJrdr.  P437)'chatouiller'. 
Imitatif. 

YCtpYapct  u.  pi.  'foule  remuante  ou  fourmillante';  YapY«ipu^  'four- 
miller, grouiller'.     Voy.  s.  v.  aYeipuu. 

YapYapeuûv,  -â)voç  m.  'luette';  ■^ap-fapiliu  'gargariser';  Y^PY^poç" 
PpÔYXOç  Hésych.  R.  gei',  distincte  de  gUer-  'avaler',  cf.  s.  v.  popd. 

Yapoç  m.  Ywpov  'saumure'.    Etyni.  inconnue. 

Yappiâ))ue9a"  Xoibopoù|ue0a  Hésych.    Voy.  s.  v.  YHPuç. 

Ya^xrip  gén.  Yacripôç  ace.  YacTTÉpa  f.  'ventre,  estomac';  Y^cfTpâ 
f.  'panse  d'un  vase'.  <  *gm-s-,  sens  premier  :  'qui  contient  (les 
intestins,  etc.)',  cf.  y€|U'J^  '*saisir,  *coutenir,  être  plein  de'  yê'moç 
n.  'les  intestins  enserrés  par  le  ventre'  etc.  (voy.  s.  v.  Ye'liuu  et 
YévTo)  pour  Brugmann  IF.  XI  271  n.  1.  —  Lat.  venter  'ventre' 
(  :  lat.  rènslca  vëslca  skr.  vastih  'vessie'  v.  h.  a.  wanst  'panse,. 
ventre')  est  à  écarter. 

YauXôç  m.  'vase  à  traire  le  lait;  seau;  ruche';  y^ûXoç  (ou  yûuXoç) 
m.  'vaisseau  marchand'  (de  forme  arrondie)  *)  :  skr.  gOJah  'sphère' 
gfôZrt(7<5Zam'cruchesphérique'(Curtius^l74sq.;ou|7ôZa^  <*gôda- 
*grôda-  *glôda-  ==  m.  h.  a.  Môj  'masse  arrondie',  cf.  Uhlenbeck 


1)  YoûXoç  est  phénicien  pour  Lewy  Fremdw.  150  sq.  et  suspect 
d'emprunt  à  l'égyptien  pour  Spiegelberg  KZ.  41,  132. 


-     142     - 

Ai.  Spr.  83?)  v.h.a.  IdoJ  v.noir.  7ao/r vaisseau'  (Fick  I  '  36. 406. 
Zupit/a  Gutt.  14.'))  arm.  />«/'''(TK(iq)ri' (<  *gHr(i-  Lidi'U  Arm.  St. 
117);  voy.  s.  v.  fvpôç  ïOpoç  -f^c^ov.  -  \v\.  guala  'chaudron' 
(Fick  II*  10.5)  n'existe  pas. 

yaOpoç  'fier';  xaupôtE,  -ctKOç  ion.  fciûpri^  (Hésycli.)  ni.  'fanfaron'; 
■faupiâuu  'être  fier,  s'enorgueillir  de';  yaupouj  'rendre  fier'  :  bom. 
Yaiiju<  *YaF-ia)  (voy.  s.v.Yr|9éa))  ir].^M«ire'noble'(FickII^113); 
voy.  s.  V.  àyauéç. 

f  auffôç  'tortu';  Yauaôuu 'rendre  tortu';  Yauadbaç'  vpeubnç  Hésych.  : 
gr.  YÛriç  ïOpoç  yauXôç  YCtOXoç,  voy.  s.  v.  f  Brugmann  Ber.  d.  sàchs. 
G.  d.  W.  1899p.  216). 

Y€  dor.  béot.  él.  fa  enclitique  mettant  en  relief  le  mot  qui  le  pré- 
cède :  identique  avec  -Je  dans  got.  wi-A*  'moi'  =  ê)Lié-Ye  et  -g- 
dans  lat.  neg-ôtium  neglegere  negare\  cf.  skr.  ha  <  *ghe,  gha 
<  '^Qtia  ou  *glio  V.  slav.  ze  -go  lit.  -gl  -gu  lat.  hi-c  <  *ghe  ou 
*gho -j- ^ke.  Brugmann  Gr.Gr.  ^  541  (bibl.).  Dem.  69sqq. 
(bibl.).    KVG.  620sq. 

hora.  -çé'fiuya  pf.  au  sens  du  prés.,  d'où  bom.  Y^Tu^veiv  ÈYeYUJveov 
ion.  fCbios)  YeïwvéovTeç '*étr('  reconnu,  reconnaissable;  se  faire 
comprendre,  parler'  YÊTuuvidKuu  'proclamer'  :  lit.  zénJclas  'signe' 
got.  kann  'je  sais'  arm.  aor.  caneay  'j'ai  connu'  zd  â-za*nti- 
'savoir,  connaissance';  base  gen^jô,  cf.  s.  v.  yitvuûctkuj, 

YÊÎcrov  YÊÎcraov'cornicbe;  parapet;  frange';  Y€icruj|ua  n. 'appentis'. 
Etym.  inconnue;  mot  carien  d'après  Etienne  de  Byzanee;  cf. 
carien  -^{OGa.  'pierre'?  (Prellwitz^  91). 

YÊiTiuv,  -ovoç  YÊÎT^vioç  'voisin':  YCiTOViâ  Ytixvià  ion.  YeiTYin  f.  'voi- 
sinage'; YeiTvidiu  'être  voisin'.  Etym.  inconnue;  -ei-  est  panbel- 
léni(|ue. 

YeXavbpôv  ijjuxpôv  Hésycb.  :  lat.  geliduft  'glacé'  gehi  [geJus 
gelnrn)  'gelée'  gelô  'geler'  glaciês  'glace'  osq.  Y^Xav  'ttcIxviiv', 
got.  Jx-alds  V.  b.a.  l'a/t  'froid'  v.  norr.  lai  a  ags.  calan  'geler' 
V.  norr.  Tiiilde  'froidure'  v,  b.  a.  Jx-iioU  ags.  col  'frais'  (p.  ex. 
Fick  1^  405.  Zupitza  (iutt.  143  bibl.),  lit.  gélmenis  geluntà 
'froid  âpre,  piquant'  gélfi  'piquer'  (ou  mieux  :  gr.  péXoç  'trait' 
avec  Fick  V  404  et  Hirt  Abl.  §  269,  i.-e.  gV-'?)  v.  slav.  golotï 
'glace'  zlèdka  slov.  zlhi  'verglas'  (Bezzenberger  BB.  16,  242); 
i.-c.*g[e/«-'geler'.—  YcXavbpôv  ne  serait-il  pas  italique  (emprunt)'? 


—     143     — 

feXàuj  hom.  aor.  èTeXacraa 'rire' ;  -^eXaUTOç  'risible';  dor.  -feXâvriç 
'riantJoyeux'(Pind.<*TeXaa-vriç);TëXujç,-ujTOçatt.g:én.Te\a)in. 
'le  rire'  (pour  *YaXujç  Hirt  Abl.  §  184.  272)  éol.  TéXoç;  TctXnvoç 
■"serein'  (<  *YaXacr-vo  ç )  ;  YaXrivri  f.  'bonace'  fvoy.  s.  v.)  :  arra. 
calr  g-én.  calu  'rire'.  Parenté  probable  avec  ^^r.  YeXeîv  Xà|Li- 
TT61V,  àvBexv  Hésych.  et  t^vgç  n.  'objet  brillant,  bijou'  fXrivn 
f.  'prunelle  de  l'œil' ^Xaivoi*  Ta  XafiTrpùaïuaTa  Hésych.  {<C*ghi-): 
irl.  etc.  glan  'pur'  (<  ^glano-s)  gaul.  Glana  nom  de  rivière 
gall.  glain  'g-emnie'  (<  ^glanio)  irl.  glaine  gâifJie  'calme  du 
vent'  (<  *glani(l'^  Fick  II*  1 19)  v.  li.  a.  kleJni  'élégant,  brillant, 
mignon'  (<  "^gldi-  ef.  ^Xaivoi  Hrugmann  Grdr.  I  -  1 74)  ags.  clœne 
'pur'.  —  A  écarter  :  lat.  galhu.s  'vert  pâle'  (Prelhvit/  BB.  22,  104; 
voy.  Walde  s.  v.)  lit.  èléjà  'crépuscule'  (Fick  1.  cit.;  voy.  s.  v. 
xXojpoçi. 

YêXyii  n.  pi.  'friperie'.    Etyni.  obscure. 

Y  éXt'iç  (ou  y€Xyiç),  -ï6oç  -ïboç  f.  'gousse  dail'  <*YeXYXl9  cf.  ctYXiç 
p.  8  et  peut-être  skr.  grnjanah  sorte  d'oignon,  d'ail  (Prellwitz  '  57. 
Brugmanu  Grdr.  I-  578.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  82).  ')  —  V.  h.  a. 
klenken  'nouer'  (VVood  IF.  XVIII  42)  est  à  écarter. 

féjiw  'être  plein;  être  chargé  ou  lesté  (navire)';  YeiniCiu  'remplir'; 
Yé|uoç  n.  'intestins'  Esch.  (voy.  s.  v.  YOtcTTrip);  yo^oç  m.  'cargaison 
(d'un  navire  i;  charge  (d'une  bête  de  somme)' :  ombr.  gomia 
kum  i  a  f  'gravidas'  lat.  gemô  'gémir' ^)  v.slav.  zîmq  zqti  'presser' 
zqtell  'coUare'  lett.  gumstu  gumt  's'affaisser  lentement  sur  qn.' 
sagumt  'ployer  sous  le  faix'  (W.  Meyer  KZ.  28,  174.  von  Planta 
1277.  Brugmann  Grdr.I2417.574.  IF. XI 272  n.  1.  XIII  88).  — 
Alb.  htmp  'avoir  mal'  (  :  lat.  gemô  G.  Meyer  Alb.  Spr.  84  sq.) 
est  plutôt  parent  de  v.  slav.  zejja.  'je  déchire'  pour  Pedersen  KZ. 
36,  334.  —  Voy.  s.  v.  y^vio. 


1)  Skr.  (jrfijauah-.gr.  fâpfavov  sorte  de  plante  pour  Zupitza  KZ. 
36,  58  et  Y^^YiÇ  =  suéd.  kâlk  ''nioëlle'  m.  angl.  kelkes  'œufs  de  poisson' 
colke  'trognon'  Gutt.  210.  215. 

2)  Dans  l'hypothèse  d'un  sens  premier  'presser,  être  lourd',  d'où 
d'une  part  'être  plein'  (gr.  y^M^aj),  d'autre  part  'être  oppressé,  de  là: 
gémir';  révoqué  en  doute  par  Walde  262.  —  Hirt  BB.  24,  257  con- 
teste le  rapport  gT.  T^iiiu  :  v.  slav.  zîmq. 


—     144     — 

Tcvva  f.  'naissance,  origine',  nom  postverbal  abstrait  de  fÉVvduj 
'engendrer;  enfanter,  produire'  (Brugniann  Gr.Gr.^  302;  <  *fe- 
vevdu)  pour  Frôhde  BB.  20,  222,  douteux);  Yevvaîoç  'qui  appar- 
tient en  propre  à  une  race;  de  naissance  libre;  de  race  noble'. 
Voy.  s.  V.  YÎTVoiuai. 

Yévoç  n.  'naissance,  origine,  race,  genre'  =  skr.  jânah  n.  lat. 
gena.'^,  -eris  m/sens.     Voy.  s.  v.  fÎTVoiiai. 

boni.  aor.  y^vio  'il  prit,  il  saisit'  <  *Ye)u-To.  Cf.  cypr.  uTxôfeyie' 
dcpeXKe,  UY-Teinoç*  auXXaprj  Hésycb.,  YâTTO^ov  etc.  (voy.  s.  v.) 
et  les  rapports  évoqués  s.  v.  T€|auj,  puis  m.  irl.  gemel  gall.  qefyn 
'lien,  cbaîne'  (Fick  11^  111)  v.  norr.  kîmhell  'paquet'  ags.  cim- 
hing  'conimissura'  (Zupitza  Gutt.  144)  gr.  ô-y|uoç  'javelle'  (Fick 
P  401)  bl.  russ.  zména  'poignée'  (Wiedemann  BB.  27,  211). 
R.  gem  'saisir,  contenir  (cf.  s.  v.  YCicTTrip);  presser  (cf.  s.  v.  "iépuu); 
unir  (cf.  yaïuppoç  Td^oç  ?)'. 

Yévuç,  -uoç  f.  'nuicboire  inférieure';  Yéveiov  'menton';  T^veidç, 
-dboç  f. 'barbe';  Ttvriiç,  -iboç  att.  Y^vi^boç  f.  'trancbant  de  la 
hacbe'  :  skr.  hânuli  'mâcboire'  (sur  skr.  h-  <  gh-  :  gr.  f-  voy. 
p.  ex.  Brugniann  Grdr.  1-634)  arm.  C7iaut  'mâcboire,  joue' 
(<  *cin-aut  Hiibschmunn  Arm.  Gr.  I  456  sq.)  pliryg.  àlr\v  ace. 
dz;éva  'barbe' (<  préf.  d -f- 2tv  =  y^voç  Hirt  IF.  II  146)  lat. 
gêna' jonc'  (pour  *gemis  d'après  màla  Brugmann  Grdr.  Il  -  179) 
genulnus  (dens)  'molaire'  (th.  genu-  =  ^évu-ç)  v.  irl.  gin  gall. 
corn,  genau  bref,  genou  'bouche'  gall.  gên'joue,  menton'  gaul. 
Genava  'embouchure'  (Fick  11^  111)  got.  kinnus  'mâchoire, 
joue'  (pour  ^Mniis;  nu-  <  -nu-  des  autres  cas)  v,  h.  a.  etc.  kinni 
'mâchoire,  menton'  (Curtius^  307.  Fick  V  53.  432.  Etc.),  puis 
gr.  fvdGoç  f.  Yva6|uôç  m.  'mâchoire'  lit.  zândas  'mâchoire' 
lett.  fûds  'menton,  arête'  (Hirt  IF.  X  53.  Abl.  §  320) i). 

Yépavoç  m.  'grue'  (oiseau  et  machine  pour  enlever  les  fardeaux)  ; 
arm.  IrunJc  (Hiibschmanu  Arm.  Gr.  1 461)  gall.  etc.  garan  gaul. 
tarvos  trigaranos  (inscr.  deCluny;  Fickll*  106)  wh.A.chranuh 
ags.  cran  ail.  l-ranich  krohn  'grue'  lit.  garnys''\\évQ\\,  cigogne', 
puis  lat.  grùs  lit.  gérvè  v.  pruss.  gerwe  v.  slav.  zeravî  'grue' 
(Curtius^  175sq.  Fick  I"*  403.  Etc.).    R.  imitative  ^er 'crier'. 

1)  KÔvabor    oiaYÔveç,   Yvâ6oi  Hésych.,  sans  ethnique,  est  macé- 
donien pour  Hirt  Indog-.  II  603  et  Hoffmann  Die  Makedonen  52. 


—     145     — 

■fépaç,  pi.  lioni.  -fépa  ion.  '^épea  n.'*âge,  *piivilèire  de  l'âge,  part 
d'honneur,  prérogative';  àTépaffTOç  'non  lionoré';  Yepapôç  'véné- 
rable'; -fepaîpiAJ  'honorer'.  Voy.  s.  v.  T^pujv  et  cf.  Osthoff  Tô 
YÔtp  T€paç  ècrii  Y€p6vTUJvStrassb.  1906  (bibl.)  =  IF.  XIX2178qq. 

TépTepa*  TToXXd  Hésych.    Voy.  s.  v.  YÔpTapa  et  aYeîpuu. 

•f  ep  f  Épi|aoç''qui  tombe  de  soi-même' (fruits mûrs,  olives,  figuesj  : 
skr.  (jargdrah  'caduc,  fragile,  flétri',  cf.  Yépuuv.  —  L'étym.  sém. 
(Lewy  Frenidw.  24.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  98)  est  à  écarter. 

Téppov  'objet  tressé  avec  de  l'osier,  bouclier,  mantelet  de  siège, 
claie,  auvent,  etc.'.  Cf.  xâppa*  pdpboç  crét.  YÔpcrava"  qppuYava 
'broussailles'  Hésych.  v.  norr.  liarr  'bosquet,  fourré'.  R.  ger 
'tourner,  tresser'.  Lidén  Stud.  7  sqq.  [Arra.  car  'arbre'?  Pe- 
derseu  KZ.  38,  194.] 

Tépujv,  -ovTOç  m.  'vieillard';  Tépaç  n.  (voy.  s.  v.);  ^epaioç  'vieux' 
(mais  Y^pami  Z  87  etc.  'femmes  de  qualité');  boni.  Yepovjcrioç 
'concernant  les  vieillards'  (<  *Y€povT-io-ç);  Yepouaiâ  lac.  Yeptuïcx 
crét.  YCpovTÎâ  f. 'assemblée  des  anciens';  YnP«Ç  «•  etc.  (voy.  s.  v.)  ; 
Ypaûç  f.  (voy.  s.  v.)  :  skr.  jdran  (=  -^épvjvj  'infirme,  vieux,  vieil- 
lard' ossète  ziirond  'vieux'  skr.  jârati  'rendre  infirme,  faire 
vieillir' jarawdA  'caduc' Jar«s-  ï.  jarà  f.  'le  fait  de  vieillir, 
âge'  jarimâ  m.  'âge,  faiblesse  de  l'âge'  jiryati  'se  flétrir, 
vieillir'ji'<r?m^  'flétri'  zd  za")'van-  'âge,  le  fait  de  vieillir'  pers. 
mod.^ar  'vieillard'  arm.  cer  'vieux,  vieillard'  (Hubschmann  Arni. 
Gr.  I  456)  V.  slav.  zîréti  'mûrir'  su  zorî  'mûr'  (Curtius^  176. 
Fiek  P  52.  Osthoff  Tô  Yàp  ïépaç  p.  6.  =  IF.  XIX  222);  base 
gerè  'vieillir'  (Hirt  Abl.  §  2o9).  —  Arm.  carat/  'serviteur'  (Pe- 
dersen  KZ  39, 398)  est  à  écarter  (:  ags.  cierran  'tourner'  Lidén 
Arm.  Stud.  51  sq.). 

YeOiu  'faire  goûter' Yeûo)Liai  'goûter';  yêucttoç  'dont  on  peut  goûter': 
skr.  jûsfih  'preuve  d'amour,  faveur'Jd.s^/?  'contentement,  satis- 
faction' jusdtê  'jouir  de'  jôsâyatë  'trouver  plaisir  à'  justdli 
'souhaité'  zd  zao.sa-  'plaisir'  zaos-  v.  pers.  daii.s-  'prendre  goût 
à'  zd  zusta-  'aimé,  souhaité'  lat.  gusto  'goûter'  gushis  'goût' 
dëgûnô  i^-gus-no)  'goûter'  (Festus)  irl.  -gussim  'je  souhaite' 
{<*gusti6)  fogu  'je  choisis'  {<*-gtisîi)  do-i'ôi-gu'eWgit'  etc. 
(Fick  II*  115)  got.  l-iîisan  v.  h.  a.  v.  sax.  kiosan  'choisir'  got. 
Jcustus  (=  lat.  gustun)  'épreuve'  ga-kusts  (=  skr.  jihiih)  'essai' 

10 


—     14G     — 

lausjan  (  =  skr.  jOsdyatë)  'essayer,  {i:oûter'  v.  h.  a.  v.  sax. 
Lostôn  (=  lat.  gustô)  ags.  costian  'j^ofiter'  etc.  (p.  ex.  Curtius^ 
177.  Fick  I"  49.  214.  429.  Zupit/a  Giitt.  194)  alb.  desa 
(<  *^eM.s'-) 'j'aimai'  (G.  Meyer  Alh.  Spr.  64). 

-fe'fpOpa  béot.  péqpOpa  lac.  biqpoupa  (Hcsych.)  gort.  béqpOpa  (GDI. 
5000  II  b  6)  f.  'chaussée,  pont'.  Etym.  inconiuie;  voy.  Solnisen 
KZ.  .^4,  545  n.  1.  Javlenija  p.  5sq.  —  Aini.  lamurj  'pont' 
(Bugge  Beitr.  22  sq  )  est  à  écarter  (Hiibschniann  Arni.  Gr.  1  457). 

Tn  doi'.  Y«  cypr.  lu.  boni.  Yotîa  (<  *TâFia  Hrngnian  IF.  XV  95  bibl.) 
ion.  xér)  f.  'la  terre';  Y(ibiov  'petit  domaine':  YnT^e^ov  'fonds  de 
terre';  YeuupTÔç  '  <  '-'TaPopYoç)  lac.  YaPepTÔp  ''Hésycli.  <  *fâFep- 
'fôçj  m.  'laboureur';  lier,  faïuûv  i  vo}'.  s.  v.  i;  boni.  Yan'ioxoç  ^  voy. 
s.  V.).     Etym.  inconnue. 

TViOéuu  dor.YàOéuu'se  réjouir' <'''-faFeeéuj  =  lat.  gaadeô<,  *gduldeô 
<.  *yâuedhei6;  pf.  Y€Yr|6a  dor.  YtïâGa'ctre  joyeux';  bom.  YCtiuj 
(<  *YaFiuu)  Yoivupai  (<  i.  e.  *ga  né-u-mi)  'se  réjouir';  y^voç  n. 
(voy.  s.  V.)  nom  postverbal  abstrait  de  Yâvupai  ;  YctOpoç 'fier' (voy. 
s.  V.).  I.-e.  *gûu-  'se  réjouir,  se  rengorger' (Curtius''  172.  Fick 
I^  397  sq.  Brugmann  Ber.  d.  sâcbs.  Ges.  d.  W.  1899  p.  213); 
cf.  lit.  dzinugiiis  diiaûhtis  (pour  ^gaudéim)  'se  ré_jouir'  (Hirt 
BB.  24,  280).  —  V.  slav.  govèti  'religiose  vereri'  (Pedersen 
KZ.  38,  199;  cf.  lat.  faveô)  est  à  écarter  (Walde  260). 

YnpâiAj  'vieillir'  <  YHpâpi  cf.  ptc.  prés.  yhP^Ç  P  19^  inf-  prés. 
Ynpâvai  aor.  i-^\\çià(5o.  èYiipnv;  -r|-  pour  -e-  daprès  son  contraire 
fiPàuu  'être  jeune',  d'où  Y^potç  '*âge'  (voy.  s.  v.)  >  YnP«Ç  gén. 
Ynpaoç  Yiipuuç  n.  'vieillesse'  y^IP^ioÇ  YnP«^toç  (YepaXéoç  llésych.) 
'vieux'.  ()stboffTÔYàpY6potçp.20s(pp(bil)l.i.  =  IF.XIX2r37sq(i. 

Yvïpoç  dor.  Y«puç.  uoç  f. 'voix';  Y'ipûuj 'faire  résonner;  célébrer'; 
rappiiupeGa"  Xoibopoûpe6a  Hésycii.  :  lat.  garriô  'bavarder'  gar- 
ruJus  'bavard',  v.  irl.  gairni  gall.  etc.  ga7'ni  'cri'  (<  celt.  *ga7'- 
nmeji-)  y.  irl.  gôir  gall.  gawr  'clameur'  etc.  (Fick  II**  106), 
V.  b.  a.  kavd  'plainte'  got.  kara  ags.  ceoru  'souci'  v.  sax.  kann 
'plainte'  norv.  dial.  harra  'caqueter' (Bugge  BB.  3,  104 1,  ossète 
zarln  zm'ui/  'cbantcr'  zar  'cbant',  R.  gdr  (Zupitza  Outt.  78). 
D'autres  mots  de  sens  analogue  se  rattachent  aux  II.  imitatives 
gUer  (cf.  s.  v.  beipiâv)  et  ger  (cf.  s.  v.  Y^pavoç),  p.  ex.  lit.  garsas 
'son'  ginh  girti  'louanger' skr,  yVîm^^  'retentir' gf?v/rt// 'chanter', 


—     147     — 

sans  que  le  départ  soit  toujours  possible  (cf.  Zupitza  1.  cit. 
Walde  260). 

YÎfapTOV  'pépin  de  raisin;  pi.  marc  de  raisin' :lat.5rm?Jt<w 'grain, 
g-raine' =  v.irl.  (jrdn  'granunf  gall.  grairn,  got.  IxCiiïm  v. li.a. 
etc.  covn  'grain',  lit.  ai  mis  lett.  firns  'pois'  v.  pruss.  syrne  v.  slav. 
.srwwo 'grain' ,  akv.  j/rndh  'fragile';  i.-e.  *gerâ^-  trans. 'user  par 
le  frottement',  intr.  's'user,  devenir  caduc,  vieillir';  cf.  aussi 
V.  li.a.  l'erno  v.  norr.  kiarne  'noyau'  et  voy.  s.  v.  -jépMV  ïnpaç 
fpaûç  YtPTtpiMOç  yvpxç  '{pv}xéa.  Curtius^  176.  Vanicek  Lat. 
Spr.--*  80  s(|.  Fick  I  '  432.  Etc. 

YiYàç,  -avToç  ni.  'géant'.  Appartient  peut-être  à  un  *TiTaivuj, 
R.  gen  'gignere';  le  mot  rap})elle  en  mCMue  temps  lat.  ingent- 
(cf.  skr.  (hhhra-  'monstrueux'?);  cf.  Wolde  :î02  ^hibl.),  Brug- 
mann  Grdr.  IF,  1,  424. 

Trfïiç,  -îboç  f.  'rave';  tittî^iov  'carotte  sauvage'.  Fick  I^  433 
en  rapproche  lit.  im^/iwis- 'populage'  Qi%\w.  jiïdginl  jhinjhïkà, 
noms  de  plantes  inexpliqués  pour  Uhlenbeck  Ai  Spr.  100. 104. 

TrfYXu^oç  épid.  yûyXuiuoç  m.  001.3325,  74  'charnière;  articu- 
lation des  membres':  V.  h. a.  c/w?ri 'pince',  pour  Prelhvitz- 94. 

TÎTTPâç,  -ou  m.  YÎTTpoç  m.  'fifre  phénicien';  YiïTPttVTÔç  'joué  sur 
le  fifre';  Yi^Y^apoç  (dissimilé  de  *TiTTpapoç)  m.  'fifre  égyptien' 
(Poil.);  YiTTPÎwr  oùXoi  luiKpoi  Hésych.  Formé  par  redoublement 
et  dissimilation  (r-r>n-r,  cf.  p.  ex.  Solmsen  KZ.  34,21)  de  R. 
ger  'crier,  appeler,  etc.'  (voy.s.  v.  Y^pavoç  YHpuç),  cf.  lat.  gin- 
gr'ina  'fifre'  giiK/rîye  'jargonner'  (oie)  gingritiis  'cri  de  l'oie' 
pamph.  ZieiYapà  'cigale'  Hésych.  (Fick  I'*408\  puis  m.  h.  a.  Tcrl- 
ze7i  'gémir'  krtxchen  'criailler'  (Persson  Wzerw.  195).  —  Sur  irl. 
giugrann  'oie  beruache'  (Fick  1.  cit.)  voy.  Fick  II*  109. 

TÎYVOnai 'devenir,  naître',  aor.  3.pl.  i-^ivovio  =  ?kv.  ajananta, 
pf.  YÉTOva  YéY«MÉV  ptc.  YCïa'JUç  (voy.  Pirugmann  Gr.Gr.-' 84); 
YÊVOç  n.  (voy.s.  V.);  Y^venip,  -fipoç  Yevtiuup,  -opoç  'père'  fém. 
YevÉTeipa;  Y^veiti  f. 'naissance';  Y^veaiç,  -euuç  f. 'origine';  Y^ved 
f.  'espèce;  génération;  descendance';  Yevé6X)i  f.  'race,  famille'; 
Yévvaf.  (voy.s.  V.);  —  yôvoç  m.  yoviî  f.  Yoveûç  m.  etc.  (voy.s.v. 
Yavoç);  —  -YvnTOç  (bi6-,  Kacri-)  'né';  YvrjCTioç  'de  naissance  lé- 
gitime'; YvuJTÔç  'parent'  (voy.s.v.);  —  veoYvôç  'nouveau-né'; 
"OiaÔYVioç  'de  même  race';  etc.    Skr.  jdn(tfi  /A  zan-  'procréer, 


—     148     — 

enfanter'  (=  v.  lat.  prés,  genunt)  skr.jdnah  n.  'race'  (=-févoç 
lat.  genufi  voy.  s.  y. )j anima  n.  'naissance,  origine,  descendance^ 
etii.'  janità  'procréateur,  père'  (cf.  Y^verrip  lat.  genitor)  jànitri 
'mère'  (cf.  TCvéTeipa  lat.  genetri-x)  jdnah  m.  'créature,  horame^ 
race'  zd  -zana-  (=tôvoç)  skr.jâyatè  zd  zayeHe  'naître'  skr. 
jatâh  zd  zilta-  'né'  skr.  jâtih  f.  'naissance,  race'  jnâtih  m.  'pa- 
rent' etc.,  arin.  cin  'naissance,  origine'  cnanim  'je  nais'  (Hiibsch- 
mann  Arm.  Gr.  I  456),  lat.  gignô  (cf . TÎTV0)Liai)  pf.  genu'i  'engen- 
drer'grêws  gén.  gentia  'race,  famille,  souche'  genius  'génie  tu- 
télaire'  nâscor  'naître'  gnatus  uâtus  'fils'  pélign.  cnatoin  'nati.s'" 
lat.  nâtiô  'génération;  race;  peuple'  ombr.  natine  'nationc, 
gente'  Vài.Genita  Mana  nom  d'une  divinité  (=  osq.  Genetaî 
dat.  sg.,  gr.  TÊveTri)  et  hep  d'autres  (voy.Walde  265  sq.),  v.irl. 
pf.  ro-gênar  'natus  sum'  fut.  glgnid  'nascetur'  gein  'naissance' 
gall.  geni  'nasci'  v.gall.  -gint  'enfant'  ogom.  inigena  v.irl.  ingen 
'fille'  gaul.  Boduo-genus  Litu-genius  Ate-gnia  Cintu-gnâtu)f- 
'premier-né'  etc.  (Fickll'' llOsq.  Henry  Bret.  131),  Rgs.  cennan 
'procréer'  v.h.â.Jdnd'ewïani'  got.kuniv.h.a,.  cunni  'race'  got. 
airpa-kunds  'né  de  la  terre'  knôps  {<C*gnâti-s  =  lat.  [g]ndti-6) 
v.h.a.  chnôt  chnuat  'race'  v.h.a.  etc.  chnuosal  'race'  got.  Tàn- 
dins  'gouverneur'  (dérivé  par  ino-  d'un  *kindi-z  cf.  lat.  gètis^^ 
zd  fra-zaHiti-  'postérité')  v.h.a.  Jcnabo  'garçon'  (ceci  d'aprè* 
Hirt  PBrB.  23, 306),  lett.  fhôfs  'gendre'  (cf.  s.  v.  yaiiPpôç  yôilioç;. 
CurtiusM75.  Fick  P50.  214.430sq.  Zupitza  Gutt.  193.  Etc. 
I.-e.  *genè-  geno-  'gignere'  (Hirt  Abl.  §319.  BrugmannKVG. 
149). 
f  iTViûcfKa)  épir.  yvi-Oo"kuu,  aor.  eyvujv  'apprendre  à  connaître';. 
YVUJTOÇ  'connu';  fvOùaiç,  -euuç  f.  'connaissance';  yvOùina  n.  'signe 
de  reconnaissance';  YVuO|Liri  f. 'intelligence,  etc.';  fv^jairip, -f^poç 
'celui  qui  sait;  répondant,  garant';  Yvuûpijuoç  (voy. s.  v.);  YÉYUJva 
(voy.s.v.);  —  àYVoéuu  'ignorer'  (<*à-Yvoo-ç  *Yva-Fo-ç  cf.  lat. 
cognitus  'connu'  <j^-gna-to-s  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  203);. 
ôtYVOia  àYvoiâ  f. 'ignorance';  àYviLç,  -Ojtoç 'inconnu';  etc.  Skr. 
jndtâJi  'connu'  (=  yvujtôç  lat.  [g\nôtiis  irl.  gnâth)  jnunam  'con- 
naissance'j/îâ^et  zd  ènatar-  'connaisseur'  skr. Jdiiâti  'connaître' 
{iponr  *janâfi  cf.  lit.  zino  'il  sait'  <*^«w-;  aryen  *zànâti  d'après 
*zdtd-s  <*gntô-s  Brugmann  KVG.  130.  511  bibl.)  zd  2.  pi 


î>^ 


—     149     — 

-zânata  V.  pers.  ipf.  3.  sg.  a  dànâ  'il  savait'  zd  uxàa-sna-  'con- 
naissant les  maximes'  v.  pers.  subj.  xsnasàtiy  'qu'il  sache'  zd 
d-za*nti-  'compréhension,  interprétation'  paHizanta-  'reconnu', 
firm.  caneay  'j'ai  connu'  canawth  'connu'  (Hiibschniann  Arm. 
Gr.  I  455 sq  ),  alb.  iïeh  'tu  connais'  (e<ô)  lîoh  'je  connais'  (G. 
Meyer  Alb.  Spr.  314),  lat.  gnôscô  (=épir.  yvuOctkuj)  nôscô  'ap- 
prendre' pf .  nôvî  (cf.  skr.  iptjajnâu)  norma  'équerre'  {<*gnôrîma 
cf.Walde417)^>?ârw.s'  'qui  saW  ignôrô  'ignorer' etc.,  irl.  ad-gën 
'cog-novi'  g7iath  'connu,  accoutumé'  gaul.  Kaxou  yvâxoç  ^jjo-so- 
(jnatus  gall.  mod.  gnaicd  'tenu  pour'  (etc.,  cf.  Fick  11^  116. 
Henry  Bret.  11),  ags.  cndfcan  v.  b.a.  chnàmi  'savoir'  {à  <  i.-e.ë) 
einchnuadil  'insignis'  cnuodelen  'donner  un  signe  de  recon- 
naissance' got.  Tiunnan  'reconnaître,  connaître,  savoir'  (kann 
prêt,  kunpa)  v.  h.  a.  etc.  kunnan  'savoir,  pouvoir'  got.  kannjan 
'faire  connaître'  v.  h.  a.  -kennan  'connaître'  got.  kunpi  'con- 
naissance' kunps  v.h.a.  kund  'notoire'  etc.,  lit.  éinaù  z'niôti 
'savoir'  (<i.-e.  *gnnd-ti)  pa  éîntas  'connu'  éénklas  'signe'  etc. 
v.  slav.  znajq  znati  (<  i.-e.  *gnO-)  'connaître'  *znamp  (  —-{vw^a 
lat.  *gïiômen)  znakû  'signe'.  Curtius'^  178sq.  Fick  1'^  51.  215. 
431.  Zupitza  Gutt.  193.  I^ltc.  I.-e.  *genê-  *genô-  'savoir,  con- 
naître' (Hirt  Abl.  §321);  l'identité  de  cette  base  (par  le  sens 
de  'être  mentalement  capable')  avec  *genë-  *g('nô-  'gigncre'  (par 
le  sens  de  'être  physiquement  capable,  pouvoir  engendrer')  est 
incertaine  ^). 

1»om.  YÎ^âYOç.  Voy.  s.  v.  fâ\a. 

fXâZ^uu  'faire  retentir  (un  chant)'  Pind.  fr.97:  v.norr.  klaka  'clan- 
gcre'  m.  h. a.  Mac  'craquement'  klecken  'frapper  bruyanmient' 
ags.  clacu  'combat'  irl.  glàm  'clameur'  {<*glagmâ).  Fick  11^ 
119.    Zupitza  Gutt.  211.    Onomatopée;  cf.  KKâlix). 

1)  yivoiaai  YivôiaKUj  sont  des  graphies  de  l'ion. -att.  d'époque  ré- 
cente (TÎvo|uai  dans  des  inscv.  ion.  depuis  le  Ve  siècle,  dans  des  in.scr. 
«tt.  depuis  environ  300  av.  J.-C,  cf.  Meisterhans-Schwyzer  p.  177sq.), 
•de  même  dor.  yivoiuai  yivibcrKU)  thess.  fivv^iévav  béot.  T>vioû|Lievov.  -fv- 
dans  YÎïvo|Liai  etc.  représente  -tdn-  (exprimé  par  -vv-  dans  gort.  yivvô- 
lievov);  il  y  a  eu  vraisemblablement  dans  tous  ces  dialectes  chute  de 
%»  avec  allongement  compensateur  (p.  ex.  Yivo|uai),  bien  que  v  puisse 
sporadiquement  fig-urer  l'ancien  degré  »/i.  Cf.  Brugraann  Grdr.  1-661. 
K\G.  107:  voy.  aussi  Hoffmann  Gr.  D.  III  374. 


—     150     - 

YXûjaujv  -fXaiuupôç  f^ajuiûbriç  EM.  TXâiauHoç  EM.  i  <*TXa)no-)iuEoç 
cf.  laûEa  'mucosité')  'chassieux';  att.  ^Xainàuj  Poil,  avoir  les  yeux 
chassieux';  yXtimîov  Hpc.  'petit  <;rain  de  chassie'  :  lett.  glemati 
'mucus'  glumt  'devenir  visqueux'  iFick  BI>.  3,  32o.  17,  321. 
Wb.  I'  412)  néeil.  Tclam  angl.  dammy  'collant,  gluant'  (Prell- 
witz2  95.    Zupitza  Gutt.  146.    Wood  IF.  XVIII  41  j. 

YXauKoç  'brillant:  de  couleur  glauque,  d'un  vert  pâle  ou  gris'; 
hom.  ptc.  fXauKiéuuvY  172  'aux  yeux  glauques'  ilion);  -fXaÛKiov 
sorte  de  pavot;  canard  sauvage  aux  yeux  pers;  TXaÛKOç  ni.  pois 
son  de  mer  d'un  gris  bleuâtre;  YXauKÎaKOç  ni.  poisson;  plante 
(=  YXavjKiov?);  YXauKuûip  m.  f.  yXauKiJÙTnç,  -iboç  f. 'aux  yeux 
brillants  ou  pers'  (serpent;  Athéna);  dor.  fXaùE  att.  TXaûE,  -kôç 
f.  'chouette'  (hypoeoristique  de  YXauKuÙTriç  Prelhvitz^  95);  bia- 
YXaùcrauj  'briller  d'un  vif  éclat'.  Rapport  probable  avec  tXaivoi 
YXfîvoç  YXrjvri  Y^Xeiv  YCtXrivri  etc ,  voy.  s.  v.  Y^Xàcu  (Perssou 
Wzervv.  147);  Prellwitz  BB.  22,  104  ajoute  lit.  i?Z^?s 'gris' = 
lett.  pis  'bleu';  lat.  ijalbus  'xXuupôç'  est  à  écarter  (Walde  258!; 
V.  irl.  glaus  (gl.  sandix  'minium')  'rossicoloris'  (Stokes  KZ.  33, 
79)  est  douteux;  v.  slav.  glaminja  'tison'  (Stokes  ibid.)  est  à 
écarter  (Mansion  Gutt.  258). 

YXdqpui  'creuser';  YXaqpupoç  'creusé  ;  ciselé;  délicat';  YXàcpu  u.  'ca- 
verne':bulg.  gloh'ixow,  fosse'  pol.  wyglobié wî/glahiac  'creuser, 
évider'  pourBezzenberger  BB.  27, 153  (bulg.  glob  :  gr.  pXéqpapov 
Prellvvitz^  78,  cf.  s.  v.).  —  Lat.  glaher'ras,  chauve'  {<*gladhro- 
^ghladhw-,  cf.  v.  h.a.  glat '\>o\i,  lisse,  uni')  est  à  écarter  (\Vald(> 
267  bibl.). 

YXîîvri  YXfivoç.    Voy.s.  v.  Y^Xàu). 

ion.  yXiixuuv.    Voy.s.  v.  pXrix^J^v. 

YXià  yXîvh  etc.    Voy.s.  v.  yXoiôç. 

yXoioç  (<*yXoi-Fo-ç)  m. 'glu,  gomme;  crasse  huileuse';  yXoioOct- 
6ai  'devenir  visqueux';  YXiâ  YXivr)  f.  (Suid.l  YXoiâ  ou  yXoici  f. 
(^Hésych.)  'colle';  yXittôv  yXoiov  Hésych.;  YXicfxpoç  'gluant, 
visqueux  ;  tenace'  ;  YXixoiaai  'se  coller  à,  s'attacher  vivement  à, 
désirer  fortement'  :  lat.  glus  gén.  glûfi.s  f.  gluten  n.  {û<.oi)  'glu' 
glûtinô  'coller'  glis  gén.  glitis  'humus  tenax',  irl.  glenim  ^^^<celt. 
^glmàmi)  m.  gall.  gli/ n  a  f'adhaereo'  (Fick  IP  120),  v.  h.a.  chle- 
oian  'coller,  enduire'  v.  norr.  Mina  'enduire'  ags.  clœg  'argile' 


—    lf)l    — 

V.  h, a.  IJfbiiti  'adliéier'  lieiben  'fixer  llebên  ags.  cleoftan  'ad- 
hérer' V  noir,  llifa  ags.  v.  h. a.  M'imban 'grimper'  m.  h.  a.  Mister 
'colle  de  farine'  v.  norr.  kl'istra  'coller'  v.  li.a.  chleimen  'enduire' 
etc.,  lit.  glitùs  'j>lissant'  glitè  'viscosité,  colle  de  poisson'  lett. 
gJiws  (=T^oi6ç)  'flascjue'  g/iice  'mucus'  gl/ff  glldèt  'devenir 
visqueux'  v.  slav.  glénii  'salive,  suc,  mucus'  glina  'argile'  etc. 
(Fick  I^  41 1 .  ZupitzaGutt.  147.  Kluge'=  209  sq.  Etc.^,  alb.  ngit 
{*gl'if)  'coller,  etc.'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  ;i09).  I.-e.  *glei-  *gJei-t- 
'être  collant,  etc.' 

yXoutôç  m.  'le  derrière;  pi.  les  fesses'  cf.  t^gutoç'  aqpaipuuiaa 
(ttîç  KOTÙXrjç)  Hésych.  •  skr.  gUn'ih  'balle,  pelote'  giicldh  m 
%ow\ç,\<.^'gruda-  *glud(i-)  gudika  gutikd  'pilule'//ô/r^/?  m. 'balle' 
{<*gôda-  '^grôda-  *gl6da-  =  m.  b.a.  klôz  'boule';  cf.  Frôhde 
BB.  lu,  298  et  voy.s.v.  YauXôç),  v.irl.  glô-siiâthe  'linea,  norma' 
(litt.  'fil  de  la  pelote',  glô=ski'.  glanh\  Fickll'120i,  v.h.a. 
chliuwa  chliwa  'boule,  pelote'  kliiri  kliuiri  'pelote'  RW.knduel 
'pelote'  (dissini.  de  *klauel)  ags.  ctéowen  clyicen  'peloton  de  fil' 
m. h. a.  'à\\.  kugel  'boule'  {<C*klugel  cf.  rlién.  kliigel  krugel) 
angl.  cJot  'grumeau;  caillot'  m.  h.  a.  Jdoz  (gén.  klotzes  'masse, 
boule'  néerl.  kloot  'boule,  testicule'  v.li.a.  cMôz  'balle'  m. h.  a. 
/i-/(5z 'boule' etc.  (HoltliausenKZ.  28,  283.  Kluge'''s.v.  v.  Persson 
Wzervv.  loU.  ZupitzaGutt.  14()sq.),  peut  être  \\X. gl ùdoju  'être 
serré  contre'  glaudziù  'appliquera'  cy/ai^c^w* 'caressant' (Frohdc 
1.  cit.)  et  arm.  kul  'reploiement,  doublement'  kluim  'se  contrac- 
ter, se  ratatiner'  (Scheftelowitz  BB.  28,308).  I.  e.  *gleu-,  dé- 
veloppement de  *gel-  'se  former  en  boule'  (cf.  lat.  galla  glèha 
globus  etc.,  voy.  Walde  s.v.v.).  —  Pour  lat.  *g/îio  voy.Walde 
S.V.;  lat.  glûma  'enveloppe  des  fruits'  est  étranger  au  groupe 
(voy.s.v.  yXûçiju). 

tXukùç  YXuKepôç 'doux':  YXuKttivuj 'rendre  doux';  yXêOkoç  n.  (gort. 
gén. fXeiJKiGç  GDI. 4984,4)  'vin  doux';  tXeÛKTi  scbol.  Nie.  Al.  171 
'TXuKÛTriç';  YXÛKKa*  ii  YXuKÙxriç  et  yXukkôv  •  yXukû  Hésych.  KK<Cku 
<ku);  èY-YXv3(jauj  Hrdt.  'avoir  une  saveur  doucereuse'.  yXukûç  < 
*bXuKuç(J.SchmidtKZ.25, 153.WicdemannBB.13,302):lat.rfM^- 
c^5  'doux'  {<*dolucis)  base  doleuk  'doux'  (?  Hirt  .Vbl.  §  527)  n. 

1)  Lat.  dulcis  <*dulcu-  -.iiru).  khalçr  <i*dylku-  Scheftelowitz 
BB.  28,290;  très  douteux. 


—     152     — 

YXO(piA} 'tailler,  sculpter,  graver'; TXuqpiç.-iboç  f.  'entaille, eDcoche; 
ciseau';  Y^ûqpavoç  m.  'ciseau,  l)urin' ;  y^ûtcttiç  m.  'graveur  ou 
sculpteur';  Y^uTtirip  m. 'ciseau' :  lat.  (]luho  'écorcer;  écorcher' 
glûma  {<*glûh-ma  ou  *glubsma)  'enveloppe  des  fruits'  (Cur- 
tius^  178.  Vanicek  Lat.  Spr.^83)  v.h.a.  kliohan  v.norr.kliûfa 
'fendre'  v.h.a.  kluft  'fente,  crevasse' etc.  (FickP412.  Zupitza 
Gutt.  211.    Sicbs  KZ.  37,  315).    l.-e.  *gleuhh: 

Y X ûj  (J (Ja  att.  T^OÙTTa  ion. T^âcrcra  f .  Hrnd. 'langue':  crét. euYXui9(9)oi 
'eûcpr|)Lioi'  Phaistos  GDI.  51 12,  8  (96  avec  valeur  spirantique,  cf. 
Brugmann  Gr.Gr.^  106).  YXoiffcTa < *TXa)x-ia  (voy.  le  suivant); 
le  doublet  TXuùaaa  fXâoaa  s'explique  par  la  flexion  primitive 
fXiîjacra  gén.  ^yXàoaâç  (J.Schniidt  KZ.  33,  453 sqq.  Kretschmer 
KZ.  33,  473).  —  A  écarter  :  YXOjaaa  <ri*glôdhia  :  v.  irl.  ad-glâ- 
dur  'alloquor'  (Wiedeniann  KZ.  33,  164);  —  YXû(T(Ja  TXâaaa  : 
gr.  YXà^uu  V.  norr.  Moka  i.-e.  *gelô-  (Hirt  Abl.  §  273). 

yXujxêç  f.  pi.  'barbes  d'épis';  yXujxîç,  -îvoç  f.  'pointe';  YXûjcraa 
ivoy.s.v.):v.slav.(7Zo.geï'épine'.  Fick  BB.  12, 161.  Wb.  P  112. 

Yvà9oç  Yva6|Li6ç.    Voy.  s.  v.  y^vuç. 

YvdjaTTTUj  'courber';  Yva^TiTÔç  'courbé;  flexible'.  Voy. s. v.  yciili- 
ijjôç.  —  Y.norv.knefeïl  'pieu'  v.h.a.  knehil  'traverse'  pol.  gna- 
bic  gnqbié' presser  pour  Prelhvitz'  62.  -97  (?  voy.  Zupitza  Gutt. 
147.  Kluge"  s.v.  Jcnebel). 

YvâTTTuu  Yvacpeuç  etc.  Voy. s.v.  KvdTTTU). 

Yvricfioç.    Voy. s.v.  Y^ïvoiuai. 

Yviqpojv,  -ujvoç  m.  'avare,  ladre'  :  v.  norr.  Awe//"pincettes'  knifr 
ags.  cnif  'couteau'  ail.  kneifen  'pincer'  lit.  gnybti  'pincer'  gny- 
Im  gncùbh  'pinçon'  ('PPrellwitz^  97.  Zupitza  Gutt.  148).  Si 
l'initiale  kv-  est  plus  ancienne  (Kviqpujv  Meisterhans-Schwyzer 
74,  vers  -409),  cf.  v.norr.  htiippa  'heurter,  piquer'  s.v.  kvivjj. 

Yvôqpoç.    Voy.  s.v.  bvôqpoç. 

YVÙ60Ç  n.  Lyc.  'lieu  profond,  creux,  caverne'.    Etym.  inconnue. 

Y  VUE.    Voy.  s.v.  Yovu. 

YvuOpi|uoç  'connaissable;  connu';  Yvuupiluu  'faire  connaître';  yvuj- 
piaiç,  -eujç  f. 'connaissance';  etc.  :  lat.  nonna  {<.*gndrim(j) 
'équerre',  puis  gnarus{<C*yn-)  'qui  sait'  tiarr6{<*gncir6)  'faire 
connaître'  ignora  'ignorer'  (voy.Walde  s.v.)  ombr.  naratu  'nar- 
rato'  naraklum  'nuntiatio';  etc.  Voy. s.v.  YiTvtOcîKUJ. 


—     153     — 

YvuuToç  111.  'parent;  frère  consanguin';  jvujTri  f.  'sd'ur'.  En  rap- 
port apoplionique  avec  yvîitoç  "né'  ('base  genèjô)  et  lat.  gnâtu» 
<C* gn-)  =  skr.  jâtdh  'fils';  cf.  lett.  fnôfs  'beau-fils;  beau-frère' 
skr.  jiiôtih  ''parent'  etc.  s.  v.  YÎTV0|uai. 

TÔTTPOÇ  •'!•  'excroissance  aux  arbres;  congre'  (poisson);  YOfïP^vri 
f.  'goître'.    Voy.s.  v.  YâïTpaiva. 

TOYTÛZiuj  'murmurer,  gronder  sourdement': skr.  (/aïs  gûgatr pous- 
ser des  cris  de  joie',  à  côté  de  jô-guvè  j'annonce  à  haute  voix', 
R.  gVeu  'crier'.    Fick  I*  406.   Voy.  s.  v.  por). 

YOYTÛXoç  'rond';  yoytuXîç,  -îboç  f  yoyTÛXh  f.  'rave  ronde';  yoyïu- 
Xibiov  'pilule'  ;  YOYTÛXXuj  'arrondir'.  Contient  un  redoublement  ; 
parent  de  javXàç  yûXioç  etc.,  R.  geu  gou  gû  'courber'. 

Yoriç,  -r|Toç  m.  'qui  se  lamente;  sorcier  ou  magicien  (cf.  èTiLubôç 
'incantator'Eur  Baccli.234.  Hipp.  1038);  charlatan, imposteur'. 
Voy.  s.  v,  YÔoç. 

YÔ)aqpoç  m. '*croc;  cheville,  clou';  yo^^ioç  (ôboûç)  m.  (=  skr. 
jamhhgah)  'molaire';  yûM^'I^oiî  Y«M9«i  ^-  pl-  'mâchoires  d'ani- 
mal', "iôjicpoç  =  skr  jdmhhali  'dent,  pl.  denture'  alb.  guègue 
bqmp  'dent' (G.MeyerAlb.Spr.  83)  v.h.a.  chamh  y.uorr.kanihr 
'outil  dentelé,  peigne'  lit.  zamhas  'arête  d'une  poutre'  v.slav. 
zqhû  lett.  fûhs  'dent',  i.-e.  *gomhhos  'denture,  dent';  puis  cf. 
skr.  jdmhhatê  jàbhatë  'happer'  jambhdgati  'broyer'  zd  zarn- 
hayadwdm  2.  pl.  'vous  brctyez',  arm.  camem  'je  mâche'  {m<imb\ 
Bugge  KZ.  32,  11),  alb.  hemp  "avoir  mal'  (Pedersen  KZ.  36, 
334),  V.  slav.  zejya.  {<.*gembh-)  'je  déchire'  lit.  çjenibè  'cheville'. 
(Fick  I'  51  sq.  215 sq.  432.  Zupitza  Gutt.  192 sq.  Hirt  Abl. 
§643.  Etc.) 

Yovoç  m.YOvri  f. 'procréation ;  semence,  enfant';  YOveOç,  -e'uuç  m. 
'père',  pl.  Yoveîç  'parents';  yôvi|uoç  'fécond'.  Voy.  s.  v.  YÎTVO)iiai. 

Y 6  vu  gén.YÔvaTOç(<*fOvFaTOç)pl.éol.YÔvvaion.YOÛva(<*YovFa) 
'genou';  YWJviâ  f.  (<*YU)vF-lâ)  'coin';  Tipéxvu  'à  genoux'  (voy. 
s.  V.);  hom.  yvvjE  (epiTreivi  '(tomber)  à  genoux';  yvûtt6toç  'tom- 
bant sur  les  genoux'  Hésych.;  hom.  ÎYvôri  f.  'jarret'  (<*Fi-yvlii'i 
Brugmann  IF.  XVI  493V,  hom.  YOuvàZ;o)Liai  YOuv6o|Liai  'toucher 
les  genoux  de  qn.  en  suppliant'  :  skr.  jânu  n.  (â<ô,  cf.  Yiwviâ 
ou  <o,  cf.  YÔvu?)  pehl.  zànûk  pers.  mod.  zânû  'genou',  arm. 
cunr  'genou'  {<*gôn-  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  457),  lat.  gerrn 


-      In4      - 

'genou',  puis  zd  è)tum  ace.  znnhi/6  dat  -ahl.  pi.  'j^eiiou'  skr.  jfw- 
hàdh-  'ployant  le  genoiv  ahhi-jnû  'jusqu'au  genou'  prajnuh  zd 
frasnuH  'bancal',  germ.  knu-  dans  ni. h. a.  knoche\\(iiWi\  (d'une 
branche),  os'  liaut-silcs.  kmitzen  'être  accroupi'  got,  kniu  (th. 
kniwa-)  v.h.a.  kniu  kneo  'genou'  got.  knussjan  'tomber  à  ge- 
noux'(voy.  lirugniannGrdr.  II-,  1, 181  j  etc.  (Curtius''  179.  FickP 
51.216.4.'>1  sq.  Etc  );  base.i^ewe?/  'gcnou'(Hirt  Abl.§522.  Brug- 
niannKVG.  198).  — V.  slav.  .zyt'wo 'membre,  jante  (d'une  roue)' 
(Mikkola  IF.  VI  351  sq.)  est  à  écarter. 

Tooç  m.  'gémissement,  lamentation';  foa'Ju  liom.  aor.  3.  pi.  tôov 
Z  500  'gémir,  se  lamenter';  yô»1Ç  (voy.s.v.i.  *yôFoç  a  été  rat- 
taché à  poiî  (voy.s.v.),  R.  g'Jett  'crier',  son  y-  provenant  de  la 
forme  réduite  y^-  (cf.  yoytû-^^uj  'murmurer').  S'il  n'est  pas  pa- 
rent de  Pori,  Y"  représente  i.-e.  g-  ou  g-  (base  goufi  Hirt  Abl. 
§  399);  cf.  ags.  ciégan  {<.*kfmja)))  'appeler'  suéd.  dial.  kaum 
'plainte,  hurlement'  (l^ugge  BB.  3,  1 19)  v.  h.  A.kûma  'plainte', 
peut-être  (i.-e.  g-)  v.  slav.  govorû  'Gôpupoç'  govoriti  '9opuPeîv' 
russ.  govoritï 'p^lev'  lit.  gaudkiù  gmUH  'se  lamenter;  hurler; 
bourdonner' (Fick  1^406.  Persson  VVzerw,  197.  Zupitza  Gutt. 
146).  -^  Skr.  hâvatè  v.  slav.  zûratl  'appeler'  (Schuize  KZ.  27, 
605)  v.irl.  ^M^A 'voix,  mot' (Fick  IP  1 15i  sont  à  écarter  {R.gheu). 

Yop  YÔç  'effroyable,  sauvage';  fopYm,  -oûç  f.;  YopYOÛa0ai  'piaffer, 
s'agiter'  (cheval);  YopY'J^H'  t't  yopyujttôç  'au  regard  terrible'. 
Y0py6ç  =  V.  nX.garg  gargg  'rude,  sauvage',  cf.  irl.  grain  'laideur' 
{<ce\t.*grag-tii-s  i.-e.^grag-)  v.  slav,  groza  'horror';  i.  e.  *greg  ; 
bibl.  dans  Osthoff  Et.  Par.!  44sq, 

YÔpYûpa  ion.  YOpYÙp»!  f, 'prison  souterraine';  Y^PY^pot"  aùXiî,  hea- 
luujTripiov  Hésych,,  'conduite  d'eau'  (gl.).  YopT^pa  par  nivelle- 
ment d'une  flexion  Y^PTûpa  gén.  YopYiopàÇ  (J.  Schmidt  KZ,  32, 
344,  Brugmann  Grdr.  I-  835);  forme  redoublée  de  R.  Yùp  de 
Yûpoç  'rond'  (Mansion  Gutt.  101)'? 

ion.  Youvéç  m,  'hauteur  arrondie,  terrain  en  mamelon'  <*yovFoç. 
cf.  thess,  *Y0vv6ç  dans  fôvvoi  fovvo-KOvbuXoç  localités  thessa- 
liennes  (Fiek  BH.  23,  21.  34)  et  yôvu  'genou"? 

Ypâaoç  m.  'saleté  malodorante,  odeur  d'aisselle';  YPâcJuuv  'qui 
sent  le  bouc'.    Parent  de  Yépwv  Y^IPCÇ  Tpaûç  Ypaîa  skv.Jdrafl 


-     155     — 

jûratl  jh-yati  jàryati  'pourrir,  se  déc-omposer'  (Tpâ<*^)v-  base 
yerd)  pour  Brugmanu  Her.  d.  siiclis.  Ges.  d.  W.  1899  p.  212. 

Ypaûç  g'éu.  TPâôç  (*YpâFôç),  lioin.  Tpnuç  et  TPn^ç  f.  'vieille  femme; 
peau  ridée  (sur  le  lait,  cf.  fpdiZuj  ''Oter  la  peau'j;  etc.';  -fpaîct 
hom.  Tpairi,  Tpauiç  YpaOïbi  Call.  (EM.),  ïpàtç,  -îboç  f.  'vieille'. 
Parent  de  Yepuuv  etc.  (voy.  s.  v.),  mais  le  détail  est  peu  clair 
(voy.  Brugmann  IF.  XVIII  429 sq.  bibl.;  hypothèse  d'Ehrlicli 
KZ.  oS,  67  à  écarter);  cf.  lat.  çjfdcastellus  'grison',  dim.  d'un 
*(/rciva.ster  tonné  sur  *(jrcluos  (cf.  Walde  s.  v.). 

Ypâcpuu  'égratigner,  graver,  écrire,  dessiner',  ptc.  ypott/^gv  (tPÔ- 
cpujv)  Mélos  GDI.  4871  ,  2;  YpaMM"  n.  'lettre  de  l'alphabet'; 
■fpaiumî  f.  'ligne';  YP«(ptiJÇ  arg.  él.  Ypocpeùç  ni.  'scribe,  coi)iste'; 
Ypacpri  f. 'document  écrit';  él.Tpâqpoç  n.'loi';  hom.  tPCitttijç,  -ûoç 
f.  'égratignure'  :  ags.  ceorfan  "couper'  m.  h.  a.  Jcerhen  'entailler' 
Tcerve  'entaille',  R.  gerph  ( Fick  I^ 404.  Brugmann  Grdr.  1 P  924)  ; 
lett.  grebju  'racler,  inciser'  v.  slav.  zrèbiï  zrèhljl  'sort'  v.  pruss. 
gr2r6/w'*cncoche, nombre' (Kern  Tijdschr.  v. ned.taal-  en  Ictterk. 
X  198sq.)  supposent  i.-e.  hh. 

Tpâuu  'ronger',  cypr.  impér.  YpàcrGi  d'un  prés.  *Tpà(T|ai  'Hoffmann 
Gr.D.  I  77.  261);  Ypâcriiç,  -eujç  att.  KpàcTTiç  f.  'fourrage  vert'  : 
skr.  grcisati  'dévorer'  lat.  (jrameii  'ga/on'(  <'-^gra.smen,  ef .Walde 
s.  V.)  irl.5rmm'bouchée'(<*gfré'.9m6»-Fick  II'  1 18)  v.norr.Arrts* 
'friandise'  (Curtius^  478.  Fick  P  38.  409);  élargissement  de 
R.  0er 'manger';  cf.  s.  v.  fpiJùvoç.  —  Arm.  «racew  'paître'  (Bugge 
KZ.  32, 43. 46.  IF.  1 444.456)  est  à  écarter  (Lidén  Arm.  Stud. 35). 

Tpîqpoç  m.'filet  de  jonc;  énigme',  plus  tard  tpîttoç 'filet';  fpîTrevjç, 
-€U)ç  m.  'pécheur'  (Théocr.  Mosch.);  YpiTreùai  ^p'imlM  'pêcher; 
Ypîcpeûuj  'parler  par  énigmes'.  Pour  Lidén  Stud.  9sqq.  fpîcpoç 
<*gr-î-hho-  :  m.  h.  a.  krëhe  'corbeille',  puis  v.  norr.  IxiarfTcerfi 
'fagot,  paquet'  skr.  grapsa-  m.  ou  n.  'faisceau',  R.  ger  'tresser' 
(cf.  s.  V.  xéppov)  ;  got.  greipan  (<i.c.  gh-i  'saisir'  est  à  écarter  ^). 

TpO|Liq)àç,  -àboç  et  YPO|U(piç,  -îboç  f.  'vieille  truie'  :  lett.  grumba 
'ornière'  grumht  'rider',  R.  gremhh  'fouiller,  crevasser,  pour 


1)  Zupitza  Gutt.  171  .  avec  d'autres,  rattaclie  skr.  ijrapsa- 
<^*ghrabzha-  à  grhhnàti  '.saisir'  lit.  </rëbiii  yrépti  'prendre,  saisir' 
V.  h.  a.  gai'ba  "gerbe'. 


—     ]5f)      - 

Prelhvitz^  99').  —  Lat.  scrôfa  'truie'  (8I0I/.  H.Gr.1 132.  Lat. 
Gr/'57)  est  à  écarter. 

Tp6v9oç  m. 'poing;  paume  (mesure)' :skr.^rrtw^^/'^  'nœud' v.  h.  a. 
hranz  'couronne',  pour  Fick  I*  410,  Zupitza  Gutt.  149,  Brug- 
mann  KVG.  15.3,  Walde  276^).  —  Ypôveoç  <*g)-om-dh-o-,  cf. 
V. norr.  hrumma  'main'  v.  norr.  norv.  kremja  'broyer,  contu- 
sionner' suéd.  krama  'presser  avec  la  main'  v.  h.  a.  krimman 
'presser,  gratter,  pincer',  puisskr.  grâmali  'troupe,  tas;  commu- 
nauté, village'  \Rt.  (jremium  '*brassée;  sein'  v.  slav.  gramota 
'monceau''  gramada  gromada  'grand  tas,  masse;  communauté 
rurale',  R.  //rem  'saisir,  prendre  et  serrer  dans  la  main,  etc.',  élar- 
gissement de  R.  ger  dans  gr.  àYeipuu  lat.  grex  etc.,  pour  Lidén 
Stud.  15sq. 

Tpû  grognement  du  porc-^j;  TPÛZ^uu  «*Ypubiu);  'grogner';  TPÛXoç 
et  YPÛXXoç  m.  Tpûcrcruuv  m.  (gl.j  'porcelet';  YpOXi^uj  'grogner'; 
YOYTpû^eiv  Tov0opùZ;eiv,  tô  tùç  ùç  qpiuveîv  Hésych.  :  lat.  grun- 
diô  grunniô  'grogner'=v.  h.  a.  grunzîan  'grogner'  (absence  de 
mutation  dans  l'onomatopée)  v.  norr.  krytia  krutta  'gronder' 
(Fickl*  411). 

Ypû|Liéâ  YpO|ueid  (et  Ypufaaià  mss.)  f. 'friperie;  restant  de  poisson; 
sac  à  friperie';  YPUTri  f.  'friperie;  chiffonnier  (meuble;  Sappb., 
cf .  YPùToboKri  m/sens)': lat.  <7mw/*i''*terrc  grattée  et  amoncelée, 
tertre'  (Osthoff  MU.  IV  124)  alb.  grime  'mie  de  pain'  (G.  Meyer 
Alb.  Spr.  130)  ags.  crûme  b.a.  krûme  'mie  de  pain,  pi.  miettes' 
V.  h. a.  chroiiwôn  ail.  krauen  'gratter'  (Kluge''  228)  R.  ger  (base 
gerâ^)  'frotter,  user',  cf.  s.  v.  y^'p^Jv  yît«Ptov  (Pcrsson  Wzerw. 
124).  —  Lat.  scruta  n.pl.  'vieilles  nippes'  est  à  écarter  (Persson 


1)  Zupitza  Gutt.  150  (bibl.)  rattache  les  mots  lettes  à  v.  h.  a. 
krimfan  'se  racornir'  v.  slav.  griibavû  pogrubljeîiû  'ridé'  slov.  grbanec 
'ride'  lit.  gârhana  'boucle'  irl.  gerbach  'rugosus'  (avec  Bezzenberger 
dans  Fick  II*  112). 

2)  En  outre  lit.  grandis  'bracelet'  irl.  grinne  {<C*gre7idio-) 
'fascis.  fasciculus'  pour  Bezzenberofer  dans  Fick  II'  118. 

3)  Pour  schol.  Ar.  PI.  17;  YpO  'saleté  sous  les  ong-les',  d'où  'un 
rien'  pour  Hésycli.  et  BA.  228;  cf.  oùbè  YPÛ  àiroKpiveoeai,  laribè  ypi) 
<\éYeiv);  si  Ypù  est  apparenté  à  Ypufl  Ypû|uéâ,  il  signifie  'miette';  voy. 
Clemm  Curtius'  Stud.  III  294  et  cf.  dès  lors  pour  le  sens  v.  fr.  ne  . ..  mie. 


—     157     - 

1.  cit.  Walde  s.  v.);  lat.  crumêna  'escarcelle'  (G.  Meyer^  334) 
est  obscur  (emprunt?  Walde  s.  v.). 

Ypùvôç  ou  Tpouvôç  m,  'bois  sec,  fagot'  (Lycophr.)  :  lett.  grufdét 
'brûler  sans  flamme,  couver'  pour  Prellvvitz^  100,  avec  doute; 
cf.  rpiJveiGv  ou  rpûvoi  ville  de  l'Éolide  (Fick  BH.  23,  22.  213). 

f  pùTTOç  'crochu;  au  nez  aquilin';  YPtiTTÔo^ai  YPùTTmvu)  'devenir 
crochu';  Ypu|UTràveiv'  YPUTTOÛaBai,  (TuYKCtiuTTTeiv  Ilcsych.;  TPÛU> 
gén.  YPûTTÔç  m.  'griffon'  (d'après  son  bec  et  ses  serres  crochus)  : 
v.h.a.  chrump  'courbé,  arqué,  tortu'  {<*grumpô-),  puis  v.norr. 
Jcryppell  'homme  estropié'  kryppa  Icroppa  'bossu'  bav.  Iriipf'en 
'se  courber'  v.  norr.  kriûpa  ags.  créopan  'ramper'  (Kluge*'  229. 
Zupitza  Gutt.  212.  KZ.  36,  244;?  Ou  parent  de  v.h.a.  cJirou- 
wil  'trident,  serre'  chrouwôn  'gratter'  (cf.  s.v.  ^Ç)v\xéd.  Prell- 
witz2  100)? 

Ypiîjvoç  'rongé,  creusé';  tP^vri  f.  'caverne;  pétrin',  -fpujvoç 
<*YpujO"-vo-ç  cf.  Tpâuj  'ronger'. 

f  OaXov  'courbure,  cavité,  vallon,  etc.';  még.  T^âXâç  m.ou-fuôtXâ 
f.  'coupe  à  boire';  èYTuaXiZia)  'mettre  dans  la  main'  :  lat.  vola 
(<*gu  ela  ou  *guoI-((  i  'creux  de  la  main'  zd  gav-  gava-  'main' 
gû-naoHi  'procurer'  lit.  gàunu  gduH  'obtenir'  lett.  gûju  gût  'at- 
traper' gr.  èTTÛn  (voy.s.v.)  (Fick  1*  407 sq.  Prellwitz  BB.  21, 
163.  BarthoIomaeAiran.Wb.504)  v.  norr.  A.•^iZ«  'tumeur' m.  b.  a. 
AûZe'fosse;  tumeur;  têtard' v.irl.  ^^7a/^A 'épaule' (<*geM-/ô»-  ou 
*gou-lôn-  LidénArm.St.  116)  arm.  kalum  'je  prends,  je  saisis' 
{<*gu-dl-  Lidén  op.  cit.  126).  R.  geu  gou  gû  gu  'courber';  voy. 
s.v.  Yauaôç  Y«U^ÔÇ  T^tiç  Y^îov  Y^PÔç- 

YÙY11Ç  m.  oiseau  fabuleux  :  lit.  gtcéut/js  'cigogne'  guéps  'gésier' 
V.  norr.  kok  'gosier'  kokkr  'coq'  kiûklingr  'poussin'.  Lidén 
Uppsalast.  92  sq. 

YÛr|ç,  -ou  m.  'bois  courbé  (de  la  charrue);  mesure  agraire;  pi. 
terres';  (dpoxpov)  aÙTÔYuov  '(charrue)  dont  le  bois  courbé  fait 
corps  avec  le  soc'  (Hés.  Trav. 433)  :  gr.  YÛaXov  y^iov  Yûpôç 
etc.  (voy.s.v.,  R.  geu  'courber')  lat.  (oscoombr.)  bûra  bûris  f. 
m/sens  imbûrus  'recourbé'  (Fick  BB.  17,321.  Wb.IM06;  diffi- 
culté phonétique;  hûra  <*guôsà?  Voy.Waldes.  v.). 

Yuîov  '*courbure,  genou,  jambe;  pi.  meuibres,  (juriipôç)  sein'; 
dlucpiYuoç  'à  double  poiutc?  (Hom.);  aux  membres  robustes? 


-     158     — 

(Soi)li.)';liom.ù)a<piTurieiçél)itli.(rHéphaistos^aiix  bras  robustes?' 
ou  mieux  'boiteux  des  deux  jambes?'  fcf.  fuioç  et  KuXXoTTobiujv 
0  31-51)  :  gr.  YÛaXov  T^poç  etc.  (voy.  s.  v.). 

Tuiôç  'estropié,  infirme';  y^iouj  "rendre  boitcux':g'r.  rupôç  faucrôç 
etc.  et  voy.  s.  v.  fuîov. 

-fùXioç  YuXiéç  m. 'havresac' :  v.  h.a.  kiulla  'besace',  puisv.uorr. 
hûla  'tumeur'  (Fick  1*406;  slov.  mod.  i<</y 'durillon'  (Zupitza 
Gutt.  145).   Voy.  s.v.  YÛaXov. 

TUjuvôç  'nu';  YU)iivâç,  -dboç'qui  s'exerce  nu";  ^\)\xvàl\ij  'faire  faire 
nu  des  exercices  corporels';  Y^invotaiov 'lieu  d'exercice'.  Cf.  skr. 
naqnâh  /A  mayna  lat.  nàdus  {<*no[g]uedo-s)  v.irl.  nocht  gaW. 
noeih  (<celt.  *nokto-s  Fick  11^  195)  got.  naqaps  v.h.a.  nackut 
nahhut  ags.  nacod  v.  norr.  noMuedr  lit.  nûgas  (<i.-e.  *nôglio-s} 
V.  slav.  nagu  'nu'  (p. ex.  Fick  I'  99.  272.  504 1.  Difficultés  phoné- 
tiques; i.-e.  *nogVnôs  skr.  iwtjudh  zd  *nayna-  diss.  en  mayna- 
(Justi)  gr.*vi)Yv6ç  diss.  en  *)hutv6ç>tumv6ç  par  métathèse?  tu|li- 
vôç  +  *vuYv6ç  >  *vu|uv6ç  diss.  en  Xu|uv6ç  Uésycb.  V  ou  i.-e.  *tio- 
gUmô-s  (lloltliausen  An/,  f,  d.  Altert.  24,  34)  /d  *nayma-  > 
mayna-  par  métathèse,  gr.  *vuym6ç  (cf.  cypr.  aTToXÙYiuaTOç  •  ùtto- 
YÛjLiviuO'iç  Hésych  avec  Xuym-  diss.  de  *vuy|u-?  Autre  hypothèse 
Hoffmann  Gr.  I).  1  108.  224)>  *|uuyv6ç>  Yu^véç■? 

Yuvr)  (<i.-e.  *gL'^7i(l-)  gén.  YuvaiKOç  f.  'femme',  béot.  pava  (<i.-e. 
*gfMw«â-)  PavfÎKaç  *  YuvaÎKaç  Hésych.  :  véd.  ganâ-  (=  pava)  gnâ- 
(<i.-e.  *gVn(ï  )  'femme  céleste'  zd  ganâ-  ynû-  skr.  jânih  jâni 
■jâni-  '/A  Jailli-  pers.  mod.  zan  'femme'  arm.  kin  (<i.-e.  *g>Jen- 
o\\*gl'ên-)  pi.  A7/»f«Â7i(< i.-e. *!/'-' ?î"-)'épouse'(Hiibsehmann  Arm. 
Gr.  1 460)  v.irl.  ben  (<celt.  *henâ  i.-e.  ^gl'emi-}  gén.  nind  «celt. 
%nû.s  cf.  s.v.  |uvdo)aai)  bail-  (comp.;  <i.-e.  *gl'nn-)  gall.  bnii 
hen-yw  'femme'  corn,  benen  'sponsa'  (Fick  H"*  167)  got.  qino 
(<i\.-e.*gUe7ia)  ags.  cwene  v.h.a.  quena  v.norr.  kona  (<i.-e. 
^gVyjnâ-)  v.h.a.  ci^owe 'femme'  got.  qêns  'épouse'  (=skr. -^'^Iw**-) 
v.  norr.  kuœn  knân  ags.  cwên  v.  sax.  qudn  v.  pruss.  genna  genno 
v.slav.  èe)m  (<i.-e.  ^gVena-)  'femme'  (Curtius''  175.  Fick  V  34. 
196.401.    Etc.).    [Voy.  Brugmann  H^\  XXII   171-193  bibl.]. 

YÛTDV  KoiXu)|ua  yhç.  OaXàmi,  Yuuvia  Hésych.  :  skr.  gôpàydti  '\)vo- 
téger'  zd  gufra-  'profond,  caché'  v.norr.  kofe  'hutte'  ags.  cofa 


—     159     — 

'chambre'  v.slav.  zupo  {<.*geupa)  'contrée,  territoire'.  Johans- 
son  IF.  II  ôOscj.    Brugruaiin  IF.  XI  11 1  sq. 

TupTotOéç  (oxyton  Hrdn.)  m.  '"eorbeille  d'osier;  nasse  d'osier' 
<*TOpTaeoç  i.-e.  '^gorg-  élarg-issenient  (par  redoublement  brisé?) 
de  R.  ger  'tresser'  ponrLidénStnd.  12(?).  —  Dissimilé  de  *Tup- 
YpaGoç  <  *Yup-YP»6oç,  cf.  Yp6v9oç,  pour  FickGGA.  1894  p.  233; 
à  écarter. 

fupîvoç  YiJpîvoç  m.  'têtard' :  gr.  Tf'PÔÇ  (voy.s.v.)  et  cf.  ni.b.a. 
kule  (ail.  kaul-quappe)  'têtard'  s.v.  YÛaXov. 

YÛpiç  i>'én.  Y^'peuuç  f.  'fleur  de  farine';  YûpiTriç  m.  (âpioç)  'pain 
de  fleur  de  farine';  Y'^'P'vr)  f.  sorte  de  gâteau,  y-  devant  u  est 
ambigu;  YÛpiç  a  été  rattaché  à  \?i{.  grunum  ^^oi. kaûrn  v.slav. 
zrûno  'g-rain'  cités  s,  v.  y^Y^PTov,  base  gercV-  'user,  broyer'  l'p. 
ex.  Curtius''  170.  Waldc  274);  —  à  skr.  grdvâ  arm.  erka7i 
(Hiibschniann  Arni.  Gr,  I  444sq.  bibl.)  irl.  bro  gall.  hreiKui  got. 
-qairmis  lit  girnos  v.slav.  zrûny  'pierre  à  moudre',  lî.  gVer, 
par  Persson  Wr/ervv.  124  n.4,  avec  doute. 

Yiipôç  'arrondi,  rond' Yûpôç  èv  a)|uoicJ"iv  t  246  'aux  épaules  voû- 
tées'; YÛpoç  m. 'courbure,  cercle,  fosse  creusée  circulairenient'; 
Yûpouu  'arrondir,  courber  (le  cou),  etc.': arm.  cu'r  'courbe'  ci-em 
'je  tords'  i.-e.  g-  (Meillet  MSL.VII  165)  ou  arm.  hor  'courbe, 
crochu,  tortu,  etc.'  (<i.-e.  *gouero-)  fcori 'canal'  lui-n'àon'  (cf. 
lett.  gurni  'hanches'j  kr-iikn  'talon'  (<  i.e.  *garo--^  cf.  suéd. 
Jeu] a  'cheville')  kraij  'tortue*  (<*]{uray  i.-e.  *gûrati)  norv. 
kûra  's'accroupir'  Jxoure  'copeau  en  spirale;  boucle  de  cheveux' 
(<f.-e.  *gouro-)  lit.  gaurai  'poils  du  corps'  irl.  gûaire  'cheve- 
lure' finn.  (emprunt  I  leuru  'curvus'  (i.e.  *geu)  R.  geu  gou  gû 
etc.  'courber',  cf.  s,  v,  y«uXôç  YCtoaôç  YÛilç  yuîov  yuiôç  ^yy^I 
(Lidén  IF,  XIX  341  sqq.   Arm.  St.  lllsqq.  bibl.). 

YÛq/  g-én.  yùttôç  m.  'vautour';  rapport  probable  avec  Yûpôç  R.  geu 
gû  'courber',  cf.  yP^M^  '■  yp^ttoç. 

YÛMJOç  f.  'g:ypse,  plâtre':  origine  sémitique,  voy.  Mnss  Arnolt  Sem. 
words  70. 

YUjXeoç  m.,  pi.  tù  f^Xeà  'repaire' :  lit.  guUs  'gîte'  lett.  gûla 
'couche,  nid'  (<i.-e.  *0ô^)  lit.  gullù  gidtl  'se  coucher'  (;<i.-e. 
*âfo^^-)  guUù  gulëti'èti'G  couché'  •)  gulta  'repaire'^Fick  1^408)  arm. 
1)  A  séparer  dès  lors  de  gT,  pctWuj  voy.  s,  v. 


—     160     — 

Tcalal  'repaire'  (<i.  e.  *^/^)  v.  suéd.  kolder  'nichée'  (Lidén  IF. 

XIX  335sq.  Arm.  St.  48sq.  bibl.). 
■fuivia  f.  'angle,  coin'.  Voy  s.  v.  yovu. 
lioni.  fwpvTÔç  m.  'étui  de  l'arc'.    Mot  obscur;   hypothèses  de 

Fick  BB.  17,  213  (:  gr.    fpoTâ  'chiffonnier'  Sapph.;   voy.  s.  v. 

YpOliéâ;  à  écarter),  Lewy  Frenidvv.  1 80  (<  sém.  !),  Prellwitz  BB 

23, 67  n.  Wb.2 102(!),  Pedersen  KZ.  39,  380  (:  arm.  kur  '(TKâqpn'; 

à  écarter;  cf.  Lidén  Arm.  St.  117  et  voy.s.v.  yauXôç). 


A. 

ba-  préfixe  intensif  dans  baqpoivôç  'd'un  rouge  vif  bàcJKioç  'aux 
ombrages  épais'  <*aba-  =  éol.  la-  (<*bia-)  pour  Kiihner-Blass 
II 325  ;  —  <*baT  i.-e.  *dnt,  cf.  baaiiç<*baTÛç  i.  e.*dntus,  pour 
Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1901,  p.  93. 

bâTÔç,  -ûboç  f.  'poupée  de  cire  des  magiciens'  (Théocr.  II  110). 
Etyni.  inconnue  (emprunt?). 

bàeipa  '*celle  qui  sait'  épith.  de  Perséphone  <  *bacrepm  :  skr. 
dasrdh  'qui  fait  des  miracles'  zd  datdra-  'habile',  i.-e.  ^dns- 
dans  gr.  bébae  barnuujv  àbariç. 

bar||uujv,  -ovoç  'savant,  habile'.    Voy.  s.  v.  bébae.*) 

boni,  barip  (<  *baiFrip)  ace-  épa  voc.  bâep  m.  'frère  du  mari,  beau- 
frère':  skr.  dêvâr-  (ace.  dévdram)  arm.  taigr  géu.taigeriJluhBch- 
mann  Arm.  Gr.  1 496)  lit.  gén.  devers  dat.  (abrégé)  dëcer  v.  slav. 
déverî  lat.  lêvir  -i  {^laevir,  avec  /-  sabin  et  influence  de  viv) 
V.  h.  a.  zeihhur  ags.  tdcor  m/sens;  i.-e.  *daiuér-.  Curtius^  231. 
Fick  P  64.  233.  450.    Etc.-^) 

1)  Schuize  KZ.  29,  261.  Qu.  ep.  249  explique  baiî^iiuv  par  *bai- 
rilLUJUv  :  ba(-|uujv  m/sens  Arcliil.  fr.  4,  4  Bg'k  et  rappelle  6at»îaai  •  5ibd£ai 
Hésych.  d'un  *6aiFôç;  hypothèse  inutile;  bai|aujv  1.  cit.  n'est  pas  sûr: 
d'autres  lisent  bar),Liov€ç,  Fick  bd|uov6ç. 

2)  Gén.  pi.  bàépwv  Ci  762  par  abrègement  ionien  de  ô  devant 
voyelle,  à  moins  qu'il  ne  faille  ici  comme  Q  769  supposer  une  forme 
spondaïque  *6aiFpaiv  ou  *6aupujv  <;  *ba[i]upu)v.  Brugmann  Gr.Gr.^ 
49.  —  Lit.  nom.  Vëi-e  =  skr.  dêcâ  gr.  bâr]p  a  été  modifié,  à  cause 
du   genre   et  sans  doute  aussi  à  cause  de  dëvè  'déesse',  en  dërerïs, 


—     161     — 

hom.  bai  loc.    Voy.  s.  v.  hr\ioç. 

att.  bai.    Voy.  s.  v.  br|. 

baibaXoç*)  baibàXeoç 'artistement  travaillé';  AaîbaXoç;  baibàWuu 
'travailler  avec  art'  :  skr.  dâlati  'crever,  éclater'  dàlayati  'fen- 
dre' dalam  'partie  arrachée,  morceau,  moitié'  (puis  dandd-  m. 
ou  n.  'bâton,  gourdin,  massue'  <  i.-e.  *dol-ndo-  ou  ^del-ndo- 
pour  Lidén  Stud.  80sqq.?),  lat.  dolù  'façonner,  charpenter' 
dolâhra  'doloire'  dôZmm 'tonneau' (Curtius  ^  232),  v.irl.  delh  gall. 
mod.  delic  'forme,  figure'  (Fick  II*  150)  -),  m.  h.  a.  zol{l)  zolle 
'pièce  de  bois  cylindrique,  souche,  billot'  zol  'pouce'  (mesure  de 
longueur)  îs-zolle  'glaçon'  m.  b.  a.  toi  toile  'branche,  extrémité 
d'une  branche'  néerl.  toi  '*cheville;  toupie'  (Ehrismann  PBrB. 
20, 59  ;  <  i.-e.  *d/-7io-  *d/-7îcï-)  v.  norr.  taïga  'coupe,  taille'  telgia 
'tailler'  m.  h.  a.  zelge  zelch  'branche'  (base  dele-gh,  cf.  lit.  dalgis 
'faux'  V.  irl.  dluigim  'seindo'  in  dlung  'findo'  Bezzenberger  dans 
Fick  II*  158),  lit.  dylù  dîlti  lett.  delu  dllt  's'user'  lit,  dalis 
'partie'  (=  skr.  dalih  'motte  de  terre'  lex.)  v.pruss.  dellieis  'par- 
tie' V.  slav.  dola  russ.  dolja  'partie'  v.  slav.  delûvî  'tonneau' 
(Fick  I*  456.  Lidén  1.  cit.  bibl.),  arm.  tai  'empreinte,  signe, 
vers'  talem  'j'imprime,  je  marque  au  fer  chaud'  (^Scheftelowltz 
BB.  29,  27).  R.  dèl  (degré  réduit  ddl)  et  del  'tailler,  fendre, 
travailler  avec  art';  cf.  s.  v.  bâXXei  beXxôç  briXéo)Liai. 

baibù(j(Jea6ai'  è'XKeaBai  Hcsych.,  forme  redoublée  (cf.  s.v.  bai- 
baXoç)  :  v.  lat.  doucô  (<  *deukô)  lat.  ducô  'tirer,  conduire'  dux 
gén.  dûcis  'chef,  got.  tiuhan  (=  lat.  dûco)  v.h.a.  ziohan  v.sax. 
tiohan  ags.  téon  'tirer'  v.  norr.  tiôa  'suffire,  aider'  (Roscher 
Curtius'  Stud.  IV  199.  Osthoff  IF.  V  282  bibl.)  v.  h.  a.  zotim 
V.  norr.  taumr  'bride'  (<  prégerm.  Hau;^-md-  Zupitza  Gutt.  75 
bibl.  MansionGutt.l56.Waldel86.  BrugmannGrdr.IP,  1,249). 


d'où  un  gén.  dëverês.  Brugmann  Grdr.  II^,  1,  332.  —  V.  h.  a.  zeihhur 
peut-être  par  croisement  avec  un  mot  apparenté  cà  lit.  laigônas 
'frère  de  la  femme'.     Lidén  Stud.  36  sq. 

1)  Formé  par  redoublement  intensif,  cf.  6ai-6ûaa€aeai  |aai-|uâuj 
nai-TràXXu)  iTai-cpàoauj  etc.  et  voy.  Brugmann  Grdr.   II 2,  l,  128. 

2)  V.  irl.  fo-dâlim  'discerno,  sejungo'  (Lidén  1.  cit.)  n'est  pas 
clair;  v.  irl.  dcil  'bâton,  baguette'  corn,  dele  '"vergue'  (Lidén  1.  cit.) 
sont  parents  de  gr.  edWm  'verdoyer'  (Fick  IP  149  sq.  Henry  Bret.  01). 

11 


—     162     — 

Pour  gr.  b€UKei  •  cppovTii^ei  et  èvbuKéuuç  voy.  s.  v.  àbeuKriç  ;  cf. 
encore  TToXubeÛKriç  et  AeuKaXîuJv  ('?  Fick  I*  452.  Grammont 
Dissim.  91  sq.,  avec  doute).  R.  deuTc  'tirer'  ^). 

baîZiuu  fut.  baîEuj  aor.  èbdïEa  'partager;  déchirer;  détruire';  baïK- 
Trip  bdÎKTUDp  baïKTriç  'qui  déciiire'.  <  *ba-Fo-(;  'coupé  par  mor- 
ceaux, détruit'  (Schulze  KZ.  29,  261).   Voy.  s.  v.  baio)nai. 

baijuujv,  -ovoç  m.  f.  '*dispeusateur,  dieu,  déesse;  ou  *échu  en 
partage,  destin,  sort'  <C*ddi-,  cf.  baio|aai  et  v.norr.  time  'temps, 
heure'  ags.  tima  angl.  time  prégerm.  *tl-man-  'période'  (<i.-e. 
*cli-;  Fick  P  450.  Persson  Wzerw.53.  KZ.  33,287). —L'étym. 
bainujv  <  *ba(Ti-|iujv  :  lat.  Ha.si-  (avec  l-  sabin  <  *dasi-)  dans 
V.  lat.  lasês  pi.  lat.  larès  larium  (Schrader  RL.  28  sq.)  est  à 
écarter  (/-  est  primitif,  cf.  ags.  Icés  'pâture'  et  voy.  Walde  325. 
707  sq.  bibl.;  —  autre  étym.  Ehrlich  KZ.  41,  295  sqq.). 

baio)Liai  nioy.  'partager,  distribuer',  hora.  pass.  'être  divisé;  être 
décliiré  (niop  a  48)';  baiç  gén.  baiToç  f.  baiin  f.  hom.  baiTÛç, 
-uoç  f.  X  496  'portion,  repas,  banquet';  baixujauOv,  -ôvoç  m. 'hôte': 
baiTpoç  m.  'découpeur';  hom.  bairpôv  A  262  'ration';  baivOm 
'faire  les  parts  (pour  un  repas);  célébrer  par  un  repas';  gort. 
baîcTiç  gén.  baicTioç  f.  'partage'  GDI.  4991  IV  25.  V  47,  KapTio- 
baicfiai  'répartiteurs  des  fruits'  4993;  bai)uuiv  bdiZuu  bàvoç  ba- 
Téoiuai  (voy.  s.  v.  v.).  8kr.  dàyatè  'partager,  avoir  part,  com- 
patir; détruire'  dayà  f.  'participation,  compassion'  zd  a-day- 
'donner  en  partage',  puis  skr.  dàti  dydti  'couper,  moissonner, 
partager'  dàtu  n.  datrdm  'part'  dàtram  'faux'  dhidh  'partagé' 
(voy.  s.  V.  bétvoç)  ditih  f.  'répartition'  (Curtius  ^  230  sq.),  arm. 
ti  gén.  tloy  'âge,  années,  jours,  temps'  (<  i.-e.  *dlt-  ou  *dl-fi- 
*dl-to-  *dl-ta-  Lidén  Arm.  St.  91  sqq.),  v.  h.  a.  zlt  ^gsJid  '*par- 
tie,  *division,  période  (de  temps)'  (<i.-e.  *dl-t-;  voy.  Fick  I* 
450.  Persson  Wzerw.  115.  KZ.  33,  287.  Lidén  1.  cit.,  et  cf. 
v.  norr.  time  s.  v.  baiiauuv),  lat.  dlves  'riche'  ('?  Lidén  1.  cit.). 
R.  dâ{i)  dd{i)  di  'partager';  baio)aai  <*bai-io-)aai  (Persson  1.  cit.) 
ou  innovation  pour  *bào)iai  (—  skr.  ddyate)  d'après  fut.  baiera) 
(Brugmann  Grdr.  IP  1063.  I-'  270;  cf.  Gr.  Gr.^  300). 


1)  Alb.  nduk  'arracher  les  cheveux'  (G.  Meyer  Alb.  Spr,  301  sq.) 
est  plus  que  douteux  et  ferait  poser  R.  deuq. 


-     1G3     — 

bdïoç.    Voy.  s.  V.  btîïoç. 

baipuj.    Voy.  s.  V.  bépuj. 

baîcppujv,  -ovoç  'intelligent,  sage,  habile,  vaillant'  <*ba(Ji-,  cf. 
skr.  dasrdh  s.  v.  bébae  (Curtius^  230.  Brugmann  Grdr.  II-,  1 ,  78) 
+qppriv.  —  *baFi-  :  v.  irl  dôi  'fort'  (Fiek  II'*  150)  et  *baFi-  :  boni, 
baï  *baF{  loc.  'dans  la  bataille'  (voy.  s.  v.  bri'ioç)  sont  à  écarter. 

baîuu  (<*baiFuj  *baF-iuu)'j  'allumer',  lioni.  pf,  bébrie,  ptc.  pf.  bebau- 
laevoç  Him.  (Ani.)  fr.  30  Bgk:  bàoç  n.  batç  gén.  baîboç  att. 
baç  gén.  babôç  f.  'torclie';  bâvôç  'bon  à  brûler,  sec'  (<*baeivoç 
*baFe(T  vo-ç  Schulze  Qu.  ep.  167  n.ô);  bôtXôç  m. 'tison,  torche' 
(<  *baFe\6ç  =  lac.  ba^eXoç  Schulze  Qu.  ep.  475)  ;  bciXepoç  'brû- 
lant'. Skr.  dunôti  'i)rûler,  affliger,  maltraiter'  dûndh  'brûlé, 
torturé'  davâh  m.  davah  m.  'incendie'  dôman-  'tourment'  (Cur- 
tius'^  231  sq.),  wX.dôim  'je  brûle' (?Fick  11^  142;^),  y.\\.?i.zuscen 
'brûler'  (Brugmann  Grdr.  IP  1037)  et  peut-être  ags.  tynan 
'léser'  V.  norr.  tyna  'détruire'  (Persson  Wzerw.  81).  R.  dau  dau 
dû  duu  'brûler';  voy.  s.  v.  bijr|. 

bdKVO)  aor.  baKeîv 'mordre';  baKexôv  bdtKOç  n.  'animal  qui  mord'  : 
skr.  dâçati  'mordre'  got.  tahjan  'déchirer';  nasale  infixée  dans 
skr.  pf.  dadqçuh,  dûii  prés,  hystérogène  dqçati  et  extension 
de  la  nasale  dans  skr.  ddçah  m.  'morceau'  dâstrah  m.  zd  dqstra- 
'canine,  croc'  (Curtius^  133)  v.  h.a.  zangar  'mordant'  v.  norr. 
tqng  ags.  tange  tonge  v.b.a.  zanga  'pince,  tenaille'  (Fick  P  64. 
234.  451.  Zupitza  Gutt.  192  bibl.);  degré  long  de  la  R.  dans 
fut.  briHofiai  (ion.  bdSeiai  Hpc.)  et  bfîTMa  u-  'morsure'  (bÔYiua 
Nie.  Th.  119);  degré  réduit  dans  aor.  baKeîv  (Vendryes  MSL. 
XIII  64). 

béiKpu  baKpuov  n.  'larme'  :  v.  lat.  dacruma  lat.  lacruma  lacrima 
(l-  sabin)  v.  bret.  dacr-  corn,  dagr  gall.  pi.  dagrau  v.  irl.  dèr 
«  celt.  *daTcru  Fick  II  ^  140.  Henry  Bret.  86)  got.  tagr  v.  h.  a. 
zahar  v.norr. tdr  'larme'  (prégerm.  *^ajr-  et  ^tâyr- ;  Curtius''  1 33. 
Brugmann  Grdr.  II-,  1,  384);  i.-e.  *daîcru,  dissim.  de  *drakru, 


1)  Cf.  cor.  AibaîFuuv   GDI.   3133    a  <  *AibaFiuiv   '*destructeur, 
meurtrier'  Kretschmer  Gr.  Vas.  47  sq. 

2)  Mais  m.   bret.    deuiff  bret.  dévi  gall.  deifio  'brûler*  <  i.-e. 
*dhegVh  (cf.  s.  v.  xéqppâ)  pour  Pedersen  KZ.  3t>,  323  sq.,  Henry  Bret.  94. 


-     164     — 

cf.  V.  h.  a.  trahan  fall.  tràne)  'larme'  (prégerm.  Hrahnu-  < 
*draknu-)  et  aim.  artasukh  pi. 'larmes',  sg.  artausr  <  *drakur 
(Meillet  IF.  V  3;»1  ).  On  a  cherché  une  parenté  avec  skr.  dçru 
açrdm  zd  asrii-  lit.  aszarà  'larme'  ^). 

bÛKTuXoç  m. 'doigt;  doigt  de  pied';  baKTuXioç  m. 'anneau,  bague'; 
baKTuXrjBpâ  f.  'gant'.  <  *baTKuXoç  (cf.  béot.  baKKÙXioç  Tanagra 
Th.  Keinach  R.  Et.  gr.  XI  53  sqq.)  *dnt-l:u-lo-  :  m.  h.  a.  zint 
V.  norr.  tindr  'dent,  arête,  fourchon'  v.  h.  a.  zinko  m/sens 
(<prégerni.  *tint-hô).  cf.  skr.  a-dat-kalt  'édenté'  {ddnt-  'dent'), 
pour  Brugmann  Grdr.  P  870.  IF.  XI  284  sqq.  (bibl.).  Grdr.  IP, 
1,  484.  —  bàKTuXoç  :  bctKvo)  (Meringer  IF.  XVII  162)  est  à 
écarter.  —  baKTuXoç  'datte'  est  le  même  mot;  l'étym.  sém. 
(hébr.  diqla  'dattier  (V /  Lagarde,  Keller)  est  à  écarter  (cf.  Muss- 
Arnolt  Sem.  words  107). 

bdXXer  KaKoupYeî  Hésych.,  cf.  lesb.  2[d-br|Xoç  'déchiré'  (G.  Meyer* 
80  sq.)  :  lat.  doleô  'souffrir'  doJor  'souffrance'  lett.  délit  'tour- 
menter, martyriser'  (Prellwitz  BB.  21,  162),  transport  au  do- 
maine du  sentiment  de  R.  dêl  del  'tailler,  fendre',  cf.  s.  v.  brj- 
Xe'oiaai  baibaXoç. 

bâXôç  m.   Voy.  s.  v.  baïuu. 

ba)idXr|ç,  -ou  m.  'jeune  taureau';  épithète  d'Erôs  'qui  dompte' 
Anacr.  fr.  2;  ba|uàXri  f.  jeune  génisse';  bà)aaXiç,  -euuç  f.  'jeune 
génisse;  jeune  fille'  :  irl.  dam  'bœuf  (<  celt.  *damo-s)  dam 
allaid  'cerf  corn,  da  'daim',  puis  v.  corn,  dauat  gall.  dafad 
bret.  dafwad'h^ie  ovine'  (<  celt.  *dama-fo-  'apprivoisé,  doux' 
=  gr.  -baïaaToç  Fick  11^  141  sq.  Henry  Bret.  87  sq.;  puis  gall. 
dôf  V.  norr.  ta77ir  'apprivoisé'  s.  v.  baïuàuj);  lat.  dama  'daim' 
est  suspect  d'emprunt  au  celtique  (cf.  Walde  s.  v.,  pour  qui, 
malgré  skr.  damyah  'taureau  indompté'  et  'à  dompter',  le  rapport 
avec  lat.  domare  gr.  ba^doo  est  fortuit). 


1)  Hypothèses  de  Meringer  Wiener  Sitzungsber.  125  II  35  sq. 
(préf.  d-;  à  écarter,  cf.  J.  Schmidt  Kritik  158),  Hirt  Abl.  §  686  (i.-e. 
*odakru-  'larme',  flexion  ddkru  à[d]kru-hhis\  conjectural),  Walde  31^ 
(i.-e.  *akro-  'âpre,  amer',  cf.  lat.  iicer,  épithète  des  larmes  se  substituant 
partiellement  à  *dakru,  dont  il  aurait  pris  la  flexion?),  Niedermann 
20févr.'08  (i.-e.  Hod  akru':>*to  dakru  par  fausse  coupe);  voy.  aussi 
Wackernagel  Ai.  Gr.  I  262  sq.  (bibl.). 


—     165     - 

hà^aç)  gr.  bd|uapTOç  f.  'femme  mariée,  épouse';  éol.  bô)aopTiç" 
Tuvn  Hésych.  (cf.  Meister  Gr.  D.  II 49.  Hoffmann  Gr.  D.  II  357). 
bd)aap  litt.  'qui  administre  la  maison'  <  *dmni-  (R.  c?ew 'maison') 
+  -ap  <  *rt{i),  cf.  lat.  ace.  artem  gr.  àpTVJUj  è-rrapTriç,  pour 
Schulze  KZ.  28,  281  sq.,  J.  Schmidt  Plur.  222;  cf.  Brugmann 
Grdr.  IF,  1,  136 1). 

èa^àui  (pour  *ba|Lia|ui,  cf.  hmn.  aor.  hàpia-aGa)  bà|Livri|Lii  baïuvâuj 
hapiàloj,  ion.  pf.  béb^rnaai  'dompter';  bjariTÔç  Hésych.  dor.  b|ud- 
Toç  'dompté';  b^fjcriç,  -euuç  f.  bàjuaaiç,  -eujç  f.  (schol.  Pind.) 
'domptage';  b|uriTr|p,  -fipoç  'qui  maîtrise';  àbd|iiaT0ç 'indonipté'; 
biLiaiéa'  baïuacTTéa  Hésych.;  hom.  àb|uriç,  -tîtoç 'indompté  b  637; 
fig.  non  mariée'.  Skr.  dàmyati  'être  dompté;  trans.  dompter' 
damdh  'qui  dompte'  dàmah  m.  'domptage'  damitâ  m.  'dompteur' 
(=  lat.  domitor,  cf.  gr.  TTav-baiiàTUjp  )  etc.  ossète  domun  'domp- 
ter' pers.  mod.  dâm  'animal  domestique',  lat.  doîJiô  'dompter' 
{<*doma-i6  =  V.  h.a.  zamôn  'dompter'),  v.  irl.  damnaim  'je 
ferme  (en  liant)'  ni-daim  ^non  patitur'  pf.  damait-  'passus  est' 
fo-damim  gall.  go  ddef  'je  souffre'  gall.  dôf  (<  celt.  *domo-) 
'apprivoisé'  (Fick  IF  141.  Henry  Bret.  104.  141),  v.  norr.  tamr 
V.  h.  a.  zam  'apprivoisé'  got.  (jatiman  v.  h.  a.  zeman  'convenir' 


1)  Pour  d'autres,  5ct|Liap  (cf.  ail.  frauenzimmer)  est  un  ancien 
neutre  (Henry  Anal.  118.  von  Bradke  IF.  IV  85  sqq.  Brugmann  IF. 
XI  103;  pour  Danielsson  Gramm.  u.  et.  St.  I  34  n.  2,  Johansson  BB. 
18,  11,  IF.  III  227  un  cas  en  -r  'dans  la  maison',  d'où,  comme  thème 
neutre,  'femme  de  la  maison')  du  type  rjuap  gén.  fÎTraToç,  dont  le  p 
s'étendit  aux  cas  obliques  lors  du  changement  de  genre  (Pedersen 
KZ.  32,  244);  bdfaap  *neutr. 'charpente' :  v.  norr.  timbr  'bois  de  con- 
struction' V.  sax.  timhar  'bâtisse'  etc.  (cf.  s.  v.  hi\xw  bôiuoç)  pour  Bezzen- 
berger  BB.  27,  153  scj.  —  Le  rapprochement  avec  skr.  dâràh  m.  pi. 
'épouse'  sg.  dâràh  prim.  'ménage'  (von  Bradke  1.  cit.  Brugmann  Grdr. 
I^  421,  qui  pose  i,-e.  *d7ji-ro-  :  ô|uâ-  'bâtir')  est  très  douteux;  voy.  aussi 
sur  dâràh  Johansson  IF.  III  229  sqq.  blbl.  {dura-  <  i.-e.  *dôlo-  :  dor. 
ôiùXoç.  voy.  s.  V.  boûXoç)  et  AViedemann  BB.  27,  217  sq.  {dâràh  pi.  '*qui 
allaite'  R.  rfâ'"w  :  ail.  zullen  'téter';  distinct  de  dâràh  sg.).  —  Hirt 
Abl.  §  344  (cf.  Curtius-^  232.  Henry  1.  cit.  von  Bradke  1.  cit.)  rattache 
dâràh  6d,uap  à  i.-e.  *domâ-  'dompter'.  —  Pour  Ehrlich  KZ.  38,  88  n.  1, 
ôâ.Liap:  lit.  martï  'fiancée,  jeune  femme' <;  *(^war<i  i.-e.  *dmortî,  mais 
cf.  SpiTÔ-iuapTiç  nom  crétois  d'Artémis  (BpiTo-  est  obscui*)  et  lueîpaE 
'adolescent'  (Wiodemaiin  BB.  27.  208  sq.). 


—     166     — 

V.  h.  a.  zumft  f.  'convenance,  ordre'  (cf.  bfifîcjiç)  caus.  got.  ga- 
tamjan  v.  norr.  temia  v.  h.  a.  zemmen  'apprivoiser'.  Curtius  ^  232. 
Fick  I*  67.  235.  451.  Etc.  I.-e.  *(Vloma-  'dompter'  (cf.  Hirt 
Abl.  §  344).    Voy.  s.  v.  baïadXriç. 

bâvoç  n.  'prêt  à  intérêts';  bàveiov  'prêt,  créance,  dette';  baveiîiu 
'prêter  à  intérêts',  bâvoç,  auquel  on  prêtait  le  sens  initial  de 
'don',  a  été  tiré  de  i.-e.  *dd-,  forme  réduite  de  R.  dô  'donner' 
(voy.a.v.bibuj^i),  p.  ex. par  Curtius''  237,  VanicekLat.  Spr.^  116, 
Brugmann  Grdr.  P  170  sq.,  Walde  166.  180;  —  a  été  plutôt 
formé  sur  un  *bav6-ç  =  skr.  dinâh  'partagé'  <  i.  e.  *rfa-,  forme 
réduite  de  R.  da{i)  'partager'  (Fick  P  238.  451.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  256.  526),  cf.  bdvaç  (bavàç?)*  jiiepibaç.  KapûcTTioi 
Hésycli.  et  voy.  s.  v.  baio)aai  batéoinai. 

hàl  'en  mordant'  0pp.  H.  IV  60  :  bdKvuu  'mordre';  cf.  tvûS  XdE 
ôbdE  TTiiH  etc.  et  voy.  Meister  Herodas  747  sqq. 

baTrdvTi  f.  'dépense';  bd-rravoç  'dépensier';  ba-rravauj  'dépenser'; 
bdTTTU) 'déchirer';  baijJiXriç  'généreux'  :  skr.  dàpayati  'partager', 
arm.  taun  (<  *dapni-)  'fête'  (Pedersen  KZ.  39,  350.  Lidén 
Arm.  St.  9),  lat.  daps  gén.  dapis  f.  'repas,  banquet,  repas  de 
sacrifice'  dapinô  'servir  (un  repas)'  (=  baTravduu)  damnum 
i<*dapnom) 'amende;  dommage,  perte,  préjudice',  v.norr.  tafii 
'victime  du  sacrifice;  nourriture'  (Curtius^  232 sq.  Fick  P  64. 
450.  J.  Schmidt  Piur.  199  sq.;  mais  r.h.a..  zebar  ags.  tifer 
'victime'  <  i.-e.  *dipr6-  :  arm.  tvai'  '*bétail,  bélier,  etc.'  <  *tivar- 
i.-e.  *dîprrcl-  pour  Lidén  1.  cit.).  R.  dâp  dap  'diviser,  distribuer', 
élargissement  de  R.  c?â(i) 'partager'  (p.  ex.  Persson  Wzerw.  53); 
voy.  s.  V.  baio|Liai  bdvoç  baTéo)uai. 

bdrrebov  '*sol  de  la  maison;  sol'  <  i.-e.  *d'm-pedo-  (R.  dem  dôm 
'maison';  Ebel  KZ.  6,  79  sq.  J.  Schmidt  Plur.  222,  corrigeant 
KZ.  25,  146),  cf.  suéd.  to7nt  v.  norr.  topt  'place  à  bâtir'  (<  pré- 
germ.  Hum-fetiz  Bugge  PBrB.  21,  42),  lit.  dimstis'Qowy,  bien; 
enclos' (<  *rfm-s<o- 'emplacement  demaison'Mikkola  BB. 25, 75. 
Bezzenberger  BB.  26,  167);  voy.  s.  v.  bûj  êvbov  et  Tiébov. 

delph.  bapdTâ  f.  GDI.  2561  passim,  thess.  bdpatoç  m.  'pain': 
skr.  dûrva  f.  sorte  de  millet  (Panicum  dactylon)  MX.dirvà  'guéret' 
m.  néerl.  terwe  néerl.  tance  'froment'  angl.  tare  'ivraie'  (Hirt 
Indog.  II  653). 


-     167     - 

bapbàTTTuu  'déchirer,  dévorer',  diss.  de  ♦bap-bapTTTuu  ou  *bap- 
bpttTTTUJ,  cf.  bpÉTTUj  'arrachcr,  cueillir'  (Fritzsche  Curtius'  Stud. 
VI  297.  Brugmann  Grdr.  I*  435.  Gr.Gr.^  80). 

bâpeiKoç  bâpïKoç  (Hrnd.)  m.  'pièce  d'or',  emprunt  au  v.  pers. 
(cf.  babyl.  da-ri-Tcu  da-ri-ka),  cf.  zd  za'ri-  skr.  Mrih  'jaune' 
zd  zaranya-  skr.  hiranyam  'or'  (p.  ex.  Horn  Np.  Et.  §  654) 
R.  ghel,  voy.  s.  v.  x\oy\  x^ooç.  Le  rapport  avec  Aâpeîoç  est 
fortuit,  mais  a  pu  causer  l'allongement  de  l'a. 

(Kaia-)  bapedviu  'dormir',  formé  sur  aor.  èbapGov,  liom.  êbpaGov 
<  *edrdh-o-m:\2ii.  c^ormiô 'dormir' v.slav.  dr(^w/Y7^rsommeiller' 
russ.  drematî  'avoir  envie  de  dormir'  skr.  dràti  dràyatë  -ti 
'dormir' (Curtius^  233.  Persson  Wzerw.  68);  hypothèses  compli- 
quées de  Pedersen  IF.  II  309,  Zupitza  KZ.  36,  55,  Hirt  Abl. 
§228,  Walde  184  sq. 

att.  baç  gén.  bâboç.    Voy.  s.  v.  baiuu. 

hom.  baaTiXfÎTiç  o  234,  bacTTtXriç,  -nioç  épithète  des  Euménides, 
de  sens  et  d'étym.  obscurs;  cf.  Osthoff  MU.  II  46  sqq.  (ibaduç). 
Neisser  BB.  19,  286.  Fick  BB.  20,  178  sq.  Brugmann  Ber.  d. 
sàchs.  G.d.W.  1901,  p.  93  n.  1. 

baaûç  'épais,  touffu'  <  *baTVJç  i.-e.  *dntu-s,  cf.  phthiot.  AaTÛou 
GDI.  1465  delph.  Aàiuç  2502  B  69.  75,  etc.,  puis  ba^KÔv  baaù, 
baa-TTÉTaXov  iroXûqpuWov  Hésych.,  ba-  préf.  intensif  (<  *dnt, 
voy.  s,  v.),  alb.  dent  'je  rends  compact,  je  foule,  je  bouche' 
pass.  dendem  'je  suis  rassasié  à  l'excès'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  65), 
lat.  dènseô  (pf.  dênsl)  'rendre  compact'  dënsus  (<  *denso-s 
ou  *dns-o-s)  'compact,  dru,  serré',  *den-t-  et  *de7i-s-  étant  les 
élargissements  dun  *den-;  bàaoç  n.  'fourré,  hallier'  est  tardif 
et  a  été  formé  sur  bacrûç  (Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G.  d.  W.  1 901, 
p.  92  sqq.  106sq.  bibl.). 

haiéo\ia\  inf.  gort.  baTfjGGai,  aor.  hom.  bàcTcTaaGai  att.  bà(Ta(y0ai 
crét.  bàTTa60ai  bàz;a9ai,  pf.  crét.  bébaicr)aai  (cf.  -baiaiai  baîcnç 
s.  V.  baio^ai)  GDI.  4993  'partager';  bacr^ioç  m.  (<  *baT-cr)i6-ç) 
'partage;  tribut';  bà(T|aa  n. 'part';  baxripioç  'qui  distribue'.  Con- 
tient *dd-t-,  élargissement  de  *dà-,  forme  réduite  de  R.  da(J) 
'partager',  cf.  bâvoç  s.  v.,  abaioç  •  àbiaipeioç  Hésych.,  v.  h.  a. 
2ef  fan 'étendre,  disperser' ail.  verzetteln  'éparpiller'  (Fick  P  64. 
451.    Persson  Wzerw,  33.  115  8q.)  et  voy.  s.  v.  baio|aai  bfjiioç. 


-     168     — 

baÛKOç  m.  baÛKOV  bauKeîov  'panais'.    Etym.  inconnue. 

bauXôç  'épais,  touffu';  AauXiç  AauXia  (Curtius''  233.  Fick  BB. 
23,  198).  <  *ba(ju-Xo-ç  i.-e.  *dnsu-lo-,  '^den-s-  (cf.  lat.  dênseô 
dênsus)  étant  un  élargissement  d'un  *den-,  cf.  *den-t-  s.  v.  bacTÛç 
<i.-e.*dw;M-s(BrugmannBer.  d.sachs.  G.  d.W.  1901,  p.92sqq. 
106  sq.).  —  Skw  dosa 'soir,  obscurité'  (Bezzenberger  BB.  7,  71. 
GGA.  1896,  p.  961)  est  à  écarter;  de  même  lat.  dûrus  gaul. 
dûnom  ou  gr.  uXri  (Prellwitz^  106). 

bâqpvri  f. 'laurier':  rapport  obscur  avec  XàqpvTi  (Perga)  thess.  bauxvâ 
(Hoffmann  Gr.  D.  II  429.  504)  bauxiixoç  'bà(pvr|  TTiKpà'  scbol. 
Nie.  Th.  94;  étym.  inconnue.  Voy.  Hebn-Scbrader  Kulturpfl.'"' 
216  sqq.  572  sq.  Scbrader  RL.  505,  —  Lat.  laurus  'laurier' 
est  à  écarter  (cf.  Walde  329). 

bé  particule  marquant  une  opposition  avec  ce  qui  précède;  étym. 
et  sens  premier  obscurs;  v.  slav.  ze  s'emploie  au  sens  de  bé  et 
se  grouperait  avec  celui-ci  sous  un  primitif  *//l'e,  mais  ze  est 
aussi  apparenté  à  gr.  ye  dor.  etc.  ya;  y  a-t-il  lieu  d'admettre 
qu'en  ze  deux  particules  se  sont  confondues  :  *ge  (ou  *ghe,  cf. 
skr.  ha)  et  *g?/e?  bé  d'autre  part  se  sépare  mal  de  br|  (voy.  s.  v.). 
Cf.  Brugmann  Gr.Gr.^*  547.  555.  KVG.  621. 

hom.  ipf.  béaxo  'videbatur',  cf.  beâ|ar|V  èboKiiaa^ov.  èbôEaZiov 
Hésych.,  arc.  subj.béâTOi  (Hoffmann  Gr.D.  I  137.  180)<*beia-: 
skr.  dmetl  'paraître'  (Curtius^  236.  Schulze  KZ.  27,  422  n. 
Persson  Wzerw.  137  sq.);  cf.  hom.  aor.  boàaaaxo  'il  parut' 
subj.  boàcrcreTai  ^),hom.béeXoç 'visible'  <  *bei-eXoç,  bfiXoç' visible' 
<  *b6i-riXoç  et  voy.  s.  v.  aÙTÔbiov  bi^riiui  bîoç  è'vbioç  eùbiâ  R.  deiâ 
{dt  dt)  'briller,  luire'  (Hirt  Abl.  §  364). 

hom.  3.8g.  aor.  bébae  {<  *de-dnse-t)  'il  enseigna';  aor.  pass. 
bafjvai  bar||uevai  'apprendre';  ptc.  pf.  bebaubç  'instruit,  habile'; 
bebdaaBai  ir  316  'a])prendre  à  connaître';  bàeipa  bat'muuv  baî- 
qppujv  àbariç  (voy.  s.  v.  v.)  :  skr.  dasmdh  zd  dahma-  'd'une  force 
merveilleuse'  skr.  dasrâh  'qui  fait  des  miracles'  zd  dawra- 
'habile',  i.-e.  *dps-,  cf.  *dens-  s.  v.  brjvea.  Hiibschniann  dans 
Curtius^  230.  de  Saussure  Mém.  107.  J.  Schmidt  Kritik  51  sq. 
Brugmann  Grdr.  I'-^  748.  Gr.Gr.^  122.  126.  KVG.  346. 


1)  A  cause  du  degré  o,   dénominatif  pour  Brugmann  Grdr. 
II 1  902.  Gr.Gr.3  278;  voy.  d'autre  part  Hirt  Abl.  §  788. 


—     169     — 

bebicTKOiuai  (posthom.)  'effrayer'  <  *be-bFiK-crKO-,  d'un  *bFeiK- 
*bFiK-  attesté  par  hom.  beibi(J(Jo|aai  (<  *be-bFiK-io-)  beibiHo)Liai 
beibiEacTBai  att.  bebiTxoiuai  'effrayer;  s'effrayer'  hora.  beiboïKa 
(bébFoiKa)  att.  béboïKa  'je  crains'  bebeÎKeXoç  'craintif  Hésych. 
(Brugmann  Gr.Gr.  ^  295  bibl.).    Voy.  s.  v.  beibuj  béoç. 

hom.  béeXoç  K  466  'visible'  <  *bei-eXoç  (Sehulze  Qu.  ep.  244 
n.  2.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  366).  Voy.  s.  v.  béaxo  bfiXoç 
eùbeieXoç. 

hom.  beibrmuuv,  -ovoç  f  56  'craintif  <  *be-bFei-TmuJV  (Sehulze 
Qu.  ep.  249)  R.  duei  'craindre';  voy.  s.  v.  beibai  béoç. 

hom.  beibio"KO)uai  etc.  'saluer'.    Voy.  s.  v.  bribéxaxai. 

hom.  beibicrcyoïuiai  att.  bebiTTOinai.    Voy.  s.  v.  bebidKOfaai. 

hora.  ép.  beibu)^)  'je  crains'  <  *be-bFoi-a  (Malilow  KZ.  24,  294. 
Osthoff  Perf.  387  sqq.  Sehulze  Qu.  ep.  87  sq.j,  pi.  hom.  beibijuev 
(bébFijuev)  att.  bëbi)Liev,  aor.  hom.  èbbeiaev  (è'bFeiaev)  inrobbeiaâç 
(ÙTTobFeicraç)  ÙTiobeiffaTe  p66,  pf.  crét.  bebFoiKuOç  (écrit  bebpoïKiûç 
Hésych.,  cf.  Havet  MSL.  II  317)  hom.  beiboma  (bébFoiKa)  att. 
etc.  bfcboïKa  (d'où  sic.  prés.  beboÎKuu),  pf.  hom.  beibia  ibébFia) 
bebiàcTiv  Q  663  att.  bébia  innovations  d'après  beibi|Liev  (Brugmann 
KZ.  25,  219)  :  gr.  béoç  beiXoç  beivôç  (voy.  s.  v.  v.)  zd  dvaè^â 
'effroi' (Fick  P  113.  Curtius"'  663)  arm.  erknçim'^t  crains' 
(Meillet  MSL.  VIII  235).-)  R.  duei  'craindre',  élargie  par  -s 
■  dans  skr.  dvésti  'haïr'  dvèsah  m.  dvésah  n.  'persécution,  haine' 
zd  dvaë.sah-  'persécution'  phi.  &é.s' 'mal,  malheur';  pour  lat.  dirus 
'horrible,  funeste'  voy.  Walde  177  (<  '^deiro-s  ou  *deis-o-s  ital. 
*dei-  ou  *deis-  i.e.  *duei-  ou  *dueis-?).  Rapport  probable  avec 
i.-e.  *dui-  'deux'  (Johansson  Beitr.  81,  Meillet  1.  cit.). 

hom.  beieXôç  (oxyton  Hrdn.)  'vespéral;  m.  soir';  ion.  att.  beiXr) 
f.  'après-midi;  soir';  beiXivôç  'du  soir';  hom.  ipf.  3.  sg.  beiXeTO 
(Aristarque;  bûcreTO  mss.)  r|  289  '(le  soleil)  déclinait'  ('?).  Lidén 
U.U.A.  1894,  p.  69  sqq.  BB.  21,  101  sqq.  (bibl.)  pose  beieXôç 
<  *beiFeXoç  i.-e.  *gUei-uo-  :  lat.  viêscô  'se  flétrir'  skr.  jinàti 
'vieillir'  v.  angl.  cwinan  m.  h.  a.  verqulnen  'disparaître'  m.  irl. 

1)  En  réalité,   c'est  *6e(f)oa,   qu'on   peut   encore  lire,   -uu  étant 
toujours  au  temps  faible. 

2)  V.  irl.  dôel  au  sens   d'  'effroi'  (Fick  11^   158)   est  trop   mal 
attesté  pour  être  rappelé  ici. 


-     170     - 

hè  (<  *gUei-uo-)  'nuit';  mais  lat.  viêscô  :  lit.  vpstu  (inf.  vysti) 
'se  faner'  (Walde  672)  et  m.  irl.  bè  (glose)  :  v.  pruss.  hltai  'soir* 
pour  Zupitza  Gutt.  88  n.  1,  Solmsen  Unters.  87  sqq.,  Wiede- 
mann  BB.  28,  70  sq.  —  Solmsen  1.  cit.  évoque  skr.  dôsd  f.  dô- 
sds-  'soir,  nuit,  obscurité'  zd  daosatara-  'vespéral,  occidental* 
pers.  mod.  dos  'la  nuit  passée',  beieXdç  pouvant  être  un  allongement 
métrique  de  *be6X6ç  <  *beuaeXoç;  voy.  s.  v.  bOuu  bùo^ai  bùvu) 
'plonger*.  —  Wiedemann  1.  cit.  ne  sépare  pas  beieXôç  de  eù- 
beieXoç  (voy.  s.  v.)  et  rappelle  alb.  diel  djel  'soleil'  (<  i.-e. 
*deiuelos\  autre  étym.  G.  Meyer  Alb.  8pr.  69);  à  écarter. 

hom.  ipf.  beiKavôuuvTO.    Voy.  s.  v.  bribéxaiai. 

beÎKvOm  'montrer';  beîSiç  èTribeiEiç,  -euuç  f. 'exhibition';  beiKeXoç 
'montrant,  imitant;  n.  représentation';  lac.  beÎKriXoç  m.  'acteur, 
mime';  beÎKriXov  'image;  spectacle  mimé';  bÎKri  f.  '*direction, 
règle,  droit,  justice'.  Skr.  diçàti  didèsti  etc.  zd  disyeHi  'in- 
diquer' skr.  distih  'désignation'  zd  â-div^i*^ 'conseil'  (=  lat.  dic- 
ti-ô  V.  h.  a.  in-zicht  'accusation',  i.-e.  ^diJcti-s)  skr.  diç-  dik 
'direction,  indication'  (=  lat.  gén.  dicis  dans  dicis  causa  'pour 
la  forme'  et  cf*  jûdex  'juge'  <  Housdic-s)  diça  'direction, 
direction  dans  le  ciel'  (  =  gr.  biKn)  dêçdh  m.  '*direction;  endroit'; 
lat.  dlcô  {*deicô)  'dire'  =  osq.  deikum  deicum  'dicere'  ombr. 
teitu  deitu  'dicito'  lat.  dîcô  -are  'annoncer  solennellement, 
consacrer,  dédier' osq.  da-dikatted 'dedicavit' ombr.  t i k am n e 
'*dicamine'  osq.  dicust  'dixerit'  ombr.  dersicust  {-rs-<.d-)  'di- 
xerit'  tiçel  (<  *dikelo-)  'dedicatio',  le  sens  premier  conservé 
dans  lat.  indicd  'montrer'  indeœ  {dlgitus)\  v.  irl.  do-dêcha  'qu'il 
dise'  fut.  in-dia  (Fick  IP  151);  got.  ga-feihan  {=  lat.  *deicô) 
'annoncer,  dénoncer'  ags.  téon  v.  h.  a.  zîhan  'accuser' ')  v.norr.  tiâ 
'montrer'  tigenn  'distingué'  Hgn  'rang  élevé'  (Osthoff  MU.  IV 
206  sq.)  V.  h.  a.  zeigôn  'montrer'.  Curtius^  134.  Fick  I*  65. 
231.  452.  Etc.  R.  deik  rf/Â: 'indiquer';  une  forme  secondaire 
deig  dans  gr.  pf.  moy.  bébeiT^ai  beî-fM^  n.  'preuve,  exemple' 
V.  h.  a.  zeihhan  'signe'  et  lat.  digifus  'doigt'  (  ?  voy.  Walde  s.  v.), 
cf.  Brugmann  Grdr.  I  *  630.  —  Ion.  béKvû)ai  àTTÔbeSiç  etc.  par 


1)  Sur  le  groupement  gr.  binr)  lat.  jûdex  vindex  v.  h.  a.  zîhan 
voy.  Meillet  Année  sociologique  1904-05,  p.  31  sq.  [N.  de  corr.]. 


—     171     — 

contamination  de  R.  dê{i)k  diîc  dek  dans  liom.  bnbiaKO^ai  beiKVU- 
laevoç  ion.  béKOjaai  pour  Brugmann  Gr.Gr.  ^  291  (contre  Hoff- 
mann Gr.D.  III  257  sqq.,  pour  qui  e  <  i  attesté  par  crét.  m- 

bÎKVÛTl^)  =  èTTlbeiKVÛCfl). 

beiXri  f.    Voy.  s.  v.  beieXôç. 

beiXôç  'craintif,  lâche,  vil,  faible'  <  *bF€i-eXoç  (Schulze  Qu.  ep. 
244  n.  2)  R.  duel  'craindre',  cf.  s.  v.  beibuu  beoç. 

ô  beîva,  mieux  ôbeîva  'un  tel',  est  issu  de  labeîva  <  *Tdbe  è'va 
'ceci  (et)  cela'  (*è'voç  'celui-là');  labeîva,  après  la  fusion  des 
deux  mots,  fut  senti  comme  xà  beîva,  d'où  un  gcn.  toO  beîva 
Ar.  Thesm.  622,  puis  une  flexion  ôbeîva  Toubeîvoç  lujbeîvi 
oibeîveç  etc.,  fém.  nbeîva  trjbeîvi,  et  même  un  nom.  syrac.  ôbeîv 
(gramm.)  et  les  formes  toû  beivaioç  tlù  beivati  (Ilrdn.).  Cf. 
Solmsen  KZ.  31,  477.  Brugmann  Dem.  90.  132  sqq.;  bibl. 
ancienne  dans  G.  Meyer^  531. 

beivôç  'terrible;  étonnant'  <  *bFei-voç  (Schulze  Qu.  ep.  244  n.  2 
bibl.  Brugmann  Grdr.  IP,  1^  258),  cf.  cor.  AFeivtâ  gén.  GDI. 
3114.2)    j^^  ^y^^i  'craindre',  cf.  s.  v.  beibuu  béoç. 

beÎTTVOv  'repas'  <  i.-e.  ^dèiqUno-m  :  got.  tëwa  'ordre'  m.  h.  a. 
zawe  'ustensile';  cf.  v.  h.  a.  gl-zehôn  'ranger'  (e  <  /,  Siever& 
PBrB.  22,  194  sq.).  R.  dêiqU  'préparer,  ranger'.  Brugmann 
Grdr.  P  332.  '•^609.  Gr.Gr.^  52.  69.  KVG.  174 (r). 

ion.att.  beipàç,-àboç  f. 'rocher,  éminence',  cf.  hom.  TToXubeipâboç, 
(Ol)Xù^T^Olo),  att.  AeipabiûùTai,  crét.  Aripâç;  bripdbeç*  pouvoi;  bei- 
pôç*  Xocpoç  Hésych.;  \J^;ib€lpoç  'aux  hautes  montagnes'  BacchyL 
IV  4.  beipdç  <  *bepaab-  :  skr.  drsdt  drsdd-  f.  'rocher,  grosse 
pierre,  pierre  meulière'.  Fick  P  106.  616.  IP  126.  Schulze 
Qu.  ep.  95  sqq.  Kretschmer  KZ.  31,  443.  Brugmann  Grdr.  W^ 
1,  468  (avec  doute).  —  Autre  étyra.  Ehrlieh  KZ.  39,  569 sq.: 
beipo-  <  *bepio-  i.-e.  *gUerio-  :  lit.  girè  'foret'  v.  slav.  gora  skr. 
girlk  'montagne'  (voy.  s.  v.  papûeç  popériç).  —  Lat.  dorsum  'dos* 
(Fick  1.  cit.  Curtius^  235)  est  à  écarter. 


1)  Mus.  Ital.  III  736  n»  183  (Phaistos);  Blass  GDI.  5112  lit.  ttp(o)- 

ÎJÎKVUTl. 

2)  Et  non  *6Feia-voç  (Prellwitzi  72.  -MU);  éol.  Aivvoiaévnç  (Alcée), 
que  Prellwitz  explique  par  *6Fia-vo-,  contient  éol.  feivvâ  att.  fcîvr)  'tour- 
billon' (Hoffmann  Gr.  D.  II  387.  484.  Fick-Bechtel  Personenn.2  100  sq.). 


—     172     - 

beipiâv  \oibopeîcr6ai.  AàKuuveç;  beipeîor  Xoibopoi.  oi  aOroi;  be- 
piar  Xoibopiai  Hésych.  (lisez  bnpinv  bripeîoi  bnpîai;  cf.  Van 
HerwerdenLex.suppl.  192)  <  *gVers-:skr.jâratè'reteï\t'\r,  etc.' 
(Be//.enberger  BB.  16,  248)  grnàti  'chanter'  v.  b.  a.  queran 
'gémir'  irl.  berran  (sugpeet)  'soucis'  (Zupitza  Gutt.  78;  cf.  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  97  sq.  Thumb  IF.  XI  Anz.  24).  R.  imitative 
(jUer;  voy.  s.  v.  t^P^ç- 

béna  'dix'\)  <  i.-e.  *dek'm  =  skr.  ddça  zd  dasa  lat.  decem  onibr. 
desen  (duf)  '■(duo-)decim',  cf.  v.  irl.  deich  n-  v.  gall.  etc.  dec 
(Fick  II  ^  145.  Henry  Bret.  91),  got.  taihun  v.  norr.  tiu  ags. 
tien  tyn  v.  h.  a.  zehan,  arm.  tasn  (Hiibscbmann  Arm.  Gr.  I  496; 
«<  voyelle  très  réduite,  cf.  BartbolomaeBB.17,118.  Torpdans 
Bugge  KZ.  32,  28.  Meillet  Esquisse  21  ),  alb.  djete  f(î.  Meyer 
Alb.  Spr.  86),  lit.  dèszimt  dèszimtis  v.slav.  desetî.  Curtius^  134. 
Brugmann  Grdr.  IP  483  sqq.  Etc.  —  bÉKatoç  'dixième'  <  i.-e. 
*dekmto-s  :  lit.  deszimtos  v.  pruss.  dessîmfs  v.  slav.  desefû 
got.  taihunda  v.  norr.  tionde  v.  b.a.  zehanto;  cf.  i.-e.  *dekmmo-.s 
skr. daçamâh  zd  dasama-  lat.  decimus  y.ïvl.dechm-ad'dixibmé'. 
—  béKttç  (transporté  à  la  décl.  des  th.  en  b-,  gén.  -dboç i  f .  'décade' 
<  i.-e.  *deJcm-t-  =  skr.  daçdt  (cf.  dacatik)  lit.  deszimt-  v.  slav. 
deset-,  cf.  v.  norr.  tîutid  got.  faihunt-  dans  taîhuiitëhund 'cent\ 
puis  got.  tigum  'decadibus'  <  *tejunmi(z)  *deJcmtmi{s).  Base 
deîcemf,  cf.  -Kovia  <  *-dkomtà  béot.  etc.  Fi-Kati  <  *-dkmti 
gr.  éKaiov  (cf.  Hirt  Abl.  §  560.  Brugmann  KVG.  148);  on  a 
conjecturé  un  rapport  avec  gr.  béKO)uai  'recevoir'  ('les  mains 
tendues'),  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  II  *  465.  Pedersen  KZ.  38, 4 1 0; 
voy.  aussi  Hirt  IF.  VIII  Anz,  Q>'ô  [^dêkrnt  <*duékmt'àt\x\ 
mains',  cf.  got.  handus  'main':  -KOvia  Zupitza  Gutt.  183"?). 

ion.  (lor.  lesb.  beK0|uai  icf.  att.  buupobÔKOç  'qui  reçoit  des  pré- 
sents' arc.  èaboKd  'èKboxn'i  att.  ion.  bexojaai  (abstrait  de  fut. 
béSofiai  d'après  è'xuu  :  ëEuu,  Ppéxuu  :  Ppe'ïuj  G.  Meyer  ^  285.  Brug- 
mann Gr.Gr.3 103)  boni.  3.  pi.  prés,  bexaiai  M  147  ptc.  bÉYinevoç 
aor.  béKTO  (cf.  TTpoTÎbeTMar  Trpoçbexo)nai  Hésych.)  'recevoir'; 
boKàvn  •  GriKri  '*qui  reçoit'  :  v.  slav.  desiti  'touvor,  obtenir'  serb. 

1)  Un  gén.  analog-ique  béKiuv  dans  lesb.  buoKaibéKUiv  Aleée; 
arc.  buôbeKO  avec  o  obscur,  cf.  lesb.  (Balbilla  GDI.  323,  2;  ailleurs 
Ô^KOToç)  arc.  îj^kotoç  'dixii'me'  et  voy.  Brug-inann  Gr. (îr.^  85  (bibl.). 


—     173     - 

desiti  'atteindre'  u-des  'malheur',  ags.  tigdian  'accorder'  tigd  'con- 
cession' (?),  puis  skr.  ddçati  ddstl  dâçnôti  'offrir  ses  liommageSy 
témoigner  du  respect'  (Fick  P  45'^;  voy.  s.  v.  br|béxaTai;;  on 
en  rapproche  aussi  lat.  decet  '*ii  est  acceptable,  il  convient* 
decus  n. '*ce  qui  convient,  ornement'  skr.  daçasydti  (dénora. 
tiré  de  *ddçah  —  lat.  decus)  'rendre  service'  ddksati  'être 
capable,  contenter  qn.,  être  serviab!e'  (et  ddksinah  'dexter* 
gr.  beEiôç,  voy.  s.  v.)  v.  irl.  dech  'le  meilleur'  (=  lat.  decus 
Fick  11^  145)  gr.  bÔKiinoç  'acceptable;  éprouvé'  boKeûuu  boK(iZ;u> 
'observer'  boKéuu  '*accueillir  une  apparence,  une  opinion'  (voy. 
s.  v.j  etc.  lat.  doceô  '*faire  agréer  par  qn.,  ^rendre  plausible, 
enseigner'  etc.  (cf.  Walde  s.  v.  decet).  R.  dë{i)k  dek  diîc  ( Brug- 
mann  Gr.Gr.^  291  j  'tendre  les  mains  ouvertes  pour  recevoir, 
accorder  ou  saluer'  fPrelhvitz^  109)';;  voy.  aussi  Pedersen 
KZ.  38,  410. 
béXeap,  -ttTOç  (béXriTi  Hésych.  bé\r|TaThéocr.XXI  10)n.(<*beXe- 
Fap,  cf.  béXeupa  pi.  Ath.  VII  287  c)  ép.  beîXap  (<  *b€XFap 
Schulze  Qu,  ep.  102  sq.;  éol.  pXfjp  (<  '*'pXriap)  EM.,  béXoç  n. 
béXeipov 'appât';  beXrjTiov  dim.  Sophron;  beXeâZ^uj  'amorcer'; 
pXuujuoç  m.  'morceau  (de  painj';  Ka-pXéei  et  Kaxa-pXe'eer  Kata- 
Ttivei;  pXéTueç*  ai  pbéXXai  Hésycli.  R.  gi'el  i  base^l'e/ét  'dévorer', 
qui  peut  être  née  du  croisement  des  R.  synonymes ^l'er  (gr.  popd 
etc.,  voy.  s.  v.)  et  gel  (v.  irl.  gelim  'je  dévore'  v.  h.a.  v.  bas- 
franc.  Jcela  ags.  ceole  'gorge,  cou'j,  cf.  Osthoff  IF.  IV  287. 
Zupitza  Gutt.  86;  *gvel-,  au  même  titre  que  *gel-,  pourrait 
être  dans  lat.  gula  'gosier'  glûtiô  'avaler'  ingluviès  'gésier; 
voracité'  glûtus  'gosier'  arm.  klanem  (aor.  .3.  sg.  ekul)  'je  dévore' 
(Hubschmann  Arm.  Gr.  I  460)  v.  slav.  glûtû  'gosier'  glûtati 
'dévorer'  skr.  galah  m.  'gorge,  cou'.  Fick  BB.  6,  211.  Wb.  P 
35sq.404.  BezzenbergerBB.  16,256.  GrammontDissim.  178. — 
A  écarter  :  béXeap  :  bôXoç  'ruse  '(Fick  P  617.  Curtius''  237);  — 
béXeap  :  pdXXuu  (Brugmann  MU.  II  225.    G.  Meyer^  265i;  - 


1)  La  filiation  des  sens  n'est  pas  toujours  sûre,  cf.  les  alter- 
natives de  Walde  1.  cit.  et  voy.  Merlnger  IF.  XVII  159.  Fick  I* 
452 sq.  séparait  R.  dek  'convenir;  rendre  convenable*  (gr.  ôoKéuu  lat. 
decus  decet  discô  doceô  skr.  daças-)  de  R.  dek  'obtenir'  {gr.  béKOfjiax 
V.  slav.  desiti). 


-     174     - 

b^Xeap  :  diss.  de  ♦bepeap  :  v.  h.  a.  querdar  'appât'  R.  gUer,  cité 
s.  V.  popdt  (J.  Scliiuidt  KZ.  25,  153.  Scliulze  1.  cit.j. 

T)éXXîeeç'  crcpfÎKeç,  f\  2lDov  ôiaoïov  peXiacTr)  Hésych.  :  gr.  peXôvn  f. 
'aijj^uille'  liom.  ôEupeXiîç  (oiCTÔç)  A  126  lit.  gelonis  'aiguillon' 
gélti  'piquer  (abeille),  causer  une  vive  douleur',  etc.,  voy.  s.  v. 
péXoç.    J.  Sclmiidt  KZ.  32,  323  (bibl.). 

béXTtt  <  hébr.  dalet,  cf.  deUt  'porte';  par  analogie,  pays  en 
forme  de  A  : 'delta'  des  bouches  du  Nil,  de  Thrace;  'aiboîov 
fuvaiKeîov'  Hésych.,  cf.Ar.  Lys.  151  ;  l'étym.qui,  dans  ce  dernier 
sens,  faisait  de  béXia  un  mot  indépendant  (<  *gl'el-)  apparenté 
à  skr.  jartûh  'vulva'  jathdram  'ventre'  got.  kilpei  'matrice' 
(Fick  I^  405.  Osthoff  Et.  Par.  l  312  sq.,  cf.  s.  v.  ppeqpoç)  est 
à  écarter  (Wackernagel  Ai.  Gr.  I  160.  Hirt  BB.  24,  241. 
L.  Meyer  III  255.  Schulze  KZ.  39,  612). 

béXTOç  cyp;-.  bàXroç  f.  'tablette  pour  écrire'  :  gr.  baibdXXiu  skr. 
ddlati  'crever,  éclater'  lat.  dolô  'façonner'  etc.,  pour  Fick  I  ^ 
617.  IP  126.  IIP  120,  Hoffmann  Gr.  D.  I  224,  Fick  I*  456, 
Lidén  Stud.  79  sqq.  (sens  premier  :  'surface  obtenue  par  la 
taille'?),  voy.  s.  v.  baibaXoç.  —  V.  norr.  tiald  'tente,  pavillon, 
tapis,  rideau'  v.  h.  a.  ail.  mod.  zelt  '*couverture  déployée,  tente' 
lit.  délna  v.  slav.  dlanî  'paume  de  la  main'  (cf.  s.  v.  boXuuv 
*petit  hunier'),  que  Fick^  1.  cit.  groupe  en  outre  avec  beXtoç 
(sous  une  même  R.  del  'fendre'),  supposent  plutôt  un  i.-e.  *delû- 
*étendre,  déployer;  surface  étendue,  déployée';  beXioç  aurait  eu 
dès  lors  le  sens  premier  de  'surface  déployée';  cf.  Walde  182.  — 
Etym.  sém.  (Muss-Arnolt  Sem.  words  124.  Lewy  Fremdw.  171) 
à  écarter. 

beXcpîç  (plus  tard  beXq)ïv),  -îvoç  m.  'dauphin',  lesb.  pi.  péXqpïveç 
béot.  peXqpîveç  EM.;  AeXqpivioç  (Apollon).  A  rapprocher  sans 
doute  de  beXqpûç  et  béXqpaH.^) 


1)  fteXqpi'ç  'pore  marin'?  Pour  Kretsclimer  DLZ.  1893,  col.  170 
le  mammifère  aquatique  doit  son  nom  à  sa  beXqpûç.  —  Pour  l'alter- 
nance p  :  b  cf.  AeX9o[  lesb.  BéXqpoi  EM.  béot.  BeXqpoî  GDI.  705,  23 
BeXqpiç  697;  cf.  2990;  sur  le  sens  de  AeXqpoi  hypothèses  de  Curtius* 
479  et  Kretschmer  1.  cit.  Einl.  420;  étym.  obscure  pour  Brug-mann 
Gr.Gr.»  115. 


—     175     - 

beXqpûç,  -Ooç  dor.  beXcpûô  f.  'matrice';  boXqpoç*  r\  )Lir|Tpa  Hésych.; 
béXqpaE  m. 'cochon  de  lait'.  beXqpûç  (ancien  neutre)  <  *gyelbkus-: 
7Â  gdràhus-  n.  'jeune  animal'  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,  534) 
V.  h.  a.  kilhur  n.  chilburra  f.  ags.  cilfor-lomb  'agnelle'  (avec 
]c-  pour  ku-  d'après  v.  h.  a.  kalb  ags.  cealf  Brugmann  Grdr.  I* 
613);  boXqpôç  :  skr.  gârbhah  m.  'utérus,  fœtus,  petit  d'un  animal' 
(cf.  s.  V.  ppéqpoç)  lat.  volba  vulba  {volva  vulva)  'utérus'  (Havet 
MSL.  VI  116.  Brugmann  Grdr.  P  593.  KVG.  170)  got.  kalbô 
V.  h.  a.  kalha  'jeune  génisse'  (  <  *gUoIbh-  Brugmann  Grdr.  1*611. 
KVG.  175,  contre  Zupitza  Gutt.  77),  puis  v.  h.  a.  kalb  y.  norr. 
kalfr  ags.  ceaZ/'Veau'  ')  ;  gaul.-lat.  galba  'pansu'  suppose  R.  gelbh  ; 
pour  les  croisements  des  R.  gVer  gelebh  etc.,  voy.  Ostboff  Et. 
Par.  I  312  n.  1,  résumé  supra  p.  133  n.  1  ;  si  R.  gUelbh  resp. 
gelbh  exprime  l'idée  d'enflure,  de  renflement,  de  convexité-), 
cf.  encore  v.  norr.  kalfi  angl.  calf  'mollet'  (Fick  II*  107);  pour 
ail.  kolben  'massue'  voy.  Kluge^  218. 

bé)Liaç  n.  '*structure,  corps,  taille,  stature'.  Voy.  s.  v.  bé)Liuj  bo^oç. 

épid.  be^eXéaçf.  ace.  GDI.  3339,  98,  beuPXeîç-  pbéXXai^)  'sang- 
sues' Hésych.  :  lat.  lumbncus  'ver  de  terre,  ver  intestinar(  <  *lom- 
lîcos  avec  l-  sabin  <  d-  et  dissimilatiou  de  l-l  en  l-r)  pour 
Prelhvitz  ad  loc,  Brugmann  Ber.  d.  siichs.  G.  d.  W.  1897, 
p.  24,  Grdr.  F  142.  369  sq.  440,  KVG.  231,  Stolz  Lat.  Gr.' 
87  n.  g.'t) 

bé|aviov  n.,  ord.  pi.,  'bois  de  lit,  couche'.  Rapport  possible  avec 
bé|uu}  'façonner'  (Meister  BB.  11,  176),  irl.  damna  'matériaux' 
(cf.  Fick  11^  141). 

1)  V.  h.  a.  kalb  tient  son  a  de  *gUolhho-  =  skr.  gdrbha-  et  sa 
flexion  en  -es  de  *gVelbhes-  attesté  dans  gr.  à-6€\(p6[a]ô-(;  'frère' 
('couterinus';  voy.  s.  v)  et  v.  h.  a.  kilbira  'agnelle'.  Brugmann  Grdr. 
II 2,  1,  523. 

2)  Au  contraire  K.  gUelbh  'creuser,  évider'  pour  Fick  I*  405, 
qui  en  outre  évoque  à  tort  f^àqpu  Y^âqpuu,  voy.  s.  v, 

3)  La  glose  se  trouve  entre  bé\j.£i  et  6é)ivia;  Biicheler  Rli.  M. 
39,  624  et  Van  Herwerden  Lex.  suppl.  195  corrigent  en  be^eA-eiç; 
d'autre  part  be^l^Xeîç  est  le  représentant  phonétique  d'un  *6e/a[e]\ei(;; 
cf.  Baunack  Stud.  I,  1,  128. 

4)  Mais  lat.  lumbr-lcus  «  HongUhr-)  :  gall.  llyngr  'lumbrici' 
m.  bret.  lencquernenn  'ver  intestinal*  «  celt.  *lengro-)  pour  Bezzen- 
berger  BB.  16,  257,  Fick  II*  248,  Osthoff  IF.  IV  270,  Henry  Bret.  182  sq. 


—     176     — 

bé)aiju  pf.  pass.  bébianMCi»  'bâtir,  construire,  façonner'  :  got.  timrjan 
V.  norr,  timbra  ail.  zimmern  'charpenter'  v.  norr.  fimbr  v.  h.  a. 
zimbar  'bois  de  construction';  voy.  s.  v.  bôfioç. 

b€vba\iç,  -iboç  'gâteau  d'orge'  Ath.  XIV  645  c,  cf.  bevbaXibeç* 
lepai  Kpi6ai  ('*orges  mondés'j  et  bavbaXiç  f.  Poil.  Hésych.  Formé 
sans  doute  par  redoublement  de  R.  ciel  'fendre,  crever',  voy. 
s.  V.  baibaXoç.^) 

bevbiXXuu  'jeter  les  regards  sur;  tourner  les  yeux  de  côté  et 
d'autre'.  Etym.  obscure;  semble  contenir  un  redoublement, 
cf.  Curtius  Verb.2  I  308.  II  175.  419;  bypotlièse  de  Fick  BB. 
12,  162.  Wb.  I^  461  (:  m.  h.  a.  zwinzen  'cligner  les  yeux'). 

be'vbpeov,  *bévbpoç  n.  épid.  gén.  bévbpeoç  pi.  bévbpri  att.  dat. 
pi.  bévbpecTi  (cf.  liom.  bevbptîeiç  'boisé'),  att.  bévbpov  'arbre'; 
bevbpûçpiov  'arbuste',  cf.  bevbpuàCeiv  xaTreivôjç  ùttô  làç  bpûç 
TrapaqpeuYeiv  Hésych.  Sur  skr.  dandd-  'rondin,  bâton,  souche' 
(J.  Schmidt  KZ.  25,  52  n.  1.  Bartholomae  IF.  III 175.  Wacker- 
nagel  Ai.  Gr  I  171)  voy.  Lidén  supra  s.  v.  baibaXoç.  Pour  Ost- 
boff  Et.  Par.  I  143  sqq.  (bibl.)  bévbpe[F]ov  <  *bevbo-bpeFo-v 
par  haploiogie,  *h^v'b-  <  i.-e.  *gUe7id-  :  i.-e.  *gVnd-  dans  indo- 
iran.  gad-  skr.  gadâ  f.  zd  gaôa  'massue',  *bpeFov 'arbre'  =  got. 
ti'iu  (voy.  s.  V.  bôpu  bpûç);  *bevbo-  a  pu  aussi  remplacer  un 
th.  *hevbea-  i.-e.  ^gUendes-  d'où  *bévboç  'bois';  de  bévbpeov  + 
*bévboç,  par  compromission,  naît  *bévbpoç  ;  att.  bévbpov  est  dû 
à  l'influence  réciproque  de  bévbpeov  et  *bévbpoç,  ou  au  nivelle- 
ment de  l'accentuation  de  *bévbpouvgén.  *bevbpoû  en  *bévbpouv 
bévbpou,  sur  quoi  l'on  crée  un  nom.-acc.  sg. 

épid.  bevbpOuu  (0?)  GDI.  3340,  20  'plonger',  cf.  EM.  bevbpuâ- 
l^w —  Kai  TÔ  Ka9'  ubaioç  bùea6ai  Ka\  àTroKpÛTneiv  éauTÔv; 
intensif  de  bpùeTai  •  KpônieTai,  bpudaai  •  KaTaKoXujupfiaai  Hésych.  ; 
cf.  skr.  drdvati  'se  hâter,  courir'  R.  dreu?  Voy.  Danielssou 
Gramm.  u.  et.  St.  I  54. 

bévvoç  m.  'outrage';  bevvd^uu  'outrager';  bevvov  KttKoXÔYOv 
Hésych.  bévvoç  <  *beTavo-ç  *gUedzhno-  *gl'edh-sno-  :  lit.  gè'da 
'honte,  déshonneur'  m.  h.  a.  kicât  'déchet,  ordures',  R.  gUedh. 


1)  Ski',  dardarah  'crevé'  (l'rellwitz'   s.  v.)  est  parent  de  dâr- 
darti  'fendre',  intensif  de  drnâti  :  gr.  bépuu. 


—     177     — 

Brugmann  IF.  VI 103.  Grdr.  P  659.  II 2, 1,  265.  —  Lat.  ganniô 
(Bezzenberger  BB.  27,  154;  voy.  s.  v.  YOtïïaiveiv)  est  à  écarter; 
autre  hypothèse  Hoffmann  Gr.  D.  III  583. 

beSaïuevri  f.  'réservoir  d'eau,  citerne';  ptc.  aor.,  avec  maintien 
du  ton  ancien,  de  béKOjuai  (Wheeler  Gr.  Noniinalaccent  67). 

beEioç'qui  est  à  droite;  de  bon  aug-ure;  adroit,  habile';  beHiTcpoç 
(oxyton  d'après  beEiôç)  'qui  est  à  droite'.  Skr,  ddksinah  'qui  est 
à  droite;  méridional;  habile'  zd  dasina-  alb.  djaûfE  'dexter' 
(G.  Meyer  Alb.  Spr.  69;  ê<,ks)  lit.  deszinè  'dextra'  v.  slav. 
desnû  Mexter',  lat.  dexter  superl.  dextimus  osq.  destrst 
(abrégé  pour  *destrust)''d(ixtYSi  est'  ombr.  destrame  'in  dextram', 
gaul.  Dexsiva  dea  v. irl.  dess  'droit;  méridional' gall.  mod.  deheu 
'droit'  (Fick  IP  145.  Henry  Bret.  91)  got.  taihswa  v.  h.  a.  zeso 
'dexter'  got.  falhswô  v.  h.  a.  zeswa  'dextra';  beEiôç  <  *deksi- 
dans  beHi-Tepôç  skr.  ddksi-na-,  ou  <  *beHi-Fo-ç  gaul.  Dexsiva, 
à  côté  de  quoi  ^deks-uo-  dans  v.  irl.  dess  etc.  Curtius^  235. 
Brugmann  Grdr.  P  94.  119  etc.  IP,  1,  164.  202.  206.  Etc. 
Pour  Persson  IF.  II  244  n.  2  (cf.  Pedersen  IF.  V  48.  KZ.  38, 
410)  ^deîcsi  est  le  loc.  d'un  th.  ^dekos  (lat.  decus)  et  R.  deks 
(skr.  ddksati  'être  utile,  bon  à')  est  le  degré  réduit  de  ce  thème, 
le  côté  droit  étant  celui  'qui  convient';  cf.  s.  v.  béK0|Liai. 

bé  oç  n.  'crainte'  <  *bFeioç  R.  duei,  cf.  beî|Lia  n.  bei|u6ç  m.  'crainte'; 
hom.  Geoubrjç  'qui  craint  les  dieux'  n'est  qu'une  graphie  métri- 
que pour  eeobFrîç  <  *-bFeiriç;  voy.  s.  v.  beibr||uujv  beibuj  beiXoç 
beivôç. ^) 

hom.  béiraç  dat.  béTraï  béîTai  pi.  bénâ  n.  béTracTxpov  'vase  à  boire, 
coupe'.  Etym.  inconnue;  hypothèses  de  Curtius^  233,  Fick 
l'i  34,  Prellvvitz^  m,  Hirt  Abl.  §  29  à  écarter. 

att.  bépn  ion.  beiptî  lesb.  béppa  bepâ  (Aleister  Gr.  D.  I  146)  dor. 
bnpà  (cf.  bripri"  Tpaxiq^oç  Hésych.)  f.  'cou,  nuque' <  *bepFâ 
i.-e.  *gUer-ua;  cf.  (avec  un  autre  degré  d'apophonie)  skr.  gnvà 
'nuque'  v.  slav.  griva  'crinière'  {grivîna  'collier'}  d'une  base 
gUeraH  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,  207);  Schulze  Qu.  ep.  93sqq. 


1)  Att.  Aïo&fîç  CIA.  I  322,  2  <  *AioôFn(;  pour  Schulze  Qu.  ep. 
88.  163;  c'est  plutôt  un  hypocoristique  de  Aiôbojpoç,  cf.  Qoubfjç  :  0oû- 
6ujpoç  (Fick-Bechtel  Personenn.^  99.  105). 

12 


—     178     — 

(bibl.j  tire  bépn  (sens  premier  'gosier';  de  R.  gUer  'dévorer' 
(voy.  8.  V.  popd). 
bépKOiaai  aor.  bpaKCÎv  pf.  bébopKa  'regarder  fixement';  bépEiç, 
-eujç  f.  'sens  de  la  vue';  bépTMa  n.  bep-finoç  m.  (Hésych.)  'regard'; 
bopKâç  f.  bpoiKUJV  m.  îiTTÔbpa  (voy.  s.  v.  v.)  :  skr.  darç-  'voir'  pf. 
daddrça  zd  i)f.  dadar''sa  (cf.  bébopKai  skr.  dfk  f.  'regard' 
drstâh  'vu'  dfstih  f .  zd  darsti-  'vue'  (cf.  bépEiç)  alb.  drite'lnmiërQ" 


<r 


drMa\  G.  Meyer  Alb.  Spr.  74j  v.  irl.  derc  'œil'  con-dercar 
'conspieitur'  ad-con-darc  'conspexi'  drech  'visage'  gall.  drycJi 
'aspect'  drem  bret,  dremm  'visage'  (<  celt.  *drîksmâ  i.-e. 
*drksma;  Fiek  II*  148  sq.  Henry  Bret.  107)  got.  ga-tarhjan 
'rendre  remarquable'  ags.  torht  v.  sax.  toroht  torht  y.h.-à.  zoraht 
'clair'.  R.derkWoif.  Curtius^  134.  Fickl*68sq.236.4,55.  Etc^) 

be'puu  et  beipuu  (baipuj  est  mal  attesté)  aor.  pass.  èbàpriv  'écorcher'; 
bépaç,  -aTOç  n.  bépoç  n.  bépina  n.  bopd  f.  'peau';  bopôç  m.  'outre'; 
att.  béppiç,  -6UUÇ  f.  'couverture  de  cuir';  bépipov  diss.  bérpov  'épi- 
ploon';  bpaTÔç  baprôç  'écorcbé';  bàpcriç,  -euuç  f.  'mue'.  Skr. 
drndti  pf.  dadàra  'fendre,  briser,  faire  voler  en  éclats'  ptc. 
drtah  (=  zd  ddr^ta-  'coupé,  moissonné'  gr.  bpaxôç  bapTOç  lit. 
nu-dirtas  'écorché')  darah  m.  'caverne',  arm.  terem  'j'écorcbe' 
(Meillet  MSL.  VIII  165;  doute  de  Hubschmaun  Arm.  Gr.  I  497), 
alb.  djef  'j'anéantis'  (=  gr.  bépiu;  G.  Meyer  Alb.  Spr.  70),  gall. 
corn.  bret.  dam  'pièce,  fragment'  (<  celt.  ^'dar-nâ;  >  fr.  dame; 
Fick  II*  149.  Henry  Bret.  89),  got.  dis-tairan  (=  gr.  bépuu) 
ags,  teran  v.  b.  a.  fir-zeran  'décbirer,  détruire'  got.  af-taûrnan 
(cf.  skr.  drnâtï)  'se  rompre'  ga-taiirps  f.  (=  gr.  bàpaiç  skr. 
dftih  m.  'outre  de  cuir')  'destruction',  v.  slav.  dei'q  dlrati  lit. 
dirfz'écorclier'lett.  irû-daras  (  =  gr.  bopoç)  pi.  'décbets  (d'écorce, 
etc.)'.  R.  der  'fendre'.  Curtius^  235.  Fick  I*  68.  235  sq. 
454.    Etc. 

be cTTTOi va  f.  'maîtresse  de  maison';  cf.irÔTVia  'maîtresse'  skr. jJdfyiJ 
f.  'maîtresse  de  maison,  épouse';  malgré  J.  Scbmidt  Kritik 
105  sqq.,  ne  se  sépare  pas  de  bearrÔTriç,  mais  le  détail  phoné- 
tique est  peu  clair;   <  *be(nT0TVia  \).  ex.  pour  Osthoff  Perf. 


1)  Sur   arni.   tesanem  'je   vois'  (Hubschmaun   Arm.  Gr.  I  497. 
Meillet  Esquisse  102)  voy.  Pedersen  KZ.  38,  410.  39,  358. 


—     179     — 

457  sqq.  Wackernagel  Verra.  Beitr.  37  sqq.,  nié  par  Brugmann 
Gr.Gr.3  69;  voy.  aussi  Granimont  De  liquidis  sonantibus  14.  17. 
Meillet  MSL.  X  138.  Richter  KZ.  36,  117. 

iecTTrÔTTiç,  -ou  m.  'maître  de  la  maison';  beanô^uu  'être  le  maître'; 
beffTTOTiç,  -iboç  f.  'maîtresse';  becTTTÔcruvoç  'concernant  le  maître'. 
Skr.  pdtir  ddn  zd  ddiig  paHis  'maître',  prim.  'chef  de  maison', 
contiennent  le  gén.  i.-e.  *dems  d'un  *dëm-  '^dôm-  *dm-  *dm- 
'maison'  (cf.  skr.  ddmpatih  'maître'  peut-être  avec  loc.  *dam 
'*maître  dans  la  maison');  de  même  becr-  <  *bevcr-  *bÉ)Li(j-  i.-e. 
*dems  (Osthoff  Perf.  591  bibl.;  cf.  Brugmann  Grdr.  F  349.  359. 
Hirt  Indog.  II  423  sq.  707)  ou  peut-être  beairoTriç  prim.  'maître 
des  prisonnières  de  guerre':  skr.  j as patih' chef  de  tribu'  v.  slav. 
gospodl  'maître'  <  i.-e.  *guès-  ^gUos-  'domesticité  féminine' 
(Richter KZ.  36,  111-123  bibl.;  cf.  Brugmann  Grdr.  II 2,  1,  136); 
bibl.  ancienne  dans  Curtius^  282  sq. 

î)e0Koç  n.  'xXeÛKOç'  schol.  Ap.  Rhod.  I  1037  et  beuKriç  'yXukuç' 
Nie.  Al.  328  prouvent  en  faveur  de  l'étym.  y^cOkcç  <  *bXeÛK0<; 
(voy.  s.  V.  yXukûç);  *bXe0Koç  >  beÛKOç  en  sandhi  dans  le  voi- 
sinage d'un  X. 

hom.  beûo|Liai  'manquer  de'.    Voy.  s.  v.  béuu  II. 

hom.  att.  beOpo  (beûpuu  F  240)  att.  beOpe  inscr.  (Meisterhans- 
Schvvyzer^  146)  beupi  'ici';  avec  un  pi.  beOie  'ici!'  beOpo  contient 
peut-être  le  même  be-  que  le  -be  enclitique  de  ôbe  èv9d-b€  Teî-be 
b6|aov-be,  cf.  ht]  v.  lat.  quan-de.  Persson  IF.  II  218.  beOxe 
équivaut  à  un  impér.  pi.;  cf.  pour  la  formation  xfi  'voilà,  tiens' 
(<  *to;  cf.  lit.  tè  'voilà,  tiens'  <  *té)  pi.  Ttiie  Sophron,  v.  slav. 
wa 'tiens,  attrape'  pi.  nate.  lîrugmann  MU.  I  165  sq.  Persson 
IF.  II  207. 

■beOiepoç  'second';  hom.  beÙTaroç  'le  dernier',  beûiepoç  prim. 
'qui  se  trouve  à  distance  de,  éloigné,  suivant  dans  le  temps  ou 
dans  l'espace';  cf.  hom.  bei3o)uai  (voy.  s.  v.  béuu  II)  et  skr.  durâh 
zd  c^wrrt- 'lointain'  skr.  ddvlydn  'plus  éloigné';  n'est  entré  que 
sur  le  sol  grec  dans  la  série  des  ordinaux.  Brugmann  KZ.  25. 
298sqq.Grdr.  IP469.  656n.  2.  Gr.Gr.3  212.  Osthoff  Suppl. 
34  sq.  70  sq.  (bibl.). 

^eOua  'mouiller,  arroser',  cf.  att.  nnXobeuaTeîv  'mouiller  la  chaux' 
(van  Herwerden  Lex.  suppl.  659)  ;  parent  de  biaivu)  'mouiller' 


—     180     — 

dans  Thypothèse  d'une  base  d(i)eua''?  —  Gr.  brmôç  'graisse' 
(DUntzer  KZ.  16,  280),  lat.  gutta  'goutte'  (Bersu  Gutt.  166)  ou 
imhuô  'arroser'  (Fehrnborg  dans  Stolz  Hist.  Gr.  d.  lat.  Spr. 
I  297  ;  voy.  s.  v.  *àq)vjuj)  sont  à  écarter. 

bécpiu  '^fouler;  pétrir,  assouplir'  :  v.  norr.  tifa  m.  h.  a.  zipfen  'pié- 
tiner, trépigner',  cf.  v.  b.  a.  zabalôn  ail.  mod.  zappeln  'se  dé- 
battre'; —  béqju)  aor.  ptc.  bevjjrjcraç  \x  48  'amollir';  bevjja  f. 
(gl.)  'peau  tannée'  :  v.  h.  a.  zispen  'marcber  sur,  heurter'.  Fick 
P  453.    Lat.  depsô  'pétrir,  tanner'  est  emprunté  (Walde  172). 

ion.  att.  béxo)iai  'recevoir';  boxri  f. 'réception';  boxôç  'qui  peut 
contenir';  boxeîov  'récipient'.    Voy.  s.  v.  béK0|nai. 

I.  b  éuj  'lier'  pour  *bauj  <  *dd-iô\  beTÔç  'lié'  pour  *ba-T0-ç  =  skr» 
ditâ-h  R.  de  dd  'lier'  (Brugmann  Grdr.  IP  1063.  KVG.  141);  le 
degré  normal  dans  hom.  bibruui  'lier',  cf.  ÛTTÔbriiia  n.  'sandale' 
biàbrijua  n.  'bandeau;  diadème';  —  b^Tr\  f.  'bois  lié  en  faisceau, 
torche';  bécriç,  -eiuç  f.  'action  de  lier';  beai^oç  m.  'lien';  Kprj- 
bejLivov  'bandelette  ou  mantille  pour  la  tête'  (:  lat.  redimiô  'cou- 
ronner' redimlculum  'serre- tête'  Frôhde  BB.  17,  306  sq.  Walde 
519):skr.  à-d-yati  'attacher'  dama  n.  'lien'  (Curtius^  234) 
alb.  duai  'gerbe'  (<  *dôn-  <  *c?én-  G.  Meyer  Alb.  Spr.  76). 

II.  ion.  att.  béu)  fut.  beriau)  hom.  (éol.)  aor.  èbeuriae  i  483.  540 
lesb.  beOuu  (Hoffmann  Gr.  D.  II  433.  van  Herwerden  Lex. 
suppl.  198)  'manquer  de,  avoir  besoin  de'  (beî  |ué  tivoç  'il  me 
faut'),  béo|aai  hom.  beûoiuai  m/sens,  d'où  (hom.)  'rester  en  arrière, 
être  inférieur  à',  (ion.  att.)  'demander,  prier';  hom.  Hrdt.  èni- 
beuriç  'qui  manque  de';  èvbenç  'qui  a  besoin';  bériaiç,  -euuç  f. 
bérma  n.  'prière',  beuu  beùu),  béo)aai  beûoiLiai  <  *beuauu  *beuO'o)iai: 
skr.  dosah  m.  'manque,  défaut'  R.  deiis  (Frôhde  BB.20,205sqq. 
Brugmann  Gr.Gr.^  277),  cf.  *deu-  's'éloigner'  dans  skr.  dûrdh 
'lointain'  zd  diih-e  v.  pers.  dûraiy  'dans  le  lointain'  skr.  comp. 
ddmyan  (Brugmann  KZ.  25,  300  bibl.  Osthoff  IF.  V  281  sq. 
bibl.)  et  voy.  s.  v.  beùiepoç.  —  Sur  la  parenté  conjecturale  de 
be\J0)Liai  bûo  buuu  'deux'  voy.  Johausson  Beitr.  96  sq.  148  sq. 

biî  (-ri  est  gr.  eomm.)  sert  de  démonstratif  pour  ce  qui  est  sous 
les  yeux  et  présent,  est  affirniatif  et  temporel;  apparaît  dans 
des  groupes  figés,  tels  que  hx\  ttou  'tout  de  même'  ènei-bri  'quo- 
niam'  n-bn  'déjà';  peut-être  à  rapprocher  de  bé  'mais'  (voy.  s.  v.)  ^ 


—     181     - 

cf.  lat.  dênique  prim.  'alors,  et  puis'  dônec  prim.  ' filors'  quan-dù 
dum  prim.  'alors'  (cf.  etiam-dum  inter-dum  nôn-dum  mane-dum) 
V.  slav.  da  prim.  'ainsi',  thème  pronominal  i.-e.  *do-  (cf.  v.  iran. 
V.  pruss.  (ii-'ir).  PerssonIF.  II219  sq.  Brugmann  Gr.Gr.^  547. 
KVG.  619.  Walde  166  sq.  —  Att.  bai  (cf.  vai  vn)  interr.  — 
Att.  hf\ja  (et  Hrdt.  IV  69)  'oui,  certes,  en  vérité'  <  hr\  élargi  par 
-Ta,  cf.  eÎTa;  la  dérivation  traditionnelle  bfiia  <  br|  +  eîxa  est 
inexacte;  on  aurait  eu  *brîTa,  cf.  Brugmann  Gr.Gr. ^  547  n. 

hom.  .3.  pi.  prés.  (Schulze  Qu.  ep.  155)  bribéxaxai  'ils  accueillent', 
ipf.  3.  sg.  bribeKTO  3*.  pi.  bribéxaTo;  hom.  br|bicrK0)Liai  (<  *bri-biK- 
(JKOjLiai)  'saluer';  Wackernagel  BB.  4,  268  sq.  a  rétabli  r\  au 
lieu  de  ei  fautif  des  mss.  ;  pour  ri  dans  le  redoublement  cf.  p.  ex. 
skr.  dà-dhcira  et  dà-dha-rti  de  dhar-  'tenir'  hom.  vri-véuu  'en- 
tasser' (Brugmann  Grdr.  IP  852.  Gr.  Gr.-^  260),  mais  (cf.  Brug- 
mann Gr.Gr.^  291)  la  graphie  ei  est  possible  dans  hom.  beiKvûiuevoç 
b  59  'saluant'  beiKavouuvTO  0  86.  uu  410  'ils  accueillaient'  (briK- 
Wackernagel  1.  cit.),  la  R.  étant  dê(i)k  dik  dek\  cf.  skr.  ddçati 
dâsti  dâçnôti  'témoigner  du  respect'  ddçvàn  'qui  vénère,  pieux' 
daçasydti  'rendre  service'  et  voy.  s.  v.  b6K0|uai. 

hom.  b  ri  9  ci  (brjBdtKi  briBécKiç  tardifs  et  analogiques  de  TToXXà-Ki  -kiç) 
'longtemps,  depuis  longtemps';  hom.  br|9uvuj  'tarder'.  Voy. 
s.  V.  br|v. 

hom.  biiïoç  'destructeur  (feu,  cf.  dor.  irûp  xe  bdFiov  A  1cm.  fr.  79); 
meurtrier  (guerre);  hostile,  ennemi',  au  sens  passif  trag.  (dor.) 
bdîoç  bâoç  'détruit,  ruiné,  misérable';  hom.  baî  (*baFi)  loc. 
'dans  la  bataille'  (baï-Kxd^evoç  <X>  146.  301  'tué  dans  la  mêlée'); 
hom.  briïôuj  'tuer,  meurtrir'  att.  briôuj  'ravager,  dévaster  (un  pays, 
une  ville)';  hom.  bnïoxnç,  -fjxoç  f.  'hostilité'  :  v.  lat.  duellum 
lat.  hélium  'guerre'  (Frohde  BB.  3,  5.  Osthoff  IF.  VI  17  sqq. 
bibl.)  indûtiae  '*absence  d'hostilités,  armistice'  (Osthoff  1.  cit.). 
Voy.  s.  V.  baiuji). 


1)  Schulze  Qu.  ep.  86  n.  1  sépare  bi'iïoç  'ttoXêiliikôç'  (cf.  ueve- 
briïoç  'qui  résiste  à  l'eniiemi'  M  247.  N  228)  d'un  *6nïo<;  'kouotikcç' 
<R.  ôâF,  cf.  GeaTTi-bdèç  irOp  M  177),  en  place  duquel  il  propose  bâ(F)ioç. 
lisant  p.  ex.  6â(F)iov  uOp  I  347.  674.  n  301.  I  13  et  irûp  xe  ôaùiov 
(=  boiFiov)  Alcm.;  hypothèse  ingénieuse,  mais  superflue;  cf.  Solmsen 
Unters.  72  n.  1. 


—     182     — 

boni.  bnKvùjievoç  resp.  beiKV-.    Voy.  s.  v.  br|bÉX«Tai. 

briXéo)Liai  'l)lesser,  endommager;  être  funeste,  nuire';  ion.  brjXr)- 
IlIojv,  -ovoç 'nuisible';  briXr|)aa,  -otoç  n. 'cause  de  ruine';  briXrieiç 
'destructeur'.  Lesb.  Z;à-briXoç  'décbiré'  (Aie.  fr.  6,  7  Bergk- 
Hiller)  fait  supposer  gr.  conim.  briX-;  le  degré  réduit  bâX-  dans 
ion.  TTav-bdXriTOç  Hippon.  'anéanti'  cppevo-bdXriç  Escb.  'qui  fait 
perdre  la  raison'  (cf.  s.  v.  bctXXei);  bâX-  Tliéocr.  IX  36.  XV  48 
(var.  briX-)  est  un  liyperdorisme;  él.  Ka-baXri|Ltevoi  ko  baXeoiTO 
GDI.  1149  Ktt-ZiaXrmevGv  1151  avec  a  :  gr.  conmi.  r).  R.  del 
dal  'fendre'  (cf.  s.  v.  baibaXoç),  cf.  lett.  délit  '*déchirer  (le  cœur), 
tourmenter,  martyriser'  (Prellwitz  BIÎ.  21,  161  sq.);  le  degré  ù 
dans  lat.  c?ô/mm 'tonneau'  (Fick  P  617  etc.  !■*  456);  le  rapport 
connu  avec  lat.  dèleô  'détruire'  (p.  ex.  Fick  1.  cit.  Prellwitz  1.  cit. 
Hoffmann  Gr.  D.  III  304)  n'est  pas  sûr,  dëleô  (pf.  dëlêvl  sup. 
dëUtum)  étant  ambigu  (cf.  les  hypothèses  dans  Walde  170;. 

dor.  br|Xo|aai  'vouloir'.    Voy.  s.  v.  poOXo|aai. 

bfîXoç  'visible'  <  *bei-TiXoç  (Scliulze  Qu.  ep.  244  n.  2.  Brugmann 
Grdr.  II  ^,  1,  366);  cf.  s.  vv.  hom.  àpiZiriXoç  béeXoç  beaio.  —  Skr. 
jvàlah  m.  'lumière,  torche,  flamme'  (Frohde  BB.  19,  234.  238) 
est  à  écarter  *). 

br|)Liôç  m.  'graisse  des  animaux  et  des  hommes'  :  skr.  dânam 
'liquide  coulant  des  tempes  de  l'éléphant  au  temps  du  rut'  dânu 
n.  'liquide  dégouttant,  goutte,  rosée'  zd  dânu-  f.  'fleuve'  ossète 
don  'eau,  fleuve',  arm.  tamuk  'humide,  arrosé'  tamlxanam 
'\jTpaivo|uai,  madefio'  {tam-  <  *dà-m-  ou  *da-m-),  alb.  (^jame 
'graisse,  lard'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  8«i  avec  doute.  Pedersen 
KZ.  34,  287),  R.  dà  'couler,  verser'.  Lidén  Arm.  St.  73 sq.  (bibl.). 

bfJiLiGç  dor.  bâiuoç  m.  'part  de  territoire  appartenant  à  une  com- 
munauté, contrée,  pays,  terre  (cf.  E  710.  TT  437.  Z:  10);  peuple'; 
à  Athènes  'canton',  subdivision  de  la  tribu  :  v.  irl.  dàm  'suite, 
troupe'  (Fick  IF  142)  et  cf.  skr.  dâti  'couper,  moissonner, 
partager'  R.  du{i)  'partager',  cf.  s.  vv.  baiéoinai  bâvoç  (*rfa-) 
baioiaai  bai^juv  {"^ddi-).  Mangold  Curtius'  Stud.  VI  403  sqq. 
Persson  KZ.  33,  287. 


1)  Le  nom  de  l'île  >*)  AfiXoç  dor.  a  AâXoç  n'est  pas  hellénique 
(Fick  BB.  20,  33). 


—     183     — 

hom.  briv  (*bFrîv)  él.  hàv  Hésych.  dor.  bâv  gramm.  (<  *bFâvj 
dor.  bodv  (*boFdv)  Alcman  'longtemps',  ace.  sg.  d'un  fém.  *bFâ- 
*boFâ-  'durée'  :  gr.  briGd  bi"|p6v  dor.  bâpôv  'longtemps',  cf.  baov 
(<  *bFâiov)"  TToXuxpôviov  Hésych.,  v.  slav.  davé 'oVim'  davïnû 
'antiquus",  arm.  tevem  "je  dure,  je  tiens  bon,  je  demeure'  tev 
'endurance',  lat.  c^r^rô 'durer,  subsister,  continuer  d'être'  dfidum 
'il  y  a  quelque  temps,  longtemps'.  Osthoff  IF.  V  279  sqq.  (bibl.)  ^). 

ion.  bjîvea  n.  pi.  (bf\voç  sg.  Hésych.)  'pensées,  projets,  desseins'; 
àbrjvrîç-  dKaKOç^),  (dor.)  dbavéç  (â)'  àTTpovôriTOV  Hésych.;  ion. 
dbnvéuuç  adv.  GDI.  Chios  5658  b,  12  (cf.  Bechtel  ad  1.  van  Her- 
werden  Lex.  suppl.  17);  TToXubnvea'  ttoXijPouXov  Hésych.  :  skr. 
purudàsah  'riche  en  actions  merveilleuses',  bfîvoç  <  *bàvaoç 
pour  *bevcroç  d'après  *bd(J-  (dbariç)  :  skr.  dâsah  n.  'force  merveil- 
leuse, action  habile'  zd  dawliali-  'habileté',  i.-e.  '^dens-  (  Brug- 
mann  Ber.  d.  silchs.  G.  d.  W.  1897,  p.  187.  Grdr.  Il-',  1,  518); 
voy.  s.  vv.  bébae  bdeipa  barnuuuv  bdicppoiv  dbariç. 

poét.  b fj p  iç ,  -loç  f.  'lutte,  combat';  bripiuj  bripiduu 'lutter' :  skr.  -dârik 
'fendant,  déchirant'  R.  der  'fendre',  au  degré  long  dër  (Osthoff 
Perf.  118.  607  bibl.  Brugraann  Grdr.  IP,  1, 168);  voy.  s.  v.  bépuu. 

hom.  b  r|  p  6  ç  (*bFrip6ç),  dor.  et  trag.  bâpôç  'de  longue  durée' 
(Xpôvoç),  d'où  adv.  bnpôv  bôtpov  'longtemps'.     Voy.  s.  v.  brjv. 

att.  bfiTa.    Voy.  s.  v.  br|. 

hom.  brjuu  'je  trouverai',  cf.  èbriev  eûpev  Hésych.  <  *dês-  :  skr. 
ddsati  'poursuivre'  (de  Saussure  Mém.  173).  —  A  écarter  :  hom. 
banvai  'apprendre'  (Curtius^  23U.  Verb.^  316.  Fick  P  65.  239. 
L.  Meyer  III  167;  voy.  s.  v.  bébae)  ou  hom.  béaTO  'videbatur' 
bfiXoç  'visible'  (Prellwitz-  114). 

bid  (thess.  biè  lesb.  là.)  paraît  être  une  transformation  de  i.-e. 
"^dis  (lat.  dis-  v.  h.  a.  zir  alb.  tî<-  dans  ts-l-'ep  'découdre'  Pedersen 
KZ.  36,  321)  'en  deux,  séparément'  (*bi[a]a  d'après  luetà  etc.), 
cf.  biaaxiZiuj  :  lat.  discindô 'cou\>er  en  deux,  fendre';  adnominal, 


1)  Osthoff  1.  cit.  (contre  Bezzenberger  BB.  12,  340.  Fick  I^  458. 
Solmsen  Stud.  196)  sépare  de  ce  groupe,  où  domine  lïdée  de  'durée, 
d'extension  dans  le  temps',  skr.  dûrdh  'lointain'  comp.  dâviyân 
dïdàljL  m.  'messager',  etc.  (cf.  s.  v.  fteûrepoç  béuu  II),  où  domine  l'idée 
d'  'éloignement,  d'extension  ou  de  pénétration  dans  l'espace'. 

2)  àbnvriç  'ctîTeipoç'  Sim.  larab.  7,  53  (conj.;  àXtivriç  Bergk-Hiller). 


—     184     — 

indique  un  mouvement  de  pénétration  à  travers  qc,  sens  qui 
a  effacé  celui  de  séparation  ;  à  côté  de  i.-e.  *dis,  *duis  dans 
got.  ticis-  {ticisstandan  'se  séparer'),  cf.  v.  h.  a.  zicis-k  zicis-Jci 
Mouble'  <  i.-e.  *dui-  *di-  'deux';  voy.  s.  vv.  biç  bûo  bucj-.  Brug- 
mann  Grdr.  P  259.  Gr.  Gr.  ^  453  sq.  KVG.  478. 

biâZ;o|jai  'tendre  la  chaîne  d'une  toile,  commencer  une  toile'; 
biaOjÀa  n.  'fil  de  chaîne'  :  ctTTOjaarourdir  une  trame'  à(J)uia  'biacTiaa' 
Sophr.  79  K.,  p.  ex.  Curtius  Verb.^  319. 

biaiVLU  (<  *biFaviuj  cf.  Bechtel  Hptprobl.  146)  'mouiller';  ion. 
att.  biepoç  'humide'  (<  *biapôç?  Voy.  Brugmann  Gr.Gr.^  193 
bibl.),  base  dieuà^?  Voy.  s.  v.  beûiu. 

I.  biaiTtt  f.  'genre  de  vie;  régime';  biaiTduu  'soumettre  à  un  ré- 
gime', biai-  <  i.-e.  *gUii9i-,  base  gUiiè{i)  'vivre',  cf.  lr\v  < 
*gi'ië-  pioç  zd  jyâHi-  'vie'  etc.  et  voy.  Benfey  KZ.  2,  309. 
Bugge  KZ.  19,  422.  J.  Schmidt  KZ.  25,  151.  159.  Jobanssou 
KZ.  30, 424  (avec  doute).  Kretschmer  KZ.  31,  396.  Brugmann 
Grdr.  IM74.  593  etc.  Gr.Gr.^  114;  nié  par  Bezzenberger  BB. 
4,  324  n.  1;  autre  étym.  Scbulze  GGA.  1897,  p.  906.  —  Brug- 
mann Gr.  Gr.  1.  cit.  accorde  que  biaiia  I.  peut  être  bîaiia  II, 
biaiTtt  Tfiç  Z;ôr|ç  (Hrdt.  I  151)  ayant  pu  signifier  'répartition 
de  la  vie'. 

att.  II.  biaiia  f.  'arbitrage';  bmiTâuu  'être  arbitre'.  <  bià+aiT- 
cf.  aîaa  <  *aiTia  osq.  aeteis  gén.  'partis';  biaiTa  est  peut  être 
abstrait  de  biaitàuj.  Cf.  Bezzenberger  BB.  4,  323  sq.  Brug- 
mann Grdr.  P  593.  Gr.Gr.3  114.  302  et  voy.  s.  v.  biaita  I. 

bidKOvoç  ion.  bir|Kovoç 'serviteur,  servante';  biâKOvéïu  ion.  birjK- 
'servir'  :  èY-KOvéuj  'faire  diligence',  biâ-  birj-  d'après  des  types 
phonétiques  comme  biâveKqç  ion.  buiveKnç  (voy.  s.  v.),  buiXiqpi'iç 
'imprégné  de  parfums'  (àXeicpuu),  biriveiaoç  'exposé  aux  vents' 
(aveiaoç),  bniXiinç  'ô  bi'  ôXou  djaapTdvuuv'  (dXiTeîv,  àXeixriç).  Brug- 
mann Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1901,  p.  103. 

att.  biâKÔaioi  (sg.  i\\v  biâKoaîav  ÏTrirov  Thuc.  I  62)  ion.  biri- 
KÔcTioi  dor.  biûKdTioi  '200'.  -ndiioi  <  *Jimt-  cf.  é-Kaxôv;  -Koaio- 
d'après  -Kovxa  -kocttôç;  bià-  bir|-  pour  *biK6(Tioi,  d'après  xpiâ- 
xpin-.     Brugmann  MU.  V  7  sqq.  Gr.Gr.^  215  sq. 

bidKxopoç  m.  épith.  d'Hermès,  'dispensateur'  <  bià  +  R.  Kxep 
cf.  Kxe'paç  K  21 6.  Q  235  'cadeau'  ou  'possession',  Kxépea  Q  38  etc. 


—     185     — 

'choses  que  l'on  donne  au  mort,  honneurs  funèbres',  KTepîZiuj 

'rendre  les  derniers  devoirs'.    Solmsen  IF.  III  90  sqq.  (bibl.). 

bia|UîTepriç 'qui  transperce';  n.  adv  biaïuirepéç  'de  part  en  part; 

continuellement'  <  *bi  av(a)-  ireipuu;  cf.  bmiuTràH  'de  part  en  part' 

<  *bi-av(a)-îTaH  cf.  irriYVuiui. 

biaTTpùcTioç  'pénétrant' <  *bia-TTpunoç,  cf.  biairpo  'de  part  en 

part'  et  voy.  s.  v.  irpùiaviç. 
att.  biaxiàuj  "tamiser'  <  *bia-TFaiuj,  cf.  ion.  cràoi  (Hrdt.  I  200) 

(att.)  TUL)  EM.  (<  *TFaiuj)  'tamiser',  èxTriiLiéva'  creaT](J|uéva  Hésych., 

àXeupÔTTicTiç  f.  EM.  Hésych.  'crible  pour  la  farine',  biaTTOç  m. 

Hésych.  'tamis'  :  skr.  titau-  (trisyllabe)  'tamis'  <  *titavu-  lit.  tvôju 

'je  rosse'.  Bezzenberger  BB.  12,  240.  Fick  GGA.  1894,  p.  234. 

Bartholomae  Woeh.  f.  kl.  Phil.  1897,  col.  656.     Voy.  s.  v. 

(TnGui.  —  Autre  étym.  G.  Meyer^  297  (  :  alb.  sos  <  *siû-s-  lit. 

sijôju  'je  tamise');  à  écarter. 
bibàcTKU)   fut.  bibàEuu   'enseigner';    bibào"KaXoç   m.  'professeur'; 

bibaxri  f .  (cf.  pf .  be-bibaxa  Brugmann  Grdr.  II  ^  93)  'enseignement'. 

<  *bi-baK-aKuj  '*faire  agréer  par  qn.,  *rendre  plausible'  :  lat. 
discô  '*accepter,  *agTéer,  apprendre'  <  *di-dc-scô,  cf.  pf .  didicl 
(Pott  KZ.  26,  187.  Osthoff  Perf.  272);  baK-  <  i.-e.  *ddk-,  forme 
réduite  de  R.  dèk  'tendre  les  mains  pour  accorder  ou  recevoir 
(cf.  Pedersen  KZ.  38,  410  et  voy.  s.  v.  béK0|uai)  ^).  —  Autre 
étym.  Fick  I*  453  (bax-  <  *d'^gh-  R.  detagh  'paraître':  lit. 
dînga'il  semble');  à  écarter. 

hom.  (blbriiui)  impér.  bibévTUJV  ipf.  3.  sg.  bibri  'lier'.  Voy.  s.  v. 
béuj  I  et  Solmsen  KZ.  39,  211  sqq. 

*bibpdaKuu.    Voy.  s.  V,  aTTobibpdaKuj. 

bibu|Lioç  'double;  jumeau'^);  hom.  bibujudove  duel,  -oaiv  dat  pi. 
'jumeaux'.  <  *bi-  cf.  biç  'deux  fois'  +  bu-|uoç  apparenté  de 
façon  peu  claire  à  buo;  cf.  à)a(pibu|uoç  'double;  de  double  nature'; 


1)  Lat.  discô  <i*di-dc-scô  est  un  présent  redoublé  de  R.  dek 
dans  decet  doceô  pour  Stolz  Lat.  Gr.^  35  et  Sommer  Lat.  L.  u.  FI. 
274,  mais  *di-d[a]c-scô  R.  dèk  d9k  n'est  pas  moins  vraisemblable;  et 
si  la  syncope  est  plus  ancienne  que  le  latin,  bibdaKuu  :  discô  ;=  gr. 
TîeeiLiev  :  véd.  dadhmasi  (cf.  Hirt  Abl.  §  790). 

2)  bibu|uvoç  Pind.  0.  III  35  n'est  qu'une  conjecture  de  G.  Her- 
mann;  cf.  J.  Schmidt  KZ.  25,  150  n. 


-    18»;   — 

bibujuoç  a  provoqué  Tpibu)ioç  'trigeminus'.  Voy.  Johansson 
Beitr.  1)8  sqq.  (bibl.). 
bibuum  fut.  buucfuj  (hom.  bibiLaoïj  'donner';  buuTnp  buuTUjp  boTrip 
buÛTnç  m.  'donateur';  buûç  f.  (  Hsd.  Trav.  356)  boffiç,  -euuç  ï,  ion. 
buuTivn  f.  ion.  buuTÛç,  -ùoç  f.  fSuid.j  Mon';  bôjpov  'présent'*)  : 
sicr.  dôduti  fut.  dasijdti  gâtli.  dadû'fï  v.  pers.  inipér.  dadcltuv 
pers.  mod.  inf.  dclden  (  Horn  Np.  Et.  §  520;  'donner'  skr.  data 
data  m.  'donateur'  (cf.  buÛTUjp  bintrip)  dcltrdm  zd  dadrdm 
'don'  skr.  dânam  'don'  (=  lat.  dômim)  3.  sg.  aor.  moy.  ddita 
(<  i.-e.  *da-,  cf.  è'boxo)  ptc.  -ditah  (=  lat.  datus)  etc.,  arm. 
tam  'je  donne'  (<  i.-e.  *c?3-)  aor.  etu  {=  skr.  ddâm  <  i.-e.  *c?ô-) 
tur  'don'  (i.-e.  *d6ro-,  cf.  gr.  bôjpov  v.  slav.  darû\  Hlibsch- 
mann  Arm.  Gr.  I  495  sq.),  alb.  àa,sE  'je  donnai'  guègue  ôam 
tosque  ôene  'don'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  83),  lat.  do  dare  idamus, 
datus;  voy.  Sommer  Lat.  L.  u.  FI.  585 sqq.)  'donner'  dos  gén. 
dotis  f.  'don,  dot'  dônum  osq.  dunum  onibr.  du  nu  'don'  lat. 
datio  'action  de  donner'  (cf.  bôaiç  bujTivri)  etc.  osq.  didest 
'dabit'  ombr.  tera  dirsa  dersa  'det'  (d'un  prés.  red.  =  lat. 
*didô  *didere)  pf  osq.  deded  ombr.  de  de  'dédit'  etc.,  gall. 
mod.  dawn  'don',  lit.  dûtl  {dilmi  dûdu)  lett.  diU  v.  pruss.  dat 
'donner'  lit.  ptc.  pf.  act.  dàvqs  (<  i.-e.  *d9-)  v.  slav.  dati  {damî 
<  ^dôdmi)  'donner'  darû  'don'  danl  'impôt'.  R.  dô  dd  'don- 
ner'^). —  Pour  bàvoç  voy.  s.  v. 


1)  Cf.  (dor.)  bûjTiç  (bûjTTiç  cod.)"  bujç.  çépvrj  Hésych.,  que  Boeckh 
a  voulu  lire  CI.  1688,  26  (bis)  en  place  de  Xûjtiç  du  marbre,  lequel 
est  conservé  par  Michel  702  et  Baunack  GDI.  2501  (Xûjtiç  'contri- 
bution en  arg-ent,  dépense'  B.);  ion.  att.  *6iî)0iç,  cf.  AiuoOeoç  Auuoîqppiuv; 
ôûjiiç  =  lit.  dûtis  V.  slav.   datî'àon',    cf.  skr.  dâti-vârah  'généreux'. 

2)  Gflth.  inf.  dâvôi  cypr.  opt.  buFâvoi  GDI.  60,  6  (d'un  *6uFâvuj 
'donner')  v.  lat.  duam  duim  'dem'  ombr.  purdouitu  'porricito'  (d'un 
*por-douiô)  lit.  pf.  daviaû  et  dovanà  'don'  (cf.  aussi  v.  slav.  davati 
'donner')  ont  fait  reconnaître  une  forma  *dôu-,  qui  pourrait  être 
aussi  dans  skr.  inf.  dâvdnê  cypr.  boFevai  GDI.  60,  5.  15  (att.  boOva'.), 
où  d'autre  part  on  a  voulu  voir  un  suffixe  -nen-;  voy.  Curtius-"^  237. 
Bechtel  GGN.  1888,  p.  409  sq.  Hptprobl.  245.  Meister  Gr.  D.  II 
220.  275.  Fick  BB.  15,  291.  Wb.  I*  70.  459.  Persson  Wzerw.  139. 
VViedemann  Lit.  Prftt.  41  sqq.  Hoffmann  Gr.  D.  I  165.  265  sq.  G.  Meyer^ 
602.  6^(3.  Brugmann  Grdr.  IP  605.  1138.  Il-',  1,  322.  Gr.Gr.3^188. 
IF.  XVIII  531.  Stolz  Lat.  Gr.»  161  (bibl.).  186.     Hirt  Abl.  §62.  Hdb. 


-     187     — 

hom.  bieiuai  (bievTai  W  475)  'se  hâter,  courir',  ipf.  ou  aor.  act. 
3.  pi.  évbieoav  Z  584  'poursuivre';  boni.  I.  biepôç  i  43  'hâtif. 
Les  formes  athématiques  bie|uai  etc.  semblent  résulter  de  l'asso- 
ciation des  formes  à  voyelle  thématique  biere  bieiai  bieaSai  etc., 
qui  appartiennent  à  btuu  bîojLiai,  avec  l'eie  ïeTai  ïeviai  i'ecr6ai  etc. 
(Osthoff  MU.  IV  13.  G.  Meyers  571.  Brug-mann  Gr.Gr.^  278. 
Solmsen  Unters.  151  ;  voy.  aussi  Jobansson  Beitr.  69.  Hirt  Abl. 
§  363.  Hdb.  §  418.  Sommer  Gr.  Lautst.  158).  Voy.  s.  v.  biu> 
biO|uai. 

II.  biepoç.  Le  sens  de  'vivant'  l  201  et  celui  de  'frais'  (en  par- 
lant de  plantes)  ')  sont  conjecturaux;  le  mot  a  été  rapproché 
par  Bugge  KZ.  19, 425  (cf.  Fick  I^  37.  399.  BB.  16,  287.  Brug- 
mann  Gr.Gr.^  114.  KVG.  §256)  du  g-roupe  skr.  jirdk  zd-jira- 
Vif  lat.  vireô  'être  vert  (*f rais)'  v.  slav.  zirû  'pascuum'  lett.  dfiras 
pi.  'festin',  mots  parents  de  gr.  pioç  lr\\/  lat.  vlvô  etc.  (Osthoff 
MU.  IV  153);  il  n'y  a  pas  d'exemple  incontestable  de  i.-e.^^l- 
>  gr.  bî-,  cf.  Meillet  MSL.  VIII 285.  XIII  38sqq.  Mansion  Gutt. 
226  sq.  ^) 

III.  biepoç  'humide'.    Voy.  s.  v.  bmivuu. 

biZia"  ail.  AdKuuveç  Hésych.  <  i.-e.  *dig-iâ  :  ags.  tlccen  v.  h.  a. 
ziclâ  ziclcln  'chevreau'  <  prégerm.  *tiklina-  (Bezzenberger 
BB.  27,  165;  cf.  Stier  KZ.  11,  210).  -  Arra.  tik  '*chèvre,  *outre 
de  peau  de  chèvre,  outre'  (<  i.-e.  *diga?  ou  <  *diqô-  cf.  pré- 
germ. *tijô-n  V.  b.  a.  ziga  ail.  zie^e 'chèvre'?  Lidén  Arm.  St. 
lOsqq.)  est  douteux.  —  Alb.  ôi  'chèvre',  que  G.  Meyer  Alb. 
Spr.  85  rapproche  de  v.  h.  a.  ziga  (comme  alternative),  est 
parent  de  lit.  ozp  'bouc'  pour  Pedersen  KZ.  36,  320.  335 
(avec  G.  Meyer  BB.  8,  186). 


§  486.     Sommer  1.  cit.     Bezzenberger  BB.  27,  179.  —  Pour   arc.   ptc. 
aor.  ànvbàac,  GDI.  1222,  13  voy.  Brugmann  Gr.Gr.3  277.  352. 

1)  biepôç'  ZAv  Hésych.  Gort.  ôiepoaÙKuuv,  cité  par  Brugmann 
Gr.Gr/^  114,  est  lu  -uu  ôiepûj,  oûkuuv  bvo  par  Blass  GDI.  4993  II  2,  qui 
propose,  avec  doute,  [Kap-rcjô)  bupOJ  =  ûYpoû. 

2)  Voy.  les  étym.  douteuses  de  biaira  et  6ï60pa|uPo(;;  pour 
Roscher  Rh.  M.  44,  312  sqq.,  hér.  èvbebiajKÔxa  =  att.  èiuPePiuuKÔTa  '(arbres) 
vivaces',  ce  qu'admet  Meister  GDI.  4629  I  120. 


—     188     — 

ion.  biZiiinai  fut.  lioiii.  b\Zr]aoixa\.  'chercher  à  atteindre';  ion.  b(- 
2;riaiç,  loç  f. 'recherche'.  bi2ri)nar '^regarder  après  qc,  *chercher 
des  yeux'  <  *bi-biâ|aai  :  skr.  dï-  'briller,  rayonner,  paraître' 
dans  3.  pi.  dldtjati  impér.  2.  sg.  didihi  ipf.  3.  sg.  ddïdët  lesb. 
Zatriiai  att.  ZiriTÛ  dor.  ^âTeuuu  (<  ptc.  *biâ-T0-)  pour  Fick  P  108. 
620.  Brugniann  MU.  I  8  sq.  Grdr.  IP  849.  931.  939.  966. 
Gr.Gr.3  286;  a  été  critiqué  par  Solmsen  IF.  XIV  426  sqq.  (bibl.), 
pour  qui  biZ;rmai  lr\TéM  lf\\oç  lr\\xiâ  lr]xp6ç  lâ\r]  (voy.  8.  vv.) 
remontent  à  une  R.  gr.  là-  là-  i.-e.  *ja-  'chercher  à  atteindre, 
se  hâter'  ^).  —  biZriiaai  <  *bi-biâ-)aai  :  skr.  diyati  'voler'  gr.  bieiaai 
biepoç  I.  biuÙKUj  bivri  lakr\  lY\xi\xi  R.  diû  did  dl  'chercher  à 
atteindre,  se  hâter'  pour  Sommer  Gr.  Lautst.  157  sq. 

hilu)  'douter,  hésiter'  TT  713.  Hrdt.  1 65  (oracle)  <  biç,  cf.  boidZiuu 
hxaràloj.  Solmsen  IF.  XIV  437. 

ion.  b  i  r|  V  e  Kii  ç  att.  biâveKiîç  'continu,  ininterrompu'  <  *bia-aveKriç  ; 
le  second  membre  contient  enek  'èveTxeîv',  peut-être  sous  une 
forme  nnek  (Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G.  d.  W.  1901,  p.  103); 
-av6Kriç  <  -av-6veKriç  (c.-à-d.  à  va  +  eveK)  par  haplologie  pour 
Prelhvitz  BB.  23,  250  sq.;  cf.  TtobnveKriç  'qui  tombe  jusqu'aux 
pieds'  boupr|veKéç  adv.  K  357  'à  une  portée  de  lance'. 

bieùpajupoç  m.  (ace.  sg.  bieûpa^pa  Pind.  fr.  86  Chr.)  'dithy- 
rambe; —  épith.  de  Bacchus'.  Nombreuses  étym.  anciennes 
et  modernes,  dont  aucune  ne  satisfait;  voy.  Wackernagel  Rh.  M. 
45,  482.  Preller-Robert  Gr.  Myth.  P  674.  Frohde  BB.  21,  195 
(*bieupo-  <  *bu9upo-  cf.  skr.  dudhrâh  'impétueux,  fougueux', 
-ajupoç  :  skr.  diagam  'membre'  cf.  l'aïupoç  epiaiupoç,  et  voy.  Som- 
mer Gr.  Lautst.  58  sqq.).  Brugmann  Gr.Gr.-'  114  (:  skr.  g/thtl- 
'chant'  lit.  pvagysti  'commencer  à  chanter').  Zacher  S.-A.  ans 
dem  Jahresber.  d.  Schles.  G.  fur  vaterl.  Kultur  1904  (=  ô  *bi- 
OupàZujv  'célébrant  *Ai0upoç',  forme  secondaire  de  AiôvucToçî'?). 
Prelhvitz  2  116.     Le  mot  semble  emprunté. 

hom.biKacTTTÔXoç  '(jui  rend  la  justice' <*biKavç  acc.pl. +  -ttoXoç 
cf.  ai-TTÔXoç. 


1)  La  forme  secondaire  6(Z:o|Liai  n'est  pas  née  de  *6i-&io-|uai 
(Brugmann  Grdr.  IP  849.  Gr-Gr."*  281),  mais  est  postérieure  et  s'ex- 
plique par  le  passag-e  à  la  conjugaison  thématique  (Brugmann  MU.  I  9. 
Solmsen  1.  cit.). 


'  —     189     — 

aor.  biKeîv  'lancer';  cf.  àvbiKTtiç  (voy.  s.  v.)  bÎKxuov  'filet'  bicTKOç 
'palet' (<  *biK-(TKOç).  Mot  obscur;  hypothèse  improbable  de 
Johansson  Beitr.  69  (biK-  :  i.-e.*d{i)iôq-  biuuKuu  ^));  étym.  erronée 
de  Fick  P  460  (biK-  :  i.-e.  ^dièk-  ^dùk-  lat.  jëcl  jaciô  ;  voy. 
s.  V.  ïn^O- 

bÎKeXXa  f.  'hoyau  à  deux  pointes'  <  *bi- +  *Ke\Xa  R.  {s)qel 
'fendre',  cf.  lit.  skeliù'je  fends'  v.slav.  slrûa 'rocher'  skr.  l-alâ  f. 
'parcelle'  gr.  cTKàXXuu  'fouir,  sarcler'  aKaXiç  f.  'sarcloir,  boyau' 
etc.;  voy.  s.  vv.  dKàXXuu  et  juaKeXXa. 

bÎKri  f. 'justice';  bÎKaioç 'juste';  biKaZiuj  'juger';  âbiKoç  'injuste'; 
àbiKëuj  'faire  tort';  etc.  Voy.  s.  v.  beiKvû|ui. 

boni.  biKXibeç  (Oùpai)  'portes  à  deux  battants' <  *bi- +  kXivu). 

biKTuov  'filet';  biKTupéXoç  'pêcheur'.  Voy.  s.  v.  biKeîv. 

bîvoç  m.  'tourbillon;  vertige;  aire;  vase  à  boire';  bivn  éol.  bivvâ 
(cf.  Aivvojaévriç  Hoffmann  Gr.  D.  II  484)  'tourbillon;  tournoie- 
ment'; bîvéuu  éol.  *bivvr|)Lii  (ptc.  pi.  bivvrivieç  Sapph.  111,  cf. 
Hoffmann  op.  cit.  387.  484.  575)  'faire  tournoyer;  intr.  tour- 
noyer (danseurs  Z  494)';  inf.  bïvé|uev  Hsd.  Trav.  598  éol.  bivvu) 
(gramm.)  hér.  àTrobivuuvTi  subj,  GDI.  4629  I  102  -)  'battre  en 
grange';  blveûuj  'faire  tournoyer';  blvuuToç  'fait  au  tour'.  Cf. 
s.  vv.  biuu  bieiuai  biepoç  I.  biZirmai  etc.  et  skr.  dli/ati  'voler'  irl. 
dlan  'rapide'  lett.  dit  'danser'  lit.  dainà  'chant  à  danser';  p. ex. 
Curtius^  236.  Fick  V  68.  239.  459.  II*  144.  Persson  Wzerw. 
138.  Hirt  Abl.  §  363  (base  c^e/â^ 'voler,  se  hâter,  se  tourner'). 

bioiuai.  Voy.  s.  v.  biuj  I. 

bioTToç  m.  'surveillant,  chef.  Voy.  s.  v.  ëirtu. 

bîoç  'divin'  <  *biFioç  i.-e.  *diuios  :  skr.  div{ï)ydh  'céleste'  (cf.  loc. 
d'wi  'au  ciel')  lat.  dlu^  'divin'  (<.*divios,  cf.  dmm  'espace 
céleste'  suh  diô  etc.)  Solmsen  Stud.  110  sqq.  (bibl.);  cf.  eûbîoç 
eubioç  'serein,  calme'  eùbiâ  f.  'temps  serein'  è'vbïoç  è'vbioç  'qui 
se  fait  au  milieu  du  jour'  etc.;  *diu-  forme  réduite  en  face  de 
i.-e.  *deiuos  'dieu'  ('*céleste')  dans  skr.  dëvdh  m.  'dieu'  lat.  deus 
'dieu'  divi  'les  dieux'  (bibl. dans  Brugmann  IF. VI 88)  osq. d e i  va i 


1)  Sur  AÎKTuvva    épith.  d'Arténiis   voy.    aussi    Usener  Gôtter- 
namen  42  (non  convaincant). 

2)  Autre  leçon Dareste-Haussoullier-Reinach  Inscr.  jur,  gr.  1 202. 


—     190     — 

'divae'  v.  irl.  dia  'dieu'  gaul.  *dîvos  dans  Dîvo-dûrum  'Metz' 
V.  11.  a.  ZfO  V.  norr.  'Jyr  <  prégerm.  *tluaz^)  lit.  dëvas  'dieu' 
deivè  fantôme'  etc.  Voy.  s.  vv.  béaxo  Zeûç. 

biôaTTupoç  ni.  on  -ov  n. 'griotte',  sorte  de  cerise  <  Aiôç  gén. 
de  Zeûç,  cf.  Aiôç  pàXavoç  lat.  jûglans  'noix'  et  un  2^  élément 
peu  clair;  hypothèse  dans  Prellwitz^  117. 

b  i TT  X  aE,  -ttKOç  'double'  <  *bi-  +  TTXaK-  cf.  onibr.  t u  - p  1  a k  n. 'doul)le' 
lat.  dtipJex  <  *pldq-  R.  plâq  plag,  cf.  dor.  TxKâ-^â  att.  TrXtrfri 
'coup'  TiXricTauu  'frapper'  lat.  plançjô  'frapper'  pJâga  'coup'  lit. 
plaJiù  'je  frappe,  je  châtie'  got.  faiflôhun  'èKÔTTTOVTo'  etc.  Fiek 
P  486.  Brugniann  IF.  VI  96. 

biTTXdcrioç.  Voy.  le  suiv. 

b ITT X 6 0  ç  -r|  -ov,  att.  biTrXoûç  -r\  -oOv,  poét.  biTiXoç  (dor.  bmXeî  loc.) 
'double'  :  lat.  duplus  'double'  onibr.  dtipJa  'duplas'  tupler 
'duplis';  le  2^  membre  (cf.  dtTrXooç  poét.  ctTrXôç  lat.  simplus 
triplus)  contient  R.  pel  'plier',  qui,  parfois  élargie,  reparaît 
dans  got.  tirei-fl-s  'doute'  ain-falps  'simple'  v.  h.  a.  zici-falt 
'double'  gr.  bmXâaioç  (<  *-TrXâTioç)  ion.  bmXriCTioç  'double' 
poét.  biTTaXioç  'double',  cf.  aussi  û<.v.puta-  m.  ou  n.  {t <i\.-Q.lt) 
'pli,  poche'  got.  faJpan  v.  norr.  falda  etc.  'plier'  alb.  pal'e 
'pli,  etc.'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  320)  et  gr.  ttXékuj  'tresser'  (voy. 
S.V.).  J.  SchmidtKZ.  16, 430.  Brugmanu  Grdr.  IP  509.  Persson 
Wzerw.  35. 

b(ç 'deux  fois'<i.-e.*c?/6',  cL*diu)uis  dans  skr.  d{u)vih  zd  hU  v. lat. 
duis  lat.  his  m.  h.  a.  zwis  'deux  fois'  (got.  twis-  'séparément' 
ail.  zurlst  'dissension',  voy.  s.  v.  bià)  v.  h.  a.  zinr-o{r)  v.  norr. 
tvis-var  'deux  fois';  en  compos.  bi-  :  skr.  dvi-  lat.  bi-  y.h. a.. zici- 
ags.  twi-  lit.  dvi-,  p.  ex.  biiTOuç,  -oboç  'bipède'  :  skr.  dvipdt 
lat.  hipês  ags.  twiféte  'bipède',  cf.  ombr.  du-pursus  'bipedi- 
bus';  cf.  encore  skr.  dvitiyah  zd  hitija-  v.  pers.  dûvîtiyo-  'deu- 
xième' gr.  bixa  bixôà  boioi  bûo.  Curtius^  239.  Fick  P  72. 
242.  461  sq.  Brugmann  KVG.  §§  353.  441.  Etc. 

biaKOç.  Voy.  s.  V.  biKeîv.  —  bidKoupa  n.  pi.  'portée  du  divSque'. 
Voy.  s.  V.  oupov. 


1)  Voy.  Brugniann  Grdr.  IR  1,  133  sq.  (bibl.). 


—     191     — 

bicTCTÔç  att.  biTTÔç  'double'  <  *bix-loç  cf.  bixa  'en  deux;  diffé- 
remment'; —  ion.  biEôç  <  *bix6-ioç  cf.  bixOd.  Schulze  KZ. 
33,  394  sq.  Hoffmann  Gr.  D.  III  611. 

biaiâlw  'douter'  <  *bi(TTOç  'désuni,  douteux'  :  skr.  dvisthah  'am- 
bigu' V.  norr.  tvistr  'désuni,  triste';  cf.  bixo-aTaTéuu  'être  en 
désaccord;  être  en  doute  avec  soi-même'  bixo-cTTadià  f.  'dis- 
sension ;  doute' biZiuu  boiàlo).  SolnisenKZ.37,20sq,  IF.XIV^437. 

blqpào)  ion.  bîqpéuu  'chercher,  scruter,  fouiller';  àcTTpobicpriç  m. 
'astronome'  Hrnd.  III  54.  Etym.  obscure;  pour  skr.  jêhafë 
'bâiller'  (Fick  BB.  16,  287.  Wb.  P  400)  voy.  s.  v.  biiya. 

ion.  b  i  cp  à  ai  0  ç  'double'  <  *bi-cpaTioç,  cf.  bicparov  •  biqpàcriov  Hésych. 
et  skr.  hatih  f.  'le  fait  de  frapper,  coup,  multiplication'  hatyà  f. 
{-hâtyam  n.)  'mise  à  mort'  v.  sax.  gûdea  (<  prégerm.  *;^unpiô) 
'combat'  lit.  ginczà  et  giùczas  'lutte'  R.  gVhen  'frapper'  (voy. 
s.vv.  6eîvuj  'frapper'  qpôvoç  'meurtre'  cpaioç  'tué')  et  cf.  biîrXaE. 
Prellwitz^  76.  -118  (cf.  s.  v.  dcpvuu  ctqpvujç).  Brugmann  IF. 
XVII  367.  Grdr.  IP,  1,  186  i). 

bicpGépâ  f.  (biijjàpâ  Hésych.)  'peau  apprêtée'.  Rapport  probable 
avec  béipo)  'tanner'  (de  Saussure  MSL.  VII  91.  Fick  V  453. 
Bechtel  Hptprobl.  113);  l'i  fait  difficulté. 

biqppoç  m.  partie  du  char  qui  portait  le  conducteur  (fivîoxoç)  et 
le  combattant  (TtapaipàTriç),  'char;  siège'  <  *bi-  +  cpp-  forme 
réduite  de  R.  hher  gr.  çépuu  'porter'. 

bixa  (aussi  poét.  ctvbixa  biâvbixa)  'en  deux;  différemment;  sépa- 
rément'; bixri  dor.  bixâ  'en  deux';  bixô9ev  'de  deux  côtés';  ion. 
bixoO  'en  deux  parties';  bixOùç  'doublement';  bixâç,  -àboç  f. 
'moitié',  bixa  <  *bi-  +  morphème  contenant  un  gh,  cf.  skr. 
viçvd-ha  viçm-ha  'chaque  fois,  toujours'.  Schulze  Berl.  phil. 
Woch.  1896,  col.  1367.  Brugmann  KVG.  §§  450.  582.  —  Hom. 
bixOà  comme  bixa  (cf.  xpixOà  :  xpixa,  TexpaxOd  :  TÉTpaxai;  ion. 
bixOàbioç  'partagé  en  deux;  double';  parenté  certaine,  mais  de 
détail  peu  clair;  hypothèse  de  Prellwitz  BB.  22,  82  n.  97. 


1)  Pour  Skutscli  IF.  XIV  488  sqq.  (cf.  Brugmann  KVG.  §  450) 
biq)âoio(;  est  parent  de  lat.  hifâriam  'vers  deux  côtés'  bifârius  'double' 
<.hi- -\- fâs  'expression,  parole'  (cf.  (^r\\x\  lat.  fârï),  d'où  '*qui  parle 
dans  deux  sens';  contesté  par  Walde  66,  qui  rattache  bifârius 
<  *diji-bJi-o-  'visible  de  deux  côtés'  et  bicpâaioç  à  R.  bhë  'paraître'. 


—     192     — 

bii^a  ï.  hi^)0(;  n.  'soif;  hom.  bivpdiu  att.  bi^jf)  <  *bn|iriei  'avoir 
soif.  Etyni.  inconnue;  biv^a  <  *biTTTia?  biH^oç  présuppose  un 
*biTroç?  (Johansson  KZ.  30,  421  sq.);  s,kr,jéhatè  'bâiller,  être 
béant,  s'entr'ouvrir'  (Fick  BB.  8,  330.  16,  287.  Wb.  l*  400) 
est  une  forme  dialectale  \wm  jfmbhatè  d'après  Uhlenbeck  Ai. 
Spr.  103;  TToXubiqjiov  ("ApTOç  A  171)  'aux  nombreuses  crevasses 
ou  gorges'  (Fick)  est  un  sens  conjectural;  b'wpaç  f.  sorte  de 
serpent  ("cherchant  à  happer'  ou  'léchant'?  Fickj  est  obscur; 
m.  h.  a.  Jcfbfin  'gronder,  criailler'  (Fick  I^  400)  est  écarté  par 
Zupitza  Gutt.  83;  lett.  gibt  's'évanouir'  (Prellwitz^  118)  est 
plus  que  douteux.  —  Pour  Schulze  KZ.  29,  269.  Qu.  ep.  368 
bivjjdiju  <  *biHi-a(y-iuj  (cf.  Treivduj  <  *TTeiv-â(y-iiu)  'être  desséché 
par  la  soif,  cf.  lat.  âreô  R.  as  'brûler,  être  desséché';  non 
convaincant. 

I.  hom.  biuj  'se  laisser  poursuivre,  fuir'  (ipf.  ou  aor,  biov  X  251);  — 
hom.  Esch.  bi0)Liai  'mettre  en  fuite,  poursuivre,  repousser'  ^)  : 
skr.  diyati  'voler'  etc.,  voy.  s.  v.  bîvoç;  les  formes  bière  bietai 
bie(J0ai  etc.  provoquent,  par  association  avec  l'ere  ïeiai  ïec5"9ai 
etc.,  un  bîejLiai  (voy.  s.  v.),  qui  spécialise  le  sens  intrans.  du 
médiopassif. 

II.  hom.  biuj  c.-àd.  bFiuj  'craindre'  dans  nepi  ^àp  bie  E  566,  I  433. 
A  557.  P  666.  x  -^S  (Schulze  Qu.  ep.  355);  cf.  hom,  beibi)iev 
(bébFi)Liev)  R.  duei  'craindre'  et  voy.  s.  v.  beibuu^). 

biujKUj 'pousser,  poursuivre';  biuuEiç, -euuç  f. 'poursuite';  biuuYMa 
n.  'proie,  butin'.  biujKuj  semble  provenir  d'un  pf.  *be-biuuK-a 
de  *b(ri|ui  'poursuivre'  bieiaai  's'enfuir',  cf.  pf.  ëuuKa  de  'ir\\x\,  prés. 
àvuOxuj  tiré  de  pf.  âvuJTa  et  cor.  FiiÛKei  (î)  'il  poursuit'  GDI.  3153 
en  face  de  hom.  ïe|nai  (Fieiuai);  pf.  bebluuxa  est  refait  sur  biujKUJ. 
de  Saussure  Méni.  140.  Bezzenberger  BB.  5,  313,  318.  G.  Meyer 
Gr.Gr.2  52.  388sq.  Johansson  Beitr.  69.  Persson  Wzerw.  14. 
Kretschmer  Gr.  Vas.  44.  Bréal  MSL.  IX  36,  Brugmann  Gr,Gr,3 
278.  Hirt  Abl.  §  363.  —  biuÛKuu  <  *bi-iajKuj  :  v.  h.  a.  jagôn 
'chasser'  (Kluge^'  185,    Walde  292)  est  à  écarter. 


1)  Cf.  gort.  subj.  èbbîtiTai  «èa6-  =  èKb-)  GDI.  4997,  èmbioMOi  4998. 

2)  b(o|uai  'craindre'  Esch.  Pers.  700  mss.  Dind.^,  oùHerin.Weil 
et  Dind.^  veulent  lire  6(e|aai,  n'est  sans  doute  que  la  forme  moyenne 
de  6(iu  II. 


—     193     — 

b^fic^lç  f.  b)Lirifoç.    Voy.  s.  v.  bajuàoi. 

ion.  b|uu)ç  gc'u.  bjuuuôç  m.  'esclave';  b|uujr|  f.  ^servante';  hom. 
ÙTTobiuujç,  -lîjoç  m.  b  386  'serviteur';  thème  en  -ou-  (Bréal  MSL. 
VII  448  sq.),  ci-  ^domu-  dans  lat.  domus  v.  slav.  domû  'maison' 
skr.  ddmfmâh  ^appartenant  à  la  maison'  arm.  tanutër  'maître 
de  maison'  {<Hamoy-tèr  Meillet  M8L.  VIII  236);  cf.  crét. 
luvtuâ  f.  'population  serve'  lavujTai  'les  serfs  de  la  communauté' 
avec  )uv- <  v|Li- <  b|u-,  cf.  att.  |ue(j6-)uvri  :  ion.  jueaô  bjuri  'poutre 
transversale'  épid.  Mviâ  :  Ajuiâ  (Kretschmer  KZ.  31,  406.  Bruc- 
raann  Gr.Gr.^  76).  —  Le  rapport  b|Liuuç  :  bajaduu  'dompter'  (p.  ex. 
Curtius^  232.  Kretschmer  1.  cit.  G.  Meyer^  336)  est  à  écarter. 

hom.  bvoTTa\iZ;uj  'secouer,  ébranler'.    Etym,  inconnue. 

bvôqpoç,  poster.  Yvoqpoç  m.'obscurité,ténèbres';bvocpep6ç 'sombre'; 
hom.  lobveqpriç  'd'un  violet  foncé'.  Rapport  peu  clair  avec 
Kvéqpaç  n.  MJécpaç  n.  ipécpoç  n.  'obscurité'  lyeqpapôç  qjeqprivoç 'ob- 
scur' skr.  ksap-  ksapà  zd  xsap-  'nuit'  lat.  crêper  {cr-  <  en-) 
'obscur'  (Curtius^  704  s(i.  Bersu  Gutt.  164  u,  1.  Johansson 
BB.  18,7).  —  Le  rapport  bvoqpoç  :  véqpoç  lit.  dehests  'nuage' 
(Meringer  Wiener  Sitzungsber.  125  II  40),  s'il  est  vrai,  montre 
rallégement  du  groupe  initial  en  sens  divers  *). 

dor.  bodv.     Voy.  s.  v.  br|v. 

hom.  boàcrcraTO.    Voy.  s.  v.  béaio. 

bo9ir|v,  -îivoç  m.  'clou,  furoncle'.  Etyni.  obscure;  hypothèse 
non  convaincante  de  Fick  I*  400  (:  v.  h.  a.  quedïlla  chwadilla 
'pustule'  R.  gUedh),  cf.  Zupitza  Gutt.  85  et  voy.  s.  v.  àYaGiç. 

boibug,  -ùKOç  m.  'pilon';  àvaboibOKOtZiu)  -iZuj  gl.  'troubler'.  Etym. 
obscure;  boi-  est  un  redoublement  intensif;  hypothèse  dans 
Prellwitz2  119. 

ép.  boiôç  'double'  pi.  boioi  'deux';  hom.  èv  boirj  (eîvai)  I  230 
'(être)  dans  le  doute';  bomZiuj  'rendre  douteux;  moy.  être  dans 
le  doute',  boioç  <  *duoi-io-s,  formé  sur  le  nom.  ace.  n.  i.-e. 
*duoi  'deux'  :  skr.  dvaijdh  'double'  dvêdhâ  'en  deux  fois'  alb. 
dege  'branche'  (<  *duoi-  G.  Meyer  Alb.  8t.  III  9  sq.)  got. 


1)  Contre  Meringer  1.  cit.,  je  tiens  bvôqpoç  et  Yvcqpoç  pour  identi- 
ques; 6v-  est  l'initiale  ancienne,  cf.  *6Xuku(;  >  tXukûç  et  v.  fr.  signe 
'le  saint  suaire' <  *.çm<Zne  \a,\,.  siiulonem  (Grober  Archiv  f.  lat.  Lex. 
V  476). 


—     194     — 

fnaddjé  (<  *duoi-io-)  v.  norr.  tue(/gia  v.  h.  a.  ziceiio  zweio 
'duorum'  v.  sax.  twéne  Meiix'  (<  *duoino-)  lit.  dveji  'deux' 
V.  slav.  dvojî 'double',  p.  ex.  Curtius''  239.  Biu^maiin  Grdr.  II ^ 
468.  6.57.  12  183.  283.  288.  KVG.  §§  153.  474.  477;  cf.  aussi 
got.  hveifla-  v.  li.  a.  zicifal  et  v.  norr.  tyja  ags.  twéo  v.  h.  a. 
zweho  'doute'  lat.  dubius  'douteux',  puis  hom.  ép.  beibu)  (<*be- 
bFoi-a)  '*je  doute;  je  crains'.     [Voy.  Brugmann  Distr.  61  sqq.] 

boKeùiu  boKotîIuj  'observer'  'cf.  TrpocrboKàuj  'attendre',);  boKeî  |lioi 
'*il  est  acceptable  pour  moi.  il  me  semble',  boKÉuj  (fut.  bôEuu 
aor.  êboEa)  '*accueillir  une  apparence,  une  opinion,  penser, 
croire';  bÔYMOt  u.  'opinion';  bÔKi|uoç  'acceptable,  éprouvé'; 
boKavri  f.  'boîte:  fourcbette'  des  filets  de  chasse  (Hésych.); 
boKÔç  f.  'poutre';  -bÔKOç  'qui  reçoit',  etc.  Cf.  Curtius^  507. 
Osthoff  Perf.  302  sq.  et  voy.  s.  v.  béKO|aai. 

hom.  boXixôaKiov  (e'ïxoç)  épith.  de  sens  incertain,  ord.  traduite 
'qui  projette  son  ombre  (aKid)  au  loin';  <  boXixôç  'long'  +  un 
élément  obscur;  hypothèses  non  convaincantes  de  Diintzer 
KZ.  14,  203.  16,  27  et  Fick  BB.  8,  331  (*boXix6crxiov  cf.  ôffxoç 
'jeune  pousse'),  Pfuhl  Z,  f.  Gymnasialw.  1868,  p.  785  sq.  (:  kÎuuv 
'colonne'!),  8kierlo  ibid.  p.  246  (ikîuj  'aller'),  Prellwitz^  119 
(-ôcTKiov  :  v.  h.  a.  asc  'frêne';  voy.  s.  v.  ion.  ôEuri  'hêtre;  épieu'), 
Bréal  MSL.  XIII  378. 

boXixôç  'long';  bôXixoç  m.  'le  long  stade'*).  boXixoç  (i  inex- 
pliqué) :  skr.  dîrghâh  zd  dar^ya-  dar^ga-  v.  pers.  darga-  (i.-e./ 
'long'-)  skr.  comp.  drâghiyàn  'plus  long'  dràghima  drdghmâ 
m.  zd  drOjah-  'longueur',  v.  slav.  dlûgû  serb.  dûg  lit.  ilgas 
(chute  du  d-  inexpliquée)  'long',  p.  ex.  Curtius"'  191  sq.  Fick 
P  456,  base  i.-e.  dela'gh  'être  long'  (Hirt  Abl.  §  281);  cf.  la 
forme  nasalisée  i.-e.  *dlo7dghos  dans  lat.  longus  =  got.  laggs 
V. h.a.  etc.  lang  'long'  gaul.  AoYYO-CTTaXiiTUJV  (Fick  IP  245: 
hypothèses  très  douteuses  sur  d'autres  formes  celtiques  Zupitza 
BB.  25,  90  sq.),  cf.  alb.  grate  gatt  gqt  'long'  (<  *dlanij-tt 


1)  Hom.  AouXixiov  AouXixieûç  bou\txo6eipujv  gên.  pi.  'au  long  cou' 
B  460.  O  692  par  allongement  métrique  (Schulze  Qu.  ep.  156). 

2)  V.  pers.  dranga-  est  à  rayer  (Bartholomae  IF.  XII  Anz.  27). 


-     195     — 

Pedersen  KZ.  33,  545  sq.j,  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  I-  476.  530. 
II-,  1,  553^),  puis  g-r.  év-beXexnç  'continu'  (voy.  Meillet  Dial. 
indo-eur.  69)  lat.  indulgeô  '^avoir  de  la  longanimité,  *être 
patient'  (Havet  MSL.  VI  233  sq.j  got.  tulgus  'ferme,  persév- 
érant' V.  sax.  tulgo  adv.  'très'  (Fick  P  456). 

^oXoç  m. 'ruse';  boXôeiç 'rusé';  boXôuj 'tromper';  I.  boXuuv,  -uuvoç 
m.  'canne  à  épée'.  boXoç  —  lat.  clolus  osq.  dolom  ace.  dolud 
abl.  'ruse';  boXoeiç  :  lat.  dolôsîis;  cf.  v.  norr.  tâl  'fraude,  trom- 
perie' V.  II.  a.  zàla  'poursuite,  embûches,  danger'  (Curtius^  237. 
Fick  n  456);  parenté  ultérieure  très  douteuse  (:v.  h.a.  zala 
'nombre'  =  néerl.  taal  ''-'dénombrement;  *récit;  langue'  v.  li.  a. 
zalôn  'compter,  calculer'  zelle^i  'compter,  calculer,  dire'  v.  norr. 
tal  'nombre,  énumération,  discours'  telia  'compter,  raconter' 
tala  'dire'  etc.  pour  F\çk  BB.  2,  209.  Wb.  I^  456);  got.  gafUs 
'approprié'  (Fick  1.  cit.;  v.  irl.  dil  'agréable'  (Fick  11*^  151  sq.) 
sont  étrangers  au  groupe. 

II.  boXuuv,  -UDVOÇ  m. 'petit  hunier:  voile  de  beaupré'  :  v.norr.  tiald 
V.  b.  a.  ail.  mod.  zelt  'tente'  etc.  cités  s.  v.  béXxoç. 

^ôjuoç  m.  'maison';  bo|uiT  f.  'xeîxoç  etc.'  Hésj^ch.;  -bo|Li6ç  dans 
oÎKO-bô|Lioç  'architecte'.  b6|Lioç  =  skr.  dâmah  m.  'maison',  cf. 
lat.  domus  f.  gén.  -iis  (th.  i.-e.  ^domo-  et  *dornu-,  cf.  s.  v.  b)nu)ç) 
irl.  dam-liacc  Wonius  lapidum'  aur-dam  'prodomus'  (<  *d9mâ- 
ou  *damo-?  Fick  II'  141)  v.  slav.  domû  m.  (th.  en  -it-)  serb. 
dôm  dôma  'maison';  —  cf.  le  th.  cons.  *dem-  *dôm-  *dm-  ^dm- 
dans  gr.  bujfia  (voy.  s.  v.)  arm.  tun  'maison'  /d  loc.  dam  nom. 
-dà  <  aryen  '^-dâs  dans  u.si-ôâ  ('ayant  sa  maison  à  l'aurore') 
nom  d'une  montag-ne  gr.  bearrÔTiiç  <  gén.  *dems  (?  voy.  s.  v.) 
bÔTTcbov  <  *dm-  (voy.  s.  v.)  è'v-bov  (loc.)  '*à  la  maison'  (voy. 
s.  V.)  A|Liia  Mviâ  Aa)uia  (^'maîtresse  de  maison')  et  peut-être 
bàixap  (voy.  s.  v.)  ;  puis  cf.  bé|Liuj  'bâtir'  (  :  got.  timrjan  'charpenter', 
voy.  s.  V.)  ve6-b|uâToç  Pind.  'nouvellement  construit'  bé^iaç  n. 
'*structure'  (voy.  s.  v.  )  ion.  |aea6b|Liri  att.  épigr.  necrôiuvri  f.  'poutre 
transversale'  \?d.materiès  'bois  de  construction'  (<  *dma-  Ost- 
hoff  Festgruss  an  Roth  126  sq.)  zd  d^mâna-  (cf.  ha-d^môi  loc. 


1)  Curtius  1.  cit.,    Hirt  1.  cit.,    Klug-e"  236   séparent  à  tort  lat. 
iongus  got.  lagys  de  gr.  ho\\\àc,. 


—     19(J     — 

Mans  la  même  maison')  nmana-  'maison'^;  lit.  namaî-)  ni.  pi. 

Vlemeiire'  wX.damnae  ^aW.defnydd  bret.rfaw»e2 "matière,  moyen' 

(Fick  II ■*  141.  Henry  Bret.  88);  pour  liom.  buù  voy.  s.  v.^).  I.-e. 

*rfem</- 'bâtir'*).    Cmlius-'  2.34.    Fick  P  66.  2.35.  454.    Etc.; 

bibl.  récente  dans  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  136. 
bôvaE,  -aKOç  dor.  bOùvaE  fTbéocr.  XX  29,  mais  bovaE  Théocr. 

Ep.  II  3.  Pind.  P.  XII  25 1  m.  'roseau'^;.     Etyra.  incertaine: 

lett.  dôni  'roseau,  jonc'  (Fick  BB.  3,  169.  12,  161.  26,  246. 

Wb.  I  '  159  ;  doute  de  Zubaty  BB.  18,  250)  n'expliquerait  l'uj  de 

dor.  buJvaE  qu'en  tant  que  primaire;  got.  tains  (<  germ.  comm. 

Hainaz)  'rameau'  v.  li.  a.  zein  'verge'  (Bugge  PBrB.  24, 446  sq. 

Fick  Wb.  loc.  cit.)  ne  sont  pas  clairs  (cf.  Uhlenbeck  Got. 

Spr.-  145.  Wiedemann  BB.  28,  53sq.);  le  rapport  traditionnel 

avec  bovéu)  'secouer,  agiter'  ne  convainc  pas. 
b  ovéuj 'secouer, agiter';  poét.àXi-bovoç 'ballotté  sur  mer' TToXij-bovoç 

'qui  s'agite  beaucoup'  èTvo-bôvoç  'qui  remue  la  purée'.    Etyni. 

obscure;  hypothèse  dans  Prellwitz^  120  ( :  bie|uai  bîvoç). 
bôEa  f.  'opinion;  réputation,  gloire'  <  *bOKTia  :  boKeuj. 
bopd  f.  'peau'.    Voy.  s.  v.  bépou. 
bopKotç,  -dboç  f.  bépKOç  m.  bopE  gén.  bopKÔç  f.  'chevreuil;  gazelle', 

formes  modifiées  par  étym.  pop.  d'après  bépK0|uai  'regarder' 

(G.Meyer^  270)  pour ZiopKdç  (Hrdt.  IV  192)  et  z:6pE  (Callim.  Nie), 

lequel  est  le  représentant  phonétique  de  i.-e.  Hork-s  pour  Som- 

1)  Et  skr.  mànah  ru.  'bâtiment,  demeure'  pour  von  BradUr 
GGA.  1890,  p.  911.    IF.  IV  88  n.  3.    Hirt  Abl.  §  343. 

2)  Avec  n-  venant  d'une  forme  où  il  était  issu  phonétiquement 
de  d-  devant  m  (J.  Schmidt  Plur.  221  sq.  Kretschmer  KZ.  31,406);  — 
lit.  namaï:  skr.  amà  'à  la  maison'  <[  *ama-  'maison*  pour  Bezzenberger 
BB.  21,  303  n.  26,  167;  très  douteux.  —  et  de  même  v.  slav.  doma 
'à  la  maison'  (<;i.-e.  *domôu  loc.)  :  skr.  amà.  avec  préf.  d-  (Zubatj 
Archiv  f.  slav.  Phil.  XIV  151  sq.). 

3)  Gr.  àb|uev(beç"  boOXai  EM.  <<  *ri-dwe/«  'dans  la  maison',  cf. 
th.  -^domen-  dans  lat.  dominus  '*qui  se  trouve  dans  la  maison',  pour 
Danielsson  Gramm.  u.  et.  St.  I  34  n.  2. 

4)  L'identité  de  cette  base  avec  "d^joinâ-  'dompter'  (par  le 
sens  de  'domestiquer,  attacher  à  la  maison')  est  possible. 

5)  Pour  Schulze  Qu.  ep.  205  ion.  récent  boûvaE  Anth.  passim 
est  dû  à  un  allongement  métrique,  que  les  poètes  alexandrins  ont 
propagé;  il  en  va  peut-être  de  même  de  dor.  ôûJvaE. 


—     197     — 

mer  Gr.  Lautst.  147  sq.;  cf.  gall.  iwrdi  'caprea  mas'  corn,  yorcli 
bret.  iourch  'chevreuil'  <  <  i.-e.  *iorkos  Bezzenberger  BB.  4, 
316  n.  3,  Fick  II*  224.  Henry  Bret.  174);  ïopKOç  m.  'daim' 
(0pp.  Cyn.  II  296),  ïopKeç'  tujv  bopKdbuuv  Iûjujv,  ïupKeç*  aÎYeç 
^Ypiai  Hésycb.  sont  empruntés. 

èôpTTOv  n. 'repas  du  soir,  souper';  boni,  bop-rréuj 'souper';  bopTiriatoç 
m.  'beure  du  souper,  soir;  souper'  (R.  ëd  'manger'  cf.  ebo}iai 
ècTGiuj  et  bom.  beiTivricTToç  m.  p  170  'beure  du  principal  repas'; 
voy.  Wackernagel  Debnungsges.  31.  Scbiilze  Qu.  ep.  321). 
bôpiTOV  (tt  <  qV'):  alb.  dai'ke  'repas  du  soir,  soir',  cf.  c^reA^ 'repas 
de  midi'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  61.  Bugge  BB.  18,  189.  Pedersen 
BB.  20,  231.  Hirt  Abl.  §  .ô90).    Voy.  s.  v.  bpéTTUj^). 

bôpu  n.,  bom.  gén.  boupôç  (<  *bopFoç)  boûpaTOç  (<  *bopFaTOç^) 
pi.  boûpa  boupata ^),  att. gén .  bôpaTOç  trag. gén.  bopôç  ( <*bopFoç) 
dat.  bopî  bôpei  pi.  ôôpri  'tronc  d'arbre  sur  pied  {l  167),  bois 
équarri,  poutre,  bois  d'une  arme,  lance';  cf.  bujp-  dans  sic. 
âaxébuupoç  m.  'sanglier'  (<  *àv-(Tx€-bujpoç,  voy.  s.  v.),  are.  dor. 
AuupiKXfjç  dor.  béot.  Aujpiinaxoç  rhod.  Auupiqpdvriç  béot.  Aiupi- 
)uaç^),  dor.  Auupieûç  'Dorien'  (cf.  macéd.  AoupioTreç  Fick  BB. 
24,  299.  26,  238),  boup-  <  *bopF-  dans  ion.  Aoûpiç  Aoupiriç 
(Fick-Becbtel  Personenn.-  102);  cf.  encore  crét.  bopd  f.  'poutre' 
(<*bopFd)  dans  bopd"  bép|ua.  KpfjTeç  bè  Kai  Tf)v  boKÔv  EM. 
(=  lit.  darva  'bois  de  pin'  lett.  darwa  'goudron'  Osthoff  Et. 
Par.  I  138).    bôpu  <  i.-e.  "^doru  :  skr.  dâru  n.  'morceau  de  bois, 


1)  Pour  Pedersen  1.  cit.  bôpirov  <  i.-e.  ^dfqV'om,  darke  <  i.-e. 
^dfqV'-,  (/refce  <C  i.-e.  *drôqV'-\  pour  Hirt  1.  cit.  base  dereqV' :  P<^  1 
èôpiTov  darke,  P  2  dreks.  —  Le  sens  premier  de  66pTTOv  a  dû  être 
'cueillette'. 

2)  Aveca<C«,  cî.véd.gén.drûnah  loc. dàruni  et  voy.  J.Schmidt 
KZ.  25,  52.  26,  17.    Meillet  MSL.  IX  36». 

3)  D'où  un  nom.  hystérog'ène  boûpaç  Anth.  VI  97.  —  boûpioç 
èoùpeioç  (ÏTTTTOç)  '(cheval)  de  bois'  chez  les  Attaques  n'est  qu'un  sou- 
venir épique  (Schulze  Qu.  ep.  102  n.  516). 

4)  Pour  Curtius''  239,  Schulze  Qu.  ep.  514,  Solmsen  Unters.  182 
et  Osthoff  Et.  Par.  I  158  sqq.  (lequel  rappelle  lett.  dÙ7'is  dure  'ruche 
taillée  dans  un  arbre  forestier,  vaisseau  de  bois  d'une  seule  pièce'), 
Vw  de  Aujpi-  et  dtax^buipoç  est  primitif,  et  6iup(i)-  :  bôpu  =  yuuvîô  :  T<ivu. 


-     198     - 

bîlchc,  piqucf  vA  dai'ru  ii.  'iiiurccau  de  bois,  lance'.  Pour  la 
parenté  ultérieure  voy.  s.  v.  bpOç. 

boûXoç  dor.  biîJXoç  m.  'esclave';  boûXri  f.  'femme  esclave';  poét. 
bouXoaùvri  f.  att.  bouXeiâ  f.  'servitude';  bouXeûuj  'être  esclave'; 
bouXouu  'rendre  esclave'.  boOXoç  '*travaillc'ur  :  got.  taujan 
v.  h.  a.  zouwen  'faire,  préparer'  m.  li.  a.  zouwic  'actif,  agile' 
v.  norr.  ags.  tel  'outil'  R.  dôu  (Lorentz  IF.  V^  342  sq.).  —  Hyi)o- 
thèses  de  Dlintzer  KZ.  16,  27,  Lewy  IF.  II  446,  Johausson  IF. 
III  229  sqq.  bibl.  (dor.  bujXoç  'maison,  ensemble  des  servantes, 
esclave' tskr.  dâra-  m.  'maison,  épouse' <  i.-e.  ^d6lo-\  sur  skr. 
dura-  voy.  s.  v.  bà|Liap  note)  à  écarter. 

boÛTTOç  m.  'bruit  sourd';  bouTréuu  'faire  du  bruit  en  tombant,  eu 
frappant'.  Hom.  èpi^bouTTOç  (à  côté  de  èptbouTTOç)  'au  bruit  reten- 
tissant', èYboiJTTriaav  A  45,  laacTiYbouTTOv . . .  •  jueYOtXônxov  Hésych. 
font  poser  un  *YboÛTToç  (initiale  unique  en  grec)  onomatopée; 

voy.  s.  v.  KTÙTTOÇ. 

box|Li6ç  boxiLtioç  'oblique'.  box|uôç  <  *baxiuôç  (J.  Schmidt  KZ. 
32,  374)  :  ^kr.jihmdJi  'tourné  vers  le  bas'  i  Bugge  KZ.  19,  422. 
Pedersen  KZ.36,78;  <C'^'jiJhma-  *èizhma-  ^dièli-  \.-e.*daghmô- 
Uhlenbeck  Ai.  Spr.  101). 

bpÛKUJV,  -ovTOç  m. 'dragon;  serpent':  ancien  tll.en-e?^-, cf.bpaKaiva 
f.  'dragon  femelle'.  Cf.  skr.  dfk  'regard'  gr.  bépKO|uai  ÙTrébpa 
voy.  s.  vv.  et  *bp(XKoç  n.'ceil'  dans  dat.  pi.  bpaKéecrcri  Nie.  Al.  481. 

aor.  bpajieîv,  pf.  bebpoiaa  'courir';  bp6|uoç  m.  'course';  bpoiaeûç, 
-eujç  m.  'coureur';  —  bpâTreTnç  ion.  bpiiTTéTriç  m.  bpdîTuuv  (gl.) 
m.  'déserteur.  Etym.  indiquée  s.  v.  ctTTO-bibpdcTKuu  (et  cf.  Cur- 
tius^  237  sq.  Pcrsson  VVzerw.  68.  Pedersen  IF.  II 308  sq.  Hirt 
Abl.  §  7Ô3). 

bpâcraoïaai  att.  bpâTT0|uai  'prendre  avec  la  main,  saisir';  bpàTbrjv 
'en  empoignant';  bpâTMa  n.  'gerbe';  bpaxineOu)  'lier  des  gerbes'; 
bpaxMn  f.  (voy.  s.  V.);  bpàE  gén.  bpaKÔç  (pour  *bpax-  Mansion 
Gutt.  138.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  139)  f.  (pi.  bdpKeç-  béapai 
Hésych.)  'poignée'  :  v.  Ii.  a.  zarija  'clôture,  enceinte'  (p.  ex. 
Fick  I'  455)  v,  norr.  targa  ags.  frtrç'e  'bouclier'  (prop. 'bord  du 
bouclier';  >  ïr.tarrje)  v.  ^\ax.  2}odragû  'bord,  lisière'  lit.  dafzas 
{■gh-)  'enclos,  jardin'  lett.  darfs  'clôture,  cour,  jardin'  (p.  ex. 
Hrugmann  Her.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1897,  p.  21  sq.),  ï.e.*dergh- 


—     199    — 

et  *dergh-  'cingeie';  mais  skr.  drdhdh  'ferme'  dfhi/ati  dfjiati 
'fixer'  zd  dar'zaije'ti  'enchaîner'  ddr^z-  f.  'lien'  pers.  mod.  darz 
'couture'  lit.  diPéas  'courroie'  (-gh-)  dir.szti  {-gh-)  'durcir' 
(W.  Meyer  KZ.  2S,  173)  y.  slav.  drûzati  'tenir'  zd  drazaHe 
'tenir  ferme'  {-Qh-),  cités  par  Brugmann  1.  cit.  ont  un  d-  ambigu 
et  peuvent  remonter  (cf.  J.  Sehmidt  KZ.  25,  llôsq.)  à  un  i.-c. 
*dliergh-  ef^dhergh-'ètre  ou  rendre  ferme,  tenir  ferme,  assujettir' 
(élargissement  de  *dher-  dans  gr.  6p6tvoç  'banc'  Gpricracreai 
's'asseoir'  6p6voç  'siège'  lat.  firmus  'solide'  frëtus  'appuyé  sur', 
etc.),  à  quoi  l'on  rattache  aussi  lat.  fortis  'solide,  capable,  vail- 
lant' v.lat.  forctus  et  horctus  'bonus'  (J.  Sehmidt  1.  cit.  W.  Meycr 
1.  cit.  Meillet  Notes  d'étym.  gr.  4.  Niedermann  ë  u.  l  im  Lat. 
85  sq.  Walde  239)  M.    [Voy.  Add.] 

bpaxiuri  arc.  él.  bapxi^d  (cf.  bapxinâç'  bpaxinàç  Hésych.)  Cnosos 
bapK)Lid  GDI.  5071  (k  =  x)  g^>'t-  bapxvd  (cf.  bpaxvdç  d'une  inscr. 
tardive  de  Lycie  ;  -xv-  <  -xin-  Hatzidakis  Einl.  in  die  ngr.  Gr. 
95  n.  Schulze  KZ.  33,  232-)  f.  'drachme'  (poids  et  monnaie), 
prim.  'poignée'  (de  bâtonnets  de  métal,  ôpoXoi).  Voy.  s.  v. 
bpà(Tao|uai.  —  Etym.  sémitique  (p  ex.  Levvy  Fremdw.  118)  ou 
assyrienne  idarag-mana  Oppert)  à  écarter;  voy.  Babelon  Traité 
des  monnaies  gr.  et  rom.  I  (1901)  col.  402  sqq.  (bibl.),  qui  laisse 
ouverte  la  question  d'origine. 

bpduu  bpiî)  (<  *bpâ-iuj)  'faire';  boni,  bpaivuu  K  96  'vouloir  faire'; 
bpd|ua  n. 'action';  bpdvoç-  è'pYOv.  Trpdgiç  etc.  Hésych.:  àbpâviîç 
'débile';  dbpdvéuj  hom.  ôXiYobpâvéuj  'être  faible';  hom.  bpntJTnp 
m.  dor.  bpdaiâç  m.  Pind.  P.  IV  287  'serviteur';  hom.  bpncrio- 

1)  Brug-mann  1.  cit.  et  Grdr.  P  461.  518.  668  rattache  lat.  fortis 
à  skr.  brhdnt-  'riche,  puissant,  haut,  grand,  important,  élevé'  R.  hhergh, 
mais  les  mots  congénères,  p.  ex.  ann  barjr  'haut'  {<:i\.-e.*bhrghu-) 
v.  irl.  brt  'éminence'  «  *briA;-*)  got.  baiirgs  '*hauteur  fortifiée,  cita- 
delle, ville',  mettent  en  relief  l'idée  de  hauteur;  cf.  Solmsen  KZ. 
37,  575  sqq.,  pour  qui  lat.  fortis  :  v.  slav.  brûzû  'rapide'  (la  rapidité 
étant  un  trait  saillant  du  héros,  cf.  hom.  irôbaç  ibKÛç),  ce  qui  ne  con- 
vainc pas.  — -  Zupitza  KZ.  37,  391  groupe  bpdaaoïuai  et  lat.  fortis 
en  admettant  une  alternance  initiale  d-  :  dh-  que  le  sens  ne  recom- 
mande pas. 

2)  J.  Sehmidt  Kritik  117  accentue  gort.  ôdpxvâ  et  croit,  sans 
convaincre,  que  l'alternance  n:nf.  (représentants  d'im  i.-o.  mn)  est 
due  à  la  différence  de  place  du  ton. 


—     -200     - 

avvx]  t.  0  321  "fonction  de  serviteur';  bpaaTripioç  'actif  :  lit. 
daraù  daryti  'faire'  ddrhas  'travail'  dirhn  dïrhti  'travailler'. 
Ciirtius'^  238.  Fick  1*451.  Hirt  Abl.  §227  (base  dera  'travailler'). 

bpéTTUj  'cueillir';  bpcTrâvn  f.  bpéTravov  'faux'.  Le  tt  est  ambigu; 
si  TT  <  p,  cf.  slov.  serb.  drapati  'égratigner'  pet.  russ.  drapaty 
'cgratigner,  arracher,  prendre',  R.  drep,  élargissement  de  R.  der, 
cf.gr.  be'piu  et  bpÙTTTUj  'écorcher'  f^^Persson  Wzervv.  51. 163  bibl.); 
si  TT  <  qV,  cf.  gr.  bôpTiov  alb.  darks  'repas  du  soir'  dreke  'repas 
de  midi',  R.  dreqV  (base  derequ  Hirt  Abl.  §  590 1,  qui  peut  être 
un  autre  élargissement  de  R.  der  (Persson  BB.  19,  266  n.  4); 
cf.  encore  gr.  bpuJTTaE,  -aKoç  m.  'emplâtre  épilatoire'  bpujTTaKiZuj 
'épilcr'  bpûJTTTeiv  biaKÔTTieiv  Hésych.  (Persson  BB.  19, 265sq.! 

bpîXoç  m.  'ver  de  terre;  circoncis  (x\ntb.  XI  197;  voy.  Diels  IF. 
XV  4  sqq.)';  bpiXaKeç-  pbéXXai.  'HXeîoi  Hésych.  Etym.  obscure: 
hypothèses  de  Fick  BB.  12,  162  (:  ags.  teors  v.  h.  a.  zers  'pénis' 
R.  der  cf.  gr.  bépuu  'écorcher'j  et  Wb.  I'  455  (:gr.  bp6(Toç 
'rosée').    Voy.  s.  v.  KpoKobiXoç. 

bpimjç  (<  *bpïa-fiu-ç)  'aigre,  acre,  piquant;  irrité  (regard)'; 
bpi)LiOTr|ç  f.  'âcreté';  bpi|uùcrauj  'piquer  par  une  saveur  aigre; 
traiter  avec  aigreur'  :  lat.  tristis  'sombre,  refrogné,  chagrin, 
morose,  triste'  v.  slav.  drqsiikû  'tristis'  drqselu  drqchlû  'aKu- 
9pujTr6ç,  morosus'.     Osthoff  Et.  Par.  I  162  n.  (bibl.). 

hom.  bpioç  n.  E  353,  poét.  pi.  bpîa  'taillis,  fourré';  cf.  lac.  bpiuuv 
m.  'bevbpû)v'  dans  èv  bpiOùvaç"  bp6|uoç  irapeëvuuv  èv  AaKebai|uovi 
Hésych.  Parent  de  bpûç  (voy.  s.  v.);  sur  la  difficulté  phonétique 
(cf.  aussi  bpiç-  buvaiuiç  Hésych.)  voy.  Osthoff  Et.  Par.  1 156  sqq. 
(bibl.). 

bpoiTii  f.  'cuve  en  bois,  baignoire;  cercueil'  <  *bpou-ffiTà  'vais- 
seau de  bois'  i.-e.  *drou-  'chêne'  (cf.  s.  v.  arg.  bpoov)  +  *(yiTà 
cf.  lat.  Kitîila  (dimin.  d'un  *sitâ)  f.  'seau'  sifella  'urne  de 
scrutin'  sîimm  sinus  m.  'vaisseau  de  terre  à  large  panse'  lit, 
.sïlis  'crèche'  sîlè  lett.  sile  'auge,  crèche'  pour  Osthoff  Et.  Par. 
I  146  sq.  —  bpoixri  <  *bpoFiTâ  :  v.  angl.  fr/j  (<  germ.  comm. 
Hrau-ja-  i.-e.  *drou-io-)  angl.  tray  'auge;  plateau'  pour  Holt- 
hausen  IF.  XVII  294  et  Lidén  IF.  XVIII  413 sq.*). 

1)  Une  forme  bpùTri  alterne  avec  bpoÎTii  dans  les  mss.  d'Eschyle; 
Osthoff  croit  h  un  renouvellement  par  étym.  pop.  d'après  bpûç  et  ôpu-. 


—     201     — 

bpôfioç.     Voy.  s.  V.  bpajaeîv. 

bpoôv  laxupov.  'ApTeîoi  Hésych.  <  *bpoF6v  i.-e.  *drou-  'chêne' ^), 
cf.  V.  norr.  traust  'sécurité,  confiance'  v.  b.  a.  m.  h.  a.  trôst 
'confiance,  consolation'  got.  trausti  'traité,  alliance',  gr.  ApoûGoç 

<  *ApôF-u9o-ç  êvbpoia'  Kapbia  bévbpou  Kai  tô  |ué(Jov  Hésych. 

<  *èv-bpoF-m  (cf.  è'vbpuov  Kapbia  bévbpou  Hésych.)  bpoÎTri 
(voy.  s.  V.).  Osthoff  Et.  Par.  I  145  s(|.  et  passim  (bibl.).  Voy. 
s.  V.  bpOç. 

bpoaoç  f.  "rosée'  :  got.  ufartrusujan  "répandre  par -dessus', 
V.  h.  a.  trosena  "faex'  er-druamita  'defaecaverat'  pour  Johans- 
son  PBrB.  15,  238,  Fick  P  4.55,  Brugmann  KVG.  §  206.  — 
Autre  étym.  Brugmann  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1899,  p.  214  sq. 
(exemple  d'alternance,  à  l'initiale  devant  voy.,  de  cons.  +  r 
et  de  cons.  simple,  cf.  lat.  fraugO  :  skr.  hhandkti  'briser'; 
bpocToç,  f.  d'après  epoT)  èëpcfri  'rosée',  <  *vpoaoç  cf.  vôtioç 
voTepoç  'humide'). 

hom.  bpoTfÎTaacc.  f. 'virilité,  force,  vigueur' à  lire  TT 857  =  X363 
=  Q  6  au  lieu  de  àbpoTfJTa  àvbpoxfiTa;  pour  *bpa-TâT-  (cf.  *ner- 
'àvrip')  sous  l'influence  des  th.  eu  -o-;  cf.  Clemm  Rh.  M.  32, 463. 
J.  Schmidt  Kritik  82.  Brugmann  IF.  XII  26  n.  1.  Grdr.  11^ 
1,  418.  451,  et  complétez  snpra  l'art.  dbpÔTriç  àbpÔTrjç. 

boni.  bpOiuàn.  pi.  'forêt' <  'i.c.'-^'dru-,  cf.  les  comp.hom.bpu-TÔjuoç 
'qui  coupe  le  bois'  att.bpu-TTCTrriç  'qui  mûrit  sur  l'arbre'  bpu-qpaKioç 
(voy.  s.  v.)  et  skr.  d7'u-  m.  n.  'bois,  objet  en  bois'  drumàk  m. 
'arbre'  drunl  'seau'  driinam  'arc;  épée'  dru-sâd-  'assis  sur 
l'arbre'  su-drûli  'bois  solide',  celt.  dm-  préf.  intensif  dans  gaul. 
Dru-talos  '*au  grand  front'  Druides  Druidae  pi.  (v.  irl.  driii 
'druide')  <  *druuid-  'fort  sage'  v.  irl.  dron  'firmus'  (  <  *drunos), 
ags.  ^;'^<>/^ 'ferme,  fort' (<  i.-e.  *d7'umos)  v. franc,  ^rw.s-^/.s' 'rapport 
de  fidélité;  escorte'  m.  h.  a.  getrûste  'troupe'  v.  norr.  trog  n. 
ags.  néerl.  v.  h.  a.  trog  m.  b.  a.  troch  m.  'auge'  (<  i.-e.  *druk<')m 
*druhôs  'vaisseau  de  bois')  v.  slav.  drûkolû  'massue'.  Osthoff 
Et.  Par.  I  153s(iq.  et  passim  fbibl.).  Voy.  s.vv.  bôpu  bpO|u6ç  bpOç. 


1)  Cf.  pour  la  sémantique  lat.  rôbur  'rouvre'  et  'dureté,  so- 
lidité, force,  vigueur'  et  gr.  irpîvoç 'yeuse' irpivivoç  'd'yeuse;  robuste, 
rude'  irpiviûbriç  fig.  'dur  ou  fort  comme  l'yeuse'  et  voy.  Osthoff  op. 
cit.,  notamment  I  71.  74.  85  sqq.  98  sqq.  179  sq. 


—     202     — 

bpo^ôç  111.  'forêt'  <  i.-e.  *fZrâ-  cf.  bpûç  (voy.  s.  v.)  et  skr.  drûnam 
'arc'  béloutchi  dnn  'arc-eiiciel'  (<  i.  e.  *drûnom),  lit.  dràtas 
'ferme,  fort',  lat.  dûrus  diss.  de  '■'drûros  ''^iort  comme  un  arbre'. 
Osthoff  Et.  Par.  I  148  sq.  et  passim  (bibl.). 

bpÙTTTuu  liom.  àTTO-bpùqpuj  'écorcher,  égratiguer';  bpuTiiç,  -iboç 
f.  sorte  d'épine;  boni.  àiLiqpibpucpriç  àjucpibpucpoç  'déchire  tout 
autour';  bpucpr)  f.  'déchirure'  Hésych.;  bpùcpn  n.  pi.  'raclures' 
Hésych.  Voy.  s.  v.  bpéTTiu  et  cf.  lett.  drupt  's'éraietter'  drupi 
driipas  'débris';  le  qp  dans  aTTO-bpûqpuu  etc.  peut  être  secondaire 
(Perssoii  Wzerw.  163.  224  n.  1). 

bpûç  g-éii.  bpûôç  f. ')  'chêne;  arbre  (Soph.  Eur.)'^).  bpûç  <  i.-e. 
*dni-  cf.  bpOjaôç  et  les  mots  cités  s.  v,;  gén.  bpûôç  <  *bpuF-oç 
i.-e.  *druu-  cf.  bpù[F]ivoç  'de  chêne,  de  bois  de  chêne'  et  skr. 
dhruvâh  'ferme,  sûr,  certain'  (pour  ^drucdh  par  influence  de 
dliav-  'tenir,  soutenir')  zd  drva-  'ferme,  sain'  v.  pers.  duruia 
'sain',  V.  pruss.  druici  druwia  'foi',  puis  skr.  driivdijah  m. 
'vaisseau  de  bois,  caisse  de  tambour'  zd  drvaèni-  'de  bois',  gr. 
Apu[F]dç  f.  nymphe  dont  la  vie  était  liée  à  celle  d'un  arbre 
fcpàvbpuov  'vieux  tronc'  laeXàvbpuov  'cœur  de  chêne'  ctbpuov 
(voy.  s.  V.)  evbpuov  Kapbia  bévbpou  Hésych.  dKpôbpua  n.  pi. 
'fruits  des  arbres',  lat.  tvua  f. 'cuiller'''),  v.  slav.  driiva  n.  pi. 
'bois'');  —  cf.  i.-e.  *rfnt-  dans  boni.  bpu)ud  n.  pi.  et  les  mots 
cités  s.  V.;  —  i.-e.  *f/r?7-  ou  *dru-  dans  arni.  tram  'ferme' 
(<  préarm.  Hrûram  i.  e.  *drûrâmis);  —  i.-e.  *drou-  dans  arg. 
bpo[FJ6v  bpoixri  et  les  mots  cités  s.  vv.,  puis  skr.  drôh  gén.  sg. 
zd  draos  gén.  sg.  'du  bois'  skr.  drônam  'auge  de  bois,  cuve''') 

1)  Sur  bpOç  niasc.  voy.  van  Herwerden  Lex.  suppl.  226.  Poul- 
ies sens  niétîiphoriques  de  ''fort,  ferme,  sûr,  fidèle',  qui  sont  ceux 
de  plusieurs  adjectifs  appartenant  à  cette  souche,  cf.  supra  l'art, 
bpoôv  et  la  note. 

2)  Sur  la  valeur  de  la  scolie  6pOv  èKdXouv  ci  TraXaioi  -rrâv  bévbpov 
schol.  A  86  voy.  Osthoff  Et.  Par.  I   179. 

3)  Autre  alternative  (:gr.Topuvii  Vuiller  de  bois')  dans  Walde  638. 

4)  Ail). (//•//  f.'bois,  arbre,  perche,  poteau,  bois  à  hv\\\Qr '  <Z.*drui/â 
(G.  Meyer  Alb.  Spr.  75)  est  peut-être  un  emprunt  au  v.  siav.  drûva 
(Bruj'niann  Grdr.  II-',  ],  161). 

5)  Lat.  trïdla  f.  \\3i\\\ç,v'  <i*trTm{v\lâ  peut  être  le  dimin.  d'un 
*trv,nâ  :  skr.  drûnam  'arc'  ou  d'un  *trounâ  «  i.-e.  *dreu-  ou  *drou-)  : 
skr.  drônam.     Gsthoff  op.  oit.  I  168. 


—     203     - 

dydcyah  'venant  de  l'arbre'  (i.-e.  '^'drou-  ou  *d)'eu-)  lit.  dravls 
lett.  drawa  v.  pruss.  drawine  '"luche  forestière'  lit.  dravè  'trou 
d'arbre  servant  de  nid';  —  i.-e.  *dreu-  dans  got.  triu  'bois, 
arbre'  (th.  *friwa-)  v.  norr.  tré  ags.  tréo  'arbre,  poutre'  got. 
triggirs  (  <  Hreuuaz  Osthoft'  Et.  Par.  I  138sq(i.)  v.  h.  a.  gitrhiwi 
'*solide  comme  un  arbre,  *ferme  comme  un  chêne,  fidèle'  et 
gT.  bevbpeov  (vo^^  s.  v.);  —  i.-e.  *doru-  *doru-  dans  gr.  bôpu 
et  les  mots  cités  s.  v.  ;  —  i.-e.  *deru-  ^ùleru-  dans  v.  irl.  derh 
'sûr,  certain'  (<  *deruos)  derucc  'gland'  gall.  derw  pi.  'chênes' 
gaul.  Dermis  nom  de  lieu  '*forêt  de  chênes'  v.  brit.  Dervent/o 
nom  de  lieu  Demaci  etc.,  germ.  *terwa-  dans  Tervingi  et 
Matrib{us)  Alatercis  v.  norr.  tiara  ags.  teorit  'goudron',  lit. 
dervà  'bois  de  pin'  {<'^deruâ-)  v.slav.  drévo  (<  *deruo-)  russ. 
dérevo  'arbre';  —  i.-e.  *drru-  dans  macéd.  bàpuXXoç  'chêne' 
(Hésych.)  v.  irl.  daur  'quercus'  (<  celt.  ^'darus)  gén.  daro 
dara  m.u\.dair  ^én.darach  gall. corn. c^ar*  'chêne,  rouvre'^);  — 
i,e.  *dru  (germ.  *turw-)  dans  v.  norr.  fyrr 'piu  commun'  tt/rue 
'bois  de  pin';  —  cf.  encore  bpioç  lac.  bpiuOv  (voy.  s.  vv.)  et 
*Aa)pFi-,  *bujpFoç  s.  v. bôpu.  I.-e.  *(/e>•e^f- 'chêne'.  OsthoffEt. 
Par.  1  98-180  (bibl.);  voy.  aussi  Hoops  Waldbaume  llôsqq.-). 

bpùqpaKToç  m.  'barrière  en  bois,  barre  d'un  tribunal,  etc.'  diss. 
de  *bpu-qppaKT0ç  cf.  qppdcrffiu  'barricader'  et  voy.  s.  v.  bpûjudt. 
Curtius''  302.  de  Saussure  MSL.  VI  78.  Grammont  Dissim.  28. 

hpwnàlw  bpubîTTuu 'voir'  Hésych.  :skr. ddrpanah  m. 'miroir'  v. h.a. 
iOr/Y'clair'.  ZupitzaGutt.  17.  HirtAbl.  §591  (base  rferétp'voir'). 

bpujTTaE.     Voy.  s.  v.  bpéTruj. 

bpuuqj,  gén.  bpuuTTOç  m.  'homme'  Hésych.,  cf.  Clém.  Str.  V  p.  674 
<  *vp-  GÏ.*ner-  'àvrip' -f  ujijj  'visage'.  Curtius^  307  (bibl.j. 
Osthoff  MU.  V  117.  Brugmann  IF.  XII  26. 

1)  Stokes  BB.  9,  8H  a  rattaché  à  ce  g'roupo,  lat.  larix^  -icis 
'mélèze'  (avec  l  sabiii  <d),  étym.  très  douteuse  pour  O.stlioff  op.  cit. 
I  456  (bibl.)  et  que  détend  Walde  32.ts(i.  {*darik-  [)our  *darit-k-); 
pour  Lidén  IF.  XVIII  487  sqq.  (avec  réserve)  larix  <.*lasic- :  anu. 
lasteni  'aune'  {last  '*tronc  d'arbre;  train  de  bois  flotté,  etc.'<i.-e. 
Hazdâ)  lit.  lazdà  'bâton;  coudrier'  lett.  laj'da  'coudrier',  peut-être 
serb.  làza  'vig-ne'  «  Hasâ). 

2)  Le  rapport  de  i.-e.  *dereu-  avec  R.  der  'écorcher',  supposé 
par  Kuhn  KZ.  4,  86  sq..  est  à  écarter  (Osthoff  op.  cit.  I   108  sq.  bibl.). 


—     204     — 

poét.  bùii  f,  'détresse';  lioiii.  buàui  (3.  pi.  buôiucn  u  197j  'accabler 
de  maux'  <  *duu-  :  skr.  dunôti  'brûler,  affliger'  (  <  ^du-)  dû- 
nàh  'brûle,  torturé'  (  <  *dû-)  boni.  btbniFje  bri[F]ioç  (<  *day,-) 
gr.  baiuj  'allumer'  (  <  *dc>u-),  voy.  s.  vv. 

bûvaiaai  gort.  vOva^iai  (par  assimilation  régressive  ou  d'uue 
autre  R. '?i  'pouvoir'');  le  v  du  sufl".  -va-  se  fixe  par  la  coupe 
bi3v-a-|uai,  d'où  fut.  buvnaoïnai  aor.  èbuvr|9riv  ion.  et  poét.  èbu- 
vâaOîiv,  buvarôç  'capable;  possible',  bùvaiuiç,  -euuç  f.  'puissance', 
buvàaTiiç  m.  'chef,  maître'.  Etym.  obscure;  critique  des  hypo- 
thèses antérieures  dans  .T.  Schniidt  KZ.  25,  148  sq.  (cf.  Kritik 
48),  pour  qui  bûva|uai  :  skr.  juiiâti  'exciter';  rejeté  par  Osthoff 
MU.  IV  48  sq.  et  Brugmann  Grdr.  I-  550  ;  —  lat.  bonus  v.  lat. 
Buenos  duonus  'bon'  (Frohde  BB.  9,  111.  Fick  V  457.  11^  150j 
<  ital.  *du-eno-s  '*apprécié,  bienvenu'  :  skr.  dûvah  n.  'respect' 
pour  Osthoff  MU.  IV  37U;  —  lat.  dûrusWm'  (Fick U.  ce.  Hirt 
Abl.  §402)  <  *druros  (Osthoff  Et.  Par.  I  lllsqq.;  voy.  s.  v. 
bpOç);  —  lat.  diirâre  'durer,  continuer  d'être'  (Fick  ll.ce.,i  :  lat. 
dfidum  'depuis  longtemps'  gr.  br|v  'longtemps'  (Osthoff  IF.  V 
280;  voy.  s.  v.  br|v);  —  v.  irl.  dur  'dur'  (Fick  11.  ce.)  est  suspect 
d'emprunt  au  latin  <  voy.  Vendryes  De  Hib.  voc.  137 1;  —  v.  irl. 
dfoi  'ville  forte,  citadelle'  gaul.  -bouvov  -dûnum  (  p.  ex.  Aouyou- 
bouvov)  ags.  tûn  (angl.  toicn  'ville')  v.  h.  a.  zi'in  'enclos'  (Fick 
11.  ce.)  s'éloignent  de  bûvanai  par  le  sens,  —  et  de  même  got. 
taujan  'faire'  m.  h.  a.  zûwen  'se  mouvoir  en  avant'  v.  h.  a.  znwên 
'réussir'  skr.  dumh  'faisant  effort  en  avant'  (Hirt  Abl.  §  402, 
base  doué  'faire  effort  en  avant'),  qui  sont  parents  de  skr.  dû- 
râh  'lointain'  pour  Osthoff  IF.  V  282 sq.  (base  deuè  'lointain' 
pour  Hirt  Abl.  s;403;  voy.  s.  vv.  btîv  et  bùuu  il),  tandis  que 
Lorenz  IF.  V  342  sq.  rapproche  got.  taujan  de  gr.  boûXoç 
(voy.  s.  V.). 

buo  'deux'.  Voy.  s.  v.  béu)  1. 

trag.  bupo)uai  'se  plaindre'.  Voy.  s.  v.  obùpo|aai. 

bu(T-  préf.  péjoratif 'mé-,  mal'  =  skr.  dus-  zd  dus-  (due-)  arm.  t- 
préf.  négatif  (<  *tu-,  p. ex.  t-r/èf  'ignorant'  Hiibschmann  Arm. 


1)  Hom.  bOvaiaévoio  Aûvaijévn  par  allongement  métrique  (Schulze 
Qu.  ep.  156  sq.  bibl.);    -  ôûvo|uai  (depuis  161  av.  J.-C.)  par  innovation. 


—     205     - 

(Jr.  I  495)  V.  irl.  do-  du-  {do-chruth  'difforme')  got.  Uiz-  {tuz- 
wërjan  'douter')  v.  h.  a.  zur-  v,  norr.  ags.  tor-,  i.-e.  *dus-  'mé-, 
mal';  gr.  bucriuevriç  'malveillant'  =  skr.  durmaniih  'découragé, 
affligé'  zd  dmtuanah-  'malintentionné';  cf.  encore  skr.  dûsyati 
'se  gâter'  dô.uûi  m.  'manque,  défaut'  liom.  beuo|nai  s.  v.  bëuu  II. 
Curtius-'  239  sq.  Etc. 

hom.  bu  (Tan  ç  'au  souffle  funeste';  cf.  hom.  imepâriç  A  ^97  'qui 
souffle  avec  violence'.  Voy.  s.  v.  arip  et  Brugmann  IF.  IX  154. 

bûaTW  dîTobûuj  Hésycli.  innovation  d'après |lii(Jtiw.  OsthoffMU. 
IV  34 n. 

poét.  bucrriXeTnÇ-  Voy.  s.v.  àXÉTUj. 

bOaKoXoç 'morose'.  Voy.  s.v.  euKoXoç. 

biJCTTri  voç,  dur.  bùaiâvoç  '*qui  est  en  mauvais  état,  malheureux' 
<  *bucr-(TTâvoç  R.  CTTà  (voy.  s.  v.  ïcfTriiui)  :  skr.  sthânam  v.pers. 
fitânam  'état,  station'  lit.  stônas  (  v.slav.  stanû,  loc.  stanu)  'état', 
\.-Q.*stano-  (Fick  P  147.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  259):  cf. 
âcTirivoç  Suid.  EM.  '*qui  n'a  pas  d'état,  infortuné',  âaTriveî* 
àbuvarei  Hésych.;  —  bûaioç  Hrdn.  'bucTTrivoç'  <  *bu(5-crT-o-ç  : 
skr.  duhsthah  (Schulze  Qu.  ep.  62  n.  1.  Ostlioff  Et.  Par.  I 
126  n.  bibl.). 

bucrxepnç  'difficile  à  manier'.  Voy.  s.  vv.  eùxeprjç  xeip. 

I.  hom.  buuj  'deux'  =  véd.  duvâ'^  hom.  att.  dor.  etc.  bùo  (béot. 
biouo)  sorti  peut-être  de  bi'iuu  devant  voyelle  initiale,  puis  géné- 
ralisé^); flexion  :  buûjv  buovv,  Hrdt.  buoîcfi,  gort.  et  Archim. 
buoîç^');  par  innovation  analogique  lac.  bue,  néo-att.  buai  lesb. 
bûecTiv  c.-à-d.  bûecrcTiv  (Eustath.);  thess.  bûaç  ace.  f.  est  am- 
bigu 3);  ou  enfin  non  fléchi  (hom.  att.  dor.  etc.)  d'après  5  et 


1)  6Û0  est  l'ancienne  forme  fém.  et  neutr.  «  *d{v)uoi)  pour 
Hirt  IF.  XII  238 sq.;  contesté  par  Meillet  MSL.  XII  226 sqq.  431,  qui, 
devant  l'accord  de  gr.  ôûo  arm.  erko-{tasan)  '12'  lat.  duo-{dêm) 
skr.  dvaQcdl},)  'qui  va  par  paire',  propose  d'admettre  un  i.-e.  *d{u)uô; 
cf.  encore  got.  wit  v.  norr.  vit  v.  sax.  ags.  wit  'nous  deux'  <C  ^ue-duo, 
T.  norr.  it  v.  sax.  git  ags.  j*Y  'vous  deux'  <  *iu-duô,  en  face  de 
lit.  dial.  r)èdu  'nous  deux'  jùdu  'vous  deux'  <  *-duô  (Meillet  MSL. 
XIII  209). 

2)  Att.  ôueîv  (depuis  la  fin  du  IV®  siècle)  <  buoîv  par  change- 
ment de  la  prononciation.     Brugmann  Gr.Gr.^  48.  55. 

3)  Pour  les  formes  dialectales  voy.  G.  Meyer  ^  495  sqq.  (bibl.). 


—     20C,     - 

suivants.  Cf.  skr.  d{u)vàu  d{îL)vd,  \.  iitr.  d{u)vé,  zd  raasc.  dva, 
anii.  erJcu  (<  i.-e.  *duO  Biigge  Beitr.  4J  sq.  Meillet  MSL.  VIII 
]6U.  XI  ;îO:is(|.  Hiibscliinaiin  IF.  XII  Anz.  60),  alb.  dit  di 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  78;,  v.  lat,  duo  lat.  duo,  f.  duae,  avec  la 
1  lexion  plur.  duOrum  etc.,  ombr.  flexion  plur.  dur  nom.  m.,  t  u  f  ace. 
ni.  f.,  tu  va  nom.  ace.  n.,  v.  irl.  dâu  dau  do  et  dii,  f.  dl,  v.  gall.  m. 
bret.  raasc.  dou,  got.  ntr.  tua  v.  norr.  ntr.  Uiau  tua,  lit.  mase. 
dû  (<  *dvu),  f.  rfyi  (<  *dvê),  v.  slav.  raasc  f^Mra  c??5a,  f.  ntr. 
dïvë  dvè\  i.  e.  *c?  m)mô(z*).  Curtius"'  239.  Brugniann  Grdr.  IP 
467 sqq.  (bibl.).  Etc.  Voy.  s.  vv.  bîç  boioç:  sur  la  parenté  con- 
jecturale de  bùuj  et  liom.  beùo)uai  'rester  en  arrière'  voy.  Jo- 
liansson  Beitr.  96sq.  148 sq.  —  [Voy.  Cuny  Duel  46  sqq.] 

II.  boni.  ép.  buou  (Schulze  Qu.  ep.  ol6sq.)  att.  buuj,  aor.  èbûvau 
sens  intr.,  moy.  bôo|uai^),  ion.  att.  biJvuu  's'enfoncer,  se  plonger; 
]>énétrer  dans';  bùcfiç,  -eojç  f.  buaiuai  f.  pi.  'coucber  (des  astres); 
occident';  dbuxoç  'impénétrable'.  Cf.  skr.  upâ-du-  'èvbvjecrGai, 
se  revêtir  de'  (Brugraann  IF.  XI  274)  et  dosa  f.  dosait  m.  do- 
sas- 'soir,  nuit,  obscurité'  zd  daosatara-  'vespéral,  occidental' 
(  Johansson  IF.  IV  145  n.  4.  Brugraann  Grdr.  IP,  1, 540)  »)  ;  — 
autres  rapports  non  convaincants  dans  Ostboff  MU.  IV  17  sqq. 
et  dans  Hirt  Abl.  §  402  (skr.  duvàli  m.  b.  a.  ziaren,  cités  s.  v. 
bûvaiaai);  —  l'hypothèse  d'un  *pbûiju,  suggérée  par  àXi^bOu) 
(voy.  s.  v.)  est  à  écarter;  —  pour  lat.  imbuo  voy.  s.  v.  ^àqpûiw  ;  — 
à  buuu  Brugmann  IF.  1.  cit.  rattache  vr|-bûç,  -Ooç  f.  '*cavité, 
ventre,  utérus'  et  lioni.  vr|-bu)uoç  'enveloppant  (sommeil)';  voy. 
s.  vv.  —  [Sur  bÙTTTuu  'plonger'  voy.  Debrunner  IF.  XXI  209.J 

hom.  buj,  figé  en  des  formules  (è)Liôv  biîj,  fnuéxepov  bûj,  etc.j,  a  été 
senti  par  les  Grecs  comme  équivalent,  ntr.  et  indécl.,  de  bwfxa 
(voy.  s.  v.)3);  —  pour  J.  Schniidt  Plur.  222,  nom.  aec.  sg.  ntr., 
forme  de  sandhi,  du  tli.  i.-e.  ■dôm-  'maison',  gén.  "^dems  *bevç 

1)  Sur  hom.  buaero  (à  lire  bûGoeTo)  voy.  Wackernagel  Verrn. 
Beitr.  47. 

2)  Solnisen  Untcrs.  87  sqq.  [et  Ehrlich  KZ.  40,  365]  rattache  k 
skr.  dôsà  hom.  beieXôç  'vespéral;  m.  soir'  (voj'.  s.  v.),  sans  décider  si 
la  R.  deus  qu'il  y  trouve  a  un  rapport  avec  gr.  bvw. 

3)  Cf.  b\h'  6iu|aa,  oÏKriua,  aîTi^Xaiov  Hésych.;  comme  pi. '6uj)LiaTa' 
dans  vaiei  xpûaea  bw,  feeivôç  Geôç  Hsd.  Théoff.  933. 


—     207     — 

beo-  (voy.  s.  vv.  becTTrÔTiiç  bàîrebov);  —  pour  Bartholomae  Grdr. 
d.  iran.  Phil.  I  124,  forme  de  sandhi  du  loc.  '^dôm  >  zd  dqm 
(loc.  de  but);  —  avec  Fiek  P  458  et  Brugmann  Grdr.  IP  558. 
IP,  1,  13G,  biî)  est  plutôt  l'adv.  de  lieu  i.-e.  *c?ô  Sers'  (cf. 
V.  lat.  en-do  v.  sax.  tù  v.  h.  a.  zuo)  ;  voy.  encore  Bartholomae 
IF.  I  310 sqq.  Streitberg-  IF.  III  331  sq. 

liom.  att.  buubeKa,  ion.  dor.  buuubeKa,  arc.  buôbeKO,  poster.  bÉKO. 
bùo 'douze',  béot.  etc.  buobéKaioç 'douzième',  buvbeKât»;)*  njuépot 
buubeKaTri  Hésych.  d'après  ëvbeKa  (Baunack  Insehr.  v.  Gort.  62 
n.  1);  buu-  <  *bFuu-  =  véd.  dvâ,  voy.  s.  v.  bùuj  I. 

bujjua,  -aïoç  n.  "maison'  est  né  par  nivellement  d'une  flexion  buj 
gén.  buj|LiaToç  à  côté  de  bûù  gén.  *bevç  béç  (dans  bea-TiÔTriç) 
pour  J.  Schmidt  Plur.  222,  mais  voy.  s.  v.  buJ;  —  buj|ua  aurait 
été  l'ace,  masc.  *dôni-m,  forme  antéconsonantique  de  '"'dôlmjin 
devenue  neutre  sous  l'influence  de  cripôiiLia  etc.,  cf.  arm.  fun 
nom.  ace.  'maison'  <  ace.  '^dô[mym,  pour  Brugmann  Grdr.  IP, 
1,  136. 

Aujpi-.   Voy.  s.  v.  bôpu. 

I.  bôjpov  n.  ion.  bujpeiî  att.  buuped  épigr.  buupeid  (Meisterhans- 
Schwyzer^  40)  f.  'présent'.  Voy.  s.  v.  bibuu|ui. 

II.  biîjpovHésycb. 'paume  de  la  main,  palme' (mesure  de  longueur), 
cf.  hom.  éKKaibeKdbuupoç  A  109  'long  de  seize  palmes'  arc.  bdpiv 
(JTn6a|uriv  Hésych.  lac.  bdpeip  (*bdpe(Tiç)  'empan'  Hésych.  ôp66- 
biupov  Poil,  'la  longueur  du  poignet  au  bout  des  doigts'  :  v.  irl. 
dorn  (<  celt.  '■'dur-no-)  'poing,  main'  gaul.  Durnacos  n.  pr. 
(Fiek  IP  148.  Henry  Bret.  105  sq.);  rapport  possible  avec  R. 
der  'fendre'  (Curtius^  235).  —  Pour  lett.  dure  'poing'  voy.  s.v. 
Oévap;  pour  alb.  dorF  'main'  (<  ^ghërd)  voy.  s.  v.  xeîp- 


E. 

è-  r\-  augment  du  verbe,  p.  ex.  ê-0)iKe  hom.  ri[F]eibri  (eibévai  'sa- 
voir') =  skr.  a-  a-  arm,  e-  (à  la  3®  p.  sg.  aor.,  e-lïkh  =  êXiite 
Hiibschmann  kxm.  Gr.  I  441),  i.-e.  *e  'alors,  jadis'.  G.  Meyer' 


—     20»     — 

554  sqq.  (bibl.)-     Brngniann  (ir.  Gr/'  262  sqq.  (bibl.)  KVG. 
§  626  sqq.  Meillet  Dial.  indo-eur.  97  sqq.  M 

e  'se'  pron.  réfléchi.  Flexion  :  ace.  ])ain|)h.  Fhé  lesb.  (Apoll.  Dysc.)  Fé 
dor.  ion.  att.  boni,  ë  <  *aFe  boni,  i  Y  171.  Q  134)  éé  <  *aeF€,  géu. 
boni,  eîo  ëo  eu  néo-ion.  ëo  eu  att.  ou  dor.  yîo  c.-à-d.  Fio'  aÙToO 
HésYch.  <  *Feo  locr.  Féoç  poét.  ë6ev  lesb.  FéGev,  dat.  oî  oi  cypr.  Foi 
lesb.Foî<*aFoi  boni.éoî<  *(JeFoi  ^ort.acbéenFiv  Hsd.i'v<*(TFiv 
béot.  éiv  <  '''(TeFiv;  —  adj.  ])oss.  gort.  Fôç  boni.  poét.  ôç  <  *aFoç  — 
skr.  scâh  "propre'  boin.  éoç  (pour  *ëFoç  d'après  Fôç.  Wackernagel 
Akz.  20 i  béot.  éFoç  <  '-'(TeFoç  =  v.lat.  soros  zd  hava-  'propre'^). 
Thèmes  i.-e.  *seue-  ^seuo-  dans  gr.  éé  éoî  éôç  v.  lat.  sovos  lat. 
sîius  osq.  suveis  gén.  "sni'  zd  hava-  lit.  sàvo  'sui'  ;  —  *sue- 
'^suo-  dans  gr.  ë  oî  Fôç  ôç  skr.  svàh  zd  Iwa-  x^a-  v.  pers.  hica- 
""propre'  skr.  svaydm  ""niême'  ariii.  iti-Jchn  Mpse'  gén.  irikhean 
(kh-  <  su-)  alb.  rete  'même"  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  468)  onibr. 
svesu  'suum'  v.  irl.  fêin  fadêin  'même'  got.  swès  v.  b.  a.  swâs 
'propre'  v.  prnss.  swnis  v. slav.  .wojî  'propre,  suus':  —  *.§«-  *so- 
dans  bom.  ë  oî  non  digammés  (<  *(Te  *(Joi,  à  côté  de  Fë  Foi. 
Torp  Gescbl.  Pron.  15)  lat.  sibl  se  onibr.  seso  'sibi'  osq.  sif  ei 
'sibi'  got.  sik  {-k  —  gr.  -yc  dans  iiÀé-ye  etc.  i  v.  h.  a.  sih  'se'  got.. 
seins  v.  b.  a.  sln  'son'  v.  pruss.  sehbei  v.  slav.  sehé  'sibi'  v.  pruss. 
sien  v.slav.  s^  'se'^).  Curtius"^  393.  Brugmann  Grdr.  II'  806 sqq. 
(bibl.).  Gr.Gr.3  246  sqq.  KVG.  §  516.  G.  Meyer ^^  508  sqq. 
(bibl.).  Etc.  Voy.  s.  vv.  éKàç  ëKacFioç  crqpiv  (Tqpôç  è'Goç. 

ion.  att.  èav  'si'  <  *ei-av;  ion.  att.  tîv-<*ti-«v  (et  non  •<èav); 
ion.  att.  dv  <  *ai-av;  att.  èdv  vient  du  croisement  de  èdv  et  de 
dv.  Ehrlicb  KZ.  38,  86. 

1)  Cet  adv.  temporel  i.-e.  *e  peut  avoir  été  identique  à  e-  dans 
gr.  è-Keî  'là'  é-\Qéc,  'hier'  lat.  e-quidem  onibr.  e- tan  tu  osq.  e-tanto 
'tanta'  v.  slav.  je-ro  'ox:cq'  jedïnû  'un'  russ.  e-tot  'celui-ci'  skr.  a-sâù 
'celui-lfV  d-ha  'certainement,  oui'  etc.;  e-  serait  le  loc.  du  th.  pron. 
*o-l*e-  'celui-ci,  il'.  Brugmann  Grdr.  IH  768.  804.  IP,  1,  13.  KVG. 
§  495.     Dem.  32  sqq.  117  sqq. 

2)  II  n'\'  a  pas  eu  do  Feôç  dans  Hom.;  p.  ex.  Zcùç  hk  éôv  A  533 
était  prim.  Zeùç  6è  FFôv,  voy.  Dyroff  KZ.  32,  87  sqq. 

3)  Sur  l'origine  de  cette  triade  de  thèmes  i.-e.  (*se-  *so-  <  *sife- 
*swo-?  ou  *seue-  '*seno-  élargissement  de  *.se-?)  voy.  Brugmann 
Dem.  30  sq.  (bibl.). 


—     209     — 

hom.  éâvôç  m,  'vêtement,  robe'  <  *Fe(Javoç,  voy.  s.  v.  é'vvû)ui  et 
Sommer  Gr.  Lautst.  1 15.  ^). 

hom.  édvoç  épitli.  de  sens  et  d'étym.  obscurs,  jointe  à  TrënXoç 
XiTÎ  KaffcrÎTepoç  ;  rattaché  à  Fecr-  skr.  cas-  'habiller'  par  Frôhde 
BB.  7,  324,  d'où  'enveloppant'C?);  —  autre  étym.  Fick  GGA. 
1881,  p.  1427.  Persson  Wzerw.  133;  —  Kretschmer  KZ.  31,  394 
explique  Ta  par  *éavF6ç,  cf.  Aleman  lâvo-YXecpâpiDv  g^én.  pi.  et 
voy.  Solmsen  KZ.  32,  539  sq.;  —  pour  Ehrlich  KZ.  40,  363sq. 
éâvoç  <  *fictvôç  *âùadvôç  ^rayonnant,  brillant',  cf.  hom.  rySic, 
<.*âusos  'aurore';  îavo-YXéqpapoç  'aux  yeux  brillants'  s'en  sépare, 
*iavo-  'rayonnant'  étant  le  thème  de  hom.  îaivua  'chauffer'. 

I.  è'ap  (Callim.  0pp.  EM.,  cf.  eap"  aî|Lia.  Kùirpioi  Hésych.)  eîap 
(Callim.  Nie.  schol.  T  87.  Hésych.)  gén.  eïapoç  n.  'sang;  sève, 
suc',  cf.  iiap'  aî|Lia.  vjjuxri  Hésych.  2)  :  skr.  nom.  ace.  asrA:-^)gén. 
asnâh  (th.  asan-)  postvéd.  asram  v.  lat.  aser^,  lett.  aslus 
(  <  *as?m-) 'sang'.  Curtius^  398.  J.  Schmidt  Plur.  173.  Me- 
ringer  Wiener  Sitzungsber.  125  II  6sq.  Persson  Wzerw.  112. 
Brugmann  Grdr.  IP  560.  Pedersen  KZ.  32,245.  Wackeruagel 
Ai.  Gr.  I  5.  Meillet  MSL.  IX  147.  Sommer  Gr.  Lautst.  13.  — 
Arm.  ariun  'sang'  (Bugge  Beitr.  24.  KZ.  32, 17.  Hiibschmann 
Arm.  Gr.  I  424)  est  à  écarter;  voy.  s.  v,  paîvuj  (Osthoff  IF.  XV 
Anz.  58). 

II.  è'ap  dor.  Ffip  Alcm.,  hom.  gén.  è'apoç  (Féapoç)  n.  'printemps'; 
flexion  att.  (Schulze  Qu.  ep.  162  sq.  bibl.  Solmsen  KZ.  32,  527) 
ion.  (Hoffmann  Gr.  D.  III  460  sq.)  è'ap  fjpoç  fjpi  ^)  ;  ép.  réc.  eîap 
eïapoç  eïapi  par  imitation  de  l'adj.  hom.  eiapivôç  (Schulze  1.  cit.). 


1)  Au  lieu  de  eiavoù  TT  9  Schulze  Qu.  ep.  376  lit  FeavoO. 

2)  Pour  Schulze  Qu.  ep.  165  sq.  rjap  <  *riaap  est  la  forme  primi- 
tive, eîap  Callim.  est  une  corruption  comme  ecîoiuev  pour  Grioiuev  etc.. 
cypr.  è'ap  <  r^ap  par  abrègement.  D'autre  part,  pour  Hoffmann 
Gr.  D.  III  247,  qui  juge  obscur  le  rapport  eîap  :  èap  (BB.  15,  85  sq. 
Gr.  D.  I  112),  ëap<*â[a]ap. 

3)  -k<i-q{o)-  ou -g{o)-  (Brugmann  Grdr.  Il-,  1,  581);  le  thème 
i.-e.  était  en  -rj-u. 

4)  Cf.  Lindsay-Nohl  Lat.  Spr.  299  sq.  Sommer  Lat.  L.-  u.  FI.  211. 
Stolz  IF.  XVIII  440  sq.;  assyr  Paul.  Fest.  est  corrompu,  cf.  Thés.  s.v. 

5)  Formes  analogiques  êapoç  la\ii  dans  les  mss.  d'Hrdt.,  nom. 
rjp  dans  les  mss.  d'Hpc 

14 


—     210     — 

è'ap  <  *Feaap')  i.-e.  '^'uêsi-  :  zàvawri  {<.*v((sf-i)  'au  printemps' 
arm.  çrtrww 'printemps'  (<  *(j(ir-  *ge\h]a>--  *uesr-  Hiibschniann 
Arm.  Gr.  I  433;  autre  étym.  de  Patrubâny  IF.  XIV  60,  à 
écarterj  lit.  casarù  (<  '■^veserà)  'été'  lat.  rër  (<  i.-e.  *uèsr 
Streitberg  IF.  III  329.  Hirt  IF.  XII  210.  Abl.  p.  134n.)  v.norr. 
car  'printemps',  puis  skr.  vasantâJi  v.  slav.  vesna  j^all.  mod. 
Qwanwjjn  corn,  guaintoin  (<  eelt.  *vesanteino-  Fick  IP  278) 
'printemps',  thème  i.-e.  en  -rj-n.  soit  *ueser  gén.  *uesn-es;  —  du 
loc.  êapi  l'adj.  hom.  eiapivoç  (par  allongement  métrique  Schulze 
op.  cit.  165)  att.  èapivôç  iipivôç  'printanier',  cf.  béot.  Fempivoç 
n.  pr.  (ei  =  e)  :  lat.  vërnus  (<  '-'vërinos)  'printanier'  lit,  vasa- 
nm'« 'estival';  —  cf.  encore  skr.  vasar-hân-  'qui  frappe  le  matin' 
vasarâm  'matin,  jour  usai'-  usr-  'aurore,  matin'  gr.  aupiov  uy- 
xaupoç  riûjç  (voy.  s.  vv.)  base  aues  'luire'  (Hirt  Abl.  §§  671.  759. 
Brugmann  KVG.  §  215).  Curtius^  388.  J.  Schmidt  Plur.  201. 
Pedersen  KZ.  32,  246.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  160.  580. 
625.    Etc. 

att.  éâuTtî)  ion.  (Hrdt.)  éiuuTUj  'à  soi-même' <  éo[î]  aÙTÛj;  att. 
âuTÛ»  <  ho[î]  aÙTUj^);  l'analogie  a  propagé  la  pénultième,  cf. 
ion.  (Hrdt.'i  è.uetuuToO,  aeujuToû,  éluotoO  etc..  att.  èjnâuToû,  ae- 
âuToO  aàuToû,  éâUTOÛ  âùxoû  etc.  (hom.  i\x6\  aÙTÔ),  ëo  aÙTOÛ, 
gort.  Fiv  aÙTUj);  ion.  éauxoO  repose  sur  é[F]'  aùxôv  et  peut-être 
en  même  temps  sur  ë'  (ëo)  aÙTOÛ  et  le  v.  att.  a  pu  posséder  un 
éâuTÔv  et  un  âùrôv.  Cf.  Dyroff  KZ.  32, 101  sqq.  Wackernagel 
KZ.  33,  2  sqq.  Brugmann  Gr.  Gr.^  249  (bibl.i. 

hom.  édcpOri  N  543  =  E  419  (àaTiiç)  'tomba'  <  *éo"aqpen  (a  <  y 
de  Saussure  Méni,  54),  cf.  hom.  â-(JTT-eTo-ç  (voy.  s.  v.)  skr.  «- 
sali-rah  a-.sa-çc-dn  'ne  tarissant  pas'  lit.  .vewA'w  sèA:^/ 's'abaisser' 
(niveau  de  l'eau)  et  peut-être  iaxvôç  'sec,  maigre',  modifié  d'un 
*iaKvç  <*sisqli-  (Brugmann  Grdr.  II-,  1, 130),  R.  setaqV  seqU. 
J.  Schmidt  KZ.  25,  131.  Kritik  62sqq.  Bartholomae  IF.  VII 
90.  94  sq.;  voy.  Sommer  Gr.  Lautst.  100.  —  Skr.  càpati  'jeter, 
répandre'  (Frohde  BB.  3,  24)  est  à  écarter. 

1)  Sur  labsence  d'aspiration  initiale  voy.  Brugmann  Gr.Gr.-'  123. 
Sommer  Gr.  Lautst.  119. 

2)  Peu  av.  J.-C.   att.  du  >  ci,   et.   éaroO   àToO    (inscr.)    et    voy. 
Meisterhans-Schvvyzer''  61.  154. 


—     211     — 

€(xuj  èd)  ipf.eïujv  fut.èdcruj  adr.eïâcra  'laisser,  permettre';  cf.  syrac. 
lac.  è'Pacrov  èaaovHésych.  EM.,  eûa  (l.  eua)  • . . .  Kal  èa  Hésycb.^) 
Rapports  incertains;  èduj  <  *cr6Fauu  :  skr.  saritâ  m.  {savi- — 
*(yeFa-)  'excitateur'. swyW^/ 'pousser  vers,  stimuler'  (h.  Meyer  KZ. 
21,472.  Persson  W/erw.  loo)  ni.  h.  a.  .mme/ï 'tarder'  v.  h.  a. 
rir-mmen  'laisser  t'chapper'  (Persson  1.  cit.);  —  lat.  dësivâre 
'desinere'  Paul.  Fest.  (Hug-ge  N.  Jbb.  f.  Pliil.  105,  95 j  est  plutôt 
un  composé  de  '^'sivâre <i*si-vo-,  cf.  sinô  R.  sêi  (voy.  s.v.  fîcTuxoç 
et  cf.  Persson  Wzerw.  112.  Brugmann  Grdr.  11-,  1,  203)  que 
de  *.9ei^âre  présenté  comme  é(iuivalent  de  èduj  <  *seuilùj'^  — 
ïriiLii,  pour  lequel  on  a  reconstruit  à  tort  un  *.§/-sé-mi  (voy.  s.v.) 
est  à  écarter,  et  le  thème  d'aor.  *aeFd-,  d'où  *6eFaw  (Bechtel 
GGN.  1888,  p.  409sq.  Hoffmann  BB.  14,  287)  est  un  mythe.  ^') 

€pbo|uoç  'septième':  épboMriKOVTa  '70';  dclph.  e^bé^âv  GDI.  2561 
D  6,  hér.  delph.  épbe|unK0VTa,  épid.  é^beiuaîov  GDI.  .3340,  26. 
ëpbo|uoç<*épb|Lioç  \.-e.*sebdm6-s,  cf.v.slav.  sedmû  vAit.sêkmas 
(7cm  <  jjm)  v.  pruss.  septmas'&eptième  ,  à  côté  de  [.■e.*septmmâ-s 
dans  skr.  saptamdli  lat.  sepfimus  v.  irl.  sechtmad  (<  *sechta- 
meto-s  ^septmm-eto-fs)  m. gaW.seithtiet  'septième'.  Voy. s.v.  inxà. 

è'Pevoç  f.  'ébénier'  (Hrdt.),  emprunt  à  rég:yptien  hhnj  (Spiegel- 
berg  KZ,  41,  131;  cf.  Lewy  Fremdw.  35  sq,). 

ÊYYuaXiZIuu.   Voy.  s,  v.  YuaXov. 

€TïÛTi  f.  '*ce  qu'on  met  dans  la  main  comme  g'age;  caution,  g-a- 
rantie;  fiançailles';  èTT^^diu  '^remettre  en  mains:  donner  eng;age; 
fiancer';  è'YYuoç  hér.  ttpuûty'JOç  'garant';  ÙTTÔfuoç  'qui  est  sous 
la  main,  qui  est  à  portée;  imminent;  tout  récent';  cf.  zd  gav- 
gava-  'main'  lett.  gût  'attraper',  cités  s.  v.  YÛaXov. 


1)  Les  t'onnes  liom.  subj.  eiûj  eiiûuev,  iiid.  subj.  eiûjoi  ne  sont 
que  des  essais  ortliof^ruphiques;  Nauck  propose  de  lire  éôuu  èôujuev  etc., 
J.  Sclunidt  Plur.  û26  sq.  (éuj  etc.,  Sciiulze  Qu.  ep.  (38  èdiu.  Sur  les 
formes  ion.  voy.  Hoffmann  Gr.  D.  Ill  300  sqq.  —  Elirlich  KZ.  .88,  86 
explique  fut.  hom.  att.  édaiw  par  *[F]riFdouj  et  hom    euû  par  *r\w. 

2)  Pour  Maillet  MSL.  VIII  238  èdiu  :  v.  slav.  sfilu  'messaoer' 
snlati  'envoyer'  arm.  yutarUem  "j'envoie'  (-<  *yut  'envoi'  +  *arkem 
'je  lance'),  mais  sùlû  <C  i.-e.  *kul  pour  Lidén  Arni.  St.  77  sq.  et 
yularkem  est  une  contamination  de  ui-arkem  et  ytem  'j'envoie'  {ut 
iiH  'chemin'  :  g-r.  aùXôç  v.  slav.  ulica  'chemin')  pour  Pedersen  KZ. 
.S9.  458  sq. 


-     •_>12     — 

èTTÛç  'près";  £TTÛ6êv  'de  près';  éTT^Qi  'auprès';  cf.  ^eatJriYÙ  vjç 
'au  milieu'.  Etym.  incertaine;  èttûç  :  éïtOti  etc.  (cf.  lat.  coin- 
minus  :  manus)  pour  Bezzenberger  BB.  4,  H21  n.;  —  pour 
Brugniaïui  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1H89,  p.  ô/îsq.  IF.  XIV  Auz. 
47  le  ntr.  adverbial  *éT-TÛ,  rlargi  en  êfTÛç,  a  signifié  prim. 
'adjacent',  cf.  skr.  ranar-fjt'i-  'qui  se  trouve  dans  la  forêt',  i.-e. 
*-gu-  degré  zéro  de  ''•'gfm-  dans  gr.  TuuXeôç  'repaire',  mais  voy. 
s.  v.  YUJXeôç;  —  pour  Meringer  IF.  XVIII  265  *èTTÛ  contient  un 
loc.  '*(ensemble)  dans  la  fosse',  cf.  è'v  bov  'dans  la  maison';  — 
pour  Hirt  Abl.  §635  èyt'JÇ  •  S^^-  ^ê^'  nëïva  'près'  (:lit.  7iôJct/ 
'atteindre'  Zupitza  Gutt.  66  sq.)  base  eneqUe  'près';  —  èïïûç  : 
ctYXi  (Curtius-^  191.  Meillet  M8L.  VII  165)  est  à  écarter. 

èfeipu)')  'faire  lever,  éveiller:  ériger;  exciter'  pf.  èYpriTopa -) 'je 
suis  éveillé'  (d'où  ptc.  prés.  hom.  ÉTpriTOpoujv  u  6,  èTpriYopit 
K  182  'en  veillant')  aor.  nioy.  hom.  è'Ypexo'il  veilla';  trag.  ÈYepTÎ 
'vivement;  avec  vigilance';  ép.  éYpnc^croj 'veiller'  (<  *èYpriaKiuu 
Meillet  Notes  d'étym.  gr.  7j;  èYpe|nàxâv  ace.  Soph.  Œ.  Col. 
1054  'qui  excite  au  combat'  :  skr.  jdyarti  (3.  \)\.  jàgrafi)  zd 
Jayar-  'veiller',  intens.  <Xq,  jdratë  's'éveiller,  se  mouvoir' zd /"rrt- 
yrata-  'éveillé'  fra-yris9mna-  's'éveillant'  {i  =  l?)  fra-yrâ-yrO- 
ye'ti  (et  par  dissim.  frayrarayeHi)  'il  éveille'  (Curtius-'  18<i. 
Fick  P  199.  403  sq.)  alb.  ngrè  'je  soulève,  je  dirige,  je  place, 
je  hisse,  je  réveille,  etc.'  (G.  Meyer  Alb.  8pr.  306)  lat.  exper- 
giscor  'éveiller'  (diss.  de  *ex-per-grhsco)'  J.  Schmidt  KZ.  37. 
155  sq.  <.*éx-pro-grlscor  Walde  199  sq.)  v.  norr.  karskr  ail. 
mod.  dial.  Jcarsch  'vif,  hardi'  fPrelhvitz^  82.  ^125.  Zupitza 
Gutt.  144),  R.  gerêi  ger. 

è'YKapoç  m.  'cerveau'.     Voy.  s.  v.  Kàp. 

£Y-Kàp(yioç  èîTi-Kàpaioç 'oblique,  transversal';  Kapcfiov  TrXâ- 
Yiov  Hésych.  :  lit.  skersas  'transversal,  louche'  v.  pruss.  hirscha 


1)  Diss.  de  *^i.-^f.\ç)w  (nié  par  Bartholomae  Wocli.  f.  kl.  Phil. 
1897,  col.  662  n.  2)  d'après  èTpi^Yopa  èYpnaoui  <  *Ye-Tp»l-  pour  Brug- 
mann  Grdr.  P  855  n. 

2)  C.-à-d.  è-Ypiî-Yopa,  ypI*  i--^-  *grè-  <i'*grêi-\  sur  ce  type  de 
redoublement  voy.  Brugmann  IF.  VI  100  sqq.  KVG.  $  624.  Sur  hom. 
pf.  iinpc-r.  2.  pi.  lYPnTop9e  H  ;}7l  ind.  3.  pi.  èYPHTÔP^ôai  K  419  voy. 
Wackernagel  KZ.  33,  31  sq.    Brugmann  Gr.Gr.s  348.  350  (bibl.). 


—     213     — 

kêrscha  'par  dessus' v.  slav.  crèstï  (<  *cerm)  'ultra',  i.-e.  R.  qerf 
'couper'  fFick  II  ^  56.  320.  Pedersen  IF.  V  54  sq.  Beri.eker  EW. 
148  sq.).  —  Arm.  xej'  {x  <  sq-)  'louche  (V),  toqué,  récalci- 
trant, opiniâtre'  (Bugge  IF.  I  446;  doute  de  Hiibschniann  IF. 
X  Anz.  47  sq.),  irl.  niod.  o-aél.  cearr  'gauche,  maladroit'  (<  celt. 
*cerso-  Strachan  IF.  II  .%9.  Fick  II''  81.  P^y  IF.  VI  333), 
lat.  cerrlUis  'fou'  cen-ô  'toqué'  (Fick  KZ.  18,  415.  Wb.  II.  ce.) 
sont  à  écarter  (cerrîtus  :  Cerès  Osthoff  Et.  Par.  I  30  sq.  bibl.). 

€fKàç  adv,  'au  fond'  (Hpc.  Oal.).    Etyni.  obscure. 

é]).  è'YKaxa  n.  pi.,  dat.  è'^Kaai  A  438  (sg.  è'YKaiov  Luc.  Lex.  3), 
cf.  è'YKUTOV  è'YKaTOv.  AaKuuveç  Hésych.jp  'intestins,  entrailles'. 
Etyni.  obscure;  hypothèse  de  Prellwitz^  125. 

è^KOvéu) 'faire  diligence';  èYKOVTiTi  Pind. 'vigoureusement';  éY- 
Koviç,  -îboç  f.  Suid.  'servante';  cf.  aKovlTi  'sans  effort',  àYKo- 
vouç*  biaKovouç,  boùXouç  Hésycli.,  àYKOviouai  Ar.  Lys.  1311 
'festinantes',  KOvapuuTepov.  bpacTTiKuuTepov;  KÔver  (îTreObe,  ipéxe;^ 
K0V6ÎV  èTTeÎYeaôai,  èvepYeîv;  KOvriTai*  GepaTTOVieç  Hésych.,  R. 
Kov,  cf.  Schulze  Qu.  cp.  353  n.  2.     Voy.  s.  v.  biCtKOVoç. 

ion.  èYKUTi  adv.  'jusqu'à  la  peau'  <  èv  +  kûtoç  'peau'  (voy.  s.  v.). 

èYpricyffuj.    Voy.  s.  v.  èYeipoi. 

e'f\e\vç,  -uoç,  pi.  att.  è.^xé\eiç  f.  'anguille'.  Est  peut-être  né 
du  croisement  de  '^a)dgU{h)i-  (lat.  anguis  v.  slav.  '^'qzî  russ.  uz 
V.  pruss.  angis  lit.  ang'ts  'serpent,  vipère'  arm.  anj  gén.  auji 
'serpent'  m.  irl.  esc-ung  '*serpent  d'eau  ou  de  marais,  anguille', 
cf.  V.  h.  a.  une  <  *'^gU-  'serpent')  et  de  '^eghi-  (gr.  exiç  è'xibva 
'serpent'),  cf.  lat.  anguUla  (Curtius^  193  sq.),  i)uis  lit.  ungurys 
V.  pruss.  angurgis  {anguï'ji'^?)  pol.  irqgorz  v.  slav.  qgorisfî 
'anguille'  et  voy.  s.  vv.  è'xiç  dqpiç  lesb.  iVPripiç.  Sur  le  détail 
phonétique  peu  clair  voy.  W.  Meyer  KZ.  28,  163  (lat.  anguilla 
<  *etdgheluà  avec  a-  pour  e-  d'après  anguis).  Johansson  KZ. 
30,  425.  J.  Schmidt  KZ.  32,  369.  Hirt  IF.  I  424.  Osthoff  IF. 
IV  270.  292.  Walde  31  sq.  Hirt  Hdb.  115.  Indog.  II  619. 
IF.  XXII65sqq.i). 

1)  Pour  Hirt  Indog.  et  IF.  XXII  11.  ce.  éyxtXuç  <  *âYX€Xuç  (par 
le  gén.  èYxéXuoç<*àYX^Xuo(;;  ceci  d'après  J.  Schmidt  KZ.  32,  369)  est 
lin  composé  i.-e.,  parent  de  lat.  angiiilla  «  *angîiilna),  avec  un  2<1 
èlémeJJt  *-elus  voisin  de  ail.  aal  'anguille'  (dont  l'étvni.  est  contro- 


—     214     — 

hom.  €YXÉCTi-|Liujpoç  'fameux  par  la  lance'  <  è'YXOç  +  -lauupoç 
'};raud,  se  distinguant  en  ([C.\  cf.  hom.  ià-pnx}ç>oç  'fameux  par 
les  traits'  hom.  ùXaKÔ-iuujpoç  'aux  aboiements  puissants'  ion. 
aivd-)aujpoç  'funeste,  vorace,  débauché',  v.  irl.  m«r  niôr  gall. 
laawr  'grand'  gaul.  -viàros  en  des  n.  pr.  comme  Xerto  màros 
Smertoinàra,  got.  tcailamêr.s  'ayant  bon  renom'  v.  h.  a.  mari 
'magnifique,  grand',  slav.  -mèrti  dans  Vladi-mérû  etc.,  i.-e. 
'^méro-  *ni6ro-,  cf.  les  compar.  v.  irl.  mûo  mô  got.  maiza  'plus 
grand'  osq.  mais  'magis'  lombr.  mestru  f.  'major'  <  '^mais- 
terà),  R.  mè  mû  (base  amè,  cf.  s.  vv.  à|Liri  I,  âiuri  11  â|Liiç^),  Mapn)- 
Osthoff  PBrB.  13,  431  sqq.  (bibl.i. 

è'fxoç  n.  hom.  éTxeiri  f. 'lance';  hom.  v^\iG-uako<i  'qui  brandit  la 
lance',  éYXecr-^ôpoçPind. 'qui  porte  une  lance'.  Ety m.  incertaine  ; 
a  été  rapproché  de  v.  slav.  pronoziti  'transpercer'  nozî  lett. 
nazis  'couteau'  v.  slav.  nïzq  'je  fiche  dans'  v.  h.  a.  nagau 
'ronger'  (Fick  BB.  1 ,  241 .  Wb.  I  '  96.  501  :  skr.  dksuh  m.  'perche' 
(a-  <  n-  Pischel  Ved.  St.  1  136  sq.  cité  par  Wackernagel  Ai. 
Gr.  1  10.  Johansson  IF,  II  52)  irl.  ness  'blessure'  {<*necso- 
Strachan  IF.  IV  Auz.  103.  Fick  IP  191)  gr.  vûcrauu  att.  vûttul» 
(fut.  vùHuj)  'piquer,  heurter'  (mais  voy.  s.  v.  et  Brugmann  IF. 
XIII  154,  Sommer  Gr.  Lautst.  57),  dans  l'hypothèse  dune  base 
endjogh  'heurter'  (Hirt  Abl.  §  634).  —  Tour  Schrader  BB.  15, 
285  etc.  è'YXoç  '*lance  faite  de  bois  de  poirier  sauvage'  :  ôyxv>1 
'poirier' :  àxpcxç  dxepboç  'poirier  sauvage',  cf.  s.  v.  àxpâç;  très 
douteux.  —  Pour  Stokes  BB.  19,  94  m.  irl.  mânàis  'lance'  < 
celt.  "'niagn-engsi-,  engsi-  <  '^engos  =  gr.  è'YXOç;  conjectural. 

èYuû  dial.  èYuOv  béot.  iubv  liûv  (? )  lac.  tar.  èYuOvri  béot.  luuvei  (G. 
Meyer^*  505  bibl.)  'moi':  skr.  ahdm  [h  <  gh)  zd  azam  v.  pers. 
adam  arm.  es  (<  *ec.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  442.  Meillet 
Esq.  34)  lat.  ego  got.  ik  v.  h.  a.  ih  i/iha  v.  norr.  ek  ags.  ïc  v.  lit. 
èsz  lit.  mod.  àsz  lett.  es  v.  pruss.  es  as  v.  slav.  azà  jazû  slov-^a 
(a  obscur,  cf.  Pedersen  KZ.  38,  315  sq.),  p.  ex.  Torp  Geschl. 
Pron.  22sq(i.    Fick  \*  9.  163.  361.   Brugmann  Grdr.  IP  801. 


verst-c,    cf.  Kluoe"  1.   Vercoullie'   1     Falk-Torp    ND.Wb.   H)  <*élos 
idc'jiié  long-  de  *('l-\ 

1)  A  quoi    il  faut  rattai-lier  lioni.  à^viov,    cf.  Osthoff  Perf.  142. 


—     215     — 

Gr. Gv.  ^  245  sqq.  (bibl. )  ;  i.-e.  *eg-  *egh-  ;  sur  i.-e.  "^egihymi  subst. 
neutr.  voy.  J.  Schmidt  KZ.  36,  405  sqq.    Brugmann  Deni.  71. 

èbavôç  'comestible'  {-nno-).    Voy.  s.  v.  è'buu. 

hom.  èbavoç  Z  172  épith.  de  sens  ('suave"?  'odorant'?)  et  d  etyni. 
obscurs;  gr.  fibûç  TÎbo|Liai  àvbàvuj  (p.  ex.  Cnrtius°  229)  skr.  svd- 
dati  'assaisonner'  (Fick  I^  152  sq.  Bechtel  Hptpr.  255)  sont 
à  écarter;  pour  Solmsen  Unters.  283  sqq.  ébavoç  (par  é)  'odo- 
rant': m.  h.  a.  icâz  'odeur,  parfum'  vmzen  "exhaler  une  odeur', 
i.-e.  *ue-d-  *uê-d-  R.  uê  (base  ffuè)  s'ouffler'  (?)  ;  voy.  aussi  Sommer 
Gr.  Lautst.  100. 

êbaqjoç  n.  'sol',  è'beBXov  ii.  'base',  diss.  de  *h6b-  (R.  iied)  à  cause 
des  aspirées  qp  6;  êbaqpoç  est  un  ancien  th.  masc.  en  -o-,  devenu 
th.  ntr.  en  -e(a)-  d'après  le  ntr.  ëboç  (Brngmann  Grdr.  IP,  1 ,  390). 

ëbvov  gort.èbvov  GDI. 4975hom.êebvapl. 'prix  de  la  fiancée'  versé 
par  le  mari;  ébvouu  houi.  èebvéuu 'doter,  marier';  hom.  èebvuuiriç  m. 
N  382  'père  de  la  fiancée';  hom.  àv-àebvoç  (Solmsen  Unters. 
264  sqcj.  1)11)1.  )  'sans  présents  de  noce',  ëbvov  (<  *Fhebvov  pour 
■'Tebvov  par  influence  de  *Fhâbùç  'agréable'.  Somnier  Gr.  Lautst, 
103  sq.)  :  V.  slav.  véno  (<  *vëdno)  'dot',  peut-être  d'un  i.-e. 
*uêd{h)mno-,  cf.  v.  h.  a.  widemo  'dot'  ags.  weotuma  'prix  d'achat 
de  la  fiancée',  R.  ued{h)'ineueY,  épouser'  (lit.  i^edà  v.  slav.  redq 
irl.  fedim  'je  conduis'  skr.  vadhûli  zd  vaôfi-  'fiancée,  jeune 
femme'  gall.  gwaudd  hret  gouhez  'bru'  <  celt.  *vadû-  'épousée'). 
G.  Meyer  BB.  5,  24().  Kauffmann  PBrB.  12,  537.  Frohde  BB. 
16,  212.  J.  Schmidt  Kritik  103.  113.  Pedersen  IF.  V  67. 
Brugmann  Grdr.  IF,  1,  240.  261  '). 

ëboç  n.  'siège;  résidence';  ëbpâ  f.,  poét.  ëbpctvov  'siège';  ébuûXiov 
'banc  de  rameurs',  ëboç  =  skr.  sddah  n. 'siège,  lieu,  place,  etc.', 
cf.  zd  V.  pers.  hadis-  {-is-  <  -ds-  ou  -is-)  'demeure,  palais'  v.  norr. 
setr  n.  'siège',  \m\B  lat.  sêdës  f.  sèdîle  n.  'siège'  v.  irl.  suide  n. 
{<^sodion  =  lat.  solium 'trône')  'siège'  (Fick  IP  298).  R. sed\ 
voy.  s.  vv.  ëîofitti  lac.  éWd. 


1)  Voy.  E.  Hermanii  Zur  Geschichte  des  Brautkaufs  bei  den 
indogerm.  Volkeru.  Pr ogr.  Hansaschule  zu  Bergedorf  bei  Hamburg 
(1903-04),  p.  33  sqq. 


—     L>16     — 

è'buu,  inf.  hom.  ^atliômatique)  eb|uevai,  fut.  (ancien  subj.;  êbonai, 
pf.  honi.  ëbnbuiç  ébriboTtti  att.  èbnboKa*)  'manger';  hom.  èbiubri 
f.  ébTiTÙç,  -uoç  f.  êbecTiLia,  -atoç  n.  'nourriture';  èbribiûv  qpafé- 
baiva  Hésych.  êboi  =  lut.  edô^)  osq.  edura  'edere'  got.  itav 
v.li.a.  ezzan  v.  sax.  ags.  etan  v.  norr.  eta  'manger';  cf.  skr. 
ddmi  (:èb|ievai)  3.  sg.  àtti^)  'manger'  zd  3.  sg.  subj.  udàHi 
'qu'il  mange',  arm.  utem  'je  mange'  (<*ôrf-,  cf.  èb-uub-/i.  Bar- 
tholomae  IF.  III  15.  Hiibschmann  Arm.  (4r.  I  48.').  Meillet 
Esq.  101),  irl.  fut.  3.  sg.  cini  estar  'etsi  non  edit'  esse  'esus' 
gall.  esu  ysu  (<  *ed-tu)  'dévorer'  (Fiek  II*  29),  lit.  edmi  emi 
ëdu  inf.  ësti  pte.  pf  é'rf^* 'dévorer'  v.  slav.  Jaw?  inf .  jasfi  ptc. 
pf.  Jadû  'manger'  (<  *èd-,  cf.  skr.  ptc.  pf.  adivas-  lat.  pf. 
êdimus  got.  \n'éi.  f'r-êtum  [ail.  mod.  ipf.  wir  frâssen  'nous  dévo- 
rions']), cf.  encore  got.  af'étjn  'glouton'  uzêfa  'crèche'  v.  norr.  df 
n.  dta  f.  'pâture'  v.  sax.  at  ags.  œt  ni.  h.  a.  âz  'nourriture'  lit. 
ëdis  édrà  'pâture'  v.  slax-jadî  {<*ëdis)  'nourriture',  ags.  œs 
V.  h.  a.  v.  sax.  as  (<  *èdso-)  'appât,  leurre',  lit.  êdesis  'pâture', 
v.  slav.  jasJi  f.  pi.  'crèche'  (<  *od-.  Meillet  Études  416),  lat. 
êscn  'nourriture'  (<  *ëds-qâ)  =  lit.  ésJca  'pâture,  appât';  etc.; 
i.-e.  R.  ëd  'manger'  (pas  d'aor.);  p.  ex.  Curtius-'  240.  Fick  1^9. 
164.  361.  Etc.  Pour  Brugmann  Album  Kern  31,  KVG.  §  638, 
le  verbe  i.-e.  provenait  peut-être  de  *ê  dô-  —  skr.  à  dû-  'prendre 
pour  soi'.  Voy.  s.  vv.  èaBiuu  eîbap  ôbouç  âpicTTOv,  et  bopnriaTÔç 
beiTTvricTTÔç  s.  v.  bÔpTTOV. 

ëZo|Liai  's'asseoir' <  *aebio)Liai ;  aor.  act.  hom.  eîcra,  inf.  ëcraai 
(Pind.)  'faire  asseoir';  cf.  ëboç  êbpa  lac.  éWâ  ituu  ibpûuu  et  les 
mots  cités  s.  vv.,  puis  skr.  sad-  (sdtsi,  dsadat,  sasàda  etc.,  caus. 
saddyati)  zd  v.  pers.  had-  's'asseoir',  lat.  sedeô  'être  assis'  sëdô 

1)  Hom.  èbriboTai  d'après  TréitoTai  (cf  x5^);  att.  èbiiboKo  d'après 
luui).  ébrjboTai.  VVackernagel  \  erni.  Beitr.  36.  —  Aor.  pass.  j'ibédôiiv 
^beaOfivai  adj.  verh.  èbeOTéoç  sont  des  modifications  de  *èa6nvai 
*èaTéoç  sous  i'inflnence  de  fbo^al  é6r]6iuç.     Brugmann  Gr.Gr.' 327  n. 

2)  Cf.  lat.  prandium  'déjeuner',  syncopé  de  *pràm-ediom  <C 
*prâiit  'tôt'  -i-*ed-  (Osthot'f  dans  Brug-mann  Grdr.  IP  467),  pransus 
<C  *prâvi-{€\d-tos. 

3)  Cf.  les  formes  atliématiques  lat.  2.  sg.  es  3.  sy.  est  (l'ê  n'est 
pas  sûr  et  peut  être  une  invention  des  grammairiens;  cf.  Voilmer 
Glotta  I  113  sqq.). 


—     217     — 

'calmer'  etc.,  m.  irl.  .seiss  Ml  s'assit'  '  <  *setset)  sudim  suidim  'je 
m'assieds'  (<C*sodéiô)  gall.  seddu  'être  assis'  ete.,  got.  sitan 
{^sitjanj  V.  norr.  fiitia  v.  h.  a.  sizzen  'être  assis'  (i.-e.  *sed-), 
CRUS.  got.  satjcni  v.  norr.  sf^fia  v.  Ii.  a.  sezzen  'placer'  (i.-e.  *sod-) 
etc.,  lit.  sednd  acdhi  inf.  sédè'ti  v.  slav.  séàdq  inf.  s-édéfi  'être 
assis'  V.  pruss.  sidons  'étant  assis'  lit.  sedu  inf.  sesti  v.  slav. 
(sqdq^))  inf.  sésti  lett.  .s-^^'s^  's'asseoir'  (i.-e.  ^sêd-)\  cf.  encore 
skr.  mddh  m.  'position  assise,  équitation  ;  lassitude,  etc.'  v.  slav. 
«crrfz?  'plante'  russ.  sdd  'jardin'  lit.  sodinii  inf.  soditi  v.  slav. 
saditi  'planter'  (i.-e.  *sôd-),  v.  norr.  ags.  .s*o^  'suie',  v.  slav.  sazda 
lit.  sûdéei  pi.  lett.  sw^in  'suie',  v.  irl.  .vwirfe  f.  (<  *sodiâ)  gall. 
Jmddygl  bret.  /m^e/  'suie'  (Fick  II  ^  297  sq.),  lit.  sôstas  'siège' 
V.  pruss.  sosto  'banc',  etc.  R.  sëd  sÔd~)  'être  assis'.  Curtius" 
240  sq.   Osthoff  Perf.  1-122  (bibl.).  Fick  IM38.  325.  560  sq. 

poét.  è'Oeipa  f.  'chevelure;  crinière';  (hom.  èGeipdbeç  f.  pi.  tt  176 
anc.  leçon  pour  Yeveiàbeç  'barbe');  IQexpâlovjeç  Théocr.  I  34 
'KOiuriv  TpécpovTeç,  euipixoi'.  Etym.  obscure  ;  hypothèse  de  Fick 
BB.  28,  106  (*Fe6-  i.-e.  *uedh-  :  got.  -widan  v.  h.  a.  wetan  'lier') 
non  convaincante.  —  hfit.juha  'crinière'  (Frohdo  BB.  17,  311. 
19,  234  \\.)jubar  'éclat,  lumière  rayonnante'  (Sonne  KZ.  10, 356) 
vihrissae  'poils  du  nez'  sont  à  écarter. 

hom.  èBeipuj  O  347  'cultiver'.  Mot  obscur;  hypothèse  de  Prell- 
witz-  127  (:  skr.  a£^^ra'/'î/a7/ 'faire  l'office  d'rtc?Ai;a/"^M^  ou  prêtre 


1)  Avec  infixe  nasal,  cf.  v.  pruss.  sindats  'étant  assis'  skr. 
â-sandi  f.  'siège'. 

2)  Skr.  sidati  zd  hi()nHi  russ.  sidett  ''être  assis'  g-r.  ïZai  lat. 
sldô  's'asseoir'  sont  anibig'us;  skr.  sidati  (avec  d  analogique  pour 
^Hldati  ■■sizdati)  gr  itou  lat.  sldô  peuvent  venir  d'un  i.-e.  *si-zd-0 
(présent  redoublé  de  *sed-);  pour  russ.  sidêtî  voy.  F'ortunatov  KZ. 
36,  50  n.  «slav.  comm.  '*sédéti):  do  ces  cinq  formes  von  Rozwa- 
dowski  BB.  21,  147  sqq.  (I)ibl.)  dégage  un  i  -e.  *sîd-  (gr.  ïZuu  <  *sid-iô), 
parallèle  à  *sëd-  *sdd-,  et  Brugmann  Grdr.  P  504.  Gr.Gr.3  281.  291 
groupe  *sëd-  *sÔd-  *sîd--  sous  une  R.  sèid,  *sëd-  et  *sôd-  étant  des 
innovations  (cf.  R.  dêifc  dik  ilek  s.  v.  bribéxaxai),  zd  hiôa^fi  contenant 
éventuellement  *sdd-,  innovation  daprès  *.s-ërf-;  pour  Bartholomae 
Airan.  Wb.  1754  (cf.  le  même  IF.  VII  107)  hiôaUi  est  la  forme  de 
composition  qui  correspond  à  skr.  sidati  en  tant  que  venant  de  *sïd-  ; 
voy,  encore  Reichelt  KZ.  39,  47  sq.  (peu  clair). 


-      1.'18     — 
(lu    sacrifice    (icUivard/ih,    à    écarter.     Voy.   Dcbrnniier    IF. 

XXI  2u;5. 

teeXuu  'vouloir';  é6eXri|u6ç,  -ri)uuuv  hoiii.  èOeXovTrip  p  292 'Iiibens'. 

é-  est  le  préverbe  i.-e.  èjô  (Bruyniann  All)iim  Kern  29  sq.;  cf. 

s.  vv.  ô-q)XiaKâvuL)  ô-KeXXuu  o-Tpovuj  n-pé|ua  uu-Keavôç;;  9éXuj  fut. 

GeXnauj  :  cpaXiZier  9ëXei  Hésycb.  :  v.  slav.  zeleti  'cupere.  hi,o"ere', 

i.-e.  '^gVhel-  [Futk  liB.  16,  289.  18,  141). 
è'Gvoç  n.  "peuple,  nation,  tribu'  <  *sue-,  voy.  s.  v.  è'Goç  <  i.-e. 

^suedhos,  et  cf.  skr.  sah/ui  (<  i.-e.  ^'.sehhû]  '"*parenté,  *commu- 

nauté,  assemblée'  got.  sihja  (<  i.-e.  ^sebhid)  v.  li.  a.  .sippa 

'consanguinité',   de  la  forme    *.se-  du  tli.  pron.  Persson  IF. 

II  201  n.  1.  —  Hypothèse  de  Fick  BB.  28,  106  (*Fe0voç  '*bande' 

<  i.-e.  *uedh-  :  got.  -widan  'lier')  à  écarter. 

60OÇ  n. ^coutume, usage'  <  *Fe0oç  *Fhe6oç  *aFe6- ^i;  ptc.hom.ê9ujv 
'ayant  coutume',  èGiZ^uu  ipf.  eïGiZiov  'accoutumer',  pf.  lesb.  eùuuGa 
liom.  etc.  eïuu6a  (liom.  ])osthoni.  euj6a)'j"ai  l'habitude  de'  <  *a€- 
(jFuuGa,  cf.  eùéGujKev  eïuuGev  Hésych.;  èGâç,  -otboç  'habitué  à'; 
rjGoç  n. 'coutume,  usage;  manière  d'être,  caractère;  pi. demeure': 
hom.  nGeîoç  dor.  liGaîoç  'chéri'.  Cf  skr.  svadJiâ  'qualité  pro- 
pre, habitude,  domicile'  /d  x'aôdta-  '(jui  dispose  de  soi-même', 
lat.  sodtilis  {*suedh-)  'camarade'  soleô  'avoir  coutume'  (l  sabin 

<  d.  Walde  580  bibl.)  suêscô  's'accoutumer'  (<  *suêdh-skô 
pour  Walde  608,  pf.  .suëvt  et  inf.  prés,  auëre  Lucr.  pouvant 
être  hystérog'ènes,  d'après  suêscô),  got.  àidtis  m.  (  <i.-e.  ^sedh-)  ^) 
V.  norr.  sidr  v.  h.  a.  situ  'coutume'  g-ot.  stcPs  v.  h.  a.  strds'^ro- 
l)re'v.norr..s7/â.v.s' 'chéri'  (<*àM(^rf//-i(o-  ou  "^suedh-so-.  Uhlenbeck 
PBrB.27,132).  Curtius'2ôl.  Feist  PBrB.l 5,548 sqq.  Johaus- 
son  IF.  II  6sqq.  l.-e.  *s{ii)è-dh-  contient  le  th.  du  pron.  réfl. 
*s(M)e-  (voy.  s.v.  ë)  etK.  dhê  'placer,  faire',  d'où'action  propre' 
et  's'approprier',  d'où  aussi  'demeure  propre  ;  appartenant  à  la 
demeure,  familier'. 

1)  Parent   de   .skr.  âtUird   m.   [àdh-can-)   'chemin',    cf.  g-r.  dor. 
nveov  'je  vins'.     Joliansson  IF.  VIII   181  sqq. 

2)  Cf.  le  thématique  *Fe66v,  sans  doute  laconien,  attesté  chez 
Hésych.:  peaôv  êGoç  etc.  (Meillet  MSL.  XV  264). 

8)  Ou    g-erm.    comni.    *sidïiz  <  i.-e.    *s€-tHs   '(jualité    propre"? 
(Solmsen  Unters.  197  sq.) 


—     219     — 

èepiç*  TO)uiaç  Kpiôç  Hésych.:  skr.  cdàhrih  "châtré,  dévirilisé'; 
cf.ïôpiç'aTràbujv,  TOfiiaç,  eùvoûxoç  Hésych.,  ô0piç  Zoiiarasl428, 
âOpiç  8uid.,  avec  i-  ô-  à-  obscurs. 

ei  'si',  loc.  sg\  du  th.  pron.  *o-/*e-  'cehii-ci,  il'  (cf.  supra  p.  2U8 
n.  1);  cf.  hom.  lesb.  béot.  (tî  <  ai)  él.  dial.  du  N\V.  dor.  al^si', 
loc.  sg-.  du  th.  fétu.  *a-,  hér.  crét.  cypr.  r\  'si',  instr.  sg.  Gr.  ei 
reliait  les  souhaits,  les  ordres  à  la  situation  présente  aux  yeu\ 
du  sujet  parlant;  sens  premier  :  'en ce  cas,  ainsi',  puis  ""si'  (con- 
ditionnel), cf.  pour  l'emploi  ail.  so  et  lat.  si  identique  à  sl-c\ 
puis  cf.  got.  ei  (particule  relative,  p.  ex.  .sa-e/ 'lequel')  et  v.  slav. 
/  'aussi,  et',  leur  sens  premier  ayant  été  'dans  le  cas,  dans  la 
circonstance,  alors,  ainsi'.  Voy.  s.  y.  eîxa.  Brugmann  Grdr.  Il' 
768.  786.  Gr.  Gr.3  243.  507.  533.  KVG.  §§  836.  914.  Dem. 
118.  —  Osq.  svai  onibr.  sve'si'  (Baunack  luschr.  v.  Gort. 
39.  50.  Etc.)lat.5î<*5eivolsq.i'e'si'(8olmsenKZ.32,  277sqq. 
IF.  IV  241.  Walde  569)  lit.  jéi  'si'  (Fick  \^  521)  sont  à  écarter. 

eîa  interj.  'allons!  courage!'  :  lat.  é/«  'ah!  ha!'  (non  emprunté i.  — 
Pour  att.  eîev  voy.  infra  s.  v. 

hom.  eiajuevri  f.  'prairie  humide',  cf.  i'a|ivoi  m.  pi.  Nie.  Xoun. 
m/sens  et  voy.  Hésych.  s.  vv.  eiaiuevri  eiajuevai  ia|ueva(  iaïuevfj  ;  an- 
cien ptc,  avec  maintien  du  ton  primitif  (WheelerGr.  Nominal- 
accent  67);  étym.  obscure;  l'hypothèse  de  Frohde  BB.  21,  192 
(:  V.  h.  a.  wisa  'prairie')  se  heurte  à  l'absence  du  F-  dans  Hom. 

poét.  eïpuu  'répandre  goutte  à  goutte,  verser'  KaTei^uu  'verser, 
inonder'  KateipoiLiai  'tomber  en  coulant',  eï^uu  pour  *eïpuj  <  i.-e. 
*séigUô  :  got.  sigqan  v.  norr.  solckua  v.  h.  a.  sinJcan  'saffaisscr, 
tomber,  couler  bas,  etc.',  i.-e.  ■^'shdgi'ô,  R.  seigU,  alternant 
avec  *seiqij^-  dans  skr.  sêcaU  sincàti  zd  haek-  prés.  hincaHi 
'verser'  v.  h.  a.  .sihan  ags.  séon  {<*sihan)  v.  norr.  iv'a 'filtrer' ^). 
Brugmann  Grdr.  T^  610.  630;  cf.  Bartholomae  IF.  Vil  94  sq. 
(contre  J.  iSchmidt  Kritik  62sqq.).  —  A  écarter:  skr.  éjati  'se 
mouvoir  mgdyati  'mouvoir'   (Wackernagel  KZ.  30,  296;  R. 


1)  Lett.  siku  'je  taris'  a  un  Z  ambigu.  —  Si  got.  siy<jan<Zi--G- 
*si)agVo,  arm.  ank-ani-m,  {<.  i.-e.  ^a^g^'-)  'je  tombe'  (Meillet  MSL.  VIII 
288)  doit  en  être  séparé  et  présente  une  forme  nasalisée  de  R.  .seçt*, 
cf.  lit.  seiikù  sèkti,  cité  s.  vv.  doTreroç  èàcpGn;  voy.  d'antre  part  Keichelt 
XZ.  39,  78.  ' 


—     220     — 

aig,  et  non  *eigit-,  cf.  Tliniiil»  IF.  XIV  344  sq.);  eïpuj  ipf. 

*e\Xeipov  (d'où  nii  prés,  hystérogène  Xeipuj.  mais  voy.  s.v.)  < 
i.-e.  nieib-  (,).  Soliniidt  KZ.  25,  23.  Plnr.  lOHsq.). 

hoiii.  eîbap,  -aroç  n.,  e.-à  d.  *€bFap  'nourriture',  cf.  è'bap*  Pptù|ua 
Ilésych.  et  skr.  ■r/r/rr/?^• 'mangeant'.  Sclmlzc  Qu.  ep.  121.  Brug- 
raann  Gr.Gr.-'  42  n.  1  (c(mtrc  J.  Schmidt  Plur.  173,  KZ.  32, 
347  :  eîbap,  c.  àd.  *nbap  ;  lit.  èdrà,  i.-e.  *êd-).    Voy.  s.  v.  ebo). 

poét.  6Ïbo|Liai  'se  faire  voir,  paraître',  R.  ueid'voir;  savoir'p.  ex. 
dans  V.  irl.  ad-fëded  ir  <  ei)  'uarva.hiit' ad- fiadat  (ia  < ë)'nâr- 
rant'.    Voy.  s.  vv.  eîboç  ibeîv  oîba. 

€Îboç  n.  'aspect  extérieur,  forme;  idée"  =  skr.védak  n.  'connais- 
sance' lit.  véidus  m.  'visage'  v.  slav.  vidû  m.  'regard,  aspect' 
(anciens  neutres,  cf.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,524),  th.  "^ueides-, 
cf.  irl.  fiad  via <.è  <. ei) 'devant,  corani',  gall.  gicydd 'présence' 
(<  celt.  *veido-s.  Fick  II*  264.  Pedersen  K.  Spr.  I  58),  R. 
ueid  'voir;  savoir';  vo}'.  s.  vv.  ibeîv  oîba;  cf.  encore  got.  un- 
weis  'ignorant'  v.  h.  a.  icîs  v.  norr.  viss  'sachant,  sage'  v.  h.  a. 
trisa  '*connaissance,  manière'  <  *ueid(e))i-  ;  gr.  ibéà  f .  'aspect 
extérieur,  apparence,  forme'  <  *Fibeaà;  gort.  FiaFoç  att.  ïaoç 
'égal'  <  *FiTaFo-  *uids  U0-;  —  puis  hom.  eibâXiiaoç  'de  belle 
apparence',  eïbuuXov  {<C*-ô[u\lo-'^)  'simulacre,  image',  poét.  â- 
[FjeibeXoç 'invisible': lit.  raidalas'a.])\)'àrition' pa-vidalas^f orme' 
(suff.  *-ela-,  cf.  Brugmann  op.  cit.  366)  :  poét.  elbuXiç,  -iboç 
'qui  sait'  :  skr.  vidnrah  'intelligent,  habile',  lit.  pa  viduls  '^n- 
y'iexw'  pa-fidulis  'portrait'  v.pruss.  weidu/is 'piiT^Wle'  got.  fair- 
weitl  'spectacle';  —  ibavôç  Callim.  'l)eau';  ibiuriv  qppôvncriv 
Hésych.,  ïbiaujv, -ovoç  'instruit  de': skr.  ridmdn-  'savoir,  sagesse' 
l)oét.  ïbpiç,  -loç  'savant,  habile'  :  v.  norr.  vitr,  gén.  «^ /-.s- 'habile' 
ïcTTUjp  att.  ïaTiup  'qui  sait'  ;  ivbàXXo|uai  'se  faire  voir,  sembler' 
skr.  u^y/rf«7/ 'trouver'  (voy.  s.  v.);  etc.  Curtius^  241  sq.  Fick 
1*  125  sq.  544.  Etc. 

att.  e  îe V  'eh  bien,  soit!'  =  skr.  ècâm  m/sens  (Frohde  BB.  10, 297), 
i.-e.*e/M^  (>  skr.  ëvà  'ainsi')  et  *eiuem  <  *<^/  (=  gr.  ei)  +  *ue, 
cf.  skr.  itm  gr.  r|[F]è  'comme'  ;  pour  -m  de  *eiuem  cf.  lat.  num  :  nu 
{ntidius),  niitem  :  gr.  auTe,  cum  :  (.*o-,  skr.  sam-  :  gr.  ô-  o-,  etc. 
Brugmann  Gr.  Gr.^  536. 


—     221     — 

poét.  e  10 a p 'aussitôt'.  Rapport  peu  clair  avec\6ùç.  Be/y/.eii berger 
BB.  4,  347 sq.  Ostlioff  MU.  IV  191.  Frolule  BB.  17,  300. 

€Ï9e  dor.  aï66  'plaise  aux  dieux  que'  <  ei  dor.  ai  +  -0e  =  skr.  ha 
V.  slav,  ze,  i.-e.  *g¥he,  pour  Meillet  MSL.  VllI  238,  mais  voy. 
s.  V.  YÊ  f  :  skr.  ha  v.  slav.  ze,  i.-e.  *ghe}. 

eiKf\  adv.  '■^\selon  le  bon  plaisir,  à  l'aventure';  ekaioç  'fortuit;  le 
premier  venu;  vulgaire';  cf.  ipf.  eÎKe  pf.  è'oïKa  s.  v.  eiKuûv. 

ion.  att.  lesb.  arc.  eÏKodi  (<  *èFiKoaii  boni.  eÏKoai  et  èeiKoffic-à-d. 
èiKOcn')  dor.  béot.  él.  Fixaii  (î)  pampb.  cpiKaTi  bér.  FeÎKaTi  (in- 
fluencé par  eÏKoai)  delpb.etc.ÏKaTi  (eÏKaTiThéocr.Call.)-)  Vingt'; 
béot.  FiKacTTOç  (<  '^''-kmftO')  att.  ekoaTÔç  'vingtième';  béot. 
FiKCtç  dor.  tbess.  ÎKdç  att.  eÎKaç,  -àboç  f.  'le  20"  jour  du  mois'; 
eÏKOffi  et  ekoaTÔç  ont  o  pour  a  d'après  -Kovia  (Brugmanu  MU. 
V  7sq.);  cf.  zd  rîsa'ti  pers.  mod.  hlst  skr,  viçatili  f.  '20',  arm. 
khnan  '20'  (<  "^ijsan  '^'gisan,  i.-e.  *uikmti.  Hubscbmann  Arm. 
Gr.  I  504),  lat.  vîgintî  (<  *vïgenti)^)  i:icê{n)simu.s  '20'"^^' 
(<  *mcenssemos  *mkmt^tmmos,  cf.  /A  vlmstdma-)  vîcènl  (<C 
*mcentsno-.  Brugmann  Distr.  29),  v.  irl.  fiche  (<  *-kmt-s)  gén. 
fichet  V.  gall.  uceint  hYQt.ugent'20'  (Fiek  IP279.  Henry  Bret. 
275),  i.-e.  *Ml-Â;mf^ nom. -ace.  duel  ntr.  'deux  décades' (cf.  Scbulze 
KZ.  28,277.  Kretscbmer  KZ.  31,381),  ''■{d)kmti  montrant  le 
degré  zéro  de  *dekemt-  'dix'  (voy.  s.  v.  béKa),  cf.  -KOVia  < 
*-dkomtd  pi.;  *m/  'deux'  a  été  rapproché  de  skr.  t/  'en  séparant* 
visu-  'en  sens  divers'  ritardm  'plus  loin'  got.  wlpra  'contre,  en 
face  de'  gr.i'bioç'privatus'(*Fi-bioç  Brugmann  IF.  XVI 491  sqq.) 
etc.,  dérivés  du  th.  i.-e.  *ii-  'deux'  dans  skr.  u-hhâû  'tons  les 
deux'  V.  slav.  vû-torû  (<  ^u-toro-)  'alter'  (^Brugmann  Grdr.  IP 
493  bibl.  Total.  74sq.    [Ber.  d.  sacbs.  G.  d.  W.  1908,  p.  27]). 

eÏKU)  aor.  è'eiHe  Alcm.  'se  reculer,  céder',  cf.  (béot.)  xîEai  (e.-à-d. 
FîHtti  FeîHai)'  xwpnffai  Hésych.  et  skr.  vindkti  'séparer,  cribler 


1)  Kai  eÏKoai,  àvà  eÏKoai  doivent  être  lus  koÏ  èÎKOoi,  àv'  èÎKoai. 

2)  Lac.  peiKOTi  Hésych.  =  FîKaTi;  ÏKàvxiv  (ÏKavTiv?)  Hésych.  a  été 
influencé  par  rpiaKOVTa  etc.  —  Sur  les  formes  dialectales  voy.  Solmsen 
Unters.  252sqq.  (bibl.).  Sommer  Gr.  Lautst.  108  sqq. 

3)  -i-médial  pour  e  par  influence  des  deux  î  extrêmes  (Sommer 
Lat.  L.-  u.  FI.  74.  126.497);  g  peu  clair,  cf.  alb.  -zet  'vingtaine'  (Brug- 
mann MU.  V  5sq.). 


222     

par  le  ventag^e'  pass.  vicydté,  lat.  t:icfs  f.  j»!.  'alternatives',  i.-e. 
il.  ueiq,  alternant  avec  *ueig  dans  skr.  vijdtè  'se  reculer  de- 
vant qe.'  V.  h.  a.  iclhhan  a^s.  icican  v.  norr.  mTàaykua  'céder' 
(puis  got.  wîlcô  'alternative  de  temps,  semaine'  et  v.  norr.  ciscJ 
\ .  11.  a.  wehsal  'échange')  gr.  oi'yvOiui  '*je  fais  céder,  j'ouvre' 
lesb.  inf.  ôeiYnv').  Curtius^  135.  Fick  P  125.  ,043.  Brugmann 
(Irdr.  1=-'  630.  Etc. 

dor.  eÏKUJ  je  viens'.  Voy.  s.  v.  ïkuu. 

eÎKÔJV,  -évoç  m.  cyi)r.  ace.  FeiKova  GDI.  76  'image'-);  ipf.  hom. 
eÎKe  'il  paraissait  bon',  lier.  aor.  eiHav  GDI.  4629  110  'ils  ont 
réglé'  (Brugmann  IF.  XI  99  sq.),  pf.  è'oïKa  ('<*FeFoiKa)  ion. 
oÎKtt  hom.  3.  duel  è'ïKTOv  inf.  att.  poét.  eiKévai,  pqpf.  èujKeiv  hom. 
3.  duel  èÎKiriv  passif  hom.  tîïkto  è'ïKTo  'ressembler;  paraître, 
sembler;  paraître  bon,  convenir',  ptc.  pf.  éoiKoiç  att.  eiKiûç  ion. 
oÎKujç 'semblable;  convenable;  probable';  hom.  èïcJKLU  (<  *Fe- 
FiK-(TKa»)ï(JKiw(<*FiK-(TKUj) 'rendre  semblable;  juger  semblable'; 
eÏKcXoç  (*FeiK-)  'iKeXoç  (*Fik-.  Schulze  Qu.  ep.  10)  'semblable  à', 
ép.  èîTieiReXoç  'tout  à  fait  semblable';  èîTieiKriç  'convenable'; 
att.  aïKia  f.  (^voy.  s.  v.);  eiKaZ^uj  (<  *è-FiKaZ;uj.  Solmsen  Unters. 
139.254)  'figurer  en  traits  ressemblants;  comparer;  conjec- 
turer' :  lit.  pa-véikslas  'exemple'  pr^^•e^■A•s/^V■9 'exemplaire,  adj.' 
lett.  wikstûs  's'apprêter  à'.  Bezzenberger  BB.  27.  141. 

hom.  eUarrivri  f.  'festin'  éol.  èWamvâ (Hoffmann  Gr.  D.  II  486) 
<*è-FXaTT-iva:  lat.  coJup  'à  souhait'  gr.  êXTroi  'faire  espérer' 
àXîTVKTTOç  (voy.  s.  v.),  R.  uel  'désirer,  vouloir'  (lat.  veUe  got. 
iciijan)  pour  Fick  IP  248,  Persson  Wzerw.  51.  284,  G.Meyer'' 
164;  douteux,  cf.  vSchulze  Qu.  ep.  166  n.  5. 

hom.  eîXap  n.  'abri'  <  *FeXFap  (Schulze  Qu.  ep.  121  bibl.)  diss. 
en  *èXFap  (cf.  e  257  KÙ|uaToç  eîXap  è'iuev),  cf.  è'Xap*  por|0eia  Hé- 
sych.,  R.  iiel  s.  vv.  eiXéiu  II  et  eiXùuu. 


1)  Hom.  oÙK  èmciKToç  'invincible'  est  rattaché  par  Sdnilze  Qu.  ep. 
495  n.  1  à  lat.  vincô  'vaincre'  osq.  vincter  'convincitur'  irl.  fichim  'je 
combats'  {^ot.  iceihan  v.  h.  a.  œlhan  'combattre'  lit.  apveikiù  'je  con- 
trains'. 

2)  Gén,  eÎKoûç  Eur.,  ace.  eiKuj  Hrdt.,  ace.  pi.  eÎKoûç  Kur.  Ar.  sont 
analog-iques  du  type  Apraj  Ar|Tof)ç.  G.  Meyer''  422 sq. 


223     

6i\eôç  in/ciitortilleiiicnt  iiitestiiiar  Hpc;  —  Vigne  qui  s'enroule' 
<  *Fe\v-eFoç  ou  *è-FeX-eFoç(SoimsenUnters.  242 sq.),  voy.  s.v. 
eiXéuu  II;  au  sens  de  'tanière'  eiXeoç  peut  être  une  innovation 
pour  eiXuôç  (voy.  s.  v.)  d'après  qpuuXeéç  'tanière'. 

eïXr)  latt.)  eïXri  ëXri  f.  ""éclat  du  soleil,  chaleur  solaire';  p<»ur  lini- 
tiale  voy.  Solmsen  Unters.  248sqq.;  âeiXoç  Escb.  'privé  de  so- 
leil'; TTpocTeiXoç  eueiXoç  'ensoleillé';  eiXiiGep^îç  'et  éXr|-)  'chauffé 
au  soleil'.  eïXri  <  *è-FeXâ;  un  g-r.  conim.  *FéXa  est  prouvé  par 
les  gloses  d'Hésychius  ;  i.-e.  *.sMeZ-.  Fick  I*  580.  Solmsen  1.  cit. 
Sommer  Gr.  Lautst.  111  et  voy.  s.  vv.  dXéa  eXâvri. 

ion.  eïXri  f.  'troupe'  Hrdt.  <  *F6X-vâ.  Voy.  s.  v.  î'Xri. 

€ÎXiyS  et  eïXiYTOÇ  m-  'tournoiement,  vertige'  <  *FeX-v-rf2  *FeX- 
v-i-fYOç  ou  *è-FeX-i-fH  *è-FeX-iYYOç;  eiXiYYiâuJ  'avoir  le  vertige'. 
R.  uel  'tourner',  voy.  s.  v.  eiXëuu  II  et  cf.  Solmsen  Unters.  243sq. 

eiXiKpiviîç  (e'iXi- mss.  de  Platon)  'pur';  eiXiKpiveia  f.  'pureté,  lim- 
pidité'. A  été  interprété  par  '*considéré  à  la  lumière  du  soleil'  et 
décomposé  en  eiXi-,  cf.  eïXri  ^k\'.s{û)var  n.  'lumière,  ciel,  soleil'^) 
et  Kpivuj,  ou  rattaché  à  eiXicrcTuj  et  Kpivuj  avec  le  sens  premier 
de  '^criblé  par  le  roulement,  épuré',  ce  qui  vaut  moins. 

hom.  eiXiTTobaç  ace.  pi.  (PoOç)  'qui  traînent  les  pieds',  cf.  l'anti- 
thétique hom.  àepcfiTTobeç  '(chevaux)  qui  lèvent  les  pieds';  eîXi- 
pour  -'éXi-  par  ail.  métrique  et  psilose  ionienne  ou  éolienne,  cf. 
eiXiievriç  'qui  s'allonge  en  rampant',  épithète  de  l' ctYpujcrTiç  ou 
'chiendent'  Théocr.  XIII  42  et  lit.  selëti  'ran)per'  véd.  tsàrati 
(<  i.-e.  H-séleti,  t-  degré  zéro  de  préf.  ^ad  'vers'  lat.  ad  ad-) 
'ramper  vers'.  Osthoff  BB.  22,  255-69  i  bibl.). 

eiXixeviTç.  Voy.  s.  v.  eiXiTTobaç. 

hom.  eïXuj  <  *F€X-vuu  (inf.  aor.  è'Xcfai  et  èéXcfai,  aor.  pass.  èâXriv 
àXiîiuevai  àXeiç,  pf.  pass.  èëXpeBa  èeXpévoç)  et  I.  eiXéoj  <*FeX- 
veuj,  delph.eiXëaGo)  -uuv,  él.  diroFriXéoi  -éoiav  (cf.  lier.  èYFriXri- 
GiujVTi  =  att.  *€geiXiiOâ)(yi  'sont  expulsés'),  ion.  eiXéuu  Hrdt.  (aor. 
pass.  eiXr|0i-|v),  att.  I.  eïXXuu  <  *è-FeX-iuj  (cf.  otTreiXXei  loi  dans 


1)  Etyin.  douteuse,  mais  l'objection  de  Liddell  and  Scott,  t^ue 
eWi]  sij^nifie  'clialeur'  et  non  'lumière'  est  sans  force,  car  gr.  Comni. 
*Fé\â  a  eu  ces  deux  sens,  cf.  Y^Xav  a\}'^i\v  i*|\i'ou;  Ye^oburiu"  i^Xiobuaiu; 
péXa"  )i\io;  Koi  aÛY»^  ùirô  AaKuivujv;  é\a"  fîXioç.  au  y  H-  KaO)Lia  Hésych. 


—     224     — 

Lys.  X  17  'il  enferme')*)  'serrer,  presser,  refouler,  etc.',  cf.  lac. 
PriXriiaa'  kûjXumcx.  cppâfiua  év  iroTaïauj  Hésyeli.,  mess.  fiXrma  et 
lit.  su-ral//fi  (-vdlt/treu^raw^ev'  i)iz-valt'/ti  'faire  sortir'  iFick. 
I'  Ô51)  V.  slav.  l'elh  'très'  relijl  ctlikû  'grand'  *calû  et  *rall 
'monceau,  foule'  lit.  reliii  (:  att.  eïWuuj  vélti  v.  slav,  vaijati 
'fouler'  lett.  wâls  icâle  russ.  calêkû  m.  vdlîka  f.  'battoir'  lit. 
côlciH  'bois  de  support'  (Solmsen  Unters.  224-29),  R.  we? 'pres- 
ser'; voy.  s.  vv.  ciXiç  éol.  àoXXriç  ouXauoç. 

II.  eiXéuj  <  *FeX  veuu  et  ïXXuu  <  *Fi-FX  ai  att.  II.  eïXXuu'^i  'rouler, 
enrouler'.  R.  Me/ 'rouler';  voy.  s.  vv.  eiXeéç  eiXûuj  é'XiE  éXiaauj 
eXivoç  é'X^lç  etc. 

eiXu9)aôç  m.  et  eiXoôç  (û  par  ail.  métrique)  m.  'tanière'  <  *FeX- 
vu-9)aoç  *FeXvu-ioç  resp.  *FeXvuF-oç,  ou  *é-FeXu-6|uoç  *é-FeXu-ioç 
resp.  *è-FeXuF-oç.  Solmsen  Unters.  242  sq.  :  voy.  s.  v.  eiXûo). 

ôp.  eiXOqpàuu  (seul.  ptc.  prés.  ép.  eiXuq)6uuv)  eiXûqpàCuu  lù  par  ail. 
métrique)  'faire  tournoyer'  <  *FeXvu-q)oç  'tournoyant'  ou  *Fe\- 
vu-qpd  -qpoç  'tournoiement' <  *FeX-vuç,  voy.  s.  v.  elXvjuu.  Solmsen 
Unters.  235.  Brugmann  Grdr.  Il-,  1,  387. 

eiXuuu  <  *FeXvuu},  fut.  eiXOacTtJu  0  319  <  ^FeXvuaauu  'rouler;  — 
enrouler, envelopper'.  *F€Xvuuj,  c.-à-d.  *FeX-vu|ui  transporté  dans 
la  flexion  thématique  :  skr,  crnôti'-'i  zd  var-  'envelopper,  cou- 
vrir', cf.  un  th.  *F€X-vuç  dans  eiXu-dTTâffOai  Hésych.  's'allonger 
en  replis'  eîXuqpàuj  eiXùqpà2[iJU  (voy.  s,  vv.),  —  puis  gr.  *FeXO- 
dans  hom.  èXùcr6r|  Y  393  'roula'  èXua0eiç  'se  roulant',  èXuiar 
è'pxÊTtti  Hésych. (V),  Archil.  è'Xuaxa*  à|UTTeXoç  juéXaiva  Hésych. 
'*qui  s'enroule',  éXucrôeiç  A  47  (Zénodote)  'enveloppé',  ion.  att. 
è'Xuipov  'enveloppe,  étui'  (cf.  YéXouxpov  eXutpov  Hésych.), 
èXu|Lia' . . .  Ktti  To  ijuàTiov  Hésych.-^),  èXu)aoç  m.  Hésych.  'étui  de 
cithare  et  d'arc'  :  i.-e.  *uelu-  dans  skr.  varûtram  (gramm.) 


1)  La  forme  èWuj  des  «••loses  peut  être  éolienne  =  eïXu)  (Meister 
Gr.  D.  I  141)  ou  ionienne  =  att.  eïXXuu,  cf.  Solmsen  op.  cit.  227. 

2)  Cette  forme  n'est  pas  sûrement  attestée,  cf.  Solmsen  Unters. 
229  sq. 

3)  Où  il  semble  qu'il  y  ait  confusion  de  deux  racines,  cf.  s.  v. 
?pua6ai. 

4)  éXûMa  n.  Hsd.  Trav.  430.  43B  'sep  de  charrue'  (Saglio  I  354) 
semble  s'écarter  du  groiipe  par  le  sens. 


—     225     — 

'manteau'  (:  è'Xuipovj,  arm.  gelum  (aor.  geli)  'je  tourne'  (Meillet 
iMSL.  VllI  163.  Esq.  25.  82),  alb.  vjeVit  vomis'  {<*ueluô, 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  475.  IF.  V  181),  lat.  volvO  'tourner'  (< 
*ueluô.  Solmsen  Stud.  2),  v.  irl.  filUm  'je  ploie'  {*ueJuô.  Fick 
IP  275j,  got.  -ivahcjan  'rouler'  icalwisôn  'se  rouler'  ag's.  iciel- 
wan  'rouler';  —  gr.  *FXù-  dans  pf.  ei'XD|uai  Soph.  'je  me  traîne' 
(diss.  de  *FeFXO|uai.  Holmsen  Unters.  237  sqq.),  TréXXùTpov  (voy. 
s.  v.)^);  —  *FeXvu-  *FeXù-  *FXi)-  sont  des  élargissements  de  R. 
uel  'tourner'  dans  skr.  vdlatl  'se  tourner',  arm.  glem  'je  tourne' 
(Meillet  MSL.  IX  144.  Hlibschmann  Arm.  Gr.  I  435),  gr.  é'XiH 
éXévri  ëXivoç  ëX|uiç  eùXri  ôXjuoç  (voy.  s.vv.),  v.  slav.  trt/zï/ 'rouler' 
bulg.  val  'cylindre';  cf.  *ueld-  dans  got.  waltjan  'se  rouler'  v. 
h.  a.  welzaii  v.  norr.  velta  'rouler';  cf.  encore  skr.  ûrmik  (< 
*uûrmi-  *ufmi-  i.-e.  ^ujmi-)  zd  var^mi-s  'îloV ags.  wielmwybn 
(<  germ.  comm.  *ualmi-z)  'vague,  flot',  v.  h.  a.  wella  'flot' 
w'tllu  'je  roule'  wallu  'je  bous'  (<  i.-e.  *uel-nâ  *uel-nO  *ul-nô) 
V.  slav.  vlûna  lit.  vilnis  'flot'  alb.  vaVe  'bouillon  de  l'eau  qui 
cuit,  flot,  vague'  (<  '^ijahui  i.-e.  *uhia.  Brugmann  Grdr.  I"^ 
365)  et  bcp  d'autres.  Curtius'^  358sq.  Fick  P  132.  551.  Etc.; 
cf.  pour  les  formes  grecques  Solmsen  Unters.  229-44. 

ion.  att.  eïXuuxeç  eiXuJrai  m.  pi.  'hilotes'  (v.  lac.  *fiXujTeç)  <*è- 
FeX-uu-T-eç  *è-FeX-uj-Tai  :  gr.  *FaXicrK0|uai  'être  pris'  *FaX-uj-T6ç. 
Solmsen  Unters.  251.  Sommer  Gr.  Lautst.  101  sq. 

eî)iia.  Voy.  s.  v.  ëvvû|ui. 

ei|aap|uévoç  eï|uapTai  etc.  Voy.  s.  v.  |aeipo)uai. 

eî|Lii  'j'irai'  =  skr.  émi  lit.  eimi  'je  vais',  i.-e. *éimi,  R.ei  'aller';  — 
eî  <  *ei-fcr]i  =  skr.  ési  lat.  is  lit.  eisi,  i.-e.  *mr,  eîç  Hsd.;  — 
eîcTi  =  skr.  éti  zd  aëHi  v.  pers.  aitiy  lat.  It  it  lit.  eîti  eît,  i.-e. 


1)  Poét.  eïXûjua  n.  "enveloppe,  couverture'  est  ambigu:  <  *è-F\0- 
|ua  pour  SclîTilze  Qu.  ep.  331  ii.  1  ;  <  *Fe\vO,uct  {:  *Fe\vua)  =  |niîvû|Lia  :  lunvuuj) 
ou  *è-F€XO-,iia,  l'û  étant  hystérogène,  d'après  60|ua  KuùXOiua  etc.,  ou  pf. 
eïXO^ai,  pour  Solmsen  op.  cit.  241,  lat.  volûmen  pouvant  être  une  inno- 
vation latine;  Briigmanu  Grdr.  IF,  1,  236  en  rapproche  arm.  geluvin 
'rotation,  enlacement'  (tl  possible)  et  lat.  volûmen,  toiis  trois  d'un 
i.-e.  *'Ue.lmnen-,  celui-ci  pouvant  concilier  *uelii-men-  (cf.  gr.  ë\u-Tpov) 
et*ulû-'men-,  mais  umn  étant  un  suff.  courant  de  l'arm..  il  n'y  a  pas 
lieu  d'attacher  tant  de  prix  à  gelumn. 

15 


—     226     — 

*éiti-^  —  ï^ev  cf.  skr.  imàh,  i.-e.  *me.s--,  —  iâcTi  innovation  pour 
*évTi  <  i.-e.  H-énti  (skr.  yànti)  ;  —  ipf .  »)a  pour  *ria  <  *\\\a  = 
skr.  àyam,  i.-e.  *ëi-m\  —  impér.  ï6i  cf.  skr.  ihi  zd  iài\  etc.'). 
Cf.  lat.  eo  (<  *ei6)  inf.  7re  'aller'  osq.  amfr-et'ambiunt'  (voy. 
Buck  ODGr.  §  217)  etc.,  irl.  etha  Mtum  est'  aithet  'evadunt' 
ethaim  (<  celt.  *ifaô  —  lat.  itù  fréq.)  je  vais'  (Fick  II*  25), 
V.  slav.  idq  m'i.iti  'aller'.  Curtius''  401  sq.  Fick  P  SôSsq.  Etc. 
Cf.  à|LiaE-iTÔç  'accessible  aux  voitures'  hom.  eicy-i-ôiuri  f.  'entrée' 
ép.  ï-6|Lia  n.  'marche'  oÎ|lioç  m.  f.  (<*oi-s-mo-s)  'chemin'  etc. 
ion.  att.  e\}Ji\  dor.  r\}ji\  lesb.  thess.  è^xpà  'je  suis'  <  Ho-pn  =  skr. 
âsmi  zd  ahmi  v.  pers.  amiy  arm.  em  (Htibschmann  Arm.  Gr. 
I  442)  alb.jfam  (<  *em  *esmi.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  160)  (lat. 
sum)  -')  irl.  am  got.  im  (<  *emmi  *ezmi)  v.  norr.  em  ags. 
eom  lit.  esml  {esmù  lett.  esmu  v.  pruss.  asmu)  \.^\3i\.  jesml, 
i.e.  *ésmî,  R.  es  'être,  exister':  —  eî<C!*ècri  =  skr.  d.si  alb.  yt^ 
{<i*e[si]),  i.-e.*esi;  hom.  syrac.  ècrai  =  arm.  es  lat.  ess  (Plaut.) 
es,  i.-e.  *éssi^)'^  hom.  Hrdt.  €Îç  ou  eïç  par  addition  analogi- 
que de  -ç  ;  —  ècTTi  è'cm  =  skr.  asti  lat.  est  osq.  est  i  s  t 
onibr.  est  est  v.  irl.  is  v.  gall.  iss  is  got.  v.  h  a.  ist  lit.  èsti  est 
(v.  pruss.  ast  est)  v.  slav.  (v.  russ.)  Jes^?;  —  ion.  ei)ièv  dor.  ei- 
jaèç  <  *ècr-|aev  *è(j-|ueç,  cf.  skr.  smàh  v.norr.  erom{<C'^ezdmes^ 
lit.  ësme  (v.  pruss.  asmaï)  v.slav.  jesm?î,  \.-Q.'^smés{i)^)\  att. 
è(T)uèv  avec  cr  d'après  ècTTè;  —  èaiè,  cf.  skr.  sthd\  —  dor.  èvTi 
att.  eicTi  pour  *h-evTi  =  skr.  sdnti  osq.  sent  set  ombr.  sent 
V.  irl.  it  V.  gall.  int  got.  ags.  v.  sax.  sind  v.  h.  a.  sint,  i.-e. 
*s-énti  (Streitberg  IF.  I  82sqq.),  avec  esprit  doux  d'après  ei)n\ 
etc.  ;  hom.  eâai  par  innovation;  —  ipf.  hom.  ^a  Hrdt.  ea  v.  att. 
r\  <  *ès-'m  =  skr.  àsam,  puis  f|v  analogique,  hom.  lesb.  eov 


1)  Pour  la  flexion  voy.  G.  Meyer3  564sq.  (bibl.).  Brugmann  Grdr. 
Ili899sq.  Gr.Gr.3  271. 

2)  *6ow  d'après  1.  pi.  *so7nof),  pour  *esem<C*csw  i.-e.*ésmi;  v. 
lat.  esum  (Van- on)  est  une  création  analogique;  l'italique  déjà  avait 
*.som,  cf.  osq.  siim.  Sommer  Lat.  L.  u.  FI.  575. 

3)  Got.  is  V.  norr.  es  lit.  es'i  <  '*€si  ou  *essi]  irl.  at  gall.  uyt 
<  *esi  +  pronom;  1.  sg.  gall.  ivyf  a  emprunté  la  diphtongue  uy  <  e/ 
à  la  2.  S"-,  et  la  désinence  -f<^-vn  à  d'autres  verbes  (Pedersen). 

4)  Irl.  ammi  <  *esines  +  pronom. 


-     227     — 

d'après  la  conj.  thématique;  —  r\aQa  (forme  départait);  — 
ij.  sg-.  dor.  arc.  cypr.  fjç  béot.  Trapeîç  <  *êst  =  skr.  as,  puis  rjev 
fiv  (ancicDiie  3.  pi.);  —  f)|uev  (dor.  fmeç)  <  *ti(T)ii€v  =  skr.  âsma  ; 

—  rjCFTe  =  skr.  dsta,  puis  fJTe  analogique;  —  3.  pi.  hom.  fiev 
att.  dor.  nv  =  skr.  âsan,  puis  fjaav  analogique;  —  impér.  ïaGi, 
cf.  zd  zdi,  \.-e.*z  dhi-^  ion.  êffGi  (Hccatée)  :  skr.  èdhi  {<f^azdM)\ 

—  snbj.  ion.  èuj  è'a)|U€v  att.  iL  ai|Liev  d'après  la  conj.  thématique, 
cf.  skr.  asât  ;  —  opt.  eïrjv  <  *è(Jir|v,  él.  èa,  pi.  eî|aev  <  *è(TI-|Liev  : 
skr.  siiàt  lat.  siès  slmus]  —  inf.  liom.  thess.  l\x\x^v  él.  dor.  %ev 
•delph.  eî|uev  béot.  eî|aev  <  *è(J|uev;  arc.  rivai  att.  eîvai  <  *è(yvai 
*es-mnai  (?  Brugmann  KVG.  §  432);  boni.  è'|uev  è'iuevai  rhod. 
€|ueiv  analogiques;  —  ptc.  hér.  m.  pi.  è'vTeç  pour  *h-évTeç  <  i.-e. 
"^s-entes-^  fém.  sg.  dor.  è'acrcfa  (gort.  idiTci)  <  *èa«Tia  :  skr.  sati\ 
dor.  lesb.  è'aaa  pour  *â(ycra  par  influence  de  èvT-;  ion.  dor.  éol. 
èiuv  (béot.  iujv  lesb.  è'uuv)  att.  ujv.  Etc.  Curtius^  375sq.  Veitch* 
224  sqq.  KUhner-Blass^  II  220  sqq.  G.  Meyer^  .566  sqq.  (bibl.) 
Brugmann  Grdr.  W  888sqq.  Gr.Gr.^  273sqq. (I)ibl.).  van  Her- 
werden  Lex.  suppl.  243  sq.  (bibl.)  ^). 

hom.  eivaTépeç  pi.  Voy.  s.  v.  èvairip. 

aor.  eiireîv  lesb.  FeiTtriv  (Alcée) 'dire',  cf.  gort.  inf.  Femai  subj. 

FeiTTUJVTi   impér.  TTpo-FeiTrdTuu   crét.   inf.  iTpoFeiTTé|Liev   Lyttos. 

FeiTT-  <  i.-e.  *ue-uqV-  {ueu  diss.  en  uei)  =  skr.  roc-  dans  aor. 

d-vôca-m  "j'ai  dit',  R.  ueqV,  voy.  s.  v.  êttoç.    Brugmann  KZ. 

2,5,  306  sq.  Gr.Gr.^  50  (bibl.).  KVG.  §  334.  —  Pour  Siitterlin 

IF.  IV  100  sq.  et  Hirt  Abl.  §  650  Fem-  est  dû  à  un  croisement 

des  bases  eieqU  {eiegU)  'parler'  (got.  af-aikan  "nier'  v.  h.  a.  eihhan 

S'indicare'je/j«?i  "dire')  et  ueqV\  à  écarter. 
eïpY<JU-  Voy.  s.  v.  è'pYuu. 
hom.  eïpepov  ace.  9  529  "servitude' <  *épFepo-  *aepFepo-  (ntr.? 

élargissement  de  *seruo-  d'après  l'antithétique  to  èXeùGepov 

1)  On  s'attendi-ait  à  trouver  l'esprit  rude  dans  un  grand  nombre, 
de  formes  de  *eî|ui,  soit  *eifii  *€Î  *6U)  *€Ïtiv  *eî|uev  etc.;  Sommer  Gr. 
Lautst.  36  (bibl.)  croit  que  ces  formes  doivent  leur  esprit  doux  à 
l'influence  de  èaxi,  mais  *€i|ui  etc.  ont  pu  perdre  l'esprit  rude  en  tant 
que  mots  accessoires,  cf.  la  forme  ô  de  l'art,  (et  non  ho)  dans  cer- 
tains dialectes  (p.  ex.  le  locrien)  qui  conservent  d'ailleurs  l'aspiration 
initiale,  fait  signalé  par  Thumb  Spir.  asper  18  et  Meiilet  MSL.  XV 
■93.  271. 


—     228     — 

'la  liberté'?)  :  lat.  servos  'esclave'  (Biij,^ge  KZ.  32,  36.  L.  Meyer 
II  111.  Sclirader  RL.  809)  ;  on  a  rapproché  lat.  sercos  '*gar(lé 
à  vue'  de  lat.  servô  'garder  intact'  zd  ha^'rvaHi  'veiller  siir'^ 
got.  sanca  pi.  'armes  défensives',  i.-e.  *seru-,  élargissement 
de  R.  ser  '*tenir  enfermé,  garder'  (voy.  s.v.  eïpuj  I  et  cf.  Walde 
.068);  —  Brugmann  IF.  XIX  382  sqq.  suppose  un  *se7'-uo- 
'courant,  se  hâtant',  d'où  les  idées  de  domesticité  (gr.  lat.)  et 
de  vagabondage  (\r\.  serhh  f.  <  celt.  *serm  'rapine'  gall.  herw 
'vagabondage'),  cf.  skr.  sisarti  sdrati  'courir,  poursuivre,  s  en- 
courir' gr.  ôpiLiri  f .  'assaut,  attaque'  puuo|aai  's'agiter  avec  force, 
s'empresser  (Z  417)'  lett.  sirt  'marauder'. 

hom.  eipecriri  f.  'manœuvre  à  la  rame';  al!,  métrique  (Schulze 
Qu.  ep.  161);  voy.  s.  v.  epéiriç. 

€Îpecndjvr|  f.  'branche  de  laurier  ou  d'olivier  entourée  de  bande- 
lettes de  laine,  à  laquelle  on  attachait  les  prémices  de  la  ré- 
colte des  fruits;  —  couronne  de  fleurs;  —  chant  de  mendiant' 
(cf.  S.  Reinach  dans  Saglio  II  497  sq.).  Etym.  obscure;  eip. 
XéYerai  bià  jà  è'pia  Suid.;  autre  avis  Prelhvitz^  131. 

ion.  eïpr)  f.,  seul.  pi.  gén.  ép.  eipdujv  Z  531,  dat.  eïpaiç  Hsd. 
Théog.  804  *)  'lieu  d'assemblée'.    R.  Fep,  voy.  s.  v.  e'ipuu  II. 

eiprivrj  éol.  eïprivâ  (Meister  Gr.  D.  I  69)  gort.  îpi'ivâ  dor.  dial. 
du  NW.  eipdvd  (delph.  -r)-)  béot.  arc.  îpdvci  f.  pamph.  iprjvi  n. 
(<  *ipriviov  pour  îprivà)  'paix'.  Initiale  et  alternances  ei-/i-, 
-pTi-/-pâ-  inexpliquées;  i-nonitacistique;  la  dérivation  de  R.wer 
'parler'  et  la  parenté  avec  pr|Tpâ  él.  FpdTpà  'convention'  sont  à 
rejeter,  le  pamph.  conservant  toujours  le  F-;  cf.  Meister  Bor.  d. 
siichs.  G.  d.  W.  1904,  p.  28. 

hom.  eïpo|uai.    Voy,  s.  v.  épéuu. 

hom.  ion.  eîpoç  n.  (non  digammé,  cf.  E  137  in  eipOTTÔKOiç  ôiecrcri; 
<  *€pFoç)  'laine';  hom.  eipo-K6)Lioç  f  387  'filant  la  laine';  att. 
eu-epoç  'riche  en  laine';  éol.  è'TT-epoç  m.  (<  *-epF-)  'bélier' 
(Schulze  KZ.  33, 132sq.);  hom.  ion.  eïpiov  att.  éol.  è'piov 'laine'  -)\ 
ion.  eipîveoç  att.  èpiveoç  èpeoûç  'de  laine'.  Si  *€pFoç  est  dissi- 
milé  de  *FepFoç  (Solmsen  Unters.  188sq.  bibl.  Brugmann  KVG. 

1)  Corr.  de  Ruhnken  pour  eip^aç  niss.,  ace.  pi.  d'un  *€ipea. 

2)  Cf.  gort.  èpia  (npia?)  KiîpiecKva  PepToXeia  GDI.  4992  a  II  4sq.  — 
Pour  skr.  ùrnà  f.  Maine'  «  i.-e.  *«/««)  voy.  s.  v.  oûXoç  'crépu'. 


_     229     — 

^§  158.  336),  cf.  lat.  vervêx  'mouton,  brebis'  (Schulze  Qn.  ep. 
119sq.)  irl.  ferh  'vache'  (<  celt,  ■^'vervâ.  Lidén  Ein  balt.-slav. 
Anlautges.  18.  Vendryes  MSL.  XII  40sqq.);  cf.  ensuite  iroit. 
Fapr|V  (<  *urr-én-)  'agneau'  béot.  Fâpvujv  n.  pr.  et  les  mots 
cités  p. 77  s.  V.  att.  àprjv,  puis  ags.  icaru  v.  non*,  vara  ail.  irai'e 
'marchandise'  (prim.  consistant  en  peaux,  cf.  :)  v.  norv.  v.  norr. 
vara  'peau,  étoffe  de  laine  grossière'  (Wadstein  Z.  f.  d.  Ph. 
28,529);  sur  le  groupe  voy.  Osthoff  PBrB.  3,  75  (bibl.).  Et. 
Par.  I  303  sq.  '). 

I.  eïpuu  (<*(yepiuu)  inf.  eïpeiv  Pind.,  aor.  eîpa,  pass.  pf.  ptc.  ép. 
èepjaévoç,  pqpf.  ép.  êepio  'nouer,  attacher,  entrelacer';  ëp^a 
KàOepjua  n.  'pendant  d'oreilles';  ôpiaoç  m.  'collier';  ôpiuîà  f. 
'ligne  pour  pêcher';  6p|ua96ç  m.  'file,  rangée,  série';  oap  f. 
'épouse'  (voy.  s.  V.  et  è'op);  eipjuioç  m.  'enchaînement,  série': 
skr.  saraf  'fil'  (gramni.),  lat.  sera  'lier,  réunir,  enchaîner' 
séries  'file,  rangée,  enchaînement'  osq.  aserum  {*ad-s-)  'asse- 
rere',  v.  norr.  sorue  'collier  de  perles  ou  de  pierres  rangées', 
lit.  Sih'is  'fil,  fil  poissé'  (Curtius''  353  sq.),  irl.  ni  sernat  'neque 
conserunt'  gall.  cy-hyr  'musculus'  (Stokes  BB.  23, 57  sq.);  voy. 
s.  V.  eïpepov  ace.  '^). 

II.  eïpuj  (<  *Fepiuj)  1.  sg.  seul.  Od.  p  162  etc.  ^),  fut.  ép.  ion.  èpéu> 
att.  èpuJ;  pf.  att.  eïpriKa  eïpri|uai  (<  *FeFpriKa  *FeFpr||uai,  *F€i- 
diss.  de  *FeF-  devant  cons.;  arg.  FeFprméva  par  innovation  pour 
*Feiprifieva;  cf.  Solmsen  Unters.  238),  aor.  pass.  ion.  eipé6riv 
(<  *èFepe6riv)  att.  éppr|9r|v  (<  *èFpri6riv),  adj.  verb.  prixoç  -rëoç 
'dire';  prjTujp  éol.  Pprixuup  ni.  'orateur';  prirpâ  f.  'parole,  con- 

1)  Brug'mann  rapproche  aujourd'hui  (Grdr.  H-,  1,207;  cf.  Fie k 
BB.  1,  241.  2,  208)  gr.  *èpFo-  'laine'  et  gr.  êpicpoç  'chevreau'  lit.  eras 
'agneau'. 

2)  EM.  recommande  eïpuj.  (jue  Solmsen  Unter.s.  292  approuve  ; 
Sommer  Gr.  Lautst.  134  tient  eïpu)  pour  tor<;é  sur  eip.uôc;  et  rattache  — 
sans  convaincre  —  eïpuu  è'piua  ôpiuôç  eipiuôç,  non  à  R.  .ser,  mais  à 
E  uer  (lett.  icer'u  'je  range'  etc.,  série  citée  s.  v.  àeîpiu  'attacher', 
p.  16),  l'esprit  rude  coïncidant  avec  la  présence  du  groupe  médial  -p,u-. 
En  fait,  le  simple  eïpiu  existe  à  peine  et  ne  se  rencontre  qu'en  com- 
position (dv-  b\-  èv-  et-  -rrap-  ouv-eîpu));  c'est  ce  qui  justifie  l'esprit  doux. 

3)  cùeipo)-  eÏTTiu  Hésych.<C*^Fepuu.  Baunack  Stud.  141.  Solmsen 
Unters.  261. 


—     230     - 

vention'  él.  Fpdxpâ  'traité'  cypr.  Fpr)Ta  (diss.  de  *FpriTpâ)  'bôfiiia* 
aor.  moy.  èPpnTdaaTu  'decrevit';  pfjjaa  ii.  'parole';  pncriç  f. 
'action  de  parler'  :  skr.  vratâm  'volonté,  ordre,  loi,  domina- 
tion, etc.'  zd  urvata-  (<  *urata-  —  phtôv;  'dogme'  (Bezzen- 
berger  BB.  1 ,  253  sq.),  v.  slav.  rota  'serment'  (Meillet  MSL. 
IX  142.  Lidén  Ein  balt.-slav.  Anlautges.  20  bibl.^))  russ.  vru 
vrati  (  <  slav.  comm.  *6vy-a  *vr-ati)  'se  corriger  dans  le  discours, 
blaguer';  un  élargissement  par  -Je-  dans  russ.  crâka  'radotage*^ 
V.  slav.  vraël  'médecin;  sorcier'  (Solmsen  Unters.  263  sq.)  got. 
icrohs  f.  'accusation'  (?  Hirt  PBrB.  23,  293.  Abl.  §  465);  i.-e. 
base  uerèi\  cf.  *uer-  élargi -en  ^uerdh-  dans  lat.  verhum  'mot' 
ombr.  uerfale  'templum'  got.  icaûrd  v.  h.  a.  icort  'mot'  lit.  var- 
das  'nom'  v.  pruss.  tcirds  'mot'  irl.  (Stokes  BB.  23,  63.  KZ. 
38,  470.  Fick  IP  274)  fordat  'inquiunt'. 

eïpujv,  -ujvoç  'dissimulé';  eipuuveiâ  f.  'feinte'.  A  été  rattaché  par 
Solmsen  Unters.  263,  non  à  èp-  'interroger',  mais  à  Fep-  'dire'; 
eïpuuv  <  *Fep-iujv  '*qui  dit  qc.  sans  le  penser  vraiment',  cf. 
pour  la  déviation  de  sens  russ.  vratî  cité  s.  v.  eïpuj  II.  —  Pour 
Ebrlich  KZ.  39,  567  eïpuuv  'rusé'  <  *èpnjuv  :  lat.  errô  'errer, 
s'égarer'  (th.  *er-sa-),  sens  premier  :  'qui  induit  en  erreur',  cf. 
*eïpaq)oç  *eppa(poç 'renard' (?)  <  *epiaqpoç  dans  ion.  EipaqpiûJTnç 
lesb.  'EppaqpeûjTâç  (Alcée),  épith.  de  Dionysos. 

eiç  'dans'  <  èvç,  attesté  en  crét.  et  en  arg.;  èç  <  èvç  par  cliute 
de  V  devant  a  +  cons.,  p.  ex.  èç  toûto  à  côté  do  èvç  (eiç)  aùio, 
cf.  crét.  p.  ex.  èç  xôv  à  côté  de  èvç  ôp66v;  èvç  par  formation 
analogique,  daprès  èE.  Brugmann  Ber.  d.  siichs.  G.  d.W.  1S83,^ 
189  sq.  (contesté  par  J.  Schmidt  Plur.  358  sq.).  Gr.Gr.^  74. 
KVG.  §  594.  GUnther  IF.  XX  3sqq.;  voy.  s.  v.  èv. 

att.  eîç  gort.  ev[ç]  dor.  fiç  m. 'un'  <  *é)aç  *sem-s  •)  ;  ntr.  é'v  <  Hem  •"*)  ; 


1)  Le  rapport  v.  slav.  rota  :  gv.  àpa  'prière,  malédiction',  dû 
à  Hoffmann  BB.  21,  148  et  signalé  plus  haut  p.  72,  est  à  rayer.  — 
Lit.  r'éju  r'éti  'crier  violemment'  {<i*ij,rèiô  pour  von  Sabler  KZ.  31,  283) 
lett.  rèt  'aboyer'  sont  à  écarter,  cf.  Lidén  op.  cit.  4  n.  1  et  Walde 
s.  V.  t'âvus  'rauque'. 

2)  è'eiç  Hsd.  Théofi-.  145  par  diérèse  métrique. 

3)  ÏTTOV  é'v.  KpHTeç  Hésycli..  forme  que  van  Herwerden  Lex. 
suppl.  404  juge  «incroyable-,    en   conjecturant   un  *ïFov  impossible, 


-     231     — 

fém.  |Liîa  <  *a|Li-ia  *.smip;  gén.  m.  ii.  évôç  pour  *é|u-ôç  d'après 
*ëv-ç  ëv;  i.-c.  '^sem-  'un'  dans  lat.  sem-per  'continuellement' 
(^sem  ace.  sg-.  ntr.  =  ëv)  semel  'une  fois'  (<C*semuèl-,  cf. 
skr.  vârah  m.  'série'.  Brugniann  Total.  22  n.  2)  singull  (-gulo- 
<-go-  -\-  -Jo-  Brugmann  KVO.  §451.  Distr.  20),  got.  si mlë 
'*une  fois,  autrefois'  etc.;  —  i.-e.  *.çm-  dans  arm.  mi  'un' 
(<  *smiio-  Hubsclimaun  Arm.  Gr.  I  474.  Meillet  Esq.  71)  gr. 
lnûvuH  ( <  *(J|uijùvuH)  'solipède'  lai.  mille  (<*smï  gzhJl  fém., 
voy.  s.  V.  x'iXioi  )  ^)  ;  —  i.-e.  *sm-  dans  skr.  sâ-dam  sâ-dâ  zd  liaôa 
'toujours'  skr.  sahd  zd  haàa  'avec'  skr.  satrâ  zd  hadrà  'en- 
semble' skr.  sakft  zd  halcdVdt  'en  une  fois'  skr.  sahdsram 
zd  hazaidva-  'un  millier'  (voy.  s.  v.  xt^ioi)  skr.  çdcccmf-  'chaque' 
assim.  de  *sd-çvant-  (voy.  s.  v.  aixâç)  etc.,  alb.  giêe  'chacun' 
(<  *genÛE  i.-e.  *sm-k-  'd'une  seule  et  même  espèce'?  Brug- 
mann Total.  26  sq.),  gr.  à-9p6oi  â-TiaH  â-irâç  d-TrXôoç  diepoç 
ëiepoç  é-Kaiôv  (voy.  s.  vv.),  lat.  sim-plex  sim-phts  sincinium 
'monodie';  —  i.  e.  *smni-  dans  gr.  âjua  dor.  à|ud  'ensemble', 
crét.  à|LidKiç  tar.  àiuàiiç  'une  fois',  gr.  -apo-  (oùb-apo-  'pas  un'), 
got.  sums  'un,  quelqu'un',  v.  irl.  samaïl  'ressemblance',  lat. 
similis  (<  *semilis  ^semelis)  simul  (v.  lat.  semol)  simUû  'en 
même  temps',  arm.  ham-  'même';  —  i.-e.  *som-  dans  gr.  ôpoç 
'pareil'  ôpaXôç  'égal,  semblable'  (voy.  s.  vv.),  skr,  sasâd-  'as- 
semblée', V.  slav.  sq-sèdti  'voisin'  ;  —  i.-e.  *sôm-  dans  zd  Ticlma- 
'même',  v.  slav. samû  'même'.  G.  Meyer ^  494 sq.  Brugmann Grdr. 
IP466.  [IP,2,7.]  Gr.Gr.3  211.  Etc.  — Hom.  lesb.  thess.  fém.  ïa 
'une'  (dont  est  analogique  hom.  gort.  mess.  [GDI.  4689,  126; 
cf.  Meister  ad  1.1  iôçj  :  zd  i  nu  skr.  ïm  skr.  i-dfç-  'de  cette  ap- 
parence, de  cette  sorte'  lit.  ji  'elle'  (pour  *^  *i)  y-paczei  'parti- 
culièrement'; la  notion  d'unité  s'est  tirée  du  sens  de  'précisé- 
ment celle-ci,  rien  que  celle-ci',  par  opposition  à  'toutes  les 
deux,  toutes  les  trois'  etc.  Brugmann  KVG.  §§439.  441.  495; 
hypothèses  de  Bréal  M8L.  IX  24sqq.,  Kretschmer  Einl.  10  sq.. 


est  pour  Solmsen  BB.  17,  335  (bibl.)   une   innovation    d'après  6itt6ç 
'double'  TpiTTÔç  'triple/. 

1)  Et  peut  être    irl.  cnnime  'pareil' <i*koni-.smiio-.     Pedersen 
K.  Spr.  1  87. 


-     232     - 

J.  Schmidt  KZ.  36,  391  sqq.  (gén.  iâç  <  *isiàs  *sià>i  *smids) 

h  écarter, 
hom.  èîaKuu.  Voy.  s.  v.  eiKuûv. 
eiaqppfjvai  Hésycli.  Voy.  s.  v.  -mqppàvai. 
eïcTuu  ion.  et  v.  att.  eauu  'au  dedans'  analogiques  de  è£-uj  Trpoaauj 

TTpôcTuu  (<  *TTpoTi-uu)  dv-o)  KaT-o),  i.-c.  *ô  prcp. 'vers', 
eîia  ion.  eîtev,  èVeiTa  (<èTri  prép.)  ion,  è'îreiTe  (Hoffmann  Gr.  D. 

III  253  sq.)  ion.  dor.  è'ireiTev  'ensuite'  <  ei  (voy.  s.  v.)  +  les 

finales  de  lesb.  ôia  TTÔxa  àXXoTa  att.  auxe  ôre  7t6t6  aXXoTe,  cf. 

f  a  :  ye,  -ba  :  -be,  TrpôaGev  -Be  -6a.   Brugniann  Gr.Gr.^  243.  253. 

535.  KVG.  §  581.  Dem.  36.  81.  118. 

eïxe  . . .  €ÏTe,  arc.  eïçre  (a  de  valeur  indécise,  voy.  Baunack  Ber. 
d.  siichs.  G.  d.  W.  1893,  p.  93  sqq.)  'soit . . .  soit'  <  ei  'si'  -f 
Te  <  *que,  cf.  pour  le  sens  lat.  slve . . .  sîve  <  *sei-ue. 

pf.  eïuuea.  Voy.  s.  v.  e0oç. 

ÊK.  Voy.  s.  V.  èE. 

ép.  éKotepYoç  eKarriPcXoç  eKriPoXoç  cktiti.    Voy.  s.  v.  éKuûv. 

ÊKaç  'à  l'écart,  loin  de',  cf.  PeKaç*  luaKpdv  Hésych.;  comp.  eKa- 
aTtpuj,  sup.  éKacTTàTUj;  poét.  ëKa9ev  'de  loin'  (par  abstraction 
d'un  th.  *éKa-).  éKotç  <  *crFe-Kaç  '*pour  soi,  séparé',  th.  pron. 
*(TFe-  (voy.  s.v.  ë  i  +  -Kaç,  cf.  jioét.  àvbpaKaç  'homme  par  homme' 
skr.  êfca-ç«^ 'isolément'  dviçâli  'à  deux'  ganaçdh  'par  troupes'; 
-Kotç  skr.  -çds  <  *-kns  R.  Jcens  dans  lat.  censeô  skr.  çâsafi 
'*faire  connaître  par  voie  d'autorité,  d'après  une  règle  et  un 
ordre  déterminés'  gr.  kÔ(T|uoç  ni.  (<  *KOV(T-)ao-ç'i  'ordonnance' 
(voy.  s.  V.),  -km  étant  ace.  sg.  ntr.  adverbial  d'un  adj.  [dti-cdfi 
'*en  disposant  par  deux').     Brugmann  Distr.  17  sqq.  (bibl.). 

eKaaioç  gort.  él.  FéKacTTOç  'chacun'  a  son  point  de  départ  dans 
*éKâç  Tiç,  xeo,  xuj  etc.  (voy.  s.v.  eKaç)  pour  Wackernagel  KZ. 
29,  144  sqq.  (éKàa-xuj  éKÔcr-xoiç  :  ô-xuj  ô-xoiçi,  avec  influence 
des  sup.  en  -icrxoç;  sur  ëKacrxoç  on  forma  éKà-tepoç  gort.  PeKÔ- 
xepoç  'chacun  des  deux',  d'après  le  rapport  p.  ex.  prit-xepoç 
dor.  pd-xepoç  :  piîïaxoç  dor.  pdïcTxoç  att.  pâcrxoç;  autre  avis  chez 
,1.  Schmidt  Plur.  342  sqq.;  cf.  Brugniann  Gr.Gr.^  254  sq. 

éKax6|aPTi  f.  Voy.  s.  v.  poûç. 


—     233     - 

iKarov  arc.  êkotov  (o  analogique,  cf.  att.  eÏKOcTi)  'cent' V  :  skr. 
çatdm  zd  satam  lat.  centum  v.  irl.  cet  (voy.  Pedersen  K.  Spr. 
I  46)  gall.  cant  got.  hund  ^dans  twa  hund  '200')  v.  h.  a.  hunt 
dans  zwei  hunt)  v.  norr.  hnnd-rad  '120'  lit.  szimtas  '100'; 
V,  slav.  sûto  '100'  ne  peut  être  un  emprunt  (cf.  Meillet  MSL. 
VIII  236.  315.  X  140.  Pedersen  KZ.  38,  386  sqq.).  *KaTÔv 
<  i.-e.  *kmt6m  HJcmtôvn  *f/[e]Â'mfom  'dizaine  (de  décades)', 
cf.  béKtt  i.-e.  *dékm  (Bugg-e  BB.  14,  72.  Kretschraer  KZ.  31, 
361  sqq.);  é-  'un'  pour  *à-  i.-e.  *«/«-  (cf.  skr.  sa-hàsvam  'un 
millier')  d'après  eîç  évôç.  —  éKaToarôç  'centième'  d'après  Tpiâ- 
KOCTTÔç  etc.  Curtius''  135.  Brugmann  Grdr.  IP  501  sqq.  [IP, 
2,  40sq.l  Etc. 

€Keî  (ion.  Keî  Archil.,  éol.  kt'i)  èKeî-6i  èKeî-ae  'là-bas'  èKeî  6ev  'de 
là-bas',  poét.  KeîBe  Keîae  Kd6ev.  è-  est  un  élément  pronominal, 
cf.  è-x6ëç  osq.  c-kas  'hae'  e-tanto  'tanta'  etc.,  et  voy.  supra 
p.  208  n.  1  ;  pour  la  finale  cf.  les  loc.  dor.  Touxeî  leî-be  Treî  etc.; 
th.  pron.  *ko-  dans  arm.  aa  (<  *so-af/)  'il',  phryg.  aeixouv  'à 
celui-ci',  alb. 50-^  (<*,so-dzVf) 'aujourd'hui' sô-wciîe  (<i*s6-nate) 
'cette  nuit'-),  lat.  -ce  particule  dém.  dans  hî-ce  hic  sic  nun-c  etc. 
cé-do  (cf.  osq.  ce-bnust  'hue  venerit')  ecce  (<  *ed-ce,  osq.  eco- 
ekû-,  ombr.  esnii-k  esmei  esme  'huic',  v.  sax.  v.  h.  a.  hè  'il' 
ags.  Jië  'il'  V.  sax.  hodiç/o  (c.-à-d.  hô-digo)  'à  ce  jour';  —  cf. 
*À;«-  dans  arm.  -.»?  en  fonction  d'article,  p.  ex.  mards  'Ihomme- 
fei)',  ays  'celui-ci',  alb.  si-rjét  adv.  'cette  année-ci',  lat.  cis 
citer  citrû,  ombr.  çimu  simo  'ad  citima,  rétro'  cive  'citra', 
irl.  ce  loc.  'citra',  got.  hi-  dans  himma  daga  dat.  'à  ce  jour' 
und  h'ina  dag  ace.  'jusqu'à  ce  jour'  etc.,  lit.  szis  lett.  schis  'ce- 
lui-ci' V.  slav.  SI  'celui-ci,  il',  —  et  *kio-  dans  ion.  arnuepov 
att.  Tiîiuepov  'aujourd'hui'  (<  *Kià|U€pov),  v.  h.a.  hiu-tu  v.  sax, 
hiu-diga  'aujourd'hui'  etc.,  lit.  szià  gén.  'de  celui-ci',  cf.  szis\ 
*kl  fém.  dans  lit.  szt  v.  slav.  si.  Brugmann  Grdr.  II  ^  769  sq. 
[II 2,  2,  321  sqq.]  Dem.  38  sqq.  51  sqq.  (bibl.). 


1)  En  composition,  à  côté  du  régulier  éKOTOv-  (p.  ex.  éKaTÔLiTreàc:) 
apparaît  une  lorme  éKaTovTa-  (p.  ex.  éKaTovTa-Kàpâvoç  Pind.  'à  cent 
têtes')  influeticée  par  les  noms  des  dizaines  eu  -Kovra. 

2)  Alb.  so-<i.-e.  *kâ  fém.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  383;  autre  avis 
chez   Pedersen  KZ.  36,  314  sq.  330.    mai.'^   voy.  Brugmann    Dem.  .^1. 


—     234     — 

tKeîvoç  ép.  ion.  kêîvoç  dor.  lesb.  Kfivoç  'celui-là'  <  *Ke  (voy.  s.  v, 
éKÊÎ)  +  *évoç  du  th.  pron.  i.e.  *eno-  *ono-,  cf.  skr.  anâ- 
'celui-ci,  ir  instr.  sg.  anèna  zd  ana-^  v.  h.  a,  enèr  'celui-là' 
V.  non",  enn  inn  '*celui-]à;  le',  lit.  anà.s  ans  lett.  win'sch  'ce- 
lui-là' V.  slav.  onti  'celui-là,  il',  arm.  -n  en  fonction  d'article, 
]).  ex.  tèr-n  'le  maître',  et  gr.  è'vri  '*ce  jour-là'  ô  beîva  (voy. 
8.vv.)i).  SolmsenKZ. 31,475.  Hoffmann-KrayerKZ.34,144sqq. 
Brugmann  Dem.  53sqq.  (bibl.)  83  Hjibl.;  avis  anciens  dans 
Gr.Gr.3  243).  KVG.  §  495.  Havers  IF.  XIX  94sqq.  Voy.  s.v. 
dor.  Tfivoç. 

èKÊxeipîoi  f.  'trêve',  diss.  de  *ix€.-\eiç)iâ  (è'xuu,  X^ip);  voy.  Gram- 
niont  Dissim.  103.  1U6. 

boni.  etc.  ëkiiXoç  -ov-)  dor.  eKâXoç  'tran(iuille'  (cf.  deKriXia  èpYa 
I  77  'épreuves  injurieuses'?  Voy.  Frohde  BB.  20,  219)  et 
bom.  etc.  euktiXoç  -ov  dor.  eÙKotXoç  m/sens  présentent  deux 
formes  (FeK-  eÙK-)  d'une  même  base  i.e.  eueq,  cf.  skr.  ôlah  n. 
'agrément,  lieu  d'agrément,  séjour'  ûcyati  'avoir  pour  agréable', 
V.  slav.  cylcnqti  's'accoutumer'  iiviti  'enseigner'  lit.  nlxis  'pro- 
priété rurale'  j-ùnlii  'être  accoutumé'  lett.  j-auks  'aimable', 
got.  hi-ûhts  'accoutumé',  selon  Persson  Wzerw.  7  (bibl.).  228, 
Hirt  Abl.  §  657.  —  Gr.  êkujv  et  v.  slav.  ceselû  'joyeux'  (Fick 
W  670.  I*  545  sq.  L.  Meyer  Hdb.  I  7)  sont  à  écarter. 

bom.  è'KiraYXoç  'terrible',  diss.  de  *èK-7rXaY-Xoç,  cf.  èKTrXaYnvai 
's'effrayer'.  Buttmann  Lexil.  I  76.  Grammont  Dissim.  49. 

ÉKTTobuOv  'hors  de  la  portée  des  pieds,  hors  des  pieds,  du  chemin', 
montre  le  maintien  sur  la  finale  de  l'accent  d'enclise,  sous  forme 
d'accent  aigu,  la  longue  finale  d'un  encliti<iue  n'étant  pas  su- 
sceptible d'intonation,  cf.  Hirt  Idg.  Akzent  43  sq.  Vendryes 
Traité  d'ace,  gr.  93;  —  èiUTTobûjv  (n'est  pas  analogique  du  pré- 
cédent) c.-à  d.  èv  TTobûJv  'en  deçà  de  la  portée  des  pieds,  dans 


1)  V.  uorr.  hânn  hanii  'W  <C*hânaR  i.-e.  'kènas,  hôn  VIle\ 
proclitiques  hon  hun  <C  ■hânu,  irl.  clan  'remotus,  ultra'  peuvent 
aussi  provenir  d'un  adv.  apparenté  k  *ko-  -f-  pron.  *eno-  -ono-  *no-. 
Brugmann  Dem.  54  sq. 

2)  < -FeKnXoç;  l'esprit  rude  est  dii  à  l'influence  de  liouxoç 
m/sens,  selon  Sommer  Gr.  Lautst.  102. 


-     235     - 

les  pieds,  c.-à-d.  de  manière  à  entraver';  voy.  Brugmann  Gr.Gr.* 
385.  395.  KVG.  §  557  '). 

€ktik6ç  'habituer,  cf.  é'Eiç  f.  'manière  d'être,  état,  habitude' 
<  è'xuj.  —  Dans  éKTiKÔç  TTupeiôç  'fièvre  hectique,  étisie'  Frôhde 
BB.  10,  297  voit  un  parent  de  skr.  yâksmah  m.  yâlsmâ  m. 
'consomption'  (voy.  sur  ce  mot  Lidén  Stud.  69  sq.)  et  Fick 
GGA.  1894,  p.  235  un  euphémisme  pour  KaxeKTiKoç,  mais  le 
sens  de  'continu'  satisfait. 

ion.  att.  èKTÔç  'au  dehors',  forme  refaite  d'après  eviôç,  pour  éxeôç 
(locr.,  cf.  épid.  è'xeuj  èxeoi)  <  *egzdhos  '^eghs-tos:,  voy.  s.v.  eE; 
le  suff .*-^o.5  indique  la  provenance.  Brugmann  Gr.Gr.^  96.  KVG. 
§  261.  581.  —  eKT0(J-ee(v),  puis  par  abstraction  d'un  th.  èKTO-, 
è'KT0-9ev  eKTO-0i  è'KTO-ae. 

ËKTOç  '6«"^e';  ÉKieùç,  -ëuuç  m.  'setier'.  Voy.  s.  v.  II. 

éKupôç  2)  m.  'père  du  mari'  (oxyton  pour  *ëKupoç.  AVheeler  Gr. 
Nominalaccent  59.  Brugmann  IF.  XIII  150.  Vendryes  MsL. 
XIII  138)  <  *aFeKUpoç,  cf.  hom.  voc.  FFeKupé  T  172  :  skr.  çrâ- 
çurah{<*.waç-)  zd  x'asufa-  pers.  mod,  yusur  lat.  socer 
i<*svecuro-)  v. h. a.  swehur  ags.  swéor  ht. szèszuras  (< *sesz-) 
y.sûàv.svekrû,  i.-e.'^suékuro-s^).  Le  fém.  ï.-e.^suekrâ-s'mère 
du  mari',  attesté  par  skr.  çvaçrûh  (<  *svaç-)  pors.  mod.  yiisra 
V.  slav.  6-reAr^ '),  cf.  Idt.  socrus  {<*svecrus)  v.  h.a.  su-'icjar 
ags.  5w-ejer  (<  germ.  comm.  *sMejr«-2)  gall.  mod.  chiregr 
corn,  hweger;  a  fait  place  en  gr.  à  un  èKupd,  d'après  le  masc, 
cf.  le  fém.  arm.  skesur,  instr.  skesraw,  <  H'uekuva-  modifié 

1)  Selon  Mahlow  AEG  105,  -nobiùv  garde  le  ton  ancien  des  th. 
cons.,  et  TTobûjv  est  analo<>i(|ue  de  Beûv  ôbiJùv,  mais  Streitberg-  IF. 
I  259  sqq.  a  montré  que  la  finale  du  o-èn.  pi.  était  en  indo-eur.,  pour 
toutes  les  classes  de  thèmes,  -dm  avec  l'intonation  douce  (gr.  -lûv. 
lit.  -il). 

2)  Accent  supposé  d'après  l'analogie  de  ireveepôç  'père  dt-  la 
feujme'  et  de  éKupa.    Meillet  MSL.  VIII  238. 

3)  A  côté  de  quoi  un  i.e.  •s^éÂruro-i- 'relatif  au  beau-père,  lui 
appartenant'  dans  skr.  çvûçurah  m/sens  et  v.  h.  a.  swâgur  'beau- 
frère':    Schulze  KZ.  40,  405  sqq. 

4)  k-  est  né  phonéticiuement  par  dissim.  dans  un  groupe  cons. 
à  cause  du  s  initial,  puis  a  été  étendu  au  masc.  *sveknru,  selon 
Schulze  op.  cit.  400  n.  5. 


—     236     - 

<le  *kuekrû-  <  *sueJcrù-,  d'après  le  iiiasc.  i.-e.  "^mékuro-s,  qui 
s'est  perdu  (HUbsehmann  Arm.Gr.  1 491.  Meillet  Esq.28.50^)); 
cf.  encore  alb.  vjeher  vjef  m.  (v-  <  *su-;  -h-  n'est  pas  clair) 
vjéheff  f.  (G.  Mever  Alb.  Spr.  475.  Brugmann  Grdr.  I-  546. 
Pedersen  KZ.  36,  339).  P.  ex.  Curtins^  136.  Fick  V  152.  578. 
Delbriiek  Vervvandtschaftsnamen  142.  157.  —  l.-e.*sué-kuro-s 
paraît  contenir  le  tli.  du  pron.  réfl.  *.me-  *se-,  cf.  s.  v.  è'op;  le 
2'^  élément  a  été  rapproché  par  Berneker  IF.  X  155  de  v.  slav. 
mrî  surinû  "beau-frère'  (<  *keuro)\  incertain. 

eK-qpXaivu),  inf.  aor.  èK(p\fivai  "jaillir  par  ébullition' <  *6^?e??-, 
un  des  élargissements  de  *bhel-,  cf.  *hhlè-  dans  qpXrivaqpoç 
9Xr|bâv  (Hésych.),  *bhlei-  dans  cpXi|Lié\ia  n.  pi.,  etc.  et  voy. 
Persson  Wzerw.  173. 

€K-qpXuvbcivuu  'crever  (abcèsj'.   Voy.  s.  vv.  qpXubâv  qpXéuj. 

.€Kuuv^;  'lubens'  (locr.  Feçôviaç  GDI.  1478,  12,  crét.  FeKiûv  GDI. 
5131  b);  àÉKUJv  ûkuiv  'invitus'  (voy.  s.v.);  éKU)v  est  le  ptc.  d'un 
verbe  perdu,  i.e.''uek-mi,  cf.  skr.  vdçmi  gâth.t^as^m/  'je  veux, 
je  désire'  skr.  uçdnt-  'de  bonne  volonté;  prêt,  désireux'  (Cur- 
tius^  136)^);  le  th.  *FeKâT-  (:  skr.  uçat-),  forme  faible  de  éKovT-, 
apparaît  dans  fém.  dor.  dtÉKacrcTa  crét.  FéKa66a  (déduit  de  fe- 
Ka6à"  éKoOaa  Hésych.  par  Kretsebmer  KZ.  33,  472),  cf.  skr. 
îiçati,  puis  dans  ép.  trag.  éKnPôXoç  'atteignant  à  son  gré',  inno- 


1)  C'est  du  nom  de  la  'belle-mère'  que  l'avra.  tire  le  nom  du 
beau-père'  skesr-ayr,    litt.   'époux   de   la  belle-mère';    cf.  gall.  niod. 

chwegrwn  corn,  huùjercn  'beau-père' <;  c^tt^e^rr  hweger  'belle-mère' 
(Fick  IV  322.  Pedersen  K.  Spr.  I  74  sq.),  got.  swaihra  'beau-père' 
(th.  Hwaihran-)  d'après  le  fém.  swaihrô  =  v.  norr.  svcéra  <C*,svëhrôn-, 
th.  en  -n-  modifié  de  i.-e.  ^sijekrû-s,  avec  un  -h-  (au  lieu  de  -g-)  dû 
à  l'influence  du  masc.  germ.  comm.-sTtéxuraz  (Schuize  op.  cit.  400  sq.). 
—  Sur  la  dualité  i.-e.  *snékiiro-  *sueki'H-  voy.  deux  hypothèses  dans 
Brugmann  Grdr.  P2(iUsq.;  sur  le  sens  initial  de  ces  mots  voy.  Leu- 
inann  Z.  f.  dtsch.  Wortf.  11,  62. 

2)  L'esprit  rude  est  dû  A  l'influence  du  th.  pron.  è'-<*oFe-, 
selon  Sommer  Gr.  Lautst.  103. 

3)  Arm.  vasn  'h  cause  de'  (Hiibschniann  Arm.  Gr.  I  494  sq. 
IF.  VI  Anz.  170.  X  Anz.  46)  e^^t  emprunté  à  l'iranien,  zd  vasna- 
V.  pers.  laêna-  'volonté'  (Bugge  KZ.  32,  56.  Pedersen  KZ.  38,  195).  — 
5ur  le  l'apport  gr.  *F€Kibv  :  skr.  ticàn  vov.  une  hvpothèse  chez  Meillet 
MSL.  XIII  356  sqq. 


—     237     — 

vation  par  ail.  métrique  pour  *éKâpo\oç  ^)  d'après  d'antres  com- 
posés en  -ripôXoç,  liom.  éKà[F]epYOç  épith.  d'Apollon  'agissant 
à  son  gré',  liom.  'EKa-)ar|bri,  Téos  'EKa-bioç,  béot.  FheKâ-bâ|noç  -') 
(d'où  thess.  FeKébâ|noç  att.  'AKàbrmoç  par  assimilation  vocali- 
que  en  sens  divers),  hypocoristi(iues  'EkSç  et  pampli.  FeKeiTOuç 
gén.  sg.,  ép.  éKttTriPôXoç  éKaiiiPeXéiriç;,  hypocoristiques  "EKaToç 
(Apollon)  'EKarri  et  leurs  dérivés  (Fick-Bechtel  Personenn.^ 
107.  121),  boni.  pte.  àeKaZ;6|uevoç  'agissant  malgré  soi',  ép.  poét. 
ËKriTi  dor.  ËKâTi  'par  la  volonté  de;  poster,  à  cause  de'  (<*FeKd- 
TâTi  par  haplologie)  et  ion.  eïveKa  att.  ëv€Ka  'à  cause  de'  (<*év- 
FeKa;  voy.  s.  v.j.  Brugmann  IF.  XVII 1-11  (bibl.).  —  Lat.  racô 
'être  vide'  (Tlmrneysen  KZ.  28,  161,  cf.  Kretschmer  KZ.  37, 
275  sq.)  est  étranger  au  groupe. 

èXaiâ  ion.  èXair)  att.  èXdâ  f.  'olivier'  <  *èXaiFâ;  êXaioç  m.  'olivier 
sauvage';  èXaiov 'huile'.  Etym.  inconnue;  voy.  Hehn^  119sq. 
Hiibsclimann  Arm.  Gr.  I  393  sq.  Schrader  EL.  588  sqq.  — 
*èXaiFà  >  \i\t.oliva,  *èXaiFov  >  ]?it.*olëvum  oléum,  gén.*olëfi 
olîvï,  d'où  nom.  hystérogène  olîvom  olivum  (Solmsen  IF. 
V  344  sq.  Kretschmer  Einl.  112sq.). 

eXdvTi  f.  'torche',  éXévr)*  XajUTràç.  betri  Hésych.  (par  assimilation 
progressive.  J.  Schmidt  KZ.  32,  366.  370.  393),  cf.  gr.  comm. 
*FeXa  tiré  des  gloses  et  cité  s.  v.  eïXri,  et  dXéâ,  puis  FeXévd 
'EXévri  (*déesse  de  la  lumière;  bibl.  dans  Solmsen  Unters.  196) 
"EXevoç. 

èXaadç  nom  d'oiseau  créé  par  Ar.  Ois.  886  sur  èXauvuu  aor.  êXacrai 
'pousser'  d'après  Tpecrdç  <  *Tpe(î-(Tdç,  x^^àç  <  *xeb-ffdç;  voy. 
Solmsen  Beitr.  I  245. 

eXàiri  f.  'sapin'.  Etym.  incertaine;  <  *èX»Tà  i.-e.  Hnttl  :  v.  h.  a. 
linta  ags.  v.  norr.  lind  'tilleul'  ^)  (germ.  comm.  Hindô  prégerm. 

1)  Avec  chute  fhi  t  final  du  thème  devant  consonne,  et  de 
même  dans  les  mots  suivants  (cf.  aiTtôXoç  <  *a(Y-TToXo<;  et  voy.  Brug- 
mann IF.  XVII  7  sqq.).  —  Hypocoristique  'EKO-Pn  (cor.  FaKàpâ  par 
assimilation  vocalique). 

2)  Rattaché  à  éKdç  par  J.  Schmidt  KZ.  32,  357  et  Sommer 
Gr.  Lautst.  92. 

3)  Les  noms  d'arbres  sont  exposés  à  de  fréquents  change- 
ments de  sens,  voy.  p.  ex.  s.  v.  q)nT6Ç)  puis  cf.  lat.  quercus  'chêne'  : 
v.  h.  a.  forJia  'pin',  et  le  tilleul  n'est  pas  indigène  en  Grèce. 


—    238    — 

Hentà-)  pour  Bezzenberger  BB.  6,240,  Noreen  Abriss  137, 
Hirt  Abl.  §  554,  etc.,  cf.  russ.  lutië  'jeunes  tilleuls  bons  à  écor- 
cer'  pet.  russ.  lute  'écorce  de  tilleul'  (Schrader  Sprachvergl.- 
341.  Mikkola  BB.  21,  219),  skr.  lata  f.  (<  */wi«)  'liane'  (Uhlen- 
beck  PBrB.  26,  302.  Johansson  IF.  XIV  330  sq.);  —  lit.  lentà 
'planche'  (Bezzenberger  1.  cit.  Uhlenbeck  PBrB.  17,437.  Jo- 
hansson 1.  cit.  Schrader  RL.  503}  n'est  pas  sûr  (cf.  Mikkola 
I.  cit.  Falk-Torp  EW.  s.  v.  lind)-^  —  Xiitlinter  f.  'barque'  (Jo- 
hansson Beitr.  128.  142)  est  selon  Pedersen  K.  Spr.  I  81  sq. 
parent  de  v.  irl.  lestar  gall.  llestr  'écuelle'  v.  corn,  lester  'uavis' 
hvç^i.lestv  'navire,  vaisselle'  (chute  de  -?«-  en  celt.  devant  -fftr-,  sans 
ail.  comp.  ;  pour  le  mot  latin  cf.  venter  g-r.YatTTiîp  <  *gunstr-  ^)). 
—  Selon  Lidén  IF.  XVIII  491  sqq.  èXaTri  <  *el-n-ta  :  bl.  russ. 
jelenec  'genévrier',  puis  arm.  ehvin  'cèdre,  pin'  (<  i.-e.  *eleu-) 
tchèque  jaZorec  r\\^9:  jâlovecû  'genévrier'  (<C*jalovîcî,  i.-e. 
"^èleu-  ou  *dJeu-). 

êXacpoç  m.  f.  'cerf,  biche'  <  i.e.  ^eln-bho-s,  cf.  èXXôç  <  *èXvo-ç 
V.  slav.  Je/ew-;  puis  gaul.  elem-hiu  'nom  d'un  mois'  (cf.  att.  èXa- 
qpnPoXiuOv)  et  peut-être  (selon  Osthoff  Et.  Par.  I  303  sqq.)  got. 
lamb  n.  'mouton'  v.h.a.  v.norr.  lamh  n.  'agneau'  <  *lon-hlio-m 
{Hdn-bho-m)\  sur  *-bJio-  suff.  de  noms  d'animaux  voy.  Brug- 
mann  Grdr.  Il-,  1,  386 sqq.  (bibl.). 

èXacppôç  'léger,  leste,  agile'  <  i.-e.  *{e)liBgUhro-s  :  v.h.a.  lungar 
'prompt'  ags.  lun^re  adv.  'vite,  aussitôt'  (Fick  I**  537),  cf.  zd 

•  eomp.  rdnjyah-  'plus  prompt'  sup.  r^njista-,  R.  JeiagVh  'aller 
vite'  dans  skr.  ràhatè  'se  hâter'  zd  r^nJaHi  'agir  vite'.  Voy. 
le  suiv. 

èXaxûç,  fém.  èXdxeia  'petit,  court';  comp.  ion.  èXdaaujv  att. 
èXdTTUJV  <  *éXaYxiiAJV  pour  *èXeYXliJ^v,  d'après  èXaxOç,  selon 
J.  Schmidt  KZ.  2b,  156  et  Brugmann  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W. 
1897,  p.  187  ^).  Une  R.  non  nasalisée  leguh  ou  legh  'être  petit, 


1)  Cette  étym.  de  YctOTrjp  est  à  tout  prendre  préférable  à  celle 
de  Brug-mann  relevée  plus  haut  p.  141  s.  \.  —  On  a  rapproché  tout 
le  groupe  ci-dessus  de  lat.  lentus  'flexible,  visqueux,  etc.'  v.h.a.  lindi 
'mollet,  doux,  tendre',  l'arbre  devant  son  nom  à  la  viscosité  de  sou 
bois  ou  k  la  flexibilité  de  son  écorce. 

2)  Brugmann    pense    aujourd'hui   que   l'd  de  èXoTTiuv,    attesté 


—    239     - 

menu,  sans  importance'  est  attestée  par  lat.  leris  (<  Hegvis) 
"^léger',  skr.  comp.  râglûyan  lâghiyan,  rhdnt-  'faible,  petit', 
une  forme  réduite  Hoguh-  par  m.  bret.  lau  "petit,  mauvais'  (cf. 
irl.  comp.  laigiu  'moindre'  gall.  llei  'moins  nombreux'  et  voy. 
Pedersen  K.Spr.  I  39.  69)  v.iilav.lïgû-kû  léger' ^);  selon  Meillet 
Etudes  164  sqq.  eXaxûç  contient  au^si  Hogvh- -),  skr.  ragM h 
laghûh  'rapide;  léger'  (cf.  zd  rayav-,  fém.  rdm-  <  iran.  comm. 
*raguî-)  <  Hnghûs  ou  Heghûs  ou  *Joghû.s,  lit.  lengras  lengvns 
'léger'  got.  leihts  (<  germ.  comm.  HhdyXu\ta-z)  v.  h.a.  liht 
V.  norr.  lèttr  'léger',  puis  v.  h.  a.  lungun  'poumon'  (litt.  'la  partie 
légère  de  l'intérieur  du  corps';  cf.  arm.  lanjkh  '*poumons; 
poitrine'.  Meillet  MSL.  VIII  165)  sont  suspects  de  contamina- 
tion avec  R.  lengUh  attestée  par  èXaqppôç  etc.  ;  le  dernier  mot 
nest  pas  dit. 

èXâo),  fut.  att.  èXuj  3.  pi.  hom.  èXôuum  N  315,  pf.  pass.  boni.  èXr|- 
XttTai  pqpf.  iiXriXaio  éX-  3.  pi.  éXriXâbaio  r|  86  (pour  èXriXàaxo, 
cf.  lirugmann  Gr.Gr.^  358)  'pousser';  la  flexion  active  prim. 
en  -à-|ai  est  encore  attestée  par  arg.  TTOT-eXàriJU,  Cos  èXâvTUJ 
èTreXotVTUJ  GDI.  3636,  aor.  bom.è'Xa-cTCTa,  èXaxôç  'ductile',  poét. 
éXaxrip  m.  'conducteur'  (Brugmann  Gr.Gr.-^  -78);  èXaùvuu  < 
*èXauv-iuj,  d'un  nom  *èXauvôç  *èXa-Fv-o-ç  'conducteur'  (Brug- 
mann KVG.  §  151.  Grdr.  IF,  1,  321).  èXàuj  :  lat.  alacer  'vif, 
animé,  excité'  got.  aljan  n.  'zèle'  irl.  êlaim  (<  *ex-làiô)  'je 
fuis',  i.-e.  *ela-  'stimuler,  pousser',  selon  Fick  P  365.  III^  20 3). 

poét.  è'Xbo|uai  liom.  èéXbo|Liai 'souhaiter,  désirer,  aspirer  à';  ép. 
èéXbuup  n.  è'Xbuup  Hésych.  'souhait,  désir'.  è'Xbo)uai  <  *FeX-bo-, 
élargissement  par  -d-  de  R.  uel  'choisir,  agréer,  vouloir'  dans 

par  Hérodien,  est  une  innovation  spécifiquement  attique  d'après 
rixTuuv  (Grdr.  II-,  1,  558);  on  aurait  dès  lors  conclu  trop  tôt  à  la 
long-ueur  de  l'a  dans  ion.  âXàaaiuv,  qu'un  primitif  ■■è\axiuuv  expliquerait 
à  souhait. 

1)  Vondràk  AksI.  Gr.  73.  SI.  Gr.  141.  341  et  Pedersen  KZ.  38,  3% 
ont  vainement  cherché  dans  ï  la  trace  d'un  i.-e.  ?i. 

2)  Et  non  *ltagUh-  selon  l'opinion  courante.  —  A  ce  groupe 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  239  sq.  rattache  alb.  Veh  'léger:  facile'. 

3)  Alb.  prjer  'je  me  tourne,  je  me  penche*  «  préf.  pr-  +  el-, 
diphtong-ué  je7-  :  èXdu)  selon  G.  Meyer  Alb.  Spr.  354)  est  très  dou- 
teux. —  Sur  les  formes  celtiques  voy.  Osthoff  Suppl.  8.  57  (bibl.). 


-     lMO     - 

skr.  vrnité  vrnûti  vrnôti  vrnutê  'choisir'  zd  car-  'choisir,  ctc/ 
skr.  idrah  m.  'choix'  etc.,  lat.  volô  velle  'vouloir',  gall.  etc. 
gueir *désira,h\e, \ne\\\eur'(<C(ie\t.*veUo-*vel-7io-.  Fick IP276. 
Henry  Bret.  150),  got.  wïljan  v,  h.  a.  wëllan  'vouloir'  got.  ical- 
jan  V.  h.  a.  wellan  'choisir'  etc.,  lit.  vèlyti  'souhaiter,  etc.' 
pa-velt  'il  veut'  viltis  'espérance'  vilûs  'j'espère'  v.  slav.  veléti 
'ordonner'  voliti  'vouloir,  aimer  mieux',  dor.  \0ù  Xr)  (*F\ri-,  voy. 
8.  V.);  cf.  l'élargissement  par  -p-  dans  è'XTTUj.  Curtius^  549  sq. 
Persson  Wzerw.  52.  Solmsen  Unters.  250.  Etc. 

èXéot  f.  (èXeia  Callim.)  'oiseau  chanteur  des  marais'  Arstt.;  èXuO- 
pioç  m.  'oiseau  aquatique'  ^)  :  lat.  olor  (<  *eior)  'cygne'  m.irl. 
ela  corn,  elerhc  gall.  alarch  'cygne'  (Fick  I^  365.  11^  42. 
Pedersen  K.  Spr.  I  40  ;  cf.  Falk-Torp  EW.  21  s.  v.  «ZAe  'pin- 
gouin'). —  èXeâç  m.  oiseau  indéterminé  (Ar.  Ois.  302),  peut- 
être  parent  des  précédents. 

é'XeYoç  D3-  'chant  de  deuil',  exécuté  avec  accompagnement  de 
flûte';  èXeTeîov  ()LiéTpov),  èXe^eià  (ibbiî)  :  origine  asiatique  (phry- 
gienne V),  cf.  arm.  e^e(7w- 'roseau,  flûte'  (Botticher  Z.  f.  A.-W. 
1853,  88  d.  Arica34J. 

i\i-^\\M  'faire  honte  à  qn.,  traiter  avec  mépris  (Hom.):  convaincre 
d'un  tort;  blâmer,  accuser';  poét.  êXe^xoç  n.  'objet  de  honte, 
opprobre'  (k^k'  éXéYxea  B  235  'méchants  vauriens'j;  è'XeYXOÇ  ^^^ 
'preuve,  motif  de  conviction';  hom.  èXeTXrÇ  'blâmable',  sup. 
èXéYXiO'TGç  construit  sur  le  subst.  èXeYXOÇ  u.;  hom.  èXeTXeî'l  f- 
'opprobre'.  A  été  rapproché  de  skr.  Ididghati  'sauter  par-dessus, 
blesser,  léser,  etc.'  irl.  lêim  'saut'  (<  *Ieng-men-)  m.  h. a.  lingen 
'faire  du  chemin,  avancer'  (Fick  1"*  122.  II*  245),  puis  lett. 
langdt  'injurier'  (Fick  P  537);  eXacppôç  révélant  une  labio- 
vélaire  (R.  letàguli),  le  x  de  èXéYXiw  fait  difficulté  (on  attendrait 
*èXé|a(pu)),  non  moins  que  le  sens. 

aor.  éXeîv  'prendre,  saisir';  poét.  ëXuup  n.,  pi.  eXoupa,  ép.  éXuOpiov 
'proie';  l'initiale  n'a  pas  été  F-  (Sohnseu  KZ.  32,  279  sqq.  Unters. 
251);  éXeîv  :  got.  saljan  caus.  '*faire  accepter,  offrir  un  sacri- 
fice' V.  norr.  selia  'remettre,  livrer'  ags.  sellan  'donner'  (angl. 

1)  Cléîirque  dans  Ath.  VIII  332e;  eXujpioç  nis.;  Casaubon  donne 
à  ce  mot  Tesprit  doux;  l'esprit  rude  des  lexiques  est  dû  à  un  rap- 
prochement avec  ëXoç  'marais';  Kaibel  veut  lire  èpiubiôç  'héron'. 


-     241     — 

to  sell  Vendre')  v.  irl.  sellaim  'je  prends'  (Ostboff  PBrB.  13, 
457  sqq.)  selh  f.  gall.  helw  m.  'possession'  gaul.  Lugu-seha 
'♦propriété  de  Lugus'  (suff.  -uo-.  Fick  11^  301  sq.  Pedersen 
K.  Spr.  I  64),  R.  sel  'prendre'. 
éXeiôç  m.  'sorte  de  rongeur,  loir?'  (Arstt.).  —  èXeiôç'  eîboç 
lepaKOç  ('faucon')  Hésych.    Etyui.  obscure. 

I.  èXeXilw  'pousser  le  cri  de  guerre,  —  un  cri  de  douleur',  cf. 
èXeXeû,  onomatopée,  cri  de  guerre  ou  de  douleur. 

Il.poét.èXeXiîuu,  aor.  èXéXi£a 'ébranler, secouer,  faire  tournoyer': 
skr.  réjati  'ébranler'  réjatê  'sauter,  trembler',  v.  irl.  loig  lôeg 
'veau'  (<  celt.  *Zoz^o-  '*sauteur'  [ou  '*lécheur'  :  gr.  Xeixuj'?  Cf. 
Henry  Bret.  s.  v.  leiié  'veau']),  got.  laikan  'bondir'  laïlxS  'danse' 
V.  norr.  leïka  'jouer'  1eikr'iQ\x\  lit.  Idigyti  'courir  d'une  manière 
désordonnée  (poulains,  bétail)'  (Fick  I^  121.  533.  II*  253), 
R.  i.-e.  loig  Ug.  —  Poét.  èXeXixOujv  'qui  ébranle  la  terre  (Po- 
séidon, Bacclius)'  <  *£XeXiT-  (cf.  aiTtôXoç  <  *aiY-)  +  x6uûv  'terre'. 

éXéviov  'année'  (plante,  Inula  belenium  L.)  <  ëXoç  'prairie  hu- 
mide, marais',  la  plante  croissant  dans  des  lieux  humides,  ou 
<  éXévri  f.  'corbeille  tressée'  (Poil.  R.  FeX  'enrouler,  etc.')  d'après 
ses  grandes  corolles  ;  >  lat.  inula  par  permutation  des  liquides. 
(Weise  BB.  5,  83). 

èXeoç  m.  (post.,  et  sans  doute  primitif,  eXeoç  gén.  èXëouç  n.,  cf. 
les  dérivés  et  le  comp.  poét.  viiXeriç  'impitoyable';  'pitié';  èXeeivoç, 
att.  poét.  èXeivôç  'pitoyable';  éXeôv  Hsd.  Trav.  205  'pitoyable- 
ment'; èXeéuu  èXealpuj  's'apitoyer';  èXeri|uu)v  'compatissant';  èXe- 
rmocrùvri  f.  'pitié;  don  charitable,  aumône'.  Etym.  inconnue; 
opinions  improbables  chez  Persson  Wzerw.  17  (*è'X6Foç  :  Xeu- 
T-aXéoç),  L.  Meyer  1 47 1 ,  Bréal  iMSL.  XIII 379  et  Prellwitz ^  137. 

L  hom.  èXeôç  m.,  att.  èXeôv  n.  'table  de  cuisine';  èXéaTpoç  m. 
'dégustateur;  maître  d'hôtel' (Ath.;;  èXeobÛTriç  m. 'ministre  des 
festins  sacrés  à  DéIos'(Ath.).  Etym.  inconnue;  pour  skr. /rty«^  m. 
'coupe,  morceau,  parcelle' (Prellwitz^  137)  voy.  s.vv.  Xaîov  Xùu). 

II.  èXeoç  m.  'sorte  de  hibou'  (Arstt.).  Etym.  inconnue;  voy. 
Thompson  Greek  birds  53. 

èXeuGepoç  (crét.èXou9epoç) 'libre' =  \?ii.liher -era{<  Houheros 
ital.comm.*/oM/'ero-6*.  Brugmann  Grdr,  P  107),  cf.  v.lat./oe6«r- 
tâtem  leiher  fal.  loferta  'liberta',  puis  (cf.  Schrader  IF.  IX 

16 


-     242     — 

Anz.  172  sq.  KL.  807  sq.j  v.  slav.  Ijudîje  'peuple'  lett.  l'audis 
'gens,  peuple'  v.  h.  a.  liut  ags.  léod  'peuple'  burgond.  leudis 
'rhoimne  libre'  v.  russ.  Ijudinû  m/sens,  èXeûGepoç  et  lîher  ayant 
signifié  '*concitoyen,  popularis',  d'où  'homme  libre'  par  oppo- 
sition aux  populations  soumises;  v.  slav.  Ijudîje  'peuple'  etc. 
(=  gr.*èXeu8oç)  a  eu  comme  sens  premier  'génération',  cf.  got. 
Tmdan  Ilot  an  v.  h.a.  'croître'  skr.  rôdhati  rôhati  /Â  raoôa'ti 
'croître'  (Fick  I^  122.  298.  584)  v.  norr.  loâenn  'poilu'  loda 
'tenir  ferme  à,  être  collé  sur'  (Johansson  KZ.  30,  .346  sq.j  etc., 
lat.  lîherî  'les  enfants'  ('*adulescentes')  Liber  '*dieu  italique 
de  la  génération  et  de  la  végétation'  osq.  Lùvfreis  gén.  'Li- 
beri';  i.-e.  R.  {e)leudh  'croître'.  Voy.  le  suiv. 
èXeiiôuj'  €pxo|aai  Hésych.,  fut.  hom.  ion.  èXeû(To|aai  (act.  dor. 
èXeuaiiu*  oïauu  Hésycb.,  cf.  gort.  aor.  éîT-eXeOcrai  GDI.  4991. 
4998  'apporter';  aor.  ép.  fîXu9ov,  pf.  bom.  eiXriXouea  eiXtîXouB- 
)aev  att.  èXrjXuôa  -a)aev  'venir'.  Brugmann  Gr.Gr.^  297  (cf.  Grdr. 
IP  1095)  voit  dans  aor.  tîXu-0ov  etc.  l'élargissement  par  -6o- 
d'un  èXu-  attesté  par  le  pf.  att.  1.  pi.  éXr|Xu-)Liev  2.  pi.  èXriXu-xe, 
l)uis  èîT-riXuTOç  èirriXiiTriç'qui  arrive'  npocr-iîXuTOç  'étranger  établi 
dans  le  pays'  €TT-r|Xuç  -uboç  (suff.-d-)  'étranger'.  —  Selon  Fick 
KZ.  19,  249  sqq.  Wb.  I^  534  ^)  nXuGov  etc.  :  skr.  rôdhafi  got. 
liudan  'croître'  etc.  cités  s.v.  èXeûGepoç,  R.  (e)leudh  'croître, 
monter';  les  formes  dépourvues  de  -0-  seraient  dès  lors  issues 
d'un  tb.  èXeu-  qui  aurait  paru  se  dégager  de  fut.  èXeûao|Liai.  — 
Aor.  fiX0ov  ptc.  èXGujv  est  une  contamination  de  (dor.)  fiv0ov 
(R.  enedh  endh,  cf.  skr.  ddhvan-  'chemin'  pâli  andhati  'aller' 
bom.  pf.  fîvo0e  dans  èv-  èiTev-  àv-)îvo0€  isl.  çndtirr  m.  [<  i.-e. 
*ondliuro-]  'patin')  et  de  fîXuGov  (Johansson  IF.  VIII  181  sqq. 
bibl.  Flensburg  Stud.  50)  ''). 


1)  Fick  donne  à  èXeùGuj  le  sens  premier  de  **monter',  Hirt 
Abl.  §  500  donne  à  la  base  eleudh  le  sens  de  'sortir,  se  montrer' 
(crét.  act.  èXeûoui  serait  dès  lors  '*produire')  et  en  sépare  èXeùeepoç.  — 
Irl.  do-lod  'j'allai'  doUotar  'ils  allèrent'  (Fick  1.  cit.)  reposent  sur 
celt.  *[p]hulô  selon  Stokes  dans  Fick  II''  253. 

2)  Comme  alternative  (moins  probable)  f|\eov  modifié  de  *rip- 
Gov  (aor.  de  èpxo|nai  skr.  rcchâti)  d'après  i^Xuecv  (Wackernagel  Deh- 
nungsges.  3.  Brugmann  Gr.Gr.^  297). 


—     243     — 

'ép.  èXeqpaipo|aai  'décevoir;  détruire';  ép.  ôXoqpuuioç  'trompeur, 
per-  fide'  :  lit.  rilbinti  'appâter'  (Bezzenberger  BB.  4, 314.  Hirt 
Al)l.§297  [base  uelèbh])? 

èXéqpâç,  -avToç  m.  'ivoire  (Honi.  Hsd.  Pind.);  éléphant  ('Hrdt. 
111  114.  Arstt.)'.  -écpâç  et  lat.  ebm'  'ivoire'  sont  empruntés, 
cf.  ég.  ab  àbu  copte  e^ou  e^u  'éléphant;  ivoire';  èX-  ne  peut 
re))résenter  l'article  arabe  al  (Scbrader  EL.  ISOsq.);  Osthoff 
Et.  Par.  I  281  sq.  (bibl.)  y  cherche  un  i.-e.*eZ-  'corne'  (d.  s.vv. 
eXaqpoç  éXXéç),  èX-éqpavx-  'corneum  ebur"? 

I.  éXiKri  f.  (arc.  [éXiKâ]  selon  Théophr.) 'saule' :  lat.^-a^ij?  -zm  = 
V.  irl.  aail,  gén.  sailech  (<  celt.  *saUk-)  gall.  helygen  'saule' 
gaul.  Salicilla  n.  pr.  (Fick  II*  292;  v.  h.a.  salaha  (<gerni. 
comm.  *salhô-)  ags.  sealh  y.uorr.  s elia  {<.*salhiôn-)  'saule' 
(Curtius^  136),  ou  (mieux)  éXiKTi  :  ags.  welig  v.sax.  wilgia  'saule' 
(Hoops  IF.  XIV  481  sqq.  bibl.  Fick  III ^  400);  —  éXkn  :  ëXoç 
'marais'  (Solmsen  KZ.  32,  283  sqq.  Unters.  15  n.  1)  est  à 
écarter.  De  là  'EXikiûv  nom  d'une  montagne  (cf.  lat.  Vîmi- 
nâJls),  selon  Fick  BB.  21,263  et  Solmsen  Rh.M.  53, 147  n.l  i). 

II.  éXÎKr]  f.  'spirale'.  Voy.  s.  v.  ëXiH. 

hom.  éXiKUJiiJ,  -uuTTOç;  poét.  éXiKOÙTTiç,  -iboç  f.  épith.  de  sens  im- 
précis :  'aux  yeux  mobiles  ou  vifs'  (cf.  éXiaaiu)  '?  —  Selon  les 
anciens  et  Bcrgk  :  'aux  yeux  noirs',  cf.  ëXiH  "...  laéXaç  ;  éXiKoiTreç  " 
|aeXavô(p6aX|uoi  ;  eXiKÔv  .  . .  Kai  |uéXav  Hésych.;  —  selon  Ameis 
A  98  :  'aux  yeux  brillants',  R.  éX,  cf.  créXaç  'éclat';  —  selon 
Diiiitzer  KZ.  12,  17  : 'aux  orbites  bien  arquées'. 

>êXivoç  m.  et  f. 'sarment',  R.weZ 'rouler,  enrouler' dans  eiXëuj  II.  etc. 

èXivOuu  (G) 'rester  immobile,  inactif';  cf.  Xivaiaar  TpéTTO|uai  Hésych. 
XiâCo|uai  'se  détourner,  s'écarter;  s'abattre',  got.  afiinnan  's'en 
aller,  céder'  ags.  linnan  'se  séparer  de'  v.  h.  a.  bïlinnan  'céder' 
{-nn-  <  -nu-),  puis  v.  norr.  linr  'lisse,  poli,  doux',  skr,  linâti 
(gramm.)  liyatë  'se  coller  à'  etc.;  voy.  s.vv.  àXiveiv  Xeîoç. 

êXiE,  -iKOç  adj.  'roulé  en  spirale'-);  f.  'spirale;  zigzag  d'un  éclair; 
orbe  d'un  serpent,  etc.';  hom.  (vnûç)  àiaqpiéXiacra  '(navire)  fa- 


1)  Sommer  Gr.  Lautst.  112  j^roupe  lat.  salix  etc.  et  ags.  welig 
•en  sujjposaiit  rallég-ement  de  stj-  en  .v-  et  n-,  et  pose  un  gr.  comm. 
*oFe\iKâ,  qu'il  rattache  au  th.  é'\iK-  «  *oFe\iK-  selon  lui).  [Voy.  Adcl]. 

2)  Sur  hom.  è'XiKoç  (PoOç)  '(bœufs)  à  la  marche  tortueuse',  forme 


—     244     — 

çonné  de  même  à  la  proue  et  à  la  poupe,  pour  ramer  dans  les 
deux  sens';  éXkri  f.  'spirale;  hélice  des  coquillages;  replis  des 
intestins,  etc.';  éXicrcTio  (<  *FeXic5'auj)  att.  éXiTToi,  aor.  inf.  éXiEai, 
ion.  att.  eiXicrauj  (<  *èF€Xiaauu:  voy.  Solmsen  Unters.  23Usqq. 
bibl.)  'faire  tourner;  rouler,  enrouler',  R.  uel  'tourner,  rouler'; 
parenté  indiquée  p.  225  s.  v.  eiXûiw. 

éXi-xpoxoç  'qui  fait  tourner  des  roues'  (Eseli.).  Cf.  le  préc. 

éXi-xpîJcroç  m. 'hélichryse  ou  immortelle',  plante  à  fleur  jaune 
(Alcm.  Ibyc.  Théocr.);  l'élément  éXi-  n'est  pas  clair,  *FeXi-  n'est 
que  possible;  la  forme  att.  est  èXei-  ou  èXeiô-xpOcJoç;  cf.  Solmsen 
Unters.  146. 

ëXKOç  n.  'blessure,  ulcère';  ëXKUva"  TpaOïaaia  Hésycb.;  éXKaivuj 
'être  blessé'  Esch.  ëXkoç  =  skr.  ârçah  n.  'tumeur  hémorroïdale' 
lat.  ulcus,  -er'ts  n.  (<  *elcos)  'ulcère';  l'esprit  rude  sans  doute 
d'après  cXkuj  (Solmsen  Stud.  18  n.  1). 

é'XKu)  ipf.  êîXkov  inf.  lesb.  è'Xxriv  (Sappb.),  aor.  eïXKucfa  ^),  hom.  éXKéuj 
'tirer,  traîner';  ôXkôç  m. 'traction;  bride,  etc.';  ôXktî  f.  'action 
de  tirer;  poids';  ôXkôç  adj.  'qui  tire  à  soi';  ôXkôç,  -dboç  f. 
'vaisseau  remorqué'  :  lat.  sulcus  'sillon'  ags.  sulh  'charrue'  (Fick 
I*  552.  562)  alb.  hel'k'  hek'  'je  tire,  j'arrache'  (G.  Meyer  Alb. 
Spr,  150  sq.),  i-e.  *seZg'-.  Lit.  vellxù  v.  slav.  vlékq  'je  tire' 
(Curtius''  1-36  sq.;  voy.  s.  v.  âXoEj  supposent  un  i.-e.*ueJq-,  qui 
peut  être  un  autre  allégement  d'un  même  i.-e.  *suelq-. 

lac.éXXd-  KaBébpaHésych.  <*ébXâ  =  Isit. sella  f. 'siège' {<*sedhî), 
cf.  gaul.  {ccnieco-)  secllon  'siège'  got.  sitls  v.  h.  a.  sezzal  m.  ags. 
setl  n.  'siège';  v.  slav.  serb.  secllo  'selle'  <  slav.  comm.  *sed'do- 
ou  *sedulo-  (cf.  V.  slav.  o-sedidati'seWex'),  tandis  que  i.-e.'^sedlo- 
semble  s'être  confondu  avec  selo  'guéret,  métairie'  d'une  autre 
R.  (cf.  Meillet  Études  419).  Voy.  s.  vv.  ëboç  'élo\Aai. 

éXXépopoç  (et  èXX-)  m. 'ellébore'.  Etym.  inconnue;  hypothèse 
dans  Prellwitz-  139  (eXXepa  pi.  u.  Callini. 'maux',  (]ui  est  lui- 
même  obscur,  +  "Popoç,  cf.  PiPpuûaKLui. 

abrégée  pour  un  *éXLKÔ-  ou  *é\iEô-TTOÎ)aç,  voy.  Osthoff  BB.  22,  255  sqq. 
(bibl.).  —  Pour  hom.  èXiKeç  fvauTTxai  I  401  'agrafes  en  spirale'  ou  'bra- 
celets en  spirale',  cf.  ni.  irl.  foil  fail,  dat.  pi.  failyib  'agrafe,  anneau' 
(Fick  II*  276). 

1)  6\'\Kuoa  emprunte  sa  finale  à  eîpuoa.    Brugmann  Gr.Gr.^  290.. 
Schulze  KZ.  40,  120  n.  1. 


—     245     - 

•ép.  èXXebavoi  m.  pi.  (ou  -a  n.  pi.)  'liens  pour  les  gerbes';  se 
rattache  à  R.  uel  'serrer',  soit  comme  éolisme  <  *FeXvebavôç, 
cf.  eïXuu  eiXéuu  <  *FeXv-  'serrer'  (p.  223),  soit  <  *FeXiebav6ç,  cf. 
att.  eïXXuj  <  *è-FeX-iaj  (Solmsen  Unters.  244). 

hom.  èXXôç  m.  t  228  Taon'  <  *èXv-o-ç  (cf.  Brugmanu  Grdr.  IV\ 
1,  264  n.  1)  :  gr.  è'Xaqpoç  (voy.  s.  v.)  arm.  eln,  gén.  elin  'biche' 
(Httbschmann  Arm.  Gr.  I  442)  gall.  elain  'biche'  (<  i.-e.*eZww^) 
V.  irl.  élit  'chevreuil'  (<  i.-e.  *elnt}s.  Fick  IP  42)  v.  s\R\.jehn-, 
gén.jelene'cei't  (noïn.  jelenî)  lit.  éhiis  'cerf;  élan'  (Curtius^ 
360)  elné  dîné  f .  'biche'  lett.  alnis  'élan'  v.  pruss.  aine  voc. 
'animal'  c.-à-d. 'biche'.  Osthoff  Et.  Par.  I  293sqq.  (bibl.)  cherche, 
sans  convaincre,  dans  i.-e.  *el-en-  'cerf  une  R.  el  'corne';  arm. 
eljiur  eljeur  au  sens  de  'corne';  trompette  de  corne'  est  très 
mal  attesté. 

êXXoqj,  -OTTOç  m.  (aussi  è'XXonoç  nom.,  et  eXov|j)  'poisson  de  mer, 
esturgeon  ou  sterlet'  <  *èv-Xonj,  cf.  èXXoiiaç  ixBOç  Hsd.  'poissons 
écailleux'  et  Xemç  Xomç  f.  'écaille',  selon  Fick  BB.  26,  239^). 
—  èXXôç  (éXXôç  Kaibel)  épith.  des  poissons  dans  Soph.  Aj.  1297 
et  dans  un  poète  cité  par  Ath.  277  d  est  obscur  de  sens  et 
d'origine  (vulg.  'muet')  2). 

ëX|Liiç,  pi.  ëX|aeiçf. 'ver  intestinal;  ver  (d'épongé,  etc.)';  pi.  ëX^iTïeç 
(prim.  dimin.)  Hpc,  ëX|aiv6eç  sont  des  élargissements  d'un  th. 
en  nasale  ;  ace.  sg.  épid.  êXmGa  GDI.  3340, 1 0. 20.  ëXmç  <  *FeX)Li- 
a  été  rattaché  à  R.  uel  'rouler,  enrouler'  (Aufrecht  dans  Cur- 
tius^  553),  cf.  eùXri  et  voy.  s.  v.  eiXéiuIP);  rime  avec  i.-e. 
*urmi-s  dans  lat.  *vormi.*i  vermis  'ver',  got.  icaûrms  v.  h.  a. 
iDurm  'ver,  serpent',  béot.  Fapimxoç  n.  pr.,  v.  russ.  vermie  n. 
'aKpibeç',  cités  s.  v.  p6|aoç,  et  i.-e.  *qUrmi-s  dans  skr.  Ifmih 
'ver',  alb.  tosq.  Irimp  guèg.  Irûm  'ver',  irl.  cruim  gall.  pri/f 
'vef,\ït.kirmis-io  v. pruss. girmis {\.lirmis)'vef  Y.s\a.y.cnmïnû 
'rouge' -^).  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,254.  316.509). 

1)  Cf.  êWoTTÉÇ'  .  .  .  Kai  oi  XeiribuuToi  koI  baaeîç.  ko!  xpaxeîç  Hé.sych. 

2)  Cf.  èXXôv  ...  yXciukôv.  xapoirôv.  èv6a\àTTiov.  raxû.  dqpujvov.  ÙYpév 
Hésych. 

.3)  L'orii::ine  préindo-européenne  du  mot  ne  s'impose  pas;  voy. 
Kretschmer  Einl.  402  sq. 

4)  Pour  U'  sens  cf.  lat.  t"erw?cu/«6' 'cochenille' >  ital.  vermiglio 
franc,  vermeil. 


—     246     — 

^Xoç  n.  'bas-fond,  lien  humide  et  marécageux,  marais'.  L'hypo- 
tl)èse  *FeXoç  :  lat.  Velia  volsq.  VeJestrom  Teliternorum'  (Corssen 
KZ.  3,  260.  Curtius''  360.  Etc.)  est  à  rejeter,  eXoç  n'ayant  pas  ea 
de  F-(.Solmsen  KZ.  32,  283  sqq.).  ëXoç  <  *(TeXoç  =  skr.  sdrah  n. 
'bassin,  étang, lac'(Bopp);  ëXeioç 'palustre' =  skx.sarasyàh  '). — 
Lat.  solum'&oX,  terroir'  (Solmsen  1.  cit.  Unters.  15  n.  Osthoff 
BB.  22, 258)  est  à  écarter. 

è'XTTOç*  êXaiov,  cfTeap  Hésych.  ;  cypr.  è'Xqpoç'  poÛTupov  Hésycli.-); 
ôXTTn  dor.  ôXTTâ  f.  ôXttiç,  -iboç  f. 'flacon  à  huile':  skr.  sarpih  n. 
'beurre  clarifié'  srprdh  'onctueux',  alb.  gaipe  (gal'pe?  Peder- 
sen  KZ.  .33, 549)  "'beurre'  {<*gelpa  G.  Meyer  Alb.  Spr.  137), 
ags.  seaïf  v.  h.  a.  salba  'onguent'  got.  salbôn  ags.  sealfian 
V.  h.  a.  salbôn  'oindre'  (Fick  P562),  i.-e.  *selp-. 

hom.  eXiTU)  'faire  espérer';  èXTTO|Liai,  ép.  èéX7T0)aai,  pf.  poét. 
è'oXna  'espérer';  èXTiiç,  -iboç  f.  hom.  èXTTuupri  f.  'espoir';  èXiri^uj' 
'espérer';  élargissement  par  -p-  de  R.  uel  'vouloir,  souhaiter, 
espérer',  cf.  lat.  volup  'à  souhait'  voluptâs  f.  'plaisir'  et  voy. 
s.  vv.  è'Xbo|uai  et  aXirvicTTOç. 

I.  eXu)iioç  m.  Hésych.  'étui  de  cithare  et  d'arc;  êXuxpov  n.  'étui'. 
Voy.  s.  V.  eiXuuj. 

II.  èXu)aoç  m. 'millet';  cf.  ôXûpa  f. 'épeautre',  hom.  oùXaiatt.  ôXai 
(<  *ôXFai)  'orge  mondé',  djfi-riXucriç,  -eiuç  f.  'cataplasme  de 
farine  d'orge'  (=d))nri  Xûaiç  par  étym.  pop.),  dXeupov  'farine 
de  froment'  (voy.  s.  v.  ctXe'uj  'moudre'),  peut-être  'EXeu-criç,  qui 
cacherait  un  nom  perdu  de  la  meule,  enfin  le  2**  élément  de 
TpiTTT-6Xe|aoç,  modifié  par  étym.  pop.  d'un  prim.  *Tpip-6X€|i0Ç. 
ou  *Tpiv|j-6Xe)aoç  (F.  de  Saussure  Mél.  Nicole  p.  503  sq.). 

€  X  uj  p  éXûjpiov  'proie'.  Voy.  s.  v.  éXeîv. 

éjapàç,  -âboç  f. 'soulier';  èjupâbâç  m. 'cordonnier',  surnom  d'Anytos, 


1)  Berneker  Preuss.  Spr.  317  y  ajoute  v.  pruss.  saltis  'torr(Mit'.  — 
Niedermann  ë  und  ?  im  Lat.  71  sqq.,  définissant  é'Xoç  par  'dépression 
humide,  couverte  de  végétation',  en  rapproche  lat  silra  (anc.  adj., 
se.  regiô)  'forêt'  <Z*sillrà  *selsijâ,  ce  qui  est  possible.  —  Sommer- 
Gr.  Lautst.  71,  donnant  h  skr.  sdrah  le  sens  premier  de  'réservoir* 
(cf.  saraka-  m.  n.  'écuelle,  coupe'),  rattache  sdrafy  et  êXoç  à  H.  sel 
'saisir,  prendre'  dans  é\€îv,  ce  qui  est  hardi. 

2)  éXcpoç  :  éXTTOç  d'après  â\eiq)a  :  Xîttoç  ? 


—     247     — 

cf.  adv.é)u-pab6v  ^àbr\v  {<*gltm-d-);  êiapéiTriç  m/demi-botte  de 
cavalier';  èVPa6pa  n.  pi.  'souliers'  Poil.  <  èv  +  R.  pa  dans  paivuu. 

èiappuov  '(ag-ueau)  nouveau-né  (Hom.j;  fœtus'.    Voy.  s.  v.  Ppùo). 

éjaé  'me,  moi'.  Flexion:  ace.  i}xé  )ne,  ijié-^e  =  got.  mi-Jc  v.  h.  a.  nii-h 
V.  norr.  mi-Jc  ;  gén.  hom.  è|ueîo  èjuéo  è)Lieû  ueu  néo-ion.  è|uéo 
è|ueû  att.  é|uoû  )liou  dor.  é|ueû  )Lieu  Rhinthon  ipiiw  (<  *è\xéo,  i  va- 
lant i,  cf.  Brugniann  Gr.  Gr.^58  bibl.)  dor.  ê)Liéoç  è|ueûç  (d'après 
l'analogie  des  th.  cons.j  poét.  è)Lié9ev;  dat.  (loc.j  è|uoi  ^loi  =  skr. 
mé  më,  dor.  è|uiv  é|Litv  tar.  èjuivr)  (comme  èToOvri);  —  adj.  poss. 
i^àç  (*è')Lioç  Wackernagel  Akz.  20):  zd  wa-'meus';  thèmes  ine- 
luo-  =  skr.  ma-  lat.  me-  {mihi  etc.)  et  i}ie-  i^xo-  ;  on  ne  sait  si 
celui-ci  est  né  sur  le  sol  grec  de  |Lie-  juo-  d'après  l'analogie  de 
èTuû,  ou  remonte  avec  arm.  gén.  im  (<  *eme)  alb.  im  ic.-à-d. 
*/-m)  à  un  préhell.  *eme-  alternant  avec  *me-  ;  *eme-  pourrait 
être  =  skr.  dma-h  'hic,  ôbe';  l'accentuation  primitive  est  con- 
servée dans  èVoi-TC  (Wackernag;el  Akz.  20);  au  gén.,  élargis- 
sement par  *-sio  et  peut-être  aussi  *-so;  dat.  dor.  i)x\v  est  formé 
sur  i\xi  d'après  pi.  a|uiv:  d|ué;  éjuiv  chez  les  Alexandrins  pour 
è)uîv  d'après  -iv  dans  fiiuïv  {a\x\v)  \)\x\v  (Sommer  Glotta  1 236 sqq.  ). 
Curtius-^  327.  G.  Meyer^  507  sqq.  (bibl.).  Brugmann  Gr.  Gr.^ 
245  sqq.  KVG.  §§512  sqq.  Grdr.  II-,  2,  378  sqq.  (bibl.).  Etc. 

è|u  ëuu  (*Fe|ue)ii)  aor.  fiiaecTa  pf.  èjarmeKa  'vomir';  èjnéôuj  'i\x\h''  (^Curtius 
Verb.^  II  369);  è'iaeTOç  m.  è'iaecriç,  -eujç  f.  'vomissement':  skr. 
vdmiti  (<  *uemd-)  vamati  zd  vam-  lat.  vomô  (<  *uemô)  lit. 
vémti  'vomir  vemalaî  pi.  'vomissement'  vimdyti  'faire  vomir' 
v.  norr.  f«?wa 'nausée'  r«rwr 'personne  dégoûtante',  i.-e.  *uemê 
'vomir'.  Curtius''  324.  Etc. 

ép.  è)a)aaTTéujç  'rapidement'.  Voy.  s.  v.  laaTréeiv. 

è'ia  M  OTOç  'garni  de  charpie'.  Voy.  s.  v.  |liot6ç. 

poét.  é\Àv:àlo\xa\  'faire  attention  à,  s'inquiéter  de'.  Mot  obscur; 
bibl.  chez  Lagercrantz  KZ.34 ,392  sqq.,  qui  rappelle  Kare^xTxàl^x) 
'surprendre,  saisir'  (Nie.)  et  groupe  è|aTr-  '*saisir,  lat.  percipere' 
et  laaTTéeiv  'saisir  (Hsd.)  sous  une  base  emep  {*enip-,  *map-); 
très  douteux.  —  Hom.  è'iaTra  loç  'qui  a  l'expérience  de'.  Lager- 
crantz 1.  cit.  (bibl.)  rattache  ce  mot  obscur  au  précédent  et 
cite  è^iTtaaTfipaç  laùGuuv  TTiCTTiJUTâç.  |nâpTupaç  Hésych.,  èjaiTaTOV 
KaTaBû|Liiov  ('désiré,  agréable')  Hésych.;  conjectural. 


—     248     — 

dor.  è'iuTTaç  ]*iud.  tragg.,  èjUTTâv  êjaTTCt  Pind,,  ion.  è'|LiTTr|ç  "de  toute 
manière,  toutefois';  èiiiTràu)  (dans  él,  èjaTTÔ)  èTT-e|UTTr|Tuj)  'faire 
valoir  qc,  exécuter'.  Voy.  s.  v.  irâç. 

poét.  è')LiTTeboç 'qui  repose  solidement  sur  le  sol,  ferme;  constant'. 
Voy.  s.  V.  Trébov. 

e'iUTTeipGç'qui  a  l'expérience  de';  è|UTTepr|ç  (Soph.)  post. èjaTTeipaiaoç 
èjuTrépaiLioç  m/sens.  Voy.  s.  v.  Treîpa. 

épTTÎç,  -iboç  f.  'moustique,  tipule';  mot  isolé.  V.  h.  a.  iîiihi 
(Curtius^264  bibl.  Kluge*'  184j  impi  (cf.  impi  piano)  ags. 
ymbe  signifient  non  pas  'abeille',  mais  'essaim  (d'abeilles)';  le 
sens  d"abeille'  n'apparaît  que  tard,  dans  m.  h.  a.  imhe  ail.  mod. 
imme-,  pour  Lidén  Stud.  73  sq.  v.  h.  a.  imbi  (<  i.-e.  ^emhh-io-}  : 
lat,  omnis  'tout'  (<  *ombh-ni-s),  cf.  s.  v.  àqpevoç;  --  pers.  mod. 
ang  'abeille'  (rapproché  à  tort  de  lat.  apis  'abeille'  par  Horn 
Npers.  Etym.254  sqq.)  est  obscur,  cf.MeilletMSL.XIV477;  — 
lat.  apis  (Curtius  1.  cit.  Frohde  BB.  5,  287.  Bugge  BB.  14,  70), 
emprunt  à  un  diai.  ital.  ou  sic,  gaul.-lat.  amellus  amella 
(  <  *ampella  Stokes  BB.  9, 194)  'amelle'  (fleur,  Aster  Amellus  L.) 
sont  à  écarter. 

ép.  €)Li7TXriv  gén.  'tout  auprès  de',  cf.  TrXriaiov  TréXaç  et  voy.  s.  v. 
TrXriv  prép.  'à  l'exception  de'  (sens  premier  :  'prope  ab  aliqna 
re'),  dont  è)LiTrXr|v  m/sens  (Archil.  Call.)  est  un  composé. 

eiuTTobuuv  'dans  les  pieds';  èiuTTÔbioç  'qui  entrave';  èiUTTobiZiuu 
'entraver'.  Voy.  s.  v.  èKTiobuOv. 

€|LiTToXri  f. 'objet  dont  on  trafique,  marchandise';  è^TToXàuu 'trafi- 
quer'. Voy.  s.  v.  TréXuj  -o)aai. 

€|aTTopoç  m.  'voyageur;  marchand  en  gros';  èiairôpiov  'place  de 
commerce  maritime';  è|UTTopeuo)aai  'marcher  dans  ou  vers; 
voyager  pour  affaires  ;  trafiquer,  importer'.  Voy.  s.  vv.  nôpoç 
TTOpevjOjaai. 

lp7Tpo(jee(v)  'en avant;  auparavant'  <  èv  +  'rTp6ae€(v);  cf.  èTri- 
TTpoa9e(v) 'par  devant;  de  préférence  à:  sur  le  chemin  de  (avec 
idée  d'hostilité)';  €TriTTpo(î6éuj  'être  devant  ou  dans  le  chemin; 
intercepter  le  jour,  aveugler;  pass.  être  masqué  (lumière)'. 

è^uç,  -Oboçf.  (avec  esprit  doux,  cf.  aït'  èinûbeç  Arstt.  HA.VIIl  12) 
'tortue  d'eau  douce';  peut-être  *Fe|uOç  R.  uem  (base  uemê) 


—     249     — 

'cracher'^)  (Sommer  Gr.  Lautst.  100).  —  Autre  hypothèse 
chez  Stokes  BB.  21,  132. 

év,  poét.  èvi,  ait.  è'vi-j,  arc.  cypr.  crét.  (Vaxos,  Eleutherua)  iv 
<  èv  Mans',  prép.  avec  ace.  (thess.  béot.  arc.  cypr.  etc.  èv 
TTÔXiv^),  loc.-dat.  (èvi  qppecri,  èv  -rroXei)  et  g- en.  (p.  ex.  liom. 
eiv  'Aibao  att.  èv  "Aibou  'dans  le  domaine  d'Iladès'  att.  épigr. 
èv  Tûùv  TTÔXeuJV  "dans  le  domaine  des  villes'  et  cf.  è^Trobûjv. 
Brugmann  Gr.  Gr.^438  sqq.  KVG.  §  594):  v.  lat.  e?ï  lat.  mosq. 
ew  osq.  ombr.  -en  (postposition,  p.  ex.  osq.  censtom-en  'in  cen- 
sura' ombr.  arvam-en  'inarvum')  an-  (devant  cons.,  cf.  Brug- 
mann  IF.  XV  72),  iri.  i  in-  gall.  yn  ,  got.  v.  h.  a.  in  v.  norr.  i, 
V.  pruss.  en  lett.  i,  alb  m  'jusqu'à'  (<  *eni.  G.  Meyer  Alb. 
Spr.  159)  arm.  i  prép.  avec  lo  c,  n-  devant  voy.  (Meillet  Esq.  69j  ; 
i.-e.  *en  (*em)  'dans';  lit.  in  i-  atteste  un  i.e.  *«;  v.  slav.  07i- 
VU)}-  vu  peut-être  <  i.-e.  *on.  Curtius-^  309.  Fick  1^  9.  362. 
IP29sq.  IIP  25.  Etc. 

att.  èvttYXOÇ  adv.  'tout  à  l'heure,  il  y  a  un  instant'  <  èv  -j-  ctTXi 
'près',  èv-  marquant  le  but  atteint  comme  dans  evie  èate 
'jusqu'à'  è'|UTrr|ç  l'iuTrXriv  è'^TiXeoç  eiç  eKaTÔv  etc. 

ép.  è'vapa  n.  pi.  'armes  enlevées  à  un  mort,  dépouilles';  poét. 
èvaipo),  aor.  rjvapov  'tuer  dans  un  combat';  poét.  èvapîliu  'dé- 
pouiller, tuer';  lac.  èvapcrcpôpoç  ('ta  è'vapa  cpèpuuv'j  épith.  d'Ares 
(cf.  Bechtel  BB.  23,  245  .sqq.):  irl.  mar  'justaucorps'  {i  pour  e 
peut-être  par  étym.  pop.,  sous  l'influence  de  in-  'dans')  anart 
(a-  <  e-)  'chemise'  (Pedersen  K.  Spr.  1 178). 

èvapyriç  'visible,  clair,  manifeste'.  Voy.  s.  v.  àpTnç. 


1)  A  cause  des  bulles  d'air  que  l'animal  émet  sous  l'eau. 

2)  Dans  êvi  troieîv  ti  'il  est  possible  de  faire  qc.',  le  verbe  'être 
étant  sous-entendu  (Brugmann  KVG.  §  588).  —  Hom.  eiv  et  eivî  sont 
de  simples  graphies  pour  l'ail,  métrique  de  èv  èvl  (Schulze  Qu.  ep. 
219  sqq.  bibl.). 

3)  Sur  l'opposé  il  on  créa  la  forme  èvç  (^att.  eiç  et  èç,  voy.  s.v.) 
avec  ace.  auprès  des  verbes  de  mouvement,  qui,  p.  ex.  en  ion.-att., 
l'emporta  sur  èv  comme  préposition  casuelle  ;  èv  'dans'  (avec  mouve- 
ment) ne  se  maintint  que  dans  des  expressions  figées,  comme  hom. 
èv-û)TTa  KaT-èvu)TTa  'dans  le  visage'  (cf.  eiç  (Lira  ïbeaeai)  èv6èEm  'vers 
la  droite'  «èv  beîid)  et  comme  préverbe,  p. ex.  dans  èii^aîvuj  èMpâWuj.  — 
Pour  les  dial.  employant  èv  avec  l'ace,  voy.  Gunther  IF.  XX  6  sqq. 


—     250 


èvàinp  fv  bom.  pi.  elvaTÉpeç  -epuuv  ^eiv-  par  ail.  métrique, 
Schulze  Qu.  ep.  157  sq.  bibl.j  épigr.  dat.  èvarpi  -accentué 
comme  GuTâtrip)  'femme  du  frère  du  mari';  psilose  ionienne; 
cf.  phryg.  ace.  lavaxepa  c.-à-d.  mv  (Solmsen  Rii.  M.  59,  16l^  sq.) 
Wt.jénté  -et-s^)  lit.  orient,  inté  lett.  itère  etjentere,  skr.  yâta 
(th.  ijcitar-),  puis  v.  aluy.jetri/  -ûve  (d'après  si-ekri/  'belle-mère'), 
\&t.jaiîitncës])\.  (Dig.)  'belles-sœurs'  (par  influence  du  groupe 
jânitrlx  genetrlx  etc.),  i.-e.  Henster-  *intr-;  arm.  ner  ou  nèr 
(gén.  niri)  'femme  du  frère  du  mari'  (Hiibschmann  Arm.  Gr. 
I  478.  Pedersen  KZ.  39,  4ô7j  est  obscur.  Curtius^  308.  Del- 
briick  Verwandtschaftsnamen  143  et  passim.  Brngmann  (irdr. 
P  178.  270.  418.  422.  II-,  1,334.  Solmsen  Unters.  4sq. 

I.  hom.  è'vauXoç  m.  'ravin;  torrent'.  Voy.  s.  v.  aùXôç. 

II.  èvauXoç  adj.  'accompagné  de  la  flûte;  qui  résonne  encore 
dans  l'oreille'  <èv  +  aùXôç  'flûte'. 

III.  poét.  è'vauXoç  m.  'grotte'  <  èv  +  aùXtî. 

IV.  poét.  è'vauXoç  adj. 'qui  habite  dans  une  caverne'  <ÉV  +  aùXn 
poét.  et  tardif  èvbàTTioç  'indigène',  tiré  d'un  *èvbaTTÔç  analogi- 
que de  àXXobaTTÔç  f^ebaTTÔç  ù^ebaTTÔç  TTobaTTÔç  TravTobaTTÔç. 

évbeXexnÇ-  Voy.  s.  v.  boXixéç. 

hom.  èvbiva  n.  pi.  Y  806  'intestins',  formé  sur  è'vbov  au  moyeu 
du  suff.  -iiw-  et  sans  doute  accentué  (au  lieu  de  *èvbîva)  d'aprè& 
è'vTÊpa  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,276). 

poét.èvbioç'meridianus;  sub  dio  agens'  A726.  b450  <*èvbiF  loç 
(cf.  èvvûxioç  'nocturne'),  poster,  è'vbîoç.  Voy.  s.  v.  bîoç. 

Ivbov  adv.  et  prép.  'à  l'intérieur',  comp.  èvboTÉpuu,  sup.  èvboiâTuj. 
èvbov  <  èv  prép.  +  *dom  loc.  du  th.  cons.  attesté  par  bà-Tiebov 
et  bea-TTÔTTiç  (voy.  s.w.),  sens  premier  :  'dans  la  maison'  (Kuhn 
KZ.  4,  31.Ô.  Meringer  Z.  f.  ost.  Gymn.  1888,  p.  152),  avec  en- 
clise  du  nom;  modifications  analogiques  :  hom.  è'vboei  (d'après 
TTÔGi  oÏKoGO  è'vboBev  (d'après  TTÔGev  o'iKoeev)  d'où  le  tardif 
évboeibioç,delph.è'vbuj  (d'après  èEuu),  delph.syrac.èvbôç  (d'après 
èvTÔç),  lesb.  dor.  è'vboi  (d'après  oïkoi  et  les  adv.  de  lieu  en  oi). 
Wackernagel  Verm.  Beitr.  40  sq.  '-). 

1)  Et  genté  par  influence  de  genfis  'parent',  ienfè  par  influence 
de  zéntas  'gendre,  beau-frère'. 

2)  Gort.  èvbôç   avec   gén.  GDI.  4983   serait   inversement   une 


—     251     - 

evbpuov  'cheville  fixant  le  joug  au  timon  de  la  charrue'  (Hsd.. 
Trav.  469;  cf.  Saglio  I  354)  <  èv  +  ^PÛÇ  (voy.  s.  v.)- 

hom.  èvbuKéuuç.  Voy.  s.  v.  otbeuKriç. 

inf.  aor.  èveTKCÎv  'porter'.  R.  eweÂ; 'atteindre,  apporter'  appa- 
raît pleinement  en  gr.  dans  aor.  pass.  rivéx6r|v  fut.  ])ass. 
èvex9ricT0|aai  iioni.  boupr|veKéç  adv.  K  307  'à  une  portée  de 
lance'  KevTpnveKriç  'pressé  par  l'aiguillon'  ion.  irobriveKiîç  'qui 
tombe  jusqu'aux  pieds'  *),  avec  redouhl.  dans  pf.  i)ass.  èv- 
nvÊYMcti,  avec  apophonie  qualitative  danspf.  KaT-rjvoKa  Hésych., 
avec  redoubl.  et  apophonie  dans  pf.  èv-r|voxa;  —  une  forme 
réduite  enk-  p.  ex.  dans  aor.  redoublé  èv-eTKeîv  et,  avec  apo- 
phonie, ÔTKOç  m. 'charge,  poids,  fardeau',  cf.  skr.  aça^  /d  rt.sa- 
'part,  partie'  skr.  açnôti  zd  asnao'ti  'atteindre'  (aç-  <  ?Vc-  )  skr. 
pf.  redoublé  ànqça  3.  pi.  ûnaçûh,  irl.  -ticim  'je  viens'  (-(•-<-»c-) 
-fî 'veniat'  {<.'^-t[o\-inc-s-t)  pf.  redoublé  t-ûnaic  'il  vint';  cf. 
encore  arm.  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  1464)  kasanem  {Rov.ha.n) 
'j'arrive';  —  autre  forme  réduite  neJc-  p.  ex.  dans  skr.  ndçdti 
zd  nasaHi  'atteindre',  lit.  nèszti  lett.  nest  v.  slav.  nesti  'porter' 
lit.  nasztà  f.  'charge,  fardeau',  got.  ga-nah  v.  h.  a.  gi-nah  'il 
suffit'  ptc.  got.  hi-naûlits  'permis'  got.  qa-nôhs  v.  h.  a.  gi-miog 
'suffisant',  lat.  nanciscor  (arch.  aussi  nanciô)  'atteindre'  -). 
Curtius-'308.  Fick  I^  96.  .501.  11^  31  sq.  III4289sq.  Brug- 
mann  IF.  XII  156 sq.  Etc.  —  Ep.  ion.  fîveiKa  iiveiKÛuriv 
<  èv-eiK-  èv-iK-  (cf.  ion.  èE-evix6fivai  etc.,  voy.  Baunack  Iiischr. 
v.  Gort.  56sqq.)  c.-à-d.  èv-  prév.  +  R.  seiîc  dans  iKéaeai  dor. 
eÏKUi  lit.  sêlxiu  'j'atteins  avec  la  main'.  Le  développement  de 
sens  fut  le  même  que  dans  l'aor.  red.  évcfKeîv  :  skr.  açnôti. 
Le  contact  phonétique  et  fonctionnel  de  èveÎKai  et  èvefKeîv 


modification  de  èvxôç  sous  l'influence  de  évbov.  —  èvbôç  d'une  inscr. 
de  Bithynie  ne  s'explique  pas  par  la  prononciation  asianique  nd 
pour  nt  (Solmsen  KZ.  34,  hS  sqq.),  mais  est  le  dorisme  porté  au  texte 
(Solmsen  Beitr.  I  9.ô). 

1)  Pour  ion.  bi-riveKiîç  att.  biâvexi^iç  voy.  s.  v.  p.  188.  —  tîv€Kéujç 
adv,  'tout  au  long'  et  (tardifs)  tîv€K»i(;  'continu'  nvcKéç  ntr.  adv.  sont 
abstraits  de  birivcKrjç  etc. 

2)  Lat.  nanciscor  semble  combiner  les  deux  formes  }iek-  et 
enk-  (Bruo^mann  IF.  XII  157  n.  1);  voy.  aiissi  les  doutes  de  Walde- 
403  sq.  s.  V.  (nancisco7' :  \\t.  pra-nokfi  'atteindre'.  R.  nêq^'?). 


-     252     - 

provoqua  en  att.  mi  fîveTKa  et  même  (épigr.;  un  fîveiTKa.  Brug 
mann  IF.  I  174  (bibl.).  III  263  sq.  Gr.Gr.^  276  '). 

att.  ëveKa  ëveK€v,  ion.  eïveKa  -ev,  éol.  èvveKa,  tardifs  ëv€Ke  ëveKO 
(van  Herwerden  Lex.  suppl.  244.  272j  'à  cause  de'  <  év-'unum' 
+  *-FeKa  ace.  nom.  sj;-.  ntr.  (*FeKâT-  :  skr.  îiçdt),  voy,  s.  v.  éKuuv; 
cf.  oùqpeKa*  oùk  àpearûiç  Hésych.,  c.-à-d.  où  FeKa  (Schulze  Qn. 
ep.  494);  —  liom.  ouveKa  'à  cause  de  quoi;  puisque:  comme 
quoi  ;  à  cause  de'  est  abstrait  de  formules  comme  ÈKeivouveKa  = 
ÊKeivou  ëvÊKtt  (Wackernag-el  KZ.  28,  109  sqq.)  ou  <  *ô  eïveKa 
*ô  év-FeKa  (Brugmanu  IP^  XVII  7  bibl.). 

hom.  att.  èvevriKOVTtt,  hom.  èvviiKOVTa  t  174,  phocid.  èvriKOVTa 
GDI.  1529  a  7,  hér.  hevevrjKOVTa  (ion.  gén.  èvevriKÔVTUJV  Cbios 
GDI.  5653  c  26,  après  TpicrxeiXîiuv  èTTxaKoaiuuv)  '90'.  Le  l^""  élé- 
ment est  peu  clair:  -rjKOVTa  est  abstrait  de  TreviriKOvia  comme 
dans  éEriKOvia  et  suiv.  ;  peut-être  y  eut-il  un  collectif  ^enuenô 
(:*neueno-  dans  lat.  nônàgintcl  <  *novenà-)-^  voy.  Brugmaun 
Dislr.  27  sq.  Grdr.  IP,  2,  34  sq.  (bibl.).  [Waekeruagel  Glotta 
II  4.  Brugmaun  IF.  XXIV  307  sqq.]    Voy.  s.  v.  èvvéa. 

êveXoç*  vePpôç  Tfaon')  Hésych.;  cf.  lat.  imûeus  'faon',  dérivé 
d'un  *e«e/o-  2).  Stolz  IF.  IV  237  (bibl.).  —  Arm.  ul  'chevreau' 
est  à  écarter,  cf.  Lidén  Arm.  St.  25  (bibl.).  [Voy.  Add.] 

èveoç  'muet'.  Etym.  inconnue. 

èvepoi  'inferi',  cf.  ion.  att.  trag.  è'vep9e(v)  ve'p6e(v)  dor.  éol.  êvepGa 
'de  dessous'  (cf.  uTTep6e(v)  'd'en  haut')  poét.  èvépTepoç  véprepoç 
'inférieur;  infernal',  ombr.  nertru  abl.  sg.'sinistro',  v.norr.  norâr 
n.  'nord'  ags.  norderra  'plus  septentrional'  v.  h.a.  nordrôni 
'septentrional'  (Bugge  BB.  3,105.  Sommer  IF.  XI  13.  Brug- 
maun IF.  XI  274.  Grdr.  IF,  1,  324  ^),  arm.  nerlhin  'inférieur' 


1)  Gort.  inf.  vikêv  (ton  inconnu;  inf.  aor.  ou  prés.?)  'offrir, 
payer'  (cf.  êviK€V  rjvefKev,  êqpepev  Hésych.)  naquit  quand  on  crut 
sentir   dans   un   ëviKcv   (ind.  aor.  ou  ipf.?)  un  verbe  simple  et  dans 

•  è-  un  aug-ment;    de    même   inf.  aor.  veîKm   Hésych.   à  côté   de  l'ind. 

•  êveiKo;   d'autres  formes  présentant  le  degré  réduit  (épid.  rjviKC  etc.) 
sont  citées  par  G.  Meyer^  385  et  Bruginann  IF.  III  263  sq. 

2)  La  g^raphie  hinuleus  doit  son  h-  à  l'influence  de  hinnus 
'mulet'  hinnulus.     Brugmann  Grdr.  P  679. 

3)  D'après  les  idées  italiques  îmus  =  sinister;  le  sens  de  'nord' 
■  dérive   de  celui  de  'gauche',    l'adorant  avant  le  visag-e  tourné  vers 


-     25;5     - 

(Meillet  MSL.  X  275).  —  Autre  avis  sur  è'vepoi  chez  Bezzen- 
berger  BB.  27,  154  sq.  (oi  èv  è'pâ). 

liora.  èvexri  f.  'agrafe'  :  èv-{r||ui. 

è'vn  Me  Séjour',  prim.  'ce  jour-là',  dans  eiç  èvriv  'eiç  ipitriv'  Ar. 
Acli.  171,  evriç  Ar.  Eccl.  796,  lac.  è'vap  (  =  evâç)'  èç  tpiTriv, 
èTTÉvap*  èç  TÉTûipTriv  Hésycli.,  dor.  è'vâç  Théocr.  XVII 1  14,  (è'ç 
t'  aùpiov)  è'ç  t'  evvrjcpiv  llsd.  Trav.  41U  *j;  cf.  ép.  ion.  Keîvoç 
dor.  Kfivoç  (<  *Ke  evoç)  dor.  Tfivoç  (<  *Te  èvoç)  s.  v.  èKeîvoç. 

ép.  *èvririç  'affable',  formes  attestées  èvr|éoç  èvriéa,  gr.  connu. 
*èv-aFTiç  (a  pour  a  dans  le  2*^  membre  d'un  composé);  hom. 
èvrieiTi  f-  'affabilité'.  Voy.  s.  v.  àixâç. 

hom.  pf.  èv-r)vo6ev  p  270  (Kviari)  '*pousser,  *grandir,  s'élever', 
cf.  pf.  àv-rivo6ev  A  266  (aî)ua)  et  comme  variante  p  27U  'jaillir', 
èTT-ev-r|vo9e  B  219.  K  134  (\dxvr|)  '*croître  sur,  se  trouver  sur' 
0  365  (èXaiov;  ace.  'se  répandre  sur',  ép.  KaT-ev-rivo6e  (koviç, 
KÔ|uai)  'descendre  sur,  flotter  sur',  ép.  tardif  Trap-ev-tîvoôe 's'ap- 
procher', base  enedh  'aller,  venir',  cf.  dor. aor. dvGeîv  {<C*endh-) 
s.  V.  èXeùeuj.  Johansson  IF.  III  208  (bibl.).  VIII  181  sqq.  — 
Autres  avis  chez  Speijer  Muséum  1893,  272  et  Prellwitz  BB. 
23,  75. 

êv0a'là'  è'vGev  'de  là',  c.-à-d.  è'-v9a  è'-v9ev,  du  th.  dém.  i.-e.  *e- 
attesté  p.  ex.  par  nom.  sg.  m.  *es  v.  h.  a.  er,  gén.  sg.  m.  n.  *esio 
skr.  asyd,  dat.  *e  sm-  skr.  asmcii  zd  ahmài  ombr.  esmei  esmik 
'huic'  got.  imnui  v.  h.  a.  ema,  loc.  sg.  *ei  dans  gr.  ei  'ainsi,  si' 
eî-Ta  'alors',  instr.  sg.  *ê  dans  gr.  r\  'si',  etc.  (voy.  Brugmanu 
Grdr.  II-,  2,  326  sqq.);  sur  èvOa  èvBev  on  créa  ion.  èvGaÛTa  év- 
GeOxev  (att.  èviaûBa  èvTeû9ev  i)ar  métathèse  de  l'aspiration. 
Kiihner-Blass^  1279.  Wackernagel  IF.  XIV  370  sq.)  èvGdbe 
èvGévbe  d'après  les  rapports  oûtoç  :  ôbe  :  ô;  cf.  lat.  i  nde  ii-nde. 
Brugmann  Uem.  35.  104 -). 


l'orient,   cf.  skr.  savydhi,  'qui  est  k  gauche;   septentrional'  ddksinah 
'qui  est  à  droite;  méridional'. 

1)  -vv-  peu  clair;  *-vi-  (Solmsen  KZ.  31,  47:5)  e.st  à  rejeter;  éç 
T€  /  è'vriqpiv  selon  Schulze  Qu.  ep.  78. 

2)  év9a  :  irl.  and  ami.  and  pour  Pedersen  K.  Spr.  I  178,  dans 
l'hypothèse  hardie  d'un  è-  <  préindo-eur.  *§e-,  d'un  a-  <  préindo- 
eur.  *j^-  («germe  de  syllabe»). 


-     254     - 

dor.  év6eîv.  Voy.  s.  vv.  éXeû6u)  èvr)vo6ev. 

att.  éveoucnâuj  (Esch.)  èveou(JidZ:uj  (Plat.)  'être  inspiré  par  la 
divinité';  èv0ou(Tia(y|aôç  m.  (Plat.)  'transport  divin'  <  ev-ôeoç 
(evGouç  est  tardif)  'ayant  Dieu  en  soi,  en  qui  est  Dieu,  inspiré 
par  Dieu'  (sur  ce  type  voy.  Brugmann  IF.  XVIII  127  sqq.); 
cf.  Osthoff  MU.  II  3.S,  Wackernagel  KZ.  29.  138  sqq. 

èviauTÔç  m.  'jour  anniversaire  (k  469.  GDI.  2561  c  48)-,  — 
délai  d'un  an,  année  (o  455);  —  cycle';  sens  premier  :  'station 
de  repos  dans  la  marche  du  soleil,  solstice'  <  hom.  èvmûuj  'se 
reposer  dans';  iaûiw  'se  reposer'  :  skr.  vâsati  got.  wisan  'être, 
demeurer';  cf.  pour  le  sens  de  're])os'  got.  ivis  n.  (<  *ueso-m) 
'Ijonace,  YcxXnvrj'.  Brugmann  IF.  XV  87  sqq.  (bibl.).  XVII  319sq. 
(bibl.). 

èvioi  'quelques-uns'  <  è'vi  oï;  èvi  est  la  prép.,  le  verbe 'être'  étant 
sous-entendu  comme  dans  att.  èvi  TTOieîv  ti  'il  est  possible  de 
faire  qc'  —  èvioxe  'quelquefois'  <  *è'vi  ôtc,  cf.  èa6'  ÔTe  (Ebel 
KZ.  5,  70.  Brugmann  KVG.  §§  588.  921).  —  èviaxn  èviaxoO 
'en  quelques  endroits'  sont  formés  sur  è'vioi  d'après  TToXXaxn  -xoû. 
—  fSkr.  anydh  'un  autre'  (Curtius°  310)  alb.  ne  'un'  <  *eniô-s 
(6.  Meyer  Alb.  Spr.  313)  sont  à  écarter. 

poét.  èvîTTr)  f.  'reproche;  punition'  <  *iqua;  hom.  èvtacTuj 
(<  *-lqUi6)  aor.  iiviTraTTOV  et  èvévmov  (sur  quoi  l'on  refit  un 
prés.  hom.  etc.  èviiTTiu,  cf.  Brugmann  Gr.Gr.^  296)  'blâmer; 
châtier';  cf.  hom.  aor. ïvpao  'tu  as  réprimandé,  châtié';  i.'e.*lql'-, 
attesté  aussi  i)ar  poét.  ÔTT-ïTTTeiJuj  ôtt  îireûuu  'regarder  autour  de 
soi,  regarder  bouche  bée'  hom.  TTapGev-omTra  voc.  A  385  'relu- 
queur  de  vierges'  skr.  tksatë  'voir,  regarder,  percevoir',  repré- 
sente le  red.  /'  +  oqv-,  cf.  gr.  ôttiç  f.  'châtiment,  punition,  ven- 
geance' (ÔTTiç  Géûjv)  pf.  ÔTT-uuTTa  tut.  ôqjO|uai  'voir'  (Brugmann 
IF.  XII  31).  —  Bibl.  des  opinions  antérieures  dans  Johansson 
Beitr.  61  n.  2. 

tvvéa  'neuf '  ^)  <  *tvvéFa,  qui  est  diversement  expliqué  sans 
qu'une  solution  définitive  intervienne  (bibl.  dans  G.  Meyer ^ 


1)  Héracl.  hevvéa,  comme  Iicktiû,  d'après  éTiTÔ;  cf.  delph.  hevàrav 
GDI.  25Gld7;  —  delph.  (et  cyréu.  Hésych.)  èvvri  BCH.  27,  21  sq.. 
oxyton  d'après  ôktiù  (Scliulze  KZ.  42,  113). 


—     255     - 

502  sq.  et  Bruf^ruann  Gr.Gr.^  ^13);  iou.  eivà-eieç  adv.  E  240 
'pendant  9  ans'  eivatoç  éol.  att.  èvaroç  crét.  rivaioç  '9®'  béot. 
èva-Kn-beKaTti  loe/19'^'  ion.  elva-KÔdioi  att.  èva-KÔaioi  ''900'  sup- 
posent *èvFa,  cf.  arm.  (Hiibschmann  Ann.  Gr.  I  450  sq.)  inn 
<  arm.  comm.  *envan,  d'où  l'on  déduit  un  i.-e.  *énun  à  côté 
de  *néun  dans  skr.  nàva  zd  nava  lat.  novem  (pour  *noven 
d'après  septem,  decem-^  cf.  nônus)  irl.  7iôi  n-  gall.  corn,  naw 
{■aw  inexpliqué,  cf.  Pedersen  K.  Spr.  I  61)  got.  nhm  v.  h.a. 
7iiun  v.norr.nio  (v.ssLX.nigiin  ags.wijo??)  Wt.devyni  \ett. dewini 
v.slav.  devqtî  '9^  (v.  pruss.  newînts  '9^')  alb.  nende  ^);  i.-e.*ewM» 
€t  *néun  supposent  un  ])réindo-eur.  '^eneun.  En  compos.,  gr. 
*évFa-,  p.  ex.  boni,  eivà-eieç,  et  èvvea-,  p.  ex.  hom.  èvveà-Trrixuç 
èvve-ôpYuioç  èwriiiiap  (  <  *évvé-ri|uap),  Hsd.  èvvàeTeç  <  *€vveFa- 
Fereç  (Brugmann  IF.  XX  227  sq.)  -).  —  Gr.  eivaioç  êvaioç 
(*évFaToç)  '9*^'  suppose  i.-e.  *enurito-s  à  côté  de  *neunto-.s  dans 
got.  niunda  v.b.a.  niunfo  v.norr.  nionde,  lit.  devintas  v. pruss. 
newlnts  y.ii\a.\.  devefû.  Cf.  Curtius^  310.  Brugnuann  Grdr. 
Il'*,  2,  20.  Etc. 
poét.  èvvéTTUJ  et  èvéTruu,  fut.  boni.  èvi-cîTTnffuj,  aor.  boni.  è'vi-CTTrov 
impér.  ivianeç  2.  pi.  ècTTreie  (<  *èv-aTreTe)  'dire,  narrer'  <  *èv- 
+  seqUô  :  lat.  insequis  'narras,  refers'  inseqiie  insece  'dis' 
(=  êvv€TTe.  Ebel  KZ.  2,47)  insectiônês  'narrationes'  insexit 
'dixerit'  signum  'signe'  [<.*seqU-uom)  inquam  'je  dis'  (<  *?'»- 
squâm  *en-sqU-arn)  onibr.  prnsikurent  fut.  ant.  'declara- 
verint,  pronuntiaverint'  sukatu  inipér. 'declarato,  pronuntiato' 
irl.  Insce  'discours'  in-cho-sig  'significat'  co-sc  =  gall.  mod. 
co-sp  'punition'  aithesc  (<  ^ati-skua)  'réponse'  scèl  'récit, 
bistoire,  nouvelle'  (<  *sJilietlo-n)  =  gall.  mod.  chwedl  'fabula, 
rumor'  corn,  ichefhl  {sl-v-  >  su-  >  gall.  chw-  corn,  irh)  v.  gall. 
hepp  'iuquit'  (Fick  W  296),  ags.  secjan  v.  sax.  seggian  v.norr. 

1)  Je  tien.s  avec  Grammont  Bull.  Soc.  Ling".  n»  44  p.  XIX  et 
Schulze  KZ.  42,  27  qu'il  y  a  eu  en  lit.,  lett.  et  v.  slav.  dissiin.  de 
n—n  en  d—n;  pour  Brugmann  Grdr.  I-  130  (bibl.).  Il-',  2,  20  et  Ber- 
nekcr  IF.  X  166  sq.,  il  y  a  eu  transport  du  d-  de  *dekm.  —  Les 
mots  v.slav.  et  alb.  sont  des  subst.  numéraux  ayant  le  sens  de 
'*nonibre  de  neuf,  i.-e.  ^netirtti-,  cf.  skr.  navatih  '90'. 

2)  [Voy.  Wackernagel  Giotta  II  1  sqq.  Brugnianu  IF.  XXIV 
307  .^qq.] 


—     256     - 

segia  v.  h.  a.  sagën  'dire'  (genn.  comm.  *srtj[w]-îa-),  lit.  sekmè 
'récit,  légende'  uz-sdkas  "proclamation'  sakyti  "dire'  v.  slav. 
5oA:m 'indicateur, accusateur'  soczYrindicare'  bulg.mod.  po-soka 
'prodige'  (Curtius-^  467  sq.),  puis  got.  saihan  "voir'  .nuns  'vue, 
apparition,  extérieur,  forme'  (germ.  comm.  *se\;^]u-ni-Z)  v.  h.  a. 
sehan  v.  norr.  si«'voir'^j  (Wiedemann  IF.  I  258.  Zupitza  Gutt. 
68.  Brugmaun  Grdr.  F  601.  IF.  XII  28),  gr.  TTpôcr-eMJiç  •  TTpoa- 
oYÔpeuaiç  Hésych.  (:lat.  insectio  v.  h.  a.  siht  f.  "vue'j  ôédiriç 
(*6ecr-aTTiç)  Gecririoç  (*9ecr-crTTioç)  eecTTrécTioç  (*eecr-crTre(Tioç),  oîi 
-CTiTi-  a  pu  signifier  'signe',  et  peut-être  àvBpouTTOç  (  <*àvbp-ha)TTO-ç, 
voy.  s.v.)  selon  Brugmann  IF.  XII  oOsqq.  R.  seqU  'voir'  (p. ex. 
got.  saihan)  et  'faire  voir,  montrer,  annoncer'. 

èvvecriri  f.  dans  ép.  dat.  pi.  èvv€(Tiri(îi(v)  'suggestion,  conseil'  : 
èv-ir)|ui  au  sens  de  'inspirer,  suggérer';  cf.  hom.  èH-ecriri  'dépu- 
tation'  (  :  èH-iri|ui)  ^). 

ëvvD|ui^),  ion.  ei'vû)ui,  fut.  ép.  ëaffuj  àjucpi-éauj  e  167  att.  irpoaaii- 
qpiuj,  aor.  hom.  è'aaa  ëcra 'vêtir';  moy.  'iv\\i\xax  'se  revêtir  de'. 
Ion.  £Ïvîi|ui  <  *Feavû)ui  (:  arm.  z-genum  'je  m'habille'  <  *z-ges- 
-nu-m  i.-e.  *ues-nu-.  Hubschmaun  Arm.  Gr.  I  446)  est  pho- 
nétique; sur  aor.  éa9fîvai  pf.  l^|Ll(pieaTal  etc.  on  refit  un 
*écrvû)ui,  d'où  l'historique  ëvvû)ui.  2.  sg.  ëcraai  ud  2"(J  'tu  revêts' 
ion.  èni-ecTTai  Hrdt.  1 47  (oracle)  :  skr.  vcistê  pf.  vavasè  zd  vaste 
'il  revêt';  gr.  ecTGoç  n.  è(J0r|ç  -htoç  f.  'vêtement,  habit' ^);  hom. 
éâvôç  m.  (<  *Fe(Tavo-ç)  'vêtement,  robe'  :  skr.  vdsanam  n.  zd 
vatdhana-  n.  'vêtement';  ion.  att.  eî|aa  n.  dor.  Ffiiaa  ("fn^ci*  i)uà- 
Tiov  Hésych.)'")  lesb.  Fé|U|Lia  (YéjU|LiaTa*  i|uàTia  Hésych.)  <  *Fe(J|ua 


1)  Alb.  i'o^ 'je  vois'  n'est  pas  clair;  <C*sêqy':sk6  ou  (th.  d'aor.) 
*sëq'i^s-?     Voy.  Pedersen  KZ.  3Ç,  283. 

2)  Comme  la  R.  de  ïriM'  t?st  /ë  (et  non  se),  le  vv  ne  représente 
plus  V  +  a-  (Frcihde  BB.  20,  223.  Scliulze  Qu.  ep.  173.  Danielsson 
Zur  metr.  Dehn.  9sq.),  mais  allonge  métriqiiement  è-;  l'explication 
vaut  dès  lors  aussi  pour  èvvéTTUj.     Cf.  Sohnsen  Unters.  35. 

3)  Le  prés,  du  verbe  simple  est  inusité;  la  prose  att.  emploie 
àluqpiévvOm. 

4)  ëaBoç  <:  *wes-rf/ie6'- ;  iaQ^c,  en  est  la  forme  féminine,  qui  a 
adopté  la  flexion  des  thèmes  à  morphème  -t-  (Brugmann  Grdr.  IP, 
1,  527). 

5)  Un  fém.  gén.  FriMôç  gort.  GDI.  4991  V  40.  4992  II  3.  5000  I  19. 


—     257     — 

i.c.  *ues-7nn  =  skr.  vdsma  n.  'couverture',  puis  eùei|uujv  Escb. 
^bien  vêtu'  KaKoei|auuv  cr  41  bucrei)aujv  ''inal  vêtu';  dor.  Féaipâ 
(YCCfTpa*  (TToXri  Hésych.)  :  skr.  vâstram  n.  zd  vastra-  'vêtement' 
111.  h.  a.  wester  'robe  baptismale',  puis  àjuqpi-ecTTpiç  f.  Poil,  'robe 
de  nuit'  ècp-ecTTpiç  f.  'vêtement  de  dessus';  cf.  arm.  z-gest,  instr. 
zgestu  (th.  en  -u-)  'vêtement'  (Hiibsebmann  1.  cit.),  alb,  ves 
(<  *Mé'.'?ô)  'je  vêts'  vîsem  'je  m'babille'  vésurf  'vêtement'  (G. 
Meyer  Alb.  Spr.  467),  lat.  vestis  f.  'vêtement'  r)estiô  'vêtir',  got. 
icasjan  v.  norr.  veria  ags.  tcerian  (cf.  angl.  to  icear  'porter') 
V.  b.  a.  werjan  'vêtir'  got.  icasti  f.  'habit'.  Curtius^  376  sq. 
Fick  I^  133.  317.  552.  III'  404.  Etc.  I.-e.  *u-es-  est  un  élar- 
gissement de  R.  eu  dans  lat.  exuo  'dépouiller'  induô  'revêtir' 
(-MÔ  <  *-OMô  *-e«ô)  subûcula  'chemise'  ômentum  'épiploon' 
(<  *ovimentum)  etc.  onibr.  an-ouihimu  'induiinino',  lit.  aviù 
aveti  'porter  une  cliaussure'  aunù  aùti  'mettre  une  chaussure' 
v.slav.o/)  ujq  -uti  m/sens,  zd  aoDra-  'chaussure',  arm.  (Hiibseb- 
mann Arm.Gr.  I  411)  ag-ani-m  'je  m'habille'.  Brugmaun  Grdr. 
IP  1020.  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1901,  p.  115. 

èvoTTai  f.  jil  'pendants  d'oreille'  Soph.  <  èv  +  ôtti'i  f.  'trou';  cf. 
biÔTiai  f.  pi.  m/sens  Aristoph.,  laeTOTtri  f,  'métope',  ôioTioç  '(flCite) 
percée  de  deux  trous'  Ath.  IV  176  f. 

poét.  évoTTiî  f.  'voix;  cri;  cri  de  guerre, —  de  douleur;  son' 
<  *èv-FoTTn  (Curtius'^  469.  Brngmann  KZ.  25,  306  n.  2),  R. 
ueqV  dans  ettoç  eiTreîv  ôvp.  —  Autre  avis  {^iv-aoqUû,  cf.  èvëTTuu 
et  V.  h.  a.  saga  'récit'  lit.  pà-saJca  'légende')  chez  Fick  P  559, 
à  écarter. 

ëvoç  '*vieux;  de  la  période  précédente',  cf.  att.  ëvr|  (fiiuépâ) 'le 
jour  (pli  précède  la  nouvelle  lune'  :  skr.  scniah  zd  hana-,  arm. 
hin,  gén.  hnoy  (Hiibsebmann  Arm.  Gr.  I  467),  v.  irl.  sen  gall. 
etc.  hen  (gaul.  Seno-gnafus  etc.)  'vieux'  (Fick  IP  299),  got. 
superl.  sinista  {sineigs  'vieux')  gerni.  latinisé  sini-scaîcns  'le 
doyen  des  domestiques',  lit.  sèuas  'vieux',  lat.  sen-  {sen-is 
sen-um  etc.  ^)),  i.-e.  *seno-s.  Curtius'"'  311. 


1)  Modification    de   seno-  d'après   l'opposé  juven-  jun-   (Brug*- 
maiin  Grdr.  H-,  1,  166.  297). 

17 


—     258     — 

poét.  é'voaiç,  -eoiç  f.  'secousse';  ép.  èvoaixOujv  '({ui  ébranle  la 
terre',  épith.  de  Poséidon  (cf.  aeiaixOuuv  èXeXixôuuv);  ép.  èvvo- 
(JÎYaioç  dor.  èvvoaibàç  Pind.  P,  IV  33.  173  m/sens  (vv  par  alL 
métrique.  Schulze  Qu.  ep.  160);  liom.  eivoaicpuXXoç  (ei-  par 
ail.  métrique)  èvvoaiqpuXXoç  Sim.  'qui  ag-ite  les  feuilles'.  <*èv- 
-FoG-,  cf.  d)9éuj  (*Fuj6éuj)  'pousser'. 

èvcTxepûj.   Voy.  s.  V.  hom.  èîTicTxcpiJÛ. 

att.  èvTaûGa  èviauBoî  (d'après  ttoî  etc.)  èvieOBev,  ion.  èvTOÛGa 
GDI.  .5339,  17  (Oropos;  cf.  Solraseu  Unters.  308  [Beitr.  I  102 
n.  3]).    Voy.  s.  v.  è'vOa. 

è'vrepov,  ord.  pi.  êvrepa  '*rintérieur;  intestin',  i.-e.  *ent(e)7'o- 
<  *en  -\--t{e)ro-  (suff.  de  comp.  justifié  par  l'opposition  entre 
le  dedans  et  le  dehors)  dans  skr.  antrdm  véd.  àntrâm  (avec 
vrddlii)  arm.  anderkh  pi.  m/sens  (original  ou  emprunté?  Voy, 
Httbschmann  Arm.  Gr.  I  447  sq.)  v.  slav.  jetro  'foie',  puis 
V.  slav.  atroha  'entrailles',  cf.  atri  adv.  'à  l'intérieur'  ^)  <  on- 
'in'  (voy.s.v.  èv),  cf.  encore  v.norr.  idrar  'entrailles'  <  Hnnrai\ 
puis  skr.  antâr  zd  antar^  v.  pers.  a"tar  'parmi,  entre'  skr.  dn- 
tarah  zd  antara-  'intérieur',  lat.  inter  osq.  an  ter  ombr.  anter- 
ancler-  'entre'  lat.  intenis  'intérieur'  osq.  Entrai  'Interae'^ 
dat.  sg'.,  irl.  eter  efir  'entre'  (<  '*etr  *enter)  etc.,  v.  norr.  innre 
/V^readj. 'intérieur'.  Curtius^309.  Meillet  Études  167sq.  Brug- 
mann  Grdr.  IF,  l,329sq. 

èvTÔç  'à  l'intérieur'  :  lat.  intus;  i.-e.  *-^os  indique  la  provenance^ 
cf.  skr.  itâh  'd'ici'  mukha-fd/i  'de  la  bouche'  lat.  caelitus  'du 
ciel';  élargissements  è'vT0cr-6e(v)  è'vT0(J-6i,  d'où  èviocrôia  èvio- 
aGibia  n.  pi.  'intestins'. 

poét.  êvToç  n.  Archil.,  ord,  pi.  êvrea  'armes,  armure;  agrès;  har- 
nais; vaisselle,  etc.';  hom.  èvTecriepYÔç  Q  277  'qui  travaille  sous 
le  harnais'.  Etym.  obscure;  a  été  rapproché  par  Lobeck  Rhem. 
121  de  aùBeviriç  aùxoévTiiç  (voy.  s.  v.)  et  cruveviriç-  (TuvepTÔÇ 
Hésych.,  rapport  caduc  si  l'on  rattache  avecFrohde  BB.14,109sq. 
(et  Brugmann  Grdr.  IP,  1,455  n.)  aùGévTnç  à  lat.  sonticus  (dans 
causa  sontica)  <  *scenticus  'puissant'  et  got.  swinps  'fort, 


1)  De   quoi    l'on    rapproche    gr.   âvrpov   'caverne'    (vocalisme 
peu  clair). 


—     259     — 

puissant';  Pindare  a  du  reste  è'viea  et  non  *ëvTea.  —  Ep.èvTuvuj, 
aor.  èvTûva,  et  èvTuuu  fprés.  èvTiiei  Théogii.  196,  ipf.  hom.  è'v- 
Tuev)  'équiper,  ])rcparer'  suppose  un  *èvTuç  (jui  serait  à  è'v  toç 
comme  dpTÙç"  cpiXia  Hésych.  est  à  *âpTOç  dans  èrrapTriç  0  151. 
E  B82  'prêt'  (Schulze  Qu.  ep.  337). 

hom.  èvTUTTdç  (èv  x^ctîvr]  KeKaXu)H|Liévoç)  Q  163  adv.  de  sens  im- 
précis; selon  Kurscliat  dans  Prelhvitz^  146  'en  s'accroupissant': 
lit.  tilptis  's'accroupir'  tûpëti  'être  accroupi'. 

att.  (cf.  MeisterliansSchwyzer  ^  65. 79)  è  v  uj  b  i  o  v  'pendant  d'oreille' 

<  *èvuj[ucr]ibiov.  Wackernag-el  Phil.  An/.  XV  (1885)  p.  199sq. 
Schulze  Qu.  ep.  38  n.  1  ;  cf.  lac.  èHuupàbia'  èvujTia  Hésych., 
i.-e.  *ô[^«js  'oreille';  voy.  s.  v.  att.  ouç.  —  Ion.  (Délos)  hcllénist. 
èvuuTiov  m/scns  <  èv  lùti. 

hom.  èvÛJTTtt  KaTéviuTia  'en  face';  voy.  s.  v.  èv  p.  249  n.  3;  *èvLUTr>'-| 
f.  'visage'  dans  liom.  dat.  adv.  èvuuTrrî  E  374  'palam'  (gén.  èvuumîç 
YXrjvea  Nie.  Th.  227);  hom.  èvuuTTia  n.  pi.  'mur  intérieur  faisant 
face  aux  entrants',  èvuuTTioç  Théocr.  'qui  est  face  à  face';  hom. 
évuiTTabiujç  adv.  \\)  94  'en  face';  cf.  skr.  ânïkam  zd  ahiika-  'vi- 
sage' (<  i.  e.  *eni-oqVo-m,   cf.  skr.  pràtlkam  'regard,   face' 

<  *proti-oqUo-m  :  gr.  irpôauuTrov.  Mahlow  AEO  79.  J.  Schmidt 
Plur.  389  sqq.  Kretschnier  KZ.  31,  385)  irl.  enech  gall.  enep 
'visage'  bret.  mod.  énep  prép.  '*en  face  de;  contre,  malgré' 
(Fick  11^48.  Henry  Bret.  114.  Pedersen  K.Spr.  I  38).  R.ôqii 
{eq'j)  'voir'  dans  ÔTTuuTTa  ôipoiuai  etc. 

il  (béot.  ècrç  èç;  cf.  Kretschnier  Glotta  I  49  sq.)  devant  voy.,  êk, 
dial.  èç,  devant  cons.  (Giinther  IF.  XX,  14  sqq.  Solmsen  Rh.  M. 
63,  329  sqq.  ^)),  épigr.  et  devant  cons.  douce  ou  liquide,  'hors 
de',  prép.  avec  gén.-abl.  (èK  KoXeoîo  A  194),  g  en.  vrai  (èK- 
TTobuOv  <  èK  TTobÛJV,  voy.  s.  V.)  et  loc.-dat.  (arc.  cypr.  pamph.)  : 
lat.  ex  {ê  devant  d-,  m-  etc.,  ec  devant  f-)  ombr.  e  ehe  gaul. 
ex-  (p.  ex.  dans  Ex-ohnus  '*Sans-Peur')  irl.  ess-  préverbe,  ass 
prép.  gall.  eh-,  i.-e.  "^eîc.s  <  *eghs  (cf.  s.  v.  eaxo.TOç).   Curtius^ 


1)  Selon  Solmsen  IF.  V  Anz.  44  et  Kh.  M.  1.  cit.  es  s'allégea 
en  èK  devant  cons.  dès  le  grec  commun;  puis,  dans  plusieurs  do- 
maines, èE  réapparut  secondairement  devant  cons.  et  l'allégement 
se  fit  cette  fois  en  èç;  avis  différent  chez  Brugmann  Gr.Gr.'^  147, 
KVG.  §  356,  15  et  Gunther  1.  cit. 


—     260     - 

383  sq.  Etc.  —  V.  pruss.  esse  'de,  de  là'  (Berneker  Preuss.  Spr. 
289,  mais  voy.  Meillet  MSL.  X  141  sq.),  puis  v.  slav.  is-  iz- 
lit.  is2  V.  pruss.  is  'hors  de'  (:  alb.  ii)  'derrière'?)  arm.  i  'de' 
prép.  avec  abl.  (Meillet  Esq.  69)  sont  peu  clairs;  bibl.  dans  Brug- 
mann  KVG.  §  598.  —  Loer.  èx66ç  'à  l'extérieur'  <  *egzdhos 
*eghs-fos  est  phonétique,  cf.  épid.  è'xGoi  è'xOuj^;  ion.  att.  éKTÔç 
a  été  refait  sur  l'opposé  èvxôç;  élargissement  è'KToa-Oefv),  puis, 
par  abstraction  d'un  th.  èKTO-,  è'KxoSev  êktoGi  èxTocTe  (Wacker- 
nagel  KZ.  33,  40  sq.  Brugmaun  Gr.Gr.^  96.  254). 

ëH,  lac.  hér.  crét.  delph.  paniph.  FéH  'six' 2)  <  gr.  comm.  *crFeE  = 
gall.  mod.chirec/i,  i.-e.  *sueks,  cf.  v.  \r\.së  'six'  seser  'six  hom- 
mes' môr-feser  'raagnus  seviratus,  sept  hommes'  (Fick  IP  322. 
Pedersen  K.  Spr.  I  78);  cf.i  -e.  "^seîcs  (Pedersen  IF.  V  77  sqq. 
Solmsen  Unters.  197.  206)  dans  gr.  comm.  *(JeH  >  béot.  'il, 
lat.  sex  (ombr.  sestentasiaru  'sextantariarum'),  got.  ftaths 
V.  h.  a.  sehs  v.  norr.  sex,  alb.  gaste  (<  *gjeste,  s<ks.  G.  Meyer 
Alb.  Spr.  138);  l'initiale  primitive  est  controversée  pour  skr. 
sdt  (sds-)  zd  xsvas  arni.  reç  (-ç  <  -ks)  lit.  (fléchi)  szeszi  v.slav. 
sestî 'six' ;  Pedersen  KZ.  38,  229  sq.  ramène  ces  cinq  formes 
à  nn  i.-e.  ^sueks\  bibl.  dans  Brugmann  Gr.Gr.^  213.  —  CKKai- 
b€Ka  'seize',  béot.  éaKiibeKâiii  f.  loc.  '16*^'  (voy.  Solmsen  Rh.M. 
63,  331).  —  éEriKOVTtt,  lac.  hér.  gort.  FeHriKOVTa,  béot.  éEeiKOvia 
'60'  d'après  TrevTi'iKOVTa.  —  éEaKÔaioi,  hér.  FeSaKàiioi,  lac.  é£a- 
KoiTioi  '60u'  d'après  xerpa-  éîtia-  etc.  —  eKioç  'sixième'  <  i.-e. 
*suekto-s,  cf.  skr.  sastdh  zd  xstva-,  lat.  sextiis  {-s-  d'après  sex), 
V.  irl.  sessed  gall.  chweched,  got.  saihsta  v.  h.  a.  sehsto  {-s- 
d'après  le  cardinal)  sehto  v.  norr.  sétte,  lit.  szèszfas  v.  slav. 
sestû  'sixième';  v.  pruss.  nschts  '6®'  <  *uksto  s,  *uks  étant  le 
degré  réduit  de  *ueks,  que  d'aucuns  voient  dans  arm.  reç,  cf. 
lit.  (emprunt)  ùszês  pi.  (à  côté  de  szëszios  pi.)  'couches'.  Brug- 
mann Grdr.  IP,  2,  17sq.  55.  Etc. 

hom.  eEaiToç 'choisi,  distingué'.  Voy.  s.  v.  aïvu|uai. 

1)  Meillet  Dial.  indo-eur.  26  ne  croit  pas  à  un  i.-e.  *egh-s  et 
tive  locr.  Ix^ôç  de  *ekstos. 

2)  Att.  épigr.  Çk  TTobOùv,  ëy  ôaKxûXuuv,  è'KiTOUç  (lEd-irouç  Arstt.), 
cf.  att.  ëKtrXeepoç  ëK-furivoç;  puis  secondairement  èEtrouç  ésbdKxuXoç 
(Meisterhans-Scliwyzer^  109.  In8). 


—     261     — 

èEa{(pvriç  'tout  à  coup'.  Voy.  s.v.  aînia.  —  L'épenthèsc  supposée 
par  Osthoff  Perf.  458  n.  1  et  Solrasen  KZ.  30, 6U2  (*éE-a9vmç  : 
dcpvuu  àqpvibioç)  n'est  pas  prouvée. 

èHairivriç,  dor.-âç,  ion.  èEaTTivov  Hpe.,  hellénist.  èEàînva  'subite- 
ment'; èEamvaîoç  'subit'.  Etym.  obscure;  lat.  oplnor  'penser' 
in-,  nec-oplniis  'inattendu'  v.  slav.  ne-vûz-apînû  m/sens  (Fick 
I^  367,  avec  doute)  sont  à  écarter  à  cause  du  vocalisme  et  de 
l'absence  de  négation  dans  le  grec;  autre  hypothèse  chez 
Walde  433. 

ion.  è'EacTTiç,  -loç  f.  Hpc.  GDI.  5702  (Samos)  'fils  faisant  saillie 
sur  un  tissu,  broderie(?)'  <  *èE-av-crT-i-ç,  R.cfTa,  cf.  ^kx.prati- 
sth-î-h  f.  'résistance',  selon  J.  Schniidt  Kritik  89  n.  1;  —  cf. 
plutôt  àcTiLia  biâcr^a  n.  'fil  de  chaîne'  ctTToiaai  'ourdir  une  trame'. 

èEauaTrip  ni.  'havet'  gl.  Voy.  s.  v.  aùuu  III. 

boni.  att.  é£nç  adv.  '*d'unc  seule  tenue,  en  se  suivant'  est  le  gén. 
d'un  subst.  *ëEâ  f.,  avec  maintien  du  ton  ancien  (cf.  )u(a  |uictç), 
cf.  ace.  dor.  ëSav  GDI.  4706,  156  (Théra).  3705,  78  sq.  (Ces). 
3756,  10.  3836,  108  (Rhodes).  —  Hom.  éEeiriç  (dorisé  èEeiâç 
Isylh)s  GDI.  3342,  74)  m/sens  est  le  gén.  f.  sg.  de  éEeîoç,  adj. 
issu  de  ëEiç  f.  '*tenue',  cf.  le  ntr.  pi.  éSeîa'  xà  éEfiç  Hésych., 
è'xecrOai  tivoç  'tenir  qc'  —  Att.  ècp-eEfiç  ion.  èTT-eEfjç  'de  suite', 
cf.  delph.  èirexei  adv.  GDI.  2642,47,  arg.  èç  xôv  èirexèç  èviau- 
t6v  et  Tût  èrrexèç  d|uëpa  Ath.  Mitt.  XX  289  (Calauric;.  8chulze 
(v>u.  ep.  293.  [Solnisen  Beitr.  1 239  sq.]  Cf.  aussi  èmax^p^  èvdxepoJ. 

éEoûXri  f.  dans  gén.  sg.  èEoûXriç  (Déni.)  ace.  pi.  èEoOXaç  (And.) 
'expulsion'  <  éE  +  *FoX-vâ,  cf.  YÔXajuoç  (c.-à-d.  F6X-a)uoç)' 
biuuYiaôç  IlésN'ch.,  ép.  et  pros.  tard,  oùXa)a6ç  (ail.  niétriciue), 
R.  FeX  'presser',  s.  v.  boni.  eïXuu  p.  223;  cf.  Solmsen  Unters.  79. 

è'Euj  'au  dehors'  <  èE  +  *ùj  i.-e.  *ô  prép.  (indo-ir.  a)  'vers',  cf. 
TTpôaauu  Trpôauj  <  *ttpoti-uu,  àv-uj.  Brugmann  KVG.  §  593 
(bibl.);  —  è'EiJu6ev,  è'EoGev  Stésich.;  —  lac.  èEeî"  è'Euj  Hésych., 
crét.  è'Eoi,  delph.  è'Eoç,  cf.  van  Herwerden  Lex.  suppl.  270.  284. 

èoïKa.  Voy.  s.  v.  eiKuûv. 

3.  sg.  èôXei  Pind.  P.  IV  233  (eonj.  Boeckli),  pqpf.  de  eïXuu,  R.  FeX 
(voy.  p.  223),  cf.  è'oXTra  èop^a  è'oïKa. 

€0p*  OuYÔTrip.  àveqjioç  Hésych.  (sens  inexacts),  eopeç'  Trpoari- 
KOVTCç,  (TuYTÉveîç  Hésych.  è'op  (<  gr.  comm.  *Fhehop  par  *Feliop) 


—     262     — 

est  un  voc.  (psilose  dialectale,  att.*ëop.  Sommer  ih'.  Lautst.  41), 
nom.  *êujp  =  skr.  svâsâ  (th.  svàsar-)  zd  x'awhar-  'sœur'  arm. 
]choi/r{<  '■'khe[h]u7'  i.-e.*sues6r-^  nom.pLJchor-kh  <  *suesor-es, 
gén.sg.  Jvher  <  *8uesr-os.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  504.  Meillet 
Esq.  18. 25.  28. 58)  lat.  soror  (<  ^suesôr)  v.  irl.  siur  fiur  gall. 
chwaer  bret.  t'huai'  (<  celt.  *svesor-.  Fick  IP  324.  Henry 
Bret.  169.  Pederseu  K.  Spr.  I  73  sq.);  cf.  got.  sidstar  v.  h.  a. 
swester  v.  norr.  syster  (comme  got.  daûhfar  etc.,  ou  sicisfor 
<  *suesô7',  cf.  norr.  run.  swestar;  t  d'après  les  cas  obliques 
comme  got.  loc.  sg.  swi.str  <  *suesr-i)  lit.  sesu  -ers  v.  pruss. 
swestro  (th.  en  -«;  ic  par  influence  allemande?)  v.  slav.  sesfro 
(th.  en  -a)  "sœur';  \.-e.*suesor-  'sœur'.  F.  de  Saussure  Mém.  218. 
Delbriick  Vervvandtschaftsnamen  84  sqq.  Jobansson  Beitr. 
140  sq.  IF.  III  226.  Solmsen  Unters.  205.  Brugmann  Grdr. 
P  121  et  passim.  IP,  1,  333  i). 

èopYn  f-  'Topùvri';  èopYfiaar  Topuvficrar,  èoçifilexai'  TopuvÔTai 
(Poil.  Hésych.  etc.);  cf.  ôpTà^eiv,  ion.  ôpYâv  ôpTiZieiv  "pétrir, 
masser,  corroyer',  puis  è'pbuu  êpYov  èpfàleaQax,  R.  Fepx,  ail. 
wùlen  'pétrir';  èopYn  (paroxyton  pour  *èopYri?)  <  *F£-FopY-â. 
Solmsen  Unters.  256  sq.  (bibl.). 

hom.  att.  éoptri  (sur  l'esprit  rude  voy.  Sommer  Gr. Lautst.  124  sqq.) 
ion.  ôpxri  (<  éoptri,  eo  >  o  en  syll.  fermée)  dor.  éopxd,  éol. 
(gramm.)  êpoTiç  (ace.  eporiv  Eur.  El.  625  et  ailleurs)  f.  'fête 
religieuse',  éopir)  <  ■•Te-Pop  Ta  (Sonne  KZ.  13,442.  Solmsen 
Unters.  257),  éol.  epoiiç  <  *Fepa-Tiç,  cf.  è'pavoç  m.  'pique-nique, 
quote-part,  service  charital)le'  <  *Fepa-voç  ^uera-,  hom.  fipa 
(Fripa)  qpépeiv,  èm  fjpa  qpépeiv  'rendre  un  service',  v.  h.  a.  uerên 
ghcerên  giwerôn  'accorder  qc.  à  qn.'  v.  sax.  warôn  'accomplir', 
éopxr)  avec  toO  6eoû  ou  tuj  GeiD  prim.  'prestation  à  la  divinité' 
(Brugmann  IF.  XIII  155  sqq.). 


1)  I.-e.  *suesôr  a  été  décomposé  en  *s«e-  rhéme  du  pron.  ré- 
fléchi (cf.  s.v.  éKupôç)  +  *sôi'  'femme',  cf.  skr.  fém.  pi.  tisràh  zd  fiêrô 
V.  irl.  teoir  «  Hisôres)  'trois',  i.-e.  Hisor-  *tisr-  diss.  de  *tri-sor- 
Hri-sr-,  skr.  fém.  pi.  câtasraTji  zd  catanrô  v.  irl.  cetheoir  'quatre', 
R.  se?',  cf.  0-1-.  çïpuj  i;xt.  seriêtt  sera  et  voy.  s.  vv.  ôap  ôapcç.  Brug- 
mann Curtiiis'  Stud.  IX  394.  Grdr.  IJi  470  sq.  Bug-g-e  BB.  14,  75  sq. 
Meringer  IF.  XVI  171  sq. 


—     263     — 

lîom.  é6ç  adj.  poss.  'son'.   Voy.  s.  v.  e. 

ion.  èTTâXnç  (èîTaXéa  Xéaxnv  Hsd.  Trav.  493,  ou  ètt'  ctXéa?)  'plein 
de  monde  (?)'  <  èm  +  ion.  àXnç  'rassemblé'?  ^) 

€TTaXTTvoç  (ÈTTaXTTVÔç?  ètt'  dXTTvôç  Bcrgk)  Pind.  P.  VIII  84  'doux, 
agréable  (retour)',  cf.  àXirviaioç  superl.  Pind.  I.  IV  (V)  12  et 
voy.  s.  V, 

ép.  èTTacrcrÛTepoç  ord.  pi. 'qui  se  pressent  l'un  l'autre';  au  sg. 
(KÛjLia)  A  423  '(vague)  qui  succède  à  une  autre',  comp.  formé 
sur  l'adv.  *èTT-av-(Tu,  cf.  àaavjia'  âXXa  êtt'  aXXoiç  Hésyeh.,  hom. 
TTaacTubiri  'en  toute  bâte',  cTeûuj  (pf.  êaau^ai)  'pousser'.  Sonne 
KZ.  13,  422.  Brugmann  Rb.  M.  53,  630 sqq. 

•èTT-auplcTKUj  {in  aupéuj  Hsd.  Trav.  419),  fut.  moy.  inf.  inavpr]- 
(TecrBai  Z  353,  aor.  èTTrjOpov  'parvenir  à,  toucher,  avoir  une  part 
de,  obtenir,  jouir  de'.  Etym.  inconnue. 

■èn-ei  prim.  'sur  ce,  à  savoir  que',  puis  'après  que,  alors',  cf.  eî-ia 
êîT-eiTa;  —  ion.  èirriv  <  eTrefi]  ctv;  —  att.  èTrdv  <  èrni  ctv  (cf.  cl. 
èm'i  GDI.  1151);  —  boni.  èTiei-n  'puisqu'on  vérité',  cf.  gr.  r\ 
'réellement,  vraiment'  fî-Toi,  i.-e.*è,  skr.d  empbatique,  v.b.a.  -â 
dans  ihh-a  'moi  je'  nein-a  'non'  (Brugniaini  KVG.  §  828);  — 
èîTei-bri  'puisque',  cf.  bri,  bfiia,  bri  ttou  'tout  de  même',  l'î-bii 
'déjà';  —  att.  èireiba  v<éTTeibiT  dv.  Brugmann  Gr.Gr.3  533sqq. 
(bibl.). 

■€TT-eiYuu,  ipf  boni.  è'TreiYev  'presser,  pourcbasser;  moy.  se  bâter'; 
traité  comme  simple  à  l'époque  postbom.,  ipf.rÎTTeiTOv  aor.i^Tieix- 
6iiv  pf.iiîreiYMai;  n'est  parent  ni  de  aÎTeç  'flots  de  la  mer'  arfiç 
'tempête'  aÏYXii  'éclat  de  lumière'  ûu-.éjati  'se  mouvoir  en  trem- 
blant' (R.  aig)  ni  de  R.  aig  'sauter'  dans  aïE  ariii.  aie  'cbèvre' 
zd  haèna-Wç,  cuir'  boni.  ïSaXoç  'bondissant'  (épitb.  des  cbèvres 
sauvages),  cf.  Brugmann  IF.  XVI  498  n.  1  ;  pour  ÏKiap  adv. 
voy.  s.  V. 

€716 lia  etc.  Voy.  s.  v.  eÎTa. 

boni,  èTT-evr|vo0e.  Voy.  s.  v.  èvi'ivoGe. 

éol.  eTT-epoç.  Voy.  s.  v.  eîpoç. 

ép  èTTecT-péXoç  'lanrant  des  paroles,  injurieux' <  èîTecr-  tb.  de 
èrroç  +  pôXoç  m.  PoXi'i  f.  'jet';  ép.  èTrecjpoXbi  f.  'parole  téméraire'. 

1)  La  forme  de  l'adj.  ne  favorise  pas  le  sens  traditionnel  de 
*chauffé'  {à.\iô.  'chaleur'). 


—     2G4     — 

aor.  è'Treqpvov.  Voy.  s.  v.  Oeivuj. 

éTTiîPoXoç'à  qui  qc.  est  échu,  qui  est  en  possession  de';  gort.  èîTâ- 
PoXd  f,  GDI.  4991  V50  'part  revenant  à  qn.,  quote-part',  cf-ènri- 
PoXri"  laepoç.  ri  èTTiPoXri  Hésycli.,  KairiPoXri"  tô  éTTipàXXov  chez 
Eiirip.  Mots  formés  d'après  énriYopea)  Pind.  éTTûYopiâ,  èîrriKOoç,. 
èrrriiLioipôç  etc.,  KttTriYopoç  KarriKOOç  etc.  Brugmann  Ber.  d.silchs. 
G.  d.W.  1901,  p.  103. 

poét.  èTTriCTavéç  prini.  'qui  dure  un  an'  (èm  Féroç,  èir'  èroç  ,  puis 
'qui  dure  longtemps,  suffisant  pour  longtemps',  cf.  (ïriTàv-io-ç 
(aTiTÛveioç  ar|Tavuubriç)  'de  l'année' s.  v.  crfJTeç;  l'ri  comme  dans 
éirri^oXoç,  voy.  s.  v.;  il  y  a  eu  haplologie  de  *-FeTi-Tavoç  (cf. 
TTep-uai)  ou  de  *-FeTO-Tavoç;  -Tavoç  <  i.-e.  *-tnno-  (cf.  R.  ten^ 
skr.  tdn-  'extension,  durée'  irl.  tan  'temps'),  morphème  d'adj. 
temporels,  cf.  skr.  divàtanah  'diurnus'  lut.diûtwus  pnstinus  etc. 
\\t.  ((((burtinas'-ddtueV  (fZrtftrtr 'maintenant).  Brugmann  Ber.  d. 
sachs.G.d.W.  1901,pp.l01.105.  Grdr.  IP,  1,  285 1).  — Autres 
dérivés  de  en'  è'TOç  :  è-neTriaioç  èiréTeioç  'annuel'. 

hom.  èîrriYKevibeç  f.  pi.  e  253  'préceintes'.  Voy.  s.  v.  aTKuuv. 

è'TTrjXuç,  -uboç  etc.  Voy.  s.  v.  èXeùBuu, 

èirripeia  f.  Voy.  s.  v.  hom.  àpeir). 

hom.  èTTr|peT)uoç  'garni  de  rames';  tragg.  eùripeT)aoç 'bien  garni 
de  rames':  pour  *éTT-epeT|uoç  etc.  d'après  hom,  boXixiÎpeT)uoç 
'aux  longues  rames',  c.-à-d.  *boXixo-epeTpoç:  cf.  Wackernagel 
Dehnungsges.  21  scjq. 

hom.  èîTriTrîç,  -où  (ènriTëeç  f.  pi.  Ap.  Rh.)  'réfléchi"?  affable,  bien- 
veillant?'; hom.  èTTriTÛç,  -uoç  f .  qp  306  'affabilité'.  Étyni.  peu 
claire;  voy.  Diintzer  KZ.  13,  4.  Bezzenberger  BB.  4,348.  Cur- 
tius''  386  (*èTT-riFe-Tr|ç  :  skr.  dvati  'favoriser'). 

ép.  è7Tr|Tpi)uoç 'au  tissu  serré,  d'où  :  dru,  pressé,  nombreux'<  èîTi 
+  lÎTpiov  'chaîne  d'un  tissu'.   Bezzenberger  BB.  5,  313. 

èrri  ÊTTi  adv.  et  prép.  'sur,  dessus' =  skr.  dpi  adv.  et  prép.  'en  ou- 
tre, aussi;  (loc.)  chez,  en,  ;V  zd  a'pi  v.pers.  apit/,  arm.  ec  'aussi, 
et',  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  445),  i.-e.  *epi  'près  de  là,  là- 
dessus,  à  la  suite  de',  à  côté  de  quoi  *opi  dans  gr.  ÔTTi-Gev  'par 
derrière'  ÔTTuûpoi  etc.,  lat.  ob  'contre,  vers'  v.  lat.  'circum,  juxta* 

1)  Sur  la  forme  èirriTavô;  Hsd.  Trav.  607  et  Hymn.  à  llerin.  lia 
voy.  Brugmann  Ber.  etc.  p.  101  n.  2. 


—     265     — 

[operiô  <  *op-verlô)  osq.  li  p  op  'apiid'  onibr.  os-  <  *o^;s-,  et  *pi 
dans  att.  m-élM  (R.  sed'ètre  assis')  et  TTTuxn  <*7Ti-uxa^),  skr. 
pi-,  lit.  -pi.  èm  semble  avoir  assumé  une  partie  des  fonctions 
de  la  prép.  indo-eur.  *obhi  {-.^ehài?)  'vers,  sur  qc.  ;  à  la  suite 
de'  (skr.  abhi  :  got.  hi  v.  h.  a.  lu  'près  de'),  que  le  lat.  ob  repré- 
sente aussi,  quant  à  la  fonction,  sinon  phonétiquement  -)  ;  cf. 
encore  alb.  épsre  'qui  se  trouve  au-dessus'(Gr-  Meyer  Alb.  Spr.  96) 
got. //"^^^mrt 'subséquent'.  Curtius''264.  Brugmann  KVG.  §596. 
Giinther  IF.  XX  105 sqq. 

è'iTi-pbai  (èTTÎpbai)  f.  pi.  (sg.  ace.  è'TriPbâv  Pind.  P.  IV  14U;  sur  l'a 
voy.  Solmsen  Beitr.  I  269)  'lendemain  de  fête',  sens  premier: 
'venant  à  la  suite';  -pb-  est  la  forme  réduite  de  *ped-  'pied',  cf. 
skr.  upa-bdd-  'piétinement,  trépignement,  piaffement'  zd  upa- 
-bda-  'ineir  fra-bda-  'pied  de  devant'  (J.  Schmidt  KZ.  25, 55 sq.)^ 
puis  gr.  dial.  Ttebà  'immédiatement  après'  arni.  t/et  'derrière, 
après,  avec' (<*i-/<e^ 'dans  la  trace  du  pied')  lett.  ^t^2 'après, 
derrière'  (cf.  péda  'empreinte  des  pieds').  —  Avis  anciens  chez 
Curtius-^  588;  Bury  BB.  18,  292  est  à  écarter. 

hom.  (oùk)  èTTÎeiKTOç    Voy  p.  222  n.  1. 

hom.  fut.  èiTieiaoïuai  'je  poursuivrai',  ptc.  aor.  èTTieiaauév)]  0424, 
cf.  eïao|uai  aor.  3.  sg.  èeiaaTO  eïcfaTO  'il  alla'  3.  duel  èei(jd(T9riv 
0  544  KaTa-eiaaTo  A  358.  Ces  formes  n'appartiennent  pas  à 
eî|ui  'j'irai',  mais  ont  possédé  un  F-,  cf.  skr.  réti  'aller  tout  droit, 
faire  un  effort  vers,  poursuivre,  etc.'  fltâh  'en  droite  ligne' 
cltâ  f.  'série'  vithih  et  vîthî  f.  'série;  rue,  chemin',  lat.  via  'che- 
min' osq.  viii  ombr.  via  via  vea  abl.'viâ';  bibl.  chez  Osthoff 
BB.  24,  169 sqq.;  pour  gr.  oiiiioç 'chemin'  voy.  s.  v. 

èTTiZâpéu) 'fondre  sur'  (Eur.  Ph.45.  Rhes.  441),  mot  arcad.  selon 
Eustathe  909,  27,  mais  n'est  pas  l'équivalent  phonétique  de 
éTTi-papéuj;  voy.  s.  v.  Ziuupôç. 

ép.  èTri-2[dqpeXoç  'violent';  ép.  -Oùç  (d'un  *èTTi-Z:a(pe\riç,  cf.  Z^aqpe- 
Xe'ç"  .  .  .  ctYpiov.  GujaOùbeç.  icTxupôv;  ZlaqpeXûJç'  laeYaXoKÔTuuç  Hé- 

1)  Pour  crét.  iri-biKvOTi  voy.  p.  171  n.  1. 

2)  Pas  de  traces  sûres  dun  i.-e.  *ebhi  en  grec;  èqpiopKéiu  doit 
son  9  à  l'aspiration  initiale  du  2d  membre  du  composé  et  semble 
être  une  innovation  des  dialectes  du  NW.;  att.  èinopKéa).  Sommer 
Gr.  Lautst.  47  sqq.  52  (bibl.). 


—     266     - 

sycli.)  adv.,  cf.  ZiâqpeXoç  (Nie.  Al.  568)  'violent  (ttûp/<  éol.  la- 
prcf.  intensif  +  éol.*cp€\-  <  *gUJiel-,  cf.  è-eé\uj  et  cpaXi^er  6éXei 
Hésych.  (Prellwitz2  150)? 

€TTi-r|pavoç  'agréable  à  fHoni.);  auxiliaire  de;  qui  protège  con- 
ti'e'.  Voy.  s.  V,  iipavoç. 

€7Ti-Kdp(Jioç.  Voy.  s.  V.  èY-Kâpaioç. 

€TT(-Koupoç  'qui  s'élance  au  secours  de'  ('Ettikôpoç  Crotone 
GDI.  1639);  èmKOupéuj  'secourir';  èrriKOupiâ  f.  'assistance;  ren- 
fort'. -Koupoç  <  *-Kop(J-o-ç  (Solmsen  KZ.  30,  600  sq.)  'cou- 
rant':  lat.  currô  'courir'  (<C*cm'sô  i.-e.  *qrsô)  currus  'char', 
V.  sax.  V.  norr.  hross  ags.  ho7's  v.  h.  a.  {h)ro.<i  'coursier'  (germ. 
comui.  Virussa-)  ags.  v.  li.  a.  horsc  v.  norr.  horsl^r  'rapide' 
m.  h.  a.  Tiurren  'se  mouvoir  rapidement'  (Frolide  BB.  14,  105), 
gaul.lat.  c<7/TM.ç 'char'  (-rr-<-r.s--)  irl.  carr  'biga,  vehiculum' 
(<  i.-e.  *qrsô-s,  cf.  Foy  IF.  VI 332,  338),  arra.  kar-kh  'chariot' 
(emprunt  aux  Galates,  cf.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  458);  skr. 
carsanih  'actif,  remuant'  (Zupitza  KZ.  37,  399)  est  moins 
sûr  ^);  R.  çer.s'  'courir,  être  rapide'  ^);  *qers-  {*qere-s-)  est  élargi 
de  *(s)qer  dans  gr.  cfKaipuj  'sauter'  Kap9)aoi-  Kivr|creiç  Hésych., 
v.  h.  a.  scerôn  'être  pétulant',  lat.  (s)corusctis  'tremblant,  bran- 
lant, vibrant'  scurra  'bouffon'  etc.  selon  Persson  Wzerw.  86. 
166  sq. 

€Tri-|ui-|Xiç,  -iboç  ï.  sorte  de  néflier  (Diosc),  cf.  infîXov  'pomme' 
et  à^a)LiriXiç  f.  sorte  de  néflier  (Hpc.)  et  voy.  Ath.  XIV  650  d. 
653  f,  citant  une  forme  ô|uo|nr|Xîç  d'Acthlios. 

<\tt.  èîTi-Erivov  'billot,  èTTiKÔTravov',  cf.  E^vôç  ni.  'tronc  équarri, 
bloc,  Kopiuôç'  Suid.  et  voy.  s.  vv.  Eaivuu  Eéuj. 

èTTioûcioç  CapTOç)  '(pain)  du  lendemain'  ^Év.  Matth.  VI  11. 
Lue  XI  3),  adj.  formé  sur  f)  èTrioûaa  '  è'TT-eim,  de  eî|m  'ibo')  fi|uépâ. 

IttittXov,  ord.  pi.  è'TTiTrXa,  èTTiîrXoa  Hrdt.  I  94  et  papyr.,  épir. 
èTTiTroXa  GDI.  1365  'mobilier,  meubles',  cf.  gort.  èTtiTTÔXaia  XP'V 


1)  Aussi  skr.  kàsthâ  f.  'carrière,  but'  selon  Bezzenberger  RB. 
16,  120;  voy.  d'autre  part  la  réserve  de  Bartholomae  IF.  II  269  n.  3 
et  les  avis  diltérents  d'Uhlenbeck  Aind.  Spr.  s.  v.  et  Johansson  IF. 
XIV  314  sq. 

2)  L'hypothèse  d'un  *qyers-  (èiriKoupoç  diss.  de  *èTTÎ7Toupo;. 
Solmsen  Javlenija  14)  est  superflue. 


—     267     — 

^ttTa  'biens  meubles'  GDI.  4991  V  41;  —  hellénist.  èTriTToXri  f. 
'surface',  ion.  att.  éTTiiroXfiç  g'én.  adv.  'à  la  surface'  <  èm  + 
TTe\o|uai. 

€TTi7TXooç  -ttXouç  ui.,  èmiTXoov  11.  'membrane  qui  recouvre  les 
intestins,  épiplooii'  <  *èTri-TrXoFo-ç  :  lit.  j)lévè  f.  'pellicule  (lait, 
œufs)'.  Curtius'"'  271.  Fick  I'  478;  voy.  s.  v.  TiéXua. 

ép.  è7TÎ-ppo9oç  '*qui  fait  du  bruit  en  faveur  de,  secourable;  — 
*qui  fait  du  bruit  contre,  injurieux  (Soph.  Ant.  413)'  <  èm  + 
poGoç  m. 'bruit';  éTTippoBéuu  'approuver  bruyamment;  —  éclater 
en  injures  contre  (Soph.  Tracli.  264/  '). 

hom.èTTi- (Tku  VIO V  'peau  du  front  au-dessus  des  sourcils',  cf.  CTKÛvia 
n.pl.  'sourcils'  (Nie. Th.  177.443)  ctkûXov  'dépouille  d'un  ennemi 
tué'  aKuXoç  n.  'peau  de  bête',  skr.  .skunoti  'couvrir'  etc.  Cur- 
tius-'  169. 

€TTi-a|LiuY6p6ç  'affligeant,  lamentable'  (Hsd.  Ap.  Rh.);  boni. -ûjç 

adv.  Y  195.  h  672.  Voy.  s.  v.  (TiuuYepéç 
«TTicrcTai  f.  pi.  'filles  puînées'  EM.,  cf.  è'îTiaaov  tô  uaTepov  y^vô- 

pevov,  hom.  luéraaaai  f.  pi.  'brebis  d'âge  moyen'  i  221,  "Aju- 

qpiaaa "AvTicrcra  Tiepiaaoç  'superflu'; -crcro-  <  -k-io  .  Curtius-'' 209. 

Brugmann  Gr.Gr.^  205  (bibl.).  IF.  XMI  351  sqq. 

tragg.  èrri-acruTOç  'qui  s'élance  vers' :  skr.  cî/«/^///  'poussé'  zd 
framta-  'entré  en  mouvement'.  Voy.  s.  v.  aeûuj. 

hom.  èTTi-aauuTpov  ord.  pi.  'bande  de  roue',  cf.  aOÙTpov  'jante' 
Poil.,  CuuTpeùpaTa  •  Ta  toû  Tpoxoû  EùXa*  Km  ô  èm  toûtoiç  ctî- 
bripoç  èTTÎ(JuuTpovHésych.,èu-acj"a)Tpoç 'aux  bonnes  jantes'(Hsd.). 
*aa'â)Tpov  <  i.-e.  ^qViô[i(]-tro-,  cf.  hom.  è'-craeue  'il  poussa, 
chassa'  skr.  cydvatë  'se  mettre  eu  mouvement'  etc. 


1)  Prelhvitz^  151  voudrait  distinguer  deux  adj.  et  donner  à 
iun  le  sens  de  '*qui  s'élance  au  secours  de,  utile',  en  tant  que  pa- 
rent de  skr.  rdthah  (cf.  un  avis  analogue  chez  Zubaty  Listy  filol. 
XV  460.  KZ.  31,3)  zà  rada-  'char'  lat.  rofa  \v\.roth  gnMrhôd  v.  h.  a. 
rad  lit.  ratas  'roue'  lit.  ritù  'je  roule'  irl.  rethim  'je  cours',  mais  l"?-- 
initial  indo-eur.  attesté  par  ce  groupe  ne  peut  apjiaraitre  en  grec 
sans  une  «prothèse  vocalique».  —  Skr.  râclhah  n. 'faveur'  got. -j-êda)! 
'soigner,  conseiller'  v.  slav.  rarfî7  'soin'  (F.  de  Saussure  Mém.  169) 
sont  aussi  ;\  écarter. 


—     26«     - 

éTTicfTa^ai,  fut.  èTTicTTricroiuai,  aor.  riTTi(TTr|0Tiv 'savoir';  adj.  verb. 
éTTiaTiiTÔç ;  ÊTTiaTriimi  f. 'habileté,  science' 'i;  le  sens  premier 
fut  'se  placer  dans  l'attitude  requise  pour',  cf.  èTTi(JTà)Lievoç  jnèv 
aKOVTi  0  282  et  wh.&.fir.stan  ags.  forsfa7idan  (angl.  to  under- 
.sfand)  'comprendre'.  Curtius  Verb.  I-  148  sq.  (bibl.).  Bréal 
MSL.  X  59  sq.  —  L'avis  de  Fick  GGA.  1881,  p.  1426,  Wb. 
I*20sq.  {'.^kv.  cètati  'paraître;  percevoir',  \)t(i.  cif-fd-Jn  est 
erroné. 

hom.  etc.  èTriaxepuO  'sur  toute  la  ligne,  continûment'  <  *èTrl 
axepuj  instr. (cf.  BrugraannGr.Gr.3229. 250.409.  KVG.§596); 
pour  le  ton  voy.  s.  v.  èKTTObuOv;  cf.  (Jxepôç  'contiiiens'  dans  èv 
axepuj  Pind.  évcTxepuO  Ap.  Rh.  I  912  m/sens,  boni.  Xx^pîn  ^• 
'^continent',  synonyme  de"HTreipoç,  bellénist.  ô\o-ax£PnÇ  'com- 
plet', R.  ffXÊ  'tenir'  (voy.  s.  v.  è'xw)  +  suff.  -po-  (Kretschmer 
Einl.  281). 

liom.  èTTiTCtppoBoç  'protecteur';  rapport  obscur  avec  èTTÎ-ppoGoç; 
-Ta-  inexpliqué;  xàppoGoç  Lycopbr.  m/sens  est  abstrait  du  préc. 
(Wackernagel  Dehnnngs<;es.  37). 

hom.  éniTribéç  (att.  éTTÎTribeç)  'de  la  fa(,'on  appropriée;  à  dessein, 
exprès';  posthom.  èîTiTribeioç  'approprié,  nécessaire';  èîriTribeuu) 
's'occuper  avec  soin  de';  èiriTribeuiua  n.,  crét.  èTTiraboupa  Cnosos 
Cauer  Del.  132,  12  'occupation,  genre  de  vie'.  érriTribéç  serait 
issu,  non  de  *èm  lâbe  ace.  pi,  ntr.  (Brugmann  Grdr.  IV  684), 
mais  d'une  formule  *èm  tô  fjboç  'in  id  commodum,  in  id  bonum, 
ei  l)ono',  cf.  lat.  idOneus  '*ayant  les  qualités  pour  cela'  <  */VZ(> 
adv.  —  got.  ita,  i.-e.  ^id  -j-  ^'ô  postpos.  'vers',  selon  Brugmann 
Dem.  140  sqq.  (bibl.). 

aor.  èTTiTÔ(Taaiç  ptc.  m.  sg.,  èrréToaae  3.  sg.  ind.  (Pind.  P.  X  33. 
IV  25)  'parvenir  à,  toucher,  atteindre'.  Étym.  inccmnue. 

hom.  éTTiujYai  f.  pi,  e  404  'endroits  de  la  côte  où  s'abritent  les 
vaisseaux,  rade',  cf.  hom.  îuuyiî  f.  E  533  'refuge,  abri  contre  le 
vent'  <  *Fi-FujYn,  R.  Fay  'briser'  (voy.  s.  v.dTVûpi),  sens  premier  : 
'lieu  où  se  brisent  le  vent  ou  les  vagues'. 


1)  La  forme  tluMuatique  èinaTiv  a  envahi  Tiiid.  èirioTtiTai  TT  243. 
—  Un  primitif  gr.  comm.  ^èni-oiOTaMai  (Wackernagel  KZ.  33,  201  est 
invraisemblable. 


—     269     — 

eTTOfiai,  ipf.  ion.  att.  e'iTTÔiariv,  aor.  é(TTrô)Liriv  ^)  'suivre'  =  skr.  m- 
catè  'accompag-ner,  suivre',  cf.  lat.  sequor,  irl.  -sechetar  ""se- 
quontur'  sechem  'action  de  suivre',  lit.  sekù  sèJcti  'suivre',  puis 
lut. .soclus  (<  *soquios)  'compagnon'  =  ags.  secj  '*comi)aii:non  : 
homme';  zd  hacaHl  v.  lat.  f>equô  ont  la  flexion  active  (par  inno- 
vation?); i.-e.R.seç'?'.  Curtius''  460.  Etc.  -).  —  Pour  got.. sa/Zi^m 
'voir'  voy.  s.  v.  èvvéîTuu. 

€Troç,  él.  cypr.  Féiroç  n.  'mot'  =  skr.  vâcaJi  n.  zd  vacah-  n.  'pa- 
role', cf.  g-r.  ace.  ÔTia  (nom.  *6\\))  f.  ôcraa  f.  'voix'  èvoTiri  eirreiv 
(voy.  s.vv.j,  skr.  vdkti  vivaJcti  ptc.  uktdh  zd  vac-  'dire,  parler', 
lat.  vocô  'appeler'  vôx  gén.  vôcis  (=  skr.  ràk  zd  vdxs)  'voix' 
omhr.  suhocaii  'invoco',  v.\r\.iai'ma-foich  'il  demande',  v.h.a. 
gi-icahannen  'mentionner',  v.  pruss.  en-nmckè'imai  'nous  invo- 
quons' irackïtwei  'appeler',  i.-e.  R.  neqU  'parler'.  Curtius^ 
459  sq.  Etc.  —  Arni.  goçem  'je  crie,  je  mugis'  fait  difficulté 
pour  le  sens  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  436). 

è'TTOvy,  -OTTOç  m.  'huppe',  cf.  èiTOTroç"  ôpveov  Hésych.,  è'TTuuTra' 
àXeKipuôva  ctYpiov  H.,  aTraqpoç  H.  (assim.  de  H-nacpàç.  J.Sehmidt 
KZ.  32,  357.  33,  455  et  voy.  s.  v.  p.  67)  :  lat.  npupa.  Onoma- 
topée; le  cri  de  l'oiseau  est  noté  èTTOTTOÎ  Ar.  Ois.  58,  cf.  227; 
textes  et  légendes  chez  Thompson  Greek  birds  54  sqq. 

€TTTd  'sept'  =  skr.  saptd  zd  hapta  arm.  ewthn  (Hiibschmann 
Arm.  Gr.  I  445)  lat.  septem  irl.  secht  n-  gall.  seifJi,  i.-e.  ^sejifrij; 
got.  sibun  V.  h.  a.sibun  ags.  seofon  {-n  maintenu  à  cause  d'un 
germ.  comm.  *sebuni  à  côté  de  *sebun)  avec  perte  du  -f-, 
d'après  l'ordinal  '^septmtâ-s  diss.  en  ^sepmto-s;  la  dentale 
apparaît  dans  septun  (pour  seftun)  de  la  loi  salique  (forme 
peut-être  latinisée  de  ^sifun)  ;  lit.  (fléchi)  septjjm\  v.slav.  .sednû 
abstrait  de  sedmû  '7^';  ^\h.  .state  {<,*s[e\ptrh-ti-.  G.  Meyer 
Alb.  Spr.  415.   Brugmann  Grdr.  P  97n.  Curtius^  265.  Brug- 


1)  Hom.  etc.  è'-aire-To  éOTTOixo  éOTTéaBai  rappellent  skr.  sâ-çcafi 
(i.-e.  *se-sqV'e-)  et  sont  du  type  ê-ire-cpvo-v ;  d'autre  part  nouv.  ion. 
et  att.  inf.  oiréoBai  ptc.  airôiuevoç  impér.  (èTT(-)aTTou. 

2)  Gr.  éiTTo-  dans  aouv-eiTTâdGai*  auvaKoXouGnaai  =  lat.  secto- 
dans  sectârï  'escorter'  lit.  af-sekfas  'dépisté,  découvert'.  Bruaniann 
Grdr.  lU,  1,  39fi. 


—     270     — 

luîiuii  Grdr.  II-,  2, 18  sq.  (bibl.).  —  é-riTaKÔaioi  hér.  énTaKÛTior 
'700'.  —  Pour  €pbo)iioç  '7^'  voy,  s.  v.  p.  21 1. 

ëTTU)  (à|ucpi-  bi-  èqp-  |ue6-  Trepi-),  ipf.  -eiirov,  aor.  èTT-ecJTTOV  T  294 
inf.-CTTTeîv  's'occuper  de,  apprêter'  =  skwsdpati  'soigner,  s'appli- 
quer à  qc'  zd  hap-  'teuir'  ^).  De  là  ôttXov  'arme',  prim.  'outil', 
Fick  P  138.  561.  Brugraann  Grdr.  IP  1021. 

hora.  3.  pi.  pqpf.  éTiubxaTo  M  340  '(les  portes)  étaient  fermées'; 
lùx-  est  le  degré  long  fléchi  de  R.  segh,  voy.  s.  v.  è'xuu,  cf.  auv- 
■uuxabôv  Hsd.  Théog,  690  'continûment'  ion.  att.  ÔKuuxn  f.  (àv- 
bi-  KaT-  auv-)  hom.  auv-OKuaxÔTe  B  218  '(épaules  i  resserrées'. 
Hrugmann  IF.  XIII  280 -).  — Autres  avis  chez  Schuize  Qu.  ep. 
228,  Solmsen  Unters.  40,  256,  Bezzenberger  BB.  27,  155  à 
écarter. 

epâ  f.  (cf.  è'paç*  t^Ç  Hésych,)  'terre';  hom.  etc.  epaZie  'à  terre'; 
cf.  TToXûripoç  •  TToXuâpoupoç.  TiXoûaioç  Hésych.  :  v.  h. a.  ero  'terre', 
puis  V.  norr,  iqrfi  'sable'  got.  airpa  v.  h.  a.  erda  v.  norr.  iqrd 
'terre'  (germ.  comm.  "^erpô  f.)  v.  irl.  (Stok.es  BB.  25,  255)  -ert 
'terre'  arm.  (Pedersen  KZ.  38,  197)  erl-ir  'terre'. 

hom.  etc.  è'pa-)uai  et  (thématique)  èpào)Liai  TT  208,  aor.  3.  sg. 
ilpàcraaTO,  att.  èpàuu  'aimer  d'amour,  être  épris  de';  poét.  èpaTÔç 
'aimable';  hom.  èpaTÎ^uj  'être  avide  de';  hom.  etc.  èpaxeivôç 
'agréable';  hora.  (lesb.)  èpavvôç  'aimable'  <  *èpa(J-  n.  'amour' 
(en  rapport  apoph.  avec  è'puuç)  +  suff.  -vo-ç;  att.  èpacrrôç  'ai- 
mable'; epuuç  m.  'amour'  a  passé  dans  la  flexion  des  th.  en  -t- 
(cf.  TéXuuç  :  *Ye^«cr-  et  ibpuuç),  gén.  è'puuToç  (bibl.  chez  Brug- 
mann  Gr.Gr.^  207);  hom.  è'poç  dat.  è'puj  ace.  è'pov  m.  a  passé 
dans  la  flexion  des  th.  en  -o-  (cf.  hom.  têXoç  et  voy.  Solmsen 
KZ.  29,  109).  Parenté  incertaine;  skr.  anh  'qui  désire,  avide,. 


1)  Bartholoniae  Airan.  Wb.  1764  g-roupe  skr.  sâpati  zd  hap- 
et  gr.  éÎTTTO^ai.  [L'étyni.  de  Schwyzer  Mél.  de  Saussure  263  sq.,  âiTTO) 
d'après  ùittôç  =  skr.  saktdJi  'suspendu  à',  i.-e.  *siaqVtô-,  en  place  d'un 
*ëMPu),  *dpiu  etc.,  i.-e.  *se^dgV'ô  *s7agUô  etc.,  me  semble  compliquée 
à  souhait.] 

2)  Wackernagel  NGG.  1902,  p.  737  sqq.  conteste  cette  doctrine, 
lit  avec  Aristarque  èTTiûxaTo  et  y  voit  un  pqpf.  de  éTT-o(TvO)ui  'fermer', 
ce  qui  séduit,  mais  l'emploi  du  préverbe  èîTi-  pour  changer  le  sen& 
du  verbe  en  son  contraire  est  mal  attesté  par  ailleurs. 


—     271     — 

dévoué;  hostile,  impie;  m.  (aussi  drih)  ennemi'  (Fick  GGA. 
1881,  p.  1425  sq.)  a  un  -i-  ambigu  (J.  Schniidt  Plur.  386)  ^j;  — 
le  rapport  èpaioç  :  skr.  ratdh  'trouvant  plaisir  à',  i.-e.  *rm-t6-s 
R.  rem,  cf.  skr.  râmatê  'être  en  repos,  se  réjouir,  etc.'  (Brug- 
mann  KZ.  23,  587  sq.  Grdr.  P  199)  a  été  abandonné  par  son 
auteur;  —  v.  h.  a.  ruowa  râwa  rasta  'repos'  got.  razn  'maison' 
(Persson  Wzervv.  242  n.  1.  Hirt  Abl.  §  191;  sont  à  écarter 
(Hlibsclimann  IF.  XI  Anz.  55);  —  skr.  irsyati  {*f's-)  zd  ar^sijeHi 
'être  jaloux'  (p.  ex.  Hirt  l.cit.  Brugmann  KVG.  §  201)  est  écarté 
par  Hiibschmann  1.  cit.;  du  reste  Brugmann  groupe  aujourd'hui 
(Grdr.  IP,  1,  192.  531)  skr.  îrsyà  'jalousie,  envie'  hom.  àpeiri  f. 
'outrage'  (*r?'es-;  voy.  s.  v.  p.  76)  got.  airzeis  'errant,  égaré' 
V.  sax.  irt'i  'en  colère'  v.  h.  a.  irri  'égaré'  {*ers-)  lat.  errô  (*er.s-; 
d'après  quoi  sans  doute  er7'0ï'  pour  ^erôs),  d'un  subst.  ^eres- 
(souniis  à  l'apophonie)  dans  skr.  iras-yd-ti'W  se  tache'. 

è'pavoç  m.   Voy.  s.  v.  iopi\\. 

*èpàuj.  Voy.  s.  V.  ÙTT-epàuj. 

èpYov,  arg,  crét.  syrac.  etc.  FépYOV,  él.  FâpYOv  u.  (cf.  lac.  -fâ^ep- 
YÔp'  où  luicrBoiTÔç  Hésych.,  c.-àd.  'YeuupTOç')  'action,  (euvre, 
travail'  =  v.  h. a.  icerc  werah  v.sax.  werk  v.norr.rerA- 'ouvrage'^ 
cf. arni.ryo?'c',gén.^orco2/ (vocalisme  radical -o-)'o^'uvre' (Hiibsch- 
mann Arm.  Gr.  I  436),  zd  rar^za-  (<  i.-c.  ^uoryo-  ou  *uergo-} 
'action,  activité'  pers.  mod.  hcwz  'travail  rural',  v.  gall.  guerg 
'efficax'  gaul.  rergo-hretus  'cujus  judicium  efficax  est'  (magi- 
strat des  Eduens);  èpYavri  f.  'l'industrieuse',  épith.  d'Athéna;  — 
è'pbu)  (voy.  Sonmier  Gr.  Lautst.  131)  fut.  epHiu  aor.  hom.  epEa 
pf.  ëopYtt 'faire,  accomplir;  sacrifier';  èpbuu  <  *Fepzbuj  *uergiô 
=  v.sax.  loirkiu  v. h.  a.  wirch{i)u  'j'agis' ;  poét. epYiua  n.  'œuvre'; 
—  péCuj  'faire'  est  pour  *FpaZ:uLj  (par  influence  de  FepY-)  =  zd 
càV'ziieHi  'il  agit'  got.  icaïa-kja  v.  h.  a.  icurchiu  y.norr.  yrk 
'j'agis';  sur  pé^luj  on  créa  un  fut.  peEuu,  un  aor.  è'ppeEa  epeEa^) 
(Osthoff  Perf.  596  n.  1.  IF.  VIII  llsq.);  hom.  ctpeKTOç  'non 
fait'  T  150;  cf.  encore  v.  irl.  do{f)airci  'efficit,  paraf  fairged 

1)  Skr,  arili  :  got.  aljan  'zèle',  p.  ex.  Uhlenbeck  Aind.  Spr.  13. 
Got.  Spr.2  10,  est  incertain  (non  relevé  dans  Fick  III'*  20). 

2)  Hom,  êpeEa   est  par  métathèse   pour  *è€pEa  <[  *éF€pEa   selon 
Solmsen  Unters.  259, 


—     272      - 


'laciebaf  gaul.-lat.  Vergilius  (Fick  II*  273);  —  épfâCoiaai, 
arg.  crét.  FepT-,  att.  ipf.  ^\p^o.l6\xr\\  (cf.  pf.  eïpTacTiaai)  et  lîpT- 
'travailler';  èpYaTriç  ni.  ^)  èpTadxrip  m /travailleur';  arg.  èpYaaiâ 
f.  GDI.  3362  'travail,  construction';  ép-faaDipiov  'atelier' (>  lat. 
ergast-tdii-m.  Stolz  H.Gr.  507);  ôpYavov  'outil,  instrument'; 
ôpYia  n.  pi.  'culte  (secret)  d'un  dieu';  ôpYiâluj  'célébrer  des 
mystères';  att.  ôpYeuûv,  poét.  ôpYCiuOv,  -â)voç  m.  'membre  d'une 
confrérie  religieuse'  (cf.  Saglio  IV,  1,  235);  èôpYr)  etc.  (voy. 
s.  V.  p.  262).  R.  uerg  'agir'.  Curtius^  181.  Fick  1M31.  549. 
III*  395  sq.  Etc. 
honi.  è'p  YUJ  èpYâ6uj  (c.-à-d.  FepY-)  èépYiu  (èFépYUJ),  pf.  3.  pi.  è'pxoiTai, 
ipf.  3.  sg.  èépYvO  K  238,  att.  è'pYuj  (rare)  eïpYuj  tragg.  eipYotOoi, 
ipf.  oîTT-eîpYOV  KttT-eîpYOV,  fut.  Euv-épEuu,  dor.  fut.  epEuu  (lier. 
àqp€'p2ovTi  èqpépEovTi  auvhépEovTi),  ion.  è'pYUj  epYvû|ai  'enfermer; 
—  écarter';  cypr.  aor.  3.  pi.  KaTÉFopYOv  (r)'?)  GDI.  60  a  1  'blo- 
quèrent' de  %aTa-FépYUJ  ou  *KaT-eFépYuj  (Hoffmann  Gr.  D.  I  70. 
173.  265);  att.eipKTri  ion.  èpKTi'i  f.  'prison';  att.  eipY^ôç  m.  'em- 
prisonnement; prison' 2)  :  skr.  vrajdh  m.  'enclos,  parc,  étable' 
vrjdnam  'enceinte,  enclos'  (Curtius^  181)  zd  var'z-  'barrer' 
vdr^zdna-  var^zâna-  v.  pers.  vardana-  'communauté'  (Bartho- 
lomae  Airan.  VVb.  1378.  1424 sq),  irl.  fra'nj  'muraille'  gaél. 
fralgh  'clayonnage'  (Fick  II*  287);  cf.  Foy  KZ.  34,  244sqq. 
KZ.  35,50.  Meringer  IF.  XVII  153  sqq.;  i.-e.  *uerg-.  —  Lat. 
urgeô  (<  *uurgeô)  'presser,  pousser,  heurter'  goi.wrikan  'pour- 


1)  Unique  formation  en  -àrriç  d'un  th.  nominal,  pour  *èpYÔT)iç 
par  influence  de  èpYÔ^^oiuat,  cf.  béot.  FepYOTÛuv  IG.  VII  2776,  déve- 
loppement de  *FepYÔTâ(;.  Solmsen  Glotta  I  77  n.  1.  [Voy.  FrJinkel 
Glotta  I  278  sqq.] 

2)  La  diffôreni-e  entre  eïpYiw  'j'exclus'  (cf.  àîreîpYuu)  et  eïpYiu 
(forme  niée  par  Sommer)  eïpYvûui  'j'enclos'  (cf.  Ka9e(pYvû|ui\  sig-nalée 
par  Eustathe  et  admise  par  les  modernes  (p.  ex.  Curtius  Verb.^  II  28. 
Veitch*  234  sq.  264  sq.  Kiihner-Blass  IP  413  sq.)  est  artificielle;  sur 
l'alternance  de  l'esprit  doux  et  de  l'esprit  rude  voy.  Solmsen  Unters. 
221  sqq.,  précisé  par  Sommer  Gr.  Lautst.  127  sqq.;  pour  celui-ci,  il 
y  a  esprit  rude  quand  le  p  médial  est  suivi  d'une  sourde  (type 
^pan  <C*Fepoâ);  sont  phonétiques  eïpYUJ  pf.  €ÎpYMa>»  d'autre  part  è'psiu 
eïpEuu  eîpEa  pf.  2.  &g.  eîpEai  3.  sg.  cîpKTOi  adj.  verb.  âqpepKToç  Esch., 
mais  il  v  a  eu  des  nivellements. 


—     273     — 

suivre,  tourmenter'  lit.  vargas  'détresse'  v.  slav.  vi^agil  'ennemi' 
(Curtins  1.  cit.  Kluge  «  s.  v.  rcichen.  Hirt  Abl.  §  603)  semblent 
former  un  autre  groupe,  de  par  le  sens;  pour  lat.  vergô  'in- 
cliner, pencher  vers'  (Walde  659  sq.)  voy.  s.  v.  péMpuu  ;  pour 
lit.  verziù  'je  presse,  je  serre'  voy.  s.  v.  hora.  èpxaTduu. 
hom.  etc.  èpéBiveoç  m.  'pois  chiche  (fruit  et  plante)';  ôpopoç  m. 
'vesce'  (<  *è'popoç  d'après  gén.  etc.  ôpôpou)  :  lat.  ervom  'vesce' 
(<  ^ere[g]uo'm  ou  *ero[g]uom),  cf.  J.  Schmidt  KZ.  32,  325.  — 
V.  h.  a.  araweîz  arimz  ail.  erhse  v.  sax.  ei-it  m.  b.  a.  erirefe 
V.  norr.  ertr  f.  pi.  'pois'  (Curtius-'*  343)  semblent  être  des  em- 
prunts à  la  même  langue  non  indo-eur.,  plutôt  que  des  parents 
directs  des  mots  du  sud  (Rluge*^  97.  Hirt  Indog.  II  655.  Falk- 
Torp  EW.  196.  Fick  IIP  19 sq.);  -vGoç  dans  des  noms  de 
plantes  (cf.  Xepiveor  èpépiveoi  Hésych.,  ôbôXuveor  èpépivGoi 
H.,  etc.,  cf.  s.  V.  àqjiveiov  p.  109)  n'est  sans  doute  pas  grec; 
cf.  Kretsclimer  Einl.  402.  Fick  Vorgriech.  Ortsnamen  153. 

è'pepoç  n.  'ténèbres  des  enfers'  =  skr.  rdjas-  'obscurité,  poussière' 
arm.  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  443)  erek  (et  erekoy)  'soir'  got. 
riqis  -izis  'obscurité'  v.  norr.  r0(Jc)kr  -rs  'obscurité,  crépuscule', 
i.-e.  *{e)regVos  *{e)reglies-  (Curtius^  480.  Fick  P  117.  526. 
IIP  334.  Etc.),  cf.  V.  germ.  Requa-Uvahanus  (autel  votif  de 
Blatzheim;  bibl.  dans  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  88);  ép.  flesb.) 
èpepevvoç  (<*-€a-vo-ç) 'ténébreux';  poét.èpe|uv6ç  (<*èpep-vo-ç) 
m/sens. 

eper^a  n.  (pi.  Théophr.)  èpeT|u6ç  m.  (Gai.  Érotien)  èpiTiua  n. 
(llpc.)  èpiYiuii  f.  (scol.  Ar.  Gren.  505)  'fèves  écrasées';  èpÉTMÏvoç 
'fait  de  fèves  écrasées'  (Diosc);  èpeiKiç  èpiKiç  -iboç  f.  (pi.  Gai.) 
'orge  égrugée',  cf.  èpiKaç  •  ô  èpeT|u6ç  Hésych.  ;  èpiKÎTâç  àpToç  m. 
'pain  de  gruau'  (Séleuc.  chez  Ath.  III  114b)  :  èpeÎKuu  'briser; 
égruger'  ^). 

hom.  etc.  èpeeivuu  'interroger' <  *èpeF-€ivuj(SchulzeQu.  ep.  97); 
cf.  èpeuvàu)  'rechercher'  et  voy.  s.  v.  èpéuj. 

hom.  èpéeuj,  ion.  att.  èpe0iz;uu  'exciter,  irriter'  et  poét.  ôpoeuvuu 
'exciter,  pousser'  sont  pour  Lidén  U.  U.  A.  1894,  p.  80  n.  3  = 

1)  Le  vocalisme  de  la  S^e  syllabe  est-il  correctement  attesté? 
-i-  est  sans  doute  -ï-,  notation  tardive  pour  -ei-,  cf.  èpiKeiv  etc.  Hpc. 
cod.  Vindob.  0  (Hoffmann  Gr.  D.  III  285);  -e-  se  comprend  mal. 

18 


—     274     — 

BB.  21, 113  11. 1  des  élargissements  par  -dh-  Tcf .  PerssonWzerw. 

46  sq.)  de  la  R.  attestée  par  gr.  ôpvO)ai  "faire  se  lever'  lat. 

orior  's'élever'  etc.;  cf.  s.  v.  âpbiç  p.  75  (mais  gr.  [F]op66ç 

skr.  [v]ûrdhvâh  'droit'  sont  à  écarter)  '). 
èpeibuu,  pf.  fîpeiKtt  (Hpc.)  et  récent  èpnpeiKa  (Plut.),  pf.  pass. 

èpripeicTiaai  fjpeicriLiai  '^)  'appuyer';  è'pei(J)Lia  u.  'support,  étai*,  cf. 

àvT-ripiç  -iboç  f.  'contre-étai'  (voy.  s.  v.  p.  64)  :  lat.  ridica  f. 

'écbalas  quadrangulaire'.  Frobde  KZ.  22,  263;  cf.  Curtius°  724. 
èpeiKr)^)  f.  (<  *FepeiKâ)  'bruyère'   (Erica  arborea  L.)  :  v.  irl. 

froech  (<  celt.  *vroi'ko-s  ^))  gall.  grûg  slov.  vrês  russ.  veresû 

pol.  wrzos  lit.  viréis  'bruyère'.    Curtius^  742.    Fick  I*  551. 

IP  287.  Pedersen  KZ.  38,  314.  K.Gr.  I  60.  175. 
èpeiKU),  pf.  pass.  èpripiYMai  'briser,  déchirer',  aor.  bom.  fîpÏKe 

P  595  'se  brisa'  :  skr.  rilihdti  'rayer'  rèkhà  f.  'raie,  trait,  ligne' 

(avec  palatale  skr.  riqdti  liçàti  'tirer,  arracber,  brouter'),  lit. 

rêkti  'couper  du  pain'  rëkë  f.  'trancbe  de  pain'  raikyti  'tailler 

du  pain  en  trancbes'  (Frobde  KZ.  22,  264),  v.  h.  a.  nga  m.  h.  a. 

nhe  'ligne,  série'  v.  b.a.  riga  'ligne'  m. h. a.  rige  'ligne,  rangée' 

(Fick  P  115.  525.  IIP  343)  ags.  rdw  rdiw  (<i.-e.  *roiq-uà. 

Zupitza  Gutt.  67  sq.)  angl.  7'ow  'rangée',  gall.  rhicygo  'lacerare, 

dilauiare' r^2c^^ 'ruptura,  scissura' (Fick  IP  228),  i.-e.  *(e)re?ç- •''). 

—  Lat.  ringor  'ouvrir  la  bouche,  grincer  des  dents'  (Frobde 

1.  cit.)  est  à  écarter  (:  v.  slav.  rqgnqti  'hiscere'). 

1)  Le  groupement  de  Hirt  Abl.  §  244  de  gr.  èpé9iu  véd.  vrâdhant- 
sous  une  base  îierèdh  'exciter'  est  caduc;  le  sens  du  mot  véd.  est 
discuté  :  's'élevant,  faisant  l'important'?  Lidén  Ein  balt.-slav.  Anlaut- 
ges.  21  sq.  rappelle  v.  slav.  redû  '*fruit,  ^produit  de  la  terre,  nourri- 
ture', rodt7'partus,generatio,  gens,  naturaM.-e.*wrôrfA-*«rerf/i-*i«-orf/i-. 

2)  Hom.  pf.  3.  pi.  èpripébaTai  pqpf.  3.  pi.  èpr|pébaTO  sont  des 
corruptions  anciennes  pour  èpripibaTai  -to  (Fick  GGA.  1894,  p.  236. 
Brugmaun  Gr.Gr.3  358). 

3)  Meisterhans-Schwj-zer^  53  veut  lire  èpiKii  d'après  att.  épigr. 
'EpÎKeia 'EpiKeieûç  (l'exemple  le  plus  ancien  est  de  —341);  l'étym.  ne 
confirme  pas  cette  graphie. 

4)  Du  bas-lat.  (gaul.  latinisé)  brûga  un  dér.  *hrûgaria  >  fr. 
bruyère. 

5)  Lat.  rima  'fente,  lézarde'  est  ambigu;  <Z*reik-smâ  ou  *reik- 
-mâ  :  èpeiKiu,  ou  bien  <  *iirïd-mà  :  ags.  writan  'rayer,  écrire'  (mais 
non  *Hngmâ  :  ringor). 


—     275     — 

■èpeiTTiu,  pf.  pass.  liom.  èpépmTO  "renverser',  aor.  hom.  èpiTreîv 
"tomber,  s'abattre';  poét.  èpmvri  f.  "pente,  côte,  versant';  èpei- 
TTiov  ord.  pi.  "ruines'  :  lat.  ripa  "berge',  v.  norr,  rifa  "rumpere' 
rifna  "riimpi'  (Fick  KZ.  19,  263  sq.  Wb.  P  525.  IIP  344  sq.), 
iû.riathar  (<  celt.  '■^rei[p\dtro-)  "torrens'  gall.  mod.  rhaiadr 
"cataraeta'  m.  irl.  rëbaim  (<  celt.  ^reijjpô,  i.-e.  *reip-nô)  "je 
déchire'  (Fick  IP  228);  voy.  aussi  Persson  Wzerw.  161.  215 
n.  2.  234;  i.-e.  *(e)reip-. 

-épéiTTOiuai  (ptc.  prés.  èpéTTxuuv  Nonn.)  "*arracber;  se  repaître 
de,  manger'  :  lat.  rajnô  "enlever'  ^),  sAb. rjep  "j'arrache,  j'enlève' 
rjepes  "brigand'  (G.  Meyer  BB.  8, 189.  Alb.  Spr.  367),  lit.  rëplès 
f.  pi.  "tenailles'  v.  lit.  aprepti  "saisir',  skr.  rdpah  n.  "défaut 
physique,  lésion' véd.r«j9/izYa/i  "*lésé, malheureux',  v.  h. a. re/se» 
V.  norr.  refsa  "punir'  (Fick  P  118.  527),  irl.  rap  (<  *rapnô-) 
"every  animal  that  drags  to  if  recht  (<  *reptu-)  "attaque  sou- 
daine, fureur'  (Fick  IP  227).  Pour  gr.  àpiràZiuj  etc.  (R.  srep) 
voy.  s.  V.  p.  81. 

"épeaxTiXéuj  "offenser  par  des  propos  moqueurs',  cf.  èpicrxTlXoç* 
ô  Xoibopoç  EM.  (par  influence  de  epiç).  epecr-  semble  être  i.-e. 
*eres-  {*p's-  *e)'s-)  attesté  par  gr.  àpéç  "pXaiTTiKé'  àpeiri  f. 
"outrage'  skr.  irasyà  "malveillance'  v.  sax.  irri  "en  colère'  lat. 
error  {*erôs),  cf.  pp.  76  s.v.  àpeir)  et  271  s.  v.  è'pa|iai  sub  fin. 
et  V.  d.  Osten-Sacken  IF.  XXIII  380  sq.;  -xn^ei^J  est  obscur; 
Wackernagel  KZ.  33,57  rappelle  xn^^^ei'  P«TTTei,TTXëKeiHésych. 
et  traduit  "ourdir  une  querelle'  (très  douteux). 

epé-Triç  ni.  "rameur';  èpéacruu  att.  èpÉTTiu  (<  *èpeTiuj),  fut.  èpecJuj 
"ramer';  poét.  èpe-T-|uôç  m.,  ord.  pi.  èpeTjuà  u.  "rame';  hom. 
dpecriri  f.  (voy.  s.v.  p. 228);  uTTripérriç  m.  "rameur  en  sous-ordre; 
serviteur';  ûrrripecriâ  f.  "service  de  rameur;  les  matelots  (Thuc. 
1 143);  service'.  Skr.  arUvah  m.  "rame'  aritram  dritram  "gou- 
vernail' arità  m.  "rameur'  (i.-e.  *erà-),  lat.rém?/.s  (<  *retsmo-s  ^), 
cf.  v.lat.#/7Veswos)"rame',  \r\.yàme  "aviron'  ém-rera 'profectus 
est'  (Fick  IP  38  sq.),  v.  norr.  roa  ags.  rôican  m.  h.  a.  riiejen 

1)  Aussi  lat.  irpecc -icis  m. 'râteau  de  fer  pour  sarcler'  O-ital. 
'erpice  fr.  herse)  selon  Persson  Wzerw.  225.     [Voy.  Eriiout  El.  dial.  fil.] 

2)  Niedermann  c  u.  f  ini  Lat.  56  n.  1    propose   un    prim.  *7'ê- 
-smo-s,  qui  est  aussi  défendable. 


-     276     — 

'rainer'  v.  h.  a.  niodar  (i.-e.  *r6-)  'rame',  lit.  irti  'ramer'  irklas 
'rame'(?r-  <f-.  F.  de  Saussure  MSL.  VIII 434);  i.-e.*eré- 'ramer', 
aussi  dans  àXiripriç  '(rame)  qui  fend  la  mer'  (Eur.)  à|iq)r|pr|ç 
à|LicpripiKÔç  'à  double  aviron'  xpiripriç  (contre  Curtius^342)  irev- 
Triptiç  hon).  èeiKoaopoç  att.  eiKOCTopoç  ion.  (Hrdt.)  Tpir|K6vT€poç 
TTevTriKÔVTepoç  att.TpiâKOvropoç  îrevxriKovTopoç  (voy.  J.Schmidt 
KZ.  32,  327)1).  Curtius^  342 sq.  Fick  P  363.  III*  346.  — 
Sur  skr.  aratih  'serviteur'  irl.  ara,  ace.  araid  'serviteur'  zd 
m^Yii 'serviable  ;  serviteur,  aide'  =  skr.  râtih  'serviable'  voy. 
Brugmann  IF.  XIX  384.  —  Sur  v.  norr.  ags.  âr  (angl.  oar) 
'aviron'  voy.  p.  ex.  Falk-Torp  EW.  s.  v.  aare  I. 

èpeÛYO|Liai  'vomir;  roter';  èpuYY^vuj  'roter';  èpuYil  f.  'rot,  éructa- 
tion' :  lat.  é-rûgô  ructô  'roter',  ags.  roc{c)ettan  'roter'  v.  h.  a.  H- 
■ruchen  'ruminer',  Vii.raugml  (râugêju)  rûgiu  v.  slav.  rygaja,  sq 
'j'ai  des  rapports'  (Curtius^  181  sq.  Fick  P  525.  IIP  349), 
arm.  orcam  'je  vomis,  je  rote'  (<  '^o-ruc-a-m.  Hiibscbmann 
Arm.  Gr.  I  483),  pers.  mod.  a-rôy  'éructation'  (Horn  Np.  Et.  5),. 
\.-Q.*{e)reug-.  —  Sur  lat.  n^mew/'wwm 'œsophage' voy. VValde  532. 

è peu 6 tu  act.  'rougir' =  v.norr.  rzdcfa 'rougir' ;  êpeuôoç  n.  'rougeur'; 
èpeuGiâuj 'devenir  rouge';  èpeuOébavov  (et  èpuGpôbavov) 'garance': 
skr.  rôMtali  (h  <  dh)  zd  roo^ôita-  'rouge,  rougeâtre',  v.  norr. 
riôdr  ags.  réod  'rouge'  got.  gariuds  (mieux  gariups)  'honorable', 
prim.  'qui  rougit  facilement',  lit.  raùsvas  (<  *reudh-s-)  'rou- 
geâtre',  i.-e.  *{e)reudh-.  — èpuGpôç  'rouge';  èpuBpiàu)  'rougir 
(de  honte)';  'EpuBpai  f.  pi.  (cf.  Rothenhurg)  'EpuBîvoi  m.  pi.,  cf. 
B  855;  epuGpôç  =  lat.  ruher  (ombr.  ruf  ru 'rubros')  v.  slav. 
rûdrû,  i.-e.  *{e)rudh-7'o-s,  cf.  v.  norr.  rodra  f.  'sang  (des  bêtes 
abattues)'  skr.  riidhiràh  {*rudhdro-s)  'rouge,  sanglant'  rudhi- 
rdm  'sang',  puis  skr.  rodhrah  hidhrah  m.  'symplocos  lacemosa', 
arbre  dont  l'écorce  fournit  une  poudre  rouge;  i.-e.  *(e)rMC?A- aussi 
dans  lat.  rtihor  (<  *rudîws)  'rougeur',  v.  h.  a.  rotamo  (<  *rudh- 
-men)  'rougeur',  v.  slav,  rûdèti  sq  {=  lat.  ruhere  v.  h.  a.  rotên) 
'rougir  ;  —  cf.  en  outre  i.-e.  *{e)7'Oîidho-s  dans  skr.  lôhâk 
(<  *rôdhd-)  'rougeâtre,  m.  métal  rougeâtre,  cuivre,  fer',  lat. 

1)  (Lesb.)  Téppr|Tov  Tpir)pri<;  Ilésych.  <;  *Tepp-r|priTov;  *Tpi-epriToç 
'à  triple  rang-  de  rames',  d'un  *ô  è'priTOç  ou  *i*|  ^pht»!  'la  nage'.  Brug- 
mann  IF.  XIII  152  sq. 


-     277     - 

(d'un  dial.  '-'rôfos)  rûfus  "roux'  ombr.  rofu  'rubros',  irl.  ruad 
gall.  mod.  rhudcV Y ow^é  (gaul.  Boudus  Ande-roudus  n.  pr.,  cf. 
Fick  II*  234),  got.  raups  v.  norr.  raudr  ags.  réad  v.  h.  a.  rôt 
'rouge'  V.  norr.  raude  'minerai  de  fer  rouge',  lit.  raùdas  rau- 
dônas  'vow^a'  raudà  "couleur  rouge'  v.  slav.  rudû  "rouge'  ruda 
"airain,  métal',  puis  lat.  rôlms  rôheus  rôhius  "rouge'  (conciliant 
dial.  *rôfos  et  lat.  'h-ôhos  "sombre'  <  i.-e.  "^rôbhos.  Osthoff  Et. 
Par.  I  79  sqq.)  rôhnjô  f.  "rouille,  nielle  ou  rouille  des  blés'^),  gr. 
^puai^n  f.  "nielle'  èpuaÎTreXaç  n.  "érysipèle'  (<  *èpua(Ji-)  ^),  ags. 
rûst  V.  h.  a.  rost  "rouille'  (<  *rûdhsto-),  v.  slav.  ruzda  lit.  rùdis 
lett.  rusa  (<  *rûdhscl)  "rouille',  skr.  (gramm.)  lôstam  "rouille  du 
fer',  et  \îKi.rîissus  (<  *n<c?A-.so,s)  "rouge  foncé',  v.  h.  a.  ros(a)mo 
(<  "^rudh-s-men)  "rouille',  lit.  rùsvas  (<  *rudh-s-)  "brun  rouge, 
brunâtre'  (Persson  BB.  19,  269  sqq.  J.  Schmidt  KZ.  32,387. 
Brugmann  IF.  VI  103.  Johansson  IF.  VIII  162  sqq.  bibl.).  Cf. 
Curtius^  252.  Fick  P  1 16.  298. 526.  III*  351 .  Etc.  —  Selon  Pers- 
son Wzerw.  48. 123  n.  2.  237  sq.  i.-c.*ereudh-  est  l'élargissement 
d'un  i.-e.  *ereu-,  cf.  skr.  arundh  arusâh  "rougeâtre'  zd  a"rnsa- 
"blanc'  skr.  (postvéd.)  ravih  m.  'soleil'  arm.  (Hiibsehniann  Arm. 
Gr.  I  424)  arev  'soleil',  puis  i.-e.  *ereu-t-  dans  lat.  ru-t-ilus 
'rougeâtre'  {<*ru-td-ro-s  avec  dissim.  de  r — r  en  r— Z  pour 
Niedermann  IF.  XV  120  n.  3). 

tpeuvâuj.    Voy  s.  v.  èpéuu. 

poét.  èpéqpuu  et  èpéîTTuu "couvrir  d'un  toit';  hom.ùv|;-r|pecpi'"|ç"au  toit 
élevé';  ôpocpoç  m.  "roseau' (dont  on  couvre  les  maisons,  cf.  Q  451); 
ôpoqpn  f.  'toit'  :  V.  b.  a.  Mrni-reha  "crâne'  [hirni  "cerveau'.  Sclira- 
der  KZ.  30, 469  scj.),  i.-Q.*{e)rehh-.  —  Got.  ratis  n.  v.  norr.  reyrr  m. 
V.  b.a.  rôr  n.  'roseau'  (Hirt  PBrB.  22,234sq.  Hoffmann  BB. 
25, 1 06  sq.,  partant  d'un  i.-e.  "^rogUh-es-)  sont  à  écarter,  cf.  Ublen- 
beck  Got.  Spr.^  ]21sq.  Fick  III*  332. 

ép.  èpéxBou  "briser,  déchirer' :  skr.  râl-sas-  n,  "tourment,  esprit 
malin'  zd  rasah-  "dommage'  R.  {e)reJc])  (Bartbolomae  Ar.  Forsch. 
II 57.  Airan.Wb.  1516.  Wackernagel  Aind.  Gr.  1 240.  Brugmann 
Grdr.  P  562,  791.  Gr.Gr.^  129.  297.  KVG.  §  301;  doute  de 

1)  [Cf.  Ernout  El.  dial.  220  sqq.] 

2)  Sur  les  prétendus  rhod.   èpu9(p»T  f.  'nielle'  'EpuGîpioç  épith. 
<i'Apollon  selon  Strab.  XIII  613  voy.  Solmsen  KZ.  38,  442. 


—     278     - 

Kretschmer  KZ.  31,  432  sq.)-  —  ^Soiit  à  écarter  :  gr.  èpéYiaaTCt 
II.  pi.  (voy.  s.v.)  ;  —  v.  h.  a.  rwc 'saccade';  —  v.  irl.  (Persson  Wzerw. 
25  sq.  225.  Stokes,  avec  doute,  dans  Fick  II*  51  sq.)  orgaim 
'battre,  tuer,  léser'  (<  \.-t.'*porg-,  cf.  ariii.  7j«rA:-rtwem 'je  bats', 
selon  Lidén  Arni.  St.  85sqq.). 

hom.  èpëuu  (c.-à-d.  èpeFuu,  cf.  éol.  èpeuuu  Hdn.  I  453,  êpeue*  èpeûva 
Hésych.  et  autres  gloses  du  même  chez  Schulze  Qu.  ep.  97) 
èpéo)nai  et  eïpo|Liai  (<  *èpFo)uai),  fut.  hom.  eipr)cro|iai  att. 
èpr|(JO)aai  (*èpF-),  aor.  hom.  att.  7Îp6)uriv  inf.  èpéaGai  'demander, 
interroger'  ;  flexion  athématique  primitive  *èp6U|ai  ^)  *èpû|Liev 
*èpFevTi  *Épû|uai,  d'où  flexion  thématique  *èpeFuu  *èpFo|aai,  cf. 
crét.  èpeuTtti  'l\\xx\\a\,  TrpaKTopeç'  GDI.  4952  D  5.  5073, 18, 
èpeuvâuj  'rechercher'  êpeuvd  f.  (nom  postverbal)  'perquisition^ 
poét.  èpeeivuj  (<  *èpeF-eivuj)  'interroger',  ion.  eipiuTâuu  att. 
èpiuTCtiu  (<  *èpF-uDT-)  'interroger'  :  v.  norr.  raun  f.  'tentative,, 
essai,  recherche'  reijna  (<  *raunian)  'éprouver'  (Bugge  KZ. 
20,9.  Fick  IP  210.  P  528  sq.),  i.-e.  *{e)reu- ^).— Got.  rûna 
f.  'délibération  secrète,  secret'  v.  norr.  rûnar  f .  pi.  'runes'  v.  sax. 
V.  h.  a.  rûna  ags.  rûn  irl.  rûn  f. 'secret'  forment  un  autre  groupe, 
cf.  Torp  dans  Fick  IIP  348  sq. 

hom.  èpfiiaoç,  att.  epri|uoç 'désert,  solitaire,  isolé';  èpriiuîâ  f . 'désert'; 
èprijuouu  'dévaster'.  Voy.  s.  v.  àpaiôç  p.  73.  —  Sont  à  écarter  : 
got.  (Fick  III-'  24)  arms 'malheureux'  (< germ.  comm. *arbmazi 
lat.  orhus  gr.  ôpqpavoç  'privé  de  parents'  selon  Johansson  PBrB. 
15, 223sq.,  Noreen  Grd.  d.  germ.  Phil.  I'-^  575;  cf.  Falk-Torp- 
EW.  32  sq.,  Torp  dans  Fick  III^  19;  autres  avis  chez  Osthoff 
PBrB.  18,  251  sqq.,  Meillet  MSL.  X  280);  —  zd  (Benfey, 
Fick  Pli,  Prellwitz-  155)  a'rime  adv.  'tranquillement'  (voy. 
Bartholomac  IF.  VII  60  sq.  bibl.  Airan.  Wb.  189sq.);  —  lit. 
(F.  de  Saussure  Mém.  166)  romùs  'calme'  (voy.  s.  v.  ^pé)ua). 

poét.  è p ri  TÔuj  2) 'retenir,  contenir,  tenir  à  distance';  cf.  (cypr.,  voy» 


1)  Cf.  1.  pi.  prés.  .subj.  èp6Îo,uev  A  62    par  ail.  métrique   pour 
èpë[F]-o)u€v. 

2)  Walde  535  verrait  un  élargissement  de  */-eu-  dans  lat.  riispoy-^ 
(gramm.)  'fouiller,  scruter,  rechercher';  c'est  plus  que  douteux. 

3)  èpriTuovTo  0  3.  367  etc.,  èpriTiJ€iv  B  76  par  ail.  métrique;  voy. 
Schulze  Qu.  ep.  339. 


—     279     — 

Hoffmann  Gr.  D.  I  166.  283)  èparoGev  (plus  exact  èpaTOuGev 
aor.  pass.  3.  pi,  =  hom.  èprixOGev  B  99)*  àveTTaûcTavTO  Hésych., 
qui,  avec  dor.  èpâTÙei  Soph.  (Ed.  Col.  164,  indique  un  gr.  comm. 
-â-.  Étym.  obscure  ;  lat.  sera  f.  Verrou'  (L.  Meyer  I  442)  est  à 
écarter  ( :  skr  svâruh  m.  'longue  pièce  de  bois,  poteau  du  sacrifice', 
selon  Walde  564);  —  Schulze  Qu.  ep.  325  sq.  suppose  un  rapport 
avec  èpÛKUL)  (voy.  s.  v.). 

èpi-  préf.  intensif  'très'  (èpi-auYrjç  èpi-aùxnv  èpi-ax6r|ç  etc.).  Ori- 
gine peu  claire;  cf.  pour  le  sens  àpi-  (p.  77);  épi-  =  véd.  ari-, 
i.-e.  *m-,  àpi-  étant  issu  de  i.-e.  *rri-,  ou  bien  véd.  ari-  =  àpi-, 
alors  que  èpi-  leur  est  étranger?  —  Sur  èp-  (éol.  è'pBupiç  f. 
'grande  porte'  EM.  Hdu.)  devant  consonne  (pour  éviter  une 
série  de  quatre  brèves)  voy.  Hoffmann  Gr.  D.  II  235. 

è'pîBoç  m.  f.  'serviteur,  servante;  journalier';  èpi9evjuu  'travailler 
à  gages'.  è'pï6oç  comme  nom  abstrait  a  pu  signifier  '*aide  pour 
le  travail',  d'une  base  erëi  erôi,  cf.  skr.  rîtih  'courant,  course, 
cours  des  choses'  rlnah  'liquéfié,  coulant',  lat.  rïvos  'ruisseau' 
(cf.  aussi  skr.  rayah  'courant,  course,  hâte,  impétuosité',  v.  slav. 
na-roj  'affluence')  et,  avec  le  même  élargissement  -dh-,  ags. 
je-rœde  m.  h.  a.  ge-reite  'prêt'  v.  norr.  g-reidr  'prêt,  libre' 
m.  h.  a.  he-reite  'disposé  à,  apte  à'  v.  norr.  rida  'aller  à  cheval, 
se  mouvoir  vivement'.  Brugmaun  IF.  XIX  384  (bibl.).  —  èpî- 
6aK0ç  m.  èpiBevjç  m.  èpi9u\oç  m.  'rossignol  des  murailles',  épî- 
GâKri  f.  'pain  d'abeilles',  èpîeaKuubTiç  adj.  Épich.  fr.  61  K.  (sens 
obscur)  se  rattachent  à  êpïBoç,  mais  la  filiation  des  sens  n'est 
pas  claire. 

èpîveoç  (Hom.),  èpïvôç,  att.  èpiveoiç  m,,  èpîvàç,  -dboç  f.  'figuier 
sauvage  ;  figue  sauvage';  èpiveôv  èpivôv  'figue  sauvage';  èpivàZiuj 
'hâter  la  maturation  des  figues  par  la  piqûre  de  la  mouche  à 
tarière  (caprification)'.  Selon  Prellwitz  BB.  22,  284  sq.  èpîveôç  : 
epicpoç  'chevreau',  cf.  lat.  caprificus  et  mess.  TpcxYoç  ('bouc') 
'figuier  sauvage'  (cf.  Paus.  IV  20,  2),  -î-  comme  dans  v.  slav. 
jariua  'laine'.  —  èpïvôç  :  lat.  ornus  'orne,  frêne  sauvage'  (Bally 
MSL.  XII  323  sq.)  est  à  écarter  (voy.  s.  v.  àxepujiç  p.  107). 

epïvoç  m.  (Nie.  Diosc.)  sorte  de  campanule  (?).  Étym.  inconnue. 

'EpïvOç,  -ôoç  f.  'divinité  vengeresse;  malédiction  vengeresse';  — 
épith.  de  Déméter  en  Arcadie  (Paus.  VIII  25,  6);  arc.  èpïvûeiv 


—     280     — 

'tô  eufiô)  xpncreai,  être  en  fureur'  selon  Paus.  1.  cit.  et  EM.  Ori- 
gine douteuse  :  selon  Frohde  BB.  20, 187  sq.  èpïvôç  <  *èpucr-vûç 
avec  dissini.  de  u — u  en  i  — u  :  skr. rôsati  rûsyati  *;  'être  de  mau- 
vaise humeur'  rustah  rusltcûi  'irrité',  lit.  rûstas  'rébarbatif.  — 
Sont  à  écarter  :  véd.  Saranyûh  nom  d'un  être  mythique  féminin 
(Kuhn  KZ.  1,  439  sqq.  Curtius''  344);  —  epïvuç  :  hom.  apn  att. 
àpd  f.  'malédiction'  (Pott,  Bréal  MSL.  VIII  252  sqq. j;  —  arc. 
èpïvûuj  (sic)  <  *èpïvvuu)  *èpïF-vu-uu  :  lat.  rîvâlis  rîvînus  v.  slav. 
rîvînû  'rival',  R.  {e)rïu  'rivaliser;  garder  rancune  à' (Hoffmann 
Gr.  D.  I  102  sq.  [cf.  Johansson  Beitr.  122  sqq.]  Fick-Bechtel 
Persouenu.2  436).  —  [Voy.  Solmseu  Beitr,  II  ch.  9.] 
att.  éol.  epiov  'laine'.  Voy.  s.  v.  eîpoç  p.  228. 

hom.  etc.  èpioûvioç,  hom.  èpioûvriç  épith.  d'Hermès,  peut-être 
'très  intelligent'  <  èpi-  +  -ouv-  *-ouav-,  cf.  hom.  ouat-oç  gén, 
'oreille'  (voy.  s.  v.  ouç)  et  Y  34  r\h'  èpioûvriç  'Epineiaç,  ôç  èm 
9pecri  TTeuKaXi|uriai  KÉKaaTai  et  l'emploi  de  zd  us-  'oreille,  en- 
tendement' au  sens  de  'puissance  de  conception,  intelligence'. 
Brugmann  Grdr.  IP,  1,  309  n.  3.  —  Autres  avis  chez  Ahrens 
Phil.  35,  101,  Wackernagel  Verm.  Beitr.  39,  Hoffmann  BB. 
15,  88  sq.  Gr.D.  I  276  (d'après  Bergk),  Johansson  BB.  18,  30, 
Solmsen  KZ.  32,  288  sqq.,  van  Herwerden  Lex.  suppl.  674. 

è'piç,  -iboç,  ace.  hom.  è'piba  è'piv,  att.  è'piv  f.  'lutte,  discorde';  èpiZluu 
ép.  èpibaîvuu  poét.  èpib|uaivuj  'être  en  querelle'.  Etym.  douteuse; 
èpiç  a  été  rapproché  de  skr.  di'ih  arih  'ennemi,  hostile'  (L.Meyer 
1447.  Hirt  Abl.  §543.  Brugmann  KVG.§426,  tous  trois  avec 
doute,  cf.  Persson  Wzerw.  26.  84,  qui  y  joint  à  tort  hom.  dptî  f. 
'violence'  et  son  groupe  -).  —  Sont  à  écarter  :  gr.  èpéGuu  (voy. 
s.  V.);  —  skr.  rtih  ftiJi  f.  'attaque,  lutte'  v.slav.  retl  {rati)  f. 
'lutte'  (Fick  P  10  sq.  169);  —  v.  norr.  reita  v.  h.  a.  reizen  'ex- 
citer' (Hirt  Abl.  §  543)  ;  —  arm.  lier,  instr.  heriv  'colère,  ja- 
lousie, lutte'  (p.  ex.  Scheftelowitz  BB.  29,  52;  hei'  :  skr.  Irsyâ 
hom.àpeiri  selon  Lidén  Arm.  St.  83sq.);  —  v.norr. erta  (<  gcrm. 


1)  Skr.  rôsati  :  gr.  àXûuu  'ôtxQ.  hors  de  soi'  selon   Schulze  Qu. 
ep.  310  sq.  (voy.  s.  v.  p.  47). 

2)  Skr.  i7'asyâti  'se  fâcher'  (Fick  IP42..  Bnigmann  Grdr.  1^461. 
KVG.  §  200.    L.  Mi-yer  I  447,  connue  alternative)  est  donc  écarté. 


—     281     — 

comm.  *artian)  'agacer,  taquiner'  (Falk-TorpEW,  196  sq.);  — 
néerl.  rijten  "déchirer,  lacérer'  (Schrijnen  KZ.  42,  100). 
êpicpoç  m.  "chevreau'  (suff.  -lilio-)  :  irl.  (moy.  et  mod.)  earh  "che- 
vreuil' (<  celt.  *erl>os,  i.-e.  ^er-bho-s)  =  nwéd.  jiùf  norv.  dial. 
erv  jarv  jerf'giûo  borealis'  (bibl.  chez  Osthoff  Et.  Par.  I  307), 
puis  lat.  ariês  'bélier'  ombr.  erietu  "arietem',  lit.  é'ras  lett. 
jèrs  y.  pruss.  eristian  "ag-neau'  serb.  russ.  jarina  "laine  des 
agneaux'  (Fick  P  494  etc.)  anii.  (selon  Lidén  Arm.  St.  23  sq.) 
oroj  (<  '^eroj)  "agneau,  agnelle'.  Voy.  aussi  plus  haut  p.  229 
n.  1.  —  V.  h.  a.  rêh  "chevreuil'  ail.  riche  "chevrette'  skr.  (cf. 
.Johansson  IF.  II  52  sq.)  riçyah  m.  "antilope  mâle'  (Hirt  Abl. 
§  542,  dans  l'hypothèse  douteuse  d'une  base  eroi  "mâle  de 
quadrupède')  sont  à  écarter. 

è  p  i  uu  Xr)  f.  "tourbillon,  tornade,  ouragan'.  Etym.  obscure.  —  [Voy. 
Solmsen  Beitr.  II  ch.  9.] 

êpKOç  n.  "clôture,  cloison,  barrière;  —  filet  de  chasse';  épKeîoç, 
att.  ëpKeioç  "qui  concerne  Teuceinte  d'une  cour'  ^).  Selon  Me- 
ringer  IF.  XVII  157  sq.,  le  sens  initial  fut  "claie,  clayonnage', 
cf.  lat.  sarcina  "faisceau,  paquet'  sarciô  "ravauder,  rapiécer', 
prim.  "réparer  (une  paroi  clayonnée)',  cf.  sartus  tecfus  "(maison) 
clayonnée  et  couverte,  donc  :  toute  prête'.  —  La  parenté  avec 
V.  slav.  sralca  "vestis,  tunica'  (<  slav.  comm.  *sor7xâ.  Solmsen 
KZ.  32,  275  sq.  Meringer  1.  cit.)  est  douteuse  à  cause  de  lit. 
szafhas  "vêtement  de  pêcheur',  qui,  s'il  n'est  un  emprunt 
(Solmsen  1.  cit.),  fait  supposer  une  initiale  îc-  (Torbiornsson 
LM.  I  31);  —  lat.  surculus  "rejeton,  scion,  drageon'  (Meringer 
1.  cit.)  est  un  dim.  de  surus  "branche,  piquet,  pieu'.  —  Voy. 
aussi  s.  V.  ôpKoç. 

I.  ëp|ua  n.  (*aF-)  "centre  de  gravité,  support,  étai';  hom.  épiuîva 
m.  ace.  sg.  x\t  198,  épiiiîcTiv  dat.  pi,  0  278  'pied  de  lit'  :  lit.  sveriù 
sverti  "soulever,  peser'  i^varùs  "lourd'  svoras  "poids  d'horloge' 
Hvàras  "livre,  f.  ;  balance',  v.  h.  a.  sirfn-i  siviir  "lourd',  lat.(5-  :  su-) 
sërius  "sérieux'  (cf.  lat.  gravis  "lourd;  sérieux'  et  got.  sicërs 
"honoré,  estimé'),  selon  Vanicek  Lat.  Spr.  -  348. 


1)  Le  tardif   épKâvii   f.  'haie'  est   une   modification    de   ôpKdvii 
d'après  è'pKoç. 


—     282     - 

II.  ion.  att.  é'piaa  n.  'écueil'  <  *Fepcr)Lia,  i.-e.  *uers-mn  =  skr. 
vârsma  n.  'éminence,  colline'  (Frôhde  BB.  17,304)  vdrsîyan 
comp.  'plus  haut',  lat. «errwca  {<i*versuca)  'éminence,  verrue', 
irl.  ferr  'meilleur'  (<  *vers-  '*supérieur')  farr  'colonne,  pilier' 
^2i\\.gwarr  'occipitium,  cervix'  (Strachan  IF.  II  37<».  Fick  IP 
274),  ags.  icearr  'durillon',  v.  slav.  vrîchû  'sommet'  lit.  virszùs 
'le  dessus'^).  Voy  s.  v.  piov.  —  Arm.  i  ver  'vers  le  haut,  en  haut' 
(Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  495)  est  à  écarter  (<  *upero-,  cf. 
gv.  ÙTTèp,  selon  Bugge  KZ.  32,  59,  Pedersen  KZ.  38,  194). 

III.  epiua  n.  'pendant  d'oreilles';  KaGepjua  n.  m/sens.  Voy.  s.  v. 
eïpuu  I.  p.  229  etn.  2. 2) 

^piLiaiov  'bonne  aubaine',  prim.  'don  d'Hermès  (dieu  des  heu- 
reuses rencontres  et  des  rapides  fortunes)'.  EM.  Suid.  Phot.  ^). 

épiuriveùç,  -éujç  m.  'interprète';  épinriveijuj,  épid.  aor.  fip|udveuO"e 
GDI.  3339, 88  'exprimer  sa  pensée  par  la  parole  ;  faire  connaître  ; 
traduire'.  Etym. obscure.  A  été  rattaché  par  Prellwitz-  157  à  R. 
ser  'lier'  dans  eïpiu  I.  et  lat.  sermô  f.  'entretien,  conversation', 
prim.  'liaison',  mais  sermô  {s-  :  su-)  est  plutôt  parent  de  osq. 


1)  Curtius^348  (bibl.)  tenait  les  mots  skr.  lat.  lit.  v.  slav.  pour 
parents  de  ôpoç  'montag'ne',  mais  ôpoç  n'a  sans  doute  pas  eu  de  F-. 

2)  Il  \  a  une  métaphore  obscure  dans  hom.  |ae\aivéuuv  'ép\x'  ô6u- 
vduuv  A  117;  cet  é'piua  a  été  tantôt  rattaché  à  eïpu),  donc:  'série,  en- 
chaînement' (Ameis),  tantôt  pris  pour  é'piua  I.  au  sens  de  'point  d'appui, 
fondation,  oriy-ine'  (p.  ex.  Buttmann  Lexil.  I  113),  tantôt  (Curtius^ 
347;  très  douteux)  rattaché  à  6p|un  f.  'impetus',  cf.  àcpopiun  'point  de 
départ,  source'  et  tiré  dès  lt)rs  de  R.  ser  dans  skr.  sârati  si.sarti 
'courir,  couler'. 

3)  L'étym.  de  'Epiafiç  est  inconnue;  dor.  'Epjiâç  «  *'Ep|uaâ(;) 
éol.  'Epiuâç  ép.  'Epinéâç  'Epiueiôç  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  240  n.  1)  ép. 
tardif  'Epiaeîriç  ion.  att.  'Epiuriç,  puis  thess.  Ep]uauou  dat.  GDI.  1300 
sont  les  hypocoristiques  de  *'Ep)uaFujv  (cf.  TToTibôç  :  TToTeibaFuuv),  cf. 
'Epiadujv  Hsd.,  lac.  'Epfudiuvi  dat.  inscr.  métrique  Le  Bas-Foucart  167,  5, 
lac.  arc.  'Epiaâvoç  gén.,  mess.  'Epiuâvi  dat.  etc.  Les  opinions  de  Kuhn 
{:  skr.  Sâramêyah  'fils  de  la  déesse-chienne  >S'rtramâ',  gr.  ôpiuri '*tem- 
pête'),  Max  Millier  ('EpiiUâç  '*fi!s  de  l'aurore'),  Welcker  (:  gr.  ôpimî 
'succession  du  jour  et  de  la  nuit,  de  la  vie  et  de  la  mort'),  Preller 
(:  gr.  ëpiaa  'tas  de  pierres',  cf.  les  épiuaîa,  épiiiaîoi  Xôqpoi,  è'piuàKeç), 
A.  Legrand  dans  Saglio  III,  2, 1802  bibl.  (:  gr.  ôpMn  '*désir  passionnel' 
et  confusion  avec  êpiaoKcç)  sont  désuètes. 


—    283    - 

sverrunei  dat.  'parleur,  harangueur'  v.  norr.  swrtra '"répondre' 
suqr  'réponse'  ags.  and-swaru  angl.  anstoei'  'réponse'  (Osthoff 
BB.24,211sqq.)  russ.ssôra  (<*sw-sor-) 'querelle'  v.slav.  svara 
'rixe'  (Solmsen  Unters.  206),  i.-e.  *suer-  'dire';  ép-  serait-il  aussi 
né  de  *suer-?  Y  eut-il  un  *ëp|ua  (  :  lat.  sermô,  cf.  x^ÎMCx  :  xei|utjuv) 
ou  un  *ép|uôç  (<  *suerm[n]o-s?)  'parole  ou  réponse'?  un  *ép[)io-] 
-juriveûç,  cf.  )ur|vù(jj  dor.  jLiâvvjo)  'révéler"?  —  Sommer  Gr.  Lautst. 
133  rattache  épjuriveùç  à  R.  Fep  'dire'  dans  eïpuu  IL,  fut.  ép.  ion. 
èpéui,  en  expliquant  l'esprit  rude  par  la  présence  du  groupe 
médial  -p)n-. 

^pvoç  n.  "jeune  pousse;  fig.  rejeton,  descendant'  (suff.-voç):norv. 
runne  rune  'branche'  v.  norr.  renna  'pousser,  croître  vite';  voy. 
s.  V.  ôpvD|ui*).  Bugge  Curtius'  Stud.  IV  327.  Persson  de  orig. 
gerundii  58.  Bechtel  Glotta  I  73.  Meillet  MSL.  XV  260.  Fick 
III*  17.  On  en  a  rapproché  è'pvia  pi.  n.  'figues  sauvages';  l'avis 
dubitatif  de  Bezzenberger  dans  Fick  11'^  274  (  :  irl.  fern  'aune' 
<  celt.  *verna,  d'où  franc,  verne)  est  à  écarter,  cf.  Lidén  IF. 
XVIII  485. 

hom.  è'poç  m.  'amour,  passion';  poét.  èpôeiç  'aimable'.  Voy.  s.v. 
è'pajuai. 

ëpTTuu,  ipf.  eîpTTOV  'ramper;  poét.  et  dor.  s'avancer,  aller'  =  skr. 
sârpati  lat.  serpô  'ramper,  glisser';  poét.  ipnvluj  'ramper'; 
épTrexôv  'tout  ce  qui  rampe  ou  se  traîne  ;  reptile'  ;  épTTrjXn  f.  Ver'  ; 
ëpirriç,- riTOç  m.  épirriv,  -f^voç  m.  'dartre';  ëpTTuWoç  m.  'serpolet'^): 
skr.  sarpdh  m.  'serpent'  (Curtius^  265)  alb.  garpsr  'serpent' 
(G.  Meyer  Alb.  Spr,  137)  .sterpîil  pi.  'tout  ce  qui  rampe'  (<  i.-e. 
^serp^'loiio-.  Pedersen  KZ.  36,  284),  puis  gr.  ôpTinH  m.  'rejeton, 
jeune  pousse,  rameau'  selon  Curtius  l.cit.  et  Bechtel  Glotta  I 
73  sq.  (autre  avis  sur  ôpirriH  supra  p.  81  s.  v.  âpTiri  I.). 

êppaoç  m.  'bélier  (Lycophr.);  —  sanglier  (Call.)'.    Mot  obscur. 

lesb.  (Aie.)  èppevTi  adv.  tiré  d'un  ptc.  prés,  act,  lesb.  eppeiç  (cf. 
êppuj),  prob.  au  sens  de  'de  fond  en  comble'.  Hérodien,  EM., 
Brugmann  IF.  XVII  11. 

1)  Ehrlich  KZ.  39,  566  siippose  sans  besoin  un  *è'pcTvoç.  Avec 
un  développement  de  sens  différent,  mais  une  identité  formelle  ëpvoç 
=  skr.  ârnah  n.  'vague,  flot'. 

2)  Lat.  serpullum  est  un  emprunt  au  grec,  avec  influence 
de  serpô. 


—     284     — 

è'ppuj  (<*Fepaiuj),  fut.  èppr|(7uj  ""aller  péniblement;  aller  à  sa 
perte;  périr';  él.  Fàppriv  GDI.  11.Ô2  au  sens  de  Fépprjv  1153 
'cpeÙYeiv,  être  banni'  selon  BJass  ad  1.  :  lat.  verrô  (v.  lat.  vorrô) 
'traîner  à  terre,  laisser  traîner,  balayer'  versus  -ûs  m.  'sillon, 
ligne,  rangée',  v.  norr.  rorr  'sillon,  sillage'  (Curtius'^  345), 
V.  slav.  vrïchq  vrésti  'battre  (en  grange),  égrener'  vrachû  'bat- 
tage, égrènenienf  (Fick  P  550  sq.  Vondrâk  Vergl.  SI.  Gr. 
I  271.  356),  i.-e.  *uers-  'traîner  à  terre'  (intrans.  en  grec).  — 
Torp  dans  Fick  IIP  398  sq.  sépare  de  ce  groupe  v.sax.  v.h.a. 
îoerran  'embrouiller,  entortiller'. 

hom.  é'pcTai  f.  pi.  i  222  'agneaux  nouveau-nés'.  L'emploi  méta- 
phorique de  é'pari  'rosée'  dans  ce  sens  trouverait  une  confir- 
mation dans  bpocToi  Esch.  Ag.  141  'petits  d'animaux'  (bpôaoç 
'rosée')  et  vpdKaXoç  m.  El.  NA.  VII  47,  ipàKaXov  n.  Ar.  Byz. 
(Eust.  1 625,  46)  'petit  nouveau-né  d'un  animal',  )ar|Tepeç  vjjaKa- 
XoOxoi  Soph.  fr.  962  'mères  avec  leurs  petits'  (ijjaKàç  f.  'pluie 
fine'). 

€paTi  (sur  l'esprit  rude  voy.  Sommer  Gr.  Lautst.  89. 115. 124 sqq.) 
dor.  é'paâ,  ép.èépcTn,  Pind.  è'epad  (voy.  Solmsen  Beitr.  1 240  n.)  f., 
crét.  àepcTav  (àépaâv?)*  tï]v  bpôaov  Hésych.  ^)  'rosée';  bom. 
eparieiç  et  èepaneiç  'couvert  de  rosée'  :  skr.  varsdm  'pliiie'  (J. 
Scbmidt  Plur.  21.  29)  vdrsati  'il  pleut',  irl.  frass  (<  celt. 
*vrasta,  i.-e.  *urs-ta,  cf.  Pedersen  K.  Spr.  I  44)  'pluie'  (Cur- 
tius^  345),  i.-e.  *uers-  'arroser';  cf.  aussi  (du  sens  spécial 
de  'semen  emittere')  skr.  vfsan-  (zd  *varsan-,  d'où  vardsna- 
'mâle')'mâle;  m.  homme,  cheval  entier,  taureau,  etc.'  vfsah  m. 
vfsàbhali  m.  'taureau'  rrsn/h  'mâle;  m.  (=  zd  varsnay-) 
bélier'  rfsanah  m.  'testicule',  lat.  verres  (<  *versës)  'verrat', 
lit.  verszis  'veau'  (Fick  P  132.  316  sq.  550);  cf.  i.-e.  *ers- 
dans  epariv  -)  âpcri-jv  et  voy.  aussi  s.  vv.  àTr-epâuu  oùpéuj.  Pour 
des  rapports  plus  éloignés  voy.  Johansson  KZ.  30, 41 8 sq.  (bibl.). 
IF.  II  61  sq. 

1)  Cf.  àépoï]  d'un  fragm.  élégiaque  de  l'époque  hellénistique 
(Solmsen  Unters.  261  bibl.). 

2)  Alternance  indo-eur.  ?.'-:0-;  d'autre  part  Pedersen  K.  Spr. 
I  176  suppose  une  métathèse  préindo-eur.  -nr-^rn-,  d'où  r- :  skr. 
varsdm  :  skr.  râsah  m.  'suc'  v.  slav.  rosa  lit.  rasa  lat.  i-ôs  'rosée'. 


—     285     — 

lesb.  ion.  ai'g-.  lier.  gort.  (sans  F-)  êpcrtiv  'mrile',  él.  èpaevaiTepoç 
(cf.  arc.  àppévTepoç).  Voy.  s.  v.  âpariv. 

bom.  ptc.  aor.  èpu-fovTa  ace.  m.  sg.  'mugissant';  hom.  èpuT^il^oÇ 
Z  580  'mugissant  (taureau)';  èpuYrjTajp"  Por|Tr|ç  Hésych.  :  lat. 
rûgiù  ^)  'rugir'  et  (i.-e.  *rug-)  v.  slav.  rûzati  pol.  rzac  "hennir'^ 
puis  gr.  pOSeiv  'gronder  (chien)'  dipûTn  f.  'hurlement'  dipùYiLiôç 
m.  'rugissement'  ujpùYiua  n.  'mugissement  (des  flots)'  (sur  quoi 
voy.  Kretscbmer  KZ.  38,  135  et  s.  v.  ujpuo^ai);  sur  les  élar- 
gissements de  i.-e.  '^{e)rèu-  'crier,  émettre  un  son'  voy.  Persson 
Wzerw.  196sq. 

èpuBpôç  'rouge'.  Voy.  s.  v.  èpeuBoi. 

èpÔKuu,  aor.  hom.  èpuKaKOV,  et  pré.s.  hom.  épûKavàuu  épDKavuu  're- 
tenir, écarter,  repousser';  élargissements  de  R.  uerclHi  dans 
èpuuj  'tirer';  pour  le  redoublement  dans  èpûK-aKOv  cf.  hom, 
rivlrr-aTTOv  :  èviktoi,  skr.  arp-ipat  aor.  (sans  augment)  de  arpd- 
yati  'mettre  en  mouvement'. 

hom.  prés.  inf.  èpuaGai  (*Fepu-)  H  260,  ipf.  epucTo  epOro  et,  avec 
passage  dans  la  flexion  thématique,  èpôeTo  Z403  (voy.  Solmsen 
Unters.  40),  fut.  eipû6|uea0a  eîpvjcraovTai  aor.  inf.  èpûcfacrBai 
eipùaaaaBai  (ei-  pour  è-  par  ail.  métrique.  Solmsen  op.  cit.  246), 
pf.  ei'pû|Liai  (*FeipD|uai  <  *Fe-FpO  jaai.  Solmsen  op.  cit.  240  sq.) 
3.  pi.  eipûatai  'protéger,  sauver,  garder,  tenir  ferme,  retenir'; 
nouv.  ion.  prés.  eipùo|uai  (<  *èFepuojuai.  Solmsen  op.  cit.  248) 
'retenir,  garder';  epu|ua  n.  'abri,  défense';  epuiuvôç  'fortifié' ^) ;  ép. 
èpuai-TTToXiç,  -loç  f.  'protectrice  de  la  cité',  épith.  d'Athéna  ^)  : 
skr.  varûtà  m. 'protecteur,  défenseur'  vdrfitham  n.  'protection' 
vrnôti  'couvrir,  envelopper,  empêcher,  écarter'  (cf.  supra  p.  224 

'  n.  3),  m.  irl.  ferenn  'jarretière'  (Fick  IP  271),  got.  icarjau 
V.  norr.  veria  ags.  werian  v.  h.  a.  werjan  'défendre,  protéger' 
(bibl.  dans  Solmsen  op.  cit.  245),  base  uercV'a  'protéger'*), 


1)  Pour  la  quantité  de  Vu  voy.  Niedermann  Mél.  de  Saussure  46. 

2)  [Pamph.  êpeinvi  GDI.  1260  =  *èpû|uviov  'forteresse';  voy.  Thumb 
Gr.D.  302.] 

3)  Puis  Eùpu-  comme  élément  de  nom  propre  dans  éol.  Eùpuoî- 
-Xaoç  «*'E-Fpuai-)  ion.  Eùpù-Xeiuç  cor.  Eijpù,ua<;;  bibl.  dans  Hoffmann 
Gr.  D.  III  399  sq. 

4)  Le  sens  de  'protéger'  est  dérivé  du  sens  de  'fermer,  clore', 


—     286     — 

liom.  epûTO  contenaot  *uerfi-  (degré  plein  +  degré  réduit),  pf. 
*Fe-Fpû-)aai  et  hom.  pû-aGarsauver'  (voy.  s.v.  puo)iai)  contenant 
*urû-  (degré  zéro  +  degré  réduit).  —  Lat.  servô  'sauver'  got. 
sarii-a  'armes  défensives,  équipement'  (Schulze  Qu.  ep.  325  sqq. 
hihl.)  sont  à  écarter;  —  de  même  v.  h.a.  (p.  ex.  Kinge*^  s.v. 
riemen  I.,  Ilirt  Abl.  §  475)  riomo  'lien,  ceinture,  courroie',  cf. 
Torp  dans  Fick  IIP  348  et  Falk-Torp  EW.  889  s.  v.  rem. 

èpucripri  f.  'nielle'.  Voy.  s.  v.  èpeuOu). 

èpucTi^AOV  'érysimum'  (plante  médicinale)  Théopbr.,  eip-  Nie.  par 
ail.  métrique  ;  aussi  pOcTijLiovNic.  :  è'puffGai 'sauvegarder'.  L.Meyer 
I  454  sq. 

èpucTÎTTeXaç,  -aTOç  n.  'inflammation  de  la  peau,  érysipèle'.  Voy. 
s.  vv.  èpeuBuu  et  TTé\|ua. 

€pûai-x6ujv  'qui  fouille  la  terre',  épith.  du  bœuf  laboureur 
(Straton  chez  Atb.  IX  382  e);  selon  Schulze  Qu.  ep.  318  est 
parent,  avec  pûiôç  dans  hom.  pûxoîcyiv  Xdecrcri  L  267.  S  10,  de 
lat.  ruô  (cf.  le  composé  ë-ruô)  au  sens  de  'déterrer,  fouiller,  gratter 
(la  terre)',  cf.  rûta  caesa  n.  pi,  'tout  ce  qui  est  ou  extrait  du 
sol  ou  coupé',  V.  slav.  ryjq  'je  creuse'  rûvq  'je  défriche,  je  sarcle'; 
cf.  en  outre  \\i.7'duju  ràuti  'déterrer  (une  plante)' rayéïi  'sarcler', 
skr.  rav-  ru-  {rdrat,  rudhi)  'fracasser',  irl.  ruam  (<  *rouma) 
'bêche'  ruamor  'effossio'  (Fick  11^  234),  v.  norr.  ryia  'arracher 
la  laine  aux  brebis'  (Osthoff  MU.  IV  28  sq.)  got.  riurs  'péris- 
sable' v.norr.  ryrr  'médiocre,  pauvre',  puis  (i.-e.  *reudh-  *rudh-) 
v.  norr.  riôdr  v.  h.  a.  riiiti  v.  norr.  ruâ  v.  h.  a.  rod  'essartage' 
(Fick  V  119.  528.  IIP  348. 351  sq.),  zd  raoôija-  adj.  'à  essarter' 
(Bartholomae  Airan.Wb.  1496),  base  ereua^  'arracher,  fouiller'. 

èpuuu  (*Fepùiju  pour  *F€pû-|Lii),  inf.  (flexion  athématique)  eipu)uevai 
Hsd.  (ei-  par  ail.  métrique  ou  <  èFe-),  pf.  moy.  hom.  eïpD|aai 
(<  *F6-Fpî)-)aai.  Solmsen  Unters.  239  sq.)  et  KaT-eipuffiai  0  151, 
nouv.  ion.  eipûiu  (<*è-F€piJ-.  Schulze  Qu.  ep.  317.  Solmsen 
op.  cit.  244  sq.  bibl.)  'tirer';  adj.  verbal  èpucjTÔç  Sopb.  Aj.  730 


cf.  skr.  api-vrnôti  'clore*  apa-rpwti  'découvrir,  ouvrir',  v.  slav.  virq 
vréti  'clore'  lit.  veriù  vérti  'ouvrir  ou  fermer'  {^àt-veriu  'j'ouvre'  ùé-veHu 
'je  ferme'),  lat.  aperiô  operiô  «.*ap;  op-yeriO),  puis  osq.  veru  'por- 
tam'  ombr.  verof-e  'in  portam',  lit.  variai  pi.  'porte*  v.  slav.  vora 
'saepiraentum'  (Brugmann  IF.  I  174  sq.,  bibl.). 


—     287     — 

'tiré';  base  uera^'u  'tirer',  d'où  *Fepû-|Lii  et  *Fpû-  dans  pD|u6ç  m. 
'timon',  pùirip  m.  'tireur  d'arc  (Od.);  pi.  traits  d'im  attelage 
TT475',  poià  n.  pi.  Hsd.  'rênes',  cf.  aussi  hom.  pvaxâlw  'traîner 
çà  et  là  pour  outrager',  hom.  puaiaKTuç,  -uoç  f .  a  224  'violence'. 

è'pqpoç  n.  'peau'  (Nie).  Étym.  inconnue;  rime  avec  CTTepqpoç  n. 
m/sens. 

hom.  èpxaTàuuHlô  'parquer';  êpxaioç  •  cppaY|u6ç  ('clôture')Hésych.  ; 
ôpxttTOç  m.  'enclos  d'arbres;  parc,  jardin'  :  v.h.a.  wurgen''com- 
primer,  étreindre,  étrangler'  v.  norr.  virgill  'corde',  lit.  verziù 
'je  serre,  je  lace'  verèys  virzys  'corde'  viréëti  'lier'  v.  slav.  vrîzq 
'je  lie'  slov.  niod.  vrzèl  'clôture,  baie'  osq.  verehia- 
(<  *uergh-iâ-)  'commune,  ville',  i.-e.  R.  uergh.  Brugmann  IF. 
XV  84  sqq.  (bibl.).  —  Lit.  sérgmi  'je  garde'  (Fick  P  562)  est 
à  écarter. 

è'pxojLiai  'venir'  <  *èp-aK0-|uai ^)  :  ^\i\\rcchâti  {-cch-  <.-skh-)  'ren- 
contrer qc,  atteindre'  (Fick  P  20.  °  Walde  KZ.  34,  478.  Hirt 
IF.  XII  228  sq.)  v.  pers.  rasatiy  pers.  mod.  rasad  'venir'  (Bar- 
tholomae  IF.  II  264.  Horn  Np.  Et.  §  616).  —  Sont  à  écarter  : 
êpxojLiai  <  *èp0-(TKO|Liai  :  skr.rc^Aa^i 'prospérer,  réussir' (Wacker- 
nagel  Dehnungsges.  3);  —  è'p-x-0|uai  (cf.  aTevà-xuJ  xpu-xw  etc.)  : 
gr.  ôpxéo)aai  'danser'  skr.  rghàydti 'trembler;  tempêter' (Persson 
Wzerw.  25.  236  n.  1);  —  è'pxo|Liai  <  *ergh-  :  alb.  aor.  erôa  'je 
vins'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  96.  Pedersen  KZ.  36,  335.  37,  243) 
irl.  regaid  'il  ira'  (Sarauw  Irske  studier  96.  KZ.  38,  160). 

èpLubiôç  m.  'héron'  :  lat.  ardea  'héron'  (Curtius^  345)  v.  norr. 
arta  'un  oiseau'  suéd.  ârta  'sarcelle'  (Bezzenberger-Fick  BB. 
6,  235.  Fick  P  355.  IIP  19)  serb.  rôda  'cigogne'  (Solmsen 
Unters.  75  sq.)  2). 


1)  Un  suff.  -skho-  (Prellwitz-  159)  serait  unique  en  grec;  le  x 
est  dû  à  l'amuïssement  du  a  interconsonantique. 

2)  L'i  souscrit,  attesté  par  Hérodien,  n'est  pas  primitif;  un 
èpuubioç  a  pu  par  étym.  pop.  (êpuuç  ou  èpiutî),  et  d'après  des  forma- 
tions en  -ibioç,  devenir  èpuuîbioc,  et  plus  tard,  après  contraction,  être 
accentué  sur  la  finale,  cf.  ai^uTriôç,  xapaf>P>ôç;  de  mOme  on  ne  sait 
si  la  forme  accessoire  ^uubiôç  Hippon.  fr.  63  avait  i  souscrit,  et  son 
ton  n'est  pas  certain  (Solmsen  1.  cit.);  tûjv  àpuubi[û)v]  Hérondas  VIII 
(Biicheler,  Meister)  est  lu  Tùjvap  uubi[  par  Crusius  et  Nairn. 


—     288     — 

I.  hom.  èpuuri  f.  (<  *épuj[(T]â)  'impétuosité,  élan';  hom.  èpuoéuj 
's'échapper  avec  force  (sang)  ;  se  retirer  vivement  de'  :  v,  norr. 
rds  f.  'course'  ags.  rœs  m.  'course,  attaque'  (angl.  race)  m.  h.  a. 
vas  n.  'courant  violent'  (cf.  franc,  raz  7'as)  v.  norr.  rdsa  'se 
mouvoir  rapidement'  ags.  résan  's'avancer  avec  impétuosité' 
m.  1).  a.  râsen  'tempêter',  germ.  *rcU--  <  *rês-  en  rapport  apoph. 
avec  *{e)rôs-.  Fick  P  530.  111^  340.  Falk-Torp  EW.  881. 

IL  hom.  èpuuri  f.  (<  *èpujFâ)  'cessation  (TToXéinou),  repos';  hom. 
èpuuèuu  B  179  'cesser,  s'arrêter'  :  v.  h.  a.  ruoica  ags.  rôio  v.  norr. 
rô  'repos,  paix',  puis  v.  h.  a.  ràica  (avec  ë  indo-eur.,  *{e)rèu-  : 
*{e)rôu-)  'repos'.  Fick  P  530.  IIP  346.  Falk-Torp  EW.  906. 

è'piuç,  -UJTOÇ  m.  'amour'.  Voy.  s.  v.  epajuai. 

att.  èpujTdin  'interroger'.  Voy.  s.  v.  hom.  èpéui. 

att.  èç,  pamph.  iç,  crét.  (Vaxos)  içç  iç  ace. 'dans'.  Voy.  s.  v.  eîç. 

ècJGriç,  -f)T0ç  f.,  è'a9oç  n.  'vêtement,  habit'.  Voy.  s.  v.  ëvvOjLii. 

ècrGiuj  et  êffGuu  (seul.  prés,  et  ipf.)  'manger'.  eaGiu  <  *èb-Gu) 
(type  TTÛ-Guj),  voy.  s.  v.  èbm  ;  èaGiuu  est  un  élargissement  peu 
clair  de  êcrGu)  (exemple  isolé  du  suff.  -luu  <  i.-e.  -iio-  :  -iiu 
<  i.-e.  -io-?).  Brugmann  Gr.Gr.^  297.  298.  302. 

èaGXôç  (suff.-6\o-,  i.-e.^es  +  -dhlo-)  dor.  (Pind.)  èffXôç  'bon,  cou- 
rageux, viril,  noble,  vaillant'  :  skr.  édhaté  'prospérer'  (<  *«zf?^«-), 
cf.  £u-ç  <  *è(J-u-ç.  Brugmann  KVG.  §§  287.  687.  —  Autre 
étym.  de  Fick  KZ.  42,  84;  à  écarter. 

hom.  ipf.  è'oKOv  è'(TKe,  formation  inchoative  de  R.  es  'être'  = 
v.  lat.  escit  escunf  'erit,  erunt',  i.-e.  *es(s)îco-. 

€(J|ua  n.  'queue  d'un  fruit,  pédoncule'  (Arstt.)  :  ëloiuai. 

é(J)Li6ç  m.  'tout  ce  qui  se  pose,  d'où  :  essaim  (d'abeilles,  etc.)': 
ëZ;o)Liai;  dcpea^ôç  m.  'essaim'  (Arstt.  HA.  IX  42,  3)  a  subi  l'in- 
fluence de  dcpeaiç  f.  'essaim'  (Arstt.  HA.  IX  40,  25),  cf.  àqpîrm» 
'lâcher'. 

hom.  ëanepoç  m.  'soir;  vespéral'  (ëcTTrepoç  àcrinp  'étoile  du  soir'), 
là  ëcjTTepa  'soirée';  posthom.éaTrëpâ  f.  'soir';  éanépioç 'vespéral; 
occidental',  cf.  locr.  FeaTrapiujv  gén.  pi.  GDI.  1478;  écmepivôç 
'vespéral'.  Féanepoç  =  lat.  vesper  (loc.  vesperî)  gall.Mc^er  corn. 
(jurth-uher  \v\.fescor  'soir'  (<  Q.ç\i.^vesperos,  cf.  Zimmer  KZ. 
23,276.  FoyIF.VI328.Vm203.  Brugmann  IF. XIII 157 sqq. 
bibl.),  à  côté  de  quoi  lit.  vàkaras  (<  *ueqeros.  J.  Schmidt 


—     289     — 

Pliir.  196  sq.  Solmsen  Stud.  25)  v.  slav.  vecerii  'soir';  arm.  çjiiier 
'nuit'  est  à  écarter  (Brug-mann  1.  cit.  L.  de  Patrubâny  IF.  XIV  55. 
Scheftelowitz  BB.  28,  291).  Selon  Brugmanu  1.  cit.,  i.-e.  *Me- 
-speros  *ue-qeros  contiennent  un  préf.  *ue-  Vers  le  bas,  loin 
de'  (  :  skr.  dra  m/sens)  cf.  ail.  etc.  west  <  *Me-5  (  :  skr.  avdh  'vers 
le  bas')  +  sut'f .  -t  (cf.  '&\u'.ai-ds-tàd  'en  dessous');  *spero-s  et 
*-qero-s  auraient  signifié  'qui  se  meut  rapidement',  par  allusion 
au  soleil  couchant  et  aux  vibrations  de  ses  derniers  rayons; 
*-spero-  :  skr.  spliurâti  'briller, étinceler'  gr.  (JTraipuu 'palpiter'  etc. 
(voy.  s.  V.);  '■^-qero-  :  lat.  coruscus  'brillant,  étincelant'?  Voy. 
d'autre  part  Wiedemann  BB.  28,  68  sq.  83. 

ëcTTTOiaai  forme  épique  tardive  pour  ëiTOuai  'suivre'  d'après  l'aor. 
éaTTÔjuriv. 

impér.  aor.  2.  pi.  êaiTeTe.  Voy.  s.  v.  èwérriju. 

ion.  èdcTriv,  fivoç  m.  'roi  (Call.);  okiairiç  (Hérodien);  irpôpouXoç 
Et.  Gud.  ;  prêtre  d'Artérais,  à  Elpbèse  (Paus.  VIII  13,  1)';  ècrcrri- 
veùo)  'être  ce  prêtre'.  Hypothèse  d'Ehrlich  KZ.  42,  316  n.  1  : 
ècrariv  <  *FeKiriv  :  véd.  vaçin-  'souverain'.    [Voy.  Add.] 

ion.  att.  èaxe  (<  *èvcrTe,  voy.  s.  v.  eiç)  béot.  êTie  (<  ecTTe)  locr. 
delph.  èv-Tf.  ^)  'jusqu'à';  i.-e.  *^e  sert  à  indiquer  la  direction 
(question  quo7)\  cf.  pour  le  sens  eiç  eKaTÔv  'jusqu'à  cent'. 
Brugmann  Gr.Gr.^  254  (avec  bibl.  des  avis  divergents).  455. 
548.  IF.  XV  73.  KVG.  §  581.  —  Autre  avis  encore  chez 
Gtinther  IF.  XX  1 1  sqq. 

att.  Pind.  éaxiâ,  éol.  tbess.  béot.  dor.  xGixù.  ion.  icTTir)  f.  'foyer; 
demeure';  èqpéaTioç  'qui  vient  s'asseoir  au  foyer  comme  sup- 
pliant' ri  248.  ly  55;  'qui  a  un  foyer,  une  maison'  B  125;  hom. 
etc.  àvéaxioç  'qui  est  sans  foyer,  vagabond';  ô|uéaTioç  'qui  vit  au 
même  foyer  que';  att.  écTTiâuj,  ipf . daiujùv,  ion.  laxiauj 'recevoir 
à  son  foyer,  à  sa  table'.  Le  vocalisme  est  peu  clair  ^),  la  question 
de  l'initiale  non  résolue;  Solmsen  Unters.  191  sqq.  213  sqq.  ne 
trouve  pas  de  trace  de  F-  dans  hom.  locr.  delph.  él.  béot.,  suspecte 


1)  Delph.  hévTe  GDI.  2561  B  44,  C  18.  38  par  influence  de  dor. 
âç  (att.  ê'uuç)  "jusqu'à'.  Baiinack  GDI.  II  727.  Sur  le  prétendu  ion. 
èOKe  voy.  Brugmanu  Gr.  Gr.^  254  n.  1. 

2)  e  atone  s'est  assimilé  à  (  tonique,  selon  Hoffmann  Gr.  D. 
III  282. 

19 


—     290     — 

arc.  Fiatiaugén.  (nom  propre)  GDI.  1203,  voit  dans  YiaTÎa*  èa- 
Xâpa(ms.éaxâTri)  Hcsycli.,  non  *FiaT{a,  maishiaTÎa,  sépare  écJiia 
de  lat.  Vesta,  rattache  écTTia  à  èaxàpâ  'foyer',  R.  ies,  et  Vesta 
{<*vestd  on  "'vostd  '*lieu  de  séjour')  à  R.  ues  demeurer',  cf. 
got.  wists  'séjour' Y.h'].feiss  {<C*ues-tis)  'séjour'  foss  (< *uos- 
tos)  'repos' ^).  Sommer  Gr.  Lautst.  94  sqq.  combat  Solmsen; 
Walde  666  et  Kretschraer  GlottaI384  (cf.  Einl.  162  sq.  bibl.i 
maintiennent  le  rapport  'Eaxia  :  ]'esta-^  les  arguties  d'Ehrlich 
KZ.  41,  289-94  {*F\OT\â  [d'où  att.  écriiâ  par  influence  de  ia- 
xdpâ]  <*crFi(JTiâ:  v.  h.a.swldan  'brûler' \at. sitis 'fièvre  ardente, 
soif)  ne  convainquent  pas.  —  Si  le  grec  n'a  pas  eu  de  F-,  y 
aurait-il  un  rapport  entre  écTila  et  è'Z;o|aai  R.  sed  (cf.  pour  le 
sens  lat.  sêdès),  entre  icTTia  et  itiu?    [Voy.  Add.] 

èaiiu  f.  'substance,  oùaia';  àeieffxuj  f.  'existence  éternelle';  àîre- 
axuj  f.,  àrreaTuç  f.  Hésycli.  'absence';  eùeaxuO  f.  (seul.  dat.  -oî 
ace.  -tO)  'bon  état';  KaKeaxuO  f.  Hésych.  'mauvais  état':  ei|ai  R. 
es  'être';  cf.  Danielsson  Gramm.  anmarkningar  II  3  (U. U.  A. 
1883). 

hom.  é'axuup,  -opoç  m.  Q  272  'cheville'  fixée  au  bout  du  timon 
<*Fep(y-xop-  R.  Mers 'être  pointu'  dans  skr.  vdrsma  'pointe' et 
les  mots  cités  s,  v.  epiua  II.  'écueil',  cf.  ucrxaE"  irdaaaXoç  Kcpd- 
xivoç  Hésych.  <  *ùp(yxaH  (degré  réduit  de  *uers-),  selon  Fick 
P  543,  Ilias  234  et  Sommer  Gr.  Lautst.  117  sq.     [Voy.  Add,] 

è  (T x«  P  ci  f- 'foyer,  brasier,  réchaud'  <*ie(Jxapâ:  v.slav.(Prellwitz^ 
105)  iskra  'étincelle'  (<  *?6'-Mm),  RAes  (Solmsen  Unters.  218). 
—  La.t.  scintilla  'étincelle'  (Kozlowsky  Archiv  f.  slav.  Phil,  11, 
387  sq.)  got.  azgô  'cendre'  (Pedersen  KZ.  32,  273.  Noreen 
Abriss  188)  sont  à  écarter. 

è'axapoç  m.  sorte  de  poisson  ('sole'?).  Étym.  inconnue.  —  V. 
slav.  fl^iem 'cTaûpa,  lézard'  (Zubaty  KZ.  31,  15,  avec  doute) 
est  à  écarter  (cf.  Berneker  EW.  33). 

êcTxaxoç  '*qui  se  trouve  le  plus  loin  au  dehors,  extrême,  dernier', 
formé  sur  *£(Jxo-  'qui  est  au  dehors'  <*egzgho-  *eghsqo-,  cf. 
il,  selon  Wackernagel  KZ.  33, 40  sq.  (bibl.),  Brugmann  Grdr. 


1)  Mais  lat.  vestihulum  <.*ver[o]-stahlo-m  (*i"ero- 'porte' :  ombr. 
ueris  co  'apud  portain').    Brugmann  Grdr.  IP,  1,  80. 


—     291     — 

I-'  625.  637.  660.  Il-,  1,  481,  <:*eks-qo-  selon  Meillet  Dial. 
indo-eur.  26. 

exâ'  àXtiGr).  «YaGà  Hésycb.;  iràlijj  Vérifier',  ord.  il-e-^àlw,  arc. 
ptc.  aor.  TTap-lieTdHa|uevoç  Hoffmann  Gr,  D.  I  ii^29,  20;  èreoç 
'vrai,  réel'  (<  *èTeFoç,  cf.  cypr.  'ExeFàvbpuu  gén.  F.  de  Saus- 
sure Mém.  207);  eTuinoç  'vrai',  èiôç  <  i.-e.  *seté-,  cf.  êcr-xi 
(Curtius^  207.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  401),  à  côté  de  quoi 
ocTioç 'juste,  permis',  d'un  *,sofo- (plutôt  que  modifié  d'un  *dTioç 
<.*snt-iio-  d'après  *ôvt-);  psilose  d'origine  ion.  ou  lesb.  (cf. 
Osthoff  BB.  22,  256  sq.  bibl.);  cf.  en  outre  skr.  satyàh  (<i.-e. 
*,mt-io-s)  S'rai,  juste' «a^/yam  'vérité'  zd  ha^f^ya-  v.pers.  hasiya- 
'réel,  vrai',  got.  sunja  'vérité'  sunjis  'vrai'  (germ.  comm.  *sunja- 
<  *sundiar  =  skr.  satyd-)  ags.  sôp  v.  norr.  sannr  'vrai'  (< 
germ.  comm.  *sanpa-),  enfin  skr.  sdn  sdnt-  'étant,  existant, 
réel,  bon,  vertueux'  (:dor.  ptc.  êvT-eç  m.  pi.,  lat.  -sent-  dans 
j)rae-sens  absens)  ptc.  de  dsti  'être'.  —  Poét.  éxriTuiuGç  'vrai, 
réel'  me  semble  combiner  èxoç  +  exuiuoç. 

•éol.  è'xaXov  'animal  domestique  d'un  an',  inscr.  d'Aigai  chez 
Hoffmann  Gr.  D.  II  p.  X  no.  155a,  dor.  êxeXov  (-e-  par  assim. 
à  €-)  Cos  GDI.  3721,  1 1  :  lat.  vitulus  'veau'  =  ombr.  vitlu  ace. 
sg.  'vitulum',  cf.  lat.  vêtus  s.  v.  exoç,  skr.  vatsdh  m.  'veau',  got. 
wiprus  'agneau'  v.  norr.  veâr  v.  h.  a.  loidar  'bélier',  irl.  feis 
corn,  guis  'truie,  porc'  (<  celt.  *vessi-  *vetsi-  'âgé  d'un  an'. 
Fick  IF  268),  alb.  vjete  'veau'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  476);  -i- 
est  italique,  mais  inexpliqué,  cf.  osq.  Viteliù  'Italia'.  Voy. 
Meister  IF.  I  Anz.  204.  IV  Anz.  32.  Tburneysen  KZ.  30,487. 
Niedermann  eu.  î  im  Lat.  107  sq.  Stolz  Lat.  Gr.^  80  (bibl.). 
Brugmann  KVG.  §330.  Meringer  IF.  XVIII 292.  Buck  OUGr. 
§39. 

ép.  ion.  ëxâpoç  m.  'compagnon  d'armes,  de  table,  d'esclavage, 
etc.'  ;  éxaipà  f.  'con)pagne'  pour  *ëxaipâ  (<  *éxapia),  d'après  quoi 
éxaîpoç  m.  (Wbeeler  Nominalacc.  59):  lat.  sàtelles  'garde  du 
corps',  modifié  d'après  miles pedes  eques  veJes  arquites  'sagit- 
tarii'  de  *sàt-ellos  <^sàt-ro-los  "^sd-tro-^),  v. slav.  "^sétû  'hôte' 
po-sétiti  'faire  une  visite  à  qn.',  i.-e.  *së-t{r)o-,  à  côté  de  quoi 


1)  *saterlo-  <  *satar[o]-lo-  est  également  admissible. 


—     292     — 

boni.  ëxTiç  iFÉTiiç)  'proche,  allié,  ami'  él.  FÉTâç  'simple  particu- 
lier' lit.  svëczas  (aussi  svètis)  lett.  sweschs  'hôte',  qui  reposent 
sur  un  abstrait  \.-Q..*sueta-,  lequel  est,  avec*.se-^(r)o-,  un  dérivé 
(lu  th.  réfl.  '^me-  *se-  (voy.  s.  v.  ë)  ;  cf.  encore  v.  slav.  svatil 
'proche,  parent'  (<i.-e.  *,s'UO-  *siia-'sm\s'),  serh.  scak  v.  slav. 
svojakû.  Solmsen  Unters.  203  sq.  (bibl.).  Brugmann  Grdr.  IP, 
1,356.406.416. 

èxeXiç  m. 'daurade,  xpûcroqppuç'  (poisson,  Arstt.).  Rapport  pos- 
sible avec  lit.  atis  otis  "turbot'  et  lat.  (gaul.,  cf.  Ilolder  Altcelt. 
Sprachschatz  s.  v.)  attilus  grand  poisson  du  PO  (Vanicek  Lat. 
Spr.2  1 1  bibl.  Walde  s.  v.). 

èxeôç  'vrai'.  Voy.  s.  v.  èTâ. 

att.  ëiepoç,  dor.  béot.  etc.  ctTepoç  (aussi  dans  les  crases  att.  Ba- 
xepa  dcTepoç  GoiTepov  GaTepou  etc.,  cf.  Kiihner-Blass  P  223)  Tun 
des  deux',  atepoç  <  i.-e.*sm-tero-  (cf.  a-iraH  'unefois'j;  la  forme 
ëiepoç  par  iniluence  de  eîç  év6ç  'un'  (cf.  é-Kaiov  pour  *à-KaTov); 
cf.  pribàxepoç  pr|béxepoç  :  piibeiç  et  skr.  êJca-tarah  lit.  vënafras 
^l'un  des  deux'.  Brugmann  Grdr.  IP  181.  IP',  1,  326.  IP,  2,  7. 
Gr.Gr.3  21 1.  G.  Mcyer^  71.  —  Autres  avis  chez  J.SchmidtKZ. 
25,  92.  32,  368.  Meillet  IF.  V  329.  MSL.  X  140. 

hom.  exiiç  'proche,  allié,  ami'.  Voy.  s.  v.  èxà. 

poét.  èxrixupoç  'vrai'.  Voy.  s.  v.  èxà. 

è'  Il  'encore,  de  plus'  =  skr.  dti  'au-delà  de  qc,  très'  zd  aHl  v.  pers. 
atitj  'au-delà'  lat.  et  ombr.  et  et  got.  ip  "et,  mais'  id-  'contre,  en 
arrière',  i.e.  '-^'e-ti  'au-delà'  (cf.  skr.  i-ti  'ainsi',  gr.  au-xi  'sur 
place,  là'  '''au  XI  'de  nouveau',  i.-e.  *pro-ti  "^preti  'contre,  vis-à- 
vis  de";  *e-  est  sans  doute  le  th.  pron.  *e-jo-),  à  côté  de  quoi  ^ofi 
dans  v.  slav.  otû  {<Cot'i)  prép.  avec  abl.-gén.  {otû  nehese  ' a 
caelo')  et  préf.(o^M-/t^A'ir l'esté,  débris',  ^î.ûu-.ati-rêkah  m/sens). 
Brugmann  KVG.  §  224.  581.  597.  Fick  IIP  24. 

è'xvoç  n.  'purée  de  légumes  secs'  :  m.  irl.  eitne  'noyau'  écoss.  eîte 
'épi  de  blé  non  décortiqué'  eitean  'noyau'.  Zupitza  KZ.36,  243. 
Pedersen  K.  8pr.  I  160. 

éxoî)uoç,  plus  tard  ëxoipoç  'prOt,  préparé'.  Mot  obscur;  formation 
isolée;  hypothèses  non  convaincantes  de  Frohde  BB.  3,  25, 
Curtius^  376,  Prellwitz^  161  sq.,  erronée  de  L.  Meyer  I  376. 


—     293     — 

€t6ç  adv.  ("seul. dans  la  locution oÙKèTÔç)  'sans  raison,  vainement'; 
ép.  èTuucrioç  (Ferajaioç)  ""vain,  inutile';  thème  *FeTO(T-  :  gr.  aÙTuuç 
Vainement' =  lat.  ve-sper  :  au-ferô,  cf.  got,a^*/)6• 'désert'  v.  li.a. 
ocUWxàQ,  léger'  (Meillet  MSL.  VIII  235  sq.  Brngmann  IF.  XIII 
161)  etc.  cités  s.  v.  auTuuç  p.  104. 

€Toç  n.,  dor.  béot.  él.  cypr.  etc.  Fétoç,  (lac.)  Téxop  (c.-à-d.  FéTop) 
Hésycli.  'année';  èiricTioç  'annuel';  bieuîç  'qui  dure  deux  ans' : 
bucT-eiripiâ  f.  'mauvaise  saison'  Poil.  :  skr.  vatsd-  m.  vatsardh 
m.  'année',  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  475)  rye^ 'année',  lat.  (vo3\ 
Pedersen  IF.  V  35  sq.  Stolz  Lat.  Gr.^  109  n.  7  bibl.  Brugmann 
Grdr.  II-,  1,  517  sq.)  retus  -em 'vieux,  prim.  ancienneté',  v. 
slav.  vetûchû  (*-uso-)  lit.  vetuszas  lett.  loezs  'vieux'  (Curtius'' 
208.  Fick  F  128.  546.  Meillet  MSL.  XV  262),  puis,  comme 
désignations  d'animaux  âgés  d'un  an,  skr.  vatsâh  m.  vatsakah 
'veau'  (véd.  sa-vàtârclu  nom.  duel  f.  'ayant  le  même  veau')  et 
les  mots  cités  s.  v.  éol.  èiaXov;  cf.  encore  att.  eîç  véuuTa  delph. 
èv  véuuTtt'pour  l'année  prochaine'  (<  *veo-FaTa  selon  Buck  Glotta 
1  128  sq.),  dor.  Trépuxi  att.  irépucn  'l'an  passé',  èTineTavôç,  crfiieç, 
hom.  oietéaç  (voy.  s.  vv.). 

ion.  êii)  |u  oç  'vrai'.   Voy.  s.  v.  èxà. 

att.  eu 'bien'.  Voy.  s.  v.  hom.  èùç. 

eùdiuj  'crier  eua  ^)  (cf.  eùai  eùdv  eùoî)  aux  fêtes  de  Bacchus'  :  lat. 
ovô  {<i*euaiô)  'pousser  des  cris  de  joie;  triompher  par  ovation'. 
L.  Meyer  II 191.  Walde  440. 

€ubïoç  (*eij-bi[F]o-ç)  'serein  (temps)' ^),  comp.  eùbiaiiepoç;  eùbîà 
f.  'temps  serein'  :  skr.  sudirdh  'ayant  une  bonne  journée'  su- 
dicàm  'beau  jour',  lat.  trl-duom  (<^^-diuo-m),  cf.  skY.di/fiâJj 
fZ/f- 'ciel'  gr.  Zeùç  gén.  Ai[F]6ç;  sup.  eùbiéataTOç  et  eùbieivôç 
(<*ei)-biFea-v6-ç)  'calme'  contiennent  un  th.  *diues-,  cf.  skr. 
divasdh  m.  'jour'. 

poét.  (rare  en  prose)  eubuu  (seul.  prés,  et  ipf.;  fut.  eùbiîcruj  Esch. 
Ag.  337),  att.  etc.  KaGeubuu  (ipf.  att.  KaBriûbov  ou  èKoiGeubov,  fut, 
Ka6eubricruj  ;  ipf.  ép.  et  poét.  KaBeûbov)  'dormir'.  Étym,  inconnue. 
Voy.  s.  V.  eùviî. 

1)  Cf.  eua"  èiTiqprtMiauôç  \r|vaÏKÔç  Kai  |uu0tikô<;  Hés\-cli. 

2)  Ep.  tardif  ï  quand  la  finale  est  longue  :  eûbïôç  k'  eïr|,  eùbî'ou, 
€ijbïoi,  eubïoç  |uèv  Aratus  784.  82.3.  916.  994. 


-     294     — 

eùGéveia  eùer|via  f. 'abondance,  plénitude,  bien-être';  eùeevriç' 
eÙTTaBoOcfa,  icTxupâ  Hésyeh.;  att.  eùBevéuu  ion.  ait.  (depuis  Arstt.) 
€Ù6r|véuj  'être  en  bon  état,  être  florissant,  être  fécond';  th. 
9evecr-  issu  de  i.-e.  R.  gVhen  'être  gonflé,  être  copieux',  cf. 
boni,  cpôvoç  (aïjuaTOç  TT  162)  'abondance'  KpeaqpévTriç  (<*KpeTa- 
cpovTaç  '*plein  de  force')  TTo\ucp6vTr|ç  TToXuKTriTriç',  skr.  a- 
haiiàh  'gonflé  de  sève,  luxuriant,  exubérant' (//mwd//  'compact; 
subst.  m.  masse  compacte'  pers.  niod.  d-gandan  'remplir'  a- 
ganis  'remplissage',  lat.  prae-gndns  pi'ae-gnâs  '(femme)  en- 
ceinte, (femelle)  pleine',  lit.  ganà  'assez' v.  slav.  gonéti 'BufîirG': 
voy.  sur  ce  groupe  Brugmann  Total.  58.  Lidén  Stud.  72  sq. 
(bibl.)-  Ebrlicb  KZ.  39,  5G1.  Lidén  Arm.  St.  76 sq.  (arm.  yogn 
'multuni'  <i  prép.  +  \)yé'àrm.*o-gl'hon-  ou  *o-gyhn-o-?).  Brug- 
mann Bcr.  d.  siicbs.  G.  d.  W.  1906,  p.  175  (bibl.),  qui  y  joint 
Ttap-Gévoç  f.  'vierge',  voy.  s.  v. 

Pind.  att.  (ni  boni,  ni  ion.)  eùeûç -eîa -û 'droit,  direct';  eùeù 
(ace.  ntr.  de  l'adj.)  eùGùç  adv.  'directement;  tout  de  suite, 
aussitôt';  Pind.  att.  eùGuvuu 'diriger;  redresser,  corriger';  att. 
euGuvâ,  ord.  pi.  euOûvai  f.  (abstrait  de  eùGôvu).  Solmsen  Beitr. 
1  256)  'redressement;  reddition  de  comptes'.  Etym.  inconnue; 
bypotbèses  chez  Bezzcnberger  BB.  4,  345 sqq.  Thurneysen  KZ. 
30,352.  FruhdcBB.  17,306. 

att.  eùGûujpov  (ntr.  d'un  adj.)  adv.  'directement';  att.  eùGuuupiâ 
f.  hér.  eùGuujpeiâ  GDI.  4629  I  65.  72  'droit  chemin'  <eijGu--|- 
un  élément  obscur. 

hom.  etc.  euKriXoç,  dor,  euKôtXoç  'tranquille'.    Voy.  s.  v.  êkiiXoç. 

eu-KoXoç  'accommodant,  affable';  eÙKoXîâ  f.'huraeur  facile,  dis- 
position favorable';  buiJ-KoXoç 'morose  ;  déplaisant'.  Cf.  (sous 
réserve)  got.  hulps  v.  uorr.  hollr  ag-s.  v.  sax.  v.  h.  a.  hold  'fa- 
vorable à',  prim. 'incliné  vers',  germ.*^^J^«-;  cf.germ.^haipa- 
dans  v.  norr.  haUr  v.  h.  a.  hald  'penché  en  avant'  g:ot.  icilja- 
luûpel  'inclination,  faveur'  (Prellwitz-  163),  i.-e.  R.  hel  'in- 
cliner' (Torp  dans  Fick  IIP  82 sq.),  cf.  g-r.  kXivuj  et  lat.  (Ost- 
hoff  Archiv  f.  lat.  Lex.  IV  463)  démens.  —  Le  rapport  eÙKO- 
Xoç  en  tant  que  '*facile  à  traiter'  :  lit.  Ixâltl  'marteler,  forger' 
gr.  KXâuu  'briser',  i.-e.  ^qohl''-  'battre'  (Hirt.  Abl.  §  2&2)  est 
moins  silr  encore. 


—     295     — 

lac.  eùXàKâ  f.  (àpTupéa  eùXâKa  eùXdEeiv  'argenteo  vomere  ara- 
turos'  oracle  chez  Thuc.  V  16).  Voy.  s.  v.  âXoS. 

eùXri,  ord.  pi.  euXai  f.  'ver  <*è-FX-a  R.  uel  'tourner,  rouler  en 
spirale'  (voy.  s.  vv.  eîXéuu  IL  eiXûœ  p.  224  sq.),  cf.  l\\x\c,  < 
•'=TeX)Li-  etùàXri  (c.-à-d.  FàXri)-  (TkûjXtiE  Hésycb.  (SolinsenUnters. 
168. 229). 

ép.  ion.  euXripa,  dor.  (Épicb.  fr.  178  K.)  aûXiipa  n.  pi.  'renés',  cf. 
àpXripà  (1.  dpXripaj-  nvia  Hcsych.  <*fe-FXnpo-  *à-FXripo- :  lat. 
ÎOrum  'courroie'  <  *ulôro-m  (Curtius^  568.  Solmsen  Unters. 
168sq.  258)  arm.  Zar  'corde;  cordeau;  corde  d'arc;  muscle' 
<*ulàro-  ou  *uhra  selon  Lidén  Arm.  8t.  lOOsq.;  \d-è-^'ul-ô- 
*ul9-  sont  des  élargissements  de  R.  uel  'tourner,  tresser',  cf. 
p.  ex.  gr.  éXévn  'corbeille  tressée',  lit.  vélti  'emmêler  des  fils, 
des  cheveux'  vdlt/s  'fil,  filet  de  pèche'  russ.  volotî  'filament', 
skr.  vcdaya-  m.  n.  'bracelet',  irl.  foU  'cheveu'. 

eù|Liapriç  'facile';  eùjaàpeia  f.  'facilité  de  main,  dextérité'  <  eù- 
+  fidpri  f.  'main',  cf.  eùxepriç  :  x^îp- 

eùviT  f.  'couche,  lit;  porcherie  E  14,  gîte,  nid,  etc.',  boni,  eùvai 
pi. 'pierres  de  fond' ou 'pierres-amarres'^);  eùvàZiuu  'mettre  au 
lit';  eùvÊTtiç  m.  'époux';  boni.  xoiMOti-tuvriç  m.  -euvdç  f.  'qui 
couche  par  terre',  eùvri  a  pu  avoir  le  sens  premier  de  'cavité 
servant  de  gîte  à  l'homme  et  aux  animaux',  cf.  pour  le  sens 
got.  hadi  V.  h.  a,  hetti  'lit'  :  lett.  hed.re  'fosse' gall.  hedd  'tombe' 
(lat.  fodiô  lit.  hedu  'je  o'euse'),  i.-e.  ^eumna,  R.  eu  'entrer  dans 
une  enveloppe,  se  glisser  dans  qc.',  d'où  lat.  ind-uô  ex-uO  et 
les  mots  cités  s.  v.  ewOjai  sub  fin.,  puis  irl.  ^^rt//^ 'grotte'  (<*e?<- 
-md;  cf.  Strachan  dans  Fick  11^48.  lîrugmann  Ber.  d.  sàchs. 
G.  d.  W.  1901,  p.  113  sqq.  IF.  XIV  An/.  47.  Grdr.  IP  1,  247) 
zd  ûnâ-  f.  'trou,  crevasse  (dans  le  sol)'  (Lidén  IF.  XIX  320  sq,) 
v.  sïav.Jama  'fosse'  (<  slav.  comra.  *ô7nd  ^ôu-ma.  Lidén  KZ.  41. 
395  sq.).  —  Sont  à  écarter  :  eùvn  <  *eùôvr|,  cf.  *eùbuj  'dormir' 
>  eùbuj  d'après  fijuai  ituu  (Waekernagel  Vcrm.  Beitr.  38);  — 
eùv»i  :  arm.  oijn  'habitude'  w?i//m 'jai,  je  tiens,  je  prends'  (< 
^oyn-i-m,  i.-e.   *eun-ë-ml.    L.  de  Patrubâuy  IF.  XIV  58  sq. 


1)  Cf.  Cavtaixlt  La  trière  athénienne  90.    Vars  L'art  nautique 
dans  l'antiquité  130. 


—     296     — 

Pedersen  KZ.  38,  203.  40,  209  sq.),  d'une  base  euen  (?)  'dé- 
sirer' représentée  par  v.  h.  a.  tconên  'être  accoutumé  à,  de- 
meurer V.  norr.  tma  'être  content',  puis  par  skr.  vânah  n. 
'désir,  grâces' =  lat.  venus  f.  (anc.  ntr.)  'attraits,  charmes'  skr. 
vânatê  zd  va7i-  'désirer'  etc. 

poét.  eûviç,  -iboç  'privé  de'  :  skr.  ûndJi  zd  toia-  'insuffisant,  in- 
complet' zd  uijamna-  m/sens  pers.  mod.  (Horn  Xpers.  Et. 
§  1085)  vang  'vide,  pauvre',  arm.  (Kretschmer  KZ.  31,  384. 
Ilubschmann  Arm.  Gr.  1  484)  unain  'vide',  lat.  vânus  'vide, 
vain',  got.  wans  v.  b.  a.  ican  v.  norr.  vanr  'défectueux,  incom- 
plet' got.  ican  n.  'manque'.  Frohde  BB.  5,  270.  7,  325.  Ost- 
boff  MU.  IV  368  sq.  Fick  I^  123.  179.  542.  111*378.  Horton- 
Sinitb  BB.  22, 189sqq.-,  i.-e.  *6'Mrt- *e«<?- ;  cf .  Persson  Wzerw. 
230.  llirtAbl.  §517. 

poét.  euoxOoç  'abondant,  fertile';  poét.  eùoxOéw  'être  dans 
l'abondance'.  Voy.  s.  v.  ôxOoç. 

euTT6)iiTTeXoç  Escb.  Eum.  476  'qui  facile  dimitti  potest',  cf.  ixi\k- 
TTO)  et  voy.  Diudorf  Lex.  Aesch.  s.  v. 

eÙTTeiriç  -éç  'qui  tombe  bien,  heureux;  facile'.    Voy.  s.  v.  ttittiiu. 

eùpai  f.  pi.  Poil,  'ferrements  garnissant  les  extrémités  amincies, 
ou  fusées  (xvoai,  aKpoaEôvia)  de  l'essieu'  (Bussemaker  dans 
Saglio  I,  2,  1635)  <  *è-Fp-â  R,  uer  'recouvrir'? 

eùpct?  adv.  'eu  heurtant'^)  dans  hom.  atri  b'eùpdH  A  251.  0  541 
<  axfi  bè  FpàE,  cf.  pâaauj  att.  pàTTuu  aor.  è'ppaEa  'heurter,  bous- 
culer', i.-e.  '^uragh-  ;  eùpdE  fut  plus  tard  employé  comme  forme 
indé])endante,  cf.  Ar.  Ois.  i  258  oùk  à-rrocropiiaeiç  ;  où  Taxeuuç 
eùpdE  TTttTdE  ('en  frappant',  cf.  Traidcrauji;  Meister  Herodas749. 

f  ùpîTTOç  m. 'l'Euripe;  bras  de  mer,  détroit;  canal,  réservoir' < 
eu-  -J-  piTTi'i  'impétuosité,  heurt  (des  flots,  des  vents)',  cf.  Pind. 
Py.  IV  195.  Né.  III  59.  IX  48.  —  Autres  avis  chez  Curtius'352 
et  Bezzenberger  BB.  4,  329  sq.  —  De  là  Eùpiinoç  Hésych. 
épith.  de  Poséidon;  att.  EùpîTTÎbiiç  m.  nom  d'un  vent  soufflant 
de  l'Euripe  (cf.  Maass  KZ.  41,  204). 

1)  Le  sens  de  'i.K  TiXa-fiou'  Hésych.,    qui   ost   celui  de  tous  les 
lexiques  modernes,  est  défendu  par  Stolz  IF.  XVIII  460  sq. 


—     297     — 

€Ùpi(TKUJ,  fut.  eupriauji),  aor.  eupov  'trouver';  eupeiriç  m.  'inven- 
teur' :  irl.  fîiar  (<  i.-e.  *ue-ur-)  'inveui'  frîth  (<  i.-e.  *url-to- 
ou  *urë-to-)  'inventum  est'  (Stokes  Kuhn's  u.  Schleicher's  Beitr. 
VIII  476.  Windisch  KZ.  23,  218.  Strachan  IF.  IV  Anz.  103. 
Ostbofï'Suppl.  11.  59)  arm.  gerem  je  prends,  je  saisis'  geri  'pri- 
sonnier, esclave'  (<  i.  e.  *Mer-.  Lidén  Arm.  St.  106  sq.). 

Eupoç  m.  'vent  d'est-sud-est'.  Le  rapport  *eùcr-po-ç  :  euuu 'faire 
griller' (Curtius^  398  avec  doute)  n'est  que  possible;  s'il  est 
vrai,  l'esprit  doux  (au  lieu  de  l'esprit  rude  attenduj  est  dû  à 
l'influence  de  aupâ  f.  parent  par  le  sens,  selon  Sommer  Gr. 
Lautst.  36  sq. 

hom.  eùpudYoïa  adj.  f. 'aux  larg-es  rues'  <  eùpuç  et  âyDiâ  à-fuid. 
Selon  Scliulze  Qu.  ep.  326  n.  3,  comme  épitb.  de  biKa  dans  Ter- 
pandre  (Plut.  Lyc.  21),  le  mot  signifie  'qui  protège  la  rue',  eùpu- 
appartenant  à  ^uerâ'^u-  dans  hom.  êpuo"9ai  'protéger'  etc.  (voy. 
s.  v.  p.  285  sq.),  cf.  Eùpuai-\aoç  Eùpû-Xeuuç. 

hom.  eùpuobeia  épith.  de  la  terre  (xOuJvj,  que  Schulze  Qu.  ep. 
487  sq.  propose  de  corriger  en  eùpuébeia  et  interprète  par  'aux 
larges  assises',  cf.  ëboç. 

ép.  eùpuoTTd  m.  voc,  aussi  en  fonction  de  nom.  (BrugmanuMU. 
II  199  n.  1  ;  bibl.  des  avis  divergents  chez  G.  Meyer^  425  sq.), 
pour  -oTTiiç,  épith.  de  Zeus,  peut-être  'qui  voit  au  loiil'  <  eùpuç 
+  i.-e.  '^'oqU-  dans  gr  ôcrcJe  n.  duel  'yeux'  ôvpojuai  'je  verrai'  etc. 
—  Aussi  ace.  sg.  m.  d'un  hom.  *eùpûovp   qui  peut  avoir  le 

même  sens  ;  dans  xopôç  eùpùoTta  KéXabov cpOcYTÔM^voç  Pind. 

fr.  238  Bœckh  le  sens  est  'qui  retentit  au  loin'  (<  eùpuç  -f  *ôhj, 
ace.  ÔTta  'voix',  cf.  s.  v.  êîTOç)  et  plusieurs  (voy.  Curtius^  460) 
attribuent  ce  sens  à  l'épith.  hom.  en  invoquant  Pind.  Py.  VI  24 
Kpovibâv  Papu-ÔTTâv. 

eùpuç  -eîa  -ù  'large' :  skr.  iirûh  {<C*uu?'uh)  vA  vo^^ru-  'large, 
spacieux' (<*M;'ret-)  comp.  skr.  vdrl  y  as-,  en  compos.  vA  uni- 
(<  *uru-,  cf.  skr.  gru-  gurû-),  i.-e.  *euer-  (eùpùç  :  skr.  vârlyas- 
=  got.  iusiza  'meilleur'  :  skr.  vdsiyas-),  la  dipht.  de  eùpùç 


1)  Alternance  êi  :  î,  cf.  J.  Scliniidt  KZ.  37,  27  sqq.  Hirt  Hdb.  89. 
3B3.    Brugmann  KVG.  §681. 


—     298     — 

venant  (la  ntr.  eupoç  'largeur'  (:  skr.  vdras-).  Curtius^  346.  Hirt 
Ahl.  §  665.  Brugniann  Grdr.  11^  1,  177  ^j. 

eùpuiç,  -uÙTOç  f. 'nioisissiire';  poét.  eùpuûeiç  'moisi';  eùpiUTiâiu 
'moisir'.  eùpuOç  '*qui  recouvre'  <  *è-Fpa)T-,  cf.  skr.  vârnaJi  m. 
'couverture,  couleur,  extérieur'  arnô-vrt-  'qui  enserre  les  flots', 
irl.  fera  'bouclier',  R.  uer  'envelopper,  couvrir'.  Brugmann  Gr. 
Gr.3  197.  Grdr.  IP,  1,  423.  Solmsen  Unters.  121  sqq. 

hom.  èùç  et  Tiuç,  gén.  èfioç^)^  ntr.  tiû  'actif,  puissant,  solide, 
vaillant'  (Collitz  KZ.  27,  183sqq.),  cf.  nom.  ace.  pi.  r|éa  (ms. 
rî€a)"  àYa9à  Hésych.  ;  hom.  eu  f  235,  hom.  att.  etc.  eu  'bien'. 
èOç  <  i.-e.  *esu-s  (Curtius'"' 375  sq.  Zubaty  KZ.  31,  52  sqq. 
Brugmann  KVG.  §  687.  Sommer  Gr.  Lautst.  6  sqq.),  R.  es 
'être',  *esM-s'*existant,  *vivant  >  vaillant';  cf.  è(T-0Xôç  et  les 
mots  groupés  s.  v.  èTà*  àXiiôf).  àTctôà,  où  la  filiation  des  sens 
est  'existant,  réel,  vrai'.  —  Sont  à  écarter  :  gaul.  avi-  'bon'  (Fick 
BB.  1,  58);  —  skr.  vdsuh  'bon'   (Fick  P  217.  P  133.  360. 


1)  Brug-mann  1.  cit.  n.  2  suggère  que  le  nom  de  la  terre  eu 
tant  que  déesse  'Péâ,  op.  ion.  'Peiti  'Péri,  s'expliquerait  par  *ijren-, 
cf.  skr.  jjffhivî  'la  terre'  :prthi'i h  'large'  (=  gr.  irXaTÛç). 

2)  Gén.  if\oc,  pour  ^èéoç  semble  bien  dû  à  xin  ail.  métrique 
(Meister  Ber.  d.  saclis.  G.  d.  W.  1899,  p.  IGO.  Sommer  Gr.  Lautst.  7sq.);  — 
la  coexistence  de  rjûç  et  de  èûç  s'explique  moins  bien;  pour  Schulze 
Qu.  ep.  37  ces  formes  représenteraient  deux  deg'rés  d'apophouie,  ce 
qui  est  très  douteux,  à  moins  qu'on  n'invoque  l'alternance  parallèle 
de  ceh. ''vësu-  (dans  irl.  fut  'digne,  capable')  et  i  -e.*i(esu-  (skr.  vàsuJi): 
pour  Brugmann  Gr.  Gi-.  ^  232  n.  3,  t]  résulterait  d'une  contraction  éol. 
(*fjoç  <;  *èéo(;)  et  aiirait  passé  des  cas  obliques  au  nomin.,  tandis  que 
^rjoç  devenait  ènoç  sous  l'influence  du  nom.  èûç;  l'explication  de  Horn 
IF.  XII  Anz.  349  est  à,  rejeter;  —  l'esprit  rude  de  la  forme  énoç  est 
abusif  et  dû  au  fait  qu'on  voulut  dès  l'antiquité  y  voir  une  forme 
de  l'adj.  possessif  éôç;  Zénodote  écrivait  même  éolo;  —  Meister  Ber. 
d.  siichs.  G.  d.W.  1899,  p.  156  sqq.  trouve  dans  l'inscr.  locr.  GDI.  1479. 
35  hoÎTiveç  ko  irîaTe;  ëvTi)uoi  EZ  un  nom.  pi.  locr.  i^ç  <;  *»^€ç  *fiF6ç  *èéFeç. 
trad.  'ceux  qui  (sont)  riches,  honorés,  vaillants',  et  (Ber.  etc.  1904, 
pp.  13.  15.  33  du  t.  à.  p.)  lit  dans  l'inscr.  pamphyl.  de  Sillyon  1.  10  sq. 
KOI  b[vi  diTpôTTjô  eFe  i  Tro\n  'et  [deux  hommes]  vaillants  dans  la 
ville',  iFe  étant  nom.  ace.  duel  <<  g"r.  comm.  ''-èeFe.  —  Dans  le  dial. 
hom.,  en  compos.,  eu-  se  trouve  là  où  le  mètre  le  permet;  seuls  les 
composés  qui  avec  eu-  ne  peuvent  entrer  dans  le  dactyle  >comme 
èÙKO)noç  etc.)  ont  r|u-  (Schulze  Qu.  ep.  33  sqq.). 


—     299     — 

G.  Meyer  KZ.  24,  236.  Jobansson  BB.  18,  29sq.  ;  encore  auj. 
Walde  664  s.  v.  vèscor  et  Torp  dans  Fick  IIP  405),  voy.  plus 
bas;  —  skr.  ciyûh  'vivant,  mobile'  (Collitz  l.cit.;  rejeté  par  Bar- 
tbolomaelF.V  221);  —  skr.  sm- arm.  A-  gauL.sM-  vc\. su- so- 'hitvi 
(Curtius^  376.  Frôhde  BB.  14,  84.  Zubaty  1.  cit.)i).  —  Ép. 
g-én.  pi.  fém.  èdujv  (éduuv)  'biens,  ricbesses,  faveurs'^)  me 
semble  devoir  être  séparé  de  èuç  et,  issu  d'un  '\.-Q.*uesua,  être 
identique  à  irl.  feh  f.  ""excellence',  signalé  par  Pedersen  K. 
Spr.  I  75,  cf.  gall.  gw/jch  'joyeux'  (<i.-e.  *iiesuos)  et  skr. 
vàsiih  zd  vcwhu-  vofnt-  v.  pers.  va^u-  'bon'  (<i.-e.  '^uesu-)y 
irl.  fm  (<celt.  *vësu-.  Pedersen  K.  Spr.  I  74)  gall.  gwiw 
'digne,  capable'  gaul.  Vmi-rix  Bello-vesus  ^Sego-vesus  Vesu- 
«^5^«s  n.  pr.,  v.  illyr.  (Tomaschek  BB.  9,  94sq.)  Ves-devesia 
n.  pr.,  germ.  (Streitberg- IF.  IV  300  sqq.)  Wisi-gothae^  g-ot. 
iusiza  comp.  'meilleur'  iusila  f.  'allégement'  (<  i.-e.  *eus-,  cf. 
sans  doute  aussi  v.  slav.  unje  'meilleur'  <  *r<no-  i.-e.  '■^eus-no-. 
Briigaiann  Grdr.  II-,  1,  258  sq  )  fait  admettre  une  base  euesii- 
(cf.  g'ot.  idzôn  'se  donner  du  l)on  temps'),  cf.  Kern  Tijdschr. 
v.ned.  taal-en  letterk.  IV  317  sqq.  Persson  Wzerw.  79.  98.  227. 
Hirt  Abl.  §670.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  178. 
ép.  ion.  eûie  'exactement  au  moment  oiV  <*è[i]uTe  ou  '-'nuTe, 
c.-à-d.  61  ou  x\  +  *uTe  =  skr.  u-tcl  'aussi,  même,  et',  cf.  utâ  —  iitd 
'tantôt  —  tantôt';  cf.  ép.  r|LiTe  'quoi  qu'il  eu  soit'  <*r|[Fjè  +  uTe, 
prim.  'de  quelque  façon  que'  ou  'exactement  comme'.  Brug- 
mann Gr.Gr.^  535.  542. 


1)  A  skr.  su-  répond  gr.  ù-  dans  ÛYinç  'sain'  (F.  de  Saussure 
MSL.  VIT  8!)  sq.  Zubaty  KZ.  31,  55  n.  1);  il  n'y  a  pas  lieu  de  sup- 
poser avec  ZubatA-  que  partout  ailleurs  le  pvéf.  \)-<C*su-  a  été  rem- 
placé par  la  lornie  «forte»  eu-,  car  à  gT.  eÙYevriç  'bien  né'  Eù-févioç 
répondent  g-aul.  Esu-yen{us)  irl.  Eogan  m.  gall.  Otcein  n.  pr.  (cf.  Pe- 
dersen K.  Spr.  l  73);  en  outre  skr.  su-  zd  hû-  v.  pers.  '«m-  sont  en 
rapport  apoph.  avec  zd  hvà-  x^'à-  (Zubaty  52.  Bartholomae  Airan. 
Wb.  1817);  skr.  .SM-  ne  saurait  être  en  même  temps  une  forme  réduite 
de  *esu-. 

2)  ëxepoç  6è  êdujv  (liiatus)  Ci  528;  àujTfipeç  èâujv  6  325  =  Hsd. 
Théog.  4G.  111;  bAxop  èduuv  0  335  =  H.  hom.  XVIT  12.  XXIX  8.  — 
J.  Schniïdt  Plur.  58  a  supposé  gratuitement  un  sg.  *èoFâ  gén.*è0FTi(;, 
parallèle  à  irpéapô  (<  *iTpeoYFûi  selon  lui)  gén.  iTpéapr]c;. 


-     300     — 

poét.  eùqppôvr)  f. 'la  bienveillante,  la  bienfaisante',  c.-à-d. 'la 
nuit';  cf.  eucppujv  'propice'  <  eu-  +qppriv. 

€Ùxepr|  ç  'facile  à  prendre,  maniable'  <  eu-  +  i.-e.^'gheres-  *ghe)'os 
=  skr.  hârah  n.  'manche';  voy.  s.  v.  xeîp  et  cf.  eù.uapi'iç. 

€Ùxo|Liai  'adresser  une  prière,  un  vœu;  promettre;  se  glorifier  de; 
affirmer',  sens  prenner  :  'élever  solennellement  la  voix';  eijxoç 
n.  'sujet  d'org-ueil,  gloire';  eùxn  f.  'vœu,  souhait';  eùxuuXri  f. 
'vœu,  prière;  jactance';  eùxerâoiuai  'prier;  se  vanter':  gâth. 
(Osthoff  BB.  24,183  bibl.)  aog^dâ  'il  a  dit'  (iudo-iran.  '"'aufjh-) 
arm.  (Pederseu  KZ.  40,  210)  y-uzem  'je  cherche',  i.-e.  '^eugh-, 
à  côté  de  quoi  ^uegl'h-  dans  véd.  vcighdt-  'celui  qui  prie,  ordon- 
nateur d'un  sacrifice',  arm.  (Meillet  Esq.  102)  gog  'dis'  gogcet^ 
'tu  peux  dire',  lat.  voceô  (<  '^uoguheiô;  pf.  vôvî  <*i'drëi7, 
ptc.  vôtus  <  ^-'vôvëtos)  'promettre  solennellement'  ombr.  (Ost- 
hoff MU.  V  82  n.)  vuf  e  tes 'votivis,  consecratis',  v.  'w\.tongu 
'jmo' «* do- fongu.  Zimmer  KZ.  24,  216  sqq.).  Roth  KZ.  19, 
220.  Curtius^  702;  base  eueglOi  (et  non  euegh  avec  Hirt  Abl. 
§  659). 

€uuj  (<  *euhuj  i.-e.  '^eus-ô,  cf.  Sommer  Gr,  Lautst.  3  sq.  10)  'flam- 
ber qc,  faire  griller';  evarpâ  f.  'échaudoir';  euaava  n,  pi.  'rà 
è^KaOïLiaTa'  Poil,  euai  =  lat.  iirô  (pf .  l'issl  d'après  ptc.  ûstus  = 
skr.  ustdh  'brûlé'  zd  usta-  'rôti')  'brûler  qc'  (<  ^ousô,  i.-e. 
*eus-ô)  skr.  ôsati  'brûler  qc'  ;  cf.  skr.  usndh  'brûlant,  chaud'. 
V.  norr.  usli  ags.  ysle  m.  h.  a.  uséle  i'isele  'cendre  ardente' 
(Curtius^  398  sq.),  alb.  ede  f.  'tièvre'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  93): 
i.-e.  ^eiis-  et  *we.s-  (dans  v.  h.  a.  wasai  'feu'  et  sans  doute  lat. 
Vesuvius)  remontent  à  un  "^eues-  (J.  SchmidtPlur.  205.  Persson 
Wzerw.  228). 

€ ù m xéo) 'traiter  magnifiquement,  régaler';  eùuuxià  f. 'action  de  se 
régaler,  de  faire  bonne  chère',  pi.  'banquet'.  <  eu-  -)-  ôx-  degré 
fléchi  de R.  èx  i.-e.  ^segh-;  voy.  s.  v.  exuu. 

att.  ècp-éiiiç  m. 'chef  (Esch.  Pers.  80);  pi.  'éphètes,  juges  au  cri- 
minel et  sans  appel' ;  ècp-iimi  ;  cf.  poét.  ècpetuiî  f.  'ordre,  pre- 
scription' <*-^7n<7  ou  *è(p-e9)aâ  {*-dh-ma).  Brugmann  Grdr.  II-, 
1,253. —  Les  avis  de  Lange,  cité  par  Solmsen  Unters.  204 
(ècpéiai  'èîTi  Toîç  ëiaiç')  et  de  Baunack  Stud.  I  26sq.  (ècpéiiiç  < 
gr.  *ècpri  =  skr.  sahhâ  'souche,  lignage')  sont  à  écarter. 


—    301     — 

hellénist.  I.  ecpi-i\iç,-iboç  f /agrafe  ou  clavette  sur  un  couvercle  de 
boîte, fermoir', cf. èqpriXibeç " Trepôvai  Hésych.,  <èTTi  +  f|\oç^clou'. 

hellénist.  èqprjXoç  ''qui  a  une  taie  (œil)',  cf.  eqpiiXoç*  écpi^Xibaç  ibç 
fiXouç  è'xuuv  eiç  tiiv  ôijuv  Hésycb.;  II.  è'qpriXiç  (ion.  Itt-,)  -iboç, 
aussi  èqpnXiç,  -iboç  f.,  ord.  pi.  'éphélides  lentigineuses  ou  lentigo' 
(Hpc.  Nie.  etc.)  <C  èm  +  fiXoç  'clou,  furoncle';  le  sens  de 
'taches  de  rousseur  ou  éphélides  solaires'  (ai  toû  fiXiou  èTreKaii- 
(Jeiç  Hésych.)  est  basé  sur  la  foi  à  l'étym.  èm  +  ^Xioç  'soleir. 

èqpiàXxriç, -ou  m.,  éol.  èTtiaXoç  m.  (Alcée  selon  EM.)  "  démon  in- 
cube, cauchemar',  cf.  hom.  'EcpmXxiTç,  éol.  'EîTiaXtriç  (Alcée 
selon  Eust.)  n.  pr.  d'homme.  Selon  Meister  Gr.  D.  I  217,  dé- 
formations par  étym.  pop.  de  rq-rriaXoç  m.  rimdXriç,  -rjTOç  m. 
^^•^■l6Xr|ç,  -ou  m.  'fièvre  avec  frisson;  cauchemar',  dans  la  croy- 
ance à  un  composé  èiri-liaXTiTç  '*qui  saute  sur,  qui  oppresse'  de 
èm  -f-  âXXo|uai. 

hom.  èxe-TreuKÉç  (PtXoç)  A  51.  A  129  épith.  de  sens  imprécis, 
prob. 'acéré',  cf.  Trepi-TreuKéç  (péXoç)  A845  m/sens;  l'épopée  tar- 
dive emploie  èxe-rreuKriç  au  sens  de  'amer',  p.  ex.  Nie.  Th.  600. 
866,  sens  qu'  Eustathe  donne  au  mot  hom.,  cf.  è)Li-TTeuKi'-|ç  Nie. 
Al.  202  'un  peu  amer'.  <  èxe-  (voy.  s.  v.  è'xu))  -|-  *TreÛK0ç  n. 
'pointe;  acidité,  âcreté',  cf.  ép.  TreuKebavôç  'funeste  (irôXeiuoç 
K  8)  ;  amer  (GdXacrda  0pp.  H.  II  33)',  ép.  7TeuKdXi|uoç  '(esprit) 
pénétrant,  sag-ace',  puis  TteÙKri  f.  lit. puszis  v.  pruss.pew^e  v.  h.  a. 
fiuhta  'pin',  c.-à-d.  '*arbre  à  aiguilles'  (Buttmann  Lexil.  1 16  sq. 
Fick  P  472.  IIP  243.  G.  Meyer^  36),  i.-e.  ""peuTc-  'piquer  alter- 
nant avec  '^yeiig-  dans  lat.  pungô.  —  Le  rapport  supposé  avec 
TTiKpoç  'amer'  (Curtius^  164.  Fersson  Wzervv.  191)  n'est  pas 
immédiat  {*peik-  n'est  que  ])arallèle  à  *peuk-)  :  —  l'étym.  de 
Lagercrantz  IvZ.  34,401sqq.  (exe-,  irepi-  -rreuKéç  'prompt',  TreuKe- 
bavôç  'agité',  ireuKdXiiuoç  'sans  repos  ni  cesse'  :  v.  h.  a.  fehtan 
di^^.feolitan'Hsàx'Q  effort,  *s'agiter,  combattre',  mots  eux-mêmes 
obscurs,  cf.  p.  ex.  Torp  dans  Fick  III^  225)  n'est  pas  pré- 
férable. 

poét.  èxéTXri  f.  'manche  de  charrue'  =  gall.  haeddel  m.bret. 
Jiaezl  bret.  mod.  héal  f.  m/sens  <  celt.  '^sagedlâ  i.-e.  '^segh-e- 
-dhla,  voy.  s.  v.  è'xuj  (gr.  x— Tdiss.  de  x—Q).  Fick  11*296.  Henry 
Bret.  159.  Pedersen  K.  Spr.  I  39.  97. 


—     302     - 

€xOeç  'hier'.  Voy.  s.  v.  xQéç. 

è'xOoç  n. 'haine',  sur  quoi  l'on  fit  êxOiujv  è'xôicJTOç  comp,  et  sup. 
de  èx6p6ç  'haï,  odieux;  ennemi';  èxOaipuu'haïr';  exOpâ  f.  'haine, 
hostilité';  poét.  è'xOuj  'haïr';  àTTex6otvo|uai,  \)î.  à-nr\xQr\)xai  'de- 
venir odieux;  haïr':  aor.  hom.  èxOcboTTiicJai  A  518  'traiter  en 
ennemi':  att.  èx6oboTTÔç  'odieux'.  Étym.  obscure  ;  skr.  (Prell- 
wïtT.^  341)  aghdli  7A  aya-  'mauvais,  méchant'  (<  i.-e.  *rag//o- 
selon  Sutterlin  IF.  IV  92)  est  à  écarter  ;  autre  hypothèse  chez 
Walde  KZ.  34,  484  sq.,  non  reprise  dans  Lat.  Wt.  200  s.  v. 
exterus. 

èxîvoç  m.  'hérisson;  oursin' :  v.  h.  a.  i^i/  v.  slav.jei?  lit.  ezys 
(Curtius"^  193)  arm.  ozni  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  481;  phryg. 
eEiç,  mieux  axe,  (Fick  Wb.  P  361.  BB.  29,  237.  239)  'hérisson'; 
i.-e.  '''eghi-.  —  Gr.  xriP  =  Iat.  êr  prim.  */<ër 'hérisson'  ^von  Sabler 
KZ.  31,  275.  Schrader  RL.  398,  dans  l'hypothèse  d'un  x->ÎP 
*hêr  avec  -êr-  suffixal)  sont  à  écarter;  voy.  s.  v.  XHP- 

è'xiç,  -€ujç  ion. -loç  m.  (f.) 'vipère';  è'xibvd  f.  (pour  *èxibvr|  nom. 
fém.  tiré  d'un  adj.  *èxi-bv6ç.  Solmsen  Beitr.  I  257  sq.)  :  gall. 
euod' worms  in  sheep' euon  'bots  in  horses'  (<  celt.  *egi:  Fick 
11"^  27;  voy.  aussi  Pedersen  K.  Spr.  I  99),  v.  h.  a.  égala  dan. 
norv.  igle  'sangsue'  (norv.  dial.  aussi  'douve')  dan.  il-te  'douve' 
(p.  ex.  Falk-Torp  EW.  459  sq.  Torp  dans  Fick  III^  23);  i.-e. 
*eghi-.  —  Pour  skr.  dhi/i  zd  azis  'serpent'  (<  i.-e.  *eghi-s  ou 
'^ogVMs)  Toy.  s.  v.  ôqpiç.   Voy.  aussi  s.  v.  l^xeXvç  p.  213. 

èxupôç  (depuis Xén.  et  Thuc.)  ôxupoç  (depuis  Hsd.;  rapp.apoph. 
ejo.  J.  Schmidt  KZ.  32,  353)  'fortifié,  solide'  :  skr.  sàJiurih 
'violent';  cf.  got.  *sigus  {sihu  c.-à-d.  siju  ace.  sg.  glose  tardive) 
V.  h.  a.  sigu  m.  (ancien  ntr.  en  -us)  ags.  sijor  'victoire'.  Voy. 
s.  V.  èxuj. 

è'xu)^)  (<  *h€xaj  *seghô)  ipf.  eîxov,  fut.  ëEo)  et  cTxncTuj,  aor.  êaxov 
(ipf.  oxéç,  inf.  (Txeîv,  opt.  crxoinv  1.  pi.  axoî|iiev  :  gâth.  1.  pl.opt. 
zaèmà  <  *zghoi-),  pf.  è'crx'T<a  'tenir,  posséder,  avoir;  intr.  (avec 
un  adv.)  être  dans  tel  ou  tel  état'  :  skr.  sâhatë  'maîtriser'  zd  liaz- 
's'emparer  de',  i.-e.  R.  segh  's'emparer  de,  tenir';  cf.  lesb.  é'KTUjp, 


1)  Att.  épigr.  (Vie  et  Ve  s.  av.  J.-C,  cf.  Meisterhans-Schwyzer  * 
87.  102)  hi\\u  (et  KaGéxiu)  <  ^xu)  par  assim.  régressive. 


—     303     — 

-opoçSapph.  'qui retient'  houi. "Ektuup,  poét.  èxéiXri  f.(voy.s.v.), 
€Xe-  en  eonipos.  (exé-BOinoç  èxe-vriiç  èxé-q>pujv  etc.,  èKexeipiâ  f. 
voy.  8.V.  p.  234),  èxupôç  (voy.  s.  v.),  puis  gau\.seg-o-  'fort,  vain- 
queur dans  ZeTO-bouvov  Sego-vellauni  etc.  (Fick  IP  297)  gall. 
m.  bret.  hael  bret.mod.  héaVc.on\ia\,  généreux'  {<ice\t.*sag-lo- 
i.-e.  *segh-lo-)  g-all.  haer  'entêté,  pressant'  (<  celt.  *sag-ro- 
i.-e.  *segh-ro:  Henry  Bret.  158  sq.);  —  un  thème  *segh-{e)s- 
dans  skr.  >(dhah  n.  'force  triomphante'  =  zd  liazali-  'force,  vio- 
lence' =  got.  sigis  n.  (v.  h.  a.  sigi  m.,  anc  ntr.  *sijiz)  Victoire', 
cf.  V.  h.  a.  sigirôn  'vaincre',  puis  skr.  sàksali  saksanah  'qui 
dompte,  qui  vainc',  cf.  gr.  eu-eSoç"  eùqpurjç  Hésych.,  eùeEîâ  f. 
'bonne  constitution'  éEfiç  éEeiriç  èqp-eEfjç  'de  suite'  (voy.  s.  vv. 
p.  261);  —  *^^A- dans  boni,  à-axeioç  'irrésistible;  intolérable', 
ïaxu)  (<  *si-zghô)  'tenir',  îcrxàç  f. 'ancre',  icrxùç  f-  (<  *Fi-(yxt'Ç) 
'force  de  résistance'  (voy.  s.  v.).  ax-ecTiç,  -euuç  f. 'manière  d'être, 
état',  inf.  aor.  poét.  crxeOéeiv  (TxeôeVev  crxeOeîv  'tenir',  aKcBpôç 
(Persson  Wzerw.  82)  'exact',  ax-epôç  'ininterrompu'  (voy.  s.  v. 
èTncTxepu)  p.  268),  crxebôv'de  près,  presque',  crx£^nv  'lentement', 
axéTXioç  (voy.  s.  v.),  crx-fi-|ua  (cf.  fut.  crx-n-CTuu  pf.  l-Gy,-r\-Y.a)  n. 
'manière  d'être,  aspect,  maintien'  GxrwxajxlKXi  'figurer',  (Jxo^'l 
(Persson  1.  cit.)  f. 'arrêt,  repos,  loisir';  —  *sogh-  dans  hom.  oxa 
(ôx'  âpicTTOç)  adv.  'de  beaucoup',  è'Eoxoç  'supérieur',  èEôxn  f. 
'éminence,  supériorité',  ôxéuj  'tenir,  contenir',  Xi|aéveç  vriûv 
ôxoi  e  404  'ports  qui  abritent  les  navires',  ion.  ôxeri  f  'caverne', 
ôxavov  'poignée  du  bouclier',  ôxeûç  m.  'gourmette  d'un  casque 
r372;  boucle  A 132;  barre  ou  verrou  M 121',  eùuuxéuj  (voy.  s.v. 
p.  300)  etc.»).  Curtius^  193.  Fick  P  138.  324.  560.  IIP 
426.  Etc. 
évpîâ,  ion.  é\\){r\  f.  'entretien  familier,  badinage';  éiiJiào|uai  'jouer, 
s'amuser'.  Le  rapport  avec  lat.  jocus  lit.  jukas  'plaisanterie'. 


1)  Wackernagel  NGG.  1902,  p.  737  sqq.  nie  que  le  degré  long 
fléchi  *sôgh-  (admis  par  Brugmann  IF.  XIII  280,  cf.  supra  p.  270  s.  v. 
hom.  èTTiûxoTo)  soit  représenté  en  grec;  ouvuuxa&ôv  Hsd.  Tli.  G90  est 
pour  lui  un  ail.  métr.  pour  *auvoxab6v;  W.  suppose  un  prim.  *àvujxii 
<C  *àva-oxî^  (à  côté  de  Euv-oxri),  senti  ensuite  comme  *àv-a)xr);  -OKoixri 
serait  issu  de  *-uJxr|  par  préfixation  de  ôx-,  comme  èbeorôç  'mangé' 
est  né  par  préfixation  de  ib-  devant  *è.axô<;. 


—     304     — 

ûa.nsVhy\)othis(nVnn  \)vhn.*leqUti(j  fp^rolide  BB.  10,207)  est 
caduc,  \a.t,jocus  n'ayant  pas  la  labio-vélaire;  pour  van  Blankeu- 
stein  IF.  XXIII  131  sqq.  lat.  jocus  ''*discours  >  ^causerie  > 
*l)avardage  >  plaisanterie'  est  parent  de  ombr.  iuka  iukn 
'preces',  prim/discours',  cf.  V.  h.  a.  jé^7irt?î  "énoncer  solennellement' 
{aW.beichte  'confession')  ga.\\.iaith  f.  'dialecte' (<  Heq-ti-.  Fick 
II*  223)  bret.  iéz  'langage',  skr,  yàcati  'prier'  yacnâ  f.  'prière', 
Wi.jûlcas  fmême  filière  sémantique  que  \qX.  jocus,  même  deg-ré 
d'apophonie  */ô7- que  skr. /ydc^^/);  reste  peut-être  (cf.  Bugge 
Ark.  f.  nord.  Fil.  IV  135.  Falk-Torp  EW.  477  s.  Y.jul.  Torp 
dans  Fick  III^  328  sq.)  la  parenté  de  éipiâ  avec  v.  norr.  u'A  n.pl. 
'fête  du  solstice  d'hiver'  ag^.  jéol  jeohhol  {a,ng\.  ytile)  'fête  de 
Noël'  gotjiuleis  'décembre',  germ.  comm.  *jéhida-  et  *je{g)' 
wlâ-  i.-e.  *ieqUdio-  '). 

é'vjjuj,  fut.  éipriao)  'cuire  qc.';  ecpGoç  'cuit';  évpavéç  'facile  à  cuire': 
arm.  ephem  'je  cuis'  (Hiibscbraann  Arm.  Gr.  I  446.  Pedersen 
KZ.  39,  428).  Schulze  Qu.  ep.  498  sq.  en  sépare  ôijjov,  voy.  s.  v. 

I.  att.  ëuuç  (gén.  ëu))-)  hom.  tîuuç  (gén.  y\ovç  <  *-o[a]-oç,  ace.  iiô» 
<*o[a]-a)  éol.  auujç  f. -')  'aurore' <i i.-e.  *clusôs,  cf.  lat.  aurôra 
pour  *aurôs  -ôris  (cf.  Flora  :  flôs)  et  (degré  réduit)  ^kr.usâh  f., 
ace.  usàsam,  zd  usa,  ace.  îLsàwhdin,  gén.  sg.  skr.  usds-ah 
zd  îisawli-ô  'aurore',  cf.  véd.  gén.  sg.  et  ace.  pi.  uscih  zd 
loc.  usi-  (dans  usi-ôâ,  voy.  s.  v.  b6|uoç  p.  195)  'aurore'  skr. 
ucchdti  zd  usaHi  'luire',  lit.  aùszta  lett.  aust  'le  jour  point';  — 
locr.  Kar-ôiFeoç  et  èacTqpôpoç  •  éuuaqpopoç  Hésycb.,  corrigé  eu 
decTcpôpoç,  contiennent  peut-être  un  ntr.  ^cluses-  à  côté  du  fém. 
*ausos-\  —  un  th.  aùa-po-  dans  d^x-aupoç  aupiov  (voy.  s.  v. 
p.  103);  —  cf.  encore  lat.  auster  'vent  du  sud'  misfi^âUs  'méri- 
dional' (sens  non  primitif)  v.  norr.  (mstr  v.  h.  a.  ôstra  Ostara 
'orient'  ags.  éaster-ra  'plus  oriental'  v.  germ.  Austro-  Ostrô-  en 
des  noms  propres,  v.  slav.  ustrû  'aestivus',  i.-e.  '^âus[e]s-t(e)ro- 


1)  Du  genn.  sont  issii.s  v.  fraiK,-.  Jolif  fr.  joli  ang-1.  jolh/  ital. 
yiulivo. 

2)  La  paroxytoiuiison  est  secondaire,   cf.  Soiinner  Gr.  Lautst. 
11  sq.  (bibl.),  pour  qui  l'esprit  rude  est  pris  à  l'opposé  éairépâ. 

3)  Cf.  (gén.)  àpôoç"  èE  ëm.  Tapavrivoiç  Hésj'ch.;    à^w'  irpuiî  Adt- 
Kuuveç  H.;  âpuup  (<;*aFuj(;;  1.  àpiûp)'  .  .  .  ëujç  (lûç  ms.).  ActKiuveç  H. 


-    305    — 


(cf.  zd  îims- tara- 'orientaV)  ou  *àustro-' orient',  formé  d'un  uom- 
raciiie  *àus  d'après  les  noms  de  directions  tirés  d'adv.  (v. 
norr.  restr  nordr).  Curtius^  400  sq.  Brug-maun  Grdr.  II-'  1 
327.  530.  625.  Fick  P  347.  IIP  6sq.  Base  aiies  nuire'  (Hirt 
Abl.  §§  671.  759.  Brug-raann  KVG.  §  215;  voy.  s.  v.  è'ap  et  cf. 
V.  irl.  fair  gall.  gicata-  ^aurore'  bret.  gicérélaouen  'l'étoile  du 
matin'  «  celt.  ""vàs-ri-.  Fick  IP  278.  Henry  Bret.  152.  Pe- 
dersen  K.  Spr.  I  82).  —  De  là  éuuŒ-cpopoç,  dor.  (Pind.)  diuacpo- 
poç  m.  n  étoile  du  matin  (*qui  amène  l'aurore)';  éuueivoç  ^mati- 
nal' (formé  sur  bom.  x\GiQ\  'k  l'aurore');  ëuuXoç  'de  la  veille; 
éventé'. 
II.  att.  Hrdt.  ëujç,  ép.  ei'mç  et  eîoç  (à  corriger  en  noç),  éol.  aoç, 
dor.  àç  'aussi  longtemps  que,  quamdiu'  <  gr.  comm.  *dFoç  : 
skr.  i/àvat  v.  pers.  yam  (instr.  d'un  tb.  yàva-)  m/sens  <  tb. 
de  pron.  relatif  i.-e.  */o  +  morpbèmes  -ues-  -uent-  -uo-,  cf. 
i.-e.  ''iod  >  gr.  ô,  *iôd  lac.  ib  att.  ibç,  puis  ôte  fiviKa  ôcppa, 
voy.  s.  vv.  et  Téiwç.  Curtius^  397.  Brugmann  KVG.  §  909. 


la-  forme  éol.  du  préf.  intensif  bia-  'très'  p.  ex.  dans  bom.  lâriç 
(voy.  s.  v.)  ràeeoç  Vénérable'  rdKoxoç  furieux'  ^aipecptîç  'bien 

1)  l  était  1.  zd  en  vieil-ion.  et  en  att.,  en  g-rec  du  NW.  et  en 
lesb.,  p.  ex.  dans  ÔZoç  ireZôç  viZuj-  2.  z  en  att.  environ  à  partir  du 
IVe  s.  dans  ô^oç  etc.,  dans  neXa^TiKÔv  et  sembl.  (ancienne  g-raphie 
neXaaTiKÔv)  et  dans  ipnqpirMa  =  njif|qpia|aa  et  sembl.;  3.  une  spirante 
issue  de  d,  différente  de  z,  dans  él.  ti  Fe.riûç;  4.  une  spirante  sourde 
(rendue  aussi  par  tt,  t  dans  crét.  ôd^aOai  =  honi.  &daaaa9ai).  De 
plus,  ce  sont  des  spirantes  sonores  d'une  nature  qu'il  est  impossible 
de  déterminer  exactement  qui  sont  exprimées  par  phocid.  Zi6ç  = 
Aiôç  et  sembl.,  et  enfin  par  arc.  répeepov  g-i.,  à  côté  de  bépeepov  g-]. 
{<*gy'ere-),  cf.  gr.  pâpa0pov  'gouffre'.  Brugmann  Gr.Gr.^^  23  n.  2 
(liibl.).  KVG.  §  27.  -  On  n'a  pas  prouvé  jusqu'ici  (malgré  Sommer 
Gr.  Lautst.  137-160)  que  le  double  traitement  gr.  h-  et  Z-  à  l'initiale 
soit  une  innovation  grecque;  bien  qu'aucune  autre  langue  indo-eur. 
ne  présente  cette  particularité,  elle  pourrait  être  un  legs  de  l'indo- 
eur.;  en  tant  que  le  grec  présente  Z-,  nous  admettons  provisoirement 

20 


—     306     — 

nourri'  laq)\cçr\ç  'plein  de  feu'  laxpnnç  (voy.  s.  v.),  cf.ZdXeuKOç 
n.  pr.  :  XeuKÔç;  apparaît  comme  ba-  (par  dissim.  de  *(Jba-a-) 
dans  poét.  bàaKioç  'aux  ombrages  épais'  ba(TTT\f|Tiç  (Hom.) 
bacTTtXriç  (Sim.)*),  puis  dans  poét.  bacpoivoç  -eôç  'd'un  rouge 
de  sang',  qui  a  dû  être  prim.  hom,  *z;aqpoivôç  -eôç,  cf.  s.  v.  là 
-rrebov.  Solrasen  RL.  M.  60,  497  sqq. 
sic.  (Thuc.  VI  4)  làfKXov,  ^otfKXri  f.  'faucille',  cf.  ZàfKXri 
AdTKXri  (b  =  d)nom  de  ville;  Z^oiykXiov 'aKoXi6v'(Strab.).  <la- 
+  R.  àTK,  cf.  s.  V.  otYKuuv  p.  7. 

I.  làei'  piveî  Hésych.  contient  les  degrés  zéro  et  plein  (*gV'ia-) 
de  i.-e.  *gUeicl-  'dominer'  :  skr.j^â  f. 'puissance  prépondérante', 
cf.gr.  piâ  f.  {*gl'ia)  ^ïvéïu  (p.  119)  et  hom.  ôï-Z;éç.  Kretschmer 
KZ.31,383.  Hirt  Abl.  §  358.  Brugmann  KVG.  §  215. 

II.  lâer  .  .  .  Km  irveî.  Kônpioi  Hésych.  <  *bi-aF6i,  cf.  hom.  Hsd. 
bi-d[F]riui  'souffler  à  travers'.  Hoffmann  Gr.  D.  1 1 14.  177.  228. 
Solmseu  KZ.  34,  .557. 

hom.  lâY\ç  'qui  souffle  avec  violence',  diss.  de  *Ziri'ÎÇ>  tif.  hom. 
bu(Târiç  hom.  uTiepâriç  àXi-ctriç  b  361  aiîp;  <  la-  +  *auë-  dans 
àriiLii  'souffler';  ace.  m.  sg.  Ziâfjv  |a313  est  analogique  des  th. 
mase.  en  -â  (G.  Meyer^  428). 

(ion.)  lÛKopoç  (mieux  ZiaKÔpoç)  m.  f, 'serviteur  d'un  temple'  (cf. 
ion.  ÙTTo-ZiaKÔpoç  f.  'sous-prctresse'  Hrdt.  VI  134sq.),  peut  être 
modifié  d'un  *baKopoç  perdu  <  *c?m-Kopoç,  cf.  veuu-KÔpoç 
atiKO-Kopoç  (Kopéuu  'nettoyer  en  balayant')  et  bdirebov  :  lÔTrebov. 

(cf.  Brugmann  Grdr.  I^  793  sqq.  Gr.Gr.3  129.  KVG.  §  302.  Hirt  Hdb. 
§  232)  un  i.-e.  ./-,  à  côté  de  t-  >  gr.  h-  (Iv^ôv  Zéw  Zv}Jir]  Zluotôç  :  r\Tcaç) 
6c,  âfoç  ù.Lieîç);  Pedersen  suppose  que  Z-  représente  un  i.-e.  z-,  auquel 
répondrait  dans  les  autres  langues  un  %-,  cf.  Pedersen  KZ.  36, 103  sq. 
IF.  XXII  3.^9.  K.  Spr.  I  66. 

1)  Solnisen  1.  cit.  voit  dans  ba-airXfjTiç  (voy.  s.  v.  p.  167)  un  i.-e. 
*{s)pela-  'déchirer,  tirailler',  cf.  à-arrâXaeoç  'genêt  épineux'  (voy.  s.  v. 
p.  89)  à-OTT(i\aE  OTrdXaE  'taxipe  (destructrice  des  racines)'  etc.,  lat  spo- 
lium  'dépouille  d'un  animal;  armure  enlevée  à  un  ennemi  vaincu', 
V.  slav.  pUvq  pléti  'sarcler';  le  sens  serait  'arrachant  ou  tiraillant 
avec  force'  (Érinye),  cf.  TeixeanrXnTa  voc.  E  31.  455  'démolisseur  de 
remparts'  (Ares).  [Cette  dernière  étym.  est  contestée  par  Friinkel 
Glotta  I  278  n.  2,  qui  déclare  en  outre  baairXfTTiç  incompréhensible] 
—  L'opinion  de  Brugmann  (ba-  <  *baT  i.-e.  *diit)  mentionnée  p.  160 
s.  V.  ba-  est  à  écarter. 


—     307     — 

ta\r]  f.  'tempête  sur  mer';  la\oç  m.  (Nie.)  'tournant  d'eau'.  < 
*bi«Xâ,  cf.  blvri  f,  'tourbillon',  puis  boni,  biepôç  'bâtif  hom. 
bieuai  biûJKuu  biZirmai  (yoy.  s.  vv.  p.  187  sq.  192)  Z^tiTéuu  'cher- 
cber',  R.  diû  did  c?^ 'faire  effort  vers;  se  bâter  selon  Sommer 
Gr.  Lautst.  157  sq.  (cf.  aussi  Hirt  Abl.  §363.  Solmsen  IF. 
XIV  436). 

^otTTebov  (Xénopbane;  épigr.  ion.  GDI.  5430,  5)  'sol,  luëya  è'ba- 
(poç  (Hésych.)'  est  modifié  de  bdirebov  d'après  la  coexistence 
de  ba-  et  ta-  comme  préfixes  intensifs.  Solmsen  Rb.  M.  60, 
500  sq. 

hom.  Z;a-xpnnç  "impétueux,  violent'  <  Z:a-  +  *xpriF-riç,  cf.  aor. 
bora.  è'xpâ[Fjov  (èTre'xpaov)  'je  tombai  sur,  je  fondis  sur',  lat. 
ingruô  'fondre  violemment  sur  (Dôderlein,  Abrens,  Scbulze 
KZ.  29,  241.  Hirt  BB.  24, 282.  Brugmann  IF.  XI  287  sqq.),  R. 
ghrëu  ;  voy.  s.  v.  bom.  inf.  aor.  *xpa[F]eîv. 

tâ\^  f.  (seul.  nom.)'Z;aXr|'.  Mot  obscur. 

*Z;âa)  'je  vis'.  Voy.  s.  v.  tr\v. 

bom.  att.  ^eiai  f.  pi.,  bellénist.  t^a\  'épeautre':  cf.  bom.  etc. 
(Fick  BB.  13,  316;  (pijai-Z;o[F]oç  (aîa)  et  bom.  Ziei-bujpoç,  c.-à-d. 
Z;e[F]é-bu)poç  (àpoupa)  'qui  produit  l'épeautre'  ;  att.  Zieià  <  i.-e. 
*jeuia  :  skr.  yâvah  m.  zd  yava-'hW  pers.  moà.jav  'orge',  lit. 
>y«?pl.'blé''(Curtius'^  625.  Ostboff  MU.  IV  371.  Scbulze  Qu. 
ep.  2h9.  Sommer  Gr.  Lautst.  153  sq.)  irl.  eorna  'orge'  (Fick  IP 
223.  PedersenK.Spr.  165). 

Zeùfvû|ui  (eu  d'après  aor.  ZeOEai),  fut.  ZieûEuu,  aor.  pass.  èZiÛYnv 
'atteler,  joindre';  ZieuKTÔç 'attelé,  apparié'  (-eu-  analogique,  cf. 
skr.  yulitéh  zd  yûxta-  m/sens);  Z^eOyoç  n.  'attelage;  couple' 
(cf.  lat.  jugera  pi.  <  *jeuges-,  m.  b.  a.jiuch  n.  <  germ.  comra. 
*jeu7caz  'arpent  de  terre');  att.  ci  Zleufirai  'les  zeugites  (possé- 
dant un  attelage  de  bœufs)';  leuT^n  f.  'courbure  ou  arc  du 
joug  (où  s'emboîte  le  cou  de  l'animal/,  cf.  skr.  yugalam  'aou- 
ple' bu.  JMgf^<^ae 'ceinture  (d'Orion)';  ZeÛTMa  u.  'joug,  lien',  cf. 
skr.  yugmâ  adj.  'apparié';  ZieuKTfipeç  m.  pi.  'courroies  servant  à 
atteler  au  joug'.,  poét.  leÙKTeipa  f.  'qui  unit',  cf.  skr.  yôJctdr-, 
Miarnacbeur';  Z:eûSiç, -euuç  f.  (Hrdt.)  'action  de  joindre,  —  d'at- 
teler' (eu-  analogique,  cf.  skr.  yuMh  f.  'action  d'atteler,  mise 
en  œuvre,  etc.',  lat-juncfiô);  Iv^ôv  (voy.  s.  v.).  Cf.  skr.  yundkti 


-     308     — 

S.\^\.?/ufijdnti  zd  yaoj-  yuj-  ""atteler',  Xîii.junqô  joindre',  Wt.jiin' 
yiujàulcti  'atteler  au  joug',  puis  skr.i/ôgaJi  ru.  'le  fait  d"atteler, 
entreprise,  action,  etc.',  lat.jMme?i^Mm  "attelage;  bête  de  trait' 
V.  lat.  iouxmenta  pi.,  etc.  Curtius'^  182.  Fick  I"  114.293.524. 
Iir^  330.  Etc.  I.-e.  *jeug-  'joindre'  est  un  élargissement  de 
*jeue-  *jeud^-  'joindre'  dans  skr.  yâûti  yuvciti  'attacher,  atteler, 
harnacher'  zd  //«r-'intendere'  skr.  yûtih  f.  'jonction'  Xtii.jûtis 
'articulation,  jointure'  lit.  jâutis  'bœuf  ("^l'attelé');  voy.  aussi 
s.  vv.  Z!u)vv0)ui  t\)\xr\. 

Zeuç,  lesb.  ZeOç,  béot.  lac.  Aeûç  (b-  <  ^h-)  <  *Airiuç  =  skr. 
dyàûh  'ciel',  i.-e.  *diêus  'ciel,  jour  lumineux',  cf.  i.-e.  '^diiêus 
dans  lat.  nu-diûs  tertius  (Solmsen  Stud.  73  sq.);  voc.  Zeû  = 
lat.  Ju-{piter),  i.-e.  *dieu;  gén.  Ai[Fj6ç  phocid.  Ziôç  =  skr. 
dii-dTi\  dat.  arg.  AiFi  GDI.  3263,  Au  Ai  =  skr.  loc.  divi\  ace. 
hom.  Zfiv^)  =  skr.  dyàm,  i.-e.  *diè[u]m,  cf.  lat.  diem  <  *diêm 
(d'après  quoi  diès  etc.);  sur  l'ace.  Zf\v  on  créa  un  hom.  Pind. 
Zfjva  (crét.  Af^va  Ti^va  Ttriva)  Zrivôç  Zi^vl,  pi.  él.  Zâveç  et  un 
nom.  hystérog.  Zrjv  Zdv  crét.  (monnaies)  Tdv;  ace.  Aia  :  skr. 
divdm;  pour  d'autres  créations  analogiques  voy.  G.  Meyer^ 
.338.  420  sq.  430.  451  sq.  (bibl.);  cf.  encore  arm.  (Hiibschmanu 
Arm.  Gr.  I  498)  tiv 'jour',  v.  irl.  (Fick  IP  145)  hidiu'hodie' 
gall.  dyw  'jour',  v.  h.  a.  (bibl.  chez  Brugmann  Grdr.  IP,  1, 
133  sq.)  Zio  Zîo  ags.  7%  gén.  Tiwes  v.  uorr.  Tyr  (<  i.-e. 
*diëus  ou  *deiuo-s  =  lit.  dëvas  'dieu'  lat.  dlvos).  Voy.  s.  vv. 
hom.  ipf.  béaio  aÙTobiov  bîoç  etc. 

hom.  lécpvpoç  m.  'veut  d'ouest,  ord.  violent  ou  pluvieux'.  Le 
rapport  avec  làcpoç  m.  'ténèbres;  occident' (Buttmann)  est  pro- 
bable. —  Skr.  (Prellwitz^  IIO)  jigharti  (à  côté  de  quoi  ghd- 
rati,  cf.  yhrtdm  'crème,  beurre'  irl.  gert  'lait')  'arroser'  est  à 
écarter.  —  Le  rapport  téqpupoç  en  tant  que  '*fécondant'  :  skr.. 
yâbhati  'futuit',  i.-e.  *jehh-  (p.  ex.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  235) 
est  erroné,  car  yâbhati  rnss.jebû  <  *iebh-  :  gr.  lac.  oïqpuj  'fu- 
tuo',  base  oiebh  'futuere'  (Hirt  Abl.  §653).  —  L'hypothèse 
Z:eqp-  Z^oqp-  <  i.-e.  */loqVh-  :  got.jiuhis  (voy.  s.  v.  i^)iâ)  'décem- 
bre' (Schrader  RL.  549)  est  bizarre. 

1)  Dor.  où  Aâv  Théocr.  IV  17  =  VII  ^9  est  pour  nous,  malgré 
Ahrens  (cf.  Curtius-"'  620),   l'ace,  de  Aâ  'la  Terre',  cf.  A^uù  AiiM'^Trip- 


—     309     — 

Zéuj  (=  skr. ydsafi),  aor.  liom.  Zléacrev ''bouillir  (intr.); bouillonner'; 
adj.  verb.  leaxôç  'bouilli';  léaiian.  Zléjua  n. 'décoction';  léaiç, 
-euuç  f.  'ébuUition';  lôx]  î.  'mousse,  écume,  tô  èiravoi  toO  inéXiToç 
(Hésych.)' :  skr.  yâsati  ydsyati  zd  yah-  'bouillir  fintr.)',  alb. 
(G.  Meyer  Alb.  Spr.  139.  Pedersen  KZ.  36,  327)  geshulcen'ie 
pétris  le  pain',  gall.  (Fick  W  223.  Pedersen  K.  Spr.  I  65) 
ias  'fervor'  (<  celt.  '^jestâ),  v.  b.  a.  iesan  "fermenter'  (ail. 
fjoren),  i.-e.  *jes-.  Curtius^  377.  Fick  P  114.  294.  524.IIF329. 
Brugmann  IF.  XII  398  sq. 

ZfiXoç,  dor.  Z:â\oç  (cf.  béot.  AdXapxoç  GDI.  725,  dor.  TToXuZ^â- 
Xoç)  m.  'ardeur,  zèle;  rivalité,  haine,  jalousie';  ZiriXouu 'recher- 
cher avec  ardeur;  envier'.  En  tant  qu'  issu  de  i.-e.  ya-lo-s, 
JfjXoç  a  été  rapproché  de  slov.  mod.  jal  'envie'  (Bezzenberger 
BB.  27,  116)  et,  avec  gr.  Z;ri-|aîâ  f.  'punition'  ^ri-rpôç  m.  'bour- 
reau', de  skr.  (Fick  P  113.  523;  mais  voy.  les  réserves  de 
Solmsen  IF.  XIV  435)  yàvan-  'agresseur,  persécuteur'  ydtf- 
m.  'vengeur'  rna-yà-  rna-yàvan-  'qui  venge  une  offense'  yâ- 
tiihm..  'fantôme'  zd  //à#2*i 'sorcier',  enfin  (Solmsen  1.  cit.)  dev. 
slav.  J«m  'violent,  fougueux'  (voy.  s.  v.  Ziujpôç),  R.  tô.  i.-e.  *ja-. 
—  Sommer  Gr.  Lautst.  157  sq.  (cf.  Hirt  Abl.  §363)  écarte  les 
mots  skr.  et  slaves  et  voit  dans  t\\-  la-  R.  i.-e.  diâ  (cf.  s.  v. 
lâ\r])  'faire  effort,  se  hâter',  ce  qui  vaut  tout  autant. 

Zr||uiâ,  dor.  Z!â|u(â  f.  'peine,  châtiment;  amende';  Z^tiiuiôuu  'punir; 
léser'.  Voy.  s.  v.  IfjXoç.  —  Le  rapport  avec  skr.  ydmati  'tenir, 
brider,  dompter,  maîtriser' zd //«m- 'tenir,  saisir'  (Curtius^625) 
est  à  écarter  (Sommer  Gr.  Lautst.  157  n.  1). 

inf.  lr\v  'vivre',  3.  sg.  Iri  <  *^ritei  i.-e.  *gV-ië-  :  zd  -jaHi-  'vie',  base 
0eië  ou  gVeiêi,  cf.  aor.  èpiuuv  skr.  jîvati  'vivre',  base  gVeiôu. 
*làw  est  une  invention  desgramm.;  aU.l(b  <*z;iiiuj;  les  formes 
ètriv  Z;fi9i  sont  secondaires.  Voy.  s.  vv.  pioç  lihuj. 

lr]T:a  n.  (Plat.)  La  7**  lettre  de  l'alph.  hébr.  a  nom  zajin;  lr{Ta 
en  est  sans  doute  une  déformation  d'après  ^xa  GfiTa  ;  autre  avis 
chez  Levvy  Sem.  Frcmdw.  169  sq. 

-ép.  att.  l\]Té[X},  éol.  Z^dirnui,  cf.  ép.  CriTeùuu  dor.  lâxevM  (et  dor. 
ZâTÔuj  Hésych.  'perquisitionner;  conjecturer;  penser')  'cher- 
cher', sens  premier  'faire  effort  vers'  <  *biâTeiuj,  cf.  biZiriiuai 
m/sens  <  *bi-biâ-)Liai,  R.  i.-e.  did  'faire  effort'  (voy.s.  v.  etZidXn 


—     810     — 

Z;fiXoç)  selon  Sommer  Gr.  Lautst.  157  sq.  —  8kr.  (Bopp,  Schlei- 
cher,  Solmsen  IF.  XIV  433)  ycitati  'attacher'  ydtatè  'faire  ef- 
fort' yatndh  m.  'effort'  zd  yat-  'se  mettre  en  mouvement',  v.  irl. 
(Fick  H'  222.  Pederscn  K.  8pr.  I  64  sq.  avec  réserve)  et  'zèle' 
gall.  addiant  add-iad  'desidcrium'  gaiil.  lantu-màrus  etc. 
sont  dès  lors  à  écarter.  —  hit.  jaùsW sentir"  \ett.jdutdt  'inter- 
roger' (Bczzenberger  BB.  27,  160),  de  par  leur  diphtongue 
du,  s'excluent. 

Ir]xp6ç  m.  (Hésych.) 'bourreau';  IriTpïov  Z;r|Tpeîov  (voy.  Mcister 
Herodas731  sq.)  'lieu  de  répression  pour  les  esclaves,  ergastule'; 
dor.  ZiâTpeùuuEM.  Suid. 'supplicier  .  I^Tpéç  suppose  *tô  Iriipôv 
'châtiment',  cf.  Z;ri|uiâ  et  voy,  s.  v.  Z^fjXoç  *). 

ZliYïipepiç,  -6(juç  f.  (Diosc.)  'gingembre'  <i  \ià\i  singivera- <i 
skr.  çridgavëram  'gingembre  frais',  litt.  'qui  a  forme  d'audouil- 
1er',  d'après  la  forme  de  son  rhizome  <  çhàgam  (voy.  s.  vv. 
Kopuiapoç  Këpaç)  +  véra-  va.  n.  'corps'  (Pott). 

hellénist.  Z;iZ:âviov  'ivraie'.  Étym.  inconnue;  origine  prob.  étran- 
gère. L'hypothèse  de  Fick  I^  399  (formation  intensive  de  i.-e. 
*guiè-  'vivre',  cf.  néerl.  Jcweek  ail.  quecke  'chiendent'  :  v.  h.  a. 
quec  'vivant,  vivace'  <  ^gUigno-)  n'est  qu'ingénieuse. 

ZUucpov  (Gai.)  'jujubier'.  La  plante  est  exotique  (Syrie,  cf.  Plin. 
HN.  XV  14);  syr.  zûzfil  (Muss-Arnolt  Sem.  vvords  104)  est 
tardif  et  pourrait  être  un  emprunt  au  grec;  voy.  Sommer  Gr. 
Lautst.  154  (bibl.). 

lôçiï.  f.  (<  i.-e,  ^orlt-s)  Z^opKaç  f.  'gazelle'.  Voy.  s.  v.  bopKâç. 

Ziôcpoç  m.  'obscurité;  ténèbres  des  enfers';  Zioqpepûç  'sombre'. 
Voy.  s.  V.  Z;éqpupoç;  pas  d'autre  parenté  connue. 

att.  Iv-^aaipow  'cassette,  coffre  en  bois'  est  pour  Ehrlich  KZ. 
40,  375  un  composé  au  sens  premier  de  'assemblé  au  moyen  de 
traverses  {Iv^â  n.  pi.)',  -acrxpov  :  ctTieaGai  bi-à2[ea6ai  'ourdir  une 
trame'  àa^xa  biaaiiia  n.  'fil  de  chaîne'  etc.,  ce  qui  ne  con- 
vainc pas. 


1)  Ij'avis  de  Fick  KZ.  22,  99  (^[riTpôç  <  *Zr|Tr|Tpoç),  admis  encore 
par  Brugniann  Gr.CJr.:'  135.  KVG.  §§  338.  423,  est  réfuté  par  Curtius^ 
625  n ,  Solmsen  IF.  XIV  435  n.  1,  Ehrlich  KZ.  41,  285  n.  3. 


-     311     — 

luYÔv'),  béot.  buYov  ""joug'  =  skr.  yugdm  pers.  mod.  juy  lat. 
jugum  got.  juk  v.  h.  a.  joh  v.  noir.  oJc  tchèq.  jho  'joug',  i.-e. 
*jugâ-m,  cf.  gall.  iati  f  (gaul.  Ver-jugo-dumnos  ii.  pr.,  v.  irl. 
cuing  'joug'  <  ^Jcom-juJdg-.  Fick  II*  224.  Pedersen  K.  Spr- 
I  98)  Wi.jùngas  arm.  (J.  Scbmidt  KZ.  25,  132.  Zupitza  Gutt. 
12  sq.  Hubschmann  Arra.  Gr.  I  454)  lue,  gén.  Icoy  (Z  peu  clair) 
'joug'.  De  là  Z^ÙYioç  'bon  pour  le  joug',  lac.  Z^oÛYuuvep'  pôeç 
èptâTai  Hésycb.  'taureaux  de  labour'  =  att.  *Z;vjYuuveç;  cf.  ôjuo- 
ZiuH  'compagnon  de  joug'  crù-ZiuE  et  aû-CuTOç  'uni,  accouplé' 
à-IuE  'non  soumis  au  joug',  lat.  conjux  -ugis  'conjoint'.  Voy. 
s.  V.  ZieuYvOjai. 

Iû9oç  etZ;ù9oç  n. 'bière  d'orge'  en  usage  chez  les  Égyptiens 
(Théopbr.,  cf.  Hrdt.  II  77.  Esch.  Suppl.  952  sq.).  Mot  exotique 
selon  L.  Meyer  III  271  et  Sommer  Gr.  Lautst.  153,  mais  le  rap- 
prochement avec  gr.  Z^ôjuri  et  son  groupe  est  tentant. 

IO|Liri  f. 'levain';  ZiûjitTriç  âpTOç  m. 'pain  fait  avec  du  levain';  tv- 
)Liôuj 'pétrir  avec  du  levain';  à-Z^Ojuoç  'sans  levain,  azyme'.  t\)\xr[ 
<  *t\}a\xâ  ou  *Z!0|uâ  i.-e.  *ju{s)-ma,  cf.  Iaj|u6ç  m.  'jus,  sauce, 
soupe'  (et  V.  norr.  éstr  'fromage',  voy.  Noreen  Abriss  215)  < 
i.-e.  *jô[u]{s)-mo-s  et  skr.  yûh  yusdn-  m.  et  yfisa-  m.  n.  'bouil- 
lon', \a.t.  jus  gén.  jûrisn.jusculum  'bouillon,  soupe',  lit.  (voy. 
Pedersen  IF.  V  33  sq.)jï(szé  'mauvaise  soupe  de  levain  délayé' 
V.  pruss.  jM.çe  'pot-au-feu'  v.  &\{x\.  jucha  'bouillon,  soupe'  (Cur- 
tius-^  626.  Fick  P  114.  293.  524.  Etc.)  alb.  (Pedersen  K.  Spr. 
I  65)  ger  'soupe'  (<  *j6no-)\  i.-e.  *jms-  *jfô[w]s-  est  un  élargis- 
de  ^jëu-  (  :  '*jeue-  ou  '■^jeuâ'"-)  'mélanger  dans  la  pré])a ration  des 
mets',  cf.  skr.  yaûti  yiwâti  'mélanger'  pra-yûuti  'remuer'  û- 
ydvanam  'cuiller  à  pot',  lett.  jaut  'délayer  de  la  pâte'  Wi.jàva- 
las  'pâture  des  cochons  ;  drague  ou  drêche',  v.  irl.  (Fick  IP224. 
Pedersen  1.  cit.  Henry  Bret.  174)  TiHh  'puis'  v.gall.  iot  hvei.iôd 
(<  celt.  *ju-to-)  'bouillie';  ce  *jeue-  est  identique  à  *jeue- 
*jeuâ^-  'joindre',  cf.  s.  vv.  ZeÙYvDiui  Z;ul)vvù|lii. 

^uuYpéuu  'prendre  vivant' <  ^uuôç -}- aYpéu).  De  là  hom.  Hrdt. 
Z:uj  (XYpia  n.  pi.  'rançon  de  la  vie',  ion.  TuJYpirij  hellénist.  ZiuuYpeiâ 
Z;ajYpia  f.  'capture  d'un  prisonnier  vivant'. 

1)  Un   masc    Iv^oc,  'joug-;  balance'  Hymn.  à  Dém.  217.   Plat. 
Tim.  63  b  et  en  hellénistique  =  lat.  juyus  joint,  réuni'. 


—     312     — 

Z;uj)Liôç  m.  Voy.  s.  V.  Z[u|iTi. 

IwvvviAi ,  fut.  Idjaw,  pf.  pass.  eZluucriuai  pour  êZiuJiaai  d'après  êZieu- 
OTax,  adj.  verb.  ZiuuaTÔç  'ceindre';  Iiom.  l\jj\ia  n.  'pagne'  (cf. 
Reichel  Hom.  Waffen^  74.  91);  Iwvr],  crét.  Tujvâ  (Hésyeh.) 
'ceinture'  <*lujavâ,  peut-être  i.-e.  ^jôsmn-ci  (Brugmann  Grdr. 
Il-,  1,  262);  Z^uucTTrip,  -fjpoç  m.  liom.  Z^ujcTTpov  1 38  'ceinture';  ZiL- 
CTTpâ  f.  'bandelette':  zd  yàsta-  'ceint'  (=  Z^ujcttôç),  lit.  jûsta 
'ceinture' jM.s'^«.9 'ceint' (=  ZiujcrToç)  JÏ^s•^^ 'ceindre'  (cf.  [thess?] 
Z;oOa0uu'  lujvvûaGuj  Hésyeh.,  si  =  gr.  comm.  *2uu(J6uj)  v.  slav. 
po-jasû  'ceinture'  (Curtius^  627.  Fick  P  115.  295. 524  sq.  Etc.), 
alb.  n-ges  'je  ceins'  (ë  <  ô.  G.Meyer  Alb.  Spr.  408)  ;  i.-e.*Jô[^<]-5- 
'ceindre',  cf.  skr.  yàûti yuvdti  'attacher'  et  voy.  s.  vv.  leùfvûiLii 

Ziuupôç  (dans  liom.  ZiujpÔTepov  Képaie  'fais  le  mélange  plus  fort' 
I  203)  épith.  du  vin,  'fort,  pur',  cf.  aussi  Hésyeh.  'èvepYnç-  Taxûç' 
=  V.  û-à.\.jarû  'amarus,  iratus'  selon  Solmscu  KZ.  29,  349.  34, 
53.  IF.  XIV  436  (cf.  s.  v.  ZifiXoç),  cf.  att.  euZiuupoç  \w'm)  pur', 
puis  arc.  et  Eurip.  èTri-Z;âpéuj  'fondre  sur'  (Hoffmann  Gr.  D.  I 
102;  rapport  apoph.  I\x)-:16.-).  —  L'ancien  rapport  Zitupoç  : 
lajuj:  Z;fiv,  maintenu  par  Sommer  Gr.  Lautst.  157,  n'est  pas  plus 
sûr;  les  avis  de  Frohde  BB.  20,  186  et  Bezzenberger  BB.  27, 
160  ^wv  jarû  sont  improbables. 

ép.  ion.  Z^uuuu  'vivre'  gort.  buiuj  <  i.-e.  *gniôiô  :  att.  *Z;riiuj  >  lOù  ^); 
cf.Ziuuôç  dor.  ion.Zioôç  'vivant'  Mov  (Meisterhans-Sch\vyzer^65) 
'animal'  Iujuutôç  'orné  de  figures  d'animaux'  Z^uuri  dor.  Z^ujd  ion. 
et  poét.  tor\  éol.  (Théocr.)  Zioîâ  f.  'vie',  puis  lûJTTupov  'cendre  brû- 
lante' Z^uuYpéuj  (voy.  s.  v.)  etc. 


1)  Pour    le    rapport   apoph.   cf.  v.  slav.  znajn   (ô  <  ô)  :  v.  h.  a. 
knâii  (â<Cê)  'je  connais'. 


313     — 


H. 


I.  fj  particule  emphatique,  puis  interrogative  : 'réellement,  vraiment'; 
aussi  dans  tî-toi  (<  y\  toi;  pour  le  ton  voy.  Waekernagel  Akz. 
20sqq.)  èTrei-r,  (voy.  s.  v.  è-rrei)  etc.  <  i.-e.*ë:skr.  a  emphatique, 
V.  h.  a.  -a  dans  ihh-a  'moi  je'  neinâ  'non'  etc.  ;  fj  est  prob.  identi- 
que à  dor.  etc.  r|  'si',  prim.  'ainsi'  (voy.  s.  v.  ei).  Brugmann 
Gr.Gr.3535.  KVG.  §828. 

II.  f)  'dit-il'.  Voy.  s.  v.  ti|uî. 

fi,  iiom.  tîè  'ou'  <  *r|-Fe,  c.-à-d.*fi  Fe,  qui  prim.  introduisait  les  deux 
membres  d'une  alternative,  au  sens  de  'soit  ainsi  —  soit  ainsi', 
n  ayant  une  valeur  démonstrative  qui  pins  tard  se  perdit; 
*fiFe  devint  proclitique  r|[Fjè;  r|è  supplanta  la  simple  particule 
disjonctive  *Fè  <  i.-e.  *uë  dans  skr.  zd  v.  pers.  va  lat.  -vë  (et 
ceu),  cf.  V.  bret.  7iou  irl.  no  'ou'  (<  *ne-ue  '*ou  non');  le  ton 
ancien  fje  (*fîFe)  f\  n'a  été  conservé  que  dans  les  2^^  membres 
de  questions  doubles;  —  i.-e.  *uë  signifiant  aussi  'de  même' 
(skr.  i-va  'comment'  va  va),  r^è  \\  s'employa  au  sens  de  'comme, 
que'  après  les  comparatifs,  cf.  riÛTe  'de  même'  <  *ri[F]è  +  uxe 
i.-e.  *w-/e:skr.  utd  'aussi,  même'.  Brugmann  Gr.Gr.^  535. 541  sq. 
(bibl.).  567.  KVG.  §§  835.  893. 

ép.ri  p ai ôç 'petit,  peu  nombreux'  dans  ou  01  è'vi  qppéveç,  oob'riPaïai 
£  141.  cp  288,  cf.  G  355,  adv.  oùb'  n^aiôv  B  380.  386.  t  14, 
sans  nég.  i  462,  contient  peut-être  paiôç  'petit,  faible'  (depuis 
Ilsd.;  voy.  s.  v.  p.  112;  Schulze  Qa.  ep.  61  n.  2  suppose  un 
*PaiaFoç)  et  le  préf.  r|-  que  Brugmann  croit  trouver  dans  iipéjua^). 

fiP)i,  dor.  fîpd  f. 'force  juvénile,  âge  de  la  force,  jeunesse'  <  i.-e. 
*iègya  =  lett.  jéga  'intelligence'  lit.  7îû-jèqà  pa-jègà  'entende- 
ment', cf.  Wi.jègiù  'j'ai  le  pouvoir  de'lett.J^ry^  'saisir,  comprendre' 
russ.  dial.Jay?/J 'violent'.  Bezzenberger  BB.  2,  190.  Fick  BB.  3, 
126.  De  là  fipdtuu  'être  en  âge  de  puberté'  fiPdcjKUJ  'devenir  jeune 
homme'  è'cp-riPoç  m.  'adolescent'.  —  On  ne  sait  si  lat.  Jegius 


1)  Si  même  la  glose  cypr.  ri^aiôv  ô\(tov  BA.  prouve  peu  (van 
Herwerden  Lex.  suppl.  347),  il  n'est  pas  établi,  malgré  Bergk  chez 
Ameis  Anh.  zu  i  4G2,  Frohde  BB.  7,  328  etc.,  que  hom.  r\^aiôç,  résulte 
de  fausses  lectures  pour  r^  paiôç  (ou  où6è  pâïôv  Fick  I-*  397). 


—     314    — 

n.  pr.,  cf.  osq.  Jeiis  {*Jegios)  avait  é;  le  rapport  supposé  par 
Broniscli  Die  oskischen  i-  und  e-Vocale  92  n'est  pas  sûr. 

poét.  )iY«6eoÇ>  tlor.  ('Pind.)  à-^àQeoç  "tout  à  fait  divin'  <  àfa-  + 
6eôç  'dieu'  avec  ail.  métrique  de  la  voy.  initiale  du  l^*"  membre 
(Wackernagel  Dehnungsges.  38). 

ion.  fifavov  (Atli.  VI  227b)  'poêle  à  frire',  cf.  riYâvea*  Tre^uaTa 
xà  diTTÔ  TTiTâvou  Hésych.,  forme  née  d'une  méprise,  Triyavov 
étant  senti  comme  t'  tît«vov  (art.  to).  Solmsen  Unters.  46  n. 
(bibl.). 

f]  Y  e  0  |a  a  i,  dor.  àf-  'conduire  ;  posthom.  croire,  penser  (cf.  la  t.  ducô)'  ; 
fiYÊMiJÛv,  -ovoç  fjfnTUjp,  -opoç  m.  'guide,  chef:  lat.  sàgiô  'suivre 
les  traces  de,  flairer  qc,  éventer  qc'  sàgus  'qui  a  les  sens 
subtils;  d'où: qui  présage,  prophétique' «à^/a  f.  sàgàna  f.  'devine- 
resse' sàgâx,  -âcis  'qui  a  les  sens  subtils,  l'esprit  pénétrant', 
got.  sôkjan  v.  h.  a.  suohlian  v.  norr.  sôhia  'chercher'  (Mahlow 
AEO  28),  irl.  saigim  'jo  cherche'  (Fick  II -^  288),  i.-e.  R.  sâg 
{-g  ou  -g)  :  sdg. 

hom.  TiYepe9o)uai  'se  rassembler'  <  àxep-  (cf.  àYcipu))  +  suff. 
-e6o-  avec  ail.  métrique  de  la  voy.  initiale  (Wackernagel  Deh- 
nungsges.  38;. 

ép.  r\hi  conj.  ord.  précédée  de  tijuév  'aussi  bien  —  que'  (aussi 
îliuév  —  Kai,  xè  ou  bé)  ou  suivie  de  Kai  ou  xè  ;  isolé  r|bé  'et'  <  \\ 
'ainsi'  (cf.  s.  v.  f|  tîè)  +  bé  (voy.  s.  v.).   Brugmann  Gr.  Gr.  ^  535. 

fi bri 'maintenant;  déjà;  désormais' <  fj  +  bri  (voy.  s.v.);  fibr)  :  br)  = 
ail.  alsogleich  sogleich  :  gleich  =  alsdann  sodann  :  dann  — 
alshaJd  :  bald.  Bruguiann  Gr.Gr.  '^  535  sq. 

fîboiuai,  béot.  (pap.  de  Corinna)  Fabo[|nr|],  aor.  rî(J6r|v  'se  réjouir', 
cf.  àvbdvuu  'plaire'  et  les  mots  cités  s.  v.  (bibl.);  nbOç  -eîa  -û, 
dor.  dbùç'doux,  agréable'  =  ^"kv.svadùh,  fém.swâc??;/ 'savoureux, 
doux',  cf.  lat.  suâvis  (<  *svâdcis),  gaul.  Svadu-rix,  -ge)uis{à'?) 
n.  pr.  irl.  Sadb  nom  de  femme  ^),  v.  sax.  sicôti  ags.  swéte  v.h.a.  suozl 
V.  norr.  sétr 'doux,  aimable',  i.-e.  *suàd-;  le  vocalisme  radical 
semble  influencé  par  les  formes  du  comp.,  skv.svâdtyan  gr.fibiujv, 

I)  Pedersen  KZ.  38,  388  sqq.  K.  Spr.  I  24.  139  tient  irl.  saut 
'désir'  (cité  s.  v.  âvbdvuj)  pour  un  emprunt  au  brittonique,  et  gall. 
cJiwaid  pour  apparenté  (sous  réserve)  à  gr.  xôtiç  f.  'besoin',  i.-e. 
*{s)qhTiti-. 


-     315     — 

et  les  formations  en  -es-,  véd.  prd-svâdas-  'aimable,  agréable' 
hom.  jueXirjbriç  'doux  comme  du  miel'  (Brugmann  Grdr.  II 2,  1, 
llTsq.);  le  degré  réduit  attendu  i.-e.  *sûd-  dans  got.  sûts 
'agréable',  cf.  lit.  6•^<c??/^^ 'assaisonner,  saler' skr.  sûddyatrrendre 
agréable,  mettre  en  ordre,  venir  à  bout  de,  achever,  tuer'  sûdah 
m.  'cuisinier'.  De  là  poét.  tîbu-)Lioç  'agréable',  cf.  encore  fibovn 
f.  'plaisir'  :  skr.  svàdanam  'dégustation'  (pour  le  ton  voy.  J. 
Scbmidt  Plur.  21).  P.  ex.  Fick  I*  151.340.577.  IP  321. 
III*  556. 

hom.  fjboç  n.  seul.  nom.  sg.  en  des  formules,  'avantage,  ÙjqpéXrma, 
ibcpeXeia,  ôqpeXoç'-,  pas  de  F-;  n'est  point  parent  de  fîbo)Liai;  voy. 
s.  V.  hom.  ÉTTiTribéç  et  Brugmann  Deni.  141  sq.  IF.  XIX 
Anz.  69. 

hom.  r|è  'ou'.  Voy.  s.  v.  fi. 

hom.TiepéeovTai(seul.ind.prés.  3.  pi.) 'flotter  dans  l'air,  voltiger' 
<  oi[F]ep-  (cf.  àeîpuu  'soulever  )  -f-  suff.  -e0o-,  avec  ail.  métrique 
de  la  voy.  initiale  (cf.  Wackernagel  Dehnungsges.  38). 

hom.  iiépioç  'matinal'  <  *a[i]ep-,  cf.  s.  vv.  hom.  âpicTTOv  fjpi. 

hom.  nepoeiç  'brumeux';  hom.  nepoeibriç  'brumeux,  nébuleux; 
sombre'  :  hom.  àiîp  f.  'brouillard'. 

fjGoç  n.,  riGeîoç  adj.  Voy.  s.  v.  êOoç. 

lîGuj,  ptc.  aor.  ncfaç,  et  (Plat.)  r|9éuj  'filtrer';  n9)Li6ç  (att.  épigr. 
hriBjLiôç)  m.  'passoire,  crible':  m.  irl.  sithlad  'criblage'  gall.  hidl 
'crible'  (Henry  Bret.  246.  Pedersen  K.  Spr.  I  72),  v.  norr.  sdld 
(<  *sâdla-,  i.-e.  *sëtlo-)  'crible',  lit.  sëtas  m.  'crible'  sijôti 
'cribler'  v.  slav.  sito  n.  serb.  sïto  'crible'  (Persson  Wzerw.  112), 
alb.  SOS  'je  tamise'  (<  ^siâ-s-.  G.  Meyer  Alb.  St.  III  41  sq.)  ^). 


1)  Pedersen  1.  c.  ajoute  lat.  situla  'seau',  qui  ne  va  guère  pour 
le  sens  (une  autre  étyni.  chez  Osthoff  Et.  Par.  I  14G);  il  note  que, 
quant  au  suff.,  j»all.  hidl  et  v.  norr.  sdld  sont  identiques  à  lit.  séklà 
(i.-e.  *-tla)  f.  'semence',  et  alb.  sose  'crible'  identique  à  skr.  sasydm 
zd  hahya-  'céréales'  gall.  haidd  'orge'  ;  il  voit  (avec  Persson  1.  cit.) 
dans  tout  le  groupe  riGiu  etc.  une  spécialisation  au  sens  de  'cribler' 
de  R.  .se  sêi  'semer'  (dans  lit.  s'éti  v.  slav.  séti  got.  saian  lat.  serô 
sèvî  'semer',  v.  slav.  semé  lit.  sëmenys  v.  h.  a.  sâmo  lat.  sêmen  'se- 
mence', puis  V.  irl.  sîl  gall.  hâd  'semence')  ;  Meillet  Dial.  indo  eur.  18 
croit  pourtant  qvie  l'existence  de  *së-  'semer'  n'est  certaine  que 
dans  le  groupe  du  nord-ouest. 


—     316     — 

hom.  I.  fîTa  r|a  n.  pi.  'provisions  de  route,  ècpobia  (Hésycli.)',  cf. 
TÎïoç*  7Topeùai)Lioç  Hésych.,  R.  ei  'aller'  (cf.  s.  v.  eî|ai  'ibo';,  selon 
Thurab  KZ.  36,  179  (bibl.j. 

hom.  IL  fiîa  n.  pi.  N  103  'pâture,  proie,  ppuj)LiaTa  (Hésych.)'. 
Étym.  obscure;  simple  conjecture  (*ê.ç-io-s  'jeté  [en  pâture],  R. 
es,  voy  le  suiv.)  chez  Thumb  KZ.  36,  181. 

hom.  III.  fjïa  ^  a  n.  pi.  (gén.  pi.  tjuuv  e  368)  'balle  (du  blé)  ;  —  cosses 
d'un  légume  (Phot.);  —  farine  (Nie.  Al.  411)';  cf.  eiai*  tOùv 
ôcTTipiaiV  Ta  àTT0Ka6dp|LiaTa  et  eîor  ôaTrpiujv  là  KaGàpcTia  Hésych. 
Thumb  KZ.  36,  179  sqq.  (bibl.)  propose  de  voir  dans  liïa  un 
*ês-io-,  dans  eîoi  un  *ës  io-s,  dans  eiai  un  *ës-iâ,  R.  es  'jeter, 
lancer'  :  skr.  R.  as  âsa-  m.  n.  (gramm.)  'arc';  conjectural.  Voy. 
aussi  Peppmiiller  BB.  3,92  et  Sommer  Gr.  Lautst.  154  n.  1, 
qui  supposent  un  rapport  improbable  avec  hom.  lemi 

i^îeeoç,  att.  rjGeoç  m.  'non  marié,  célibataire'  <  n-  +  *FieeFoç  \) 
=  lat.  viduos  'privé  de',  cf.  le  fém.  i.-e.  ^uidheud  'veuve'  dans 
skr.  vidhâvd  (cf.  vidhûh  'isolé'  vidhurah  'séparé,  éloigné  de')  zd 
viôavâ-  lat.  vidua  v.  slav.  vûdova  (<  ^rîd-)  v.  pruss.  iciddewû, 
ï.-Q*uidhuuâ  dans  got.  widuwô  ags.  wid{e)we  icuduwe  v.  h.  a.  wi- 
^i««a,  puis  \v\.fedh  gaW.giceddiD  \.coni.gnedeii(< ce\t.'^ fidi-d 
d'un  i.-e.  *uidhuua  ou  *uidJieuû),  cf.  Fick  P  126.  320.  544. 
II*  280.  IIP  411.  Osthoff  MÛ.  IV  80 sq.  Etc.;  i.-e.  "^uidh- 
'séparer'  (cf.  lat.  dlcidô  'séparer,  skr.  vindlidtë  'se  vider,  man- 
quer de'  vidhyatl  'mettre  en  relief  par  l'isolement,  distinguer', 
etc.),  élargissement  de  *uî  'deux',  voy.  s.  v.  eÏKOcn. 

r|ïKav6ç-  ô  àXeKTpuuOv  Hésych.  'coq',  litt. 'le  chante-tôt'  <  *auai 
loc.  'à  l'aurore'  (cf.  hom.  riiOç  lesb.  aùuuç  s.  v.  att.  ëtuç)  +  xav-, 
cf.  got.  hana  'coq'  et  voy.  s.  vv.  Kavàluu  KOvaxH- 

hom.  iiïôeiç  dans  étt'  nïoevTi  ZKainâvbpuj  E  36,  adj.  de  sens  et 
d'origine  obscurs;  a  été  rapporté  à  hom.  riïuuv  'rivage'  et  traduit 
par  :  'aux  rives  escarpées',  ou  par  :  'au  long  estuaire'  ou  'à  l'estu- 
aire profond'  (dans  l'hypothèse  erronée  d'un  *riïo-  :  skr.  àsyàm 
'bouche,  embouchure'.  Benfey  Wurzellex.  I  43;  voy.  Frohde 
BB.  3,  6),  —  à  hom.  \\\a  n.  pi.  'balle  (du  blé),  menue  paille', 
mot  auquel  on  a  prêté  gratuitement  le  sens  de  'roseaux',  d'où 

1)  En  fait,  j'explique  n-  par  l'ail,  rythmique  dans  un  *èFie€Fo-ç 
011  è-  est  la  voN'ellc  dite  prothétique. 


—     317     — 

la  trad.  'fertile  en  roseaux',  —  à  hom.  fîïa  n.  pi.  'vivres,  ècpobia'^ 
d'où  la  trad.  (forçant  le  sens)  'qui  fournit  de  l'herbe,  des  pâtu- 
rages', riiôev  Trebiov  Qu.  Smyrn.  V  299  n'est  pas  moins  ambigu. 

hom.  r\'ioç  dans  voc.  f\ie  Ooi^e  0  365.  Y  152;  sens  et  étym.  ob- 
scurs; nombreux  essais  d  interprétation;  a  été  rattaché  par 
Frohde  BB.  3,  7.  5,  266.  19,  235,  en  tant  que  *êsios  'archer', 
à  skv.âsa-  m.  n.  'arc',  R.  skr.  as,  i.  e.  es  'lancer';  —  selon  moi, 
}\ïoç  'auroral'  <  i.-e.  *ausio-s,  cf.  s.  v.  Y\i-Kavôç  et  'AttôXXujv 
"Evaupoç  (crét.,  Hésych.,  etc.).     [Cf.  Ehrlich  KZ.  40,  364.] 

hom.  riïuuv,  -ôvoç,  att.  r|ajv,  éol.  dîuuv,  dor.  dïubv  f.  'bord  de  la 
mer;  rive  d'un  fleuve',  cf.  'Hïôveç  pi.  port  d'Argolide  P  561; 
en  tant  que  *d[(Tjiujv,  a  été  rapproché  par  Fick  GGA.  1894, 
p.  237  de  lat.  âra  v.  lat.  âsa  'élévation  de  terre  >  autel',  cf. 
âra  sepulcrî  Virg.  'bûcher'  àrae  'écueils'  Virg.  En.  I  109;  cf. 
m.  irl.  «  'hauteur'  (Stokes  BB.  19,38);  conjectural  (lat.  âra 
R.  as  'brider'?  Voy.  Walde  s.  v.  i). 

ép.  fixa  'faiblement,  doucement,  lentement',  att.  iiKicrra  'très  peu, 
le  moins';  hom.  fiKiaToç  ¥531  'très  lent,  le  plus  lent',  hellénist. 
rÎKiaTOç  'le  pire';  hom.  fîaauuv  (*fiKiuJv),  att.  tîttujv,  nouv.  ion. 
ëacTiJuv  (d'après  son  contraire  KpéacTujv.  Brugmann  Ber.d.sachs. 
G.  d.W.  1883,  p.  193.  1897,  p.  193sq.)  'inférieur  à,  moindre 
que';  att.  fiTTuJjuai  'être  inférieur  à,  être  vaincu'  pour  *fiTToOjuai 
(cf.  èXâTToO|uai  :  èXdTTuuv)  :  ion.  écrcrôojuai;  att.  f|TTa  f.  (abstrait 
du  préc.  Wackernagel  KZ.  30,  299  sq.)  'infériorité,  échec'.  Cf. 
lat.  sëgnis  (<  *sècnis)  'lent,  traînard,  paresseux',  i.-e.  *sèk- 
ou  *sé^-,  selon  Frohde  BB.  16,  192,  Osthoff  IF.  V  297,  Nieder- 
mann  ë  u.  î  im  Lat.  39  sq.;  voy.  s.  v.  hom.  àKéuuv  p.  35  ^). 

1)  L'étym.  de  Frohde  BB.  20,  212  et  Prellwitz^  171  sq.,  i.-e. 
*dus-  :  *ô{u)s-  dans  skr.  ah  lat.  ôs  'bouche'  gr.  ûjâ  f.  'frange'  =  lat. 
ôra  {,*ôsâ)  'bord'  etc.,  tViiOv  ayant  eu  le  sens  premier  de  'Jèvre',  est 
caduque;  i.-e.  *dîis-  n'explique  pas  les  formes  grecques;  hom.  f\û)(;, 
invoqué  en  témoignage,  suppose  *âM6-ô.ç  (voy.  s.  v.  att.  ëuuç  I.  p.  304); 
la  g'iose  r^iôvec;"  .  .  .  ôqpGaXjuiJùv  tù  ÛTTOKaTU)  Hésych.  repose  aussi  bien 
sur  un  trope,  et  la  glose  rîiov  ■  .  .  .  Kai  Trapeidv,  r|  yvôGov  Hésych.  est 
sans  doute  abstraite  de  hom.  îraptîïov  'joue,  mâchoire',  où  r|  est 
justifié  par  la  composition;  cf.  J.  Schmidt  Plur.  407  n.  1. 

2)  Lat.  sêcius  est  à  écarter,  n'étant  qxi'une  g-raphie  tardive 
pour  sêtius  'moins,  moins  bien',  amenée  par  la  confusion  de  ti  et 
de  ci;  cf.  Lindsay-NohI  Lat.  Spr.  651. 


—     318 

ion.  (Archil.)  r|Kri"  àKUJKri,  èTTibopariç,  à\(.\xr]  Hésych.;  r\Kéç'  olv 
Hésych.-,  à|Licp-r|Kriç  'à  double  tranchant';  hora.  rrupi-riKriç  i  387 
'à  la  pointe  ardente';  hom.  Tavu-iÎKriç  'affilé;  acéré';  hom.  ^- 
Kearoç  (riKecTToç)  Z  94.  309  'qui  est  en  pleine  maturité';  riKÔba" 
îïvbpuu|aévr|v  YuvaÎKa  Hésych.  (cf.  aKiutî  f.  Ma  fleur  de  1  âge'). 
R.  i.-e.  àk  'être  aigu,  affilé'.  Yoy.  s.  v.  uKaiva  p.  32  sq. 

fÎKUJ  'être  arrivé,  être  là'  <  *sê{i)q-,  cf.  dor.  eÏKiu  <  *seiq-,  ion. 
att.  iKéaôai  Venir'  <  *siq-  (voy.  s.  v.).  De  là  npocTriKU),  delph. 
TToGriKUj  'venir  vers;  être  attenant,  être  en  rapport  avec,  con- 
venir à'.  —  Pour  l'ancienne  étym.  (tîkuj  formé  sur  un  pf.  *fiKa) 
voy.  Johansson  Beitr.  62  sqq.  (bibl.). 

ilXaKaTn  f.  (aussi  TiXeKdrri)  'quenouille';  hom.  r|XdKaTa  n.  pi. 
'fils  qu'on  tire  de  la  quenouille'  :  lit.  leiikUivè  lanJctis  'dévi- 
doir' lenMù  lenkti  'plier'  (Bezzenberger  BB.  4,  330.  Frohde 
]}B.  16,  195.  Johansson  Beitr.  121.  141  sqq.);  le  détail  est 
peu  clair;  pour  le  sens  cf.  gr.  ârpaKTOç  skr.  tarkûh  'fuseau'  : 
lat.  torqueô  'tourner',  lat.  colus  '*fuseau,  quenouille'  R.  quel 
'tourner'  ^). 


1)  r|\eK-âTri  est  la  forme  ancienne,  riXoKâTri  le  produit  de  l'assi- 
milation régTessive  (Schulze  Qu.  ep.  435);  r)-  n'est  pas  primaire  (dor. 
riXaKÙTâ  Eur.  Or.  1431  ne  prouve  rien),  et  les  formes  aXaKÔTâ  Théocr, 
XXVI II  1,  eù-â\(iKaToç  ib.  22,  xpûff-âXâKOToç  Pind.  Ne.  V  36  VI  46. 
01.  VI  104  etc.  ne  sont  pas  hyperéoliennes  ou  hyperdoriennes;  arm.  il, 
gén.  iloy  'fuseau' <  i.-e.  *ëlo-  (Lidén  Arm.  St.  130  sqq.)  rappelle  le 
mot  grec,  mais  l'alternative  arm.  il  <  i.-e.  *èlno-  :  skr.  ànih  <  *ëlni- 
ou  *ôlni-  'esse  (de  l'essieu)'  se  heurte  au  fait  que  i.-e.  -bi-  >  arm.-^-, 
cf.  Pedersen  KZ.  89,  407sq.);  ri-  dor.  éol.  a-  peut  être  dû  à  un  ail. 
rytliiiiique  du  type  riveiaôeiç  r)Ma96ei<;,  soit  en  définitive  un  prim. 
*à\eK-nTâ  <C  i.-e.  *dleq-  (alternant  avec  une  forme  nasalisée  *leiaq- 
daiis  lit.  lenktuvè)\  '*dleq-  est  une  des  formes  de  *ÔIëq-  'courber', 
que  l'on  tient  pour  un  élargissement  de  *ôlë  *ëlÔ  'courber,  fléchir, 
tourner'  (cf.  s.  v.  iLXévr]  f.  'coude');  cf.  *leq-  dans  XéKoç  'assiette*  Xe- 
Kàvx]  >  XaKÔvT]  'cuvette'  XeKpoî  gl.  'andouillers  du  cerf  XoEôç  'oblique' 
X^XP'oç  <C  *XeK-ap-  'incliné,  oblique',  lat.  lacertus  'bras'  liciyius  <C*le- 
cino-H  '(bœuf)  aux  cornes  recourbées"  et  bcp  d'autres,  voy.  Persson 
Wzerw.  240,  Hirt  IF.  XII  226;  bibl.  de  la  famille  chez  Lidén  Arm. 
St.  96  sq.  —  Pour  Solmsen  Beitr.  I  121  sq.,  le  mot,  spécifiquement 
ionien,  pourrait  être  un  emprunt  à  une  langue  —  perdue  —  d'Asie 
Mineure. 


—    319    — 

hom.  lïXâdKUJ  hom.  rjXacTKdZiuj  'errer  çà  et  là;  fuir';  iiXéjLiaToç, 
dor.  (Théocr.)  dXe- 'sot,  déraisonnable';  boni.  riXeôç'fou  ^243; 
qui  rend  fou  H  464'  <  *aXeio-ç;  ép.  tardif  rïXaivuj  'errer  çà  et 
là;  extravaguer';  riXOioç,  dor.  aX-  'sot,  insensé;  vain,  inutile'. 
Voy.  s.  vv.  âXri  àXào|uai  àXaivuu  (R.  âl  'errer;  délirer').  —  Lat. 
rtZe^'dé'  (Prellwitz  BB.  20,  303)  est  à  écarter.  — Lat.  âlûcinor 
{ail-  peu  correct;  ii?)  'divaguer'  (Brugraann  Grdr.  I^  801)  est 
peut-être  un  emprunt  au  gr.  àXÛKri  àXûcrcruj  avec  influence  de 
vâticinor,  cf.  Tburneysen  Tbes.  —  Lat.  ambulô  (Fiek  BB.  2, 
264),  n'impliquant  pas  l'idée  d"errer',  est  plutôt  apparenté  à 
gr.  èXduu  èXaùvo)  i^amh-elô,  R.  e/â),  cf.  Vendryes  Bull.  Soc. 
Ling.  no  47,  p.  XXIIL 

ép.  nXéKTuup,  -opoç  'brillant;  m.  le  soleil  Z513';  'HXéKTpâ 
n.  pr.;  rî^eKxpov  'alliage  d'or  et  d'argent  (-oç  m.  Sopb.  Aut. 
1038);  —  ambre  (-oç  f.  Ar.  Cav.  532)' i).  Cypr.  dpXag 
(c.-à-d.  àFXaE)'  XaïUTipOùç  (-oç  ?)  Hésych.,  lat,  Volcânus  (i.-e. 
*M/g-)  'dieu  du  feu',  skr.  ulkâ  f.  'apparition  ignée,  météore, 
incendie' etc.  (Fick  P  133.552.  !!■*  55  sq.)  supposent  R.  we/ç' 
'luire,  être  ardent'  et  semblent  former  un  autre  groupe  ^).  — 
Skr.  drcati  'briller;  chanter,  saluer,  honorer'  arkcih  m.  'rayon, 
soleil;  hymne  de  louange;  chantre' «rc?'^  n. 'éclat'  (Curtius^ 
137.  Bruinier  KZ.  34,  362.  L.  Meyer  I  632.  Hom  IF.  XII 
Anz.  348)  sont  à  écarter  (skr.  arlcdh  —  arm.  erg,  gén.  ei'goy 
'hymne',  cf.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  1443).  —  Persson  Wzerw. 
240  rapproche  îiXéK-Tuup  et  v.  h.  a.  elo  elaicèr  'jaune,  fauve'; 
c'est  plus  que  douteux  :  Pind.  Is.  III  79  a  "AXeKTpai  (se  ttù- 
Xai)3). 


1)  ri\^KTpou  r)\éKTpoiai  daus  l'Od.  et  Hsd.  sont  ambio^us  quant 
au  sens  et  quant  au  genre;  voy.  Helbig- L'épopée  hom.  134  sq.  147. 
342  sq.  Jacob  dans  Saglio  II,  1,  531  sqq.  (bibl.).  Perrot  Hist.  de  l'art 
dans  Tant.  VII  102  n.  1. 

2)  Skr.  vdrcalii,  m.  n'appartient  pas  à  ce  groupe;  il  signifie, 
non  'éclat',  mais  'énergie'  =  zd  var^cah-  'force,  énergie;  dignité',  cf. 
Bartholoniae  Airan.  Wb.  ISGT. 

3)  Torp  dans  Fick  IIl^  27  joint  v.  h.  a.  elo  et  skr.  arunàh  arusdh 
'rougeâtre',  mais  cf.  skr.  ravih  arm.  arev  'soleil'  et  voy.  p  277  s.  v. 
èpeûBuu  sub  fin. 


—     320     — 

att.  fiXiaia  f.  'tribunal  populaire,  Héliée',  emprunt  au  dor.  dXiaiâ 
(prim.  adj.),  cf.  dor.  dXiâ  f.  'assemblée^)  et  voy.  s.vv.  ion.  dXrjç 
p.  43  et  éol.  àoXXrjç  (liora.  otoXXriç)  p.  66;  l'esprit  rude  est 
abusif  et  sans  doute  dû  à  Tétym.  pop.  (fîXioç  'soleil').  De  là 
fiXia(JT)îç  m.  'juge  populaire',  fiXiàZ;o)nai  'siéger  au  tribunal  des 
héliastes',  fiXlacTiç,  -euuç  f.  'fonction  d'héliastc'. 

hom.  iiXîpaTOç,  dor.  dX-,  adj.de  sens  et  d'origine  obscurs;  joint 
à  iréTpri  'rocher'  dans  Hom.,  d'où  : 'escarpé'?  Essais  infructu- 
eux p.  ex.  de  Eezzenberger  BB.  4,  344,  Frohde  BB.  7,  329, 
Fick  IP  319  (:  irl.  sliab  'montagne';  aussi  Pedersen  K.  Spr.  I 
84  avec  doute;  pour  dXiqj"  Tréxpa  Hésych.  voy.  s.  v.  aiYiXinJ 
p.  20);  L.  Meyer  1  638  signale  riXiievfiç  Tréxpa-  ùijjriXiî  Suid., 
lui-même  obscur. 

liXiGa  I.  hom.  (joint  à  ttoXXiî) 'excessivement' ;  le  rapport  avec 
dXiç  (FdXiç)  est  caduc,  f^XiOa  n'offrant  pas  de  trace  de  F-; 
IL  (Call.)  'en  vain,  )aàTr|v',  cf.  r|Xi9ioç  et  voy.  s.  v.  TÏXàcTKUj-). 

itXikoç,  dor.  dXÎKOç  'aussi  grand  que,  du  même  âge  que'  est  tiré 
du  th.  du  pron.  rel.  *?o-  (voy.  s.  v.  ôç),  soit  *iâ-li-l'o-s,  comme 
TTiXÎKOç  'aussi  âgé'  et  irriXiKoç  'combien  grand"?  combien  âgé"?' 
des  th.  pron.  *^o-  *qUo-;  voy.  s.  vv. 

fiXi5,  -iKoç,  dor.  dXiE  'qui  est  du  même  âge,  compagnon,  cama- 
rade' <  *(TFâXiH,  prim.  'un  qui  a  la  manière  propre'  à  celui 
qui  parle  ou  à  celui  dont  on  parle,  <  i.-e.  *sucl-,  qui  est  dans 
serb.  svak  <  slav.  comm.  *svàkû  'beau-frère';  cf.  skr.  svaJcah 
<  i.-e.  *suo-ko-s  'proche,  parent'  :  skr.  srâh  <  i.-e.  *suo-s  = 
gort.  Fôç  'suus'  (voy.  s.  V.  ë  p.  208);  pour  l'-à-,  cf.  encore 
V.  slav.  jal-û  'qualis'  taku  'talis'  svojcikû  'af finis'  ;  pour  le  suff . 
■Il-  cf.  le  préc.  et  lat.  quâlis  tdlis  {=*Txâ.\i-  *TâXi-)  v.  slav.  kolî 
'quantum'  tolî  'tantum'^).    Solmsen   Unters.  195.    Brugmann 


1)  Pour  Solmsen  Beitr.  I  20,  précisant  Unters.  285  sqq.,  àkiâ 
<:  *à-FaX,-(â  ou  *à-FaX-v(â,  à-  <  i.-e.  *p-,  degré  réduit  de  *e?i-  'dans', 
qui  serait  contenu  aussi   dans   dor.  àtréWa  <  *7^-pe^ia  {:  l&t.  pellô). 

2)  Faut-il  croire,  avec  L.  Meyer  I  638  sq.,  Prellwitz-  173  et 
d'autres,  k  des  homonymes?  J'en  doute;  cf.  lat.  insanum  ntr.  sg. 
employé  comme  adv.  'd'une  manière  folle,  immodérée,  excessive, 
prodigieuse'  devant  bonus  hene  malus  magnus  chez  Plante. 

3)  Pour  la   i)ré£ence  ou  l'absence  de  voy.  dans  le  suff.  -k{o)- 


—     321     — 

Gidr.  IP,  1,  382.  493.  498.  —  L'avis  de  Prellwitz  BB.  22, 
95  sq.  est  à  écarter.  —  De  là  fiXiKiâ  f .  'aequalium  coetus  TT  808  ; 
âge',  nXiKiujTriç  m.  'contemporain',  cf.  crét.  paXiKiu)Tr|ç  (1.  -xâç)* 
auvé9TiPoç  Hésych. 

att.  nXioç,  hom.  îiéXioç,  dor.  aéXioç  et  à'Xioç,  crét.  dpéXioç  c.-à-d. 
aFéXioç  Hésych.  m.  'soleil' <  *(JâFeX-io-ç  (J.  Schmidt  KZ.  26,  9), 
i.-e.  *sâuel-  :  lat.  soi  (<  *s«o?  *sâuoi  *sàuel',  autres  analyses 
chez  Kretschmer  KZ.  31,  351.  452  et  Sommer  Lat.  L.-  u.  FI. 
131),  gall.  haul  v.  corn,  heuul  (Fick  II*  292.  Pedersen  K. 
Spr.  I  62;  cf.  irl.  sûil  'œiV  <  *sûli-),  got.  sauil  n.  v.  norr. 
ags.  soi  f.,  lit.  sdulè  v.  slav.  slûnîce  <  *sûln-  'soleil',  skr. 
sûvar  (<  i.-e.  *suuel)  zd  hvar^  n.  'éclat,  ciel,  soleil'  (gén.  skr. 
sûrah  zd  hûro)  skr.  sûrah  sûr  y  ah  m.  'soleil',  alb.  iil  hiii  (< 
*sûlo-  ou  *sûU-  =  irl.  sûil  'œil'.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  460.  Pe- 
dersen KZ.  36,  277  sq.)  'étoile';  rapport  probable  avec  les 
groupes  cités  s.  vv.  dXéâ  eïXri  éXàvri  (i.-e.  *suel-)  et  voy.  s.  v. 
aéXaç;  à  côté  de  i.-e.  *sâu-el-  *suuel-  existe  un  th.  *s(u)uen- 
*sun-  (Kretschmer  KZ.  31,  351  bibl.  Pedersen  KZ.  32,  256. 
Johansson  BB.  18,  32 sq.)  dans  gâth.  gén.  x^âng  (<  aryen 
comm.  *suan-s)  'soleil',  got.  sunnô  {*sun-ôn',  -ww- d'après  gén. 
*sun-n-ez.  Brugmann  Grdr.  IP,  1, 303)  v.  h.  a.  sunna  f.  'soleil*, 
irl.  fur-sundud  {<.*for-ud-so)  'éclairage'  (Fick  IP  306)  et 
voy.  s.  V.  hom.  rivoip.  I.-e.  *sâu-  'luire'. 

'HXiç,  -iboç,  dor.  (Pind.)  'AXiç  'Élide'  <  *FâXiç,  cf.  él.  FâXeîoç 
'Eléen'  :  lat.  vallis  (<  *ualni-s)  'vallée',  cf.  néerl.  Holland 
(Curtius^  360);  pour  la  parenté  ultérieure  voy.  Walde  s.  v. 

hom.  )iXiTÔ)ur|voç  T  118  'né  avant  terme'  pour  *iiXiTé-|arivoç 
<  aor.  àXiteiv  'faire  une  faute'  +  P^A^  'mois'. 

r\\iy\f,  -moç  m.  'soulier  dorien'  schol.  Théocr.  IV  56;  vriXirroç 
'sans  chaussures,  nu-pieds'  (vti-  nég.)  Ap.  Rh.  Lycophr.  (et 
Théocr.  1.  cit.  éd.  Fritzsche;  àvdXnroç  mss.).  Etym.  inconnue. 

fjXoç,  dor.  aXoç  m.  'clou',  cf.  (éol.)  TdXXoi  (c.-à-d.  FàXXoi)*  fjXGi 
Hésych.  A  été  identifié  avec  lat.  vallus  'pieu,  palis,  échalas' 
(Wackernagel  KZ.  25,  261.   Fick  P  543);  selon  Sommer  Gr. 


cf.  gr.  jneîpaS  :  skr.  maryakâh,  lat.  senex  :  skr,  sanakâh  et  voy.  Brug- 
mann Grdr.  IP,  1  §  367. 

21 


-     322     — 

Lautst.  116  sqq.  FdXXoç  <  *FapaXo-ç  *urs-lo-s  R.  uers  'être 
pointu',  cf.  s.  vv.  ëpiLia  II.  et  ëariup;  lat.  vallus  représenterait 
un  *Uer8-lo-s.    [Critique  de  Charpentier  KZ.  40,  475  n.  1.] 

^XÔTn  f-  (Ar.  Ach.  684)  'obscurité';  èTT-fiXuE  (Eur.  Cycl.680)  'qui 
donne  de  l'ombre';  èTxr]\v^àlo}jiai  -i2o|iai 'couvrir,  abriter'.  Cf. 
XûTaîoç  (Eur.  Iph.  T.  1 10)  'obscur'.  —  Le  rapport  avec  v.  sax. 
wolkan  v.  h.  a.  wolcTian  'nuage'  v.  slav.  vlûgûkû  'humide'  lit. 
vil gyti 'humecter'  (Bezzenberger  BB.  1,340),  i.-e.R.  uelg,  sup- 
poserait au  moins  un  i.-e.  *lug-,  préindo-eur.  *ulug-,  eu  face 
de  i.-e.  *ulg-  (cf.  gr.  Xukoç  :  skr.  vfJcah  'loup'j;  l'-û-  de  XOYaîoç 
resterait  en  outre  inexpliqué. 

hom.  ^XucTiov  (nébiov)  b  563  'élyséen'  a  été  rattaché  par  Fick 
P  200  à  R.  èXu9  (voy.  s.  v.  èXeû9uj),  avec  ail.  rythmique  de  l'è- 
(F.  de  Saussure  Mél.  Graux  740 sqq.);  sens  prim.  'plaine  de 
l'arrivée';  doute  de  Wackernagel  Dehnungsges.  5.  —  Sur  èvr)- 
XucTioç  'fulmine  ictus'  Esch.  voy.  Dindorf  Lex.  Aesch.  119. 

hom.  riiLia,  dat.  pi.  r\}xaaiv  n.  Y  891  'javelot,  trait'  <  i.-e.  *iê-mn  : 
ïrim  'lancer',  cf.  hom.  fjinujv,  pi.  fî|uoveç  (âvbpeç)  Y  886  'lan- 
ceurs de  javelot'. 

fi )ia  l 'je  suis  assis'  (  <  *ri)a)uai  *ti(T-|uai),  3.  sg.  fiffiai,  3.  pi.  hom.  eïarai 
(à  corriger  en  fîarai  :  skr.  âsatè  zd  âidhdtite,  i.-e.  *ès-ntai)  hom. 
Hrdt.  ëarai  :  skr. àstè  zd  inf .  âste 'être  assis' ,  i.-e. *ês-  (Curtius  °  377. 
Osthoff  Perf.  170 sqq.);  on  dégagea  de  fiiuai  fj^ai  fiiae9a  ficree 
un  th.  n-,  sur  quoi  l'on  forma  Kd6r|Tai  et  att.  3.  pi.  nvTai,  KaBfÎTO 
et  f|VT0  ;  inversement  ficriuai  (gramm.)  d'après  rjcTTai  (G.  Meyer  ^ 
569  sq.)  ;  l'esprit  rude  est  prob.  emprunté  aux  formes  de  éb- 
'être  assis'  (Brugmann  Gr.Gr.^  122.  275.  Sommer  Gr.  Lautst. 
3.  28). 

hom.  n  |Li  a  p,  -axoç  n.,  att.  fi)népâ,  dor.  él.  béot.  arc.  djuépâ  (ou  d|Liépa), 
éol.  ("luiépâ,  locr.  aiLidpâ  f.  'jour',  ^juap  :  fi|népà  =  map  :  Tiieipa 
skr.  pîvarl  mepôç  skr.  pivaràh  =  ôvap  :  ôveipoç  (J.  Schmidt 
Plur.  195  sq.).  niuap  :  arm.  awr  'jour'  <  *awm7'  *amur,  i.-e. 
^amôr  (cf.  TÉKuap  :  TÉK^iup)  selon  Meillet  IF.  V  331.  Esq.  32. 
Pedersen  KZ.  39, 428  sq.  —  Le  rapport  rjiaap  fiinépâ  :  skr. sâmd  f. 
'année'  zd  ham-  m.  'été'  arm.  «m 'année'  amarn  'été'  (<*smmr- 
•ro-m)  irl.  sam  (th.  *samo-)  gall.  haf  'été'  v.  h.  a.  siimar  m. 
v.norr.6-Mmar  n. 'été' (Fick  P  141.564.  IP290.  Bezzenberger 


-     323     — 

BB.  17,21611.2.  JohanssonBB.18,9.  Frôhde  BB.  21,324etc., 
encore  Pedersen  K.  Spr.  I  71)  est  caduc;  l'esprit  rude  dans 
fiiiiepâ  est  secondaire  et  d'origine  obscure  (d'après  écTTrépâ  selon 
Sommer  Gr.  Lautst.  123),  cf.  p.  ex.  delph.  a|iiepai  GDI.  2561  a 
32.36  (inscr.  desLabyades),  Théra  êtt  ajuepaç  4706,  119,  Tré- 
zène  Këiraiaepov  CIG.  IV  800,  lac.  ainepaç  gén.  (six  fois)  ^).  — 
De  là  fiiLiépioç  fi|uepr|aioç  fiiuepivôç  'du  jour;  quotidien',  inearm- 
Ppiâ  f.  'midi',  aù6ri|uep6v  adv.  'le  jour  même'  etc. 
ion.  att.  fiiueîç  'nous'.  Flexion  :  nom.  lesb.  â)U)iieç  dor.  béot.  dpéç 
sont  les  ace.  lesb.  etc.  au|ne  etc.  élargis  par  -ç  d'après  les  nom. 
pi.  nominaux  en  ç;  ion.  att.  rwieiç  prob.  <  *niuéeç  (pour  *nMéç) 
d'après  boni.  ÔKiibéeç  etc.  ^);  —  ace.  lesb.  â)U)ue  dor.  a\xé',  en 
ion.  att.  désinence  plurielle  d'après  les  th.  consonantiques,  hom. 
fiiiiéaç  comme  àoWéaç,  att.  fmdç  né  dans  la  proclise  (r]\xâç  aÙTOuç) 
de  fifjéâç,  selon  Sommer  Glotta  I  233  sq.  (autre  avis  chez  Brug- 
mann  Gr.Gr.^  247.  Grdr.  IF,  2,  420  3);  —  gén.  hom.  fmeîuuv 
ion.  fiiaéajv  att.  fnuOùv  lesb.  à|Li|uéuJV  dor.  él.  ajuéuuv  crét.  béot. 
aiaiujv  nouv.  dor.  èjuujv,  pluralisation  d'un  sg.  *à(j)Lieio  *c(:cr)Li€o;  — 
loc.  lesb.  â)Li|Liiv  dor.  àiuiv  ion.  att.  fi)iiiv  niniv;  -ïv  dans  fiiuîv  est 
att.  et  provient  d'un  ail.  secondaire  d'après  la  longue  des  autres 
cas  niiieîç  -lîjv  -âç  (Sommer  op.  cit.  219sq.);  lesb.  hom.  d)a|ui 
(comme  gort. ô-tî)lii  <  *-tiO")lii),  lesb.  (Alcée)  à|U)Lie(yiv.  Ace.  lesb. 
â)H|Lie  dor.  a|Lié  =  zd  ahnia  <  i.-e*nsmé  (F.  de  Saussure  Mém.  25)  : 
skr. asmân  v.  pers.  (gén.)  amaxam;  la  valeur  prim.  et  l'origine 
de  l'élément  -me-  sont  obscures;  *?^s-  est  la  forme  réduite  de  i.-e. 
*nès  *nôs  'nous'  dans  skr.  nah  (encl.)  zd  nâ  nà  nô  alb.  pi.  7ia 
(<  *nos)  lat.  (ace.)  pi.  nos  irl.  pi.  ni,  ar  n-  (<  celt.  *ësron 
*insron,  i.-e.  *nsrôm  th.  *ns-ro-)  gall.  corn.  bret.  ni  ny  'nous' 
(<  celt.  *wes)  got.  uns  v.  h.  Si.uns  v.  sax.  ûs  v.  norr.  oss  (germ. 


1)  Sur  la  stèle  de  victoire  de  Damonon,  auj.  accrue  des 
lignes  42-94  publiées  par  Tod  Animal  of  the  Brit.  School  at  Athens 
XIII,  pp.  174-218-,  par  ailleurs  le  h-  est  soigneusement  noté  ha|ua  har 
(St')  He\ei  evliriPaihaiç  heTTTOKiv  hiirirm  hiuiruiv  hiirTroiç  ho  huioç  huiro. 

2)  L'esprit  rude  de  ainéç  i^iue'iç  est  dû  à  l'analogie  de  è.uéç  ô|ueTç 
selon  G.  Meyer  et  Brugmann;  Hirt  IF.  XII  221  le  croit  phonétique 
(l'mcîç  <  *(ih|neî(;)  ;  voy.  Sommer  Gr.  Lautst.  32  sqq. 

3)  Sur  fwxac,  voy.  Sommer  Glotta  1.  cit. 


—     324     — 

comm.  *un8-  <  *ns-)  v.  slav.  gén.  pi.  nasû  v.  pruss.  noûson 
(<  *nôs  +  *-s6m),  cf.  gr.  duel  vuu  (voy.  s.  v.).  Possessif  :  lesb. 
â)a)noç  dor.  dixàç  =  zd  ahma-'^  ion.  att.  fmé-Tepoç.  P.  ex.  G. 
Meyer'  513  sqq.  (bibl.).  Brugmann  Gr.  Gr.^  246  sqq.  (bibl.). 
Grdr.  IP,  2,  378-427  (bibl.).  —  Att.  f^ebaTTÔç  'de  notre  pays* 
<  *â(J|Li€b-  =  skr.  asmad-  i.-e.  *nsmed-  +  -aTioç  i.-e.  *-7dq'Uo-s\ 
bibl.  s.  V.  àXXobaTTÔç. 

f^inepoç  'doux;  apprivoisé;  cultivé';  fiiaepiç,  -iboç  f.  (se. â)iine\oç) 
'vigne  cultivée';  f)|uep6iju  'civiliser;  apprivoiser'.  r\-  est  primitif 
(hér.  briiLiepa  pi.  GDI.  4629,172;  etc.),  a'iuepoç  desmss.de  Pind. 
est  fautif;  cf.  v.  b.  a.  v.  ssix.jamar  ags.  jéorwor  'triste,  cbagrin' 
(germ.  conim.  *jèmura-),  i.-e.  *iêmero-  *iëmrro-  'tranquille' 
(Solmseu  KZ.  32, 147  sq.).  —  V.  norr.  sama  'convenir'  got.  sam- 
jan  'plaire'  ags.  séfte  'tranquille'  v.  b.  a.  semfti  (ail.  sanft) 
'doux'  skr.  sàman-  m.  santva-  n.  'paroles  d'apaisement'  (Frôbde 
BB.  21,  324  sq.),  se  rattachant  à  i.-e.  *so77io-  (gr.  ô)a6ç),  sont  à 
écarter. 

r\}x\  'dis-je'  r\0\  (dor.  iixi)  ipf.  1.  sg.  fjv  sont  refaits  sur  ipf.  3.  sg.  f\ 
'disait-il'  d'après  les  rapports  (pn^î  91(îi  V^iv  êcpnv  :  qpfi  €911 
(Wackernagel  KZ.  23,  467.  Ostboff  Pf.  174  sq.);  r\  <  *riKT 
avec  ï]  prim.,  cf.  pf.  (Solmsen  KZ.  39,  218  sqq.)  âv-iuYa  'j'or- 
donne, je  pousse  qn.  à':  lat.  aiô  (<  *agiô)  'je  dis  oui'  (Curtius^ 
399)  adagio  f.  (Varr.)  'proverbe' ^rôc^ij^mw  'présage'  axâmenta 
'carminaSaliaria'etc,  peut  être  arm.a^em 'je  dis',  refait  sur  3.  sg. 
pf.  *as  <  *ac  devant  cons.  subséquente  (Meillet  MSL.  VII 164), 
m.  irl.  ai  ae  'légende',  peut-être  aussi  aidacht'legs^  <  *ati-alcto- 
(Fick  IP  6),  osq.  «??gfe^w2e^ '*indixerint,  proposuerint,  jusserint', 
s'il  est  syncopé  de  *an-agetuzet  (Brugmann  IF.  XVI  506  sqq.)  ; 
i.-e.  *ëg-  *6g-  *dg-.  —  Skr.  (Curtius  1.  cit.  Ostboff  1.  cit.  BB.  24, 
172)  pf.  âha  'je  dis'  àttha  'tu  dis'  etc.  est  issu  de  *âdh-,  cf. 
zd  pf.  âôa  'il  dit"  paHy-àôa-  'réponse'  (bibl.  chez  Bartbolomae 
Airan.  Wb.  s.  v.  ad-  'dire'  col.  55)  et  s'exclut. 

f||Lii-  'demi'  =  skr.  sâmi  lat.  sêmi-  v.  b.  a.  sdmi-  âgs.sdm-  'demi' 
(Curtius^  325);  nfiiauç  (pi.  boni,  fmîaeeç)  'demi'  <  fJini-Tuç, 
cf.  crét.  [r|])aiTu-éKTUj,  fém.  riiaiaeia  épid.  fnnixeia;  le  mot  fut 
prim.  subst.  masc,  devint  ntr.  d'après  tô  ôXov  (fijuiffu  '*moitié'), 
puis  adj.  (Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G.  d.  W.  1901,  p.  90  sq. 


—     325     — 

Grdr.  II',  1,  447);  att.  épigr.  fîfiuauç  par  assim.  régressive; 

lesb.  gén.  pi.  ai)iiiaéujv  GDI.  213,  9.  11  (bibl.  chez  Thumb  Gr. 

D.  256);  arc.  delph.  fî|ui(Jcrov  n.  'moitié'  <  *-auo-v  *-cru-o-v  ;  crét. 

fiiiîvâ  (fmîvâ  est  plus  douteux)  f.  'moitié',  prim.  'la  demie'  (|uôpâ, 

jLioîpa);  pour  le  morphème  -tu-  -teu-  cf.  att.  TpiTTÛç  f.  'triade; 

tiers'  (pour  TpiKxuç  d'après  ipiTiôç)  delph.  TpiKTeuav  GDI.  2501, 

34  att.  TpiTTo(i)a  <*TpiTToFia;  —  fmi-pioç:  skr.  sâmi-jlvah  lat. 

sëmivîvos  v.  h.  a.  sâmiquecJc  ags.  sâm-cwic  'k  demi  vivant', 
ïî^opiç,  -iboç  f .  Esch. 'vacua,  Kevr|.  è(7Tepn|uévri  (Hésych.)'  <  *à- 

-(Tjuopiç,  cf.  Kà(T^opoç•  bucTinvoç  Hésych.  (<*KaT-a"|aopoç),  hom. 

KttTà  |U|uoîpav,  è'-|Li)itope,  a-p|Liopoç,  dor.  £)Li|uôpavTi  •  TeieûxacTiv 

Hésych.,  ion.  att.  eiVapiai  (<  *ae-(TuapTai);  voy.  s.  v.  laépoç. 
ion.  et  poét.  niucç,  dor.  à^oç,  'lorsque';  voy.  s.  v.  xfiiuoç. 
ép.  r|)uijuj'se  pencher,  se  baisser;  pencher  (la  tête,  KapriaTi  T405); 

décliner,  périr'.  Étym. obscure  ;  voy.  Schulze  Qu.ep.  267 . 3 1 7. 341 . 
fîv 'voici!'  =  lat.  en  m/sens  (Fick  P  6.  366.    Lindsay-Nohl  Lat. 

Spr.  708);  nvibe  (Tbéocr.  Call.) 'voici!'  <  nv  +  impér.  ïbe  (ibé) 

'vois', 
hellénist.  îivcKriç 'étendu,  continu' (riveKéuuç  adv.  Empéd.)  est  ab- 
strait des  composés  ion.  biTiveKiîç  (p.  188)  TrobriveKriç  hom.  bou- 

priVÊKéç  adv. 
fivià,  dor.  (xviâf. 'bride';  f]vîan.  pi.  'brides,  rênes',  fiviâ  <  *dvcriâ 

i.-e.*ns-  :  skr.  ncisyam  nasyâ  'bride  passée  au  mufle  du  bétail 

(F.  de  Saussure  MSL.  VII  88),  irl.  ëssi  pi.  'rênes'  {es-  <  *ws-. 

Stokes  IF.  Xll  189.  Pedersen  K.  Spr.  147),  cf.  aryen  coram. 

*'nàs-  ^nas-  'nez'  dans  skr.  duel  nàs-â  instr.  sg.  nas-à  v.  pers. 

ace.  nàh-am  =  lat.  nâr-em  (gén.  pi.  narium  avec  passage  dans 

la  décl.  des  th.  en  -i-),  puis  ags.  nosu  nasu  v.  h.  a.  nasa,  lit. 

nôsis  V.  slav.  nosû  'nez'  etc.  ;  voy.  Pedersen  IF.  V  45  sq.  Meillet 

Études  206.  237  '). 


1)  Sommer  Gr.  Lautst.  28.  37  n.  préfère  l'analyse  de  Hivt  IF. 
XII  222  i^vîâ  <;  *àhviâ  *àaviâ  *^sniâ,  qui  expliquerait  selon  lui  l'esprit 
rude,  mais  celui-ci  est  secondaire  et  d'origine  obscure;  l'inscr.  lac. 
de  la  stèle  de  Damonon  (cf.  p.  323  n.  1),  qui  note  soigneusement  h-, 
écrit  constamment  avioxiôv  (=  att.  i*|vioxéujv).  Cette  absence  de  h- 
rend  aussi  illusoire  l'hypothèse  de  Prellwitz^  175  :  i.-e.*sâ(i)mâ  R.  sâi 
'tendre,  enchaîner'  :  inâç  'courroie'. 


—     326     — 

fivÎKa,  dor.  àviKa,  corrélat.  de  nn-vi-Ka  et  Tr|-vi-Ka,  'lorsque'; 
pour  le  suff.  -xa  cf.  dor.  ô-ku  tôko  TTÔKa  ctWoKa  etc.,  ion.  att. 
aÙTi-Ka  (Persson  IF.  II  250  sq.);  x]-  dor.  d  contient  le  th.  du 
pron.  rel.  *io-  (Bruginann  KVG.  §  910;  voy.  s.  v.  ôç),  cf.  fiXkoç  ; 
bibl.  des  avis  divergents  chez  Brugmann  Gr.  Gr.^  254. 

boni,  riviç  ace.  fîvîv  (suff.  -î-.  Schulze  Qu.  ep.  426.  Brugmann 
Grdr.  Il-^,  1,  209)  k292  =  t  382  adj.  f.  'annicula'.  Kretschmer 
KZ.  31,  343  en  rapproche  lit.  sènis  'homme  âgé',  lat.  gén.  pi. 
senium,  got.  sinei-gs  (voy.  s.  y.  ëvoçp.  257),  eu  supposant  une 
vrddhi  en  gr.  (et  la  psilose  ion.  ou  éol.). 

hom.  iivopéri,  dor.  (Pind.)  avopéâ  f.  'virilité',  cf.  dor.  (Sophocl. 
fr.  403)  uvopeoç  TtéXeiaoç:  hom.  ày-rivujp  'viril,  héroïque';  voy. 
s.  v.  àvrip  p.  62. 

hom.  fjvoHJ  (F-),  dat.  tivotti  (xaXKUj)  prob.  'brillant,  étiucelant* 
('Hvoqj  n.  pr.  H  445.  TT  401.  ¥  634)  a  été  rapproché  par  Bezzen- 
berger  BB.  1 ,  338  (cf.  Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  I  40.  Solmsen 
KZ.  29,  70.  Johansson  BB.  18,  32)  de  gâth.  gén.  sg.  x^'dng 
'soleil'  (<  aryen  comm.  "^suan-s.  Bartholomae  KZ.  28,  12), 
mais  le  prim.  postulé  *(TFavaovi;  est  impossible  ^);  Reichelt  KZ. 
39,  67  maintient  le  sens  du  mot  grec  et  le  rapport  susdit  en 
posant  r\\io\i^  <  ^suèn-  (degré  long)  ;  il  invoque  en  outre  skr. 
svànâh  'retentissant',  mais  la  parenté  entre  i.-e.  *sau-  *s{â)U-el- 
*s{à)u-en-  'luire'  et  *su-en-  (lat.  sonô  <  *suen-ô)  'résonner', 
malgré  l'évolution  du  sens  dans  ail.  hell  'sonore  >  lumineux' 
(cf.  Kluge  '  203)  ou  (inversement)  dans  lat.  argûtus,  n'est  rien 
moins  que  sûre.  —  Autres  avis  chez  Frohde  BB.  18,  63,  Stokes 
BB.  20,  223. 

ri TTup,  gén.  tînaTOç  n.  'foie':  skr.  yàkrt  n.,  gén.  yaJcndh  zd  yàkar^, 
lat.  jfeatr,  gén.  ^xim.  *jecin-is,  ^ms  jecinoris  et  jecoris,  lit. 
jeknos  pi.  lett.  akiiis  pi.  'foie'  (Curtius^461.  Brugmaun  Grdr. 
IP,  1, 309.  578 sq.  581),  i.-e.  *iêqU-rt,  gén.  *ieqU-7iés,  th.  en  -r/w- 
(cf.  Pedersen  KZ.  32,  241  sqq.).  —  Pedersen  K.  Spr.  I  129  (cf. 
Zupitza  BB.  25,  100)  y  rattache  comme  parents  lointains  irl. 
iuchair  f.,  gén.iucht'ach  'œufs  de  poisson,  frai,  rogue'  {<*îqUôr), 

1)  Aryen  comm.  *suan-s  suppose  i.-e.  *suen-s  (voy.  s.  v.  l'iXioç) 
-s  est  la  désinence  du  gén.;  le  2<î  -a-  dans  le  grec  ne  s'expliquerait 
pas;  un  *aF€vaon/  eût  donné  lesb.  *FévvoiiJ  ion.  *F€îvovt;. 


—     327     — 

russ.  ïkrâ  hd^wi-^oxh.  jikra  jïkno  m/sens.  —  Arm.  leard^  gén. 
lerdi,  v.  norr.  lifr  ags.  lifer  v.  h.  a.  lebara  'foie'  (J.  Schmidt 
KZ.  25,  23.  Plur.  198  sq.  dans  l'hypothèse  à'm\*Jiêqurt, 
Noreen  Abriss  148,  Pedersen  K.  Spr.  1.  cit.)  forment  un  autre 
groupe,  voy.  s.  v.  Xmapôç  'onctueux'^).  —  Gr.  ÏKTepoç  m.  'jau- 
nisse' (Havet  MSL.  IV  230 sq.  Prellwitz^  175. 195)  est  à  écarter. 

^iràu),  inf,  aor.  riTrrjcraaeai  'recoudre,  réparer';  r|TTTiTr|ç  m.  'tailleur'. 
Étym.  inconnue. 

ion.  riTTebavôç  'infirme,  faible'  (sur-  bav6-ç  voy.  Brugmaun  Grdr. 
IF,  1,  258  et  n.  1;  autre  analyse  chez  Charpentier  KZ.  40, 
446)  a  été  rapproché  de  lit.  opùs  (i.-e.  *0p-)  'délicat,  fragile, 
facilement  vulnérable'  (Bezzenberger  BB.  1,  164)  skr.  apvo  f. 
'maladie'  zd  a/^a-tt/smmî- 'dommage' (<i.-e.*ep-.  Charpentier 
1.  cit.);  incertain;  îitt-  peut  être  un  ail.  rythmique  de  *èTT-.  — 
L'étym.  de  Schulze  Qu.  ep.  148  n.  4  (prép.  *ri-  'àTTÔ'  +  R.  Treb-, 
cf.  dîTOuç  'xuuXoç')  est  improbable. 

TÎTTeipoç,  dor.  âneipoç,  éol.  aîteppoç  f.  'rivage,  terre  ferme,  con- 
tinent' ("H-rreipoç  'Epire')  <  *d'n:epio-ç  :  ags.  ôfer  m.  b.  a.  Over 
ail.  2</er 'rivage'.  Lottner  KZ.  7,  180.  Frôhde  BB.  7,  328.  17, 
312.  Fick  BB.  22,  1.  3. 

hom.  ^Trepo7T€Ûç,  -éuuç  m.  riTrepoTieuTriç  m. 'trompeur';  hom.  riire- 
poTreûiu  'séduire,  tromper'  supposent  un  *ri7rep-ovp,  que  Solmsen 
KZ.  42,  233  n.  1  [Beitr.  II  n»  20]  rattache  à  lat.  sàp4ô  (i  -e. 
*sêp-  :  *sdp-),  sens  prim.  'fin,  subtil,  rusé'.  —  Autres  avis  chez 
Curtius^  263,  Prellwitz  BB.  22,  112. 

^TTÎaXoç  m.  îÎTTiàXriç,  -titoç  m.  iiirioXriç,  -ou  m.  'fièvre  avec  frisson; 
cauchemar'.  On  a  tenu  ces  mots  pour  identiques  avec  nnioXoç 
m.  (Arstt.  HA.  VIII  27,  2)  'phalène,  ô  Trepi  tôv  Xûxvov  ttêtô- 
ILievoç'),  et  Bugge  BB.  18,  166  rappelle  lit.  drugys  'fièvre'  et 
'papillon',  alb.  (contre  G.  Meyer  Alb.  Spr.  93)  eue  'fièvre' 
(voy.  s.  V.  euuj)  édeze  'phalène'  ;  ^ttioXoç  est  parent  de  lat.  vappO 


1)  Arin.  leard  semble  avoir  été  influencé  dans  sa  finale  par 
le  correspondant  perdu  de  skr.  ydkrt.  —  V.  pruss.  lagno  'foie'  a  été 
corrigé  en  jfa^'HO  et  a  rejoint  ainsi  lit.  jefcnos  (Berneker  Pr.  Spr.  295). 
—  Le  2d  exemple  d'alternance  li-  :  j-  invoqué  par  J.  Schmidt,  gr.  eï^uu  : 
Xei^uj,  est  caduc,  voy.  s.  vv. 


—     328     — 

-unis  (Froh.)  'animal  ailé,  papillon,  mite(?)'  selon  Vaniéek  Lat. 
iSpr.*  265  et  Persson  Wzerw.  175;  le  tout  incertain.  Voy.  aussi 
s.  V.  éçidXxriç. 

fiiTioç  'doux,  bienveillant;  adoucissant'.  Etym.  inconnue. 

poét.  TÎTTUUJ,  dor.  àTTuua  'appeler  à  haute  voix;  résonner,  retentir'; 
hom.  lÎTTUTâ  m.  voc.  en  fonction  de  nom.  H  384  "à  la  voix  re- 
tentissante'. Etym.  inconnue. 

hom.  ripa  ace.  (MnTp'i  (pîX^  èm  ripa  cpépuuv  A 572.  578.  t  164  etc., 
et  6u|aLp  ripa  qpépovTeç  "animo  indulgentes' E  132,  ripa  ïaGi  Phé- 
récyd.  'sache  gré',  ripa  av.  g  en.  "xàpiv'  Bacchyî.  X  21  al.) 
d'un  nom.  *Ftip  (genre?  Bibl.  ancienne  chez  Kiihner-Blass  P 
520  u.  1)  'protection,  affection,  faveur,  service,  x«PiÇ'>  cf.  Ppi- 
-ripov  laexàXujç  Kexapia|uévov  Hésych.  (Fick  KZ.  41,  199)  et 
skr.  -vâra-  m.  zd  vâra-  n.  'protection,  préservation'  (Fick  P 
130)  pers.  mod.  hara  'rempart'  -vàr  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I 
226.  Bartholomae  Airan.  Wb.  1411),  cf.  skr.  vrnôti^)  zd  var- 
'couvrir,  envelopper'.  Voy.  le  suiv.  —  Zd  vâra-  n.  'volonté, 
bon  plaisir'  (Frohde  BB.  5, 266)  skr,  vàrah  m.  'chose  précieuse, 
trésor'2)  (Benfey  BB.  7,  296  n.  L.  Meyer  I  628),  —  v.  slav. 
véra  'foi'  \3it.vêrus  v.  h.  a.  wdr  'vrai'  (Prellwitz^  176,  d'après 
Fick  I*  553)  sont  à  écarter. 

fipa  voç  m.  (Ap.  Rh.)  'protecteur,  chef,  roi',  cf.  èm-r|pavoç  p.  2b6  : 
skr.  vârakah  m.  'défenseur'  gall.  gwawr  'héros'  (<  celt. 
*varos.  Fick  II*  270).   Voy.  s.  v.  fjpa. 

ilpéjua  (r|pé|Liaç  devant  voy.  Ap.  Rh.  IIIj  170,  d'après  àrpéiiaç. 
J.  Schmidt  Plur.  340;  îîpejaei  Ar.  Gren.|315)  'doucement,  pai- 
siblement'; iipeiaaîoç  'doux,  paisible';  npe)iiéuj  'être  calme'  -iZ;uj 
'calmer'  :  got.  rimis  -isis  n.  'tranquillité'  (cf.  compar.  att.  tipe- 
luécrrepoç  Xén.),  lit.  rimti  'se  calmer'  romùs  'calme',  skr. 
râmatë  'se  tenir  tranquille,  se  reposer,^se  réjouir'  zd  ram-  'être 
en  repos'  râmayeHi'tvsinqmWiser'ràman-  n. 'repos,  paix',  puis 
\ït.  remti  'soutenir',  v.  irl.|  (Fick  II*  233)  fo-rimim  'je  pose' 
(<  *-remiô),  i.-e.  *rem-  'soutenir,  étayer,  consolider;  reposer'. 


1)  En  tant  que  contenant  i.-e.  R.  iieriti)  :  gr.  êpuaSai,  cf.  p.  224 
n.  3  et  p.  285. 

2)  Zd  var-  'choisir*  skr.  vfnîte  :  lat.  volô,  cf.  s.  v.  ékbonai. 


—     329     — 

Fick  P  118.  301.  527.  IIP  339.  Persson  Wzerw.  70.  240. 
Hirt  Abl.  §  346^). 

hom.  fi  pi  'de  bonne  heure'  <  *a[i]ep-,  cf.  s.  vv.  hom.  népioç 
cpiffiov. 

ripiov  'tertre,  tombeau'  (bom.  *FTip{ov).  Rapport  possible  avec 
skr.  vrnôtizà  yar- 'couvrir,  envelopper',  cf.  hom.  fjpa  ace.  'pro- 
tection' fîpavoç  'protecteur'. 

Tipujç,  gén.  fjpuuoç  <  *fipujF-oç,  arg.  fîpooç  GDI.  3304 2),  m. 
'héros';  fipuuîvri  fipuivri  f.  fipaiîç,  -îboç  f.,  crét.  npuuacjaa  f.  (cf. 
avacrcTa)  Dréros  GDI.  4952  a  33,  tréz.  etc.  Ap.  Rh.  fipdjïacra 
fipâ)(T(Ja  f.  (cf.  paffiXicrcTa  etc.)  'héroïne';  fipuOïoç  (fipoïoç  Pind, 
Né.  VII  46)  'héroïque';  fipujov  'temple  d'un  héros'.  Sens  pre- 
mier :  'protecteur',  cf.  arg.  "Hpâ  <  'HpFâ^)  '*la  protectrice', 
lat.  servô  'garder  intact'  zd  Jia^rvaHi  'veiller  sur',  selon  Fick- 
Bechtel  Personenn.^361.440  et  Solmsen  Beitr.  I  81  sq.  —  Sur 
skr.  sàra-  m.  n.  'cœur  du  bois,  etc.',  que  L.  Meyer  BB.  2,  259, 
Hdb.  I  629  sq.  et  d'autres  ont  rapproché  de  fîpojç,  voy.  Osthoff 


1)  Selon  Bnigmann  Album  Kern  p.  29  sq.  IF.  XV  103  »Vpé|Lia 
contient  la  prép.  indo-eur.  *ê  =  skr.  à,  cf.  v.  h.  a.  â-niâd  'second 
fauchage'  â-wahst  'incrementum'  lat.  hères  <C  *ghêrèd-  c.-à-d.  *ghëro- 
+  ê-d{ô)-  'qui  reçoit  l'héritage'  comme  skr.  dâyàdâ-  m/sens  <C  dâyd- 
+  â-da-\  mais  ripéina  pourrait  aussi  n'être  qu'un  ail.  rythmique  de 
*èpe|uâ,  lequel  contiendrait  la  voy.  dite  prothétique  qui  apparaît  devant 
r  indo-eur.,  initial  par  ailleurs;  or,  zd  arrime  adv.  'tranquillement' 
(Bartholomae  IF.  VII  60  sq.  bibl.  Airan.  Wb.  189  sq.)  arma-  dans 
armaê-sad-  armaêstâ-  'qui  se  tient  tranquillement  assis  —  dt^bout' 
supposent  i.-e.  *ér9-7no-  (?  -i-  n'est  que  graphique  pour  Meillet  Dial. 
indo-eur.  66)  et  *er-mo-  (ou  ^f-mô-)  d'une  base  erâ^  (Hiibschmann 
IF.  XI  Anz.  46);  en  tenant  *è-  dit  prothétique  pour  un  legs  de 
l'indo-eur.,  on  obtient  i.-e.  *erem-  :  *e?'ê-  *erô-  (zd  airhne  etc.,  puis 
Y.h.a,.  râwa  ruoiva  hom.  èpuuri  'repos')  :=  *3f"em-  'aller':  *g"â- *^"ô- = 
*uen-  Hiem-  'blesser'  (got.  ivunds  'blessé')  :  *uâ-  *uô-  (PuuTdZeiv  gl., 
diTeiXri).  [Les  formes  eîprivri  éol.  eïpr|vâ  gort.  îpnvâ  etc.  'paix'  (étym. 
inconnue,  cf.  p.  228)  seraient-elles  modifiées  d'un  gr.  comm.  *èpri-vâ 
se  rattachant  à  cette  base  erê?  —  Voy.  d'autre  part  Wackernagel 
IF.  XXV  327  n.] 

2)  Sur  les  formes  épigr.  att.  voy.  Meisterhaus-Schwyzer^  §  56. 

3)  Attesté  par  l'ethnique  HpFaoïoi  à  rétablir  GDI.  1149  (=Rohl 
lA.  110.  Cauer  Del.2  258.  Michel  Inscr.  gr.  no  1);  att.  "Hpâ  est  dissi- 
milé  de  "Hpn. 


—     330     — 

Et.  Par.  I  88  sqq.  (<  i.-e.  *sôlo-  ou  *sélo-).  —  Autre  étyra. 
inadmissible  chez  Ehrlicli  KZ.  38,  67. 

f^ffCTujv  compar.,  etc.  Voy.  s.  v.  r\Ka. 

fîcTuxoç  m.  f.,  ov  'tranquille'  <i*sê-tu-§hos  (pour  i.-e.  *-tu- > 
gr.  -cru  voy.  Brugmanu  Ber.  d.siichs.  G.  d.  W.  1901,  p.  89  sqq.)  : 
skr.  sâydm  'soir'  âva-syati  'cesser'  sâtih  f,  'clôture,  fin'  =  zd 
haHis  'section,  chapitre'  (autre  avis  chez  Bartholomae  Airan. 
Wb.  1801),  lat.  sêrus  'tardif  sinô  'laisser  faire,  permettre' 
sileô  'être  silencieux'  etc.,  irl.  sïr  'long,  éternel'  sid  slth  n. 
'paix',  g-ot.  seipus  'tardif  sainjan  'tarder',  lit,  at-sainus  'né- 
gligent', i.e.  R.  sè{i)  :  sî,  selon  Osthoff  L.  von  Patrubâny's 
sprachw.Abh.  II72sqq.  130sq.(bibl.)Et.Par.  168.  Conjectural. 

fixa  <  hébreu  hèt. 

ép.  lyr.  fiTop  n.  'cœur',  seul.  nom.  ace,  forme  éol.  pour  *f|Tap 
(J.  Schmidt  Plur.  177);  fjTpov  'bas-ventre'  :  v.  norr.  œdr  ags. 
cèdre  v.  h.  a.  àdara  f.  'veine,  tendon'  innâdiri  'intestina,  vis- 
cera'  v.  bas-franc,  innèthron  gl.  Lips.,  irl.  in-athar  (<  celt. 
*en-6tro-)  'entrailles'  corn,  en-eder-en  'extum'  (J.  Schmidt  Plur. 
198.  Bngge  BB.  18,  171.  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  242;  pour 
v.slRv.jadra  pl.n.  'kôXttoç,  sein'  (slav.  comm.  *éd)'o),  qui  fait 
difficulté  par  son -dr-  vis-à-vis  de  i.-e. -^r-,  voy.  Berneker  EW. 
270  sq.  (bibl.). 

rîtpiov  (lÎTpiov)  'chaîne  (d'un  tissu)';  l'hypothèse  d'un  F-  (cf. 
hom.èîT-riTpiiLioç  '*au  tissu  serré,  d'où  :  dru,  pressé,  nombreux')  et 
la  parenté  avec  skr.  vdyciti' tisser,  tresser'  v.slav.  viti  'enrouler, 
tresser'  Vû.vyti  'tordre,  tourner'  Isii.vieô  'tresser'  etc.  *)  (Curtius* 
60.  Persson  Wzervv.  44.  54.  67.  92. 114.  L.MeyerI612.  Fick 
IIP  386.  Petersson  IF. XXIV  49. 262  ;  voy.  s.vv. I'tuç  ma  oîffoç), 
non  plus  que  l'hyperdorisme  de  dor.  oTpiov  Théocr.  XVIII  33, 
ne  sont  prouvés;  l'ancien  rapport  avec  diTOinai  'ourdir  une 
trame'  (p.«x.  Bezzenberger  BB.  5,  313.  Ehrlich  KZ.  40,  375) 
peut  n'être  pas  faux  ^). 

1)  La  base  est  weje,  cf.  Hirt  Abl.  §  374.    Brugmann  KVG.  §  215. 

2)  Sur  V.  h.  a.  tcât  ags.  iccèd  v.  norr.  vdd  'vêtement',  que  Torp 
dans  Fick  III^  386  rapproche  de  rÎTpiov,  voy.  Uhlenbeck  PBrB.  35, 
179  sq.  {<C  i.-e.  *uê-ti-  :lAt.  exuô  ivdiiô  etc.);  lit.  tJdra^' 'araignée'  (Torp 
1.  cit  )  est  rattaché  par  Solmsen  Unters.  289  sq.  à  lit  virvè  'corde'  et 
à  gr.  (icipiu  'attacher',  voy.  plus  haut  p.  15  sq. 


—     331     — 

hom.  r\vTe  'comme'.  Voy.  s.  v.  ri  hom.  riè  'on'. 

r\xr],  dor.  cxa  (*Fâxâ)  f.  'bruit';  rix^u,  -oOç  f.  'bruit,  son;  écho'; 
fjxoç  (cf.  arc.  Fâxoç,  cor.  clialcid.  Fâxuç  uoms  propres)  m.  'bruit, 
son';  rixe'uu 'résonner,  retentir';  ép.  rixéxârixéTriç 'sonore';  iixeîov 
'tambourin';  hom.  à|ucpiaxuîa  f.  B  316  'criant  tout  autour'; 
iaxH  (*FiFaxâ)  f.  'cri';  làxuj  (*FiFaxuj)  'crier;  retentir'.  Bezzen- 
berger  BB.  27, 152  en  rapproche  le  groupe  ags.  swôjan  sivéjan 
'bruire,  résonner'  swéj  swœ;^  'bruit'  v.  sax.swôgan  'bruire'  (néerl. 
zwoegen  'haleter')  got.  ga-sicôgjan  'soupirer',  lit.  svagiù  svageti 
'résonner'  lett.  sivadfèt  'cliqueter'  (Fick  IP  692.  IIP  545), 
i.-e.  R.  {s)uàgh.  —  Lat.  vâgiô  lit.  vôgrauti  'vagir'  sont  am- 
bigus (:  skr.  vagnûh  m.  'son,  appel'?),  cf.  Walde  s.  v. 


0. 

Oaipôç  m.  'montant  de  porte  mobile,  gond  de  porte  M  459;  es- 
sieu d'une  voiture  (Soph.)'  <  *0Fapio-  i.-e.  *dhur-i6-  {-ié-  'al- 
lant, se  mouvant'  :  i-  'aller'  cf.  eî|ui  'ibo').  Brugmann  Curtius' 
Stud.  IX  395.  Grdr.  l'  464.  IF,  1,  86.  133.  145.  IF.  XVII 
356  sqq.  et  voy.  s.  v.  Gûpâ. 

0àXa)noç  m. 'chambre  à  l'intérieur  d'une  mais(m';  9aXd)ur|  f. 'abri 
ou  gîte  d'un  animal  (poissons,  crustacés);  cellule  d'abeilles; 
cavité  dans  le  corps,  ventricule  du  cœur,  etc.'  Voy.  s.  vv. 
GôXoç  et  Ôqp6a\)a6ç.  —  Lit.  gûlis  'couche'  gulti  'se  coucher* 
(Mikkola  BB.  21,  219)  est  à  écarter,  cf.  s.  v.  TWJ^eôç  p.  159  sq. 

QâXaaaa,  att.  OàXaTia,  crét.  (simple  fait  de  graphie)  9à\aG6a  f. 
'mer';  à)iiqpi-6d\a(T(Joç  'entouré  par  la  mer'.  Etym.  inconnue.  — 
Le  rapport  de  Hirt  Abl.  §  282  Qàlaaaa  :  lit.  délna  v.  slav.  dlanî 
'paume  de  la  main',  base  dhelâ^  'étendre',  qui  veut  s'étayer  de 
gr.  TréXaYoç  n.  'mer'  :  7raXà|Lir|  f.  'paume',  est  caduc,  les  mots 
letto-slaves  n'ayant  pas  de  parenté  sûre;  cf.  Berneker  EW.  208. 

GaXiâ  f.  'abondance,  bonne  chère;  ord.  pi.  festin';  hom.  GàXeia 
(baîç)  f.  'abondant'.  Voy.  le  suiv.  —  Got.  dulps  f.  (<  germ. 
comm.  *dulpi-  i.-e.  *dhlti-)  'fête'  (Fick  P  462)  est  un  parent 
peu  sûr,  cf.  Uhlenbeck  Got.  Spr.'-  s.  v.,  Torp  dans  Fick  IIP  204. 


—     332     - 

GâXXuu,  pf.  TéBrjXa  dor.  (Pind.)  TéGâXa  l'd'où  un  prés.  erjXéuj  dor. 
GâXéuu  m/sens,  cf.  van  Herwerden  Lex.  suppl.  359)  lesb.  3.  pi. 
TcGdXeicTi  Sappli.,  poét.  BaXéGuu  'verdoyer,  fleurir';  GàXoç  n. 
seul,  nom.  ace.  'jeune  pousse';  poét.  GaXepôç  'qui  croît  (en 
feuilles  ou  en  fleurs),  florissant,  vigoureux';  GaXXoç  m.  'jeune 
pousse,  jeune  brancbe';  GaXXeîov  'pousse  d'olivier';  poét.  êpi- 
-GriXriç  'très  verdoyant';  eu  GâXriç  et  *eù-GTiXr|ç  dor.  eùGâXriç 
'qui  pousse  bien';  èpiGaXiç  f.  Hésych.  nom  d'une  plante  (prob.  = 
erithales  n.  Plin.  HN.XXV,  13,  102  'petite  joubarbe  ou  orpin 
blanc').  Cf.  alb.  daV  (aor.  dola)  'je  sors,  je  pousse,  je  germe, 
je  jaillis'  <  *dalnô,  ptc.  dcd'e  <  *dalno-  (G.  Meyer  Alb.  Spr. 
60.  Alb.  Stud.  III  29),  arm.  dalar  (th.  en  -o-)  'vert,  frais;  ver- 
dure' (Hiibscbmann  Arm.  Gr.  1 438),  v.  irl.  deil  (<  i.-e.  *dheli-) 
'bâton,  baguette'  corn,  dele  'vergue'  (Fick  II*  149  sq.  Henry 
Bret.  91;  autre  avis  chez  Lidén  Stud.  80);  les  formes  germ., 
p.  ex.  V.  sax.  dllli  'aneth'  v.  h.  a.  toldo  'cime  d'un  arbre'  tola 
'racemus'  sont  d'une  parenté  douteuse,  cf.  Falk-Torp  EW.  142 
s.  v.  dild.  Torp  dans  Fick  III*  203  sq.  Kluge'  s.  vv.  dill 
dolde\  voy.  aussi  Holthausen  IF.  XX  317  (ags.  deall  'fier,  bril- 
lant, distingué'  v.  uorr.  Heim-dallr  'un  dieu'  DelUngr  'un  dieu, 
père  du  jour')  et  Stokes  KZ.  41,  384  (irl.  dellrad  'brillant, 
éclat'). 

GôtXTTUJ  'chauffer';  GàXîroç  n.  'chaleur  (du  soleil,  de  l'été)';  hom. 
bua0aXTTr)ç  P549  'qui  chauffe  mal';  hom.  GaXTTuopri  f.  '*chaleur 
douce;  consolation,  etc.'.  Brugmann  Grdr.  I-  596.  Gr.  Gr.^  116 
(bibl.)  tient  le  -tt-  pour  un  i.-e.  -qU-,  délabialisé  après  u  dans 
GaXuKpôç  'chaud,  brûlant'  (cf.  GaXucraôiLievoç  •  qpXeYÔ^evoç 
Hésych.);  BaXûeaGai  et  GaXÛTTxecyGai,  aor.  GaXûijjai  (Hésych.) 
seraient  des  innovations;  réserve  de  Mausion  Gutt.  55;  le  rap- 
port avec  GdXXuu,  dont  GâXTTUJ  serait  le  causatif  au  sens  premier 
de  'vivifier',  n'est  pas  sûr. 

Gajuà  Gamvà  0a|udKiç  (Pind.)  'fréquemment';  hom.  Gaïuéeç  m.  pi. 
(d'un  *6a|LHJç) 0a)Lieîai  f .  pi. (mieux  que Ga)aeiai) 'fréquents'; GainiZiou 
'venir  fréquemment'.  Gain-  *dhd-m-  est  en  rapport  apophonique 
avec  Guu)Liôç  m.  'monceau,  tas'  et  Gruauuv  m.  (Hésych.)  m/sens, 
R.  dhê  : -xiQ^pLx;  le  même  degré  dans  v.  norr.  dammr  m.  h.  a. 
tant  'digue'  (got.  faûr-dammjan'ha.YV&v;  empêcher')  <  germ. 


—     333     — 

comm,  *damna-2  i.-e.  *dhd-mno-s  (von  Grienberger  Unters.  66. 
Briigmann  Grdr.  IP,  1,  231.  Falk-Torp  EW.  135.  Torp  dans 
Fick  IIP  202. 

0â|iipoç  n.  'effroi,  étonnement,  stupeur,  admiration';  Oaiapéiu 
'être  frappé  de  stupeur';  delph.  "A-0a|upoç  n.  pr.  :  hom.  Tdqpoç 
n.  'stupeur'  pf.  ép.  ion.  TéBriTra  aor.  è'iaqpov  'être  frappé  de  stu- 
peur' (Curtius^  219.  Meillet  MSL.  VII  165sqq.);  Wood  Mod. 
Lang.  Notes  XXI 227  compare  got.  af-dôhnan  'devenir  muet', 
njais  cette  leçon  n'est  pas  sûre,  cf.  Uhlenbeck  Got.  Spr.^  1  sq.  — 
V.  iiorr.  dapr  'lourd,  accablé,  sombre,  triste'  (Bezzenberger 
chez  Fick  V  462;  ne  se  sépare  pas  de  v.  h.  a.  faphar  'gravis' 
V.  slav.  dehelû  'épais'  v.  pruss.  debïkan  'grand'.  —  Ôfjpoç"  BaOjia 
Hésych.  est  ambigu;  Ehrlich  KZ.  40,  354  n.  tient  le  -p-  pour 
primitif  et  rattache  Gfjpoç  à  eàjupoç  (donc  *dha'^b-  :  *dh9mb-), 
ce  qui  exclurait  idcpoç  [*dhdhh-\  en  fait,  le  -p-  de  Qà\x^oc,  est 
dû  à  la  nasalisation,  cf.  p.  ex.  GiYTavoi  :  leîxoç  R.  dheigh)  ;  il 
est  plus  probable  que  BfiPoç,  c.-à-d.  BfiFoç,  forme  groupe  avec 
0riY€ia"  GaujuacTTà,  i|;eubfi  H.,  OriiaXà"  GaujuacTrà,  ipeûbecTiv  ô|iOia 
H.,  c.-à-d.  GrjFeia  GriFaXd,  mais  l'absence  d'ethnique  (dor.  GriF-? 
ou  ion.  GriF-  :  GâF-,  cf.  s.  v.  Géâ?)  rend  ce  point  obscur;  voy. 
Schulze  Qu.  ep.  18  n.  4.  Kretschmer  KZ.  31,  289  n. 

Gâ)Livoç  m.  'buisson,  taillis;  tronc  d'arbre;  arbrisseau'.  Rapport 
probable  avec  *0a|uiiç  'densus,  frequens',  voy.  s,  v.  Ga|uà.  — 
Fick  P464  en  rapproche  m.  b.  a.  dan  'forêt'  v.  h.  a.  tanna  'sa- 
pin', mais  les  mots  germ.  sont  ambigus;  v.  h.  a.  tanna  <  germ. 
comm.  *dan-w6,  i.-e.  *dhan-ua,  cf.  skr.  dhdnva  n.  dhdnuh  n. 
dhanûh  m.  'arc'  dhanvanah  m.  'un  arbre  à  fruit',  selon  Schrader 
BB.  15,  289.  RL.  241,  ijhlenbeck  Ai.  Spr.  134,  cf.  Hoops 
Waldbaume  115  (bibl.).  Torp  dans  Fick  IIP  200. 

Gàvaxoç  m.  'mort,  f.'  <.*d}iunnd-\  Gvr|TÔç  dor.  GvâTÔç  'mortel' 
<*dhuntô-s\  dor.  QvâCKVj  att.  (à7TO-)0vr|(JKUJ  lesb.  GvaicfKUJ 
(<  *Gvaïc5'Kuj  par  influence  des  verbes  en  -icjkuj)  fut.  att.  -Ga- 
voO|uai  aor.  -Gaveîv  'mourir'  :  skr.  ddhvanlt  'il  s'éteignit'  dhvân- 
tàh  {-n-  analogique)  'enveloppé,  sombre',  i.-e.  R.  dhuen  (Fick 
P  76);  Stokes  chez  Fick  IP  154  ajoute  irl.  du{i)ne  gall.  dyn 
'*mortel,  homme'  (<  celt.  *dunios). 


—    3;j4    — 

eàTTTUJ,  aor.  pass.  èTÔqpriv  'enterrer,  inhumer';  à-ôaiTTOç  'non  in- 
humé'; ràcpoç  m.  'funérailles;  jeux  funèbres;  tombeau';  xaqpri 
f.  'sépulture;  tombeau';  idcppoç  f.  'fosse,  fossé'.  Selon  Lidén 
Arm.  St.  41  sqq.  (bibl.)  GctîTTuu  (<  i.-e.  ^dhmhhiô)  Tdqppoç 
(<^  i.-e.  *dhmbh-r-o-s)  :  arm.  damban,  gén.  pi.  -aç,  et  damharan 
'sépulcre',  R.  dhembJi  dhmbh  ;  ceci  écarte  l'hypothèse  d'une  R. 
dhôbli  dhdbh  (Prellwitz-  179j  et  les  dérivés  de  R.  dherdgUh 
(p.  ex.  V.  h.  a.  tunga  'engrais,  fumier'  v.  norr.  dyngia  'gynécée 
souterrain',  lit.  dengti  'couvrir'.  Zupitza  Gutt.  99);  pour  lett. 
dûbs  'profond,  creux'  dtlbe  'fosse,  tombeau'  (Prellwitz  1.  cit.) 
voy.  BernekerEW.  237  sq.  s.  v.  slav.  comm.  *dupa.  —  N.  van 
Wijk  IF.  XXIV  31  sq.  ajoute  au  groupe  v.  norr.  dammr 
m.  h.  a.  tam  'digue',  germ.  comm.  ^damma-z  <  *damb-ma-z, 
i.  e.  *dhomb-mo-s,  ce  qui  ne  semble  pas  préférable  à  l'étym. 
indiquée  s.  v.  Gaina. 

eàp-fn^oç  âpxoç  m.  'pain  fait  des  prémices  de  la  récolte  =  0a- 
Xûaioç  dpioç'  Cratès  chez  Ath.  III  114a;  ion.  att.  GapfriXia  n.  pi. 
'les  Thargélies  (fête  d'Apollon  et  d'Artémis)';  ion.  att.  OapYn- 
lûjv,  -ujvoç  m.  nom  d'un  mois  (ion.  aussi  TapT-,  cf.  Preller- 
RobertGr.Myth.4  I  261  n.  2.  Hoffmann  Gr.D.  III 602).  Étym. 
obscure;  hypothèse  de  Pott  BB.  8,  42. 

ion.  V.  att.  Gdpaoç,  nouv.  att.  edppoç,  lesb.  Gépcroç  (cf.  hom.  0ep- 
(TÎTriç  n.  pr.)  n.  'courage,  résolution';  att.  Qpdcjoç  n.  'courage; 
témérité';  Bapcrùç  (=  skr.  dhrstih  granim.;  rhod.  Gapcrù^ioç 
thér.  0hapû|Liaçhoç)  9paaiiç  'hardi,  résolu,  courageux';  lesb. 
adv.  0po(Téujç;  ion.  v.  att.  Gapaéuu  nouv.  att.  Gappeuu 'être  coura- 
geux'; hom.  Gdpduvoç  (*Gap(To-(îuvoç)  'confiant';  GapaaXéoç 
Gapp-  'confiant,  résolu,  hardi'  (lesb.  Gépaoç  est  la  forme  nor- 
male; Gdpaoç  et  Gpdaoç  d'après  Gapaûç  Gpacrùç)  :  skr.  dhrsnôti 
dhdrsati  'oser'  dhrsnûh  'audacieux'  zd  darsis  darsyuë  'violent' 
v.  pers.  a-darsnaus  'il  osait',  got.  ga-dars  (inf.  ga-daûrsan) 
V.  h.  a.  gitar  'j'ose'  m.  h.  a.  tilrre  'hardi',  lit.  dr^sù  {*dhrens-) 
'j'ose'  dr\stù  dr\sti  {*dhnis-)  'oser'  drqsùs  {*dhrons-)  lett. 
drûschs  'courageux'  v.  slav.  (cf.  Berneker  EW.  257  sq.  bibl.) 
dm2M 'hardi';  i.-e.  R.  dAers 'oser'.  Curtius'^  256sq.  Fick  I* 
75.  464.  II 1-^  203.  Etc.  —  Lat.  infestas  'hostile'  manifestus 
'palpable'  sont  étrangers  au  groupe,  cf.  Walde  302.  —  V.  slav. 


—     335     - 

dreseîû  'renfrogné,  (JKuOpuuTTÔç'  (Pedersen  IF.  V  56)  est  écarté 
par  Berneker  EW.  223. 

att.  6dcTauu  seul.  prés,  et  ipf.,  hom.  Gaàacfuu  'être  assis';  att.  dor. 
6âKoç,  dor.  6ijljkoç  hom.  Giîjkoç  (à  corriger  en  6ôâK0ç)  et  Gôujkgç 
(en  fin  de  vers,  par  ail.  métrique)  m.  "siège';  le  prim.  est  *06Fa- 
KOç(>  dor.  0a)KOç),  d'où,  par  assim,  régressive,  GdFaKOç  attesté 
par  lac.  GdpaKOV  GSkov  Hésych.;  cf.  att.  Qoâluj  "être  assis'. 
Scbulze  Qu.  ep.  435  (bibl.).  —  Autre  analyse  chez  Ehrlich 
KZ.  40,  398. 

ion.  GàacTuJV  att.  GdTTuuv.  Voy.  s.  v.  laxoç. 

6aû|Lia  n.  'objet  d'étonnement;  admiration';  poét.  Gauiuaiviu 
's'étonner  de,  admirer';  poét.  GauiLiaxoç  'admirable';  Gau|udZ!uj 
(pour  *Gau)Liào'auu,  cf.  Brugmann  Gr.Gr.  ^  311)  's'étonner  de, 
admirer'.  Gaû)Lia  contient  *dhdu-,  forme  réduite  de  R.  dhâu 
attestée  par  le  suiv.;  Guju|na  chez  Hrdt.  doit  être  lu  Guj^ia,  cf. 
béot.  0uO|Liuuv  dor.  (Phlionte)  0uu|aàvTaç,  et  contient  la  forme 
fléchie  *dhôu-\  voy.  Bechtel  Hptpr.  274.  Smyth  Ion.  Dial. 
189.230.  Fick-BechtelPersonenn.2  141.  Hoffmann  Gr.  D.  III 
366  sq. 

att.  Géâ  ion.  Géri  f.  'contemplation,  aspect;  spectacle'  <  *GâF-â 
(Persson  Wzerw.  140.  Kretschmer  KZ.  31,  289  sq.  Johansson 
KZ.  40,  541  bibl.),  cf.  syrac.  Gdà  (voy,  Kaibel  Com.  Gr.  fragm. 
I,  1,  200);  att.  GeâTriç  ion.  GeriTriç  m.  'spectateur';  att.  Géâipov 
ion.  GérjTpov  etc.;  dor.  1.  pi.  Gd|LieGa  Sophr.  85  K.,  lac.  è'aâiaev 
èGeujpoO|Liev  Hésych.  (cr-<G-)  ;  dor.  Gairipaç  •  Geaxdç  H.  (<  *Gââ- 
Tfjpaç  :  hom.  GnnTrip),  Gâxùç'  kpiov.  Geuupeîov  H.  (<  *GââTiJç), 
Gdîç  n.  de  femme;  ion.  Griéo)Liai  dor.  (Pind.)  0âéo|Liai  (<  *GâFéo- 
|nai)  'contempler,  considérer';  att.  Gedofiai  est  refait  sur  Géâ; 
pour  Gfipoç  •  GaO|ua  H.  voy.  s.  v.  0d)aPoç  p.  333;  pour  Geuupôç 
voy.  s.  V.;  R.  GâF  d^aw;  la  forme  réduite  *dAaw- dans  GaO)Lia, 
voy.  s.  V.;  pas  de  correspondant  certain.  —  Skr.  dhihï.,  ace. 
dhiyam  'pensée,  intelligence,  sagesse'  dhirah  'intelligent,  sage, 
ferme'  didhyè  'j'observe,  je  perçois,  je  pense'  dhiyasdndh  'atten- 
tif zd  dâ{y)-  'voir'  daèman-' ceÀY  dôi&ra-'œiV,  a\h. diture  ditme 
'sagesse;  érudition',  got.  filu-deisei  f.  'ruse'  (Fick  I*  74.  III* 
206)  forment  un  autre  groupe. 


—     336    — 

GeiXonebovri  123  'aire  où  l'on  fait  sécher  (les  raisins)  au  soleir 
<  *Te[p]aXo-  *ters-lo-{pedom)  R.  ters  (cf.  gr.  TépcToiuai  'devenir 
sec'  lat.  torreô  'sécher  qc'  skr.  tfsyati  'avoir  soif  etc.)  selon 
Sommer  Gr.  Lautst.  61  sqq.  (hibl.),  ce  que  nie  Charpentier 
KZ.  40,  475. 

poét.  Geivuu,  fut.  0evû»,  aor.  sigm.  èGeiva  'frapper',  aor.  red.  l-ire- 
•qpvov,  pf.  pass.  hom.  Tréqpaïai  (i.-e.  ^gV-hyi-)  ptc.  -qpaiôç  =  skr. 
Jiatdh  (dans  hom.  cxpiii-cpaToç  tragg.  àpeîqpaTOç)  'tuer',  cf.  qpévoç 
m.  (<  i.-e. '^gUhono-s)  'meurtre'  (voy.  s.  v.).  ôeiviu  <  i.-e.  *gUhen- 
-iô  —  alb.  gan  'je  cbasse,  je  poursuis'  (<  alb.  comm.  *geniô. 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  136)-,  cf.  skr.  Jidn-ti  7Â  ja^nti  'il  frappe,  il 
atteint,  il  tue'  skr.  ghn-dnti  'ils  frappent' ^^a?2«^  'qui  assomme; 
m.  gourdin,  massue',  arm.  gan,  gén.  gani  (<  i.-e.  *gUhnn-. 
Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  431  sq.)  'coup'  Jin  'bâton'  (<  i.-e. 
*gUhë7î-)  jnem  'je  frappe'  (Scheftelowitz  BB.  29,  17),  v.  irl. 
gonim  'je  blesse,  je  tue'  pf.  3.  sg.  geguin^)  guin  'blessure'  (Fick 
II*  167  sq.  Pedersen  K.  Spr.  I  108)  geind  f.  'coin  à  enfoncer*^ 
(<  celt.  *gendi-.  Lidén  BB.  21,  98  sq.  114  bibl.  Henry  Bret. 
131),  v.norr.  gudr  gunnr  f.  v.sax.  gûdea  f.  ags.  jî*/>  'bataille' 
(germ.  comm.  *junpiô,  i.-e.  ^guhntià  :  skr.  liatih  f.  zd  jaHiS 
'coup,  mise  à  mort'  skr.  liatyà  f.  'mise  à  mort')  v.  h.  a.  gund- 
-fano  'étendard  de  guerre'  v.  norr.  (Lidén  1.  cit.)  gandr  'bâton' 
suiss.  gunten  'sorte  de  coin',  lit.  genù  v.  slav.  zenq  'je  pousse* 
(par  des  coups;  de  là  aussi  lit.  ganyti  'faire  paître  le  bétail', 
propr.  'le  pousser')  v.slav.i^/^/q  z^ti  'faucher,  moissonner'  (aussi 
V.  slav.  z^lo  'aiguillon'  pol.  zqdlo  m/sens  russ.  zalo  'aiguillon  ; 
tranchant  d'un  couteau,  d'une  hache'  selon  Lidén  1.  cit.)  lit. 
geniii  genëti  'couper  des  branches'  genys  'pic  (oiseau)'  ginczà 
f.  ginczas  m.  'lutte'  gifiklas  'arme'  ^iww 'j'écarte' lett.  (Bezzen- 
berger  chez  Fick  W  110)  dfenis  'pièce  de  bois  insérée  entre 
les  deux  dents  du  soc',  lat.  (Curtius^  255,  Brugmann  Grdr.  IP 
1051)  dë-fendô  'écarter  de  qn.  (un  mal);  protéger'  offendô 
'heurter,  léser'  (<  i.-e.  *-gUhen-dh6  ou  *-gUhen-dô)  infensus 
(ptc.  de  *in-fendô)  'animé  contre,  hostile'  ;  i.-e.  R.  gUhen  'frap- 
per'. Fick  I*  39  sq.  203  sq.  415.  Fick  IIP  124.  Etc. 

1)  V.  irl.  benim  'je  trappe,  je  tailte'  est  à  écarter,    cf.  Osthoff 
IF.  IV  273  sq. 


—     337     — 

att.  Geîov,  hom.  Gëeiov  (^e/i'iov  x49o  par  ail.  métrique  pour  *eéïov) 
ïumée  de  soufie  ji  417  ;  soufre'  <  *eFea-eiov  :  lit.  dvesiù  'je  res- 
pire' dvàsé  (<  i.-e.  *dhuos-)  'esprit;  clial.  haleine'  dustù  dàsti 
(<  i.-e.  *dJuis-)  'haleter'  dùsas  'soupir',  *6éïov  et  *6éeiov  '*dé- 
g-ag-eant  des  vapeurs,  *fuiiieux'  étant  adj.  tirés  d'un  subst.  "''Seoç 
ou  *0eôv  (*6Fea6ç  -6v)  'souffle,  vapeur,  fumée'  (Solmsen  Unters. 
8.ôsqq.  bibl.),  ags.  dwœscan  "éteindre'  (Noreen  Abriss  88),  lat. 
(si  Ve  est  bref)  februô  'purifier'  (d'un  sab.  febnim  'moyen  de 
purification'  <  i.-e.  *dhues-ro-  'qui  enfume'.  Persson  Wzerw. 
82),  R.  dhues,  cf.  s.  vv.  Geoç  eûuu.  De  là  9ei6uu,  ép.  Geeiouu  bia- 
-Geiôuj  'purifier  par  le  soufre'. 

06ÎOÇ  m.  'oncle';  Geia  f.  'tante'  <  *0riioç  *0riiâ,  cf.  xriGii  f. 'g-rand' 
mère'  xriGiç  f.  'tante'  lit.  dédë  'oncle'  v.  slav.  dédû  'grand-père', 
i.-e.  *dhé-;  mots  du  parler  enfantin,  cf.  Delbriick  Verwandt- 
schaftsn.  468.  Berneker  EW.  191. 

poét.  GéXYO)  'fasciner  du  regard,  charmer;  séduire;  calmer'; 
poét.  GéXKTuup -opoç  GeXKirip -fîpoç  'qui  charme,  adoucit,  apaise'; 
GéXTnTpov  'soulagement';  GéXHiç,  -euuç  f.  'action  de  charmer, 
etc.'  <  *ghue/g-  :  htzfelgin  i^;e/^•^^ 'regarder  vers'  évilyéti  'voir' 
kvcdgytl  'regarder  vers,  épier'.  F.  de  Saussure  MSL.  VIII  443 n. 
Thumb  IF.  XI  Anz.  23  (lequel  rappelle  gr.  mod.  qpiapuiZiuj  'fas- 
ciner, ensorceler'  :  ôcpGaXjuôç  et  \xaT\à.lM  m /sens  :  ludii  g-r.  anc. 
ô|Li,uàTiov  'œil'.  —  [Voy.  Havers  IF.  XXV  391  sq.] 

GéXufiva  n.  pi.  'fondements  (des  choses)'  Empéd.,  cf.  hom.  TTpo- 
-GéXu|uvoç  'extirpé  jusqu'à  la  racine  I  541  etc.;  (sens  contro- 
versé N  130)',  hom.  Texpa-GéXuiuvoç  '(bouclier)  à  4  couches, 
c.-à-d.4peaux',  puisGéXeinvov  ôXov  èKpiZiiJÙvHésych.,  àGéXijavor 
KaKÔi  H.,  àGéXi|uov  otKoaiuov,  kokôv  H.,  prim.  *dhel-  (Persson 
Wzerw.  146),  sans  parenté  sûre^).  —  V.  pruss.  gilUn  lit.  gilùs 
'profond'  gelmè  'profondeur'  (i.-e.  R.  gl'hel.  Fick  I'  466  comme 
alternative.  Hirt  BB.  24,  262)  ne  convainquent  pas.  —  Lat. 
fulcio  'étayer' (Fick  l.cit.)  est  parent  de  v.  h.  a.  ?>^?/c7io 'poutre' 
fWalde  s.  v.)  et  s'exclut. 

GéXu)  'vouloir'.  Voy.  s.  v.  èGéXou. 

1)  Skr.  dharûnam  'base'  (Fick  !■*  466.  Bruuiiiami  KVG.  §  16:^. 
Grdi-,  IF,  1,  231)  peut-il  se  séparer  de  dhâràyati  zd  dâraye'ti  'tenir' 
gr.  epôvoç  etc.? 


—     338     — 

poét.  eé|iie-9Xa  pi.  ii.  'fondations,  bases';  att.  BeinéXioç  'de  fonde- 
ment, de  fondation  (pierre,  assise  du  sol)';  hom.  GeiuelXia  pi.  ii. 
(-ei-  par  ail.  métrique)  m/sens  que  Gé^eBXa,  cf.  fion.)  Geinépr). 
pepaia.  eùcriaeriç  Hésych.  et  voy.  s.  v.  Tiermi.  —  Got.  faûr- 
dammjan  "endiguer,  barrer'  ni.  b.  a.  tam  'digue'  (Scbulze  Qu.  ep. 
224)  ne  sont  que  des  parents  éloignés  (<  i.-e.  *dhd-mno-s,  cf. 
s.  vv.  9a)aà  Guj|li6ç. 

eé|nepoç  (Antb.)  'respectable,  (Je)avôç  (Hésych.)';  6e|Liepuvo)Liai 
'creiLiviJvoiaai  H.';  6e)uep6-cppujv  'd'esprit  grave  et  sérieux  H.'; 
poét.  BeiaepuJTTiç,  -iboç  f.  'qui  a  l'aspect  grave,  réservé'.  Le  sens 
prini.  fut  sans  doute  'sombre',  cf.  v.  b.  a.  timher  m.  b.  a.  timher 
timmer  'sombre',  puis  v.  norr.  dimmr  ags.  dimm  'sombre' 
(Fick  P  464.  IIP  201),  irl.  deim  'noir,  obscur'  (<  *dhemi-. 
Jobansson  IF.  IV  145  n.4). 

eé|aiç  'statut,  institution;  règle,  coutume;  att.  droit,  loi' :  zd  da- 
mis  f.  'création',  adj.  'qui  crée,  créateur';  pour  le  vocalisme  de 
la  R.  cf.  gr.  6é|ua  n.  '*ce  qu'on  pose'  :  zd  dqma  'création;  créa- 
ture; lieu  de  séjour'  skr.  dhama  n.  'institution;  siège,  lieu  de 
séjour'  gr.  àvd-0r||ua  n.  'offrande  religieuse',  9é|Lia  étant  lui-même 
peut-être  refait  sur  Géaiç  f.  'action  de  placer'  etc.  Il  faut  re- 
connaître un  ntr.  *6é)Lii,  d'où,  avec  -t-  comme  suff.  secondaire, 
gén.  9é|uiT0ç  dat.  9é|uiTi,  et  un  ntr.  9é)Liiç  tb.  *9e)aicr-,  cf.  9e)ai(T- 
-Kpéojv  (Pind.)  'qui  gouverne  avec  justice'  (Danieisson  Gr.  u.  et. 
St.  51),  d'oîi,  avec  le  même  -t-  suffixal,  gén.  GeinicTTOç  dat.  9é- 
luiaTi  et  surtout  pi.  boni.  9é|uiaTeç  f.  'décrets  des  dieux,  oracles: 
prérogatives  d'un  chef;  lois,  arrêts,  procès',  9€^iç  étant  devenu 
fém.  de  par  sa  forme  et  son  rapport  sémantique  avec  biKri  bi- 
Kaiocrùvn;  1  ancien  ntr.  est  représenté  par  l'iudécl.  Gejuiç  dans 
9é|Liiç  èffTi(v)  'fas  est',  cf.  Escb.  Suppl.  435  f|  tô  \xx\  9é)Liiç  Xéreiç; 
ace.  9é|aiv  gén.9é|uiboç  sont  des  innovations.  Brugmann  Gr.Gr.^ 
186.  198.  207  (bibl.).  Grdr.  11^,  1,  234.  237.  254.  427.  534»!. 

hom.  9e|n6iu  seul,  dans  \x\a. .  . .  9é|Liujcre  xépoov  kéaGai  i  486.  542 
'de  flot)  fit  au  navire  atteindre  le  rivage',  cf.  9e)aoûç-  bia9€(Jeiç 
Hésych.,  R.  dhë  :  Ti9rmi. 


\)  HiivA'l,  Themi.s.  Dike  u.  Verw.  Lpz.  1907,  cf.  Glotta  I  .S8I, 
propos.',  une  filière  sémautique  différente  et  sépare,  sans  convaincn*, 
6é|iiç  de  xOriMi  et  de  Beoiuô;. 


-    339    - 

Oévap,  -apoç  n.  'paume  de  la  main;  plante  du  pied';  ÔTTicrOevap  n. 
'dos  de  la  main'  (<  *ÔTTiaeo-9evapj  :  v.  h.  a.  tenar  m.  (  <  germ. 
comm.  *denara-)  tenra  f.  (  <  *âenarô)  m.b.a.  tener  m.  'paume 
de  la  main'.  Curtius-'  255.  J.  Scbmidt  Plur.202.  FiekP463, 
IIP  199'). 

6eo-TTpÔ7Toç  'qui  interroge  les  dieux  (Esch.  Hrdt.);  interprète 
des  dieux  (Hom.)'  <  6eo-  +  ■•'ttpottoç  assim.  de  *TrpoKoç  i.-e. 
*/)/'oÂ;o-5= lat.^rocMs 'prétendant',  cf.preœ 'prière' precor'prier', 
skr.  prdçndh  zd  fra.sna-  m,  'question',  v.irl.  arco  'je  prie'  etc. 
(Fiek  11^  39j,  '^oi.  fraihnan  'demander'  \.\\.?i.  friiga  'ques- 
tion', lit.  praszyti  'exiger,  prier'  v.  slav.  prositi  'prier',  puis 
skr.  prcchdti  zd  pàV^saHi  'demander' =  \a.i.poscô  (<.*prk-sîcô) 
'réclamer'  =  v.  h.  a.  forscOn  'faire  des  recherches'  =  arra. 
(Hiibschmann  Arm.  Gr.  1464  sq.j  harçane-m  'je  demande';  i.-e. 
*perel'-  'demander,  prier';  cf.  L.  Meyer  KZ.  22,  61.  J.  Schmidt 
KZ.  25, 130.  Bechtel  Hptpr.  378.  Etc.  De  là  hom.eeoTTpômov  n. 
-iâ  f.  'oracle',  BeoTrpoTréuj  'rendre  des  oracles'. 

6e  6ç-)  m.  'dieu'  <  i.-e.  *d]mes6-s  :  \it.  dvàsé  (<  i.-e.  *d/mo5-) 
'esprit'  (F.  de  Saussure  Mém.  81  n.  5.  Fick  F  469.  BB.  16,  289. 
J.  Schmidt  KZ.  32,  342),  cf.  hom.  Géeiov  att.  Geîov  et  leur  groupe 
p.  337  ;  —  cf.  i.-e.  '^dhuës-  dans  m.  h.  a.  ge-hcâs  'fantôme',  lit. 
dvésiaù  prêt.,  dvèsti  'respirer;  haleter;  mourir  (animaux)'  lett. 
dwèsele  'âme,  vie,  respiration',  lat.  (Fick  IP  151.  Schrader 
RL.  28)  fèrâlis  'relatif  aux  mânes'  (croyance  aux  esprits  — 
culte  des  morts),  sans  doute  aussi  lat.  hèstia  'bête  sauvage' 
(<  *duèzdhki  diss.  de  *dhuëzdhia.  Walde  IF. XIX  106  sq.) ;  — 


1)  Bezzenberger  BB.  21,  315  ajoute  à  ce  groupe  lett.  dure 
{dans)  'poing'  <r  *dunre. 

2)  Lac.  béot.  thess.  crét.  Oiôç;  lac.  oiôi;,  aïoqpôpoç  =  eeoqpôpoc,, 
Kuuv  =  Géujv,  Zixiiuoç  =  OeÔTiiuoç,  Ii|uribnç  =  Oeoiuribriç,  ace.  oiv  =  eeôv 
GDI.  4444.  4445  (sans  doute  abstrait  des  composés  avec  ai-.  Thunib 
Gr.  D.  88);  még.  Gébuupcç  etc.  GoKXeîbôç  (Oo-  aussi  ionien,  cf.  Thuuib 
op.  cit.  118.  349);  att.  0€o-  0ou-,  dial.  0eu-.  —  Hom,  tragg.  eed  f. 
'déesse';  à  l'époque  class.,  le  lém.  att.  épigr.  est  ôeôç;  r\  Oed  n'appa- 
raît que  dans  l'antithèse  ô  Geôç  Kai  \\  ôed  'Piuton  et  Perséphone'  toî; 
èiLbcKa  9€oIç  KOI  Toîç  oeinvaîç  Geaîç;  ce  n'est  qu'à  partir  du  III e  s.  av.  J.-C. 
qu'on  trouve  Gcd  en  dehors  de  l'antithèse  (Meisterhans-Schwyzer^  125). 


—     340     - 

le  degré  réduit  '^dhus-  dans  v.  slav.  dûchnati  et  dijchatl  'res- 
pirer' lit.  dhsti  'haleter'  dùsas  'soupir'  dûseti  Mialeter"  lett.  dust 
'haleter'  etc.,  gaul.  (liez/.enberger  chez  Fick  11'  lô4i  dtisios 
'daenion  imniundus,  incubus' ;  —  i.-e.*rf^e?<.9- dans  got-cZ/i^y  V.  norr. 
dtjr  ags.  déor  v.  h  a.  tior  'bête  sauvage',  —  *dhous-  dans  v. 
slav.  duchiï  'souffle,  esprit'  diiisa  (<  i.-e.  *dhousicl)  'âme'  lit. 
daùsos  pi.  'air';  base  dheuës  (Hirt  Abl.  §  673),  élargissement 
de  ^dheuè-,  voy.  s.  v.  Gûuu  (Persson  Wzerw.  56.  81  sqq.i.  — 
Autres  avis  :  *6ea6ç  :  lat.  *fés-  *fas-  (<  i.-e.  *dhès-  *dh<^s-)  'acte 
religieux'  dans  v.  lat.  fësiae  lat.  fériae  'jours  de  fête'  fèsfus 
'consacré'  fcmuin  (<  *fas-no-ni)  'lieu  saint'  osq.  f  iisnù  (<  ital. 
*fës-)  'templum',  skr.  dhis-nyah  adj.  épithète  des  dieux  (<  i.-e. 
*dhàs-),  arm. dilh  pi.  'dieux'  (<  i.-e.*dJiès-es)  selon  Bartholomae 
BB.  17,348.  IF.  XII  Anz.  28.  Woch.  f.  kl.  Ph.  1900,  col.  678, 
cf.  HUbschmann  IF.  X  Anz.  45;  —  Geôç  '*brillant'  :  6oôç-  . .  . 
XaïuTtpéç  et  Goûùaar  \a|iiTrpOvai  Hésych.,  ôbôvreç  XeuKà  Gécvreç 
Hsd.  Boucl.  146  'dents  brillantes  de  blancheur'  selon  Bechtel 
BB.  30,  267  sqq..  voy.  s.  v.  6o6ç  II.  —  Voy.  s.  vv.  6eaKeXoç 
eéaTTiç  Géacpaioç. 

hom.  Geoubiîç  'qui  craint  les  dieux,  pieux',  à  lire  Geo  bbiiç 
<  *Geoî)Fe)îç,  R.  bFei,  cf.  hom.  è'bbeiaev  cor.  AFeiviâç  (voy.  s.v. 
béoç  p.  177);  le  texte  primitif  portait  sans  doute  0EOAEZ, 
avec  haplographie  de  la  g-éminée. 

GeTTTavôç'  dTTTÔ|Lievoç  Hésych.  =  lit.  dèktinas  'qui  doit  être 
brûlé'  dektinè  f.  'qc.  de  brûlé,  brandevin'  <  i.-e.  ^dhegijh-^ 
voy.  s.  V.  Te'qppâ  (<  ^dheglih-ra)  'cendre'.  Fick  P  74.  463. 
Brugmann  Grdr.  P  119.  591.  II-',  1,  269. 

GepdTTuuv,  -ovTOç  (ancien  th.  en-  en-,  cf.  fém.  Gepairaiva  béot.  -iiva. 
Brugmann  MU.  II  168sq.  Grdr.  Il*,  1, 300)  éol.  gén.  GeppâTTOvoç 
gramm.  (Meister  Gr.  D.  I  148)  m.  'compagnon,  serviteur':  Gépaijj, 
ace.  Geparra,  nom.  pi.  GépaTteç  m/sens;  Gepâirvii  f.  'servante;  — 
demeure,  séjour';  Gepaireùuu  'prendre  soin  de';  GepaTreià  f.  'soin'. 
Le  -7T-  est  prob.  un  déterminatif  de  la  R.,  et  Gepa-  :  ig  comm. 
(ion.)  GpqaKOç  'religieux,  pieux',  GpqaKW  voiJù  Hésych.,  ion. 
GpriaKriïn  f. 'usage  religieux,  culte  d'un  dieu'  ion.  GpncTKeuiu  'ob- 
server religieusement',  i.-e.*rf/jem^-;  voy.  s.  v.  Gpdvoç  sub  fin. 


-     341     - 

et  cf.  im  avis  analogue  de  Wackernag-el  KZ.  33,  41.  L'analyse 
de  Prelhvitz-  182  ne  convainc  pas. 

6ép,uoç  ni.  'lupin'.  Etyni.  inconnue. 

6epiu6ç  'chaud'  —  nrm.Jeru/  'ch^miT ,  peut-être  {.■(i.*g'Uheritnio-s: 
*gi' Iiernin  ûaus  arm.JeriNU  (^én.jerman)  "fièvre'  (Brug-mami 
Grdr.  IP,  1,  246),  cf.  tln-aco-phryg.  (Kretschnier  Einl.  231)  ger- 
luo-  'chaud',  alb,  (Pedersen  KZ.  36, 320)  zjarm  'chaleur',  puis 
i.-e.  ^gUhormo-  dans  skr.  gliaruidh  ni.  'ardeur'  zd  qar^ma- 
'chaud'  gar^md-m  n.  'chaleur'  v.  pers.  garnia-  'chaleur'  dans 
garma-pada-  n.  '^station  (ou  entrée)  de  la  chaleur',  nom  d'un 
mois,  lat.  forums  Fest.  'chaud',  ligur.  (Kretschnier  KZ.  38, 
113  sqq.)  aquae  Bo7')uiae  etc.,  v.  h.a.  wm'hi  v.  norr.  varmr 
'chaud'  got.  warmjan  'chauffer'^),  v.  pruss.  gorme  'chaleur', 
peut-être  (cf.  Pedersen  K.  Spr.  I  108)  irl.  gorm  'bleu'  gall. 
gœnii  'sombre'  (l'essentiel  chez  Curtius''  493  sq.);  de  là  6ép^ll 
1".  'chaleur'^),  Gepjiiaivuu  'chauffer',  hom.  impér.  2.  pi.  GépjueTe 
ipf.  pass.  3.sg-.  BépfieTO  (<  *6€pju-iuj.  Meillet  Notes  d'étym.  gr. 
6sq.)  'échauffer',  Qépixaaaa  r\  Kdjuivoç  Hérodien  (cf.  Bartholo- 
mae  BB.  1 6, 268  sq.  bibl.),  i.-e.  R.  guJier  'être  chaud'  dans  le  suiv. 

6époç  n.  'chaleur  de  l'été;  moisson'  =  skr.  hdrah  n.  'ardeur' 
arm.Jer  'chaleur,  beau  temps',  i.-e.  *guTieres-,  cf.  gr.  Gépofiai 
'se  chauffer',  puis  v.  irl.  goriiti  guirim  'je  chauffe'  irl.  mod.  (jor 
'chaleur  ardente;  couvaison'  gall.  gori  'couver'  givres  'fervor, 
calor'  etc.  (Fick  IP  114.  Osthoff  IF.  IV  268),  lit.  garas  lett. 
gars  'vapeur'  v.  slav.  gorèti  'brûler'  gréti  'chauffer'  zeravî  'ar- 
dent' pozarû  'incendie',  et  skr.  ghrndh  m.  'ardeur'  ghrnôii 
'luire,  être  embrasé',  sn-m.jernuiit  'je  me  chauffe',  alb.  (Pedersen 
KZ.  36,  321)  zjaf'  'feu,  ardeur'  {-r  <  -m-),  lat.  fornus  (dial. 
furmis.  Ernout  El.  dial.  175)  forndx  'four',  v.  slav.  grûnn 
{=  lat.  fornus)  'chaudron'  grùnilo  'four'  russ.  gornû  'foyer'. 
Voy.  s.  V.  Gepjuôç. 


1)  Bezzenberg-er  BB.  lo,  257,  Zupitza  Gutt.  33,  Torp  dans  Fick 
IIP  395  etc.  rattachent  v.  h.  a.  warm  à  lit.  virti  'cuire  qc'  v.  slav. 
vîrèti  'bouillir,  cuire,  intr.'  vmnti  'cuire  qc.',  R.  ner\  voy.  Rrugmann 
Grdr.  P  613.  KVG.  §  258,  5  rem.  3  (bibl.). 

2)  Sur  le  fém.  eép|.iâ  'chaleur'  voy.  Brugmann  Grdr.  IP.  1,235 
n.  1.    Solmsen  Beitr.  I  267. 


-     U2     - 

eéaiç,  -eujç  f.  'action  de  poser'  =  skr.  -dhitih  f.  m/sens  (en  eom- 
pos.)  lat.  con-diti  on-,  en  rapport  apoph.  avec  vÂ-dcVti-  et  got. 
ga-dèps  f .  V. norr.  ddd  ags.  dœd  v.  h.  a.  tât  'action'  (  <  \.-e.^dhêti-} 
V.  slav.  blagodèti  'bienfait'  lit.  dety.s  f.  pi.  'ponte  de  la  poule'^ 
R.  dhé  'placer',  voy.  s.  v.  liGriim. 

ép.  0é(y-KeXoç 'merveilleux',  prop. '*mis  en  mouvement,  provo- 
qué, inspiré  par  la  divinité'  <6e(J,  cf.  6e[a]ôç  'dieu' +  KéXoiaai 
'pousser';  le  sens  est  affaibli  dès  l'âge  ancien  de  l'épopée;  cf. 
Brugmann  IF.  XII  30.  —  Le  rapport  de  *-aKe\oç  avec  ép.  ïcTKe 
'il  disait' (Curtius^  467.  Lagercrantz  KZ.  34,  386)  est  à  rejeter. 

6€(T|nôç  m.  'statut,  loi'  avec  invasion  analogique  de  o  (du  groupe 
■G-ixo-ç)  au  lieu  du  -0-  du  groupe  -G-iuo-ç  dans  lac.  arg.  locr. 
eeGiLiôç  =  Pind.  leGiaôç.  Brugmann  Gr.Gr.''  104.  186.  Grdr.  TP, 
1,  252.  R.  dhë. 

poét.  eécTTTiç,  -loç  ou  -iboç,  ace.  -iv  ou  -iba;  Qéamoç  Hsd.;  Bea- 
TTécTioç 'merveilleux,  divin' <  *Be(TcrTTiç*0ea-aTTioç*6ea-crTTeaioç, 
Bea-  cf.  0€[(j]6ç  'dieu'  +  -aTTi-  idée  de  'montrer,  présenter,  pro- 
duire', '*signe,  *marque  distinctive',  R.  secjU  (voy.  s.  v.  èwéîTiu); 
les  sens  sont  affaiblis  dès  l'âge  ancien  de  l'épopée;  cf.  Brug- 
mann IF.  Xll  30. 

poét.  aor.  inf.  0éacraa0ai  'amicrai  (Hésych.)'  ptc.  0ecrcrâ)aevoç  Hsd. 
Archil.  ind.  3.  pi.  0éaaavTO  Pind.;  adj.  verbal  BedTÔç  dans 
boni.  à7TÔ0ecrTOç  'méprisé'  p  296  TTo\ii0eaTOç  Call.  'très  désiré' 
et  des  n.  pr.  (béot.  -qpecrTOç  -cpeicTTOç)  OécTTUjp  OeaiuXiç  >  Fick- 
Beclitel  Personenn.^  145).  Beaa-  <  i.-e.  *(][','é'(//j-.y- :  7t60oç  m. 
(<  *(po0o-ç  \.-e,*gVhodho-s)  boni.  iroBri  f.  'désir,  regret'  Tro0éu> 
'désirer,  regretter'  TToBeivôç  'désirable',  YAlJa^ôyat  'il  priait'  v. 
TpQYS.  Jadiyamùj  'je  prie',  irl.  -guidm  'je  prie'  (<  celt.  ^godiô) 
guide  'prière',  v.  norr.  ged  'passion'  (<  i.-e.'^glihodhio- )»),  lit. 
(Mcillet  MSL.  XIV  373)  gedù  gedeti  'avoir  deuil  de".  Fick 
BB.  8,  330.  16,  289.  Wb.  I^  39.  415.  IP  110.  III^  124.  Zu- 
pitza  Gutt.  3 1 . 

poét.  0éa-q)aToç 'annoncé  par  la  divinité,  prédit'  <  Gecr-,  cf. 
0€[cr|6ç  'dieu"  +  cpatoç  R.  qpâ  qpâ,  voy.  s.  vv.  qpaivuj  qpinuî- 

0e uu^)  fut.  0eéao)aai  'courir';  0o6ç  'rapide'  poiyBéoç 'accourant  à 

1)  Schulze  Qu.  ep.  278  lit  Gni,!  c-à-d.  Q\\V\}  Z  507  =  skr.  dhâraii: 
niss.  Beir\. 


-     343     — 

un  appel'  (cf.  pon-bpônoç  Eur.  et  voy.  p.  125);  Qoàlw  'mouvoir 
avec  rapidité:  se  mouvoir  impétueusement'  :  skr.  dhàvatë  'cou- 
rir, couler'  dhdvati  m/sens  dhautih  f.  'source,  ruisseau',  ags. 
déaw  V.  sax.  dou  v.  h.  a.  tau  'rosée'  (  <  germ.  comm.  *dau:wa-) 
V.  iiorr.  dqgg  «  *dawwô),  cf.  Fick  P  75.  465.  IIP  204,  puis 
GOvuj  's'élancer  avec  impétuosité',  skr.  dhûnôti  dhunôti  fut.  dha- 
insijati  'mouvoir  de  ci  de  là,  secouer',  arm.  (Hilbsclimann  Arm. 
Gr.  I  438)  dedewim  'je  chancelle,  je  vacille,  j'hésite',  base  dheuâ 
(Hirt  Abl.  §  404.  Brugn)ann  IF.  XIX  389)  ;  voy.  s.  v.  Griç.  — 
Pour  lat.  favOnius  'vent  d'ouest'  voy.  Walde^  s.  v. 

ion.  att.  lesb.  8euupôç,  ion.  aussi  eeopôç  (Paros)  et  Beupôç  (Tha- 
sosj,  él.  étol.  delph.  crét.  arc.  Beâpôç  m.  'spectateur;  —  député 
des  états  grecs  aux  grands  jeux,  etc.,  ambassadeur';  0eujpia  f. 
'action  de  voir,  d'observer;  —  députation;  —  (Plat.)  contem- 
plation de  l'esprit';  eeuupéuj  'observer',  eeuupoç  dor.  Geâpôç 
<  *9ea-opôç,  *-Fopoç  :  gr.  ôpàuj  'voir'  v.  sax.  warôn  'faire  at- 
tention a.  Voy.  Wackernagel  KZ.  27,  263.  28,  132.  Schulze 
Qn.  ep.  18  sq.  add.  145.  Kretscbmer  KZ.  31,  289  sq.  G.  Meyer^ 
86  sq.  190.  Hoffmann  Gr.  D.  III  366.  Ehrlich  KZ.38,  94.  40, 
354.  Eulenburg  IF.  XV  137  sq.  Thurab  Gr.  D.  166.  238.  271. 
350»). 

0ri-f  uu,  dor.  GdYUJ,  et  Orixdvuj  'aiguiser,  affiler;  exciter',  cf.  Btyfôv 
o'i  bè  ôEû,  àKOvrjTÔv  Hésych.;  BriYàvn  f.  (GriYavoç  H.)  'pierre  à 
aiguiser'  (suppose  un  *enYUDV  m.  'aiguiseur'.  Solmsen  Glotta 
I  82);  9r|Tâveov  ôEù,  i^Kovrmévov  H.,  cf.  les  formes  de  pf  lé- 
BuuKiar  TeôûjuaiTai  et  TeGuuYiaévoi"  Te9u|uuj|Liévoi,  |ue|ue6ua^évoi  H. 
(F.  de  Saussure  Mém.  155).  Lidén  Arm.  St.  55  (bibl  )  en  rap- 
proche arm.  daku,  gén.  pi.  dokvaç  'hache',  développement 
d'un  th.  *dhagu-  'aigu',  i.-e.  R.  dhâg,  et  écarte  le  groupement 
de  Fick  KZ.  22,  104,  VVb.  P  462  :  lit.  dagjjs  lett.  dad/h  'glou- 

1)  Pour  le  détail,  le  mot  init  difliculté;  béot.  0iauupâ  suppose 
*eeâ-Fiup-;  dor.  6e-  ne  pouvant  venir  ni  de  gr.  connu.  erjF-  ni  de  GâF-, 
Kretschnier  1.  cit.  suggère  justement  que  le  mot  a  tôt  rayonné  du  do- 
maine ion-att.  vers  les  autres  dialectes.  —  L'opinion  d'Kiirlich  KZ. 
40,  354  n.  qu'en  6eujp6ç  deux  mots  se  «ont  confondus,  d'une  part 
*e€â-Fiupôç  '*^ardant  le  culte'  (cf.  eeii-KÔXoç  et  Geôç).  d'où  dor.  etc. 
ôeâpôç,  d'autre  part  *6âFâ-Faip6(;  '.spectateur'  (cf.  Géû  et  ôpâuj)  est 
improbable. 


-      344     - 

teron  (Aictium  lappa/,  m.lat.  daga  dagya  daggarius  'poignard' 

avec  sa  parenté  roman,  celt.  slav.  et  germ.  ffr.  dague,  ail.  degen, 

néerl.  dagge,  pol.  daga  etc.).  —  Voy.  aussi  Walde^  s.  v.  f/gO. 

Br|Kri  f.  'boîte'  et  autres  dérivés  de  R.  dhë  'placer'.    Voy.  s.  v. 

Lom.  9 11  \  é  uu,  dor.  (Pind.  )  ÔâXéou  'verdoyer, fleurir'.  Voy.  s.v.  9âXXuj. 

dx]\Y\  f.  'tétin,  mamelle'  :  lat.  fèlo  'sucer'  ombr.  feliuf  filhi  'lac- 
tentes',  lett.  dëls  '*nourrisson,  fils'  lit.  délè  'sangsue'  pirn/déîë 
'primipare'  pirmdélys  'qui  vient  de  naître',  i.-e.  *dhê[i\-l-:  cf. 
^'dhdiJ-  dans  arm.  (Hiibsclimann  Arm.  Gr.  I  437j  da'd  [dah 
'premier  lait',  alb.  i^G.  Meyer  Alb.  Spr.  68)  deVe  'mouton'.  — 
*dhi-l-  dans  lat.  filiiis  'fils'  (bibl.  chez  Walde^  s.  v.,  qui  pose 
*fëlio.s),  lett.  dtle  'veau  qui  tette',  —  '^d/ii  l-  dans  irl.  (FicklP 
146.  Pedersen  K.  Spr.  I  1 11)  deL  dat.  diul  'tétin',  v.  h.a.  tila 
'sein  (de  la  femme)'  v.  norr.  dillr  m.  'petit  d'un  animal';  cf.  gr. 
GfîXuç,  fém.6riXeia  etGfjXuç,  ntr.  0fiXu 'nourrissant  (èépari  Hsd.), 
allaitant,  féminin'  {'.^\u\  dhârûh  'suçant')  GriXûvuu  'efféminer' 
GilXàZ^o)  allaiter,  lai.  lactârc;  téter,  lat.  lactcre' GnXaiuujv  f.  Gi]- 
XâcTTpia  f.  GriXuO  -oûç  f.  'nourrice';  l'essentiel  chez  Curtius''  252. 
Voy.  s.  V.  liom.  GfiaGai. 

GfjXuç  'féminin'.   Voy.  s.  vv.  GnXri  GfîaGai. 

poét.  efiv  'certes,  sans  doute',  end.  dans  les  formules  ou  Giiv,  y\ 
Gr|v  etc.   Pas  d'étym.  admissible. 

Grip,  gén.  Gipôç,  lesb.  qprip  tliess.  cpeip  (TieqpeipdKOVTeç,  <t>iXôqpeipoç  > 
m.  'hôte  sauvage',  nom-racine  avec  voy.  au  degré  long,  i.-e. 
"^ghuër-  :  lit.  zcèrla  lett.  ficërs  v.  pruss.  ace.  pi.  swirhis  v.  slav. 
zvérl  m/sens  (passage  dans  la  flexion  des  th.  en  -i);  cf.  lat. 
fërtis  'sauvage'  <  ^ghuero  s  (  Fick  I^  438.  Etc.).  De  là  Gnpiov 
'bête'  Gripâ  f.  'chasse'  Gripôiu  'chasser'. 

Gi'iç,  gén.  GtiTÔç  m.  '.serviteur  à  gages,  mercenaire';  Qf\(yaa  f.;  Giv 
Teûuj  'travailler  pour  un  salaire';  cf.  Gàraç'  GnTaç,  toùç  boûXouç. 
KuTTpioi  riésych.  i  d'un  nom.  Gdià  ç  ion.  ^G^rriç,  ou  cypr.  ace. 
pi.  Gâiaç).  Gjîç  <  *GFâ-T-,  cf.  Goôç  'rapide,  prompt,  agile'  et 
les  mots  groupés  s.  v.  Geuu  'courir',  base  dheuà.  sens  premier: 
'qui  s'empresse'.  Brugmann  IF.  XIX  389.  Grdr.  IP,   1,  423»). 


1)  Cf.  pour  le  sens  got. /^ius  'vaWV  :  \\t.  fekù  'je  cours':  v.  h.a. 


-     345     - 

ôricraupôç  m.  'trésor;  lieu  de  dépôt'.  Prob.  composé  primitif;  est 
un  mot  simple  pour  les  Grecs  de  l'époque  historique;  origine 
inexpliquée,  cf.  Brugniann  Grdr.  II-,  1,  14  d. 

hom.  inf.  OfjcrBai  aor.  GfiaaTO  'sucer  Q  ôb:  traire  b  89'  <  i.-e. 
*dhê[i]-  dans  skr.  inf.  dhàtavè  'à  sucer'  dhâtri  f.  'nourrice' 
dhûyûh  'altéré'  su-dha  f.  'nectar'  etc.,  arm.  diern  'je  tette',  lat. 
fêinina  '*celle  qui  allaite,  femme',  v.  b.  a.  iiien  'allaiter',  lett. 
dêji(,  dèt  'sucer';  cf.  *dhdi-  dans  skr.  dhdyati  'sucer'  dhènâ 
dhènûh  (<  aryen  comm.  '^dliainu-)  f.  'vacbe  laitière'  /d  daè- 
niis  'femelle  d'un  quadrupède',  arm.  dayeak  'nourrice;  éduca- 
teur', got.  daddjan  v.  suéd.  dœggia  'allaiter',  lit.  dëna  'pleine 
(jument,  vacbo'  lett.  at-dènite  'taure  qui  vêle  la  2^°  année'.  — 
'^dhî-  dans  skr,  dlutdh  ptc.  'sucé,  bu',  v.  suéd.  dia  'sucer';  irl. 
dlnim  je  tette'  dlmi  'ag-neau'  peuvent  contenir  i.-e.  î  ou  ê  '  Pe- 
dcrsen  K.  Spr.  I  1M3);  v.  slav.  déte  'enfant'  dèva  'vierge',  prim. 
'celle  qui  allaite,  la  féminine'  (cf.  OfiXuç  et,  pour  la  filière  sé- 
mantique, voy.  J.  SchmidtKritik  105.  BernekerEW.  197)  peu- 
vent contenir  une  ancienne  diphtongue  ou  i.-e.  ê  iMeilletMSL. 
XIV  348;.  R.  dhë{h  dhi  dhad)  'sucer,  téter',  cf.  surtout  Schulzc 
KZ.  27,  425.  Hiibschmann  Vocalsyst.  79.  Hirt  Abl.  §  79  et 
voy.  s.  V.  BiiXi'i;  cf.  encore  Griviov  -^àXa  Hésych.,  '^a\a-Qr\v6q 
'qui  tette  le  lait,  c.-à-d.  tout  jeune,  tendre,  délicat',  TiGi'ivii  f. 
'nourrice'. 

6fÎTa  <  hébreu  fët. 

eiaco  ç  m.  'confrérie  célébrant  un  sacrifice  en  l'honneur  d'un  dieu  ; 
la  fête  elle-même  (danse,  festin,  etc.)';  0iaaâjTriç  -ou  m.  'mem- 
bre d'un  thiase';  Biaaeéoj  'introduire  dans  un  thiase';  cf.  Oiàcrai* 
XOpeûcTai  Hésych.,  è.-neQ'mlev  èxopeuev,  iïeQiale'  xopeiaç  è-rreTé- 
Xei,  lac.  (Jidbeç  •  6uaia  H.  Lagercrantz  Zur  gr.  Lautgesch.  1 G  sq. 
(bibl.)  et  Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1899,  p.  188  (bibl.) 
rappellent  skr.  ptc.  dlnsanydnt-  'attentif,  pieux',  à  quoi  cor- 
respondrait un  gr.  *ei[a|aivuu  :  BiàZiuu  =  6au|uaivuu  :  Bauuà^uu. 
Cette  étyra.  se  heurte  au  fait  (pie  skr.  dhisiiyah  adj.  contient 


drigil  'serviteur'  :  got. pragjcui  'courir' ;  gr.  boûXoç  'esclave'  :  got.  faujan 
'faire'  m.  h.  a.  zoiiicic  'actif,  agile'.  —  A  ce  groupe  Brugmann  pro- 
pose de  rattacher  ùfaQô;,  'capable,  bon'  <  *«Ta-eFô-ç  '*très  actif,  *s'em- 
pressant  d'Iiabile  façon'. 


—     346     - 

i  e.  ""'dhfts-no-  (>  lat.  '^fù.s-no-ni  faniiin  'temple',  cf.  s.  v,  9e6ç 
sub  fine  et  Brngmann  Grdr.  Il-,  1,  587 j,  or  i.-e.  *dhds-  serait 
réfléchi  en  gr.  par  *Ga(T-.  —  L'analyse  de  Prellwitz  HB.  22, 
128  sqq.  Wb.^  184  ne  convainc  pas. 

6iPp6ç  'chaud,  brûlant'  (Nie.  Call.)  <  i.-e.  '^'gl'higV'-ro-  :  qpoîpoç 
'brillant'  <  *gVhoigUo-  R.  gUheigV  'brûler',  cf.  slov.  zigra  'ama- 
dou', selon  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  .-î.S. 

jiosthom.  6iYTâvuj,  aor.  Biyeiv  lac.  '  Ar.  Lys.  1004)  aiffiv  'toucher 
de  la  main';  GÎYMa  n. 'contact' :lat./?wgfo  'façonner,  modeler',  puis 
osq.  feihùss  'muros',  skr.  rZrV^/ 'remblai,  digue,  rempart'  déhmi 
(3.sg.  dégdhi  pour  "^'dédhi)  'enduire,  cimenter,  luter',  got.  deigan 
'pétrir'  et  autres  mots  cités  s.  vv.  xeîxoç  n.  toîxoç  m.  'mur  '*d'ar- 
gile)',  R.  dheigh.  Curtius^  182  sq.  Brugmann  MU.  III  150. 
159.  Meillet  MSL.  VIT  165  sqq.  PedersenKZ.  39,  357.  Meringer 
IF.  XVII  147.  —  Le  groupe  lat.  p'^o  'ficher'  lit.  degfi  'piquer 
(d'une  douleur)'  dygùs  'piquant'  (Fick  P  462.  Mansion  Gutt. 
173.  Prellwitz-  184)  est  à  écarter. 

6iç,  gén.  6ivôç  m.  ou  f.  'rivage  sablonneux';  àTToeivoû|aai  (Polyb.) 
'être  ensablé'.  Etym.  obscure.  —  On  a  supposé  un  prim.  *6ivF- 
■'Hlhenu-  et  un  rapport  avec  skr.  dhdnatè  'couler,  courir'  dhd- 
mih  ^e-Aii,  flux(?j'  dhdnvan-  n. 'dune,  estran'  (sens  premier  : 
'sable  croulant,  mouvant'),  m.  néerl.  dune  (>  fr.  dnuei,  lat. 
fons  'source'  Fontus  {*dhontos)  nom  d'un  dieu,  etc.,  cf.  Bugge 
Cnrtius'  Stnd.  IV  343  sq.  BB.  14,  78.  Fick  I*  74.  463.  Brug- 
mann Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1893,  p.  144.  Walde-  s.  v.  fons, 
ce  qui  ne  va  guère  pour  le  sens  ni  peut-être  pour  la  phoné- 
tique'). —  Osthotf  MU.  IV  236  sq.  n.  compare  ô-i-ç  (ace.  6îva 
refait  pour  *eîv)  et  skr.  dh-ih  m.  en  de  nombreux  composés 
(api  dhih  'couverture'  ni-dhih  'dépôt')  R.  dhë  (6ii-|auOv  m.  'tas'), 
ce  (|ui  ne  vaut  jias  mieux. 


1)  On  a  d'autre  part  voulu  voir  dans  m.  néerl.  dune  ags.  d»/i 
'colline'  (angl.  pi.  donns)  un  emprunt  au  celt.,  cf.  irl.  dûn  'colline 
fortifiée'  gaél  dun  i>all.  din  <;aul.  dûnum  (p.  ex.  Vercoullie-  6G. 
Kluge"  103.  KlugeLutz  63);  enfin  Torp  dans  Fick  III'  207  définit 
ni.  néerl.  diuie  'colline  de  sable  amoncelée  par  le  vent'  et  le  dérive 
de  R.  genn.  du  'poudro\'er,  souffler',  i.-e.  K.  dhà  (voy.  s.  vv.  eOm 
GOiuôç). 


-     347     — 

ion.  eXàuu  (lioni.  aor.  3.  sg.  BXàacre)  'meurtrir,  froisser,  broyer', 
att.  GXaaTÔç  'froissé';  hellénist.  GXaaiâç  9Xabiàç,  -ou  m.  (Peters- 
son  IF.  XXIII  397  sq.)  'eunuque'.  Étym.  inconnue.  Ion.  att. 
dor.  cpXàuj  faor.  pass.  éqpXdaBriv)  m/sens  peut  provenir  d'un 
croisement  de  6Xàuj  avec  cpXipua  m/sens;  voy.  le  suiv.^j. 

6Xtpuu  'serrer,  comprimer,  écraser';  hellénist.  eXipiâç,  -ou  m. 
'eunuque'.  GXîpiw  provient  d'un  croisement  de  GXduLi  avec  éol. 
ion.  qpXipuu  m/sens,  selon  Walde  IF.  XIX  105.  Lat.  Wb.^  s.  v. 
fiUjô. 

att.  (àîTo)  GvriCTKuu  etc. 'mourir'.    Voy.  s.  v.  BàvaTOç  p.  333. 

I.  tragg-.  GoàZiuj  (analogique  pour  *Goà(Tffuj)  'être  assis'.  Voy.  s.  v. 
att.  GdcrcTa)  p.  335. 

II.  GoàZ:uu  'mouvoir  rapidement'.  Voy.  s  v.  Géuu  'courir'  p.342sq. 
att.  Goivri  (pi.  Goîvai  Esch.  Prom.  529)  hellénist.  Goîva  f.  'festin, 

banquet;  pâture,  proie';  Goivdv  'donner  un  festin,  régaler' 
GoivâaGai  'festiner;  dévorer  (Eur.,  en  parlant  d'un  ulcère.)'  Est 
en  rapp.  apoph.  avec  inf.  GOjaGai  (Esch.  fr.  49  N^),  fut.GuucfoûiueGa 
Épich.  fr.  139  K.  'festiner,  i.-e.  R.  dhoi  (Schulze  KZ.  27,425), 
Guuairipia  (a inorganique)'  eùuuxnfnpia  Hésych.  et  GuOç,  gén.  Guuôç 
m.  'chacal'  (Frilnkel  IF.  XXll  396  sqq.  bibl.j.  —  Le  rapport 
(p.  ex.  Persson  Wzervv.  117.  Schulze  1.  cit.)  avec  i.-e.  R.  dhêi 
'sucer,  téter;  allaiter  (voy.  s.  v.  hom.  GfiaGai)  n'est  pas  probable; 
cf.  Hirt  Abl.  §  79  n. 

GéXoç  f.  'voûte,  coupole,  rotonde;  étuve  voûtée'.  Cf.  GâXaiaoç  m. 
GaXd|Liri  f.  ô(p-GaX|u6ç  m.  (voy.  s.  vv.)  et  got.  dal  n.  'vallée, 
dépression,  fosse'  v.  h.a.  tal  'vallée',  v.  slav.  dolû  'fosse';  l'idée 
preniièrc  doit  avoir  été  'courbure',  d'où  'convexité'  et  'concavité', 
cf.  V.  norr.  dalr  'arc'.  Fick  V  466.  IIP  204.  Brugmann  Ber. 
d.  silchs.  G.  d.  W.  1897,  p.  32  sqq.  Falk-Torp  EVV.  134  sq. 
Berneker  EW.  208  sq.  —  De  là  (sic.)  GoXiâ  Théocr.  XV  39, 
lac.  craXiâ  f.  (a-  <  G-)  Hésych.  'chapeau  d'été,  tressé  et  rond, 
pour  femmes'. 

GoXôç  m.  (<  *GFoXôç)  'bourbe;  liqueur  de  la  seiche';  GoXôç  adj. 
'trouble'   Hésych.,   comp.   -uOiepoç   Théophr.  ;   GoXôm   'rendre 

1)  Pour  Scheftelowitz  ZDMG.  5!»,  697,  la  forme  priin.  de  skr. 
drsdt  'pierre  meulièi-e',  jusqu'ici  apparenté  à  gr.  feeipûç  (voy.  s.  v. 
p.  171)  aurait  été  *dhrsdt  :  gr.  e\d[a]uj. 


-     348     — 

trouble;  fig.  troubler';  GoXepéç  'bourbeux;  trouble;  souillé, 
impur;  fig.  troublé,  égaré  (par  la  passion  ou  la  folie)'  :  v.  irl.  dall 
'aveugle'  clua-s-daîl  'sourd'  (<  celt.  *dualno  s.  Fick  II'  158), 
got.  rfî6*rt/-ç 'insensé,  fou  ngs.,jedicelan  'errer,  se  tromper'  ags. 
V.  sax.  dol  V.  h.  a.  toi  'fou'  v.  h.  a.  twalm  'vapeurs  stupéfiantes, 
fumée  épaisse,  engourdissement',  lit.  dvylas  'noir  (bétail)'  dul- 
inëtl  'aller  de  ci  de  là,  sans  but'  lett.  diils  'à  demi  fou:  de 
couleur  sombre',  i.-e.  R.  dhuel  {dJiuelâ'j  'être  troublé',  élar- 
gissement de  R.  dhû  {dheucr-).  l\  ex.  Fick  P  468. 111*  215  sq. 
Persson  W/erw.  59  sq.  Falk-Torp  EW.  169  s.  v.  dvœle  'de- 
meurer; tarder'.  —  8kr.  dhrdrati  dhûrvati  'léser  par  imposture' 
dhûrtah  'astucieux;  m.  coquin,  imposteur'  dhûrtîh  f.  'dommage 
causé  par  l'astuce'  (p.  ex.  Kluge'^  s.y.toll.  Brugmann  Grdr. 
P  310.  445.  587  sq.  Gr.Gr.^  43)  semble  contenir  un  r  indo-eur. 
et  être  parent  de  lat.  fraus  'fourberie'  ;  cf.  Persson  op.  cit.  60  n. 
3  et  Walde''^  s.  v.  —  Lat.  fallu  'tromper'  est  ambigu  (prob.  :  gr. 
<pilXôç  cpfjXoç  'trompeur';  voy.  Walde^  s.  v.).  —  Lat.  fidlgô  'suie' 
(Uhlenbeck  Ai.  Spr.  138.  140.  Got.  Spr.- 38  sq.)  n'est  quun 
parent  très  éloigné  du  groupe  (i.-e.  *dhi(-lis  :  '^dhû-mo-s,  voy. 
s.  v.  0O)a6ç). 

I.  poét.  00  6ç 'rapide'.    Vo}'.  s.  v.  Géuu  'courir  p.  342sq. 

II.  0o6ç  .  .  .  Xafairpôç  Hésych.;  Goujcrar  XajaTrpûvai  H.:  ôbévTeç 
XeuKÙ  0éovTeç  Hsd.  Boucl.  146 'dents  brillantes  de  blancheur': 
skr.  dhâvcdr nettoyer,  laver'  dhcivanam  'purification'  dhavalàh 
'blanc'.  Schul/e  KZ.  29,260sq.  Qu.  ep.  287  n.3;  cf.  s.v.  066ç 
sub  fin.  p.  340. 

III.  0o6ç  'pointu'  dans  hom.  viîaoi  0oai  o  299,  c.-à-d.  les  îles 
'Exivâbeç  ou  '02eîai,  et  dans  l'épopée  postérieure:  aor.  èGôuucra 
i  327  'j'aiguisai',  R.  0uu  :  skr.  dharâ  f.  'le  tranchant,  le  taillant'. 
Schulze  KZ.  29,  261. 

ion.  0op6ç  m.,  0opi''i  f.  'semence  génitale';  0ôpvu|aai  0opv^JO^al 
(Hrdt.)  'saillir  ;  0opiaKO(aai  'recevoir  la  semence  génitale',  cf. 
©apveûer  ôxeùei.  aTreîpei.  cpuieûei  Hésych.,  GàpvuaGar  oxeOeiv 
H.,  0âpvuTai'  . . .  ôxeOei  H.  (Gopv-  pour  0apv-  devant  u  de  la  syl- 
labe subséquente  selon  .1.  Schmidt  KZ.  32,  381  ;  0opv-  <  *rf/? /"•»-, 
0apv-  <  *dhrn-  selon  Brugmann  Gr.Gr.^  88 ("?)),  Gopôç"  àqppobi- 
macJTriç  H.;  cf.  gr.  poét.  GpubcTKUJ  att.  0piucrKUJ  fut.  0opoO|Liai  aor. 


-     34i)     — 

è'Bopov  's'élancer,  bondir'  poét.  epuua)u6ç  ni/escarpement,  hauteur 
(propr.  saillie;',  m.irl.  dairim  'je  saillis'  (Fick  11^  142).  —  Skr. 
d/?^7m  f /fleuve,  fluide,  rayon' (Fick  IM 15.  ScliulzeKZ.29,261. 
Bugge  BB.  14,  78)  est  étranger  au  groupe  et  parent  de  dliarati 
'courir,  couler'  pour  Uhlenbeck  Aind.  Spr.  136;  —  \i\X.  foria 
pi.  ntr.  'excréments  liquides' /bn'a  f.  'diarrhée  des  porcs'  (Bugge 
1.  cit.),  qui  est  ambigu  (voy.  Walde-  s.  v.),  est  aussi  à  écarter, 
att.  Gopu^oç  m.  'bruit  confus,  tumulte';  att.  6opupéuu  'faire  du 
bruit'.  Voy.  s.vv.  9péo|uai  et  xovOopûZluj.  —  Le  rapport  Gopu^oç  : 
got.  driugan  'arpaieûeiv',  v.  slav.  drugû  'compagnon',  d'une 
base  dhorou  'bruit'  (Hirt  Abl.  §  529),  n'est  pas  probable;  voy. 
sur  ces  mots  Torp  dans  Fick  III*  213sq.  Berneker  EW.  230  sq. 

—  Selon  Siitterlin  IF.  XXV  69  Gôpu^oç  :  lat.  fragor  'fracas' 
(avec  g  devant  o),  de  par  une  alternance  i.-e.  '•^dhorugU-:*dhrgU-^ 
mais  lat.  fragor  ne  se  sépare  pas  de  v.  norr.  braJc  'craquement'. 

hom.  tragg.  Goûpoç  (<  *GFop-Fo-ç)  et  tragg.  Goupioç  'impétueux'; 
hom.Goûpiç  (dt\Kr|),  -iboç,  -iv-  f.  '(force)  impétueuse' :russ.c^i/n  f. 
'folie,  sottise,  niaiserie,  caprice'  \\i. pa-dùrmai  adv.  'impétueuse- 
ment' s  il  p  a- dur  mu  'avec  fougue';  i.-e.  *dhu-er-,  élargissement 
de  R.  dkû  {dheuâ-^j    Persson  VVzerw.  59.  Berneker  EW.  239. 

—  Lat.  furô  'être  en  délire'  est  ambigu  :  en  tant  qu'issu  de  i.-e. 
*bhur-  'se  mouvoir  vivement,  bouillonner'  (voy.  s.  v.  cpOpiu),  il 
est  étranger  au  groupe;  il  en  est  un  parent  éloigné,  s'il  est 
proche  de  gr.  Guîa  Guidç  GudZo)  Guaidç  (voy.  s  vv.),  R.  dheues  : 
dhîis'. 

att.  Gpdvoç  m.  'escabeau';  hom.  Gpfjvuç,  -uoçni.  'escabeau;  banc 
de  rameurs';  béot.  GpâvuH-,  -ukoç  (Cor.)  ion.  Gpfîvug  (Euphor.) 
'siège';  att,  Gpâvtiriç  m.  'rameur  du  banc  supérieur';  ion.  inf. 
aor.  Gpti-craaGai  'être  assis'  (Philétas  chez  Ath.  V  192  e).  Cf. 
^Gpôvoç  m.  'siège',  cypr.  lac.  GôpvaE*  uTTOTTÔbiov  Hésych.  et  skr. 
dhâràyati  'supporter,  soutenir,  tenir  ferme,  porter'  dharmân-  m. 
'personne  qui  tient'  dhdrman-  n.  'appui,  loi,  usage'  dhârmah  m. 
'statut,  coutume,  loi,  vertu,  l'honnête'  zd  dclvai/e'ti  v.pers.  dâra- 
ydmii/  'tenir',  lat.  frètus  'appuyé  sur,  confiant  en'  ferè  'presque, 
à  peu  près'  superl,  ferme  {<'  *ferîmè)  firmus  (<  *dher-gh-mo-s, 
cf.  Walde-  s  v.)  'solide'  (Curtius^  257),  lit.  derme  'pacte,  traité^ 
derlà  derëti  'louer,  embaucher,  prendre  en  solde'  (prim.  'fixer 


-     350     - 

qc.  avec  qn.')  dora  ''concorde'  (Vanicek  Lat.  Spr.-  131.  Fick 
P  74),  puis,  par  le  sens  de  'se  tenir  à  qc.  en  esprit',  gr.à-Gepéç' 
àv6r|TOV,  àvôcTiov  Hésycli.,  èv9peîv  çpuXàaaeiv,  (ion.;  GpriaKUJ' 
voûj,  epdaKeiv  àva)ui|avriaK€iv  M.,  ion.6priaKr|îri  Ig  eonini.  GpricrKeiâ 
f.'iisaye  religieux,  culte  d'un  dieu' (Curtiusl.  cit.  Hirt  Abl.  §225), 
i.-e.  "^dhercV-  'porter,  tenir,  soutenir'.  Voy.  s.  v.  Oepàirujv;  — 
voy.  aussi  s.  v.  bpd(Tcro)Liai  sub  fin. 

6pâvvjaauj  ^mettre  eu  pièces'  (Lyc.j;  (Tuv-9pâvôuj  m/sens  (Eur.) 
<  *8pâvôç  'brisé'  <  *epau(T-avô-ç  (suff.  -wwo-)  :  Bpaûoi  'briser'. 
Stitterlin  Zur  gesch.  d.  verb.  denom.  107.  Solrasen  Unters.  88. 
—  Autre  analyse,  non  convaincante,  de  Sommer  Gr.  Lautst. 
64  sq. 

epdaoç  n.  Voy.  s.  v.  eàpffoç. 

epdaauu,  att.  epaixin  (pf.  liom.  xérprixa  i"tr.)  'troubler';  Tapaxn  f. 
'trouble';  lapdaauu,  att.  -ttuj  'troubler': alb.  dni  t.,  guèg.  dra-mî 
(<  alb.comm.*6ir«£  *dra[g\a.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  72  sq.)  'résidu 
d'buile,  de  beurre  fondu;  tartre',  v.  norr.  dreggf.,  pi.  dreggiar 
(<  germ.  comm.  *dragiô  )  'lie',  v.lit.  dragé  v.pruss.  pi.  dragios 
'lie'  V.  slav.  drozdïje  f.  pi.  'ipuYia,  lie'  (formé  sur  un  slav.  comm. 
*drozga  modifié  d'un  ^droska,  i.-e.  *dragh-sqâ,  selon  Berneker 
EW.  22S).  FiekP  464. 11^  155.  III'^211.  Zupitza  Gutt.  31.  178. 
Tbuuib  KZ.  36,  182.  R.  dhragh-.dhcwagh,  élargissement  par 
-gh  d'une  base  dhem'\xo\x\)\QY\  selon  Hirt  Abl.  §  231. 

epâxTa  f.  sorte  de  petit  poisson  de  mer  (Arstt.)  :  Tpdxi'ç  'rude  au 
toucher,  âpre,  hérissé"? 

6pa\juu,  pf.  pass.  Téepauaiuai  'briser,  broyer';  epaucTrôç  'fragile'; 
GpauXéç  (<  *9paua-Xôç)  'fragile'  (aussi  BpaOpoç  Hésych.l: 
Opaûaïua  n.  'débris,  blessure' :  gall.  dryll  'fragment'  (<  celt. 
*druslio-.  Strachan  IF.  II  369).  —  Lat.  frilstum  'morceau, 
bouchée,  fragment'  (Curtius  KZ.  2,  399.  Gnh.^  223.  Walter 
KZ.  12,  412  n.  Frohde  BB.  l,  193.  Etc.)  est  parent  de  epaûuu. 
ou  bien  (bibl.  chez  Johansson  IF.  XIX  120)  de  irl.  brûim  'je 
broie,  j'écrase'  hronnaim  'j'endommage'  (<  i.-e.  *bhrusnami), 
alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  47.  Alb.  St.  III  90)  hresen  'grcle'  (propr. 
'grain,  lat.  mTca')  ^),  qui  supposent  un  *bhreu'S-,  et  peut-être  ags. 

1)  Sur  V.  slav.  brfis7iati  'racler'  (G.  Meyer  1.  cit.)  voy.  Berneker 
EW.  90  sq. 


-     351     - 

hrysan  'ln'iser'.  —  Lett.  drusla  'morceau,  miette  lit.  dnisl-à 
'sel' (Persson  KZ.  33, 291sq.  Fick  II*  IbS),  avec got.drau{h)s?îa 
'morceau,  bouchée' (celui-ci  ambigu  pour  Feist  EW.  66)  driiisan 
'tomber'  m.  h.  a.  trôr  'pluie,  rosée,  etc.',  impliqueraient  la  notion 
de  'déchet'  selon  Bez/.enberg-er  BB.  29,  247  sq. 

trag-g'.  9péo)Ltai  'pousser  de  grands  cris';  hom.  Gpôoç  att.  9poûç  m. 
'bruit  de  voix';  tragg.  Gpoe'uu  'crier'  <  i.-e.  *dhreu-  :  ^dhrCi-  dans 
GpOXoç  m.  (Batr.)  'murmure,  bruit,  rumeur'  att.  BpuXéuu  'mur- 
murer, chuchoter',  cf.  v.  sax.  drOm  (<  germ.  comm.*  ârauma- 
m.)  ags.  dréam  'cris  d'allégresse,  transports  de  joie';  *dh)'eu- 
est  un  élargissement  de  R.  dhey  dans  att.  9ôpuPoç  m.  'bruit 
confus,  tumulte'  TOvGopûZim  'murmurer'  (red.)  xovGpiJç"  qpojviî 
Hésych.,  ags.  doj'a  m.  (<  germ.  comm.  ^duran-)  angl.  dor{r) 
'bourdon',  lett.  dundiiris  'bourdon'  (red.)  denderis  'enfant  pleur- 
nicheur', irl.  derdretliar'û  crie'  dordaim  'je  mugis',  lett.  derdéf 
'cliqueter';  —  autre  élargissement  *dhrëii-  dans  hom.  etc.  Opfivoç 
m.  'chant  funèbre',  cf.  lac. GpujvaH*  Kr|qpr|v  Hésych.  'faux-bourdon' 
TevGprîvri  f.  'guêpe'  (red.)  àvGpnvri  f.  'bourdon'  (<  *aveo-6piîvii. 
F.  de  Saussure  Mém.  167)  '),  ])uis  skr.  dhrânatl  'retentir' 
(Dhfitup.),  V.  sax.  dràn  et  dreno  v.  h.  a.  treno  'faux- bourdon' 
got.  dt'unjus  'son'  norv.  dial.  dryn  'faible  mugissement'  norv. 
mod.  drt/îija  'mugir  faiblement'  basall.  drônen  'faire  du  bruit, 
avoir  un  parler  lent  et  monotone',  cf.  *dhrens-  dans  irl.  drêsachf 
'grincement  des  roues',  gaul.-lat.  drensô  'crier  (cygne)',  bas-ail. 
drimsan  'mugir  faiblement'.  Curtius^  257.  Persson  Wzerw. 
73.  196.  Fick  P  76.  11^  147.  III*  211.  212 sq.  Grammont 
Dissim.  180.  Falk-Torp  EW.  157.  161  sq.  Etc. 

hom.  Opiivuç  m.,  ion.  GpfivuE  dor.  GpâvuH.    Voy.  s.  v.  att.  Bpâvoç. 

ion.  inf.  aor.  9pr|(Taa9ai.    Voy.  s.  v.  att.  9pâvoç. 

Ig  comm.  (ion.)  9pri(yKoç  'religieux',  etc.    Voy.  s.  vv.  9epdTHJuv  et 
att.  Gpdvoç  sub  fin. 

Gpîai  f.  pi.  'nymphes,  nourrices  d'Apollon,  prédisant  l'avenir  par 
des  cailloux',  cf.  Hésych.  s.v.;  9piàz;eiv  (Soph.  Eur.)  •  èv9ouaiâv, 


1)  xeveprjîïiûv  -ôvoç  f.  'sorte  de  guêpe'  est  dii  au  croisement  de 
TevOprjvri  avec  ireiuqppiibuOv  -ôvoç  f.  'sorte  de  guêpe'  (Grammont  1.  cit.); 
àvGpribtûv  -ôvoç  f.  'frelon'  est  le  4e  terme  d'une  proportion  TevBpriviT  : 
TevGpnbuùv  =  àvepi'ivr)  :  x. 


-     352     - 

èvGouaiâleiv  II.,  epiaaiç  f.  'délire  poétique'  Suid.  ;  epiâaôai 
VicivTeûeaBai'  BA.    Elyni.  obscure. 

0pia)aPoçiii.  Selon  Soiiinier  Gr.  Lautst.  58 sqq.,'*cortèg-e  religieux 
accompagné  de  chants  inspirés  et  de  danse',  d'où  (cf.  Hésycb. 
s.  V.)  'hymne  dionysiaque';  à  l'époque  roni.  'cortège,  cérémonie 
du  triomphe'  (lat.  triumphus  <  *Tpia^qpoç  i.  L'analyse  ultérieure 
de  Sommer  est  incertaine  :  9pia)iipoç  (xopôç)  prim.  adj.  '(danse) 
à  trois  temps'  <  *Tpi(J-a|upoç,  cf.  (avec  Frohde  BB.  21,  195) 
skr.  chdfjam  n.  'membre',  v.  h.  a.  ancha  'crus,  tibia,  talus'  '). 

epifKÔç,  poster.  epiTTÔç  (Plut.),  epiTXOÇ.  (^ion.  ?)  ipiTXÔç  Hésycb. 
m.  'couronnement  ou  revêtement  d'un  mur,  faîte,  comble'; 
eprfKÔuu  'revêtir  d'un  faîte;  fig.  combler';  cf.  (JTpiYXÔç'  teixîov, 
axecpâvii  buD^aioç  H.,  ipi  <  t  >  X^cr«î  '  ^à\\)a\,  scil.  saepire 
mouumentum.  Étym.  obscure;  Bezzenberger  BB.  1,  6b sq.  et 
Frohde  BB.  21,  204  en  rapprochent  lit.  drignis  'arc-eu-ciel; 
halo  lunaire'C?);  le  mot  est  prob.  étranger. 

ion.  dor.6pîbaE,  -aKOç  f.  (aussi  -t-)  'laitue  sauvage  (Lactuca  sativa 
L.)'.    Etym.  obscure. 

9pîvat,  aKoç  m.  (BpîvaE  Anth.)  'trident'  <  *Tpi(Jv-aK-  c.-à-d.  i.-e. 
Hris-no-  (=  lat.  terni  <  Hrisnoï)  +  «k-  'pointu'.  Sommer  Gr. 
Lautst.  54sqq.  Kretschmer  BPhW.  1906  col.  55.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  271.  2,  78. 

GpiH,  géu.xpixoç  f.  'poil,  cheveu'  :  lû.gairhdriuch'hïO'è&Q'  (<  celt. 
*-dngii-.  Fick  11^  156.  Pedersen  K.Spr.  I  100).  De  là  epicrca, 
att.  6piTTa  f.  'alose  ('?)',  poisson  rempli  d'arêtes  très  fines,  et 
Tpixictç  -ou  m.  et  Tpixiç  -iboç  f.  'sorte  d'anchois  ou  de  sardine'. 

Gpîov  'feuille  (trilobée;  du  figuier'  <  *TpiaFo-v  :  /d  lirisca-  'tiers', 
i.-e.  Hris-uo-.  Sommer  Gr.  Lautst.  57  sq.  Brugmann  Grdr. 
Il-',  1,200.^ 

GpiviJ,  gén.  GpïTTÔç  m.  'ver  du  bois'  (Théophr.);  GplTTiîbecfToç  (cf. 
èbuu)  'vermoulu'.    Peut-être  apparenté,  avec  le  sens  prim.  de 


1)  Zaclier  S.-A  aus  d.  Jahresb.  d.  Schles.  Ges.  fiir  vaterl.  Kultur. 
1904,  est  sans  intérêt.  —  [0p(a|uPoç  et  bieûpajapoç,  épith.  de  Dionysos 
et  de  Priape,  sont  plutôt  des  emprunts  à  une  ïg*  d'Asie  mineure; 
cf.  auj.  Ehrlicli  Z.  idg-.  Spvachgescli.  72,  qxii  .sépare  en  outre  lat. 
triumphus  de  epîauiJoç  eu  proposant  pour  le  mot  latin  (osco-ombr.) 
une  étym.  nouvelle,  mais  douteuse.] 


—    353    - 

'foreur,  perceur',  à  got.  dreiban  ags.  drifan  v.  h.  a,  trlhan 
'pousser'  d'un  i.-e.  *dhrîp^,  selon  Meringer  IF.  XVIII  235  et 
Petersson  IF.  XXIII  396  sq. 

Gpoéuu.    Voy.  s.  V.  6péo)uai. 

9p6|iPoç  m.  'caillot  (de  lait,  de  sang,  etc.)';  6po)upo0a6ai  'se 
coaguler  (sang)';  epo|upeîov,  ion.  -r|ïov  'grumeau';  cf.  boni,  xpé- 
cpecfOai  T€Tpocpévai  'se  coaguler,  être  compact',  xpécpuj  (-^àXa 
Hom.,Tup6v  Théocr.)  'taire  cailler  (du  lait)',  poét.  rapcpùç  'épais', 
ion.  \]  Tpacpépri  (th)  'la  terre  ferme',  hom.  idpqpea  pi.  n.  'fourrés', 
Tpôcpiç  'bien  nourri,  gros  et  gras'  (Hrdt.)  xpôqpi  KO)na  A  307  'vague 
énorme',  hom.  Tpoqpdeiç  (KÙ^aTâ  le  xpuqpôevTa  0  621)  m/sens, 
att.  TpocpaXiç,  -iboç  f.  'lait  caillé'  (:  v.  uovv.  drafli  ni/sensj,  puis 
irl.  di-abh'mRYC,  levure'  (Fick  II*  155),  ags.  drœf  angl.  draff 
"lie'  m.  h.  a.  draf  v.  li.  a.  trebir  pi.  'drague'  got.  drôbjan  v.  h.  a. 
truoban  'troubler'  ags.  drôf  v.  b.  a.  truobi  'trouble',  lit.  drimbù 
drïbti'\om.\)Q\'  par  grumeaux'  [snëga.s  drimba"]si  neige  tombe 
à  gros  flocons')  drebià  drèbti  'éclabousser  d'un  liquide  épais' 
drabnùs  'gras',  peut-être  russ.  dial.  (Berneker  EW.  224  sq.) 
dt'obii  m.,  drobd  drobina  f.  'dépôt,  levure  de  bière,  drague'. 
Fick  1^465.  111*202.  Uhlenbeck  PBrli.  16,563.  Thùmb  KZ. 
36,  182  sq.  Falk-Torp  EW.  153  sq.;  i.e.  R.dhiejrebh  'épaissir 
(trans.  et  intr.);  s'arrondir  en  boule'  (d'où  encore  v.  sax.  derbi 
'solide,  hardi,  effronté,  hostile'  v.  norr.  diarfr  'courageux',  cf. 
norv.  dial.  rfïVwa  <  *c?«>/wr/  'reprendre  des  forces');  pour  la 
substitution  de  pàcp  dans  9p6^poç  voy.  MeilletMSL.  VII  165sqq.; 
il  y  eut  recul  de  l'aCcent,  cf.  gr.  ôykoç  :  skr.  awkdh  et  voy. 
Hirt  Idg.  Akzent  32.  —  L'hypothèse  d'une  R.  dhregUh  'tenir 
ferme'  (d'où  seraient  issus  zd  draza'te  'tenir  ferme'  et  v.  slav. 
drûzati  'tenir',  mais  voy.  sur  ces  mots  l'art.  bpàcrcroiLiai  p.  198  sq. 
sub  fin.),  due  à  Meillet  Notes  d'étym.  gr.  1  sqq.,  est  inutile  et 
n'explique  pas  lapcfjijç  (un  i.  e.  *dhrgUh  û-s  aboutirait  à  un 
gr.  *Tapxiȍ). 

poét.  6p6va  n.  pi.  'fleurs  brodées  sur  étoffe  X  441  ;  poster,  fleurs 
ou  herbes  magiques',  cf.  Tpôva*  àfâXiuaTa  r\  pàjn^aTa  àvBivcc 
Hésyeh.  Les  rapprochements  de  Solmsen  KZ.  35,  474  sqq., 
lat.  frons  gén.  froudis  'feuillage'  et  russ.  dernû  tchèq.  dm 
'gazon'  <  slav.  comm.  *dîrnû  sont  douteux  :  lat.  frons  est  peu 

23 


-    354    — 

clair,  cf.  Walde^  s.  v.  ;  autre  étym.  des  mots  slaves  chez  Ber- 
neker  EW.  256;  pour  Stokes  Album  Kern  [Rev.  celt.  '24,  217], 
le  sens  prim.  de  6p6va  fut  'broderies',  cf.  irl.  druine  'broderie', 
et  9p6va  '(pdpiaaKa'  désigna  des  'amulettes  brodées'  (?).  —  Autre 
hypothèse  chez  Lidén  Stud.  67  sq. 

Gpôvoç  m.    Voy.  s.  v.  att.  Gpâvoç. 

hom.  Gpôoç  att.  Opoûç.    Voy.  s.  v.  6péo)Liai. 

GpuaWiç,  iboç  f.  'sorte  de  plante  dont  les  feuilles  servaient  à 
faire  des  mèches;  —  mèche  de  lampe'  :  GpOov. 

*GpûXi(yauu,  ptc.  aor.  GpûXiEaç  (Lyc),  aor.  pass.  GpOXixGri  (bè 
jiÉTUJTTOV  M^  396)  'briser,  mettre  en  pièces';  GpuXiYinan.  'fragment' 
(Lyc).    Prob.  d'un  *Gpucr-Xo-  'fragment'  :  Gpavj[cr]uj  'briser'. 

G  pu  Xo  cm. 'murmure,  bruit,  rumeur' (Batr.);  att.  GpOXéoi 'murmurer, 
chuchoter;  redire  à  satiété';  GpDXiSuj  'produire  de  fausses  notes' 
(Hymn.  à  Herm.  488).    Voy.  s.  v.  tragg.  Gpëojuai. 

hom.  etc.  Gpuov  'jonc'  <  *Tpuhov  i.-e.  *truso-7n:v.s]siy.  trûstl 
<  *t7'us  tis  'roseau'  serb.  trska  m/sens  lit.  truszis  m/seus. 
Sommer  Gr.  Lautst.  60  sq.  (avec  critique  des  avis  divergents)  ; 
voy.  Charpentier  KZ.  40,  474  sq. 

GpuTTTUJ,  aor.  pass.  èxpvjqpriv  'briser,  broyer;  fig.  amollir,  énerver'; 
Gpu|U)aa  n. 'fragment';  hom.  etc.  Tpûqpoç  n. 'morceau,  quartier'; 
Tpuqpr)  f.  'mollesse,  vie  molle  et  sensuelle';  rpucpepôç  'délicat, 
tendre;  fig.  mou,  efféminé' :lett.  drubascha  'fragment'  druhasas 
'éclat  de  bois,  chicot',  i.-e.  *dhruhh-  'tomber  en  menus  morceaux, 
en  miettes';  cf.  i.-e,*dhrub-  dans  v.norr.  driûpa  v.sax.  driopan 
ags.  drèopan  v.  h.  a.  triufan  'dégoutter,  distiller  (intr.)'  v.  norr. 
drope  ags.  dropa  v.  h.a.  tropfo  troff'o  ' goutte' ,  irl.  (Fick  II* 
157.  Thurneyseu  Hdb.  d.  Air.  I  138)  drucht  'rosée'  «  celt. 
*drub-tu-);  *dhru-bh-  et  *dhru-b-  sont  congénères  de  *dhrus- 
dans  lett.  druska  got.  drlusan  etc.  cités  s.  v.  GpaOïu  sub  fin., 
cf.  p.  ex.  Torp  dans  Fick  IIP  214  sq.  ^). 


1)  Le  rapport  dubitatif  de  GpûiTTU)  etc.,  proposé  par  Meillet 
Notes  d'étym.  gr.  2  sq.,  avec  v.  slav.  drohiti  'mettre  en  petits  mor- 
ceaux' drobînû  'menu,  adj.'  got.  ga-draban  'Xaxoiaeîv,  tailler  la  pierre' 
skr.drapsâh  'goutte*  «  indo-ir.  *<7Ara6z/iâ-).  l'-u-  des  mots  grecs  étant 
dû  à  une  contamination  (cf.  bpûitTU)  'écorcher',  xpûw  'user  par  le 
frottement',  Gpaûuu  'briser')  n'est  pas  relevé  par  Berneker  EW.  p.  226 


—     3Ô1     — 


poét.  GpuùaKUj  (att.  epujcyKUj)  's'élancer,  bondir';  poét.  epuuaiaôç  m. 
'escarpement'.    Voy.  s.  v.  ion.  Gopôç  ^). 

^UTâtrip,  -ipoç  f.  'fille' :  skr.  duhitâ  (th.  -tàr-',  d-  <  dh-)  zd 
dug^dar-  duyôar-  pers.  mod.  duxtar  duxt,  arm.  (HUbscbmann 
Arni.  Gr.  I  440.  Brugmann  Grdr.  PôSl)  dustr  «*dustir) 
gén.  dste7',  got.  daûhtar  v.  h.  a.  tohter  v.  norr.  dôttir  (norr.  run. 
dohtriii:  boni.  GÙYarpeç),  lit.  diiktè  -ers  v.  slav.  dûsti  (ace.  -e/7) 
V.  pruss.  duckti  'fille'  (Cnrtius^  257  sq.  Etc.),  i.-e.  *dhugh{d)fér-  ; 
voy.  Bartbolomae  IF.  VII  53  sqq.  ButaTrip  serait  nn  compromis 
entre  '^dhughdter-  (skr.  duhitdr-)  et  *dhîigdher-  (gâtb.  dug^dar-) 
selon  Brugmann  Grdr.  I-  626,  mais  voy.  Meillet  Dial.  indo- 
eur.  63;  nom.  OuYcxTrip  (pour  *euYaTr|p)  baryton  comme  féminin 
(Vendryes  MSL.  XIII  139).  —  Bartbolomae  Airan.  Wb.  748 
repousse  le  rapport  supposé  (Lassen,  Bopp,  etc.  L.  Meyer 
III  442.  Wiederaann  BB.  27,  222)  avec  skr.  dôgdhi  'traire', 
i.-e.  R.  dhugh. 

6ueiâ  (Ar.),  ion.  0ueiri  (Hpc.)  f.  'mortier,  vase  à  piler';  ôuécTTriç, 
-ou  m.  (<  *dhuues-)  'pilon'  (Den.  le  tyr.  chez  Pbot.),  Guécrtriç  n. 
pr,;  cf.  6uvuu 's'élancer  impétueusement',  skr.  dhûnôti  dhunôti 
fut.  dhavisyati  'mouvoir  de  ci  de  là,  secouer,  brandir',  i.  e. 
*dheua''-.  Persson  Wzerw.  2U4  n.  1.  —  L'analyse  sémantique 
de  Solmscn  Beitr.  I  250  n.,  eue[(T]-iâ  issu  de  Gucç  'bois  parfumé 
(Hom.);  poster,  encens',  avec  le  sens  prim.  de  'ce  qui  est  destiné 
à  l'encens,  ce  qui  le  contient',  paraît  moins  probable. 

hom.  tragg.  eOeXXaf.  'tempête'  <  *-Xm,  prob.  féminisation  d'un 
*eueXo-ç  'impétueux,  fougueux'  (cf.  poét.  eùuu  Gûvuj),  cf.  aeXXa 
'tempête'  fém.  d'un  *àFelo-ç,  (  :  âniui  'souffler')  :  gall.  atcel  'souffle, 
veut'  <  *auelo-.  Solmsen  Beitr.  I  262. 

euriXTÎ  f.  'boni,  prémices,  offrande  (pi.  I  220);  sacrifice';  cf.  pour 
le  suff.  âvGiîXri  EuiîXr)  épTiriXri  beÎKnXov;  une  forme  *euaXri  se 
déduit  de  ion.  GuaXruLiaTa  pi.  GDI.  5495,  38  (Milet).  cf.  HuàXn  : 
HurîXri;  une  3"^  forme  thématique  dans  GûXrnuaTa  pi.  'offrandes 

s  V.  drob'q.  —  Lett.  drupt  et  draupit  's'éinietter,  tomber  en  pièces' 
ne  se  séparent  guère  de  lit.  trupéti  m/sens  trupùs  'fragile*  etc.  :  gr. 
Tpûirdu)  'percer*  Tpuiravov  'tarière*. 

1)  ë6pu)aaev  et  Gpûjaoei  Hésych.  avec  -aouj  <[  -aK^uu  à  côté  de 
-OKuu.  Brugmann  Gr.Gr.''  302  (bibl.). 


-     356     — 

pour  un  sacrifice  ;  sacrifice'  60Xeo|aai  (Porpb.)'offrir  en  sacrifice'; 
eûa-  :  60  =  ppiapôç  :  ppOw.  Bechtel  GDI.  ad  1.,  p.  631  ').  Voy. 
8.  V.  eôuu. 

0uîa  Guiâç  0uàuj  0udZ:uu.    Voy.  s.  v  eôuu. 

6u\aK0ç  m.  'sac  (de  peau)';  ôùXcikiov  'petit  sac;  gousse';  GuXXiç^ 
•iboç  f.  Hésych.,  OûXàç,  âboç  f.  (Antli.)  'sac';  cf.  GûXaE*  irpocr- 
KecpâXaiov  H.,  (lac.)  TrapaouXaKÎp  •  tôv  TpipOùva,  ôrav  -fevriTai  ujç 
OûXaKOÇ.  Étyin.  obscure.  —  Lat.  foJUs  'outre  de  cuir'  (Curtius 
KZ.  2,  399.  L.  Meyer  III  487),  lui-même  ambigu  (cf.  Walde-^ 
s.  V.)  est  à  écarter. 

eûpPpâ  f.  (Théoplir.  Diosc),  GûpPpov  «Théophr.),  ion.  0u)aPpairi 
f.  (Hpc.)  'sarriette  (Satureia  thymbra  L.f  plante  très  aromatique  ; 
cf.  0u|Lioç  -ov  'thym',  Gôov  'arbre  au  bois  odorant'.  Voy.  Persson 
Wzerw.  56  u.  4  (bibl.).  G.  Meyer  ^  373. 

0û)aéXii  f.  'lieu  du  sacrifice,  autel'.    Voy.  s.  v.  Guuu. 

0û)Liid(ju  'faire  brûler  des  parfums  (Hrdt.  etc.);  intr.  fumer 
(Théophr.)'.    Voy.  le  suiv. 

0O|u6ç  m.  'soulèvement  de  l'âme,  passion,  courage,  etc.' =  skr. 
dhiimdh  m.  'fumée,  vapeur'  lat.  fûmus  v.  slav.  dijmû  lit.  dûmai 
pi.  'fumée',  (v.  h.  a.  tmnôn  'tourner  en  rond'),  i.-e.  *dhû-mô  s 
'soulèvement  ondoyant,  ébullition,  fumée';  le  sens  physique  de 
'fumée'  a  disparu  du  mot  grec,  u)ais  s'est  maintenu  dans 
0i))mûuj  (voy.  s.  v.),  de  quoi  Stokes  KZ.  41,  384  rapproche  aussi 
m.  irl.  dumacha  'brumes'  irl.  mod.  dumhacli  'i)runieux',  qui  ont 
w;  cf.  i.-e.  ^dhitîi  s  dans  skr.  dfiûlih  dliûll  'poussière,  sol 
poussiéreux,  pollen'  lat.  fûllgô  'suie'  lit  dûlis  dûlys  'enfumoir' 
{dùlké  'petit  grain  de  poussière')  m.  irl.  (Fick  II*  153)  dûil 
'désir,  appétence',  prim.  'mouvement  de  l'âme';  R.  dhû  {dheuà^ 
selon  llirt  Abl.  §  405)  être  animé  d'un  mouvement  vif;  tourbil- 
lonner (fumée,  poussière)',  p.ex,dans  skr.rf^^bîd^/.  ïwi.dhavistjati 
'mouvoir  de  ci  de  là,  secouer'  ptc.  dhûtdh  'secoué'  dhavitram 
'éventail,  évcntoir  ,  gr.  GùeXXa  Gùvuj  0uuj  0ôuj  0ô|aoç  -ov  Goov  etc. 
(voy.  s.  vv.),  lat.  suf-fiô  'fumigcr'  (<  *-dhu-iiô)  fimiis  'fumier* 
f'oeteô  'sentir  mauvais'  (cf.  Walde-  s.  vv.),  alb.  gnèg.  dej  tosq. 

1)  L'étyin.  et  le  sens  de  'blé  égrugé  pour  le  sacrifice,  ail. 
opferschrot'  (â\niua  :  àXéuu  'uioudre'),  proposés  par  von  WilaiDOwitz, 
sont  très  douteux. 


—     357     — 

deiî  'enivrer'  (  <  *de7îiô,  i.-e.  '■dheii-.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  62  sq.), 
V.  norr.  dyia  'secouer  v.  h.  a.  toum  (<  germ.  comm.  *dauma-) 
'vapeur,  fumée,  exhalaison'  got.  daiuis  'fumée,  odeur',  v.  norr. 
daiinn  'mauvaise  odeur',  slav.  comm.  *dujq  *dî(fi  'souffler' 
{Bcrneker  EW.  236),  nYm.de-deic-im  'je  suis  branlant'  (Bug-ge 
KZ.  32,  38.  Hubscbmann  Ann.  Gr.  1  438.  Meillet  Esq.  9). 
P.ex.Curtius5  258sq.  Fick  P  70.245.  465.  IIP206sq.  Persson 
Wzerw.  55  sq.  81  sq.  Scbulze  Qu.  ep.  112sqq.  Reichelt  KZ. 
39,  71.  Wood  a^  74  sqq.  Berneker  EW.  236.  250.  Un  élar- 
gissement ^dheues-  p.  ex.  dans  v.  slav.  àuchû  'souffle'  i^'dhous-) 
gr.  6e6ç  'dieu'  (*9Fe(T6-ç)  hom.  eéeiov  att.  Geîov  'fumée  de 
soufre;  soufre',  voy.  s.  vv.  pp.  337.  339;  voy.  aussi  s.  vv. 
TÛcpoç  TucpXoç.  —  De  eO|Li6ç  sont  issus  0û)Lioû|uai  's'irriter'  60)aaivuj 
'être  irrité'  Gûjuikôç  'j)lein  de  cœur;  irascil)le'. 

■Gu^oç  m.  9û)Liov  n.  'tliyni',  plante  odoriférante;  cf.  eùov  QùjjL^pa 
Gûiuiàuj  et  voy.  s.  v.  Gû|uôç.  —  Croat.  dial.  dûha  'odeur'  (Prell- 
witz-  188)  est  proche  de  v.  slav.  duchû  %oufî\e\  i.-e.  *dhous- 
(R.  dheije.'i)  et  n'est  qu'un  parent  lointain  (cf.  Berneker  EW. 
234 sq.);  V,  slav.  duinq  'je  souffle'  (Prelhvitz  1.  cit.)  est  parent 
de  skr.  dhcimafi  'souffler'  et  doit  être  écarté. 

Gûvvoç  m.  (Gûvoç  mss.  d'Hrdt.  I  62;  fém.  Gûvvd  et  Guvviç,  -iboç) 
'thon'.  Le  rapport  avec  Gùvuu  's'élancer,  se  ruer'  (Gùvvov  |Lièv 
GùvovTÊç,  év  ixGùcnv  è'Eoxoi  ôpiariv  0pp.  Hal.  I  181)  n'est  prob. 
que  fortuit;  le  mot  serait  préhellénique  ou  emprunté. 

Gûvoç-  TTÔXeiLioç.  ôp)ar|.  bp6|uoç  Hésych.  :  skr.  dhûnah  'mu  vio- 
lemment'.   Voy.  s.  V.  boni.  Guuu. 

hom.  GfJvo).    Voy.  s.  v.  hom.  Goua. 

Guov  arbre  dont  on  brûlait  le  bois  comme  parfum  (e  60),  prob.  le 
même  que  Guià  ou  Gùâ  f.  (Théophr.),  le  citrus  des  Romains 
(cf.  Plin.  HN.  XIII  30),  'citre  ou  thuya'  (cf.  Jacob  dans  Saglio 
III,  2,  1630).    Voy.  s.  vv.  Gù)a6ç  Gouj. 

Gûoç,  -eoç  n.  'sacrifice,  offrande',  surtout  au  pi.  (Hom.  Esch.); 
plus  tard  'encens'  (d'où  lat.  tas  gén.  tûris  n.,  cf.  Saalfeld  Tens. 
Italogr.  1159  sqq.);  hom.  etc.  Guoeiç  (et  GuuOeiç  Hésych.)  Guiîeiç 
'odorant';  ép.  reGuuu.uévov  'parfumé'.    Voy.  s.  vv.  GO)nôç  Guuu. 

Guo-(Tk6oç  m.  f.  (Hom.  Eur.)  'prêtre  (ou  prêtresse)  sacrificateur, 
haruspice'  <  Guo-  (cf.  le  précédent  et  Gôuu)  +  *-(JkoFo-ç  :  got. 


-     358     - 

us-skaws  'prévoyant'  us-sTcawjan'venùre  avisé'  skuggwa  'miroir* 
ags.  scéaician  v.  h.  a.  scouicôn  'regarder'  scûwo  'ombre'  got. 
ïbna  skauns  'crvjiaiaGpcpoç,  *ayant  même  aspect',  R.  avec  s-  mobile, 
*qêu-  dans  v.  slav.  cujq  cuti  'sentir,  remarquer'  skr.  kavih  m. 
'voyant,  sage,  poète'  gr.  Koéuu  'observer'  (voy.  s.  v.)  etc.  Curtius^ 
152.  Berneker  IF.  X  151.  Zupitza  Gutt.  152.  KZ.  37,  399. 
Bezzenberger  BB.  27,  145  sq.  Walde^  s.  v.  caveô.  Etc.  De  là 
euo(JK€Îv  (Esch.)  'sacrifier',  cf.  hom.  porjOôoç  :  ponOeîv  et  voy. 
Solmsen  IF.  VI  Anz.  154. 
)i)pâ,ion.eûpri(hom.ord.pl.)f. 'porte' <i.  e.*rf^Mrfl:lat./'orrt.9adv. 
{*dhuord-),  gall.  dor  f.  (j^dhurà  ou  *dhuora,  cf.  irl.  donis  n. 
<  celt.  *duorestu-,  gall.  drws  'porte'.  Fick  IP  158),  alb.  (G. 
Meyer  Alb.Spr.  63)  dere  f.  (i^roh Mhuera)  'porte';  cf.  un  ntr.  se- 
condaire *dhuoro-m*dhuro-m  dans  lat./brMm'*avant-cour  ;  place 
du  marché'  ombr.  furo  'forum'  gr.  TTpô-6upov  'porte  de  devant, 
vestibule' got.  daûr  Y.h.a.  for 'porte' arm.  (HlibschmauuArm.  Gr.  I 
440)  duhi  'porte,  cour'  (avec  passage  dans  la  décl.  des  th.  en  -n-) 
skr.  dvàrani  'porte'  (sur  d-  voy.  plus  bas),  —  un  masc.  *dhuoro-s 
dans  lit.  dvàras  v.  slav.  dvorû  'cour';  —  thème  cons.  i.-e.  *dhiièr- 
*dhuôr-  *dhur-  *dhur-  'porte',  prim.  seul.  pi.  et  duel,  dans 
skr.  nom.  pi.  dvârah  ace.  pi.  dur-dh  dûr-ah  {d-  pour  dh-  par 
influence  des  cas  en  -hh-  qui  provoquent  la  dissim.,  selon  von 
Fierlinger  KZ.  27,  475  sqq.  et  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  133,  — 
par  influence  de  dvdû  '2'  selon  Bloomfield  Album  Kern  194  et 
VVackernagel  Aind.  Gr.  II,  1,  12)  zd  ace.  sg.  dvar-dm  loc.  sg. 
dvar%  arm.  pi.  dur-kh  ace.  z-durs,  gr.  arc.  Gûpba'  è'Euu  Hésych., 
peut-être  Ovpale  e.-à-d.  eûpâç-be  'vers  le  dehors'  =  skr.  diir-àk 
arm.  durs  i.-e.*dhu}'ns^),  \at.for-es  (le  sg. /bm  est  l'ancienne 
forme  du  nom.  pi.  ^dhiiores  selon  Streitberg  IF.  III  327; 
Skutsch  Arehiv  f.  lat.  Lcx.  XV  45  y  voit  un  ancien  */'om 
entraîné  dans  la  flexion  des  th.  en  -i-  d'après  aedës  -ium),  v.h.a. 
turi  'porte'  v.  bas-franc,  dtiri  (<  nom.  pi.  *dhur-es)  ags.  duru 
ace.  pi.  (<  germ.  comm.  ^durunz  i.-e.  *dhur-ns),  lit.  ace.  pi. 


1)  Gûpaç-be  peut  aussi  sortir  de  *6updv(;-b€  <  *6upâv(;be.  ce  qui 
dispenserait  de  recourir  à  un  th.  ôup-.  —  Sur  Gûp-auXoç  Hésych.  'qui 
couche  en  plein  air'  (cf.  OupauXéu)  -auXîâ)  voy.  Brugmann  IF.  XVII  358  n. 


-     359     — 

dur-is  gén.  pi.  dùr-û  (puis  flexion  en  -i-  :  nom.  pi.  dùrys  gén. 
pi.  dUriû)  lett.  duris  v.  pruss.  dauris  'porte'  v.  slav.  ace.  pi. 
dvîri  porte'  (-2 <*-««;  th.  *dhur-,  contenu  aussi  dans  9aip6ç, 
voy.  s.  V.  p.  331).  Curtius^  258.  Osthoff  L.  von  Patrubâny's 
Sprachw.  Abh.  II  llôsqq.  (bibl.).  Brugmann  IF.  XVII  357  sqq 
Grdr.  IP,  1,  86. 132  sq.  156. 159.  De  là  Gupeôç  m.  'grosse  pierre 
servant  de  porte  (Hom.);  bouclier  long'  Gupexpov  'porte'  Gupiç, 
-iboç  f.  Tenêtre'. 

)i)p(Joç  m.  'thyrse'  (bâton  des  Baccbants  et  des  Bacchantes 
entouré  de  lierre  et  de  pampre,  avec  une  pomme  de  pin  au 
sommet);  étym.  inconnue  (thraco-phryg.?).  —  Lat.  fustis'hsiton 
noueux,  rondin,  gourdin'  (Frohde  BB.  1,  196.  Prellwitz^  187 
avec  doute)  est  plutôt  *bhud-sti-s  :  v.  norr.  heysta  'battre',  puis 
m.  h.  a.  hûscTi  'rondin,  etc.'  (<  *bhûd-s1co-),  cf.  v.  h.  a.  hôzzan 
ags.  héatan  'frapper,  heurter';  bibl.  chez  Walde'''  s.  v. 

lupojpôç,  hom.  0upâa)pôç  X  69  m.  f.  'portier'  <  0ûpâ  'porte'  + 
ujpâ  (*Fa)pâ)  f.  'soin',  cf.  TTuXâaipoç  O  530.  Q  681  m/sens,  hom. 
buauupéuj  'faire  une  garde  pénible',  att.  àpKuuupôç  m.  'gardien 
des  filets',  Kr|TTuup6ç  m.  'jardinier',  ôbujpeîv  ôboqpuXaKeîv  Phot., 
(TK£uuupôç  'qui  surveille  les  bagages',  qppuKTuupoç  'sentinelle  aux 
signaux  de  nuit',  uXriuupoç  (  Anth.  Ap.  Rh.)  'qui  surveille  les  forêts'. 
Schulze  Qu.  ep.  19  (bibl.). 

lùiîavoç  m.  'frange';  GuaaviuTOç  (Hrdt.)  'garni  de  franges';  hom. 
Gucrcravoeiç  m/sens  (0ucravoç  B  448.  H  181).  Gûffcjavoç,  déduit 
de  hom.  Bucraavôeiç,  a  pu  être  tiré,  au  moyen  du  suff.  dénominatif 
-avo-  i.-e.  -nno-  (cf.  KÔirpavov  :  Koirpoç,  Koipavoç  :  *K0Îpa),  d'un 
*0u(j(yoç  -ov  <  *0u-0io-  (cf.  *|ue0ioç  >  hom.  luécraoç  att.  i^écroç), 
cf.  (Brugmann  Grdr.  W  1047)  0ùcr(To|uai  'se  secouer,  s'agiter' 
Hésych.  <  *0u  0-io-)Liai  :  skr.  dÔdJiat-  'qui  ébranle,  impétueux' 
dûdhUi  'fougueux'  dhïi-  'secouer'  (voy.  s.  vv.  0ûju6ç  0ùa)  etc.).  — 
Un  *0uTFavoç  (Prellwitz^  125.  Schulze  Qu.  ep.  329)  eût  donné 
att.  *0uTTavoç,  cf.  att.  léiTapeç  hom.  Técrcrapeç  :  skr.  catvàrah 
(Lagercrantz  Zur  gr.  Lautgesch.  14  sq.);  un  *Tu0Favoç  (Prell- 
vvitz^  189)  eût  donné  *Tu0avoç  (0F  >  0  partout).  —  Les  essais 
pour  apparenter  0ij(Javoç  à  lat.  fimbria  'frange'  (Niedermann 
è  u.  Hm  Lat.  8  sq.  Lagercrantz  1.  cit.)  ne  satisfont  pas;  cf. 
Walde2  8.V. 


—     360     - 

I.  lioni.  etc.  Gûuj,  aor.  è'BOaa  (Call.j,  lesb.  Buiuj ';,  boni.  Buvoi 
(<;*eovFuu?  Voy.  Biugraaim  Gr.Gr.-''  §  345)  Hsd.  eovéuj  (voy, 
Brugmannop.cit.  §344  rem.) 's'élancer  avec  impétuosité,  bondir, 
se  précipiter  avec  fureur,  se  ruer';  cf.  6ûvoç  m.  'attaque'  (voy. 
s.  V.)  et  skr.  dhûnôti  'secouer,  ébranler,  éventer'  pass.  dhûyàtè 
■"être  secoué'  et  les  mots  cités  s.  v.  eO)Li6ç  ;  cf.  *dhîis-  dans  6ma  f . 
'bacchante',  Ouiotç,  -âboç  (Guàç  Plut.j  adj.f. 'transportée  de  délire 
bachique',  subst.  f.  'bacchante',  Guàluu  'être  .saisi  du  délire 
bachique'  Phavor.,  GuaTdbeç'  BÔKxai  Hésych.,  BvaQXa  pi.  n. 

,  'objets  sacrés  pour  les  fêtes  de  Bacchus',  ôuâuj  'être  en  rut',  et 
voy.  le  suiv-). 

II.  hom.  etc.  Gûuuet  Gouu  (voy.  p.  ex.  Veitch  ■*  322 sq.Kiihuer-Blass^ 
II  445),  fut.  Gùauu,  j)f.  TéGùKa  'offrir  un  sacrifice  (non  sanglant 

,  chez  Hoiu.)  ;  sens  prim.  faire  fumer'  :  lat.  suf-fiô  {^-dhuiiù) 
'fumiger'  etc.;  le  verbe  est  un  doublet  de  Gûuj  I.;  pour  la 
filière  sémantique  voy.  Curtius^  259,  Osthoff  MU.  IV  23  sq. 
et  l'art.  Gû)uôç.  De  là  hellénist.  Gùcriç,  -euuç  f.  'sacrifice'  Tmais 
Gùaiç  'impétuosité'  Plat.  Crat.  419  e)^  Guaia  f.  'sacrifice',  GuaiÛLUj 
'offrir  un  sacrifice',  Gû|ua  n.  (lac.  aûjna  Thuc.  V  77  )  'victime 
sacrifiée',  tragg.  GuTiip  m.  'sacrificateur',  GuTiipiov  (Eur.)  'GO)ua', 
GuTiKÔç  'qui  concerne  les  sacrifices',  Gùcri|uoç  'propre  aux  sacri- 
fices', Guti-7t6\oç  'qui  accomplit  un  sacrifice'  et  bcp  d'autres, 
cf.  s.  vv.  GunXri  GujuéXr). 

ion.  Guur)  N  669.  p  192,  att.  épigr.  Guud  f.  'châtiment,  peine  établie'; 
àGuJoc;  'impuni  ;  innocent'.  Contient  la  forme  fléchie  "^dho-  de 
R.  dhê,  voy.  s.  v.  liGniui. 

1)  Le.sb.  eui'uj  <  *Q\iOi\u  :  lat.  fiti-ô  <C*piîzô  selon  Schulze  Qu. 
ep.  313  n.  5,  Ehrlich  KZ.  39,  571;  mais  voy.  J.  Schmidt  KZ.  27,  294  sq. 
et  cf.  ion.  att.  qpuoi  cpujj  :  lesb.  qpuiuu.  Pour  l'ambio-u  lat.  fu7'ô  voy- 
l'art,  eoûpoç  p.  349.  —  Scluilze  op.  cit.  313  n.  8  sépare  R.  dhiis  'spi- 
rare'  de  dhtis  'furere'  et  R.  dhû  'spirare'  de  dhû  impliquant  l'idée 
d'un  mouvement  impétueux;  c'est  trop  de  scrupule.  -  La  con- 
cordance de  gr.  eOv€U)  et  de  skr.  caus.  dhûnayati  'ébranler'  n'autorise 
pas  à  tenir  cette  formation  pour  indo-eur. ;  cf.  Brugmann  Gr. Gr.^ 
1.  cit.  et  §  372. 

2)  euâvid  f.'batterie,  rixe',  qui  fut  attribué  à  Kpicli.  (cf.  fr.  14S  K.) 
et  que  cite  encore  PrelUvitz^  189,  a  été  corrigé  en  (dor.)  ûôvia 
(è-févee'  6av(a),  c  -à-d.  att.  ûnviâ  f.  'grossièreté'  (litt.  'cochonnerie')  par 
Meineke,  Ahrens  et  Kaibel. 


—     361     - 

{ion.)  0â))Lii(T)5,  -rfTOç  m.  'corde,  lien  de  jonc  pour  le  fourrage  fHrdt.j, 
corde  d'arc  (Escli.)';  ptc.  aor.  pass.  GuuuixÔelç  (Anacr.)  'frappé 
d'une  corde,  fouetté';  9u)|urfH  suppose  un  primaire  *Guu-)aoç 
*6uj-|uov  *9ai-|uà  :  lat.  funis'  'corde'  (ô[m]:w;  ou  fioiis  avec  û 
dial.  <  o  y)  selon  Solnisen  Beitr.  1  130  n.  1;  cf.  Walde-  s.  v. 

•Guujuôç  m.  'monceau,  tas'  =  plionét.  got.  dôms  v.  h.  a.  ttioni  v.  norr. 
démr  'jugement'  (russ.  dûnia  'pensée;  souci;  assemblée  déli- 
bérante' est  un  emprunt  au  gcrm.)  pbryg.  bou]uoç  '(JÛvoboç, 
(7ÛYK\riTGç,  cru)LipitjucTiç'  (Kretschmer  Mittli.  '20,  446),  R.  dJio  :  dhê 
'établir'  (voy.  s.v.  Ti9ri)ui),  cf.  skr.  dhàman-  'domicile,  loi,  ordon- 
nance, etc.'  gr.  eejua  n.  et  voy.  s.  v.  6a|uâ  p.  8è52  sq. 

•GuupâE,  -âKoç,  ép.  ion.  OuupriE,  -r|KOç  m.  'cuirasse;  tronc,  poitrine'; 
ion.  BuupriacTu)  'armer  d'une  cuirasse;  —  enivrer'  BujpâxOeiç  (Pind. 
fr.  72) 'ivre',  cf.  van  Herwerden  Lex.  suppl.  377  :skr.  dhûraJcah 
'qui  contient;  m,  réservoir',  cf.  dfidràijati  'tenir,  soutenir,  etc.' 
et  les  mots  cités  s.  v.  att.  Bpâvoç  selon  Fick  P  75,  mais  GujpàE 
est  un  mot  tecbnique  dont  le  sens  ne  se  retrouve  nulle  part 
ailleurs  dans  la  famille  précitée. 

GuOç,  gén.  Gujoç  (Hom.  Hrdt.  Arstt.  Tbéocr.)  m.  'cliacal',  litt.  'le 
dévorant';  cf.  inf.  GujcrBai  'festiner'.  R.  dhôi  et  l'art.  Goivr|.  — 
L'étym.  Guuç  <  *Guuîfç  gén.  Guj[FJôç  :  Ge[F]uj  'courir'  (Fick  Sprach- 
einb.  412  sq.  Becbtel  Hptpr.  274  sq.  Brugmann  Grdr.  H-,  1, 
140)  est  à  écarter. 

inf.  GijùaGai.    Voy.  s.  vv.  Giûç  et  Goivr]. 

*Gdj(J(Jaj  'enivrer',  aor.  GuJEar  laeGùaai.  TT\»ipâj(Tai  Hésycb.,  ptc. 
aor.  pass.  Guux^êîÇ  ^^opli.  fr.  175  N.^,  TeGuuKiar  TeGù)uujTai  H., 
TeGuuYMévoi  •  TeGu|auj)aévoi,  )ue|ue0ua)névoi  H.,  cf.  (dor.)  GâEai  "  lueGùaai 
H.,  TcGaYiuévor  |LieiueGua|uevoi,  TéGaEar  <|Lie)|uéGuaai  H.  Cf.  GiVfuj 
'aiguiser'  et  voy.  F.  de  Saussure  Mém.  155.  Becbtel  Hptpr.  236. 
Frankel  IF.  XXII  397  n.  4. 

tragg.  Guuucrcriju,  fut. -Eoj 'aboyer (cbien,ép.cbe/Suid.):  bourdonner 
(moucberon,  Escb.);  crier;  trans.  appeler  qn.';  tardifs  GuuuKirip, 
-fipoç  m.  'aboyeur,  crieur'  et  Guuu(J|u6ç  m.  'aboiement'.  Prob. 
onomatopée.  —  Zd  (Fick  P  120.  Prelhvit//-^  190)  ^^«f- 'parler' 
ptc.  prés.  moy.  daomna-  (voy.  Bartliolomae  Aii'an.  Wl).  687  sq.) 
est  à  écarter. 


—     362     — 

Bd)\]t,  gén.  GuuTTÔç  m.  (Hrdt.  Plat.)  'flatteur,  ô  fiera  Gau^acTiaoCr 
€YKU}jLiiacyTr|ç  (Hésych.)';  att.  GuuTTeûuo  et  (Esch.)  6ujtttuj  'flatter, 
caresser';  att.  euDireiâ  f.  'caresse'.  Gujtt-  est  la  forme  fléchie  de 
la  R.  contenue  dans  pf.  ép.  ion.  xéGriTra,  voy.  8.  v.  et  l'art. 
Gd)aPoç  p.  333.  F.  de  Saussure  Mém.  156.  Bezzenberger  BB. 
5,  317. 


I. 

-î  particule  démonstrative  s'attachant  aux  pron.  et  aux  adv.,. 
oÙTO(J-î,  vûv-î,  él.  To-Î  etc.,  à  côté  de  quoi  -ïv,  gùtoctiv  etc.  Cf. 
skr.  i  îm  zd  i  it,  particules  de  renforcement  postposées,  ombr.  -l 
dans  po-ei  'qui';  on  ne  sait  si  -îv  est  -î  élargi  sur  le  sol  grec 
ou  i.-e.  *ïm  =  skr.  îm.  Brugmann  Gr.Gr.^  542  (bibl.).  Grdr. 
IF,  2,  328.  Voy.  s.  vv.  ïa  ibé. 

î  (Soph.  fr.  418  D.)  f.  'elle'  <  i.-e.  *sl  =  v.irl.  sî  got.  si  v.b.a.  sî^ 
cf.  skr.  ace.  sîm  zd  htm  v.  pers.  sim  ;  bibl.  chez  BrugmanQ 
Grdr.  IP,  2,  321. 

hom.  etc.  ïa  f.  'une'.    Voy.  s.  v.  att.  eîç  sub  fin. 

id  (Esch.  Eur.),  ion.  ir|  f. 'voix,  cri';  iaî  interj.  'ah'!  cri  de  joie,  — 
ou  de  douleur;  ir|  (ï)  m/sens,  cf.  s.  v.  ir|ïoç;  onomatopées;  un 
prim.*FiFâ  (Fick  I* 552)  est  possible.  De  là  \à.l\xi  (gramm.)  'crier'. 

ïaiva»,  aor.  hom.  l'nva  dor.  lava  (Pind.),  pass.  aor.  làvGiiv  'rani- 
mer, réchauffer,  réjouir'  <  *i[(j]aviuu  ^ismô  =  skr.  isaïujdti 
'mettre  en  mouvement,  exciter',  cf.  isanat  'il  mit  en  mouve- 
ment' (Osthoff  MU.  IV  194 sq.);  ido)uai  \G)\xm  'guérir'  <  *is- 
cl-io-  :  îaivuj  =  bpoi  :  bpaîvuj  (Brugmann  Grdr.  IP  1086)  ;  îâTpôç 
ion.  irirpoç  m.  'médecin'  (i  Hom.  Esch.  Soph.,  ï  Eur.  Aristoph.), 
à  côté  de  ion.  lr]Tï]p,  suppose  un  subst.  *tô  iâxpôv  'fonction  du 
médecin'  (Brugmann  IF.XVII369.  KVG.  §§411.423);  ma  n. 
'remède';  ia(Tiç,-eujç  f.  'guérison'.  Sur  la  quantité  de  l'i-  initial 
dans  ce  groupe  voy.  Schulze  Qu.  ep.  381  sq.  (dont  le  scepticisme 
quant  à  l'étyra.  est  excessif),  Sommer  Gr.  Lautst.  8sq.  10.  Cf. 
skr./s-  'rafraîchissement'  isciyatl  'être  frais,  vif,  animé,  ranimé', 
puis  èsati  isnâti  isyati  'mettre  en  mouvement,  exciter'  isird-h 


-     363     — 

frais,  florissant,  fort'(:  lepoç  I)  zd  aèsma-  'colère',  \si.i.lra  (Plaut. 
eira  <  *eisâ)  'colère,  violence',  prim.  'excitation'  (cf.  Walde^ 
s.  V.),  V.  norr.  eisa  'se  mouvoir  rapidement  en  avant'  ags.  ofost 
V.  sax.  ohast  C^-aisf)  'hâte,  zèle'  (Holthauseu  IF.  XX  320),  puis 
gr.  oîcTTpoç  m.  'rage'  (:  lit.  aistra  "passion  violente',  cf.  von  der 
Osten-Sacken  IF.  XXIII  376)  hom.  oî|aa  {*o\a\xa,  cf.  Sommer 
Gr.  Lautst.  35  bibl.)  n.  'attaque  brusque,  élan  impétueux'  (Fick 
P  7.  359),  i.  -e.  R.  eis. 

tragg.  îd\e)Li0ç,  ion.  ir|\-  m.  'lamentation';  id\e|aoç  (Théocr.  Luc. 
Gai.)  'lamentable'  <  id,  voy.  s.  v. 

ép.  iâWuj  (<  *i-a\-iuu),  fut.  iaXuJ  (èir-  Ar.  Nuées  1299),  aor.  hom. 
ïr|Xa  dor.  ïâXa  'lancer,  jeter,  envoyer'  :  skr.  iy-arti  'mettre  en 
branle'  moy.  Irtè  (<  i.-e.  *i-dl-).  Kulm  KZ.  5,  195  sq.  Curtius 
Grdz.5  551.  Verb.^  I  308.  J.  Schmidt  Kritik  24;  mais  v.  h.  a. 
lïlan  V.  sax.  llian  (J.  Schmidt  1.  cit.)  'se  hâter'  sont  prob.  issus 
d'un  germ.  comm.  *ijllian  <  ^eielian,  fréquentatif  en  -/-,  R.  ei 
'iévai'  (Falk-Torp  EW.  461  s.  v.  Ile  suéd.  ila.  Torp  chez  Fick 
III*  27)  et  V.  norr.  il  (pi.  iliar)  f.  'plante  du  pied'  néerl.  eelt  n. 
'cal,  durillon'  (Uhlenbeck  Aind.  Spr.  25)  se  séparent  de  v.  h.  a. 
illan  (Falk-Torp  EW.  460),  cf.  s.  v.  ï\ia.  —  Les  hypothèses 
îàWuu  <  *cri-aaX  luu  *si-sl-iô  :  skr.  sar  sisarti  'se  hâter,  couler, 
etc.'  (Aufrecht  KZ.  14,  273  sq.  F.  de  Saussure  Mém.  15.  G. 
Meyer^  45  ;  sar  :  gr.  ôpiari,  voy.  s.  v.),  puis  *si-sl-iô  :  germ.  comm. 
*saljan  'transmettre'  got.  saljan  'offrir  en  sacrifice'  v.  norr.. 
selia  ags.  .s'e/Zr(w 'livrer,  vendre'  (Persson  BB.  19,  279;  *saljan 
est  le  causatif  de  i.-e.  *sel-  dans  gr.  aor.  éXeîv  'prendre',  voy. 
s.  V.  p.  320  sq.),  enfin  *i(TaXiuu  :  skr.  isati  'lancer'  (Prellwitz'-^  191 
avec  doute)  sont  à  écarter, 

ïa^poç  m.  'ïambe-,  vers  ïarabique ;  ord.  pi.  poème  ïambique, 
c.-à-d.  satirique'.  Pas  d'étym.  indo-europ.  satisfaisante  :  ni  de 
Curtius''  538  sq.  (:idTTTa)  'lancer'),  ni  de  Frohde  BB.  21,  195 
(<  *ia-,  cf.  iaivuj,  +  -ctiuPo-  :  skr.  cmgam  'membre',  v.h.a.  ancha 
encha  'crus,  tibia,  talus'),  ni  de  Sommer  Gr.  Lautst.  14.  58  sq. 
(*Fii-a|upoç  '*pas  ou  marche  énergique'  <  Fiç  'force'  +  -auPo-  : 
skr.  âidgam),  ni  de  Schulze  GGN.  1896,  p.  240  (Poç  :  skr.  gàti 
'chanter'),  ni  de  Zacher  S.-A.  ans  dem  Jahresber,  d.  Schles, 
Ges.  f.  vaterl.  Kultur  1904   (ïajjpoç  —   'ô  *idz;ujv',  cf.   l'aKXOç. 


—     3()4     - 

'clianteur  qui  ioule',  ou  mieux  <  iai  comme  aiâlm  <  aiai,  eùàluu 
<  eùai);  -ainpoç  rappelle  bi9ùpa|upoç  ôpiaiapoç  (et  ï0u^poç);  je 
tiens  le  mot  pour  emprunté  (thraco-phryg.  ?);  cf.  l'origine 
étrangère  de  êXe^oç. 

ïaiavoi.  V^oy.  s.  v.  hom.  eia)nevri  p.  219. 

îdvBivoç  'de  couleur  violette'  (Plin.);  cf.  ïavGoç  m.  ou  ïav9ov  n. 

'ïov'  (granmi  ). 
âo)iai  iujjuai.  Voy.  s.  v.  iaivuu. 

poét.  iaTTTuu,  fut.  iàq;uu  jeter,  lancer;  poursuivre,  atteindre,  bles- 
ser' est  une  formation  analogique;  l'état  ancien  est  représenté 
par  îdcraeiv  (nis.  xaaaiivi'  6u)Lio0a6ai,  bâKveiv  Hésycli.,  i.-e. 
'^ii-iaql'-iô^).  Etyni.  obscure;  lat.  j'acïo 'lancer'  iciô  ou  îcO  'at- 
teindre', gr.  i'TTT0|uai  'accabler'  (Thurneysen  Lat.Verba  auf  io  24. 
Ostlioff  Perf.  188  sq.  bil)l.  Johausson  Beitr.  Gl.  Etc.)  sont  à 
écarter.  —  Le  groupement  de  Prelhvitz^  191  idiTTua  :  gr.  aiy\ia 
voy.  s.  V.)  ne  s'explique  pas  dans  l'hypothèse  d'une  base  aieqV. 
—  Le  rapport  iàTTxuu  :  hom.  laTreTÔç  '*lc  précipité'  (î  par  ail. 
métr.;  Schulze  Qu.  ep.  168.  Debrunner  1.  cit.)  supposerait  éol. 
-TT-  <  qv-  devant  e. 

ïacTTTiç,  -iboç  f.  jaspe'  (Plat.),  emprunt  phénicien,  cF.  hébreu 
jas''pe\  bibl.  chez  Lcwy  Fremdw.  56. 

poét.  lauuu  'dormir,  reposer,  passer  la  nuit',  d'après  aor.  iaOaai, 
])Our  *iaiuj  <  *iaFiuj;  *aïuj  non  redoublé  dans  ipf.  oiieç  (âeç?)" 
£K0i)uri6riç  Hésych.;  i-  a  été  transféré  à  l'aor.  îaOaa,  et  à  iauO- 
)u6ç  (Lyc.)  'gîte,  repaire'  |aiiXiau9)u6ç  (Lyc.)  'bergerie'  èviauGuôç 
èviau(J|u6ç  EM.  'séjour,  demeure',  cf.  iâXXo)  aor.  ifiXai  adj.  verb. 
îaXToç,  bibdaKUJ  èbiba£a  bibaYMC  (Brugmann  IF.  XV  90.  XVII 
ol9);  cf.  gr.  auXiç,  arm.  a(/aniii>  'je  passe  la  nuit'  airfh  'lieu 
de  repos'  (<  i.e.  '^auti-.  Meillet  Esq.  51  ;  geirl  gén.  dat.  gefj 
'village'  <  *ageJ  [Pcdersen  KZ.  39,456sq.j  est  peu  sûr)  et  voy. 
s.  vv.  aor.  hom.  cieaa  p.  16,  aùXrî  p.  lUO,  èviauioç  p.  254. 

poét.  laxri  (*FiFaxâ)  et  laKxn  (pour  le  red.  voy.  Brugmann  Gr.Gr.^ 
§  120  rem.)  f.  'cri';  poét.  idxuj  (*FiFaxuj)  et  poét.  iaxéuu  (cf.  Brug- 


1)  Cf.  p.  ex.  TréiTTiu  :  Tréaan)  et  voy.  sur  la  question  des  verbes 
en  -TiTUJ  Brujiinann  Gr.Gr.3  296.  Hirt  Hdb.  i^  438.  Debrunner  IF. 
XXI  207  sqq. 


—     365     — 

manu  op.  cit.  §  372)  'crier;  retentir',  cf.  hom.  bua  rixnç  'au  bruit 
terrible'  (Schul/e  KZ.  29,  230  sq  »  et  voy.  s.  v.  nxn  p.  331. 

ïpavoç  m.,  îpâvri  f.  'seau  ù  eau'  Hésych.;  ipavâuu  'puiser  l'eau, 
otvTXéuj'  H.;  ïpbriÇ  m-  'cheville  de  la  cale,  permettant  1  écoule- 
ment de  l'eau' Eust.  :  poét.  eï^uu  'verser  goutte  k  gontte  (*seigU-) 
selon  Curtius^  365;  incertain;  on  ne  sait  à  quel  dialecte  ap- 
partiennent ces  mots  ni  si  la  psilose  est  primitive  ou  secon- 
daire. 

ïïbiç,  -loç  f.  (Sol.),  rfôri  f.  (Hpc.)  'mortier';  *iYbiZ;aj  'piler';  i'y- 
hiO\xa  n.  'broiement,  pilagc'  :  lat.  icô  'frapper'  (Ostlioff  chez 
Solmsen  Beitr.  1 172);  cf.  cypr.  iK|ua|aévoç  (ou  ix-)  'blessé'  [autre 
ctym.  de  Elirlicli  Z.  idg.  Spracligescli.  19  n.  I],  iKiéa*  àKÔVTiov 
Hésych.,  puis  aixiin  <  *aiK  a|uâ,  R  a^ik  :  iJc  :  tic  (Solmsen  BPhW. 
1906,  723  bibl.  Beitr.  I.  cit.;;  voy.  aussi  s.  vv.  kiap  I.,  îE. 

ÏYKpoç'  è-fKeqpaXoç  Hésych.  <  *£f-Kpoç,  cf.  (peut-être  ion.)  è'Y- 
Kapoç  m/sens  et  voy.  s.  v.  Kapa.  .Solmsen  Beitr.  I  20.  215  (bibl.). 
[Autre  étyni.  de  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgcsch.  19  n.  1]. 

gramm.  ïyviitéç  m.])!.  'aùGiYeveîç,  indigènes',  mot  rhodien  <  *év- 
-■fvnTÉÇ  (  :  TÎ"fvo|uai).  Solmsen  Beitr.  I  215  [i-  est  le  th.  dém.^ 
cf.  lat.  i-s,  selon  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  14]. 

ion.  iT vOri  hellénist.  ifvùâ  f.,  et  ifvvç,  voç  f.  'jarret,  pli  du  genou' 
(voy.  s.  V.  -fôvu)  <  *èY-Tvûa  *èf-Yvùç  '*qni  se  trouve  dans  le 
genou',  selon  Solmsen  Beitr.  I  214  sq.  (cf.  Kretschmer  KZ. 
31,376sqq.),  (lui  écarte  l'étym.  de  Brugmann  IP.  XVI 493 sq.:. 
*Fi-TVu-  '*partie  opposée  ou  postérieure  du  genou',  *Fi-  =  skr. 
li-  'séparément,  loin  de'.  —  [L'étym.  nouvelle  de  Ehrlich  Z. 
idg.  Sprachgesch.  14  ne  convainc  pas.] 

ibavôç  'beau';  aor.  ibeîv  'voir'.    Voy.  s.  vv.  eîboç  p.  220  et  oîba. 

hom.  i-bé  'et'  <  i.-e.  '^'i-  démonstr.,  cf.  skr.  i-va  'comment',  -j-  -be, 
cf.  îi-bé;  i.-e.  *l  dans  gr.  oÙTO(T-t  vûv-î  osq.7*-ic  'is'  id-i-k  'id' 
lit.  Jî  'elle'  <  *i  *i.   Brugmann  KVG.  §§  495.  S2'2. 

xhéâ  f.  'aspect,  etc.'  Voy,  s.  v.  eîboç  p.  220. 

ion.  (Hrdt.)  ïbr|  f.  'foret;  bois  de  construction  pour  navires',  cf. 
ïbri  crét.  îbâ  n.  pr.  Thla'  (Troade,  Crète).  Selon  Solmsen  IF. 
XXVI  109  sqq.  gr.  comm.  *liïbâ  =  lat,  Slla  isaUus)  nom  d'une 
forêt  du  Bruttium,  avec  /  sabin  <  d,  cf.  lat.  .siîca  'forêt',  plus 


—    3i;6    — 

anc.  sîlûa  <  *sîlôua  prim.  adj.  (se.  terra)  '*pourvue  de  forêt' 
(pour  1  :  ï  cf.  larûa  larva  :  Làrés,  clcer  :  âcerhus).  De  la  Ibaîoç 
Ibâç  lbo)Lieveûç  (Ibâ).  —  Je  croirais  plutôt  avec  Fick  Hatt.  u. 
Dan.  llsq.  (lequel  abandonne  son  étyni.  indo-eur.  proposée 
Vorgriech.Ortsnamen  10)  que  ïbâ  est  un  emprunt  lélège,  lydio- 
carien. 

i'bioç,  lier.  locr.  béot.  Fîbioç  'privatus'  (opj).  br||moç  y  82.  b.314): 
skr.vi  'en  séparant';  -bioç  suff.  dadj.;  Ka9'  ibiav  (IIP  s.  av. 
J.-C.)  d'après  Ka6'  éauTov  ou  Ka9'  ëKacriov.  Brugmanu  IF. 
XVI 491  sqq.  (bibl.);  pour  la  parenté  de  skr.  vi  voy.  s.  v.  eÏKOCTi 
sub  fin.  De  là  ibiâZiuu  'être  à  part  ou  isolé,  vivre  à  part'  ibiôuu 
'donner  en  propre'  ibiuOiriç  -ou  m.  'simple  particulier'. 

poét.ïb)aujv,ovoç 'instruit  de';  poét.  ibiuocruvri  (pi. Hsd.)f, 'science'. 
Voy.  s.  V.  eîboç  p.  220. 

hom.  Hpc.  ibvôo|Liai  'je  me  courbe',  dénom.  d'un  *Fibvôç  i.-e. 
*uid-n6-  'courbé'  :  lat.  vidulus  'corbeille  tressée',  skr.  vêdà- 
(<  i.-e.  *ueidô-  ou  *uoid6-)  'touffe  de  gazon  fort,  liée  en  balai', 
selon  Petersson  IF.  XXIV  263. 

ion.îboç  n.  'sueur';  bom.  etc.  ibia»  (i.-e.  -iio-  :  skr.  svidyati  v.li.a. 
swizzu;  att.  aor.  èH-ibï(Ta  Ar.  Ois.  791  et  îbtuu  sont  analogiques; 
cf.  Brugmann  Grdr.  IP  1072,  bibl.  chez  G.  Meycr^  293  u.  1) 
'suer';  ibpujç,  ujtoç  m.,  bom.  dat.  ibpCù  ace.  ibpô(a)  (hom.  î-, 
att.  ï-  ;  lesb.  ïbpuuç  fém.  Sappli.)  'sueur'  (élargissement  de  *ibpo-, 
avec  influence  possible  de  eùpuuç  -ôitoç  'moisissure,  litt.  *qui 
recouvre',  cf.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  353.  529.  531);  ibpuuuu 
(<  *ibpuj[(j]-iuu)  'suer'  :  skr.  scidyë  svédê  'je  transpire'  sréda-h 
m.  zd  x^aèôa-  arm.  Tvhirtn  gén.  khrtan  {-rf-  <  -tr--^  bibl.  chez 
Brugmann  Grdr.  Il-,  1  §  211)  lat.  sûdor  (<  *soidôs  *suoidôs. 
F.  de  Saussure  MSL.  V  418.  Sommer  Lat.  L.-  u.  FI.  45.  91. 
174.  231)  g-à\\.chicys  ags.swdt  v.  sax.  swêt  v.  h.  a.  siceiz  lett. 
swîdri  pi.  'sueur'.    Cf.  Curtius^  242.    Etc.  '). 


1)  Skr.  ksvidyati  ksvédatë  (gramm.)  'devenir  Imniide,  trans- 
suder*  zd  xsvîd-  m.  'lait,  suc*  (étyin.  inconnue  pour  Bartholoniae 
Airan.  Wb.  562)  dénonceraient  une  initiale  plus  pleine  ksu-  selon 
Kretschmer  KZ.  31,  419;  c'est  fort  douteux;  Lidén  IF.  XIX  321  sq. 
compare  auj.  zd  xsvid-  avec  lit.  svêstas  beurre. 


—     367     - 

poét.  ïbpiç,  gén.  ïbpioç  att.  ïbpeuuç  m.  f.,  ntr.  ïbpi;  pi.  ïbpieç  'ex- 
périmenté, savant,  instruit,  habile';  ibpeiâ,  ion.  -e(r|  f.  'savoir, 
habileté'.  Voy.  s.  vv.  eîboç  p.  220  et  oîba. 

ibpûuj  'faire  asseoir;  établir,  installer;  fonder'  prob.  <  *SedruiO, 
R.  sed  :  'élo}Jiai,  et  cf.  s.  v.  ituu.  —  L'hypothèse  d'un  \.e.*sidru- 
(von  Rozwadovvsld  BB.  21, 151,  critiquant  Osthoff  Perf.  14sq.) 
et  d'un  i.-e.  *sïd-  parallèle  à  *sëd-  *sôd-  (sur  quoi  Brugmann 
reconstruit  une  R.  sèid)  n'est  pas  nécessaire  ;  voy.  plus  haut 
p.  217  n.2. 

ibpuûç  m.  'sueur'.     Voy.  s.  v.  ion.  îboç. 

ibuîoi  et  ibûoi  'auviaxopeç,  ladptupeç'  Solon  chez  Phot.  Hésych. 
etc.,  cf.  lac.  pibeoi  pibuoi  (^ibiaîoi  Paus.  III  11,  2)  mess,  pibuioi 
'surveillants',  lac.  pibfiv  ibeîv,  got.  weitwôps  'témoin':  R.  ueid 
'voir'. 

hom.  ïe|u ai  'tendre  à,  aspirer  à,  viser  à,  faire  effort  vers,  se  hâter', 
ptc.  ié|ievoç  'cupidus',  aor.  (F)eiaaTO  è(F)ei(JaT0  'il  alla  droit 
sur  . . .,  il  se  fraya  un  passage'  (Ahrens;  cf.  Osthoff  BB.  24, 169 
bibl.);  F΀|Liai  par  passage  dans  la  flexion  athématique  en  place 
d'un  thématique  *Fio)iiai  >  *Ft-io|uai  (type  skr.  4^  classe  di-yati 
'voler';  Brugmann  Gr.Gr.^  278.  Solmsen  Unters.  151),  cf.  skr. 
vMi  'chercher  à  atteindre'  (L.  Meyer  BB.  1,  308  sq.)  zd  vây- 
{vayeHi  'chasser'  vltar-  'persécuteur'  etc.),  lat.  via  osq.  viù 
'chemin'  (bibl.  chez  Osthoff  1.  cit.  ;  sur  lat.  vts  v.  lat.  vois  'tu 
veux'  voy.  auj.  Walde^  s.  v.  itivitus),  lit.  vejù  vyti  'chasser, 
poursuivre'  v.slav.i;o/7 pi. 'guerriers'  (Fick  I*  124.  305. 543);  — 
avec  un  élargissement  -dh-  v.  norr.  veidî  ags.  tcàp  'chasse' 
V.  norr.  veidr  'chasse,  pêche'  v.  h.  a.  weîda  'chasse,  pâture',  irl. 
flad  'gibier'  fîadach  'chasse'  gall.  qwydd  'sauvage'  (<  celt. 
*veido-.  Fick  11*265.  III'i379.  Henry  Bret.  153),  —  puis  prob. 
\2ii.vënor  'chasser'  (Vaniôek  Lat.  Spr.^'  280;  cf.  Walde-  s.  v.); 
i.-e.  *ueiâ-  's'évertuer,  tendre  vers,  désirer,  etc.'  Voy.  s.  vv. 
lepôç  III.,  lépâH,  îpiç,  Tç. 

ïépâE,  -ûKOç  m.,  ép.  ion.  ïpriE,  -riKOç  m.  "autour  (textes  chez  Thomp- 
son Greek  birds  65sqq.);  —  poisson  de  mer  (Épich.  fr.  68  K.)', 
cf.  (dor.)  peipttKeç"  lépaKeç  (avec  la  graphie  itacistique  ei  pour  l 
après  P  =  F)  Hésych.,  lépâKOç  EM.  (cf.  dor.  Trî6-âK0ç  :  *TTi6oç 
à  induire  de  nOujv;  suff.  -âK(o)-  est  intensif)  :  îepoç  III  (voy. 


-     368     — 

S.  v).  Maass  IF.  I  150.  Solnisen  Ciiters.   148 sq.;  cf.  Sommer 
Gr.  Lautst.  102. 

I.  hom.  lepôç  K  .ôG.  Q  681.  p  409.  o  34.  uu  81  'fort,  puissant'; 
gr.  coMim.  *liiap6ç  (sur  e:a  voy.  Hirt  Hdb.  §  178.  Brugmann 
Grdr.  Il-,  l,o5.ô  n.  1  bibl.j  *\oapô<;  =  skr.  isird-h  'fort,  frais, 
florissant',  i.-e.*/.S',?rd-s^),  cf.  gr.  idoinai  laivuj  et  leur  groupe. 
Voy.  Schulze  Qu.  ep.  207  sqq.  (critiqué  à  tort  par  G.  Meyer^ 
158  sq.)  Mnlvany  Journ.  of  Phil.  25,  131  sq.  Danieisson  Zur 
nietr.  Delm.  Hsqcj.  Sommer  Gr.  Lautst.  19s(i(|. 

II.  ion.  att.  are.  cypr.  Upôç  ihom.  îepôç  par  ail.  métr.)  pandor. 
delpli.  plioc.  étol.  él.  béot.  tliess.  lapéç  lesb.  îpoç  (et  ïpeuç  m. 
'prêtre',  ipqïov  Victime')  ion.  ipôç  'sacré,  saint'  (voy.  Hoffmann 
Gr.  D.  II  392.  III  374 sqq.)  ^;;  gr.  conmi.  *hiapoç  *iaap6ç  : 
ombr.  erus  'diis'  (th.  èrti-  <  *aisit--^  pour  le  sens  voy.  Ebrlich 
KZ.  40,  380)  osq.  ai  su  sis  abl.  pi.  'sacrificiis'  marruç.  ai.sos 
dat.  pi.  'dis'  volsq.  esrtr/sf roMi  'sacrificium'  (influencé  par  étrusq. 
aesar  'dieu')  ombr.  esono-  'divinus,  sacer'  pélign.  aisis  'dis', 
V.  sax.  v.li.a.  êra  (<  '^aizo)  'honneur',  puisgot.  aistan  'vénérer* 
skr.  idè  'je  supplie'  et  voy.  s  v.  aïbo)aai  p.  22  ^);  i.-e.*rtis-  */.y-. 
Bugge  BB.  3,  116.  Schulze  Qu.  ep.  210  sq.  Etc.  (cf.  pour  la 
bibl.  s.  V-.  iepôç  I.j  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  352. 

III.  lepoç  (Fi€pdç)  17  407.  Anth.  Pal.  VII  171,  1  dor.  Fiapôç  (lire 
chez  Alcm.  fr.  26  :  àXiTtôpçupoç  Fiapôç  ôpviç)  'agile,  alerte, 
leste'  (ï  par  ail.  métr.)  :  Fleiuai  —  biepôç  :  bte|nai  (voy.  p.  187). 
Maass  IF.  I  159  sqq.  Solmsen  Unters.  147s(iq.;  voy.  s.  vv. 
ïe)aai  le'pâS  îpiç. 


1)  Cf.  Jes  noms  de  rivières  tlirac. 'larpoi;  <;  *<a'?'0-  f-t  celt.  7.s-a?'rt 
■*le  vif. 

2)  Ipoç  îpoç  <  *iapoç  :  iapôç  <C  *iliapoç  *is-9ro-s  =  skr.  dhvasrdh  : 
dhvasirâ-h   'éparpillé',    matidrdh   'agréable'  :  madird-Ti  'réjouissant, 
enivrant',  gr.  èpuepôç  :  skr.  rudhirâ-h  (lîariholoniae  IF.  VII  .57.  Woch.- 
f.  kl.  Phil.   1897.  col.  621  sq.),  oivbpôç  <;  *a:vp6ç  :  aivapôç  'nuisible'. 

3)  Pour  lat.  ae.stumô  voy.  auj.  Walde-  s  v.  (dénom.  d'un  *aestu- 
mus  '*qui  vérifie  Tairain,  aes,  pesé  lors  d'une  transaction')  etF.de 
Saussure  Mélanges  L.  Havet  408  (*ais-tei7ïa  '*coupe-bronze'  :  gr.  Tépa- 
-Xcç  n.  'tranche'}. 


-     369     - 

ïluu 's'asseoir;  trans.  faire  asseoir' <  *.<?i-2fZô,  cf.  Osthoff  Perf. 
4  (bibl.j  ou  ^Sed-iô,  R.  sed\  voy.  s.  v.  'ilo\xa\  p.  2l6sq.,  surtout 
217  n.  2,  et  s.  v.  ibpûuj. 

irjïoç  épith.  d'Apollon,  que  l'on  invoquait  avec  le  cri  if]  naïuûv, 
et  aussi  (tragg.)  'accompagné  de  cris  douloureux';  cf.  euioç 
nom  de  Bacchus,  et  comme  adj.  'bachique'  :  eua  eùoî,  et  voy. 
Crusius  Phil.  53  (1894)  Ergiinzungsh.  p.  5sqq. 

ïr||Lii,  inf.  levai  ptc.  kiç  fut.  r\(5\M  aor.  fjKa  ép.  'i\\Ka  pf.  (àcp-,  Ka9-, 
7Tap-)eÎKa  'mouvoir  en  avant,  envoyer,  lancer,  jeter'.  ïr||ni 
(<  *ii-ië-mi)  e-riKa  f|Ka  :  \a.t.ja-c-iô  =  Tl9ri|Lxi  è-6r|Ka  :  lat.  fa-c-io  ; 
cf.  Curtius  Phil.  3,5sqq.  KZ.  2,  400.  Grdz.MOl  ;  bibl.  ulté- 
rieure chez  Osthoff  Et.  Par.  I  198,  qui,  avec  Hirt  IF.  XII  220, 
repousse  l'idée  d'une  confusion  (admise  par  Bartholomac  KZ. 
27,  355,  Johansson  Beitr.  61  et  Brugmann  KVG.  §  170  n.2) 
des  R.  se  (lat.  sera  sèvl  'semer'j  et  fë;  cf.  encore  àqpiriui  :  lat. 
abiciôy  èvir||ui  :  iniciô,  irpoirmi  .projiciô,  (Tuvirmi  '■  coniciô  (Waldc  ^ 
s.  V.  jaciô). 

i9â-Yevr|ç,  ép.  iôai-fevriç 'indigène;  né  d'un  légitime  mariage' 
(prim.  'né  ici  même',  cf.  aùei-Yevi'iç)  ;  i9a- =  skr.  i-hd  prâkr. 
i-dha  zd  i-ôa  'ici'^),  cf.  lat.  i-hl  ombr.  ife  'ibi'  etc.,  du  th.  pron. 
dém.*i-.  Schulze  Qu.  ep.  24.  Brugmann  Dem.  37  (bibl.).  140. 
Grdr.  II-,  2,  326  ;  sur  l'alternance  i9a-  :  i9ai-  voy.  Solmsen 
Unters.  28  sqq.  (cf.  bxà  :  biai,  Katà  :  Karai,  irapà  :  Tiapai,  él.  éol. 
ÙTrà  :  uTrai). 

i9apôç  'clair,  pur'  dans  Kpâvâv  i9apâv  vâ^a  Anth.  P.  XV  22, 10 
et  cf.  Hésych.  s.v.;  i9aiveiv'  eùqppoveîv  H.   Voy.  s.v,  ai'9uj  p. 23. 

hom.  Ï9)aa  n.  'marche,  mouvement'  :  eîm  'ibo',  cf.  eicr-i9^ri  f.  'en- 
trée' (suff.  -dh-mo-). 

ï  9  p  i  ç  Hésych.  Voy.  s.  v.  è9piç  p.  2 1 9.  —  Ehrlich  Z.  idg.  Sprach- 
gesch.  18  sépare  Ï9piç  de  69piç  skr.  vddhrih  'châtré'  et  le  rat- 
tache à  skr.  t'idh  'dépouiller';  non  convaincant. 

ï9u|aPoç  m.  nom  d'une  danse  bachique  avec  chant  railleur,  d'un 
danseur  bachique  (Poil.  Hésych.  Phot);  rappelle  par  sa  finale 
ïaïupoç  bï90pa|Lipoç  9pia)apoç  dont  l'étym.  est  obscure  ;  n'est  prob. 
pas  g:rec  (thraco-phryg.?). 

1)  Skr.  i-hd  pourrait  aussi   avoir  le  même  suffixe  *-dhe  que 
fci(-/m  ^  V.  slav.  kilde  'où?',  cf.  v.  slav.  sïde  'ici',  etc. 

24 


—     370     — 

boni.  'Gu-tttIujv  (laeXiri)  O  169  '(lauce)  qui  vole  en  droite  ligne' 
<  10ÛÇ  +  TTÉTOiaai. 

ion.  et  poét.  i0ûç  -eîa  -û  'qui  va  eu  droite  ligne,  droit,  direct'; 
i6uç  adv.  (Hom.  Hrdt.)  'directement';  hom.  i6ûç,  -ôoç  f.,  ace. 
8g.  i9ôv  'course  en  ligne  droite';  ion.  et  poét.  ÎGôvuj  'aligner; 
diriger  en  droite  ligne';  ion.  et  poét.  iGi'uu 'courir  droit;  désirer 
vivement'.  îGûç  <  i.-e. "^'sidhu-s :  skr.  sâdhû-h  <  \r(i.*sa{i)dhu-s 
'direct,  droit,  sans  détours,  propice,  etc.'  sâdhatl  'faire  réussir, 
faire  prospérer'  sidhyati  'atteindre  au  but,  réussir'  (Roth  KZ. 
19,  216  sq.  Frohde  BB.  17,  305),  arm.  aj  'droit,  lat.  dexter' 
(<  i.-e.  *sâdhio:  Lidén  Arm.  St.  75  sq.),  gall.  haeddu  'attein- 
dre' (<celt.*5/fZ-.  Fick  II*  295.  Henry  Bret.  100),  i.-e.  R. 
sâidh  :  sîdh  :  sidh.  (Att.  et  Pind.  ont  eù6ùç  eùGôvuj,  cf.  p.  294). 
—  L'explication  de  Thurneysen  KZ.  30,352  (iGOç  <  *zdhû-s) 
est  controuvée. 

iKttvôç  'suffisant'.  Voy.  s.  v.  ép.  îkiw. 

hom.  iKttvuj  'venir'.  Voy.  s.  v.  ép.  ïkuu. 

iKéiriç,  -ou  m.,  ÏKTuup,  -opoç  m.  (Esch.),  iKirip,  -fipoç  m.  (tragg.) 
'suppliant'  se  rattachent  à  la  R.  de  iKvéojaai  iKdvuu,  souvent 
employés  chez  Hom.  au  sens  de  :  'se  réfugier  auprès  de  qn.  en 
qualité  de  suppliant'.  De  là  iKeTeûai  'supplier',  ikéCioç  'de  sup- 
pliant; protecteur  des  suppliants',  lac.  iKéTctç  'ikêctioç'  dans 
gén.  AïohiKéTâ  GDI.  4407,  hom.  iKeiriCTioç  'protecteur  des  sup- 
pliants' etc.;  voy.  s.  v.  irpoiE.  —  Got.  aihtrôn  'prier,  mendier' 
(Schulze  Qu.  ep.  493)  est  à  écarter. 

ion.  ÎKiactç,  -dboç  f.  'humidité';  ion.  iKjuaXéoç 'humide'  (Hpc.;  cf. 
Debrunner  IF.  XXIII  8);  kiuaivuj  'arroser'  (Apoll.  Rh.  Nie); 
î£ar  biriGrlcai  Hésych.  :  skr.  sificdti  (sêcatê)  'verser,  arroser' 
zd  hincaHij  gaul.  Sèqiiana  {*SêJco-vana?  Loth  Rev.  celt.  XV 
98  sq.  368)  ^)  'Seine',  v.  norr.  séa  ags.séoîi  y.h.a.sîJian  'filtrer' 
V. ïïorr.  siga  ngs.  sigan  v.  h.  a.  ^î^am 'dégoutter',  \.s\av.  sïcati 
'uriner',  i.-e.  R.  seiq.  Curtius'^  137.  Fick  P  137.  323.  558. 
m*  439.  Zupitza  Gutt.  68.  Etc. 

hom.  ÏK|Lievoç  (oùpoç)  A 479.  ^420  etc.  'la  brise  bienvenue'  (Cur- 
tius  Verb.-  I  193),  cf.  îkto  Hsd.  Théog.  481,  kvéoiaai  'venir': 


1)  Selon  Schulze  EN.  10  le  fleuve  doit  son  nom  aux  Sèquauî. 


—     371     — 

on  ne  peut  décider  si  cette  forme  est  nn  aor,  sig-matique  (*ïk- 
-cr-)uevoç)  ou  un  aor.  fort;  cf.  J.  iScbniidt  KZ.  27,  322.  G.Meyer^ 
610.  Bru^uiann  Gr.Gr.^  31G.  —  Schulze  Qu.  ep.  493  rattache 
iK|Lievoç  à  kéiriç  et  got.  aihtrôn  (voy.  plus  haut)  et  rappelle 
les  trad.  rom.  'flatus  optati',  'optatae  aurae'. 
î'Kpiov 'pièce  de  bois  verticale,  mât'  (cf.  âîTÎKpiov  Honi.  Ap.  Rli, 
Vergue'),  ord.  pi.,  p.  ex.  kpia  vnôç  irpuOpriç  \i  229,  vriôç  Trpûiuvnç 
V  74  'étais  verticaux  sur  lesquels  reposent  le  château  d'avant 
et  le  château  d'arrière'  *),  puis  'construction  en  charpente,  écha- 
faudage, estrade,  tribunes  de  théâtre'.  Bezzenberger  BB.27, 162 
en  rapproche  v.  pruss.  iccro//  lett.  il-ri  russ.  ih'y  'mollet'  et 
rappelle  l'emploi  technique  de  gr.  Kvfjiaai  'pièces  de  bois  soute- 
nant un  char'  (Hésych.),  de  h.  jambe  dans  jambes  de  force 
et  ail.  schiene  'éclisse;  rail;  bande  de  fer';  conjectural. 

I.  ÏKTap  'près  de,  proche'  :  lat.  icô  'atteindre',  sens  prim.  'en  heur- 
tant, en  touchant'.  Pott  Wzlwtb.  III  133  sq.  Solrasen  Beitr. 
I  172.  —  Selon  Brugmann  IF.  XVI 495  sq.  ÏKiap  serait  parent 
de  èTT-eiYeiv  'presser,  serrer  de  près,  hâter'  (cf.  lat.  pressus  : 
fr.  près)  et  de  lat.  igitur;  mais  l'étym.  de  Pott  op.  cit.  III 384 
et  Hartmann  KZ.  28,  558  {kjitur  <  agitur  dans  l'enclise  qiûd 
agitur)  demeure  la  plus  probable. 

II.  ÏKTap  m.  'àBepivri',  sorte  de  petit  poisson  (Call.  chez  Ath. 
VII  329a);  cf.  iKTcipa*  èOviKiLç  îx60ç  et  KTapa*  ixBOç  PpaxOiepoç 
TràvTuuv  Hésych.    Etym.  inconnue;  i-  prothétique. 

\'kt ep oç  m.  (un  ace. ÏKxepa  LXX) 'jaunisse  (Hpc);  —  loriot  (Pliu.)'. 
Le  rapport  avec  firrap  'foie'  (Havet  MSL.  IV  230  sq.  Johansson 
Beitr.  138.  Prcllwitz  BB.  30,  176.  Wb.^  195)  est  écarté  par  la 
phonétique.  —  La  parenté  avec  Iktîvoç  et  ïktiç,  fondée  sur  l'iden- 
tité de  couleur  (Prelhvitz  11.  ce.)  est  très  douteuse.  —  Skr. 
î/dÂ:^A««-^ 'consomption',  puis  v.slav.J^c?^^ 'maladie'  \ett.  igstu 
îdzu  'je  souffre',  lat.  aeger  'malade',  v.  norr.  elcke  'deuil'  ags. 
inca  'doute,  scrupule'  (Frohde  BB.  10,  297.  Uhleubeck  Aind. 
Spr.  234),  dont  les  rapports  réciproques  sont  du  reste  mal 
éclairés  (cf.  Walde^  s.  v.  aeger).  semblent  devoir  être  écartés; 
pour  gr.  éKTiKÔç  voy.  s.  v.  p.  235.  —  De  là  postclass.  iKiepidin 
'avoir  la  jaunisse',  ÎKTepiaç  XiGoç  'pierre  précieuse  jaune'  (Plin.). 
1)  Cf.  Caitault  La  trière  athénienne  47  sqq.  173.  175. 


—     372     - 

ÎKTÎvoç  (non  ïktivoç.  Hdn.)  ^)  ni.  'milan'  :  arm.  çin  'milan'  (th.  en 
■0-,  gén.  pi.  çnoç\  bibl.  chez  Hiibsclunann  Arm.  Gr.  I  499),'^skr. 
(FiekP55)  çyênd-h'-à\Q\ç,,  faucon'  zd  saê/îa- 'aigle' (<  *syaêna-)] 
i-  est  prothétique,  cf.  i-x60ç;  -kt-  <  -hj-  selon  Brugmann  Grdr. 
1-  794,  cf.  Pedeisen  K.  Spr.  I  17G.  —  La  parenté  ultérieure 
(Prellwitz  BB.30,  176.  Wb.-  195)  avec  skr.  çf/dmd-h  "gris  noir, 
vert  foncé,  noir'  çyâvd-h  'brun,  sombre'  zd  syCiva-  'noir'  lat. 
clmex  'punaise'  (<  *cwi-oqs  'd'apparence  brune'  etc.)  est  très 
douteuse. 

ÏKTiç,  -iboç  ou  iKTÎç,  -iboç  f.  'hi  '\akr\  ÙYpia  ou  fouine',  connue 
d'Homère,  cf.  Kiibériv  Kuvériv  K  33.").  458  'casque  en  peau  de 
fouine',  ktîç  Hé.sycli.  i-  est  prothétique;  que  l'animal  ait  été 
dénommé  d'après  sa  couleur  et  que  sa  parenté  soit  celle  que 
Prellwitz  prête  aussi  à  iktîvgç  (voy.  s.  v.)  est  très  douteux.  — 
Le  rapport  avec  l'xviov  'trace  de  pas'  (Bezzenberger  BB.  23, 294 
n.  2j,  fondé  sur  l'analogie  de  îxveù|ua)v,  est  à  rejeter. 

ép.  Ïkuj  <  *6v^-,  ion.  att.inf.aor.  kéaGai  <  *siq-  ind.  prés,  kvéoiaai, 
dor.  eÏKUj  Epich.  35  K.  <  *,seiq-  'venir,  aller';  hom.  iKdvuu 
<  *iKavFuj  (-avF-  <  -nu-)  'venir,  aller,  s'avancer';  iKavôç  'suf- 
fisant'; fÎKUj  'être  arrivé,  être  là'  <  *sêi:i)q-  (voy.  s.  v.  p.  318); 
ép.  ion.  TÎveiKa  (voy.  s.  v.  inf.  aor.  èveYKCÎv  p.  251  sq.)  :  lit.  sékht 
at-sêkiu  'j'atteins  avec  la  main'.  Fick  GGA.  1891,  p.  207. 
Johansson  Beitr.  66  =*).  Persson  BB.  19,  278sq.  Brugmann  IF. 
1  174.  III  263.  Zupitza  Gutt.  137.  ^sèiq-  a  été  tenu  pour  un 
élargissement  de  *sèi-  'étendre  la  main,  atteindre',  cf.  v.  norr. 
seihisl:  'atteindre'  m.  h.  a.  senen  'désirer,  aspirer  à'  lit.  selnyti 
'atteindre'  (Persson  1.  cit.).  De  là  aussi  iKérriç  etc.  (voy.  s.  v.) 
hora.  ÏK|uevoç,  irpo-iE  npoïcraoïaai  (voy.  s.  vv.),  irôeiKeç  m.  pi. 
'îTpocrriKOVTeç'  inscr.  de  Xouthias  GDI.  4598  b  9. 

\deipa  f.  'bienveillante'  (aeXrjvri  Empéd.  fr.  40  [îâ],  cpXoE  fr.  85 
[î-à]  Diels);  cf.  ïXaoç  ïXapôç  ÏXrum. 

hom.  ïXa[F]oç  arc.tXaoç  lesb.  ïXXaoç  (<  *ai-aXd-Fo  ç),  lac.'\Xr|Foç 


1)  Aussi  ace.  sg\  att.  ÎKTîva,  nom.  pi.  ÎKilveç  iPaus.),  dat.  pi. 
ÎKTîai  (Ctés.  chez  Phot.).  —  Les  textes  chez  ThonipsoiiGreek  birds  G8sq. 

2)  V.  irl.  prêt,  rosiacht  'il  a  atteint'  (Johansson  J.  cit.)  est  ap- 
parenté par  Thurneyseu  Hdb.  d.  Altir.  I  118  à  \iit.  sâglre  got.  sôkjan 
'chercher'  (?). 


—     373     — 

crét.  iX€oç  att.  ïXeuuç  ion.  (Hrnd.)  ïXetuç  (<  *cri-aXr|-Fo-ç)  'pro- 
pice, favorable',  d'après  les  thèmes  de  prés.  iXr|-  'Xâ-. 

iXapoç  'gai,  joyeux';  voy.  s.v.*'iXr||ui.  — Lat.  hilaris  -us  m/sens 
est  un  emprunt  {â  médian). 

att.  ïXri  dor.  ïXâ  f.  'troupe;  —  lac.  section  de  jeunes  gens'  prob. 
<  *FiX-vâ  avec  i  comme  réduction  de  e  devant  liquide  fcf.  ttIX- 
va/uai  etc.),  cf.  prob.  éol.  ïXXai  •  xdEeiç.  àYeXai  Hésych.,  arg. 
ïXapxoç  GDI.  .3282,4,  puis  (I?)  béot.  FiXapxeujv,  tar.  peiXap- 
}ji6axa\,  peiXdpxaç  H.  (itacisme),  îXabov  B  93.  Hsd.  Trav.  287 
'en  tioupe;  en  masse'.  Solmsen  Unters.  227  n.  1.  —  Autre  étym. 
chez  Bezzenberger  BB.  27,163  (bibl.;  *Fi(jXâ  *FeiaXâ  :  lit. 
veislè  f.  'élevage,  race'). 

*'ïXTmi  'être  propice,  favorable',  hom.  impér.  ïXriOi  <  *(Ti-aXri-9i, 
plus  tard  iXaGi  (Théocr.  XV  143.  Anth.)  <  *(yi-aXd-ei,  lesb. 
eXXaei  <  *(Te-cyXâ-ei,  pi.  'iXâTe  (Ap.  Rh.)  <  *ffi-aXâ-T6,  è'XXâTe 
(Callim.)  <  *(Te-(TXd-Te;  —  ''Xâa'Koinai  'se  rendre  qn.  favorable, 
apaiser'  <  *(Ti-aXd-(TK0)Liai;  le  red.  passe  à  d'autres  temps,  aor. 
ép.  iXâaaacrOai  pf.  opt.  ÎXriK0i|ui;  ép.  prés,  non  redoublé  îXd-|aai 
aor.  ïXda(Jaa9ai  par  i-  remontent  à  *é'Xd|Liai;  l'e-  s'est  teinté  eu 
i-  d'après  l'analogie  de  ïXaGi  îXào"KO)aai,  et  de  même  'Xapôç 
'gai,  joyeux'  pour  *éXap6ç  (*creX-)  et  iXdeipa  (voy.  s.  v.)  pour 
*éXdeipa  (ISolmsen  KZ.  29,  SôUsq.  Schulze  Qu.  ep.  466  sq. 
Brugmann  Gr.Gr.^  278).  Le  rapprochement  de  Frohde  BB, 
9,  119,  Solmsen  1.  cit.,  Schulze  1.  cit.,  Johansson  IF.  II  8  avec 
latsôlor  'consoler'  ags.sdh-a  'meilleur'  {^soliza)  got.sèls'bon 
V.  norr.  scéll  'heureux'  v.  h.  a.  sâJ/r/  'heureux'  sâJida  'bonté, 
bonheur,  etc.'  n'est  pas  sûr,  cf.  Walde^  s.  vv.  saJvus  sôlor  et 
voy.  s.  V.  ôXoç. 

ïXia*  laôpia  TuvaiKeîa;  ïXiov  xô  ifiç  TuvaiKÔç  ècpiîpaiov  bnXoî. 
Km  K6(J|aiov  YuvaiKeîov  Trapd  Kûjoiç  Hésych.  :  lat.  /lia  -uni  u.  sg. 
diuiit  gloss.)  'les  flancs,  le  ventre',  gall.  ilio  'fernienter'  iliacl 
'fermentation'  gaul.  Hiatus  etc.,  v.  fris.  ///  'durillon'  ags.  île 
V.  norr.  il  'plante  du  pied'  souab.  iUe)i  'tumeur'.  R.  7/  's'enfler', 
d'ai)rès  liezzenberger  chez  Fick  II'  4():  cf.  Torj)  chez  FIl-U 
111^28,  Walde^s.v. 

ÎXitH  f.  et  îXiYTOç  m.  'tournoiement,  vertige'.  La  graphie  par 
ei-  est  plus  correcte;  voy,  p.  223. 


-     374     — 

I.  ïXXiu  (seul,  prés.)  'rouler'  <  *Fi-FX-uj,  voy.  s.v.  eiXéuu  II  p. 224; 
cf.  hom.  IXXâç  -âboç  f.  N  572  'lien  tordu,  corde,  lacet',  IXXôç 
'louche'  <  *Fi-FX-6-ç  (èTT-iXXi^oi  a  1  ]  'faire  signe  des  yeux  à  qn.') 
comp.  iXXÔTepoç  Sophr.  fr.  158  K.,  béot.  FiXXujv  n.  pr.,  ÏXXar 
aucTTpoqpai.  beainoi  Hésych.;  voy.  Solmsen  Unters.  244. 

II.  ïXXuj  'presser'  dans  Xéujv  . . .  iXXô)aev6ç  Trep  ôiaiXtu  Ap.  Rh. 
Il  27;  cf.  pamph.  FiXcTuoç  géu.  de  *FiXaiç  f.  'détresse'  GDI. 
1267,2  (Meister  Ber.  d.  sachs.  G.  d.W.  1904,  p.  20;,  R.  FeX 
'serrer,  presser'  (cf.  s.  v.  hom.  eïXuj  p.  223). 

iXûôç  m.  îXeôç  m.  'tanière'.  La  graphie  par  ei-  est  la  primitive; 
voy.  s.  vv.  eiXeôç  eîXu6|Liôç  eiXOôç  pp.  223.  224. 

ion.  îXbç,  -ûoç  f.  'limon,  fange,  alluvion;  sédiment,  lie';  cf.  eiXù 
(c.-à-d.  *iXvj)*  jLiéXav  Hésych.  (Weise  BB.  6,  234),  v.  slav.  rnss. 
ilà  'fange'  pol.  il  'marne,  glaise'  (Miklosich)  lett.  Us  'extrême- 
ment obscur'  (Bezzenberger  BB.  27,  163  sq.  bibl.;  cf.  Uhlen- 
beck  KZ.  40,  556).  —  Le  rapport  avec  v.  h.  a.  salo  'sombre, 
sale'  gr.  Xû/Lia  n.  'souillure'  lat.  lutuni  'bouc'  (Thurneysen  KZ. 
30,  352.  Persson  Wzerw.  110.  Etc.)  est  à  écarter.  —  Antre 
étym.  encore  chez  Wood  a*  114. 

i-|LiaXid  f.  'surabondance  des  farines'  Hésych.;  i)iâXioç 'abondant' 
H.;  ijLiaXiç,  -iboç  f.  divinité  protectrice  des  meules  (Atb.  XIV 
618 d),  épith.  syrac.  de  Dèmèter  (Atb.  III  109a),  etc.;  'l)aàXioç 
nom  d'un  mois  à  Hiérapytna  GDI.  5040,  4  :  lit.  sijôti  'cribler' 
V.  slav.  sito  'crible'  (Persson  Wzerw.  112)  et  autres  mots  cités 
s.  V.  iîGuj  p.  315,  R.  sèi  :  si:  si  'cribler'.  —  Lat.  simila  simiklgô 
'fleur  de  farine'  (Persson  l.cit.  Niedermann  ë  und  î  im  Lat.  109) 
est  à  écarter,  comme  parent  de  l'exotique  gr.  ceiaibaXiç  f.  'fleur 
de  farine',  selon  Walde^  s.  v. 

i)Lidç,  -àvToç  [ï]  m.  'courroie,  lanière'  présuppose  un  *l^aivuJ  'lier, 
enchaîner'  et  fut  prim.  un  nom  d'agent,  'celui  qui  lie,  enchaîne', 
cf.  véd.  sètdr-  m.  (même  R.)  'lien'  gr.  l(.vKTr]ç>  m.  'courroie  ser- 
vant à  atteler  au  joug'  (Brugmann  IF.  XI  293  sq.  bibl.  Grdr. 
IP,  1,424);  att.  i)novid  f.  'corde  à  puits';  i|Liàu)  'tirer  de  l'eau 
d'un  puits'  (Ath.)  <  *i)lioç  ou  *i|uâ;  iMaîoç  'qui  concerne  l'action 
de  puiser  de  l'eau',  subst.  tô  iiuaîov  (Call.,  scil.  lae'Xoç)  'air 
cadencé  pour  tirer  de  l'eau  d'un  puits',  cf.  van  Herwerden 
Lex.  suppl.  392;  ijuàcrauj,  aor.  \}jLàac!a\  x^àaai  (voy.  Brugmann 


--     375     — 

Gr.Gr.'  303)  'fouetter';  hora.liadaeXri  f.  'fouet'  »).  Cf.  skr.  sinidn- 
m.  simai.  'raie  de  la  chevelure;  frontière'  v.sax.sïmo  ags.slma 
'corde,  lien',  i.-e.  R.  sdi  sî  dans  skr.  sijdti  sinâti  sinôti  adj. 
verb.  sitdh  'lier'  zd  hitrjin  'attelage'  lett.  smo  sit  'lier',  puis 
skr.  sétuh  lien,  digue,  pont'  zd  haètu-è  'digue',  lat.  (Osthoff 
MU.  IV  143  sq.)  saeta  'soie,  poil  rude  des  animaux',  ags.  sâd 
V.  h.  a.  seidh  se'id  'corde,  trappe'  ags.  sdda  v.  h.  a.  seito  seita 
'corde',  v.  slav.  sètl  f.  lit.  .çê^a.v 'corde'  (n'est  pas  un  emprunt  slave, 
malgré  Osthoff  I.  cit.)  pa-saitis  m.  'courroie'  pa-saîtas  m.  'cour- 
roie d'attache'  saitai  pi.  'prison'  lett.  saite  'lien',  —  v.  norr. 
seil  ags.  sâl  v.  h.  a.  seil  'corde' (<  germ.  comm.  *saila-)  v.  h.  a. 
silo  'bricole',  v.  slav.  silo  'corde'  lit.  àt-sailé  'corde  qui  fixe  le 
char',  alb.  g' aime  {g  aime  Pederscn  KZ.  33, 549)  'corde'  (  <  *sail- 
-mo-  ou  *sdil-mo:  G.  Meyer  Alb.  8t.  III  43),  —  skr.  sénû  f. 
zd  haêna-  v.  pers.  hainâ-  f.  'armée',  irl.  sln  'chaîne,  collier' 
(Fick  Il-i  303),  lit.  sèna  'frontière';  etc.  Curtius^  394.  Osthoff 
MU.  IV  l.cit.  et  133  sq.    Fick  I^  137.  558.  III*  437  sq.  Etc. 

att.  i)aàTiov  'pièce  de  vêtement,  manteau'  CIA.  II  755,  8.  9 
(349/344  av.  J.-C),  cf.  iMario-eriKti  IV  2,  834  b  97  (329  av.  J.-C.) 
et  voy.  Meisterhans-Schwyzer^  53;  ion.  eiindiiov  Céos  GDI. 
5398,  2,  mess,  eiiiàiiov  et  ei)aaTi(J|uôç  GDI.  4689  (Andanic) 
passim  :  elua  <  *Fecr-|aa,  cf.  p.  250  sq.  s.  v.  ëvvû|Ln;  att.  i|udTiov 
est  une  graphie  itacistique  notant  un  vulgarisme  (G.  Meyer 
Gr.Gr.*  128  sq.  »182  sq.  Solmsen  KZ.  29,  73.  AVaekernagel 
IF.  XXV  330).  —  L'hypothèse  de  i  <  z  (Thurneysen  KZ. 
30,  353)  est  à  écarter.  —  Les  avis  divergents  de  Brugraann 
MU.  II  223,  Osthoff  MU.  IV  133 sq.,  Schulze  Qu.  ep.  112, 
Fick  KZ.  43,  136  ne  convainquent  pas;  '\\x(xxa'  iiadiia  Hésycli. 
est  prob.  un  béotisme  =  e'i'iaaTa. 

ijuPHPiÇ"  è'YxeXuç.  Mri6u)avaîoi  Hésych.  <  *erdgiJ-  :  lit.  iingurf/s 
V.  slav.  agorist'i  'anguille'.  F.  de  Saussure  MSL.  VI  78  stf. 
Solmsen  Heitr.  I  215  et  voy.  s.  v.  ^fXf^'JÇ  p.  213. 

iVepoç  m.  'désir  passionné'  <  *Ui)Liepoç  *iafi-epoç  :  skr.  i/^td-h 
'souhaité'  ismd-h  ismd-h  'dieu  de  l'amour'  icchdfi  zd  isa'ti 
'chercher,  désirer'  {*is-skoi,  v.  h.  a.  eiscon  'rechercher,  demander. 


1)  ndoeXn  :  ludoTiE  est  une  rime  d'après  l^âoeX)l. 


—     376     - 

exiger',  (lit.  jëszkôti  v.  slav.  iskati  'chercher'  sont  suspects 
d'emprunt  au  germ.)  (Curtius  ^  402.  Solmsen  KZ.  29,  78  sq. 
Fick  P  176.  111*4.  Sommer  Gr.  Lautst.  27  sq.),  arm.  aiç 
'recherche'  {<*ais-s]ca.  HUbschmann  Arm.  Gr.  1418).  De 
là  fjueipw  'désirer'  (lesb.  i|U|u-  à  rétablir  chez  Sapph.);  sur  'la)nr|vr| 
à  côté  de  'i|uepoç  voy.  Sommer  I.  cit.;  sur  lat.  aeruscô  'mendier' 
voy.  Walde-  s.  v.  ;  pour  des  correspondants  celtiques  voy.  Pe- 
dersen  K.  Spr.  1  169.  —  L'étym.  de  Bally  MSL.  Xll  321 
(ï)H€poç  <  *zm-  :  skr.  smard-h  'amour',  cf.  F.  de  Saussure  Mém. 
81)  est  à  écarter. 

cypr.  IV  'eum,  eam'  prob.  ace.  sg.  du  th.  pron.  H-  :  lat.  is  (y.  lat. 
ace.  im)  got.  is  v.  h.  a.  ir  \\i.jîsj\  v.  slav.  -/*  'il'  skr.  id-dm 
ntr.  Mioc';  bibl.  chez  Brugmann  Gr.Gr.^  243.  Dem.  36;  voy. 
s.  V.  îea-Yevr|ç. 

ave.  cypr.  crét.  Iv  pamphyl.  i  'dans';  voy.  s.  v.  èv  p.  249. 

ïva  adv.  'là  (K  127);  oii,  vers  où',  conj.  'pour  que,  afin  que'; 
-va  est  désinence  d'instrum.,  cf.  skr.  têna  êna  kêna  zd  kana 
V.  pers.  anâ\  ïva  est  analogique  de  *Tiva  démonstr.  et  de  *Tiva 
interr.  (instr.  de  '^qUi-,  cf.  zd  cina),  qui  tous  deux  ont  disparu 
à  cause  de  leur  homonymie  avec  riva  'quem,  quae',  cf.  Brug- 
mann KVG.  §§  503.  910  n.  1;  sur  ïva  conj.  voy.  Brugmann 
Gr.Gr.3  §  649. 

ivàuj  \éiju  (Hpc.  et  gramm.)  ''vôiju  (gramm.)  'faire  évacuer,  pur- 
ger' <  *ivv-  *i(Jv-  :  skr.  isnàti  'mettre  en  mouvement;  faire 
jaillir  (des  liquides);  etc.'  Meister  KZ.  32,  136 sqq.  (textes); 
cf.  Sommer  Gr.  Lautst.  34  sq.  De  là  fvnÔMÔÇ  lu.  ivricTiç  -euuç  f. 
(Hpc.)  'purgation'. 

ép.  (rare  en  att.)  ivbà\Xo)Liai  'paraître;  ressembler  à':  skr.  vin- 
dâti  zd  vindaHi 'trouver'  (Curtius^  ^42),  arm.  gtanem  'je  trouve' 
e  gît  'il  trouva'  (Hlibschmann  Arm.  Gr.  1  437),  irl.  finnaim 
gall.  gimin  gimi  'je  trouve'  irl.  find  gall.  gioyn  bret.  gicenn 
'blanc'  gaul.  Vindo-magus  '*le  champ  blanc'  Vindo-hona 
(<  celt.  *v'mdo-  'visible  >  brillant  >  blanc'.  Fick  11*  264  sq. 
Henry  Bret.  151.  Pedersen  K.  Spr.  1  41),  i.e.  R.  ueid  uidj 
voy.  s.  vv.  eîboç  oîba.  / 

ivîov  'nuque'  (Hom.  Hpc.  Théocr.),  cf.  èçiviouç.  ràç  èm  toO 
îviou  aàpKaç  Hésych.    Voy.  s.  v.  ïç, 


—     377     — 

trag^-.  îviç,  ace.  îviv  m.  f.  'enfant,  fils  ou  fille'  rmot  cypr.,  cf. 
Hoffmann  Gr.  D.  I  n'^MOl.  102.  105  =  GDI.  40).  Étym.  ob- 
scure. —  Les  avis  de  Hoffmann  op.  cit.  285  (*iFviç  :  skr.  yûvan- 
M.  juvenis)  et  de  Meringer  Beitr.  z.  Gesch.  d.  idg.  Decl.  p.  3 
(fém.  d'un  gr.  *^ùç  dissim.  de  *uvijç  =  skr.  sûmih  'fils')  sont  à 
écarter;  l'avis  de  Meister  KZ.  32,  145  sqq.  (\i-  <  *ivvi-  *i(Jvi-, 
cf.  s.  V.  ivdiu;  sens  prim.  'l'expulsé,  le  mis  au  monde';  est  très 
douteux. 

l'vvoç  (depuis  Arstt.)  m.  jeune  mulet'  (textes  chez  Meister  KZ. 
32,  143  sqq.)  prob.  <  *icrvo  ç,  d'un  dial.  asianique  *isno- 
{*is7i7io-?),  cf.  arm.  es,  gén.  isoy  'âne',  pi.  coll.  iscm-l-Ji  'ânes'. 
Brugmann  IF.  XXII  197  sq.  (bibl.);  voy.  s.  v.  ôvoç;  lat.  hiimus 
'mulet'  est  un  emprunt  grec,  avec  h-  d'après  hinnio  'hennir'.  — 
L'étym.  de  Meister  1.  cit.  (*icrvoç  :  skr.  ismiti  gr.  'vduu  îvéuu, 
voy.  plus  haut)  est  à  écarter. 

i^,  gén.  iKÔç  m.  (Alcm.)  'ver  qui  attaque  la  vigne'  :  Ut.icô  'atteindre, 
blesser"?  (L.  Meyer  II  23).  —  >,  gén.  Voç  pi.  meç  m.  'ver 
qui  ronge  la  corne  de  l'arc  (cp  395),  le  bois  de  la  vigne  (Théophr. 
Strab.)'  a  pu  emprunter  son  -tt-  aux  autres  noms  du  ver  :  epîneç 
KvÎTreç  cTKVÎTTeç;  l'ancien  rapport  avec  ïipeaeai  ïijjaaeai  serait 
dès  lors  caduc;  cf.  Solmsen  Beitr.  I  173  n.  2. 

hom.  ï£aXoç  A  105  'bondissant',  épith.  de  la  chèvre  sauvage: 
iHaXfi  f.  (bopd)  'peau  de  bouc'  (Hpc.)  :  aïE  f.  arm.  aie  'chèvre', 
zd  îzaêna-  'de  peau,  de  cuir',  lit.  3.  sg.  iéo  'se  fendit'  lett.  tl'e 
et  aifa  'crevasse  dans  la  glace'  icf.  ail.  sprhigen  au  sens  de 
'se  fendre'),  R.  aig  'sauter'.  Brugmann  IF.  XVI  498  n.  1.  Voy. 
s.v.i'xvoç.  —  L'étym.  de  H.  D.  Muller  BB.  13,  311  est  à  écarter. 

ïEiç,  -eiuç  ion.  ïEiç  f.  'venue;  direction'  :  ïkiu, 

iHoç  (*F-)  m.  'gui;  baie  du  gui;  glu';  lEiâ  (Théophr.)  f.  'gui'  :  lat. 
viscum  [viscus  m.  Plaut.)  m/sens  (cf.  ital.  risciola  'griotte' i, 
V.  h.  a.  wîhsela  'griotte'  bas-ail.  *iDïhsila  (p.  ex.  à  Goettingue 
wisseJhere  'merise'),  russ.  etc.  risnja  (d'où  lit.  vysznè)  'cerise', 
cf.  i.-e.  germ.  *///*•/>-  dans  bas  ail.  icispel  'griotte;  dial.  gui'. 
Hehn  Kulturpfl.' 403.  Schroder  IF.XVII317sq.  HoopsWald- 
bâume  545  sqq.  (bibl.).  De  là  iSeOiu  'prendre  à  la  glu',  lEôuj  -iJù 
'engluer'.  —  Les  avis  de  Fick  I*  134.  554  et  de  Prelhvitz- 
197  sq.  sont  à  écarter. 


—     378     — 

ép.  ion.  Uuç,  -ûoç  f.  'défaut  des  côtes,  flanc',  a  été  rapproché 
par  Frohde  BB.  8,  162  et  Fick  I*  373  de  lat.  îlia  -um  pi.  en 
tant  que  *ixlia\  Walde^  s.  v.  préfère  auj.  le  rapport  lat.  ilia  : 
gr.  ïXia  gl.  (voy.  s.  v.);  prob.  lEi'jç  =  *ixcruç  *i(Txùç  (cf.  Mac,  : 
lat.  viscum,  àrivr)  :  lat.  ascia,  Eiçoç  :  éol.  dor.  (jKicpoç)  :  icxîov 
ïcrxi  'cavité  cotyloïde  de  l'os  iliaque'.  —  Lat  viscus,  pi.  viscera 
(Vaniôek  Lat.  Spr.^  284)  est  à  écarter. 

hom.  i6-)aujpoi  (Fio-)  épith.  des  'Apfeîoi  A  242.  £  479.  L'expli- 
cation du  scol.  'fameux  par  les  traits'  (cf.  p.  214  s.  v.  tfx^ai- 
luuupoç)  est  caduque  de  par  la  brièveté  de  l'i-  en  face  de  ^ôç; 
le  sens  de  'misérable'  (p.  ex.  Liddell  and  Scott)  ne  s'impose 
pas*,  le  sens  de  'pofiv  à^aôéç'  (ir|  'cri' + -|mupoç  :  v.  irl.  màr 
'grand'  got.  mers  'célèbre',  cf.  ùXaKiôiaujpoç.  Ehrlich  Z.  idg. 
Sprachgesch.  48;  voy.  s.  v.  loxéaipa)  est  séduisant. 

ïov  (*Fiov)  'violette',  cf.  tÎ"  (c.  à-d.  Fia)*  âv9r|  Hésych.  et  lat. 
(dimin.)  viola  (Curtius^  388.  Fick  1*548);  on  a  conjecturé  un 
rapport  avec  lat.  vieô  'tresser'  (voy.  s.  v.  ïtuç),  la  violette  étant 
la  principale  fleur  des  couronnes,  cf.  io(JTéqpavoç  'couronnée 
de  violettes',  épith.  d'Aphrodite,  des  Muses,  des  Charités, 
d'Athènes;  CunyRÉA.  XII(1910)  157  suggère  une  origine  médi- 
terranéenne. De  là  hom.  io-bvéqpriç  'sombre  comme  la  violette', 
cf.  s.  V.  bvocpoç  p.  193. 

ïov9oç  m.  'barbe  juvénile  (Suid.);  petit  bouton  sur  la  peau',  cf. 
hom.  iovGàç,  -àboç  f.  E  50  'velue,  ou  :  à  longue  barbe  (chèvre)' 
<  i.e.'^ià-uondho-  :  v.  irl.  fïiid  'chevelure'  (<  i.-e.  '^'undha),  v. 
h.  a.  teint-  (<  i.-e.  ^uendho-,  -cl-)  dans  îcint-brdwa  'sourcil',  puis 
V.  \r\.  fês  'chevelure'  (<  i.-e.  *uendh-s-o-),  v.  slav.  vqsû  qsû 
'barba,  mystax'  (<  i.-e.  *uondh-so-)  v.  pruss.  icanso  f.  'la  pre- 
mière barbe',  élargissements  d'un  th.  sigmatique  *uendhes- 
*liondh-es:    Lidén  IF.  XIX  345  sqq.  (bibl.). 

ïopKOç  m.  'daim'.    Voy.  s.  v.  bopKdç  p.  196  sq. 

hom.  iôç  'un'  est  analogique  de  'm  'une',  voy.  s.  v.;  dans  les 
inscr.  crét.  le  dat.  sg.  luji  a  le  sens  d'un  pronom  anaphorique 
(Buck  Cl.  Phil.  1906,  p.  409  sqq.  Meillet  MSL.  XV  197  sq.). 

I.  hom.  tragg.  Î6ç  m  'flèche'  (pi.  toi,  'à  Y  68)  <  *i(TFô-ç  :  skr. 
îsu-h  m.  f.  zd  isu-  'flèche'.  Curtius^  402.  Bechtcl  Phil.  Anz. 
1886,  p.  14sq.  SchulzeQu.ep.404  n.2.  Sommer  Gr.Lautst.  35. 


-     379     — 

II.  lôç  m.  'venin'  <  i.-e  '^uisôs  =  lat.  vtrus  u.  'suc,  jus,  humeur 
des  animaux  et  des  plantes;  bave,  venin'  irl.  fi  (<  celt.  *viso-) 
'poison',  cf.  skr.  visdm  'poison'  visà-h  'vénéneux' cîÏ  («w-)'faeces' 
zd  vis-  visa-  'venin'  (Curtius''  389j,  gall.  (jwy  'fluide,  liquide, 
eau'  (<  celt.  *veiso-)  gwyar  'sang'  (<  celt.  ^veis-  ou  *i7V;  cf. 
Fick  II  ^  265  sq.  Pederscn  K.  Spr.  I  73)  ;  rapport  probable  avec 
skr.  (Fick  I*  12G.  545.  II*  1.  cit.  III*  413)  tésati  'se  liquéfier' 
(Dliâtup.),  douteux  avec  v.  h.  a.  (Fick  U.  ce.)  icesanên  'se  flétrir' 
ail.  verwesen  'se  putréfier'  et  v.  h.  a.  icisa  'prairie'. 

III.  îoç  m.  (Tliéogn.  Plat.  Etc.)  'rouille  du  fer;  vert-de-gris',  iden- 
tique au  précédent  (Fick  IP  242)  ?i) 

hora.  iÔTii  ç,  -TrjTOç  f.  'désir,  volonté'  <C  *icroTâT-,  R.  is  'faire  effort 
vers,  désirer',  cf.  ï)nepoç.  Curtius^  402.  —  Le  rapport  avec 
î€)iai  'désirer'  et  l'bypothèse  d'un  *Fi6Tr|ç  (Fick  P  124.  543) 
sont  à  écarter-). 

ïouXoç  m.  '*tout  objet  velu  ou  chevelu  :  duvet,  barbe  naissante; 
gerbe  de  blé;  mille-pieds  ou  scolopendre'  <  *Fi-Fo\-vo  ç  ou  *Fi- 
-Fo\-(Jo-ç,  cf.  oùXoç  (<  *F6X-vo-ç  ou  *F6\ao-ç;  'crépu'. 

ioxéaipa  épith.  d'Artémis  (î-  chez  lloni.  et  GDI.  5423,  1  Naxos; 
i-  Pind.  Py.  II  16);  a  été  traduit  (Ebel  KZ.  2,  80;  cf.  Curtius"^ 
204  sq.)  par  'qui  lance  des  traits'  (<  lôç  I.  -j-  x^ll^J^J  'verser'). 
—  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  48  sq.  oppose  la  brièveté  de 
l'i-  chez  Pind.,  propose  un  *Fio-xeFaipa  <  *Fio-  'cri'  (voy.  s.  v. 
hom.  iô-|iUjpoi  et  cf.  "ApTciaiç  KeXabeivn  TT  183.  Y  70.  O  51  Ij  -\- 
R.  gheu  'crier'  :skr.  Juîcatê  zd  zava'ti  'crier',  irl.  giith  'voix',  etc. 
et  traduit  'qui  pousse  le  cri  de  chasse' (?j. 

ÏTTvn  f.  (Boios  chez  Antoninus  Liberalis)  nom  d'oiseau;  le  sens  de 
'grimpereau',  ail.  'baumhacker'  est  pure  hypothèse  et  ne  permet 
pas  de  conclure;  cf.  Solmsen  Beitr.  I  173  n.  2. 

iTivôç  m.  'four,  cuisine'  ('Ecp  ittvoç).  J.  Schmidt  KZ.  22,  192  a 

1)  lôeiç  épith.  du  fer  'exposé  à  la  rouille',  que  donne  Fick  I.cit. 
comme  correspondant  de  skr.  viçdcân  lat.  vlrôsus  'vénéneux'  et 
qu'on  trouve  auj.  cité  partout  comme  tel,  n'est  autre  qu'un  adj.  tiré 
de  ïov  'violette'  (M)  et  notant  la  couleur  du  for,  lÔ€vTa  aibripov  V  S.'iO, 
cf.  iôevTO  edXaoaav  Nie.  Al.  171. 

2)  Fiôxari  attribué  par  van  Herwerden  Lex.  supp.  3%  à  Alcman 
est  à  rayer:  il  s'agit  d'Alcée  et  le  ms.  porte  ioTrjTi;  cf.  Sommer  Gr. 
Lautât.  13  n. 


—     380    — 

supposé  un  rapport  avec  v.  pruss.  icumpnis  'four'  umnode 
'boulangerie',  à  quoi  Zupitza  Gutt.  lôsq.  (bibl.)  ajoute  v.  norr. 
ofn  ags.  oven  v.  h. a.  ofan  "four',  dont  l'origine  n'est  pas  claire^): 
contre  Brugmann  KZ.  25,  306  sq.  Grdr.  IF,  1,262,  Noreen 
Abriss  148  et  Meringer  IF.  XXI  295  sq.  ittvôç  n'est  pas  dissi- 
niilé  de  *uqUnos,  qui  eût  été  gr.  *ukvoç  (cf.  Zupitza  Gutt.  71); 
Meringer  1.  cit.  croit  que  les  mots  v.  pruss.  sont  empruntés  au 
germ.  ou  à  ce  même  peuple  qui  les  a  fournis  au  germ.;  i-  fait 
difficulté  et  le  mot  grec  semble  isolé.  —  Lat.  aulla  aula,  dial. 

-  ôlîa  (voy.  en  dernier  lieu  Ernout  El.  dial.  206  sqq.)  <  *auxld 
'marmite',  dimin.  auxiïla,  skr.  uTchci-h  uMâ'pot,  marmite',  got. 
ace.  aûhn  (<  *uhna-)  v.  norr.  ogn  'poêle'  sont  à  écarter;  cf. 
Meillet  MSL.  IX  137. 

Î7T  oç  m.  ou  f.  'poids  qui  presse  ou  écrase';  -ttoûv  (àrr-,  èE-)  'presser, 
comprimer';  Îttuuctiç,  -euuç  f.  'pression';  mujTripiGv  'pressoir;  com- 
presseur' ;  hom.  ÏTrTO|uai  A  454.  B  193  'opprimer'  (et  non  'léser'); 
x\\iov  becr|uujTripiov  Hésych.  Prob.  *Fïit-,  i.-e.*M?gl«-: lat.  r/j? 'avec 
peine',  nom.  sg.  d'un  nom-racine  *wzg'l<-5 'pressant';  textes  et  bibl. 
chez  Solmsen  Beitr,  I  172  sq.  —  Lat.  îcô  'atteindre,  blesser' 
(Curtius^  461.  Etc.)  est  à  écarter.  —  Le  groupement  de  Wood 
Cl.  Phil.  V  304  sq.  est  à  rejeter. 

ITT7T0Ç  m.  'cheval':  skr.  àçva-h  zd  aspo  v.  pers.  aspa  'cheval', 
lat.  equos,  v.  irl.  ech  gaul.  epo-  (dans  Eporedia,  Epona  'mu- 
lionum  dea'  etc.)  gall.  corn,  ep  'cheval',  got.  aika-  dans  aiha- 
^M?2c?répine'('*dentde  cheval'?)  v.  sax.  ehu-slxa'lJ^''\a\t\  d'écurie' 
ags.  eoh  v.  norr.  iôr  'cheval',  lit.  aszvà  v.  lit.  esc^îcrtf. 'jument' 
(=  skr.  àqvû,  lat.  equa^) anc.  fr.  ive)  (Curtius^  462.  Etc.),  cf.  en- 
core les  noms  osques  Epius  Epid'ms  Epetiniis\  pour  arm.  es, 
gén.  isoy  'âne'  (Pedersen  KZ.  36,  197)  voy.  s.  vv.  ïvvoç  ôvoç. 
L'i-  et  l'esprit  rude  (mais  cf.  les  composés  "AXk-  AépK-  fXaÙK- 
AeÛK-iTTTTOç  etc.  et  arg.  lîTOiuébôv  GDI.  3260),  au  lieu  de  l'è-  at- 
tendu (i.-e.  ^eîciio-s),  de  même  que  le  -kk-  du  dial.  ïkkoç  (tar. 


1)  V.  h.  a.  o/an  est  un  emprunt  ù  gixxd.  *iip)ws  <Ci--^-*i(Q''-nos 
selon  Much  chez  Meringer  IF.  XXÎ  314  (?). 

2)  Ces  fém.  ne  continuent  pas  un  i.-e.  *eknâ,  mais  ont  été 
formés  d'une  nianière  indépendante  d'après  le  mase.  dans  chacune 
des  trois  langues,   Tindo-eur.  ne  connaissant  qu'un  *ekiios  épicène. 


—     381     — 

épid.  "Ikkoç  11.  pr.)  restent  inexpliqués;  voy.  Brii^-mann  Grdr. 
P  312.  Kretselinier  Einl.247  sq.  Meillet  MSL.  IX  13G  sq.  (bibl.). 
Rrugmann  IF.  XXII  202.  Elirlich  Z.  idg  Spracligescli.  17  sq. 
h^ur  fi  ÏTTTToç  'la  cavalerie'  voy.  Hrngmann  IF.  XXIV  62  sqq. 
De  là  ÏTTTTioç  Me  cheval':  skr.  âçvija-h  vA  aspjja-  ni/sciis. 

iTTTTÔTriç,  -ou  m.  'cavalier'  est  issu  d'un  abstrait  féni.  '^'ititto-tu 
i.e.  *eJcuot(i  'cavalerie',  cf.  lat.  eques-itis  m,  'cavalier'  <  i.  e. 
*ekuo-t-.  Ilirt  Ildb.  20H.  Brngmann  Grdr.  II-',  1,  42(5.  Walde-^ 
s.  v. 

ÏTTTaiLiai  'TréTOiuai',  tardif  d'après  ïaTa}iai  (cf.  è'TiTriv  TrTr|(To)aai  : 
ecTinv  crTr|(yo|Liai) ;  cf.  postlioni.  Tréiaiaai  prenant  place  près  de 
TréTO)aai  d'après  le  rapport  èTTTcijLiriv  :  èîTiôuriv.  Brii<j:niann  Or. 
Gr.3  278. 

lioni.  Ï7TT0|aai  'opprinjcr'.  Voy,  s.  v.^  îttoç. 

îpiç,  -iboç  leuuç)  f.  prini. 'bande,  raie,  raie  de  couleur' ou 'chemin, 
route'  <*Fi-pi-ç  i -e.  '^iii  W  5 'bande  continue,  cheinin,  voie',  cf. 
boni.  oî|aoi  pi.  A  24  'bandes  d'acier,  d'or  et  d'étain',  c.-àd. 
Foî|uoi,  cf.  âoi)aoç'  UTTOpoç  Ilésych.,  boni.  è-eicJaTO  eicrato  (voy. 
s.  V.  bom.i'einai)  'il  alla  droit  sur,  il  se  fraya  un  passage',  vétl. 
céti  'aller  tout  droit  vers,  faire  effort  vers',  lat.  via  'chemin, 
route',  skr.  vîtâ-h  'en  droite  ligne'  v'ita  f.  'série  d'objets  juxta- 
posés' vîfhl-Ji  et  vithi  f.  'série;  route,  chemin;  série  d'échoppes,, 
rue  marchande;  série  d'images,  galerie  de  taljleaux;  voie  cé- 
leste' vlthika-  m.  ou  ntr.  vithikà  f.  'série;  voie,  etc.'  Toutes  les 
autres  significations  de  îpiç  dans  la  grécité  posthom.  procèdent 
du  sens  d'arc-cnciel'  en  tant  qu'arrondi  et  offrant  un  jeu  de 
couleurs,  parfois  même  de  cette  dernière  idée  seule;  posthom. 
'halo  lunaire  (Arstt.);  —  cercle  lumineux  autour  de  la  flamme 
(Arstt.  Théopbr.);  —  cercle  coloré  autour  des  ocelles  d'une 
queue  de  paon  (Luc);  —  cercle  coloré  de  1  d'il  ou  iris  (,Gal  ); 
—  pierre  hexaèdre  analogue  au  cristal  (Plin.  HN.  XXXV  H 
136  =  Littré  II  p.  dÎ)9)  Hésych.;  —  iris  (plante^),  Iris  germa- 
nica  L.  et  liis  florentina  L.)'.  —  'Ipiç  'viatrix,  ôboiTTÔpoç'  'Ipoç 
'messager,  viator,  cf.  a6sq.'  sont  les  hypocoristiques  d'un  *Fi- 

1)  Au  sens  botanique,  ipi;  oxyton  (jfranim.),  prob.  par  ana- 
logie d'autres  noms  de  plantes  en  -iç  -i^o;  {lvfi(;  Xuxviç  etc  )  et  notnni- 
n»ent  tupiç  'iris  foetidissinia  L.' 


-     382    — 

pi-TTopo-ç  on  peut-être,  avec  la  barytonaisoii  caractéristique  des 
.  noms  propres  vis-à-vis  des  adj.  oxytons,  sont  ils  d'anciens  adj. 
oxytons  ou  noms  d'agent  *Fî-pi-ç  *Fî-p6-ç  '*se  trouvant  en  rap- 
port comme  personne  active  avec  la  route',  d'où  'parcourant  un 
chemin,  faisant  un  trajet'  :  *Fî-pi  ç  'marche,  chemin,  route',  cf. 
qpôpoç  'la  chose  apportée,  le  tribut'  :  qpopoç  'qui  apporte';  pour 
la  filière  'via  >  viam  faciens,  viatrix'  cf.  entre  autres  irl.  tecJit 
f.  'adventus,  aditio,  itio'  =  gall.  taith  f.  'iter'  <  celf.  *tilda 
(cf.  V.  irl.  tiagu  'je  vais'  gr.  (TTeîxw  got.  steigan)  identique 
à  techt  m. 'messager,  legatus';  d'après  Osthoff  Archiv  filr  Re- 
ligionswiss.  XI  (1907  sq.)  44-74  (bibl.).  [Voy.  Add.  et  Jacob- 
sohn  Herm.  44,  91  sq.  n.  2.  Bechtel  Herm.  45,  157  sq.] 
\'ç  (Fîç),  gén.  fvôç  ace.  îva  nom.  pi.  îveç  dat.  iveai  V  J 91  et  îaiv 
(Esch.)  f.  'muscle  de  la  nuque  (cf.  iviov);  pi.  muscles,  poster, 
fibre;  fig.  force,  vigueur,  véhémence,  piri';  hom.  îqpi  instr.  i^i.-e. 
*-hhi.  Brugmann  Grdr.  IP  636  sq.)  'de  force'  ;  ïqpioç  dans  hom. 
qpia  jufîXa  E  556  'moutons  vigoureux';  le  thème  Fîv-  ne  semble 
plus  issu  de  l'ace,  sg.  *Fîv  =  lat.  vim,  qui  aurait  été  élargi  en 
îva  (p.  ex.  G.  Meyer^  418),  mais  hom.  pi.  îveç  serait  né  de 
*MZ-5-w-  ou  *uî-s-n-  et  fvîov,  mieux  îviov,  de  *FÏa-v-iov  (Sommer 
Gr.  Lautst.  118);  cf.  lat.  vis  'force;  violence',  pi.  vî-rês,  skr. 
vdyah  n.  (<  i.-e.  *ueios)  'force  vitale,  force  juvénile,  âge  juvé- 
nile' (Curtius^  389),  irl.  fê  'colère',  skr.  vîddtjati  (<  *uiz-d-, 
cf.  les  th.  sigmatiques  skr.  rayas-  lat.  pi.  *vls-ès  et  voy.  J. 
Schmidt  Plur.  384  sq.)  'rendre  fort,  ferme'  vidû-h  'ferme'  vi 
vëstl  vésati  'être  actif,  mettre  en  état'  (Johansson  IF.  II 46  sqq.)  ; 
rapport  probable  avec  i.-e.  \iiro-s  dans  lat.  vir  v.  irl.  fer  gall. 
gicr  got.  wair  v.  h.  a.  icer  v.  norr.  verr  'homme',  i.-e.  *u~iro-s 
dans  skr.  vlrâ-h  zd  vïrô  'héros'  lit.  vyras  'homme'.  I.-e.  *Me/- 
'ôtre  fort'  est  peut  être  identique  avec  *uei{û)-  'aller  droit  sur 
qc,  poursuivre  avec  véhémence',  cf.  einai  lat.  rë«or  etc.  (Pers- 
son  Wzerw.  113)'). 
l'cratiç,  -iboç  f.  (Hpc.  Théophr.  Diosc.)  'pastel,  Isatis  tinctoria  L.'. 
Rapport  conjectural  supposé  parPrelhvitz^  199  avec  lat.  vitrum 
'pastel'  ags.  icàd  (angl.  woad)  v.  h.  a.  m,  h.  a.  iceit  (<  germ. 

1)  Siitterlin  IF.  XXV  61    adopte   l'étym.    de   Thurneysen  KZ. 
30,  .352  îv€ç  wîov  :  v.  h.  a.  senaica  'tendon',  skr.  snàvan-  n.  'lien,  tendon'. 


-     383    - 

coram.  *waida-)  'pastel,  giiède'  (Kliige'  s.  v.  Weid.  Schrader 
Sprachvgl.-  122.  RL.  932.  Torp  chez  Fick  IIP  389  sq.j;  on 
peut  admettre  des  emprunts  indépendants  à  une  source  inconnue. 
laGjaoç  (att.  épigr.  'laOfioç  Meisterhans-Schwyzer'  87)  m.  sens 
prim.  'passage,  d'où  :  gorge;  isthme':  v.  norr.  eid  n.  (<  gerni. 
comm.  *aida-)  'isthme',  éh^rgissement  de  R.  ei  'aller'  (  voy  s.  v. 
eÎMi  'ibo')  selon  Bugge  BB.  3,  100,  Bezzenberger-Fick  BB. 
6,235,  Torp  chez  Fick  111*27;  i(J9|a6ç  serait  né  de  *idh- 
■dhnio-s,  et  l'on  invoque  gr.  eicT-iB-iLiri  f.  'entrée',  ï6-)Lia  n. 'marche' 
(Brugmann  Grdr.  II-,  1,  253  pose  Hdhmcl  *i-dhmu);  il  y  a 
d'autre  part  cumul  de  suffixes  si  i  cr-6|u6-ç  est  tiré  directement 
de  la  forme  réduite  de  R.  ei^) ;  les  objections  de  L.  Meyer  II  38 
sont  vaines.  —  Un  gr.  comm.  *Fi(J9)a6ç  *Fib-G|u6ç  :  lat.  di-vidô 
'séparer'  (Ém.  Eggor  MSL.  IV  146)  est  à  écarter.  —  De  là 
ïcT6)aiov  'gorge;  pi.  région  du  cou;  étroite  embouchure;  collier 
0  300'. 

I.  hom.  ïffKUJ  (<  *FiK-aKiu),  red.  èîCFKuu  (<  *F£-FiK-aKUj)  'rendre 
semblable;  juger  semblable'.  Voy.  s.  v.  eiKuOv  p.  222. 

II.  ïctkuj  seul.  prés.  Lyc.  et  ipf.  ïctkov  Hom.  Théocr.  Ap.  Rh.  'dire' 
(sens  douteux);  ne  peut,  avec  Curtius-'  467.  Verb.  P  285,  La- 
gercrantz  KZ.  34,  386,  Prelhvitz^  199,  être  rattaché  à  R.  sequ 
'dire'  (voy.  s.  v.  èvvÉTTUJ  p.  255  sq.)  ni  à  ép.  SéaKeXoç  (voy.  s.  v. 
p.  342). 

att.  l'cJoç  hom.  îaoç  (Fî(Joç;fém.  è"î<Jri,voy. SolmsenUnters.  254 sq.; 
un  éol.  ïcraoç  dans  iaao0eoiai  inscr.  archaïsante  de  Kymè 
GDI.  311,  15  est  artificiel)  gort.  FicrFoç,  cf.  -^{a-^ov  c.-à.-d. 
FiaFov  Hésych.  'égal'  <  *FiTcr-Fo-ç,  de  la  forme  réduite  du  th. 
€Îbe(T-,  voy.  p.  220.  Bechtel  Phil.  Anz.  1886,  p.  15.  Brugmann 
Grdr.  IP  p.  XIII.  P  315.  6,59.  805.  Etc.  Hirt  Hdb.  §iî  238.  34U. 
Un  ïaoç  d'après  ômoioç  (éqp'  'iax)  Kai  ô|Lioia),  cf.  Brugmann  IF. 
XVI  492.  Nommer  Gr.  Lantst.  105  sq.  —  Skr.  rim-  'vers  des 
points  différents'  (dans  visunah  visudlirûTc  etc.  Curtius^  378. 
Schulze  Qu.  op.  88  n.  4.  G.  iMeyer^  321.  Uhlenbeck  Aind.  Spr. 
289.  Prelhvitz-  199)  est  à  écarter.  [Voy.  Add.  et  Jacobsohn 
Herm.  44,  79  sqq.] 

1)  Cf.  les  noms  i)roiiies  MBuô-viko;  BepeviKÎitiç  CIA.  II  861.2.  1.3, 
'leiao-viKÔ  TTeWâviç  GDI.  3339,  10. 


—     384     — 

icTTàvuu  seul.  prés.  fOrpli.  Atli.  NT.)  'placer',  cf.  crét.  criavOuj  fsiâ) 
ni;sens  et  lat.  destina  'fixer,  assujettir;  fig.  arrêter,  résoudre' 
destina  f.  'appui,  soutien,  support' o&s^i«ô  'faire  opiniâtrement' 
praestinô  'fixer  le  prix  d'avance,  acheter'  (<  *stanô  prés,  avec 
suff.  nasal),  v.  irl.  con-osnaim  (<  *con-od-stànâiO)  'desisto, 
desino'  (Fick  IF  311),  arm.  stanam  'j'achète  à  l'encan,  j'ac- 
quiers' (Bugge  KZ.  32,  26),  alb.  ston  'j'accrois'  (Pedersen  K. 
Spr.  I  79),  V.  slav.  stano,  'je  me  placerai',  cf.  pour  -n-  suffixal 
gr.  bij[(j]aTnvoç  et  les  mots  cités  s.  v.,  v.  irl.  fin-tan'\'m(t\.\m\ 
(Fick  1.  cit.)  et  voy.  le  suiv. 

ïaTiiiLii  dor.  ïc!"Tâ|ai  'placer',  aor.  è'cTTriv  'je  me  plaçai'  ('=  skr. 
listhCirn),  adj.  verb.  criaTÔç  'placé'  (=  skr.  sthitd-h  'qui  est  de- 
bout' lat.  status  'fixé',  cf.  zd  stata-,  puis  irl.  fossad  'ferme' 
gall.  (jwastad  'planus,  constans,  aequus'  <  '^u[p]o-sthato-H,  lit. 
stataà  -«/^/'placer')  :  skr.  tisthati  zd  histaHi  v.  pers.  ipf.  3.  sg-. 
aistata  'se  tenir  debout'^),  lat.  stô  (<  *sthàiô)  =  ombr.  staJut 
'se  tenir  debout'  lat.  sistô  'mettre'  ombr.  sistu  'sistito',  irl.  -tâîc 
■ta  'je  suis'(<  ^-sthâiô)  tair-{s)issim  'je  reste  debout'  (<  *-sisthO) 
sessam  {*sesthamo-)  sessed  {*sestheto-)  'la  station  debout',  v. 
sax.  V.  h.  a.  stân  stèn  'être  debout'  (ceux-ci  supposent  une  R. 
sthêi,  peut-être  contaminée  par  R.  ghéi  dans  v.  h.  a.  gên  'aller' 
hom.  KixnMi  Kixdvuj  'atteindre';  got.  standan  v.  norr.  standa 
ags.  stondan  v.  h.  a.  stantan  'être  debout'  contiennent  -n-,  in- 
fixe du  prés.,  cf.  got.  prêt,  stop  <  germ.  comm.  "^stôd;  la  R. 
germ.  est  *stad-  <  i.-e.  *stha-t-),  lit.  stôju  stôti  'se  placer' 
V.  slav.  stajq  stati  'se  placer'  stojq  (<  *sthdio)  stojati  'être  de- 
bout', alb.  (Pedersen  K.  Spr.  I  79)  stuare  'se  tenant  debout',  cf. 
zd  V.  pers.  staya-  'placer';  i.-e.  R.  stha  'être  debout'.  P.  ex. 
Curtius^  211  sq.  Fick  P  146. 335. 567.  IF  31 1  sq.  IIP  477  sqq. 
Voy.  s.  vv.  (TTàaiç  CTTairip  (JiaGiaôç  iaTOtvuu  icTtôç  aTr\K\\  (JTi'muuv 
(jTd|Livoç  crTo(i)d  aiûXoç  cttôud  etc. 

ion.iaTÎri  f.  Voy.  s.  v.  att.é(TTiâet  en  outre  Buck  IF. XXV  257  sqq. 
Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  12  sqq. 


1)  La  forme  athématique  est  particulière  au  grec;  l'iiido-iran 
et  le  lat.  {sistô)  ont  la  forme  thématique;  sur  le  procédé  de  l'edouble- 
ment  différent  dans  ïaTruui  et  sistô  d'une  part  et  dans  skr.  tisthati 
de  l'autre,  voy.  Meillet  Mélanges  Havet  p.  26.3  sqq. 


—     385     — 

icTTÔç  m/*objet  dressé,  d'où  imât  de  navire  A 434  etc.  p 424  etc.; 
rouleau  vertical  (d'où  partent  les  fils  de  la  chaîne  sur  un 
nic'tier  de  tisserand j,  métier  de  tisserand  Z:  271  (cf.  icttôv  criri- 
aacfGai  Hsd.  Trav.  777  'dresser  le  métier,  c.-àd.  commencer 
une  trame')  ;  chaîne  fixée  sur  le  métier,  trame  (iarôv  ùqpaiveiv 
r  125.  p  104)'  :  ïaTHMi  (voy.  s.  v.),  cf.  airmijuv  m.,  lat.  stamen  w. 
'chaîne  de  tisserand'.  Curtius^  211.  Brugmann  KZ.  23,  590. 
MU.  I  29.  —  L'étym.  de  Frohde  HB.  17,  305  (*aieT6ç  =  skr. 
siddhâh  ptc.  de  sklhijati  'atteindre  le  but',  R.  sâidh  :  stdh, 
cf.  s.  v.  iGùç)  n'est  pas  préférable.  —  De  là  icTTO-bÔKn  f.  'ctani- 
brai'  -Giikh  f.  'fosse  du  mât'  -Kepaià  f.  (Artémid.)  'vergue'  -Trébri  f. 
'emplaiiturc'  -poeùç  m.  -^6r\  f.  'timon  de  charrue'  icttiov  'toile, 
voile  de  vaisseau,  tissu'. 

att.  ïcTTUjp,  -opoç  (béot.  FîcTTuup  'luàpiuç,  pepaïuuTiîç'j  m.  f.  'qui 
sait;  juge  I  501.  Y  486'  <  *Fib  xop-,  cf.  s.  vv.  eîboç  oîba  et 
voy.  pour  l'esprit  rude  Sommer  Gr.  Lautst.  119sqq.  De  là 
latopéu)  'chercher  à  savoir,  explorer,  questionner,  savoir,  ra- 
conter', icTTOpiû  f.  'exploration,  connaissance,  récit,  histoire'. 
[Voy.  Aly  de  Aesch.  copia  verbor.  26sqq.  Friinkel  Gr.  Nom. 
ag.  218.] 

iffXvôç  'desséché,  sec,  maigre,  grêle,  frêle';  liom.  iaxaXëoç  t233 
'séché  (oignon)';  i(Jx«Ç,  -âboç  f.  'figue  sèche';  iaxvaivuj  'faire 
sécher;  atténuer'.  Le  rapport  supposé  avec  zd  hiskii-  'sec'  irl. 
.s'e.s'c 'infécond'  gall.  hysp  'sec'  (<  *6-/  squ-  *si-squo-;  cf.  Zimmcr 
KZ.  24,212.  Bartholoraae  KZ.  29,525.  IF.  VII  90.  Strachan 
BB.  20,  25  n.  4.  Pedersen  K.  Spr.  71),  formes  redoublées  appa- 
rentées à  skr.  «-*flçc7/7-rt-.s'rtAT«-/< 'ne  tarissant  pas' gr.  daireToç 
'intarissable'  (?)  hom.  éâqpGn  (voy.  s.  vv.j,  iaxvôç  étant  modifié 
d'un  *iaKuç  (Brugmann  Grdr.  II^,  1,  130),  est  révoqué  en  doute 
par  Osthoff  IF.  XXVII  181  sqq.,  qui,  adoptant  un  sens  initial 
de  '*ratatiné,  *réduit  à  un  mince  volume',  pose,  sous  toutes 
réserves,  un  *Fi(Jx-vo-ç  :  lat.  vèsais  'maigre,  cbétif,  grêle' rê.5- 
ciihis  'homme  chétif,  i.-e.  *ufsl-Ii-  alternant  avec  '^uêsk/i  ,  diin 
plus  ancien  *?/('/.sA7i-. 

iaxiov  'cavité  cotyloïdc  de  l'os  iliaque',  cf.  îcrxr  ôacpûç  Hésych., 
<  *z(jJii-  avec  i-  prothétique  (cf.  ïa9i  'sois'  pour  *aQi  *zdhi)  : 
skr.  sdkthi  n.,  gén.  saldhndh,  saldhi  f.  (au  duel),  zd  ha.rt- 

2;') 


—    386     — 

'cuisse',  selon  Merioger  Beitr.  z.  Geseh.  d.  idg.  Deel.  3;  c'est 
plus  que  douteux;  cf.  G.  Meyer^  166  et  voy.  s.  v.  lEùç.  [Meillet 
]\ISL.  X  277  rappelle  arm.  azdr  'cuisse'.] 

i  (Txôç.gén.  iax'^oç  f. 'force,  vigueur,  force  de  résistance'  <  *Fi(Jxoç, 
cf.  lac.  ace.  picrx^v  et  tic^X^v  îctxûv  Hésvch.,  c.-à-d.  *Fi-(yxt'ç, 

•  cf.  ïbioç  <  *F{-bioç  +  *zgh-  forme  réduite  de  R.  segh  'tenir', 
voy.  s.  V.  è'xuj.  Brugmann  IF.  XVI  493  sq.  Grdr.  W,  1,  209. 
De  là  îcrxOpoç  'vigoureux'.  —  La  présence  de  ïç  (Fîç)  =  lat.r/s 
(Curtius^  389.  Vanicek  Gr.lat.  et.  Wb.  224)  comme  !«■■  élément 
est  improbable. 

iTéà,  mieux  eiréâ  fcf.  Fick  BB.  30,  274)  f.  'saule'.  Voy.  s.  v.  ïtuç. 

att.  ÏTViç,  -ou  '*qui  marche  en  avant,  d'où  :  résolu,  hardi;  — 
effronté,  impudent';  iia^ôç  'vif,  ardent;  —  effronté'  <  i-  forme 
réduite  de  R.  ei  dans  eî|Lii  'ibo'.    Curtius^  401. 

upiov  ord.  pi.  sorte  de  pain  d'épice  au  miel  et  au  sésame.  Étym. 
inconnue;  une  hypothèse  chez  L.  Meyer  II  35. 

ÏTUÇ,  -uoç,  éol.  FiTuç  f.  '*cercle  ou  bord  fait  de  saule,  d'où  :  jante 
de  roue  A  486.  E  724  ;  bord  d'un  bouclier,  d'où  :  bouclier'  : 
lat.  vitus  m.  (abl.  vitû  etc.  gramm.,  cf.  ,1.  Schmidt  KZ.  22,  314) 
'jante  de  roue'  (emprunt  grec'?),  lit.  vyUi  v.slav.  vitû  'à  tourner' 
v.slav.  sû-vitû-liû\^^)aK\%,  caput'russ.sij/^oA:  'rouleau  de  papier', 
puis  gr.  fréfFjâ  €iTé[F]â  f.  'saule,  Salix  alba  L.,  d'où  :  osier', 
V.  pruss.  tcitwan  'saule'  ape-icitwo  'osier',  gr.  oiaOri  f.  oïcTuov 
sorte  de  saule  oîcroç  m.  'osier  jaune,  Salix  vitellina  L.'  oîcrov 
'corde'  (crét.  Foî2!o-?  voy.  Meister  Dor.  u.  Ach.  1 81  sq.)  <  *Foituo- 
*FoiTuâ-  (cf.  Brugmann  Ber.  d.  siichs.  G.  d.W.  1901,  p.  91  sq.), 
v.slav.r^Yrï 'rameau',  tous  dérivés  de  la  base  ï.-e.ueiê  'enlacer, 
tresser'  (Persson  Wzerw.  113.  Brugmann  KVG.  §  215),  d'où 
aussi  gr.  yiç  c.-à-d.  Fiç'  i|uâç  Hésych.,  lat.  vieô  'tresser'  =  skr. 
vydyati  'tresser',  skr.  vdi/ati  'tisser,  tresser',  lit.  rejù  'j'enlace, 
je  file',  got.  îcaddjus  'mur  (clayonné)'  (<  i.-e.  *Mo/m-5),  lat. 
vlmen  'osier'  skr.  vêman-  n.  {*vayiman-)  'métier  à  tisser'  irl. 
^rtmA 'chaîne',  \-A,Lvitex  {î  ou  ??)  'gattilier'  skr.r/f/A'rt  f.  'bande, 
lien'  slov.  vitica  'anneau'  ags.  icipig  'saule'  (Hoops  IF.  XIV 
480  sq.),  lat.  vltis  'vigne'  =  lit.  vytis  'baguette  de  saule'  v.slav. 
viU  'res  torta  in  modum  funis'  pavitl  'sarment',  cf.  lit.  zilvitis 
'osier,  Salix  viminalis  L.'  lett.  icîtols  'saule'  v.  h.  a.  ic'ida  'saule' 


—     387     — 


ivid  'corde  de  ramilles  tressées'  irl.  fèith  (*ve?fi-)  'fibra'  gall. 
fjicden  'vinculum,  ligamen,  virga  contorta'  zd  vaé'ti-  'saule, 
verge  de  saule';  etc.    Curtius^  389 sq.   Fick  P  130.  306.  548.' 
IH270.  IIP  406.    Brugniann  Grdr.  P  103.  322.337    II»  1 
443.  448  sq.  Etc.  '    ' 

iOth  (ï)  f.  'cri  de  douleur;  sifflement  d'un  reptile':  iufuôç  m.  'cri 
plaintif;  iu^uj,  fut.  iûHuj  (ï)  'crier'  sont  issus  d'une  onomatopée 
*îû,  cf.  iô  exclamation  de  surprise  (gramm.),  iaû  'holà  !'  (Ar. 
Gren.  272)  iauoî'eli!'  eh!  (  Ar.  Gren.  1029i,  àOiéou  'crier'  àûrri  f. 
'cri'  dôui  'crier'  (<  *a-iû  iô)  et  les  mots  cités  s.  vv.  p.  103,  cf. 
*lu-  dans  lit.  i/vas-  'chouette'  v.  pruss.  ywo-garge  'arbre  aux 
chouettes'.  Osthoff  MU.  IV  185  n.  2.  Schulze  KZ.  29,237. 
Wiedemann  Lit.  Priit.  40.    Hezzenbcrger  BH.  27,  164  sq. 

î'utS,  gén.  ïuTfoç  f.  'torcol,  lynx  torquilla  L.;  —  sortilège  d'a- 
mour; charme;  attrait,  séduction'.  A  été  rattaché  à  iûrn  f. 
'cri;  sifflement  d'un  reptile'  fp.  ex.  Osthoff  MU.  IV  185  n.  2), 
mais  est  prob.  d'origine  étrangère  et  inconnue;  textes  chez 
Thompson  Greek  birds  71  sq. 

liom.  ï(peîMoç  'robuste,  vaillant'.  Étym.  inconnue.  —  Skr.  Isdijati 

'dominer,  posséder' zdxért^e'Yrpouvoir'iCollitzHB.l  8,226 sqq. 
bibl.)  sont  à  écarter;  voy.  s  v.  KTdo|uai. 

hom.  Iqpioç.     Voy.  s.  v.  ïç. 

txavàuj  'désirer';  'ixap  »•  Viésir  violent'.    Voy.  s.v.  dxnv  p.  107. 

ixeOç  ^selon  Ilrdn.),  -Ôoç  m.  'poisson' :  arm.  >Av?  ^bibl.  chez 
HllbschmannArm.Gr.  1471),  lit. iî/m  v. pruss.  ace.  pi.  5?fc/x7/«« 
(Fick  P  585)  lit.  éiik-mistras  'maître  de  pêche';  i-  est  prothé- 
tique,  cf.  iktivoç;  -xQ-  <  -gjli-  selon  Brugmann  Grdr.  P  794. 

ïxvoç  m.  'trace  de  \)as'  <*ikstnno  ,  cf.  i'xMaTa-  i'xvia  Ilésych., 
prob.  parent  do  ÏEaXoç  (voy.  s.v.),  R.  aig  'bondir'.  Brugmann 
IF.  XVI  49S  n.  1.  Grdr.  11^,  1,  242.  245.  De  là  ïxviov  'vestige', 
ixveûuj  'suivre  à  la  piste',  îxvêvjmujv  'qui  suit  à  la  piste  (Grég. 
de  Naz.);  ichncumon  (Arstt.,  rat  d'Egypte  qui  suit  la  piste  des 
crocodiles,  cf.  ixveuTîîç  m.  m/sens  Hrdt.)'.  —  ^kr. ihafê  'tendre 
à  qc,  désirer  vivement'  (Bezzenberger  BB.  23,  294  n.  \)  ijahû-h 
'infatigable'  (Uhlenbeck  Ai.  Spr.  237)  sont  à  écarter.  -  ïxvoç: 
o'i'xoMai  'je  m'en  vais'  (VVood  Cl.  V\n\.  V305)  ne  satisfait  guère 
la  sémantique. 


—    388    — 

'x^P,  -ûjpoç  (f^cc.  ixô»  E416,  inexpliqué  malgré  Kretschmer  KZ. 
31,  358)  'iclior,  sang  des  dieux  (Hom.j:  sang  (Escb.);  poster, 
humeur  aqueuse;  pus;  etc.'  Meringer  Beitr.  z.  idg.  Deel.  7 
tient  ce  maso,  pour  un  ancien  ntr.  Etyra.  inconnue.  —  L'hypo- 
thèse de  Persson  Wzerw.  112  n.  2  (*cri-xujp  :  aï  |ua  'sang'  en 
tant  que  ^sdî-mn)  n'est  pas  vraisemblable  ^). 

ïil^,  gén.  môç  m.  'ver'.    Voy.  s.  v.  îE. 

iijjôv  TÔv  Kiaaôv.  Goûpioi  Hésycb  ,  cf.  i|ai|^aç.  ZieûEaç'  GeiTaXoi, 
"l|Liipioç*  TTocTeibuJv ô  Iûtioç  H.,  YÎ^Pavar  Zeû^ava  H.  :  \sii.vmciô 
'lier'  vicia  'vesce',  p.  ex,  Persson  Wzerw.  175  (bibl.),  Walde^ 
s.  V.  viîiciô,  Solmsen  Beitr.  I  173  n.  2,  *ui{jd)qU-  étant  un  élar- 
gissement de  *Mei-  (base  ueiê)  p.  ex.  dans  lat.  vieô  'tresser'-, 
voy.  s.  v.ÏTuç.  —  Autre  étym.  dePlck  P547,  Hoffmann  Gr.D. 
II  226. 

hom.  iuuYn  f.  H  533.  Voy.  s.  v.  hom.  èTTiuuYai  p.  268. 

hom,  etc.  luuri  (Fiuuri)  f.  'bruit;  voix,  cri'.  Un  prim.  *Fi-FuJcr-d  est 
probable,  sans  correspondant  connu.  —  Le  groupement  de 
Curtius^  388  est  à  rejeter. 

hom.  îuuKri  (F-)  f.  'poursuite'  E  521.  740,  ace.  îûJKa  A  601  ;  hom. 
Hsd.  luuxiLiôç  m.  'tumulte  de  la  bataille'  <  *FiujK-a)i6  ç  (î  par 
ail.  métr.  Solmsen  Unters.  151);  cor.  FiiÛKei  'il  poursuit' (Kretsch- 
mer Vaseninschr.  24.  GDI.  3153);  ïujEiç'  biuuEiç  Hésycb.;  hom. 
iraXtujEiç  f.  'retour  offensif  de  fuyards'  (<  *TTaXi-FiiJuEiç,  voy. 
Solmsen  Beitr.  I  158  sqq.)  :  Fierai  =  bïiÛKUj  :  btcMai. 

(att.)  iiupôç  m.  'gardien'  <  *Fi-Fuup6-ç  :  hom.  oupoç  'gardien', 
ùjpâ  'soin'. 

lôjTa  emprunt  phénicien,  cf.  hébreu  jorf. 


K. 

KapdWnç*  èpYomiç  ïttttoç  Hésycb.,  cf.  Phit.  M.  828  e,  avec  lat. 
cahallus  'mauvais  cheval,  rosse'  gaul.  Cahallos  n.  pr.,  est  un 

1)  Osthoff  (verbalement,  fin  1005)  rattacliait  gr.  aî.ua  en  tant 
que  *ai)i|aa  *aiTT-|na  '"'sdip-mn  à  skr.  sipra-h  \n.  'sueur'  (gramni.), 
siprâ  f.  nom  de  rivière. 


-     389     - 

emprunt  probable  à  une  langue  du  N.-E.  de  l'Europe,  cf.  v.slav. 
Icohyla  'jument'  (dérivé  de  *kohy  =  lat.  caho,  -ônis  gl.  'cheval 
liongre');  voy.  VValde^  s.  v.  (bibl.  et  avis  divers). 

hom.  KdTKavGç  'sec,  desséché',  cf.  KafKaXea-  KaTaKeKau|iiéva 
Hésych.,  KaTKaiver  edXTrei,  Enpaivei  H.,  hom.  TToXuKttTKîîç  VaJde 
torrens  (biii;a/  :  gr.  KÉTKer  neivû  Pliot.  KaKiGriç  'affamé'  H. 
(Schulze  KZ.  29,  269  sq.;  voy.  s.  v.),  skr.  kaidMIa-  m.  n.  'sque- 
lette' (cf.  gr.  CTKeXeToç  :  (TkéXXuj  'faire  sécher')  Midhsati  'désirer, 
aspirer  à,atteudre'(ZupitzaGutt.  1 1  l),got.  hûhrns(<Viu))h)-u-, 
i.-e.  *q7dq-ru)  v.  norr.  hungr  ags.  hungor  v.li.a.  hungar  'faim' 
V.  norr.  hd  (=  got.  *hahan)  'tourraentei'  (Bezzenberger  BB. 
4,  357),  lit  'keiïkia  'cela  fait  mal'  kanl-à  'tourment,  souffrance' 
(Schulze  l.cit.),  i.-e.  R.  qerdq  'brûler'.  —  Skr.  çan^ûh  m.  'i)i- 
quet,  cheville  de  bois'  (cf.  qakti-h  f.  'épée'  <  *knqti-,  irl.  cecht 
'charrue'  <*ke?9qtu-),  v.  slav.  sqkil  'surculus'  (Schrader  KZ. 
30,  473.  Mansion  Gutt.  80.  144)  ne  sont  point  parents  des  mots 
grecs.  —  Pour  gr.  kokcç  'mauvais'  voy.  s.  v. 

Kàboç  m.  (Archil.  Hrdt.)  'cruche  à  vin',  emprunt  phénicien,  cf. 
hébreu  kad  'seau'  (H.  Estienne.  A.  Mtiller  BB.  1,276.  288); 
lat  cadus  m.  'jarre'  est  un  emprunt  grec. 

KaBapôç  'pur,  net';  hér.  Ko9apâç  gén.f.  sg.  GDI.  4629,  103,  fut. 
àvKO0ap(ovTi  (=  att.  àva-KaGapoûcfi)  4629,  132,  él.  Koedpai 
(=att.  Kaedpcrei),  peut-être  locr.  TTepçoeapiâv  1478,  Koeapôç  à 
Thourioi  (IV«  s.,  Inscr.  Sic.  641,  1).  Selon  Solmsen  KZ.  37,7  n. 
KcGapôç  est  la  forme  ancienne  (autre  avis  chez  Thumb  Gr.  D. 
94.  167.  195),  ion.  att.  KaGapôç  résulte  de  l'assim.  de  la  1«  voy. 
à  la  2  ;  selon  Prelhvitz-  s.  v.  un  *KFoe-ap6ç  est  parent  de  skr. 
çiuidhati  'purifier'  çûdhyati  'être  pur'  (sur  zd  sudus  n.  'moulin 
à  blé'  voy.  Bartholomae  Airan.  Wb.  1583);  cf.  Fick  I^  49.  2u9, 
qui  supposait  à  tort  un  *KF«e-;  mais  qùndhoti  est  un  élargisse- 
ment de  R.  îceu  'briller',  cf.  çôcati  'luire,  briller,  etc.'  (lohhatè 
'être  élégant'»).  —  Les  avis  de  J.  Schmidt  Voc.  I  97.  122  (R. 
skenfh?  et  de  Brugmann  Grdr.  IP  172  (  :  skr.  çith-irdh  -ild-h 
'relâché,  trop  libre,  lâche,  mou  )  sont  désuets.  —  Lat.  castas 
'pur  de  souillure,  continent'  (Curtius'^  138.  Pott  KZ.  26,  177. 

1)  Je    biffe   nion  identilicatioii    (p.  (JO,  1.23)    d'un    gr.  Koeapoç 
<*Kue-ap6-ç  avec  un  .skr.  iiR-xi.stant  *çu(lft-ir(i-h. 


-     390     — 

Brugniann  Grdr.  F  669)  s'emploie  au  sens  moral  et  est  pte.  de 
careô  "ne  pas  avoir,  être  dépouillé  de  qc,  manquer  de  qc.',  cf. 
castus  -Us  ni.  'abstinence  des  jouissances  sensuelles'  castimônia 
f.  m/sens  castîgO  '*agir  sur  la  pureté  morale  de  qn.;  châtier, 
corriger',  i.e.  R.  Tau  'couper'  dans  skr.  çasati  'couper',  lat. 
crts^rô 'châtrer';  bibl.  chez  Walde-  s.  vv.  —  De  là  KaGaipiu 
'nettoyer,  purifier',  Ka6ap)u6ç  m.  KaGapcTiç,  -euuç  f.  'purification', 
Kclt0ap)ua  n.  'impureté  qu'on  rejette  par  le  nettoyage,  rebut,  or- 
dure; victime  expiatoire'.  —  [Voy.  Meillet  MSL.  XVt  219]. 

Kttl  'aussi,  et'  (s'est  répandu  aux  dépens  de  tê)  :  lat.  ceu  'comme' 
<  '^kai-iie  '*comme  aussi'  (avec  e  <Cai  comme  dans  prehendô  ; 
Wackernagel  chez  Niedermann  IF.  XVIII  Anz.  76),  cèterl  'les 
autres'  <  *cfte  =  Kai  +  '^efero-  cf.  ombr.  efro-  'autre'  v.  slav. 
jeferii  'quidam'  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  162)  jâtere  'autre', 
compar.  du  th.  pron.  e-jo-  dans  lat.  e-quidem  etc.  (Walde- 157 ), 
puis  V.  slav.  ce  dans  a  ce,  ce  i  'Kaitoi,  KaÎTiep,  eiTtep'  <  *i'ai 
(Leskien  chezCurtius^  138.  Brugraann  Gr.  Gr.^  542  sq.KVG. 
§  850.  Berneker  EW.  122).  — Arc.  cypr.  Kaç  (a?),  cypr.  KttT' 
et  Ktt  sont  morphologiquement  obscurs,  cf.  Brugmann  Gr.  Gr.^ 
1.  cit.  (^bibl.). 

Kaiâbâç,  gén.  -ou  dor.  -à  m.  'puits  ou  caverne  souterraine'  à  Sparte 
(KaiÔTTâç  ou  KttiéTâç  Strab.  Eust.);  Kaieioç  m.  'fissure  du  sol' 
(Strab.);  KaiaTa  (u.  pi.)*  ôpû-fiuaTa.  iî  xà  ùtto  aeiCiauJv  Kaiappa- 

,  YévTtt  xwjpiu  Hésych.  :  véd.  Jcëvata-h  m.  'fosse'  <  i.-e.  ^qaiurt-. 
Fick  P  18.  Wackernagel  Ai.  Gramm.  I  169  M. 

KaiKÎâç,  -ou  m.  'vent  du  nord  est'  (Arstt.  Théophr.  Aristoph.'i. 
Le  sens  premier  de  'qui  obscurcit'  et  le  rapport  avec  lat.  caecus 
'aveugle'  =  v.  irl.  cûech  got.  haihs  'borgne'  (Bersu  176.  Fick 
P  419.  IP  65.  Brugmann  Grdr.  I-^  186)  skr.  lèJcara-h  'louche' 
i^Uhlenbeck  Ai.  Spr.  Got.  Spr.^  s.  vv.  PBrB.  30,  286)  sont  très 
peu  sûrs,  bien  que  l'on  invoque  lat.  aqtiilô  'vent  du  nord' laquilus 
'noirâtre';  ils  supposent  le  développement  du  sens  d"aveugle', 
qui  n'est  attesté  qu'en  latin;  Fick  GGA.  1894,  p.  238  propose 


1)  6  1  Zénodote  lisait  AaKebaîiuova  KaieTÔeaaav  'L.  pleine  de 
gorges'  (au  lieu  de  Ktixujeaaav)  ;  admis  par  Schiilze  Qu.  ep.  475,  mais 
voy.  s.  V.  Kr)Tiijeaaav. 


—     391     — 

le  sens  de  '*qiii  vient  du  KciVkoç,  fleuve  d'Éolie';  cf.  Walde^  et 
Feist  EVV.  s.  vv. 
Kaivoç  'nouveau,  récent;  imprévu,  étrange'  <C*qnnio-s  :&kv. 
Jcaninah  'jeune'  C(»mp.  kdnlycln  sup.  Txdnistha-h,  kanisthâ-h, 
kanà  kanjjà  'jeune  fille'  (<  i.-e.  *qnii-)  zd  ka'nija-  ka'ni-  ka'n'in- 
m/sens,  lat.  recêns  'frais,  jeune,  nouveau'  (<  ^re-cèn-t-  i.-e. 
*-qn-t-  '*venant  de  naître,  *tout  proche  de  son  origine'.  D»j- 
deriein  [1831].  Fick  I^  382.  II-*  76  sq.;  l'avis  divergent  de 
Wiedeuiann  BH.  21,  199  est  à  rejeter),  irl.  clnim  (<  i.-e.  *qen-) 
'je  nais,  je  descends  de'  chiis  'ortus  est'  chiiud  'race,  souche, 
lignée'  cenèl  'race'  gall.  cenetl  cenedl  'gens,  genus,  natio' 
(Fick  11*76.77),  v.  slav.  nacÂna  -ceti  'commencer'  (<  i.-e. 
*qnn-)  zace^tl  'commencer;  concevoir  (femme/  konî  'commen- 
cement' konîcî'î'm'  (<  i.-e.  *qon-.  Fick  11.  ce.  Osthoff  Suppletivw. 
28.33.  68.  70.  Et.  Par.  1269  sqq.  Brugmann  IF.  XVII  365  S(i.), 
i.c.  R.  qen  'arriver  à  l'instant,  naître,  commencer'.  Pour  irl. 
cet-  cëtne  'premier'  gall.  etc.  kyn{f)  'tout  d'abord'  kijntaf  'le 
premier'  (:  gr.  Keviém  'piquer'  selon  VViedemann  BB.  27,  199, 
mais  voy.  s.v.)  gaul.  C/«f2«-^/?(7fo.9 '*Primigenius'  (Fick  IP  77. 
Osthoff  11.  ce.  Etc.),  ainsi  que  ])0ur  ags.  hindemii  'dernier,  cf. 
lat.  novissimus'  burgond.  hendinos  'roi'  (Amm.  Marc.)  got. 
hindutiiisfs  'extrtMue,  dernier'  v.  h.  a.  hinfana  lûnfar  'derrière' 
(Kogcl  PBrB.  16,  514  sq.  Zupitza  Gutt.  116.  Osthoff  Et.  Par. 
I  269  sqq.),  Brugmann  Dem.  144  propose  d'y  voir  des  dérivés 
du  th.  i)ron.  dém.  *kl-  *ko-  (avec  la  particule  *Â;e  dans  Keîvoç 
dor.  Icsb.  Kfivoç  'celui-là'  <  *Ke-evoç  et  le  th.  ^kio-  dans  cTiîiLie- 
pov  att.  Triinepov  'aujourd'hui'  <  *Kiâ|aepov)  attesté  par  lat.  ci  s 
ci  trd  'en  deçà  de'  got.  himma  'huic'  hina  'hune'  lit.  szis  v.slav. 
si  'celui-ci'  etc.,  ce  qui  pourtant  ne  supprime  pas  la  possibilité 
des  rapprochements  ci-dessus.  Au  v.  slav.  za-ci^fi  se  rattachent 
les  mots  ayant  le  sens  de  'jeune  être,  jeune  animal',  russ. 
(avec  8-  mobile)  scenokâ  'jeune  chien  v.  slav.  ètene^  'catulus' 
haut-sorb.  sceno  'l'enfant  dernier-né',  arm.  skund'jeune  chien, 
loup'  (Osthoff  Et.  Par.  I  268  sqq.;,  m.  irl.  cano  cana  'louveteau' 
tfall.  cenaw  'jeune  chien,  loup'  (Pedersen  K.  Spr.  I  120sq.).  — 
Wackernagel  Verm.  Bcitr.  38  joint  Kaivôç  'insolite'  en  tant  que 
*Kaib-v6ç  à  Kaivuiaai  'se  distinguer'  en  tant  que  *Kai'b-vu-)iai, 


—     392     - 

mais  voy.  s.  v.  —  Wiedeniann  BB.  27,  199  ramène  Kaivôç  et  les 
mots  aryens  à  une  R.  qen  'briller',  ce  qui  ue  vaut  pas  mieux. 

poét.  Kaivu|uai  'surpasser,  l'emporter  sur ,  liom.  pf.  xéKaajuai  ptc. 
(lor.KeKab|uévoç(èXeqpàvTi  iJuiaovPind.  'l'épaule  brillante  d'ivoire'). 
Kaivujuai  est  prob.  une  innovation  d'après  baivu)aai,  datant  d'une 
époque  où  l'on  sentait  encore  le  rapport  de  baivO)ni  (cf.  baîauu 
èbaiffa  baÎTri  baitpôç  balo)Liai)  avec  baxéoiuai  pf.  bébacT/iai. 
Brugmann  Gr.  Gr.^  291  sq.  —  Autres  avis  chez  Osthoff  Perf. 
459  sq.  (*Kabvio|uai)  et  Wackernagel  Verm.  Beitr.  (voy.  le  préc). 
V.  irl.  cain  'beau'  (Bezzenberger  chez  Fick  IP64)  est  rapproche 
par  Pedersen  K.  Spr.  I  23  de  gr.  Kaivôç  'nouveau';  alb.  si 
(th.  sln-?)  'œil'  et  v.  slav.  sinqti  'briller'  (Bezzenberger  1.  cit.) 
dérivent  d'un  i.-e.  *kl-  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  383  sq.  Brugmann 
Grdr.  P  102).  —  Voy.  s.  v.  pf.  KéKacTjuai. 

tragg.  Kttivuj,  aor.  ènavov,  pf.  KeKOva  (Soph.  fr.  955  Nauck  2) 
'tuer',  cf.  Kovai'  q)6voi  Hésych.  L'hypothèse  d'un  *Ka|Li-iuj  i.-e. 
*km-iô  :  gr.  Kaiuôvreç  'les  morts'  skr.  çamayafi  'mettre  à  mort, 
anéantir'  (avec  transport  du  v  secondaire  à  l'aor.  et  au  pf.  ; 
Brugmann  MU.  II  207  n.  Grdr.  P  200.  IP  1072.  P  358)  est 
justement  déclarée  incertaine  par  Brugmann  Gr,  Gr.^  77.  Peut- 
être  un  p  est-il  tombé  dans  Kaivuu  KÉKOva  à  côté  de  Kteivuj  'tuer' 
<  R.  qpen,  cf.  xa|uai  :  x^^v  th.  ^gdheni-  'terre',  cf.  gort.  Kaia- 
-OKévx}  (=  att.  KaiaKieivri)  GDI.  4998  I  14  sq.  où  a-  représen- 
terait p-  (*pqen-)  ;  voy.  Kretschmer  KZ.  31, 428  sqq.  Brugmann 
Grdr.  P  792. 

Kttipôç  m.  'moment  opportun,  lieu  propice,  mesure  convenable, 
opportunité,  convenance,  avantage':  Kaipioç  'opportun,  con- 
venable, heureux';  hom.  posthom.  'mortel',  par  le  sens  de  'tou- 
chant la  juste  place  du  corps'  (le  rapport  qu'on  a  supposé  avec 
Kr)p  'déesse  de  la  mort'  est  à  écarter;  cf.  Brugmann  IF.  XVII 
363  n.).  Kttipôç  a  été  rapproché  de  Kpiaiç  f.  lat.  discrlmen 
'décision' v.norr.  ^m?  "période,  un  temps  (Persson  Wzerw.  107. 
Brugmann  Ber.  d.  stlchs.  G.  d.  W.  1900,  p.  410),  au  sens  premier 
de  'moment  décisif  et  en  tant  que  dissim.  de  *Kpaip6ç  ou  issu 
d'un  adv.  *Kapi  devenu  adj.  *Kapi6ç,  base  [sjqêrei.  —  Brug- 
mann IF.  XVII  363 sq.  y  voit  auj.  un  *Kap-iôç  (-16-  'allant')  prim. 
adj.  '*marchant  en  union  harmonique,  *bià  Kapôç  iiûv',  duu 


—     393     — 

noin-iac.  *Kap-  i.e.  *ki-r-  (antévoc.)  *kf-  {auténous.)  :  zd  sar- 
f.  'union,  communion'  sar-  ''s'unir  avec,  s'attacher  à'  skr.  a-çîr- 
'addition  eu  mélange  (du  lait  chaud  au  suc  du  soma/  â-cji-ta-h 
'cuit  par  addition  de  lait  chaud'  çratd-Ji  'cuit',  gr.  KepâvvuiJi 
'mélanger,  harmoniser,  accorder',  base  fcera  (idée  de  l'union 
intime  de  choses  appropriées)  ou  kenti,  cf.  skr.  crinùti  'mêler, 
cuire'  çrî-  'bonheur,  félicité,  parure,  beauté'  zd  sri- 'beauté'; 
Kaipôç  peut  être  aussi  le  loc.  sg.  de  ce  nom-rac.  *Kapi  devenu 
adv.  et  passant  comme  ad j.  dans  la  flexion  des  th.  en  -o-,  ou 
encore  (base  kenli)  un  *À-n7-  devenu  th.  en   o-. 

Kaîpoç  m.  Phot.  et  Kaipa)|ad  n.  lexx.  'cordelette  enlaçant  les  fils 
de  chaîne'  au-dessus  des  pesons,  selon  Blumner  Technol.  u. 
Termin.  I  120  S(iq.  fKaîpuu|ua  aussi  'tissu'  Call.  chez  Eust.); 
KaipoOv  'attacher  la  cordelette  d'entrelacement';  Kaipuuaiç,  -euuç 
f.  'le  fait  d'attacher  cette  cordelette';  KaipuuCTÎç  ou  -cripiç,  -iboç 
f.  'tisseuse,  ùqpavTpia'  (Call.  chez  Eust.);  hom.  Kaipouacreujv 
(b'ôeove'ujv)  ri  107  Bgk  (mss.  Kaipoaéuuv)  serait  le  gén.  féu).  pi. 
d'un  adj.  *Kaip6eiç  prob.  'bien  apprêté',  mais  les  adj.  hom.  en 
-ôeiç  ne  contractent  pas  -ce-  *).    Étym.  inconnue. 

ion.  Kaiuj  (aussi  iuscr.  att.  xaio ,  cf.  Meisterhans-Schwyzer^  178) 
att.  3.  sg.  Kdei  <  *KaiF€i  *KaF-iei  et  par  nivellement  1.  sg.  kohu, 
ipf.  att.  êKâov,  fut.  Kaùauj,  aor.  hom.  è'K)i[FJa  ptc.  v.  att.  gén.  sg. 
KéâVTOç  <*Krif^ctvT-  nouv.  att.  è'Kauaa  (Meist.-Schw.^  1^-)»  iiioy. 
aor.  ép.  Kr|â|uiiv,  pass.  aor.  èKdrjv  èKaû9riv  pf.  KeKau|Liai  'faire 
brûler';  KauaTÔç  'combustible';  Kaûaiç,  -euuç  f.  'brûlure';  KauTiîp, 
-fipoç  m.  'brûleur;  fer  brûlant';  KaO)aa,  -aïoç  n.  'chaleur  ardente'; 
Kaûaoç  m.  'fièvre  ardente';  Kau9)a6ç  m.  (Théophr.)  'uredo  (ar- 
borum)';  kûXov  (voy.  s.  v.);  dclph.  Kr|ua  f.  'Ouffia,  holocauste' 
GDI.  2501,  34  (deux  fois),  cf.  KiVia"  KaGdpuaia  et  Keîa  m/sens 
Hésych.;  hum.  Kiioûbriç  'fleurant  l'encons,  parfumé,  embaumé' 


1)  Ehrlich  Z.  idj:-.  Spiacligescli.  49  sqq.,  inaintenaut  Kaipoa^uiv. 
supponc  un  adj.  *Kaip-oao-(;  (fêui.  *Kaipôan,  4ui  s'ajoutiMait  aux  adj. 
composas  à  trois  terminaisons;  cf.  Kiilmor-Blass''  §  147b)  ayant  le 
sens  de  KaipoaTTdGiiTO!;  (Herinippe  fr.  5  I  22(5  Iv.)  'tissé  au  moyen  de 
coidcleltes',  avec  -oao-ç  <C*Fo9-ao  ç  :  *Foeôvai  'linges  fins',  R.  nedh  'lier': 
conjectural. 


-     394     — 

Kriuueiç  ^)  m/sens,  adj.  issus  d'un  *KfjFoç  'Gûoç,  encens';  cl". 
*KeujeiçdausKeiJÙevôz;ef  eùujbeî,  KeiOùbeç"  eùûjbeç,  Keuubriç' KaBa- 
p6ç  Hésych.,  puis  prob.  Kéuuç  <*KîîFoç  (île)  et  ion.  Kéoç  près 
Salaniine  (Solmsen  Unters.  124  sq.)-  Kaiuj  <  *KaiFuj  *KaF-iuj  i.-e. 
'^qdii-iô  R.  qèu:  ç-r^ît 'brûler  qc.':  lit.  (p.  ex.Uhlenbeek  Ai.  8pr.62) 
kûlè  f.  'charbon  des  céréales'  kûlëti  'se  nieller  (blé)"?  —  Skr. 
çôna-h  'rouge'  (Curtius^  145)  a  un  n  inexpliqué  (cf.  Wacker- 
nag-el  Ai.  Gr.  I  195).  —  Véd.  (Uhlenbeck  1.  cit.)  Jcadaijafi 
'roussir  qc'  (class.  kundayati  'brûler  qc.')  est  issu  de  *qr-d- 
(et  non  *qUf-d-  avec  Wackernagel  op.  cit.  169,  car  gr.  xépaç 
est  à  écarter).  —  Got.  haûri  (<  ^hurja-)  n.  'charbon'  v.  norr. 
hyrr  'feu'  v.  slav.  kuriti  'fumer'  lit.  kiirti  'chauffer'  sont  prob. 
parents  de  v.  h.  a.  herd  'foyer'  lit.  kdrsztas  'brûlant'  v.  slav. 
krada'YO^w^,  fornax'  lat.  carhô  (<  *car-dkô)  'charbon' (Zupitza 
Gutt.  114.  Torp  dans  Fick  III"^  75.  Walde^  s.  v.:  réserve  de 
Feist  EW.  132).  —  Skr.  çôçati  'luire,  briller,  brûler'  çôka  h 
'ardeur,  flamme,  tourment,  douleur,  etc.'  (Prelhvitz  BB.  17, 
167  sqq.)  sont  les  élargissements  de  R.  îceu  'luire'  {k  palatal) 
et  doivent  être  écartés. 

KttKaXa"  Teixn  ('murs  d'enceinte').  Aicrxû^oç  Niôpi]  (fr.  166  N.^) 
Hésych.  <  *q'pq-,  cf.  att.  irobo-  KdK(K)ri  f.  'entrave  de  bois  pour 
les  pieds',  kiykXiç,  -iboç  f.  'grille,  barreaux'  (avec  i  <  e  devant 
nas.  gutt.  +  gutt.  +  cons.,  cf.  Solmsen  Beitr.  1214  sq.)  :  skr. 
kancuka-h  'cuirasse,  pourpoint,  camisole,  corsage'  kâficl  'cein- 
ture' kancatë  'lier'  Dhâtup.,  lit.  kinki/ti  'atteler  une  bête'  (Fick 
P  22),  très  prob.  lat.  cingô  'ceindre'  (modifié  d'après  des  prés, 
comme  mimjô  en  raison  des  ambigus  cinxî  cinctum,  cf.  Walde  ^ 
s.  V.),  i.-e.  R.  qetdq  'ceindre,  entourer'.  —  Lat.  (Fick  l.cit.  Prell- 
witz^  203)  cancer  et  cancelll  'grille'  sont  dissim.  de  carcer 
(Skutsch  BB.  22,  127);  v.  h.  a.  m.  h.  a.  Iiag  'clôture'  (les  mêmes) 
est  à  écarter. 

KaKiGiîç"  ctTpoqpoç  â|LiTTe\oç  ;  KaKiGéç*  Xi|ur|péç;  KaKi9à'  Xi|u»ipà 
Hésych.  -i6-  est  la  forme  réduite  de  R.  aidli  dans  aï9uj  'brûler 
qc.';  KttK-  <  *qr9q-  R.  qeidq  'brûler',  cf.  KCTKer  ireivâ  Phot., 

1)  En  fnit  Kniùevri  V  382  KriuOevra  Z  288.  Q  191.  o  99,  où  Solmsen 
Unters.  123  sq.  me  paraît  voir  avec  raison  un  ail.  niétr.  pour  *Kr)ô- 
€VTl   -a. 


-     395     — 

got.  hûhrus  'faim',  etc.  Schulze  KZ.  29,  269  sq.;  voy.  s.  v.  lionu 
KÛTKavoç. 

I.  KaKKdpn  (Atli.  IX  390  a)  f.  et  KaKKa^îç,  -iboç  (AIciii.;  f.  'bar- 
tavelle'; KttKKapiZiuj  (d'où  lat.  cacahô)  'cacaber',  cf.  KaKKdZieiv 
TÙç  ôpviç  TÙç  Ttpôç  t6  tîktêiv  qpeeYfO|a€vaç  'Attikoî.  lat.  cacillo 
'caqueter,  crételcr  (poule)',  v.  h.  a.  garlizôn  'crételer'  ail.  mod. 
gackern  (liai,  gaggezen  'caqueter',  v.  si  av.  kol-ofâ  'coq'  koko.s 
kokosa'[)oi\\e\  fr.  coq,  toutes  onomatopées  comme  lat.  coco  coco 
cri  des  poules  (Pétrone  59,  2)  ciiciirlre  'coquelincr',  skr.  kuk- 
kubha  h  (moy.-skr.  <  *kurkubha-h)  'faisan'  kurkuta-h  'coq', 
etc.  (P.  ex.  VaniCek  Lat.  Spr.^  45.  Fick  1*  388.  Stolz  H.  Gr. 
I  441). 

II.  KaKKdPn  f.  'marmite  à  trois  pieds'  (=  x^Tpa  Atli.  IV  169  c), 
aussi  KaKKa^oç  m.  (et  f.);  dim.  KaKKapiov;  KaKàPn  KcxKaPoç  chez 
Galien.Etym.  inconnue;  lat.  ca(c)cfl/>«« 'marmite,  chaudron' est 
un  emprunt  f;-rcc  (Saalfeld  Tcns.  it.-gr.  197  sq.);  tentatives  er- 
ronées chez  Vanicek  Gr.-lat.  et.  Wb.  1 454. 456  et  Curtius^  465 
(R.  peqV'  gr.  TréiTTUJ  lat.  coqnO  'cuire'  !);  étyra.  sém.  chez  Lewy 
Frcmdw.  106;  prob.  terme  étranger  emprunté  avec  l'objet  fpiil 
désigne. 

KaKicàuj  'aller  à  la  selle'  (Aristoph.);  KdKKn  f.  'excréments'  (id); 
onomatopées  enfantines,  cf.  pour  le  redoublement  Brugmann  Gr. 
Gr.^  120  rem.  :  lat.  cacô  'aller  à  la  selle',  m.  irl.  caccaim  'caco' 
cacc  gall.  cach  bret.  mod.  kacli  'excréments'  (Curtius^  139), 
russ.  kakatï  ail.  mod.  kacken  'aller  à  la  selle'  (non  emprunté 
malgré  Kluge'' s.  V.,  cf.  Kretschmer  Einl.  353),  arm.  khakor 
'fumier'  (Pedersen  KZ.  39,  378.  Meillet  M8L.  XV  340).  —  Lit. 
szikti  'cacare'  (Curtius  1  cit.),  skr.  çàkrt  gén.  çaknâh  'fumier', 
gr.  KÔTTpoç  m.  'fiente,  fumier'  (  Bartholomae  BB.  15,  41 .  Ilirt  BB. 
24,230.  Kretschmer  1.  cit.)  constituent  un  tout  autre  groupe. 

KttKÔç  'mauvais,  méchant';  KOtKri  f.  'lâcheté;  méchanceté';  KOKiâ 
f. 'vice';  KaKÔinç,  -HTOç  f.  'vice;  lâcheté;  méchanceté';  kokôuj 
-û) 'maltraiter:  endommager;  KOKiZluj 'accuser;  maltraiter';  kokô- 
vo|aai  'être  maltraité  ;  se  gâter,  agir  mal'  ;  aToinaKâK»-)  f .  'scorbut'. 
Peut-être,  comme  mot  enfantin  (cf.  ail. mod.  gegga  'pouah!'), 
KttKÔç  est-il  apparenté  à  KÛKKri  KaKKduj,  voy.  s.  vv.  (Prellwitz* 
s.v.Walde^  s.  v.  cacô).—  Le  rapport  de  KaKÔçeu  tant  iii\e*qnq6-s- 


—      3':>6      — 

avec  KéxKer  ireivâ  KaK-iGriç  'affamé'  got.  hugrjrjan  'avoir  faim' 
V. li.a.  hungar  v.norr.  hungr  'faim'  lit.  kenkia  'cela  fait  mal' 
Icankà  'supplice,  souffrance'  (Scbulze  KZ.  29,  270  avec  réserve. 
Fick  P  324.  Brugmann  Grdr.  P  576.  L.  Meyer  II  231  sq.), 
malgré  KOKOt  pi.  ntr.  'malheur,  souffrance'  p.  ex.  u  200.  203,  ne 
satisfait  guère  la  sémantique.  —  Hellénist.  KrjKâç,  -âboç  adj.  f. 
'malfaisant,  nuisible  (YXûaaa,  àXujTrriE)',  KriKâ^^uu  'insulter'  (Ly- 
C'ophr.),  KriKobeî*  Xoibopeî.  x^euàZiei  Hésycb.  (Fick  P  516.  Va- 
nicek  Gr.-lat.  et.  Wb.  I  99.  Curtius^  138  sq.)  sont  parents  de 
skr.  Jcakhati  etc.  gr.  Kaxd^iu  etc.  'rire'  lat.  cachinnô  'rire  aux 
éclats'  v.h.a.  httoh  'raillerie'  etc.  et  procèdent  d'une  autre  ono- 
matopée que  celle  supposée  ci  dessus.  —  Le  rapport  *qaJcô-s  : 
zd  Jcasu-  'petit'  (Hubscbmann  Vocalsyst.  154)  est  très  douteux, 
cf.  BartbolomaeAiran.  Wb.  460^).  —  Kttuvôç*  KttKÔç  et  Kaupôç* 
xaKoç  (voy.  s.  vv.),  avec  leurs  congénères  (got.  hauns  'bas, 
humble'  v.h.a.  hôni  'méprisé'  lett.  kanns  'honte' etc.),  se  rame- 
nant à  une  R.  qmi  'avoir  honte'  (:  lit.  kuvètis  'avoir  honte'), 
FeistEVV.  133  (cf.  Schulze  KZ.  29,  270  n.  1)  y  joindrait  aussi 
KttKÔç,  R.  qà{u)  (?). 

KOiKTOç  m.  'cardon,  Cynara  cardunculus  L'.,  mot  sicéliote  (Epich. 
Théocr.  Théophr.),  étym.  inconnue,  vrais,  préhellénique.  —  Le 
rapport  indiqué  sous  réserve  par  L.  Meyer  II  233  avec  m.  h.  a. 
liecliele  'séran'  (cf.  v.h.a.  hecken  'piquer'  et  voy.  p.  ex.  Falk- 
Torp  EW.  s.v.  hegle)  ne  convainc  pas. 

KttXaGoç  m.  'corbeille  tressée' (sens  divers  chezHésych.);  le  rap- 
port supposé  avec  kXûjOuu  'filer'  est  très  douteux  (voy.  s.  v.  et 
KàXuuç);  cf.  pour  la  finale  yôpYoGoç  m  m/sens.  —  Skr.  kathina- 
'marmite',  arm.  kelth  'mesure  de  capacité'  (Bugge  KZ.  32,  50. 
Scheftelowitz  BB.  28,  146.  303.  29,  27,  qui  compare  KaXaGoç 
glosé  par  TTOTi'ipiov)  sont  à  écarter  (arm.  keith  est  un  emprunt 
grec  selon  Pedersen  KZ.  39,  380). 

1)  Zd  Hasu-  :  lit.  nukaaz'éti  'être  très  affaibli'  ail.  hager  «  g-erni. 
comni.  *hagraz  ou  *hagaraz,  i.-e.  *qak-ro-s)  'iiiaig'ie,  déchai-né/'  selon 
Trautniann  Ztschr.  f.  dtsch.  Wortf.  VII  2(37.  —  Phryg-.  KaKo(u)v  est 
coiisidéré  comme  un  emprunt  grec,  p.  ex.  Solmsen  KZ.  34,  52  n.  4 
(bibl).  Hirt  Indogerra.  II  596,  ce  qui  ne  se  justifie  pas;  cf.  Meillet 
MSL.  XV  340;  si  l'hypothèse  portée  au  texte  est  correcte,  le  mot 
phryg.  pourrait  être  parent  de  gr.  KaKÔç. 


—    397    - 

KaXa)aiv6r|  f.  KaXâ)iiv9oç  m.  'ealamenf,  plante  aromatique, 
montre  rindépendanue  relative  du  suffixe  préliellénique  -intli- 
greffé  sur  un  mot  indo-europ.  (KàXaiuoç),  à  moins  qu'il  ne  ré- 
sulte par  superi)osition  syllabique  (G.  Meyer'  393.  Grammont 
Dissim.l4*.-t)  de*KaXa)Lio-mv6r|,  -laiveoç;  ef.  jiivBa  -ri  -oç  'nicntlie'; 
voy.  auj.  Cuny  KÉA.  XII  (1910;  104  sq. 

KâXa|Lioç  m.  (<  i.-e.  *kohmo-s)  'roseau';  KaXà)Liri  f.  'chaume'  (lat. 
cnîaniHs,  d'où  gall.  caJaf  etc.,  et  skr.  kaJdmah  'sorte  de  riz;  ro- 
seau à  écrire'  sont  des  emprunts  jurées).  Cf.  lat.  cidmns  {*koh- 
mo-s),  v.li.a.  halm  halam  v.  norr.  haJmr  ags.  healrti  'chaume', 
V.  slav.  slama  scrb.  slama  russ.  solôma  'paille'  v.  pruss.  mime 
'paille'  lett.  mlms  'brin  de  paille,  fétu'.  Frohde  BB.  1,328. 
Cnrtius^  139.  Meillet  Dial.  indo  eur.  69.  —  La  parenté  deskr. 
(;ila-h  'épi  resté  sur  le  champ'  çalaka-h  çalàka  etc.  'chaume' 
(Fick  11^  73.  Torp  dans  Fick  III'  85)  est  très  incertaine;  çild  Ij 
serait  parent  de  lit.  .y^/Zf/.s 'bruyère'  (Kern  chez  Uhleubeck  KZ. 
40,  554).  —  Skr.  çârya  h  'flèche'  çdryd  'roseau,  flèche'  (Frohde 
1.  cit.  Prellwitz^  204)  sont  prob.  parents  de  skr.  çdni-Jj  m.  f. 
'projectile,  javelot,  flèche'  =  got.  hairus  v.  norr.  hjorr  v.  sax. 
hem-  (en  coinp.)  'glaive',  v'oy.  s.v.  KÉpauvoç. 

KttXavbpoç  m.'calandre',sorted'alouette(Opp.);  étym.  inconnue. 
—  Le  rapport  supposé  avec  KaXéuu  'appeler'  (p.  ex.  Prellwitz^ 
s.  V.)  est  fortuit.  —  Pour  lat.  caliandi\i)um  'coiffettc'  vny. 
Walde*  s.  v. 

KaXâcTipiç,  -loç  f. 'xiTÙJV  TrXaTVJ(Jr|.Lioç(=  lat.  laticlaviusyiïésych., 
vêtement  d'origine  égypt.,  cf.  KaXaaipieç  l'une  des  divisions  de 
la  caste  des  guerriers  en  Egypte  (Hrdt.  1181,3.  164  etc.);  mess. 
KttXâcTripiÇ  iuscr.  d'Andanie  GDL  4689  =  Michel  694  passim  a 
peut-être  conservé  la  graphie  correcte. 

hom.  KaXaO  poip,  -ottoç  f.  'bâton  recourbé,  houlette',  c.-à-d.  *KaXa- 
-upovp  <  *  FpoTT-,  cf.  poTTaXov  'massue'  pairiç  f.  baguette'  po-nr) 
f. 'inclinaison'  péTTUJ  's'incliner;  pencher  d'un  coté  (balance/', 
voy.  s.  vv.  ;  KaXa-  :  skr.  çaldli  'bâton,  aiguillon,  etc.';  voy.  s.  v. 
khXov. 

KaXétu  -ûù,  fut.  KaXe'cTuj  att.  KaXiî»,  pf.  KCKXiiKa  'appeler';  hom.  Ka- 
Xi'iTujp,  -opoç  m.  Q  577  'héraut';  poét.  ô)uo  kXiî  f.  'appel  simul- 
tané; clameur  confuse;  cris  d  exhortation';  poét.  KiKXqaKaj  'ap- 


-     398     — 

])eler'  (voy.  s.  v.)  :  lat.  cnlô  -cire  "appeler,  convoquer'  =  lett. 
lialût  'bavarder'  (mais  v.  h.  a.  halôn  holôJi  'appeler'  ail.  Diod. 
hérheiholen  'aller  chercher'  a  plutôt  le  sens  premier  de 
'tirer',  selon  Mansion  PBrB.  33,  547  sqq.;  voy.  s.  v.  KdXujç) 
omhr.  kaï-etn  carsitu  impér.  'ealato'  (voy.  Briigmann  IF. 
XVIII  532)  lat.  clâmor  'cri'  clâmô  'crier,  appeler  en  criant' 
clârus  'sonnant  clair;  renommé;  clair'  nomencldfor  classis 
(<  *qlad-fi-s  du  th.  élargi  *qe]a-d-  dans  gr.  KéXaboç,  voy.  s.  v.) 
'*appel;  conscription,  levée,  etc.',  m.  irl.  (Fick  11^  73)  cailech 
gall.  ceiliog  corn,  chelioc  'coq',  ags.  hlôican  'rugire,  boare' v.h.a. 
(Ji)l6jan  {h)luoen  m.  h.  a.  luejen  'mugir'  ags.  hUtan  'grogner' 
V.  h.  a.  Muotida  'latratus',  lit.  l^alhà  'langue'  lett.  kalada  'cris, 
-querelles,  bruit',  skr.  nsclJcalah  'coq'  ('*qui  appelle  tôt')  et  bcp 
d'autres  mots,  p.  ex.  v.  slav.  Makolû  russ.  kôlolcolû  'cloche' 
lit.  Ji-anl-alas  (dissim.  de  *l-idlal-as)  'clochette,  grelot'  etc. 
(Solmsen  PBrB.  27,  364  sq.),  i.-e.  *qaJa-,  à  côté  de  quoi  ^qeKd)- 
4ans  y. h.  a.  hel  'sonnant  clair'  ail.  mod.  heJl  'sonore,  clair,  brillant' 
(cf.  lat.  clârus),  v.  h.  a.  heUan  'retentir'  m.  h.  a.  haï  'son'  v.norr. 
/ri«7rt 'causer,  bavarder' gr.  KÉXaboç'cri,  clameur'  etc.,  '^qiejîem- 
dans  ags.  hllmman  Idymman  'résonner,  etc.'  skr.  Jcrdndafl 
'crier,  rugir' etc.  Curtius^  139.  Zupitza  Gutt.  49. 107.  118. 119 
(bibl.).  Johansson  PBrB.  14,  310  sq.  Hirt  Abl.  §261.  Fick 
IIP  83.  Walde-'  s.  vv. 

ait.  KdXn  f.  'hernie';  voy.  s.  v.  ion.  Kr|Xii. 

KttXïd  (<  *Â7/-)  f.  'hutte,  nid';  KaXiàç,  -àboç  f.  'maisonnette,  cha- 
pelle'; KaXîbiov  dim.,  sont  issus  de  R.  Â'eZ 'cacher  dans  lat.  oc- 
•cidô  =  v.  irl.  celim  'je  cache'  gall.  celu  m/sens,  v.  h.  a.  v.  sax. 
ags.  helan  'cacher';  cf.  surtout  got.  hidundi  (<  i.-e.  Hil)}ti 
pte.  fém.  d'un  prés,  à  degré  réduit)  f.  'caverne'  got.  v.h.a. 
huljan  'envelopper';  le  degré  long  dans  lat,  cêJô  'cacher'  skr. 
çrf/« 'hutte,  chambre';  voy.  s.  vv.  KaXÛTTTUJ  KéXOqpoç.  Curtius^ 
140.  FickIM86.  IP  83.  III*  80 sq.  Zupitza  Gutt.  185.  Etc.— 
Skr.  kidàt/am  'entrelacement,  nid,  boîte'  (Fick  P  527.  Brug- 
mann  Grdr.  P  456.  578.  KVG.  §  202)  paraît  devoir  être  écarté. 

ion.  att.  KaXivbéoiuai  'se  rouler';  voy.  s.  v.  KuXivbéuu. 

xâXXaiov,  ord.  pi.  -a  'crête,  —jabot,  —  plumes  de  la  queue  chez  le 
coq'.    Mot  obscur;  Stokes  BB.  23,  46,  supposant  un  *KaXcr-,  eu 


—     399     — 

rapproche  irl.  callaire  'a  court-crier'  ('<  *kaIsano-s)  et  v.  prnss. 
lutltzil  Tcelsâi  'ils  résonnent',  que  Berneker  Preiiss.  Spr.  296 
apparente  ù  gr.  KaXéuu  'appeler';  Prelhvitz  Bursians  Jaliresl). 
CVI  (1900),  p.  107.  Wl)  2.  205  veut  aussi  y  voir  le  dérivé  d'un 
nom  du  coq  fourni  par  la  R.  de  KaXéuu,  cf.  skr.  l'ahldlnld/i 
lalâvika-h  usakala-h  ('r|ï-Kavôç') 'coq',  épid.  KaXaïç  féni.  Dit- 
tenb.2  938,  1  sq.  2(J 'poule' (?). 

KdX(X)aïç  m.  'turquoise' (Plin.  HN.);  KaXàïvoç  'd'un  bleu  de  tur- 
quoise'. Etym.  obscure;  mot  prob.  étranficr  (centre  de  produc- 
tion :  la  Perse);  le  rapport  supposé  par  Be///.enl)er^'er  chez 
Fick  II*  73  et  Prelhvitz ^  205  avec  KÛXXaia  ntr.  pi.  (voy.  le 
préc.)  n'est  guère  plausible. 

KttXXiâç,  -ou,  ion.  KaXXiriç  (Hérond.)  m.,  lac.  KuXXiap'  TriGrjKOç 
Hésych.  <  kôXXoç  'beauté'  par  antiphrase;  cf.  Kretschmer 
KZ.  33,  560.  Wiener  Eranos  (1909),  p.  122. 

KâXov,  ord.  pi.  -a 'bois  sec,  bois  à  brûler' ou 'bois  pour  travailler; 
dor.  pi.  navires'  (chez  Xén.  Hell.  I,  1,  23  et  Plut.  Aie.  2S  :  èppei 
Ta  KÔXa  Kîé.,  cf.  Ar.  Lys.  1252),  cf.  att.  EûXa  pi.  m/sens;  dor. 
KdXivoç  'HûXivoç'.  KdXov  <  *KâF-eXo-v  :  Kaio)  'faire  brûler';  cf. 
les  gloses  chez  van  llcrwerden  Lex.  suppl.  416  (qui  croit  à 
l'étyni.  antique,  mais  erronée,  de  KaXîd). 

liom.  KâXôç,  att.  etc.  (voy.  van  Herwerden  Lex.  suppl.  416)  kûXôç 
'beau'  <  (béot.  MSL.  VII  448)  KaXFoç  i.-e.  *qahuos  :  skr. 
kali/a-h  'sain'  (<  i.-e.  *qal-io-s)  kalyùna-h  'beau,  agréable, 
salutaire'  (Curtius^  140),  cf.  KdXXoç  n.  (*KaXioç)  (ion.)  KaXXôvn 
f.  'beauté',  compar.  KaXXiuuv  él.  KaXXîiepoç,  KaXXuvuu  'rendre 
beau,  nettoyer',  KaXXi-  en  compos.  —  Got.  hails  'sain'  v.  slav. 
cê/w'totus,  sanus'  (Curtius  1.  cit.)  sont  parents  de  koîXu  •  tô  KaXôv 
Hésych.  —  Skr.  (Prelhvitz*  205  avec  doute)  çàru-h  'agréable' 

<  i.-e.  *qê-ru-s  :  lat.  càrufi  'cher(=  lett.  kûrs  'convoiteux' 

<  i.-e.  *qa-ro-s,  R.  qè  :  qû  'aimer,  désirer'.  —  Pour  lat.  clilnis 
[ïd  ibid)  voy.  s.  v.  KaXe'uj. 

I.  RaXirri  f.  'trot'  <  *KFaXTTâ  i.-e.  *qij/pd  :  v.  pruss  po-queJhfon 
'à  genoux'  lit.  klîipti  'trébucher,  se  mettre  à  genoux'  kli'ipnti 
's'agenouiller',  got.  -hlaiipan  v.  norr.  hlaupa  ags.  hléapan  v.h.a. 
hlaufan  'courir'  m.  h.  a.  ge-loffeu  'couru',  lett.  (Zupitza  Gutt. 
118j  kluhuriit'ho\{Qv\  i.e.R.  qijelp  quelb,hcô{è  de  quoi  qlup 


—     400     - 

qluh  "plier  les  genoux'.  Bnigmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1897^ 
p.  23  n.  1.  Grdr.  P  260.  313.  572;  voy.  aussi  Hermanu  KZ. 
41,52sq. 

KdXîTiç,  -iboç  f.,  KàXTTii  II.  f.  'cruche;  urne  cinéraire':  v.  irL 
cilormi  'urceus'  v.  gall.  cilurnn  'urnani'  bret.  kélorn  'baquet 
couvert'  g-aul.  Cllurnum  nom  de  lieu  (<  celt.  *kel[p]urnO'. 
Stokes  KZ.  30,  558.  Fick  IH  84.  Henry  Bret.  60).  —  Lat. 
calpar,  -aris  n.  'vase  à  vin'  est  un  emprunt  grec,  avec  dissiiu. 
(<  *calp-ali-),  cf.  Walde-  s,  v.;  lat.  Calpurnius  n.  pr.  est 
étrusque  (Schulze  Lat.  Eigenn.  138).  —  Skr.  (Bezzenberger- 
Fick  BB.  0,  236.  Etc.)  karpara-h  'coupe,  tesson,  crâne'  a  peut- 
être  un  r  indo-eur.,  cf.  v.  pruss.  l-erpetis  'crâne'  v.  slav.  crépu 
'tesson',  y.h.  a.  scirbi  'tesson'.  —  Scheftelovvitz  BB.  28,  149. 
29,  69  croit  que  le  groupe  entier  avec  ses  variantes  repose  sur 
un  emprunt,  cf.  assyr,  Icarp-u  karpatit^vase,  pot'(?). 

KàXuH,  -uKOç  f.,  poster,  m.  'enveloppe  d'une  fleur  ou  d'un  fruits 
balle  de  blé;  bourgeon;  calice  de  fleur' :  skr.  kalika  'bouton 
de  fleur',  puis  gr.  kùXiE,  -ikoç  f.  'coupe'  (<  "^qH-)  cfKàXXiov  cfKaXiç. 
'coupe'  Hésych.,  lat.  calix  -icis  'coupe'  ombr.  scalseto  skalçe- 
-ta  prob.  'ex  patera', skr.  kalàça  h  'pot,  cruche,  coupe'  (Vaniôck 
Lat.  Spr.^  314.  Fick  P  386).  —  Le  rapport  avec  R.  Jcel,  gr. 
KaXÛTTTUj  lat.  cêlô  etc.  'cacher'  (Vanicek.  Fick.  Mansion  Gutt. 
154.  166)  est  à  rejeter,  eu  raison  de  la  différence  des  gutturales 
autant  qu'au  point  de  vue  sémantique. 

KaXÛTTTuu  (<  *Â'//-)  'couvrir,  envelopper,  cacher';  KaXûpri  f.  'ca- 
bane, hutte';  KdXu|U)Lia  n.  'voile  de  femme;  etc.';  KaXuTTTiîp, 
-fîpoç  m.  'gaînc;  cassette;  tuile  faîtière';  KaXvjTTTpâ  f.  'voile, 
coiffe  de  femme;  couvercle  de  carquois  (Hrdt.)';  KaXu^Juu,  -oOç 
f.  KaXÙTTTuu  semble  avoir  été  influencé  dans  sa  finale  par  kpûtttiu 
'cacher';  cf.  KéXûqpoç,  -ouç  n.  'écorce,  pelure,  coquille,  etc.', 
i.-e.  R.  kel  'cacher'  dans  lat.  oaculô  cêlô  'cacher'  et  autres 
mots  cités  s.  v.  KaXîd  f.  'liutte'.  Lat.  clupeus  cUpeus  'bouclier 
rond,  d'airain',  prim.  'qui  couvre,  protège'  est  prob.  parent 
fCurtius^  539.  Persson  Wzerw.  51  n.  1.  171.  223.  Walde»  s.  v.). 

KàXx^i  f.  (inscr.  att.  aussi  xdXKii  x«^Xn-  Meisterhans-Schwy/.cr^ 
1 03  sq.)'murex  ;  pourpre  ;  — volute  du  chapiteau  ionien  (Hésych.)  ;. 
—  sorte  de  fleur  purpurine  (Alcm.;  x^Xk»!  Nie.)';  KaXxaivuj  'intr. 


—     401     - 

*avoir  le  ton  de  la  pourpre;  fig-.  être  sombre,  être  ploiiiré  dans 
des  réflexions  (àiaqpi  tivi  Eur.),  act.  méditer  (è'TTOç  Soph.;,  sou- 
haiter vivement  de  (Lyc);  pass.  être  pourpre  (Nie.)';  de  là 
KaXxn'^'JUv  XaXxribujv  XaXKribiûv,  -ôvoç  f.  ville,  boni.  KdXxaç, 
-avToç  m.  le  devin  '*aux  pensées  profondes'.  Etym.  obscure; 
mot  prob.  étranji;er.  —  On  a  supposé  un  rai)port  imprécis  avec 
KoxXoç  m.  'coquillage',  cf.  Curtius"'  152.  —  Got.  qlaggicô 
'exactenjcnt'  f^Fick  II'  116,  séparant  KaXxaivuu  'méditer'  de 
KciXxn)  se  rattache  à  v.  h.  a.  glau  'habile,  perspicace,  soigneux' 
(jluoan  'briller',  i.-e.  K.  ghlôu,  cf.  gr.  x^iJupôç  'verdâtre,  clair'; 
—  irl.  glicc  'sapiens'  (id  ibid)  semble  isolé. 

att.  KÛXujç,  -u)  (inscr.  att.  aussi  KotXoç,  pi.  KdXoi;  ace.  pi.  kûXuuç 
employé  en  fonction  de  nom.  pi.  Meisterlians-Schwyzer"'  128), 
hom.  Hrdt.  KdXoç,  hellénist.  pi.  KOtXiueç  KaXujai  KàXuuaç  m.  'câble' 
])Our  mano'uvrcr  les  voiles,  —  pour  sonder,  —  pour  haler; 
att.  KaXdibiov  dim.  'petite  corde'.  A  été  ord.  rapproché  de 
KàXa6oç  'corbeille  (tressée)'  kXlOGuj  'tisser'  en  tant  que  'corde 
tressée'  (p.  ex.  Persson  Wzerw.  oO.  llirt  Abl.  §266.  Prellwitz^ 
229),  mais  le  rapport  KdXuuç  :  v.  h.  a.  halôn  'tirer  (Notker)'  v.  sax. 
halôn  'tirer,  entraîner'  néerl.  halen  (>  fr.  haler)  m.  h.  a.  hobi 
m.  angl,  hâlien  'tirer',  R.  kal  'tirer'  (Mansion  PBrB.  33, 547  sqq., 
spéc.  569  sq.)  semble  plausible;  cf.  pour  le  sens  v.  norr.  taug 
'câble' :  got.  tinhan  v.  h.a.  ziohan  'tirer',  i.e.  R.  deulx  (voy. 
s.  V.  baibûcTffeaeai  p.  161). 

Kà)Lia£  f.  et  m.  'perche,  bâton;  échalas;  bois  d'une  pique,  etc.':  skr. 
<;dmi/a  f.  (<  *kom-)  'cheville,  étai  (du  joug)'  zd  simd-  (<  *Âv/y/-) 
pers.  mod.  (Horn  Npers.  Et.  168)  slm  'collier  (de  cheval)',  arm. 
(Bugge  KZ.  32,  24.  Hiibschraann  Arm.  Gr.  I  488)  samikk 
pi.  'deux  bois  passant  par  les  deux  trous  du  joug',  v.  h.  a.  (Lager- 
crantz  KZ.  34,  396  sqq.  Torp  chez  Fick  III'  74.  Falk-Torp 
EW.  376)  Jiamo  (<  germ.  connu,  '^/kiuki-  i.-e.  *k-omo-,  avec 
passage  dans  la  flexion  des  th.  en-  n-i  'éi)uisettc'  ail.  mod.  hamen 
'truble'  m.  h.  a.  haniel  'perche,  huche'  suéd.  dan.  hamniel 
(<  *hamula-z)  norv.  humtd  (<  v.  norr.  *honmîl)  'palonnier'. 

K  a  )i  d  p  â,  ion.  (Hrdt.)  Ka^dpr)  f .  'voûte  ;  chambre  voûtée  ;  ciel  de  lit  ; 
chariot  couvert;  etc.';  cf.  hom.  Hrdt.  etc.  Kd|alvoç  f. 'four,  four- 
neau' (d'où  Kttiaivùj  Ypnûç  o  27  'vieille  femme  travaillant  à  un 

20 


—     402     - 

fourneau')  K|ué\e9pov  EM.  'plafond,  toit,  maison'  (prob.  dissim. 
de  *K)U€pe9pov.  Grammont  Dissim.  43):lat.  camur(us)  'courbé, 
voûté'  (dial.;  cf.  Ernout  El.  dial.  134  sq.),  caméras 'obtortus' 
Nonius,  cumera  cîDnerus'corheïUe  où  l'on  conserve  le  blé',  skr. 
hmàrati  gramm.  'être  courbé'  zd  Tcamarâ  f.  'ceinture'  (mais 
zd  kamdr^âa-  'tête,  ital.  testaccia'  est  à  écarter.  Bartholomae 
Airan.  Wb.  440),  got.  himins  v.norr.  Tiimenn  ags.  heofon  'ciel' 
V.  h.  a.  V.  sax.  Mmil  (par  changement  de  suff.,  cf.  Noreen  Ab- 
riss  142.  Grammont  Dissim.  127.  Falk-Torp  EW.  404;  'ciel', 
prim.  'voûte'  (v.  h.  a.  himil  aussi  'plafond',  cf.  ail.  mod.  himmeJ- 
beft  'lit  à  ciel,  lit  en  pavillon'  néerl.  hemel  'dais,  baldaquin'). 
Curtius^  140  sq.  Fick  P  23.  283.  Bersu  Gutt.  170.  Zupitza 
Gutt.  182  (bibl.).  Torp  chez  Fick  IIP  73sq.  Walde^  120  (bibl.). 
Lat.  caméra  camara  caminus  sont  des  emprunts  grecs.  —  Lat. 
vulg.  camisia  'chemise',  v.  norr.  haynr  'vêtement,  peau,  forme' 
ags.  hama  'vêtement'  v.  h.  a.  hemidi  'chemise',  skr.  çàmulyàm 
'chemise  de  laine'  (p.  ex.  Zupitza  1.  cit.  Feist  EW.  3  s.  v.  got. 
af-hamôn  'se  dévêtir')  forment  un  autre  groupe  (R.  kam)  ^). 

Kaiuapoç  m.  'pied  d'alouette,  dauphinelle,  Delphinium'  (Diosc.)  : 
skr.  kamala-m  'lotus',  v.  h.a.  hemera  (<  germ.  comm.  */m- 
mirô  f.)  'ellébore',  lit.  ketnerai  pi.  'origan'  russ.  cemerica 
'ellébore',  p.  ex.  Fick  P  383.  IIP  74  (le  mot  doit  être  distingué 
de  KÔ)Liapoç  'arbousier',  voy.  s.  v.);  cf.  aussi  Kd)H|uopov  (var. 
Kdi|U|uapov)  'aconit'  (Hipp.  Gai.  Nie.  Diosc.) 

Kâ|ur|Xoç  m.  et  f,  'chameau'  (depuis  Hrdt.),  emprunt  sém.,  cf. 
hébr.  çjâmâl  (arab.  garni)  'chameau',  cf.  rau^âiuriXa  c.-à-d. 
KttiLiriXou  oÎKOç  Strab.  XVI  737;  le  rapport  des  voyelles  est 
obscur,  cf.  Kretschmer  KZ.  31,  287;  ri  est  prob.  ion.;  àKdiuaXa 
et  Y«MdX  chez  Hésych.  sont  des  emprunts  de  bcp  postérieurs. 

Kà|nîXoç  m.  'câble  d'ancre'  scol.  Ar.  Guêp.  1030,  cf.  Suid.  :  Kâ- 

1)  Faut-il  faire  fond  sur  le  dire  d'Oribase  IV  532  Buss.-Dar., 
que  Kaiaâpô  '*bAtiinent  solide'  •<  earieii  KÔiuapa  'solide,  sûr'  (KCtjuapa 
XéYÉTai  TÔ  àoqpaXJi)?  Solmsen  BPhW.  1906,  col.  852  sq.  le  pense  et  tient 
ion.  Kaf-iâpn  pour  un  emprunt  carien;  c'est  pourtant  l'idée  de  'voûte' 
qui  domine  dans  les  exemples  invoqués  par  lui,  plus  que  l'idée  de 
'refuge';  ceci  n'exclut  pas  le  droit  de  voir  dans  Ka|uàpâ,  port  de  Latos 
en  Crète,  un  établissement  carien  avec  le  sens  premier  de  'refuge, 
abri';  il  a  pu  y  avoir  une  rencontre  fortuite. 


-     403     - 

)iii\oç  bè  TÔ  TTttxù  CTxoiviov;  emprunt  sém.,  cf.  arab.  gamal  'gros 
câble  (le  navire'.  Lewy  Frenidw.  154  \i. 

hom.  Hrdt.  etc.  Kdiuivoç  f.  'four,  fourneau';  voy.  s. v.  Ka)iâpâ.  — 
L'avis  de  Hirt  Abl.  §  687  (:  v.slav.  lamy  lit.  al^mu  'pierre'  gr. 
dK)Liujv  'enclume'  v.  h.  a.  hamar  '*pierre;  marteau',  base  i.-e. 
aqamOn  'pierre')  n'est  pas  plausible. 

Kâ)a)napoç  m.  (l^pich.  fr.  6U.  Sopbr.  fr.  26.  Rhianos  fr.  18  K.), 
Ka|i|uapiç,  -iboç  f.  (Gai.)  sorte  de  crevette,  prol).  'Xica  edulis 
Risso',  cf.  (dor.)  Kainudpuuç  (Kaiiôtpouç  ms.)  •  tùç  èpu6pàç  Kapibaç 
('crevettes')  :  v.  norr.  humarr  'homard'.  On  a  rattaché  ces  mots 
à  la  R.  de  gr.  Kaudpâ  lat.  r(imnr{ns)  et  interprété '^animal  cou- 
vert d'une  voûte'  \*qinn-)  ou  à  la  R.  de  skr.  çami  'fruit  à  gousse', 
ags.  hanta  'vêtement'  gaul.-lat.  caniisia  v.h.a.  hemidi  'chemise', 
soit'*animal  couvert'  {*kam-),  p.  ex.  Fick  P383.  IlI'Oô.  Falk- 
Torp  EW.  429(?).  —  La  parenté  de  skr.  kamàfhah  'tortue' 
(moy.  skr.,  <  *l:amar-tha-/j)  est  douteuse,  cf.  Ulilenbeck  Ai. 
iSpr.  43.  —  L'étyni.  sém.  de  Lewy  Fremdw.  17  sq.  ne  s'impose 
pas.  —  Lat.  cattunarus  'crevette'  est  un  emi)runt  grec. 

Kâ|U|aapov  'aconit'.  Voy.  s.  v.  KÛinapoç. 

hom.  (Od.)  Kâ|Li|aopoç  'infortuné'  <  *KaT-)aopoç,  formation  plus 
récente  que  Kdaiaopoç'  bûainvoç  Hésych.  <  "'KaT-criaopoç  R. 
smer,  voy.  s.  vv.  iiiuopiç  et  iiiepoç. 

Kd|Livuj  (<  *Â;»wn-),  fut.  Ka|LioO|jai,  aor.  CKainov,  pf.  KeKjaiiKa  dor. 
K6K)LiâKa  (Théocr.)  ptc.  ép.  KeK|uri[F|djç  'travailler,  se  fatiguer; 
être  souffrant;  trans.  fabriquer';  boni.  o\  KajuôvTeç,  cf.  att.  oi 
KeKiniiKOTeç  'les  morts',  litt.  'ceux  qui  ont  fait  leur  œuvre',  cf.  lat. 
dèfunctt;  Kd)aaT0ç  m. 'travail  pénible,  effort;  peine';  Kjarifôç 
Hésych.  dor.  KjLiâToç  (<  '^kintô-s)  'travaillé',  hom.  TToXû-KunToç 
'qui  coûte  bcp  de  peine';  poét.  à-K|uriç,  -»îtoç  d-Kd)aaç,  avTOç  'non 
fatigué,  frais'  :  skr.  mmnitè  (<  *kmn-)  ciimati  çami/ati  'se 
donner  de  la  peine'  çami-tàh  'apprêté,  préparé',  v.  irl.  ciiina 
bret.  mod.   ka/'ir  'deuil'  (<  celt.  Hama-vo-.    Fick  11'  ()9  S(j. 


1)  Il  n'y  rt  pas  lieu  de  croire  que  le  mot  doit  ^oii  oriyine  au 
passag-e  connu  du  N.  T.  Matth.  XIX  24:  KÔian^^ov  b\à  TpuTn'moTOç  ^a- 
<piboç  .  .  .,  où  certains  ont  proposé  le  sens  de  'câble'  comme  mieux 
approprié;  cf.  Matth.  XXIII  24:  ô6iiT<JÎ  TuqpXoi,  ci  biOXiZIovTeç  tov  kû)- 
viunu,  Ti'iv  bt  KdjuiiXov  KUTaTTivovTec;. 


—     404     — 

Henry  Bret.  53),  v.  noir,  hamask  'se  démener,  se  fatiguer',  peut- 
être  v.  slav.  (Meillet  Études  43)  sûméti'-xo\\xù.\'' ;  i.-e.  *Jcema-'^). 
Fick  P  43.  422.    Hirt  HB.  24,  233.    Uhlenbeck  Ai.  Spr.  303. 

—  Gr.  KÔJiua  n.  'sommeil',  skr.  qdmyati  'se  reposer'  (Uhlenbeck 
op.  cit.  308)  forment  un  autre  groupe.  —  Le  rapport  KainôvTeç 
:  Kaivuu  'tuer'  (Brugmann  Grdr.  P  358)  s'efface  devant  la  pos- 
sibilité d'un  *ç'U>]m'ô,  voy.  s.  v.  p.  392. 

Kd)Li7Tri  f.  'chenille'  (Hpc.  Arstt.):  véd.  kapanà  'ver,  chenille' 
(Curtius''  141).  —  Le  rapport  supposé  avec  R.  qamp  'fléchir, 
courber'  (sens  prim.  '*qui  se  pelotonne  sur  soi-même'  ou  'qui 
ondule',  p.  ex.  Fick  P  519.  Zupitza  Gutt.  108.  Hirt  BB.  24, 
2G6)  n'est  peut-être  qu'illusoire  (Curtius  1.  cit.  L.  Meyer  II  340). 

—  Lett.  kape  'chenille  du  chou'  kâpars  kâpurs  'larve'  (Fick 
P376)  est  rattaché  par  Prellwitz^  206  à  lett.  kclpt  lit.  kôpti 
'monter,  grimper'. 

KajUTTri  f.  'courbe,  sinuosité,  flexion';  Kd)aTTTUJ 'plier,  faire  fléchir': 
KttiuTrùXoç  'courbé',  r\  KaiUTiùXri  'bâton  recourbé';  KaiuTiirip,  -fjpoç 
m.  'courbure;  borne  de  l'hippodrome';  Kaiaipiç,  -euuç  f.  'courbure; 
cambrure';  Kaiuipov  KajUTTÙXov  Hésych.  :  lat.  campus  'champ; 
prim.  inflexion,  affaissement,  dépression'  (comme  lit.  Jankà 
'vallée,  prairie'  :  lefikti  'fléchir')  =  lit.  kampas  'angle,  région', 
peut-être  skr.  kâmpatè  'trembler',  si  le  sens  prim.  fut  'fléchir' 
(Fick  H'  52.  P  377),  lit.  kiimpti  'se  courber' A^m^as  'courbé', 
ûu\  kumpa-h  gramm.  'paralysé  de  la  main',  got.  haïufs  '*dé- 
formé;  mutilé'  v.  sax.  /iâ/'v.  h.  a.  7irty>A/"rabougri,  estropié'  (Zu- 
pitza Gutt.  108  bibl.  Fick  HP  74  sq.  Solmsen  Beitr.  1  210  n.  1. 
Feist  EW.  128),  peut-être  pol.  kqpa  'île  fluviale'  (Stokes  IF. 
II 1 73),  skr. kapafam  {a  < m) 'tromperie, supercherie',  prim. 'dé- 
tour' (Uhlenbeck  Ai.  Spr.  42),  i.-e.  R.  qamp,  prob.  élargissement 
de  '''qam-  dans  gr.  Ka|uâpâ  lat.  camitr{ns),  voy.  s.  v.  et  Walde^ 
119  sq.  —  Une  forme  accessoire  *qamh-  dans  gaul.  Camho- 
dûmim'*\e  coteau  courbe'  etc.  v.irl.  camm  gall.  etc.  cam  'courbe, 
adj.',  prob.  aussi  gaul.-lat.  cam7>iàr^ 'échanger' (Fick  IP  78  sq. 


1)  V.  h.  a.  muocli  'fatigué'  (avec  chute  prégerm.  de  A:-,  p.  ex. 
encore  Hirt  Abl.  §  337)  est  parent  de  gr.  luôiXoç  \x<ùaQa\  etc.,  cf.  p.  ex. 
Ivluge'  321.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  303.  Got.  Spr.2  3.  Torp  chez  Fick 
IIP  322.   Feist  EW.  5. 


—     405     - 

Henry  liret.  51).  —  Gr.  kiittoç  "jardin'  (Fick  IP  52.  Stokes 
1.  cit.  Prellwitz-  221),  puis  skr.  cûpa-  m.  n.  'arc'  (Fick  l'oTT. 
ULlenbeck  Ai.  Spr.  90.  Prellwitz ^  207)  sont  à  écarter. 

KavàacTuj  (bia-  et-  èK-  sont  attestés,  mais  le  prés,  n'apparaît  nulle 
part),  ptc.  aor.  KavdEaç  Hésyeh.  Verser  avec  bruit':  Kavaxn 
f.  'bruit  retentissant';  Lom.  Kavaxéiu  hom.  Hsd.  KavaxîZ^ui  'ré- 
sonner' :  lat.  cano  'chanter'  =  ombr.  kan  etu  'canito'  =  v.  irl. 
canim  'je  chante'  g^ali.  cami  bret.  kana  'chanter'  m.  irl.  cêtal 
^all.  rathl  'chaut'  bret.  keiitel  'leçon' (<  celt.  *kan-tlâ  ou  *kan- 
-flo:  Fick  11^  69.  Henry  Bret.  52.  62),  got.  hana  v.  h.  a.  Jmno 
'coq'  (indi(|ucnt  un  germ.  *ha7i(in 'cha.n\er%  cf.  lit.  (jaidfjs  'coq': 
gêdu  'je  chante'  et  gr.  i^ï  Kavôç  '*le  chante-tOt,  coq'  p.  .'il 6; 
V.  h.  a.  henna  'poule'  huon  'coq,  poule'  (cf.,  présentant  le  même 
degré,  lat.  cicônia  prénest.  cônla  'cigogne'),  peut-être  skr. 
kaTdkanl  'ornement  avec  grelot'  kaidkana-  m.  et  n.  'cercle,  or- 
nement en  forme  d'anneau  (*cliquetant?  ou  onomatopée?  ou 
apparenté  à  gr.  KoïKaXa  pi.,  lat.cmgrô?/.  Cf.  Curtius''  141.  Fick 
I^  376.  H'  69  sq.  Zupitza  Gutt.  108  sq.  (bibl.).  WaUle^'s.  v. 

Kàvbapoç"  âvGpaE  Ilésych.  :  skr.  caiid-,  (;cand-  'luire"  candrd-h 
'himineux,  brillant;  subst.  lune'  candana-h  -m  'bois  de  santal' 
(d'où  arab.  zandal,  gr.  (JâviaXov),  alb.  guèg.  hqne  tosq.  Tieuf 
'lune'  {<*skandn(h  G.  Meyer  Alb.  Spr.  151.  Alb.  Stud.  11159}, 
lat.crtnrfeô'rcsplcndir.brillor' *c«wrf(5 -ère 'enflammer' dans  r/(•ce;^- 
dO  hirendù  c((ndidus'd' un  blanc  brillant',  gnW.canyï  bret.  kann 
'blanc,  brillant"  gaul.  ( '(info-  dans  Canfo-henii-ÙK-s'^hln  p(»inte 
blanclie"  (montagne  du  Cantal),  celt.  *kand-o-,  puis  irl.  vondud 
gall.  cf/nnud  bret.  keûneûd  'bois  à  brûler'  (<  celt.  "^kond-uto- 
'cond)ustible'.  Fick  H'  90.  Henry  Bret.  53.65),  i.-e.R.  {siqend 
'luire,  s'allumer';  gr.  -av-  alb.  lat.  celt.  -an-  ont  sans  doute  la 
môme  origine,  ce  qui  exclut  i.-e.  n  admis  par  Brugmann  Grdr. 
P  421  pour  alb.  hqnf  et  lat.  candeô.  Cf.  Curtius-'  522.  Vanicek 
Lat.  Spr.^  309.  Walde^  s.  v.  —  Arni.  ^Bugge  KZ.  32,  57  i  santf 
santh  'étincelle,  éclair,  fer  rouge",  gr.  (Vanicek  1.  cit.  Prell- 
wit/ -  2<)7)  Kobojiuî  f.  'femme  qui  rôtit  l'orge"  sont  à  écarter. 

Kdv0apoç  m.  'escarbot,  scarabée";  par  analogie  de  f()rme:'coupe 
à  deux  anses;  —  un  poisson  de  mer":  KavOapiç,  -iboç  f.  'scara- 
bée; —  cantharide;   —   un   poisson".   Pas  de  correspondant 


-     406    — 

connu.  Y  a-t-il  un  rapport  avec  R.  qanth  et  KavGoç  ni.  'cour- 
bure' Kav0iLbr|ç  'courbe,  adj.'? 

KavBoç  m.  'coin  de  l'œil  (Arstt.),  poét.  œil  (Call.  0pp. )'  :  v.  slav. 
JxoM  'coin',  i.-e.  R.  qanfh ,  élargissement  de  '^qam-  dans  gi\ 
Kttiudpà  lat.  camnr{ufi)\  cf.  s.  v.  Ka^Tiri  et,  pour  la  filière  séman- 
tique, lit.  Jcampas  'angle';  le  sens  prim.  est  'fléchissement,  cour- 
bure', cf.  KavGuubriç  'courbe,  recourbé'  (Call.).  —  L'analyse  de 
Brugmann  Grdr.  1-  357.  513.  583  (slav.  comm.  *lqptû  :  lit. 
kcmipas)  n'est  guère  plausible.  —  Got.  handus  '*raain  courbée  > 
main'  (  !  Mikkola  IF.  XXHI  122)  n'est  pas  vraisemblable.  — 
Gr.  KavGoç  au  sens  de 'cercle  de  fer  entourant  une  roue,  jante' 
n'est  attesté  que  par  le  scol.  de  £  724  et  l'EM.,  et  doit  être 
le  lat.  cant{h)us  m/sens,  mot  africain  ou  espagnol  selon  Quiu- 
tilien  Inst.  or.  I  5,  7-8,  lequel  aurait  donné  au  gall.  canf  au  bret. 
kant  'cercle,  van,  tamis';  voy.  Walde^  s.  v. ^). 

KavGùXri  f.'tumeur,  àvoibricriç  Hésych.'(Esch.  fr.216  D.;  k-  désa- 
spiré  pour  x-)  :  got.  gunds  m.  'chancre,  Y^TYPCiiva'  ags.  jund 
V.  norr.  gmid  v.  h.  a.  gunt  gund  'pus,  abcès  purulent'.  Holt- 
hausen  KZ.  28,  282.  —  Sur  zd  gunda-  'boule  de  pâte',  que 
Trautmann  Ztschr.  f.  dtsch.  Wortf.  VII  268  apparente  aux  mots 
german.  (!),  voy.  Bartholomae  IF.  IX  282.  Airan.  Wb.  525. 

Kavôuuv,  -ujvoç  m.  'âne,  bête  de  somme';  KavBrjXioç  m.  'âne  de 
charge';  KavBriXm  n.  pi.  'paniers  suspendus  au  bât';  KavGiai  f.  pi. 
'grandes  corbeilles'.  Etym.  obscure;  deux  hypothèses  chez 
Prellw.2  207,  dont  l'une  (:  Kav66ç  'jante')  est  sûrement  erronée-) 

Kàvva  f.  'roseau,  Kà\a|uoç  Poil.,  Arundo  donax  L.,  pi.  (Crat.) 
nattes  de  roseaux;  (Ar.  Guêp.  394)  clôtures  de  roseaux' (lat. 
canna  est  emprunté)  remonte  par  l'intermédiaire  de  babyl.- 
assyr.  kanû  à  sumér.-accad.  gin  'roseau'.   Schrader  chez  Hehn 

1)  De  lat.  cantus  'cercle'  sont  issus  ital.  cantone  >>  fr.  canton 
(cf.  pour  le  sens  ail.  kreis  'district')  et  fr.  chant,  nornianno-picard 
cant,  dans  poser  de  chant  une  meule,  une  médaille,  puis  une  brique, 
un  livre,  que  l'on  écrit  à  tort  champ. 

2)  Lat.  cantêvius  "rosse'  n'est  pas  nécessairetnent  un  emprunt 
grec,  comme  le  veutWalde^  s.  v.;  ces  termes  étrangers  ont  pu  être 
empruntés  indépendamment  par  le  grec  et  le  latin.  —  KdvBuuv,  à  côté 
de  KavGqXioç,  rappelle  lat.  cahô  gl.  à  côte  de  caballus,  cf.  s.  v  ko- 
pdWiK  p    388  scj. 


-     407     — 

Kulturpfl.''  301.  De  lu  liom.  etc.  KÛveiov  KÛveov  att.  KavoOv 
'corbeille'  (att.  Kavii-cpopoç),  Kdvaaipov  Hésyeli.  Kâviatpov  Atli. 
m/sens,  Kavaôpov  'chariot  à  banne  (Xcn.j',  Kâv(v)r|ç,  -nTOç  m. 
'couvercle  ou  natte  de  jonc  (Cratès  chez  Poil.  Plut.  Sol.  21)', 
Kavvr|T0-TT0i6ç  'vannier  (Hipponax  chez  Poil./,  Kciviv  a^oç  m. 
'mannequin;  représentation  du  squelette  (Arstt.)",  Kavuijv,  -ôvoç 
ni.  'tige  (le  roseau,  d'où  pi.  hoiii.  poignée  de  bouclier;  tige  d'une 
({uenouille;  règle,  etc.;  tig.  règle,  modèle,  principe',  KavoviZluj 
'régler;  soumettre  à  une  règle'. 

KÔwapiç,  -eoiç  ion.  -loç  (aussi  th.  Kawa^ib-)  f.  (Hrdt.  etc.  i  kcxv- 
va^oç  m.  fStratt.)  'chanvre'  {\a.t.ca7in(ihis  est  un  emprunt  grec. 
Saalfeld  Tens.  it.-gr.  225);  mot  emprunté;  cf.  skr.  f;rtwf/-A 'une 
espèce  de  chanvre'  ossète  srni  'vin  (prim.  boisson  enivrante  tirée 
du  chènevis)';  Schrader  chez  Hehn  Kulturpfl."  188  sq.  et  RL. 
s.  v.  Ilanf  p.  330  sqq.  croit  trouver  les  primitifs  dans  le  tchéré- 
misse  Ixene  kii'ie  'chanvre'  et  le  ziryano-votyaque  pis  pus  'chan- 
vre, ortie';  les  emprunts  ags.  hœnep  v.  norr.  hampr  v.  h.  a.  ha- 
naf  'chanvre';  v.  slav.  Ixonoplja  (d'où  lit.  l^anàpès  v.  pruss.  l-na- 
^ios) 'chanvre',  contiennent  encore  des  inconnues;  voy.  Walde^ 
s.v.  (bibl.). 

KaTTÉTiç,  -loç  f.  'mesure  de  capacité,  xoîviS';  Kâmi  f.  'crèche, 
mangeoire';  KaTrdvn  f. 'crèche;  thess.  caisse  de  voiture' :  skr. 
lapati  'deux  poignées',  pers.  KaTriBn  'bùo  xoiviKeç  (Xén.  Anab. 
I  5,  6),  lat.  capulus  'poignée  ou  garde  (d'une  épée)'  et  'cercueil' 
capsa  'coffre,  caisse'  capsus  'coffre,  caisse  de  carrosse;  cage 
d'animaux'  (gr.  Kaiya  Phot,  Suid.  Kâ|LH|ja  llésych.  Ka)ai|;iov  H, 
sont  des  emprunts  latins),  lett.  kapét  'amasser,  accumuler' 
kapole  'monceau  de  blé'  Jcapa  'niinot  (de  blé)'  kaps  'pot  (mesure 
de  grains)',  i.-e.  R.  qap  'contenir',  identique  avec  *qap-  'prendre, 
saisir',  cf.  lat.  capiô  capâx  capis  'coupe  à  anse'  rapëdô  -'mis 
'coupe  de  sacrifice  munie  d'une  anse'  capula  'petite  cnupe  à 
ause'  caput  'tête';  cf.  Prellwitz-  208.  Trautmann  BB.  29,  309. 
Solmseii  Beitr.  I  198.  Walde-  s.  vv.  et  voy.  s.  v.  KdTTTUj.  —  Pour 
gr.  KdTT6T0ç  voy.  le  suiv. 

hom.  etc.  KârreToç  f.  'creux,  enfoncement;  fosse,  fossé;  tombe'. 
Voy.  s.  V.  (TKaTTÊToç,  R.  {fi)qàp.  —  N'appartient  pas,  malgré 


—     408     - 

Prellvvilz-  208,  au  gToiipc  kûttii  f.  'crèclie'  lat.  capsa  'coffre'; 
voy.  le  préc. 

KàrrriXoç  m.  'détaillant,  revendeur,  brocanteur;  cabaretier;  — 
adj.  de  brocanteur;  frauduleux';  KarrriXiç,  iboç,  (ou  Kârr-;  f. 
'eabaretière';  KairTiXeiâ  f.  'commerce  de  détail  (vin  et  épicerie)'; 
KttTTriXeiJuj  'être  brocanteur:  trans.  brocanter,  trafiquer  de'. 
Selon  Prellwitz-  208  dérivés  d'un  KciTTri  f.  '*petit  morceau'  (cf. 
KaTiri  bè  fi  Tpoqprj  Hésych.  s.  v.  KâmiXoç;,  cf.  KàîTriTOv  'fourrage' 
(d'où  lat.  tardif  capitum),  lett.  kapaini  'paille  hachée',  R.  qap 
dans  lit.  kapéti  lett.  kapât  'hacher'  lit.  kaplgs  lett.  lapîis 
'hache'.  —  Lat.  caupô  côpô  -ônis  'cabaretier,  aubergiste'  côpa 
cûpa  'cabaretière,  serveuse'  (Curtius^  142.  Thurneysen  KZ. 
28,  157),  d'orig-ine  incertaine,  sont  à  écarter;  cf.  Walde^  s.  v. 
caupô.  —  Selon  Ernout  El.  dial.  143  KairriXoç  et  caupô  seraient 
tout  au  plus  deux  emprunts  indépendants  faits  à  une  langue 
méditerr.  non  indo-eur. 

KaTTVÔç  m.  'vapeur,  fumée';  Kairviàuj  -uj  'enfumer;  intr.  fumer': 
KaTTviluj  'faire  de  la  fumée  ;  enfumer;  intr.  être  enfumé';  KafTVÔLu 
■Où  'produire  de  la  fumée';  KOtTTvri  f.  'cheminée'  (forme  abrégée 
pour  ion.  Kairvo  bÔKrj  att.  -bôxil  f.  Prellwitz^  208);  hom.  àîro- 
KaiTiJUJ  'exhaler';  Kairupôç  'séché'  (voy.  s.  v.);  cf.  Kàiroç*  vpuxt'l. 
TTveûjua  Hésych.,  Kanuç"  TTveû)aa  H.;  hom.  ptc.  pf.  ace.  sg. 
KEKaqprioTa  'expirant'  (voy.  Schulze  Qu.  ep.  249),  cf.  KÉKriqpe' 
xéGvriKe  H.  Ka-nvoç  en  tant  que  *KFaTTVôç  i.-e.  ^quap-nô-s  :  lat. 
vapor  'fumée'  vapidus  'éventé'  rappa  'vin  éventé'  ^),  got.  af- 
■hapjan  'étouffer  qc,  éteindre'  af-hapnan  's'éteindre'  (i.-e. 
^qudb-  à  côté  de  *qîiàp-)  m.  h.  a.  vericepfen  's'éventer  (vin/, 
lit.  li-àpas  'souffle,  exhalaison,  parfum'  kvepik  -éti  'sentir 
(bon)'  Jccépiù  Jtvèpti  'exhaler'  lett.  kwépét  'enfumer'  kûpét 
'fumer'  tehèq.  (cf.  Iljinsky  Archiv  f.  slav.  Philol.  29,  162  sqq.) 
kop  russ.  dial.  kopû  {<  *qu^po-)  'fumée'  lit.  kûpiitl 'respirer 
péniblement'  v.  slav.  kijpèti  'bouillir'  (Curtius^  142.  Wiede- 
niann  IF.  I  257  sqq.  J.  Schmidt  KZ.  32,  405.  406.  Plur.  204. 

1)  lu^X.vapor  a  été  souvent  détaché  de  ce  groupe  et  rapproché, 
à  tort,  senible-t-il,  de  v.  norr.  vafra  m.  h.  a.  icahern  'se  mouvoir  de 
ci  de  1;\';  bibl.  chez  Lidén  Arni.  St.  124  n.  2  (anu.  khami  'vent' 
<i\.-e.'*qn^pm-iio-,  d'un  *qii9p-mo-?) 


—     409     - 

Zupitza  Gntt.  55.  Hiit  Abl.  §  178),  puis  lat.  ciqno  '*être  eu 
effervescence  (cf.  cupere  alicul  's'intéresser  vivement  à  qu.'.); 
désirer'  ombr.  Cuhrar  'Bonae'  sab.  cuprum  'bonum'  (c.-à-d. 
'désiré,  désirable',  cf.  von  Planta  I  122),  skr.  A7/^j,?/«// 'bouil- 
lonner, s'emporter  de  colère'  (Osthoff  MU.  IV  33.  Perf.  ôau 
bibl.),  i.-e.  '^quêp-  :  ^qeuêp-  'bouillonner;  se  dit  aussi  de  matières 
qui  fermentent';  pour  la  question  de  l'initiale  voy.  aussi  Her- 
mann  KZ.  41,  r)2sqq. 

KaTTTTa  emprunt  phénicien,  cf.  hébreu  kap. 

KÛTTTTapiç,  -eujç  f.  'câprier,  Capparis  spinosa  L.;  câpre'.  Ktym. 
inconnue;  mot  exotique.  Origine  :  les  pays  à  loricnt  de  la 
Méditerranée.  —  Lat.  capparia  est  naturellement  emprunté,  cf. 
Saalfeld  Tens.  it.-gr.  230. 

Kâirpoç  m.  'sanglier'  (Kairpa"  aï£.  Tupprjvoi  Hésych.  n'est  autre 
que  le  mot  latin)  =  lat.  caper  -prï  'bouc'  capra  'chèvre'  =  ombr. 
kabru  kaprum  'caprunf  icahriner  g-én.  sg. 'caprini'j,  v.  norr. 
hafr  ags.  hœfer  'bouc'  ull.  iiiod.  haherbock  -geiss  'bécassine'  ') 
(Curtius"'  142),  gall.  caer  iicrch  'chevreuil',  cf.  aussi  v.irl.  caera, 
gén.caerach  'mouton'  (^Fick  II'  G4;  celt.  *La[p]e)'o-Vxa[p]ei'ak-), 
i.-e.  *qapro-N,  qui  a  pu  ne  désigner  que  le  mâle,  lat.  féni.  capra 
étant  ultérieur;  cf.  skr.  kâprt  'pénis'  (Foy  IF.  VIII  295  sqq. i  — 
Pers.  mod.  vapis  'bouc  d'un  an'  (Uhlenbeck  PlirB.  19,  330) 
a  été  apparenté  à  v.  sax.  slàp  v.  h.  a.  scàf  'mouton',  i.-e. 
^sqèp'  *sqeb-  (Walde'^  125  bilil.),  mais  ne  se  prête  guère  à  un 
rapprochement,  p  intcrvocaliipic  donnant  pers.  -b-. —  Arm.  hau- 
)'(iii  'troupeau',  où  Pederscn  KZ.  39,  350.  387  voyait  haur-  : 
lat.  caper  etc.,  est  pour  Lidén  Arm.  8t.  26  parent  de  skr.  pàti 
'garder"  lat.  pa.scô  'faire  paître'  gr.  ttûju  etc.,  cf.  zd  pâlira- 
vaut-  'qui  assure  la  protection'.  —  De  là  Kàripaiva  f.  'laie,  truie; 
femme  débauchée';  KaTipâv'être  en  rut';  KaTrpiluu'être  débauché'. 

KÛTTTiu  'happer  avidement,  avaler  gloutonnement';  hom.  kûtth  f. 
ord.  ])1.  'crèche,  mangeoire':  kuûttit  f.  'poignée,  manche,  etc.' 
(  voy.s.  v.)  :  \at. capio  prendre'  —  got.  lia/jan  v.  h.  a.  Jie/'fen  ags. 
hebban  v.norr.  hcfla  ixW.heben  'soulever',  lat.  capulus  'manche', 
V.  h.a.  habii  ail.  luindhahe  'poignée'  etc.  (voy.  s.  v.  KaTréiiç), 


1)  L'oiseau  pousse  un  clieviotoinciit  au  temps  des  amours. 


—     410     - 

lat.  captus  'pris'  =  v.  iil.  cacht  'servante'  gall.  caeth  corn,  caid 
'captivus,  servus'  gaul.  Mani-captos  (Fick  II*  65)  got.  hafts 
V.  b.  a.  haft  'captivus'  haff  'lien,  chaîne',  skr.  (Pedersen  KZ. 
36,  77)  Jcapafl  'deux  poignées',  m.  irl.  câin  'tribut'  (<  celt.  *Ayz/> 
iii-  i.-e.  *qôpni-.  Stokes  KZ.  37,  255),  lett.  kampju  Icampt 
'saisir'  lit.  kûpà  'rançon  du  bétail  engagé';  lett.  Tiepjn  'je  saisis' 
(Fick  I^  387.  IP  65.  Bechtel  Hptprobl.  246;  cf.  aussi  Bartho- 
lomae  IF.  III  44  n.  1)  est  influencé  dans  son  vocalisme  par  une 
forme  à  degré  è  comme  lat.  cêp2;i.-e.*^è^-:*g9p- 'saisir,  prendre', 
identique  avec  *qèp-  :  ^q9p-  'contenir'.  Voy.  en  général  Curtius^ 
141.  Zupitza  Gutt.  103  (bibl.).  Fick  III Ml  sqq.  Walde^  s.  v. 
—  Arm.  kap  'lien'  kapem  'je  lie'  (Hubschmann  Arm.  Gr.  I  457 
avec  doute)  est  sûrement  à  écarter  (Pedersen  KZ.  39,  379: 
voy.  aussi  Scheftelowitz  BB.  28,  305).  —  Alb.  kap  'je  saisis' 
est  pour  G.  Meyer  Alb.  Spr.  179  (contre  BB.  8,  185)  un  emp- 
runt turc  (kapmak  'saisir,  attraper,  happer').  —  Pour  russ. 
dial.  èdpat'  'toucher;  prendre,  saisir;  puiser'  {<*qêp-,  degré 
de  lat.  cêpl?)  voy.  Berneker  EW.  135. 

KaiTupoç  'sec,  séché,  desséché;  aet.  qui  dessèche  (Théocr.  II  85); 
fig.  clair-sonnant;  gaillard';  KaTTUpo0o"9ai  'être  sec';  KaTTupibia 
pi.  n.  'gâteaux  secs';  Kaixvpilw  'faire  la  fête';  KairupiaTriç,  -oO 
m.  'fêtard'  M  :  hom.  aTTO-Kainjuj  'exhaler',  Kàrruç'  Trveû|Lia  Hésych. 
Voy.  s.v.  KaTTVôç.  —  Kanupôç  (Fick  P  382)  n'a  rien  de  commun 
avec  àpTO-KÔTTOç  lat.  (osco-ombr.)  popïna  lit.  kèpH  'rôtir,  cuire 
(du  pain)',  cf.  s.v.  iréaau)  'cuire'. 

KaTTUJv  ne  se  rencontre  que  dans  des  glossaires  et  est  l'emprunt 
latin  capô  'chapon'.    Solmsen  Beitr.  I  212  n.  Voy.  s.v.  Koiràç. 

ion.  Kotp  n.  'tête'  seulement  dans  èm  Kctp  (devant  consonne )  TT392 
et  àvaKap  'en  remontant'  Hpc.  chez  Gai.  Selon  Ehrlich  KZ.  38, 
87  sq.  39,  556  sqq.,  1'  a  est  long  et  le  prim.  est  *Kâpç  ;  voy.  s.  v. 
(ion.)  Kâpîç.  —  è'YKâpoç  'cerveau  (Lycophr.  Anth.)  est  tenu 
par  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  8  sq.  pour  le  résultat  dune 
méprise  dans  l'interprétation  de  xiuu  bé  )aiv  èv  Kapôç  axât]  I  378 
et  n'a  pas  de  valeur  au  point  de  vue  étym.    Le  sens  de  cette 


1)  Sur  l'évolution  des  sens  dans  ce  groupe  voy.  Allègre  REG. 
XIX  299 sqq.  Willems  RÉG.  XIX  383sqq.  Ph.  É.  Legrand  RÉG.  XX  lOsqq. 


—     411     - 

phrase  est:  «Je  l'estime  autant  que  rien  ;  Kûpôç  est  le  gén, 
d'un  dor.  att.  Kdp  <  *Kâp-ç  provo(iué  par  les  ca«  obliques  vis- 
à-vis  de  l'ancien  nom.  Kiîp 'destruction,  anéantissement''),  cf. 
ion.  MJtîp  'étourneau'  gén.  *HJap6ç,  puis  ion.  att.  nom.  vj;dp.  — 
On  préférera  l'avis  de  Solmseu  BPhW.  19U6,  col.  957.  Beitr. 
1  161,  qui  rattache  gén.  Kapôç  'rien'  (sens  prim.  '(jc.  d'extrême- 
ment petit')  au  groupe  KÔpiç  m.'punaise',  Kapvoç-  cpGeip  Hésych., 
KÔp'  cpGeipH.,  ckapi  'ciron,  mite'  (dKapi'?  sens  prim. 'insécable') 
àKapmîoçàKapïîç 'tin, ténu,  tout  petit', KÔpuvOoç •  ixàlr]ç \\)wix6<;  H., 
Kopuv6e0ç'  KÔqpivoç.  KâXa6oç  H.,  Kapiiaoipouç*  toùç  év  ^r|be)Liia 
jLioipa  H.  et  Keipai  'couper'. 

att.  Kapa  'tête'.  Voy.  s.  v.  hom.  Kâpnva  pi.  Composés:  ion.  att. 
KapâboKÊÎv  'tendre  la  tête  pour  observer,  écouter  le  cou  tendu', 
Kapai^apâv  (Phérécr.)  KapiiPapâv  (Aristoph.)  -eîv  (Luc.  Arstt.) 
'avoir  la  tête  lourde'  (voy.  EInlicli  KZ.  38,  87). 

Kdpapoç  m.  'escarbot,  scarabée  (Arstt.i;—  langouste  (Epich. 
Aristoph.);  —  sorte  de  navire  léger  (EM.)';  mot  prob.  macéd. 
ou  non  vraiment  grec,  -Po-ç  étant  le  suff.  i.-c.  blio-  formatif  de 
noms  d'animaux  (cf.  Kripaqpiç,  -iboç  f.  'langouste'  Nid,  mais 
l'a  interdit  d'y  voir  avec  Walde-  s.  v.  cûrabua  une  formation 
non  redoublée  apparentée  à  gr.  KapKivoç  lat.  cancer  etc.;  y 
aurait-il  un  rapport  avec  Kâpîç  'squillc,  écrevisse  de  mer'  (voy. 
plus  bas)?  De  là  Kàpa^iç,  -iboç  f.  'langouste'  (Gai.).  —  Skr. 
çarabhd-h  m.,  désignant  un  animal,  est  peu  clair  (<  i.-c. 
^îcern-blw-s'^)  et  n'offre  (piune  ressemblance  fortuite  avec  le 
mot  grec;  voy.  s.  v.  KÎpacpoç. 

KdpaYOç*  6  Tpaxùç  vpôcpoç,  oiov  Trpiôvuuv  Hésych.  Russ.  sorôga 
'homme  silencieux'  y.^\a.v.sro(jH  'terrible,  austère'  (Torbiiirnsson 
Die  gemeinsl.  Liquidametathese  1 30  sq.  ;  l'initiale  serait  i.e.*À--) 
s'éloignent  du  mot  grec  i)ar  le  sens;  b.  ail.  lun-ken  dan.  harke 
'tousser  légèrement  (id  loe.  cit.)  sont  pour  Falk-Torp  EW".  381 
et  Torp  chez  Fick  III  '  77  parents  de  gr.  KpdZ;uj  'pousser  un  cri 
rauque  ou  guttural,  vociférer'  KpujZ;uj  'pousser  \\n  cri  rauquc; 


1)  C'était  l'idée  des  anciens  et  de  Kretsclinier  KZ.  31,  3.Ô4.  — 
Etyni.  à  écarter  :  *Kap-  'cheveu',  qui  serait  apparenté  à  KCipui  'tondre';  — 
KÔpov  KÔpoç 'chervis'.  Brng'niann  IF.  XV' II  363  n.  1.  tout  en  attribuant 
au  mot  le  sens  de  'rien',  renoin,-ait  à  l'expliquer. 


—     412     — 

croasser;  produire  un  bruit  strident,  grincer ,  desquels  Kâpafoç 
semble  assez  proche  ;  l'initiale  serait  alors  i.-e.  *q-. 

KdpPâvoç,  -ou  et  Kappdv,  ace.  Kap^âva  m.  (Esch.)  'barbarus,  pe- 
regrinus'.    Etyra.  inconnue;  -a-  dor.  ou  éol. 

KapPàTivoç  'de  cuir';  KapPaTÎvri  f.  ord.  pi.  'chaussure  de  cuir' 
(Xén.  Arstt.  etc.).  Étyin.  inconnue. 

Kapbajuov 'cresson, LepidiuinsativumL.'(Xén.Aristoph.Théopbr, 
Etyni.  obscure;  patrie:  Perse  et  Asie  mineure.  De  là  Kapbauiç, 
-îboç  f.  (Nie.  Plut.),  Kapba^ivn  f.  (Diosc.)  'cardamine';  Kapba- 
juiluu  (Ar.  Th.  617)  'parler  de  cresson'.  —  ^kr. kardarna-h  'boue, 
saleté'  évoqué  par  Prellwitz'-  s.  v.  est  sans  doute  différent  de 
hardama-h  désignant  une  plante;  il  pourrait  y  avoir  emprunt 
de  la  part  du  grec.  —  Kapbà)Liuj)uov 'cardamome',  aromate 
(Théophr.)  <  *Kapba|u-a^iuj)uov  (p.  59)  par  dissimilation  sylla- 
bique. 

att.  Kapbiâ  ion.  Kpabiri  {^kvd  )  lesb.  KapZiâ  cypr.  KopZiiâ  (cf.  Brug- 
niann  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1895,  p.  50  sq.)  f.  'cœur;  estomac; 
moelle  d'un  arbre  (lit.  szifdis  'cœur  du  bois';  pour  le  ton  voy. 
Gauthiot  IF.  XXI  Anz.  98)';  poét.  Kfjp  n.  (*Kripb)  'cœur'  :  arm. 
(HubschmanuArm.Gr.I490)sirdnstr.sg.sr^z-î;(<i.-e.*Â;êrfZi-), 
lat.  cor  cord-is,  v.ivl.cride  (<celt.  ^kridio-  i.e.'^krd-)  'cœur' 
gall.  crakld  'cœur,  centre'  bret.  kreiz  '*cœur;  milieu'  (Fick  11^ 
95.  Henry  Bret.  80.  Pedersen  K.  Spr.  I  69),  got.  haliiô  v.h.a. 
herza  ags.  heorte  y.  norr  Jiiarta  'cœur',  lit.  szirdls  f.  (passage 
dans  la  décl.  des  th.  en  -/-;  l'ancien  gén.  pi.  szirdû  [auj.  szirdzù] 
semble  être  un  legs  de  la  flexion  cons.,  cf.  lat.  gén.  pi.  cordum) 
\eti.  s  rrd  s  v.  pruss.  .s-e?/>*  ace.  sir  an  {<C*sîr  n.,  i,-e.  *kérd-  — 
gr.  Kfip.  Trautniann  Apr.  Spr.  424)  v.  slav.  srîtdïce  serb.  s'i'ce 
'cœur'  v.s\îiv.sr<''d((  'milieu'  lett.  se'rde  'moelle,  cœur  du  l)ois'; 
^kred-  (dans  lat.  crcdô  'avoir  confiance  en  qn.,  croire' <*Â"ref/- 
+  ^dhê-,  cf.  skr.  çrdd-dddhati.  v.  irl.  cretim  m/sens")  *kërd- 
*krd-  reposent  sur  *kered-  (Hirt  Abl.  §  576).  Skr.  hï-d-  gén. 
hrd-âh  n.  'cœur'  su-Tiârd-  'qui  a  bon  cœur,  ami'  gâth.  instr. 
zdv^d-â,  aryen  *zhârd-  *zhrd-,  i.-e.  *ghêrd-  *gJird-,  appartient 
à  une  autre  R.  et  rime  avec  i.-e.  *Â'ërfZ-;  la  tentative  de  Siebs 
KZ.  37,300  pour  les  identifier  ne  convainc  pas.  Cf.  Curtius^  143. 
F.  de  Saussure  MSL.  VII  79  sq.  Zupitza  Gutt.  182.  Torp  chez 


—     413     — 

FickIII'77.  P\ilk-TorpEW.411sq.  Briigm.'uinGidr.II-,  1,  132. 
E.  Levvy  KZ.  40,  419.  Etc. 

KdpboTTOç  f.  'huche'  à  pétrir  le  pain  (Aristoph.  Plat.).    Étyni.  in- 
connue. 

honi.  KÔipri  va  (<  ='^Kapacr-vo-,  i.-e.=-7.';-;v.v-,  forme  réduite  de*Jceras- 
dans  g-r.  Kfc'paç,  voy.  s.  v.)  n.  pi. 'têtes;  sommets:  citadelles',  sg. 
(depuis  les  hymnes)  ion.  Kdprivov  att.  dor.  KÛpavov ;  éol.  Kapavvo- 
est  attesté  parKàpavvoç-KeKpùcpaXoç-Kptîbeiuvov  Hésych.  et  par 
le  nom  propre  Kopavvoç  (éol.  -op-  <  -ap- 1  ;  sur  "■■Kapu.avu  on  fit  un 
sg.  *Kapaaâ  (cf.  sg.  ôvo|ua:  pi.  *ôvo^v  a  -uuvi,  d'où  [ou.  Kcipji 
(avec  11  d'après  Kctpiiva  au  lieu  du  plionétiquc  ai,  att.  mpâ  'tète', 
d'où  g-én.  KÛpri-Toç  dat,  KÛpri-Ti  (d'après  ôvÔMa-TOç  -xi  :  ôvo|Lia, 
^eXi-Toç  -Ti  :  ixéXi);  gén.  Kap»îaT0ç  est  prob.  un  ail.  métr.  pour 
•"KapàlalùToç:  Antiinaciue  crée  sur  KapiîaToç  un  nom. -ace. 
Kdpnap  (d'après  iiTruToç  :fiTTap);  avec  morphème  -ro-  (cf.  lat. 
cerebrum  <  *ceres-ro-  ou  *ceras-ro  )  Kapdpa-  KecpaXiî  Hésych., 
d'où  Kapdpujv  (<  *Kapa(j-po-i,  père  de  Kapâvoç.  De  là  att. 
(Esch.)  Kapdvoûv  'achever'  (cf.  fr.  achcrcr  <  lat.  *«c-t7/y>^/re, 
ad  -f  cdjjiif,  et  gr.  xeqpaXoûv  et  Kpaaiveiv).  Cf.  Brugniann 
IF.  XVllI  429 sq.  (bibl.).    Solrnsen  Ikitr.  I  149 sq. 

Kape^oi  •  Kiviîaeiç  Hésych.    Voy.  s.  v.  aKaipuu. 

(ion.)  Kâpïç,  -îboç,  att.  (;Aristoph.)  Kâpîç,  -iboç  f.  "squille,  écre- 
visse  de  mer';  dor.  Kuupiç  (Épich.  Sém.)  Koupiç  (Sophr.  Épich.) 
m/sens.  Kâpîç  est  rattaché  à  hom.  Kdp  (*Kapç)  'tète'  par  Ehrlich 
KZ.  39,  056  sq.  (cf.  Ath.  111  lOOb;  la  tète  est  très  forte  chez,  ce 
crustacéi,  pour  qui  Kujpiç  KOupiç  sont  dérivés  d'un  *Kujp  *K0up 
<  *Kopç  parallèle  à  Kdp,  d'où  aussi  Kujpea-  ctKpa  Hésych.,  cf. 
lioni.KoupiE  X  ^^^  adv.'i)ar  les  cheveux'  et*è'TKOupoç  à  déduire 
de  èfKOupdç  -dboç  f.  'peinture  sur  un  plafond'. 

hom.  KapKaiptuYlô?  'résonner',  forme  redoublée  de  la  R.  (/or{à) 
contenue  dans  skr.crtrAY?r//'mentionnerélogieusemenf(7n-/>v//-// 
'gloire,  louange'  Icarl-arih  l'arl-ari  'sorte  de  luth*  l-nii-Ii  'men- 
tion, gloire,  notoriété',  v.  noir.  hr6s  'gloire'  hrôdr  ags.  hi-iUIor 
hréd  V.  h.  a.  {h)rHod-  'gloire'  got.  hvôpe'Kjs  'glorieux'  v.  h.  a. 
ih)n(oi>i  'gloire,  éloge,  honneur'  (  Bersu  Gutt.  174.  Fick  I'  19. 
:>84.  111 '79.  lof).  FeistEW.144sq.),v.  pruss. /.//vZ/rentendre', 
V.  norr.  /lo-n/a  'faire  savoir,  mander"  (Zupitza  Gutt.  114.  Jo- 


—     414     - 

haDSSon  IF.  XIV  317.  Osthoff  Et.  Par.  I  35  bibl.),  à  côté  de 
quoi*qâr-  dansgr.  KripûE  dor.KdpOE  'héraut' skr.A^ârîi-^ 'chantre, 
poète'  et  lat.  caymew 'chant'  (sir  est  ancien;  voy.  Walde-  s.v.). 

KdpKapor  xpaxÊÎç  Ré&ych.  =  s,kr.Ji(irkara  h'dur'',  cf. karkaça-h 
'rude,  dur'  larokah  m. 'grêle'  karkata-h  m.'écrevisse';  voy. 
s.  V.  KàpKivoç.  —  Arm.  kerkerim^ynx  la  gorge  sèche,  je  suis 
rauque'  (Biigge  KZ.  32,  48.  Brugmann  Grdr.  I-  425  sq.  58u) 
est  à  écarter.  —  Pour  KÔpxapoç  et  KapxaXéoç  voy.  s.  vv. 

att.  etc.  KapKivoç  m.'écrevisse'  :  skr.  karkata-h  (karkin-  'cancer 
dans  le  zodiaque  est  un  emprunt  grec)  'écrevisse,  crabe',  lat, 
cancer  -cri  'écrevisse'  <*carcro-  resp.  [.-e.^qanqro-  <CJ^qarqro-, 
avec  n  dissim.  de  r  comme  dans  skr.kdjskata  h  i^kdidkrta-) 
'cuirasse',  puis  gr.  KapKapor  Tpaxeîç  (voy.  plus  haut).  Curtius'' 
143.  144.  E,.  qar  non  redoublée  dans  got.hardus  v.h.R.hart 
'dur'  gr.  KpaTÙç  'fort,  ferme'. 

Kdpvri  *  Z;r||Liîct  Hésych.;  aùxoKapvoç  *  aÙTOÎrmioç  H.:  lat.  cànnô 
-are  'injurier,  invectiver',  v.  irl.  caire  'blâme'  {*kariia)  v.  gall. 
c«r6c? 'nequitiae' (Curtius^  148.  FickII'^71.  Henry  Bret.  s.  v. 
kiriek  'fauteur'),  lett.  karinât  'taquiner'  v.  slav.  korà  'contu- 
melia'  koriti  'humilier'  karati  'punir'  (Fick  1*377.  11*1.  cit.); 
le  vocalisme  -e-  se  rencontre  dans  lit.  iszkernéfi  'calomnier'  et 
gr.  KepTO|Lioç  'méprisant,  railleur'  (cr)Këpa(poç  'raillerie'  Hésych. 
(Fick  IP  I.  cit.),  qui  peuvent  d'autre  part  appartenir  à  R.  {s)qer 
'trancher' (Brugmann  IF.  XV  97  sq.)  ou  encore  concilier R.(.s-)çer 
et  R.  qar  'blâmer'. 

Kàpvoç*  (pGeîp  Hésych.  Voy.  s.  v.  ion.  KOtp  sub  fin. 

xdpvoç*  (m.)  . . .  irpôpaiov  Hésych.  Cf.  p.  ex.  got.  haûrn  v.  h.  a. 
Tiorn  n.  'corne'  (<  germ.  comm.  *hurna-  i.-e.  *krno-)  et  voy. 
s.vv.  K€pa6ç  KÔpuboç  Kopuç  Kopuqpri  Kpîoç. 

KÔpov  (Diosc),  Kdpoç  n.  (Gai.)  'chervis  ou  carvi',  plante.  Etyni. 
inconnue. 

Kapoû(T6ai  'se  sentir  la  tête  lourde'  (Hpc.)  <*Kdpoç  ntr.  'tête'; 
Kdpuuaiç  f. 'lourdeur  de  tête' (Hpc.)  ;  KapuûbriÇ  'léthargique' (Hpc.) ; 
Kdpoç  masc.  'torpeur'  est  un  subst.  postverbal  (III ^  siècle); 
cf.  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  6.  —  Étym.  erronées  chez 
J.  Schmidt  KZ.  21,  96  (:  v.  h.  a.  m.  h.  a.  hirmen  'reposer')  et 
Fick  BB.  3,  162  (:  lit.  kufcéias  lett.  kurls  'sourd'). 


—     415     - 

I.  KÔpTTaaoç  f.,  -a  n.  pi.  'lin  fin;  vêtement  de  f;"aze',  emprunt  au 
skr.  Tcarpdsa-h  'cotonnier,  Gossypium  lierhaceum'  ^p.  ex,  A. 
Maller  BH.  1,  280  sq.  Uhlenbock  Ai.  Spr.  4G  .«q.  SchraderRL. 
62);  lat.  (-(irhasus  f.,  -a  n.  i)l.  'lin  fin;  vêtement  de  lin.  etc."  est 
un  emprunt  grec*  (^Saalfeld  Ten.s.  it.-gr.  231  j. 

II.  att.  postclass.  KcipTraaoç  f.  plante  vénéneuse  (Diosc.),  cf. 
ÔTTOKdpTTaaov  'suc  de  carpasos  fGal.);  prob.  distinct  du  préc, 
et  d"ori<^ine  inconnue  ftliraco-phryg.  ?):  a  pu  être  modifié  par 
étym.  pop.  sous  l'influence  de  Kapirôç  'fruit',  mais  n'est  pas 
(contre  Brugmann  Ber.  d.  Sachs.  G.  d.  W.  1899,  p.  185;  dé- 
rivé de  KapTToç  au  moyen  d'un  suff.  -aaoç. 

I.  Kapnoç  m.  'fruit  (*cueilli,  *coupé)'  <  i.-e.  "^qrpô-s;  Kaprriov 
'baie';  KÔpTriiuioç  'qui  porte  des  fruits';  KapTtiiluj  'récolter  des 
fruits':  kpuOttiov  (*5'/7j-)  lunciWe' :  Hkr.Jxrpâna-h  'glRuckipànt 
'poignard,  ciseaux',  \{it. caiyo  i^qî'po)  prim. 'arracher  en  pinçant; 
arracher,  cueillir'  (pour  le  sens  premier  cf.  ags.  hearpe  v.  norr. 
harpa  y.h.  a.harfa  'harpe';  bibl.  chez  Walde^  s.  v.),  m.  irl. 
corrân  'faucille'  cirrim  'je  taille,  Je  coupe,  je  mutile'  (avec  -i-r- 
<Crp-.  Zupitza  KZ.  35, 264),  irl.  cuir  'baies'  irl.  niod.  caor  'alise' 
etc.  (<  celt.*/irtr?oi.-e.  *q>'pio-.  Ernaultchez  Henry  Bret.  s.v, 
A*er2m 'alise'.  Pedersen  K.  Gr.  I  23.  44.  94),  ags.  hœrfesf  v.h.a. 
herbisf  ail.  Jierhsf  'automne'  ('*temps  de  la  cueillette")  v.  norr. 
herfe  'herse'  (Zupitza  Gutt.  114.  Meringer  IF.  XVI  131),  lit. 
Jcerpù  Mfpti  'couper  avec  les  ciseaux,  tondre'  Artryn/fi 'couper' 
lett.  zei'pu  z'ù'pt  'tondre'  zirpe  'faucille'  (cf.  slav.  comm.*é7;'y>/7 
dans  russ.  dial.  cerpn  'faucille')  v.  slav.  crûpq  crèfi  [*cer2}fi} 
érùpl'qcrûpati  'puiser'  etc.  (voy.  Berneker  EW.  170);  i.-e.  lî. 
(s)qerp  {et  v.h.M..scir6rtesson',  skr.  kai-para  h  'tesson,  coupe, 
crâne' [voy.s.v.KàXTTiçp.400j  etc.) 'couper,  séparer',  élargissement 
de  R.  {s)qer  dans  gr.  Kcipuj  v.  h.  a.  sceran  lit.  skùrtl  'couper'. 
Cf.  p.ex.  J.Schraidt  Voc.  II 33.  Curtius^  144.  Osthoff  IF.V  320. 

II.  KapiTÔç  m.  'poignet';  hom.ctc.  KapirâXiiaoç  'pronipt,  agile,  ra- 
pide' (cf.  pour  le  suff.  hom.  eibà\i)Lioç  'de  belle  apparence'). 
KapTTÔç  <  \.'t*ku)-p6-s  '*le  mobile'  :  got.  (Schrader  KZ.  30,473. 
Solmsen  KZ.  30,  602  sq.^  hairhan  'TtepmaTeîv'  v.  norr.  hnerfa 
'se  tourner'  v.h.a.  hirerfan  hicerhan  'se  tourner,  revenir,  être 
actif  «;germ.  conini.  *hicerban  'se  tourner')  v.  norr.  huirfill 


-     41tJ     — 

'cercle'  v.  b.  a.  icirhil  'tourbillon'  (<  germ.  comm.  ^hwerhïla-), 
puis(?)  skr.  (Zupitza  Gutt.  57)  çûrpam,  'corbeille  tressée  pour 
vanner  le  blé,  van';  i.-e.  Huerp  ,  alternant  selon  Zupitza  1.  cit. 
(voy.  aussi  KZ.  3i),  244)  avec  ^kuerh-  dans  gr.  KÛp^iç  f.  'table 
en  forme  de  pyramide  (pivotant  sur  elle-même)'  ;  selon  Solmsen 
Javlenija  1.  8  la  chute  de  u  eu  grec  est  due  à  une  dissim.  par 
la  labiale;  voy,  aussi  Mansion  Gutt.  lo2sq.^). 

Kctpaio  V  irXàYiov  Hésych.  Voy.  s.  v.  èY-KÔpcfioç  p.  212  sq. 

ion.  tragg.  KotpTa  'fortement,  fort'.  Adv.formé  sur  radj.*KapTÙ-ç 
'fort'  (cf.  boni.  Pind.  KapTuvoi);  cf.  iJuKa  :  ùjkûç,  Mya  :  Xrfûç, 
Taxa  :  tax^ç,  6a|uâ  :  boni.  pi.  6a)uéeç;  voy.  s.  v.  KpâTOç. 

bellénist.  KdpTaX(\)oç  m.  'corbeille';  KpoTuQvri  (<  '''KpaTUJvn. 
J.  Scbmidt  KZ.  32,  370  sqq.)  f.  'loupe  (maladie  de  l'olivier. 
Tbéopbr.)';  KÛpxoç  m. 'nasse  de  pêcheur;  cage';  Kupiia  f.  'clay- 
onnage,  bouclier  d'osier  (Diod.  Sic.)';  KupTeiâ  f.  'pêche  à  la 
nasse';  Kupreûç,  -éinç  m.  Kupreutriç,  -où  m.  'pêcheur  à  la  nasse': 
skr.  l'dta  h  (<!  "^Jcdrta-  *gf^)  'natte'  kpidtti  'tordre  les  fils, 
filer'  liKrtanam  'l'action  de  filer'  crtdfi  'attacher,  lier',  lat. 
cràtis  'claie,  clayounage,  treillage,  fascines'  (=  got.  haûrds 
'porte'  \.won\hurd  'claie,  porte'  m.  angl.  Airc^e 'porte'  v.  h.a. 
hurt  (pi.  kiirdi)  'clayonnage  d'osier,  claie')  crassus  'épais,  gras, 
grossier',  sens  prim.  'formant  pelote,  aggloméré'  (<  ^qH-to-a  : 
V.  slav.  crûstvû  'solide,  massif  <  "^qrt  tû-o-s,  skr.  krtsnâ-h 
'complet,  total',  voy.  Brugmann  Total.  55  sq.)  cartUdgô  (voy. 
Walde-  s.  V.),  \.\x\.certle  'pelote  de  fil'  (Fick  IP  80)  m.  irl. 
crett  'corps,  caisse  de  voiture'  (<;  *q}'t-7ic(.  Stokes  IF.  II 173), 
V.  pruss.  korto  'enclos'  v.  slav.  krqfû  'tordu,  d'où  :  raide,  solide' 
kre.{t)nati  'tourner'  kretati  'flectere'  lett.  kritns  (lit.  ^kreiitnas) 
'capable,  excellent',  sens  prim.'*fortement  tordu, *raide,  *ferme, 
*solide'  (von  der  Osten-Sacken  IF.  XXIII  381).  Cf.  Curtius^ 
144.    Fick  r^  25.  385.  IIF  77  sq.  Zupitza  Gutt.  1 1 1  (bibl.).  Etc. 

1)  Si  phryg.  Kopûpavreç  KûpPavTeç  'prêtres  de  Cybèle'  appartenait 
H  ce  groupe  (Ficii  BB.  29,  239),  il  faudrait  poser  (comme  p. ex.  Brug- 
mann Grdr.  I- 608)  i.-e.  *querp-  *querh-  (vélaire),  la  palatale  k  don- 
nant phryg.  s,  puis  écarter  skr.  çûrpam.  Pedersen  K.  Spr.  I  121 
verrait  aussi  *qu-  dans  irl.  corr  'rond'  cori'  'odd'  con'ach  'inconstant, 
versatile'. 


—     417     — 

I.-e.  *qer(lf-  '^'qert-  est  prob.  un  élargissement  de  '^qer-  'ployer' 
dans  gr.  Kopubvri  lat.  curvos. 

liellénist.  KapTÔv  'poireau',  ntr.  (s.-ent.  Kp6|H|Liuov;  de  Kaprôç 
{*q7-t6-s-)  adj.  verb.  de  Keipuu  "couper',  cf.  KapToi"  KeKOupeu)aévoi 
Hésych.  et  lat.  ftectile  porrum. 

KapÛKri  f.  "civet  lydien,  d'où  :  ragoût  délicat';  KapuKivoç  'rouge 
foncé' (Xén.)etautres  dérivés.  Origine  étrangère,  vrais,  lydienne. 

Kdpuov  'noix';  Kapûâ  f.  'noyer';  Kapûbiov  'noisette';  Kopuboûv 
'châtrer'  :  lat.  airina  'coquille  de  noix,  (juille  de  vaisseau,  na- 
vire', skr.  kâraka-h  'noix  de  coco;  vase  à  eau  fait  d'une  noix' 
Jcaraidka-h  'crâne'  fScheftelowitz  BB.  2S,  145;  les  rapproche- 
ments d'Uhlcnbeck  Ai.  8pr.  s.v.  sont  suspects),  puis  pcut-Otre 
m.  irl.  cularcln  'concombre'  (<celt.  *kaluro-  pour  *îcani-lo-) 
gall.  cijlo7'  m.  bret.  coloren  bret.  mod.  kéler  'noix  de  terre'  fStokes 
BB.  23,  45  sq.  Henry  Bret.  59);  un  rapport  avec  R.qar  'être 
dur'  est  possible. 

Kciipqpoç,  -ouç  n.  'brin  de  paille,  fétu,  menu  bois,  fagotage,  ra- 
niille';  poét.  KapcpaXeoç  'sec,  aride,  altéré';  Kapqpii  f.  'fétu,  brin 
de  paille  ou  de  bois  sec';  boni.  etc.  Kâpqpuj  'dessécher,  flétrir'; 
KapqpL)vea0ar  EripaiveaSai.  qpGeipeaGai  Hésych.  et  autres  gloses, 
cf.  Friinkel  Gr.  Denom.  294.  Kapqpoç  {*q)-bh-)  suppose  i.-e.  R. 
(s)qet-ehh\  lit.  skrebiu  slcrepti  'être  ou  devenir  sec'  russ..v7i-o>7>- 
/?M^rsecourber'/ioy'o/)i^/'i'Ourbcr'supposentdcniCmc*(éf)^ere/>//-, 
ou  *{s)qei'eb-  attesté  par  v.norr.  sl'orpinn  'ratatiné'  sl-orpna 
'sécher,  se  ratatiner'  dan.  skarpe  'croûte  ;  escarre'  v.  norr.  slarpr 
'ratatiné,  maigre,  infertile,  inégal,  rude,  âpre,  fort'  =  ag^.scearp 
'rude,  amer,  fort'  (angl.  tiJiarp)  v.h.a.  scarpf'vmlc,  âpre',  avec 
infixe  nasal  v. norr. skreppa  'se  contracter'  m.  b.  a. sdirimpeu  dan. 
iiknimpe  'se  ratatiner'  et  bep  d'autres.  Cf.  J.  Schniidt  Vue.  II 
491.  Bugge  BB  3,  107.  Torp  chez  Fick  IIIMÔii.  Falk-Torp 
EW.  987.  1019.  1032.   Voy.  aussi  s.  v.  KpâMpoç. 

honi.  KapxaXéoç.    Voy.  le  suiv. 

Kâpxapoç  'aigu;  acéré,  mordant"  i^Alcm.  Lycophr.  etc.)  ;  hom.  etc. 
Kapxap-ôbujv  m.  f.,  -ov  n.  (Solmsen  Beitr.  I  29  sq.)  'aux  dents 
aiguës";  Kapxapiotç,  -ou  m.  'requin'  iSophr.  chez  Ath.  VII  30(i  d- 
Etc.).  Formation  par  redoublement  {^khar-khar-),  cf.  skr' 
khara-Ij  'dur,  rude,  aigu'  pers.  mod.  a'rîr  xànJ  'rocher;  épine', 


—     418     — 

p. ex.  Horn  Npers.  Et.  §461.  Ulileubeck  Ai.Spr.  74.  Danshom. 
KapxaXéoç  ""rude,  âpre,  desséché  {b'wpx}  O  541)',  le  suff.  -aXéoç 
a  supplanté  la  finale  -apoç  (Kàpxapoç),  bien  que  -ap-  y  fût  radi- 
cal, parce  que  -aXéoç  de  iaxaXéoç  KepxaXéoç  etc.  était  devenu 
caractéristique  du  sens  de  'sec  (Debrunner  IF.  XXIII  2U  sq. 
37).  Ce  g-roupe  ne  doit  pas  être  confondu  avec  Képxvoç  'rau- 
cité'  1). 

KapxriCiov  (dor.  -à-  Pind.)  Vase  à  boire,  allongé  et  resserré  eu 
son  milieu  (Ath.)';  par  analogie  : 'calcet',  terme  de  marine^). 
Etym.  inconnue;  voy.  s.  v.  Kép(x)voç. 

KapuJTÔv  'carotte'  (Diphil.  Siphn.  chez  Ath.  VIII  371  e),  prob. 
dérivé  du  ntr.  *Kàpoç  'tête'  dont  Ehrlich  tire  KapoOaGai  (voy. 
s.  V.)  ;  cf.  KeqpaXiuTÔv  (ail). 

-Kttç  dans  àvbpa-Kdç'viritim'  (Hom.  Esch.)  :  skr.  -çak  dans  parva- 
-çdh  et  paruç-çdh  'membre  par  membre'  ga7ia-çdh  'en  troupe' 
èka-çâh  'l'un  après  l'autre'.  Brugmann  Total.  27.  —  L'analyse 
*âvbpa  KdT  =  KaT'  dvbpa  (Bréal  MSL.  VIII  51  sq.  Meillet  MSL. 
IX  51)  est  à  écarter. 

Kà(Tâç  (Xén.  Cyr.  VIII  3,  6  sqq.),  Kaaaâç  Hésych.  Poil.,  Kaaiiç 
pap.  'chabraque',  cf.  kôç  •  . .  .  oi  bè  hiçi\xa  Hésych.,  Kâcjcroç* 
ijudriov  TTttxù  Kai  rpaxù  TrepipôXaiov,  Kaa((T)07T0i6ç  pap,,  KacTuuTÔç 
BCH.  1897,  p.  391.  Emprunt  prob.  sémitique.  —  Les  rapports 
*KâG'(Tâ  (<  *qaghia)  :  v.  slav.  loèa  'bép|ua,  pellis'  (Lagercrantz 
Z.  gr.  Lautgesch.  115)  etKaffSç  (<  *katsâ -FevT-)  :  skr.  qasta-m 
sorte  de  ceinture  (*kat-s-to-)  lat.  (Varr.)  castuîa  'corset  de 
femme'  (Johausson  IF.  XIX  113)  ne  convainquent  pas.  —  Ka- 
craXpdç,  -dboç  (Aristoph.),  xacaapdç  EM.,  Kd(T(Ta  (Lyeophr.)  f., 
KacdXpiov  scol.  Ar.,  Kacraûpâ  ou  Kao'uupdç  f.  Hésych.,  Kaauupiç, 
-iboç  (Lyeophr.),  KaaiupÎTiç,  -iboç  (Hippon.)  f.  'prostituée',  Ka- 
c'uupiov  (-eîov  Hésych.) 'lupanar' (Aristoph.),  Kaauupeuuj  'scortor' 
(Lyeophr.).   Selon  Bezzenberger  BB.  2,  157  ces  mots  sont  pa- 


1)  Chez  Eur.  Ion  1427  (corrompu)  H.  Grég-oire  Rev.  Instr.  publ. 
en  Belg.  53(1910),  p.  109  veut  voir  un  *KapxaipLu  'montrer  les  dents' 
et  lit  bpàKOVTe  Kapxaîpovxe  iraTXpûouj  ■^évvi. 

2)  Cf.  Cartault  La  trière  ath.  172  sq.  177  sq.  Vars  L'art  nau- 
tique dans  Tant.  64-77.  —  Fr.  calcet  <  ital.  calcese  <  lat.  carchêsiuni 
-<  gr.  Kapx^îoiov. 


-     419     — 

rents  de  lit.  Icèkszè  f.  'courtisane'  v.slav.  lochati''?àxnç.r  bl,  russ. 
Icochac  'embrasser';  lit.  è  fait  difficulté.  Il  est  plus  probable 
que  ce  groupe  se  rattache  à  l'exotique  Kaa(a)ûç  en  tant  que 
'peau'  par  la  même  métaphore  qui  fit  passer  lat.  scoWmw 'peau' 
(Varr.,  cf.  cor'ium  cortex)  au  sens  de  'prostituée'. 

(lac.)  KaaéXa*  Ka9ebpa  Hésych.  Lire  KaaeWd  <  *Ka0e\Xci  *KaT- 
-éb-Xâ  et  cf.  p.  244  s.  v.  lac.  éXXd. 

att.  Kaaiâ  (Théophr.),  ion,  Kacrir)  (Ilrdt.),  att.  postelass.  Kaaaia 
(Diosc.)  f.  'laurier-casse  ou  faux  cannelicr',  emprunt  à  l'Orient, 
cf.  hébr.  q^'std  (p.  ex.  A.  Muller  BB.  1,  281.  Lewy  Frenidw. 
37.  Schrader  RL.  988  sqq.). 

hom.  Pind.  tragg-.  cypr.  lesb.  KaaiYvr|T0ç  thess.  KairfveiTOç  IG. 
1X2,804  (Larisa)  m.  'frère';  hom.  KaaiYvtiTr)  f. 'sœur';  boni. 
aÙTOKaaÎYvriTOç  m.  'propre  frère';  hom.  etc.  aùiOKacrirvnTn  f. 
'propre  Sd'ur'.  Selon  Kretschmer  Glotta  11  204  s(iq.,  revisant 
l'opinion  de  Wackernagel  KZ.  33,  13  sqq.,  il  y  eut  haplologie 
d'un  *aÙTo[Te]KaaÎYvriToç,  contenant  un  *T€Ka(Jî  fém.  ancien  de 
TeKuuv;  on  attendrait  *TéKaacra<'^TeK»T-id(Prelhvitz2  66.  211); 
Kretschmer  défend  sans  preuve  suffisante  la  j)ossibilité  d'un 
*TeKaTi-  *T6Ka(Jï-  en  composition.  —  Selon  Fick  Curtius'  Stud. 
VIII  323  Kàaiç,  -loç  m.  f.  'frère'  ou  'sœur'  (tragg.,  mais  prob. 
d'origine  épi(|ue)  est  un  hypocoristi(iue  de  KacrÎYvriToç;  lac.  kû- 
CTioç  'frère,  cousin'  Hésych.  en  serait  un  second,  cf.  Kdanç" 
fiXiKiuOTiiç  H.  et  lac.  épigr.  Kaaev  (Kretschmer  op.  cit.  204) i). 

KaaKdvbiî'  11  -fnQuXXiç  ('i)etit  poireau')  Hésych.  <  *(JKa-(JKavbiE 
par  dissim.  régressive  (j).  ex.  Brugniann  (irdr.  I-  856)  :  (JKdvbiE, 
-îKOç,  -uE,  -ùKOç  m.  'cerfeuil'. 

Kd(j|Liopoç'  bûcTTiivoç  Hésych.  <  *KaT-a|aopoç,  cf.  |ueipo|uai  luoîpa 
ei'lLiapTai  etc.,  R.  smer. 

hom.  llsd.  Hrdt.  Kaaaiiepoç  att.  Katii-  m.  'étain';  skr.  Jcasf/ni-m 
lat.  cassiterum  v.  slav.  hositerû  'étain'  sont  des  emprunts  grecs: 
un  emprunt  à  l'assyrien  n'a  pas  été  prouvé  (cf.  Lewy  Fremdw. 
60  sq.);  la  tentative  de  S.  Reinach  Rev.  arch.  XX  (1892),  p. 
262.  L'Anthropol.l892,p.2T5.  Babyl.a.or.record  1892,p.  129. 

1)  Koivira  •  àbeXq)»'-],  Kaivixaç  •  à6eXq)oùç  Kai  àfeeXçdç  Hésych.  sont 
sans  ethnique;  -a-  intervoc.  > -/»-  en  cypr.  hic.  arg-.  él.:  la  2de  partie 
<lu  mot  est  peu  chiire;  cf.  Kretschmer  Glotta  II  205  et  n.  2. 


—     420     — 

Rev.  celt.  15,  107,  qui  voit  dans  KaaaÎTepoç  un  mot  analogue 
aux  noms  gaul.  Cassivellaunus  Cassignàtus  (où  cassi-  :  gr. 
èKéKacTTO  KeKab|uévoç  'éminent'  KddTUjp,  R.  t:ad  'se  distinguer', 
cf.  Fick  IP  67  sq.  Henry  Bret.  49  et  voy.  s.  vv.),  les  îles  Kacrcri- 
Tepibeç  ou  Scilly  (Hrdt.  III  115)  ne  devant  pas  leur  nom  à  ce 
métal,  mais  lui  ayant  au  contraire  donné  le  leur  (cf.  Brundu- 
sium  :  bronze,  KuTipoç  :  cuivre),  ne  lève  pas  tous  les  doutes;  voy. 
Schrader  RL.  990  sqq.  Spracbvergl.  ^  92  sqq. 

Kacrcuuj  (rare),  att.  KaxTuoj  (et  eY-,  TTapa-KaxTduu)  'ressemeler; 
fig. tramer, intriguer';  Kàa(TO|ua, att. KétTTOjua  n. 'semelle'.  KaiTÔu) 
est  un  dénom.  de  Katrùç  f.  'morceau  de  cuir'  Poil.  (Kretschmer 
Glotta  I  53).  —  Le  rapport,  en  tant  que*KaT-(Jii)iuj,  avec  Mt.siùti 
y.ii\Ry.siti  ^kr.  sïvyati  'coudre'  (Curtius^  381.  Osthoff  MU. 
IV  130.  Etc.),  déjà  critiqué  par  Lagercrautz  Z.  gr.  Lautgesch. 
114  sq.  (qui  évoque  à  tort  Kaooâç,  voy.  plus  haut)  est  à  écarter. 

KdcTTavov,  pi.  -a  (Mnésith.  chez  Atb.  II  54  b),  Kacriavéà  f.  (Gai.) 
'cbâtaigne';  emprunt  prob.  à  l'Asie,  cf.  arm.  kask  "cbâtaigne' 
Taa.s-keîii  'cbâtaignier'  (Scbrader  chez  Hebn^  387  bibl.  RL.  410 
sqq.;  voy.  Hubscbmaun  Arm,  Gr.  I  166.  394). 

KdcTTUjp,  -opoç  m.  'Castor',  Dioscure.  Voy.  s.  v.  KeKabjuévoç.  — 
KdaTuup,  -opoç  m.  'bièvre  ou  castor'  (Hrdt.  Hpc.  i,  par  transport 
à  l'animal,  dont  une  sécrétion,  tô  KacTiopiov  'castoréum',  s'em- 
ployait utilement  dans  les  maladies  de  matrice,  du  nom  du 
Dioscure,  qui  est  lui-même  un  (Juuxrip  des  femmes;  cf.  Kretscbmer 
Wiener  Eranos  (1909),  p.  121  sqq.  Boisacq  Rev.  Instr.  publ. 
en  Belg.  53  (1910),  p.  101  sqq.  -  Skr.  (Scbrader  RL.  85)  la- 
stûrl  f.  'musc  (en  tant  que  parfum)'  est  un  emprunt  au  gr. 
Kaaxopiov. 

KaauOpiov  etc.   Voy.  s.  v.  Kdaâç. 

Kttxd  (instr.)  et  hom.  Karai  (dat.  sg.),  poét.  Kdxa  par  anastropbe^), 
adv.  'de  haut  en  bas',  prép.  avec  ace.  hom.  'à  travers,  le  long 
de,  conformément  à',  avec  gén.-abl.  'du  haut  de',  avec  gén. 
vrai  'sur'  E  696.  r217;  sens  prim.  'le  long  de  qc.,  et  de  telle 
façon  qu'on  soit  uni  à  l'objet  de  manière  à  le  toucher'  (Brug- 

1)  Sur  les  formes  dialectales  vo3\  vanHerwerdenLex.  suppl.- 
756.  Giinther  IF.  XX  46  sqq.  Sur  Kaxa-  préverbe  voy.  Brug'mann 
Gr.Gr.3  443  sq. 


—     421     — 

niann  KVG.  §§  581.  617 1;  cf.  irl.  cet  gall.  cant  can  cjan  bret. 
(jant  corn,  cann  gaul.  canta-  Me  long  de,  près  de,  avec'  (Havet 
MSL.  IV  372.  Bréal  MSL.  VIII  476.  X  404.  XII  241.  Fick  11^ 
94.  Henry  Bret.  128  sq.  Pedersen  K.  Spr.  I  138);  i.-e.  *knt- 
*kmf-  est  une  amplification  de  *kom  dans  lat.  com-  cum  co-  = 
osq.  com  con  co-  'avec'  ombr.  com  -co  co-  prép.  'avec',  postpos. 
'apud,  jnxta'  Xdii.contrd  'vis-à-vis,  en  face',  v.  irl.  com-  cum-  co- 
'avec'  galLt'///"  gaul.com-  co-,  prob.  germ.  (/a-  (Bugge  PBrB. 
12,  413sqq.  Bruginann  Total.  21.  Streitberg  PBrB.  15,102. 
Meillet  MSL.  XV  92)  et  v.slav.siï  '*hït-)  'du  haut  de,  gén.' 
(  Meillet  MSL.  lX49sqq.  Pedersen  1.  cit.).  —  M.  v.  Blankenstein 
IF.  XXI  99-115  ramène  Kaià  à  une  R.kent  ou  kemt  et  l'ap- 
parente à  g;ot.fr((-hhi])(i7i  'sirrèter  qn.' ha ndus  'main',  Kaià  Tfiç 
K\i)LiaK0ç  ayant  signifié  '*en  se  tenant  à  l'échelle,  *Ie  long  de 
réchelle', Karà  TÔviT0Ta)a6v'-''en  se  tenant  au  fleuve';  ingénieux, 
mais  hardi.  —  Voy.  s.  v.  koivôç. 

lioin.  KaiaiTuE,  -uyoç  f.'casque  bas' de  cuir,  sans  panache  (àqpa- 
Xoç  Ktti  dXoqpoç  K  258)  '«ttô  toû  kûto)  leTÙxSai'  selon  le  seol,, 
cf.  s.  v.  dvTuE,  mais  pourquoi  -y-  à  côté  de  aor.  tétokciv  et  prés. 
TÊÙxeivV  Pour  Kaiai-  cf.  adv.  hom.  Karaî  -rrapai  ÙTrai  (dat.  sg., 
cf.  Brugmann  Gr.Gr.3  226)  et  hom.  KaraipaTÔç  v  110  'accessible' 
épigr. (Zeùç)  KaTaipaiâç  -tiiç  (renvois  chezGiinther  IF.  XX  36). 

crét.  KaxaaKevi,!  '(s"il)tuc'  GDI.  4998  I  14  sq.  est  rapproché  par 
Petersson  IF. XXIII 394  de  v.norr.  .s•^7n?^'peau'(<germ.comm. 
'"'.s-linpa  ,  ï.-e.'^fiqenfo-)  Vû.sl-inù  skinfi.  'cueillir',  i.-e.  R.  *s-qen 
'enlever  par  le  frottement,  racler,  couper';  je  préfère  l'hypo- 
thèse d'un  gr.  (jKev-  <*pqe)i-  émise  s.v.  Kaivuu  (cf.  ktêîvuj  < 
'^qpen-). 

KaTqXiip,  -iqpoç  f.  'étage  supérieur'  d'une  maison  (Ar.  Gren.  566). 
Ktyni.  inconnue:  pour  à'K\^l^  TT€Tpa  Ilésych.  voy.  s.v.  aiYÎXivjJ 
p.  20  sq. 

hom.  KaTiiqpi'iç  uj  432  '(pii  baisse  les  yeux,  abattu,  morne,  sombre'; 
hom.  KUTiicpeû-i  att.  KttTiîcpeia  f. 'abattement,  honte';  hom.  etc. 
KuTiicptiu  'être  triste,  honteux,  confus';  hom.pl.  KaTqcpôveç  Q  253 
'inlàmesT  Selon  Schwy/.er  Mél.  F.  de  Saussure  247-265  ko- 
Tiiqpiiç  "'•"ayant  le  regard  fixé  en  bas'  <  Kaià  +  R.  aqp,  cf.  àcpii 
f.  'jointure'  hom.  dqpoiuu  'toucher'  dTTTiu  'attacher,  fixer';    con- 


--     422     — 

jectiiral.  —  Autre  étym.  non  convaincante  de  Prelhvitz  KZ. 
44,  123sq. 

KauâH,  -âKOç,  ion.  KavjriE,  -îikoç  m.,  hom.KriS  gén.  kiikoç  f.,  KfiuE^ 
-UKOÇ  m.,  Kaûriç  (Hippon.)  m.,  oiseau  de  mer^),  prob.  le  'fou, 
Sula  bassana  L.'  (textes  chez  Thompson  Greek  birds  76.  79  sq. 
81);  onomatopée,  cf.  skr.  Me^^i 'crier'  intens.  Jcokûyatè  'crier, 
gr.  KuuKÛuj  "crier,  se  lamenter'  (voy.  s.v.),  lit.  kaiikti  'hurler' 
V.  slav.  kujati  "murmurer,  g-ronder',  lat.  caurlre  'miauler  (pan- 
thère; voy.  Walde^  s.  v.j',  puis  gr.  KauKaXiâç  KauKiaXoç  kuu- 
KidXriç  sorte  d'oiseau  (Hésych.),  skr.  kôkilâ-h  m.  'le  coucou 
indien'  kôka-h  m.  sorte  d'oie  (aussi  'coucou'),  lit.  kaiikalè  sorte 
d'oiseau  aquatique,  lat.  cucûlus  (Vanicek  Lat.  Spr.  -  bibl.  Fick 
P  21.  380.  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  505);  cf.  encore  gaul.-lat. 
cavaumis  v.  bret.  couann  bret.  mod.  kaoïien  kaoïian  gall.  cuan 
'chouette'  (fr.  cliouan  >  chat-huant  par  étym.  pop.),  v.  slav. 
(Lidén  Archiv  f.  slav.  Phil.  28,  36)  sova  (*kauà)  m/sens,  v.h.a. 
hûwo  m/sens,  arm.  (Lidén  Arm.  St.  80 sqq.  133)  sag 'oie'  {*kaua)f 
puis  gr.  KiKKdpri  f.  (scol.  Ar.  Ois.  262)  KÎKUpoç  KiKupfjïç  kiku^oç 
KÎTUfaiç  (ace.  Kuûmva  Hésych.)  kikujuiç  (Call.  fr.  318)  'chat- 
huant',  KiKKapaO  (Ar.  I.cit.)  son  cri,  lat.  cucuhîre  'hôler'  et  voy. 
s.  V.  KOKKuH.  —  KaûâE  •  TiavoûpYOç  Suid.  est  prob.,  avec  Kretschmer 
KZ.  31,  354  contre  F.  de  Saussure  Mém.  106,  le  nom  de  l'oiseau 
employé  comme  injure  dans  une  comédie,  puis  paraphrasé;  dès 
lors  on  ne  peut  invoquer  le  mot  pour  éclairer  lat.  cavilla  'plai- 
santerie, raillerie'  (voy.  Walde^  s.v.). 

KauKaXiç,  -iboç  f.  plante  ombellifère  (Théophr.  Diosc.  Nie),  aussi 
KauKiàXr)ç,  -ou  m.  Hésych.  Etym.  obscure;  cf.  Solmsen  Beitr. 
I  90. 

KttuXôç  m. 'tige,  hampe,  tuyau  de  plume'  :  \a.t.caulis  {colis  côlês, 
aussi  caulus)  'tige"^),  Wt.kàuîas  'os'  (<  i.-e.  *qàulo-s;  cf.  Hirt 
BB.  24,  268)  lett.  kauls  'tige,  os'  v.  pruss.  ace.  kaulan  'os' 
(Curtius  5  157.  Fick  P  376),  m.  irl.  cuaille  'pieu  (Fick  H^  65)  ; 
le  degré  ultra-réduit  dans  v.  h.  a.  hol  'creux'  got.  us-hulOn 


1)  KOuâS  est  glosé  Xâpoç  'mouette'  par  Hésych.  ;    il  n'y  a  pas 
identité,  cf.  Babr.  CXV  2  Xdpoiç  xe  Kai  khOEiv  eîirev  àTpuûOTaiç. 

2)  Pour   lat.  caul(l)ae  f.  pi.  'pores'  (Lucr.),    qui    doit    en  être 
séparé,  voy.  Walde-  s.v. 


—     423     — 

'creuser'  (Curtius  1.  eit.j  skr.  lnhjam  WA^/^^rruisseau,  fossé, 
canal' (Uhlenbeck Ai. 8pr.60;;  initiale  i.-e.*^-;  voy.  s.v.  koîXoç 
(*KoFiXoç)  'creux'  (:  lat.  cavus),  dont  la  R.  est  i.-e.  *kma-  :  *kau-: 

Kauvôç'  KaKÔç.  aKXripoç  :  '^ot. hauns  {^hauni-z)  'liumble'  v.h.a. 
hôni  ags.  héan  'méprisé',  lett.  kauns  'honte'  Icaunatis  'avoir 
honte',  i.-e.  *qai(-  dans  lit.  Jaivéti-s  'avoir  honte';  même  R.  dans 
gr.Kaupoç"  KaKÔç  Ilésych.  Fick  1*375.  ZupitzaGutt.  1 11.  Briig- 
mann  Grdr.  I-'  196.  345.  IP,  1, 257. 288.  Voy.  s.v.  kqkôç  sub  fin. 

Kaûaiç  KauTiîp  Kaû)Lia  Kaûcroç  Kau6)Liôç,  puis  KauaaXiç  f. 'ampoule, 
brûlure'  Hésych.,  Kauaia  f.  'chapeau  protégeant  du  soleil'.  Voy. 
s.  V.  Kaiuu  p.  393. 

Kaûxn  f. 'jactance'  (pl.Pind.N.IX7);  Kauxâa9ai 'se  vanter' (Pind. 
Hrdt.  etc.)  :  lit.  szmikiù  Hzaûkti  'crier'  selon  Prellwitz^  141.- 
212,  i.-e.  *kouqh-,  à  quoi  Pederscn  KZ.  39,  335  ajoute  arm. 
xausim  'je  parle',  i.-ç.  ""çhauJi-,  en  admettant  une  métathèse 
soit  en  arm.,  soit  en  gr.  et  en  lit.  —  Autre  étym.  chez  Char- 
pentier BB.  30,  155. 

att.  Kttxâ^uj  (dor.  fut.  KaxaHu)  Théocr.)  et  avec  red.  intensif 
KaKxàlM  (Hésych.),  nasalisé  KaYxâZ;uj  'rire  aux  éclats'  :  skr. 
Idkhati  gramm.  'rire',  arm.  l'Hubschmann  Arm.  Gr.  I  455) 
.ici.vdukh  'rire  bruyamment',  lat.  cachiunO  -are 'rire  aux  éclats' 
cachinnus  'rires',  \.\\.?i.hichazzen  kachazzen  m.h. R.lachzeii 
ags.  ceahheftan  'rire  bruyamment',  lit.  kiJcnôti  'rire  d'un  rire 
étouffé'  russ.  ('^0(7io^?  'rires'  v.  slav.  chochotati  'rire'  ip.  ex. 
Vaniéek  Lat.  Spr.-45  (bibl.).  Fiek  I»  19.  Berneker  E\V.  393); 
onomatopée.  —  Pour  gr.  KrjKd^Iuj  'insulter'  voy.  s.v. 

KttxXétZiu)  'clapoter',  dor.  ))f.  KtxXâba  (Pind,"!  'bouillonner,  exulter'. 
Ces  formes  semblent  isolées;  le  rapport  supposé  par  Prelhvitz' 
141.-  212  avec  x^H^oç  "i-  (Esch.  Déni.)  'boue,  déchet'  (sens 
peu  sûr,  cf.  Dindorf  Lex.  Aesch.  s.v.),  puis  avec  skr.  hvaâd-h 
'étang'  (:  Jtlâdati'^e  rafraîchir')  ne  convainc  pas,  cf.  Ulilenbeck 
Ai.  Spr.  31)2');  skr.  h rdd a fc  'résonner,  clicpieter'  JMelhvitz  1. 
cit.)  est  ord.  apparenté  à  got.  gfrê^rtw 'pleurer'  {\).  ex.  Faik-Torp 

1)  Hirt  Abl.  i?  278  groupe  sous  un  même  i.-e.  *f/heht-  'bruire' 
dor.  K^x^ôî^ct  {;r.  KdxXii-  '''^r.  hrâdûni-h  '•^rèion,  g'rêle'  gr.  \à\aZa  'grêle' 
V.  h.  a.  hagal  'grêle'  gr.  KuxXâciu,  ce  qui  unit  dos  inconciliables. 


-      424     — 

EW.  s.  V.  graad  p.  339)  et  aurait  dès  lors  uu  ;•  indo-eur.;  xaKala 
(*xaXab-m)  est  très  prob.  parent  de  v.  slav.  èlédica  slov.  zléd 
"verglas'  (Solrnsen  Arehiv  f.  slav.  Phil.  24,  579)^)  et  ski:  hrâ- 
dûnl-jy grêlon,  grêle'(sur  quoi  voy.  WiedeiïiannBB.27,246sqq. 
Pedersen  KZ.  38, 394.  Walde  IF.  XIX  101.  Ublenbeck  PBrB. 
30,  284)  doit  être  écarté. 

KaxXriH,  -koç  ra.  'caillou  de  rivière""  (Thuc.  Strab.),  dim.  d'un 
*KàxXoç,  cf.  V.  norr.  hagJ  ntr.  v.  b.  a.  hagal  m.  'grêle'.  Zupitza 
Gutt.207.208(bibl.).  Torp  ebez  Fick  Iir^  68.  Falk-TorpEW. 
372.  Etc.  —  Skr.  kakhiâram  'lis  d'eau  blanc'  et  l'hypotbèse  d'un 
sens  commun  '*objet  blanc'  (Ublenbeck  Ai.  Spr.  50.  PBrB.  26, 
290  sq.)  sont  à  écarter. 

Kàxpuç,  -uoç  f.,  ord.  pi.  (Kaxpu  n.  Orib.)  'orge  grillée'  (Aristopb. 
Théo\)\u\)<i[.-e.*gh'pghru-,(iî.KéfXpoç  {*ghe7dghro-)  m.,  ord.pl. 
'millet'  (Hsd.  Hrdt.).  Ces  mots  semblent  isolés.  —  Persson 
Wzerw.  103.  124  (bibl.)  les  apparente  à  m.b.a.  gril-z  'grain  de 
sable  ou  de  blé'  griez  v.  h.  a.  grioz'' grain  de  sable,  sable,  gravier' 
V.  norr.  griot  'talc,  pierre  oUaire',  lit.  grûdas  'grain'  (grûsti 
'égruger')  lett.  g r du ds  'grain'  y.slsLV.  gruda  'glèbe'  etc.  (Zu- 
pitza Gutt.  176,  Falk-TorpEW.  354,  Torp  chez  Fick  IIP  145  sq., 
Berneker  EW.357  ne  mentionnent  pas  les  mots  grecs),  R.gher 
'frotter,  broj^er'  dans  gr.  xépina  n. 'pierre,  caillou'  x^paboç 'gra- 
vier', etc.,  puis  à  lat.  hordeum  v.h.a.  gersta  gr.  KpiGii  f.  'orge', 
qui  semblent  bien  former  un  autre  groupe. 

bom.  lesb.  tbess.  arc.  cypr.  kg  boni,  kcv  dor.  béot.  él.  Ka  dor.  Ka, 
particules  accompagnant  l'optatif  de  possibilité,  cf.  skr.  hâm 
{*qom)  après  le  datif  d'avantage  (kdsmâi  Jcâm  'en  faveur  de 
qui?')  =  V.  slav.  Jcû  russ.  -Jco  -la  {mnè-lxO  nme-l-a'k  moi'),  i.-e. 
*qe  *qem  *qa  *qa.  Kev  a  pu  avoir  un  sens  analogue  à  celui  de 
ail.  wohl  dans  das  isf  wohl  sa.  BrugmannGr.Gr.^543sq.  (bibl.). 
KVG.  §  849. 

boni. KedZ!uj,aor.(è)Kéa(cr)(Je,Keiuj  (seul.  ptc.  prés.  Keimv)E  425  ttTT.eîp. 
'fendre';  Kéapvov  (cf. (JKéTrapvov)'herminette'  Hésych.;  eÙKéaioç 
e  60.  Théoer.  XXV  248  'facile  à  fendre'.   Cf.  (sous  réserve)  skr. 

1)  Bezzenl)erger  BB.  16,  242  avait  rapproché  v.sluv.zlédica  de 
got.  kalds  'froid'  lat.  gelidus  'glacé'  gr.  (?)  yeXavbpàv,  opinion  reprise 
plus  haut  p.  142  et  qu'il  y  a  lieu  de  modifier  en  ce  point. 


-     425     — 

çdsati  'tailler,  abattre,  liaclier'  casta-h  'massacré',  lat.  castrô 
'châtrer',  dénoni.  d'un  '^castrum  'couteau'  =  skr.  casfrdm  'in- 
strument contondant,  couteau,  poignard'  (Frohde  KZ.  23,  310. 
Fick  F  54.  I  *  424),  irl.  ceis  'lance'  (<  H-e.sH-.  Fick  II -^  85). 
On  a  dit  que  lat.  castrû  fait  difficulté  vis-à-vis  de  Keàtuj  par 
son  vocalisme  -a-,  cf.  Sommer  Gr.  Lautst.  79,  qui,  après  Persson 
Wzervv.  134.  De  orig.  gerundii  52,  songe  à  un  *KeFiuj  :  v.li.a. 
hoiiicau  'frapper',  lit.  l-duju  Iduti 'buitrc,  forger'  v.slav.  kovati 
'forger',  lat.  ciido  ('pour  *caiidà)  'battre,  forger'  ').  —  V.  slav. 
socha'vonûïn,  gourdin'  o.s'0*yY/ 'abscindere'  (Fick  11^  l.cit.)  sont 
parents  de  lat.  secô  'couper',  cf.  Walde^  s.  v. 

Ké'fXPOÇ  ni-  ord.  pi. 'millet,  Holeus  sorghumL.  (Ilsd.IIrdt.;;  <ruf 
de  poisson  (Hrdt.j;  orgelet;  grain  de  passementerie  (Ath.  XII 
525  d),  etc.'  dissini,  de  *gher-gh)'-o-s,  prim.  'le  broyé',  formé 
par  redoubl.  deR.  ghe r'îi'ottcr,  ])ulvériser'  (cf.  lat.  fjranum  :  i.-e. 
"^gera^-  'trotter,  user)  scion  Persson  Wzerw.  72  sq.;  voy.  s.  v. 
Kdxpuç. 

boni.  KÉbâvvu)m,  seul.  aor.  éKébaacra  pass.  3.  pi.  èKÉbaaBev,  ptc. 
-crBévTeç  -crBeiariç;  forme  secondaire  de  cTKebâvvûim,  voy.  s.  v. 

Kéb|LiaTa  n.  pi.  'fluxions  (IIpc.  Gai.);  rupture  d'un  vaisseau  san- 
guin (Arét.)'  :  KebdvvO)ai. 

boni.  Ilsd.  tragg.  Kebvôç  'act.  soigneux,  actif,  diligent  (Kebvà 
ibuîa  a  428  'femme  fidèle');  pass.  dont  on  prend  soin,  dont  on 
fait  cas'.  Bezzenbergcr  BB.  27, 16G(bibl.)  interprète  'cui  ceditur' 
(cf.  (Je)Liv6ç  '^o^'^-\ô<,  '*devant  qui  l'on  recule')  et  en  rapproche 
lat.  cèdô  'céder',  mais  celui-ci  est  prob.  parent  de  v.  irl.  cet  'per- 
mission', d'un  H-ezd-  ou  plutôt  Vcù^zd-,  cf.  zd  sija.:d-  'reculer 
devant  {\u.,  céder'  (Walde-  s.v.,  bibl.).  —  Létym.  de  lîartbo- 
loniac  HB.  17,  109  n.  (:  dor.  KôtbeaGai  'prendre  soin  de',  KÔboç 


1)  Je  croirais  volontiers  d'autre  part  que  Kedliu  et  Kéopvov  sont 
dissim.  de  *Kad2a)  et  *Kdapvov  (cf.  ion.  TÉpeaj  Ttpea,  èseTTiareai.  buvéaxai, 
ëap  'sang',  kt^ovov  :  Kràoiuai,  cités  par  Hoffmann  Gr.  D.  III  246);  soit 
donc  skr.  çdsati  <.  i.-e.  *kaseti,  lat.  *castrum  ■<  i.-e.  *kastro-m,  v.slav. 
(Meillet  Etudes  178.  253)  kosa  'faux',  R.  kas  kass  'couper';  gr.  Kciiuv 
est  selon  Schiilze  Qu.  ep.  434  pour  kêiuv  (Kediu  :  Kcdiliu  =  dfairduu  :  -dZiu 
etcO;  irl.  ceis  gl.  est  trop  mal  attesté  (Tliurneysen)  pour  y  contredire. 


—    42»;    — 

'soin';  icebvoç  ion.  [!?]  pour  *Kabv6ç  rraprès  boni.  Ktibidioç  'très 
cher')  présente  une  difficulté  phonétique  tout  au  moins. 

hom.  etc.  Kébpoç  f.  'genévrier,  lat.  jûniperus;  plus  tard,  cèdre, 
Pinus  cedrus  L.';  Kebpiç,  -iboç  f.  'baie  de  genévrier;  fruit  du 
cèdre"  (voy.  p.  ex.  A.  Jacob  chez  Saglio  III,  2,  1244)  :  lit.  IxCi- 
dagys  v.pruss.Ajflt^^^ris 'genévrier,  Jûniperus  comraunis'(Schrader 
RL.  926.  Lidén  IF.  XVIII  491.  Trautniann  Apr.  Sprd.  349); 
le  genévrier  étant  employé  chez  Hom.  déjà  en  fumigations, 
Scbrader  rattacherait  Kébpoç  etc.  '*bois  à  fumiger'  à  v.  slav. 
laditi  'fumiger'  {^qôd-,  alternant  avec  *qèd-  dans  v. slav.  cadii 
'fumée'),  ce  qui  est  douteux  (cf.Trautmann  l.cit.  Berneker  EW. 
467  ;  voy.  s.v.  Koboiuri).  —  Etym.  sém.  (:  hébr.  qâfa r  Inmigef) 
chez  Lewy  Fremdvv.  35;  à  écarter. 

Keîjuai,  3.  sg.  KeÎTai  =  skr.  çétë  zd  saëte  'il  gît',  cf.  skr.  cdyatè 
■H  'être  couché,  reposer'  çayd  çayyd  'couche',  puis  hom.  inf. 
Keié|uev  ptc.  keIluv  et  kéuuv  'vouloir  dormir,  gr.  di-Keavôç  (cf.  skr. 
â-çdydna-h)  Koiiri  f.  koîtoç  m.  'couche'  (:  bret.  cn-gud  'léger 
sommeil'  <*are-koi-to-.  Loth  Rev.celt. 22,334),  hàt.cîinae  f.pl. 
cûnclhulan.  pi.  'berceau,  md\*koi  na-\  cf.Walde^  s.v.),  v.norr. 
(Bugge  BB.  3, 118)  hid  'gîte  de  l'ours',  i,-e.  R.  fcei  'être  couché', 
cf.,  avec  suff.  -m  ,  gr.  Koijudv  'étendre  sur  une  couche,  mettre  au 
lit;  faire  dormir',  ags.  hœman  'coucher  avec  qn.,  épouser'  got. 
hahns  f.  {i\i.^liaimi-)  'village'  v.norr.  Aemr  m. 'patrie,  monde' 
ags. hdm  angl. ^ome  v.  h. a.  heim 'maison,  patrie',  v.  pruss. seimlns 
lit.  szeiniyna  'domestiques'  lett.  sdime  'domestiques,  famille' 
v.  slav.  sémfpersonsC  sémija  'esclaves',  v.  irl.  côim  côem  v.gall.  etc. 
cum  'familier,  doux,  affable' (*Â:oi-mo.  WindischIF.III78sqq. 
Fick  II-*  75.  Henry  Bret.  84),  puis  arm.s^^r  'inclination,  amour' 
sirem  'j'aime'  {*keiro-^  Scheftelowitz  BB.  2^,  284)  et,  avec 
suff.  M-,  skr.  çéva-h  'cher,  aimé'  çivd-h  'favorable,  bon,  utile', 
hàt.c'wis  =  osq.  trws 'citoyen',  v.  irl.  âa  (*À'e«-MO-) 'mari,  époux', 
got.  heiwa-frduja  'beanoTriç'  (th.  germ.  *hîiro-)  ags.  hlw-cîind 
'domestique'  v.  h.a.  A/z^o 'époux'  ^^^tv/ 'épouse' etc.,  \ett.s/wa 
'femme'  (bibl.  chez  Zupitza  Gutt.  184  sq.  Fick  I*  42.  421  etc. 
III*  87  sq.    Falk-Torp  EW.  402.  412.  Etc.);  voy.  s.v.  kuu|.ui. 

hom.  Kei|ur|Xiov  'bien,  possession',  joint  à  TipôpacTiç  f.  'fortune 
consistant  en  troupeaux'  p  75,  puis  'objet  conservé  en  souvenir 


—     427     — 

(le  qn.',  cf.  Plat.  Lois  931  a  Kei)aiiXioç  ''que  l'on  ^'arde  comme  un 
trésor'.  Rapport  j)ossible  avec  Keîiuai,  mais  le  détail  est  obscur; 
hypothèse  non  convaincante  de  Prelhvitz^  s,  v. 

att.  K€ipiâ  f.,  'sangle  de  lit,  lat.  instita',  pi.  NT.  'bandelettes 
(d'un  mort)',  Kripiaiç  cod.  Alex.,  Kiipeiaiç  Hésych.  Etym.  obscure. 
[Voy.  Solmsen  Beitr.  n"  14,  à  paraître.] 

Keîpiç'  ôpveov.  lépaE.  cl  bè  àXKuôva  Hésych.;  Keipibeç"  ôpvea  H.^ 
KÎpiç-  . . .  dpveov  H.;  KÎppiç-  eîboç  k'paKOç  11.  Etym.  inconnue; 
rapport  non  prouvé  avec  KnpûXoç. 

Kcipuj,  fut.  Kepuj,  aor.  pass.  èKÛpriv,  pf.  KeKapiaartondre,  rogner, 
raser;  piller;  couper,  moissonner';  Kép)ua  u.,  ord.  pi.,  'petite 
coupure,  petite  pièce  de  monnaie';  KepiuaiiZlo) 'déchiqueter;  con- 
vertir en  menue  monnaie';  Kopiuôç  m.  'tronc  d'arbre;  bûche'  :  skr. 
Tcrndti  krnotl  'blesser,  tuer',  arm.  (iMeillet  MiSL.  VIII  154.  Pe- 
dersen KZ.  39, 377)  khoreiit  'je  gratte'  k/iereni  'je  gratte,  j'écris', 
alb.(G.Meycr  Alb.Spr,410sq.  148)  ,s-k'er  'je  sépare  violemment' 
hai-  'je  taille  des  arbres  ou  des  vignes,  je  sarcle',  lat.  carô 
carnls  'viande',  prim.  'morceau  (de  viande)  coupé  ou  détaché', 
cf.  carnife.v  et  pi.  carnes  'morceaux  de  viande'  =  ombr.  karu 
'pars'  karnus  'partibus'  osq.  can^ei-s- 'partis',  lat.  corium  'cuir' 
(:  skr.  carman-  zd  car^man-  'peau',  v.  norr.  hn-undr  'peau' 
V.  h.  a.  lierdo'\c\\wi ,  v.  slav.  7i-o/y/ 'écorce'  skora  'peau"  korîcî 
'sorte  de  vase'  slov.  ^-orec. 'corbillon  d'écorce'  lit.  karnù  'tille', 
v.h.a.scernt  scirm  'bouclier  *fait  de  peaux:  abri;  protection'^ 
bibl.  chez  Walde-  s.  v.  corlum,  mais  pour  v.  slav.  crèmû 
'tente'  voy.  auj.  Herncker  EW.  140),  v.  irl.  scaraim  'je  sé- 
pare' gall.  ysgat'  'séparer'  ysgrtjd  'fragment,  éclat  (de  bois/^ 
v.norr.  skera  ags.  v.  h.  a.  .s-cera» 'couper,  tondre'  et  bcp  d'autres, 
lit.  skiriit  sk'n-fi  'séparer'  klrris  lett.  zirfcl'^  'hache'  russ.  dial. 
ce)'i-ù  'faucille'  (cf.  skr.  A/v/-//  'un  outil  de  tisserand'  et  v<iy. 
Berneker  EW.  s.  v.  *cîrvâ),  puis,  dans  le  domaine  moral,  skr. 
kafû-h  {-f-  <-rt-)  '*coupant,  Apre,  mordant'.  Vit.  kartùs  'amer', 
m.  h.  a.  hère  herwer  'acre',  lett.  schk'erbs  'aigre'  skarbs  'âpre, 
astringent,  rude';  i.-e.  R.  (.s^)r/e>' 'couper'*);  sur  le  groupe  voy. 

1)  Cf.  un  élarg-issoment  par  -t-  dans  skr.  kntfâfi  'couper'  zd 
kavHa-  'couteau',  lit.  ktrtù  kirsti  'trancher,  frapper  violemment' 
V.  slav,  crîifq    'je  taille',    alb,  fc'ei?  'je  rase',   arm.  kherthem  'je  pèle. 


—     428     — 

Curtius^  147  sq.  156.  Vanicek  Lat.  Spr.  ^  31 1  sq.  Zupitza  Gntt. 
154  sq.  (bibl.).  Fick  III*  453  sqq.  Etc.  —  Lat.  (Vanicek  1.  cit. 
Prelhvitz  BB.  21,  162)  careô  '*être  séparé  de',  étant  médiopassif 
d'un  i.-e.  *Â-rt.s-  'couper'  dans  skr.  çdsati  lat.  castra,  cf.  lat.  *ptc. 
castus  (Thurneysen  Thés.  Walde^  s- v.),  doit  être  écarté.  —  Voy. 
s.  vv.  ion.  Kap  sub  fin.  et  KépTO)uoç. 

bom.  ptc.  Keiuuv.  I.  Voy.  s.v.  KeâZluu.  —  II.  Vo}'.  s.v.  Keî|Liai. 

Iiom.  aor.  moy.  KeKctbovTO  'ils  cédèrent' A 497  ;  cf.  eKeKriber  uttê- 
KexuupnKei  Hésych.  Le  sens  propre  est  'ils  furent  refoulés',  cf. 
KeKttbubv 'dépouillant' A 334,  fut.  KeKabricruu'je  dépouillerai' qp  153. 
170,  KeKabfîcrar  pXàijjai,  KaKuJcrai,  aiepfiaai  Hésych.,  otTTOKabéuj" 
otcrGevéuj  H.,  d'uueR.trans. 'endommager,  dépouiller,  poursuivre'. 
Fick  BB.  5,  313.  Voy.  s.  v.  Knbuj.  —  Lat.  cadô  'tomber'  (Fick  P 
56.  P  43),  puis  lat.  cëdô  'reculer  devant  qn.,  céder'  (Vanicek 
Lat.  Spr.2  67.  Curtius^  503.  Fick  P  43.  424.  Bezzenberger 
BB.  27,  116j  sont  à  écarter,  mais  lat.  calamifa.s  'dégâts'  avec 
Z  «sabin»  (Conway  IF.  II  166)  serait  parent  pour  Walde^  s.v. 
et  Ehrlich  KZ.  40,  380,  lequel  évoque  cypr.  Kdbajuoç-  xuqpXôç. 
ZaXa)uivioi  Hésych.,  trop  mal  attesté. 

pf.KéKaa)uaiptc.KeKab|uévoç(Pind.)KeKao"|uévoç(Hom.Esch,)pqpf. 
èKEKàaiuriv  'se  distinguer,  briller',  cf.  gr.  KàaTuup  (voy.  s.  v.) 
litt.  'le  brillant'  (cf.  TToXu  beÛKiiç  dissim.  de  *noXu-XeiJKr|ç  'le 
fort  brillant'  et  voy.  Preller  Gr.  Myth.  IL'  95  n.  2,  Osthoff  Perf. 
567,  Baunack  MSL.  V  3  sq.  n.  2)  Kàb|uoç  att.  vulg.  Kàa(T|aoç, 
KabfJîXoç  Kaa^îXoç  nom  d'un  Cabire  (voy.  Kretschmer  KZ. 
29,  429 sq.  Vasdninschr.  148  sq.)  Kaacrdvbpâ  KacTTiàveipa  (Fick- 
Bechtei  Personenn.-  156.  160),  skr.  pf.  çâçadûh  ptc.  càça- 
dâna-h  'se  distinguer,  exceller,  être  puissant',  lat.  (Solmsen 
Stud.  165  n.3)  Camènae{*cad-s))iënae)  'divinités  des  sources' ^), 
gall.  (Fick  II ■*  67)  cadr  'vaillant,  fort'  m.  irl  câd  'saint'  gaul. 
(Stokes  BB.  29,  169)  caddos  'sauctus'  etc.;  voy.  aussi  s.v.  Kaa- 
aiiepoç;  pour  l'innovation  prés.  Kaivu|Ltai  voy.  s.  v.  p.  392. 


je  décortique',  \iit.cortex  'écorce'  scortum  'peau'  cê)ia  'repas'(*^er^snâ) 
osq.  kerssnais  'cenis';  bibl.  chez  Walde"  s.  vv. 

1)  Càména<i*Cainmëiia  (Solmsen  1.  cit,);  sur  la  simplification 
d'une  cons.  double  après  voy.  brève  prétonique  voy.  Osthoff  Et.  Par. 


—     429     — 

hom.  ptc.  pf.  ace.  m.  sg-.  KeKacpïifFjoia  'exhalant  (9u.u6v)'  e  468. 
E  698,  ci".  KÊKriqpe'  léBvriKev  Hôsyeh.;  pour  -r)-  voy.  Scliulze  Qu. 
ep.  249 ;  pf .  KéKriqpa :  prés. -KaTTÛuj,  -KaiTTiu dansèYKÔiTrTei  •  èKKveî H., 
cf.  aussi  X  467  àiro  bè  lyuxnv  éKaTTuaaev  (Curtius  Verb.  1=^  240. 
Grdz.-'  142.  511.  Osthoff  Perf.  62.  299.  369  sqq.  G.  Meyer* 
285);  voy.  s.  v.  Kanvéç.  —  Bezzenberger  BB.  5,  313  a  groupé 
pf.  KéKTicpe  Kri(pnv'bourdon'(voy.s.v.)  Kuucpôç 'émoussé' KeKaqpriuOç 
'lan;?uissant',  avis  qui  n'est  pas  préférable  i). 

KÊKiîvaç-  Xafuuoùç.  Kpfiieç  liésych.  kekiîv  '*santeur' :  v.  h.  a. 
scehan  'se  tourner  brusquement,  filer  vite',  v.slav.  slokû  'saut' 
skocitl  'sauter'  .sl-aîxati  itér.  'sauter'  .sl-actJcû  'sauterelle',  R. 
Çs)qeq  'sauter'  (pour  d'autres  dérivés  voy.  p.  ex.  Falk-TorpEW. 
s.w.skage  sTce).  Solmsen  Beitr.1 144 sq.  —  Skr.çY/ç«-/i  (Leger- 
lotzKZ.  7,436.  lîrugmannGrdr.P  732. Etc.),  assim.  de  *çasa-h, 
est  parent  de  afghan  sôe  v.  pruss.  sasins  v.  h.  a.  haso  gall.  cei- 
nach  (élargiss.  de  ^cein  <  *hisn/)  'lièvre,  c.-à-d.  le  gris',  cf.  v.  h. a. 
hasan  lat.  ca?ius  'gris'  sab.-lat.  cascus  'vieux'. 

Kf.KpùqpaXoç  (u)  ni.  'haut  bonnet  raide  (d'Audronia(|ue  X  469); 
class.  pièce  d'étoffe  ou  mouchoir  enveloppant  la  chevelure'  (cf. 
Saglio  III  1,812  sqq);  la  parenté  avec  kpûtttuu  'cacher'  (bibl. 
chez  Ilelbig  Ép.  hom.  277  n.  1.  L.  Meyer  II  233.  Cuny  MSL. 
XVI 326  n.  Il  ou  Kopucpri  f. 'sommet' (Lobeck)  ou  v.slav.  krara 
Ut.  Mn-è  'vache,  propr.  *la  cornue'  (Meillet  MSL.  VllI  298. 
Prellwitz-  217)  ne  s'impose  pas;  —  ni  l'étym.sém.  de  S.Frankel 
(chez  Helbig  l.cit.  et  Lewy  Fremdw.  88  sq.),  —  ni  la  tentative 
de  Jl.  Diels  IF.  XV  7  (métathèsc  de  *KpéKuç  'kpôkh,  KpoKÛç, 
fil'  +  qpôXoç  'cimier').  Mot  asianique,  influencé  —  ou  non  — 
par  KpÙTTTuuV 

poét.  KéXaboç  m.  'cri,  clameur";  hom.  ptc.  KeXâbuuv  'sonore,  re- 
tentissant'; hom.  etc.  KeXabeîv  'retentir;  trans.  faire  retentir 
(un  chant)  ;  célébrer' ;  hom.  KeXabeivôç,  Pind.  (éol.i -evvôç 'bruyant, 
sonore';  etc.  Klym.  indiquée  s.v.  KaXéiu  p.  397  sq. 

I  40  sqq.  (bibl.),  Vcndryes  Rech.  sur  l'hist.  et  les  effets  de  l'intensité 
initiale  en  lat.  (1902),  p.  57  sqq. 

J)  Oppien  Haï.  III  113  reprend  le  mot  comme  utr.  pi.  en  lui 
attribuant,  semble-t-il,  le  sens  d'  -épuisé',  ùXXù  xavuaeeiç  Keîrai  èm- 
xpévvaç  GavÛTiu  KeKaiptiôxa  Y^îa. 


—     430     — 

hom.  tragg.  kê  Xaivôç  "noir,  sombre';  KeXaivoûa6ai  (Esch.) 'de- 
venir noir";  bom.  Pind.  KeXai[vo-Jveqpriç  'aux  sombres  nuages; 
sombre' :i.-e.*^(^/-  dans  skr-A-r/Zf^^^A-r/-^ 'tacbe,  macule'  Idhisa-h 
'sale'  licdmasa-h  -m  'tache,  saleté'  kalmâsa-h  'bigarré,  tacheté' 
(Curtius''  146),  suisse  ail.  ^é-Zm 'tache  blanche  au  front  du  bé- 
tail' (Ehrismaun  PBrB.  20,  57)  m.  h.  a.  hilwfi  'brouillard  léger' 
bavar.  gehiJh  'brouillard'  (Zupitza  Gutt.  113),  puis,  de  par  sa 
couleur  sombre,  lat.  colwnba,  -bus  'colombe'  (Prellwitz  BB.  22, 
102  sq.;  voy.  s.v.  k6Xu|uPoç);  voy.  s.v.  Kr|Xiç. 

bom.Théocr.  KeXapu^u)  'murmurer,  babiller  (eau  courante,  etc.)'; 
cf.  KéXuup  •  qpuuvri  Hésych.,  KeXujpûeiv  •  Podv  Phot.,  puis  i.-e.  ^qeJd- 
dans  KÉXaboç  (voy.  plus  haut);  L.  Meyer  II  424  pose  un  th.  *Ke- 
XapuY-,  élargi  d'un  adj.  *KeXapô-ç  'bruyant',  ce  qui  est  inutile, 
un  *KéXap  ayant  pu  exister  à  coté  de  KÉXuup,  cf.  TÉKiuap  :  léKjuuup  ; 
l'intervention  du  degré  réduit  pu-  de  *pé[F]-uj  'couler',  inf.  aor. 
pufjvai  (p.  ex.  encore  Prellwitz-  215)  est  à  écarter. 

K  e  X  é  p  ri  f .  Vase'  à  large  ouverture,  sorte  de  cratère  (voy.  Saglio  III, 
1,816  sqq.),  pourrait  être  assim.  de  *KaXépTi,  i.-e.  '^TcalegUâ  —  Xsà. 
calva  'crâne',  cf.  lat.  cal  varia  f.  'crâne'  et  (gloses)  'coupe'  (La- 
gercrantz  KZ.  27,  181  sq.),  mais  il  faudrait  alors  (cf.  Walde- 
s.  V.)  séparer  caJva  de  lat.  calvos  'chauve'  (<<  ital.  ^lialouos, 
i.-e.  *qeleuo-)^),  or  cf.  p.  ex.  lit.  galvà  \ett.gaîica  x.'pru^s.gaUû 
V.  slav.  glava  'tête'  :  v.  slav.  golû  'nu',  v.  h.  a.  JcaJo  'chauve' 
(SchulzeKZ.40,424.  BernekerEW.  324.  Trautmann  Apr.Sprd. 
335)^).  —  V.  norr.  .sTcalpr  'gaîne'  angl.  i^calp  'cuir  chevelu; 
crâne'  (E.  Levvy  KZ.  40,  561  sq.),  puis  v.h.a.  .scrt?^ 'gousse'  (id 
ibid)  semblent  devoir  être  écartés.  —  Étym.  sém.  chez  H.Lewy 
Fremdw.  104. 

K  e  X  é  G  V  T  e  ç  m .  pi. 'montants  d'un  métier  à  tisser,  icTTÔTrobeç'  (Théocr. 
XVIII 34),  forme  participiale,  d'origine  obscure;  Hésych.  com- 
mente KeXoi  fàp  là  EuXa. 

KeXeôç  (KriXiôç  KttXiôç  koXiôç  mss.)  m. 'pivert,  Picus  viridis  L.' 
(Arstt.);  étym.  obscure;  textes  et  légendes  chez  Thompson 
Greek  birds  77  sq. 

1)  Fick  BB.  24,  298  avait  rapproché  lit.  galvà  de  macéd.  y«- 
pa\a  'tête'  Hésych.,  en  tant  que  dissim.  de  *Ta\pa\a  ou  *Y\apaXa,  et 
de  arm.  glux  'sommet,  pointe,  tête';  même  rapport  lit.  galvà  :  arm. 


—     431     — 

honi.  tragg.  KéXeuBoç  f.,  \)\.  KeXeuBoi  et  ntr.  KeXeuGa 'chemin, 
route';  liom.  mTTO-KéXeueoç  TT  126  'qui  voyage  au  moyen  de 
chevaux';  à-KÔXou9oç  'accompagnant,  suivant'  (voy.  s.v.p.  36). 
Cf.  (Curtius'^  146)  lit.  keîiduju  'je  voyage'  (l-èlias  'chemin'  est 
prob.  postverbal);  —  lat.  callù  (Curtius  1.  cit.)  'sentier  de  mon- 
tagne' est  prob.,  en  tant  que  *cal)iis,  parent  de  serb.  Tilànac 
'défilé';  bibl.  chez  Walde^  s.  v.  Selon  Brugmann  Ber.  d.  sachs. 
G.  d.W.  1897,  p. 28  il  y  eut  fusion  du  th.  KeXeu- (KeXeùuj 'pousser 
à,  mettre  en  mouvement'),  parent  de  KeXojaai  kéXiiç  KtXXuj,  avec 
èXeuG-  (èXeùaoïLiai  eiXriXouGai  en  KeXeu6-.  Voy.  s.  vv. 

KeXeOuj  'mettre  en  mouvement,  presser,  exciter  Q  o26:  presser 
par  la  parole,  exhorter;  commander';  Hrdt.  att.  KéXeu(J|Lia, -aïoç 
n. 'ordre,  commandement;  chant  cadencé  du  chef  des  rameurs'; 
att.  KeXeuffTnç,  -où  m. 'chef  des  rameurs';  hom.  ptc.  prés.  KeXeu- 
Tiôujv 'pressant  vivement,  excitant'.  Voy.  s.v.  KéXXuuV). 

ecclés.  KcXecpôç  m.  'un  lépreux';  KeXeqpia,  -iaaiç  f.  'lèpre';  KeXe- 
cpiâv  'être  lépreux'  :  skr.  kandu-h  'démangeaison'  {\.-Q'\s\qel-0-  : 
UtsJcéldéfi  'se  fendre',  selon  Persson  Wzerw.  38;  cf.  Wacker- 
nagel  Aind.  Gr.  I  170),  m. angl.. vcrt/Z<'  'teigne'  .scv///^^(/ 'teigneux' 
suéd.  .sMI  'éruption  à  la  bouche',  \.-e.*{<i)qel-  (Ehrismann  PBrB. 
20,  56;  cf.  Zupitza  Gutt.  151);  voy.  s.v.  cTKdXXuu. 

KéXriç,  -riTOç  m.  'cheval  de  course,  coureur  ittttoç  e  371  ;  dans  ce 
sens  lac.  KeXriE  GDI.  4416  et  Glotta  I  3r)3  passim);  —  petit  bâ- 
timent léger,  brigantin  ,  parent  de  kêXXuj  KéXo|aai  KeXeûuj  (Curtius  "^ 
146j;  Johansson  WZKM.  19,  237  compare  tout  d'abord  zd 
caraHi-  jeune  femme'  v.h.a.  helid  'héros'.  De  là  ÏTTTTOiai  KeXii- 
TÎJleiv  0  679  'changer  de  chevaux  de  selle,  sauter  de  lun  sur 
l'autre';  KeXiÎTiov  (Thuc.)  'petite  chaloupe'.  —  Le  rapport  avec 
R.  {s)k<'J('  'sauter,  p.  ex.  dans  skr.  çala-hlidh  'sauterelle'  m.  h.  a. 
schel  'sautant'  (llirt  BB.  24,  234)  est  bien  moins  probable  ;  voy. 


f/lux  en  tant  que  *ghôlû-  -f  morphème  -qho-  chez  Pedersen  KZ. 
39,252(y);  d'autre  part  Scheftelowitz  BB.  28,  157.  29,44.54  rappnxhe 
arm.  glux  de  gr.  Xôqpoç  'colline,  etc.'  en  tant  que  *ijloqifho-s  ;'?). 

1)  BloomfieldBB.  23. 113  isole  keXcùuj  du  groupe  k^XXiu  KëXo^ui 
etc.  {*qel-)  et  le  rapproche  de  skr.  R.  cru  çrnéfi  'entendre',  R.  çni 
étant  née  de  *ke(u-  et  KeXeûai  ayant  signifié  'faire  entendre':  à 
écarter. 


—     432     — 

S.  V.  KiîXuuv.  —  Lat,  celôx  'brigantiii'  est  une  déformation  évi- 
dente de  KeXiiç  sous  l'influence  de  vêlôx  'rapide'  (Duvau  MSL. 
VIII  256);  lat.  celè.s  'coursier;  —  esquif  léger  à  la  course' 
(Plin.  HN.)  n'est  qu'une  transcription  du  grec. 

KeXXôv  axpepXov,  ttXcxyiov  Hésycli.  Voy.  s.  v.  kuXXoç. 

liom.  tragg-.  (xé  XXuu  granim.  ;  pour  Hrdt.  att.  ô-k€XXuj,  aor.  ujKeiXa, 
voy.  s.  V.)  seul.  fut.  KeXauu,  aor.  è'KeXaa  (cf.  Wackernagel  KZ. 
29,  135  sq.  Solmsen  KZ.  29,  353)  trans.  'pousser  à  terre,  faire 
aborder',  intr.  'aborder';  KéXrjç  m.  (voy.  s.v.);  boni.  Pind.  gort. 
épid.  él.KéXojLiai,  aor.  èKeXi'icraTO  (Pind. 01. XIII  113.  Istbm.V54. 
Épich.  71  K.,  cf.99K.,  GDI.  1578,  6  Dodone)  hom.(è)KéKXeToi) 
'pousser  vivement;  exciter,  exhorter,  encourager;  appeler  qu.'; 
KeXeûuu  (voy.  s.v.) ;  PoukôXoç  m.  'bouvier,  toucheur  de  bœufs' 
(voy.  s.v.p.  129  et  s.  v.  arnoXoç  p.  27)  :  skr.  Tcûldyafi  'kaldyati 
'pousser',  lat.  c<:^Zej- 'rapide'  celeher  {<*l-ele-d]iî°li-  avec  dïssim. 
du  2^  l)  'nombreux,  fêté,  illustre;  prim.  exploité,  fréquenté,  cf. 
via  celebris,  locus  céleber, oppidum  celehre{JNd\(\Q ^  s.  v., bibl.)', 
got.  fiai  dan  'faire  paître  le  bétail'  v.  h.  a.  etc.  haltan  'gardeY, 
tenir'  (Zupitza  Gutt.  106,  bibl.  Osthoff  IF.  IV  281  sq.)  m.  b.  a. 
hilde  Mlle  'rapide,  zélé'  (L.  Meyer  II  424  sq.),  puis  arm.  (Pe- 
dersen  KZ.  39,  378)  Meti  'gouvernail'  (cf.  vfjaKÉXo'ai);  alb.  kal 
'je  fonde,  j'organise'  (G.  Meyer  BB.  8,  185)  est  ambigu,  cf. 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  168;  pour  ags-heliiia  v.norr.  liialm  'gouver- 
nail' (HoopsBB.  22,435  sq.)  voy.  Zupitza  Gutt.  113,  Falk-Torp 
EW.  395,  Torp  chez  Fick  III ^  82  et  s.v.  cfKaXjaoç  'tolet'.  I.-e. 
*qele-  'pousser'  est  sémantiquement  distinct  de  "^'qele-  'lever' 
dans  gr.  koXujvoç  lat.  collis  {ex)-cellô  celsîis,  et  phonétiquement 
de  *qi/ele-  dan.ç  gr.  iréXoinai  lat.  cold  etc.,  cf.  Hirt  BB.  24,  261  ; 
lat.  *cellô  dans  percellô  'terrasser  est  apparenté  à  lat.  dâdëti, 
voy.  s.v.  KXabapôç. 

KÉXuqpoç,  -ouç  n.  Et^'m.  indiquée  s.v.  KaXÛTrxuu  p.  400.  —  Autre 
avis  chez  Siitterlin  IF.  XXV  67  (  :  v.  h.  a.  sceliva  m.  h. a.  schelfe 
'éeale',  i.-e.^sqeleiqyJi-  :  *sqelph-). 


1)  Dor.  aor.  KévTO  Alcm.  141  B.  =  (è')Ke\To  avec  le  changement 
de  -\t-  en  -vt-  observé  dans  le  dorisme  du  Péloponnèse  et  des  colonies 
doriennes  d'Italie  et  de  Sicile;  bibl.  chez  Brug-manu  Gr.Gr.^ 81.  Buck 
Greek  dial.  §72.  La  prose  dorienne  emploie  Ké\o,uai  au  sens  de  KeXeOiu. 


—     433     — 


I.poét.Ke\ujp,-ujpoçm/fils.rejeton'(Eur.Aiu]rom.lU33.  Lycophr. 
Poli.;,  cf.  Kt'Xujp-  e'rrovoç,  uiôç  Ilésych.,  KcXuOpiov  Traibîov  H.; 
est  selon  moi  dissiin.  de  *Képuup,  i.-e.  *kérO,;  R.  Âvy  ^-loître' 
dans  *K6p-Fo-ç'aduIescen8'K6pFa 'jeune  fille'  boni.  KoûpriTeç  etc. 
arm.  ser  'lignée,  descendance'  etc.  (voy.s.v.  xopoç  IV.);  KéXoup 
a  pu  être  un  ancien  ntr.,  au  sens  de  'proies,  suboles',  cf.  bom. 
T£KMwp  'but'éeXbujp  'désir'  é'Xuup  'proie' éol.  -rreXiJup  'monstre'  (lui- 
mcme  pour  *TTépujp,  i.-e.  ""quérôr  :  lepaç  'prodige'.      Ostboff 
Arcbiv  f.  Keligiousw.  VIII  p.  12  du  t.  à  p. ,  ubuup  'eau',  etc.  Skr. 
çàrlram  'élément  solide  du  corps,  cliarpentc,  corps  (  Hirt  hU.  24, 
238  avec?)  peut  demeurer  apparenté  à  KéXujp,  en  tant  qu'issu 
d'un  i.-e.  *kériro-,n  '*enibonpoint';  de  skr.  çdnram  doit  être 
écarté  arm.  (Fr.  iMaller  WZKM.  1 U,  277)  salif,  gén.  èa/h>j  'cbair 
de  corps  vivants  ou  morts',  dont  .s'-  au  moins  est  mystérieux.  — 
y.non.hqldr  haïr  'bonmie  libre,  propriétaire  libre' ags.  hœled 
hœ/r  'bomme,  béros'  v.b.a.  Iieîid  'béros'  (Solmsen  KZ.  34,  548. 
Brugmann  IF.  XII  26  n.  2.  XIX  213.  Grdr.  IP,  1,58  n.  3,  lequel 
ajoute  V.  slav.  cIorêM  'bomme',  rapport  que  eondanme  Berneker 
EW.  141)  sont  parents  de  URn.*ca)-af-  dans  zd  carâHt-  'jeune 
femme'  et  de  gr.  KéXnç,  -jitoç  (voy.  s.  v.).  ;Add.] 
II.  KéXiup-  . .  .  èKTo^iaç,  TâXXoç,  anàbvjv  Hésycb.  est  selon  moi 
dissim.  de  ^-Kepujp,  i.-e.  *qcrO)',  R.  {s)qer  'couper',  dans  Keipuj, 
aor.  Kapfivai,  voy.  s.  v.  [Add.] 
ni.  KeXujp- cpujv.i  Hésycb.;  KeXojpOeiv  poâv  Pbot.,  KeXiupùeiv 
KÉKpaTevai,  poâv  Hésycb.,  KeXujpùaaç-  qpuuvncraç,  potîaaç  H.  Voy. 
s.  v.  bom.  KeXapùZiuj. 
liom.  etc.  K€Màç  (et  kcmmûç  Q.  Sm.  Antb.  P.  Hésycb.,  aussi  kem- 
(pdç  H.),   dboç  f.  'daguet': v.  norr.  hind  f.  ags.  Mnd  v.  h.a.hinta 
'bicbe',  germ.  comm.  Viind,-  <  i.-e.  *kem-t-i-  (Noreen  Abriss 
133.    ZupitzaGutt.2U7.  Falk-Torp  EW.  405.  Torp  cbez  Fick 
m*  71),  skr. çrima-/i  'non  encorné' (<  i.e*kemo-s),  lit.  zémaïte 
szm-fUas  'sans  cornes'  szm^idis  m.  szn,-ùlé  f.  'bœuf,  vacbe  sans 
cornes'  ^i.-e.  *kn>-ù.  +  suff.  -lo-.    Lidén  KZ.  40,  257  sqc,    cf 
Schulze  KZ.  40,  259  n.  2.  566),  puis  cawo.c  'chamois',  moi  al- 
pestre cité  par  Polémius  Silvius,  cf.  TIics.  I.  lat.;  cf.  lopposé 
i.-e.H'er,m6-s  >  bom.Kepùôç  lat. (vrro.s- '*Ie  cornu'.  -  V.pruss. 
(Bezzenberger  Hli.  27,  167  i  camstian  'mouton'  tcbcq.  komo/// 

28 


—     434     - 

'émoussé,  écourté'  carinth.  homolyi  "n'ayant  pas  de  cornes', 
V.  h.a.  hamal  'mutilus'  ont  q-  vélaire. 

KEvéppeioç  adj/de  bête  morte' (Élien) ;  Kevéppeia  pi. n. 'charogne' 
(Ar. Ois. 538); —  Kivàppâ  f.  'odeur  de  bouc'  (Poil. Luc. D. mort.): 
Kivappâv  'sentir  le  bouc'  (Ar.  Plut.  294).    Etym.  inconnue. 

hom.  Keveôç  (*KeveF6ç)  cypr.  KcveuFoç,  ion.  Keivoç  éol.  (gramm.) 
KÉvvoç  att.  Kevoç  (*KevFôç)  'vide;  vain'  :  arm..sm  'vide,  vain' 
(Hubschmann  Arm.  Gr.  I  490),  i.-e  *ken-.  De  là  Keveuuv,  -iLvoç 
m.  'cavité,  spéc.  (Hom.  Xén.)  creux  des  flancs';  kêvoûv 'vider'. 

KévTaupoç  m.,  au  pi.  peuplade  sauvage  de  Thessalie  qp  303.  A 
268  ;  poster.  (Pind.)'centanre  (aussi  iTTTTOKévxaupoç);  -rraibepaaTriç 
(voy.  Fick  KZ.  42,  294);  parties  honteuses'.  Nazari  Riv.  di  fil. 
32,  99  dégage  un  *auro-  'cheval,  coureur',  cf.  aùpi-  pàiàç  'mar- 
chant vite'  aupi  adv.  'Taxéuuç'  aûpoi  'lièvres'  gl.  ital.  (voy.  s.  vv. 
p.  102),  KÉVT-aupoç  signifiant '*qui  aiguillonne  les  chevaux';  con- 
jectural. —  Véd.  GandJiarvà-h  n'a  rien  de  commun  avec  le 
mot  grec;  cf.  p.  ex.  Meillet  Introd.  364. 

Kevxéuj  et  *KévTuj  (aor.  Kévaai  Y  337)  'piquer';  Kévxpov  (*K€VTr|- 
Tpov.  Fick  KZ.  22,  99.  Brugmann  MU.  I  26)  'aiguillon';  hom. 
KÉVTuup,  -opoç  (*KevTii-Tuup)'qui  aiguillonne'  ^);  kovtoç  m.  'perche, 
gaffe  de  batelier'  (>  lat.  contus,  percontârî  '*fouiller,  *sonder 
avec  le  croc,  d'où  :  rechercher');  hom.  Keaiôç  'piqué,  brodé' 
(<*KevaTÔç  *KevT-TÔ-ç.  Hirt  Hdb.  §200.  Sommer  Gr.  Lautst. 
79);  KÉCTTpov  'poinçon'  (Plin.);  Kécripoç  m.  'trait';  KÉffTpâ  f.  'mar- 
teau pointu;  sorte  de  poisson,  muge  ou  mulet,  aqpûpaiva';  Ke- 
CTipeûç,  -éuuç  m.  KecTipivoç  m.  'muge' : gall.  cethr  'clou'  bret.  Jcentr 
'éperon,  ergot'  v.  irl.  (emprunt  brittonique  selon  Vendryes  Mél. 
F.  de  Saussure  319)  cinteir  gl.  'calcar'  (Fick  IP  78.  Henry 
Bret.  62),  v. h.a.  hanfag  'aigu'  (Kluge  Nom.  Stammbild.  86), 
lett.  sits  (=  lit.  *szintas)  'épieu  de  chasse' (WiedemannBB. 27, 
199),skr.çnâthafi(DhUuYi.)çnathàyati'yei'ceY'{?Fickl^42lsq. 
Hirt  BB.  24,  237.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.317).  — Wiedemann  1.  cit. 
y  ajoute  gaul.  Cintiis  Cintu-gnâtos  '*Primigenius'  irl.  cêtne  'le 
P"",  got.  hindumists  'extrême'  burg.  heiidinos-  'roi',  à  propos 
desquels  voy.  s.  v.  Kaivôç  p.  391. 

1)    L'avis    contraire    de  Frânkel  KZ.  42,  116  sqq.  ne  me  con- 
vainc pas. 


—    435    — 


xévTpujv,  -ujvoç  m. 'habit  de  plusieurs  morceaux' :lat.  ce>?^ô,-r;;?/.ç 
'vêtement  rapiécé;  pièce  de  rapport',  skr.  hanthâ  f.  bêtement 
rapiécé'.  VaniCek  Lat.  Spr.-'  48.  Fick  I*  .383.  —  Arm.  l^otor 
'fragment'  (Bugge  KZ.  32,49)  est  à  écarter;  vov.  Pedersen 
KZ.  39,  380. 

KéTr9oç  m.  oiseau  de  mer  inconnu,  ord.  et  sans  preuve  identifié 
avec  le  'pétrel,  Tlialassidronja  pelagicaL.';  selon  certains  chez 
Hésych.  identique  avec  kiîH  '^voy.  s.  v.KaùâE);  fig. 'homme  simple, 
sot,  niais  (Ar.  Paix  1067)';  étym. inconnue;  textes  chez  Thomp- 
son Greek  birds  78.  —  Prelhvitz  BB.  22, 105  cite  KéKçoç  eîboç 
ôpveou  d'Hérodien  et  propose  une  étym.  (  :  skr. kiki-h  gi\  KÎaaa 
<  *KÎKia  'geai')  qui  ne  s'impose  pas. 

ion.  Kepaiîuj  'dévaster,  ravager;  massacrer';  ion.  KepaïaTï'iç,  -oO 
m.  'pillard'.  Voy.  s.vv.  àKtîpaToç  I.  (p. 35),  kjîp  'mort',  Kepauvôç 
'foudre',  et  cf.  skr.  çrnàti,  inf.  çaritoh  'briser,  détruire'  çh-yatë 
ç7rf/dfè'se  hi'kcr"  ci  nui -h  -çtrta-h  ao-fâ-h  'brisé,  etc.'zd  asar^fa- 
'non  blessé'.v«y7-  'bris,  destruction,  ruine'  mn-  'fragment,  tesson', 
lat.  caWè.<f  'pourriture,  carie'  c«/7o.9m.s 'vermoulu,  pourri'  carius 
gl. 'tinea'  (voy.  Walde^  s.  vv.),  \.'\r\.  ar-a-chrimm  'difficiscor' 
do-ro-chah'  'cecidit'  ir-chre  'interitus'  (Fick  P  43.  422.  11^  95. 
m*  75),  ï.eMcera-  (Hirt  Abl.  §  207).  —  Arm.  çren,  'j  éparpille, 
je  brise'  (Scheftelowitz  BB.  28,  289)  est  à  écarter. 

Kepâtç  (Lycophr.  1317)-  Kopiuvri  Hésych.  Voy.  s.v.  Kopûjvn. 

Kcpàïç  (seul.  ace.  KepdïvThéoplir.  IX  15,  .5,  cf.  Plin.  HX.  XIX  82 
Detl.) 'raifort,  CochleariaArmoraciaL.';  parent  de  Ktpaç 'corne': 
aurait  donné  au  russ.  chrénû  (d'un  slav.  comra.  *chïrèit-?) 
m/sens,  d'où  lit.  l-rènà,  ord.  pi.  krênos,  m.  h.  a.  krène  et,  par 
celui-ci,  fr.  cmn  'raifort  sauvage';  voy.  Schrader  RL.  536  sq. 
Berneker  EW.  402. 

KepaÎTiç,  -iiiboç  f.  'fenugrec,  Trigonella  fenum  Graccum  L.' 
(Diosc),  plante  aussi  appelée  PoÛKCpaç  et  TfiXiç  :  Kepaç  'corne'. 

thess.  K6pd|ipuE,  -ukoç  m.  'capricorne',  coléoptère  à  longues  an- 
tennes (Nie.  Hésych.);  le  rapport  avec  Kepaç  'corne'  est  certain, 
le  détail  peu  clair.  F.  de  Saussure  Mém.  16  n.  3  a  suggéré  que 
*K(e)pafapo-  répondrait  à  skr.  çHiga-m  'corne',  mais  voy.  s.  v. 
KpaYTLuv. 


-     436     — 


Képaiioç  m. 'terre  de  potier,  argile;  vase  en  terre  cuite;  tuile, 
brique;  prison  E  387  et  cypr.  (voy.  Ameis-Hentze  ad  1.  Hoff- 
mann Gr.  D.  1 119.  van  Herwerden  Lex.  suppl.  ^  447)'  ;  Kepa^oOv 
'couvrir  de  tuiles';  Kepajxevq,  -éuuç  m.  'potier';  etc.  KÉpaMOç 
<  i.-e.  ""qerdmo-x,  en  tant  que  'terra  coctilis',  peut  être  parent 
(cf.  Vanicek  Lat.  Spr.^  67)  de  lat.  cremô  'brûler'  (trans.  )  ombr. 
krematra  pi. '*crematra',  qui  semblent  contenir  un  élargiss. 
de  ""qer-  'brûler'  dans  v.  h.  a.  (Persson  Wzerw.  94  n.  1.  Zupitza 
Gutt.  114  bibl.)  lierd  ags.heord  x.&ax.herth  'foyer',  lett.  zeri 
'pierres  à  chauffer  (pour  le  bain  de  vapeur)'  russ.  (von  der 
Osten-Sacken  IF.  XXII  318)  céren  'réchaud,  chaudière',  ou  de 
*qa)'-  dans  lat.  (cf.  Walde^  s.  v.)  carhô  (j^car-dho)  'charbon', 
v.slav.À:rarf«'rogus,  fornax',  puis  htl^âr.sztas  lett. ^'arsf.v 'brû- 
lant'; cf.  encore  got.  hatiri  (th.  *hurja-)  n.  'charbon'  v.  norr. 
Tiyrr  'feu',  v.  slav.  Jcurifi  'fumer'  lit.  Mrfi  'chauffer',  v.  h.  a. 
harsfa  'frixura'  galiarstit  'frixus^  m.  b.  a.  liarst  'gril'^);  si  lat. 
cremor  'jus  épais  de  matières  végétales,  crème'  est  parent  de 
lat.  cremô  en  tant  que  '*décoction',  cf.  en  outre  avec  Fick 
IP  93  sq.  gaul.  KoOpfii  m.  irl.  miirm  coirm  gall.  c?^r ?(-/"bière'; 
i.-e.  '^qera-  :  *qài--  ^). 

KepaviHar  KoXu|apf|(Tai .  Kupiainam  Hésych.;  aussi  KpaviHar  èm 
KetpaXnv  àîToppiipaiH.;  appartiennent  au  groupe  gr.  KÉpaç  lat. 
cerehnim;  cf.  M.cernuos  cermd us 'h^telenr,  litt.  qui  marche  la 
tête  en  bas,  ou  qui  fait  des  culbutes  et  des  sauts  périlleux'  (cf. 
Saglio  I,  2,  1078  sqq.);  selon  Thurneysen  GGA.  1907,  p.  8u4 
les  mots  latins  seraient  un  emprunt  à  la  langue  des  jongleurs 
grecs. 


1)  Torp  chez  Fick  Iims  rattache  harst  en  tant  que  'claie, 
g-rir  à  la  R.  de  g-r.  KâpxaXoç  lat.  crâtis  'claie',  ce  qui  semble  moins 
l,on.  —  Arm.  kvak  'charbons  ardents,  feu  de  charbon'  est  à  écarter 
du  groupe;  selon  Lldén  Arm.  St.  122  sqq.  (bibl.)  krak  <  *kurak,  i -e. 
*gtt-ro-  *gu-râ-  :  irl.  gûal  {*goido-  ou  *getdo-)  'charbon',  v.  h.  a.  kot 
'charbon'  <  i.-e.  *gu-lo: 

2)  La  parenté  avec  gr.  KepàvvOini  Képa^ai  (i.-e.  *kerû-  *kerâi-) 
•mélanger'  (p.  ex.  Hirt  Abl.  §  206.  PrellwitzS  216),  fondée  sur  un  sens 
primitif  de  'pot,  marmite,  ail.  Kochtopf  et  le  fait  que  skr.  çnnâti 
signifie  'mélanger'  et  'cuire',  ne  convainc  pas. 


-     437     — 

Kepàvvû)Lii  et  poster.  Kepavvôuj,  aussi  ép.  Kepduj  Kepaiuu,  fut.  kg- 
pdao)  att.  KÊpOù,  aor.  èKcpacra  ép.  Képaaaa  e  93  ion.  €Tn-Kpf|aai 
n  164,  pass.  fut.  Kpaen(Jo)aai  pf.  KéKpâ)aai  "mêler,  mélanger;  fig. 
tempérer,  modérer';  à-KpaToç  ion.  dKpHTOç  'non  mélangé,  pur; 
non  tempéré,  absolu;  excessif,  violent';  hom.  etc.  Kipvniai  et 
Kipvduj (seul. prés,  et  ipf.)  'mélanger' (voy.BrugmanuGr.Gr.^ 287 
bibl.  Hirt  Hdb.  373);  Kcpdç  adv.'KepaaTiKiùç'  ('en  mélangeant') 
Suid.;  lUÊTdKepaç  adj.  ntr. 'tempéré,  tiède  (eau)';  aÙTÔKepaç  et 
aÙTÔKpaç  'aÙTOKÉpaaioç,  *mélangé  par  soi-même,  non  mouillé, 
pur  (vin)'  adj.  et  adv.  Poil.  BA.;  (ion.)  aÙTOKprinç  (Nie  Al.  163) 
m/sens;  ÙKëpaioç  (Eur.  Ar8tt.)'non  mélangé, pur';  hom.dKripaTOç 
Q  303  'pur  (eau)'  \)  ;  Kpdcriç,  -euuç  f.  'mélange';  KpâTJÎp,  ion.  Kpr)- 
TJÎp,  -fipoç  m.  'cratère  (grand  vase  où  l'on  mêlait  le  vin  et  l'eau)': 
skr.  çrlnàti  'mêler,  mélanger,  cuire,  rôtir'  çrità-h  çîrfd-h  'mé- 
langé' çrâ/jati  'cuire,  rôtir  qc'  çràfâ-k  çrfd-h  'cuit,  rôti'  zd  sor- 
f. 'union'  etc.  (voy.  s.v.  Kaipoç  p.  392  sq.),  ags.  hrinan  'toucher' 
(Fick  P  43  sq.  Zupitza  Gutt.  187),  i.-e.  *kerà-  *keral-.  —  Pour 
gaul.  Koûpm  'bière'  voy,  s.  v.  Képaïuoç.  —  V.  norr.  hrdra  ags. 
hirnof  V.  h.a.  (h)ri(oren  'remuer,  agiter,  toucher'  sont,  d'après 
Charpentier  KZ.  40,  4r)4  et  Trautmann  Zeitschr.  f.  dtseh. 
Wortf.  7,  171,  parents  de  lA  fràxràwhaya-  'ébranler'  (et  sont 
aussi,  malgré  Sommer  Gr.  Lautst.  74,  étrangers  à  gr.  Kpoûuu 
'heurter,  choquer'). 

hom.  etc.  Kepdoç 'cornu  (è'Xaqpoç,  dpveç,  TpdYOç,  "A)afiujv);  poster, 
fait  de  corne  (xoîxoi,  piôç)';  *KepaF6ç  i  -Q^lcevduô-s  =  lat.  cervos 
'cerf',  d'une  base  hn-à^'u-  'corne  (à  la  tête)',  cf.  gall.crrr/r  (<  i.-e. 
H'î'iio-.  PedersenK.  vSpr.  I  .ôl  sq.i  Qovw.varoir  bret.  A-fl/'ô 'cerf, 
\.h.?i..hii-uz  SigsJieorof  y.norr.  h  in, ir  all.A/y.vc// 'cerf,  v.pruss. 
.s/yvr/.v 'chevreuil'  v.slav.  srûiia  'chevreuil',  zd  srfi-  A-rrà- 'corne, 
clou' .v/rrtyv/'cornu'.v.  irl.  (Fick  IP  79)crM'sabot';  lit.A7/rr(' 'vache' 
v.pruss.  A- /ovr/jf 'b(cur  v.slav.  Avv/iv/ russ.  A-ordrrt 'vache' ont  la  vé- 
laire  *q-  au  lieu  de  *k-  peut-être  à  la  suite  d'un  très  ancien  emprunt 
au  domaine  occ"';  cf.  aussi  gr.  Kopuboç  'alouette  huppée'  KÔpuç 

1)  A  distinguer  de  dtKripaToç  0  498  'intact,  non  lésé'  (voy  s.v. 
Ki^p);  de  là  àKnpàaioc;  'pur  (oîvoç)'  \  205.  De  même  il  y  a  im  2d  àKé- 
paioç  'non  entamé,  entier,  intact'  (nôXn;  Hrdt.,  bûvaiuç,  th  Thuc.  etc.), 
cf.  KepaîCu). 


—     438     — 

'casque'  KOpuqpr)  'sommet',  i.-e.  R.  Âv^r 'eminëre';  voy.  s.  v.Képaç; 
bibl,  complète  chez  Osthoff  Et.  Par.  1 296,  cf.  aussi  Walde^  et 
Trautraann  Apr.  Sprd.  s.vv.  Falk-Torp  EW,  412sq,  Gauthiot 
MSL.  XVI  265  n.  1.  Cf.  encore,  dans  le  sens  d'^animal  cornu', 
avec  d'autres  suff.,  gr.  Kàpvoç"...  poaKrma,  Tcpo^aTOv  Hésycb., 
v.h.a.  (Iï)7'ind  ag-s.  hryder  'bête  à  cornes'  (p. ex.  Curtius^  147. 
Charpentier  KZ.  40,  431),  gr.  Kpîoç  'bélier'  (voy.  s.  v.)  v.  norr. 
hi'einn  ags. /?>•«/?  {<i  i.-e.  *Jcroino  .  Wiedemanu  BB.  28, 33sq. 
bibl.  P^alk-Torp  EW.  889  sq.)  'renne'. 
KÉpaç,  gén.  KepaTOç  ép.  Kcpaoç  ion.  Képeoç  att.  aussi  Képuuç,  pi. 
nom.  KépaTtt  ép.  Képâa  Képâ  ion.  Képea  (dans  l'épopée  poster, 
gén.  K€pdaToç,  pi.  nom.- daia)  n. 'corne  (d'animal,  taureau,  cerf, 
etc.)  ;  bras  d'un  fleuve;  aile  d'armée;  antenne  de  navire  ;  —  tout 
objet  fait  de  corne  (voy.  lexx.)'  <  i.-e.*ker-ds-.  *Kapa(J-  (<  i.-e. 
"^kp'-ds-)  dans  Koipavov  'tête'  (<  *Kapacr-vo-v)  et  Kapdpà  'tête* 
(<  th.*Kapa(J-po-  ;  voy.  s.vv.  p.413),  *Kpaa-  dans  att.  àjacpi-Kpavoç 
'hérissé  de  têtes  tout  autour  (hydre,  Eur.  H.  fur.  1274)'  <  *Kpaa- 
-vo-ç,  ion.  èTTÎ-Kprivov  KecpaXobecTjaov  Hésych.,  vaû-Kpâpoç  m. 
'chef  du  navire'  <  *-Kpaa-po-  (voy.  s.vv.  Kpàviov,  ion.  xpribeiu- 
vov,  ÏTKpoç  p.  365,  Kepaôç,  Képva  n.  pi.,  KÔpaii),  cf.  skr.  cira-h  n. 
(seul.  nom. -ace.)  =  zd  sarô  (sarah-)  'tête'  <  i.-e.  *À-;'>'os, 
skr.  çlrsàn-,  gén. clrsndh  abl. çlrsatdh,  et  çîrsâ-m  'tête',  arm. .sar, 
gén.  saroy  'hauteur,  pointe,  sommet'  {^Tcrro-.  Hiibschmann 
Arm.  Gr.  1 489),  lat.  cerebrum  'cerveau'  (<  *ce)'as-  i.-e.^kerds-, 
oii^ceres-J,  cernuos  'bateleur'  {^Tcersneuo-s;  voy.  s.v.  KepaviEai) 
cornu  'corne'  ^)  cervîx  'nuque'  {*cers-uic-s,  voy.  Walde  ^  s.  v.) 
crâbrô  'frelon' 2),  y.h.Si.hirni  (<  *hirzmd-,  i.-e.  *Jcersniiô-m) 


1)  Selon  Danielsson  Ait.  Stud.  III  188,  cité  par  Walde  ^  193, 
ce  thème  en  -u-  serait  né  du  duel  *co7mô(u),  i.-e.  *krnô(u),  *co7'nous 
gén.,  d'un  thème  en  -o-  *corno-,  i.-e.  *k7'tio-  =  g'erm.  comm.  *hurna- 
dans  g"ot.  hanrn  v.h.a.  v.norr.  horn  'corne,  corne  à  boire,  trompette'= 
KÔpvov  Ti^v  oûX-mYTOt-  TaXaTai  Hésych.,  gall.  corn.  bret.  karn  'sabot 
des  solipèdes',  cf.  Osthoff  Et.  Par.  I  38  sqq.,  puis  gr.  Kâpvoç*  ....  pô- 
OKiiiua,  TTp63aTOv  Hésych.  et  KpoYTiwv,  voy.  s.  v.  ;  mais  cf.  gaul.  KÔpvuE 
'trompette'  chezEustathe  cité  par  Osthoff  Et.  Par.  I  39,  mot  qui  suppose 
un  i.-e.  *krnu-,  et  cf.  du  reste  gr.  Kepa[F]6ç  lat.  cervos  <  i.-e.'^kerdii-6-s. 

2)  Lat.  ci'âb7'ô  «  *C7'âs-rô)  :  §>;all.  C7'ëy>-y7i{?)  'guêpe',  v.h.a. 
hornûz  ho7maz  ags.  hy7'uet  néerl.  ho7'zel,  lit.  szi7'szû  szi7'szlys  'guêpe' 


—     43!  I     — 

y.novr.hiarw  'cerveau'  néerl.7?er.9e/? 'cerveau'  v.  norr.  hiarse 
'sommet  de  la  tête'  (<  *hérsan-),  bret.  kern  'sommet  de  la  tête' 
(Fick  II*  81  ;  avis  divergent  chez  Henry  Bret.  64;  voy.  eucore 
von  der  Osten-Sacken  IF.  XXII  322  sq.  sur  d'autres  celt.  cen?) 
et  bcp  d'autres  mots;  bibl.  chez  Curtius'' 142,  Vaniéek  Lat. 
Spr.^  (38,  Zupitza  Gutt.  185,  etc.;  la  source  capitale  est 
Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  I  1-57;  voy.  aussi  .1.  Schmidt 
Plur.  aG4-;î78.  Selon  Fick  V  423  R.  Jcer  's'élever,  se  dres- 
ser', th.  *keres-  "^kerds-  et  aussi  *k<^ro-  (contre  Ehrlicli  KZ. 
38,  83  sqq.).  —  Got.  hairnei  (dérivé  d'un  germ.  comm. 
*huernaz)  'crâne'  etc.  sont  à  écarter,  voy.  Zupitza  Gutt. 
57  sq.  von  der  Osten-Sacken  1.  cit.  319.  —  De  là  dini.  Kepaiiov, 
Kcpaxiàç  -ou  m.  épith.  de  Dionysos,  KepaxiZiiu  'heurter  de  la 
corne',  KcpaiÎTiç  (luriKUJv)  '(pavot)  cornu',  Kepàtivoç  'de  corne', 
Kepaioûv  'rendre  aussi  dur  que  la  corne',  KepaTujv,  -ûùvoç  (Puuuoç) 
'(autel)  fait  de  cornes'  à  Délos  (Plut.  Thés.  21;,  Kepaiéâ  -ei'â 
-iâ  K€puuvîâ  et  KepaTuuvia  f.  'caroubier';  —  Kcpacrqpopoç  '(pii  porte 
des  cornes',  hom.  KepaoEôoç  '(pii  polit  la  corne',  Kcpaîà  f.  'corne 
d'animal;  tout  objet  ressemblant  à  une  corne',  poét.  Kepdeiç 
'cornu',  KÊpàairiç  adj.  m.  KepâcTTiç  f.  (Esch.  Prom.  677  i  'cornu', 
aiYÔ-Kepaç  'n.  fenugrec';  —  KepoTiXàcnriç  m.  (Archil.  fr.  2  B.*) 
'coiffeur'  et  bcp  d'autres  composés  avec  Kepo-  (cf.  Icxx.),  Ke- 
pouTiâv'*dresser  ses  cornes;  être  orgueilleux',  arfÔKepuuç  gén.-ai 
'aux  cornes  de  chèvre;  m.  Capricorne',  àcreXfÔKepuuç  'Kpiôç) 
'aux  cornes  menaçantes',  laovÔKepuuç  ion.  MOuvÔKcpujç'unicorne', 
pivÔKepujç,  uvpiKepujç  'aux  cornes  élevées'  (^Hom.  Soph.),  aiYO- 
Kepeùç  -éujç  ion.  -fjoç  m.  'Capricorne';  etc. 
Kepaaoç  (Kepaaôç  selon  Arcadius)  m.,  poster,  f.  'cerisier' (Arstt. 
Théophr.)  est  parent  de  gr.Kpàvoç  =  lat.  cornus  (<\.-c.  *qrno-s) 
'cornouiller',  voy.  s.  v.;  mot  prob.  asianique  (thracophryg.? 
cf.  s.vv.  eOpcroç,  KdpTraaoç  II.,  KÛTiaoç,  iricroç,  TTutoç).  De  là 
Kepdaiov  'cerise' (Diph.  Siphn.  chez  Ath.  II5la\  Kepaaeâ  -iâ 
f.  'Kepaaoç'  (Géop.).  —  Gr.  Kcpaç  \at.conm  ^ot.  hain-n  'corne' 

lett.  s irsis  v.  prnss.  sh'silis  'frelon'  v.  slav.  i-?v7.ve«r 'frelon,  taon'  serb. 
sriljên  'frelon';  bibl.  chez  Walde-  et  Trautmann  Apr.  Sprd.  s.vv. 
Sur  le  prétendu  v.  slav.  .snV.-ia  'guêpe'  vov.  auj.  Leskien  IF.  XXVIII 
137  sq. 


—     440     — 

(Hehn  Kulturpfl.^  Sôl.-^  392.  Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W. 
1899,  p.  185),  i.-e.  *kerds  *krno-,  sont  à  écarter,  cf.  Boisacq 
MSL.  XVII  56sqq. 

Kcpauvoç  m.  'foudre',  propr.  'qui  broie,  qui  détruit';  -uv- est  issu 
par  chute  vocalique  de  -Fov-  -Fev-  dans  *K€pa-FuL)v  nom  d'agent, 
de  Kepa-  dans  Kepa[F]iZuj,  voy.  s.v.  (Brugniann  Ber.  d.  sachs. 
G.  d.  W.  1901,  p.  105.  Grdr.  IP,  1,  321.  Lidén  Arra.  St.  89  n. 
Sobnsen  Beitr.  I  50  sq.)  et  cf.  skr.  çâni-h  'trait',  got.  ha/rus 
v.norr.  hiorr  v.  sax.  heru-  'glaive',  à  quoi  Stokes  KZ.  40,  247 
ajoute  m.  il'],  coh-e  ace.  pi  'glaives',  mais  gr.  xeipiu  (Luft  KZ. 
36,  145.  Stokes  l.cit.)  est  à  écarter,  ayant  i.-e.  *g-;  i.-e.^keru-s 
prob.  'poignard  de  silex',  cf.  S.  Millier  Urgesch.  Europas 
p.  46.  63sqq.  —  De  là  Kcpauvoûv  'foudroyer',  Kepaûviov  'truffe' 
(Gai.)  ^),  Kepauvioç  'qui  concerne  la  foudre'. 

Képboç  n. 'gain, profit;  amour  du  gain  (Soph.  Ant.  222);  pi.  hom. 
ruses,  mauvais  desseins';  compar.  hom.  Kepbiuuv  'plus  avanta- 
geux', sup.  -icTTOç  'le  plus  rusé  (Hom.);  le  plus  utile  (tragg,)'; 
KepbaXéoç  'lucratif;  astucieux'  (cf.  Debrunner  IF.  XXIII  5); 
KepbaXéri  -?\  f.  Kepbd),  gén.  -oOç  f. 'renard';  Kepbaivuu  'gagner'; 
hom.  Kepbocrûvri  dat.  adv.  'avec  ruse';  Képbuuv,  -uuvoç  nom  pr. 
(Dém.  Mrnd.);  ion.  Kepbin  TTeied)  (Hrnd.  VII  74)  :  v.  irl.  cerd 
{*kei'da)  'art,  métier'  ce7-d  'aerarius,  figulus,  poeta'  gall.  cerdd 
'musica'  (Curtius^  155.  Schrader  KZ.  30,  474.  Fick  II*  80. 
Pedersen  K.  Spr.  I  36),  i.-e.  *kerd-  ou  ^qerd-:,  lat.  cerdô  'ma- 
nouvrier,  gagne-petit,  journalier'  est  un  emprunt  grec.  —  Le 
rapport  supposé  par  Schrader  1.  cit.  avec  gr.  Kapbiâ  lat.  cor 
got.  hairtin-  'c(cur'  ne  convainc  pas. 

KépBioç  m.  prob.  'le  grimpereau,  Certhia  familiaris  L.'  (Arstt.). 
Étym.  inconnue. 

KÉpKaE*  lépaS  Hésych.;  KepKaç*  KpèE  tô  ôpveov  H.;  KepKiGaXiç" 
èpuubioç  H.;  KcpKiç"  .  .  .  Km  eîboç  ôpvi6oç  H.;  KÉpKVOç'  lépaE,  f| 
àXeKTpuuuv  H.  ;  KépKOç  '  ...\\  àXeKTpuuuv  H.  ;  KipKOç  '  lépaE  (o  526)  H. 
(voy.s.v.);KOpK6paç'ôpviç.TTepYaîoiH.;  cf. gr.KpéH  sorte  d'oiseau 
(voy.  s.  V.),  puis  irl.  iu^rc  'coq,  canard',  v.pruss.  Tcerko  'plongeon' 


1)  Cf.  Plin.  HN.  XIX  37  cum  fuerint .  .  .   tonitrua  crebra,  tune 
nasci  et  maxime  e  tonitribus  {tuberd)\  Juv.  Sat.  V 116  sqq.  et  Mayor  ad  1. 


—     441     — 

lett.A:é/7i#''c)iaiIIcr,  piailler,  caqueter, liruirc' lit. Ârtr-A// 'criailler, 
croasser,  crailler,  caqueter'  kirJdi  'crételer'  v.  slav.  Ireretû 
'cicada',  skr.  krakara-h  'perdrix'  krkai-àku-k  'coq'  etc.  (Fick 
IP722.  Il'fil.  Persson\Vzervv.i;^.96.98.  ZupitzaGutt.l23sq. 
Pedersen  K.  Spr,  1  126.  Trautmann  Apr.  8prd.  300 1,  toutes 
formes  avec  red.  brisé  de  l'onomatopée  *Ar-,  cf.  s.vv.  KÔpaE, 
Kopuûvri  etc.  Lat.  quf'rqtiëdula  'sarcelle  (cercelle  Dict.  Acad. 
a"  1694)'  est  gr.  KepKi9aXiç  modifié  par  étym.  pop.  et  cf»tnpris 
comme  *qu('rcii-ëdtda  'nian<;euse  de  glands',  cf.  Walde^  s.  v. 
KepKÎç,  -iboç  f. 'tout  bâtonnet  pointu,  de  bois,  d'ivoire,  etc.,  che- 
ville ou  épingle',  spéc,  hom.  etc.,  dans  le  métier  à  tisser  ver- 
tical (icTTÔç),  'broche'  sur  laquelle  était  enroulé  le  fil  de  trame  ; 
—  'tibia  (cf.  TTapa.KepKÎç Poil. 'péroné')'');  aussi  'radius'  Poil.;  — 
'division  cunéiforme  des  sièges  au  théâtre';  — 'tremble,  Populus 
tremulaL.'l'Arstt.  Théophr.).  Me  semble  être  un  dim.  de  Ke'pKOç 
f. 'queue',  plutôt  (|u"un  parent  du  groui)e  j)récé(lent  (L.  Meyer 
II  363.  Prcllwitz-  217)  avec  le  sens  de  'bruyante,  criarde',  (pii 
n'est  qu'adventice  (d'où  rap|)lication  au  'tremi)le'),  malgré  les 
allusions  fréquentes  au  bruissement  de  la  broche  du  tisserand, 
qpujvfi  KepKÎboç  (Soi)h.),  KepKÎboç  îi)livoiç  (Soph.),  KepKÎboç  àoiboû 
(Eur.  chez  Ar.  Grcn.  1316)  etc.-). 

KëpKoç  f. 'queue;  TTÔaBn'.  Ktym.  douteuse :sens  prim. 'le  battant'? 
cf.  KpéKiu  'heurter  avec  bruit',  —  ou  apparenté  à  KpÎKOç  KÎpKOç  m. 
'anneau'  Kopuuvôç  et  Kupiôç 'courbé',  au  sens  prim.  de 'recourbé, 
bouclé'  (Niedermann  è  u.  7  im  Lat.  76.  L.  Meyer  II  362)?  — 
ou,  en  tant  que  'touffe  de  poils',  parent  de  m.  irl.  coït  'cheve- 
lure' (Stokes  BH.  19,61  comme  alternative)?  —  ou,  par  red. 
brisé,  issu  de  R.  kcr  'eminCMe'  dans  Kepaç  etc.  'corne"? 

KëpKoupoç  (KepKoûpoç)  m.  'vaisseau  léger'  des  Cypriotes  (Hrdt. 
etc.),  à  longue  poupe,  'poisson  de  mer'fOpp.)  <  Ke'pKoç  'queue'-f 
oùpd  'queue,  partie  postérieure'  (L.  Meyer  II  363  sq.)  ou  em- 


1)  Pour  des  emplois  métaphoriques  analogues  en  d'autres 
langues  voy.  Lidén  Stud.  02  sq.  Arm.  St.  63. 

2)  Il  subsisterait  pourtant  une  parenté  lointaine  avec  le  groupe 
KcpK-  (s.  v.  KépKaï)  si  K^pKoç  'tiueue'  était  tout  d'abord  '*Ie  battant' 
(voy.s.  v.),  mais  c'est  là  pure  conjecture. 


—     442     — 

prunt  séni.  (Movers.  Lewy  Fremdw.  152)  modifié  par  voie 
d'étym.  pop.? 

Ke'pKuuHJ,  -uuTTOç  m. 'homme- singe;  fig.  astucieux,  fourbe,  coquin  ; 
poster,  singe  à  longue  queue'  <  KëpKOç  ""queue'  +  -vj^t  '*visage, 
*aspect'  (cf.  hom.  YÎ^otuKuÙTTiç  eùôJTTiç,  lat.  atrOx  ferôx  et  voy. 
DuvauMSL.Vni256).  — KepKuiTTri  f/cigale'  (Ath.  IV  133b), 
ainsi  nommée  d'après  sa  tarière. 

KÉpva  n.  pi.  Poil,  'les  deux  saillies  des  prolongements  osseux  des 
vertèbres  ou  apophyses  transverses'  :  v.  norr.  huern  'otolithes'^), 
modifié  d'un  v.norr.*/?er«-  <germ.comm.*/ier2w-,  i.-e.*Â;ers»-, 
cf.  y.h.a.hinii  lat.  cereb  ru  m  etc.  cités  s.v.  Képaç,  selon  von 
der  Osten-Sacken  IF.  XXII  319. 

Képvoç  n.  (Ath.  Hésych.),  m.  (scol.  Nie.  Al.  217),  pi.  Képva  (Poli.) 
'vase  de  terre'  à  compartiments  (kotuXictkoi),  utilisé  dans  le 
culte  éleusinien  et  porté  sur  la  tête  par  un  prêtre  ou  une 
prêtresse  Kepvâç  ou  Kepvocpopoç  (cf.  Saglio  III,  1,  822  sqq.). 
Etym.  douteuse  :  ni  le  rapport  avec  Képajuoç  'terre  à  potier, 
tuile,  pot,  cruche' (HirtAbl.§ 803),  ni  celmayec  y.  norr. huenia 
'pot,  coupe'  {*quer-.  Zupitza  Gutt.  58),  ni  celui  avec  skr.  çirah  n. 
'tête,  pointe' gr. Kpâvov 'crâne'  Hésych.  (Uhlenbeck  Ai.  Spr.  s.v.) 
ne  satisfont,  cf.  von  der  Osten-Sacken  IF.  XXII  321  sq.;  la 
forme  épigr.  étant  KÉpxvoç  (cf.  van  HerwerdenLex.  suppl.s.v.), 
y  aurait  il  une  parenté  avec  Kapxr'icTiov  'vase  à  boire,  etc.'? 

KépTO|Lioç  (Hsd.  Hrdt.)  KepTOfiioç  (Hom,  etc.) 'méprisant,  railleur', 
Étym.  douteuse;  selon  Brugmann  IF.  XV  97  sq.  *KepaTO)Lioç 
'*ayant  une  bouche  injurieuse',  cf.  èiicrTO)noç  bucTTOiueîv  KaKÔ- 
CTTOiaoç,  R.  (s)qer  dans  gr.  Keipuu  'raser,  enlever  en  coupant' 
(voy. s.v.)  aor.  pass.  Kapfîvai,  et  cTKdpïqpoç  'style'  (i.-e.  *.^qerèl-\ 
voy.  S.V.),  puis  (îKeppôXXuj  'railler'  (cxTr.  eip.  Ar.  Cav.  821)  et 
aKÉpacpoç"  Xoibopia.  pXacrqprinia  Hésych.,  Képaqpoç'  x^c'JCtCTMÔç, 
KOKoXoYia  H.,  axépaqpoç'  pXa(T(pr||uia.  Xoibopia  H.,  aKÉp^oXoç" 
Xoibopoç.  Kai  TÙ  ô|uoia  H.,  aKep^oXei*  àiraxâ  H.,  KepPoXoùaa* 
XoibopoOaa,  pXacrqpiiMOÛaa.  àrraTiJÙcra  H.  ^).  —  Un  rapport  est 


1)  C.-à-d.  'les  deux  os  blancs  naviciilaires  dans  le  cerveau  des 
poissons'. 

2)  Sxir   ces  gloses  voy.  aussi  Meister  Herod,  713  sq.     Ehrlich 
Z.  idg.  Sprachgesch.  77  n.  1. 


—     443     — 

aussi  possible  avec  gr.  Kdpvn  et  son  groupe,  voy.  s.  v.  p.  414^ 
comme  aussi  une  fusion  des  familles  *(sjqer-  'trancher'  et  *qar- 
'blâmer';  cf.  von  (1er  Osten-Sacken  IF.  XXII  .317.  Walde- 
8.  V.  carinô. 

Képxvoç  'sécheresse;  raucité,  enrouement'  'Sopb.  fr.  2iû  N.- 
Etc.)  i  Kepxvoi  ou  Kepxuj  'être  enroué;  rendre  rauque':  â\\xô- 
-Kcpxvov  'toux  sèche  avec  crachement  de  sang'  (Hpc.j-,  Kcpxa- 
Xéoç  'sec,  rauque'  (Hpc.  Hésych.j  et  KepxvaXéoç  (Gai.)  avec 
transport  du  -v-  de  Kepxvoç  (cf.  Debrunncr  IF.  XXIII  3  sq.  20)  ; 
Kepx(v)ujbriç  'rauque;  qui  enroue'  (Hpc.  etc.);  Kepxvniç  f-  'cré- 
cerelle'') :  gall.  crychydd  bret.  mod.  lei'c'heiz  'héron'  v.  bret. 
corcid  irl.  gaél.  corr  'grue',  rad.  celt.  '■'Jcory-,  v.  h,  a.  hreigir 
>  ail.  reiher  'héron',  v.  slav.  ^î-agft*;«  'épervier'  (FickII^91. 
Henry  Bret.  63),  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  308.  Pedersen 
KZ.  36, 329)  ng'if  Ix'ir  'je  rends  rauque';  onomatopée  primitive. 

ion.  KecTKéov  (*K€a-Kecy-) 'étoupe,  aTUTreîov,  tô  àiTOKTévKJiaa  toû 
XivoO  Hésych.'2)  (Hrnd.  fr.  14,3),  cf.  (Bezzenberger  BB.  27, 168) 
Eé[a]uu  {^(js-es-)  inf.  aor.  Eéa-cTai  'racler,  gratter,  polir'  Eaivo) 
i^qs-n-iô)  'carder,  peigner'  Eàviov 'carde' •^),  lat.  sentis  {^ksen-ti-s) 
'buisson'  sentus  'horridus'  etc.,  irl.  c/r  f.  (*Aé.s-rrt)  ')ieigne'  cass 
'chevelure  bouclée',  v.  norr.  (Pedersen  IF.  V  46.  Falk-Torp 
EW.  369)  haddr'chexelma  de  femme'  <  germ.  comm.  "^hazda-, 
\.s\a.y.  ceéq  cesati  'peigner,  étriller'  kosa  'chevelure'  tchèij. 
pa-ces  pol.  pa-czes  'étoupe'  (Bezzenberger  1.  cit.)  lit.  lasaù 
Tcasyti  'gratter  doucement  et  longtemps'  Ixosù  làsfl  'creuser' 


1)  Et  Képxvri  Hésych.  ;  aussi  les  graphies  Ke-fXP'lk  Kf TXPk  kétxcI 
(voy.  Thompson  Greek  birds  76  sq.),  où  agit  l'influence  di-  xë^xpoç 
'millet',  l'oiseau  étant  parsemé  de  taches  en  grains  de  mil. 

2)  Hésych.  a  KeaKÎov,  seule  forme  que  cite  W.  Petersen  Greek 
dimin.  in  -lov  16  sq.  22,  en  la  tirant  h  tort  d'un  prés,  inexistant 
*KéaKuj;  si  KcaKÎov  a  existé,  c'est  une  modification  analogique  d'après 
les  dim.  en  -lov. 

3)  A  ce  groupe  Fick  P  387  ajoute  Kéiupoç  'ortie*.  K€U)peîv 
TraoxiTiâv  Hésych.  ('avoir  dos  désirs  impurs')  et  Prelhvitz*  142  K6â- 
vu)6oç  'un  chardon'  (Théophr.  Kedviuvoç  ms.);  pas  plus  que  Sommer 
Gr.  Laiitst.  81,  je  ne  sais  où  Fick  a  pris  ce  Këiupoç.  —  Lat.  carrô  -ère 
'carder'  carmen  'carde'  carduos  'chardon'  (Fick  1.  cit.)  sont  apparentés 
ailleurs,  cf.  Walde-  s.  vv. 


—     444     — 

lett.  hast  'râteler,  ratisser'  hasit  'racler,  ratisser,  gratter'  (p.  ex. 
Berneker  EW.  151  sq.),  i--e-  *qesâ-  alternant  avec  *qâ8:  — 
Le  rapport  KCCTKéov  :  kôctkivov  'crible'  (Curtius^  146.  Persson 
Wzerw.  113.  L.  Meyer  II  168.  Prelhvitz-  218  comme  alterna- 
tive) est  à  rejeter. 

hom.  kêcttoç  'piqué,  brodé';  KéaTpov -oç  -â  -eûç  -îvoç.  Voy.  s.  v. 
Kevxéuu  p.  434. 

Keueuu  (ÈKeiiGavov  F 453),  fut.Keucfuu,  aor.  hom.  KÛBe  y  16,  aor.red. 
subj.  KeKÙÔuj  2  303,  pf.  hom.  KéKeuGa  'cacher,  renfermer';  poét. 
Keû6oç  u.  Keu6|uujv,  -uJvoç  m.  Keu9)u6ç  m.  N  28  'lieu  caché,  ca- 
verne, enfers,  bauge  (de  sanglier  k  283),  gorge  de  montagne, 
etc.'  :  ags.  hydan  (angl.  hide)  'cacher'  (Curtius-''  259),  gall.  cûdd 
'dissimulation'  cmc/^/o 'cacher'  (<celt.*A:o^<d-o-.  Curtius^  l.cit. 
Fick  IP  89.  Henry  Bret.  85  s.  v.  A-2Î2 'cachette'),  skr.  kuhara-m 
'caverne'  l'ûhal'a  h  'coquin,  charlatan,  trompeur'  Txuhû-h  'nou- 
velle lune'  c.-à-d.  '*lune  cachée'  (bibl.  chez  Johansson  IF. 
II  54  n.  1  ;  autre  avis  —  sous  réserve  —  chez  Wackeruagel  Ai. 
Gr.  I  116  et  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  61)  \),  lat.  cudô  -unis  'casque 
de  peau'  (bibl.  chez  Walde-  s.  v.),  puis  got.  hnzd  v.  h.  a. 
hort  'trésor'  (<  germ.  comm.  *huzda-,  i.-e.  *qud{h)z-dho-), 
i.-e.  *{s)qeudh-  'couvrir,  cacher',  élarg.  de  ^{fijqeu-  {^sqeuà- 
Hirt  Abl.  §  425)  dans  lat.  ohscUrus  et  gr.  aKÛXov  'dépouille'. 
Sur  le  groupe  voy.  Johansson  IF.  XIX  128  sqq.  (bibl.).  — 
Pour  arm.  suzanem  'je  plonge  qc.  (dans  l'eau),  je  cache'  voy. 
Lidén  Arm.St.  122.  —  Lat.  custôs  -ôdis  'gardien' (Curtius''  259. 
Brugmann  IF.  VI  103  sq.  VValde  KZ.  34,488.  Johansson  IF. 
XIX  131  sq.  ;  on  posait  *qudhstùd)  est  plus  prob.  parent  de 
la  famille  gr.  ùkoijuj  got.  liausjan  'entendre  gort.  aKeûui  's'aper- 
cevoir de'  etc.  (Bezzenberger  BB.  27,  145sq.  Walde-  s.  v.); 
pour  lat.  ciinnus  voy.  s.  vv.  kuctôç  KÛaBoç  KÛTiapoç  kùtoç  kvj- 
axiç.  —  Got.  -JiHS  v.h.a.  7tw6* 'maison',  qui  a  été  joint  au  groupe 
en  tant  que  né  de  ^qudh-so-  (Brngmann  IF.  VI  103  sq.)  repose 
plutôt,  comme  v.  h.  a.  Jniffa  'cabane'  sur  la  R.  parallèle  i.-e.  *qei(-f- 


1)  Zd  xaoàa-  v.  pers.  xauda-  'chapeau,  bonnet,  casque'  (Hubsch- 
maun  KZ.  24,  412.  Bartholomae  BB.  10,  290)  supposeraient  un  i.-e. 
*qheudh;  mais  Bartholomae  Airan.  Wb.  531  (bibl.)  semble  séparer 
Auj.  ces  mots  iraniens  du  g-roupe  susdit. 


—     445     — 

(cf.  gT.  KUTOç  lat.  cutis  'peau'),  cf.  lit.  kûti.s  'étable'  lett.  kfits 
'étable;  —  cadenas'  (Bezzenberger  BI3.  27,  14(3  n.  1). 

KccpaXri  f.  i'^ghebh-),  chez  les  poètes  alex.  KcpXr)  (le  ton  selon 
Arcad.),  niacéd.  KepaXn  EM.  Hésych.  'tête'\);  KeqpdXaioç  adj. 
'de  la  tête';  -aïov  'KecpaXn;  point  capital,  sommet,  chef,  etc.'; 
KëqpaXoç  m.  poisson  de  mer  à  grosse  tête,  peut-être  sorte  de 
'mulet'  (Arstt.  etc.);  KeqpdXuuv  'lat.  Capifo'.  Cf.  got.  gibla 
'7TT€pvjYiov,  faîte,  pinacle'  v.h.a.  gebal  'crâne,  tête' v.norr.ryrt^ 
'faîte'  (>  v.fr.  angl.  .7a/>/^^j.  FickIMlô.  III-»  126.  Zupitza 
Gutt.  217.  Falk-Torp  ÉW.  302  sq.  Etc.— V.  irl.  gûalu  'épaule' 
(Pedersen  K.Spr.1 117  avec  réserve  i  ne  convainc  pas  (<  *g'^loii' 
-Jôn-  :  gr.  TÛaXov  selon  Lidén  Arm.  St.  116,  voy.  s.v.  p.  I.ô7.  — 
Skr.  Tcapàla-m  'tesson,  crâne',  lat.  caput  =  v.  norr.  hofod,  got, 
haubip  ags.  héafod  'tête'  (Curtius''  148)  forment  un  autre 
groupe. 

K  é  LU  ç,  ion.  Kéoç  f .   Voy.  s.  v.  Kaiuj  p.  393  sq. 

Kfjpoç  (Arstt.  Gai.)  KfiTTOç(Strab.Diod.Etc.)m. 'un  singe  à  longue 
queue',  cf.Ke'pXoç*  KuvoKecpaXoç.  kvittgç  Hésych.  Emprunt  tardif, 
cf.  véd.  hapî-h  ni.  'singe"  (nom  de  couleur,  cf.  Jiapild-h  kcpiçd-h 
'brunâtre,  rougeâtre'.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  42  sq.),  d'où  v.égypt. 
Icephi  'le  singe  du  pays  de  Punt'  (Lewy  Fremdw.  6);  hébr. 
qôp  'singe'  (Renan.  A.  JMiiller  BB.  1,  300)  est  un  autre  emprunt 
tardif;  voy.  aussi  Schrader  RL.  19  sq. 

Kfîboç,  dor.  Kâboç  n.  'soin,  sollicitude,  souci;  chagrin,  deuil;  pi. 
funérailles;  —  sentiment  de  famille  N  464,  parenté  par  mariage, 
lat.  affinitas";  hom.  Kiibiatoç  'très  cher",  superl.  formé  sur  Knboç 
(cf.  Képbi(JTOç:K€pboç);  Kr|beiâ  f. 'funérailles;  parenté,  alliance'; 
hom.  Kr|beioç  'cher,  précieux'  T  293;  KrjbeaTiîç,  -où,  crét.  Kâbe- 
(Ttûç  'tout  parent  ])ar  alliance,  beau-frère,  gendre,  beau-père'; 
KribeaTeiâ  f. 'parenté  par  mariage';  Kiibeùuu  'unir  par  un  mariage; 
intr.  contracter  alliance';  K)ibe|uâ)v,  -ôvoç  'qui  veille  à';  ép.  Ki^biu 
(voy.  s.v.);  ÙKribriç 'insensible ;  exempt  de  souci;  pass.  négligé; 


l)  Cf.  KepXnut'piç  f.  (Ar.Ois.  303)  ord.  traduit  par  'linotte,  Friugilla 
linaria  h.',  alors  que  cet  oiseau  ne  se  montre  que  rarement  en  Grèce, 
pendant  les  hivers  rigoureux  ;  le  sens  en  est  proprement  inconnu, 
cf.  Thompson  Greek  birds  76;  —  KepXriTovoç  'qui  porte  sa  semence 
dans  la  tète  (pavot.  Nie.  Al.  433)'. 


--     446     — 

abandonné  sans  sépulture';  lioni.  aKribeîv  'négliger  qn.'  £427. 
W  70.  Cf.  zd  sadra-  n.  ""mai,  tourment,  malheur'  (Gelduer  KZ. 
27,  242  sq.)  osq.  cadeis-  'inimicitiae'  gén.,  got.  hafis  'haine,  co- 
lère' V.  norr.  ^afr  v.h.  a.  haz  'haine,  sentiment  ou  acte  hostile', 
irl.c«m  (<  celt.*A;«.s'Sï-  i.-e.*kdd-ti-,  ou  celt.  ^Ay/^-s--?'- V)  gall.c^s 
hi'et.Jcas  'haine'  gaW. cawdd  (<  celt.*A:«rfo.s")  'colère,  aigreur' 
corn.  cuefJi  bret.  keùz  'chagrin'  (Fick  11^  68.  Zupitza  Gutt.  184 
bibl.  Henry  Bret.  55.  65.  Pedersen  K.  Spr.  I  121.  Brugmann 
Grdr.  II^,  1,  519.  Torp  chez  Fick  III*  68  sq.  FalkTorp  E\V. 
370  sq.  Etc.),  i-e.  *kâd-  *kdd-  'avoir  de  l'humeur'.  —  Pour  lat. 
calamitâs  et  skr.  hadanam  voy.  l'art,  suiv  ^). 

«p.Kribuu,  fut.  Kribr](Tuu  'affliger',  intr.  pf.  KÉKriba'être  affligé'  (Tyrt.), 
moy.  Kr]bo)Liai  dor.  Kdbo|uai  's'affliger',  est  parent  de  Kfiboç  dor. 
Kâboç  'souci';  voy.  le  préc.  Il  se  peut  qu'il  faille  en  séparer 
ép.  Krjbuj  au  sens  de  'endommager,  dépouiller,  poursuivre'  avec 
hom.  aor.  KeKdbov  moy.  KeKabô)ar|v  fut.  KeKabr|cruu,  cf.  aor.  xeKa- 
bricrar  pXàqjai  k.t.  X.Hésych.^),  cités  s.  v.  hom.  KeKàbovTO  p. 428, 
de  quoi  seraient  parents  lat.  calamitâs  'dommage,  dégât,  perte 
causée  par  un  ouragan,  mauvaise  récolte'  (avec  l  „sabin" 
pour  d\  voy.  Walde^  s.v.),  skr.  (inexpliqué  pour  Uhlenbeck 
Ai.  Spr.  s.v.)  Ixadanam  'destruction'  caT^âda  Tiadanam  'j'ai 
causé  une  destruction',  i.-e.  ^q-. 

.Kri6iç,  -iboç  f.  'urne  du  scrutin;  cornet  à  dés';  dim.  Kr|9iov  Kr|6â- 
piov  m/sens  (cf.  W.  Petersen  Greek  dimin.  in  -lov  105).  Etym. 
inconnue;  le  rapport  apophonique  supposé  par  Fick  BB.  1,173 
et  Solmsen  KZ.  33,  295  sq.  avec  kuOGojv  'coupe  à  boire'  prim. 
'*récipient'  et  skr.  çjâdhya-h  'à  tenir  ferme'  ne  convainc  pas. 
Hésychius  offre  KctBoç  •  crirupiç. 


1)  Prellwitz'-^  219  distingue  un  Ktîboç 'souci'  d'un  Kfjboç 'parenté'; 
le  rapport  qu'il  suppose  entre  ce  dernier  et  lat.  cârus  'cher'  =  lett. 
kârs  'friand',  v.  irl.  car  gall.  mod.  car  'ami'  v.  irl.  caraim  'j'aime' 
gaul.  Carantus,  got.  hors  'adultère'  v.  norr.  hôrr  'débauché',  R.  qâ 
(qâi?)  'aimer,  désirer'  dans  skr.  kàyamâna-h  'désirant,  aimant'  zd  kâ- 
'aspirer  à'  skw  kàina-h  'désir,  amour' zd  v.pers. /»:â»ta-  'désir'  v.  slav. 
kochati  'aimer',  ne  convainc  pas;  la  dentale  n'apparaît  qu'en  grec 
et  la  parenté  sémantique  est  contestable. 

2)  Le  rapport  traditionnel  de  ces  formes  avec  *)ijâ.Z^ii  'écarter, 
repousser'  est  phonétiquement  impossible. 


-      447     — 

(ion.)  KriKaç,  -dboç  adj.  f. 'malfaisante  fdXôjTrriE  Nie,  -fXvjaaa 
Call./;  KriKÛIo)  'railler'  (Lvcoplii'.j;  KriKabeî  (-âlei?)'  Xoibopeî, 
XKevâle\  Hésych.;  KriKa(T|a6ç  m.  'insulte'  (Lycophr,;  :  m.  irl. 
cainim  'je  raille,  j'insulte'  (<  *kal-nlo.  Fick  11^  66  ,  v.  li.  a. 
huohon  'se  rire  de,  railler'  huoh  'raillerie'  (bibl.  chez  Zupitza 
Gutt.  127).  —  Le  rapport  souvent  admis  (p.  ex.  Fick  1.  cit. 
Zupitza  1.  cit.  Torp  chez  Fick  III'  67.  Walde-  s.v.  cachinnO) 
avec  gr.  Kax-  kqkx-  Ka-fx-âloi  'rire  bruyamment'  et  sou  groupe 
n'est  pas  immédiat.  —  Cnrtius'  138  sq.  et  L.  Meyer  II  236  ont 
admis  un  rapport  avec  KaKÔç  'mauvais',  lui-même  obscur,  rap- 
port plionéti(jueinent  possible  (*KâK-  i.-e.  *A7//>-  :  KaKoç  i.-e. 
Vcakô-sY). 

hom.  etc.  KriKÎuj  seul.  prés,  et  ipf.  'jaillir,  ruisseler';  tragg.  KriKiç, 
-îboç  dor.  KâKJç  f.  'flot  de  sang;  graisse  en  fusion;  teinture  de 
pourpre',  cf.KâKÎuu'  ibpoûv  ctpxoiuai.  AaKoiveç  Hésych.  :  Wt.szokfi 
'sauter,  danser'  szankns  'leste,  mobile'  szankînfi  'faire  sauter 
(un  cheval)' (Fick I*  420),  puis  (Fick  Spracheinh.  415.  Solmseu 
Beitr.  I  145  n.  2)  thraco-phryg.  (J(kiv(v)iç  (i  lexx.,  t  possil)le 
Eur.  Cyel.  37)  'danse  des  satyres  en  Thonneur  de  Dionysos' 
Z{kiv(v)oç  nom  d'un  Phrygien  ou  d'un  Mysien  chez  Hrdt. 
VIII 75. 110,  R.  Ây?/<7 'sauter,  danser,  se  mouvoir  avec  prestesse'. 
—  Zd  (Fick  1.  cit.  Prellwitz-  s.v.)  .sr/éa'V/ 'passer  (temps)'  n'est 
point  parent;  voy.  sur  le  mot  Bartliolomae  BB.  13,  59.  Airan. 
Wb.  1553  sq.  —  Voy.  aussi  s.v.  kîkuç. 

KriXadipoç  f.,  -ov  ntr.  (Théoph.'i,  KiiXdaTpâ  f.  Hésych.  arbre 
toujours  vert,  'troène?  houx':"';  prob.  parent  du  groupe  kiiXiç 
'tache'  KrjXàç  -àboç  f.  'tachetée'. 

hom.  KiîXeoç  0  217.  I  346.  Etc.,  KiîXeioç  0  744  (irOp)  'brillant, 
flambant'  <  *K)iFaXeoç,  cf.  éol.  KauaXéov  r|  KauaXeç  Hésych.  '), 
(ion).  KriXôv  îiipôv  H.  :  Kau-  dans  fut.  Kaxxso^im  KaO|ua  etc.,  voy. 
s.v.  Kaiuu  et  cf.  Schulze  Qu.  ep.  475.  Debrunner  IF.  XXIII 
21  sq.  (bibl.). 

att.  Kr|Xéiu-uj  (n  primaire)  'charmer;  séduire,  corrompre';  hom. 
Kr|Xri9)a6ç  m.  'charme,  enchantement';  Kr|Xr|b6v6ç  f.  pl.'charme- 
resses'  (Pind.  fr.  53  Chr.)  :  lat.  calcor  -i  et  caîviô  -ire  'former 


1)  Fick  veut  rétablir  0  744  KauoXéui  en  place  de  KïiXeiuj. 


-     448     — 

des  cabales;  chicaner,  duper,  tromper'  cahcmnia  'ruse,  menée, 
cabale,  etc.%  got.  hôlôn  af-hôlôn  'calomnier  v.  h.  a.  huolen 
'tromper'  ags.  hôl  'calomnier',  tchèq.  klam  'fausseté,  tromperie' 
(Vanicek  Lat.  Spr.^  52.  Bersu  Gutt.  170.  Zupitza  Gutt.  122. . 
Hirt  BB.  24, 268.  Torp  chez  Fick  III-^  90.  Feist  EW.  s.  v.  Etc.), 
i.-e.  *kël-  ■^kôl-  *kdl-. 

ion.  KrjXri,  att.  xdXri  f.  'tumeur,  partie,  hernie  (Hpc.Gal.);  bosse 
du  buffle  (Arstt.,  "^axiac,  mss.  corr,  en  KCxXaç)';  (ion.)  k^X/itiiç, 
att.  KctXrjTriç  m.  'malade  d'une  hernie';  Kr^Xàç,  -dboç  f.  oiseau 
indien,  à  gésier  énorme,  'marabout  de  l'Inde,  vulg.  adjudant, 
Leptoptilus  argala  L.'  (Elien);  cf.  KaXàZier  ÔYKOÛTai  fiésych., 
KotXaiLia'  ÔTKOÇ  H.;  composés  poupuuvo-  PpoYXO-  èvxepo-  ubpo- 
-Kr|Xri  etc.  Cf.  v.  norr.  liaull  ags.  héala  v.  h.  a.  hola  'hernie' 
(<"  germ.  aomm. '^haula  ),  v.  slav.  kyla  'hernie'  (Fick  I*  377),  à 
quoi  Rozwadowski  Quaest.  gr.  et  etyra.  I  32  sq.  et  Pedersen 
K.  Spr.  I  50  ajoutent  irl.  cM  gall.  ciJ  bret.  kîl  'dos'  (<  celt. 
*kido-)  et  \at.culus  (celui-ci  ambigu;  voy.  Walde^  s.  v.);  ion. 
Kr|Xri  s'expliquerait  par  *KriFëXr|,  att.  KdXri  par  *KdFéXri  (cf. 
Kretschmer  KZ  31,471  sq.),  ï.-e*kauel-  *kducl-  :  *k^tcJ-  :  '^kfd-. 

Kr|Xiç,  -îboç,  dor.  KâXiç  f.  'tache';  KriXiboOv  'souiller';  KiiXdç* 
.  .  .  aïE,  rjTiç  KttTà  tô  laéTw-rrov  (Jr||ueîov  è'xei  xuXoeibéç  Hésycb., 
KrjXrivri"  laéXaiva  H.  :  lat.  calUdus  {câlidus)  gl.  'qui  a  une  tache 
blanche  au  front'  =  ombr.  kaleruf 'cal(l)idos',  m.  irl.  (Thur- 
neysen  Thés.)  caile  'tache',  lit.  (Thurneysen  Thés.)  kalt/bas 
'chien  à  collier  blanc',  lat.  (Curtius^  146)  câllgô  'brouillard, 
obscurité',  cf.  Kr|Xàç  '  vecpéXr)  dvubpoç  Kai  xeijnepivri  \\\xipa  Hésych., 
skr.  kala-h  'd'un  noir  bleu'  kaU  'couleur  noire,  nuage  noir' 
(Fick  BB.  2, 197.  Bezzenberger  BB.  16,  246);  une  R.  parallèle 
dans  gr. KeXaivôç  et  son  groupe,  voy.  p. 430  {\.-Q*qeJà-  :  *qc(I-?). 

poét.  KfîXov  'trait,  flèche,  javelot'  :  irl.  cail  'lance',  v.  norr.  hall 
'queue,  bout  effilé'  (Zupitza  BB.  25,  90)  skr.(?)  çalâ-h  'bâton, 
pointe,  piquant  du  porc-épic,  etc.'  çalyâ-  m.  n.  'pointe  de  flèche, 
épine,  etc.'  (Curtius-^  148),  à  quoi  Scheftelowitz  BB.  28,  282 
ajoute  arm.  salard  'branche  feuillue,  longue  chevelure'  (?); 
i.-e.  *Â--;  V.  pruss.  kelian  'lance'  suppose  i.-e.  *q-,  que  pourrait 
contenir  aussi  skr.  çald-h. 


—     449     — 

KriXujv,  -uuvoç  m.  'étalou;  fif:;.  lascif  :  v.h.pi.  scelo  m.h.  a.,  .svhele 
schel  'étalon' (Prellwitz^  146.-220.  Zupitza  Gutt.  19ô);Lager- 
crantz  Seitum  pliilol.O.  F.  Johansson  oblatum  (1910), p.  1  Hsqq. 
y  joint  ion.  att.  aiXrivoç  iiié^'.  mess.  etc.  aiXûvôç,  (jui  est  l'em- 
prunt thl•aco-pllry^^*alXavoç,  tli.  aiX-,  ï.-e.^kél-;  voy.  aussi  s.  v. 
KTipûXoç.  —  KrjXuuv  Hésych. 'longue  barre  de  bois  ou  levier  d'un 
puits,  lat.  tollënô,  =  Yepàveiov'  (cf.  Saglio  IV,  1,780),  avec  att. 
(Aristoph.)  KnXuOveiov  ion.  (Hrdt.j  KriXuuvriïov  m/sens,  cf.  Kr|Xuj- 
vevjuu  'pomper',  n'est  qu'un  emploi  métaphorique  de  kiîXujv 
'étalon',  cf.  gr.  Kpiôç  lat.  aries  fr.  bélier,  chèvre,  grue,  etc.,  ail. 
bock,  et  surtout  m.  h.  a.  y^ewr/^.s^^ewf/.s-^ '(cheval)  hongre,  cheval' 
et  'levier  d'un  puits'  (Lagercrantz  1.  cit.).  —  Le  rapport  de 
KriXujv  'levier'  avec  kôXujç  'câble'  (Mansion  Gutt.  251)  doit  être 
rejeté. 

Kr|)n6ç  (*Kà|Li6ç)  m. 'muselière;  couvercle  d'osier  (de  l'urne  aux 
suffrages);  nasse';  Kriinoûv  'museler  (un  cheval,  un  taureau)'; 
Krmuuaiç"  qpiiauucTiç  Hésych  :  Wt.kÎThszti  'boucher'  kamûti  'com- 
primer, boucher'  kàmanos  pi.  'bride  de  cuir'  \t\i.kainûf  'tour- 
menter', V.  norr.  hentia  hanida  'serrer  la  bride  à,  contraindre' 
m. h. A.  hemmc7i 'leteim,  empêcher'  (Zupitza  Gutt.  108.  Torp 
chez  Fick  III'  74,  Falk-Torp  EW.  397),  puis  slav.  comm.*cv'///^/ 
serb.  cdma  'long  espace  de  temps'  camrt^/ 'attendre  avec  ennui' 
(Berneker  EW.  167,  cf.  395). 

hom.  Kr|2,  gén.  Kr|KÔç  f.  Voy.  s.  v.  Kavâl  p.  422. 

I.  KTÎTTOç,  dor.  KÔTTOç  m. 'jardin';  KriTreûuu 'cultiver  dans  un  jardin': 
y.h.a,.  hi(ob(i  f.  v.sax. /jôSrt  f.  'charrue  (de  terre)'  (Schrader 
Sprachvergl. 2  181.421.572.  Zupitza  Gutt.  103),  Rlh.kopsfem. 
'jardin' (suff. -sff.  G.  Meyer  Alb.St.  III  4),  i.e.'^qûpo-s  *qap(i-. 
—  Le  groupe  gr.  Kaiainî  f. 'courbe'  lat.  campii^^  'plaine'  etc.  est 
à  écarter;  voy.  s.v.  p.404sq.  —  Le  sens  prim.  de  'pièce  de  terre 
prise  en  possession,  en  vue  de  la  culture'(p.ex.  Prelhvitz*  s.v. 
Meringer  IF.  XVIII  225  bibl.)  et  un  rapport  avec  lat.  capiô 
'prendre'  et  son  groupe  ne  s'imposent  pas  sémantiquement  et 
se  heurtent  à  la  phonétique  (dor.KâTTOç  en  facede  lat.  cè/)î).  — 
Un  rapport  avec  gr.  KcmeTOç  f.  'creux;  fosse'  lit.  kaj)ôfi'co\\\)er 
menu'  kaplyin  'houe,  boyau'  etc.,  kiîttoç  étant  '*la  pièce  de  terre 
défoncée'  (Walde*  126.  684)  satisferait. 

•29 


-     450     — 

II.  KfiTTOç  m.  'singe'.    Voy.  s.  v.  KfiPoç. 

horu.  etc.  Krip,  gén.KTipôç,  ace.  Kfjpa  f.  ""la  déesse  de  la  mort;  pi. 
génies  de  la  mort;  sort,  destin,  mort  violente;  infortune,  souil- 
lure'; KripeO'cyicpôpriToç  "amené  par  les  Kf|peç'  0  527;  pi.  Ktipi- 
-xpeqpeîç  (àvOpuuTTOi)  "nourris  avec  la  Krip,  Kripi  auvTpoq)oi'  (Hés. 
Trav.  418;  cf.  Ebrlich  Z.  idg.  Sprachgeseli.  10  n.  1);  Kripaîvuul. 
'détruire'.  Voy.  s.v.  Kepailuj.  Lat.  sincèrus''pi\Y,  non  corrom])u, 
de  bon  aloi'  semble  issu  de  *sine  *cèra  'sine  carie'  (Scbulze 
Qu,  ep.  236  sq.;  autres  avis  chez  Ostboff  Et.  Par.  I  lôsqq.). 

hom.  Kfjp,  dat.  Kfipi,  adv.  Kr|p66i  'cœur';  tragg.  Kéap  est  une  for- 
mation analogique  d'après  le  rapport  nom.  êap  :  gén.  ripoç  'prin- 
temps' (Brugmann  IF,  V  341  ;  avis  erroné  chez  Bréal  MSL. 
Vin  309  sq.);  Kripaivuu  II.  'avoir  le  cœur  mal  à  l'aise,  être 
anxieux'.    Voy.  s.  v.  Kapbiâ  p.  412. 

Kripacpiç,  -iboç  f.  Voy.  s.v.  Kapa^oç  p.  411. 

hom.  etc.  Kr|p6ç  m.  'cire';  Kripivôoç  m.  'pain  d'abeilles';  Kripivoç 
'de  cire';  Kripîov  ord.  pi. 'rayon  de  miel';  KripoOv  'enduire  de 
cire';  Kripuu|ua,  -atoç  n.  'emplâtre  de  cire';  etc.  Selon  Curtius'' 
149  cf.  lat.  cëra  'cire',  lit.  kori/s  'miel  en  rayons'  lett.  Jcârites 
'cellules  d'abeilles  avec  miel'.  —  Dor.  Kâpôç  (Fick  I*  378. 
Kretschmer  KZ.  31,  411)  est  trop  mal  attesté  (Osthoff  Et.  Par. 
118  sqq.,  bibl.),  mais  Kripoç  a  pu  rayonner  comme  emprunt  en 
dehors  du  domaine  ion.-att.;  lat.  cêra  serait  dès  lors  un  emprunt 
grec,  un  i.-e.  *qaro-  étant  possible  ;  mais  le  rapport  avec  lat. 
creô  crèscô  procërus  et  le  divorce  d'avec  les  formes  baltiques 
(Osthoff  1  cit.,  invoquant  ail.  icachs  'cire',  c.-à-d.  '*gewâchs, 
auswuchs'  :  wachsen  'croître')  ne  convainc  pas;  cf.  Walde^  s.v. 

ion.  dor.  (Archil.  Alcm.)  KTipûXoç  m.^)  'le  raartin-pêcheur  bleu' 
est  peut-être  parent  de  skr. çarà-h  'bigarré'  (Prellwitz*  s.v.); 
comme  Thurneysen  GGA.  1907,  p.  803  veut  voir  dans  lat. 
caeliim  'ciel',  syncopé  de  *caer'lom  *caeUum,  le  ntr.  substan- 
tivé  de  l'adj.  caeruhis  (caeruhtts)  'bleu  foncé',  Walde^  108 
note  que  ce  caerulus  serait  identique  à  gr.  KripûXoç  si  *cér- 
devint  phonétiquement  *cèj-,  ce  qui  dispenserait  de  croire  à  une 


1)  I^a  forme   prétendument  att.  KeipûXoç  (Ar.  Ois.  2991  est  due 
ù  un  jeu  de  mots  (  :  "r.  Keîpuu  'raser'). 


-     451     — 

apophonie  f>[i]  :  ai:  conjectural.  —  Selon  Lagercrantz  Sertum 
pliilol.  C.  F.  Joliansson  oblatum  (11»10;,  p.  117  sqq.  KripûXoç 
'mâle  lascif  d'oiseau  indéterminé'  ou  'alcyon'  (cf.  Hésycli.  s.v.) 
est  dissim.  de  *ktiX-u\o-ç,  cf.  KtiXujv  m.  'étalon'  v.  li.a.  .vce/o 
'étalon'  ion.  att.  (TiXr|v6ç  <  thraco-i)}iryg.  *criXavoç,  i.-e.  *kel- 
(voy.  s.v.  KJÎXujv  p. 449;;  inj^M-nieux,  mais  douteux.  —  Pour  les 
textes  voy.  Thompson  Greek  birds  80. 

KTÎpuE,  -uKOç.  dor.  KdpuE  m.  'héraut';  Knpùcrffuj,  att.  -ttuj  'être 
héraut  P;î2ô;  proclamer;  convoquer';  Kripuy/aa, -aToç  n. 'procla- 
mation'; KHpÙKeiov  ion.  -n'iov,  dor.  KâpÙKeiov  'sceptre  de  héraut' 
(>  lat.cddûci'um  -eus  'sceptre  de  iMercure,  de  héraut'  avec  d 
pour  r  par  influence  de  càdere  cadncus  et  du  rôle  de  Mercure 
comme  conducteur  des  morts;  bihl.  chez  Walde-  s.v.;.  Étym. 
indiquée  s.v.  KapKaipou. 

KîÎTOç,  -ouç  n.  'monstre  aquaticpie:  i)artic.  jjhoipie  b446;  poster, 
cétacé;  —  thon';  KriTeia  f. 'pêche  du  thon;  pêcherie';  Kr|T€ioç 
KHTiÎJOç  'de  cétacé'.  Mot  isolé  ;  le  rapport  avec  v.  norr.  hâr 
'requin'  (Mansion  (iutt.  251  sq.;  Falk-Torp  EW.  36.5  rattachent 
hâi'  <  germ.  Hanha-  à  ukr.çaTdkû-h  m, 'pieu,  cheville  de  bois, 
crochet,  animal  aquati(iue',  v.  slav.  sql-û  'jeune  pousse',  gall. 
frtmgrc  (*A'flw/.7)  f. 'branche',  hdr  en  tant  que  're([uin' n'étant 
qu'un  emploi  métaphorique  de  hdr  'pieu')  et  celui  avec  lat. 
sqiiatina  squatua  'squatme  ou  ange  (squale)'  (Fick  \\^  265 
[modifié  I*  566].  Curtius^  145.  Vanicek  Lat.  Spr.^  292.  Hersu 
Gutt.  144)  sont  à  rejeter.  —  Pour  laeTaKtÎTriç  voy.  le  suiv.  — 
Il  n'y  a  pas  à  identifier  ce  KfJTOç  avec  le  *KfiT0ç  que  suppose 
*Kr|T6eiç,  voy.  le  suiv. 

hom.  KriTuDeaaav  (AaK€bai|aova i  B  581.  b  1.  Selon  Solmsen 
Unters.  123  sq.  (bibl.)  ail.  métrique  d'un  *KriT66iç,  eaaa  'aux 
nombreuses  gorges  ou  ravines',  dérivé  i  cf.  Buôeiç  :  tô  eûoç)  dun 
*KnToç  'gorge,  cavité',  cf.  MeTORri-mç  'à  la  vaste  cavité'  (vaisseau 
Q222.  A  5.  600;  dauphin  0  i2,  et  prob.  aussi  ttôvtoçtIôS, 
cf.  paeuKt'iTea  ttôvtov  Théogn.  175):  *KfiToç  Kaieiôç  Kaictbâç 
(voy.  p.  390)  KaiaTtt  pi.  peuvent  se  ramener  à  une  K.  (/(i''ii):q,d. 

att.  Kqcpiîv,  nvoç.  occ.  Kâtpâv  Hésych.  'Itourdon,  frelon:  qui  ex- 
ploite le  travail  des  autres;  faible,  lâche,  impuissant' :  Ktucpôç 
'émoussé;  oùté  XaXiJùv  oùre  dKoOuuv  Hésych.  Phot.'    (Hezzeu- 


—     452     — 

berger  BB.  5,  313)^);  l'idée  dominante  du  groupe  est'émoussé, 
incapable,  impuissant',  cf.  (Solmsen  Beitr.  I  123  sq.)  Kriqpnveç 
nom  de  certaines  peuplades  de  TAsie  pour  les  Grecs  asiates 
(les  Perses  selon  Hrdt.  VII  61,  les  Chaldéens  selon  Hellanique 
chez  Et.  de  Byz.,  cf.  russ.  Xémîci  Mes  muets,  c.-à-d.  les  Alle- 
mands'), Kricpeûç,  Kfiqpiç,  occ.Kâqpiç,  béot.  Kdcpujv,  delph.  Kâqpûj; 
—  \&t.hëhes  ^émoussé'  (Frohde  BB.  17,  309.  Fick  GGA.  1894, 
p.  239.  Etc.)  est  à  écarter.  —  Autre  hypothèse  chez  Bally 
Bull.  Soc.  Ling.  XI  217  (:v.  h.a.  humhal  'bourdon'),  mais 
voy.  p.  ex.  Falk-Torp  EW.  429.  1485  et  Berneker  EW.  167.  — 
Le  rapport  avec  v.  slav.  capt  'abeille'  citt.  eip.  (Prellwitz^  147.^ 
214.  222.  Brugmann  Grdr.  I-  583  avec  doute)  est  incertain, 
voy.  Leskien  IF.  XIX  204  sq.  et  Berneker  EW.  136. 

hom.  K riuu b r) ç  KriuOeiç.  Voy.  s. v.  Kaiuu  p.  394  sq. 

Kipboç  Poil.,  Kipbr|\iç  Hésych.  'scorie  métallique';  KÎ^briç*  Ka- 
KOÛpYOç.  KotîTriXoç.  xeipoîéxvriç  Hésych.;  Kîpbuuveç  ')ueTaXXeîç' 
Poil.  Phot.,  KipbtiXoç  (aussi  dor.  -rjXoç)  'de  mauvais  aloi,  falsifié; 
mensonger,  illégitime;  trompeur,  déloyal';  Ki^briXeiâ  f.  (Plat.) 
'falsification,  tromperie'  -iâ  ion.  -iri  f. 'corruption'  -eiiuu  'altérer 
une  monnaie,  des  marchandises;  agir  déloyalement'  -ev^xa  n. 
(Plat.)  'falsification'  -idv  'être  pâle  comme  l'or  falsifié'  ;  cf.  Kîpov  • 
èveôv.  TTâcpioi  et  fr.  pierre  sourde,  c.-à-d.  terne,  sans  reflet 
(Solmsen).  Étym.  chez  Solmsen  Beitr.  II  u°  15  (à  paraître).  — 
Zd  -saëpa-  'fusion  (des  métaux)'  (Fick  P  46.  421;  sur  zd  si' 
fciHi  'percer'  voy.  Bartholomae  Airau.  Wb.  1547  sq.),  —  lat. 
caespes  -itis  'carré  de  gazon'  (Fick  P  46.  421),  —  got.  (Fick 
11.  ce.)  Tiaifts  f.  'lutte,  querelle'  x.noYr.heipt  'haine,  vengeance' 
ags.  hcést  'violence'  ags.  hcéste  v.  h.  a.  heist  'violent',  qui  n'ont 
pas  d'étym.  sûre  (avis  divers  chez  Uhlenbeck  PBrB.  21,  104, 
ZupitzaGutt.  182,  von  Grienberger  Unters.  z.  got.Wortk.  104) 
doivent  être  écartés,  comme  aussi  les  étym.  sém.  chez  de  La- 
garde  et  Levvy  Fremdw.  132  sq. 

KipicTiç  f.  cypr.  pour  irripa  Hésych.  'besace'  (Hsd.  Call.  Etc.), 
Kîpriaiç  Suid.  Orion,  KÛpecriç  et  KuPnt^îci  Hésych.,  étol.  Kîppâ  H. 
Origine  obscure;  étym.  sém.  chez  Lewy  Fremdw.  91. 

1)  KéKnqpe'  TéGvriKev  Hésych.  et  hom.  ace.  sg.  KeKâqpnoTa  prennent 
semble-t-il,  place  ailleurs,  voy.  p,  429. 


-     453     - 

KÏPuûpiov,  aussi  Kïpoûpiov  Hrdn.  'fruit  du  nénuphar  d'Eg^ypte  ou 
KoXoKaaiâ;  coupe  faite  de  ce  fruit  ou  en  ayant  la  forme'.  Ori- 
gine obscure.  Le  mot  n'a  pas  été  retrouvé  en  égyptien,  cf. 
G.  Meyer^  140  (bibl.).  Y  a-t-il  un  rapport  entre  ce  mot,  le 
préc.  et  lesuiv.,  —  entre  ce  g:roupe  et  Kipopâ  ville  phrygienne? 

KipouToç  f.  'coffre,  caisse,  boîte  (Aristoj)li.);  arche  (Spt.  NT.)'; 
KipiÛTiov  dini.;  cf.  kî^oç  (kîPoç?;*  kiPuOtiov  Suid.  Origine 
obscure;  étym.  sém.  chez  Lewy  Fremdw.  99  sq.  (bibl.).  —  Le 
rapport  (Prelhvitz^  222)  avec  Bipri  f.  'corbeille  tressée'  6nPn' 
ki^uOtiov  Hésych.  Gipouvoç'  KipujTÔç.  KOnpioi  H.  (cf.  hébr.  ^èfort 
'coffre,  caisse';  Johansson  Beitr.  75  n.  1  voulait  à  tort  expli- 
(pier  ces  derniers  mots  par  l'i.-e.)  n'est  pas  évident. 

kiykXIç,  -iboç  f.  'grille,  barreaux,  barre,  grillage'.  Etym.  indiquée 
8.  V.  KttKaXa  p.  394. 

KifKXoç  111.  'hochequeue,  Motacilla,  ôpveov  ttukvOùç  iriv  oùpàv 
KivoOv  Hésych.  (aussi  appelé  KÎXXoupoç  et  aeiaoTru-fîç  selon 
Hésych  Phot. Suid.,  aussi  kêykXoç  KÎYKaXoç  Suid.  KifKXiç  EM.)'  : 
skr.  cancalah  'se  mouvant  de  ci  de  là,  mobile,  changeant' 
(FritzscheCurtius'Stud.VISlôsq.  Brugmann  op.  cit.  VH  289); 
-i  <  -e-  devant  nas.gutt.  4-gutt.  +  cous.  (Soliiisen  Beitr.  1215). 
De  là  kiykXîCu)  'remuer  vivement  les  hanches;  fig.  changer  sans 
cesse'  (Théogn.  »,  KrfKXopdtTriç  'qui  va  en  remuant  les  hanches 
comme  le  kîtkXoç'  (Aristoph.). 

KÎbaqpoç'  bôXioç  Hésych.,  et,  comme  subst.,  KÎbaqpoç,  -âqpn,  kiv- 
bâ(pri,  -dqpioç  =  aKÎvbaqpoç  11.  Pliot.,  cTKibàqpii  Arcad.  'renard': 
Kibacpeûeiv  Travoup-fciv  H,  Etym.  obscure;  skr.  chidurah 
'trompeur'  (Fick  1^8<i6.  Schrader  BB.  15, 138),  qui  apjiartient 
prob.  kH.chid  \.-Q.*sklii-  est  à  écarter;  le  rapport  de  KÎbaqpoç 
en  tant  qu"*intelligent'  {QL&W.qexclieif  :  scJieide))^  avec  letto- 
s\nY.*sq€ii/'  dons  Vit. sl-ihlziu  'je  sé|)are'  (Wood  Cl.  Phil.  lll  76) 
ne  convainc  pas;  voy.  s.  v.  Kipacpoç. 

KÎbvaiuai  (  Hom.  Pind.  Eur.)  seul.  prés,  et  ipf.  'se  répandre'.  Voy. 
s.  V.  (TKeb(xvvO)Lii. 

hom.  KÎBapiç,  ace.  -iv  f.,  KiGdpa,  ion.  -pii  Ilymn.  à  Ilonii.  Ilrdt. 
Plat.)  f.  'cithare'.  Emprunt  possible  à  une  langue  asiauique 
ou  méditerranéenne.  Pas  d'étym.  plausible;  pour  hi'hr.  linnôr 
'cithare'  (von  ,Ian)  voy.  s.  v.  Kivûpa;  —  la  K.  ghidJi,  à   quoi 


—     454    — 

Fick  BB.  5,  352  ramenait  aussi  lat.  fidès  V.orde'  (qui,  en  fait^ 
est  un  emprunt  grec,  voy.  s.  v.  acpibri  et  Walde^  289)  est  en 
l'air;  —  le  rapport  avec  KûGripa  et  KiBaipuuv,  puis  hébr.  lieter 
'couronne'  (Lewy  Fremdw.  164 sq.)  est  fantaisiste;  —  le  rap- 
port avec  Kicriri  f.  'coffre',  dans  l'hypothèse  d'un  prim.  *Ki6Tâ 
et  d'une  R.  ghid  (Bally  Bull.  Soc.  Ling.  XI  216)  ne  convainc 
pas;  on  attendrait  *xi6Tâ  >  *xicTTâ;  KÎGapoç  m.  'cage  thoraci- 
que'  (Hpc.)  est  d'ailleurs  plutôt  le  résultat  d'une  métaphore  que 
le  sens  primitif  (lat.  hedera  n'a  point  place  ici;  voy.  Walde^ 
s.  V.);  —  lit.  éâidzu  'je  joue'  (ailt  smulko  'du  violon'.  Bezzen- 
berger  BB.  27,  183)  ne  convainc  pas  davantage. 

Kl  Kl  (et  KÎKi),  -euuç  (aussi  indécl.)  ntr.  et  f.  'ricin';  kikivoç  (ïj  adj. 
Mot  égyptien;  cf.  Hehn'^  207. 

KiKivvoç  m.  'boucle  de  cheveux  frisés'.  Pas  de  correspondant 
connu;  lat.  cincinnus  est  un  emprunt.  —  Skr.çikhcl  'touffe  de 
cheveux;  aigrette  du  paon'  (Fick  I*  46.  425.  Piellwitz^  222 
avec  réserve)  est  à  écarter,  le  sens  premier  étant  'pointe,  som- 
met' (Petersson  IF.  XXIV  252),  mais  le  rapport  supposé  par 
Petersson  1.  cit.  avec  skr.  çik  f.  qikyàm  'lacet,  écharpe'  et  gr. 
Kiaaôç  'lierre'  en  tant  que  *kikioç,  i.-e.  '^Jciq-  'tresser,  ployer', 
ne  convainc  guère,  d'autant  que  -ivvoç  demeure  inexpliqué; 
Walde'^  868  entrevoit  une  origine  asiauique. 

KiKippoç*  dXeKTpuÛJV  Hésych.;  KiKKa"  àXeKTopiç  H.;  kikkôç*  àXeK- 
Tpuuûv  H.  Onomatopées.  Lat.  cicirrus  (Hor.)  est  un  emprunt; 
cf.  Thurneysen  GGA.  1907,  p.  804.  Walde^  s.  v. 

KiKKàPn  KÎKuPoç  etc.  'choucttc';  cf.  lat. cia^mrt 'chouette'  Fest.  et 
voy.  s.  V.  KaûâH  p.  422. 

KiKKOç  (Timon  le  sillogr.  chez  Ath.)  m.  'loge  des  pépins  de  la 
grenade;  fig.  un  rien,  un  zeste',  cf.  kikkôç  (sic)*  ...  biaxuupiicTiç 
Hésych.;  KÎKKapoç  m.  'petite  monnaie  en  usage  aux  enfers' 
(Phérécr.  chez  Poil.);  KiKKàpivov  èXâxicTTOV.  oùbév  H.  Etym. 
inconnue.  h?ii.ciccus  est  un  emprunt  (Saalfeld Tens. it.-gr.  294). 

poét.  kikXitctkuj  (ou  kikXijictkuu,  cf.  KXrjïaKuu  Hpc.  IX  84  et  voy. 
Klihner-Blass  P  p.  185)  'appeler';  présente  le  même  degré  de 
la  R.  que  lat.  clamO  'crier'  clams  'qui  sonne  haut,  qui  résonne 
au  loin;  célèbre;  clair'  ombr.  an-gla  'oscen',  ags.  hîôican 
'beugler,  mugir'  (Curtius^  139  sq.  Etc.);  voy.  s.  v.  KaXeuu. 


—     455     — 

KÎKUÇ  f.  'force,  énergie'  f^^Hom.  Esch.):  kîkiiuj*  Taxûvuu.  iaxûuj 
Zonar.  ;  ép.  ion.  cIkiruç,  uoç  'faible,  lâche'.  Parent  de  gr.KÛoç 
n.  'fœtus'  skr.  çiçu-h  'petit  d'animal,  enfant'  v.  norr.  ht'mn 
m/sens  selon  Curtius''  158.717,  Brugmann  Grdr.  IP,  1, 130  etc., 
ce  qui  ne  vaut  guère  pour  le  sens.  Selon  .Solmsen  lieitr.  I  145  n. 
le  sens  est  plutôt  'mobilité,  vigueur',  R.  kàiq  'sauter,  danser, 
se  mouvoir  prestement'  dans  KriKiuj  (voy.s.  v.i  lit.  s2(>A-^i 'sauter' 
thraco-phryg.  aiKivfv)iç  etc.  ;  —  cette  étym.  ruine  le  rapport  pro- 
posé par  Pedersen  K.  Spr.  I  51  avec  irl.  clch  'mamelle'  gall. 
cig  bret.  kîJc  'chair,  viande'. 

KiXXipaç,  -avToç  m.,  ord.  pi.  KiWi^avieç  'trépied'  servant  de 
sujjport  (pour  bouclier,  Ar.  Ach.  1122',  etc.)  <  kîXXoç  'âne', 
cf.  ôvoç  et  ôvidKoç  m.  'cabestan  ou  grue,  lat.  sucula',  puis  fr. 
chevalet,  ail.  esel  et  bock  'chevalet',  angl.  easel  et  horse\  pour 
le  2*^  élément,  cf.  ÔKpipàç  m.  'estrade'  (:  paiviu). 

KiXXoç  adj.  'gris'  (Eubule),  cf.  kiXXôv  eîboç  ti  xP>JÛ)aaT0ç  qpaioO 
Hésych.,  XPÛJM"  Tiapù  TÔqpaiévPhot.;  kîXXoç'ovoç  ij^LÏY.grisoyi). 
Ktti  xéTTig  H.;  KÎXXioç  Poil,  m/sens;  KÎXXar  àaTpÔYaXoi  :  iî  ôvoi 
H.;  KiXXaKTi'ip'  ôvriXâiriç,  KuvrjTÔç  H.;  kîXXgç  est  dor.  sebm  Poil. 
Etym.  inconnue.  Le  ra|)p()rt  supposé  par  Prelhvitz  BH.  3U,  1 76. 
Wb.2  2'I'^\  avec  Wx.nzirrus  'gris'  gr.  Kippôç  'fauve',  i.-e.*À:-  ivoy. 
s.  V.  Kijuiuv)  ne  convainc  pas. 

KÎXXoç  m. 'cigale' Hésych.  Semble  identique  à  kîXXgç  'âne' (voy. 
l'art,  préc),  n'être  qu'un  nom  dû  à  la  couleur  de  linsecte  et 
n'avoir  qu'un  rapport  fortuit  avec  skr.  cilli  f.  (gramm.  l 'grillon, 
Gryllus  doraesticus',  à  <|Uoi  le  rattache,  sous  réserve,  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  92. 

KiXXoupoç*  (JeiaoTTUfiç  Hésych.  'lioche(|neue,  lat.  mûtâcilla' 
(aussi  appelé  aeiaoupa  et  KÎfKXoç,  gr.  mod.  aouaoupdba  et  kuj- 
Xoaoûaa);  fut  confondu  avec  ïu^E  'torcol'  par  le  scol.  de  Théocr. 
II  17;  cf.  lit.  këlè  kfiJè  Ictt.  zihuru  'hoche(jueue':  lo  2''  élément 
est  oùpd  'queue'  (Schrader  BB.  15,  12s  bihl.\  Lat.  cUU>  -ère 
'mouvoir  (d'un  mouvement  oscillant  ou  vibratoire)'  est  mal 
attesté;  lat.  inotaci/Id  est  obscur  et  ne  contient  prol».  pas  non 
plus  ce  c///ô;  cf.  Walde-  s.  vv. 

Kiiapdlei  gl.    Voy.  s.  v.  (JKi|Lipôç. 


—     456     — 

Ki)aPiE, -îKOç  m/avare,  pingre' (Arstt.  Plut.);  Kiiappeiâ  f.  'ladrerie' 
(Arstt.);  Ki|aPîK€ia'TravoupTla.èvea(J)uôç  Hésycli.  Persson Wzerw. 
177  n.  1  rapproche  ki-ix-^-xI  de  aKmôç  'chiche'  Hésych.  —  Le 
rapport  avec  ax.iix^âl[xi  'boiter'  (Prellwit7/^223)  ne  se  comprend 
pas;  celui  avec  kvIttôç  'avare'  (Curtius''  703 sq.  L.Meyer  II 346) 
ne  satisfait  guère  la  phonétique. 

Kijaujv,  -uuvoç  nom  propre  :  skr.  çi/ûmd-h  'noir,  sombre'  =  lit. 
szëmas  ^)  'd'un  gris  cendré,  gris  bleu  (bœuf)',  lat.  cîmex  -icis 
'punaise' (<*cZm-og'.s'*d'aspect  brun'),  puis  ^kwçyavâ-h  'brun, 
sombre',  ags.  hœwe  'bleu',  v.  slav.  sivû  'cinereus'  serb.  stv  lit. 
szyvas  '(cheval)  blanc'  v.  pruss.  si/wan  'gris',  selon  Prelhvitz 
BB.  30,  176;  cf.  MiXTiàbriç  :  juiXtoç  'vermillon';  i.-e.  base  keiiî 
(Hirt  Abl.  §  354). 

Kivâppâ  f.  'odeur  de  bouc'.    Voy.  s.  v.  Kevéppeioç. 

KÎvaboç,  -eoç  n.  mot  sicilien  pour  'renard',  employé  comme  in- 
jure chez  les  Att.;  'bête  malfaisante,  6ripîov,  ôqpiç  Hésych.' 
Selon  Fick  BB.  28,  101  (cf.  L.  Meyer  II  321)  KÏvab-  :  Kvab- 
-(xWeiar  Kv/iGeiai  H,,  cf.  hom.  etc.  KvuûbaXov  'bête  hargneuse' 
att.  KvuubovTÊÇ  m.  pi.  'dents  de  fer',  hellénist.  KVuObâH  m.  'pointe 
de  l'essieu';  voy.  s.  vv. 

KÏvàeiaïua  n.  (Esch.  Prom.  124)  -ctiuôç  m.  Phot.  'bruissement'; 
Kiva9iZ;eiv  . . .  è'vioi  fiivupi^eiv  Hésych.  La  brévité  de  li  s'op- 
pose au  rapprochement  avec  Klveîv  (cf.  Dindorf  Lex.  Aesch. 
s.  V.  L.  Meyer  II  320);  y  aurait  il  une  parenté  avec  l'obscur 
hom.  Kiv-upôç  (voy.  s.  v.)?  —  Pour  un  autre  th.  KivaG-  (p.  ex. 
KivaGiàç*  KpuTTToç  H.)  voy.  Hésych.  Phot. 

KÎvaiboç,  béot.  Kivriboç  'débauché'.  Selon  Fick  BB.  28,  101  est 
issu,  en  tant  que  'pruriens',  d'un  adv.  *Kivaibov  (cf.  pdboç  m. 
'marche'  :  Pabôv)  ;  KÏvai-  :  Kvai-  dans  àîro  Kvaiuj  'écorcher'  bia- 
-Kvaiuu  'déchirer',  cf.  Kvfiv  'gratter'.  De  là  Kivaibiov  'hochequeue' 
Hésych.,  cf.  KiXXoupoç.  —  L'étym.  des  anciens,  Kïveîv  Triv  aibOù 
ou  TÔ  alboîov,  se  heurte  tout  d'abord  à  la  brévité  de  Ti.  — 
Lat.  caenum  'boue'  et  son  groupe  sont  à  écarter. 

Kivbùvoç  (gén.  KÎvbuvoç  dat.  Kivbuvi  Sapph.  Aie.)  m. 'danger'; 
Kivboveùai  'être  en  danger'.     Etym.  obscure.  —  V.  norr.  hiffa 

I)  Sans    doute    mauvaise    graphie   pour   szëmas,    cf.   Leskien 
Bilduno-  428. 


—     457     — 

'être  à  la  poursuite  de,  atteindre'  f^Bezzenber^er  BH.  5,  314: 
voy.  auj.  Falk-Torp  EW.  407  s.  v.  lutte }y  —  akr. khidâti  'heurter, 
presser,  serrer,  tirer  violeoiment'  (L.  Meyer  II  323)  sont  à 
écarter.  —  Le  rapport  avec  Kiveîv  (Prellwitz  ^  223,  sous  réserve) 
se  comprend  mal,  à  moins  que  le  sens  prim.  n'ait  été  'insta- 
bilité', cf.  KivbaE*  eÙKÎvriTOç  Hésych.  (à  côté  de  (|Uoi  un  KÎvbaE* 
KÎvbûvoç  Phot. !?);  encore  le  snff.  -uvoç  est-il  insolite. 

Kiveîv  'mouvoir';  Kîvri9)Li6ç  m.,  -9|ua  n.,  -cTiç,  -euuç  f.  'mouvement': 
liora.  Kivuiuai  'se  mettre  en  mouvement,  partir';  Kivùaao)Liai 'être 
agité,  ballotté'  (Esch.).   Voy.  s.  v.  kîuu. 

Kivvàpapi,  -eujç  n.  (Théoplir.  Etc.),  -iç  m.,  aussi  xrfïâpapi  n. 
'cinabre,  vermillon;  —  sang;  de  dragon;  —  garance,  èpu6p6- 
bavov'.    Origine  orientale  imprécise;  voy.  Schrader  RL.  99ô. 

Kiv(v)â)aiu)Liov  (Hrdt.)  et  Kiv(v)a)Liov 'cinnanie  ou  cannelier'.  Em- 
prunt sém.,  cf.  héhr. qiimdmôn  m/sens  fbibl.  chez  Levvy  Fremdw. 
37j,  avec  influence,  par  étym.  pop.,  de  d)uiju)uoç 'irréprochable'. 

Kïvôpâ  f.  (Spt.i  'harpe  à  dix  cordes' <  héhr.  Jdnnôr  'cithare' 
(l)ibl.  chez  Lewy  Fremdw.  164)  avec  influence  du  suiv. 

liom.  KÏvupôç  'plaintif  P  ;">;  KÏvOpojuai  'se  lamenter;  déplorer  qc; 
faire  retentir".    Etym.  obscure;  voy.  s.  v.  Kivd9i(T|Lia. 

KÎvuaôai  • . . .  ibeîv.  biavoeîaGai  ....  Hésych.  Leçon  très  dou- 
teuse; faut-il  lire  un  *TTivua9ai,  cf.  Trivuuévriv  auveiriv  H.?  — 
Skv.  cfkéti  'voir,  comprendre'  cinofi  'remarcjuer"  zd  kat/-  '  P'iek 
F  24.  MansionGutt.  147),  remontant  à  \.-e.*qltei-  (cf.  gr.  liaiç 
TÎvuu  hom.  TÎvuj  aor.  ereicTa  ttoivi'ii,  s'excluent. 

KÏvdjTTeTov  'béte  venimeuse,  reptile'  Xic.  C'all.).  Est  rattaché 
par  Persson  Wzerw.  177,  Prellwitz'  149.  -224  et  Fick  BB. 
2S,  101  à  Kvuûijj  m.  'bête  malfaisante'  (Nie),  KvojTreûç"  àpKTOç 
Hésych.    Voy.  s.  v.  att.  KVuDbuuv. 

(ion.)  KiEàWriç,  ou  m.  'brigand,  pirate,  (pûjp,  kXétttiiç.  àXalujv 
Hésych.'  (Déniocr.  chez  Stob.,  GDL  Téos  5632.  Solmsen^4r). 
Buck  Gr.  I).  n°3);  KiEaXXeûuu  'agir  en  pirate'  (GDI.  l.eit.); 
KiïaXXia'  nâaa  KaKorexvia  H.;  cf.  lagl.KiTTàXiiç  c.-à-d.KiaaâXnç 
'KXéTTTriç'  chez  Hoffmann  (îr.  I).  III  208;  Hoffmann  op.  cit. 
591.  612,  Solmsen  Beitr.  1  141.  Buck  dw  D.  31(i  tiennent  le 
niot  pour  un  em))rnnt  lyeien  ou  earien;  —  van  Herwerden 
Lex.  suppl.  s.  V.  ia|)i)elle  les  gl.  KiEaio"  eùptv.  èXa^ev.  livefKev 


—     458     — 

H.,  ÙTTéKiEav 'otTrépaXov',  qui  ne  sont  pas  probantes;  voy.  p. 461 
n.  1. 
Kipaepoç*  àXuuTTriE.  AdKUJveç  Hésych.  Etym.  obscure.  Ni  v.  h.a. 
scero  'taupe'  (Sehrader  BB.  15,  137)  ni  skr.  qarahhd-h  m.  dé- 
signant un  animal  inconnu  et  fabuleux  (Uhienbeck  Ai. Spr. 304 
avec  réserve)  ne  convainquent;  -cpo-ç  <  ï.-e.*-bho-s  suff.  for- 
matif  de  noms  d'animaux;  KÎpa-  même  est  peu  sûr;  voy.  s.  v. 
KÎbaqpoç.  Le  rapport  de  Kipaqpoç  en  tant  qu"*intelligent'  avec 
v.  h.  a.  sJcèri  'sagax'  ags.  sclran  'distinguer,  décider'  lat.  sciO 
sciscô  (Wood  Cl.  Phil.  III  76)  est  ingénieux,  mais  douteux. 

I.  KÎpKOÇ"  lépaE  (o  526)  Hésych.  Voy.  s.  v.  KépKaH  et  Thompson 
Greek  birds  83  sq.  ^). 

I I .  K i  p  K  0 ç  m.  'anneau'  Poil.,  ord. (Hom.  Hrdt. Théophr.  Arstt.  Etc.) 
KpÎKOç;  KipKOÛv  'enserrer  dans  un  anneau'  (Esch.  Prom.  74),  cf. 
KpiKOÛaGai  pass.  (Strab.);  bellénist.  KpiKuupa,  -uucTiç,  -ujtoç  :  lat. 
circus  'cercle,  cirque'  avec  i  ancien  (la  prép.  circiim  rend  un 
emprunt  très  douteux),  formes  redoublées  parentes  du  groupe 
Vài.curvos  gr.KopujvôçKupTÔç  (Curtius^  158),  i.-e.*^^»'^- 'ployer, 
tourner',  d'où  p.  ex.  lit.  kreh-as  'contourné,  tortu,  de  travers' 
V.  slav.  Irivil  'courbe,  adj.'  o-krinû  'bassin  (rondi',  puis  lit. 
Irelpti  'tourner',  v.  norr.  Jiretfi  'carpe,  m.'  (voy.  s.  v.  KpaiTivôç), 
et  {i.  e.*sqere-)  lit.  sli'êti  'mouvoir  en  cercle'  skrêsti  'tourner' 
ap-sJcrif.ùs'YOBà\  etc. (Persson  Wzerw.  1 06.  Walde - 1 63. 21 6 sq.) 

KÎpvripi  et  Kipvâv,  seul.  prés,  et  ipf.,  formes  collatérales  de  kê- 

pàvvû|ui,  voy.  s.  V.  p.  437. 
Kippéç  'fauve' (entre  iruppôç  et  tavOôç;  oîvoç,  véKTap)  :  lit.  zémaïte 

szirvas  'szifmas,  gris,  gris  bleuâtre  (bœuf,  cheval)'  selon  Prell- 

witz  BB  30,  176. 
Kipcrôç,   aussi   Kp\oaôç,   dor.  KpiEôç  m.  Poil.  Hésych.  'varice'. 

Etym.  inconnue. 
-Kiç  suff.  formatif  d'adv.  multiplicatifs,  soit  ion.  att.  TCTpaKiç 

TTevTciKiç  éEdtKiç  etc.,  élargissements  des  formes  dial.  en  -ôki 

(ex.  chez  J.  Baunack  KZ.  25,  239)  d'après  bi'ç  ipiç;  lac.  -otKiv 

(GDI.  4416.  Solmsen^   19)  avec  un  autre  élargissement,  cf. 

aû6i  auBiç  auGiv;  -aKi  est  parti  de  (hom.)  îToWà-Ki  (cf.TrXeicTTà-Ki 

1)  L'explication  des  lexx.'épervier  tournoyant'  (KÎpKoç 'cercle') 
n'est  pas  décisive. 


—     459     — 

TToaâ-Ki);  -Kl  appartient  au  th.  pron.^qtH-  dans  fiç  et  était  iden- 
tique à  skr.  cit  ;  la  délabialisation  du  th.  *(jvi-  s'est  effectuée 
en  des  formes  *Tro\û-Ki  =  véd.  piirû  cit  et  où-kî  (pour  *où-ki 
d'après  où-xî);  cf.  -tiç  dans  tar.  àiaÛTiç  =  crét.  ùuâKiç  'une 
fois'  (cf.  otiao-).  Wackernaf::el  KZ.  '2b,  286  sq.  J.  Schniidt  Piur. 
352.  Bruginann  Gr.Gr.^  117.  217.  Grdr.  IF,  2,  64 sq.  —  Avis 
désuet  (-Kl  '*ceci'  :  lit.  szis  v.  slav.  67  'hic')  chez  Osthoff  MU. 
IV  241  sq.  Brugraann  Gr.Gr.-  131.  Grdr.  W  ÔU8. 

KÎç,  gén.  Kiôç  ace.  kîv  m.  'ver'  du  blé  et  du  bois  (Pind.),  nom- 
racine  (p. ex.  Brugmann  Gr.Gr.^  178.  Grdr.  II-,  1,  14<J)  que 
Daniels.son  Gr.  Anni.  I  17  n.  6  a  rattaché  (avec  (Jr\ç  'mite'  en 
tant  (|ue  *Kiriç,  mais  voy.  s.  v,),  en  tant  (jue  '^qui  perfore'  au 
groupe  gr.  kOùvoç  'cône,  pointe'  skr.  cûna  h  lat.  cas  gén.  cOtis 
v. norr.  hein  =  ags.  hân  'pierre  à  aiguiser',  '\.-Q.*kô{i)-  *ks(i)- 
*kl-.  —  Prellwitz'^  224  rattache  kîç,  en  tant  que  '*mobile',  à  kIuu, 
ce  qui  dit  peu.  —  ^k\\kitd-h  'ver'  (Fick  BB.  1,319.  Wb.  I'  390) 
est  moy.-skr.  pour  *Jcirtdh  {'.kfmi-h'ver')  selon  Uhlenbeck 
Ai.  Spr.  55;  pour  zd  (Fick  11.  ce.)  kaeta-  (sens?)  voy.  Bartho- 
lomae  Airan.  Wb.  428.  —  Lat.  cossus  cassis  'ver  du  bois' 
(Frôhde  BB.  1,  205)  est  à  écarter. 

Kicr((T)r|piç,  -euuç  f.  'pierre  ponce';  Kia(a)r|piil€iv,  oûv  'poncer'. 
Etym.  inconnue;  voy.  Schrader  RL.  92. 

Kia6apoç  m.  (Diosc.)  kictBoçiu.  (Théophr.)  Ki(JT0ç  (Diose.) 'ciste', 
arbrisseau  qui  fournit  la  gomme  \r|bavov.  Etym.  inconnue 
(asiatique?  Voy.  Lewy  Fremdw.  46  sq.).  —  Ail.  dial.  (Walde 
KZ.  34,  522j  fieister  néerl.  herster  >  fr.  hêtr('  (germ.  comm. 
*hais  {t)ra-  :  lat.  Caesia  silva  Tac.  Ann.  I  .ô(J,  v.  h.  a.  Hêsiicald, 
forêt  entre  la  Lippe  et  la  Ruhr;  p.  ex.  Hchrader  KL.  118. 
Kluge^  s.  V.  Torp  chez  Fick  II H  65)  est  à  écarter. 

I.  KÎaaa,  att.  kIttu  f.  'geai,  Garrulus  glandarius  L.'  <  *KiKia  : 
skr.  kiki-h  kikidîvi  h  'geai  bleu'  (et  non  ^cicih  à  cause  de 
l'onomatopée),  m.  b.  a.  heqei-  ags.  hijora  v.  h.  a.  hcliara  'geai'; 
bibl.  chez  Osthoff  PBrB.  13,  41ôsq(i.;  voy.  aussi  Falk-Torp 
EW.  s.  V.  norv.  skjœre  'pie'.  De  là  Kiaaapilcu,  att.  kitt-  'crier 
comme  un  geai'  Poil.  —  Bret.  kéijin  'geai'  <'*le  goulu.  *le 
braillard',  cf.  gall.  ceg  'bouche'  cegu  'désirer  avidement,  crier', 
selon  Henry  Bret.  58)  est  à  écarter. 


-     4S0     - 

II.  Kioaa,  att.  Kiiia  f.  'envie  de  femme  enceinte'  (Diosc);  kit- 
TTicTiç  f.  m/sens  (Gai.);  Kidcrâv,  att.  kittûv  "avoir  des  envies; 
désirer  passionnément'  (Aristopb.  Arstt.  Etc.).  Kicrcra  <  *KiTia, 
cf.  KOÎTar  YuvaiKuJv  èiriBuiLiiai  Hésych.,  skr.  Jcéta-Ji  'désir,  vo- 
lonté' Ji'ètayati  'convier,  inviter',  lat.  invUô  'inviter'  invîtus 
"qui  agit  contre  son  gré'  prob.  2.  sg.  ris  v.  lat.  vois  'tu  veux' 
(sur  ce  groupe  voy.  Walde-  391),  lit.  Tcvëczù  Tivësfi  'inviter' 
v.pruss.  quâits' voXonio' quoVû  veut'.  Solmsen  KZ.  33,  294  sqq. 
(avec  bibl.  et  critique  des  étym.  de  Fick  BB.  1, 173.  Wb.  1*414 
gr.  comm.  *xiOcra  :  lat.  geidéù  'je  désire',  got  gaidw  'manque' 
[voy.  s.  V.  x^îpoç]  et  de  Schulze  Qu.  ep.  125  n.  2  gr.  comm. 
*Xixiot  :  V.  b.  a.  gingën  'poursuivre'  lit.  gëéiûs  'désirer  violem- 
ment'); i.-e.*quoi-,  cf.  Wiedemann  IF.  I  255.  —  L'avis  de 
Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgescb.  86  sqq.  (KÎTTa  subst.  postverbal, 
KiTTÛv  <  *Kixiâ-  :  ags.  hïgian  'tendere,  festinare,  niti',  skr. 
Çlghrâ-h  'rapide')  ne  prévaut  pas.  —  Voy,  le  suiv. 

Kiacréç,  att.  kittôç  m.  'lierre';  Kiacrapoç  m.  'lierre'  (Hpc.)^); 
Kiaaeûç,  -éuuç  'couronné  de  lierre  (Apollon)'  (Escb.i;  KicfCTivoç 
'de  lierre' (Eur.);  kictctoûv  'couronner  de  lierre'  (Eur.).  Solmsen 
KZ.  33, 295  sq.  rattache  Kicfcrôç  en  tant  qu"*avide'  à  KÎcraa  IL, 
rapport  qui  pourrait  n'être  que  fortuit.  —  Lagercrantz  Z.  gr. 
Lautgescb.  85  sqq.  et  Petersson  IF.  XXIV  252  en  rapprochent 
skr.  cikyàm  'courroie,  câble',  \\i.  szïksznà  'courroie',  ce  qui  ne 
convainc  pas.  —  Lat.  hedera  'lierre'  (Windiscb  Curtius'  Stud. 
VII  184.  Curtius^  196.  Kretschmer  KZ.  31,  376.  Hirt  Abl. 
§  28.  Bally  Bull.  Soc.  Ling.  XI  216  sq.)  remonte  prob.  à  i.-e. 
*ghed-  'étreindre,  saisir'  dans  lat.  preJiendô  et  s'exclut. 

KicrcTiipiov  'coupe  à  boire'  rustique,  faite  de  bois(Hom.Théocr.). 
Le  rapport  avec  Kiacréç  'lierre'  en  tant  que  'coupe  faite  en  bois 
de  lierre'  (Ath.  XI  476  f.  sqq.)  ou  'coupe  décorée  d'un  relief 
de  pampres  de  lierre'  (Liddell-Scott  s.  v.)  ne  satisfait  pas;  ni 
la  R.  ni  le  suff.  ne  sont  clairs;  cf.  W.  Petersen  Greek  dim.  in 
-lov  94. 


1)  KÎaaapoç  au  sens  de  'ciste'  chez  Diosc.  I  126  doit  être  une 
fausse  leçon  pour  KÎaGapoç,  voy.  s.  v.  —  Pour  le  suff.  -apo-ç  cf.  skr. 
kadhird-h  'Acacia  catechu'  gr.  KÔiuapoç  'arbousier'  lat.  hedera  'lierre' 
V.  h.  a.  hemera  'ellébore';  cf.  Niedermann  IF.  XVIII  Anz.  78. 


--     461      — 

KÎarri  f. 'panier, corbeille' (Hom.Aristoph.);  KicrTiç,-iboç  f.  (Hpc), 
KicTTibiov  dim.  Cf.  prob.  v.  irl.  ain-c/iis  'fiscina'  C^cis  <  celt. 
*ki8ta  =  KÎcJTTi  selon  Fick  11^  12)  cissih  'tortis  (crinibus)'  cisse 
'sporta'  (voy.  Thés,  palaeohib.  I  p.  725).  —  Le  -a-  ne  s'explique 
pas  dans  l'hypothèse  d'un  rapport  avec  gr.  koitîç  f.  'corbeille* 
(Prelhvitz^^  s.  v.),  cf.  ko(-tti  f.  au  sens  de 'corbeille' (:  Keî|nai) 
chez  Plut.  Phoc.  28.  —  Lat.  cista  'corbeille'  est  un  emprunt 
grec;  cisterna  'réservoir  d'eau  souterrain,  citerne'  tient  son  suff. 
de  caverna  taberna]  —  lat.  cura  {*coisa)  'soin'  n'est  point 
parent;  voy.  Walde^  s.  vv. 

KÎTpov 'cédrat';  Kirpiov  'cédratier,  Citrus  mëdica  Risso;  cédrat'; 
KiTpe'â  f.  'cédratier'.  Emprunt  au  lat.  citrus  'cédratier'  (Plin.), 
lui-même  altéré  de  gr.Ktbpoç  {-dr-  >  lat.-^r-.  Saalfeld  Tens.  it.- 
gr.  303sqq.  Hehn«431.  Thurneysen  KZ.32,564sq.  Schrader 
RL.  997  sq.),  voy.  s.  v.  p.  426.  —  Sur  une  origine  égypt.  voy. 
Loret  chez  Lewy  Fremdw.  34  sqq. 

mess.  KÎqpoç  n.  'couronne,  aîéqpavoç'  (Paus.  III  26,  9).  Voy.  s.  v. 
KÔcpivoç. 

hom.  KÎxavuu  (*KixavFuu)  att.  (Esch.  Choéph.  620.  Hésych.) 
KiTXttvuj  (*Ki-fxavFuj  avec  introd.  de  -v-  dans  la  1®  syH-»  t'f. 
Brugraann  Gr.Gr.^  289.  293)  fut.  Kïxncrojaai,  aor.  è'Kîxov'),  inf. 
prés.  hom.  Kixrmevai  (de  KtxHMÙ  0  274  et  Kixnvai  x]  53,  pte.prés. 
Kixeîç  TT  342  'rencontrer,  atteindre'.  Est  né  par  red.  de  i.e. 
"^ghê-  ^ghs-,  cf.  skr.  JdJiàti  'abandonner'  aor.  d-hdt  jîh/te  's'en 
aller'  zd  zazaHi  'laisser',  lat.  hères  'héritier',  ags.  yen  v.  h.  a. 
gèn  gàn  'aller'  et  voy.  s.  vv.  xàLm  'écarter'  x«tiç  'manque* 
Xaieîv  'éprouver  le  besoin  de'  XHPOÇ  'privé  de'  xûJpoç  X'SiÇiâ 
'espace  vide,  libre'  x^J^PÎÇ  'séparément'  XH^oç  'manque'  etc., 
i.-e.*^^ê(t)-  :  "^ghî-  :  *^/w-  'abandonner,  céder;  être  vide',  identi- 
que à  *ghè{i)-  'être  béant'  dans  x"voç  n.  'ouverture  béante* 
XâcfKUj  'bayer' xnian 'came  (co(iuillage)'  x'i^H 'serre'  xâoç  (^^x^^^oç) 
'ouverture  béante',  etc.  L.  Meyer  BB.  5,  102sqq.  Brugmann 
Grdr.  IP  1066.  Pick  V  437.  IIP  120.  Hirt  BB.  24,  245.  Etc. 


1)  Sur  cet  aor.,  qui  donnait  l'impression  d'une  R.  kix,  ont  pu 
se  créer  les  formes  êwiSe  (Simias)  dir^KiEav  (Ar.  Ach.  860)  kiEoto  Hésych., 
que  van  Herwerden  invoque  à  tort  ;l  propos  de  kiEûX\>iÇt  voy.  s.  v. 


-     462     — 

hom.  etc.  KÎx^n?  syrae.  KixnXâ  (Ar.  Nuées  339.  Épich.  fr.  157  K,), 
poster.  KixXà  (Solmsen  Beitr.  I  260)  f.  'grive',  formation  par 
red.,  cf.  xeXlbiLv  -ovoç  f.  'hirondelle',  v.  h.  R.gellan  'rendre  nn 
son  aigu'  (-11-  <  -Iz-  ou  In-)  galm  'son'  aW.nachtigaU  'rossignol'. 
Persson  Wzerw.  195.  Torp  chez  Fick  111^  130.  Kalk-Torp 
FéW.  313  s.  y.  gjaîde  'sonner,  résonner,  retentir'.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,470;  i.-e.*ghel-^).  De  là  kixXî^^uu  'gazouiller  comme 
une  grive  (Ammonius,  qui  écrit  KixXâZio))  ;  rire  du  bout  des 
lèvres,  ricaner';  kixXictiuoç  m.  'demi-rire,  ricanement'.  —  Le 
rapport  avec  v.  irl.  gêd  gall.  gwydd  bret.  gwâz  'oie'  (<  celt. 
*geg-dâ),  puis  v.  irl.  gigren  giugrann  'anser',  supposé  sous 
réserve  par  Pedersen  K.  Spr.  I  102  sq.,  n'est  guère  plausible. 

Kixopa  (î  Nie.  Al.  429)  Kixopeia  (Aristoph.  chez  Phot.)  Kixuûpri  f. 
KixuOpiov  (Théophr.  Diosc.)  'chicorée,  Cichorium  Intybus  L.' 
Origine  inconnue;  patrie  :  Europe. 

KÎxpriMi)  fut.  xpr\aix},  thess.  inf.  prés.  ècTKixpeiuev  GDI.  1557,  4 
(cf.  éol.  XPÊOÇ  'dette'  et  voy.  Hoffmann  Gr.  D.  II  298)  'prêter; 
hellénist.  rendre  un  oracle  (crét.  3.8g.  KivxpriTi  \pà.,  fiavreûeTai' 
Mus.  It.  III  735,  n°  183,  2)',  moy.  Kixpa^ai  'emprunter'  :  XPH 
'il  faut'  xtpviîç  'besogneux'  etc.  (Brugmann  Grdr.  IP  966), 
voy.  s.  vv. 

hom.  Kiu)  seul.  prés,  et  ipf.  èkiov  'aller',  cf.  Kïveîv  KÎvufiai  (voy. 
s.vv.)  KÎvbaH  'mobile'  KÎvbûvoç  'danger'  (?  voy.  s.  v.)  ôvo-KÎvbioç 
'ânier'  hom.ipf.  |ueT-€Kta9e-ov  'aller  vers;  aller  à  travers;  pour- 
suivre' :  lat.  cieô  -ëre  et  ciô  cire  'mettre  en  mouvement,  agiter, 
provoquer'  citus  '*mis  en  mouvement,  rapide'  cifâre  'mettre 
en  mouvement,  faire  venir'  solli-citus  'fortement  agité'  cunctus 
{*con-cito-s)  '*rassemblé,  tout  entier'  (voy.  Walde  s.  vv.  bibl.), 
V.  irl.  ro-chim  'j'atteins'  corn,  l'e  bret.  l'ae  'va'  (Curtius^  149. 
Fick  IP  75.  Henry  Bret.  68),  got.  liaitan  v.  h.  a.  heizan  'or- 


1)  Sans  doute  faut-il  y  joindre  les  formations  par  red.  russ. 
gogolî  'garrot,  Anas  claugula'  (Berneker  EVV.  318  sq.),  v.  norr.  gagl 
'oie  hyperborée'  néerl.  gagelen  'cacardei*'  (Noreen  Abriss  228),  lit. 
gagalas  'cigogne'  galgalas  'canard  mâle'  lett.  gaigale  'goéland  à 
manteau  gris,  Larus  glaucus'  v.  pruss.  gegalis  'petit  plongeon,  Co- 
lymbus  minor';  cf.  aussi  v.  slav.  glagolati  'parler'  gla.su  'voix'  (Ber- 
neker EW.  321.  323  bibl.). 


-    4<;3    — 

donner,  pousser  à;  appeler  par  son  uoiu  v.  norr.  heita  'appeler' 
(HriigmannlF.  VI  94  bibl.  Torp  chez  Fick  III' 64.  Falk-T(»rp 
EW.  388;  cf.  la  filière  analogue  dans  gr.KéXXuj:K€Xo)aai  p.  432); 
cf.  des  élargiss.  dans  skr.  cê-stati  's'agiter,  être  affairé'  fUlilen- 
beck  Ai.  Spr.  93;  et  dans  gr.  cfeûai  'mouvoir  vivement'  ;^qi-eu) 
hom.  èaauTO  "il  se  jjâta'  aoeîv  'pousser'  (Hacchyl.  XVI  90)  skr. 
cyâvatê  'se  mouvoir'  etc.,  à  côté  de  quoi  *qi-n-eu-  dans  kîv€îv 
Kivujuai  précités;  i.-e.*^êi-  (v.  h.  a.  prêt,  hiaz  v.  norr.  prêt,  hét)  : 
*qdi-  (got.  haitan)  :  *qî-  (gr.  Kîveîv  \a.t.  ac-citus)  :  *qi-  {\at.cifi(S 
gr.KÎuj)  :  *qi- (skr . cydvatë etc.).  —  Charpentier  IF.XXVIII  184 
cherche  d'autres  parents  du  groupe  en  skr.  (?). 

kIoiv,  -ovoç  m.  et  f.  'colonne'  =  arm.  siitn  'colonne'  (Bartholomae 
Stud.1136.  HtibschmannArm.Gr.  1490);  Osthoff  L.vonPatru 
bâny's  sprachwiss.  Abhandl.  II  54  sq.  Et.  Par.  I  290  pose  un 
i.-e.  *kis-<m-;  cf.  Brugmanu  Grdr.  IP,  1,  298.  De  là  kioviov 
KioviaKOç  dim.,  Kîoviç  -iboç  f.  'luette',  KlovÔKpàvov  et,  par  dissiin. 
syll.,  KîÔKpâvov  'chapiteau'. 

*KXàT^  f.  seul.  dat.  KXa'pfi  'cri'  (Ibycus  fr.  .ô,")  Bgk);  KXàffri  f. 
'cri  aigu  et  inarticulé;  cris  confus  d'une  foule  F  2.  X  BU').  Etc.; 
cri  d'animal';  KXaYTâIuj,-aivuj, -dvai, -eîv  'pousser  un  cri  aigu': 
KXaY€p6ç  'criard'  fAnth.);  KXâZiuj  i *KXafnuj),  fut.  KXâfEuu,  aor. 
poét.  è'KXaYOV,  pf.  KéKXaYfa,  hom.  pf.  ptc.  KCKXtvfwç,  plur.  kckXi'i- 
YOVTeç  intr.  'pousser  un  cri  aigu',  trans.  'faire  retentir  :  lat. 
clangô-  ère  'résonner  (trompette);  crier,  croasser'  dantjor  'cri 
des  oiseaux',  m.  irl.  ro  chhhlaUj  (Zupitza  Gutt.  118)  'il  se  la- 
mentait', v.  norr.  hlokka  'crier  (aigle),  pousser  des  cris  de  joie' 
(=  \&i.  clangô),  ht.  klageti  \eti.  kl adsét  'caqueter  (et,  en  rapj). 
apoph.,  lett.  klégcif  'crier'  lit.  klngt^fi  'glousser'  su-kri(/ii  3.  sg. 
prêt,  'il  poussa  un  cri';  puis  lit.  klegeti  'rire  bruyamment'  lett. 
khgt  klaigdt  'crier',  cf.  Leskien  Abl.  275);  le  degré  plein  dans 
\c\t.klég(if,  le  degré  plein  fléchi  dans  gr. kXoO^uj  'faire  entendre 
son  cri  (choucas):  huer  qn.';  cf.,  avec  forte  finale,  gr.  KXôjacriu 
(*kXuuk-iuj^  'glousser'  :  got.  hluhjan  v.  h.  a.  lahhèu  lahhun  'rire' 
ags.^Zert^^or 'rire,  allégresse'.  Curtius^53.  Fick  P  103.3958(|. 
III»  110.  Zupitza  Gutt.  118.  Falk-Torp  EW.  .532.  627.  Walde  * 
s.  v.  Ces  mots  sont  des  élargiss.  de  la  K.  de  gr.  KaXeîv  lat. 
ciilare  (Vanicek  Lat.  Spr.*  53.  Persson  Wzerw.  13  sq.). 


—     464     - 

KÂabapôç  'fragile  (Polyb.) ;  languissant  de  plaisir  (Clém.  Al.)',  cf. 
KXabapômuaTOi  •  eûo'eicTTOi  Ta  ô)U|uaTa  (cf.  Pers.  I  18  :  patranti 
fractMs  ocello)  Hésych.,  KXabdaar  aeîcrai  H.  Cf.  lat.  cladès  f. 
'lésion;  dommage,  malheur,  défaite'  per-ceUô  {<*-caldô.  Brug- 
mann  Grdr.  P  479)  'jeter  par  terre,  abattre',  v.  slav.  Tdndivo 
'marteau'  rnss.  kladu  Mastî  'châtrer',  gall.  claddu  'creuser' 
cladd  'fossé'  irl.  claidim  'je  creuse'  bret.  Maouein  'creuser'  irl. 
dad  cladh  'cimetière'  bret.  Mâz  'tranchée'  (<  celt.  *Mâdo-, 
cf.  gaul.  n.  pr.  Vindo-clad-ia  '*la  tranchée  blanche')  gall.  clawdd 
'fosse'  bret.  Meûz  'fossé,  haie'  (<  celt.  ^hlado-)  gall.  cleddyf 
bret.  AZe^e'épée'  (dissim.  de  *de6?^É?,  c,Q\i.*klàdio-s\  irhdaideb 
est  un  emprunt  gall.,  et  lat.  gladius  est  un  emprunt  celt. 
Vendryes  Mél.  F.  deSaussure  SlOsqq.  Walde^  s.v.)  puis  v.irl. 
gall.  coll  bret.  koU  {*kold-o-)  'perte,  dommage';  (sur  le  groupe 
celt.  voy.  W.  Meyer  KZ.  28,  171.  Fick  IP  81  sq.  Henry  Bret. 
69. 70.71. 74),  prob.  skr.  Tcânda-h  -m  'morceau'(  <  i.-G.*qôI-n-do-. 
Fortunatov  BB.  6,  215  sqq.  jobansson  PBrB.  14,  314.  IF. 
II  42  sq.  XIV  314);  i.-e.  *qolâd-  est  un  élargiss.  de  *qola- 
' frapper,  briser'  dans  lit.  kàlti  'battre,  forger'  v.  slav.  Mati 
'abattre'  (<  *koltt),  lat.  clâva  ^)  'gros  bâton,  massue',  puis  lit. 
kùlti  'battre  en  grange'  (/),  gr.  KXâuu  'briser'  kXtîpoç  kôXoç 
KoXopôç  (voy.  s.  vv.);  voy.  aussi  le  suiv.  et  s.  v.  KoXacpoç;  bibl. 
chez  Zupitza  Gutt.  107.  ^ —  Got.  halts  v.  h.  a.  halz  'perclus', 
russ.  koldyka  'paralytique,  boiteux'  koldykatï  'boiter'  kolca 
'boiteux'  remontent  plutôt  à  i.-e.  *{s)qel  'courber',  voy.  s.  v. 
aKéXoç.  —  Skr.  khadgd-h  'glaive'  (en  tant  que  i.-e.  *qoldgy6-s 
selon  Frankfurter  et  Rhys  KZ.  27,  222)  est  vrais,  à  écarter; 
voy.  Vendryes  Mél.  F.  de  Saussure  309  sq.  —  Got.  halks  'kevoç, 
TTTuuxôç'  (bibl.  chez  Uhlenbeck  PBrB.  30,  287)  est  à  écarter. 

KXàboç  m.  'branche  arrachée,  rameau';  poét.  *KXâç,  seul.  dat. 
KXabi,  ace.  KXàba,  dat.  pi.  KXâbecri  KXabe'ecrcri,  ace.  pi.  xXdbaç 
m/sens;  KXab(jûv,-ôvoç  m.  Hésych.  m/sens;  KXabeûuj  'tailler  (les 
arbres,  la  vigne)',  etc.  :  v.norr.  ags.holt  \.h.a..hol2  'bois,  forêt' 
(<  germ.  comm.  *hidta-,  i.-e.  *qldo-),  v.  slav.  klada  'poutre' 
russ.  kolôda  'bûche',  irl.  caill,  gén.  caille  gall.  mod.  celJi  'forêt' 


1)  Clâva  <C*cladua,  cf.  clâdës  selon  Thurneysen  Thés.  s.  v. 


—     465     — 

(iorn.  Icelli 'neniuii  «  ceh.  *kahl-).  Ciirtius''  149.  Thunieyseu 
KZ.  28,  147.  Fick  P  387.  II*  82.  IIP  84.  Zupitza  Gutt.  121 
(bibl.).  BiugniannGrdr.  1-^480. 538.  Falk-Torp  EW.  417.  Etc. 
En  tant  que  '*bois  débité  à  la  hache,  pièce  de  bois  >  bois  > 
bocage',  le  groupe,  qui  suppose  i.-e.  *qeld-,  est  vrais,  apparenté 
au  groupe  gr.  KXabapôç  lat.  cUldës\  voy.  le  préc.  et  s.  vv.  KXâoi 
kXûjv.  Johansson  IF.XIV  314  sq.  y  joint  ^k\-.l:a.sthd-m{*'kalfitha-) 
'bûcher'  en  tant  qu'issu  d'un  \.-e.*qdld-tho-.  —  Lat.  Mohanssou 
KZ.  30,434  sq.;  ral/is  'sentier  de  montagne,  de  forêt'  est  prob. 
apparenté  ailleurs,  cf.  l'étyni.  indiquée  p. 431  s.v.  Ké\eu9oç. 

ion.  KXaiuu,  3.  sg.  att.  KXdei  <  *KXaiFei  *KXaF-iei  et  par  nivelle- 
ment l.sg.  kXquu,  ipf.  att.  è'KXâov,  fut.  KXaûcToiLiai  att.  (Déni.) 
KXaj'iauu,  aor.èVXauaa,  adj.  verbal  KXauToç  et  KXauaToç  'pleurer'; 
KXau-6)iiô-ç  m.  Manientation':  KXaù|uaTa  n.  pi.  'pleurs'  :  a.\h. kJ'ait 
l-'an  'je  pleure'  <  *qlmi-7iio  selon  0.^[eyer  Alb.Stud.  III  4. — 
Schulzc  KZ.  27,  427,  suivi  par  Hirt  Abl,  §  744,  pense  que  le 
sens  prim.  fut  'crier'  et  que  KXaurôç  concilie  '••KXaF-  et  *kXût6ç, 
ce  dernier  étant  identiijue  à  ags.  hl/'id  v.  h.  a.  hlût  ail.  niod. 
laut  'sonore,  éclatant,  bruyant',  mais  le  grec  ne  suppose  ni 
*KXdF-  ni  *kXû-,  la  longueur  de  l'a  étant  spécifiquement  att.  et 
secondaire  (cf.  ai[F]ei  >  att.  aei,  bai[Fjrip  >  att.  barjp,  eto; 
pour  les  mots  germ.  voy.  s.  v.  KXéuu. 

KXaiLiapdv  TrXabapàv  ('mou,  flasque').  àaQevr\  Hésych.  :  skr. 
Hàmi/ati  Tclàmati  'être  épuisé',  v.irl.(7^/m  'lépreux'  gall.corn. 
vlaf  h\-e\.Mahv  >  Maù  'malade'  (<  celt.*/.7rtwo-.  Fick  I  '  lOM. 
Henry  Bret.  68sq.  Pedcrsen  K.Spr.  1 163),  \txX.d('mens  'doux; 
indulgent,  affable'  (Fick.  Henry  1.  cit.  Thurneysen  Thés.  s.  v., 
cf.  Walde-  868). 

KXttjupôç  'mutilé'  :  Ictt.  l-lâmhdt  'marcher  lourdement'  lit.  IJum- 
has  'boiteux'.    Zujjitza  KZ.  36,  59. 

xXdiu,  fut. -acTiJu,  aor.  êKXâaa  t  128,  aor.  II.  ptc.  dTTO-KXdç  Auacr. 
fr.  17  B.,  adj.  verl).  KXaaToç  'briser';  KXdaiç,  -euuç  f.  'action  de 
briser;  —  de  tailler  les  branches';  KXdajua  n.  'fragment';  KXd- 
ffrriç*  diLiTreXoupYoç  Hésych.;  KXaaidZluj  'épamprer,  émonder; 
fig.  abattre,  décourager  (Ar.  Cav.  166)';  —  KXfiua  u.  'sarment, 
cep  de  vigne'  et  nombr.  dérivés.  Etym.  indi(|uée  s.v.  KXabapôç: 
voy.  aussi  s.  v.  kXuOv. 

30 


—     466     — 

KXeiç,  gvn.  KXeibôç,  ace.  xXeîv  <  *KXfliv  *KXâFi-v  =  lat.  dclci-s, 
poster.  KXeîba,  ion.  kX^Ïç,  -ïboç,  -ïba,  v.  att.  KXr|ç,  -riboç,  -riba 
épigr.  KXr|iç,  dor.  kXôiÏç,  KXdîboç  Sim.  Pind.,  puis  dor.  kXciH 
(Théoer.  XV  33)  épid.  g-én.  KXâïKOç  GDI.  3325,  257.  268.  293 
mess.  ace.  KXâïKa  KXaïKaç  GDI.  4689,  94  (cf.  KXâïKTOç  'clos' 
ibid  92,  épid.  npuuç  KXaiKoqpopoç)  f.  'clef;  ion.  KXrjïuj,  v.  att. 
KXriuj  att.  KXeiuu,  tardif  kXiî^^uj  'fermer  avec  une  barre,  un  verrou 
ou  une  clef;  ion.  KXri'iBpov,  v.  att.  KXriGpov  att.  KXeîGpov  'ser- 
rure'. Cf.  lat.  clâvos  'clou,  cheville'  claudô  -ère  'fermer'  (prob. 
^qhluid-)  claudus 'boiteux'  (voy.  Walde^  s.  v.),  v.  irl.  cJô,  pi. 
clôi  'clou'  gall.  clo  'verrou,  serrure',  pi.  cîoeii  'clavi',  c?oi 'clore, 
verrouiller',  v.  slav.  Mjuëî  'crochet,  clef  (le  détail  de  la  for- 
mation est  peu  clair,  cf.  Meillet  Etudes  391)  Mjuciti  'fermer' 
lit.  l-Uîivà  Jtliûti  'rester  attaché,  se  coller  à  qc.'  Miûtis  l'Jiûfè 
'empêchement'  Miaudzu  Miaiisti  'empêcher,  retenir'  etc.  lett. 
Jd'fims  'empêchement'  (Leskien  Abl.  37),  puis  v.h.a.  sliozan  ^) 
V.  fris,  slûta  'clore'  v.  sax.  slutïl  v.  h.  a.  sluzzil  'clef  (germ. 
*sJût-  avec  si-  <  "^skl-,  cf.  von  Fierlinger  KZ.  27,  191  sq.  Jo- 
hansson  PBrB.  14,289sqq.  294).  Curtius^  149sq.  Fick  1^395. 
IP103.  111^541.  Falk-TorpEW.  1070.  Walde^  167  sq.  Etc.; 
gr.  lat.  germ,  supposent  un  i.-e.  *{s)qlau-  :  *s{q)laH-d-,  mais  le 
détail  est  peu  clair,  cf.  p.  ex.  Hirt  BB.  24,  269. 

hom.  kXeitôç  'illustre;  magnifique',  cf.  ttoXu-  boupi-  vaucri-  Tr|Xe- 
-KXeiToç,  dor.  ^HpaKXriTOç  GDI.  4629  II  4.  8  (Héraclée)  KXiîia 
Aâ|UO-  Eùpu-KXi^Ttt.  KXeiTÔç  <  *KXeFe-T6-ç,  cf.  ^eveiôç  dans 
feveiiî,  lat.  genitus.    G.  Mejer^  171  ;  voy.  s.  v.  kXéoç. 

hom.  KXeiuu  seul.  prés.  act.  'vanter,  célébrer'  a  338.  351.  p  418 
<  *KXeéuu  (cf.  TeXéua  :  tô  té'Xoç)  *KXe[F]e[al-iuj  :  KXéFoç.  Brug- 
mann  IF.  IX  164.  —  Posthom.  KXri'ÎZuu  (ion.),  KXriZ^uu  (att.) 
'vanter;  annoncer;  nommer'  <  *KXe[F]eLcr]-(Iu)  (cf.  Kiepe'iZuj  : 
TÙ  Kie'pea)  ;  dor.  kXéÏZ^uj,  fut.  KXéîEuu  (Pind.)  avec  abrègement 
de  n-  Brugmann  1.  cit.  Gr.Gr.^  53.  56.  310.  —  Schulze  Qu.  ep. 
283  sqq.  distingue  sans  besoin  un  KXeiZiuL»  (*KX€FiIuu)  issu  de 
KXéFoç,  au  sens  de  'célébrer,  cf.  kXêiuj'  et  un  KXriZ^uj  'nommer' 
(*KXîiFiZ:uj,  tiré  d'un  *KXri-Fo-ç,  cf.  -KaXiZieiv  V  19.  (7  20  et  KaXéu) 

1)  Bréal  MSL.  IX  93  sq.  a  vu  dans  v.  h.  a.  sliotan  un  emprunt 
à  lat.  exclûdo^*sclâdô. 


—     467     — 

pf.  KÉKXriKa),  mais  si  Frobde  BB.  20,  207  (cf.  Brugmann  IF. 
IX  164)  repousse  cette  distinction,  il  n'y  a  pas  lieu  de  rap- 
peler l'alternance  skr.  cravdfjafi  (p'dvdyatî  'faire  entendre'. 

att.  KXeioi  'fermer'.    Voy.  s.  v.  KXeiç. 

hom.  etc.  kXéoç,  -ouç  <  KXëFoç  n.  GDI.  1537  (Crissaj  'gloire', 
cf.  cypr.  Tî|LiOKXeFr|ç,  \.-G.ykleuos,  th. *khues-  =  skr.  çrdvah  n. 
'gloire'  V.  irl.  dd  'gloire'  (gall.  clyiv  est  une  innovation)  zd  sravah- 
'parole,  prière'  v.  slav.  slovo  'parole',  cf.  illyr.  Vesderesis 
'eÙKXeriç',  \2ii.duor  gl.'b65a'(th.en-e.s-);  —  cf . rélargiss.*Â-/e«5- 
dans  skr.  çrôsati  'entendre,  écouter'  çnisfi-h  çrûsfih  zd  sni^^tis 
'condescendance'  (=  v.  norr.  hlust  'oreille'  ags.  hltj-^f  'ouïe') 
zd  sraosii-  'obéissance'  etc.,  arm.  lu!-  'silencieux'  (  <  i.-e.  HJus-ri- 
selon  Bugge  et  Torp  KZ.  32,  9,  cf.  v.  norr.  hliôd  'audition, 
silence'  s.v.KXéw),  v.irl. c7oor  (*A'ZMSô-r) 'que  j'entende'  ro-di/oss 
'fut  entendu'  di'ias  {*ldoust(i)  gall.  diist  'oreille',  v.  h.  a.  hlosèn 
'écouter'  hlûstrën  'écouter'  v.  norr.  hlusta  ags.  Mtjstan  langl. 
to  lisfen)  'écouter'  ail.  raod.  hnisdien  {^hlûs-sTcO}  'épier'  et  bcp 
d'autres,  v. slav. s///6V/ii 'entendre'  slusati'écow.iQx'  sliidiû  'ouïe' 
(=  ags.  hléor  v.  norr.  hhjf  v.  sax.  hl'ior  'joue',  i.-e.  *kleiiso-s 
'*qui  écoute',  cf.  Wheeler  Gr.  Xomiualacc.  83.  Zupitza  Gutt. 
54)');  lit-  {pa-)Jclùsti  Idausyti  'écouter^  paJdusniis  'obéissant' 
V.  pruss.  Jdausiton  'exaucer'  lett.  Idausit  'entendre,  écouter'  ont 
h-  au  lieu  de  sz-,  resp.  s-,  attendu  ''cf.  Brugmann  Grdr.  P546). 
De  là  KXeevvéç  (Pind.)  att.  KXeivôç  'glorieux'  <  *KXeFeo'-vo-ç. 
Curtius'^  151.  Zupitza  Gutt.  186  (bibl.).  Persson  Wzerw.  123. 
Fick  P  47  sq.  211  sq.  427.  ID  101  sq.  IIP  113.  Falk-T(.rp 
EW.  676.  Walde^  171  sq.  Etc.  Sur  KXe-  KXei-  KXeo-  KXea- 
-KXériç  >  -KXfiç  etc.  en  conqjos.  voy.  Fick-Becbtel  Personenn.* 
162-171  (bibl.);  sur-KXéîiç  -kX^ç  spéc.  Brugmann  IF.  IX  164sqq. 
Voy.  s.  vv.  KXeiToç  KXeiuu  kXêuj  KXtibÛJV. 

KXéTTaç"  voTcpov  TTiiXÛJbeç,  r\  baaù,  r\  uYpôv  llésycli.  :  irl.  diitdn, 
gén.  duana  'prairie'  <  *Â7o[^]-m/-,  lit.  szlùpti  'devenir  bu- 
mide'  .v^?<î^J^<^s•'bumide'  lett.. s'/^/x Y 'arroser'.  Fick  D428.  Il  '  103. 
Zupitza  Gutt.  37. 


1)  Sur   \'s  de  '^îdcus-  et   sa  valeur  désidorative  voy.  Ribezzo 
I  deverbativi  sigiiiatici  (Xap.  1907)  33  sqq.    Meillet  MSL.  XV  33G  sqq. 


—     468     — 

KXéTTTUL),  fut.  KXéijjuu,  \)f.  KÊicXocpa,  pass.  aor.  èKXdîTriv  et  èKXéqpBriv 
'voler;  —  dissimuler';  KXéTTOç  u.  (Solon  chez  Poil.)  KXé|a,ua  n. 
'vol';  hom.  etc.  KXéiTTriç,  -ou  m.  Voleur';  KXeipi-  en  compos.; 
KXoTrr)  f.  Vol';  kXottôç  m.  -euç  m.  KXuuliJ,  -ujttôç  m.  Voleur'  :  lat. 
clepô  -ère  Voler'  —  got.  hlifan  'voler'  h/iffus  Voleur',  v.  pruss. 
au-M'ipts  ""caché'  v.  slav. poMopû  'enveloppe'  zaMopû  'serrure' 
zaklepe  'KaxéKXeicre',  m.  irl.  cluain  i*Jclo[p]-ni-)  'tromperie,  flat- 
terie' cluainech  'trompeur',  prob.  lit.  slepiù  slèpti  'cacher'  avec 
si-  <  *sgZ-  (voy.  Siebs  KZ.  37,  285).  Cf.  Curtius^  149.  Zu- 
pitza  Gutt.  118  (bibl.).  Fick  P395.  11*103.  IIP  111.  Walde^ 
169.  Etc.  Un  rapport  entre  *qlep-  et  gT.  koAutitiju  KaXùp)-!  lat. 
cëlô  est  tentant,  mais  l'initiale  de  ces  derniers  est  îc-  palatal. 

KXeijJÙbpâ,  ion.  -rj  f.  'horloge  d'eau'  (Empéd.),  avec  un  orifice 
étroit  par  où  l'eau  dégouttait  lentement,  se  glissait  furtive- 
ment <  kXêvjji-  (KXéîTTUJ,  voy.  le  préc.)  +  ubuup;  cf.  p.  ex.  KXevpi- 
ppuTOç  'coulant  secrètement'  Hésych. 

poét.  KXé[F]uj  1)  'célébrer',  pass.  KXé[F]ojuai  v  299.  Pind.  Is,  V  27, 
impér.  aor.  hom.  tragg.  kXû6i  hom.  KéKXuBi  'écoute!';  kXutôç 
'dont  on  entend  parler,  glorieux,  célèbre'  (=  skr.  çrutd-h  zd 
srûta-  \sitin-clntus  \.\i.a,.Mud-  dsLUS  Hlnderlch  Hlothari  etc., 
cf.  irl.  cloth  n.  'gloire'  gall.  clod  'laus',  puis  v.  h.  a.  hlnf  ags. 
hlûd  ail.  laut  'sonore'  <  germ.  *hluâa-).  Cf.  gr.  kXéFoç  'gloire' 
(voy.  s.  V.  et  bibl.)  et  skr.  ç/'wdfi  ^)  "entendre'  çi-iic?^/ 'écoute!' 
çravâyati  'faire  entendre'  zd  srav-  surunaoHi  'audire',  arm.  lu 
'connu,  public'  (<  *sl-,  i.-e.*klîito-  =  gr.  kXutôç,  ou  *kiîiti-) 
Jur  'nouvelle,  rumeur'  (th.  en  -o-,  gén.  Iroij)  Isem  'j'entends' 
{<.*lus-e-m.  Hubschmann  Arm.  Gr.  I  453.  Scheftelowitz  BB. 
28,292;  ï.-e.*kM.s-  selon  MeilletMSL.  XV  338),  SLlh.l'uhem  'je 
m'appelle'  g'umî  k'uan  'je  nomme'  (Pedersen  IF.  V  36),  messap. 
^•Zo/ii 'écoute!'  ('?  Deecke  Rh.  M.  40,  142),  lat.  clueô  ère  (plus 
tard  aussi  duô  -ère:,  verbe  en  -ê-,  avec  le  degré  réduit  *ÂVî«-, 


1)  Rare  eu  att.,  Eur.  Aie.  447  (chœur)  I.  A.  1045  (chœur);  ptc. 
prés.  lac.  K\éujct  {■=  Kkioxiaa.)  Ar.  L3's.  1299;  ipf.  ëK\eov  Ap.  Rh.;  moy. 
K\éo|iai  Eur.  fr.  370  D.  Hom.  emploie  à  Tact.  KXeûu,  voy.  s.  v.  — 
kXîjuj  est  peut-être  une  formation  secondaire  d'après  l'aor.  è'KXOov, 
cf.  Schulze  KZ.  29,  240.     Solmsen  Stud.  133  n.  2. 

2)  [Voy.  Meillet  Bull.  Soc.  Ling-.  n»  58  p.  319.] 


—     469     — 

cf.  Solmsen  Stiul.  133)  'être  nommé,  s'appeler'  c/uvlor  gl.  'no- 
bilior'  (pour  lat.  die7is  et  glûrla,  qui  vrais,  s'en  séparent,  voy. 
Walde^  s.vv.)  osq.Kluvatiis  'Clovatius'  ombr.Kluviier  géu. 
'Cluvii'  etc.,  gall.  clijwed  'auditus,  audire'  corn,  cîeiraf  'j'en- 
tends' cleœas  'ouïe'  bret.  Idévout  'entendre'  v.  irl.  ro-chliiiniur 
'j'entends'  gall.cigrZt^M'audivi'etc.  (FicklP  lolscj.  Henry  Bret. 
70),  gothliup  'action  d'écouter,  attention,  silence'  wnorr.  hliôd 
'audition;  son;  silence'  (=  zd  sraota-  'le  fait  d"entendre',  slov. 
slut  'soupron')  ags.  hléodor  'son,  mélodie"  v.  li.  a. /j/«o</^//-  n. 
'son'  (=  skr.  çrôtra-m  'oreille'  zd  -sraoDra-  'ouïe')  got.hUu7na 
m.  'ÙKori,  ouïe;  pi.  oreilles'  (  :  zd  sraomtni-  'ouïe',  i.-e.  *l:Jeu-) 
\.h.a.hliumii7it  all.mod./eî«m?nifZ 'réputation"  '  =&kv.çi'omafa-ni 
'bon  renom'),  v.  slav.  slovq  sluti  's'api)eler,  être  en  renom' 
dava  (*Â;^ôMâ) 'gloire'  sladti  'rendre  célèbre'  lett.  sliidinât  'an- 
noncer' Wi.szlovè  (*Â7ôM-;  non  emprunté  au  v.slav.,  cf.  Meillet 
Études  208)  'honneur'.  I.-e.  *kleu-  'entendre',  souv.  dans  le 
sens  de  'ce  qu'on  entend  nommer  et  vanter'. 
KXribuûv  (llrdt.  tragg.)  hom.  KXeri^tJUv ')  6  117.  u  120,  -ovoç  f. 
'KXéoç;  —  heureux  présage  tiré  d'une  parole;  —  appel,  invo- 
cation; nom'  <  *K\eF-ribû)v  (sur  le  groupe  suffixal  -ri-buOv  voy. 
Brugmann  Grdr.  II-,  1,  470),  mais  le  mot  fut  souvent  senti 
comme  parent  de  KaXe'uu  (kXh-),  p.  ex.  Esch.  Eum.  414:  voy. 
Schulze  Qu.  ep.  282. 

I.  ion.  KXriïZ^uu,  att.  rXi^Z^oj  'vanter'.    Voy.  s.  v.  hom.  KXeîuj. 

II.  kX(iZ;uj  forme  tardive  pour  kXéîoj  kX)']uu  'fermer'. 

KXrjOpâ,  hom.  -r|  f.  'aune,  Betula  xVlnus  L.'  :  ail.  dial.  ludere 
hulern  'aune  des  Alpes,  Betula  nana  L.',  i.-e.  '^l'kldhro-  ou 
Hlathro-,  selon  Schrader  BB.  15,  289.  RL.  199. 

KXfipoç,  dor.  KXdpoç  m.  'morceau  de  bois  dont  on  se  sert  pour 
tirer  au  sort  (cf.  KXiîpouç  èv  Kuvéri  x^^Kripei  nâXXov  f  316);  lot, 
part,  héritage;  bien,  domaine;  ecclés.  fonction  de  prêtre'  = 
v.  irl.  cUlr  gall.  claur  "•  chitrr  'planche'  bret.  lleûr  'limon  de 
charrette',  i.-e.*^//^n'o-.s  (Fick  11'  1<»0  s(i.  Loth  Kev.celt.  18,92); 


1)  K\r|n^iùv  UTX.  eip.  6  317  (f^XuBov,  ei  xivû  |noi  KXipibôva  irarpoç 
évioTToiç)  ne  me  paraît  pas  être  autre  chose  tju'un  ail.  niétr.;  je  crois 
inutile  de  recourir  avec  Brugrnanii  IF.  IX  155  n.  à  l'hypothèse  d'un 

*K\e[F]€[al-nî)iuv. 


—     470     — 

parent  de  gT.  KXduu  kôXoç  koXoPôç  etc.,  voy.  s.  vv.  —  Ion.  att. 
vauKXripoç  <  *vaLiKXapoç  n'est  que  dissim.  de  vaû-Kpâpoç,  voy.s.v. 

KXfîaiç,  -eojç  f.  '"action  d'appeler  à  soi,  d'invoquer';  KXrixoç 
'convié,  bienvenu;  choisi';  KXriTt'ip, -fipoç  m.  et  kXi'ituup, -opoç  m. 
'héraut;  témoin';  kXiitêûuu  'citer  eu  justice';  thess.  auv-KXeiTOç 
f.  gén.  sg-.  (-61- < -ri")  'assemblée'  GDI.  345,  10;  èK-KXr|(Jiâ  f. 
'assemblée';  etc.  Cf.  pf.  KÉKXriKa  de  KaXéuu  -w  p.  397.  —  Pour 
lat.  dassis  (*qlad-ti-)  '*convocation'  voy.  p.  398. 

KXîpavoç  (Hrdt.  Sophr.),  Kptpavoç  (Alcm.  att.  Sophr.)  m.  'four 
de  campagne,  tourtière';  -aveuç  m.  'boulanger';  -avixriç,  -avuuToç 
'cuit  au  four'.  Selon  Walde^  428  (bibl.)  dérivé  d'un  *kXïPov 
*lifbho-ni  (pour  -hh-  voy.  plus  bas),  cf.  lat.  lihum  'gâteau' 
<.*sMlbho  m,  puis  (cf.  Lidén  PBrB.  15,  514sq.)  got.  Maifs 
Y.  norr.  /eifr  ags.  hlàf  v.  h.  a.  Jileib  Jeih  'pain'  (<  germ.  comm. 
^'/Jaiba- <i*Moih}io-)  et  m.\\.'à.lëbe-kuoc]ie,  -2:eZ^e'pain  d'épice' 
{*Mibko-),  R.  {s)Mîbh  {s)Moibh;  le  mot  grec  et  la  coutume  de 
cuire  le  pain  dans  des  tourtières  viendraient  d'un  domaine  lin- 
guistique septentr.,  où  la  douce  asp.  est  remplacée  par  la  douce; 
V. slav.  chlébû  'pain'  est  un  emprunt  germ.;  lit.  klèpas  est  un 
emprunt  blanc-russe  chlèb,  pron.  chlep  ;  lett.  Mâips  est  un  em- 
prunt germ.  ancien  (Berneker  EW.  389  bibl.);  KXtpavoç  :  got. 
lilaifs  aussi  chez  von  Grienberger  Unters.  114;  selon  Mohl 
MSL.  VII  403,  le  groupe  reposerait  sur  un  emprunt  à  une  Ig 
ouralo-altaïque  non  précisée,  gr.  kX-,  germ.  slav.  yl-,  lat.  (/?)Z- 
rendant  un  *ylîh-  étranger.  —  Sur  une  étym.  sém.  voy.  Lewy 
Fremdw.  105  (bibl.). 

kXîvuj,  lesb.  kXivvuj  (^kXiviuu),  fut.  kXÏvûj,  aor.  è'KXiva,  pf. KÉKXïiuai 
trans.  'faire  pencher,  incliner,  appuyer  xi  irpôç  xi;  coucher, 
étendre;  pf.  pass.  être  situé;  —  faire  fléchir,  détourner',  intr. 
'incliner,  pencher';  hora.  etc.  KXivxrip,  -fipoç  m.  KXiajuôç  m.  'lit 
de  repos,  siège  allongé';  kXIvii  f.  (cf.  le  th.  du  prés.)  'lit,  couche'; 
hom.  kXtxuç  (mieux  xXeixôç  Hrdn.),  -uoç  f.  'pente,  penchant,  col- 
line'; icXicTiç  (*kXÏ-xi-),  -euuç  f.  'inclinaison';  hom.  etc.  KXiaîâ 
ion.  -ri  f.  'abri  pour  se  coucher,  hutte;  tente,  baraquement; 
lit'  1);  KXî^aH,  -aKoç  f.  'escalier  (Od.);  échelle'  et  nombr.  dérivés; 

1)  L'avis  de  Hirt  Abl.  §  452,  rattachant  KXiaîâ  à  KaXïd  f.  'hutte' 
n'est  pas  probant. 


—     471     - 


KXi^ia  n.  "inclinaison,  pente  (du  sol,  d'une  montagne);  inclinaison 
de  la  terre  vers  le  ])01e,  d'où  :  climat,  région,  zoue  géographi- 
que'; lielléii.  rXItoç,  -ouç  d.  'pente;  climat,  région';  liellén. 
kXîtoç,  -ouç  n.  'colline'  :  skr.  çrdi/afi  'appuyer,  mettre  contre 
qc,  faire  reposer  sur'  çrd/jafê  's'appuyer  à,  résider  dans,  s'at- 
tacher a  çritd-h  zd  srlta-  (  :  srai/-)  'appuyé',  lat.  clinûre  (cf.  i.-e. 
*Â:/l-«â- ?//?■) 'ployer,  fléchir,  pencher,  incliner,  baisser' rtrr77y?/s 
"appuyé'  cJivo.s  'penchant,  colline'  (<  '■cloiuo-s,  cf.  got.  hiaiic 
[^'Hoiuo-m]  ags.  hldw  v.  h.a.  hlêo  'tombeau',  lit.  szleîvas  'ca- 
gneux', puis  arm.  leahi,  gén.  lerin  'montagne'  llliibschmann 
Arm.  Gr.  I  451  bibl.  Lidén  Arm.  St.  101;  analyse  incorrecte 
chez  Scheftelowitz  BB.  28,  292])  cl/vius  'annonçant  des  mal- 
heurs (auspices),  prim.  de  travers,  gauche'  (cf.  i)our  le  sens, 
et  du  même  groupe,  irl.  c/r  [*Â7i-/o-]  gall.  cledd  bret.  hieiz  got. 
hlcidnma  compar.  'àpiaTepôç,  gauche'),  v.  irl.  cZo/«  'iniquus' 
cllath  'cratis'  =  gall.  clwyd  'barrière'  bret.  Idoiiédim  'claie' 
m. irl.  (Stokes  BB.  25,  253)  den  'inclination,  désir',  Rgs.hhinian 
Mconian  v.  sax.  Iditiôn  v.  h.  a.  {h)îinën  'incliner,  intr.'  ags. 
Idd'nan  v.  h.  a.  {h)Jeinen  'incliner,  tr.'  got.  hUiine  gén.  pi. 
'Pouvôç,  colline'  v.  norr.  hJein  'saillie  de  roc'  v.h.a.  Minc^rc- 
clinatorium'  got.  Ideipro  'tente,  aKnvi'i,  aKfivoç'  icf.  ombr. 
klctram  'feretrum,  lecticam'  lat.  diteUae  pi.  'baf  dini.  de 
*chtra  <  *kleitrd,  {^all.  dedren  'clôture,  grille'  m.  irl.  ditliar 
'haie',  cf.  Zupitza  KZ.  35,259)  ags. /iZ/rfflîi 'couvrir'  v.  norr.  hlid 
'porte'  ags.  hlid  'couvercle,  porte'  v.h.a.  Jif  'couvercle'  g<it. 
hlijans  ace.  pi.  'cJKiivâç'  v.  h.a.  {h)llta  ail.  mod.  leîte  'versant, 
côte'  V.  norr.  hJid  ags.  hUp  'colline'  ;\gs.hîd'd{d)ar  v.  h.a.  {h  lei- 
tara  'échelle',  lit.  szU'jn  sziêti  'incliner'  .s7</;^rt.s 'déclivité'  szU- 
y<^s 'gauchi'  «/.s'2'/^//«/.s' 'cai)inet  saillant'  v. lit.. sr//Ye 'échelle'  lett. 
sUnu  sjit  'appuyer'  slita  'clôture  faite  de  bois  couché'.  Cur- 
tius-'  150.  Zupitza  Gutt.  186  (bibl.).  Fick  I'  48.  210.  42(5.  11^ 
101.  III^  111  sq.  Falk-Torp  EW.  s.  vv.  led  III.  leider  li  hvne. 
Walde^  ITOsq.  Etc.  R.  hiei  est  un  élargiss.  de  R.  heJ  dans  lit. 
szaUs  'côté,  endroit"  (cf.  \)u\\x  le  sens  gr.  K\i|aa  ,  les  mots  germ. 
qui  se  groupent  sous  un  germ.  comm.  ^ludpa-  'penché  en  avant" 
(V.  norr, //<///;•  etc.)  Qt'IiidlKi-  'incliné,  favorable'  \^ot.  hiiljis 
etc.;  voy.  p.  ex.  Torp  chez  Fick  1II-*  82sq.i  étant  amliigus:  cf. 


—     472     — 

Persson  Wzerw.  100.  —  Pour  arm.  Unim  'je  deviens'  (Bugge 
Beitr.  8,  critiqué  par  Hlibschniann  Arm.  Gr.  I  451)  voy.  Pe- 
(lersen  KZ.  36,341.  39,343. 

kXoiôç  et  (Ar.)  kXluôç  m.  "collier  de  bois  pour  chien  hargneux 
(Xén.  Ar.  Guêp.  897);  carcan  pour  criminels,  lat.  boiae;  licou'. 
Semble  représenter  un  *kXuuFioç  en  rapport  apoph.  avec  *qlâu- 
dans  lat.  cJclvis  gr.  K\ri[FJiç  'clef.  Curtius°  149  sq.  L.  Meyer 
II  461  sq.  G.  Meyer 3  170.  Prellwitz^  228.  —  L'avis  de  Hirt 
Abl.  §617  {*qlos-io-s  présentant  un  autre  degré  d'apoph.  du 
th.  contenu  dans  lat.  collum  colins  ^coJso-]  got.  hais  'cou')  est 
à  écarter. 

kXôviç,  -loç  f.  'l'os  sacrum'  (Antim.);  kXôviov  icfxiov.  pâxiÇ-  o(î- 
cpûç  Hésycb.;  KXovKTTrip*  Trapaïuiîpioç  judxaipa.  Trapicrxiov  H. 
(cf.  lat.cZwwrtc/wm  Fest.  'couteau  porté  sur  la  fesse').  Présente 
un  -0-  inexpliqué  en  place  de  la  dipht.  -ou-  attendue,  cf.  i.-e. 
*Mouni-  f.  dans  skwçrôni-h  zd  ace.  sraonlm  "fesse,  hanche'  lat. 
climis  'fesse,  derrière,  croupion  gall.  clûn  bret.  Jtlûn  'clûnis, 
coxendix'  lit.  szlaunis  'hanche,  haut  de  la  cuisse'  (pi.  szlaunys 
'armons')  v.pruss.  slaunis'h?iwi  de  la  cuisse',  cf.  v.norr.  hlaun 
ntr.  'fesse'.  Curtius^  150.  Zupitza  Gutt.  186  (bibl.).  Fick  P 
48.  210.  428.  Ih  102.  IIP  109.  Etc.  —  L'hypothèse  d'un 
*kXoFviç  (Curtius  1.  cit.  Fick  P  48)  ou  d'un  *kXovFiç  avec  épen- 
thèse  de  u  dans  les  autres  langues  (Kretschmer  KZ.  31,  449) 
est  à  écarter;  —  Brugmann  MU.  III  20  et  Schulze  Qu.  ep.  105 
n.  1  tiennent  kXôviç  pour  modifié,  par  étym.  pop.,  de  *kXoûviç 
d'après  kXôvoç  'mouvement  tumultueux',  cf.  scol.  Esch.  Prom. 
499  àqp'  ou  xai  kXôviç  ôvoiadZieTai  bià  tô  àeiKÎvriTOV,  scil.  ôaqpûç; 
—  l'influence  de  tôvu  'genou'  (Holthausen  PBrB.  13,  590)  est 
douteuse;  —  Pedersen  K.  Spr.  I  121  suppose  une  alternance 
vocalique  indo-eur.  déjà,  mais  on  attendrait  alors  *kXûvi(;. 

hom.  etc.  kXôvoç  m.  'mouvement  tumultueux,  poussée,  agita- 
tion'; hom.  etc.  kXovéîv  'pousser  devant  soi,  chasser  tumultueu- 
sement'. kXôvoç  est  parent  de  KéXriç  KéXo)Liai  (voy.  p.  431  sq.) 
et  est  formé  comme  6p-6vo-ç  et  xp-ôvo-ç.  Sigismund  Curtius' 
Stud.  V  163.  Brugmann  MU.  I  51  n.  1.  III  20  n.  2.  Grdr.  11^ 
1,  268. 

kXott»!  f.  'vol';  -eùç  m.  -6ç  m.  Voleur'.  Voy.  s.  v.  KXéTTTUj. 


-      473     — 

KXoTOTTeûuj  cxTT.  eip.  T  149  'perdre  son  temps  en  de  vaines  pa- 
roles?' Sens  et  origine  obscurs;  voy.  Hésych.  s.  v.;  cf.  kXoto- 
TTCuinç-  ègaXXaKxriç.  àXul^bv  II.  Hypothèses  désuètes  chez 
Anieis-Hentze  Anh.  zu  Ilom.'s  II.  VII  33. 

kXûIuli  (*KXub-iuji  'baigner  de  ses  flots  (mer);  laver,  nettoyer'; 
KXObuuv,  -uuvoç  ni.  'flot,  vague';  KXOcTMa  n.  (Hrdt.)  kXu(T)u6ç  m. 
'lavement';  KXuaTiîp,  -fipoç  m.  'seringue'  (Hrdt.^;  *kXûç  f.  seul, 
ace.  sg.  KXùba  'flot'  (Nie.  Al.  170).  Cf.  i.-e.  */deiid-  dans  got. 
Idiitrs  'ciYvôç,  pur'  (<  gerni.  comni.  *hlûtra-,  suff.  i.-e.  *->'o-) 
ags. hlût{t)or  y.h.R.hIat(t)ar  'pur';  la  R.  non  élargie  îcleu  'ar- 
roser, d'où  :  nettoyer,  balayer'  dans  v.  lat.  cluô  -ère  'purifier' 
doilca  cluaca,  plus  anc.  clovâca  (cf.  Solnisen  .Stud.  141  sfjq.) 
'égout,  cloaque';  un  degré  *kldu-  dans  lit.  szlitju  'je  balaye' 
szîdta  lett.  .slûta  'balais'  lett.  daiizît  'balayer';  cf.  aussi  irl. 
Cluad  nom  de  rivière  (KXujtu  Ptol.,  celt.  ^Kloufâ)  gall.  clir 
i^Muros.  Osthoff  Z.  f.  celt.  Phil.  IV  395 sq.)  'clair,  pur'.  Cur- 
tius»  151.  Fick  P  48.  427.  II*  102.  IIP  113.  Falk-Torp  EW. 
666 sq.  Etc.  —  Alb.  Kuim.  'bouillie'  {< ''■'Icludlo-s,  c.-à-d. 
"^qludlo  s.  G.Meyer  Alb. 8t.  III 4),  puis  tchèq.  Idkliti  'nettoyer' 
russ.  Mjudl  'ordre'  CBerneker  IF.  X  152)  supi)0sent  la  vélaire 
''Y/-  et  s'excluent. 

kXOuu 'entendre,  écouter'.  Voy.  s.  v.  kXêuj. 

kXuuPoç  m.  'cage  d'oiseau'  (Anth.).  Ce  mot  tardif  est  vrais,  un 
emprunt  sém.,  cf.  hébr.  Jc^Iah  m/sens  (Renan.  A.  Millier  BB. 
1,277.281.  Muss-Arnolt  Sem.  words  83.  Lewy  Fremdw.  129). 
—  Le  rapport  avec  kXiiÏç  'clef  (<  i.-e.  *qlciii-)  kXoiôç  kXujôç 
'collier'  (Curtius-''  585.  Prelhvitz-  229)  satisfait  mal  la  i»honc- 
tique  ;  —  irl.  cllath  'claie'  (Prellwitz  1.  cit.)  appartient  à  la  famille 
de  kXÎvuu  (voy.  p.  470sq.)  et  s'exclut. 

kXujZ^uj.  Voy.  s.  v.  *KXâYE  \).  463. 

kXiû0uj,  pf.  pass.  KéKXuj(î)nai  'filer';  lioni.  KXûJGeç  f.  pi.  'les  (Par- 
quesj  fileuses';  KXuueû)  f.  (Hsd.)  '*la  Fileuse';  KXâi(j)Lia  n.  'trame'; 
KXuuanîp,  -iipoç  m.  'fil,  fuseau'  :  lat.  vp.ex.  Schrader  Sprachvgl." 
480.  Osthoff  Vorhandl.  der  41.  Philologenvers.  [1891]  p.  302. 
Persson  Wzerw.  30.  Grammont  Dissini.  176)  coins  -ûs  ou  -i  f. 
'quenouille',  R.  qel  ^).  —  Pour  s^kr.  hrndtti  'filer'  voy.  s.  v. 
1)  Lat.  colus,  en   tant   que  *q'Jolo-s  (-u-.s)  =  gr.  ttôXoç  'essieu* 


--     474     — 

KâpiaXoç  p.  416.  —  Lat.  (Prellvvitz-  229)  côlum  'tamis,  sas, 
filtre;  nasse' est  à  écarter  (Walde- s.  v.);  l'hypothèse  de  R. 
qel  exclut  lett.  (Prellwitz  1.  cit.)  slôgsue  'baude  étroite  d'aubier 
ou  de  cuir;  ramilles  des  vanniers'.  —  Pour  att.  KdXuuç  voy. 
s.  V.  ]).  401  ;  pour  KàXa9oç  p.  396. 

K\6j}ial,-aK0ç  m.  'tas  de  pierres,  lieu  rocheux'  (Lyeophr.);  hom. 
(M9uu|uii)  KXuu|uaKÔecrcra  B  729  'pierreuse,  rocheuse',  cf.  ttôXêiç 
TrepiKÊKXacTiuévai  Polyb.  IX  21,  7  Villes  situées  en  terrain 
inégal,  accidenté'  :  KXduu;  voy.  aussi  le  suiv.  Il  n'y  a  rien  à  fon- 
der sur  la  forme  KpuJiuaE  Hésych.  Dracon. 

kXuOv,  -ujvôç  m.  'jeune  pousse,  rejeton,  petite  branche';  dim.  -iov, 
-dpiov;  ace.  KXuuvaKa"  pàpbov  etKXOùvaE"  KXàboç  Hésych.;  kXuj- 
viz;uu  'KXabeûuj'  Suid.;  KXuuvixriç  'branchu'.  Parent  de  KXdboç  m. 
'branche  arrachée,  rameau'  voy.  p.  464  sq.;  on  en  rapproche 
(Torp  chez  Fick  IIP  113  et  Falk-Torp  EW.  654,  sous  réserve) 
v.non.hlunni'  (<  germ.  comm.  *hlumia-)  'rouleau  (pour  tirer 
le  bateau  sur  l'estran)'  Jihimr  {*Jdiin  ma-?)  'rouleau'. 

KXuicrauu  'glousser  comme  une  poule'  lexx.  Le  mot  existe-t-il? 
On  en  attribue  l'emploi  à  Alcman,  mais  on  lit  chez  Bergk- 
Hiller-Crusius  Anth.  lyr.  Alcm.  fr.  59  yeYXuucrcTâiLiévov  KaKKa^i- 
boiv  aiéjua  (Tuv6é|uevoç  ^).  On  l'a  invoqué  à  propos  de  lat.  glô- 
clre  m.  h.  a.  Txlucken  ags.  doccian  'glousser',  onomatopées; 
voy.  s.  v.  *KXdYH  p.  463. 

kXluiij,  -uuttoç  m.  'voleur';  KXuuTreiJUJ  'voler';  -eiâ  f.  'vol'.  Voy.  s.  v. 
KXéTTTUj  p.  468. 

KjuéXeGpov EM. 'piaf ond,  toit,  maison'.  Voy.  s.  v. Kajudpâ  p. 40 1  sq. 

Kvdqpoç  m.  'chardon;  peigne  à  carder';  KvdTTTUJ  (*Kva(p-iuu)  'car- 
der, apprêter,  fouler';  Kvaqpeùç,  -ëuuç  m.  'cardeur,  foulon';  Kva- 
cpeîov  'atelier  de  foulon';  KvdqpaXov  (KvéqpaXXov  Eur.,  éol.  fvà- 
qpaXXov  Alcée)  'bourre  provenant  de  la  laine  cardée;  coussin'  : 


ou  *qVelos  {-us)  =  v.  norr.  huel  "roue'  a  été  rapproché  de  lat.  colô 
i.-e.  *g^^eZô,  R.  qV'el  (voy.  s.  v.  TréXoiiiai),  mais  la  quenouille  ne  tourne 
pas,  cf.  Walde  2  s.  v. 

1)  Reste  la  g-lose  de  Suidas  cptuXd;"  .  .  .  oimaîvei  bi  xi'iv  kotoi- 
KÎbiov  ôpviv,  Ti'iv  è-nwàZovaav  Kai  KXuuaaoOaav  (sic),  où  Hemsterhuys  lisait 
KXvjoaovaav  et  Kuster  KXujZiouaav.  Debrunner  IF.  XXI  248  croit  à 
une  dérivation  rétrograde  de  kXujyiuôç  m.  (Xén.). 


—     475     — 

V.  irl.  cnae  (celt.  ^kna[p]io-)  gl.  'velliis'  jiall.  cuai /' covu.  iiiod. 
kneu  moy.  bret.  Imeau  bret.  mod.  kréoii,  norv.iuod.  naj)})  angl. 
?i«p  'flocon,  poil,  duvet'  (Bezzenberger  chez  Fick  11^  95,  Torj) 
chez  Fick  IIP  97.  Falk-Torp  EW.  770),  i.-c-  *(jn,>hh-  et  *qn^p-, 
élargiss.  de  '-^'quc-  dans  gr.  Kvf|V  'gratter'. 

Kvéqpaç  (aussi  Kvéqpoç  llésycli.  Suid.  Pliot.),  gén.  att.  Kvëcpouç 
poster.  KvecpaTOç,  dat.  Kvéqpaï  Kvéqpa  Kvécpeï  n.  'obscurité,  cré- 
puscule'; Kveqpaîoç  'sombre';  Kvecpâz;uj  'obscurcir'.  La  parenté 
avec  lat.  crêper  'crépusculaire,  sombre,  incertain,  douteux'  ^) 
crepusculum  {cr-  <  *c»î-)  est  possible  en  tant  que  crêper  est  lu 
forme  latinisée  d'un  sabin  ^U-repesu-  issu  d'un  subst.  *cr(^/)Os, 
avec -j;- sabin  issu  de -ft//- intérieur;  cf.  Ernout  Kl.  dial.  14r)s(|.; 
la  parenté  avec  gr.  ii^ëqpaç  M^écpoç  'obscurité'  et  bvoqpoç  >  tv6- 
q)0ç  'ténèbres'  et  skr.  Isàp  zd  x.sap-  'nuit'  (dans  Thypotlièse 
à\m^sqiJnep{h}-  "^qVsnepih)-,  cf.Curtius^  705.  Bcrsu  Gutt.  105 
n.  1.  Johansson  BB.  18,  7  sq.),  comme  celle  de  ces  mêmes  mots 
entre  eux,  est  obscure;  Wood  «^  3  croit  à  des  réactions  réci- 
pro(|ues  de  mots  prim.  différents.  —  Pedersen  K.  Spr.  II  97 
])Ose,  soiis  réserve,  un  prim.  ''^ghneplias,  d'où  aussi  v.  irl.  gnë 
'apparence,  extérieur' gall.iywe 'teint,  couleur, teinte' pi.  grwt^oefW. 
—  Pour  lat.  niger  'noir'  (Siebs  KZ.  37,  287)  voy.  auj.  Ehrlich 
Z.  idg.  Sprachgcsch.  61  sq.  (:  gr.àviYpoç  'impur'  lit.  wêia.s 'gale' 
zd  naëza-  nom  d'une  maladie,  R.  neif/  'impur,  rugueux  ou  noir 
de  malpropreté'. 

Kvéuupoç  m.  -ov  n.  (Théophr.  Diosc.  Plin.  Hésych.)  'KvfiaTpov, 
ortie',  prob.  <  *Kviiaopo-,  i.e.  ^qeneii)-  et  un  élargiss.  par  -.»?-; 
cf.  lit.  knhù  kmsti  (i.-e.  *qnis-)  'fouiller  (cochon)',  puis  got. 
//w^/.s^?/.s''doux,  fin  (vêtements;  prim. 'écrasé',  i.-e.  *(//ms-)'  ags. 
hnesce  'tendre,  faible'  v.h.a.  iiascOn  'manger  par  gourmandise', 
skr.  kilx'nasa-h  m.  {*qn-es-)  'parties  du  grain  moulu,  rognure, 
gravier'(Fick  P391.  IIP  97.  Uhlenbeck  Ai. Spr.  53.  Got.Spr.- 
81.  Feist  EW.  142). 

KvfiKOç  m.  'safran  bâtard  ou  cartliame';  KvriKÔç  dor.  KvaKÔç  'd  un 
jaune  de  cartliame,  roux,  fauve',  dor.  kvcïkluv.  -uuvoç  (Théocr.) 
m/sens  (bouc)  :  skr.  kdndka»!  kancanam  'or',  v.  norr.  hunanij 

1)  Lat.  c/'e;>er  :  Wii.kràpt  lit.  Ato/»^/ 'tromper'  selon  Trautniann 
BB.  ;50,  3?!i;  non  convaincant. 


—     476     — 

ags.  liunig  v.h.a.  honag  'mier  f*Ie  jaune';  germ.*huna(n)ga-), 
V.  pruss.  encan  (1.  cûcan  c.-à-d.  cuncan)  "brun'.  Siegismund 
Curtius'  Stud.  V  190.  Fick  P  19.  III^  93.  Bechtel  Hptprobl. 
220  sq.  Bezzenberger  BB.  23,  312.  Uhlenbeck  Ai.  8pr.  41. 
P'alk-Torp  EW.  417.  Trautmann  Apr.  Sprd.  364. 

Kvr|)uri  f.  'os  de  la  jambe,  opp.  à  pipoç';  bom.  Kvrmtç,  -îboç,  éol. 
ace.  sg.  Kvâ)Liïv,  nom.  pi.  Kvâ|uïbeç  f.  'jambart';  hom.  Kvrmoi  m. 
pi.  'flancs  boisés  d'une  montagne'.  Gr.  comm.  *KVâ)uâ  <  i.-e. 
'^kn-ïna-  :  v.  irl.  cnâim  <  l-e.^kiî-mi-  (Brugmann  Grdr.  P  381. 
419.  422.  Pedersen  K.  Spr.  I  53)  'os',  v.  b.  a.  hamma  'cuisse' 
{-mm-  <  -nm-)  ags.  Tiamm  "jarret'  bas-ail.  hatnm  'flanc  boisé'. 
Fick  KZ.  21,  368.  Curtius  ^  152.  Fick  IP  95.  IIP  74.  Zupitza 
Gutt.  206.  —  Lat.  crûs  'jambe'  (où  l'on  a  vu  un  cr-  <  *c;?-,  p.  ex. 
Bersu  Gutt.  164  n.  1.  Grammont  Dissim.  73)  est  parent  de  arm. 
srunhJi  (<  *kriisni-),  gén.  sruni-ç,  pi.  'tibias,  mollets'  selon 
Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  493  sq.  ;  c'est  peu  sûr,  car  arm.  sr- 
<  arm.  comm.  *s:ir-  ou  *sur-,  i.-Q.*kër-  *Jc6r-  ou  *kur-,  cf. 
Pedersen  KZ.  39,  343. 

att.  inf.  Kvfiv,  3.  sg.  prés.  Kvrj  (<  i.-e.  *q7iê-)  et  poster.  Kvri6uu 
'gratter',  aussi  àiro-,  èK-,  bia-Kvaiou  (<C  *Kvai-iui  i.-e.*qndi-mi)'^ 
KVi-|6)Li6ç  Kvri(j|uôç  m.  Kvria)a6vr|  f.  'démangeaison';  Kvricnâv  Kvr)- 
aTidv  (?)  'avoir  envie  de  se  gratter';  Kvfjaiç,  -euuç  f.  'action  de 
se  gratter';  Kvfi(T|Lian.'raclure';  KvricTTrip  m.,  KvncfTl  dat.  f .  A 640, 
KvfiaTpov  'racloir';  puis  Kvriqpri  f.  'gale'  (Spt.;  pour  la  labiale  cf. 
lit.  knihù  Jcnipti  'éplucber'  Ixiiehénti  m/sens);  Kvéuupoç  -ov  'or- 
tie' (voy.  s.v.).  Cf.  Xtii.hnôsit  'fouiller  du  bec  dans  les  plumes, 
épouiller'  knist  knitét  'démanger,  picoter,  titiller'  (voy.  s.  v. 
Koviç),  V.  h.  a.  hnuo  nuoa  v.  sax.  hnôa  'rainure,  pli',  lett. 
knidét  'river'  etc.  (Fick  P  391.  IIP  99.  Persson  Wzerw.  pas- 
sim.  Prellwitz^  230  sq.  Falk-Torp  EW.  773),  base  qenêi;  voy. 
s.vv.  KVÎZ^o)  Kvdqpoç  Kvi(Jr|  Kviip  kvôoç  KVÙZ[a  Kvubbuuv  Kivaboç  ki- 
vaiboç  KivujTreTOV  etc. 

Kvibri  f.  'ortie'  (Arstt.  Théocr.  Diosc.)  :  KviZiuj. 

Kviluu,  fut.  Kvîffu)  'gratter'  (Aristoph.  Pind.  Eur.);  att.  Kvia^ôçm. 
'démangeaison,  excitation  sensuelle'  :  m. irl.  cned  {*knida)'h\Q&- 
sure',  V.  norr.  hnita  'heurter',  lett.  knïst  'chatouiller'  lit.  knlsti 
'fouiller  du  groin'  (Fick  P  391.  IP  95.  IIP  98.  Persson  Wzerw. 


—     477     — 

passini.  Falk-Torp.  EW.  768);  i.-e.  qriM-,  élargiss.  de  *qnPi- 
dans  att.  Kvnv  etc.,  voy.  s.  v. 

lioiii.  Kviari  (att.  Kvîdâ  par  passage  dans  la  flexion  en  -a)  f. 
'odeur  de  la  viande  et  de  la  graisse  brfdées  dans  les  sacrifices; 
fumet  d'un  rôti;  graisse'  <  *KVib-cr-a  f^Johansson  OGA.  1890, 
p.  767)  :  lat.w^cio?•  {*cnid-ôs)  m.  'odeur  de  cuisine,  fumet,  grail- 
lon' (Vanicek  Lat.Spr,2  77  bihl.  G.Meyer^  94 j,  v.norr.  hn/ssa  f. 
Vapeur  de  la  cuisson'  (Joliansson  KZ.  .'50,  416.  Solmsen  Beitr. 
I  238).  On  a  supposé  en  outre  un  rapport  de  Kvicrri  n/dor  en 
tant  que  '*parfum  piquant'  avec  gr.  kvxLvj  'gratter,  racler;  ciia- 
touiller'  Kvibri  f.  'ortie'  v.norr.  hnita  'heurter,  étouffer'  (Jolians- 
son PBrB.  14,  :355.  15,243.  ZupitzaGutt.120.  G.Meyer^a^ô. 
Brugmann  Grdr.  1-701.  Walde^  s.v.,  cf.  got.sfigr^/flw 'heurter': 
ags.  V.  h.a.  sfiwc^w'puer'V);  doute  de  Lagercrantz  Z.  gr.  Laut- 
gesch.  29  sq. 

Kviip,  gén.  KvlTTÔç  m.  seul.  nom.  et  ace.  pi.  'fourmi  friande  de 
miel  et  de  figues  (Ar.  Ois.  590);  insecte  qui  vit  sous  l'écorce 
des  arbres  (Théophr.)'  :  Kvfjv,  i.-e.  base  qenëi.  Le  doul)let  (Tkvîijj, 
-moç  m.  f.  'petit  ver  du  bois'  (Arstt.  Etc.),  ainsi  (|ue  (Jkvittôç 
'parcimonieux,  chiche' à  côté  de  kvittôç  m/sens,  aKviTTTiu' pincer', 
autorisent  à  poser  une  base  sqenêi,  cf.  encore  k6vuZ;û  :  att.  ctkô- 
vulûf.  'herbe  aux  puces'  (voy.  s.v.),  Kv^cpii  :  aKViîqpn  f-  Hésych. 
'ortie'. 

Kvôoç  (*KvoFoç)  Kvoûç,  gén.  kvôou  kvoO  ra.  'grincement  des 
roues,  bruit  des  pieds  en  marchant'  Hésych.  Phot.  (Esrh.  fr. 
237  N."-');  Kvùuu  'gratter  légèrement';  Kvû)aa  n.  'grattement'; 
Kvûoç,  -eoç  n.  (Hsd.)  KVÛZla  f.  (Eustath.)  'gale'  (voy.  s.  v.)  :  lott. 
hnûdu  knùst  'démanger',  v.norr.  hnoijgua  'heurter'  =  v.  h.  a. 
hniuiran  'mettre  en  pièces  par  un  choc  ou  un  frottement', 
p.  ex.  Persson  Wzerw.  134  (bibl.).  Falk-Torp  EW.  335  sq. 
s.  V.  norv.  gnu  'frotter'  (  :  xvaûuu  )  :  on  ])eut  croire  à  des  alter- 
nances i.-e.  ^xqneu-  *sqna-  '^sqnei-  :  *ftghneu-  ^'sgJnui-  *sqJnu'i-, 
élargiss.  d'un  *(.v)çe«-  :  *{s)ghe}i-,  voy.  s.  vv.  kôviç  'poussière' 
et  Kvfiv. 

Kvvla  f.  'gale' Eustath.  :  lett.  l-nudèf  'démanger,  chatouiller', 
i.-e.  *qnud-,  cf.  "^qniidli-  dans  kvûBoç  'petite  épine  Hésych.  et 
(>germ.*/jWMc?-)  v.h.a.  Juitotan  river  v.norr.  /<;//o(/(7 'battre, 


-     478     — 

frapi)er,  marteler,  river';  un  dérivé  dans  ags.  hnossian  'frap- 
per'; p.  ex.  Falk-Torp  EW.  768.  —  Hom.  kvuCoOv  v  4Ul.  433 
'enlaidir  (les  yeux)',  litt.  'rendre  galeux'.  —  Hésycb.  dérive  le 
mot  d'un  adj.  kvvIôc,  'qui  souffre  des  yeux',  lequel  semble  in- 
venté. 

KVuZ;âv  -eîv  Poil.  Suid.,  dépon,  KvulâaQai  -eîa9ai  -eaOai  'japper 
(chien),  pousser  de  petits  cris  (enfant)';  hom.  etc.  KvuZ;ri6)a6ç  m. 
'jappement;  cri  d'un  petit  enfant';  KV\)lr]}xa  n.  'cri  d'enfant* 
(Hrdt.).    Onomatopée,  cf.  lit,  hniaiikti  'miauler'. 

Kvuuu  'gratter  légèrement'  (Ar.  Thesm.  481).  Voy.  s.  v.  kvôgç. 

att.  Kvuûbuuv,  -ovTOç  m.,  au  pi.  'dents  de  fer  à  la  poignée  de 
l'épieu';  au  sg.  'couteau,  épée';  hellénist.  KVuûbaE,  -ôkoç  m. 
'pointe  de  l'essieu'  (propr.  'dent');  hom.  etc.  KvuubaXov  'bête 
hargneuse',  cf.KvabàXXeTar  KvriôeTai  Hésych.,  skv.{?)  Mâdati^) 
'mâcher,  mordre'  (Fick  P  391.  BB.  28,  101.  Brugmann  Grdr. 
P420:  ■a-<-n-),  lit.  Mndu  kâsti  'mordre'  (Persson  Wzervv. 
177).  Le  groupe  est  apparenté  à  kvIttôç  Kvr|cpri  Kvtbri  Kvfiv  et 
autres  dérivés  d'un  i.-G.*qenéi- 'gratter-^  mordre;  démanger'; 
cf.  aussi  (F.  de  Saussure  Mém.156)  Kvdjip,  gén.  kvuuttôç  m.  'bête 
malfaisante'  (Nie),  KVuuTreùç*  âpKTOç  Hésych.  —  Lat.  cossuif 
'ver  du  bois'  (Bezzenberger  chez  Frohde  BB.  1,  205.  Bersu 
Gutt.  174)  est  étranger  au  groupe,  cf.  Walde^  s.  v. 

hom.  etc.  Kvojcrauj  'dormir'.  Le  rapport  avec  ags.  hnapplan 
hnœppian  Y.h.a.hnaffezen 'sommeiWer'  (Fick  BB.  7,94.  Wb. 
P  392)  est  incertain,  cf.  Torp  chez  Fick  IIP  97,  qui  rappro- 
cherait Kvuuaauu  en  tant  que  '*fléchir,  *pencher'  de  v.h.a.  Jniach 
'nuque',  le  sens  de  la  R.  étant  'courber',  cf.  isl.  knallr  'ancre* 
et  v.irl.  awcc  (Strachan  BB.  20,  2  n.  Fick  IP  96.  Henry  Bret. 
80  s.  V.  Iréac'h  'tertre')  'colline'  {*l-nog-n6-s). 

KVLÛvp  m.  Voy.  s.vv.  KivuuTieTOV  p.  457  et  att.  Kvuubuuv. 

KodXejLioç  m.  'un  des  démons  de  la  comédie  (Ar.  Cav.  221);  stu- 
pide,  luaxaiôqppujv,  r|Xi6ioç,  àvôiiioç  Suid.  (Ar.  Cav.  198)'  <koF-; 


1)  De  skr.  khâdati  on  ix  rapproché  pers.  mod.  xâyidan  'manger, 
mâcher'  (Hubschmann  ZDMG.  38,  423.  Horu  Npers.  Et.  no  469.  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  75)  et  alb.  ha  'je  mange'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  144)^ 
ce  dernier  rapport  au  moins  est  très  douteux,  cf.  G.  Meyer  Alb. 
St.  III  59. 


—     47!l     — 

notez  l'-â-  et  cf.  méono-phryg-.  Ka^aXeîç  KaPn^e^Ç  '^'V^S^'-  Kau- 
aXrivoi  f*KaF-j  et  le  groupe  suivant;  réléinent  -dXejaoç  n'appa- 
raît ailleurs  que  dans  idXeinoç  m.,  que  Zacher  (voy.  le  suiv.) 
envisage  comme  le  nom  d'un  tlirène  originaire  de  Phrygie. 

KÔpâXoç  m.  Mutin  ou  génie  malfaisant  (cf.  Ar.  Cav.  6)î5),  d'où  : 
fourbe  (Ar.  Cav.  4.Ô0);  mauvais  plaisant  (Arstt./;  KopâXeià  f. 
KoPâXiKeuiaa  n.  'bouffonnerie,  mystification';  cf.  KÔpeipoç  'bouf- 
fon' Hésych.,  KÔPaKipa*  KoPaXeû|aaTa.  TravouprrmaTa  H.,  k6- 
Paipa"  KopaXeû.uaia  Piiot.  Vrais,  avec  Zacher  IF.  XVII I  Anz. 
86  emprunt  thraco-phryg.;  voy.  le  préc.  De  là  lat.  médiéval 
cobàhis  >  ail.  l-ohokl  '),  i)lus  anc.  kobel,  avec  modification 
d'après  rauf'bold  'bretteur'  etc.,  et  lat.  médiéval  gobelinus  fr. 
gobelin  angl.  goblin  'lutin'.  —  Lat.  cav'iUa  'plaisanterie,  rail- 
lerie' (en  tant  que  *coglHlla.  F.  de  .Saussure  Mém.  106,  etc.; 
bibl.  chez  Walde^  s.v.),  got. ^ôprt?? 'Kauxâcr6aî  ti,  se  vanter  de 
qc'  (Thumb  KZ.  36,  193  sqq.),  skr.  rabdla-I/  'bigarré,  tacheté, 
pie'  (Niedermanu  IF.  XVIII  Anz.  75.  IF.  XXVI  46)  sont  à 
écarter. 

KÔfxoç  m.,  qqf.  f.,  kôtxh  1-  'coquillage;  c()(iuille  ' d'huître,  de 
mollusque,  etc.);  mesure  de  capacité';  KO-fXÛXri  f.  'mollusque 
purpurifère';  -ùXiov  'cocpiillage';  sur  KO-fX^^uu  'verser  avec  la 
KÔfxn'  voy.  Debrunner  IF.  XXI  265.  Cf.  skr.  çahil'hd-h  'mol- 
lusque testacé'  (Curtius-^  152),  lett.  .s-enze  (aussi  fenze)  m/sens 
(Prellwitz*  155.  -232.  Brugmann  Grdr.  P  571  i.  Lat.  conghis 
'mesure  pour  les  liquides',  s'il  n'est  pas  un  enqirunt  grec  *KÔr- 
Xioç,  contient  i.-e.  -gh-  vis-à-vis  de  -qli-  du  skr.  et  du  lette;  -x- 
vaut  -gh-  ou  -qh-\  cf.  Uhlenbeck  IF.  XIII  217.  —  koxXoç  m., 
KOxXiâç,  -ou  m.  'coquillage  en  spirale'  sont  prob.  des  dérivés 
pour  *K0fxX-  (Curtius  '  l.cit.  Fick  r'45);  KaXxn  est  obscur,  voy. 
p.  400  sq.  De  là  lat.  coclea  'escargot',  sur  quoi  l'on  fit  coc{h)- 
lear  (dissim.  de  ^cocleidi.  Walde-  173)  'euiller',  dont  un 
bout  pointu  servait  à  extraire  les  escargots  de  leur  coquille  et 
dont  le  cuilleron  servait  de  coquetier;  cf.  aussi  KOxXidpiov 
'cuiller'  Diosc.  Poil. 

KObo|neûç  m.  Koboinq  f.  'grilleur,  -se  d'orge'  Hésyeh.;  Koboueùuj 
'griller  de  l'orge'H.  et  autres  gl. Mots  isolés;  FickKZ.41, 199 sq. 
1)  L'art,  kohold  chez  Kluge*"'  217.  ''255  est  à  rel'aire. 


—     480     — 

se  demande  s'il  n'y  a  pas  emprunt  asianique.  —  Aucun  des 
rapports  proposés  par  Fick  I*  23,  L.  Meyer  II  274,  Prelhvitz* 
232,  soit  skr.  Jcadrû-p  'brun'  kându-h  ""pocle  à  frire'  khadik'â 
'grain  grillé',  soit  gr.  Kavbapoç  (voy.  s.  v.  p.  405),  soit  y.  slav. 
cadû  {*qëd-)  'fumée'  Tcaditi  {^qôd-)  'fumer',  ne  convainc;  cf. 
Walde-  121.  Berneker  EW.  467.  —  Kibvar  ai  CYX^^pioi  ire- 
qppuYiLiévai  Kpi9ai  H.,  avec  une  voyelle  minimale  dans  la  R.,  cf. 
aKibviijui  :  aK€bdvvij|ui  ? 

Koéuj  -û)  's'apercevoir  de,  remarquer,  comprendre'  (Epich.  fr. 
35,  14  K.  Etc.)  =  lat.  caveô  -ère  'prendre  garde'  (<*cofé?*e; 
bibl.  chez  Walde-  s.v.),  cf.  skr.  kavi-h  'prudent,  sage;  voyant, 
poète'  âkûta-m  âkûti-h  'intention'  àkûvatè  'avoir  qc.  en  vue' 
(Osthoff  MU.  IV  92.  105)  zd  cdvlsi  1.  sg.  aor.  moy.  'j'attendis 
comme  chose  sûre,  j'espérai  vivement'  (Bartholomae  BB. 
13,  66  sq.  Airan.  Wb.  442),  \.-Q.^qouê{i)-  (Hirt  Abl.  §§  391. 
449),  puis  ags.  Tiâician  'contempler'  (Pogatscher  Anglia  Beibl. 
13,  233),  V.  slav.  ëiijq  cuti  'sentir,  percevoir'  russ.  cûjaf7  'sen- 
tir', i.-e.  *qêu-  (bibl.  chez  Berneker  EW.  s.v.  162  sq.;  pour  gr. 
àKoùu)  'entendre'  {*qous-  et  un  à-  énigmatique)  voy. s.v.  p.  37  sq. 
La  R.  apparaît  avec  s-  initial  dans  le  groupe  hom.  etc.  ôuo- 
-ctkôoç  m.  f.  'prêtre  ou  prêtresse  veillant  au  sacrifice',  ags.scéa- 
îvian  y.sax.skauwôn  y.h.a.scouwôn  'contempler'  goi.  skauns 
'ujpaîoç,  beau'  ags.  scène  scyne  v.S9.x.  sMni  v.h.a.  scôni  'bril- 
lant, beau',  prim.'conspicuus',  got.  skuggwa  'miroir'  etc.,  moy.- 
iran.  ëkôh  pers.  mod.  îiikôh  sukôh  'luxe,  dignité,  majesté'  (< 
iran.  ^skauaOa-  selon  Bartholomae  Zeitschr.  f.  dtsch.  Wortf. 
9,  19),  arm.  çuçanem  'je  montre'  i^sqeu-ske-.  Scheftelowitz 
BB.  28,  294.  Meillet  Esq.  78  sq.).  Sur  le  groupe  voy.  Curtius^ 
152.  Zupitza  Gutt.  152sq.  Bezzeuberger  BB.27, 145sq.  Torp 
chez  Fick  IIP  465.  Etc.  De  là  àjavo-Kuùv  m.  'gardeur  d'agneaux 
>  simple,  innocent'  (Ar.  Cav.  264),  poét.  eùpu-KÔujcTa  f.  'qu'on 
entend  au  loin',  Ariï-Ar||Lio-'l7rTTO-Aâo-KÔ[Fjujv  Eùpu-Aâo-KÔuuaa; 
cf.  (dor.)  èKod|ueç"  r|K0vj(Ja|iiev,  èTru96)Lie0a  Hésych. 

KÔGopvoçm.  'fort  brodequin  de  chasse  (Hrdt.);  cothurne  tra- 
gique'.  Etym.  inconnue. 

KÔBoupoç  épith. du  Kriqprjv  ou  bourdon,  '*à  queue  tronquée,  c.-à-d. 
sans  dard,    aKevipoç,  RoXo^oûpoç  ktX.  Hésych.'   (Hsd.  Trav. 


—     481     — 

302),  prob.  composé  de  ko9uO-  ^\à^v\  H.  (sans  con-espondant 
connu)  47  oùpd  f.  'queue'. 
KOÎZieiv  'crier  koÎ'  comme  un  cochon  de  lait  (Ar.  Acli.  746 1.  Ono- 
matopée, cf.  ail.  quielen  qnieksen  quietschen  'Koileiv',  v.  slav. 
hvicati  'grunnire'  (Curtius''  573  sq.). 

KOïKÛWuu  'regarder  bouche  bée  tout  autour'  (Ar.  Thesm.  852) 
<  *KOiKÛXoç  :  KoiKuXiuuv  '*le  badaud'  Œlien),  cf.  kûXov  'tô  kû- 
Tuj9ev  pXéqpapov'  Poil,  etc.,  voy.  s.  v.  et  Debrunner  IF.  XXI  96. 
—  Lat.  caecus  'aveugle'  (Lindsay-Nohl  Lat.  Spr.  278)  et  arm. 
çayg  'nuit'  (Scheftclowitz  BB.  28,288;  ç-ayg  "-jusqu'au  matin', 
cf.  ç-ereJc  '*ju8qu'au  soir;  jour'.  Meillet  chez  Walde*  106)  sont 
à  écarter. 

hora.  etc.  koîXoç  (*k6FiXoç)  'creux',  cf.  éol.  KOÙïXai  =  KÔFiXai 
(Alcée)  :  lat.  cavos  'creux,  concave'  {<i*couos  =  KÔor  kgiXuû- 
luaia  Hésych.)  caverna,  alb.  êels  'profond'  (<  alb.  comm. 
*Jcodlo-.  Pedersen  KZ.  36,  332),  m.  irl.  cûa  'creux'  (Vendryes 
MSL.  XIII  4U5  sq.)  cilass  'caverne'  bret.  Icéô  'grotte'  (<  celt. 
*Jwu-io-),  i.-e.  *keua-  '(se)  voûter',  d'où  négativement  'cavité', 
positivement  'convexité,  gonflement;  gonfler';  cf.  les  groupes 
gr.  Kuéuu  -lî)  'être  enceinte'  skr.  çvâi/afë  'enfler,  devenir  puis- 
sant' lat.  inciens  f.  'enceinte'  etc.,  gr.  KÛpoç  n.  'puissance'  kù- 
pioç  'maître'  et  Kûpoç  'non  valable',  KÛap  'trou',  KÛua  n.  'flot', 
Kujoç  m.  'caverne,  tanière'  (voy.  s.vv.)  etc.,  puis  gaul.tvnjo-'haut' 
gall.  c?r7z 'hauteur' c//?»i 's'élever',  etc.  Curtius''  157.  Walde- 
146.  Etc.:  voy.  aussi  l'art.  KauXôç  m.  'tige',  initiale  i.-e.  *q-, 
p.  422  sq.    De  là  KoiXaîvuu  'creuser',  KoiXiâ  f.  '*cavité,  ventre'. 

KOÎXu'  TÔ  KaXév  Hésych.  :  v.  irl.  cêl  'augurium'  gall.  coel  'omen', 
got.  hails  'sain'  v.  Ii.  a.  heil  'entier  >  sain'  ags.  hâJ  angl.  ichole 
'complet'  v.h.a.^e/Zi5ô>?'augurari',  v.slav.ce'7w 'complet'  v.pruss. 
ace.  sg.  kailûsfisl-un  f.  'santé'  (<  H-aililsfas  <  Huiilus-).  Hoff- 
mann BB.  16,  240.  Fick  IP  88.  Johansson  IF.  II  28.  Brug- 
mann  Total.  41.  50  sq.  Grdr.  IV;  1,  3()1. 

Koiiadv 'mettre  au  lit';  koItii  f.  koîtoç  ni.  'couche'.  Voy.  s.  v.  kcî- 
|Liai  p.  426. 

Koivâ'  xôpTOç  Hésych.  :  lit.  .szè)i(f.<!  v.  slav.  ^n'no  'foin'.  Persson 
BB.  19,  257. 

31 


—    482    — 

KOivoç  'commun,  public,  etc.';  koivoûv,  Pind.  Koivâv  'communi- 
quer'; att.  KOivuûv,  -ûjvoç,  Pind.  KOivdv  (*-dFujvj,  att.  kgivulivôç 
'associé'.  En  tant  que  *kom-iô-s,  est  parent  de  lat.  com-  cum 
osq.  kùm-  com  ombr.  kum  com  v.  irl.  com-  'avec';  bibl.  chez 
Osthoff  Perf .  507  sq.  ;  -iô-s  serait  un  i.-e.  *-id-  'allant'  (  :  eî)ai 
'ibo')  selon  Brugmann  IF.  XVII  355  (cf.  s.v.  Gaipôç  p.  331)  i), 
Koivoç  '^allant  de  compagnie'  :  lat.  comes  -itis,  i.-e.*-i-t-  :  ixeZôc, 
■<*TTeb-iô-ç  'allant  à  pied'  :  lat.  pedes  -itis;  d'après  koivôç  on 
fit  Eûvoç  <  *Euv-i6ç  m/sens.  Sont  à  écarter  les  rapports  koi- 
vôç :  Koîxri  (J.  Baunack  Stud.  I  44),  —  skr.  çéva  h  'ami,  cher', 
lat.  cïvis  'citoyen',  v.  h.  a.  hîico  'époux',  lett.  sîwa  'femme' 
(Hoffmann  Gr.D.  I  178.  III  Anh.  13.  Fick  P  421.  G.  Meyer^ 
249  ;  voy.  s.  v.  Keîjuai  p.  426),  —  koivôç  <  *K0i|avô-ç  :  lit.  Icaî- 
mené  'troupeau'  Mmas  lett.  zims  got.  haims  gr.  Kuû|ur|  'village' 
(Bezzenberger  BB.  27, 168  sq.). 

Koipavoç  m.  'chef  militaire  >  souverain,  roi,  seigneur'  dérivé 
d'un  *K0Îpa  <  *K0pm  'armée'  ou  'bataille'  :  m.  irl.  cuire  'troupe' 
gaul.  Tri-,  Fetru-coril,  got.  harjis  v.  norr.  Tierr  v.  b.  a.  heri 
'armée',  lit,  'karias  'armée,  pi.  guerriers'  lett.  karsch  'guerre' 
v.  pruss.  karjis  'armée'  kariawoijtis  'parade  militaire',  cf.  lit. 
kàras  karé  'guerre'  v.  slav.  kara  'lutte',  v.  pers.  kâra  'troupes, 
armée';  pour  le  suff.  nasal  qui  donne  le  sens  de  'préposé  à'  cf. 
got.  Jjiudcms  'roi'  :piuda  'peuple'  etc.  Osthoff  IF.  V  275  sqq. 
(et  critique  des  avis  antérieurs).  Zupitza  Gutt.  109.  De  là  koi- 
pavià  ion.  -ir|  f.  'domination',  Koipaveîv  'commander,  régner'; 
cf.  *KOipo-  dans  les  noms  pr.  Koipo|naxoç,  béot.  Koipâiabâç 
(Tanagra;  cf.  Xén.  Anab.  VII  1,  33.  Hell.  I  3,  15;  formé  sur 
*KoipâTâç)  Kolpuuv  (Solmsen  Glotta  I  76  sqq.). 

KOÎTar  -fuvaiKUJv  èTn9u)Liiai  Hésych.    Voy.  s.  v.  KÎacra  II.  p.  460. 

KÔKKOç  m.  'graine  ou  pépin;  baie  du  chêne  à  cochenille(Théophr.), 
d'où  chêne  à  cochenille  et  teinture  d'écarlate';  kôkkuuv,  -ujvoç 
m.  'pépin  de  grenade';  kôkkivoç  'd'un  rouge  écarlate';  kokkîIuu 
'ôter  les  graines';  kôkkuXoç  m.  'graine  de  la  pomme  de  pin'. 
Étym.  inconnue;  emprunt  prob.  à  une  lg[non  indo-eur.,  cf.  déjà 


1)  Avec  abandon   de  l'hypothèse  d'un  *qoi-no-  qui  serait  tiré 
du  loc.  du  tli.  *qo-  (Total.  50). 


—     483     — 

Pauli  KZ.  18,  4.  Vaniôek  Fremdvv.  26.  Sur  le  kermès  voy. 
Schradcr  RL.  420.  —  Le  rapport  avec  lit.  szàszas-  'escarre, 
croûte'  (Prelhvitz^  155.  ^233)  ne  convainc  pas. 

KÔKKù  interj.  'coucou!';  kokkuH,  -ûfoç  m.  'coucou'  (textes  et  lé- 
j;-encles  chez  Thompson  Greek  birds  87  sqq.)  ;  kokkûîIuj  'pousser 
le  cri  du  coucou'  :  skr.  kôkilâ-h  'le  coucou  indien'  kôka-h  'une 
espèce  d'oie;  coucou',  VaX.  cucûliis  (<*cMcii;  un  *cucûfjslo'.s 
est  à  rejeter.  Walde  ^  206),  irl.  cuach  gall.  cog  'coucou'  (Cur- 
tius^  152.  Fick  II*  89j,  lit.  kuliiti  'crier  coucou'  v.  slav.  Lu- 
Jcavica  'coucou',  ail.  (sans  mutation  cons.  dans  l'onomatopée) 
huckuck\  voy.  Meillet  MSL.  XII  213  sqq.  et  s.  v.  Kaûcxg  p. 422. 

KOKKÛ-|ur|Xov  'prune'  (Archil.  Hippon.);  KOKKUjiiriXéâ  f.  'prunier' 
(Théophr.j.  Le  1"  élément,  qui  ne  me  semble  pas  grec  (on  a 
voulu  y  voir  kôkkDH  'coucou')  est  prob.  l'exotique  kôkkoç  'graine, 
pépin,  noyau'  (cf.  Schrader  chez  Hehn*^  373),  sens  litt. 'drupe 
à  noyau';  cf.  un  composé  analogue  dans  Kobij-|uâXov  'coing' 
(Alcnian). 

KoXdZ^uu  'tron(|uer,  mutiler,  élaguer,  émonder,  ramener  à  la  juste 
mesure,  fig.  contenir,  réprimer,  châtier'.  Voy.  s.  v.  kôXoç. 

KÔXaE,  -aKOç  m.  'flatteur';  KoXaKeûuj  'flatter'.  Etym.  obscure.  — 
Le  rapport  avec  lat.  colô  (i.-e.  *qUel-)  en  tant  que  '*qui  nimis 
colit'  (Ikzzenberger  BB.  27,  169)  se  heurte  à  la  phonétique; 
on  attendrait  *7T-.  —  Les  rapports  avec  i.-eJ'qel-  'élever'  dans 
KoXuuvoç  etc.  (Prellwitz-  233)  ou  avec  ctkoXiôç  'déloyal'  (Lewy 
Fremdw.  123)  ne  s'imposent  pas. 

KÔXaqpoç  m.  'coup  sur  la  joue,  soufflet'  (Epich.  fr.  1  K.);  ecclés. 
KoXacpicriaôç  m. 'soufflet';  -i^uu 'souffleter';  RoXânTiu,  f.  h/uj  'bec- 
queter (cf.  bpuoKoXdTTiriç  m.  'pivert',  e.-à-d.  '*qui  entaille  et 
becqueté  les  chênes');  frapper  le  sol  du  sabot  (Pégase,  Anth.); 
entailler,  graver';  KoXaTTirip,  -fipoç  m.  'ciseau'.  Eu  tant  que 
*qolà-hfio-,  élargiss.  de  *qohl-  'frapper,  briser'  attesté  par  gr. 
KXduj  'briser'  et  son  groupe,  voy.  s.v.  p.  465;  pour  le  suff.-&^o- 
voy.  Brugmann  Grdr.  H-,  1,300:  sur  un  rapport  possible  avec 
lat.  culpa  v.h\\.col2)a  'faute'  (prim.'coup")  voy.  Walde-  s.v. — 
Lat.  culter  -tri  'couteau'  semble  dissim.  de  *qer-fro-s,  R.  {s)qer 
'tailler',  et  doit  être  écarté.  —  L'avis  de  Stowasser  Dnnkle 
Worter  I  p.  XXII  (gr.  KÔXaqpoç  et  lat.  ahipa  'soufflet'  emprunts 


—     484     — 

à  l'hébreu  khelaphôf,  pi.  de  khelaph  'marteau')  est  bizarre  et 
malheureux.  —  hpit  sccdpô  sculpô  'tailler'  (Persson  Wzerw.  52) 
est  apparenté  par  ailleurs.  —  Lett.  skulJnt  "ébrancher  (un 
arbre)'  sladhinàt  'sonner,  tinter'  sladhis  'sonneur,  carillonneur' 
MLskalhiù  'je  lave  avec  le  battoir'  (Prellwitz^  233)  présentent 
un  s-  qui  n'apparaît  pas  dans  les  dérivés  certains  de  i.-e.*go/à- 
et  semblent  appartenir  à  un  autre  groupe. 

ion.  att.  KoXeôç  m.  -6v  (*KoXeFô-ç),  hom.  KOuXeoç  -6v  par  ail.  mé- 
trique, 'fourreau,  étui, gaine';  KÔXuBpoç  m.  'fourreau, sac'  (Arstt.). 
Ces  mots  sont  prob.  isolés;  \{it. culleus  'sac  de  cuir,  outre'  n'est 
pas  clair;  si  c'est  un  emprunt  grec,  sa  phonétique  déconcerte; 
lit.  kuUs  'sac'  JcuUJcas  'bourse'  lett.  hule  sont  des  emprunts 
russes;  russ.  Iculî  pol.  kul  'sac'  sont  prob.  des  emprunts  latins; 
voy.  Solmsen  Unters.  78  sq.  (bibl.).  Walde^  208. 

KoXexpâv  'fouler  aux  pieds'  (Ar.  Nuées  552)  :  lit.  MIti  'battre 
en  grange'  kdlti  'battre',  lat.  clâdës  (voy.  s.  v.  KXabapôç  p.  464. 
Curtius^  362)  et  peut-être  (red,  brisé)  lat.  calx  -cis  'talon', 
V.  slav.  klûka  'poples'  slov.  mod.  kolk  'hanche'  bulg.  klûkû 
'cuisse'  lit.  kuJkszîs  'cheville  du  pied  de  l'homme,  articulation 
du  pied  du  cheval',  puis  Mt.kulnîs  'talon'  (Fick  P  396),  l'idée 
dominante  du  groupe  étant  'frapper  du  pied';  voy.  Walde^  117 
s.  V.  calx  I. 

KÔXXd  f.  'glu,  gomme,  colle'  (Hrdt.);  KoXXâv  'coller,  souder;  fig. 
unir  fortement';  èiTi-KoXXaivuj  'coller  sur'  (Théophr.)  :  m.  b.  a. 
Tielen  'coller',  v.  slav.  kJêj  'colle'  (lit.  kïejaî  m.  pi.  'colle'  est  un 
emprunt  slav.,  cf.  Briickner  Die  slaw.  Fremdw.  im  Lit.  94). 
Zupitza  Gutt.  113. 

KÔXXoip,  -OTToç  m.  'cuir  très  dur  du  cou  des  bœufs,  des  porcs: 
fig.  àvbpOYuvoç,  lat.  cinaedus  (d'où  koXXottêùuj  'être  un  kôXXovjj')'. 
Etym.  obscure;  le  rapport  avec  lat.  callurn  callus  Ç^'calno-) 
'durillon,  cal'  skr.  kina-li  (<  moy.-skr.*Â;rwa-^)'car  n'est  prob. 
que  fortuit.  —  KoXXoip  m.  (identique  au  préc.)  'lanière  de  cuir 
gras  enroulée  sur  la  traverse  ou  joug  de  la  lyre;  d'oîi  :  cheville 
ou  clef  d'un  instrument  à  cordes  (Hom.  Plat.  Ar.  Guêp.  574; 
voy.  p.  ex.  Th.  Reinach  chez  Saglio  s.  v.  lyra  III,  2,  1443  sq.); 
manivelle,  levier  (Arstt.)';  aussi  KÔXXapoç  m.  —  Le  rapport 
avec  (JKÔXoHJ  m.  'pieu'  (Prellwitz^  234)  est  à  rejeter. 


-     485     — 

KÔWupoç  m.  (aussi  -ov)  'petite  pièce  de  monnaie  (Aristopli.); 
agio  (fixé  par  le  KoXXupiaTtîç  'cliaiigeui'  Poil.);  petit  poids  d'or 
(Théophr.)'.  Emprunt  sém.,  cf.  hébreu  hàlap  'changer'  fP.  de 
Lagarde.  Muss-ArnoltSem.  words  12.3.  Lewy  Fremdw.  119sq.). 

KoXXupâ  f.  (Aristoph.),  dim.  KoXXOpiç,  -iboç  f.,  prob.  le  même 
que  KÔXXiH,  -îkoç  m.  'pain  d'orge  grossier'  (Hippon.).  Étym. 
obscure  ;  de  là  KoXXùpiov  'emplâtre,  collyre',  cf.  W.  Petersen 
Greek  dim.  in  -lov  112. 

KoXopôç  'tronqué,  mutilé';  koXoPoûv  'tronquer'.  Voy.  s.  v.  kôXoç 
'tronqué'  et  cf.  KXaiapôç  (Hippiatr.)  'mutilé'  (Fick  I'  .389),  lett. 
Mcimhût  'marcher  lourdement'  lit.  Jchimbas  'boiteux'  (p.  ex. 
Niedermann  BB.  2.5,  294.  Walde  IF.  XXV  165j,  skr.  kllbd-h 
'impuissant,  dévirilisé'  (?  p.  ex.  Niedermann  1.  cit.);  -Pc-,  qui  est 
primaire,  et  non  issu  de  *-gUo-  (cf.  aussi  got.  haJbs  'iî)uicruç' 
<  i.-e.*qoIbho-s)  exclut  le  rapport  (Fick  BB.  6,214.  Wb.P  389. 
Persson  KZ.  33,  290.  Zupitza  Gutt.  107.  L.  Mcyer  II  432. 
Prellwitz^  234)  avec  l'obscur  gothalks  'tttujxôç,  miséreux'. — 
KoXopéç  en  tant  (pie  dialectal  =  *koXoF6ç,  cf.  koXoûuj  i  Liddell- 
Scott  s.  V.  Bréal  MSL.  X  66.  Uhleubeck  Got.  Spr.*  12)  est  à 
écarter  ^). 

KoXoioç  m.  'choucas,  Corvus  monedula  L. ;  —  petit  cormoran, 
Phalacrocorax  pygmaeus';  KoXomv  'pousser  le  cri  du  choucas' 
Poil.  Origine  obscure;  prob.  onomatopée.  —  Le  rapport  avec 
KoXojôç  m.  A  575  'trouble,  6ôpupoç,  àtaHia,  xapaxn-  n  lueia- 
qpopà  aTTÔ  toû  Z^uûou  Hésych.',  koXujûv  B  212  'causer  du  trouble', 
KoXoni  •  qpuuviî  H.,  eux-mOmcs  obscurs,  est  douteux,  malgré  Be/zen- 
berger  BB.  27, 169  et  Fick  KZ.  41,  200.  —  Pour  i>ol  jaskôlka 
'hirondelle',  qui  en  a  été  rapproché  à  tort,  voy.  Berncker 
EW.  448.  —  Russ.  solovéj  'rossignol'  (Bezzenberger  1.  cit.) 
est  à  écarter. 


1)  Niedermann  IF.  XIX  Anz.  32  S(i.  IF.  XXVI  53  note  une 
alternance  des  suff.  -ho-  -mo-  dan.s  les  adj.  indiquant  des  défauts 
pliysi(iues,  p.  ex.  skr.  kllbà-h  v.  slav.  .sfritbit  'nianeus'  lit.  szlùbas 
'boiteux'  gr.  ûp6ç  'bossu'  :  skr.  srùmd?i  v.  slav.  chromû  'boiteux' 
nhnû  'muet',  et  voit  daus  lat.  incoluvxis  'intact'  un  proche  parent 
de  KoXopôç;  cf.  encore  yiai\i6v  KaiuTTÙXov  Hésych.  :  x"P6v  KOiuTrùXov, 
OTevôv  H.;  voy.  pourtant  l'étym.  de  Vetter  Glotta  II  247  sq(|.  {in- 
coluviis  sens  prim.  'qui  est  debout,  opGoç'  :  columen  culuiiuia). 


—     486     — 

Ko\ÔKO)ua,  -aToç  n.  Vague  lourde,  longue  lame',  signe  de  tem- 
pête (au  fig.  Ar.  Cav.  692).  Le  P""  élément  (koXgç  'tronqué' 
selon  les  gramm.  ;  cf.  la  glose  tô  Kuucpôv  KO)aa,  Kai  \ir]  èmKaxXà^ov 
Suid.;  —  *KoXo-  'haut'  :  KoXoqpuûv  'faîte'  selon  Prellwitz^  234) 
est  obscur. 

KoXoKÛvBri  ou  -ûviri  (6  et  t  alternant  dans  les  mss.  d'Hpc.  Arstt. 
Théopbr.  ;  t  chez  les  Att.  purs),  poster. -uv9d -uvia  (cf.Solmsen 
Beitr.  1 263)  f .  'lagénaire,  Lagenaria  vulgaris'.  Etym.  incertaine. 
Prellwitz^  234  rapproche  KoXo-Ku-vTri  de  KoXô-Kû-)Lia  et  kuêîv, 
cf.  KÙajLioç  'fève'  lat.  cucumis  'concombre'  kûkuov*  tôv  aiKuôv 

.  Hésych.  —  Pott  rappelait  kurd.  Jcalak  'melon'  skr.  Tiâlinda-m 
'angourie',  cf.  Ath.  II  58  f.,  ce  qui  vaut  prob.  mieux.  —  Hypo- 
thèse sans  valeur  chez  L.  Meyer  II  432.  Voy.  Hehn*^  304  sqq. 
Schrader  RL.  483  sq. 

KoXov  'côlon,  gros  intestin'  (Ar.  Cav.  455.  Nie.  Al.  23;  souv. 
écrit  à  tort  kujXov).  Etym.  douteuse;  un  rapport  avec  kuXXôç 
'courbé' KeXXôv  cTTpepXôv  Hésych.,  i.-e.*(.s')g'e?-  'courbure'  n'est 
que  possible. 

KÔXoç  'tronqué;  aux  cornes  écourtées' ;  KoXàZ^uu  (voy.  s.v.)  ;  koXouuu 
'tronquer';  KoXopôç  (voy.  s.v.);  KoX-epoç  'à  laine  courte' (Arstt., 
cf.  éol.  ÊTT-epoç  m.  'bélier'  p. 228  s.v.  eîpoç);  KÔX-oupoç  'tron- 
qué' (  :  oùpd  'queue,  pointe').  Appartiennent  au  vaste  groupe 
gr.KXàuu  KXfjpoç  KXabapoç  kXàboç  (voy.s.vv.)  \at.  cladès  pei'-ceUô 
(<  *-caldo)  etc.,  \.-Q.*qola-*qolâ-d-\  cî.si^éa.got.halts  v.h.a. 
halz  'paralysé'  (<  germ.  comm.  */«Z^a-),  russ.  Jcoîdi/Jca  Jcolca 
'boiteux',  etc. 

KoXo(Ta6ç  m. 'colosse  (Esch.),  statue  des  temples  égyptiens (Hrdt.)' 
<  *KoXoKtô-ç,  cf.  KoXeKttvoç  KoXoKavoç  m.  'grand  homme  long 
et  maigre'  (Strattis.  Hésych.).  —  Les  rapprochements  de  Cur- 
tius''  152  sq.  (v.  lat.  cracentès  'graciles',  skr.  Irçci-h  'maigre') 
sont  désuets;  —  la  parenté  avec  le  groupe  koXuuvôç  KoXocpûJv 
incertaine. 

KoXoo"upTÔç  m.  et  (gramm.)  -crupiriç  m.  'tumulte,  tapage'  (Hom. 
Hsd.  Ar.  Guêp.  665);  KoXoaupTeî"  Gopupeî,  Tapàcrcrei  Hésych. 
Etym.  obscure;  on  a  supposé  un  rapport  de  l'élément  koXo- 
avec  KoXMJÔç  'trouble'  (L.  Meyer  II 433)  ou  avec  KoXocpuûv  'faîte' 


—     487     — 

KoXuuvôç  'hauteur,  colline'  (Prellvvitz^  234 j,  de  -aupioç  avec 
aùpuu  'traîner'  (!?  Cf.  8nid.  s.  v.). 

KoXoqptûv,  -ujvoç  m.  'faîte,  sommet'  (Plat.)  <  *KoXa(piwv  dérivé 
d'un  *KoXaq)o  ç,  \.-ù/'goln-hho-.s,  voisin  de  lat.  collis  <  *coIni-s, 
cf.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  301;  voy.  s.  v.  kgXujvôç. 

koXttoç  ni.  'sein;  i)li,  repli,  sinuosité,  golfe;  cf.  les  sens  de  lat. 
sinus"-^  KoXTTiâç, -ou  'sinueux' (Esch.j;  koXttoOv  'gonfler  qc.': 
KoXTTUjbriç  'riche  en  golfes;  sinueux;  prolixe'.  \.-(t.^quolpo-s, 
dissim.  en  *qolpo-s  (resp.  *ttôX7toç  en  kôXttoçj  par  le  -p-  sub- 
séquent (Granmiont  Dissim.  175.  Solmsen  Javlenija  p.  8),  cf. 
Y.noYi'.hualf  voûte"  huelfa  'voûter'  v.  h.a.  (Iiiwelban  'voûter' 
got.  dat.  \)\.hiJftjom  'cropoç,  cercueil' *).  Zupitza  Gutt.  54  (bibl.). 
Torp  chez  Fick  III*  117.  Falk-Torp  EW.  442.  —  Le  groupe 
gr.  KdXTTri  f.  'trot'  (<  i.-a.  équipa),  \.\i\-uss.  jio-quelbtou  'age- 
nouillé' Idupstis  'genou'  lit,  Idiipti  'trébucher'  etc.  (Zupitza 
l.cit.;  voy.  s.  v.  p.  399)  doit  en  être  séparé  en  raison  du  sens 
(Solmsen  l.cit.).  —  Ij-Ai.cidcita  'coussin',  skr.  l-ûrcdh  'paquet, 
ballot,  faisceau'  (Zupitza  l.cit.  L.Meyer  II  439),  même  dans 
l'hypothèse  d'un  i.-e.  *quel-q-  à  côté  de  *quel-p-,  sont  vrais. 
à  écarter;  voy.  Walde-  s.  v.  (bibl.). 

KÔXuiLipoç  m.  -l'ç,  -iboç  f.  -dç,  -àboç  f.  'petit  grèbe,  Podiceps 
miuor  L.'  (cf.  Thompson  (îrcek  birds  90  sq.);  KoXuupâv  'plon- 
ger'; -r|Trip  -fîpoç,  -riTriç  -où  m.  'plongeur'  :  lat.  coJumha  -us  '\n- 
geon',  les  deux  oiseaux  étant  dénommés  d'après  leur  couleur 
sombre,  cf.  KeXaivoç  'noir,  sombre',  puis  lat.  palumhès  et  -is 
'ramier'  :  -rréXeia 'pigeon  sauvage'  neXiôç  'bleu  foncé'  ttoXiôç 'gris', 
lat.  palîeO  'être  pâle'  (Walde-  s.  v.  bibl.);  sur  le  suff.  i.-e.  -bho- 
voy. Brugmann  Grdr.  P224s(i.  Il-,  l,386sq.  Walde  voit  dans 
V.  slav.  golqbt  '\)\<^co\\'  un  emprunt  latin;  sur  le  groupe  letto- 
slave  (russ.  golubâj  'bleu'  v.  pruss.  golimhan  'bleu')  et  ags.  cii- 
hifre  'pigeon'  voy.  Bernekcr  EW.  322  sq.  (bibl.). 

KoXujvôç  m.  KoXujv)!  f.  'colline'  :  lat.  -cellô  {^-celdô)  dans  anfe- 
eœ-  prae-ceUo  'surpasser'  celms  'élevé'  collis  'colline'  {*cohiis, 
cf.  s.  V.  KoXoqpiûv;  mais  Kluge  Glotta  I  55  pose  *qh}i-s  :  ags. 


1)  Fait  de  deux  demi-troncs  d'arbre  creusés,  cf.  Schrader  KL 
705  sq.  Feist  EW.  s.  v. 


—     488     — 

hyll  'colline')  colûmen  cuJmen  'sommet',  got.  hallus  {<  i.-e. 
*qolnû-s)  'rocher'  ags.heall  v.norr.^rtZ7?-'eolline;  versant'  v.sax. 
7?oZm 'colline'  v.norr.  holmr  'petite  île'  (<germ.  comm.*;i;w/ma- 
i.-e.  *qlmo-),  lit.  Jcéiti  'soulever'  JccUîias  'montagne'  kalcà  'émi- 
nence',  puis  ags.  heolor  'balance',  v.  slav.  ceZesmw 'praecipuus' 
celo  'front'  (Zupitza  Gutt.  106  sq.  bibl.  et  51;  cf.  aussi  Meillet 
MSL.  XIV  375),  skr.  hûta-m  'corne,  crâne'  ('*élévatiou,  pro- 
éminence'. -t-<C-lt-.  von  Bradke  KZ.  34, 158 sq.;  Jcàta-in'mav- 
teau'  est  parent  de  lat.  clâdës  gr.  KXabapôç  kôXoç  etc.)  l:ûl- 
malaiïi  (Zupitza  Gutt. 51)  'col  (de  la  pointe  du  javelot  ou  de  la 
lance)',  prob.  lat.  collum  -us  'cou'  {*colso-  :  got.  etc.  hais  'cou', 
y.slsiY.Masû'épV-^  voy.  Walde^  s.v.  bibl.);  i.-e. *g'e?e- 's'élever'. 
Curtius^  153.  Fick  P  386.  IIF  81.  Falk-Torp  EW.  416  sq. 
373  sq.  Etc. 

hom.  KoXujôç  m.  KoXujdv.  Voy.  s.v.  koXoiôç. 

K  6  |Li  a  p  0  ç  f .  (m.)  'arbousier,  Arbutus  unedo  L.'  (Aristoph. 
Théopbr.);  KÔjuapov  'arbouse'.  A  été  rapproché  par  Fick  IP 
52  de  V.  h.a.  heniera  'ellébore',  mais  voy.  s.v.  Kd|uapoç;  pour 
le  suff.  -apo-ç  voy.  Kicrcrapoç  s.  v.  kictctôç  p.  460;  l'élément  ini- 
tial est  obscur^).  —  Étym.  sém.  erronée  chezLewyFremdw.  27. 

helléu.  KÔ|upoç  m.  'lien,  lacet';  KOjupoûv 'nouer',  cf.  KO)LiPuu(Taa0ar 
(JToXicraaGai  Hésych.;  èYK6)upaj|ua  n.  'vêtement  grossier'  :  uorv. 
dial.  hempa  'lien'  (Bugge  BB.  3,  103),  lit.  l'inihù  l'ibti  'rester 
attaché,  suspendu'  Icablys  l'ahè  'crochet'  lett.  l'ablis  'crochet, 
agrafe'  v.  slav.  sTcoba' îihnle''  russ.  «A:o&a'crampon',  i.-e.'^{s)qe{m)h- 
'être  recourbé';  cf.  encore  (Fick  ÏP 78 sq.  Henry  Bret. 51)  gaul. 
Cambo-  'courbe',  cité  s.  v.  Kaiumi  sub  fin.,  irl.  cimbe  'prison' 
cimhid  'prisonnier'  bret.  hamined  'jante  de  roue'.  Cf.  Zupitza 
Gutt.  22  (bibl.).  Fick  P  383.  IIP  71.  Falk-Torp  EW.  397  sq. 
Etc.  2). 


1)  [Selon  Niedermanu  KÔiiiapoç  <;  *Kpô)Liapoç  ou  *KÔp|uapoç  :  lit. 
szermùkszlé  'sorbier'  (sur  ce  mot  voy.  Berneker  EW.  145  s.  v.  *cer- 
mûcha  'bourdaine,  Rhamnus  frang-ula  L.');  pour  des  ex.  de  confusion 
entre  le  sorbier  et  l'arbousier  voy.  Schuchardt  Zeitschr.  f.  rom.  Phil. 
24,  412.] 

2)  ÔKKaPoç  'bracelet'  Hésj'ch.  est-il  éol.  et  issu  de  *àT-Ka3oç 
*ôv-Kapoç,  i.-G.  *-q7ïib-   (Fick  BB.  6,  214.    Bezzenberger  BB.  16,  251)? 


—     489     — 

KOjaéuu  -u) 'soigner';  KOjniZiuj  'soigner;  mettre  en  lieu  sûr;  emporter 
sur  soi  ou  avec  soi,  etc.';  KOjuibri  f.  'soin;  vivres,  provisions 
(Hom.)  ;  att.  transport  de  fruits,  etc.';  eipo-KÔ)ioç  F  387  'qui  tra- 
vaille la  laine';  itttto-kÔ|uoç  m.  'palefrenier'  :  skr.  c/inm-h  'tra- 
vaillant' (<i.-e.*Â;oy//o-6')  çâ/y/ï  f. 'ouvrage'  (Fick  P  422.  Hirt 
BB.  24,  233);  voy.  kûiuvuj  et  son  groupe  p.  403  sq. 

KÔ\xr\  f.  'chevelure';  KO|uâuj  -ûj  ion.  -éuu  ép.  -ôoi  'être  chevelu':  ko- 
)ntÎTriç,  -ou  'chevelu';  hom.  îïuKO)aoç  A  36  'à  la  belle  chevelure'; 
hom.  iTTTTÔKOiLioç  'garni  d'une  crinière  de  cheval'.  Pas  de  cor- 
respondant connu;  lat.  coma  est  un  emprunt  grec.  —  V.slav. 
Â'o.sww 'chevelure'  /v0.sa'chevelure'  lit./trts^'natte',  y.woxv.haddr 
ags.  heord  'chevelure  féminine'  (<germ.  Q,o\\\m.  *yazda-),  i.-e. 
*qes-  dans  v.  slav.  cesatl  'peigner'  (p.  ex.  Fick  V-  390)  sont  à 
écarter;  lat.  c'«/'/'ô 'carder'  est  issu  de  *crtr.so  (Walde- s.  v.); 
arm.Arem  'fil  ou  cordon  fait  d'herbe'  (Scheftelowitz  BB.28,304) 
est  à  rejeter.  —  On  a  soupçonné  un  rapport  entre  Y.ô\xr\  et  K0)iieîv 
KOjaiZieiv  'soigner',  analogue  à  celui  qu'on  croyait  exister  entre 
hom.  èGeipuD  'soigner'  et  hom.  è'Btipai  'crinière,  cimier';  l'un  et 
l'autre  sont  précaires. 

k6|li)hi  n.  (Hrdt.  Théophr.  Etc.)  indécl.  ou  -euuç  -ei  et -ibi 'gomme'. 
Emprunt  égypt.  l-enial  keinà\  voy.  Sehrader  RL.  314. 

att.  KO|U)Lioûv  'parer,  farder',  dénom.  d'un  •'•K0)U)a6ç  m.  <  *KO)aK- 
-\xo-  :  KO)nvpôç  (voy.  s.  v.)  selon  Brugmann  IF.  XXVIII  359  n.2. 
De  là  KÔmauujaa  n.  'parure',  KOjuiauuaiç,  -eoiç  f.  'action  de  parer', 
K0)U)LiuuTriç,  -où  m.  'coiffeur';  KO)a)aujTpia  f.  'femme  de  chambre'. 
—  L'étym.  de  Solmsen  Rh.  M.  56,  501  sqq.  (KomuoOv  formé 
sur  KO|a)auO*  x]  KO(T)Lioûaa  tô  ëboç  if\c,  'A6rivdç  lépeia  BA.,  lequel 
K0)U)uuL)  serait  né  par  gémination  hypocoristiquc  d"un  *ko,uiû  f. 
'femme  de  charge,  ménagère"  :  K0)aeîv  'soigner')  est  compliquée 
et  moins  plausible.  —  L'hypothèse  d'un  *KO)a)aoç  dialectal  = 
KÔcr^oç  (L.  Meyer  II  342)  est  erronée. 

k6|littoç  m.  'bruit  sonore  (Hom.);  emphase,  jactance:  renommée'; 
K0|UTt6ç  m.  'vantard'  (Eur.  Ph.  600);  KO|UTrâriu  'jinrler  avec  em- 
phase, se  vanter  de';  KÔiuTraaoç  (*K6)LiTrab-(Toç)  m.  'vantard'; 
KOiaTTeîv  'résonner;  vanter'.  Etym.  obscure.  —  V.norr.ijainbra 
'se  vanter,  bavarder'  (Noreen  Abriss  133)  s'exclut  de  par  son 
(j-  initial.  —  L'obscur  got.  kôpaîi  'se  vanter  de'  (L.  Meyer  II 


—     490     — 

343)  est  à  écarter.  —  Lett.  swampa  'lourdaud'  swempis  'lourd' 
(i.-e.  "^îcuemp-.  Prellwitz^  235)  ne  cadrent  pas  pour  le  sens. 

ko)ui|j6ç  'élégant,  joli  ;  fin,  délicat;  habile';  K0|m|jeiâ  f. 'élégance'. 
Un  ])nn\.'^kuo')dqUs6-s  :  lit.. vz^a/iA-MS 'convenable' (Bezzenberger- 
Fick  BB.  6,237.  Zupitza  BB.  25,93)  a  pu  se  dissimiler  en 
*kotdqV-sô-s  (Solmsen  Javlenija  1  sq.,  répondant  à  une  objec- 
tion de  Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G.  d.W.  1899,  p.  216,  qui  ré- 
clamait gr.  *Tr-  =  lit.  S2V-). 

hom.  etc.  Kova^oç  m.  'bruit  sonore,  retentissant';  hom.  Kovapeîv 
-ileiv  'retentir'.  La  parenté  (Curtius^  141.  Etc.)  avec  gr.  Ka- 
vdaauj  Kavaxiî  îiï-Kav6ç  (voy.  p.  405),  mise  en  doute  parWalde- 
123  en  raison  du  sens,  me  semble  évidente  et  permet  qu'on 
pose  avec  Hirt  Abl.  §  314  un  i.-e.  *g'0w<5- 'résonner',  cf.  lat.cm^ô 
(*q°nô)  canôrus  cicônia  v.h.a.huon  'coq,  poule'.  —  Skr.lcunjati 
gramm.  'bruire'  (L.  Meyer  II  315)  ne  se  sépare  pas  de  l'ono- 
matopée Jcûjati  'gronder'  et  s'exclut. 

Kovapôv  eÙTpacpfî,  iriova.  bpaaTripiov  Hésych.  Voy.  s.  v.  èfKO- 
vëuu  p.  213.  —  Véd.  çvàntâ-h  de  sens  imprécis  (Bechtel  Hptpr. 
221;  cf.WackernagelAi.Gr.  116.  Hirt  Abl.  §315)  est  à  écarter. 

KovbuXoç  m. 'articulation;  poing  fermé,  coup  de  poing;  bourrelet 
(des  gencives)';  KOvbùXuuiaa  n.  'grosseur  calleuse',  cf.  KÔvbor 
Kepaîai.  àaipàtaXoi  Hésych.,  KOvbuXoûinevai  •  àvoiboOaai  (eaux 
en  ébullition)  H.  :  skr.  kanda-h  'bulbe'  kandûka-h  'balle'  kan- 
duka-m'cow^ûxi.  FickP28.  Uhlenbeck  Ai.Spr.  42.  Hirt  BB. 
24,271. 

K  0  V  î  X  ri  f.  'sarriette'  (Nie.  Diosc.)  >  lat.  (Plaut.)  mmlla  v.  h.  a. 
quenala  ags.  cûnelle  'sarriette'.  Etym.  inconnue;  patrie  :  Grèce 
et  Italie. 

KÔviç,  gén.  ion.  -loç  att.  -euuç  f,  'poussière;  cendre'.  Ancien  th. 
sigmatique  neutre  kovict-  (cf.  hom.  KOvia-craXoç  m.  'nuage  de 
poussière',  pf.  pass.  Ke-KÔvia-xai  Théocr.  I  30,  hom.  Koviri  f.  < 
*KOviaâ  'poussière:  sable;  cendre;  chaux,  eau  de  chaux')  :  lat. 
cinis,  gén.  cineris  m.  f.  'cendre'  (<  *cinis-is'^  suff.  -is-,  cf.  ci- 
niftci(hifi  et  voy.  Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  I  51),  d'un  *cenis 
(Sommer  IF.  XI  328.  Brugmann  Grdr.  II-,  1 ,  533  sq.)  issu  de 
R.  qen,  dont  on  a  des  élargiss.  dans  skr.  kiknasa-h  m.  'partie 
du  grain  moulu,  gravier'  {^qn-es-  ou  *qn-as-,  voy.  s.v.  Kvéuupoç 


—     491     — 

-ov)  gr.  Kvf|V  "gratter'  {^rpi-f'-).  De  là  Koviuu  (*kovi(J-iuj;  'rendre 
poudreux',  KoviopTÔç  m.  'nuage  de  poussière'  (ôpvOni). 

Koviç,  -iboç  f.  'lente'  (Arstt.),  prob.  *{s)qonid-  :  irl.  sned  gall.  pi. 
nedd 'lente'  (Fick  11^316.  Henry  Bret.  211  s.x.iiéz.  Pederseu 
K.  Gr.  I  41;  <  celt.  *s[k]?iid(i),  ags.  hnitu  v.h.a.  (^);?i2 'lente'; 
arm.  anic  'lente'  est  issu  de  ^qonid-n,  ou  de  *knid-s  avec  a- 
prothétique,  voy.  Scheftelowitz  BB.  29,  30.  Pedersen  KZ. 
39,  343.  387.  424;  alb.  Ofiti  'lente'  <  alb.  conmi.  *snidà  i.-e. 
*knida  selon  G.  Meyer  EW.  90.  Alb.  St.  III  13;  lit.  glnida 
'lente'  est  dissim.  de  "^(jnlnda,  cf.  lett.  gnida  russ.  etc.  gnida, 
et  l'initiale  est  différente  {\.-e.*sghnid-  à  côte  de  *sqnid-'n.  Le 
groupe  est  génér.  rattaché  à  KviZiuu  'gratter',  forme  parente  de 
Kvfîv  Kvri0eiv,  qui  supposent  *gn-  (base  qenêl),  tandis  que  l'alb. 
et  peut-être  l'arni.  supposent  *Âv?-;  à  tout  prendre,  le  groupe 
contient  encore  des  inconnues;  bibl.  chez  Walde-  421  et  Ber- 
neker  EW.  313  sq. 

Kovvapoç  m.  nom  d'un  arbrisseau  épineux  et  toujours  vert. 
Étym.  obscure;  -apo-ç  est  suff.  formatif  de  noms  de  plantes, 
cf.  s.  V.  Kicraôç.  —  Le  rapport  avec  Kovapoç  gl.  'bien  nourri' 
(Prellwitz^  235)  vient  d'une  méprise. 

Kowéiu-û  'connaître,  cTuviévai,  èTTÎcTTaaGai  Ilésych.'  (Esch.Suppl. 
164;  voy.  Diudorf  Lcx.  Aesch.  s.  v.)  est  tenu  par  Ciirtius"'  152. 
Verb.  F  267,  Hoffmann  BB.  15,  60,  Frohde  BB.  17,307sq., 
Fick  BB.  18,  136.  137,  Reichelt  BB.27,  74  pour  un  élargiss. 
de  Koéuj  -uù  'remarquer',  R.koF;  le  fait  est  incertain  et  le  détail 
obscur;  l'analyse  *KoF-vé-(ju  est  erronée;  èVoiuev  Jicr06,ue6a  et  ptc. 
ntr.  k6v  •  eibôç  Hésych.,  que  l'on  invoque  à  ce  propos,  appar- 
tiennent à  R.  Jiô  'être  aign,  avoir  resjirit  i)énétrant',  cf.  kujvoç 
lat.  cas  cafiis  =  skr.  çitàh  'aiguisé'  irl.  vatli  'sage',  p.  ex.  lirug- 
mann  Grdr.  IP  901.  Gr.Gr."  273.  Reichelt  KZ.  39,  10  fautre 
avis  chez  Walde-  142). 

KOVTÔç  m.  'perche,  gaffe  de  batelier'.  Voy.  s.  v.  kêvtêoi.  —  Lit. 
Icandù.s  'mordant'  (von  Grienl)erger  Lut.  110)  est  à  écarter,  cf. 
lit.  kqxti  'mordre'  s.  v.  att.  Kvuubujv. 

KÔvuZia  (Arstt.  Théophr.)  kvùZIcx  (Théocr.")  CTKÔvu^a  (Phérécr, » 
f .  'conyze  ou  herbe  aux  puces  ou  eneensier,  Erygeron  viscosum 
L.'  plante  aromatique;  un  gr.  comm.  *((T'KovuY-ia  est  possible; 


—     492     — 

on  en  rapproche  v.  norr.  hnykr  m.  (<  germ.  eomm.  *'/miM-) 
'mauvaise  odeur',  en  supposant  un  i.-e.  *{s)qmig-,  élargiss.  de 
*qmi-  p.  ex.  dans  Kvùuu.  Cf.  Tomasebek  BB.  9,  102.  Persson 
AVzerw.  177.  Torp  chez  Fick  III  ^  100.  Falk-ïorp  EW.  247 
s.  V.  f'nok.    Pour  la  filière  'gratter  >  odeur'  voy.  s.  v.  Kvîcyâ. 

KOTTOtÇ,  -dbOÇ  f.   Voy.  s.  v.  KOTTTUD. 

KÔTTiç,  -euuç  m.  'bavard,  menteur,  querelleur'  (Eur.  Héc.  133. 
Lycophr.  763.  1464);  Koirileiv  ipeùbeaBai  Hésych.  Parent  de 
KÔTTTuu,  cf.  briiuo-KÔTToç  m.  'démagogue'  -kottéîv  'capter  la  faveur 
populaire'  -KOTTrijua  n.  -KOTtiâ  f.  'brigue'.  —  Le  rapport  supposé 
par  Slitterlin  IF.  IV  99  avec  skr.  capald-h  'mobile,  vacillant, 
irréfléchi'  est  nié  par  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  88,  qui  ne  sépare  pas 
capalâ-h  de  câpa-h  'arc',  i.-e.  *qëp-'&e  courber', 

KOTTTTa  (Parménon  chez  Ath.  V  221a)  emprunt  phénicien,  cf. 
hébreu  qôp;  KOTriraTiàç,  -ou  (ïttttoç)  '(cheval)  marqué  d'un  9' 
sur  la  cuisse,  initiale  de  çôpivBoç  (Ar.  Nuées  23,  avec  un  jeu 
de  mots  sur  kôtttuu,  438). 

KÔrrpoç  m.  'fiente;  fumier;  saleté';  KOTrpuuv,  -uùvoç  m. 'cloaque'; 
KOTTpeîv  p  299  -iZ^eiv  (Théophr.)  -eûeiv  Hésych.  'fumer  (la  terre)': 
skr.  çâkrf  gén.  çaknâh  n.  'fumier',  lit.  szîMi  'cacare'  (Bartho- 
lomae  BB.  15,  41.  Kretschmer  Einl.  353.  Hirt  BB.  24,  230), 
i.-e.  *koqy-.  —  Gr.  KaKKdv  et  son  groupe  ne  sont  pas  des  parents 
immédiats. 

K 6 TT TU) 'frapper;  forger;  couper;  fig.  rebattre,  fatiguer' ;  kôttoç 
m. 'coup  (Esch.);  peine,  souffrance,  fatigue';  Konàln)  'être  fa- 
tigué; se  relâcher,  se  reposer';  KOTtiâv  'être  las';  kotth  f.  'inci- 
sion'; KOTTÎç,  -iboç  f.  'couteau'  ;  Korreùç,  -éujç  m.  'ciseau  de  sculp- 
teur'; KÔTTavov  'glaive;  pilon  de  mortier';  Korraç,  -àboç  (èXaiâ, 
auKfi)  '(olivier,  figuier)  taillé'  (Théophr.);  kôttiç,  -euuç  m.  (voy. 
s.  V.);  K6|U)Lia  n.  'morceau,  tranche'  :  lat.  capô  (>  gr.  Kàirujv  gl.) 
capus  'chapon'  capulare  gl.  'concîdere,  etc.'  (voy.  Walde- 127), 
alb.  kep  'tailler  la  pierre'  {^'^kap-,  i.-e.  *qopô.  G.  Meyer  Alb. 
St.  III 4),  y.h.a.heppa  'couteau  eu  forme  de  faucille',  v.  slav. 
kopati  'creuser'   kopyto  'sabot' ^)    kopije  'lance'    lit.  kapôtl 

1)  V.  h.  a.  huof  'sabot  (de  cheval)'  a  été  rapporté  à  ce  groupe, 
cf.  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  P  582;  il  est  plus  génér.  rapproché  de 
skr.  çaphd-h   zd  safa-   'sabot,  griffe',    cf.  p.  ex.  Uhlenbeclc  Ai.  Spr. 


—     493     — 

Ictt.  kapcit  'hacher  menu'  lit.  kapônè  lett.  Ixcipans  'couperet', 
puis  avec  .s-  initial  gr.  aKÔTreXoç  m.  'rocher  *taillé  à  pic, 
écueil'  (Solmsen  Beitr.  1 210sq.,  cf.  B  394sqq.  \x  73sqq.),.v.slav. 
.slcopitl  'châtrer'  lit.  i<kàpfas  'couteau  recourbé'  etc.,  voy. 
s.  V.  aKÉTTapvov.  Curtius^  153.  167.  Persson  Wzervv.  58.  Zu- 
pitzaGutt.  114.  150(bibl.).  Hirt  BB.  24,  271. —  Solmsen  1.  cit. 
semble  trop  scrupuleux  quand  il  sépare  gr.  kôtttuu  alb.  Av-y;  des 
autres  dérivés  de  R.  sqcp  sqop-^  les  instruments  contondants 
primitifs  servaient  également  à  tailler,  à  racler,  à  creuser,  cf. 
Walde  1.  cit. 

KOpdWiov  (Diosc),  ion.  KOupdXiov  (aussi  Tliéophr.)  'corail,  XiGoç 
ôaXdcraioç  èpuGpôç  Hésych."  Lewy  Fremdw.  18  sq.  croit  à  un 
emprunt  sém.,  cf.  hébr.^ôr^Z 'petite  pierre'  arab.^rtra/ 'caillou'. 
Il  y  eut  influence  de  ion.  Koûpoç  dor.  Kuùpoç  'garçon',  cf.  kuu- 
paXXeîç'  01  àvaXéYOVTeç  tô  KoupdXiov  Trepi  ZiKeXiav  llésyeh.  en 
face  de  (dor.)  KuupdXiov  -rraibdpiov,  KÔpiov  H. 

KÔpaS,  -aKOç  m.  (i.-e.  *-w-A'-,  cf.  lat.  corn-îx.  Brugmann  Grdr.  II-, 
1,  494  sq.)  'corbeau'  (v  408.  Pind.  Esch.);  dim,  KopaKÎvoç  m. 
(Ar.  Cav.  1053)  KopaKÎaKoç  gloss.  ;  KOpdKiov  'bec  de  corbin', 
plante  (Arstt.)  ;  att.  aKopaKÎZiuj  'envoyer  aux  corbeaux'  (formé 
sur  ic,  KopaKaç  [àîràYeiv,  eppeiv,  pdXXeiv];  étym.  erronée  che/ 
Fay  Class.  Ecv.  20, 253);  —  Kopuu  vn  f.  'corneille'  (Hsd.  Archil. 
Arstt.);  dim.  Kopuuvibeùç,  -éuuç  m.  (Gratin.);  KopuuviZiuj  'quêter 
pour  la  corneille';  -ktttiç  m. 'bateleur'  (voy.  p.  ex.  Liddell-Scott 
s.vv.  ^).  Dérivés,  comme  les  autres  noms  ci-dessous  du  corbeau, 
d'un  élément  onomatopéique  *A-o>'- 'croasser',  qui  montre  tantôt 
fc-, tantôt  q-  ;  cf.  lat.  cornix  -îcis  'corneille'  corro.s- 'corbeau'  ombr. 
cut-naco  'cornicem',  v.h.a.  hnioh  ags,.hréc  v.  norr.  hrâkr  'cor- 
neille' a.gs.hrœf'n  v.h.a.  Iirahan  norr.  prim.  Hrabna^'  v.  norr. 
lirafn  v.  h.  a.  hram  'corbeau'  (le  rapport  immédiat  de  ces  der- 


s.  v.  Torp  chez  Fick  IIP  00.  Falk-Torp  EW.  422.  V.  li.  a.  hamal  'mu- 
tihis'  (Solmsen  Beitr.  I  210)  est  vrais,  apparenté  à  tehèq.  koinobj 
'énioussé,  écourté'  cité  s.  v.  Kefuctc;  sub   fin. 

1)  On  a  joint  à  ce  groupe  KÔpacpos"  iroiôç  ôpviç  Hésych.  (p. ex. 
Brugmann  Grdr.  II^,  1,  386),  que  d'autre  part  Schuize  KZ.  29,  261 
a  rapproché  de  \\i.  i.v)rhlis  'moineau';  l'ignorance  où  nous  sommes  du 
sens  du  mot  grec  ne  permet  pas  de  conclure;  cf.  Hirt  n\  XNII  3'.>1. 


-     494     — 

niers  mots  avec  lat.  crepO  'craquer'  skr.  krpatè  'se  lamenter' 
n'est  pas  sûr,  cf.  Walde  ^  s.  v.  et  bibl.),  lit.  szârka  v.  pruss.  sarke 
russ.  .soroka  v.  slav.  svraka  serb.  svràka'p'ié'  ^)  ;  l'élargiss.  par  -u- 
dc  lat.  corvos  est  aussi  dans  skr.  kâravah  (gramm.)  'corneille' 
m.  irl.O'M  {*k)'ouo-f>)  'corbeau'  v.uorr.  liraukr  'cormoran'  ("?  avis 
un  peu  différent  chez  Falk-Torp  EW.  866  s.v.  raage  II.)  v.slav. 
ki'ukû  'corbeau'  lit.kraukJps;  'corneille'  (Walde^  s.v.);  base 
korô,  cf.  Hirt  Abl.  §  203,  et  voy.  s.  vv.  Kpuûluj  KpàZiu)  Kpaufri 
KpiTiî.  Curtius^  153.  Fick  P393.  IIMOO.  III^  105.  Zupitza 
Gutt.  123  sq.  (grand  choix  de  congénères).  Etc. 

KÔpbaE,  -ûKOç  m.  (Aristoph.  Théophr.;  noter  l'-â-  non  att.) 'cor- 
dax',  danse  animée  et  lascive,  voy.  Saglio  IV,  2,  1043;  cf.  Kop- 
buXri  •  Kopuvr).  pÔTtaXov  Hésych.  xpàbr)  f.  'la  ramille  branlante  au 
bout  de  la  branche'  Kpabaîvuu  et  hom.  ptc.  prés.  Kpabdiuv  'ba- 
lancer, brandir,  secouer'  KpabaXôç 'branlant' Eust.,  skr.  kânlati 
{*qfd-)  'danser,  sauter',  lat,  cardô  -inls  {*qfd-en-)  '*pivot  > 
gond',m.irl.  ceird  (*kerdi-)  'marche'  v.irl.  fo-cherdaim'je  lance' 
gall.  cerddaf  'je  marche',  v.  norr.  lu-ata  'chanceler,  vaciller' 
ags.  hratian  (hrap/an,  hradîan)  's'élancer,  se  hâter'  (cf.  v.h.  a. 
hardiUa  'hochequeue'  selon  Lehmann  KZ.  42,  87),  lit.  (Zu- 
pitza  Gutt.  123)  pakîrsti  's'éveiller  en  sursaut',  i.-e.  *s'qerad' 
'se  mouvoir  eu  tournant,  balancer';  voy.  s.  vv.  CTKaipuj  (yKipTclv 
'bondir'.  Curtius^  154.  Persson  Wzerw.  32.  86  sq.  166 sq.  Fick 
P25.  IPSO.  IIP  101.455.  Falk-Torp  EW.  869.  Walde-^  130sq. 

KOpbûXri  f.  'lûXri,  bosse,  gonflement'  est  peut-être  identique  à 
KopbùXr)'  Kopùw).  pÔTTaXov  Hésych.,  qui  est  rattaché  à  hom.  ptc. 
prés.  Kpabàuuv,  voy.  s.v,  KÔpbaH;  cf.  Kopbu[Xo]PaXXiJÙb€ç  (Trébov. 
Luc.)  '(sol)  aplani  à  coups  de  hie'.  —  KopbuXri  f.  sorte  de 
coiffure,  'Kpou^ùXoç',  cypr.  d'après  scol.  Ar.  Nuées  10  (et  sur 
quoi  Ar.  1.  cit.  forme  comiquement  èYKeKOpbuXimévoç  'enroulé') 
et  rapproché  de  KÔpuç  Kopucpti  KÔpujupoç  par  Hoffmann  Gr.  D. 
I  152,  est  il  identique  au  préc? 


1)  Ceux-ci  conservant,  selon  Hirt  IF.  XVII  390  sq.,  la  trace  d'une 
initiale  i.-e.  Â-m-,  attestée  aussi,  selon  G,  Meyer  Alb,  Spr.  390.  Alb, 
St.  III 15,  Pedersen  KZ.  36,  337  sq.,  par  alb,  sors  'corneille' <*Â'«â?'A:â; 
autre  avis  chez  Torbiôrnsson  LM.  I  30  n.,  Vondràk  Vergl.  slav.  Gr. 
I  309  (influence  de  v.  slav.  svruiati  'émettre  un  son'). 


—     495     — 

KOpbûXri  f.  espèce  de  tlion  (Stral).),  cf.  aKopbùXr)  f.  'jeune  thon' 
(Arstt.).  Y  a-t-il  queU[ue  rapport  avec  les  préc.?  Cf.  aussi 
KopûbuXiç  Nouménios  chez  Ath.  VII  304  e. 

KopbûXoç  m.  Mézard  d'eau,  Triton  palustris'  (Arstt.).  Etym. 
obscure;  y  a-t-il  un  rapport  qlcq  entre  ce  mot  et  l'un  des  sens 
de  KopbùXri"? 

prés,  tardif  KopévvLi|ui  'j,  fut.  -écTuu  hom.  -éo),  aor.  iKÔpea{0)a, 
pf.  pass.  KeKopeaiuai,  ptc.  pf.  act.  avec  sens  pass.  ion.  K6Kopriuuç 
'rassasier';  tardif  poét.  KopëcJKUj  ni/sens;  KÔpoç  m.  ^satiété;  suffi- 
sance, dédain,  insolence';  irpoaKopriç,  -oûç  'qui  rassasie';  att. 
AÎYi-Kopeîç  ni.  pi. '*chevriers'  :  Vit.  szérfi  'nourrir  (le  bétail)' pà- 
szaras  'nourriture,  pâture'  szeT-rneiDi  et  szermenys  pi.  'repas 
d'enterrement',  osq.  caria  'pain'  karanter  'vescuntur',  peut- 
être  V.  h.  a.  hlrsi  hirso  'millet'  (<  germ.  corara.  *yjr-s-ia-  et 
'^yji-s-ian-  '*servant  à  la  nourriture'),  bibl.  chez  Osthoff  Et. 
Par.  1 26  sqq.;  il  faut  prob.  y  joindre  lat.  Ceirs  -ëris  'déesse  de 
la  culture  du  blé'  osq.  Kerri  'Cereri'  <  ital.  connu.  *kere.s- 
(Biigge  KZ.  22, 423  sq.),  bien  qu'Osthoff  1.  cit.  préfère  l'étym. 
antique  «Ceres  a  creando»,  i.-e.  *kei--  'croître';  il  y  a  du  reste 
prob.  identité  entre  *ker-  'croître'  et  *ker-  'rassasier,  nourrir, 
faire  croître',  cf.  i.-e.  *«7-  'croître;  faire  croître,  nourrir'  (gr. 
àXbaivuu  etc.  p.  41),  cf.  Osthoff  op.  cit.  58 sqq. 

hom.  att.Kopéuu  -lî)  'balayer,  nettoyer';  Kopoç  m.  'balai,  KcxXXuvTpov 
Hésych.';  ion.  Z^a-KÔpoç  (voy.  s.v.  p.  306)  att.  veuj-KÔpoç  m. 'gar- 
dien d'un  temple',  hom.  crriKOKopoç  p  224  'garçon  d'étable'. 
Hirt  IF.  XVII  391  croit  à  une  initiale  i.-e.  *Â*m-  et  en  rapproche 
lit.  szvarùs-  'propre,  pur'  szvàrinfl  'nettoyer'.  —  Les  rapports 
supposés  par  Prellwitz^  237  sont  faux,  et,  au  surplus,  inconci- 
liables entre  eux  ;  pour  v.  norr.  harka  'amasser  en  grattant'  harke 
'balai'  ail.  mod.  luirke  'râteau',  voy.  Falk-Torp  EW.  381  ;  —  lit. 
szàrmas  'lessive  de  cendres'  X^ii.sâi'ms  'lessive' srîr»/ 'scories, 
impuretés    qui  se  détachent'  v.  pruss.  sinnes  (pour  *sinnis) 

1)  Innovation  d'après  à|Ltqpi-évvû|Lii  provoquée  par  le  rapport 
ri|i(p(-eaa  -eo|aai  :  ^KÔpeoa  KeKÔpeoiaai.  Brugmann  KZ.  27,  .^89  sqq.  Grdr. 
III  1012.  Gr.Gr.3  291.  —  Tour  'AEiÔKepaoç  -a  voy.  0.-;thoff  Et.  Par. 
I  32,  mais  le  mot  peut  être  étranger  (tliracopiirvg.'?)  et  avoir  été 
modifié  par  étym.  pop. 


—     496     - 

'lessive'  ne  sont  pas  clairs  (  :  lit.  szirmas  'gris'?  Leskien  Abl. 
348  avec  doute);  sur  lett.sârni  voy.  aussi  Gutmann  BB.  29, 
161;  —  v.h.SL.horo  m. h. a.  hvrwe'fieute' m.h. a.  hurmen 'îumev 
(la  terre)'  :  russ.  som  'fumier'  slav.  comm.*.sera  strati  'cacare', 
zd  sa'nja-  n/fumier'(SolmsenW.f.kl.Ph.  1906,  col.  871.  Beitr. 
I  161  n.2). 

att.  KÔpri  f.  'jeune  fille;  poupée  de  cire,  de  plâtre  (cf.  Kopo-TTXd6o^ 
m. 'coroplaste')  ;  pupille  de  l'œil'.   Voy.  s.v.  Kopoç  IV. 

K6p9iç'  (Tujpôç  Hésycli.    Voy.  s.v.  xôpToç. 

KopGuç,  -uoç  f. 'meule  de  blé'  (Théocr.  X46);  KopGûvuu  'amon- 
celer (Hsd.);  boni.  Kop9ùo)Liai  an.  eip.  I  7 's'élever'.  Selon  Ost- 
hoff  Et.  Par.  I  8  sqq.  dérivé  de  R.  ker  'croître'  dans  a,vm.  ser 
'postérité'  etc.,  voy.  s.  v.  KÔpoç  IV.;  cf.  spéc.  zd  sar^ôa-  v.  pers. 
êard-  'espèce'  skr.  çârdhah  m.  et  n.  'troupeau,  troupe'  (i.-e. 
*kerdho-s  ^kerdlios),  got.  hairda  (i.e.  *kerdha)  v.  b.  a.  herta 
'troupeau;  —  *série,  changement',  irl. crot? 'troupeau  >  ricbesse' 
gall.  cordd  'tribu,  clan,  famille'  (i.-e.  *kordJw-.  Stokes  BB. 
25,  254).  Sur  des  groupements  divergents  voy.  Osthoff  op.  cit.  I 
36  sq.  V.  slav.  créda  i^cerda)  'ècpriiaepia  ;  troupeau'  v.  pruss. 
kêrdan  ace. 'temps  <  *série'  lit.kefdzus  'berger'  (<C*kerda 
'troupeau')  sont  des  emprunts  anciens  au  germ.  (Hirt  PBrB. 
23,  332.  BB.  24,  233)  ou  mieux  des  emprunts  d'une  partie  des 
langues  de  satdm  à  un  dial.  de  centum  (Brugmann  Grdr.  P  547)  ; 
cf.  Walde^  s.v.  creô.  Berneker  EW.  144;  —  Torp  chez  Fick 
III^  78  admet  pour  les  mots  germ.  et  letto-slav.  une  initiale  g- 
et  les  sépare  de  skr.  çârdhah  gr.  KÔpGuç;  Falk-Torp  EW.  412 
s.Y.  hjord  ne  tranchent  pas  le  débat;   cf.  aussi  Feist  EW.  s.v. 

KÔpiç,  -loç  et  (f.)  -iboç,  att. -euuç  m. 'punaise,  Cimex  leetularius'. 
Etym.  indiquée  s.v.  ion.  Kdp  sub  fin.;  voy.  aussi  Lidén  Arm. 
St.  82  sq.  De  là  Kopiavvov  Kopiavbpov  KoXiavbpov  (par  dissim. 
du  préc.)  et  Kopiov  'coriandre,  Coriandrum  sativum  L.',  cf.  les 
noms  vulgaires  fr.  punaise  mâle,  mâle  de  la  punaise,  donnés 
à  la  plante  à  cause  de  son  odeur  forte,  nauséeuse. 

KopKopuYi'l  f. 'bruit  sourd  des  intestins  vides;  tout  bruit  sourd, 
tumulte  d'un  combat'  (Esch.  Aristoph.  Hésych.);  KopKopuT- 
|Li6ç  m.  m/sens  (Luc.  Suid.)  ;  biaKopKopuYeîv  'faire  crépiter  (niv 
Yaaxëpa.  Ar.  Nuées  387)'.   Onomatopées,  comme  popPopuT-i'i 


—     497     — 

-)u6ç  -ùZuu.  —  Lut.  rorcus  ni.  '■ifi:argouillenients'  ''Prelhvitz-  238) 
n'est  f|u'un  abrègement  tardif  du  mot  grec. 
Kop|u6ç  m.  'tronc  d'arbre'  dépouillé  de  ses  branches.    Voy.  s.  v. 
Keipuj. 

I.  Kopoç  m.  'satiété?'.    Voy.  s.  v.  KopëvvO)ai. 

II.  KÔpoç  m.  'balai'.    Voy.  s.  v.  Kopeiw  -uj. 

III.  KÔpoç  m.  'mesure  de  six  médimnes  attiques'  (Jos.),  emprunt 
sém.,  cf.  hébr.  lor  'vase  rond'.    Lewy  Fremdw.  116  (bibl.). 

IV.  att.  KOpoç  m.  'enfant,  adolescent',  plus  tard  aussi  'pousse, 
rejeton,  scion',  hom.  ion.  Koûpoç  dor.  Kujpoç,  att.  KÔpn  'jeune 
fille'  'voy.  s.  v.),  hom.  ion.  Koûpri  thess.  lesb.  KÔpâ  dor.  KuOpâ 
arc.  (Buek  Gr.  D.  p.  174)  KopFa  dat.  sg.  GDI.  373  <  *Kop-Fo-ç 
Kop-Fû,  cf.  KÔpiip*  veavi(TKOç  Hésych.,  i.-e.  *Â:e>'- 'croître'  dans 
poét.  KcXujp  'fils'  <  *Kép-ujp  (voy.  s.  v.  p.  433),  puis  arni.  ser 
'lignée,  descendance,  postérité,  race'  serem  'j'engendre"  .serim 
'je  suis  procréé,  je  descends  de,  je  crois'  sei-  'race,  descen- 
dance' serm  sermn  'semence',  lat.  creô  {*crèiô,  dénom.  d'un 
*crê|V? 'croissance') 'créer'  crê.vco 'croître'  Ccnis  manus  'creator 
bonus'  (Osthoff  Et.  Par.  I  36sciq.,  bibl.  Walde-  200),  et  les 
mots  groupés  s.  v.  KÔpGuç;  cf.  encore  hom.  Koùprixeç  T  193.  248 
'jeunes  hommes'. 

ion.  KÔpari  att.  Koppr)  dor.  (Théocr.)  Koppà  f. 'tempe,  tête'  <i.-e. 
^kî-sa  :  skr.  c'trsd-m  'tète'  <  \.-e.*kf:st)-7n  (F.  de  Saussure  Mém. 
263.  Mahlow  AEG  70.  Brugmann  Grdr.  I^^  474.  671.  744. 
Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  I  32),  cf.  Kctpâvov  Ç^krr-as-no-m),  puis 
v.noYV.  Iiiarse  'sommet  de  la  tcte' (<  germ.  comm.  *yérsan-) 
uéevl.  herse it  'cerveau'  v.h.a.  hirni  'cerveau'  {^-/irznià-)  lat.  ce- 
rebrum,  etc.  cités  s.v.  Kepaç.  —  hdit.i-rînu  {^cris-ni-s)  'cheveu' 
crista  'crête'  (J.  Schmidt  Plur.  374)  sont,  en  tant  que  '*se  se- 
couant, oscillant,  flottant',  selon  Walde-  202  (bibl.)  jtarents  de 
got.  af-  uft-lirisjan  'secouer  loin  de'  v.  norr.  hr/sfa  'secouer' 
skr. krîdati  {*kriz-(l-)  'jouer,  danser''). 


1";  V.  11.  a.  Itursfi  "cristns'  v.  slav.  sriîsft  'cheveu'  russ.  serstî 
'laine'  v.  slav.  si'r/chukû  'rude'  rr/srasati  'faire  se  dresser  les  che- 
veux' lit.  szurkszfus  'rude'  etc.,  cjue  J.  Schmidt  1.  cit.  rapproclie  de 
KÔpon  (qu'il  sépare  du  fiTOupe  ç'irsàm  cerehrum  etc.)  se  ramènent 
à  une  K.  kers   'être   rude,    hérissé';    en   dernière  analyse  et  en  ad- 

32 


—    498    — 

KopcTÔv  Kop^ov  Hésycli.:  KopaoOv  Keipeiv  H.  Voy.  s.  v.  att. 
Koupd. 

KÔpuboç  (Kopubôç)  m.  (Plat.),  f.  (Aristopb.)  "alouette  huppée, 
Alauda  cristata';  cf.  surtout  le  th.  germ.  comm.'^ yertitia)-  dans 
V.  non-,  hiorfr  ags.heorot  \.s,a,\.Mrot  y.h.a.hiruz  'cerf  (p.  ex. 
Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  30  sq.);  cf.,  sans  le  suff.  -c?-,  gr.Kepa[F]6ç 
'cornu'  =  Isit.cervos  (R.kerâ^u),  <j:<i\\.canc  (*îcruo-)  'cerf;  le 
sens  premier  est  'cornu'.  De  là  KopûbâXoç  -baXXoç  -)î  -iç  Kopù- 
baXiç  KopubuLiv  KÔpuBoç  Hésych.,  aussi  Kâpuboi*  KapubaXoî  H.; 
textes  et  légendes  chez  Thompson  Greek  birds  95sqq.  —  Skr. 
cûda-h  cildà  'toupet,  touffe  de  cheveux,  crête'  (Frohde  BB. 
3,  131.  5,  288.  Bloomfield  BB.  23,  114.  Wackernagel  Ai.  Gr. 
1 169),  qui  est  sans  étym.,  est  à  écarter. 

KÔpuZia  (*-ub-ia)  f.  'rhume*  (Hpc.)  :  v.  norr.  hriôta  ags.  hrïifan 
'ronfler'  ags.  Aro^  'fluide  épais,  écume'  v.h.a.  (^);'02 'morve', 
puis  \. woxY.hr y da  'crachoir'  '\û.lirodi  'salive'.  Fick  P  540. 
1*393.  III*  107.  Zupitza  Gutt.  208.  Hirt  Abl.  §§480.  518. 
Falk-Torp  EVV.  1033.  —  Le  rapport  du  groupe  avec  lat.  screa 
'crachat,  pituite'  exe  renient  utn  (Persson  Wzerw.  222  n.  3)  n'est 
pas  probable.  —  Pour  Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  31  KÔpu^a,  eu 
tant  que  'Trepi  KecpaXfiv  TtàGoç'  Hésych.,  est  parent  de  KÔpuboç 
et  de  KÔpuç,  cf.  Kpiiviiùv  Kapri^apOùv  H.,  Kapoû(J6ai  'se  sentir  la 
tête  lourde'  (cf.  s.  v. p.  414),  ce  qui  ne  convainc  pas. 

KopuiuPoç  m.,  pi.  -a  n.  'sommet;  pi.  âcpXacTiov,  barre  d'hourdi 
1  241;  touffe  de  cheveux;  grappe  de  fleurs,  spéc.  de  lierre'^)  : 
Kopuqpri.  —  Le  rapport  avec  skr.  cpjga-m  'corne'  (Frohde  BB. 
10,  300)  n'est  pas  immédiat;  voy.  s. v.  KpaYTiuv. 

hom.  etc.  Kopiivri  f.  'bâton  à  gros  bout,  massue;  houlette;  touffe 
de  fleurs  (cf.  KÔpu|upoç)';  cf.  le  préc. 

KopÛTTTUJ  'frapper  de  la  corne,  cosser'  (Théocr.);  KopuTiTiXoç 
m.  'bélier  qui  donne  des  coups  de  corne'  ;  KopuTTTÔXriç  •  Kepa- 
TKJxriç  Hésych.  :  KÔpuç  KÔpuinpoç  Kopucpi'i  (p.  ex.  Danielsson  Gr. 


mettant  le  sens  premier  de  'se  dresser',  ces  mots  peuvent  eux  aussi 
se  ranger  sous  i.-e.  *ke)--  qui  est  dans  Képaç  cerebrum  etc. 

1)  Cf.  KÔpu|uPoç'  ô  KOuXôç  ToO  àairapàYOu  Hésych.  Lat.  corr?7cf a 
cdrûda  'asperge  sauvage',  d'origine  obscure,  n'a  qu'un  rapport  ex 
térieur  et  fortuit  avec  le  mot  grec.  cf.  Walde^  s.  v. 


—     499     - 

u,  et.  St.  31)');  cf.  Kopu-ffeîv  KepaiiZleiv  Hésycli.  et  skr.  (Zu- 
pitza  KZ.  86,  60)  çnjgatjate  (:  çnjga-ni  'corne'j  'cosser'. 

KÔpuç,  -u6oç,  aec.  KÔpuGa  et  KÔpuv  f. 'casque'  <th.KOpu-  +  mor- 
plième  -(/h-;  cf.  (lac.)  KÔpup  frhotacisme  final)"  GpifKÔç  ('faîte, 
comble')  Ilésych.,  KÔpuBoç"  eîç  tiç  tûjv  TpoxîXuuv  (TeXxivuuv  conj. 
M.Schmidt),  KOpùBuuv  àXeKTpuubv  H.,  KOpuvôeOç*...  àXeKTpuûjv 
H.,  hom.  Kopu(7Tr|ç,  -où  m. 'guerrier  (casqué)'.  Voy.  s.  vv.  KÔpu- 
bo-ç  Kopu -cpri  etc.  De  là  aussi  KopûacTuj  (*K0pu6-ia))  seul.  prés, 
et  ipf.  act.,  ptc.  pf.  i)ass.  KeKopu6)névoç  P3  'armer  d'un  casque; 
armer;  dresser  en  forme  de  crête',  moy. 's'armer;  se  dresser; 
se  soulever  (flot  A  424  )'.  —  Le  rapport  avec  ags.  Viréodan, 
T^ic.  {(je)hf()di'n  'chargé,  rempli;  orné  de' (germ.  *;i;n<^/-),  skr. 
l'i-nôfi  'faire',  \.h.3i.hrnst  'équipement'  (Fick  BB.  1,  339.  Hirt 
Abi.  §§  484.  517.  Wood  Mod.  Phil.  5,  276  sq.)  n'est  pas  probant. 

hom.etc.KOpuqpiî  f.'sommct  (de  la  tête,  d'une  montagne,  d'un  angle, 
d'un  triangle,  d'un  cône,  etc.);  fig.  achèvement;  point  culmi- 
nant'' ;  KÔpuqpoç  •  KÔpuiaPoç  YuvaiK€Îoç  Hésych.  ;  Kopuqpaîoç  m. 'chef  ; 
Kopucpoûv  'achever',  -oûaBai  's'élever  (KÛ)aa  A  426)'.  KOpucpri 
KÔpuqpoç  <  th.  Kopu-  +  morphème  •hlià-  -hho--^  cf.  KÔpuiaPoç 
K6pu-9-  'casque'  Kopu-bo-ç  'alouette  iiuppée'  etc.  et  voy.  s.  v.  kê- 
pàôç  p.437sq.  —  Avis  divergents  chez  Bezzenberger-Fick  BB. 
6,  237  (  :  V.  slav.  grfibu  'dos',  mais  voy.  Bcrneker  EW.  368  sq.) 
et  Hirt  Abl.  §516. 

Kopuuvii  1. 'corneille'.  Voy.  s.v.  KopaH  p.493sq. 

Kopuuvéç  'recourbé  (tô  Kopuuvov  'le  coude' Hpc);  aux  cornes  re- 
courbées'; hom.  etc.  Kopûjvn  f.  'extrémité  recourbée  id'un  arc, 
d'un  marteau  de  porte,  etc.),  boucle,  crochet;  encorbellement; 
apophyse;  fig.  couronnement,  fin  {>  \&t.  corôna)';  hom.  etc. 
Kopuuviç,  -iboç  adj.  f.  'recourbé  à  l'extrémité  (vaûç)',  subst.  f. 
'ligne  recourbée;  fin';  cf.  Kuprôç  'courbé'  :  lat.  curvos  'couri)e' 
coluher  'couleuvre'  (dissim.  de  ^cont-hro-s  selon  Sommer  Gr. 
Lautst.  63.  Brugmann  Ordr.  11-,  1,  280.  Walde-  s.  v.,  v.  irl. 
(•o>- 'circuit"  (<  ceh.*ki(ro-s)  j^aW.cor-ict/nt  luoy.-hret.cor-ucnt 
'tourbillon'  (<  ce\i.*kur()-V(o>f<)-s  'vent  en  cercle'»  v.hl.cruind 
{<  ce\t.*kr-i(n(U-,  cf.  lat.  rot-uiidn-S'  gall.  cnm  hrct.  krenn 

1)  Lat.  coruscâre  'cosser'  est  piol).  un  emprunt  sirec  (*KopûEai?). 
cf.  Tluirneysen  GGA.  i;>07,  p.  80G. 


—     500     - 

'rond'(CiirtiusMr)8.  FicklPOo.  Henry  Bret.  77.81),  Si\b.7cei-iis- 
kui-ûs  'je  ploie'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  190);  i.-e.*qe)-e-  'ployer, 
tourner';  cf.  des  élargiss.  dans  lit.  kreîvas  'tourné,  oblique' 
et  bcp  d'autres  mots  cités  s.  v.  KÎpKoç  K.piKoç  'anneau'  p.  458, 
lit.^:>'e/^^/  'tourner  x.noir.hrei/i  'carpe,  m.'  cités  s.  v.  Kpanrvéç, 
gr.  K(xpTaX(\)oç  KpoTUJvri  KÛpTOç  'nasse',  voy.  p.  416sq.  Cf.  spéc. 
Persson  Wzerw.  30.  106.  165  sq.  — Arm.  kor  'courbé'  (HUbsch- 
mann  Arm.  Gr.  I  520.  Scbeftelowitz  BB.  28,  .304)  est  à  écarter; 
voy.  s.  V.  Tûpôç  p.  159.  —  Skr.  kfmih  lit.  kirmu  v.slav.  crûvï 
V.  irl.  cniim  'ver'  ont  i.-e.  ^qU-,  cf.  gall.^r^/"ver',  et  s'excluent. 
—  Le  parallélisme  *{s)qer-  :  *{s)qel-  (voy.  s.  v.  aKoXiôç)  se 
retrouve  dans  y.h.si.hring  'anneau'  :  \at.  clingo  gl.  'ceindre'; 
voy.  Walde  ^  s.  v. 

k6(Tkivov  'crible'  (Plat.  Aristoph.).  hït.késziu  kôszti  lett.  kdst 
'filtrer'  (Zupitza  Gutt.  103.  Hirt  BB.  24,  272)  supposent  i.-e.  -a- 
et  semblent  s'exclure.  —  Un  rapport  de  kô-cjki-vo-v  avec  R. 
sk{h)ëi  'séparer'  (Persson  Wzerw.  113.  176.  Prellwitz-  239. 
Iljinskij  Archiv  f.  slav.  Phil.  29,  165)  se  heurte  au  fait  que  le 
red.  présenterait  la  voy.  -o-  alors  que  la  R.  ne  contient  pas  d'  -u- 
(Walde-  177),  comme  au  fait  que  laR.  apparaît  en  gr.  avec-x- 
{oxil^)'  —  Lat.  côlô  are  'filtrer'  côlum  'tamis,  sas,  filtre,  nasse' 
est  très  prob.  à  écarter;  voy.  Walde ^  l.cit.  —  Ion.  KCCTKéov 
'étoupe'  (bibl.  s.  v.  p.  443  sq.)  n'est  point  parent. 

KoaKu\|LiâTia  pi.  n.  'rognures  de  cuir  >  fig.  vétilles,  niaiseries' 
(Ar.  Cav.  49)  <  *crK0-aKuX-  :  (JkûXXo)  'écorcher';  lat.  qui-squil-iae 
■arum  'déchet,  rebut,  scories'  n'est  pas  tant  un  parent  du  gr.  (Fick 
BB.3,164.  Curtius-'169.  NoreenAbriss231.  BrugmannGrdr.I- 
727.  835.  856)  qu'un  emprunt  gr.,  soit  KO-(TKuX[|LiàTia],  soit  une 
formation  congénère,  cf.  Walde  ^  637  (bibl.). 

hom.  etc.  KÔCTfioç  m.  'ordre  >  bon  ordre,  bienséance;  organisa- 
tion, ordre  établi  dans  un  état;  en  Crète,  magistrat  suprême;  ordre 
de  l'univers,  d'où  (d'abord  chez  les  Pythag.)  monde;  —  parure, 
ornement'  ;  Koajaeîv  'mettre  en  ordre,  arranger;  parer';  KÔaiariiua 
n.  -a\ç  f. 'parure';  K0cr|Lir|Tr|ç,  -où  m.  'ordonnateur';  KÔcriuioç  'bien 
réglé,  décent'.  KÔa^oç  <  *K6va|uo-ç  (Frohde  KZ.  23,  311.  Zu- 
])itza  Gutt.  109),  i.-e.  *kens-  'annoncer  avec  autorité,  dire  de 
façon  solennelle',  cf.  lat.  censeô  'apprécier,  juger'  =  skr.  çqsà- 


-     501     — 

yati  'aunoncer'  çâsafi  'léeiter,  crlrhrer,  recommander'  zd  sah> 
haHi  v.pers.  i)atiy  'pronuntiare',  ail).  î)<ni/  'je  dis'  (<*i)0s7ni, 
i.e.  *kènfimi.  G.  Meycr  Alb.  Spr.  91),  v.  slav.  sqfu  'iuquit'  (Brug- 
maiin  IF.  I  177),  le  sens  fondamental  de  *Jxens-  rtant  selon 
lirugmann  Distr.  19  'annoncer  d'après  un  ordre  et  une  mesure 
déterminés,  par  voie  d'autorité',  d'où  aussi  \.-e.*-Jc7is  dans  skr. 
dviçdh  'deux  par  deux'  zd  navasô  'neuf  fois'  gr.  àvbpaKctç  'vi- 
ritim',  voy  s.v.-Kaç  p.  418.  —  Got.  y.h.n.  hansa  ags.hôs  'foule' 
(Zupitza  1.  cit.  Brugmann  1  cit.),  v.  pruss.  l'dnxfin  'discipline' 
(Zupitza  1.  cit.)  sont  à  écarter,  hansa  étant  prob.  (Bugge  PBrB. 
12,  418  sqq.)  issu  d'un  *kom-sOd-  (cf.  lat.ro/y/,  sedeo)  'assemblée' 
et  kanxfin  ayant  une  autre  gutt.  que  *k('ns-  et  un  sens 
divergent.  —  Arm.  çasmim  'je  suis  en  colère'  (Scbeftelowitz 
BB.  28,  288)  n'est  point  parent.  —  Le  rapport  avec  ptc.  KeKab- 
ILiévoç  Kdb)uoç  Kab|uîXoç  est  décevant.  —  \^?i\..coiins  v.  lat.  cosm'is 
'affable,  courtois'  {-.'^kv.snidyati'  gr.  |ueib(i)âv  'sourire')  est  à 
écarter  '). 

KÔacJucpoç,  att.  KÔTTuqpoç  m.  'merle,  Tnrdns  merula  L.'  (textes 
cbez  Tbompson  Greck  birds  101  sq.);  -cpoç  est  sulï\  formatif 
de  noms  d'animaux,  cf.  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  389  s(i.,  Sturte- 
vant  Cl.  Pbil.  VI  199  sqq.;  l'élément  initial  est  obscur;  Prell- 
witz  BB.  22,  lOô.  Wb.- 240  croit  à  une  onomatopée,  et  rappelle 
skr.  kukkuhlia-h  'faisan',  qui  est  moy.-skr.  ^Hurkubha  h,  cf. 
kurkutah  'coq',  selon  Ublenbeck  Ai.  Spr.  55;  il  n'y  a  du  reste 
aucune  analogie  entre  le  cri  de  ces  oiseaux. 

hellénist.  K0(j(a)iJ)apji  f.  KÔauiapoç  m. 'frange;  vêtement  j)oilu 
des  bergers'.    Etym.  dbscure;  le  rapport  avec  un  *KÔa(ya  = 


1)  [Brugmann  tire  auj.  (IF.  XXVIII  358  sqq.)  K6a,uo;  d'un 
*KOp[iT]-ano.ç  :  skr.  kalp-  'ordonner*  klptd-h  'mis  en  ordre'  kdlpa-h 
'ordonnance,  usage,  règ-le'  zd  hu-kar^pfa-  'bien  formé'  skr.  kip-  'con- 
formation, forme,  beauté'  zd  kar^p-  "conformation,  corps'  hu-kar^p- 
'bien  conformé',  lat.  corpus  'corps',  v.  h.  a.  {h)ref  "corps,  matrice' 
ags.  hrif  'matrice',  m.  irl.  cri  'corps'  {*q'~' rpes-?)  etc.  (voy.  Walde- 
H.  V.  corpus),  i.-e.  *qVerp-,  élargiss.  de  *qUer-  (skr.  kar-  'faire',  lit. 
kuriù  'je  bâtis'  etc.),  avec  délabialisation  de  (/'-'-  par  le  -p-  sub- 
séquent, cf.  Koii^fôç  kôXttoç  àpTo-KÔTTOs  KapTTÔ;  'poig-net'.  Lat.  cômis 
V.  lat.  cosmis  serait   né   de  *corps7)iis   ou  serait  un  emprunt  ancien 

gr.    KÔOILIIOÇ.] 


—     502     — 

KÔTTtt  'tête',  lequel  aurait  aussi  pour  parent  le  tardif  Koaaoç  m. 
'soufflet,  gifle'  (Prellwitz^  239)  n'est  pas  évident. 

KOTivoç  m.  'olivier  sauvage'  (Aristoph.  Théophr.).  Etym.  in- 
connue ;  cf.  8chrader  RL.  590. 

att.  k6  T  T  a  p  G  ç ,  ion.  KÔcrcraPoç  m.  'cottabe',  jeu  d'origine  sicilienne, 
consistant  à  lancer  le  résidu  de  la  coupe  de  manière  à  attein- 
dre un  but,  lui-même  KÔTTa^oç  ou  KOTiaPeîov,  qui  prini.  fut  un 
bassin;  cf.  Saglio  III,  1,  866  sqq.  (bibl.).  Prob.  *K6TFapoç  :  k6- 
TÙXri  et  KOTTiç. 

liom.  poét.  KÔTOç  m. 'ressentiment,  haine';  hom.  poét.  kot6îv  (aor. 
moy.  boni.  KOTéaaaxo)  KOTaiveiv  'être  irrité,  garder  rancune'; 
KOTrieiç  E  191  'vindicatif;  TtaXÎTKOTOç  'qui  a  des  retours  de 
haine;  fig.  qui  se  réveille,  s'aigrit,  s'exacerbe'  (Hpc).  On 
en  a  rapproché  v.  irl.  cath  gaul.  catu-  (en  des  noms  propres) 
'lutte',  skr.  çatdijati{?)  'abattre'  çatrû-h  m.  'ennemi',  v.  norr. 
hoâ?'  nom  d'un  dieu  ags.  heapo-  v.  h.  a.  hadti-'gnen-e''  (en  com- 
pos.;  cf.  ail.  Hedwig).  Fick  P  45.  425.  IP  67.  IIP  69.  Zu- 
pitza  Gutt.  184.  Hirt  BB.  24,  232.  Brugmann  Grdr.  irM,384. 
—  Lat.  cafus  'd'esprit  aiguisé'  (Fick  P  45)  et  son  groupe  sont 
à  écarter;  voy.  s.  v.  kujvoç. 

KOTTÎç,  -iboç  f.  (dor.  selon  Poil.  II 29.  Phot.)  'tête,  KeqpaXii;  — 
cervelet,  TrapeTKecpaXiç  (Hpc.  Gai,)';  aussi  KÔria  ou  kôttit  f., 
dim.  KOTTapiov  Hésych.  (KOiTàpia*  xà  ctKpa  xfiç  kêyxpou),  cf. 
TrpoKoxxa  Poil.  Phot.  Hésych.  'mode  de  porter  les  cheveux 
courts  sur  la  nuque,  longs  sur  le  front',  TrpoKoxxiç'  fi  xaiin  H., 
KÔxxoç  m.  poisson  de  rivière,  prob.  'le  chabot,  Cottus  gobio', 
KôxxaXoç  KoxxdXn  Koxxiç  noms  propres  (Hrnd.,  cf.  Meister  Die 
Mim.  des  H.  697).  KOxxiç  <  *K0xFiç  :  KOxûXr)  selon  Scheftelo- 
witz  BB.  28,  146;  voy.  s.  v.  att.  KôxxaXoç.  —  Autre  avis,  non 
convaincant,  chez  Mucke  De  conson.  in  lingua  gr.  geminatione 

II  39  (kOXX-  <  *K07TX-). 

KOxûXri  f.  (aussi  kôxuXoç  m.)  'creux,  cavité;  tasse,  écuelle:  me- 
sure d' ^2  ^taxnç  pour  les  liquides;  cotylecoxofémoralVi'.  Cur- 
tius^  154  en  a  rapproché  skr.  catvâla-h  {grsimm.)  câtvâla-h  -m 
'cavité';  doute  de  Hirt  BB.  24,  249;  on  y  a  joint  lat.  catlnus 

1)  Cf.  lat.  acëtâbulmn,  gr.  aKaqpîov  Poil.  II  183,    skr.  kapàlam 
m/sens. 


—     503     — 

'bassin'  (>  got.  Icaiils:  v.  sax.  ketil  etc.  >  v.  slav.  l^otilù  lit. 
kàtilas  V.  pruss.  (Y/^/Vi-  'chaudron')  =  ags.  heden  'batterie  de 
cuisine'  <  i.-e.  *qdtinos,  puis  m.  h.  a.  schedel  "crâne'  {*sqdteIo-) 
V.  h.  a.  scûla  V'cale,  etc.'  (*fi(jeflâ;  cf.  |)our  le  sens  lat.  testa  > 
fr.  tête,  etc.);  -o  du  gr.  fait  difficulté;  Walde-  s.  v.  (bibl.)  po- 
stule un  gr,  cornni.  *KaTuXâ,  ce  qui  rendrait  impossible  le  rap- 
port au  moins  aussi  vrais,  avec  kottiç  <  ^kotFîç  'tête',  voy. 
s.  V.  De  là  KOTuXr|bâ)V,  -ôvoç  f.  'cavité',  kotuXîZ^uj  'vendre  par 
cotyles,  c.à  d.  en  détail',  kotùXuuv,  -uuvoç  ni.  'ivrogne'. 

att.  Koupd,  ion.  Koupiî  f.  'action  de  couper  ou  de  raser;  boucle  de 
cheveux  coupée';  att.  Koupeùç,  -éuuç  m.  'I)arl)ier';  att.  Koupeîov 
'échoppe  de  barbier';  att.  Koupiç,  -iboç  f.  'rasoir';  att.  Koupiûv 
'avoir  la  barbe  ou  les  cheveux  trop  longs';  att.  Koûp.iiaoç 'tondu  ; 
(pli  sert  à  tondre';  Koupiaç,  -ou  'tondu'  (Luc).  Koup-  <  *Kuup- 
*Kopcr-  (Koupd  <  *Kopaiayj,  cf.  Kopcrôv  Kopiuôv  Ilésych.  ^),  Kop- 
ffoûv"  Keipeiv  H.,  KopaoïTÔç  'tondu'  (Lycophr.),  KopauuTeùç 'bar- 
bier' (Ath.  XII  520e),  KopcjuuTrip  'KOupeOç'  Poil.  EM.,  Kopaujin- 
piov  'échoppe  de  barbier'  (Ath.  1.  cit.),  KÔpcriiç  'rasé,  tondu' 
iChrysippe  chez  Ath.  XllI  oljôai,  R.  Kepcri.-e.  ^Vy^';*^-,  élargiss. 
de  *qer-  (voy.  s.  v.  Keipuj),  cf.  à-K€p(JeKÔpiiç  Y  ^59  'dKapioç  xàç 
KÔMttç'.  Wackernagel  KZ.  2;',  1 28  sq.  Solnisen  KZ.  29,  354. 
Frohde  Bli.  20,  218  sq.  G.  iMeyer»  i:35.  Ehrlich  KZ.  39,557-). 

att.  KoOpeiov  épigr.  Koupeov  (iMeisterhans-Schwyzer^  43)  'vic- 
time' immolée  le  3*^  jour  des  Apaturies  ou  KoupeuÙTiç;  cf.  aipa- 
Koupiai  'sacrifices  sanglants'  (Pind.  01. 1  93),  att.  épigr.  Koupov 
'lignum  sectunT  Ditt.  Syll.-  568,  6.  Je  ne  crois  guère  à  un  th. 
*KOcrpo  :Keiiu  KeâZiiu  (voy.  s.  vv.),  supposé  par  Ehrlich  KZ.  39, 
557  n.  1  et  ne  puis  séparer  KOÛpeiov  de  R.  Kepcr  i.-c.  ^qcrs-, 
élargiss.  de  *qer-  dans  Keipuu;  voy.  l'art,  prcc. 

hom.  poét.  Koupibioç  'nouvellement  marié,  marié  jiour  la  pre- 
mière fois,  uni  par  mariage,  légitime  (Tiôaiç,  dXoxoç,  ukoitiç, 
fuvri);  conjugal:  nuptial',  cf.  KoupiLiuv  (x  l'^5)-  àKuâ2[ujv,  ved- 


1)  Gr.  Kopaôç  =  irl.  cori'  'nain'  dans  corr-aball  'poiiiinier  nain' 
selon  Stokes  KZ.  38,  462. 

2)  Sur  le  double  traitement  de  gr.  coniin.  -pa-  et  la  distinction 
Çi\\\rç, -rs- %t -rsl- -rsu-  voy.  Brui^mann  Gr.Gr.^  119  sij.  12()  et  la  vaste 
bibliographie. 


—     504     - 

Ziuuv,  véoç  uTTdpxuuv  Hésycli.,  KOupiZiôinevoç  •  u)LievaiOLi)Lievoç  H., 
dor.  KUjpi(j)aoi  lueXiqppoveç  Kaibel  Epigr.  gr.  1028,  41  :  KoOpoç 
Koûpri,  voy.  Zubaty  Listy  filologické  31  (1904),  405-19  et  s.v. 
att.  KÔpoç  IV. 

KOupiE  adv.  'par  les  cheveux'  (èpuaav  hé  |uiv  eïau)  k.  x  188,  k. 
ë\Ke(79ai  Ap.  Rh.  IV  18).  A  été  rattaché  à  KÔpan  f.  'tempe'  (cf. 
KÔpcTai  'xpixeç'  Esch.)  par  Wackernagel  KZ.  29,  128  (qui  ap- 
parentait à  tort  KÔpcTri  et  Koupeûç  "barbier').  —  Selon  Ehrlich 
KZ.  39,  557  sq.  KOupîE  <  *KOup(  (loc.  de  *KOÙp  <  *K6pç  'tête', 
voy.  s.v.  Kâpîç  p.  413)  +  -E.  —  Le  rapport  ord.  admis  avec 
Koupd,  l'adv.  KOupiE  signifiant  ^*en  saisissant  le  chignon  comme 
pour  le  tondre,  ail.  wie  heiiu  Scheren',  est  prob.  plus  simple  et 
plus  vrai. 

ion.  Koûpoç  KOÙp]-|.  Voy.  s.v.  att.  KÔpoç  IV. 

KO ûcpoç 'alerte,  léger;  doux;  d'esprit  léger;  médiocre,  insigni- 
fiant; vain,  vide';  hom.  poét.  Koûqpa  adv.  'alertement';  KOuqpîCuj 
'rendre  léger';  ion.  KoucpÔTrjç,  -riTOç,  att.  -iriç  f.  'légèreté'.  Étym. 
douteuse;  bibl.  des  tentatives  chez  Osthoff  MU.  VI  17  sq.  Ni 
skr.  R.  çubh  'passer'  (Uhlenbeck  Ai.  Spr.  317),  —  ni  *xoOq)oç 
'*raobile'  :  v.  slav.  gyhati  'movere,  periclitari'  (Bezzenberger 
BB.  4,  352.  Fick  BB.  7,  94.  Wb.  P  414;  mais  voy.  Berneker 
EW.  366  sq,),  —  ni  m.  h.  a.  hupfan  'sauter'  (L.  Mej^er  II  285; 
voy.  s.  V.  KuPicfTdv),  —  ni  v.  slav.  chudû  'petit,  médiocre,  mi- 
sérable', arni.  xîin  m/sens,  got.  hauns  'bas,  humble'  (Meillet 
Etudes  174;  pour  got.  hauns  voy.  s.v.  Kauvôç  p.  423;  pour 
V.  slav.  chudii  voy.  Berneker  EW.  405)  ne  satisfont. 

KÔqpivoç  m.  'corbeille,  couffin;  béot.  mesure  de  capacité',  voy. 
Saglio  I,  2,  1497.  L'étym.  proposée  sous  réserve  par  Solmsen 
Beitr.  I  205,  KÔqpivoç  en  tant  que  '*suspendu,  attaché'  :  mess. 
Kicpoç  'couronne'  (Paus.  ;  i  <  voy.  réduite,  cf.  Tticupeç  TTiTvrmi 
etc.),  lit.  liblras  'seau'  (/  <  i.-e.  g?)  kiuihù  l}btl  'demeurer  sus- 
pendu', V.  slav.  skoba  'fibule'  etc.,  est  bien  douteuse.  —  Autre 
avis  non  convaincant  chez  Prellwitz-  240.  —  Etym.  sém.  sans 
valeur  chez  Lewy  Fremdw.  115.  —  Le  mot  est  peut-être  mé- 
diterranéen. 

KÔxXoç  m.  Voy.  s.v.  kôyx'I  !>•  479. 


—     505     — 

KÔxu*  TToXù.  TrXfipeç  Hésycb.;  Koxubeîv  (Pliérécr.),  ipf.  KOxûbeaKe 
Théocr.  II  107  's'écouler  en  abondance':  kôxoç  'flux  al)on(lant' 
scol.  de  Théocr.  ad  1.  Formations  par  rcd.,  cf.  xt[F]uj  'verser' 
xObriv  'en  versant'.  Curtius^  717. 

Koxûjvri  f.  'périnée'  (Hpc.  Aristoph.)  <  *KaxuOvn  :  akr.  Jaghâ un- 
m.  n.  'fesse,  pudenduin',  i.-e.  *<jhidgh-,  cf.  skr.  jàtaghcl  'jambe' 
zd  zanga-  'cbeville  du  pied',  got.  gaggan  'aller',  lit.  zengiù 
zeùgti  'marcher',  i.-e.  *(y//ew5/«- 'aller'.  J.Schmidt  KZ.  2.ô,  112 
(bibl.).  116.  32,  373.  —  Pour  arm.  gavak  'le  derrière'  (Hugge 
IF.  I  44;').  454)  voy.  Lidéu  Arm.  8t.  32  sq. 

att.  KÔipixoç  m. 'merle';  -ixoç  est  suff.  diin.,  cf.  v.  slav.  Ao.v<7 
"merle'  <  H-o/>.s-.  Be/zenberger  Fick  HB.  (),  237. 

KpafYujv,  -6voç  f.  'sorte  de  crai)e  ou  de  crevette'  (Arstt.j.  Pa- 
renté incertaine  (Bruguiann  Grdr. ll-,l,508j  avec  skr. çriàga-n/ 
'corne',  d'une  base  kereug  Â-rw^,  qui,  selon  Niederniann  IF. 
XVIII  76,  serait  le  produit  d'un  mélange  déjà  indo-ear.  avec 
la  famille  de  v.  slav.  rogtl  ht.ràgas  'corne';  cf.  làt.corim,  got. 
haûrn  v.h  a.  Aory/ 'corne' et  autres  mots  cités  s. v.  Képaç  p.4.'>8s(j. 
et  voy.  Johansson  Beitr.  13,  Strachan  KZ.  33,  31)0,  Znpitza 
KZ.  36,  .09.  60  sqq. 

Kpàbr]  f,  Kpabâv.  Etyni.  indi(iuée  s.  v.  KÔpbâE  p.  494. 

ion.  Kpabiri  f.  Voy.  s.  v.  Kupbia  p.  412. 

posthom.  KpâZiuj  (rare),  fut.  KeKpâEo|uai,  aor.  eKpûfov,  pf.  au  .sens 
du  prés.  K€KpâYa  'croasser  (corbeau),  coasser  (grenouille  i;  vo- 
ciférer'. Onomatopée,  cf.  KpûjZluj  'croasser'  et  voy.  s.vv.  Rpaupi 
et  KopaE. 

hom.  Kpaiaivuj  'couronner,  achever,  accomplir,  réaliser',  cf. 
Kpdavov  TeXeaov  Hésych.,  èmKpaâvar  tiî)  KecpaXi]  éiriveGoui. 
leXéaai,  fut.  èTTiKpaveî  <  *-Kpaaveî  Esch.  Ag.  1294  K.;  hom. 
aKpdavTOç  'inachevé,  vain'.  Le  mot  a  été  tenu  à  tort  par  l'an- 
cienne grammaire  pour  un  allongement  de  Kpaîvuj  (voy.  Part, 
suiv.):  Brugmann  MU.  I  ôO  et  Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  I  36  ont 
séparé  les  deux  mots,  qui  ne  sont  (|ue  congénères,  et  le  2"'  a  vu 
dans  Kpaiaivuu  une  modification  purement  niécanique,  d'ai)rès 
KpaivLu,  d'un  *Kpâaiv(ju,  dénouK  du  th.  en  -//-  contenu  dans  hom. 
Kpdaioç  gén.  'tète'  et  skr.  i;h-snâh  gén.  'tète',  cf.  aussi  Osthoff 
Et.  Par.  I  4  bibl.  ;  un  i.-e.  *Â'/-5  ii-iô  n'est  pourtant  pas  admis- 


-     506     — 

sible  dans  l'espèce;  aussi  Brugmanii  IF.  XVIII  432  sq.,  pour 
qui  gr.  -puu-  seul,  et  non  -pâ-,  répond  à  i.-e.  -f-  et  à  skr.  -îr- 
-û)'-,  croit-il  à  des  ail.  métr.,  dans  la  tliésis,  d'un  Kpdaivai,  p. 
ex.  A  455  xob'  tTTiKpririvov  èéXbuup  fsuite  crétique  de  syll.  -^-, 
cf.  p.  ex.  ÔKvéuj  >  hom.  ÔKveiuu  E  255);  Kpdaivu)  <  *Kpc((Tav-iuj, 
cf.  gén.  bom.  KpâToç  <  *Kpà[cr]âT0ç. 

boni.  att.  Kpaivuu  'acbever,  accomplir;  être  le  maître,  comman- 
der (6  391.  Sopb.)'  <  *Kpàv-iuj,  dénom.  d'un  tb.  *k{e)r-)}-  *Â-;'-»- 
"pointc'  attesté  par  lat.  cornu  got.  haûrn  '"corne'  gr.  Kpdvoç  m. 
'casque'  etc.  (Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  I  33  sqq.;  cf.  Ostboff  Et. 
Par.  I  4  sq.);  cf.  KpâvTuup,  -opoç  m.  'ebef,  roi  (Eur.  Andr.  508. 
Antb.);  qui  accomplit  (épigr.  cbez  Paus.  VIII  52,  3)',  xpavirip, 
-fipoç  'qui  acbève'  (Lycopbr.),  KpdvTeipa  f.  'maîtresse'  (Anth. 
Plan.),  pi.  KpavTfipeç  'lat.  genuini,  les  dents  de  sagesse  (Arstt. 
Poil.);  dents;  sg.  boutoir';  aÙTOKpavoç  'qui  s'accomplit  de  soi- 
même'  (Escb.).  —  Skr.  Jcarôti  Irnôti  'faire'  (i.-e.  *q'-er-),  lat. 
creo  etc.  (Curtins''  154  sq.  Ficlc  P  24.  Etc.)  sont  à  écarter.  — 
Ebrlich  Z.idg.Sprachgescb.22sq.  distingue  sans  besoin  Kpaivuj 
'acbever',  qu'il  apparente  à  skr.Jiarôtiil),  de  Kpaivuu  'dominer', 
qu'il  rattacbe  à  Kpeiujv  Kpovoç  Koîpavoç  (!);  cf.  pour  la  séman- 
tique fr.  ocherer  et  chef,  att.  Kapdvoûv  'acbever'  (Escb.). 

KpaiTTdXii  f.  'ivresse,  mal  de  tète'  (Ar.  Acb.  277.  Hpc.)  a  été 
rattacbe  à  Kpamvéç  'prompt'  (p.  ex.  Curtius-^  679  sq.)  en  tant 
que  '*tonrnoiement'  et  à  lit.  kraipyti  'tourner  de  ci  de  là'  (G. 
Meyer  Gr.  Gr.^  168)  v.  slav.  krèsâ  'rpoTTri,  temporum  mutatio' 
{*krép-sû.  Fick  BB.  8,  330),  mais  le  mot  lit.  est  en  rapport 
apopb.  avec  kri/pti  'se  tourner  involontairement'  krelpti  'tour- 
ner' et  son  -ai-  remonte  à  un  *-oi-  (Leskien  Ablaut  276.  Solm- 
sen  KZ.  30,  602  sq.).  —  Solmsen  I.  cit.  pense  que  le  mot  grec 
a  pu  être  modifié  d'après  Kpamvoç  et  qu'au  surplus  rien 
n'oblige  à  les  unir.  —  L'étym.  de  Fay  KZ.  41,  208  (KpaiTrdXri 
'*brisement  de  tête'  <  *Kpdi-  'tête'  -f  -ixdXii  U.  pel  'mettre  eu 
pièces,  beurter')  ne  convainc  pas.  —  Le  rapport  avec  v.  slav. 
Tcropiti 'iomhcv  goutte  à  goutte'  (Wood  Am.  J.  Pb.  21, 178)  est 
à  rejeter.  —  h-Ai-crclpula  est  un  emprunt  grec  dont  V-â-  étonne: 
Stolz  Lat.  Gr.*  66  n.  6  (bibl.)  croit  à  un  vulgarisme  et  rappelle 
lat.  sâpô  'savon'  <  germ.  '^'saipô. 


—     507     — 

hom.  KpaiTTVÔç  'i)ron)])t,  rapide;  impétueux'.  L'hypothèse  d'un 
prini.  *KpaTTvio-ç  et  d'une  parenté  avec  KapnâXiuoç  ni/sens  (< 
i.-e.  *kurp-),  admise  par  Solmsen  KZ.  3U,6U2,  n'est  pas  plau- 
sible; cf.  G.Me}erMT4.  Bru^mann  Gr.Gr.'' 69.  Mansion  Gutt. 
I0.3.  —  Le  rapport  avec  lit.  Jxr(iij)i/ti  etc.,  puis  avec  v.  norr. 
Jireifi  m.  'carpe,  m.'  (<  germ.  *yraiban  ,  p.  ex.  Zui)itza  Gutt. 
125  bibl.  Hirt  BH.  24,  272.  Torp  chez  Fick  III'  K'ô.  Falk- 
Tor])  EW.  576.  879)  est  à  écarter  pour  le  motif  indiqué  s.  v. 
KpaiTTdXn-  —  Avis  désuets  chez  Legerlotz  KZ.  8,  397  et  Cur- 
tius-^  680.  —  Dans  le  rapport  KpaiiTvôç  :  irl.  cr'ii)  crib  'rapide' 
iZui)itzal.cit.  etKZ.  3(5,244;  vuy. d'autre  part8tokesIF.il  173), 
le  -h  au  lieu  du  -p  attendu  n'est  pas  clair  (Pedersen  K.  Spr.  I 
161). 

Kpaîpa*  x\  KecpaXn,  Kai  àKpo(TTÔ\iov  Hésych.;  Kpaîpor  aiôXoi 
veûjv.  uéTuuTTa.  xecpaXai  H.;  en  compos.  dans  att.  niaÎKpaipa  'x\\x\- 
Kpavov',  bi-Kpaipoç  'à  deux  cornes;  fourchu',  eu- 'aux  belles  cor- 
nes; à  l'éperon  solide  (navire)',  hom.  ôp96-  'qui  dresse  les  cor- 
nes; à  la  proue  ou  à  la  poupe  relevée',  xavù-  'aux  loni,aies  cor- 
nes'. Kpaîpa  appartient  au  vaste  groupe  Kcpaç  Kcxpâ  Kotpavov 
à|a(pî-Kpâvoç  etc.,  mais  il  est  malaisé  d'en  préciser  la  forme 
prim.;  voy.  les  avis  de  Wackernagel  BB.  4,  312  (*Kpà€ipa),  de 
Brugniann  MU.  II  242  sq.  (*Kpâeipa  *Kpa(J-eipa,  ou  *Kpaaipa 
*Kpaa-aipa  :  *Kpaa  v-  *Kpa(j-â  ),  de  Danielsson  Gr.  u.  et.  8t.  I 
33  sq.  et  Johansson  BB.  18,27  (*Kpâp-ia,  d'un  th.  *Kpap-["?]  al- 
ternant avec  *Kpav-  dans  Kpaivuu  Kpâvoç),  de  Brugniann  IF. 
X\'III  432  n.  1  (^^Kpûapm,  (|ui  est  probable;. 

KpâiaPoç  'desséché,  recroquevillé,  etc.'  (syn.  de  Ka-rrupôç,  voy. 
s.  y.  p.  410.  Arist.  Cav.  539.  Hésych.  Suid.V,  KpaïupaXeoç  'des- 
séché, rôti'(Ath.);  Kpâ^Poçm.'grésillcment  du  raisin'(Théophr.); 
RpciiaPn  f.  'chou  (*riilér;  KpoMpoOv  'faire  rôtir'  (Diph.)  :  v.  h.  a. 
hi-iiiifan  rinipfan  'contracter,  courber,  rider,  froncer'  v.  norr. 
hreppr  (<  ^yriiiipa-)  m.  'district'  ags.  hrt/n/jx'I  'ride'  m.  b.  a. 
/v/7»y< 'crampe,  spasme'  m.  h. a.  r«w/Y"  crampe,  malheur' norv. 
dial.  raii/p  'homme  maigre'  angl.  dial.  riinq)  'vache  maigre 
(dont  les  os  saillent  1' etc.,  lit.  krembh)s  '\m  chanq)ignon  ♦le 
ridé  ou  ratatiné/,  cf.  encore  m.  h.  a.  schrimpfen  'se  ratatiner' 
v.  norr.  skreppa  'se  contracter'  angl.  shrimp  'nabot'  etc.,  i.-e. 


—     508     — 

*{s)qremb-,  et,  sans  insertion  de  uas.,  russ.  korôbitt  'courber' 
V.  norr.  skorpinn  skarpy  russ.  skôrhlyj  'ratatiné'  lit.  skrehiu 
skrepH  'être  ou  devenir  sec',  i.  e.  \s)qereh-.  J.  Schmidt  Voc. 
II  491.  Bugge  BB.3, 107.  Zupitza  Gutt.  115.  Torp  chez  Fick 
III*  78. 103.  456.  474.  Falk-Torp  EW.  3.-2.  900sq.  1032.  Etc. 
Voy.  s.  V.  Kapcpoç  p.  417. 

liom.  etc.  Kpava[F]6ç  'dur,  âpre,  rocailleux;  pointu  (ortie,  pin)' 
a  été  rattaché  à  Kapuov  "noix'  Kpàvoç  n.  'casque'  ('*le  dur',  mais 
voy.  s.  V.)  g-ot.  hardus  'dur'  (Curtius  ^  144  bibl.  L.  SIeyer  II 392. 
Prellwitz^  241),  le  tout  remontant  à  une  R.  gar'être  dur',  i.-e. 
*qrndUos  (cf.  Tava[Fjôç),  ce  qui  est  plausible.  —  Johansson 
BB.  18,  26  sq.  poserait  i.-e.  ^krnduo  s  :  Kdpvoç"  pôŒKrma.  Tipô- 
Paiov  Hésych.,  Kpaivuu,  Kpàvoç  etc.,  ce  qui  pèche  peut  être 
quant  au  sens^).  —  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachg-esch.  21sq.  groupe 
Kpavaôç,  Kpàvoç 'casque'  Kpdveia  f.  'cornouiller'  ('mais  voy.  s.v.) 
et  lat.  cornu  got.  haiiru  skr.  çpaga-nt  'corne',  en  séparant  le 
tout  de  la  famille  de  Kàpâ  'tête',  ce  qui  ne  convainc  pas  et 
groupe  des  inconciliables. 

hom.  (0  84)  etc.  k  p  à  v  i  o  v  'crâne,  KeqpaXfiç  xô  TpixtuTÔv  luépoç 
Arstt.;  att.  tête'  <*Kpaa-v-,  cf.  Kiô-Kpavov 'chapiteau',  ô\é[vo]- 
-Kpâvov  iLXeKpavov  'coude',  Kpàva*  KeqpaXrj  Hésych.,  (ion.)  Kpr|- 
viLÙv  KapriPapûùv  H.,  KpaviHar  è-rri  KeqpaXfiv  dîToppiipai  H.,  (ion.) 
èiriKpnvov  KecpaXobecTjaov  H.,  att.  àjaqpÎKpâvoç '(hydre)  hérissée  de 
têtes',  otTTOKpâviZ^uu  'faire  tomber  de  la  tête;  décapiter'  etc.  Da- 
nielsson  Gr.  u.  et.  St.  I  23.  J.  Schmidt  Plur.  371.  Schuize  Qu. 
ep.  401;  voy.  s.vv.  Képaç  p.  438  sq.,  Kpamivuu,  Kpaîpa,  Kpà- 
(îTTebov,  etc. 

posthom.  Kpàvoç,  ouç  n.  'casque'  a  été  rattaché  au  groupe  Kap 
Kcipâ  (Kdpii)  Kdpavov  'tête'  Kpâviov  'crâne'  et  par  là  à  la  famille 
de  KÉpaç  \si\.  cornu;  bibl.  s.  v.Kpaivuj.  —  Got. hairneiï. 'craue' 
(Prelhvitz^  242)  v.  norr.  huerna  'pot,  coupe'  huerr  ags.  v.h.a. 
liwer  'chaudron'  supposent  \.-Q,.^qUer-,  cf.  \.\v\.  cotre  gall.y;«/r 
corn.pê?'  'chaudron',  et  sont  à  écarter.  —  Y.woywhîarne  v.  h.  a. 
hirni  'cerveau'  (Prelhvitz^  1.  cit.)  sont  parents  de  Kpàvoç,  mais 
remontent  à  un  germ.  comm.  *yirzniâ-,  i.-e.  *kersnii6-m.  — 

1)  Sur  KÛpva-  Kpavia  Hésych.,    anibig-u  et  inutilisable,    voy.  J. 
Schmidt  Plur.  371   n.  2. 


—     f)09     — 

Autre  étym.  de  Kpdvoç  s.  v.  Kpavaoç.  —  Pour  gr.  Kepvoç  voy. 
s.  V.  p.  442. 

Kpàvoç  f.  'cornouiller' =  lat,  cornus,  -i  f.  m/sens  <  i.-e.*q)'no-s; 
Kpdvov'cornouille' =  iRt.roniuni  m/sens  (cï.  Curtius^  147),  cf. 
lit.  *kirnas  'cerisier'  dans  Kiniis  (<  hR\t.  ^Kirnijas)  "déesse 
protectrice  des  cerisiers'  (Sclirader  RL.  429.  458.  Sprachvgl.^ 
II  175.  Niederniann  Mél.  Mcillet  97);  voy.  s.  v.  Képaaoç.  De 
là  hom,  Kpaveiri  att.  Kpdveiâ  f.  'cornouiller'.  —  Alb.  îNiiu  f. 
'cornouiller'  ((;.  Meyer  Alb.  Spr.  8«,  Pedersen  KZ.  36,  332  et 
Waldc-  193  avec  réserve)  est  à  écarter,  cf.  lioisacq  MSL. 
XVII  56  sqcj.  —  Irl.  cranu  'arbre'  gall.  ^;/-e;? 'arbf>r,  lignuiii' 
hxGi.  prerm  'bois  en  (uuvre' (Hezzenberger  chez  Fick  11^  63. 
Henry  Bret.  227  sq.)  s'excluent  de  par  leur  i.-e.  *qu-,  voy.  s.  v. 
TTpîvoç.  —  .Je  n'ose  joindre,  en  raison  du  sens,  lit.  A-c^rff.s- 'tronc 
dépouillé'  v.  pruss.  ker-berse  'sorte  de  bouleau'  lit.  kirna  'lien 
d'osier  maintenant  les  bûches'  kirnos  'endroit  marécageux 
planté  d'arbres'  A;/>ms" 'marais'  v.  pruss.  kirno  'buisson',  v.h.a, 
rono  'truncus',  v.  slav.  A-«r? 'radix'  pol.  A /ers 'buisson' etc.  (bibl. 
chez  VValde^  193  sq.  et  Trautmann  Apr.  Sprd.  358;  voy. 
von  dcr  Osten-Sacken  IF.  XXII  315 sq.  Schwyzer  IF.  XXIII 
308  sq.). 

KpàaTtebov '"^extrémité  supérieure  et  proéminente  dune  chose 
(cf.  KpriTripouv  Kpâia  Soph.  OC.  473  'bord  de  la  coupe');  bor- 
dure, frange;  lisière;  aile  d'une  armée  (Eur.  Suppl.  661.  Xén. 
Ilcll.  III  2,  16,  cf.  KÉpaç)';  cf.  xpaainpia*  tujv  èviiXâriuv  ai  kc- 
cpaXai,  Kai  au)apoXai,  Kai  tù  ctKpa  Hésych.  (formé  connue  ÙKpiu- 
-Tripiov),  KpacTTÔbeTov  aqpevbôvnv  bebejnévriv  tù  -fwp  «Kpa  ifiç 
(Tcpevbovîiç  KeqpaXcxç  èKciXouv  H.  Composé  de  Kpûa-  (voy.  s.vv. 
gén.  hom.  KpoiTÔç,  Kpaviov  etc.)  +  -Trebov,  cf.  -aéla  f.  'lisière', 
cf.  aussi  b  616  XPuO'Où  b'  èm  xei^^a  KeKpâavrai  'et  les  lèvres 
(de  la  coupe)  sont  par  le  haut  bordées  d'or'.  Uanielsson  Gr. 
u.  et.  St.  1 33.  J. Schmidt  Plur.  365.  Brugmann  IF.  XVIII  430. 

KpâraiYOç  m.  et  KpaTaifuuv,  -ovoç  m.  'aubépine,  Crataegus 
Oxyacantha'  (Théophr.)  <  KpaTÛç  'dur'(?) -f  aiY-,  cf.  aifiXaiv^j 
'species  roboris'  arfeipoç  f.  (arfipoç  selon  Fick  BH.  30,  27.3) 
'peuplier  noir,  lat.  ae[y]sculus  'chOne  rouvre';  bibl.  s.  v.  aïfeipoç 
p.  20. 


—     510     — 

KpaTÊUTai,  -ûjv  m.  pi.  'pierres  soutenant  la  broche';  att.  épigr. 
(IV''  s.)  KpabeuTtti  terme  d'architecture.  On  a  rattaché  Kpa- 
xeuiai  à  KpâToç  etc.,  cf.  Aristarque  àîrô  toû  biaKpaTeîcrGai  toùç 
ôpeXiaKOuç  ém  toùtuuv  (tujv  pàcreuuv)  Keiinévouç,  et  vu  dans 
Kpabeurai  un  cas  de  dissira.;  il  est  plus  prob.  que  Kpab-  est  un 
cas  d'étyni.  pop.  d'après  Kpabâv  rSolmsen  KZ.  42,  221  sqq. 
bibl.);  l'opinion  inverse  de  G.  Meyer^  272  et  Brugniann  Gr.Gr.^ 
108  n'est  pas  plausible. 

KpaToç,  ép.  et  ion.  KÔpToç,  -eoç  -ouç,  éol.  (gTanini.)  xpétoç  n.  (cf. 
arc.-cypr.  Tî|uo-  Zuu-Kpeiriç  etc.,  Hoffmann  Gr.  D.  I  141  .sq.); 
hom.  KpaTÛç  seul.  nom.  m.  sg.  'fort',  comp.  ion.  dor.  Koeacrujv, 
att.  KpeiTTUJV  (voy.  s.  v.),  sup.  KpàTiaTOç,  ép.  Kapi-  'très  fort; 
très  puissant;  excellent';  ion.  tragg.  Kàpia  'fortement,  tout  à 
fait'  (:  v.h.a.  harto  'très';  voy.  s.v.  p.  413);  KpaiiJvuj  'affermir, 
fortifier;  se  rendre  maître  de;  gouverner';  Kaprûvuu  'fixer  soli- 
dement; tenir  fortement';  Kpaieîv  'être  fort;  dominer,  régner; 
commander;  s'emparer  de;  l'emporter  sur';  xpataiôç 'fort,  ro- 
buste, puissant'^);  Rpaiepôç  et  Kapr-  'fort,  vigoureux,  solide; 
véhément';  Kaprepeîv  'être  ferme,  patient';  Kapiaiveiv  KpaTeîv 
Hésycb.;  —  dKpairiç 'qui  n'est  pas  maître  de;  intempérant'; 
oiKpdTeia  f.  'intempérance';  èYKpair'iç  'qui  est  maître  de  soi'; 
èîriKpaTiîç  'ayant  contrôle  sur';  aÙTOKpàTuup,  -opoç  'investi  de 
pleins  pouvoirs,  indépendant,  libre' ^);  etc.;  pour  Kapiai-  Kapii- 


1)  KpoTaiôç  est  un  *KpaTai  adv.  introduit  dans  la  dêcl.  des  th. 
en  -0-,  cf.  ixdXai  :  iraXaiôç  (Brugniann  IF.  XVII  356^;  cf  Kparai-poXoç 
'lancé  avec  force*,  hom.  -YÛaXoç  'aux  pièces  (*membres)  fortement 
assujetties',  tragg-.  -\eu)ç  'rocailleux'  (*-\>tFoç  :  Xâaç  dor.  Xcûç  <  *X.i-|"Ç 
'pierre'),  hom. -ireboç  'au  sol  ferme',  -ttïXoç  'à  la  chevelure  vigoureuse' 
(Esch.),  hom.  -ttouç,  gén.  -iroboç  KapTai-  (Pind.  01.  XIII  81)  'aux  pieds 
robustes'  crét.  Kaprai-TTOç,  pi.  -iroba  'gros  bétail',  Kporaî-pivoç  'au  cuir 
épais'  (or.  chez  Hrdt.  I  47). 

2)  -KpÔToip  est  issu  par  haplologie  syllabique  de  *KpaTtiTLup 
(lequel  a  été  refait  à  l'époque  hellénist.,  comme  terme  d'astronomie, 
Ptol.,  cf.  èTTiKpaT/iTUjp  id),  cf.  hom.  Kévxojp  <  *KevT)i-Taip;  étym.  erronée 
chez  Curtius''  154  (:  Kpaîviu!);  les  objections  de  Frankel  KZ.  42, 116sqq. 
Nomina  agentis  15  ne  prévalent  pas;  cf.  àKpdxtup  'impuissant,  faible' 
vau-  'qui  domine  sur  mer;,  qui  gouverne  un  navire'  eaXaaao-  'qui 
domine  sur  mer'. 


-    511    - 

KpaT-  KpaTe-  KpuTO-  -KpÛTiiç  -KpéTriç  etc.,  voy.  Fick-Becbtel 
Personenn.-  173-176;  éol.  Kpéroç  est  la  forme  normale,  KfipTOç 
ctKpàTOç  sont  des  modifications  d'après  *KapTijç  KpaTÛç,  cf.  lesb. 
eépaoç  :ion.  v.  att.  Bàpaoç  att.  Gpdaoç,  p.  834.  Cf.  got.  ha rd us 
(<  gerin.  eomni.*^^''^''")  '^^^^'^  ^)  v.norr.  hardr  'dur,  fort'  ags. 
heard  'dur,  vaillant'  v.h.a.  hart  harti  herti  'dur,  solide'  (p.  ex. 
Brugmaun  Grdr.  P  463.  IP,  1,  176.  521.  Torp  chez  Fick  IIP 
78.  Torp-Falk  EW.  370.  Feist  EW.  s.  v.);  i.-e. '^qref- *qrf- 
semble  élargi  de  *qar-  'être  dur'  dans  Kdpuov  ('p.413),  redoublé 
dans  KapKivoç  KapKapoç  (p.  414).  —  Sont  à  écarter  :  hit.  crassus 
'épais'  V.  slav.  cn'(sf{v)â  'solide,  massif  skr.  Irtsnâ-h  'complet' 
(voy,  s.v.  KàpTttXoç  p.  416),  —  arm.  (Bugge  KZ.  32,  49 j  l-arcr 
'dur'  (cf.  HUbscbraann  Arm.  Gr.  I  459.  Pedersen  KZ.  39,  379), 
—  skr.  (p.  ex.  Weise  BH.  6,  116.  Hirt  lîB.  24,  272)  Irdfu-h 
zd  œmtu.s  'force  spirituelle'.  —  Skr.  kathind-h  kdf/iora-h  Mur, 
ferme,  raide'  est  ambigu  {-th-  <  -rth-  ou  -Ith-),  mais  plus  prob. 
parent  de  v.slav.  kalifi  'durcir',  gaul.  -tudetos  irl.  c(d(if/i  gall. 
caled  'dur', 

.hom.  tragg.  gén.  Kpaxéç  (KpdaTOç  =.  177),  dat.  KpâTÎ  (KpdaTi 
X  218),  pi.  gén.  Kpdiujv,  dut.  Kpacriv  et  Kpdieaqpi  K  156,  ace. 
KpÔTa  (KpdaTa  T  93)  'tête'  <  *Kpù[a]ùT0ç  etc.  d'oxytonaison 
s'est  produite  quand  le  thème  fut  devenu  monosyll.  par  con- 
traction, cf.  ùjTÔç  TTaibôç  etc.);  KpdaTOç  etc.  par  ail.  métr.,  cf. 
dvëpoç  ùbaTOç  etc.  (Brugmann  IF.  XVIII  430  sq.  bibl.);  voy. 
s.  V.  att.  Kpda-Tiebov. 

KpauYri  f.  'cri';  KpauTdluu  'crier'  :  got.  hriik  ace.  sg.  'chant  [dn 
coq)'  hnikjan  'chanter  (co(i)'  v.  norr.  hraukr  'cormoran',  i.-c. 
*qraug-,  à  côté  de  quoi  ^qiuuiq-  dans  lett.  kruukJx  'cori)eau' 
kraiik'is  'corneille  moissonneuse  ou  freux'  lit.  kniKklf/s  'cor- 
neille' v.slav.  knikil  'corbeau'  etc.,  isl.  mod.  hri/gla  'râle'  et 
bcp  d'autres  cités  par  Lidcn  Blandade  sprakhist.  bidrair 
33  sqq.,  et  *qrauk-  dans  skr.  krâçati  /.d  xntosu'fi  'criailler, 
crier'  skr.  krôçali  'cri'  pers.  mod.  (Horn  Npers.  Et.  §  480) 

1)  On  a  rapproché  à  tort  (Zupit/a  Gutt.  109.  Meillet  Etudes 
325)  got.  hardus  'dur'  de  lit.  kartùs  'amer*  skr.  katû-h  (forme  prâ- 
krite  sanskritisée  de  *krtû-)  'tranchant,  Apre,  mordant',  qui  remon- 
tent à  *qert-  'couper',  voy.  s.  v.  K€ipiu  p.  427. 


—     512     — 


œurOs'coq^;  cf.  i.-e.*qrô(i-  ^qrOq-  clans  gr.  KptuZuj  'croasser' 
KpujfMÔç  m.  'croassement'  lat.  crôcio  -ire  crôcô  -are  'croasser' 
V.  slav.  hrakaii  'croasser'  lit.  l-yoJîiù  T^rogni  'grogner  (porc)' 
lett.  ki'âzu  'ronfler,  croasser'  lit.  kranldk  'croasser  ;  ronfler,  râler' 
etc.;  voy.  aussi  s. vv.  KpdZluu  et  Kpitr).  HirtAbl.  §  107  réunit  les 
deux  groupes  sous  un  i.-e.  *qr6uq-  {-k-)  *qr6ug-,  prob.  élargiss. 
d'une  base  qorôii,  cf.  la  base  korô{u)  s.  vv.  KopaE  Kopuovri. 

Kpaûpoç  'sec,  friable';  KpaupÔTrjç,  -Tr|T0ç  f.  'sécheresse,  friabi- 
lité'; Kpaupoûv  'rendre  friable';  KpaOpa  f.  Kpaûpoç  m.  ou  n.  (?) 
'fièvre  du  bétail';  Kpaupâv  'souffrir  de  cette  fièvre'.  Étym. 
obscure.  —  Sont  à  écarter  :  skr.  krnm-h  zd  xrûra-  {-u-  :  -eud-) 
'écorcbé,  sanglant,  cru'  (Fick  P  31.  191.  Uhlenbeck  Ai.  Spr. 
68),  comme  parents  de  skr.  kravih  gr.  Kpé[F]a<;  'viande'  et  ne 
convenant  ni  pour  le  sens  ni  pour  la  phonétique;  —  skr. çrôim-h 
'paralysé'  (Persson  Wzerw.  147);  —  v.norr.  Ji)'uin{m)}'  'faible, 
infirme'  (Persson  1.  cit.  Zupitza  Gutt.  124),  comme  parent  de 
ags.  liremnian  'empêcher'  néerl.  venin) en  'enrayer';  —  v.  norr. 
/iWd.vfl 'frissonner' (Zupitza  1. cit.,  dans  l'hypothèse  d'un*Kpaua- 
-po-ç),  comme  appartenant  à  la  souche  de  Kpvjoç  'le  froid'  lat. 
cn^S'#« 'croûte',  laquelle  s'apparente  à  Kpé[F]aç;  —  \ç^Xi.krausét 
'mettre  en  pièces'  v.  slav.  ?^'r?^c7i« 'frustum'  (Frôhde  BB.5,  272), 
comme  i)arents  de  gr.  Kpoûuu  (voy.  s.  v.);  —  zd  srû-  sri'â-  f. 
'ongle,  corne'  fEhrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  21  sq.,  détachant 
srû-  de  la  souche  de  Kâpâ  KÉpaç). 

Kpéaç  (*KpéFaç  i.-e.  '^'qreuas-,  cf.  skr.  kraviJi,  base  qveua),  még. 
Kpnç  (Ar.  Ach.  795),  att.  gén.  Kpéujç,  pi.  Kpéâ  (xpéaia  Hésych.), 
att.  gén.  Kpeûjv  ép.  KpeiOùv,  dat.  Kpéacfi  ion.  KpéecrcTi  n.  'chair, 
chair  à  manger,  morceau  de  viande'  :  skr.  kravih  kravyani 
'viande  crue'  zd  xrvisyanf-  'ayant  soif  de  sang,  provoquant 
l'effroi'  ace.  xrûm  'viande  sanglante'  skr.  krârd-h  'écorcbé, 
cru,  sanglant'  zd  xrRra-  'sanglant,  cruel',  lat.  crnor{<  *cruos 
^crotios  *creuos)  'sang  répandu'  cruentus  (  :  lit.  krùvintas) 
'sanglant'  crfidus  '*sanglant,  cru;  dur',  v.  irl.  crû  {*krovo-s) 
gall.  cr«M  corn,  crow  'sang',  v.  norr.  hrâr  ags.  hrémv  v.  sax. 
Jinl  v.h.a.  (/0?'ô  {h)raicèy  all.mod.  ^'oA 'cru',  v.pol.  At^  v.slav. 
krûv^i  'sang'  lit.  kraùjas  'sang'  krkvinas  'sanglant'  v.  pruss. 
cfaii2jo  krawia  'sang'.    'Sang'  étant  ici  entendu  au  sens  de 


-     513     - 

'*(sang)  qui  se  caille',  le  groupe  s'apparente  à  la  souche  xpûcç 
'gelée'  lat.  c/'«.s-^/ 'croûte',  voy.  s.  v.  Cf.  Curtius''  15G  sq.  J. 
Schraidt  Plur.  321  sqq.  337  sqq.  Joliaiisson  Beitr.  138.  Fick 
P31.191.394.  IIM)8.  IIIM06.  Zupitza  Gutt.124.  KZ. 40,252. 
Brugniann  Grdr.  P  171.  448.  499.'  570.  IP,  1,  515.  Etc.  De 
là  Kpeà-fpâ  f.  "havet'  (cf.  p.  9  s.  v.  ctYpâj,  hom.  Kpeîov  (*KpeFeïov) 
'table  de  cuisine',  Kpeâvoineîv  'partager  les  viandes  du  sacri- 
fice', KpeoKOTTeîv  'dépecer',  KpeuuTTuûXriç  m.  'boucher',  et  bcp 
d'autres. 

att.  KpeÎTTUJv.  Voy.  s.  v.  ion.  dor.  Rpéccrouv. 

hom.  poét.  Kpeiujv,  Kpe'uuv  (Pind.  Esch.),  -ovtoç  'no))le,  ])rincier, 
maître'  :  skr.  comj».  cirijan  'plus  beau,  meilleur,  préférable' 
sup.  çr(\^fha/i  'le  plus  beau,  etc.'  zd  srayah-  siuièètd-,  cf.  véd. 
çrénidn-  'distinction,  préséance',  puis  skr.  çri-h  f.  'bonheur,  fé- 
licité, beauté,  richesse,  etc.'  zd  sri-  'beauté'  skr.  çrlrd-h  zd 
s/7rrt- 'beau' f  cités  s.v.  Kaipôç  p.  393),  cf.  OstbotlMU.VI  93sq. 
116  (bibl.),  pour  qui  Kpéaiv  <  *Kpei-ovT-  est  un  ptc.  prés,  sub- 
stantivé,  cf.  -fépuuv  juéboiv  apxuuv  etc.,  et  Kpéouaa  f.  ;  hom. 
Kpeiuuv  eùpu-Kpeiuuv  Kpeiouaa  f.  X  48  seraient  des  ail.  métriques. 

KpÉKUJ  'frapper  la  trame  avec  la  navette  >  tisser;  frapper  en  ca- 
dence un  instrument  à  cordes';  KpoKri  f.,  aussi  KpôE  Hésych.,  ace. 
KpÔKtt  (Hsd.),  nom.  \)\.  KpoKeç  (Anth.)  f.  'trame';  KpoKoOv 'tisser'; 
KpoKÙç,-ûboç  f.  'flocon  de  laine':  v.slav.  A- roswo  'métier  à  tisser', 
V.  norr.  hrœll  (<  germ.  comm.  "^yra/ila)  'navette'  ags.  hréol 
(<  */i'ayuî(i-)  angl.  rei^I  'dévidoir',  cf.  aussi  ags.  hrœgie)! 
'vêtement'  v.  h.  a.  /;/r^/7  'indumcntum,  spolium',  i.-e.  *qrek- 
'fixer  en  frappant  (le  tissu)'.  Bezzenberger  BB.  27,  170.  Torp 
chez  Fick  IIP  loi.  —  Pour  gr.  KepKÎç  f.  voy.  s.  v.  p.  441. 

Kpe)aàvvû)ni,  fut.  att.  Kpeiaô),  adj.  verbal  KpeiuacTTÔç,  et  poét. 
Kpiî|avri|ni  {*qrêm-  :  *qre)n<)-)  'pendre';  Kpë|ua)Liai  et  tragg.  Kpriuva- 
)Liai  'être  suspendu';  Kpeinâç.  -àboç  f.  'suspendue'  (Esch."»;  att. 
KpeiLidSpâ  f.  'corbeille  susiiendue';  hom.  etc.  Kpriuvôç  m.  'lieu 
escarpé,  précii»iee'  (cf.  ail.  (ihhang  :  /latu/en):  got.  Iira/i/Jan 
'crucifier';  élargiss.  par -m-  de  laR.  attestée  par  lit.  karin  kdrfi 
'tuer  i)ar  i)endaison'  j)ak()rr  'gil)et'  \ett.  p(ik<n:s  'crochet  à  (pioi 
Ion  suspend' =  v.  pruss.^rttcrtr/*- 'courroie',  ags.  Ju^orr  v.  norr. 
hiai're  'gond'  (pour  lat.  cardo  'gond'  voy.  s.  v.  KÔpbûE  p.  494). 

33 


—     514     — 

Curtius^  155.  Persson  Wzerw.  67.  Ziipitza  Giitt.  114.  Hirt 
Abl.  §§  199.  339. 

KpéjuPaXa  pi.  'castagnettes'  (Ath.  XIV  636e).  Pour  le  suff.  cf. 
KpôxaXov  ;  Kpeup-  est  une  forme  nasalisée  parente  de  lit.  skrebëti 
'crépiter'  v.  slav.  nlxrohotû  'bruit'  v.  norr.  .<<l:rap  'froufrou,  ba- 
vardage' slcrapa'Q,xé^\iQ,x,  bavarder',  \.-Q.*sqreh-\  cf.  *{s)lcrep- 
dans  lat.  crepô  'craquer'  crepnndia  n.  pi.  'cliquet,  hochet', 
V.  norr.  sA;/"a/« 'bavarder,  papoter'.  —  V.  norr.  (Prellwitz- 243) 
skark  'bruit'  n'est  qu'un  parent  très  éloigné  (voy.  Falk  Torp 
EW.  381  s.  V.  harke  'graillonner').  — ■  Tous  ces  mots  appartien- 
nent à  la  vaste  catégorie  d'onomatopées  avec  l'initiale  kr-, 

KpéH,  gén.  KpeKoç  f.  (Hrdt.  Aristoph.  Arstt.)»  aussi  KepKotç  Hésych. 
'râle  de  genêt,  Rallus  crex  L.,  ou  Crex  pratensis'  ('?  voy. 
Thompson  Greek  birds  103),  d'où  fig. 'criard,  fanfaron' (Eupo- 
lis).  Voy.  s.  V.  KépKttE'  lépaE  p.  440  sq. 

ion.  dor.  Kpécrcrujv  'plus  fort,  plus  capable,  meilleur'  <  *KpeT- 
-lujv  :  éol.  Kpéioç  n.  'force',  voy.  s.  v.  KpotToç  ;  —  dial.  Kpàa- 
aujv  Hrdn.  Dracon  fut  influencé  par  sup.  KpàTKJTOç;  —  dor.Kcip- 
piuv  (<*Kàpcr[a]ujv)  crét.  KapTuuv  (<*KapTTUJv)  dans  gort.  Kap- 
Tovavç  ace.  pi.  le  furent  par  KapTicTTOç;  —  att.  KpeÎTTUJv  doit 
son  -ei-  à  l'antipodique  xeîpuuv  'pire'.  Osthoff  MU.  VI  passim, 
spéc.  188  sqq.  (bibl.  et  critique  des  avis  divergents).  De  là 
KpeiTTOûcrGai  'souffrir  d'excroissances'  (Théophr.),  KpeÎTxujaiç, 
-eujç  f.  'maladie  du  raisin'  (Théophr.). 

KpriTuoç  'honnête,  bon  (A  106.  Hrnd.  IV  46.  VI  39.  Etc.);  — 
vrai  (Théocr.  XX  19  [éol.!])';  KpriYuujç  adv.  'utilement'  (Stob.). 
Etym.  obscure;  Kpn-  rappelle  hom.  Kpfi-6ev  :  th.  *Kepâ-  selon 
Brugmann  IF.  XVIIl  431  n.,  mais  l'appui  de  Kpiîbeinvov  lui 
échappe,  voy.  s.  v.  ;  on  a  rattaché  -tuoç  en  tant  que  *-tuO'oç  à 
YeOoiuai  'goûter'  ûiw  jusdtè  'jouir  de',  ce  qui  est  très  douteux, 
car  la  forme  normale  Teu((T)-  a  été  généralisée  dans  tout  le 
groupe;  le  rapport  entre  *Kpr|(b)-  et  Kfip 'cœur'  (Pott.  Curtius 
Leipz.  Stud.  III  200  sqq.)  est  à  écarter. 

ion.  Kpr|b€|uvov,  dor.  Kpdbeiavov  Hésych.  (cf.  Kpdbeiava  Eur. 
Phén.  1490,  qpoivîKOKpdbeiuvoç  Bacchyl.XII  222)  'ornement  de 
tête,  mantille;  couvercle  de  vase  t  392;  pi.  créneaux  de  mu- 
raille TT  100.    V  388'.   Kpdbe|uvov  <C  *Kpâvô-be)Livov   (*Kpâvo- 


—    515    - 

<  *Kpâavo  ,  voy.  s.  V.  Kpaviov),  cf.  Elirlicli  Z.  idg.  Sprach- 
gescb.Gsqq.  ;  —  *-be-|uv-o-v  :  béa)  hoin.  bibrim,  biâbr|)aa,  voy.  s.  vv. 
p.  1801). 

Kpfîeev  'a  capite  \588',  cf.  Kaià  KpfjGev  TT548.  àTrô  Kpfi0ev  Hsd. 
Boiicl.  7  'de  la  tête  ('aux  pieds),  entièrement'.  Kp^-  est  en  rap- 
port apopli.  avec  le  tlième  non  signiatiqiie  *K6pâ- (:  Kepaç). 
J.  Sehmidt  Plur.  ;^T0.    Brugmann  IF.  XVIII  431  n. 

Kpri)Ltvr|)ii  et  Kpriiuvôç  m.     Voy.  s.  v.  Kpeinâvvùui  p.  5l8sq. 

ion.  att.  Kprjvri  dor.  Kpdva  lesb.  Kpdvvâ  (aussi  thess.,  cf.  Kpav- 
vouv  nom  de  ville.  Prellwitz  de  dial.  Thess.  30)  f.  'source'; 
Kpouvôç  m.  'jet  d'eau',  cf.  Kpoûvai*  Kpfjvai  TéXeiai  Ilésych.: 
v.norr.  (H.  Zimmer  Nominalsuff.  a  und  cl  291  sq.  F.  de  Saus- 
sure MSL.  VI  119)  hronn  f.  ags.  hrœn  hœrn  f.  'flot',  mais  le 
détail  phonétique  n'est  pas  totalement  éclairci^i.  —  Alb.  ''G. 
^leyer  BB,  8,  185.  Alb.  Spr.  207j  l-rua,  pi.  hroûf  'source' 
n'est  qu'un  emprunt  grec,  cf.  Thumb  IF,  XXV^I  13  sq. 

KpriTTiç,  -îboç  (Kpr|TT-  aussi  Pind.)  f.  'chaussure  d'homme,  demi- 
botte;  fondement  d'une  construction,  fig.  fondement;  quai'; 
Kpr|TTlboOv  'fonder'  :  lat.  varpisciihnn  'sorte  de  chaussure'  (Vo- 
pise. :  voy.Walde- s.  v.),  v.  '\\\Aairem  'cordonnier' {*kar[p]imon-) 
gall.  cvydd  (*cerf/d(l  *kar[p]io-i>)  corn,  chereor  bret.  kéré  ké- 

1)  Lut.  red-imiô  'couronner',  cité  s.  v.  béuj,  e>t  plutôt  parent 
de  skv.yaviafi  yacchati  'brider',  cf.  Niedermann  IF.  XIX  Aiiz.  34(bibl.). 

2)  Selon  Bru^mann  MU.  II  173,  Selmsen  KZ.  2!»,  69  dor.  Kpavd 
lesb.  Kpdvvâ  <1  *Kpaa-vâ  i.-e.  *krs-nû,  et  Kpouvôç  <<  *Kpoo-vo-(;,  mais  le 
rapport  avec  Kpâv-  'tête'  (Lobeck  Rhem.  128.  Curtius''  143)  est  à 
écarter,  cf.  Soiiuner  Gr.  Lautst.  80;  celui  avec  KfpdvvOui  'mélanger, 
ébranler,  remuer'  (F.  de  Saussure  1.  cit.)  ne  convainc  pas;  il  est 
difficile  de  ne  pas  voir,  avec  Wackernagel  KZ.  29,  126  et  Danielsson 
Gr.  u.  et.  St.  I  25,  dans  att.  Kprjvri  un  ionismc;  \.  norr.  hi-onn  aurait 
pour  correspondant  got.  '^hrasna  <  i.-e.*ki'o.snâ  =  gr.  Kpoùvâ  Hésych. 
(F.  de  Saussure  1.  cit.  Torp  chez  Fick  IlIMOi):  la  qualité  de  la  gutt. 
ne  peut  se  préciser.  —  L'explication  nouvelle  de  Petersson  IF.  XXIV 
46  sqq.  (ion.  att.  Kpnvr)  <  *KprivFd  i  •e..*grënijà;  lesb.  Kpdvvâ  dor.  Kpava 
<  *qrnuâ;  Kpouvôç  <Z  *KpovFo(;  \.-e.*(jromjo  s:  v.  norr.  hronn  <C  germ. 
comm.  */rannô  i.-e.  *qroni(('r,  i.-e.  *qrêmj-  *qrontj-  *qrnii-  :  *qrt^u- 
"être  froid',  cf.  Kpùoç  KpûoTaXXoç  'glace')  ne  lève  pas  tous  les  doutes 
et  surtout  n'explique  bien  ni  dor.  Kpdvâ  ni  att.  Kpouvôç.  —  Autre 
avis  non  probant  chez  Schoftelowitz  BB.  28,  303. 


-     516    — 

réour  m/sens  (Rliys  Rev.  celt.  2,  329.  Fick  II*  70.  Heuiy 
Bret.  03.  Pederseu  K.  Spr.  I  94),  lit.  kûrpè  lett.  Tcui'pe  v.pruss. 
Tiurpe  'soulier'  (Bezzenberger  BB.  17,214)  serb.  Zr/p/Je  "soulier 
de  neige'  pol.  hierpce  'sorte  de  chaussure'  tchèq.  Tcrpec  'soulier 
d'écorce'  (Mikkola  BB.  21,  120  sq.),  v.  norr.  hriflingr  ags.  hri- 
feling  'soulier'  (Zupitza  Gutt.  125)  v.  norr.  hrefni  'la  planche 
inférieure  dans  le  flanc  du  navire'  (<germ.  comm,  "^yrafnïa-. 
Torp  chez  Fick  111"*  103).  Lat.  crèpida  f.  'soulier'  crëptdô  f. 
'base,  socle;  saillie,  môle,  quai'  sont  empruntés  (Saalfeld  Tens. 
it.-gr.  354  sq.). 

Kpriaépâ  f.  'bluteau'(Ar.  Eccl.  991.  Gai.  Phot.)  contient  la  forme 
forte  de  i.-e.  *{s)q{e)rè{i)-  'cribler',  cf.  lat.  pf.  crècl  ex-crèmen- 
tum,  et  voy.  s.  v.  Kpivuu;  la  fin  du  mot  n'est  pas  claire.  —  L'avis 
de  L.  Meyer  II  105  (:  got.  hrisjan  'secouer')  est  à  écarter^). 

ion.  KpriCTqpiJYeTOV  'lieu  de  refuge,  asile'  (Hrdt.)  <  *Kpr|ba- 
-qpiJYeTOV  (:  qpeÛYUJ);  *Kpâb(e)(T-  :  got.  hrôt  v.  norr.  hrôt  'toit' 
(<  i.-e.  ^krâdo-m)\  sens  prim.  'refuge  sous  un  toit'  (Char- 
pentier BB.  30, 155  sqq.  bibl.),  puis  pers.  mod.  sara(y)  'palais' 
<  préiran.  *srâda-  i.-e.  *knldo-  (Lidén  Nord.  stud.  till.  A.  No- 
reen,  1904,  p.  432  sqq.). 

att.  Kpipavoç  m.  Voy.  s.  v.  KXtpavoç  p.  470. 

KpiT^f.  'son  aigu  ou  vibrant  (Hippon.);  grincement  de  dents 
(scol.  Ar.  Ois.  1521)',  cf.  KpiYri"  ^  yXavi  Hésych.;  Kpi2;uj  (Mén.; 
inf.  béot.  Kpibbé)Liev  'rire'),  aor.  KpiEai  (El.  Hésych.),  pf.  au  sens 
du  prés.  KeKpïYa  (Ar.  1.  cit.)  'rendre  un  son  aigu'  :  v.  norr.  hr/ka 
lirikta  'craquer,  grincer',  i.-e.  ^qrlg-,  cf.  i.e.  *qnq-  dans  aor. 
KpÎKe  (bè  ZiuYÔv)  n  470  \ti  le  joug)  cria',  v.  slav.  krîkû  'cris' 
kricati  'crier'  lit.  krykstl  'criailler'  kriksèU  'coasser',  v.  norr. 
Tiegri  —  ags.  hrdgra  v.  sax.  rëgera  et  heiger  v.  h.  a.  heig'ir 
m.h. SL.heiger  (>• — r  >  0 — r)  et  reiger  ail.  mod.  reiher 'hérou'' 
(bibl.  chez  Osthoff  Perf.  618)^)  norv.  (Falk-Torp  EW.  391.  16) 


1)  Dial.  Kpââpâ'  kôokivov  Hésych.  n'est  pas  laconien  (M.Schinidt 
s.  V.),  mais  éléen,  de  par  son  -ô- <  g'i".  comm.  iv  et  de  par  -ap— <-ep-: 
•a-  intervoc.  >  -h-  en  lac.  él.  arg.  etc. 

2)  Ital.  aghirone  esp.  airon  fr.  héron  sont  des  emprunts  germ.; 
—  pour  V.  h.  a.  hehara  'geai'  ags.  Mijora  'picus'  voy.  s.  v.  Kxaaa  'geai'. 
Brugmann  IF.  IX  354  rattache  au  groupe  ci-dessus  lat.  crîmen  (eu 


-    517    — 

af/eï'-ril-s''rîi\c  de  genêt,  Rallus  crex'L.;  cf.  d'autres  onomatopées 
analogues  (i.-e.  ^qrauq-  *qr((uq-  '■^qrauTc-  *qrog-  "^qrôq-j  s.  v. 
Kpau-fn  p.  511  sq. 

honi.  etc.  KpîGri  f.  'pi.  orge;  —  sg.  orgelet;  TT6a0r|(Ar.  Paix96ô, 
cf.  KÔxKoç/;  lioni.  Kpî  n.  <  *Kpî6  'orge'.  A  été  rattaché  à  lat. 
hordenni  i\'\?i.\.  lordeum  'orge'  {<C*(/horzdeio-m,  i.-e.*ghrzd-), 
y.h.a. (/ersta'orge'  {<*gherzda.  Curtins''  156.  Danielsson  Gr. 
u.  et.  8t.  I  .54  bibl.  J.  Scliniidt  Plur.  117.  .362.  Etc.),  arm.,7^/W, 
gén. //rtrfo</ 'orge'  (?  voy.  Htibsclimann  Arni.Gr.  I  4;32),  Walde 
KZ,34,528  proposant  pour  le  grec  un  ^prîm.  *gher2da  (sic),  qui 
suppose  une  plionéti(|UC  bien  compliquée;  peut-être  KpîOri  <  i.-e. 
*g/irtdhâ  :  ags.  (jrdfan  angl.  groats  'gruau'  <  *graitf-,  i.-e. 
*g/ir<,id/i-n-,  cf.  Wood  Mod.  Phil.  1,  240.  Hoops  Waldbaume 
364  sqq.,  spéc.  369  (bibl.).  Ublenbeck  KZ  40,  5.55 ^). 

boni.  KpÎKOç  ni.   Voy.  s.  v.  KipKOç  TT.  p.  458. 

Kpî)avov  ou  Kpi)avov  'farine  d'orge  grossière  (Hpc.  Arstt.);  pi. 
mie  de  pain  (Lycophr.)'  peut  être  parent  de  boni.  Kpî  (voy.  s.  v. 
KpiBr))  'orge'  (Brugmann  MU.  II  179)  autant  que  de  Kpivuu 
'cribler'  (p.  ex.  Curtius"'  156.  L.  Meycr  II  411.  Brugmann 
Grdr.  II-,  1,  231).  —  Le  rapport  avec  àKpïPnç  'exact'  (Fick  I' 
394)  est  plus  que  douteux. 

Kpîvov,  ])].  Kpivea  (Hrdt.)  dat.  KpivecTi  (Gratin.  Aristopli.'i  'lis'. 
Etym.  et  patrie  inconnues;   voy.  Hebn''  243  sqq.    Sclirader 


tant  ([lie  *cr'icvien  ou  *ci'l</men  ou  *cr7r.s'me?t),  dont  le  sens  premier 
a  pu  être  'eri,  par  quoi  l'on  accuse  celui  ({iii  vous  lèse';  un  *c)'i{s)men 
est  aussi  possible,  cf.  la  H.  non  élargie  *qrei-  dans  v.  norr.  hrina 
'crier'  etc. 

1)  Wood  et  Hoops  cherchent  en  outre  à  rattacher  Kpïef)  gràtan 
à  gersta  \M.*ghorzdâ  '*égrugé'  en  \>o&Kx\\.\u\*ghrei-*ghroi-*ghrï-, 
d'une  base  ghrè-io-,  élarpiss.  de  ^gher-  (cf.  *gher{e)s-  dans  skr. 
ghcïrsati  'broyer'  ghi-stn-h  'broyé'),  IIoops  admettant  pour  tous  les 
mots  du  groupe  un  sens  collectif  de  'gruau,  orge  mondé  ou  perlé', 
d'où  se  serait  spécialisé  un  nom  de  l'orge  comme  céréale;  cf.  aussi 
(Hoops  1.  cit.;  voy.  aussi  Berneker  EW.  331  s.  v  )  le  groupe  slav. 
*5forc/ju  «  i.-e. ""grAor*-)  désignant  des  fruits  A  gousse  et  \\t.  garszvà 
lett.  gàrfchas,  v.  h.  a.  gers  gires  girst  ail.  mod.  giersch  'égopode  on 
podagraire,  Aogopodium  podngraria  L.';  voy.  enfin  les  art.  KÔxpi'; 
'orge  grillée'  p.  424  et  Ké^xpi^s  'millet'  j).  425. 


-     518     — 

RL.  502^).  —  Le  rapport  avec  got.  hrains  'pur'  (Prelhvitz^ 
245;  voy.  s.  v.  Kpivuj)  est  à  rejeter. 
Kp  ivuj,  lesb.Kpîvvuu  (*Kpîviuj),  fut.Kpïvui,  aor. è'Kpïva,  pf.KÉKpÏKa/sé- 
parer,  trier,  distinguer  ;  décider,  juger';  KpiToç  'trié,  choisi  (Hom.)  ; 
supérieur  (Pind.  Sophr.)'  =  lat.  certus  '*séparé;  décidé,  sûr'; 
Kpî|ua  (et  Kpî)Liaj,  -aTOç  n.  'jugement,  décision';  Kpitriç,  -oO  m. 
'qui  décide,  juge  arbitre'  (cf.  pour  le  sens  m.  irl.  cert  'le  droit' 
<  *{s)qer-)'^  Kpiaiç,  -euuç  f.  'faculté  de  distinguer,  choix;  dis- 
sentinaent;  décision;  interprétation';  biaKpibôv  adv. 'avec  dis- 
tinction' :  lat.  cernô  (<  *crînô)  pf.  crêvi  (sur  quoi  un  sup.  crë- 
tum,  cf.  Pedersen  IF.  II  315)  'cribler,  séparer;  percevoir  clai- 
rement, distinguer'  ex-crêmentum  'criblure,  déjections'  (cf. 
pour  le  sens,  et  aussi  pour  la  parenté,  skr.  apa  ,  ava-skara-h 
'déjections'  gr.  «TKÛip  m/sens,  voy.  s.  v.)  crlhrum  'crible,  sas, 
tamis'  {<  *qreidhro-ni,  cf.  ital.  dial.  crefrat  —  entrât)  dis- 
crimen  'intervalle;  distinction;  moment  critique'  (mais  pour 
crïmen  'inculpation'  voy.  s.  v.  Kpiyri),  v.  irl.  crlatliar  'crible' 
V.  gall.  ci'ultr  'pelle  à  vanner'  corn,  croider  bret.  mod.  krouer 
'crible'  (<  *q7'êl-tro-m.  Fick  11"^  97.  Henry  Bret.  83),  puis  gall. 
gwa-gr  gogr  'crible'  go-grynu  'cribler'  bret.  gourtier  'crible' 
(<  celt.  %[^]o-/jr  — M-,  p.ex.  Henry  Bret.  140.  Pederseu  K.Spr. 
I  124),  ags.  hridder  -el  'crible'  v.  h.  a.  ritera  ail.  mod.  reiter 
'tamis'  (<;  *qrèi-  ou  *qrl-dhroni)  got.  (Kluge  PBrB.  8,  525) 
hrains  (<  germ.  comm.  *xrai-ni)  v.norr.  hreinn  v. sax.  hrèn{i) 

1)  Hehn  et  Schrader  tiennent,  sur  la  foi  de  Pline  {est  et  rubens 
liliuni  quod  Graeci  Kpîvov  vacant),  Kpîvov  pour  'le  lis  rouge,  Lilium 
chalcedonicum  et  bulbiferuni,  ail.  Feuerlilie',  ou  «plus  vraisemblable- 
ment encore»  pour  une  sorte  de  'couronne  impériale,  Fritillaria'; 
cette  opinion  se  concilie  mal  avec  les  textes  suivants  :  Chérémon  le 
trag".  fr.  8  N^.  ^o6'  ôEuq)€YTn  Kpîveaiv  àptewoiç  ô|uoO,  Théocr.  XI  5fi 
ëqpepov  bé  toi  j^  Kpiva  XeuKoi,  XXIII  30  XeuKÔv  tô  Kpîvov  èOTi;  on  pour- 
rait dès  lors  croire  qu'il  s'agit  du  'lis  blatic,  Lilium  caudidum  L.', 
mais  Kpivov  est  un  terme  générique  qui  se  précise  par  un  adj.  de 
couleur;  on  lit  même  chez  Fritzsche-Hiller  Theokr.  Ged.^  158:  «Le 
nom  de  Kpîvov  est  si  générique,  qu'on  peut  ici  entendre  aussi  bien 
le  perce-neige,  Galanthus  nivalis,  que  le  narcisse  à  bouquets  ou 
tazette  blanche,  Narcissus  poeticus.»  Les  Kpîvea  égyptiens  sem- 
blables à  des  roses  et  croissant  dans  le  fleuve  (Hrdt.  II  92)  sont  le 
Nymphaea  Nelumbo  L. 


—     519    — 

V.  11.  il.  (h)relni  'propre,  pur'  ''cf.  franc,  rhénan  et  suiss.  rein 
'finement  moulu,  criblé';  pour  le  sens  cf.  v.  slav.  ci.stil  'pur': 
céditi  'cribler').  Cf.  Curtius"^  156.  Zupitza  Gutt.  207.  Torp 
chez  Fick  IIP  104.  Falk-Torp  EW.  889.  Walde  ^  154  sq.  Etc.; 
i.-e.  *{.'i)q{e)rè{i)-  'cribler,  séparer'  (la  forme  forte  dans  lat.  pf. 
crêvi  ex-crêmentum  gr.  Kpriae'pâ  f.  'bluteau',  voy.  s.  v.)  est  un 
élargiss.  de  *iiqer-  'séparer,  couper,  trancher',  voy.  s.  v.  Kcipuj 
et  cf.  Hirt  Abl.  §  448;  voy.  aussi  s.  v.  Kaipôç  p.  392  sq. 

hom.  etc.  Kpïôç  (*KplF6ç)  m.  'bélier'.  Efym.  et  bibl.  s.  v.  hom. 
etc.  Kcpâoç  'cornu'  p.  437  sq. 

Kpiôç  m.  'pois  chiche'  (Théophr.  Diose.)  dissim.  de  *KeKpiôç,  cf. 
arm.  si.sern  'pois  chiche'  i  <*yjoifier-,  voy.  Hul)schmann  Arm. 
Gr.  I  490;  cf.  une  forme  iran.  dans  véd.  çiçnd- '[ioi^'?  Voy. 
Brunnhofer  HB.  26,  107  sq.),  lat.  cicer  m/sens  (^Curtius''  144), 
V.  pruss.  (avec  *</ — q-)  A'ecAvr* 'pois'  lit.  AvAt  lett.  Kel'cws  'rai- 
sin' (Pott.  Be/.zenberger  GGA.  1874,  p.  1242.  J.  Sciimidt 
Plur.  177)'). 

hom.  Kpoaivuu  'piaffer'.    Voy.  s.  v.  Kpouuu. 

I.  KpÔKii  f.  'fil  de  trame,  duite'.    Voy.  s.  v.  KptKuj. 

II.  KpÔKiT  f.  KpOKdXri  f.  'galet;  grève'*)  :  skr.  rarkara/i  rdrkanl 
'caillou,  pierre'  (Curtius''  144.  Pedersen  KZ.  36,  78;  voy.  s.  v. 
aÛKxap  aoïKxapov)  —  Skr.  çnidti  'briser'  a  été  cité  s.  v.  ion. 
Kcpailuu,  i.-e.'^îcerd-;  il  est  au  surplus  ambigu  et  pourrait 
être  issu  de  i.-e.  '^sqel-  'fendre,  briser'  (:  lat.  siliqua  'gousse' 
dîssim.  de  *sciliqua  "^sceliqiid,  v.  slav.  skol/lui  'ostreum'  etc.; 
voy.  Walde  -  s.  v.  ca/x  'pierre,  chaux'). 


1)  Trantmann  Apr.  Sprd.  3.ô'>  verrait  dans  v.  j)russ.  kcckers 
un  emprunt  au  i)ol.  cieciorka  cierierzyca  pois  chiche'  influencé  par 
le  correspondant  perdu  de  lett.  Kekars.  Selon  Walde^  in8,  ce  nom 
de  plante,  en  raison  de  la  différence  des  putt.,  analojj^ue  à  celle 
constatée  dans  la  famille  de  Kdvvapiç,  et  des  variations  du  red., 
provient  d'une  l-;-  non  indo-eur.  de  l'est  de  l'Europe,  dont  la  «iutt. 
fut  sentie  comme  palatale  k  chez  les  peuples  asiatiques  du  gfroupe 
satain,  et  comme  vélaire  7  par  les  peuples  européens  du  même 
j^roupe. 

2)  L'existence  dun  adj.  KpoKaXô;  'caillouteux'  est  contestable 
et  ne  tient  (ju'à  un  passage  discuté  d»'  l'Antli.  pal.  VII  294:  cf. 
Stadtmiiller  ad  1. 


—     520     — 

ion.  KpoKÔbîXoç  m.  (  i-  est  la  graphie  prim.,  attestée  par  les 
pap.  ptolémaïques;  -ei-  par  itacisme  sous  l'empire)  'lézard 
(Hrdt.1169;  Kp.  xepo'câoi  'grands  lézards  de  l'Afrique  centrale' 
Hrdt.  IV  192);  le  lézard  du  Nil,  le  crocodile  (appelé  par 
les  indigènes  xà^\\)a  =  ég.'nish?  Hrdt.  II  69);  l'alligator  de 
l'Inde  (Hrdt.  IV  44)'  est  dissini.  de  *KpoK6-bpi\oç  '*ver  des 
pierres'  <  KpoKri  'galet'  -|-  bpîXoç  'ver'  (voy.  s.  v.  p.  200),  le 
lézard  se  chauffant  volontiers  au  soleil  sur  des  pierres  lisses; 
skr.  krJcalâsâh  JcrJcala-h  'lézard,  caméléon'  (Ulilenbeck  Ai. 
Spr.  62)  <  '^çarJcara-h  (voy.  s.  v.  KpÔKri  II.)  -|-  âsê  'fi)uai,  je 
suis  assis'  est  une  création  analogue  et  indépendante;  nombreu- 
ses variantes,  tantôt  par  métathèse  de  -p-  :  KopKÔbïXoç  (Koivri), 
tantôt  par  résultat  divergent  de  la  dissini.  du  prim.  *KpoKÔ-bpi- 
Xoç  :  lat.  cocodnJus  (>  ital.  cocodriJIo),  tantôt  par  l'emploi 
d'un  th.  en  -u-  *KpéKu-ç  :  KpcKÙbeiXoç  Et.  gen.  s.  v.  Voy.  Diels- 
Brugmann  IF.  XV  1  sqq.    Solrasen  BPhW.  1906,  col.  758  sq. 

hom.  etc.  KpÔKOç  m.  'safran.  Crocus  sativus  L.';  KpÔKeoç  (Pind. 
Eur.)  KpoKriïoç  (Hymn.  à  Déni.  178)  KpoKÎâç  ou  (Plut.  KpoKÔeiç 
-evTOç  (Eur.  Théocr.)  'qui  a  la  couleur  du  safran';  KpoKivoç 
'de  safran';  KpoKuuTÔç  'teint  avec  du  safran'  (Pind.).  Emprunt 
sém.,  cf.  liébr.  karl^ôni  arani.  kûrkamcl  arab.  et  pers.  kiD'l-iini 
'safran';  skr.  kuidlxuma-m  'safran'  (cf.  KétYKajaovTTap'  'Ivboîç 
HùXou  bttKpuov  Ktti  9u|uia|aa  Hésych.,  cancamum  Plin.)  est  un 
emprunt  analogue,  cf.  arab.  hmnkùin  'une  résine';  bibl.  chez 
Lewy  Fremdvv.48;  voy. aussi Hehn"2.ô5 sqq.  ScbraderRL.698. 

Kpoia^oûv  'faire  rôtir'.   Voy.  s.  v.  Kpd)apoç  p.  507  sq. 

hom.  etc.  Kpô|Li(]a)uov  'origan',  assim.  de  Kpéjuuov  Hésych. 
(J.SchmidtKZ.32,346  bibl.),  cf.  KpejUfiuuûv  Kpo)a()a)uâ)V,  -Oùvoç 
lieu  près  Coriiithc;  d'un  prim.  *qreniuso  /it,  cf.  ags.  hramsa 
norv.  ail.  niod.  i-ams  lit.  l'ermtiszè  russ.  ceremica  ceremsa 
'ail  d'ours,  Allium  ursinum',  irl.  crem  gall.  c*rr//"air(FickIP98; 
alternance  -em-  :  -mm-,  cf.  Federsen  K.  Spr.  I  121),  puis 
(?  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  67)  skr.  kramnka-h  'Piper  Betle  L.  (et 
autres  plantes)'.  Voy.  p.  ex.  Schrader  RL.  1003  sqq.  Torp 
cbezFicklim03.  Falk-Torp  EW.875.  BernekerEW.  145 sq. 

Kpôaaai  f.  pi. 'pierres  saillantes  ou  corbeaux  M  258.  444;  as- 
sises ou  degrés  des  pyramides,  Puu^ibeç,  àvaPa0|uoi(Hrdt.II  125)' 


—     f.21     — 

<  i.-e.  *qroqia  :  pol.  etc.  Irol'ira  'chevrons'  (Bez/.en berger 
BB.  12,  239j,  ags.  of'(^r-/irajian  's'élever  au-dessus  de'  m.  h.  a. 
ragev  's'élever'  (Zupitza  Gutt.  122).  De  là  lioin.  etc.  TTpÔKpoa- 
cfoi  adj.  pi.  'rangés  à  des  intervalles  réguliers,  comme  des  de- 
grés ou  les  créneaux  d'un  mur'.  —  Ags.  hrôf'toit'  got.  hrof 
'toit'(voy.  8.V.  KpriaqpÙYeTOv),  gr.  KpoaTiva*  qpuXaKTnpialIésych., 
V.  slav./irflc?« 'foyer' (:lat,  crtrôô  <*cnr-d/io),  cités  parBezzcn- 
berger  1.  cit.  et  BB.  '21,  170,  sont  à  écarter. 

KpoacToi  m.  pi.  'Gûaavoi,  frange,  bordure';  dim.  Kpocraiov:  Kpocr- 
(TuuTÔç  'garni  d'une  frange';  bÎKpocraoç  'à  doul)le  frange'  Poil. 
Prob.  parent  du  préc.  en  tant  que  '*faisant  saillie'. 

KpÔTOç  m.  'battement  des  mains,  frappement  des  pieds';  KpoTeîv 
'faire  claquer;  applaudir;  forger';  KpÔTaXov  'cliquette,  casta- 
gnette';  KpÔTaqpoç  m.  'tempe,  Koppri;  flanc  de  montagne;  face 
latérale',  prim.  terme  abstrait:'frappement'(Brugmann  Grdr.lP, 
1,  390);  KpoTaqpiç,  iboç  f. 'marteau  de  fer,  aussi  KeaTpa'lIésych, 
Poli.  I.  e.  *k)'et-,  nasalisé  dans  v.  noir,  hriinhi  ags.  Jirindan 
'licmter',  p.  ex.  Torp  chez  Fiek  111*  1('2.  —  SUr.  kdtakafà 
'bruit  de  deux  objets  que  l'on  heurte' A*/'»^«7rcouper'  (voy.s.v. 
KeipLup.427n.  l)etc.  (FickBB.1,11.  BezzenbergerBB.  16,246. 
llirt  BB.  24,  201.  273.  Prellwitz-'  246)  sont  à  écarter. 

KpÔTuuv,  -oivoç  m.  'pou  de  brebis,  Pediculus  ovis;  tique  des 
chiens,  Ixodcs  caninus  =  KuvopaiaTriç  p300  (:paiuj 'tourmenter'), 
lat.  riciiiiis;  —  ricin,  Ricinus  comniunis  =  kîki  (dont  les  fruits 
ressemblent  à  dos  ti(pies.  Diosc.  IV  161);  —  grumeau  de  pus 
(IIpc.i'.   Prob.  parent  du  suiv. 

KpoTLÛvJi  f.  'excroi.»;sance,  loupe'.   Voy.s.v.  KÛpToXoç  p.  41(î. 

Kpouvôç  m.  'source'.  Voy.  s.  v.  Kpr|vr|  p.  ôlô. 

KpoÛTielai  f.  pi.  'sabots  de  bois'  utilisés  en  Béotie  pour  écraser 
les  olives,  et  portés  sur  la  scène  par  l'aulète  pour  battre  la  me- 
sure, Pans,  chez  Eust.  867,  29.  Poil.  VII  S7.  Phot.  Étym.  obs- 
cure; le  mot  a  subi  l'influence  de  Kpoûuu  et  de  Tiela,  s'il  n'en 
dérive');   aussi  dim.  KpouneZiia  n.  pi.  Ilésych    Poil.,  KpouTreilo- 


1)  Dissim.  di'  *Kpoua-TTeLaV  De  là  se  serait  déj;aj;é  le  ii.seudo- 
thèiue  KpouTT-,  sur  quoi  lou  fit  KpoûiraXo  n.  pi.  m/sens  (Soph.  fr.  41  N.-; 
suff.  -aXov  :  Kp^uJ}  a\ov  Kp6T-a\ov),  Kpoûirava'  EûXiva  înro&t'iuaTa  Hésych.. 
KpoÙTTexa  ni/sens  H. 


—      nPO      _ 


-qpôpoç  'qui  porte  des  sabots'  (Cratin.  chez  Poil.),  KpouireZioii- 
l^evoç  'chaussé  de  sabots'  H. 

Kpoùo)  (*Kpoû(Tuj)  'heurter',  cf.  aor.  pass.  èKpoûaGriv,  adj.  verb. 
Kpouaieoç;  KpouaTiKÔç  'qui  heurte;  retentissant';  hom.  Kpoaivuj 
(*KpoucTav-iuj)  'piaffer'  :  lit. kruszù  Ji'rùs2ti''h'a.Qa&ser^ lett. krausét 
'frapper  dn  pied'  v.  slav.  Icruchil  'frustum'  hrusiti  'détacher  en 
brisant'  (J.  Schmidt  Voc.  II 341  n.  Solmsen  KZ.  29, 97.  Peder- 
sen  IF.  V37.  Hirt  BB.  24,  273),  puis  cf.  v-norr.  hrei/sai-  f.  pi. 
(<  gerni.  comm.  *xrausi-)  'tas  de  pierres'  b.  ail.  7'use  'tas' 
fris.  or.  aussi  'tas  d'orge  trempée'  v.  norr.  ^ros^i  in.  'malt  trem- 
pé', lit.  Jxruszfîné  'orge  mondé  ou  perlé,  gruau'  (Torp  chez 
Fick  IIP  109.  Falk-Torp  EVV.  912). 

Kpùoç,  -ouç  (*Kpij(Toç)  n.  'froid  glacial'^);  Kpuepoç  'glacé;  qui 
glace';  Kpuoeiç  'glacial;  qui  glace  d'effroi';  KpO|uôç  (*Kpu(y-|uô-ç) 
m.  'froid;  frisson';  KpùcTTaXXoç  m. 'glace ;  —  cristal':  Kpocriaiviu 
'geler'  (Nie);  KpuaTaXXo-TrriE,  gén.  -TTfjYOç  (Esch.),  KpuaiaXXé- 
-TtriKTOç  (Eur.)  'congelé':  lat.  cnista  'surface  dure  d'un  corps, 
écorce,  écale,  écaille,  enveloppe,  croûte',  v.h.-à.  {hjroso  {h))'osa 
'croûte,  glace'  (cf.  selon  Kôgel  PBrB.  16,511  le  nom  de  Monte 
Eosa)  ags.  hrûse  'terre'  v.  norr.  hriôsa  'frissonner'  hrûdr  'croûte', 
lett.  Tcruësis  kruwesis  'boue  gelée  rendant  le  chemin  raboteux', 
puis  \.'w\.  crûaid  'dur,  ferme'  (prob.  <*krf(zd-).  Curtius^ 
155  sq.  Fick  1^  394.  IIl^  106.  108.  Zupitza  Gutt.  124  (bibl.). 
Falk-Torp  EW.  354.  917.  Etc.;  ce  groupe  est  tout  proche  pa- 
rent de  la  souche  de  gr.  Kpé[F]aç  lat.  cruor  crûdus  (:  skr.  Ixrû- 
dayati  'rendre  épais'  <  ^kriizd-,  i.-e.  ^qruzd-,  zd  xruzdra- 
xraozdva-  'dur'),  voy.  s.v.  p.512sq.  —  La  souche  de  gr.  Kpoùuu 
s'en  sépare. 

KpiiTTTa)  'cacher';  Kpùqpâ  (Thuc.)  dor.  Kpuqpd  (Pind.)  att.  Kpucpf) 
(instrum.,  cf.  J.  Schmidt  Plur.  40.  Brugmann  Grdr.  Il-,  2,  190) 
Kpucpnbov  (Hom.,  cf.  Kpucpavbôv  Hésych.,  influencé  par  l'anti- 
podique  àvacpavbov)  Kpûpbrjv  Kpùpba  'secrètement';  Kpuqpaîoç 
KpûcpiGç  KpuTTTCxbioç  'secrct';   tardif  Kpupâleiv  Hésych.  Thème 


1)  Sommer  Gr.Lautst.  81  n'imagine  un  *qruuos  que  pour  sauver 
sa  théorie  du  changement  en  aspirée  de  la  forte  initiale  quand  un 
-.S'-  iiitervocalique  et  posttonique  a  disparu. 


-     523     - 

Kpucp-,  prob.  élargiss.  de  la  R.  attestée  par  v.  slav.  Iryja  krt/ti 
'couvrir'  (Persson  Wzerw.  ôl  n.  1.  Meillet  MSL.  VIII  297. 
L.  Meyer  II  415),  qui  est  parent  de  lit.  krduju  Irôviau  kràuti 
'mettre  en  tas,  charger'.  —  Autre  avis,  inadmissible,  chez  Prell- 
witz-  247.  —  Lat.  crêper  'obscur'  est  à  écarter;  voy.  s.  v. 
KV€(paç  p,  475. 

KpûaTaXXoç  m.  'glace'.  Voy.  s.  v.  Kpùoç. 

KpuupûXoç  m. 'toupet  (des  vieillards.  Thuc.  I  6.  Etc.;',  cf.  Sagliol, 
2,  1357  sq.  —  Le  rapport  avec  KÔpuia^oç  m.  'chignon  (des 
femmes/,  p.  ex.  Hirt  Abl.  §516  (base  qoroue,  d'où  lit.  kràuti 
cité  s.  V.  KpÙTTTO),  mais  voy.  s.  v.  KÔpuinPoç  p.4î)8)  ne  repose  que 
sur  une  vague  ressemblance;  -p-  de  KÔpuia^oç  est  issu  d'un  -qp- 
(:  Kopuqpri)  au  contact  de  la  nasale.  —  Le  rapport  avec  ku- 
px]^àl[xj  'cosser'  (Bezzenberger  BB.  5,  31 6 j  ne  satisfait  pas  la 
phonétique. 

Kpuûluj  'croasser'.  Voy.  s.  vv.  Kpaufn  KpdZiuj  KÔpaE. 

Kpuù|LiaE,  -aKoç  m.  'tas  de  pierres,  rochers'  Drac.  Hésych.;  Kpuu- 
paKÔev  KpninvJJbeç  H.;  KpuuiaaKUJTÔç  mot  paphlagonienf?)  selon 
Kust.  33U,  40.  Bezzenberger  BB.  5,  315  et  (1.  Meyer  ^  79  ont 
vu  dans  Kpâ))aa£  un  parent  de  Kprmvôç  'versant  de  montagne' 
(rapport  apoph.  0  :  e).  —  L'avis  de  Bugge  KZ.  19,  42i>  est  à 
écarter.  —  Il  se  peut  enfin  que  KpuùiaaE  soit  une  fausse  leçon 
pour  KXûj)aaE,  cf.  KXuuinaKÔÉcrcrav  ace.  f.  sg.  B  729. 

KpâjTTiov  'faucille'  <  i.-e.  *qrp-  :  lat.  carpo  'cueillir'  {*qfpô)f 
m.  irl.  (-(irrân  'faucille'  {-rr-  <  rp  )  etc.;  voy.  s.  v.  KapTTÔç  I. 
p.  415. 

Kpiuaaôç  m.  'cruche,  urne'  <  i.-e.  *qrOkios  :  irl.  crocan  gall. 
i-roc/tan  (Frohde  BB.  3,  130.  Fick  II"*  99;  emprunt  germ.  selon 
Thurneysen  Keltoroman.  97).  —  Arm.  kardft  'grande  jarre' 
(Bugge  KZ.  32,  51)  est  à  écarter,  cf.  Pederscn  KZ.  39,  378.  — 
Lit.  kr(hj(is  v.  ])russ.  kragls  'cruche'  sont  des  emprunts  germ., 
cf.  V.  h.  a.  kruog  'cruche'  l'd'origine  <tbscure). 

KTÔoiaai  'acquérir',  pf.  KtKTiiinai  'jxjssédcr':  ion.  Kie'avov  (dissim. 
de  *KTa-avov.  Hotl'mann  (Ir.  I).  III  24G  'liiL'n,  proitriété';  poét. 
KTeap  n.,  ord.  dat.  pi.  KTeâieaaiv  m  sens;  KTfma,  -aïoç  n.  'I)ien. 
propriété,  chose  précieuse';  ktîivoç  n.,  pi.  KTiivea  -n  'biens, 
richesses',    sg.  'tète  de  bétail";    ÙKTnveç"  Trevriieç,  iTPYnKÔTeç 


—     524     - 

EM.  prob.  <  ^àKTiifiveç  (Solnisen  Beitr.  I  143)  :  skr.  ksdyati 
'dominer,  posséder'  zd  xsayeHV?i\ oh-  autorité  sur'  skr.  Tisatrà-m 
zd  V.  pers.  .r6'«/-'ra-''imperium'  v.])eY».  .Tsâyadiya-  'roi'  xsayar- 
san-  '*le  héros  parmi  les  dominateurs,  ZépEriç'  (J.  Schmidt  Plur. 
418),  i.e.  R.  qpêiï).  —  Gr.  ïcpeï^oç  (Collitz  BB.  18,  226  sq.: 
voy.  s.  V.  p.  387),  lat.  satelles  (cf.  Walde  ^  s.  v.)  sont  à  écarter  ^). 

KTeivuj,  fut.  KTevûù  ép.  KTevéuu  KTÛvéuu,  aor.  è'KTeiva  è'Kxavov  eKTdv, 
pf.  àTT-ÊKTova,  moy.  aor.  poét.  èKTa)uriv  pte.  Kidiaevoç,  aor.  pass. 
ép.  ÊKToiGriv  'tuer',  tardif  KTeivû)ui  -ôuu,  aussi  écrit  KTeivvO)ai 
KTÎvvûm -uuu,  seul.  prés,  et  ipf.  'tuer'  (voy.  Kiiliner-Blass-^II 
468  sq.);  àvbpoKTaairi  f.  ord.  pi.  'massacre  d'hommes'  (Hom. 
Esch.);  KTÔvoç  m.  'meurtre'  (seul,  cité  par  Zonaras)  :  skr.  ksa- 
nôti  'blesser,  briser'  l-safâ-h  'blessé,  anéanti'  Icsati-h  'lésion, 
anéantissement,  dommage'  v. pers.  a-xsafa-  'indemne'  (Curtius^ 
157.  Etc.),  i.  e.  R.  qpe?i  (Brugmann  Grdr.  P  791);  une  alter- 
nance OK-  :  KT-  dans  gort.  Kaia-aKevei.  Pour  trag-g-.  Kaivuu  'tuer' 
voy.  s.  V.  p.  392. 

Kieiç,  g:én.  Kievôç  m.  'peigne;  tout  objet  dentelé,  herse,  etc.'; 
dim  KTÉviov  ;  KTeviZiuu 'peigner',  kteiç  est  une  formation  nouvelle 
pour  *KTriv  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,  298);  gén.  Kievoç  <  '^TTKTe- 
v6ç  :  lat.  pecten  -inis  'peigne'  (von  Sabler  KZ.  31,  275.  Frohde 
BB.  17,  316.  J.  Schmidt  Kritik  4.  Hirt  Abl.  §  689).  Voy. 
s.  V.  TTÉKuu  'peigner'. 

hom.  etc.  KTépaç  n.  sg.  'cadeau'  ou  'possession',  pi.  hom.  Kiépea 
'honneurs  funèbres,  présents  et  sacrifices  pour  honorer  un  mort'; 
hom.  tragg.  Kiepi^uu  et  (pour  le  mètre)  hom.  KTepeîIuj  'rendre 
les  derniers  devoirs  à  (jn.,  tivâ';  tragg.  KiepiaiuaTa  n.  pi.  'hon- 

1)  J.  Schniidt  Plur.  411  sqq  et  Hirt  IF.  XVII  390  ont  clu-rclié 
à  concilier  dor.  irâina  (béot.  ra  TnrâiuaTa)  'KTr||na'  et  TrâaaoOai  'KTi'iaa- 
oGai';  selon  Hirt,  un  i.-e.  *qpîtè-  s'est  alléf^é  eu  *qpé-  et  en  '*qijè-: 
selon  J.  Sclimidt,  gr.  ttîtô-  est  obtenu  par  un  compromis  entre 
KTr)-  et  un  *TTTrà-  <  *qita-  indémontrable;  voy.  s.  v.  dor.  etc.  -rrô.ua. 
Pour  la  répartition  de  KTr)-  et  de  Txnâ-  voy.  Buck  Greek  dial.  43; 
ëYKTaoïç  (prob.  -â-)  f.  'acquisition',  qui  n'apparaît  que  sur  le  domaine 
de  TTTTâ-,  serait  un  compronus  entre  ion.  att.  êTKxriai;  et  èuuâoiç  (Ehr- 
lich  Z.  idg-.  Sprachgesch.  53  sq.  Meillet  Bull.  Soc.  Ling-.  no  58, 
p.  287  sq.).  Il  y  a  une  alternance  ok-  :  kt-  {*qp-)  dans  <î)i\oaKriT .  . 
d'un  vase  att.  (P'hrlich  1.  cit.),  cf.  gort.  KOTa-aKevei  :  Kigiviu. 


-    525     - 

neurs  funèbres';  poét.  aKiepiaioç  et  aKTepeïaTOç  'privô  des 
honneurs  funèbres';  Kiepiatriç  ni.  'entrepreneur  des  pompes 
funèbres' Hésych.  s.  V.  Tacpneç;  hom.  biâ-KTopoç  m. 'dispensa- 
teur' (voy.  s.  V.  p.  ls4sq.);  boni.  TToXû-KTuup,  -opoç  n.  jir.  R. 
KT€p  "donner  un  cadeau',  sans  correspondant  connu;  voy.  Solni- 
sen  IF.  III  96  sq.  (bibl.).  —  Étyra.  erronées  de  Darmesteter 
M8L.  II  309 sq.,  Collitz  BB.  18,  210  et  J.  B.  Bury  BB.  18,  295, 
non  convaincantes  de  Kretschnier  KZ.  31,414,  de  Pedersen 
IF.  V  65  et  Brugmann  Grdr.  U  791  (v.  slav.  chrana  'nourriture' 
chranitl  'garder';  cf.  Berneker  EW.  398). 

Kiribiûv,  -ôvoç  f.  ord.  j)!.  'fil)re8  du  bois  (Théopbr.);  cercles  con- 
centriques du  bois  (Héron);  fibres  du  corps  (Hpc);  veines  des 
l)ierres  (Diosc.)  ;  brins  de  laine  (Gai.)';  eÙKiribaiv,  -ovoç  (Tbéophr.) 
eÙKTÉavoç  (ïhéoplir.  Plut.)  'facile  à  fendre'.  Etyni.  obscure;  i.-e. 
Hpfii)-?^)  —  Le  rapport  avec  neKTeîv  'peigner'  (par  un  *rrKTii- 
buOv.  Frolide  BB.  17,  316)  ne  convainc  pas;  celui  avec  KeâZ^ai 
'fendre'  (Kir)-  <  *f>-s-è-.  G.  Meyer-'^  344)  heurte  la  phonétique. 

honi.  KTÎbeoç  'en  ])eau  de  fouine'.  Voy.  s.  v.  ïktiç  j).  372.   . 

KT  il  LU 'asseoir  des  constructions,  fonder,  instituer';  honi.feuKTi)aevoç 
'bien  bâti;  bien  ordonné  iverger/;  ép.  èOKTiTOç  'bien  bâti';  ktîctiç, 
-euuç  f.  'fondation;  création;  créature  ('Spt.)';  ktoivû  f.  'demeure, 
district  (Rhodes,  Carpathos)';  att.  épigr.  'AuqpiKTioveç  (V®  s.), 
-KTÛoveç  (IV^s.j  m.  pi.  ^);  hom.  Pind.  -rrepi-KTioveç  m.  pi.,  hom. 
TTepi-KTÎTai,  -â)v  m.  pi.  \  288  'habitants  d'alentour'  :  skr.  l-sëti 
Jcsii/dti  zd  saêHi  'demeurer'  skr.  Jcsiti-h  vA  èiti-s  'demeure, 
établissement'  skr.  Txsetra-m  zd  soiâra-m  'bien-fonds'  skr. 
Ixshna-h  'séjour  paisible',  lat.  situs  'bâti,  érigé,  élevé  (Tac), 
situé,  sis'  sitns  -Us  'position,  assiette  d'un  lieu,  site',  arm. 
(Hlibschmann  Armeniaca  dans  Strassb.  Festschr.  1891,  p.  70 sq.) 


1)  Lat.  sL'ta  saefa  ord.  pi.  "soies  (de  porc),  crins  (de  cheval)' 
ne  serait  il  pas  parent  ["^ks-)'?  On  le  rapproche  de  v.  h.  a.  aeid  et 
seita  'corde',  lit.  j!)o-sa///.s-  'courroie'  etc.  voy.  s.  v.  iuâç  p.  374sq.; 
il  faut  pourtant  avouer  que  rien  dans  l'emploi  du  mot  latin  n'évo- 
que l'idée  de  'lien'. 

2)  L'origine  de  i'-u-  (cf.  béot.  'AuqpiKTomuv  GDI.  485,  7)  n'est 
pas  élucidée;  avis  non  plausibles  chez  Kretschmer  KZ.  32,  42!' sq, 
et  Hoffmann  Gr.  D.  III  2y0. 


—     52G     - 

sén  {—  rliod.  KTOivài,  gén.  aini  'habité,  construit,  florissant, 
village'.  Frohde  BB.  1,  198.  CoUitz  BB.  18,214.  Kretscbmer 
KZ.  32,  429.  Brugmann  Grdr.  P  675.  790  i).  Walde^  718  sq.; 
i.-e.  *kpei-]  voy.  le  suiv. 

KTiXoç  'doux,  docile';  ktiXoûv  dans  aor.  moy.  3.  pi.  eKxiXuuaavTO 
Hrdt.  IV  113  'se  concilier';  KxiXeûuj  'apprivoiser'  (Pind.  fr.  238 
Bgk.*).  Semble  appartenir  à  ktiZ^uj  Kiiaiç  (Pott.  Ostboff  L.  von 
Patrubâny's  spracbw.  Abb.  II  72sqq.  130  sq.  Et.  Par.  I  68), 
avec  le  sens  premier  de  'apprivoisé,  domestiqué'.  —  Lat.  sïleô 
'être  silencieux',  got.  ana-sUan  'se  calmer  (vent)'  (Frobde 
BB.  21,  329.  Prellwitz^  248)  remontent  à  un  i.-e.  *si-Jo-s  'qui 
est  en  repos',  R.  sêi  'faire  se  reposer'  (Ostboff  11.  ce.  Brugmann 
IF.  XVII  320)  et  s'excluent. 

bom.  att.  KTUTTOç  m.  'bruit  retentissant';  ktuttêîv  intr. 'faire  du 
bruit  en  frappant,  en  tombant',  trans.  'frapper  avec  bruit'. 
Etym.  obscure.  —  Skr.  ksôdafi  'broyer'  (Prellwitz^  248)  est 
parent  de  ksudrâ-h  'petit'  et  de  v.  slav.  chudû  'petit',  i.-e. 
*Tcsoiido-\  Jcsûbhyafi  Jtsôbhatë  'vaciller'  (id  ibid)  <^*kseuhh- 
(cf.  *><lceubh-  dans  got.  afskiuban  'rejeter',  v.  slav.  sJcuhn  'je 
tiraille'  lit.  skùbfl  'se  bâter'),  dont  l'initiale  est  pareillement 
inconciliable  avec  gr.  kt  -).  —  Pour  lit.  szaùkti  'crier'  (Frobde 
BB.  21,  330)  voy.  s.  v.  KaOxn  p.  423. 

KÛaGoç  m.  'vase  à  puiser  le  vin',  cf.  Saglio  I,  2,  1675  sqq.  Voy. 
s.  V.  Kueîv. 

hom.  etc.  KÙa^oç  m.  'fève'.  Pas  de  correspondant  connu.  Le 
rapport  avec  Kueîv  '*être  gonflé'  trouve  auj.  un  parallèle  dans 
V.  norr.  baun  ags,  béon  v.  b.  a.  bôna  'fève'  <  germ,  comm. 
*baunô,  i.-e.  *bhounâ  '*qui  gonfle,  gonflée'  R.  bheu  bhou  bhtc 


1)  Mais  lit.  szeimyna  'domestiques'  est  parent  de  Jat.  cîvis, 
voy.  s.  v,  Keîfiai  p.  426,  et  v.  h.  a.  sedal  'siège'  sidilo  'agricola'  (cités 
p.  ex.  par  Brugmann  Grdr.  1-  790)  appartiennent  à  la  souche  de 
gr.  ëZoïaai  lat.  sedeô  (F.  de  Saussure  MSL.  VI  246  sqq.;  i.-e.  *setlo' 
<  *sed-ilo). 

2)  La  même  objection  atteint  l'hypothèse  d'un  i.-e.  *ks-up- 
*ks-ifep-  *sup-*sîiep-,  qui  expliquerait  selon  Trautmann  chezWalde^ 
235  gr.  KTÛTTOç  :  skr.  vdpati  'jeter',  lat.  supâre  'jeter'  dans  dissipâre 
etc.,  v.  slav.  sûpatl  'fundere'  lit.  sùpti  'ébranler'. 


-   r>27    - 

'croître,  gonfler',  cf.  g-ot.  uf-hauJjan  'lucpoûv',  etc.;  cf.  aussi 
lit.  pupà  lett.  pupa  'fève'  :  lett.  paupt  'gonfler'  (Peterssou 
IF.  XXIII  .390).  De  là  Kua^euuu  'désigner  ou  décider  au 
moyen  de  fèves',  Kuamjûv,  -ôjvoç  m.  'champ  de  fèves';  Kuauiloi 
'devenir  nul^ile'  (Aristopli.;  cf.  KÛaïuoç  au  sens  de  'grossisse- 
ment des  seins  qui  se  gonflent  de  lait').  Sur  les  noms  indo- 
eur.  de  la  fève  voy.  Schrader  RL.  106  sqq.^). 
KÛavoç  m.'lapis-lazuli  (aùiocpuriçTliéopbr.);  pâte  vitreuse  colorée 
en  bleu  (xutôç,  TreTTupujiuévoç,  arfÙTXTioç  id»;  carbonate  bleu  de 
cuivre  (âirupoç  id);  verre  bleu  ou  smalt  A  24.  ?)h.  x\  87'^). 
Etym.  inconnue;  mot  emprunté?  —  Le  rapport  avec  lit.  szrinas 
lett. sirins  'plomb'  (Prelhvitz  ^  249  avec  doute),  qui  sont  prob.  des 
emprunts  slaves  (cf.  l'obscur  russ.*n«^CM 'plomb')  est  fortuit.  — 
Pour  skr.  çyânid-h  'noir,  bleu  foncé'  (=  lit.  szèmas  'd'un  gris 
cendré')  voy.  s.  v.  Kijauuv  p. 456.  —  De  là  liom.  Kûdveoç  'û  par 
ail.  métr.)  'd'un  bleu  sombre"  et  nombreux  composés  en  Kuavo-. 

KÙap,  gén.  KÙapoç  n.  'chas  d'une  aiguille'  (Hpc).  Voy.  s.  v. 
Kueîv. 

hom.  etc.  Kupepvâv  'diriger  (un  navire,  des  chars)',  p — v  est 
dissim.  de  )a — v  (Grammont  Dissim.  4:5.  46.  IJuck  Gr.  D.  70; 
voy.  aussi  J.  Schmidt  Kritik  27  n.  1),  cf.  cypr.  Kuiaepnvai  inf. 
'gouverner'  GDI.  68,4  et  le  prétendu  éol.  KuiaepvrjTriç  '-dTâçi 
EM.,  puis  att.  TepPivGoç  à  côté  de  TepmvOoç,  papva)nai  <)Liâp- 
vaiaai  (inscr.  métriques  d'  Ath.,  de  Corcyre,  etc.).  La  parenté 
avec  skr.  kiihant-  m.  n.  kfibari  f.  'timon',  lit.  kumhras  'poignée 
recourbée  du  gouvernail'  kumhrys  'mancheron  de  charrue, 
genou  de  varangue'  kianhri/fi  'gouverner'  (  bibl.  chez  (  )sthoff 
IF.  VI  14,  qui  tient  ku^-  pour  ancien,  à  côté  de  quoi  un  *kum^- 


1)  On  doit  supposer  des  doublets  *kuH-  (^KÙFanoç)  et  ^ku- 
>7r-,  cf.  TTav-ÔHiia  (forme  employée  hors  de  l'Attique,  cf.  Harpocr. 
161,30)  Kuav-o^in  V  GDI.  .5703  (Samos;  c-f.  6[F]u)î)eKa  :  bvu):  alternance 
des  suff.  -fio-  ->o-);  att,  irùavoç  TTuaveipiijûv  est  une  formation  mixte. 
Bru<:;:mann  Gr.Gr.»  3J  n.  1.  M3:  voy.  aussi  J.  Schmidt  KritiU  l-2Ss<\. 
Solmsen  Javlenija  17  sq.   Mansion  Gutt.  132. 

2)  Cf.  Lepsius  Die  Metalle  lu  den  H^ypt.  Inschr ,  Abh.  d.  Berl. 
Ak.  d.  W.  phil.-hist.  Kl.  1S71,  p.  117  sq.,  analysé  chez  Helbig  L'épopée 
hom.  127  sqq.:  voy.  aussi  Schrader  RL.  95. 


-     528     - 

=  lit.  kumh-)  est  probable,  mais  le  détail  est  peu  clair.  Ue  là 
KuPepviiTrjç,  -Trip  m.  'i)ilote',  etc.  Lat.  (juherno  est  un  em- 
prunt grec, 

Ku  picTiâv  'se  précipiter  TT  745,  plonger  0  354;  faire  la  culbute'; 
KupiairiiLia,  -cTiç  'culbute';  Ku^iatriTrip  m.  (Ku^iaTrip  Hésych.  par 
haplologie  syllab.)  'faiseur  de  tours  I  605.  b  18;  plongeur 
TT  750;  qui  se  précipite  la  tête  la  l""^  (Eur.  Phén.  1151)';  cf. 
KÙpri  'KeqpaXri'  EM.,  KÛpriPoç  'ô  KaraKÛvjjaç'  EM.,  KuPnPâv  'Kupiujç 
TÔ  èm  Triv  KeqpaXfiv  piTTieiv'  EM.  'être  pris  de  frénésie'  Hésych. 
Poil.  Le  groupe  est  suspect  d'emprunt  thrace  ou  macéd.;  on 
attendrait  *Kuqpi(TTav;  cf. ûw .Txubhanyû-h 'dansant, pirouettant', 
V.  norr.  hoppa  ags.  hoppian  lioppet{t)an  'sautiller',  russ.  kiihàrl 
Tcuhéc  'toupie'  hiiharëmû  'la  tête  la  l*"^'.  Zupitza  Gutt.  121. 
Ublenbeck  Ai.  Spr.  58.  Torp  chez  Fick  III^  94.  Falk-Torp 
EVV.  418;  i.-e.  *qubh-\  voy.  s.  vv.  kûtttuj  Kùcpôç  Kûqpoûv. 

KÛpiTOV  'coude'  (Hpc.  etc.)  est  un  emprunt  latin,  cf.  cuhitum 
cubitus;  KÛpuuXov  'coude'  Poil,  en  est  une  modification  d'après 
ùXévTi  f.  'coude'  ou  bien  (Solmsen  Beitr.  I  7)  est  tiré  de  Kupoç 
m.  'cavité  iliaque'  au  moyen  du  suff.  -ujXo  v.  Voy.  le  suiv. 

Ku^oç  m.  'cavité  iliaque'  :  lat.  cuhifum  -tis  'coude'  (cf.  KÛpuuXov 
'kù^itov'  Poil.),  got.  hups  (<germ.  comm.  *yupi-)  ags.  hi/pe 
V.  h.  a.  Jiuf  'hanche',  puis  lat.  cubô  -are  'être  couché'  cumbô 
■ère  'se  coucher'  (sens  prim.  'se  baisser  pour  s'étendre',  cf. 
Walde2  205)  sab.  cumha  'lectica'  (Curtius°  529.  Fick  P  380. 
Pedersen  IF.  Il  301.304),  i.-e.  *qeub-  *qnb-  '(se)  ployer,  (se) 
voûter';  une  forme  nasalisée  de  *qub-  aussi  dans  v.  norr.  ajjtr- 
-huppr  norv.  dial.  hupp  et  hump  'les  flancs  des  animaux' 
(p.  ex.  Ublenbeck  Got.  8pr.^  '6b.  Torp  chez  Fick  III^  93  sq. 
Falk-Torp  EW.  414.  429  sq.  Feist  EW.  148);  Kupoç  m.  'ver- 
tèbre (Rhianos  —  ou  Arrianos?  —  chez  Poil.  II 180)  >  dé,  cube' 
(cf.  les  sens  de  àcTTpaYaXoç)  est  identique  au  préc;  le  sens  pre- 
mier fut  'saillie,  bosse  —  ou  dépression'.  De  là  Kupeûuj  'jouer 
aux  dés;  courir  un  risque',  att.  Kupeiâ  f.  'jeu  de  dés;  risque'.  — 
Véd.  çûpti-h  zd  supti-s  'épaule',  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  396) 
sup  {-p  <  -b-)  'épaule,  dos',  qui  supposeraient  i.-e.  ^kub-,  sont 
à  écarter,    Voy,  s,  vv.  kùttvi  kÙ|uPî-|  kùtttuu  Kùqpôç, 


—     529     — 

Kvhàlvj,  -o)uai  "injurier';  cf.  ô  KÙboç*  Xoibopîa,  KttKoXofîa  Hésych. 
(KÛboç  ms.)';,  Kubâ-fX«Ç'  Maxaç.  Xoibopiaç  IL,  Kuba-fXÔ)neva  •  \oi- 
bopou)iieva  H.,  KubdTTeiv  èTTiqpuuveîv  H.,  Kuboi)Li6ç  (K  523  etc.)' 
TTÔXeiLioç.  Oôpupoç,  Tapaxn  II.,  hom.  Kuboi)Li6Îv  'faire  du  tumulte', 
KuboiboTTÛv  "faire  du  tapage'  (Aristoph.)  :  v.  slav.  kudifi  'injurier, 
blâmer',  skr.  Icutsdyati  'blâmer',  m.  h.  a.  hiuze  'gaillard,  hardi' 
hiuzen  'avoir  le  front  de,  oser'  v.  h.  a,  v.  sax.  /losc  'raillerie'. 
Zupitza  Gutt.  117.  Le  groupe  appartient,  selon  Johansson 
IF.  XIX  1^7  sq.,  à  une  K.  dont  le  sens  général  est  'être  aigu, 
piquer,  heurter,  percer,  etc.',  soit  *(s)qeue-  dans  v.  slav.  kovati 
lit.  kâufi  lett.  JxOKt  v.  b.  a.  houwan  'frapper',  —  gr.  (jKÛpoç 
aKÙpoç  'éclat  d'une  pierre  qu'on  taille'  m.  h.  a.  tichiel  'éclat',  — 
lit.  sku-t-ù  skùsti  'racler,  raser'  etc.,  —  lat.  cûdo  'forger' 
{*qeu-d  ô;  mais  voy,  Walde^  s.  v.,  pour  qui  cûdô  est  abstrait 
des  compos.,  et  remonte  à  un  *caudô  :  candex  'souche  d'arbre'), 
skr.  côdati  'pousser  qc.  vers',  —  v.  h.a.  .sciozan  ags.  scéotan 
'lancer,  tirer',  alb.  heî>  'je  lance'  (pour  "^heô  <  *.sqeudo),  — 
*que-d-  dans  got./rô^r/  'menace'  hassaba  adv.  'àTTOTÔ^uuç,  d'une 
manière  tranchante'  (<  germ.  eomm. *yuassa-  <^\.-t.'^qiiod-to-) 
V.  h.  a.  {h)îvas  'tranchant'  v.  norr.  hudta  'transpercer'  (cf.  kvjv- 
baXoç  m. 'cheville')  v.h.si.fai'-hicàzan  'maudire'  etc.;  voy.  aussi 
Torp  chez  Fick  III*  115.  Falk-Torp  EW.  437.   Feist  EW.  s.vv. 

Kubiaç*  TÙ  àv9n  tôjv  ôbovTuuv  Hésych.  :  v.  slav.  ki/dati  'lancer', 
ail.  dial.  hutzen  'lancer  (les  chiens)  après'  (Zupitza  Gutt.  127. 
Johansson  IF.  XIX  127)  et  voy.  s.  v.  KÛvbaXoç. 

hom.  poét.  KÛboç,  -ouç  n.  'gloire,  honneur;  sujet  de  gloire;  ma- 
jesté A  405';  compar.  Kubiuuv  'plus  avantageux'  (Eur.  Aie.  960), 
sup.  hom.  poét.  KObiaioç  'très  illustre';  poét.  Kub»)iioç  'illustre', 
cf.  Kûbi-àv€ipa  adj.  f.  A  490.  Z  124  'aux  hommes  glorieux'; 
hom.  poét.  Kûbiâv  'se  vanter';  hom.  poét.  att.  Kûbpôç  'illustre'; 
hom.  poét.  Kûbaivuu  'glorifier';  Kubdvuu  'célébrer  £  73;  se 
vanter  Y  42':  boni.  KûbâXi)uoç  'illustre'.  KÛboç  <  i.-e.  *qûdos 
est  tout  proche  de  v.  slav.  éî/ffo  n. 'miracle,  ])ro(lige' (<  i.-e. 
*qêudos),  cï.ciijq  cuti  'percevoir,  entendre'  gr.  ko[F]6îv  'remar- 


1)  Le  mot  est  vrais,  dorien,  et,  pour  pri-eiser,  sicilien;  cf.  Aiy 
de  Aeschyli  copia  verb.  102  sq. 

34 


—    530    — 

quer'.  Bezzenberger  BB.  27,  145.  Berneker  EW.  161.  —  Le 
rapport  avec  gr.  KÛeiv  Kueîv  (voy.  s.v.)  et  skr.  çfàyati 'gonUer, 
devenir  fort,  puissant',  i.-e.  *keuâ-,  p.  ex.  L.  Meyer  II  277. 
Prelhvitz^  249,  est  à  rejeter. 

Kubuuviov  ludXov  'coing' (Stésich.  fr. 29 Bgk^;  cf.  Ar.  Ach.  1199); 
Kubujvëâ  -lâ  f.  'cognassier,  Piriis  Cydonia  L.'  (Géop.);  Kubuu- 
vmv  'se  gonfler  comme  un  coing,  lat.  sorôriâré'  (Anth.);  Kubiu- 
viiriç  oîvoç'vin  de  coing'  (Diosc.)  ;  Kubuuvô-ineXi  (Diosc).  Le  coing 
est  dénommé  Kobii)uâ\ov  par  Alcman  fr.  90  Bgk,  Kobu-  étant 
vrais,  le  nom  asianique  du  fruit  (cf.  KOKKu-|uriXov  'prune');  ku- 
biuviov  n'est  dû  qu'à  l'étym.  pop.,  cf.  Kubuuviâ  f.  'ville  de 
Crète,  auj.  la  Canée',  sans  qu'on  ait  jamais  signalé  spéciale- 
ment le  coing  en  Crète.  Le  mot  grec  a  fourni  à  l'Europe  le 
nom  du  'coing'  (>  angl.  quince),  lat.  mâlum  cotôneum  et  cy- 
dônium  >  ital.  cotogyia  v.h.a.  cozzan  cottana  chiitina  m.  h. a. 
quiten  sigs.cod-,  god-œppel  m.néerl.  quëde  v.russ.  gduïia.  Sur 
la  patrie  du  coing  et  son  expansion  voy.  Hehn'"'  241  sqq. 
Schrader  RL.  646.  Hoops  Waldbiiume  549  sq. 

Kuéuj  -ô),  et  KÛuu  (seul.  prés,  et  aor.  è'KiiO"a),  ptc.  prés.  cYKiioucra 
'être  ou  devenir  enceinte';  kuÏcTkuj  'féconder',  intr.  et  pass. 
'concevoir';  kùoç,  -ouç  n.  'fœtus'  (Kuo-TOKÎâ  f.  'accouchement', 
KÛoupâ  f .  'plante  abortive',  è'YKuoç  'enceinte,  pleine'  :  skr.  çîçii-h 
'petit  d'animal,  enfant',  y.non'.hûnn  m/sens);  Kvjap,  gén.KÛapoç 
n.  'chas  (Hpc);  trou  de  l'oreille  Poil.'  (:  arm.  sor,  gén.  soroy 
'trou,  caverne,  tanière',  lat.  caverna  <  *îiOU-.  Meillet  MSL. 
X278;  sor  < arm.  comm. *.soMo>'o-  i.-e.*Â-oMero-  resp. *Â-OM;'ro-. 
Lidén  Arm.  St.  111.  113.  Meillet  MSL.  XV  354),  KÙaGoç  m. 
KuXa  pi.  KÛ)aa  n.  KÛpoç  n.  (voy.  s.vv.)  :  skr.  çvdyati  'gonfler', 
lat.  inciens  {^en-cuiens)  'enceinte';  i.-e.  ^Jceuâ-  '(se)  voûter', 
voy.  s.  V.  KOÎXoç  p.  481. 

KuGvôv  TÔ  âKuov  cpàpiuaKOv.  Kai  TioXÙKuGva  TToXûcTTrepiaa.  kuGvov 
Yàp  TO  (TTiépiua  Hésych.;  KuBujbeoç"  buaôcTiaou  H.;  uaKuGd"  ùôç 
dqpôbeuiiia  H.  :  lit.  szûdas  lett.  sûds  'ordure,  excréments',  i.-e. 
*kûdh-,  selon  Fick  I*  426. 

hom.  etc.  kukcîv  'troubler  en  remuant,  bouleverser';  KUMicrî-Teqppoç 
'mêlé  de  cendre  (Ar.  Gren.  70)';  KUKeibv,  -ûvoç,  épid.  KUKâv 
GDI.  3339,  104,  ace.  hom.  KUKeiûJ  (c.-à-d.  KUKrnjù)  KUKeô)  (*ku- 


—     531     - 

KâFujv)  m.  'breuvage  composé';  KÛKriGpov  'spatule  pour  mé- 
langer; fig.  brouillon  (Ar.  Paix  654j'.  Etym.  incertaine.  Selon 
Bezzenberger  BB.27, 170  cf.  lettsusla'boiason  sirupeuse'  lit. 
szàuksztas  'cuiller'  sziiikszmès  'éboulis,  balayures'  .sziùhsztus 
'(pain)  mêlé  de  balle  ou  de  son',  i.-e.  *kuk-.  Selon  d'autres, 
p.  ex.  Vanicek  Lat.  Spr.^  207,  Fick  P  8(J4  (alternance -I-  :  -g-; 
-u-  par  réduction,  cf.  vûE,  i.-e.  '^sqoîc-  *8qog-  'remuer'),  cf.  skr. 
Idiâjat'i  granmi.  'remuer'  khoja-h  khajal'a-h  khajâ  'bâton  à 
remuer,  pilon  de  baratte,  cuiller',  v.  norr.  skuka  'secouer, 
ébranler' skaka  strokk  'battre  le  beurre'  ags.  ftceacan  angl.  shake 
'secouer'.  —  Got.  gén.  /i?^_(/is 'esprit,  voûç'  (en  tant  que  '*bouil- 
lonnement,  agitation  de  Tesprit'.  Uhlenbeck  PBrB.  22,  541  sq. 
Ai.  Spr.  313.  Got.  Spr.-  83)  v.  norr.  Jiugr  y.h. a.,  hugi  'pensée', 
pour  lesquels  les  étym.  sont  multiples  autant  que  peu  sûres 
(voy.  Charpentier  BB.  30,  lô^îsqq.  Feist  EW.  146.  Torp  chez 
Fick  Iiri  91.  Falk-Torp  EW.  424  sq.)  sont  à  écarter.  —  Lat. 
cocêfu m 'gemis  edulii  ex  melle  et  papavere  factum'  Paul.  Fest. 
(Prellwitz^  251)  est  un  emprunt  gr.  KUKriTÔv,  avec  -o-  pour  -u- 
d'après  coquô  (Walde^  173).  —  Lat.  cinnns  'breuvage  com- 
posé', d'origine  obscure  (voy.  Walde-  162),  est  à  écarter. 

kûkXoç  m. 'cercle,  rond;  roue  V 340;  mouvement  circulaire,  etc.', 
pi.  kûkXoi  et  Ta  KÛKXa  'roues  (Hom.),  etc.'  :  yéà.cal:rd-h  'cercle, 
roue',  pi.  cakrd  (sur  quoi  Ton  fit  dès  l'époque  présanskrite  un 
sg.  cakrd-ni,  cf.  Meillet  IF.  V334)  zd  caxra-  m.  'roue'  <  i.-e. 
*qVeqiilo-s,  ags.  hicéol  {hiceoivol)  v.  norr.  hiôl  'roue'  <  germ. 
comm.  *;^Mefjlw/o-,  lit.  kàklas  'cou',  phryg.  (Fick  BB.  29,  239) 
kîkXtiv  'la  grande  Ourse'  (e.-à-d.  'le  Chariot'),  formes  redoublées 
de  i.-e.  *qiJel-  'tourner  qc.',  cf.  v.  pruss.  kelan  =  v.  norr.  huel 
'roue',  v.  slav.  kolo  'roue'  '),  puis  gr.  TTëXo|iiai  ttôXoç,  voy.  s.  vv.  ; 
il  y  a  eu  délabialisation  des  labiovélaircs  devant  et  ajjrès  -u- 
(p.ex.  Brugmann  Gr.Gr.s  116.  176.  KVG.  §  178).  De  là  kO- 
kXioç  'rond,  circulaire',  kukXêîv  'faire  tourner  en  rond',  kukXoOv 
'arrondir  en  cercle',  etc. 

KUKXo-TÊpnç  'arrondi  au  tour  dlrdt.  IV  36);  hom.  (|ui  s'arron- 
dit; rond,  circulaire'  <  kûkXoç  +  R.  tei\,->')  'tourner',  cf.  aor. 

1)  QrixW.  pcl  'boule'  (Zupitza  (tutt.  56  sq.)  est  selon  Thunieyson 
GGA.  1907,  p.  805  l'eniprunt  lat.  pila. 


—    532    - 

€Tope  A  236  Ml  transperça'  Topoç  m.  'ciseau'  Topvoç  m.  'tour'  etc. 
Fick  BB.  1,  236.  Flensburg  Stud.  auf  d.  Geb.  d.  idg.  Wurzel- 
bild.  I  69.  94. 

KÛKvoç  m.  'cygne',  prim. 'le  blanc'  :  skr.  çôcafi  'briller'  çûci-h 
'brillant,  blanc'  selon  Wood  Ara.  J.  Ph.  21, 179,  cf.  v.b.a.  elbiz 
'cygne'  :  lat.  albus  'blanc',  voy.  s.  v.  àXcpoç  p.  48.  —  Skr.  ça- 
kunàh  'oiseau,  souv.  grand  oiseau  ;  —  geai  ou  gelinotte'  (Fôr- 
stemaun  KZ.  3,  52.  Zimmer  Ai.  Leben  430  et  bcp  d'autres; 
bibl.  cbez  Osthoff  Et.  Par.  I  246),  v.slav.soA'oZ^î 'faucon'  (Fick 
P  45.  425),  lat.  cicônia  'cigogne'  (prob.  :  v.b.a.  huon  'poule', 
lat.  canô  'chanter')  sont  à  écarter.  —  L'hypothèse  kû-k-vo-ç  : 
arm.  sa^ 'oie' (Osthoff  1.  cit.)  tombe,  sag =\.s\a,y.  sova'chonette^ 
étant  i.-e.  '^kauâ,  voy.  s.  v.  KaûâE  p.  422. 

KVJKuov  TÔv  aiKuov  Hésych.  ;  KUKÙiZa'  Y^^xeîa  KoXoKuvTa  H.  : 
lat.  cucumis  -eris  'concombre';  voy.  Hehn^  304  sqq.  Si  ces 
mots  sont  indo-eur.,  un  rapport  est  possible  avec  skr.  çvdyati 
'gonfler'  gr.  Kueîv  lat.  cavos  inciens\  O'îkuç  m.  *(TéKuç  (cf.  Ze- 
Kuuuvioi  GDI.  3162.  3167.  3169  etc.)  aiKuoç  et  ctikuôç  m.  'con- 
combre', ion.  CTiKÛri  att.  (TiKÛâ  (lac.)  aeKOvjâ  H.  'melon (?)'  pour- 
raient être  des  emprunts  thraco-phryg.  (Hirt  IF.  II 149  n.;  voy. 
aussi  Kretschmer  KZ.  31,335);  cf.  v.slav.  #ï/fc// 'courge';  selon 
Walde-  206,  cr-  et  t-  ont  pu  rendre  diversement  un^-  ou  un  t'-, 
un  k'-.  —  L'hypothèse  d'une  assim.  eu  gr.  et  en  lat.  (kuk-  cuc- 
<  Huq-  :  *tueq-.  Johansson  IF.  II  14)  n'est  pas  plausible. 

KÛXa*  Ta  ÙTTOKàriu  tOùv  pXeqpàpiuv  K0iXu)|uaTa  Hésych.,  cf.  Suid. 
Phot.,  aussi  KuXdbeç  f.  pi.  Eust.,  KuXibeç  f.  pi.  Poil.  Appartient 
à  la  souche  de  kuêÎv  koîXoç  (Curtius^  157);  cf.  KûXuuv  (Xén.) 
KuX[a](Joç  (Larisa)  =  KuXahoç  (Argos)  '*qui  a  de  forts  KÛXa' 
(Solmsen  Beitr.  I  88  sq.),  KuXoibmv  'avoir  les  yeux  gonflés' 
(Ar.  Lys.  472  ;  cf.  Sutterlin  Vcrb.  den.  30  :  oîbdv  oibeîv  's'enfler'). 
—  Le  rapport  avec  lat.  cilium  'la  paupière  inférieure'  (<  *ce- 
lio-m  '*qui  cache'  :  lat.  cëldre),  kùXov  ayant  signifié  'paupière' 
(Frôhde  BB.  17,  317),  est  moins  probable.  —  Pour  v.  h.  a.  hol 
'creux'  got,  us-Jiidôn  'creuser'  (Curtius  1.  cit.)  skr.  A'wZ^tt 'canal' 
(<  i.-e.  "^q-)  voy.  s.  v.  KauXoç  p.  422  sq. 

KuXivbuu  (<  i.-e.  *q'^î-),  att.  KuXivbéuu  -uj,  kuXiuu  (prés,  refait  sur 
aor.  èKÛXîaa  <  *-ivb-(Ja)  'rouler';  KÙXivbpoç  m.  'cylindre,  rou- 


-     533     - 

leau';  KuXicTTpâ  f.  'l'endroit  où  le  cheval  se  poudre'  (Xén.  Eq. 
V  3);  ion.  att.  KaXivbeîaBai  (<  i.  e.  *g/-;  sur  cette  alternance 
voy.  Brugmann  Gr.  Gr.^  85  bibl.)  'se  rouler*  :  skr.  kundâ-m 
Vase  de  forme  ronde,  cavité  ronde  dans  le  ?>oV{<.\.-Q.'^qlnd6-m) 
Tcundald-ni  'anneau'  (Fortunatov  Bli.  6, 216);  voy.  s.  vv.  kêXXôv 
gl.  KuXXôç;  \.-Çi.*{s)qel-  'idée  de  courbure'.  —  Le  rapport  avec 
arm.  holov  'le  fait  de  rouler,  mouvement  circulaire'  holovim  'je 
roule'  (Meillet  MSL.  X  282.  Pedersen  KZ.  39,  387)  est  révo- 
qué eu  doute  par  Lidén  Arm.  St.  131  sq.  (i.-e.  *ç[-  >  arm.  TcJi-, 
non  h-). 

KÛXiE,  -iKOç  f.  'coupe,  vase  à  boire'  <  '^q°l-,  voy.  s.  v.  kûXuH 
p.  400;  dim.  KuXixvr)  f.  <  *KuXiK-avci.  Brugmann  Gr.  Gr.^  97. 
Grdr.  IP,  1,265.  —  L'opinion  qui  rapproche  KuXixvn  des  dim. 
en  -ixo-ç  (G.  Meyer^  284.  Solmsen  Beitr.  I  192)  n'est  pas  pré- 
férable. 

KÛXXa*  aKÙXa£.  'HXeîoi  Hésych.  Voy.  s.  v.  (TKÛXaE  et  Osthoff  Et. 
Par.  I  275  sqq. 

KuXXôç 'courbé  (main),  tortu,  déformé';  KuXXaivai 'courber' (Soph. 
fr.  625N.^);  hom  KuXXo-iTobiujv 'aux  pieds  tortus',  épith.  d'Hé- 
phaistos  0  331.  kuXXôç  <  *kuX-vo-ç,  \.-Q.^q"l-no-s  :  skr.  liini-h 
(<  skr. conim.*Ar?î<'-,  i.-e.  *ql-ni-)  kûnàni-h  'paralysé  du  bras' 
(Fortunatov  BB.  6,  216),  R.  {s)qél  'idée  de  courbure'  (cf.  ku- 
Xivbuu),  dont  le  degré  normal  est  attesté  par  kéXXôv  {^qel-no-)' 
aTpepXôv,  ttXoitiov  liésych.  —  Sommer  Gr.  Lautst.  63  ramène 
ces  mots,  en  tant  que  *Kup-X6-ç  *K6p-X6-ç  kuni-h  <  *qr-nl-,  à 
la  R.  parallèle  </<?>• 'courber' (cf.  gr.  Kupiôç  Kopuj[îf]v6ç  lat.cwr- 
ro.s  coJiiher  '*qui  se  courbe,  *qui  se  tortille,  couleuvre'  dissim. 
de  *con(-hro-s),  ce  qui  est  phonétiquement  possible,  mais  non 
plus  vraisemblable. 

hom.  etc.  KÛ)na, -aïoç  n.  'ce  qui  s'enfle,  flot,  vague;  cimaise; 
fœtus;  fruit  de  la  terre,  jeune  pousse';  hom.  KOiuaivuu  's'enfler 
(mer),  onduler,  être  gonflé  (de  sève,  de  désir,  de  colère,  etc.); 
être  enceinte  (TacTTcpa)';  KûiaaTiâç,  ion.  -ir|ç  'houleux  (Esch. 
Hrdt.);  qui  soulève  les  vagues(Hrdt.)';  èTKuuiuv. -ovoçf.'j)leine, 
grosse'.  Voy.  s.  v.  Kueîv. 

hom.  KÛjaPaxoç  'qui  tombe  la  tète  la  1"  E  5St);  ni.  cimier  d'un 


—     534     - 

casque  0  536'  :  KÙiupri  'tête,  KÛcpri'  EM.  Suid.;  voy.  s.  vv.  ku- 
Picrrâv  kvjtttlu. 

KU|upri  f.  Vase,  tasse,  coupe;  petite  barque'  ^);  KÛiapoç,  -ou  m.  et 
-oç  -ouç  n.  'coupe'  (Nie);  KU)uPaXov  ord,  pi.  'cymbale';  hom. 
dtvttKujLiPaXiZiuj  'se  renverser  avec  fracas'  TT  379;  dim.  KU|Lipiov 
'petite  tasse'  :  skr.  Tcûmba-  m.  ou  n.  (=  KU|upo-ç)  sorte  de  coif- 
fure de  femme  (sens  premier  :  'courbure'),  gaul.  Cumha  n.  pr. 
(>  fr.  combe)  '*convallis'  irl.  (Stokes  KZ.  40,  247)  cum  'vase' 
cummal  {'^kumhalo-  ou  *kumbalâ)  'coupe'  gall.  cicm  'vallée' 
bret.  Tioinh  'vallon'  Jcomn/'augé'  (Fick  II*  93.  Henry  Bret.  74. 
Pedersen  K.Spr.  1 119. 187),  ail.  raod.  hiimpe  ^M;»jjew'hanap'-) 
angl.  hump  'bosse'  néerl.  homp  'quignon'  norv.  mod.  hiimp 
'monticule'  (p.  ex.  Falk-Torp  EW.  429  sq.),  i.-e.  *qumb-  '(se) 
courber',  cf.  les  formes  non  nasalisées  *qeub-  *qzib-  s.  v.  kû^oç 
p.  528,  puis  skr.  kumbhâ-h  m.  'pot,  cruche'  (au  duel,  'les  globes 
frontaux  de  l'éléphant')  zd  xumba-  'pot,  cavité'  (Curtius^  158) 
pers.  mod.  (Horn  Npers.Et.  §  493)  xum{by ^oi,  cruche'<indo- 
iran.  ^khnnibha-  (alternance  i.-e.  q-  :  qh--^  -b-  :  -bh-),  enfin  gr. 
KÙpoç*  .  .  .  TTàqpioi  bè  tô  rpu^Xiov  Hésych.,  et,  avec  un  -b-  am- 
bigu, wakhi  (dial.  du  Pamir)  l'ubûn  'coupe  à  boire,  en  bois', 
pol.  Jcubek  'coupe';  voy.  s.vv.  KÛrrri  kûtttuu  Kûcpôç.  —  Etym.  sém. 
(Lewy  Fremdw.  151  sq.)  à  écarter. 

KÛjuivbiç,  -loç  et  -iboç  m.  prob.  'une  chouette'  (Z  290.  Ar.  Ois. 
1181.  Plat.  Arstt.),  cf.  kikujuiç  kikuilioç  kîkuPoç  cités  s.v.  KauâE 
p.  422.  Textes  et  hypothèses  chez  Thompson  Greek  birds 
108  sq. 

KUjulvov  'cumin'  (êirpiaev  Sophr.  fr.  110  K.);  KU|aîvo-TTpi(JTnç,  -ou 
m.  (Posidipp.  Arstt.,  cf.  Ar.  Guêp.  1357)  'qui  scie  un  grain  de 
cumin,  c.-à-d.  ladre,  avare'  (  :  Trpiuu  'scier'),  emprunt  sém.,  cf. 
hébr.  kammOn  'cumin',  bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  38  sq.;  voy. 
aussi  Hehn  ^  203  sqq.  Schrader  RL.  486  sq. 


1)  L'oiseau  KÛjupr)  (TTTepopd|noveç  KÛ|LiPai  Euipéd.  188)  n'est  pas 
identifié;  cf.  KÛ|npar  ôpviBeç  Hésych.,  KuiaPaTeuToi •  ôpvieeuTaî  H.,  KÔ|Li3a' 
Kopiûvri.  TToXuppnvioi  H.;  voy.  s.v.  okuûv};. 

2)  AU.  humpen  est  rattaché  par  Schroder  Z.  germ.  Abl.  19  sq. 
à  ail.  napf  (v.  sax.  hnap  <  *hanap-). 


—     535    — 

boni.  Kuvd)auia,  -àç  f.  'mouche  impudente,  litt.  mouche  qui  at- 
taque les  chiens',  injure  O  o94.  421,  pour  *Kua-  <  \.-e.*hiU)>- 
(cf.  véd.  çurà-hhih  instr.  pi.)  par  insertion  du  v  de  kuvôç  etc. 
Rru-mann  MU.  II  255.  Grdr.  II-,  1,  84. 

KÛvbaXoç  m.,  pi.  -a  n.  'cheville  de  bois'  Poil.;  KuvbaXicriaôç  m. 
(KuvbâXri  f.  Hésych.)  'jeu  de  la  toupie'  Poil.;  KuvbaXo-TraÎKTnç 
m.  'qui  joue  à  la  toupie'  H.  Contient  une  forme  nasalisée  de 
i.-c.*quë-d-  'être  aigu,  piquer,  percer'  attesté  par  x.uovr.hudta 
'transpercer'  v.  b.  a.  {h)fcas  'tranchant'  etc.  (Bugge  Nord,  tidskr. 
f.  fil.  3,  204.  Johansson  IF.  XIX  127.  Falk-Torp  E\V.  437 
s.  V.  hvas  'tranchant'],  cités  s.  v.  Kvhâlvj  sub  fin.;  cf.  aussi 
Kubiaç  gl. 

Kuveuj  -Où  'baiser'  (-0-  p.  ex.  Ar.  Paix  1138.  Eur.  Or.  1507)  pour 
*Kuvécruj  <  *Ku-ve-(T-)ai  avec  infixe  -ve-,  R.  lus,  cf.  boni.  aor. 
è'Kucrcra,  selon  Johansson  Verb.  deriv.  108,  Kretschmer  KZ. 
31,  470,  Schulze  Qu.  ep.  79  n.  1,  Hirt  Hdb.  §  433.  —  Got. 
kukjan  'baiser'  v.  norr.  koss  v.  h.  a.  kus  (th.  *ku.ssu-)  'baiser, 
subst.'  ne  sont  pas  éclaircis;  bibl.  chez  Fcist  EW.  169  sq.  — 
V.  corn,  citssin  m.  gall.  ctissan  'baiser,  subst.'  (Curtius''  159) 
sont  des  emprunts  germ.  (Brugmann  Grdr.  IP  971).  —  Skr. 
cumbati  'baiser'  <  '^cunv-antf  (Wackernagel  Ai.  Gr.  I  184) 
n'est  pas  conciliable  avec  l'explication  ci-dessus;  skr.  kics  ou 
kuç  'amplecti'  {kûsi/ati)  n'est  pas  attesté,  cf.  Curtius  1.  cit.  — 
Le  rapport  de  Kuvéuj  en  tant  que  dénom.  avec  véd.  ciindm 
'bonheur'  (Zubaty  Listy  filologické  '2S  [1901],  81-91  bibl.)  ne 
convainc  pas. 

boni.  etc.  KUTràpiacroç,  att.  -ttoç  f.  'cyprè.s';  hom.  etc.  Kuirapia- 
aivoç  adj.  Emprunt  à  une  Ig  méditerr.  Sur  les  mots  en  -acroç 
voy.  Kretschmer  Einl.  405  sq(i.  Fick  Vorgr.  Ortsn.  passim. 
Hirt  Indog.  570.  Lat.  cupressus  est  plutôt  un  emprunt  direct 
à  la  même  source  qu'un  emprunt  grec,  cf.  Meillet  MSL.  XV 
162.  —  L'étym.  sém.  (Lewy  Frenuhv.  33)  ne  satisfait  pas; 
voy.  aussi  Hehn''  276  sqq.  Schradcr  KL.  492  sq. 

hom.  etc.  KÛrreipoç  m.  (f.)  et  -ov,  dor.  KÛTtaipoç  (Alcm.),  ion. 
KÛTTepoç  (Ilrdt.)  'souchet,  Cyperus  L.',  plante.  Etym.  obscure, 
sém.  selon  Lcwy  Frcmdw.  40  sq.,  qui  rapproche  KÛTreipoç  et 
KÛTTpoç  (voy.  s.  v.)  d'uu  même  hébr.  kôper. 


—     536     — 

KVJTTiv  TpuJYXr)  Ilésjch.  (-0-?);  hom.  etc.  KÔîreXXov  'coupe,  vase  à 
boire'')  :  skr.  M/)a-A 'fosse,  caverne,  source',  lat.  cw/ja 'cuve' 
(Curtius^  159),  ags.  hyf'ruche'  v.  norr.  hûfr' coque  d'un  vais- 
seau' (Zupitza  Gutt.  128),  i.-e.  *qëup-  '(se)  voûter  (soit  vers 
l'intérieur,  soit  vers  l'extérieur  ou  le  haut)'  dans  zd  kaofa- 
'montagne  ;  bosse  du  chameau'  v.  pers.  kaufa-  'montagne',  ags. 
liéap  V.  sax.  hùp  v.  h.  a.  Aow/"mouceau,  troupe' (<  germ.  comm. 
*xaupa-,  i.-e.  ^qoupn-)  v.  h.  a.  hûfo  ail.  haufe  'monceau' 
(<g-erm.  comm.  *;^âip«w-),  lit.  Jcaûpas  v.  slav.  kupû' monceau', 
V.  h. a.  hovar  'bosse'  (<gerni.  comm.  *yufra-),  lit.  kuprà  lett. 
Jcuprs  'bosse',  v.  h.  a,  hubil  'colline',  lit.  hùpstas  'colline'  l'ù- 
peta  'petit  tas  de  foin  ou  de  paille'  lett.  kupt  'se  prendre  en 
boule',  puis  cf.  i.-e.  *qô{u)p-  (Trautmann  Germ.  Lautges.  23) 
dans  V.  norr.  hâpr  'monceau'  lett.  Mpa  'tas'^),  aussi  v.  norr. 
hoj)  'baie,  golfe'  ags.  hôp  'cercle,  cerceau'  (cf.  i.-e.  *qô{u)hh- 
*qubh-  gi'.KXJçpôç), — i.-e.*g'M9^-(lljinskij  Archivf.slav.Philnl.29, 
169  sq.)  dans  russ.  Jcopîï  'monceau'  &\oy.  Jcop  'touffe,  toupet' 3); 
cf.  encore  skr.  kûmba-  'coiffure  féminine'  (cité  s.  v.  KiJ|aPri)j 
V.  norr.  Mfa  ags.  hûfe  v.  h.  a.  huha  'bonnet'  (Johansson  Beitr. 
135  sq.).  I.-e.*qeu-2}-  *Qeu-b-  (ku^oç,  got.  hups,  lat.  cubitum) 
*qeu-bh-  (Kûcpôç)  (cf.  avec  d'autres  déterm.  *qeu-g-  :  lit.  A'itgis 
m.  h.  a.  schoc  'tas  de  foin',  *qeu-q-  :  skr.  l'ucàfi  luncatë  'se 
courber,  se  contracter',  goi.hauhs'hau^Ù ,  Mt.kaukarù  'colline', 
*qeud-  :  skr.  kakûd-  'sommet,  voûte',  lat.  cacUmen  'sommet', 
*qeu-t-  [voy.  s.  vv.  KÛTOç  (TkOtoç],  *qeu-dh-  [voy.  s.  \.  KevQw], 
etc.)  sont  des  élargiss.  de  *{s)qeu-  'se  courber,  se  voûter;  en- 
tourer, couvrir'  dans  lat.  cuirmJus  'monceau',  etc.  Johansson 
IF.  XIX  129  sqq.  (bibl.)  Walde^  s.  vv. 


1)  Sur  hom.  àiuqpi-KÛireWov  (béiraç)  'vase  à  double  coupe'  voy. 
Helbig-  Ep.  hom.  461  sqq.  (bibl.),  dont  l'interprétation  'vase  muni  de 
deux  anses'  veut  s'étayer  d'une  étym.  erronée;  l'avis  de  Bezzen- 
berger  chez  Helbig-  475  n.  2  (KÛireWov  '*anse':  v.  h.  a.  fwva?'  hubil 
etc.)  n'est  pas  meilleur. 

2)  Ambigu;  a  été  aussi  rattaché  à  la  souche  de  gr.  KâiTTiu 
lat.  capiô. 

3)  La  souche  de  got.  skuft  'chevelure'  russ.  cubtt  et  cupii 
'chignon'  (i.-e.  *sqêub-  "^sqêup-)  s'en  sépare  vrais.,  cf.  Berneker  EW 
160  sq.  (bibl.). 


—     537     — 

Kuirpîvoç  m.  'carpe'  (Arstt.).  On  a  supposé  une  chute  par  dis- 
siui.  d'un  p  radical  et  rattaché  le  mot  à  skr.  caphara-h  'une 
carpe,  Cyprinus  sophore'  lit.  szàpalas  'dobule,  Cyprinus  do- 
bula',  puis  au  groupe  v.  h.  a.  karp{f)(>  lit.  karpa  gall.  karp 
russ.  karpkorop  serb.  krap  mAat.carpa  'carpe',  oùG.  Meyer 
(AlbSpr.  204  s.  v.  Rlh.kmp  'poisson  rouge  de  la  Bojana')  voit 
un  mot  préaryen  d'Europe;  cf.  Uhlenbeck  PBrB.  19,  331.  26, 
288  sq.  Schrader  RL.  408  sq.  Niedermann  BPliW.  1903,  col. 
1305.  Walde^s.  V. 

KÛTTpoç  f.  'cyprus  ou  henné,  Lawsonia  alba'  (Diosc.j;  KÙTrpïvoç 
adj.  Emprunt  séni.,  cf.  hébr.  kôper  m/sens;  bibl.  chez  Lewy 
Fremdw.  40  sq.  :  voy.  s.  v.  KÙireipoç. 

KÛTTpoç  'mesure  de  capacité  pour  les  céréales,  laëipov  aitnpôv 
Hésych.'  (Alcée  chez  Poil.  X  113.  Dittenb.^  155,  14),  cf.  fi)ii- 
KUTTpov  'boisseau'  (llippon.  chez  Poil.  1.  cit.).  Emprunt  sém., 
cf.  hébr.  k'^por  'coupe'?  Lewy  Fremdw.  263. 

hom.  etc.  kûktuu,  pf.  KÊKuqpa  'se  baisser  en  avant':  KUTTiétZ^uj  'être 
penché  sur,  être  aux  aguets';  KÙpbaadv. 'tête baissée' (Aristoph.)  : 
Kûqpôç,  voy.  s.  v. 

K  û  p  p  i  ç,  -eujç,  ord.  pi.  KÙpPeiç,  ion.  KÙpPieç.  Etym.  indiquée  s.  v.  Kap- 
TToç  II.  p.  415  sq. 

Kuptîpia  pi.  n.  'paille  de  blé'  (Ar.  Cav.  254.  Hpc);  KupiiPio-TTiO- 
Xnç,  -ou  m.  'marchand  de  son';  att.  KupnPiujv,  -luvoçm.  '*rhom- 
me  au  sou',  sobriquet.  Origine  obscure;  étym.  impossible  de 
Fick  P  294. 

att.  KupÎTTUj  'cosser'  (Esch.  Plat.);  KupiiTiXoç  (cf.  koputttîXoç 
Théocr.  V  147)*  kopùtttîiç.  tiXiiktiiç  Hésych.;  —  KupriPâZ^uu 
'cosser'  (Ar.  Cav.  272);  Kupripâtriç  koi  KÙpri^oç'  ô  àcreX-friç  èv 
TLÙ  Xoibopeîv  H.  Kup-  <  i.-e.  *k''r-  :  KopuTmu  'cosser'  (voy.  s.v. 
p.  498),  de  la  souche  Képaç  cerebrum.  —  Pour  skr.  çnaga-m 
'corne'  (L.  Meyer  II  384)  voy.  s.v.  KpaTToOv  p.  505.  —  La  t. 
coniscô  'cosser'  est  suspect  d'emprunt  'Thurneysen  GGA. 
1907,  p.  806.  Walde'-^  195). 

KupKavdv  'mêler,  brouiller'  (Hpc.  Ar.  Th.  29).  Étym.  obscure; 
on  trouve  KÛKùvâv  Ar.  Th.  552  à  côté  de  kukcxv  m/sens;  voy. 
DebrunnerIF.XXI  27.  —  V.pruss.  (Prelhvitz-252  avec  doute) 
(6/rg'rt-)A-arA76' 'cuiller' est  un  emprunt  au  \)o\.korzkieic  'eu 


—    538    — 

que  l'on  a  apparenté  à  lett.  'kai-ote  'cuiller'  (bibl.  chez  Traut- 
mann  Apr.  Sprd.  312),  «e  qui  rompt  le  rapport  avec  un  KupK-. 

KÛpva*  Kpavla  Hésych.  Voy.  s.  v.  Kpâviov  p.  508. 

KÙpvoi*  01  vôGoi  Hésych.  (macéd.  selon  Phot.  s.  v.  Kûpvoç;  cf. 
Solmsen  Beitr.  I  104)  :  skr.  Txiindd-h  {-nd-  <  -rnd-)  'fils  illé- 
gitime'(?),  \.wo\'\'.ho)'miiigr''\)2ii-à\à\  ZupitzaGutt.207.  Falk- 
Torp  EW.  54. 

KÛpoç,  -ouç  n.  'autorité,  puissance;  sanction';  Kupioç  m.  'maître' 
(thess.  Kùppov  <  *KOpiov  GDI.  345,  20.  46)  ;  Kûpoûv  'sanction- 
ner'; â-Kûpo^  'qui  est  sans  autorité,  sans  valeur'  :  skr.  çûra-li 
'fort,  vaillant;  héros'  zd  sûra-  snm-  'fort,  puissant'  skr.  çâ- 
vïra-h  'puissant'  (<  *çai'l-vira-  '*possédant  des  hommes  forts' 
selon  Charpentier  IF.  XXVIII  171),  gaul.  Kaûapoç  irl.  caur 
'héros'  gall.  caicr  corn,  caur  'géant',  puis  ^\\  Kuàpn'  fi 'AQnvâ 
Hésych.;  i.-e.  *keua-.  Curtius''  158.  Brugmauu  Grdr.  P  434. 
557.  IP,  1,  351.  Îf.  XXVII  275;  voy.  s.  v.  Kuéiu  -iL. 

lac.Kupcràvioç  m.  Kupcrîov  Hésych. 'jeune  homme' (lac. ■(?-< -8-). 
Voy.  s.  V.  (JKupBdXioç. 

KÛpTOç  m.  'nasse  de  pêcheur;  cage'  et  dérivés;  voy.s.  v.  Kapta- 
Xoç  p.  416  sq. 

Kupxôç  'courbé,  voûté,  bombé,  arrondi,  bossu  (chameau),  con- 
vexe'; Kuptôiriç,  -xriTOç  f.  'courbure,  convexité:  dos  courbé'; 
hom.  KupToOv  'voûter'  ;  KÛpTuj|Lia,  -aTOç  n.  'convexité  :  bosse'  etc.  ; 
voy.  s.  V.  Kopuuvôç  p.  499  sq. 

hom.  poét.  KÛpu),  fut.  KÛpcruj,  aor.  e'Kupcra,  et  (depuis  Hsd.  Trav. 
755)  Kùpéuj  -lî),  fut.  Kupri^uj  'rencontrer  par  hasard;  atteindre': 
hom.  KÛpjua  n.  seul.  nom.  et  ace.  'trouvaille,  proie';  —  'escroc' 
(Ar.  Ois.  430).  Pas  de  corresp.  connu.  —  Gr.  koplitttuj  KupÎTiiu 
'cosser'  (Prellwitz^  253)  ont  un  sens  bien  spécial;  —  sabin 
curis  'lance'  (L.  Meyer  II  382)  étonne  ^). 

1)  Le  rapport  Gûp-â  'porte'  :  Baipôç  'gond  de  porte'  (<:*6Fap-io- 
i.-e.  *dhyr-iô-)  me  suggère  un  rapport  *Ki3p-iuu  :  Kaipéç  'occasion' 
(<;*KFap-io-  \.-Q,.*knfiô--,  pour  i.-e.  *fc«- >  gr.  k-  cf.  Koirvôç  <  *9i,'^/>- 
-nô-s^  KapTTÔç  'poignet'  <  *kurpô-s,  chez  lesquels  on  explique  la  chute 
du  -11-  par  la  dissim.  vis-à-vis  de  la  labiale  siibséquente,  mais  aussi 
Kopeîv  <  *Â;w- :  lit.  szî;arùs 'propre'),  R.kuer  {kuer  o\\  que)'?)\  l'étym. 
de  Kaipôç  fournie  par  Brugmann  IF.  XVII  363  sq.  et  reproduite  plus 
haut  p.  392  est  à  coup  sûr  compliquée  et  n'emporte  pas  la  conviction. 


—     539     — 

KucTÔç  (m.)"  r\  TTUYr).  r]  "fuvaiKeîov  aiboîov  Hésycb.,  cf.  Hrnd.  II  46. 
VIII  4.  fr.  19  (<  *Ku6ioç  ou  *kut!OÇ,  ou  *kvQ-Ooç,  *KUT-aoç;  : 
KÙcfGoç  m.  'pudeuda  muliebria'  ('Eup.  Ar.  <  *ku6-  ou  *kut-[ct]- 
-Goç);  Kvjcraapoç  m. 'anus'(Hpc.Gal.j  KiiTfT)apoç  m/alvéole 
(Ar,  Guêp.  1111.  Arstt.);  voûte  (du  ciel/  (  <  *KUTFapoç  i  : 
lat.  (Frohde  BB.  14,  100.  16,  196)  cuniitis  i*kuf{s)no-s  ou 
Vcudhsno-s-^  pour  lat.  cutnrmuni  'vas,  quo  in  sacrificiis  vinuni 
fundebatur'  Paul.  Fest.  voy.  Walde^  s.  v.  ;  pour  lat.  custos 
'gardien'  voy.  l'étym.  indiquée  p.  444  s.  v.  Keùôuu),  gall.  civthr 
'anus,  vulva'  (Strachan  KZ.  33,  306  ;  voy.  Pedersen  K.  Spr. 
1 134)  m.  irl.  cuthe  'fosse'  (Zupitza  Gutt.  128),  gr.  kùcttiç,  -eujç 
et  -iboç  f.  'vessie;  pocbc  ou  sac  de  peau',  skr.  hûsthah  'cavité 
lombaire'  Mstha-  m.  'entrailles,  bas-ventre',  n.  'chambre  aux 
provisions;  mur  de  clôture;  surface  enclose,  etc.',  i.-e.*qeu-dh- 
*qeut-\  voy.  spéc.  Johansson  IF.  XIX  128  sq.  fbibl.).  A  ces 
mots  dont  le  sens  P'"  est  'trou,  cavité,  convexité'  (cf.  avec  un 
élargiss.  différent  '\.-Ç:.*qeu-Tc-  *qeu-g-  dans  lat.  cûJus  [*qug-slo- 
*qi(Jc-slo-?  Voy.  Walde- s.v.],  lit.  lûHzys  l-fizi/s  lett.  lûse  'cun- 
nus',  etc.)  sont  apparentés  gr.  kùtoç,  -ouç  n.  'vase,  coupe,  urne' 
KUTÎç,  -iboç  f.  'petite  caisse,  boîte',  lit.  kufi/s  'bourse'  (Frohde 
BB.  14, 100),  x.h.a.hodo  wAris.  hotha  'testicule'  (Berneker  IF. 
X  155;  th.  en  -en-  :  lat.  ckujius  <  *cutn-o-  pour  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,264),  gall.  i-ird  'scrotum'  (Zupitza  Gutt.  12Si,  qui 
ne  se  séparent  guère  de  la  famille  de  gr.  kùtoç  'voy.  s.  v.)  lat. 
cutis  'peau'  et  mènent  à  un  i.-e.  *is)qeu-  'couvrir,  envelopper', 
d'où  'disposer  en  voûte  autour  de  qc,  voûter,  bomber;  con- 
vexité vers  le  dehors  ou  le  dedans',  cf.  Walde*  212  et  voy.  s.v. 
KÛTiri,  p.  536. 

KÛTicroç  f.  (m.)  'cytise,  Mcdicngo  arborea  L.'  (Gratin.  Eupol.  Hpc. 
Théophr.  Tliéocr.)  est  rapproché  de  kutIç  'boîte'  kûtoç  'enve- 
loppe, peau'  par  Brugmann  Ber.  d,  siichs.  G.  d.  W.  1899, 
p.  185  ;  le  rapport  ])Ourrait  n'être  que  fortuit,  et  kùtictoç  irait 
de  pair  avec  Kepaaoç  Tiiaoç  KÛpTracroç  ttùEoç,  suspects  d  em- 
prunt; voy.  s.  vv.  et  Boisacq  MSL.  XVII 56  sqq.,  spéc.  59.  Sur 
la  plante  voy.  Hehn*'  399  sq.  Schrader  RL.  493  sq. 

KÙTOÇ,  -ouç  'creux,  cavité  (d'un  bouclier,  d'une  cuirasse);  vase, 
coupe,  urne'.  Etyni.  indiquée  s.  v.  kuJôç.  —  kùtoç 'enveloppe' 


—     540     — 

n'en  diffère  pas  ;  voy.  le  même  art.  sub  fin.  et  cf.  (Tkûtoç  'peau, 
cuir  ion.  èYKUTt  'jusqu'à  la  peau',  lat.  ciitis  'peau',  ags.  h//d 
V.  h.  a.  hût  'peau'  (<  germ.  comm.  *xûdi-,  i.-e.*qUti-),  lit.  Mau- 
taî  m.  pi.  'balle  (du  blé,  etc.)'  v.  pruss.  Tceuto  'peau'  (Curtius^ 
169)  etc.,  puis,  dans  un  autre  sens,  prob.  v.  h.  a.  hutta  'hutte' 
got.  V.  h.a.  etc.  /m.s- 'maison',  lit.^7*^is 'étable' lett.  ^^M^s'étable; 
cadenas',  i.-e.  *sqeu-t-  'couvrir,  cacher'  (élargiss.  de  *sqeu-; 
voy.  aussi  s.  v.  kùtth  sub  fin.j;  ags.  hos  'cosse'  v.  h.  a.  hosa  'cu- 
lotte' (Zupitza  Gutt.  127  bibl.)  représentent  *qudh-so-  ou  *quf- 
•so-  (Walde^  s.  v.  cutis)'^  cf.  encore  m.irl.  codai  'peau'  (Stokes 
Rev.  celt.  27,  87)  <  *qudh-. 

hellénist.KuqpeWa  n.  pi. 'creux  de  l'oreille  (Lycophr.);  —  nuages 
(Call.  Lycophr.)'  <  *qubh-  :  *qûbh-  dans  Kûcpôç,  voy.  s.  v. 

KÛxpajuoçm.  (Arstt.,  aussi  k(-  kI-  mss.,  KiYKpâ)aaç  Hésych.)  prob. 
'râle,  Rallus  crex  et  Rallus  aquaticus  L.',  cf.  Thompson  Greek 
birds  109.  Etym.  inconnue;  onomatopée? 

KDqpoç  'courbé  en  avant,  voûté' (P  16.  Ar.  Ach.  703);  KO(poç,-ouç  n. 
'bosse';  Kûqpoûv 'courber;  pass.  devenir  bossu';  KûcpÔTriç,  -iriTOç 
f.  'gibbosité';  KOcpuuv,  -uuvoç  m.  'manche  de  charrue;  carcan' 
<  i.-e.  *qubh-  dans  skr.  huhjd-h  (<  i.-e.  *qi(hgho-s  c.-à-d. 
*quhh-îco-s)  'bossu'  =  m.  h.  a.  hogger  Jwger  'bossu"  (Bartholo- 
mae  IF.  X  18  sq.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  476);  cf.  kutttuj 
p.  537  et  voy.  le  groupe  skr.  kuhhanyii-k  etc.  s.  v.  KuPiaïav 
p.  528.  —  Le  groupe  Wt.gîiha  "moncesin'  su-gcmbti  'récolter  le 
blé'  dvi-  tri-gubas  'double,  triple'  lett.  guht  'se  courber'  v.  slav. 
gûnatl  'ployer'  v.  slav.  russ.  gûhezl  'courbure'  (Fick  BB.  7,  94. 
Wb.  I*  414)  est  à  écarter;  voy.  Berneker  EW.  366  sq. 

KuipéXri  f.  'boîte,  coffre;  cellule  d'abeille;  cavité  de  l'oreille  > 
(comme  KuqjeXiç,  -Iboç  f.)  cérumen'  ;  KÙipeXoç  m.  'hirondelle  de 
rivage,  Hirundo  riparia  L.'  (vivant  dans  des  trous  du  sol),  cf. 
Thompson  Grcek  birds  109.  Appartiennent,  eu  tant  que  *quh- 
"^qup-  ou  *quhh-s-ela  -eJo-  aux  groupes  étudiés  s.  vv.  kû^oç 
KÛTTr)  Kûqpôç,  l'idée  dominante  étant  'cavité  —  convexité'. 

KLiujv,  gén.  Kuvôç,  voc.  KÙov,  ace.  KÛva  pour  *KÛova,  loc.pl.  Kvai 
pour  *Kua-ai  m.  'chien',  f.  'chienne'  :  véd.  çâvâ  skr.  class.  çvà 
(th.  cran-,  gén.  çûnali)  zd  spà,  gén.  sûnô,  ace.  spansin  méd. 
(îTTàKa  (Hrdt.  1 1 10  ;  nom.  sg.)'chien'  (d'où,  prob.  par  la  voie  scy  the, 


-    541     — 

rusf>.  sohâka  'chien',  cf.  Osthoff  Et.  Par.  I  255  sq.,  et  cTTrcibaKeç 
c.-à-d.  aTTaKabeç-  KÙveç  Hésycli.  selon  Niedermann  IF.  XXVI 
44  sq.),  arm.  hin,  gén.  san  'chien'  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I 
480;  .s-  est  inexpliqué,  malgré  Osthoff  op.  cit.  229  sqq.  bibl., 
PedersenKZ.  :38,  197  et  Scheftelowitz  BB.  28,  290),  lyd.  Kav- 
-baùXriç  "^l'Etraugleur  du  chien,  Kuv-dxxnç'  (cf.  Hippon.  fr.  1 
Bgk;  -baùXriç  :  v.  slav.  daviti  'étrangler'.  Solmsen  KZ.  34, 
77  sq.  Herm.  46,  286  sq.  Kretschmer  Einl.  388  sq.  bibl. 
Rozwadovvski  Materyaly  i  prace  II  344,  qui  rappelle  le  nom 
de  ville  illyr.  Canddvia),  lat.  canis  'chien'  f  <  *cu{u)on-  par 
une  voie  obscure;  bibl.  des  essais  d'explication  de  V-n-  chez 
Walde^  s.  V.),  v.  irl.  cû  (<  \.-e.  *ki(uo),  gén.  con  (=  kuvôç) 
gall.  ci  (pi.  cwn  :  KÙveç  lit.  szùns)  corn.  ^7  bret.  kî  'chien',  got. 
hunds  v.  h.  a.  Imnt  v.  norr.  hiindr  'chien'  (<  germ.  comm. 
^yuim-ddz,  i.-e.  *kuri-tô-s,  cf.  arm.  skund  <C*kuon-fà  'petit 
chien'.  Osthoff  op.  cit.  240  sq.),  lit.  szà  {^-szvâ),  gén.  szuns 
lett.  siCnx  V.  pruss.  sunîs  'chien'  (=  lit.  szunis,  th.  en  -i-)  russ. 
pol.  .s7/À:rt'chienne'(<i.-e.  Vceu-qd?  Osthoff  (ip.  cit.  256  sqq.)  ^). 
Curtius^  159.  Etc.  Étude  approfondie  d'Osthoff  Et.  Par.  I 
199-277  (bibl.  complète).  —  On  a  rattaché,  sans  convaincre, 
i.-e.  *kuuon-  *kuou-  à  *keu-  'gonfler',  soit  au  sens  de  skr.  çâ- 
vlra-h  'puissant'  (<*çavi-vl)'a-  '*possédant  des  hommes  forts' 
selon  Charpentier  IF.  XXVIII  171)  etc.,  soit,  en  tant  (jue  '*pe- 
tit  d'animal'  (cf.  gr.  kûoç  'fœtus',  skr.  çiçuh  'petit  d'animal, 
enfant',  v.  norr.  hinin  m/sens)  à  skr.  çcdyafi  'enfler'  gr.  kuêîv 
'être  enceinte'  èYKÛeiv  etc.,  lat.  incieus  'enceinte',  voy.  p.  ex. 
Vanicek  Lat.  Spr.-  70,  Hirt  Abl.  §386,  Persson  BB.  19,  2S2. 
—  Osthoff  croit  à  une  dérivation  de  i.-e.  ^peku-  'bétail', 
*(p)kniiôu-  'gardien  du  bétail,  \sit. pecu(lriiis\  abrègement  d'un 
i.-e.*{p)ku-s(')-uo-s,  cf.  /,d^)</.s"//.v//a"/To  m/sens  (op. cit.  221  s(|.): 
v.  slav.  p7sû  'chien'  serait  un  abrègement  analogue  (op.  cit. 
263  sq.;  nié  par  Vondrâk  Vcrgl.slav.Or.  I  37  sq.);  conjectural. 
De  là  hom.  poét.  KÛvTepoç  comp.  '*plus  chien,  plus  impudent' 


1)  Le  sens  de  'coup  niallieureux  au  jeu  de  dés'  est  commun 
à  gr.  KÙLuv  Poil.  Eust.,  lat.  canis  et  skr.  çva-ghtiî  '*tneur  de  chiens', 
c.-à-d.  'le  joueur  qui  évite  les  mauvais  coups,  l'Iiahile  et  aussi  le 
malhonnête'  (Scliulze  KZ.  27,  G04  sq.). 


—    542    — 

KÙVTaTOç  sup.  '  j,  Kuvdç,  -àboç  f.  adj.  'caniculaire',  subst.  'stercus 
caninum  (Théocr.XV19)',  hom.  Kuvéri  (bopd)  "casque  *en  peau 
de  chien',  Kuveioç  Kuveoç  kuvikôç  'de  chien,  canin;  cynique', 
Kuvà|Liuia  f.  (voy.  s.  v.),  kuvtitoç  m. 'chasseur'  (:âYuj;  nombreux 
dérivés). 

hom.  poét.  ion.  KÛjaç,  pi.  hom.  Kwea  dat.  Kuuecri  n.  'toison';  dim. 
att.  ion.  KÛjbiov  Kiubiov  Kuubâpiov  (W.  Petersen  Greek  dim.  in 
-lov  215.  262).  Un  *KiJÙFaç  i.-e.  ^qôuds  'enveloppe',  de  R.  {s)qeu 
{sqeticl  Hirt  Abl.  §  425)  'envelopper,  etc.'  (voy.  s.  vv.  kOtth  sub 
fin.  Kuaôç  sub  fin.)  est  plus  vrais,  que  le  rapport  (Curtius^  145. 
Prellwitz- 254)  avec  Keî)uai;  skr.  chavih  chad  {FickBB.  1,  233) 
'peau,  teint,  beauté'  {<C*sqeui-  Zubaty  KZ.  31, 12  :  gr.  aKÛioç 
et  KÛTOç  'peau')  est  donc  bien  parent. 

KuuPiéç  (Kuupioç)  m.  'goujon'  (Epich.  fr.  66  K.  Hpc.  Plat.  Etc.); 
KUDpÎTriç,  -ou  m.  kojPîtiç  (àqpùr|)  f.  'qui  ressemble  au  goujon' 
(Arstt.);  dim.  Kuupibiov.  Etym.  inconnue;  mot  prob.  méditerr. 
Lat.  gôh'ms gôhiô  est  un  emprunt  grec  (J.  Schmidt  Voc.  II 351  n. 
Saalfeld  Tens.  it.-gr.  503). 

hom.  Kuubeia,  att.  Kuubia  (Aristoph.  Théophr.;  k.  xfiç  KXeipûbpaç 
'ventre  de  la  cl.'  Arstt.)  att.  épigr.  Kuubùâ  (aussi  Théophr.) 
f.  Kuubuov  (Théophr.)  Kuubiç  Hésych.  'tête  de  pavot  (et  de 
plantes  similaires)'  <  kûjoç  m.  'cavité'  (Scheftelovvitz  BB.  28, 
148).  —  Lit.  Tcôdas  'huppe  (des  oiseaux)'  (Prellwitz^  254)  est 
à  écarter. 

KuOboiv,  -uuvoç  m.,  att.  f.  'cloche,  clochette;  pavillon  (de  la  trom- 
pette) >  trompette  (Soph.  Aj.  17,  cf.  Ar.  Paix  1078)'.  Même 
étym.  que  le  préc. 

Kiju6ujv,  -uavoç  m.  'grande  coupe  laconienne'  (Ar.  Cav.  600.  Etc.); 
KuùOa-  îTOtripia  Hésych.  Si  -0-  est  suffixal,  rapport  possible  de 
KuùOov  avec  kûjoç,  voy.  les  deux  préc.  et  cf.  KÙa-9o-ç.  Voy.  s.  v. 
KTiGîç  p.  446. 

KUJKÛuj  (-Û-)  'se  lamenter';  KuuKO|Lia  n.  kuukûtôç  m.  'lamentations'; 
hom.  etc.  Kuukûtôç  m.  'Cocyte':  m.  h.  a.  Iiimceln  'hurler,  se 
plaindre,  crier'  v.  h.  a.  hûioïla  hiuwila  'chouette',  skr.  kànti 

1)  KuvTÔTaxoç  gramm.  pourrait  contenir  un  *ki)vto-  apparenté 
de  tout  près  à  germ.  "^xiiundà-z,  ai'm.  skund,  lett.  suntana  'grand 
chien';  cf.  Brugmann  MU.  II  255  n.  Grdr.  W,  1,  421. 


-    543    - 

'crier'  et  autres  mots  relevés  s.  v.  KaûâH  p.  422.  —  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  247  songe  d'autre  part  à  v.  slav.  .sumû  'bruit' 
<  i.-e.  *këumo-s.  —  Lat.  queror  'se  plaindre'  (Brugmann 
Grdr.  IP  1026.  P  320)  est  à  écarter,  cf.  Walde^  s.  v.  —  Sur 
des  parents  celt.  voy.  Pedersen  K.  Spr.  I  125. 

att.  KUjXaKpëTTiç,  -ou  m.  "prira.  celui  qui  dépeçait  les  victimes; 
—  percepteur  des  frais  de  justice'.  Assim.  de  KuuX-afpéTriç 
(KÛùXan.pl.  +  à-feipuj  'recueillir,  qu  ê  ter',  cf.  lier.  aix-a-fepTâç  m. 
'receveur  des  grains'  etc.).  Kretsclimer  Gr.  Vas.  145.  Solnisen 
Beitr.  I  14. 

att.  KiJÙXov  "membre  d'homme  ou  d'animal,  spée.  jambe' :  skr. 
kdta-h  Jcafi-h  kati  'hanche'  (-^<  ■Z^),  v.slav.  *clém1  'membre' 
{<*cel7iû,  i.-e.  *qeï-no-  ou  [Meillet  Etudes  454]  *qe,l-nu-),  got. 
*halps  V.  norr.  hallr  v.h.a.  halcl  'penché'  got.  -halpei  'pro- 
pension', lit.  at-si-kolti  's'appuyer'  àt-kalta  'dossier',  et  gr. 
(JkéXoç  n.  'jambe'  (voy,  s.  v.),  i.-e.  *{s)qel-  'ployer'*  Persson 
KZ.  33,  288  n.  3.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  39.  Got.  Spr.^  171. 
Meillet  MSL.  XIV  375.  Feist  EW.  316.  Berneker  EW.  139  sq. 
(bibl.).  —  V.  slav.  koleno  'genou'  lit.  keli/s  'genou'  kenklè  'jar- 
ret'sont  ambigus.  —  Pour  arm.  o??i 'vertèbre  dorsale' (Pedersen 
KZ.  39,  387)  voy.  Lidén  Arm.  St.  127  sq.  —  De  là  KUjXéa, 
att.  KUDXfj  f.  KUjXr|v,  -fivoç  (Solmsen  Beitr.  I  124)  m.  kluXêôç 
(Epich.  fr.  82.  92  K.)  m.  'cuisse  (d'un  animal)';  liom.  koûXiih;, 
-rjTTOç  f.  'jarret'  (-iitt-  :  lut.  *âj)iô  'lier,  attacher'),  puis  KiuXiÛTriç, 
-ou  m.  'lézard  tacheté',  Iitt.  'pourvu  de  membres',  cf.  hit.  (Jo- 
hansson  PBrB.  15,  518)  lacerta  'IqzîiwV  :  Icicertus  'le  haut  du 
bras'. 

att.  Pind.  kuuXOid  (u)  'écarter,  détourner';  KuOXû)Lia,  -axoç  n.  'ob- 
stacle'. Etym.  douteuse;  on  a  supposé  un  rapport  avec  gr. 
KoXoùuu  'mutiler,  tronquer'  aKoXÛTTTUJ  'mutiler',  arm.  çeJum  'je 
fends'  et  la  famille  de  lit.  skeliù  'je  fends'  gr.  kôXoç  'mutilé', 
voy.  s.  V.  p.  486  (Meillet  MSL.  XVI  244).  —  Lat.  ailumnia 
(Solnisen  KZ.  38,  448)  est  à  écarter,  voy.  s.  v.  KnXeiu  -lu 
p.  447  sq. 

houi.  etc.  Kiû)ua,  -aïoç  n.  'sommeil  profond';  Kuujuaivuu,  KUJ|aaTiZ[o- 
)uai  'dormir  d'un  sommeil  lourd"  (llpc).  KÛJiaa  <  i.-c.*À"o[/]-///;/, 
tandis  que  koith  représente  un  ancien  *KUJi-Tâ  ou  fut  créé  plus 


—     544     — 

tard  d'après  Keîjuai  (voy.  s.  v.  \).  426),  selon  Brngmann  Gr.Gr.^ 
272  (bibl.). 
Kd)|Liri  f.  'bourg-,  village;  quartier  d'une  ville';  KUJ|ar|Triç,  -ou  m. 
'villageois',  kmiàx]  est,  en  tant  que  i.-e.  *qô[i]-mâ  R.  qôi  'se 
réunir',  apparenté  par  Bezzenberger  BB.  27,  168  à  got.  haiins 
Village',  V.  pruss.  caymis  lit.  kaimas  këmas  lett.  zwns 'village' 
(<i.-e.  *qôimo-s),  mais  got.  haiins  a  été  rapproché  de  Keî)aai 
en  tant  que  <  i.-e.  *koi-mi-  (cf.  p.  426),  et  les  mots  baltiques 
sont,  d'après  von  Grienberger  Unters.  105  et  Uhlenbeck  BB.  30, 
286,  et  malgré  Feist  EW.  123,  suspects  d'emprunt  germ.;  reste 
la  voy.  longue  de  KiuiLiri,  qui  n'est  pas  éclaircie,  à  moins  que 
l'on  ne  recoure  à  un  i.-e.  *J{:ô[i]-nia.,  cf.  s.  v.  KÛù|Lia. 

KUJ|Lioç  m.  'banquet;  fête  dionysiaque';  Kojjuujbôç  'qui  chante  au 
Kâ))aoç;  comédien'.  kuù|lioç  est,  en  tant  que  i.-e.  *qô[i]mo-s,  appa- 
renté par  Bezzenberger  BB.  27,  168  à  Kâ)|ur|  lit.  Tiëmas  etc., 
invoqués  en  faveur  d'une  R.  qôi  dont  l'existence  est  toute  pré- 
caire, voy.  le  préc.  —  Osthoff  Et.  Par.  I  7  (bibl.)  apparente  le 
mot,  en  tant  que  i.-e.*Â;ô[i]-?/?o-5,  à  skr.  çiçàti  'partager  avec 
qn.,  héberger',  arm.  san,  gén.  5«w?( 'nourrisson'  (<  i.-e.  ^kdnu-s) 
-sun  'nourri',  lat.  cihus  m.  'nourriture'  (<  i.-e.  ^îci-bho-s,  cf. 
pour  le  suff.  lit.  dâr-bas  'travail'),  v.  irl.  caithhn  'je  dévore' 
(<  celt.  *Jca-t'W,  i.-e.  *kd-),  base  i.-e.  {e)kôi  (d'où  skr.  aç-nâfi 
'manger');  \'-i-  n'est  supposé  dans  la  base  qu'à  cause  du  seul 
lat.  cibus. 

Kojjuûç,  -uBoç  f.  'botte  de  fourrage'  (Crat.  Théocr.),  m.  'lieu  planté 
de  roseaux'  (Théophr.);  voy.  Hésych.  s.  v.  Etym.  inconnue. 

Kuuveiov  'ciguë,  Conium  maculatum  L.'  (Hpc.  att.).  Le  rapport 
souvent  proposé  avec  kuùvoç  se  justifie  si  la  plante  doit  sou 
nom  à  ses  «grandes  feuilles  pétiolées  et  pennées,  décomposées 
en  segments  pinnatifides  et  dentés».  De  même  Walde^  159, 
niant  le  rapport  Kuûveiov  :  lat.  cicûfa,  rapproche  cicfita,  comme 
forme  redoublée,  de  lat.  coûtes  'rocher  aigu',  et  Lehmann 
KZ.  41,  394  rappelle  irl.  mod.  min-mhear  'Cicuta',  c.-à-d. 
'*aux  doigts  effilés'  et  ifeodha  'Conium  maculatum'  (:  ife  iteog 
'plume').  Pour  les  noms  europ.  de  la  plante  voy.  Schrader 
RL.  710  sq. 


—     545     - 

kOjvoç  m.  (f.) 'pomme  de  pin,  aipôpiXoç  (Tliéocr.  Théopbr.);  pin, 
TTevjKn;  poix;  cône  (Arstt.);  cimier;  PcmPiE  Hésych.'  =  skr. 
çâna-h  'pierre  à  aiguiser'  (moy.-skr.  <i*çâna-h,  cf.  pers.  mod. 
San),  cf.  çi-çà-ti  çyâti  'aiguiser',  lat.  côs  cotis  'pierre  à  aiguiser' 
(sab.)crt<M.s' 'd'esprit  aiguisé' =  skr.ç/Yrt-/i  'affilé'm.irl.c^/fA'sage', 
v.norr.  hein  ags.  hdn  (<  germ.*;famô-  f.)  'pierre  à  rasoir',  zd 
s«êw^-6• 'pointe,  sommet'  (Curtius^  159.  Fick  I*  45.  425.  III*  64. 
Falk-Torp  EW.  391.  Etc.),  arm.  sur  (*kô-ro-)  'tranchant,  adj.' 
sur,  gén.  sroij  'épée,  poignard,  couteau,  rasoir'  (  voy.  s.  v.  âop 
p.  66)  sayr  'le  tranchant'  (Lidén  Arm.  St.  80  bibl.),  i.-e.  *kô(i)-  : 
*kdi-  :  *Â:<?-'aiguiser',  ou  mieux  *Jcê{i)-  :  *kO{i)-  selon  Hirt 
Abl.  §  64  et  Walde^  141  sq.,  lequel  ajoute  m.  h.  a.  /iih-  'outil 
pour  aiguiser  la  faux'  (autre  étym.  de  Torp  chez  Fick  III*  75); 
cette  R.  est  prob.  un  dévelopi)ement  de  *ak-  'être  aigu'  (voy. 
s.v.  ctKaiva  I.  p.  32  sq.;  bibl.  chez  Walde^  1.  cit.).  De  là  kuuvûv 
'faire  tourner  une  toupie;  porter  en  rond  TAristopli.  Hésych. 
Etc.);  —  enduire  de  poix  Suid.  Phot.  EM.',  TiepiKiuveîv  'en- 
duire de  poix'  (Ar,  Guêp.  600).  —  Lat.  cuneus  'coin'  (Curtius^ 
159.  F.  de  Saussure  Mém.  112)  est  à  écarter,  cf.  Walde^  s.v. 

KUJVUJHJ,-ujTTOç  m.  'cousin'  (Esch.Hrdt.  Arstt.);  KiwvuuTreîov  'mousti- 
quaire' (Spt.).  Etym.  obscure.  —  Spiegelberg  KZ.  41,  130, 
écartant  le  rapport  Kiûvuuip  :  kluvoç  en  tant  qu'  '*aiguillon'  (p. 
ex.  Prellwitz-  255;  cf.  aussi  Wharton  Et.  gr.  77  Kuùv-uuiy  'with 
projecting  eyes'!),  voit  dans  kiwvuuhj  (Hrdt.  II  95)  un  égypt. 
^w///.v 'cousin'  >  *Kvuji4J,  qu'a  pu  influencer  kojvoç  ;  non  con- 
vaincant. —  Le  rapport  kiûvuuvjj  :  rvuD^j,  riviûttctov  (Persson 
Wzerw.  177  ;  voy.  s.  vv.  p.  457)  se  heurte  à  la  phonétique. 

kOùoç  m.  ord.  pi.  'tanière'.    Voy.  s.  v.  koîXoç  p.  481. 

KiÔTiri  f.  'poignée,  manche;  manche  de  rame  >  rame'  <  i.-e. 
*qôpâ,  présente  le  degré  fléchi  de  '^qêp-  'saisir,  prendre'  i  :  lat. 
cêpt),  cf.  m.  irl.  cdin  'tribut'  <  i.-e.  *(/ôp-7ïi-\  le  degré  réduit 
*qc)p-  dans  gr.  Kâ-rmu  'happer'  lat.  C(ij)ul us  'lunnchc' ;  voy.  s.v. 
p.  409sq.  De  là  boni,  kiotthciç  0  713  'garni  d  un  manche',  ion. 
KUJTTéeç  att.  kujtttiç  m.  pi.  'bois  à  faire  des  rames'. 

hom.  etc.  KuOpuKoç  m.  'sac  de  cuir,  besace'.  Si  la  phonétique  le 
tolère  (degré  -ô-),  le  rapport  (Prelhvitz  *  255)  avec  skr.  caniKin- 
'peau'  lat.  coriiun  'cuir'  cortex 'écorce',  i.-e.  *{8)qer-'^[s)qer-t- 

35 


—    546    — 

'tailler',  n'en  est  pas  moins  douteux.  —  V.  h.  a.  haro,  gén.  hances 
'lin'(Prelhvitz2  comme  alternative)  =  v.norr. /iorr,  est,  en  tant 
que  <  germ.  comm.  *;^«2M«-,  rattaché  par  Falk-Torp  EW.  454 
à  i.-e.  *qesâ-  "peigner',  cf.  ion.  KCCTKéov  'étoupe'  p.  443  sq.,  et 
dès  lors  s'exclut.  —  Wharton  Et.  gr.  77  tenait  le  mot  pour 
cilicien,  cf.  KuûpuKOç  promontoire  de  Cilicie  (Hymn.  à  Ap.  39. 
Thuc.  VIII  14;  d'où  KuupuKaîoç  proverb.  'espion')? 

KUJTi\oç  'babillard'  (Théogn.Soph.Etc):  KUJTl\Xa)'babiller'(Hsd. 

•  Etc.)  :  lit.  A-atilpiti  'papoter'  (Fick  P  .516.  P  28.  Curtius^ 
159.  Prellwitz^  255;  non  garanti  par  Kurschat).  —  Skr.  kdf- 
thaté  'se  vanter,  louer,  blâmer'  (les  mêmes)  est  inexpliqué  pour 
Ublenbeck  Ai.  Spr.  41;  skr.  Icatkrta-h  (Prellwitz)  'honni,  mé- 
prisé' est  apparenté  à  v.  norr.  hdd  'raillerie'  htéda  'tourner  en 
dérision'  et  s'exclut. 

Kuuqpoç  'émoussé,  silencieux,  muet;  sourd,  sourd-muet;  stupide'; 
etc.';  Kujqpâv  -eîv  'rendre  muet,  hébéter'  -euuu  'être  sourd  ou 
muet'  (Spt.);  KuucpÔTriç  f.  -ojctiç  f.  'surdité;  hébétement;  sottise'; 
KuucpoOcyBai  'être  sourd  ;  être  impuissant'.  Étym.  indiquée  s.  v. 
Krjcpriv  p.  451  sq. 

Kuûvp  m.  'une  chouette'  (Arstt.).  Voy.  Ostlioff  BB.  29,  268  et  s.  v. 


A. 

hom.  Xdaç,  gén.  Xâoç,  dat.  Xai,  ace.  Xâav  (ép.  poster.  Xâa  refait 
sur  Xdç),  att.  Xdaç  et  Xâç,  gén.  Xdou  (Soph.  0.  C.  196)  gort. 
XSuj  m.  'pierre';  cf.  f]  Ad,  ace.  Adv  hom.  Adav  ville  laconienne, 
tragg.  KpaTai-Xeujç  (*-XriFoç)  'aux  durs  rochers'  *)  ;  —  att.  Xeu  o), 
aor.  pass.  èXeiJ(j0riv  (*èXriucr-6r|v)  'lapider';  Xeucririp,  -fipoç  'qui 
lapide';  Xeuaid*  XiGopôXriTa  Hésych.,  tragg.  Xeucfiuôç  m.  'lapida- 
tion'; —  hom.  XdïYH,  pi.  XdïYïeç  f.  e  433.  l  95  'petite  pierre' 
(-T-  est  secondaire,  cf.  celt.  comm.  HëuhaJi-  et  voy.  Jacobsohn 


1)  Cf.  (dial.)  XiubXriç  (\iu)6r|Ç  ms.)'  XiGôXeuaToç  Hésych.  <[  *Xea>\Jiç 
<C*Xri-ujXriç  *Xr|F-iûXiiç  (et  XriPôXe"  XiôopéXe,  dEie  XiBoaGrivai  H.,  d'après 
*Xrid)Xriç,  pour  *Xûp6Xe). 


—     547     — 

KZ,  42,  271);  liom.  Xdïvoç  Xaiveoç  Me  pierre';  posthoni.XaTOuiôt 
f.  'carrière  de  pierres';  XâiÙTTOç  m.  'carrier',  Xâ-  étant  abstrait 
de  Xâç  géii.  Xûoç;  Xeîai  f.  pi.  'pesons,  fusaïoles,  âtvuGeç'  Poil., 
Xeaç  ace.  pi.,  Xe'a  EM.  <  *XriFm-  ou  *Xr|Fiâ-;  UTTO-Xâîç,  -îboç 
(Arstt.),  -Xriïç  H.  prob.  \Saxicola  oenanthe,  motteux  ou  traquet' 
(oiseau  qui  fait  son  nid  sous  une  pierre  ou  une  motte).  Xdaç 
est  un  ancien  n  t  r.,  cf.  Kpéaç  xnpaç  etc.  (gén.  Xâoç<<*Xâ[F]d[a]-oç, 
dat.  Xâï  <  *Xâ|F]û|(j]-i;,  devenu  masc.  d'après  6  XiOoç  et  ô  -rré- 
Tooç  et  refait  sur  gén.  Xdoç  etc.  en  place  de  *Xriaç,  i.-e.*lêu<).s, 
cf.  XnuJ-  dans  Xevjuu  (d'après  fut.  XeOauu,  aor.  èXeucra),  aor.  pass. 
èXeûa-Giiv;  gén.  att.  Xdou  gort.  Xâuj  indiquent  un  nom.  Xdo-ç 
<  *XdFdao-ç.  Cf.  irl.  lia,  gén.  lïac  {*léu'mk-s.  Stokes  BB. 
19,  91.  Fick  II*  249.  Henry  Bret.  186.  "Pedersen  K.  Spr.  I 
251),  v.sax.  le'ia  'dalle  de  pierre'  m. h. a.  lei  leie  "roche,  pierre, 
ardoise'  (p.  ex.  Kluge^  284)V  Brugmann  IF.  XI  lUl-104(bibl.); 
\.-G.*lëu  *h)u-,  identique  à  *Iêu-  *ldu- 'cou\)er\  cf.  lat.  saxuni: 
secdre,  rûpës  :  rumpere,  ail.  schere  'écueil'  :  scheren?  Voy. 
s.v.  Xaûpâ.  —  Ags.  léad  m. h. a.  lût  (<  germ.  comm.  *hmda-) 
m. irl.  luaide  {*îoudia)''^U)mb'  (Prelhvitz^  256  avec  doute),  cf. 
lit.  liûdè  'fil  à  plomb'  (skr.  lohd-  m.  n.  'cuivre,  fer',  litt.  'métal 
rouge'  a  été  cité  s.  v.  èpeûBuj  p.  276  sq.)  sont  à  écarter;  Schrader 
RL.  96  croit  à  des  emprunts  celt.  —  Lat.  lausa  'dalle  de 
l)ierre'  lausiae  pi.  'petits  morceaux  de  pierre  ou  déchets  de 
carrière'  sont  des  emprunts  grecs  (Biicheler)  ou  celt.,  voy. 
Walde^  s.  v. 
honi.  etc.  Xdppoç  'violent,  impétueux  (vent,  eau,  fem;  vorace, 
avide';  XdppaE,  -dKoç  m.  'loup  de  mer  (poisson)'  (Aristoph. 
Arstt.);  hom.  XaPpeûoiiai  'parler  avec  effronterie'  T  474.  478, 
cf.  Xappdiuu  (Nie.)  m/sens,  XappoûaGai  'se  ruer'  iLycophr.), 
hom.  XappaYÔpnç  'bavard  insupportable'  Y  479.  Xdppoç  prob. 
<C*lagli-ro-8,  B..{s)Iag>J  attestée  par  XdZioiaai,  aor.  Xa^eiv 'saisir'. 
—  Selon  Schuize  KZ.  42,  23;î  Xdppoç  est  dissim.  de  *pdppoç  : 
lat.  rahies  'fureur',  cf.  ctKpoç  'aigu'  :  lat.  aciês  'pointe',  mais  il 
n'est  point  de  p-  initial  en  grec  répondant  à  Tr- initial  indo-our. 
de  lat.  r(d)iês;  il  faudrait  admettre  pour  le  grec  un  i.-e.  *sr(d)- 
(>  gr.  p-)  parallèle  à  *slidih-  i^voy.  s.v.  XdqpOpov),  pour  le  latin 
ce  même  *snib-  dépourvu  de  son  s-  initial. 


—     648     — 

Xa^pubviov,  aussi  -loç,  -m,  prim.  adj.  (se.  kuXiH  etc.)  'grande 
coupe  à  boire  avec  anse'  (Mén.  chez  Ath.  XI  484  csq.);  rap- 
port prob.  avec  Xàppoç,  cf.  Ath.  loc.  cit.  èK7Tub|uaT0ç  TTepcTiKOÛ 
eîboç  à-no  Tr\c,  èv  tuj  Triveiv  XaPpoTriTOç  djvo)Liaa)uévov. 

XapûpivGoç  m.  'labyrinthe  (d'Egypte,  Hrdt.;  de  Crète,  Diod.)' 
Emprunt  carien  ou  lydien;  litt.  'le  palais  de  la  Xdppuç  ou  bi- 
penne' (mot  lydien  selon  Plut.),  cf .  AaPpauvbeuç  'Zeus  carien'? 
Voy.  Kretschmer  Einl.  404.  Fick  Vorgr.  Ortsnamen  28.  Ass- 
mann  Philol.  67,  1 90  sq.  Dussaud  Les  civilis.  préhell.  6  sq.  11. 
209  (bibl.).  —  Les  hypothèses  de  W.  VoUgraff  Rh.  M.  61, 
149-165  heurtent  toute  phonétique. 

XàYctvov  'gâteau  mince  et  large;  feuille  (étirée)  d'un  gâteau,  lat. 
tracta'  (Ath.).  Appartient  au  suiv.;  cf.  au  point  de  vue  formel 
germ.  comra.  Hakana-  dans  v.  norr.  lahan  dan.  lagen  'drap 
(de  lit)'  V.  sax.  lakan  'drap'  etc.,  sens  prim.  'chiffon',  p.  ex. 
Torp  chez  Fick  III*  356.  Falk-Torp  EW.  619. 

att.  XaYccpoç  {^sUg-)  'flasque,  mou;  flexible;  grêle';  ion.  att 
XaYtuv,  -ôvoç  ord.  pi. 'creux  des  flancs'  (au  point  de  vue  formel 
=  norv.  laJce  '*qui  retombe  mollement  >  feuillet  ou  3*^  estomac 
des  ruminants');  Xà^voç  'libertin,  débauché'  (Xa^veis  f.  'com 
merce  intime';  XaYveuuu  'avoir  un  tel  commerce');  hom.  etc 
XriYuu  intr.  'cesser',  litt.  'se  lasser',  trans.  'faire  cesser';  hom 
â-XXr|KT0ç  (*-sZ-)  'incessant';  "Ka^àooav  àcpeîvm  Hésych.,  cf 
gort.  XttYaaai;  XuuYaç*  TTopvîi  Hésych.  (Solmsen  KZ.  35,  473); 
voy.  aussi  s.  v.  XaYuuç  'lièvre'.  Cf.  lat.  laxiis  'relâché'  langueô 
(voy.  s.v.  XttYYUJv),  v.irl.  lace  'mou,  faible'  (Stokes  IF.  II 169. 
Fick  IP  238.  Pedersen  K.  Spr.  I  161;  <nagn6-s),  v.norr. 
slaTcr  ags.  slœc  sJeac  v.h.  a.  slah  'mou'  (Curtius^  183.  738), 
lett.  legéns  'lâche,  mou'  (Fick  1.  cit.);  voy.  encore  Fick  P  577. 
IIP  356.  Zupitza  Gutt.  165;  i.-e.  \s)lêg-  :  *{s)ldg-  :  *{s)îôg-  'être 
lâche,  détendu,  mou';  voy.  la  R.  nasalisée  dans  XâYYiuv  et  son 
groupe. 

XÛYYiAJ  V  (XaYY^v  m  s.) 'traînard,  musard'EM.;  XaYYÔZiuj 'se  relâcher, 
se  détendre,  èvbibuujui  BA.'  (Antiphane,  cf.  Hésych.  Phot.)  :  skr. 
laTdga-h  {*ln3go-  ou  *Zo?3â[o) 'perclus',  lat.  langueô  (suff.  -u-)  'être 
mou,  languissant,  épuisé',  m. h. a.  Zmc 'gauche,  maladroit'  v.h. a. 
lenla  'la  gauche',  lit.  lingot i  'se  balancer  en  volant;  branler  la 


—     549     — 

tête'  lingiiti  (su  gdlva>  ^dodeliner  de  la  tête'  (?),  puis  suéd. 
slinka  'vaciller,  branler'  v.  h.a.  .slinc  'gauche'.  Lidén  Stud.46 
(bibl.).  Uhleobeck  FBrB.  27,  131.  Voy.  le  préc. 

XciTûvoç  m.  (f.),  aussi  -û-  (Anth.)  'bouteille'  (Arstt.  Plut.  Atb.  X 
422  csq.  XI  499bsqq.).  A  été  rapporté  (p.  ex.  L.  Meyer  IV 
545.  Prellvvitz*  256  sq.)  à  Xa^wv  Xatoveç  'creux  (des  flancs)'? 
De  là  lat.  lagoena  {-èna,  -Ona,  -ûna)  >  v.h.a.  Iclgilla  -ella  ail. 
legel  'tonnelet';  bibl.  chez  Walde-  408. 

XaYX^vuj,  fut.  Xr|£o)Liai,  aor.  è'Xaxov,  pf.  poét.  et  ion.  XéXofxa  att. 
eïXrixa  (ei-  analogique  de  eïXriqpa)  'o))tenir  par  le  sort';  Xàxoç, 
•ouç  n. 'sort,  destinée,  part';  ion.  XôtxH  f.  XfiEiç,  laepiç' Hésych. 
EM.  Michel  708,  12  (Chios),  cf.  pf.  XéXofxa,  eùXo-fX^ïv'  eù|ioi- 
peîv  Hésych.  :  Vit.  per- le fikis  'part  qui  échoit  à  qn.'  v.pruss.y^er- 
•Idnkei  'il  appartient  à  qn.' v.  s\a,y. polqciti  'obtenir',  i.-c.*le)3qîi-. 
Fick  P  536.  Trautmann  Apr.  Sprd.  396.  Osthoff  MU.  VI  5sqq. 
—  V.h.a.  gilingan  'aller  de  l'avant,  avoir  du  succès'  fSolmsen 
Unters.  82  sq.)  est  à  écarter;  voy.  Osthoff  MU.  V^I  1.  cit.  et 
passini. 

hom.  XttYUJOç,  ion.  Xa^oç  (Hrdt.),  att.  XaTtOç  (-ûùç),  gén.  Xafuu 
(-(jù)  m. 'lièvre;  —  nom  d'un  oiseau  mentionné  avec  l'hirondelle 
(voy.  Thompson  Greek  birds  110);  —  lièvre  de  mer  (poisson)' 
<  *{s)Ligou.'ios  'flaccis  auribusinstructus'  (cf.  XaYapôç  XriTuj  et 
att.  oùç  <  *ouiios,  dor.  ion.  ujç  <  *o[//J.v  'oreille'i,  le  nom  de 
la  fable  étant  devenu  le  nom  générique  du  lièvre,  cf.  s.  vv. 
àXÉKTiwp  TTi0riKOç.  Schwyzer  KZ.  37,  146  sq. '). 

ép.  ion.  XâZ:o)Liai  seul.  prés,  et  ipf.  'prendre'  <  *XaT?/-îo-)iiai  (ou 
*XafT'>I0-),  i.-e.  *(s)L)gU-,  cf.  aor.  hom.  e-XXape  <  *é-crXap-  et 
voy.  s.  v.  Xaiapdvuu  ;  —  ion.  att.  (poét.)  Xà2[u|Liai,  béot.  inf.  Xab- 
boucrGri,  est  peut-être  modifié  d'après  aïvu|uai  'prendre',  et. 
Brugraann  Gr.  Gr.  ^  292  et  voy.  Solmsen  Beitr.  I  70. 

XaOpôç*  XaGpaîoç,  Kpuqpoç,  lauxôç  Hésych.;  ion.  Xà6pr|  att.  Xâ6pâ 
'secrètement'  (instr.  sg.,  et  non,  avec  J.  Schmidt  Plur.  40,  ace. 
pi.  ntr.;  voy.  BrugmannGr. Gr.  ^229  sq.^;  att.  Xa9paîoç  'caché, 
clandestin';   hom.  Xa9i-Knb»iç  'qui  fait  oublier  le  chagrin'  isur 


1)  [Ce    nom    pourrait   être    aussi    un    emprunt    à    rar'z;ot  des 
chasseurs.! 


—     550     — 

les  formes  en  -i-  alternant  avec  celles  en  -ro-,  p.  ex.  Kùbi- 
-àveipa  :  Kûbpôç,  àpYi-KÉpauvoç  :  àpfàç  <*àpYp6ç,  voy.Wacker- 
uagel  Verm.  Beitr.  8  sqq.)*  Xri0uj  XavBàvuu. 

\d6upoç  (pi.  -a  Babr.)  m.  Vesceron'  (Anaxandr.  Tliéophr.);  Xa- 
6upiç,  -iboç  f.  "épurge'  (Diosc.  Gai.)  :  lat.  lens  -tls  'lentille',  R. 
lenfh  (Scbrader  chez  Hebn*^  215.  RL.  503  sq.);  semble  con- 
tenir, avec  la  famille  de  lat.  lentus,  l'idée  de  'flexible'  (=  'grim- 
pant'), cf.  Walde-  s.  v. 

Xaîai  f.  pi.  'fusaïoles,  âyvuGeç'  (Arstt.);  faut-il  rétablir  Xeîai? 
Cf.  Xeîai  Poil.,  etc.  s.  v.  Xdaç. 

Xaibpoç  'impudent' (Nie.)  contiendrait  un  i.-e.Hdid-,  élargiss.  de 
Hdi-  :  *hii-  *lëi-,  cf.  Xaijuôç  I.  II. 

Xaieiv  et  Xarmevar  (p0éTTecr6ai  Hésycb.  contiennent  une  forme 
réduite,  i.-e.  *]di-  *h-,  soit  de  i.-e.  *lâ{i)-  dans  skr.  ràyati 
'aboyer',  arm.  lam,  3.  sg.  aor.  elaç  'je  pleure'  (Hiibschmann 
Arm.  Gr.  I  451),  lat.  lâmentum  'plainte'  Zâ^7"«re 'aboyer',  alb. 
(G.  Meyer  Alb.Spr.240)  Te^ 'j'aboie',  v.slav.ZaJa  lojati'&boyei', 
insulter'  lit.  lôju  loti  lett.  Idt  'aboyer',  soit  de  *Zê(ï)-  dans  got. 
laïlôun  'èXoibôpriaav,  ils  injurièrent'  (prés.  *laia  <i.-e.  *hiô), 
m.  irl.  lihn  'j'accuse'.  Cf.  Brugmann  MU.  I  39.  Hiibscbmann 
Voc.  106.  Persson  Wzerw.  13.  116.  198.  Fick  P  119.  532. 
IP  249.  IIP  354.  Lidén  Arm.  St.  49  sq.  Voy.  s.  vv.  Xàpoç 
Xnpoç. 

XaOapYOç  'qui  mord  en  silence,  sournois,  perfide'  (kûiuv.  Soph. 
fr.  800  N.2,  cf.  ArjBapYoç  '*Sournois',  nom  d'un  chien  chez  Pi- 
sandre  de  Rhodes  [Bergk  PLG.  IP  24]),  cf.  XaiGàpYip  irobr 
XaBpaiuj  un  trag.  (?)  chez  Hésych.,  à  côté  de  XiiBapYoç  'pares- 
seux; léthargique',  permet  de  conclure  à  un  i.-c.*I â{iydh-  *ldi- 
-dh-  (Fick  BB.  28,  101  sq.);  voy.  s.  v.  Xaveàviu. 

XaïKcxç, -âboç  f. 'prostituée';  XaïKd^uj  'scortor' (Aristoph.);  Xai- 
KaaTriç,  -où  m.,  dcTTpia  f.  'prostitué,  -ée'.  Rapport  prob.  avec 
XriKuO,  -oOç  f.  'membrum  virile'  Hésych.,  inf.  aor.  Xr|Kficrai  'futu- 
ere',  XrjKaXéoç 'paillard' (Luc.  ;  voy.DebrunnerIF.XXIII24.37), 
skr.  (Brugmann  Grdr.  1-578;  nié  par  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  246, 
mais  voy.  Oldenberg  La  religion  du  Véda,  trad.  Henry  p.  201) 
ràkâ  'déesse  de  la  multiplication';  i.-e.  Hû^{i)q-  :  *Idiq-.  — 
L'étym.   d'Osthoff  PBrB.   13,  399  sq.    (X-  <  *tX-  :  lat.  lèna 


—     551     — 

<  Hlaicsna,  mais  voy.  Walde^  s.  v.  et  plus  bas  l'art.  Xnvar 
pàKxai,  got.  (ja-pldiJuni  'caresser,  embrasser'  v.  h.  a.  flèhan 
'prier  avec  instance';  est  à  écarter. 

hom.  etc.  XaiXaiy,  -anoç  f.  'ouragan',  formation  intensive  par 
red.  (cf.  TTtti-cpâaauj  )aai-)aduj  zd  caê-casta-  'jetant  des  lueurs 
blanches',  nom  d'un  lac,  bôiicra-  [<indo-ir.  comm.  *hhai  bhra-] 
'combat';  cf.  lirugmann  KVG.  §  624  III  A  3.  Grdr.  IF,  1  §  73); 
Prellwitz  '^  257  retrouve  Xa-rr-  dans  XaTriZiuj  'se  vanter',  litt.  'se 
gonfler  de  vent'(?);  voy.  s.  v. 

hom.  etc.  I.  Xai)u6çm.  'gorge,  gosier';  ion.  XaiiuuucTaiju  (Hippon.), 
att.  Xai^ÛTTU)  'être  vorace';  Xai)aapfoç  'glouton'  (<  *Xaiuo- 
-laapTOç,  voy.  s.  v.  |uàpY0ç);  XaijaaffTpov  comme  injure,  'vorace' 
(Hrnd.  IV  46,  cf.  Meister  Herodas  709).  Écartant  un  *XaiT|iv6-ç 
(SchwyzerKZ.37,150)  et  un  *Xa)nio-ç  :  Xa|a6ç  ('Prellwitz'  173.- 
257),  je  verrais  dans  Xai|Li6ç  un  i.-e.  *hi-mô-s,  tiré  du  degré 
réduit  *Jdi-  de  */«/-  ou  *U'i-  onomatopée,  'crier  (voy.  l'art.  Xaieiv 
Xarmevai),  et  aussi  :  avoir  la  bouche  ou  la  gueule  ouverte'  ;  — 
hom.  XaÎT)na  n. 'abîme  de  la  mer'  vaut  Xaî-T-)aa,  cf.  ae-x-ua  ' 
cpXôE  Ilésych.  —  II.  Xaïuoç  adj.  'effronté'  (Mén.,  cf.  scol. 
Ar.  Ois.  1563),  cf.  Xaiiaà"  Xainupà  Hésych.,  s'expliquerait  de 
même,  cf.  un  autre  degré  d'apoph.  de  '^Id'^i-  dans  ép.  tardif 
Xîpoç  'effronté,  impudent'.  —  Got. /"rrt-.s^//;?f/rt» 'dévorer' lOst- 
hoff  Zeitschr.  f.  dtsch.  Phil.24,  215,  supposant  la  nasalisation 
d'un  *sU.-t-,  cf.  le-T-de  XaîTina)  n'est  pas  clair;  voy.  Torp  chez 
Fick  III'  536  sq.  Feist  EVV.  87.  —  L'étym.  de  Prellwitz - 
s.  V.  XaÎT)aa  (:  skr.  rhuiti  'faire  couler'  riti-h  'cours',  (pii  ont  un 
r-  primaire,  cf.  lat.  rivos  'ruisseau'  et  voy.  s.  v.  ôpivuu)  est  er- 
ronée. 

Xaîov  'faucille,  bpéTravov'  (Ap.  Rh.)  <*XâFio-v  :  skr.  lavi-li  la- 
vitra-m  'faucille'  (:  lunâti  -ofi  'couper'),  v,  norr.  lé  {*leuan-) 
'faucille'  (Fickl^  121.  III' .".70.  Falk-Torp  EW.650  8.V.  IJaa); 
voy.  s.  V.  Xùu). 

Xaiôç  gauche,  adj.'  <*XaiF6ç  =  lat.  laeros  (prim.  'courbé'^ 
V.  slav.  lévû  m/sens  (Curtius"^  361).  Lett.  /'au us  'gauche, 
mauvais',  que  lîerneker  IF^.  X  162  oppose  entant  (pie  ^lêioio-s, 
en  ramenant  v.  slav.  lévû  à  un  */rw-o-.>.'.  lat.  laeros  Ix  un  *lêu-o-s 
modifié  d'après  scaevos  et  gr.  Xaiôç  à  un  '^hu-iô-s,  serait  un 


—    552    — 

élargiss.  d'un  emprunt  v.  slav.  lèvû  par  le  suff.  -no-  de  lit. 
deszinè  v.  slav.  des7ia  f.  'qui  est  à  droite',  selon  Walde'^  408.  — 
Pour  got.  hleiduma  'gauche'  etc.  (Siebs  KZ.  37,  279)  voy.  s.  v. 
kXÎvlu  p.  470  sq.  —  Gr.  Xiapoç  'tiède;  doux'  et  son  groupe 
(Prellwitz-  270)  sont  à  écarter. 

ion.  XaicTriïov  'peau  velue  servant  de  bouclier'  (E  45.3.  M  426. 
Hrdt.  VII  91);  voy.  W.  Reichel  Hom.  Waffen^  50  sq.  Étym. 
inconnue;  le  rapport  connu  avec  Xàaioç  'velu'  se  heurte  à  la 
phonétique. 

hora.  XaÎT|Lia  n.  Voy.  s.  v.  Xaijuôç  I. 

hom.  Xaîqpoç  n.  'haillon'  (Xai(pr|  f.  Call.)  ;  chez  les  tragg.  'q)âpoç, 
pièce  d'étoffe,  voile  de  vaisseau'.  Etym.  inconnue. 

hom.  poét.  Xaiijiripoç  'véhément,  rapide,  agile'  <  Xâ-  préf. 
augmentatif  (cf.  XâKaTàpaxoç  'tout  à  fait  maudit'  Phot.  XâKa- 
TaiTÙYUJV  Ar.  Ach.  664)  +  aiijjripôç  'prompt'  (voy.  s.  v.  aîipa 
p.  31). 

XaKepoç  'bavard'  Hésycb.;  XaKépvIa  f.  'qui  crie'  (Kopuûvri  Hsd. 
Aristoph.;  kijujv);  XaKepùIuj  'faire  du  bruit'  Phot,  Suid.;  voy. 
s.  V.  XàaKO). 

att.  XaKÎç,  -îboç  f.  'déchirure;  lambeau';  XaKÎZiuj  'déchirer';  Xa- 
Kia^aia  pi.  n. 'haillons' (Eur,);  cf.  àîréXriKa*  àTiéppuJYa.  Kiinpioi 
Hésycb.,  XàKn*  paKri.  KpfÎTeç  H.  :  lat.  lacer  'déchiré'  Jacinia 
'bout,  frange,  pan  d'un  vêtement  ;  segment,  morceau,  parcelle' 
lancina  'écorcher'  (Curtius^  160),  pol.  lach  lachmana  'lam- 
beau, haillon,  vêtement  déguenillé'  russ.  lâchma  lôchma  m/sens 
{-ch-  <  -qs-,  cf.  le  th.  sigmatique  de  pi.  XaKri.    Solmsen  KZ 
37,  580  sq.)  v.  slav.  Iqcq  je  sépare'  (Fick  I*  53 1),  prob.  R.  ulèq 
élargiss.  de  *we7-  'briser,  déchirer'  (  :  lat.  vellô  <  "^uel-sô.    Jo 
hansson  Beitr.  71sq.  Walde^  403 sq.).  —  Skv.laktaka-h'haW 
Ion'  (Prellwitz  2  258)  est  inexpliqué  pour  Uhlenbeck  Ai.  Spr 
256  et  n'est  du  reste  pas  conciliable  avec  i.-e.  *ldq-  {*uldq-) 
que  supposent  les  mots  européens. 

XétKKOç  m.  'trou,  fosse;  vivier  (Hrdt.);  citerne,  réservoir  ;  silo' 
<  *XaKM0  ç  :  lat.  lacus  Us  'eau  stagnante,  lac;  bassin;  cave, 
etc.'  (=  irl.  loch  'lac')  lacima  'mare;  enfoncement;  lacune'  la- 
c^^/^rt>' 'soffite'  ZrtÇMear 'plafond  lambrissé',  ags.  v.sax.  lagu'l&c' 
(<  i.-e.  Haqû-)  v.norr.  Zogrr 'lac,  eau,  liquide',  v.slav.  lohy,  gén. 


—     553     — 

lokûve  'pluie'  (<  '*f laque  d'eau  de  ])luie',  cf.  slov.  bul^.  serb. 
lohva  'flaque  d'eau').  La  filière  'concavité  >  dépression  > 
dépression  humide,  raarécageuse'  a  fait  rattacher  le  groupe  à 
i.-e.  *{ô)Iëq-  'ployer'  (voy.  s.  vv.  tiXaKàTr)  p.  318  n.  XàH  XeKÛvri 
XoSôç  etc.),  cf.  pour  le  sens  lit.  lanJtà  v.  slav.  laka  'dépression, 
concavité,  prairie,  marais'  :  v.  slav.  .s/qkû  'courbé'.  Cf.  Fick 
KZ.  22,  553.  Wb.  I*  531.  11^  237.  IIP  356.  Falk-Torp  EW. 
613.  WaldeMOe. 

XaKTiZiuj.   Voy.  s.  v.  XàE. 

XdXoç  'bavard';  XaXeîv 'bavarder';  XaXiâf. 'babil';  XaXapî  f. 'mur- 
mure léger'  (cf.  XdXafeç*  x^ujpoi  pârpaxoi  Hésycli.);  XaXafeîv, 
-âz;eiv  'gazouiller',  onomatopées  comme  skr.  lalallâ  imitation 
du  bégaiement,  lat.  lallare  'chanter  pour  endormir  un  enfant' 
lallus  m.  ou  -uin  'chant  de  nourrice',  ail.  lallen  'bégayer,  bal- 
butier' (cf.  v.  norr.  lalla  'tituber  en  marchant,  comme  un  en- 
fant'), lit.  Zrt/«7i 'bégayer';  p.  ex.  Vanicek  Lat.  Spr.2  251.  Ulileu- 
beck  Ai.  Spr.  259.  Falk-Torp  EW.  620.  Walde-^  408;  cf.  le 
même  élément  non  redoublé  dans  la  famille  de  Xaîeiv  Xaiiuevai  ; 
voy.  aussi  s.  vv.  àXaXri  p.  4(J  et  Xfipoç. 

Xaiapdvuu  (Pind.  tragg.)  'prendre,  saisir'  a  été  créé  sur  aor. 
è'-Xapov,  cf.  )Liav6âvuu  :  è  ^a6ov  etc.;  fut.  att.  Xrm^Giaai  dor.  2.sg. 
Xaiprî  (Epich.  fr.  34  K.  Théocr.  I  4)  ion.  Xdipo)uai  dlrdt.;  et 
non  Xd)ni|J0|uai ;  voy.  Brugmann  Gr.Gr.^  oOl  n.  1  bibl.i;  aor. 
hom.  ê-XXa^e  <  *è  (JXaP-,  cf.  ptc.  égin.  Xha^iuv  att.  épigr.  Aha- 
Peioç  nom.  ou  Ahap^T-oç  gén.  (Xh-  <  *jî/-),  puis  èXa^ov  refait 
sur  ptc.  Xapdjv  d'après  le  rapport  êXiTTOV  :  Xittûjv;  pf.  att.  eïXriqpa 
(phocid.  pqpf.  eiXàqpei)  <  *ae-aXa(p-a,  att.  eïXricpa  par  assim. 
régressive,  ion.  XeXdpnKa  crét.  XéXo|aPa  avec  Xe-  analogique  des 
verbes  à  initiale  Z-,  tel  Xé-Xoma;  pf.  pass.  att.  eïXrmuai  ion.  Xé- 
XriMMCti-  11  y  ^iit  en  grec  contamination  de  *aXaP-  <  i.e-.*shgli- 
(voy.  s.  V.  ép.  ion.  XdIo|iai)  et  de  *(jXdqp-  <  i.-e.  *slàbh-  (voy. 
s.  v.  att.  XdqpOpov);  Xa^rj  f.  'action  de  prendre;  anse,  manche, 
poignée',  Xapiç,-iboç  f. 'pince  (Hpc);  agrafe;  poignée'  sont  des 
postverbaux  de  XaXeîv. 

Xdia^ba  Xdpba  emprunt  phénicien,  cf.  hébr.  Idnied. 

Xa^éç  m.  'ingluvies'  (scol.  Hor.  Ep.  I  13,  10);  Xàuid  f,  'monstre 
féminin  qui  dévorait  les  enfants  (Ar.  Guêp.  1177.  Etc.):  —  un 


—    554    — 

poisson  vorace  (aussi  ion.  Xd)avri  f.  0pp.,  Xâ|upai  pi.  Hésych.)'; 
Xd|Liia  pi.  n/x«crM«Ta'EM.  Etc.,  aussi  Xàia^ai  Hésych.;  Xaïaupôç 
'plein  d'abîmes  (BàXaaaa);  goulu;  effronté' :  lit.  ?ewofnécber' 
lett.  lamcit  'insulter'  lamata  'piège  à  souris'  (Prellwitz^  174. 
^258),  \2ii.lemu)'ës  'esprits  nocturnes,  fantômes;  âmes  des  tré- 
passés' (Walde  ^  420)  ;  l'idée  dominante  est  celle  de  'gueule 
ouverte'.  —  Lat.  lamia  pi.  n.  'vampires'  lamium  'lamier,  litt. 
fleur  en  gueule,  labiée'  sont  des  emprunts  gr.  (cf.  Walde^s.vv.); 
bulg.  lamja  'un  serpent'  (Prellv^itz^  258)  est  le  gr.  mod.  Xaïuia 
selon  Leskien  TF.  XIX  206. 

hellénist.  Xàiuirri  f.  'écume,  scorie,  pellicule  qui  se  forme  sur  un 
liquide';  —  Xàirri  f. 'pituite' (Hpc;  cf.  àvâXitu  Xd-rraEsch.  Eum. 
387  selon  Wieseler 'dans  l'ordure,  dépourvue  de  soleil,  des  en- 
fers', cf.  hom.  bofiov  eùpuuevTa,  loca  senfa  situ  Virg.).  Pas  de 
correspondant  connu. 

Xd|Li7Toupiç  f.  Voy.  le  suiv. 

XdjUTru),  ép.  ptc.  prés.  XajUTreTOuuv 'briller',  forme  nas.  (Hamp-)  : 
lett,  lapa  'torche  de  pin'  v.  pruss.  lopis  'flamme',  irl.  lassar 
'flamme'  gall.  llachar  'coruscus,  igneus'  (<  *laps-.  Foy  IF. 
VIII  203),  Wt.lëpsnà  lett. Zèswrt  'flamme',  v.norr.  leiptr%Q\a\v . 
Fick  IP  765.  P  532.  IP  238.  Bugge  BB.  3,  104.  Persson 
Wzerw.  187  ;  i.-e.  nè\l]p-  :  Hèp-  :  Hdp-  (Reichelt  KZ.  39,  12); 
V.  slav.  lépû  'brillant,  beau'  (p.  ex.  Petr  BB.  25,  142)  peut  être 
i.-e.  Hoipo-s  ou  Hépo-s.  De  là  XajUTrdç,  -dboç  f.  'flambeau', 
XafiTTpôç  'brillant',  XaïuTrpovuu  'rendre  clair  ou  brillant',  XajUTTTiip, 
-fipoç  m. 'torchère  (Od.);  flambeau,  lampe,  lanterne';  XajUTrupiç, 
-iboç  f.  'ver  luisant',  Ad|Li7Toupoç  nom  d'un  chien  (Théocr.  VIII 
65  àîTÔ  ToO  Xa|UTrpàv  è'xeiv  xriv  oùpdv,  fiyouv  TTuppdv  scol.)  et 
Xà|LiTT0upiç,  -iboç  f.  'renard'  (Esch.),  dissim.  de  *Xa|UTTpoup-,  cf. 
XajUTTp-eijuujv  (Hpc.)  'aux  vêtements  brillants'  (Wackernagel 
Verm.  Beitr.  9).  —  Lat.  (Fick  11.  ce.)  Umpidus  'clair  (se  dit 
surtout  de  liquides)'  est  un  dérivé  de  limpa  hiinpa  'déesse  des 
eaux;  eau'  <  gr.  vûiucpr),  cf.  Walde  -  431.    [Voy.  s.  v.  Xoqpviç.] 

XavOdvuj,  fut.  XriCuj  dor.  Xdauu,  aor.  èXaOov,  pf.  XéXr|6a  'être 
caché';  XaBpôç  (voy.  s.v.)  XdBpioç  Xa6paîoç  'clandestin';  Xri9r|, 
dor.  Xd6â  f.  'oubli';  dXrjôi'iç,  dor.  àXôtOriç  'non  caché,  vrai,  véri- 
dique'  (voy.  s.v.  p.  43);  XriBoj,  dor.  XdBuu  'être  caché':  i.-e. 


—     555     — 

*ld-dh-  '^Irj-dh-  (cf.  peut-être  skr.  râhû-h  'déinon  (jui  obscurcit 
le  soleil  et  la  lune\  Nazari  Riv.  di  fil.  32, 101  j  et  ]n'oh*lû{i}-dh- 
*ldi-dh-,  cf.  (Fick  BB.  28,  101  sq.)  Xai6apY0ç  f^voy.  s.  v.)  à  côté 
de  \ri0apYoç  ""oublieux'  et  Xr^TO,  XriïTO'  èTTeXâ6eT0  Hésycli.:  cf. 
lat.  lateo  'être  caché'  (dérivé  d'un  ptc.  *h-t<j-.  Ostlioff  IF.  V 
305  sqq.  bibl.j,  R.  la{i)  'être  caché';  cf.  ensuite  v.  slav.  lajati 
Mnsidiari'  (Prellwitz  BB.  19, 168)  et  selon  Osthoff  1.  cit.  Ar|TuO 
dor.  AaTÛJ,  gén,  AtitoOç  '*la  Nuit,  qui  enfante  les  deux  irrands 
astres,  A])ollon  et  Arténiis',  skr.  ràtrl  'nuit',  v.  nurr. /o/^y'ruse, 
tromperie'  i  lominge  'clandestinement,  furtivement'  m.  h. a.  luo- 
der  (<  germ.  comm.  *ld-pra-n)  prim.  'cachette,  embuscade > 
tentation,  embûches'  v.  h.  a.  luog  (<  i.-e.  Hû-qo-m)  h/oga  'ca- 
verne, repaire', 
hom.  etc.  XàH  adv.,  XÛYbriv  (Soph.  fr.  622  N.^)  "avec  le  talon': 
honi.  etc.  XaKTÎ^uu  'frapper  du  talon  on  du  pied,  ruer,  rei^iniber'; 
XaKTiç,  -loç  f.  'pilon  de  mortier'  (Call.  Nie);  Xax^ôç  (=*'XaK-a)a6-ç) 
m.  (Antim.)  XaKTia)n6ç  m.  Hésych.  (s.  v.  CTKapeiuoîçi  'ruade';  cf. 
*Xà2!u),  seul.  ptc.  aor.  XdEaç  'renverser  à  coups  de  pied'  (Ly- 
eophr.  137).  à\al{à\l?)'  Trfixuç. 'AGaïadvuuv  II.;  Xr|Kâv  tô  irpôç 
ujbriv  ôpxeîaeai  11.  (:  lett.  léJcdt  'sauter',  von  Rozwadowski  IF. 
lV410sq.),  XriKfiaar  TTaidEai  H.,  XiKepTÎZ^eiv  (JKipTâv  II.  :  skr. 
JaJxiifa-Jt  (moy.-skr.  <  *lal-Ha-)  prâkr.  hiiiudu-h  'rondin'  (Jo- 
hansson  IF.  VIII  164  sqq.)  rk-sàla  (<  i.-e.  *lqse/a)  'l'articu- 
lation du  paturon  chez  les  ongulés,  le  pied  du  cheval,  du  talon 
au  sabot'  {*lqs'  forme  réduite  du  th.  sigmatique  atteste  par 
v.  norr.  leggi'  et  lœr  v.  irl.  less,  voy.  plus  loin;  cf.  aussi  lat. 
7(5cus^rt 'sauterelle;  —  langouste,  litt.  *sauteuse'.  Lidén  KZ. 
40,  264sq.  bibl.  WaldeM38  sq.),  arni.  olokh  'til)ia,  jambe' 
(Lidén  Arni.  St.  95  sqq.  bibl.),  lat.  lacertiis  ord.  pi.  'les  mus- 
cles, partie,  le  bra.s',  v.  irl.  lexs  'hanche'  {^leq-.sa.  Stokes  KZ. 
35,594),  V.  norr.  Icggr  'mollet'  (<  germ.  comm.  *Iajiz-  ntr. 
selon  Lidén  Arni.  St.  1,  cit.)  lombard  lagi  'cuisse'  v.  norr.  /œr 
V.  suéd.  /rtr 'cuisse'  (<  germ.  comm.  '^layaz  ou  *Jêyaz  ntr.), 
V.  slav.  lakùtî  {^olkùt'i)  lit.  iHektis  ôlektis  lett.  ùlekfs  aune' 
russ.  dial.  (Zubaty  BB.  18,  253)  àllcikà  'talus'  lit.  alk/'inè  el- 
A'M/?ë 'coude'  v.  pruss.  rt/A««/.ç  'coude'  (voy.  TraïUniann  Apr. 
Sprd.  s.  V.  I)ibl.j  higno  pi.  n.  [*/ak-)  'pantalons'  (coalfis  u-olfis- 


-     556     — 

'aune'  lit.  lekiù  lèkti  Voler*  lakstyti  Voltiger,  sauter'  lakinëti 
Voleter'  lett.  lezu  lékt  'sauter'  etc.;  i.  e.  *ôlêq-  'ployer,  courber', 
cf.  aussi  gr.  XoHôç  'oblique'  XeKpoi  gl.  'andouillers  du  cerf  XéKOç 
XeKavr)  etc.  et  voy.  s.  v.  riXaKairi  p.  318  n.  1  ;  bibl.  de  la  famille 
chez  Lidén  Arm.  St.  9Gsq.,  voy.  aussi  Torp  chez  Fick  III^  357. 
Falk-Torp  EW.  631.  Walde^  404  sq.;  ces  mots  désignant  des 
membres  flexibles,  bras  et  jambes  (cf.  pour  le  sens  (TkoXiôç 
'courbé'  :  cTKéXoç  "jambe')  ont  formé  dès  Findo-eur.  des  groupes 
indépendants,  affranchis  de  l'idée  prim.  de 'fléchir';  le  sens  de 
'battre  des  bras,  des  pieds,  des  ailes,  voltiger'  peut  aussi  bien 
dériver  de  la  signification  secondaire  de  'bras,  jambe'  que  re- 
poser directement  sur  la  signification  de  'se  ployer  et  se  ba- 
lancer' (Walde^  I.cit.).  —  Gr.  XÉKpava-  toùç  aYKUJvaç  H.  (p. ex. 
Johansson  1.  cit.)  doit  être  interprété  avec  Brugmann  Ber.d.silchs. 
G.  d.W.  1901,  p.  34  comme  [ôjXéKpâva,  cf.  ujXë-,  ôXéKpâvov. 

hom.  etc.  Xâoç,  ion.  Xr|6ç  (Hippon.  Hrdt.),  att.  Xeujç  m.  'peuple, 
foule,  masse',  cf.  cor.  AâForrToXeiuoç  GDI.  3151  FioXsFoç  GDI. 
3132;  en  compos.  Xâo-  Xeuu-  Aâ(F)o-  Aâ-  Aeo)-  Ae-  -Xâoç  -Xâç 
-Xeujç  (Fick-Bechtel  Personenn.- 184-189).  Etym.  inconnue.  — 
Le  rapport  supposé  (Prellwitz^  259)  de  Hâu- o- s '*hnt\nsLnV 
avec  Xeiâ  f.  Xrjîç  f .  'butin'  XriiZo)Liai  'prendre  comme  butin'  n'est 
pas  clair.  —  Pour  v.h.a.  liut  v.slav.  Ijudlje  lett.  V audis  ' \)^m- 
ple'  (Curtius^  362.  Weise  BB.  6,  114)  voy.  s.  v.  èXeùeepoç 
p.  241  sq.  —  De  là  XriïTOV  'la  maison  commune  où  se  traitaient 
les  affaires  publiques'  chez  les  Achéens  (Hrdt.  VII  197)  dor. 
XdïTov  TÔ  àpxeîov  Hésych.,  dor.  XâÏTUJV  tujv  brunoaiuuv  tôttujv 
H.,  XriïTiai"  fiYe|uoviai.  (TTpaTiai  H.,  XrjïTOupYol  *  ÙTioupYoï.  hx\- 
juoupYoi  H.,  XriïTOupYeîV  XeiTOupYeîv.  Ar|ïT0v  yàp  br||u6(Jiov  H. 

I.  XàTTaBoç  m.  BA.,  -ov  Phot.  Suid.  'cavité,  fosse,  piège  pour  les 
bêtes  sauvages'  :  XaTràcrauj.  —  II.  XàtraGoç  m.  f.,  -ov  n.  et  -r|  f. 
'oseille,  Rumex  acetosa  L.',  agissant  comme  «apéritif» 
(Théophr.)  :  XaTrcit(T(Tuj,  —  à  moins  que  ce  nom  de  plante  ne 
soit  préhellénique.  —  Le  rapport  cherché  par  Walde  -  s.  v. 
entre  lat.  lappa  'glouteron,  bardane'  et  XàTraBoç,  rapport  fondé 
sur  l'existence  de  lobes  à  la  base  des  feuilles  chez  les  deux 
plantes  (cf.  v.h.a.  lappa  'morceau  d'étoffe  pendant',  lit.  lapas 
'chiffon')  est  conjectural. 


—     557     — 

Xa-nàaauj,  att.  -ârTuj  (-àluj  Atli.  VIII  362  f.  Hésycli.j  'vider, 
évacuer  (Tr]v  Yacriepa  Hpc.j;  piller,  saccager  (une  ville.  Esch.)', 
cf.  è'Xaiya-  biécpSeipa.  KOirpioi  Hésych.  (Hoffmann  BH.  15,  95. 
Gr.  D.  I  113;;  Xarrapoç  'flasque,  vide,  creux,  efflan(|ué;  mou' 
(Hpc);  Xairâpâ,  ion.  XaTrâpri  f.  'partie  creuse  du  corps  entre 
les  fausses  côtes  et  le  ventre,  flanc'.  Voy.  s.  v.  àXaTrâZuj  p.  41 
et  Debrunner  IF.  XXI  221.  Pour  lat.  lepidus  'gracieux'  lepôs 
■ôris  'grâce,  délicatesse'  (Trelhvitz-  259;  voy.  s.  v.  Xeiriôç;  lat. 
lepus  -dm 'lièvre'  (Prellwitz^  1.  cit.),  en  tant  qu'  '*auima!  aux 
flancs  creux'  ne  convainc  guère,  cf.  Walde^  s.  v. 

XttTTÎZiuj'se  vanter';  XamaTriç, -où  (XaTrieriçAnth.; 'fanfaron' (Spt.): 
XaTTiKiriç,  fém.XaTTÎcTTpiaPhot.Suid.;  XÛTTiaïaa  n.  'fanfaronnade' 
(Cic.  Att.  IX  13,  4).  Prellvvitz2  260  évoque  lit.  Ze/)îVs 'délicat, 
douillet,  gâté'  lepduti  zémaïte  lapàuti  'vivre  en  délicat'  lèplti 
'dorloter'  lett.  lepns  'fier,  orgueilleux',  ce  qui  ne  semble  pas 
satisfaire  la  sémantique,  —  puis  skr.  Idpati  'bavarder,  chu- 
choter, se  plaindre,  causer',  lequel  est  plutôt  parent  (cf.  Fick 
11^  248.  Henry  Bret.  183.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  258)  de  gall. 
I/ef'voix,  son'  bret.  mod.  lenv  'gémissement',  russ.  Jépetn  'ba- 
vardage', —  enfin  got.  luftus  'air',  alors  que  le  sens  premier 
de  ce  mot  est  prob.  '*toit  (d'écorce)*,  voy.  s.  v.  Xéiriu. 

XàîTTiu,  ptc.  fut.  Xàii^ovTeç  17  161  'lécher':  Xaqpûcrauj. 

Xàpîvôç  'engraissé,  gras'  (Aristoph.)  <  i.-e.  '^laicsmio-s  :  lat. 
laridum  lardum  'lard'  <  *Iaies-ido-ni  selon  Osthoff  PBrB. 
13,  401  sqq.  (bibl.),  chez  qui  d'autres  rapprochements  ilat. 
largus  'riche,  généreux',  v.  norr.  fhfik-  'lard'  etc.)  sont  erronés 
ou  suspects;  un  rapport  avec  lat.  laetiis  'gras'  laetare  'en- 
graisser' laetamen  'engrais',  en  tant  qu'issus  d'une  R.  lai  'gras' 
(Osthoff  1.  cit.)  n'est  pas  impossible;  voy.  Waldc-  s.  vv.  lari- 
dum laetiis. 

XâpKoç  m.  'panier  à  charbon'  (Ar.  Ach.  351);  dim.  XapKÎbiov 
(Ar.  Ach.  340).  Ktym.  inconnue.  —  Le  rapport  avec  XctpvaE 
<  vàpvaE  (Prellwitz-  260)  s'explique  mal  phonétiqueiiieut; 
voy.  le  suiv. 

boni.  etc.  XâpvaH,  -koç  f.  (m.)  'coffre  pour  les  provisions;  urne 
funéraire;  cercueil;  arche'  est  dissim.  de  vdpvaE*  kiPuutôç  Hé- 
sych. (p.  ex.  Grammout  Dissim.  43.  46.    Brugmann  Grdr.  I- 


—     558     - 

8ô2j.  Un  rapport  avec  R.  (s)ner  'tourner,  tordre,  tresser',  at- 
testée par  lit.  7iérti  'enfiler  (une  aiguille)'  war^s 'lacet',  v.li.a. 
7zan(;rt 'cicatrice'  ag-s.  nearo  'étroit'  etc.  (Prellwitz'^  260;  sur 
ce  groupe  voy.  p.  ex.  Palk-Toip  EVV.  755  s.  v.  narv  et  Walde- 
s.  V.  nervus)  se  comprend  mal. 

hom.  poét.  \âp6ç  'délicieux,  tô  KaTÙ  Ytûaiv  fibû'  <:*XaFapô-ç  ou 
*XaF€pô-ç,  i.-e.  '^Jau-  dans  àîTO-Xaûiu  'jouir  de'  ''p.  70)  :  Hâti- 
dans  dor.  Xâîâ  ion.  Xriîri  att.  Xeia  'butin',  selon  Schulze  Qu.  ep. 
25  sqq.  (bibl.),  le  superl.  hom.  XâpujTaTOç  p  349  étant  normal 
si  l'on  part  de  *XaFa/epLUTaTOç.  —  Kretschmer  KZ.  31,  295 
suppose  un  *Xa(Tepô-ç  :  XiXaio|uai  'désirer  vivement'  skr.  lasati 
(Ha-h-ati)  'désirer',  ce  qui  vaut  moins  pour  le  sens  et  n'expli- 
querait pas  l'uj  de  XâpiÛTaioç. 

Xccpoç  ni.  'mouette'  (e  51.  Arstt.;  voy.  Thompson  Greek  birds 
111);  Xapiç, -iboçf.  (Anth.)  m/sens.  Prob.  onomatopée,  cf.  arm. 
lor,  gén.  pi.  loriç  (ou  -oç)  'caille'  (Lidén  Arm.  St.  49  sq.),  R. 
là  'crier',  voy.  s.vv.  Xaieiv  Xfipoç;  cf.  Falk-Torp  EW.  391  s.  v. 
heilo  {*heid-lô)  'pluvier  doré,  Charadrius  pluvialis'.  —  Le  rap- 
port avec  XàpuYH,  en  tant  que  '*dévorant'  (Prellwitz^  260)  est 
moins  plausible. 

XccpuY^,  -UYTOÇ  m.  'larynx'  (Arstt.),  confondu  par  les  poètes  att. 
avec  cpàpuyS  'gosier',  d'oii  'gorge,  gosier'  :  v.  norr.  slai'Jc  'dé- 
bauche' m.  h.  a.  slurc  'gosier',  peut-être  lat.  lurcâre  -ârî  'dé- 
vorer' lîD'cô  -ônis  'gourmand'  (d'un  Hurgico-s?),  cf.  Fick  P 
577.  Prellwitz^  261.  Walde'-448;  cf.,  avec  une  autre  finale 
de  la  R.,  néerl.  slurpen  ail.  schlûrpfen  'humer,  siroter';  sur 
le  suff.  -go-  après  des  th.  à  morphème  nasal  voy.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1  §  390. 

X  à  a  a  V  a  pi.  'trépied  de  cuisine  (Ar.  Paix  893)  ;  chaise  percée 
(aussi  -ov  sg.;  Hpc.  Etc.)'  <  *Xa0-  i.-e.  *lndh-  :  skr.  randh- 
'cuire,  préparer  des  mets'  randhana-m  'cuisson'  randhi-h  'le 
fait  de  cuire  (intr.)',  v.  pruss.  landan  'mets'  (autre  étym.  chez 
Trautmann  Apr.  Sprd.  368),  irl.  (Lidén)  lann  v.  corn,  lann  'sar- 
tago,  poêle  à  frire'  (<  i.-e.  Handlia)\  cf.  XàcTa*  TpdneZia  itXri- 
peaxàTri  Hésych.  (*Xa0-ia).    Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  14. 

XàaBri  f.  'insulte,  moquerie,  x^e^JH  Hésych.'  (Hrdt.  VI  67),  cf. 
XâaGai  (<  *X(Xcy-e(y9ai)*  iraiZieiv.  Xoibopeîv  H.,  Xaa9aiveiv  Ka- 


5Ô9 


KoXoYeîv  H.,    XdaBuu"  xk^valérw   11.,    XàaBujv   KaKoXo-fûv  H. 
Voy.  s.  V.  XiXaio|uai.  —  Un  "■"XaETa  :  v.  li.  a.  histar  'hlâiuc'  <  < 
germ.  comm.  'Haxstra-)  v.norr.  /osf/- 'dommage,  faute,  défaut, 
blâme'  (<  *laystu-),  proposé  par  Fick  P  532,  n'est  pas  pos- 
sible; les  mots  germ.,  avec  irl.  locht  'erimen',  sont  parents  tle 
gr.  èXéTXw  (Osthoff  MU.  VI  10  sq.;  cf.  Add.  s.  v.). 
hom.  etc.  Xdcrioç  'velu,  touffu;  couvert  de  bois  ou  de  planta- 
tions* <  *FXâT-io-ç  i.-e.  *ult-io-,s  :  \.  irl.  folf  v.  bret.  guolt  C(»ni. 
gols  "chevelure'  (<  celt.  *uoI-to-s),  gr.  russ.  vôloti  'fibre,  fila- 
ment' p.russ.  i^oZd^rpanicule'  serb.î;Zf?répi'etc.  (<8lav.  comm. 
*vol-ti)  lit. frtZ^/6-'paniculc  d'avoine,  épi  d'avoine'  y.pnxaa.wolti 
'épi'  (Fick  U^  2(33.  Torbiornsson  LM.  I  105),  ù  quoi  .Solmsen 
KZ.  42,  214  n.  4  (bibl.)  ajoute  v.b.a,  v.sax.  wald  ags.  iceald 
y.norr.vollr  got.*wa]pUfi 'ïoi-gV  (<  prégerm.*Mo/-^?^s;  autre 
étym,  de  wald  s.  v.  âXaoç  p.  47).    Le  groupe  *uo/-to-  *uo]-ti- 
est  parent  de  lat.  vellus  'toison',  got.  wulla  —  lat.  làmij  etc.; 
voy.  s.  vv.  Xfjvoç  ouXoç.  —  Le  rapport  de  *FXaTio-  en  tant  (pie 
i.-e.  *ulntio'  avec  v.  norr.  lundr  'bois,  forêt'  <  germ.  comm. 
*ulundi-  (Lidén  PBrB.  15,  521  sq.    Brugmann  Grdr.  IM05) 
est  à  écarter. 
hom.  XàcTKUJ  (*XaK-crKUL)),  fut.  XaKncroinai,  aor.  eXaKOV,  pf.  XéXnKa 
dor.  XéXaKtt  'crier,  pousser  un  cri  retenti.ssant';  Xr|Keîv,  dor.  -a- 
(Théocr.  Il  24)  'résonner,  crépiter';  XaKepôç  'bavard'  Hésycli. 
(voy.  s.  v.)  :  lat.  loquor  (<  Haquov  '^'laq-uo-;  fut  influencé  par 
i^eqiior).  Curtius'"  160.  Fick  F  532.  Osthoff  MU.  IV  346;  i.-e. 
*hq-  élargiss.  de  *h-  forme  réduite  de  *ld{i)-  'crier'  étudiée 
s.  V.  Xaieiv.  —  V.b.a.  v.sax.  lahan  ags.  léan  'insulter,  blâmer 
ags.  Zea/iior 'blâme,  reproche,  péché,  faute'  v.  h. a.  v.sax.  Instar 
{*laxstra-7i)  'blâme,  etc.',  irl.  locht  'crimen'  (Fick  BB.  2,  202. 
Wb.  1'  5:52.  II*  254.  III'  357.  Etc.)  sont  à  écarter  (Zupitza 
Gutt.  209.    Walde-s.v.    Osthoff  MU.  VI  11  sq.  bibl.);    voy. 
Add.  s.  v.  èXe'YXUJ- 
XdaTaupoç  'lascif,  débauché'.  Voy.  s.  v.  XiXaio^ai. 
XÔTaH,  -Toç '),  pi.  XàiaTeç  f.  et  XaTaYn  f.  'reste  de  vin  (pion 
lance  au  jeu  de  cottabe'  i^Alcée,  etc.);  XardacToi  (tiv  Tavbe  X., 

1)  Au  sens  de   'quadrupède  aquatique,  castor  (?)'   (Arstt),    le 
mot  est  vrais,  étranger. 


—     560     - 

Aca-fpfe]  vase  d'Euphronios,  cf.  Kretschmer  Gr.Vas.  87.  Saglio 
III,  1,  866  sqq.  s.v.  Jcottabos,  fig.  4304  bibl.  S.Reinach  Vases 
peints  I  32)  "lancer  les  XdiaYeç',  cf.  XaTayeiv  kott(xPouç  (Luc. 
Lex.  3);  XâiaYeiov  Me  vase  où  tombent  les  XâtaYeç'  Suid.;  Xa- 
TÛcrau)  'battre'  (0pp.).  Cf.  irl.  lathach  {*latakâ)  gall.  llaid 
{*latio-)  'boue'  gaul.  Lato-vici  (?)  irl.  laith  iHati-)  'bière'  v.gall. 
liât  corn.  ZafZ'liquor',  v.h.a.Ze^fo'argile'  v.norr.  ledia{*lapiôn-) 
'limon,  saleté'.  Persson  Wzerw.  111  n.  2.  171.  Fick  11^  238. 
Stokes  BB.  23,  53.  Lat.  latex  -icis  m.  (f.)  'toute  sorte  de  li- 
quide' est  un  emprunt  gr.,  comme  aussi  bl.-russ.  iotôk  'rigole', 
cf.  Walde  ^  s.  v.  (bibl.)  ;  XaïaE  a  dû  avoir  prim.  -aK-,  cf.  lat. 
gén.  latic-is  irl.  lathach  bl.-russ.  lotôk  (Brugmann  Grdr.  II-, 
1,  511)  et  Xaiàcrcru). 

XttTpov  'salaire'  (Esch.Suppl.  1011);  Xàxpiç,  -loç  m.  f.  'serviteur 
ou  servante  à  gages';  XaTpeûç,-é(juç m. 'mercenaire' (Lycophr.); 
att.  XaTpei'uu  'servir';  att.  Xarpeiâ  f.  'service  de  mercenaire; 
(toû  0eoû,  Geujv)  culte'.  Xa-  <  i.-e.  Hd-  forme  réduite  de  i.-e. 
*lê{i)'  'possession,  accorder  à  qn.  :  moy.  acquérir,  gagner'  dans 
hom.  àXriïoç  I  125.  267  'àKTrjiuujv'  hom.  7ToXuXr)ïoç  E  613  'rro- 
XuKTriiaujv'  (voy.  Frôhde  BB.  20,  211  sqq.),  got.  unlèds  (<i.-e. 
*)}-lèto-s)  'tttuuxoç,  pauvre'  ags.  unlœd  'misérable',  v.  slav.  létî 
{létijq  jesti)  'licet'  lit.  (Uhlenbeck  Ai.  Spr.  247  sq.)  Idima 
'bonheur'  Zamits 'heureux'  laimëti' gagner'.  FickP120.539sq. 
Prellwitz2  261.  Walde  ^  417.  I.-e.  *Zèi- 'accorder'  est  prob.  un 
développement  de  */ê/-  'laisser',  cf.  Prellwitz  1.  cit.  Lat.  latrô 
-ônis  'serviteur  à  gages;  soldat  mercenaire;  brigand'  est  un 
emprunt  gr.  (Curtius^  363.  Saalfeld  Tens.  it.-gr.  612  sqq.) 
avec  finale  ampliative.  —  Le  rapport  avec  i.-e.  *lâ(î()-  'jouir' 
(dans  àîTO-XaiJUj  etc.  Curtius^  1.  cit.)  est  à  écarter  ^). 

hom.  XauKaviT]  f.  'gorge,  gosier,  Xai|Li6ç'  X  325  (variante  Xeu- 
Kaviri,  qui  prévaut  dans  l'épopée  postérieure)  :  lit.  pa-laùlis 
'fanon'.  Fick  BB.  1,  332.  Wb.  P  531. 


1)  Skr.  ràti-h  'disposé  à  donner'  râti-h  zd  râHis  'prêt,  don' 
skr.  râti  'prêter,  accorder'  peuvent  aussi  bien  avoir  i.-e.  *r-,  et  dès 
lors  cf.  lat.  rës  'chose',  i.-e.  *réi-  sj'nonyme  de  *lëi-;  je  n'irai  pas 
jusqu'à  dire  avec  Prellwitz^  i.  cit.  que  ce  *rêi-  et  ce  *lëi-  sont  de 
simples  doublets  dus  à  la  phonétique  syntactique. 


—    561     — 

att.  Xaupâ,  ion.  -r|  f.  'chemin  taillé  dans  le  roc;  rue;  rigole'; 
XaOpov  laéTaWov  àp-fvjpou  napà  'ABrivaioiç  Hésych,;  Aaûpiov  : 
*\dFap,  forme  collatérale  de  hom.Xâaç  'pierre'.  JohanssonNord. 
^  tidskr.  f.  filol.  8, 199  sqq.  Briigmann  IF.  XI 100  sqq.  Grdr.  IP, 
1,  348.  —  Lat.  Jura  'outre'  (Fick  P  538)  est  obscur;  pour  g-r. 
Xeupôç  'ouvert'  (Fick  ibid)  voy.  s.  v. 

att.  Xdqpupov  ord.  pi.  'dépouille;  butin';  à)uqpi-Xaqpr|ç  litt. 'qui 
prend  (la  place)  tout  autour',  d'où  :  'grand,  fort  ''arbres,  ani- 
maux, Hrdt.j,  vaste,  spacieux,  etc.';  cf.  pf.  eïXricpa  <*(Te-a\â(pa 
et  skr.  Idbhatë  Jamhhatè  râhhatè  'saisir,  atteindre,  obtenir' 
Iflhha-h  'acquisition,  gain,  avantage',  lit.  lobis  'possession, 
richesse'  làhas'hon",  i.-(\*{s)Jâbh-.  Curtius''  531.  Fick  P  120. 
532.  —  Axm.akiphem  'je  pille'  (XIPs.,  cf.  Iliibschmann  Arm. 
Gr.  I  412)  est  prob.  à  écarter. 

hom.  etc.  Xaqpùao'uj  'dévorer'  contient  i.-e.  *Japh-  et  est  proche 
de  arm.  laphel  'lécher'  (Bartholomae  BB.  10,289;  cf.  Iliibsch- 
mann  Arm.  Gr.  1451.  Meillet  MSL.  XVI  242),  alb.  Vap  'je 
lèche  de  l'eau,  je  mange'  (se  dit  du  chien  et  du  chat;  G.Meyer 
Alb.  Spr.  237),  russ.  dial.  lojxift  'dévorer'  lopa  'gourmand' 
(?  Kozlovskij  Archiv  f.  slav.  Phil.  11,390;  objection  dChlen- 
beck  IF.  XVII  94),  —  ou  bien,  en  tant  que  <  i.-c.*I ahhuk-io,  est 
tout  proche  de  v.  slav.  lobilzati 'baiser^  en  tant  que  <  \.-Q*labhu(j- 
(Charpentier  KZ.  40,  439j;  cf.  i.-e.  ''^Juh-  dans  lat.  hnnbo  -etr 
'lécher'  (voy.  Walde^  s.  v.),  v.h.a.  Joffan  'lécher'  le  f  fil  m.b.a. 
lepél  'cuiller'  (<  germ.  comm.  *l(ipina-',  v.  pruss.  /ajyiuis 
m/sens  est  prob.  l'emprunt  gol.  '''lapins.  Kluge  IF.  XXI  3G1) 
ags.  hipian  'lécher,  laper,  humer'  isl.  norv.  mod.  Jepia  'lécher 
comme  un  chien',  v.slav.  (-&-  ambigu)  lobûzati  'baiser'  (Curtius^ 
36.').  Torp  chez  Fick  III»  362).  Xairnu.  ptc.  fut.  Xâivovreç  n  161 . 
contient  une  labiale  imprécise  ')• 

Xaxcxivo),  aor.  èXâxnva  'creu.ser,  fouiller,  fouir'  .Ap.  Kh.;;  att. 
Xàxavov  'légume,  plante  potagère';  Xaxiî  f.  'fosse,  trou  creusé' 
(Esch.)  :  irl.  laiije  'bêche'  (<  celt.  *lagii'i)  luigen  'lance'  (*/(7- 
glnà).  Fick  II*  238.  —  Lat.  Vhjô  ônis  'hoyau'  ibibl.  che/ 
Walde-  429)  est  à  écarter;  voy.  s.  v.  Xifffoç. 

Xàxeia  (vrîaoç,  ÙKiri)  mot  d'origine  et  de  sens  obscurs,  lu  prob. 

1)  XôEaç  (JÎTT.  eip.  Lycophr.  137  n'.'i  pas  lo  >ciis  de  'léchant'  que 

36 


—    562 


par  Aristarque  i  116.  k  509  (Zénodote  lisait  èXàxeia  'petite'), 
expliqué  par  euaKacpoç  Km  euTCioç,  irapà  tô  XaxaiveaGai  ô  ècTii 
aKàîTiedeai  ttukvOùç,  c.-à-d.  'bien  cultivé,  fertile'  (cf.  Liddell- 
Scott  s.  v.),  ce  que  le  contexte  dément.  —  Maosion  Gutt.  185 
rattache  Xdxem  en  tant  que  'plane,  fertile  (?)'  à  v.  slav.  Iqgii 
russ.  lugû  'prairie'.   -   Fick  I^  531  et  Prellwitzi  177.  2262 
(aussi  Torp  chez  Fick  III*  358  avec  doute)  voient  dans  Xàxeia 
'plate,  unie'  un  i.-e.  Hdgh-  :  Hêgh-  'être  couché'  dans  v.  norr. 
Idgr  'bas'  (>angl.  îow)  m.h.a.  lœge  'bas',  lett.  léfs  léfns  'plat' 
lé  fa  'banc  de  sable  dans  les  fleuves', 
hom.  poét.  Xàxvn  f.  'poil';  Xdxvoç  m.  'laine'  i  445;  hom.  Xaxvneiç 
'poilu'.    Gr.  comra.  *XaK(Jvâ  -(Jvo-ç  <  i.-e.  *ulk-sna  -sno-s  : 
v.slav.  vlasû  (*volsû,  i.-e.*uol-k-o-)  'poil,  cheveu'  =  zd  var'sa- 
m.  n.'poil,  chevelure'  (voy.  sur  ce  mot  Bartholomae  Airan.  Wb. 
1374  bibl.)  ou  i.-e.  *ulq-sna  :  v.  slav.  vlakno  'capillus'  russ.  vo- 
lohnô  'fibre,  filament'  (Prellwitz^  262.    Brugmann  Grdr.  11^, 
1,  265);  partant  du  sens  de  'poil  qui  boucle,  qui  frise',  on  rat- 
tache ce  groupe  à  la  R.  uel  'tourner,  rouler,  tortiller,  etc.'  étu- 
diée s.  V.  eiXuuj  p.  224  sq.    (cf.  Lidén  Stud.  48  sq.    Walde  2 
856  sqq.);  voy.  aussi  s.  v.  ouXoç  'crépu'.  —  Lat.  (p.  ex.  Frôhde 
BB.  16,  214.    von  Bradke  IF.  VIII  151  n.  5,  posant  HaJcsna) 
îcina'lsime   {=  skr.  ûrnà  got.  wuUa  'laine'  etc.  <  i.-e.*u7na: 
voy.  s.v.  Xfivoç)  est  à  écarter.  —  L'hypothèse  d'un  gr.  comm. 
*Xaxvâ  <  i.-e.  HlagTina  :  irl.  tlacht  {*tIagto-,  i.-e.  *tlgh-)  Vête- 
ment' tlâm  {Hlagm-)  'poignée  de  laine',  v.h.a.^occ/io  (en  tant 
que  germ.  comm.  ^pluMen-,  mais  voy.  p.  ex.  Falk-Torp  EW. 
239  s.v.  floJc  II.)  'lanugo'  (Osthoff  PBrB.  13,  401.    vSutterlin 
BB.  17,  164  sq.    Stokes  BB.  19,  115.    Strachan  BB.  20,  17) 
n'est  pas  recevable. 
hom.  Xàuj,  seul.  ptc.  Xàuuv  et  ipf.  3.  sg.  Xde 'voir' :  skr.  Zrfsa^i 
'briller'  (cf.  pour  le  sens  hom.  Xeuacruu  'voir'  :  lat.  îûx  'lumière'). 
Fick  P  120.    Voy.  s.  v.  XiXaioinai.    De  là  hom.  tragg.  dtXaôç 
'aveugle';  voy.  s.  v.  p.  41  ^). 

lui  prêtent  p.  ex.  Fick  P  531  et  Veitch*  406,  mais  celui  de  'XoKTiaaç'  : 
XàEaç  TpdTr€Z:av  KàvaKU-rrijOaaç  0é|uiv,  cf.  s.  v.  Xàs  p.  555. 

1)  L'hypothèse  d'un  *dl9usô-s  et  d'une  parenté  avec  l'obscur 
lat.  luscus  'borg-ne'  est  à  rayer. 


—    563    - 

I.  Xepnpîç,  -îî)oç  f.  'cosse,  tô  Xenoç  toO  Kud|uou  Hésych.',  par 
analogie  'peau  dont  se  dépouillent  les  serpents  et  les  insectes, 
lors  de  la  mue,  lat.  exuviae'  fHpc).  Est  en  rapport  apoph. 
avec  Xopoç  'cosse,  gousse,  lobe  de  l'oreille'  (voy.  s.  v.),  cf.  Xé- 
piveor  èpepivGoi  IL,  lat.  legUmen  'fruit  à  gousses',  i.-e.  *leqU-. 
Bezzenberger  BB.  5, 1 7 1  sq.  Fick  I*  1 22.  535.  Brugmann  Grdr. 
P  604.  —  Sur  lat.  legula  {auris)  'lobe'  (les  mêmes)  voy.  Walde  ^ 
s.  V.  (forme  tardive  de  Uçjiila  'petite  cuiller').  —  La  parenté  de 
skr.  hlgati  'pendre  à' est  problématique.  —  II.  Xepripîç  'lapin' 
(Strab.  144),  massaliote  selon  Polémarque  chez  Érotien,  est 
prob.  un  emprunt  espagnol  ou  baléare;  voy.  Hehn**  444  sqq. 
586  sq.  Boisacq  Rev.  Univ.  Brux.  X  527  sqq.  (bibl.). 

hom.  etc.  Xépnç,  -nToç,  béot.  Xépeiç  (Meister  Gr.  D.  I  223)  m. 
'chaudron'  (voy.  Saglio  III,  2,  1000  sqq.).  Origine  obscure.  — 
Le  rapport  avec  Xe^npiÇ  'cosse'  (Fick  BB.  6,  214.  Prellwitz* 
263)  se  comprend  mal  ;  la  parenté  avec  Xapeîv  <  i.-e.  *(8)hgV- 
est  condanmée  par  la  phonétique.  —  Étym.  sém.  (:  hébr.  l-eleb 
'vase')  non  convaincante  chez  Lewy  Fremdw.  104  sq. 

Xe'Tvov  'frange,  bordure  (de  la  matrice.  Hpc.)'  Poil.,  aussi  Xéfvn 
f.  Hésych.;  Xêtvujtoç  'garni  d'une  frange';  XeTvuQbeiç-  TTOïKÎXaç 
H.;  XeTVÔJcrar  ttoikîXqi  H.  Skr.  lagna-h  ptc.  de  lâgati  'pendre 
à'  (Prelhvitz-  263)  est  trop  peu  clair  (voy.  Uhlenbeck  Ai.Spr. 
257)  pour  que  le  rapprochement  soit  convaincant. 

hom.  etc.  Xéroi,  fut.  XéEuu  'rassembler;  choisir,  cueillir,  trier, 
énumérer;  (f ut.  att.  èpiJù,  aor.emov,  pf.eïprjKa)  dire'^)  =  lat.  legô 
'recueillir;  choisir,  lire',  cf.  lat.  legiù  -unis  'troupes  levées,  lé- 
gion'(=  osq.  legiuum  'legionem')  leguJus  'celui  qui  cueille 
les  olives'  (Cat.  R.  R.)  êJegans  'qui  choisit,  qui  discerne,  plein 
de  goût'  (Curtius-'  363  sq.\  aXh.  mh-l'el),  aor.  mb-I'oôa,  pass. 
mbl'iôem  'je  recueille,  je  récolte'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  265.  Alb. 
St.  III 17),  th.  Veô-,  i.-e.  *Ieg-  'recueillir'  (la  palatale  est  révélée 
par  l'alb.),  d'où  aussi  Xotoç  m.  'parole;  récit;  raison,  compte, 
etc.',  Xe£iç,  -eujç  f.  'parole,  mot',  XoTiZ:o|nai  'calculer,  compter', 
KaTa-XoYtî  f.  'enrôlement'  (  :  KaTa-Xe^iu  'passer  en  revue,  énu- 


1)  Xé-fo)  au  sîMis  de  'dire'  a  servi  à  fournir  un  prés,  à  R.  ijeq^/, 
qui  n'en  a  pas  normalement. 


—     564     — 

mérer'),  èKXoTn  f /choix',  (TuXXoTrî  f.  'réuiiion,  collection'  (:  auX- 
Xé-fuJj  pf.  att.  (Juv-eiXoxa  avec  ei-  emprunté  à  pf.  att.  eïXncpa), 
etc. 
att.  Xeia,  dor.  (Pind.)  Xaïâ,  ion.  Xtiîri  (*XâFiâ),  ion.  att.  Xriïç,  -ïboç 
f.  'butin';   hom.  Xrjïdç,  -àboç  f.  'captive';  Xriîro^ai  'emmener 
comme  butin';  hom.  Xriï(îTrip,  XnîcTTUjp,  att.  XriaTiîç,  -où,  ion. 
XnïaTriç  m.  Voleur,  brigand;  pirate';  hom.  Xnîtiç,  -iboç  f.  'qui 
préside  au  pillage  =  àTe-Xein',  épithète  d'Athéna;  etc.  Étym. 
indiquée  s.  v.  aTTO-Xaûuj  p.  70;  i.-e.  Vmi-  'gagner,  jouir  de', 
hom.  etc.  Xeipu),  aor.  êXeiHJa  (hom.  ôqppa  XXeiipavTe)  Verser  goutte 
à  goutte,  épancher;  faire  une  libation  (oîvov,  )aé0u)';  hom.  etc. 
XoiPn  f.  'libation'  (=  lat.  */^6ô,  d'où  dénom.  lîhâre  =  Xoipâiar 
(jTTévbei,  eùei  Hésych.,  cf.  Hoffmann  BB.  26,  138);  Xl^oç,  -ouç 
n.  'larme'  (Esch.);  Xi^àç,  -dboç  f.  'tout  liquide  s'égouttant';  Xi- 
pàbiov  'prairie'  ('that  which  is  well  provided  with  streams,  Xi- 
pàbeç'  W.  Petersen  Greek  dim.  in  -lov  72);  Xi^àZieaeai  pass. 
'couler  goutte  à  goutte';    *XiHJ  f.  seul.  gén.  Xi^ôç  ace.  Xipa 
'goutte  (Ap.  Rh.);  larme  (Esch.);  libation  (Esch./;   Xlip,  géu. 
Xipôç  m.  'veut  (pluvieux)  du  S.-O.'  (Hrdt.  Arstt.  Etc.)  ^)  :  lat. 
Ulô  -are  'verser,  répandre  un  peu  de  qc,  offrir  aux  dieux  en 
libation,  consacrer'  dëlihuô-  ère  'arroser',    i.-e.  ^{s)Ieih-  'dé- 
goutter'. Curtius'^  365.  —  Walde^  s.v.  distingue  avec  vraisem- 
blance lat.  Uhù  :  gr.  Xei^uj  de  lat.  lîhô  'toucher  légèrement, 
effleurer,  retrancher  une  petite  partie  d'un  tout,  goûter'  dêllbuo 
'frotter'  dëllhô  'entamer,  diminuer,  altérer'  gr.  Xi^pôç-  Xixvoç 
('gourmand,  friand')  Hésych.,  Xi|upeûuj  'être  sensuel',  Xi)ipeiâ  f. 
'sensualité'  (Prellwitz^  271),  m.irl siemun  'lubricus'  gall.  mod. 
llyfn  'laevis,  aequus'(*5?i6rto.s'),  y.  h.  a.  slï fan 'glisser",  etc.,  i.-e. 
*s]eib-  'être  glissant,  glisser,   toucher  légèrement  qc.   (aussi 
manger  par  gourmandise),  passer  la  main  sur  qc.',  élargiss.  de 
*slei-  dans  Xel^aE  Xei|Liu)v  Xeîoç  etc.  ;  i.-e.*(s)/ei&-  'dégoutter'  est 
un  élargiss.  de  %s)lei-  dans  lit.  hjtns  lett.  IMs  'pluie'  lit.  leti 
'verser'  li/ti  'pleuvoir'  got.  hipu{s)  'vin  doux'  v.h.a.  M  'latex, 
poculum'  gr.  hom.  àXeiaov  'coupe'  (*(x-XeiTFo-v,  voy.  s.v.  p.  42). 


1)   Pour  XÎHJ-  TTérpa  àqp'  y\c,  xibwp  aràZei  Hésych.,    qui  semble 
abstrait  de  hom.  aÎTi-Xi^J,  voy.  s.  v.  aÏTiXivv  et  bibl.  p.  20  sq. 


—    565    — 

—  Le  rapport  avec  poét.  eïpuu  'répandre  goutte  à  goutte'  en 
tant  que  Hieib-  (J.  Schniidt  KZ.  25,  23.  Plur.  198  sq.i  ou  par 
perte  du  \-  initial  (cf.  rouni.  iepiire  <  lat.  leporem.  Bréal 
MSL.  XIII  378)  est  erroné;  voy.  s.  v.  p.  219 sq. 

Xei|ua5,  -aKOç  'limace',  cf.  e(7Ti  bè  Kai  ^lîjov  6\xo\ov  KOxXia,  ô  kq- 
Xoûai  XeijaaKa  Hésycb.,  s.  v.  Xei|udKeç  :  russ.  slimal-û  pol.  sUmak 
'escargot';  cf.,  avec  un  autre  suff.,  lit.  sUJx-as  v.  pruss.  slayx 
'lombric'  (J.  Schraidt  Voc.  II  259  sq.  Pedersen  IF.  V69),  ags. 
sldw-ict/rm  (  Johansson  PBrB.  15,  233),  i.-e.*.s7e«-  'gluant'  dans 
m.  h.  a.  sînn  'fluide  visqueux,  ])Oue,  humidité  collante'  ags. 
v.  norr.  s/hn  'fluide  visqueux,  nmcus,  pituite',  v.  slav.  slina 
'salive'  (J.  Schmidt  1.  cit.),  v.  h. a,  slïo  ags.  sHw  (<  germ.  comm. 
*slluaz)  'tanche'  ('*poisson  à  écailles  visqueuses'.  Persson 
Wzerw.  110),  russ.  îinî  lit.  li/nas  lett.  Unis  v. pruss.  l mis' ta.nche% 
gr.  Xiveùç  'Keaxpeûç,  muge,  lat.  mugir  (Prellwitz'  183.  2  271. 
Berneker  Pr.Spr.  3Ù4i  ');  ce  *slei-{yoj.  s.vv.  Xei|uuOv  Xeîoç  etc.) 
est  selon  J.  Schmidt  et  Persson  un  élargiss.  de  *saJ-  'visqueux' 
p.  ex.  dans  lat.  saliva,  d'où  aussi  *sl-eu-  dans  gr.  XO)Lia  n.  'sa- 
leté' lat.  h'ituni  'boue';  cf.  Walde-  s.  vv.  Lat.  llmax  -âcis  m. 
et  f.  'limaçon'  est  prob.  un  emprunt  grec  (Walde-  s.  v.). 

hom.  etc.  Xeiiaujv,  -ôjvoç  m.  'tout  lieu  humide,  prairie,  pelouse' 
(pour  les  sens  figurés  voy.  lexx.);  Xeî|uaE,  -ûkoç  f.  (Eur.)  m/sens; 
boni.  etc.  Xi|uiîv,  -évoç  m.  'port;  tbcss.  marché,  à-fopd  l'voy.  Hoff- 
mann Gr.  D.  II 226)';  hom.  etc.  Xijuvri  f.  'eau  stagnante,  marais, 
étang,  lac'.  Cf.  lat.  llmus  'limon'  {*sllnio-s  :  m.  b.a.  slim  'boue') 
et  les  mots  cités  s.  v.  Xei)nàE,  i.-e.  *slei-  (J.  Schmidt  Voc.  II 
259sq.i,  puis  peut-être  lat.  lîtus  -oris  'rivage'  en  tant  qu'  '*en- 
droit  humide'  {*leitos),  gaul.  *Litai-ia  'pays  côtier'  Litaiiccus 


1)  Étudiant  le  groupe  letto-slave,  Uhlenbeck  KZ.  39.  250  sq. 
écarte  yr.  Xiveûç,  croit  que  les  mots  baitiques  sont  des  emprunts 
slaves  et  tire  slav.  comm.  *linî  de  Hipnï,  R.  leip  'coller'.  —  Hirt 
IF.  XXII  72  rattache  v.  h.  a.  silo  à  lat.  llved  'être  bleuâtre',  v.  slav. 
sliva  'prune',  puis  ;\  lit.  lynas  russ.  linX  etc.,  le  poisson  étant  dé- 
nommé d'après  sa  couleur;  l'analogie  de  lat.  mûijU  (:  lat.  émungô, 
gT.  t(TTO-uùaaiu.  i.o,.  *ineug-  *meuq-,  voy.  s.  v.  p.  71)  milite  en  faveur 
du  maintien  de  Xiveûç  dans  le  groupe  et  rend  précaires  l'un  et 
l'autre  avis. 


—     5G6    — 

irl.  Letha  'Aremorica'  (aussi  'Latium'),  lit.  Lëtuvà  'Lituanie' 
(voy.  Fick  IP  248  sq.  Walde  ^  s.  v.  lïtus,  bibl.  et  avis  diver- 
gents). —  L'étym.  de  Fick  P  123.  538,  Prellwitz^  263  sq.  et 
Solmsen  Beitr.  I  217  n.  1  (Xeijuubv  '*dépression'  :  hom.  XiàZioiuai 
'se  pencher,  se  coucher',  lett.  leija  'vallée,  dépression'  leijisch 
'situé  en  un  lieu  bas',  avec  d'autres  rapprochements  plus  que 
douteux  ;  i.-e.  *leid-  *li-  'se  courber')  est-elle  préférable  ? 

Xeîoç  'lisse,  uni,  poli,  aplani'  <  *XeiFo-ç,  i.-e.  Hei-uo-  :  lat.  lêvis 
{Heiuis.  Sommer  Lat.  L.  u.  FI.  87)  'lisse,  glabre'  (Curtius  ^  365), 
puis  V.  h.  a.  slimen  'rendre  lisse,  polir',  lat.  lima  'lime'  en  tant 
que  Hlei-ma  (KlugeMOl.  Brugmann  Grdr.  I-  764.  IP,  1,  477  ; 
pour  lat.  lima  voy.  les  autres  possibilités  chez  Walde  ^  430 
et  s.  vv.  Xicrcrôç  et  Xitbrjv),  i.-e.  *sZei-  'être  gluant,  visqueux; 
glisser;  passer  sur  qc.  en  glissant  et  en  lissant';  voy.  s.  v. 
XeiiuâH. 

XeiTTiu,  aor.  èXiTtov,  pf.  XéXoiTra  (:  lat.  Uquit  got.  laïh  skr.  rirêca) 
'laisser,  quitter,  abandonner'  ;  XijUTtàvuu  m/sens  (Hpc.  Etc.  ;  voy. 
Thurneysen  IF.  IV  78);  Xeî)H|ua  n.  Xeivpavov  'reste,  m.';  Xomoç 
'restant,  qui  reste';  Xicrcruuiuev  èdauj|uevHésych.(<i.-e.*Zig'W-io-. 
Brugmann  Gr.Gr.^  302)  ;  X(e)i[Tro-]7Tupiri  f .  'fièvre  intermittente' 
(Hpc).  Cf.  skr.  rindkti  pi.  rincânti  'laisser,  lâcher,  aban- 
donner' zd  h'inaxti  'délaisser'  skr.  réknah  n.  'biens  légués'  = 
zd  raèxdnah-  'héritage'  (  :  v.  norr.  Imi  ags.  lœn  v.  h.  a.  Jehan 
'prêt';  cf.  Meillet  MSL.  XV  254  sqq.)  skr.  réku-h  'vide',  arm. 
ll'hanem  'j'abandonne'  aor.  e-likh  'il  quitta'  =  è'Xnre  (Hilbsch- 
maun  Arm.  Gr.  I  455),  lat.  Unquô  'abandonner,  délaisser,  quit- 
ter' relictus  'laissé  en  arrière'  (  :  skr.  riktà-h  'vide,  libre  de') 
relicuos  'qui  reste'  (licëre  'être  à  vendre'  licëri  'miser'  sont  à 
écarter,  cf.  Walde ^  428),  irl.  lèicim  lëcim  'je  laisse,  j'aban- 
donne' «  i.-e.  *li?aqy-.  Strachan  BB.  20,  31.  Fick  IP  242. 
Pedersen  K.  Spr.  I  130.  152.  Meillet  1.  cit.;  —  nié  par  Thur- 
neysen IF.  VI  Anz.  195),  got.  leiJvan  'bavelZieiv,  prêter'  v.norr. 
lid  v.h.a. //^««'prêter',  lit.  lëkù  Zè/t'^i 'laisser'  àtJëJcas  pâlaikas 
'reste'  lêkas  'restant,  impair,  onzième'  v.  pruss.  polinka  'il  de- 
meure' v.slav.  otû-Ukû  'reste'  (:  s\iY.ati-réka-h  'surplus,  reste') 
lichû  {-ch-  <  -qUs-)  'redundans',  i.-e.  *leiqU-  'laisser'.  Curtius  ^ 
462.  Fick  P  120.  533.  IIP  367.  Zupitza  Gutt.  65.  Etc. 


—     567     — 

Xeipiov 'lis,  spéc.  lis  blanc,  Lilium  candidum  L.  ''Hymn.  à  Dém. 
427.  Théophr.);  —  sorte  de  narcisse  (Théophr./;  Xeipioç  'de 
lis'  (Pind.);  Xeîpivoç  'fait  avec  des  lis  (Diosc);  qui  ressemble  à 
un  lis  (Théophr.)';  hom.  Xeipiôeiç  'blanc  comme  un  lis  N  830; 
douce  comme  le  lis,  orra  rib'2\  Peut  être  dissim.  de*p€ipiov, 
cf.  copte  pripe  pripi  'âv0oç,  Kpivov'  (P.  dcLagarde);  voy.  Hehn'' 
243  sqq.  Schrader  RL.  502  sq.  —  L'étym.  de  Fick  I'  538 
(Xeipiov  <  *XeiXiov  :  Xeipoç  'maigre,  blême'  =  lit.  leilas'mmcé') 
est  à  écarter.  —  Lat.  lilium  peut  être  un  emprunt  grec,  avec 
as8im.(Z — r>l — /),  cf.Walde^s.v.;  lilium  >  w.h.diMlja  russ. 
lilija  alb.  (G.  Meyer  Alb.Spr.  250)  l'ul'e  'fleur';  Meillet  MSL. 
XV 163  croit  à  des  emprunts  indépendants  du  gr.,  du  copte  et 
du  lat.  à  une  même  Ig  méditerranéenne. 

Xeipoç •  ô  iaxvôç  kui  ùjxpôç  Hésych.  (XeipuOç  ms.)  :  WX.leilas 
'devenu  mince  par  l'usage,  grêle'  lëlas  lett.  lils  'grand'  (prob. 
-la-  dissim.  de  -ra-,  cf.  Brugmann  Grdr.  IP,  1, 351  ;  Fick  I^  538 
croit  à  une  dissim.  l — /  >  X  — p  dans  le  gr.)  lit.  Usas  Usas 
'maigre'  lainas  'grêle'  v.  slav.  libivil  'gracilis',  sans  doute 
par  allusion  à  la  disparition  de  la  matière  et  de  la  couleur, 
puis,  selon  Ilolthausen  IF.  XX  323  sq.,  ags./é/*  v.sax.  /ê/"faible, 
malade,  paralysé,  infirme' (<germ.  comm.  *lêba- <Hëiba-  i.-e. 
*lêi-hho-),  cf.  skr.  lincïti  (gramm.)  Idi/afê  'se  serrer  contre  qn.,  se 
cacher,  disparaître'  ri-ll-  'disparaître,  faire  disparaître,  anéantir' 
(Fick  1.  cit.),  et  voy.  s.  vv.  Xoi|u6ç  Xl)n6ç  ^).  —  Il  n'y  a  pas  lieu 
de  supposer  avec  Walde  *  423  s.  v.  Utum  que  Xeipôç  pourrait 
être  né  du  nom  de  la  plante  Xeipiov  Mis'. 

XeiTOupYoç  m. 'qui  remplit  une  fonction  publique'.  Voy.  s.  v. 
Xâôç  p.  556. 

Xeixnv,  -nvoç  (ion.,  cf.  Solmsen  Beitr.  1 124)  m.  'lichen (Nie. Thér. 
945.  Diosc);  dartre  (Esch.  IIpc),  litt.  *le  lécheur' :  Xeixtu.  — 
Lat.  U<jo  -are  'lier'  (Hoffmann  BB.  26,  136)  est  à  écarter.  — 
L'hypothèse  d'un  *tleigh;  qui  expliquerait  aussi  lat.  dê-licfus 
'couvert  de  verrues'  (SUtterlin  BB.  17,  162)  ne  convainc  pas; 
voy.  Walde  *  s.  v. 


1)  Lat.  luridus  livide'  {<C*loiro-  selon  Bechtel  Dissim.  22)  est 
parent  de  gr.  x^i^poç  'verdàtre,  jaunâtre',  voy.  s.  v. 


—     508     - 

XeiXLU  'lécher' 1);  Xixvoç 'gourmand';  Xixveûuu 'lécher';  Xixavôç 
(bdKTuXoç)  m.  'l'index,  litt.  *le  lécheur';  Xixinâv,  -àZeiv,  -aiveiv 
■"darder  sa  langue,  lécher'  :  skr.  lihati  lédhi  (<  Hêzdhi,  i.-e. 
*Jeigli-ti)  rêçlhi  zd  raëz-  (Bartholomae  IF.  V  369)  'lécher',  ariu. 
lizein  Uzum  'lécher'  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  452),  lat.  liiigo 
pf.  Unxî  'lécher'  ligula  (<  *Ug-la)  'cuiller'  ligûriô  'lécher', 
v.irl.  ligim  'je  lèche'  gall.  llyad  'lèchement'  Uyfu  Uyw  m.  bret. 
leat  'lécher'  v.irl.  liag  (<  celt.  *Jeig-a)  gall.  llwy  corn,  lo  bret. 
mod.  Zo« 'cuiller'  (Fick  IP  241.  Henry  Bret.  188.  Pedersen 
K.  Spr.  I  100),  got.  bilaigôn  'èTiiXeîxeiv  ti,  lécher  qc'  ags.  lie- 
clan  Y.h.a.lecchôn{<.i--Q.*ligh-nà-mi)'\échei'\  lit.  lëziit  lëszti 
v.slav.  lizq  lizatl  'lécher'.  Curtius^  194.  Fick  P  121.  533.  IIP 
367.  Brugmaun  Grdr.  P  178.  428  (bibl.).  432.  551.  560.  726; 
i.-e.  Heigh-\  un  s-  initial  dans  v.  norr.  sieikia  'lécher'  m.  b.a. 
slecken  'manger  par  gourmandise  ou  friandise'. 

XÉKieoç  m.  'cœur  de  légume  (Hpc);  purée  de  légumes  (Aris- 
toph.)',  f.  'jaune  d'œuf  (Hpc).  Étym.  obscure. 

XéKoç,  -eoç  n.  'assiette'  (Hippon.);  dim.  XekIç,  -iboç  f.  (Epich.  fr. 
70.  126  K.),  XeKidKOç  m.,  XeKiaKiov;  att.  XeKdvii,  tardif  XaKdvii 
(forme  d'allegro,  issue  de  la  P^  par  assim.  régressive)  f.  'cu- 
vette, bassin,  baquet'.  Cf.  lat.  7«wa?,  gén.  Zrtwc/s 'plat' (Curtius^ 
165);  Mikkola  BB.  22,  246  y  joint  v.slav.  lono  'sinus,  testi- 
culus'  lona  'pudenda'  tchèq.  limo  'giron'  etc.  <  slav.  comm. 
Hoqs7io-  ou  Haqsno-  '*pli,  *repli',  ce  qui  n'est  point  sûr,  cf. 
Meillet  Études  131.  Walde^  412.  XeKàvri  contient  une  forme  de 
i.-e.'^Iëq-  "^ôlëq-  'fléchir,  courber'  étudiée  s.  v.  nXaKdTn  p.318u. 

XÉKTpov  'couche'.  Voy.  s.  v.  Xéxoç. 

hom.  XeXiriiaévoç.  Voy.  s.  v.  XiXaio^ai. 

Xé|nPoç  m.  'chaloupe  (Dém.),  bateau  de  pêche  (Théocr.)'.  Etym. 
inconnue.  —  Les  rapports  avec  XdYTuuv  m.  'traînard,  musard' 
EM.  (Fick  P  537)  ou  gall.  Uy m  bret  mod.  lemm  'aigu,  tran- 
chant' (<celt.*/em6o-  selon  Zupitza  BB.  25,  92  [<celt.*sZ/6- 
-mo-  selon  Henry  Bret.  182?];  Xejupoç  serait  une  forme  abrégée 
pour  *Xe)ap67Tpujpoç)  ne  convainquent  pas. 

1)  Ce  prés,  thématique  est  secondaire;  l'état  ancien  est  re- 
présenté par  le  prés,  athématique  radical  véd.  redhi  skr.  class.  lédhi; 
cf.  Meiliet  MSL.  XVI  239  sqq. 


—    569    — 

Xé|uqpoç  m.  ou  n.  ""KÔpuZ;a,  |u\jEa'  fLib.),  adj.  ""morveux'  l'Mén.)  : 
a\\.  schlamtu 'limon,  bourbe,  vase,  fange'  (Prellwitz-  265),  qui 
semble  issu  d'un  germ.  comm.  '^slamha-,  R.  germ.  slemh,  cf. 
norv.  mod.  slemha  'catin'  (Torp  cbez  Fick  III*  537  sq.  Falk- 
Torp  EW.  1055). 

XéEiç,  -euuç  f.  Voy.  s.  v.  Xé-fuj  p.  5().3. 

boni.  Xéirabvov  ord.  pi.  (> tardif  Xéîraïuvovj  'sangle'  retenant  le 
poitrail  du  cheval  au  joug.  Etym.  inconnue.  —  Lat.  laqueus 
'lacet'  (p.  ex.  Ilirt  Abl.  §  29)  est  à  écarter,  cf.  Walde^  405. 

tragg.  etc.  Xéîraç  n.  seul,  nom,  et  ace.  sg. 'rocher  nu';  XeTiaîoç 
'rocheux' (Eur.)  :  lat.  lapis,  -zc^i* 'pierre' (Vanicek  Lat.  Spr.  250. 
Hirt  Abl.  §29.  Waldc^  412;  i.-e.  Hyad-)\  le  sens  ne  recom- 
mande pas  un  rapprochement  avec  XéTTuu. 

Xenâç,  -âboç  f.  'patelle',  coquillage  qui  s'attache  aux  rochers 
(Epich.  fr.  42.  114  K.  Aristoph.)  :  Xérraç  'rocher  nu'.  De  là 
XeTTacTTri  ou  Xendaîn  f.  'vase  en  forme  de  patelle"  (Aristoph.), 
aussi  XeiracTiiç,  -îboç  f.  llésych.  Sur  les  emprunts  lat.  lojyas 
(ou  lopada)  'patelle'  lepista  lepesta  'genus  vasis  aquarii'  voy. 
Saalfeld  Tens.  it.-gr.  et  Walde-  s.  vv. 

Xéirpâ,  ion.  Xéirpr)  f.  'lèpre'  (Ilrdt.  Ilpc);  poét.  XeTrpdç,  -dboç  f. 
'raboteux',  subst.  'colline  raboteuse';  XeTTpâv  XeTrpiâv  'avoir  ou 
gagner  la  lèpre';   Xeirpôç 'ècailleux,  lépreux;  raboteux'.    Voy. 

s.  v.   XéTTUU. 

XeTTTÔç  'dépouillé  de  sa  ])ellieule  (grain  Y  497);  mince,  menu, 
fin;  grCle,  petit';  Xeiriuviu  'écosser:  amincir,  amoindrir;  faire 
maigrir'.  X6tt-t6ç  est  propr.  l'adj.  verb.  de  XëTTuu  'éealer',  cf.  lat. 
lepidus  'charmant,  gracieux,  joli'  hjjôs  -ôris  'grâce,  agrément, 
séduction'  (Fick  1'  536),  lit.  lepùs  'mou,  amolli'  (Wood  a' 
n"  217  a,  qui  ajoute  ags.  Ii/ft  Jeff  'faible'  angl.  left  'gauche' < 
germ.  '-^luffi-  ou  */uji//'(i-  selon  Kluge-Lutz  Engl.  etym.  s.  v.?). 
—  Gr.  \aixàl[X)  'vider,  piller'  et  son  groupe  (Wood  1.  cit.)  sont 
à  écarter;  cf.  Walde-  422  scj. 

boni.  etc.  Xerriju  'éealer,  écosser,  peler';  hellénist.  Xêttoç,  -ouç  n. 
'cosse  de  fève;  peau  de  raisin';  Xeniç,  -iboç  f.  'cociuc,  coquille, 
écaille';  XeTTiboûa9ai  's'écailler'  (Hpe.):  XeTTibuuTÔç  'couvert 
d'éeailles'  (Hrdt.);  Xéirpû  f.  (voy.  s.  v.);  XtTTùpov  'cosse'  et  Xe- 


—    570    — 

TTûpoç  'recouvert  d'une  enveloppe'  (cf.  Ostboff  BB.  24,  157); 

—  XoTTOç  m.  'pelure  (d'oignon  t233);  peau  qui  pèle  (Hpc.)'; 
Xomç,-iboç  f.  'écorce,  pelure';  Xôtti)uoç  'qui  s'écorce  facilement'; 
XoTtàç,  -àboç  f.  'écuelle';  XuÛTrri  f.  (voy.  s.  v.)  :  lit.  lapas  'feuille' 
slov.  raod.  lepen  'feuille',  i.-e.  Hep-  'écaler'  (cf.  aussi  lat.  lapit 
'dolore  afficit'  Fest.  <  *Z>.  Wood  Cl.  Phil.  III  82.  Walde^ 
s.v.  bibl.);  ai.Hup-  m/sens  dans  \\Llupinaî  pi.  'écales  de  fruits' 
lupii  lùpti  'écorcer,  peler'  v.  slav.  lupiti  m/sens,  got.  liiftus 
'air'  V.  norr.  lopt  'toit,  air'  v.  h.  a.  Juft  'air'  (<  germ.  comm. 
Hnftu-Hufta- 'ioM  [d'éeorce];  air'),  puis  Hubh-  dans  lit.  liihas 
'écorce  d'arbre',  lat.  liber  'aubier'  (<  *lûh?i7'0-s',  la  parenté  de 
dêlûbrum  'souche  écorcée  vénérée  comme  dieu'  Fest.  Paul,  est 
niée  par  Walde^  227;  dêlûbrum  'sanctuaire'  est  le  '*lieu  de 
purification'  :  lu6,  cî. pollûbrum 'bassin  pour  se  laver  les  mains', 
suff.  -dJilo-m);  voy.  s.v.  Xuirri.  Persson  Wzerw.  187  sq.  Brug- 
mann  Grdr.  P  107.  454.    Torp  chez  Fick  IIP  376  sq. 

Xéaxn  f.,  rhod.  -â  'lit  funéraire,  tombeau  (GDI.  4127  Camiros); 

—  lieu  couvert  accessible  aux  mendiants  la  nuit,  aux  oisifs  le 
jour  (Hom.  Hsd.),  portique  ou  galerie  pour  les  citadins  (voy. 
Saglio  III,  2,  1103  sqq.);  entretien,  conversation,  causerie; 
réunion,  assemblée'  <  i.-e.Hegzghà  (i.-k-d.'*leghs-qa,  cf.  Xéxoç 
n.  'couche',  i.-e.  Hegh-  (Grain  Philol.  10,  581.  Curtius  Verb. 
12  278.  Pott  KZ.  26, 118.  Meister  Gr.  D.  II  50.  Wackernagel 
KZ.  33,  39.  Walde  KZ.  34,  483.  Brugmann  Gr.Gr.^  162.  Hirt 
Hdb.  134)  :  v.  irl.  lesc  'piger'  gall.  llesg  'infirmus,  languidus' 
<  i.-e.  Hegzglw-  Heghs-qo-  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,  478).  De 
là  XecTxa^iuu 'bavarder'  (Théogn.),  (ion.)  Xecrxiîv,  -fivoç  m.  'bavard' 
(Timon  de  Phlionte),  d'où  ion.  Xedxnveûeiv  'bavarder'  -eaGai 
's'entretenir',  ion.  Xecrxaivuj  'bavarder'  (Call.  ;  voy.  Solmsen 
Beitr.  I  124sq.),  è'XXecTxoç  'dont  tout  le  monde  parle'  (Hrdt.), 
TTpoXeaxoç  'procax'  (Esch.),  aboXécrxilÇ  -Xecrxoç  'odieusement 
bavard'  (<  *à-Fâbo-.  Schulze  Qu.  ep.  452  sq.  Eulenburg  IF. 
XV  144  sq.;  voy.  s.v.  p.  13).  —  V.  pruss.  liscis  'camp'  (Prell- 
witz^  265  sq.)  est  prob.  un  emprunt  pol.  lezisko  'camp'  (Ber- 
neker  chez  Walde  ^  708.  MIQ.  Trautmann  Apr.  Sprd.  371).  — 
Hébreu  lisTca  'chambre'  (bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  94  sq.)  est 
à  écarter.  —  Le  rapport  avec  Xéyuj  'dire',  en  tant  que  'lieu  de 


—    571     — 

conversation'  (p.  ex.  Curlius''  364.  Lewy  1.  cit.)  est  désuet  et 
ne  satisfait  ni  la  phonétique  ni  la  sémantique. 

hom.  XeufaXéoç  'malheureux,  cligne  de  pitié;  triste';  hom.  tragg. 
Xufpôç  'fâcheux,  triste,  malfaisant;  misérable  N  119.  237. 
a  107'  :  skr.  rujâti  'briser,  torturer'  rngnâ-h  'mis  en  pièces' 
rôga-h  'défaut,  maladie'  ruj-  f.  'douleur,  maladie'  rujû  'le  fait 
de  briser',  lat.  lûgcO  'être  affligé'  Jiictus  'deuil',  lit.  lûszti  prêt. 
lûéau  'casser,  intr.'  lâuzytl  fréq.  'briser  qc'  (cf.  aussi  szirdis 
Jûszta  'le  cœur  se  brise')  lett.  laiifU  'briser'  lit.  lùzis  'cassure' 
lâuzis  'carrière'  (Curtius^  183),  ags.  tôlûcan  'disloquer,  dé- 
truire' V.  h.  a.  liohhan  'tirer,  arracher',  russ.  luznutl  'battre, 
frapper'  (Schade  Altdtsch.  Wb.  .574  sq.j,  v.  irl.  licclit  'partie, 
portion,  section,  etc.'  (Pedersen  K.  Spr.  I  123);  voy.  aussi  s.  v. 
poét.  àXuKTO-TTébn  f.  ord.  pi.,  p.  47.  Les  mots  letto-slav.  indi- 
quent un  i.-e.  *leu-g-,  les  mots  skr.  un  *leii-g-  ;  pour  la  filière 
'briser  >  faire  mal'  cf.  skr.  lumpdti  'mettre  en  pièces'  :  gr. 
XuTTri  f.  'chagrin'  (contre  Mansion  Gutt.  200);  *Ieu-g-  *leu-g- 
peuvent  être  des  élargiss.  de  */ew-,  cf.  Curtius^  183.  Prelhvitz^ 
266.  Persson  Wzerw.  16.  Walde-  445.  Ce  *Ieug-  est-il  iden- 
tique à  *Ieug-  'fléchir'  dans  gr.  Xuf iZ;uj  'courber'  lat.  lucfa  'lutte' 
('fléchir'  :  'briser')?  Ou  *Ieug-  'fléchir'  a-t-il  en  skr.  remplacé 
*leiig-  'briser'?  V.  h.a.  lucka  'ouverture,  trou,  brèche'  loh 
i^luka-)  'trou'  ail.  mod.  (<  b.  ail.)  luke  'lucarne'  (Prellwitz* 
1.  cit.  Walde- s.  V. /ïlgré^ô)  sont  ambigus  et  souvent  rapportés 
à  un  ^Q.\'iï\.  Hûkan  'tirer  à  soi,  fermer,  prim.  ployer'  :  v.norr. 
lykna  'se  pencher'  et  germ.  ^lakka-  <  i.-e.  Hugnô-  'boucle', 
voy.  s.  V.  XuYÎZiuj  et  Torp  chez  Fick  III"*  371  sq.  Falk-Torp 
EW.  613.  653.  661.  681,  lesquels  confondent  du  reste  la  pa- 
renté de  gr.  XuYÎ^uj  et  celle  de  gr.  Xufpôç. 

ion.  XeuKaviri  f.    Voy.  s.  v.  hom.  XauKavin  p.  560. 

X  e  u  K  6  ç  'brillant,  éclatant  >  blanc'  ;  XeÙKn  f .  'peuplier  blanc 
(Aristoph.  Théophr.  Déni.;  cf.  lat.  alba  fr.  aiibeau  ohean); 
lèpre  blanche  iHrdt.)";  XeÛKOç 'un  poisson'  (Théocr.  Arstt.)M; 


1)  htit.lucius  'brochet'  (Aus.  Mos.  122)  est  selou  moi  tout  proche 
de  ce  XeÛKOç;  cf.  aussi  v.norr.  lyrr  «germ.  *l€uxiza-)  'lieu,  merlan 
jaune,  Gadus  pollachius'  {Torp  chez  Fick  III*  373.  Falk-Torp  EW. 
670),  ce  qui  n'exclut  point  la  parenté  avec  irl.  loch  'noir'  gall.  llwg 


—     572     — 

XeuKicTKOç  ra.  'mulet  (poisson.  Atb.  VII 284  a)'  ^)  ;  XeuKoOv,  -alveiv 
'rendre  blanc';  XeuKoinç,  -titoç  f.  'couleur  blanche';  XeuKaç,  -étboç 
f.  adj.  'blanc;  —  clair,  éclatant  (Nonn.);  subst.  lamier';  hom. 
poét.  Xeucrao)  prim.  seul.  prés,  et  ipf.  'voir,  regarder'  (*XeuKiuj, 
voy.  s.  V.)  ;  —  la  forme  réduite  Huq-  dans  à,uqpi-XÙKri  f.  (vûE) 
'*nuit  à  demi-lumineuse,  c.-àd.  aube',  XÛTboç  f.  'marbre  blanc', 
bom.  XuKàpaç  (voy.  s.  v.),  XuKauYnç  'crépusculaire',  XuKÔqpuuç, 
-uuToç  n.  'crépuscule',  hom.  etc.  Xi'ixvoç  (<  i.-e.  ^Jiiqsno-s)  m. 
'lampe',  d'où  XuxviTrjç,  -ou  m.  (XiGoç)  'marbre  de  Paros  (extrait 
aux  lumières)',  Xuxvîxiç,  -iboç  f.  (qpXojLiiç)  'molène',  plante  dont 
les  feuilles  séchées  servaient  de  mèches;  —  la  forme  fléchie 
"■'louq-  dans  XoOaaov  'le  cœur  blanc  du  sapin'  (cf.  pour  le  sens 
lat.  alhurnum  v.  f r.  auhour  fr.  aubier  et  voy.  Osthoff  Et.  Par. 
177  sq.).  Cf.  skr.  rôcatè  'luire'  rôcanâ-h  'qui  luit'  zd  raocant- 
'qui  luit'  skr.  rôcâyati  zd  raocayeHi  'éclairer'  =  lat.  lûceô 
ÇHouqéiù)  'luire,  être  clair'  (v.  lat.  aussi  'faire  luire')  skr.  rôcas- 
rôcih  n.  zd  raocah-  'lumière,  éclat'  (  :  XeuKÔç,  irl.  luach-të  'chauffé 
à  blanc'  Juachair  'éclair'  gall.  Uûg  'lux,  lumen',  lit.  laùl'as  'qui 
a  une  tache  blanche  au  front')  skr.  rucd-h  'clair'  (:  Xuko-,  gall. 
am-licg  cyf-lwg  eg-lwg  'conspicuus'  go-lwg  'regard,  coup  d'œil', 
V.  norr.  log  n.  Jogi  m.  'flamme')  ruksâ-h  'brillant'  zd  raoxsna- 
'clair,  brillant'  (:  Xûxvoç,  XdX.lûna  <  H^jouqsnci  prénest.  Lôsna, 
irl.  lôn  Ifian  'lumière,  lune'  <  Houqsno-s  gall.  lluclied  corn. 
Zw^eréclair'  <  Houqsetà,  v.  norr.  Zm 'lumière'  <  gç,Ym*Jeuym- 
ags.  llxan  'luire'  v.  h.  a.  Jiehsen  'lucidus',  v.  slav.  hina  "lune' 
<  H^louqsna  v. pruss. ZaMd???o.9  pi. 'astres';  avec  i.-e.-Â%s-  v.  slav. 
lysû  'chauve')  skr.  rukmà-h  'ornement  d'or'  rukmâ-m  'or'  ml- 
mân  'brillant'  (voy.  plus  loin)  lôM-h  'l'espace  libre,  le  plein 


'jaune  foncé'  (Stokes  BB.  23,  53),  mais  la  raison  de  cette  appellation 
n'est  pas  celle  qu'invoque  Stokes  citant  Ausone  :  hi dus,  obscuras 
ulva  coenoque  lacunas  obsidet.  —  Niedermann  IF.  XXVI  55  sq. 
croit  à  un  transport  facétieux  (très  douteux  pour  moi,  cf.  aussi 
Klug-e  Glotta  3,  280)  du  prénom  Liichis,  qui,  quel  que  soit  son  sens 
initial  (voy.  Usener  Gôttern.  356  sq.  Wissowa  Rel.  d.  Rom.  97.  Schulze 
LE.  469),  dérive  au  surplus  de  la  m/R.  leiiq. 

1)  Le  sens  d"able,  ablette'  (Bailly  Dict.  gr.-h:  s.  v.),  inspiré 
visiblement  par  l'étym.  {able  <*a[l]bula.  Meyer-Liibke  Rom.  et.  Wb. 
§  328)  est  erroné,  cf.  Ath.  1.  cit. 


—     573     — 

air,  le  monde'  (:  Ut.ïaùlas  'l'espace  libre,  le  champ',  \at.Iucus 
v.lat.  loucom  'bois  sacré,  propr.  clairière',  cï.coUùcûre  'faire 
une  éclaircie  dans  une  forêt',  osq.  lûvkeî  'in  luco',  v.  h.  a.  loh 
'bocage,  clairière'),  lat.  himen  'lumière'  {*leuq-sineu,  modifié 
d'un  '-^leuqnien,  cf.  v.  norr.  Uômi  ags.  léoma  v.saxJ/o?«o  'éclat' 
got.  Iduhmuni  'éclair',  skr.  rulmd-Ii  etc.,  bibl.  chez  Walde^ 
446;  analyse  un  peu  différente  chez  Brugmann  Grdr.  II-,  1,264  : 
un  i.-e.  ^leuqsmno-  ^'luqsmno-,  à  quoi  se  ramèneraient  aussi 
zd  raoœsna-  et  son  groupe)  lûx  -cis  'lumière'  hicerna  'lampe, 
lumière'  hicahrô  'veiller,  travailler  de  nuit,  à  la  lumière'  f-^^? 
à'unHucubruin  <  ï.-c.*l{e)tcqo.s-fo-iii,  cf.  Johausson  Beitr.  14) 
illûstris  i^en-loitc-s-tr-is),  v.  irl.  lâche  'éclair'  hiaic/ttide  'bril- 
lant' gaul.  Leucetios  surnom  de  Mars  (cf.  lat.  et  osq.  Lûcetius 
surnom  de  Jupiter),  got.  liuhap  ags.  léoht  v.  h.  a.  lioht  'lumière' 
got.  lauhatjan  'luire,  éclairer'  v.  h.  a.  lohazzan  et  loufja.i.:an 
'flamber'  v.norr.  (Kock  IF.  X  9Usqq.)  LoA-i  'dieu  du  feu',  v.slav. 
liicî  f.  'lumière'  (=  v.  h.  a.  lauc  long  ags.  Ue;^  th.  msc.  en  -/- 
'flamme',  cf.  skr.  rocih  n.)  luî-a  'rayon'  slov.  mod.  'Zupitza 
Gutt.  134  n.  1)  hic  'bûche'  russ.  Jucd  'bois  résineux'  v.  pruss. 
luckis  'bûche'  (=  skr.  ruci-h  f.  'lumière',  i.-e.  *Iuqi-);  —  arm. 
Jof/s,  gén.  lu.'ioij  'lumière'  lusin,  gén.  lusni  'lune'  lusn,  pi. 
Ii(su?i  Jih  'XeÙKUj)ua'  lusaicor  'lumineux'  ont  un  -s-  issu  de  -q- 
après  -«-,  ou  de  4--  (voy.  Hiibschmann  Arm.Gr.  I  4.Ô3.  Meillet 
Esq.  17.  23);  —  une  R.  parallèle  letifc  dans  ?,kY.ruçaut-  'clair, 
blanc',  v.  slav.  It/sn  'chauve'  (voy.  plus  haut),  gr.  Xù-fH  'lynx' 
(voy.  s.  V.).    Curtius-'  160  sq.    Bezzenbergcr  BB.   16,  252  sq. 
Bartholomae  IF.  II  265.  Johansson  IF.  II  10.  Fick  I*  121  s(|. 
304.  5.34.  II*  242  sq.  IIP  372  sq.    Zupitza  Gutt.  74  sq.  134 
(bibl.).  Waldc^s.vv.  Feist  E\V.  s.  vv.  Etc. 
Xeupoç  'où  la  vue  s'étend  sans  obstacle  (\.  olpioç  aieépoç  Esch. 
'les  libres  espaces  de  l'air');  uni  (xâ»poç  n  123,  Trebov,  vpdtuaGoç)' : 
lat.//^m  'ouverture  de  l'outre'  (?  Fick  I'  538;  voy.Walde- s.v.), 
v.norr. //o/7 'ouverture  dans  le  toit,  livrant  passage  à  la  fumée 
et  à  la  lumière'  (Mucb  Hist.  Zoitschr.  42,  163-172  [IF.  XI 
An/.. 204].  Falk-Torp  EW.G50s.v.//o>v;  germ.comm.*/<^î/m»-; 
selon  Xoreen  chez  Ji>liansson  Beitr.  14.   120  et  Abriss  196 
gérai,  ^leuyran-  :  gr.  XeuKÔç  etc.,  i.-e.  *Jeuq-). 


—     574     — 

bom.  poét.  XeûacTuj  (*\euKiuj)  prim.  seul.  prés,  et  ipf.  'voir,  re- 
garder'; cf.  tout  d'abord  skr.  lôcatè  lôkatê  'regarder'  lôcdyati 
lôlidyati  'considérer'  {lôc-  et  lôk-  par  nivellement  des  rapports 
apoph.  *îeuqo-  Heuqe-)  lôcanam  'œil',  lett.  lûMit  'regarder, 
chercher  des  yeux  qc'  lit.  Idukiu  lâuJcti  'attendre  qn.,  exspec- 
tare'  v.  pruss.  laukit  'chercher  qc'  (<  i.-e.  *louqë-  =  v.  h.  a. 
luogèn  ail.  mod.  lugen  'regarder,  guetter')  slov.  mod.  lûkati 
'épier',  tokharien  B  Ik-  lyk-  'voir'  (S.  Lévi  et  Meillet  Journ. 
As.  1911,  1444.  462  sq.);  \.-Q.Heuq-,  identique  à  *huq-  'luire', 
voy.s.v.XeuKoç.  Johansson  IF.  II 10  (bibl.).  Uhlenbeck  Ai.  Spr. 
264.  Etc.  Pour  la  sémantique  cf.  p.  ex.  ail.  scheinen,  puis 
v.  slav.  zh'éti  'voir,  regarder'  207'il  'visus'  :  Z07'inû  'brillant'  zorja 
'éclat'  lit.  zerêti  'briller',  et  aussi  v.  slav.  glqdqti  '^Xérreiv'  : 
m.  h.  a.glanz  'éclat',  i.-e.  *ghlend-,  m.  h.  a.  blick  'éclat,  éclair; 
—  regard',  etc. 

att.  XeOuu  'lapider'  etc.  Voy.  s.  v.  hom.  Xâaç  p.  546sq. 

hom.  tragg.  Xéxoç,  -ouç  n.  'lit,  couche;  lit  nuptial,  lit  funéraire; 
nid';  hom.  tragg.  âXoxoç  f.  'compagne  de  lit,  épouse'  (:  v.slav. 
sq-logû  'consors  tori';  sa-  <  *sm-);  hom.  act.  aor.  èXeHa,  impér. 
XéSov  'coucher;  endormir  (Aiôç  vôov  Z  252)',  moy.  XéxeTai" 
K0i|nâTai  Hésych.,  fut.  XéHojuai  h  413,  aor.  (è)XéEaTO  (ipf.  XéEo 
Q  650.  k320  XéHeo  1617.  t598)  et  (flexion  athématique)  Xékto 
h  451  'se  coucher';  ptc.  pf.  XeXoxuîa*  Xexih  Yevo|aévri  H.;  hom. 
tragg.  Xôxoç  m.  'embuscade,  etc.'  (voy.  s.  v.);  Xexuj,  -oOç  f. 
'femme  qui  accouche'  (Hpc.  Eur.  Aristoph.);  hom.  Pind.  tragg. 
XeKTpov  'lit,  couche'  :  lat.  lectus  -ï  'lit,  couche'  lectîca  'litière', 
V.  irl.  lige  'torus,  lectus'  (th.  sigm.)  gall.  Ue  'lieu'  m.  irl.  laige 
'concubitus'  v.irl.  laigim,  pf.  dellig  'je  me  couche'  ^?iw\.legasit 
'posuit'  m.  bret.  lecli  bret.  mod.  Uacl}  {*leg-s-o-)  'lieu'  etc. 
(Fick  II*  245.  Henry  Bret.  181.  Pedersen  K.  Spr.  I  97.  98), 
got.  ligan  v.  h.  a.  liggan  lickan  ligan  'être  couché'  got.  Jagjan 
y.  h.  a.  leqen  'riGévai'  v.  h.  a.  laga  'situation'  (i.-e.  *lëghà) 
legar  got.  ligrs  'KOiTri,  KXivri',  v.  slav.  Iqgq  Jestl  'se  coucher' 
lezati  'être  couché'  loziti  'mettre'  loze  'couche'  lit.  at-laqaï 
'terre  en  jachère'  lett.  pdrlags  'pièce  de  terre  demeurée  en 
friche'  \\i.  ])âlègis  'séjour  au  lit';  i.-e.  Vegh-.  Curtius^  194. 
Fick  P  536.  IIP  357  sq.  Walde^  419  sq.  M.  van  Blankenstein 


—     575    — 

Unters.  37.  Etc.;  cf.  aussi  v.  irl.  lesc  'piger'  gall.  lles(i  'infirnius. 
languidus'  (cf.  Walde-  415  sq.);  sur  v.  h.  a.  ir-lescan  'extingui' 
lesken  'extinguere',  queWalde-  s.  v.  suhlestu.s  rattache  à  *legh-, 
voy.  Osthoff  MU.  VI  38,  qui  maintient  le  rapport  avec  got. 
lasiws  'faible'  v.  slav.  losî  'maigre'  etc.  Pour  hom.  Xâxeia  f. 
(vfiaoç)  voy.  s.  v.  p.  061  ;  voy.  aussi  s.  v,  Xéaxti  p.  570. 

att.  Xéxpioç  'couché  de  côté,  incliné,  penché';  Xéxpiç  adv.  'de 
côté,  obliquement'  (Ap.  Rh.)  <  '\.-Q.*leq8r-\  hom.  XiKpiqpiç  'obli- 
quement' dissim.  de  *Xixpi9Îç  (Hirt  IF.  XII  226;  le  P'"-i-<e 
[Hirt  Abl.  §  28]  ou  est  assimilé  d'-e-  [Hrugmann  IF.  XXVII 265]  : 
la  forme  XiKpoi  Hésych.  à  côté  de  XeKpoi  'andouillers  du  cerf 
recommanderait  la  l""^  hypothèse,  si  elle  était  plus  quune 
simple  glose;  cf.  aussi  Xi^H  \\l'  uXotYioç  H.).  Etym.  indiquée 
s.  v.  îiXaKaTri  p.  318n.  1.  —  L'avis  divergent  d'Ehrlich  Zur 
idg.  Sprachgesch.  78  (*FXéxpioç,  cf.  Xo5ôç  <  *FXox-ao-  :  lat. 
valgus  'bancal'  <  *uIgho-s,  irl.  losc  'perclus'  <  *htsco-s  =  lat. 
luscus  'borgne',  i.-e.  *lu(jh-sl^o-s  :  *ulgh-sTcos,  cf.  lat.  luxure 
'disloquer',  d'un  i\\,*luxo-  <  Hugh-so-  :  *u/gh-so)  ne  convainc 
pas. 

hom.  etc.  Xéuuv,  gén.  XéovTOç  (dat.  pi.  Xeiouai  E  782.  0  592)  m. 
'lion',  ancien  th.  en  -ii-,  cf.  Xe'aiva  f.  'lionne'  (Hrdt.  Esch.  Aris- 
toph.).  Xéuuv  >  lat.  leu  >  m.  irl.  lèu  lèo  v.  gall.  leu  lou  (Fick 
II*  242.  Vendryes  de  Hib.  voc.  150);  Xeuuv  ou  leO  >  v.  h.a. 
leico  lëico  louico  lit.  levas  v.  slav.  7?r«;  ni  la  parenté  avec  lat. 
lividus  'd'un  gris  jaunâtre,  plombé'  (Pauli)  ni  l'emprunt  séni., 
cf.  hébr.  hihf  assyr.  labbii  ég.  lahii  (Curtius'  366 1  ne  convain- 
quent, cf.  Schrader  Sprachvgl.  IF  136.  RL.  508  sq.  (bibl.). 
Walde-  s.  V.;  Schulze  Qu.  ep.  70sqq.  rapproche  Xéuiv  (initiale 
XX-)  de  R.sZc^rdéchirer'  dans  v.  h.a..d/2an  'fendre'  i^W.schleisseii 
'user'C?).  —  Ep.  Xîç,  ace.  Xîv  m.  'lion'  est  emprunté,  cf.  hébr. 
lajis  'lion'  (bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  6  sq.  Schrader  RL.  508). 

ion.  att.  XeiupTÔç  'scélérat,  TravoOp-foç'  i  Archil.  Esch.  Xén.)  < 
*XiioupTOç  "^XnFo-FepYO-ç  *XaaFo-FepYO-ç  a  été  rattaché  par  Ehr- 
lich  KZ.  41,  299  sqq.  au  groupe  âXaaroç  (en  tant  que  *dh8-to-s) 
'violent'  àXaaieîv  'être  en  colère'  àXâaTLup  'esprit  aveugle' 
(idée  dominante  :  'mouvement  violent'),  puis  dXaaioç  'criminel' 
àXâcJTUjp  'fléau'  (idée  dominante  :  'léser,  endommager').  —  Le 


—     576     — 

rapport  avec  ion.  Xiîiua  n.  'volonté'  crét.  Xeïuu  'je  veux'  l'Prell- 
witz-  268.  Ehrlieh  1.  cit.)  ne  convainc  pas,  \fi)Lia  étant  un  *FXfi-|aa, 
voy.  s.  V.  dor.  Xfiv  p.  577. 

hom.  etc.  Xiîyuj  {-y\-  primaire)  'cesser,  etc.'  Voy.  s.  v.  att.  XaYapôç 
p.  458. 

Xr|beîv  'être  fatigué,  Korriâv,  KeK|UTiKévai  Hésych.';  Xribncraç*  kê- 
KjuriKujç,  KOTTiàaaç  H.  Cf.  (Siitterlin  IF.  IV  99  sq.)  lat.  lassu>; 
'ïatigué'  {*hd-to-s),  got.  lêtcm  (prêt,  lailôt)  y.h.a.lâzan  v.norr. 
làta  'laisser'  got.  îats  v.  h.a.  laz  v.  norr.  latr  'ÔKvripoç,  pares- 
seux' caus.  ail.  mod.  verletzen  'blesser'  (Osthoff  Perf.  546. 
Hiibschmann  Vocalsyst.  81)  v.  norr.  IqsTcr  'paresseux'  (<  germ. 
Q.oxmii.Hat-skua-.  Brug-mann  Grdr.  P  687.  Noreen  Altisl. Gr.'' 
205.  260),  alb.  l'od'  'je  fatigue,  trans.'  l'oôem  'je  me  fatigue' 
guèg.  l'a  tosq.  l'è  'je  laisse'  {Hddno)  ptc.  guèg.  l'ane  tosq.  Veiu 
'laissé' (*Z3C^/20-.  G.MeyerBB.  8,188.  Alb.Spr.  242);  pourv.irl. 
lesc  'piger'  gall.  llesg  'infirmus,  languidus'  voy.  s.  vv.  Xéaxn  Xéxoç  ; 
i.-e.  */êc?-  Had-  'délaisser'  :  Hêid-  dans  lit.  léidàiu  léidmi  'je 
laisse'  (Fick  V-  540),  élargiss.  de  *Zê(i)-  dans  lat.  Unis  'doux' 
v.  slav.  lénû  'indolent'  lett.  Uns  'paresseux,  doux,  indulgent' 
(Walde^  421),  dont  une  forme  réduite  Ha-  a  fourni  gr.  XaTpov 
Xaipeûç  Xarpiç  etc.  voy.  s.  vv.  p.  560. 

*Xfiboç,  Alcm.  béot.  Xctboç  n.,  Xrjbiov  (et  Xrjbiov),  Xribdpiov  'léger 
vêtement  d'été'  (Ar.  Ois.  715.  915).  Prellwitz^  269  rattache 
*Xfiboç  à  Xfivoç  dor.  Xâvoç  'laine'  (<  i.-e. *w/w-e5-)  et  par  là  à 
lat.  Uina  etc.,  ce  qui  est  pure  conjecture  pour  le  sens  comme 
pour  la  phonétique. 

Xi'iG-apTOç  'paresseux;  léthargique;  oublieux'  (apyoç  'paresseux', 
voy.  p.  75)  ;  ion.  XriBapYiri,  att.  -lâ  f .  ;  Xri0apYeîv  'oublier'.  Voy. 
s.  vv.  XavGdvuu  p.  554  et  XaîGapYOç  p.  550. 

hom.  etc.  Xriem,  dor.  XdGuu  'être  caché,  échapper  à'.  Voy.  s.  v. 
Xavôàvuj  p.  554. 

ion.  Xriïri  Xriïç  etc.    Voy.  s.  v.  att.  Xeiâ  p.  564. 

ion.  Xriïov  'récolte  sur  pied',  dor.  Xaîov  ou  Xdov  (Théocr.  X  42) 
'champ  ensemencé'.  L'hypothèse  (Benfey.  J.Schmidt.  Kretsch- 
mer  KZ.  31,  386  sq.  Hirt  Abl.  §  115)  d'un  gr.  comm.  *XdFiov  : 
skr.  Ulva-h  'qui  coupe'  (  :  skr.  lunâti  'couper,  moissonner',  voy. 
s.  V.  Xûuu)  est  inconciliable  avec  i.-e.*Zê«-,  qui  s'impose  comme 


—     577     - 

base  du  groupe  liuiàt'i  Xûuj,  —  à  moins  qu'on  ne  veuille  voir 
dans  dor.  Xâov  de  Tliéoerite  un  hyperdorisnie;  *XdFiov  doit 
dès  lors  être  entendu  au  sens  de  '*gain,  *profit'  et  va  rejoindre 
la  famille  de  gr.  àiroXaumu  'jouir  de',  p.  70,  cf.  dor.  Xdiâ  ion. 
Xnîn  Xnïç  att.  Xeia  f.  'butin'  '),  i.-e.  Hau-\  cf.  pour  le  sens  v.fr. 
guaïn  (fr.  regain)  wall.  waii  :  v.  fr.  gaignier.  —  De  là  dor. 
Xà0T0)neîv  'moissonner'  (Théoer.  X  3).  —  Pour  liom.  â-Xriïoç 
TToXu- Xri'ioç  voy.  s.  v.  Xdxpov  p.  450. 
att.  XrjKâ  V  'Piveîv'  :  lett.  lezu  lékt  'sauter'  (itér.  lékdf)  lékas  f.  pi. 
'battement  de  cœur'  lit.  Jekiù  Ukti  'voler',  lat.  lôcusta  'saute- 
relle; —  langouste'.  Osthoff  PBrB.  13,412sqq.  Lidéu  PBrB. 
15,  516sqq.  Jobansson  Beitr.  143  sq.  154.  Wiedemann  Priit. 
128.  Walde^  438  sq.  M,  van  Blankenstcin  Unters.  37  sq.  Voy. 
s  V.  XàE  p.  555.  —  Autre  bypotbèse  s.  v.  XaïKaç  p.  550. 

XrjKeîv,  dor.  XaKeîv  'résonner,  crépiter'.  Voy.  s.  v.  liom.  XâaKUj 
p.  559. 

boni.  att.  Xr|Ku6oç  f.  'Iiurette  à  luiiK',  fiole  à  parfums;  fig.  em- 
phase; —  pomme  d'Adam'  pourrait  contenir  une  des  formes 
de  i.-e.*(o)Z('^<7-  'ployer'  (voy.  s.  vv.  i^XaKciTri  p.  318  n.  XdE  XeKâvri 
XoEoç  etc.).  De  là  XrjKuGiZiuj  'enfler  un  style;  intr.  brailler,  se 
vanter,  parler  avec  enflure'. 

Xiiiun  r.  'chassie  (Hpc.  Etc.);  pi.  chimères  (Aristoph.  Plut.  581)'; 
Xniuâv  'avoir  les  yeux  chassieux'  (Hpc);  Xr|uiip6ç  XiiuaXëoç 
Xriiaiùbiiç  'chassieux'.  Lit.  elmès  aiment  'liquide  sortant  de  la 
bouche  des  morts',  m.  h. a.  ?//m^c 'pourri'  bas-ail.  mod.  ohn  'bois 
qui  se  corrompt'  (Bezzenberger  BB.  1,  339  sq.)  semblent  rap- 
peler le  mot  grec,  mais  le  détail  phonétique  n'est  pas  clair.  — 
Skr.  laltl  'salive'  (Pcrsson  W/.erw.  2U7  n.  1)  est  ononiatopéique 
pour  Uhlcnbeck  Ai.  Spr.  260;  lat.  (Persson  1.  cit.)  lino  pf.  lêvî 
'enduire'  (i.-e.  */e/-)  est  à  écarter. 

dor.  Xfiv  'èGeXeiv',  él.  opt.  XeoiTâv  'tGeXoÎTiiv'  etc.  gort.  Xei  Xeioi 
XeiovTۍ  Xeiovaav  Xeiovri  (cf.  van  Herwerdcn  Lex.  suppl.-  s.v.); 
ion.  Xfî)na,  -aTOç  n.  'TÔXiaa,  àvbpeîa':  (lac.)  Xfiïç  (<  *Xricriç)-  Pou- 
Xiidiç  Hésych.    Or.  comm.  *FXiv  :  v.  slav.  n'h't'i  '(»rdonner',  base 

1)  Hirt   1.  cit.   g;roiipe   à  tort    sous    un    i.-e.  *[âu-  (sens?)    skr. 
lâva-h  g'r.  Xdiov  :  gr.  àKoXaOïu  yot.  taun  'salaire'  :  skr.  Ifind-fi  'coupé'. 

37 


—     578     — 

uelê[i]  'vouloir'  (Brugmanu  KVG.  §§  660.  81 7 j,  cf.  lat.  volo  et 
tout  le  groupe  cité  s.  v.  poét.  è'Xboiuai  p.  239  sq.  —  Le  rapport 
avec  V.  irl.  air-îe  Volonté'  lithe  'obéissant'  (Prellwitz^  268. 
Torp  chez  Fick  III '^  359),  puis  avec  got.  lapon  'inviter'  (les 
mêmes),  dont  la  parenté  extragermanique  est  mal  connue,  est 
à  écarter.  —  L'avis  d'Ehrlich  KZ.41,299  sqq.  (i.-e.*/ë5-,  d'où 
une  parenté  avec  âXacTTOç  'violent'  etc.,  voy.  s.  v.  XeiupYÔç)  se 
heurte  tout  d'abord  au  dial.  \r\iç,  car  on  attendrait  dans  l'oc- 
currence un  *\ficTTiç  ;  voy.  aussi  s.  v.  XiXaio|uai. 

Xfjvoç,  -ouç,  dor.  Xâvoç  n.  'laine'  (Esch.  Etc.)  :  lat.  lâna  {*vJânâ) 
f.  'laine',  i.-e.  *ulânes-  *ulûna,  cf.  skr.  lirna  {*uûrna)  =  got. 
wulJa  V.  h.  a.  wolJa  'laine'  lit.  vUna  'brin  de  laine,  pi.  laine' 
lett.  wilna  'laine'  v.  pruss.  wUna  'habit'  v.  slav.  rlûna  serb. 
rwrtrt  "laine',  i.-e.  '^'uhifr^  cf.  irl.  oJand  gall.  gicJan  corn,  glticni 
bret.  gloan  'laine'  (<  celt.  *ulâno-  *uîdncl,  i.-e.  *uldn-;  cf.  Fick 
IV  276.  R.  Schmidt  IF.  1 47  sq.  Henry  Bret.  134  sq.  Pedersen 
K.  Spr.  I  179).  —  Walde^  s.  v.  lâna,  adoptant  l'avis  de  Hirt 
IF.  XXI  162  quant  à  gr.  Xâ  issu  de  i.-e./,  identifie  (avec  Brug- 
mann  Grdr.  V^  104. 137. 141)  lat.  lâna  à  skr.  ûniâ  et  voit  dans 
dor.  Xâvoç  un  i.e.  *uîn-es-,  qu'il  retrouve  dans  lat.  lâneriim 
'vestimenti  genus  ex  lana  sucida  confectum'  Paul.  Fest.  et 
lânestris  'de  laine'.  —  Voy.  s.  v.  oùXoç  'crépu'.  —  L'hypothèse 
d'un  Xâvoç  <  *FXao'-voç  apparenté  à  v.  slav.  vJasû  {*volm) 
'poil,  cheveu'  (G.  Meyer^  168)  est  à  écarter,  *vohu  étant  né 
de  i.-e.  "'uol-k-o-,  voy.  s.  v.  Xdxvri  p.  562. 

Xrjvôç,  -oO,  dor.  Xavôç  f.  'pressoir;  auge;  huche;  cercueil';  m. 
'emplanture  du  mât'  (Ath.).  Étym.  obscure.  —  Lit.  lova  lett. 
lava  'bois  de  lit'  (Prelhvitz^  269)  sont  des  emprunts  slav.,  cf. 
V.  slav.  lava  'banc'  russ.  lava  'planche,  banc,  prim.  bloc  de  bois 
taillé'  (Uhlenbeck  KZ. 39, 259), i.-e*lëu-  :  *ldu-  :  *Zm- 'couper, etc.' 
(voy. s.v. Xûuj),  et  sont  à  écarter;  —  lett.  Idim  'forêt  impraticable, 
marais'  Idni  pi.  'flaques'  Idma  'enfoncement,  flaque,  fosse'  =  lit. 
lôma  'dépression  de  terrain'  =  lat. /«>»« 'fondrière' (Prellwitz- 
l.cit.)  forment  un  autre  groupe,  qui  s'exclut  de  même;  —  lit.  or. 
lobas-  'lit  d'un  fleuve'  (Prellwitz  ^  1.  cit.)  diffère  des  précédents 
par  la  forme  et  par  le  sens,  et  il  n'y  a  pas  lieu  d'admettre  un  i.-e. 
*lâ-  'être  bas',  identique  à  *la-  (  :  */a-)  contenu  dans  gr.  Xav9dva) 


—    :û9    — 

XrjOuj  lat.  lafeô  (cf.  Wakle-  s.  v.  lâina).  De  là  att.  Arivaia  pi.  ii. 
'fêtes  du  pressoir',  Aiivaiuuv  m.  'le  mois  L.'  (Hsd.j,  Arivaîoç  m. 
'le  dieu  du  pressoir',  Ariveùç,  -etuç,  ép.  -fioç  m.  'Lénée',  fils  de 
Silène;  etc. 

ion.  att.  Xfipoç  m.  'radotag-e,  bavardage,  niaiserie;  délire;  baga- 
telle'; ion.  att. Xripeîv -aiveiv 'déraisonner;  délirer';  att.  Xiipuûbiiç 
'radoteur'.  Gr.  conini.='=Xri-  ou  *Xâ-  est  une  forme  de  i.-e.  */<'/- 
ou  *ld(i)-  étudié  .*^.  v.  Xaieiv  p.  550;  cf.  aussi  XdXoç  XâaKuj.  — 
L'alternative  de  Prellwitz-  269  (:  v.  b.  a. /«/•/  ail.  mod.  leer 
'vide')  n'est  pas  plausible. 

Xi;1toupy6ç  etc.    Voy.  s.  v.  Xâôç  p.  556. 

AiiTUJ,  -oOç,  dor.  AâTuu  f.    Voy.  s.  v.  Xaveàvuu  p.  554  sq. 

(dor.  occ.,  cf.  Frankel  Nomina  agentis  I  145)  *X)ÎTUjp,  -opoç, 
thess.  XeiToup  'prêtre',  cf.  tlicss.  Xeiiopeucravcra  XeiTopeuovTOç, 
(thess.)  XeÎTeipar  lépeiai  llésycli.,  XeÎTopeç"  lepeiai  II.,  X)-|Tiîpeç* 
lepoi  aTecpavoqpôpoi.  'AGapûveç  H.,  Xrixeipai  (Callini.)*  iepeiai 
Tiïiv  crepvOùv  Geujv  H.  L'bypothèse  (Prellwitz ^  269)  d'un  *XriTuup 
XriTiîp  :  XttTpov  (i.-e.*/é^,  voy.  s.  v.  p.  560)  est  plausible,  autant 
(pie  celle  d'un  rapport  (Hoffmann  Gr.  D.  II  328)  avec  boni, 
tragg.  XiTti  f.  'prière'  (i.-e.  *lèi-  :  *lei-  :  *//-). 

hom.  i)(>ét.  XiâZ;o|uai  (un  ipf.  act.  Xialov  'faire  fléchir'  Lycophr. 
21)  'se  détourner,  s'écarter;  s'abattre,  tomber',  cf.  Xivauar 
TpÊTTopai  Hésycb.,  got.  «flinnan  {^-Hnuô}  'ÙTTOxuupeîv'  v.  uorr. 
linna  'cesser'  ags.  linnan  'se  séparer  de'  v.  h.  a.  hi/innan  'laisser 
après  soi,  céder',  i.-c. *lei-  (Osthoff  MU.  IV  46.  Johansson  IF. 
XIV  331),  et  voy.  s.  v.  èXlvvjuu  p.  243;  voy.  d'autre  part  s.  v. 
Xeipuuv  p.  565  sq. 

Xiàv,  ion.  Xirjv  (ï)  'tout  à  fait,  extrêmement,  trop';  Xî  'Xiav'  (  Epich. 
fr.  223  K.,  selon  Strab  VIII  p.  364).  Un  i)réf.  intensif  Xi-  ap- 
l)araît  dans  XiTTÔvnpoç*  Xiav  TT0vr|p6ç  Hésycb.;  sous  un  */r/- 
(  :  *lc>i-  :  *I<i-  :  *lî-)  peuvent  se  grouper  Xi'i-v  Xiav  H.,  Xai-aTTobiaç 
'débauché'  (:  (TTTobeîv  'Piveîv'),  *Xû-  prêt",  augmentatif  V»,  Xeoiç 
(*XiiFoç'i  ion.  Xeiujç  adv.  'entièrement'  (Xeuu-KÔpnToç  XeiûXeepoç 
XeujXnç  gl.  'entièrement  détruit'),  Xi-,  mais  le  rapport  supposé 

1)  Dans  l'hypothèse,  fondée  soinn  moi  isinoii  l'on  attendrait 
att.  *X>1-),  où  Xd-  préf.  augmentatif  dans  XâKaTdpaTOs;  et  XûKaxaTru-fuJv 
devrait  son  â  à  un  ail.  rythmique. 


—     580     - 

(p.  ex.  Liddell-Scott  891.  Prellwitz-  268)  avec  dor.  \r\v  'vou- 
loir' (R.  FXri)  n'est  guère  plausible. 

hom.  Xiapôç  "doux;  tiède'.  Osthoff  MU.  VI  92  n.  apparentait 
le  mot  (en  tant  que  *liudrô-s)  à  gr.  Xïtôç  'uni'  et  Xeîoç  lat.  lêvis 
'lisse',  mais  op.  cit.  324  il  rompt  ce  rapport  et  approuve  Kluge^ 
286,  rapprochant  Xiapôç  (dès  lors  en  tant  que  ^Usdrô-s)  de 
v.  h.  a.  lïso  'sensini,  pedetentim,  leniter'  m.  h.  a.  lise  'à  peine 
perceptible,  doux,  faible,  etc.'  (i.-e.  His-)  lit.  It/sti  'devenir 
maigre';  voy.  s.  v.  hom.  tragg,  XoîaBoç.  —  Le  rapport  de  Xia- 
pôç en  tant  que  *sliudrô-s  avec  v.  h.  a.  sièo  ags.  sldic  v.  norr. 
.sliér  slcèr  'épuisé,  faible,  inerte'  (p.  ex.  Prellwitz  ^  270.  Torp 
chez  Fick  III^  533.  Falk-Torp  EW.  1075)  ne  convainc  pas, 
ni  non  plus  (les  mêmes)  celui  avec  gr.  Xaiôç  =  lat.  laevos,  voy. 
s.  V.  p.  551  sq. 

Xipavoç  m.  (f.)  'arbre  à  encens  (Hrdt.  Etc.);  encens  (Pind.  Eur.)'; 
XiPavuuTÔç  m.  'encens  (Hrdt.  Aristoph.  Plat.)'.  Etym.  séin.,  cf. 
hébr.  Vhônâ  'encens';  bibl.  chez  Lewy  Fremdvv.  44  sq. 

Xipoç,  -ouç  n,  'larme',  etc.    Voy.  s.  v.  Xeipua  p.  564. 

hom.  XÎTÎiTlv  adv.  'en  effleurant'  x  278;  Xi^boç  m.  'mortier  à 
piler'  (Nie);  XÎYba"  n  aKÔvr)  Hésych.  <  i.-e.*Iig-  (*sZe/^-) 'passer 
en  lissant  sur  qc.',  cf.  v.  norr.  diJcr  (>  m.  angl.  .s-Z/A")  'lisse' 
slïki-steinn  'lissoir'  v.  h.  a.  slicJian  'glisser'  sJeicha  'traîneau' 
m. bas-ail.  sJik  slick  m. h. a.  sl'ich  'vase,  f.,  limon',  Y.ûsiX.sUzûhû 
'eiç  ôXiaGov'  russ.sZzz^i/ 'glissant'  sZizï'fluide  visqueux'  slizy  pi. 
'une  sorte  de  traîneau'  etc.,  v.  irl.  sligim  'lino'  (Trautmann 
PBrB.  32,  151  bibl,),  et  peut-être  lat.  Hma  'lime'  en  tant  que 
*dîg-smâ  ou  *sleig-smâ  (voy.  d'autres  possibilités  s.vv.  Xicrcrôç 
et  Xeîoç  et  chez  Walde^  430);  \.-e.*sleig-  est  un  élargiss.  de*.s7(^/- 
'être  gluant;  glisser;  passer  sur  qc.  en  glissant  et  en  lissant'. 

ion.  att.  XiYvuç,  -ûoç,  ace.  -vjv  f.  'fumée  noire  et  épaisse'.  Holt- 
hausen  IF.  XXV  148  rapproche  Xitvùç  de  èXeXi^uu  II.  (voy. 
s.  V.  p.  241),  en  rappelant  lat.  fûmus  :  gr.  Guvuu  skr.  dhûnôti. — 
Lat.  (Lottner  KZ.  7,  174.  Osthoff  IF.  VIII  30  n.)  Ugnum  'bois' 
(:  lat.Ze^ô  'ramasser'.  Walde^  429  bibl.  Solmsen  Beitr.  1201) 
est  à  écarter,  comme  aussi  un  rapport  (Meringer  IF.  XVII 1 62  sq.) 
entre  Xiyvuç  en  tant  que  *XeYvôç  et  lat.  legô  Ugnum  '*bois  ra- 
massé >  *bois  à  brûler'. 


—     581     — 

Iiom.  att.  Xrfvjç  Xifeia  Xi-fu  'au  son  clair,  aigu;  mélodieux  (cp6p- 
)Lirf2j';  hom.  att.  Xrfupôç  m/sens;  liom.  Xi-fa  Xrféujç  adv. ;  boni, 
poét.  Xrfotîvuu  'crier  d'une  voix  claire;  trans.  chanter';  *XiTYU), 
seul.  aor.  Xi-fSe  (^xôç)  'résonner  avec  force'.  Pas  de  corresp. 
connu.  —  L'hypothèse  d'un  Xifùç  dissini.de*XuYÛç  :  akr.  rai  g  û-fi 
'agréable,  joli'  (F.  de  Saussure  MSL.  VII  77.  78)  ne  convainc 
pas.  —  Autre  avis  non  plausible  chez  Prcllwitz^  270. 

X{2[€r  TtaiZiei  Hésych.  Voy.  s.  v.  Xoibopoç. 

Xi0oç  m.  et  (d'après  fj  TTéipà)  i.  'pierre';  boni.  Xi6âç,  àboç  f. 
'jjctite  pierre';  Xi0aE,  -aKoç  'de  pierre'  e  415;  subst.  f.  'caillou, 
etc.'  Le  rapport  avec  lit.  lèdcis  'glace,  pi.  grêle'  (Fick  I'  536) 
est  conjectural. 

XiK)Lt6ç  m.  'van'  (Spt.);  boni.  etc.  XiK|iâv  'vanner';  hoin.  XiKuiiTiîp, 
■fTpoç  m.  'vanneur'  N  590;  —  Xîkvov  'van;  corbeille,  berceau 
d'osier'.  Il  y  eut  dissini.  d'un  *viK)a6ç  et  d'un  *vîkvov,  cf.  veÎKXov 
et  vîkXov  Hésycb.,  formés  avec  un  autre  suff.  fBugge  Curtius' 
Stud. l\ 335.  Grammont Dissim.43) ou dissimilés différemment; 
cf.  veiKTiTr'ip*  XiK|ur|Tiîp.  Me-fapeîç  H.,  vikû-  \\k\jlu.  H.,  vikciv  (prob. 
viKÊÎv)'  XiK|uâv  II.,  veiKe(a)(Tev  .  .  .  è'Kpivev  II.,  eùvikcç'  eÙKpivéç 
H.,  eùviKoi"  eÙKpiveî  II.,  eùv(K)uriTov  eùXÎKiariTOV  :  lit.  nrkuti 
lett.  nikât  'vanner'.  —  J.  Schmidt  Kritik  108  sq.  isole  une 
R.  Jeiq  'venter'  et  une  R.  neiq  'vanner',  distinction  qui  n'ex- 
plique en  fait  que  l'initiale  de  lett.  lilacha  'pelle  à  vanner'. 
Quant  à  vK)aâv  XiKjudv  aÎTOv  KaGaipeiv  H.,  ikihOùvto'  éaeiovTO" 
èTTveovTO  H.,  un  *àvaviK)Uuû)neva  a  donné  par  baplologie  àviKuuû- 
laeva  (Plat.  Tim.  p.  525),  sur  (pioi  Ton  fit  ÙTriKiunaai  (Théophr.) 
5iiK)aûjVTai  (Théophr.)  et  enfin  le  simple  iK|aâv  (J.  Schmidt  l.cit.). 

hom.  XiXaio|uai  (*Xi-Xaa-io-|aai'),  ])f.  XeXirmai  'désirer  vivement, 
faire  effort  vers  ou  pour',  cf.  Xào"Tr|  •  TTÔpvri  Hésych.,  Xûaraupoç 
'Kivaiboç',  Xâaen  f.  'dérision' (Hrdt.),  Xtival*  pÛKxai.  'ApKcibeç  H., 
Xiiviç,  -iboç  f.  'bacchante'  Eust.  Suid.  (*Xaa-v6-,  cf.  Jacobsohn 
KZ.  42,  264  n.)  :  skr.  Jdsati  (*Ia-Is-afi.  Fortunatov  HB.  6,  218. 
J.  Schmidt  Kritik  2  n.)  'désirer'  Idsatl  'faire  effort,  jouer,  être 
satisfait'  (aussi  'briller',  voy.  s.  v.  hom.  Xâuj  p.  562)  lalasa-h 
'désireux,  violent'  uJ-Uixitu-h  'effréné,  relâché,  pétulant',  lat. 
hisaros  'pétulant,  peu  réservé,  lascif,  dissolu;  folâtre"  amplifié 
d'un  a(lj.*/</6--(2o-.s-,  cf.  ci-dessous  les  mots  slaves.  Walde'^  s.  v. 


—    582    — 

bibl.),  g'ot.  liistus  (<  i.-e.  */s-tH-)  v.  b.a.  lust  'envie',  v.  slav. 
laska  'flatterie'  laskati  "flatter'  tchèq.  Idsha  'amour'  pol.  laska 
'faveur'  russ.  (Prusik  KZ.  35,  51)8)  lâsyj  pol.  lasij  'désireux, 
cupide';  cf.  Curtius^  361.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  260.  Torp  chez 
Fick  IIP  378;  à  cause  de  v.  norr.  elska  'amour'  elska  'aimer' 
ehkr  'très  dévoué  à  qn.'  (cf.  J.  Schmidt  Voc.  II 148.  Brugmann 
IF.  XVII  371),  Uhlenbeck  1.  cit.,  suivi  par  Feist  EW.  183  sq. 
et  Franck-van  Wijk  404,  admet  une  R.  dissyll.,  soit  *elà^s-.  — 
M.  irl.  lasc  'mou,  paresseux'  (Prellwitz^  s.  v.)  est  à  écarter  (mé- 
tathèse  de  v.  irl.  lax  <  lat.laxus  selon  Thurneysen  chezWalde^ 
l.cit.).  —  Dor.  \fîv  'vouloir'  (Ehrlich  KZ.  41,  299  sqq.,  dans 
l'hypothèse  d'un  i.-e.*lès-)  est  à  écarter  (R.  F\îi,  voy.  s.  v.).  — 
Le  rapprochement  avec  âXadToç  et  son  groupe  (le  même;  voy. 
s.  v.  XeojpYÔç)  ne  convainc  pas. 

\i|up6ç-  Xixvoç  Hésych.;  Xi|Lipeùuj  'être  sensuel'.   Voy.  s.  v.  Xel^uu. 

Xi|uriv,  -évoç  m.  'port';  Xi|uvii  f.  'eau  stagnante'.  Voy.  s.  v.  Xei)Li(JUv. 

ion.  att.  Xï|uôç  m.  (qqf.  f.)  'faim'.  Cf.  ion.  att.  Xoi^ôç  m.  'peste' 
Xeipôç  •  ô  laxvôç  Ktti  ujxpoç  Hésych.  et  les  mots  cités  s.  v. 
p.  567,  puis  lat.  (Walde^  s.  v.)  lètum  'mort,  anéantissement' 
(en  tant  que  i.-e.  Hë[i\to-  ou  Hèieto-)]  voy.  aussi  s.  v.  Xoiyôç. 
De  là  XijLUjucraLu,  att.  -ttuj  'souffrir  de  la  faim'.  —  Un  \\\xôç, 
<  Hlpmo-s '*désir  impétueux': Xiip'  èTTieuinia  Hésych.  (Wacker- 
nagel  KZ.  30,  295)  ne  convainc  pas. 

Xi|U7Tàvuj  'laisser'.  Voy.  s.  v,  XeiTiuj  p.  566. 

Xificpôç-  (TuKoqpàvTtiç.  r\  jurjvuTfiç  7Tapav6)auJV  Hésych.  ;  Xiiaqpeijeiv 
àiraTâv  H.  Ni  le  rapport  (Prell witz  ^  27 1  )  avec  àXeiqpuj  'oindre', 
où  -qp-  est  d'origine  secondaire,  et  Xittoç  n.  'graisse',  ni  celui 
(Fick  GGA.  1890,  p.  240)  avec  m.  h.  a.  >iUmp  (v.  h.  a.  *s?/?«6) 
'de  travers,  oblique'  (:  lett.  slips  <  *slimpas  'oblique,  escarpé' 
selon  Trautmann  PBrB.  32,  151)  ne  sont  convaincants. 

Xîvboç  m.  'une  plante  aromatique'  (Mnésimaque  chez  Ath.  IX 
403  d).  Étym.  obscure  (asianique?).  —  Skr.  Undu-h  'gluant' 
(Prellwitz^  271  avec?)  est  lui-même  obscur  (voy.  Uhlenbeck 
Ai.  Spr.  261)  et  vrais,  à  écarter. 

Xiveûç,  -éuuç  m.  'muge'.  Voy.  s.  v.  Xei^ûE  p.  565  et  n.  1. 

hom.  etc.  Xivov  'lin;  fil;  ligne  à  pêcher;  filet;  tissu  de  lin'.  La 
parenté  est  évidente  avec  XdX.llnum  'lin'  (>  w.'uX.lîn,  gotlein 


—     583    — 

V.  h.  a.  hn,  ail),  g-uèg.  l'ini  [G.  Meyer  Alb.  Spr.  244  sq.]/  et 
V.  slav.  lînû  lit.  Unal  pi.  'lin'  linas  'tige  de  lin',  mais  on  ne  sait 
jusqu'où  va  l'emprunt,  cf.  Walde^  434  (bil)l.);  boni.  XÎTa  ace. 
pi.  n.,  XiTi  dat.  sg.  'tissu  de  lin'  indiquerait  un  europ.  *//;?o-w 
et  une  R.  U,  celle-ci  de  sens  d'ailleurs  imprécis;  skr.  Jltia-h 
'se  collant  à',  gr.  Xeîoç  'lisse'  (i.-e.  *[s\h'i-),  v.  irl.  lîan  {Heino-) 
'doux',  V.  norr.  linr  'mou,  flexible'  m.  h.  a.  lin  'tiède,  languis- 
sant'justifient  mal  la  parenté  proposée  parUhlenbeck  Ai.  Spr. 
262  et  Prellwitz-  271.  Sur  le  lin  en  Europe  voy.  Scbrader 
RL.  246  sqq. 

Xîvoç  I  570  prob.  'chant  de  Linos'  (bibl.  de  la  (picstion  complexe 
clie/  Ameis-Hentzc  H.  s  II.  Anh.);  —  'cluint  funèbre'  i?  Hrdt. 
II  79;  voy.  Liddell-Scott  s.  V.).  Étym.  vrais,  asianique,  mais 
imprécise;  voy.  le  parent  probable  aïXivoç  p.  24. 

Xinepvriç,  -éç,  gén.  -éoç  et  -tÎTOç  'abandonné,  banni,  proscrit" 
(Archil.),  cf.  XiTrepvniiç  (Anth.)-  fi  TTTUJxn.  rrapà  tô  XeiTreaGai 
èpvéuuv,  ô  èaTi  qpuTUJV  (?)  Suid.,  XmepvoOvTaç  •  Trevixpouç  S. 

XÎTTOç,  -ouç  n.  'graisse  d'animal;  corps  gras';  hom.  Xittû  (Xîtt' 
èXaio))  ace.  >  adv.  'en  graissant';  XiTiapéç  'gras,  onctueux,  bril- 
lant d'huile;  luisant;  opulent';  XiTrapi'iç  'qui  s'attache  à,  per- 
sistant, tenace';  Xmapeiv  's'attacher  à,  insister;  supplier'.  Cf. 
(avec  -cp-  d'origine  secondaire;  voy.  Osthoff  Perf .  3U1 1  àXeiqpuu 
pf.  àXrjXiqDa  'oindre'  ctXeicpap  n.  dXei9a  n.  âXeippa  n.  àXoicpq  f. 
'onguent;  poix',  skr.  ?/wj;«</ 'enduire'  Uptd-h  'collant'  rêpah  n. 
'tache'  lêpa-h  'onguent,  pâte,  etc.',  lat.  lippus  'chassieux'  (< 
^Jipuos,  cf.  Wi.HpiiH,  selon  Stolz  Lat.Gr.*  143,  ou  ^Vipns  avec 
red.,  à  la  façon  des  hypocoristiques,  selon  Walde-s.  v.),  lit. 
limpù  Vipti  'rester  attaché'  lipsznùs  lipuiis  lipùs  'collant'  lett. 
lipt  'adhérer  à  (jc'  v.  slav.  pri-l/pljq  -I/pcti  -lî[p\n({fi  -lipati 
'rester  collé,  attaché'  lèpiti  caus.  'coller  sur  qc'  lèpû  'oing;;  glu', 
got.  hi-leih(in  ags.  hel/fan  v.  h.  a.  hilîhan  'demeurer'  (prim. 
'être  attaché';  pour  -/-  voy.  Meillet  MSL.  XIV  351  bibl  )  got. 
bilulhjan  v.  norr.  Icifd  ags.  hvfen  v.  h.  a.  leihen  'faire  rester 
(avec  influence  de  la  R.  germ.  *//h--  :  gr.  Xeiniu  lat.  litKjuO) 
got.  uf-lifnan  (suff.  i.-e.  -na-  :  ■n,)-)  'être  de  reste'  v.  norr.  lifa 
'être  de  reste'  et  'vivre'  got.  liban  ags.  /ihhdu  v.  h.a.  lehen 
'vivre'  (=  'être  de  reste')  got.  laiha  f.  (<  i.-e.  *hipa)  ags.  Idf 


—     584     - 

V.  li.a.  leipa  'reste'.  Curtius^  266.  Persson  Wzerw.  49.  171. 
Zupitza  Gutt.  1 1  sq.  Ublenbeck  Ai.  Spr.  261  sq.  Torp  chez 
Fiek  IIP 368.  AValde^  1.  cit.  Etc.,  i.-e.Heip-  'graisse;  graisser' 
prob.  amplifié  de  *lei-  dans  gr.  àXiveiv  dXeicpeiv,  Xeîoç  Misse'; 
cf.  i.-e.  *(.s')/e/6-  'dégoutter'  s.  v.  hom.  etc.  Xeipuj  p.  564. 

XÎTTTUJ  (Ap.  Rh.  Lycopbr.),  ptc.  pf.  moy.  au  sens  act.  XeXimiiévoç 
(Esch.  Spt  380)  'désirer  vivement';  Xiip  •  èTTi6u)Liia  Hésycb.; 
Xiijjouplâ  f.  'désir  d'uriner'  (Esch.)  :  v.  pruss.  paUaipsa-  m.  'or- 
dre' pallaipsltwei  'désirer'  lit.  lëpiù  lêpti  palëpti  'ordonner'. 
Bezzenberger  GGA.  1874,  p.  1246;  cf.  Brugmann  Grdr.  11^ 
1,  543. 

Xïpôç  'impudent'  (Call.);  Xïp6(p9aX|uoç  'aux  yeux  impudents';  Xi- 
paiver  àvaibeûeiai  Hésycb.;  ion.  épigr.  AîpoKXeôç  gén.  Etym. 
indiquée  s.  v.  Xaijuôç  adj.  'effronté',  p.  551.  —  Autres  avis  de 
Hoffmann  Gr.  D.  III  372  et  de  Prellwitz^  272;  à  écarter. 

ép.  Xîç,  ace.  Xîv  m.  'lion'.  Voy.  s.  v.  hom.  etc.  Xeuuv  p.  575. 

tardif  X  i  a  y  o  ç  ni.  'bêche,  boyau'  prob.  <  *XiY(JK0-ç  (cf.  fiicfYUJ 
< *)LiiYcrKuj)  :  lat.  ligô  -ôm^'hoyau'.  Prellwitz^  184.  ^272.  Fiek 
BB.  24,  303.  29,  235.  Voy.  aussi  s.  v.  XiffTpov. 

XiCTTOç  'affilé,  aiguisé'  (Ar.  Gren.  826),  att.  selon  Tzetzôs  Xidqpoç 
<i.-e.*sliq-sqV{h)o-s,  cf.  XicTcroç  'poli'  <*5%jo-s  :  got.  sla/hts 
'lisse,  Xeîoç'  y.novi'.slétfr  'uni,  lisse,  doux'  m.angl.  slight  .sîeghf 
'uni'  v.h.a.  sleht 'droit,  uni,  simple'  (les  mots  germ.  ayant  pour 
sens  prim.  'poli,  lisse'),  lat.  lima  'lime'  en  tant  que  "^sl^c-smâ 
ou  *s]eic-sma,  i.-e.  *sleiq-  ou  *sleiqV-  selon  Siltterlin  IF.  IV 
96  sq.  (cf.  des  vues  un  peu  différentes  sur  germ.  *slixta-  en 
tant  que  ptc,  R.  germ.  sUk  'polir',  chez  Falk-Torp  EW. 
1061  sq.;  autres  hypothèses  sur  lat.  lîma  s.  vv.  Xeîoç  et  XÎYbriv. 

XicTTpov 'bêche  ou  boyau  x455;  batte  ou  pelle;  cuiller';  Xi^Tpeûiu 
'fouir,  rechausser  une  plante'  uu  227;  att.  Xicripiov  'cuiller';  Xi- 
axpujTÔç  'aplani'  (Nie.)  :  lett.  lidti  list  'essarter'  lit.  zémaïte  hj- 
dimas  'essart'  (Bezzenberger-Fick  BB.  6,  240),  i.-e. *Z/rf- 'essar- 
ter, niveler  le  sol',  cf.  la  famille  de  Xeîoç  'lisse',  selon  Frelhvitz- 
273,  qui  admettrait  aussi  l'alternative  de  Xiayoç  (voy.  s.  v.) 
issu  d'un  gr.  comm.  *Xib-crKo-ç.  —  Pour  Niedermann  IF.  XVIII 
Anz.  80,  Xiaipov  est  '*rinstrument  pour  sillonner',  cf.  lat.  Jh-n 
'levée  de  terre  entre  deux  sillons,  ados,  billou'  (Heis-û),  m.  h.  a. 


-     5H5     — 

?eî.s 'trace,  ornière',  v.slav. /<^c7irt  v.  pruss. /,yso  lit. ///se 'planche', 
got.  laists  'ïxvoç,  trace',  i.-e.  *leis-  'trace,  ornière',  ce  qui  ne 
semble  pas  préférable. 

hom.  XÎTtt  ace.  pi.  n.   Voy.  s.  v.  Xîvov  p.  r)82  sq. 

hom.  tragf;;.  Xixri  f.,  ord.  pi.  'prière,  supplication';  boni,  tra^rg. 
Xî(jao|uai  (*XiTio-),  aussi  XÎTOjLiai  (prés,  refait  sur  inf.  aor.  XiTé- 
(T0ai  par  changement  de  ton,  cf.  Brugmann  Gr.Gr.^  279),  fut. 
Xiao|uai,  aor.  èXiaâ)uriv  et  èXiT6|ur|v  finf.  XnlaQai  TT  47)  'prier, 
supplier';  Xiiavoç  'su[)pliaut'  (Esch.);  hom.  etc.  XiTaveûai,  Xi- 
Taivuu  (Eur.),  tardif  XiTotZioiLiai 'prier';  (trag.)  XiTfîpa  GaXXôv  tôv 
iKc'aiov  Hésych.  Ipf.  èXXiaaeio  Z4'y.  0  71.  k  264  et  TpiXXiaioç 
0  488  'trois  fois  souluiitc'  indiquent  une  initiale  *aX-  (seule  ad- 
mise par  Schulze  Qu.  ep.  413  bibl.)  ou  *FX-  (cf.  Solmsen  L'nters. 
136).  Etym.  obscure.  —  Lat.  Uto  'sacrifier  avec  de  bons  pré- 
sages; apaiser,  venger'  est  le  dcnom.  d'un  ]Rt.*Ilta  sans  doute 
emprunté.  —  Le  rapport  (Prcliwitz-  272)  avec  i.-e.*/e/- 'eoUer 
iV  (:  skr.  làyatê  etc.  'se  serrer  contre  qn.')  est  en  l'air. 

XïToç  'uni  >  simple,  sans  ai)prêts;  pauvre,  ehétif;  Xîtotiiç,  -riTOç  f. 
'simplicité;   litote'  :  àXiveiv  'oindre'  Hésych.,  Xeîoç  'lisse'  etc. 

XiTpâ,  sic.  XÎTpâ  (par  innovation)  f.  'livre,  f. ;  monnaie  d'argent 
sicilienne'  est  une  tentative  de  représenter  un  V/pra  prob.  mé- 
diterranéen, qui  a  fourni  d'autre  part  au  latin  //hra  'balance; 
livre,  f.'  (Schulze  KZ.  33,  223  sq.);  on  ne  va  pas  au  delà. 

Xixavôç  m.  Xixvoç,  -eûuu.  Voy.  s.  v.  Xeîxm  p.  r)68. 

*\[\\),  gén.  Xipoç  f.  'goutte,  ete.';  Xiip,  gén.  Xipôç  m.  'vent  du  S.-<  >\ 
Voy.  s.  V.  Xeipuj  p.  564. 

Xopôç  m. 'cosse,  gousse;  lobe  de  l'oreille,  du  foie'  <\.-e*IoijL'ôs  : 
Xe'PivBor  èpépivGoi  Hésych.,  lat.  Ze(5ff<we7i 'fruit  à  gousses';  voy. 
s.  V.  XePnpîÇ  I- 

XoYabeç,  -aiv  f.  pi.  'blanc  de  l'œil,  rà  XeuKà  tûjv  ôcpGaXuûjv  Hé- 
sych.; pui)illes'  :  ags.  hkian  (angl.  ta  look)  v.sax.  lùkoii  'v(»ir', 
selon  Zupitza  Gutt.  215. 

XoTcxç,  -dboç  m.  f. 'choisi,  d'élite  (Hrdt.);  recueilli  (XiGoç.  Paus.V  : 

Xéfiu  'choisir,  etc.'. 
XoTTcxZiLu  'hésiter'.  Voy.  I)ind<trf  Lex.  Acsch.  s.  v. 
X6-foç  m.  'parole,  etc.'    Voy.  s.  v.  Xé-foi  p.  "Hî."'.. 


—     586     — 

posthom.  ion.  att.  Xôyx'I»  tlor.  -a  f.  'pointe  de  lance;  lance,  jave- 
line'. Walde-  411  voit  dans  Xoyxh  i^h  *Xâxtl  f.  '  ii'l.  laigen 
'lance'  (<  celt.  Hagîna)  gall.  Jain  'gladius,  lamina'  (cf.  Fick 
W  238  et  voy.  s.  v.  Xaxaivoi  'creuser,  fouiller,  fouir'),  influencé 
par  un  fém.  *XÔTXn  'la  longue',  parent  de  lat.  Jongus  (i.-e. 
HoTdglio-s)  'long';  lat.  lancea  (>  v.  slav.  laMa  'lance')  est  un 
emprunt  celt.,  cf.  (Thurneysen  IF.  VI  Anz.  195  n.)  m.irl.  clo- 
-lëcim  'je  lance'.  —  Prellwitz  GGA.  1886,  p.  760  n.  1  et  Solm- 
sen  Unters.  83  rapprocheraient  le  mot  de  gr.  XaYxâvuu  (voy. 
s.  V.  p.  549)  en  tant  que  '*celle  qui  atteint,  qui  touche',  i.-e. 
HewqJi-,  ce  qui  n'est  pas  plus  sûr.  —  L'hypothèse  d'un  gr. 
comm.  *bXÔYXâ  :  bôXixoç  'long'  (Prellwitz ^  273)  est  auj.  con- 
damnée; voy.  N.  vanWijk  IF.  XXIII 375.  Walde  ^  ?,.y.Iongus 
et  Add.  s.  V.  bôXixoç. 

hom.  poét.  Xoiyôç  m,  'fléau,  malheur,  mort';  hom.  Xoîyioç  (Xoiyoç 
Xoiyriç  XoiTneiç  Nie.)  'funeste'  :  lit.  ligà  'maladie',  alb.  /'iA:  'mé- 
chant, maigre'  (Higofi),  puis  gr.  ôXîyoç  'peu,  petit'  (Bezzen- 
berger  BB.  4,  332.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  245.  Alb.  St.  III  7. 
Persson  Wzerw.  15.  Hoffmann  BB.  26,  138  sq.  Etc.).  Persson 
I.  cit.  voit  dans  i.e.  */e/g- 'ronger,  abîmer;  pass.  être  rongé, 
dépérir,  disparaître'  un  élargiss.  de  *lei-  Hoi-  dans  gr.  Xoi)ii6ç 
m.  'peste'  \\\xôç  m.  'faim'  lit.  Jeilas  'mince'  etc.  (voy.  s.  v.  Xeipôç 
p.  567),  puis  germ.  Q,omm.*lai-pa-  (cf.  Xoitôç'  Xoijuôç  Hésych.) 
dans  V.  h.  a.  leid  'affligeant,  fâcheux,  odieux;  subst.  souffrance' 
ags.  Idp  'hostile,  odieux;  subst.  offense,  tort'  v.  norr.  leidr 
'hostile,  odieux'. 

Xoibopoç  'injurieux';  Xoibopeîv  'injurier';  cf.  Xilei  (*Xivbiuj.  Brug- 
mann  Gr.Gr.^  301  sq.)'  rraiZiei  Hésych.,  XiZioucrr  TraiZ^oucfi  H., 
XivbëaBar  à)uiXXâ(j6ai  H.  :  v.  lat.  loidos  la,t.  ludus  'jeu'  lûdô 
-ère  'jouer'  (voy.  Walde  -  444,  bibl.  et  critique  des  nombreuses 
étym.  divergentes  de  lûdô).  Fick  I"^  533;  prob.  aussi  m.irl. 
laidhim  'je  réprimande'  et  celt.  *Zmo-  (<  *Ud-fo-)  'blâme'  dans 
gall.  llys-  V.  irl.  less-  bret.  les-  dans  llys-enw  less-ainm  hs-hanô 
'sobriquet'  (Fick  II*  241.  Henry  Bret.  184).  —  Fick  et  Persson 
Wzerw.  116.  198  y  joignent  gr.  Xaibpoç  'impudent',  mais  voy. 
s.  V.  p.  550.  —  Got.  îeitils  'petit'  (Fick)  est  à  écarter. 


—     587     — 

\oi  )i6ç  m.  'peste'.  Étym.  indiquée  s.vv.  Xijliôç  et  Xoifôç.  —  Avis 
divergents  chez  Wackernagel  KZ.  3<),  295  et  Prellwitz^  273. 

XoiTTÔç  "restant'.    Voy.  s.  v.  XeiTTUJ  p.  566. 

hom.  trag-g.  XoîaGoç  'qui  arrive  après  tous  les  autres,  dernier; 
qui  est  à  l'extrémité',  cf.  XoicrBuj-  èax«TUj,  TeXeuTaiuu  Hésyeli.; 
tragg.  Pind.  Théocr.  XoiaGioç  m/sens;  superl.  XoiaBôiaTOç  'le 
tout  dernier'  fUsd.);  XoicrOriua*  TéXoç,  Trepaç.  è'axaTOç  H.:  liom. 
Xoia9jîïoç  'destiné  au  dernier:  n.  pi.  prix  réservé  au  dernier'. 
Xoîaôoç  <  *Xoibicr-6F-o-ç  '*qui  court  le  moins  fort'  <  gr.  comm. 
*Xodii(y-,  i.'e*îois-is  'plusfaiblement'  :  germ.*lais-iz  adv.  'moins' 
dans  ags.  liés  angl.  less  v.  sax.  lès  +  -BF-o-ç  :  eé[FJa)  fut.  beû- 
aojuai  'courir'  eo[FJ6ç 'rapide'  skr.  (^//idfrt^é 'courir;  couler' ^oy. 
s.  V.  p.  342sq.);  cf.  encore  v.  b,  a.  liso  'sensim,  pedetentim, 
leniter'  m.  b.  a.  lise  'à  peine  perceptible,  doux,  fail)le,  etc.', 
i.-e.  ms:  Ostboff  MU.  VI  p.  314-326  (bibl.).  —  Lit.  I>)sti  'de- 
venir maigre'  lésas  {*loisos)  'maigre'  (Ostboff  1.  cit.)  me  pa- 
raissent plus  procbes  de  la  famille  de  Xeipôç,  voy.  s.  v.  p.  567. 

postbom.  XoEoç  'oblique'  (*loq-sô-s).  Etym.  indiquée  s.  v.  nXa- 
Kâni  p.  318  n.  1  ;  voy.  aussi  s.  v.  att.  Xéxpioç  p.  575,  et  cf.  gall. 
llechwedd  'clivus'  gaul.  Lexovii  Lixocii  nom  de  tribu  (Bezzeu- 
berger  cbez  Fick  II'  244.  Pedersen  K.  Spr.  I  78). 

XoTTÔç  m.  'pelure';  Xottîç,  -iboç  t",  'écorce',  etc.    Voy.  s.  v.  Xeiroi. 

Xopbôç  'courbé,  penché  en  avant'  (Hpc);  Xopboûv  -oû(j9ai  '(se) 
))encber  en  avant'  (Hpc.  Aristopb.);  Xôpbuuaiç,  -euuç  f.  'attitude 
d'un  corps  voûté'  (Hpc.)  :  m.  b.  a.  lerz  liirz  (<  germ.  comm, 
Verta-  *linia-)  'gauche,  prim.  courbé'  m.  h.Si.liirzen  'tromper' 
(Fick  P  752.  l*  538.  IH*  364),  arm.  lorç-kJi  pi.,  gén.  lorçiç 
'convulsio  partinm  in  posteriora,  partium  j)osteriorum  distcntio', 
gaél.  loirc  'pied  bot'  loirach  lurcacJi  'perclus"  uirm.  et  gaél 
<  i.-e.  Hordsîc-o-,  -a-.    Lidéu  Arm.  8t.  46 sq.). 

XoOaaov  'cœur  du  bois  de  sapin'  (Théophr.).    Voy.  s.  v.  Xêukôç. 

j.  ion.  att.  Xoûuu  '),  ép.  Xôiu  (XôeaSai  Hsd.  Trav.  740  >  XoOaBai 
l  216,  Xôe  K  361  Xôov  Ilymn.  à  Apoll.  120)  <  *X6F(ju,  fut.  Xou- 
cro|uai,  aor.  Xoûaai,  pf.  moy.  XeXouiuevoç,  —  et  Xoeuu  (Xôeov 
b  252;  èXoùeov  Hymn.  à  Dém.  289  est  un  ail.  métrique  pour 

1)  Xoûuj  par  innovation  pour  Xôuu  d'après  XoOaiu  éXouau  XéXoiijiai. 
Solmsen  Unters.  13.  118.     Eulenburg  IF.  XV  171.  210  S4. 


-     588     — 

€\ôeov;  XoûeaBai  Z508.  0  265  doit  être  lu  XoéeaGai)  <  *XoFéuj, 
fut.  Xoéaaoïaai,  aor.  Xoéacrai  'laver,  baig-ner';  hom.  Xo[F]eTpôv 
>  j.  ion.  att.  XouTpôv  'bain';  att.  Xcurpubv,  -ûùvoç  m.  'salle  de 
bain'  :  arm.  loqanam  je  me  baigne'  (Hubschmann  Arm.  Gr. 
I  452),  lat.  lavô  -ère  (=  ép.  Xôuu)  et  -are,  pf.  Jâvî  etc.  (<*Zo- 
vâre]  vaste  bibl.  cbez  Walde-  418;  luo  -ère  "laver'  est  abstrait 
des  composés  de  lavô  -ère)  'laver,  baigner'  poUubrum  'bassin 
pour  se  laver  les  mains'  dèkihruni  'lieu  de  purification,  sanc- 
tuaire' Jûstrum  'sacrifice  expiatoire'  Jûtor  'laveur'  dîlumum 
'inondation'  adluviês  'eau  débordée',  gaul.  Jautro  gl.  'balneo' 
V.  irl.  loathar  lôtJiur  'pelvis,  canalis'  m.  bret.  louazr  bret.  laouer 
'auge'  (<  celt. '-VoMfl^v'o-)  irl.  lô-chasair  'pluie'  gall.  g[w\h(w 
bret.  mod.  glaô  'pluie'  (<  celt.  *uo-lau-o-  'petite  lavasse'.  Cur- 
tius^SeSsq.  Fick  11^  249  sq.  Henry  Bret.  133.  179.  Pedersen 
K.  Spr.  I  60  sq.),  v.  norr.  Jaiig  'bain  chaud'  ags.  Jéah  v.  h.a. 
Joîiga  'lessive' (p.  ex.  Kluge''  280)  v.  norr.  laudr  'lessive'  ags. 
léapor  angl.  lather  'écume  de  savon'  (germ.  '^Imipra-  u.  Fick 
P  539.  IIP  371),  à  quoi  Pedersen  1.  cit.  joint  v.  irl.  lûaith  gall. 
lludw  corn,  ha^oiv  bret.  ludu  'cendre'  (<  celt.  Hou-tui-)\  i.-e. 
^Jou-,  —  Gr.  Xûjua  'souillure'  et  son  groupe  sont  à  écarter. 

Xocpviç,  -iboç  f. 'torche,  brandon'  (Anth.  Lycophr,),  aussi  Xoçvlà 
f.  (CMitarque  chez  Ath.  XV  701  a,  cf.  XV  699 d)  ;  dim.  Xocpvibiov 
Hésych.  A  été  génér.  rapporté  à  XéTTUj  'décortiquer'  en  raison 
des  mots  d' Ath.  11.  ce.  Triv  êk  qpXoioO  Xaïairàba,  xf^v  ék  toO  cpXoioO 
Ktti  à|UTTéXou  Xa|LiTTdba.  Selon  Osthoff  MU.  VI  64  Xoqpviç  re- 
présente *Xo'n:-(5'-viç,  où  Xott-  est  un  degré  de  la  R.  nasalisée  dans 
Xà|LiTTiJu  'briller',  cf.  iett.  Jâpa  'torche  de  pin'  v.  pruss.  lopis 
'flamme'. 

Xôqpoç  m.  'nuque  d'un  animal  (Hom.  Soph.);  aigrette,  panache, 
huppe  d'oiseau,  crête  de  coq,  toupet;  colline'.  Etym.  incertaine. 
Selon  Walde-  23  Xocpoç  pourrait  dériver  d'un  i.-e.  *aJohh-  et 
s'apparenter  à  ital.  Alba  (en  tant  que  '*ville  située  sur  une 
hauteur')  Alhurmis  'montagne  de  Lucanie'  Alha  'Alpe  de 
Souabe',  irl.  Alha  'Ecosse,  *highland',  lat.  Alpes  pi.  gr.  "AXireiç 
(emprunts  celt.,  avec  -p-  <  celt.  -h-),  si  l'on  sépare  ces  mots 
du  groupe  lat.  albus  ombr.  alfo-  gr.  àXcpôç  àXuuqpoç  'blanc'.  — 
La  phonétique  et  le  sens  écartent  v.  slav.  (Bezzenberger  BB. 


—     589     — 

4,  333.  Schulze  Qii.  ep.  257.  Prellwitz^  274)  lâhà  'Kpaviov, 
calvaria'.  11  n'y  a  pas  lien  de  distinguer  avec  Schulze  1.  cit. 
un  Xôqpoç  (*XX6(poç)  'aigrette',  qui  serait  un  emprunt  carien; 
âXXoçoç  K  258  résulte  d'un  ail.  métrique.  —  L'hypothèse  d'un 
i.-e.  '-^uloqUho-  :  arni.  glux  'sommet,  pointe,  tête'  (en  tant  que 
<  i.-e.  '^ulôquho-.  Scheftelowitz  BB.  28,  157.  29,44)  ne  con- 
vainc pas. 
hom.  tragg.  Xôxoç  m.  (  :  v.  slav.  pir-Ioyû  'changement';  'embus- 
cade; troupe  d'hommes  armés  et  à  pied,  compagnie  (Xén. 
Thuc.)  ;  réunion  de  citoyens  (Xén.Arstt.);  -  enfantement  (Esch.)'; 
ion.  att.  Xoxâv  'dresser  des  embûches';  XoxiZ^iu  'mettre  en  em- 
buscade; —  partager  par  compagnie';  att.  Xoxiiriç, -ou  m.  'sol- 
dat'; XoxâTÔç  m.  (-â-  dor.)  'commandant  dune  tn»upc  armée'; 

—  att.  Xoxeiâ  f.  'accouchement';  Xoxeûeiv  'accoucher,  intr.  et 
trans.';  Xoxeîoç  et  Xôxioç  'qui  concerne  l'accouchement';  — 
hom.  postbom.  Xôxinri  f.  'fourré  servant  de  repaire  ;  taillis';  etc.; 
i.-e.  Hogh-,  degré  fléchi  de  *legh-,  voy.  s.  v.  Xéxoç. 

tragg.  XûTaîoç 'obscur'.  Etym.  inconnue;  voy.  s.  v.  lïXôfri  p. 322. 

—  Hypothèse  de  Fick  BB.  29, 197  (  :  v.h.a.  lo.'iA-èn  'être  caché'). 
XuYboç  f.  'marbre  blanc'.     Voy.  s.  v.  Xêukôç  p.  571  M[. 

att.  et  Théocr.  XuYiZ:uu,  dor.  fut.  XuTitûJ,  aussi  XuyoOv  (Anth.) 
'courber,  comme  on  fait  d'une  baguette;  assouplir  les  membres, 
dompter';  hom.  etc.  Xûtoç  f.  (m.)  'gatilier,  àfvoç;  pi.  ses  bran- 
ches flexibles,  lat,  vlmina^;  Xvjyivoç  (aiéqpavoç)  'de  gatilier, 
lat.  viétus^-  \v(\(Jxr\<;,  -ou  m.  gl.  'vannier,  lat.  riètor  :  lat.  lucfor 
-an  'lutter'  lucta  'lutte',  gaul.  LVXTIIKIOS  (c.-à-d.  luchferios) 
V.  irl.  Iuchtaire'\&mst?C  (Fick  11"  257;  un  emprunt  lat.  est  pos- 
sible) gaél.  lugach  'Ijancal',  lit.  lugiias  'souple,  flexible'  (Cur- 
tius"'  183),  v.h.a.  loc  ags.  locc  v.norr.  lol-kr  {^otJïukks  <  i.-e. 
*hign6-)  'boucle  (de  cheveux)'  v.  norr.  Jijkna  'ployer  le  genou' 
(Kluge^  293.  Torp  chez  Fick  III^  371  sq.  Falk-Torp  EW.  (353), 
puis  lat.  Itixuft  'luxé,  démis'  Iilvù  dre  'luxer,  déboîter'  *),  i.-e. 
'^lug-  :  *ufg-  (cf.  pour  la  phonétique  gr.  Xûkoç  :  skr.  rï-ka-Ii, 
i.-e.  HuqUo-s  *u(q>Jo-s),   cf.  lat.  valgus  'bancal',   skr.  ralgd 

1)  Lat.  luxas  confirmerait  io  rapprochement  (repoussé  par 
Hubschniann  Arm.  Gr.  I  454)  de  gr.  Xuficiu  et  de  arm.  liicaiiem  'je 
dissous'  (^Moillet  MSL.  VII  57). 


—   r)90   - 

'bride',  lett.  icalgs  'corde,  licou',  i.-e.  ^'ualg-  'touruer,  ployer' 
(VValde^  s.  vv.).  —  La  famille  de  hom.  Xeu-faXéoç  Xuypoç  est- 
elle  distincte  de  ce  groupe? 

I.  \vjï,  gén.  Xu-fTÔÇ  f-  'boquef.    Voy.  s.  v.  XûIuj. 

II.  XûyH,  gén.  XuYKOç  m.  'lynx,  loup  cervier'  :  arni.  Jnsanun-Tch 
pi.  âîT.  eip.  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  1454),  m.ivl.Jug,  gén.loga 
(Pedersen  K.  Spr.  I  186. 188),  v.  suéd.  lô  fgerm.  Vtiya-)  v.  b.  a. 
luhs  ags.  lox,  lit.  lûszis  lûszf/s  lett.  lûsis  v.  pruss.  luysis  'lynx' 
V.  slav.  r/y^^'pardalis'  (r-  secondaire,  d'après  rilvafl  'décbirer'? 
Selon  Ôtrekelj  Arcbiv  f.  slav.  Pbil.  28,  488  le  sens  prim.  est 
'le  roux',  cf.  gr.  èpuGpôç  etc.)  slov.  mod.  ris  'lynx';  i.-e.  */e«Â'- 
(à  côté  de  *leuq-  dans  gr.  XeuKÔç  etc.,  voy.  s.v.),  l'animal  étant 
ainsi  dénommé  à  cause  de  ses  yeux  étincelants,  —  ou  de  sa 
robe  d'un  blanc  gris,  cf.  skr.  7'uçanf-  'de  couleur  claire';  un 
i.-e.  *leu-k-,  parallèle  à  *leup-  :  ^reup-  'briser,  décbirer',  avec 
la  parenté  lointaine  de  gr.  Xùkoç  'loup'  (Noreeu  Abriss  225), 
est  moins  plausible,  cf.  Walde^  442.  Sur  le  lynx  en  Europe 
voy.  Scbrader  RL.  509  sq. 

hom.  tragg.  XuYpôç  'fâcheux'.    Voy.  s.  v.  hom.  XeuYaXéoç  p. 571. 

XiiZ:uj  (*XuTTluJ.  Osthoff  MU.  VI  23)  'avoir  le  hoquet'  (Hpc.  Etc.); 
aussi  XuYTâvo)Liai  Hésycb.,  Xu^Kaivo)  Suid.;  Xù^E.  gén.  Xuytoç  f., 
et  XuYiuôç  m.  'hoquet'  (Hpc.  Etc.)  :  irl.  sluchn  (chute  d'une  nas. 
devant  gutt.)  'j'avale'  ro-sîogeth  'absorpta  est'  gall.  inf.  lli/ncu 
bret.  Joiika  'engloutir,  avaler',  m.  h.  a.  shicken  'avaler'  v.  h.  a. 
slucko  'glouton,  viveur'  (Curtius^  o69.  Fick  P  577.  Il'*  321. 
IIP  540.  Brugmann  Grdr.  IP  1000.  I-'  108.  770.  Henry  Bret. 
189.  Pedersen  K.  Spr.  I  151). 

hom.  XuBpoç  m.  'sang  souillé  de  poussière'.    Voy.  s.v.  XO|ua. 

hom.XuKdpâç,  -avxoç  m.  E  161.  x  306,  ace.  sg.  XuKàpcxv  (Anth.), 
-avia  (Ap.  Rh.).  Le  sens  est  imprécis  chez  Hom.;  les  poètes 
qui  l'imitent  l'emploient  au  sens  d"année'.  Etym.  douteuse: 
selon  Fick  GGA.  1894  p.  240  '*cercle  de  lumière'  <  Xuk-  (  :  Xeu- 
KÔç  etc.,  voy.  s.  v.  p.  571  sq.)  -f  «Pot"  Tpoxôç  ('roue')  Hésych.  — 
Autre  avis  chez  Johansson  Beitr.  14sqq.  Bibl.  d'autres  essais 
infructueux  chez  Ameis-Hentze  H.  s  Od.  E  161  Anh. 

XOkoç  m.  =  lat.(c.-àd.sab.)/w^2fs  'loup'  en  place  de  lat.*/«2M0.y, 
i.-e.  *Iuqyo-s  :  skr.  rfkah  zd  vahrka-,  got.  icidfs  v.  h.  a.  icolf\ 


—     591     - 

lit.  vilkas  v.  pruss.  icilkis  lett.  wVlks  v.  slav.  vlûkû  riiss.  volk, 
\.-e.  *ulqlio-s,  cf.  fém.  skr.  vrM  v.  norr.  i/lgr  v.  li.a.  vulpa 
lit.  viïké  (Curtius-  161;  bibl.°  chez  Ostlioff  If.  IV  279j,  alb. 
ul'k  'loup'  (<  alb.  comra.  *velqos.  G.  Meyer  BIÎ.  8,  TJl.  Alb. 
Spr.  457.  Alb.  8t.  111  2sq.),  arm.  (jdyl  'loup'  (Hiibsclimann 
Arni.  Gr.  I  431  ;  pour  le  détail  phoûétique  voy.  Pedersen  KZ. 
39,  364).  I.-e.  *ul-qU-  '*bête  de  proie'  est  peut-être  apparenté 
à  *u/-p-  dans  lat.  volpës  'renard'  lit.  vilpiszya  'chat  sauvage', 
lequel  alterne  avec  *lup-  dans  v.  bret.  corn,  louuern  bret.  mod. 
louarn  'renard'  gall.  Lli/wernog  irl.  Loarn  (nom  de  lieu)  gaul. 
Aouepvioç  <  celt.  -'"liilpjenw-  (voy.  s.  v.  àXtÛTtriE  p.  48;  sur 
l'hypothèse  d'un  lat.  hqjiis  <  i.-e.  *lup-  voy.  les  considérants 
de  Walde^  448);  i.  e.*ul  q'J-  et  *ul-p-  seraient  des  élargiss.  de 
R.  uel  'déchirer'  (lat.  vello  'arracher'  roltur.  Solmsen  KZ. 
32, 279sqq.),  cf.  aussi  '^'uel-q  dans  lat. /«cer 'déchiré'  (Walde- 
8.  vv.).  XÙKaiva  f.  'louve'  avec  transport  de  -aiva  comme  suff. 
désignant  des  êtres  fém.,  d'après  Xéaiva  6epâTTaiva. 

hom.  tragg.etc.Xû|aa, -aTOç  n. 'souillure,  ordure;  tache;  malheur'; 
hom.  Xûepoç  m.  'souillure,  sang  souillé  de  poussière,  sang  impure 
ion.  att.  Xu)un  f.  'souillure;  dommage';  ion.  att.  Xu)aaivo)aai  (act. 
seul,  aor.,  rare  et  tardif,  inf.  XOuâvai  ptc.  Xûmîvavia)  'souiller; 
ruiner;  maltraiter'  :  lat.  lutuin  {^slatom  ou  ^lutom)  'boue,  bour- 
bier' polluô  'souiller'  lustrum  'bourbier',  v.  irl.  loth  'palus, 
coenum'  gall.  Uudedic  'boueux'  gaul.  Lufeia  Ltitetia  m.  irl. 
conluan  'stercus  caninum',  lit.  Jufi/nasJtifynè  'marais,  fondrière'. 
Vanicek  Lat.  Spr.-'  253.  Osthoff  MU.  IV  89.  Fick  II'  250. 
L-e.*is)leu-  semble  un  élargiss.  de*sal-,  comme  *(.s')/e/-  en  est 
un  autre,  voy.  s.  v.  Xei)aâ2;  cf.  Walde^  s.  v.  lutum.  —  Le  rap- 
port avec  Xiii.lavere  lavare  (Curtius''  368  sq.  Osthoff  l.cit. 
Fick  1.  cit.,  'saleté'  valant  'ce  qu'on  enlève  par  le  lavage')  n'est 
pas  plausible.  —  Pour  gr.  îXùç  'boue'  voy.  s.  v.  p.  374. 

Xu|Liv6ç"  Tu^vôç  Hésych.  est  dissim.  de  *vu|uv6ç  <  *vut)iiô-ç  i.-e. 
*nogUnHJ  s;  cf.  Grammont  IF.  XXV  372  scj.  et  voy.  s.  v.  yuuvôç 
p.  158. 

XÛTTri  f.  'chagrin';  XOtteiv  'affliger';  XOttitpôç  'affligeant';  XûTTpôç 
'triste'  :  skr.  luvijxiti  'briser,  endommager,  piller',  lit.  h'ijyti 
V.  slav.  hq)ifi  'décortiquer',  got.  etc.  luf'tus  'air',  cités  s.  v.  Xéiriju 


—     592     — 

p.  569  sq.  I.-e.  Heu-p-  pourrait  être  un  élargiss.  de  "^'leu-,  cf. 
Heu-g-  *Ieu-(j-  attesté  ])ar  le  groupe  g-r.  XeuYaXéoç  lat.  lûgeô  ; 
Heup-  (cf.,  avec  une  autre  liquide,  lat.  ynimpô  'briser',  lit.  rû- 
pëti  'chagriner'  rùpestis  'souci')  Hep-  et  Heubh-  (lat.  liber  < 
'Hûbhro-s  'anhier  >  livre',  v.  slav.Zw&mw'fait  d'écorce  d'arbre') 
ont  pu  coexister  dès  le  début,  mais  Hup-  'décortiquer'  a  pu  se 
développer  dès  l'indo-eur.  de  *lp-{:  Hep-)  et  différer  de  Heup- 
'briser',  ï.-Q.Hep-  etHeubh-  restant  seuls  en  présence  (Walde^ 
425  sq.). 

(dor.  ou  éol.)  XoTTià*  éxaipa,  Ttôpvri  Hésych.  :  skr. Iiibdhd-  'avide, 
lascif,  libertin,  débauché',  ptc.  de  lûhhyati  'désirer',  cf.  lat. 
lubet  lîbet  'il  plaît  à'  lubido  Ubidô  'passion',  got.liuf.s  (Hiiiba-) 
'cher',  v.slav.  Ijuhii  'cher'  Ijubiti  'aimer',  i.-e.  Heubh-  'désirer, 
plaire'.  Hoffmann  BB.  21,  139. 

posthom.  \vpcL,  ion.  Xûpri  f.  'lyre'  (Hymn.  à  Herm.  423.  Pind. Eur. 
Etc.).  Pourrait  remonter  à  un  \.-e.*lû-  :  Hëu-,  élargi  en  Hëu-d- 
dans  \&,t.laus,  gén.laudis {H^ud-)  'louange',  vArLlUad  {Haudo-) 
'conversation,  discours'  lôid  {*ludi-s)  'chanson',  en  Hëu-t-  dans 
got.  Uupôn  ags.  léodian  v.  h.  a.  liudôn  'chanter'  v.  h.  a.  etc. 
liod  (Heupa-)  'chanson'  v.  norr.  (Walde^  419.  434.  Petersson 
IF.  XXIV  267  n.)  Judr  'trompette'.  Bezzenberger  chez  Fick'* 
IP  237. 

att.  XuaixeXriç  '*qui  acquitte  la  dépense  faite  >  avantageux, 
utile;  qui  vaut  son  prix,  qui  est  à  bon  marché'  <  Xûuu  +  léXoç. 

hom.  etc.  XvOOa,  att.  Xùttcx  f.  'rage';  Xvaoâv  att.  Xuttûv  'être 
enragé  ;  être  en  fureur  contre'  (aussi  Xucrcraiveiv  Soph.  Ant.  633)  ; 
Xucrcrdç,  -àboç  f.  'furieuse'.  Lagercrantz  Zur  gr.  Lautgesch. 
88  sq.  (bibl.)  admet  un  gr.  connu.  *XuKia  et  rappelle  XeuKaîç 
cppaaiv  (Pind.  P.  IV  194),  XeuKai  qppéveç'  |uaiv6)Li£vai  Hésych., 
XuKeîov  qpopepôv  H.,  |Liop)ao-XuKeîov'épouvantair,  puis  àXûcraeiV 
Tpe'iiieiv  H.,  cf.  hom.  àXûuu  éol.  dtXuiuj  EM.  (*dXuaiuj)  'être  hors  de 
soi',  skr.  rôsati  rûsyati  'être  de  mauvaise  humeur'  rôsa-h  'colère' 
(cf.  s.  V.  p.  47),  i.-e.  %a)leu-q-  *{a)leu-s-\  l'ancienne  hj'pothèse 
d'un  gr.  comm.  *XuTia  (Hoffmann  Gr.  D.  I  331.  Berneker  IF. 
X  153.  Etc.)  tombe  dès  lors,  mais  v.  slav.  Ijutû  'cruel,  violent, 
sauvage,  etc.'  lit.  lufis  'tempête'  hitimjas  'tempétueux'  demeu- 
rent selon  moi  parents  du  mot  grec  en  tant  qu'issus  d'un  Heu-f-, 


—     693     — 

autre  élargiss.  de  i.-e.  '^leu-  'être  agité  (par  la  tempête,  par  la 
passion,  etc.)';  cf.  sans  doute  aussi  i.-e.  *Ieu-bJi-  'désirer'  s.  v. 
XuTTTa. 

Xéxvoç  m.  'lampe'.  Voy.  s.  v.  XeuKoç  jj.-ôTI. 

liom.  att.  Xuo),  hom.  ép.  Xuiu  'délier;  affranchir;  dissoudre;  ré- 
soudre'; dor.  Xûa  f.  'dissension'  (Pind.);  Xûcriç,  -eujç  f.  'libéra- 
tion; solution;  relâchement';  poét.  Xuirip,  -fipoç  m.  'libérateur; 
arbitre';  Xûxpov  'rançon'  :  skr.  lunàti  Junôti  'couper'  Javltram 
'faucille'  lavi-h  'faucille'  (:  v.  norr.  lé  gr.  Xaîov  m/sens,  voy. 
s.  V.  p. 551)  lûnali  'coupé'  {:  irl.  lûn  ou  luii  'mouton'.  Fick 
II*  258);  lat.  hio  -ère  'payer,  acquitter'  (différent  de  hiO  'laver', 
voy.  s.v.  Xoûo)')  re/wô 'resolvo'  solvô  'dissoudre,  désunir,  séparer, 
disjoindre'  (poét.  soluo  <  *.se-JuO,  ptc.  solntiis)  lues  '*disso- 
lution;  liquide  impur,  neige  fondue,  etc.',  got.fra-liiisan  v.h.a. 
/'(()'■ /iosa))  'perdre'  got.  fralusnan  'périr'  fraJusfs  v.  h.a./brhisf 
'perte'  got.  la/is'Kevàç,  vide,  vain'  v.  norr.  lau.ss  'lâche,  relâché, 
libre'  v.  h.  a.  las  'libre,  dégagé,  dépouillé,  pétulant'  ags.  léas 
'dénué  de,  etc.'  got.  lausjan  v.h.a.  lôsjan  lôsôn  'affranchir, 
sauver'  (élargiss.  par  -s-  dans  les  mots  germ.)  got.  lun  i-Ci-  ou 
-?/-?)  'XÛTpov'  ags.  dlynnan  'affranchir'  (^Curtius^  368.  Fick 
I*  121.  538.  111*370),  puis  prol).  v.  norr.  /?a 'lassitude  (de 
l'âge,  du  travail)' ///m  'battre,  frapper,  léser,  lasser' ptc.  lûinn 
'brisé,  lassé'  (cf.  hom.  Xûto  Yoévaia,  -fuîa  XeXuvto)  <  germ. 
Hû'ian  (Osthoff  MU.  IV  32)  et  v.  slav.  lata  'banc'  russ.  hica 
'planche,  banc,  prim.  bloc  de  bois  taillé'  ^  Uhlenl)eck  KZ.  39, 
259);  i.-e.  */ëu-  :*Lm-  :Hii-  'couper,  détacher,  délier,  etc.' ^). 
Voy.  aussi  s.  v.  hom.  Xâaç  p.  546  sq. 


1)  Skr  biHiiti  ;i  été  cité  à  propos  de  ép.  à\\jjr\  f.  att.  (Ï\ili<;  f. 
'aire';  Solmsen  Unters.  104  sqq.  rejette  cette  étyrn.;  il  pense  <iue  le 
sens  premier  do  dXujç  dXiuri  (i  souscrit  par  rapprochement  étym.  avec 
dXojâv.  Solmsen  p.  108)  ne  fut  pas  'aire',  mais  'terrain  fertile,  cul- 
tivé', cf.  liort.  aXiuç  ace.  pi.  'champs  cultivés'  cypr.  dXoua"  Kfinoi 
Hésych.  dXFov,  jçén.  ciXFuu  'terre  de  culture'  et  la  plupart  des  passages 
d'Homère;  le  sens  restreint  d'aire'  (E  45>9.  N  588.  Y  406,  j.  ion.  et 
att.)  fut  favorisé  par  un  rapprochement  aisé  avec  àXoàv,  dénom. 
d'un  *(iXoa  d'étym.  inconnue,  verbe  qui  a  sig'nifié  tout  d'abord  'battre' 
(cf. TTarpaXoids  laiiTpaXoidç),  d'où,  chez  les  laboureurs,  'battre  en  grange'; 

38 


-      594     — 

boni. etc.  \uu ^n  f.  'outrage'';  Xuupâv  -âa9ai  'outrager,  endommager'; 
Xuupeûuu  'outrager'  \\}  16.  26;  etc.  Selon  Trautmann  chez  Walde- 
s.  V.  Jahor,  cf.  lit.  lahà  'tâche  journalière,  journée'  lett.  lûhf 
Vaquer  dans  la  maison  aux  petits  travaux  féminins'  (i.-e.*Zô6-)> 
lat.  /«&or 'peine,  fardeau,  tourment,  effort  >  travail'  (i.-e.*Z9&-). 
—  Lat.  Jâhês  'tache'  (Curtius^  369)  est  à  écarter,  cf.  Walde^ 
s.  V.  —  ^Xu-.lajjatè  'avoir  honte'  lajjâ  'honte'  (Fick  BB.  7,  270. 
Wb.  I''  540.  Prellvvitz-  276,  dans  Ihypothèse  erronée  d'un 
Xuûpri  <  Hôzguâ  :  ^lazgUé-)  est  inexpliqué.  —  Irl.  lohaim  'pu- 
tresco'  V.  irl.  lohar  lobur  (<  celt.  Hoh-ro-)  'faible'  lobre  'infir- 
mitas'  gall.  Uwfr  'souffreteux'  m.  bret.  loffr  bret.  mod.  lovr 
'ladre,  lépreux'  (Pedersen  K.  Spr.  I  ll6sq.)  est  critiqué  par 
Walde^  1.  cit.  et  rattaché  par  Ceci  Rendic.  d.  R.  Ace.  d.  Linc. 
1894,  p. 402  à  la  famille  de  lat.  /r^^Hc^^cs'glissant',  cf.Walde  ^  s.  v. 

XtufiT  auvaTaiYn  aiTOu  Hésych. ;  dor.  éXub-fri"  eXeY€v  H.  Alter- 
nance uj  :  e,  voy.  s.  v.  Xé-fuJ.  Schulze  Qu.  ep.  507.  Buck  Am. 
J.  of  Ph.  17,  462  sq.  M.  van  Blankenstein  Unters.  36. 112. 113. 

hom.  etc.  compar.  Xuuïouv,  att.  Xiijuuv,  boni.  XuuÏTepov  'meilleur', 
sup.  XuùïaTOç,  att.  Xlùcttgç  'excellent';  le  positif  Xujïoç  'bon, 
avantageux'  est  attesté  par  Théoer.  XXVI  32,  Théognis,  Héro- 
dien  ;  c'est  le  ntr.  Xuûïov,  senti  comme  compar.,  qui  a  servi  de 
base  aux  deux  degrés.  L'ancien  rapport  (Passow)  avec  ion. 
Xfiiaa  n.  'TÔX|ua,  àvbpeîa'  est  confirmé  par  Giintert  IF.  XXMI 
69  sq*}.  (  bibl  )  en  tant  que  *FXujïoç  (cf.  lôjç,  luuïoç  :  l\]v)  présente 
le  degré  fléchi  de  *FXri-  (  :  v.  slav.  veléti  'ordonner';  voy.  s.  v. 
dor.  Xfjv  p.  577),  cf.  skr.  ràrah  'le  préférable'  vâratn  'mieux', 
gall.  corn.  bret.  giiell  'désirable,  préférable,  meilleur'  (<  celt. 
'■■uel/o-  K'^uelno-),  i.-e.^ijel-  'vouloir'.  —  La  parenté,  supposée 
par  Curtius^  363,  Osthoff  Perf.  447  n.  1  (bibl.),  Fick  1'  54(i, 
Pedersen  K.  .Spr.  I  54,  etc.  de  *XuuFiul)v  '*plus  lucratif  avec 
gr.  otTTO-Xauuu  'jouir  de'  Xiiïàç  'prisonnier  de  guerre'  att.  Xeiâ 
dor.  Xaïd  f.  'butin',  i.-e.  '^Idu-  'gagner,  jouir  de',  est  à  écarter. 
—  L'hypothèse  dun  gr.  comm.  *0Xuj-Fo-  (<  i.-e.*A.7-M0-.  Brug- 
mann  Total.  45  bibl.  Grdr.  F  477)  :  arm.  laïc  'meilleur'  (en 
tant  que  '^sldw-,  i.-e.  *s/u-',  doute  de  Htibschmann  Arm.  Gr. 

ci\a)(;  serait  parent   de  ë\oç  n.    dépression  humide  et  fertile',    ce  qui 
me  semble  tort  risqué,  voy.  s.  v.  ë\oç  p.  246. 


—     595     — 

I  451),  alb.  ('jale  'vivant,  courageux,  puissant,  gras'  (*s(iIuo-), 
Isit.sa/îios  sah'o.s  'sauf  omhr.saluuoni,  v.irl..sV^//?  'sain'  (*sl-no-, 
cf.  lat.  Salliistins  <i*sah}o-s)  n'est  pas  moins  douteuse;  cf. 
Solmsen  KZ.  37,  l.ôsq.  et  voy.  s.  v.  att.  oXoç  ion.  oùXoç. 

\â)|ua, -axoç  n.  'frange  ou  bordure  d'un  vêtement'  (Spt.y:  dim. 
\uj|uàTiov  (Ath.);  àcrùXXuuTOç  '(épaule)  qui  n'est  pas  recouverte 
par  le  chiton'  (Callim.i;  eùXuuaTor  eùucpeîç  liésych.  R.  Xuu 
'tisser',  sans  corresp.  connu.  —  Le  rapport  cherché  par  Da- 
nielsson  IF.  IV  158sqq.  avec  lat.  lodix  -icis  'couverture  tissée' 
(emprunt  prob.  septentrional)  n'est  pas  probant;  cf.  Walde  ^  s.  v. 

XtÛTni  f.  'manteau  en  ])eau'  (Hom.Tliéocr.  Ap.Rli.),  aussi  XOùttoç, 
-ouç  n.;  dim.  XuuTTiov;  Xuûvjj"  xXaiaùç  llésycii.  Contient  le  degré 
long  fléchi  do  i.-e.  *lep-  dans  Xentu,  voy.  s.v.  p.  569  sq.  —  L'hy- 
pothèse d'un  \.-e.'''l()iqia  (Prellwitz-  276)  est  superflue.  —  De 
là  XuuTTi^uj  'dépouiller'  Hésych.  Suid.  (àîro-,  nepi-,  ék-),  Xuutto- 
-bÙTnç  m.  cbûouai)  '*qni  revOt  les  habits  (d'autrui),  détrous- 
seur; pillard'. 

XojTÔç  m.  'lotus  grt'c,  Trifoliiim  melilotus  ou  Lotus  corniculatus 
L.  (Hom.);  lotus  de  ('yrénaï((uc  ou  jujubier,  Channius  lotus  ou 
Zizyphus  lotus  L.,  d'où  jujube  (i  91);  lotus  d'Egypte  (Hrdt. 
Ath.  )  ;  lotus  du  nord  de  l'AtViciue,  Celtis  australis  L.  Théophr.;, 
flûte  en  bois  de  ce  lotus  (Eur.)';  XuuieOvTa  ptc.  pi.  n.  M  'JS4 
mss.  'fleuris  de  lotus';  adj.  XuOtivoç.  Emprunt  sém.,  cf.  hébr. 
Jôf,  selon  Muss-Arnolt  Sem.  words  12<>  rem.  30  et  Lewy 
Fremdw.  46. 

hom.  etc.  Xtuqpdv'se  reposer;  se  relâcher,  cesser  (maladie  i;  trans. 
soulager,  libérer';  Xuùcpap'  XuO(pri|Li«  Hésych.  Cf.  èXaqppôç*)  'lé- 
ger, leste,  agile',  lat.  Irvis  'léger'  levo  'alléger'  (Wharton  Etym. 
gr.  82.  M.  van  Hlankcnstein  Unters.  37  ;  pour  des  rapports  ana- 
logues au  point  de  vue  sémantique  voy.  Osthoff  MU.  VI  .'îsqq.). 
—  Le  rapport  avec  v.  h.  a.  /abon  'ranimer,  récréer,  rafraîchir' 
Idha  'récréation,  rafraîchissement'  (He/./eubcrger  BH.  5,  31S) 
est  moins  probal)le.  —  V.  slav.  shibifi  'rendre  mou'  s/ahèfi 
'negligere'  (Frohde  HB.  23,  330)  est  à  écarter. 

1)  En  tant  (|\u'  <;  i.-e.*(r)l'>gi'h-r<'i-s  vt  non  *{e)l^^gl'Il•l•6-s:  voy. 
s.  V.  et  Add. 


596    — 


M. 

ion.  att.  pi  a  particule  affirmative  (où  luà  yàp  'ATrôXXuuva  A  86,  vai 
)uà  TÔbe  (TKTÎTTTpov  A  234j  :  thess.  |uâ  ^mais,  bé'  =  skr.  sma  par- 
ticule emphatique  :  hom.  etc.  |uév  :  ion.  att.  |ur|v  lesb.  dor.  fxâv 
'il  est  vrai,  pourtant'  {r\  jniîv,  Km  |ur|v,  où  |ur|v,  xi  luriv;)  hom.  |udv 
m/sens  (fj  |udv,  où  ladv,  dpYei  piàv)-,  )nriv  dor.  )udv  serait  élargi  de 
*^d  =  skr.  sDiâ,  forme  accessoire  de  srna,  cf.  Kèv  :  Ke,  vùv  :  vu. 
Brugmann  Gr.Gr.  ^  §  609.  KVG.  §  85.5. 

dor.  \xô.  '|u^T€p,  voc'  (Esch.)  dans  fid  yd  V)  terre  notre  mère'  est 
un  hypocoristique  de  dor.  ludTiip,  ou  mieux  un  mot  enfantin, 
cf.  syrae.  ud  'TraTrip'  EM.  (corr.  Valkenarius,  cf.  Kaibel  Com. 
gr.  fragm.  1, 1,  p. 201  §  35).  De  là  ion.  att.  jnaîa  f.  ""mère;  nour- 
rice; sage-femme',  dor.  'grand'mère'  fDelbriick  Verwandt- 
schaftsnamen  73);  voy.  s.  v.  )nd|U)ur|. 

lud^cbiç,  -iboç  et  -loç  f.  (m.)  instrument  à  cordes  et  à  chevalet, 
d'origine  lydienne  (Alcm);  voy.Saglio  III,  2,1449sq.  <  nayaç, 
-dboç  f.  'chevalet  de  lyre',  mot  vrais,  asianique.  —  Étym.  sém. 
chez  Lewy  Fremdw.  162  sq. 

ludYTCcvov  'sortilège;  chape  d'une  poulie  mouflée;  mangoneau'; 
att.  juaYïaveùuu  'user  de  philtres;  fig.  imaginer  des  ruses'  :  m. 
irl.  7neng  'tromperie,  dextérité,  ruse'  mengach  'traître,  perfide' 
(Fick  II*  210),  V.  pruss.  manga  'courtisane'  (Berneker  Prenss. 
Spr.  306),  skr.  manjû-h  manjuld-h  'beau,  aimable,  charmant' 
(Uhlenbeck  Ai.  Spr.  210);  lat.  niangô  'marchand  qui  emploie 
des  moyens  artificiels  pour  parer  ses  marchandises;  marchand 
d'esclaves'  est  un  emprunt  grec;  i.-e.*mawgr- 'rendre  plus  beau, 
parer,  embellir  d'une  manière  charlatanesque',  mais  le  sens  le 
plus  ancien  paraît  avoir  été  'pétrir',  ^niang-  étant  une  forme 
nasalisée  de  *7nag-,  germ.^mak-  dans  v.h.a.ma/f/iôw'faire'etc, 
groupe  où  le  sens  premier  est  'pétrir,  former  d'argile' (voy.  s.  vv. 
lud^eipoç  jaaxeùç  luaYiç,  puis  ludaauu),  cf.  Prellwitz-  277.  Walde  ^ 
365.  2451;  Meringer  IF.  XIX  436  sq.  XXI  282  tire  du  sens 
de  'chape  d'une  poulie'  donné  à  gr.  ludYïavov  et  du  sens  de 
'*bois  cylindrique'commun  aux  emprunts  \sLt.manganum  m.  h. a. 
■mange  'baliste'  et  [cf.  ail.  mod.  niange{l)]  'calandre'  la  conclu- 


—     597     — 

sion  que  i.-e.  *man(j-  a  si^niifié  spéc.  'rendre  le  linge  doux, 
souple  et  beau  au  moyen  d'une  calandre'. 

posthom.  iLictYeipoç,  dor.  laafipoç  (voy.  van  Herwerden  Lex. 
suppl.-  s.  v.j  m.  'cuisinier',  propr.  'qui  pétrit,  qui  prépare  le 
manger';  \Jiaf\c,  -iboç  f.  'pâte  pétrie,  pain  (IIpc):  —  uâKxpa, 
huche,  pétrin  (Épich.  fr.  118  K.;  >  lat.  tiiayis  h:  dial.  et  wall. 
maieY^  )Lia-feùç,  -ëuuç  m. 'boulanger' Poil.  Hésycli.  :  v.  irl.  maistre 
{*niagstrià)  'baratte'  m.  irl.  niaistir  'battre  le  beurre'  (Stokes 
BB.  25,  256)  bret.  meza  'pétrir'  gall.  nuiedd  'lutter,  mélanger 
par  des  chocs'  {^maged-,  Loth  Rev.  celt.  25,  40),  v.  slav,  ma- 
zati  'enduire'  mazl  'onguent'  maslo  'beurre,  huile,  onguent' 
(Schrader  KZ.  oO,  477),  arm.  niacanim  'je  me  colle'  (Meillet 
M.SL.  X  279),  puis  (selon  Meringer  IF.  XVII  146  sqq.  bibl.  ;  voy. 
s.  V.  MÛffavov  et  cf.  Torp  chez  Fick  III  '  303)  ags.  macian  'faire' 
gemacidti  'faire,  causer'  mnca  yenidca  'compagnon'  gemcvcra 
'compagnon,  -gne,  mari  ou  épouse'  v.sax.  tnakôu  gimdlxOn'fRire, 
ériger,  bâtir'  v.  h.  a.  mahhon  'componere,  juugere,  instituere' 
gamahlm  'conjux'  gainah  'commodura,  voluptas'  gimahho  'so- 
cius'  gaiinih  'aptus,  idoneus'  iinganiuh  'malus,  minus  idoneus' 
y.noxv.makara  compar.  'plus  convenable,  plus  commode',  i.-e. 
*tnag-  'frotter  en  pressant,  pétrir;  germ.  spéc.  faronner  en  ar- 
gile >  bâtir  >  faire'  ');  à  côté  de  quoi  i.-e.  ^wàf/- 'pétrir,  pres- 
ser' dans  lat.  maceria  'mur  en  tant  que  clôture  de  jardin,  de 
vignoble,  etc.'  (>  fr.  Mézières  Maizières  etc.;  cf.  pour  la  sé- 
manticiue  lat.  fingo  :  gr.  xeîxoç  toîxoç)  milccru  ârr  'pétrir, 
amollir,  détremper',  lett.  niâkf  'presser,  tourmenter'  tehé(|. 
mackatl  'presser'  bulg.  mackam  'je  pétris',  gr.  luàcrcra)  'pétrir' 
(en  tant  que  <  i.-e.  ^maq-w;  voy.  dautre  part  s.v.);  sur  tmit 
le  groupe  voy.  Walde-  s.v.  maceria  (^bibl.j. 

MÔYOi  m.  pi.  tribu  médique  (Hrdt.  I  101),  qui  formait  la  caste 
sacerdotale;  les  mages  étaient  en  possession  de  toute  science, 
interprètes  des  songes,  médecins,  nécromanciens,  etc..  d'oîiuâ- 
•foç  m.  'n)agicien,  sorcier';  uaYiKÔç  'de  magicien';  juafeûuj  'user 
de  moyens  magiques;  charmer  par  des  sortilèges';  uafeia  f. 

1)  Fr.  maroii  est  un  emprunt  jierni.,  cf.  pi.  machiones  Isid. 
Orig.  i;)  ch.  8,  désignant  l'ouvrier  «jui  pétrit  l'argile  pour  les  maisons 
en  torchis,  cf.  Meyer-Liibke  chez  Meringer  I.  cit. 


—     598     — 

'"religion  des  mages;  magie,  sorcellerie'.  Emprunt  iranien,  cf. 
V.  pers.  magné  "mage'  (zd  moyu-fbis-  'qui  veut  du  mal  aux 
mages')  pers.  mod.  muy  môy  'mage,  adorateur  du  feu'  (Pictet 
KZ.  5,  41.  Vanicek  Fremdw.  ?A.  Horn  Npers.  Et.  §  984.  Bar- 
tholomae  Airan.  Wb.  1111.  1176  bibl.);  l'origine  assyr.  du 
mot  iranien  est  contestée  ^). 

ILittYobapiç  (Théopbr.)-  ôttôç  criXcpiou  Hésych/graiue  (Tbéopbr.) 
ou  racine  (Diosc.)  du  silpbium'.  Mot  exotique,  prob.  cyrénéen. 
—  Essai  d'étym.  sém.  cbez  Lewy  Fremdw.  37. 

inabdv  "être  bumide,  couler;  tomber  (cheveux,  poils),  d'où  :  être 
cbauve';  fiabapôç  'flasque;  glabre,  lisse,  chauve'  (Hpc);  \xo.- 
botWer  TÎWei  Hésych.;  juabiZiui  'perdre  ses  cheveux'  (Hpc); 
liiâboç  n.  'qjiXuj9pov,  dépilatoire'  H.;  |uaZ;6ç  (laaabôç  Théocr.  III 
15)  m.  "sein'  (<  ^mdd~dô-s)]  juaaeôç  m.  GDI.  3246,  41.  47 
(  Akrai)  "*raamelle  >  mamelon,  colline'  (<  ^mdd~dJiô-s)\  laaaTÔç 
m.  'mamelle,  sein;  mamelon'  {<i*mdd-fô-s)  :  \?itmadeô  'être  hu- 
mide, dégoutter'  matins  'ivre'  (<  *mad[i]to-s)  inamma  'ma- 
melle' (*niadma.  Osthoff  MU.  V  69  sq.  bibl.),  skr.  (Curtius^ 
326  bibl.;  titddati  màdyati  manuUfi  màndati  'être  ivre,  sa- 
vourer qc.  à  longs  traits,  s'enivrer  de'  màda-h  'ivresse,  orgueil, 
joie'  =  zd  7//af^rt- 'inspiration  due  à  l'ivresse,  boisson  enivrante' 
skr.w.e<?a/«n.'graisse'(mé(Z-<*mec^~f^.  BrugmannGrdr.  1-624) 
médyati  'devenir  gras'  mêdana-m  'engraissement'  mëdurd-h 
mèdya-h  'gras,  épais'  zd  azdya-  'gras'  {a-  <  m-.  Bartholomae 
Airan.  Wb.  229),  arm.  fScheftelowitz  BB.  29,  28;  voy.  aussi 
p.  30)  7y/«^«^ 'jeune,  frais,  tendre',  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  259) 
w^r^?^  "j'engraisse,  trans.' (*//mc?«|o)  maim'gra.s'  wdrne 'graisse', 
irl.  mat  f.  "porc'  (<  i.-e.  *môd~d{Jt)a.  Fick  11^  203)  maistir 
"urine'  (^madstn-  *mad-tri .  Stokes  BB.  25, 256)  v.irl.  in-made 
"vainement,  sans  succès'  madach  "vain'  v.bret.  in-madau  'pes- 
sum'  {'''mad-  'se  dissoudre,  se  liquéfier,  se  désagréger  comme 
un  aliment  bien  cuit',  selon  Thurneysen  IF.  XIV  132  sq.)  2), 


1)  juayujbôç  m.  'pantomime'  (Atli.)  ne  contient  pas  yià^oc.  (lexx.), 
mais  est  né  de  *|aaY[a6]-Lu6ôç  par  hyphérèse  syllabique,  cf.  Crusius 
Philol.  53  (1894).  p.  543. 

2)  V.  irl.  7)iaisse  en  tant  que  'mets'  n'existe  pas.  cf.  Thurn- 
eysen 1.  cit. 


—     .-.99     — 

got.  ^Kluge^  305.  32r3.  Toip  clie/  Fick  111^  305.  318.  Falk- 
Torp  EW.  688)  mats  (<  geim.  coruni.  *mati-z)  v. non*,  nmtr 
ags.  mefe  v.  h.a.  maz  (cf.  v.li.a.  mezzi-rahs  \<  -saJts]  ""couteau 
(le  cuisine'  >  ail.  nuisser  ''couteau'j  'mets'  ags.  mus  (<  genn. 
c<)mm.*tiiôsa-,  i.-e.*mrtr/-.s-o-) 'bouillie,  nourriture'  v.h.a.  n/uos 
'manger,  repas'  v.b.a.  (Sclirader  KZ.  30,  476)  mast  (=gr.  ^a- 
lôç)  'engraissement,  glandée,  pâture'  ags.  n/œst  'faîne',  puis 
gr.  bom.  iLtribea  ('cpuuTÔç)  pi.  n.  'parties  génitales'  piélea  (Hsd. 
Trav.  512)  piébea  fArcliil.  fr.  138  Bgk)  pi.  n.  m/sens  iLieaiôç 
{*med-té-s)  'plein,  rempli,  rassasié',  v.irl.  (Fick  II*  215.  Henry 
Bret.  201)  mess  gall.  mes  'fruit'  bret.  méz  'gland'  (<  celt. 
■■iiK'SSU-,  i.-e.  *tned'tu-)  et  (?)  skr.  vtedha-h  'jus  de  viande, 
bouillon  gras,  boisson  fortifiante'  (<  *med=dho-s);  i.-e.  *iiied- 
{*niad-)  :  *iiiàd-,  alternant  avec  *m<'d-  fcf.  Rrugmann  Grdr.  I- 
486.  624.  658),  peut-être  à  réunir  sous  un  i.-e.  '"^medd-  :  *'m(ïd- 
'dégoutter,  T'tre  gonflé  de  suc  ou  de  graisse'  (Walde^  453  sq., 
avec  la  bibl.  des  essais  incertains  ou  infructueux). 

I^idbpua  pi.  n.  'prunelles,  crèques'  (Séleuc.  cbez  Atli.  II  50a). 
.Mot  asianiquc  ou  niéditerr.  (?);  le  rapprocbement  avec  v.slav. 
modrû  'bleu'  (Scbrader  RL.  629  avec?)  est  en  l'air. 

|Li  à Z; a  (v.  att.  selon  les  gramm. )  ou  \xàla  (mss.)  raég.  laâbba  Ar. 
Acb.  732  (c.-à-d.  mâdda)  f.  'pâte  de  farine  d'orge,  galette'^); 
ua^iov  dim.;  lidlivoç  'fait  de  \xo.la.''  Ilésycb.;  \xoI.à\  'pétrir  des 
galettes'  H.  \xùLa  peut  être  né  de  *(LiaY-ia,  cf.  (iLxdacruj),  aor. 
pass.  jUttYrivai  'pétrir',  laétYCipoç  et  son  groupe;  1  -à-  de  [xàla. 
s'expliquerait  par  une  forme  nasalisée  *|LiafY-ia,  cf.  Ostboff 
Perf.  46*.).  Perssou  W/.er\v.  11  n.  1.^)  —  Assmann  Pbilol.  67, 
p.  199  tient  le  mot  pour  un  emprunt  séni, 

uaZôç  m.  'sein'.   Voy.  s.  v.  |uabâv. 

dor.  éol.  |uà6a  f.,  ion.  jnâGoç,  -€oç  n.,  ion.  att.  )uâ9ricriç.  -eujç  f.  'ac- 
tion, désir  d'apprendre;  instruction';   |udt6iiua,  -aïoç  n.  'étude, 


1)  Sur  le  sens  du  mot  voy.  Willeins  Bull.  Aead.  Beig-,  Cl.  d. 
L.  1903,  nos  9-10,  p.  21  sqq.  du  tiré  à  part. 

2)  Le  fait  que  Yi  évolue  en  Z  n'entraîne  pas  pour  latt.,  malgré 
Lagercrautz  Z.  gr.  Lautgesch.  40  sq.,  l'ail,  compens.  de  la  syll.  au- 
técédonte;  compar.  laeicmv  est  un  produit  de  l'analogie,  voy.  s.  v.  MéYaç. 


—     600     — 

science;  pi.  mathématiques';  )Lia9iiTriç,  -oO  m.  'disciple'.  Voy. 
s.  V.  )uav6àvaj. 

)iiâ9uiar  yvàGoi  Hésych.  Voy.  s.  v.  \xaoâoQai. 

ion.  att.  fiaîa  f.  'mère;  dor.  grand'mère;  nourrice;  accoucheuse': 
laaievjuj  |naiôuj  -uù  'délivrer  une  femme  en  couches;  pass.  être 
délivrée-,  moy.  faire  office  de  sage-femme'.  Voy.  s.  v.  )aâ  p. 596. 

)aaî|uaH"  xapaxujbriç  Hésych.;  att.  luaijutxKTriç,  -ou  m.  Tinipétueux, 
le  violent',  épith.  de  Zeus,  par  opposition  à  jueiXixioç  (Preller- 
Robert  Gr.  Myth.  P  129  sqq.);  de  là  juaiiaaKTripiûjv,  -ujvoç  m. 
5^  mois  athénien;  |uai|Lià(JO"uj  'être  agité  violemment'  (Anth.); 
)iiai-  est  un  red.  intensif,  cf.  hom.  |Liai-)Liâv;  la  R.  est  obscure; 
hom.  à|uai)udKeT0ç,  dont  le  sens,  en  fait,  est  imprécis,  est  prob. 
parent  et  interdit  un  rapprochement  avec  |uâxo)nai^);  un  rap- 
port avec  lifiKOç  laaKpôç  (Prellwitz^  30.  277)  se  comprend  mal. 

hom.  )uai|Liâv  (-juai|udei  Y  490,  luaiiaujujai  N  75,  |uai|uu}ujv  0  742, 
aor.  ^ax}Àr]ae  E  670,  etc.)  'être  violemment  excité,  être  plein 
d'ardeur  guerrière,  s'agiter  impétueusement,  désirer  fortement'. 
'''(ixai-)\iâ-m  :  *(]uai-)|uâ-iuj,  cf.  éol.  |uaio)Liai  <  *)uâio|uai.  Schulze 
Qu.  ep.  366. 

)Li  a  1 V  r|  (Anth.  >  lat.  maena),  luaiviç,  -iboç  f.  (Aristoph.  Arstt.) 
'esprot',  petit  poisson  de  mer  :  slav.  comm.  *tiiim  'lotte,  Ga- 
dus  Iota'  lit.  nieïikè  lett.  men?:a  'dorsch,  Gadus  callarias  et  G. 
morrhua'.  Solmsen  KZ.  37,  584  sqq.  Beitr.  I  122  n.  2. 

hom.  posthom.  moy.  |uaîvo)iiai,  aor.  fc)urivd|uriv  i\xô.\r\v,  pf.  |ué- 
)x\\va  -)  'être  furieux',  tardif  prés.  act.  luaîvuu  (èK-)aaivuu  Eur. 
Aristoph.  Hpc),  aor.  l\xr\va  'rendre  fou,  rendre  furieux':  hom. 
tragg.  Pind.  laaivàç,  -dboç  f.  'agitée  de  transports  furieux;  — 
qui  inspire';  laaivôXriç  m.  -iç  f.  'furieux';  laaviâ,  ion.  -x\  f.  'folie, 
démence'.  |uaivo|nai  <  i.-e.  *m))i-é-  :  v.slav.  inhijq  2.sg.mtnisi 
inf.  mînèti  'penser',  miné  'il  pensa'  lit.  miné  {—  è|uàvii)  'il  pro- 
jetait', Hkr.  mdni/atè  'penser',  got.mnnaip  'il  songe  à,  il  veut', 
v.irl.  domuiniur  'je  pense,  je  crois'  etc.,  R.  men  'penser,  avoir 


1)  L'étym.  indiquée  p.  48  est  à  rejeter;  le  -x-  de  att.  6éxo,uai 
est  .secondaire.  Selon  Vanicek  Gr.-lat.  etyni.  Wb.  671  sq.  n.  30  *a- 
-^aiiuàKCTOç  =  'd'une  nature  impétueuse'. 

2)  Gr.  comm.  *)Lié|uâva  créé  sur  luaviîvai  |ua{vo,uai  d'après  le  rap- 
port de  TéTr|Ka  à  TaKfjvai.     Brugnianu  KVG.  §  216. 


—     601     — 

l'esprit  ag-ité'  {'''ntnnè'  i)-  'itenser'  à  côté  de  ^nnià-  dans  dor. 
Mé-Mvct-Tai  etc.).  Briigmaim  Grdr.  IP  10(51.  P  26o.  398.  KVG. 
§  190.  653.  690.  Meillet  de  I.-e.  rad.  *nien-  11.  16sqq.  23. 
Voy.  s.  V.  i^évoç.  —  Contre  cet  avis,  .1.  Scliniidt  KZ.  37,  45 
dérive  |aaivo|uai  en  tant  qne  '■'iji.t-nio-  de  R.  ii/ë{i)  'î'tre  excité 
mentalement',  cf.  boni.  )aai)aâv,  got.  mops  "colère',  etc.;  1  iden- 
tité de  laaiv-  et  de  v.  ^]a.v.  tuinja,  de  3.sg.  i\iâvr\  et  de  Vit.  iNiné 
serait  fortnite,  et  la  sémantique  n'admettrait  pas  que  le  sens 
P*"  de  'penser'  (skr.  irl.  got.  letto-sl.)  évoluât  en  'être  dément'  (?  i. 

hom.  (éol.)  )Liaio)aai  (<  i.-c.  *md-.s-io-),  fut.  ludcJcreTai  I  394,  aor. 
|ià(T(yar  IriTficTai  lïésycli.  'rechercher,  chercher  avec  ardeur': 
hom.  émiuaioiuai  'toucher,  frapper  du  fouet  E  748:  saisir',  erri- 
^aatoç  u  377  'rompu,  roué,  subtil';  hom.  àTTpoTi)Lia(JTOç  T  263 
'non  touché,  non  outragé';  aor.  impér.  2.  pi.  àuqpiiuâo'aaBe  ul52 
'essuyer';  cf.  l'intensif  hom.  jaai^ûv,  imJùaGai  'chercher',  uuùXoç 
m.  'effort',  got.  môps  (gén.  môdis)  'courage,  colère'  v.  norr. 
môâr  'colère'  v.h.a.  miiot  'courage,  c<cur'  got.  af'-mauips  (inf. 
af'-mujdn)  'fatigué',  prob.  lat.  mus  (gén.  iitOris)  'volonté  d'un 
homme,  désir,  caprice;  usage,  coutume,  genre  de  vie,  nniurs': 
\.-e.*mâ-  (degré  fléchi  *mô-,  degré  réduit  *W5-;  ou  */y/ô-  comme 
degré  normal  V  mais  voy.  s.  v.  lafiviç)  'faire  effort,  être  énergi- 
que'. Cf.  Fick  I'  .507.  Prellwitz  BB.  26,  315 sqq.  (avec  d'autres 
rapports  non  convaincants).  Wb.- 278.  Walde-496').  Lélar- 
giss.  *ma-.s-  aussi  dans  |ud(JTi5  f.  'fouet'  \xaaTr\ç)  'qui  cherche' 
MacTTeÛLu  'chercher'  inacrTpoTTÔç  m.  'entremetteur'.  Voy.  s.  v. 
luaTeûiu. 

laaîpa,  ion.  iLiaipn  f.  'la  canicule  (Anth.  Nonn.);  chienne  (eu  par- 
lant d'Hécube.  Lycojjhr.)'  :  luapiaaipuj  'briller'  juapfidpeoç  'bril- 
lant'. 

liàKap  n.  'félicité',  dOii  un  adj.  niasc.  hom.  etc.  uÙKap  luÛKapç 
(Alcm.)  'bienheureux',  sur  (pioi  l'on  fit  un  fém.  laâKaipa  (Brug- 

1)  I.-e.*7«ê-  ne  reposerait  que  sur  v.  slav.  sri-mi'jq  'j'ose'  sûttiHu 
'téméraire';  or  Meillet  Ktudes  4o  suppose  un  *sftmjû  'audace' <  i.-e. 
*kom-  :  skr.  ràmafi  çanmltê  >>r.  KÛiaviu  Kouiâu  etc.  —  Lit.  inozôti 
'agiter  avec  un  éventoir'  (Prellwitz)  doit  être  lu  mosi'tti\  lit.  7/irt- 
stëgiiti  'brandiller'  et  si's  variantes  sont  étrangers  au  groupe,  cf. 
Leskien  IF.  XIX  209;  v.  slav.  mazati  'oindre'  rnaslo  {*maz-slo)  'huile' 
sont  parents  de  uaYCÙç  etc.  selon  Schrader  KZ.  30.  477. 


-     (302     - 

inann  Gr.Gr.^  415.  IF.  XVIII  434 sq.  Grdi-.  11-^  1,  193j,  o'i  ^à- 
Kttpeç  'les  dieux';  boni.  etc.  |uaKapiZ;uj  ""estimer  heureux';  i^aKa- 
piâ  f.  "bonheur,  félicité';  luaKÔpioç 'heureux ;  bienheureux  (en 
parlant  d'un  défunt);  opulent':  jaaKapÎTrjç  (Esch.  Etc.)'  ô  xe- 
Oveûjç.  ô  luaKàpioç.  ô  veKpôç  Hésych.  —  Curtius^  161,  rappro- 
chant juâKâp  adj.  de  luaKpoç  'long',  suppose  que  )uàKâp  eut  le 
sens  premier  de 'riche',  cf.  àvbpôç  luaKapoç  kqt'  dpoupav  A  68; 
ILiaKap  subst.  ntr.  serait  dès  lors  '*richesse';  —  Fick  I'*  lUl.  279. 
508  et  Prellwitz  -  278  laissent  supposer  que  ladKâp  fut  tout 
d'abord  'grand,  élevé'  ou  'puissant',  d'où  |uàKap  subst.  '*gran- 
deur'  ou  '*puissance',  toutes  hypothèses  indémontrables.  — 
Lat.  mactn.s  doit  être  écarté;  voy.  s.  v.  |uéYaç- 

boni.  fittKebvôç  'long,  svelte,  élevé  (peuplier  x]  106,  sapin  Nie.)', 
cf.  TÔ  MaKebvôv  è'Gvoç  '*la  race  de  haute  stature'  (Hrdt.  I  56. 
VIII  43),  MaKÉiai  pi.,  MaK€Tiâ,  MaKebéveç  pi.,  MaKeboviâ  (p. 
ex.  Hatzidakis  IF.  XI  316);  posthom.^nKebavéç  (Anth.)  m/sens; 
luaKÊCTTrip  (-xfip  |u06oç  Esch.  Pcrs.  698)  'prolixe'  :  fiaKpoç  'long' 
lufiKoç  n.  'longueur';  sur -bv6-ç  voy.  Brugmann  Grdr.  IP,  1, 258. 
Solmsen  Beitr.  I  46.  257.  —  Hypothèse  non  convaincante  (:  got. 
magaps  'rrapOévoç')  chez  Charpentier  KZ.  40,  446. 

(lac.  ion.)  laaKéXa'  cppàYMaia,  bpûqpaKTOi  Hésych.,  luàKeXoç"  bpu- 
qpaKTOç  H.,  ladKeXXov  'marché  à  la  viande  NT.:  marché',  avec 
]a.t.  iDacelhiii/  'marché  aux  vivres'  et  MuKeXXa  nom  de  ville  si- 
cil.,  sont  des  emprunts  sém.,  cf.  hébr.  yniJcIâ  'claie,  clôture,  en- 
clos'; laaKeXXuuTà"  Ta  aùià  H.  =  pi.  'miklaôt\  bibl.  chez  Lewy 
Fremdw.  lllsqq.  —  Le  rapport  traditionnel  avec  Vài.maceria 
'mur  de  clôture'  est  à  rejeter. 

hom.  etc.  laaKeXXa  etjuaKéXr)  f.  'pioche,  boyau'.  Etym.  obscure. 
—  Le  rapport  entre  )ua-K-éXri  |Lid-K-eXXa  et  lat.  ma-t-eola  'instru- 
ment pour  enfoncer  qc.  en  terre' (Plin.),  v.  slav.  mo^«/A'rt 'pioche' 
(Persson  Wzerw.  34)  est  pure  conjecture.  —  Un  gr.  comm. 
*(T|i>ia-KeXXa,  où  *a)iia-  vaudrait  'un',  par  opi)Osition  à  bi-KeXXa 
(voy.  p.  189)  'boyau  à  deux  pointes'  (Prellwitz^  116)  séduirait 
pour  le  sens,  mais  i.-e.  *sem-  'un'  ne  ])eut  en  aucun  cas  fournir 
*cr)Lia-,  car  laiDvuH  invoqué  est  issu  de  '^(5\x-  -\-  ôvuE.  —  L'avis  de 
Fick  BB.  3,  161  (|ua-  :  d)Lia  àjud-Kiç)  ne  se  défend  plus. 


—     (i03     — 

luuKKoâv  (Ar.  Cav.  395/  ''être  idiot,  napaqppoveîv,  TTpoaTTOieîaôai 
mi  ÔKOùeiv  Hésycli.'  Lat.  /i/accu.s  'niais,  Ijoufron'  est  un  em- 
prunt grec,  par  un  intermédiaire  osque;  l'iiypothèse  dun -luaK- 
k6ç  :  |uaKp6ç  'lon;^-  >  lourdaud'  «'St  à  écarter;  Macetts  nom  \n\ 
est  étrusque;  bibl.  clie/  Walde '"^  450. 

jaaKpôç  'long'  =  lat.  macer  'maigre'  (sens  fondamental  :  'long 
par  rapport  à  l'épaisseur',  d'où  'long'  et  'maigre')  v.h.a.  n/ngar 
ags.  vKi'jer  v.  norr.  maip'  'maigre',  cf.  gr.  iurlKCç  dor.  juâKCç  n. 
'longueur',  compar.  ion.  ludcraujv  ('*|uûk-iujv)  -ov  (et  ^ùaoov  'plus 
loin'  d'après  l'antipodique  àaoov  <  *dYxiov  'plus  près'.  Ost- 
lioff  MU.  VI  61  sq.)  sup.  (formé  sur  tô  lufiKOç)  miKiaroç,  ijiikuvuj 
'allonger',  lat.  inaceu  'être  maigre'  macies  'maigreur',  /d  mas- 
'long'  masah-  n.  'longueur,  grandeur'  mast/d  'plus  grand'  n/a- 
sisfô  v.pers.  maDisfa''  'le  plus  grand,  le  chef;  i.-e.  *///(/ Â'- 'être 
long  et  svelte'.  Curtius-'  161.  Fick  I^  loi.  279.  508.  III'  304. 
J.  Sclimidt  KZ.  26,  380.  Walde-  450  (bibl.).  Etc.  —  Lit.  mo- 
Jcëti  'pouvoir'  lett.  iiuLiéf  'comprendre,  pouvoir'  (Fick  1  '  II.  ce.) 
sont  à  écarter. 

att.  juâKTpà  f.  'huche,  pétrin;  mortier':  luuKTiîp-  r\  KapboTTOç.  r\ 
TTueXiç.  Ktti  biqpGépa  :  Km  ôpxrjcreujç  (TxniLi«  (c.-à-d.  ')uaKTpi(y|n6ç') 
Hésycli.;  uaKiai*  o'i  luâiTOVTeç  làç  \xàlaç  H.   Voy.  s.v.  uâcrauj. 

ion.  att.  luâXa  adv.  'très,  tort,  beaucoup',  compar.  hom.  att.  |uâ\- 
\ov  (en  place  d'un  plus  ancien  *|uéXXov  -^  lat.  nielius:,  d'après 
Qàooov  GÛTTOv  adv.  <  *6dYXlov.  Usthoff  Perf.  450  n.  MU.  VI 
51  s(i.  bibl.),  sup.  uâXiaTa  :  lat.  luelior  'meilleur',  i.-e.  *niel- 
'grand,  nombreux  >  fort,  capable,  bon'(Alirens  KZ.  8,  o58sq. 
Walde^  s.v.  bibl.  ^Solmsen  Bcitr.  I  171),  cf.  boni,  tragg.  uaXe- 
p6ç  'fort,  violent'  à-|uaX6ç  'faible,  tendre'  (Hom.  Eur.)  '),  lat. 
midtus  'nombreux',  lett.  /////;/.s"  'très  nombreux'  (Fick  I*  517. 
Bezzenberger-Fick  BB.  6,  239)  v.  slav.  izmolèfi  'emincrc'  slov. 

1)  Cf.  W;u-keriia{>el  KZ.  ;30.  301;  cette  étym.  doit  être  préférée 
ail  rapproclieiiieiit  que  j'ai  fait  ]>.  49  do  àuaXoç  avec  ua\6«K6ç  uaXa- 
KÔç  etc.,  et  àuaXôuu  -lî)  doit  être  .séparé  de  ùuaXbijviu,  celui-ci  étant 
dérivé  d'un  *à|aa\6ù;  =  skr.  jnrrf»//  'mou,  tendre,  doux',  cf.  Int.  mollis 
(*moldijis)  'mou',  v.  slav.  inladii  (*moldri)  'jeune,  tendre';  de  même 
(i|up\ûç  (p.  49.  51)  'sans  forces,  faible,  émoussé'  s'analyse  le  mieux  en 
à-  nùg.  -\-  *-|Lip\u-,  cf.  *|LiaXviç  'fort',  dont  uûXa  est  i'adv.  (cf.  Taxu^  : 
Tctx«,  ^Ga^ùç  :  Baïuâ) 


—     G04     — 

molèti  'saillir,  dépasser'  serb.  izinoUti  'premere'  (Fick  IP218), 
mais  pour  v.irl.moZaiwi'je  louange'  et  son  groupe  cf.  gr.|aé\iTUD 
)iioX7Tr|.  —  Ion.  ^eiXixoç  'aimable'  (^Wood  Cl.  Phil.  III  s2j  ap- 
partient à  un  autre  groupe. 

ion.  att.  iLiaXaKÔç  'mou,  moelleux:  doux,  agréable;  sans  vigueur'; 
luaXaKÎâ,  ion. -ir|  f. 'mollesse';  luaXàaauj,  att.-TTuu  (*-kiuu)  "amollir, 
assouplir;  fig.  adoucir,  calmer';  |uàXa-f|ua  n.  "cataplasme  émol- 
lient';  etc.  Cf.  (?)  m.  irl.  hlën  f.  "défaut  des  côtes'  v.irl.  mehni 
(c.-à-d.  mlèn)  'inguina'  {*mlaknâ.  Fick  II*  221.  Pedersen  K. 
Spr.  1 125  avec  ?);  i.-e.  *mPld-qô-s  est  issu  de  ^melà-''-  'moudre, 
pulvériser'  dans  gr.  )iiOXXu)  (vo_y.  s.  v.)  lat.  molô  'moudre',  voy. 
s.  vv.  laaXGttKÔç,  diuiaXôç  (en  séparant  celui-ci  et  àupXûç  du 
groupe,  cf.  p.  603  n.  1)  pXabapôç,  ^\àl  (à)pXriXPÔÇ  pXévvoç  etc. 
—  Lat.  mulceô  'caresser,  palper'  (Fick  1.  cit.  Prelhvitz-  279) 
inulcô  -are  'maltraiter'  (Prelhvitz^  1.  cit.)  sont  à  écarter;  voy. 
s.v.  pXdpn  p.  120. 

juaXdxri  f.  'mauve'')  (Hsd.  Batr.  Aristoph,),  prob.  assim.  de  gr. 
épigr.  juoXàxri,  cf.  l'assim.  inverse  MoXôxn  (Antiph.  et  Epich. 
chez  Ath.  II  58  d;  cf.  Solmseu  KZ.  37,  16  sq.)  :  lat.  malva 
'mauve';  il  n'y  a  pas  identité  entre  juiaXdxri  et  malva  dans  l'by- 
pothèse  d'un  '^tnal{a)ghua,  malgré  Kretschmer  Vaseninschr. 
225.  Einl.  164,  cf.  Stolz  HG.  1 627.  Ciardi-Dupré  BB.  26, 193. 
Walde  -  s.  v.  On  y  joint  skr.  mariiva-h  manivaha-li  noms  de 
diverses  plantes,  entre  autres  de  la  marjolaine  (Fick  V  l(»9j  et 
skr.  mûrvà  'Sanseviera  roxburghiana'  (Walde  ^  1.  cit.),  ce  qui 
est  sujet  à  caution;  ou  suppose  une  parenté  du  groupe  avec  la 
famille  de  luaXaKÔç  (à)pXrixp6ç  etc.,  à  cause  des  propriétés 
émollientes  de  la  plante  (Fick  1.  cit.  Bechtel  Glotta  I  72);  peut- 
être  au  fond  ne  s  agit-il  que  d'un  nom  méditerr.,  préhell.,  qui 
aurait  un  écho  dans  hébr.  (bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  31  sq.) 
mallûah  (Job  XXX  4  dît.  eip.;  'dXiiuoç,  arroche  de  mer';  voy. 
aussi  Schrader  RL.  519  sq. 

ladXeupov  'farine'  (Heliad.  chez  Phot.  Bibl. 531, 17.  EM.Théocr. 
XV  116)  est  modifié  de  dXeupov  'farine'  sous  l'influence  de 
|LiuXr|  f.  'meule'  jaûXXuu  'moudre'. 

1)  Un  gv.  luâXpat  ou  judXt^aKov  est  hautement  suspect,  cf.  Solmsen 
KZ.  38,  447. 


—    r,o:.    — 

att.  fjoiX)!  f.  dans  utto  uâXiiç  ^'«(Us  laisselle;  fig.  en  cachette'. 
Le  rapport  avec  gr.  nà-px]  '"main'  lat.  ma-niis  (Prellwitz  BB. 
26,  309.  \Vb.2  279)  ne  convainc  pas,  dès  (|iie  l'on  attribue  à 
i.-e.  *7n9-  fbase  (imc)  le  sens  de  'saisir';  voy.  s.  v.  \xa(5\aK\\. 

liaXOttKoç  {^mldh-'^-qô-s;  pour  -id-  voy.  Solmsen  Beitr.  I  r»5) 
'mou;  tendre,  délicat;  agréable,  calme;  —  efféminé';  luâXGujv 
m,''efféminé'(Socr.  chez  Stob.);  |aàX0r|  (voy.  le  suiv.j:  laaXGciacrLU 
laaXGaivuu  'amollir';  juaXGÛjaoi'  laaXaKuûauj  Hésycli.;  MâXGiov 
nom  de  femme  :  skr.  nidrdhati  mnl/idfi  'négliger,  dédaigner', 
got.-milds  vAmrr.iirUdr  v.h.n. mi/trdovix' {<i.-e.*iiieldhi{o)-); 
V.  irl.  meldacli  'acceptus,  gratus'  (Pedersen  K.Spr.  I  114)  est 
aussi  bien  parent  de  skr.  mnlû-h  =  gr.  *à|uaXbvjç  'mou',  lat. 
mollis  {*molduis)  v.  slav.  mladû  'tendre';  '^mel-dh-  et  *mel-d- 
(  IneXbo),  àjaaXbtivuu,  pXabapôç  i  sont  des  élargiss.  de  *we/-  {*n>ela'^-), 
cf.  MaXaKoç.  Fick  V  1U9.  517.  II'  212.  IIP  317.  Brugmann 
Grdr.  IP  1047.  Persson  W/erw.  46  sq.  Osthoff  Et.  Par.  1  51. 
Falk-Torp  EW.  720  sq. 

laâXeii  f.  (iLidXed  citt.  eip.  AristDph.  i)ar  raison  métrique.  Solmsen 
Beitr.  I  265)  'enduit  mou;  cire  Ii(iuide;  —  poisson  de  mer  à 
chair  molle',  fém.  d'un  *)LiaX9oç  'mou',  encore  adj.  dans  la  gl. 
uâXeiv  .  .  .  Ktti  Tpuqpepri  Hésych.  Solmsen  op.  cit.  I  îtvt. 

hellénist.  fiâXKii  f.  "engourdissement  i)ar  le  froid,  onglée':  uaXKiuj 
(et  ptc.  prés.  éj).  dat.  luaXKiéujVTi  Arat.)  'avoir  les  membres  en- 
gourdis de  froid' (Esch.Dém.);  luàXKioç  'qui  glace,  qui  engour- 
dit'; dial.  luaXKifiV  ùttô  Kpùouç  KaxecTKXriKévai  Km  buaKÎviiTOç 
€Îvai  Phot.  Selon  Persson  BB.  10,  262  n.  1  uâXKri  {■''t)>/<j-(i)  est 
parent  de  v.  slav.  ndûcafi 'se  taire'  (<  slav.  comm.  *iiillcèfi, 
i.-e.  *mlqe-)  lett.  mûlkis  lit.  7nhll-is  'sot,  niais'  (<  i.-e.  *m/q-), 
puis  de  got.  ioi-fila-malsks  'npoTreiriç,  téméraire,  emporté' 
V.  sax.  /^/«/,sr 'fier,  outrecuidant'  isuff.  -.s'A-)  et  le  groupe  est 
tout  proche  de  la  famille  de  gr.  (à;PXr|Xpôç  pXdî  laaXaKÔç  lat. 
flnccus  'mou,  flasque'  (cf.  plus  haut  p.  121  et  n.  1);  le  lien  sé- 
mantique entre  le  gr.  et  le  germ.  me  paraît  fragile  et  la  famille 
de  luaXaKÔç  plutôt  éloignée.  —  Skr.  (Persson  1.  cit.)  niûrcchofi 
'se  coaguler,  se  durcir;  avoir  un  trouble  de  lesprit,  tomber  en 
pâmoison'  ptc.  nnirtàh  'caillé'  nuwti-h  f.  'corps  solide'  a  un  -v- 
indo-eur.  (et  ceci  précise  les  art.  Ppéiaç  p.  133  et  ppôioç  'sang 


—     (506     — 

caillé'  \).  135)  et  skr.  unirMid-h  'niais'  est  ime  iimovation  in- 
dienne, selon  Luclers  KZ.  42, 194.  —  Irl.  malcaim  'je  pourris' 
(Pedersen  K.  Spr.  I  130  comme  alternative)  est  plutôt  parent, 
avec  qU-,  de  v.  h.a.  molaioën  'tabêre'  (Bezzenberger  chez  Fick 
IP  203). 

|Lia\\6ç  m.  (*iiil-nô-.s?)  'touffe  de  cheveux,  de  poils'  (Hsd.  tragg. 
Hrnd.);  inaWuuTÔç  'fourré'  :  serb.  maJje'diweV  lit.  milas  {*inll-) 
'drap'  lett.m^7a'drap  grossier',  selon  Fick  KZ.  20, 176  et  Prell- 
witz  BB.25,285,  qui  rattachent  le  tout  à  inaXaKÔç;  incertain.  — 
Lat.  floccus  'flocon'  {<.*ml-.  Prellwitz)  est  bien  plutôt  né  de 
'^'hhlod-lco  s  :  g-r.  qpXabeîv  qpXâluu 'déchirer'  (Brugmann  Grdr.  I- 
531.  Walde^'  300  sq.). 

dor.  ).ia\6ç  'XeuKÔç'  (^Théocr.  épigr.  1);  indXoupiç"  XeuKÔKepKOç 
Hésych.;  ladXoupoç'  XeÙKOupoç  H.;  éol.  luâXoTrdtpauoç  (Théocr. 
XXVI  1)  •  XeuKOTrâpeioç  H.  (y  ou  'gênas  habens  mtilis  similes'  ?). 
Etym.  inconnue.  —  Gr.iufjXov  dor,  ^âXov  'drupe  >  pomme'  est 
à  écarter. 

ion.  att.  \xa\x\xy\  et  |uà|Li)ud  'maman,  mère  (Anth,):  grand'mère 
(Hrnd.  III  34.  38.  Plut.  Spt.)';  )uà|a)ud  est  le  mot  enfantin,  em- 
ployé comme  voc,  sur  quoi  Ion  fit  nom.  iiiàmuiT  ace.  luâiaïui-iv 
(Solmsen  Beitr.  I  268);  cf.  lat.  tiiamma  'maman',  irl.  gall.  etc. 
inaiii  (Fick IP 199)  Mi.mània  inoiiià  (=  bulg.  pol.?>?^////rt)  même 
dim.  mamjjté'mhré',  v.h.a.  muoma  'tante  maternelle',  skr.  mci- 
ma-h  'oncle',  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  272)  même  'mère';  sans 
red.  skr.  ma  'mère'  gr.  |ud  fiaîa  (voy.  p.  600);  cf.  aussi  v.  norr. 
môna  'mère',  gr.  mod.  |uàvva  'mère',  asian.  M^vii  ;  cf.  p.  ex. 
Uhlenbeck  Ai.  Spr.  222.  Torp  chez  Fick  III^  323.  Walde^  458. 
Franck-van  Wijk  EVV.  435.  Etc.;  voy.  s.v.  luriirip.  —  kvm.inam 
'grand'mère'  est  un  emprunt  grec  selon  Httbschmann  Arm.  Gr. 
I  341.  —  De  là  |ua|U|uîâ  f,  'mère'  (Aristoph,),  dim.  luamuibiov 
(Plut.),  |ua|andKu9oç  (:  kêùGuu)  m.  'nigaud'  (Aristoph,  i. 

ludvbpâ,  ion.  -ii  f.  'enclos,  étable,  écurie  (Soph.  Théocr.):  chaton 
dune  bague,  \-At.  pâla,  funda  {XwXh.)]  eccl.  monastère  (d'où 
àpxi)iiavbpiTriç)'  :  skr.  mandurâ  'écurie'  mandiràm  'chambre, 
maison,  château,  palais,  temple'  (p.  ex.  Brugmann  Grdr.  IP 
172.  433),  cf.  ludvbaXoç  m.  'verrou',  juavbaXoûv  Hésych.  'ver- 
rouiller' (cf.  Ar.  Th.  132.  Ach.  1251),  thrac.  luavbdKriç  m.  'lien 


-     607     — 

(lune  Ixjttc  (le  foiiv;  prol).  i.-o.  '''indiid-  'enclore,  enserrer'.  — 
Les  autres  rapports  ])roposés  par  Fick  I^  106.  509. 514  et  Prell- 
witz  2  280,  skr.  manda-h  'lent,  paresseux,  raédioere'  (:  v.  slav. 
niqditi  "cunctari'  inqdinï  'tardus'i,  lat.  mendum  -a  'défaut, 
faute'  (voy.  Walde^s.  v.),  got.  (jan/Ofan  'trouver  place'  (ja- 
•tnôtjan  'rencontrer' v.  li.  a.  miiozan  'pouvoir'  (pas  d'étym.  cer- 
taine, cf.  Franck-van  ^^'ijk  EW.  437)  sont  à  écarter. 

fiuviiç,  -ou  m.  désigne  une  figure  d'esclave,  placée  au-dessus  du 
disque  dans  le  jeu  du  cottabe;  emi)runt  au  phryg-.  Mdvr|ç  nom 
pr.  souvent  porté  par  des  esclaves  phryg.  (cf.  phryg.  )nâvia 
'KaXri'  :  lat.  iiulnès  -mm  'les  (bons)  esprits'(?)  ')  mdiiwi  'bon',  voy. 
Kretschnier  Einl.  107  n.  4  sub  fin.  Walde-  460  sq.)  et  devenu 
nom  connuun  an  sens  d''esclave',  cf.  OpùE  > 'esclave'.  —  udvnç 
signifiant  aussi  'TTOT»-|piou  eîboç  i  Ath.  XI  487  o,  Boelim  tient 
indvriç  pour  le  disque  inférieur  non  fixé,  résonnant  au  choc  de 
la  TiXâffri-fE,  mais  voy.  Sopli.  chez  Ath.  XI  487  d  =  Nauck- 
fr.  494,  où  le  )Lidv)iç  est  désigné  par  xw^kéiov  KÛpa;  bii)I.  chez 
Saglio  ni,  1,  868. 

iLiavbpaYÔpaç,  gén.  -ou  ou  -â,  ion.  nom.  -r\c,  m.  'mandragore', 
plante  stupéfiante  et  soporifique.  Ktym.  inconnue,  vrais,  pré- 
hell.;  habitat  :  midi  de  l'Europe.  Rapport  fortuit,  ou  amené 
par  l'étym.  pop.,  avec  iiiàvbpà  et  àfopd  àfeipo).  Voy.  aussi 
Sebrader  RL.  '6h  sq. 

(iavGâvuj,  tut.  |Lia9r|(J0|aai,  aor.  e|ua9ov  'étudier,  s'instruire;  re- 
marquer; comprendre';  prés.  !nav9âvuj  est  né  de  l'aor.  e-uaG-o-v 
(cf.  dor.  éol.  laâBcx  ion.  juâBoç  etc.  p.  599)  <  \.-e.*mtjdlt-,  forme 
réduite  i\G''^'inen-dh-{<.''-'men-dhê)  'appliquer  son  esprit  à  qc.', 
élargiss.  de  *iite»-  'j)enscr'  (voy.  s.  v.  ,uévoç  etc.i,  cf.  skr.  maii- 
dliiifa  m. 'Ihoninie  pieux'  {*ntanz-dJidt((r)  <  mànos'sens,  in- 
telligence' -f-  dhatdr-  (R.  dhè  'placer',  cf.  TÎGniai)  zd  mqz-dni- 
'raisonnable,  sensé',  got.  nmiidOii  av-s' 'cj^KOTreiv'  mu ndrei'o kotxôç,'' 
v.  norr.  manda  'diriger  une  arme  contre  qn.'  v.  h.  a.  mendan 
v.sax.  iit(Oidia)riiG  réjouir,  lit.  unnidnis  jniuidri(s'C'\e\\\v'  lett. 
ii//(du  m/isthii,  inf.  n/iisf  {*m<n)dh-ti)  'éveiller'  v.  slav.  madrâ 
'sage'.  Curtius'' 31 1  s(i(|.  Meillet  de  I.-e.  rad.  *///<'«-  41  s(j. 
(bibl.);  voy.  s.  vv.  uevGi'ipn  f-  'souci'  et  laoOaa. 

1)  Voy.  uno  antre  étyni.  lie  lat.  Mânè.s  s.  v.  .up,viç. 


—     608     — 

dial.  luâvvoç  ou  |u6  vvoç  m.  'collier'  Poil.  V99,  cf.  laavvo-cpôpoç 
Théocr.  XI  41  (cf.  scol.),  gaul.  inavmKîiç  m.  'collier'  d'or  des 
barbares  (Pol.  Plut.  Spt.)  =  v.  irl.  mnince  "chaîne  de  cou',  cf. 
lat.  tnonïle  ""collier  ,  v.  norr.  men  i^ntania-)  ags.  mené  v.  h.  a. 
mewni "parure  de  cou',  v.  slav.  monisto  "collier',  puis  skr.  mânyd 
f.  "nuque',  irl.  miiin-  {*moni-)  "cou'  niuinèl  {*moniklo-)  gall. 
mwnwgl  "cou',  v.  norr.  mon  ags.  manu  v.  h.  a.  mana  "crinière' 
(<  germ.  comm.  *wawô"cou');  i.-e.  *in,e7i-  "eminëre',  p.  ex.  Fick 
P  110.  519. 11^  216  sq.  IIP  309.  Walde-  493  sq.  (bibl.).  Falk- 
Torp  EW.  693.  —  Skr.  mani-h  "joyau,  pierre  précieuse,  perle' 
n'est  pas  clair:  autres  avis  chez  Bezzenberger  BB.  27,  171 
i*nialmni-  :  got.  malma  "sable',  lit.  melmû  "pierre  rénale'?  cf. 
s.  V.  luuXri)  et  Pedersen  KZ.  36,  92  (^'nielni-  :  lat.  mellum  "collier 
de  chien',  mais  voy.  Walde'  474  s.v.  494);  —  sur  zd  minus 
"parure  de  cou' voy.  Barthoiomae  Airau.  Wb.  1186;  zd  nia- 
naoêrl-  f.  "cou,  nuque'  est  inexpliqué  pour  le  même,  col.  1126. 

ILiâvôç,  att.  luâvôç  "apparaissant  isolément,  rare,  clairsemé;  peu 
compact,  mou,  lâche'  <  *fi«vF6-ç,  cf.  |uàvu-  |niKp6v  (ttikpôv  ms.). 
'Aea^âveç  Hésych.,  |uàvu2a  "  ^lovoKÉqpaXov  aKÔpobov,  ion.  luoûvoç 
dor.  iniîjvoç  att.  |u6voç  "seul'  (<  *|uôvFo-ç.  Kretschmer  KZ.  31, 
444),  arm.  manr  i^m^nu-)  "mince,  délicat,  petit' v/^rnmA-  "enfant, 
garçon'  (Meillet  MSL.  VIII  164.  Bugge  KZ.  32,  18.  Hubsch- 
mann  Arm.  Gr.  1  472.  Brugmann  Grdr.  11^,  1,  178.  200),  irl. 
menh  (*mewMo-;?)  "petit' mew&ac/? "parcelle',  cf.  aussi  lit.  menkas 
"médiocre'^),  skr.  manâk  "un  peu',  i.-e.  ^men-  "être  petit'  (p.  ex. 
Meillet  de  I.-e.  rad.  *men-  9),  puis,  selon  Brugmann  Rh.  M. 
62,  634  sqq.,  att.  pàvauffoç  dissim.  de  *|a(Xvau(Joç  (créé  sur  un 
prés.  *|uavaiuj  [-aFiuu]  ou  *|uavauuj)  "*qui  s'isole,  se  tient  à  l'écart, 
vit  et  œuvre  chez  soi',  d'où  "l'homme  du  vulgaire,  dont  l'hori- 
zon, la  pensée  et  le  travail  sont  bornés',  cf.  laavaûeTai  •  rrapéX- 
Kerai  H.  "il  se  cache,  il  s'éloigne  en  glissant,  *il  s'isole',  Pavov 
(=  |uav6v)"  Xêtttov  H. 

hom.  etc.  indvTiç,  gén.  ion.  -loç  att.  -euuç  m.  f.  "devin,  prophète 
ou  prophétesse',  cf.  uttô  toO  GeoO  ^aiveTal  Hrdt.  IV  79  :  skr. 


1)  [Et  tokharien  B  menki  'moindre'   (S.  Lévi  et  Meillet  Journ. 
As.  1912,  1  112.] 


—     609     - 

mtinl-h  (*m''ni-,  cf.  germ.  comni.  ■^muni-  <  i.-e.  '''m"ni-  daus 
got.  rmms  'pensée'  v.  norr.  muni-  'esprit';  m.  'inspiré,  voyant, 
pénitent',  i.  e.  '^men-  'mente  agitare'  (cf.  gr.  \xa\và.c,  uaivoXnÇ 
laaivoXiç  s.v.  |naîvo)aai,  skr.  mdntra-h  zd  mqdrô  'parole  sacrée' 
skr.  itfan/sâ  'réflexion  etc.);  luâviiç  serait  un  compromis  de 
*|LiaTi-  =  skr.  mati-  lat.  mens  et  *fiavi-  =  skr.  muni-.  De  là 
laavTeuoMai  'rendre  des  oracles',  inavieiâ  f.  'prédiction,  oracle; 
divination',  laavTeîov,  ion.  -riïov  'oracle',  hom.  uavTOCTÛvri  f. 'sci- 
ence prophétique',  etc.  Meillet  de  I.-e.  rad.  *)nen-  11.  ;j<».  — 
Le  rapport  (Osthoff  IF.  XV  Anz.  104  sq.)  )aâ-v-Tiç  'voyant'  : 
uaieùeiv  'chercher'  :  got.  mundôn  sis  'cTKOTTeîv'  (voy.  s.  v.  laav- 
Gctvuj)  ne  convainc  pas. 

aor.  inf.  luanéeiv,  opt.  avec  red.  '■).  pi.  laeuârroiev  'saisir'  (Hsd.), 
prob.  élargiss.  par  -p-  d'un  i.-e.*wa-  contenu  dans  gr.  ,ud-p)i  f. 
lat.  nia-mis  'main  ,  base  amè  'saisir';  est  à  séparer  de  uâpTTTuu'sai- 
sir'  ;  bibl.  du  mot  et  avis  divergent  chez  Lagcrcrantz  KZ.  34, 
.392  sqq.  (voy.  s.v.  poét.  èjLiTTàZ:o)aai  p.  247).  De  là  ép.  è,u|iaTTéujç 
'vite,  rapidement'.  Voy.  s.v.  hom.  udui. 

MdpaTboç  (Mén.  chez  Ath.  III 94  b)  et  (JMOtp-  (Hrdt.Plat.  Théo- 
phr.)  m.  'émeraude',  emprunt  prakr.  marafjiida-,  cf.  skr.  ma- 
rak{a)fa)n,  emprunt  sém.  *hâraqt  hébr.  bcweqet  {:hàraq'hr\\' 
1er);  (TiaâpaYboç  est  dissim.  de  *(y|aa|udpaTboç  :  <ir>iiâ  marcK/n- 
do  selon  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  216;  une  influence  de  (J|uâuj  'en- 
duire, frotter,  nettoyer'  (Keller)  n'a  pu  se  produire,  criLidai  étant 
une  invention  des  gramm.  (att.  (JinOù  <  *cr)ar|liJu  '  :  hom.  cr^apa- 
feîv  'gronder  (mer,  tonnerre)'  (Lewy  Fremdvv.  ôT.  Schrader 
RL.  152 sq.)  n'a  guère  pu  intervenir  davantage;  peut-être  y  a- 
t-il  simplement  action  des  nombreux  doublets  gr.  u-  et  aji- 

att.  jiiâpaYvû  f.  'fouet',  avec  syr.  mâraynà  'flagelli  genus',  est 
un  emprunt  au  v.  pers.  *///rtrrt7??(7-  'qui  tue  lcsscrpents'(*/»<?/v^ 
-\- R.  gVhen),  selon  Hiibschmann  KZ.  36,  175sq.  (bibl).  — 
Doit  être  détaché  du  groupe  ppôxoç  m.  'lacet'  etc.  (voy.  s.  v. 
p.  1301,  où  Lidén  Stud.  14  l'a  fait  entrer. 

laàpaGpov  'fenouil'  (Diosc.)  dissim.  en  |adpa6ov(Epich.  fr.  159. 
161  K.),  cf.  Mapa6uOv,  -lùvoç  m.  '^^champ  de  fenouil'  ',Pott  BB. 
8,  46).  Etym.  inconnue,  préhell.?  —  L'idée  d'un  rapport  avec 
hom.  pXuuOpôç  qui  pousse  haut'  t^en  tant  (jue  dissim.   de  *^pcu- 

39 


—     GIO     — 

9p6-ç,  i.-e.  ^'mrodh-ro-,  voy  s.v.  p.  124),  émise  par  Prelhvitz' 
191.2  281,  est  en  l'air. 

luapaivuu,  fut.  jaapavô)  'consumer;  pass.  s'épuiser';  )napacru6ç  m. 
'consomption  (Gai.),  cf.  inàpvaiaai  fvoys.  v.i,skr.?/i?'n«^rbroyer, 
écraser,  fracasser'  mûryid-h  'moulu',  irl.  meirh  (*memi-)  'mou', 
V.  non*,  meria  marâa'h^mtav,  piler'  v.h.a.  maro  marair'i  'mûr, 
tendre'  m«Kî^)M5i 'tendre,  mince',  slov.  serb.  mrva  'miette',  i.-e. 
'^'merà'-  *///ere-,  cf.  aussi  lat.  morfurhim  v.b.a.  woAVfâr/(germ. 
*mur-s-)  'mortier'  ;  —  un  élargiss.  i.-e.  '^merû^q-  *mereq-  dans 
lat.  marcëi-e  {*mfq-)  'être  flétri'  marcidus  'flétri'  marcor 
'pourriture'  murcus  mutilé'  (:  got.  ^rc-//?ftMr^Jf/;? 'raccourcir') 
fracês  pi.  'marc  d'olives'  (lat.  fraci-  —  celt.  ^iirraM-  dans  irl. 
mraich  >  braicJi  gall.  hrag  'malt'.  Ostboff  MU.  V  103  sqq.) 
fracidus  'pourri',  gr.  à)a6pYn  f.  'marc  d'olives' (<*à|uopKà,  mo- 
difié d'après  otjaépYUJ  otiuopYoç,  voy.  s.v.  p.  55;  autre  étym.  cbez 
Tbumb  IF.  XII  Anz.  64  :  en  tant  que  'ce  qu'il  y  a  de  trouble 
dans  l'buile'  :  à^épbu}  <  *à|uepYiuj  'obscurcir'),  irl.  hrên  gall. 
hraeu  {^/nrali-no-)  'pourri',  lit.  inirJîfi  'être  trempé'  marlxijti 
'rouir  le  lin'  p.-russ.  morokva  'marais',  etc.  (cf.  Walde-463  sq. 
bibl);  voy.  aussi  s.  v.  )ui|aapKUç;  —  un  élargiss.  *inrei-  dans  lat. 
friâre  'broyer,  concasser',  skr.  mntijatl  (d'un  ptc.  i.-e.  *niri-f6-) 
'se  désagréger',  v.b.a.  hrlo  ags.  brîic  'bouillie,  purée'  (<  *mrî- 
uo-.s),  lat.  frlvolus  'fi'agile'  fricdre  'frotter'  (déuom.  d'un  ^fri- 
co-s  'qui  frotte'.  Ostboff  MU.  V  107  sqq.  bibl.).  Cf.  p.  ex.  Cur- 
tius5  331.  Fick  U  107  sq.  285.  515.  IP  211.  IIU  310  sq.  On 
tient  pour  identiques  i.-e.  *mer{à^)-  'broyer,  briser'  et  '''mer- 
'mourir'  dans  lat,  morior  gr,  ppoTÔç,  cf.  s.v.  p.  134. 

liidpYapov  n.  -iTiiç,  -ou  m.  (Théopbr.),  -îtiç,  -iTiboç  f.,  )uapYapiç, 
-iboç  f.  'perle';  |uàpYapoç  m.etf.'buître  perlière'.  Origine  orien- 
tale; on  veut  y  voir  un  emprunt  au  skr.  mafijava-m  n.  manjari-h 
wmy«nf. 'bouquet  de  fleurs,  panicule  cbargé  de  fleurs,  bouton  de 
fleur;  bandes  ou  séries  parallèles;  perle'.  Vanièek  Fremdw.  32. 
Schrader  RL.  617. 

hom.  etc.  )li à p y o ç 'f ou,  furieux;  insolent;  libertin;  glouton':  fiap- 
Yotv  -aîveiv  -oûaGai  'être  en  démence';  luapYOTriç,  -xriTOç  f.  'fo- 
lie; débaucbe;  gloutonnerie';  laépYiZ^e"  à6p6ujç  ê(T0i6  Hésyeb. ; 
(éol.)  iLiopYiaç'  Y«(yTpi|uapYiaç,  Kai  ÙKpaaiaç  H.;  (éol.)  luôpYOç* 


—    ml    — 

aTTXr|(TTOç  }[.  Etym.  obscure.  -  Hypothèse  de  Prelhvitz^  282 
(  :  lett.  mur['(t  miirlds  'brouillon  Vj. 

|nâpr|  f.  'main';  eùiuapriç  'facile  à  manier';  i^âpiç,  -euiç  ni/mesure 
pour  les  liquides .  Il  faut  ])artir  d'un  i.-e.  *ind-,  degré  réduit 
d'une  base  ame  saisir'  (:lat.  (impla  ànsa),  cf.  ital.  ma-  dans 
lat.  mawMs'niain'  inan-  [maUuvlum  vianceps  mandâre  mantêle 
manHUès  ombr.  raanf  ace.  pl.'manus')m«-^«Zrt'va8e',  puis  i.-e. 
*m-nt-  dans  j^erm.  comm.  *mun(lu-z  f.  'main'  >  v.  norr.  ags. 
ii/und  v.h.a.  iimnt\  bibl.  chez  Osthoff  MU.  VI  344;  il  y  a  alter- 
nance -r-j-n-  dans  le  suff.,  cf.  Brugmann  Grdr.  IP,  l,  .581. 
Walde-  463  (bibl.). 

liapiXri  f.  'braise'  (Hpc  Ar.  Acli.  350.  Etc.;;  luapiGdv  m.  (Arstt.) 
-euç  m.  'pierre  qui  brûle  sous  l'action  de  l'eau'  Hésych.  (voy. 
Solmsen  Beitr.  I  143  sq.)  :  |Ltap|aaipuj,  cf.  le  suiv. 

boni.  poét.  laapiaaipu),  juapiuapiZ^uu  (Pind.)  'briller,  rayonner, 
resplendir',  cf.  )adp)napa"  Xaiairpà  Hésych.;  hom.  etc.  |aap)aâpeoç 
'brillant,  rayonnant';  laaîpa,  ion.  luaipr)  f.  'la  canicule'  (voy.s.v. 
p.  HOl)  :  skr.  indvic'i-h  tnarlcl  'rayon  de  lumière,  mirage',  lat. 
nicrus  '*clair,  i)ur',  irl.  (Stokes  BB.  25,  '2b~i)('-mer  'not  bright', 
ags.  (Holthausen  IF.  XX  316)  â-merian  'purifier;  éprouver, 
examiner'  (:got,  *marjan  <  i.-e.  *nior-);  voy.  s.  v.  àpapûaaiu 
p.  50 sq.;  i.-e.  *»ier- 'briller'';.  —  Got.  (icaila-)më'rs'ay fini  bon 
renom'  (Prellwitz^  282)  est  à  écarter,  voy.  s.  v.  boni,  èfxecfi- 
.uuupoç  et  Osthoff  MU.  VI  83  sq. 

pôpiuapoç  m.  (f.) 'pierre,  bloc  de  rocher  M  380.  i499:  >  marl)re'; 
cf.  )aàp)aap'  cTTepeôv  Hésych.  (leçon  douteuse),  ludpiaapov  'duril- 
lon du  pied  de  l'âne'  (Hippiatr.).  Le  sens  de 'marbre' est  secon- 
daire et  provoqué  par  |.iapiuaipuu  |uap)aâpeoç,  qui  ne  lui  sont  pas 
apparentés;  cf.  pàpvajuai  'combattre'  (propr.  'se  briser,  s  écra- 
ser'), skr.  mfuât'i  'broyer,  concasser'  (voy.s.v.  laapaivuj),  i.-e. 
*meriV-,  cf.  \un\v  la  séinanti(pie  lat.  rnpes  'roche'  :  riinipo  'bri- 
ser'; lat.  mnniior  est  1  emprunt  gr.  pcipiuapoç  influencé  dans  sa 
finale  par  les  subst.  en -oj\  Prellwitz- 282.  Walde- 466  (bibl. \ 

hom.  poét.  Map  va)nai  'combattre' est  le  moyen  corresp.  àskr. ///r- 

1)  ^apjuapufii  f.  inouvoiiieiit  rapide  vi  (pii  éblouit  (Hom.);  mou- 
vement vibratoire  de  la  lumière  Hpc.  Plat.)"  et  uapuapùaaui  'briller' 
résultent  du  croi.semeiit  de  ùitapuYn  -Oaauj  avec  ijupiiiap-. 


—    r,i2    — 

nâti  'broyer',  voy.  l'art,  préc.  *)  Walde^  466  sq.  y  rattache  lat. 
Mars  'tis  ombr.  Marte  3Ia)'te  'Marti'. 

hom.  poét.  iLiàpTTTuj,  aor.  luàpvjjai  ""saisir' ;  ludpTTTiç,  -loç  m. 'ravis- 
seur' (Esch.);  cf.  Ppàqjar  duWapeîv  k.t.X.  Hésych.,  PpàiiTeiv 
èaGieiv  K.T.X.  H.,  i.-e.  *mer-qu-  (:m.  h.  a-onerioen  'attacher,  at- 
teler; unir;  allier  par  mariage'.  Wood  cité  par  Walde-  s.  v. 
merx),  cf.  i.-e.  ^'mer-q-  dans  ppdHai  *  (TuXXapeîv  H.,  PpaKeîv  cru- 
viévai  H.,  buaPpaKavov  bucrxepéç  k.t.X.  H.  (voy.  p.  131),  skr. 
mrçciti  'toucher,  saisir'  (à  séparer  de  lat.  mulceô  'caresser,  pal- 
per'), et  peut-être  (Fick  P  108.  515.  Osthoff  IF.  VI9sq.  bibl.) 
lat.  tnerx  -cis  'marchandise'  mercPs  -êdis  'récompense,  solde' 
mercàrl  'trafiquer'  Mercurius.  —  A  cause  de  luopqpr)  f.  Ost- 
hoff BB.  24,  137  n.  1  attribue  à  la  R.  de  laàpTrTUi  luàpnjai  (les 
formes  posthom.  |ue|uapTTuuç  lueiuàpnei  luéiuap'rTOv  étant  dues  à 
l'analogie  des  thèmes  en  -tt-  ou  étant  contaminées  par  le  syno- 
nyme non  parent  lua-rréeiv  )Lie|uà7T0iev)  un  -qp-  <<  i.-e.  -hh-  ou  -guh-, 
mais  juopcpri  est  bien  obscur,  voy.  s.  v. 

|uàp(TiTT0ç  m.  (Xén.),  aussi  luàpauTTOç  et  ladpcTiTTTTOç  lexx.,  'sac, 
valise,  bourse'.  On  conjecture  une  origine  asiatique;  <  zd  marèû- 
'ventre'  selon  Buck  IF.  XXV  257  (bibl.). 

hom.  jadpTupoç  m.  ord.  pi.  B  302  etc.,  sg.  tt  323,  et  posthom. 
att.  laàpTup-  (nom.  luàpTuç,  dat.  pi.  laàpTum  sont  dissim.  de  *|uap- 
Tup-ç  *)LiapTupai.  Brugmann  Grdr.  P  435.  II-,  1,  358  n.;  gort. 
luaiTuç  est  aussi  le  résultat  d'une  dissim.,  sans  autre  exemple, 
entre  les  deux  p  de  laàpTup-,  cf.  Brugmann  Gr.  Gr.^  80  bibl. 
82.  KVG.  §  177.  Thumb  Gr.  D.  127.  BuckGr.  D.  60) 'témoin', 
formé  sur  un  th.  *|u«Pto-  :  gr.  |uépi|uva  'souci'  (voy.  s.v.)  luép^e- 
poç  'mémorable',  skr.  smârati  'se  souvenir',  lat.  memor,  got. 
maûrnan  'soigner'  etc.  (Curtius-''  330  sq.),  i.-e.  *sme)'-.  De  là 
|LiapTupo|uai  'prendre  à  témoin',  |uapTÙpiov  'témoignage'. 

ion.  att.  luaaâaGai  'mâcher,  manger'  (<  *|aa6iao|uai,  d'un  *|Lia- 
Qm,  i.-e.  *mnth-ia,  cf.  luàBuiar  YvâGoi  Hésych.);  |ua(JTàZ;uj  'mâ- 
cher'; hom.  juâCTaH,  -qkoç  f.  'bouche;  pass.  pâtée  I  324',   cf. 


1)  Att.  épigT.  corcyr.  (GDI.  3175.  3189)  etc.  papvaiuevoç  (inscr. 
métr.)  est  dissim.  de  |aapvâ|aevoç,  cf.  att.  TépPiv6oç  :  Tépfiiveoç,  att.  kv- 
Pepvôv  •<  *KU|uepvâv  :  cypr.  Kuiiiepiivai  ;  autres  explications  chez  Osthoff 
IF.  VI  9  et  Brugmann  Grdr.  I-'  361.  463  (bibl.). 


—     G13     — 

liécJTaKa*  Triv  ^€pia(5r\\jiévr\\/  xpoqpriv  H.  (<  th.  *na(TTO-  *ua9-T0-, 
i.-e.  *nnith-tn-,  et  tli.  *|uevaT-,  i.-e.  *menth-fo-):  laacyTapûZuj 
'mâchonner';  inoaaûveiv  )uaaâa6ai  Ppabéuuç  H.  (concilierait 
*^ov(y(Jùv€iv,  tli.  *|Liov9iu-  et  *)ia(ycrDveiv,  th.  ••)aa6iu-,  cf.  att. 
MaauvTÎâç  Ar,  Giicp.  43^»,  TrapaïuacriJVTriç  ni.  'parasite'  Alex. 
Kphipp.);  ptc.  prcs.ép.  laaaTixôuuv  iHsd.j 'grincer  des  dents";  ua- 
aTixn  f.,  'gomme,  bonne  à  mâcher,  du  lentisque"  :  lat.  mandô  -ère 
'mâcher'  ('<  ital.  *manpo,  i.-e.  *mnth-o),  gall.  7)iant  'maxilia', 
got.  tnunps  V.  norr.  munnr  mûdr  ags.  mûd  v.  h.  a,  inunt'  bouche' 
(germ.  ^munpa-  m.)  v.  norr.  mél  ags.  midi  v.  h.a.  (gajmindil 
'mors'  (germ.  *menp{i)la-  d.);  i.e.  *menth-  'mâcher'.  Ehrlich 
KZ.  41,  288sq.  Torp  chez  FicklIP^lO.  Falk-Torp  E\V.  738. 

)iâa0Xr|  f.  'lanière  de  cuir  (Soph.).  Voy.  p.  375  n.  1. 

^aa06ç  m.  'mamelon'.  Voy.  s.v.  inabâv  p.  598. 

ion.  judacTuj,  att.  luaTTio  'pétrir'  <  i.-e.  *nmq-iù  R.  meiiq  'pétrir', 
cf.  inaKapia"  Ppuù)aa  èk  L^x)\xo\j  Kai  àXqpirujvHésych.;  att.  /aâKipa 
f. 'huche,  pétrin;  mortier":  v.  slav.  m^AwA'w 'tendre'  nieJxiiqti 
's'amollir'  uiqcq  mqciti  'amollir'  mqka  'farine'  mqJca  'tourment' 
lit.  ininkyti  'pétrir'  ininksztafi  'tendre',  v.h.a.  nteiif/en  ai:s.  men- 
(jan  'mélanger',  prini.  'pétrir  ensemble',  irl.  nialsfi-e  'l)aratte' 
(en  tant  qu'issu  de  i.-e.  *m?dqstnià,  selon  Pedersen  K.  Spr.  1 53. 
81  ;  voy.  s.v.  luaTeûç).  Fick  I'  106.  III'  309.  BB.  2S,  105.  Brug- 
mann  Grdr.  IP  1072.  Meillet  de  I.-e.  rad.  ^men-  J^.  Etc.  A 
laâacTuu  on  rattacha  un  aor.  pass.  iLia-fnvai,  apparenté  à  |aa-f6Ùç  |ua- 
fiç  laâYeipoç,  voy.s. vv,  p.597.  PerssonWzervv.  75 tient *///ew^- 
pour  un  élargiss.  de  '^men-  'comprimer,  fouler'  dans  lit.  minù 
m)nfi  'fouler,  etc.'  v.  slav.  vitnq  niejl  'nXi^eiv',  puis  gr.  uviov 
et  MVoOç,  voy.  s.vv.  —  Skr.  macatê  mancatë  gramm.  'broyer, 
écraser,  à  cause  de  maiàkû-h  'faible,  chancelant',  pourrait  être 
plus  proche  de  lat.  mancus  'manchot'.  —  Un  i.-e.  '''nicXf-io  R. 
■mdq  'pétrir'  (:lat.  mclceria 'nmr  d'argile')  est  moins  probable; 
^memi-  :  *inaq-  =  *glfeiii-  'aller'  :  *</'-'<?-  =  *wr«-  'blesser'  : 
*M«-,  etc. 

hom.  laâcTTaE,  -ukoç  f.   Ixtuclic;  — pâtée'.   Voy.  s.v.  uacrâcfOai. 

laaaTeùuu  'chercher'.  Voy.  s.v.  boni,  .uaioucn. 

ion.  att.  |U(x(TtiE,  -ffoç  f.  et  hom.  dat.  udaii,  ace.  udativ  f .  'fouet'. 

'   Voy.  s.v.  hom.  )aaio|aai.  De  là  luaaiiai  -ilw  -iyoùv  'fouetter'. 


—     614     - 

pte.  prés.  ép.  luaffTixoujv  'g-rincer  des  dents'.  Voy.  s.  v.  juadâcrSai. 

ILiaaToç  m.  ^mamelle'.  Vo}'.  s.v.  |uabâv. 

ILiacTTpoTTÔç  m.  'entremetteur',  Voy.  s.v.  hom.  |ua{o|Liai. 

}Aaaxà\r\  f.  'aisselle;  p.  anal,  bifurcation  des  branches  d'un  ar- 
bre (Théophr.);  angle  rentrant  d'un  promontoire  (Strab.)';  ua- 
axaXicTTrip,  -fipoç  m.  'axillarum  vinculum'(Hrdt.  Esch.);  juacrxa- 
Xi^uj  'placer  sous  les  aisselles  d'un  cadavre  les  tronçons  de  ses 
membres'  (Esch.  Soph.).  L'étym.  de  Prellwitz  BB.  26,  .309.  Wb.^ 
28.3  (autre  étym.,  à  rejeter,  Wb.^  192),  |ua-:|LiàXri  'aisselle' (voy. 
s.  V.),  -(TxaX-  :  (Tx^Xiç  'fourchette'  ne  convainc  pas. 

éol.  iLiàxeiaai  nom.  f.  pi.  (*|uàTri)ni)  'foulant  aux  pieds'  (Sapph,), 
cf.  iLiaTeî'  Trareî  Hésych.  |ua-  <  i,-e.  *mw-,  cf.  lit.  mim(  rninti 
'fouler' v.slav.  m7î?q  wçfi 'presser',  i.-e.  *men-  'comprimere, 
conculcare'  (Fick  P  513.  BB.  2S,  104.  Prellwitz^  192.-'  293), 
mais  lat.  mous  -tis  et  son  groupe  (i.-e.  *men-  'eminëre')  sont  à 
écarter. 

hom.  poét.  iLiareiJUJ  (et  2.  sg.  ind.  prés.  juétTiiç  Théocr.  XXIX 15 
de  éol.  *jiiàTr||Lii)  'chercher';  luàioç,  -eoç  n. 'recherche' (Hpc); 
inaxeî*  Iriieî  Hésych.  :  lit.  mataù  mat ijfti  Woir^  v.  slav.  sû-motriti 
'spectare';  i.-e.  *md-t-  est  élargi  de  *mc>-,  degré  réduit  de  *?«ff'- 
'faire  effort',  cf.  juairip"  èTriaKOTTOç,  èTTi^riTUJV,  èpeuvr|Tr|ç  H  ,  |Lia- 
xripeùeiv  jnaaieûeiv.  Z^rixeîv  H.,  et  i.-e.  *m9-s-  dans  hom.  (éol.) 
|aaio)aai  p.  601;  voy.  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  1-  173.  Prellwitz 
BB.  26,  .308. 

|Li(xxr|V,  dor.  -âv  (adv.)  'vainement',  ace.  de  laàxri  f.  'chose  vaine' 
(Esch.  Soph.);  ion.  att.  inàxaioç  'vain,  inutile';  iiaiàlw  'agir  ou 
penser  vainement'  (Esch.  Soph.)  ;  juaxccv  'être  vain,  sans  effet, 
perdre  sa  peine  ou  son  temps'  (Hom.  Esch.);  —  hom.  etc.  laexa- 
lULUvioç  'vain,  frivole',  cf.  luuuviôv  luàxaiov,  àxpeîov  Hésych., 
)Li(juviri'  ôXiYuupia  H.  Cf.  (Fick  II*  217)  lit.  môna}\}\.  'sorcellerie' 
lett.  mân'i,  pi.  -u  'images  trompeuses,  fantasmagorie'  mânis 
'charlatan'  mânit mânét' éhXomv,  tromper' v.  slav.  maniti'ivova- 
per'  russ.  ohmdn  'imposture'  manitt  'attirer'  o?)y»a;?îrf/ 'tromper'; 
-X-  est  suffixal;  on  a  tenu  \xà.-  pour  issu  de  i.-e.  *w;/-  :  ^uiôn- 
degré  long  fléchi  d'un  ^men-  'decipere'  (p.  ex.  Meillet  de  l.-e. 
rad.  *men  9),-  mais  il  est  plus  prob.  que  -??-  est  aussi  suftixal 
et  que  |ua-  représente  i.-e.  *mcf-,  degré  réduit  de  *»/(>,  cf.,  selon 


—     615     — 

Prellwitz  BB.  26,  310  sq.  et  Zubaty  Archiv  f.  slav.  Pbil.  16, 
398,  lett.  mâfch.s  'charlatan'  mâfchi,  pi.  -ii  Mantasiuagorie'  ma- 
ditis  "faire  des  tours  de  passe-passe,  faire  des  farces,  etc.' 
V.  slav.  wrt7«?ï 'imposture'  mamit'i 'ixompax  pol.  ///r^rrt 'fantôme' 
V.  slav.  mara  'mentis  emotio'  slovaq.  ludtoka  'fantôme'  pol. 
matolka  'esprit  familier',  skr.  majjà  f.  'vertu  miraculeuse,  im- 
posture, image  trompeuse'  durmayû-h  'qui  use  d'artifices  ma- 
léfiques'. —  Irl.  mou  'malice'  (<  '*travair),  lat.  menfior  'men- 
tir' (dénom.  de  i.-e.  '^méiifl-s  'imagination',  cf.  v.  pruss.  m<;nfi- 
mai  1.  ])1.  subj.  '(jue  nous  mentions')  numficulor'yoler,  fouiller 
les  valises'  (cf.  nianfictda,  dim.  de  [celt.V]  tnantica  'bissac'), 
évoqués  en  outre  ]>ar  Fick  1.  cit.,  sont  à  écarter,  cf.  Walde  - 
s.  vv. 

laaTÎç*  uétaç.  Tivèç  èm  toû  pacJiXéujç  Hésycb.  <  i.-e.  *///.>-f/-  =: 
V. irl.  niaifh  gall.  n/aff  corn.  ?m/.sbret.  mod.  niâd'hoxr,  cf. gaul. 
Teuto-mâtos  (Fick  II*  199.  Brugmann  Grdr.  I-  176.  Henry 
Bret.  193);  pour  une  i)arenté  plus  étendue  voy.  Walde^470  sq. 
s.vv.  Matûfa  matâms  (bibl.). 

juartOn  f.  (>  lat.  mafff'd  -ym,  luaTTÙriç,  -ou  m.  mets  riche,  dorig. 
thess.,  fait  de  viande  hachée,  de  volaille  et  d'herbes  aromati- 
ques (cf.  Ath.  VI  663asqq.)  <  *|ua9iuâ  i.-e.  *///»/*//-  :  jaovSu- 
Xeûeiv  'farcir',  R.  inenth,  étudiée  s.  v.  \xaaà(5Qa\,  selon  Ehrlich 
KZ.  41,  289. 

1.  laaûXiç,  -iboç  ou  -loç  f.  'entremetteuse'  llésych.;  laauXiLuj  ',ua- 
aTpOTTeùuj'  H.  ;  ^auXicîTriç,  -où  m.'juacfTpoTTÔç'Phot.  Suid.,  fém. 
-icTTpia  Suid.  EM.  Selon  Prellwitz  BB.  26, 308  *,ua(j-uXib- con- 
tiendrait i.-e.  ^iii,)-s-  étudié  s.  v.  hom.  (éol.)  )aaio)nai,  cf.  )aaaT)Îp 
m.  ludaipoç  m.  '(jui  cherche',  uacrtÉuer  Lr\\^\,  èpeuvâ  H.,  |ua- 
CTipoTTÔç  m.  'entremetteur',  puis  ^in,>-  dans  uaTpùXn  f.  'lena' 
Eust.  Suid.,  LiarpuXeîov  uacTTpoTTeîov.  Tiopveîov'  ^  Mén.  Etc.)  : 
pàTiîp  'qui  cherche'. 

IL  i^aOXiç,  dat.  paûXibi  (Nie),  nom.  pi.  paûXieç  iAntb.)f..  aussi 
pauXiâ  f .  scol.  Thuc.  1 6.  Suid.  'couteau'.  Étym.  obscure.  —  Hypo- 
thèse sans  valeur  chez  Wood  IF.  XVIII  33. 

ILiaupoOv 'obscurcir, aveugler',  employé  en  place  deduaupoûvpour 
le  mètre;  cf.  paOpoç  ^  dpaupôç  Arcad.  llésych.;  byz.  u-'uéXaç'. 


—     t)16     — 

judxXoç  (Hsd.  Esch.)  "lascif,  impudique  (femme);  qui  épauche 
sa  sève  (vigne),  sa  fureur  (Ares)';  ^axXocrûvri  f. 'lubricité' (Hoiii. 
Hrdt.);  luaxXàç,  -étboç  f.  'lascive';  laaxXâv,  -eûeiv  'faire  la  dé- 
bauche'. On  a  supposé  un  rapport  avec  skr.  rtiakhà-h  'alerte, 
g-aillard'  (Prellwitz^  193.-  284.  Ublenbeck  Ai.  Spr.  209.  Man- 
sion  Gutt.  170),  i.-e.  *'maqh-.  —  Pour  v.  pruss.  manga  'courti- 
sane' (Bezzenberger  BB.  5,  314;  comme  alternative  chez  Prell- 
witz  11.  ce.)  voy.  s.v.  ludYTavov. 

)adxo|uai,  fut.  hom.  |uaxri(T0)aai  ion.  \xaxi-  att.  )uaxoO)iiai  'combat- 
tre'; luâxri  f.  'combat,  bataille';  hom.  juaxrjTriç,  dor.  -aTdç  m.  'com- 
battant'; —  ladxaipa  f.  'coutelas'.  Fick  BB.  26, 320  rappelle  les 
Xeipojadxai  ou  'parti  ouvrier'  de  Milet,  hom.  Maxduuv  '♦l'agis- 
sant' et  rattache  le  groupe  à  lafixoç  )Lir|xavr|  |ifixap  (  :  judxaipa), 
i.-e.  */nagh-  :  *mdgh-  'pouvoir,  avoir  la  puissance  ou  les  moyens', 
d'où  'réagir' (?).  —  Autre  hypothèse  de  Prellwitz  BB.  26,  310 
n.  1.  Wb.-  284:  jud-xn  <  i.-e.  *wa-  :  */w«^-  'faire  effort'  (voy. 
s.v.  |uai0)nai).  —  Le  rapport  (Fick  BB.  3,  162.  Frôhde  BB.  6, 
173.  Wiedemann  BB.  28,  66)  de  )Lidxo)aai  '*tailler'  avec  lat. 
mactô  -are  'immoler  (hostiam)'  est  })roblématique  (Walde2452), 
mais  celui  de  mactô  avec  got.  mëkeis  v.  sax.  mâhi  'glaive' 
(germ.  *mêMa-)  ne  l'est  pas  moins,  cf.  Feist  EW.  192  s.v.  — 
Le  rapport  de  ludxn  en  tant  que  'mêlée'  i.-e.  ^mtdgJi-  avec 
v.h.a.  mengen  ags.  mengan  'mélanger'  (p.  ex.  Hoffmann  Gr.  D. 
I  170)  est  désuet;  voy.  s.  v.  ion.  luàacruu. 

hom.  iLidvj; 'précipitamment;  vainement;  sottement;  au  hasard'.  A 
été  rapproché  de  skr.  maksû-  'se  hâtant'  maksù  adv.  'bientôt'  zd 
mosu  'aussitôt',  lat.  mox  'bientôt',  v.  irl.  mos  'bientôt'  ;  cf.  skr. 
maïaJcsn  'bientôt',  plus  proche  dans  l'hypothèse  d'un  ladijj  <  i.-e. 
*ni'^qU-s  (Schrader  KZ. 30, 477.  J.  Schmidt  ibid) ;  selon  Solmsen 
Beitr.  1179  indqj  et  mousseraient  des  nom.  sg.  masc.  fém.  de  th.  con- 
son.  -  Un  rapport  avec  aor.  inf.  laaTréeiv  'saisir  (Hsd.)  est 
aussi  possible.  De  là  )uavp(bioç  'vain,  faux'  (Eur.),  hom.  -luuç 
'vainement',  iLiaipiXoYOç  'qui  parle  en  vain'. 

lue-faipo),  fut.  -apOù  '*regarder  comme  (trop)  grand,  (trop)  beau, 
d'où  :  porter  envie  à;  refuser  par  jalousie'  :  arm.  mecareiii  'je 
prise  haut'  (cf.  jueydXoi,  got.  mil-Us  'grand'  s.v.  |uéYaç).  Brug- 
mann  Grdr.  IP,  1,  356. 


—     617     — 

horu.  )aéf apov  'cliambre,  salle;  pi.  grande  luaisoii;  palais'  serait 
né  par  haplologie  de  *)uefu-fapov  ou  *)LiefâTapov  <  néfa  +  ini 
élénaent  parent  de  skr.  d-ijara-m  'eliambre,  espace  couvert,  de- 
meure' nd-(/am-iit  'ville',  selon  Brugmann  IF.  XIII  147  fbibl.); 
hom.  èvi  )a)uefctpoicri,  avec  p.  sourd,  a  subi  linfluence  de  laeipo- 
^lai  et  de  ses  dérivés  et  com])Osés  (i.-e.  *siner-),  jjéYapov  (cf. 
encore  att.  épigr.  tuj  MlieTa[peil)  n'ayant  jamais  eu  l'initiale 
*stn-.  Brugmann  Grdr.  I-  TôU.  —  Lctym.  sém.  (hébr.  nuiyùr 
'lieu  de  séjour,  demeure'  ;  bibl.  chez  Lewy  Fremdvv.  93  sq.)  ne 
s'impose  pas.  —  )uéYapa,  att.  inaYapa  n.  pi.  (Ar.  Ach.  747. 
764)  'trous  où  l'on  jetait,  lors  des  Thesmophories,  de  jeunes 
cochons  vivants'  en  est  distinct,  cf.  hébr.  /««'â/d  'caverne'. 
Muss-Arnolt  Sem.  w^ords  73.  Brugmann  IF.  XIII  l.cit.  (nié  par 
Lewy  1.  cit.,  qui  identifie  nuif/ùr  jaéYapov  et  xà  ladiYapa). 

laefttç,  )ae-fdXri,  ^éva 'grand',  compar.  ion.  dor.  arc.  laéi^ujv  i*ue- 
•fiuuv)  att.  (d'après  xtipujv.  Osthoff  MU.  VI  188  sqq.)  laeilujv, 
sup.  luéYicTTOç  :  skr.  maj-mân-  'grandeur'  (cf.,  issus  de  i.-e. 
^inegh-,  skr.  itiahân  zd  mazant-  mazat  'grand'  compar.  skr. 
niahiijdn  zd  mazija  sup.  skr.  nialnsth((-h  zd  mazisfo.  skr.  nn'i- 
Jiah  zd  mazô  'grandeur  skr.  ii/dhi  zd  mazi-  ntr.  'grand',  et, 
pour  l'alternance  i.-e.  g  :  gli  voy.  s.  w.  ft'vuç  èyuj,  cf.  i.-e.  -g-  : 
•gh-  dans  Bufâiiip  :  skr.  duhifà),  arm.  (IIiib.schmanu  Arm.  Gr. 
1 473)  mec,  instr.  mecaœ  'grand'  i),  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  252} 
ma&,  déterminé  ma'H  'grand'  maôôii  'j'amplifie,  je  loue',  lat. 
magnus'gra.\uV  {^m^gnos.  Osthoff  MU.  VI  2U8sq(i.)  )itacfns 
'honoré  par  un  don,  fêté,  glorifié'  (ptc.  d'un  *tnagO  'augeo'. 
Osthoff  op.  cit.  219,  contre  Walde^  358.  [^452])  magmenfutn 
'addition  aune  offrande '-'i,  m.  irl.  nuiighne  'grand'  f-^  celt. 
*7)iag^liii-io-s)  celt.  '''luagio-  dans  m.  irl.  niaiye  'grand'  gaul. 
Magio-i'ix  Are-magio-s  Dûno-itiagio-s  etc.  (=  lat.  Mains  dans 


1)  [Et  tokharicn  B  mah'l-  'beaiu-oup'  (S.  T.évi  et  Meillot  Jourii. 
As.   101-2,  I  114.  i 

2)  Si  lat.  ingens  était  i.s.sii  (Biiiv  BB.  7,82.  Fay  Cl.  Rev.  11. 12 sq. 
12,  17  sq.)  de  *w</{/<)*'«^  parent  de  skr.  mahdnf-  'grand',  ou  ne  voit 
pas  d'oii  lui  viendrait  le  sens  de  'trop  grand,  extraordinaire,  dé- 
mesuré'; Je  tiens  in-  pour  néjiatif:  pour  l'étym  voy.  s.  v.  YÎf"^ 
p.  147  et  Walde"  386. 


—     618     — 

deus  Maius  '"Juppiter")  *maglo-  dans  m.  irl.  mal  gall.  mael 
'noble,  prince,  roi'  ganl.  Maglo  dat.  sg.  (dans  v.  brit.  Maglo- 
cune  V.  celt.  Maglo-cunus  gall.  Mael-gwn  v.  brit.  Cono-maglus 
V.  gall.  Con-mael  gall.  mod.  Cipifael  v.  bret.  CunmaiJ  etc.) 
gaul.  Magl-io-s  n.  pr.  v.  brit.  Magl-agril  etc.,  *mag-alo-  dans 
gaul.  Magalu  dat.  Magalus  Magalius,  puis  m.  irl.  wasi-  'im- 
posant' {*/na1cso-s)  v.irl.  i)>aissii(  compar.  et  m.  irl.  mag-lorg 
"massue'  (<  celt.  ^ntago-Iorgà  'grand  gourdin  ;  bibl.  chez  Ost- 
hoff  op.  cit.  215  sqq.),  enfin  (Osthoff  op.  cit.  217  sq.  bibl.,  con- 
tre l'opinion  reçue  qui  joint  ces  formes  à  gr.  lufîxoç  inrixavri) 
v.irl.  do-for-maig  'auget'  do-for-magar  pass. 'augetur'(<celt. 
*magô  aor.-prés.)  tôr-mach  'accroissement',  v.norr.  mjoJc 'très, 
fort,  adv.'  (<  gerni.  comm.  ^miku-)  angl.  much  got.  mikils 
v.norr.  miJceîl  ags.  micel  v.  sax.  miJ^-il  v.  h.  a.  michil  mihhil 
"grand' (<germ.  comm.  *niiMla-z;  d'un  *mikma -z ^elon  Walde^ 
s.  V.  magnus?)',  cf.  aussi  gr.  à-ja-  dans  ctYav  et  àya-KXeriç  àfà- 
vviqpoç  etc.  (<  i.-e.  ^mg^-  selon  Fick  GGA.  1881,  p.  1425 sqq. 
BB.  5,  168.  Brugmann  Grdr.  II^  726.  949.  I^  394.Gr.Gr.3  83; 
doute  d'Osthoff  MU.  VI  215).  luëya  peut  avoir  été  un  ancien 
subst.  ntr.,  prim.  "grandeur';  devenu  adj.,  on  forma  sur  lui 
ILiCYaç  luÉYav  d'après  le  modèle  de  BfjXu:  6fiXuç  Qr\Kvv  etc. 
(Brugmann  MU.  Il  175.  Gr.  11^  328.  Gr.  Gr.^  188;  pour 
J.  Schmidt  KZ.  26,  408.  27,  283.  Plur.247,Bartholomae  KZ. 
29,  565  juéTCx  <  *megnf  :  skr.  mahdt  ;  pour  Prellwitz-  285  et 
d'autres  luéya  <  *megd  :  skr.  mâhl  <  *meghd,  ce  qui  est  sûr: 
*megn  [Brugmann  11.  ce]  est  en  l'air).  —  Voy.  s.  v.  lufixoç.  — 
Pour  épigr.  luheTaXou  "magni'  hom.  bopù  |U)aéYa,  Te  |uu6YâX)iv 
voy.  s.v.  luÉYapov. 

att.  )uéYe6oç,  ion.  (p. ex.  Hrdt.  IV  52)  jaéYaGoç  n.  'grandeur'.  La 
forme  ionienne  est  ancienne;  att.  -e-  par  assim.;  voy.  J.  Schmidt 
KZ.  32,  369. 

poét.  ptc.  prés,  luebéujv,  -ovtoç,  ind.  prés.  3.  pi.  juebéoucTi  'pren- 
dre soin  de,  protéger,  gén.,  d'où  :  régner  sur  ;  hom.  jaébuuv, 
-ovTOç  m.,  ord.  pi.,  sg.  a72''chef,  roi'.  Voy.  le  suiv. 

Iiiébuu  seul.  prés,  'prendre  soin  de,  protéger,  régner  sur'  (Soph. 
Ant.  1119);  luébo^ai  seul.  prés,  ipf .  et  fut.  |uebr|ao)aai  's'occuper 
de,  souhaiter,  méditer  (KaKà  Tpubecrcri  A  21)';  inébiiiivoç  m. 'mé- 


—     (jl!^     - 

dinine'  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  41  sqq.  67)  ;  Méipov 'mesure' (< 
i.-e.  '^'iiietro-  */itetfro-  *nu'd-tro-,  voy.  s.  v.)  :  lat.  'ineditor  'ré- 
fléchir sur'  ttiodus  'mesure,  manière'  modesttis'moàé\ë  mode- 
1-0  'imposer  une  mesure  à'  modiuH  'i)oisseau  omhr.  raeîs  mers 
jus'  inersto  'justum,  legitinium'  os(|.  med-  diss  'judex",  v.  irl. 
mldiur  (pf.  ro  inidar)  'cogito.  judico'  me^s  C^'iued-tu-)  judi- 
cium'  med  {*medâ)  'balance'  gall.  meddirl  'animus,  mens,  co- 
gitatio',  got.  mifan  v.h.a.  mezzan  'mesurer'  got.  mifùn  'juger, 
estimer'  v.li.a.  mezzon  'modérer'  v.norr.  ;n/o/î^(//- v.sax.  metod 
'sort',  skr.  (selon  Joliansson  IF.  XIV  310)  masti-h  'mensura- 
tion, pesée'  (*n/ed-ti-s);  le  degré  '-dk^iI-  dans  arm.  mit  'i)envsée' 
(  Hubschmann  Arm.  Gr.  1  414),  gr.  boni.  poét.  lan^^Ç-  seul.  pi. 
Mnbea  'pensées,  desseins,  soins,  soucis'  boni.  etc.  mîbouai  'mé- 
diter, penser  à'  boni.  uri(îTujp,  -uupoç  'qui  prend  soin  de,  qui  di- 
rige, prudent',  v.  irl.  ro  m/^/r//- 'judicavi',  v.  norr.  mâf  'évalua- 
tion" got.  iis-mèt  n.  'conduite,  àfujfiî,  etc."  iii.b.a.  mûz  n.  'me- 
sure; manière'  v.b.a.  mûza  f.  'modération'  v.  norr.  inœtr  'con- 
sidérable, de  prix',  etc.  (,'urtius'' 243.  Osthoff  Perf.  lOGsq. 
FickP512.  II' 204.  III'oU4sq.  iM.  van  Blankensteiu  Unters. 
39.  I.-e.  *med-  est  un  élargiss.  de  *wr-  'mesurer'  dans  gr.  \x\\- 
Tiç  'sagesse'  fvoy.  s.v.)  lat.  mêtlor  'mesurer'  skr.  niàfi/j  'me- 
siire'  etc. 

ueZea  pi.  n.  (Hsd.).  Voy.  s.v.  )uabâv  p.  09)^. 

boni.  etc.  |Lié0u  (gén.  |ae6uoç  Nie.  Aiitb.i  u.  'boisson  enivrante' ')  = 
skr.  miidJin  n.  'miel,  li<iueur  douce  et  enivrante' ule  là  iiuklhn-h 
'doux')  zd  ma<Su  'vin  de  baies'  irl.  mid  (n.  on  f.Vi  gall.  ivedd 
bret.  méz  'bydromel'  (<  celt.  *medu-),  cf.  v.  b.  a.  tnefu  lu. 
v.  norr.  miodr  m.  ags.  inedu  meodn  m.  n.  'liydromel',  lit.  mc- 
dùs  lett.  ii/edus  v.slav.  niedû  m.  'miel'  v.  pruss.  m ed do  n.'imeV 
(lit.  ////</ ;V.s- 'bydromel'  <  got.  "^u/idus.  Trautmann  Apr.  Sprd. 
s.v.).  De  là  boni.  etc.  ueeùuu  'être  ivre",  ion.  att.  neGûcrKUJ 'eni- 
vrer', ion.  att.  ue'Bii  f.  'ivresse',  att.  ué9u(Joç  'ivre',  .ueBuuvaîoç 
épitbète  de  Dionysos  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  48),  etc.  Curtius' 
2.^9  sq.    Fick  IM05.  28I..Ô12.  II' 207.  IIP  306.    Brugmann 

1)  liéeu  a  ("'té  losiTvr  au  si'iis  de  'boisson  fermentée'  parce  que 
liéXi  a  revu  celui  (le  'inier:  voy.  s.  v.  uéXi  et  cf.  Oautliiot  .MSL.  XVI 
268  s<i. 


—     620     — 

Grdr.  IP,  1,  181.  Etc.  —  Pas  de  trace  de  i.-e.^ntedhu-  eu  lat., 
malgré  Ehrlich  Z.  idg.  Spraehgesch.  68 sq.  (medullal). 

hoiii.  i^eibâv  (seul.  aor.  ineibricja),  lioni.  att.  laeibiâv 'sourire':  laei- 
brma  (Hsd.j,  )ueibiâ)ua  ii.  'le  sourire';  hom.  q)iXo-)a)aeibr|ç  (,u|u-  < 
^sni.-)  'qui  aime  à  sourire,  aimable,  gai',  cf.  iiieîboç"  xéXuJç  Hé- 
sych.)  :  skr.  sniàyatê  -ati  'sourire'  smita-h  'souriant'  smaya-h 
'étonnement,  admiration'  sinàyayati  causât,  smèrà-h  'souriant' 
=  lat,  mii'us  'admirable'  mlrô  et  mlror  's'étonner',  m.  angl. 
smilen  (angl.  to  smile)  dan.  norv.  smile'sonrnt'y. h. a..hl-sii>er 
'raillerie'  hismerôn  'railler'  ags.  fUhlenbeck  PBrB.  26,  ôTOsq.) 
smcére  'lèvre'  gàl-smcèi'e  'given  tojoking  and  laughter',  v.slav. 
smèjq  se  (inf.  smijati  sq)  'je  ris'  sméckû  'le  rire'  lett.  sméiju 
(inf.  smît)  'je  ris'  smaida  'le  sourire',  i.-e.  *smei-.  Curtius^328sq. 
Fick  V  151.  575.  IIP  529.  P"alk-Torp  EW.  1082.  Etc.  — 
M.  h.  a.  smeicheln  'flatter'  (Prellvvitz^  286)  n'est  pas  un  parent 
immédiat  (  :  norv.  dial.  smïka  'lisser'). 

att.  lueiZiuuv  etc.  Voy.  s.v.  luéyaç. 

poét.  JLieiXiov,  ord.  pi.,  sg. 'charme  (aTiXoiaç,  pour  conjurer  les 
périls  d'une  navigation.  Call.);  pi.  présents  I  147.  289;  jouets 
d'enfant  (Ap.  Rh.);  offrande  expiatoire  (Ap.  Rh.)'.  Voy.  le  suiv. 

hom.  etc.  |uei\ixoç,  éol.  inéXXixoç  gramm.  ()aeXXix6|aeibe  voc,  fém. 
'au  doux  sourire'  Alcée)  'doux,  agréable,  aimable';  hom.  etc- 
ILieiXixioç,  éol.  jueXXixioç  (Sapph.),  dor.  |ar|Xixi[oç]  GDI.  4752 
Théra 'agréable  ;  qui  adoucit^  calme,  apaise';  hom.  poét.  juei- 
XicrcTuj  'adoucir,  apaiser;  séduire'  <*|LieX-v-,  cf.  i.-e.  *y«ê-/-  dans 
lit.  inalônè  'grâce'  :  *méi-{l-)  dans  lit.  méilè  'affection'  mêlas 
'cher'  myliu  'j'aime'  myliis  'cher'  v.pruss.  mijls  'cher'  v.  slav. 
milû  'doux,  pitoyable',  att.  béot.  juîXixoç  (prob.  )aîX-),  lat.  mUis 
'doux'  (et  moenus  mûnus  'don  amoureux'),  v.  irl.  môith  'doux, 
tendre',  skr.  mdyah  n.  'joie,  plaisir'.  Reichelt  KZ.  39, 10(bibl.) ; 
base  me'uv"  (Hirt  Abl.  §  .•)69j.  —  Sur  skr.  wi/ï/Y/'-'ami'  iran.  mi- 
Ora-  'contrat'  voy.BrugmannGrdr.il-,  1,345  sq.  Meillet  Journ. 
As.  1907,11  143  sqq. 

)ieîov  dans  àîTO  tou  ^eiou  CIA.  II  add.  841  b5  =  Michel  961  A 
nest  pas  le  ntr.  i^eîov  entraîné  dans  la  flexion  des  th.  en  -o- 
(Meisterhans-Schwyzer^  p.  151),  mais  un  subst.  'victime  >  sa- 


—     621     — 

crifice',  cf.  Koùpeiov  ibid,  pareut  de  skr.  mem-li  vA  moësa- 
'mouton,  cf.  Osthoff  MU.  VI  :îlO  u.  '2. 
lieîpaE, -ttKOç  f.  m. 'fille;  garçon';  dini.  ueipÔKiov,  lueipaKÎcTKOç 
-{(JKr|.  Gr.  comni.  *|uepîaK-  :  skr.  maryakâ-h  'petit  homme  i  < 
indrt/a-h  "jeune  homme  ;  étalon'  i.-e.  *mér-io-s),  \a.t.  mantus 
'marié,  mari'  (<  *marï,  i.-e.  *ni''rt  'jeune  femme'),  gall.  bret. 
iiierch  corn,  myrgh  'fille'  gall.  n/or/n/ti  corn,  moroin  'fille, 
vierge'  gall.  mor-fonryn  'sirène'  (<  celt.  *inoreind\  v.  irl. 
mu/r-moru  'sirène'  est  un  emprunt  hrit.  selon  Pedersen  K.  Spr. 

1  104),  got.  de  Crimée  (Solmsen  KZ.  35,  481  sqq.)  marzus 
(^  =j^j 'nuptiae',  lit.  marVi  v.  pruss.  marfin  ace.  sg.  'fiancée, 
jeune  femme'  lett.  mârscha  'femme  du  frère'  (cf.  gr.  Bpiiô-uap- 
Tiç  'virgo  dulcis',  nom.  crét.  d'Artémis.    Hartholomae  8tud.  II 

02  n.  2)  lit.  mergâ  v.  pruss.  mergo  ineriju  'jeune  fille'.  Fick  II* 
211.  217.  Osthoff  Suppl.  (iOsqq.  Et.  Par.  I  276  sq.  Wiedemann 
BB.  27,  206  sqq.  (bibl.). 

hom.  Lieipo|uai  (*a|Liep-io-)Liai) 'obtenir  en  partage',  pf.  act.  3.  sg. 
hom.  poét.  ë-muope,  3.  pi.  dor.  èuuôpavTi  Hésych. 'avoir  en  par- 
tage', pf.  pass.  3.  sg.  hom.  att.  eï|uapTai  (<  *(ye-a)uap-Tai,  i.-e. 
^se-nmr-)  'il  a  été  attribué  par  le  sort',  cf.  fi  eijuapiuévn  (inoîpa) 
'le  destin';  luépoç,  -ouç  n.  luepîç,  -iboç  f.  'partie,  part':  uepiZluj 
'partager';  laoîpa  f . '])art,  portion;  parti,  classe;  lot,  sort' (hom. 
KttTà  |U|Lioîpav):  ion.  att.  inopoç  m.  'lot,  sort,  destin;  malheur'; 
lac.  laôpâ  f.  '*section,  corps  d'infanterie';  uôpiov  'partie';  cf. 
aussi  hom.  poét.  â|U|uopoç  'privé  de',  ion.  àuuopiii  f.  'malheur' 
u  76,  Kàcf|iiopoç  (<  *KaT-cr)uopo-ç)  •  bùcTTrivoç  H.  :  lat.  mereo  -or 
'^obtenir  une  part,  mériter,  acquérir'  (Curtius''  3.'>1.  (Osthoff 
IF.VI  8  sq.  bibl.),  peut-être  gaul.  Ro-amerta  déesse  des  acquêts 
ou  du  bonheur  (Osthoff  1.  cit.j,  i.-e.  ^snier-,  que  Solmsen  Beitr. 
1 408q.  (bibl.)  juge  identique  à  *.s'mer- 'penser,  songera,  soigner' 
(voy.  s.  v.  luepiuva),  ueipouai  et  mereo  ayant  signifié  '*être 
pourvu  de  qc.',  cf.  aW.  jemanden  mit  cticas  bedenken  'jem. 
mit  etw.  begaben'  et  vcrsorgen  'pourvoir  de';  cf.  aussi  lat.?»^- 
rewrfa 'goûter  :  repas  des  bêtes',  prim.  'ce  dont  il  faut  pourvoir 
bctes  et  gens'.  Voy.  s.vv.  riuopiç  p.  320.  Kâuuopoç  p.  40.').  a- 
liaprâvuj  p.  r)U. 

laeiLuv  m.  f.,  ueîov  n.  'moindre'  a  remplacé  un  *|iieivujv  *)H€Îvov 


—     G22     - 

(conservé  dans  à-|aelvujv  à)iieîvov  '*non  moindre  =  meilleur')  ; 
*)aeî  vo-v  n'est  autre  qu'un  subst.  ntr.  '*amoindrissement',  qui 
tut  entraîné  dans  la  flexion  des  eompar.,  mais  *|ueiva)v>)Lieiujv 
j3ar  influence  de  l'antipodique  nXeiuuv:  i.-e.  *mei-  'amoindrir', 
voy.  s.  V.  luivûuj.  Delà  lueiôvuuç  adv.  'de  moindre  valeur'  (Soph.), 
laeioûv  "diminuer  qc.',  |ueiuj|ua  n.  'déficit'  (Xén.),  )iieiuij{Jiç.  -eujç 
f.  'amoindrissement',  lueioveKTeîv  'avoir  trop  peu',  lueioupoç  'qui 
a  la  queue  écourtée',  )nei6qppuuv  'irréfléchi'  Hésych.;  sup.  ueîa- 
Toç  (Bion.  EM.  Hésych.)  est  une  innovation  d'après  tiXêicttoç. 
Osthoff  MU.  VI  308  sqq.  (bibl.). 

hom.  poét.  |uéXa0pov  'poutre  du  toit;  toit;  maison,  demeure,  ord. 
pi.';  |LieXa6poûv  'garnir  de  poutres'  (Spt.);  a  été  apparenté  par 
Fick  GGA.  1894,  p.  241  (autre  avis  Wb.  P  519)  et  Hirt  Abl. 
§  292,  en  tant  que  */tiela-dh-ro-ni,  à  hom.  pXuj9pôç  (*)LiXiu-6-po-ç) 
'qui  pousse  haut  (ttituç  N  390.  ÔYXvn  uj  234)',  skr.  mûrdhà  m. 
'tête'  (<  i.-e.  "^'mîdh-),  ags.  mtdda  'tête',  hsLsemelô  'haut'.  — 
Le  rapport  avec  KiuéXeGpov  'poutre'  EM.  ''voy.  s.  v.  Kauctpâ 
p.  401  sq.)  n'explique  pas  labsence de k-.  —  L'étym,  ancienne 
(  :  fneXaivo)  'noircir'  EM.)  n'est  nullement  étayée  du  rapport  lat. 
atrium  :  Citer  'noir',  atrium  paraissant  être  un  emprunt  étrus- 
que ;  voy.  Walde-  s.  v. 

liiéXaç  (éol.  néXaiç  Sapph.),  |uéXaiva,  |uéXav  'noir';  ineXaivuu 'noir- 
cir, trans.  et  intr.'.  jueXâç  est  prob.  pour  *|LiéXavo-ç  d'après  le 
fém.  luéXaiva  =  skr.  maJinl  f.  à  côté  de  tnalind  et  le  composé 
)ueXav6-xpooç  t  246  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,  256  n.);  cf.  skr. 
mdla-iii  'saleté,  péché'  mcdind-h  (<  i.-e.  ^melano-s)  'sale,  im- 
pur, noir',  gaul.  (Stokes  BB.  29,  169)  7»eZi»t<sgl.'color  nigrus' 
(sic)  gall.  luelipi  corn,  inilin  bret.  mélen  'jaune',  lett.  melus 
(=  lit.  *mélnas)  'noir'  tneJu  meJt  'devenir  noir'  v.  pruss.  niehie 
'tache  bleue  sur  le  corps',  i -e.  *//?e/- 'souiller;  sale;  se  dit  aussi 
de  couleurs  sombres,  enfin  de  couleurs  en  général';  cf.  "^mêl- 
dans  got.  mêla  n.  pi.  'signes  d'écriture'  v.  norr.  mal  ags.  mad 
v.h.a.  mal  'signe',  lit.  melijs  pi.  'matière  colorante  bleue'  me- 
li/nas  'bleu'  et  peut-être  lac.  (van  Herwerdeu  Lex.  suppl.^  956) 
)ai|LiiiXàç  'ZiuJYpâcpoç',  —  *mol-  dans  )iioXôviu  'salir,  souiller',  — 
*/y/ô?-  dans  ^uûXuuijj,  -uuttoç  m.  'marque  de  coups,  meurtrissure' 
(Curtius»  370.    Fick  F  109.  516.    IF  213.    IIF  315.    M.  van 


—     623     — 

Blankenstein  Unters.  40);  cf.  encore  lat.  muîleus  {*ttiulneio-s 
'^m^'lneio-s)  'de  couleur  rouge,  pourpre',  lit.  miilvas  'rougeâtre, 
jaunâtre'  innh-ijti  mulvinti  'salir  de  boue'  mulvé  'bourbe,  ma- 
rais'; bibl.  chez  Walde^  s.  v,   Voy.  aussi  s.  vv.  \i\kxoc,  mûXXgç. 

lueXbuj  seul.  prés,  'faire  fondre'  (Call.j,  -0|uai  moy.  m/sens  O  363 
(Kvicrriv)  =  ags.  meltan  'se  résoudre,  fondre'  v.  nf»rr.  nielta  'di- 
gérer', cf.  v.  norr.  />mZfr 'pourri,  corrompu' v.li.  a.  m r//^: 'fon- 
dant, dénué  de  vigueur'  ^oi.  ya-  nf(iltel)i.s'àvà\va\ç,\  puis  v. h. a. 
smeltan  'fondre',  etc.,  i.-e.  *{st)meld-  et  cf.  diaaXbuvo)  s.v.  àua- 
X6ç  (lequel  ncst  point  parent,  cf.  p.  60.'î  n.  1  :,  pXubapéç.  laaXa- 
KÔç,  juiaXGaKÔç. 

att.  iLiéXe,  iJu  )néXe  'mon  ami!  mon  bon  ami!'  est  le  voc.  d  un  '■''}xé- 
Xoç  'bon,  cher  (  :  lat.  compar.  melio)',  voy.  s.  v.  ladXa),  cf.  uéXei 
pLOi  'il  m'est  à  cœur  s.v.  hom.  laéXuu.  Prelhvitz-  287. 

jaeXeaTpîç, -îboç  l".  'pintade'  i  textes  et  légendes  chez  Thompson 
Greek  birds  114  s(iq.i;  patrie  :  Afrique.  On  a  conjecturé  une 
déformation  par  étyni.  ])op.,  d'après  lo  nom  du  héros  grec  Me- 
XeaTpoç,  d'un  emprunt  asiatique,  cf.  zd  mar-'ya-  pers.  mod. 
nmry  afghan  niarya  'oiseau'  skr.  mrgâ-h  'animal  forestier  (ga- 
zelle); —  aussi  :  oiseau';  cf.  Schradcr  RL.  617. 

hom.  tragg,  )uéXe[(T'oç  'vain,  inutile;  misérable';  cf.  le  degré  long 
fléchi  dans  imJùXuç,  -uoç')  'fatigué,  affaibli,  émoussé',  d'où  muj- 
Xûuu 'émousser,  affaiblir',  |LiujXôvo)aai  's'affaiblir;  se  résorber', 
puis  (Fick  1'  .016)  lit.  /»r^^9 'mensonge'  (mais  m////// 'manquer' 
est  l'emprunt  pol.  bl.-riiss.  mi/lic.  Leskien  IF.  XIX  2ii(),  lett. 
nialcUt  'errer,  se  méprendre'  mu'ldét  'errer  de  ci  de  là'  me'lst 
'parler  confusément',  arm.  (bibl.  chez  Hiibschmanii  Arm.  (îr.  I 
473)  mel-l-h  pi.  'péchés',  m.  irl.  mell  '  <  "^niehos.  Hrugmann 
(îrdr.  Il-,  1.  041  scpj.;  voy.  s.v.  pXâcr-cpriliioç  <  *////.s-  p.  122) 
'péché,  faute'  melluim  (Strachan  IF.  II  369)  'je  trompe',  zd 
(Bartholomae  Airan.  Wb.  HT)!)  ///(/'r//^?- 'trompeur,  fourbe'.  — 
Autres  rapports,  conjecturaux  ou  erronés,  chez  Prciluitz-  2S7  s(|. 
—  Lat.  inahis  'mauvais'  i  Fick  1.  cit.)  est  plus  proi).,  en  tant 
que  '*petit,  *médiocre',  apparenté  au  groupe  gr.  ufjXov  'petit 

1)  Ceci  '(''tniit  le  rapport  indiqui'  p  4!»  avec  à^nÀoç  «à-  wv^j:. 
-f- *MaXo-,  voy.  p.  UOS)  à.ut^X'JÇ  «"-  ncg.  +  *f.iXu-)  à^l(lX^évul  uaXGaKÔç 
HoXaKÔç. 


—     624     — 

bétail'  got.  smals  v.  h.  a.  sinal  'petit,  médiocre':  voy.  Walde^ 
s.  V.  (bibl.).  —  Pour  g-r.  àXaoç  (p.  41)  voy.  s.  v.  boni.  Xduu 
p.  562  et  u. 

liiéXi,  gén.  luéXiTOç  n.  'miel'  :  arm.  melr,  géo.  inelu  'mier(Hiibscb- 
mann  Arm.  Gr.  I  473),  alb.  mjaV  mjal'te  'miel'  (G.  Meyer  Alb 
Spr.  281  sq.),  lat.  mel,  gén.  mellis  'miel'  (i.-e.  *meUt  >  ital. 
*melid,  sur  quoi  l'on  fit  gén.  *melidos  >  *meîdos  meUis. 
J.  Scbmidt  Plur.  248  sq.  Solmsen  KZ.  38,  445.  Stoltz  Lat.  Gr.* 
177  n.  2  bibl.),  v.irl.  mil  'miel'  m.  irl.  milis  'doux'  g-all.  corn, 
bret.  mel  'miel',  got.  mïlip  (=  gr.  comm.  *)uéXiT-)  'miel'  ags. 
mil-déaw  'miellat,  nectar'  milisc  'miellé'.  Curtius^  330.  Fick 
P  516.  IP  213.  IIP  315.  Etc.  De  là  hom.  lueXî-qppujv,  -ovoç 
'doux  comme  le  miel',  luéXKTcra,  -xTa  f.  'abeille'  (*)LieXiTia),  pXiT- 
TO)  'châtrer  les  ruches'  (voy.  s.  v.).  Voy.  s.  v.  )ué9u  et  cf.  Gau- 
thiot  MSL.  XVI  268. 

ép.  lueXiri  f.  'frêne;  lance  en  bois  de  frêne';  hom.  laéXivoç  fiei- 
Xivoç  att.  lueXéïvoç  épigr.  lueXiivoç  'de  frêne';  ép.  èu)a|U€Xiriç 
'armé  d'une  bonne  lance  de  frêne'.  Schulze  Qu.  ep.  118  sup- 
pose un  *)Li€XFiâ  (*(TjueXFiâ)  *|ueXFivoç,  sans  aller  au  delà.  Le 
sens  premier  de  'gris  cendré',  suggéré  à  Prellwitz^  195.^  288 
(cf.  Schrader  RL.  205)  par  la  couleur  du  bois,  et  le  rapport 
avec  lit.  smelns  'gris  cendré'  pasmèlys  'brunâtre,  hâlé  par  le 
soleil'  (cf.  v.h.a.  hlrcha  v.  slav.  hrëza  'bouleau'  :  gr.  cpopKÔv 
XeuKÔv,  TToXiôv  Hésycb.)  méritent  l'attention. 

ion.  att.  lueXivii  f.  'è'Xujuoç,  lat.  pânictini  :  lat.  niil'mm  'millet, 
KÉYXPOç'  (assim.  de  *mèl'ioni),  lit.  (Hehn^  59)  malnos  f.  pi.  'pa- 
nic';  voy.  Hoops  Waldbâume  354  (bibl.).  Un  rapport  avec  i.-e. 
*mel-  'moudre'  (Curtius"*  595.  Schrader  Sprachvgl.-  424  et  chez 
Hehn*^  545)  est  probable. 

épigr.  laeXXaS,  -aKOç  m.  'jeune  homme,  page',  cf.  ^éXaKeç*  veiO- 
lepoi  Hésych.  On  y  a  vu  (Liddell-Scott,  Prellwitz-  s.  v.)  un 
hypocoristique  de  lueXXéqpriPoç  ineXXeipriv.  —  Skr.  manavà-h 
'garçon,  fils  de  brahmane'  (-v^<i.-e.  -In-  selon  FortunatovBB. 
6,  218,  mais  -n-  <  i.-e.  -m-  :  skr.  mârya-h  'jeune  homme'  gr. 
MeîpaE  selon  Frohde  BB.  3,  131  et  Wackernagel  Ai.Gr.1 193) 
ne  serait  pour  Uhlenbeck  Ai.  8pr.  221  qu'une  forme  dial.  de 
mânavà-h  'homme'  (  :  mdnu-h  'homme'). 


-     625     — 

ion.  att.  luëXXuj,  fut.  lueXXiîauu 'liésiter,  tarder; —  être  sur  le  point 
de;  être  eu  situation  de,  être  destiné  à,  devoir;  être  à  venir'. 
Frôhde  BB.  :5,  :}0T  et  Fick  I'  517.  Il-*  214  comparent  ht.  pro- 
niellere  Miteni  promovere'  Paul.  Fest.  (*melnô),  v.  irl,  mail 
'lent'  a  mail  lu.  irl.  tainall  'hésitation,  temporisation'.  A  cause 
de  lat.  remulcmn  proniuh-mn  'câble  i)our  haler',  i.-e.  *inel- 
semble  avoir  dcveloppé  le  sens  de  'hésiter,  traîner'  du  sens 
physique  de  'tirer,  cf.  aussi  lat.  remellgô  'remoratrix'  et  voy. 
Walde'-^  610.  648.  De  là  laeXX-écpripoç  )aeXX-eipr|v  ueXXô-fauoç 
M€XX6-vu)ncpoç  etc. 

laeXoç,  -ouç  n. 'membre,  articulation  (ord.  pi.;;  membre  de  phrase 
musicale,  d  oîi  :  chant  rythmé  avec  art,  mélodie;  redite':  jae- 
Xiz;uj  'chanter;  moy.  jouer  d'un  instrument'  :  gall.  ri/m-mcl 
'jointure'  corn,  mal,  pi.  inell-oir  bret.  mod.  mell  'articulation, 
vertèbre'  (<  celt.  *meZ.9â 'membre'.  Fick  II"*  21f).  Henry  Bret. 
198.  Brugmann  Grdr,  IF,  1,542;.  —  Surskr.  indnnii  V[.h\\<im- 
bre,  partie  du  corps  exposée  à  un  coup  mortel'  voy.  Uhlenlieck 
Ai.  >Spr.  lM8  (  :  skr.  nuimtê  'mourir';. 

houi.  poét.  laeXTTuu 'chanter';  hom.  |aéXTrr|0pa  n.  pi.  'jouets';  hom. 
poét.  luoXTTri  f.'chant';  ,uoXttôç  •  lùbôç,  ùiuvujbôç.TToniTnçHésycli.  : 
irl.  molaim  'je  loue'  molad  'éloge'  (i.-e.  -Ip-  >  celt.  -l-)  gall. 
iiiaid  'éloge'  moZ/ bret.  mod.  ///e«/i 'louer,  honorer'.  Stokes  chez 
Fick  II*  218.  IF.  XII  191.  Federsen  K.  Spr.  I  94. 

laéXuj,  fut.  ^eXncTuj  (cf.  Brugmann  Gr.Gr.^  ;îl2),  pf.  poét.  ^iémi^" 
'être  à  Cd'ur  à,  être  un  objet  de  soin  pour';  pass.  \xi\o\xa\,  pf. 
ép.  3.  sg.  |uë)apXeTai  m/sens;  moy.  'prendre  soin  de,  tivoç',  cf. 
att.  luéXe  voc.  i  voy.  s.  v.),  ueXebii  f.  ineXebûjv,  -ûJvoç  f.  ueXebriua  n. 
'soin,  souci',  laeXebaivuu  'soigner',  laeXéTn  f.  'soin',  MeXeiùv  's'oc- 
cuper de',  laeXéTOjp  m.  'qui  prend  soin  de'  (Soph.),  lat.  ntelior 
et  l'art.  laàXa  p.  603.  —  ^eiXixoç  'doux,  agréable,  aimable' 
(Prelhvitz-  288  sq.)  n'appartient  pas  à  ce  groupe,  voy,  s.  v. 

laeiavuov  6  ôvoç  Hésych.  nom  de  lâne,  par  allusion  à  sou  entê- 
tement (:  luévuj),  cf.  A  558  sqq.;  de  là  |U€)Liv6veia  n.  pi.  'viande 
d'âne  H.,  marché  à  la  viande  dâne  Poil.':  cf.  Krotschmer  KZ. 
33,  559  sqq.  Gr.  Vas.  U)9  et  voy.  s.  v.  ùXtKTUjp  p.  43. 

hom.  poét.  pf.  laeiuova  au  sens  du  prés,  'projeter,  avoir  en  vue: 
avoir  l'intention  de'  (pi.  MéMaiaev  ^  *nie-nnt-,  pUjpf.  ueuaaav, 

40 


-     626     — 

ptc.  )Lie|aâ[F]ujç  laejaauîa,  pi.  laeiuâoTeç  par  ail.  métrique)  :  lat.  /y<e- 
minl  {*mem°naï)  'je  me  souviens',  got.  prét.-prés.  man,  pi.  mu- 
miiii,  inf.  munan  'penser,  croire'  muns  m.  'pensée,  décision' 
V.  norr.  tminr  'esprit,  désir,  envie'  ags.  7nyne  'souvenir,  désir, 
amour'  v.  norr.  muna  ags.  je-munan  'se  souvenir'  v.  sax.  /«r- 
-munan  'nier,  mépriser'  (tous  prét.-prés.)  ags.  manian  v.  sax. 
nianôn  v.  h.  a.  mr/wê/?  (  =  lat.woweô) 'rappeler  qc.  à  qn.,  avertir 
de',  i.e.*me«- 'mente  agitare'  dans  skr.Hidni/afè  maiitité'ytensev' 
mânati  'mentionner'  zd  man-  ima^nya-)  v.pers.  wzaw-  {manya-) 
'penser',  gr.  |uaivo)Liai  (voy.  s.  v.)  MévTuup  (:  skr.  mantâr-  'pen- 
seur') lat.  mens,  gén.  mew^w 'esprit'  (=skr.  inati-h  'pensée,  in- 
tention' zd  -maHis  'mémoire'  got.  ga-munds  ags.jemynd  [angl. 
mind]  'souvenir'  v.  slav.  pa-m^tî  lit.  at-mintis  'mémoire',  i.-e. 
'^rrmti-)  mentiô-ônis  (:  irl.  armit'm  'reverentia'),  v.  irl.  domoiniur 
'je  pense'  ineiime  't^mV  (=  skr.  màmnan-  'esprit,  pensée'), 
V.  h.a.  niinnea  mînna  mhinl  î.  {*meniô)  'souvenir,  amour'  got. 
gaminpi  v.  norr.  mimie  'mémoire'  et  bcp  d'autres  mots;  du  th. 
verbal  i.-e.  *mm?ê/-  dérivent  véd.  manàyasi,  v.lat.  minl-scitur 
(cf.  skr,  manlsà  t".  'réflexion,  intelligence')  lat.  reminiscor  'se 
remémorer',  gr.  inf.  luavfivai  'être  furieux',  lit.  inf.  tninëti  (l.sg. 
menh)  'mentionner'  v.  slav.  inf.  mhietVQvo'w^,  penser',  got.  nm- 
nau,  prêt,  munaida  'projeter,  vouloir';  —  à  i.-e.  *nten-  se  rat- 
tachent ensuite  gr.  inévoç  et  son  groupe,  voy.  plus  loin;  cf.  un 
i.-e.  *m(e)na-  dans  |ué|avrifiai  m^vricTKUj,  voy.  s.  v.;  pour  Télar- 
giss.  *)nendh-  voy.  s.  vv.  )uav9àvuu  laoûaa.  Curtius'^  311  sqq. 
Fick  P  105  sq.  281  sq.  512  sq.  IV  209.  III^^  307  sq.  Meillet 
de  I.-e.  rad.  *men-  37  sqq.  Etc. 

laé^cpoiLiai  'blâmer';  ^oiuqpiî  f.  'blâme,  reproche';  à|ue^cpnç  â|uo|a- 
cpoç  'irréprochable;  qui  ne  fait  pas  de  reproche';  jae^qpuuXi'i 
')ué|uqjiç,  blâme,  censure'  Hésych.  Suid.  :  got.  blmampjan  'rail- 
ler', dans  l'hypothèse  d'un  \.-e.*met>ih-  alternant  avec  *7ne/y-'?)/<- 
(Fick  W  208.  IIP  310);  v.irl.  mebid  'honte'  gall.  mefl  corn. 
meul  'déshonneur'  (Stokes  chez  Curtius^  742)  ont  peut-être 
contenu  un  i.-e.  -mbl-,  cf.  Pedersen  K.  Spr.  I  119. 

luiév  'vraiment,  certes'.   Voy.  s.  v.  na  p.  596. 

laevOripr]-  cppoviiç  Hésych.;  |Li6v0ripiuj •  )aepi|uv)i(J(jj.  biaiàEeu  H. 
Contient  i.-e.  ^uiendh-  (<  '^men-dhê-)  'appliquer  son  esprit  k% 


—    627     - 

élargiss.  de  *m('n-  'penser';  voy.  s.  vv.  |uav0àvuj  uoOcra 
(<  *|Liov0-ia;. 

hom.  poét.  iLievoivâv  'songera,  méditer,  désirer';  laevoivr)  f /désir' 
(Ap,  Rh.  Call.  Anth.;  subst.  postverbal  V  ou  repris  de  la  vieille 
Ig  épique?).  Selon  Solnisen  Beitr.  I  ôl  sq.  (bibl.i,  dérivés  d  un 
subst.  *)Li€vuj(i),  th.*)Lievoi-  (cf.  t^x^w  TreiGuu  etc.)  'intention,  visée, 
désir',  attesté  aussi  par  Mevoixriç  Mevoîxioç;  le  rapport  avec 
laévoç  est  immédiat.  —  Autres  avis  chez  Brugmann  IF. XII 152 
et  Wiedemann  BB.  27,  51  n. 

(iévoç,  -ouç  n. 'esprit,  cœur,  âme,  courage,  ardeur;  colère' =skr. 
indnah  n.  zd  manah-  m/sens,  cf.  v.  pers.  -manis-  dans  Haxa- 
mams-"\xa\\xiv\\c„  *(|ui  a  les  sentiments  d'un  ami',  i.-t.^men-, 
voy.  s.  V.  })f.  jué|aova.  De  là  ép.  juevoeiKiiç  (  :  *FeiKUJ,  voy.  s.  v. 
eiKiûv  p.  222)  'qui  répond  au  désir,  qui  l'apaise  >  abondant': 
ép.  lueveaîvuu  'désirer',  issu  d'un  *|uevéujv,  tli.  laevecr-  (Solmsen 
Beitr.  I  51  n.  2). 

laévTOi  'cependant'  <  \xiv  +  -toi,  cf.  Kai-Toi  loi-vuv  Toifûp,  th. 
déra.*^o-.  Wackernagel  IF.  I  377.  Verni.  Beitr.  2.3.  Brugmann 
Or.Gr.3  533.  ') 

jLtévuj  'demeurer,  rester'  :  skr.  man-  {pariinamandh't,  âmaitmn) 
'hésiter'  zd  v.  pers.  man-  'attendre'  zd  f'rn-man-  'persévérer', 
arm.  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  475)  innam  'je  demeure,  j'at- 
tends, je  reste  en  surplus',  \Ai.maneô  {*m'^n-[  cf.  pf.  laeue'vnKa) 
'demeurer',  v.  irl.  ainmnc  gall.  mod.  amynt'dd  {*an-menià) 
'patience' (contesté par  Pedersen  K.  Spr.  I  16*.))  v.  \\\.ana'iin  (?) 
'j'attends,  je  demeure,  je  cesse'.  Cf.  Curtius''  311  s(|.  Fiek  I* 
100.  513.  II'  210.  Selon  WaldeM50  (bibl.)  i.-e.*me/?-'attendre, 
demeurer'  serait  identique  à  "^men-  'penser'  par  l'idée  inter- 
médiaire 'se  trouver  là  réfléchissant'  (cf.  lat.  inoni  'retard": 
menior).  —  Cf.  aussi  poét.  ion.  )Lii-)avuj  'rester;  traus.  af- 
fronter, braver',  laovtî  f. 'halte,  retard,  pause;  auberge',  |a6vi)Lioç 
'stable,  fixe'. 

|iepi|avdv  'être  soucieux,  préoccupé  de'  (Soph.  Etc.);  uépiuvâ  f. 
^subst.  postverbal,  cf.  Solmsen  Beitr.  I  39s(i.  25S)  'soin,  souci, 

1)  liévTov  de  la  xoivr]  (aussi  tlie.ss.  (îl)!.  .'545,38)  est  une  inodi- 
l'ication  de  litvxoi  d'après  le  rapport  tv^ov  :  èvhoi.  Wafkerua<;-el  Verni. 
Beitr.  41;  autre  avis  chez  But-k  Gr.  D.  p.  10-2. 


—     628     — 

sollicitude;  esprit,  pensée  (tragg.)';  poét.  ^épiuripa  f.  'souci'; 
ILiepjLiripîZiuj  juepiLiaîpuj  "s'inquiéter;  machiner  t  2';  hom.  etc.  |uép- 
fiepoç  'qui  cause  des  soucis,  triste,  pénible:  —  fin,  rusé  (Plut.)'; 
ludpxuç  m.  'témoin'  (^voy.  s.v.  p. 61.?)  :  skr.  smârati  'se  souvenir' 
smafana-ni  "mémoire'  zd  maraHl  -smaraHi  'se  souvenir',  lat. 
(voy.  Walde^  475)  meii/or  'qui  se  souvient'  fCurtius^  330  sq. 
Fick  P  151.  575),  got.  maûrnan  ags.  murnan  v.  li.a.  mornên 
'avoir  soin  de'  (Fick  IF  201.  III*  312),  i.-e.  ^smer-  et  *mer- 
'penser,  méditer,  soigner';  Curtius^  et  Walde-  1.  cit.  y  joignent 
lat.  mora  retard'  ('*le  fait  d'être  là  réfléchissant'),  v.  irl.  ma- 
raim  "je  reste'  7nall  {^marlo-s)  'hésitant,  lent'  gall.  merydd 
'lent,  négligent'  corn,  mar  bret.  mâr  'doute';  Solmsen  1.  cit. 
tient  cet  i.-e.  *(s)mer-  pour  identique  à  *{s)mer-  dans  gr.  juei- 
pouai  etc.,  voy.  s.  v. 

ILiépfiïç,  -ïGoç  f. 'fil'  k23;  ^ep^lGn  f. 'fil'  (Agatharque  chez  Phot.). 
On  conjecture  un  rapport  avec  ((y)|ur|piv9oç  m.  'fil'. 

poét.  laépOTTÊç,  -uuv  m.  épith.  de  sens  et  d'origine  obscurs,  qui, 
de  son  emploi  dans  luépoTieç  âv6pujTT0i  (Hom.  Hsd.),  )a.  PpoToi 
B  285,  ^epoTTeam  Xaoîç  Esch.  Suppl.  89,  prit  le  sens  de  âv- 
epuuTTOi  Esch.  Cho.  1018.  Eur.  I.  T.  1263  etc.;  —  au  sg.  luépoMJ 
'guêpier,  Merops  apiaster  L.'  (voy.  Thompson  Greek  birds 
116  sq.).  Hypothèses  non  convaincantes  p.  ex.  de  Fick  KZ.  20, 
172  ('*les  pirates'  =  jnâpTiTieç  :  luàpvpai),  BB.  26,  239  ('*au  re- 
gard intelligent'  :  )aépi|uva  etc.),  Bréal  MSL.  XIII  105  ('*ceux 
qui  ont  un  visage  d'homme',  i.-e.  *me/'- 'mourir'),  Prellwitz-  290. 

laépoç  n.  'partie'.  Voy.  s.v.  jueipojuai  p.  621. 

luéaapov  (Hsd.),  ép.  pi.  luécraapa  (Call.),  ^ecrôpoiov  Poil. 'courroie 
qui  assujettit  deux  bœufs  au  joug'  <  ^écr(a)oç4-Po0ç,  cf.  éKa- 
TÔju  pr|  s.v.  poûç  p.  129  sq.  De  là  ^ea(JapoOv 'atteler  au  joug 
une  paire  de  bœufs'  (Lycophr.). 

|Lieaii|uPpiâ,  ion.  |ue(Jâ|uppûi  (Hrdt.)  f.  'midi;  le  midi',  cf.  dor,  tô 
)Liecro[|Liépiov  Théocr.  VII  21  :  piéaoç  -f  rjiuap  fiiuépà;  l'origine  de 
l'd  est  ambiguë;  y  eut-il  apophonie  a  :  ri  et  introduction  de  -r|- 
par  influence  de  fjiLiap  fi)uépa  (Brugmann  Gr.Gr.^  71)  ? 

hom.  |u  e  (T  6  b  |Lirij  ^tt.  épigr.  |aecro)avn  f.  'fosse  du  mât,  icTroGriKri, 
i(yTobÔKr|'  <  jLiécroç  +  *d}ti-,  voy.  s.  v.  bô^oç  p.  195  sq. 


—     620     — 

ILiecTTTiXov  ""nèfle'  (An-hil.  Etc.);  MecfTTiXn  T.  ^léflier:  nèfle' 
(Théophr.).  Étym.  inconnue:  voy.  Schratler  RL.  542  sq. 
Hoops  Waldbaume  550  sq. 

liom.  poct.  laecrarifvj  -fûç  %au  niilicu;  dans  l'intervalle  de'.  L'élé- 
ment --fu  semble  remonter  à  R.  gea  'courber'  et  cacher  un  an- 
cien nom  du  creux  de  la  main,  cf.  \-At.col(i  Me  creux  de  la  main' 
<  *gu-el-a  ou  *gu-ol-a  s.  v.  -fûaXov  p,  ].")7  et,  sans  -/-  suffixal, 
èYTUTip.  211;  èYTÛç 'près' serait  donc  bien  parent  de  effûr)) 
voy.  s.  V.  p.  212.  —  Explications  divergentes,  et  parallèles  à 
celles  qu'ils  fournissent  de  eYfûç,  chez  Brugmann  Ber.  d.  siichs. 
G.  d.  W.  1889,  p.  fvj  sq.  IF.  XIV  Anz.  47  et  Meringer  IF. 
XVllI  265. 

ép.  poét.  iLiéaaoç  >  att.  laéaoç  'situé  au  milieu'  =  skr. mdd/iija-h 
7a\  tit(éô//a-  lat.  médius  osq.  méfiai  'in  média'  gaul.  ^medio- 
(p.  ex.  dans  Medio-ldnuin  ""plaine  centrale' >  Milano)  'qui  est 
au  milieu'  irl.  mid-  en  compos.  (v.irl.  immedon  'm  medio'  m.irl. 
Mide  '*province  centrale')  got.  midjis  v.  norr.  mii/r  ags.  niidd 
v.h.a.  n/iftiU{\\i  est  au  milieu'  v.  slav.  meirfrt  ""milieu,  frontière' 
arm.  i  Hiibschmann  Arm.Gr.I4T4)  iifèjle  milieu',  i.-c^ii/edhio-s 
'médius' (Curtius' 332.  Fick  I*  105.  281.  512.  I1>2<J7.  iIP307. 
Pedersen  K.Spr.  I  112,  Walde^  472.  Etc.);  gr.  |Liecr(a^6Triç  = 
lat.  inedietàs.  Selon  Brugmann  IF.  XVIII  06  n.  ^medhio-s  re- 
pose sur  un  *)ne-(lhi  'au  milieu'  parent  de  |ie  tû;  —  compar. 
Ineaai-Tepoç,  comme  lion».  ueaui-TTÔXioç  "'à  demi  blanc,  grison- 
nant', où  |ueaai-  est  un  loc.  (Brugmann  Gr.(îr.^  171.  195> 

)a  e  aiô  ç 'plein,  rem])li';  )ae(JTOÛv 'remplir'.  Voy.  s.  v.  uabâv.  — 
Autre  avis  chez  Osthoff  IF.  V  Anz.  10  n. 

^eTà  |iéTa  'entre,  au  milieu  de,  avec  (gén.  dat.i;  à  la  suite  de, 
après  lacc.)'  <  |li€-,  cf.  \.-e.*m€-dhi  'au  milieu',  d'on'^'ntedhio-s 
>  gr.  Lie'aaoç  utaoç,  voy.  s.  v.,  +  niorj)hème  -la  :  got.  niip 
V.  norr.  niei/  ags.  mid  v.h.a.  niiti  mit  'avec',  d'un  gcrm.  connu. 
''■'nii-di  <  i.e.  *me-fi  ou  "^mc-dhi^  zd  niaf  'avec'  est  à  écarter. 
Curtius''  209.  lîrugmaini  (ir.Gr.^  §  503.  KVG.  ij§  581  .S(i.  t')<>7. 
Voy.  s.  v.  Liéxpi.  De  là  iiitTale 'dans  l'intervalle'  'Ilsd.  ,  avec 
un  suff.  -^e  abstrait  de  formes  comme  GOpace  'AGiiva^Ie  c.à-d. 
'ABiîvùz-be),  cf.  Brugmann  Gr.Gr.'' 257,  et  neTaEu  'dans  Tinter- 


—     630     — 

valle,  au  milieu',  où  -Hù  est  uue  forme  plus  brève  de  Eùv,  cf.  vu 
à  côté  de  vùv  etc.,  cf.  Brugmaun  op.  cit.  454  ('bibl.). 

posthom.  jLiéxaXXov  "mine,  tranchée,  carrière,  gisement  (àXôç  'de 
sel'  Hrdt.  IV  185)';  hom.  lueiaWâv  '*fouiller  >  chercher  à  sa- 
voir, questionner';  jueTaXXeùç, -éujç  m. 'mineur';  lueiaXXelâ  f. 'tra- 
vail de  mine;  mine,  fosse';  jiieTaXXeùuu  "extraire  des  métaux 
d'une  mine;  fouiller'.  L'hypothèse  de  Fick  BB.  1,  335  et  Ost- 
hoff  IF.  XV  104  sq.,  laéxaXXov  '*lieu  de  recherche'  :  éol.  *|uà- 
rrim  (2.  sg.  MOtTiiç  Théocr.)  hom.  juateimu  '"chercher'  ne  se  con- 
cilie pas  avec  notre  étym.  de  juaieuuj  (<  i.-e.  *ma-t-,  R.  mà^); 
—  lett.  ineklêt  "chercher'  {-kl-  <  -tl-,  cf.  Tétym.  des  anciens 
MCTà  àXXa.  Bezzenberger  BB.9, 134.  Prellwitz^  197.  ^291)  ne 
convainc  pas;  —  avis  désuet  chez  Curtius '^ 551  ;  —  le  rapport 
d'un  gr.  *àXXo-  <  *àbXo-  avec  skr.  âdri-h  m.  "pierre,  rocher' 
<  i.-e.  *ndU-,  cf.  v.  irl.  ond  onn,  gén.  tiinde  (<  i.-e.  ^ondes-) 
"pierre'  (Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  95  bibl.)  est  des  plus 
douteux;  —  reste  l'étym.  séni.,  mais  le  thème  mâtal  "forger' 
(Renan)  est  écarté  par  A.  Millier  BB.  1,  293,  et  hébr.  m^sùlà 
m^sûlâ  m^sula  "profondeur,  fond  de  vallée'  (Lewy  Fremdw. 
131  sq.  bibl.)  ne  va  guère  pour  la  forme,  sinon  pour  le  sens; 
voy.  enfin  L.Meyer  IV  309  et  Sehrader  Sprachvgl.^  II 123  sq., 
qui  supposent  un  préhoni.  *^eTaXXà  "recherche'  *^éTaXXov  "lieu 
de  recherche',  sans  pouvoir  aller  au  delà. 

hom.  etc.  )ueTa)Lid)vioç  "vain,  frivole'.  Voy.  s.  v.  inàtriv  p.  614. 

ion.  jLieTavdaTriç  "émigré,  exilé'  :  hom.  vaiuj  (*vacr-iuj,  cf.  aor. 
vàcraai)  "habiter'. 

hom.  ^éxaacTai  f.  pi.  'brebis  d'âge  moyen'  i  221.  Voy.  s.v.  êmcr- 
(Tai  p.  267. 

hom.  iLieiiiopoç  >  att.  iLieiétupoç  "sublimis'  <  lueià  +  *-aFopoç  : 
àeipuu,  voy.  s.  v.  p.  15;  éol.  irebdopoç  avec  éol.  rrebà  "luexà'. 

ILiexÔTTri  f.  "lat.  interfignium,  métope',  c.-à-d.  l'espace  compris 
entre  deux  ônai  (voy.  s.  v.  ôttii)  ou  "trous'  ménagés  dans  la  frise 
pour  recevoir  l'extrémité  des  poutres  (Vitr.).  Voy.  Saglio  III, 
2,  1886  sqq. 

hom.  etc.  juéxpov  "mesure;  espace,  longueur;  juste  mesure,  etc.'; 
I^éxpioç  "mesuré,  modéré,  moyen';  luexpiKÔç  "qui  concerne  la  me- 
sure des  vers';  luexpeîv  "mesurer';  itiexpiixnç,  -oO  m. "mesureur;  att. 


—     631     - 

mesure  pour  les  li(|uides,  raétrète'.  l.-Q.*mi4roiii  <  '^mt^d-from 
selon  F.  de  Saussure  MSL.  VI  246  sq.,  cf.  *med-  dans  gr.  ,ué- 
boiaaietc.,  \.-e.*tHéd-.  —  Brugraann  Grdr.  P635.  KVG.  §412 
rattache  iLiéipov  directement  à  skr.  mùtram  mûti-cl  'mesure' 
prâkr.  tnettam  =  skr.  *mitra-m  skr.  mirnâti  'mesurer'  (  :  gr. 
\xx\T\c,  lat.  iiiètior)^  i.-e.  *mê-,  étym.  qui,  en  fait,  ne  diffère  de 
la  préc.  (|ue  par  l'analyse.  —  M.  van  Blaukenstcin  Unters.  42. 
111  tire  iLiÉTpov  de  i.-e.  *met-,  dont  le  degré  long  apparaîtrait 
dans  gr.  lufiiiç  lat.  mêtior. 

boni.  etc.  laéTonrov  'espace  entre  les  yeux  (Arstt.  H.  A.  I  8), 
front'  <  ,u6Tà  4"  '^^^ 

ion.  att.  luéxpi  'néxpiç  ^  128.  Ap.  Rh.)  'jusque'  :  arm.  merj  adv. 
'près'  (<  *mejr,  i.-e.  -{jh-).  Meillet  MSL.  VII  160.  Bugge  KZ. 
32, 19.  Brugmann  Grdr.  I-  433. 565;  doute  excessif  de  Hlibsch- 
niann  Arm.  Gr.  I  473;  voy.  s.  v.  âxpi  -iç  p.  109.  Cf.  en  outre 
les  conjonctions  de  même  sens  crét.  laeaxa  arc.  laecrt'  àv  tliess. 
ILieffTTobi  (*-TTob-  =  lat.  quod  +  particule  -i)  gort.  netreç  resp. 
Iliêtt'  èç  (lueTTÊÇ  to  beKadiaTripov  'jusqu'à  la  somme  de  10  sta- 
teres')  <  ueaT'  èç  et  liom.  inèacp'  (dans  laéaqp"  r|oOç  riprfeveinç 
0  5U8),  luéaqp'  oie-  luéxpiç  ôre  Hésycli.,  uéaqpa  (Call.  Ap.  Rh. 
0pp.),  toutes  formes  se  ramenant  à  un  i.-e.  *///e,  d'où  uêtù  et 
|uéa(cr)oç,  et  le  sens  de  'au  milieu'  exprimant  l'idée  d'atteindre 
pleinement;  un  adv.  *|aeç  serait  à  la  base  de  toutes  ces  formes, 
sauf  inéxpi.  Brugmann  Gr.Gr.^  §  626. 

ion.  att.  dor.  \xx\,  él.  \xô.  'ne  .  .  .  pas'  =  skr.  wâ  zd  v.  pers.  ma 
(Curtius''  332  sq.)  arm.  mi  (Hiibscbmann  Arm.  Gr.  I  474),  i.-e. 
*ïrtê  particule  prohibitive,  \xr\hi  mh^^îÇ  lari^otMoû  etc.  sont  for- 
més parallèlement  à  oùbé  etc.;  uriKéii  'ne  .  .  .  plus'  est  calqué 
sur  oÙKÊTi,  c.-à-d.  oùk  en;  i^ri-xi  (Euboulosi  comme  vai-xi  'oui'; 
cf.  Brugmann  Gr.Gr.»  §  589. 

I.  hom.  uribea  (qpuuTÔç)  pi.  n.  'parties  génitales'.  Voy.  s.  v.  uabâv. 

II.  hom.  mîbea  pi.  n.  'pensées,  desseins';  uqbouai 'méditer'.  Voy. 
s.  v.  ,uébo|uai  p.  618. 

hum.  uiiKÛaBai,  aor.  ])tc.  luâKcûv,  pf.  ptc.  i.ie.uqKÛJç  |ne,uàKuîa  (d'où, 
au  sens  d'un  ipf.,  èuèLU-iKOv)  'bêler";  uiiKâç,  -âboç  f.  'qui  bêle 
(chèvre,  brebis);  qui  mugit  (taurello".  Onomatopée,  cf.  skr. 
niéka-h  'bouc',  arm.  (^bibl.  chez  Pedersen  KZ.  39,  390)  malhi 


—     632     — 

'mouton',  lat.  nncclre  'chevroter',  ni.  h.  a.  n/echzen  ail.  mecl-ern 
'chevroter',  serb.  mekati  slov.  mel-etafi  'bêler'  lit.  ineTiénti  'bal- 
butier', skr.  màkamakâyatê  'coasser',  p.  ex.  Uhlenbeck  Ai.  Spr. 
208.  WaldeMSS  (bibl.). 

jafjKoç,  -ouç  n.  'longueur'.  Voy.  s.  v.  laaKpôç  p.  603. 

hom.  etc.  iutîkuuv,  dor.  judKuuv  (Théocr.),  -uuvoç  f.  (m.)  'pavot'.  Les 
mots  suivants  sont  empruntés  plutôt  que  parents  :  v.h.a.  mûgo 
m.h.a.  mà^e  et  mdhen  luàn  ail.  tn.oh7i{<.^e,Ym.comm/nn(';^an- 
Yesp.*mèxa'n-)  y.slâv.tnokû  'pavot"  (lett.  magone  —  à  côto  de 
l'obscur  lit.  agûnà  —  est  un  emprunt  germ.;  v. pruss.  ?noAe  est 
l'emprunt  pol.  tnal')-^  bibl.  chez  Zupitza  Gutt.  135;  la  plante 
est  d'origine  méditerranéenne,  voy.  Schrader  RL.  545.  Hoops 
Waldbàume  350.  —  Pedersen  K.  Spr.  1 159  y  ajoute  v.  irl.  viec- 
cun  gl.'radieem'  irl.  mod.  ineacan  'carotte,  panais'  (l'assim.  qui 
s'est  produite  dans  une  forme  thém.  *meqn-  ayant  été  trans- 
portée à  une  forme  *meqon-),  ce  qui  est  très  douteux. 

ion.  }JLY\\r\  f.'sonde  (de  chirurgien)' fHpc);  )UTi\oOv'sonder'(Hpc.). 
Etym.  ambiguë.  Stokes  BB.  23,  51  en  rapproche  irl.  mtlech 
C^'inëliko,  -l'a-  ?)  'broche,  épingle';  —  Prellwitz  BB.  26,  306. 
Wb.^  292  suppose  un  *|ia(J-Xâ  ou  *\xO.-\â  '*ontil  pour  tâter',  cf. 
luaioiuai  {*\xao-). 

lariXoXôvOii  (Ar.  Nuées  763.  Arstt.),  aussi  f.in^o^«veii  f .  'han- 
neton'. Etym.  inconnue;  hypothèse  chez  Prellwitz-  292. 

1.  hom.  etc.  lufjXov,  dor.  |uâXov  'drupe,  pomme  et  fruit  analogue' 
>  lat.  maliini  'pomme'  mâlu.s  'pommier';  hom.  etc.  luiiXéâ  f. 
'pommier'.  Etym.  inconnue;  voy.  s.  v.  kokku-|utiXov  p.  483;  sur 
le  fruit  voy.  Schrader  RL.  42  sqq.  Hoops  Waldbiiume  477  et 
passim.  Willems  Bull.  Acad.  Belg.  Cl.  d.  L.  1906,  n^  12,  p.  37  sqq. 
du  tiré  à  part.  —  Lat.  mdtni'ns  'mûr'  (Prellwitz  BB.  24,  105) 
est  à  écarter;  voy.  le  mot  chez  Walde-  470.  —  De  là  hom. 
)LifiXov|j,  ace.  luriXoTia  '(blé)  blond'  y\  104,  fiiîXuj6pov  'couleuvrée 
ou  vigne  blanche'  (Théophr.). 

IL  hom.  etc.  jnfiXov  (aussi  dor.  arc.)  béot.  jueîXov  en  des  noms  pr. 
'animal  de  petit  bétail,  mouton,  chèvre'  —  v.  irl.  mil  n.  'bête', 
cf.  V.  norr.  v.  norv.  smale  m.  'petit  bétail'  v.  h.  a.  sinala-nôz 
smalaz  fihti  m.h. a.  .siiial-)>ôz  siiml-i'ihe,  ])ms  m.h. n.sii/al-hirft' 
'berger  du  petit  bétail';   bibl.  chez  Osthoff  Et.  Par.  I  209  sq.; 


—     633     — 

k  ce  groupe  se  rattache  prob.  lat.  ntalus  '*petit,  "''nK'-diocre  > 
mauvais',  voy.  Walde=^  s.  v.  (bibl.j. 

larjv,  col.  dor.  (aussi  lioiii.  i  udv  'certes'.   Voy.  s.  v.  |ua. 

att.  \x  x\  V,  Ih't.  nnç,  ion.  corcyr.  iiiég.  \JLe\c,,  cl.  ueuç  '  prob.  dû  à 
l'analogie  deZeûç,  gén.Znvôç),  gén.|aTiv6ç,  lesb.  nnvvoç,  thess. 
lueivvoç  laeivoç  ni. 'mois';  th.*nnvcr-,  d'où  gcn.  lesl).  Mnvvoç  etc.; 
nom.  *|ar|vç  >  *|uevç  (par  abrègement  de  voy.  dev.  v  +  cons., 
postérieur  à  l'assim.  de  -va-  médial),  d'où  régul.  ion.  etc.  ueiç 
hér.  )nr|ç;  en  att.,  )aeiç  fut  remplacé  par  innv,  formé  d'après 
l'analogie  des  th.  en  -nv,  -nvoç.  Cf.  skr.  màs-  mà.sa-h  m.  'lune, 
mois'  zd  V.  pers.  mrî/«- 'lune,  mois',  arm.(Httbschmann  Arm.  Gr. 
I  417)  amis,  gén.  (tmso//'mois\  alb.  wmaj'mois'  (<  *mOn,  i.-e. 
*mên-.  G.  iMeyer  Alb.  Spr.  288),  lat.  mt'n.s-i-s  'mois'  (gén.  pi. 
ntëns-tim,  ace.  sg.  mens-em  =  ]xf\\ay  gén.  sg.  mens  is  =  \xr\\i6ç,) 
ombr.  menziK'  sab.  me.sene  'mense',  v.  irl.  ni/,  gén.  m/s  gall. 
mis  bret.  mîz  'mois'  (<  celt,  *7nlns-  <  *ntêns-),  got.  mena 
V.  h.  a.  mduo  m.  (d'un  nom.  sg.  '^ménôt,  avec  passage  dans  la 
décl.  des  th.  en  -»-)  'lune'  got.  mènôp.s  v.  h.  a.  manod  ags.  mô- 
nad  v.  norr.  mânadr  'mois'  (morphème  -uôt-,  cf.  gr.  *Feib-Fiijç, 
-FoT-oç,  et  cf.  J.Schmidt  KZ.  2(i,  ;>45sq(i.  Plur.  194  sq.  Brug- 
mann  Grdr.  II-,  1,  426  sq.),  v.slav.  mèse^à  'lune,  mois'  Mi.mënù 
i*iaënùt),  gén.  menesio  'lune,  mois'  mënesis  'lune,  mois'  lett. 
méness  v.  pruss.  menig  (1.  menins)  'lune'.  Curtius ''  333.  Jo- 
hansson  Beitr.  129  sq.  (bibl.j  WaldeMT6  sq.  ^bi»)' )•  Etc.  I.-e. 
i\\.* menés-  (lit.  mënes-i-s  et  menas,  gén.  mëno  ntr.,  d'un  ""'me- 
nos.  Brugmann  op.  cit.  52(3),  ""mens-  (gr.  lat.  celt.;  cf.  \v\\,  gén. 
Xqvôç 'oie' <  *xavO'-  et  voy.  Brugmann  op.  cit.  Ô26  n.  1\  *mês- 
(aryen  et  slav.,  issu  du  nom.  sg.  *///<' «.v  selon  J.  Schmidt  l.cit.), 
enfin  '""it/en-  (germ.  ail),  balt.  */«f^?i/0,  K.  ;/jé 'mesurer'  (voy.  s.  v. 
lafiTiçj,  la  lune  étant  prise  comme  mesure  du  temps. 

ILinvri  (Hom.Esch.),  dor.  f.uiva  (IMnd.)  f. 'la  lune' <*/»f'».sv?«  :  uriv, 
voy.  le  préc.  —  Lat.  tardif  mena  'dea  menstruationis'  est  un 
emprunt  grec;  cf.  Walde-  s.  v. 

lanviY^.  iffoç  f.  'méninge  illpc  Arstt.  Gai.);  tunique  de  r(cil 
lEmpéd.  Arstt.);  cartilage  tle  l'oreille  ' Arstt. r  <  ^mcsn-  ou 
*mênisn-,  voy.  s.  v.  uqpoç. 


—     634     — 

ho  m.  etc.  i^nviç,  -loç,  poster. -iboç,  dor,  juûviç  (GDI.  4524.  Pind. 
Baccliyl.),  col.  luaîviç  (selou  Tzetzès  [?],  et,  dans  ce  cas,  in- 
fluencé par  ^aivo)aai.  Hoftmann  Gr.  D.  II  422)  f.  'colère,  res- 
sentiment'. Ebrlich  KZ.  41,  294  sq.  voit  dans  l^t.  Mû  nés 'simes 
des  défunts',  en  tant  que  '*les  irritées',  le  pi.  d'un  *mânis  = 
dor.  |uâviç,  cf.  lat.  immânis  "furieux,  sauvage',  prop.  qui  est  Hn 
màni  'en  fureur',  à  quoi  Jacobsthal  IF.  XXI  Beib.  140  sq. 
ajoute  crét.  è)uf.iaviç  (ace.  pi.  è)a^âviaç)  Mrrité'.  De  là  uriviuu 
'éprouver  du  ressentiment',  )ur|vï|aa  n.  boni.  |Lirivi6)Liôç  m.  'colère, 
ressentiment'. 

inrivvjuj,  dor.  juâvOuj 'indiquer,  révéler;  dénoncer'.  Éty m.  obscure; 
hypotbèses  de  Meillet  de  I.-e.  rad.  '^men-  21  sqq.  (tb.  athém. 
Iiiavu-  <  *nacr-vô-  *)aava-vô-  ?)  et  de  Prellwitz  ^  293  (lit.  môjn 
môt'i  lett.  mât  'faire  un  sig-ne  de  la  main'). 

ion.  att.  )uripôç  m.  'cuisse';  pi.  bom.  laflpa  et  )ar|pia  (sg.  .uripiov 
Posidon.  cbez  Atb.  IV  54  b)  'os  des  cuisses  dune  victime'. 
)nr|po-ç  est  issu  d'un  ^mê[m\s-ro-  (p.  ex.  Prellwitz ^  293)  ou  d'un 
^mês-ro-  (sans  nasale),  qui  a  pu  donner  dès  l'i.-e.  (cf.  Hirt  Abl. 
§  807,  5)  "^mèro-'^  cf.  lat.  membrum  'membre'  (<  ^mêinsj-o-m) 
membrâna'}^ea.n  fine',  irl.wM" 'morceau  de  viande'(<*mê/;/s>'o-), 
V.  slav.  wç.cf?/-a 'peau  fine  sur  une  blessure  récente,  partie  cbar- 
nue  de  qc'  (avec  morpbème  secondaire  -dhro-  pour  -i-o-,  selon 
Brugmann  IF.  XYIII  436  sqq.  Grdr.  II-,  1, 381  bibl.),  puis  skr. 
mqsâ-m  'viande'  {mqs-ijacana-h  'qui  cuit  de  la  viande')  tokb.  B 
misa  'viande'  (S.  Lévi  et  Meillet  Journ.  As.  1911,  II  145),  arm. 
(Hubscbmann  Arm.  Gr.  I  474)  mis,  gén.msoy,  a]h. mis  (<  alb. 
comm.  *minsa-.  G.  Meyer  Alb. Spr.  280),  got.  mimza-  n.,  v. slav. 
meso  lett.  mi^sa  v.  pruss.  mensâ  'viande',  i.-e.  "^mèmso-;  une 
forme  i.-e.  *mès-  dans  skr.  mâh.  n.  lit.  mésà  'viande'  (J.  Scbmidt 
KZ.  26, 340.  Mikkola  BB.  22, 241  sq.  ?  ou  emprunt  russ.  mjàso  ?) 
et  gr.  luiipôç  si  <C*mësro-\  un  dérivé  dans  gr.  lurjviYE,  voy.  s.v. 
Bezzenberger  BB.  1,  340  sq.  Curtius^  595.  Fick  P  107.  514. 
IIl^  310.  Pedersen  K.  Spr.  I  82.  'V\^alde2  474  (bibl.).  Etc. 

bellénist.  inTipDKâaOai,  -dZieiv, -îZieiv 'ruminer';  -i(T)uôç  m. 'rumina- 
tion'. Etym.  inconnue. 

bom.  etc.  juiipuuj  (fiàpûeTai  Tbéocr.  1 29)  'rouler,  enrouler';  bom. 
etc.  |ar|piv6oç  m.  'fil,  corde  ;  ligne  à  pêcher'.  Voy.  s.  v.  cjuripivGoç. 


—     635     — 

ILiriTiip,  dor.  M"TriP,  gt'U.  }jir\jp6ç,  ace.  luriiëpa  f.  ""mère'  =  skr. 
nuitdr-  zd  mâtar-  arm.  (Hubschmann  Arm.  Gr.  I  4T2i  ///f////- 
(gén.  maicr  <  i.-e.  *iitatr6.s)  'mère'  alb.  wîof /•£ 'sœur'  (prim.  Ma 
sœur  aînée'  remplaçant  la  mère.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  287  sq.) 
lat.  mater,  gén.  nuitris,  osq.  niaatrcis  orabr.  matrer  'matris' 
V.  irl.  mathir  v.  li.  a.  nniofer  v.  norr.  môdr  ags.  v//rJc?o/- 'mère' 
lit.  mole  'femme,  épouse',  gén.  moters  {moffjna  'mère';  lett. 
mate  'mère'  v.  pruss.  po-matre  'belle-mère'  v.  slav.  iiH(ti,  gén. 
mater e'mhvt\  Curtiu8^333.  Delbriick  Verwandtschaftsn.  72 
et  passim.  Etc.  I.-e.  *matér  a  été  formé  sur  l'épel  enfantin 
==v//rt,  voy.  s.v.  |Liâ  (Kretschmer  Eiul.  o53  sqq.;  le  sens  premier 
de  '*qui  conçoit'  et  le  rapport  avec  lat.  m  anus  '*qui  saisit  > 
main',  proposés  par  Wiedemann  BB.  27,  219. sq.  ne  convain- 
(juent  pas).  Pour  le  recul  de  l'accent,  dfl  à  l'opposition  des 
genres,  dans  gr.  larjTnp  :  Trauip  voy.  Vendryes  MSL.  XllI  139 
et  cf.  GuYciTrip  p.  355.  De  là  luriipuid  ion.  |ur|Tpuiri  dor.  uarpuid  f . 
'marâtre'  =  arm.  mairrii,  gén.  matrrui  'belle-mère',  lunfPMJOÇ 
'maternel',  fiiÎTpmç,  -uufFjoç  m.  'oncle  materner.   Voy.  s.  v.  urirpâ. 

hom.  tragg.  Pind.  miTiç,  -loç  (att.  -iboç  Escli.) 'sagesse,  prudence; 
ruse  V  299';  hom.  juritiâv,  moy.  )ar|TicicJ0ai,  ,uriTiea0ai  'méditer, 
songer';  lioni.|ariTieTâ  fZeùç,  Zeû;  -êtû  :'ni,ui,  R.?e) 'conseilleur'  : 
skr.  m</^/ï/-/;i 'mesure'  nulna-m  'mesurage,  mesure'  màt'i-h  [  = 
ILifÎTiç) 'mesure,  connaissance  exacte'  màti  niin/afi  'mesurer'  zd 
V.  pers.  ma-  'mesurer'  skr.  mitih  zd  -miti-  'mesure,  poids,  va- 
leur' (gr.  iLiaTiov 'petite  mesure'  est  mal  attesté),  alb.  (G.  Meyer 
Alb.  Spr.  262  sq.  Brugmann  Grdr.  P  172.  278)  mat  mas  {*iiia- 
tio)  'je  mesure'  mate  'mesure'  mot  {*mét-)  'année,  température', 
lat.  iiiëtior  nicnsus  sinn  'mesurer',  v.  irl.  do-ni-inadir  'fuerat 
emensus'  air-med  'mesure'  etc.  (Fick  II'  2U3  sq.'i,  got.  mêla 
'boisseau'  got.  etc.  vièl  'temps'  ags.  mœp  'mesure,  degré,  pro- 
portion' (  <  i.-e.  *mêti-  =  gr.  |LifiTi-ç  skr.  mati-fi),  v.slav.  mèra 
'mesure'  lit.  mètas  'année,  temps'  (avec  apoph.  secondaire  :) 
matdjii  'je  mesure';  i.-e.  *7nê-  'mesurer'.  Cf.  Curtius''  327  s(|. 
Hubschmann  Vocalsyst.  77  sq.  Fick  P  lUl.  518.  111*301. 
Waldc  -  482.  Voy.  s.  vv.  lui'iv  uébo)aai.  —  M.  van  Blankenstein 
Unters.  42.  111  voit  dans  [xf\T\ç  lat.  mêtior  le  degré  long  de 
i.-e.  '^met-,  qui  serait  attesté  par  liéTpov  (voy.  s.  v.). 


—     636     — 

att.  jLiriTpâ,  ion.  -rj  f.  'matrice  (Hpe.  Hrdt.  Plat.);  moelle  des  plan- 
tes (Théophr.)'  :  lat.  mâtrîx  'matrice;  femelle  nourricière', 
V.  h.  a.  muodar  'ventre  d'un  serpent'  v.  b.  a.  môder  v.  fris,  ma- 
ther  'plastron  des  femmes' m.  h.  a. //nV>rfe>'  ail.  m«>rfer 'corsage'. 
Fick  P  508.  IIP  323.  Voy.  s.  v.  ^ntrip. 

jLiTiTpujç,  -uu[F]oç,  -uuï  LU,  -uua  -uuv,  pi.  -uueç  etc.,  dor.  uaTpujç  m. 
'oncle  maternel  (Hom.  Hrdt.  Pind.i;  aïeul  maternel  (Pind.  0. 
IX  63)';  )ar|Tpuid,  ép.  ion.  -r\,  dor.  inârpuid  (lesb.  épigr.  luarpoiâv, 
voy.  van  Herwerden^  s.  v.  Brugmann  Gr.Gr.^  27)  'belle-mère, 
marâtre'  (Hom.  Hrdt.  Plat.  Pind.).  Cf.  TraTpuuç  iraipuiôç  s.  v. 
TTOTrip;  pour  le  suff.  voy.  Brugmann  Grdr.  IF,  1,206;  laiiipuid 
=  arm.  (Hiibschmann  Arm.Gr.  I  472)  muirru  (gén.  maicriii)  < 
^mâtruuià,  cf.  ags.  iitôdrie''s(vm'  de  la  mère'  (<  germ.  comm. 
*m6di'uu-iô-,  devenu  th.  en  -n-j:  sur  imiipiuF-  on  fit,  avec  mo- 
dification du  sens  fondamental,  luriipuuïoç  'maternel';  cf.  aussi 
lat.  matrôna  {*mâtrôu-)\  voy.  encore  Delbriick  Verwandt- 
scbaftsn.  108.  116.  123  sq. 

lafixoç  (Hom.  Hrdt.  tragg.),  dor.  inâxoç  (Tbéocr.)  n.,  lufixap  Œscb.) 
n.  'expédient,  préservatif;  laiix^vri,  dor.  ,uâxâvâ  (>  lat.  mû- 
cliina)  f. 'moyen,  expédient;  ruse;  invention  ingénieuse,  engin, 
machine';  ion.  att.  lUTixctvâv  'machiner'  -âcreai  'fabriquer;  ma- 
chiner; causer,  occasionner';  à-|uiîxctvoç  'incapable;  —  impos- 
sible' :  got.  (Osthoff  PBrB.  15, 21 1  sqq.)  magan  'pouvoir  v.norr. 
md  inf.  mega  ags.  mœj  v.  sax.  mag  v.  h.  a.  inag  'je  puis'  got. 
mahfs  {*mayti-)  L  v.norr.  mdttr  {*nia/fu-)  m.  {\gs.  meaJif  miht 
V.  sax.  V.  h.  a.  mahi  f.  'force,  puissance'  v.  norr.  megin  n/agn 
'force,  puissance'  =  ags.  mœgen  (angl.  main)  v.  sax.  megin 
V.  h.  a.  magan  megin:,  i.-e.  *nmgh-  :  ^nidgh-.  —  Tout  rapport 
avec  la  famille  de  gr.  inéYaç  lat.  tnagnus  skr.  niahdnt-  'grand' 
(Curtius'  333  sq.  Fick  P  104.  279. 508.  IP  197)  est  probléma- 
tique; cf.  Walde-  4.54  sq.  —  Skr.  maghâ-m  'don,  présent' 
mdhatë  'donner,  prodiguer,  être  libéral'  (p.  ex.  Uhlenbeck  Ai. 
Spr.  209.  Falk-Torp  EW.  s.  v.  maatte  687  sq.)  est  à  écarter 
(sans  qu'il  doive  être  rapproché  de  \xi^ac,  mahdnt-)  ^).  —  Pour 
V.  irl.  do-fof-maig  'auget'  voy.  s.  v.  luéyaç  p.  617. 

1)  Wiedeniann    BB.  28,  62  sqq.    ramène,    sans    convaincre,    le 
groupe  germ.  à  un  i.-e.  *mâk-,    qu'il    retrouve    dans    gr.  laaKpôç  zd 


—     637     — 

|iia  f.  'ime'.  Voy.  s.  v.  eiç  p.  230  sq. 

hom.  etc.  iiiiaivuj,  fut.  juiavOù 'souiller';  hom.etc.)Liiapôç(*y»m^ro-.v; 
sur  le  rapport  -po-  :  -aivoi  voy.  Debrunner  IF.  XXI  31  sqq) 
'souillé,  impur';  att.  laiaaMa  u. 'souillure  (d'un  nieurtre;:  per- 
sonne souillée';  â-.uiavToç  atlj.  'pur',  subst.  m.  (XiBoç/  'amiaute' 
(Diosc.)-  ^>u  reconstruit  une  base  m{i)eua''  'souiller',  attestée 
aussi  par  skr.(FickGGA.1881,  p.  1427.  Becbtel  Hpti)r.l45sq.) 
iiiûtra-tn  'urine'  zd  nmûram  'impureté,  saleté'  (  :  ail.  moder 
'bourbe,  vase,  limon'  <  germ.  *)iiupr(i-  m.  Torp  chez  Fick  IIF 
o24),  m.  irl.  mtm  'urine',  v.  slav.  ntyti  'laver,  baigner'  mylo 
'savon'  lett.  maut  'nager,  boire  avec  excès'  (pour  lit.  nidudyti 
'baigner'  voy.  s.  v.  laûboç)  v.  pruss.  aumuanan  'lavage',  puis 
cypr.  )nu\à(Jaa6ar  tô  G^\xa  Km  inv  KeqpaXnv  aiuriEecreai  Hésych.; 
un  élargiss.  *nteiid-  dans  gr.  uOleiv  -âv  'sucer'  fiûboç  m.  'moisis- 
sure' (voy.  s.vv.).  Cf.  Fick  1'  1U3.  Persson  Wzerw.  24.  155. 
182  sq.  Hirt  Abl.  §§  417.  777  '). 

)uiiYvû|ui,  plus  correct.  jneiYvOiui  laeiYVÔuj  (voy.  Kiihner-Blass  II' 
482  sq.  bibl.),  fut.  ^eiEu),  aor.  eueiEa,  aor.  moy.  ép.  è',u(e  ikto  et 
)a(€)ÎKT0  ou  luiKTO,  aor.  pass.  èjaixiiv,  prés,  forme  accessoire  bom. 
liicTYUJ  (<  *|aiTaKUj;  autre  avis  chez  Wackernagel  KZ.  33,  39. 
Bally  MSL.  XII  327  :  un  *nii-mzgô,  i.-e.  ^m^z^- 'plonger',  sup- 
plantant un  *)aicrKUJ  <C'^nnk-skO.)  'mélanger';  |aiYa(Pind.)  laifba 
(Hom.)  aûmuiYa  (Hrdt.j  'pêle-mêle':  ^iTâç,  àboç  m.  f.  'mêlé': 
hom.  |urfâZ;o|uai  's'unir'  9  271  :  skr.  iniks-  'mêler'  nièksaf/afi 
'remuer,  agiter'  micrâ-h  'mélangé'  zd  (Hartholomae  IF.  X  11. 
Airan.  Wb.   1186sq.)  misraii-  'contenant  les  mélangés',  lat. 


masyô  'plus  grand'  lat.  macer  'maigre'  v.  pruss.  massi  'je  puis'  (mais 
celui-ci  est  r'Muprunt  pol.  mote  'il  peut';  v.  pruss.  vuislntjin  adj.  n. 
'possible'  est  l'emprunt  pol.  motxy  'possible,  puissant'.  Briickner 
Archiv  f.  slav.  Phil.  20,  490.  Trautniann  Apr.  Siird.  87(>.  ;^8r  ;  v.  .««lav. 
moga  'je  puis'  moMî  'puissance'  ne  sont  prob.  pas  des  emprunts  germ.. 
mais  se  joignent  à  got.  mayan  gr.  lufixoç  et  révèlent  dès  lors  un  i.-e. 
*mâgh-  *mdgh--^  lit.  magoti  'être  utile  à  qc'  est  l'emprunt  slav.  -inayati. 
1)  Pi-rsson  Wzerw.  lôîî  suppose  un  gr.  couim.  '^uiFû  souillure', 
dont  le  loc.  *(aiFai  apparaîtrait  dans  ion.  att.  |uiai -qpôvoç  'souillé  d'un 
meurtre,  homicide'.  —  Kp.  à|uOuuiv  'irréprochable'  hom.  etc.  mJùuoi; 
m.  'blftme'  (voy.  s.  vv.)  pourraient  contenir  les  degrés  réduit  *mH- 
et  fléchi  *mO[u\'  de  la  base  susdite. 


—     638     — 

tnisceô  (développé  d'un  *77iik-s7cô),  ptc.  mixtus  (<  *miœito-s, 
cf.  VValde^  488)  'mélang-er',  m.  irl.  mescaim  'je  mêle'  gall.. 
tiii/sgu'mè\eY%  y.h.a.misJxan  Sigs.  miscian  "mêler'  {geYn].*misJc- 
<  i.-e.  '^mik-sk-),  v.  slav.  (*-As-.  Pedersen  IF.  V  58)  mésit'i 
'mêler,  pétrir  lit.  maiszytl  'mêler,  mélanger'  .su-miszti  'se  con- 
fondre' V.  lit.  mischlumas 'mélangé' ;  cf.  encore  (Pedersen  K. 
Spr.  I  88)  m.  irl.  medg  gall.  maidd  gaul.-lat.  *mi.sga  (;>  fr. 
mêf/ue)  'petit-lait'  {*mizgâ,  cf.  gr.  ihicty-,  puis  v.  uorr.  mt/sa 
'petit-lait'  <  ^mixsuôn-,  skr.  â-miksâ  f . 'caillebotte')  ;  le  gr.  a  la 
gutt. douce  (iiieiY-  |uiT-) ;  la  R.i.e.est  nieik  'mélanger,  mêler',  d'où 
*nieiks-  '^iniks-  *nioiks-.  Curtius^  334.  Fick  P  103.  ôlO.  IP 
216.  IIP  321  sq.  Etc. 

laïKpoç,  dor.  béot.  iuikkoç  (*|liTkFo-ç)  'petit'');  MikuGoç  MikuXXoç 
MïKÙXoç  MiKiov  etc.  Voy.  s.  v.  cfjxîKpôç,. 

att.  luîXaE,  -aKOç  f.  'liseron  épineux'.  Voy.  s.  v.  criaîXaE. 

IuiXtoç  f.  (Hrdt.)  'vermillon'  (d'où  MiXiiabriç  MiXiâç  MiXtuji,  eu 
tant  que  ^nielto-s,  est  rapproché  du  groupe  de  luéXâç,  voy.  s.  v. 
p.  622;  liom.  fiiXTO-Trâprioç  B  637.  i  125  'aux  flancs  (litt.  aux 
joues)  d'un  rouge  vermillon',  épith.  d'un  navire. 

miuaÎKuXov  (|ue-)  'arbouse',  fruit  du  KÔ|Liapoç.  Etym.  inconnue; 
mot  méditerranéen? 

)Lii)LiapKuç,  -uoç  f.  'KOiXia  Kal  è'vTepa  toO  lepeiou  )ue0'  aï|uaT0ç 
(TKÊuaZiô^eva  Hésych.'  (Ar.  Ach.  1112.  Etc.)  :  ags.  mearh  'sau- 
cisson' (<  germ.  comm.  ^marxu--  Lidén  W.  XVIII  407  sqq.), 
puis  lat.  marceô  selon  Walde2  463sq.,  voy.  s.  v.  laapaivuj  p. 6 10. 

lac.  pi)H)iXdç  m.  'peintre'.  Voy.  s.  v.  péXâç  p.  622. 

m)av(iaKUj,  fut.  iLivncTaj  'faire  souvenir';  moy.  ^ipvr)aK0)uau  pf. 
|ué|uvri)aai  'se  mettre  dans  l'esprit,  penser  à;  pf.  se  souvenir; 
faire  mention  de';  luvrmuuv,  -ovoç  'qui  se  souvient';  |uvn)a)"i  \x\r\- 
|no(TÙvri  f.  'mémoire';  pvfîiaa,  dor.  luvâina  n.  'emblème  commé- 
moratif;  tombeau'.  Voy.  s.  v.  hom.  laépova  p.  625. 

posthom.  |a  î  u  0  ç  m. 'imitateur,  acteur,  mime;  mime  (drame  eu 
l)rose)';  pi|U6Îa9ai  'imiter,  mimer'.  Etym.  obscure.  —  Skr.  mâ- 
yatè  lett.  miju  mit  'troquer,  échanger'  (Prellwitz  Wb.'-  295; 

1)  f-iiKKoç  pourrait  être  aussi  une  forme  expressive  du  type  de 
lat.  Lippus  'chassieux'  (voy.  s.  v.  Xitroç  p.  583),  gr.  yûvviç  m.  'homme 
efféminé'. 


—     639     — 

autre  avis  BB.  26,  310)  sont  à  écarter  (voy.  s.  v.  moîtoç).  — 
Lat.  imita  -tor  (Pott  BB.  8,  62.  Bréal  M8L.  XV  139)  est,  avec 
imaqô,  parent  de  aemuliis  'rival'  et  s'exclut. 

hom.  féol.)  \x\\  ace.  'lui,  elle,  cela',  semble,  avec  dor.  '  Pind.  trag^c. 
épidaur.)  viv  ni /sens,  contenir  lace  s^-.  (cypr.)  ïv  'euiii,  eain'  du 
th.  pron.  *i-  (voy.  s.  v.  p.  376);  l'origine  des  nasales  initiales 
demeure  obscure;  liypotlièses  chez  Brugmann  Ber.  d.  siichs. 
G.  d.  W.  1908,  p.  74  (bibl.). 

)aiv6Ti  (Hpc.)  |Liîv6â  (Théophr.,  voy.  Solmsen  Beitr.  I  264)  |niv6oç 
(Théophr.  Plut.)  f.  'menthe'  semble,  avec  lat.  menta,  être  un 
emprunt  à  une  Ig  du  sud  de  l'Europe  (Meillet  MSL.  XV  162); 
lat.  menta  >  ags.  minte  v.  h.  a.  minza.  —  L'avis  de  Fick  1* 
014  est  à  écarter. 

|ai  v6oç  ()Liiv6aHésych.)  m.  'excrément  humain'  ^Mnésim.  )  ;  uivGoOv 
'souiller  d'excréments  (Ar.  Gren.  1075.  Plut.  313);  àTTOCTKopa- 
KÎZieiv'.  Persson  Wzerw.  155  rattache  )Lii-v9o-ç  R.  (.«*)/>//  à  got. 
{(jd-,  hi-)  smeitan  v.  h.a.  smizan 'oindre',  v.slav.  smèdû  'fuscus', 
puis  got.  mail  v.  Ii.  a.  m.  h.  a.  meil  ags.  mal  'tache'  angl.  mole 
'marque  de  naissance'  (autre  avis  sur  ces  derniers  mots  chez 
Feist  EW.  185);  *smi-  serait  parallèle  à  *s)nu-  dans  gr.  auu- 
piluu  et  laùboç  (voy.  s.  vv.),  cf.  encore  *(.s  im-i-?/-  dans  mfFjaivoi 
)m[F]ap6ç. 

hom.  etc.  juivôGai  ')  trans.  'diminuer',  intr.  's'amoindrir";  hom.  ui- 
vuvGa  adv.  'un  moment'  (<  |liivu-v-  ace.  sg.  masc.  de  *,uivû  ç, 
s.-e.  xpôvov,  -f  -6a,  cf.  bri-6â  uTTai-6a  ev-6a  èvTaûGa  etc.  Osthoff 
MU.  VI  234  sqq.j;  hom.  imvuvBdbioç  U\\\\  dure  peu';  )mvu-avt)i'iç 
'<|ui  fleurit  peu  de  temps';  mvûujpoç  et  mvuiûpioç  'qui  vit  peu 
de  temps  lùjpâi';  uivùZ^riov  ôXifôpiov  Hésych.;  ueîujv'plus  petit' 
(voy.  s.  V.  p.  621)  :  skr.  minât i  minofi  'endommager,  amoin- 
drir', lat.  niinuô  'diminuer  qc'  minor  'moindre'  mini/nus  'le 
moindre'  m/n/s^er 'subordonné,  serviteur'  osq.  menvum'mi- 
nuere'  (avec  e  incorrect  pour  /),  corn,  minon-  'amoindrir',  ags. 
minne  'mean,  vile'  (<  i.-e.  *mini'(-s  'moindre')  got.  minniza 
v.h.a.  minniro  'plus  petit'  got.  minnists  v.  h.a.  minnisf^h  plus 
petit'  got.  mins  v.norr.  minnr  ags.  v.h.a.  min  luoins'  (<genn. 


1)  Gr.  luvOiu  est  mi  nivtlio.  cf.  Osthoff  I.  cit. 


—     640     — 

comm.  *minn-iz,  où  ^minn-  <  ^minu),  v.slav.  mînjijî  {*inïnv- 
■jîjî)  "plus  petit,  moindre,  plus  jeune';  i.-e.*minu-  est  un  élargiss. 
de  *meî-  'amoindrir'  dans  skr.  tnii/afë  mli/dtë  's'amoindrir,  dé- 
périr' ^r.  lueiuuv,  prob.  identique  à  ^mei-  'troquer,  éc*liang-er' 
dans  gr.  sic.  iuoîtoç  (voy.s.v.)  lat.  commûnis  mûtuos  etc.  (Fick 
P  102).  Curtius^  334  sq.  Fick  P  102.  509.  IV  200.  IIP  319. 
Osthoff  MU.  VI  230  sqq.  308  sqq.  Etc. 

|u i  V u p 6 ç  'qui  gémit  doucement'  (Escb.  Théocr.)  ;  hom. att.  juivupiJliu, 
att.  |uivupo|uai  'murmurer  plaintivement;  fredonner,  gazouiller'. 
Onomatopée,  cf.  ,ui,uix|ii6ç*  toO  ïtittou  qpuuvi'i  Hésych.,  \x\\xàlo.(5a' 
XpeMÊTicracTa.  qpuuvi'icraaa  H.,  lat.  (emprunt?)  y/^/»^<>•(r)/ô 'gazouil- 
ler, roucouler',  d'où  (cf.  Niedermann  Mélanges  F.  de  Saussure 
52  n.  2)  mintnô  'ravir,  siffler  (souris)',  skr.  mhpninah  'parlant 
indistinctement  du  nez',  puis  v.ûsi\.mûniati  mïntafi 'bégayer', 
skr.  mimâyat  dmlmèt  'il  rugissait,  bêlait'  mâyû-h  'bêlement' 
et  gr.  \xy\Kâ(5%a\  (voy.  s.  v.).  Curtius^  335.  Fick  P  102.  509. 
Ublenbeck  Ai.  Spr.  222  sqq.  Walde^  487  (bibl). 

|ui(7Tuu  'mêler'.  Voy.  s.  v.  luiYVûm  p.  637. 

hom.  etc.  )ui(T06ç  m.  'salaire,  gages,  paye,  honoraires,  solde'  :  skr. 
mîdhâ-rii  'prix  de  la  lutte,  concours'  (<  ar.  comm.  *mizdha-) 
zd  mizda-  n.  pers.  mod.  nmzd  got.  m'izdô  f.  Rgs.  lueord  v.slav. 
mïzda  f.  'salaire'  (v.h.a.  meta  'loyer'  <  i  -e.  ^mêizdhà,  cf.  van 
Helten  IF.  XXIII 99  n.l).  Curtius'^  260.  Fick  P  110. 289. 520. 
IIP  322.  —  Lat.  miles  -itis  'soldat'  est  à  écarter,  voy.  s.  vv. 
ô-fAîXîâ  ô-|uiXoç  et  Walde-  484. 

att.  luîffoç,  -ouç  n.  'haine,  aversion';  hom.  att.  juïcfeîv  'haïr,  dé- 
tester'. luîcJoç  en  tant  que  *mif-s-os  serait  parent  de  lat.  inifto 
{*))iïtô)  'laisser  aller,  laisser  courir',  selon  Fick  I^  511,  ce  qui 
dit  peu.  —  Lat.  miser  'malheureux'  (Johansson  KZ.  30,  422. 
Prellwitz-  296)  est  à  écarter,  étant  prob.  dial.  (Ernout  El.  dial. 
197  sq.)  et  parent  de  inaereo 'être  triste'  m aestu s 'triste^;  bibl. 
chez  Walde  M88. 

att.  luiffTÔXr)  |ui(yTLi\â(T6ai.  Voy.  s.  v.  juucTTÎXri- 

hom.  etc.  laicTTÛXXu}  (dénom.  d'un  th.  *}jL\aTO-  <  *fiiT-TO-  +  suff. 
dim.  -uXo-)  'couper  la  viande  en  menus  morceaux,  hacher';  |ai- 
TuXoç  'mutilé,  tronqué,  sans  cornes'  (Théocr.  VIII  86;  fiÛTiXoç 
Hésych.  est  dû  à  la  métathèse)  <  i.-e.  *mei-t-,  cf.  *niei-d-  dans 


-     641     - 

^oi.  maitan  y.non'.melfa  y.h. a.77tei2au  'couper,  tailler'  v.norr. 
meitill  v.  h.  a.  nieizU  'cisean'  etc.:  *mei-f-  et  *me/-d-  sont  des 
élargiss.  de  *mei-  'amoindrir'  dans  jneiuov  nivùBuj  etc.  —  Lat. 
vintilus  n'est  pas  un  emprunt  grec,  mais  est  parent  de  v.  irl. 
vnit  'court'  (bil)l.  chez  Walde^  jIOôi. 

luiaxoç  m.  'pédoncule  des  feuilles,  des  fruits  (Théophr.);  écale 
des  fruits  (Poil.,  sous  la  forme  luiaKoçj;  —  en  Tliessalic,  houe'. 
Etym.  inconnue. 

hom.  etc.  mîtoç  m.  'Jeu  de  lisses'  ou  cordelettes  en  forme  d  an- 
neaux, dans  lesquelles  passaient  les  fils  de  chaîne,  auj.  'har- 
nais'; |uiT0Ûff9ai  (Anth.)  )ai(Jaa6ai  (Poil.)  'faire  le  rentrage  des 
fils':  biuiTOç  TpîuiTOç  Tpi)uiTivoç  Tro\û|LiiToç  adj. '(étoffe)  dont  le 
tissage  exige  de  doubles,  de  trii)les,  de  nombreuses  lisses' '). 
Le  sens  exact  de  laiioç,  qui  n'est  pas  'duite  ou  fil  de  trame" 
(KpÔKri,  pobdvi-),  épuqpri,  m'iviaïua),  n'est  pas  favorable  au  rap- 
prochement, en  tant  que  '*lancé  à  travers',  avec  lat.  initfo 
{*mltô)  'envoyer'  zd  maèi}-  'mittere',  proposé  i)ar  Zupitza  BH. 
25,  99.  —  Les  mots  baltiques  évoqués  par  Prellwitz-  296  ne 
satisfont  pas  la  phonétique. 

laixpa,  ion.  MÎTpq  f.  'ceinture;  —  l)andeau  p<»ur  la  tête,  turban, 
tiare'.  Le  rapport  avec  Iliitoç  Hexx.)  n'est  pas  sûr  et  le  mot 
est  peut-être  asianique.  —  Les  mots  lit.  ' ////VA/n-^/v 'mouchoir 
de  tête  tordu  en  turban'  etc.)  évoqués  par  Prelhvitz-  296  s  en 
écartent  au  point  de  vue  phonétique. 

|a  va,  ion.  luvea  (Hrdt.)  f.  'mine,  poids  et  monnaie  de  cent  drach- 
mes'. Emprunt  sém.,  cf.  hébr.  mdnt'  (skr.  nïanâ  f.  'un  poids 
d'or'  est  emprunté];  bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  118  et  voy. 
Schrader  RL.  284;  gr.  luvâ  >  lat.  mina. 

L  LivâaBai  <hom.  ptc.  ^vuuôuevoç  ipf.  lè  iuvuOovto) 'penser  à,  s'oc- 
cuper de:  se  souvenir  de'.   Voy.  s.  v.  |ui)avriaKU)  p.  6o8. 

IL  hom.  etc.  |uvâ(J6ai  'désirer  comme  femme,  rechercher  on  ma- 
riage; convoiter'  contient  un  *|uvâ-  <  *Pvâ- 'femme' =  \ëd.<jntf- 
'femnie  d'un  dieu',  i.-e.  *gl'iHi-,  cf.  v.irl.  ninâ  gén.  'de  la  femme' 
<*bnils,  à  coté  de  cpioi  i.-e.  '^gUtnuh  dans  béot.  Pavd  etc.,  voy. 
s.v.  Yuvri  p.  LÔ8.  OsthotV  KZ.  '26.  '.V2i\.   De  là  hom.  etc.  uvncTTtîp, 


1)  Cf.  Sosset  ]{oy.  l'iiiv.  l'.rux.  I  (189:.-(j),  p.  481  sqq. 

41 


—     642     — 

-fjpoç  m.  'préteudanf,  hom.  lavricrifi  àXoxoç  'épouse  légitime', 
hom.  lavriaïuç,  -ùoç  f.  'demande  en  mariage',  invrjaTeûuu  'recher- 
cher une  femme  en  mariage;  moy.  briguer'  (pour  *)avâTr|p  etc., 
avec  un  -o-  dû  à  l'influence  des  verbes  primaires.  Solmsen  KZ. 
29,  102  sq.  Brugmaun  Gr.Gr.^  286;. 

iavfi|iia  n.  'emblème  commémoratif,  etc.  Voy.  s.  v.  )Lii)avi';|crKuij. 

ILivîov  (luvîov)  'mousse,  herbe  marine';  luviapôç  laviôeiç 'moussu, 
laineux,  doux';  |uvôoç,  att.  luvoOç  m.  cf.  kvôoç  kvoûç  :  R.  qen 
dans  KÔviç)  'duvet  (fi  TipiÛTri  tujv  àjiivujv  Kai  ttuuXujv  èEdvBncTiç, 
è'piov  àîTaXoiTaTOv  Hésych.,  otTraXri  9piE  Suid.;  cf.  pour  le  sens 
Xvôoç  \vox)ç,  lat.  JânûgO)'  :  lit.  mniiava  'herbe  courte  et  velue', 
R.  Dien  'comprimer,  fouler'  dans  lit.  niînti  cité  s.  v.  ladaao) 
p.  613.  Fick  P  521.  Persson  Wzerw.  75. 

crét.  lavujà  f.  'population  serve',  etc.  Voy.  s.  v.  ion.  bjiiûjç  p.  193. 

ILiÔTOç  m.  'travail  pénible,  effort  (Hom.);  souffrance  (Soph.)'; 
tragg.  |U0Yep6ç  ((J)aoYepôv  .  .  .  |uox6ripôv  Hésych.)  'pénible'; 
hom,  tragg.  jaoTeîv  'faire  effort;  souffrir';  hom.  etc.  )li6tiç  adv, 
'avec  peine'  (sens  premier  '*qui  fait  effort',  cf.  Solmsen  Beitr. 
I  169  sq.);  laoYoaiÔKOç  'qui  provoque  les  douleurs  (EiXeiGuia 
TT187;  iLiOYOcr-  <  *|lioyovç  ace.  pi.)'  :  lett.  smags  smagrs  'lourd, 
pesant'  lit.  smagtis  'lourd  à  porter  ou  à  tirer'  (Solmsen  KZ. 
29,  85  sq.);  voy.  s.  vv.  inoxXôç  (<*|aoEXo-ç)  )uôx6oç  (<*)aoETO-ç). 

—  Pour  lat.  //^o/ê.s• 'fardeau,  masse'  voy.  Walde-490sq.  et  s.v. 
)aâ)Xoç. 

ép.  |uô6oç  m.  'tumulte'  du  combat,  des  chars  de  bataille;  laoeoû- 
paç"  xàç  Xapàç  tOliv  KuuTriJùv  Hésych.  (hypothèse  chez  Solmsen 
Beitr.  I  56  n.  2);  dor.  jaoôinv,  -udvoç  m.  'enfant  de  métèques, 
élevé  avec  les  jeunes  Spartiates  (lac.  laoGaKeç  m.  pi.,  -a- <;<-); 

—  esclave  né  dans  la  maison  >  familier,  effronté;  —  danse 
lascive,  en  Laconie'  (sens  premier  '*qui  se  trémousse',  cf.  Solm- 
sen op.  cit.  119.  56)  :  v.  slav.  motafi  sq  'agitari'  pet.-russ.  /«o- 
f^f// 'secouer'.  On  a  voulu  voir  une  forme  nasalisée  i.-e.^nienfh- 
dsius  skr.  matJnuJti  mânthatl  mdthati 'secouer,  remuer,  battre 
avec  un  moulinet,  etc.'  zd  manf-  'remuer'  (Bartholomae  Airan. 
Wb.  1135),  osco-ombr.  inanipJmr  (à  corriger  en  manf'ar)  'une 
pièce  du  tour',  v.  norr.  mqndull  'barre  d'un  moulin  à  bras'  ail. 
iHandel{ho1z)  'rouleau  de  calandre',  v.slav.  meta  'je  mélange,  je 


—     643     — 

brouille'  lett.  mente  'pelle  de  bois  pour  remuer,  four(|uet,  rame' 
mentét  'remuer  avec  la  pelle'  lit.  inentùris  mentkrè  'mouliuet, 
brassoir'  (Curtius^  335.  Fick  I^  106.  514.  Ublenbeck  Ai.  Spr. 
212),  mais  -w-  dans  i.-e.  nieiith-  n'est  pas  linfixe  nasal.  Voy. 
s.v.ion.att.  |ua(Jâa0ai.  —  L'bypotbèse(Ebrlicli  KZ.41,2>!7  sqq.) 
d'un  |a69oç  conciliant  *|ua9- et  *|aov6- (cf .  jaoveuXeûeiv  tô  |uoXO- 
vovra  TapÛTieiv,  scil.  iibuup  Phryn.)  et  d'un  rapport  avec  uev- 
Gr)pri  'souci'  et  (ioûaa  (*|uov6ia),  la  R.  ayant  pris  le  sens  d'avoir 
l'esprit  ému,  excité',  ne  convainc  pas. 

ILiGÎpa  (*|Liopi«)>  i^'i-  Moîpn  f"  'part,  portion'.    Voy,  s.  v.  laeipoiaai. 

sic.  juoÎTOç  m. 'récompense,  gratitude'  Hésycb.  (voy.  Sopbron 
fr.  168  K.)  est  un  emprunt  ital.,  cf.  lat.  nnitô  -are  'changer, 
échanger'  mïituos  {*moit-)  etc.  et  voy.  Walde^  s.  v.  (bibl.). 

laoïxôç  ni.  'homme  adultère';  laoïxâç,  dboç  f.  'femme  adultère'; 
lioixâv  'obtenir  les  faveurs  de';  inoixeOeiv 'commettre  un  adul- 
tère'.  Voy.  s.  V.  ô|uiX€Îv. 

)ao\YÔç  m.  'sac  de  cuir,  outre;  débauché'  (Aristoph.),  tarentin 
pour  PoUux  X  187  :  v.  h.a.  malaha  m.  h.  a.  molhe  'poche  de 
cuir'  v.  norr.  n/alr  'sac',  p.  ex.  Fick  GGA.  1894,  p.  241.  Torp 
chez  Fick  lU*  316.  —  G.  Meyer  IF.  I  325  a  eu  tort  de  croire 
que  laoX  fôç  n'était  que  tarentin  et  d'y  voir  un  *PoXy6ç,  emprunt 
messapien,  c.-à-d.  illyrien  =  got.  ba/gs  'sac'. 

inf.  aor.  luoXeîv  'aller,  venir';  aÙTÔiuoXoç  'qui  vient  de  soi-même; 
transfuge';  aÙTO)aoXeîv  'être  transfuge';  luoXeOuj  Poil.  VII  146, 
ILioXoûuu  jLiuuXùuj  Hésycb.  'couper  et  transplanter  les  surgeons 
des  arbres'.  Voy.  s.  v.  pXuuaKuu  p.  124. 

|Li  6  X  i  ç 'avec  peine,  difficilement'  s  est  propagé  aux  dépens  de 
|u6yiç  ;  est  peut-être  parent  de  (nOùXoç  m.  'travail  i)énible'  (voy. 
s.  V.),  conmie  luô^iç  l'est  de  laÔYOç;  son  o  serait  dû  à  l'influence 
du  synonyme  moyiç,  iuûjXoç  n'ayant  pas  survécu  à  Homère;  ou 
bien  )n6Xiç  (Osthoff  Perf.  450  n.  1.  Wackernagel  KZ.  3U,  30l): 
laeXXeiv'être  sur  le  point  de,  hésiter  à  faire  qc.',  \At.pi-ô-mellere 
'différer,  ajourner'  re-meligO  'ajournement';  sens  j)remier  '*qui 
toujours  est  sur  le  point  de,  qui  tarde';  voy.  Solmsen  Hcitr.  I 
169  sqq. 

luoXôppiov  n.  (Klien),  -iiiiç  uç  m.  (Hippon.')  'marcassin':  rapport 
probable  avec   l'obscur   hom.   uoXo^pôç    gourmand,   parasite' 


—     644     — 

(sens  premier  '*poiircean'V).  —  Hypothèses  chez  Ciirtius''  oTO 
et  Fick  BB.  28,  97. 

lioX-m'i  f.  'chant'.  Voy.  s.  v.  luéXTTuu  j).  ()25. 

|u6Xupboç  (Hrdt.  Hpc.  att.;  att.  épigr.  1  fois  poXuPboç),  |u6XiPoç 
(A  237.  Ap.  Rh.  Nie.  Etc.),  hellénist.  (par  contamination)  ^6- 
Xipboç,  épid.  poXi|uoç,  rhod.  *poXipoç  (dans  irepi-poXipuucrai)  m. 
'plomb'.  Mot  étranger,  emprunté  peut-être,  comme  lat.  pïuiit- 
hum,  a  l'ibérique;  voy.  Solmsen  Beitr.  I  59  sqq.  (bibl.).  Walde^ 
s.  V.  (bibl.).  —  De  là  luoXupbmva  f.  Q  80  'morceau  de  plomb 
attaché  à  l'hameçon'. 

ILioXuvui  'salir,  souiller';  )u6Xucr|Lia  n.,  -cT|u6ç  m.  'souillure'.  Voy. 
s.  V.  iLiéXâç  p.  622. 

att.  |u6vi|uoç  adj.  m.  f.  'qui  reste'  :  luévou. 

att.  |u6voç,  ion.  jlioOvoç  (*)uôvFoç)  'seul,  unique'.  Voy.  s  v.  ladvoç 
p.  608. 

juopjuijpoç  (et  -ûXoç?)  m.  'un  poisson  de  mer'  (Arstt.).  Emprunt 
prob.  à  une  Ig-  méditerranéenne.  A  fourni  au  lat.  iinn'millô 
{myr-,  inlr-)  sorte  de  gladiateur  qui  portait  l'image  d'un  \xoç)- 
luùpoç  sur  son  casque;  p.  ex.  Saglio  II,  2,  1587  (bibl.j. 

hom.  etc.  |uop|aupuj  (*-upiui)  'murmurer  en  bouillonnant,  gronder'  : 
skr.  v/armara-h  'bruyant'  murmura-h  'feu  de  gousses,  gousses 
en  feu'  (prim.  adj.  'crépitant'),  arm.  inrmram  {*'tnurmui-ain) 
mrinriin  'je  murmure,  je  gronde'  (Httbschinann  Arm.  Gr.  I  476), 
lat.  inuymuf  mnrmurô,  y.h.a,.mu7'murôn  murmulôn,  Wi.mur- 
iii{l)énti  murniëti  slov.  mrmrati  'murmurer';  onomatopéique, 
cf.  Grammont  Dissim.  165. 181  ;  le  redoublement  brisé  apparaît 
dans  i.-e.  *mrem-,  d'où  gr.  Ppé|uuj  lat.  fremô,  voy.  s.  v.p.  132. 

|aop)LiuO,  -oûç  (aussi  fiopinuOv,  -ovoç,  et  |uo)nPpa)  pcjUjutO  Hésych.)  f. 
)uop|uoXuK6Îov  n.  -XÛKii  f.  -XuKeiâ  f.  'image  effrayante,  épouvan- 
tail';  |uôp)U)v  .  .  .  èKirXriKTiKri  H.;  )aop|uii(y(yo|uai  'effrayer';  pôp- 
ILiopoç"  qpépoç  H.;  juopiuopujTToç  'à  l'aspect  effrayant';  i^oppo- 
pÛTTuu,  )Liop|uoXuTTO)uai  'cffraycr';  pop|uûver  beivoiroieî  H.  :  lat. 
(Fick  ir^  168)  formldô  -inis  'épouvante'  (avec  dissim.  de  vi — m 
en  *5 — m,  f — m^  cf.  s.v.  |uùp|U]iE.  Brugmann  Grdr.  F  369);  voy. 
Grammont  Dissim.  171. 

hom,  |u  0  p  6  e  i  ç  dans  eppaia  .  .  .  ipiYXiiva,  luopôevra,  sens  prob. 
'pendants  d'oreilles  à  trois  prunelles,  rappelant  la  mûre  (|Lt6- 


-      fi4ô     — 

pov)';  voy.  Helbig  Ep.  lioni.  I»4ô.sq(|.   bibl.  et  avis  (liver^a'iits). 

juôpov  'mûre'  (Epich.  ira^g.),  cf.  laôipa*  auKOtiLiiva  Hésycb.  :  m.  irl. 
meremi  gall.  meric//dden  'mûre'  (Fick  H*  212).  Lat.  moruia 
(d'où  V.  h.  a.  mû)'-,  môr-beri  m.  h.  a.  malber  'mûre',  lit.  niùiuis 
'mûre')  est  un  emprunt  grec;  voy.  Walde-s.  v.  ^l)ibl.j  Scbrader 
RL.  532  sq. 

iiom.  etc.  MÔpoç  m.  'sort,  destin';  )iopTr|  f.  'part'  Poil.;  |u6paiM0ç 
]u6pi|uoç  laôpioç  'fixé  pai"  le  destin'.  Voy.  s.  v.  \it\{)0\xa\. 

luôpoxBoç  (Diosc.j  )u6po£oç  (Gai.)  m.  'argile'  qui  servait  à  blan- 
cliir  les  vêtements.  Origine  prob.  étrangère,  cf.  L.  Meyer  IV 
404.  —  Hypothèse  chez  Prellwit/^  299. 

jLiopTÔç  'mortel'  (Oall.).   Voy.  s.  v.  ppOTÔç  p.  134. 

ép.  |u  0  p  vj  cr  a  ou  (*-ux!^)  dans  ptc.  pf .  pass.  laeiaopuXMévoç  v  43.Ô 
'noirci,  souillé  (Kairviù)',  cf.  inopuxoç  'crKoreivôç'  (voy.  Praechter 
Henu.  42,  B47i.  On  a  supposé  (p.  ex.  L.  Meyer  IV  4U4  sq. 
Torp  chez  Fick  III'  527.  Falk-Torp  EW.  1086  sq.)  un  rapport 
avec  v.slav..s/;/mAw  Wi. smarlcatà^ï\\o\'yQ\  v.norr.smiç»' 'beurre, 
graisse'  v.  h.  a.  sniero  'graisse'  got.  smairpr  'graisse'  snuirna 
'excrément'  etc.  (voy.  s.  vv.  inùpov  a^ûpiç),  i.-c.  *.si//to--  'enduire, 
salir'.  —  Lit.  murkszlinfi  'souiller'  (Be///.enl)erger-Fick  1>B. 
6,239)  est  onomatopéique  selon  Kurschat  s.  v.  —  Si  l'idée  K^ 
est  celle  d"(>bs('nrité',  im  *morognho-s,  apparenté  à  uépcpvoç  en 
tant  que  né  de  ^moi'rfi'h-no-s  (voy.  s.  v. ,  est  au  moins  aussi 
plausible. 

Mopcpri  f.  Tormc,  beauté';  diaepqpeç'  aiaxpôv  Hésycli.  Lat.  forma  ^) 
n'est  pas  clair;  voy.  les  hypothèses  chez  \Valde-30T  sq.,  entre 
les((uelles  celle  d'un  gr.  comm.  et  dor.  laopqpd  <  *morg'Jhâ  : 
lat.  forma  dissim.  de  *niorgVhm(i  ou  *w.rgijhm(i  (Brugmann 
Grdr.  l-  369)  me  semble  i)laiisible,  cf.  l'art.  ,u6pcpvoç  sub  fin.: 
voy.  d'autre  jjurt  Osthoff  \\\\.  24,  137  n.  (^bibl.)  cité  s.  v.  boni. 
poét.  indpTTTLu  p.  (H2.     [Voy.  Persson  Beitr.  II  687.  689.] 

ép.  MÔpqpvoç  'de  couleur  sombre  (aigle)';  désigne  chez  Arstt.  un 
'aigle'  ou  un  'vautour'  (voy.  Thompson  Greek  birds  117  .  Mot 
ambigu,  né  de  gr.  comm.  *)aopTT(Tvo-ç,  où  tt  est  issu  d'une  labio- 
vélaire,  selon  Brugmann  (Jr.(ir.'' 97.    KVG.  i?  2t)4.    Crdr.  11-, 

1)  Lat.  fôniut  n'était  que  la  })ionoiiciatioii  de  certains  milieux; 
cf.  Brugmann  KVG.  §  .Ul.  .Stoiz  Lat.  (Ir  '  93  .sq. 


-     646     — 

1,  256.  Walde  KZ.  U,  177  sq.  Hirt  IF.  XII  221  sq.;  un  *mor- 
.  gu-s-no-s  serait  parent  de  v.  norr.  mt/rkr  ags.  mierce  v.  sax. 
mirJci 'sombre''  v.novr.  mioî'icue  7uyrkue' obscurité''  et  peut-être 
de  lit.  mirgët't  lett.  itdrgt  'scintiller'  lit.  màrgas  'bigarré';  — 
un  *morqU-s-no'S  serait  proche  de  v.  slav.  mrakû  {^morkû) 
'obscurité'  mrûknqti  mriicafi  's'obscurcir'  tchèq.  w)'A;a^i'cligner 
les  yeux'  lit.  niérhti  niirksëti  m/sens  mirklys  'qui  clignote'  (voy. 
s.  V.  àjuapûcrauj  p.  50),  skr.  markd-h  'obscurcissement,  éclipse' 
=  /d  mahrlcô  'mort,  anéantissement';  —  un  '^morguh-no-s 
est  aussi  possible  et  serait  voisin  (cf.  Solmsen  KZ.  34, 
24  sqq.  bibl.)  de  lit.  mifgëti  nidrgas,  dont  le  -g-  peut  être  un 
i.-e.  -gl'-  ou  -guli-'^  i.-e.  *mer-gU-  *mer-qV-  et*mer-gvh-  peu- 
vent être  des  élargiss.  d'un  *mer-  'briller',  voy.  s.  v.  )uap|uaipuLi 
p.  611.  —  Solmsen  1.  cit.  revendique  pour  inôpqpvoç  le  sens  de 
'bigarré'  et  l'apparente  à  luopqpiî,  dont  le  sens  prim.  aurait  été 
'extérieur  l)igarré'. 

I.  |u6(Txoç  m.  'rejeton  d'une  plante,  jeune  pousse  A  105,  marcotte, 
>  garçon,  fille,  —  petit  d'un  animal,  veau,  génisse'  :  lit.  màzgas 
lett.  mazgs  'bouton,  bourgeon',  i.-e.  *mozgho-s.  Fick  P  518. 
Walde  KZ.  34,  514.  —  Lit.  màzgas  'nœud'  mezgù  mègsfi  'tri- 
coter, faire  des  nœuds,  des  filets',  v.  norr.  mosJcui  ags.  max 
v.  h.  a.  masca  'maille'  (Fick  1.  cit.),  i.-e.  *mezg-,  forment  un 
autre  groupe  (cf.  Walde  1.  cit.).  —  Skr.  majjdn-  'moelle'  zd 
mazga-  'moelle,  cerveau',  v.  h.  a.  nmr[a)g  mar{a)k  'moelle', 
v.  slav.  mozgû  'cerveau'  v.  pruss.  musgeno  'moelle'  supposent 
i.-e.  "^mazgli-  et  sont  aussi  à  écarter  (bibl.  chez  Walde  KZ. 
34,  51 1  sq.).  —  L'hypothèse  d'un  |liÔ(Jxoç  <  *mozgh-  :  skr. 
mahisâ-h  'taureau,  buffle'  (Bartholomae  Stud.  II 40.  Brugmann 
Grdr.  I-  569)  ne  satisfait  guère  la  phonétique  skr.  et  ne  tient 
pas  compte  de  l'emploi  hom.;  Ulilenbeck  Ai.  Spr.  220  tire  ma- 
hisâ-h  de  mdhi  'iJiéfa\  —  Arm.  (L.  de  Patrubâny  IF.  XIV  56) 
moz  'cheveu'  <  i.-e.  *7nozgho  s  =  gr.  laôcrxoç,  ef.  lit.  màzgas 
{-g-  <  -gh-  !)  ne  convainc  pas. 

II.  ^ôaxoç  m.  'musc  (le  parfum  animal)'  (Aétius)  est  l'emprunt 
pers.  nm.sJc,  cf.  skr.  muskd-h  'testicule,  litt.  petite  souris',  dim. 
de  mûh  'luûç',  gr.  juucfxov  tô  àvbpeîov  Kai  YuvaiKeîov  iiiôpiov 
Hésych.  Vanicek  Fremdvv.  35  (bibl.). 


—     647     — 

|uot6ç  dlpc'.j  m.,  |uoTri  (Q.  Sm.)  f.,  iuôtov  n.  Hésycli.  'charpie'; 
laoToûv  'garnir  de  cliarpie'.  Etyni.  obscure.  —  Hypothèse  chez 
Prellwit/^  300  (  :  lit.  metù  mèsti  'jeter',  etc.). 

ion.  att.jnoOaa,  col.iaoîaa,  dor.  luOùCa  lac.|uâ)d  f.  'muse'  <*|nov9-ia 
(Elirlich  KZ.  41,  287  sqq.,  (jui  joint  v.  li.  a.  mendi  '*excitation, 
joie'  [<  gerni.  *mânpt  i.-e.  *m6nthî\  menden  v.  sax.  mendian 
'se  réjouir');  voy.  s.vv.  )Liav6û!vuj  )aev0)îpr|.  —  Les  rapports  avec 
R.  mr^w 'penser'  (p.  ex.  Hruginann  IF.  III  253 sqq.)  ou  hàt.  tuons, 
gén.  montis,  en  tant  que  *)LiovTia  'montagnarde'  (Wackernagel 
KZ.  33,  571  sqq.)  sont  désuets. 

|aôx6oç  m.  'peine,  travail,  fatigue' <  *|aoETO-ç,  cf.  ,u6toç  m.  'tra- 
vail pénible'  p.  642.  —  8cliulze  KZ.  28,270  n.  en  a  rapproché 
iat.  môles  'fardeau,  masse'  en  tant  que  ^mogzdhes-,  ce  qui  ne 
convainc  pas;  voy.  s.  v.  jlilDXoç.  De  là  laoxOeîv  'se  fatiguer, 
souffrir',  |uox6r|p6ç  'pénible'. 

juoxXôç  m. 'levier;  verrou' <  *)aoE\o-ç,  cf.  môxOoç  et  laÔYOç  *).  — 
Lat.  môles  'fardeau,  masse'  en  a  été  rapproché  eu  tant  ({ue 
*/>/o(/-sli-  (Vanicek  Lat.  Spr.-  205)  et  lat.  môlirl  'faire  qc.  qui 
demande  des  efforts"  comme  dénom.  d'un  *mOlos  =  gr.  uéxXoç 
(Schuize  KZ.  28,  270  n.),  ce  qui  ne  convainc  pas;  voy.  s.  v. 
laOùXoç.  De  là  luoxXeîv  M  259,  jnoxXeûeiv  (Hrdt.  att.)  'remuer 
avec  un  levier',  uoxXoûv  'verrouiller'. 

|LiO,  ion.  iLuL,  emprunt  phénicien,  cf.  hébr.  mem. 

|Liû  ou  }JLV  onomatopée  pour  exprimer  un  gémissement,  un  grogne- 
ment, etc.  (Ar.  Cav.  10)  :  lat.  mu  'son  faible,  grognement  {/tm 
l'ave rc  'souffler  le  mot.  rendre  un  son');  exclamation  de  dou- 
leur', i.-c.  *///w;  de  la  des  mots  signifiant  'émettre  des  sons  la 
bouche  fermée,  produire  un  son  sourd',  tels  \x\}tyxy  uu-f)i6ç  \x\)- 
KÛaôai  uux6i2;iju  et  l)cp  d'autres,  voy.  s.  vv.  et  cf.  Fick  D  1U4. 
511.  IIP  .323  sqq.  Prelhvitz-^  301.  Uhlenbeck  PHrH.  27,  118. 
Etc. 

\x\)al.  -ttKOç  m.  'moule,  f.'  <.  *,uuaaK-ç  :  lat.  mmuw,  -icis  'le  mol- 
lus(iue  puipurifère'  (influencé  par  inûx  inorinnx  'un  crustacé' 

1)  Ion.  iliokXôc;  (Anacr.  S.S  B '.j  e^t  mal  explitjué  par  Hoffmann 
Gr.  I).  III  602:  selon  Solmsen  Beitr.  I  189  moxXôç  :  iuckAô;  =  nuxXôç  < 
*|LiuK(j\o-(;:  mùkXos,  mais  c'est  rompre  tout  rapport  entre  liokXôç  lioxXôi; 
d'une  part  et  ,uôTOs  d'autre  part. 


—     648    — 

et  \)ï^Y  tmisculus 'inou\e',  cf.  Walde-s.  v.  ;  on  conjecture  un 
rapport  avec  lat.  musciis  'mousse',  v.li.a.  mos  'mousse,  marais' 
(<  germ.  ^nm.sa-,  cf.  *meu.sa-  dans  v.  h.  a.  mios  'mousse',  ail. 
mies-muschel),  lit.  musai  'moisissure'  v.  slav.  miichû  'mousse' 
(Fick  1*  511.  III*  327.  Kluge'  s.  v.  Moos),  à  quoi  se  rattache 
peut-être  (Bugge  KZ.  32, 17.  Pedersen  KZ.  39,  416j  arm.  rna- 
mui'  'fucus,  alga,  muscus,  situs'.  —  Autre  hypothèse  chez 
L.  Meyer  IV  291  sq.  (  :  inôeiv  'se  fermer'). 

laûboç  m,  'moisissure  par  suite  de  lliumidité';  inubâv 'être  hu- 
mide; moisir';  hom.  etc.  |uuba\éoç  'humide,  moisi'  (hom. -0-par 
ail.  métr.,  cf.  Schulze  Qu.  ep.  169  sqq.  bibl.);  )dûbaivuj 'mouiller, 
humecter'  (Ap.  Rh.  Lycophr.  ;  -v-  d'après  hom.  ^ObaXéoç):  \xv- 
buuv,  -ûvoç  m.  'chair  fongueuse  dun  ulcère'  Poil;  laiiZluu  'sucer' 
(Xén.  An.  IV  5,  27),  tardif  \x\ilà\M  -ûj  'sucer,  téter'  :  lett.  ntudas 
pi.  'herbe  marine  pourrie'  mndéf  'se  ramollir,  moisir',  m.  h.  a. 
(avec  -s-  initial)  sniuz  'saleté'  angl.  smiit  'noir;  charbon,  nielle; 
obscénité',  lit.  mâudyti  'baigner'  lett.  maudâf  'baigner'  lit. 
mâusfau  nidusfyti 'haiguer"  v.  slav.  muzga  'saumure,  vivier' 
(<  *maud-z-ga),  skr.  ('?  Johansson  IF.  XIX  121)  môdaU  'être 
joyeux',  prim.  '*être  humide',  cf.  suéd.  dial.  muta  'bruiner', 
skr.  mudirâ-h  'nuage;  gramm.  grenouille',  v.  irl.  niuad  'nuage' 
i*moudo-)  muad-rosc'Mppu^'  m. irl.  muim me 'nourrice'  {'^mud- 
mia),  etc.  (Fick  IP  206.  Persson  Wzerw.  24.  15.5.  182  sq.}, 
lat.  (Johansson  1.  cit.  Brugmann  Grdr.  IF,  1,514)  mustum  {vl- 
num  mustum)  'moût'  i<*mutsto-  *mud-s-to-,  cf.  s.v.  mjaoç); 
i.-e.  *meud-  'être  humide;  sucer',  élargiss.  de  *m{i)euâ'--  dans 
laiaivuj  etc.,  voy.  s.  v.  p.  637.  —  Lat.  mulier  'femme'  (en  tant 
que  forme  dial.  triviale,  avec  -l-  sabin  <-d-)  est  à  écarter,  cf. 
Walde-  s.  v. 

laûbpoç  m.  'masse  de  fer  rougie  au  feu  (Esch.  Hrdt.  Soph,);  bloc 
incandescent  rejeté  par  un  volcan  (Arstt.)',  cf.  aiaûbpoç"  bid- 
TTupoç  (Tibripoç  Hésych.  —  Le  rapport  souvent  admis  avec  le 
préc.  n'est  pas  sûr. 

)nue\6ç  (honi.-û-,  att.-û-)  m.  'moelle'.  Pas  d'étym.  convaincante; 
hypothèses  chez  Persson  Wzerw.  155  (:  jnupiiluj  'oindre'  etc., 
voy.  s.  v.  (T|uupiç)  et  Prellwitz  ^  302. 


—     tî49     — 

I.  jLiLiZ^uj  'gr(jgiier,  gronder'  (>  lat.  niusso  'dire  à  voix  bai^^^e,  mur- 
murer; taire');  laurMÔç  m.  'murmure':  lat.  nniiiio'mw^xY,  beug:ler' 
y/m^m«>'ï'"murmurare,  Noiin.'  ombr.  mîf^e^o'muttitum'  /nia/afn 
'muttito',  skr.  mibyati  mojati  ^ramm. 'émettre  un  son',  v.Ii.a. 
niuckazzen  "parler  doucement,  grogner',  i.-e.  *iiiûg-,  élargiss. 
de  *tnû-,  voy.  s.  v.  \jiv  fiû. 

II.  jjivluj  juu^duj  -m  'sucer'.   Voy.  s.  v.  inûboç. 

)a09oç  m. 'parole,  discours,  etc.'  A  été  rapproché  par  Wood  Mod. 
lang.  notes  15,  96  et  Pedersen  K.  Spr.  I  1 13  de  got.  maudjan 
ga-maudjan  'se  souvenir',  lit.  niaudzià  ntaùsti  'désirer  pas- 
sionnément' àp-maudas  'cba^rin,  souci'  v.  slav.  mysll  'pensée' 
{-d-sl-},  pers.  mod.  moja  'plainte'  '-y-  <  -d-,  cf.  niust  'plainte' 
avec  -s^  <  -dh-f-),  v.  irl.  smuainim  {*smoudnlô)  'je  pense';  in- 
certain. De  là  bom.  etc.  )au9eîcrBai  'parler,  converser:  dire:  dé- 
libérer en  soi-même',  lac.  /aouaibbo)  —  att.  *|iu6i^uj. 

ILiuîa  f.  'mouche'  {*mus-)  :  lat.  mu.sca  'mouche',  v.  norr.  /////  ngs. 
tnycj  V.  sax.  muyyia  v.  h.  a.  mucca  'moucheron'  (suéd.  <lial. 
maiisa  'mouche' <germ.  ^mùsd.  Hugge  KZ.  32,20sq.),  v.slav. 
iinicha  (*wo«srî) 'mouche'  ///M.svVa 'moucheron'  lit.  miixe  v.pruss. 
niuHO  lett.  niûsa  muscha  'mouche'  (Curtius''  'i\'MS),  arm.  mini, 
gén.  mnoy  'cousin'  (Hugge  1.  cit.  Ilubscbmann  Arm.  Gr.  I  476), 
alb.  niizF  'moucheron'  {-ze  dim.  (i.  Meyer  Alb.  Spr.  2S1);  ces 
mots  sont  onomatopéiques  et  tirés  d'un  *mH-  ^imi.s-  imitant  le 
bourdonnement.  —  La  relation  avec  i.-e.  '^nnis-  'souris'  <  Tederseu 
IF.  V  ;>4)  ne  convainc  pas. 

jLiûKâaôai  'mugir'  :  russ.  tin/riift  'mugir"  /////A  'iiiugissciiu-nt'  serb. 
slov.  tchèq. /MMA'«i/ 'mugir',  m.  h. a.  muhcn  muwcii  tn/h/rii  'mn- 
gir',  i.-e.  *inûk-,  élargiss.  de  *iiiâ-,  voy.  s.  v.  |uû  uù. 

MÙKiTÇ,  -HTOç.  aussi  -ou,  ion.  -euu  'Archil.),  pi.  uÛKai  (Kpicli.  fr. 
155  K.)  m.  'champignon;  excroissance  fongueuse;  champignon 
d'une  mèche  de  lampe  ou  moucheron;  membre  viril"  :  uvla 
'morve,  mucosité;  bec  de  lampe";  voy.  s.  v.  De  là  MuKrivai, 
dor.    âvai 'My cènes'  (Solmscn  IF.  XXX  '21  . 

I.  hom.  etc.  laùXii  f.  'meule:  pi.  molaires:  rotule":  tardif  laûXoç  m. 
'meule;  pierre  meulière'  :  arm.  maJcin  'je  pile'  iHiibschmann 
Arm.  CJr.  I  471)  mlndem  je  frotte',  alb.  ntjei  'farine'  y^nu'lra-. 
G.Meyer  Alb.  Spr.  282 1,  lat.  mo/o 'moudre"  mohi  'meule"  ombr. 


—     650     — 

kuiualtu  kumultu  comolto  'commolito'  etc.,  v.  irl.  meUni  'je 
mouds'  gall.  malu  m.  bret.  malaff  "rnowàrt"  m.  gall.  hlawt  'fa- 
rine' C^ntlâto-),  got.  v.h.  a.  tncûan  v.norr.  ///r//a  "moudre'  v.h.a. 
muljan  'broyer'  m.  h.  a.  uialmen  "broyer'  got.  malma  "sable' 
V.  sax.  V.  b.a.  me/m  "poussière'  (et  lit.  meJmû  malmù 'pierre 
réuale')  v.  h.  a.  gimulll  "poussière'  v.  li.  a.  v.  sax.  melo  v.  norr. 
iniol  'farine'  v.  li.  a.  miJiwa  {*melu-w-)  got.  malô  v.  norr.  7nolr 
C^malt(-)  V.  slav.  /noU  "luite'  (en  tant  qu'"animaleule  broyant, 
créant  de  la  poussière  ou  de  la  farine'.  Kluge  '  314;  cf.  selon 
Lidén  Arm.  St.  82  sq.  arni.  ndul'n,  géu.  ndkan  'punaise'  et  se- 
lon Ublenbeck  Ai. Spr. 219,  sous  réserve,  skr.  nuduJca-h  granini. 
"sorte  de  ver')  got.  gamalicjan  "broyer,  piler'  v.  norr.  mulua 
"mettre  en  pièces'  got.  midda  v.  b.a.  molta  "poussière'  (<i.-e. 
'"'mltà)  etc.,  V.  slav.  meljq  ndét'i  lit.  mcdù  mâlti  "moudre'  lit. 
ndlhiys  lett.  ndJna  "la  barre  du  moulin  à  bras'  lit.  mdfai  lett. 
7>nlti  V.  pruss.  meltan  "farine',  i.-e.  *mel-  {*melâ^-)  "broyer'  > 
europ.  "moudre'.  Curtius"' 337.  Fick  F  516.  II*212sq.  III'* 
314  sq.  L.  Meyer  IV  442  sq.  Walde^  492.  Etc.  De  là  mûXXuu 
"Pivô)'  (Théocr.  ;  cf.  lat.  iiiolô  m/sens),  ép.  |uuXaE,  -aKOç  m.  "pierre 
meulière',  luuXiâç,  -ou  m.  m/sens,  ptc.  prés.  ép.  )iiOXi6uuvTeç  (-ù- 
par  ail.  mctr.)  "grinçant  des  dents'  (Hsd.  Trav.  530),  |uuXuj9p6ç 
m.  "meunier',  etc.  Voy.  s.  v.  uaXaKÔç.  —  Gr.  àXéuu  -lîj  "moudre' 
âXiiTOv  "farine'  (Fick  BB.  5, 1H8.  Wb.  P.  11^  11.  ce.)  est  à  écar- 
ter; voy.  s.  vv.  p.  43, 

II.  juuXri  f. "embryon  qui  avorte,  avorton' (Hpc.Arstt.),  bomonyme 
du  préc.  :  à|upXiaKUj,  fut.  àjupXiucruu  "avorter'  selon  Fick  IP  189. 
KZ.  20,  169  sq.  Frobde  BB.  7,  327.  L'bomonymie  chez  le  gr. 
fit  donner  à  lat.  imda  le  sens  d'"avorton'  (Plin.),  cf.  fr.  môle. 

|a  u  X  X  a  i  V  uu  Phot.  -iZ^uu  Pliot.  Suid.  "tordre  la  bouche,  faire  des 
grimaces,  se  moquer';  luûXXu)  "serrer  les  lèvres'  Suid.  Eust. ; 
I^liXXgv  "lèvre'  Poil.  :  )uOuj,  fiû  luû. 

luûXXoç  (jaéXoç  0pp.)  m.  "mulet  (poisson)'.  Etym.  indiquée  s.  v. 
luéXâç.  —  Lat.  nmlhis  m/sens  est  un  emprunt  gr.,  cf.  Walde  ^ 
s.  V.  )indleus. 

ILiOXXuu  "piviî)'  (Théocr.  IV 58);  |uuX(X)âç, -âboç  f.  "prostituée' Phot. 
Suid.;  sic.  )auXX6ç  ni.  "pudenda  muliebria'  (Ath.  XIV  647  a). 
Voy.  s.  V.  iliûXt]  I. 


-     651     - 

luuvbôç  (nûvboç;  'muet'  (Sopli.^,  cf.  (paniphyl.j  laûboç*  dq)ujvoç 
Hésyeh.,  dérivé  de  l'onomatopée  */ym-  'émettre  des  sous  inar- 
ticulés', cf.  les  g).  MUKÔç  juuvapôç  Mvjthç  MÛtiç  |hutt6ç  'muet' 
Hésyeh.,  lat.  niutiis  skr.  miika-h  arm.  (cf.  Sclieftelowitz  HH. 
29,  31)  mnn)  'muet';  voy.  s.  v.  |uû  |uO. 

liom.  |uiivr|  f.  'prétexte  [)Our  traîner  en  longueur,  retard,  délai' 
qp  111:  ^uvo)iiai  'prétexter'  fAlcée  fr.  81»  H.')  Voy.  s.  v.  à|uOvuj 
p.  57. 

|u\jEa  f.  'morve,  mucosité;  bec  de  lampe'  (a  supplanté  un  *)huEti 
fém.  de  *)uuEôç  adj.  'glaireux,  morveux'  selon  Solrasen  Beitr.  I 
23s  sq.);  laûfcoç  m.  (<  *nuE6ç  adj.  Brn.irmann  CJrdr.  11'^,  l,ô41; 
|uu£îvoç  m.  juûEujv  m.  'un  poisson  à  peau  visciueuse';  lauKirip, 
-flpoç  m.  'nez,  narines,  naseaux,  trompe;  l)ec  de  lamjje;  fig. 
raillerie  (cf.  lat.  nâ.siisf.   Voy.  s.  v.  àixo-jivaa^v  p.  71. 

pûpaiva  (Esch.  Aristopli.  Arstt.),  laûp- (Nie.)  f. 'murène';  laOpoçm. 
'mâle  de  la  murène'  (Atli.  Plin.).  Voy.  s.  v.  OjÀvpoç,. 

hom.  etc.  pûpioç 'innombrable, infini,  inunense';  pl.)aOpioi'lUOOO'. 
Stokes  BB.  10,  97  en  rapproche  m.  irl.  uiur  'abondance'  (?), 
puis  TiXiip-pupa  f.  'flux'i^?!,  voy.  s.  v.  —  Skr.  hhùri-li  zd  hù'ris 
'riche,  nombreux'  (Prellwitz-  3U3)  sont  à  écarter  (:  arm.  harel 
'suffire'.  Bartholomae  .Xiran.  Wb.  969). 

pûppiiE,  -11K0Ç  (Esch.  Etc.),  dor.  -ag  (Théocr.i  m.  'fourmi",  aussi 
ptippoç  m.  (Lycophr.),  pûppâE  pôppâE  Hésyeh.  (où  P-  vaut  F-, 
cf.  J.  Schmidt  Kritik  29s(iq.;  cf.  aussi  ôppiKaç"  luûp^ri^  H.).  Si 
pûppriE  est  un  produit  de  l'assimilation  '),  les  formes  gr.  se 
ramènent  à  '"'unnn-  ^u'^nit-,  cf.  skr.  noitrâ-li  vomri  {<.^'va)'nia- 
-î)  'fourmi'  C((hiiih(i-li  'nid  de  fourmi.^';  lat.  ('(innivii  est  pi(»l). 
dissim.  de  ^niornuca  (cf.  /'nniinlo  :  gr.  popiaujy,  lui-nirme  assim. 
de  *U()i'i)tt('<i  (bibl.  chez  Walde-  .'îOyi;  —  irl.  moirb  gall.  tuor 
ni//r  m.  bret.  mericu  'fourmi'  sui)posent  inversement  un  celt. 
'^morui-,  (^ï.  Y.»]i.\\.  Dirariji  i^morrijt)  vu'ii^.  rnnravéj -),  puis 
zd  jna''h'i.s  (<  *maru-  ou  '^margu-),  arm.  (Hiibschmann  Arm. 
(ir.  l  476)  iiff/inn,  v;cu.  mrjnnin  (th.   innrj-),  v.  norr.   maiirr 


1)  J.  Sclniiidt   1.  cit.  voit   dans  iLiùpiuôE  un  croisement    de  Fôp.udE 
Fùpjiâs  avec  *|LiopF-  *|uupF-. 

2)  Pedcrsen  KZ.  38,  372  admet  \\o\w  le  .slave   une    dissim.  de 
*m<>nn-  qui  n'est  pas  nécessaire  dans  notre  hypothèse. 


—     852     — 

{*maru()-)  ags.  mtjfrr  mire  m.  iiéerl.  miere  got.  de  Crimée  miera\ 
le  groupe  remonte  à  un  i.-e.  ^uormiài)-  alternant  ayeQ,*moruiâi)-, 
mais  fies  détails  demeurent  obscurs^).  Curtius^  337  sq.  J. 
Scliniidt  1.  cit.  .Solnisen  KZ.  34,  18sqq.  Uhlenbeck  Ai.  Spr. 
271.  Etc. 
ép.  )Liûpo)Liai  (|u0pov3.])l.ipf.  act.  Hsd,B«»ucl.l32;  <i.-e.*///''>--/o-) 
'couler,  fondre  en  larmes  bdKpuai),  pleurer,  fce  plaindre:  trans. 
pleurer  qu.'.  Cf.  poét.  à\i-jaùpr|eiç  -^Opriç  (-0-  par  ail.  niétr.  dans 
une  série  de  trois  brèves)  ""ruisselant  ou  inondé  d'eau  de  mer' 
TT\q|u(,u)opiç  7T\r||a|uDpa  f.  "flux',  lat.  unifia  'saumure,  eau  salée'. 
Fick  P  507.  Walde-'Ô02. 

ILiûpov 'essence  parfumée'.   Voy.  s.  v.  (T|uùpiç. 

ILiûppâ  f.  'myrrhe'  ('Sapph.).  Emprunt  sém.,  cf.  liébr.  mOf  'amer' 
arani.  niûrâ;  bibl.  chez  Levvy  Fremdw.  42  sq.  Ion.  auûpvri, 
liellénist.  Oj^vpvu  f.  'myrrhe'  doivent  leur  cr-  à  linfluence  d'un 
*a|aùpov  'onguent'  selon  Schrader  KZ.  30,  477  sq.  —  ^\JpT0ç  f. 
'myrte',  )uûpTov  'baie  de  myrte',  juupaivri  )nuppivn  f.  'branche  ou 
couronne  de  myrte,  etc.',  laupcTivo-eibriç  'semblable  au  myrte' 
(puis  dial.  occ.MupTÎXoç  éol.  MûpcriXoç  att.Mupp(vq<Mup(Jivr| 
*MupT{vri,  cf.  Solmsen  Beitr.I  lôosq.»  ont  la  même  origine  sém. 
selon  Hehn"  573  (contesté  par  Schrader  chez  Hehn"  231,  qui 
groupe  inùpioç  et  juupiKri  f.  'tamaris'). 

I.  ixvç,  gén.  luûôç,  ace.  juûv^)  m.  'souris'  =  skr.  mâh  (cf.  inûm-h 
mûsaha-h  mùsi'ka-h  m /sens)  'souris,  rat'  pers.  mod.  mus  lat. 
miiSj  gén.  mûris  v.  h.  a.  etc.  mas  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  278) 
ml  'souris',  cf.  arm.  mii-kn,  gén.  nikan  (Hitbsclimann  Arm.Gr. 
I  475)  v.  slav.  mysî  'souris'.  Employé  métaphoriquement  pour 
des  parties  charnues  du  corps  :  |nûç  arm.  w«A'n 'muscle',  v.  h.a. 
mus  'muscle  (surtout  du  bras)',  v.  slav.  myèlca  'bras',  cf.  lat. 
musculus,  ép.  iLiûiOv,  -Ojvoç  m.  'point  d'attache  de  plusieurs 
muscles',  fr,  souris  et  voy.  s.  v.  môcfxoç  H.  Curtius'  338.  Fick 
IMll.  289.  520.  111^.327.  Etc. 

1)  Solmsen  Beitr.  I  ]2St  n.  ne  croit  pas  à  l'alternance  (J.  Schmidt) 
â  (i)  :  î  dans  les  suff.  luûpia-âK-ç  :  form-lc-a  valm-ik-a-h. 

2)  Formations  analogiques  d'après  ûv  ûôç,  ix6ûv  ixOOoç  ;  cf.  Brug- 
mann  Gr.Gr.»  178.  Grdr.  112,  i^  137. 


—     653     — 

II.  )a  0  ç  dans  irpôç  aoi  paXéuu  tôv  |uOv  'je  te  mettrai  le  bâillon' 
(llrnd.  III  85)  est  tiré  de  fiviu  ""fermer'  selon  Meister  Die  Mim. 
d.  H.  699. 

iou.  iragg.  MÛaoç  n.  'action  ou  parole  infâme'  <  *|aub-(y-0(;  '*liu- 
midité  >  *soiiillure',  cf.  le  même  th.  en  -a-  dans  irl.  mosach 
"iramundus,  spurcus'  (<'^muts-û1co-)  gall.  /M^c« 'spurcus'  (Fick 
II'  2U6);  voy.  s.  V.  luûboç  p.  648.  De  là  luucrôç  Ilésycli.  luucrapôç 
'infâme',  att.  )au(JàTTO|Liai  'éprouver  de  l'aversiGn'. 

dor.  laûcTTaE,  -aKoç  m.  'lèvre  su])érieure,  moustache',  cf.  laÙTiaKeç* 
MÛKai.  ZiKeXoi.  "luaveç  (1.  AdtKuuveç  i  iidjjyxjva  Hésych.;  est  dû  à  la 
contamination  de  ladaïaE  f.  par  pùaïaE,  -aKoç  m.  l'Antiph.  chez 
Ath.  IV  \4:U\).  Ehrlich  KZ.  41,288.  —  Johansson  IF.  XIV  333 
rattacherait  pivajaï,  eu  tant  qu'influencé  par  inàaraE,  à  v.  norr. 
inûîi  v.  h.  a.  mftla  'gueule',  lett.  mute  'bouche',  skr.  u/ùk/ut m 
'bouche,  gueule,  gorge'  etc.,  ce  qui  est  douteux. 

luuaTripiov  'mystère';  iÀ\)OTr\ç,  -ou  'initié'.  Voy.  s.  v.  fiuuj. 

att.  uuaTiXn  f.  et  Mvjcrxpov  'morceau  de  pain  creusé  en  cuiller'; 
dim.  luuaTiXâpiov  Poil.;  att.  f-iuaiiXâcrGai  'tremper  du  pain  dans 
la  soupe  ou  du  jus  de  viande  et  le  manger'.  Etym.  obscure; 
uiaruXri  )Lti(jTOXâaBai  mss.  sous  l'influence  de  iLuaxùXXLU,  voy.s.v. 

)uux6i2uj  'souffler  par  le  nez  en  fermant  les  lèvres  >  se  plaindre, 
soupirer;  railler;  grogner,  gronder';  Mux0i(Tf.i6ç  m. 'grondement'. 
Voy.  s.  V.  |uû  }ÀV. 

phocéen  luuxXôç  m.  'âne  reproducteur'  Hésych.  <  *ntu.vlo-ii 
*nmgh-slo-s  =  h\t.mi(his'\m\\cf,  cf.  alb  inusk'nm\ei'{<*ii/ugh- 
-sqo-s.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  29.'î.  IF.  I  }V2'J  s(|.  Xiedermann  Mél. 
Mcillet  lui  sqq.),  zd  gén.  sg.  >SV//  muzois  nom  pr.  '*qui  |)0.ssède 
des  mules  ou  des  ânesses  pie,  marquetées'  (<  i.-e.  "^nmf/zhh- 
*i>ni(j/i-s-l(t-.  liartholomae  WfklPh.  1898,  col.  106»»  sq.  Brug- 
mann  Grdr.  11-,  1,  oTl),  cf.  aussi  mj(TKXoi'  ci  (JkoXioî  ('pervers') 
Hésych.  <  ^juukctkXo-,  contamination  de  ^mtigh-slo-  et  *mii()h- 
■sqo-  (Nicdermann  1.  cit.  Walde-  s.  v.). 

hom.  etc.  M^xôç  m.  'partie  la  plus  reculée  (d'une  maison,  il  une 
grotte,  etc.);  intérieur  (d'une  ville,  d'un  pays);  fond':  uuxoÎTa- 
Toç  9  146,  laùxaioç '(|ui  est  tout  au  fond':  \A\(\xv.f<iniùga  iprét. 
siuauy)  'se  glisser,  ramper  à  travers  un  passage  étroit'  —  ags. 
sn/ûgan  'pénétrer  graduellement',  lctt..v///rtî/(7.s-'svclte'  \io\. sniug 


—     654     - 

'haiule  étroite,  défilé',  i.-e.  ''smugh-,  à  côté  de  quoi  *snieuq- 
dans  lit.  smunkk  smùkti  'glisser  de  haut  en  bas'  v.  slav.  smy- 
kati  sq  'se  glisser'  smucati  'ramper',  selon  Fick  I''  576.  III* 
531  sq.  Falk-Torp  EW.  1085.  —  Le  rapport  supposé  avec 
skr.  màkham  'bouche,  gueule,  gorge,  etc.',  prim.  'entrée',  arm. 
mxem  (*muxem)  'je  plonge,  je  trempe  (de  l'acier)'  (Bugge  KZ. 
32,  20)  est  au  moins  aussi  séduisant. 

hom.  etc.  laûuj  'se  fermer,  être  clos  (lèvres,  yeux,  ulcères)'  :  )aû  nu. 
—  laueîv  'initier  aux  mystères';  iuùcttiiç,  -ou  'initié';  lauffTiKÔç 
'qui  concerne  les  mystères';  fiucTTripiov  (gr.  com.  -r)-)  'chose  se- 
crète; cérémonie  secrète,  ord.  pi.'. 

)LiuuuE6ç  m.  'loir'  (0pp.).  Etym.  obscure.  —  Hypothèses  chez  Fick 
GGA.  1894,  p.  241  et  Prellwitz'-^  302  sq. 

I,  )duujviJ,  -uuTTOç  m.  'taon  (Esch.),  d'où  :  éperon,  aiguillon  'Xén. 
Plat.)'  :  }Àma  'mouche'.  De  là  lauouTriluj  'éperonner'  (Xén.j. 

II.  [xvvj\.\),  MjuTTOç  m.  f.  'qui  cligne  les  yeux  pour  mieux  voir,  myope' 
<  juôuj  +  ÙJHJ. 

)LHjuKÔç  'moqueur';  |uuuKda9ai  'railler';  iuûùkoç  m.  (Osthoff  BB. 
24,  15())  luiuKiâ  f.  )au)Kr||ua  n.  'moquerie'.  Y  a-t-il  un  rapport 
entre  |uuj-k6-ç  et  |uuJ-)uo-ç  (L.  Meyer  IV  300.   Prellwitz-  304)'? 

hom.  etc.  mûXoç  m.  'travail  pénible,  effort,  guerre,  combat;  crét. 
conflit  juridique,  procès  (d'où  gort.  inuuXriv  'plaider')'  :  lat.  môles 
'charge,  masse'  môlestus  'pénible,  incommode'  (bibl.  et  avis 
divergents  chez  Walde  -  490  sq.  et  voy.  s.  vv.  laôxOoç  laoxXôç), 
lett.  malifis  'se  donner  bcp  de  peine'  inuldinât  'ne  pas  laisser 
de  repos  à  d'autres'  (Bezzenberger-Fick  BB.  6,  239.  Fick  I* 
520.  III"^  322)  russ.  mdjatl  {*mô-)  'fatiguer,  épuiser'  majci  ma- 
jatâ  'travail  pénible,  tourment,  fléau',  got.  af-mauipx  'fatigué' 
v.  h.a.  miioan  'agitare,  fatigare'  v.  norr.  môdr  v.  sax.  mOthl 
v.h.a.  mMO^rfatigué',  i.-e.*/«d-(J.Schmidt  KZ.26,5.  Solmsen 
Unters.  268.   Brugmann  IF.  XII 402)  :  voy.  s.  vv.  môXiç  )aiî)a6ai. 

lauJXu  'plante  magique  k  305;  —  ail  à  fleurs  jaun^  (Théophr. 
Diosc,  gén.  luuuXeujç)';  luubXuZia  f.  'tète  d'ail'  (Hpc.)  <*môul-  : 
skr.  màla-ni  'racine',  cf.  niûla-kornia  n.  'enchantement  au 
moyen  de  racines'.  Kretschmer  KZ.  31,  386.  Hirt  Abl,  i?  114. 

ILiOùXuç,  -uoç  (dor.  juOùXuH,  -ukoç;  )aujXup6ç  Hésyeh.)  'affaibli';  )auu- 
Xùuj  'affaiblir,  épuiser;  intr.  devenir  flasque  (viande)';  laiwXû- 


—     655     - 

vo|uai  's'affaiblir;  se  résorber  (abcès.  Ilpc.)'.  Voy.  s.  v.  ué- 
Xeoç. 

|Liuû\ujijj,  -ujTTOç  m.  ord.  pi.  'meurtrissure';  iuuuXujttikôç  'meurtri'; 
-iZiuu  'meurtrir'.  Voy.  s.  v.  jneXâç  p.  622. 

hom.  etc.  |uâ)|aoç  (|uuù)Liap  n.  Lycophr.)  m.  'blâme,  reproche;  rail- 
lerie'; éol.  )uû|uap'  aîffxoç.  qpôpoç.  vpôfoç  Hésycb.;  luOiuapiIei  • 
TcXoiâZiei  H.;  hom.  etc.  )Liuj)aâa6ai  )Liuj)ueijeiv  (et  3.  pi.  ion.  )liuu- 
lnefjvTai  Théog-n.)  'blâmer'.  Voy.  s.  vv.  à|uO|aujv  p.  57  et  )niaivuj 
p.  637.  —  Pour  lat.  niacula  'tache'  (Persson  Wzerw.  65.  155. 
182 sq.  Torp  chez  Fick  \\V  318)  voy.  Walde-  s.  v. 

att.  inôiVuS,  -uxoç  'dont  le  sabot  est  un,  solipède'<  *cC!uu)vuE,  (Tu- 
étant  la  forme  réduite  (cf.  \xm  'une'  <  *a,u-ia)  de  i.-e.  *sem- 
dans  crét.  èvç  (:  att.  eîç),  cf.  ôjaoç  'semblable',  lat.  f<emel  etc., 
+  ôvuE  'ongle,  sabot',  avec  uu  pour  o;  p.  ex.  Brugmann  Grdr. 
V  171.  195.  417.  IF,  1,  84.  92.  2,7. 

ILiuupoç,  att.  luujpoç 'émoussé,  hébété;  sot,  fou,  insensé';  att.)iujpia, 
ion. -Tif. 'folie';  |uujpaivuu 'être  sot;  trans.  rendre  fou' :skr.//»7rrt-^ 
'hébété,  idiot' (Curtins^  338),  i.-e.*mô(?*)r-  :  *mûr-  (Kretschmer 
KZ.  31,  386.  Bechtel  Hptpr.  274.  289.  Hirt  Abl.  §  113).  — 
Lat.  mOrus  'sot'  est  un  emprunt  grec. 

inf.  \x(b(5Qa\  fThéog-u.  Plat.),  ptc.  imûpevoç  'rechercher,  désirer, 
souhaiter',  cf.  \xwia\  (Epich.  fr.  117  K.)*  ZiriTeî,  Tcxvâletai  Hé- 
sych.,  lauuiaeGa"  lr\TO\)\x^\  H.,  jmJùao  ([Epich.]  fr.  2^^  K./  Iniei. 
Voy.  s.  V.  hom.  luaiouai  p.  (><)1, 


vâpXa  f.  (Soph.i  vâpXaç,  -a  m.  (Philém.  Strab. .  'lyre  phénicienne 
à  10  ou  12  cordes'.  Emprunt  sém.,  cf  hébr.  nèhel  'une  harpe"; 
bibl.  chez  Lewy  Frenuhv.  161.  De  là  va^Xiaiiiç,  où  m.  va- 
pXiaT0KTU7T€Ùç  \\\.  'jducur  dc  n:ii)la\ 

vai  particule  affirmative  dans  vai  bq,  vai  laiiv  dur.  vai  )aav,  val 
iLiév,  va\  luevTOi  'oui  certes',  vai  uà  Aia  'par  Zeus'  etc.;  vai-xi 
'oui  certes'  (cf.  où-xi  hom.  iVxi  'ubi'  A  607  dor.  d-xi  :  skr.  lu 
zd  zi  particule  emphatique  <  i.e.  "^ghi)-^  \\\  (béot.  vei  Ar. 
Ach.  867)  m/sens  dans  vii  toùç  0eoûç,  vr]  Aia  :  lat.  nae  ne,  skr. 


—     656     — 

nâ-nâ  'de  façon  diverse',  priiii.  "ainsi  et  ainsi',  i.-e.  th.  *;io-; 
vaî  :  vrî  =  ai  :  ti  =  bai  :  br|.  Persson  JF.  II  204  sq.  Brugniann 
Gr.Gr.3  §610.  KVG.  §839.  Grdr.  II-,  2,  :].35. 

vaïdç,  ion.  vriïàç,  -âboç,  aussi  vaîç,  ion.  vr|îç,  -îboç  f.  'naïade, 
nymphe  des  rivières  et  des  sources'.    Voy.  s.  v.  vàuu. 

poét.  vaioj,  fut.  vàccroiLiai  intr.  'habiter;  —  être  situé';  trans. 
'habiter;  donner  à  habiter  (aor.  è'vaaaa  vdcrcra);  bâtir;  pass. 
s'établir,  se  fixer  (aor.  èv(X(j9r|v)'  <  *vaa-iuj,  dont  le  v-  est  repris 
de  vecT-  voa-  (cf.  d(J|uevoç  <  *ns-meno-s  p.  88  sq.  et  véo|Liai 
<  *vecro|aai)  selon  Brugmann  Gr.Gr.^  84  (bibl.).  —  De  là  boni, 
vaierdv 'habiter  ;  être  peuplé',  vaérriç,  -ou  et  vacTrip,  -fipoç  m. 'habi- 
tant'. —  Sur  ion.  )neTavà(JTriç  'émigré',  voy.  P^rànkel  KZ.  42, 262. 

vaKOç  n.  vàKii  f.  'toison  (spéc.  de  la  chèvre  et  de  la  brebis)'; 
vaKÙbpiov  bëpiaa  Hésych.;  Katiu-vàKTi  f.'un  vêtement  d'esclave'; 
àpvaKÎç,  -iboç,  f.  (*dpvo-vaKiç)  'peau  de  mouton':  v.pruss.  nogncin 
'cuir'  (pour  *nol'7ian  <  i.-e.  "^ndq-no-),  ags.  nœsc  'cuir,  cuir 
souple'  (<  germ.  "^'naska-  ou  *nas7cô-,  i.-e.  '^naq-s-Jco-  â-). 
Lidén  Stud.  66 sq.  IF.  XVIII  410 sqq.  —  Got.  snctga  'vête- 
ment de  dessus,  manteau'  (Bezzenberger  GGN.  1875,  p.  229; 
est  obscur. 

vâvoç,  mss.  vdvvoç  m.  'nain;  —  gâteau  à  l'huile  et  au  fromage 
(Ath.  XIV  646  c)'.  Étym.  obscure.  Lat.  nclnus  (voy.  Saglio 
IV,  1,  1)  est  l'emprunt  grec. 

dor.  thess.  vâoç,  lac.  vàFoç  GDI.  4415,  lesb.  vaOoç  (c.-à-d.  vdFFoç), 
ion.  vrioç,  att.  veu)ç  m.  'temple  (*demeure  de  la  divinité)  ; 
sanctuaire'  <  *va(J-Fo-ç  :  vaiuj  aor.  vda -crai.  De  là  gort.  vdeuiu 
'se  réfugier  dans  un  temple',  cf.  vaûeiv  iKeteueiv  -rrapà  tô  im 
i\\v  écTTiav  KaTacpeÛYeiv  toùç  keidç  Hésych.;  delph.  vaoKOpoç 
delph.  épid.  Cos  vàKopoç  ion.  att.  veuuKÔpoç  'gardien  d'un  temple' 
(:  Kopeîv  ]).  495);  Cos  pi.  vâTTOiai  ion.  veuuTToniç  m.,  delph. 
vâOTTOioç  béot.  vâTTOioç  ion.  veuuTToioç  m.  'administrateur  d'un 
temple'. 

hom.  etc.  vdini  f.  vdTTOç  n.  'vallon  boisé',  cf.  dor.  ou  éol.  vând* 
(JuiLiqpuTOç  TOTTOç  Hésych.  L'hypothèse  d'un  i.-e.  *nmqV(l-  :  lat. 
nemus  'forêt'  (voy.  s.  v.  véfioçi,  v.  irl.  nem  'ciel',  skr.  luU-a-h 
'voûte,  voûte  du  ciel'  en  tant  quissu  de  i.-e*)upqUo-  (Johausson 
IF.  II  54  sqq.  bibl.  Brugmann  Grdr.  I-  420)  est  ébranlée,  sinon 


—     6Ô1     — 

par  la  gl.vevuuTTïiTar  T€TaTTeivuuTaiHésycli.(voy.  s.v.vuuTreîcrôai), 
du  iiioins  par  irpovujTniç  'qui  penche  en  avant',  indiquant  un 
VttTT-  issu  de  *»3^7-  ou  *nàqU-\  skr.  nàka-h  demeure  obscur.  — 
Autres  hypothèses  chez  Prellwitz^  306. 

att.  vÛTTu,  -uoç  n.,  vaneiov  fNic.  Al.  430),  hellénist.  crivâTTu,  -uoç 
et  aivani,  -eoiç  n.  'moutarde'.  Origine  égypt.,  cf.  criXi  :  aécreXiç, 
adpi  (plante  aquatique  égypt.)  raidapov;  Hehn''  206 sq.  rattache 
à  gr.  vârru  lat.  napus  'rave  en  navet';  voy.  Vanicek  Fremd\v.35. 
Sehrader  RL.  761  sq.  Walde'-'  507. 

vâpboç  f.  'nard,  sorte  de  valériane  (Théophr.  Diosc.i';  adj.  -ivoç. 
Emprunt  sera.,  cf.  hébr.  nèrd  (bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  40), 
lui-même  issu  d'un  skr.  *narcla-  selon  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  144, 
Horn  Npers.  Et.  §  1060,  skr.  naJadam  'nard'  n'étant  qu'un 
vdpboç  sanskritisé.  —  vàptr)  f. 'aromate  de  l'Inde"  (ïhéophr.) 
semble  avoir  la  même  origine. 

vâpOriS,  -11K0Ç  m.  'férule  (Hsd.);  tige  de  férule  (Eur.);  bâton  pour 
frajjper;  cassette';  adj.-ivoç  (i.-e.-dh-r.skr.iuidd-hnafd-h  naJd-h 
'jonc',  avec  d{l,  1)  moy.  -skr.  <  *nardo-  (voy.  s.  v.  vdpboç)  = 
per8.mod.w<?rtigede  roseau,  tuyau';  lit.  néndré  (/ewd/-e) 'roseau' 
est  à  écarter.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  141.  (Dor.  ou  éol.i  vdepaE 
(-pâ-)'  vâp6r|5  Hésych.  a  subi  une  métathèse  à  l'intérieur  du 
grec. 

ion.  att.  vâpKii  (vàpKà  Mén.,  cf.  Solmsen  Heitr.  I  268  sq.)  f. 
'engourdissement,  torpeur';  liom.  etc.  vapKÙv  'être  engourdi'; 
vapKoOv  'engourdir'  (  llpc.)  :  arm.  nerger  'tennis,  gracilis,  XeTTTOç', 
])rim.  'contracté,  serré,  étreint,  ratatiné'  (cf.  ail.  kranl-  'malade' 
m,  h.  a.  kraiK'  'étroit,  svelte;  faible',  R.  germ.  kr'ndl:  'tourner, 
tordre'),  v.  norr.  ftnara  {*snaryôn)  ags.  snenre  'n(cud  coulant, 
piège'  v.h.a.  s)mr[a)ha  'lacet',  i.-c.  *xuerq-,  élargiss.  de  ^aner- 
'tourner,  tordre'  (ail.  .sc^wvo' 'cordon"  etc.);  une  variante  *js-Ȏ'r(jf- 
dans  ags.  -^psneorciin  'se  rider'  v.norr.  snerkia  'rider' etc.  Lidén 
Arni.  St.  (ifjsq.  (bibl.). 

vâpRiccroç  m.  f.  'narcisse';  -îcTcnvoç  adj.  La  finale  -aaoç  fait 
songer  à  une  origine  méditerr.,  cf.  KUTrâpicrcroç  p.  535;  il  y 
aurait  eu  influence  do  vdpKii  sur  le  radical,  d'autant  que  la 
plante  est  sédative. 

42 


—    <;58    — 

tragg.vâpoç  'qui  coule' <*vc/.Fepoç;  att.vciTOp  voc.  (Sopli.  fr.  256, 
1  D.)  <  *vâFeTop,  cf.  vaéToip*  peuuv,  TToXùppooç  Hésych.;  vâua 
(*vâFe)Liaj  ii.  vaa)u6ç  (*vaFecr|Lioç)  m.  'couraut  d'eau,  source, 
ruisseau';  Nripeùç  Nr]pr|îbeç  <  *vaFepo- :  vâuu.  Brugmaiin  Ber. 
d.  siichs.  G.  d.  W.  1899,  p.  213  -bibl.j 

vàacTuu  (att.  vàxTU),  aor.  èvaEa,  pf.  pass.  vévaa^ai  et  vévafiaai 
'presser,  fouler  cp  122;  bourrer,  emplir';  vaarôç  'foulé,  compact; 
m.  pâtisserie  lourde';  hellénist.  vd^iua  ii.  '*masse  compacte 
>  mur  de  pierre';  vaKTOç  'foulé'  (Plut.).  Etym.  inconnue;  voy. 
Sommer  Gr.  Lautst.  57  (:6pîvaE  <  *Tpi  avaK-)  et  Kretschmer 
BPhW.  1906,  col.  55. 

vauâYOç,  ion.  vaurjYoç  m.  'naufragé'  <  vaûç -|- *Fd-fVU|Lii  'briser'. 

att.  vauKpâpoç  m.  'président  de  section  de  chaque  tribu',  qui 
devait  armer  un  vaisseau,  dissim.  en  vauKXâpoç  vaÛKXripoç 
m.  'armateur;  propriétaire  qui  loue  sa  maison'  <  vaûç  + 
*-Kpa(Tpo-ç  '*chef  du  navire',  cf.KpàaTrebovKpacTTripiapl.  ('p.5<i9 1, 
*Kpaa-  'partie  supérieure,  extrémité'  ;  cf.  béot.  AâKpâpibâç,  qui 
suppose  un  *AâKpâpoç  'chef  du  peuple'  (cf.  Aéapxoç,  Aàfoç 
<*Xâ-aY0ç,  AéavaE).  Danielsson  Gr.  u.  et.  St.  42 sq.  Solmsen 
Rh.  M.  53,  151  sqq.;  voy.  s.  v.  KÉpaç  p.  438  sq. 

vaûç,  dat  pi.  vaucri  (<  *vâuç  *vâuaij  m.  'navire'  =  skr.  nâûh', 
ion.  vriOç,  dat.  pi.  vrjuai,  doit  son  -r|-  aux  autres  cas  (ion.  veûç 
Hérodien  est  déduit  de  pi.  véeç  veûjv  etc.);  gén.  vr|[F]-ôç  >  att. 
veuuç  j.  ion.  veôç;  ace.  vfi[F]-a  j.  ion.  vea  (att.  vaûv  d'après  vaOç); 
pi.  nom.  vfi[Fj-eç  j.  ion.  véeç;  gén.  vr|[Fl-iî)v  dor.  vâuJv  j.  ion. 
veujv  =  skr.  vfivâiir,  dor.  (gramm.)  sg.  nom.  vctç,  ace.  vàv,  pi. 
ace.  vdaç  (Théocr.  VII  152);  voy.  Kiihner-Blass  F  462. 
G.  Meyer 3  418.  Brugmann  Grdr.  II  -,  1 ,  137  sq  Cf.  zd  v.  pers. 
nar-  (en  dérivation),  arm.  nar  'vaisseau'  (emprunt  pers.'? 
Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  17.  201),  lat.  nàris  (ancien  th.  cons., 
cf.  ace.  ndrem  =  skr.  nàvam  liom.  vfi[F]a),  v.  irl.  non,  gén.  nôe, 
dat.  pi.  nolh  'vaisseau'  gall.  noe  'récipient  peu  profond,  pétrin', 
V.  norr.  nâr  'vaisseau'  nau-st  'hangar  pour  les  bateaux'  nôu-tùn 
'*ship  tovvn'  (où  nôa  =  gr.  vnûv)  ags.  uôicend  'nauclerus'. 
Curtius'  313.  Fick  V  94.  499.  II ^  189.  III*  288 sq.  Etc.  — 
Partant  du  sens  de  '*tronc  d'arbre  creusé',  Meringer  IF.  XVII 
149  sqq.   cherche  à  rattacher   cette   souche  à  got.   h-nauan 


—     659     — 

V.  norr.  h  nûa  'user  par  le  frottement'  v.  h.  a.  nûan  m/sens  mioil 
"runcina';  conjectural.  —  Le  rapport  ordin.  admis  avec  vcituj 
VTÎxuJ  etc.  est  désuet.  —  De  là  vaOXoç  m.,  -ov  n.  'naulage', 
vaucr9\oûv  'transporter  sur  un  navire'  -oûaSai  'naviguer', 
vaÙTiiç  dor.  -âç  m.  'marin,  matelot',  vauriâ,  ion.  -ir|  et  vaucjîri 
f.  'mal  de  mer,  nausée',  vuutîXoç  m.  'marin',  vauTiXia,  ion.  in 
f.  'navigation',  vauriXXoiaai  'naviguer',  vrjïoç  'naval'  etc. 

vduj  (*vaFiujj,  éol.  vaûer  péei,  pXû^ei  Hésycli.,  ipf.  vaîov  i  222 
vâev  Call.  li.  Dian.  224,  att.  vûJVTaç'  péoviaç  Pliot.  'couler', 
cf.  véuj  (fut.  veûcfoinai)  'nager',  v6a'  TiriTn.  AàKuuveç  Hésycb., 
è'-vvu0ev  éKÉxuvTO  H.,  i.-e.  '^sna-n-  et  *.s//-é;M- :  skr.  snduti  'dé- 
goutter' ptc.  snnfd-/),  got.  sninaii  ags.  snéowan  'se  bâter'  (cf. 
pour  le  sens  ail.  rennen  'courir"  :  rinneti  'couler'),  cf.  *sneu-d-, 
-dh-,  -t-  dans  m.irl.  (Frôhde  BB.  21,  194)  snuadh  'fleuve'  simad 
'caesaries'  ('*qui  coule  en  bas'),  v.  norr.  sni/dia  'renifler,  flairer 
(cbieu)'  sni/fci  v.  b.  a.  snuzen  'moucber'  ags.  je  snoft  'morve', 
zd  snaoôa-  m.  'nuages',  m.  b.  a.  snudel  sjiuder  'obstruction  na- 
sale, catarrbe'  v.h.a.  snûden  'ronfler',  lat.  (voy.  Walde*  s.  v.  et 
l'art.  vuaTàZ^ai)  7iMft^.«? 'nuage',  gall.  y/e^r/c? 'brouillard':  *s)i(hu- 
et  *sn-tm-  sont  des  élargiss.  de  *sna-  'couler,  cliose  li(|uide' 
dans  lat.  nô  nùr<^  'nager' etc.,  voy.  s.  v.  vrixuj;  voy.  aussi  l'art. 
vÔTOç.  Curtius^  .'UO.  Persson  Wzerw.  142.  Fick  I*  lôU.  574. 
IH  316  (autre  avis  IIP  r)25i.  lirngmann  IF.  XX  221  s(i(|. 
(bibl.).  Walde^  s.  v.  m  (bibl.). 

-ve  dans  tbess.  TO-ve  'robe'  est  parent  de  gr.  v\\  vai  lat.  nae  né 
nam  slav.  na  'tiens,  voilà  (ta  part)',  cf.  aussi  arc.  tlu-vi  'loûbe, 
Toubi'  arc.-cypr.  ô-vu  'ôbe,  outoç',  tli.  dém.  *//o-.  Persson  IF. 
II  216sqq.  Brugmann  Gidr.  IM.  2,  :\?>h.  344. 

veaXriç  'qui  est  dans  la  force  de  la  croissance,  nouveau,  jeune, 
frais'  <  véoç  +  R.  al,  cf.  dv-aX-TOç  àX-baivuj  àX-brjaKLU  àX-eouai. 

veâv  'donner  le  premier  labour  à  une  terre  en  jacbère'  <Hs(l.i  = 
lat.  narâre  :  veoç. 

verxviaç,  -ou,  ion.  veiiviqç,  -euu  adj.  m. 'jeune;  r(»buste:  bardi', 
subst.  m.  'jeune  liomme',  formé  sur  *veFavoç  [d'oii  aussi  *veFa- 
viaKoçi,  issu  d'un  '''veFct  f.  'jeunesse',  cf.  aKurivoç  'complètement 
déveloi)pé'  :  ùkiluî  'pointe,  plus  baut  degré",  vedv,  gén.  vectvoç  m. 
(gramm.)  est  une  création  tardive  d'après  Euvdveç  '  :  Evvoç). 


—     660    — 

}jief\OTàv€ç,  (:  }JLé-^xaTOç,)  et  uoii  le  type  sur  quoi  l'on  aurait  créé 
veàviaç.  Brugmann  Gr.Gr.3  365.  368.  Grdr.  Il-,  1,  280.  503. 
Féru,  veâviç,  -iboç,  bom.  vefiviç  'jeune;  jeune  fille'. 

vePpôç  m.  f. 'faon ;  jeune  biche';  adj.  ve^pn,  ve^piç  -iboç  (bopd); 
véppaKeç"  oi  âppeveç  veoTTOi  tûjv  àXeKTpuôvuuv  Hésycb.  Étym. 
obscure.  —  Hypothèses  chez  Bezzenberger  BB.  2,190,  Frôhde 
BB.  7,  327,  Baunack  Stud.  I,  2,  276  (ve-  négatif  +  popd,  i.-e. 
'^■gUer-),  Petersson  IF.  XXIV  259  sq.,  Môller  Idg.-sem.Wb.l69. 

hom.  etc.  veÎKOç  n.  'discorde,  querelle,  dispute,  combat';  boni, 
poét.  veiKCîv  (et  veiKeîeiv  p.  ex.  B  277),  fut.  -écruj,  aor.  ép.  (è)- 
veiKe(y((î)a  intr.  'se  quereller',  trans.  'quereller,  invectiver' :  lit. 
nîli'ti  lett.  apnïkt  'être  de  mauvaise  humeur'  nizinât  'mépriser, 
honnir'  (Bezzeuberger-Fick  BB.  6,  238.  Fick  I  ^  500.  BB.  18, 
138),  ags.  nœ^^an  (got.  *naigjan)  'attaquer,  assaillir;  s'adresser 
à  qn.'  (Holthausen  IF.  XX  320),  i.-e.  *neiq-.  —  Pour  hom. 
èvi(î(Tuj  èviTTTuu,  étrangers  au  groupe,  voy.  s.  v.  èvîTrri  p.  254  sq. 

hom.  etc.  veiôç  (Yn)  f.  '^dépression  >  terre  en  jachère,  champs, 
campagne';  hom.  veiaxoç,  att.  véaTOç  'le  plus  au  fond'  ^veàin, 
scil.  xop^'îj  >  vi'iTiT  'la  dernière  corde  [la  plus  haute]  de  la 
lyre');  hom.veiôeev  'du  fond  de';  hom.  etc.  veiôGi  'au  fond  (de)'; 
hom.  YCtcfTfip  veiaipr)  E  539.  616  'le  bas-ventre',  cf.  veiKfjaai 
(c.-à-d.  veiFfiaai)*  àpôaai  Hésycb.  (Scbulze  Qu.  ep.  461),  vriicrra* 
è'cTxciTa.  KaTuÔTaia  H.,  tbéb.  Ni'iïTTai  TTÛXai  (Scbulze  op.  cit.  468). 
veioç  <  *nei-uo-  :  v.  slav.  njiva  'champ,  guéret'  (propr.  'fond, 
sol'  ;  une  conjecture  incertaine  sur  njiva  chez  Brugmann  Grdr. 
II-,  1,  206  n.),  prob.  aussi  lett.  nîwdt  'mépriser,  dédaigner, 
opprimer,  honnir',  cf.  skr.  ni  zd  ni-  v.  pers.  mij-  'vers  le  bas', 
v.  h.  a.  ni- dur  ags.  nider  v.  norr.  nidr  'en  bas'  v.  h.  a.  nidana 
ags.  neodan  'en  bas,  dans  le  bas'  ngs.neoicol  néol  nihol  'pronus' 
etc.,  V. slav.  nia  '^^xoww^' poniknati  nicati  'pronum  esse'  nizû 
'en  bas,  en  descendant',  lat.  nldus  'nid'  (<  *ni-zd-o-s  =  skr. 
nldâ-h,  cf.  v.b.a.  nest  n.,  v.irl.  w^^^'nid'),  \.-Q.*nèi-  *nî-  {*enëi- 
selon  Brugmann,  qui  y  rattache  le  groupe  è'vepoi  'inferi'  €vep9ev 
'de  dessous').  Cf.  Fick  BB.  1,  336.  Scbulze  KZ.  27,  603  sq. 
Osthoff  MU.  IV  222  sq.    Brugmann  IF.  XI  274  sq. 

hom.  poét.  véKxap,  -apoç  n.  'nectar',  boisson  des  dieux  <  *nek- 
'mort,  f.'  (cf.  lat.  nec-ent  et  voy.  s.  v.  véKuç)  +-Tap  'qui  triomphe 


—     661     — 

de',  cf.  skr.  tai'd-h  zd  -tara-  'qui  triomphe  de'  c  skr.  târati  'tra- 
verser, franchir,  surmonter,  vaincre',  lat.  tr-ans)  =  'd^ppoairi'. 
Prellwitz- 308.  —  vuuYaXa  pi.  n. 'friandises'  (Bugge  Curtius' 
Stud.4,  ?}?>!.  Fick  BB.  1,  ^2)  est  à  écarter.  —  Ktym.  sém.  non 
convaincante  cliez  Lewy  Freradw.  80  (bibl.). 

hom.  etc.  VÊKuç,  Ooç  'trépassé;  subst.  cadavre';  v€Kp6ç  m  sens; 
véKuia  f.  'sacrifice  jmur  l'évocation  des  morts';  hom.  etc.  vendç, 
-àboç  f.  'monceau  de  cadavres';  véKeç*  veKpoi  Hésych.  ;  vuÙKapn. 
'engourdissement  léthargi(|ue'  (Nic.j;  véKTap  n.  (voy.  le  préc.)  : 
skr.  niiçyati  ndçati  'périr,  disparaître'  pic.  nastd-h  zd  na.^ta- 
(=  lat.  P-7i('ctus  'épxùfié')  skr.  naçàj/afi 'fsiivc  j)érir'(=  lat.  noceO 
'nuire'j zd  na.sije'ti  'disparaître' //^^^7(-''cadavre, charogne' nasisfa- 
'le  plus  pernicieux',  lat.  ik^co  -are  'tuer'  nex,  gén.necis  'mort  vio- 
lente, meurtre'  neqndlia'detrimenta^ perniciês'\)CYte,  ruine' etc., 
V.  irl.  êc  corn,  ancow  bret.  aiikou  gall.  amjcu  'mort,  f.'  (<  celt. 
*rtwc-,  i.-e.  Hku:  Stokes  BB.  16,  51.  Strachan  BB.  20,  30. 
Pedersen  K.  Spr.  I  46),  v.  norr.  (Noreen  Abriss  178)  Nagl-far 
'vaisseau  des  morts'.  Curtius'^  162.  Fick  I'  96.  272.  501.  Etc. 
La  R.  est  prob.  *aiieJc-  'tourmenter,  tuer',  cf.  aussi  v.  h.  a.  a/tfa 
ags.  ôhf  {*ai?xto)  'poursuite  hostile'  selon  Hirt  Abl.  §  629,  et 
gr.  àv-dTKn  f.  (^avec  red.)  v.  irl.  eceu  'nécessité,  contrainte'  (voy. 
s.  V.  p.  59)  selon  Walde^  512.  (Sur  lat.  necess(%  (pli  est  à  dé- 
tacher du  groupe,  voy.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  37.  Walde-  s.v.) 

vé)Lieaiç,  -eujç  f.  '*imputatio-^  indignation'  que  cause  l'injustice, 
'jalousie;  vengeance  divine'  punissant  l'excès  du  bonheur  ou 
l'orgueil;  hom.  ve|uecriZ;o|uai 's'indigner;  redouter:  avoir  honte 
de';  hom.  etc.  ve)nea((y)âv,  -dcrôai  's'indigner';  veiaeTuup,  -opoç  m. 
Vengeur'  (Esch.)  :  ve'iauu  (Curtius''  313 sq.),  cf.  alb.  (G.  Meyer 
Alb.  Spr.  297)  nainF  nenn  'malédiction'  innnsô/t  'je  maudis' 
nenifs  'celui  qui  maudit,  qui  blasphème  I)ieu'(;/r^m^-  =  gr.v6|no-), 
V.  irl.  nûniae  (pi.  namait)  'ennemi'. 

ve'iaoç,  -ouç  n.  'i)acage'(Hom.Soph.),  cf.véïaoç-  aûvbevbpoç  tôttoç, 
Ktti  yo\x\\\i  t'xujv.  Ktti  TÔ  YuvaiKCÎov  aiboîov,  'o)  Kai  vdrroç.  kqi 
TÔ  ToO  ôqpeaXMoO  koîXov  Hésych.  =  lat.  uennis,  -oris  n.  'bois 
sacré,  foret  avec  pacages,  groupe  d'arbres,  bocage',  puis,  selon 
Johansson  IF.  II  54sqq.  (bibl.),  skr.  ndmah  n.  'inclination, 
révérence,  vénération,  hommage'  zd  lumah-  m/sens  (:  skr.  tid- 


—     662     — 

niati  '(se;  courber,  fse)  pencher',  caus.  nàindyafi  zd  uàmaHi 
namayeHi  m/sens;,  v.  irl.  nem  gall.  ^le/" 'ciel'  gaul.  v€)ariTOV 
Nemeto-dûrutn  v.  irl.  nemed  'sacellum',  prim.  'bois  sacré',  zd 
n^mata-  nimata-  'ramilles'  (cf.  Bartholomae  Airan.Wb.  1068 
s.  V.),  V.  franc.  «M«/f/  'pâture',  gaul.  nanto  abl. 'valle'  tri-nanto 
'trois  vallées'  Nantuates  gall.  bret.  nant  'vallis'  (th.  cclt.  nantu- 
<  *nm-tu-  :  skr.  nafd-h  'courbé'),  i.-e.  ^néinos;  ayant  signifié 
'courbure,  voûte',  d'où  'voûte  du  ciel'  et,  d'autre  part,  'dépres- 
sion, vallée,  pacage',  cf.  gr.  GôXoç  'coupole'  —  v.  norr.  daJr  'arc' 
et  'vallée';  i.-e.  *new-  'ployer'.  Mais  peut-être  faut-il  rattacher 
véjuoç  'pacage',  en  tant  que  'lieu  de  pâture  donné  en  partage' 
(cf.  aussi  vo)a6ç  m.  'pacage,  résidence')  à  *nem-  'prendre,  donner 
en  partage'  (Curtius^  313  sq.  Fick  l^^  502.  Meringer  IF.  XVIII 
238 sqq.;  cf.Walde^  s.  v.);  je  vois  mal  l'identité  de  *nem-  'ployer' 
et  de  *nent-  'prendre,  donner  eu  partage'. 
vé|Liu),  fut.  ve|uûj,  aor.  êvei|ua,  pf.  vevéjuriKa  'distribuer,  partager; 
spéc.  attribuer  à  un  troupeau  la  partie  de  pâturage  où  on  le 
mène  paître,  d'où  :  faire  paître;  (la  mise  en  pâture  valant  pos- 
session) avoir  en  son  pouvoir,  d'où  :  occuper,  administrer,  etc.; 
moy.  partager  entre  soi;  posséder  comme  sa  part;  occuper,  ha- 
biter; spéc.  paître'  :  got.  mman  v.  h.  a.  neriian  ags.  nîinan 
V.  norr.  nenia  'prendre'  (cf.  pour  le  sens  got.  gihan  'donner'  : 
irl.  gahim  'je  prends'),  lett.  né'mf  'prendre'  lit.  nûmas  nûmà 
'intérêt  d'un  prêt'  (degré  long  fléchi  ô  comme  dans  gr.  vuu)aâv 
'partager'  d'un  subst.  f.  *n6ma.  Wiedemann  Lit.  Prsit.  51), 
7A  ndmah- n.  'prêt'.  Remontent,  selon  Osthoff  Perf.  142  sqq. 
IF.  V  321  sqq.  (bibl.)  à  un  aor. -prés.  i.-e.  *mmô  <  *nm6  :  lat. 
eniô  'acheter'  ad-i ma 'enlever',  v.  slav.  imqjqfi  lit.  imù  éiniaù 
imti  V.  pruss.  inima  imt  'prendre',  v.  irl.  air-f'o-emim  'sumo'; 
voy.  aussi  J.  Schmidt  Kritik  154 sq.  Meringer  IF.  XVIII 238 sqq. 
Walde-  253.  Berneker  EW.  426  sqq.  (bibl.)  Franck-van  Wijk 
455.  Etc.*)  De  là  vojLiâç,  -àboç  'qui  pâture;  qui  erre  à  la  façon 
des  troupeaux  ou  des  pâtres,  nomade',  vojueûç,  -éuuç  m.  'distri- 
buteur, répartiteur  (Plat.):  hom.  etc.  pâtre;  —  pi.  varangues 


1)  [II  est  probable  néanmoins  que  la  R.  de  lat.  emo  est  *em-, 
cf.  V.  slav.  jemljq  'je  prends'.] 


—     663     — 

fllrdt./,  vo|uri  f.  'partage;  pacage,  fourrage;  action  de  paître', 
vouôç  m.  '*part,  *portion,  province,  district;  pacage,  herbe, 
fourrage,  nourriture',  v6)lioç  m.  '^ce  qui  est  attribué  en  partage, 
*ee  qu'on  possède  ou  ce  dont  on  fait  usage,  d'où  :  usage,  cou- 
tume, loi',  vo|niK6ç''légar,  v6)ui,uoç 'usuel,  li'gal,  régulier,  normal', 
vo|uiz;uj  "avoir  en  usage  ;  tenir  pour,  croire,  penser,  juger',  v6- 
luiaua, -aïoç  n/coutume,  règle;  monnaie  ayant  cours';  voy.  s.v. 
vé|uoç  et  Walde-  s.  v.  iiumf^rus  'nombre'  (cf.  àvavé)ae(J9ai  'dé- 
nombrer, compter'  Hrdt.,  m.  irl.  nos  'usage'  <  *nomso  ?  Fick 
II'  195,  mais  voy.  Henry  Hret.  s.  v.  neùz  'fayon,  forme'). 

veviiiXoç  'insensé' (Call.);  vevôç'naïf,  simple,  sot'  Hésycli.  Ktym. 
inconnue. 

ve  vvoç  m. 'frère  delà  mère  ou  du  père,  oncle' Eust.  Poil.  Hésycb.: 
vavva  f.  'tante'  Ilésycli.,  vâvvr)  •  jurirpôç  àbeXqpi'i  H.,  vivvu  m  'sens 
(cf.  van  Hcrwerden  Lex.suppl.-'  s.v.)  :  skr. nand  (cL inbiandar- 
f.  'sœur  du  mari',  modifié  d'un  ^ndnûnà)  pers.  mod.  nana  'mère', 
alb.  (G.  Meyer  Alb.  vSpr.  297)  /?rt/?f 'mère,  nourrice',  lat.  tardif 
nonnus  'moine'  noiina  'nonne'  l'y  voy.  les  réserves  de  Walde - 
s.  v.),  gall.  nain  {*nam\  'grand'mère',  serb.  nana  nena  'mère' 
iioxh.  nan  'père'  etc.,  mots  enfantins.  Fick  i'  94.  499.  II'  189. 
lîrugmann  Grdr.  II-',  1.  127.  385.  602.  Etc. 

ép.  veoYiXXôç  'qui  tette  depuis  peu,  veo-fXa-fnç',  cf.  fiXXoç  m. 
riXXiç  f.  fiXXiujv  ni.,  noms  propres;  *fiXX6ç  'pûpus'  <  *t>^^ô-ç  : 
Wi.  zindu  'je  tette'.  Beclitcl  BB.  27, 191  sq.  —  Autre  avis  chez 
Prellwitz'  210.  -809  sq.  (:v.  b.a.  chinio  'germe',  lit.  é/'/dnii 
éi/dè'ti  'fleurir';  sens  premier  'nouvellement  poussé'). 

veof v6ç  'nouveau-né'  :  got.  niuklahs  m/sens  <  *niu-l)iaha-2 
(dissim.;? — n>7i — /),  tiré  au  moyen  du  »nï\'.-ko- de^niu  /^•n(f-  = 
veo-fvô-ç,  cf.  v.  b.  a.  knehf  ags.  cnihf  garron,  serviteur,  béros' 
et  got.  aljalmis  'd'origine  étrangère',  i.-e.  *gen-  'gignerc';  cf. 
von  Grienberger  Unters.  249.  Brugmann  IF.  XII  ls4  n.  1. 
KVG.  4?§  218  f.  884.  Grdr.  II-',  1,  4U2.  494. 

bom.  etc.  véoinai  f*»^.s-),  ion.  V€Û|Liai  'aller,  venir,  revenir,  re- 
tourner'; vôcTtoç  m.  'retour';  boni.  poét.  vi(TO|Liai  '  voy.  s.  v.)  : 
skr.  ndsatê  'se  réunir,  s'associer,  se  donner  pour  com])agnon', 
irl.  fuinint  {^uo-nt^i^ot  'je  me  couclic  i soleil)',  got.  (/a-nisan 
V.  b.  a.  gi-nesan  'guérir'  got.  (ja-nints  f.  v.  li.  a.  gi-niaf  'guérison' 


—     664     — 

{suit -fi-)  got.  ??rt.s;/«« 'sauver' ags.  neri-^an  v.h.a.  nerian'^mux 
qn.';  i.-e.  *nes-  's'unir,  revenir';  le  sens  des  mots  germ.  'être 
sauvé'  s'explique  par  le  sous-entendu  'revenir  (à  la  vie/.  Cur- 
tius^  314  sq.  Fick  IP  194.   Voy.  s.  v.  àaiaevoç  p.  88  sq. 

véoç  'nouveau,  neuf,  jeune,  juvénile;  inattendu,  extraordinaire"  = 
skr.  ndva-h  /A  nava-  lat.  noros  v.  slav.  nom  v.  lit.  navas  'nou- 
veau', i.-e.  *néuo-s]k  côté  de  quoi  i.-e.*wew/o-5  dans  gaul.  Xovio- 
dûnum  etc.  v.  irl.  nûe  gall.  nefci/dd  got.  niujis  v,  h.  a.  niuici 
lit.  naùjas  skr.  ndvya-h  ion.  veîoç  (Ap.  Rh.)  'nouveau'  lat. 
Novius\  cf.  ensuite  gr.  ve[F]ap6ç  'jeune,  nouveau',  arni.  nor, 
gén.  noroi/  'nouveau'  (bibl.  chez  Lidén  Arui.  St.  lli?sq.,  qui 
suppose  un  \.-e.*nouero-  ou  -rro-),  lat.  noverca  'marâtre'  (V  voy. 
V/alde^s.v.);  gr.  vectv  =  lat.  novare;  gr.  veôiriç  =  lat.  noi:ii(is\ 
le  degré  réduit  de  *neuo-  dans  gr.  vu  vùv  (voy.  s.  v.).  Curtius^ 
315.  Fick  1^98.  274. 503.  IIM93.  IIP  298.  Etc.  Delàveâviâç 
ni.  (voy.  s.  V.),  véâE,  -âKOç,  ion.  véiE  m.  'jeune  homme',  ion.  att. 
veoicTTi  'récemment'  (cf.  ép.  ion.  laexaXuuaTi  'sur  un  grand  espace'}. 

hom.  veoaaéç,  att.  veoTToç  m.  'petit  d  un  oiseau;  nouveau-né, 
rejeton'  <  '•'ve[F|o-Ki6-ç  '*nouvel  occupant  du  nid  ou  du  gUe' 
(cf.  KoiTii  KOÎTOç  s.  V.  Keî)Liai  et  skr.  inadhyama  ci-  'gisant  au 
milieu'),  cf.  eixioaai  (p.  267)  hom.  luéiaffaai  ■nepxocôç  etc.  Brug- 
maun  IF.  XVII  351  sqq.  (bibl.).  De  là  att.  veoiTeia  f.  'nid',  att. 
veÔTieucTiç, -euuç  f.  'action  de  faire  son  nid',  att.  veoTTeùuu  'faire 
éclore;  nicher',  ion.  VÉoaairi  att.  veoiTid  f.  'nid',  att.  veoTTÎç, 
-iboç  f.  'poulette';  —  ion.  voamx]  (Hrnd.  VII  72)  Noacrîç  (id)  ve- 
voaaeujaéva  (Hrdt.  I  159,  10)  épigr.  Nôcrcroç  NocrcToO  par  hyphé- 
rèse  de  l'e,  tout  d'abord  quand  le  ton  portait  sur  la  seconde 
des  syll.  subséquentes;  cf.  Hoffmann  Gr.  D.  III  480  sq.  (,bibl.). 

posthom.  veoxiuôç  'nouveau,  neuf;  étrange'  <  véoç  -f-  -XM  o-Ç?  cf. 
Xa^aî  xct)iir|\ôç  xQdjw,  sens  premier  :  'in  (ea)  terra  novus,  inaudi- 
tus',  et  skr.  su-lsmd-h  'consistant  en  bonne  terre'  (Waekernagel 
KZ.  30,  1  sq.  Brugmann  Grdr.  II-,  1, 108);  veox)ioûv  'innover'. 

hom.  vÉTTobeç  b  404  (cpiÙKai  v.  KaXfiç  'AXocrùbvnç).  Selon  Brug- 
mann IF.  XX  218  sqq.  (bibl.  et  critique  des  avis  divergents) 
vcTTobeç  <  *veTre-TTob€ç  par  haplologio  syllabique;  le  sens  de 
'vïiEifTobeç'  est  correct;  cf.  skr.  snâjjâi/ati  'faire  agir  un  cours 
d'eau  sur  (|c.,  arroser,  baigner,  laver',  i^nâpana-h  'eau  servant 


—     665     — 

au  bain',  peut-être  lat.  Nt^pfûnu.s,  ''snej}-  étant  un  élargiss.  de 
'■^snn-  dans  lat.  nclre  ""nager',  voy.  s.  v.  vrixuu.  —  Autre  avis  chez 
Fick  KZ.  44,  146. 

hom.  trag-g.  vépBe(v)  'de  dessous';  voy.  s.  v.  e'vepoi  p.  2.52sq.; 
cf.  aussi  veîpai"  KaTuûxaTai.  oi  bè  KoiXiaç  tù  KaiuOiaTa  Hésych., 
veipfi  KOiXri'  KOiXia  iaxâix]  H.,  veipôv  è'axaTOV  H.,  veipôç  'le 
dernier,  c.-kd.  le  plus  bas  ou  le  plus  au  fond'  ^Lycoplir.  896) 
<  *vepi6ç;  sur  (èjvepxepoç  voy.  Ustboff  MU.  VI  173s(i(i.;  ^^'^y- 
s.  v.  veiôç. 

véTuuTTOv  et  veTuuTTiov  Mniile  d'amandes  amères'  (Hpc.i.  Ktyin. 
séni.,  cf.  hébr.  nâtap  'goutte;  —  résine  odorante,  qui  coule 
goutte  à  goutte';  bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  o9sq. 

boni.  etc.  veûpov  {*suëuro-ii/)  'nerf,  fibre;  corde;  fig.  vigueur'; 
boni.  etc.  veupd,  ion.  veupr)  f.  'corde  d'arc'  :  skr.  snûva  n.  i^sne- 
-W'n)  'lien,  tendon,  cdrdon'  a-siulv'i-rd-li  'sans  tendons,  sans 
liens'  zd  snàcdi-'  'tendon,  cordon'  xnauija-  'fait  d'un  tendon', 
arni.  (Hiibscbniann  Arni.  (ir.  1  47Sj  neard  ^gén.  pi.  nerd'tç) 
'fibre,  tendon,  ligament  musculaire',  v.  h.  a.  senfnra  'tendon' 
w.uorr.  S7iûa  'tordre,  tortiller'  snugga  'guetter  en  loucbant', 
V.  slav.  snuja  snovati  'ourdir',  avec  une  forme  itérative  osni/- 
V((ti,  qui  décèle  un  *sn)/ti,  i.-e.  *senêi(-  '^scnôu-  [  Hiri  Al)l.  §  47''^  : 
cf.  ensuite  lat.  y/e/ro.s- 'tendon,  muscle',  i;ot.  snorjo  f.  'aapfâvn, 
corbeille'  v. b. a.. vwwor 'cordon,  lien,  cordage' (voy.Walde^ 51 7) 
et  vrais,  lat.  nnlx)  'j'épouse'  (connh'mm  <  *co-,-innhion/  ,  v.slav. 
slov.  ïwod.snubifi  'demander  une  fille  en  mariage'  tchèq.  snoubiti 
'rechercher  en  mariage;  fiancer'  (voy.  s.  v.  vvj|uqpri);  voy.  aussi 
s.  vv.  véuu  II.  vuoç.  Curtius''  316.  Fick  I II»  523.  Hrugmann 
Grdr.  I-  210.  798.  Il-,  1 ,  157. 160.  .320.  348.  579.  IF.  XXI  32«i. 

V6ÛUJ  'faire  un  signe  de  la  tête;  faire  un  signe  d'assentiment; 
incliner  la  tête'  (le  prés,  veûuj  d'après  les  autres  temps,  veûac- 
luai  etc.,  ou  <  *veu0iiu.  Hrugniann  (îr.  Gr.^  50);  veO|aa  n.  'mou- 
vement de  tête';  veuaTâZ^uj  'incliner  la  tête',  l.-e.'^nru-is-.,  cf. 
*neu-  'faire  un  bref  mouvement  avec  (|C.,  donner  un  coup  bref 
dans  skr. ndvafë  nanti  'se  bouger,  se  tourner'  nucayatt^  'tourner 
qc.',  lat.  UHo  (en  compos.)  'incliner  la  tête,  faire  signe  à  qn., 
se  pencher'  nuto  'faire  signe  par  un  mouvement  de  tête,  se  lia- 
lancer,  chanceler'  nuiioi  ûs  'signe  de  tête,  désir,  volonté,  ordre' 


—     666     — 

nûmen  (  =  veO^ia; 'signe  de  tête,  volonté,  puissance  divine',  v. iil. 
nô  gall.  nen  'ou'  (2.  sg.  impér.  figée  comme  lat.  rel  :  velle\  in- 
dique le  sens  de  :  'faire  un  signe  de  tête  impératif.  Fick  II*  193), 
russ.  (Uhlenbeck  KZ.  39,  261)  ponyryj  'penché  (tête),  baissé 
(yeux)',  d'un  slav.  comm.  *;??n'?f  (suff,  -ro-)\  cf.  avec  élargiss. 
l)ar  -c?-,  skr.  nudâti  'repousser',  peut-être  lit.  pa-nmtu  {-nûdau, 
-nûsti)  'j'ai  une  forte  envie  de  qc'  (cf.  veûeiv  eïç  ti,  TTpôç  ti 
'pencher  vers  qc,  être  adonné  à')  et,  avec  élargiss.  par  -1--  (ou 
■îih-?)  gr.  vûcrauj  att.  vûttuj  (fut.  vûEuu)  'heurter'  (p.  ex.  'heurter 
un  dormeur,  pour  l'éveiller'  E  485),  cf.  vuKxdaaç*  vvlaç  Hésych., 
v.  slav.  (Berneker  IF.  X  153  sq.)  miliati  njulati  'exhortari'. 
Brugmann  IF.  XIII  153  sqq.  (bibl.).  —  De  ce  groupe  Brugmann 
1.  cit.  a  rapproché  got.  hi-nmhsjan  'KaiacrKOTTricrai,  épief  niuJt- 
seins  'è7Ti(7K0TTri,  Visitation'  v.  norr.  ni/s!<i  'flairer,  épier'  ags. 
iiéoH'i)an  'rechercher'  v.  sax.  niusiai}  niusô»  'essayer' v.  h.  a, 
niusen  'chercher',  qui  sont  plus  proh.  parents  (cf.  Uhlenbeck 
PBrB.  30,  267)  de  russ.  njûchati  'sentir  qc,  flairer'  pol.  niu- 
chac  serb.  7ijusiti  'flairer',  i.-e.  "^veuks-,  —  Pour  gr.  vucttcx^iju 
voy.  s.  V. 

vécpoç,  -ouç  n.  'nuage,  nuée'  =  skr.  nàhhah  'brouillard,  vapeur, 
nuage,  air,  ciel,  éther'  v.  slav.  neho  'ciel',  cf.  lit.  dehes-ts  'nuage' 
(d-  obscur);  vecpeXi]  f.  'nuée'  :  lat.  nehula  (<  *nehhla  ou  *»e- 
?>^eZ«)'nuée',  v.  irl.  nêl  (gén.  }duil\  i.-e*nehhîo-)  gall.  niicl  corn. 
uitil  'nuage,  brouillard'  (i.-e.  *nëhholo-?  Cf.  Pedersen  K.  Spr. 
I  117;  Loth  Rev.  celt.  20,  346  sq.  croit  à  des  emprunts  lat.), 
V.  norr.  niôl  'nuit'  nifl-  'brouillard'  (p.  ex.  dans  nifl-heimr)  ags. 
î^^/bZ'sombre' v.h.a.  nehul  'brouillard';  (Zeùç)  Euvvéqpei 'Z. couvre 
de  nuages'  (Ar.  Ois.  1502),  intr. 'le  temps  se  couvre',  pf.  Euv- 
vévocpe  (Ar.  fr.  142).  Curtius-'  294.  Fick  ¥  97.  273.  502.  II' 
191.  IIP  293.  Etc.  I.-e.  ""néhh-  est  un  degré  de  la  base  ^lonehh 
(Hirt  Abl.  §638.  Brugmann  KVG.  §213),  cf.  *w?>/?-  dans  gr. 
àqppéç  =  skr.  ahhrd-h  lat.  unher,  *énthh-  ^ônihli-  dans  skr. 
àmhhah  n.  'eau'  gr.  ôjuPpoç  'pluie'  (voy.  s.  v.). 

vecppoç  m.  'rein'  (Ar.  Lys.  962),  ord.  pi.  <  i.-e.  *negVhro-s  :  pré- 
nest.  nefrùnês  lanuv.  nehrundhiês'rems,  testicules',  v.  h. a.  inoro 
V.  norr.  m/ra  v.suéd.  uifire  (germ.  *ii('{;^]uren-)  'rein',  peut-être 
(voy.  Pedersen  K.  Spr.  I  109)  v.  irl.  dru  (pl.r^n/i;?)  gall.  mod. 


—     6«)T     — 

(ircn  'reiif;  i.e.  -(juh-  alterne  avec  -(jU-  dans  gr.  âbiîv  'glande' 
(voy.  s.  V  )  lat.  ingueii  'aine'  v.  norr.  oJckuenn  'gonflé'.  Curtius^ 
31fi.  Ostlioff  IF.  IV271  sq.  (l)il)l.).  Hriigniann  Grdr.  1-588. 
613.  634.  II-,  1,  29^.  :WA.  ()07.  Walde  IF.  XIX  102.  Etc. 

I.  honi.  etc.  véou,  fut.  veûcroinai,  ipf.  è'-vveov  O  11  'nager'.  Voy. 
s.  V.  vduj. 

II.  ion.  *véuj  féTTi-,  -rrepi-),  fut.  vriauu  .'>uid..  aor.  ev^aa,  aor.  pass. 
ivr]( <J )Qr]v :  ép.  ion.  viieoi  (refait  sur  aor.  evrjO'a,  cf.  Brugniann 
Gr.  Gr. ^  312),  aor.  vi'iriaa,  aor.  nioy.  vâridaro  Bacchyl.  III  33; 
lioni.  vii-veuj  (ipf.  -e-viVveov;  K.  avec  red.,  cf.  P>rugniann  Gr. 
Gr.-' 2()0.  300),  cf.  (att.t  vûjvtoç •  crujpeùovTOç  Pliot.  <  *veujvToç 
*viiovTOç,  gr.  comm.  *vâF-iuj  'entasser,  amonceler,  charger". 
Etym.  obscure.  —  Le  rapport  avec  vaOç  'vaisseau'  (Prellwit/- 
312)  prête  au  doute:  celui  avec  *véuj  vriGuu  'filer'  (Itii)I.  cliez 
Gurtius''  316j  heurte  la  phoncti(iue  et  la  sénianticiue. 

veuuXKÔç  '(pli  tire  les  vaisseaux  à  sec'  (Arstt.j  <  *vâF-oXKOç, 
vaOç  +  ëXKuu;  veoiXKeîv  etc. 

att.  veujpiov,  ord.  pi.  'chantier  pdur  les  C(»ustructious  navales, 
arsenal  naval',  dont  les  sections  sont  appelées  vetOcT-oiKoi,  <  veiu- 
pôç  (<  *vri[Fjopoç  *vâF-Fopoç)  m.  'inspecteur  d'un  arsenal  de 
port'  Hésych.,  cf.  Scinvci/.cr  IF.  X  212.  W.  Petersen  Greek  dim. 
in  -lov  41. 

att.  veôjç,  gcn.  veuj  m.  'temple'.  Voy.  s.  v.  vaoç. 

att.  eiç  (ou  èç)  veuura,  delph.  [èv  v]euj[T  a  GDI.  25G1  A  12-13 
'pour  l'année  prochaine'  <  *veo-FaTa,  où  *FaT-,  à  côté  de  Fêt- 
(Feioç  'année',  cf.  p.  293)  semble  représenter  un  i.-e.  '-'ij'^-  dft 
à  une  contan)ination  avec  la  série  e  (cf.  Fadru  :  *urs-  en  face 
de  skr.  vdsfu),  cf.  locr.  èTTiFaxeç  'pour  l'année'.  Muck  Glotta 
I  128  sq. 

préf.  vp-,  dor.  va-  est  abstrait  de  composés  très  anciens  comme 
viîkoucttoç  'inouï'  lioiii.  vqKOuaTeuj  'désobéir"  (  :  dtKoûuj  .  viÎKeaioç 
(Ilsd.)  'incurai)le'  (  :  ÙKeîcTBaii,  lioni.  vqYptToç  'qu'on  ne  peut 
réveiller'  (:  é^eipiu),  qui  contiennent  né-  et  une  contraction  vo- 
calique  héritée  de  l'indo-eur.  en  compos.(vr|KOucrToç  :  àv-riKouaToç 
=  lat.  ne-scius  :  in-sriiis,  iiv-fundus  :  in-f'andus^  ;  cf.  ensuite 
hom.  poét.  viTiaepTqç 'infaillible;  véridiciuc,  vrai' (:  àuapTâva»', 
boni.  poét.  vj'iveuoç  'sans  vents,  calme'  !  :  dve,uoç),  boni.  ])oét. 


-    ms   — 

vriaiiç,  -loç  ou  -iboç  ^qui  jeûne'  (  :  è'biu),  hom.  poct.  vnXeriç  'im- 
pitoyable; qui  n'inspire  pas  de  pitié'  (lè'Xeoç),  sur  lesquels  on 
fit  hom.  vii-Kepbrîç  'sans  profit,  inutile',  hom.  vr|-Troivoç  dor.  vd- 
TTOivoç  'impuni;  non  vengé;  privé  de',  ép.  vfjïç,  -ïboç  'ignorant 
de'  (:='=Fib-,  oîba),  vri-Kepoç  'sans  cornes' fHsd.),  vri-Kr|biîç  'libre 
de  souci'  (Plat.),  etc.  Brugmann  Ber.  d.  siichs.  G.  d.  W.  1901, 
p.  102  sq.  I.-e.  *në  'ne  pas'  >  lat.  7ie-fas  ne-sdo  n{imquam) 
n{uUus)  etc.  osq.  ne  'non,  ne'  skr.  nâ  zd  v.  pers.  na  v.  slav. 
ne  lit.  ne  'ne  pas'  v.  irl.  ne-ch  'aliquis'  gall.  corn.  bret.  nep 
'quisquam'  got.  ni  v.  norr.  ags.  ne  v,  h.  a.  ni  ne  'ne  pas':  voy. 
s.  V.  à-  négatif.  Curtius-^  317.  Etc. 

vr\  particule  affirmative.  Voy.  s.  v.  vai. 

hom.  viiïaTeoç  B  43.  E  185  épith.  de  xitujv  et  de  Kpribeuvov, 
'beau"?  <  *vfiT«T-  n.  :  pet.  rnss.  snaga  tchèq.  snahn  'propreté' 
slov.  mod.  snazen  'joli,  propre'.  Brugmann  Grdr.  I-  572. 

hom.  viîbu|uoç.  Selon  Brugmann  IF.  XI  277  sqq.  (bibl.)  épith. 
du  sommeil  'où  l'on  plonge,  qui  envelop])e'  <  *nê  adv.  'des- 
sous, en  bas'  et  R.  bu  dans  bnoiaai  è'bûaa  êbùv  è'vbÛTOç  etc.  'cf. 
l'art,  bùuu  II.  p.  206),  cf.  'EvbOiuiuuv,  -iuuvoç  ancien  nom  du 
sommeil  et  l'art,  suiv.;  le  tardif  tîbu|uoç  serait  né  d'un  contact 
avec  fibùç  quand  vribujuoç  cessa  d'être  intelligible.  —  Bechtel 
BB.  30,  265  sqq.  défend  avec  raison  îîbu|uoç  i  Fdbu)Lioç) 'doux, 
réconfortant'  chez  Hom.,  proposé  par  Buttmann,  en  invoquant 
Abu|uoç  Abu)aou  nom  d'un  Phthiote  GDI.  1470,  vr|bu)aoç  étant  né 
de  fausses  coupes;  la  tautologie  v  79  sq.  a  son  parallèle  dans 
0  238. 

hom.  vribùç,  -ôv,  posthom.  aussi  vribûç,  -ôv  f.  'ventre;  matrice  et 
autres  cavités  dans  les  parties  charnues  du  corps';  ép.  viibuia 
pi.  u.  'entrailles'.  Selon  Brugmann  IF.  XI  271  sqq.  (bibl.)  viibOç 
'*cavité'  <  *v?é  adv.  'dessous'  (voy.  s.  v.  veiôç)  +  bû-  nom- 
racine  :  b(j0|uai  bùaiç  (cf.  l'art,  bôuu  II.  p.  206),  lat.  (dial.,  avec 
■o-  au  lieu  de  lat.  -ii-.  Ernout  El.  dial.  89  sq.)  abdomen  'ventre 
(prim.  du  porc)'  (<  ^^ahdouemen)-^  incertain.  —  Selon  Win- 
disch  IF.  III  84,  Hirt  Indogerm.  II  668  cf.  got.  nati  'réseau, 
filet'  V.  norr.  nôt  'grand  filet',  m.  irl.  naidm  et  fonaidm  'obli- 
gatio',  lat.  nassa  'nasse',  i.-e.  "^nàd-  'nouer',  vrjboç  étant  la 
'membrane  réticulée  enveloppant  les  entrailles';  très  douteux. 


—     6fi9     — 

cj).  ion.  vr|éuj  'entasser'.  Voy.  s.  v.  II.  ion.  *véuj. 

vriGuj  'filer'.   \'oy.  s.  v.  vf\v. 

hom.  vri^enç  dnns  vnXeèç  r|uap  A  484  remonte  à  un  *vaXeFiîç 
"inévitable'  f  :  à\é[F]o|Liai  'éviter';  et  doit  être  distingué  de  vnXei'iç 
(vr|Xeèç  fiTop  I  497,  vnXeéç  voc.  ni.  TT  33.  204j  'impitoyable' 
(:  èXe[F]oç  'pitié';,  selon  Schulze  KZ.  XXIX  262.  Qu.  ep.  289. 

v)iXÎTT0uç,  -oboç  'qui  va  nu-pieds'  (Sopli.)  <  *vnXiTTO-TTob-,  voy. 

VllXlTTOÇ  s.  V.  i]\n\)  p.  .')2I. 

inf.  vfiv  (*(Jviiieiv),  ptc.  vuùvTa  Ilésycb.,  ipf.  é'-vvr|  EM.  (cf.  boin. 
ëii-wriTOç  'bien  filé'j,  jiass.  vuO)Lievoç  Phot.,  plus  tard  vriOoi  K-f. 
Kvuj  KvriGuj),  fut.  viîaai 'filer'  =  lat.  neô  nere  'filer',  v.  h.a.  naan 
najan  luiwan  'coudre',  cf.  got.  nèpla  v.  norr.  ndl  ags.  nœdl 
'aiguille',  v.irl.  swdf/te'fil'  gall. //-.s- ?«ar/e» 'taeniola,  fascia'  noden 
corn,  snod  'vitta'  v.  irl.  aniithat  gall.  nodu-ijdd  'aiguille'  m.irl. 
snnn  'filage'  sniim  je  tresse'  gall.  ni/ddu  'ncrc'  '  Fick  II'  .'^)l.')s(j. 
Henry  Bret.  s.  vv.  nadoz  néza),  lett.  sndfe  'couverture  de  lin' 
snâf  'tordre  de  façon  lâche',  skr.  .smi/jati  'envelopper,  vêtir" 
f<nûiju-h  snàyii  'lien,  tendon',  v.  slav.  nit't  'fil,  corde'  nista  'fiT 
lit.  wî/^is 'peigne  de  tisserand'  serb.  w?^/' 'pennes':  \.-Q.*s{e)nê{i)- 
(cf.  Schulze  KZ.  XXVII  426),  à  côté  de  quoi  *.s(e)wé(«)-  <lans 
gr.  veûpov  et  son  groupe,  voy.  s.vv.  De  là  hom.  etc.  vfiua  u.= 
lat.  ne/nen  'trame,  tissu';  vfîcTiç,  -euuç  f.  'action  de  filer'  =  v.h.a. 
nàt  'couture',  i.-e.  *snêti-s:  vfiipov  'fuseau'  Suid.  Cf.  Curtius"" 
316.  PerssonWzer\v.63sq.  Ulilenl)eck  Aind.Spr.  34S.  Walde* 
514  sq.  (bibl.i.  —  Lhypothèse  d'un  *snë{ii-  'filer',  mêlant  ses 
formes  à  celles  d'un  *nèi-  'coudre',  niais  issu  d'un  *spnè-  'tres- 
ser, filer',  cf.  got.  spinnan  'filer',  lit. />//?//  v.  slav. /><^// 'tresser' 
(Hirt  Abl.  ij§  MO.  327  sq.i  ne  convainc  pas. 

hom.  viivéo)  'entasser'.  Voy.  s.  v.  ion.  *véuj  I. 

VTiTreXeîv  'être  impuissant'.  \'oy.  s.  \.  hom.  ôXiYnTreXéujv. 

hom.  etc.  vi^ttioç  'déraisonnable' <^*vi'i-ttFioç,  cf.  hom.vîi-TTÛ- 
-Tio-ç  m'sens  :  skr.  punàt'i  'purifier,  éclaircir'.  Osthoff  MC 
IV  67.  86  s(i.  (bibl.i.  Hrugmann  Grdr.  IP  1012.  Gr.Gr.^  293: 
dim.  hom.  etc.  vnîriaxoç.  —  Voy.  s.  v.  ttivutôç. 

vripiToç  'innombrable'  (Hsd.  .    Voy.  s.  vv.  àpiGfiôç  p.  77  et  vr\-. 

vncroç,  dor.  vâaoç  rhod.  vâacToç  (il)I.  4123,  4^  f.  'île'  a  été  rat- 
taché à  vtvxuu  'nager'  lat.  lun-e  en  tant  (pi'issu  d'un  *sna-t  t's-  ou 


—     (370     — 

*snâ-dh(e)s-.  Brugmann  Ber.  d.  siiclis.  G.d.W.  1899,  p.212s(jf|. 
(bibl.).  Grdr.  IF,  1,  541. 

vrjacra,  att.  vfJTTa,  béot.  (Ar.  Ach.  875 j  vùaou  L  'canard'  'Vâ- 
<  *;}-)  :  skr.  âfi-h  'un  oiseau  aquati(]ue'  {a-  <  *?}-;  autre  avis 
chez  Tanim  Et.  ord.  86.  Charpentier  KZ.  40, 43.3  :  v.norr.  œpr 
suéd.  mod.  dda  'eider'),  lat.  anas  -atis  =  v. h. a.  atiut  v.  noir, 
ond  ags.  œned,  lit.  dntis  v.  slav.  qti/  serb.  àtva  'canard'.  Cur- 
tius^  317.  Brugmann  Grdr.  V  419.  IP,  1,  219.  Etc. 

vriqpuj  (Théog-nis  478),  dor.  vdcpuu  {^nâgUho)  'être  sobre,  s'abstenir 
de  vin';  vriqpâXioç  'sobre,  sans  vin'  :  v.  h.a.  nuohtiu-n  'à  jeun' 
(Frôhde  BB.  3, 14),  arni.  nawfhi  'sobre'  (Pedersen  KZ.  39,  349), 
peut-être  irl.  iiâr  'modeste'  (<  celt.  "^'iicu/ro-.  Straehan  BB. 
20,  '22.  Fick  II*  189.  Pedersen  K.  Spr.  I  109)  narr  'honte'. 

vrix^Toç  '([ui  coule  à  flot,  abontlant'  (Ap  Rli.  Call.  Xic,  ubuup, 
àlpiï],  eùpuuç,  ibpuOç)  <  vrj-  (voy.  s.  v.  veioç;  +  xé[F]uj  'verser'. 

hom.  etc.  vï]xw,  ord.  moy.  vrixoM«i  "nager'  <  ^snâ-khô  (Brug- 
mann Grdr.  W  1030)  ou  ^.snd-ghô  (Persson  Wzerw.  27)  R.  *•«« 
'couler,  chose  liquide'  :  lat.  nâre  gr.  vâuu  (voy.  s.  v.). 

hom.  etc.  viluu  i^nigUiô)  'laver';  vitttuu  est  récent  et  refait  sur 
fut.  viijjuu  (*y//gl'.so)  aor.  êvn|ja  etc  ;  vÎTTTpov  'eau  pour  se  laver'; 
hom.  etc.  x^p-viip,  gén.  -vipoç  f.  'eau  lustrale'  (voy.  s.  v.);  TTobd- 
vmipov  'pédiluve'  par  haplologie  <  *TTob-a[TTo]viTTTpov  (Brug- 
mann Grdr.  11-,  1,  102  n.  2)  :  skr.  nènêhti  'laver,  purifier",  aor. 
a-nclikslt,  \)a.ssif  nijyatè  ptc.  nilid-Ji  (  =  gr.-vi7TT0-  dans  dviiTTOç 
'non  lavé' et  peut-être  v.irl.  nevht'^uv":,  autre  avis  chez  Zupit/.a 
BB.  25,  97  :  necht  :  gr.  veÎKXov),  caus.  nPjâijatl  intens.  zd  nm^ni- 
zaHi  'laver',  irl.  nigther  'lavatur'  fo-nenaii/  'il  purifia",  v.  norr. 
ti//kr  ags.  }iko)'  v.  h.  a.  nilthtis  'monstre  fluvial  (démon  aqua- 
tique)', i.-e.*neigu-.  Curtius''  317  sq.  Fick  I*  95sq.  271.  501. 
IF  194.  I1F297.  Brugmann  Gr.Gr.»  113.  Etc. 

vJKri,  dor.  vÎKâ  f.  'victoire';  viKâv 'vaincre'  :  lit.  ap-n}Jii/'iitti\({ner^ 
(cf.  lat.  i-«wc(> 'vaincre'  :  got.  iceihan  'combattre';  skx.sdhah  n. 
'violence'  :  got.  nigis  'victoire')  lett.  mkns  'violent,  méchant' 
nuilxs  'leste,  agile,  rapide'  naiki  'très,  fort',  selon  J.  Schmidt 
Plur.  396  n.;  l'-î-  du  grec  fait  difficulté.  —  Selon  Osthoff  MU. 
IV  223  sq.  vl-Kâv  '*abaisser,  *abattre  en  guerroyant'  <*y?^  at- 


-     671     - 

testé  par  skr.  7ii-ca-h'hi\mb\e'\  très  douteux,  '''nt-  du  skr.  étant 
ambigu.  —  Autres  avis  chez  Prellwitz^  ;îl4  sq. 

vîkXov  et  véîkXov  Van'  Hésych.  Voy.  s.  v.  Xik|li6ç  p.  5S1. 

dor.  VI V  ace.  'lui,  elle'.   Voy.  s.  v.  liom.  mv  p  6^59. 

lioni.poét.viffO|Liai  ^aller,  venir;  s'en  aller,  revenir' <*vi-vao-)aai  : 
vé[a]o  |uai  et  danevoç  Voy.  s.  vv.),  i.-e.  *7ies-,  cf.  .skr.  3.  pi.  n(- 
satê  'ils  touchent  avec  le  corps,  ils  embrassent'  <  *ni-iis-((tè, 
pic.  m.s-ana-h;  le  a  de  vicfoiuai  (on  attendrait  phonét.*vivofiai) 
indique  un  *viv(y|aai  *vivcr(Tai  etc.  correspondant  au  prés,  skr., 
où  (T  devait  en  partie  subsister  comme  sourde,  et  d'où  il  a  en- 
vahi la  flexion  thématiciue  du  i)rés.  Brugmann  Ber.  d.  silchs.  G. 
d.W.  1897,  p.  19(3.  IF.  IX  Anz.  11.  Gr.Gr.3  281.  KVG.  §5  039. 
649. 

vÎTpov,  ion.  att.  Xirpov  'par  dissini.  v — t  >\  — t.  Solmsen  KZ. 
42,  212.  Bcitr.  I  2.'5r))  'nitre"  <  hébr.  netr  'natron'  (  Itibl.  chez 
Lewy  Fremdw.  5.'>)  ou,  directement,  ég.  nU-\j)  (cf.  Spiegelberg 
KZ.  41,  130  sq.). 

ace.  sg.  vicpa  1".  (Hsd.,  <  i.-e.  ''^sniguhm)  'neige',  cf.  hom.  àfdt- 
-vviqpoç  'couvert  de  neiges  abondantes',  lat.  nix  gén.  nir  is, 
\.%\-A\.siu'(jd  Wi.snègax  lett.  .s-///(/.s-  {^sno'igVho-s)  v.pruss.  sikiji- 
fjis,  got.  snai/rs  {^snoiqUho-Sj  v.  norr.  smér  ags.  snâw  v.  sax. 
v.  h.  a.  snco  'neige'  v.  norr.  snica  ags.  amican  v.  h.  a.  .snitran 
'neiger",  v.  irl.  snk/e  'goutte,  pluie'  m.irl.  snrrhfa  'neige'  :  vi- 
qpETÔç  m.  'neige  (jui  tombe  ,  zd  snnèédHi  'il  neige'  snaêtùt  'il 
neigera',  gr.  veîqpei  (viqpei),  lat.  n/nyuit  n'ir'it  i  Pacuv.  Paul.  4i, 
lit.  sninga  snPkf,  v.irl.  siiii/id  'il  neige';  i.-e.  *.sw?*' /g'.' /<- 'neiger'. 
Skr.  snèha-h  'viscosité,  état  glissant,  huile,  graisse,  attache- 
ment' siiihi/ati'dQ\cuu-  humide,  visqueux,  s'attacher,  éprouver 
de  l'affcctioif,  dans  riiypothèsc  où  .^-i/i/i-  auiait  signifié  t<»ut 
d'abord  'briller',  seraient  parents  du  groupe  (Chlenbeck  Ai.Spr. 
348).  Cf.  Curtius"^  318.  Fick  I'  Ifxi.  33(i.  r)T4  s(|.  II'  .ÎIG. 
111*022.  !'>. 

VÔ0OÇ  'bâtard,  de  naissance  illégitime;  fig.  altéré,  corrompu; 
faux'.  Etyni.  obscure.  —  Le  rapport  avec  skr.  undhiih  zd 
anda-  'aveugle,  obscur',  gaul.-lat.  anda-bata  'gladiateur  com- 
battant avec  un  casque  sans  ouvertures'  (  Hezzenberger  BH. 
1,.")42.  Ilirt  Abl.§t337;  i.-e.*(f//0(//i  'aveugle')  est  très  douteux. 


—    r.72    — 

—  Gr.  vuBôç  'secret'  vuBoubriç  'obscur'  Hésycli.  (Prelhvitz^  315 
avec  ?)  s'appareutent  ailleurs  (  :  lat.  nûhës  'nuage'.  Wood  a^ 
§  199.  Solmsen  WfklPh.  1906,  col.  87U.  Glotta  II  75  sq.). 

vojaôç  m.  '*part,  portion,  province;  pacage';  —  v6|aoç  m. 'usage, 
etc.'  et  dérivés.  Voy.  s.  v.  ve'fiai. 

ion.  vôoç,  att.  voûç  m. 'intelligence,  esprit,  pensée';  voeîv  'se 
mettre  dans  l'esprit,  s'apercevoir  de,  avoir  une  pensée,  projeter; 
hom.  avoir  du  bon  sens';  v6r||ua,  -aroç  n.  'intelligence,  pensée, 
réflexion';  vou-6eTeîv  'remettre  en  mémoire'.  Etym.  obscure.  — 
Got.  snutrs  'sage'  v.  h.  a.  snotfar  'intelligent'  (L.  Meyer  KZ. 
5, 368.  Hirt  Abl.  §  537.  Prellwitz ^  315)  n'ont  pas  d'étym.  sûre; 
cf.  Feist  EW.  243  (bibl.);  gr.  veuuj  'faire  un  signe  de  tête',  lat. 
nûmen  (Prellwitz  1.  cit.)  sont  à  écarter  en  raison  du  sens;  v. h.a. 
sinn  'sens',  que  Hirt  1.  cit.  rapproche  en  tant  que  *senua-  de 
vôoç  en  tant  que  *sn(m-o-s,  i.-e.  *seneuo-,  s'apparente  plutôt  à 
lat.  seutio,  cf.  Walde-  s.  v.  (bibl.).  —  vôoç  Ç^snouox)  en  tant 
que  '*flot  des  pensées  et  des  sentiments'  :  véuu 'nager'  (Kieckers 
IF.  XXIll  362  sqq.j  ne  convainc  pas.  —  Voy.  s.  v.  ttivutôç. 

att.  vôaoç,  hom.  voûaoç  f.  'maladie';  att.  ion.  vo(Teîv  'être  ma- 
lade'. Avis  non  plausibles  chez  Curtius  Stud.  X  328,  Bezzen- 
berger  GGA.  1887,  p.  419  (cf.  Schulze  Qu.  ep.  115),  Prellwitz  ^ 
315  sq.  (d'après  Wharton),  etc.  —  Brngmann  IF.  XXVIII 
363  sq.,  renonçant  à  son  étym.  des  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1897, 
p.  29  sqq.  (vôaoç  <  *vo0(T-Fo-ç  :  viuBpôç  'lent,  nonchalant,  pa- 
resseux' vuuBtîç  'lent;  qui  a  l'esprit  lent  ou  lourd',  skr.  àd/n-d-h 
'faible,  pauvre,  indigent,  insignifiant'  <*ndhro-,  wh.a.anodo 
anfo  'mortification,  offense,  humiliation'  v.  sax.  ando  'irrita- 
tion, colère'  etc.,  i.-e.  "^onodh-)  tire  vôaoç  d'un  *vopT(jFo-ç  :  lit. 
naJ'sas  {^narfsa.s)  'violente  colère*  norsùs  {*7ia)'tsùs)  'furieux' 
(-narttnti  et  narsinti  'rendre  irascible'  etc.,  v.pruss.  1.  pi.  subj. 
cr-nerfiniai  'que  nous  fâchions'  ace.  sg.  nertlen  gén.  sg.  niet-- 
ties  'colère',  puis  skr.  nrti/ati  iidfati  'danser'  (cf.  gr.  ôpxeîcrGai 
'danser'  :  skr.  rghâyàtê  'trembler  de  passion,  tempêter')  ;  con- 
jectural. —  Le  rapport  de  *voTaFoç  ou  *voeaFoç  '*qui  consume, 
consomption'  avec  got.  nidwa  'Ppuùaiç,  érosion,  rouille'  (Solm- 
sen BPhW.  1906,  col.  754  sq.)  ne  convainc  pas. 


-     673     — 

cp.  v6aqpi(vj  aclv.  et  prcp.  'au  loin,  à  l'écart,  à  part;  loin  de;  à 
l'exception  de';  vocrqpibioç  'enlevé  furtivement'  (Hsd.;  voy. 
Schulze  KZ.  40,  417  sq.  Frankel  KZ.  42,  260)-,  voacpiruj  'éloi- 
gner; détourner,  soustraire,  dérober',  moy.  's'éloigner',  -qji 
-cpiv  <  i.-e.  ^'-bJii  *-h/Nii/  sufF.  casnel,  cf.  è'vvricpiv  (llsd.)  'après- 
demain',  puis  ép.  (TTpaTÔqpi  etc.  (Brugmann  Gr.Gr.^239);  Pers- 
son  IF.  II  204  évoque  lit.  iiâ  lett.  nû  nilsf  'loin  de'  T?);  voy. 
aussi  Bruguiann  Deni.  119  n. 

l)om.  etc.  vÔToç  m.  'vent  du  sud,  c.-à-d.  de  la  pluie;  région  du 
sud';  att.voxepôç 'humide';  lioui.  etc.  voTÎâ  f.  'humidité,  pluie'; 
hom.  etc.  vôtioç  'humide';  att.  voxiç,  -iboç  f.  'humidité'  <  i.-e. 
*snot-,  degré  fléchi  de  *snet-,  qui  alter4ie  avec  *6■yM-^  (*snâ- 
degré  réduit  de  *snà-)  dans  lat.  natclre  'nager'  et  arm.  narj 
'humide,  liquide'.  Brugmann  IF.  XX  222  l'bibl.  i;  voy.  s.  v.  vâuu. 
—  Le  rapport  avec  ags.  .sv/^/'vcrs  le  sud,  au  sud'  w.h.a.sundar- 
-M?mi(Savelsberg  KZ.  16,58,  Sutterlin  IF.  IV 102 sq.  G.Meyer^ 
329.  Hirt  Abl.  §  645)  est  à  écarter;  germ.  *Mii7ipera-  'sud'  : 
got.  sunno  'soleil',  cf.  Brugmann  IF.  XVIII  423  sq. 

vu,  emprunt  phénicien,  cf.  hébr.  nûn. 

vu,  vù-v  'donc',  vO-v,  att.  vuv-i  (-i  <  i.-e.  */  adv.  pronominal, 
cf.  oÙTOcr  i  ôb-i  ÊKeivocr-i,  ombr.  poe/  po-i  'qui',  skr.  î-drr-  'pa- 
raissant tel',  lit.  //-pticzei  'particulièrement'  lett.  t-pafs  'séparé- 
ment' etc.  Brugmann  IF.  XXIX  212  bibl.)  'maintenant'  :  skr. 
nu  nû  zd  nû,  lat.  nudiâs  (tertius)  '(c'est)  maintenant  (le  3^) 
jour'  nu)i-c  'maintenant',  v.  irl.  nu-  no-  préf.  verbal,  got.  nu 
V.  h.a.  nu  v.  norr.  nû  nû-na  'maintenant',  lit.  nu  >»7-7îrt/ 'main- 
tenant' v.slav.  nû  ny-n('\  i.-c.*nu  *///?  :  *»eMO- 'nouveau' (gr.véoç, 
voy.  s.  V.,  lat.  nocos  etc.);  -v  dans  le  gr.  est  un  ancien  -m  (cf. 
lat.  nu-ni  etiam-niun)  ou  un  ancien  -n  (cf.  skr.  nii-ndni  v.  norr. 
nû-ntt).  Persson  IF.  II  238.  251.  Brugmann  Gr.Gr.^  255. 544sq. 
(bibl.). 

vù|aq)i-|  f.  'fiancée,  jeune  femme,  nymphe,  etc.';  vûiaqpioç  m.  'fi- 
ancé, jeune  époux';  vu|ucpeÛLu  'épouser  une  jeune  fille;  pass. 
être  prise  en  mariage'  :  lat.  nûho  'épouser'  prônùha  'qui  pré- 
side à  l'hymen;  fennne  qui  veille  aux  apprêts  du  mariage'  co- 
nuhiuin  'mariage'  (<  '^co-snûhioni,  cf.  Solnisen  Stud.  62  n.  H, 
v.slav.  snubifi  'aimer,  rechercher  en  mariage'  tchèq.  snouhifi 

43 


-     674     — 

'rechercher  en  mariage;  fiancer'.  Kretschraer  Ans  der  Anomia 
27.  Glotta  1  325  sqq.  (bibl.);  voy.  s.  vv.  veûpov  vuôç. 

vuE,  gén.  vuKTÔç  {*n°qt6s)  f.  'nuit';  vÛKTiwp  'de  nuit'  (*aee.  sg.,  cf. 
Brugmann  Grdr.  IF,  1,  578);  vÙKxepoç  vuKiepivoç  'nocturne' 
(:  lat.  nocturnus)]  vuKiepiç, -iboç  f. 'chauve-souris';  en  compos. 
vuKTi-,  VUKTO-.  Cf.  skr.  nâk  (pour  *ndkt)  nom.  sg.  'nuit'  ndktam 
*acc.  adv.  'de  nuit'  ndktih  nom.  pi.,  naktdhhih  instr.  pi.  (thèmes 
\.-e.*noqt-,*noqti-,*noqten-),  alh.nafe  {-t-<C-ft-,  •qt-),  lat.  woa?, 
gén.  pi.  noctmm,  got.  nahts  v.norr.  7i6tt  ags.  neaht  nihf  v.  h.a. 
V.  sax.  naht,  v.  slav.  nostî  lit.  nantis  lett.  naJcfs  v.  pruss.  naktin 
f.  ace.  sg.,  V.  irl.  -nocJit  {in-nocht  'hac  nocte',  cf.  gall.  Jie-noid 
m/sens  peu-noeth  'chaque  nuit'.  Fick  II*  195.  Pedersen  K.  Spr. 
1 123,  pour  lequel  gall.  corn,  nos  bret.  noz  'nuit'  procèdent  d'un 
*noqt-stu-)  'nuit'.  Curtius^  162  sq.  Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G. 
d.W.  1899,  p.  200  n.  Walde^  .526  (bibl.j.  Etc.  On  a  rapporté 
i.-e.  *'^qt-  (gr.  oiktiç  'rayon',  skr.  aktâ-h  'obscurité,  nuit'  < 
*'^qtu-s,  voy.  s.  v.  p.  39  sq.),  *07dqt-  {Vit.  ankstiSidv. 'toV  v.  pruss. 
angst^lainal  'tôt'),  *noqf{i)-  à  une  base  onoqt  (cf.  Hirt  Abl, 
§  630.  Brugmann  Grdr.  ir-^,  1,  435).  Une  forme  sans  t  dans 
gr.  vùxa'  vÛKTUjp  Hésych.,  è'vvuxoç  'nocturne',  Travvûxioç  'du- 
rant toute  la  nuit',  aùtovuxi  'dans  la  même  nuit',  gall.  he-120 
'hac  nocte';  sur  son  origine,  hypothèse  non  convaincante  de 
J.  Schmidt  Plur.  254  sqq.  (influence  de  ôvuH,  gén.  ôvuxoç  'on- 
gle'!); chute  du  t  dans  lit.  nakvynè  'auberge  de  nuit'  nakvôtl 
'passer  la  nuit'  nàki-inas  'logeant  à  la  nuit'  ^). 

VUOÇ  f.  'bru,  belle-fille;  jeune  épouse'  <  \.-e.*snusô-s  =  arm.  nu, 
instr.  nuov  'bru'  (Pedersen  KZ.  38,  228  sq.  Meillet  MSL.  XIII 
211.  Études  246  sq.  bibl.  Brugmann  IF.  XXI  317  sqq.),  cf. 
skr.  snusà  'femme  du  fils'  (modifié  d'après  les  fém.  en  -a),  lat. 
nurus,  -MS 'bru' (modifié  d'après  socr«s),  y.h.&.snur  ags.  sworw 

1)  Brugmann  Grdr.  I- .596.  IP,  1,  426.  435  pense  que  Tu  du  grec 
décèle  une  labiovélaire  et  pose  un  i.-e.  '^'noqV't-  (morphème  -t-\  skr. 
ndk  ndktam,  gr.  vûH,  lat.  nox,  irl.  in-nocht  gall.  he-no,  got.  gén.  sg. 
nahts,  lit.  gén.  pi.  naktïi)  à  côté  d'un  *7ioqUti-s  (morphème  -ti-',  skr. 
ndkfi-h,  lit.  nakt'is  v.  slav.  nostî),  base  onaq'^  ou  onogy-.  Les  langues 
congénères  ne  contredisent  pas  l'hypothèse  d'une  labiovélaire,  mais 
ne  la  confirment  pas  non  plus,  et  elle  obligerait  à  détacher  du  groupe 
gr.  àKTï'ç,  car  on  attendrait  dès  lors  *àTrTi<;  en  tant  que  *iaq-t; 


—     676     — 

V.  non*,  sn^r  'bru',  v.  slav.  snûcha  'bru'  (Curtius''  319  sq.j,  alb. 
nuse  'fiancée'  (selon  Pedersen  BB.  19,  295.  KZ.  36,  279.  283. 
339  sq.).  —  Thrac.  vuccà  'nymphe'  peut  remonter  à  *snud- 
'couler'  (bibl.  chez  Walde-  li.x.  nurus).  —  Wiedemann  BB. 
27,  214  sq.  et  Brugmann  1.  cit.  rattachent  i.-e.  *.snus6-s  à  *.s'é'- 
nèu-  *senôu-  'lier',  attesté  par  gr.  veûpov  veupd  'corde'  lat.  ner- 
vos  'corde,  muscle'  )mb6  'épouser'  v.  slav.  smibiti  'aimer,  re- 
chercher en  mariafi'e'  (voy.  s.  v.  vûiucpr)),  cf.  gr.  TTev9ep6ç  'beau- 
père'  :  TTeîa)Lia  'cable,  corde',  skr.  hândhu-h  'parenté;  parent', 
got.  bindan  'lier'. 

honi.  vuacra  f.  'borne'  de  l'hippodrome,  ord. /attaché  au  suiv.  (??). 
—  Autres  avis,  non  plausibles,  chez  Schulzc  KZ.  XXIX  262  sq. 
et  Bloomfield  Ara.  J.  Ph.  XII  n«4.ô  p.  13  n.  1  [Meringer  IF.  XII 
Anz.  18]. 

poét.  vOaauu,  att.  vûttuu  (fut.  vùEuu) 'heurter  fp.  ex.  un  dormeur, 
pour  réveiller,  E  485)',  cf.  vuKxâcraç  •  vùEaç  Hésych.  et  voy.  s.v. 
veûuj.  —  Pour  un  rapport  avec  e'YXOç  voy.  s.v.  p.  214. 

waràlu)  's'assoupir;  être  nonchalant';  vCaraXoç  'assoupi';  vu- 
aTaXéov  ùttviiXov  Hésych.  :  lit.  sndudzu  'je  sommeille'  snau- 
ddlius  'personne  endormie'  snaudulys  'assoupissement'  snudù 
snùdis  'dormeur,  rêveur'  (Schuize  KZ.  29,  263),  puis  gr.  vuGôv 
ctqpujvGV  aKOTeivôv  Hésych.,  vuGOùbeç'  cTKOTeivûjbeç  H.,  lat.  ?2r/- 
/>ê.s' 'nuage',  zd  ,<fw«0(5a- 'nuages',  gall.  «î^rfrf 'brouillard' (Solmsen 
Glotta  II  75  sqq.  bibl.),  i.-e.  *sneudh-,  élargiss.  de  *sn(l-  dans 
lat.  nàre,  voy.  s.v.  vâuu.  —  Gr.  veuaidZluj  veûoi  s'apparentent 
ailleurs,  voy.  s.  vv. 

att.  vuO  nom.  ace.  duel  'nous  deux'  :  skr.  nau  {*na  -\-n)  gâth  uâ 
v.8lav.;?rt,i.-c.*/?ô;  vûje  Corinna  est  un  élargiss.  de  vuû  d'après  les 
formes  duelles  en  -e;  hom.  vujï  <  *vuj  +  *Fi  'deux',  cf.  dial.  Fi- 
-KOTi  lat.  vl-gintï  skr.  v\-qati-h  zd  vl-sa*ti  '*deux  décades'  (voy. 
s.  vv.  ekocTi  p.  221  et  ïbioç  p.  366);  gén.  dat.  vûjïv  vûjv  <  *vut- 
•Fiv  (cf.  skr.  r(-çatrh);  possess.  vuutTepoç  0  59.  }i  185.  Brug- 
nuiim  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1908,  p.  25s(iq.  tbibl.i:  pour  les 
autres  congénères  voy.  s.  v.  fmeîç  p.  323  sq. 

vÛJYttXa  n.  pi.  'friandise,  mets  délicat'.  Ktym.  obscure.  —  Dan. 
siuige  'fureter  dans'  snagen  'fureteur,  curieux,  friand'  b.  ail. 
snokeren  'fouiller  du  groin,  manger  par  friandise'  (Buggc  Cur- 


—     676     - 

tins'  Stud.  IV  337.  Fick  BB.  1,  62)  sont  à  écarter;  voy.  Torp 
chez  Fick  IIP  519.  Falk-Torp  EW.  1089  et  s.  v.  vÉKTap. 

att.  vuubôç  'édenté'  en  place  d'un  *vû)bujv  d'après  GTpdpuuv  :  (Jrpa- 
p6ç,  Tpnpuuv  :  Tpripoç  etc.  (Solmsen  Beitr.  I  29  sqq.)  <  *ve- 
négatif  +  ôbuûv. 

vmbuvoç  'qui  ne  sent  pas  la  douleur  (Pind.);  qui  apaise  la  dou- 
leur (Soph.)'  <  *ve-  négatif  +  ôbûvri. 

boni.  poét.  VLuOriç  'lent';  vuuBeiâ  f.  'lourdeur  d'esprit';  vu)9pôç 
'lent';  vuuGpeûoiaai  'être  indolent';  vuuôpérriç  f.  ion.  vuuGpiri  f. 
'nonchalance'  :  skr.  adhrd-li  etc.  selon  Johansson  IF.  II  40 sq. 
(bibl.),  Brugmann  Ber.  d.  siichs.  G.  d.W.  1897,  p.  29sqq.,  Hirt 
Abl.  §  312  (étym.  indiquée  s.  v.  vôcroç)"?  —  Autre  hypothèse 
chez  M.  van  Blankenstein  Unters.  45. 

vujKap  n.  'sommeil  léthargique'  (Nie).  Voy.  s.  v.  vékuç. 

hom.  vuuXeiLtéç  et  vuuXeinéujç  adv. 'sans  repos,  sans  interruption, 
avec  acharnement'.  Le  rapport  avec  v.slav.  lomljq  lomiti'bviseY^ 
zzZomwM 'frustum'  v.pruss.Zmiwjerbriser'  lett.  Z'iw^rs'écrouler 
sous  un  fardeau'  lit.  lûmas  'paralysé',  v.  h.  a.  hiomi  'flexible' 
lam  'perclus'  etc.  (Persson  Wzerw.  129;  cf.  Walde-  s.vv.  lanio 
'déchirer'  lanius  'boucher'  <  Hamios ?),  en  tant  que  <  *ve- 
négatif  +  *ô\e|uéç,  n'est  pas  sûr. 

vuu|udv  'partager,  manier  habilement,  diriger,  conduire,  observer'. 
Voy.  s.  V.  véiauu. 

vuuTTeîaGai 'être  aveuglé,  ébloui,  bu(yuu7reî(T9ai'(Ath,  XIII  604  b), 
cf.  pf.  vevuÛTTriTai  Hésyeh.  Phot.  :  vuuv|)  (gén.  *vuutt6ç,  <  *ve- 
négatif -|-  *ÔTTTOiuai)*  àaGevfiç  if\  ô^jei  Hésyeh. 

hom.  vuupoTTi  (xaÂKUj),  viûpOTra  (xaXKÔv)  épith.  d'origine  obscure; 
on  traduit  'étincelant,  brillant  (?)'. 

vuJTOç  m.  et  vu)tov  n.  'dos  (et  sens  figurés)'  est  prob.  en  rapport 
apoph.  (i.-e.  -0-  :  -d-)  avec  lat.  ndtis,  ord.  pi.  nàtês  f.  'fesses, 
derrière'.  Curtius  ^  320.  Walde  ^  s.  v. 

posthom.  vuuxeXi'iç  (aussi  vuuxaXîîç) 'paresseux,  lent,  nonchalant'; 
hom.  vuuxeXiii,  hellénist.  vujxaXia  f.  'lenteur,  nonchalance'.  Etym. 
obscure.  —  Siitterlin  IF.  XXIX  126  conjecture  un  rapport 
avec  germ.  ^sna^ela-  'escargot'  (got.  *snagils  m.  h.  a.  snegel 
ags.  snœ^el),  lett.  (Prellwitz*  317)  neg'éîis  'bon  à  rien,  imbé- 
cile'; sens  prim.  '*leut  à  la  façon  de  l'escargot' (!?)  ;  —  le 


—     677     — 


rapport  avec  gr.  ôqpeiXuu  (Prellwitz  1.  cit.;  se  heurte  à  la  phoné- 
tique; —  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  19  n.  évoque  lit.  ingis 
'paresseux'  éngiu  'je  fais  qc.  lentement  et  lourdement'  (?). 


hom.  etc.  Eaivou,  fut.  EavOù  'carder,  peigner;  tisser,  filer'  (<  i.-e. 
*q8nid)\  Eàviov  'peigne  à  carder'  Poil.  Hésych.;  là.a\xa  n.  'laine 
cardée'  (Soph.).  Contiennent  i.-e.  *^.9-e»-,<;f.  lat.  sentis%\\h?>o\\ 
d'épines'  6'e?i^i«.s'horridus'  (chez  Prud. 'épineux')  <H-sen-f/-  -to-, 
m.  irl.  (Schrader  RL.  730)  sèt  'a  standard  of  value,  by  which 
rents,  fines,  stipeuds  and  priées  were  deterinined',  prim.'agrafc': 
^qs-en-  est  parallèle  à  *qs-es-  dans  Séuu  Eéacrai  'racler,  polif ,  à 
"^qs-eu-  dans  Huuu  m/sens,  Eôavov  (voy.  s.  v.),  élargiss.  de  i.-e. 
*qes-  dans  lit.  lcaf>ijtl  'gratter,  étriller'  v.  slav.  cesati  'peigner, 
étriller'.  Persson  Wzerw.  134  sq.  Beitr.  1356.  II  765  n.  1. 
Walde^  s.  vv.  Berneker  EVV.  loi  sq. 

SavGôç 'blond'  a  paru  contenir  un  i.-e.  ^Â-frt)^^»-,  cf.  lat.  canus 
'gris,  gris  cendré'  <:*cas-no-s  osq.  pélign.  casnar  'scnex'  sab.- 
lat.  cascus  'vieux'  (prim.  'rendu  gris  par  l'âge')  osq.  Casimim 
'Forum  vêtus',  puis  gr.  HouBôç  'jaunâtre,  fauve'  d'un  i.-e.  *k{a)- 
s-ou-,  germ.*x«*?t-  ags.  ^««m 'brun  grisâtre'  v.norr.^ç.s-.ç  m/sens 
v.  h.  a.  hamii  'gris,  brillant,  poli'  haxo  v.  norr.  hère  ags.  hara 
'lièvre'  (*'i'animal  gris'),  \.\n-\\^^.sasins  ^^Q.\\.cei)uich  skr. çarti-It 
{*çasd-h)  'lièvre'  (voy.  s.  v.  KCKfivaç-  Xa-fujoûç  j).  429).  Persson 
Wzerw!  135  n.  1.  Beitr.  II  896.  Fick  1'  42.  377.  Ilirt  Abl. 
§§521.  690.  Walde^s.  v.'). 

att.  Eévoç,  ion.  Eeîvoç,  éol.  Eévvoç,  dor.  EevFoç  >  Envoç  icf.  cor. 
EevFoKXqç  EevFcuv  corcyr.  él.  ZevFapnç  corcyr.  KpoEevFoç)  adj. 
'étranger;  étrange,  insolite',  sul)st.  m. 'étranger:  hôte':lat./KXsV/.s- 
'étranger  >  ennemi'  =  got,  (/^/.s7.s-  v.  h.  a.  gast  'étranger,  hôte' 
V.  slav.  gostf  'hôte',  E-evFo-ç  ayant  été  formé  selon  Brugmann 
IF.  I  172  sqq.  (bibl.)  sur  un  \)Ycs.*(jhs-enu(t,  cf.  ("?)  alb.  huai 


1)  On  peut  incttro  en  doute  une  alternance  *kas-  :*ks: 


—     678     — 

'étranger'  (<  *ghsên-).  —  Autre  avis  chez  Zupitza  BB.  25,  94 
(:  irl.  8êt  'chemin',  got.  sinps  'marche,  fois';;  à  écarter.  — 
*Hev(rFo-ç  :  lat.  cëna  'repas'  (Frohde  BB.  16,  211)  est  à  rejeter, 
cëna  étant  un  *qert-sna.  —  Autre  avis  encore  chez  Mol  1er 
Idg-.sem.  Wb.  103. 

E  e  p  6  ç  'sec'  seul,  dans  ttoti  Eepôv  TiTTÊipoio  e  402,  ttoti  Eepôv 
(Anth.),  èm  Eepov  (Nie.)  'vers  la  terre  ferme'.  Voy.  s.  v.  Enpôç. 

EécTxpiE  KpiGri*  fi  éHâcTTixoç.  Kvibioi  Hésych.  Pourrait  être  né  à 
l'époque  protohell.  par  raétathèse  de  *(jeH-(TTpiE  ou  *aFeH-(TTpiE, 
cf.  Brugmann  Grdr.  P  871.  Gr.Gr.-'*  137;  autre  analyse  chez 
Osthoflf  IF.  VIII 13  (bibl.);  Fick  Wb.2  54  a  vu  dans  -cTipiE 'série, 
ligne'  un  parent  de  lat.  striga  'rangée  de  blé,  d'herbe  coupée', 
got.  strihs  V.  h.  a.  strich  'ligne',  cf.  arpi^E  -ïïoç  'série,  ligne' 
(voy.  s.v.)^).  Il  n'est  pas  sûr  que  hellénist.  Eécrinç  m.  'setier', 
EecTTiovdim.,  contiennent  ëE  'six'. 

hom.  etc.  Eéuu,  aor.  honi.  Eéaaai  'racler,  gratter,  polir';  hom.  etc. 
EecTTÔç  'raclé,  poli,  fait  de  bois  ou  de  pierre  polis;  lisse'.  Con- 
tient i.-e.  '^qs-es-  parallèle  à  *qseu-  et  à  *qs-en-;  voy.  s.  vv. 
Eaivuj  EOuj  Eoavov. 

Erivoç  m.  'tronc  équarri,  bloc,  Kop|u6ç'  Suid.  Voy.  s.  v.  att.  ém- 
-Erjvov  p.  266. 

Eripôç  'sec;  desséché;  décharné'  (ép.  ion.  Eepoç,  voy.  s.  v.)  :  skr. 
Isârd-h  'brûlant,  corrodant'  (  :  Tcsàyafi  'brûler'.  Prellwitz  BB. 
21,92),  arm.  çamalih  'sec'  (?voy.  Hubschmann  Arra.Gr.  1499), 
lat.  serênus  {^Tiseres-no-s)  'clair,  serein,  sec'  serëscô  -ère  'de- 
venir sec'  (bibl.  chez  VValde^  s.  v.;  autre  étyni.  de  serênus  chez 
Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1897,  p.  20.  Grdr.  P  428; 
voy.  s.  v.  cpBeipuu),  puis,  selon  Pedersen  K.  Spr.  I  78,  v.  h.  a. 
serawên  'sécher,  intr.',  irl.  serb  gall.  chwerw  corn,  icheroïc 
bret.  c'houérô  'amer';  cf.  aussi  Persson  Beitr.  II  577. 

hom.  etc.  Eiqpoç  (aKÎqpoç  Hésych.)  n.  'épée  ou  poignard';  Eiqpiâç, 
-ou  (aKicpiâç  Épich.  fr.  58  K.)  m.  'espadon'  (Arstt.);  Ei(piov 
'glaïeul' (Théophr.Diosc);  Ei(pûbpiov(aKiq)Libpiov Épich. fr.42K.) 


1)  F.  de  Saussure,  MSL.  VII  77  a  supposé  que  EéOTpiE  conser- 
vait un  g-roupe  initial  *ks-:  en  fait,  *kii(n)-  reste  le  seul  moyen  d'ex- 
pliquer v.  slav.  iestï  zd  xsvas  'six'. 


—     679     — 


'coquillage  en  forme  d'épée';  Eicpn  f.  ïer  crun  rabot'  H.;  Hiqpnv 
ô  qpépuuv  Eiqpoç  Suid.  Zon.;  aKicpilei*  Eiqpilei.  eau  bè  axfma  ua- 
XaipiKTÎç  ôpxncTÉUuç  H.;  lac.  aKiqpàTOjaoç  (cf.  Eicpn-qpôpoçj 'dépe- 
çant (la  victime)  avec  le  couteau'  GDI.  4446,  03.  Pas  d'étym. 
plausible.  —  Avis  désuet  chez  Fick  P  808  et  Curtius^  699.  — 
Origine  orientale  (aram.  saj^fà  arab.  mifun  ég.  Hëf'ét  'glaive') 
selon  Muss-Arnolt  .Sem.  words  141,  G.Meyer  \V.  I  328  n.,  Lewy 
Frenuhv.  176  sq.  (bibl.),  Spiegelberg  KZ.  41,  132,  Schrader 
Sprachvgl.^  Il  llOsq.  —  Brugmann  Grdr.  I-  867.  Gr.Gr.M.Sô 
tient  le  mot  pour  indo  eur.,  E-<i.-e.  *ks-  :  skr.  çclsati  'couper', 
hom.  KeâZ:uj  'fendre'  (voy.  s.  v.  p.  424  sq.).-  —  Prellwitz-  319 
évoque  lett.  schk'ibit  {*sJdbyti)  'couper,  tailler',  mais  voy.  Les- 
kien  Abl.  341.  373.  Solmsen  Beitr.  I  212. 

Eôavov  'ouvrage  en  bois  sculpté;  statue  de  dieu  en  bois  ou  en 
pierre'  <  i.-e.^qs-ou-nno-m;  contient  '\.e.*qs-eu-,  voy.  s.  v.  Eùo). 

EouGôç.  Voy.  s.  v.  Eav6ôç. 

hom.  etc.  EûXov  'bois  de  construction,  poutre',  pi.  'morceaux  de 
bois'  (pour  les  noml)reux  sens  dérivés  voy.  Icxx.);  adj.  EùXivoç 
(att.  épigr.  aussi  cfuXov,  (TuXivov;  cf.  Kretschmer  KZ.  31,417j 
<  'i.-e.*qsûlo-in  :  v.  norr.  sûla  'colonne'  got.  sauls  v.h.a.  siil 
(<  germ.  corani.  '^sûli-z,  i.e.*qsûlis)  'colonne'  :  Eùiu,  selon  Zu- 
pit'/a  BB.  25,93,  Brugmann  Grdr.  IP,  1,363,  Torp  chez  Fick 
III'  446,  Falk-Torp  E\V.  1233;  objection  de  Franck-van  Wijk 
EW.  s.  V.  zuil  '). 

hom.  poét.  EûXoxoç  f.  (d'après  son  synonyme  XôxMH  ou  d'après 
uXn)  'repaire  b  33ô.  t  440.  A  41;');  taillis,  fourré  E  162'  est  né 
par  haplologie  syll.  de  *EuXo-Xoxoç,  i.-e.  */o^^-,  degré  fléchi  de 
*Iegh-,  voy.  s.  vv.  Xéxoç  Xéxoç.  Solmsen  Unters.  98. 


1)  [Porsson  Boitr.  T  37i)  sqq.  rejette  le  rapport  avec  Euuu  et  re- 
construit une  base  (k)senel  {k  palatal)  'pièce  de  bois,  poutre,  objet 
qui  en  est  tiré',  d'où  *kseul-  *ks{n)el-  *ksul-,  cf.  bl.-russ.  .^ûla  (*Âse«/a) 
'bloc  de  bois'  Vit.  szùlas  'pilier,  poteau,  douve'  szehnCi  'faîte'  szahna 
'longue  poutre'  v.  slav.  sl&me  'poutre,  niât'  <  *sel-me  (lit.  sz  slav.  .s 
<.*ks-),  puis  *seul-  *soul-  (fjot.  sauls),  *su€l-  *suol-  (v.h.a.  suellf 
'poutre,  racinal,  dormant,  seuil')  et,  sanswy-,  Hgs.  sehna  seahtia  v.sax. 
selmo  'bois  do  lit'  et  bcp  d'autres  cités  s.  v.  oA|aa;  voy.  aussi  s.  v.  OX»i.] 


—     680     — 

att.  tvv  'avec'  (et  en  compos.  Euv-aYuj  Euv-iri,ui  etc.)  est  la  forme 
ancienne,  que  la  phonétique  syntactique  a  réduite  à  aùv,  béot. 
(Jouv;  cf.  une  forme  plus  brève  Eu  (cf.  vu  à  côté  de  vùv)  dans 
juexaEi)  (Funck  Curtius'  Stud.  IX  143  sq.  Brugmann  Gr.Gr.^ 
454);  pas  de  parenté  assurée  en  dehors  du  grec.  —  V.slav.  su 
'avec,  instr.;  —  du  haut  de,  g- en.;  —  environ,  ace'  (Kretsch- 
mer  KZ.  31,  416  sq.)  <  i.-e.  *knt-  (voy.  s.  v.  Karà  p.  420  sq.); 
lit.  su  'avec,  instr.'  n'est  pas  clair;  cf.  Meillet  MSL.  IX  49sqq. 
Études  162  sq.  Pedersen  K.  Spr.  I  138.  M.  van  Blankenstein 
IF.  XXI  113  sq.^).  Voy.  le  suiv. 

hom.  poét.  HOvôç  (*Huv-i6-ç)  'commun',  cf.  koivôç  <  *ko)li-i6-ç; 
ion.  Huvrjujv,  -rjovoç  (Hsd.),  dor.  Huvdv,  -âvoç  (*Huv-dFujv.  Pind.; 
'qui  a  en  commun,  qui  participe  à',  cf.  Pind.  KOivdv  (*-dFuJv), 
att.  Koivujv,  -Oùvoç;  voy.  s.  v.  koivôç  p.  482. 

gucTTÔç  m.  'promenade  bordée  d'arbres  ou  de  buis;  colonnade, 
portique'  <  Hùv  'avec'  +  -ai-o-ç,  où  -ai-  est  une  forme  réduite 
deR.sthâ,  cf.  l'aTriiui  et  hvoioç  Hrdn.  'bùc^T1^voç'  <*bua-aT-o-ç  : 
skr.  duhstha-h  et  voy.  s.  v.  TtaaTÔç  (*TTap-aT-6-ç);  sens  premier  : 
'ce  qui  est  joint  à  autre  chose,  annexe',  cf.  Hucriabeç"  ai  TruKvai 
â|UTTeXoi  Hésych.,  xuJv  àjuiréXuuv  ai  auaràbeç  H.  s.  v.  TracTTàbeç 
etc.,  c.-à-d.  'pieds  de  vigne  se  dressant  les  uns  près  des  autres 
et  non  disposés  en  lignes'.  Cf.  Meister  Die  Mim.  d.  H.  718  sq. 
Osthofif  IF.  VIII  4  sqq.  Frànkel  KZ.  42,  245  sqq. 

hom.  etc.  Etjuu,  pf.  pass.  è'EucTiuai  'racler,  gratter,  frotter;  polir, 
lisser';  Hucjtoç  'raclé,  poli';  gùaïua  n.  'raclure';  Eucr|ur|  f.  tu(J)uôç 
m.  'démangeaison'  (Hpc);  Eûaipà  f.  HuaTiç,  iboç  f.  'étrille': 
gu(JTr|p,  -fîpoç  m.  'racloir,  grattoir';  hom.  etc.  Euotôv  'javeline': 
—  hom.  etc.  Hupôv  'rasoir';  Hupeîv  'tondre';  SûpecrBai  'se  faire 
tondre'.  Cf.  îoavov  (voy.  s.  v.)  et  ïupôv  to,u6v.  iaxvôv.  ô£û 
Hésych.,  Hupiç,  -iboç  f.  'iris  fétide',  skr.  ksurd-h  'rasoir;  plante 
épineuse',  \.-e.*qseu-,  peut-être  aussi  Mt.skùsti'ra.ser"  lett.  sA:m- 


1)  Bruf>niann  Grdr.  Jl^,  2,  852,  niant  la  parenté  de  gr.  kotô 
et  de  V.  slav.  su,  ne  sépare  pas  sil  de  sa-  et  de  v.  pruss,  sen  =  skr. 
sam;  op.  cit.  897  (bibl.)  il  admet  que  sil  pourrait  aussi  représenter 
gr.  Hùv  aùv,  deux  mots  différents  aj'ant  pu  se  confondre  phonétique- 
ment; lit.  sîi  serait  un  emprunt  slave  —  ce  qui  n'est  pas  vraisem- 
blable —,  ou  serait  parent  de  Eùv  avv. 


-     681     - 

wejs  'barbier'  (par  métathèse  de  '■'■qsu-);  cf.,  avec  infixe  nasal, 
i.-e.  *qsneu-  dans  skr.  ksnùuti  'énioudre,  aiguiser'  ksnôtram 
'pierre  à  aiguiser'  ptc.  l-snutd-Ji,  lat.  »orrfcM/a 'rasoir' (créé  sur 
un  verh.'-^novâre,  \.-e.*qsnoua  selon  Jobansson  PBrB.  14,  342; 
cf.  Kretschmer  KZ.  31, 419. 470),  v.norr.  smggr  'rasé  de  près', 
puis  (Zupitza  BB.  25,  95)  v,  norr.  snodenn  'coupé  ras'  snaiidr 
'dépouillé,  pauvre'  m.  h.  a.  hesnotten  'peu  abondant,  rare'  ail. 
schnode  'vil';  i.-e.*qs-eu-  est  parallèle  à  *qs-eu-  (voy.  s.  v.  Saivuij 
et  à  *qs-e.s-  (voy.  s.  v.  Eéuj),  élargiss.  de  i.-e.  *qes-  (voy.  s.  v. 
lioni.  KeâZ;uji;  cf.  encore  Eubarpa*  ivnKTpiç.  vjJi'iKTpia  ('étrille') 
Hésycb.  Cf.  Persson  Wzerw.  88.  1:54  sq. -232.  Bcitr.  I  35G. 
II  765  n.  1.  812  n.  1.  Walde^  524  sq.  -  Gr.  (Prelhvitz^  s.v.) 
Xvaûuu  'gratter,  ronger'  xvàoç  m.  'duvetj^  efflorescence,  écume 
de  la  mer'  sont  à  écarter. 


(). 

ô-  préf.  marquant  l'union  dans  hom.  ÔTraipoç  'né  du  même  père' 
(ÔTrâipioç  Lycopbr.,  ÔTrâTuup  Antb.),  bom.  ÔTpixeç  ïttttoi  B  TGô 
'cavales  de  crinière  semblable'  (sg.  ôGpiE),  ÔTotcîTujp-  ôuoTct- 
axiup  Hésycb.,  ôZiuYeç'  Ô|li6Z:uy€ç  H.,  ôGpoov  ôiuéqpujvov,  ov}i- 
qpuuvov  H.,  ôEuXov  iaôEuXov  H.  <  i.-e. *'>- 'avec'  dans  ôloç  'ser- 
viteur' oloç  'brandie'  o-axn  ô-cTxoç  'rameau'  o-KeXXuj  o-TpOvoi 
ô-Tpnpoç  (voy.  s.  vv.);  i.-e.  *o-  est  une  des  formes  de  l'adv.  *è 
*ô  (instr.  sg.  du  tb.  déu).  *e-  *o-)  'là',  cf.  skr.  à  'vers',  gr.  lùpuo- 
laai  'burler'  (  :  skr.  a  ru-  'mugir,  crier')  è-GéXuu  ('voy.  s.v.  p. 2 18), 
etc.  Brugmann  KVG.  §  5i»3  (bibl.).  IF.  XIX  379  n.  XXI  8. 
Grdr.  II-,  2,  816  sqq.    Voy.  s.  v.  hom.  oieieaç. 

ô,  fém.  att.  11  dor.  à  (pi.  att.  etc.  oi  ai  analogiques  pour  dor.  toî  Tai) 
pron.  déni.  (Hom.  tragg.\,  art.  le,  la'  <  i.-e.  tb.  pion.  *.s7>- *9<;- 
=  skr.  raasc.  sa  sà-h  zd  ha  hô,  fém.  skr.  sii  zd  hii,  v.lat.  ace. 
stim  sain  sôs  'eum,  eani,  eos',  celt.  *.90-  dans  gaul.  so-sin  ne- 
inetoii  'boc  sacellum'  v.irl.  s  (infixé)  'il'  (etc.,  voy.  Fick  II'  292\ 
got.  sa  so  'le,  la'  ags.  se,  fém.  séo  v.  norr.  sa,  fém.  su  v.  b.  a. 
de-se  'celui-ci'  got.  sai  v.  h.  a.  se  'vois'  <  <  sa  -\-  i.-e.  */,  cf.  att. 


-     682     - 

oÙToai  vûvi,  voy.  s.vv.  -i  vûvi).  Curtius^  394.  Brngmann  Dem. 
27  sq.  Grdr.  IP,  2,  313  sqq.  355. 

oà  interj.,  cri  de  douleur  (Escb.);  alexandr.  oùd  oùâ  oùaîTiélas!' 
sont  des  innovations,  cf.  Curtius''  563;  appartiennent  an  fond 
primitif  lat.  vae  got.  wai  v.  h.  a.  wè  lett.  wai  m.  irl.  fê  gall. 
gtvae  Vae'  etc.,  voy.  Walde^  s.  v, 

ôâ  (Théophr.),  ion.  6r\,  oix]  (Théophr.)  f.  'cormier';  ôov  'corme' 
(Plat.).  I.-e.  *o/Mà  baie' =  lat.  wi^a  "raisin',  cf.  arni.  aigi  i*oiu- 
-lia)  'vigne',  peut-être  lit.  ;èw«  ëvà  'Rhamnus  frangula,  bour- 
daine' V.  slav.  iva  'saule'.  Lidén  IF.  XVIII  500  sqq.  (bibl.;  le 
rapport  lat.  ûra  :  lit.  âga  Y.?,\a.v.  jogoda  'baie'  est  à  écarter). 

bom.  ôap,  gén.  ôapoç,  gén.  pi.  ôâpuuv  I  327  f.  'compagne,  épouse' 
<  i.-e.  *o-  'ensemble'  (voy.  s.  v.  ô-)  +  *sr  :  gr.  eïpuu,  ptc.  pf. 
pass.  èepiaévoç,  3.  sg.  pqpf.  pass.  è'epTO  (voy.  s.  v.  p.  229j,  cf. 
*è'ujp  f.  <  i.-G.*.me-sôi'  =  lat.  soi'oi'  'sœur'  (voy.  s.v.p.  261  sq.), 
i.-e.  *A'er-  'attacber',  spécialisé  pour  marquer  le  lien  sexuel  (cf. 
Meringer  IF.  XVI 171).  De  là  bom.  àapilw  'vivre  en  commerce 
intime',  poét.ôapicr)uôç  m.  ord.pl. 'entretien  familier',  oopUTriç  m. 
'compagnon  familier'  t  179,  bom.  etc.  ôapiaTuç,  -ôoç  f.  'com- 
merce intime,  relations;  troupe  de  gens  vivant  ensemble',  poét. 
ôapoç  m.  ord.  pi.  'commerce  intime,  relations;  discours;  cbaut'. 

(èç)  ôpbriv  'sous  les  yeux'  <  R.  ôtt  'voir'  -\-  -briv  suff.  adv. 

bom.  etc.  ôpeXôç,  még.  ôbeXoç  (Ar.  Acb.796)  'brocbe  à  rôtir  (ord. 
pi.  dans  ce  sens);  p.  anal,  obélisque  (Hrdt.);  signe  critique'.  Le 
mot  est  identique  (cf.  Arstt.  cbez  Poil.  IX  77)  à  arc.  crét.  delpb. 
épid.  ôbeXoç  (arg.  ôbeXovojuoi  GDI.  3346  b  42,  TpiubbeXov  Hé- 
sycb.)  béot.  ôpeXoç  (rare  en  vieil  att.)  tbess.ôpeXXoç  att.ôpoXôç 
'obole',  six  'brocbes'  formant  une  bpaxiuri  ou  '*poignée';  p,  qui 
pourrait  être  pbonétique  en  béot.  et  en  tbess.,  est  analogique 
en  ion.  att.,  comme  dans  péXoç  PeXôvri  ôEupeXrjç  d'après  paXeîv 
'piquer'  C'g'Jll-  :  lit.  {-gélti  'piquer'),  auxquels  on  apparente  ces 
formes,  mais  l'initiale  ô-  fait  encore  difficulté;  att.  ô^oXoç  (cf. 
TpiiùpoXov  TrevTuQpoXov  beKuupoXov),  en  face  de  ôpeXicfKOç  ôpe- 
Xeiâ  biuuPeXiâ  fnuiuupéXiov,  est  dû  à  une  assim.  vocalique  (J. 
Schmidt  KZ.  32,  321  sqq.  bibl.);  cf.  G.Meyer^  64  (bibl.).  Brug- 
mann  IF.  III  260  n.  —  Lat.  cerû  'brocbe'  (Rotb  KZ.  19,218. 
Nazari  Riv.  di  fil.  36,  576  sq.)  est  à  écarter.  —  Sur  ôboXKai* 


—     683     - 

ôpoXoi.  KpfiTeç  Ilésych.  voy.  Kretschmer  Glotta  II  326.  — 
[Voy.  Add.] 

ôppia  fEscli.  Eur.),  ôppÎKia  Poil.,  ôppiKaXa  (Esch.)  pi.  'petits  des 
animaux  sauvages'.  Fick  BB.  16, 170.  Wb.  I''o71  rattache  ces 
mots,  en  tant  qu'issus  de  i.-e.  ^ogl^r-,  à  une  base  ôgu  'pousser, 
croître',  cf.  skr.  àgra-tn  'pointe,  sommet,  commencement'  zd 
ayra-  'le  premier,  le  supérieur'  suhst.  n. 'commencement,  pointe', 
\eii. agrs'tvV  lit. w(5r//.s' 'jet, pousse  d'un  an';  incertain*).  —  L'ana- 
ly.se  de  Joliansson  IF.  III  239  ne  convainc  pas. 

hom.  poét.  ôppï^oç  'fort,  robuste,  violent'  <  ô-  préf.  +  Ppi|Liri  f. 
'assaut,  colère'  Ppi)aâa9ai  etc.  'gronder  de  colère' (voy.  p.  133s(i.) 
Bpi|auLj 'Hécate'  Ppi|u6ç-  Méyaç.  xaXeTTÔç  Hé8jcb.(Curtius^532sq. 
Joliansson  IF.  III  239  bibl.  Solmsen  KZ.  42,208  n.  2.  Brug- 
mann  Ordr.  IP,  2,  817);  labrégement  de  l'i  est  dû  à  la  com- 
position (J.  Schmidt).  —  Skr.  agrimâ-h  'le  plus  avancé,  le 
premier,  en  tête'  et  son  groupe  (Fick  BB.  16, 170.  Wb.  l*  371; 
voy.  l'art,  préc.)  sont  à  écarter. 

ÔYbo[F]oç,  hom.  ôfbôaToç  'huitième';  le  groupe  -fh-  au  lieu  de 
-KT-  attendu  (ÔKTub,  cf.  lat.  octàros  <  *ocfôvos  ?  \.-e.*okfOuo-s?) 
prob.  par  influence  de  e^boiaoç  (p.  211).  Brugmann  Or.  Gr.^ 
213.  Grdr.  Il-,  1,  163.  2,56.  Att.  Icsb.  ô^boriKovra  hér.  ôtboii- 
KovTa(ef.hér.ÔKTU))'80';  hom.  ôfbuO-KOVTa  est  modifié  de  ÔTboti- 
d'après  ôktuu.  Brugmann  Gr. Gr.^  215  (bibl.). 

OYKâaGai  'braire'  (>  lat.  onco),  cf.  ôkvoç  m.  'butor'  (*ôtkvoç. 
Fick  I'*  368),  lat.  uncô  -are  'grogner  (ours)',  y.  i>\a.y.  J<(vii fi  'ge- 
mere',  gall.  (Fick  II*  50)  ôch  'gemitus',  alb.  iiekôn  gucg.angoj 
{*eidq-)  'je  gémis,  je  soupire,  je  me  plains'  (G.  Mever  BB.  14,  52. 
Alb.8pr.304)  et,  avec  une  douce  finale,  irl.mod.o?ig'gémis.sement, 
plainte',  m.  b.  a.  f/»A.en 'gémissement'.  Lidén  Stud.71.  Walde- 
850.  Bcrneker  EVV.  267  sq.  De  là  ÔTKwbriç  '<iui  brait  avec  force' 
(El.),  ÔYKr|9)aôç  m.  (Luc.)  ÔYKrjcriç  f.  (El.)  'braiement'. 

I.  hom.  etc.  otkoç  m. 'crochet  (d'une  flèche),  etc.' (cf.  ôfKi'v  fuuvia 
Hésych.,  ms.  ÔTKri)  =  lat.  uncus  adj.  'recourbé',  subst.  m.  'cro- 
chet'; ÔYKivoç  m.  Schol.  Ar.  PI.  431.  Poil,  (si  0  =  h»t.  unrînus 


1)  Sur  les  dérivés  d'un  i.-e.  *âg-  ''ôg-  'croître'   voy.  Lidén  IF. 
XVIII  503  sqq. 


—     684     — 

'crochet'  :  d'fKOç  àYKubv  ctTKiaTpov  etc.,  voy.  s.vv.  p.  7;  rapport 
apoph.  O'.a.  —  Lit.  anszas  vàszas  'crochet'  CFrohde  BB.  14,97. 
Hirt  Abl.  §  790,  séparant  à  tort  ôykoç  du  groupe  ci-dessous 
[l'autre  avis  Hdb.  p.  192])  a  une  accentuation  primitive  peu 
claire,  cf.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  149  sq. 

II.  posthom.  ÔYKOÇ  m.  'charge,  poids,  fardeau,  masse,  volume, 
grosseur  d'un  corps'  :  aor.  ève^Keiv  'porter',  birivcKriç  TTobrjveKriç 
(voy.  s.  vv.),  i.-e.  *etieJc-  'atteindre,  aussi  :  porter'.  De  là  ôtkii- 
pôç  'volumineux',  ôxKÔTepoç  'plus  gros'  -TaToç,  ôykoOv  'amon- 
celer; exalter;  gonfler  (d'orgueil)',  ÔYKuûbriç  'gros;  fig.  gonflé 
d'importance;  enflé  (style)',  ôykûXov  deiuvôv.  YaOpov  Hésych., 

•  ÔYKÙ\Xo|uai  's'enorgueillir'  (Aristoph.).  —  ôykiov  'étui  pour  les 
javelots  et  la  hache'  qp  61  peut  être  dérivé  de  ôykoç  I.  ou  être 
parent  de  ôykoç  IL  et  de  èveYKeîv,  cf.  Petersen  Greek  dim.  in 
-lov  49. 

honi.  ÔYliioç  m.  'sillon  X  546. 552;  orbite  d'un  astre;  sentier  (Nie.)' 
est  en  rapport  apoph.  (o  :  a)  avec  ctYUi,  voy.  s.  v.  p.  11.  Au  sens 
de  'javelle,  andain'  Z  557,  ôy|uoç  est  peut-être  un  mot  différent, 
soit  ô-Yiu-o-ç  apparenté  à  hom.  aor.  y^vio,  voy.  s.  v.  p.  144.  — 
Autre  avis  chez  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  35  u.  1  (:  lat.  oc- 
câre  lit.  eheti  'herser'). 

ÔYXvr)  (dor.  ÔYXvâ  Théocr.  I  132  'poire')  f.  'poirier  x\  115;  poire 
11  120'  :  otxpàç,  voy.  s.  v.  p.  108  sq.  —  Lat.  admis  -um  -a  'baie 
(de  raisin)'  (Fick  BB.  3,  160)  est  à  écarter  (mot  prob.  médit.). 

hom.  etc.  ôbàS  adv.  'en  mordant,  avec  les  dents,  lat.  mordicus"-^ 
ôbàSeiv  (Xén.),  -ecrôai,  -daOai,  -eîaGai  'souffrir  d'une  morsure'. 
ôbàH  est  un  nom.  sg.  pétrifié,  né  d'un  *bàE  (  :  bâKvuu  'mordre'i 
influencé  par  ôbuûv  'dent'.  Brugmann  IF.  XII  151.  Stolz  IF. 
XVlll  459  sq.  (bibl.).  Voy.  s.  v.  àbaYMÔç  p.  11. 

ôbeîva.  Voy.  s.  v.  ô  beîva  p.  171. 

hom.  etc.  ôb^iri,  dor.  ôb]ud,  att.  ôaiuri  (*ôb-cr-|uâ.  Brugmann  Grdr. 
IP,  1,  251  sq.),  hellénist.  ôbuubri  f.  'odeur';  ôb|uâv,  -àoQai  (et 
ô(J|u-)  'flairer,  sentir';  ôb)aa\éoç  'qui  exhale  une  odeur  forte' 
(Hpc);  —  olw,  pf.  ôbuuba  'exhaler  une  odeur';  —  bua-,  eù-uûbiiç 
'sentant  mauvais,  —  bon';  —  ô(J-qppaivo)aai  'flairer,  sentir'  (ôa- 
<  *ods-,  cf.  le  th.  en  -es-  de  lat.  odor  et  voy.  s.  v.)  :  lat.  odor 
'odeur,  parfum'  oleô  (Z  sabin)  'sentir,  puer'  odefaclô  olfaciô 


—     685     - 

''sentir,  flairer',  lit.  ddzu  d.sti  'flairer'  -ud'iina.^  'exhalaison' 
(Curtins''  244j,  arm.  hot,  gén.  ^o^oy 'odeur'  iMeillet  M8L.  VIII 
154.  Hiibselimann  Arni.  Gr.  1  468),  td\ëq.jadafi  'rechercher' 
('Berneker  EW.  24j. 

hom.  etc.  ôbôç  f.  'route,  chemin,  voie;  marche,  voyage;  fig. 
moyen' =  v.slav.  chodû  'marche',  cf.  c^oci^é^é 'marcher'  ptc.  pf. 
net. sïdii  'étant  allé',  skv.  a-sad-  'y  aller,  s'approcher,  atteindre' 
ut-sad-  'se  mettre  de  côté,  se  dérober,  disparaître',  i.-e.  *sed- 
'aller'  (  =  *s€d-  'être  assis',  sens  premier  'poser  le  siège  pour 
s'asseoir,  poser  le  pied  sur  le  sol  pour  marcfier';  voy.  s.  v.  ëlo- 
jÀtti  p.  216  sq.),  cf.  aussi  lat.  cèdô  'marcher'  (<  *ce-  'ici,  de  ce 
côté'  +  *zdû,  éventuell.  *sedo  avec  synGX)pc  latine),  pf.  cessi 
<  *ce-zd-si  (Hrugmann  IF.  XIII  84  sqq.),  zd  na-zdyah-  skr. 
?îédt//as-  'plus  ])roche'  zd  dsna-  {*âzd-na-)  'prèn,'  j)azdai/(''ti 
(caus.  d'un  '''pd-zdati  \.-Q.^{a\po-zdeti)  'il  recule'.  Cf.  Pedersen 
IF.  V  62  sq.  Voy.  s.  vv.  oùboç  épid.  ôboç  'seuil'  è'baqpoç  'sol'. 
Hom.  etc.  ôboi-Trôpoç  m.  'voyageur'  <  ôboi-  loc.  (G.  Meyer^ 
454;  le  tardif  ôboiTTOieîv  est  pour  ôboTTOieîv  Xén.  d'après  ôboi- 
TTopeîv.   Hrugmann  Grdr.  II'-^,  1,  97). 

ôbùvn  f.  ord.  pi.,  éol.  èbûvâç  ace.  pi.  'douleur';  ôbuvâv  'affliger'. 
Hypothèses  de  Curtius^  24:î  et  J.  Schmidt  KZ.  32,  347  (:  i.-e. 
*tf(/-  'manger',  cf.  ciirae  edaces  Hor.i  et  de  L.  Meyer  I  523  sq. 
et  Prellwitz2  321  sq.  (ô-  préf.  +  bùn  f.  'détresse').  —  De  là 
ôbuvâv  'affliger',  ôbuvjiua  n.  'douleur'  (Hpc),  ôbuvripôç  dor. 
-âpôç  'douloureux'. 

ô  b  ù  p  0  |n  a  i  'se  lamenter':  tragg.  ôbupua  n.  ord.  pi.,  ôbupuoç  m. 
'plainte'  <  ô-  préf.  -\-  tragg.  bup0|uai  m/sens  (cf.  tragg.  TTtxv- 
-bupTOç  'tout  à  fait  lamcntal)le,  plaintif)  lui-môme  obscur?  — 
Autre  hypothèse  chez  J.  Schmidt  KZ.  32,  347.  —  Dcbrunner 
IF.  XXI 206  rappelle  ôbOvn  f.  'douleur'  et  songe  à  une  influence 
de  iLiupoiuai  'pleurer'  (?). 

hom.*ôbù(J(JO)aai,  mieux  *ôbu;^{)o,uai  (Schul/e  Qu.  ep.  341),  seul, 
pf.  pass.  3.  sg.  ôbiûbucTTai  et  aor.  moy.  uubuaâiniiv  ptc.  obuacrâ- 
l^evoç  'se  fâcher,  être  irrité  contre'  :  lat.  odî  'je  hais'  odiuni 
'haine'  (Frohde  BH.  7,  Si^),  arm.  atcani  'je  liais'  (HUbsehmann 
Arm.  Gr.  1 422),  ags.  afol  'haïssal)le,  odieux'  v.  norr.  (ifdll  Mirus' 
(Fick   BH.    1,  3;)4),    prob.    lat.   dtro.c    'affreux,   abominable' 


—     68G     - 

(<  *ad)'-,  avec  rapport  apopb.  a  :  o.  Thurneysen  KZ.  32, 562)  ; 
voy.  aussi  Pedersen  KZ.  36,  96.  —  L'avis  de  Skutsch  Glotta 
II  230  sqq.  sur  lat.  ôdî  odium  (:  odor)  n'est  pas  plausible;  cf. 
Walde'-'  873.  IF.  XXVIII  396sqq.  XXX  139 sqq.  Skutsch 
Glotta  III  285  sqq.  —  De  là  'Obu(j((T)€Ùç,  cf.  t  407,  formé  sur 
un  *ôbu(J-(Toç  'qui  est  irrité';  les  vases  att.  'OXu(j(a)euç  'OXu- 
T(T)euç  '0\uT(T)riç  béot.'0\u(y(cr)€uç  'OXuacreibâç  cor.'OXia(cr)euç 
(i  note  ion.  u  =  il)  ont  X  pour  b  par  dissim.  Solmsen  KZ.  42, 
207-231  (bibl.). 
ion.  att.  ôbujv,  ovtoç,  éol.  pi.  è'bovTeç  m.  'dent'  (la  forme  préten- 
dument att.  ôboùç  est  un  mythe,  cf.  Solmsen  Beitr.  I  30 sqq.); 
ôbovTeç  par  assim.  vocalique  pour  *èbôvT€ç  ptc.  prés,  de  i.-e. 
*ec?-wz 'manger' (8kr.«d!mi,hom.inf.êb|LX€vai  fut.  =  subj.êbo)Liai); 
*ébuuv  :  skr.  ddnt-  lat.  dent-  etc.  =  éol.  ion.  dor.  èojv  <  *Ig-ujv 
:  att.  ùjv  <  *o-{jjv  dor.  êvieç  <^  *(y-évTeç  skr.  sdnt-  etc.  Curtius"" 
244.  J.  Schmidt  KZ.  32,  329  (bibl.).  Pedersen  KZ.  36,  97. 
Solmsen  1.  cit.  Cf.  skr.  ddn,  ace.  ddntam  gén.  datâh  (=  lat. 
dent-is)  'dent',  lat.  dens  'dent',  v.  irl.  dèt  gall.  bret.  dant  corn. 
dans'àmV  (Fick  II*  154.  Thurneysen  KZ.  37,423sq.),  v.h.a. 
zand  ags.  tôd  v.  norr.  tqnn  got.  tunpus  'dent'  ags.  tûsc  'dent', 
lit.  dantis,  gén.  pi.  dantù  'dent'  (Curtius  1.  cit.),  arm.  atamn 
'dent'  (Hubschmaun  Arm.Gr.  I  422;  a-  <  *"■). 

I.  hom.  etc.  oloç,  éol.ucrboç  (Sapph.)  m.  'pousse,  branche,  rejeton; 
nœud  d'arbre  ou  de  tige'  (Théopbr.)  =  arm.  osf,  gén.  ostoy 
(Iliibschmann  Arm.  Gr.  I  482)  got.  asts  v.h.a.  ast  'branche', 
i.-e. *o-0fZo-5  <*o- 'avec'  (voy.  s.  v.  ô-)  +  *sed-  'être  assis',  prim. 
'Ansatz,  ansitzend  am  Stamm',  cf.  ô-axH  6-Gxoç  'jeune  pousse, 
jeune  branche'  (:  è'xojuai,  axebôv)  et  ags.  ôst  m.  b.  a.  ôst  'nœud 
dans  le  bois'  (<  i.-e.*ô-2c^o-).  Brugraann  IF.  XIX  379  n.  Grdr. 
IF,  2,  816  sq.  —  Autre  analyse,  moins  probable,  chez  Johansson 
IF.  XIV  323  :  arm.  ost  <  *ozdo-*od-do-,  gr.ocrxoç  <  *odzgho-, 
lat.  ô.f,  mieux  oss  <  *od-thi-,  cf.  m,  irl.  odh  gall.  oddf  'nœud'. 

II.  hom.  ôZ;oç  m.  'compagnon,  serviteur'  dans  l'expression  ôZioç 
"Aprjoç,  cf.  ôZieia'  BepaTieia  Hésych.  <  i.-e.  *ozdo-,  c.à-d.  *o- 
'avec'  -|-  *sed-  'aller'  dans  ôbôç  v.  slav.  chodû  'marche'.  Schulze 
Qii.ep.498.  Johansson  IF.  III  199 sq.  Brugmann  IF.  XIX379. 
—  Posthom.  àoloç  'serviteur',  cf.  ctoZioi'  ÙTTripéiai,  eepàîrovTeç. 


—     (]87     — 

àKoXouSoi  Hésycli,,  corcyr.  àoloç  GDI.  3212,  ààleov  é6epâ- 
TTÊUOV,  àoZ^TÎauu*  biaKOvr|(Juj,  v-noup-^r]Ouj  H.,  est  une  modification 
de  liom.  ôCoç  d'après  *à-ooooç  'auxiliaire'  (àoaaeîv,  àoaariTrip) 
<  *87nsogVio-  ^voy.  p.  66).  Brugmann  1.  cit.,  critiquant  l'ana- 
lyse de  Schulze  1.  cit. 

olu)  'exhaler  une  odeur'.  Voy.  s.  v.  6b|ar|. 

ôGveîoç  'étranger'.  Étym.  obscure.  —  Le  rapport  avec  êGvoç  n. 
'peuple'  ne  se  heurte  pas  au  sens,  cf.  lat.  qeniiUs  'étrangers, 
barbares'  chez  Aus.,  Cod.  Th.,  etc.  —  Un  *Fio9veîoç  (Usthoff 
MU.  IV  78  sqq.)  ne  saurait  convaincre. 

hom.ô9o|Liars'inquiéter  de';  cf.ôBéujv  qppovii^ujvHésych.,  Ô9eûer 
ttYei.  (ppovTiZiei  H.,  Ô6r|'  cppoviiç.  ujpa.  qpopoç.  Xôtoç  H.  Etym. 
obscure.  —  Prellwitz  BB.  25,  313.  \Vb.-  322  évoque  vuuBiîç 
'paresseux'  en  tant  que  <  *ve-  nég.  +  *6eoç  n.;  un  rapport 
avec  le  suff.  de  lat.  cnstos  -odi.s  'gardien'  n'est  pas  plausible; 
ôcTTpinov  'étable'  (Lycoplir.  Antim.  chez  Phot.)  n'est  pas  clair; 
voy.  s.  V.  —  Voy.  Curtius^  260  (:  iheeîv  *Fuu6-?). 

hom.  etc.  ôeôvn  f.  ord.  pi.  'linge  fin,  toile  fine'  <  *F€66vri  par 
assim.  vocalique  selon  J.  Schmidt  KZ.  32,  333  :  zd  fra-vaôdmnu 
ptc.  prés.  moy.  f.  'vêtue',  v.  norr.  vâd  ags.  ivœd  v.  h.  a.  icdt 
'vêtement',  lit.  àudmi  dudzu  dusti  'tisser',  i.-e.  base  auëdh  (cf. 
Hirt  Abl.  §  382)  selon  Fick  P  129  et  Ehrlich  Z.  idg.  Sprach- 
gesch.  51  (?).  —  D'autres  croient  à  un  emprunt  sém.,  cf.  Iiébr. 
^ètan  ctTr.  eip.  'fil',  lui-même  emprunt  ég.,  cf.  Lewy  Fremdw. 
124  8q.  (bibl.).  Spiegelberg  KZ.  41,  129sq. 

boni.  6-9  pi  S,  gén.  ÔTpixoç.  Voy.  s.  v.  ô-. 

tragg.  oï,  ion.  ôî  (Ar.  Paix  930)  interj.  marcjuant  la  douleur; 
oi'lLioi  'malheur  à  moi'.  De  là  hom.  etc.  oiiuujYn  f.  oi'iawïMa  n. 
(Esch.  Eur.)  oi|uuJY|u6ç  m.  i^Soph.)  'lamentation',  bon»,  poét.  oi- 
^d)lu),  aor.LU)aa)Ea  'se  lamenter':  —  tragg.  bu(T-oiIuj  'être  effrayé, 
craindre'. 

att. oïâE.-ôtKOç  (*oicraK-)  m.  'barre  ou  timon  du  gouvernail'  (hom. 
oïnK€ç  Q  269  'anneaux  du  joug  où  passent  les  rênes');  att. 
oiâKÎZluu,  ion.  oiriK-  'gouverner,  diriger';  hom.  olriïov  'gouvernad'  : 
skr. /.s7/  f.  'timon',  slov.  seri).  tchèq.  oje  {v.»\a,\.*oJe  pour  *oJo. 
gén.  *ojese,  i.-e.  *o/f.s-.    Lidén  Stud.  60  sqq.  bibl.)  'timon'. 


oÏTVûm  (ipf.  pass.  3.  pi.  ép.  ibrfvuvTO  B  8U9)  oï^uj  (pf.  pass. 
eujYiLiai,  lesb.  inf.  ôeiTHV  GDI.  214,  43)  <  *ôFeÎYVû)Lii  *ôFeiTUJ 
'ouvrir,  c.-à-d.  faire  céder'  :  skr.  vijâtè,  pte.  viJcta-h  vigna-h 
'reculer  devant  qc,  s'éloigner  en  hâte  de,  partir',  v.h.a.  icîhhan 
ags.  wican  v.  norr.  vikia  ykua  'céder',  i.-e.  *ueig-,  cf.,  avec 
alternance  g  :  q,  i.-e.*we/g-  dans  gr.  eÏKuu  'céder',  voy.  s.  v.  221  sq. 
(bibl.)  et  Solrasen  Unters.  300  (bibl.).  Voy.  aussi  Berneker  EW. 
240  sq.    [Voy.  Add.] 

oîba  (*Foîba)  'je  sais'  =  skr.  vécla  zd  vaêôa  prét.-prés.  got. 
watt  V.  b.  a.  weiz  'je  sais',  cf.  v.  slav.  védé  'je  sais'  v.  pruss. 
icaidimai  (inf.  waisf)  gall.  mod.  gici/ddom  'nous  savons',  arm. 
gitein  'je  sais',  v.  irl.  ar-fiadat  'narrant'  etc.;  i.-e.  "^uoida  'je 
sais',  propr.  'j'ai  vu'  est  le  pf.  non  redoublé  de  *ueid-  'voir': 
g-r. aor. eibov  (*èFibov)  'j'ai  vu',  inf.  îbeîv,  lat.  videô\ou-%  v.slav. 
vidètl  'voir'  lit.  véizdmi,  inf.  veizdëti  'regarder  vers'  etc.  ;  voy. 
s.  vv.  eïbo|uai  eiboç  ibéâ  et  ('?  voy.  Add.)  wbà\\o|aai. 

oibâv  oibeîv  oibaiveiv 's'enfler,se gonfler';  olbàveiv 'enfler, gonfler, 
trans.;  se  gonfler';  oîboç  n.  'gonflement'  (Hpc);  o\h\xa.  n.  'gon- 
flement des  vagues';  oïbâE,  -âKOç  m.  'figue  non  mûre'  Poil.  : 
arm.  ayt  (th.  en  -i-)  'joue'  ai/t-mi-m  'j'enfle'  aytumn  'enflure' 
(Hubschniann  Arm.  Gr.  I  418),  prob.  lat.  (rapport  apoph.  ai  :  oi) 
aemidus  'tumidus,  Ttecpuarmévoç'  (<  *aidmo-do-  ou  *aidsmo-do-, 
voy.  Walde^  s.v.i)),  v.  irl.  ôil  'joue'  (Lidén  IF.  XVIII  505), 
V.  h.  a.  eiz  'abcès,  ulcère'  (germ.  Q.omm.*aita-z,  i.-e.'^oido-s  m.), 
puis  prob.  V.  h.  a.  eitar  ags.  dt{t)or  v.  norr.  eitr  'poison,  venin' 
ail.  e/ïer 'pus'  V.  norr.  eista  'testicule'  {i.-e.*oid-s-to-m,  cf.  gr. 
oîboç  n.)  et  (degré  réduit)  lett.  /dm  'la  moelle  pourrie  d'un 
arbre'  idrût  'se  gâter  par  la  moelle  (arbre)'  (autre  avis  chez 
Bezzenberger  BB.  27,  172,  qui  groupe  à  part  les  mots  germ.  et 
letto-slav.  en  raison  du  sens)  \ 's\a,y.  jadra  pi.  n.  'kôXttoç,  sein' 
(slav.  comm.  *édro,  i.-e.  *oid-ro-,  autre  avis  chez  Brugmann 
IF.  XVIII 436.  Grdr.  IP,  1,  330,  sur  quoi  voy.  l'art.  iiTop  fjjpov 
p.  330;  autre  avis  encore  chez  Meillet  Études  408  sq.)  jadû 


1)  L'avis  de  Frohde  BB.  5,  273,  rattachant  lat.  aemidus  en 
tant  qu"enflammé  (peau)'  à  i.-e.  *aidh-  (gr.  aiGiu  lat.  aedès  etc.)  est 
peu  probant,  mais  le  sens  primitif  du  mot  nous  échappe  faute  de 
textes  (Walde). 


—    689    - 

'poison'  (autres  étym.  possibles,  voy.  Berneker  E\V.  271  sq.)  et, 
sans  l'idée  accessoire  de  maladie,  ruas,  jadro  'pépin,  noyau', 
V.  norr.  eitill  'enclave  (d'une  pierre)'  norv.  eitel  'glande'  etc., 
i.-e.*o^V/- 'gonfler'.  Curtius'^  245.  Torp  chez  Fick  III*  2.  Falk- 
Torp  EW.  s.  V.  edder  'virus,  pus'.  Etc. 

lioni.  oiéxeaç  ace.  pi.  ni.  B  765  (m.  eip.  'qui  sont  du  même  âge' = 
ô-ÉTeaç  avec  ail.  métrique  de  la  1^  de  quatre  syllabes  brèves; 
ô-  comme  dans  ô-rpixaç  ace.  j)l.^  voy.  s.v.  ô-.  Solmsen  Unters. 
96  sq.  (bibl.).  J.  Schmidt  KZ.  36,  397  sq. 

hom.  ôï-Z;ùç,  att.  oiZiûç,  -ôoç  f.  'misère,  infortune';  hom.  ôilûuj 
'souffrir';  att.  oiZiûpôç 'misérable'')  <  ion.ôî  att.oïinterj.  -|-*Z;ûç, 
gén.  *ZI06ç  '*inisèrc'  :  û<.\'.  j'tv-i'i-h  'violenté,  faible  et  privé  de 
secours',  cf.  "'jyu-  'violence'  (Th.  Baunack  KZ.  35,  495  sqq.), 
qui  contient  une  forme  réduite  de  i.-e.*g'-'e^V^ 'dominer',  cf.gr. 
pia  et  Z;âer  piveî  Hésycli.;  sens  prim.  'la  misère  hélas!'  Cf. 
Brugmann  IF.  XIII  144  sqq.  XVI  494.  KVG.  §215.  Grdr. 
IP,  1,  209.  Persson  Beitr.  II  735  n.  —  Les  avis  de  Bezzen- 
berger  BB.  26,  168  (:  lett.  waidi  'plainte')  et  de  Prellwitz» 
323  sq.  sont  à  écarter. 

oïn  f.  'bourg,  village'  (Ap.  Rh.)  <  *djF(â  (Bally  MSL.  XIII  13  sq.), 
cf. *ùjF<ji 'communauté,  tribu,  village' attesté  par  lac.iùpd,  ''thess.) 
oùai*  cpuXai  Hésych.;  cf.  att. 'Oa  (Oïà  "On  Oïr))  nom  d'un  dème 
(épigr.  '0-,  avec  un  esprit  rude  prob.  réflexe  du  F-  intérieur), 
Oiârai  citoyens  d'un  dème  tégéate  (Pans.  VIII  45,  1),  oiaTdv 
KUj|LinTûv,  oîai  Yàp  ai  Kuj|aai  H.,  et  en  compos.  (noms  de  dèmes 
et  de  localités)  -ôri  -6à  -uun  -iwâ  (Oivôri  etc.),  cf.  Meister  KZ. 
36,458  sep,  dont  l'hypothèse  gr.comm.*oiFa<*ôFiâ 'pacage  pour 
brebis',  malgré  Soph.  (Ed.  à  Col.  1(161,  ne  convainc  pas.  — 
L'avis  de  iSchrader  IF.  IX  Anz.  172.  RL.  799  (oi'ri  <^  "^ouiji  : 
got.  gawi  'canton'  <  ^-^a-auia-  'communauté  de  villages')  n'est 
pas  plausible.  —  \.\\.?L.OHica  'prairie,  île'(Prell\vitz  Bursian's 
Jahresber.  1U6  [190U],  p.  108.  Wb.^  324)  <  *rt[j]ttir>  (cf.  lat. 
aqua  =  got.  aha  'eau')  est  à  écarter. 

hom.  etc.  oîkoç,  dial.  Foikoç  m.  'maison,  habitation";  posthom. 
oiKiâ,  ion.  oiKin,  gort.  FoiKia,  béot.  Fukiû  f.  m /sens:  adv.  oÏKabe 

1)  Hom.  ôicûpôç  A  417.  y  9^  ôiCOpuuTepov  P  446  ôiZûpiÛTaTov  e  105 
par  ail.  inôtrique  de  l'u,  cf.  Brngmann  Grdr.  II-,  I,  357. 

44 


—     690     — 

(et  dor.  okabiç  <  *oÎKa  ace.  pi.  n.  Brugmanu  Gr.Gr.^  257)  okei 
oÏKoGev  -01  oÏKOi  oiKÔvbe  oÏKOcre;  okeîv  'habiter';  okéTriç,  -ou 
(thess.  ave.  FoiKiâràç)  m.  'membre  de  la  famille;  domestique'; 
hom.  okeùç,  -rioç,  gort.  Foikêuç  m.  'parent;  serviteur';  okiZuu 
'installer,  fonder,  bâtir',  etc.  Foikoç  =  lat.  vïcus  'groupe  de 
maisons,  village,  quartier  d'une  ville',  i.-e.  *uoiko-s,  cf.  skr. 
i-êçâ-h  'maison,  lupanar'  (vëçyàm  'voisinag-e'  véçman-  'maison') 
zd  vaêsma-  'maison',  skr.  vit,  th.  vlç-  'demeure,  maison',  pi. 
riçah  'g-ens,  sujets'  viç-pàtih  'maître  de  la  maison,  chef  de  la 
communauté'  zd  vis-  (p.  ex.  ace.  vîsdm  v.  pers.  vidam)  'maison 
seigneuriale,  village,  clan'  vlspaHi-  'chef  de  clan',  skr.  vêçùh 
'voisin'  th.  sigm.  cf.  got.  weihs,  g-én.  iceihsis  'village',  v.  slav. 
vïsî  'praedium'  v.  pruss.  waispattin  ace.  'femme'  lit.  vëszpats 
'maître',  alb.  vise  m.  pi.  'lieux,  places'  guèg.  amvise  'femme  de 
laraaison'(G.  MeyerAlb.Spr.473).  CurtiusM63.  FickP125. 
307.  544.  Walde2  833sq. 

bom.  etc.  oÎktoç  m.  'pitié,  compassion';  hom.  etc.  okipôç  'digne 
de  pitié,  lamentable;  —  plaintif  fsuperl.  hom.  okTiCTTOç  formé 
sur  okTOç);  posthom.  okriZiuu  's'apitoyer  sur';  hom.  att.  oiKTipuu, 
éol.  oiKTippuj,  aor.  cuKTïpa  (Kiihner-Blass^  II  498)  'avoir  pitié 
de,  plaindre';  okTipjuôçm.'compassion'(Pind.);  etc.  :got.  ailitrôn 
'mendier',  formé  sur  un  i.-e.  ''^oik-tro-s  adj.  ou  un  *oik-tro-m 
subst.  n.  (von  Grienberger  Unters.  13.  Brugmann  Grdr.  IP,  1, 
345;  autre  étym.,  moins  prob.,  de  aihtrôn  s.  v.  aiTéiu  -(b  p.  30).  — - 
Lidén  Stud.  70  (bibl.)  en  rapproche  v.  irl.  ëgim  'je  crie'  ar-ëifi 
'queritur'  con-èclifa  'congemiscit',  i.-e.*eigf-.  —  Autre  avis  chez 
Prellwitz-  324  (  :  oit-  dans  bucr-oiZiiu  'être  en  mauvais  point', 
formé  sur  oï  interj.).  — •  Lat.  «<^^er 'malade'  (bibl.  chez  Osthoff 
BB.  24,  208  sq.),  lett.  igstu  igt  'éprouver  une  douleur  intérieure' 
etc.  sont  à  écarter. 

hom.  0  î  |u  a,  -aroç  n.  'élan  impétueux'  <  *oî(T)Lia  (voy.  Sommer 
Gr.  Lautst.  35  bibl.)  :  oîdipoç  (voy.  s.  v.),  zd  aësma-  'colère', 
lat.  ira  'colère'  (*eiM),  skr.  ésati  isanyâti  'exciter'  etc.  De  là 
hom.  aor.  oiVn<îe(v)  'fondre  sur'. 

hom.  poét.  oijun  (avec  psilose  pour  *oÏ|liti)  f.  'chant,  poème,  récit'; 
oîjjoç  I.  m.  'mélodie'  (Hymn.  à  Herm.  451.  Pind.  01.  IX  47. 
Call.);  Trap-oi|Li{a  f.  'proverbe'  (cf.  pour  le  sens  m.  h.  a.  hïspel 


—     691    — 

'fable,  parabole,  proverbe'  :  gerni.*.s;2^e//rt->?  got.  spiU  'légende';  ; 
TTpo-oi|uiov,  att.  (ppoi)Liiov  (*TTpo-oï)Liiov)  'prélude';  âoi|uov  âppriTOv 
Hésych.  :  skr.  ftàman-  n.  'cliant,  mélodie',  v.  iiorr.  seidr  m. 
'charme,  incantation'  sida  'pratiquer  un  enchantement,  exercer 
un  charme  par'  (prés.  i.-e.  *s}-fo  ou  *.s/-(I/fô),  lit.  sa/tas  'inter- 
prétation des  signes'  saitu  ou  saiczu,  inf.  saisti  (i.-e.  *so/-  ou 
*,v3i-)  'interpréter  des  signes,  prophétiser',  i.-e.  *sô/-  'chanter 
et  dire'.   Osthoff  BB.  24,  IGl  sqq.  (bibl.j. 

11.  hom.  oî|uoç  m.  (att.  et  ép.  tardif  f.j  'chemin,  route,  sentier; 
bande  A  24  sq.,  trait,  ligne;  contrée'  <  *Foî-,uo-ç  (cf.  KaG'  oî)aov 
Ka9'  ôbov  Suid.,  âoi|uoç*  diropoç  Hésych.)-  hom.  aor.  è-eicraTO 
eïaaTO,  voy.  s.  v.  hom.  \'e|uai  p.  3G7.  Osthoff  BB.  24,  IGSscjq. 
(bibl.).  Archiv  fiir  Religionswiss.  XI  (1907  sq.)  63  (contre 
Sommer  Gr.  Lautst.  29,  (pii  postule  un  *oi-s-mo-s  :  lit.  eismè 
'chemin,  sentier').    Ehrlich  Unters.  138. 

hom.  etc.  oiiuaJYn  f.  'lamentation'.  Voy.  s.  v.  oï. 

oivôç  m.,  oivri  f.  'l'as  sur  le  dé'  Poil.  Vil  204  =  iRtûnus,  épigr. 
oi)io{m),  ombr.  unu  'unum'  got.  ahis  v.  h.  a.  ein  v.  norr.  einn 
'un'  V.  irl.  oin  gall.  corn,  un  lit.  vénas  lett.  ?f /«.s-  (sur  lit.  r- 
lett.  ic-  voy.  Brugmann  Dem.  110)  v.  pruss.  ainan  ace.  'un' 
(Curtius^  320).  —  Pour  v.  slav.*/'»<<  (p. ex.  ino-royiî  'unicorne'i 
<  *lm'(  {QÏ.jed-ïnù  'un',  c.-à-d.  'à  peine  un,  précisément  un'  : 
jedva  'à  peine',  ot-madï  'tout  à  fait',  cf.  Meillet  Etudes  158  sq. 
433  sq.)  Berneker  EW.  430  sqq.  ne  croit  pas  au  rapport  apoph. 
oi  :  i  et  rattache  *î-no-  au  th.  ])ron.  i.-e.*/-,  cf.  gr. ïa  'una'  hom. 
crét.  ioç 'unus;  ille' V).  —  Cf.,  avec  d'autres  suff.,  ?k\\  éka-h 
'un',  gr.  oî[F]oç  'seul',  voy.  s.  v.  De  là  olvileiv  |.iovâZ:eiv  Karù 
YXOùacfav  Hésych.,  oivôivia'  Movi'ipii  H. 

hom.  etc.  oîvoç.  éol.  Foîvoç  (Hoffmann  (ir.  I).  II  Al^h  sq.)  m.  'vin'; 
oïvri  f.,  oivàç,-àboç  f.  'cep  de  vigne  (et  oivdtç  'colombin,  Columba 
oenasL.';  textes  chez  Thompson  Oreck  l)irds  120sq.)';  oivdv6ri  f. 
'bourgeon  de  vigne;  fleur  de  la  vigne\  Cf.  lat.  vïnum  ombr. 
vinu  riuu  volsq.  fal.  vinu  'vin';  les  noms  celt.  et  germ.  du  vin 
sont  des  emprunts  lat.;  le  mot  n'est  pasindo-eur. ;  l'étym.  sém. 


1)  [La  tluvse  de  Berneker  est  combattue  par  van  Wijk  IF.  XXX 
382  sqq.,  pour  qui  v.  slav.   ■in/7<;i.-e.  *oino-s.] 


—     692     — 

est  à  écarter;  Foîvoç  vlnum  arm.  gini  nih.vëne  {*iioinâ.  G.  Meyer 
Alb.  Spr.  465  sq.)  sont  prob.  des  emprunts  indépendants  à  une 
]g  médit,  ou  pontique,  cf.  Meillet  MSL.  XV  163;  bibl.  chez 
Walde^  s.  V.;  voy.  entre  autres  Hehn  *' 91  sqq.  vSehrader  RL. 
943  sqq.  Sprachvgl.^  II  o5.  50.  255. 

liom .  ô  î  0  )u  a i  (oïo)Liai  k  1 93  ;  sur  -i-  tantôt  long-, tantôt  bref,  voy .Solm- 
sen  Unters.  60  sqq.)  posthora.  oî|uai,  ipf.  ujô|ur|V  iJJ|ur|v,  aor.  diriOriv 
ép.  ôîO'aaTO  ôï(T(jà)uevoç  et  ujîcrSriv,  act.  1.  sg.  prés.  hom.  ôio) 
(î  et  î)  oïuu  "croire',  cf.  hom.  àvuuïaxoç  'inopiné'  O  39,  adv.  àvmjïcTTi 
b  92,  <  *ôFicr-io-  :  lat.  ôinen  v.  lat.  ôsmen  {*ouis-men)  'un  (bou 
ou  un  mauvais)  présage'.  Kretschmer  KZ.  31,  455.  Schulze 
Qu.  ep.  354.    Solmsen  Stud.  93  sq.   Unters.  63.  KZ.  37,  12  ^i. 

oîoç,  oïâ,  oîov  pron.  rel.  répondant  à  toÎoç.  Voy.  s.  v.  ôç. 

hom.  oîoç,  oïri,  oîov,  cypr.  oîFoç 'seul,  unique'  =  zdaëva-  v.pers. 
aiva-  'unus'.  Essai  d'analyse  ultérieure  chez  Brugmann  Dera. 
109.  115.  Ber.  d.sachs.G.  d.W.  1908,  p.  46.  Voy.  s.  v.  oivôç 
oivri- 

hom.  ôïç  (*ôFi-ç),  att.  oîç,  gén.  hom.  ôïoç  et  oioç,  att.  oîoç  m.  f. 
'mouton,  brebis'  =  skr.  dvi-h  (avika-h  -ko)  m.  f.  'mouton,  brebis' 
lat.  ovis  ombr.  oui  uvef  ace.  pi.  'oves'  v.  irl.  ôi  lit.  avis  'brebis', 
i.-e.  *OMZ-s;  cf.  lit.  àvinas  lett.  cluns  v.  pruss.  moins  v.  slav. 
ovinû  'bélier'  v.  slav.  omca  'brebis',  v.  norr.  ér  ags.  éowu  -e 
(angl.  eu-e)  v.  h.  a.  ouwi  ou  'brebis'  (th.  germ.  *auiô-,  nom. 
*auîy  gén.*«M^ô2)  got.  awistr  ags.  éowestre  'bercail'  got.  aicèpi 
ags.  éowde  v.  h.  a.  ewit  'troupeau  de  brebis'  (voy.  Feist  EW. 
s.  vv.).  Curtius^  390  sq.  Etc.  —  Arm.  Jiovii-  'berger'  (<  i.-e. 
*oui-pâ-  selon  Bugge  KZ.  32, 16)  est  écarté  par  Pedersen  KZ. 
38, 198  sq.  —  De  là  ôa  Km  )ar|Xu)Tri  k.t.  X.  Hésych.,  oîai  •  biqpôépai, 
ILinXujTaî  H.,  cf.  Hrdn.  1 301,  ujâ  ujâ  f.  'peau  de  brebis'  (cf.  pour 


1)  [Brugmann  ÏF.  XXIX  229  sqq.  (bibl.)  pense  auj.  que  oiuu 
oio|uai  sont  issus  de  *ôïaia)  (cf.  véd.  isyati)  ou  (si  î  est  dû  à  un  ail. 
métr.)  de  *ôiouj  (cf.  véd.  isati);  —  que  oïuu  oïo.ucii  remontent  à  *ôiaiiu 
ou  *ôïaiu;  —  que  oî|Liai  (ipf.  (i)}j.r]v  ijOineBa)  'pensé-je'  est  né  de  *ôio-|Liai; 
soit  préf.  ô-  'tout  contre,  avec',  i.-e.  *o-  (cf.  ô-Ké\\uu  etc.)  +  *is-  'voler', 
tant  en  parlant  des  oiseaux  que  des  pensées;  cf.  (autre  avis  chez 
Rozwadowski  Rev.  slavist.  II  99  sqq.)  lat.  opînor  {opîniô  in-oplmis) 
<i*op-isnâ-  {:  skv.  ipiâti  'mettre  en  mouvement')]. 


—     693     — 

la  phonétique  lially  MSL.  XIII  12  sq.),  oïeoç  adj.  'de  brebis' 
(Hrdt.),  cf.  ôéa'  |ur|Xujrr)  H.,  (béot.)  onaç'  tujv  TrpopâTUJV  xà 
0KeTTa(JTr|pia  béppLUTa  H. 

oîaoç  (*FoîtFo-ç)  rii.oîaov,  o\6v^  f.,  oicTuov.  Voy.  s.  v.ïtuç  p.386sq. 
et  Persson  Beitr.  II  049. 

oi-aTTuÛTri  (oicTTTdTri  Hésych.)  f.  'suint  de  mouton  (*ôFi-çr.  Meillet 
MSL.  XIII  291  sq.  rapproche  le  2^  élcinent  de  ce  mot,  avec 
gr.  aTraTiXri  f.  'fiente  liquide',  de  dor.  nù-Xôç  -att.  nriXôç  m.  (f.) 
'boue'  (mais  voy.  s.v.),  cf .  lat.  .9^wrt/M.s' 'sale',  v.  slav.  A-rt/??  'boue' 
(lequel  =  skr.  adj.  kdia-  'noir',  cf.  KrjXiç  lat.  càligô  selon  Schulze 
SB.  d.  preuss.  Ak.  d.W.  1910,  p.  793),  i.-e:  *s-^l'd-.  —  Ehrlich 
Z.  idg.  Sprachj;-.  77  n.  1  tient  le  groupe  an  pour  primitif  et 
évoque  v.slav.^JO^w  {*p9to-)  'sueur'.  —  Petersson  Glotta  IV  297 
groupe  oi-aTTuÙTri  aTraTiXri  airiXoç  aiTiXoç  m.  'tache,  saleté'  ttîvoç 
m.  'crasse'  TTivapôç  'crasseux'  TTivâv  'être  crasseux'  KaKOiriviiç 
'malpropre',  lat.  paedor  'saleté'  {*pdi-d-)  pôdex  'le  derrière' 
{*pô[ï\-d-),  skr.  pâijii-h  'le  derrière',  i.-e.  *spoi-  *S2}^-  *spt-.  — 
oïc5"TTn  (Hrdt.IV  187)  doit  sans  doute  être  lu  oicrÛTTri  (v.  1.),  voy. 

s.  V.  OÏaUTTOÇ. 

hom.  oiaTÔç,  att.  oicTTÔç  m.  'trait,  flèche'.  Etym.  obscure,  cf. 
Solmsen  Beitr.  I  15.  —  Lat.  (Fick  KZ.  20,  176i  arista  'épi' 
(voy.  s.v.  c-pov  p. 80),  skr.  dsyat'i  'lancer'  sont  à  écarter,  comme 
aussi  skr.  viddhâ-h,  ptc.  de  mdht/afi  'transpercer',  cf.  Walde^ 
s.v.  divïdô,  ou  (Frohde  BB.  17,  305)  skr.  sidhi/ati  'atteindre 
le  but';  voy.  encore  Jacobsohn  Herm.  44,  92sq.  ô- prothéti(|ue 
+  *FiaT6ç  'crochet  >  ])ointe  de  flèche  >  flèche"?),  Sadee  KZ. 
43,  251  {*oieStô-s,  cf.  xQ\làç  :  xOéç,  i.-e.*o?V.s'-  :  oiaipoç  etc.)*). 

hom.  etc.  oiarpoç  m.  'taon,  Tabanus  boviuus,  lat.  cfsthis:  fig. 
aiguillon,  piqûre,  transport  de  fureur,  de  douleur,  de  désir'  : 
gr.  oî|ua  (*oia-|aa)  n.  'attaque  impétueuse',  zd  aèéma-  'colère' 
skr.  isnati  'mettre  en  mouvement',  lat.  iva  {*eisà)  'violence, 
colère',  v.  norr.  eisa  'se  porter  vivement  en  avant',  lit.  (von  der 
Osten-Sacken  IF.  XXIII  370)  ttistni  'passion  violente":  voy. 
en  dernier  lieu  Sadee  KZ.  43,  247  sq.  —  De  là  oicTTpâv  'piquer 
comme  pique  le  taon,  aiguillonner;  intr.  être  furieux'. 

1)  [Brugmann  IF.  XXIX  231  (liibl.)  voit  auj.  dans  hom.  ôijtô; 
le  préf.  b--{-*is-  (:  skr.  «.s-)  contenu  dans  îôç  m.    trait'.] 


—     694     — 

oïauTTOç  m.,  ion.  oiaûmi  f.  (Hpc.)  'suint  du  mouton,  laine  grasse'; 
ion.  oiauTTiç,-iboç  f.  'flocon  de  laine  g-raisseuse' (Hpc.)  <  *ôFi-ç 
'mouton'  (cf.  oicrTTuuTri)  +  un  élément  obscur;  hypothèse  chez 
Prellwitz2  326. 

oïcTuj  (dor.  oiauj,  -oeviieç  Théocr.)  fut.  'je  porterai',  cf.  aor.  hom. 
oiO"é|Lievai  j.  ion.  otvoîaai  (Hrdt.)  oicrréç  'supportable'  (Thuc). 
Le  rapport  avec  skr.  mti  'chercher  à  atteindre'  (voy.  s.  v.  hom. 
îe|uai  'tendre  à,  faire  effort  vers'  p.  367)  se  heurte  à  l'absence 
du  F-  en  gw,  attestée  par  v.  arc.  èîTOicrri  subj.  aor.  Michel  195 
=  Solmsen^  1  =  Buck  Gr.  D.  17  et  par  l'épopée;  cf.  Osthoff 
Suppletivw.  59  (bibl.). — L'hypothèse  de  Prellwitz  ^  326  (*oÏT-auj 
'*je  ferai  avancer',  skr.  éta-h  "qui  se  hâte',  lat.  ûtor  (v.  lat.  inf. 
oitier)  alqâ  rè  '*je  tire  profit  de  qc.')  ne  convainc  guère. 

hom.  etc.  oîtoç  m.  'sort,  destin,  infortune'  =  zd  aëta-  m.  'la  part 
qui  échoit'  {\.-Q.^oito-s  'part'.  Bartholomae  IF.  XII 139.  Airan. 
Wb.  11  sq.),  cf.  ïcaaaear  KX^poûaBai.  Aéapioi  Hésych.  (cf. 
Hoffmann  Gr.  D.  II 238.  Brugmann  Gr.Gr.^  101),  puis  (Osthoff 
BB.  24,  209  sq.  bibl.)  gr.  aîcra  (*aiTia)  f,  'part  qui  échoit'  (voy. 
s.  V.  p.  28  sq.),  osq.  aeteis  'partis'.  —  Pour  lat.  iltor  v.  lat.  inf. 
oifier  ""faire  usage  de'  voy.  Walde  ^  s.  v. 

oïqpuj  (Théra GDI. 4787 sqq.  crét.  lac),  2.sg.oi(pdç  ou  oiqpeîç  (Ath. 
XIII 568  e)  'f utuo'  :  skr.  i/dhhati  slov.jebati  niss.jehdtî  'f utuere', 
l-(i.*oiehh-.  Fick  P  522.  Hirt  Abl.  §  653.  De  là  oîcpôXriç  m., 
oiqpôXiç  f.  'dissolu'  Hésych.  Eust.  ^). 

hom.  etc.  oïxo|uai  (et  oîxvéuu  -w  Hom.  Pind.  Soph.)  's'en  aller, 
partir'  :  lit.  eigà  'marche'  dans  leiga  'entrée'  iszeiga  'sortie' 
(Prellwitz^  221.  ^326),  arm.  ijanem  'je  descends'  (J  <  gh  +  s 
de  l'aor.)  ijavankli  pi.  'auberge'  ijavor  'hôte'  (Scheftelowitz 
BB.  28,  311.  Pedersen  K.Spr.  1 101),  irloegrhdte'  (Pedersen 
1.  cit.),  i.-e.*eigh-  *oi(fh-. 

hom.  etc.  oiujvôç  m.  'grand  oiseau,  oiseau  de  proie,  oiseau  qui 
annonce  l'avenir;  présage,  augure'.  A  l'étym.  connue  gr.  comm 
*oFiuj-vô-ç  :  \at.avis  skr.vih  etvê-h  zd  r^Voiseau'  (J.Schmidt 
KZ.  32,  374  sqq.  Solmsen  KZ.  37,  12.  Osthoff  Et.  Par.  I  247) 


1)  [Brug-mann  IF.  XXIX  238  n.  (bibl.)  voit  auj.  dans  oïqpiu  le 
préf.  *o-  +  -ibh-,  degré  réduit  de  i.-e.  *iebh-.] 


—     695     — 

Brugrnaiin  IF\  XVII  487  sq.  préfère  un  i.e.  *oiso[u]-n/)-s  (qL 
hom.  u'iuuvoç  'petit-fils'  :  uiùç),  cf.  gr.  oî)aa  (*oîcr-|iia)  d.  'attaque 
impétueuse'  oiiiàv  'fondre  sur'  (O  252.  X  140),  zd  af'sma-  'co- 
lère, emportement',  etc.,  tb.  ^oisu-,  cf.,  au  degré  réduit,  skr. 
/.sw^gr.îôç<*iaF6-ç 'trait';  voy.  aussi  SadeeKZ.  43, 245 sqq. ';. 

Hrdt.  att.ÔKéWuj,  aor.ujKeiXa  trans.  'faire  aborder',  intr.  'aborder', 
contient  i.-e.  *o-  (voy.  s.  v.  ô-  p.  681)  +  KéXXuu  m  sens  fvoy. 
s.  V.  p.  432). 

att.  ÔKXâlou  (bom.  \xç.T-o\Ckàlw  N  281  )  's'accroupir;  trans.  flécbir, 
ployer';  ÔKXabiaç  (bicppoçi  m.  'pliant';  ÔKXabôv,  ÔKXciE  adv. 
'à  croupeton'.    Etym.  inconnue. 

boni.  etc.  ôkvoç  m.  I.  'lenteur,  bésitation';  ÔKvéuu  -ûù,  boni.  oKveiuj 
E  255  par  ail.  métrique,  ipf.  ùjkvcov  Y  155  'tarder,  bésiter  à'. 
Étym.  obscure.  —  Ublenbeck  PBrB.  27, 115  part  du  sens  prim. 
de  '*réflexion'  et  en  rapproebe  got.  aha  'voûç'  ahjan  'vo)niZ;eiv' 
V.  b.  a.  (ihta  'attention'  etc.  (voy.  s.  v.  6\x\xa).  —  L.  Meyer  I  502 
pose  un  *F6tkvoç  :  skr.  vdficafi  'aller  de  travers,  vaciller' 
cahikùh  'cbancelant',  lat.  racillo  (dont  la  R.  est  uoq  'courlier, 
flécbir'!). 

oKVOç  m.  II.  'butor'.   Voy.  s.  v.  ÔYKdaôai. 

ÔKpiç,  -loç  f. 'pointe,  protubérance'  (Hpc);  ÔKpiôeiç  (Hom.  Escb.i, 
oKpiç,  -iboç  (Escb.)  'âpre,  raboteux';  liom.ÔKpiûa6ai  'être  irrité'; 
ÔKpi-pâç,  -avToç  m.  (:  paivuj)  'estrade'  (Plat.)  :  v.  lat.  (dial..  cf. 
Ernout  El.  dial.  205  sq.)  ocrls  'nions  confragosus'  marrucin  géii. 
»^.  ocres  ombr.  ukar  ocftr 'arx,  nions'  làt.Ocriciilimi,  ïrl.  oc/tair 
gall.  oc/tr 'coin, bord'  (Fick  11*6.  Pedersen  K.Spr.  I  123.  178), 
cf.  gr.  ôHûç  'aigu',  i.-e.  *oq-  et  voy.  s.  v.  ctKaiva  p.  32  sq. 

bom.  ÔKpuoeiç  'qui  donne  le  frisson,  effrayant,  borriblc'  (:  Kpùoç 
p.  522)  est  né  par  fausse  coupe,  la  le(,'on  originale  ayant  dû 
être  KttKoiurixâvoG  KpuoécrariÇ  Z  344  et  èTribrmioo  KpuôevTOç  I  64. 
—  L'avis  de  F.  de  Saussure  MSL.  VII  88  scj.  (:  skr.  drri'  lit. 
aszarà  'larme')  est  caduc. 


1)  [Brugmann  IF.  XXIX  233  (bibl.),  rappelant  la  forme  ôiuivôç 
signalée  par  Tryphon,  postule  auj.  un  prim.  *o-isô[u]-no-s,  c.à-d.  *t)- 
préf.  -f  un  parent  de  .skr.  isuh  gr.  iéç:  cf.  les  art.  ôîouai  et  ôïcjtôç 
avec  les  notes.) 


—     696     — 

ÔKiaXXoç'  ô  ôcpôaXiuôç  rrapà  BoiuuToîç  Arcad.  Voy. s.v.  ép. ôacTe. 

OKTUJ  (hér.  ÔKTuu  d'après  ëE  l-nxà,  él.  ôtttuj  GDI.  1168  d'après 
éîTTd,  béot.  ÔKTO  lesb.  ÔKTO-Kai-beKaioç  comme  buo,  avec  une 
brève  prob.  due  à  l'influence  de  é-mâ)  'huit'  =  xéd.asfd  {astâû) 
zd  asta  tokh.B  okt  lat.oc^ô  irl.  ocM  n-  (d'après  secht  n-)  gaW.icyth 
bret.  eiz  (<  *oJ£tt,  plus  ane.  *oktii  ^oktô)  got.  ahtau  v.b.a.  ahto 
V.  norr.  àtta,  cf.  lit.  asztûnî,  arm.  (Brugmann  Grdr.  P  140. 
Meillet  Esq.  13.  Pedersen  KZ.  39,349  sq.)  uth  (<  *opfô  avec  p 
repris  de  ^septm),  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  428)  tête  {*ste-t€), 
i.-e.*oktô{n),  forme  duelle;  —  v.  slav.  osmï  d'après  l'ordinal 
os)nû  =  lit.  àszmas  v.  pruss.  ace.  asman  '8^'.  En  compos. 
ÔKTUU-  (p.  ex.  ÔKTuO-TTOuç  =  skr.  asta-pad-,  lesb.  ôktuj-ko(Jioi) 
et  ÔKxa-  d'après  éîTia-  etc.  (p.  ex.  ÔKTà-îTOuç  ÔRTa-KÔCioi  dor. 
ÔKia-Kaiioi  '"800',  et  ÔKT-ripTiç  comme  éTTT-ripr|ç).  Cf.  Curtius^ 
163.  Brugmann  Gr.Gr.^  213.  Grdr.  IP,  2,  19  (bibl.).  Cuny 
Duel  53.  Etc.    Voy.  s.  v.  ÔYbooç. 

ion.  att.  ÔKuuxri  f.  'soutien,  appui'  EM.;  ÔKuuxeûuu  'soutenir'  (Sopb. 
fr.  303  D.?).  Voy.  s.  vv.  bom.  6Trajx«T0  p.  270  et  att.  àv-OKuuxn 
p.  63. 

att,  ôXai  f.  pi.  'grains  d'orge  du  sacrifice'.    Voy.  s.v.  bom.  oùXai, 

bom.  etc.  ôXpoç  m.  'bonbeur  matériel,  félicité,  jouissances  de  la 
fortune;  riebesses';  ôXpioç  'heureux,  fortuné'.  Etym. obscure.  — 
Hypothèse  chez  Prellwitz-  327.  —  Avis  désuet  chez  Bezzen- 
berger  BB.  5,  171  sq. 

bom.  etc.  ôXe6poç  m.  'perte,  ruine,  mort,  fléau';  bom.  etc.  ôXé- 
Bpioç  'funeste,  fatal;  malheureux  (Sopb.)';  bom.  etc.  ôXékuj 
'faire  périr';  ôXeTrip,  -f^poç  'destructeur,  meurtrier'  Z  114;  poét. 
ôXXO|ui  (*ôX-vO-|Lii),  fut.  ôXécTuu  att.  ôXiî),  pf.  ôXuuXeKa  (et,  au  sens 
ntr.,  ôXuuXa  'perii')  'faire  périr,  détruire'  (pros.  àTT-6XXû|ui),  moy. 
ôXXûjuai,  fut.  ôXoû|uai,  aor.  ujX6|nnv  'périr,  être  anéanti'  :  lat, 
ah-oleô  'détruire'.  Fick  BB.  1,  58.  Walde^  s.  v. 

ôXéKpâvov  'coude'  (Ar.  Paix  443).  Voy.  s.v.  ibXéKpavov. 

ôXiPpôv  ôXi(79r|p6v.  Xeîov.  èTticrqpaXéç  Hésych.,  cf.  ôXipàEar  ôXi- 
aOeîv  H.  :  v.  b.  a.  slîfan  'glisser'  s/ey/V/r 'glissant'  m.  b.  a.  slipf'en 
'glisser'  ags.  tô-slipan  'périr',  v.  irl.  sleniuu  slemain  {*slib-no-) 
'lubricus'  gall.  Utjfn  'laevis,  aequus'  II  y  fr  car  'la  partie  du  char 
qui  traîne  sur  le  sol'  v.  gall.  limnint  "tondent'  m.  irl.  shpaim 


—     697     — 

{^slîhnô.  Stokes  KZ.  41,  388  sq.)  'je  frotte,  je  lisse',  i.-e.*.x7-^^/-6, 
cf.  *sl-eu-b-  dans  lat.  lahricus  'glissant',  ags.  slïipan  'glisser', 
peut-être  *.s7-«-6-  dans  lat.  lahô  are  'chanceler,  être  près  de 
choir'  làhor  -i  'glisser'.  Cf.  Curtius^  367.  Persson  Wzerw.  189. 
Fick  I^  577.  II'  319 sq.  III*  539.  Lidén  Arm.St.  fil.  Walde* 
402  (bibl.).  441  (bibl.)  et  voy.  s.  vv.  Xeipuj  \^\\x(xl  Xei|auuv  Xeîoç 
(p.  564  sqq.)  ôXiaeâvuu.  —  L'hypothèse  d'un  i.-e.  -^soloigi'- 
(:  \.ïion\  sleikid  'lécher'.  Fick  P  577.  Hirt  Ahl.  §5401  est 
à  écarter. 

ôXItoç  'peu,  petit',  comp.  ôXiîlujv  att.  épigr.  oXtiluuv  (d'après  lauti- 
podique  neiZiujv;  bibl.  chez  Osthoff  MU.  VI  206 sq.),  sup.  ôXi- 
'ficTTOç.  Étyni.  indicpiée  s.  v.  Xoifôç  p.  586.  Voy.  aussi  Lidén 
Arm.St.  97 sq. —  lon.ôXiTnTreXin  e 468 'faiblesse',  hom.ôXiTn- 
TTcXeujv  'étant  faible'  0  245.  t  356,  ôXrpiTTeXriç  'faible'  (Anth.) 
<  ôXiTOç  +  *à7TeXo-  'force',  cf.  àv-aTreXàdaç*  àvappiuaBeiç  Ilé- 
sych.,  ion.  àvqTreXiri  '  àaGéveia,  ion.  vriTreXeuu  'être  faible',  eùriTTeXqç 
H., -iâ  f. 'prospérité' (Call.j,  KaKrjTreXéujv.  -iâ  f.  (Nie),  v.  norr. 
af'l  n.  'force,  secours'  v.  h.  a.  ahalfm  'avoir  de  la  force'.  Prell- 
witz  BB.  24,  215.  Brugmann  Grdr.  H-,  1,  363:  voy.  Walde- 
s.y.  op.v*).  —  ôXif-ujpoç 'négligent'  lupiâ  f. 'négligence' -uupeîv 
's'inquiéter  peu'  i cf.  TioXuuupeîv)  :  ùjpa  f.  'souci'. 

ôXiaBdvuj,  fut.  oXia9iîauu,  aor.  ùjXiaôov  'glisser';  oXiaGnpôç  'glis- 
sant'; ôXiaOoç  m.  'endroit  glissant-,  glissement'  (-a6-  <  -dh-t-)  : 
V.  h.  a.  slifo  (ail.  niod.  tichJittcn)  v.  norr.  shdi  m.  angl.  slede 
'traîneau'  ags.  .ç//fZo>- 'lisse'  sJidan  'glisser',  m.irl.  slaet  'glissoire' 
gaél.,s7rtOf/  'drag,  trail'  ["^'shdd/i-iio-?),  lit.  .s7/c?/Vn 'lisse,  glissant' 
sli'/sfii  slijsti  'glisser'  lett.  sJidas  'i)atin'  v.  slav.  sh'dâ  'trace', 
])eut-ctre  skr.  sredhaf rcouviv  en  dévoyé,  errer,  s'égarer':  i.-e. 
'^(s)lidh-  est  un  élargiss.  de  "^''{s)//-,  voy.  s.  v.  ôXippôv  gl.  ;  sur 
ce  groupe  voy.  Lhlenbeck  PBrB.  26,  294  sq. 

ôXkii  ôXkôç  etc.  Voy.  s.  v.  cXkuu  p.  244:  cf.  en  outre  v.  irl.  <ir- 
-osailchu  'j'ouvre'  (<  *od-,so/citn  '*je  tire  loin  de'.  Vendryes 
MSL.  XV  360s(iq.),  arm.  hehj  'tardus,  segnis,  lentus;  piger', 
i.-e.  *tieh/-  (Lidén  Ami.  St.  47s(|.t. 

1)  [Ajoutez  auj.  TeuTÎanXoç  nom  d'un  Kléen  chez  Tlnic.  III  29 
'  -b^uxovp-xàc,'  <Ci.-v.*feiif(l  [got.  l)iinl(i)  '|>euple'  +  *ap{c)lo-.  Prellwitz 
KZ.  45,  159.] 


—     G9S     — 

poét.  ôXXû|ui  'détruire'.    Voy.  s.  v.  ôXeGpoç. 

ôX)iioç  m.  'pierre  cylindrique  A  147;  mortier  à  piler  (Hsd.Hrdt.); 
pétrin  (Ar.  Guêp.  238/  <  R.  FeX  i.-e.*iiel-  (Sommer  Gr.Lautst. 
111  pose  *suel-)  'tourner';  voy.  s.  v.  eiXuuu  p.  224sq. 

hom.  etc.  ôXoXvjZ!lu,  fut.  -uHo|uai  "pousser  des  cris  aigus  et  pro- 
longés'; hom.  etc.  ôXoXûYr)  f.  'cri  aigu  et  plaintif;  ôXoXDYaiâ 
(vuKTep(ç);  ôXoXuç  adj.  m.'({ui  pousse  des  cris  de  femme  >  niais, 
nigaud'.  Cf.  uXâv  ùXaKieîv  'aboyer',  skr.  uluUh  ulîdu-h  'ulu- 
labilis,  ululatus',  lat.  ulula  'chouette'  ululô  -are  'hurler'  ulucus 
(:skr.  ûlfil'a-h)  'chouette',  lit.  ulôti  ulûlôti  'crier  «halloh!»' 
uhda  hangos  'les  flots  hurlent'  ulbdti 'crier,  chanter  (pic);  — 
criailler,  piailler  (enfant)',  arm.  oib,  gén.olhoi/  'plainte,  lamen- 
tation' (:  hom.  etc.  ôXocpôpoiuai  'se  lamenter;  trans.  déplorer', 
hom.  oXoçubvoç  'plaintif'),  m.  irl.  tilach  'clameur'  (Stokes  BB. 
23,61)  ir\.mo([.{t)ul-chahhcM7i'cho\\eite'  ( Stokes KZ. 41, 390); 
onomatopée,  avec  ou  sans  red.,  *ol-  *u]-.  Cf.  Curtius^  371. 
Fick  BB.  1,64.  Persson  Wzerw.  245  n.  2.  Hubschmann  Arm. 
Gr.  1 481.  Charpentier  KZ.  40,446.  Brugraann  Grdr.  IP,  1,46. 
128.  258.  358. 

hom.  ôXooÎTpoxoç  N  137,  ion.  ôXoi-  (Hrdt.),  att.  ôXoi-  (Xén.)  m. 
(comme  adj.  chez  Théocr.  XXII  49)  'bloc  de  pierre  qui  roule' 

<  R.  FeX  i.-e.^uel-  'rouler'  (voy.  s.v.  eiXuuu  p.  224sq.)  +  Tpéxuj; 
le  !«'■  élément  est  un  loc.  (G.  Meyer^  454).  Cf.  Curtius^  358. 
SchulzeQu.ep.  317n.4.  Brugmann  IF.  XI271.  L.MeyerI586. 
—  Le  sens  de  '*qQi  roule  de  façon  à  détruire'  (:  hom.  tragg. 
ôXoôç  [voy.  l'art. suiv.])  admis  parButtmann  est  moins  plausible. 

poét.  ÔXoôç  -1T  -ôv  (hom.  ôXoiôç  X  5.  A  342,  Hsd.  ôXuuïoç)  'funeste' 

<  *ôXoFo-ç,  dissim.  de  *ôXeFo-ç,  base  ôXe-  (:  ôXe9poç  ôXXdiui), 
cf.  J.  Schniidt  KZ.  32,  332  sq.  337.  Brugmann  IF.  XI  270. 
Grdr.  II-,  1,  203.  Hom.  ôXoô-qppujv,  -ovoç  'malfaisant;  redou- 
table'. —  Le  rapport  (Bugge  PBrB.  13,  182.  Osthoff  op.  cit. 
18,  256.  Noreen  Abriss  126)  avec  l'obscur  got.  bahca-wës-ei 
'méchanceté',  b-  étant  d'origine  suffixale  (i.-e.*6A/- *67j/- selon 
Osthoff,  *[a]po-  selon  Noreen)  n'est  rien  moins  que  sûr. 

hellénist.  ôXôtttuu  'écorcber;  peler'  (partout  aor.),  prés.  seul. 
ôXÔTTieiv  Xenilew,  xiXXeiv,  RoXâmeiv  <  ô-  préf.  +  hom.  Xottôç 
m.  'pelure',  Xérro)  'écaler,  écosser,  peler'. 


—     f39<»     — 

att.  ô\oç,  ion.  éj).  oùXoç  'entier,  intact'  <  *ôXFo-ç,  i.-e.  *soî-uo-s 
=  skr.  sdrvah  'intact,  entier,  tout,  chacun'  zd  ha*'rca-  v.  pers. 
haruva-  'intact,  entier';  att.  ôXÔTriç,  -tiitoç  f.  'totalité'  =  skr. 
s-arvdtcU-  zd  JnO'rvatdt-  'intégrité,  perfection':  cf.  gr.  ôXoôç  < 
*6XeFoçSnid.,6\oeÎTarù-fiaiveiHésycli.,lat..w/Mo.s'(<*.vrt?eMO-.v, 
i.-e.*.S'''Z-eM0-5?  Voy.Walde^s.v.)  osq.  (JaXaFç  ;  hom.ouXe 'salve' 
est  le  voc,  et  lat.  salve  en  est  l'exact  correspondant,  avec  ail. 
ultérieur  de  la  voy.  finale  du  mot  senti  comme  impér.,  cf.srt/r^O 
(Tburneysen  KZ.  28,  160.  Schulze  Qu.  ep.  104.  Brugmann  IF. 
XI  268).  Arm.  o/-ysain,  complet'  est  peut-(4re  issu  d'un  *.W-/o-.v 
(Hiibschmann  IF.  XIX  476  n.  2r,  cf.  encore  aib.^^/f 'puissant, 
gras,  courageux,  vif'(G.Meyer  Alb.  Spr.  137.  Alb.St.  III4o.75. 
Solmsen  KZ.  37, 15;  i.-e.*so/o-.v),  \?d.soUdus  'tout  d'une  pièce; 
complet,  entier'  \.\2l\..so11us  'totus  et  solidus'  i*soI-7io-si,  v.irl. 
shîn  'sain,  entier'  (i.-e.  "^sld-no-.s  selon  Pedersen  K.  Spr.  I  r)3, 
ou  *sIno-s).  Curtius'^  'Ml  sq.  Brugmann  Total.  49.  Grdr.  II-, 
1,  202.  451.  Walde2  674 sq.  (bibl.). 

ion.  ôXôç  m.  'liqueur  de  la  sèche  (Hpc);  liquide  trouble  (Antli.)' 
est  rapproché  par  Prelluitz'^  321),  en  tant  que  '-'salôs  'Pi,  de  lat. 
salira,  v.  irl.  sail  gl.  'hibes'  m.  irl.  salach  'sordidiis',  v.  Ii.  a.  salo 
'de  couleur  sonil)re,  sale'  v.  norr.  soir  'jaune',  y.fi\ay.  slamoci/e 
'glaucitas'. 

ôXo-ax€pr|ç  'entier,  complet,  accompli' <  ôXo- -}- axepôç  'con- 
tinens';  voy.  s.  v.  èTTiaxepiû  p.  268. 

ôXo-q)XuKTÎç,-iboç  f. (Hpc.),dissim.  en  ôXo-cpuKTÎç,  et  ôXocpuYbcûv, 
-ôvoç  f.  (Théoer.)  'pustule'  <  ôXôç  'liqueur  trouble'  +  qpXuKTÎç 
'qpXÙKTaiva'.  —  Il  n'y  a  pas  lieu  d"v  chercher  un  *ôXoç  ''""oXFoç) 
adj.  'pernicieux';  cf.  Brugmann  IF.  XI  271. 

hom.  etc.  àXo96po|aai,  boni.  ôXocpubvôç.  Voy.  s.v.  ôXoXûciu. 

boni.  ôXoqpûjVoç  'funeste  (V),  perfide  (?)'  a  été  rapporté  à  hom. 
éXeqpaipoMai  'tromper',  voy.  s.v.  p.  243;  en  fait,  le  mot  est  ob- 
scur, cf.  K.  Reichelt  KZ.  43,  108.  —  Le  sens  de  'destructeur 
d'hommes'  (en  tant  qu'issu  de  poét.  oXoôç  'funeste'  -|-  qpiûç 
'homme')  n'est  pas  vraisemblable,  cf.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,536 
n.  2. 

ôXtt)]  f.  'flacon  à  huih'".  Voy.  s.v.  èXtroç  p.  24(i. 


-     700     — 

ôXuvôoç  m.  'figue  tardive  et  qui  mûrit  rarement'  <  *FoX-,  i.-e. 
'^suol-  :  m.  h.  a.  swil  {*sueles-)  "durillon'  selon  Lidén  Stud.  98. 
Le  mot  est  plutôt  médit.  (Fick  Vorgr.  Ortsn.  153)  et  dès  lors 
sans  parenté  connue. 

hom.  etc.  ôXùpâ  f.  'épeautre'  (*ô\ûpiâ).  Voy.  s.  v.  è'\u)Lioç  II. 
'millet'  p.  246. 

hom.  etc.  ôiuaboç  m.  'rassemblement,  multitude;  tumulte';  hom. 
ô)Liabeîv  'se  rassembler  à  grand  bruit'  :  skr.  samâd-  f.  'lutte' 
<  sâm  'avec,  ensemble',  voy.  s.  v.  b\x6ç,.  Brugmann  Grdr.  II-, 
1,  468.  Berneker  EW.  345. 

b\xa\ôc,  'uni,  lisse'.    Voy.  s.  v.  ô|uôç. 

hom.  etc.  ôfi^poç  m. 'pluie';  èjuppeiv 'pleuvoir  (Hsd.);  trans.  laisser 
couler,  mouiller  qc.';  ô|upprip6ç 'pluvieux' (Hsd.).  Voy.  s.  v.  àqppôç 
p.  106  (-h-  pour  -hh-  après  nasale). 

ion.  att.  ôjuripoç  m.,  aussi  -ov  'gage,  otage';  hom.  poét.  ô)aapTeîv 
*" *s'ajuster ensemble,  accompagner' <  Ô|lioû  +  R.ap,cf.àpapiaKuj, 
*àpTÔç  adj.  verbal.  —  Hom.  tragg.  ô|uriTupiÇ>  -loç,  dor.  -â- 
(Pind.)  'assemblée';  hom.  ôjuriYepriç  'rassemblé'  0  84  <  ô|uoO 
+  àïeipuj;  voy.  Solmseu  Beitr.  116.  —  Hom.  etc.  ôjafiXiE,  -ikoç 
'de  même  âge,  compagnon';  voy.  s.  v.  r\K\l.  p.  320.  L'avis  de 
Prellwitz  -  329  est  à  écarter. 

ion.  att.  ô|uïXoç,  éol.  ôjuiXXoç  (Hoffmann  Gr.  D.  II  488)  m.  'ras- 
semblement, foule;  tumulte':  hom.  etc.  ô|LiîXeîv  'être  en  relations 
avec;  se  rassembler;  en  venir  aux  mains';  posthom.  ô)aïXiâ, 
ion.  -ri  f.  'réunion,  assemblée;  commerce  habituel'  <  *ô|uo-|uiX- 
par  haplologie  syllabique  :  skr.  ;«z7rt7/ 'venir  ensemble,  se  réunir' 
mêla-h  'rencontre,  relations',  lat.  miles  -itis  'soldat'  {tml-it-ês 
'*ceux  qui  marchent  en  troupe').  Johansson  IF.  II 34  n.  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  224.  —  Pour  lat.  mille  voy.  s.  v.  xtXioi. 

ô|Liïxeîv  'uriner'  (Hsd.);  cjuix^a  n. 'urine'  (Esch.),  cf.  à)uîtar  oùpfiO'ai 
Hésych.,  skr.  mëha-h  'urine'  mehatt  zd  maëzaHi  'uriner'  zd 
ynaësma-  maèsman-  'urine',  arm.  niêz  'urine'  mizem  'j'urine', 
lat.  mlngô  mèjô  (c.-à-d.  meiiô  <  *meigh-io)  v.  norr.  mîga  ags. 
mi;^an  lit.  niëèù  mïszti  lett.  mizt  serb.  mizafi  'uriner',  got. 
maihstus  'KOTrpia'  v.  h.  a.  iii'tst  ags.  meoœ  'fiente',  i.-e.  ^meigh- 
(distinct  de  ^nieigh-  s.  v.  ô|uixXn),  cf.  inoixôç  p.  643  ^).  Curtius'' 
1)  Les  objections  formulées  par  Wackernagel  Hellenistica  (Gôtt. 


-     TOI     — 

194sq.  Fick  r  103.  278.  511).  Ill'olOsq.  HUbschniann  Ariu. 
Gr.  1  474.    Solnisen  KZ.  39,  218  sq.  -  bihl.). 

ion.  ép.  ônix^n,  att.  ôiaix^n  f.  'brouillanr  :  skr.  mêqhd-h  'nuage' 
iiùh-  f.  'brouillard,  vapeur'  zd  nui^ya-  'nuaire',  arni.  mêii  'brouil- 
lard' (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  474i,  alb.  nijt'yuh  'brouillard' 
(G.  Meyer  Alb.  Spr.  283),  lit.  iniglù  nnjqJà  lett.  migla  v.  slav. 
mhjla  'brouillard',  néerl.  dial.  7nif/(/eIrn  'foinber  en  pluie  fine', 
i.-e.  *tiieigh-,  cf.  bon».  àinixOaXôtacruv  ace.  f.  sg.  p.  53  sq.  Cf. 
Kern  IF.  IV  106  sqq.  Franck-van  Wijk  EW.  434  s.  v.  mist. 
l.-e.*meigh-  (voy.  l'art,  préc.),  *nieigh-  et  '^leis-  (v.  norr.  7niiitr 
'temps  sombre'  ags.  mist  'brouillard'  néerl.  dial.  miezeUn 
'bruiner')  sont  prob.  des  élargiss.  de  *inei ,  cf.  Walde^  486. 

6)Lifia,  -aïoç  n.  'œil'  <  *Ô7T)aa,  \.-e.*o(/¥'m)if  voy.  s.  v,  ôcrcre.  Ou 
en  a  rapprocbé  got.  ahma  m.  'esprit'  (ihjan  'croire'  icf,  ôcrcro^ai 
<  *oql'io-),  rapport  excellent  pour  le  sens  (cf.  ail.  einsicht 
'examen,  intelligence,  entendement'  :  sehen  'voir'),  sinon  pour  la 
forme  (on  attendrait  got.  /f);  cf.  Zupitza  Gutt.  72 sq.  Brug- 
mann  Grdr.  IP,  1,  240.  Torp  chez  Fick  HP  8.  Feist  EW.  9. 

boni.  etc.  Ô|livù)lii  Ô|uvûuu,  fut.  ônoO)aai,  récent  ÔMÔauj,  aor.  ép. 
\jj\xoaaa  att.  ÙJiaoaa,  pf.  ô)nuLJ^0Ka  'jurer'  :  skr.  anû-sva  impér. 
'jure',  cf.  àmatra-h  'ferme'  (aor.  auv-o|a6aai  :  skr.  sdinum-). 
Voy.  le  suiv. 

hom.  ô^oiioç  (Ct  non  6-)  'funeste',  épitb.  de  Tfipaç,  Gàvaioç, 
veÎKOç,  tt6\€|uoç,  est  formé  sur  un  *ô^A0i-Fâ  (<  *à)aujiFa?),  cf. 
^kx.dm'i-va  'souffrance,  détresse,  maladie'  (  :  dmi-ti  'tourmenter') 
zd  ((tnat/avâ-  'souffrance',  v.  norr.  ((m((  'tourmenter,  léser',  ou 
sur  un  *ô|ao-Fà,  cf.  aor.  ô|Li6-crai  :  skr.  <iiir/-sv(i  impér.  'jure'; 
i.-e. *omo- *omr>- 'agir  énergi  (luenient  vis-à-vis  de'.  Solmsen 
Uuters.  101  sq.  (bibl.).  Brugmann  IF.  XII  401  s(i.  Grdr.  II-, 
1,  207. 

6|noioç,  ion.  et  anc.  att.  ô)aoîoç  'semblable'.    Voy.  s.  v.  6)a6ç. 

liom.  poét.  Ô|hokXiî  (et  non  ô)  f.  'clameur';  hom.  poét.  ÔMOKXâtu 
-t'uj  'crier  violemment'  <  *ô)ao-  (voy.  s.  v.  hom.  oiaoiioçi  + 
KaXéuj  -û),  pf.  KéKXriKa,  crét.  àv-KX^inevoç.  Jacobsohn  Pliil.  .')7, 
512.  KZ.  42,  160  n. 

1007)  p.  7,   n.  2   contre    le   rapprochement   de   uoixo;  et  de  6uîxeiv  et 
tirées  de  la  sémantique  ne  semblent  pas  probantes. 


—     702     — 

hom.  ô|LiôpYvD)ai  'essuyer'.    Voy.  s.  v.  àjuépYUj  p.  52. 

ô|Liôç  'semblable,  pareil,  commun'  <  i.-e.  *somôs  =  skr.  saniâ-h 
zd  V.  pers.  hama-  'semblable,  le  même',  irl.  som  'même',  got.sama 
(avec  passage  dans  la  décl.  des  th.  en  -n-)  'le  même',  cf.  skr.  sdin 
lit.  sa-  v.slav.  sa-  'avec';  le  degré  long  dans  v.  slav.  saynii  Mpse, 
solus'  (zd  hama-  'pareil,  le  même'),  subst.  irl.  sam  '*égalité, 
*régularité  >  repos'  et,  avec  un  autre  morphème,  saini  'tran- 
quille, doux'  {*mmi-s),  v.  sax.  sOmi  'passablement';  i.-e.  *sem- 
'un',  voy.  s.  V.  att.  eîç  p.  230  sq.  et  cf.  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  II-, 
1,  165.  De  là  ô^iaXôç  'égal,  lisse,  uni',  cf.,  avec  un  autre  degré 
de  la  R.,  lat.  similis  i^semilis)  simul  (v.  lat.  semol  semul)  ombr. 
suinel,  v.irl.  samail  'ressemblance'  gaM.hafal  'similis,  par' v. irl. 
samlith  'simul',  puis  got.simlë  '*une  fois,  autrefois'  etc.;  — 
ô|uoioç,  ion.  et  anc.  att.  ôjuoîoç  'semblable'. 

o^iTTVii  et  pi.  ôjLiTrvaif.  'fruits  de  la  terre,  blé,  froment'  (Lycophr. 
Call.  Nie);  Ô|littvioç  'qui  concerne  les  céréales;  nourricier;  abon- 
dant, riche'  (ôfiTivia  épith.  de  Déméter  =  aima  Celles)  :  skr.«^- 
nah  n.  'richesse,  possession',  lat.  ops,  gén.  opis  'puissance, 
richesse;  aide,  secours'  Ops  'déesse  de  la  moisson',  v.irl.  âne 
'richesse',  lit.  àpstas  'abondance,  provision'  apstùmas  'plénitude, 
richesse' «2^.sf^>.v 'riche'.  Curtius^510.  Pour  des  essais  d'analyse 
ultérieure  (:  lat.  opus,  m.  h.  a.  uop  'exercice'  et 'culture  du  sol', 
lat.  Opscl  Oscl  'Osques'  ['OttikoI]  en  tant  que  '  *paysans',  etc.) 
voy.  Walde  s.  v.  ops. 

ôjLiqpd"  66\xr\.  AaKuuveç  Hésych.,  cf.  ô|ucpr|'  irvori,  TT0T-6)a(per  irpocr- 
6Z:ei,  eùojuqpoç  'au  doux  parfum  (pôbov)'  (Ath.XV682c)  <  i.-e. 
^ojdgUhâ  *07dgliliô  :  v.norr.  anga  'sentir'  angi  m.  'parfum'  ang  n. 
'sensation  agréable'.    Lagercrantz  KZ.  35,  278  sq. 

hom.  etc.  ôjuqpaXôçm.  'nombril;  bosse  du  bouclier  A  34;  bouton 
du  timon  Q  273;  centre'  :  skr.  nàbhi-h  'nombril,  moyeu,  parenté' 
ndbhya-m  'moyeu'  nâhhila-m  gramm.  'dépression  ombilicale'  zd 
nahâ-nazdista-  'le  plus  proche  parent'  (zd  nafa-  pers.  mod.  nâf 
'nombril'  avec/"  <  i.-e.^^),  lat.  Mm&iZ/c?/^ 'nombril'  umhô  -ônis 
'bosse  d'un  bouclier',  v.irl.  imhliu,  gén.  imblenn  {ce\t.*imbilôn-) 
'nombril',  v.  h.  a.  naba  ags.  îiafu  v.  norr.  no  f  moyen'  v.  h.  a.  na- 
balo  ags.  nafela  v.  norr.  nafle  'nombril',  v.  pruss.  nabis  'moyeu, 
nombril' Xtii.naba 'nombril';  'i.-e.*onobh-  (Hirt  Abl.  §  639).  Cur- 


-     703     — 

tius''  294.  Fick  I'  97.  276.  50.').  11'  35.  IIP  293.  Brugiuaim 
Grdr.  IP,  1,  298.  3H4.  607.  Etc. 

hom.  etc.  ôpicp ut,  -âKOç  f.,  poster,  m.  'raisin  vert';  ôiacpaKÎZluj  ''n'être 
pas  mûr,  être  acide;  nioy.  cueillir  le  raisin  encore  vert';  ôuqpa- 
KÎç,  -iboç  f .  'cupule  des  glands  employée  en  tannerie'.  Mots  f(»rmcs 
sur  un  gr.  *ô|aqpa  <  i.-e.  *.HoidgUha  :  v.  h.  a.  sanç/a  'épis  qui 
mûrissent'.    Lagercrant/  KZ.  35,  285  sqq! 

hom.  poét.  ôiucpiî  f.  Voix,  voix  divine,  oracle'  <  i.-e.^soyg'.'Ita  : 
got.  .sigr/wan  v.  norr.  syngua  ags.  sinjan  v.  h.  a.  v.  sax.  singan 
■"chanter'  got. sdggws  v.  norr.  sqngr  ags.  .srt«j  à'Owj  v.  h.  a.  v.  sax. 
.^•ang  'chant'.  Kluge'  427.  Feist  Grd.  d.  got.  Etyni.  487.  EW. 
229.  Noreen  Abriss  14(5.  Zupitza  Gutt.  100. 

hom.  etc.  ôvap  n.,  seul.  nom. -ace.  sg.  'rêve',  adv.  'en  rêve':  hom. 
etc.  ôveipoç  m.  -ov  n.,  éol.ôvoipoç,  crét.  dvaipoç,  gén.  sg.  ion.  att. 
ôveipaTOç  pi. -ara  'rêve'  :  nriu.  imiirj  'rêve'  (Bartholomae  Bli. 
17,  103.  18,  34.  IF.  H  '2i)S.  Hubschmann  Arm.  Gr.  l  420. 
Meillet  Esq.  29.  32;  arm.  conim.  *rt»ôr-  :  ôvap  =  jéx.}iujp  :  têk- 
iuap),  alb.  âdere  'rêve'  {*anrio-.    G.  Meyer  Alb.  Spr.  11) 

ép.  oveiap,  gén.  ôveiaxoç,  ])1.  ôveiaian.  'utilité,  profit,  avantage' 
doit  être  lu  ôvriap,  ôvriaioç,  ôvriaia  (*ôvr|-FaT-j.  Voy.  s.  v,  ôvî- 
vrmi.  Brugmann  MU.  II  225.  Schulze  Qu.  ep.  226.  '22S.  Hoff- 
mann Gr.  I).  Il  3,'54. 

hom.  etc.  oveiboç  n.  'reproche,  blâme';  hom.  etc.  ôveibiZ^uu  'invec- 
tiver' :  got.  naifcins  'diffamation'  ga-naitjan  'diffamer'  v.  h.  a. 
neizzen  'tourmentcf ,  lett.  tidtds  'haine'  7iîst  et  7ifdét  'haïr',  skr. 
nid-  nidâ  nidâ  nindâ  'raillerie,  affront'  nindafi  zd  wrt^r/ 'railler, 
outrager'  (Osthoff  MU.  IV  325.  Perf.  395.  Bartholomae  Airan. 
VVb.  1034),  Rrm.  (inicanem  'je  maudis'  (Pedcrsen  KZ.  39,424; 
-c-  <  -ds-). 

hom.  ôvOoç  m.  'fiente,  fumier'  :  m.  !>.  a.  adel{e)  'coeuum,  lutum' 
ags.  adel{a)  'immunditia,  putor'  (angl.  addled  eqg  '(cuf  pourri"), 
i.-e.  '^ondh-  ''odh-.  Lidén  U.U.  .\.  1894,  p.  81.  Torp  chez  Fick 
IIP  10.  Falk-Torp  EW.  s.v.  aile. 

hom.  etc.  ôvivrim,  fut.  ôvnauj  'être  utile',  moy.  ôvivâ)nai,  aor. 
lùvriiuriv  'tirer  profit  de';  hom.  att.  6vn(Jiç,  -euuç,  dor.  ôvdaiç  f. 
'utilité';  hom.  ôvr|ap  n.  'profit'  (voy.  s.v.  ôveiap);  compar.  *ovn- 
"îujv,  ntr.  ôvriïov  (Nie.  Al.  ()27),  cf.  dor.  ôvdïov    ms.  ôvaiov)* 


--     704     — 

âpeiov  Hésych.,  ion.  superl.  ôvriiaxoç  Me  plus  efficace',  cf.  aussi 
tbess.  ôvaïov  GDI.  1333  (Schulze  Qn.  ep.  226  sqq.);  R.  ôvâ. 
Etym.  obscure.  —  Le  groupe  skr.  nclfhdm  'refuge'  nâfhatê 
'chercher  du  secours'  nathità-h  "qui  a  besoin  de  secours'  (et 
luidh-  dans  nâdliamâna-h  nadhitâ-h  m/sens),  v.  norr.  ndd  f. 
'grâce, pitié',  pi.  nddir  'repos,  paix,  calme'  v.  h.  a.  ginâda  'condes- 
cendance, miséricorde,  grâce'  got.  nipan  'secourir',  v.  irl.  in- 
-neuth  'opperior'  ar-neutsa  'expecto'  Ind-nide  'expectatio'  (Fick 
IP  191),  de  quoi  Wackernagel  Dehnungsges.  50,  Solmsen  KZ. 
32,  288  sqq.,  Brugmann  IF.  XXIX  411  rapprochent  ô-vi-vii-fii, 
indique  un  i.-e.  ^nèt[h)-  'soutenir'  et  s'exclut.  —  L'avis  de  Hirt 
IF.  XII  219  sq.  (:  skr.  îîî  nâyati  zd  nayeHi  'conduire,  guider' 
skr.  ptc.  wï^d7i,  nlti-h  'conduite,  manière  d'agir'  ati-nl 'î'àxvQ 
avancer  qn.',  base  7ieiâ)  ne  convainc  pas. 

ovoKÎvbioç  ni.  'ânier'.    Voy.  s,  v.  kîuu  p.  462  sq. 

ôvo|ua,  -aïoç,  dial.  Ôvu|ua,  honi.  oùvojLia  (par  ail.  métrique. 
Schulze  Qn.  ep.  201  sqq.  bibl.)  n.  'nom';  ôvojuaivuj  -àZiLu  'nom- 
mer'; vuûvujuvoç  àvuuvujuoç  'sans  nom';  cf.  lac.  'EvujuaKpaiibâç 
Solmsen^  19,45;  flexion  prim.è'vujua  :  ôvu|uaToç"?  Qî.ûswndinan- 
zdnânian-  nqma?i-  y.\^eYS.nainan-,  Rrm.anun  {*atiovm  *anomn. 
Meillet  Esq.  26  sq.),  gén.  anuan  'nom',  alb.  enun  {*enmen. 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  94),  lat.  nômen  ombr.  nome  numem,  irl. 
ainm  n-,  pi.  anmann  v.  gall.  anu,  pi.  enuein  gall.  mod.  enu: 
corn,  lianow  bret.  mod.  Jianô  (Fick  IP  33.  Pedersen  K.  Spr. 
I  46),  got.  namô  v.  norr.  nafn  n.  v.  h.  a.  v.  sax.  nmno  ags.  noma 
m.  (le  degré  long  dans  m.  h.  a.  henuomen  néerl.  noemen  'nom- 
mer'), V.  slav.  ^me  tchèq.jinéno  y.'gniss.  emmens,  ace.  emnen; 
i.-e.  prob.  '^'^jonômen-.  Curtius^  320.  Bartholomae  BB.  17,  132. 
Hirt  Abl.  §  311.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  234.  Voy.  le  suiv. 

hom.  etc.  ôvo|Liai  'injurier,  outrager,  blâmer';  ôvotôç  'méprisable' 
(Pind.);  ôvoTaZIuj  'injurier'  (Hsd.)  :  lat.  nota  'signe,  marque,  in- 
dice; stigmate;  signe  d'écriture;  fig.  flétrissure'  notô  -are  'mar- 
quer; —  censurer,  flétrir'  (Fick  P  99.  505),  base  onô  (cf.  Hirt 
Abl.  §  312,  avec  des  rapprochements  très  douteux).  Persson 
Beitr.  II  669  admet  une  alternance  *o«ô-  *om9-  (ujvaTO  P  25, 
ovaTai*  àTi|LidZ;eTai.  f.ié|ucpeTai  Hésych.)  :  *ono-  (dvo|uai  -oax)  *no- 
(lat.  nota),  cf.  (avec  Osthoff  Perf.  394  n.  1)  *oiio-d-  '^no-d-  dans 


—     705     - 

lioin.ôvoaTÔç  I  l()4,z(l  nadant''msu\ta.ni'  ^  j  sky.prés.Yed.nf  nd-afi 
'birunei'  (celui-ci  est  j)lus  prob.  ni-n-dati  avec  infixe  nasal,  R. 
neid,  voy.  s.  v.  ôveiboç).  —  La  parenté  entre  ôvo|ua  et  ôvo)uai 
(dans  Ihypothèse  où  *onô-  aurait  sif>nifi('  'marf|uer  rtiin  si^nie: 
—  niar(|uc,  signe',  6vo|Liai  n'ayant  gardé  (jue  le  sens  péjoratif, 
cf.  Fick  II.  ce.  Walde^  s.vv.  nomen  nota)  n'est  pas  certaine. 

hom.  etc.  ôvoç  m.  Tme'  (et  bcp  d'autres  sens,  voy.  lexx.)  est,  avec 
lat.  {(.sinus,  un  emprunt  (par  la  voie  thraco-illyr.)  à  une  Ig  asia- 
nique;  l'bypothèse  d'un  emprunt  sémitique  est  à  écarter:  voy. 
Schrader  chez  Helin'-  i:^.4.  RL.  l>06.  Sprachvgl.^  H  53.  160  sq. 
Selon  Hrugniann  IF.  XXII  11*7  sqq.  (bibl.)  ôvoç  est  issu  d'un 
*boovoç  dont  la  V'^  syll.  fut  sentie  comme  art.,  ou  dissim.  })ar 
baplologie  d'un  '-'/lo  hoonos  Tâne'  <  *^o  (>hono.s\  '-^ohonos  est 
assim.  de  ^a/ionos  '-^a.sonos,  cf.  lat.  asinus  <  *^/.s'o«o.s-  (V),  arni. 
ê.v,  gén.  iso//  'âne'^). 

boni.  etc.  ovuE,  -uxoç  m.  'ongle,  griffe,  serre;  sabot  d'un  cheval 
(Xén.);  croc,  etc.'  :  skr.  naJchd-h  -m  yiakhàra-h  -m  ""ongle,  clou' 
pers.  mod.  nàxiin  'ongle',  arm,  elungn  'ongle,  griffe,  crochet 
de  fer'  (le  détail  est  ol)scur;  voy.  jMeillct  MSL.  X  280.  Esq.  26. 
Osthoff  Et.  Par.  I  278  sqq.),  lat.  tim/tiis  'ongle,  griffe,  serre' 
uufjula'oï\^]e,  sabot',  v.hA.iiif/eii  {^emi-ijlna  ^  m.  '\x\.in<ia  v.  gall. 
eyuin,  v.  b.  a.  naijal  ags.  /?œje/  v.  norr.  ikujI  'ongle'  got.  (ja- 
■nagljan  'clouer'  (germ.  *najla-),  v.  slav.  nogût'i  lit.  nagùtis 
V.  pruss.  nagutis  'ongle'  v.  slav.  noga  v.  pruss.  nage  'pied'  lit.  na- 
gà  'sabot'  /^Àgr^s 'ongle, griffe',  skr. d?Dgh ri-h  "ytied' ;  i.-e.*'7o"'"//'- 
alternant  avec  '■■■'' j on oqh-ii  le  gr.  est  ambigu;  il  y  a  en  lat.  et  en 
celt.  un  u-  snffixal.  Cf.  Curtius'  321  sq.  Bezzenberger  BB.  16, 
207  s(|.  Urugniann  Ordr.  1-  .ô96.  632.  II-,  1,277.  Pederscn 
K.  Spr.  1  107. 

(dor.)  ô£iva  f.  'herse'  Hésycli.  :  lat.  occa  'herse\  gall.  ocet  oged 
corn. ocef  bret.  mod.  o^^erf  'herse' <  Qe\t.*ok-efa  —  wh.si.egida 
ags.  ejepe  'herse'  v. b. a.  m.  h. a.  ecken  'herser',  lit.  akëczos  ekeczos 
lett.  ezeschas  f.  pi.  'herse'  lit.  ak('ti  ek'eti  lett.  ezét  'herser' 
V.  pruss.  aketes  f.  pi.  'herse'  (alternance  balt.  a-  :  e-.   Bezzeu- 

1)  [Cet  ôttraE  grithi([ue   est    fragile;   lire  ninihntô  ou  nid,)ntij? 
Voy.  Bartholouiae  Airan.  Wb.  s.  v.,  col.  1088  (bibl.).] 

2)  Ce  dernier  rapprochement  ne  convainc  pas. 

45 


-     706     — 

berger  BB.  23, 297),  i.-e.*og-  'herse'  :  %Â-  'être  aigu',  voy.  s.  v. 
cÎKaiva  p.  32sq.  Cf.  Zupitza  Gutt.  129  (bibl.).  Bezzenberger 
BB.  27,  173.  Scbrader  RL.  153.  Persson  Beitr.  Il  724.  Voy. 
s.  V.  ôgùç. 

posthom.  ôHoç,  -ouç  ii.  Vinaigre'  (:  ôHùç  =  eùpoç  :  eùpûç),  cf.  lat. 
acêtum  :  aciès\  ôEaXiç,  -iboç  f.  'oseille'  (Nie.  Diosc.);  ôEâXeioç 
'à  fruits  acides'  (Ath.);  posthoni.  ôEivriç,  -ou  'aigre',  subst.  'vin 
aigri';  ôSiç,  -iboç  f.  'vase  pour  le  vinaigre'  (Aristoph.). 

olxia  (Tbéophr.)  et  ôHùr)  (Archil.  Eur.  Théopbr.)  f.  'bêtre;  — 
épieu,  javelot'  semble  remonter  à  un  prim.  *ô(yK[e](J-,  cf.  alb. 
ah  'hêtre'  {*asJca-),  arm.  haçi  'frêne'  {*askhio-),  v.  norr.  aslr 
ags.  œsc  Y.  h.  a.  a/^c  m.  (ail.  mod.  esche  f.)  'frêne'  (germ.  '^aski-)-^ 
les  ]g  slav.  ital.  celt.  présupposent  un  *os-in-o-s  -à  -i-.ç;  la  forme 
la  plus  anc.  semble  avoir  été  *o.s-i-.s-,  cf.  lit.  iish  lett.  ûsis 
'frêne',  lett.  gén.  ûscha,  v.  pruss.  icoasis  et  voy.  s.  v.  àxepujïç 
p.  107;  bibl.  complète  chez  Hoops  Waldbâume  121. 

ôEupeYm'â,  ion.  -iri  f.  'aigreur  d'estomac'  (Hpc),  -mv  'avoir  des 
aigreurs',  -luObriç  'qui  souffre  d'aigreurs'  <  ôEijç  +  un  élément 
obscur;  hypothèses  chez  Prellwitz'^  333  (:  pôxôoç  m.  'bruit  de 
la  mer'!)  et  Walde-  654  s.  v.  ringor  (:  lat.  mcfô  'roter',  i.-e. 
*reg-  :  *r€ug-'^). 

ôHùç  -eîa  -û  'aigu,  pointu,  tranchant;  piquant,  aigre,  acide:  vif, 
rapide'  ;  ôHuvuj 'aiguillonner  (Soph.)  ;  intr.  s'aigrir'  ;  ôHÛTriç,  -rjTOç  f . 
'pointe;  acuité'.  Voy.  s.  vv.  ÔKpiç  et  ôEivâ. 

hom.  ÔTTa  ace.  f.  'voix'.    Voy.  s.  v.  eiroç  p.  269. 

hom.  etc.  ôirdujv, -dovoç  (*-a-Fov-),  ion.  ÔTTéuuv  (Hrdt.j  m.  f.  'com- 
pagnon, compagne;  suivant,  -e';  hom.  poét.  ôiràZiuj,  fut.  ép. 
ÔTrdacfa)  'faire  suivre';  poét.  ÔTTâbôç,  ion.  ÔTrribôç  m.  f.  'qui  suit'; 
ép.  ion.  ÔTTnbeîv  'accompagner,  suivre'.  —  Le  rapport  avec 
€Tro|Liai  'suivre',  dans  l'hypothèse  d'un  gr.  comm.  *ôîrd  <  i.-e. 
'^soqm  f.  'action  de  suivre'  (Fick  P  141.  Bezzenberger  BB. 
24,  321.  Prellwitz-  333)  est  séduisant,  l'absence  d'esprit 
rude  s'expliquant  dans  ces  mots  hom.  et  ion,  —  Celui  avec 
•rrnbôv  'rame'  (Prellwitz  ^  366)  n'est  pas  plausible.  —  Celui  avec 
skr.  ûpuoti  'atteindre'  dpi-h  'compagnon',  lat.  *apiô  *apere 
'comprehendere  vinculo'  apiscor  'saisir,  atteindre'  (Brugmann 
Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W,   1901,  p.lOSn.  Charpentier  IF.  XXV 


—     707     — 

247)  est  très  douteux.  —  Faut-il  couper  ô-  préf.  +  ^-^ttcxujv  CPrell- 

witz^  y>m.   lîruginanii  Ordr.  IF,  1,  32l^)? 
OTTri  f.  'ouverture,  trou';  hom.  ttoXuuuttôç  '(f'^ct)  à  noml)reuses 

mailles'  <  i.-e.  *oql'-  '(viV,  cf.  v.  slav.  oc-i  duel,  s^^  ol-ti,  gén. 

ocese  'œil'  lit.  àkas  (m.  et  devenu  th.  en  -o-)  'trou  dans  la  glace' 

(autre  avis  sur  àkas  chez  Bezzenberger  BB.  21,  175).    Voy. 

s.  vv.  évÔTTai  f.  pi.  ]).  257  et  ôade.    De  là  prob.  ôrreaç,  -aïoç  n. 

'alêne'  Poil.  (ÔTréaTi  dat.  Hrdt.  IV  70  rétabli  pour  ùireaTi  mss.; 

voy.  Hoffmann  (îr.  I).  III  288),  dim.  ôrrriTiGV,    ibiov  Poil. 
OTTi-Oe(v),  ÔTnaee(v)  'de  derrière';  ÔTncr|6o]Bevap  n.  'dos  de  la 

main'  (Gai.);  cp.  oTTÎafcr  uu,  ion.  att.  ÔTiicruu  'en  arrière;  ensuite; 

de  retour,  de  nouveau'  ')  :  ita\.*(>j>i  dans  lat.o/;  {op-  dans  opcrio 

opacus)  'contre,  vers;  à  cause  de'  v.  lat.  aussi  'circura,  juxta' 

osq.  iip  op  'apud',  lit.  api-  'autour'  apè  'circum,  de',  cf.  le  suiv. 

et  ôipé  ôvpi-  ÔTTuupâ;  i.-e.  *opi  est  en  rappoi-t  apoph.  avec  "^l'p'i 

*pi,  voy.  s.  V.  èm  em  p.  2()4  sq. 
poét.  ÔTT  ITT  TÉ ùuj,  mieux  ÔTTiTTeùa)  'regarder  autour  de  soi,  regarder 

bouche  bée';  TrapBevoTrÎTTa  voc.  A  38,").    L'étym.  de  Brugmann 

(Jrdr.  II'  854.  IF.  XII  'M  (  :  &kr. iA-safè  'voir',  i.-e.  rcd.  "^i-^-oq'J-: 

ÔTT-  par  red.,  cf.  ÔTT-uuTra  i)our  ^uurra,  éb-r|bu)ç  pour  *nbiLç)  est 

mentionnée  s.v.  èvîTin  p.  254.  —  Walde-  532  analyse  '''ojti  prép. 

-{•  *oql'-,  cf.  ôm-ee(v).  —  Kretschmer  KZ.  31,  385  voyait  dans 

ÔTTïTT-  <  i.-e.  *oqUi-oqU-  une  formation  ])ar  red.  à  la  façim  de 

baibétWiu  TTOiTTVÙuj  )aoi|LiûXXa)  etc. 
hom.  poét.  ÔTT  iç,-iboç  f.'cliAtimcnt  divin;  —  crainte  respectueuse': 

ÙTTiIo)uai 'vénérer:  craindre';  pcistiiom.  oTTibvoç 'respecté'.   \o\. 

s.  V.  èviTTi'i  j).  254.  —  Autre  avis  clic/,  F.  de  Saussure  Mém.  1<>'.>, 

cf.  Hirt  BB.  24,  231. 
Iiom.  att.  ôttXiî  f.  'corne,  sabot  des  solipèdes',  pnét.  i)ostli(»m. 

'sabot  du  bœuf  et  du  porc'  a  pour  sens  prim.  'extrémité'  selon 

Osthoff  MU.  VI  334 sq.:  voy.  s.  v.  ÔTTXôrepoç. 
hom.  etc.  ôttXov  'arme',  sens  ])rim.  'instrument,  outil'  <  i.-e. 

"^sop-Jo-m  :  ëTToi,  voy.  s.v.  (bibl.),  puis  L.  .Meyer  KZ.  23,  74. 

1)  ômaau)  <;  *6TnTiuj,  i.-e.  *  t-io-,  cf.  skr.  <ipa  ti/<t-  'postérité', 
got.  ni'pja-  'auTTevi^;'  etc.;  le  a  de  oirioee  provient  aussi  d'un  f  ; 
ÔTTioBe  :  ÔTTiGe  =  skr.  âvish/a  :  zd  âris-t/a-  'notoire'.  Brugmann  Grdr. 
II-,  2,  729  n.  2. 


—     708     — 

Sommer  Gr.  Lautsl.  99.  —  Le  ra})port  avec  g-ot.  wC'pna  u.  pi. 
'armes'  v.h.a.  irâfan  icclffan  'arme,  glaive'  (même  dans  l'hypo- 
thèse d'une  alternance  *uèh-no-m  >  germ.  *uépna-  :  *uop-lo-m, 
Klnge^  479)  est  à  écarter.  —  De  là  ÔTiXirriç,  -ou  adj.  m.  'armé', 
subst.  'hoplite',  hom.Ô7T\e(J6ai  'préparer  pour  soi'  (voy.  Solmsen 
Unters.  90). 

hom.  poét.  ÔTiXoTepoç,  -xaioç.  Selon  Osthoff  MU.  VI  326 sqq. 
ÔTiXôiepoç  signifie  '*qai  se  trouve  plus  vers  la  fin,  d'où  :  venant 
plus  tard,  plus  jeune  quant  au  temps',  ÔTrXÔTaTOç  'le  tout  der- 
nier', cf.  ÙTrëp-OTrXo-ç  'excessif,  th.  ôttXo-  'extrémité'  (voy.  s.v. 
ôrrXri),  parent  de  got.  spêdiza  'plus  tardif  spëdists  'dernier' 
(ef.  ?i\\.spdt),  i.-e.*sopë-  (>  gr.  ôtt-  got.  spè-);  ingénieux,  mais 
peu  sûr.  —  Autres  avis  chez  Wackernagel  Ai.  Gr.  I  211  et 
Barone  Boll.  fil.  class.  XIII  283. 

ô  TT  6  ç  m.  'suc  de  plantes'  ;  ÔTriZiuD'exprimer  le  suc' (Théophr.  Diosc). 
Deux  hypothèses  :  cf.  skr.  àjj-  'eau'  (p.  ex.  nom. -ace.  pi.  àpah 
apdh,  gén.  pi.  apdm)  zd  nom.  sg.  afs,  aec.  sg.  apdtn,  skr.  dpa- 
vant-  'aqueux'  (:  gr.  ôttôêiç  'juteux'),  v.pruss.  ape  'fleuve'  apît.s 
'source'  lit.  iipé  lett.  upe  'eau'  (u-  <  i.-e.  *o-.  Meillet  Études 
171)  etc.,  voy.  Walde^  s.v.  amnis  et  cf.  p.  ex.  Fick  P  15  sq. 
372.  Brugmann  Grdr.  ID  317.  IP,  1,  462.  Johansson  IF.  IV 
137  sq.  PedersenKZ.  36,285.  Wiedemann  BB.  29,  312  sqq. 
(spéc.  319);  —  ou  cf.  lit.  pi.  fiakaï  v.  pruss.  sacl'is  ]ett  s ireJt'is 
'résine'  v.  slav.  sokû  'sève  des  arbres,  jus  des  fruits',  alb.  (G. 
Meyer  Alb,  Spr.  136.  Pedersen  1.  c.)  gak  'beurre',  i.-e.  *sueq- 
{*sijoq-uo-s?},  l'initiale  h-  (hoTTovTiuuv  GDI.  1478  ayant  disparu 
par  une  influence  ionienne  (Solmsen  Unters.  207  sq.  Javlenija 
6sq.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  165);  pour  lat.  sûcus  'suc'  (i.-e. 
*seuq-)  voy.  Walde^  s.v. 

hom.  etc.  ÔTTTÔç  'rôti,  grillé,  cuit';  hom.  etc.  ôttiôv 'rôtir,  griller, 
faire  cuire';  hom.  ÔTTxaXéoç  'rôti';  ÔTTiavôç  'rôti'  (Sotad.  Arstt.); 
att.  ÔTTiàviov 'cuisine'.  On  ne  va  pas  au  delà  d'une  R.  gr.  ôtt.  — 
Arm.  ephem  gr.  'é\\)w  'cuire  qc'  (Hul)schmann  Arm.  Gr.  I  446) 
supposent  i.-e.  -phs-,  cf.  éqpOôç  'cuit'  (Pedersen  KZ.  38,  200. 
39, 428)  et  sont  à  écarter.  —  Un  ô-  +  "^'pqU-tô-s  (Schrader  RL. 
439.  Prellwitz^  364  s.v.  Ttécrauj,  i.-e.^peqlHô)  n'est  pas  plausible. 


—     709     — 

ÔTTuiuu  ('Hom.  gort.  Pind.),  att.  ottôuj  (cf.  fut.  ÔTrOcTei  Ar.  Acb.  255, 
pf.  i)ass.  ùjTTuaiaai)  'prendre  pour  femme',  ÔTTuiouai  'être  épousée' 
<  *ÔTTOaiuj.  Etym.  obscure:  cf.  Scliulzc  Qu.  cp.  316.  Sommer 
Gr.  Lautst.  77  sq.  —  Hypothèses  de  Frohde  BB.  3,  18s({. 
(:  skr.  pus i/a fi  'prospérer'),  Fick  BB.  14,  79.  Wb.  I^  7.  360 
(:  skr.  ûci/((fi  'trouver  plaisir  à,  faire  volontiers,  être  accou- 
tumé à'),  Bally  MSL.  XII  325,  Ziramermanu  BB.  29,  271,  Me- 
ringer  IF.  XVIII  208,  Ehrlich  KZ.  3s,  57  n.  (déuom.  d'un 
*ÔTTû(T-,  i.e.*opûs  <  '''opfints  :  skr.j?)?(.ç-  Miomme'j;  Walde-  s.v. 
uxor  voit  dans  ôtt-  la  prép.  ï.-c.*opi.  —  De  la  ÔTTuniTriç  (g<>rt. 
pi.  ÔTTUiTiTaO  m.'mari' (Hrnd.  II  84),  cf.  àTTu(i)ôXar  Y^TauriKÔTeç 
llésycb.,  crét.  ôttucTtuç. 

pf.  ÔTTuuTTa  'j'ai  vu';  boni.  ôttujtti'-|  f.  'vue,  action  de  voir,  pi.  les 
yeux'.    Voy.  s.  v.  oaae. 

boni.  etc.  ÔTTuOpâ,  ion.  -r|  f.  'fin  de  l'été,  saison  des  fruits:  fruits 
des  arbres',  cf.  jueTÔTTuupov  qpBivÔTTUjpov  'automne'.  Selon  Scbulze 
Qu.  ep.  475,  ÔTTÛjpa,  par  son  élément  ôtt-  •'cf.  6m6evi,  indique 
la  saison  qui  suit  *Tàv  ôctpav,  c.-à-d.  tô  6époç;  -lupâ  <  *ô[(y]apâ 
parent  de  got.  astins  '6époç'  v.  h.  n.araii  arn  'moisson'  v.norr. 
nnu  Ç'^aziiO)  'travail  des  cbamiis';  v.  slav.  y>.çr«?  v,  pruss.  assanis 
{*eseuh)  'automne':  pour  la  formation  cf.  lit.  nixarù  :  v.  slav. 
vesna  'été'.  Cette  étym.  trouverait  sa  confirmation  dans  lac. 
ÔTrdpâ  ms.  d'Alcman,  (|ue  Bergk  a  corrigé  en  ôrnûpâ.  De  lu 
ion.  att.  ÔTTOjpiluu  'récolter  les  fruits',  ép.  ÔTTuupivôç  (Scbulze 
propose  ÔTTiuaptvôç)  'de  la  fin  de  l'été'. 

opâv  (les!),  ôpriiui  Sappb.),  ipf.  éuùpuuv,  pf.  éôpâKa  'voir'  dénom. 
d'un  subst.  *Fopa,  cf.  ags.  irava  v.  sax.  v.  b.  a.  irara  'attention', 
puis  got.  nom.  pi.  warai  'circonspect'  v.  norr.  rari-  ags.  ira'i- 
V.  sax.  irar  v.  h.  a.  (/^îcflfr  (=  gr.  *-Fopo-çi  'attentif,  prudent' 
m.  b.  a.  wer  (<  v.  h.  a.  *irari)  'prudence'  got.  irardja  v.  b.  a. 
warto  (germ.^uardan-)  -icards  trart  'gardien',  lat.  rereor  'ob- 
server craintivement,  révérer,  respecter,  craindre',  lett.  we'riha 
'attention',  i.  e.  *uei--  'voir,  faire  attention  à,  veiller  sur':  cf. 
boni,  tm  ôpovTai  'ils  veillent  sur',  boni.  poét.  oùpoç  m.  'gardien', 
att.  qppoupôç  (*TTpo-bopo  ç^  m.  'gardien',  att.  9poupd,  ion.  -r\  f. 
'garde',  dor.  Tiud[F  opoç  (Pind.)  ion.  Tiui'iopoç  (Hrdt.i  att.  ti- 
)Liu)pôç  'protecteur;  vengeur',  ùjpà,  ion.-ii  f. 'souci,  soin',  0upujpéç 


-      710     — 

et  les  composés  cités  s.  v.  p.  259,  pOùpor  ôcpGaXjaoi  Hésycb. 
Suid.  Cf.  p.  ex.  Curtius^  346  sq.  Fick  P  541).  Ill^  392  sqq.  — 
Invoquant  surtout  oupoç  (en  tant  que  *aFop-Fo-ç)  zd  ha"rva- 
'qui  garde'  {^s'^jer-uo-)  \-àt.servos,  Sommer  Gr.Lautst.  112  sqq. 
ramène  ôpâv  (en  tant  que  *aFop-)  lat.  servô  -are  'maintenir 
intact,  sauver'  got.  n-arai  etc.  lat.  rereor  à  i.-e.  *suer-  *sey- 
^iier-;  doute  justifié  de  Persson  Beitr.  I  549.  —  Ce  *uer-  (cf. 
Fick  P  130.  Prelhvitz^  s.  v.  è'puaBai)  se  confond-il  avec  *uer- 
'clore,  tenir  éloigné  qc.  de'  dans  lat.  aperlo  operiô? 

ôpTâluu  'masser,  pétrir'.    Voy.  s.  v.  èôpYr)  p.  262. 

postbom.ôpYavovMnstrument  de  travail'.  Voy.s.v.  è'pYOv  p.  271sq. 

att.  ôpYOtç,  -àboç  (yiV)  '(terre)  grasse  et  fertile';  posthom.  ôpYÔiv 
'être  plein  de  sève;  bouillonner  de  désirs'  :  ôpYn. 

posthom.  ôpYn  f.  '*agitation  intérieure  qui  gonfle  ITime,  senti- 
ment; ressentiment,  colère'  =  skr.  firjâ  'plénitude  de  force', 
i.-e.  *ufgâ,  cf.  skr.  ârj-  m/sens,  irl.  ferg  ferc  'colère'.  Fick 
11*273.  Brugmann  Grdr.  P  .554.  690.  Il-',  1,  159.  Pedersen 
K.  Spr.  I  105.  [Voy.  Persson  Beitr.  Il  657  n.  3.]  —  Pour  lat. 
(Fick  P  135.  555.  IP  1.  cit.)  iirçjeO  'presser'  (:  got.  icrilrin 
'poursuivre')  voy.  Walde-  859  sq. 

ion.  att.  ôpYitt  n.  pi.  'culte  (secret)  d'un  dieu'.  Voy.  s.  v.  è'pYOv 
p.  271  sq. 

ôpYuia  ou  ôpYuid,  ion.  ép.  ôpYuuî  (th.  en  •ij,-e)^-  -ti-s-),  att.  épigr. 
ôpYuâ,  poét.  ôpÔYoïa  (<  *ôpéYuia  par  assim.  voc.)  f.  'brasse'; 
en  compos.  uupuY-,  p.  ex.  beKuupuYOç.  Cf.  skr.  rjû-h  zd  dr^zu- 
'droit',  gr.  ôpÉYUj  ôpÉYvCiui;  voy.  J.  Scbmidt  KZ.  32,  347  sqq. 
Brugmann  Grdr.  H^  1,  566.  Persson  Beitr.  II  829.  Ebrlicb 
Unters.  151. 

ôpb)i|Lia"  x\  toXOttii  tujv  èpiuuv  Hésycb. ;  ôpbiKOV  tôv  xiTuuvicTKOV. 
TTctpioi  H.  :  lat.  ordior  'ourdir,  faire  une  trame,  coumiencer, 
entamer'  ordô  -iuis  'série,  ordre',  emprunts  à  la  Ig  des  tisse- 
rands.   Prellwitzi  227.  '-^335.  Walde^  s.  v. 

hom.  etc.  ôpÉYw  (boni.  ptc.  ôpeYvoç)  'tendre,  étendre'  =  lat.  l'egO 
'diriger' (ê>v'(7ô 'élever,  dresser'/)or;7(/ô 'étendre' et  bcp  d'autres, 
voy. Walde ^  647),  cf.  skr.  fjyati  rnjdti  's'étendre'  zd  MzayeHl 
'diriger'  skr.  rdjistliah  zd  razista-  'le  plus  droit'  skr.  rjû-h 
zd  dt'^zu-  'droit'  skr.  irajjtjdfi  'diriger',  v.  irl.  pf.  reiaiij  'direxit' 


—     711     — 


êirqe  'resurreetio'  rcn  '*reg  no-)  'empan,  i)alme'  ni.  irl.  é-/vVy//// 
'siiigo',  got.  iif-rakjau  v.  noir,  re'kia  v.  h.  a.  recchen  'étendre, 
allonger',  russ.  su-rdzina  'bon  ordre'  lit.  rqéau  razijti  'étendre' 
isz-si-reéti  's'étendre'  v.  lit,  ranszie.'^  lett.  t-Nptts  's'étendre'  ''cf. 
pour  la  nasale  skr.  rnjdti,  v.  norr.  raklr  'droit,  svelte;  liardi' 
ags.  rrtwc  'orgueilleux;  insolent,  brave'  iii.b.  a.  nmk  'mince, 
svelte');  ôpcKTOç  =  ht.rèctus  (f  secondaire)  got.  rai/its  v.norr. 
rétt)'  ags.  ri/if  v.  sax.  v.  h.  a.  recht  'droit',  cf.  zd  ràsta-  adj. 
ppfp.,  V.  irl.  recht  {^i-ektu-)  gall.  rhaith  'loi'  bret.  mod.  re'iz 
'ordre,  loi,  raison'  gaul.  Eectu-genus;  i.-e.^orey-  'rendre  droit: 
être  droit',  f'iirtius^  18ô.  Fick  I*  117.  299.  Ô27.  II'  231. 
III'  333 sq.  Zupitza  Gutt.  198  (hibl.).  Hirt  Abl.  §  740;  voy. 
aussi  l'art.  dptÎTU)  \).  70.  De  là  att.  opeEiç.  -eujç  f.  'appétit', 
opeYM"  !'•  ('•  '/-<J  rasman-  'ordre  de  bataille',  iRt.regimen)  'pas', 
ôpi-fvâaGui  's'allonger'  (Ilsd.  att.  ;  i<e).  ôp-fuia  f.  (voy.  s.v.),  etc. 

honi.  ôpeaKuJoç,  poét.  ôpécTKGOç  'qui  a  son  gîte  dans  les  mon- 
tagnes' <  opoç  +  une  forme  fléchie  de  i.-e.  *kel-  'être  couché' 
(s.  v.  Keî|aai  p.  426). 

att.  ôpeûç  m.  'mulet'.   Voy.  s.  v.  ôpoç  m.  'frontière'. 

ép.  ôpexOeîv  'râler;  se  briser  contre  les  rochers  (mer):  palpiter 
de  colère  (c<i'ur)'  :  poxOeîv. 

ôpeôç.  dor.  popeô-  (*FopBô-  *FopeF6-)  'droit,  qui  se  dresse;  eu 
droite  ligne;  droit,  correct,  juste,  loyal,  réel'  =  skr.  [v]iir(Jhvd-h 
'debout,  se  dressant  hors  de',  \.-G.*ijPclJujô  .^.  cf.  akr.  rdrdhafr 
'élever,  faire  croître'  (voy.  J.  Schmidt  KZ.  .'î2,  383),  v.  slav. 
rodn  'naissance,  race:  dial.  fruit',  que  Lidén  Kiii  halt-slav. 
Aniautges.  21  scpi-  rapproche  de  got.  t/n  irrisijands  'qui  jxirtc  des 
fruits'  V.  norr.  roskinii  'adulte,  arrivé  à  l'âge  mûr'  f*ured  .-iqiJ-), 
V.  slav.  ratin  'matinal'  pol.  rano  'matin'  {*ijrOdh-no-'^,  i.-e. 
*tj,eredfi-  'croître,  monter':  —  à  côté  de  quoi  une  R.  sans  n- 
initial  dans  zd  ,»r''()ir(i-  'haut'  (v.pers.  arduataïui-  est  à  écarter, 
cf.  Hartholomae  Airan.Wb.  1U3  iiibl.\  \i\{.(irduoH  'haut,  élevé, 
escarpé:  difficile' (<  i.-e.*/VMo-.s',  cf. Niedermann  IF.  XV  1 19), 
v.  irl.  lu-d  'haut'  gaul.  Arduenna,  v.norr.  ordtttjr  'escarpé', 
V.  slav.  /-(/AYa  'je  croîs'  {<.*orsfq,  \.-e.*ordli-f-o  oi\  *ord  t-ô: 
cf.  Lidén  1.  cit.  Hrugmann  KVG.  §  685.  Persson  Beitr.  II  6ô7 


—     712     — 

11.  o),  [.-e.*eredh-,  reap. ''erecl-  ù^oy.  s.  v.  ôpoeôvuu).    Voy.  le 

suiv.  ^). 
ôp9poçiii/raube'(*Fop9po  çjse  rattache  au  préc, cf. ôpeaYopicTKOç 

(Ath.  IV  139b),  lac.  PopG-  Hésych.,  dissim.  de  *ôp6paYopiaKoç 

m.  "cochon  de  lait'  (Ath.  IV  140  b,  éîTei  irpôç  tôv  ôpepov  TTiTrpd- 

(TKOVTai),  cf.  J.  Schmidt  KZ.  33,456  sq.    Lidén  Ein  balt.-slav. 

Anlautges.  23  sq.  Persson  Beitr.  I  277  n.  3.    De  là  ôp9pioç 

ôpSplvôç  "matinar,  ôpOpeuuu  'être  matinal'.  —  Le  rapport  avec 

lat.  ortus  'lever  d'un  astre'  est  caduc. 
ôpÎYavov  u.,  -oç  m.  et  f. 'orig-an'  (Aristoph.  Arstt.  Ath.;  mss. 

souv.  -ei-),  mot  vrais,  étranger,  la  plante  étant  originaire  du  N. 

de  l'Afrique.  —  Le  rapport  avec  ôpoç  n.  'montagne'  et  Yâvoç  m. 

'brillant,  éclat',  avec  le  sens  de  '*qui  brille  sur  la  montagne', 

est  fortuit  et  dû  à  l'étym.  pop. 
ôpivbiTç  (dpToç)  m.  '(pain)  à  la  farine  de  riz'  (Soph.  chez  Ath. 

III  110  e),  cf.  ôpivba*  rjv  oi  ttoWoi  ôpuZiav  KaXoûcTi  Phryn,, 
opvla  f.  ôpuZiov  'riz'  (Théophr.);  emprunt  à  l'Orient,  cf.  skr.  ri'ï- 
lii-li  pers.  mod.  Inrinj gurinj  afghan  vrizè  'riz';  la  plante  croît 
à  l'état  sauvage  en  Cochinchine;  cf.  Hehn*' 485sqq.  Schrader 
RL.  668.    Horn  Npers.  Et.  n»  208.   Uhlenbeck  Ai.  Spr.  300. 

honi.  ôptvuu,  lesb.  ôpîvvuu  (*ôpi-viuj),  aor.  ujpïva  ép.  ôp-,  aor.  pass. 
Lup{v6nv  'remuer,  soulever'  :  lat.  orlrl  'se  lever'  origô,  puis  skr. 
rindti  rinvati  'faire  couler,  faire  courir,  renvoyer'  riyatê  'se 
résoudre'  raya-h  'courant,  fleuve,  course,  hâte,  impétuosité' 
l'ina-h  'qui  coule'  rifi-h  'écoulement,  effusion'  rêtah  n.  'effusion, 
fleuve,  semence',  lat.  rîvos  'ruisseau'  {^'reiuo-s  ou  *>7M0-s)', 
irl.  rtan  'lac'  gall.  rhid  'semence'  gaul.  Rënos  'le  Rhin'  (Fick 
II*  227)  v.irl.  riathor  'torrens'  v.gall.  reatir  gaW.rhoiady  'chute 
d'eau',  ags.  rip  'fleuve'  (Pedersen  K.  Spr.  1 67  sq.),  v.  slav.  rèka 
'fleuve'  izroj  'effusion  de  semence'  siir'oj  'confluent'  naroj  'afflu- 
euce'  roj  'essaim  d'abeilles'  rinqfi  rijafi  'couler'  (aussi  'heurter', 
ce  qui  décèle,  comme  ôptvuj,  le  sens  premier  plus  général  de 
'mettre  en  mouvement';,  cf.J.Schmidt  Voc.II  248  sqq.  Osthoff  MU. 

IV  45.  Persson  Beitr.  II  769,  aussi  germ.  ^rtsan  'se  mouvoir, 

1)  Persson  1.  cit.  partage  l'avis  de  J.  Schmidt  1.  cit.  (ôpeôç  < 
*Fap0Fo-ç  i.-e.  '■■nrdhuo-s  par  assira.  voc.)  et  explique  gr.  ôpGôç  :  skr. 
ûrdhvâ-h  par  l'alternance  d'une  base  légère  et  d'une  base  lourde. 


—    71.-;    — 

partie,  de  bas  en  liant  ou  inversement,  d'où  :  monter,  tomber'  dans 
got.  un-(4s(in  'se  lever'  v.  li.  a.  rtsmi  's  élever;  tomber'  v.  norr. 
risaags.  risan  's'élever'  m.  h.  a.  rî.sen  'se  porter  en  avant,  s'en- 
courir, se  séparer'  (Uhlenbeck  PlirB.  oO,  ;>l'.t.  Pcrsson  Beitr. 
II 837  sq. j,  V.  slav.  riîitq  ristati  'eourir'  lit.  ristas  'rapide'  riszczù 
instr.  8g. 'au  galop' etc.  (Perssonl.  cit.j,  lat./r-niô  (Persson  Beitr. 
I  281  sqq.);  i.-e.  *evei-,  cf.  *ereu-  dans  gr.  ôpvO)m  ("dans  le  cas 
d'un  infixe  nasal,  voy.  s.  v.)  ôpoûuu,  '-^'ei-fili-  dans  gr.  ôpxeîcfeai, 
élargiss.  de  *e/-- 'mouvement  rapide;  surgir"  dans  gr.  è'peTO*  dip- 
juriOri,  fut.  ôpauu  etc.  (Persson  Wzerw.  122  sq.  Beitr.  II  636  sq. 
836  sqq.  894.  Walde-  s.  vv.  rlvus  orior  bibl.). 

tragg.  ôpKavri  f.  'enceinte,  clôture'  :  ëpKOç  'p.  281). 

boni.  etc.  6  pKoç  m.  'serment',  propr.  'ce  qui  enferme  ou  contraint': 
boni.  etc.  ôpKioç  'protecteur  des  serments',  -lov  'serment;  gage 
d'un  serment;  pi.  convention,  traité';  att.  ôpKoûv,  -iZ^eiv  'faire 
prêter  serment';  éTTÎopKOç  adj.  'parjure  ;  <iui  est  un  faux  serment  ; 
qui  ne  doit  pas  être  ratifié,  vain  K  332';  liora.  etc.  èTTiopKeîv 
(delph.  etc.  écpiopKeîv  par  anticipation  du  son  h-.  Sommer  Gr. 
Lautst.  48  sqq.  bibl.)  'faire  un  faux  serment';  att.  èTTiopKÎâ  f. 
'faux  serment,  parjure*  :  é'pKOç  (p.  281). 

opKuç,  -Ovoç  m.  et  ôpKOvoç,  -ou  m.  'un  tbon'.  Etym.  obscure. 

ôpiLievoç  m.  'tige,  pousse,  trognon  de  cbou'  (Ath.  Hésycb.i,  pi.  -oi 
et  -a,  appartient,  avec  ôpa|nvoç  m.  'brandie')  Nie.  Antb.)  et 
arm.  ann  'racine'  à  la  famille  de  opàba^voç,  voy.  l'art,  opoeuvuj 
et  p.  ex.  Persson  Beitr.  I  346  n.  1.  II  6r)T  ii.  .1.  8.ô3.  —  Lat. 
rânms  'brancbe'  (Prellwitz*  336  avec  doute)  est  à  écarter 
{<*u)-(idmo-s  :  râd/.i'.  Walde-  s.  v.  Persson  Beitr.  II  634). 

boni.  etc.  opiui'i  f.  'assaut,  attaque,  élan,  impulsion,  ardeur,  zèle"; 
bom.  etc.  ôpiLiâv 'pousser,  exciter:  s'élancer';  att.  àqpopiari  f.  point 
de  départ':  att.  ôp|ar|Tnpiov  'aiguillon:  —  camp  retrancbé"  :  skr. 
sdratl  sisarfi  'couler,  se  bâter'  etc.,  voy.  s.  v.  ôpôç  (autre  avis 
cbez  Sommer  (ir.  Lautst.  133  n.  ;ôpvû|m);  à  côté  de  i,-e.  *ser-, 
une  forme  *.n/v-  dans  bom.  piûoiuai  'se  bâter". 

opiuïvoç  (Atb.),  -V  (Tbéopbr.)  'sauge"  :  lat.  scrcû  'sauver,  (mmi- 
server'  serros  'esclave',  zd  har'far-  'protecteur"  ■lui"rv<i-  'pro- 
tégeant", gr.  eïpepov  ace.  (voy.  s.  v.  p.  227),  etc.,  la  plante  devant 


—     714     - 

son  nom  à  ses  vertus  curatives  {Salvia  officinâlu),  cf.  lat.  sal- 
via  :  salcos.  Holthausen  IF.  XXV  153. 

I.  ôpuoç  m.  'collier';  ôp)Liia  (ï)  f.,  ôp|ua66ç  m.  Voy.  s.  v.  eïpuu  L 
p.  229. 

II.  liom.  etc.  ôp|uoç  m.  'place  où  Ion  amarre  un  navire,  où  l'on 
jette  l'ancre';  ion.  att.  ôpiueîv  'être  à  l'ancre';  hom.  etc.  ôpiuîZiuj 
■"mettre  à  l'ancre'.  Le  rapport  avec  eïpuu  I.  "attacher'  est  au 
moins  aussi  plausible  que  celui  (Fick  GGA.  1894,  p.  242)  avec 
ôp)iir|  f.  'élan'  en  tant  que  '*point  de  départ';  Tràvopiuoi  Xi)uéveç 
V  19Ô  sont  'les  ports  où  le  débarquement  est  aisé  par  tous  les 
vents',  autant  que  'les  ports  d'où  le  départ  est  toujours  aisé'. 

ôpviç,  -îOoç  (gort.  ace.  ôvvl9a),  dor.  ïxoç  (voy.  Brugmann  Grdr. 
II-,  1,513),  ace.  aussi  ôpviv,  pi.  ôpviBeç  -aç,  aussi  ace.  ôpveiç 
ôpviç  m.  f. 'oiseau;  coq,  poule';  ôpveov  (*ôpveiov)  'oiseau':  got. 
ara  v.  norr.  qrn  ara  ags.  earii  v.  h.  a.  aro  arn  'aigle',  lit.  erèlis 
arëlis  èras  aras  y.  pruss.  arelie  (1.  arelis)  lett.  érglis  v.  slav. 
orîlû  'aigle',  corn.  bret.  er  (=  lit.  èras)  gall.  eryr  v.  irl.  ilar 
'aigle'  (dissim.  de  *eriiro-.  Fick  IP  39.  Gramniont  Dissim.  71. 
Henry  Bret.  115).  Curtius-' 347  sq.  Scbrader  RL.  654.  Robert 
Les  noms  des  oiseaux  en  gr.anc.  (Neucbâtel  1911)13sqq.  (bibl.). 
dopvoç  'qui  est  sans  oiseaux'  ne  prouve  pas  que  l'initiale  ait  été 
conson.;  le  rapport  avec  ôpvû|ui  et  son  groupe  est  incertain; 
Persson  Beitr.  II  765  n.  1  suppose  qu'il  y  a  eu  dans  le  grec 
contamination  d'un  th.  en  -n-  et  d'un  th.  en  -éi-,  soit  ôpi-  (  :  ôpivuu) 
+  ôp-v-  (  :  got.  ara^  gén.  arins). 

ép.  poét.  6pvO|Lii  (et  ôpvùuu),  fut.  ôpcTuu,  aor.  uupcra  et  ùjpopov  'faire 
se  lever',  moy.  ôpvu|Liai,  fut.  ôpoO|uai,  aor.  uup6|uiiv  et  )>.  sg.  uipTO 
p.  ex.  E  590  impér.  hom.  ôpao  ôpaeo  ôpcfeu  inf.  hom.  ôpBai  ptc. 
hom.ôpiuevoç,  pf.ôpujpa 'se  lever,  s'élancer',  forme  access.ép. poét. 
ôpéo|uai  seul.  prés,  et  ipf.  ôpéovTO  B  398.  Y  212;  ép.  poét.  Hpc. 
ôpoùuj  (*àpoua-)  'se  lever  vivement,  s'élancer'.  Le  groupe  repose 
sur  un  i.e.*e>'-*ere- 'mettre  en  branle,  exciter,  élever;  se  mouvoir; 
aussi  :  ondoyer,  rouler  des  vagues,  couler',  cf.  skr.  drua-h  adj. 
'ondoyant,  roulant  des  vagues',  snbst.  m.  'vague,  flot,  fleuve' 
dnjah  n.  'vague,  flot,  fleuve'  (—  gr.  epvoç,  voy.  s.  v.  p.  283)  zd 
ar-  '(se)  mettre  en  branle',  arm.  y-arnem  'je  me  lève',  gr.  è'pcreo' 
bieteipou  Hésych.;  Ipoyy  ôpiunar)  II.,  epeTO-  ujp,uri6n  H.,  ôpauu 


—       (  1  o      — 


iJupaa  -opTÔç  (:  ]Rt.ortus  <  i.-e.*rfô-s  ou  ^ortô-H)  dans  veopTOç 
'nouvellement  né'  fSo])b.)  BéopTOç  'céleste'  (Pind.)  TraXivopTGç 
'denuo  resurgens'  (Escli.  Ag.  154)  ion.  att.  Koviopiôç  ni.  'nuage 
de  poussière  soulevée',  puis  got.  <tr(i  'aigle'  et  les  mots  cités 
s.  V.  ôpvlç,  —  V.  norr.  er)i  {*arnia-j  'énergique,  caj)able',  —  aussi 
got,  runs  (th.  runi-)  'course,  courant'  ga-nnis  f.  (th.  runsi-) 
'marché,  rue',  prirn.  'lieu  où  le  peuple  afflue'  (germ.  *runs-  < 
*)'ns-  :  skr,  ârnas-)  rinnan' Qownx ,  couler'  {^rcnuO),  slav.  comm. 
*roniti  dans  v.  slav.  iz-roniti  'effundere',  caus.  d'un  *reno,  gr. 
epvoç  n.  'jeune  pousse'  et  ses  congénères;  —  la  hase  est  élargie 
en  *erei-  dans  gr.  hom.  ôpivuj  l'voy.  s.  v.),  —  en  *ei'tn-  dans 
ép.  ôpéovTO  ôpoûuu,  skr.  àrran-  drcant-  'courant,  se  hâtant, 
rapide'  zd  a^rva-  a^rviint-  'rapide,  brave'  «"runci-  'sauvage, 
cruel  (animal)',  v.  norr.  <>rr  [^arua-)  v.  sax.  arii  ags.  edru  'ra- 
pide' ags.  ârod  'énergique',  puis  lat.  l'uô  -ère  au  sens  de  '.se 
précipiter',  irl.  ruatha r  ' Sk^^iiui'  gail.  rhuthr  'impetus,  insultus' 
(*/'o?^<ro-),pol.rMWfl[c 'se  précipiter  avec  bruit' y7<c^'mouvcment' 
l'iichhi  'i)roehain,  prompt'  lit.  rnsztis  'affairé,  remuant'  rnszètl 
rusziditi  'être  affairé'  etc.,  suéd.  rîisa  'se  précipiter  m.  b.  a. 
ruseii  'faire  du  bruit,  tempêter'  rûsch  'ivresse'  v.  h.  a.  rose  roscî 
'expéditif  ags.  (Holthausen  IF.  XX  328)  rèow  'excité,  sauvage', 
peut-être  got.  unnninari(j(jn.s  'àvrmepoç,  immitis'  i  von  Grien- 
berger  Unters.  228)  etc.  ;  —  pour  gr.  ôpvûMi,  tandis  que  Brug- 
mann  Grdr.  IP  970.  981.  1007.  lOlô.  1434.  P  475.  478.  (;r. 
Gr.'  88.  29<»  pose  i.-e.  *nieumi,  PersscTn  Beitr.  II  iiô7  n.  3.  nie 
que  gr.  op  o\  puissent  procéder  de  i.-e.  /•  /  et  se  rallie  à  l'avis 
de  J.  Schmidt  KZ.  32,  383,  p(»ur  qui  op  oX  sont  modifiés  de  ap 
aX  (>•  /;  sous  l'influence  d'un  u  subséquent  opvi'ui  :  skr.  ntôfi, 
CTTÔpvûiui  :  strnâti);  ôp-  se  serait  propagé  par  analogie,  fut.  ôpcTiu 
etc.;  de  plus,  là  où  Brugmann  voit  un  suffixe  -iieu-,  Perssou 
voit  un  in  fixe  v  inséré  dans  une  forme  de  la  baseeyvw')  ivoy. 
ôpivo)  sub  fin.),  soit  donc  *rn-eu  nii,  cf.  skr.  rnoti  's'élever,  se 
mouvoir'  nivdt'i  w)  f^Qw^aruavd  h  'ondoyant. r(»nhint  des  vagues; 
vague,  flot,  mer",  j)uis  zd  «/•■'««  'lutte,  concours",  \.\i.n.  t-rnust 
m.  h.  a.  crncsf  'lutte,  sérieux  m.,  rigueur'  ags.  eoniosf  'sérieux  m.. 

1)  [Cf.  déjà  Pei-ssoii  W/.orw.  lJ-2  n.  4  (^bihl.).  14:>  n.  1.] 


—     TIG     — 

ardeur,  empressement,  zèle';  sur  l'ensemble  voy.  Walde-  s.  vv. 
orior  ruô  (bibl.)  et  surtout,  en  dernier  lieu,  Persson  Beitr.  I 
284  sq.  II  738.  767  sqq.  et  passim  ;  voy.  aussi  l'art.  ôpoGôvuu. 

ôpopoç  m.  'ers'  ou  'vesce'.  Voy.  s.  v.  èpépivOoç  p.  273.  —  ôpo- 
P«TXn  ("PaTKri  -pàKxr))  f-  'orobauche',  plante  qui  étouffe  la 
vesce  (:  ctYXuJ.) 

ép.  poét.  ôpoBuvuu  'exciter';  ôpôba,uvoç  m.  'branche'  (Théophr. 
Luc.  Nie.)  ;  cf.  g-r.  èpéGuu  -ilw  (p.  273  sq.),  puis  zd  dr^dica-  et 
ses  congénères  cités  à  l'art.  ôpGôç,  avec  alb.  (G.  Meyer  Alb. 
Spr.  367.  Alb.  St.  III  29.  79)  rit  {^rdh-  ou  ^rd-)  'j'accroîs, 
j'amplifie,  j'élève;  je  croîs';  skr.  ardh-  {rdhciti  rdhuôti)  'pros- 
pérer, réussir'  est  parent  de  ce  groupe  ou  de  gr.d\9o|Liai  'croître, 
être  guéri'  (s.  v.  àXbaivuj  p.  41).  Persson  Beitr.  I  276  sq.  346. 
II  636  sq.  657  n.  3.  767  sqq.  (bibl.)  M. 

ép.  ôpo|uai  'faire  bonne  garde'.    Voy.  s.  v.  ôpâv. 

hom.  etc.  ôpôç  m.  'petit-lait;  sérosité'  =  skr.  sard-h  adj.  'liquide'  : 
skr.  shartisdrati 'Gouler"  sârma-h']e  fait  de  couler'  sirà  'fleuve' 
(mais  skr. «ff>*âf 7m. 'étang'  =  gr.  ëXoç,  voy.s.v.p.  246),  ]at.sem'm 
'partie  aqueuse  du  lait  caillé,  petit-lait'  (autre  avis  chez  Brug- 
mann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1897,  p.  20  :  skv.ksaram  'eau' 
Jcsarati  'couler'  etc.),  celt.  Sarnus  nom  de  fleuve  (Curtius"^  349. 
Fick  P  140.  562.  IP  291),  lett.  sirt  'rôder,  razzier'  s'ira  men- 
dicité ambulante'  (Prellwitz^  s.  v.  ôpjuri);  i.-e.  Her-  'couler'.  La 
forme  oùpoç  (Nie.  Anth.)  a  été  forgée  pour  les  besoins  du  vers 
d'après  les  rapports  ôpoç  'borne'  :  ion.  oupoç,  et  ôpoç  n.  'mon- 
tagne' :  ion.  oupoç.  —  Véd.  ira  'suc'  (Wackernagel  Ai.  Gr.  I  24) 
est  à  écarter  (:  âv-aXioç  àXbaivuu). 

att.  ôpoç,  corcyr.  hopFoç  ôp^oç,  hér.  ôpoç,  ion.  oupoç,  crét.  ujpoç, 
Théra  oùpoç  m.  '*sillon,  d'où  :  frontière/  <  gr.  comm.*FopFo-ç  : 
lat.  nrvus  'circuitus  civitatis'  amb-urvâre  'entourer  d'un  sillon 
frontière'  osq.  uruvù  'frontière',  ital.  *urvo-  <  *u^ruo-  'sillon', 
cf.  *Fepùuu  'tirer'  (p.  286  sq.).  De  là  hom.  oùpeûç  (*ôpFeûç), 
att.  ôpeuç  m.  '*qui  trace  le  sillon,  d'où  :  mulet'.  Schulze  Qu. 
ep.  407.  517.  LE.  549  n.  1.  Walde^  s.  vv.  iirmis  vervactum. 


1)  [Ehrlich  Unters.  130  tire   ôpauvoç   (voy.  s.  v.  ôpuevoç  p.  713) 
de  *ôpa6|nvoç  et  voit  dans  ôpôbauvoç  une  assim.  de  *ôpaba]uvoç.] 


—     717     — 

att.  opoç,  ion.oùpoç,  dor.  uùpoç  seul.  Tlirocr.)  n.  montagne'  :  prob. 
skr.  rsvci-k  'haut',  i.  e.  '''er-  *or-  '(s'jélancer'  :  ôpvvpn.  Joliansson 
KZ.  :U),  419(l)ibl.).  G.  Meyei-"^  13(5.  Biugmann  Grdr.  II-,  1,  205. 
Persson  Beitr.  Il  769  n.  Voy.  s.  v.  oppoç.  De  là  opeioç  'de 
montagne',  ôpeivôç  'montagneux;  -aid',  ôpeÎTriç  m. 'montagnard', 
ôpeidç,  -ûboç  f.  'montagnarde',  'Opeairiç.  —  L'absence  de  F- 
fait  écarter  le  groupe  skr.  rdr.pnan-  n.  'hauteur,  sommet'  etc., 
à  quoi  appartient  gr.  é'pjaa  II.  'écueil'  (p.  2x2). 

ép.  poét.  ôpoùo)  'se  dresser'.   Voy.  s.  v.  6pvO(ni. 

boni.  att.  ÔP090Ç  m. 'roseau;  toit';  boni.  att\  opocpi'i  f.  'tnit  d'une 
maison'.    Voy.  s.  v.  èpeqpuu  p.  277. 

ôpiniE,  -riKOç  (Hom.  Hsd.),  dor.  ôonaE,  lesb.  opiràE  m.  'rejeton, 
rameau'.  Etym.  indiquée  s.  v.  âpirri  f.  'faux'  p.  81.  Selon  Schro- 
der  IF.  XVU  462sq(|.  XVIII  527,  le  sens  de  'couper'  dérive 
des  mots  du  groupe  qui  désignent  la  faux,  laquelle  a  dû  son 
nom  à  sa  forme  courbe,  soit  donc  i.-e.  *serp-  'courber',  identique 
à  *S('rp-  'ramper,  se  tortiller'  (  :  lat.  serpù  gr.  ëpirai  etc.  p.  283); 
Bechtel  Glotta  I  73  sq.  rattache  même  directement  opTrrifc  à 
epTTuu,  mais  en  tant  que  ce  verbe  a  pris  le  sens  élargi  de  'se 
mouvoir'. 

ôppoç  m.  'croupion  (Aristoph.),  sacrum',  prim.  'extrémité  proémi- 
nente' <C  i-e.  "^orso-s  =  v.  h.  a.  ars  ags.  ears  (angl.  arseï  'le 
derrière' v.norr.rt/*sn/56'  'anus',  cf.  v.irl.  err 'queue'  {*ersa.  Cur- 
tius^  349.  Fick  II'  41.  Pedersen  K.  Spr.  I  83),  arm.  <»\  ord. 
pi.  or-/ih  (tli.  en  -/-)  'fesses,  la  partie  inl'érieure"  (/•  <  rs.  Bugge 
Beitr.  2;>.  Htibschmann  Arm.Gr.  I  482);  le  mot  est  parent  de 
ôpoç,  oùpoi,  ôpaoGùpri,  cf.  Joliansson  KZ.  30.  420.  Peterssou  IF. 
XXIV  273.  Persson  Beitr.  II  709  n. 

att.  ôppujbeîv  'redouter';  att.  ôppiubiâ  f.  'frayeur':  oppuubeujç* 
éjucpôpiuç  Hésych.    Voy.  s.  v.  ion.  àppuubéuj  p.  82  sq.  '). 

bom.  ôpcroBôpri  f.  prob.  'porte  à  laquelle  on  accède  par  des  mar- 
ches' (sur  gén.  ôpcroBupiiç  Séiii.  fr.  17  voy.  Scbul/e  C^Hi.  ep.  5 
n.  1).   Cf.  skr.  rsvd-/i  'liant"  +  ion.  eûpr)  (Frohde  BB.  3,  19  sqq. 


1)  [Ehrlii'li  Untcrs.  54  conteste  li-tyin.  de  Solmson  et  recon- 
struit un  th.  'àpao-  'déserteur',  d'où  *ùpplù^^l(;  'enclin  à  déserter': 
*àpao-  serait  parent  de  hom.  ëppiu  'fuir'  (pour  Iei|uel  d'autre  part 
on  a  su|)posé  un  prés.  ^Fepoiui:   voy.  s.  v.  p.  2S4).l 


—     718     — 

Curtius^  739.  Peisson  BB.  19,  273);  Sclmlze  op.  cit.  506 
sig-nale  eipeOùptT  ôpaoeûpa  Hésycli.  et  rappelle  les  gloses 
èpeio  epcreo  epaj]  relevées  s.  v.  ôpvO)ui. 

ôpcToXoTTOç  'batailleur,  turbulent'  (Anacr.);  ôpcroXorceLieiv,  -OTceîv 
'assaillir,  tourmenter'.  Étym.  obscure;  cf.  Frôhde  BB.  3,  24. 
2U  222 

ôpiaXiç,  -iboç  f.  'petit  oiseau;  jeune  animal'  (Nie);  ôpTaXixoç 
m.  -ixeûç  ni.  'poussin,  poulet,  jeune  oiseau  ;  jeune  animal'  :  ôpviç 
et(?)  ôpvO|ui. 

opTuE,  -uKOç  gramm.  et  -utoç  m.  (f.)  'caille',  cf.  yôpTuE  c.-à-d. 
FépTuS  Hésych.;  textes  et  légendes  chez  Thompson  Greek  birds 
123sqq.  Cf.  ûw.  vartaTca  h  vârtïka  'caille';  doit  sa  voyelle 
-u-  à  d'autres  noms  d'oiseaux  comme  ïpuE  paî^uE  (Curtius^  349. 
Brugmann  Grdr.  IP,  1,  491.  505.  511.  605.  Robert  Les  noms 
des  oiseaux  en  gr.  anc.  24  sq.);  le  rapport  supposé  avec  skr. 
vdrtatè  'se  tourner'  lat.  vertô  est  diversement  expliqué  et  de 
façon  peu  convaincante.  De  là  ion.  'OpruYÎri  f,  '*l'île  des  cailles', 
ancien  nom  de  Délos 

ôpûa  f.  'boyau'  (Epich.  chez  Ath.  IX  366  a.  b.  ;  cf.  Hésych.  s.  v.). 
Persson  Beitr.  II  774  attribue  au  mot  le  sens  premier  de  'trou, 
passage'  et  le  rattache  au  groupe  cité  s.  v.  hom.  oùpoç.  —  Dès 
lors  lat.  «>'iv/?<^^ 'saindoux'  (Fick*I436.  Walde^  s.  v.)  s'en  éloigne 
par  trop  pour  le  sens,  même  dans  l'analyse  qu'en  propose  Pers- 
son Beitr.  I  291  n.  4. 

opuZ;a  f.,  -ov  n.  'riz'  (Théophr.),    Voy.  s.  v.  ôpivbriç. 

ép.  ôpufiaTboç  m.  'grand  bruit',  cf.  ôpuTiuàbeç-  Oôpupoi  Hésych. 
Formation  obscure;  Kretschmer  KZ.  38, 135  songe  à  hom.  ptc. 
aor.èpuYovTa,  voy.  s.  v.  p.  285.  Pour  la  finale,  fréquente  dans  les 
noms  exprimant  le  bruit,  cf.  poî^boç  KéXaboç  XPOM^^OÇ^  skr.  çdh- 
da-h  'son,  parole,  mot'  et  voy.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  467. 

hom.  etc.  ôpûaauu,  att.  -ttuj,  tardif  ôpùxuu  'creuser,  fouiller'; 
ôpuxrî  ôpuYtî  ôpuEiç,  -euuç  f.  'action  de  creuser';  ôpuYiua  n.  'fosse; 
galerie  souterraine';  ôpuE,  -uyoç  m.  'pic  de  tailleur  de  pierres' 
(Anth.).  ôpùcrcTiu  <  *ôpuxLU)(cf.KaTa)puxriç  E267  'enfoui  en  terre') 
repose  sur  un  ôpu-  'creuser',  cf.  spéc.  hom.  oùpôç  <  *ôpFo-ç  (voy. 
s.  V.),  puis  lat.  rUga  'ride',  peut-être  aussi  arràyia  f.  'galerie 
d'une  mine'  (Plin.,  u  à  cause  de  ital.  roggia)  corrugus  'canal 


—     719     - 

(le  lavage  (mines/,  et,  avec  un  autre  degré  de  la  gntt.,  skr./«//- 
cati  'arracher',  lat.  nincare  'sarcler',  lett.  rûk'ét  'fouiller,  attiser 
(le  feuj,  remuer  (la  terre/,  skr.  rûksâ-h  Tude',  v.  h.  a.  rûh  'rude', 
lit,  raùla.s  raùkszlaa  'ride'  (prop,  'déchirure,  sillon').  Persson 
Beitr.  I  291  et  n.  4.  II  840  (bibl.  i. 

liom,  etc,  ôpqpavôç  -n  -ôv  adj.  (-6ç  f,  Eur.  Héc.  150)  'privé  de 
son  père  ou  de  son  frère,  orphelin';  ôpqpaviZieiv,  -avoOv  'rendre 
orphelin':  cf,  àpcpopôiai  •  èTrirpoTTOi  opcpavûjv  Hésych.,  opqpopo- 
TÎa-  éTTiTp6m-|  II.,  ujpqpujcTev  dipcpàviaev  II.  :  arni.  (Hubschmaun 
Arm,  Gr.  I  482)  i»-h,  gén,  orboy  'orphelin' <:  i.-e.  *orhho-s  = 
lat.  orhus  'privé  de'  =  gr.  ôpqpo-,  puis  (Curtius''  294 sq.)  got, 
arbi  {*orbhio-)  n,  'héritage',  prim,  'bien  délaissé'  arbja  \\\.  'héri- 
tier' V.  norr.  arfr  ags.  jjrfe  v,  h.  a,  arbi  erbi  'héritage'  v.  norr, 
at'f'e  V.  h.  a,  arpeo  erho  'héritier',  v.  irl.  (Curtius''  1.  cit.  Fick  11^ 
40,  Pedersen  K.  Spr.  132,  118)  orbe  orbbe  orpe  'hereditas' 
co//^-«r?>(^ 'héritier,  successeur' v,  gall,  (n-b-fjcn  v.  bret.  l'rbien 
Urien  nom  d'honinie  gaul.  Orbius  ^Orhin/os  don  Orhhiinrus: 
on  y  a  joint  skr,  ârbha-h  'petit,  faible,  enfant',  russ.  rebjônok 
'enfant' (*o/'ft//-  :  *erebh-),  puis  (voy.spéc,  Pedersen KZ,  38,313) 
v.  slav.  rabil  'valet'  (en  tant  que  *orbo-),  arm,  arbaneak  'ser- 
viteur, collaborateur',  mais  ces  deux  derniers  mots  sont  aussi 
vrais,  parents  de  got,  arbaips  'travail,  peine'  (cf.  Brngiuann  IF. 
XIX  384 sq,,  bibl.);  on  peut  douter  si  got.  <iniis  v.  h.  a.  (nia)}u 
'pauvre,  malheureux'  est  parent  de  gr.  opcpo-  en  tant  (pic  né  de 
germ.  *arbnia-,  i.-e.  *orbli-7no-  (Johansson  PBrH.  lô,  22."))  ou 
apparenté  à  got.  (irb<n}).<^\  autre  étym.  encore  chez  Kluge  '  23. 

ôpqpvôç  'obscur';  opqpvn,  dor.  -à  f.  'obscurité';  ôpcpvujbriÇ  'daj)- 
parence  sombre'  (Ilpc.;;  hom.  opcpvaîoç  'obscur,  noir  nuit:  cf. 
russ.  rjdbiiiôraja  nocl.  Kozwadowski  Eos  \'l  1 1  99  s(i(|.  '  :  v.  n<«n  . 
itirpr  'brun'  ags.  eorp  carp  'de  couleur  sombre,  noirâtre"  v.  h.  a. 
t'r^/"l"uscus'igerm.*fr/>a-  \nnw'''ri-ppa-  <  i.-c.*('rb/i  nô->  v.norr. 
larpe  'gelinotte'  v.  h.  a.  repu-huou  suéd.  rapp-hima  'perdrix' 
b.  ail.  (Petersson  IF.  XXIV  273)  erpel  'canard  mâle',  lett.  irbe 
dans  inefclia-irbe  'gelinotte'  laiika-i'rbe  'perdrix  grise'  m,  bulg. 
y>r<^/>/ 'perdrix'  {*ère-ni-b/i-)  v.  slav.  rrbû  russ.  rjabii  'moucheté' 
russ.  rjdbka  'perdrix'  etc.,  i.-e.  *èr('bh-  ^ôrnb/i-.  Persson  Wzerw. 
2l88q.  (bibl.).  Osthoff  Et.  Par.  1  78s(i.  (bibl.).   Ilirt  Abl.  i<ô71. 


-     720     — 

Berneker  EVV.  217.  274sq.  —  Lat.  rohusrohur  'cœur  du  chêne, 
rouvre,  etc.'  (Osthoff  op.  cit.  71  sqq.)  est  rattaché  par  Rozwa- 
dovvski  1.  cit.  ài.-e.  *{e)reudli-  (:  èpuBpoç),  cf.  pol.  nlzen  {*vûd- 
jenj'f)  'vif  d'un  arbre',  -o-  étant  rural  (cf.  Ernout  El.  dial.  220). 
—  Autres  avis  sur  ôpcpvoç  chez  Hirt  IF.  XII 226  {*orgVsn6  s  : 
eptpoç)!)  et8cheftelowitzBB.28,293.  29,17  i*orgUhnô-.s  :  arm. 
arju  "brun  foncé'), 

ôpqpoç,  att.  ôpqpuuç  m.  'cernier  (poisson  de  mer.  Ar.  Guêp.  493. 
Plat.  Arstt.)'  appartient  au  préc.  selon  Prellw^itz  BB.  22,  101, 
Osthoff  Et.  Par.  I  79  (bibl.).  —  SUtterlin  IF.  XXIX  126  en 
rapproche  d'autre  part  ail.  icnrfUn  'un  poisson',  i.-e.  ^uerph-, 

ôpxctjuoç  m.  'chef,  padiXevjç,  fiYejaiûv  Hésych.'  (Hom.  Esch.)  a  été 
tenu  pour  un  éolisme  =  *àpxa)uoç  (*-7»mo-),  cf.  Kretschmer 
KZ.  36,  268.  Brugmann  IF.  XIV  7.  KVG.  §  390.  Grdr.  IP,  1, 
226;  voy.  s.  v.  àpxoç  p.  85;  mais  Bechtel  BB.  30,  270,  rap- 
prochant ép.  ôpxa|uoç  àvbpijùv,  ôpxa|ue  Xâûjv  de  l'expression 
ëpKOç  'Axaiûjv  appliquée  à  Ajax,  a  prob.  raison  de  rattacher 
le  mot  au  suiv.  eu  tant  que  'rempart  protecteur  des  hommes'. 

hom.poét.  ôpxaToç  m.  'enclos  d'arbres;  parc,  jardin',  cf.  ôpxà|un  f. 
Poil.  VII  147,  béot.  att.  épigr.  'Epxo^evoç  >  'Opxo|Liev6ç  (J. 
Schmidt  KZ.  32,  340);  ôpxdç,  -àboç  adj.  f.  'close'  (Soph.),  cf. 
ôpxâç'  TiepipoXoç,  a\)xa(5'\a.  Kai  eîboç  èXaiaç  Hésych.;  hom.  etc. 
ôpxoç  m.  'rangée  d'arbres  ou  de  ceps'.  Voy.  s.v.  hom.  èpxatdo) 
p.  287  et  Bechtel  BB.  30,  270  sq.  (cf.  le  préc). 

hom.  etc.  ôpxeîcrOai  'danser;  tressauter'  (act.  ôpxeîv  'mettre  en 
mouvement'  Ion  chez  Ath.  I  21  a)  ;  hom.  ôpxnc^TÔç,  -ôoç  f.  'danse' 
(voy.  Schwyzer  IF.  XXX  435  n.  1);  hom.  ôpxriCTTrip  m.,  hom. 
att.  ôpxrjdTriç  m.  'danseur';  ôpxilcTTpâ  f.  'partie  du  théâtre  où 
le  chœur  évoluait'  (Plat.);  hellénist.  ôpxnffTpia  f.  'danseuse'  : 
skr.  rghâydti  'trembler,  se  démener,  tempêter'  (Curtius  Verb.- 
I  332.  348.  Brugmann  Grdr.  II>  1159.  Reichelt  BB.  27,  78;, 
i.-e.  *ergh-,  élargiss.  de  *e;'-  'mouvement  vif;  sortir  brusque- 
ment de',  voy.  s.  vv.  ôpivou  ôpvû|ui  ôpoùuu.  —  Avis  erroné  chez 
Frôhde  BB.  10,  301. 

1)  [L'étym.  de  Hirt  satisfait  la  phonétique  (i.-e.  *orqV-s-n6-s 
>  g r.  *ôpTTav6-ç  >  ôpcpvô-ç)  et  vaut  au  moins  la  préc.  au  point  de  vue 
sémantique.] 


—     721     - 

ôpxiXoç  ou  ôpxiXoç  m.  prob.  'trog-lodyte'  (textes  chez  Thompson 
Greek  birds  126)  se  rattacherait  selon  Robert  Les  noms  des 
oiseaux  en  gr.  anc.  128  à  epxo|uai  et  supposerait  un  *dpxiç 
'marcheur',  cf.  ipoxiXoç  <  Tpôxiç  'coureur'. 

ôpxiç,  gén.  ion.  -loç,  att.  -euuç  m.  'testicule'  :  arni.  orji-kh  pi.  'testi- 
cules' orji  'not  castrated'  nn-orji'jjiàvopx^ç,  /d  dr''2i  duel  'testi- 
cules', alb.  herôf  'testicule'  (pour  *erôe),  lit.  eî-zilas  'étalon', 
i.-e.*-gh-.  Fick  I*  369.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  151.  Hiibschmann 
Arm.  Gr.  I  483.  Hirt  Abl.  §  786.   Brugiuanu  Grdr.  II-,  1,  168. 

I.  ôç,  TÎ,  ô  pron.  rel.  <  \.e.*io-s  *i(l  *iod  =  skr.  }/dh  yà  yâd 
zd  yf)  yâ  yat  'lequel,  qui',  prob.  phryg.  (Fick  BH.  29,  237) 
loç  'qui'  (seul  cas  transmis),  v.  slav.  masc.  i-zeJ<^(/o-ze  etc.,  fém. 
ja-ze  jejq-ze  etc.,  ueutr.  je-ze  jt^go  ze  q{q.  /(^(jdc  '\ovii(\ut  Jakû 
'qualis'^V/ //>•?<  'quantus';  *|"o-.5  apparaît  aussi  dans  la  f<»rme  de 
détermination  de  l'adj.  en  letto-slave,  soit  lit.  jyew.s-/.ç 'le  bon' 
x.pvuss.  pirma7in-ien  -in  'le  l^""'  v.slav.  dobrûji  'le  bon'; 
V.  slav.  vino  novo-je  'le  nouveau  vin'  =  '*le  vin  qui  [est]  non- 
veau';  */o-.s'  est  un  dérivé  (morphème  -o-)  du  th.  déra.  i.-e.  */• 
lat.  /.S-.  Brugmann  Grdr.  P  262.  IF,  2,  347  (bibl.).  Dem.  37. 
Walde'- s.  v.  /.s-  (bibl.;. 

II.  6ç  pron.  déni,  dans  kui  ôç,  \\  b'  ôç  etc.,  ainsi  (jue  ôç  faisant 
fonction  de  relatif  chez  Hrdt.  conjointement  avec  les  formes 
du  dém.  *to-,  se  ramène  soit  à  *so-s  (skr.  sd-h),  soit  à  *sio-s 
(skr.  syd-h  v.  pers.  hya'').    Brugmann  Grdr.  IP,  2,  320  s(j. 

III.  ôç  (skr.  srd-h)  'suus'.    \'oy.  s.  v.  ë  p.  208. 

ôcTioç  'ordonné  on  permis  par  la  loi  divine,  sacré,  saint';  ôaioOv 
'sanctifier',  ôaioç  est  dérivé  d'un  *sot<)-,  cf.  éiâ'  dX^On.  àfa9â 
Hésych.  éxàlw  'éprouver'  dérivés  d'un  *sc'f6-,  voy.  s.vv.  j).  291. 
—  Autre  avis  chez  Klirlieli  Z.  iilg.  Sprachgesch.  52  (*(TFo6io-ç: 

èeoç  neoç). 

att.  ocTui'i  f.  'odeur'.    \oy.  s.  v.  hum.  etc.  objur). 

ion.  att.  ôdTTpiov,  ord.  |)1.  'fruit  à  gousse'  <.  *o-sj) ri io-  '*avec 

l'enveloppe'  :  (JTreipov  (*(y7T€piovi  'enveloppe',  selon  Ehrlich  KZ. 

39,  560  n.  2.  Unters.  120sq. 

ép.  ocrera,  att.  (rare)  ÔTta  f.  'voix'  <  i.-c.*uoqiJij(\  voy.  s.  v.  erroç 
p.  269. 

4G 


—     722     — 

ép.  poét.  ôcTcre  (<  *ÔKie)  'les  deux  yeux';  att.  xpi-OTTiç,  -iboç  L 
(att.  *ÔTTe  =  ion.  ôaae),  dim.  ipiôiTiov  gramm.  'sorte  de  broche 
«à  trois  yeux»';  ô|U)Lia  n/œil'  (<  *ÔTT-)iia,  i.-e.*oqu-m7i^  voy.  s.v); 
ép.  ôcraojuai  {*oqU-io-)  Voir,  voir  en  esprit,  prévoir'  (voy.  s.v.); 
fut.  ôvpo)Liai  'je  verrai',  pf.  ôirujTra;  ÔTtri  f. 'ouverture'  (voy.  s.v.); 
lac.  épid.  ÔTTTi\(X)oç  'œil';  ô(pGaX)ii6ç  m.  'œil'  (voy.  s.  v.)  :  zd 
ahcyâxsaye^nti  'ils  surveillent'  {*a^ivi-ax.s-.  Brugmaun  Ber.  d. 
sâchs.G.  d.W.  1897,  p.  35.  Bartbolomae  Airan.Wb.  310  sq), 
arm.  pi.  açJch  'yeux'  (<  i.-e.  duel  *oqlH  =  v.  slav.  oci)  sg.  aJcn, 
gén.  alcan  'œil,  ouverture,  trou,  maille,  source'  (Hiibschmann 
Arm.  Gr.  I  413  sq.),  lat.  oculus  'œil',  v.  h.a.  aici-zoraht  'mani- 
festus'  ags.  iewan  ywan  éowan  'montrer'  v.  norr.  qgur-stund 
'moment'  m.h.Si. z-ounen  moy.-néerl.  t-ônen  'montrer'  (<  *{a)t- 
-a[j]u-n-.  Osthoff  PBrB.  8,  261  sq.),  puis  vrais,  got.  angô 
V.  h.  a.  ouga  ags.  e«je  (angl.  eye)  v.  norr.  auga  'œil' ^)  v.b.a. 
augi-îcis  'publiée'  got.  and-augi  'ttpôcTujttov'  and-augi-ha  adv. 
'rrappriaia',  propr.  'en  plein  visage',  v.  slav.  oTco,  gén.  ocesef 
duel  oci  lit.  aJàs  v.  pruss.  ackis  'œil',  alb.  (?  Pedersen  KZ.  36, 
318)  sii  'œil',  i.-e.  *oqy'-  'œil;  voir';  un  i.-e.  *6qy'-  dans  hom.  eîç 
iIiTraetc.  (voy.s.v.)^).  Curtius^463  sq.  J.SchmidtPlur.  388sqq. 
Osthoff  Et.  Par.  I  218  sq.  Brugmann  Grdr.  P  547.  613  sq. 
IP,  1,  132.  173.  2,  202.  Walde^  536  sq.;  voy.  aussi  les  art. 
hom.  èvOÙTTa  (p.  259),  )iéTUJ7rov  (p.  631),  TrpoauuTTOV,  ép.  eùpûoTTâ 
(p.  297),  èvîîTri  (p.  254),  ÔTTïTtTeuiju,  ôttiç  etc.  Pour  l'élément  *-o$l'- 


1)  Le  détail  de  got.  augô  etc.  n'est  pas  éclairci;  voy.  Zupitza 
Giitt.  73  sq.  (bibl.),  Uhlenbeck  Got.  Spr.2  19  et  bibl.  (:  skr.  éhatè  'per- 
cevoir', ce  qui  n'est  pas  préférable),  Stokes  KZ.  35,  151  sq.  (  :  irl.  uag 
'cavité,  fosse',  qui  n'est  qu'une  graphie  moy.-irl.  pour  v.  irl.  uad, 
cf.  Thurneysen  IF.  VI  Anz.  196),  Brugmann  Grdr.  I-  613  sq.  Il-,  1, 
309.  577.  KVG.  §258  (bibl.),  Falk-Torp  EW.  1417,  Feist  EW.  35  sq., 
Franck-van  Wijk  EW.  474. 

2)  Selon  Brugmann  Grdr.  12  790.  IP,  1,  173  sq.  béot.  ôktoWoç 
'œil',  skr.  dksi  nom.  ace.  sg.  'œil'  zd  asi  nom.  ace.  duel  =  skr.  aksf 
appartiendraient  à  une  autre  R.  ou  auraient  subi  l'influence  d'une 
autre  K.,  et  dénonoeraieut  un  i.-e.  *okp-\  Grdr.  II*,  1,  577,  il  sépa- 
rerait béot.  ÔKToXXoç  des  formes  indo-iran.,  lesquelles  seraient  toutes 
proches  du  th.  en  -es-  de  v.  slav.  oko,  gén.  ocese  (skr.  gén.  sg.  aksn-àh  : 
V.  slav.  oko  =  skr.  çirsn-cHi  :  ciras-). 


—     723     - 

'ayant  l'apparence  de'  dans  f:;r.  aiGon;  infiXoij»  etc.,  skr,  (jhrtâcl  f. 
'graisseux'  çvitlci  f.  'brillant'  (cf.  YXauK-djqj  et  YXauK-uÙTTiç,  eû-ûjn; 
et  eù-ûJTTiç,  lat.  afr-  fer-  vel-  cel-ôx)  voy.  J.  Schniidt  Plur.  392. 
Duvau  MSL.  VIII  256.  Kretschmer  Einl.  160. 

ép.  ôaaojaai  {^oqU-io-}  'voir,  voir  en  esprit,  prévoir';  att.  ôtt£Û- 
ofitti  'présager;  craindre';  att.  ôxTeia  f.  'divination'.  Voy.  s.  v. 
ôoae.  —  Le  rapport  avec  got.  «/«;■«?«  'vofuiZ^eiv'  (th((  'vovç  ah/ua 
'TTveûfia'  (Fick  1'  13.  371.  Zupitza  Gutt.  72  sq.  Prelhvitz^  341  ) 
est  incertain,  -h-  représentant  i.e.  -k-,  alors  qu'on  attendrait 
-fc-;  cf.  p.  ex.  Brugniann  Grdr.  IP,  1,240.  Torp  chez  Fick 
IIP  8.  Feist  EW.  9.  Franck-van  Wijk  EW.  8;  voy.  s.  v.  ôkvoç  I. 

hom.  ôffaoç  et  oooç,  att.  ôaoç  'qnantus'  <  *ôtio-,  cf.  lioin.  TÔaaoç 
Toaoç  (*TOTio-)  nàaaoç  '^♦ttotio-j,  lat.  tôt  toti-dem,  skr.  fdti'toV-, 
th.  pron.  i.-e.*io-  (:  gr.  ôç  'qui'). 

att.  ô(JTaKÔç,  dor.  (Epich.)  hellénist.  àtJtaKÔç  (voy.  s.  v.  p.  90) 
m.  'homard  ou  crustacé  analogue'  <  }.-e.*osthid-qo-:skY.asthdn- 
'os',  cf.  skr.  au-àsthaka-h  'sans  os';  bihl.  chez  Osthoff  BB.  24, 
157  sq.    Voy.  le  suiy. 

hora.  ôaTéov  (♦ÔŒTeiov.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  157),  att.ôcTTOÛv, 
dor.  (Théocr.)  ôaiiov  'os,  ossement'  :  skr.  à-sthi,  gén.  asthnàh  n. 
zd  a.st-  asti-  'os',  arni.  oslr  'os'  (bihl.  chez  Hlibsohniann  Ami. 
Gr.  1482;  *ostw-er  selon  Meillet  Esq.  14.  28;  autre  analyse 
chez  Pedersen  K.  Spr.  I  85),  alh.  ast  atife  'os'  (G.  Meyer  Alb. 
Spr.  19),  lat.  Ô.S',  plus  exact,  oss,  gén.  o.v.«f/.s^,  v.  lat.  aussi  ossu 
(pi.  ossua)  et  ossuni,  (voy.  Walde  "  s.  v.  Stolz  Lat.  Gr.  *  150  n. 
5  bibl.);  i.  e.  *o.sfh-,  issu  de  *odth  i  selon  Johansson  IF.  XIV 
321,  qui  y  rattache  v.  irl.  odb  'nœud'  gall.  orfrf/* 'excroissance', 
d'un  i.-e.  *od-hho-  (voy.  s.  v.  ôaqpùç\  gr.  oloq  'branche'  ôcTxoç 
'jeune  pousse',  mais  voy.  s.  vv.  ^)  L'hypothèse  de  llirt  Abl. 
§  692,  i.-e.  *oqosth-  (ôaiéûv  <  *oqsth-  :  v.  slav.  kostî  'os'  lat. 
cofita  'côte')  est  très  douteuse.  —  A  ce  groupe  appartiennent 
ôcJTpaKOv  ôaipeov  ôaraKéç  ôaipvjç  àarpéffaXoç  ôcrcpuç,  voy.  s.vv. 


1)  Porsson  Beitr.  1  5'Jo  ne  peuM*  pas  cjue  *usth-  remonte  à  *od-th-, 
le  sens  d'  'os'  n'npparuissant  nulle  part  dans  *od-,  et  skr.  -sth-  {à$thi) 
ne  pouvant  remonter  à  -tth-  -dth-\  il  attache  une  valeur  au  rapport 
skr.  dsthi  gr.  ôaT^ov  :  lat.  conta  v.  slav.  kostï,  comme  à  d'autres  où 
apparaît  une  alternance  gutt.  4-  voy.  :  0  -f  voy. 


—     724 

posthora.  ôcTipaKov  'coquille,  écaille,  carapace;  tesson'  piob. 
d'un  adj.  *ôcrTpaKOç  formé  sur  i.-e.  *osthr-  à  côté  de  *osthn-, 
cf.  ôaTaKÔç.  Osthoff  BB.  24,  158  (bibl.).  De  là  ô(TTpaKia)nôç  m. 
(Arstt.),  ôcTTpaKiZiuj  (Thuc);  ôarpaKOÛv  "briser  en  morceaux 
(Esch.);  rendre  dur  (Arstt.);  pass.  se  couvrir  d'une  écaille  dure 
(Lycophr.)'. 

oaTpeiov  (Esch.),  ôaipecv  'huître'  :  ôcTTéov  ôarpaKOV. 

ôcTTpiiaov  'étable'  <  *ô6Tpo-  :  v.sax.  edor  ags.  eoc^or 'clôture,  en- 
clos' V.  woYY.  jaâarr  'bord,  lisière'  v.  h.  a.  etar  'clôture  clayon- 
née,  terre  enclose,  bordure',  v.  slav.  odrû  'lit'  russ.  ôdrû  'couche, 
échafaudage  de  planches'  selon  Bezzenberger  BB.  27,  174;  in- 
certain. 

ôaTpûç,  -ûoç  f.,  ôcTTpûâ  f.,  ôaipuiç,  -îboç  f.  'sorte  de  hêtre  au  bois 
dur  et  clair'  <  ^ôcrxpo-bpuç  par  haplologie;  cf.  ôcTxpeov  ôaipaKOv 
àffTpaYaXoç,  formes  avec  -p-,  à  côté  de  ôcnéov  (*ôaTeiov)  ôaïa- 
.KÔç  (*ôaT^-K0-ç)  +  bpOç.  Brugmann  IF.  XIX  399  (bibl.).  Grdr. 
ll\  1,  581  n. 

posthom.  ô(J(ppaivo|uai,  fut.  ôcrqppri(To|uai,  aor.  ujacppô)nriv  'flairer, 
sentir  qc'  <  *ôt(J-  :  "^odes-  'odor'  -f-  '^'gUhr-,  cf.  aki'.jîghf-ati 
'ils  flairent'  3.  sg-.  jighra-fi  ghrâ-ti  ptc.  ghrâtâ-h,  i.-e.  ^QUhra^- 
'sentir'.  Wackernagel  KZ.  33,  43.  Brugmann  IF.  VI  100  sqq. 
Or.  Gr.°'  258.  Grdr.  IF,  1,  88.  514.  Wiedemann  BB.  27,  242  sq. 
Reichelt  KZ.  39,  73.  Etc.  —  Lat.  fràgrô  'exhaler  une  odeur, 
sentir'  est  écarté  par  Walde  IF.  XIX  101  sqq.  Wb.  ^  312  (bibl.) 
en  tant  que  dénom.  d'un  *bhrâg-ro-s  'sentant'  :  m.  h.  a.  hrœhen 
'sentir',  i.-e.  %hrâg-  'sentir'. 

ion.  ait.  ôacpuç,  -uoç  f.  'hanche'.  Kretschmer  KZ.  31,  332  a  pro- 
posé d'y  voir  un  composé  de  ôar-  'os  (:  ôaiéûv)  +  qpû-  :=  skr. 
dhû-,  cf.  des  composés  skr.  comme  mayôhhuh  'qui  ranime, 
rafraîchissant'.  —  Selon  Persson  Beitr.  I  415.  II  717  ô-  pour- 
rait être  le  résidu  de  ôai-  (cf.  Kretschmer  1.  cit.)  et  *aq)uç  un 
subst. 'gonflement',  dépourvu  du  saff.*-f?-  et  parent  de  gr.èacpu- 
buu)Liévoç 'gonflé  (de  mangeaille/,aqpubijùv  laxupôçK.x.X.  liésych., 
bia-aqpubuJaar  aùEfjaai  H.  —  La  parenté  du  mot  avec  zd  ascu- 
'tittia',  gall.  asgœrn  corn,  ascorn  'os'  (Hck  BB.  16,  171,  posant 
i.-e.  ''''osql'hû  s;  sur  les  mots  celt.  voy.  Foy  IF,  VI  324)  n'est 
pas  immédiate,  -cp-  en  cette  position  ne  pouvant  être  issu  que 


-    72:>    - 

d'une  labiale  indo-eur.  —  L'avis  de  Johansson  BH.  18,  24  heurte 
la  phonétique.  —  V.  irl.  odh  'nœud  dans  un  arbre'  gall.  oddf 
'excroissance,  bosse',  qui  en  ont  été  rapprochés  en  tant  qu'issus 
de  "^ùzhh-  '^Pedersen  Aspirationen  i  Irsk  I  [1897]  20.  K.  Spr. 
I  32.  Thurneysen  IF.  IX  Anz.  46.  Hdb.  d.  Alt-ir.  I  loi.  Brug- 
mann  Gr. 6r.  ^  118),  sont  plus  prob.  nés  de  '^0(fbli-,  cf.  (?  Lidéo 
BB.  21,  111  sq.)  lat.  dial.  offa  'morceau,  bouchée'  C^odhiun. 

ôcTxoç  m.  (Ar.  Ach.  997),  ôaxn  f-  (Nie.  Al.  109.  Ath.)  'jeune 
pousse,  jeune  branche';  aussi  ûJCTxn  iliaxoi  ihaxo-  Hésych.  etc. 
(qui  peut  être  un  i.-e.*o-2gh-o-).  Etyni.  et  bibl.  indiquées  s.  v. 
hom.  oloç  I.  —  L'avis  de  Ilirt  Abl.  §  649  (i.-e.  *ornoz{jho- 
'pousse')  est  à  écarter. 

ÔTe,  lesb.  ôta  'lorsque'  conj.  <  th.  rcl.  i.-e.  */o-  (voy.  s.  v.  ôç  '(|ui') 
-f-  suff.  *-te-*fa\  cf.  Brugmann  Ordr.  IF,  2,  7.^2. 

ôtXoç  ni.  'douleur'  (Esch.);  helléni.st.  ôtXêîv  ôiXeûeiv  'souffrir'; 
ÔT\r|)LiuJV'  àGXioç  Hésych.  <  ô-  préf.  (voy.  s.  v.  p. 681)  +  *^e/.>-, 
cf.  "AiXâç  TXfivai  TeXamijv.    Kretschmer  KZ.  36,  268. 

ÔTO^oç  m.  'vacarme'  (llsd.  tra^'-g.);  ÔTopeîv  'faire  du  I)ruit  :  faire 
retentir'  (Esch.)  ;  onomatopée,  cf.  ôtotoî  cri  de  douleur,  ùtotùZ^iu 
'se  lamenter';  pour  l'élément   po-ç  cf.  KÔvaPoç  eôpupoç. 

ÔTpaXéoç  'rapide,  agile'  ^Opp.  Q.  Sm.i,  -aXe'uuç  adv.  (Hom.  Hsd.); 
hom.  ÔTpripôç  'rapide',  cf.  Tpnpôv  èXaqppov  Hésych.  ôrpa-  <  ô- 
préf.  +  i--e.*^«/'-)  :  ÔTpôvtu.  lîrugmanii  (irdr.  P311.  Or.Gr.  ^ 
42.  DebrunnerIF.  XXIII  12s(|.  31.  --  L'avis  de  Zupit/.a  KZ. 
37,  406  (:lett.  dfrs  'rapide')  est  à  écarter. 

hom.  poct.  ÔTpùvuj  'pousser,  exciter,  ))rcsser',  iiioy.  'st^  hâter' 
<  *ô  Tpu-v-iuu,  c.-àd.  ô  préf.  (voy.  s.  v.  p.  681)  -f-  Tpu-  :  skr. 
tcâratè  'se  hâter',  v.  h.  a.  dir'ini  'je  tourne  rapidement'  traiis., 
%k\'.tu)'àna  h  '(pii  se  hâte',  gr.  T[F]pa-  ('•'Yi//--)  dans  ÔTpctXeoç, 
i.-e.  *fMer-  *tur-  (cf.  xéipa-cTi  :  Tpu-cpâXeia  :  lit.  l-efrcr)).  Brug- 
mann  (irdr.  F-^  260.  272.  311.  IF  9S1.  H-,  2,  817. 

où  oÙK  (oùx)  oùxî  'non,  ne  pas'.  Origine  (>l»S(Mirc.  —  Le  rapport 
avec  lat.  hdud  'ne  pas'  (Osthol'f  chez  lliibschmann  Vocalsyst. 
191)  est  à  écarter;  voy.  Walde*  s.  v.  —  Lut.  (iii-  (auferô), 
skr.  di-((  'de  haut  en  bas,  etc.'  ô-gfDnih  'solitaire',  gr.  au-  laù- 
-XcxTTeiv  gl.)  etc.,  cités  s.  v.  aûiiuç  p.  104,  forment  un  autre 
groupe.  —  Arm.  oç  'ne  pas'  (Buggc  KZ.  32,  31)  n'est  point 


—     726     — 

parent  (HUbachmann  Arm.  Gr.  I  481).  —  La  parenté  avec  skr. 
û  'et,  aussi',  où  particule  intensive  devenant  négative,  cf.  ix.pas 
(Fowler  The  négatives  of  the  indo-eur.  languages.  1896,  p.  14) 
est  toute  problématique.  —  où-xi  :  skr.  na-hi  'certes  pas',  cf. 
vai-xi  'oui  certes'  s.  v.  vai.  —  Hom.  où-kî  pour  *ou-ki  (-ki  =  -xi, 
i.-e.  *qt^id  avec  délabialisatiou  après  u)  est  accentué  d'après 
où-xi;  cf.  Brugmann  Gr.  Gr.^  117.  528  (bibl.).  Grdr.  IP,  1,  55. 
2,  351.  —  oùbajuôç  ord.  pi.  'aucun,  pas  un'  (Hrdt.)  contient 
-a)ao-  <  i.-e.  *swmo-,  voy.  s.  v.  eîç  p.  230  sq.  —  Pour  hom. 
poét.  oÙTibavôç  voy.  s.  v. 
hom.  tragg.  oùbaç,  gén.  oubeoç  n.  'sol,  terre';  poét.  oùbaîoç 
'terrestre,  souterrain';  aor.  TTpoaoubiaai  'jeter  par  terre'  (Hrdt. 
V  92,  3)  dor.  èTtOTOÙbiHe'  KaiépaXev  èm  y^v  Hésych.    Etym. 
obscure;  cf.  Scbulze  Qu.  ep.  1 14  n.  1.  —  Johansson  BB.  18,  44 
rattache  oùbaç  à  hom.  oùboç  m.  'seuil'  et  à  ôbôç  f.  'chemin'; 
voy.  le  suiv.  —  Scheftelowitz  BB.  29, 27.44  évoque  arm.  (7efm 
'sol'  <  i.-e.  *ued-ino-,  oùbaç  étant  selon  lui  issu  de  *F6baç,  ce 
qui  ne  se  peut, 
hom.oùbôç,  att.épid.ôboç  m. 'seuil',  cf. dor.  djbôv  oùbôv  Hésych.; 
la  forme  de  l'épopée  pop.  préhom.  a  été  ôbFoç;  on  en  a  rap- 
proché gr.ebacpoç  n.  'sol'  ôboç  f.  'chemin',  i.-e.*serf-  *sod-  (p. ex. 
Johansson  BB.  18,  44.  Brugmann  IF.  XIII  85);  la  psilose  en 
att.  et  en  dor.  fait  difficulté,  cf.  Solmsen  KZ.  32,  286. 
hom.  etc.  o  ù  6  a  p,  -aTOç  (*-w■^)  n.  'mamelle,  sein'  :  skr.  ûdhar, 
gén.ûdhn-ah  n.  'mamelle',  latûber  -eris  n.  'sein,  mamelle,  pis' 
ûber  -eris  adj.  'riche,  copieux,  fécond,  fertile'  (voy.  Walde- 
s.  V.),  ags.  ûder  v.  h.a.  w^ar'mamelle'  (et,  avec  apoph.,  v.  norr. 
iûgr  'mamelle'  <  *eud{u)r(a)-),   lit.  ûdriiti  'donner  du  lait'. 
Curtius^  260  sq.    Osthoff  MU.  IV  101  n.  (bibl.);  th.  en  -r-l-n- 
(Johansson  Beitr.  1.  BB.  18,  22),  à  côté  de  quoi,  avec  un  autre 
suff.,  V.  slav.  vym^  serb.  vîme  'mamelle'  (<  *vydniq,  ï.-e.^fidh- 
-men-);  i.-e.*Oudh-  (Hirt  Abl.  §  101.  Persson  Beitr.  II  689)  : 
*ûdh-  :  *ëudh-  'gonfler',  cf.  russ.  ûdifi  ûdèti  'gonfler'.  —  Pour 
m.  b.  a.jeder  v.  fris,  iac^er 'mamelle'  voy.  auj.  Franck-van  Wijk 
EW.  s.  V.  nier. 
hom.  oùXai,  att.  ôXai  (*ôXFai)  f.  pi.,  hom.  oùXô-xuiai  (:  xéuj)  f- 
pi.  'orge  du  sacrifice';  cf.  syrac.  ôXpdxviov  (c.-à-d.  ÔXF-)  'corbeille 


—     727     — 

contenant  l'orge'  (Dinol.  fr.  13  Kaibel),  arc.  ôXoai  (<  *ô\eFâ-, 
avec  un  autre  degré  du  suff.  et  assim.  vocal.,  cf.  Meister  Ber. 
d.sàchs.G.d.W.  1899,  p.l49sq.  Brugmann  Grdr.  H-,  1,207). 
Voy.  s.  V.  è'\u|Lioç  II.  p.  246. 

honi.  oi)\a|u6ç  ni.  (le  ton  d'après  Hrdn.;  incertain  à  tout  prendre, 
cf.  -aoT-ajjLÔç  et  TrXoK-aïuGç)  'troupe,  multitude  (de  guerriers)' 
est  dû  à  un  ail.  métr.,  cf.  -jôXajÀOç,  (c.-à-d.  *FôX-) •  biuufiaoç 
llcsycb.;  i.-e.  *Me/-  'presser'  (:  boni.  eïXuu  et  eiXéoi  I.,  voy.  s.  v. 
p.  223  sq.).    Solnisen  Unters.  79  fbibl.).  Persson  Beitr.  l  544. 

boni.  oûXe  'salut!'  voc.  de  oùXoç,  voy.  s.  v.  att.  ôXoç. 

hom.  att.  oùXri  f.  'cicatrice'  <  *FoXvâ  ou  *FoXaa  :  gall.  ga-eli 
corn,  (/oltj  bret.  gouli  'plaie'  (celt.  *uel-i-  ou  '^uol-i-.  Fick  II* 
285.  Henry  Bret.  139;  autre  avis  chez  Pedersen  K.  Spr.  1  157  : 
V.  irl.  inna  hiiillni  'les  coups',  \.-Q,.*gV-)^  lat.  rolnus  -eris  'bles- 
sure' (^analyse  ambiguë;  voy.  Walde^  s.  v.  bibl.j,  pers.  mod. 
valana  vàlàna  'blessure'  (Horn  Npers.  Et.  §  1075),  i.-e.  *m<"7- 
'arracber,  déchirer'  (;  lat.re//ô).  Curtius^  ^>72;  voy.  .J.Schmidt 
KZ.  32,386.  —  Pour  ^k\'.vrand-h  -m  'blessure'  voy.  auj.  Persson 
Beitr.  I  277  sq. 

lioiii.  poét.  ouXioç  'funeste';  hom.  poét.  oùXô)aevoç  (=  ôX6)aevoç 
ptc.  aor.)  m/sens  :  ôXéaBai;  il  y  eut  ail.  niétr.  de  la  voy.  initiale. 
Schulze  Qu.  ep.  191  sqq.  (spéc.  2UU).  Briigniaiin  IF.  XI  266  sqq. 
Voy.  s.  v.  hom.  ouXoç  III.  Ep.  oùXoôç  'funeste'  est  né  à  l'époque 
alexandrine  par  contamination  de  ôXoôç  avec  oùXoç  ouXioç  et 
oùXô|aevoç.    Brugmann  op.  cit.  269. 

ion.  att.  oùXov,  ord.  pi.  'gencive';  oùXiç,  -iboç  f.  m/sens.  Rapport 
probable  avec  eiXùuu  (*FeXvuiu)  'enrouler,  envelopper',  i.-e.*ueJ-; 
le  détail  est  \)C\\  clair. 

I.  lu»m.  oùXoç  'entier'  <  *,so/mo-s;  voy.  s.  v.  att.  ôXoç. 

II.  liom.  etc.  oùXoç  'crépu,  frisé,  laineux,  touffu'  <  *FoXvo-ç  (ou 
*FoXao-ç?)  :  skr.  ùnid  lat.  làna  {*i-hina)  lit.  v'diios  pi.  'laine'  etc. 
cités  s.  V.  Xfivoç  p.  578  (bibl.);  cf.  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  I-  293. 
359.  418.  475.  Il-,  1,  257.  IF.  XI  268.  Persson  Beitr.  II  646; 
Bacchyl.  XVII  53  a  fourni  oùXioç  (oùXiov  GecrcraXàv  xXauûb'). 

III.  hom.  ouXoç  'funeste,  ôXéBpioç'  E  461.  717.  O  536.  B  6  M,  cf. 
dor.  tjuXoç  Alcm.  55  B,';  ancien  subst.  =  ôXeBpoç  :  ôXéaGai;  la 

1)  B  6  (oùXov  ôveipov)    le  sens   n'est   pas  'trompeur,    décevant" 


-     728     — 

forme  primitive  est  ambiguë  (*ô\vo-ç?  *ô\Fo-ç?  *ôXaFo-ç?),  cf. 
Brugmann  IF.  XI  266  sqq.  (bibl.). 

IV.  oûXoç  m.  'gerbe;  —  hymne  à  Dèmètèr'  (Atli.  XIV  618 d) 
<  *FoXvo-ç  ou  *FoXao-ç;  voy.  les  art.  hom.  etc.oùXoç  II.  'crépu' 
et  ïouXoç  p.  379. 

hom.  att.  oûv,  posthom.  ion.  aussi  iJuv,  lesb.  béot.  dor.  iliv,  thess. 
ouv  (<  iJuv),  particule  postpositive,  s'unissant  à  d'autres  parti- 
cules et  à  des  pronoms,  p.  ex.  Y  oûv  (toOv),  Yàp  ouv,  h'  ouv,  àXX' 
ouv,  oÙK  ouv  (oÙKOÛv)  ouKOuv,  piX]  OUV  (|uâ)v),  ôaiiç  ouv  (ôOTia- 
oOv);  sens  premier  :  "en  effet,  en  vérité,  en  réalité',  avec  rappel 
de  qc.  d'antérieur,  qui  en  est  confirmé  et  que  la  particule  ré- 
sume; <  *ôov  ou  *ôev;  pour  ion.  iJuv,  qui  ne  peut  avoir  cette 
origine,  Wackernagel  KZ.  29,  127  croit  à  un  transport  de 
l'o)  de  |uujv;  pour  Meister  Die  Mim.  d.  H.  867  oiv  <  r\  ouv,  cf. 
|uuùv  <  }xr\  ouv,  avec  perte  du  sens  de  fi  dans  la  crase,  cf.  ri-e 
n-è<*fi-Fe;  voy.  Brugmann  Gr.Gr.^  §628  [*  §  638],  où  sont 
émises  plusieurs  hypothèses  dont  aucune  n'est  palmaire. 

hom.  att.  (poét.)  ouveKa  'à  cause  de  quoi',  k  côté  de  ëvexa,  est 
né  de  combinaisons  comme  èKeivoûveKa  <  êkêivou  ëveKa.  Wacker- 
nagel  KZ.  28,  109  sqq.  Brugmann  Grdr.  P  882.  Gr.Gr.^  140. 
457.  562  sq.  [*  615.  634.  648  sq.] 

att.  oùpd,  ion.  oùpiî  f.  'queue;  arrière-garde' <  *ôpo"Fâ,  cf.  skr. 
rs-vdh  'haut'  et  voy.  les  art.  hom.  ôpao-Gùpr)  et  att.  ôppoç. 
De  là  hom.  oùpiaxoç  m.  'hampe  de  la  lance'  avec  fer  pointu 
pour  planter  l'arme  en  terre;  oùpaxoç  m.  'extrémité  pointue, 
pointe  (Hpc);  pi.  barbes  d'épi,  àBépeç  (El.)',  cf.  lat.  urriincum 
'partie  inférieure  de  l'épi'  (Varr.),  prob.  *i/'-ys-on-co-  (Frohde 
BB.  3,  20.  14,  101.  104.    Walde-'  s.  v.). 

ion.  att.  oùpavôç,  lesb.  ujpavoç,  béot.  ùjpavôç,  dor.  lac.  ujpavoç 
(ujpavictqpi  Alcm.  59  B.^),  ségest.  oùpavoç  m,  'ciel'  <  *ô-Fopavoç 
(Kretschmer  KZ.  31,  444);  lesb.  ôpavoç  <  *Fopavoç;  plus  anc. 
prob.  *ôFopFavoç  et  *FopFavoç  (cf.  Fierlinger  KZ.  27,  475)  : 
&k\\Vâruna-h  'dieu  du  ciel  nocturne^etc.';  voy.Solmsen  Uuters. 


(p.  ex.  Fick  I^  551,  qui  évoque  lit.  jn^i-vilti  'tromper');  B  8,  au  lieu 
do  ouXe  ôveipe,  avec  un  hiatus  inexplicable,  Brugmann  1.  cit.  propose 
oùXi'  oveipe. 


—     729     - 

297  sq.  (bibl.).  De  là  oùpavicTKOç  m.  'ciel  de  lit,  baldaquin;. 
—  palais  buccal  fcf.  lit.  dcinijùs  'ciel  ;  —  palais'  russ.  neho 
m /sens)'. 

ion.  att.  oùpéuj  -Où  'uriner'  (<  i.-e.  *uorseio.  Wackernagel  KZ. 
29,  129);  oûpov  (postverbal,  1.  cit.)  'urine'  (Hrdt.  Hpc);  oùpâvn 
(Esch.  Soph.)  oùpo-bÔKri  (Xén.)  f.  Vase  de  nuit';  oùpîâ  f.  'un 
oiseau  aquati((ue'  (Atb.  IX  895  e).  I.-e.  *iier-s-  'arroser'  /'aussi 
'féconder',  cf.  akr.vfsan-'màle,  lionnne,  étalon' frsa-A  'taureau', 
\at.  verres  'verrat',  lit.  venssis 'veau',  cités  s.v.  epOT)  p.  284;  est 
attesté  par  gr.  ëpari  ép.  èëpan  f.  'rosée',  skr.  var.fâm  'pluie',  etc., 
et  est  un  élargiss.  de  *uer-  dans  m.  irl.  f<n'aim  'je  verse'  ferath 
'humor'  gall.  çjweren  'liquanien'  v.  irl.  hrôen  'goutte,  pluie' 
gall.  gwirod  'potus'  (Fick  I'  131.  H'  271;  Lidén  IF.  XVIII 
485  sq.  y  joint  m. irl.  fcrn  l)rct.  (/icern  'aune',  alb.  vePf  'popuhis 
alba'  en  tant  qu'arbres  liydropliilcs?),  lit.  vêrdu  v'irti  jaillir, 
bouillonner,  cuire'ver«m^'source'lett.  rtf«ca/*.s'tourl)ill()u"  v. shiv. 
izvoi'û  'source'  vlrHi  'sourdre,  jaillir,  bouillonner,  cuire'  (von 
der  Osten-Sacken  IF.  XXIII  383  sq.  bibl.j,  prob.  ag's.  trwr 
v.  i^oxY.ver  'mer';  à  côté  de  quoi  i.  e.  sans  doute  *(e)Mé/'-  'eau' 
dans  skr.  vàrvàri  n.  'eau'  zd  vàr-  'pluie'  vah'i-  m.  'lac'  (<  i.-e. 
*?<f>>*-  selon  Strcitbcrg  IF.  III  329  scj.)  tokb.  A  u-ar  'eau',  arni. 
(Scbeftelowitz  1j1>.  29, 44  J7«// /''marécage,  boue',  lat.?7r/»rt 'urine' 
ûrlnâri  'plonger  sous  Tcau'  -ator  'plongeur'  (voy.  Waldc-  8(30 
bibl.),  v.norr.  ?n-  'pluie  fine'  yra  'bruiner',  \\i.  jurés  f.  pi.  'la 
mer,  spéc.  la  nier  Baltique'  lett.J^r'a  v.pruss.jVnvw  f.  ace.  sg. 
'nier'  (j-  peu  clair)  v.pruss.  tcnrs  'étang'  (*rtr.v;  bibl.  cbez  Traut- 
raann  Apr,  Sprd.  406)  etc.;  l'essentiel  cbc/  f'urtins''  35ii:  cf. 
Persson  Wzerw.  85s(|. 

hom.  oùpoi  m.  pi.  'canaux'  pcmr  traîner  les  naviies  du  rivage  à 
la  mer  B  153  <  *ôpFo-  appartient  à  la  base  ereiuf  'arracher, 
fouiller' attestée  par  skr.  «/v/.v-  'blessé,  blessure',  gr.  èpOcîi-xt'uuv 
'qui  fouille  la  terre'  (voy.  s.  v.  p.  286)  ôpûa  f.  'boyau'  ôpùacfuu 
'creuser'  (voy.  s.  vv.),  v.  norr.  <>rr  'cicatrice'  (*arwiz-),  lit.  nr- 
vas  iirva  'trou  (de  souris,  de  taupe,  etc.)';  voy.  Persson  lieitr. 
I  290  sq.  (bibl.).  II  774.  840.  —  Le  rapport  avec  véd.  ûrvâ-h 
'réservoir'  (Schweizer  IF.  X  211  sq.  Brugmann  Grdr.  IF,  1, 
207)  semble  moins  jilausiblc.  —  L'Iiypotlièse  dun  *FopaFo- 


—     730     - 

parent  de  v.  norr.  vqrr,  gén.  varrar  {*uarsu-)  "coup  de  rame' 
(Frôhde  BB.  20,  221  sq.)  est  à  écarter. 

fhoni.oûpov  K35J.  6  124  'espace  parcouru,  distance',  propr. 'lon- 
gueur du  sillon  tracé  (par  un  attelage  de  mules)  jusqu'à  l'arrêt 
du  tournant';  bicTKOu  oûpa  pi.  ¥  431  et  bîcTKOupa pi.  Y  523  'portée 
du  disque'.  Un  rapport  avec  boni,  oùpoi  (voy.  s.v.),  en  partant 
d'un  sens  premier  'sillon'  (Frôhde  BB.  20, 221  sq.,  cf.  G.  Meyer^ 
135)  semble  plausible,  bien  que  l'analyse  de  Frobde  doive  être 
modifiée.  —  Gr.  ôpvO|Lii  'faire  se  lever,  etc.'  (Curtius'''  346), 
ou  gr.  eùpuç  'large'  (L.  Meyer  II  211  sq.  Prelhvitz-  344)  sont 
à  écarter. 

'I.  hom.  poét.  oijpoç  m.  'vent  favorable';  att.  oupioç  'poussé  par 
un  bon  vent;  favorable  (vent)';  tragg.  oùpiluu  'pousser  à  l'aide 
d'un  bon  vent;  seconder'.  Etym.  obscure.  —  Le  rapport  avec 
gr.  ôpvûm  (Prellwitz^  344  avec?)  est  peu  clair;  celui  avec 
â[F]riMi  aupâ  (Curtius^  386  sq.  L.  Meyer  II  210  sq.)  heurte  la 
phonétique. 

IL  hom.  poét.  oijpoç  m.  'gardien'.    Voy.  s.v.  ôpâv. 

III.  ion.  oûpoç  m.  'frontière'.    Voy.  s.v.  att.  ôpoç. 

IV.  ion.  oupoç  n.  'montagne'.    Voy.  s.  v.  att.  ôpoç. 

don.  att.  oûç  (<  *ôoç,  plus  anc.  *où(yoç,  à  côté  de  quoi  dor.  ion. 
épigr.  iLç  <  \.-e.  *ô[u]s^)\  voy.  Sommer  Gr.  Lautst.  15sqq.) 
n.  'oreille'  :  irl.  au  ô,  géu.  aue  (cf.  gaul.  Sti-ansia  '*aux  belles 
oreilles',  nom  de  femme)  v.  slav.  îicJîo,  gén.  tisese  'oreille', 
zd  u8-i  ntr.  duel  'les  deux  oreilles'  (i.-e.  *i(s-ï)  pers.  mod.  Jw^ 
(<  aryen  comm.* ans-),  v.  slav.  iis-i  ntr.  duel  lit.  aus-i  (devenu 
fém.),  gén.  pi.  aus-û,  lat.  aus-cultô  'écouter',  i.-e.  ^atis-  '^tcs- 
'oreille';  —  cf.,  avec  un  élargiss.  par -i-,  zd  instr.  duel  usi-hya 
usi-dar^&rdm  'le  fait  de  saisir  par  l'entendement',  lat.  aMr/sf., 
irl.  auïb  'auribus'  lit.  aus}s  f.  lett.  àuss  f.  v.  pruss.  âusins  f. 


1)  A  cet  *ous-  envisagé  comme  forme  forte  du  th.,  G.  Meyer 
Alb.  St.  III  11  sq.  Gr.Gr.3  434  (cf.  Bugge  BB.  18,  172)  rattache  alb. 
■ves  m.  'oreille'  «  *ôusi),  gr.  àiuqpûjeç  'à  deux  anses'  (Théocr.  I  28) 
épigr.  èvLubiov  {*-ôusidio-m  ;  voy.  d'aiitre  part  W.  Petersen  Greek 
dim.  in  -lov  224)  'boucle  d'oreille'  dor.  èEuupâbia"  èvujxia  Hésj'ch.  ûJFaTa 
Alcm.,  tandis  que  J.  Schniidt  Plur.  109.  406  (bibl.)  croit,  chez  les 
mots  dor.,  à  un  transport  de  l'uj  du  nom.  sg,  ùjç. 


—     731     — 

ace.  pi.;  —  avec  un  élargiss.  par  -o-,  v.  h.a.  ôri  m.  h.  a.  œre 
œr  n.  'ouverture  en  forme  d'oreille,  ail.  niod.  O/^r';  —  avec  un 
élargiss.  par -^/-,  ni.li.a.  œse  'oreille,  anse';  —  avec  morpbèine 
nasal,  liom.  oùaTOç  gén.  sg.  (*oîis-7}-t-\  oùaTa  n.  pi.  =  att.  ùjtôç 
(changement  de  ton  amené  par  le  nionosyllabisme  du  thème; 
voy. aussi  l'art. èpioûvioç  <  *-ou(Jv-  p. 280)  iLia,  got.auso  v.h.a. 
ôra  V.  norr.  eyra  'oreille',  arm.  unkn,  gén.  unkan  'oreille', 
gr.  iliKÎbeç  •  èvujTia  Hésyeh.  <  *ôa-K0-  \.-e,.*'ousidqo-  (Osthoff 
L.v.  Patrubâny's  8pr.  Abh.  II  54  sq.  97.  Et.  Par.  I  263).  Cf. 
CurtiusMO.3.  Fick  I*  370.  IIU.  III^  7.  Hrugmann  Grdr.  F  155. 
193.  772.  IF,  1, 173.  309.  519.  577.  Walde^  s.  v.  (bibl.).  Etc.; 
pour  une  analyse  ultérieure  voy.  auj.  Persson  Beitr.  II  723  sq. 
(bibl.).  —  Voy.  s.  vv.  àKpoâc5"6ai  ÙKOùeiv. 

att.  oùcrià,  ion.  oùairi  f.  'essence,  substance,  être,  existence  ;  biens, 
fortune'  est  formé  sur  le  fém.  ouaa  du  ptc.  prés.  att.  oiv,  cf. 
dor.  èaaict  f.  'oùcria'  formé  sur  le  fém.  è'aaa  du  j)tc.  prés.  dor. 
*r|ç,  resp.  *eiç,  pi.  fliér.)  évTeç. 

hom.  oÙTduj  -ûj  et  oÙTâ^uu,  aor.  3.  sg.  outû  fprés.  *oiJTa-|ai,  cf. 
Brugmann-ThumbGr.Gr.'  325  bibl.)  inf.oùTdfaev(ai)  ptc.  de  sens 
passif  oiiTà|uevoç  'blesser';  âouxoç  Z  536  àvoûxaTOç  A  540  'non 
blessé'.    Etym.  obscure;  cf.  Solmsen  Unters.  249.  299. 

hom.  poét.  oÙTibavoç  '*de  nul  prix  >  lâche,  faible,  impuissant' 
se  décompose  en  où-Tib-avô-ç,  -b  représentant  la  finale  du  pron. 
ntr.*Tib.  HrugmannGrdr.  IP1.S5.  Gr.Gr.s  240  [^281].  Schulze 
Qu.  ep.  376.    Charpentier  KZ.  40,  445. 

ouTOç  auTti  toOto  'celui-ci,  celle-ci,  ceci',  outoç  contient  visible- 
ment les  trois  éléments  ô,  la  particule  u  (cf.  v.  pers. /i^/«r  'ille') 
et  qc.  qui  appartient  au  th.  *to-,  mais  la  faron  dont  ces  éléments 
se  sont  fondus  en  un  mot  n'est  pas  élucidée;  voy.  Brugmanu 
Dem.  103  sqq.  IF.  XVIII  Anz.  9s(|.  (bibl.).  Grdr.  IP;  2,  344. 
355.    Pour  att.  oùroai  voy.  s.  v.  -i  p.  362. 

hom.  att.  ùcpeiXuj  boni,  (éol.)  ôcpeXXuj  crét.  ôqprjXw  (*FocpeXviJu') 
'devoir,  avdir  une  dette,  être  redevable  de;  —  (aor.  ép.  ion. 
ùjqpeXov)  devoir,  être  obligé  à,  être  tenu  de'  <  préf.  Fo-  \:  skr. 
lira  gr.  au-  lat.  mt-  irl.  o  iia  v.  pruss.  au-  v.  slav.  u,  lat.  vè- 
gall.  gui),  cf.  arc.  Fo-cpXiiKoai  [Fo]-(pXr|à(Ti  fFo] -qpXr|0i,  -f  un 
élément  obscur;  le  rapport  souvent  proposé  (depuis  Bezzen- 


—     732     — 

berger  BB.  16,  253)  avec  gr.  téXGoç  (en  tant  que  *eé\eoç)' 
Xpe'oç  Hésych.  (voy.  s.  v.)  et  avec  la  famille  de  got.fra-gildan 
'rembourser'  gild  'qpôpoç,  impôt'  se  heurte  à  des  difficultés  pho- 
nétiques; cf.  Osthoff  IF.  IV  269  (bibl.).  Brugmann  IF.  XXIX 
241  sqq.  412  (bibl.).  —  ôqpXicf  Kotvuu,  fut.  ôcpXriauj,  aor.  ujcpXiiaa 
et  iLqpXov  'être  débiteur  d'une  amende  (att.);  se  faire  accuser 
de';  ôcpXriiaa  n.  -Oiç  f.  'dette'. 

hom.  att.  ôcpeXoç  u.  seul.  nom.  et  ace.  'utilité,  avantage,  profit' 
abstrait  d'un  adj.  *ô-(peXo-  <  préf.  ô-  (i.-e.  *o)  'près  de,  avec' 
+  subst.*(peXo-  =  skr.  plidla-m  'fruit,  succès,  gain,  avantage'; 
sens  premier  'où  il  y  a  gain';  de  là  aussi  ôcpeXriç  adj.  dans  bri- 
ILiuuqpeXriç  àvuucpeXriç  TioXuuDcpeXuJç  etc.,  cf.  hom.  'OcpeXécTTiiç  et 
att.ubqpeXeia  f.  'aide,  assistance,  secours'  ujcpeXeîv  'aider,  secourir' 
(voy.  s.  vv.),  dont  l'ib-  n'est  autre  que  l'ail,  de  la  composition 
étendu  à  des  mots  simples  (cf.  p.  ex.  iiveKriç  p.  325),  cf.  encore 
hom.  oiKuuqDeXiri  f.  H  223  'soins  de  la  famille'  (<  adj.  *ô-(peXo- 
ou  *ôqpeXio-);  —  hom.  ôcpéXXuu  IL  'faire  grossir,  gonfler, 
enfler;  accroître'  <  *ô-(peXiuj  :  skr.  phalati  'se  condenser, 
s'épaissir,  cailler',  \.-Q.*phel-  alternant  avec'^'hheJ-  (:  Xai.foUis 
'outre  de  cuir,  soufflet  de  forge,  etc.',  v.  h.  a.  halJo  'ballot'  etc., 
gr.  qpaXXôç  m.,  voy.  s.  v.)  'gonfler';  le  grec  ne  permet  plus  la 
différenciation,  et  l'alternance  ne  surprend  pas  dans  une  R. 
d'origine  onomatopéique:  cf.  Brugmann  IF.  XXIX  410  sqq. 
(bibl.);  ôcpeX)Lia  n.  I  'avantage'  (Soph.).  —  L'étym.  de  Pedersen 
KZ.  39,  336  (:  arm.  y-aceUini  'j'accroîs')  est  à  écarter. 

ôcpéXXiu  III.  'balayer'  (Hippon.);  ôcpeXiaa  n.  II.  'balai'  (Hippon.); 
ôqpeXTpov  KotXXuvTpov  Hésych.;  ôqpeXxpeuuu 'balayer'  (Lycophr. 
1 165)  :  'Axm.avelum  'je  balaye',  i.-e. -?>/*-.  Pedersen  KZ.  39,  336. 

hom.  att.  etc.  ôqpGaX^oç  m.  'œil'  <  *ÔTTa  eaX|uo-ç;  *ÔTTa-  <  th. 
'■-oqV(e)s-,  cf.  V.  slav.  oko  gén.  ocese  'œil'  etc.  (voy.  s.  v.  oaoe)] 
*0aX,u6-ç  :  BàXafioç  6aXâ|uri  (p.  331);  le  sens  premier  a  dû  être 
'prunelle'.  Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1897,  p.  32  sqq. 
(bibl.).  Gr.Gr.^  127  [M 49]. 

honi.etc.  ôcpiç,  gén.  ion.-ioç  att.-euuç  m.  'serpent'  <  i.-e.*ogVhi-s: 
arm.  iz,  instr.  iziw  'vipère'  <  i.-e.  *ègVhi-s  selon  Hiibschmaun 
Arm.  Gr.  I  450,  Brugmann  Grdr.  P  132.  592.  634.  IF,  1,  169, 
Meillet  Esq.  51  ;  skr.  dhi-h  zd  azi-s  'serpent'  peuvent  représenter 


—     733     - 

i.-c. *eghi-  (^  ^r.  è'xiç,  voy.  s.  v.  p.3U2^  *og/u-  *egUhl-  '^ogUhi- 
et  même  *idg{U)hi-.  D'autre  j)art  Pedersen  KZ.  ;)9, 4u4.  K.Spr. 
I  09  identifie  arm.  iz  à  gv.  l\\c„  i.-e.*eghi-.s,  et  gr.  ôqpiç  à  arm. 
atrj,  gén.  rt/rj7 'serpent',  \.-e.*ogh-ui-s.  —  Tout  rapport  avec 
V.  h.  a.  ('(jide/isa  etc.  (ail.  mod.  eidechse)  'lézard'  (Kluge"  1U8. 
Zupitza  Gutt.  99)  est  incertain,  la  famille  germ.  étant  très  ob- 
scure; voy.  en  dernier  lieu  Franck-van  Wijk  EW.  s.v.  hagedis. 

ôcpviç*  uvviç.dpOTpov  ('soc  de  charrue')  llésycb.')  <\.-e.'^uogUhui-s 
=  V.  pruss.  (Bezzenberger  BB.  12,  168)  wagnis  'contre  de 
charrue',  cf.  norv.  dial.  vagsne  {y.uonwaiigsni)  y.h.a.waga7îfio 
h\t.  vomis  {*ro.nni-s,  i.-e.*iingvhs)ui-s;  bibl.  chez  Brugmann 
Grdr.  I-  591  et  Walde^  bôS;  autre  analyse  chez  Siitterlin  IF. 
XXIX  128),  gén.  vômeria  'soc'  (sur  quoi  Ion  refit  un  nom. 
vômer);  cf.  aussi  lit.  vdgis,  gén.  rdgio  'cheville',  v.  h.a.  )recki 
ags.  ive(\ï  V.  uorr.  veggr  'coin'  (*U({j[u\ia-).  I>ugge  liB.  3,  121. 
Fick  BB.  12,  162.  Zupitza  Gutt.  101.  Etc.  —  Gr.  uvviç  (et 
uvvri)  est,  eu  tant  que  né  de  *ÛTaviç,  parent  de  m.  b.  a.  suade 
'faux',  ou  ap])arenté  à  ôcpviç  dans  l'hypothèse  d'un  th.  *Fo0e(T- 
avec  9  <  gi'h;  cf.  Brugmann  Grdr.  11'-^,  1,  288. 

boni,  ôqppa  'aussi  longtemps  que,  jusqu'à  ce  que'  est  dissini.  de 
*lio-(ppa  <  th.  rel.  *io-  +  *-(ppaT,  qui  se  rattache  à  cpep-  'se 
mouvoir  en  avant,  viser  en  avant';  cf.  Fick  1'  492.  Brugmann 
KVG.  §  910  et  n.-O.  [Voy.  Add.J 

hom.  etc.  ôcppûç,  ace.  ôcppOv,  gén.  ôcppOoç  (dat.  pi.  ôcppûcri  pour 
*ô(ppûai)  f. 'sourcil;  gravité,  majesté,  emphase,  orgueil;  hauteur 
escarpée,  montagne  abrupte'  :  skr.  hhrn-h,  ace.  sg.  hhi-HV-am 
dat.  8g.  bJintr-(\  zd  hrrat-  pers.  mod.  i(hrft  bru  i  v.  pers.  dans 
(i((u-hrnra-  fLuPpûaç)  macéd.  à[3povJFeç  (  =  ôqppûeç  ;  à  dégager 
de  àppoÛTeçMésych.,  cf.  KretschnierEinI.287)'')  ul.hrùdd  gén. 


1)  La  glose  ôqiaTa'  beoi^ioi  àpôxpuiv.  'AKapvâveç  Hésycli.  n'est 
pas  claire;  essai  (i'iiiterprétation  chez  Merinyer  IF.  XVII  132. 

2)  (Selon  P'.lirlich  Unteis.  41  ôqppa  et  TÔqppa  sont  issus  des  adv. 
instr.  *6(pi  ^TÔqpi  )  f)o:  leur  ternie  uctiielle  est  due  à  une  loi  d'ahrége- 
nienl  rythmique.] 

3)  [Meillet  Aper(,'u  d'une  hist.  de  la  \g.  }i;r.  53  maintient  àppoûxeç 
eu  raison  de  la  forme  âppoTeq  attestée  par  ailleurs  et  du  suff.  •^ 
de  zd  duel  brrdtbi/tpn  et  v.  irl.  brâail.] 


—     734     - 

duel,  ags.  bru  v.  norr.  bnln,  lit.  hruvis  v.  slav.  brûvî  (modifié 
d'un  nom.  *bry  d'après  les  cas  obliques)  ohrûvî  'sourcil'  (Cur- 
tius^  295)  V.  pruss.  wubri  'cil'  (par  métathèse  pour  *bruwi'^  cf. 
J.  Schmidt  KZ.  32,  330.  Kritik  79.  Trautmann  Apr.  Sprd. 
XVII.  466);  un  degré  d'apopbonie  i.-e.%hrèu-  est  dénoncé  par 
V.  norr.  brâ  {ï.-e.*bhréua)  'cil'  ags.  brcéw  v.  h. a.  brâwa  'sourcil'; 
pour  le  rapport  i.-e.  *obhru-  {*ob]irèu-)  :  *bhru-  voy.  Osthoff 
MU. IV 217.  KretschmerKZ. 31,336.  J. Schmidt  11. ce.  Solmsen 
KZ.  34,  549.  Hirt  Abl.  §  840.  On  y  joint  aussi  gaul.  briva 
'pont'  <  *bhrëud  (Bezzenberger  chez  Fick  IF  184.  Brugmaun 
Grdr.  IP,  1,  137.  210)  et  dès  lors  v.  norr.  bt'u  bryggia  v.  sax. 
bruygia  v.  h.  a.  brucka  ags.  bi'ycj  'pont'  (Noreen  Abriss  153. 
Osthoff  Et.  Par.  I  151  u.  bibl.),  v.  slav.  brûvûno  russ.  brevnô 
'boKOç,  poutre'  (cf.  Berneker  EW.  91  sq.  bibl.).  —  Persson  Beitr. 
I  17  sq.  II  750  sq.  pense  que  le  sens  de  'sourcil'  est  dérivé  du 
sens  de  'bord,  arête'  et  invoque  le  sens  de  'hauteur  escarpée' 
de  gr.  ôcppûç,  cf.  v.  norr.  brun  'sourcil'  et  'arête,  bord  escarpé', 
à  quoi  il  joint  lit.  briaunà  'arête,  dos  du  couteau,  bord  d'un 
chaudron,  quille  du  navire',  en  écartant  le  groupe  des  mots 
signifiant  'pont';  i.-e.*bhr-û-  'bord,  arête'  serait  un  élargiss.  de 
*bher-  'élévation,  bord,  arête,  pointe,  etc.',  cf.  le  rapport  %her-  : 
*bhr-û-  'brillant,  beau'  dans  lit.  beras  'brun'  :  v.  h.  a.  brun  gr. 
cppûvoç  cppuvri  1). 

hom.  ôxa  'tout  à  fait,  beaucoup'  devant  un  superl. ;  hom.  è'Eoxa 
m/sens;  cp.  poét.  è'Eoxoç  'supérieur';  ôxupôç  'fortifié,  solide' 
(ôxa  :  ôxu-pôç  =  Taxa  :  Taxûç)  et  autres  mots  issus  de  *sogh-, 
degré  fléchi  de  *segh-  's'emparer  de,  tenir'.  Voy.  s.  v.  è'xuj 
p.  302  sq. 

posthom.  ôxeîv  I.  'voiturer'.    Voy.  s.  v.  ôxoç. 

hom.  posthom.  ôxeîv  II.  'contenir;  tenir;  supporter,  souffrir'. 
Voy.  l'art,  è'xu)  p.  302  sq.  sub  fin. 


1)  L'emploi  sûrement  métaphorique  de  lat.  superciliicm  au 
sens  de  'partie  saillante,  sommet,  cime,  haut,  pointe;  —  butte,  émi- 
nence,  tertre,  mamelon'  me  paraît  donner  tort  à  Persson;  cf.  super- 
cilium  tumuli  Liv.  XXXIV  29,  11;  stare  infimo  supercilio  'à  la  saillie 
inférieure'  id;  sup.  clivosi  tramitis  Virg'. 'montagne  sourcilleuse'; 
sup.  quoddam  excelsum  nacti  Hirt.  'ayant  trouvé  une  butte  élevée'.- 


-      735     — 

ion.  att.  ôxeTÔç  m.  'aqueduc';  ion.  att.  ôxereùai  'dériver  par  un^ 
conduit'  <  i.-e.  '^uefjh-  'conduire',  voy.  s.  v.  ôxoç. 

ion.  att.  ôxeûuj 'couvrir,  saillir';  ôxeuinç,  -où  m.  'étalon'  (Diosc); 
ôxeiâ  (Xén.j  oxn  (Arat.)  f.  'action  de  saillir'  :  &V.v.sâliatê  'venir 
à  bout  de,  se  rendre  maître  de',  \.-e.*se()h-  (:  è'xoij.  Prellwitz- 
346.  —  Véd.  uksdti  'répandre:  arroser'  (L.  Meyer  I  527;  voy. 
s.  V.  uTPÔç)  est  à  rejeter. 

hom.  ôxOeîv  (aor.  ptc.  ox6riaaç,  ind.  3.  pi.  ujxOriaav)  'être  affligé 
ou  indigné'  :  ex6oç  (p.  302)? 

honi.  etc.  ôx6n  f.  ord.  pi. 'rive  escarpée;  falaise,  colline';  posthom. 
ôxOoç  m.  m/sens.    Etym.  obscure;  voy.  Fick  BB.  29,  238. 

ôxOoipoç  ni. 'frange  ou  bordure  d'une  tuni(iue'(Aristopb.Phérécr.). 
Etym.  obscure. 

hom.  ôxXeîv  I.  'remuer,  mouvoir';  boni.  poét.  ôxXituj  'soulever 
avec  un  levier,  faire  mouvoir  avec  peine,  force  ou  violence'; 
ôxXeûç  (:  \ .  wow .  vagi  'faux-entrait'  norv.  niod.  i-açjJ  'perchoir'; 
cf.  lat.  rectis  'levier'  :  vchô)'  luoxXôç.  (Tipôcpi-fE.  beff|i6ç  Hésych. 
<  i.-e.  *ue()h-  'faire  mouvoir',  voy.  s.  v.  ôxoç. 

posthom.  ôxXoç  m.  'foule;  populace;  embarras'  (cf.  lat.  turba); 
posthom.  ôxXeîv  II.  'tourmenter';  ion.  att.  ôxXrjpôç  'importun'. 
Etym.  obscure.  —  Pour  got.  agis  'aiaxpoç'  ags.  ej/e  'importun' 
(Fick  l*  367.  IIP  9.  Prellwitz-  347;  cf.  v.  irl.  ail  'injure'  < 
*agli-  avec  a-  indo-eur.)  voy.  Wiedemann  BB.  28,  50  sq. 

ôxoç  n.,  ord.  pi.  ôxea  'char'  (Hom.  Pind.),  avec  o-  par  influence 
du  masc.  ôxoç  et  du  verbe  dérivé  oxeî(î6ai;  le  prim.  *exoç 
(*Fexoç)  dans  (dial.?)  Ç-x^Gcpiv  ctpiuacriv  Hésych.;  ôxoç  m.  'vélii- 
cule  (dp^iÔTUJV  ôxoi  Eur.  Ph.  1190),  char,  navire';  posthom. 
ôxeîv  'voiturer';  hom.  etc.  ôxeicOai  'se  faire  jiorter  :  pampbyl. 
FexeTo»  'qu'il  amène'  GDI.  1267,  24,  cypr.  aor.  tFeEe  'il  offrit' 
Hoffmann  Gr.  D.  I  n*'  66, 2;  hom.  Yctinoxoç  dor.  Yctiàoxoç  (Pind.) 
lac.  FaiâFoxoç  GDI.  4416,  9  épitb.  de  Poséidon  'qui  véhicule 
la  terre'  ;  skr.  vdhati  'traîner  sur  un  char,  porter,  amener,  etc.' 
zd  vaza'ti  'charrier,  etc.'  =  lat.  vehd  pf.  véxl  'porter,  transporter, 
traîner,  tirer,  charrier,  voiturer'  (=gr.  *Féxiu,  qui  tomba  en 
désuétude  quand  il  devint  riiomonyme  de  exoi  <  *aéx^  'tenir') 
rehis  'charretée"  rectis  'levier'  cehuulum  {=  skr.  valut rani) 
orabr.   arveitu   arsueitu   anieitu    'advebito',   got.  ga-wigan 


736 


"mouvoir,  secouer'  v.  norr.  vega  ags.  ivejan  'mouvoir'  v.  h.  a. 
loegan  'se  mouvoir'  wnovv.  vagn  \.h.a..îcaga7i  {i.-e.*uogh-no-) 
"voiture'  got.  wêgs  'tempête,  pi.  vagues'  v.  norr.  vdgr  'mer' 
ags.  «cœj  V.  h.  a.  ivclg  'eau  agitée,  vague'  (  :  skr.  vàliâ-h  'l'action 
de  conduire;  bête  de  somme,  bête  de  trait,  char')  got  icigs 
v.  norr.  vegr  ags.  wej  v.b.a.  weg  'chemin'  got.  wagjan  ags. 
wecjan  v.  h.  a.  weggen  'mouvoir'  v.  h.  a.  wâga  'balance',  v.  slav. 
■vezq  vesti  'vehere'  vozû  'char'  ceslo  (*uegh-slo-m)  'rame'  voziti 
'conduire'  Wi.vezh  vèsztî  'charrier'  (=skr.  vdhati  etc.)  vezhnas 
'char'  vèzè  'ornière',  v.  irl.  fën  gall.  gwaiu  'sorte  de  char' 
{*uegno-)  gall.  am-wain  'circumducere'  ar-wain  'ducere'  cy- 
-icain  'vehere'  gaul.  covinnus  {-in-)  'char  de  guerre'  v.  \Y\.fet'ht 
(*Mefc-^« 'charroi')  'voyage,  fois'  goW.  gwaith  'fois'  (Fick  11*266. 
flenry  Bret.  s.  v.  gwéach),  alb.  vjeû  'je  vole,  je  dérobe'  (selon 
•G.  Meyer  Alb,  Spr.  474;  parent  de  v.  slav.  redq  'je  mène'  selon 
Pedersen  KZ.  36,  335  i));  i.-Q.*iiegh-  'conduire,  charrier'.  Cf. 
Curtius^  192sq.  Fick  P  127.  311.  546.  III*  382sq.  Walde^' 
812 sq.  (^bibl).    M.  van  Blankenstein  Unters.  70sq.  Etc. 

ôx^poç  'fortifié,  solide'.   Voy.  s.  vv.  éxupôç  p.  3U2  et  ôxa. 

hom.  poét.  *6\\),  ace.  ôira  gén.  ôrrôç  dat.  ôm  f.  'voix;  parole,  lan- 
gage'<  *Fovjj,  i.-e.*iioqU:s,  voy.  s.  v.  è'-rroç  p.  269;  hom.  Fôip 
est  refait  d'après  FéTioç  Femew,  cf.  Brugmann  Gr.  Gr.^  39  [^46] 
(bibl.). 

hom.  posthom.  ôipë,  éol.  ôn^i  (Hoffmann  Gr.  D.  II  385 sq.)  'tard; 
tardivement,  trop  tard;  le  soir',  eu  compos.  ôijji-;  ôujioç 'tardif, 
comp.  ôv|JiaiTepoç  (influencé  par  TraXai-iepoç).  à\\ié  ôvpi  sont 
formés  sur  un  *ôiiJ  =  lat.  ops-  ombr.  os-  <  *ops-,  élargi  par  le 
même  -6'  adverbial  que  lat.  ahs  :  «6;  cf.  ôtti-  dans  ôm-Gev  ÔTTiaôe 
ÔTTÎauj  (voy.  s.  vv.)  lat.  ob-  op-  et  voy.  l'art.  ÔTTubpâ. 

ôiyeiovTeç  m.  pi.  'désirant  voir'  H  37  <  ôqjei  iévieç  'allant  pour 
voir';  point  de  départ  des  désidératifs  en  -aeiuu  selon  Wacker- 
nagel  KZ.  28, 141  sqq.  et  Brugmann  Grdr.  11^  1266,  cf.  Magnien 
Le  futur  grec  (1912)  II  299  sq.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.* 
382.  461  2). 

1)  Pedersen  K.  Spr.  1  59  rattache  néanmoins  alb.  vjeO  au  groupe 
susdit. 

2)  [Selon  Ehrlich  Unters.  97  -eiovx- <  *-eiaovT-  est  un  ptc.  pa- 


737     — 


hom.  etc.  ôijjov  'tout  ce  (lui  se  mange  avec  le  pain,  partie,  viande 
et  poisson  (cf.  ôiycipiov  'petit  plat  de  poisson'  >  gr.  niod.  ^Jâpl 
"poisson');  friandise;  assaisonnement'  <  préf.  6-  'tout  près  de, 
avec'  (voy,  s.  v.)  +  un  ])arcnt  de  uiaiuôç  m.  'bouchée'.  Schulze 
Qu.  ep.  498  sq.  Bruginann  Grdr.  IP,  2,  817. 


n. 

att.  TràYOç  m.  'glaçon';  Trà-foç  n.  seul.  dat.  pi.  Trdfeai  'gelée' 
(Arstt.);  liom.etc.TTdYoç m. 'pointe  de  rocher,  montagne,  colline': 
TTa-reTÔç  m,  'gelée,  glace'  (Pind.  Hpc.  Xén.)  ;  hom.  etc.  Tiâxvn  f. 
(<  *TTaKavâ  *TTaY-0'vâ)  'gelée  blanche,  givre;  sang  coagulé' 
Œsch.  Ag.  1512i;  posthom.  TtâYn  f.  'filet  de  chasse;  piège': 
Trafic,  -iboç  f.  'rets,  filet'  (Ar.  Ois.  527);  TTOtYioç  'fixe,  ferme, 
solide';  TraKToOv'assujettir;  fermer;  calfater  solidement';  TrdKTUJV, 
-(juvoç  m.  'nacelle  démontable'  (Strab.)  sont  tous  i)areuts  de  nriY- 
vu|ui  'fixer  en  enfonçant,  —  en  rendant  conii)act',  i.-e.  "^'pdy- 
*pag-,  voy.  s.  v. 

Trâfoupoç  m.  sorte  de  crustacé,  'poupart  ou  crabe  tourteau?'  (Ar. 
Cav.  OOG.  Arstt.),  propr.  'à  queue  dure'  <  Ttâfoç  m.  '*tout  ob- 
jet durci'  +  oùpd  'queue'. 

"hom.  i)oét.  TTÛYX'J  'tout  à  fait'  i)0urrait  être  un  "^'ttûv-xi  icf.  boni. 
fi-Xi  dor.  â-xi,  vaixi,  où-xi,  skr.  ht  zd  zt  particule  intensive 
<  i.-e. *<//?/)  modifié  d'après  Tiàv-u.  Brugmann-Tliunib  Gr.(Jr.' 
300.  630. 

TrâOvi"!  f.  est  la  Fornie  phonétitpic  supi)lantéc  par  att.  (pârvii  chez 
Hom.,  sens  prim.  'l'endroit  de  l'écurie,  de  l'étable,  oîi  la  bète 
est  attachée,  d'où  :  crèche,  mangeoire,  râtelier'  <  i.-e.  *hh)jdh- 
-nd  :  véd.  badhiuifi  {"^'b/indh-)  'lier'  etc.,  gaul.  benna  {^bhend/i- 
-na)  'chariot  en  osier,  banne' gall.?>e?i«  'voiture'  {\\om- ^ot.bansts 
'grange'  v.  norr.  bass  'case  d'étable'  ags.  bas  'étable'  et  bcp 


l'eut  lU'  skr.  is  "clu-icher';  le  l*"""  luemltre  contient  des  tli.  en  -ti-  : 
ônieiovTe;  <[  *ànTi  ,  ef.  ovjmç  «C  *onTtç,  tuinlÎHaeiaiv  (Tluie.  VIII  .")G,  3) 
<;*(JuTi-,  cf.  (3àaiç  <  *t^dTi<;.] 

47 


—     738     — 

d'autres  voy.  Johansson  IF.  XIX  114  sqq.  bibl.  et  Feist  EW. 
s.  V.),  i.-e.  *bhendh-  'lier'  (Lidén  BB.  21,  110  bibl.  Solmsen  KZ 
42,  219);  voy.  s.  v.  Tteîaina.  De  cpdTvri  sont  issus  cparvoûv  'con- 
struire en  forme  de  lambris',  cpàxvuuiaa,  -aïoç  n.  ord.  pi.  'lambris 
d'un  plafond'  (Eseb.  fr.  78  N  2.). 

7Tâ9oç  n.  Voy.  s.  v.  irévGoç;  ion.  att.  TcdGri  f.  'état  passif;  souf- 
france'; posthom.  TTaeniua,  -aïoç  n.  ord.  pi.  'maladie;  disposition 
pbysique  ou  morale,  passion;  événement,  accident'. 

dor.  (admis  en  att.)  Traidv,  -dvoç  m.,  ion.  Trairîiuv,  att.  naidiv,  -lùvoç 
(propr.  *TTaiiJÙv,  -ûùvoç,  avec  nivellement  du  ton  d'après  xe\ixd}y 
Xeijauuv  -ujvoç),  gr.  comm.  *-aFu)v  '*le  Frappeur,  *celui  qui  par 
son  coup  magique  guérit  les  maladies',  épithète  d'Apollon;  de 
là  'chant  débutant  par  if)  irairiujv',  cf.  Te  Deum,  premiers  mots 
du  cantique  Te  Deum  laudamus,,et  iiiTtairiujv  H^-mn.  à  ApoU. 
500.  517  'chant'  en  l'honneur  du  dieu  appelé  MnTrauîujv  au 
vers  272;  *TTaiâFov-  est  formé  sur  *TTaîFa  ou  *TTaFlà  (?)  'coup'  : 
TTaiuu  ïrapper'  (voy.s.v.).  Schvvyzer  IF.  XXX445sq.  — L'étym. 
de  Baunack  Stud.  I  154  est  caduque.  —  De  là  att.  Traiûviruj 
'chanter  un  péan'. 

TranrdXri  f.  'folle  farine'  (Ar.  Nuées  260.  262)  contient  un  red. 
irai-,  cf.  y.s\RV.pe-pelû  'cendre'  (du  type  TÉ-Tavoç)  ;  naairâXii  f. 
'fig.  un  brin'  (Ar.  Guêp.  91)  <  [aJTra-cfTTdXri  avec  chute  de  a- 
dans  le  red.  *aTTa-,  cf.  ko  aKuX^dtia  <  *Ke-aK-  lat.  quisquiliae 
<  *que-squ-,  Ka-ffKdvbiE;  voy.  s.v.  irdXri.  Brugmann  Grdr.  I-  727. 
IP,  1,  128.  129.  Brugmann-ThumbGr.Gr.^  158.  207.  Solmsen 
KZ.  38,  444. 

hom.  TTanraXoeiç,  -eacJa  soit 'âpre,  impraticable',  soit  'crevassé, 
riche  en  replis,  écueils  et  ravines',  épithète  de  montagnes,  de 
chemins,  d'îles  rocheuses;  Ta  TraÎTraXa  'lieux  raboteux,  rocail- 
leux' (Call.);  buaTTaiTiaXoç  'rocailleux  (Archil.  Nie);  —  l'i^le, 
hérissé  (Xdxvn  Opp.)'i);  Fick  KZ.  44,  148 sq.  adopte^pour  irai- 
uaXéeiç  le  sens  de  'riche  en  plis',  cf.  ttoXûtttuxoç  "\b^,  i)Our 
TToXu-TTCxiTTaXoç,  épithète  des  Phéniciens  0  418,  le  sens  de  'ttoXù- 
TpoTToç,  *qui  se  tourne  en  bcp  de  sens,   souple,  artificieux'; 

1)  Ces  sens  ne  peuvent  convenir  à  buairaiTraXa  KÛnaxa  Bacchyl. 
V  26;  Jurenka  traduit  "hochbrandende  Wogeu',  c.-à-d.  'flots  se  bri- 
sant en   haute  masse';   Nairn  conjecture  buOTréi-icpeXa  ou  buaTté^TTeXa. 


—     739     — 

Hésychius  a  TraiTrûXXeiv  aeieiv  (irai-  red.,  cf.baibaXoçbaibâWoi), 
intensif  de  TrâXXuj  'secouer,  tirer  au  sort'  fCurtius  Verb.^  1308. 
Debrunner  IF.  XXI 89),  mais  le  rapport  de  nàWuj  à  la  fois  avec 
TTÔXoç  m.  'pivot'  (i.-e.  *qUel-  'tourner'!)  et  TrXe'Kuu  'tresser'  (Fick 
1.  cit.;  est  inadmissible;  voy.  s.  vv. 

TTaîç,  voc.  TTaî,  gcn.  Tiaibôç  pi.  iraiboiv  dor.  Traibûjv  ni.  f.  'enfant' 
<  (hom.  lesb.  béot.)  ttuiç  TtaFib-  :  att.  épigr.  Trauç  (Kretschmer 
Gr.Vas.  ]88sq.  bibl.;  ttouç  est  mal  attesté  et  inutilisable/  gcn. 
TTttuoç  (cypr.  gén.  OiXo-naFoç),  nom.  cypr.  iraç  (cf.  cypr.  birraç 
'ayant  deux  enfants'  (Thumb  Gr.  D.  294.  378  ;  sur  la  quantité 
de  l'a  voy.  Solmsen  IF.  XXXI  471  n.  1),  ^\<.\\pota-h  potal:a-h 
'petit  d'animal'  pittnl-h  '■'■'jnitlo-)  vA j)ui) m-  v.])erH.pHif'a-  'fils, 
enfant',  oscj.  ])U-klu-  'enfant'  lat.  puer  'enfant'  (*pû{ii)ero-s. 
Solmsen  op.  cit.  477)  pûlhis  'jeune  animal'  ^^pul-clo-s  dim. 
d'un  *pii-lo-s  :  germ.  *fii-lan.  Solmsen  op.  cit.  474,  écartant 
'^put-slo-s)  putus  'garçon'  (par  n-  selon  Solmsen  op.  cit.  474), 
v.  irl.  Hcùthne  'puerperium'  v,  gall.  iitoîaidou  'natales'  (<  celt. 
*[p]aiitan/fl  *\p](iuf<)IaJcto-.  Fick  II-»  53.  Stokes  BP>.  23,  45. 
Solmsen  op.  cit.  473  sq.)  *),  v.  slav.  jyûfa  pûtkci  'oiseau'  pûti.stî 
'petit  oiseau'  lit.  putfjfis  'jeune  animal,  jeune  oiseau'  (ternie 
d'affection)  XaXX.pufns  'oiseau'  (pour  lit. ^j<//?frt.f '<cuf,  testicule' 
voy.  Persson  lieitr.  1  244  n.  1),  cf.  Curtius^  287.  Fick  I^  84. 
383;  Solmsen  IF.  XXXI  470  sqq.  y  ajoute  gr.  dial.  TTuuTaXoç, 
att.  TTuuTUJvn,  TTuuTaxibai  (dénie  tégéate),  Wx.  paù-ksztis  'oiseau', 
gr.  naO-poç  et  son  groupe  (idée  'petit,  peu  considérable,  peu'; 
voy.  s.  V.),  got.  /"///-v  'oiseau'  (germ.  "'/r^j/rt^);  i.-e.  */)(>(w)- 
(ttuùXoç,  voy.  s.  v.)  :  '^pàu-  (irauç  Tiaîç)  :  *pit-,  cf.  Solmsen  KZ. 
37,14.  Walde-' ()20sq.  fbibl.).  Persson  1.  cit.  (bibl.j.  Delà 
att.  TTaibeûuu  'élever',  rraibiov  -dpiov  -icJKOç  dim.,  bom.  etc.  Tiaib- 
v6ç  m.  'jeune  garçon;  adj.  enfantin  (Esch.)',  -rraibid  f.  'jeu',  bom. 
etc.  TTai^uu,  éol.  Traiabuu,  fut.  att.  naicroiLtai  (voy.  Kubner-Blass^ 
II 508)  'jouer,  plaisanter,  se  jouer  de'  ;  Traifviov  'jouet',  Trarfviâ, 
ion.  -iii  f.  'jeu',  boni.  cpiXo  TiaifULuv  'enjoué'  iji  134. 

boni.  ép.  TTaïqpdcîauj  seul.  prés,  et  ipf.  'regarder  rapidement  ou 
sauvagement  tout  autour,  se  mouvoir  rapidement,  palpiter'  (prim. 

1)  Gall.  n-yr  'ncpos,  neptis'  (Fick  II-*  5.3)  serait  l'empiunt  lat. 
hêrès  selon  Thurneysea  chez  Solmsen  op.  cit.  p.  478  n.  1. 


—     740     - 

'étinceler,  scintiller')  <  red.  Ttai-  +  i.-e.  ^ghuaqV-io,  cf.  bia- 
<pâacreiv  biacpaiveiv  Hésych.,  qpuuvp"  qpâoç  H.,  lat.  fax  facula 
'torche'  facétus  'd'esprit  délicat,  de  bon  goût'  ('*brillant',  d'un 
lat.  *facère  'briller,  luire',  voy.  Walde  ^  s.  v.),  lit.  évàké  'lumière, 
cierge',  i.-e.  *gJiuôqU-  *ghudqU-  'luire'.  Frohde  BB.  7,  123  sq. 
Fick-Bezzenberger  BB.  8,  331.  Johansson  Beitr.  76  sq.  —  Lut. 
focus  'foyer'  (Fick  1.  cit.)  est  à  écarter  en  raison  de  son  voca- 
lisme (voy.  Walde  -  s.  v.)  ;  lat.  faciès  'forme  extérieure,  figure, 
visage'  est  parent  de  faciô  (Ostboff  Archiv  f.  Religionswiss. 
VIII  64sq.  et  n.,  bibl).  —  L'avis  de  Scheftelowitz  BB.  28,290 
(:  arm.  hoc  'flamme',  i.-e.  *bhak-)  n'est  pas  préférable.  —  Autre 
avis  encore  chez  Wood  a^  106. 

posthom.  TTaiuj,  béot.  Ttriuj  Hérodien,  fut.  naiauu  et  irairicriu,  aor. 
è'îraïaa  pass.  eTtaicrBriv  'frapper'  =  lat.  paviô  ïre  'battre',  cf. 
lat.  depuvere  'caedere'  Paul.  Fest.  pavîmentum  'aire  battue', 
lit. pia?/fi 'couper,  faucher,  abattre'^ji«AZ«s 'scie' selon  Curtius*^ 
1>68,  Hirt  Abl.  §  408,  Schwyzer  IF.  XXX  443  sq.,  celui-ci  in- 
voquant cypr,  uaFiiu  (R.  Meister  Abh.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1909, 
p.  309)  et  jugeant  quel'aor.  ênaucra  (supplanté  par  l'analogique 
€TTaiaa)  a  servi  de  base  à  TraOuu  (voy.  s.  v.);  d'autre  part  Ebr- 
hch  Unters.  99  pense  que  cypr.  iraFuju  'brûler'  est  né  de  *TTa- 
Feaiuu  :  att.  TTâvoç  m.  'torche'  <  *TTaFe{T-vô-ç  et  (cf.  Sommer  Gr, 
Lautst.  78)  qu'un  prim.  *TTai(Ju}  (cf.  TrTai[(j]u))  est  parent  de  lit. 
paisyti  'battre  l'orge,  eu  détacher  les  grains'  v.  slav.  pîchati 
{*pis-)  'frapper',  lat.  pinsô  'broyer,  piler,  tasser,  battre'. 

TTaXdOri  f.  'gâteau  plat  de  fruits  conservés  et  pressés'  (Hrdt. 
IV  23.  Théophr.);  iraXàôiov  -àmov  -aGiç  f.  dim.  Voy.  s.  v.  -rra- 
Xàiar).  —  Étym.  sém.  (bibl.  chez  Lewy  Fremdvv.  77)  improbable. 
—  Tentative  de  Prellwitz^  348  sq.  (pour  à-auàXaQoç  voy.  auj. 
Solmsen  Rh.  M.  60,  498.  Beitr.  1  20  n.  1). 

hom.  etc.  TtàXai  'autrefois';  hom.  etc.  iraXaiôç  'ancien,  âgé,  vieux', 
comp.  TtaXaiTepoç  sup.  -Taroç.  Ancien  locatif  avec  -ai  <  -ai,  cf. 
0riPai-Yevr|ç  ;  cf.  gr.  ifîXe  'loin'  (*çi<  ,  voy.  s.  v.),  skr.  caramâ-h 
'dernier,  extrême',  gall.  pell  a  f 'extrême'. 

hom.  etc.  TraXaiuu,  éol.  irdXaiiui  (Hoffmann  Gr.  D.  II  421.  576), 
béot.  TTaXiiuj,  aor.  pass.  TraXaiaBiivai  (-aiuj  est  peu  clair,  cf. 


-     741     — 

Brugmann-Thiimb  Gr.Gr.*  355  rem.  3)  'lutter';  liom.  etc.TrâXn  f. 
'lutte  (d'athlètes/;  TrdXaicriaa,  -aïoç  n.  'lutte;  stratagème";  hom. 
etc.  TTaXaicTuiç,  -où  m.  'lutteur;  rival;  fourbe';  TraXaicTTpâ  f. 
Étym.  ambiguë;  rapport  possible  avec  v.li.a.  luohni  ags.  félan 
V.  sax.  gifolian  'sentir'  (pour  v.  norr.  fâlma  'tâter'  voy.  s.  v. 
■n(\^\x\l\xi),  v.  siav.  palici  'pouce'  russ.  pdlec  'doigt',  lat.  paJpô 
(avec  red.  brisé  :  gr.  ipn^ci^ctv  'tâter';  lat.  poJlex  'pouce'  est  am- 
bigu, voy.Walde^  s.  v.),  i.-c.*spèl-  ^spdl-  'toucher  brièvement, 
tirailler'  (cf.Walde^  s.x.palpO),  —  ou  bien  avec  gr.  TrâXXiu  'se- 
couer' et  son  groupe.  —  Autre  avis  encore  cliez  Wiedemann 
BB.  28,  21. 

hom.  etc.  iraXâiuii  f.  'paume  de  la  main,  d'où  :  main;  acte  de 
force;  art,  moyen,  expédient'  :  lat.  pahna  (*plnia)  'paume, 
patte  d'oie,  la  pale  de  la  rame,  andouiller  aplati  et  palmé, 
palme  f.'  palmus  'palme  m.',  v.  irl.  linn  {^'plina)  v.  corn.  Jof 
gall.  llaw  'main',  ags.  v.  sax.  fohn  'plat  de  la  main'  v.  h.  a.  foJma 
'main'  {*phna.  Brugmann  Grdr.  P  481)  et,  avec  un  suff.  -;?- 
au  lieu  de  -m-  (J.  Schmidt  Kritik  106.  127  sq.  [et  Bru^amann 
Grdr.  II-,  1,  245]  a  cru  à  tort  à  un  *TTaXauva;  cf.  Solmsen 
Beitr.  147  n.  2)  akr.  pani-h  'main;  sabot'  (i.e.  •//?-)  zd  (Bar- 
tholomae  Airan.Wb.  895)  par^nct-  'creux  de  la  main'.  Curtius^ 
268.  Pcrsson  Wzerw.  10.  Beitr.  II  ()96.  746. 76U.  Walde^  s.v.; 
cf.  ensuite  gr.  TraXa-aiiî  iraXâ-Gn  ireXaTOç  TteXavoç  etc.,  voy. 
s.  vv.,  i.-e.'^pela-  (IiirtAbl.§ 284) 'étendre;  large,  plat;  aplatir 
l)ar  pression  ou  percussion'.  De  là  (ion.)  TraXauvaîoç  'meurtrier; 
vengeur  du  sang  répandu',  ép.  poét.  aTrâXaiavoç  ' '-sans  mains 
pour  se  défendre,  impuissant;  ^-'qu'on  ne  i)cut  secourir,  mau- 
vais, pervers,  blâmable'  (tous  deux  formés  sur  un  *TTaXâ)Lauv 
'*dont  la  caractéristique  est  la  TiaXâiuri')?  àTiâXaiaoç  'àui'ixavoç, 
impuissant;  misérable  (Hsd.  Pind.)',  bucT-  eu-  nup-TTâXa.uoç 
(formés  directement  sur  7TaXâ|Lir|>  oi^  influencés  par  ce  mot;  cf. 
vujvu|uvoç  II.  :  vujvuiuoç  Od.  d'après  ôvoua  et  voy.  Solmsen 
Beitr.  I  15.  4()  sqq.  KZ.  42,213  l)ibl.\  TiaXainiç,  -iboç  f.  'àcnrâ- 
Xa£,  taupe'  (Alex.  Trall.i',  TrâXauiç*  tcxvîtiiç  Tiapà  toîç  ZaXa- 
f.iivioiç  Ilésyc'h. 

hom.  TiaXâaaoïaai  'tirer  au  sort';  TraXaxn'  àpxn,  Xfiîiç,  fjoîpa, 
Yeved  Hésycb.,  cf.  Nie.  Th.  449  :  ttc/Xoç  'sort',  voy.  s.  v.  ttôXXuj. 


-     742     — 

hom.  TraXdffaai  (*TraXaKiuu),  fut.  inf.  -aEé|uev,  plqpf.  pass.  TreTrà- 
XttKTO  'éclabousser'  <  ^p^l^Tc-  :  gr.  rraXKÔç'  uriXoç  Hésycli.,  lit. 
pélkè  'tourbière,  marais,  bourbier'  lett.^eZ^e  "bourbier'  v.  pruss. 
pelky  'marais'  lett.  pldzis  'marais',  i.-e.  *pelâ^q-,  élargiss.  de 
*pel{e)-  *pelë-  *pelu-  'couler,  nager'  (:  ^]s.\'.  p)alvaldm  'étang, 
marais',  lat.  palû-d-  :  gr.  TTXé[F]uj  etc.).  Persson  Beitr.  I  237 
(bibl.).  II  878  ^).  —  Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  67  identifie 
à  tort  TraXàcTcruu  et  uXàooiX).  —  De  là  iraXaYiuôç  m.  'souillure' 
(Esch.),  è)LiTTaXàacro|aai  pass.  's'empêtrer'  (Hrdt.  Thuc.  Elien), 
cf.  fr.  semhourher^  è)U7TaXdY)iiaTa*  ai  èiuTrXoKai  Hésych. 

att.  TTaXacrrri  (cf.  Meisterhans-Schwyzer^  18;  iraXaicTTri  par  in- 
fluence de  TTaXaiuj  'lutter',  cf.  G.  Meyer^  176)  'plat  de  la  main, 
paume,  largeur  de  quatre  doigts'.  Voy.  s.  v.  TraXà)uri.  —  Lit. 
plasztakà  'plat  de  la  main'  (Fick  BB.  3,  162.  Prellwitz  ^  349) 
est  un  parent  éloigné,  étant  congénère  de  gr.  irXdS  f.  'surface 
plane',  i.-e.  *plaq-  *phq-  {*pelâq-),  élargiss.  de  *pela-. 

TraXeûuj  'attirer  au  moyen  d'appeaux'  (Ar.  Ois.  1083.  1087); 
TTttXeÛTpia  (ôpviç)  'oiseau  servant  d'appeau'  (Arstt.);  TiaXeuDiç, 
-oO  m.  'oiseleur'  Hésych.  Rapport  conjectural  (nié  par  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  61)  d'un  prim.  *qUll-  avec  skr.  Txûtam  'piège' 
{■t'<-lt-.  von  Bradke  KZ.  34,  156  sqq.;  mais  lat.  calumnia 
est  à  écarter,  cf.  Walde-  s.  v.) 

I.  hom.  etc.  TrâXri  f.  'lutte  (d'athlètes)'.  Voy.  s.  v.  TraXaiuj. 

IL  TtàXri  f.  'farine  très  fine  (Hpc;  TidXrma  n.  Nie.  Al.  551);  toute 
poussière  fine,  poussier  de  charbon'  :  gr.  Trai-TrdXri  Tra-aTrdXn 
(voy.  s.  vv.)  ttôXtoç  m.  'bouillie',  lat.  (Curtius^  288)  polîeii  et 
pollis  -inis  {-II-  <  -In-  par  nivellement  d'une  flexion  *polen 
*polnes)  'farine  très  fine,  folle  farine'  polenta  'orge  mondé' 
pulvis  -eris  'poussière'  {*pol-ui-s  ou  -eu-is  -ou-is) puis  -tis  'purée' 
{*pelfis  ou  *p>l-ti-s  ou  *polto  s  ^  ttôXtoç  ou  emprunt  grec), 
skr.  (Uhlenbeck  Ai.  Spr.  159)  pâlala-m  'grains  de  sésame 
écrasés,  bouillie,  saleté',  gall.  idw  'favilla'  {*pôluen  selon  Fick 
11-^  53)  m.  irl.  littiu  (gén.  litten)  gall.  lllth  'soupe  à  la  farine, 
pulmentuni'  (dérivé  de  *litfo-  <  précelt.  ^plt-nô-.  Stokes  IF. 
II  173.  Fick  IP  57.  252),  v.  pruss.  pelanne  f.  lit.  pelenaï  m.  pi. 

1)  ■nà\KQ<:,  — Vit.  pàlszas  'terne,  pâle';  \\\..  pélkè -.Wi.  pMkai^  'gris' 
selon  Schulze  SB.  d.  preuss.  Ak.  d.  W.  Phil.-hist.  Kl.  1910,  p.788sq. 


-     743     — 

lett.  pelni  'cendre'  (et  v.  pruss.  pelanno  lit.  pdènè  'foyer'. 
iSolmsen  KZ.  38,  443  sq.),  cf.  aussi  hom.  etc.  TraXuvuj  'délayer 
de  la  farine  d'orge',  ^kv.pinyâka-h  -m  {*pdl-n-)  'gâteau  à  l'huile' 
fLagercrantz  Z.  gr.  Lautgcscli.  65  sq.  Lidén  Stud.  87  sq.  ; 
KeXavoç  est  prob.  apparenté  ailleurs);  voy.  Walde^  .595  sq. 
(bibl.  et  critique  des  avis  divergents).  Persson  Beitr.  II 806  n.2. 

hom.  etc.  TrâXiv  'en  sens  inverse,  en  arrière;  à  l'opposé;  à  son 
tour,  de  nouveau'  ace.  adv.  (cf.  bÎKriv  /iàiriv  x^PiV)  de  *TTaXi-ç, 
i.-c.  *ql(el-  'tourner'  (:  TréXoinai  ttôXoç)  '^rotation,  tour,  conver- 
sion', devenu  adv.  dans  des  formules  comme  TràXiv  levai,  xuJpeîv, 
TpéTTÊiv,  bibovai,  où  il  était  ace.  du  contenu,  cf.  réXcrov  àpoùpriç 
N  707  '^endroit  du  guéret  où  la  charrue  fait  demi-tour'  et  peut- 
être  TéXoç  n.  {*queles-)  'but,  terme',  c.-à-d.  '*endroit  où  l'on 
fait  demi-tour,  dans  la  course  ou  le  labour';  cf.  hom.  TraXiuuEiç  f. 
'retour  offensif  de  fuyards',  c.-à-d.  *TTaXï-[F]iujEiç  :  hom.  iuuKri, 
ace.  iuÙKa  'poursuite'  (voy.  s.  v.  p.  388).  Solmsen  BPhW.  1906, 
col.  755.  Beitr.  I  157  sqq. 

hom.  TraXîv-opaoç  'qui  s'élance  en  arrière,  qui  recule'.  Voy. 
s.  V.  à^)^oppoç  p.  109 sq.  et  cf.  auj.  Solmsen  Beitr.  1  245.  Persson 
Beitr.  II  837  n.  1. 

hom.  TTaXXttKiç,  -iboç  f.  TtaXXaKri  f.  ('Hrdt.  Ar.  GuOp.  1353)  'con- 
cubine'; dor.  TTCxXXâE,  ion.  (tardif)  ndXXriE  'àvrinaiç,  )aeXXeqpr|Poç; 
PouTTaiç'  ;  TTdXXâç,  -avTOç  m.  'véoç'  ;  TraXXétKiov  •  jueipâKiov  Hésych.  ; 
TTaXXaKÔç  'amasius'  Hésych.  Phot.;  TTaXXàç,  -àboç  f.  épithète 
d'Athéna;  'prêtresse  vierge  (Strab./;  TTaXXàbiov  'statue  de 
Pallas  (Hrdt.  Ar.  Ach.  547;  voy.  W.  Petersen  Grcek  dim.  in 
-lov  102. 108);  siège  du  tribunal  des  èqpéTai'.  L'idée  commune 
à  tous  ces  mots  est  'jeune  homme,  jeune  fille,  jeune  femme, 
KoOpoç,  Koùpri  KÔpri';  TraXXaKÎç  n'avait  rien  de  péjoratif,  mais 
l'étym.  de  Fick  BB.  22,  125  sq.  (et  Brugmann-Thumb  Gr.Gr."» 
86;  TTttXXdç  <  *TTaXv-,  th.  *TTaX€v-  i.-e.  ^p^Vjon-  v.  h.a.  foJo 
'poulain'  :  gr.  ttujXoç)  est  cadu(jue  si  ttûj-Xoç  (voy.  s.  v.  rraîç) 
contient  i.-e.  R./Jôf?/].  —  L'étym.  des  anciens  (TTaXXdç  :  TrdXXeiv) 
est  à  rejeter.  —  V.  slav.  clovèlû  'homme'  (Bezzenberger-Fick 
BB.  6,  237.  Bezzenberger  BB.  16,  249)  est  à  écarter  i  Frohdc 
BB.  17,  308.  Berneker  EW.  141).  —  On  a  évoqué  hébr.^//- 
Jeges  plleqes  'concubine;  —  amant'   aram.  ptlaqfû  p''laqta\ 


—     744     — 

A.  Miiller  BB.  1,  295  et  Uhlenbeck  PBrB.  27,  124  tiennent 
le  mot  hébr.  et  gr.  iiaXXaKiç  -r|  pour  des  emprunts  asianiques; 
Lewy  Freradw.  66  sq.  et  Wiedemann  BB.  2S,  26  sq.  voient 
dans  le  mot  hébr.  un  emprunt  grec,  et  Wiedemann  rattache 
à  tort  les  mots  g-r.  et  lat.  pellex  (sic)  à  lat.  pellis  'peau',  en 
rappelant  lat.  scor-tum  'peau,  cuir  >  courtisane';  Walde^  553 
tient  à  la  fois  gr.  TraXXaKÎç  -\]  et  l-àt. 2}aelex  pour  des  emprunts 
hébraïques. 

hom.  etc.  TràXXu),  aor.  act.  inf.  TtnXai  (^iraXcTai)  ptc.  à)u-TreTTâXuûv 
r  335  moy.  ind.  TràXio  (^TraXaio  Ml  se  heurta')  'agiter,  balancer, 
remuer  (KXripouç),  brandir;  intr.  bondir;  moy.  s'élancer,  bondir 
de  joie  (cœur),  trembler  (de  crainte)';  iràXoç  m.  'sort'  (Hrdt. 
tragg.);  TiaXTÔç  'lancé',  TtaXTÔv  'trait,  javelot'  (Esch.  Xén.); 
TTaX|uôç  m.  'secousse,  palpitation,  pulsation';  hom.  è^xécr-iraXoç 
B  131  'qui  brandit  la  lance'  :  TieXeiuiZiuj  iroXeiaoç  (voy.  s.  vv.), 
peut-être  v.  slay. plachû  'effroi'  n\ss. polôch  'bruit,  tumulte'.  — 
Lat.  peîlô  'battre,  frapper,  choquer,  repousser,  chasser'  (Cur- 
tius^  268.  Hirt  Hdb.^  240)  est  à  écarter;  voy.  s.v.  dTteXXa 
p.  68,  Solmsen  Beitr.  1 18  sq.,  Walde^  s.  v.  —  Lat.  vallus  'van, 
vannette'  (dim.  de  vannus)  èvallere  'vanner,  rejeter  en  vannant' 
(Fick  BB.  16,  282)  sont  à  rejeter;  cf.  Walde-'  s.  v.^). 

TràX|uûç,  -û(b)oç  m.  'roi'  (Hippon.  Lycophr.);  TTàX|aOç  nom  d'un 
Troyen  N  792.  Emprunt  asianique;  cf.  Dindorf  Lex.  Aesch. 
s.v.  W.  Aly  De  Aeschyli  copia  verb.  17  sq. 

hom.  etc.  TTà|UTTdv  'tout  à  fait',  composé  itératif.  Brugmaun  Grdr. 
IP,  1,  5.  57. 

7T  a  |a  TTi'i  b  r)  V  (Théognis;  tragg.),  irajUTTribov,  -oviç  Théognost.  'tout 
à  fait';  cf.  ion.  eiuTtriç  dor.  è'|UTTâç  (Pind.  tragg.)  è'iUTTâv  (Pind.;. 
6|UTTâ  Pind.  innovation  d'après  luéYCt  )aàXa  tipéjua  etc.)  'de  toute 
manière,  toutefois';  ces  formes,  ainsi  que  ttccç,  contiennent  un 
TTâ-  (<  *hjâ-)  attesté  par  dor.  TTdaaa0ai  'acquérir  de  l'autorité 
sur'  att.  TTa|LiTTr|aiâ  f.  'pleine  propriété'  (tragg.  Ar.  Eccl.  868) 
ion.  att.  KÛpoç  n.  'autorité,  puissance;  sanction',  skr.  çàvas- 
'force'. 


1)  [iTàWuj  :  arm.  halaceni    'je   poursuis,   je   chasse'    (Meillet  11 
avril  '13;  voy.  aussi  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  462  bibl.)?] 


-     745     - 

TTaiacpaivuj  'être  tout  brillant'  (Honi.  Hsd.),  à  côté  de  quoi  ptc. 
prés.  ép.  TTttiaqpavoujv,  -ôuucJa;  formations  intensives,  avec  répé- 
tition de  toute  la  R.  {*bha-)]  la  nasale  est  d'origine  suffixale 
coiimie  dans  cpaivuu  <  *(pa-via)  (Bruf,nïïanu  Grdr.  II'  847.  Brug- 
njann-Thunib  Gr.Gr.*  303.  348j;  mais  Tiaïaqpariç  Traucpeffriç 
'tout  brillant'  (tragg.)  contiennent  irav-  'tout'. 

iraiLiqpaXâv  'jeter  de  tous  côtés  des  regards  effarés'  (Hippon. 
Anacr.)  :  qpaXôç*  XeuKOç  Hésych.,  qpaXûver  XafiTTpùv€i  H. 

TTÛvOrip,  -npoç  m.  'guépard'  (Hrdt.  Xén.  Arstt.);  on  conjecture 
une  origine  indienne  et  l'on  évoque  skr. pundanka-h  m.  gramm. 
'tigre'  ('*le  jaunâtre'),  cf.  Ublenbeck  Ai.  Spr.  169.  Schrader 
RL.  610  sq. 

TTâvôç  m.  'torcbe'  (Escb.  Ag.  284.  Eur.);  l'analyse  d'Ebrlich 
Unters.  99  (*TraFecr-v6-ç,  voy.  s.  v.  Ttaiiu)  rend  caduque  une  ob- 
jection de  J.  Sclimidt  KZ.  26,  16  (emploi  d'un  prétendu  do- 
risme  TTâvôç  dans  le  dialogue)  au  groupement  de  Fiek  KZ. 
18,  416  :  got.  fon  (gén.  funins)  v.  norr.  funi  v.  pruss.  ^rt7j;îo 
'feu';  voy.  s.  v.  TrOp. 

hom.  iravaubi);]  (Tracraubiri  Ap.  Rb.,  att.  Traaaubiot  Xén.)  'avec 
toute  l'impétuosité  possible,  en  toute  bâte',  dat.  avec  sens  instr. 
d'un  subst.  perdu  ^'f]  Travaubir],  cf.  att.  Tiavaubi  -rraacrubi  'avec 
toutes  les  forces  réunies,  entièrement'  Ttacraubôv  'tous  ensemble' 
(Nonn.)  <  TTavT-  -(-  au-  (aeùiu  è'acruTo)  'pousser';  voy.  s.  v.  ép. 
èTTacrcrÙTepoç  p.  2()3  (l)ibl.)  et  Brugmann  Grdr.  II-,  2,  TOô. 

dor.  TTavTâ  (Pind.  tragg.  bér.,  cf.  Brugmann  Grdr.  II-,  2,  705), 
att.  TTâvTii  (instr.  sg.  d'après  ttti  laÙTii.  Brugmann  op.  cit.  366. 
674.  713)  'partdUt';  TravTaxi]  -xôGev  -xô0i  -xoî  -xôcre  -xoû  -xtùç 
(Brugmann-Tbiunl)  Gr.CJr.'  298  i;  irâvToae  i^Brugiuann-Tliuml) 
op.  cit.  297)  'partout";  TtdvTOTe  'en  tout  temps';  bom.  etc.  irav- 
Toîoç  (d'après  ttoîoç  toîoç  àXXoîoç)  'divers,  varié';  TravrobaTTÔç 
(d'après  àXXobarrôç,  voy.  s.  v.  p. 4(>)  'de  tout  pays,  etc.;  multi- 
forme' :  TTÔÇ. 

att.  TTÛvu  'tout  à  t'ait,  très,  fort'  {:  ntr.  Ttàv)  semble  contenir  la 
particule  i.-c.  *u  qui  a  été  reconnue  dans  outoç.  Brugmauii- 
Tbumb  Gr.Gr.'  300;  bibl.  ancienne  cbez  Brugmann  TotaL 
63  sq.  ;  voy.  s.  v.  irâYXu. 


—     746     — 

TrdH  adv.  'bien!  parfait!  (Hrnd.  VII  114);  silence!  assez!  (Diph.)', 
nom.  sg.  pétrifié  d'un  nom-rac.  tiré  du  th.  TidY-  :  rrriYvC'iLii  tt€- 
iTTiTouç  iraYeiç  TraKToOv,  cf.  d-TraE  etc.  Meister  Die  Mim.  d.  H. 
748  sq. 

iraTraî  'ah!  oh!',  cri  de  douleur  (tragg.),  d'étonneraent  (Hrdt. 
Plat.);  cf.  papai  p.  111  et  hom.  iL  ttôttoi. 

voc.  TTaiTiTâ  l  57,  gén.  -ou  m.  ""papa',  mot  enfantin  (cf.  Trarrip); 
cf.  TraTTaç*  iraipôç  uTTOKopicrjua;  hom.  ■na-n-nàloj  "appeler  père  ou 
papa';  ion.  att.  TramTOç  m.  'aïeul',  irpÔTrairTroç  ra,  TraTTir-eTri- 
TTaiTTTOç  m.  'bisaïeul';  îraTTTTiâç,  voc.  -a,  gén.  -ou  m.,  -ibiov  'cher 
petit  papa'  (Aristoph.)  ;  voy.  Delbriick  Verwandtschaftsnamen 
448.  475.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  44.  101.  127.  Walde^  s.v. 
papa  pappa. 

'hom.  poét.  TraTTTaîvuj,  aor.  ép.  TràîTTrivev  ptc.  iraTTiavaiç  (Pind.), 
et  TTaTTTaXâcreai  (Lycophr.)  'regarder  de  tous  côtés;  chercher 
des  yeux  avec  crainte;  regarder';  cf.  (éol.)  irenTrivaç'  irepi- 
pXevpà|Lievoç  Hésych.;  formation  par  red.  d'un  th.  obscur,  cf. 
aussi  cypr.  ijUTràTaov  (*è)Li-TTaTâ(Jov)  •  èVPXevpov.  TTétqpioi  H.,  cypr. 
îvKaTTaTaov*  èYKardpXeipov  H.  (cf.  Hoffmann  BB.  15,  49.  Gr. 
D.  I  116.  203).  —  Skr.  cal's-  'apparaître,  voir'  (Bezzenberger 
BB.  16,  254.  Fick  BB.  18,  134)  est  à  écarter;  voy.  s.v.  xéKiuap. 

iraTrûpoç  m.  f.  'papyrus  (Théophr.);  toile  fine;  papier'.  Origine 
étrangère  et  obscure;  voy.  Schrader  RL.  613. 

TTapà  Tiàpa  adv.  'auprès';  prép.  'le  long  de;  vers;  au-delà  de: 
contrairement  à;  en  comparaison  de;  durant;  à  cause  de;  à 
(telle  chose)  près,  ace;  auprès  de,  dat.  ;  d'auprès  de,  de  la 
part  de,  gén.;  -rrapa-  préverbe 'auprès;  vers;  le  long  de;  contre'; 
dial.  Tràp  -rrap-  =  lat.jjor-  got.faûr  'le  long  de',  i.-e.  *pr'^  Ttapà 
est  prob.  une  formation  nouvelle  d'après  d'autres  prép.  en  -a 
(cf.  bià  d'après  )aeTà).  Osthoff  IF.  VIII  2  (bibl.).  Brugmann 
KVG.  §610,5.  GiintherIF.XX37sqq.62.  Brugmann-Tluimb 
Gr.Gr.*  §  512  (bibl.).  —  Ion.  att.  irapai  (cyrén.  TTapai-paTâ 
gén.)  est  un  dat.,  i.-e.^jn'rai.  cf.  lat.  prae  osq.  pr ai^r^e-  ombr. 
pre  pre,  i.-e.  *prai.  Giinther  IF.  XX  36.  Brugmann  Grdr. 
m,  2,  703.  864.  880.  [Ehrlich  Unters.  6  sqq.] 

TtapabeicToç  m.  ''parc(Xén.)  ;  paradis  (Spt.  NT.)',  emprunt  iranien, 
cf.  zd  pah'i-daëza-  m.,  au  pi.  'enceinte  circulaire'  (=  gr.  *TT€pi- 


—     747     — 

-Toixoç  ni.);  cf.  p. ex.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  229.  Iloru  Npers. 
Et.  no279.    Bartholoniae  Airan.  Wb.  86.'). 

•rrapbaKoç  (ion.  iropbaKOç)  'humide'  (Ar.  Paix  1148);  TrapbaKiJùv* 
biûfpujv  Hésych.  :  lett.  purdul'l  'mucus  nasal'  selon  Persson 
Beitr.  I  229.  II  887  n.  1.  946;  bibl.  ancienne  chez  Osthoff  IF. 
VIII  10  sq.  —  h^i.pnltum  'pré'  (Curtius'' 537)  et  \?iLs2mrcus 
'sale',  lit.  purvaï  'boue'  (Lidén  Stud.  93  sq.)  sont  à  écarter. 

honi.  etc.  ndpbaXiç,  géu.  ion.  -loç  att.  -euuç  f.,  aussi  Tiopb-;  Tiàp- 
boç  m.  'i)anthcre'  (Kl.);  Kupn^o-frâpbaXiç  f.  'girafe',  emprunts 
à  un  aryen  *parcla-  {*prda-),  cf.  skr.  pfdâku-h  m.  gramm. 
'tigre,  panthère  (*le  bigarré)'.  Vanicek  Fremdw.  42.  Chlen- 
beck  Ai.  8pr.  174. 

ion.  TTapriïov,  att.  Trapeid  (hom.  touj.  pi.  Trapeiaî)  lesb.  Trapaùct  f. 
'joue'  <  *TTapau(y-tâ  avec  ail.  de  *«î<.s-  en  '^nus-  dans  la  compo- 
sition; *rtM.9-  {*dus-)  est  en  rapport  apoph.  avec  *o(u)s-  dans 

•  lat.  o.s  skr.  ûh  dsi/àni  'bouche'  skr.  ôsfha-h  'lèvre',  v.  norr.  ôss 
lit.  {istà  'embouchure  d'un  fleuve',  dor.  ach.  oiFara  j)!.  'oreilles', 
etc.,  voy.  s.  vv.  oùç  aiâ.  J.  Schmidt  Plur.  4U7  n.  Hoffmann 
Gr.  D.  II  428  sq.    Walde^  s.  v.  os. 

hom.  TTapr|opoç,  dor.  Trapdopoç  (Esch.)  Trâpâpoç  (Théocr.  XV  8) 
'*attelé  à  côté;  subst.  m.  cheval  de  volée  ou  de  main  (cf.  Tiapâ- 
(Teipoç,  (Jeipaqpopoç);  étendu  à  côté,  hors  du  chemin;  fig.  qui  a 
l'esprit  égaré'  :  deipo)  p.  If)  sep 

hom.  TTapGev-OTTÎTTa  voc.  A  385;  voy.  s.  v.  ÔTTi7r(T)€Ûa)  p.  7<i7. 

TTapBévoç  f.  'vierge,  jeune  fille';  Hrugmann  Hcr.  d.  siichs.  G.  d. 
W.  1906,  p.  172sq(|.  (bibl.  et  criti<pie  des  avis  antérieurs)  y  voit 
un  composé  TTap-6€voç  ayant  eu  le  sens  de  '*gonflcment  des 
formes  corporelles,  *plénitude  et  épanouissement  physiques',  i.-e. 
*gl'?U'n-  'être  gonflé,  être  copieux',  attesté  par  gr.  eùGéveia  etc., 
voy.  s.  V.  p.  294. 

att.  Trdpvov|/,  béot.  lesb.  TT6pvoi|/,  -ottoç  m.  'une  sauterelle;  une 
gucpe',  cf.  TTdpvoi|;'  dKpiboç  eîboç,  o'i  bè  peXiaaaç  dfpiaç  Suid., 
Kdpvuuip  nom  propre,  Kopyoïp  =  ndpvovp  chez  les  (Etéens 
(Strab.),  KopviÛTnbeç-  KuûvuuKeç  Hésych.  Etym.  douteuse;  8oIm- 
sen  Javlenija  3  croit  à  la  dissim.  dialectale  d'un  ^qUrnoql'-.  — 
Les  rapports  avec  skr.  Ix/rna-h  'endommagé',  v.  slav.  Irûuû 
'courtaude'  i^Solniseu  1.  cit.)  ou  avec  v.h.a.  lto)'n(U  'frelon'  (Kopv- 


-     748     — 

<*k['s-n-.  Bally  Bull.  Soc.  Ling.  n*^49  p.  212sqq.)  ne  con- 
vainquent pas. 

TTdpoç  'avant,  devant;  auparavant,  autrefois'  <  i.-e.  *pp'os  = 
skr.  purdh  zd  parô  'devant',  gén.-abl.  d'un  nom-rac.  "^per-  *pr- 
exprimant  l'exécution  d'un  mouvement  en  avant,  cf.  skr.j9»ra 
'avant,  autrefois'  (instr.),  got.  faûr  et  faûra  'avant',  lat.  por- 
ipoUiceor  porrîgo),  v.  irl.  ar  air  'près  de,  devant';  voy.  s.  v. 
Trépi.  —  Tràpoi9e(v)  'en  avant;  auparavant';  ép.  Trapoîiepoç  'qui 
est  plus  en  avant'. 

TTCiç,  fém.  TTâcra  crét.  thess.  Travffa  arg.  dTtavaa  lesb.  Trmaa  (*TTav- 
Tia),  ntr.  ion.  att.  ttSv  (à  côté  de  â-rrâv  TTpÔTrâv  [att.  aussi  aiTâv] 
d'après  masc.  irâç)  'tout',  appartient  prob.  au  groupe  dor.  Trd- 
aaaGai,  att.  -naïUTTriaiâ  f.,  ion.  att.  KÛpoç  n.;  i.-e.  *kuânt-\  voy. 
le  suiv.  et  l'art  iraïuTTribriv.  Brugmann  Total.  23.  35.  53.  60 
(bibl.).  Grdr.  II^,  1,  460.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  261.  631  ; 
voy.  aussi  Persson  Beitr.  I  193  n.  1  (bibl.).  —  L'adverbial  nav- 
(rrav-aioXoç  Trav-OcTTaTOç  Tiàv-aocpoç  Tràja-TrpujTOç)  devint  le  syno- 
nyme de  TtavT-o-  et  fut  dès  lors  employé  dans  un  sens  adjectif, 
p.  ex.  Ttav-vûxioç  TTàv-bri)Lioç  TTâ)u-|urivoç  TTav-eXXriveç  et  -rravoûp- 
Yoç  'rusé,  trompeur'  d'après  KaKoOp^oç  c.-à-d.  *KaKO  FepYOç. 
Brugmann-Thumb  op.  cit.  202. 

dor.  aor.  rracracrOai,  pf.  TréTTâjLiai 'avoir  en  sa  puissance,  posséder'; 
dor.  Trdjua  n.  'Kifi^a,  bien,  possession',  cf.  béot,  irTrajuaTa  GDI. 
488,  164  et  passim  (et  GiOTnTâcTTGç  ruvoTTTTàaToç,  qui  montrent 
le  TTTT-  attendu  <  *îiii-),  locr.  TtâfiaTO-cpaYeiaTai  'être  confisqué' 
yevoç  èxeTTâ)uov  'descendance  a3^ant  droit  d'héritage',  éol.  ttoXu- 
TrdjLiuuv  A  433  'opulent';  att.  TTajurrricriâ  f.  etc.  (voy.  s.  v.  TTa^i- 
irribriv),  è'KTTâ)aov  dKXrjpuuxov  Hésych.,  i^■nà\x^^^  ou  -ovi  '  TraTpoûxqj 
H.,  TTâfiuJxoç*  KÛpioç  H.,  TTajuuJxiujv  KeKTr|f.iévoç  H.,  hér.  èîTâfiUJxn 
TTâiauuxei,  èTTiTTâ^iaTiba"  inv  éTTÎKXiipov  H.,  corc.  még.  è|UTTâ(Jiç 
arc.  ivTTâcTiç  béot.  èTTiraaiç  f.  'acquisition'.  Brugmann  Total. 
62  (bibl.  et  critique  des  avis  antérieurs)  voit  dans  ira-,  plus  anc. 
TTTrâ-  un  i.-e.  *Â-Mâ-  (R.  îceu  keua  kû  'gonfler'  =  keu  kû  'être 
creux',  cf.  gr.  koîXoç  etc.,  voy.  s.  v.),  cf.  skr.  çvatrâ-h  'qui  fait 
prospérer,  puissant'  çvdi/afi  'gonfler,  devenir  fort,  puissant' 
çâvah  n.  'force,  puissance'  çilnd-h  'gonflé',  gr.  kûuj  kuiî)  KO)na 
KÛpoç  etc.,  voy.  s.  vv.  et  l'art,  prée.;  cf.  aussi  Persson  Beitr.  I 


-     749     — 

124.  192sqq.  —  On  ne  peut  croire  avec, J.  Schiiiidt  Plur.  411  sq., 
Hoffmann  Gr.  D.  II  503,  Hirt  IF.  XVII  390,  à  l'identité  de 
TTTTa-  TTâ-  et  de  KTri-  ;  voy.  l'art.  KToto^ai  p.  ô23sq.  et  spéc.  la  note. 

irà^KCç*  Trr|X6ç  Hésycli.  Etyni.  obscure.  —  Sont  à  écarter: 
v.slav.  (Fick  KZ.  18,  416.  Wb.  l-'  143)  pêfiiikû  Wi.pèsl-os  pi. 
'sable';  —  skr.  (Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  72  sq.)  Tcaccha-h 
'rive,  marécage',  qui  est  moy.-skr.  <  haksa-h  'creux  de  l'ais- 
selle, etc.'  (:  lat.  co.rrt  'hanche')  selon  Uhlenbeck  Ai.S])r.  38;  — 
gr.  aTTaTiXii  f.  'fiente  liquide'  TiriXoç  m.  'boue',  \?ii.squahiH  'sale' 
(Walde-  S.V.),  qui  au  surplus  n'ont  prob.  point  de  parenté  entre 
eux;  voy.  s.  vv. 

îracTTràXTi  f.  Voy.  s.  v.  TrairrâXi-i. 

bora.  etc.  TidacraXoç,  néo-att.  irâTTaXoç  m.  (et  TrâcTCfaE,  -ûkoç  m. 
Ar.  Acb.  763)  'clou,  cheville,  pieu,  piquet' <*TTaKiaXo-ç,  cf.  gr. 
TTriaao)  att.  TTriTTUJ  'rrriYVuiui',  skr.  pàça-h  'lacet',  lat.  paciscor 
etc. ^;«/m.s' 'poteau'  {'^j^ncslo-s)  dim.  paxillus;  \.-c.*pâk'-  *palc-  : 
*pâg-  *j9«^- 'assujettir,  fixer,  assembler';  voy.  s.  v.  irriYvOiai. 

boni.  etc.  Trâaauu,  att.  ttcxttuj  (Ar.  Nuées  912.  1330),  fut.  Tràauj, 
aor.  è'iraaa  pass.  è7Tda9nv  'répandre'.  L'identité  avec  lat.  qiKitio 
'secouer,  agiter,  ébranler'  {qu-  et  tt-  *tttt-  <  i.e.  *qii-\  cf.  en- 
suite v.b.a.  scuften  v.sax.sJcuildian  'secouer,  ébranler'  v.norr. 
/ios5^^ 'jeter  en  l'air',  lit. /.7<^éY/ 'secouer';  bibl.  chez  Walde- s.  v.), 
proposée  par  Bezzenberger  BH.  16,249sq.,  Fick  BB.  16,282, 
Bechtel  Hptpr.  354,  Solmsen  KZ.  33,  299,  est  formellement 
possible  et  le  sens  seul  pourrait  y  contredire;  cf.  Persson  Beitr. 
1  530  et  voy.  s.  V.  niiv  '). 

1)  Lagercrantz  Z.  <;r.  Lautj'esch.  70  sqq.  a  voulu  distinguer 
un  iràoou»  sii>-niriant,  non  'répandi-e',  mais  'enduire  de,  graisser,  Trotter 
de'  et  issu  d'un  *nuKUii,  i.-e.  *J>t-iq-i('>  :  skr.  pauka-  m.  n.  'boue,  ordure, 
excrément,  argile  détrempée;  —  onguent',  v.  h.  a.  f'ûMi  fûcht  'humide* 
(germ.  *fuh>/-tu-),  —  et  un  Ttaa-  'broder',  cf.  ëTraaaev  ènoiKiXXev  uqpaivev 
Hésycli ,  év  .  .  .  èTraaae  èvéîraaoev  'intexebat'  X  441.  V  1"26,  ce  iraa-  étant 
appareiUé  ;\  Trrivoç'  (icpaaiua  H.  (en  tant  que  *TT«a-vo-  :  v.  h.  a.  faxo  fasa 
aj^s.  /tt'.s  'fil,  frange'),  mais  irrivoç  a  une  autre  étym  ;  riiypotiièse  d'un 
uax-,  i.-e.  *pnt  ,  contenu  dans  énaaoe,  est  plus  vraisemblable,  voy. 
s.  V.  TTÛTo;  II.  L'idée  d'un  jirés.  nàaau)  'enduire'  <C*Plâq  (ô,  avec 
un  th.  nue-  servant  à  former  les  autres  temps,  ne  convainc  pas  (cf. 
Brugmann  Gr.dr.^  571),  mais  Solmsen  IF.  XXXI  490  sq.  a  criti(iué 
à  tort  la  séparation  des  deux  verbes. 


—     750     — 

ion.  TraaTaç,  -àboç  f.  Vestibule;  portique,  colonnade'  <  *TTap- 
aiab-,  forme  collatérale  de  Trapaaiâç,  -àboç  f.  (:  Trapicrirmi)  'pi- 
lastre, aute;  pi.  galerie  formée  de  pilastres,  portique,  vesti- 
bule', cf.  skr.  pr-sthd-m  'sommet'  zd  par-.Hi-s  f.  'dos',  m.  b.  a. 
vor-st  'faîte  du  toit',  peut-être  aussi  lat.  po.vfiv  {*por-sti-s''H2à- 
sant  saillie')  'poteau,  jambage  de  porte';  cf.  aussi  irapTabeç* 
à|aTreXoi  Hésych.  (c.-à-d.  tuùv  à)U7TéXuuv  ai  aucTrâbeç;  forme  prob. 
lac,  cf.  SolmsenBeitr.1 11).  Cf.  Meister  Die  Mim.  d.H.714sqq. 
Osthoff  IF.VIII  lsqq.(bibl.).  Solmsen  Beitr.  1 2  sqq.  IF. XXXI 
485  sqq.  —  Est  à  séparer  du  suiv. 

tardif  -rracTToç  m.  'rideau,  couverture;  —  chambre  nuptiale,  lit 
nuptial'  est  le  ptc.  de  Trdaaeiv  'broder,  TTOïKÎXXeiv'  (voy.  Tart. 
Trào'cya)  et  la  note),  soit  donc  selon  moi  un  i.-e.  *pnt-tô-s  (voy. 
s.  V.  TTaToçII.)  et  cf.  xpucrÔTraaToç  'brodé  d'or'  (Esch,  Hrdt.)  Kaià- 
TtaaToç  'bigarré,  TTeTTOlKlX^évoç'  (Ar.  Cav.  968.  502);  cf.  auj. 
Solmsen  Beitr.  I  4  n.  2.  IF.  XXXI  485  sqq.  (bibl.)  ^).  —  L'idée 
d'un  *Trap-crTÔ-ç  (Meister  Die  Mim.  d.  H.  714  sqq.)  et  dune  pa- 
renté avec  TTaaxàç  f.  est  à  écarter. 

Tràaxuu  'souffrir'.  Voy.  s.  v.  névQoç. 

boni.  etc.  TraTaYOç  m.  'bruit  de  deux  corps  qui  s'entrechoquent, 
clapotement  (de  l'eau  0  9),  fracas,  cliquetis'  ;  TraraYeiv  'faire 
du  bruit;  clapoter  (eau);  retentir';  -rraTcxaauj,  fut. -Euu 'battre 
avec  bruit,  frapper;  iutr.  palpiter  (cœur)  H  216.  N  282';  TraiàH 
adv.  'en  frappant'  (Ar.  Ois.  1258;  nom.  sg.  pétrifié,  cf.  Meister 
Die  Mim.  d.  H.  749).  Prob.  onomatopée.  —  Le  rapport  avec  lat. 
quatiô  'secouer,  ébranler'  et  son  groupe  (voy.  s.  v.  Trdaauu),  pro- 
posé par  Bersu  Gutt.  144  et,  avec  doute,  par  Zupitza  Gutt.  56, 
est  phonétiquement  possible  (tt-  *tttt-  <  '^qu-),  mais  n'est  pas 
recommandé  par  le  sens;  cf.  Persson  Beitr.  I  530.  —  Got.Tvapô 
'écume'  Jvapian  'écumer',  skr.  Jcvathati  'bouillir'  (Zupitza  1.  cit.) 
sont  plutôt  parents  de  lat.  câseus  'fromage',  v.  slav.  Jcvasil  'fer- 
mentum'  Jcyselti  'amer'  7>-i/snqti  'devenir  sur'  (Pedersen  IF.  V  37 
bibl.). 

TTaTavri  f.  'assiette,  plat'  (-ôt  Sophr.  fr.  13  K.)  <  *TTeTdvri  d'après 
J.  Schmidt  KZ.  32,  355  sqq.  (d'où  lat.  patina)  appartient  au 
groupe  TTeTavvOjui  TTiTvrnui  néiaOjJia  TcéiaGoç  TréTaXov  iréTaXoç. 
1)  Modifiez  dans  ce  sens  ce  qui  est  dit  s.  v.  £uot6ç  p.  680. 


—     761     - 

■najéojxui  (Hrdt.j,  fut.  -rruaovTai  (Esch.),  aor.  liom.  uàa(ajaaQaï 
'manger';  hom.  ânaaTOç  'qui  est  à  jeun'  :  got.  fôdjan  v.  b.  a. 
fuattan  v.norr./'^'^a 'nourrir'  v.  h.â.fuotar  -àgs-fodor  v. norr. 
/oc?/' 'nourriture,  fourrage'  v.h.n.  fatungaloun-A^é'  ags.fosfor 
(i.-c.*j)âMro-)  v.norr./o.v6' n. 'éducation'  (Curtius^  -^Oj,  peut- 
être  irl.  as  {i.-e.*pat-to-)  'croissance'  usai  m  'je  croîs'  (Strachan 
IF.  TI  370.  Stokes  KZ.  40,  244),  arni.  haç  'pain'  fi.-c.  *pdt-fi-s 
selon  Pedersen  KZ.  39,  432),  élargiss.  par  -t-  fi.-e.  *p</^  *p<>t-) 
de  la  R.  attestée  par  \3ii.pascô  (ou  -«-?  Voy.  Walde^  s.  v.)  pf. 
^dt7 'faire  paître',  dép.'paître'j9rt/>M/Mm  (*pa-clhlom)' fourragé' 
pastor  j)ilnis,  niessap.  Tiavôç  'pain',  v.irl.  ain-ches  'fisciua  fcor- 
bcillc  à  pain)'  (Fick  II*  12j,  v.  slav.  jxisq  {^pûsJcO)  pasti  'faire 
paître';  i.-e.  *pa-  'manger,  se  nourrir;  faire  manger,  paître  le 
bétail',  proi)r.  */9^/(i)-  d'après  Solnisen  KZ.  29,  108  n.  Hiibscb- 
manu  IF.  XI  Anz.ô4,  à  cause  de  irl.  ithid  'il  mange'  ith  v.  gall. 
it  (•<  celt.  *[p]i-tu-s)  'grain,  blé',  skr.  pità-h  zd  pifu-s  'nourri- 
ture, mets',  V.  slav. piitati  'nourrir'  lit.pêtûs  m.  pi.  '(repas  de)  midi' 
(bibl.  cbez  Ostboff  Suppl.  50 sq.).  —  Gr.  ttOùu  u.  'troupeau', 
TToi|ariv  m.  'berger'  et  leur  groupe  se  ramènent  à  un  i.-e.  *^j';/- 
'garder,  protéger'  distinct  du  susdit  '^pai-;  cf.  spéc.  Ostboff 
1.  cit. 

TTaxrip,  gén.  Traipéç,  ace.  Traiépa  m.  'père'  =  &kY.  pifdr-  'uoiii. 
jiité)  zd  pitar-  (à  côté  de  quoi  p"ta  p"tar-dm  pôrôi  et  ta,  cf. 
Ostboff  Et.  Par.  1  225  bibl.)  v.  pers.  nom.  pitcl  arm.  (Htibsch- 
niann  Arm.  Gr.  I  463)  liufir  (gén.  haicr  <  *p9tr6s,  nom.  pi. 
hat'kh  <  ^prfter-es)  \at.  pater  {g(^n.  patris)  osq.  patir  (oml)r. 
Ju-pater  voc.)  v.irl.  atJii)'  (gén.  athar;  gaul.  Ateronius  nom 
jirojtre  d'Iionnne)  got.  fadai-  v.  b.  a.  fater  ags.  fœder  v.  n<irr. 
fader  'j)èrc',  i.-e.  *pàtér-,  nom.  sg.  *2)<)fi-:{r),  formé  sur  l'épel 
enfantin  *papa.  Curtius^  269  sq.  Fick  H  77.  255.  469.  11^  8. 
III'  227.  Brugmann  Grdr.  P  170.  507.  Il-',  1,  333.  Etc.  La 
parenté  (Curtius  1.  eit.  Fick  I'  77.  255.  Etc.)  de  i.-e.  *pr)ti'  r) 
avec  skr.^;rt^/  'protéger' etc.  {i.-e.*2)ô{i)-,  voy.  s.  vv.  ttûju  TTOijaiiv) 
est  à  écaiter.  De  là  TTÛTpioç  'paternel'  —  lat.  patriu.^  skr. 
pif)\i/(h/r,  —  TTc'tTpujç,  gén.  -uj[FJoç  m.  'oncle  paternel'  :  lat.  pa- 
tnios  skr.  pif rri/(i -h  zd  fiVri/a-  {(i.-ii-d.\p]fr)rrf/a-)  v.  b.  a. /'</- 
tureo  (gcrm.  ^faduntia-)  'frère  du  ])èrc",  arm.  //((iri-ai/  'beau- 


—     752     — 

père';  —  ôiaoTTâTuup,  ôiuoTràipioç  'du  même  père'  :  v. pers.  hama- 
-pitar-  y.uoYY.saiiffedi'mlsens,  cf.  skr.  tvdf-jiitdr-ah  pl/t'ayant 
pour  père';  —  ion.  ép.  Ttàipri,  att.-â  f.'patrie';  TTaTpiç,-iboç  adj.f. 
^des  ancêtres,  de  la  patrie'  (trag-g.),  subst.  f.  hom.  att.  'patrie' 
(:  lat.^rt^rM  f.);  cf.  encore  \at. projjrhis  ^'^pro-ptrio-s,  propr. 
'avitus  patritus'  (Schulze  LE.  111);  —  Traxpuiôç  m.  'beau-père' 
(épigr.  Eust.)  est  analogique  de  lariipuid  f.  'belle-mère'. 

I.  TiàTOç  m.  'chemin  battu';  iraieiv  'fouler  aux  pieds'.  Voy.  s.  v, 

TTÔVTOÇ. 

II.  TiàTOç  (n.)'  èvbu^ia  xfiç  "Hpaç  Hésych.,  cf.  Call.  fr.  495,  < 
*pn-t-,  R.  [s]pen  'filer',  cf.  got.  spiiman;  irl.  êfim  'je  vêts'(La- 
gercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  71.  Marstrauder  IF.  XX  352  sq.) 
est  ambigu,  car  il  peut  être  parent  de  skr.  âtka-h  zd  aôTca- 
atka-  (e.-à-d.  adl^a-  m.)  'vêtement',  att.  dixo^ai  'ourdir  une 
trame',  alb.  ent  int  'tisser',  voy.  s.  v.  p.  98  sq.  et  Brugmann 
Grdr.  Il-,  1,  476.  Cf.  l'art.  Tràacruu  et  la  note. 

hom.  etc.  Tiaupoç  'en  petit  nombre;  petit,  court'  =  lat.  parvos 
'petit'  pai'um  'trop  peu'  {^parvom  ntr.),  si  le  rapport  phonéti- 
que est  celui  de  gr.  veûpov  :  lat.  nervos,  cf.  Thurueyseu  IF. 
XXI 177  ^);  cf.  \at.2)C(uper  {<'^pau[o]-  -{-*pai'Os  '.pariô  parô, 
litt.  'qui  g'agne  peu')  'pauvre'  paucus  ord.  pi.  'peu  nombreux' 
pauJlus  paulus  'petit,  faible,  peu  considérable'  {*paur[o]lo-s. 
Thurneysen  l.cit.  Stolz  Lat.  Gr.^  142  n.  2),  got.  fawai  pl.'ôXi- 
Yoi'  V.  h.  a.  fao  fô  (fôh  =  prob.  lat.  paucus)  ags.  féa  (angl.  pi. 
few)  v.norr./'^n-'peu'  (Curtius^  270 sq.);  le  groupe  est  parent  de 
gr.Tiauç  TiaF-ib-  (Fick  IP  153.  P  470.  Solmsen  IF.  XXXI 483), 
voy.  s.  V.  iraîç.  —  V.  irl.  ôthad  ûathacl  'chose  isolée,  isolement' 
(Fick  IP  avec  doute.  Foy  Zeitschr.  f.  kelt.  Phil.  III  266)  est 
rattaché  par  Thurneysen  Hdb.  d.  Air.  I  38  à  v.norr.  rr?<cfr 'vide' 
du  groupe  étudié  s.  v.  auTuuç  p.  104. 

TTaîio)  'faire  cesser',  intr.  'cesser,  g  en.',  moy,  Traûojiai  'cesser, 
s'abstenir  de';  att.  TraOXâ  f.  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  262  sq.)  'ces- 
sation, repos,  fin';  hom.  irauauuXiî  f.  'repos'  B  386.  Le  rapport 
souvent  admis  (Curtius-^  270  sq.  Etc.)  avec  rraûpoç  (voy.  l'art. 


1)  Contesté   par  Persson   Beitr.  II  820  sqq.,   qui   sépare   veOpov 
•et  nervos,  Traûpoç  et  parvos. 


-     753     - 

préc.)  est  très  douteux.  —  Selon  Sehwyzer  IF.  XXX  443  sq. 
TTaùuj  a  été  refait  sur  l'aor.  éiruvau  de  Ttaiuj  cypr.  TTaiFuu  'frap- 
per'; TTaùuj  Tivd  Tivoç  a  signifié  '*j 'écarte,  en  frappant,  qn.  de 
qc.',  mais  cette  étym.  ne  vaut  qu'en  tant  que  celle  même  de 
TTaiuj  s'impose;  voy,  s.  v.  —  Solmsen  IF.  XXXI  483  évoque 
V.  pruss.  pausto  'sauvage'  v.  slav.  pustû  'désert'  pustiti  russ. 
pustitî  puskdtt  'laisser,  lâcher,  etc.'  slov.  niod.  piist  'carnavd' 
deJopust  'veille  d'une  fête,  repos'  ('?). 

TraqpXâZiiu  'être  en  ébullition;  fig.  bouillonner  de  colère;  bre- 
douiller'; TrdqpXaaiaa  n.  'bruit  de  l'eau  qui  bouillonne;  fig.  pi. 
paroles  ronflantes'  :  qpXebujv,  -ovoç  'bavard'  (^voy.  s.  v.),  cf.  pour 
le  red.  spécial  Y.a-\Kàl\xy  'clapoter'  pa-PpdZ^uj  'strider  (cigale/. 
Brugmann  Grdr.  IF  1085.  Persson  Beitr.  II  879.  —  L'analyse 
de  Fick  P  475  (nacp-  <  *pmph-  :  rre'iaqpiH  f.  'pustule')  ne  con- 
vainc pas. 

hom.  etc.  uâxvii  f. 'gelée  blanche,  givre;  —  sang  coagulé'  < 
*TTaKcrvâ  *TTaT-crva  :  aor.  pass.  ira-frivai,  voy.  s.  v.  Trrifvûm.  De 
là  hom.  etc.  iraxvoûv  'figer;  pass.  se  figer,  se  contracter'. 

TTttxûç  -€îa  -V  'épais,  gros,  fort;  ojtulent,  riche',  compar.  hom. 
Txâaauuv  (voy.  Osthoff  MU.  VI 53  sqq.  bibl.)  sup.  hom.ndxicrToç; 
TTdxoç,  -ouç  n.  'épaisseur,  embonpoint';  hom.  TrdxeToç  'épais' 
vp  lin.  0 187;  posthom.  TraxûvLu 'rendre  épais;  fig.  rendre  lourd'. 
TTttxûç  =  skr.  bahâ-h  (compar.  hâjilijan,  sup.  hâhistha-h  :  hq- 
hmjati  'fortifier,  accroître')  'épais,  abondant,  nombreux',  i.-e. 
*hhn(jhn-s,  cf.  skr.  hahuJdh  'épais,  touffu' =  ttoxuXôç  daus-ûjç 
adv.  'grossièrement'  (Arstt.)  7a\  hqzah-  n.  bqsnic-  m.  'hauteur, 
profondeur',  v.  norr.  hingr  'tas'  v.h.a.  hungo  'bulbns'(bibl.  chez 
Osthoff  Et.  Par.  I  57),  lett.  (Prelhvitz  BB.  21,  286)  hifs  'gros, 
épais'  {'^bheftghti-s)  htsinns  'épaisseur'  (lit.  hingùs  'superbe', 
épith.  du  cheval,  présente  une  vélaire);  —  arm.  hdzuni  'nom- 
breux' est  ambigu  et  prob.  étranger  à  ce  groupe,  voy.  Hllbsch- 
mann  Arm.  Gr.  I  426  sq.  (bibl.).  —  hat.  pingids  'gras'  (Bezzcn- 
berger  BB.  12,  241.  Fick  I'  87.  484)  est  parent  de  gr.  TriueXtî  f. 
'graisse',  en  tant  qu'issu  de ♦/;i/H-g[?/o-(Brugmann  IF.  IX 340sqq.). 
—  L'hypothèse  de  lat.  pinguis  gr.  iraxvjç  nés  d'un  i.  e.  *pùghû- 
alternant  avec  un  i.-e.  *hnghû-  dans  skr.  hahû-h  fThurneysen 
IF.  XXII  Auz.  65)  ne  convainc  pas. 

48 


—     754     — 

lesb.  béot.  arc.  arg.  crét.  Théra  Trebà  'après,  avec,  laeià'  est  un 
instr.  devenu  prcp.  et  tiré  du  degré  ireb-  (  :  ttoûç,  géu.  -rrob-ôç), 
cf.  Txelàç  hér.  RKaxi-Treboç,  lat.  pedi-sequos  i*pedà-.  Schulze 
Qu.  ep.  497  u.  6.  Johansson  IF.  III  199),  arm.y-et  'après'  loc. 
de  het  'trace'.    Osthoff  Perf.  574  (bibl.). 

hom.  etc.  Ttébri  f.  ord.  pi.  'entrave';  hom.  etc.  Trebâv  'entraver'; 
TTébuuv,  -ujvoç  m.  'esclave  souvent  entravé'  :  lat.  pedica  'lien, 
lacet'  compës  -edis  'entrave'  expédia  impedlô,  v.  h.  a.  fezzera 
ags.  fêter  v.  norr.  fioturr  'entrave  de  fer'.  Curtius  ^  245.  Fick  I* 
474.  III'^  226.  Du  sens  de  'lien  pour  les  pieds'  {*ped-  'pied') 
l'indo-eur.  déjà  a  passé  au  sens  de  'lien'  en  général.  —  V.  h.  a. 
fezzil  'lien  pour  fixer  et  maintenir  le  glaive'  est  plutôt  parent 
de  lat.^«^rô  {*pdd-)  'accomplir',  sens  prim.  'saisir  avec  succès'  : 
v.h.a.  fazzôn  'saisir',  selon  Walde^  566. 569.  —  La  parenté  de 
V.  irl.  edenn  gall.  eiddew  'lierre'  (en  tant  que  <  celt.  '^[p]ed- 
enno-  '*plante  qui  enlace'.  Fick  II^28sq.  Henry  Bret.  173 
s.  V.  iliô)  est  fort  peu  sûre. 

hom.  etc.  TrébïXov  'semelle,  sandale  attachée  sous  le  pied'  :  ttouç. 

irébov 'sol,  terre'  :  skr.^j«c?«w  'pas,  trace, lieu, place'  zd^rt(5rt-'pas, 
trace',  arm.  het,  gén.hetoi/  'trace',  orabr.  p  e  r  u  m  persom-e  'Trébov, 
solum',  Y. non',  f  et  'pas',  m.  irl.  inad  'lieu'  {*eni-pedo-.  Pedersen 
K.  8pr.  I  91,  qui  y  joint  m.  irl.  ed  'intervalle'  gaul.  candetuni 
pour  ^cantedum  'spatium  centum  pedum'),  i.-e.  *pedo-m,  cf. 
lat.  peda  'vestigium  humanum'  Paul.  Fest.-,  le  degré  long  dans 
\it. pédà  'trace  du  pied'  (voy.  s.  v.  Trribov).  De  là  -rrebiov  'plaine', 
•liuTieboç  '*qui  repose  sur  le  sol,  ferme,  solide;  continu',  att. 
è|UTTeboûv  'fixer  solidement,  affermir'.    Voy.  s.  v.  ttoûç^). 

■nélaï.  '(dor.)  pied  ;  cheville  du  pied;  extrémité  (du  timon)  Q  272; 
lisière,  frange'  <  *7Teb-ia  :  ttoùç,  cf.  skr.  pâdya-h  'concernant 
le  pied'  pddycl  'coup  de  pied'  zd  pa'ôya-  'pied',  lat.  acu-pedms 
'coureur  agile'  Fest.  {acu-  :  gr.  iùkù-ttouç,  lat.  ôcior),  v.  norr. 
fit  (i.-e.  *pedï)  'la  peau  qui  se  trouve  entre  les  griffes'  norv. 
dial.  fjorfit  '"^quadrupède  >  lézard'  (:  leTpàTre^oç),  cf.  aussi 


1)  Lat.  oppidum  "place  forte;  barrière  du  cirque'  (voy.  les  essais 
-antérieurs  chez  \YaIde-  543)  est  auj.  expliqué  par  Kretschmer  Glotta 
IV  304  comme  étant  'id  quod  pedibus  obost'  (ob  +  pedês),  mais  op- 
pidô  adv.  <  o6  =  ètri  +  *pedom  'sol',  cf.  èiuTreboç. 


—     7Ô5     — 

lit.  lengvapèdis  '*aux  pieds  légers  >  soiiruois'  (Bugge  BB.  3, 
117.  Torp  chez  Fick  III^  226.  Falk-Torp  EW.  209);  hom. 
etc.  ireZiôç  'pédestre,  qui  va  à  pied,  soldat  de  pied'  <  *7Teb-i6-ç 
adj.  composé  de  neb-  +  -i6-  'allant',  i.-e.  *ei-  *i-,  cf.  eim  'ibo' 
et  lat.  pedes  -iti.s  (avec  i.-e.  '•'•^-^)  'piéton'  selon  Scliulze  LE. 
435  n.  3  et  Brugmann  IF.  XVII  355.    Grdr.  11^  1,  145.  183. 

TTeî  (ttî  est  abusif)  nom  formé  à  nouveau  par  les  Grecs,  cf.  £eî 
qpeî  xei  K^ieî. 

hom.  etc.  ttci  6  uu(aor.  hom. iT€Tn9eîv,d 'où  f  ut.  TreTTiBricTuu) 'persuader; 
séduire;  apaiser;  intr.  fpf.  TreTTOiOa,  pqpf.  1.  pi.  boni.  èTTeTTi6|Liev) 
se  fier;  moy.  (aor.  èttiGôihtiv)  se  laisser  persuader,  obéir'');  att. 
TTeiBoû,  -oOç  f.  'persuasion;  docilité';  ion.  att.  TTiBavoç  'qui  trouve 
créance;  crédule;  docile';  hom.  etc.  niaTÔç  'digne  de  foi,  sûr, 
fidèle  ;  qui  a  foi';  ion.  att.  mouç,  -loç  -eujç  f.  'foi';  ion.  att.  niff- 
Teûu)  'se  confier  à,  croire  à;  confier  Tivi  xi';  hom.  etc.  ttkttoûv 
'lier  par  une  promesse;  pass.  être  assuré;  moy,  se  porter  garant  ; 
s'assurer  la  fidélité';  hom.  èv  TreicTr)  u  23  'dans  l'obéissance' 
(*TTei6-(J-,  cf.  eù-Tr€i6r|ç  lat.  ftdus  u.  foedu.s.  J.  Schmidt  Plur. 
379.  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  541.  Solmsen  P.citr.  I  239).  Cf. 
hit  fidô  {i.'C.*bheidhô)  'se  fier  à'  ftdus  'fidèle,  sûr'  fidacia 
'confiance'  fîdës  'foi'  fîdus  (Enn.)  foedus  -eris  'alliance'  (Cur- 
tius'"'  261)  ombr.  comhifia-  'mandare,  nuntiare'  {*com-fifia-). 
alb.  hê  'serment'  (  <  ^hede,  alb.  comm.  *haida  préall).  *h7t(>ida. 
G.Meyer  Alb.  Spr.  30)  biiit  'je  persuade'  hindem  'je  consens  à" 
(Brugmann  Grdr.  P  536).  —  Les  rapports  proposés  avec  got.?>e/- 
dan  V.  h.  a.  bltan  v.  norr.  hi'da  'attendre'  (Fick  P  699.  I'  490. 
Buggc  Curtius'  Stud.  IV  338  sq.),  —  puis  got.  hidjan  v.  h.  a. 
hittan  v.  norr.  h'idia  'prier'  (Osthoff  PBrB.  8,  140  sqq.  Zupitza 
Gutt.  31),  —  enfin  got.  haîdjan  v.  h.a.  heitten  (Fick,  Bugge 
U.  ce.)  v.  slav.  hî'diti  'contraindre'  (  :  skr.  hadhatè  'serrer,  presser, 
contraindre',  i.-e.  *hJîèidh-)  pèchent  sous  le  rapport  du  sens  ou 
de  la  phonétique;  voy.  Walde-  289  sq.  Feist  EW.  s.  vv.  Falk- 
Torp  EW.  s.  V,  hie.  Franck-van  Wijk  EW,  s.  vv,  heiden  hidden. 


1)  En  fait,   il  faut  partir  de  irei^oMoi,    dont   ttcOuj,    aor.  {Treicra 
est  le  factitif  à  la  manière  grecque. 


-     756     — 

impér.  prés.  2.  pi.  hom.  TrelKeie  'cardez  (la  laine)'  cr  316  est  un 
ail.  métr.  pour  TréKere,  voy.  s.  v.  TréKU).  L.  Meyer  Vgl.  Gr.  P  822. 
Schulze  Qu.  ep.  223  (bibl.)^). 

ion.  V.  att.  neivri,  néo-att.  Treîvd  f.  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  254 sq.) 
'faim';  hom.  att.  etc.  Tteivriv  'avoir  faim';  TteivaXéoç  'affamé* 
(0pp.  Plut.)  ;  ion.  YeuuTreivriç  'pauvre  en  terres'  (Hrdt.).  La  diph- 
tongue de  lac.  TreivâvTi  3.  pi.  (Xén.  HG.  I,  1,  23)  ferait  croire 
à  un  i.e.  *pëi-  (cf.  pour  la  phonétique  att.  9oivr|  :  inf.  9ijùa9ai, 
\.-e.*dhôi-),  cf.  *p9-  dans  lat.  patior  'souffrir'  (?  Walde^  s.  v.); 
*pè{i)-  peut  être  élargi  en  *pê-n-  dans  lat.  pênûria  'manque' 
paene  'presque;  tout  à  fait'  paenitëre  'se  repentir  de,  regretter' 
(Prellwitz^  356;  la  graphie  correcte  est  vrais,  pén-,  cf.  Walde 
1.  cit.),  gr.  îiiravià  f.  'insuffisance'  (Anth.),  irl.  itu  (gén.  itad) 
'soif,  sécheresse'  (<  celt.  ^[p]êntotdt-.  Fick  IP  32),  cf.  *spên- 
*spdn-  dans  gr.cTTràviç  f.  'manque,  rareté'  (Solmsen  Beitr.  I  157). 
—  Pour  l'étym.  de  Treivnv  proposée  par  Schulze  KZ.  29,  269. 
Qu.  ep.  368  voy.  l'art,  biqja  p.  192. 

TTeîpâ,  éol.  Tréppd  (*7T6piâ)  f.  'épreuve,  expérience,  essai';  êjurrei- 
poç  'qui  a  l'expérience  de;  prudent,  habile';  èjaTreipiâ  f.  'expé- 
rience'; Tieipâv,  hom.  etc.  -àCeiv  'essayer,  tenter';  Treipairiç,  -ou 
m.  'pirate  (*qui  s'attaque  aux  vaisseaux)';  èjUTTepriç  (Soph.)  è)a- 
Trepa|uoç  (Call.  Anth.)  'è'iuTTeipoç'  :  irl.  iarraim  'je  cherche'  erud 
'crainte'  (<  celt.  ^[p'ieratu-)  gall.  erch  (<  celt.  ^\p]erTio-s)  er- 
chyll  'terrible',  v.  norr.  ferîigr  'monstrueux'  v.  h.  a.  fâra  'em- 
bûches, artifice,  action  de  guetter,  péril'  ags.  fœr  'danger  (sou- 
dain), attaque'  v.  norr. /«r 'malheur'  (th.  germ.*/eî*rt-)  got.  fêrja 
'espion'  (p.  ex.  Fick  IP  17.  39.  IIP  230),  i.-e.  *per-  'tendre 
vers  un  but'  (cf.  Treipuj),  élargi  en  *perêi-  'pénétrer  mentalement, 
éprouver'  (Hirt  Abl.  §  548;  voy.  aussi  Wiedemann  BB.  28,  48) 
dans  Isit. perlculum  'essai,  épreuve;  dâugef  perltus  'expéri- 
menté' experior  'essayer'  etc.  (Walde  ^  576  sq.  Persson  Beitr. 
II  738),  V.  britt.  arianos  'émissaire,  espion'  irl.  aire  'vigilance' 
airim  'je  veille'  (Fick  IP  17),  peut-être  got.  fraisan  'essayer' 

1)  ireÎKUJ  (p.  ex.  Curtius^  163.  Veitch'*  518.  Kûhner-Blass^II  511; 
encore  utilisé  par  Petersson  IF.  XXIV  266,  Franck-van  Wijk  EW.  725) 
est  un  mythe;  Hsd.  Trav.  775,  au  lieu  de  ôiç  TreÎKeiv,  Schulze  1.  cit. 
lit.  ôïç  ireK^iiev. 


—        iOi       — 


V.  11.  a.  freimn  'être  en  danger,  être  effrayé'  v.  norr.  freista 
'tenter'  got.  fraistiibni  "tentation'  (sur  les  diverses  étyni.  de  ce 
groupe  gerni.  voy.  p.  ex.  Feist  EW.  86.  Franck-van  Wijk  EW. 

761  sq.). 

hom.  Treîpap  (*TTep-F/'-)  pind.  Treîpaç,  gén.  TTeipaioç  (*TTep-F»-T-) 
gén.  pi.  lesb.  TreppàTuuv  (Alcée),  att.  Trépaç,  -aTOç  n.  'terme,  ex- 
trémité, fin,  but';  boni,  àîreipujv,  -ovoç  'infini',  cf.  (att.)  àîrépova' 
TTcpaç  |nfi  è'xovTa  Hésycb.;  iroXuTTeipuJv  'immense'  (Hymn.  à  Dèm. 
297);  bom.  Treipaivoi,  att.  nepaivuj  'accomplir'  :  skr.  pdr-van- 
'nœud,  membre,  section' j;«/'-?^.s-  'nœud,  articulation,  etc.' ^), 
i.-e.*^er-  (  :  -rreipuj  rrôpoç  TTop0|a6ç  rrepâv  etc.),  bibl.  chez  Collitz 
BB.  10,  60  u.  1.  Scbulzc  Qu.  ep.  116  sq.  Brugraann  Grdr.  IP, 
1,  320.  579.  Persson  Beitr.  II  641  ^;. 

bom.  (Tieipivç),  ace.  TreipivGaf.  'banne'  o  131.  Q  190.  Mot  peut- 
être  prébell.  (Fiek  Vorgr.  Ortsn.  154).  —  Meringer  KZ.  40, 
228  a  conjecturé  un  i.-e.  *peri-uendh-  '*tordu  tout  autour',  in- 
fluencé par  des  noms  en  -iv9-,  cf.  véd.  tricandhuni-  '(cliar)  avec 
caisse  pour  trois  personnes'.  —  Autres  bypotbèses  cbez  Prell- 
witz^  356. 

bom.  poét.  TT  e  i  p  uu,  ptc.  pf.  pass.  ireTTapiaévoç  'traverser,  trans- 
percer' =  v.  slav.  na-perjq  -periti  'transpercer',  cf.  bom.  etc. 
TTepôvri  f.  'ardillon,  agrafe'  Trepovdv  'percer  avec  une  agrafe' 
TTÔpnri  f.  'agrafe'  (voy.  s.  v.)  nopoç  m.  'passage;  fig.  voie,  moyen, 
expédient,  ressource' âiTopoç 'inl'rancbissaijle;  impraticable,  em- 
barrassant; embarrassé'  TTopi^uu 'donner  le  passage  à  ;  procurer, 
fournir'  TTopeùiu  'faire  ]iasser,  transporter;  moy.  aller,  marcber' 
Trop9)Li6ç  m.  'trajet  pai-  eau'  (voy.  s.  v.)  Treîpa  f.  'épreuve'  (voy. 
s.  v.)  etc.,  skr.  par-  (subj.  aor.  3.  sg.  pdrsat)  pîparti  caus.  pû- 
rdi/afi  'faire  traverser,  faire  franebir'  zd  par-,  arm.  (lliibscb- 
mann  Arm.  Gr.  I  467)  heriun  'poinçon',  alb.  (G.  Mcyer  Alb. 


1)  Sur  rélarg'iss.  par  le  morphème  -es-  do  tli.  en  -ru-  voy.  Meillet 
MSL.  XV  261. 

2)  Schulze  Qxi.  ep.  lOS  s^.  interprète  TTeipt'ivavre  ptc.  aor.  x  l"»- 
15>2  par  'fixer  par  un  noeud'  et  TTeiparu  u  51.  162.  179.  Hymn.  à  Apoil. 
129  par  'niruds',  mais  en  distinguant  deux  subst.  et  deux  verbes 
homonymes,  ce  qui  ne  s'impose  pas;  cf.  aussi  Johansson  BB.  18,  45 
(bibi.). 


—     758    - 

Spr.  35.  Alb.  St.  III  31)  aor.  pr  ura  pruva  'j'apportai,  je  con- 
duisis', lat.  porta  'porte  de  y'ûle'  portiis  'porte  de  maison  (XII 
tables),  port'  angiportus  'passage  étroit,  ruelle'  (<  i.-e.  *pr-tu- 
'passage'  dans  zd  parHu-  pdsu-  'passage,  entrée,  porte,  gué, 
pont',  gall.  l'hyd  v.  corn,  ricl  v.  bret.  rit  'gué'  gaul.  Augusto-ri- 
tum,  V.  h.  a.  furt  'gué',  cf.  *per-tu-  dans  v.  norr.  fiqrdr  'baie') 
porto  {*po7'ito  fréq.  de  *pore6,  i.-e.  *poréiô  =  skr.  pardyatï) 
'porter'^  got.faran  'marcher,  cheminer'  farjan  'aller  (en  bateau), 
voguer'  v\  h.  a.  etc.  faran  'aller  (en  bateau,  en  voiture)'  v.sax. 
fôrian  v.  h.  a.  fuorran  fuoren  'faire  avancer,  conduire'  ags. 
féran  'aller,  marcher,  naviguer,  voyager'  v.  norr,  farmr  'car- 
gaison' V.  h.  a.  farm  'barque',  russ.  poromû  'bac,  bateau  de  pas- 
sage' V.  slav.  na-periti  (voy.  plus  haut)  perq  pirati  'voler'  pa- 
riti  'voler,  planer'  (spécialisation  de  sens  d'après  pero  'plume') 
porjq  prati  'découper',  aussi  arm.  (Scheftelowitz  BB.  29,  21) 
Ao/-<^ 'parcouru, fréquenté' Aoi'rfrt»  farscn  aller';  i.-e.*^er-  'achè- 
vement d'un  mouvement  en  avant;  pénétrer  jusqu'à'  (voy.  encore 
s.  vv.  TTepi  TTapà  etc.).  Cf.  Curtius^  272  sq.  Fick  I^  81.  475 sq. 
11^38.  IIF  229  sq.  Reichelt  BB.  26,  233  sqq.  Walde^  602 
(bibl.).    Persson  Beitr.  II  641.  Etc. 

hom.etc.  Treîaïaa, -aïoç  n.  'cable,  amarre  de  navire'  <  *TxevQ-a^a, 
i.-e.*bhendh-  'lier',  cf.  TrevGepôç  (voy.  s.v.),  skr. badhnâfi  i*hh?idh-, 
plus  tard  aussi  handhati,  voy.  Meillet  MSL.  XVII 194)  zd  band- 
'lier',  thrac.  Pevb-  'lier'  (cf.  Kretschmer  Eini.  236),  lat.  offen- 
dimentum  offendix  'nœud  pour  attacher  les  brides  du  bonnet 
pontifical',  got.  bindan  v.  norr.  binda  ags.  biîidan  v.  h.  a.  bintan 
'lier'  got.  and-bundnan  'XuBfivai',  lit.  bendras  'compagnon'  ban- 
da 'troupeau  de  bétail'  (Curtius^  261),  m.  irl.  buinne  bunne 
{*bondia)  'lien'  (Stokes  BB.  23,  49);  —  nàajua  n.  'pédoncule' 
Hésych.  pour  *7Ta9)iia,  i.-e.  ^bhndhimi  :  -nelaixa  =  x^iua  irôua 
6é|ua  :  xev}ia  TTuùjua  àvà-eri|iia  ;  TTé(J|ua  n.  'pédoncule'  H.  semble 
concilier  Tràaïua  et  *Txeva}j.a,  cf.  Brugmann  IP^.  XI 104  sq.  Voy. 
l'art.  TràGvn. 

TréKOç,-ouç  n.  gramm.  'toison'  au  point  de  vue  formel  —  lat.jyecus 
-oris  n.  'bétail',  cf.  \-dt.  pecic  -Us  pecus  -udis  'bétail'  ombr.  ^e- 
quo  'pecua',  ûu-.pdçu  paçû  n.  paçû-h  m.  =^  lùpasit-s  'bétail', 
got.  faihu  'fortune,  argent'  (cf.  lat.  pecûnla)  v.  h.  a.  fihu  fehu 


—     759     — 

V.  norr.  fé  ags.  feoh  'bétail',  lit.  (emprunt  gerra.  selon  Schnlze 
KZ.  40,  412  n.  2)  pél-us  v,  pruss.  peclai  'bétail',  i.-e.  *peku- 
'l'animal  domestique  utile  par  sa  toison,  spéc.  le  mouton'  :  gr. 
TTÊKuj  ttêktOù.  Fick  I*  78.  473.  III*  225;  bibl.  chez  Osthoff  Et. 
Par.  1215  sqq.    Walde'^568. 

hom.  poét.  TTÉKai  (=  lit.  peszù),  att.  neKTéuj  -Où  (Aristopb.)  'peigner, 
tondre' ;  tté'koç  n.  'toison'  (voy.  s.  v.j  ;  hom.  poét.  ttôkoç  m.  'toison  ; 
flocon  de  laine';  -noviilix)  'tondre'  (Théocr.)  :  gr.  KTeiç  i^pkten-] 
voy.  s.v.  p.  524  et  auj.  Persson  Beitr.  II  613  n.  2),  \?i\.. p>ecien 
-inis  'peigne'  pedo  pf.  pexî  'peigner'  pexus  'laineux'  ombr. 
petenata  'pectinatara,  en  forme  de  peigne',  v.  h.  a.  fahs  'poil' 
V.  norr.  fax  'crinière'  fd'v  'mouton',  lit.  peszù  pèsztl  'arracher, 
tirer  par  les  cheveux,  tirailler,  cueillir'  (Curtius^  163  sq.),  skr. 
palxsman-\\.  'ciW paJcsmald-h  'pourvu  de  longs  cils,  aux  longs 
poils'  zd  pasna-  'paupière' pers.  mod.pasm  'laine'  (Fick  I*  473. 
Bartholomae  Airan.  Wb.  885  bibl.),  arni.  asr,  gén.  asu  'laine 
de  mouton,  toison'  asv-el  'laineux'  (Iliibschmann  Arm.  flr.  I 
421  sq.  Pedersen  KZ.  36,  98.  Osthoff  Et.  Par.  1  217;  i.-e. 
"■'ly'ku-)  yaini  'sourcils'  {*paJxsna.  Lidén  Arm.  St.  27  sq.),  ags. 
fihl  'pannus'  (Zupitza  Gutt.  189  bibl.).    Voy.  l'art,  préc. 

hom.  etc.  iréXaf  oç,  -€oç  -ouç  n.  'la  pleine  mer',  litt.  '*la  surface 
unie  de  la  mer,  lat.  aeqiior''  :  lat.  plaga  f.  'filet  de  chasse,  cou- 
verture, rideau  {phKjida  'pan  d'une  toge,  feuille  de  papier');  — 
contrée,  région',  sens  prim.  'étalé  à  plat',  ags.  flôc  'flet,  Pleuro- 
nectes  flesus'  x.h.a.flah  {-hh)  moy.-néerl.  vlac  'plat,  plan,  uni', 
i.-e.  *p{e)ld-g-  'étaler  à  plat'  (d'où  aussi  hér.  TrXafoç  n.  'côté', 
TrXà-fioç  'qui  présente  le  flanc,  transversal;  oblique'),  élargiss. 
de  *peîa-  dans  lat.  phinus  etc.  (voy.  s.  v.  iréXavoç),  à  côté 
de  quoi  un  ï.-e*p{e)lâ-q-  dans  TrXâE  TrXaKepôç,  voy.  s.  vv.  Cf. 
Persson  Wzerw.  22.  220.  Beitr.  I  200  '). 

neXavoç  m.  'gâteau  de  sacrifice;  (dor.)  monnaie  mince  et  plate, 
obole  (voy.  8oImsen  KZ.  42,  213  et  n.  1)'  a  été  rapproché  de 
lat.  pJiimis  'plal,  uni.  plan'  —  lit.  plôna.-<  'mince',  cf.  lit.  plônè 


1)  Kretsclimer  Glotta  I  16  sq.  (bibl."!  voit  clans  TTeXaafoi  un  jiriin. 
*TT£\a(-a-Koi  '*hjibitants  do  la  plaiiu>,  du  pays  plat  la  plaine  du  Pénée 
en  Thessalie)' <C  ireXafoç  '♦surface  plane'. 


-     760     — 

'gâteau'  plôju  pléti  'frapper  du  plat  des  mains,  claquer'  j^^à- 
ninti  'aplanir'  lett.  plat  'étendre  une  couche  mince'  v.  pruss. 
plonis  lett. ^/dw5 'aire'  (autres  parents  letto-slaves  chez  Persson 
Beitr.  II  746),  gaul.  Mediolânum  i^plâno-)  '*au  milieu  de  la 
plaine'  v.  irl.  lâr  gall.  llawr  'solum,  fundus,  area'  =  ags.  flôr 
'plancher'  m.  h.  a.  vluor  'champ  ensemencé,  plaine'  (Fick  I* 
477.  111*249)^)  v.irl,  latliar  {*[p]lâtro-)  'expositio,  dispositio' 
m.  irl.  lâfhair  {*[2)]lâtrl-)  'extension'  (Fick  IV  236),  i.-e.*pelâ- 
'étendre;  large,  plat;  aussi  :  aplatir  par  pression  ou  par  coup'  (voy. 
s.  vv.  TraXàBri  TTaXà|uri  TTaXàairi),  élargi  en  *pelaq-  dans  gr.  TtXâE 
etc.,  en  *pelag-  dans  TréXaYOç;  voy.  aussi  les  art.  TrXri(T(Tuj  TiXaTÛç 
TrXd9avov  TiXàiavoç.  —  D'autre  part,  Persson  Beitr.  II  748  n.  1, 
notant  que  le  mot  gr.  désignait  tout  liquide  épaissi  (sang,  huile, 
miel,  chassie)  et  spéc.  une  pâte  de  farine  plus  ou  moins  liquide, 
qu'on  jetait  dans  la  flamme  comme  offrande  ou  qu'on  versait 
comme  une  sorte  de  libation  (Esch.  Cho.  91),  rattacherait  né- 
Xavoç  (TTcXa-  <  '^peU-)  à  lett.  pïlém  {*pelê-)  'goutte'  pilét  'dé- 
goutter' lit.  joiZwjj^Z^i 'verser',  i.-e.*^eZê- 'verser,  q.ovXqv'  :*peleu- 
dans  gr.  TrXéuu.  —  Le  rapport  avec  gr.  ttôXtoç  m.  'purée',  lat. 
pollen  'fine  farine'  (Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  65.  Lidén 
Stud.  87  sq.)  n'est  guère  plausible. 

TteXâpYoç  m.  'cigogne  (*au  plumage  gris  et  blanc  [EM.  659,  7]. 
Aristoph.  Plat.  Arstt.)';  dim.  TreXàpTibeoç,  -éuuç  m.  (Aristoph. 
Plut.);  voy.  Thompson  Greek  birds  127  sqq.  Robert  Les  noms 
des  oiseaux  en  gr.  anc.  47  sq.  ;  Kretschmer  Glotta  IV  294  sq. 
explique  la  longueur  de  l'a  par  une  contraction  :  *7TeXaapY0ç 
<  *TTeXaF-apY0ç,  soit  *TTeXaF6ç  'noirâtre'  (  :  lit.  paîvas  v.  slav. 
plavii  V.  h.  a.  falo  falawèr  'pâle',  gr.  *TreXiFéç  *ttoXiF6ç,  voy. 
s.  V.  att.  TTeXiTvoç)  +  otpTOç  'blanc'. 

hom.  poét.  TTÉXaç  (^pela-s)  'près';  tragg.  ireXdGuj  's'approcher'; 
ireXdluu,  éol.  rrXdZia)  (Hoffmann  Gr.  D.  II  284),  aor.  poét.  ne- 
XdcTcrai  's'approcher;  trans.  (poét.)  faire  approcher';  ireXaTtiç, 


1)  A  v.irl.  lâr  =  m.  h.  a.  vluor  a  pu  répondre  un  lat.  *plÔ7'0- 
supplanté  par  fundus,  mais  conservé  dans  le  dénom.  explora  'explorer, 
battre  le  pays',  avec  un  vocalisme  ô  assuré  par  arm.  (Pedersen  K.  Spr. 
I  48  sq.)  Irik  'side-pavement,  footway'  (avec  chute  régulière  d'un 
-M-);  voy.  Cuny  Mélanges  Havet  85  sqq. 


—     761     - 

-OU  m. 'qui  s'approche;  voisin  de;  mercenaire';  TiiXvaiaai  (*pel-) 
's'approcher'  (Hora.  Hsd.);  TrXriaiov,  dor.  irXâTiov  adv.  'près, 
proche';  ion.  dîrXriToç  (Hrdt.)  dor.  dîrXâTOç  (Pind.)  'inabordable, 
terrible'.  I.-e.  *pelâ-  's'approcher'  (Hirt  Abl.  §  284).  Lobeck 
(cf.  Curtius''  278)  a  attribué  au  groupe  le  sens  prim.  de  'heurter 
qc.,  atteindre',  cf.  rreXaae  x6ovi  M  194  'il  jeta  par  terre'  ôbOvr)cri 
îreXôt^eiv  E  766  'jeter  dans  la  souffrance' (d'où  Frohde  BB.3,308 
et  Pederscn  IF.  II  301  ont  évoqué,  prob.  à  tort,  lat.  pellô 
'heurter',  cf.  Walde^  s.  v.);  dans  l'affirmative  i.-e.  *2Je7(Z- 's'ap- 
procher serait  identique  à  *pela-  'étendre,  etc.;  aplatir,  frap- 
per' (voy.  s.  vv.  TréXavoç  TrXrjcrcTu))  ;  voy.  aussi  Persson  Beitr. 
II  746  n.  3  (:  \Q,ii.  pli'jùs  plitts  'se  soulever  avec  violence'). 

TiéXeGoç  m.  (Aristoph.).  Voy.  s.  v.  aTtéXeGoç. 

hom.  épigr.  TréXeOpov,  j.  ion.  att.  TrXéGpov  'journal  de  terre;  me- 
sure de  longueur  et  de  surface,  plèthre',  cf.  TtXfiGpov  eîboç 
f^iÉTpou  Hésych.;  hom.  à-TréXeBpoç  'immense'  ov  A  354  'au  loin'. 
Etym.  peu  claire;  cf.  peut-être  i.-e.  *pelé-  'remplir',  zd  frâni- 
'abondance,  foule'  (<  ar.  comm.*j);Y/>?/-,  \.-(i.*pie)leni-).  Pers- 
son Beitr.  II  ^SiS^d  (bibl.).  Voy.  aussi  Ehrlich  Unters.  151. 

TTéXeia  f.  et  TieXeiâç,  -dboç  f.  'pigeon  sauvage  (Hom.  tragg.); 
biset  (Arstt.)';  voy.  Thompson  Greek  birds  120  sqq.  Robert 
Les  noms  des  oiseaux  en  gr.  anc.  48  sqq.;  l'oiseau  doit  son 
nom  à  la  couleur  grisâtre  de  son  plumage;  voy.  s.  v.  att.  Tie- 

XlTVÔÇ. 

TiéXeiai  et  TreXeidbeçf.  pi.  'prêtresses  du  sanctuaire  de  Do- 
done',  cf.  dial.  TieXeioç  m.  'vieillard'  Hésych.;  sens  prim.  '*tètes 
grises,  chenues';  voy.  le  préc. 

TTcXeKâv,  -civoç  m.  'pélican' ''Arstt.);  TreXeRÔç,  -âvTOç  m.  'pivert' 
(Ar.  Ois.  884.  1155;  TreXeKàv  chez  Hésych.);  TieXeKÎvoç  m.  'pé- 
lican (Ar.  Ois.  884);  —  coronille  (plante;  cf.  les  gl.  relevées 
par  Kretschmer  Einl.  106  n.  3);  —  queue  d'aronde'  :  ireXeKuç. 

iréXeKuç,  gén.  ion.  -eoç  att.  -euuç  m.  'hache'  :  skr.  paraçû-h  ^  par- 
(;u-h)  m.  'hache',  emprunt  à  l'Orient,  cf.  babyl.-assyr.  pihj(2qi( 
sumér.  haï ag  'hRchc"  (bibl.  chez  Kretschmer  Einl.  105  sq.  et 
Lewy  Frcmdw.  178).  —  Le  rapport  TreXeKuç  :  got.  fiJhan  'ca- 
cher (Uhlenbeck  Ai.  Spr.  156.  Got.  Spr.-  44  sq.)  est  à  écarter. 
—  De  là  hom.  ixeXeKKàuj  (*TT€X6KFâuu  -Kudiu)  posthom.  TreXeKàv 


—     762     - 

(par  influence  de  TréXeKuç.  Osthoff  BB.  24,  154)  'tailler  avec 
la  hache';  hom.  TréXeKKOv  (*TTé\eKFo-v)  'manche  de  hache';  rre- 
XeKÎZiuu  'décapiter'. 

ép.  -neXeiÀiliX),  aor.  ineXéiixïa  'mouvoir  avec  violence,  secouer, 
ébranler,  faire  trembler;  aor.  pass.  être  repoussé  avec  force'; 
TToXeiuoç,  ép.  TTTÔX- (cf.TTToXeiuaîoç)  m.'combat,  bataille  (Hom.); 
guerre  (att.)'.  Cf.  got.  us- filma  'effrayé'  v.  norr.  fehnsfîdlr  'ef- 
frayé' felmtr  'effroi'  fàlma  'tâtonner'  (Fick  P  478.  IIl^  236. 
Uhlenbeck  Got.  Spr.^  160),  v.slav.p7«c^?7(*2JoZso-) 'chancelant, 
craintif  plachû  poplachà  'terreur'  (Solmsen  PBrB.  27, 364sq.); 
voy.  s.  V.  TràXXuu. 

att,  TTeXiTvoç,  ion.  poét.  Ig  comra.  TreXibvôç  (par  influence  de 
ÔTTibvôç  otXaTtabvôç  |uaKebv6ç  etc.  Brugmann  Grdr.  IP,  \,  283 
n.  1)  'livide';  ttêXioç  (*TTeXi-Fo-ç)  'livide,  plombé;  sombre';  ireX- 
Xôç  (*TTeXvo-ç)  'noirâtre,  noir';  hom.  etc.  ttoXiôç  (*TroXi-Fo-ç) 
'gris';  TTiXvov  qpaiôv.  KuTrpioi  Hésych.  {^pel-n6-)\  hom.  etc.  ttê- 
Xeia  et  -rreXeiàç,  -àboç  f.  'pigeon  ramier'  (:  ]Rt.  paJumhus  -hés 
'ramier,  pigeon  à  cravate'  <  *p°l-on-hho-,  v.  pruss.  poalis  'pi- 
geon'); dial.  iréXeioç 'vieillard' Hésych.;  macéd.  TtéXXriç 'reqppuO- 
briç'  H.  :  skr.  paUtà-h  (féau.  Yéd.jJdlilxm  <  i.-e.  ^pelitnî  —  gr. 
coram.*TTeXiTvia,  qui  a  pu  modifier  un  *TTeXiT6-ç  =  skr.  paUtd-h 
en  -rreXiTVoç.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,215  bibl.  413)  'gris,  chenu', 
lat.  palleô  'être  pâle'  (<  *paUo-s  'pâle,  jaunâtre'  <  *p°lno-s 
ou  *p'^Iso-s;  bibl.  chez  Walde^  s.  v.)  pull  us  'malpropre,  noir, 
foncé'  {^piilno-s  <  *p^''l-no-s)  phimbtim  'plomb'  (?  *pl-on-bho- 
selon  Persson  Beitr.  I  33  n.  2),  v.  irl.  lïath  gall.  Uicyd'gris'  (< 
*plei-t-o-s.  Fick  IP241.  Henry  Bret.190.  Persson  Beitr.  1 180) 
irl.  Il  'couleur,  éclat'  gall.  lliw  'color'  (<  celt.  *[p]Uuos-  selon 
Persson  1.  cit.),  v.norr. /oZr  ags.  fealo  v.h.R.falo  {i.-e*pol-iio-) 
'terne,  pâle',  v.  slav.  plavû  {*polvu)  'blanc'  pelesû  'gris'  Wt. pal- 
vas  'jaune  pâle'  pdlszas'\)î\\çi'  /)eZe 'souris'  pelëtVmo\9\v''  pilkas 
'gris'  (Curtius^  271),  arm.  alikh  pi.  i*p^liio-)  'flots;  barbe 
blanche,  chevelure  blanche'  alevor  'gris'  (Hiibschraann  Arm. 
Gr.  I  412.  Meillet  IF.  XXII  Anz.  16  sq.),  skr.  pàndà-h  'blan- 
châtre, jaune,  blême'  pâfala-h  'rouge  pâle'  (Lidén  Stud.  90); 
voy.  aussi  Holthausen  IF.  XXV  150. 


763     — 


I.  néWa-  XiBoç  Hésych.  <*né\aa  :  skr. pasand-h  pasyàin'])icYre, 
roche'  (<*^;ars-  i.-c.*/?eZ.s--j,  v.b.a. /"eZ/.v  /"e/zsa 'rocher'  v.norr. 
fiall  'montagne'  (i.-e.  *pelsô-m,  ou  germ.  *felpa-  ou  *felna-  : 
V. h.a.  /"eZiZ  v. slav.  ^o/Je  'champ'?),  irl.  aU,  gén.  a«7/e  (*-/«-) 
'pierre,  écueir.  Fick  P  88.  479.  II^  20.  IIP  237.  J.  Schmidt 
KZ.  32,  387.  Bruginanu  Grdr.  P  430.  469.  744.  IP,  1,  542. 
Pedersen  K.  Spr.  I  85.  Persson  Beitr.  I  228. 

hom.  ])oét.  II.  TTéXXa  f.  'vase  à  traire  le  lait'  TT  642;  TreXXîç,  -iboç 
f.  m/sens  (Hippon.  chez  Ath.  XI  495  c-d),  cf.  neXXiç-  XeKÛvn 
Hésych.  <*TTeXia  *TTeXFia  *TTr|XFia  selon  Schulze  Qu.  ep.  83  sq.  : 
TTeXÎKn  f.  'coupe  de  bois',  dim.  TreXixvr)  f.,  hom.  TrnXnE,  -nKoç  f. 
'casque',  skr. pâhicl  'sorte  de  vase'  pali/am'sac  à  blé'  ' ?;  pallah 
'grand  réservoir  pour  le  grain'  (?),  lat.  pëluis  'bassin,  chaudron', 
x.uovv.full  ags. /w//.  'coupe'  (i.-e.  *pl-nô-m  ou  *pl-l6-m.  Holt- 
hausen  IF.  XXV  152),  v.  slav.  pohï  'vase  à  puiser'.  Curtius^ 
271.  Fick  P  83.  478.  IIP  235.  Walde-571.  M.  van  Blanken- 
stein  Unters.  46  sq.  Le  groupe,  (pion  a  fait  remonter  à  i.-e. 
*pel-  'remplir'  (Fick  I^  11.  ce),  s'apparente  peut-être  mieux  à 
lat.  pelUa  (voy.  s.  v.  -néXjia),  en  tant  que  désignant  prim.  des 
récipients  en  cuir,  cf.  Schrader  KZ.  30, 480.  Sprachvgl.-  378  n. 
RL.  469.  Wiedemann  BB.  28,  26. 

TréXXùTpov  'courroie  enroulée  autour  du  pied'  (Esch.)  <  *TTeb- 
(voy.  s.  v.  TTOÛç)  -j-  *FXO-Tpo-v  :  eiXûuu  (voy.  s.  v.  p.  224  sq.). 
Schul/.e  Qu.  ep.  317.  336.  Solmseu  Unters.  233. 

TTéX)aa,-aToç  n. 'plante  des  pieds;  semelle  d'une  chaussure':  v.  fris. 
fihnene  'peau'  ags./f7///e/?  'pellicule',  puis,  reposant  sur  *jJ(V«o- 
-ml  -ni-  (peut-être  de*/jeZ/»«o- etc.)  gr.  TtéXXâç  ace.  pi. 'peaux' 
Poil.  X  57  TTcXXo-pdqpoç  'pellarius',  lat.  peUin  v.h.a.  fel  (germ. 
*felna-)  gén.  f  elles  ags.  fell  v.  norr.  -fiall  'peau'  got.  prûts-fill 
'lèpre';  cf.  encore  gr.  èpuairreXaç  n.  (p.  ^'S^S),  èTTÎnXooç  (p.  267), 
dîTeXoç  n.  (?  Voy.  s.  v.  p.  ^S),  iréXTri  f.,  TrénXoç  m.  Curtius^  271. 
Schrader  KZ.  .30, 479  sqq.  Fickr'478.  IiP2;'.5s(i.  J.Schmidt 
Kritikl02.  Brugmann  Grdr.  P  129.  IP,  1,261.  Ilirt  Abl.  §621. 
Persson  Beitr.  I  225  sqq.  II  750.  —  Selon  Lidén  BB.  21,  95 
ce  groupe  est  apparenté  à  la  famille  de  v.h.a.  spalfan  'fendre', 
i.-e.  '^sp{h)el  \  l'idée  jircinière  est  plutôt  celle  de  'couvrir',  i.-e. 
*pel-. 


—     7G4     — 

TTéXTri  f.  'petit  bouclier  léger';  7TdX|nr|-  Yéppov  Hésych.  {*pl-ma). 
Appartiennent  prob.  au  groupe  TréX)aa  n.,  lat.  pellis-,  cf.  pour 
le  sens  lat.  scûtum  'bouclier''  :  gr.  Okvtoç,  kùtoç  lat.  c^i^is 'peau'. 
Schrader  KZ.  30,480(bibl.).  —  TréXiti  f.  'perche,  lance'  (Xén. 
An.  1 10,  12)  est  rattaché  par  Siitterlin  IF.  XXIX  126  à  v.h.a. 
scaltan  "pousser'  v.  sax.  scaldan  'pousser  un  bateau'  v.  h.  a 
scalta  m.  h.  a.  schalte  'perche  pour  pousser  les  bateaux'  (?). 

hom.  etc.  iréXuu  et  moy.  TréXo|Liai  (éolisme),  aor.  è'TrXe  M  11  (v.  1. 
fjev)  êirXeTO  'se  mouvoir,  Isit.versari;  devenir';  crét. TeXo)uai  'è'cro- 
)Liai';  ptc.  aor.  Trepi-TiXôjuevoç  "entourant  (âffiu  Z  220);  accomplis- 
sant son  évolution  (èviauTÔç  a  16)';  ptc.  prés.  irepi-TeXXoiaevoç 
(è'Toç,  èviauToç,  ùjpâ)  m/sens  (Hom.  Soph.  Ar.  Ois.  696);  -ndXiv 
(voy.  s.  V.);  ttoXoç  m. 'pivot,  pôle,  axe  du  monde;  voûte  céleste; 
orbite  d'une  étoile;  —  terre  retournée,  labourée  (Xén.  Éc. 
XVIII  8);  etc.';  ttoXêijuu  intr.  'se  mouvoir  (Kaià  âcTTu  x  223)', 
trans.  'retourner  (la  terre.  Soph.)';  iroXeîv  'retourner  (la  terre. 
Hsd.);  —  tourner  autour  de';  hom.  poét.  TTuuXeîffôai  'aller  et 
venir,  venir  souvent,  fréquenter,  lat.  t^r^ctri' ;  aiTTÔXoç  m.  (*aiY- 
-TToXo-ç)  pouKÔXoçm.  dtjuqpÎTroXoç  m.  (voy.  s.vv.);  GeoKoXeîv 'être 
attaché  à  un  culte'  (Plat.)  ;  hom.  poét.  teXéGo)  'être,  se  trouver'  : 
skr.  cdrati  'se  mouvoir,  aller,  marcher,  se  conduire,  procéder, 
etc.'  zd  caraHi  'versatur'  carâna-  n.  'guéret'  skr.  dlvâ-Jcard-h 
'soleil'  ('*qui  circule  le  jour')  v.pers.^ari^'ara 'soigne!'  {^-qUol-. 
Meillet  MSL.  XIV  190),  lat.  colô  {<*qHelô  =  skr.  cdmfi  gr. 
TréXuu)  's'occuper  de,  exploiter,  cultiver;  fréquenter  un  lieu,  s'y 
tenir  {incolô  'habiter'  incola  'habitant');  entretenir;  honorer' 
inquiUnus  'locataire,  habitant'  JExquilioe  f.  pi.  'demeures  si- 
tuées au  dehors',  v.  slav.  AoZo  (th.  en  -es-,  contamination  de 
*qUeles-  et  de  '■'qVolo-.  Meillet  Études  357  sq.)  'roue'  [koléno  lit. 
kelgs  'genou'  sont  ambigus,  voy.  s.  v.  kûjXov  p.  543)  v.  pruss. 
Icelan  'roue',  v.  norr.  huel  'roue',  red.  dans  skr.  ca-Jcrà-h  -m 
'roue',  etc.  (voy.  s.  v.  kûkXoç  p. 531);  i.-e.*5'l'e/- 'tourner  autour 
de  qc;  versari,  être  en  mouvement,  aller  et  venir  (>  séjourner, 
demeurer,  être),  tourner  autour  de  qn.  (avec  sollicitude),  etc.' 
Curtius-'  470.  Collitz  BB.  5, 101  sq.  Fick  ¥  25.  184.  386  (con- 
fusion de  *ql'el-  et  de  *geZ-  's'élever'!).  IIP  116  sq.  Walde  ^ 
177  sq.  (bibl.). 


—     765     — 

hom.  TréXuup  n.  'monstre';  hom.  néXuupov  m, sens;  liom.  -rréXujpoç 
hom.  tra^g.  TreXuOpioç  'monstrueux',  éolisnies,  cf.  reXujp  '  ttêXûj- 
piov,  ^aKpov,  jLiéTa  Hésych.,  TeXuOpioç*  laéraç,  TreXuûpioç,  épigr. 
TeXujpiov  Meniphis.  TréXoip  et  TéXaip  sont  dissini.  de  i.-(i.*qUerOr  : 
*qiter  cfs  dans  gr.  répuç  n.  "prodige,  monstre'  (voy.  s.  v.).  Ostboff 
Archiv  f.  Religionsvviss.  VIII  51  sqq.  (bibl.)- 

hom.  etc.  Tré.UTTuu,  pf.  -néTXoacpu  'envoyer;  congédier:  escorter'; 
hom.  etc.  TTOiaTroç  m.  'conducteur,  guide,  compagnon;  garde; 
émissaire';  TTOiuTTri  f.  'envoi;  retour  dans  h\  patrie,  voyage;  es- 
corte; procession  religieuse';  hom.  att.  TTOinTreûç,  -éouç  m.  'con- 
ducteur; qui  fait  partie  d'une  procession';  TTOiiTreOuj  'escorter, 
guider;  mener  en  procession;  intr.  marclier  en  pompe'.  Etyni. 
obscure.  —  Fick  BB.  18,  137  suppose  un  rapport  avec  lit.  kà- 
kinfi  'faire  parvenir'  l-ankà  làlii  'atteindre,  parvenir'  ('?). 

TTé^qpiE,  -îTOç  f.  'souffle,  tourbillon;  pustule;  goutte  (d"eau,  de 
sang)';  ireiucpiç,  -iboç  f.  (Lycophr.);  7T0)a(p6ç  m.  'bulle,  bouton, 
pustule  (Hpc);  —  ombon  de  bouclier  (Hésych.)'.  Le  groupe 
pourrait  reposer  sur  un  i.-e.  *h(h)a^mh{h)-,  onomatopée  expri- 
mant l'idée  de  'gonfler',  cf.  pe'iapiE  et  son  groupe  p.  118,  puis 
8\ay.coïnm.*bqbûlî  dans  YUSS.niïC.hubuHa  'goutte  de  pluie' russ. 
mod.hi(hlil-{%ahtil-ikû)  'craquelin'  pet.-russ.&«6^  'petit  abcès' 
buben  'nabot'  serb.  bubùljka  'pustule;  nœud;  tas  de  terre; 
sorte  de  prune'  bùban  'sorte  de  fève'  bûbla  'boule'  slov.  bobljciti 
'lancer  des  bulles  (eau)'  \.Q\\è(\.boubel  bublina'hwWG,  d'eau',  etc., 
cf.  Chlenbeck  PBrB.  18,  238.  Berneker  EW.  78  sq.;  pour  gr. 
KoiaqpôXuE  f.  'bulle  d'eau'  voy.  s.v.  —  On  a  aussi  rattaché  neu- 
(piE  à  lit.  pampstù  pampfi  'bouffir'  lett.  petnpt  pampt  pumpt 
""gonfler'  v.  slav.jwq/j/î 'nombril',  arm. pJui ni phusf 'vessie';  voy. 
Prclhvitz-  360.  Walde^  s.v. pampinus.  Persson  Beitr.  I  26Ssq. 

[T€|aq)pnbujv,  -ôvoç  f.  'sorte  de  guêpe'  (Nie.)  :  skr.  banibh(ira-h 
'abeille'  (plutôt  ici  que  s.  v.  pô)aPoç)  bhambhanVi  'mouche' 
gramm.;  la  R.  non  redoublée  dans  arm.  boi-,  gén.  boi-oi/  'bour- 
don, frelon'  (Meillet  M8L.  XI  391),  i.-e.*bh{e)rP-  'être  en  mou- 
vement, bruire,  bouillir,  etc.'  (cf.  s.v.  qppeap  <*(ppn-Fap).  Pers- 
son Wzcrw.  20s(|.  68.  Orammont  Dissim.  181.  Le  mot  rime 
avec  àvGpnbLÛv  et  Tev0pr|bujv.  —  Autre  avis  chez  Ehrlich  Un- 
ters.  143  (tb.*TT€|a(ppo- 'aiguillon' :  lat. /"oz-rtrc 'percer',  gr.cpâpoç 


—     76G     - 

"charrue',  propr.  'qui  taille',  i.-e.*bhe7'-).  —  Lit.  himhalas  birh- 
bilas  'bousier;  taon'  lett.  bimbals  bambals  'scarabée'  (Meillet 
1.  cit.  Prellwitz  -  360)  ont  été  cités  à  propos  de  p6|Lipoç  m. 
p.  126. 

thess.  TrevécTTai  m.  pi.  'serfs  attachés  à  la  g-lèbe'.  Solmsen  Beitr. 
I  20,  séparant  le  mot  de  *TTévoç  ttovoç  irévriç  etc.,  le  rattache 
à  \2ii.  penus  -ori.s  "1  intérieur  (du  temple  de  Vesta)'^e/?es'chez' 
penitus'k  l'intérieur;  jusqu'au  fond'  penàtês,  sens  prim.  '*gens 
occupés  dans  la  maison,  esclaves',  mais  le  mot  n'est  peut-être 
pas  grec,  cf.  Fick  Hatt.  u.  Dan.  32,  qui  rappelle  les  TTevécfTai 
illyriens  et  les  'ATtevéaTai  apuliens  (désinence  illyr.  -éaïai), 
Walde^  573  et  Frànkel  KZ.  43,  193  n.  1  (bibl.). 

Tiévriç,  -TiTOç 'pauvre'.  Voy.  s.  v.  Trévoiuai. 

hom.  etc.  TrevGepôç  m.  '*qui  a  contracté  un  lien  de  famille  par 
mariage,  beau-père;  beau-frère  (Eur.  El.  1286)'  :  skr. bândhu-h 
'parent',  i.-e.  *bhendh-\  voy.  l'art,  ireîcriua.  TrevBepoç  pour*Trev- 
Ge'poç  d'après  hom.  eKupôç  (*ëKupoç  =  ^\i\\qvâçura-h),  lui-même 
accentué  d'après  eKupd.  Brugmaun-Thumb  Gr.Gr.*  675. 

hom.  etc.  rrévGoç,  -eoç  -ouç  n.  (<  *qVé7ith-os,  avec  tt-  pour  t- 
après  aor.  TraBeîv)  'douleur,  affliction;  deuil;  malheur';  post- 
hom.  TTCtGoç,  -eoç  -ouç  n,  (:  TraGeîv)  'épreuve,  expérience,  infor- 
tune; passion';  hom.  etc.  Trâaxtu  (<  *7TaTaxuj  i.-e.  ^qUntshhô 
*ql(nth-skd;  él.  irdaKUJ  analogique  des  formes  en  aKUj),  fut.  Ttei- 
aouai  (<*7TevT-(J-  *qUentsh-  ^q>Jentli-s-\  tt-  d'après  aor.  TraBeîv 
pf.  rréTTOvGa),  aor.  CTtaBov  (*qUnfh-),  pf.  TréTtovGa  (syrac.  Tré- 
TToaxa)  ptc.  f.  ép.  TreTraGuîa  'souffrir,  éprouver,  endurer'  :  lit. 
kenczù  kèsti  'endurer,  souffrir'  pa-kantà  'patience'  éëm-Jcintis 
'supportant  l'hiver'  lett.  fïm-zms  {*-Jcents-ia-,  i.-e.  *qVenfh-s-) 
'verdure  d'hiver,  pyrole',  y. ir\.  cëssaini  (*qlienfh-s-) 'je  souffre'. 
Fick  BB.  8,  331.  16,  281.  Wb.  P  383.  IP  77  sq.  Brugmann 
Ber.  d.  siichs.  G.  d.W.  1895,  p.  37  n.  1.  Grdr.  P  405.  589.  etc. 
—  Pour  TTevGeuç  TevGeûç  voy.  s.  v.  xévGriç. 

hom.  etc.  Trévoiiiai  seul.  prés,  et  ipf.  'travailler  péniblement:  ac- 
complir, préparer;  être  pauvre';  hom.  etc.  ttôvoç  m.  'peine,  fa- 
tigue, travail  fatigant;  souffrance  physique  ou  morale';  hom. 
etc.  TTOveîv  (aor.  ion.  èTrôveaa  concilie  *èTTéveaa  et  èTTÔvncra. 
Friinkel  KZ.  43,  193  sqq.)  'se  fatiguer;  souffrir;  trans.  accom- 


-     TG7     - 

plir  avec  effort;  affliger;  moy.  faire  effort;  traus.  venir  à  bout 
de';  TTOvripôç  '(iiii  est  en  mauvais  état,  défectueux;  méchant, 
pervers;  pénible';  posthom.  névriç,  -nTOç  '*qui  travaille  pour 
vivre,  indigent';  hom.  etc.  Treviâ,  iou.-ir|  f/pauvreté,  indigence'; 
hom.  etc.  nevixpôç  (ij 'pauvre'.  On  en  a  rapproché  lit.  ^mw 
pînti  'tresser'  pdntis  'corde'  v.  slav.  ^iïnq  pqti  'tendre',  v.  h.  a. 
ags.  spannan  'tendre'  et  (pour  la  filière  sémantique  voy.  Lidén 
IF. XIX 332 sq.)  got.  v.h.a.  etc.  spinnan'ï'\\Q.v  (Curtius^271sq. 
Hirt  Abl.  §  328),  arm.  (Pedersen  KZ.  39, 414)  henum  'je  tisse, 
je  couds  ensemble'  y-enum  'je  m'appuie  des  épaules  ou  des 
mains  à  qc.',  Trévoinai  ayant  dû  signifier  '*je  me  tends,  je  tends 
mes  forces'  et  ttôvoç  '*tension';  i.-e.  *{s)pen-,  cf.  aussi  Persson 
Beitr.  I  411  sqq.  —  V.irl.  indêin  'enclume'  est  ambigu  {*ndhi- 
■poni-  selon  Pedersen  K.  8pr.  I  114;  —  celt.  *ande-bni-,  i.-e. 
*gUhen-  'frapper'  selon  Fickll*  15;  —  ce\t.*ande-uen-i-'*coutre 
quoi  on  frappe',  i.-e.  *ufiri-  :  zd  vanaHi  'battre,  frapper',  got. 
wunds  'blessé'  etc.  selon  Thurncysen  chez  Osthof  f  IF.  IV  274  sq.). 
—  Le  rapport  avec  skr.  dpuah  n.  'richesse,  possession',  gr. 
ôiaTTvn  f.  'fruits  de  la  terre',  dans  l'hypothèse  d'un  i.-e.  '^epen- 
'travailler'  (Hirt  Abl.  §  688.  Reichelt  KZ.  39,  72)  ne  convainc 
pas.  —  Autre  avis  encore  chez  Fick  P  383. 
Tiévre,  éol.  Txi\xi\^,  pamphyl.  TTcbe  'cinq'  <  i.-e.  ^péidql^e  =  skr. 
pânca  YÂpanca  pers.  mod.^rt??/tokh.B^i^'  arm.(Hubschmann 
Arm.Gr.  I  467.  Pedersen  KZ.  39,  395  sq.)  hing  (Jtnge-tasa)} 
'quinze')  \a,t  (juinqiie  (<  ital.  conim.  *Â-«twA-Me  <  "^peuT^ue  par 
assim.;  î  est  secondaire;  osco-ombr.*2î07«jje,  cf.  osq.pumperias 
ombr.  p  u  m  péri  a  s'*quincuriae')  gaul.  TTeiaTTebouXa  'TrevTâqjuXXov' 
v.irl. cô/c  v.'^aW.pimp  corn. pijnip  bret.  mod.2)enip{<  celt.comm. 
*kueiàlxU(>  <  ^^'pehykue)  got.  /inif  v.  h.  a.  fini/' /in f  v.  norr.  /innn 
fim,  cf.  Vit.  2)enl}  (fera,  penkios)  v.  slav.  pejî  (=  skr.7;fl?aA-//-/2 
collectif;  avec  -^<-A•^  d'après  l'ordinal),  alb.^je.^f  guèg.pese 
(<  *pe)jktia  selon  G.  Meyer  Alb.  Spr.  329,  mais  <  "^pei^que 
avec  .s'<A-  par  influence  de  la  voy.  palatale  subséquente  selon 
Pedersen  KZ.  36, 3U7);  en  compos.  ttêviê-,  p.  ex.  TrevTe-TÛXav- 
Toç,  etnevTa-,  p.ex.TrevTà-TTnxuç  Trevra-KÔCTioi  dor.TrevTa-KaTioi. 
nevia-  d'après  Teipa-,  tTTTa-,  éva  tvvea-,  béKa-;  —  irevTtjùpoXov, 
TTevTaç  à  côté  des  phonéti(]ues  neiUTnûpoXov,  TreiaTrâç:  —  att. 


—     768     — 

dor.  etc.  TrevTriKOVTa'ôO'  :  akY.paficâ-çâf-,  arm.  ymm  ;  —  TiépinToç, 
gort.TTevTOç  (♦-rreviToç,  mais  TrevTOç  Amorgos  d'après  irévre)  '5®'< 
i.-e*pe}dqVto-s  —  lat.  qulntus  {osco-omhr  *ponto-,  cf.  osq.  P  ù  n  - 
tiis  TTojUTTTieç  'Quintius'  osq. pomtis  'quinquies'  ombr.  puntes 
'quiniones')  got.  fimfta-  en  compos.  v.  h.  a.  finfto  v.  sax.  fifto 
V.  DOIT.  fim{m)te  lit.  pefiktas  v.  slav.  pqtû,  cf.  zd  patdtahva-  n. 
'la  5^  partie',  puis  skr,  pancathâ-h  et  (plus  ord.)  pancamâ-h 
(d'après  saptamd-h),  v.  irl.  côiced  gall.  pimphet,  alb.  i-pésets 
i-pests  '5®';  pour  zd  puxôa-  et  v.  h.  a.  fmifto  voy.  Brugmann 
Grdr.  IP,  2  §52  rem.  (bibl.).  Cf.  Curtius^  464 sq.  G.  Meyer» 
§401.  Brugmann  Grdr.  P  116  etc.  IP,  2,  17.  55  (bibl.)  ^). 

rréoç  n.  Verge'  (Ar.  Acb.  158)  =  skr.  pdsah  n.  m/sens  <  i.-e. 
*pés-os  :  TTÔaGri  f.  m/sens,  cf.  skr.  pas-  f.  'région  pubienne', 
m.h.a.visel  riselUn  'pénis'  y.norr.fosull  ags.fœsl  v.h.a.  fasel 
'descendance',  tchèq.  (Prusik  KZ.  35,  601  sq.)  o-pesJca  "prae- 
putium'  peskjj  o-pesly  'honteux,  impudique'  péchovy  'étalon' 
péckur  'utérus'.  Curtius^  272.  Fick  P  83.  479  (mais  IIP  242 
m.  h.  a.  visel  :  TTTiaauu  lat.  pinsô).  Osthoff  Et.  Par.  I  264.  — 
Lat.  ^êm'i' 'queue ;  ord.  membre  viril'  {<.*pes-7ii-s  selon  Curtius 
etc.)  est  peut-être  à  écarter,  en  tant  qu'issu  de  *pend-sni-s  : 
pendeô,  voy.  Walde^  s.  v.  —  hit. pisù  pisti  'coire  cum  femina' 
(Curtius  etc.)  est  prob.  parent  de  lat.  pinsô,  voy.  s.  v.  TTxiaauj. 

TTeTiapeîv  inf.  aor.  'montrer,  èvbeîHai,  crriiLifîvai'  (Pind.);  ireTra- 
peûaijuov  euqppaarov,  (Taqpéç  Hésych.  :  lat.  j^âreô 'paraître,  ap- 
paraître; être  évident;  —  paraître  sur  l'ordre  de  qn.,  obéir'. 
Vanicek  Lat.  Spr.^  159.  Walde^  s.  v.  —  Gr.  Tropeîv  aor.  'pro- 
curer, fournir'  (Noreen  Abriss  60  sq.)  est  à  écarter. 

lié  ire  pi,  gén,  ion.  -loç  (Théophr.)  att.  -eiuç  (Plut.)  n.,  aussi  tté- 
Tiepiç,  -iboç  m.  (Eub.  El.  Nie.)  'poivre';  Tréîrepiç,  -iboç  f.  'poivrier' 

1)  On  rattache  ord.  à  i.-e.  *joe?aç-*e  got.  figgrs  v.  norr.  finqr 
ags.  finjer  v.  h.  a.  v.  sax.  fingar  'doigt'  «  germ.  comm.  '*finjura-z, 
i.-e.  *petdqU7^ô-s),  cf.  arm.  (Meillet  MSL.  IX  157)  hingei'-ord  '5e*,  irl. 
côicer  'nombre  de  cinq';  on  y  joint  aussi  (F.  de  Saussure  MSL. 
VII  93)  V.  h.  a.  fûst  ags.  fyst  (■<  germ.  comm.  *furdxsti-z)  =  v.  slav. 
p^stï  «  i.-e.  *piaqy'sti-s)  'poing'  (lit.  kiimsté  'poing'  <  *kunipstè 
*pu'tdkstiê  pour  *purdkstis  serait  un  emprunt  germ.,  cf.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  438). 


—     769     — 

('Philostr.).  Emprunt  :i  rOricnt,  cf.  skr.  jy/ppaJt  f.  'baie,  ^rrain 
(le  poivre,  piper  loi]f5'Uin'  pippaJa-m  'haie'  pippala-h  'ficus  re- 
ligiosa'.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  167.  Schrader  KL.  618  sqq.  — 
Lat.  piijer  -erin  est  l'emprunt  grec. 

hom.  etc.  tté-ttXoç  (red.)  m.  'vêtement  de  femme;  étoffe  tissée 
servant  à  recouvrir'  :  ]?it. paH a  'mauté' {*païnâ:  autre  avis  chez 
Walde^  s.  v.  :  *par[u]lû  <  gr.  qpdpoç  'manteau'),  v.  norr.  feh/r 
(th.  faîdi-)  'a  cloak,  esp.  one  linod  with  fur',  gaul.  Icnna  Jinna 
v.'w\.lenn  gall.//f^7«'manteau'(*2?/-»-);  cf.  ensuite  ^kv.patdla-m 
'vêtement,  couverture,  voile,  membrane,  etc.',  lat. ^jeWw 'peau', 
germ.*/e//rr  (*pelno)  dans  got.prûf.s-fill  'lèpre',  lit.  pléné  'fine 
pellicule  du  corps',  etc.,  voy.  s.  v.  TTéXjaa.  Perssou  Beitr.  I 
225  sqq.  (bibl.).  —  Autre  avis  chez  Prellvvitz-  362  et  Fick 
KZ.  44,  148  sq.  (i.-e.  *2Je/- 'plier',   cf.  bmXôoç  p.  190,  TrXéKiu). 

hom.  etc.  TreTTVûaBai  pf.  'avoir  du  sens,  de  rintelligence  k  49.5, 
être  intelligent  Q  377;  —  être  animé,  lf\v  (Polyb.)';  hom.  du- 
TTvO(T0ai  à|Li7TVu9fivai  fàva-)  'revenir  à  la  conscience';  hom.  tte- 
TrvOfLiévoç  (cf.  iTOiTTVÔuj)  'se  remuant,  (mentalement)  actif,  intel- 
ligent'; ttvOtôç*  èVqppujv,  aiûcppujv  Ilésycli.;  rTvOTaYopâç  (cypr., 
cf.  Hoffmann  Gr.  D.  I  282)  cf.  TrenvûiLieva  Tràvi'  aTopeûeiç  t3,ô2 
<  R.  TTVû  'être  conscient,  être  en  pleine  possession  de  ses  for- 
ces intellectuelles,  voeîv,  (ppoveîv'  k  séparer  de  TTvé'Fjuui  selon 
Schul/.e  Qn.  ep.  o22s(iq.,  mais  ttivOd'i  ttivùtôç  dTTivvjaaeiv  sont 
à  détacher  de  ce  groupe,  voy.  s.  vv. 

ép.  iréTTpuuTai  pf.  'il  est  marqué  par  le  destin'.  Voy.  s.  v.  TTopeîv. 

ireTTiJuv,  voc.  -ov,  gén.  -ovoç,  fém.  TreTreipa  (d'après  Triuuv  TTÎeipa; 
sur  le  fém.  on  créa  tardivement  un  masc.  TreTreipoç,  voy.Fraukcl 
KZ.  43,  216  sq.),  compar.  TreTraiTepoç,  superl.  -Taroç  'cuit  par 
le  soleil,  mûr;  fig.  doux,  aimable;  efféminé,  mou''):  TreTraivo» 
'faire  milrir;  inlr.  mûrir';  att.  TTÔTiavov  'galette';  ttctitôç  'cuit, 
(pion  peut  faire  cuire' (  =  skr.^^rtA'^a-^  \-ài.corfns,  \.-i}.*peqUfosy 
cf.  gull.  poefJi  'chaud'  bret.  niod.;;ort^  'cuit'  <  cc\t. H- ijoJctjf  os); 
Tiéaauj,  att.  TréiTiu 'cuire  qc;  fig.  digérer'  (<.\.-e.*peql'io  :  skr. 
pdci/afe  intr.  'cuire,  mûrir')  et  tt€tttiju  i^peqVto,  cf.  Prugmanu- 


1)  L'ohsfur    skr.  pt'ikah   'tout  jeune,    .«simple,  sot'    (Bloomfielfl 
Ani.  J.  Pli.  VI  42  sq.    Mansion  Gutt.  222)  est  k  l'-carter. 

49 


—     770     - 

Thumb  Gr. Gr."^  343j,  fut.  Tréqjuu  {:  akr.  pak'stjati),  aor.  TTéqjai 
(:  skr.  svihj. pdksaf,  lat.  pf.  coxl)\  Tréijjiç,  -euuç  f.  'cuisson'  (:  skr. 
paJcti-h  'cuisson,  mets  cuit',  lat.  cocti-ô{n)')\  TréTTTpia  f.  'cuisi- 
nière'  (cf.  skr.  j;«A'^ar- 'celui  qui  cuit',  \?d.  coctor);  Tre'iLi^a  n. 
'gâteau,  pi.  friandises';  àpTo-KÔTroç  m.  'boulanger'  (voy.  p.  84 
s.  V.  âpxoç  et  la  note).  Cf.  skr.  pâcati  zd  pacaHi  'cuire,  cuire 
au  four,  rôtir'  =  lat.  coquû  'cuire'  (<  *quequ6,  i.-e.  ^j^eqVO, 
avec  assira.)  =  w.&Isly.  peJcq  lit.  (avec  métathèse)  kepù  'je  cuis 
au  four,  je  rôtis'  =  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  341)  pjek  'je  cuis 
au  four,  je  rôtis;  je  mûris  (fruits)';  cf.  aussi  skr.  j?aArt-d-^ 'cuit, 
mûr',  gaW.pojJio'yes'phir'ix'  corn. peber  'pistor'  bret.  mod.  ^î6ï 
'cuire'  (<  britt.  '^pepô  celt.  ^kuekuô,  avec  assim.,  i.-e.  *peqUô. 
Curtius^  465 sq.),  lat. jpopîwa 'auberge'  (emprunt  osco  ombr.  = 
coquîna),  ags.  â-fijen  'rôti'  (gerui.  */ïjio  =  gr.  Tiéaauu,  i.-e. 
*peqiH6.  Lidén  IF.  XVllI  412  sq.),  tokb.  B  pepaksii  'cuit'. 

rrèp  :  Tiepi  =  ÙTièp  :  skr.  updri;  il  faut  partir  des  sens  'complète- 
ment, extrêmement,  très',  que  irepi  possède  dès  l'époque  indo- 
eur.,  p.  ex.  dans  irepi  TTi^TrXriiui  Trepi-TiXriô'l's.  cf.  \sit.  per-qtiain 
per-videô  per-magnus\  Tièp  sert  à  insister  sur  le  sens  du  mot 
précédent,  p.  ex.  |uàXa  Tiep,  ôç  rrep  'qui  justement',  àxvûinevôç 
TTÊp 'bien  qu'affligé'.  Brugmann  KVG.  §841.  Brugmann-Thumb 
Gr.  Gr.^  §  622. 

irépa  'au  delà  de',  compar.  TrepaiTépuu  'plus  loin';  TrepaÎTepoç  'qui 
va  au  delà  de'  (Pind.),  adv.  -ov  'plus  que'  (Piud.);  TrépâGev,  ion. 
-rj-  'd'au  delà';  irepaioç  'situé  au  delà';  Ttepaioûv  'transporter 
au  delà  (d'un  fleuve  ou  d'une  mer)';  —  îrépâv,  ion.  -riv  'au  delà 
de,  de  l'autre  côté;  vis-à-vis';  Trj  TrepaTr)  (yri)  'vers  le  couchant' 
tp  243.  Ttépâ  instr.  est  peut-être  identique  à  skr.  para  zd  para 
"au  loin,  arrière!';  Trépàv  ace.  sg.  est  peut-être  le  parent  immé- 
diat de  \sit.  pei'jjeram'dc  travers,  par  mégaide'  {per-\-*peram 
''au  delà  du  but';  autre  hypothèse  chez  Walde^  s.  v.):  cf.  aussi 
skr.  paràh  zd  para  nom.  sg.  masc.  'au  loin,  arrière!  au  delà  de' 
skr.  param  nom.  sg.  u.  'au  delà  de,  après'  =  osq.^erM?M'sine'; 
ce  sont  des  cas  pétrifiés  d'un  adj.  *pe7-o-s  (Brugmann  Grdr.  IP, 
2,  687.  713.  872.  873),  i.-e.  *per-  (:  skr.  piparti),  voy.  s.  vv. 
Treipuj  TTÉpi  etc.;  cf.  en  outre  arm.  (Hubschmann  Arm.Gr.  1 466) 
Jiei'i  'éloigné',  \Rt.perendie''ày\QS-dema\n'' pei'egre  'à  l'étranger', 


—     771     — 

V.  irl.  (Fick  II"*  37.  Pedersen  K.Spr.  191)  ire  'iilterior',  v.  norr. 
fiarr  Sigs.feor{r)  v.  h.a./er  'lointain'  got.fairra  v.noir.  fiarre 
ags.  feor  v.  h.  a.  ferro  adv.  'loin'. 

att.  Ttépaç  n.  'terme'.  Voy.  s.  v.  boni,  neîpap. 

TrépbiE,  -iKOç  m.  on  f. 'perdrix' (Archil.  Epich.  Sopli.),  rrripiE* 
TTe'pbiE.  KpfÎTeç  Hésycli.,  ainsi  nommée  d'après  le  bruit  que  fait 
lOiseau  en  s'élevant;  le  mot  a  été  rattacbé  secondairement  à 
TTepbo|Liai  'péter',  cf.  \i\\..  pêdîcâre  <  *pezd-;  cf.  p.  ex.  Curtius^ 
24G.  Scbrader  RL.  654.  Brugmaun  Grdr.  Il-,  1,  496. 

7Tepbo)aai,  aor.  è'rrapbov  (errpabe  Suid.),  pf.  TreTTopba  (Aristopb.) 
'péter';  iropbiî  f.  (Ar.  Nuées  394)  îiôpbriaiç  f.  fHpc.j  'pet'  :  skr. 
pardatè  gramm.  'péter'  zd  pdr^ôdn  'ils  pètent',  alb.  (G.  Meyer 
Alb.Spr. 342)  pjer&'je  pète',  v.h.a.ferzan  îigs. feortati  v.norr. 
fréta '\ie\er\  Wi.pèrdzu  pérsti  \ett. pir du 2)irst'\)QteY'  Vit. pirdis 
*pet'  8\ov.prdeil  russ. perdèti  'péter'  (Curtius"  246.  Bloomfield 
IF.  IV  75  sq.),  gall.  rhech  'pet'  (<  celt.  *rikka  *rit-ka,  i.-e. 
*prdM.  Ostboff  Zeitscbr.  f.  celt.  Pbil.  VI  396),  i.-e.  *perd-, 
à  côté  de  quoi  un  synonyme  *pezd-  attesté  par  lat.  pèdô  gr. 
Pbeuu  (p.  117),  mais  Persson  Beitr.  II  598  (bibl.)  précise  la 
nuance  entre  les  significations  et  nie  tout  rapport  entre  les 
deux  R. 

iiom.  poét.  TTépôuu,  aor.  êirpaBov  eirepaa,  pf.  TréTTopôa  'dévaster, 
détruire,  ruiner';  hom.  etc.  TTop0eîv 'saccager,  piller'  :  skwbardh- 
-alah  'taillant,  rasant'  hardhaka-h  'cbarpentier'  véd.  çatd- 
■bradhi2a-h  'aux  cent  pointes  de  métal' (?),  peut-être  lat.  (dial.) 
forfe.v  'ciseaux'  (voy.Walde^  s.  v.),  i.-e.'^bheredh-,  élargiss.  de 
*bher-  dans  lat.  ferîre  forâre  (Curtius^  298.  Fick  P  90.  491. 
Persson  Wzerw.  4.').  Hirt  Abl.  §  59.Ô).  —  V.  b.a.  barta  v.sax. 
barda  v.  norr.  barda  'liaebe'  (germ.  *bardù},  puis  got.  -baûrd 
(fôtu-baûrd  'ÙTTOTTÔbiov')  v.li.a.  m. b.a.  bort  'bord'  v.sax.  bord 
'l)lancbe'  ags.  bord  'plancbe,  bouclier,  table'  (i.-c.  *bhrdh-), 
nxsu.bërdo  'peigne  de  tisserand'  {ï.e.*b}irdho-ni  'pointe,  arête') 
v.slav.  6r/(/o 'colline'  etc.  (Ubienbeck  Ai.Spr.  187. 193.  PBrB. 
30, 276.  Hirt  1.  cit.  Reicbelt  KZ.  39, 35.  Petersson  IF.  XXIV 
41),  irl.  (Pedersen  K.Spr.  I  113")  brot  v.  corn,  bras  bret.  broud 
'aiguillon'  forment  un  autre  groupe,  cf.  Berneker  E\V.  118sq. 


—     772     - 

TTC  pi  né  pi  (sur  irèp  pour  -rrepi  voy.  Giinther  IF.  XX  50  sq.  62.  65. 
Kretschmer  Glotta  I  37  sq.  Jacobsohn  KZ.  42,  278;  -rrep'  de- 
vant voy.  en  cypr.  paraphyl.  dial.  du  N.-W.;  nep  devant  cons. 
en  outre  en  lac.  crét.  él.  lesb.)  adv. 'tout  autour;  fig.  par-dessus 
tout',  prép.  'autour  de;  au  sujet  de,  en  vue  de;  au-dessus  de, 
g  en.;  —  autour  de,  auprès  de;  au  sujet  de,  à  cause  de,  dat.; 
—  autour  de;  au  bord  de:  contre;  dans  la  région  de;  vers 
(irepi  XOxvuuv  dqpàç  Hrdt.),  environ;  en  vue  de;  à  l'égard  de, 
a  ce.';  en  conipos. 'autour;  retour  au  point  de  départ  (-rrepiépxo- 
|uai);  par  dessus  (TrepiPioûv  'survivre'  TrepiYiTvoiLiai  'surpasser'); 
tout  à  fait  (TrepiKttWriç  'très  beau',  cf.  lat.  permagmis,  v.  irl. 
er-chosmil  'persirailis',  Mi.  perdaùg  'trop',  -rrepioiba  'je  sais  très 
bien'  :  skr.  pari  vid-  'savoir  exactement',  lat.  pervideôY  <  i.-e. 
*2;eri  (resp.  *per)  =  skr.  pari  adv.  'tout  autour',  prép.  'autour 
de,  a  ce.;  de,  hors  de,  loin  de,  abl.'  zd  pah'i  v.pers.  jJffi'it/ 
'autour  de,  par-dessus,  loin  de;  adv.  devant,  auparavant',  alb. 
(G.  Meyer  Alb.  Spr.  332)  per  'pour,  à  cause  de,  ace;  loin  de, 
gén.',  lat.  jjer 'par,  à  travers,  au-dessus  de,  le  long  de;  pen- 
dant; par  le  moyen  de',  v.  irl.  er-  préf.  intensif  (voy.  plus  haut) 
irl.  air-  gaul.  are-  préverbe  v.irl.  ('h)ir-  (=  Trepi)  dans  Mress 
'foi'  (R.  stha)  hir-naigde  'prière'  hir-chre  'ruine'  (Pedersen  K. 
Spr.  I  91),  got.^fair-  y.h.n.  fîr-  far-  particule  inséparable  (i.-e. 
*péri  dans  ags.  fyr-îcif  v.  sax.  firiwif  v.  h.  a.  firi-icizzi  'désir- 
de  savoir'),  lit. j?ef 'à  travers'  y.alsiv.jjrè-  russ. pere-'k  travers, 
pardessusun  espace'  (slav.  comni.*jDe/');  locatifs  d'un  th.  cons. 
*per-,  d'une  R.  jjer  exprimant  l'exécution  d'un  mouvement  en 
avant  ou  d'un  effort  dirigé  vers  un  but  précis  et  attestée  par 
skr.  piparfi  'faire  traverser'  etc.  (  :  Tieipiu  Ttôpoç);  cf.  Curtius^ 
268  sq.  274.  Fick  P  81.  476.  11*37.  111^230  sq.  Reichelt  BB. 
26,  223  sqq.  Brugmann  KVG.  §  610.  Brugmann-Thumb  Gr. 
Gr.-^  §513.  Walde^  574.  Du  même  thème  dérivent  gr.  irépâ 
'ultra'  et  son  groupe  (voy.  s.  v.);  de  la  même  R.  {*per-  *pr-  *pr-) 
i.-e.  *prô  (gr.  irpô  îrpuj-)  *pretl  *proti  (npÔTi  TrpoTi  irpôç  éol. 
TTpèç)  *prai  (lat.  prae)  ^prres  *prros  (îràpoç)  *pr  (irdp  irap- 
lat.por-;  voy.  s.  v.  Ttàpa  napà).  De  là  ion.  att.  TrépiH  adv. 'tout 
autour',  prép.  'autour  de'  (ancien  nom.  sg.  Brugmann-Thumb 
Gr.  Gr.'*  207,  241),  posthom.  -rrepKJaôç,  att.  -ttôç  (<-k-io-)  'qui 


—     773     — 

dépasse  la  mesure,  excessif,  superflu,  qui  reste',  voy  s.v.  ènia- 
aai  p.  267  (bibl.;  et  Brngniann-Tliunib  op.  cit.  193.  241. 

lioiu.  TTepi-àYvuTai  {6y\i)  TT  78  '(la  voix)  retentit  autour,  est  ré- 
pétée par  l'écho',  prob.  'se  brise'  (*?œ(vv^i).  —  Fick  1*  124  y 
voit  un  ])arcnt  de  skr.  rcujnû-h  m.  'son,  appel'  lambigu  selon 
Uhlenbeck  Ai.  Spr.  267),  lat.  vâgio  -ire  'vagir',  lit.  (Hoffmann 
chez  He///enberi2:er  BB.  27,  152)  v6grauti'yA'^u\  i.-e.  *uag- 
(lat.  a  lit.  o  seraient  au  degré  long). 

irepirineKTeîv  'être  mécontent  de'(Hrdt.),  dénon).d'un*à-)LieKTO-ç 
'non  satisfait',  i.-e.  *megh-  dans  skr.  mahd-h  'fête'  mahlyâté  'se 
réjouir',  lit.  megstii  megitii  viëgti  'faire  plaisir  à'.  Prelhvitz 
BB.  24,  215  sq.  Giintert  IF.  XXX  91  sq. 

TTéplvoç  (se.  TTÔpoç,  c.-à-d.  anepinaTiKÔç  Trôpoçi  m.  et  Ttepivaiov 
'périnée';  -rrepivaioi  fsc.  irôpoi)  m.  pl.  'les  muscles  du  périnée'; 
sens  prem.  'qui  fait  évacuer,  qui  fait  jaillir'  <  Trepi  +  *ivo- 
(*ivvo-  *ia-vo-)  ;  îvduj  -éuu  -ôuu  (p. 376),  cf.  ÙTrép-ïvo-ç  'vidé  à  l'ex- 
cès, épuisé'.  R.  Meister  KZ.  32,  139  sqq.  (textes). 

hom.  TTepippiTbi'iç  (-rptib)  'allant  en  chancelant'  x  84,  cf.  pabivoç 
éol.  Ppdbivoç  (Sapph.i  'soui)le,  flexible;  agile,  svelte'  éol.  Ppa- 
baviZiei"  piTTÎIei.  Tivdaaei  Hésych.  pabavi^eiar  Tivâaaeiai  H. 
pabavârai"  TiXavâtai  H.  :  véd.  dvradanta  'ils  fléchissaient', 
got.  wraton  'aller,  voyager'  icratôdus  'voyage'  v.  norr.  ruta 
'voyager,  atteindre,  trouver'  v.  h.  a.  ràzi  'rapax,  vagans',  lit. 
randù  ràsti  'trouver';  i.-c.  *urad-.  Trautmann  BB.  29,  308sq. 
(bibl.). 

TrepiaKcXi'iç  'dur;  fig.  sec,  aride;  opiniâtre'.  V^oy.  s.  v.  aKeXXuj. 

TTepiaTepd  f.  'colombe,  pigeon',  emprunt  sém.  perach-Istar 
'oiseau  d'Istar'.  Assmann  Philologus  66,  312  sq. 

poét.  TTepiiùaioç  'excessif;  très  fort,  très  grand',  adv.  -lov  A  359. 
TT  203,  dérivé  d'un  *TT€pio-  :  Tiépi,  cf.  èTuOcrioç  :  âiôç.  Brugmann 
Grdr.  IF,  1,  164.  —  Autre  avis  chez  Prelhvitz-  363. 

7T€pKv6ç  'noirâtre,  bleuâtre',  sens  prim. 'moucheté,  tacheté',  subst. 
m.  'sorte  d'aigle'  Q  .315  sq.  (voy.  Kobcrt  Les  noms  d'oiseaux 
en  gr.  anc.  51  sqq.);  irépKOÇ  'moucheté,  sombre,  noir'  (Anth.), 
subst.  m.  'épervier'  (.\rstt.);  TrepKÔTTTepoç  m.  'vautour  des 
agneaux,  gypaète',  litt. '(oiseau)  aux  ailes  foncées':  TrepKii  f. 
TTcpKÎç,  -iboç  f.  'perche  (poisson  i',   cf.  peut-être  un  red.  dans 


—     774     — 

■nàupaï,  -aKOç  m.  'un  poisson  du  lac  Prasias'  (Hrdt.  ;  voy.  Fick 
BB.  29, 235)  ;  TrepKoiZiuj,  -aîvuu  'devenir  noir,  se  colorer  en  foncé'; 
—  TtpôH,  gén.  TTpoKÔç  f.  (et  irpoKâç,  -ctboç  f.  Hymn.  à  Aphr.  71) 
'faon  de  biche,  —  ou  chevreuil'  (Hom.  Arstt.),  cf.  TrpÔKaç*  èXd- 
cpouç  Hésych.  TTpÔKvri  et  TrpeKVÔv  TroïKiXôxpoov  èXacpov  H.;  — 
TrpuûH,  seul.  pi.  TTpiîjKeç  f.  'gouttes  de  rosée'  (-pou-  <  i.-e. -f-);  cf. 
TTpaKVÔv  liéXavaH.,  puis  skr.^/'çwi-/* 'tacheté,  moucheté'  (Cur- 
tius'*  274  sq.),  v.  irl.  eî'c  (=  -rrepKvôç  selon  Pedersen  K.  8pr.  I 
126)  'bigarré,  rouge'  gall.  erch  'sombre,  foncé'  irl.  mod.  earc 
orc  'saumon',  v.h.a.  forliana  ags. /or«(e)  'truite'^)  suéd./'«>'nrt 
'un  poisson'  (Lidén  Uppsalastudier  92)  v.  norr.  fiqrsungr  'tra- 
chinus  draeo'  (<  i.-e.  ^^perîcsidqo-)^  ligur.  Porcobera  nom  de 
fleuve  (Olsen  KZ.  39,  607  sqq.),  prob.  lat.  pulc{h)er  'beau'  (< 
*polkro-s  *pelkro-s  dissim.  de  *pevJt-ro-s,  'bigarré'  et  'beau' 
s'équivalant  chez  les  primitifs;  cf.  Schweizer  KZ.  1, 155.  Walde- 
s.  V.),  i  -e.  ^perîc-  ""preîc-  'bigarré'.  Fick  P  86.  485.  IP  40.  111* 
244sq.  Zupitza  Gutt.  190(bibl.).  Brugmann  Grdr.  P463.  477. 
IP,  1,  2Ô5.  Hirt  Abl.  §  593.  Persson  Beitr.  II  875  n.  2;  voy. 
aussi  Walde^  s.  vv.  fariô  porcus  IL  spargo. 

hom.  poét.  TtépviTiui  seul.  prés,  et  ipf.,  TTepàuu  -lî),  aor.  ép.  (è)TTé- 
paaoa  'exporter  et  vendre';  cf.  TTiTrpdaKUj  et  Trpdacruu;  TtepOù  est 
au  fond  identique  à  -rrepiî)  'passer  à  travers,  traverser';  voy. 
s.  vv.  et  p.  ex.  Persson  Beitr.  II  641.  688.  746  n.  3. 

hom.  etc.  irepôvri  f.  'ardillon,  agrafe,  fibule'.  Voy.  s.  v.  Treipuj. 

hellénist.  TrépTrepoç  'fanfaron,  vain'(Pol.);  irepTrepeùoiuai 'user 
d'insolence'  (Cor.  I  13,  4).  Persson  Beitr.  I  269  ne  croit  pas  à 
un  emprunt  \at.perpe}'am'de  travers' (Prellwitz- 363.  Walde^ 
577  bibl.),  mais  évoque  lit.  parpti  'bouffir'  purpti  'se  bour- 
soufler' pa-pui'pes  'gonflé,  boursouflé,  fier'. 

att.  TTépuai(v),  dor.  TrépuTi(ç)  adv.  'l'an  passé'  <  i.-e.  *per-uti  = 
arm.  heru  v.  irl.  on  hurid  'ab  anno  priore'  m.  irl.  inn  uraid 
m.  h.  a.  vert  v.  norr.  fîord  m/sens;  cf.  skr.  partit  {i.-G. '^pei'-ut) 
m/sens;  cf.  aussi  got.  fa îrneis  ags. /V/r«  v.h.a. /?r»i 'vieux',  lit. 
pérnai  'l'an  passé';  *per-  gr.Tiep-  :  nkv.pdra-h  'qui  est  au  delà, 


1)  Mais  v.h.a.  forha  "pin  commun'  (Fick  V  485)  :  lat.  quercus 
'chêne'  <  *perqVu-s.     Hirt  IF.  I  479 


—      1  (.»     — 


plus  loin'  gr.  -népâ  Tiépâv  Ttepaioç  l'voy.  s.  vv.};  *  iifi  *îit  gr.  -ut- 
est  la  forme  réduite  de  *uet-  gr.  Fer-  dans  Fêtoç  èTOç  n. 'année'; 
cf.  encore  alb.  parvjét  'il  y  a  deux  ans':  *peruti  *pemf  sont 
des  loc.  sg.  ou  des  ace.  sg.,  voy.  Brugmann  Grdr.  IP,  2,  708; 
—  att.  TTepucTivôç  'de  l'année  précédente'.  Curtius^  275.  Fick 
I*  81.  476.  IP  37  sq.  IIP  231.  Hiibschniann  Arm.  Gr.  I  467. 
Pedersen  K.  Spr.  I  90. 

TTécTKGç  n.  'écorce'  (Nie.  Th.  ô49j;  àneaKiiç  'non  recouvert,  nu' 
('Hoph.)  <  *7reK-crK-oç  :  ttckcç  n.  'toison'  (Vaniëek  Gr.-lat.  et.Wb. 
1404.  Prellwitz2  364j. 

boni.  etc.  Ttecraôç,  att.  ireTTÔç  m.  'jeton';  Txeaoôv,  seul.  pi.  Treaad 
'échiquier'  (Sopli.  l'r.  .^81  D.);  Trecraeiâ,  att.  -tt-  f.  'sorte  de  tric- 
trac'; TTeaaeùuj,  att.  -tt-  jouer  ce  jeu'.  Étym.  obscure,  sém. 
(aram.  plsà  ou  p/ssû  'pierre,  tablette')  pour  Lewy  Frenidw. 
159  sq.  (bibl.).  —  SkY.kltavâ-h' joueur,  trompeur'  prâUr.  l-attci 
'dé'  (Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgescb.  42  sq.)  font  difficulté  au 
point  de  vue  phonétique. 

ion.  Trécrcruj,  att.  TréTTuu  'cuire'.  Voy,  s.  v.  TréTToiv. 

boni.  etc.  TTeTàvvD)Lii,  fut.  TTeTÔtauu  att.  ttêtijù,  pf.  pass.  TréTTTauai, 
aussi  prés.  TTÎTvrmi  (Hom.  Pind.  Anth.;  \.-Q.*pef-)  et  ttîtvuj  i  Hsd. 
Boucl.  291 1  'déployer,  ouvrir';  TréTaXov,  ion.  ttétiiXov  'feuille 
(déplante);  lame  ou  plaque  de  métal';  TtéTaXoç,  ion. -ri- 'étendu 
et  plat;  développé' (Anth.);  TréTacroç  m. 'chapeau  à  large  bord', 
f.  'parasol  des  ombellifères'  (Théophr.);  iraxàvr]  f.  (voy.  s.  v.)  : 
lat.  pafeô  (*jJ''^)  'être  ouvert'  patnhis  'ouvert,  béant,  large'  osq. 
pat[it] 'patet'etc.  lat. ;)rt^e>v/ 'coupe  du  sacrifice'.  v.gall.(Fick 
II'  27.  Pedersen  K. Spr.  1 132)  etejn  gl.  'instita'  m.  gall. adaued 
pi.  'fils'  gall.  mod.  edeu  'fil,  fil  retors'  gaél.  aitheamh  {*pa- 
temû)  'tour  (mesure  de  longueur  =  4  aunes)',  got.  i  von  Grien- 
berger  Unters.  65)  fapa  m.  h.  a.  vade  'clôture,  haie'  ('étendre 
les  bras  >  entourer']  v.  h.  a.  fadam  'fil'  ('*autant  de  fil  qu'on 
en  peut  mesurer  les  bras  étendus')  v.sax./'rt^/jwo*-'les  bras  éten- 
dus, embrassement'  ags.  f'œpm  m/sens  et  'giron;  protection; 
brasse,  toise'  [m^\.  fathoni)  v.norr.  fadmr  'embrassement;  fil' 
V.  h.  a.  fedelf/oîd  ags.  ijoldfeU  'feuilles  d'or'  (  :  TTeTaXov\  lit. 
(Prellwit/-  364.  Solmsen  lioitr.  I  197  n.  2  pctf/s  'éi)aule' 
V.  pruss.  pette  'épaule'  peffis  'pelle  à  feu',  zd  paihina-  'large' 


-     776     - 

(?  Voy.  Baitbolomae  Airan.Wb.  843);  i.-e.  *jjetd-  '(s')  étendre, 
(se)  déployer'.  Curtius^  211.  Fick  P473.  IIP  226.  Walde^ 
565  (bibl.).  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  vadem. 

TTÉTaupov  et  (Aristopb.  Tbéoer.)  iréTeupov  'percboir,  jucboir; 
balancier  des  funambules;  tréteau'.  Sens  prim.  '*appareil  de 
vol'  :  Trexa-  TteTe-  Voler'  (cf.  dXeupov  'farine'  :  àXe-  'moudre'). 
Persson  Beitr.  II  825  n.  7  (bibl.). 

TTéiaxvov  'coupe  évasée'  :  Tteia-  dans  Treiàaaai  TreTTTacJBai  etc., 
dor.  Traxavâ,  Trdxaxvov  cTKeOoç  XoTrabîuj  èjuqpepéç  Hésyeb.;  voy. 
Solmsen  KZ.  42,  212sq. 

hom.  etc.  Ttéxoinai,  fut.  TTxriaojuai,  aor.  èîTxojuriv  inf.  Kxéaôai,  plus 
tard  è'iTxriv  inf.  Trxfjvai  ptc.  TTxdç  "voler';  hom.  diKu-Tréxnç  'au  vol 
rapide';  hom.  ttoxvî  f.  "vol,  essor';  att.  Troxrivôç,  dor.  -â-'ailé'; 
irexerivôç  (Hom.)  Ttexeivôç  (Théogn.  Hrdt.)  'qui  peut  voler';  tto- 
xâaGai  TTuuxdcrGai  TTOxeîaGai  {:&kY.pafâijati  zd  pat  a  y  eHr  voler'  ) 
'voler,  voltiger';  7TUJxri)ua  u.  'vol,  essor'  (pi.  Esch.)  :  skr.  j?a^«^z 
(aor.  apaptat)  'voler,  tomber'  pâtman-  'vol'  zd  pata'ti  'voler, 
se  hâter'  v.  pers.  ud-a-patata  'il  s'éleva',  lat.  prae-pes  -peti.s 
'qui  vole  rapidement' ^e«wa 'aile' (*2>e^wâ;  voy.  auj.  Stolz  Lat. 
Gr.*  144),  V.  irl.  (Fick  IP  27)  en  v.  gall.  etn  'oiseau'  (*pef-no-) 
V.  gall.  hedant  'volant',  v.  h.  a.  fethdhûh  fettûh  (pp  <.pn)  ail. 
mod.  fitticli  'aile';  i.-e.  *pet-  'voler',  identique  à  *2^e^ 'tomber'; 
voy.  s.  vv.  TriTTTuu  Tixepôv  -rrxépuE. 

hom.  etc.  Tréxpa,  ion.  -r|  f.  'rocher,  roche';  hom.  etc.  Tréxpoç  m. 
'pierre'.  L'absence  de  formes  contenant  -o-  ne  permet  pas  de 
poser  un  i.-e.  ^qUetra  "^qUetro-s,  qui  serait  parent  de  lat.  (Fick 
BB.  3,  166)  tri-quetî'us  'triangulaire'  (lequel  est  issu  de  *^*v- 
-qUadro-s  :  v.  norr.  liuatr  v.  h.  a.  {h)(caz  'aigu';  voy.  AValde - 
s.  V.);  —  v.norr.  Jiuedra  'femina  gigas'  ('géant'  =  'moutagne\ 
Johansson  Beitr.  2sqq.  Noreen  Abriss  195.  Zupitza  Gutt.  58. 
Mansion  Gutt.  48.  219)  est  aussi  à  écarter;  voy.  Persson  Beitr. 
I  272  n.  2. 

hom.  etc.  7Teû6o)uai  et  TTuv0àvo|iiai,  fut.  Tteiiaoïuai,  aor.  èiruGô- 
\xx\\,  pf.  TréTTuainai 's'informer  de,  apprendre  en  sinformant';  ttéu- 
Griv,  -fivoç  m.  'espion'  (voy.  Solmseu  Beitr.  I  143);  rreuGuu,  -oOç 
f.  (Esch.),  TTÙaxiç,  -euuç  f.  (  :  skr.  huddhi-h  f.  'intelligence'), 
Tieûaiç,   eujç  f. 'information,  question';  ireuaxripioç  'd'interroga- 


—      t  t  i      — 


tion'  (Eur.  :  skr.  hôddhci  "conuaisseuf);  boni.  â-TTeu9riç  i  :  zd 
haoôah-  'perception')  hom.etc.d-TTUO'TOç  (:  skv.buddhd-f/  évclUé, 
reconnu,  etc.';  'inconnu;  ignorant  de'  :  skr.  bodhati  "s'éveiller, 
reprendre  connaissance,  remarquer,  reconnaître' gâtli./>f/of/rt/?^ô 
Taisant  attention  à'  skr.  hodhdyati  'éveiller,  instruire,  commu- 
niquer' zd  haoôayeHi  'faire  connaître'  skr.  budhâh  's'éveillant. 
sensé'  bûdhyatè  "s'éveiller,  percevoir,  reconnaître'  zd  fra-hûi- 
ôyaninô  's'éveillant',  irl.  buide  'remerciement  (•'"reconnaissance;' 
ro-bud  'avertissement'  gall.  bodd  'volonté  libre,  assentiment', 
v.b.a.  biotan  v.uorr.  blôda  ags.  6eofZ«rt 'offrir'  got.  ana-biudaîi 
'ordonner'  fanr-biudan  'interdire'  \gç.\m.*beudanan  'manifester 
sa  volonté  ou  son  désir'),  v.slav.  bljudq  bJjusti  (  —  skr.  bodhati, 
i.-e.  *blieîidhô)  'observer'  lit.  (degré  -o-)  baudzà  baùsti  'répri- 
mander' bdùdkcwa  'corvée'  v.slav.  bûzdq  budèti  'veiller'  (<  i.-e. 
*b/md/i-)  ht.  biideti 'yeiWer'  biindù  6«.v^/ 'éveiller'  \.^\sL\.buzdq 
btiditi' éwQiW^x'  lit.&«i<rfm<rexciter,  éveiller  l'envie  de'  v.pruss. 
etbaudinfs  'ressuscité'  v.  slav.  biidrû  lit.  budvùs  'vigilant'  (  :  zd 
zaPni-budra-  'veillant  attentivement');  i.-e.  *6/?e»(^/i- 's'éveiller, 
percevoir'.  Curtius  ■  201  S(i.  Fick  P  89.  49U.  IP  IbU.  IIl^ 
274  sq.  Meillet  ALSL.  XIV  354.  360.  Berneker  EW.  64.  96  sq. 
1U5.  106  sq. 

ép.  TT€UKebav6ç  'funeste'.  Voy.  .s.  v.  liom.  fcxe-ireuKéç  p.  o'.il  et 
Solmsen  Beitr.  I  257. 

boni.  etc.  TreÛKri  f.  'pin  maritime'  :  Wx.pnazis  v.pruss.  peuse  v.b.a. 
fiuhta  m.  irl.  ochtacJi  'pin';  voy.  s.  v.  bom.  èxe-neuKeç  p.  301. 

aor.  TTCcpveîv  'frapper'.  Voy.  s.  v.  6eivui  p.  336. 

TT»ÎTuvov'rue,  Rutagraveolen8'(Ar.Guêp.480.  Tbéopbr.  Diosc.). 
Cf.  au  point  de  vue  formel  lat.  pagina  'bande  du  liber  du  pa- 
pyrus, feuille  de  papier',  i.-e.*^j«(/- (TTtÎYvûini);  p.  ex.  l'rellwitz- 
365.  Walde-'5.53. 

bom.  etc.  TtriT^,  dor.  TTâYcx  f.  'source';  tardif  TrnïâZiuj  'sourdre; 
épaucber',  dor.TTâTadaaôai  'baigner  dans  la  source  sacrée'  GDI. 
1588;  TTîÎYacroç,  dor.  TTctY-.  Etym.  inconnue.  —  Hypotbèses 
cbez  Havet  MSL.  VI  117,  L.  Meyer  II  b2b,  Prellwitz*  365. 

boni.  etc.  ttityvOiui  'kiiyvôlu  Ilpc.  Xén.;  TTiîcJCfuj  att.  TiriTTuu  < 
*TTaKLLu),  fut.  TTî'iEuj  dor.  TraEuu,  aor.  pass.  tTTCXYnv  'ficber,  en- 
foncer; empaler,  embrocber;  fixer  en  assemblant,  ajuster,  cou- 


-      778 


struire;  fixer  en  rendant  compact,  faire  coaguler,  faire  geler; 
—  intr.  (pf.  TTÉTTriTa)  s'enfoncer;  se  fixer;  être  congelé';  irriKTÔç 
'fiché,  planté;  compact';  TiriKTiç,  -iboç  f.  '*objet  formé  par  as- 
semblage, harpe,  etc.';  mvflLia,  -aïoç  n.  'toute  chose  fixée  ou 
ajustée';  hom. 'nTiT6ç''*compact  >  solide;  gros,  énorme  (KÛiaa)'; 
hom.  TTîiTuXiç,  -iboç  adj.  f.  'glacial';  irnEiç,  -euuç  f.  'action  d'em- 
boîter; congélation';  att.TrdYOç  m. 'glaçon' et  bcp  d'autres  (voy. 
s.  V.  p.  737).  I.  Q.*pàg-,  alternant  (sans  différence  appréciable, 
malgré  Meringer  IF.  XXI  311  sq.)  avec  *pàk-  'fixer,  assujettir' 
dans  skr.  pajrd-h  'solide'  (?  Voy.  Uhlenbeck  Ai.Spr.  s.v.  Brug- 
mann  IF.  IX  349  u.)  pàç-,  instr.  pi.  padhhih  'corde'  pàça-h 
'lacet'  pâçdyatl  'lier'  zd  pas-  'lier'  fsâbîs  'avec  des  liens',  lat. 
pangô  (pour  la  nasale  cf.  got.  etc.  fâhan  'prendre'  et  skr.  pan- 
jan('m'ca^e'),-ptpep}gl(*pe-pàgï\pêgJpa7iœlso'atsec,oïidai\Yes) 
'ficher,  fixer'  pagina  (voy.  s.  v.  TiriYavov)  pàgus  '*associatioii, 
communauté  rurale,  village,  canton'  compagês  'assemblage, 
jointure,  eraboîture'  pâx  -cis  'paix'  (ombr.^ase  'pace') ^Jrtc?5cor, 
■^î.pactus  sum  'faire  une  convention  avec  qn.,  s'arranger,  con- 
venir' palîis  {^paxlo-s)  'poteau',  m.  irl.  ail  'agréable'  (<  celt. 
*[j}]âgli-.  Strachan  BB.  20,  24)  âge  'membre'  i^pâgio-)  gall. 
aelod  'membre'  {^paglatu-.  Znpit/a  BB,  25,  91)  v.irl.  accai  d. 
sg.'lien,  chaîne'  {*pag-ni-.  Stokes  IF.  II  168;  voy.  aussi  Thnr- 
neysen  Hdb.  d.  Air.  1 103),  got.  fagrs  'convenable'  v.  h.  a.  fagar 
V.  norr.  fagr  'beau'  (germ.  *fa;^rd-z,  cf.  ombr.  pacrer  pi.  'pro- 
pitii',  i\\.pacri-)  got.fuUa-fahjan'conteuter;  servir'  ga-fahrjan 
'préparer'  ags.  ^e-fé^an  v.  sax.  fôgian  v.  h.  a.  fuogan  'assem- 
bler, réunir,  joindre'  v. h. a.  ^«-/flgr 'satisfait'  /a^/ww^a 'acquies- 
cement' got.fûhan  {gtxm.^faidyanaïi)  v.norr./V<  ags./ow  v.h.a. 
fâhan  'prendre,  saisir'  v.  h.  a.  fali  'compartiment'  ail.  mod.  ein- 
fach  'simple'  (:  gr.  â-rrag,  voy.  p.  67)  ags./œc  'espace  de  temps' 
etc.,  slov.  ^a2  russ.  ^<7^«  'rainure'  slov.  paz  'cloison  (d'ais), 
cloisonnage'.  Curtins^  267  sq.  Fick  V  11.  471.  III*  224  sq. 
Walde-  551  sq.  (bibl.).  A  un  i.-e.  *pëk-  *pôk-  se  rattachent 
peut-être  lit.  pûsziu  piiszti  'orner',  arm.  hesum'je  tisse'  hesk 


\ie\V 


boni.  TriTbov  'pale  de  la  rame';  hom.  etc.  mibàXiov  'gouvernail'; 
att.  TTnbâv  'bondir';  att.  irnbima  n,,   criç  f.,  -9|iiôç  (Hpc.)  'bond; 


-     779     — 

pulsation';  contiennent  le  degré  lonp:  (ï.-c.*pêcl-)  de  '^ped-  étu- 
dié s.  vv.  TTébri  ■néla  Trebov  ttoùç;  cf.  lit.  pédà  'trace  du  pied, 
vestige'  pësczas  (^pëd-tioa)  'à  pied'  pèdinii  -'{ti  'aller  lentement, 
marcher  doucement'  pédùju  -ûti  'faire  des  marches',  lat.  j;ê.'î 
'pied'.  Curtius^  245.  M.  van  Blankenstein  Unters.  45. 

TtriXajLiiJç,  -ùboç  ^iç,  -iboç)  f.  'un  thon'  (Soph.  Arstt.  Ath.).  Étym. 
obscure,  vrais,  préhell.  —  Le  rapport  avec  TiriXôç  ni.  'boue' est 
fortuit. 

boni.  TTrjXi-it,  -riKOç  f.  'casque'.  Voy.  s.  v.  ireWa  11. 

att.  irriXÎKOç  'de  quelle  grandeur?  de  quel  Age?'  :  TnXiKOç  'aussi 
âgé',  soit  i.-e.  *qUci-li-l-o-.s  *ta-Ul:os  (th.  jiron.  *qUo-  *to-)\  cf. 
lat.  qudlis  tûlis,  v.  slav.  JcoUJciï  'quantus'  tolik'u  'tantus'  (  :  kolî 
'quantum'  folî  'tantum');  voy.  s.  vv.  fiXÎKOç  fiXiE  ^p.  320  sq.)  et 
TriXÎKOç.  —  Autre  analyse  chez  Wood  KZ.  45,  1)5. 

ion.  att.  TTr|X6ç,  dur.  uaXôç  (syrac.  f.  selon  Phryn.  p.  55  L.;  innis 
TÔ)  TTâXû)  8ophr.  fr.  ;î2  K.)  ni.  'boue,  fange;  lie  de  vin;  argile, 
mortier,  limon';  TiriXivoç 'd'argile,  de  torchis';  att.  TrpoTrnXaKÎLuj 
'*couvrir  de  boue;  outrager'.  Elym.  ambiguë.  Meillet  M8L. 
XIII  291  sq.  Études  418  en  rapproche  v.  slav.  Ay/^^ï  'boue'  (< 
i.-e.  '•■'q-ûlo-s),  lat.  squdlus  'sale',  gr.  oicrTruijTri  f.  etc.  (voy.  s.  v. 
p.  693).  avis  auquel  se  rallierait  Berneker  EW.  476;  \at. squahis 
fait  difficulté  par  son  sens  et  celui  de  squaleo  'avoir  une  sur- 
face rugueuse'.  —  D'autre  part  Schulze  SB.  d.  prcuss.  Ak.  d. 
W.  1910,  pp.  788.  793  identifie  v.  slav.  kaJû  et  skr.  adj.  lala- 
'noir',  cf.  gr.  KiiXiç  lat.  cclllgô,  et  rattache  TiriXôç  {*j)alsô  s?  à 
la  R.  de  ]at .  jJtdJ eô  " être  pale'  (voy.  l'art.  neXirvôç).  —  Un  gr. 
comm.*TTaaX6ç  apparenté  à  TràffKOç  m/sens  (SommerGr.  Lautst. 
74;  voy.  s.  v.  p.  749)  ne  convainc  pas.  —  Le  rapjiort  avec  lat. 
/>^7//7.s- 'marais',  i^kv.  jxiJra/d-fii  'étang'  Curtins-'' 275.  Lidén 
1)H.  21,  93.  Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  ôiS)  est  désuet. 

ép.  tragg.  TTfiua,  -atoç  n.  'épreuve,  souffrance,  malheur;  fléau'; 
boni.  etc.  TTinuaivoi  'causer  un  dommage  à';  poét.  Tirmôvii  f.  ttiv 
uocTÙvn  f.  'Ttiiiaa';  poét.  TTr|uujv,  -ovoç  'nuisible';  hom.  etc.  àirn- 
laujv'sain  et  sauf;  inoffensif;  propice';  hom.  etc.  Triipôç 'estropié; 
aveugle;  hébété':  âniipoç  'valide'  flîrdt.);  ànopiiç  'intact'  i  Ap. 
Rh.);  posthom.  TaXaiTTuupoç  'malheureux,  misérable:  fatigant, 
pénible'  :  skr.  papa  h  'mauvais'  pdpnidn-  m.  'malheur,  dom- 


—     780     — 

mage,  péché'  {*pû-p-  avec  red.  brisé,  cf.  Fiôhde  BB.  1,  197. 
VVackernagel  KZ.  30,  293  sqq.)  piyati  'injurier,  outrager',  got. 
fijan  V.  iiorr.  fiâ  ags.  feojan  féon  v.  b.a.  fièn  'haïr'  got.  faiayi 
'blâmer'  (Ficii  P  80.  475.  IIP  240),  arm.  Mvand  'faible,  ma- 
lade' {*pëmantô-s?  Bugge  KZ.  32,  15.  71.  IF.  I  453.  Brug- 
maun  Grdr.  P  403.510);  i.-e.*^ê/-  :  *pz-  'être  hostile,  léser' V- 
—  Lat.  pêjor  'pire'  est  à  écarter;  lat.  patior  'souffrir'  {*pdt-, 
élargiss.  par  -t-  de  la  forme  réduite  *pd-)  pourrait  appartenir 
au  groupe,  malgré  Walde''  s.  v.  (voy.  s.  v.  Treivri). 

TTfjv  Ttri  Ktti  Trfiv  ém  toû  KaTàiTaacTe  Kai  KaxaTràacyeiv  Hésych.; 
épid.  èîTiTTriv  qpapiuaKOV  GDI.  3339,  119.  I.-e.  *^Mé-,  dont  la 
forme  réduite  "^qua-  est  élargie  par  -t-  dans  lat.  quatio  =  gr. 
Trdcrauj,  voy.  s.  v.  Cf.  aussi  TrriTea-  miupa  Hésych.,  irniiTar 
TTiTÛpivoi  âptoi.  AâKuuveç  H.  —  Autre  avis  chez  Lagercrantz 
Z.  gr.  Lautgesch.  72. 

7Tr|vé\onj,  dor.  -â-,  gén.  -ottoç  m.  (Alcée  etc.)  'sorte  de  canard 
ou  d'oie  sauvage'  (Thompson  Greek  birds  147  sq.).  Étym.  in- 
connue. De  là  hom.  TTrjvéXeaiç  nom  d'un  chef  béotien,  hom. 
TTiTveXoTTeia  posthom.  TTriveXÔTni  dor.  TTaveXoTTâ;  voy.  Solmsen 
KZ.  42,  232  sq.  (bibl.). 

TTfivoç*  uqpacTiua  Hésych.;  Tirivr)  f.  'tissu'  H.;  hom.  etc.  uriviov 
'fil  roulé  sur  le  fuseau;  trame,  tissu,  toile';  att. irrivicr.uan.'tissu'; 
7Tr|ViZ;o)Liai,  dor.  3.  sg.TTâviabeTai(Théocr.) 'tisser';  •rTr|vmç,-iboç, 
dor.  -â-  f.  'la  tisseuse',  épith.  d'Athèna  :  got.  fana  m.  'morceau 
d'étoffe,  suaire'  ags.  fana  v.  h.  a.  fano  'drap,  drapeau'  (>  fr. 
fanon  fanio7i)  y.uon'.gunn-fani  ags. ;îi{p fana  \.\\.?i..giindfano 
'drapeau'  (>  fr.  gon fanon  ital.  gonfalone),  v.  slav.  o-pona  'ri- 
deau' ponjaim  'étoffe  de  lin,  mantelet',  \iii.  pannus  'morceau 
d'étoffe,  pièce,  lambeau'  {X-ài.pâmis'tû  de  trame'  est  emprunté), 
peut-être  (Fick  IP  32)  m.  irl.  anart  'vêtement  de  lin'  inar  'tu- 
nique'; i.-e.  *^j«;z- (:  *jje»â-?) 'morceau  d'étoffe',  en  rapport 


1)  Gr.  TTf||ua  peut  être  formé  directement  sur  *pè{i)-\  riivpo- 
thèse  de  Wackernagel  1.  cit.  (i.-e.  *pëj)-m7ï  >  gr.  comin.  ^iirmiua  > 
irfliua)  ne  convainc  pas;  cf.  Persson  Beitr.  II  619.  Brugmann-Thumb 
Gr.Gr.4  §  123  rem.  2.  —  Persson  Beitr.  II  821  groupe  gr.  trripôç  lat. 
pë-nûria  gr.  r)TTav(â  (vov.  s.  v.  ireivn)  lat.  parvos  'petit'  {*paruo-s 
*pd-ru-  ou  *pd-ro-)  (?). 


—     781     - 


probable  avec  *(s)pen-  'filer'.  Curtius''  275  sq.  Fick  P  471  sq. 
Walde-  Ô59  (bibl.)-  —  Autre  avis  chez  Lagercrantz  Z.  gr. 
Lautgesch.  70  sqq.  (voy.  l'art.  Trâacruj  et  la  note). 

7Tr|6ç  (Hom.  Hsd.),  dor.  Txâàç  n'Iiéocr.)  m.  'parent  ])ar  alliance' 
<  i.-e.  *pasô-s-  =  lat,  *p(lro-  d-dufi  pdric/da  {iVoii  parricida) 
'meurtrier  d'un  proche';  cf.  TrrioaOvri  f.  'alliance'  (Ap.  Rh.), 
TTâOùrar  auYïeveîç  Hésych.  (Frohde  BB.  8,  164).  —  Dor.  -nd- 
oaodai  'posséder'  {*ku-)  est  à  écarter. 

hora.  etc.  TT»'ipâ,  ion. -r|  f. 'besace,  sac  de  cuir':  Tiripivon -iç,-îvoçf. 
'scrotum'  (Nie).  Étym.  inconnue. 

TTripôç  'estropié'.  Voy.  s.  v.  Trfjua. 

hom.  etc.  Trflxuç,  -euuç,  éol.  dor.  ttûxuç  ni.  'coude,  avant-bras; 
coudée'  <  i.-e.  *bhdghîi-s,  cf.  skr.  hahû-h  'bras,  membre  anté- 
rieur' zd  ?>^7£^?/.s'  'bras'  (arm.  hazuk  est  un  emprunt  iran.  Hubsch- 
niann  Arm.  Gr.  1 114)tokli.  A^o/i'e?»  'bras',  v.  norr.  fto_^;-  ags.?>r;j 
\.\\.-à.huog  'jointure,  épaule'.  Curtius-'  195  (bibl.). 

TTÎap  (*TrîFap)  n.  seul,  nora.-acc.  sg.  'graisse'  (Hom.  IIpc);  hom. 
etc.  TTÎuuv,  f.  Trieipa,  n.  ttîov  'gras:  fertile;  al)ondant,  rifho, 
opulent',  conipar.  moTepoç,  superl.  TTiÔTaTOç;  ttîov  'graisse' 
(Hpc);  TTîaivuj,  fut.  TTiavOù 'engraisser';  TTiaaiaa  n.  (Esch.)  maa- 
|Li6ç  m.  (El.)  'engrais';  mepôç  irlapôç  (cf.  Brugmann  Grdr.  IP, 
1,  H55  n.  Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.*  §  203  rem.  1)  'gras,  etc.' 
(TTÎaXoç  TTiaXeoç  Hpc);  ion.  att.  TTi)ueXr|  f.  'graisse'  :  skr.  plva 
(th.  pivan-),  f.  ph-arl  (=  Triuuv.  f.  rrieipa  i.-e.  '^piueria)  'gonflé, 
plein,  gras'  pivah  n.  zd  ptrah-  'lard,  graisse'  ^kw  jytvarâ-h  (  = 
TTïepôç)  'gras'  (Curtius^  276;  voy.  Mcillet  MSL.  XV  261),  lat. 
pin  guis 'gras'  {*pîmgUo-,  cf.m|ae\r|.  Brugmann  IF.  IX346sqq.; 
pour  lat.  oplnnis  'gras,  bien  nourri;  fécond'  voy,  Walde-  541 
bibl.),  puis  V.  norr.  feitr  m.  h.  a.  n^iz  'gras'  (voy.  s.  v,  mbOuj); 
i.-e.  *pôi-  *pi-  (  identique,  selon  Persson  Wzerw.  233,  à  *^jt>/-  *pi- 
étudié  s.  V.  TTivuu)  'être  gonflé;  jaillir  (liquides,  graisse,  suc)' 
attesté  encore  i)nr  skr.  pdi/afc'cU-e  gonflé;  faire  gonfler'  pind-h 
'gras,  épais'  pipi/àst  f.  'gonflée,  riche  en  lait'  /.d-pijyi/û.st-'nm 
allaite'  skr.  ^;///r<///  et  pgâyatë  zd  prwrto'Y/ 'être  gonflé'  skr. 
pdi/ah  n.  'sue,  eau,  lait'  zd  pai/ah-  'lait'  zd  paèman-  'lait  ma- 
ternel' skr.  péfvalj  'bouc,  bélier,  mouton;  sens  prim.  *gras' 
péru  h  pèrû-h  'qui  fait  gonfler',  puis  (J.  Schmidt  Kritik  104  S(|. 


—     782     - 

Wiedemaun  BB.  28,  39)  v.non:  feima  'jeune  fille'  s.ga.  fœrntie 
'jeune  femme'  v.  sax.  fêmea  'femme  enceinte'  norv.  mod.  fêl 
'crème'.  Voy.  s.  v.  îtItuç. 

TTÎYTcxXoç  m.  'un  lézard'  Hésycb.  Voy.  s.  v.  ttoikîXoç. 

TTïbùuj  seul.  prés,  et  ipf.  'sourdre,  jaillir'  (Plut.),  moy.  3.  sg.  ttî- 
bOeTai  (Nie.)  m/sens;  bom.  etc.  irîbaE,  -aKoç  f.  'source';  bom. 
TTïbrieiç  A  183  'ricbe  en  sources';  bom.  TToXuTTibaH,  -anoç  'aux 
sources  nombreuses';  bom.  poét.  mcfoç  n.,  seul,  nom.-acc.  pi. 
Triaea  (*7Tlb-a-ea-)  'lieux  humides,  prairies'  :  v.  norr.  feitr  m.  b.a. 
velz  'gras'  (germ.  *faifa)  v.  b.  a.  feizzen  'nourrir'  ptc.  v.  b.  a. 
feizzit  >  ail.  mod.  feist  'gras',  v.  irl.  (Stokes  BB.  19,  73.  Foy 
IF.  VI  325)  esc  'eau'  {^pld-skâ)  gall.  uisc  {*peid-sJca)',  i.-e.*^jM-, 
élargiss.  de  *pî-  étudié  s.  v.  rriap.  Fick  P  482.  IIP  241 .  Frobde 
BB.  21,  191. 

hom.  att.  TTiéZluj,  dor.  iriàZiuj  (Tbéocr.;  sur  e  :  a  voy.  Brugmann- 
Tbumb  Gr.  Gr.-*  §  50  rem.  2  et  bibl.)  'presser,  serrer,  étreiudre'; 
îTie(J)Lia  n.  Ttiecriç  f.  -meaiuôç  m.  'pression',  l.-e.  *pi-S[e)-d'  's'as- 
seoir sur  qc'  (voy.  s.  v.  lloiiai  p.  216  sq.)  dans  skr.  piddyati 
{*pi-zd-)  'presser,  opprimer,  tourmenter'  pîdà  f.  'pression,  dou- 
leur', cf.  (vouRozwadovvski  IF.V355sq.  bibl.)  letto-slav.  comm. 
*pei-zdâ  'séant'  =  v.  pruss.  peisda  'derrière'  russ.  pizdd  pol. 
pizda  'pudendum  muliebre',  d'où  l'emprunt  lit.  pyzdà]  *pi-  et 
*pei-  préverbes  sont  des  formes  de  *ep^  *opl  *epei  ^ojjei,  voy. 
s.  vv.  TTTuxn  TTivuTÔç  ct  cf.  J.  Scbmidt  KZ.  26,23  (bibl.).  Brug- 
mann  Grdr.  V  449.  IP  8.  1077.  IP,  2,  839  sq.  Ostboff  PBrB. 
18,  243  sqq.  —  Skr.  pinâsti  zd  pis-  lat.  pinsô  'piler'  (Fick  P 
146.  P  472.  482.  Curtius^  498.  Prellvvitz^  368)  sont  à  écarter 
(:  gr.  TTTiaauj);  voy.  aussi  Sommer  Gr.  Lautst.  75. 

TTÎGriKOç,  dor. -ôtKOç  (suf f . -âg-o-)  m.  'singe'  (Aristopb.  Plat.  Arstt.); 
TriOriE,  -riKOç  m.  (Naz.),  Tri0uuv,  -ujvoç  m. 'singe'  (Pind.),  dérivés  d'un 
*Tn6o  ç  <  *(pi9-  i.e.  *bhidh-  :  lat.  foedus  'laid,  repoussant,  bi- 
deux'  (Solmsen  Rb.  M.  53,  141.  Brugmann  Grdr.  Il-,  1,  499), 
lit.  6rtzsà 'effroi'  6«m^s 'effrayant,  abominable' (*6aic?-5-)  v.slav. 
hésu  (*héd-sû)  'baijuujv'  (Pedersen  IF.  V  41 .  Berneker  E W.  56), 
l'animal  devant  son  nom  à  sa  laideur. 

bom.  etc.  ttIGoç  (*qpi6G  ç  i.-e.  %hidh-)  m.  'jarre';  ion.  mGdKvri 
(lac.  TTicràKvâ  Hésycb.)  f .  ion.  még.  TTiedtKviov  'tonnelet'  (att.  91- 


783 


bàKvn  par  métatbèse  de  l'aspiration-,  voy.  Solmsen  KZ.  42, 
219  sq.)  :  lat.  (Fick  KZ.  22,  105.  Curtius^  261;  fidèlia  Sais- 
seau  de  terre,  pot'  {<c*fides-lo-,  cf.  pioh.  fiscus  'corbeille  tres- 
sée' <  *bhidh-sJw-s,  fiscina  lu/sens;  voy.  Walde^  s.  v.j,  isl. 
(Bug-ge  BB.  3,  97)  bida  'pot  à  beurre'  norv.  dial.  bidne  'petit 
vase'.  L'analyse  ultérieure  est  pure  bypotbèse;  cf.  Walde^  s.  v. 
fidêlia. 

boni.  etc.  iriKpôç  (ï)  'piquant,  aigu,  amer,  aigre,  perçant;  âpre, 
dur^  cruel';  TTiKpaivuu 'rendre  amer;  fig.  aigrir'.  TnKpôç  =  v.slav. 
pïstrû  'bigarré'  (str-  <  -«>•-),  i  -e.pikrô-s,  cf.  skr.^(ç«ïrtailler 
(la  viande),  bien  découper'  (Meillet  Études  403.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  M^)  piçdam  'vase  en  bois'  (Petersson  IF.  XX1\^ 
266),  et  les  mots  groupés  s.  v.  TroïKiXoç;  '\.-Q.*peik-  'tailler,  en- 
tailler, inciser'. 

hom.  TTÎXvauai  's'approcber'.  Voy.  s.  v.  TreXaç. 

TTÎXoç  m.  'feutre  (K  265);  bonnet,  cbaussure,  tapis  de  feutre', 
prob.  <  *TTiXao-ç  :  lat.  pilleus  -um  'bonnet  de  feutre'  (<  *pilsô-s 
adj.  dérivé  d'un  coll.  ntr.  *pilos  :  pilus  'poil').  —  V.  b.  a.  filz 
ags.  felt  'feutre'  (<  i.-e.  *peldo-s  'battu,  foulé',  R.  peld  :  v.b.a. 
ana-falz  ags.  an-filte  'enclume'j  sont  à  écarter;  cf.  J.  Scbmidt 
KZ.  32,  387  sq.  (bibl.);  v.slav.  pliistï  'feutre'  est  ambigu  (:  gr. 
TTÎXoç.  Scbmidt  1.  cit.,  ou  :  v.  b.  a.  fîlz). 

TTl)deXri  f.  'graisse'.  Voy.  s.  v.  map. 

hom.  att.  TTiiuTTXrmi  (et  irijiTrXàveTai  I  679  *),  TTiiuTTXâuj  -ûj  Hpc, 
-euu  Hsd.),  inf.  TTiuTrXdvai,  fut.  ttXi'](Jlu,  aor.  pass.  ép.  3.  sg.  ttXtîto 
(.'se  remplit')  3.  pi.  ttXtîvto  'remplir;  fig.  rassasier,  combler';  — 
hom.  etc.  TrXrjeuu  'être  plein;  se  remplir,  s'enfler';  TTXfi6oç,  eoç 
-ouç  n.,  ion.  irXriGijç,  -ôoç,  -uî  f.  'foule';  ttXjtGûuu  'être  plein;  se 
multiplier';  ion.  irXriôuOpri  f.  'plénitude;  surabondance';  nepi- 
irXnôriç  'très  peuplé'  < lupin  o  405);  —  irXiîpriç  'plein';  TiXripoûv 
'remplir':  TrXiipÔTnç,  -ttitoç  f.  'plénitude'  (Gall.);  —  TiXtiaiar)  f. 
'flux' (Hsd.);  att.  TrXricr)aovti  f.  'plénitude,  satiété';  TiX^îamoç  'qui 
rassasie';  —  ttXcoç  -dt  -ov,  ion.  ép.  TiXeioç,  att.  ttXé'luç  -a  -luv 

1)  hom.  TrifiTrXdveTai  est  l'élargiss.  d'un  *nnT\àviu  issu  de  -niTrXjiui 
-iri-irXainev -TTÎtiXaiiai  comme  laxdvu)  de  YoTrim  \'OTa^€v  ÏOTajiai  ;  TriiiTrXàvuu 
à  son  tour  a  provoque  hom.  TTiLnrXniii  pour  iriirXriiii.  Bruginann- 
Thumb  Gr.Gr.-»  336. 


—     784     — 

{*plè-io-s)  'plein,  rempli,  rassasié'  (hom.  TrXéov  seul,  u  355,  TiXér] 
TrXëujç  Hrdt.  I  178.  194);  eompar.  fde  rroXuç)  ttXéujv  m.  f., 
■rrXéov  n.,  TiXeiujv  TiXeîov  'plus  nombreux,  plus  grand'  (voy.  s.  v.), 
superl.  TrXeîaTOç  (voy.  s.v.);  —  att.  ttgXijç  m.,  iroXûn.,  TToXXr)  f. 
'nombreux'  (voy.  s.  v.).  I-e.  *pelè-  'être  plein;  remplir'  dans 
skr. pïparti  (piprmdh)  prnàti  prnôti  'remplir,  rassasier,  nour- 
rir, combler  de  cadeaux'  puryatê  'se  remplir',  à  côté  de  quoi 
une  forme  prcl-  dans  aor.  dprclt  pf.  papràu  ptc.  pratd-h  'rem- 
pli', arm.  U,  gén.  lioy  {*plë-io-s  —  hom.  TiXeîoç  att.  TrXéuuç)  'plein' 
lir,  instr.  Iriv  'plénitude'  hium  {Hintim),  aor.  3.  sg.  e-li-ç,  'je 
remplis'  (Hlibschmann  Arm.  Gr.  I  452),  alb.  pl'ot  'plein  {^pJèto- 
—  lat.  -plëtus  skr.  prâtd-h.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  345),  lat.  -pleô 
-plêre  [plentur  Fest.)  'emplir'  v.  lat.  eœplènunt  'expient'  lat. 
plënus  'plein'  (=  ombr.  plener  abl.  pi.  'plenis'  zd  -frâna-  [en 
corapos.]  'plénitude';  cf.  v.irl.  lînaim  'je  remplis'  et  \.-Q.*plno-s 
*pïno-s  dans  got.  fnlls  v.h.a./bZ  [gén.  folles]  v.norr.fullr  skr. 
pûrndh  vA  pdv^na-  lit.  pflnas  v.sIrv.  plûnû  serh.  iJiin  v.irl. 
IclJi  v.g-àW.Iaun  'plein')  plêhës  plèbs  'foule'  {*plëdh  :  TTXfjeoç 
TrXnOôç;  bibl.  chez  Walde-  591)  eompar.  plus  -ris  superl. 
plUrimus  plêrlque  'la  plupart'  manipulus  'poignée,  etc.' 
{*maniplos  '*remplissant  la  main';  pour  \a.t. pôpulus  voy.  auj. 
Brngmann  IF.  XXVIII  3*77  :  dor.  ctTreXXa,  \nt.p)ell6),  vArl.lia 
'plus,  plures'  com-alnaim  'je  remplis'  lin  'numerus,  pars'  gall. 
Z^M)«/r 'entier'  (:  irXripo-),  v.  norr.  eompar.  fleire  'more'  superl. 
fiestr  'most'  v.  norr.  folk  ags.  v.  h.  a.  foie  'troupe,  peuple',  lit. 
pilù  pïlti  'verser,  remplir'  (v.  ûax.  plem^  'tribu'  <  *pledmen-  : 
plodû  'fruit'  selon  Brugmaun  Grdr.  P  718.  Il"'',  1,  236  et  Von- 
drâk  Vgl.  slav.  Gr.  I  279.  490).  Curtius^  277.  281.  Fick  P 
82.  251  sq.  485  sqq.  IP  41  sq.  III^  235.  Persson  Beitr.  II  749. 
Voy.  s.  V.  ttXoûtgç. 
hom.  etc.  tt î la tt  p rm i  (impér.  TTijUTrpii  Eur.  Ion  527.  974;  —  ipf. 
èîTi^TTpâç  Eur.  Ion  1293)  et  *TTprîeaj  (ipf.  èvéTTprieov  I  589),  fut. 
Trpr'iauu,  aor.  è'Ttpriaa  'brûler,  incendier;  faire  jaillir;  souffler, 
gonfler  en  soufflant';  irpribiOv, -ôvoçf. 'inflammation';  irprmaîvuj 
'souffler  avec  violence'  (Ar.  Nuées  336);  TTprmovâv 'faire  rage* 
(Hrnd.  VI  8);  TipT^àç,  -àboç  f.  'un  thon  (*fougueux)';  ion.  att. 
Tipriainp,  -fjpoç  m.  'ouragan   accompagné   d'éclairs   et  de  la 


—     785     — 

foudre',  adj.  '(vent)  qui  souffle  eu  tempête'  (Hsd.);  Poû-TTpri(JTiç, 
-iboç  ou  -euuç  f.  'enfle-ba'uf  (insecte;.  l.-e.*pere-  *perè-  'jaillir 
(feu;  —  fluide  visqueux);  bouillir;  mugir  (vent),  souffler';  cf. 
V.  slav.  j}ara  'fumée,  vapeur'  russ.  ^;)v//"suer,  s'échauffer,  s'en- 
flammer' (J.Sclimidt  Voc.  II  271  ;  v.pruss.  /J6/*e Sapeur  chaude' 
est  un  emprunt  i)ol.),  m.  b.  a.  vraclem  vratem  'fumée,  souffle' 
v.suéd.  fradha  'écume,  fluide  visqueux  qui  jaillit,  bave',  à 
côté  de  quoi  une  base  en  -u-  dans  skr.  f/-;;rw  'jaillir  dans  tous 
les  sens'  prôthati  's'ébrouer  (cheval),  souffler  bru3'amment' 
apa  prutJi  'enlever  en  soufflant'  pra-pruth  'souffler  dessus', 
V.  norr.  frauâ  froda  'écume,  mousse'  v.  suéd.  frodhu  ags.  â- 
-frèopaii  'écumer';  ces  bases  sont  en  rapport  avec  i.-c.*sp{hjer- 
*sp{h)erè-  dans  skr.^yjhurdfi  gr.  aTraipuj  et  cTTreipuj  (voy.  s.vv.) 
etc.;  voy.  Persson  Beitr.  II  87.Ô  n.  '2.  —  Arm.  ei-cun  (aor.  ei-açi) 
'bouillonner,  bouillir'  (Scheftelowitz  BB.  29,  33  sq.)  est  appa- 
renté par  Lidén  Arm.  St.  84  sq.  à  lat.  errâre  (i.-e.  *er.s'«-). 

hom.  etc.  irivaE,  aKOç  m.  'planche,  ais;  assiette  (priin.  en  bois); 
tablette;  tableau,  etc.'  :  skr.  piiull-am  'bâton,  massue',  v.  slav, 
pÏDÏ  'tronc  d  arbre'.  Fick  I'  83.  482. 

TTiv(v)ri  et  Trivvû  (TTÎva  gramm.)  f.  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  255) 
'pinne  marine',  coquillage  pourvu  d'un  byssus  long  et  soyeux; 
TTivviKÔv  (s.-e.  è'piov) 'byssus  ou  lin  marin'.  Mot  prob.  médit. — 
Le  rapport  avec  Ut.  p'niti  v.  slav.  pe.ti  'tresser'  (Prellvvitz-  369) 
est  très  douteux,  ces  mots  remontant  à  un  i.-e.  *(s)pe)i-. 

TTivoç  m.  'crasse'.  Voy.  s.  v.  oianuLJTri  p.  G9.'î. 

hom.  poét.  rr  i  V  u  T  6  ç  'sage,  prudent';  hom.  rrivuTn,  doi'.  lAntli.) 
TTivuTotç  (par  haplologic  pour  *TTivuTo-TaT-ç.  Brugmann  Grdr. 
I-  8()().  Il-,  1,  452)  f.  'sagesse';  Tiivuaiç"  aûvtaiç  Ilésych.:  tti- 
vu.uéviiv  (TuvÉTriv  Hésych.  A  l'étym.  qu'il  proposait  Grdr.  Il' 
1012  (*ttFi  vu-  :  viirrioç  <  *vr|TTFio  ,  vn-Trû-Tio-ç,  skr.  pumïii 
'purifier,  éclaircir'),  Brugmann  IF.  XIX  213  sq.  XXX  372. 
Grdr.  Il-,  2,  839  préfère  l'hypothèse  d'un  m-,  forme  réduite 
de  éîTi  (cf.  TTi-éluj)  +  -vuto  ç  ajiparenté  à  v6[Floç  'esi)rit',  cf. 
fcTTi-voeîv  'penser  à  (jC.',  et  (?)  à  gort.  vuvaiaai  'pouvoir'. 

TTivu),  éol.  TTiûvLU,  fut.  (auc.  subj.i  Tciouai,  aor.  eniov  impér.  ttîGi 
éol.  TTLÙ9i,  pf.  TTfcTTUJKa  uioy.  TTeTTOLiai  'boire';  ttlôuq,  -aroç  n.  et 
TTÔiLia  n.  'boisson,  potion';  ttôtoç  m.  ttocJiç,  -eiuç  1.  'actic>n  de 

r.o 


—     786     — 

boire,  boisson';  TtoTiiaoç  'potable';  ttotiiç,  -ou  adj.  'grand  buveur' 
(superl.  TTOTiaTaxoç  Ar.  Ois.  735 1;  TTOirip,  -ripoç  m.  ttotiîpiov 
'coupe';  TTÎvov  'boisson  fermentée';  mmCKVJ,  fut.  Tiiauj  'donner 
à  boire';  Triarpâ  f,  Vase  à  boire'  :  skr.  jyàti  'boire'  pâi/âijati 
'donner  à  boire  à  qn.'  panam  'boisson'  p~dd-h  'bu;  ayant  bu', 
alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr,  336)  pi  'boire',  lat.  pôtus  -fis  'boisson' 
pôtus  'ayant  bu'  (=  lit.  ^«ia  'orgie';  cf.  d'autres  degrés  cbez 
skr.jjifd  II  gr. TTOTÔç)  pô.çcrt 'breuvage  aigre'  pôculumi^'^pô-tlo-m 
=  û^Y.pàtram  'vase  à  boire')  'coupe' jpô^or 'buveur'  (  :  ûw.pâtar- 
pâtc'ir-]  un  autre  degré  chez  gr.  oivottotiip  TTOit'ipiov)  pôtio  'ac- 
tion de  boire,  boisson'  (:  gr.  djUTTuuTiç  'reflux',  voy.  s.  v.  p.  56; 
d'autres  degrés  chez  skr.  plti-h  'boisson'  gr.  irôaiç),  v.  irl.  ol 
'boisson,  action  de  boire'  {^potlo-m.  Fick  IP  46)  m.  irl.  an  'vase 
à  boire'  (Fick  1.  cit.  avec  doute;  autres  rapports  peu  sûrs  cliez 
Stokes  KZ.  41,  388),  v.  slav.  piti  'boire'  pivo  'boisson'  poja  'je 
donne  à  boire'  (sur  v.tchèq.^ja/?o,srivresse'  voy.  von  der  Osteu- 
Sacken  IF.  XXII 314  bibl.),  lit.  pûta  'orgie'  penas  'lait'  {pycas 
v.  pruss.  piwis  peico  'bière'  sont  des  emprunts  slav.)  v.  pruss. 
pofit  'boire';  cf.  encore  le  prés.  red.  skr.  pihati  'boire'  =  lat. 
6/^0  (assim.  de  *plbo),  v.  irl.  ibid  'buvez'  v.  gall.  iben  'bibimus' 
corn,  ecaf  'bibo'  bret.  euaff,  skr.  3.  pi.  pipaté,  falisq.  pipafô 
'bibam';  i.-e.  *po«-  :  *po[i]-  :  *pl^  (Scbulze  KZ.  27, 420  sq.).  Cur- 
tius'  280.  Fick  P  84. 482,  Frohde  BB.  21, 191.  Walde-^  88sq. 
Voy.  s.  V.  TTÎap. 

TTÎTTOÇ  ou  TriTTTTOÇ  m.  'oisillon';  TTITTIJÛ,  -OOÇ  f.  (aussi  TTlTTa  iriTTOÇ  TTÎ- 

TTpâ  mss.)  'pic'  (Tbonipson  Greek  birds  148);  TrnT(Tr)iZ:uu  'piailler' 
(Ar.  Ois.  307),  formations  onomatopéiques  par  red.,  cf.  skr. 
pippcikù  'un  ohenvC  pijjjjtl'a-h  '(prob.)  un  oiseau',  \-Ai.  plpilûre 
p'i  pire  pi  pare  'piauler',  ail.  mod.  (b.  'a\\.)  piepen  'piauler',  lit. 
pypti  'piauler,  siffler'  (emprunt  ?)  tcbèq.  piptèti  'piauler'  (Va- 
niôek  Lat.  Spr.-  169.  Fick  I*  83  sq.);  cf.  encore  arm.  bïbem 
'piauler'  (Bugge  KZ.  32, 31.  Hiibscbmann  Arm. Gr.  14291.  alb. 
bïbe  'dinde;  jeune  oiseau  aquatique'  (G.I^Ieyer  Alb.Spr.  34sq.), 
gr.  TTÎqpiTS  (Arstt.)  TTicpaXXîç  Hésycb.  'un  oiseau'  (Vanicek  l.cit.). 
TTiTTpdaKUJ,  ion.  -r\-,  fut.  Trepdau)  att.  irepû),  aor.  èîTepacra,  pf.  i\i- 
TipâKa  'transporter  pour  vendre;  pass.  Ctre  vendu'.  Voy.  s.  vv. 
TTëpvniui  Ttepuj. 


-     787     — 

TrÎTTTUJ  (pour  "'ttÏ-tctuu  d'après  piTTTO)),  fut.  ion. Treaeo|nai (*neTeo|aai) 
att.  TTeaoû|uai,  aor.  eirecrov  dor.  lesb.  eireTOv,  })f.  ■aéixTWKU  ptc. 
ép.  TTÉTTTnuJç  att.  TTeTTTuûç,  -lîJToç  'toiuber';  tragg.  TriTvoi  m/sens; 
àiTTUjç,  -ÛJTOÇ  (Tiiid.j  dor.  cpigr.  àTTTiiç  (xan  Herwerden  Lex. 
suppl.- s.  V.)  'ne  tombant  pas,  non  cxpo.sé  à  choir';  néaoç  (gén. 
TTéaouç  <  *TreT.oç)  n.  'cadavre';  tragg.  Tréaima  att.  cpigr.  ttc- 
atJU|ua(vo3^Brug^lann-TllU^lb  Gr.Gr.-*  1 18  n.l) 'chute';  TTTiJù|aan. 
TTiOùaiç  f.  'chute';  TTpoTreTtîç  -eç  'qui  tombe  en  avant;  qui  se 
penche  en  avant;  enclin;  fougueux';  eùneTriç  'qui  tombe  bien, 
heureux  (dé);  facile'  :  skr. prapat-  'se  précipiter',  alb.  (G.Meyer 
Alb.  Spr.  .333  sq.)  pFrpjt'ta  'escarpe,  à  pic',  \-A{.p(d6  'aller  droit 
sur  ([C,  chercher  à  atteindre'  nnpetus  'clan,  attarpie',  ni.  irl. 
e.9s/m  (*^e^.vô) 'je  demande,  je  désire';  i.-e. '•7>e^ 'tomber',  iden- 
ticpie  à  *pet-  'voler';  voy.  s.  vv.  TTÉTOiuai  TTOiaïaôç. 

Tricjoç  m.'pois'(Aristoph.Tlicophr.).  Origine  obscure,  prob.  étran- 
gère (thraco-phryg.?j;  voy.  Boisacq  MISL.  XVII  08.  —  Gr.Tiepi- 
Tri(T)LiaTa  pi.  'marc  de  raisin'  TTTÎaai  'monder  de  l'orge'  ('Curtius'' 
2T6.  Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1899,  p.  185j  sont  à 
écarter.  —  hix\.p'isu}u  'pois'  (et  non  jûsinn)  est  l'emprunt  grec; 
voy.  Walde-  s.  v. 

hom.  TTÎaoç,  seul.  \)\.  Tiicrea  n.  'lieux  humides,  prairie'.  Voy.  s.v. 

TrîbÙUD. 

hom.  etc.  iriacra.  att.  TTÎTia  f.  'poix'  <  *TTiKia  :  lut. pi.r,  gén.^^/V/.s- 
v.  slav.  jj/A7«  picllil  lit.  ptkis  'poix'  (v.  h.  a.  peh  'poix'  est  em- 
prunté). Curtius''  164.  Le  mot  est  apparenté  aux  groupes  TTÎap 

et   TTÎTUÇ. 

TTKJTÔç  'fidèle'.  Voy.  s.  v.  ireOuj. 

TTJauYTOç  m.  'cordonnier'  (Sapph.);  ttictûytiov  'échoppe  de  cor- 
donnier'; cf.  TTe'aauuTTTOv  aKuieîov  Hésych.,  TreaffÙTTTii  *  (Tku- 
T€Ùpia  H.  Étym.  obscure.  —  Le  rapport  avec  Kaaaduj  'resse- 
meler'(Hoffmann  Gr.  D.  II  245)  est  à  écarter;  sur  Kacraûoi  voy. 
aiij.  Ehrlich  l'ntcrs.  53  (KaiTÙç  <  *KaTiuç  *kntiu-s  :  irl.  (uimi 
gall.  mod.  ceiin  'corium,  cutis,  pellis'  v.  britt.  C'unoccnni  < 
""•'kenf-no-f  v.  norr. //i«7i^/ 'nicndjrane'  .s•A•//^7^ 'peau' '?).  —  La 
présence  d'un  *ped-  'semelle'  (:  v.  slav.  podûsu'a  'semelle'. 
Prellwitz^  211)  est  problématique. 


—    7h8    — 

boni.  etc.  TTÎauvoç  'qui  se  confie  à'  <  *7Ti(To-cruvo-ç,  d'un  *Tn(yo  ç 
'confiance'  (:  ireiGiu),  qui  s'est  perdu  +  -auvo-,  i.-e.  '^-tuuo-. 
Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  123.  Brugmann  Grdr.  IP,  1, 284. 

éol.  iTiaupeç  '4'.  Voy.  s.  v.  léaaapeç. 

poét.  TTiTvriiui  ''étendre'.  Voy.  s.  v.  TTeTOVvû|ui, 

tragg.  TTÎTvuu  'tomber'.   Voy.  s.  v.  ttÎtttuj. 

TTiTTaKiov 'feuille  de  tablette  à  écrire,  billet,  étiquette;  emplâtre' 

<  att.  TTiTTa,  voy.  s.  v.  Triacra. 

tragg.  TrÎTuXoç  m.  'mouvement  violent,  gesticulation,  spéc.  coup 
de  rame;  grêle  de  coups,  choc  d'épées;  sanglots;  bruit  du  vin 
qu'on  verse";  TriTuXeûuu  'se  trémousser'  (Ar.  Guêp.  678);  ttitu- 
XiZiuj  'verser  avec  bruit  (Hpc);  battre  l'air  de  ses  mains',   ttit- 

<  '^'jJet-  '•  lat.  petulans  'emporté,  insolent,  lascif  petulcus  'qui 
frappe  de  ses  cornes'  (:  Xai.  ])etô),  i.-e.  '^pet-  dans  ■niTO\xa\  et 
TTÎTTTUJ  (Fick  P  659.  Curtius''  712)  ?  Ou  ttit-  <  *ttttit-  *qidt-, 
forme  réduite  de  *quë[iyt-,  cf.  '^qm-t-  dans  TTdaauu  lat.  quafiô  ? 

TTiTîJpov  ord.  pi.  'son;  dartre  farineuse';  cf.  TTriiea*  TTitupaHésych., 
TrriTÎTar  TTiTÙpivoi  âpioi.  AdKuuveç.  ttit-  et  Trrii-  pourraient  repré- 
senter deux  degrés  de  i.-G.'^qiiè[i]-t-,  cf.  *quë[i]-  dans  Trfîv,*çw^-^ 
dans  TTacrcJuu  lat.  quatiô;  cf.  Fick  BB.  18, 137;  voy.  le  préc.  et 
Tliumb  KZ.  36,  180. 

boni.  etc.  ttituç,  -uoç  f.  'pin';  dial,  du  Pamir  pit  'pin',  formes 
bypocoristiques  de  composés  comme  skr. pitu-daru-h  'une  sorte 
de  pin',  propr. 'arbre  {dâru  :  bôpu  bpûç)  à  résine'  <  i.-e.  ^'pïfu- 
'résine,  suc',  lat.  pituîta  'mucus,  pituite'  (Kretscbmer  KZ.  31, 
328);  lat.  plnus;  -us  et  -ï  'pin'  est  ambigu  {'^ptt[s]iw-s,  resp. 
*pif[!^]7ni-s  d'après  le  tb.  perdu  *p/fîi-,'^,  ou  '^jjicsuo-s  apparenté 
à  lat.  plx  'poix';  bibl.  cbez  Walde'^  s.  v.);  alb.  ^isf 'pin,  bois 
résineux,  torcbe'  est  également  ambigu,  voy.  G.Meyer  Alb.Spr. 
340.  Alb.  St.  III 30;  i.-e.  *pUu-  se  rattacbe  à  ^pol-  étudié  s.  vv. 
TTÎap  et  TTivuj.  —  Skv.  pitîi-h 'suc,  nourriture'  et  son  groupe  re- 
montent à  un  i.-e.  *pâi-,  voy.  s.  v.  TraieiaGai. 

TTicpaûcrKU)  'faire  luire;  faire  voir'.  Voy.  s.  v.  qpàoç. 

■■■"TTicppi-iiui  inf.  èa-TTiqppdvai,  fut.  -qppiîauu,  aor.  eiaqppnvar  eîaâEai, 
èveTKeîv  Hésycb.  :  skr.  hi-hhar-ti  'porter',  2.  du.  hi-hhr-fhak  : 
cpépuu.  Brugmann  IF.  XII  153.  Scbwyzer  IF.  XXIII  309. 

bom.  etc.  ttîuuv,  f.  TTieipa,  n.  ttîov  'gras'.  Voy.  s.  v.  TTÎap. 


-     789     — 

TrXâfioç  ^jui  présente  le  liane,  transversal;  oblique',  cf.  tù 
TTXâfia  'les  côtés,  les  flancs'  (Xén.);  TrXafioûv,  -àleiv  'placer  de 
côté'.  Étym.  indiquée  s.  v.  TréXafoç.  —  Autre  avis  chez  Sut- 
terlin  IF.  XXIX  124. 

TiXâboç  n.  'humidité'  (Hpc.);  nXabapôç  'humide,  aqueux;  mou, 
flasque;  fade' (Hpc.);  TiXabâv 'être  humide, mou' (Hpc. Ap.Rh.): 
\Qit.  peldu  peJdét  'nager'  j)e]dét/s  'se  baigner'  p(ddil-'is  'flaque 
{d'cRuY  jjJedék.scIia  'qc.  qui  s'est  répandu  au  dehors'  pUdbidt 
'se  baigner'  (i.-e.  *peld-  *pld-),  puis  lat.  palus  ûdis  'marais' 
(Lidén  Stud.  49),  v.h.a.  jiiozan  'couler',  lit.  plaudzu  plausfi 
'laver'  pln^tuplndaii  pJi'iHti'ï\oiiÇ:\'\  déborder'  lett.^j/"^// 'inon- 
dation, flux'  phidét  'nager  à  la  surface'  etc.,  élargiss.  par  -d- 
de  i.-e.  '^pel{e\-  '''pelé-  '^'peht-  'couler,  nager'  (Bezzenberger  BB. 
27,  ITf).  Persson  Beitr.  I  58.  II  878  bibl.  892.  895),  —  ou, 
moins  prob.,  irXab-  <  *plnd-,  i.-e.  *plend-  forme  nasalisée,  cf. 
irl.  leml  'liquamen'  liud  'cervisia'  lind  linn  'eau,  étang'  etc. 
(Bezzenberger  chez  Fick  II*  248.  Persson  Beitr.  II  878  n.  4). 

•  —  Skr.  Ididyati  'devenir  humide'  (Frôlide  Blî.  8,  162.  Char- 
pentier KZ.  40,  437  sq.)  est  à  écarter. 

hom.  etc.  TT  X  d  Z:  uu  (*7TXavzbuj  *TrXa-fTiuj),  fut.  TrXâ-fEuj,  aor.  pass. 
èTTXd-fXÔ'lv  'frapper  (KaGùirepGev  'd'en  haut'  O  259),  écarter  du 
droit  chemin,  faire  errer  cà  et  là;  fig.  dérouter;  pass.  s'égarer, 
errer';  ép.  poét.  TiXa^KTÔç  'errant,  instable;  qui  a  l'esprit  égaré' 
(cf.  TtXaYKTai  TiéTpai  ou  TIXa^Kiaî  —  ZuiUTrXrifûibeç  ou  Kudveai 
'les  roches  contre  quoi  tout  se  brise')  :  lat.  plauifo,  pf.  planj-ï 
'frapper  avec  bruit;  se  frapjjcr  la  poitrine  (en  signe  de  deuil); 
])ass.  être  désolé'  planctus  -us  m.  'action  de  frapper  avec  bruit 
(partie,  en  signe  de  deuil)',  ags.  flacor' y o\ant  (flèche/,  cf.  Fick 
1*  485;  pour  les  autres  congénères  voy.  s.  v.  TrXqaauj. 

TTXdôavov'plateau  rond  pour  faire  le  pain  ou  la  pâtisserie' (Tbéocr. 
Nie.)  :  v.h.a.  flado  'gâteau  de  sacrifice'  m.  h.  a.  vlade  'gâteau 
large  et  mince',  aussi  m.  h. a.  rluoder'ïlct,  IMeuronectesflesus'; 
i.-e,  *ph)f{h)-  */)/<Vi,//i-  'être  plat';  voy.  s.  v.  ttXûtoç. 

tragg.  TrXdGuj,  aor.  de  forme  pass.,  de  sens  intr.  énXaGiiv  's'ap- 
l)rocher'  :  rreXdGiu;  voy.  s.  v.  rreXaç. 

att.  irXaiaiov  'rectangle  ou  carré  long'  :  lit.  af-si-pla/tau  "^je  me 
déploie,  *je  m'étale,  je  fais  mes  embarras,  je  me  vante'  (^Prell- 


—     790     — 

witz-  372);  la  R.  est  prob.  une  variante  de  celle  contenue  dans 
gr.  TrXaTÙç  "large'  et  sou  groupe;  cf.  une  autre  variante  dans 
lat.  plautus  'large,  plat,  aux  pieds  plats'  pélign.  Plcmties,  selon 
Persson  Beitr.  II  878. 

TiXaKepoç  'large';  etc.  Voy.  s.  v.  TxXàï. 

att.  TiXàvoç  ni.  nXàvri  f.  'course  errante';  TrXâvoç  -ov  adj.  'errant, 
vagabond;  qui  égare  (Théocr.)';  TiXavâv  'écarter  du  droit  che- 
min, égarer;  raoy.  errer  sans  but  Y  321';  TrXâvriç,  -iitoç  m.  f. 
'errant  (nXàvriTcç  àaiépeç  Xéu.  Méni.  IV  7,  5  'planètes',  cf. 
otTrXaveîç  'étoiles  fixes')'.  I.-e.  "^peJâ-  'frapper';  voy.  pour  le 
sens  TrXâZ^u). 

postboni.  TrXdE,  -kôç  f.  'toute  surface  large  et  plate,  plaine,  sur- 
face de  la  mer;  plateau  d'une  montagne,  plate-forme  (dune 
tour),  dalle';  TrXaKcpoç  'large'  (?  Théocr.  VII  18  vulg.  W.M.; 
uXoKepôç  'tressé'  al.);  uXàKivoç  'formé  de  plaques  de  marbre' 
(Anth.);  TTXttKÔeiç  adj.  'plat',  subst.  TrXaKÔeiç  (Anth.)  et  TTXaKoOç 
(àpTOç.  Ar.  Ach.  1125)  'gâteau  plat'  (>  lat.  placenta)\  irXaKUJ- 
hr\ç  'aplati;  couvert  de  croûtes,  rugueux';  TrXaKÎç  f.  'lit  de  fleurs' 
Hésych.  :  \^i.  plancus  Fest.  'qui  a  les  pieds  très  plats'  {pJanca 
'ais,  planche,  madrier'  Pall.  est  prob.  un  emprunt  grec;  voy. 
Walde^  588)^),  v.  irl.  lecc  (gaul.  Hlcca,  i.-e.*plq  nà)  'dalle  de 
pierre'  gall.  llêcJi  'lapis,  scandula,  tabula  saxea'  (Stokes  cité 
par  Zupitza  Gutt.  130),  lit.  plasztal-à  'le  plat  de  la  main' 
plâJcszczas'plsit'  (voy.  d'autre  part  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  480. 
Persson  Beitr.  II  561  n.)  leit.  p)h(l'f  'devenir  plat' ^^7«A'« 'bouse 
de  vache'  plâlans'])\at'  (sur  v.slav. pIosl-û'lni-gQ'  voy.  Meillet 
Etudes  332  :  ^pleths  ko-  :  skr.pràthah  zd  fm&ô'largem',  avec 
qq  contamination  ?),  v.  h.  a.  fliioh  m.  h.  a.  vluo  'rocher  escarpé' 
(germ.  '^flOyi-  i.-e.'^plaq-)  ags.  stânes  flôh  'gleba  silicis'  v.norr. 
paga  augl.  fiag{-stone)  'carreau  de  brique  glacée,  dalle';  i.-e. 
"^plûq-  {*pelàq-)  'large,  plat',  à  côté  de  quoi  *pelâg-  dans  gr. 
TTéXaYOç  et  son  groupe,  est  un  élargiss.  de  '^j^elâ-  dans  gr.  Tré- 


1)  Aussi  lat.  ]}laceû  'plaire,  être  ag-réable;  propr.  être  uni', 
cf.  placidus  'plat,  uni,  lisse  (sens  encore  transparent  dans  les  con- 
structions avec  aqua.,  amnis^  mare),  tranquille,  calme,  paisible  (cf. 
ital.  j)i<^i-iio  :  lat.  plânus),  clément'  plâcâre  'aplanir  {aequora,  severi- 
tatem  frontis),  adoucir,  apaiser'.     Walde^  587.    Persson  Beitr.  I  231. 


—     7D1     - 

Xavoç  et  son  groupe;  cf.  aiKssi  gr.  TrXd^ai  et  att.  TTXdvoç.  Cur- 
tiiis'^  1G5.  Fick  P  486.  IIF  250.  Persson  Beitr.  I  228.  238 
(:  V.  non-,  flô  [^jloho]  lett.  plnzi  pi.  'couclie',  i.-e.  ^pJoq-}.  877. 

-TrXûaioç.  Voy.  s,  v.  bmXâaioç  p.  190. 

postliom.  TrXdcJauj  (un  gr.  connu.  *TTXa6  luj  a  été  influencé  par 
les  formes  verbales  en  -aauj  < -x-iuj  comme  Tapdaauj  :  rapaxri  ; 
voy.Brugiuann-TlunnbGr.Cir.'*  119rem.8),fut.àva-TTX(icC(Ju(Hpc.), 
aor.  ÊTrXaaa  (TiXâacre  llstl.  Trav.  70),  pf.  moy.  et  pass.  TiéTrXa- 
(5\.w.\,  aor.  ])ass.  èTrXdaOnv,  adj.  vcrh.  TiXaaToç  ""faronner,  mo- 
deler (terre,  argile,  cire);  fig.  feindre,  simuler'  :  -TTXa9oç  dans 
att.  KopoTiXàGoç  m.  'modeleur  de  poupées'  TTiiXoTrXdeoç  m.  'po- 

,  tier'  etc.  (Lag-ercrautz  Z.  gr.  Lautgesch.  68  sq.  bibl.);  de  là 
TTXdo"|Lia  n.  'ouvrage  modelé,  figure',  TrXàairiç,  -ou  m.  'modeleur', 
è|a TTXdacTLU 'enduire',  euTiXaaTÔv  (Hpc.)  è'uTrXaaipov  (Diosc.)  'em- 
plâtre'. —  L'idée  que  prés.  irXdaauu,  en  tant  ([ue  né  de  '•■TTXaK-iuj, 
i.-e.  */>/g-,  est  parent  de  skr.  prc-  prnâMi  ptc.  prlid-li  'mé- 
langer' (cf.  plutôt  \ii{.  prope  <  *proqu-  et  jit'ojciniu.s?  Voy. 
Walde-s.  V.)  et  que  TiXaG-  des  autres  formes  est  dissim.  de 
*cpXae-  <  i.-e.  ''''h/thjdh-  :  got.  etc.  hlandan  'mélanger'  (Lager- 
crant/,  op.  cit.  60  s<i(|.)  ne  convainc  pas.  Pour  gr.  TrXdGavov 
voy.  s.  V. 

ait.  TrXd(JTiYE,  -iffoç,  ion.  TrXiîaTrfï  (Gal.j  f.  '(plateau  de)  ba- 
lance; co(|uille  d'huître;  éclisse'  appartient  au  groupe  étudié 
s.  V.  TTttXdimi  p.  741;  i.c.  *^fV<î- 'large,  plat'.  —  Sur  le  prétendu 
TrXdarrfE  'fouet'  chez  Escb.  Clio.  290  voy.  Diudorf  Lex.  Aescli. 
s.  V. 

nXcxTa  f  1]  f.  Luv,  -iJùvoç  m.  'cli(iuette';  TiXataYeiv 'claquer' (Théocr. 
Bion  AntU.);  TrXaTaTuiJViov  'feuille  du  pavot  ou  de  l'anémone' 
(cf.  Théocr.  XI  07).  Onomatopée  (cf.  Tidiayoç  p.  750),  avec 
influence  du  groupe  TrXdiii  TrXdioç. 

TrXdni,  dor.  -a  f.  'pale  de  la  rame  (aussi  TrXdTiYî  Hésycli.),  d'où 
poét.  vaisseau',  aussi  'omoplate'  Poil.,  cf.  uu|i07TXdTii  f.  ord.  pi. 
'.scapulae';  —  att.  TrXdiavoç  m. 'platane'  (arbre  à  rameaux  éta- 
lés) ');  TrXaTaiLiujv,  ûjvoç  m,  'surface  plane'  (:  skv.  prathimàn- 
m.  'largeur,  extension';  :  TrXdxoç. 


1)  Je   doute    ([ii'il    faille    voir  avec  Ostlinff  Kt.  Par.  1   194  àq<]. 


-     792     — 

(dor.)  TrXâTiç,  -iboç  f.  '"épouse,  (.'ompagne'  (Ar.  Ach.  132)  :  ueXct- 
Tiiç  neXàluj  irXricrioç. 

ion.  att.  TTXàTOç,  -eoç  -ouç  n.  nargenr'  (pour  *TTXéTOç  d'après  TrXa- 
TÛç)  =  skr.  pmthah  zd  fraDo  (frai)ah-)  'largeur,  exteusiou', 
cf.  gall.  llèd  'largeur';  TiXaTÛç  -eîa  (ion.  -éa)  -v  'large'  <  i.-e. 
*plt{h)eu-  =  skr.  prthû-h  zd  par^êu-  'large',  cf.  lit.  pJatùs  (< 
i.-e.  *p]ôtu-)  'large',  puis  skr.  ^jr^My/  f.  'la  terre'  ('*la  large'  : 
gr. TTXdTam TTXaTÉiai),  gân\. Letaria  m.irl.Letha  v.gall.  JJtau 
(>  Llydaw)  'la  Bretagne  continentale'  (fém.  formé  sur  un  niasc. 
'^plt{h)d-uo  s\  cf.  Brugmann  Grdr.  IF,  1,  213),  âgs-folde  v.sax. 
folda  'terre,  sol'  v.  norr. /b/^? 'plaine,  terre';  cf.  aussi  skr. /;)■«'- 
fhati 'étenàrG"  prâthatè 's'éteuûre',  arm.  (Hiibscliraanu  Arm. 
Gr.  I  451.  Brugmann  Grdr.  P  457.  462.  510.  Pedersen  KZ. 
39, 388.  K.Spr.  1 43)  laf/n  'large'  (i.-e.*j9/^),  lat.  planta  'plante 
du  pied',  V.  irl.  lethaim  'j'étends,  j'élargis'  gall.  Uedu  bret.  le- 
daff 'étendre'  gaul.  Utano-  irl.  lethau  gall.  litan  (>  IJtjdan) 
V.  bret.  litan  (celt.  Hit-ano-,  i.-e.  */J/^)  'large'  v.  irl.  leithe  {^ple- 
tiâ)  'épaule',  lit.  pïantù  plàsti  's'élargir'  iszplesti  'prendre  ses 
aises,  se  carrer'  w .^\2i\ .  plesna  {*pletsuà)  'plante  du  pied'  pleste 
(*pletiom)  'épaule,  dos';  cf.  enfin  avec  une  autre  dentale, 
V.  norr.  fiatr  v.  h.  a.  flaz  'uni,  plat'  v.  norr.  ags.  fiet  v.  sax.  fietti 
'sol'  Y.h.a.fiazza  'paume  de  la  main',  irl.  lat  {^platn-.  Stokes 
IF.  II  173)  'pied';  i.-e.  *plet(h)-  :  *^?ft^  :  *plët-  :  *pl6t-  'large, 
plat';  voy.  s.  vv.  TiXriacruj  TrXaTri  uXàiavoç  TiXâBavov.  Curtius'' 
278.  Fick  I-*  86.  259.  485.  IP  246  sq.  III*  251.  Solmsen  Beitr. 
I  197  sq.  Walde^  589.  Etc. 

att.  TrXaTUYiZiuj  'battre  l'eau  de  ses  ailes  (oie;  cf.  Pbot.  s.  v.); 
fig.  faire  du  patbos'.  Cf.  l'art,  TiXaTayn. 

TiXaiûç  'salé,  acre,  dXjuupôç'  (Ilrdt.  Arstt.)  :  skr.  patii-h  'âpre, 
piquant,  salé'  dans  tri-patu  'les  trois  matières  salées',  forme 
moy.-ind.  <'^pratu-*plafu',  cf.  skr.  patati  'se  fendre,  crever' 
et  voy.  s.  V.  anàXal.  Fick  P  149.  Frobde  BB.  3,  130.  5,  287. 
Fortunatov  BB.  6,  217.  Persson  Beitr.  I  418. 

TTXeidbeç  (hom.  TTXriïàbeç  par  ail.  métr.  Schulze  Qu.  ep.  174  sq.) 
f.  pi.  'les  Pléiades'  est  une  forme  influencée  par  l'adj.  TrXëoç 

(bibl.)   dans   -oto-ç   de  ion.   TTXaxâvicTTOç  m.  'platane'  (Hom.  Hrdt.)  et 
de  àKa[p]-aTO-ç  'érable'  un  ptc.  *.S'tô-s  de  i.-e.  *.sê-  'semer'. 


—     793     — 

ou  plus  vrais,  par  le  vcrb.  ttXéuu,  et  modifiée  dans  sa  finale 
d'après  Tûbeç;  ai  TTeXeiâbeç  (Alcni.),  ai  TteXeiai  par  influence 
de  TréXeiai  'colombes';  \.-e.*pIeuii-,  cf.  zd  pao*ryaê'nijos  ace. 
pi.  d'un  th.  Un\\.-in-{*paruiininl-)  'une  constellation'  pers. mod. 
parv/n  afghan pérrtwt!  héloutchij^jrtwrrtr  kurdcy^e/ro?/ 'les Pléi- 
ades', \.c.*pelui-s,  mots  parents  de  lat.jt?M/fis 'poussière'  (voy. 
s.  V.  TiâXri).  Bartholoniae  IF.  XXXI  Sôsqq.  ^bibl.)  '). 

hellénist.TTXeiujv,iJJvoç  111. 'durée  dune  année,  année' (Hsd.Trav. 
(317  est  altéré)  :  TTi^TTXr|)m? 

TrXéKUj 'tresser';  TrXéfiua,  -aïoç  n.  -rrXéKOç,  -ouç  n.  irXÔKavov 'ouvrage 
tressé';  ttXokiî  f.  'action  de  tresser;  tissu;  intrigue';  ttXôkoç  ni. 
TrXoKaMOç  ni.  ttXôx.uoç  ni.  ("•'ttXokO'iuoç)  'boucle  de  cheveux'  :  skr. 
praçna-h  'ouvrage  tressé,  corbeille',  VàX.plko  «re 'plier,  ployer' 
(pour  *2j/erô,  abstrait  des  composés  e.v-  ini-plicô),  v.slav.p/ef<x 
(-^  <  -A:^?  ou  analogique  de  meta  :  mesti  etc.?  ou  <  i.-e. 
*pl-et-  parallèle  à  *pl-ek-  selon  Meillet  Études  180?),  int  pi  est  i 
'tresser';  un  élargiss.  par  ^  dans  lat./;/ecfô  x.norr.fétta  v.h.a. 
Pehtan  'tresser'  got.  dat.  pi.  jlahtOm  'TrXéYMacriv';  i.-e.  ^'pJch- 
est  un  élargiss.  de  '^pcJ-  'jilier'  dans  got.  falpan  gr.  biTraXtoç 
biTTXàaioç  bmXooç  (voy.  s.vv.  p.  190  bibl.,  et  cf.  encore  irl.  ait 
'junctura,  artus'  selon  Pcdcrsen  K.  Spr.  I  01). 

ion.  att.  TrXeoveKieîv  'avoir  une  plus  grande  part;  être  supé- 
rieur; abs.  être  âpre  au  gain  (Hrdt.)';  TtXeovéKTriç, -ou 'cupide; 
arrogant;  qui  profite  de  ses  avantages  sur';  TrXeoveEiâ,  ion.-ri  f. 
'avantage,  supériorité;  superflu;  cupidité'  <  TrXéov  +  éKTÔç 
'([u'on  peut  avoir'  (:  ëxuu)- 

boni.  etc.  nXeûiaïuv,  ovoç  (TTveûjmuv  jiar  étyiii.  jiop.,  cf.  TTveuj 
TTveûaai  'sonfflei-,  respirer';  ni.  'pouuioiT  :  \à\.  pulnm  v.  slav. 
plttsfa  pljusta  11.  pi.  lit.  plaàcz/di  m.  pi.  Ictt.  planschi  m.  pi. 
V.  pruss.  pîautl  f.  'poumon'  (Curtius''  279  sq.  Meillet  Etudes 
392);  l'analyse  de  \at  puImO  est  ambiguë,  voy.  Walde-  62.'i 
(bibl.);  Persson  Heitr.  II  892  voit  auj.  dans  pulmô  un  *pelni0n-  : 
"^pleuniôn-  =  skr.  xânna-li  :  v.  norr.  sfraiimr  'fleuve':  i.-e. 
'^pel{c')-*pelé-  :  "'■'pieu-  'couler,  nager,  etc.',  l'organe  étant  '*cc- 

1)  l'i'ist  Kultur,  Ausl)r('itiing  iind  Hcrkuiift  il.  Indog.  (1913) 
p.  570  sq.  ne  rroit  pus  à  l'orifrino  indocnr.  do  ce  groupi";  r.irgunien- 
tation  fait  défaut. 


—     794     — 

lui  qui  flotte'  (plus  lég-er  que  l'eau).  —  Skr.  Idinnan-  ni.ii.  'le 
poumon  droit'  (Fick  F  31.  395)  n'est  pas  clair,  le  7t-  faisant 
difficulté  {^pl—m-  diss.  en  M— m-?). 

hom.  etc.  TrXeupôv  ord.  pi.  'côté,  flanc';  rcXeupd,  ion.  -l'i  f.  ord.  pi. 
'côte;  côté,  flanc'.  Etyni.  obscure.  —  L"l)yi)otlièse  d'un  i.-e. 
*qUleuro-  'côté',  attesté  par  v.  norr.  lilfjr  ags.  hléor  (angl.  leer) 
'joue'  (F.  de  Saussure  Mém.  132.  Bezzenberg-er  BB.  16,  257. 
Fick  V  395,  BB.  18, 136)  est  à  écarter,  les  mots  germ.  remon- 
tant à  un  germ.  comm.  ^yjeiiza-,  i.-e.  *kleMs',  cf.  zd  sraoki- 
V.  slav.  sluchû  'ouïe'  (Zupitza  Gutt.  54).  —  Un  rapport  avec 
ttX6ij|uujv  (Prellwitz^  374  sq.)  se  justifie  mal. 

hom.  etc.  irXéuj,  fut.  TrXeiJC7o|uai  TrXeuaoO|uai,  aor.  eîrXeuaa  'navi- 
guer, voguer';  ion,  ttXôoç,  att,  ttXoûç  m.  'navigation';  ion.  att. 
ttXoîov 'navire'  :  û^w  pJdvafë  'nager,  naviguer'  (sur  ûw.plavatè 
'sauter,  chanceler,  planer,  voler'  <  prâvatê  'bondir,  se  hâter', 
i.-e.  ^preu-,  voy.  Osthoff  Et.  Par.  I  337),  lat.  2J^uit  'il  pleut' 
{pluô  est  abstrait  de  composés  pour  ^plovô  =  gr.  ^irXéFuj), 
v.slav.  plovqpluti  'couler;,  naviguer'  lit,  plduju  plduti  'baigner', 
V.  h.  a.  flouicen  fewan  ir-flaicên  'baigner,  laver',  puis  (i.-e, 
■''pJeii-d-)  v.norr.  fJiâfa  ags.  fléotan  v.  h.a.  fliozan  'couler',  lit. 
plaudzii  lett. plan fcJm'jelnve''  \it. plilstu 23li(d((ît ptliisfrîlotter; 
déborder';  voy.  les  art,  ttXuvuj  ttXuuuj  TiXàboç  ttoXùç  ttXoûtoç  etc.; 
i.-e.  *2^el€u- 'verser,  couler'  [skr,  palvalam  'étang,  marais',  lat. 
palû-d-  'marais',  arm.  Tieliim  'je  verse')  :  *pele-  (lit.  pilii  pUti 
'verser'  lett.  pilét  'dégoutter').  Curtius-''  279,  Persson  Wzerw. 
131.  Beitr,  I  58,  289,  555.  749. 

hom.  ttXêujv  -rrXeiuuv,  TrXéov  TtXeîov,  éol.  dor.  ttX)Îluv  (i.-e.*jj7é/6'o«-) 
'plus  nombreux',  sert  de  compar.  à  ttoXuç;  hom.  pi.  irXéeç  (ace. 
TiXéaç),  crét.  TrXieç  <  *pJèis-es  {-is-,  cf.  lat.  magis,  étant  la 
forme  réduite  du  suff  de  compar. -ios-)  ;  arc.TTAOZ  'plus'  est  am- 
bigu; att.  TrXeîv  peut  être  modifié  d'un  *TTXeîç  d'après  la  finale 
de  irXéov  et  ce  *7tX€îç  être  issu  d'un  ^plêis  (voy.  Wackernagel 
Verm.  Beitr.  18  sqq.);  uXeîuuv  a  pris  sou  ei  de  uXeiatoç  ou  de 
l'antipodique  lueioiv  (i.-e.  *mei-  */wi- 'diminuer'),  cf.  Osthoff  MU. 
VI310sq.  Giintert  IF.XXVI143sq,;  superhTrXeîaTOç  <*^;/ë/s- 
-to-s,  cf.  zd  sâisfa-  {ï.-e.'^qyiêisfo-)  'très  réjouissant'.  Cf.  skr. 
prâyah  adv.  'la  plupart  du  temps'  -/Afràyah-  'plus  nombreux', 


—     7!)ô     — 

siibst.  n.  'surplus,  abondance'  iiU\)Cv\.frr!ësta-(hn\ov{iù(m.,  v.irl. 
lia  i*2)lêis)  'i)lus'  V.  i^all.  Jimis  'multitudo',  v.  norr.  fleire  flestr 
(germ.  */?rt/.v-)  'more,  niost'  (innovations  d'après  viei7'e  mestr); 
pour  lat.  p/ws  -ris  plûrintu.s  voy.  Waldc ^  s.  v.  fljibl.).  Stolz  Lat. 
Gr.^  232  (bibl.);  i.-c. '^'pele-,  voy.  s.  v.  TriiuTTXriiai.  lirui^niann 
Grdr.  Il-,  2,  554  sqq.  Brugmann-Tliunib  Gr.Gr>  247  (bil)l.  et 
critique  des  avis  divergents). 

att.  TrXéoiç,  lioni.  TrXeîoç,  ion.  TrXeoç  '"plein'  <  *pJè-io-.s  =  arm.  //, 
gén. /io// "plein'  (Hiibscbniann  Arni.Gr.  1452),  cf.skr.;;râ//ë;?« 
prayaçah  '\)0\\x  la  i)lupart,  ordinairement';  voy.  s.v.  TTiuTiXriui. 

TiXriTil  f-  'coup'.  Voy.  s.v.  nXiiCTCfuj. 

7tXii9oç  n.  'foule',  etc.  Voy.  s.v.  iriiaTrXnMi. 

TrXfma-  TrXiîpuuiua  Hésycli.  IMiot.;  cf.  Bruginann  Grdr.  H-,  1,244. 

att.  TTXrmiaeXjîç  '*qui  est  ou  fait  une  fausse  note,  défectueux, 
mauvais'  (opp.  è)Li)LieXriç);  att.  TTXii)a|aeXeîv  'commettre  une  faute 
par  négligence';  att.  TrXimiaéXeia  f.  'faute'  <  ttX/iv  +  MtXoç. 

liom.  ion.  ttXj'ulivii  f.  'moyeu',  proj)i\  'le  i)lciii  de  la  roue'  :  niu- 
ttXiiui. 

TrXtiiaupiç,  -iboç  f.  TrXi'iuupa  (--''juLipia)  f.  'flux'.  ttXii-  est  en  rap- 
l)()rt  apopbonique  avec  ■•7>/ô-  dans  gr.  ttXôiuu  (voy.  s.v.)  got./Ze- 
dna  'flux';  les  anciens  l'expliquaient  ])ar  ttXiiv,  d'où  la  graphie 
TrXriiup-;  pour  -pupiç   pùpa  voy.  s.  v.  cp.  pùpopai  p.  G52. 

ion.  att.  ttXi'iv,  dor.  ttXcxv  adv.  et  prép.  'excepté',  anc.  ace.  fém. 
sg.  dun  iiom-rac.  *TTXâ-,  cf.  bom.  epTrXiiv  'tout  auprès  de'  TtXr)- 
aiov  TTeXa(;  'près'  (voy.  s.  v.  p.  760);  a  dû  signifier  'à  peu  près', 
d'où  'à  côté'  et  'en  dehors  de',  cf.  Tiapà  'à  côté,  le  long  de,  en 
dehors  de';  ttXiiv  tivoç  (gén.-abl.)  'prope  ab  aliqua  re'.  Brug- 
mann  Grdr.  IF,  2,  683.  P.rugmann  Thumb  Gr.  Gr.^  294.  523. 
600.  633  sq.  650. 

TiXripriç  'plein'.  Voy.  s.v.  TriiinXiipi. 

boni.  etc.  TrXriffioç 'proche,  voisin';  TiXriaîov,  dor.TTX(XTiov(Tbcocr.) 
adv.  'près,  proche'.  Voy.  s.  v.  neXaç. 

boni.  etc.  TrXî'iaaiu  (^TrXaKiuj),  att.  ttXi'ittlu  (^inf. pass.èKTrXtÎYVuaSai 
Thuc.\  fut.  ttXiîïiu.  pf.  TTeTiXiiX"  TTeirXriYa,  aor.  pass.  irXaYnvai 
'frapper,  blesser';  ttXîiyï'i,  dor.  ttXuyci  (>  \-Ai.  pJaga)  f.  'coup': 
tragg.  TrXfvfpa,  -aïoç  n.  'coup';  TrXfiKTpov  'objet  pour  l'rappor  : 
])leetre;  ergot;  pointe  de  lance;  pagaie,  etc.';  ttXtikttiç,  -ou  adj. 


--     796     — 

'batailleur';  tiXiiktiZ^uj  'étonner,  abasourdir'  :  \at.  phingO,  pf. 
planxî  'frapper  avec  bruit;  se  frapper  la  poitrine  (eu  signe  de 
deuil);  pass.  être  désolé'  (voy.  s.  v.  TrXà^uu)  planctus  -fis  m. 
'action  de  frapper  avec  bruit  (partie,  en  signe  de  deuil)',  got. 
faifiokun  'èKOTTxovTo'  v.  h.a.  fiuohhon  (ptc.  far-flîiohhan  'ma- 
lignus')  'maudire'  fJnoh  'malédiction,  imprécation'  (ags.  flôctm 
'battre  des  mains';  autres  rapports  très  douteux  chez  Holtbausen 
IF.  XVII  295),  lit.  plahù  plàJ:ti  'battre,  fouetter'  plôl-is  'coup 
de  werga'' ploJcas  'plancher'  v.slav.^j/rtc^  [*plal'iq)  plaliati'&e 
frapper  la  poitrine,  se  plaindre'  (Curtius-''  277  sq.  Fick  P  486. 
IIP  250.  Zupitza  Gutt.  214),  m.irl.  lên  {^plalmo-)^  gén.  leoin 
'plainte,  mélancolie'  (Fick  IP  237)  lëssaim  'je  bats  violemment' 
{*plang.sô.  StokesIF.  XXII336);  voy.  l'art.  bmXaE  p.l90;  i.-e. 
'''plâq-  *plâg  'frapper',  à  côté  de  quoi  -^plëq-  '^plêg-  dans  lit. 
plëkiu  pîëJdi  'battre,  bâtonner,  clifitier  corporellement'  p>îégà 
'coups  de  bâton',  lat.  plëcfô  'frapper,  punir'  (voy.  Walde-  s.  v. 
Persson  Beitr.  I  230  sq.);  pour  v.b.a.  fleccho  'macula'  (Fick  P 
486)  voy.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  r/efc;  i.-e.  *29/ftg- 'frapper' 
est  prob.,  en  tant  qu"  'aplatir,  écraser',  un  élargiss.  de  "^pelâ- 
(voy.  l'art.  iréXavoç). 

])ostliom.  ion.  att.  ttXîvBgç  f.  (d'après  TréTpâ.  Brugmann  Grdr. 
IP,  2,  95)  'brique  (ord.  brique  cuite)';  TrXivBeùuu  'mouler  en 
forme  de  briques;  construire  en  briques';  irXivGeîov 'briqueterie'. 
Selon  Trautmann  Germ.  Lautges.  50  ttXIvBoç  a  remplacé  un 
*TTXivboç  :  ags.  (cf.  Lidén  Stud.  18  sq.  bibl.)  fiint  m.  'caillou, 
pierre  à  feu",  sens  prim.  'éclat  de  pierre',  i.-e.  (Scbroder  Zeit- 
schr.  f.  dtscb.  Phil.  37,  394  sqq.)  *spli{n)d-  'fendre'.  —  Skr. 
phula-li  pinda-m  'masse  ronde,  boule,  pelote,  bouton,  glèbe' 
(Frobde  BB.  10,  298  sq.  Bartbolomae  IF.  III  172.  175)  est  à 
écarter  {<^*pdl-7ido-  :  gr.  ttoXtoç  m.  selon  Lidcu  Stud.  87).  — 
lÀt.  plijtà  X^ii.pUte  w.^\?iy.  plinûta  plita  'tuile'  sont  l'emprunt 
grec.  —  L'hypothèse  d'une  origine  non  indo-eur.  n'est  pas 
exclue. 

hom.  TTXiaaojuai  'écarter  les  jambes  pour  marcher,  d'où  :  avoir 
bonne  allure  (mules)'  Z  318;  posthom.  bm-TrXicrauu  'écarter  for- 
tement les  jambes';  èK-TTXicro"o)Liai  's'élargir  (blessure.  Hpc.)'; 
TrXixdç,  -dboç  f.  'entre-deux  des  cuisses';  irXiYiua, -aïoç  n.  irXiE  f. 


—     797     — 

'pas';  à|Licpi-TT\iH  adv.  'avec  les  jambes  écartées'  ''Sopli.j.  Selon 
Ostlioff  xMU.  VI  21  sq(i.  (bil)I.)  TrXicra'oiaai  pourrait  être  un  *-n\\cf- 
aouai  <  *TTXiTX-io-|Liai  <  i.e.  *pli}j(jh-iô  =  v.  irl.  l'ingim  'je 
saute'  uiui  serait  à  séparer,  contre  R.  Schniidt  IF.  I  48  sq.,  de 
gr.  èXacppôç  got.  le'ihts  v.  li.a.  gi-linf/an);  ■■pUhxjh-io  serait  né 
d'un  plus  anc.  *hlwgh-io,  cf.  le  pf.  v.  irl.  m.  irl.  lebledng  v.  irl. 
fovru-lehlangtar  gl.  'subsiluerunt' (Ze&/i-<*7^/e-6Z-),  puis  3.sg. 
subj.  sigmat.  lias  'prosiliat'  {-la-  <  -ei-)  v.irl.  Uimm  gall.  Uam 
corn,  lam  bret.  lamia  'saut'.  —  Autre  avis  chez  Pedersen  K. 
Spr.  I  84  (  :  skr.  plëhatê  'aller,  se  mouvoir',  irl.  sliasat  'cuisse' 
sli.ss  gall.  ystljjs  \*spJif/h-sfu-]  'cAté',  altern.  i.-e.  *.sy)-  :  *j)-). 
ttXoîov  'navire';  ttXôoç  -oOç  ni.  'navigation'.  Voy.  s.  v.  nXéuu, 
nXÔKaiaoç  m.  'boucle  de  cheveux';  etc.  Voy.  s.  v.  TrXéKUJ. 
boni.  etc.  ttXoûtoç  ni.  'richesse';  tiXcûctioç,  lac.  ttXoùtioç  EM. 
'riche';  TrXouTeîv  'être  riche'  :  gr.TToXûç  'nombreux',  skr.  yurù  h 
'nombreux,  riche',  etc.;  ce  groupe  ne  se  sépare  pas  de  la  famille 
de  gr.  TiXeuj  Xixi.pJuô  skr.plâcdtè  'nager,  etc.'  plut d -h  'nageant 
dans  ou  sur,  inondé,  submergé,  arrosé  de',  etc.,  i.-c.  "^pt^h-u- 
'verser,  couler;  abondance,  plénitude'  :  ^peJê-  (gr.TTiuTrXtiui  lat. 
plëiuis  etc.);  voy.  Persson  V\^/er\v.  2:îl.  Heitr.  I  202.  II  T4Ssq. 
Brugmann  Grdr.  P  195.  11^  1,27.  llirt  Abl.  §530. 

boni.  etc.  ttXùvuj  (*ttXuv-iuj),  fut.  ttXûvûj,  i)f.  pass.  TTéTrXu)aai,  aor. 

pass.  èTrXùBnv  'laver';  ttXutôç  'lavé,  nettoyé'  (=  skr.  phitd-Ji 

'nageant,  submergé');  nXùaiç,  -eiuç  f.  'lessivage'  {  =  skr.  plufiJi 

'débordement,  inondation');   TrXùiaa,  -aïoç  n.  (et  TrXûaua  mss. 

Phot.)  'eau  sale;  infusion';  ttXuvôç  m.  'auge  pour  laver'.    I.-e. 

*fj?«-,  forme  réduite  de  '^pleii-,  voy.  s.  v.  ttXéuj.  —  Pour  arm. 

Itianam,  aor.  luaçi,  'je  lave'  voy.  Hiibschmanu  Arm.Gr.  1454. 

Pedersen  KZ.  :\S,  196.  Schcftelowitz  BB.  29,  19.  48. 
ép.  ion.  ttXûjuj,  aor.è'irXujv,  ion. att.irXujiZLU 'naviguer' (hom.baKpu 

TrXiOeiv  'fondre  en  larmes'  t  122);  ion.  att.  ttXuutôç 'flottant;  (pli 

nage;  navigable';  att.  ttXlùïihoç  'propre  à  la  navigation'  :  got. 

flôdus  'iTOTaïaôç'  v.  norr.  /I6d  ags.  flikl  v.  h.  a.  /lot  finot  'flot, 

inondation,  déluge'  v.  iwrv. /Jôa  ags. //f>;r<n/  couler,  nager",  i.-e. 

"^plu^u)-.  alternant  avec  '-plciu}-  dansgr.  TTXîi!ai,|n)upa,  voy.  s.v.; 

*pîê{u)-  ct*pÎ0{u)-  sont  les  degrés  longs  de'^ph'u-  (TtXéuu)  *phm- 


—     798     - 

(ttXôoç),  voy.  s.  vv.  —  Pour  lat.  plôrô  'pleurer  bruyamment' 
voy.  Wal(le2  593.  Persson  Beitr.  II  805  n.  1. 

TTvéuj  (liom.  TTveio)  par  ail.  métr,  Scliulze  Qu.  ep.  276),  aor.  inf. 
TTveûcTai  'souffler;  respirer';  TTV£0)ua, -atoç  n. 'souffle,  vent:  ha- 
leine'; TTVori,  ion.  cp.  TTVOiri,  dor.  TTVOid  (Pind.)  nvod  (Eur.  Or. 
145)  f.  'souffle;  haleine;  son  léger;  exhalaison'.  On  en  rap- 
proche V.  h.  a.  fnelian  m.  h.  a.  phnehen  'respirer,  souffler 
bruyamment,  haleter'  v.  h.  n.  fnâhtente  'respirant  bruyamment' 
m. h. a.  plinulit  'respiration  bruyante';  le  détail  phonétique  est 
peu  clair.  Voy.  le  suiv.  —  Pour  hom.  etc.  TreirvOcjeai  et  ttoi- 
TTVÛuu  voy.  s.  vv. 

posthom.  TTviTUJ,  aor.  pass.  è-rrvÎYriv 'étrangler,  étouffer,  suffoquer 
(trans.)';  ttviE,  -îtôç  f.  TTVÎYiua  n.  ttvIt)liôç  m.  'étouffemenl';  ttvî- 
Yoç  n.  'chaleur  étouffante';  ttvïyiiPÔÇ  'étouffant,  d'où  :  étroit, 
resserré';  TTvïTeûç,-€uuç  m.'étouffoir'.  On  en  a  rapproché  le  groupe 
préc.  et  gall.  ?2//c/î 'languor,  tabès'  nychdod  'phthisis'  bret.  »ec-'/i 
'*suffocation;  chagrin'  (Fick  IP  190sq.  Henry  Bret.  209),  v.slav. 
paciti  .ç^'inflari',  v.norr./*'îrt-'^<^''i*espirer  bruyamment'  ags.fncést 
'haleine,  souffle'  v.  h.  a.  fnaslcazzen  'haleter'  v.  norr.  fntjsa  'ha- 
leter' ags.  fnéosan  'éternuer'  (Fick  BB.  7,  95.  \Vb.  P  483. 
Bechtel  BB.  10,  286.  Bally  MSL.  XII  328);  le  détail  phoné- 
tique est  peu  clair;  les  mots  gerni.  semblent  eu  tout  ou  en 
partie  remonter  à  des  R.  i.-e.  avec  initiale  *qn-  et  avoir  été  in- 
fluencés par  un  groupe  à  initiale  ^pn-  ;  voy.  Zupitza  Gutt.  8  sq. 
Torp  chez  Fick  III^  244  sq.  Falk-Torp  EW.  s.  v.  fmjse. 

TTvûg,  gén.  TTuKVÔç  (poster.  TIvukôç  par  nivellement)  f.  'Pnyx'. 
lieu  d'Athènes  où  se  tenaient  les  assemblées  cfu  peuple;  nom 
prob.  pi-éhell.  —  Le  rapport  avec  ttukvôç  'dru,  serré'  ne  me  con- 
vainc pas.  —  Sur  la  flexion  voy.  Brugmann  MU.  II  169.  Grdr. 
IP  301.    Fick  BB.  21,  278.   Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.^  60  sq. 

att.  TTÔâ,  ép.  ion.  TToir),  dor.  TToia  f.  'herbe,  gazon;  verdure;  été' 
<  *TroiFa  =  lit.  peva  'prairie'.  Schulze  Qu.  ep.  45  n.  2.  Pers- 
son BB.  19,  257.  Wiedemann  BB.  28,  41.  29,  315. 

ion.  att.  TTobaTTÔç  'de  quel  pays?'  <  irob-  i.-e.  *ql'od-  (pron.  utr.) 
+  -aTT0ç  i.-e.  ^-idqV'O-s;  voy.  s.  v.  àWob-aTTÔç  p.  46  (bibl). 

att.  iTobo-KàK(K)r|  f.  'entrave  pour  les  pieds'.  Voy.  s.  v.  KaKaXa 
gl.  p.  394. 


—     Tî)9     — 

TTÔGev 'd'où?'  et  autres  dérivés  du  pron.  interr.  tto-,  iiouv.  ion. 
KO-,  p.  ex.  lioni.  TTÔGi  lioni.  att.  ttoû  'oùV,  ttoî  Vers  oùV  ^liom. 
TTÔae  'vers  où?'  [ae  <  -Te|  :  goi. hap  Jvad  'vers  où?'»,  dor.  ira 
att.  mî  'par  où?',  ttOùç  'comment?',  noTe  ttoîoç  TTÔrepoç  Tiôaoç 
tt6(Jtoç  (voy.  s.  vv.),  gén.  sg.  liom.  têo  att.  toû'tîvoç',  crét.TÊÎov 
TTOÎov  llésycli.  I.-e.  th.  '^qVo-  *qUe-,  *qva-,  cf.  skr.  Ici  h  M 'qui?' 
zd /lô,  gén.  gfitli. /.Y/%rt  et  cahi/â,  îèm.kn,  v.  pers.  Ay(.v[-c/î/J, — 
arm.  o  'qui?',  indéf.  o-IJi  [o-mn)  'quiconque  qui',  voy.  Pedersen 
KZ.  39,  384  s(j({.,  —  alb.  Ixe  {*(/Uo>n)  '(|uem?':  .<?/  'comment', 
peut  être  issu  de  ^'qVei,  voy.  Pedersen  KZ.3<),  317,  —  lat.  qu/ 
qiiô  quod,  qua\  osq.  pui  ond)r.  poi  etc.,  —  irl.  c'ia  gall.  inrij 
'qui?  quoi?'  <  Huel;  *q>Jod  (lat.  quod  gr.  TTob-  dans  TTobaTTÔç, 
voy.  6.  V.)  dans  irl.  cote  'quid  est?';  irl.  nech,  gén.  neich  'aliquis' 
<i*ne-qVo-s ;  irl.  câ-di  (gén.  fàkh)  v. ^&\\.pau-p 'quivis'  <  *A-wrt- 
ou  *TxUô-,  —  got.  Iras  'qui?'  gén.  his  v.h.a.  hirefi  'de  qui?',  ntr. 
got.  Iva  v.li.a.  lucaz  'quoi?',  f.  got.  ko,  —  lit.  ÂY/^'qui?',  f.  Ixù, 
v.  pruss.  Av/.s'  m.  la  n.,  adv.  lit.  laï  l(ù-p  v.  pruss.  kaigi  'com- 
ment ?' ;  V. slav.  kn-fo 'qui ?',  gén.  ce-so,  ki/jt  '(jui,  ttoîoç ?',  n.  kojc, 
f.  l-fija]  voy.  s.  V.  xe.  Curtius''  4G6  sq.  Brugmann  Grdr.  IF,  2, 
348  sq. 

7t69oç  m.  'désir'.  Voy.  s.  v.  aor.  inf.  GecrcracrOai  p.  342. 

arg.  plioc.  locr.  ttoi  'irpoTi,  ttoti'  ace.  dat.  gén.;  épid.  ttoiGêuév 
delph.  TToiTaaaoj  -rroiKecpaXaiov  TToiTpoTTioç  (nom  de  mois)  béot. 
TTOibiKOç;  le  rapport  avec  lett.  j)i  'près  de'  (Fick  BB.  7,  94)  est 
douteux;  bibl.  des  nombreux  essais  d'interprétation  chez  Brug- 
niann  Cirdr.II-,2,S4U.  P>rugmnnn-Thuml)(;r.(îr.'*  §;')].")  sub  lin. 

TTOieîv,  aor.  arg.  béot.  èrTOiFiiae  lac.  arg.  éTT0iFr|//e  arg.  TTOiFqcravç 
'faire,  fabri(|uer,  exécuter,  confectionner;  créer,  produire;  agir, 
être  efficace;  posthom.  (depuis  Hrdt.)  composer  un  poème'; 
TToiiiiuan. 'ouvrage  manuel(IIrdt'i;  poème(  Plat.)';  TToiricriç.-eujçf. 
'confection  (Hrdt.);  att. œuvre  poétique';  TTOiriT)îç,-oû  m. 'auteur, 
créateur,  législateur  (Plat.);  artisan  Xén.  Plat.i:  poète  (depuis 
Hsd.  et  Piud.)";  dénom.  d'un  *ttoi-F6-ç  'construisant,  faisant',  cf. 
ùpTOTTOiôç  m.  'boulanger'  :  skr.  c'iuutt  cii//<ifi  'disposer  par  cou- 
ches, ranger;  rassembler, entasser;  assembler,  construire'  cdi/a  h 
'monceau' A«//a//  '*masse  >  corps'  VAlkdq-  caye'ti  ci)ira'ti  'choi- 
sir' (avec  fl  'séparer'),  v.  slav.  cinu  (vrais,  th.  eu  -/;-) 'ordou- 


—     800     — 

nance,  série,  rang'  ciniti  'ordonner,  ranger,  former'  pet.  russ. 
Icojû  Icojitij  'ourdir,  machiner  qc.  de  mal',  cf.  cpovov  ttoiêiv  et 
voy.  Berneker  EW.  156  sq.  538;  i.-e.  *qlioi .  Brugmann  Ber. 
d.  sâchs.  G.  d.  W.  1889,  p.  36sqq.  Jobansson  IF.  II  28.  Ost- 
hoff  BB.  24,  119  (bibl).  Hirt  IF.  XII  231  sq.  Meringer  IF. 
XVII  155. 

hora.  etc.  ttoikiXoç  'bigarré;  brodé;  couvert  de  ciselures;  fig. 
varié;  changeant;  artificieux';  TTOïKiXXuj ""broder;  ciseler;  rendre 
divers  ou  varié'  :  skr.  piçdti  'orner,  parer;  aussi  :  tailler  (la 
viande),  bien  découper' ^éç«/?  n.  et  pèva-h  m.  'forme,  couleur, 
etc.'  pëcalâ-h  'orné'  zd  paèsa-  m.  paësah-  n.  'ornement,  parure' 
V.  pers.  ni-piètanaly  'écrire',  ags.  fdh  f'cij  v.  h.  a.  fêh  'bigarré' 
got.  filu-fàihs  'très  bigairé,  multiple'  (cf. sUr.^jwM-j^éçrt/i 'multi- 
forme'), V.  slav.  pïstvû  (*pîs-ro-,  voy.  s.  v.  ttikpoç)  'bigarré'  pï- 
stragii  'truite'^?Vqjj«,s'«^i 'écrire'  \\t.  pësziù  pëszti'mcis,t\',  des- 
siner, écrire'  v.  pruss.  joe/i-a^'  'il  écrit',  puis  ûu-.  piçdidga-h'vow- 
geâtre,  brunâtre' jjiça-^  'daim',  lit.(Zupitza  Gutt.  \^^)  païszas 
'tache  de  suie'  pëszà  'suie'  et  (Bezzenberger  BB.  27,  176)  Isz- 
-pa'iszau  'adumbro,  primas  lineas  duco',  i.-e.  *peiJi-,  à  côté  de 
quoi  *peig-  'bigarrer,  peindre,  orner'  dans  $,kr.  pifîjdra-h' d'un 
jaune  rougeâtre'  pmgah pintgald-h  'brun  rouge' p'wktë  gramm. 
'peindre',  lat.j:}i?ir/ô 'peindre;  brodera  l'aiguille',  gr.TTiYTa^oÇiii- 
'un  lézard' Hésych.  iriYTav  veôcraiov.  'Ajuepiaç.  -fXauKÔvH.,  peut- 
être  aussi  v.h.a.  fînclio  'pinson'  (Fick  P  78.  472.  482.  Franck- 
van  Wijk  EW.  744);  i.-e.  ^pe'ik-  paraît  avoir  eu  le  sens  de 
'tailler,  entailler,  inciser',  voy.  s.  v.  iriKpôç;  le  dessin  incisé  n'a 
l)as  nécessairement,  chez  les  Indoeur.,  précédé  la  peinture, 
comme  le  pensait  Curtius^  164  sq.,  mais  les  deux  significations 
sont  plutôt  fondées  sur  l'emploi  de  la  R.  pour  désigner  le  ta- 
touage (Hirt  Indog.  Il  723);  il  n'y  a  pas  lieu  de  distinguer  avec 
Bezzenberger  1.  cit.  deux  li.  pour 'peindre;  bigarré'  et  'inciser, 
piquer';  cf.  aussi  Walde^  583  sq,  ;  '^peik-  'rayer'  est  peut-être 
parallèle  à  */ye?/Â;-,  voy.  s.  v.  ncoKebavoç  (Persson  Wzerw.  191). 

hora.  etc.  iroiiLiriv,  -évoç  m.  'berger'  :  \itp)ëmi7,  géu.  pëmeùs  'pas- 
toureau' (:  skr.  pdî/ii-h  'gardien,  protecteur',  gr.  ttuju  'trou- 
peau', voy.  s.  v.);  hom.  etc.  7To(|uvri  f.,  posthom.  TToi|uviov  'trou- 
peau'; hom.  etc.  iroijuaîvo)  'faire  paître;  nourrir,  élever;  intr. 


-     801     — 

être  pâtre';  TTOi|udvujp  'pasteur  d'hommes'  fEseb.  Pers.  241)  est 
formé  sur  TTOi)nfiv  àvbpOùv,  cf.  hom.  TTOi|Lir)v  Xâujv  (Brugmaun 
Grdr.  11^  1,  100). 

lioni.  etc.  TTOivri  f.  'expiation,  rançon,  chAtinient'  (d'où  l'emprunt 
lat.  poena)  ^  zd  l'aena-  'punition,  représailles,  vengeance', 
V.  slav.  cèna  'Ti|uri,  honneur,  i)rix',  i.-e.  *qUoina  Vengeance,  pu- 
nition >  prix  fixé  pour  l'expiation  du  méfait  >  prix  en  géné- 
ral, valeur  >  honneur',  cf.  lit.  Jxaitié  Valeur,  prix'  pun-lainu 
'à  demi-prix';  i.-e.  ^qUei-  dans  skr.  ctujatè  Venger,  punir',  gr. 
TÎvuu  Tijurî  (voy.  s.  vv.)  ;  sont  douteux  :  irl.  cin,  gén.  cmad{*qinat-) 
'dette'  cain  'emenda  i.  c.  dainni  reparatio' (*r/o/?î2-),  v.  pruss.  er- 
-l-lnlnt  'affranchir'  ( Fick  H'  .")8j;  cf.  Fick  I'  'MQ.  Berneker 
EW.  124  (bibl.).  469.  —  liom.  etc.  cÎTroiva  n.  pi.  'rançon,  ex- 
l)iation,  rémunération'  <  *âTT0  rroiva  /Prellwitz  BB.  23,  251), 
cf . àîTÔTiaiç  f. 'paiement  en  retour';  aTTOivâv  'exiger  une  rançon', 
àTTOivô-biKoç  'qui  venge  justement'  (Eur.);  hom.  poét.  vrinoivoç 
'impuni;  non  vengé;  ])rivé  de'. 

TTOÎoç  '(|ualis'  got.  haiira  'comme'  vrais,  de  '■''(/l^ôino-  <  *ql'o-()iuo- 
'de  (|U('llc  sorte',  cf.  skr.  f/w?'-f^tv/- 'de  mauvaise  sorte,  méchant', 
Toîoç  (iXXoîoç  ô)aoîoç,  lat.  -iros  dans  festîvos  'qui  a  la  nature 
d'un  f'estum,  agréable,  aimable,  charmant',  lit.  per-eivù  pér- 
-cirix  'vagabond',  skr.  èva-li  'marche,  manière  d'agir,  mœurs', 
v.  b.a.  èica  'loi,  mariage',  i.-e.  *ei-  'aller'.  Schulze  LE.  435 
n.3.  Brugmann  IF.  XVII  369sqq.  Grdr.  \\\  1,  79.  207.— 
Autre  avis  chez  Ehrlich  Unters.  77  ittoîoç  <  *t/>ioiios  =  lat. 
quojiix  cNJiis). 

TTOiTTvuuu,  aor.  èTTOÎTTvuaa 's'empresser,  être  diligent,  actif  (Hom.); 
trans.  prendre  un  soin  diligent  de',  formation  intensive  avec 
red.,  cf.  zd  t7/ê-c7^'?-f«- nom  d'un  lac,  litt. '*d'un  bhuu*  qui  scin- 
tille' (Bartholomae  IF.  IV  Anz.  13);  voy.  s.  v.  neKvOaGai. 

p(»stli()iii.  TTOiqpùcTaai  'souf!'lcr  avec  force;  être  essoufflé;  trans. 
goiil'Icr  ))ar  s(»n  souffle;  effrayer  (Sophr.  p.  liV.)  K.V,  formation 
intensive  avec  red..  voy.  s.  v.  qpOaa. 

liom.  etc.  TTÔKOç  m.  'toison:  l'Ioron  de  laine'.    \'(»y.  s.  v.  rréKO). 

TTÔXeiLioç  m.  'condjat  (Ilom.j;  guerre  (att.)'.  Voy.  s.  v.  TieXeuiZuj; 
pour  TTToX-  -^  '^piiol'  (y  Jacobsohn  KZ.  42,  2(54  sqq.)  voy.  s.  v. 

TTÔXlÇ. 


—     802     — 

TToXiôç  'gris'.  Voy.  s.  v.  ttéXiivôç. 

TTÔXiç,  gén.  ion.  dor.  -loç  att.  -euuç  f.,  poét.  cypr.  tttôXiç  (tliess. 
àpxiTToXiapxevToç  gén.  sg.,  oi  xToXiapxoi  GDI.  1330)  'ville;  cité, 
état,  démocvatie'  (pour  la  flexion  voy.  Brugraann-Thumb  Gr. 
Gr.*  passimj;  dim.  TToXixvri,  -xviov;  ép.  nToXieGpov 'place  forte'; 
TToXÎTriç, -ou,  dor.  TToXidrâç  ion. -riTr|ç  m. 'citoyen';  gort.  èKç  àX- 
XoTToXiâç  'de  l'étranger';  dor.  TToXidoxoç  (Pind.)  lac.  noXiâxoç 
ép.  TToXirjoxoç  (Ap.  Rb.;  th.  TToXm-)  'ttoXioOxoç,  qui  protège  la 
ville'  :  skr.^rh-  f.  {pûr-stipûr-am  pur-à,  i.-e.  *pî-  *pll-) pûra-m 
puri-h  'bourg,  forteresse'  (Curtius^  281),  Wi.pïlis  lett^Hs 'ci- 
tadelle' (Fick  BB.  5,  167  sq.  Wb.  P  82,  qui  rattacbe  à  tort 
Tr(T)6Xiç  en  tant  que  *qVolis  à  gr.  iréXoiuai  lat.  colô  inquillmis)\ 
on  conjecture  un  rapport  avec  TTuXri  f.  'porte'  (voy.  s.  v,).  Jacob- 
sobn  KZ.  42,  264 sqq.  (bibl.),  spéc.  273,  pose  un  i.-e.*puoli-s 
>  gr.  comni.  *7tFoXiç,  qui  aurait  évolué  en  *Tr^oXiç  >  tttôXiç 
d'une  part,  et  se  serait  dissim.  d'autre  part  en  ttôXiç  (ttF  :  X  > 
TT  :  X);  la  question  reste  ouverte. 

TTÔXoç  m.  'pivot'.  Voy.  s.  v.  TTe'Xojuai. 

ttoXtoç  m.  'bouillie'.  Voy.  s.  v.  ttoiXti  II. 

TToXuç  TToXXri  TToXû  'nombrcux'  :  skr.  purû-Ji  zd  po"ru-  v.  pers. 
paru-  'nombreux'  (<  i.-e.  *pllu-),  lit.  ^nlus  'plein,  ricbe'  (Les- 
kien  Bild.  ini  Lit.  248),  v.  irl.  Ml  got.  filu  v.  norr.  fiol-  (en 
compos.)  ags.  fêla  {feala  feola  feolu)  v.  b.  a.  filu  filo  'nom- 
breux' (<  i.-e*2jelu-);  voy.  s.v.  TTi|UTrXri|ui;  on  suppose  que  ttoXô 
fut  tout  d'abord  subst.;  quand  il  fut  devenu  adj.  et  complété 
par  les  formes  ttoXuç  ttoXûv  (cf.  luéya  :  luéyaç  juéYav),  on  lui  ad- 
joignit TToXXô-  TToXXd-  pour  parfaire  le  paradigme  (cf.  jueTaXo-)  ; 
ttoXli  <  i.-e.  ^polu  =  ags.  feala,  ou  est  modifié  de  *TraXu  = 
akr.  puni  d'après  ttoXXô-;  pi.  ttoXXoî  <  *TroXio-  *TroXFio-  créé 
sur  le  fém.  *'rToXFiâ  <  i.-e.  ^plum-  :  skr.  f.  pûrvi  'multa';  cf. 
Brugmann  Grdr.  P  272.  IP,  1,  177.  214.  —  L'avis  de  Thur- 
neysen  IF.  XXI  176  (ttoXXo- <  *t:oXuXo-  par  baplologie)  est  à 
écarter,  cf.  Brugmann-Tbumb  Gr.Gr.'  53  n.2.  —  Pour  le  com- 
par.  TrXéuuv  TrXeiuuv  voy.  s.  v.  ^). 

1)  Hom.  iTou\u-  par  ail.  métrique;  voy.  Schulze  Qu.  ep.  -144  sqq. 
—  Ion.  att.  TTouAviTTOuç,  dor.  ttuûXuttoç  (ou  ttuiXûttoç.  Epicli.  61.  124  K.; 
aussi  ion.  Sémonid.   fr.  29),    TroA.ÙTTOuç  depuis  Arstt.,    ttûjXuhj   (Diphil. 


-     808     — 

TToXcpôç  111.  ord.  pi.  'sorte  de  nouilles'  (Aristoph.);  TToXqpo-qpâKri  f. 
'plat  de  nouilles  et  de  lentilles'  Poil.  VII  61.  Fick  I'  480  rap- 
pelle TrXecpîç"  cfricTajuiç  Hésycli.  (?).  —  hoX.  pulpa  'chair  des 
animaux,  des  fruits',  lui-niOnie  d'origine  obscure,  est  à  écarter; 
voy.  Walde^  s.  v. 

TTO)UTnî  f.  'envoi,  etc.'  Voy.  s.  v.  TréjUTToi. 

TTOiuqpôXuH,  -uYOç  f.  'bulle  d'eau'  (Hpc.  Plat.  Arstt.).  Persson 
Beitr.  I  58.  II  879  suppose  une  base  bheleiigV  hhohugU,  d'où 
(P  +  Z)  *hhoIug-  dans  7T0|u  cpôXuY-,  (Z  +  P)  *bhleugl'-  dans  lat. 
*-flovO  fluô  'couler',  (Z+Z)  *bhlug-  dans  gr.  oivô-qpXuE  'ivre  de 
vin'  lat.  confliigPs  pi.  'confluent'  pf.  flii.ri,  cf.  gr.  cpXuKTÎç  qpXuK- 
Taiva  f.  'pustule'  qpXùZluu  -Huj  'sourdre'.  Voy.  s.  v.  qpXéip. 

TTOiaqpôç  m.  'bulle'.  Voy.  s.  v.  TrëucpiE. 

TTovoç  m.  'peine'.  Voy.  s.  v.  irévoiuai. 

hom.  poét.  (rare  en  prose  att.)  ttôvtoç  m.  'haute  mer',  cf.  hom. 
uYpà  KéXeu9a,  pind.  ttovtou  KéXeuGoi;  ttôvtioç  'maritime';  ttov- 
Txliu  'plonger  qc.  dans  la  mer';  ttoitoç  m.  i^pnto-s)  'chemin 
battu';  TTaTeîv 'fouler  aux  pieds'  :  skr.  pdiithfih  face,  xéd.pân- 
tham,  instr.  ^^.pdthà  \)\.pathihhih)  'sentier,  clieniin'  pathna  f. 
'chemin' pdthi/a-h  'profitable',  litt.  'approprié  à  la  route'  pâ- 
thah  n.  'lieu,  place'  (:  m.  irl.  aitt  ait  'lieu,  place'  en  tant  que 
'■^pùthni-  selon  Pedersen  K.Spr.  I  161j  7Â  pauta  pal)-  (instr. 
sg.paf^a)  y.i[>eYS.  paâiin  ace.  'sentier,  chemin'  (pour  la  flexion 
des  mots  aryens  voy.  Bezzenberger  KZ.  42,  384),  arm.  Mm 
'gué,  chemin'  (*ponf-.  Hubsehmann  Arm.Gr.  I  468  sq.),  lat. 
po7is  -tis  'pont'  (ancien  th.  en  -o-  =  ttôvtoç?  Voy.  Walde-  598), 
v. slav. pqtî V. pruss. pintis 'chemin' (Curtius ''' 270) ;  \.-e*pei)t{h)- 
'venir,  aller',  attesté  aussi  par  v.  irl.  co»-(5frr^'assequuntur',  got. 
finpan  v.  uorr.  /inmt  v.  h.  a.  (indan  'trouver'  (cf.  pour  le  sens 
lat.  in-venlre)  v.  h.  a.  f'eud{e)o  'piéton'  fitnden  'se  hâter';  pour 
gr.  àTrdxn  voy.  s.  v.  p.  67  et  auj.  Fick  KZ.  41,  199. 

att.  TTOTravov  {*qiJO(/yinw-iii)  'galette'.   Voy.  s.  v.  ttéttiuv. 


Siphn.  chez  Ath.  VIII. 'i56e)  m.  'poulpe'  semble  modifié  par  voie  d'étym. 
pop.  d'après  tto\ùç  et  ttoûç;  cf.  Schuize  op.  cit.  446  n.  7.  —  Arm.  i/olor 
'beaucoup  de'  Ç^poloni-  selon  Bugge  KZ.  32,  22.  Meiliet  MSL.  VIII 
280  n.  2)  est  ambio-u;  voy  Hiibschmann  IF.  X  Anz.  48.  Pedersen 
KZ.  38,  209.  39,  371  [*i-/iolov  :  holoc  "mouvement  circulaire'?). 


-     804     — 

hom.  iJu  TTOTTOi  'oh!  ab!'.  Voy.  s.  v.  TraTtaî. 

TTOîTTTÛZiuj  'faire  claquer  la  langue'  (TroTTiruabév  inf.  Tbéoer.  V  7, 
TroTTTTuXidabu)  Théocr.  V  89  'siffler').  Onomatopée. 

hom.  etc.  aor.  TTopeîv  ''*faire  que  qe  parvienne  à  qn  ou  qq  part, 
procurer,  fournir';  pass.  pf.  3.  sg.  ép.  TréTrpujTai  'il  est  donné  (à 
qn)  par  le  sort',  ptc.  nenpwixévoç  'marqué  par  le  destin';  Trôpoç 
m.  'passage;  etc.'.  Voy.  s.  v.  Treiptu. 

hom.  etc.  nopGeîv  'saccager'.  Voy.  s.  v.  irépGiu. 

hom.  etc.  îTop6|u6ç  C^-dhmo-)  m.  'trajet  par  eau;  lieu  où  l'on 
passe  l'eau,  détroit';  hom.  etc.  TTopG)Lieijç,  -éujç  m.  'nocher,  ba- 
telier'; TTop9|U€Îov,  ion.  -riïov  'détroit  (Hrdt.);  barque  (Hrdt. 
Xén.);  prix  du  passage  (Call.,  pi.  Luc);  etc.'.  Voy.  s.v.  ireipuj. 

hom.  poét.  TTÔpiç,  -loç  f.  'jeune  génisse,  fig.  jeune  fille';  hom.  poét. 
TTÔpTiç,-ioç  f. 'jeune  génisse;  fig.  jeune  fille;  m.  fig.jeune  garçon 
(Esch.)';  hom.  TiôpTaE,  dat.  -aKi  f.  'génisse'  P  4  :  %k\'.  pï-fJiuka-h 
'enfant,  veau,  petit  d'animal',  arm.  (Htibsebmann  Arm.  Gr. 
1  483)  orth,  gén.  ortlui  'veau',  gall.  (Fick  IP  40)  erthyJ  "ani- 
mal né  avant  terme',  v.h.a.  far  far ro  ags.  fearr  v.  norr.  farre 
'(jeune)  taureau'  (germ.  ^farzan-)  m.  h.  a.  verse  'génisse'  (Cur- 
tius'^  282.  Fick  P  476.  480.  IIP  235),  v.  slav.  zapriitûkû  'œuf 
nain'  tchèq.  spratek  Veau  né  avant  terme'  pet.-russ.  ri/portoJc 
'avortement'  (Bezzeuberger  chez  Fick  IP  I.  cit.)^);  le  groupe 
se  rattache  à  la  R.  de  lat.  pariô  'enfanter',  lit.  periii  'je  couve' 
pèras  'couvée  des  abeilles';  des  rapports  sémantiques  tels  que 
lat.  ferô  :  ail.  geharen  'enfanter',  ail.  tragen  'porter'  :  friichtig 
'enceinte'  font  supposer  que  *per-  'enfanter'  est  identique  à 
*per-  'apporter,  produire,  donner  en  partage  à'  dans  gr.  aor. 
TTopeîv  (voy.  s.  v.),  hom.  pf.  TréTrpuuTai  (i.-e.*pf-)  'il  est  mar- 
qué par  le  destin',  lat.  jjars  -fis  ii.-e.*pf-ti-)  'i^sirt"  portiô  'por- 
tion', irl.  raiiu  gall.  rhann  bret.  mod.  rann  'partie'  (Fick  IP 
227.  Henry  Bret.  230.  Pedersen  K.  Spr.  I  52,  lequel  pose  i.-e. 


])  Sikr.  prthîika-li  est  écarté  par  Brugmaun  Ber.  d.  sachs.  G. 
d.W.  1906,  p.  173;  on  ne  peut  pourtant  le  séparer  de  Hrm.  orth,  gén. 
orthu]  tous  deux  ont  i.-e.  -th-,  qui  est  un  phonème  rare;  la  coïn- 
cidence a  son  i^rix;  —  got.  frasfs  'vnîanV  est  ambigai  (voy.  les  ten- 
tatives chez  Feist  EW.  87  sq.). 


—     805     — 

*pf.snci),  skr.  (Hirt  Abl.  §  235)  pûrtd-in  'salaire';  cf.  Curtius, 
Fickll.  ce,  Walde2  562. 

hom.  TTÔpKTiç,  -ou  'goupille'  fixant  le  fer  de  la  lance  au  bois 
Z320.  0  495.  Wiedeniann  BB.  28,  17  sqq.  cherche  à  grouper 
sous  un  i.-e.  *perk-  'enclore'  skr.  pdrçu-h 'cdte\  couteau  re- 
courbé, faucille'  zd  pdr^su-  'côte,  côté'  ossète  fars  'côté,  con- 
trée, endroit',  gr.  TTÔpKriç,  lat  compescô  'refréner'  {^'comparc- 
-.s'cô;  l'a  fait  difficulté;  voy.Walde^  s.  v.),  ^oi.  fairkus'moiïdt' 
(sens  prim.  '*corps,  enveloppe'  ?)  v.  norr.  fiqr  ags.  feorh  v.  h.  a. 
ferah  'vie'  (admis  par  Torp  chez  Fick  III*  234;  le  groupe  germ. 
n'a  pas  d'étym.  sûre  selon  FeistEW.  74),  v.  slav.  yjrrt.vi 'arfieoç' 
prûstû  \it.2)iPs2ta.s  'doigt'  (voy.  Meillet  Etudes  302). 

att.TTopKoç  m. 'nasse  de  pêcheur',  A  été  rattaché  au  préc.  ;  Wiede- 
niann Bl>.  28,  17  n.  l'en  détache  pour  le  rapprocher  à  tort 
de  lat.  Parca  '*la  Fileuse'  (  :  KXuuôuû),  mais  l'arca  i^'parica  : 
\?it.  pariô)  est  prim.  'la  déesse  de  la  naissance',  cf.  Walde- 
561  (bibl.). 

TTÔpvr)  f.  'meretrix';  TTÔpvoç  m, 'débauché';  TTopveûuj  'faire  métier 
de  pro8titué(e)';  etc.  :  hom.  poét.  Trépviiim  'exporter  et  vendre', 
v.  irl.  rewm  {*[p]rinami)  'je  vends';  voy.  sur  ce  mot  F.  de 
Saussure  Mél.Nicole511  n.2.  Meillet Dial.indo-eur.68.  Pcrsson 
Beitr.  II  687  sq. 

TTÔpTiri  f.  'agrafe'  (Hom.Eur.);  TTopTiâv 'agrafer' (Esch.);  TrôpTTâE, 
-âKoç  m.  'poignée  de  bouclier;  partie  du  frontal  d'un  chevaP  : 

TTCipUJ. 

TTÔpauj  (Pind.)  >  att.  TTÔppuj  'en  avant  (avec  idée  de  lieu  ou  de 
temps);  loin;  tard'  =  lat. /jorro  'en  avant;  désormais;  puis'  pré- 
nest  porôd-^  se  rattache  à  i.-e.  ^per-,  voy.  s.  v.  irpô  (Curtius'' 
283  sq.;  l'idée  d'un  lat.  *porerô,  bibl.  chez  Osthotl"  Et.  Par.  I 
44,  n'est  pas  préférable).  —  Hom.  poét.  TTopcrùviu,  fut.  -ôvuj  'pré- 
parer; accomplir;  honorer';  Tropaaivuu  'iirocurer;  prendre  soin 
de;  honorer'. 

TrôpxaE,  TTÔpiiç  f.  'génisse'.  Voy.  s.  v.  nôpiç. 

posthom.  TT0pq)ijpâ,  ion.  n  f.  'lo  jiourpre  (coquillage.  Arstt.);  la 
l)<nir))re  (Esch.;  chez  Hom.  qpoïviE)';  hom.  Tropqpûpeoç  adj.  de 
couleur,  épithète  de  cpàpoç  x^ctîva  bÎTrXaE  piVfea  TàntiTeç  acpaîpa 
aî|Lia,  mais  aussi  de  Kv^ia  ciXç  vecpéXii  Gâvaioç.  On  a  rattaché  le 


—     806     — 

mot  à  hom.  TTopqpôpuj  'se  soulever  en  bouillonnaut'  (voy.  le  suiv.); 
l'idée  (le  mouvement  rapide  des  flots  s'identifierait  à  celle  de 
l'éclat,  du  scintillement,  du  chatoiement  de  la  couleur  (bibl. 
chez  Curtius''  303),  ce  qui  ne  convainc  guère;  une  origine  sém. 
est  probable,  bien  qu'ignorée  (cf.  Schrader  RL.  644;  une  hy- 
pothèse très  douteuse  chez  Lewy  Fremdvv.  128),  et  le  mot  au 
surplus  a  pu  être  influencé  dans  sa  forme  par  TTopqpupuu;  sur  la 
pourpre  voy.  Saglio  IV,  1,  769  sqq.  (bibl.). 

TT  o  p  qp  û  p  uj  (*-(pùpiuu)  'se  soulever  en  bouillonnant  (mer  tempé- 
tueuse H 16);  être  agité,  inquiet  (cœur  b  427  etc.);  trans.  rouler 
dans  son  esprit,  méditer  (Q.  Sra.  Ap.  Rh.);  moy.  briller  (mer. 
Anth.);  posthom.  (par  influence  du  sens  de  TTopqpûpâ)  s'empour- 
prer (Théocr.  V  124)'  :  slw.  jâr-bhurlti  "se  démener,  tressaillir, 
trembler',  avec  red,  intensif  (Curtius''  303.  Brugmann  Grdr. 
IP  847.  Windisch  Ber.  d.  sâchs.  Ges.  d.  W.  1891,  p.  198  sq. 
Berneker  EW.  103.  Persson  Beitr.  II  785  n.  3);  v.  s.  v.  cpùpuu. 

arc.  cypr.  tt  o  ç  'dor.  ttoti,  att.  irpôç'  <  i.-e.  *pos  =  lit.  pas  'près 
de',  lat.  ombr.  osq.pos-^  'après'  {*pos-fi  d'après  ante  àvTi.  Ost- 
hotï'  Perf.  531).  Kretschmer  Glotta  I  55. 

TTÔcrGri  f.  'membre  viril'  (Aristoph.).  Voy.  s.  v.  ttéoç.  —  Le  rap- 
port avec  lat.  coda  (cauda)  'queue'  (Havet  MSL.  V  444.  Thnr- 
neysen  KZ.  28,  157)  est  à  écarter. 

TTÔdiç,  -loç  m.  'époux'  <  i.-e.  *pôti-s  =  skr.  pdti-h  'maître,  pos- 
sesseur, époux'  zd  paHis  m/sens  lat.  potis  'qui  peut,  puissant', 
cf.  XïiX.hospes  -pitis  'hôte''  {<.*hosti-potis),  got.  brûp-faps:  (-fapi^ 
<^i.-e.*2)ôti-s)'îiRncé^hu7ida-faps''c,entimoi\',\\tpaffspàts'éY>ou's.^ 
vësz-pat{i)s  'maître  souverain',  alb. (G.  Meyer  Alb.  Spr.  324)  pata 
pcdse  'j'avais';  voy.  s.  vv.  irÔTvm  beanÔTriç.  Curtius^  282 sq.  — 
Arm.  hay,  pi.  haijJch  'Arménien'  (cf.  Brugmann  Grdr.  P  153. 
513.  649)  est  à  écarter;  voy.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  154. 

TTÔaiç,  -euuç  f.  'boisson'.  Voy.  s.  v.  ttivuu. 

lesb.  TToaaoç  (hom.  Tioacrfiiuap  'en  combien  de  jours?'  Q  657), 
att.  TTÔcJoç  (ion.  KÔaoç  Hrdt.)  'quantus'?'  <*ttotio-,  par  passage 
de  i.-e.  *qV'oti  dans  la  flexion  des  th.  en  -o-;  cf.  skr.  Jidti  lat. 
quoi  'combien'?'  <  i.-e.  *qUoti,  zd  ëciHi  [*qUeti)  bret.  jjet  'com- 
bien?' (<  celt.  '^Jcueti-  ou  *kueto-.  Fick  IP  61.  Henry  Bret. 
221),  th.  pron.  i.-e.  ^qUo-  (voy.  s.  v.  rrôGev),  cf.  hom.  ôcrcroç  ôaoç 


—     807     — 

p.  723.  —  Hom.  att.  TTÔaioç  'en  quel  nombre  V'  <  *TToa;ajoaTOç; 
l'accent  d'après  ttôctoç  fcf.  tto\Xo(Tt6ç  ôXrfoaToç  xî^ioatôç). 
Brugmann  Class.  Phil.  II  208  sq.  Grdr.  IF,  2,  63. 

TTOTaivioç 'récent,  nouveau,  frais;  extraordinaire' iPind.  Baccliyi. 
tragg-.)  mot  dorien  (?)  selon  Eust.  et  Pliot.  'TrpôcTqpaToç';  Zona- 
ras  cite  un  adv.  TToraivi.  Etym.  obscure.  —  Avis  très  douteux 
chez  Prellvvit/2  381,  erroné  chez  Fick  BB.  3,  162.  Wb.  P  479. 

hom.  att.  TTOTaiaoç,  lesb.  TTÔiaiaoç  m.  'fleuve,  rivière',  sens  prim. 
'eau  qui  se  précipite',  cf.  gr.  èiTTâiuriv,  skr.  fut.  patisydti  pf. 
{véd.)p((j)tiina  inf.  pdtitum  i^io,.  patitdh  etc.,  zd  tata-  (*ptûfa-) 
'■toml)ant  (eau  de  pluie)',  ï.-c.*pet(ï-  'se  mouvoir  rapidement,  se 
précii)iter,  voler,  tomber',  à  côté  de  quoi  i.-e.  *pef-  *pete-  dans 
^kx:  pàt-man-  gr.  TTéioinai  (èTTxôiariv)  Ttrepàv  TTTépuE,  voy.  s.vv. 
Fick  V  473.  Persson  Beitr.  II  654.  686  ').  —  L  avis  dEhrlich 
KZ.  40,  359  n.  (  :  TToTeibcxFuuv  ttôvtoç,  i.-e.  *qU-)  est  à  écarter. 

hom.  poét.  TTOTctcrGai  TTOieicrBai  'voler,  voltiger'.  Voy.  s.  v.  ttc- 
Toiaai. 

TTOxe  (dor.  TTOKa  avec  un  autre  suff.j  'quand?';  TTOiè,  lesb.  irÔTa, 
ion.  (Hrdt.)  KOiè  'quelquefois,  une  fois  par  hasard,  un  jour; 
autrefois,  jadis',  i.-e.  ih. '^qUo-  (voy.  s.  v.  ttôGêv);  cf.  Brugmann 
Grdr.  IF,  2,  732.  734.  Brugmann-Tliumb  Gr.Gr.'»  297.  556.  — 
TTOTè  après  des  interrogatifs  et  -Trie  dans  hom.  li-TiTe  en  dif- 
fèrent; TTOTè  :  lit.  put  'précisément'  (tèn-pàt  'précisément  là' 
prë-pàt  vandens  'tout  près  de  Teau';  -tttê  :  peut-être  lat.  miJii- 
•pte  sîiâ-pte  etc.,  si  ce  lat.  -pte  n'est  pas  le  produit  d'une  syn- 
cope (voy.  Walde-  620):  cf.  Kretschmer  KZ.  31,  365.  Brug- 
mann-ThumbGr.Gr.4  629. 

hom.  att.  TTorepoç,  ion.  (Hrdt.)  Koiepoç  'leciucl  des  deux',  forma- 
tion comparative  avec  suff.  i.-e.*-^'/„/'o-  du  th.  pron.  ■''ql'o-  {\oy. 
s.  V.  7TÔ6ev)  :  skr.  katard-h  zd  kafani-  'lequel  des  deux',  osq. 
pi'itereipid  loc.  sg.  'in  utrocpie'  ombr.  podruhpei  adv.  'utro- 
que'  (pour  lat.  uter,  qui  est  ambigu,  voy.  Brugmann  Grdr.  IF, 
2,  350  bibl.  Walde-  S63),  got.  Iviipar  v.  norr.  hudrr  ags.  hicœ- 
per  (v.  h.  a.  Jncedar)  'lequel  des  deux',  lit.  knfn'itt  'lequel  des 


1)  Pers-son  op.  fit.  686  sqq.  critique  la  théorie  F.  de  Saussiure- 
Meillet  de  la  oliute  de  i.-e.  -3-  après  une  syll.  à  vocalisme  o. 


—     808     — 

deux'  V.  slav.  kotoril  Jcoferû  'lequel';  le  superl.  dans  skr.kata- 
màh  'lequel  entre  plusieurs'. 

dor.  béot.  hom.  ttotI  'irpôç'  :  zd  ijaHî  v. i>ers.  pafiy  Vers,  près 
de;  loin  de,  hors  de';  voy.  Brugraann  KVG.  §  612.  Grdr.  II-, 
2,  790.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.''  §515  (bibl.). 

hom.  poét.  TTOTiuoç  m.  'sort  fatal,  mort;  poster,  sort,  destinée': 
TTÎTTTiu,  cf.  lat.  câsus  :  cadô. 

hom.  etc.  TrÔTvm  (i.-e.  -id),  -âç  f.  'maîtresse,  souveraine'  =  skr. 
pdtnl  zd  paênî-  m /sens  :  gr.  Tioaiç  =  skr.  pdti-h  'maître',  cf. 
V.  lit.  weschpatni  {vëszpatni)  'maîtresse  souveraine';  TiÔTvâ 
seul.  nom.  et  voc.  sg.  (e  215.  v  391.  u  61.  Hymn.  à  Dèm.  118) 
vaut  TTOTVia;  voy.  Brugmann-Thumb  Gr. Gr.*  259  (bibl.). 

Ttoùç,  gén.  TTobôç  m.  'pied;  —  écoute';  le  nom.  sg.  prim.  est  con- 
servé dans  dor.  ttuuç  Hésych.;  le  rapport  avec  nom.  sg.  ttoç  (cf. 
lac.  TTÔp'  7T0ÙÇ  H.)  et  att.  ttoûç  n'est  pas  éclairci;  voy.  Brug- 
mann  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1897,  p.  188  sqq.  (ttouç  :  71056?  = 
aidç  :  (JTdvTOç  =  Oeiç  :  6évT0ç  =  bouc  :  bôvToç  etc.),  Sommer 
Gr.  Lautst.  16  sq.  (ttoûç  devrait  son  ou  à  oûç  'oreille';  non  con- 
vaincant), Jacobsohn  D.  Lit.-Ztg.  190G,  col.  671,  Ehrlich  KZ, 
39,  560  (ttoûç  :  TToacri  =  *xnP  •  Xep<?î);  fTob-  est  le  degré  fléchi 
de  i.-e.  *ped-,  voy.  s.  vv.  Trebà  néh^  TTébiXov  Trébov  néla  TTeloç 
Tiribôv  è'TTi-pb-ai;  cî.  skr. pdf,  a,cc. pddam,  gén.paddh  7ApâÔajn 
pathyas  [-ca)  tokh.  A  pe,  arm.  (Htibschmann  Arm.  Gr.  I  482) 
pi.  otkli  (nom.  sg.  otn,  gén.  otin),  lat.  pês,  gén.  pedis  'pied' 
(ombr.  du-purs-us  'bipedibus',  i.-e  ^pôd-),  got.  fôftis  v.  norr. 
fôtr  ags.  fôt  (nom.  pi.  fét  v.  norr.  fétr  <  germ.  *fot-iz)  v.  h.  a. 
fiioz  'pied'  (v.norr.  fet  'pas')  ;  got.  th.  fôtu-  est  abstrait  de  l'ace. 
sg.fôfu  {<.i.-G.*p6dm),  du  dat.  pi.  fôhim  {^pôdmmis),  de  l'ace. 
^\.  fôtuns  {*pôd7is)\  i.-e.  ^ped-  '^pôd-,  sg.  nom.  *pëfs  ^pôfs,  gén. 
*pedés  *podés,  ace.  *pédm  *podm;  l'essentiel  chez  Curtius"^ 
245  sq.  Fick  P  79.  250.  474.  IP  28.  IIP  225  sq.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  131.  De  là  dim.  TTobiCKOç  m.  TTobîov  -àpiov;  tto- 
beîov  TTÔbeiov  'grosse  bande  de  toile  pour  les  pieds,  lat.  pedaley:, 
TTobeoJv,  -mvoç  m.  'patte  tenant  à  une  peau  de  bête'  (Théocr.); 
TTobÔTiiç,  -TiiTOç  f.  'qualité  d'un  être  muni  de  pieds'  (Arstt.);  tto- 
buuTÔç  'tendu  au  moyen  d'écoutes'  (Lycophr.)  ;  Ttôbujjua  n.  'plan- 
cher'; TTobmîoç  'long  ou  large  d'un  pied';  TTobiZiu)  'assujettir  les 


—    809    — 

pieds  avec  des  entraves'  (Xén.);  ct-TTOuç,  -TToboç  'dépourvu  de 
pieds';  Tpi-TTOuç,  hom.  Tpmoç  X  164  'qui  a  trois  pieds;  subst. 
m.  trépied';  crKiianouç  (*crKi)iTro-7rouç)  m.  Mit  de  repos';  hom. 
KpaTaÎTTOuç  pind.  Kaprai-  gort.  KapxaiTTOç  i^senti  comme  ntr.  à 
côté  de  TTUJç  nom.  msc.j,  voy.  p.  51(J  n.  1  ;  èfLiTTÔbioç  'qui  en- 
trave', voy.  s.  V.  p.  248;  etc. 

TTpà)uoç  m.  n'est  qu'une  leçon  douteuse,  quoique  ])hon.  admis- 
sible (=  got.  f'ruma  lit.  pirmas  'premier',  i.-e.  '^'prmo-s),  chez 
Ar.  Thesm.  50  pour  Trp6|uoç;  voy.  s.  v. 

dor.  TTpdv  'avant-hier'.   V^oy.  s.  v.  att.  irpuOriv. 

TTpâoç  (*TTpâiFo-ç)  irpâov,  pi.  Tipâoi  TTpdouç  irpûa,  et  npôûç  (ion. 
TTpnuç,  gr.  connu.  *TTpâiu-ç)  Trpaeîa  irpaO  'doux',  eompar.  Trpâo- 
repoç  superl.  irpâÔTatoç;  att.  irpotÔTriç,  -ttitoç  f.  'douceur';  irpâ- 
uvuj,  ion.  TTpTiuvuj  (0) 'adoucir,  apaiser;  apprivoiser';  TTpeu)aevi'-|ç, 
-oOç  'bienveillant'  (Esch.  Eur.  ;  ionisme  <  *7Tpriu-)aevriç  :  i^évoç)  : 
skr.  prêmàn-  {*prdl-)  'amour,  faveur'  pr'mâti  'réjouir'  priyà- 
yâtë  'se  lier  d'amitié  avec  qn.'  {  =  got.frij6n  a.gH.  fréon  'aimer', 
v.slav.^ry'rtfrprovidere,  curare')  j;r/^r/-^  'contenté,  aimé,  cher' 
(=  V.  norr.  fridr  'joli,  beau')  zd  fr/mi'fi  'aimer,  louer',  v.  irl. 
(Fick  11^  233)  riar  'volonté,  désir',  got.  frijônds  ags.  fri'ond 
V.  h.  a.  f'rhint  'ami',  v.  slav.  prijatelû  'ami'  prijasm  'amour'; 
'\.-Q.*pra'i-  :  *prai-  :  *prî- 'aimer,  ménager'.  Curtius  '  283.  Brug- 
mann  Grdr.  P  173. 499.  IP,  1,  224.  397.  Osthoff  Archiv  f.  ReU- 
gionsvviss.  VII  412. 

hom.  poét.  TTpaTTiç,  -iboç  f.  ord.  pi.  'diaphnigme;  esprit,  cœur, 
âme;  intelligence'  <  i.-e.  *qiJrp-  :  ags.  n/id/irif  v.  fris,  niidref 
'diaphragme'  (Ilavet  MSL.  VI 18,  Wiedemaun  BB.  28, 5;  doute 
de  Brugmann  IF.  XXVIII  363)  v.h.a.  (//Y/v/'ventre,  bas-ventre, 
matrice'  ags.  /i?*//" 'matrice;  intérieur  du  corps;  estomac'  (germ. 
'^yj'efaz'^'yrefiz-,  \.e.*q(li)repes-;  doute  de  Torp  chez  Fick  III' 
1U3),  skr.  instr.  l'rpâ  'forme,  beauté'  zd  ace.  kàhrp-am  'forme, 
corps'  m.  pers.  Tx-arp  'corps',  lat.  corpus  -oris  'corps'  (<  i.-e. 
*q'Jrp-es-:  voy.  Walde-  s.  v.;  jiour  gr.  KÔauoç  [Brugmann  IF. 
XXVIII  358  sqq.]  voy.  p.  501  et  n.  1),  m.  irl.  ov 'corps' (<  i.-e. 
*q'Jrpe.^--  selon  Stokes  chez  Fick  II'  97  et  KZ.  ;î6,  275?),  peut- 
être  arm.  ororain  'ventre;  matrice;  vein'  {<i.-e.*qi'rop-)i-h, 
cf.  Lidén  Arm.  St.  22  sq.);  i.-e.  *qUrep-  {^querep-)  semble  un 


—     «10     — 

élargiss.  de  i.e.  *qUer-  'former'  dans  skr.  karôti  krnôti  zd 
kdr^naoHi  'faire'  skr.  karman-  'action,  acte',  lit.  kuriù  kùrti 
'bâtir'  V.  pruss.  kûra  3.  sg.  prêt,  'il  construisit'  v.  slav.  ki'ûcî 
'faber'etc,  peut-être  v.slav.  crévo  (^qUeruo-)  'ventre,  entrailles' 
(autre  avis  chez  Berneker  EW.  150  sq.)  v.  pruss.  kèrmens  'corps' 
(voy.Trautmann  Apr.  Sprd.  356  bibl.).  —  Gr.iTpéTTU)  'se  faire  re- 
marquer, etc.'  (Fick  P  30.  Brug-mann-Thumb  Gr.  Gr.*  133)  est 
à  écarter;  voy.  s.  v.  —  V.  slav.  krasa  'beauté'  (Fick  1,  cit.)  est 
apparenté  vrais,  ailleurs;  voy.  Berneker  EW.  607  sq.  —  V.  irl. 
criith  'forme'  gall.  pryd  'apparence,  forme'  (<  i.-e.  ^qUr-tu-s) 
n'appartiennent  pas  au  groupe;  voy.Osthoff  Archiv  f.Religions- 
wiss.  VIII  63  sqq.  (bibl.)  et  s.  v.  xépaç. 

îTpdcTov  'poireau';  *Txàpaov  dans  le  nom  de  montagne  TTappâaiov 
(Brugmann  Grdr.  P  744)  =  hàt.porrum  'poireau',  i.-e.  *prs-o-m 
(Curtius^  433,  Walde^  601  bibl.);  le  -cr-  intervocalique  a  été 
rétabli  d'après  le  doublet  *TTàpaov. 

hom.  etc.  TTpdaauu,  att.  réc.  TrpdxTuj,  ion.  TrprjCTffuu  (gort.  irpâb- 
be99ai  "npàTjeaQax'),  fut.  irpdEuj,  pf.  Tré-rrpâxa  iréTrpâYa  (celui-ci 
analogique  de  TiâY-  etc.  Osthoff  Perf.  294)  'aller  à  travers,  par- 
courir (d\a  KéXeuGov  ôbov);  achever,  exécuter,  accomplir,  faire' 
<  *TTpâ-K0-,  cf.  delph.  TipâKoç  'mis  à  l'amende'  :  Trépa  Ttepâv. 
L.  Meyer  KZ.  22,  61  sqq.  De  là  TipâHiç,  -euuç  f.  'action';  delph. 
TTpàKTiiuoç  'mis  à  l'amende';  TipâYlua  n.  'affaire';  etc. 

7T  p  é  |u  V  o  V  'souche'  =  v.  irl.  crann  gall.  prenn  'souche  d'arbre' 
bret.  mod.  prenn  'bois  en  œuvre',  i.-e.  *quremno-m.  Stokes 
chez  Brugmann  Grdr.  I-  375  sq.  589.  —  Le  rapport  avec  gr. 
Kpdvoç  {*qrno-s)  'cornouiller'  (Bezzenberger  chez  Fick  IP  63. 
Henry  Bret.  227)  est  erroné. 

hom.  etc.  TTpéTTuu  'se  faire  remarquer,  se  distinguer;  avoir  l'air 
de;  avoir  qq  rapport  avec,  convenir  à',  impers.  TipÉTrei  'il  con- 
vient'; -TTpeTTriç  'excellens'  dans  dpi-  bia-  êk-  eu-  |ueTa-TTpeTrr|ç  : 
y.h. 'd.  fuï'hen  'nettoyer,  balayer',  propr.  'faire  tomber  sous  les 
yeux,  donner  une  apparence'  (>  ï\.  fourbir)  m. h. a.  vu7'be  'pu- 
rification; étoile  filante'  (Holthausen  KZ.28,284),  arm.  eretcim 
'je  deviens  visible,  j'apparais,  je  me  montre'  erewak  'forme, 
image,  signe'  ères  (ord. pi, ereskh}'ïsice,  visage'  ij^pi'eps-.  Meillet 
MSL.  VII 165.  Pedersen  KZ.  39,  363.  K.  Spr.  1 93),  v.irl.  richt 


—     Hll     — 

'  ï  orme'  gaW.rhif/t  ""inanière,  apparence;  enibi  yon'(i.-e.*^;/7jfî<-.v. 
OsthoffIF.  VlII42sq(i.  Et.  Par.  1234).  —  hat  corpu.i  'corps' 
est  à  écarter;  voy,  s.  v.  TipaTriç.  —  L'avis  de  Bréal  REtg:r. 
XXI  (1908),  p.  llSsqq.  est  à  écarter. 
TTpécrpuç  adj.  seul.  ni.  Vieux,  âgé  fsubst. 'vieillard');  respectable, 
précieux,  cher',  subst.  seul.  pi.  oi  irpécipeiç  (th.  ^--TrpeaPnF-  dans 
TTpeaPneç  Hsd.  Boncl.  245  Gottl.,  dat.  TTpeapeOcTi  Lvcophr.  1056, 
tliess.  gén.  irpea^eiouv,  du.  Trpecrpfi  Aristoj)h.  Fr.  495  D.)  ""les  an- 
ciens, d'où  :  les  chefs;  envoyés,  députés,  amliassadeurs';  superl. 
poét.  irpéapKJTOç;  honi.  -npio^à  f.  'vénérable';  ép.  poét.  Tipéa- 
peipa  m/sens  (fém.  d'un  th.  en  uen-  Trpe'apujv  <  *TTpe(JT-'wuJV, 
auj.  attesté  à  Chios;  cf.  TTi[F]uuv  :  TTi[F]eipa  et  voy.  Friinkel  IF. 
XXVIII  249);  TTpecrpeiâ  f.  'ancienneté,  droit  d'aînesse;  —  dé- 
putation,  ambassade';  Trpeapeîov,  ion.  -iVt'ov 'privilège  (de  1  âgej, 
marque  d'honneur  0  289,  legs  à  un  fils  aîné';  npecrpeûuj  intr. 
'être  plus  âgé;  être  plus  respectable',  trans.  'respecter':  —  intr. 
'être  député',  trans.  'négocier  comme  député';  irpea^euTiiç,  -ou 
ni.  (rare  au  pi.,  oùl'on  emploie  ord.  Tipécrpeiç^  'député'');  irped- 
pÙTiiç,  -ou  m.  'irpécrpuç';  Tipécr^oç,  -ouç  n.  'objet  de  respect' 
(Esch.);  Kaià  Tipéa^iv  'par  droit  d'ancienneté'.  -{3-  semble  issu 
de  -gl'u-  dans  Trpëapû  th.  *TTpecrpiiF-  irpëcrpicTTOç,  tandis  qu'il  y 
a  eu  délabialisation  du  groupe  -g'Ju-  dans  erét.  *TTpeafuç  > 
TrpeiYuç^);  cf.  skr.  ptirô- gava- h  'qui  marche  devant,  guide', 
prim.  'taureau  conducteur  (d'un  attelage  de  bœufs)';  *7Tpea-  : 
irâpoç  =  skr.  jmràli  'devant',  cf.  v.h.a.  frisf  'délai'  (<*p)-ef!- 
-stha  'être  en  perspective'.  Brugmann  IF.  XIII  164  bibl.  ; 
*-g%iëu-  :  *gVôu-  dans  poûç  =  skr.  gàû-h;  crét.  TrpeaTeuTâç  etc. 
béot.  TrpiaYeieç  ion.  etc.  irpëa^uç  sont  dus  à  des  nivellements; 
cf.  Bez/.enberger  liB,  4,;345.  Ostholf  IF.  XIX  227  sqq.   Blooni- 

1)  [Frâiikel  Nom.  ay.  II  G4  sqq.] 

2)  Formes  dialectales  :  béot.  irpiOTeieç  (^irpeiOflCs)  1^1  ,  thess. 
irpeiopeiâç  gén.  sg.  (avec  i  secondaire  devant  z  +  cons.).  crét.  conipar. 
TTpeiTiuv  (avec  y  •I'U  lieu  de  Z  d'après  irpeiTuç  ot  superl.  irpeifiaTOs) 
■iTpe0Ye<JTâç  irpCYTeuxâç  (YY  <  ^Y)  nperfeuTâç  (.irpeiOYeuxâç  et  TrpiiY"3To;, 
celui-ci  attesté  aussi  à  Cos,  sont  de  valeur  douteuse),  arg.  irpeaYeâv 
'irpcopeiav' ;  voy.  entre  autres  Kieckers  Die  lok.  Verschiedeiih.  im 
Dial.  Kretas  p.  39.  Brause  Lautl.  der  Uret.  Dial.  Vu.  IT.Tsriq.  Ehr- 
lich  Z.  idg-.  Sprachgesch.  16  sq. 


—     812     — 

field  Am.  J.  of  Ph.  29,  78  sqq.  Brugmann-Thurab  Gr.Gr.'^  51. 
150.  246.  etc.  Ehrlich  Unters.  134  sq. 

TrpiTYopuuv,  -uJvoç  m.  'jabot  des  oiseaux'  (Aristoph.)  <  upô  -f- 
aYeipuu,  litt.  'lieu  d'accumulation  avant  (la  digestion)',  <ey/Qa 
TTpoaOpoiZleTai  r\  rpocpri»  Poil.  II 204;  cf.  Solmsen  Rh.M.ôS,  153. 

*îTpri9uj  (ipf.  èvéTTpri6ov  I  589)  'brûler';  etc.  Voy.  s.  v.  iriiuTrpriMi. 

ion.  TTpiTvriç  -éç,  att.  Tipâvriç  (Xén.;  TTprjvfiç  depuis  Arstt.)  'qui 
penche  en  avant';  TTpnviZ^uj  'se  précipiter'  (sur  irpâvôç  Hésycb. 
voy.  Solmsen  Stud.  97).  Contient  irpô  'en  avant',  mais  le  dé- 
tail est  peu  clair;  le  rapport  (Fick  P  142)  n'est  pas  immédiat 
avec  skr.  prarandh  'penché,  en  pente  rapide'  et  lat.  promis 
'penché  en  aYanV {^jyrôd-no-s on*prô-no-s ou^proue  nos;  voy. 
Walde'^  616).  —  On  ne  peut  grouper  le  mot  avec  àTiriviiç  irpo- 
(JTivriç  (Solmsen  1.  cit.),  si  ceux-ci  sont  apparentés  à  got.  aiists 
'faveur'  (voy.  p.  69);  or  un  th.  nominal  *dvo-  *rïvo-  'visage'  :  skr. 
*dna-h  (cf.  ânanam'honche,  visage'),  qui  serait  commun  à  ces 
trois  mots,  n'est  pas  possible  en  grec,  ânanam  contenant  la 
voy.  gunée  de  âniti  'respirer'  (:  gr.  àvefioç).  —  L'hypothèse 
d'un  *TTpâ-vo-  tiré  d'un  adv.  *TTpâ  :  Trpuû-ïoç  (Persson  Stud.  et. 
10)  est  en  l'air;  celle  d'un  suff.  -vr|ç  :  R.  nés  dans  gr.  véo|Liai 
vaio|uai  etc.  (Flensburg  Stud.  I  46  sqq.)  ne  l'est  pas  moins.  — 
Autre  avis  encore  chez  Lambert  Etude  sur  le  dial.  éol.  (1903) 
p.  63. 

ép.  TTpîiuuv,  -ôjvoç  (-ôvoç  Nie),  TTpeuuv,  -ôvoç  (Anth.),  hom.  att. 
TTpwv,  gén.  TTpûiVoç,  dat.  TrpiîJvi  m.,  pi.  hom.  irpuOcveç  'montagne, 
cap,  promontoire'.  Se  rattache  à  irpô  'en  avant',  mais  le  détail 
est  obscur;  skr.  pravanàm  'versant,  penchant,  gouffre'  (Prell- 
witz^  387)  n'est  pas  un  parent  immédiat.  —  Un  avis  chez 
Lambert  Etude  sur  le  dial.  éol.  63  (*TrpiTa-FuJv,  cf.  TipiViov  irpô- 
Tepov  Hésych.). 

TTpiâTTOç,  ion.  TTpiriTTOç  m.  'Priape',  dieu  des  jardins  et  de  la 
fécondité.  Osthotï'  Archiv  f.  Religionswiss.  VII  412  sqq.  (bibl. 
et  critique  des  avis  antérieurs)  suppose  un  TTpi-[A]âTro  ç  '^celui 
qui  a  par  devant  un  *âTTO-ç';  -npi-  <  i.-e. *7jn 'devant' (voy.  s.  v. 
TTpiv),  *d7T0-ç  'pénis'  :  lat.  sôpiô  'pénis'  prôsâpia  ié.s'progenies', 
skr.  sâpa-h  'peuis'  sâjxii/anf-  'futuens';  conjectural.  —  Je  croi- 
rais tout  autant  à  une  origine  asianique. 


—     813     — 

hom.  att.  TrpiaaGai  'acheter'  <  i.-e.'^qi'ri-  :  skr.  R.  kray  kriuiifi 
'acheter'  pers.  iiiod.  (Horn  Npers.  Et.  §  482)  yaridan  'acheter', 
v.riiss.  krînuti  /Lremtf/ 'acheter'  v.lit.  krieno  'pretiuin  pro  spon- 
sis'  lett.  krinis  'cadeau  à  la  fiancée'  (Bezzenberg:er  BB.  12,  78 
bibl.),  V.  irl.  crenim  'j'achète'  crtthkl  'eiuax'  ^^all.  prt/nu  corn. 
prenne  et perna  bret.mod./jre/m 'acheter' (eelt.*A:M/7-w«-.  Fick 
P  30.  II'  60  sq.  Henry  Bret.  227). 

Trpiv  (TTpîv,  honi.  aussi  Trpivj  adv.  'auparavant',  prcp.  avec  le  géu. 
'avant'  (d'après  TTpô  et  depuis  Pind.i,  conj.  'avant  que'  a  pu 
prendre  son  -v  de  rantipodi(iue  vû-v  vO-v,  à  moins  que  ce  -v  ne 
soit  un  suff.  adverbial  commun  aux  deux  mots;  irpi-  est  l'indo- 
eur.  *pri  'avant,  devant',  cf.  pclign.  pritroine  'en  avant,  plus 
loin,  protinus'  pristafalacirix  'antistita'  *prl-  dans  lit.  pi'n- 
'devant,  près'  en  compos.  ( prf/hut'iH  'partie  antérieure  de  la 
maison,  vestibule',  etc.),  cf.  lit.  pri-,  préverbe  'vers,  près  de, 
etc.'  {pri-hëgu  'je  fuis  vers';  v.  slav.  pri  'près  de'  est  ambigu 
[=  \it. prë  lat.^rae  ou  =  lit.  pry-  lat.  prl-]).  Osthotï"  Archiv  f. 
Relig'ionswiss.  VII  416  sq.  fbibl.i.  Crét.  Trpeiv  locr.  cppiv  sont 
peu  clairs.  Sur  les  emplois  de  npiv  voy.  Brugmann-Tliunib  Gr. 
Gr.4  496.  523.  598  sq.  634.  678. 

TTpîvoç  f.  'chtMie  vert,  yeuse;  houx'  (Ilsd.  Aristo|»h.  Théo])hr.); 
Tipivivoç  'd'yeuse';  irpivinbiiç  'dur  ou  fort  comme  l'yeuse'.  Etym. 
obscure.  —  Le  rapport  avec  Trpiiu  'scier'  ne  se  justifie  pas.  — 
V.irl.  crann  'arbre'  (Pedersen  K.Spr.  I  44,  qui  suppose  un  i.-e. 
*qyrs)io-,  et  dans  le  grec  un  pi-  conditionné  par  .s-  subséquent, 
d'a])rès  la  théorie  improbable  de  'riiurneyscn  KZ.  3U,  351  sqq.) 
remonte  en  fait  à  un  *qi'remno-  =  gr.  Tipeiavov,  voy.  s  v.;  sur 
Va  voy.  Tliuriioyscn  lldb.  d.  Air.  147;  v.pruss.  Avr.swrt/?  v.slav. 
crûnd  skr.  krsnâ-h  'noir'  sont  à  écarter  (<  i.-e.  '^qrs-uo  :  lit. 
kérszafi  'taché  de  blanc  et  de  noir'  kirszlf/s  suéd.  norv,  Iian' 
[germ.  *ynrzi(-]  'thymalle  (poisson)');  lat.  quernus  'de  chêne' 
ne  se  sépare  pas  de  qucrciis  {*perql'u-si. 

ion.  att.  TTptuj  'scier;  faire  grincer';  ion.  att.  Trpiuuv.  -ovoç  m.  'scie'; 
irpîaiiia,  -aroç  n.  'sciure  de  bois;  prisme':  rrpicTTriç.  -ou  m.  'scie 
(poisson.  Arstt.j':  alb. /<;•/.<• 'corrompre,  briser,  détruire'  (i.  Meyer 
Alb.  .Spr  353;  le  sens  premier  de  TTpi[a]Lu  aurait  été  'mettre  en 
pièces');  cf.  ensuite  Tieipiu  Trepctiu  -lû  Trepévri  et  '\.e.*perêi-  {Voy. 


—     814     - 

S.  V.  TTeîpa),  entendu  ici  dans  son  sens  matériel  (Persson  Beitr. 
II  738). 

TT  p  ô  'devant,  avant'  ;  att.  îrpuj-TTépucyi  "deux,  ans  auparavant' -^i.-e. 
'^pro  *prô  'en  avant'  dans  skr.  jjm-  [prâ-pra  :  gr.  npo-irpô  'tou- 
jours eu  avant')  zd  fvâfra-  frâ-  v.  pers.  fra-  \?i\..  prô-  prô-  prô 
osq.pru-  pru  omhr.  pro  pru-  -per  (<  *-2)r  *-pr6)  irl.  ro-  gall. 
ry-  g-aul.  ro-  got.  fra-  v.  li.  a.  fir-  ail.  mod.  ver-  lit.  pra-  prô- 
\.&\?(,v.  pro-  pra-  russ.  ^ro;  voy.  s.  v.  irepi  sub  fin.  Curtius-'' 
283  sq.  Brugmann  Grdr.  IP,  2,  873  sqq.  (bibl.).  Brugmann- 
Thurab  Gr,  Gr.*  §  514.  Voy.  s.  vv.  TipÔKa  TTpô|uoç  irpÔTepoç  etc. 

att.  TT  p  6  a  p  0  V  'cratère  de  bois'  (Pampbile  chez  Ath.  XI  4U.5  a) 
<  TTpô  +  àpuuu. 

boni.  etc.  TipépaTOV  ord.  pi.,  dat.  hétérocl.  irpôpaai '*ce  qui 
marche  en  avant  (-n-popaivei),  bétail;  att.  brebis,  moutons;  fig. 
débonnaire'  ^). 

TrpopocTKiç,  -iboç  f.  '*moyen  de  fournir  la  nourriture  (Trpo  + 
pôaKU)),  trompe  (d'éléphant;  de  mouche.  Arstt.);  pi.  les  deux 
longs  tentacules  de  la  seiche'. 

irpoiE,  gén.  -rrpoiKoç  f.  (Arcad. ;  irpoîE  TtpoÎKOç  Hdn.;  ion.  irpoil 
EM.)  'don,  présent';  att.  ace.  irpoÎKa  (cf.  biupeàv)  'en  présent, 
c.-à-d.  gratuitement';  Trpoïacroiaai  'demander  un  don,  mendier' 
(Arehil.);  hom.  TipoÏKiriç,  -ou  m.  'mendiant'  <  Trpô  +  R»  siq  'ten- 
dre la  main';  voy.  s.  vv.  ïkuj  iKéiriç. 

TTpOKa  'aussitôt'  (Hrdt.),  nom.  pi.  pétrifié  d'un  adj.*7TpoKO-ç,  i.-e. 
*pro-qo-  'dirigé  en  avant',  cf.  lat.  reciprocus  prim.  'dirigé  en 
arrière  et  en  avant'  (<  *re-co-  +  *pro-co-)  procerës,  gén.  v.lat. 
procum  'les  premiers  citoyens;  têtes  de  poutres  faisant  saillie' 
(voy.  Walde^  613  sq.),  v.  slav.  prokû  v.  russ.  proëî  'qui  reste'. 
Osthoft"  IF.  VIII  42  sqq.  (bibl.).  Solmsen  KZ.  35,  472  sq. 

TTpo^rl0rlç  -éç 'qui  s'inquiète  d'avance (Soph.);  prévoyant (Thuc.)'; 
7Tpo)uri6eia,  dor.  -â-,  ion.  -iri  f.  'prévoyance;  prévenance';  TTpo- 
)iir|6e\jç,  -éujç;  'ETTi)uri6euç,  -éuuç;  TTpojuriBeûç,  dor.  -â-,  -éuuç  'pré- 
voyant, prudent'  (Esch.  Suppl.  700).  Un  *|ufi9oç,  dor.  nâGoç  n. 
'souci',  '\.-Q.*ma-dli-os  me  semble  présenter  vis-à-vis  de  |uev9j'ipri 


1)  [Dat.  irpôpaai   indique   qu'il   s'ag-it  d'un  th.  upo-Pa-T-;   le  pi. 
irpôpaTO  TrpopÔTUjv  était  ambigu;  le  sg\  TipôpaTOv  a  été  fait  après  coup.] 


—     815     — 

'souci'  Hésycli.,  i.-e.  *men-dh-  (voy.  p.  626  sq.)  la  même  alter- 
nance que  p.  ex.  *gUâ-  :  ^gUem-,  *uâ-  :  *uen-,  cf.  p.  96  n.  1. 

honi.  TTpo^vncJTÎvoi  cp  230,  -ai  \  233  'l'un  après  l'autre',  expres- 
sion (Irrivée  de  l'usage  ancien,  lors  de  la  demande  en  mariage 
(*TTpo|avricrTeiâj,  de  présenter,  à  l'internicdiaire  iormulant  la 
demande,  l'une  après  l'autre  plusieurs  femmes  avant  la  véri- 
table nvricfin  (voy.  s.  v.  lavâaGai  II.  p.  641  sq.);  cf.  Hoffmann 
Rh.  M.  56,  474  sq. 

Trp6|uoç  adj.  'qui  est  au  premier  rang'  (Hom.),  suhst.  m.  'clicf 
(tragg.)  :  got.  fram-aldr.s  ""avancé  en  âge',  ombr.  p  i-  n  m  u  m 
promoin  'primnm',  i.-e.  *j)ro-nio-;  cf.  *pr-mo-  dans  got.  fnoi/a 
ags.  forma  v.  sax.  forma  lit.  ph'mas  Me  premier',  puis  cf.  lat. 
prandium  'déjeuner'  {<* prâm-[e\d-iio-7n,  '\.-Q.*pf-m-)\  le  suff. 
-ma-  aussi  dans  lat.  prlmus  {*prî.s'-tno-!i)  pélign.  prismu  nom. 
sg.  'prima',  qui,  comme  prlscus  et  prlstinus,  est  sorti  d'une 
formation  comparative  {*pri-is-)  en  corrélation  avec  jrrior 
{*pri-i6s).  Cf.  p.  ex.  Curtius^  283  sq.  Brugmann  Grdr.  IP  4()T. 
IP,  2,  226. 

tragg.  irpovoiTTTÎç  -eç  'qui  jjcnche  en  avant;  fig.  enclin  à';  poét. 
TTpovujTTioç  'qui  se  trouve  au  dehors',  litt.  'appartenant  au  côté 
farade  de  la  maison';  tô  -ov 'vestibule'  (Eur.  Hipp.  374);  vevtu- 
TiriTar  TeTaTteîvujTai  Hésych.  On  a  supposé  un  rapport  avec 
vnVcTTa'  êcJxaTa,  KaTuOiara  H.,  hom.  vei69ev  (*vei-FoO  'du  fond 
de'  (voy.  s.  v.  veiôç  p.  660),  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  IF,  2,  861  ; 
voy.  d'autre  part  s.  v.  và-rni  j).  656.  —  Ehrlich  Unters.  126  sq. 
(cf.  Eust.)  admet  un  *TTpo  evuuTTiîç  *TTpoevuLJTTioç  évoluant  en 
*TTpevuj-  par  élision  de  la  voy.  de  TTpô  devant  l'initiale  voca- 
lique,  puis  en  Trpovuu-  sous  l'influence  de  npô  ;  la  glose  d'Hésycb. 
n'en  est  pas  éclairée. 

TipôS,  gén.  TTpOKÔç  f.,  TTpOKâç,  -ûboç  f.  'faon'.   Voy.  s.  v.  TtepKvôç. 

TTpÔÇ.    Voy.  s.  V.   TTpOTl. 

postbom.  TtpoadvTiiç  'escarpé;  pénible;  hostile'  <  irpôç  -|-  dvia 

dvT»-|v  (p.  64). 
iou.att.Trp6(T6e(v\  még. TipodOe,  arg.è.uirpocrGe,  dor.lesb.TtpôcrGa, 

hér.  èuTTpoaGa  (crét.  TipoGGa,  dclph.  TTpoaia)  adv.  'en  avant; 

auparavant',  prép.  avec  g  en. 'devant,  avant'  :  hom.  Tipéa^djuj 

(ion.  att.  TTpôcTuu)  adv.  et  prép.  'en  avant' <  *7Tp0Tiuj,  i.-e.  *-f-io-, 


-     816     - 

cf.  skr.  âpa-tya-  'postérité',  got.  ni-pja-  '(TuxYevriç'  etc.;  le  a  de 
TTpoaGe  provient  aussi  d'un  t\  cf.  ÔTTi-ee(vj  ÔTria9e(v)  ÔTTia(ajUj 
p.  707.  Schulze  KZ.  40,  414  n.  1.  Brugmaun  Grdr.  IP,  2,  729 
n.  2.  —  Selon  Kretschmer  Glotta  I  55  (cf.  Ehrlich  Unters.  37 
n.  1)  TTp6a6e  contient  un  adv.  *7Tpôç  'en  avant',  qui  est  en  rap- 
port apophon.  avec  Ttàpoç  comme  \at.  prae  avec  gr.  Ttapai:  le 
parallélisme  ci-dessus  indiqué  s'en  trouverait  rompu;  en  outre, 
TTpoaGe  se  rencontre  dans  des  domaines  qui  ne  connaissent  que 
TTOTi  ou  TTÔç;  voj.  aussi  Jacobsohn  KZ.  42,  280. 

irpôaqpaToç  'frais,  récent,  nouveau',  cf.  irpoaqpaTOV  tô  àpiioiç 
Yiv6|uevov,véov,veap6v  Hésych.  A  cause  de  Q  757  on  a  proposé 
(depuis Phot.  glosant  par  veuucTTi  àvr)pri)uévoç)  le  sens  de  'fraîche- 
ment tué',  soit  TrpocT-cpaToç  <  i.-t.^guhn-tô-s,  cf.  Geivuj  et  qpôvoç 
(p.  ex,  Fick  P  415.  Prellwitz^  264);  le  sens  de  'à  qui  l'on 
adresserait  encore  la  parole,  lat.  affahilis%  cf.  Tipôcrcpriiui  (p.  ex. 
Ameis-Hentze.  Autenrieth-Kaegi.  Prellwitz-  385  sq.)  n'est  pas 
préférable;  irpocrqpaTOç  <  TTpo-  +  *0'q)aTéç,  oii  acp-  représente 
un  groupe  initial  pql'h-,  alternant  avec  qi'ph-,  qui  a  été  l'ini- 
tiale de  bom.  99dvuj,  att.  cpGdvuu  <  *cpGavFuu,  lequel  est  du  reste 
isolé;  cf.  Brugraann  Grdr.  P  792.  Brugmann-Thumb  Gr. Gr> 
158.  —  Autre  avis  encore  chez  Wiedemann  BB.  27,  195  ('ent- 
gegengliinzend',  i.-e.  *bhé-  'briller'). 

TTpoTaivi  (otTr.  eip.  construit  comme  prép.  avec  gén.  =  Trpô  Eur. 
Rbès.  512),  béot.  TipoT^vi  adv.  'auparavant'  <  Trpô  Tai  (loc,  se. 
a|uepai)  -|-  -vi  (particule,  cf.  arc.  tuuvi  gén.  sg.)  '*avant  ce  jour' 
selon  R.  Meister  Ber.  d.  sachs.  G.  d.  W.  1904,  p.  9  du  t.  à  p., 
Giinther  IF.  XX  149,  Buck  Gr.  D.  101;  conjectural.  —  Selon 
Brugmann  Grdr.  H-,  1,  284  n.  Tipoiaivi  supposerait  un  *TTpo- 
xaivoç  (cf.  à^iiaGi  :  ctfiiaGoç),  issu  d'un  *TTpoTav  lo  ç  contenant 
'■^-tnno-  (:  *-f]w-),  morphème  d'adv.  et  d'adj.  temporels,  cf.  skr. 
pra-tnà-h  'd'autrefois,  vieux'  et  voy.  l'art.  ènrieTavôç  p.  264. 
De  là  irpoiaiviov  TiaXaiôv  Hésych. 

TTpÔTepoç  'premier  de  deux'  :  zd  fyatai-a-  'le  précédent'  skr.^>'a- 
fardm  adv.  'plus  loin';  voy.  s.  v.  irpô;  cf.  skr.  prâ-fàr  'tôt,  le 
matin',  osq.  pruter  'prius'  <  *prô-ter. 

bom.  TrpoTi  et  irpôç,  (béot.  Trpo^iKOVTa,)  ion.  att.  éol.  irpôç  adv. 
'à  côté,  en  outre',  prép.  'vers,  contre,  jusqu'à,  eu  vue  de,  con 


—     817     - 

cernant,  en  comparaison  de,  ace;  —  à  côté  de,  contre;  outre, 
dat.  ;  —  du  côté  de;  de  la  part  de;  au  nom  de,  g  eu.',  en  eom- 
pos.  'vers;  près  de;  en  outre'  <  i.-e.  *proti  Vis-à-vis  de,  à  ren- 
contre de,  contre',  cf.  skr.  prâti  'à  la  rencontre  de,  vers';  Trpôç 
semble  être  dû  à  la  phonétique  syntactique  et  être  né  de  *7TpoTi 
devant  initiale  vocalique  (Tipocr-eTiGeTOv  :  skr.  prâfi/  adhattam, 
puis  cf.  TrpôauuTTOV  'visage'  <  *ttpotiuuttov  i  -e.  *pi'oti6q>Jo-m  : 
skr.  prattkam  'visage'  <  i.-e.  *proffql'o-/ii.  Elirlicli  Unters. 
34 sq.)  ;  à  Trpofi  se  rattache  crét.  TTopii,  cf.  le  rapport  7Tpô(T((j)uj  : 
■nôpcfvj  TTÔppuu,  à  côté  de  quoi  un  éol.  TTpèç  granini.  et  pamphyl. 
TrepT-ebuuKe  <  *TTpeTi  •  lett.  preW  'contre'  ace.  g  en.;  cf.  encore 
lat.  pretium  '*réquivalent  qui  s'oppose  à  qe.,  valeur,  prix'  (bibl. 
chez  Walde^  611),  v.slav.  proticû  'en  face  de,  vis-à-vis  de'  et 
voy.  l'art.  Trep\  sub  fin.  Cf.  Brugmann  KVG.  §610,2.  Brug- 
mann-Thumb  Gr.  Gr.'*  §ôl5  (bibl.  et  critique  des  avis  diver- 
gents). Ehrlich  op.  cit.  28  sqq. 

TTpoûpvri  f.  'prunier'  (Tliéoplir.  Diosc);  Trpoûiavov  'prune'  (Gai.). 
Etyni.  obscure,  prob.  asianique;  cf.  Hehn"  ^3G9  sqq.  Schrader 
RL.  629. 

TTpoucreXeîv  'outrager'  (Escb.  Aristoph.).  Etyni.  inconnue;  voy. 
Dindorf  Lex.  Aesch.  s.  v. 

boni.  poét.  TTpôqppuuv,  -ovoç  'bienveillant,  bien  disposé  pour'  < 
TTpô -j- qppnv,  voy.  s.v.  ;  un  fém.  hom.  TTpôqppacTffa  représente  un 
*q)p»-Tia,  cf.  (lat.  pi.  i)ind.  att.  épigr.  qppaaiv  (*qpp//-ai)  et  eù- 
9paivuj  'réjouir'  (*-qpp;M.uuj  ;  cf.  llepcreqpôvri  :  TTepaécpuacra  (*-qp«- 
Tia,  \.-e.*gUh)j-  :  ^i^Uken-  'tuer',  voy.  s.  vv.  Geîviu  qpôvoç). 

TTpoxâvri,  dor.  -à  f.  'prétexte'  (Call.);  Trpoxaivuu-  TTpoqpacri2:o|nai 
Eust.  <  TTpÔ  +  x«îvuj. 

npôxeipoç  -ov  'qui  est  sous  la  main  (-npô  xeipûjv);  qui  se  pré- 
sente de  soi-même  (à  l'esprit);  simple,  naturel;  —  ayant  la 
main  tendue  >  scrviable'. 

TTpôxvu  adv.  'à  genoux  I  ô7U;  entièrement  O  46U.  £  G9\  Sehni 
Brugmann  Gr.Gr.^ôTl  npôxvu  cp  4GU.  t  G9  se  rattache  à  xvaùai 
'racler,  enlever  en  rongeant',  skr.  A-.s;/M-'frottcr.  aiguiser', TTpôxvu 
ôXéaai  ti  ayant  signifié  'causer  la  perte  d'un  objet  en  l'usant 
complètement  par  le  frottement';  mais  TTpôxvu  I  ÔTO  était  prim. 
îrpÔTVu  (  :  tôvu  \).  153  sq.);  si  le  sens  de  TTpôxvu  'par  une  usure 

52 


—     818     — 

complète'  s'est  réduit  déjà  dans  la  \g  artificielle  de  l'épopée  à 
'complètement,  iravTeXujç',  TrpÔTVu,  archaïque  comme  Trpoxvu, 
a  pu  se  confondre  avec  lui;  —  conjectural. 

TTpoxuùvai  f.  pi.  'les  bancbes'  (Archipp.  chez  Poil.  Il  183).  Etym. 
obscure;  le  mot  semble  avoir  été  influencé  par  Koxwvri  f.  'pé- 
rinée' (<*Kax-ujvâ,  voy.  p.  505). 

hom.  7Tpû\éeç,-éa)v  m.  pi.  'fantassins  lourdement  armés';  cf.  cypr. 
(et  Call.)  TTpûXiç  f.  'danse  armée,  pyrrbique'  (voy.  Hoffmann 
Gr.  D.  I  123),  (lac.  ou  béot.)  TrpouXéar  -neloxç  ÔTrXiiaiç  Hésycb. 
Etym.  obscure.  —  Tout  rapport  avec  lat.  proelkim  'combat' 
(Bréal  MSL,  XV  346.  van  Herwerden  Lex.  suppl.^  s.  v.)  doit 
être  écarté  ').  —  V.  pruss.  (Fick  BB.  26,  235)  ûlint  {*icalint) 
'lutter'  est  parent  de  tchèq.  vdleti  'faire  la  guerre  à  qn.'  vàll'a 
'guerre',  ags.  icôl  'peste'  v.  h.  a.  icuol  'défaite'  v.  norr.  voir  m. 
'les  cadavres  sur  le  cbamp  de  bataille'  (Berneker  IF.  IX  360) 
et  s'exclut. 

hom.  TrpuiLivôç  'qui  est  au  bout'  (irp-  Ppaxiuuv  'le  haut  du  bras', 
Trpupvôv  aKÉXoç  'le  haut  de  la  jambe',  7Tpu|uvri  YXiJÙ(J(Ja  'la  racine 
de  la  langue',  Trpu)LiviT  uXii  'bois  à  la  racine'),  superl.  -ôiaToç; 
subst.  TTpujLivôv,  pi.  (Pind.)  irpuuvà  'bout  inférieur';  ion.  att. 
TTpi))uvr|j  puis  att.  Tipùpvâ  f.  (voy.  Solmsen  Beitr.  1 254)  'poupe' 
est  né  de  irpupvri  vr|Oç  H  383  (de  là  hom.  etc.  irpûiavriBev  adv. 
'du  côté  de  la  poupe',  irpuiuvriTriç,  ou  adj.  'de  la  poupe',  Trpu|u- 
vrîaia  n.  pi.  'amarres'),  irpuiavôç  se  rattache  à  i.-e.  *pe)'-,  abon- 
damment représenté  dans  les  adv.  et  prép.  de  lieu  (skr.  pdra- 
'ulterior'etc,  voy.  s.v,  irepi);  pour  le  vocalisme  cf.  bia-irpûcioç 
'pénétrant'  (p.  185),  irpûiaviç,  hom.  Treipaxa 'extrémités' <*TTep- 
-F-aia;  pour  la  dérivation  cf.  skr.  ni-mnâh  'situé  bas'  ni-mnâm 
'profondeur,  terrain  bas'  :  ni  'en  bas';  v.  slav.  li-ûma  'gouver- 
nail, arrière  du  navire'  russ.  kormd  'puppis'  (Pedersen  Aspira- 
tionen  i  Irsk  194  sq.)  sont  à  écarter,  étant  vrais,  parents  de  gr. 
Koppôç  m.  'tronc  d'arbre;  bûche;  rame'  (Koppôç  vauTiKÔç  Eur. 
Hél.  1601).  Persson  Beitr.  1 172.  —  Gr.  7Tpe>vov 'souche' (*ç«r-) 
est  à  écarter. 


1)  Osthoff    rattachait    \at.  proelium   à    v.  slav.  vojî  'gnevrier'; 
rétvni.  est  restée  inédite. 


—     819     — 

posthom.  TTpÛTaviç,  -euuç  /^bom.  TTpÙTUviç  nom  propre  E  678), 

lesb.  (Hoffmanu  Gr.  D.  II  36o  sq.)  irpoTaviç  (att.  épigr.  irpora- 

v€ia  TTpoTaveuuj,  cf.  Meisterhans-Schwyzer^  24)  m/chef, maître; 

prytane'  semble  tout  proche  parent  de  att.  TipoTaivi  (voy.  s.v.); 

pour  TTpu-  cf.  TTpu|Liv6ç  ct  bia-TTpOaioç  ;  voy.  Brugmann  Grdr.  Il-, 

1,  284  n. 
hom.  TTpuuî,  att.  irpiii  adv.  'le  matin;  de  bonne  heure;  trop  tôt'  = 

V.  h.  a.  f'nio  'tôt',  i.-e.  *prôu}j  cf.  skr.  prûtdr  'de  bon  matin'; 

ion.  TTpiLïoç,  att.  TTpuJoç 'matinal;  précoce''  =  v.h.a./'/v^o/  m.  h. a. 

vrûeje  'matinal';   compar.  irpiuaiTepoç  (d'après  TraXairepoç); 

hom.  att.  Tcpiuriv  (*TTpuuFiâv),  dor.  Trpubav  npôuv  Tipâv  (Théocr.; 

*Trpa)Fâv) 'avant-hier;  tout  récemment'  ace.  sg.  pétrifié,  se.  fijué- 

pûv;  hom.  etc.  TTpcuiZà  (pi.  n.)  adv.  'avant-hier';  voy.  s.  v.  upô. 

Curtius'-  283  sq.  Brugmann  Grdr.  P  147.  II-,  1,  164.  Hirt  IF. 

XXI  165. 
TrpujKTOç  m.  'anus'  (Aristoph.)  :  arni.  erastan-kh  pi.  'le  derrière', 

dérivé  à"mi*erast  *prast-  <  \.-e,.*pràkto-  ou  *prfcto-.    Bugge 

Beitr.  12  sq.    Hiibschmann  Arra.  Gr.  I  443.    Brugmann  Grdr. 

P  477.  510.  564. 
hom.  att.  TrpuOv,  gén.  rrpûJvoç  m.  'montagne,  etc.'  Voy.  s.  v.  ép. 

TTpriwv. 
*TTpuOE,  seul.  pi.  TTpuJKeç  f. 'gouttes  de  rosée'  (Call.  Théocr.)  Voy. 

s.  V,  TT€pKv6ç. 

att.  TTpujpa  (ion.  npiupii  d'après  l'antipodique  TTpû|uvii  f.  'poupe'. 
Solmsen  IF.  XI  Anz.  88  s(i.  Beitr.  I  187  sq.)  f.  'proue'  <  *TTpuj- 
Faipa  *TTpujFapia,  i.-e.  ^pruria,  dérivé  de  *pf'UOs  {skr.  jjiirrd-h 
v.slav.  jii'àcù)  'antérieur',  Schul/e  Qu.  ep.  4S6s(|.  —  Lai.prora 
'proue'  est  l'emitrunt  grec;  l)ibl.  chez  Walde-  617  sq. 

hom.  att.  etc.  TrpûToç  (thess.  ttpoutoç\  dor.  bcot.  Tipàroç  'pre- 
mier'; superl.  hom.  ttpiûticttoç.  L'origine  de  npiu-  irpâ-  n'est 
pas  élucidée;  -to-  est  vrais,  le  même  élément  que  celui  de  Tpi- 
Toç  TÊTapToç;  Tipuu-  TTpa-  se  rattachent  au  grouite  de  mots  qui, 
parents  de  skY.prà-  gr.  irpô  »kv.  puni  got.  faûra  'avant',  signi- 
fient 'premier';  l'idée  d'un  *TTpiuF-aT0-ç  formé  sur  un  *TTpajFo-ç 
<  i  -e.*pruo-.s  =  skr. parra-h  'le  précédent'  zd  pa"rLUi-  v.pers. 
paruva-  'prior',  v.  slav.  prâvu  alb.  i-pare  'primus'  (Brugmann 


—     820     — 

Grdr.  P  244.  I-  294.  474.  843)  rencontre  des  difficultés  phoné- 
tiques, cf.  Eulenburg-  IF.  XV  142;  un  *TTpoFo-ç  <  i.  e.^jrro-uo-s 
(cf.  V.  sax.  frao  got.  frauj a  'maître'  et  gr.  7Tp6-|uo-ç  ombr.^9>-o- 
i)wm  lit.  pirmas  'premier'),  développé  en  *TTpoFaTo-ç  (Brug- 
mann  KVG.  p.  777)  expliquerait  att.  TrpujTOç,  mais  non  dor. 
béot.  irpâTOç,  car  oa  >  uu  partout:  Osthoff  MU.  VI  79  et  Hirt 
Hdb.^  447  ramènent  irpOÙTOç  à  *Trpo-aTO-ç  (cf.  UTr-aro-ç)  et  Hirt 
verrait  dans  TrpâTOç  un  i.-e.  *pPto-s  avec  le  même  degré  que 
skr. pûrva-h pârrt/a-h,  ce  qui  ne  convaincra  guère;  bibl.  chez 
Brugmann  Grdr.  IP,  2,  52  et  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  249. 

posthom.  TTTaîuj,  aor.  pass.  èîTiaiaOriv  intr. 'se  heurter  contre; 
broncher,  échouer',  trans. 'heurter;  renverser';  TTTaî(T)ua, -aïoç  n. 
"méprise;  défaite'  :  hom.  iGu-TTiiiuv  (|ue\lri)  O  169  '(lance)  qui 
vole  en  droite  ligne'  (le  2^  î  peut  être  dû  à  un  ail.  métrique), 
TTTÎXov 'plume  légère,  duvet',  peut-être  (cf.  Walde^s.  v.)  lat. 
vespertîliô  'chauve-souris'  en  tant  que  '^vesp[e]ro-[p\tlliô  '*qui 
voltige  le  soir';  élargiss.  par  -i-  de  i.-e.  *pet{e)-  *petà-  'se  pré- 
cipiter, voler,  tomber'.  Persson  Beitr.  II  825  (bibl.)- 

*7TTàH,  ace.  TTTaKa  'poltron'.  Voy.  s.  v.  Ttioîâ. 

7TT(xpvu|uai  (Xén.)  et  hom.  etc.  TTTaipuu,  fut.  TTTapuj  'éternuer'; 
ion.  att.  TTiapiuoç  m.,  iTTopoç  (Arcad.)  m.  'éternuement'  :  lat.  ster- 
nuô  'éternuer',  v.  irl.  sreod  gall.  ystrew  et  treic  'éternuement' 
(celt.  ''[p]streu-ô  'j'éternue'.  Fick  IP  314.  Foy  IF.  VI  322. 
Henry  Bret.  255  s.  v.  stréfîa),  arm.^A/'??çem 'j'éternue'  (Peder- 
sen  KZ.  39,  428);  i.-e.  *psfer-  onomatopée. 

TTTéXâç  (îTiëXoç  Hésych.)  m.  'sanglier'  (Lycophr.  833);  TTieXéa" 
aûç  ÙTTÔ  AaKUJVUJV  Hésych.  Etyra.  obscure.  —  Lit.  liaùlé  et 
kuilf/s  'cochon'  (Fick  P  392)  est  à  écarter.  —  Skr.  l'irih  m. 
'sanglier'  (Prellwitz  -  388),  non  attesté,  est  peu  clair,  cf.  Uhlen- 
beck  Ai.  Spr.  54. 

hom.  etc.  rrreXéôt,  ion.  -ér|,  épid.  TreXeâ  GDI.  3325,  44  f.  'orme, 
Ulmus  campestris  L.'  :  v.  h.  a.  fehva  felaica  'saule'  (Prellwitz 
1.  cit.),  ossète  fcirice  'aune'  (Kretschmer  KZ.  31,  427),  lat.  pô- 
pulus 'peuplier'  i^ptôptol-  ou,  si  gr.  ttt-  est  secondaire,  *pô'pol-\ 
voy.  Walde^  s.  V.);  le  groupe,  désignant  surtout  des  arbres 
aimant  un  soi  aqueux,  serait  apparenté  à  lat.  palus  lit.  pélTiè 


—     821     — 

fikr.  pal vahlni  'marais'  selon  Lidéii  IF.  XVIII  4.'-!6;  l'initiale 
TTT-  fait  difficulté;  l'hypothèse  d'un  \.e.*puel-  ^Jacobsohn  KZ. 
42, 472sq.;  voy.  l'art.  ttôXiç  sub  fin.)  ne  convainc  pas.  —  Lat. 
tilia  {Helià  :  m.  irl.  telle  'tilleul'.  Fick  II'  131)  'tilleul'  est  à 
écarter  (bibl.  chez  Walde^  s.v.).  —  Xuw.theli  'orme'  est  l'em- 
prunt grec  (HUbschmann  Arm.  Gr.  I  375.  449j  dénoncé  par  -l- 
et  non  un  parent  de  TTieXéâ,  comme  le  veut  Pedersen  KZ.  39, 
342. 

TTTépiç,  acc.  TTTépiv  (Théocr.j,  nom.  pi.  TiTépeiç  f.  'fougère':  tite- 
pôv  'plume  d'aile';  cf.  pour  la  sémantique  v.  h.  a.  far{a)n  ags. 
fearn  'fougère',  germ.*/Wrwa-  =  skr.  parnâ-m  'plume,  feuille'. 

ion.  att.  TTTepvii,  tardif  TTTépvû  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  253 sq.)  f. 
'talon'<  ♦rriripcrvâ  :  lat.^erwa  {^përsnâ)  'cuisse  (avec  la  jambe); 
cuis.se  de  derrière,  jaml)on',  got.  fairzna  v.  b.  franc,  fersna 
V.  h.  a.  fersana  ags.  fiersn  (^fersni-)  'talon',  zd  pâsna-  n.  skr. 
pârsni-h  {parmi)  f.  'talon'  (Curtius^  498.  Fick  I*  81  sq.  254. 
476.  III'  234  sq.),  i.-e.  prob.  *ptër-sncl  -snî-  -sno-\  l'idée  d'une 
initiale  i.-e.  *pu-  (Jacobsohn  KZ.  42,  275)  ne  convainc  pas; 
l'analyse  ultérieure  (  :  TTTepôv)  est  incertaine. 

hom.  etc.  tttcpôv  'aile,  plume  d'aile';  hom.  etc.  TTTépuE,  -utoç  f. 
'aile'.  TTTepôv  =  v.  slav.  pero  'plume'  (J.  Schmidt  Plur.  174sqq. 
Kretschmer  KZ.  31,  427;  autre  avis  chez  Meillet  Etudes  238, 
pour  qui  ^îero  :\\i.spat-nas'sà\f,  nageoire',  skr.prtrwa'w 'plume', 
v.h.a./'rtr/î'fougère'),  cf.  zd  fraptàr^-Jat-  'oiscAvC,  \Rt.propfer- 
i-o.s' 'irpoTTETiiç'  (*p)'o-pte)'g-îjo-s  selonWalde^  s.v. -^  voy.  d'autre 
part  Persson  Beitr.  II  888  n.  3),  puis  skr. ^jflïra-/»  'aile,  plume', 
gr.  ÙTTO-TTeTpibiuuv  ôveipuuv  'rêves  ailés'  (Alcm.),  lat.  accipiter 
'autour,  faucon'  i  voy.  Waldc-  s.  v.),  \.^i\\\.  eteriuu,  \)\.  atar 
'volucres''(celt.*[/>J(?^ro-«.  Fick  11' 28.  Pedersen  K.Spr.  1 9Usq.), 
V.  1).  franc,  fethera  'penna'  v.  h.  a.  fedara  ags.  feder  v. uorr.  fiçd)' 
'aile,  plume'  (germ.  '^féprO,  i.-e.  *petnt),  soit  i.-e,  *pef{e)-v-  et 
'^p{<')te-r-:i  cf.  aussi  skr.  ^rt^rtra-// 'volant,  fugitif,  puis,  avec 
morphème  -n-,  hit.  peima  'aile,  plume'  {^petna.  Stolz  Lat.Gr.' 
144  bibl.  Persson  Beitr.  II 655),  irl.  en  'oiseau'  {eeh.*[p]efno-s) 
etc.;  dérivés  en  -y-j-n-  (cf.  .lohausson  Beitr.  1  S(|.  BB.  18,  12) 
de  i.-Q.'^'pet{e}-  'voler'  (voy.s.v.TTéTOiuaii;  cf.  encore  avm.fhrçiin 
'je  vole'  thev  'aile'  fholh  'poumon'  thethec  'léger'  (Bugge  KZ. 


-     822    — 

32,  40.  Pedersen  KZ.  39,  343.  348.  Lidén  Arm.  St.  114  sq. 
Osthoff  MU.  VI  18)  1). 

TTTfiiua,  -aroç  n.  'vol'  Suid.;  TTTficTiç,  -euuç  f.  Vol'  (Esch.  Arstt.); 
TTTîivôç,  dor.-â-  'qui  vole'  :  TiéTOiuai  (p.  776),  i.-e.  ^petieY'^petâ-. 

hom.  etc.  TTiriacruu  'se  blottir'.  Voy.  s.  v.  TTToiâ. 

TTTiXov 'plume  légère,  duvet'.  Voy.  s.  v.  TTTaiuu.  —  \j2iX.  pïlus 
'poil'  (Prellwitz^  389)  est  à  écarter.  —  Lett.  spïlira  spilga  'li- 
naigTCtte,  ériophore'  spilwens  'oreiller'  (Prellwitz^  1.  cit.)  sont 
vrais,  parents  de  lat.  pulvlnus  'coussin'. 

TTTicrcra),  att.  tttîttuj,  aor.  è'TTTÏcra,  pf.  pass.  eujxaixai  'piler,  mon- 
der de  l'orge  ou  du  grain;  broyer,  concasser';  TTTicfiaa  n.  'orge 
mondé';  TTiiaiç  f.  TTTiajLiôç  m.  'action  de  piler';  uTiadvii  f.  'orge 
mondé;  tisane  d'orge  mondé';  TrepimainaTa  pi.  'marc  de  raisin' 
(dissim.  de  *TTepi-TTTi(J|uaTa.  Sommer  Gr.Lautst.  75  sq.  Jacob- 
sohn  KZ.  42,  276).  TTTÎcîffuj  <  *TTTiaT-îuu  a  pu  supplanter  un 
*TTTlvuj  <  *TTTivcruu  OU  *TTTiv(Tiuj  ct  sc  joindre  à  è'TTTÏaa  TmcjGiîvai 
è'TTTiaiLiai  d'après  l'analogie  de  èWïaàjuriv  :  XiacTo^ai  (Xit-),  è'TracTa 
TTaaGfjvai  TTéTracTiuai  :  Ttàcrauj  (îrax-),  ou  bien  se  créer  immédia- 
tement sur  XlaaoïLiai  îrdaauu;  bibl.  chez  Brugmann-Thumb  Gr. 
Gr.^  353.  Cf.  skr.  pindsfi  'broyer'  pistâ-h  'moulu'  pisfd-m  'fa- 
rine' zd  pisant-  'broyant,  moulant',  lat.  pinsô  -ère  'broyer,  piler' 
plsô  -ère  plsô  -are  'piler'  pistor  'celui  qui  pile  le  grain  ;  bou- 
langer' (  :  skr.  pëstar-  'celui  qui  broie')  pïla  {*pins-la)  'mortier' 
pïlum  pîstillum  'pilon' ^«.sô  'mortier'  ombr.  pistu  'pistum',  lit. 
paisyti  'monder  (de  l'orge)'  v.  slav.  pichati  {pïsq  p'ichajq) 
'heurter'  (voy.  aussi  s.  v.  Traïuu)  pîseno  'farine'  pïsemca  'froment' 
slov.  pesta  pol.  piasta  'pilon'  et  prob.  lit.  2Ji''^ù  pisfi  'coire  cum 
femina',  v.h.a.  fesa  'balle  du  blé'  (Curtius^  276  sq.  498.  Fick 
P  78.  248  sq.  472)  m.b.a.  «se/ 'pilon'  m. h.  a.  vise/ 'pénis'  (Torp 
chez  Fick  111*242.  Franck-van  Wijk  EW.742sq.);  \.-e*p{t)eis-. 
—  Gr.  TTicroç  m.  'pois'  est  à  écarter;  voy.  s.  v.  p.  787  ^). 

Ig  comm.  TTToiâ,  ion.  TTToiri  (att.  *TTT6â)  f.  'épouvante,  effroi'  < 
*TTTUjFia,  cf.  Lèto  TÎTibâ,  Apollon  TTtujoç  (scol.  de  Lycophr.  265. 


1)  TTTepûoao|Liai  'battre   des    ailes'    remonte   à   un   th.  *TTTep-uK-, 
comme  XaTâoauu  à  un  th.  *\aT-aK-.    Debrunner  IF.  XXI  240. 

2)  Sur  la  technique  du  ?>?6-^o?'  voy.  Meringer  Die  Werkzeuge 
der  2>mse/*e-Reihe  und  ihre  Namen  (Worter  und  Sachen,  1. 1). 


—     823     — 

Preller-Robert  Gr.  Myth.  I  236  ii.  1;;  7TTo(i)eîv  ^éol.  aor.  imà- 
âaev  Sapplî.)  'terrifier;  frapper  d'un  transport  de  passion',  pass. 
TTTo(i)eîa6ai  faor.èTTTod0riçEur.)  "être  frappé  d'effroi,  d'un  trans- 
port de  passion';  tttuj-  est  le  degré  fléchi  de  TTTà-  dans  hom. 
ptc.  pf.  TTeTTTriuOç  -uJTeç  H  354.  x  362  's'étant  blotti'  aor.  3.  du. 
KaTa-TTTiÎTriv  0  136;  ma-  'se  mouvoir  vers  le  bas,  vers  le  sol,  se 
mettre  en  peloton,  se  blottir',  puis  'être  abattu,  craintif  est  un 
élargiss.  de  '■'pet-  'se  mouvoir  à  travers  un  espace,  voler,  tom- 
ber' (TréTO)uai  TiiiTTa))  ;  cf.  des  élargiss.  de  *ptd-  *pta-  *pt6-  dans 
hom.  etc.  nx^Gaw  (*TTTaK-iuu;  éol.  ipf.  eTTTû^ov  Alcée  fr.  27  par 
innovation  analogique),  fut.  TTiriHai  (aor.  è'TTTnEa  dor.  è'TTTâEa  qqf 
avec  sens  trans.  'effrayer'),  aor.  ptc.  KaTa-TtTÛKuuv  (Esch.  Eum. 
252)  'se  blottir',  *TTTà£,  ace.  TriciKa  'poltron'  (Esch.  Ag.  137), 
hom.  etc.  ttiiûE,  gén.  tttujkôç  'timide;  subst.  m.  lièvre;  fugitif, 
TTTuuKÛç,  -ûboç  f.  'qui  se  blottit  de  peur,  peureuse' (Hom.  Ki)igr. 
VIII  2),  hom.  poét.  TTTÛjaauu  (*TTTa)(TKiuj,  cf.  TTTUJdKâîluj  A  372) 
'se  blottir  de  frayeur,  être  épouvanté,  mendier',  ép.  etc.  tttujxôç 
'*(|ui  se  blottit,  *humble,  pauvre,  mendiant',  att.  TTTuuxeia,  ion. 
-ilîq  f. 'mendicité',  hom.  etc.  tttuuxêûuj  'mendier';  voy.  aussi  s.  v. 
TTTÔpuu.  Cf.  Brugmann  MU.  I  16sqq.  Osthoff  Perf.  312.  Fers- 
son  Wzerw.  14.  210.  Beitr.  I  429  n.  1.  G.  iMeyer^  345.  —  Le 
rapport  avec  arm.  thalh-çi-7n,  aor.  fhdJi'heai/  'je  me  cache' 
(Bugge  KZ.  32,  39  sq.  Brugmann  Grdr.  I-  511),  très  douteux 
selon  Iltibschmann  Arm.  Gr.  I  448  sq.,  est  possible  selon  Pe- 
dersen  KZ.  39,  342  sq.  —  L'analyse  ci-dessus  rend  précaire  le 
rapport  gr.  TTToiâ  :  lat.  (Frohde  KZ.  22,  259.  Pedersen  IF.  II 
287)  pavère  {*pouère)  'avoir  peur',  m.  irl.  (Stokes  BB.  23,  44) 
ûafh  'effroi,  effrayant'  gall.  uthr  'effrayant'  corn,  ufh  euth 
'effroi'.  —  Autre  avis  non  plausible  chez  Frohde  BB.  l,33Usq. 
—  Le  rapport  gr.  -TtTâKÛJv  :  lat.  taceô  'se  taire'  (F.  de  Saussure 
Mém.  285)  est  à  écarter. 
hom.  etc.  irrépSoç  m.  jeune  pousse,  jeune  branche;  fig.  rejeton; 
action  de  pousser  (Hsd.  Trav.  421  V.  Brugmann  Ber.  d.  sacbs. 
G.  d.  W.  1906,  p.  174  suppose  un  prim.  *TTi-op9o-ç  (cf.  tttux-< 
*7Ti-ux-  s.v.  TTTUxri)  sc  rattachant  à  \.-G.*en>ihh)-  'croître,  mon- 
ter' attesté  par  zd  ^r'àira-  'haut',  lat.  ardiios  'haut'  etc.  voy. 
le  groupe  s.  v.  ôpeôç  p.  TU  snb  fin.). 


-     824     - 

hom.  poét.  TTTÛov,  att.  Trréov  gramm. 'pelle  à  vanner,  van'.  Le 
rapprochement  avec  v.  h.a.  fowen  {*fawjan)  ui.h.  a.  vœwen 
'cribler',  skr. pâvatè  punàti  'pm'iîier^  pdvaiia-m' crible,  filtre' 
etc.  (Prellwitz*  266.  ^389)  satisfait  la  sémantique,  mais  l'ini- 
tiale TTT-  fait  difficulté;  voy.  aussi  Jacobsohn  KZ.  42,  275  n.  2. 

TTTupoj  (*TTTÛpiuj)  'effrayer*,  pass.  s'effrayer';  tttuptikôç  'qui 
s'effraie  facilement';  irTÛpiua  n.  tttup|u6ç  m.  gramm.  'consterna- 
tion'. Appartient  au  groupe  Trioiâ,  voy.  s.  v.;  cf.  p.  ex.  Persson 
Beitr.  I  429  n.  1.  —  Lat.  (Walter  KZ.  12,  409.  Bugge  KZ. 
20,37.  Curtius^  706.  Brugmann  Grdr.  P  454.  WaldeMSS. 
Stolz  Lat.Gr.*  130.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.*  99)  con-sternàre 
'troubler,  épouvanter'  (dans  l'hypothèse  d'un  *pster-  ou  ^pstur-) 
est  à  écarter.  —  Zd  fsar^ ma- 'houté'  (Meillet  MSL.  XI  315  sq.) 
est  obscur. 

TTTUxn  f.  et  *tttijH,  gén.  tttuxoç  f.  'pli  d'une  étoffe;  cuir  ou  lame 
de  métal  recouvrant  un  bouclier;  tablette  pour  écrire;  repli  ou 
anfractuosité  d'une  montagne';  TTiûcrdJu,  fut,  tttuHuj  'plier;  re- 
plier, recourber'.  Selon  Brugmann  Grdr.  P  p.  XLV.  277.  11=', 
2,  839  TTTux-  <  *Tri-ux-  :  skr.  py-ûksna-  'étui  pour  le  bois  de  l'arc' 
(i.-e.  *e^/  *pi  'là-dessus'),  cf.  ûhati  'glisser,  effleurer'.  —  Selon 
Meillet  Notes  d'étym.  gr.  8  sqq.  IF.  V  333  ttt-  est  dissim.  de 
*(p9-  :  ^kv.hhnj-  got.biugau  \ .  ?,\a.y .  gûnqti  gyhati  'plier',  etc.; 
même  avis  chez  Pedersen  Materiaiy  i  prace  1 170,  cf.  Briickner 
KZ.  42, 333;  sur  les  mots  letto-slav.  voy.  Berneker  EW.  366  sq. 
De  là  7TTUKT10V  (Grég.  Naz.),  ttuktiov  (Anth.)  et  ttuktiç,  -iboç  f. 
(Anth.;  dissim.  de  tttukt)  'tablettes  à  écrire'. 

hom.  etc.  tttûoi  {*[s\piû-iô),  fut.  Triôauj  et  TTTU(Jo|uai  'cracher'; 
TTTuaXov  TTTÙeXov 'salive';  TrûTiZiuj  (dissim.  de  *TrTDTiZ;uu)  'cracher 
souvent';  cf.  ipûiier  ttiùêi  Hésych.  et  lat.  spuô  got.  xpeiican 
V.  norr.  spyia  ags.  v.  h.  a.  v.  sax.  spîwan  lit.  spiduju  spiduti 
V.  slav.  pljujq  {*spjujq)  pljïvati  'cracher'  (Curtius-'  285);  si 
l'on  y  joint  skr.  stMvati  'cracher',  arm.  (Hubschmann  Arm.  St. 
1 31.  Arm.Gr.  1 449 sq.  Bugge  KZ.  32,  39)  thManem'je  crache' 
fhukh,  gén.  thJcoy  'salive',  il  devient  malaisé  d'établir  et  peut- 
être  vain  (cf.  Persson  Beitr.  I  270)  de  chercher  une  forme  uni- 
que indo-eur.  {*pstm-  *psteieuà^-  ou  *sptiû-  ^spteieua'^-  ?  Voy. 
Johansson  IF.  XIV  327.   Pedersen  KZ.  39,  342.    Franck-van 


—    825    - 

Wijk  EW.  654);  le  groupe  est  d'origine  ononiatopéique.  Voy. 
8.  vv.  (TîaXoç  (èTTi-)cp6ijZ;uL), 

7TTUJ|ua  n.  TTTÔxTiç  f.  'chute'.  Voy.  s.  v.  irirrTUj. 

hom.  etc.  tttuuE,  géii.  ittuukôç  'timide,  peureux;  fuyard';  lioni.  etc. 
TTTuûacTuj  'se  blottir  de  frayeur;  mendier';  hom.  etc.  tttujxoç  '*qui 
se  blottit  ou  se  cache,  *humble;  pauvre,  mendiant'.  Contiennent 
des  élargiss.  de  tttuj-,  degré  fléchi  de  Tria-  dans  hom.  ptc.  pf. 
TTeiTTriajç,  voy.  l'art.  TTToia. 

att.  TTÛavoç  m.  'fève'.    Voy.  s.  v.  KÛainoç  p.  526,  spéc.  527  n.  1. 

TTÛap,  gén.  TTÛaTOç  n.  'colostre'.  Voy.  s.  v.  ttùôç. 

TTûxri  f.  'fesse';  KaXXi-Trûfoç  'aux  belles  fesses'.  Le  sens  premier 
semble  avoir  été  'gonflement'  icf.  skr.  pûtaa  gr.  ttùvvoçj,  cf. 
skr.  pûga-h  'monceau,  foule,  troupe,  réunion',  prop.  'boule,  pe- 
lote' punja-h  'monceau,  boule,  masse'  etc.,  lett.jjrtî/_(7(r coussin', 
pl.'coUier (de cheval)';  i.-e.*peîig-'^pug-.  Persson  Beitr.  I24:4sq. 
(bibl.  et  critique  des  avis  divergents).  —  L'avis  de  Holthausen 
IF.  XX  329  (ttùyii  '*la  partie  saillante  du  corps'  :  TTUYian  ttuyuOv 
TTÛE  \at.  punç/ô  'piquer'  etc.,  cf.  ail.  mod.  steiss  'le  derrière'  : 
sfossen  got.  sfautan  'pousser,  heurter';  n'est  pas  préférable.  — 
Avis  non  convaincant  de  Bally  MSL.  XII  325. 

TTUY^JÎ  f,  'poing';  TTUfuOv,  -ovoç  f.  'coudée'.  Voy.  s.  v.  ttOE. 

hom.  (t553;  voy.  Schulze  Qu.  ej).  468)  att.  ttôêXoç  (tardif  épigr, 
TTuaXoç,  cf.  TTÛaXoç'  fi  àcrâmvGoç.  fj  XdpvaS  Hésych.)  f.  'auge, 
mangeoire;  baignoire;  sarcophage'  est  dissim.  de  *TrXOeXoç  : 
ttXùvuj  'laver'.  L.  Mcyer  Vgl.  Gr.  I  526.  Curtius-*^  279. 

hom.  etc.  7tu9)lu']v,  -évoç  m.  'fond;  souche  (d'arbre):  pied  (dune 
montagne);  racine  (d'un  nombre)'  <  *(pu0)ar|v;  TTÙvbaE,  -aKOç  m. 
'fond  d'un  vase'  (au  lieu  de  *qpuvbaH  d'après  TTu6|m'ivi.  Skr. 
budhnd-h  'sol,  base,  pied  (d'un  arbre),  etc.",  gr.  ttu6|uiîv,  v.h.a. 
bodam  'sol'  (germ.  *lmdina)  remontent  à  un  i.-e.*bhe(idh-'^ 
l'alternance  des  suff.  -mo-  et  -ho-  est  vrais,  indo-eur.  et  tous 
deux  remontent  à  un  -ni no-  qui  est  en  rapport  apoph.  avec 
-nien-  dans  gr.  ttuButtv  iJ.  Schiiiidt  Krit.  li>4i;  cf.,  avec  infixe 
nasal,  zd  bûna-  m.  'fond,  sol,  i)r()tondeur'  (<  aryen  */>/»;</?'"'«</-. 
Bartholomae  Airan.  Wb.  968  sq.),  gr.  TTÛvbaE,  ]i\t./'undiislond, 
base'  irl.  bond  'plante  du  pied';  —  ags.  botni  'fond' suppose  i.e. 
*bheiid-;  —  gr.  Pu96ç  ion.  Puaaôç  m.  'profondeur  (de  la  mer)' 


—     826     — 

s'expliquent  par  i.-e.  *heudh-  ;  —  cf.  en  outre  got.  diups  v.  h.  a. 
^/o/"profond',  lit.  c/w/>?/s 'profond,  creux'  dùgnas  {-^om'* diibyias) 
'fond'  v.slav.  dûhrV\'a,\m  dûno  'sol,  base',  gaul.  c?w&/20- 'monde' 
g'all.  dwfn  irl.  domain  fudumain  (celt.  *duhni-)  'profond',  qui 
supposent  au  choix  "^dheubli-  *deubh-  ou  *dheub-,  puis  v.slav. 
dupïnû  dupîû  'creux'  dupuka  'trou',  m.  h.  a.  ^oèervallon,  gorge', 
qui  s'expliquent  par  *dheup-  ou  *dheuph-,  enfin  arm.  andunkh 
'abîme'  {*dhu7idh-  assira.  de  %hundh-'})\  voy.  surtout Vendryes 
MSL.  XVIII  305  sqq.  (bibl.). 
hom.  TruKa  adv.  'dru,  serré  I  588;  solidement;  fig.  prudemment, 
sagement;  avec  soin  E  70';  bom.  etc.  TTUKaZiuj  'couvrir  d'une 
chose  drue;  envelopper;  fermer;  caler  {vr\a  XiGoicTi  Hsd.  Trav. 
624)';  hom.  ttukivôç  (cf.  ép.  TTUKi-|uribiiç  'prudent'.  Wackernagel 
Verm.  Beitr.  11)  et  hom.  att.  ttukvoç  'dru,  serré;  épais,  dense, 
compact,  fréquent;  fig.  avisé'.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  356.  Alb.  St. 
III  13  en  rapproche  alb.^»;"^  'je  baise' = 'j'embrasse,  j'entoure 
fermement'  i^pukô).  —  Gr.  ttùE  et  son  groupe  sont  de  toute 
façon  à  écarter. 

TTUKTIOV  etc.    Voy.  s.  V.  TTTUXIÎ- 

TTuXri  f.,  au  sg.  'battant  d'une  porte'(Hrdt.),  au  pi.  hom.  etc. 'porte; 
isthme,  détroit,  canal';  att.  TruXuupôç,  hom.  TruXduupôç  (cf.  ujpâ 
*Fu}pâ  f.  'soin'),  ion.  iruXeupôç  m.  (voy.  Schulze  Qu.  ep.  19)  'por- 
tier'. Ou  a  conjecturé  un  rapport  avec  ttoXiç  f.  'ville'  (voy.  s.  v.), 
en  invoquant  surtout  skr.  gôpura-m  {*pllo-)  'porte  de  ville'  (cf. 
Fick  BB.  5,  167  sq.),  ce  qui  ne  satisfait  pas  la  phonétique.  — 
Le  rapport  (Curtius^  715)  avec  gr.  ttôXoç  m.  'pivot'  (ï.-e.*qHeî') 
est  à  rejeter. 

TrûXiTTÊÇ*  ai  èv  Trj  ëbpa  xpîxeç.  Kal  l'ouXoi,  pôcrxpuxoi,  kIkivvoi 
Hésych.  :  irl.  idcJia  'barbe'  nl-fota  ^à  la  longue  barbe'  Ulaid 
'les  gens  de  l'Ulster'  gaul.  Tri-ulatti  'MaKpoTtuuYUJveç',  skr.  pu- 
laka-h  'le  hérissement  des  poils  sur  le  corps'  pulasti-h  'portant 
les  cheveux  plats'  (Bezzenberger-Fick  BB.  6,  239.  Fick  I^  487. 
IP  55.  Pedersen  K.  Spr.  1 47).  —  Lat.p//^*.s•  'poil'  est  à  écarter; 

.    voy.  Walde2  583. 

TT  û  |u  a  T  0  ç  'qui  est  au  bout,  dernier'  :  skr.  pûnar  'de  nouveau', 
v.h.a.  fona  fou  v.  sax.  fana  fan  'de';  *pu-  est  le  degré  réduit 
de  i.-e.  *«_2JM  attesté  par  arc.  cypr.  lesb.  thess.  àiru  'àrrô'.    J. 


-     827     — 

Schmidt  KZ.  26,  24.  Biigge  15B.  14,  (58;  hil)!.  récente  chez 
Brugmann  Grdr.  IP,  2,  736.  806.  —  Gr.  ttûvvoç  et  TTû-fri  ^Bez- 
zenberger  BB.  27,  176  sq.)  .semblent  devoir  être  écarté.s:  voy. 
s.  vv. 

TTÛvbaH  m.  'l'ond  d  un  vase'.  Voy.  s.  v.  ttu6,uiiv. 

TTuv9âvo|aai  's'informer  de'.  Voy.  s.  v.  Treû6o)Liai. 

TTÛVVOÇ"  ô  TTpujKTÔç  Hésych.  <  *TTUT(yvo-ç  :  skr.  ptîiau  m.  duel 
(gramm.)  Mes  fesses',  puis  skr.  puppitta-h  {t  pour  t)  'enflure  du 
palais  et  de  la  gencive',  '\.-G.*peut-  '-piU-  dans  lit.  puczh  pùsti 
'souffler'  pùsti  's'enfler,  gonfler',  etc.;  Trouviâ^eiv  TraibiKoîç 
\pv\0Qu\.  TTOÛviov  T«P  ô  boKTVjXioç  Hésych.  contient  peut-être 
une  forme  plus  simple  *pu-  'ou  '^'pou);  cf.  Brugmann  Grdr.  P 
752.  II-,  1,  265.  Persson  Beitr.  I  243  sqq.  —  L'avis  de  Bally 
M8L.  XII  324  sq.  ne  convainc  pas. 

hom.  etc.  ttûE  adv.  (nom.  sg.  pétrifié,  cf.  ttùE*  TTUfiaiî  Hésych.  et 
voy.  R.  Meister  Die  Mim.  d.  H.  748  sq.)  'avec  le  poing';  hom. 
etc.  TTUY|ur|,  dor.  -d  f.  'poing;  pugilat';  ttuyuûv,  -ôvoç  f.  'coudée'; 
TTu-f-|LiâxoÇ  •"•  '^l)Ugiliste'  (Hom.  Pind.);  ttùktiiç,  -ou  m.  m/sens 
(Pind.  Soph.  Plat.)  :  lat.  piKjnus  'poing'  pugno  -are  'combattre' 
^i<</iZ 'pugiliste' (Curtius'' 286);  l'idée  fondamentale  du  groupe 
est  'le  poing  fermé  pour  la  boxe,  le  médius  faisant  saillie',  d'où 
le  rapport  avec  lat.  j9///?7ô 'piquer'  j9«_7/ô 'poignard'  (Fick  I* 
482.  Walde2  621sq.  Holthausen  IF.  XX  329),  i.-e.  V'.'/- 'P»" 
quer',  alternant  avec  *peuk-  dans  gr.  TreuKebavoç  èxe-TT€UKi'iç 
TT€\JKr|  etc.  —  Critique  des  rapports  incertains  ou  erronés  chez 
Walde-  I.  cit.;  pour  v.  h.  a.  /ï(sf  v.  slav.  p^sfJ  'poing'  voy.  plus 
haut  s.  V.  TTévTÊ  p.  768  n.  1  et  F'ranck-van  Wijk  EW.  s.  v.  vidsf. 

TT  ù  t  0  ç  f.  'buis'  (Arstt.  Théophr.).  Origine  étrangère  (thraco- 
phryg.  ?);  voy.  Boisacq  MSL.  XVII  58  sq.  —  Ni  le  rapport 
avec  TTeÛKri  f.  'pin',  ni  celui  avec  tttlktctuj  'plier,  replier,  recinir- 
ber'  (Hehn"  573),  ni  celui  avec  uwa  adv.  'dru,  serré'  ttukvôç 
adj.,  TTÛ^oç  étant  '*lc  bois  dur'  (Brugmann  Ber.  d.  siichs.  G.  d. 
W.  1899,  p.  211),  ne  sont  convaincants.  —  De  là  hom.  ttûEivoç 
'de  buis'  Q  269,  tardif  ttuîîç,  -iboç  f.  'l)oîte  en  l)uis\ 

rroov,  et  ttôoç  -eoç  (Hpc.  i  n.  'pus';  ttlmi  f.  et  TTuiiaiç  f.  'consomption 
pulmonaire':  TTuoOv'fairesup|)urcr'Eust.,  pass. TTuoûa6ai(Arstt.); 
bittTTueîv  'suppurer'  (llpc.j;    hom.  etc.  Tro6uj,  fut.  TTÙauj  'faire 


—     828     — 

pourrir;  pass.  se  putréfier';  TTûBebuûv,  -ôvoç  f.  'putréfaction' 
(Nie.,  au  pi.)  :  skr.  piii/afi  'se  putréfier,  sentir'  =  zd  puyeHi  'se 
gâter'  skr. pûya-h  -m'sanie,  \)us' pûti-h  'pourri,  puant'  zdpûtay- 
'corruption',  arm.  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  468)  hu  'sang  puru- 
lent', lat.  pus,  gén.  pûris  (i.-e.  *pû-s-)  'pus'  pûteô  'pourrir'  (dé- 
nom,  d'un  *putos)  pûter  putris  -e  'pourri',  m.  irl.  (Fick  II*  54) 
othar  {*[p]utro-s)  'un  malade'  othar-Uge  'lit  de  malade;  lieu  de 
sépulture'  othrach  'fumier',  v.  norr.  fûenn  'pourri'  fûe  'putré- 
faction' fûna  'pourrir'  feyia  'laisser  aller  à  sa  ruine',  lit.  puvù 
pûti  'pourrir'  pûdau  pûdyti  'faire  pourrir',  puis  got.  fûls  v.norr. 
fi'dl  ags.  fâl  v.h.a.  fût  'pourri'  (morphème  i.-e.  -lo-),  lit.  pûliai 
pi.  'pus'  piaulai  pi.  'bois  pourri';  \.  e*pû-.  Curtius"  286.  Fick 
P  83.  256.  483.  IIP  242.  La  R.  est  d'origine  onomatopéique. 

ttOôç  m.,  TTuap,  géu.  TTuaxoç  n.,  irOexiâ  (ttOtiôI)  f.  'colostrum  (lait 
épais)'.  Le  groupe  semble  distinct  du  préc.et  peut  se  rattacher 
à  i.-e.  *peus-  *pûs-  'gonfler',  attesté  entre  autres  par  skr.  jJ^'i?- 
i/ati  {pôsati  pusnâti)  'prospérer,  faire  prospérer,  entretenir', 
V.  û'àN.  puchati  'souffler'  o-puchnqti'Q.TdXev'  russ.^^^?îî/J 'luxu- 
riant, exubérant,  riche',  etc.  —  V.h.a.  hiost  ags.  ôeos^ 'the  first 
milk  of  a  cow  after  calving,  fr.  mouille'  (Bugge  PBrB.  12, 
421  sq.)  se  rattachent  à  i.-e.*&^?<«- 'gonfler';  cf.  Persson  Beitr. 
I  259  n.  3. 

boni.  etc.  Ttûp,  gén.  irùpôç  n.  'feu'  :  arm.  (Hiibschmann  Arm.  Gr. 
1 469)  hur,  gén.  hroy  {^pûr-o-)  'torche',  tokh.  A^or'feu',  ombr. 
pir  leu'  pu)'om-e  'in  ignem',  irl.  (Stokes  BB.  21, 123)  «r  'feu', 
v.norr.  (poét.)  fûrr  'feu'  {*fûri-),  tchéq.  pyr pyr  'o^ewàvo.  ar- 
dente', puis  v.h.a.  fuir  finr  v.  sax.  fini'  ags.  fyr  'feu'  (<  germ. 
'^fu[u]ir[a]-)  ;  got.  fôn  (gén.  funins)  'feu'  (voy.  s.  v.  TTâvôç  p.  745) 
suppose  un  th.  *pd{u)-n-,  cf.  skr.  ^«t'awa-^ 'purifiant  ;  feu'^jrt- 
vakâ-li  {*-i?qo-)  'pur,  clair,  purifiant;  feu',  arm.  hn-oç  'fourneau'; 
le  groupe  se  rattache  à  i.-e.  *peuâ^-  :  *pû-  'purifier',  cf.  skr. 
punâti  (^«y«iê) 'clarifier,  purifier',  lat.^rr/'«,ç'pur'(voy.Walde^ 
s.  V.),  v.h.a.  foicen  'cribler  le  grain'.  Curtius''  286  sq.  Fick  I* 
483.  IIP  243.  Hirt  Abl.  §  407.  Persson  Beitr.  II 677.  Franck- 
van  Wijk  EW.  s.  V.  vuur.  De  là  hom.  etc.  Ttupd,  ion.  -)'i  f.  'bû- 
cher', TTupiâ  f.  'bain  de  vapeur",  TTuptxriç,  -ou  adj.  m.  'de  feu', 
TTÙpivoç  'ardent';  nupeûç  m.  'incendiaire'  Hésych.,  -rrupoûv  'brû- 


—     829     — 

1er',  TTupeTÔç  m.  'fièvre',  Tiupaéç  m.  'torche  allumée',  Tiuppéç, 
poét.  TTupcrôç  (*TTupaFo-ç.  Solmsen  Beitr.  I  13;  cf.  cor.  TTupFoç 
nom  d'un  cheval  GDI.  3119  h)  'd'un  rou^e  de  feu,  roux',  etc. — 
Gr.  TTÛïp  est  un  mythe  (^Wackernagel  IF.  II  149sqq.). 

TTOpa)Li{ç, -iboç  f. 'pyramide'(Hrdt.).  Origine  étrangère.  —  L'avis 
de  Carra  de  Vaux  Actes  du  XIV^  congr.  des  or.  (1905)  II,  4, 
57  sq.  est  à  écarter. 

honi.  etc.  ttûptoç  m.  'tour,  f.;  enceinte  garnie  de  tours;  citadelle, 
rempart';  cf.  TTepYa/aov '*citadelle'  {■nép'{a\xu  Tpoiaç  Stcsich.  fr. 
28).  Est  prob.  un  emprunt  (asianique?);  cf.  qpûpKoç*  teîxoç 
Hésych.  —  Got.  baûrgs  'ville'  v.  h.  a.  hurg  'ville,  château-fort' 
ne  sont  pas  des  parents  immédiats;  voy.  Fick  Vorgr.  Ortsn.  16. 
Feist  EW.  s.  V.  (bihl.;.  Kultur  384  n.  1  (bibl.). 

hom.  etc.  TTùpôç  m.,  souv.  pi.,  dor.  (TTTûpôç  (voy.  van  Herwerden 
Lex.  suppl.^  s.  V.)  'blé,  froment;  grain  de  blé';  rrùpnv,  -fivoç  m. 
'noyau,  pépin  ou  grain  d'un  fruit';  biôa-Tiupoç -ov  'fruit  pareil 
à  la  griotte';  hom.  nupvov  'pain  de  froment'  :  lit.  pûrai  m.  pi. 
'froment  semé  en  automne'  lett.  p?<r'i 'froment'  v.  \}n\^?,.pHre  f. 
'brome,  Bromus  secalinus  L.'  v.  slav.  pifro  'far,  milium'  serb. 
y;l/* 'sorte  de  blé'  slov.  mod.p/ra'épeautre'  tchè<i. /)///•  rua?,.}) y rej 
'chiendent  ordinaire,  Triticum  repens',  ags.  fijrs  'lolium',  skr. 
^M /•«-// 'gâteau'.  Curtins  '  287.  IIoops  Waldbaume  344.  Solm- 
sen Beitr.  I  125  sq.  (bibl.). 

ttOt(Z;uu.  Voy.  s.  v.  tttûuj. 

TTuiivii  f.  'bouteille  clissée'  Poil.;  TTUTivaîoç  adj.  (Ar.  Ois.  798), 
Étyni.  obscure;  i)eutêtre  y  eut-il  assim.  de  l'initiale  sonore  à 
la  médiane  sourde,  cf.  puTÎvri'  Xâfuvoç  x]  à|aiç.  TapavTÎvoi 
Hésych.;  cf.  Solmsen  IF.  XXX  41.  —  ttutîvoç  m.  'un  poisson' 
prob.  ainsi  dénommé  d'après  sa  forme. 

TTuu,  ion.  Kuu,  instr.  '*par  dessus  un  espace  de  temps'  dans  ou  irai 
'pas  encore;  d'aucune  fa(,'on,  pas  du  tout',  att.  où  ttiûttotê  (dor. 
TTuO-TTOKa  Épich.,  lac.  iTr|-TT0Ka,  cf.  got./rè  instr. 'à  qui,  avec  (|ui, 
avec  quoi,  etc.')  'jamais',  i.-e.  th.  *qiJo-.  Brugmann  Grdr.  11-, 
2,  188.  365.  714.  716. 

posthom.  TTiÛYUJV,  -ujvoç  m.'barbe'<TTiu-,  cf.  lit.  j)(>  prép.+  -fLuv  : 
gr.  fevuç  'mâchoire  inférieure',  lat.  (jeiia  Joue',  litt.  '*co  ([ui  est 


—     830     - 

(levaut  le  menton  ou  qui  tient  au  menton',  selon  Reiehelt  BB. 
26,  225  (•?). 

ion.  att.  TTLuXeîv  "vendre';  dor.  TiuuXd  (Sophr.),  att.  iruuXri  gramm. 
f /vente';  TruuXriç, -ou  m/vendenr'(Ar,  Cav.  131. 133);  TTuuXricriç, 
-etuç  f.  Vente'  (Xén.);  TroiXriTriç,  -où  m.  '*vendeur;  magistrat 
athénien';  ion.  épigr.  aiTOTTuuXiç  aYopr)  :  v.  h,  a. /a?i  (i.-e.  -è-) 
'qui  est  à  vendre'  v.  norr.  fcdr  (i.-e.  -e-)  m/sens,  lit.  pelnyti 
"gagner'  peinas  'gain:  mérite'  v.  slav.  plénû  "butin',  irl  at-rô- 
-illi  "meref,  skr.  pànatë  {^prnatë  <  *pl-n-)  "acheter,  troquer' 
pana-h 'enjeu' ;ï.-e.'^'p)el-.  Frôhde  BB.  16,209.  17,308.  Fick 
I^  42.  IIP  237.  Osthoft' BB.  24,  211.  M.  van  Blankeustein 
Unters.  47.  Persson  Beitr.  I  516. 

hom.  poét.  TTuuXeîaOai  "aller  et  venir'.   Voy.  s.  v.  TréXo|uai. 

hom.  etc.  ttujXoç  m. f. "poulain,  pouliche;  jeune  animal;  poét.  jeune 
fille  (cf.  bd|uaXiç  )u6axoç  irôpTiç),  jeune  garçon';  lat.  pûJJus 
"jeune  animal;  jeune  coq',  got.  fula  w.h.si.  folo  y.  norr.  foie 
(germ.  ^fulan-)  m.  v.  norr.  fyl  {*fulia-)  n.  "poulain'  (Curtius  ^ 
287),  i.-e.  *pô{u)-  :  *p^î-,  voy.  s.  v.  iraîç  p.  739  (bibl.).  —  Le 
groupement  de  ces  mêmes  mots  avec  alb.  peVe  {*pôlnû)  "ju- 
ment' pjel  i^pelô)  "je  procrée,  je  mets  au  monde'  (G.  Meyer  Alb. 
St.  III  30.  38),  i.-e.  *pel-,  semble  devoir  être  écarté. 

dor.  TTuûXuTTOç  m.  "poulpe',  etc.  Voy.  s.  v.  ttoXûç  p.  802  n.  1. 

I.  att.  TTÛj|ua,  -ttToç  n.  "boisson,  potion;  eau  potable'.    Voy.  s.  v. 

TTIVUJ. 

JI.  hom.  etc.  iruJiua,  -atoç  n.  "couvercle';  cf.  gr.  ttûjO  "troupeau' 
Troi|uriv  "berger'  (voy.  s.  v.),  ûiwpâti  zd  pâHi  "protéger,  garder' 
skr.  pdtra-m  "réservoir',  got.  fôdr  n.  "Oiikt),  fourreau'  ags.  fôd- 
det-  fôdor  v.h.a.  {fedar-)fôtar  "étui,  gaîne';  i.-e.  *^<5(i)-  "pro- 
téger'. 

TTuJpoç  m.  "tuf  (Théophr.);  concrétion  (Hpc.  Arstt.)';  Txujpivoç  "de 
tuf;  TTUjpoûv  "rendre  calleux;  pass.  se  durcir;  fig.  s'endurcir; 
devenir  aveugle'.  Etym.  obscure. 

ttlDç,  ion.  (Hrdt.)  kijùç  "comment',  adv.  formé  sur  le  th.  interr. 
*qUo-,  voy.  s.  v.  Tr66ev. 

hom.  poét.  TTuuTdcrBai  "s'envoler';  TTuuTi'ieiç  "qui  vole' (Nonn.). 
Voy.  s.  V.  néioixai  p.  776. 


831 


ttOùO,  gén.  TTuO[i|e[F|oç,  \A.  inbeu  n.  'trijupeaii  de  montons'  iHom. 
Hsd.).  Cf.  skr.  pCiyâ-h  'gardien,  protecteur',  et  voy.  s.  vv.  ttoi- 

|.triv  TTÛ))aa  II. 


P. 

honi.  trag-g.  pà  'donc,  certes'  <  i.-e.  *>•  =  lit.  //•  'et,  aussi'.  Voy. 
s.  V.  âpa  p.  V2. 

pd  (Alcm.  Sopli.  Ion;  pd  est  un  mythe),  ép.  peîa  (c.-à-d.  pfia)  péa, 
col.  Ppâ'facilement'-c^Fpâ  a]a,  sans  parenté  en  dehors  du  grec; 
pd90|uoç  '='=au  cœur  facile  ou  léger;  nonchalant;  facile'<*Fpâcri-; 
compar.  att.  pduuv  liom.  prjÎTepoç,  siiperl.  att.  pâcrroç  hom.  pifi- 
TttToç;  att.  pdiZo)  'aller  mieux',  cf.  Ppdïbber  pdilei  diro  vôaou. 
'HXeîoi  Hésych.;  att.  pdbioç,  ion.  pr|îbioç  'facile',  adv.  éol.  Ppâï- 
bioiç.  Cf.  Wackernagel  Verm.  Beitr.  11  sqq. 

hom.  etc.  pdpboç  f. 'baguette,  verge;  ligne,  strie,  raie'.  Dans  le 
cas  d'un  suff.  -bo-  (cf.  Solmscn  Heitr.  I  6U)  le  p  est  ambigu  et 
représente  i.-c.  h  ou  p  {*urb-  ou  *urp-),  cf.  lit.  virbas  'rameau, 
scion,  verge'  et  les  n)ots  cités  s.v.  pâjuvoç  (<*pap-vo-ç,  i.e.^urb- 
-no-t>),  ou  gr.  paTriç,-iboç  f.  'baguette,  bâton'  et  congénères,  cf. 
Persson  Beitr.  1  499;  —  un  i.-e.*urb-io-s  est  aussi  possible 
{-bi->  -pb-  :  -pi-  >  -ttt-)- 

ion.  pttTn  (Hpc.)  f.,  hellénist.  pa-fdç,  -dboç  f.  'fente,  crevasse'; 
pdfbiiv adv. 'avec  véhémence";  pa^baioç  'véhément,  impétueux'  : 
priYVUMi,  i.-c.  *urëij-  "^iiràg-. 

pdbainvoç  m.  'jeune  branche,  rejeton'  (Nie);  pdbiE,  -ikoç  m 
'branche,  rameau'  (Nie);  hom.  etc.  pila,  lesb.  Ppiaba  EM.  f. 
{*uredia)  'racine'  :  lat.  rcldi.v  -n-is  'racine'  nituus  {*urûdnio-s) 
'branche' prob.  >"rtr//«6- 'baguette,  piquet,  etc.'(voy.Walde-s.  v.), 
gall.  gicreiddi/n  'radix,  stirps',  corn,  (/rueiten  m.  hrct. gruizifenn 
'racine'  {*urdio-)  irl.  frèm  'racine'  {*ijrdniu-.  Fick  II'  1*86. 
Henry  Bret.  144)  gaW.  gicri/sgen  'i)ran(lie'  [*urds/ict.  Foy  IF. 
VI  32o\  got.  ir<(ûrfs  'racine'  ags.  iri/rf  'herbe,  racine"  v.  h.  a. 
«•Mrz'herbe,  plante'  m.  h.  a.  irurz  aussi 'racine"  v.norr.  /nV 'herbe" 
{germ.*uurfi-y  i.  e*urd/-  ou  *urdi-)  v.  norr.  rôt  'racine'  (germ. 


—    832     — 

"^urôt-i-,  \.-e.*urcld-),  puis  germ.*?ofi- dans  got.  aûrti-gards 
■jardin'  ags.  ortjeard  Verger'  got  aûrtja  'jardinier'  v.h.a.  or- 
zôn  gl/excolere'  (voy.  Lidén  Ein  balt.-slav.  Anlautges.  23  n.  1. 
Uhlenbeck  Got.  Spr.^  20.  Feist  E W.  37  sq.)  ;  i.-e.  *urûd-  *urdd- 
's'élever,  croître',  synonyme  de  *uer{e)dh-  dans  skr.  vdrdhatè 
(voy.  s.  V.  ôp9ôç  p.  711),  tous  deux  élargiss.  de  *uer-  's'élever', 
ef.  aussi  *uers-  attesté  par  ion.  att.  ëp)ua  n.  'écueil'  et  son  groupe 
(p.  282).  ^ 

pabivoç,  éol.  Ppàbivoç  (Sapph.)  "souple,  flexible';  etc.  Voy.  s.  v. 
bom.  TTepippnbriç  p.  778  et  auj.  Persson  Beitr.  I  501  ^j. 

pâloj  'aboyer'  (Crat.),  comme  àpdiuj;  voy.  s.  v.  dpapoç  p.  72  sq. 

hom.  poét.  pa9d)uiYH,  -iTïoç  f.  'goutte  d'eau;  grains  de  poussière 
qui  vole';  paQa}iilw  'éclabousser'  (0pp.  Nonn.);  pa6aaaô|U6voi  • 
paiv6|uevoi  Pbot.  Hésych.;  pa9|uiZ;ea9ar  paivecrGai  H.;  paGaive- 
Tar  paiveTtti,  Ppéxerai  H.  <  i.-e.  *ur?idh-,  cf.  *urnd-  dans  hom. 
èppàbaTai  èppàbaio,  ^urendh-  et  *urend-  étant  des  élargiss.  de 
*uren-  attesté  par  gr.  paivuu  (voy.  s.  v.)  paviç.  Solmsen  KZ. 
37,  590  sqq. 

paGaTTûYi^uj  'donner  un  coup  de  pied  au  derrière' (Ar.  Cav.  796; 
poG-  Suid.;  poGoîTûYicr)u6ç  m.  Th.  M.)  <  *paGaYO-TrûYlZ;u),  cf. 
pdtGaYOç*  xàpaxoç,  fjxoç,  Gépupoç,  ipôcpoç  Hésych.  (voy.  s.  v. 
poGoç)  et  TTùYri  f.  Ehrlich  Z,  idg.  Spracbgesch.  7. 

paipéç  'tortu,  cagneux'  (Archil.  chez  Poil.  II  193.  Arstt.  Nie. 
Lycophr.)  est  parent  de  got.  wraiqs  'aKoXiôç,  tortu'  (Aufrecht 
KZ.  12,  400.  Fick  IIP  308.  I*  135.  555),  —  ou  de  lit.  sralgé 
'escargot'  sraigis  '(serpent)  aveugle,  anguis'  (Solmsen  KZ.  34, 
552);  paipôç  wraiqs  ont  été  ramenés  à  un  i.-e.  *uraigUo-s  ou 
*m'diguo-s  (Brugmann  Grdr.  P  189sq.  330.  610);  tcraiqs  peut 
cependant  (cf.  Persson  Beitr.  I  502  n.  1)  être  issu  d'un  ^uroig- 
-uo-s  avec  u  suffixal,  et  pai^ôç  contenir  un  p  issu  d'un  g  -{■  u, 
*PP  étant  simplifié  après  la  diphtongue;  on  voudrait  rattacher 


1)  Les  formes  hom.  ^oôavôç  'chancelant'  X  576  (texte  discuté) 
et  ^obctvri  f.  'KpÔKri'  (Batr.,  mais  ^abàvri  Hésych.)  ne  sauraient  se  con- 
cilier avec  un  i.-e  *urad-  supposé  par  Trautmann  BB.  29,  308  sq., 
ou  *uerâd-  proposé  (comme  alternative)  par  Franck-van  Wijk  EW. 
s.y.wroeten;  il  semble  qu'il  faille  partir  de  *?<er-rf- *wre-rf-,  élargiss. 
de  *uer-  'tourner',  cf.  i.-e.  *iier-t-  *îjre-t-  s.  v.  ^ardvri. 


—     833     — 

les  deux  mots  à  i.-e.  ^iireifj-  (voy.  s.  v.  poiKÔç),  cf.  zd  ^'rvizô- 
-ma'dtja-  'serrant  le  milieu  du  corps,  la  taille'  '''"n-izaHi 'serrer 
avec  un  cordon'  fBezzen berger  BB.  1 ,  254.  Bartholomae  Airan. 
Wb.  1546);  la  voy.  a  du  grec  fait  qq  difficulté  \}. 

hora.  poét.  paivou,  fut.  pavuj,  aor.  è'ppava  (Eur.)  'asperger,  arro- 
ser'; paviç,  -iboç  f.  'goutte  d'eau';  pâ)aa  n.  'aspersion',  paiviu  < 
i.-e.  '^urn-iô,  cf.  slav.  comm.  roniti  'laisser  tomber,  faire  que 
qc.  touche  terre'  (russ.  ronîtî  7^^*77 'abattre  du  bois'  etc.  iz-ron'dî 
al'èzji  'verser  des  larmes'),  i.-e.  *uren-,  élargi  en  *urend-  dans 
bom.  pf.  èppâbaTai  pqpf.  éppâboTo  aor.  act.  irapér.  pdacraTe 
(pab-  <  *urnd-^  ou  produits  de  l'analogie,  cf.  Brugmann  Gr. 
Gr.  •'' 358.  '*409),  en  ''^iirendh-  dans  pa9-â|uiTH  et  son  groupe 
(voy.  S.V.).  Solnisen  KZ.  37,  f)90sqq.  —  L'avis  d'Osthoff  Perf. 
457  sqq.  (bibi.;  paivuu  <  *pab-viuj  :  âpbiu  àpbeùuu  'arroser';  est 
à  écarter. 

bom. poét. paiuu  (*pai(y-iu  ou  *paia-iLU),  aor.  pass.  èppaia6riv 'briser; 
détruire';  boni.  poét.  paiatrip,  -fipoç  m.  ff.  Z  477)  'marteau'; 
Kuvo(p)paicrTriç  m.  'tique,  lat.  riclnus'  (p  300.  Arstt.);  bom.  60- 
luopaïcTTriç  'qui  détruit  la  vie'.  Le  rapport  (Pedersen  IF.  V  79) 
avec  skr.  rîsi/ati  rêsati  'être  lésé;  éprouver  un  dommage;  — 
endonmiager'  zd  raês-  'faire  du  tort;  éprouver  un  dommage' 
n'est  pas  immédiat,  le  grec  ayant  dû  perdre  une  cons.  initiale; 
cf.  Lidén  Ein  i)alt.-slav.  Anlautges.  11.  Persson  Beitr.  I  335 
n.  1. 

hom,  etc.  pâKOç,  éol.  PpÔKOç  n.  'haillon:  ride  (Ar.  PI.  1065)';  pa- 
Koûv 'mettre  en  pièces;  rider';  (éol.i  PpdKaXov  pÔTraXovHésych.; 
(éol.)  PpaKeTOV  (par  dissim.de  p— p)"  bpéTravov.  KXabeuxripiov  H. 
=  pàKeTpov  Poil.  <  i.-e.  *ijr-q-  :  skr.  vrlnâ-h  'déchiré,  fendu, 
abattu'  {\\\\\.-e.'^'u)'-qnô-s  est  aussi  plausible  qu'un  skr.  conmî. 
*vi'sk-,  avec  chute  de  .s-  devant  k  -|-  c(»ns.,  admis  par  Wacker- 
nagel  Aind.Gr.  1 270)  vrçcâti  {*cr-k-sl-)' déchirer,  fendre,  etc.' 
L')'dçcana-ïi  {*rrask-yqm  abat, qui  coupe,  qui  tranche'  iCurtius^ 
160),  slav.  *fer-sk-  dans  slov.  créfikniti  'se  briser  avec  fracas, 
éclater'  vréskati  'se  fendre',  *vor-sJc-  dans  v.slav.  vraska  'puTÎç, 
ruga'  (Fick  I'  135);  élargiss.  de  'i.-e.'^uer-^uerê-  dans  alb.ywrf  f. 


1)  [Voy.  P\  de  Saussure  Festschrilt  V.Tliomsen  (19r2\  '202sqq.l 

53 


—     834     — 

'blessure'  (*uor-nà),  skr.  vranâ-h  -m  'blessure'  (*ureno-),  peut- 
être  slav.  comm.  *vorna  'trou,  ouverture'  daus  russ.  vorond 
'jaumière'  pol.  ivrona  'ouverture'  (Persson  Beitr.  1  278  sq.)- 

paKTOÎ"  cpàpaYTÊÇ-  Tréipai.  x«pàbpai  Hésych.  ;  paKTÔç  adj. 'rocail- 
leux' (Lyeophr.);  pdiKipia  f.  'perche  à  battre  les  arbres  fruitiers' 
Poil.  paKToç  semble  être  un  ptc.  en  -tôç  formé  sur  la  R.  de 
priYvOm;  F.  de  Saussure  Mém.  17  n.  2  en  rapproche  skr.  sraMi-h 
'pointe,  coin',  à  quoi  Bartholomae  Airan.  Wb.  1637  ajoute  zd 
sraxtay-  Oraxtay-  'coin,  côté';  la  gutt.  indo-iran.  est  ambiguë; 
si  elle  procède  d'un  i.-e.  -g^-,  il  est  très  probable  que  srakti-h 
sraxtay-  sont  parents  de  pdiiTai  '  cpàpaYTCÇ-  x^pà^pai.  T^cpupai 
H.,  cf.  Mansion  Gutt.  65  sq.  —  Lat.  amfrâctus  'sinueux'  (les 
mêmes,  en  tant  que  <  *ambi-sraJcto-)  esta  écarter;  voy.Walde^ 
s.  v. 

pâ)uvoç  f. 'nerprun  épineux,  Rhamnuspaliurus  L.'(Eup.Théophr. 
Diosc.)  <  *papvo-ç,  i.-e.  ^urhno-s  :  lit.  virbas  'rameau,  scion, 
verge'  verbà  'pousse,  verge,  baguette  de  saule  ou  de  bouleau' 
virbalas  'aiguillon,  bâton  mince,  aiguille  à  tricoter'  lett.  wirbs 
icirbens  'petite  canne,  etc.'  v.  slav.  vrCiba  'salix'  russ.  rérba 
'branche  de  saule',  lat.  verbèna  (*uerbes-nci)  ord.  pi.  verbênae 
'herbes  et  rameaux  sacrés'  verber-  {verberis  -e  -a)  ]>ropr.  'ba- 
guette', puis  'coup  avec  une  baguette',  th.  *ve7'bes  ,  cf.  sub- 
-verbustus  prob.  'coquin,  peudard';  l'idée  première  du  groupe 
a  été  'flexible',  resp.  'tourné,  entrelacé';  i.-e.  *uerb-  'tourner', 
cf.  lit.  virbinis  'lacet'  v.  pruss.  tci7'be  'corde'  russ.  vorôba  'sim- 
bleau'  vorôby  'retordoir,  dévidoir',  v.  norr.  verpa  'ourdir  un 
tissu'  v.  sax.  warp  v.  h.a.  t«ar/"chaîne  d'un  tissu'  ags.  icearp 
m/sens  et  'branche  flexible  pour  tresser'  got.  wairpan  'jeter' 
(avec  la  même  évolution  sémantique  que  lat.  torquêre  'tordre  ; 
lancer  [un  projectile  après  l'avoir  brandij');  une  forme  nasalisée 
dans  gr.  pé|upuu  (voy.  s.  v.);  *uer-b-  est  un  des  multiples  élar- 
giss.  de  *uer-  'tourner',  cf.  *ue)p-  *urep-  'ployer,  tourner;  filer, 
coudre'  (lit.  vePpti  'filer',  gr.  péttuj  pàTiTuu  parriç  etc.),  "^uer-t- 
*M/*e-^(gr.paT(xvri),  *Mer-£Z-*Mi'ec?-(gr.pabivôç),  *uey-g'  *ure-g- 
(skr.  varj'  vrnâkti  'tourner',  lat.  vergô-  'tourner,  incliner,  pen- 
cher vers',  V.  slav.  vrîiga^  rrcsti  'jeter'),  *uer-gh-  (lett.  icevft 
'tourner')  ;  cf ,  ensuite  des  formes  nasalisées,  ^ureidg-  (ags.  icrinde 


—     835     — 

'ride',  lit.  rengti-s  'se  baisser  lourdement'^,  *urengh-(got.  irruggo 
Maeet',  etc.);  à  côté  de  *uer-,  une  hase  *îi{e)rel-  *url-  semble 
attestée  par  *ureit-  (v.  norr.  rida  v.h.a.  ridfni  lit.  rëczù  rësti 
'tourner'),  *ureiTc  (gv.  poiKÔç  piKVÔç),  *urip-  ^gr.  piiy  pïTiri  piîTTUj); 
cf.  surtout  Persson  Beitr.  I  497  sqq.  (bibl.);  voy.  aussi  l'art, 
pàpboç.  —  L'hypothèse  (Brugmann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.W.  1897, 
p.  27)  d'un  gr.  comm.  *paPvo-ç  <  \.-Q.'^ui'gU-no-s  (  :  skr.  n-jinâ-h 
'tortu')  est  à  écarter,  skr,  vrndl'fi  'tourner'  procédant  de  *uerg- 
parallèle  à  *uerh-\  cf.  Persson  op.  cit.  I  502. 

att.  pd)ucpoç,  -ouç  n.  'bec  crochu  des  oiseaux  de  proie';  païaqpri  f. 
'couteau  recourbé'  (Polyb.);  païaqpîç,  iboç  f.  'hache  recourbée' 
(Héron);  ça\x(çaLo\xa\  'avoir  un  bec' Phot.  Hésycli.;  pa)av|;ôv 
Ka)Li7Tii\ov,  pXaicrov  H.  (voy.  Solmsen  IF.  XXXI  463).  paiacp- est 
peut-être  dû  à  une  contamination  de  peuqp-  dans  pe'jacpoç*  tô 
(5-x6\xa.  \\  piç  H.  et  de  paqp-  (paqpiî  pacpiç),  d'un  i.-e.  *uerbh- 
parallèle  à  *uerp-  *urep-  *uerb-  'ployer,  tourner'  (voy.  s.  v. 
pà)nvoç);  cf.  Persson  Beitr.  I  499  n.  2. 

paviç,  -iboç  f.  'goutte  de  pluie'.  Voy.  s.  v.  paivuu. 

att.  pdE,  gén.  paYÔç  f.  'grain  de  raisin';  par  anal.  'i)aie  de  cer- 
taines plantes;  —  petite  araignée  venimeuse  (qpaXdffiov/:  pâ- 
filw  'cueillir  des  grains  de  raisin'  (Théocr.);  puûS,  gén.  poi-fôç  f. 
(m.  Sept.)  'grain  de  raisin;  —  cpaXàfTiov'.  La  flexion  pdE,  gén. 
pûTÔç  peut  avoir,  à  la  suite  d'une  action  analogique,  remplacé 
une  flexion  pûE,  gén.  *pâK6ç  (cf.  ôpTuE  -uk-oç  :  -uf-oç,  XâiaS 
-ttY-oç  :  lat.  Jatex  -ic-is)  :  lat.  racèmus  'grappe  de  raisin,  baie, 
grain'  (bibl.  chez  OsthotV  3IU.  V  66  sq.);  ces  mots  sont  prob. 
préindo-eur.  et  méditerranéens;  cf.  Meillet  MSL.  XV  163.  — 
Lat.  fragum  'fraise'  est  à  écarter  {*frdgro-ni  :  f'rclgrdre  'ex- 
haler une  odeur'.  Osthott'  1.  cit.  Walde-  s.  v.). 

paTTÎç,  -iboç  f.  'baguette,  bâton  (Eust.)  ;  aiguille  (Épich.  fr.  138  K  , 
cf.  fr.  51)';  panilvj  'frapper  avec  une  baguette;  frapper  au  vi- 
sage'; hom.  poét.  xpûcTÔ-(p)paTTiç,  -iboç  'à  la  baguette  d'or';  hom. 
etc.  pÔTTttXov  'massue';  pÔTiTpov,  épid.  poTTTOv  (U)I.  334U,  41 
(par  dissim.,  cf.  ôupiuTov  3325,  304  :  0ûpujTpov)  'bâton  d'un 
piège  (Ai'chiM;  marteau  de  porte';  porrriov  KXeibiov  Hésych.; 
hom.  KaXaûpoiy  (voy.  s.v.  p. 397);  hom.  *puji|;,  pi.  puÙTreç  f.  (de- 
gré long  fléchi)  'branches  flexibles  pouvant  être  tressées,  brous- 


-     836     — 

sailles';  hom.  (ion.)  puuTrriïov  "lieu  couvert  de  broussailles'  :  v.norr. 
or/"  m.  h.  a.  seîisen-ioorp  ail.  mod.  dial.  worh  'manche  de  faux' 
(germ.  ^unrba-,  i.-e.  ^urp6-\  cf.  Bugge  BB.  3,  106),  Mi.vàrpa 
'épi',  gT.  pàpboç  f.  'baguette'  (si  le  mot  procède  de  *urp-do-s\ 
voy.  s.  V.),  peut-être  lat.  veprès  pi.  'buisson  épineux'  (en  tant 
que  dissim.  de  *vreprès.  Persson  Beitr.  1 499)  ;  i.-e.*Merj?-  *urep- 
'tourner',  l'idée  du  groupe  étant  'branche  (flexible),  buisson'; 
voy.  s.  V.  pàjLivoç.  —  Lat.  verpa  'membre  viril'  n'est  pas  clair; 
voy.  Walde  -  s.  v.  —  Cf.  les  art.  pànTO)  péîTuj. 

hom.  etc.  pdirTiJU  (i.-e.  ^urp-iô),  aor.  èppaqja,  aor.  pass.  èppàcpriv 
'coudre;  fig.  arranger  ou  composer  un  chant  (àoibriv  Hsd.,  cf. 
paqjLubôçra.),  ourdir  ou  tramer  de  méchants  desseins';  hom.  etc. 
paqpiî  f.  'couture:  suture'  (cp  par  influence  analogique,  ou  d'un 
i.-e.  *uerbh-  parallèle  à  *uerp-;  cf.  Persson  Beitr.  1  499  n.  2); 
paqpiç,  -îboç  f.  (à  côté  de  paTriç,  voy.  s.  v.)  'aiguille,  poinçon'  : 
lit.  verpiii  verpti  'filer'  varpstë  'axe  autour  duquel  qc.  tourne' 
varpstè  et  varpstis  'fuseau'  lett.  werpata  'sommet,  vertex'  wer- 
puts  'tournant,  vire-vire'  werpels  icirpuls  'tourbillon  (de  vent), 
rafale'  icirpeles  'action  de  tourner  un  traîneau  sur  la  glace'  lit. 
vîrpiu  virpéfi  et  virpu  virpti  'vaciller,  trembler',  (skr.  vârpah 
n. 'ruse',  propr.  'trame'?),  i.  e.  ^uerp-  *urep-  'ployer,  fléchir, 
tourner'  et  'filer,  coudre'.  Schrader  KZ.  30,481.  Meringer  IF. 
XVII  157.  Persson  Beitr.  I  498  sqq.  ;  voy.  s.  vv.  paTiiç  péiru) 
pàjuvoç.  —  Lat.  sarciô  'ravauder,  rapiécer'  (Bugge  KZ.  20,  32. 
F.  de  Saussure  Mém.  58.  Bersu  Gutt.  128)  est  à  écarter;  voy. 
s.  V.  ëpKOç  p.  281. 

paTTuç  et  pdcpuç,  -uoç  f.'rave' (cf. Ath.  1X369 b.  371c);  pdqpavoçf., 
paqpdvri  f.  'radis;  att.  chou';  paqpaviç,  -îboç  f.  'radis'  :  lat.  râpum 
râpa  'rave'  (alb.  repe  'rave'  est  un  emprunt  lat.,  —  ou  slav.  ; 
cf.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  363)  rapistrum  'rave  sauvage'  râpina 
'(coUect.)  les  raves  ;  champ  de  raves'  (  :  lit.  ropënà  'champ  de 
raves'),  v.  h.  a.  ruoha  râha  v.  slav.  répa  lit.  rôpè  'rave'  (Cur- 
tius^  350);  cf.  aussi  gall.  erfin  'grosse  betterave'  bret.  mod. 
irvin  'navet'  (celt.  ^arhmo-  par  métathèse  pour  *>Y/&-mo-.  Fick 
II-*  19.  Henry  Bret.  174);  le  groupe  est  très  ancien  et  les  rap- 
ports phonétiques  sont  peu  clairs;  des  emprunts  sont  en  jeu; 


—     837     — 

les  mots  ont  voyagé  et  leur  route  est  mal  connue;  cf.  Schrader 
RL.  441  sq.  684.  Feist  Kultur  189. 

pdcrauj,  att.  pdTTuu  (èinp-  crup-),  aor.  è'ppaEa  èppàxOriv  'heurter, 
frapper,  battre';  att.  pâxîâ,  ion.  pnxîn  f-  'f'»^  de  ''^  nier  se  bri- 
sant contre  les  rochers;  bord  de  la  mer  formé  de  rochers,  de 
falaises;  bruit,  tumulte';  ion.  (Solmsen  Beitr.  1  1C3)  pi'iacruj 
(1571.  Hymn.  à  ApoU.  516),  att.  pctTTUj  'frapper  le  sol  du  pied'; 
att.  KUTa(p)pdKTriç,  -ou  adj.  'qui  .se  ])récipite,  qui  tombe',  subst. 
'chute  d'eau,  cataracte;  herse  d'un  pont,  d'une  porte  de  ville; 
écluse;  oiseau  de  mer  qui  fond  sur  sa  proie',  ion.  KaTa(p)pr|KTr|ç 
(Ilrdt.  VII  26)  fleuve  de  Phrygie  :  v.  slav.  u-raziti  'percutere' 
tchèq.  rdz  russ.  razû  'coup',  i.-e.  *iiragh-  *m'9yh-.  Lidén  Eiu 
balt.-slav.  Anlautges.  25. 

*paTàvri  f.  'cuiller  à  pot',  cf.  (dor.)  paTavav  Topûvriv  Hésych., 
PpaTcivav  Topùvnv.  'HXeîoi  H.  <  i.-e.  *urf-  :  skr.  vdrtatê  zd 
rar^t-  'se  tourner',  lat.  rer^ô 'tourner',  \v\.  adhai-taigiiir  adhar- 
taigim  'adversor',  got.  icairpan  v.  norr.  verda  ags.  iceordan 
V.  h.  a.  icerdan  'devenir',  prim.  'se  tourner',  v.  slav.  vrûtt't}  lit. 
verczù  versti  'tourner'  (('urtius^  587.  FicU  I^  550;;  Fick  KZ. 
42,290  y  joint  poiapia*  Topùviov  H.,  (piil  accentue  pOTapia  en 
tant  que  pi.  ntr. ;  i.-e.  *uer-t-  '^uret-  'tourner'  est  un  élargi-ss. 
de  *uer-,  voy.  s.  v.  pd)avoç. 

pàcpavoç  f.,  pacpdvn  f.  'radis;  att.  chou'.  Voy.  s.  v.  pdiruç. 

att.  paxôç  (pdxoç),  ion.  pnxôç  (Ilrdt.;  éuppnxoç  Nie,  pnxt^^nÇ 
Nie.)  f.  'l)uisson  d'épines,  l)roussailles;  haie  d'épines:  olivier 
sauvage  (à  Trézcne)';  pdxiç,  -loç,  att.  -eujç  f.  'épine  dorsale: 
crête  de  montagne,  etc.';  paxîîla)  'briser  l'épine  dorsale,  dnii  : 
faire  ])érir  (tragg.):  faire  le  fanfaron'  :  v.irl.  fi-acc  i^iu'àfjh-na. 
Fick  II*  287)  'aiguille',  lit.  ràzas  i^urafjho-)  'scion  sec  et  sans 
feuilles;  chaume, éteule;  mancheà  balai;  fourehon'  rai/s 'étcule' 
tri-ràéis'k  trois  fourchons';  i.-e.*«rf?r/^-*</>v/y/t- 'piquer'.  Lidén 
Ein  balt.-slav,  Anlautges.  15.  Solmsen  Heitr.  I  162  sq. 

att.  pÉYKuj  (péfX^)>  fut.  pÉY^wj'ionfler;  souffler  avec  force  (cheval, 
dauphin)';  pCTKOç  n.,  pe  f-iÇ  f-  'ronflement'  (Hpc.)  :  v.  irl.  .sren- 
nini  gl.  'sterto'  {*srei}k-na-mi),  ])uis  peut-être  v.  irl.  si'On  'nez' 
ga\\.  ffi'oen  moy. -bret.  froiui  bret.  mod./Vo«  'narine'  {*sroknâ. 
Fick  IP  318.  Henry  Bret.  126.  Pederseu  K.  Spr.  I  82).  —  Lat. 


—     838     — 

ringor  {^rengôr)  'ouvrir  la  bouche  et  grincer  des  dents',  v.slav. 
r^gnqti  'hiscere'  sont  à  écarter;  voy.  Walde-  654  (bibl.).  — 
Lat.  rancens  rancidus  'putréfié,  rance'  (Zupitza  KZ.  36,  59) 
est  inexpliqué  (Walde  ^  641).  —  Voy.  l'art,  pù^xoç. 

hom.  etc.  I.  péluj,  fut.  péEuu  'faire'.  Voy.  s.  v.  è'pYOv  p.  271. 

IL  péluj,  aor.  inf.  péHai  "teindre';  pa^eûç  et  pOTeûç  m.  gramm. 
"teinturier';  péxiua  n.  'étoffe  teinte'  (Ibyc);  \pvao-pajéç,'  xpucro- 
Paqpéç  Hésych.  (sur  l'alternance  e  :  a  voy.  Persson  Beitr.  I  138)  : 
skr.  rdjyati  'se  colorer,  rougir';  cf.  avec  vo}'.  longue  hom.  px\- 
Yoç  (:  péyoç  Anacr.  fr.  138)  n.  'étoffe  teinte',  priYeûç'  paqpeûç 
Hésych.  :  skr.  raga-h.  m.  'coloration,  couleur,  rougeur,  etc.* 
(Curtius'^  185sq.);  péZioi  suppose  un  i.-e.  ^si'eg-iô  (alternance 
*Kr-  :  *r-);  le  groupe  gr.  è'pepoç  n.,  skr.  râjaJi  n.,  etc.  (Fick  I* 
117.  526.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  243.  Mansion  Gutt.  231.  248. 
Prellwitz  ^  396)  est  à  écarter  pour  la  forme  (i.-e.  -gV-)  et  pour 
le  sens;  cf.  Meillet  MSL.  XIII  38. 

pé9oç  n.  'membre  (au  pi.  TT  856.  X  68.  362);  visage,  air,  aspect 
(Soph.  Eur.  Théocr.)'.  Étym.  inconnue. 

posthom.  pé)Lipo)uai  'tournoyer,  s'agiter  tout  autour,  errer  çà  et 
là';  pô)Lipoç,  att.  pu|upoç  m.  'mouvement  circulaire,  tournoiement 
(Pind.);  toupie,  etc.'  :  m.  b.  a.  wrimpen  wrempen  'contracter 
(le  visage)'  wrempich  'distortus,  contourné,  tordu,  froncé'  néerl. 
wrimpen  wrempen  'distorquëre',  i.-e.  *uremb-,  forme  nasalisée 
de  *uerb-  ^ureT)-,  voy.  s.  v.  pàjavoç  et  Persson  Beitr.  I  498.  — 
L'hypothèse  d'un  pé|upo|uai  :  skr-i^rwa/c^?' 'tourner'<  'i.-Qj^uergU- 
(Frôhde  KZ.  22,  255.  Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G.  d.W.  1897, 
p.  27)  est  à  écarter,  d'autant  que  vrnàkti  procède,  non  de 
*liergU-,  mais  de  *uerg--^  cf.  Persson  op.  cit.  502. 

hom.  etc.  péTTuu,  ipf.  èppeTTOv  intr.  'penclier,  s'incliner,  s'abaisser; 
fig.  pencher  pour;  être  enclin  à',  trans.  'faire  pencher,  d'où 
(pass.)  pencher  (Esch.  Suppl.  405)';  posthom.  poinî  f.  'inclinai- 
son; impulsion  (d'une  balance);  fig.  moment  critique';  att.  àvii- 
-ppoTTOç  'qui  fait  contrepoids';  éTepo-ppemiç  'qui  incline  d'un 
côté'  (Hpc.  Esch.).  péTTUJ  <  *FpeTTuu,  i.-e.  *uerp-  "^urep-  'fléchir, 
tourner';  cf.  les  art.  paTiiç  pd-rmu  pàpboç  pà)Livoç  (bibl.).  —  Pour 
lat.  repens  'soudain'  (Curtius  ^  350),  alb.  vrap  'marche  rapide, 
course'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  478)  voy.  Walde  ^  s.  v. 


—     839     — 

hom.  etc.  péuu  (*crpeFa)),  fut.  peû(J0)aai,  aor.  inf.  pufivai  'couler' = 
skr.  srdvati  'couler';  boni.  etc.  pôoç  (cypr.  poFoç  Hoffmann  Gr. 
D.  I  n°  135, 19),  att.  poûç  m. 'courant  d'un  fleuve;  courant  d'iiu- 
meurs'  :  iîWr.srava-h  'écoulement',  v.slav.  ostrovû  'île'  l'^autour 
de  quoi  il  y  a  courant');  lioni.  etc.  por|  (corc,  dat.  pi.  p//oFai(Ji 
'flots'  GDI.  3189)  f.  'écoulement  d'un  liquide,  courant  d'un 
fleuve'  :  skr.  grm-*rrtr^  f. 'torrent',  lit.  sravà  f.  'flux';  postlioni. 
puTÔç  'qui  coule'  =  skr.  srutd-h  m/sens,  cf.  lit,  srutà  f, 'purin'; 
hom.  etc.  irepi-ppuTOç 'baigné  de  tous  côtés'  =  ^^SA'.parisrutah; 
postbom.  peO)aa  n.  'écoulement,  flux'  :  v.  irl.  sriiaim  (celt.  comm. 
*.s-rô-mew) 'fleuve'  v.bret,.v^ ;•?<///  gl. 'copia  (lactisi',  v.li.a.  .9fro?<m 
ags.  stréam  v.  norr.  sfraiDiir  'fleuve'  (gerra.  *.sfranma-,  i.-e, 
'■''srou-mo-),  tbrac.  ZTpù|uujv  nom  d'un  fleuve  (morpbème  -men-) 
Iipûiari  nom  de  ville,  Ictt.  straume  'fleuve'  (morpbème  -ma-) 
pol.  strumien  'ruisseau';  postbom,  pûcJiç,  -euuç  f,  'écoulement': 
skr.  snitîh  'flux',  peut-être  arm.  «rw 'canal'  {*si'ii-tî-s?  Bugge 
IF.  1451  sq,;  voy.  Iliibscbmann  Arm.  Gr,  I  420 sq.);  pudç,  -ctboç 
'qui  coule';  pùaE,  -otKOç  nj.  'torrent';  pùbriv,  bom.  pubôv  adv. 
'avec  affluence';  àKaXappeÎTriç  'qui  coule  doucement'  (Hom.), 
PaGoppeirriç  'au  courant  profond'  (Hom.  Hsd.),  èOppeÎTriç  'au 
cours  abondant'  (Hom,  Hsd.  -pe[Fjé-Tr|ç  étant  possible  dans 
l'épopée)  :  ski:  sravdt-  'rivière';  ion.  pée9pov,  att.  peîGpov  'cou- 
rant d'un  fleuve  (pi.  B461.  Z;3l7);  lit  d'un  fleuve' (voy,  Persson 
Beitr,  II  662  bibl.);  la  vo3\  Iong:ue  dans  bom.  pujouai  'se  mou- 
voir rapidement,  s'empresser',  skr.  caus.  snivaijiitl  va  côté  de 
sravayati)  -svûva-h  m,  'écoulement',  lit.  s[t)rovè  'fleuve'  Ictt. 
stnUce  a  'fleuve';  cf.  encore  skr,  srôtah  n,  v.  pers.  rautah- 
pers.  mod.  rôcl  'fleuve',  Rrm. orof/duem  aroganem  'j'arrose'  (< 
i.-e.  *nrou-  selon  Bug^^e  1,  cit,),  irl.  sruth  (gén.  srotha)  'fleuve' 
gall.  ffrwd  v,  corn,  frot  (gl.  'alveus')  bret,  froud  'torrent' 
{^firu-tu-s),  lit.  .sraviù  sravefi 'couler  par  gouttes'  v.slav,  sfnija 
'fleuve'  (p.  ex.  Curtius^  352  sq.  Fick  I'  151.  338.  576  sq.  II' 
318.  IIP  502  sq.);  i.-e.  *s{e)reu-  est  un  élargiss.  de  *ser{e)-  dans 
skr.  sdrafi  sinarti  gr.ôputî  (p.  7 13),  cf.  Persson  Wzerw.  lOOsq. 
Beitr.  1  bS.  458.  Meillet  MSL.  XVI  242  sq,  Voy,  s,v,  pue^ôç.  — 
Pour  \a.t. Rôma  (d'origine  étrusque)  voy,Scbulze  LE,  579 sqq.  — 
Lat.  nros  'ruisseau'  est  à  écarter  (voy.  s.v.  bom.  ôpivuu  p.  7 12). 


--     840     — 

bom.  etc.  prjYvOiai,  fut.  priEuu  (crét.  3.  pi.  pr|KaovTi;,  aor.  pass. 
èppàYriv,  pf.  au  sens  pass.  èppujYa  (pte.  fém.  hér.  èppriYeia;  — 
aussi  un  prés,  pricrauu,  prose  tardive  priTTuu,  distinct  de  ion. 
pr\00{x),  att.  pdiTUJ  cité  s.  v.  pàcrcTuj)  'briser';  att.  piîEiç,  lesb. 
FpfjHiç  (Alcée)  f.  'déchirure';  bom.  puuH,  gén.  piuYoç  f.  'fente, 
couloir  étroit';  puuYri  f.,  puuY|uri  f.,  puuYiuoç  m.,  bom.  etc.  pujxMÔç 
(avec  -xiu-  <  -Ka|u-.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  251)  m.  'fente,  cre- 
vasse'; bom.  etc.  puuYaXéoç  'décbiré';  bm-ppuuH,  -ûjyoç  'escarpé' 
(Eur,  IT.  262);  bom.  etc.  priYiutv,  -îvoç  f.  'ligne  de  brisants'; 
ion.  paY»!  f.  etc.  (voy.  s.v.)  :  arm.  ergic-uçanem  'priYVujui'  (Math. 
VII  6;  erg-  <  *^r-  <  *Mr-),  lit.  reziu  râizau  rêszti  'fendre, 
érafler',  i.-e.*u}'ëg-*urôg-*urdg- CMeïUet  MSL.  X281.  Pedersen 
KZ.  39,  344.  Lidén  Arm.  St.  101.  112;  autre  avis  chez  Schef- 
telowitz  BB.  28,  295.  310.  29,  54).  —  M.b.a.  néerl.  icraJc  'gâté, 
défectueux',  subst.  n.  'débris  (d'un  vaisseau)'  (p. ex.  Brugmaun 
Grdr.  P  174.  Persson  Wzerw.  19.  Brugmanu-Tbumb  Gr.Gr.* 
46)  semble  apparenté  ailleurs;  voy.  Franck-van  Wijk  EW.  8C4. 

bom.  pfiYOç  n.  'étoffe  teinte'.  Voy.  s.v.  péZ^uu  IL  —  Autre  avis 
chez  Marstrander  IF.  XXII  334. 

pfi|ua  n.,  pfîaiç  f.,  pr'iTUjp  m.,  prjxpâ  f.  Voy.  s.v.  eïpo)  IL  p.  229 sq. 

*priv  m.  f.  'agneau';  gén.  privoç,  ace.  priva  (Nie),  dat  pi.  pii- 
veaoi  (Ap.  Rh.)  sont  hystérogènes  et  formés  sur  le  composé 
bom.  TToXijppriv;  voy.  s.v.  att.  àprjv,  gén.  àpvôç  p.  77.  —  De 
là  ion.  priviKoç  'd'agneau'  (Hpc),  prjviE,  -ikoç  f.  'peau  d'agneau' 
(Hpc). 

ion.  I.  pricrauu,  att.  pdTTuu 'frapper  le  sol  du  pied'.  Voy.  s.v.pàaauu. 

IL  piiaauu,  tardif  phttuj  'briser'  pour  priYvO)ui  d'après  priS-  etc. 
Voy.  s.  V.  priYvùiui. 

priTivri  f.  'résine'  (Hpc.  Arstt.  Théophr.  Nie);  pte.  pf.  pass.  eppii- 
Tïvuu|aévoç  'mélangé  de  résine'  (KripuuTi'i.  Hpc).  Lat.  résina  est 
un  emprunt  au  grec;  lat.  7'asis  'une  poix  brute  pulvérisée,  que  l'on 
mêle  au  vin'  (Colum.)  doit  être  l'emprunt  gr.*pà(Jiç  <  *sra-ti  s, 
en  rapport  apoph.  avec  priiivri  (cf.  Walde-  642);  un  rapport 
de  *srë-  *sr9-  avec  *ser{e)-  '^'■s{e)i-eu-  'couler'  est  prob. 

bom.etc.pÎYOç  n.  'froid,  gelée;  frisson  de  la  fièvre'  <  i.-e.*srlges- 
=  \dii.frlgus-on.i  u. 'froidure';  bom.etc.pîYOÛv,-ujv 'frissonner'; 
bom.  etc.  pîYeîv,  pf.  au  sens  d'un  prés.  èppiYa  'frissonner  (de 


—     841     — 

froid,  de  crainte)'  :  lat.  frigeO  'avoir  froid,  gclev'  frtgidus' froid, 
adj.'  (Curtius''  351.  Collitz  BB.  3,  322  sq.),  \ett. strêgele  'glaçon' 
lit.  strëgti  (*srê[i]r/-;  'se  congeler'  (Bezzenberger-Fick  BB.  6, 
240);  '\.-&.*srêig-  *s)'ig-.  —  Slov.  mod.  srèz  'gelée,  glace'  îles 
mêmes)  semble  devoir  être  écarté;  on  attendrait  '^.'itréé;  Meillet 
chez  Niedermauu  IF.  XVIII  Anz.  78  rattache  sréz  <  *8erz 
à  arni.  sahi  'glace';  voy.  encore  l'avis  de  Walde-  s.  v.  frlgeô. 
—  h-ài.rlgeô  'être  raide'  est  prob.  à  écarter;  voy.  Walde-  s.v. 
(bibl.). 

hom.  etc.  pila  f.  'racine'.  Voy.  s.v.  pctbauvoç. 

posthom.  piKVÔç  'ployé,  tordu,  contracté,  ratatiné'  —  m. h. a.  rie, 
gén.  rickes  m.  'cou'  ('*flexible'j  <  germ.  comm.  *urikkd-z  < 
*un;^nd-z,  i.-e.  *u7'eik-  'tourner';  cf.  Lidén  Eiu  balt.-slav.  An- 
lautges.  ôsqq.,  spéc.  8  et  voy.  l'art.  poiKÔç. 

hom.  poét.  p{)Lt(pa  "'rapidement,  vivement';  piiuiqpaXéoç  'rapide' 
Suid.  EM.  Hrdn.  :  v.  h.  a.  ringi  'levis'  gi-ringo  adv.  'expedite', 
lit.  rètigfis  's'efforcer,  se  mettre  en  devoir  de  faire  qc'  pa- 
ranghs  'souple'  (-/'««(/«(^ 'actif,  dispos'  rangst iis' ^vom\)i,  hâtif" 
(Bezzenberger  BB.  4,  354;  bibl.  ultérieure  chez  Osthoff  MU. 
VI  16 sq.);  Solmsen  Beitr.  I  214 sq.  croit  ici  au  changement 
de  e  en  i  devant  nas.  gutt.  +  gutt.,  \.-c.^ure)dgUh-\  cf.  Elirlicli 
Z.  idg.  Sprachgesch.  16. 

pivri  f.  'lime  (Xén.  Arstt.;  pivi'i  en  ce  sens  selon  Hrdn.);  ange 
(s(|uale  dont  la  peau  rugueuse  [cf.  TpâxubepuuuvEpich.]  .'servait 
à  polir  le  bois  et  le  marbre.  Epich.  fr.  ÔO  K.  Arstt.;  hellénist. 
pîva,  cf.  Solmsen  Beitr.  I  2.55)'  <  '^un-ncl  :  ags.icritan  'graver, 
dessiner  peindre,  écrire'  v.sax.  icritan  m.b.a.  «r>vfe« 'déchirer, 
écrire,  dessiner';  *w>v-  *urîd-  sont  des  élargiss.  de  *uer-  dans 
ail),  rare  (*uor-n(î}  skr.  varnd-h  -m  'blessure'  (voy.  s.  v.  pÔKOç  i. 
Brugmann  Grdr.  IP  lur)2.  Persson  W/crw.  lUf).  Beitr.  II  842. 
Voy.  le  suiv.  —  Lat.  serra  'scie'  (en  tant  que  ^sersa  :  pivq 
<  *s,.rsnâ.  Schrader  RL.  ()V)9)  est  à  écarter:  voy. Walde-  s.v. 

hom.etc.  plvôç  f.,  poster,  m. 'peau;  bouclier  de  cuir'  <  *urf-no-s. 
cf.  (éol.)  Ypîvoç-  bépua  llé.sych,,  c.-à-d.  Fpîvoç,  hom.  raXaûplvoç 
'porteur  du  bouclier;  intrépide'  (voy.  s.v.)  :  v.sax.  icritan  'dé- 
chirci'  cité  à  l'art,  préc;  cf.  pour  la  sémanti(jue  gr  bepua  : 
bépuj,  lat.  itcorfHin  :  v.  li.a.  sceraii  gr.  Keipiu,  etc.    Brugmann 


—     842     — 

Grdr.  IP  1052.  Persson  Wzerw.  105.  —  L'avis  deThurueysen 
KZ.  31,  352  (*Fpiv6ç  <  *urznô-s  :  skr.  vfsan-  'taureau')  est  à 
écarter. 

hom.p  10  v(*Fpi(Jov) 'sommet  de  montagne;  promontoire':  v.b.  franc. 
icrisil  'gigas'  v.  sax.  icrisillk  'gigantesque'  v.  h.  a.  riso  v.  norr. 
rise  'géant';  i.-e.  *u)'is-  *ureis-,  élargiss.  de  *wer-  (gr.  àeîpuj 
'soulever',  phryg.  ôpou*  âvoi?);  cf.  *wer-s-  dans  ion.  att.  ëpiua  n. 
'écueil'  et  son  groupe  (p.  282),  *uer{e)dh-  'croître,  monter'  s.v. 
ôpôéç;  cf.  Persson  Wzervr.  86.  224. 

pÎTToç,  -eoç  n.  'claie,  natte'  (Hrdt.).    Voy.  s.v.  pïvjj. 

hom.  etc.  pitttuj  (*FpîTr-iuu)  et  plTtiéo) -Où  'jeter,  lancer;  intr.  se 
jeter';  pîTrià^uj  'jeter  souvent,  agiter  en  tous  sens';  pîTiri,  dor. 
pîTrd  (Pind.)  f.  'mouvement  tournant,  impulsion,  jet';  plTiiç, 
-iboç  f.  'éventail;  soufflet  (pour  attiser  le  feu)';  pxmlw  'éventer, 
ventiler;  attiser'  <  *unp-,  élargiss.  de  *u{e)rei-  ^iirî-  'tourner', 
voy.  s.v.  pà)Livoç;  l'évolution  sémantique  est  celle  de  got.  wair- 
pan  {Hier-h-)  '^imprimer  un  mouvement  circulaire,  *brandir, 
lancer'.    Persson  Wzerw.  165.  Beitr.  I  502  sq. 

hom.  etc.  piç,  gén.  pïvoç  f.  'nez;  museau,  mufle,  groin';  pi.  ai 
pîveç  'les  narines'  (Hom.Hsd.Soph.)  <  i.-e.*srez-*s)7-,  élargiss. 
de  *ser-  dans  skr.  sdrati  sisarti  'couler',  voy.  s.  v.  ôpjLiri  p. 713; 
cf.  G.  Meyer3  237. 

pi(TK0ç  m.  'coffre'  (Antiphane).  Selon  Thumb  Die  gr.  Spr.  im 
Zeitalter  des  Hellenismus  (1901),  p.  119.  141  emprunt  galate, 
par  l'intermédiaire  du  phrygien,  qui  change  u  en  /,  cf.  v.  irl. 
rûsc  'écorce,  corbeille  faite  d'écorce'  gall.  rliisg  'écorce'  ('cf. 
Fick  Spracheinheit  415);  lat.  riscus  est  l'emprunt  grec.  —  En 
tant  que  mot  grec,  Persson  Beitr.  I  344  (bibl.)  tirerait  pidKOç 
de  *FpiK-aK0-ç  (cf.  biaKOç  :  bmeîv),  \.-Q,.*iireik-  \iHk-  (voy.  s.vv. 
poiKÔç  piKVoç),  p.  ex.  dans  lit.  riszù  {*iiriko-)  riszH  'lier'  ryszys 
'lien'  lett.  risu  rist  'lien'  v.  pruss.  rêist  'lier  ensemble,  joindre, 
unir';  sens  premier  'tressé',  cf.  lat.  vldulus  {*ueid-)  'corbeille 
tressée'  :  vieô  {*ij,ei-)  'tresser'. 

plu;,  gén.  pïTTÔç  f.,  ion.  pÎTTOç,  -eoç  n.  (Hrdt.),  pÎTioç  m.  (Diosc.) 
'natte,  claie  (faite  de  jeunes  rameaux)'  <  *urlp-  (voy.  l'art. 
piTTTUj)  élargiss.  de  ^ij,{e)rei-  *iirî'  'tourner',  voy.  s.  v.  pàjuvoç 
et  cf.  Persson  Beitr.  I  502. 


—     S4.S     — 

pobdvri  f.  ^KpÔKii';  etc.    Voy.  l'art,  pabivôç  et  la  uote. 

pobov  (Hymn.  à  Dèm.  Théogu.  Piiid.  Hrdt.  att.),  éol.  ppôbov 
gramm.  (*Fpobov;  lioni.  pobéeiç  adj.,  pobo-bâKxuXoç)  'rose'  est 
un  emprunt  à  l'Orient,  cf.  pers.  mod.  gui  'v.  pers.  *iVY/r^), 
arm.  (emprunt)  tard  'rose'  <  iran.*i7'£/«-,  i--e.''Mrc/^o-  'arbuste 
épineux,  épine'  =  ags.  woi-d  'arbuste  épineux'  norv.  ni(Ml.  or 
'groseillier'  lat.  ruJms  (d.  skr.  vrka-h  :  gr.  Xùkgç  lat.  hipux^ 
doute  de  Persson  Beitr.  II  951)  'ronce,  mûrier  sauvage';  cf. 
ensuite  lat.  (rclna)  ruhèfa  'crapaud'  (mhè-  <  *urdhè-),  lit.  varie 
{*vardlè)  lett.  icarde  'grenouille'.  Schulze  SB.  der  preuss.  Ak. 
d.W.  1910,  p.  806sqq.  (bibl.).  —  Lt\t.rosa  est  l'emprunt  grec 
{■8-  <  -b-  =  -^-);  voy.  Walde-  s.  v. 

poét.  pôeoç  m.  'bruit  des  vagues';  liom.  etc.  pôBioç  e  412 
'bruyant  (KÛ)aa)';  cf.  TTopouç  àXi-pp69ouç  'vias  maris  strcpentis' 
(Escb.  Pers.  367)  :  v.  slav.  strada  'xo  ù-fpôv'  tcbèq.  Htred  'miel' 
(J.  Schmidt  Voc.  II  282  sq.),  v.  corn,  stret  gl.  'latex'  m.  corn. 
streijth  'fleuve'  (Fick  II*  318.  Pedersen  K.  Spr.  1 82),  cf.  v.  b.  a. 
stredan  (i.•e.*iTe^)  'tournoyer;  bouillonner';  ï.c.*sredh- ^sref- 
sont  des  élargiss.  de  *ser-  dans  skr.  sîsarti  sdrafi  'couler',  gr. 
ôpiiiTÎ  f.  (p.  713),  cf.  Persson  VVzerw.  46.  165. 

poîpboç  {*-gfjdo-.s)  m.  'bruit  retentissant'  (8opb.  Aristojjb.);  boni, 
etc.  poipbeîv 'grincer,  siffler  ;  trans.  agiter  avec  bruit';  —  boni.  etc. 
poîiloç  i*-gnio-s)  m.  'sifflement  (d'un  trait,  d'une  flûte,  du  vent, 
etc.)';  boni.  etc.  poi2:€Îv  'grincer,  siffler'.  Onomatopée. 

poiKÔç  'cagneux  (Arcbil.),  courbe'  =  lit.  m/sz^/.ç 'paralysé'  néerl. 
wreeg  'inflexible'  zd  "rvaèsa-  'tourbillon  (dans  leaui,  tournant 
(du  cbemin)',  i.-e.  *uroiko-  'tourné,  courbé',  cf.  m.  b.  a.  icric/i 
'contourné,  tordu'  i*ureiîco-),  zd  "rvisi/e'fi  'se  tourner'  (*«/-/Â--), 
V.  b.  a.  (Persson  Wzerw.  lOô)  r/ha  'sura,  poples,  locus  corrigiae' 
ags.  wrîon  irréon,  prêt,  icrdh  'envelopper,  couvrir'  etc.,  lett. 
ristu  (^urik-sto-)  'je  m'adapte'  lit.  riszù  {*uriko-)  'je  lie'  ri/ksté 
'baguette'  et  bcp  d'autres;  voy.  s.  v.  piKvôç  et  cf.  Lidén  Ein 
balt.-slav.  Anlautges.  ôsqq.  (bibl.),  spéc.  11  sq.  Hiibscbmann 
IF.  XI200sqq.  Holtbausen  IF.  XXV  151.  Torp  cbez  Fick 
IIP  417  sq.  Persson  Beitr.  I  344.  345.  501.  507;  voy.  aussi 
Tart.  paipôç;  i.-e.  '^ureik-  *urik-  'tourner,  lier'  est  un  élargiss. 
de  *u{e)rei-  'tourner',  voy.  s.  v.  pctuvoç. 


-     844     — 

p6|upoç,att.pû|Lipoç  m.  'mouvement  circulaire'.  Voy.  s  v.  pé)LiPo)aai. 

p6|Lioç  (pô)aoH  ms.)"  (JKiLXriE  èv  EùXoiç  Hésych.  <  *Fpo|Lxo-ç  :  lat. 
vermis {*vormis *urmis  :  béot. Fap)ui-xoç  n.pr.  Brugraann  KVG. 
§  309)  'ver',  got.  waûrms  v.  norr.  ormr  ag-s.  Kyrm  v.h.a.  v.sax. 
wurm  Ver,  serpent'  (Fick  P  556.  IIP  415),  v.  russ.  rermie 
n.  coll.  '*vers,  insectes,  àKpîbeç'  pet.-russ.  vermjânyj  'rouge' 
(<  v.  slav.  "^vïrmï  Ver'),  v.  pruss.  icormyan  urminan  warmun 
{*vûrm-)  'rouge',  cf.  fr.  vermeil  (Zubaty  IF.  VI  155  sq.);  pour 
(les  mots  celt.  de  même  R.  et  de  sens  analogue  en  d'autres  for- 
mations voy.  Stokes  BB.  23,  56  sq.,  Henry  Bret.  s.  v.  grech'^ 
sur  lat.  varui-i  'petit  bouton  sur  le  visage'  =  lit.  viras  'grain  de 
ladrerie'  voy.  Walde''^  808  (bibl.);  i.-e.  ^uer-  'tourner,  se  tor- 
tiller' (cf.  l'art.  ëX|Liiç  p.  245). 

hom.  etc.  pÔTraXov  'massue';  etc.  Voy.  s.  v.  pamç. 

poTtri  f.  'inclinaison'.  Voy.  s.  v.  péTTuu. 

tardif  poùcrioç  pouaaîoç  'roux'.  Emprunt  lat.  russus  russeus 
(Persson  Wzerw.  238  n.  3  bibl.).    De  là  pouaiZiuu  'être  roussâtre'. 

att.  pocpeîv,  ion.  puqj-  (pocpeiv  EM.,  cf.  poniôç  'pocpriTOç'  Gai.) 
'absorber,  avaler,  engloutir';  pocpriiua,  ion.  pùcp-  n.  'bouillie'  < 
i.-e.*srohh-  :  lat.  sorheô  (*srhh-)  'avaler',  m.  irl.  srub  'museau' 
{*sncbu-.  Fick  II*  318),  lit.  srehiù  srèbià  srèpti  'avaler'  siirhiù 
surpti  'téter'  lett.  surhju  surbt  'avaler'  strebju  strebt  'avaler, 
manger  à  la  cuiller'  streba  'qc.  à  avaler;  homme  ivre'  v.  slav. 
srûbatl  'avaler'  (Curtius^  295.  Fick  P  576),  arm,  m-bi  'je  bus' 
arb  'orgie'  {*s)'bh-.  Hiibscbmann  Arm.  Gr.  I  423),  alb.  g'erp 
{*serbJw)  'j'avale'  g'erbs  f.  'goutte'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  139), 
i.-e.*se7'bh-*sreb]i-  {tf^siirbh-  *srubh-).  —  Pour  néerl.  sIo7'pen 
slurpen  ail.  raod.  schliirfen  'avaler'  (Hirt  PBrB.  22,  236)  voy. 
auj.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v. 

poxQoç  m.  'bruit  des  vagues  qui  se  brisent'  (Nie.  Lycopbr.);  hom. 
pox9eîv  'gronder  (vagues)';  cf.  ép.  ôpexOeîv  p.  711.  Le  groupe, 
prob.  d'origine  onomatopéique,  semble  isolé.  —  Lat.  ringor 
'ouvrir  la  bouche  et  grincer  des  dents',  y.&\a.v.regnqti  'hiscere'; 

—  V.  h.  a.  rahho  'arrière-bouche,  gueule'  ( :  ags.  hracca  'gorge'); 

—  gr.ôHupeYMÎôt  f.  'aigreur'  (p. 706);  —  ^k\'.vfjiati  (ou  bfjiafi?) 
'barrir';  —  arm.  (Scheftelowitz  BB.  28,  311)  vrnjel  'hennir' 
sont  à  écarter. 


—     845     — 


pua 5,  -ûKOç  ni.  'torrent';  etc.    Voy.  s.  v.  pëuj. 

éol.  pupôv  'èniKaïuTTëç'  EM.  appartient  à  i.-e.  *Mer6-  'tourner',  cf. 
pà|Livoç  pé)LiPo)uai  poupoç  (et  pour  le  vocalisme  pûinpoç).  Persson 
Beitr.  I  498  n.  1. 

pû-fxoç  n. 'groin;  bec  d'oiseau;  museau  de  chien'.  Le  rapproche- 
ment avec  arm.  i-ngun-kh  vdiigun-lh  \)\.  'narines,  nez'  ferait 
conclure  à  un  ï.-e.*sru)agh-,  si  le  mot  arm.  n'était  suspect  d'em- 
prunt (cf.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  486  sq.);  à  tout  prendre  -u- 
fait  difficulté  et  ne  favorise  pas  le  rapport  (p.  ex.  Curtius^ 
504.  Niedermann  è  und  î  im  Lat.  28.  Zupitza  KZ.  36,  59) 
avec  péTKLU  (pcçx^)  'ouvrir  la  bouche  et  grincer  des  dents'.  — 
Gr.  ôpùacTuj  'creuser,  fouiller'  (Frohde  KZ.  22,  267)  est  à  écarter. 

pvleiv  puZieîv  'gronder  comme  un  chien  irrité'.  Voy.  s.  v.  hom. 
ptc.  aor.  èpu-fôvTa  p.  285. 

att.  puGiuôç,  ion.  pucJMéç  (voy.  Brugmaun  Grdr.  II-,  1,  23.  2b2) 
m.  'mouvement  réglé  et  mesuré;  mesure,  cadence,  rythme': 
pëuj  'couler',  i.-e.  *sreu-,  le  sens  du  mot  ayant  été  emprunté  au 
mouvement  régulier  des  flots  de  la  nier.    Curtius^  3.53. 

puKàvri  f.  'rabot,  varlope'  (Anth.);  puKaviruu  gl.  'raboter  :  lat. 
runcô  -are 'tarder"  runcô -Oniii  'sarcloir'  (Curtius^  529),  skr. 
/?n7m^/ 'arracher,  écosser'  Jnncanam  'arrachement'  (voy.  d'autre 
part  Fortunatov  Archiv  f.  slav.  Phil.  11,  572,  Uhlenbcck  KZ. 
39,  260,  pour  qui  skr.  /-  <  i.-e.  /-  :  v.  slav.  liflo  lit.  lUnl-a>i  lett. 
lûTcs  V.  pruss.  lunkan  'liber'j,  irl.  riicht  'porc'  (*rul'to-.  Fick 
II'  2.35);  le  mot  grec  a  dû  perdre  une  cous,  initiale;  voy.  s.  v. 
ôpùcrcjuj  p.  718sq.  —  Lat.  runchia  (plus  vrais,  que  -lua)  f. 
'rabot'  est  l'emprunt  grec  avec  influence  de  ruucâre  (Osthoff 
Perf.  618  sq.  Walde^  663sq.\ 

I.  p0^a  i*FpO-)  n.  'corde  d'un  arc  (Escli.);  portée  d'un  trait  iXén.)'; 
pô^n  f-  'impetus';  pû)aôç  m. 'timon;  sillon,  traînée,  queue 'de 
comète)';  hom.  etc.  pùaiov  '*ce  qui  est  saisi  et  emporté  :  butin; 
gage;  repré.'îaillcs';  (JùTrip,  -fjpoç  m.  'tireur  d'arc  (Od.);  pi.  traits 
d'un  attelage  TT  475,  brides  ou  guides  de  clievar:  pÙTuup,  -opoç 
m.  'tireur  d'arc'  (Ar.  Th.  108);  pûid  n.  pi.  'rênes'  i^Hsd.);  - 
iiom.  pucfTâluj  'traîner  rà  et  là  pour  outrager'  [*un<-s-to-. 
Pers.son  Beitr.  I  328);  hom.  puaiaKTuç, -ooç  f.  a  224  'violence'. 
Voy.  s.  V.  épûuj  p.  286  sq. 


—     846     — 

tragg.  II.  pO|ua  (*FpO-)  n.  'abri,  refuge';  pôcnoç  'qui  protège,  qui 
sauve'  (Eseb.  Suppl.  150),  xà  puma  'délivrance'  (Escb.  Suppl. 
314);  pii)TUjp,-opoç  'sauveur,  libérateur'  (Escb.  Septc.  Tb.  318); 
poaiTToXiç,  -eujç  m,  f.  'protecteur  de  la  cité'  (Escb.  Sept  c.  Tb. 
\28)  :  bom.  poét.  ion.  pùo|uai  (D,  génér.  û),  inf.  prés.  bom.  pOaGai, 
ipf.  itér.  2.  sg.  bom.  pûŒKeu,  fut.  pû(yo|iai  'protéger,  sauver, 
garder,  tenir  ferme,  retenir'  <  *urU-,  hsL&euerâ^îi  'protéger'; 
voy.  s.  V.  bom.  prés.  inf.  epu(T0ai  p.  285  sq. 

postbom.  pÛTTOç  m.  (bom.  pÛTia  n,  pi.  l  93)  'crasse,  saleté;  pi. 
cire  à  cacbeter  (Ar.  Lys.  1200)';  puTtdv  'être  sale'  (Hom.  Ar. 
Ois.  1282);  punoOv  (Hom.  Hpc),  puTraivuj  (Xén.)  'salir';  puirapôç 
'sale;  fig.  trivial';  pÙTroç,  -eoç  n.  'petit-lait'  (Hpc);  pùimu  'net- 
toyer, moy.  se  moucber'  <  *srup-,  prob.  élargiss.  de  *sreu- 
*s)'u-  'couler',  cf.  pour  le  sens  les  parents  éloignés  skr.  -srâva-h 
{*-srôuo-s)  'suppuration',  lit.  sravà  {*srouà)  'saignement'  sra- 
'iiëti  's'écouler  par  gouttelettes,  suinter  (suc,  sang)'.  Prelhvitz^ 
276  sq.  -'402. 

bom. etc. pOaoç 'renfrogné,  ridé'  :  pOiôç  'tiré' (Solmsen  IF.  XXXI 
463);  pûcTaivuu  'rider'.  Voy.  s.  v.  puTÎç.  —  Le  rapport  avec  lit. 
raiikas  'ride'  rukti  'se  rider'  (Scbrader  KZ.  30,  481.  Mar- 
strander  lE.  XX  347  n.  2)  est  à  écarter. 

pûTri  f.  'rue,  mÎYavov  (plante  amère)'.  Ostboff  MU.  V76sqq. 
a  supposé  un  •px\m.*srû-tà  :  \?it.rûmex-icîs  'oseille'  (d'un  adj. 
*ni-mo-s  'sur,  amer',  doublet  sans  s-  d'un  *srumo-s)  :  v.  b.a.  sûr 
ags.  sûr  V.  norr.  sûrr  'sur',  v.  slav.  syriï  'cru'  lit.  sûras  'salé', 
gr.  ital.  *srû-  et  germ.  letto-slav.  *sûr-  se  groupant  sous  un 
i.-e.  ^sij,er-  ^sur-  (d'où  *sru-)\  conjectural,  cf.  Walde-  662  sq. 

att.  pûTiç,  -iboç  (éol.  PpuTibeç  pi.  EM.)  f.  'ride';  puTiboOv  (Hpc. 
Arstt.  Tbéophr.  Diosc),  puTÎZiuj  gl.  'rider'  <  *urû-  (cf.  "^urù- 
dans  pûTÔç  'tiré'  pûo'oç  'ridé')  :  base  uera^u  'tirer';  voj.  l'art. 
épùuu  p.  286  sq.  —  L'bypotbèse  d'un  puxiç  issu  d'un  *rut-  alter- 
nant avec  *u)'t-  (i.-e.  *ueret-,  cf.  skr.  varti-h  'cbose  roulée'), 
émise  par  Marstrander  IF.  XX  346  sq.,  se  beurte  tout  d'abord 
à  la  forme  éolienue. 

postbom.  puTOç  'qui  coule';  puiov  'rbyton';  pùcTiç,  -euuç  f.  'écoule- 
ment'. Voy.  s.  V.  péuj. 


—     847     — 

pô)  (Ar.  Th.  781)  innovation  grecque,  en  face  de  liébr.  rê^:  cf. 
laûj  plus  ancien  que  uû. 

tardif  puûeujv, -uuvoç  m.,  ord.  pi.  'les  narines,  le  nez',  cf.  puOeuveç" 
juuKTfipeç  Ilésycli.,  peut  contenir  le  degré  long  fléchi  de  *sredJt- 
(élargiss.  de  *ivr-  'couler')  attesté  par  p60oç  et  son  groupe;  cf. 
l'étym.  de  pîç  f.  'nez'  et  voy.  J.  Sebmidt  Voc.  Il  283. 

posthom.puuvvO|ui  (d'après  loOvvûm, cf.  Brugniann-Thunib  Gr.Gr.* 
338  bibl.j,  aor.  pass.  èppubaGriv  'fortifier;  pass.  être  fort';  att. 
piLjuri  f.  'force';  ion.  att.  pujjaaXéoç  'fort,  robuste';  pajaippiov 
TTavop)ur|Tr|piov  ('stimulant')  Phot.;  pûcTTaE,  -aKoç  m.  'appui, 
.su])port';  puupoç  •  acpobpôç  Hésych.;  â-ppuuaTOç  'faible,  malade'. 
Etym.  peu  claire.  —  On  a  évoqué  hom.  pûj0|uai  (*.s/*ô«-;  'sagiter 
avec  force,  s'empresser'  (G.Meyer  BB.  1, 223.  Gr.Gr.»  237)?  - 
Lat.  (dial.)  rôhiir  -oris  (Curtius^  353)  signifie  tout  d'abord 
'cœur  du  chêne' et  appartient  vrais.  ki.-e.*{e)i-eudh-(srÀpvQp6ç), 
voy.  s.v.  ôpopvôç  p.  719  sq.  —  Sont  de  même  à  écarter  les  avis 
de  Petr  BB.  21,  213  (gr.  comm.  *Fpuu9-vû-m  :  skr.  vrddhanf- 
ûrdhrâh  'grand,  puissant'  [sic])  et  de  Prclhvitz- 402  (  :  gr.  pd- 
baiavoç  m.  'jeune  branche',  —  ou  pdbioç  'facile';. 

boni.  [)(bo}xa\{*srOu-)  's'agiter  avec  force,  s'empresser'.  Voy.s.vv. 
ôp)nn  péuu. 

I.  pâ)S,  gén.  puuTÔÇ  t-  ("••  Sept.)  'grain  de  raisin;  —  cpaXdffiov 
(cf.  Lehmann  Zcitschr,  f.  celt.  Phil.  6,  436  n.  3)'.  Voy.  s.v.  att. 
pdE. 

II.  hom.  pojE,  gén.  puu-fôç  f,  'fente,  couloir  étroit':  puu-fr|  f.  'fente'; 
etc.  Voy.  s.  v.  priYvu)ai. 

pûJTTOç  m.  'pacotille'.  Etym.  obscure.  —  Hom.  pûjTreç  f.  pi.  voy. 
le  suiv.)  et  lat.  sarpo  -ère  'tailler'  (Friihde  KZ.  22,  2(58)  sont 
également  à  écarter. 

hom.  *pLÙip,  pi.  pûjTTeç  f.  'branches  flexibles';  ion.  ptuTTiViov,  a-u 
pi.  -a  'lieu  couvert  de  buissons'  O  559.  E  473  <  *urôp-  (Persson 
Wzcrw.  53.  1G5.  219  n.3.  BB.  19,  26G.  Schrader  KZ.  .30,481. 
Bezzcnberger  BB.  23,  309.  Wiedemann  BB.  28,54);  voy.  s.v. 
paixiç.  —  La-LsarpO  -ère  'tailler,  émonder'  sdrmen  sarinentunt 
(Frolide  KZ.  22,  268),  —  ou  lat.  repo  -ère  lit.  rèpliôti  lett.  rapt 
'ramper'  (S\.  van  Blankensteiu  Unters.  52.  112i  sont  à  écarter. 


—    848 


még\  crà  'Tiva,  quac?'  n.  pi.  <  *Kia,  i.-e.  *qyid,  cf.  ion.  a-dcra  att. 
à-TTa  'iivd',  tb.  ^You.*qlH-  :  zd  ci[-ca],  lat.  quia  'que,  parce  que' 
(chez  Név.  quianam  'pourquoi')  ;  voy.  s.  v.  xiç. 

(TaPaKÔç  'qui  a  qq  organe  atteint'  (Hpc.  ;  mot  chiote  selon  Hésycli.); 
lapàKTiiç,  -ou  m.  '*le  briseur'  (divinité  malfaisante  qui  brisait 
les  vases  d'argile  des  potiers.  Hom.  Ep.  XIV  9).  Étym.  ob- 
scure. —  M.  h.  a.  swacJi  'mauvais,  médiocre,  pauvre,  faible' 
(Prellwitz^  403),  lui-même  peu  clair  (cf.  Torp  chez  Fick  IIP 
545.  Franck- van  Wijk  EW.  832)  est  à  écarter.  —  V.  slav.  cha- 
biti  'corrompre'  (Matzenauer  Listy  filol.  7,  217)  est  obscur;  cf. 
Berneker  E W.  380  sq. 

adpavov  'serviette  de  toilette'  (Clém.).  Emprunt  à  l'Orient,  cf. 
arab. sabanijjat  'étoffe  fabriquée  à  Saban  (près  Bagdad)';  bibl. 
chez  Lewy  Fremdw.  127. 

tragg.  etc.  aà-^x]  f.  'équipement,  bagage;  armure;  poster,  bât, 
selle';  adYiua  n.  m/sens.  Voy.  s.  v.  aàiTO).  —  Le  tardif  (TotYoç  m. 
'saie,  sayon'  (Prellwitz  ^  403)  est  l'emprunt  lat.  sagum,  lui-même 
emprunt  gaulois;  voy.  Walde^  s.  v.  (bibl.). 

(TaTiîviT  f.  'seine';  cTaYriveùiu  'pêcher  à  la  seine';  oa-fxç'  nr]ç>a 
Hésych.;  aaYOupov  Y'jPTO'Qiov  H.  Rapport  possible  (eu  tant 
que  *aF?aY-)  avec  skr.  svdjatê  'enlacer  de  ses  replis';  cf.  Prell- 
witz'^ 403. 

aà9ri  f. 'îTÔaGri' (Ar. Lys.  1119);  {Jâ0ujv, -uuvoç  m. 'TtôaGuuv';  àvbpo- 
crdBuJV  -adGriç  gramm.  épith.  de  Priape.  oa-  <  *tu7i-,  voy.  s.v. 
cTaivuu.  —  Étym.  non  plausible  de  Fick  BB.  28,  108  (*TT-(Ja-  : 
TTÔcrGi'i). 

posthom.  craGpôç  'pourri;  fêlé;  de  mauvais  aloi';  aàQpai'  cpGeip 
Hésych.  :  ipaOupôç  'fragile,  friable'  (Fick  BB.  16, 292.  26, 114). 

aaivuj  (*crav-iuj,  i.-e.  *tmi-io),  aor.  è'crriva  dor.  è'crâva  (Piud.  01. 
IV  4)  'remuer  la  queue  en  signe  de  joie  (Od.);  flatter,  caresser 
(Pind.  tragg.)'  :  lit.  tvistu  tvinaù  tvinti  'enfler,  grossir  (eau)' 
tvànas  'flux'  lett.  tvans  tvana  'vapeur,  fumée'  lit.  tvanùs  'qui 
déborde  facilement'  tvainytis  'gonfler';  le  grec  a  pu  posséder 
un  *aiîv  <  i.e.*^Me« 'pénis,  phallus'  :  *<«^*<eMâ^- 'gonfler'  (voy. 


—     849     — 

S.  vv.  adoç  aûJoç  lauç  TuXri  etc.;;  cf.  Solmsen  IF.  XXX  38  sqq. 
(bibl.,  avec  essai  d'explication  de  nombreuses  gl.  à  initiale  ffa-). 

I.  tragg.  aaipuj,  fut.  aapûj,  aor.  è'aripa  'balayer';  aâpov  et  aâpoç 
m.  'balai;  balayures';  crâpuaia  ii.  pi.  'balayures'  (Rhintbou  fr. 
25  K.);  aapoûv  'balayer',  craipuj  peut  être  né  d'un  \.-e.*su)-io, 
aâpoç  d'un  *surro-H,  cf.  cfupiu  'traîner,  tirer'  i  Fick  BB.  5, 167. 
G.  Meyer  Alb.  8t.  III  53  sqq.),  qui  procéderait  d'un  *su**r-iO] 
i.-e.*suer-  est  élargi  en  *mer-hh-  dans  gr.aûpqpoç  n.  CTupcperôç 
m.  'balayures',  got.  af-sicairhan  'effacer',  etc.,  cf.  Persson 
Wzerw.  55.  —  Phonétiquement,  aaîpuj  pourrait  aussi  remonter 
à  un  i.-e.*/'«r-iô,(yopuj  valant  alors  *fu^r-iô  (Hirt  Abl.  §  23  admet 
un  aôpuu  <  ''fur-iô,  mais  cf.  (Tdoç  <  *fij,9-uo-s  :  i\)\r\  tûXoç).  — 
Il  est  très  douteux  (jue  aaipuu  soit  un  doublet  (Fick  BB.  26, 115) 
de  vjjaipuu 'effleurer,  raser'.  —  Lat.srtWô  (srt>Tï(5) 'sarcler' (p. ex. 
Osthoff  ^[U.  IV  359.  Bcrneker  IF.  VIII  198)  est  à  écarter 
(:  skr.  sfui  'faucille',  puis  lat.  sarpo  'tailler'i;  voy.AValde-  s.v. 

II.  *(TaipLU  'ouvrir  la  bouche',  })f.  au  sens  d'un  prés,  aéaripa, 
ptc.  aearipLuç  dor.  (JecTâpuuç  ép.  fém.  aeaâpuîa  'ricaner,  rire 
d'un  air  railleur;  s'ouvrir  (plaie)';  crdp.ua  n.  'crevasse  du  sol' 
EM.;  afjparE,  -a-ffoç  f.  'caverne'.  Etyra.  inconnue. 

aÛKKOç,  att.  adKiK)oç  m.  'étoffe  grossière  de  poil  de  chèvre, 
manteau  grossier;  cilice;  sac  (Hrdt.  Aristopli.);  filtre'  <  hébr.- 
l)lién.  mq  (pour  ^saqq)  'étoffe  de  i)oil,  sac,  cilice';  bibl.  chez 
Lewy  Fremdw.  .s7. 

ion.  att.  adKOç,  -eoç  -ouç  n.  'bouclier' <  *TFaK0ç  :  skr.  tvdk  f. 
'peau,  écorce'  hiraiii/d-fi-dcas-  'ayant  une  peau  d'or',  voy.  s.v. 
adTTuu;  hom.  craKéa-TraXoç  'qui  brandit  son  bouclier',  tragg. 
(TaKea -cpôpoç  'porteur  d'un  bouclier',  cpepe-affaKnç  <  Hsd."»  m/sens. 
Kuhn  KZ.  15,  399.  Frolide  KZ.  22,  203.  —  Autre  avis  chez 
Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  68  n.  (adKOç  '*le  puissant'  :  skr. 
tvdksah  n.  'vigueur',  lat.  faxns  'if);  à  écarter. 

(TdKxap,  -apoç  n.  (Gai.),  (JÔKxapi  n.  (Arr.),  crdKxapiç  f.  (Diosc), 
adKxapov'Diosc.) 'sucre'  <  pâli  attlhluirri  =  skr.^'<//'A7//v/  'gra- 
vier, galet;  sucre'  (cf.  l'art.  KpÔKii  KpOKdXiT  p..')19  ;  voy.  Schra- 
der  RL.  998  s<i(i. 

54 


—     850     — 

craXa)Lidvbpâ  f.  'salamandre'  (Arstt.  Théopbr.).  Solmsen  IF. 
XXX  40  y  verrait  un  composé  de  *aâ\r\  f.  'queue'  (le  2*^  élé- 
ment est  obscur),  à  moins  que  le  mot  ne  soit  étranger. 

aa\à(|u)Pri  f.  'trou,  ouverture  pour  la  fumée'  (Sopb.  Lycopbr.). 
Selon  Solmsen  IF.  XXX  42  ce  sens  serait  dérivé  de  *celui  de 
YuvaiKeîov  aiboîov,  cra-\à(|u)Pri  =  r\  ty\v  cràGriv  (voy.  s.  v.)  \a|u- 
pdvei,  cf.  XaXajupuu  et  ZaXajupàç,  noms  d'Apbrodite,  peut-être 
ioniens,  puis  attribués  aux  Asiates  (?).  —  Autre  étym.  cbez 
G.  Meyer  Alb.  St.  III  53  :  v.  norr.  suœla  'fumée  épaisse'  ags. 
forswœlan  "brûler',  lit.  svïlti  'brûler  sans  flamme,  couver'  (mots 
parents  de  âXéâ  eïXri  éXàvri  iîXioç  créXaç).  —  Etym.  sém.  cbez 
Lewy  Fremdw.  96. 

att.  (TaXoç  n.  'agitation  (du  sol,  des  flots)';  craXeîaGai  'sauter' 
(Archil.  102  B.*);  craXeûuj  'secouer,  ébranler;  intr.  être  agité; 
être  à  l'ancre';  (dor.)  cràXâ  f.  'agitation'  (Escb.);  CaXdiluu  'être 
agité,  se  lamenter';  aàXaE,  -aKOç  m.  {aaka^ï.  Hésycb.)  'crible 
de  mineur'  Poil.;  (JaXaKuuv,  -uuvoç  '*qui  se  secoue  en  marcbant, 
fanfaron'  (cf.  Solmsen  IF.  XXX  40  sq.);  aaXaKuuvi^^uu,  -iZiojuai, 
-euojLiai  gramm.'fanfaronuer';  (TaXdaao)  (*-kiuj) 'secouer,  ébranler, 
agiter';  aaXaYeî"  xapâcTaei  Hésycb.  ;  bom.KOVi'craaXoç  m.  'nuage 
de  poussière'  (sur  att.  KOVÎcraXoç  [KOViaXôi  Tbéra]  'pballus; 
danse  pballique'  voy.  Solmsen  1.  cit.).  Persson  Beitr.  I  484 
voit  dans  cràXoç  un  i.-e.  Hudlos  ou  Huelos  :  irl.  tuile  {*fulio-) 
'flux',  Isit.tuUms;  (*hil-?î-)  'liquide  jaillissant  en  arc',  ags.je-(f^?/ 
'breeze,  air'  v.  norr.  flmhol-pul  'einer  der  aus  dem  Brunnen 
Hvergelmer  eutspriugenden  Flusse',  i.-e.  *teu-  *teua^-  Hû- 
'gonfler'  (voy.  p.  ex.  s.  v.  xùXri).  —  Il  n'y  a  pas  lieu  de  rattacber 
avec  Fick  BB.  26,  115  adXoç  (TaXeûai  à  qjàXXiu.  —  Lat.  saZwm 
'pleine  mer',  v.  b.  a.  swelJan  'gonfler'  (Curtius^  372)  sont  à 
écarter. 

cfâXirri  f.  (Epicb.  fr.  63  K.),  aàXiTriç,  -ou  m.  (Arcbipp.),  (TapTiri  f. 
(Arstt.)  'saupe  (poisson  de  mer)'.  Etym.  obscure;  mot  méditerr.  ? 
(îàXTTiYH  f.  (Arstt.  HA.  V  9, 5)  semble  un  produit  de  l'étym.  pop. 

boni.  etc.  aàXTTiYS,  -iTTOç  f.  (*aFaXTT-) 'trompette  droite';  bom.etc. 
aaXiriZ^uu,  aor.  èaàXTn(T)Ha  'sonner  de  la  trompette';  att.  aaX- 
7ti(t)ktiîç,  -oû  m.  'un  trompette'  :  lit.  (Curtiiis^  287)  szvilpiù 


—     851     — 

szmlpti  lett.  sicelpt  'siffler'  (i.-e.  *ksul[)-),  à  quoi  Zupitza  BB. 
25,  95  ajoute  ags.  hicilpe  'un  oiseau  de  mer'  (hw-  <  *ksu-). 

(jajiPvjKri  (Arstt.;  la\x-  Hésych.)  f.  'sambyque  ''voy.  Saglio  s.  v. 
l>ira  III,  2,  p.  1449)  ;  pont  volant  (machine  de  siège)'.  Emprunt 
asiatique;  aram.  sahb'''kà  (Daniel  III  5  dir.  eip.)  étant  suspect 
d'emprunt  grec  (A.  Muller  BB.  1,297),  Lewy  Fremdw.  161  sq. 
(bibl.)  évoque  hébr.  .s^hahcl  'grille'. 

(jâ^oç  f.  'dune'  (Strab.).  En  tant  que  mot  grec,  Persson  Beitr. 
1 47 1  y  verrait  un  i.-G*fud-tiio-s  :  lat.  tauni  'tumeur'  (\.-e.^fUr}-/iui), 
base  teuà^  'gonfler',  cf.  corc.  tv^oç  'tvj)hPoç',  lat.  fuiiiuJii^!-,  Tà- 
laoç  Xdjuri  noms  d'îles  seraient  des  synonymes  de  v.  norr.  hahi/r 
et  holmi  'éminence,  petite  colline'  et  'îlot'  m.  b.  a.  holm  'île  flu- 
viale' (i.-e.  *qe]e-  's'élever';  voy.  l'art.  koXuuvoç  p.  487  sq.).  — 
oa}x-  est  d'origine  sém.  pour  certains,  lélège  pour  Fick  Vorgr. 
Ortsn.  54.  112. 

crâv  nom  dor.  du  sigma  (Hrdt.);  emprunt  sém.,  cf.  hébr.  tiin.  — 
aa|ii-qp6pàç,  -ou  m.  '(cheval)  marqué  d'un  aâv  ou  C  (Ar.  Cav. 
603  etc.),  cf.  KOTTTTaTÎâç  s.  v.  KÔTTTra  ]).  492;  auum  signe  numé- 
rique '900'. 

aâvbaXov,  éol.  (Sapph.)  aà|uPaXov  'sandale  de  bois'  (Ilymn.  à 
Herm.  79.  83.  139).  Emprunt  asiati(jue,  cf.  pers.  mod.  sandal 
'soulier'.    Vaniëek  Fremdw.  47  (bibl.).    Schrader  RL.  740. 

(TavbapÛKri,  -âxr\  f.  'arsenic  rouge;  couleur  rouge  (pron  en  ex- 
trait' (Hpc.  Arstt.).  Emprunt  asiatique,  cf.  skr.  cdiidra-rm/d- 
'ayant  l'éclat  de  la  lune'  (pour  candrd-h  voy.  l'art.  KÛvbapoç 
p.  405)  selon  Uhlenbeck  PBrB.  19,  327  sqq.  Ai.  Spr.  %i.  335. 

(TâvbuE,  -UKOç  (Diosc),  aàvbiE,  -ikoç  (Str.)  f.  'vermillon,  incarnat'. 
Emprunt  asiatique,  cf.  skr.  sindurain  'vermillon'  i^détym.  ob- 
scure). 

aavîç,  -iboç  f.  'poteau  (araupôç  Hésych.,  tô  becTiuuJTiKÔv  ïûXov 
rhot.;  Hrdt.  Aristoph.)  ;  planche  épaisse,  ais,  poutre  qp  51.  x  174; 
pi.  hom.  battants  de  porte  I  583.  p  344  etc.;  att.  ord.  pi.  table" 
<  i.-e.  *tun-,  voy.  s.  v.  craivu)  et  cf.  le  rapport  (pâXafï  :  qpaXXôç 
qpâXriç,  \.-e.*bh(d-  'gonfler';  cf.  Solmsen  IF.  XXX  46  sq.  (Itibl.). 
—  Lit.  szànas  'côté  du  corps'  russ.  sdni  'traîneau'  (Zupitza 
BB.  2b,  93)  et  lat.  fiduila  (Schwyzer  KZ.  37,  149;  ital.  ^^7/^^ 


—    852     - 

<  '^tcdflâ,  ou  *tlafia  i.-e.  *tl9clMa;  voy.  Walde^  s.  v.  et  l'art, 
TiiXiâ)  sont  à  écarter. 

a d vv â ç,  -ou  (Cratinos),  aavviuuv,  -uuvoç  ( Arrien),  (Javvopoç 
(Rbinthon)  m.  'imbécile,  sot',  cf.  Zdvvriç  Xavvaîoç  XavviuuvXàv- 
vioç  Xavvupiujv  Xavvu)  noms  de  personnes.  Selon  Solmsen  IF. 
XXX  38  sqq.  (bibl.)  le  groupe  remonte  à  cràwiov  aiboîov 
Hésycb.,  celui  qui  est  caractérisé  par  le  crdvviov  étant  en  même 
temps  l'imbécile,  le  niais,  le  bouffon,  cf.  l'emprunt  lat.  sanna  f. 
'grimace'  sanniô  "bouffon',  puis  (Javvdbaç  •  xdç  dYpiaç  aÎY«ç 
Hésych.,  qui  suppose  un  *(jdvvâç  ou  *aàvvoç  ou  *advvujv  'bouc'j 
(Tdvviov  (vv  est  le  red.  bypocoristique  connu)  remonte  à  i.-e. 
'^tu{i-,  cf.  *ar)v  <  i.-e.  *fuê7i  s.  v.  craivuu. 

advTaXov  'santal'.    Voy.  s.  v.  Kdvbapoç  p.  405. 

crdoç  (*crdFoç,  cf.  cypr.  ZaFo-KXeFriç),  compar.  crauuTepoç  (Hom. 
Xén.  Théocr.),  ion.att.cTÛJOç  (>iou.a6oç,  cf.  Hoffmann  Gr.  D. 
III  281.  510.  524)  aOùç  'sain  et  sauf,  intact,  bien  conservé;  sûr' 

<  *TFaFoç  {*fua-ijo-s)  *tFul)-Fo-ç  :  skr.  tavîti  'être  fort,  avoir 
la  puissance'  tuvistama-h  'le  plus  fort',  got. picastipa  'sécurité'; 
i.-e.  *teucV''-  'gonfler';  voy.  s.  vv.  aûÙKOç  xaCç  TÛXr]  etc.  Prell- 
witz  1279.  311.  H05. 446.  Brugmann  Total.  49  n.2.  55.  Grdr. 
IP,  1,  202.  —  De  là  ion.  auuea  Hoffmann  op.  cit.  n°  1 16  (Priène) 
ace.  m.  sg.  d'un  adj.  *crujFiîç  =  *crODFoç  influencé  par  utu'iç 
(Solmsen  IF.  XI  Auz.  89)  ;  hom.  cra[F]6uj  (voy.  Eulenburg  IF. 
XV  191),  hom.  att.  aûj^LU  (*(JujiIa)),  fut.  auuaiu  att.  épigr.  aiuu) 
(c.-à-d.  CTujûj)  'sauver,  conserver';  auDirip,  -fîpoç  adj.  'qui  sauve 
(tragg.);  subst.  m.  sauveur,  libérateur';  cruuTripioç  'qui  sauve; 
pass.  sauvé  (Sopb.)';  auuTripiâ,  ion. -ir|  f.  'salut';  cTuùcTTpa  n.  pi. 
'offi'ande  aux  dieux  pour  une  guérison'  (Hrdt.),  cf.  aauucTTpeiv 
'deo  dedicare  alqd  pro  sainte'  GDI.  1660;  cruL)(ppuuv,-ovoç  <  aaà- 
-cppajv(0462.  Phocyl.  Bacchyi.)  'sain  d'esprit,  sensé,  prudent, 
sage';  gort.  cTuj-|LieXeç  'aux  membres  intacts'  GDI.  4998^^;  pour 
Zu)-  Zuui-  Zuua-  luucri-  Zuut-  Zuuto-  etc.  dans  des  noms  propres 
voy.  Fick-Bechtel  Personenn.^  257-261. 

a  a  TT  p  6  ç  'pourri,  moisi,  gâté'  (Hpc.  att.)  ;  crr|TTuu,  dor.  crdTruj  (Bacchyi.) 
'faire  tomber  en  pourriture;  corrompre';  pass.  aor.  èddmiv,  pf. 
aécrriTTa  'se  putréfier,  pourrir,  se  gâter';  (Tfiv|;iç,  -euuç  f.  'putré- 
faction'; Oï]^),  -TTÔç  f.  'ulcère'  (Hpc);  m.  f.  'serpent  venimeux'  : 


-    853    - 

skr.  kyaku-  n.  'champignon',  i.-e.^qiâql'-  *qidql'-.  Lidtn  Stiul. 
51  sq.  (bibl.;;  le  traitement  ^qi-  >  a-  étant  ionien,  att.  auTipéç 
est  emprunté.  —  Autre  avis  chez  Zupitza  BB.  25,  92  sq.  (  :  lit. 
szùpti  'pourrir,  intr.',  i.  e.  *Â-.s'm-;, 

<yà7T(peipoç  f.  'saphir'  (Théophr.Diosc).  Emprunt  sém.,  cf.  hébr. 
scqjplr,  celui-ci  emprunt  indien  <  skr.  çaniprit/a-m  'saphir', 
litt.  'aimé  de  la  planète  Saturne  {çani-h)\  A.  Muller  BB.  1,  281. 

<TapTàvr|  f.,  -(ç,  -iboç  f.  'corbeille';  cf.  (att.)  Tap-fâvai*  TrXoKai, 
(Juvbéaeiç,  Tiébai  Ilésych.  :  IW.ti-eriîi  tvért'i  'enclore',  i.-c'-'fijer- 
*tur-.  Kogel  PBrB.  7,  191. 

aapbàvioç  'railleur,  ironique,  sardonique  ('aapbaviov  lueibiâv 
u  302  'sourire  avec  une  amertume  railieu.se'/,  tardif  -ôvioç  par 
influence  de  lapbôvioç  'sarde',  lapbuû  f.  'Sardaigne',  dans  la 
croyance  que  ce  rire  ressemblait  à  l'effet  grimaçant  produit 
par  l'ingestion  de  la  plante  sarde  appelée  adpbiov  par  Hésych., 
(Tapbâvii  par  Tzetzès,  'ranunculus  Sardoils';  auphùlixjv  lueTÙ 
îTiKpiaç  YeXûjv  Phot.  :  gall.  chicarddu  (cf.  corn.  Jucerfhin  moy.- 
hret.  hue>-zin)'Yh-c,  vb.',  i.-e.*sijard-  selon  Zupitza  BB.  25,96. 

—  On  a  souvent  évoqué,  depuis  scol.  Plat.  Rép.  337  a,  le  ptc. 
pf.  creariptûç  de  aaîpuj  IL;  voy.  Phot.  Hésych.  s.  v.  lapbôvioç 
TéXuuç,  Liddell-Scott  s.  v.  crapbdvioç. 

aàpbiov  'cornaline:  sarde'  (Plat.Théophr.i:  aapb-évuE,  -uxoç  m. 
'sardoine'.  Origine  étrangère  ;  cf.  lâpbeiç  f.  pi. 'Sardes  (Lydie)'? 

—  Autre  hypothèse  chez  Lewy  Fremdw.  57  sqq.  (bibl.). 
(Tapbûjv,  -ovoç  f.  Poil.  Hésych.,  dim.  -ôviov  au  pi.  (Xén.  Cyu. 

VI  9)  'bord  supérieur  d'un  filet  de  chasse'  :  pf.  aéo^pu  (voy. 
s.  V.  aaîpuu  IL)  selon  Fick  GGA.  1894,  p.  225  (?). 
<JapKdz:m  'dépecer  en  tiraillant  comme  font  les  chiens  (Ar.  Paix 
482)  ou  en  broutant  comme  les  heri)ivores  (Hpc.  )'  :  oàpl  (vov. 
l'art,  suiv.).  Les  sens  de  'se  mordre  les  lèvres  de  rage'  (Gai.), 
d'où  'parler  amèrement,  ricaner,  eipa)veûea9ai  luer"  èTTiaupuoû 
Tivoç'  (Stob.)  ne  semblent  pas  inconciliables  avec  le  préc.  — 
Hoffmann  BB.  25,  1(»6  a  vu  dans  aapKdciu  'railler'  crapKaauôç 
m.  'raillerie'  un  i.-e.  *tijrq-,  forme  réduite  de  *tuerq-  'tirer  de 
travers,  défigurer  i)ar  des  contorsions'  attesté  par  ^ot.pirairhs 
{gcrm.*pijeryji-j  adj.  'en  co\iirc' pirairhei  'colère'  v.  norr.  Jmerr 
'transversal,    qui   se  met  en  travers,    qui  fait  obstacle'  etc.: 


—     854     — 

ingénieux,  mais  conjectural;  sur  le  groupe  germ.  voy.  Uhlen- 
beck  Got.  Spr.^  153.  Feist  EW.  283  (bibl.).  Torp  chez  Fick 
IIP  197.  Falk-Torp  EW.  s.  v.  tver.  Franck- van  Wijk  EW.  s.  v. 
dwars. 

adpE,  gén.  (TapKÔç  f.  'chair;  pi.  morceaux  de  chair  ou  de  viande' 
<  *TFapK-,  i.-e.*furJc-,  cf.  zd  d^war^s-  'tailler'  selon  von  Bradke 
ZDMG.  40,  352.  De  là  aapY.àl\M  (voy.  l'art,  préc),  adpKivoç 
'de  chair,  charnu',  crapKOÛv  'rendre  charnu'  (Hpc),  cràpKuuiua  n. 
'excroissance  de  chair',  aapKOcpaYOç  'carnivore;  (Xi6oç)  qui  con- 
sume la  chair'.  Éol.  crûpKeç  pi.  gl.  est  phonétiquement  issu  de 
Hurîc-  selon  Hirt  Hdb.- 122;  il  doit  son  a-  au  lieu  du  t-  attendu 
à  l'influence  de  càpH  selon  Brugmann  Grdr.  1-311;  je  poserais 
plutôt  un  i.-e.  *tij,^rk-. 

aaTivri  f.  'char  de  combat'  (Hymn.  à  Aphr.  13.  Eur.  Hél.  1311); 
cf.  aàTiWa*  TrXeiàç  tô  âaTpov  Hésych.  (par  confusion  avec  le 
'Chariot').  Emprunt  phryg,,  cf.  arm.  sayl  'chariot'  (th.  en  -?-; 
arm.-phryg.  ^satilia).  Lidén  Comm.  phil.  in  hon.  J.  Paulson 
(Gôteborg  1905)  159  sqq. 

(jaipaTTiiç,  -ou  (Xén.),  èHaipàmiç  (Théop.),  EaipaTtriç  Hésych. 
(cf.  Schulze  KZ.  33,  216),  éol.  ffabpaTrâç  GDI.  304a  18  (Por- 
doselena),  ion.  èEaiTpaTrnç  5493b  32  (Milet)  <  v.  pers.  xsad'a- 
-pâvan-  'regni  tutor'  {xsad'''a-  'imperium,  regnum'  [=  skr. 
Jcsatrd-m,  voy.  s.  v.  KTàojuai  p.523sq.]  +  pà{y)-  'garder,  pro- 
téger' [=  skr.  pâti,  voy.  s.  vv.  Troiinriv  TruJiua  II.  ttuju]);  aarpa- 
Tteiâ,  ion.  (Hrdt.)  -riîri  f.  'satrapie';  (TaTpaTreûuj,  èHcfaTpaTTeiiuj 
Michel  804  (Tralles),  èEaiGpaTreuuj  GDI.  5753  b  32  (Mylasa) 
'être  satrape'.  Cf.  Vanicek  Fremdvv.  47.  Hoffmann  Gr.  D.  III 
270.  423.  564.  Bechtel  GDI.  III,  2,  p.  759  (bibl). 

aÛTTo),  ion.  adacTuj  (Hpc),  fut.  ion.  crdauj  (Hpc),  aor.  èaaEa 
ion.  è'craaa  (Hpc),  pqpf.  3.  pi.  ion.  èaecràxaTO  (Hrdt.)  'équiper, 
armer;  approvisionner,  bourrer,  farcir';  cf.  gort.  auvecrabbi} 
(=  (TuveKaaiTi];  gort.  prés,  aabbuu  comme  Trpâbbuu)  GDI.  4991 
III 13  auvecraaKaai  ibd.  16;  aaKtôç  'bourré,  pressé' (Antiphane). 
(jàiTuj  <  *craKiuj  i.-e.*tîiidq-i6  :  ht.tviùJcti'enûer"  tvankùs'loiwd 
(en  parlant  du  temps)',  i.-e.  Huerdq-,  forme  nasalisée  de  Hueq- 
dans  skr.  tvanalti  gl.  'presser'.  Bezzenberger  BB.  12,  240. 
Fick  V  63.  64.  449.    III^  196.  Zupitza  Gutt.  141.  Vendryes 


-     855     — 

MSL.  XIII  62sqq.  I.-e.  '^tue(id)q-  est  un  élargiss.  de  Heucl'^- 
'gonfler'.  Voy.  s. vv.  aÛKOç  crriKÔç  (Tuukôç  et  acifri  (avec  t  secon- 
daire). —  V.  h.  a.  dwingan  'contraindre,  opprimer'  (les  mêmes) 
remonte  plutôt  à  un  i.-e*tueri()h-,  cf.zd  dwqz-  dicqzJaHi  'tomber 
dans  la  détresse' <  ar.  tomw\.*tuanz;^ha-,  \.-(i.'^titengh-sk{h)o\ 
v.b.  a.  dûlian  'presser,  opprimer'  devrait  son  -h-  à  son  synonyme 
germ.  conmi.  '^'prlyan  {got.  prelhan)\  cf.  Bartholomae  Airan. 
Wb.  798  (bibl.). 

aÛTupoç  m. 'satyre'  (Hsd.  tragg.)-  Solmsen  IF.  XXX^Osqq. 
prête  au  mot  le  sens  de  'cui  membrum  turget'  et  y  voit  un  ou- 
<  i.-e.  *tun-  :  *ar\v  <  \.-e.Huën  'pénis'  (voy.  s.vv.  (Jaivuu  ad9ri) 
+ -Tupoç,  cf.  TiTupoç  m.  'bouc,  satyre'  (-1-  par  ail.  niétr.),  i.-e. 
*fu-  ^teuœ^-  'être  gonflé,  turgescent'  (voy.  s.  vv.  tùXii  tûXoç 
corc.  tO|hoç  ion,  att.  tÛ)uPoç  Tupôç  TaOpoç). 

(JaûXoç  'se  tortillant,  se  dandinant,  vacillant  (Hymn.  à  Ilerm. 
28);  d'allure  efféminée';  aauXoûcrBai  (Eur.  Luc),  crauXoTTpuuKTiâv 
(Ar.  Guêp.  1173)  'tortiller  des  hanches';  —  aaûpoç  ni.  'lézard' 
(Hrdt.  Hpc.  Arstt.);  craùpâ,  ion.  -x\  f.  'lézard  (Hrdt.  Escb.  Arstt.); 
verge  (Anth.)'^);  —  crauvôç  'efféminé,  mou'  Hésycb.;  —  aau- 
Kpôç  'délicat,  léger'  II.;  aauKpÔTTOuç  'aux  pieds  délicats'  H.; 
aauxiuoç  'gâté;  mou;  pourri;  faible'  H.  a-  est  le  résidu  de  ip-, 
cf.  vjjauKpôç  'remuant,  agile,  leste';  voy.  Solmsen  Beitr.  1 133sq. 
—  V.  slav.  HuUjî  'KO)Liv|i6Tepoç'  suliti  sq  'cpvoxovaQai'  lit.  szuînas 
'excellent,  magnifique'  5z</rt?i«,s- 'valeureux'  (Zupitza  BB.  25,93) 
sont  à  écarter. 

boni.  ion.  etc.  (JaupuuTiîp,  -fipoç  m.    Voy.  s.  v.  (JuiXiiv. 

boni. etc. cràqp a 'clairement,  manifestement;  franchement';  (Jaqpiîç, 
-éç  'clair,  manifeste,  évident;  véritable,  sûr'  (Hymn.  à  Herm. 
2U8.  att.);  tragg.  aaqprjvnç,  -£ç,  dor.  -àviîç  (Pind.)  m 'sens;  cra- 
qpriviîuu  'indiquer  clairement';  craqpiÎTuup  m.  'devin  véridique' 
Hésycb.  Etym. inconnue;  cf.  Brugmann  IF.  XVI  502sq.  Solm- 
sen IF.  XXX  37.  —  Prellwitz  BB.  22,  81  sqq.  Wb.-  406  voit 
dans  cra-  <  *TFa-  un  élément  intensif  se  rattachant  à  'i.-e*feijd^- 
'être  fort,  se  gonfler'  (:  adoç  TaOç  etc.);  *tuà-bhâ  'très  lumi- 

1)  Solmsen  Beitr.  I  132  a  tort  de  vouloir  (iistin*;uer  un  aavpâ 
'*tuyau  >  ver<»-e'  (qui  serait  parent  de  oaupiuTi'ip  etc.,  voy.  s.v.  aaiXrjv) 
de  oaOpâ  'lézard';  la  métaphore  n'a  rien  qui  surprenne. 


—     856     - 

neusement'  contiendrait  une  forme  réduite  de  *bhë-  'lumière; 
luire,  éclairer,  briller'  (:  q)d[F]oç  n.  cpaîvuu  etc.).  —  L'hypothèse 
d'un  (Taqp-  <  ^dliuahh-  :  lat.  faber  'artisan'  (Osthoff  PBrB.  13, 
422)  est  à  écarter;  cf.  Brugmann  IF.  XVI 499 sq.  et  voy.Walde^ 
s.  V.  —  Lat.  sapiô  'goûter,  etc.'  (p.  ex.  encore  J.  Schmidt  KZ. 
32,  371)  est  aussi  à  rejeter. 

(Jaxvôç  'amolli'  (Gai.),  cf.  (Taxvôv  àcrOeveç.  xaûvov  Hésych., 
contient  le  degré  réduit  de  la  R.  de  (KaTa-)atjuxuj  'écraser'  (i.-e. 
-d-  :  -Ô-).    Bezzenberger  BB.  5,  315.  Fick  BB.  26,  115. 

ion.  aduL),  seul.  iud.  prés.  3.  pi.  (J<b6\  (Hrdt.)  =  (att.)  tûj  EM., 
ion.  aiiGuu  (Hpc.)  'tamiser'.    Voy.  s.  v.  att.  bia-TTctaj  -Où  p.  185. 

hora.  etc.  apévvO)Lii,  -om  (a  remplacé  un  plus  anc.  ion.-att.  *Z!ei- 
vDjai,  c.-à-d.  *zbeivO|Lii  <  i.-e.  *zgl(esneu-mi,  tout  proche  de 
leivaiuev  a^évvujuev  Hésych.),  fut.  a^éauj,  aor.  inf.  o^éaaai 
I  678.  TT  621,  aor.  intr.  êaBriv  (a  été  fait  sur  la  2"  pers.  èaPnç 
selon  Hirt  IF.  XII  211.  Abl.  §  733;  autre  avis  chez  Brugmann 
Gr.Gr.3  283.  ^326  :  i.-e.*2gii-è-  à  côté  de  '^zgli-es-\  pf.  moy. 
èapeaiuai  'éteindre;  pass.  s'éteindre,  se  sécher,  se  dessécher; 
apaiser,  calmer';  -p-  au  lieu  de  -h-  attendu  d'après  inf.  aor.  ion. 
(jpOùcTai  (cf.  Hrnd.  V  39);  hom.  etc.  à-o^œjoç  'inextinguible'. 
Cf.  lit.  gestù  gesaù  gèsti  's'éteindre'  gesaîi  gesijti  'éteindre' 
V.  slav.  gasq  gasiti  (*gUôs-)  's'éteindre'  u-gasiti  'o^éoa\  u-gas- 
nqti îi-gasati'a^évvvoQai  îi-zasùi^gVës-YeîÏYo'i' zasitreîÎYRyef'^ 
i.-e.  *{z)gliës-  *(%l'ôs-.  Brugmann  MU.  I  19sqq.  (bibl.).  IF. 
I  501  sqq.  (bibl.).  Grdr.  I-  590.  iMeillet  iMSL.  XIV  338.  Ber- 
neker  EW.  295.  M.  van  Blankenstein  Uuters.  22. 1 14.  —  Brug- 
mann croit  à  un  élargiss.  de  *segU-  dans  lat.  sëgnis  'lent,  traî- 
nard', mais  voy.  l'art,  ép.  rJKa  p.  317  et  Walde^  s.  v.  —  v*!?kr. 
jdsatëjasyati  'être  épuisé' J«.çâ?/rt/i  'éteindre,  épuiser'  (Pedersen 
IF.  V  47,  Hirt  11.  ce.)  doit,  à  cause  de  zd  zali-  'délaisser'  {fra- 
zahïf),  être  ramené  à  une  R.  parallèle  avec  g  {*ges-).  —  Got. 
qistjan  (et  fra-  us-)  'àTToXéaai'  qisteins  'ôXe9poç'  v.h.a.  quisten 
'anéantir'  sont  ambigus  (  :  lit.  gèsti  gr.  apévvû^i.  Pedersen  IF. 
V  47  ;  —  ou  :  lit.  geiidù  gèsti  'se  casser'.  Brugmann  IF.  VI 103. 
von  Grienberger  Unters.  172;  —  ou  :  lit.  gaisztà  galszti  'dis- 
paraître, périr',  p.  ex.  Torp  chez  Fick  IIP  63). 


—     857     — 


aépo)  Tact.  seul.  prés,  et  ipf.),  aé^oyiui  lioiii.  'craindre  Hes  dieux)', 
postliom.  'vénérer,  honorer  (les  dieux/;  aeniôç  'digne  d'être 
honoré'  (Esch.  =  skr.  fi/akfd-7i  pte.);  eeo-ffëTTTuup,  -opoç  m. 
'adorateur  de  la  divinité'  >  Eur.  Hipp.  1364  =  skr.  fi/aliar-j- 
oé^aç,  pi.  (Tép)i  n.  honi.  'crainte,  ])udeur',  posthom.  'sainteté, 
majesté';  (Tepdruu  (Clém.),  honi.  aor.  ae^âaaaxo  Z  167.  417  'il 
crai<init pieusement':  tardif  crepaaioç 'vénérable, auguste';  tragg. 
pind.  aepi^uj  'vénérer';  eùaepnç,  -ëç  'pieux';  ae^vôç  (*ae^voq, 
i.-e.*tiegl'-no-s)  'vénérable,  auguste,  saint:  grave,  majestueux, 
imposant;  fier,  hautain,  orgueilleux  (cf.  aopapôçj;  splendide' 
(litt.  'ce  dont  on  s'écarte  par  respect'):  ao^eiv  '*faire  reculer' 
(voy.  s.  V.).  aëpuj  propr.  'reculer  devant  qu.'  =  skr.  f//âjat/ 
'abandonner,  lâcher,  renoncer  à,  épargner',  cf.  tycijah  n.  'aban- 
don, danger',  i.-e.  ^fieg'j-.  Brugmanu  KZ.  2ô,  301  sqq.  (bibl.). 
Grdr.  1-275.  590.  661.  —  Lat.  paveô  'avoir  peur'  ^en  tant 
que  *tuaglieiô.  Jacobsohn  Phil.  67,  512  u.  93.  KZ.  42,  275  n.2) 
est  à  écarter;  voy.  l'art.  TTioiâ  sub  fin. 

att.  aeipd,  ép.  ion.  aeipj'i  f.  'corde,  chaîne,  lasso'  prob.  <  i.-e. 
Hueria  :  lit.  tveriù  ti-érti  'saisir,  enclore';  creipaîoç,  aeipaçôpoç, 
Trapd-(yeipoç(ÏTTTTOç)  'funalis  equus';  cf.  crepibeç  •  aeipai  et(jepi<ç>- 
ruj(JT»îp  Hésych.  et  voy.  s.  v.  aopôç  f.  'urne  funéraire'.  Hezzen- 
berger  BB.  12,  240.  Solmsen  Beitr.  I  127.  —  Avis  non  plau- 
sible chez  Reichelt  BB.  26,  270. 

(Teipioç  'brillant,  ardent  (néXioç  àcTTtîp  daTpov  kûuuv:  ô  leîpioç  'la 
canicule'j';  aeipivoç  'de  la  canicule';  aeipoOv  'dessécher'  i  Hpc); 
cf.  ae(p  aeipôç  •  ô  nXioç  Km  creipioç  8uid.  Gr.  comm.*aeia-po-  : 
(Teiuj  pf.  pass.  aë-aeia-Tai,  voy.  le  suiv.  —  Autre  avis  chez  Fick 
Vorgr.  Ortsn.  132.  —  A  ce  groupe  Solmsen  Beitr.  I  126  sqq. 
(bibl.)  rattache  hom.  Zeipnv,  -fivoç  f.  en  tant  que  '*celle  qui 
manifeste  son  pouvoir  dans  l'ardeur  du  soleil  à  l'heure  de 
midi' (y». 

hom.  etc.  aduj  (ptc.  èTTi-aaeiiuv  0  2;)U.  ptc.  aor.  Gp^ïKinv  aiôviu 
Xaiinv  Anacr.  fr.  47  B.^),  pf.  aëaeiKa  d'après  lut.  aeiauu  aor. 
ecreiaa,  pf.  pass.  aëcreiffpai'secouer,  agiter,  ébranler  :  fig.  troubler  ; 
intr.  s'agiter'  <  i.-e.  ^tijeis-ô  =  skr.  tvèsami  gramm.  'être  for- 
tement agité,  bouleversé',  cf.  tcisdti  tvist/afi  'être  fortement 
agité,  excité;  étiuceler,  briller'  tvesd-7i  'impétueux,  étiucelant, 


-     858     — 

brillant',  lit.  tvisTceti  'vaciller  fflamme),  éclairer,  intr.'  (Trohde 
KZ.  22,  263.  Solmsen  KZ.  29,  98.  Brugmann  Grdr.  IP  1020. 
1021),  i.-e.  *tueis-,  élargiss.  de  ^tuei-  dans  zd  êway-  (Bartho- 
loniae  Airan.  Wb.  794)  'éveiller  la  crainte'.  De  là  aeîaina  n. 
'secousse',  ion.  att.  aeia|u6ç  (pour  *crei|Li6ç,  cf.  Brugmann  Grdr. 
II-,  1,242.  247)  m.  'ébranlement,  commotion',  cfeîaTpov  'sistre', 
att,  aeicr-dxOem  f.  'décharge  d'un  fardeau'. 

hom.  etc.  aéXaç,  gén.  poét.  créXaoç  n.  'éclat,  lumière,  lueur  bril- 
lante'; (JeXaYeîv  intr.  'briller'  (0pp.),  -eîcrOai  pass.  'briller;  brûler' 
(cf.  skr.  svargd-h  'ciel;  céleste';  voy.  Persson  Beitr.  II  579 
bibl.);  ion.  att.  creXrjvri,  dor.  creXdvâ,  éol.  (TeXdvvâ  (*(yeXaa-vâ)  f. 
'lune';  aéXaxoç,  -ouç  n.  'poisson  à  peau  cartilagineuse,  phospho- 
rescent' (Hpc.  Arstt.).  (îéXaç  <  *aFeX-,  i.-e.  *suel-  'ardëre' 
(*Jcsuel-  avec  Solmsen  Unters.  209  n.  2?);  cf.  zd  x^ar^nah- 
(iran,  comra.  *hu-  <  i.-e.  *su-)  'éclat,  majesté'  et  les  mots  cités 
s.  vv.  dXéâ  p.  41,  eïXîi  p.  223,  éXdvr)  p.  237,  nXioç  p.  321. 

hom.  etc.  aéXïvov  'ache  ou  persil';  TieTpo-créXîvov  'persil  sauvage' 
(Diosc).  Sommer  Gr.  Lautst.  111  sq.  y  voit  un  i.-e.*suel-  'rou- 
ler, enrouler',  parallèle  à  *«e?-  dans  eiXéuu  II.  (p.  224)  etc.,  et 
notamment  dans  ëXivoç  m.  'rameau  de  la  vigne,  sarment',  cf. 
l'épithète  TToXÙYvajUTrTOç  chez  Théocr.  VII  68;  on  lui  compare 
les  boucles  de  cheveux  ([Théocr.]  XX  23);  on  en  fait  des  cou- 
ronnes (Pind.  Isthm.  II  16)C?). 

(TeXiç,  -iboç  f.  'planche;  ord.  pi.  planches  ou  bancs  de  rameurs; 
sièges  au  théâtre  (gramm.);  fig.  lignes  d'un  écrit,  page,  feuille; 
livre'  :  créX|ua,  voy.  le  suiv. 

aéX)Lia,  -ttTOç  n.  'charpente,  poutrage,  échafaudage,  spéc.  pont 
d'un  navire;  pi.  bancs  de  rameurs  (tragg.);  poét.  siège,  trône 
(des  dieux.  Esch.  Ag.  183);  poutre  (Strab.  V  222)';  hom.  èii- 
-(TaeX|uoç  'pourvu  de  bons  bancs  de  rameurs';  cf.  eXiuaTa*  . . . 
cravibuu^aTa  Hésych.,  creX|uiç*  .  .  .  Kai  xd  kpiot  H.,  creX|uiJÙv  cra- 
vîbujv  H.  aéX|ua  <  i.-e.  ^suel-mn,  cf.  (J.  Schmidt  Voc.  II  78. 
Kretsehmer  KZ.  31,  422)  v.  h.  a.  sicelli  m.  h.  a.  sicelle  'poutre, 
racinal,  dormant,  seuil'  ags.  syll  'foundation  beam  or  plank' 
V.  norr.  suill  syll  'racinal'  etc.,  puis  (i.-e.  *s-  alternant  avec  *su-) 
ags.  selma  sealma  v.  sax.  selmo  'bois  de  lit',  lat.  (selon  Persson 
Beitr.  I  379  sqq.  bibl.)  solium  {*sol-io-)  'siège,  trône;  cuve, 


—     859     — 

baignoire;  cercueil',  lit.  s'dis  ('^'sl-io-)  'crèche'  sUé  (*.sV-/ë-)  'auge, 
auge  à  cochons'  lett.  sile  'crèche,  auge'  lit.  sdlas  'banc'  \);  cf. 
encore  f  Persson  1.  cit.)  un  i.-e.  *seul-  *sotd-  dans  got.  sauls 
V.  h.  a.  sûl  ags.  sj/l  v.  norr.  sûl  sida  'colonne';  '\.-ç,.*iieiiel-  'pièce 
de  bois,  poutre,  objet  qui  en  est  tiré',  et  prob.  *kseueï-  en  raison 
du  groupe  letto-slav.  mentionné  à  l'art.  Eij\ov  p.  679  n.  1. 

ae^ibcxXiç,  -iboç  et  eoiç  f.  'fleur  de  farine'  (Hpc.  Aristoph.). 
Semble,  avec  lat.  simila  (*A'em-)  m/sens,  un  emprunt  à  une  Ig 
méditerranéenne.  En  tant  qu'indo-eur.,  ces  mots  pourraient 
contenir  un  sem-  <  *bhs-em-  (:  v|juu)liôç),  cf.*?>/j«,v- 'broyer, moudre'; 
voy.  Walde^  s.  v.  (bibl.). 

a€|uvôç  {^tiegU-no-s)  'vénérable,  etc.';  aeiiivoTiiç,  -Tr|TOç  f.  'gra- 
vité, majesté';  aefivoûv 'rendre  imposant' (Hrdt.);  aeiavùvuu 'van- 
ter, célébrer'.    Voy.  s.  v.  aé^uj. 

aépiç,  -iboç  f.  'une  chicorée'  (Epich.  fr.  KH  K.  Diosc);  créplcpoç 
et  -lov  'absinthe  marine'.  Ktyni.  obscure.  —  Une  hypothèse 
chez  Prelhvitz^  408. 

aépcpoç  m.  'petit  insecte  ailé,  cousin  ou  moucheron'  (Aristoph.); 
cf.  (JÙpqpoç*  ôripibiov  laïKpov,  ôttgÎov  èinniç  ('tipule').  On  a  vu 
dans  crépqpoç  un  gr.  comin.*TFep(po-ç  dissim.  de  *9Fepcpo-ç,  i.-e. 
*d/iuerg'Jho-s  :  v.  norr.  duergr  ags.  diceorj  v.  h.  a.  ftcerg  'nain' 
(von  Bradke  ZDMG.  40,  352.  Holthausen  PBrB.  11,  .554),  irl. 
denjnat  'puce'  (Zupitza  BB.  25,  100.  Pedersen  K.Spr.  I  109); 
le  rapport  sémantitjue  ne  satisfait  guère  (le  groupe  gerni.  est 
peut-être  parent  de  skr.  dhcarah  f.  'démon');  de  plus  la  co- 
existence de  aépiqpoç  m.  -iqpr|  f,  'mante  (insecte)'  semble  indi(iuer 
que  -qp-  est  suf fixai  (i.-e.  *-hho-s;  cf.  Brugmann  Grdr.  II-,  1, 
388).  —  L'avis  de  G.Meycr  Alb.  Spr.  III  55  (^crepcpoç  '*suceur'  : 
lat.  sorhêo  alb.  gevp  {*serhhô\  'j'avale';  voy.  s.  v.  poqpeîv)  est 
à  écarter. 

pf.  (Técrripa,  ptc.  aeaiipiûç.  Voy,  s.  v.  aaipuu  II. 


1)  Persson  y  ajoute  skr.  sdrah  n.  'auge,  seau,  bassin'  (le  seus 
de  'réservoir,  étang,  lac'  étant  dérivé  du  préc,  k  moins  qu'il  n'y  ait 
intrusion  d'un  autre  mot  se  rattachant  à  skr.  sar-  'couler')  saraka- 
m.  n.  'écuelle,  coupe':  voy.  d'autre  part  sur  ces  mots  l'art.  éXoç  n. 
p.  246  et  n. 1. 


—     860     — 

ion.  aeûxXov  (Batr.  Hpc.),,  att.  TeÛTXov  'bette  ou  poirée'.  Étym. 
inconnue;  cf.  Solmsen  Beitr.  I  190  sq.;  l'alternance  a-  :  t-  révèle 
un  *(ja-  :  *TT-  reposant  prob.  sur  *A'i'-. 

hom.  oevix),  aor.  ép.  è-aaeu[(j|a  aeûa  (opt.  ôie  acTeûaiTO  P  463) 
moy.  ép.  è'-acruTO  aùxo,  cf.  aù6r  èX6é  Hésycli.,  pf.  pass.  èacfu- 
|Liai  'mettre  en  mouvement  rapide,  chasser  devant  soi,  pour- 
suivre, pousser  en  avant;  faire  jaillir  (aijia  E  208)';  moy.-pass. 
(moy.  ind.  prés.  3.  sg.  aeÛTai  Sopb.  Tr.  645  est  atbématique; 
cf.  Brugmann-Tliumb  Gr.Gr.^  §§  315  rem.  322)  boni,  tragg. 
's'élancer,  se  précipiter,  cbercber  à  atteindre',  ptc.  pf.  éaau- 
luévoç  (et  £(yaù)aevoç)  'impétueux,  impatient  de';  tragg-.  aÙTo- 
crauToç  'qui  s'élance  de  soi-même';  croOç  (*a6oç)  m.  'élan,  impé- 
tuosité'; att.  aoû)Liai  aoOiai  <  (JooOiuai  aooÛTai  (*ao[F]6o|nai) 
'se  bâter';  ad)0|Liai 's'élancer' (Ap.Rb.);  auui'v  èEop)uiiH.;  *aoéuL), 
ipf.  3.  sg.  (Tôei  (valant  crcrôei.  Baecbyl.  XVI  90)  'pousser',  cf. 
èaaoïmévov  Te9opupii|nevov,  ujp|uii|uévov  H.;  poét.  bopu-aaéoç 
'qui  brandit  la  lance';  ép.  Xào-aaôoç  'qui  pousse  le  peuple  au 
combat';  io6Y\ai'  feKxéai  (e.-à-d.  *ii-ar\a\)  H.  (semble  attester 
l'existence  d'un  aor.^è-acJiiFa.  Brugmann-Tbumbop.  cit.  p. 322); 
hom.èni  (Tauurpov  (voy.s.v.  p. 267).  aeùuu  <*creu-(T-uj  (-.ç- déter- 
minatif.  Brugmann-Tbumb  op.  cit.  p.  323)  :  skr.  cydvatë  {cya- 
vatï)  'se  mettre  eu  mouvement,  s'en  aller,  s'éloigner'  gâtb. 
s{y)araHê  'se  mettre  en  marcbe'  v.  pers.  aèiyavom  'je  marchai' 
skr.  cyâutnâm  'ébranlement,  entreprise'  zd  syao&na-  'manière 
d'agir,  procédé,  action'  (Wackernagel  KZ.  25,  276  sq.  bibl.), 
arm.  ç^(  'départ'  (=  skr.  cyuti-h,  i.-e.'^qiufi-  'mouvement')  çcem 
'je  pars'  aor.  (prés,  ertham)  çogay  'j'allai'  (\.-Q.*qloij,  .  Hiibscb- 
mann  Arm.  Gr.  I  485  sq.  Meillet  Esq.  29.  102);  i.-e.  ^qieu-, 
qui  peut  être  un  élargiss.  (cf.  avec  infixe  nasal  Kîveîv  Kivuiuai 
<  *qt-7i-eu-)  de  ^gé/-  *qî-  *qi-  étudiés  s.  v.  boni,  kiuu  p.  462  sq.  ; 
voy.  aussi  les  art.  att.  Teu|Lujù|uai  att.  Teuxàla). 

ion.  (JiîGuu  (Hpc.)  'tamiser'.  Voy.  s.  v.  att.  bia-Tiàuj  -ûù  p.  185. 

boni.  etc.  or\K6ç,  dor.  crâKoç  m.  'lieu  clos,  parc  d'animaux,  etc.; 
enceinte  sacrée';  ar|KàZ;uj  'parquer'  (Hom.  Xén.);  cfriKxç,  -iboç  f. 
'femme  esclave';  dor.  aâKtTâç  m.  'agneau  nourri  dans  la  bergerie' 
(Théocr.).  Le  dor.  aâKÔç  interdit  de  voir  (avec  Vendryes  MSL. 
XIII  62sqq.)  dans  aiiKÔç  le  degré  allongé  de  i.-e.*tueq-  attesté 


—    861     — 

par  skr.  tvauakti  'presser';  il  faut  vrais,  partir  (ruii  i.-e.*fuâq- 
(degré  fléchi  *tij6q-  dans  gr.  (Jujkoç 'ferme'),  parallèle  à  *fue)3q- 
dans  gr.  crâTToi  (*tu7dq-iô)  etc.  ^).  —  V.  h.  a.  siceiqa  'troupeau 
de  bœufs,  ferme  d'élevage,  laiterie  avec  pacage'  (Bugge  BB. 
14,  66 j  est  H  écarter. 

arjKUJiaa, -UToç  n.  "poids:  contrepoids;  fig.  rémunération';  (TriKOÛv 
'peser'.  Rapport  sémantique  peu  clair  C[)rob. 'presser  >  peser') 
avec  crr|KÔç  (voy.  l'art,  préc). 

hom.  etc.  afma,  dor.  aà\ÀU  u.  'signe  de  reconnaissance;  signe  d'en 
liant,  augure,  présage;  signe  indiquant  une  sépulture,  tombeau; 
signe  figuratif,  signe  d'écriture';  béot.  Xàuixoç  nom  propre; 
darmoç,  dor.  béot.  (GDI.  489,  46j  àaâiioç,  'dépourvu  de  signe'; 
hom.  etc.  armaivu),  fut.  avû)  'marquer  d'un  signe;  sceller;  faire 
un  signal,  donner  un  ordre;  révéler;  intr.  se  manifester';  hom. 
poét.  (Jr|M«VTUjp,  -opoç  m.  '*qui  donne  le  signal,  d'où  :  maître, 
chef;  cocher;  berger;  —  messager';  cnmeîov  'signe,  marque 
distinctive;  signal'.  af\ixa  <  i.-c.  ^dhicl-mn  =  skr.  dhijCima 
'pensée',  cf.  skr.  dhi/àti  d/if/dj/ati  'réfléchir  à'  d'ullujê  'j'observe, 
je  perçois,  je  pense'  etc.  Brugmann  (irdr.  IP  .348.  955.  1^  1U91. 
Ber.  d.  siiehs.  G.  d.  W.  1895,  p.  48  n.  I.  Lagercrantz  Z.  gr. 
Lautgesch.  56  sq.  -). 

ion.  (Tiîiuepov,  att.  nîuepov 'aujourd'hui' <  ^Kiâuepov,  i.-e.  *Àv'o- 
'celui-ci'  {*ke  dans  kcivoç  è-Keî  Keî-Ge  'là-bas'j  +  iiuépâ.  Brug- 
mann Grdr.  IP  769.  Il-,  1, 103.  2,  321.  Bcr.  d.  siiehs.  G.  d.W. 
1895,  p.  48  n.  1  ;  voy.  s.  v.  (JfiTeç. 

ariTTÎa  f.  'sèche':  aniriu:  cf.  Frankel  Xoiii.  ag.  Il  174  n.  1  sub  fin. 

ajÎTTUJ  'faire  toml)cr  ou  pourriture';  etc.    Voy.  s.  v.  cran-pôç. 

arip.  gén.  cTiipôç  m.  'ver  à  soie  (Paus.);  pi.  étoffe  de  soie  (Clém.)'; 
Irip.  gén.  Irjpôç  m.,  ord.  pi.  oi  Zfipeç  'les  Sères',  peuple  d'Asie; 
aripiKÔç  'de  soie',  tô  CTiipiKÔv  'robe  de  soie'.  Emprunt  à  lOrieut; 


1)  Cf.  *ff^'' il  :*(]'•' em-,  *nâ-  •.*ijen-,  *mâ  ith-  :  'men-dh-  (s.  v.  irpo- 
lurieriç  p.  814  sq.). 

2)  Voy.  aussi  auj.  Persson  Beitr.  II  700.  TOT,  qui  note  les  alter- 
nances suivantes  :  i.-e.  *dhâ-  'voir'  dans  zcl  Ci-di-àâ'ti  'considérer'  dâOa- 
'perspicace'  etc.;  —  *dhâi-*dhdi- *dhî-  da,ns  skr. dhi-h  t.,  ncc. dhii/arn 
et  tout  le  groupe  cité  s.  v.  att.  Qéâ  p.  3:3.")  sub  fin.,  plus  iir.  afiua;  — 
i.-e.  *dhûu-  *dhdH-  dans  gr.  *9âFû>syrac.  Qaâ  att.  9éâ,  Gaûua. 


—     862     — 

selon  Sehrader  RL.  757  sqq.  (s.  v.  Seide)  (TiipiKÔv  répondrait 
à  une  forme  mandchoue  sirghé  'soie';  Xfipeç  et  aiîp  en  auraient 
été  déduits  par  étym.  pop.  (?). 

Gr\pajl,  -aYTOç  f.  'crevasse'.  Voy.  s.  v.  (Taipuu  II. 

or]ç  m.  'mite'  <  *tuè[i]-s-^  gén.  pi.  créuuv  (Ar.  Lys.  731),  ace.  pi. 
oéaç  (Luc.)  peuvent  remonter  à  *tuêiôm  Huèi-ns  ou  à  Huei-ôm 
Huei-ns;  gén.  sg.  récent  (JriToç,  pi.  crfiTeç  etc.  sont  dus  à  l'ana- 
logie (de  là  ar|Tâv  Suid.  "manger  [en  parlant  des  mites]'  (JriTÔ- 
^puuTOç  -KOTTOç  "maugé  des  mites');  un  élargiss.  par  -n-  dans 
aivo|uai  {*fuî-n-io-;  voy.  s.  v.)  'endommager';  une  forme  sans 
-u-  dans  lat.  tinea  Ver  rongeur,  teigne,  mite';  voy.  Niedermann 
é  und  î  im  Lat.  110.  Lagercrantz  Z.  gr.Lautgesch.  121.  Ciardi- 
Dupré  gr.  (TÎvo|uai  :  lat.  tinea  (1911),  p.  1-4  (bibl,).  —  Autres 
avis  chez  Solmsen  KZ.  35, 476  sqq.  {*ti-ês  :  v.  slav.  tîJja  'mite') 
et  Walde-  780.  —  Étym.  sém.  chez  Lewy  Fremdw.  16  sq.  et 
Scheftelowitz  BB.  28,  289. 

or]Gàpi\]  f.  'sésame  (plante)';  (Tricrajuov  (Hpc.  att.),  dor.  crdaa|uov 
(Alcm.),  lac.  épigr.  aâajaov  'tige  ou  fruit  du  sésame;  —  (aussi 
crriaajuoç  m.  Théophr.)  sésame'.  Emprunt  à  l'Orient;  cf.  aram. 
sûms^mâ  'sésame';  bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  28  sq. 

ion.  afireç,  dor.  (Tâieç  (cf.  Hésych.  s.  v.  et  Cauer  Del.^  198,  10 
=  Michel  552  Gela),  att.  TfjTeç  'cette  année'  <  *KiâFeTeç  d'après 
ion.  criijuepov  att.  xriiuepov  <  *Kiâ|uepov  ;  ancien  ace.  (et  non  loc. 
avec  Johansson  BB.  18,  5).  Brugraann  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.W. 
1901,  p.  101.  105.  Grdr.  IF,  2,  179.  De  là  ion.  anieioç  att. 
Ti^TÊioç,  att.  TrjTivoç  dor.  crdiivoç  gramm.,  ion.  ariT-àv-ioç  crri- 
xdveioç  arjTttvuubriç  (Gai.)  'de  cette  année'. 

hom.  etc.  aGévoç,  -eoç  -ouç  n.  'force,  vigueur'  <  i.-e.  *2gi'henos  : 
skr.  sagTi7iôti  'être  à  la  hauteur  de  qc,  prendre  qc.  sur  soi,  se 
charger  de'.  Bolling  Am.  J.  of  Ph.  21,  315  sq.  Brugmann  Ber. 
d.  siichs.  G.  d.W.  1906,  p.  176  n.  1.  De  là  tragg.  aBévuu  (seul, 
prés,  et  ipf.)  'être  fort',  hom.  etc.  cr9evap6ç  'fort,  puissant'  (peut- 
être  d'après  ppmpôç),  lesb.  IGeveiaç  GDL  307.  —  Autre  avis 
chez  Sommer  Gr.  Lautst.  65  sqq. 

att.  aiâYUJV,  -ovoç,  ion.  cririTtuv  (Hpc.)  f.  'mâchoire'  :  vptu),  aor. 
ipîcrai  'nourrir  de  bouillie,  hjuujuiIuu;  iroTiZiuu;  moy.  mâcher'.  Fick 
BB.  26.  115. 


—     863     — 

(jiaXov,  ion.  aieXov  'salive,  bave;  mucosité,  morve';  cf.  cypr. 
*(Jiuj  'cracher'  aor.  criai  (*cri-aai)*  iiTÙaai  (cod.  TTTfjcJai).  TTdcpioi 
Hésych.  (Kretschmer  KZ.  31, 419);  a-  est  le  résidu  d'un  groupe 
consonantique  malaisé  à  reconstruire;  cf.  p.  ex.  ijJiJTTer  ixTvei 
H.,  TTTÙuu  I  èTTi-)cp6ijZ:uj,  arm.  t/tulh'anVive',  lat.  S2)u0  got.  speiican 
'cracher',  skr.  stlin-ati  ksivati  (Dhâtup.)  'cracher';  cf.  Persson 
Beitr.  I  270  et  voy.  s.  v.  tttùuu.  —  L'hypothèse  d'un  i.-e.  "^tui- 
(R-^^rfondre')  et  d'une  parenté  avec  aiuXoç  m.  'graisse'  (Lidéu 
IF.  XIX  351  bibl.)  n'est  pas  préférable. 

hom.aiaXoç  m.  'porc  gras',  aûç  aiaXoç  I  2U8.  E41  ^).  Selon  Ost- 
hoff  MU.  IV  356  sqq.  (bibl.)  aiaXoç  serait  un  dim.  <  *aF-i-aXo-ç 
(suff. -10- +  suff. -aXo-),  cf.  aiKtt"  ùç.  ActKiuveç  Hésych.,  got. 
swein  {*su-îno-)  'porc',  v.  slav.  sv-inû  'suillus'  sv-inija  'sus';  voy. 
aussi  Kretschmer  KZ.  31, 382.  —  Lidén  IF.  XIX  352  rattache 
(jiaXoç  m.  'graisse'  (Hpc),  comme  aiaXov  'salive'  (voy.  le  préc), 
à  i.-e.  */m/-  'fondre'  dans  ix^^i.  pic/nau  'devenir  mou,  diminuer, 
dépérir,  fondre'  (*tut-  étant  un  élargiss.  de  *fdu;  degré  réduit 
*tû-  'fondre';  voy.  s.  v.  TrjKuu)  et  ne  sépare  pas  aiaXoç  'porc 
gras'  de  aiaXoç  'graisse';  cette  parenté  au  moins  reste  douteuse. 

hom.  aîYCxXoeiç  'luisant,  brillant';  aiYaXoûv  'rendre  lisse,  polir' 
gramm.;  veo-aÎTCiXoç  'qui  brille  d'un  éclat  récent' (Pind.).  Etym. 
obscure.  —  Gr. aiaXoç  m. 'graisse'  (bibl.  chez  Curtius^  615, — 
v.sax..v?r/////  'brillaut,  clair'  (Fick  P580),  —  got.  sicikns  'pur' 
(Bezzenberger  BB.  4, 354)  doivent  être  écartés  ;  autre  avis  en- 
core chez  Prelhvitz^  411. 

hom.  etc.  aïYi'l,  dor.  -d  (Pind.)  f.  'silence';  hom.  etc.  aî-fâv  'se 
taire';  ion.  att.  aiTiiXôç,  dor. -àXôç  'silencieux';  cf.  pifa  (c.-à-d. 
Fixa) •  aiiÛTTa  Hésych.  (Kretschmer  KZ.  31 , 47U).  ainî  <  *aFrfâ, 
i.-e.  *sulg-  ou  *.sy7^-,  à  côté  de  quoi  un  i.-e.  *-'<U{q-  ou  '^sijik- 
dans  x.h.a.  siclfjên  sig&.  sicijian  'se  taire';  cf.  Persson  BB. 
19,  263 sqq.  (bibl.);  voy.  s.  v.  aujunâv. 

aixXoç  (Xén.),  aÎKXoç  m.  'sicle  (monnaie  persane,  éphésienue  ou 
juive)'.  Emi)runt  sém.,  cf.  hébr.  seqel  'poids'.  —  ai-fXai  'pen- 
dants d'oreille'  Poil.  Hésych.  no  peut  guère  désigner  que  des 


1)  Cf.  (ivi'ip  tittoiXeû;,  ïpnE  KipKo;;,  aûç  Kctirpio;  etc. 


-     864    ~ 

monnaies  asiatiques  utilisées  comme  parure;  cf.  Lewy  Fremdw. 
118  sq. 

aibx]  et  (Cali.)  ai^bn  f.  'grenadier;  grenade';  cf.  ti}x^ai'  poiai. 
AioXeîç  Hésycl).  Mot  étranger,  phryg.  ou  carien  selon  Hebn'' 
234  ;  Pott  EF.2  IV  8 1  a  rappelé  pers.  mod.  sëb  'pomum,  malum (?)'; 
alb.  sege  f.  'grenade;  grenadier'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  401)  est 
aussi  emprunté;  voy.  Sclirader  chez  Hehn^  239  sq.  RL.  305 sq. 

boni.  etc.  aibiTpoç,  dor.  -â-  (Pind.)  m.  'fer;  épée,  pointe  de  flècbe, 
bacbe,  faux'.  Origine  inconnue;  voy.  les  bypotbèses  cbez  Scbra- 
der  RL.  173  sqq.  (bibl.)  ou  Hirt  Indogerm.  II  686.  —  Oude 
.zido  'fer'  (Tomaschek  Zeitscbr.  f.  or.  Pbil.  I  125)  est  prob.  un 
emprunt  grec;  cf.  Feist  Kultur  200.  404. 

bom.  etc.  oiluj,  aor.  è'criHa  "grésiller';  (JiTluôç  m. 'sifflement';  (JÎEiç, 
-eujç  f.  'grésillement'.    Onomatopée. 

aÎKivviç,  -iboç  f.  'danse  des  satyres  en  l'bonueur  de  Dionysos'. 
Voy.  s.  V.  KrjKiuj  p.  447. 

aÎKuç,  -uoç  m.(Alcée.  Diosc.)  et  aiKuoç,-ou  m. 'concombre';  aïKiiâ, 
ion.  -iT  f.  'citrouille,  potiron  ou  melon;  courge  ou  calebasse;  — 
ventouse';  ctikuûjv,  -ujvoç  m.  'plant  de  concombres',  cf.  Xikuuuv, 
nom  indigène  Zckuûjv,  cf.  épigr.  ZeKuuuvioi  pi.  GDI.  3167,  mon- 
naies ZE[ku(juviujv]  3169,  aeKOÛa"  (JiKÛaHésycb.  Emprunts  prob. 
thraco-pbryg.  (Hirt  IF.  II  149  n.  Kretscbmer  KZ.  31,  335),  cf. 
KÛKuov  KUKUiZa 'concombre' H.,  puis  lat.  cucuniis  -eris  'concom- 
bre', V.  slav.  tyky  'courge',  autres  emprunts  d'origine  incertaine; 
voy.  Hebnc  304sqq.  Scbrader  RL.  483  sqq.  Walde-  206.  Feist 
Kultur  525. 

(JiKxôç  'dégoûté,  délicat,  difficile  pour  la  nourriture'  (Arstt.Plut.), 
d'après  Pbot.  aussi  'aKiwiririç';  criKxaivuj  'prendre  en  aversion'; 
cTiKxdZiaj  'provoquer  le  dégoût',  ptc.  (JiKxaZIôfievoç  •  aKuuTTTÔiaevoç 
Hésycb.  aïKxôç  avec  red.  péjoratif  a  pour  sens  prim.  'qui  re- 
chigne'; *ai-x6ç  est  apparenté  à  cri-^oç  et  *aî-\6ç  (voy.  s.  v. 
aiXXoçj  selon  Solmsen  IF.  XXX  6  sq. 

dor.  aïXâ-,  Ig  comm.  aîXr|TTopbeîv  (Sopbr.  fr.  164  K.  Poseid.  cbez 
Ath.  V  212  d)  'péter  au  nez  de  qn.  en  signe  de  raillerie'  <  *(TIX6ç 
'moqueur'  (voy.  s.  v.  criXXoç)  +  Trépbouai  Tropbri.  Solmsen  IF. 
XXX  8.  —  Autre  avis  cbez  Lagercrantz  Sertum  pbilol.  C.  F. 
Jobansson  oblatum  (1910),  p.  121. 


—     865     — 

ion.  att.  ZiXnvôç  (et  non  Xei-),  niég;.  mess.  etc.  lîXavoç  m.  'Si- 
lène' <  *cn\oç  (=  (Tîjuoç)  ou  *cri\d  se.  piç  +  suff.  -âv6ç  =  lat. 
■anus  (cL  ÙK^rivoç  :  ùkixy]  etc.)  =  'pourvu  d'un  nez  camus'.  .Solm- 
scn  IF.  XXX  1 1  sqq.  —  Lagercrantz  y  a  vu  un  emprunt  tbraco- 
phryg.  *aiXâvoç,  th.  a\\-,  i.-e.  Vcél-,  voy.  s.  v.  kîîXujv  p.  449. 

(JiWoç  m. 'poème  railleur;  raillerie,  reproche  injurieux',  litt.*(JiX- 
Xôç  adj.  'moqueur'  =  'qui  rechigne'  'j;  cnXXaiveiv  fllrnd.  I  19) 
aiXXoOv  'se  moquer  de';  àvâ-criXXoç  'qui  porte  les  cheveux  rele- 
vés en  toupet';  àvd-diXXov  'toupet'.  aiXXoç  *aiXX6ç,  avec  red. 
de  cons.  qui  implique  diminution  ou  détérioration  :  *aiX6ç  (>  lat. 
sihis)  =  juiKKÔç  :  MîKÔç;  cf.  (Jl-)a6ç.  Solmsen  IF.  XXX  4 sqq. — 
Autres  avis  chez  Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  121  (:  v.  slav. 
tîliti  'corrumpere';  voy.  s.  v.  a\vo\xai)  et  Prelhvitz-  412.  [Voy. 
Add] 

aiXXu^oç  m.  'bande  de  parchemin  attachée  à  un  livre  et  portant 
le  titre  et  le  nom  de  l'auteur'  (cf.  Cic.  Att.  IV  5);  (yiX(X)uPov 
'chardon  comestible'  (Diosc);  aiXXuPa  pi.  'Oûcravoi,  franges' 
Poil.  Etym.  obscure. 

aiXoupoç  m.  'silure',  grand  poisson  à  queue  fortement  cambrée 
en  dedans;  cf.  le  groupe  ctïjuôç  *crîX6ç  etc.  -+-  oùpd  f. 'queue', 
selon  Solmsen  IF.  XXX  9  sqq.;  pour  i  cf.  lîuaiv  Zîjaujvibiiç  et 
aipoç,  (Jl-  et  ai-  représentant  les  degrés  R  et  Z  de  *su(ii-. 

(jiXcpii  f.  'blatte;  mite  (des  livres.  Anth.;  en  ce  sens  TiXq)r|  chez 
Luc.)';  -qpri  <  i.-e. *-W/rî  peut  être  le  suff.  formatif  de  noms 
d'animaux;  criX-  tiX-  semblent  révéler  une  initiale  *fui-  (cf.  ar\ç 
'mite'  <  *fuè[i]'S':'):  le  détail  est  obscur.  —  Le  rapport  avec 
vjiiXôç  'nu'  (Sturtevant  Class.  Phil.  VI  200  sq.^  ne  convainc  pas 
et  n'expli(|uerait  pa^i  TiXcpn- 

aiXqpiov  'silphium'  (plante  africaine  non  identifiée,  cf.  Saglio 
IV,  2,  1337  sqq. \  Emprunt,  avec  lat.  sirpe  'laserpitium'  icf. 
Walde  ^  s.  v.)  à  une  langue  non  indo-eur. 

aiupXoç  m.,  -ov  n.  'ruche';  aiu^Xeôuj  'amasser  dans  une  ruche'. 
Etym.  inconnue. 

ion.  att.  etc.  (Jiiiioç  '(|ui  a  le  nez  camus,  camard;  railleur:  ren- 
foncé, déprimé,creux;  montueux';  cn.uoOv  'rendre  camus;  recour- 
ir Sur  l'adj.  oiWcç  'louche'  chez  Lucien  voy.  Solmsen  IF.  XXX  G 

n.  1  (corr.  prob.  IWôç). 

55 


—     866     — 

ber';  àiro-  èTTi-ai)aoûv  'manœuvrer  de  côté  eu  demi-cercle'  (Thuc. 
Xén.)  :  V.  h.  a.  swïnan  v.  norr.  .suina  'décroître,  s'écrouler, 
s'affaisser  (en  parlant  de  montagnes)'.  Persson  BB.  19,  264 
n.  2.    Beitr.  I  382  (bibl.).    Solmsen  IF.  XXX  3  sq. 

hellénist.  cTivâTTi,  -euuç  et  (TivâTTu,  -uoç,  ion.  criviiTTi  aiviiiru  n., 
aivrjTTUç,  ace.  -uv  m.  'moutarde'.    Voy.  s.  v,  att.  vûttu  p.  657. 

(Jivbujv,  -évoç  f.  'lin  (Hrdt.  Thuc);  poster,  aussi  :  coton'  (cf.  Sa- 
glio  IV,  2, 1346).  Emprunt  à  l'Orient;  avis  et  bibl.  chez  Lewy 
Fremdw.  84  sq. 

ecclés.  (Jiviov  'crible';  mviàZiuu  'trier'  (NT.).  Origine  inconnue; 
étyni,  sém.  chez  Lewy  Fremdw.  110.  —  G.  Meyer  Alb.  St. 
III  42  sq.  a  proposé  de  lire  ariviov,  apparenté  à  ion.  aâuj  Or\Qi)j 
'tamiser'  (?). 

hom.  etc.  crtvo|uai  'endommager,  gâter,  abîmer;  piller;  blesser; 
faire  périr;  nuire';  aîvoç  n.  'lésion;  ruine,  infortune';  à-CTivriç, 
-éç'non  endommagé;  non  blessé';  criviç,  -iboç 'dévastateur';  hom. 
aiviriç  m. 'pillard,  rapace' ;  aivapôç  'endommagé';  (Jivà|uiupoç 
'nuisible;  vorace'  (pour  -)Liuupoç  :  v.  irl.  inàr  'grand'  voy.  s.  v. 
hom.  i6-|uujpoi  p.  378).  aîvojuai  <  *aiv-io-,  i.-e.^tui-n-  :  lat.  tinea 
(bibl.  s.  V.  arjç);  la  parenté  ultérieure  est  douteuse  :  ags. ptcinaii 
'dépérir,  fondre'  est  apparenté  ailleurs  par  Lidén  (voy.  s.  v. 
aiaXoç  m.  'graisse'),  et  v.  irl.  tinaid'evRue&ciV  (rattaché  à  ags. 
pîoinan  par  Torp  chez  Fick  III  ^197,  Falk-Torp  EVV.  s.  v.  tvine 
II,  Zupitza  KZ.  37,  393^  est  rattaché  par  Brugmann  Grdr.  I- 
589.  791.  793,  Pedersen  K.  Spr.  I  89,  Thurneysen  Hdb.  d.  Air. 
1  112  à  gr.  hom.  cp9ivuj  'se  consumer',  skr.  l'sinôti  'anéantir' (?). 

att.  alpôç,  Ig  comm.  cJipôç  (cf.  aeipôç  creipcjudcrTiiç  mss.)  m.  'fosse 
pour  conserver  le  blé,  silo;  louvière',  sens  prim.  'dépression'  : 
aïjaôç  *o"ï\ôç  etc.  Solmsen  IF.  XXX  11 ,  pour  î  voy.  s.  v.  0\- 
Xoupoç. 

aicrupà  (Aristoph.)  et  aiaupvâ  (Esch.;  voy.  Solmsen  Beitr.  I  259) 
f.,  aiaupvoç  m.,  -ov  n.  Hésych.,  oiavq  H.  'sayon  de  poil'.  Étym. 
inconnue  i  thraco-phryg.  '?). 

hoin.  etc.  aÎTOç  m.,  pi.  o\ra  (Hrdt.  att.)  'blé  ;  aliments  solides,  nour- 
riture; att.  pension  alimentaire';  aixiov,  ord.  pi.  'blé;  pain;  ali- 
ments solides';  (JItêîv  'nourrir',  moy.  'se  nourrir';  aîTiipôç  'de 
blé'  (Hpc.),  là  aîTiipà  'les  céréales'  (Théophr.);  att.  amipéaiov 


—     867     — 

'fournitures  eu  vivres  ou  eu  argent,  (Voii  :  solde'.  Origiue  ob- 
scure. —  (TÎTOÇ  <  *H^lTOç  :  ^)l^x)  'broyer'  ^)[E,  gén.  vj/ixôç  lu.  f, 
'miette'  selon  Prelhvitz  M12  et  Fick  BB.  28,  108.  —  Wiede- 
niann  BB.  27,  213  u.  y  voit  un  emprunt,  cf.  v.  slav.  zito  'fruc- 
tus'  bulg.  etc.  zito  'blé'  v.  pruss.  geijttjs  geits  'pain'  (:  gall. 
bwyd  'le  manger'  irl.  hiathaim  'je  nourris',  i.-e.  *rjUei-  'vivre'. 
Pedersen  K.Spr.  I  58),  mais  cr-  s'explique  mal.  —  Selon  G.  Meyer 
Alb.  St.  III  51  n.  2  aîxoç  <  *sultos  est  emprunté  à  une  Ig  sa- 
tdm,  cf.  got.  haiteis  v.  h.  a.  iceizzi  ireizi  'froment'  (<  i.-e. 
*Â:Meic?- alternant  avec  '''kueif-?).,  ingénieux;  —  l'idée  d'un 
(îÎTOç  dialectal  issu  d'un  *TiT0ç  '  i.-e.  '^ku/fo-ft  :  got.  haiteis 
(llirt  Indogerni.  II  654;  heurte  la  phonétique  grecque. 

cri T Tri  f-  'grimpereau'  (Arstt.).    Etym.  inconnue. 

aixTupoç  m.'écuelle  de  terre'  (Anti))hane  chez  Ath.  IV  169f.  i;  — 
(TiTTuPiî  f.  'vêtement  de  cuir'  Hésycb.;  aÎTiupov  'petite  peau, 
morceau  de  cuir'  Aread.  Phot.  Etym.  obscure:  cf.  aicJupoi  (sic)' 
Kpoaaoi"  ijuàvieç  Phot.,  puis  aiXXuPa  pi. 'eûaavoi,  franges'  Poil. 
(voy.  s.  V.  criXXuPoç);  il  semble  (|u'il  y  ait  eu  contamination  de 
deux  groupes  de  mots. 

aiqp  X6ç  'débile;  affamé';  bom.  CTicpXoûv  'estropier'  Z  142;  aiqpXoç 
m. 'moquerie'  (Lycophr.  )  <  i.-e.  "^tiji-hh-  :  alvoMai  'endommager' 
<  i.-e.  *tui-ii-io-? 

(JiqpveOç,  -€ujç  m.  'taupe' (Lycophr. i:  aiqpuuv,  en  tant  (|ue  '*creu- 
sant  des  galeries';  cf.  p.  ex,  Walde^  s.  v.  t/hia.  Solmsen  Beitr. 
I  40. 

aicpuuv,  -uuvoç  m.  'siphon  pour  pomper  un  liquide  (Hippon.); 
trompe  des  insectes  suceurs;  conduite  d'eau;  engin  à  feu;  etc.'; 
(TKpuJviZiuj  'pomper  (le  vin)  à  l'aide  d'un  siphon'  (Ar.  Th.  557); 
cf.mqpvôç-  Kcvôç  Hésych.,  (Tiqpvûer  kevoî  II.  aiqp-  <  i.-e.*/////;//-  : 
lat.  tibia  '*os  creux,  *tige  creuse,  d'où  :  tibia  et  flûte'  <  "^7///- 
h/i/a  selon  Walde^  778  (bibl.);  doute  de  Pers.son  Beitr.  II  9.33. 

boni.  etc.  cTiLUTn'i  f.  'silence';  hom.  etc.  aiuuTxâv  intr.  '.se  taire', 
trans.  'taire'.  Le  détail  est  ol)scur:  un  Ovon-  dans  biaaujTrdcro- 
\xax  Pind.  01.  Xlll  91,  aeaujTTauevov  Isthm.I()3,  euaiuTria-  fiJu- 
xia  Hésych.:  on  conjecture  un  rapport  avec  g(tt.  sireilmn  'ces- 
ser' I  i.-e.  *suq}-,  parallèle  à  *.y///;y-  dans  gr.  cri-fn,  à  '^suik-  dans 
v.h.a.  6'/f/(yê» 'se  taire')  v. h. a. ///-.%•//• //ifô//  'se  taire';  cf.  Pcrssou 


—     868     — 

BB.  19,265.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  zicicJiten  'céder';  soit 
donc  un  gr.*(yFi-aFujTr- et  *aFuaTr-, degré  fléchi  d'un  \.-e.*sua^i-p-: 
*sul-p-  degré  réduit  ;  cf.  i.-e.  *.mê{i)-  *suô{i)-  dans  v.  h.  a.  suona 
'réconciliation'  norv.  dia).  svaaiia  'faire  s'apaiser,  se  calmer'? 

hom.  etc.  aKàZluu,  seul.  prés,  et  ipf. 'boiter'  <  i.-e.  "^skng-iô  :  skr. 
khdîijati  'boiter',  v.  norr,  skakkr  'tors,  de  travers,  boiteux' 
V.  h.  a.  hinkan  'boiter'.  Fick  BB.  6,214.  Solmsen  Beitr.  1215. 
Persson  Beitr.  I  156. 

hom.  etc.  aKai[F]ôç  'situé  à  gauche;  occidental;  de  mauvais  pré- 
sage, funeste;  gauche, maladroit,  ignorant'=  X^tscaevos  m/sens 
(morphème  d'adj.  -mo-,  cf.  Xaiôç  =  lat.  laevos)'^  (TKaioiriç,  -iriTOç 
f.  'gaucherie'  =  lat.  scaevifcls  m/sens;  cf.  lit.  l'aire  'main  gau- 
che', puis  irl.  moû.  ci otach  'gaucher'  ciotân  ciotâg  'la  gauche' 
gall.  chivith  'gauche'  (altern.  k-  :  si'-.  Foy  IF.  VI  317.  Peder- 
sen  K.  Spr.  I  77),  m.  h.  a.  schief  schiec  'de  travers'  (?  schief  < 
germ.*çA-ê/-  selon  Brugraann  Grdr.  1-207,  Torp  chez  Fick  IIP 
464;  <  germ. *5A;aiB-  <  i.-e.*sqoibh-  ou  *sqoip-  selon  Franck- 
van  Wijk  EW.  s.  V.  sclieef)\  i.-e,  "^sqêi-  :  *sqdi-. 

hom.  poét.  (TKttipuu,  seul.  prés,  et  ipf. 'bondir';  voy.  s.  v.  KopbaE 
p.  494.  aKotpoç  n.  EM.,  crKap0|u6ç  m. 'saut,  bond,  élan';  aKdpoç 
m.  'scare  (poisson  de  mer,  litt.  'bondissant')';  àcTKapîç,  -iboç 
(aKttpiç  Hésych.)  f.  'ver  intestinal'  (:  lit.  skeris,  dim.  sherèlis  'sau- 
terelle', ags.  sec,je-scére  m/sens.  Lehmann  KZ.41,393);  otaKa- 
piluj  'sauter,  bondir'  (bibl.  s.  v.  p.  87  ;  à-  prothétique  est  auj. 
confirmé  par  Solmsen  Beitr.  I  20  n.  1):  hom.  etc.  (iKipTâv  'sau- 
ter' (voy.  s.  V.). 

(TKaXTivôç  'boiteux;  qui  penche  d'un  côté;  tortueux,  oblique'. 
Voy.  s.  V.  aKÉXoç. 

(jKàXXu)  {'^'sq/-iô)  'fouir,  sarcler';  aKaXiç,  -iboç  f.  'sarcloir,  hoyau'; 
aKttXeùç,  -éuuç  m.  'celui  qui  sarcle'  (Xén.)  ;  cTKaXeiJuu  'fouir,  fouil- 
ler; tisonner';  cTKàXeuBpov 'pelle,  houe';  aKaX|u6ç  m. 'tolet' (voy. 
s.  V.)  :  arm.  çelum  'je  fends'  (Meillet  MSL.  X  281),  alb.  liai' s 
{*sqoliâ)  'écaille,  éclat'  hole  'mince,  tendre'  (G.  Meyer  Alb.  Spr. 
145  sq.),  irl.  scailim  'je  disperse,  je  déploie,  je  sépare'  scailt 
'fente',  v.  norr.  skilia  'tendre,  diviser'  sJcalm  'glaive,  fourchon' 
(:  thrac.  cTKàXiuri  'glaive,  coutelas')  got.  sl'ilja  'boucher,  subst.' 
V.  h.  a.  scala  ags.  scealic  'gousse,  écale'  got.  sl'alja  'Képa)noç, 


—     869     — 

tuile'  V.  norr.  sltel  ag-s.  scieU  'coquille,  écaille'  v.  norr.  al-dl 
V.  11.  a.  Hccda  'coupe  à  boire'  v.  h.  a.  acolla  (gerni.  *.skuln-,  i.-e. 
*sql-n-)  'sole'  et  bcp  d'autres,  lit.  skeliù  skélti  'fendre'  sl-((hï 
'éclat  de  bois'  v.  slav.  slala  'pierre,  rocher'  skoJtka  'ostreuin' 
(:  lat.  sUiqua  'silique,  cosse'  dissim.  de  ''sciliqua  ^.sceliqua)  etc.: 
à  côté  de  quoi  des  formes  sans  .v-  :  gr.  KeXeïç"  àEivn  Hésych., 
KÔXoç  'tronqué'  (voy.  s.  v.  p.  486),  v.  slav.  kolja  'je  pique,  je 
tue,  j'abats'  etc. ;  \.-Q.*{K)qeI-  *sqela-  'fendre',  parallèle  à  *{s)qer- 
(gr.  Keipiu,  V.  h.  a.  sceran,  lit.  skirti  etc.;  cf.  v.  prnss.  kahnus 
'bâton'  :  ^r.  Kopiaôç  etc.).  Cf.  p.  ex.  Persson  KZ.  33,  284  sqq. 
Beitr.  I  1T()  (bibl.j.  Zupitza  Gutt.  152  (bibl.).  Voy.  s.  vv.  a^à- 
Xoiy  crKÔXoijj  aKuùXoç  ^  i. 

aKttXiLtôç  m.  'tolet'  :  v.  Ii.  a.  .scaliii  'navis',  russ.  cl^lnû  'barque; 
navette  de  tisserand'  baut-sorb.  culm  àolnica  m/sens  (barque 
=  tronc  creusé),  i)uis  néerl.  schalm  'lattes  couvrant  les  écou- 
tilles'  V.  norr.  skahn  'one  part  of  a  cloveu  thing'  skalma-tré  'a 
cleft  tree';  à  côté  de  <iuoi  des  formes  sans  s-  :  ags.  helma  angl. 
helm  'poignée,  nianclic,  timon,  gouvernail'  v.  norr.  hialm-vqlr 
'timon'  m.  h.  a.  lialnie  halm  helm  'poignée,  manche'  m.  b.  a.  holm 
'traverse,  quille',  v.  pruss.  kahnus  'bâton'  lit.  kélmas  'souche 
d'arbre'  lett.  zelms  'souche';  i.-e.  *{ft)qeJ-  *sqeJa-  'fendre';  voy. 
s.  V.  (îKàXXuu  et  cf.  Persson  Beitr.  I  174sqq.  (bibl.).  383,n.l.  646. 

att.  (TKàXoijj,  OTTOç  m.  'taupe',  litt.  'l'animal  fouisseur';  cf.  boni, 
etc.  (TKÔXoijj,  -OTTOÇ  m. 'bois  pointu,  pieu,  pal',  VàX.scalpo  {^sq^Jp-) 
'tailler,  couper,  gratter,  creuser'  sculpO  'tailler,  graver,  ciseler' 
(né  de  scuJpo  dans  la  compos.),  v.  h.  a.  scelicd  m.  h.  a.  f>chelfe 
'siliqua,  putamen'(Curtius^  166)  v.norr.  skidlfugs.scelfe  scylfe 
'scamnum,  tabulatum';  à  côté  de  quoi  des  formes  sans  .<-  :  skr. 
klptd-h  'ordonné;  taillé  (^cheveux  ou  ongles i'  kâlputê  'être  or- 
donné, réparti'  kalpdi/afl  'mettre  en  ordre,  répartir'  zd  hu-kcn"- 
pta-  'bien  formé',  got.  luilbs  v.  norr.  InUfr  v.  li.  a.  halp  'demi', 
litt.  'partagé';  i.-e.  *{s)qele-p-  là  côté  de  (|Uui  *y(/Ie-iii  j>-  dans 
lit.  skh'iiipih  sklempti  'jiolir  par  la  taille";  est  un  élargiss.  de 


1)  Solmsi'n  Beitr.  I  197  n.  2  rattache  avec  vrais,  à  ce  groupe 
v.  h.  a.  scultarra  scultirra  agfs.  sculdor  suéd.  skuldra  'épaule',  cl- 
pour  le  sens  lat.  scapula  'épaule',  sens  prini.  'héciie,  pelle' :  gr.  OKci- 
iTTUj  'creuser'. 


—     870     - 

*sqele-  dans  gr.  (TKdWuu.  Persson  Wzenv.  52.  KZ.  33,  289 
(bibl.).    Beitr.  II  803. 

aKa|Lipôç  'courbé,  tortii'  :  gaul.  Camho-dûnum  "♦le  coteau  courbe' 
etc.  V.  irl.  camm  g-all.  etc.  cam  'courbe,  adj.'  (Fick  11-^  78  sq. 
Henry  Bret.  51.  Pedersen  K.  Spr.  I  119.  185),  suéd.  skunipa 
's'esquiver  à  petits  pas,  s'en  aller  clopin-clopant'  ail.  humpen 
'boiter'  (Persson  Beitr.  I  156). 

CTKàvbaXov  'piège  placé  sur  le  chemin,  pierre  d'achoppement' 
(Spt.  NT.)  ;  cTKavbàXriGpov  'détente  d'un  piège'  :  skr.  skândati 
'bondir,  sauter,  jaillir'  â-skandati  'assaillir',  \&.t.scandô  'monter, 
s'élever'  irl.  ro  sescaind  pf.  'il  sauta'  prés,  t^cendim  'je  saute' 
sceinm  'saut'  gall.  cij-chici/nnu  'to  start'  (-e-  secondaire  en  celt. 
selon  R.  Schmidt  IF.  I  75  ;  alternance  -an-  :  -en-  selon  Peder- 
sen K.  Spr.  I  77).  Curtius^  166.  Fick  1-^566.  Osthoff  Et. 
Par.  I  355  sq. 

aKttTTepbeiJuj  'railler,  injurier'  (Hippon.).  Selon  Poil.  IX  116 
Phot.  Hésych.  cTKaTrépba  f.  est  un  jeu  où  deux  jeunes  gens,  le 
dos  tourné,  cherchent  à  se  hisser  mutuellement  au  moyen  d'un 
câble  (dxoiviov)  traversant  une  poutre;  Frohde  BB.  17,  309  a 
rattaché  le  mot  à  (Tkûjtttuj  'railler'  et  évoqué  le  très  obscur 
m.  h.  a.  schavernac  'niche,  farce,  mauvais  tour'  ;  Osthoff  BB. 
29,  267  sqq.  (bibl.)  pense  que  aKaTtépba  pourrait  désigner  le 
câble  lui-même;  cTKaTTepbeûuj  vaudrait  biacrôpuu  'ridiculiser'  (cf. 
Xoibopou|uevoç  Kai  bmaùpuuv  Dém.  288, 17),  cf.  ail.  durchziehen 
aufziehen  'railler,  mystifier,  berner'.  (?)  —  Autre  avis  chez 
Fay  Class.  Rev.  20,  254. 

CTKàTTTUJ  'creuser';  dial.  occ.  (JKaTreTOç,  hom.  ion.  KaireTOç  f.  'creux, 
fosse,  fossé,  tombe';  cTKaTrdvri  f. 'bêche;  action  de  creuser':  OKa- 
TTaveûç,  -éujç  (cf.  KaTiaveiiç)  m.  'crKaqpeûç'  :  lat.  scapuJa  'épaule' 
ombr.  scapla  ace.  'épaule,  côté  postérieur',  sens  prim.  'bêche, 
pelle',  V.  slav.  Tcopati  'creuser'  vûkopati  'inhumer'  v.  pruss.  en- 
l'opts  'inhumé'  lit.  kapôti  lett,  kapât  'hacher  menu'  lit.  kàpas 
'tertre  funéraire'  lett.  kaps  'tombeau'  lit.  kapJys  'hache'  (voy. 
s.  v.KàTTrjXoç  p.  408),  pers.  mod.  kclfad  'il  creuse,  il  fend'  s^kâfaà 
'il  fend',  \.-G.*{s)qàp-  'creuser',  selon  Solmsen  Beitr.  I  196 sqq.; 
le  groupe  aor.  pass.  èaKàqprjv  (Hrdt.  tragg.),  cTKCxqpoç  m.  'le  mo- 
ment de  sarcler'  (Hsd.  Trav.  572),  n.  'bêche'  (Anth.),   Kara- 


—     871     — 

-aKaqpri  f.  'enfouissement,  (roii  :  fosse  pour  une  sépulture;  sape, 
mine,  d'où  :  destruction',  tardif  aKaqpr)  f.  'tombeau',  aKaqpeûç  m. 
'laboureur,  vigneron',  cfKacpeîov  'bêche',  cTKacpriTÔç  m.  'fouille', 
épigr.  aKacpiâ  f.  'fossé'  devrait  son  cp  à  Tinfluence  analogique 
des  synonymes  eÛTTTuu  èiûcpiiv  Tciqpoç  Tacpiî  Taqpeûç  raqpriiov; 
voy.  aussi  l'art.  KfiTTOç  sub  fin.  p.  449  '). 

cCKapîqpâcrGar  Eûeiv.  (TKameiv.  TP^^eiv  Ilésycb.;  CTKapiqpeûeiv 
'esquisser,  faire  qc  légèrement  ou  négligemment'  scol.  Ar.  Gren. 
1497  ;  aKctpicpoç  m.  'style,  esquisse'  scol.  Ar.  1.  cit.,  'Ho\ç.  TPwqPH- 
)Lii|Liri(Tiç  àKpipfiç  TUTTOu'  H.;  CTKaplqpKJpôç  m.,  au  pi.  'arguties'  (Ar. 
1,  cit.)  :  lat.  xcnhô  'creuser  avec  un  style,  dessiner  dans,  écrire' 
(Vanicek  Lat.  8pr.-  ol(3j  osq.  scriftas  nom.  pi. 'scriptac'  ombr. 
screihtor  'scripti',  m.  irl.  scripaim  {*skrîbhnô.  Stokes  KZ.  41 , 
388)  'j'égratigne,  je  raye,  je  gratte';  le  groupe  germ,  v.  h.  a, 
scrlban  etc.  'écrire'  est  l'emprunt  latin;  i.-e.  *sqeribh-  'rayer' 
est  un  élargiss.  par  le  morphème  -bh-  de  *sqerèi-  *sqer-i-  'tailler, 
couper'  (cf.  gr.  Keipuu,  lat.  crêvî  excrêmeiitum,  gr.  Kpri-ffépâ 
p.  516),  cf.  *{s)qrï-p-  dans  lett.  sli-ijydt  'inciser,  rayer'  (Prell- 
witz  -  414),  V.  norr.  (h)rifa  'gratter  dans'  (Persson  Wzerw.  168)  ; 
*sqerï-  *sqrt-  est  un  élargiss.  de^sqer-  {v.  h. a.  scf^ran  etc.),  qui 
se  rattache  à  *seq-  (lat.  secô);  cf.  Persson  Wzerw.  ôT.  lUT.  168. 
221.  Beitr.  II  843  n.  1.  863.  889. 

CTKâqpri  f.,  (JKaqpiç, -iboç  f. 'auge,  pétrin,  baignoire,  etc.';  aKacpiov 
dim.;  att.  épigr.  aKaqpeiov 'petite  auge';  aKàqpaXoç"  àviXjiTrip 
Hésych.;  aKdqpoç  n. 'carène  de  navire;  vaisseau'.  Solmsen  Beitr. 
I  200  sq.  détache  ce  groupe  de  aKcxTTTuj  'creuser'  et  le  rattache, 
sous  un  i.-e.  '^sqâbh-  *sqobh-  'racler,  gratter'  à  lat.  scabô  'gratter' 
scabiés  'gale'  scaber  'galeux'  scobis  'limaille,  sciure'  scob'nui 
'râpe'  scamnum  {'^scab-nom)  'banc,  escabeau'  ûhn.scab-eUum, 
got.  sJcaban  'Supâv'  v.  norr.  .<il-afa  ags.  scafan  v.  h.  a.  skaban 
skapan  'racler'  v.norr.  skaf'a  'racle'  v.h.a.  skaba'vahoV,  v..<ilav. 


1  )  La  famille  de  okùtttuj  ne  se  sépare  pas  nettement  de  celle 
de  OKéTrapvov.  comme  le  pense  Solmsen  ;  sur  la  possibilité  de  les  réu- 
nir voy.  Persson  Beitr.  II  884.  93i>  sq.  D'autre  part  pers.  mod.  kâfaô 
a  -/■-  qui  repose  sur  -ph-  •  le  qp  de  èoKdqpnv  OKàcpoç  etc.  peut  donc 
représenter  i.-e.-ph--,  le  -p-  de  v.slav.  kopati  est  anibiii-u;  cf.  Meillet 
Bull.  Soc.  Linft-.  \\^  57,  p.  101. 


■      —     872     — 

skohlî  'radula'  russ.  sJiébelî  'racle',  mais  l'échauge  sémantique 
'racler,  gratter'  et  "tailler'  n'a  rien  qui  surprenne  (cf.  p.  ex.  arm. 
kherem  'je  gratte'  :  gr,  Keipai  v,  h.  a.  sceran  'tondre,  tailler'), 
soit  donc  *sqahh-  'racler,  tailler'  :  '^sqaj)-  (lit.  skapoti  'racler, 
tailler'  etc.)  :  '^sqah-  (v.  sav.  sTcap  v.  h.  a.  sl'af'vRse  [creuséj'  : 
m.  h.  a.  schîiofe  'vase  à  puiser,  seau')  :  '^sqaph-  (gr.  èaKdqpr|v 
cTKàqpoç,  pers.  mod.  kàfaô)-^  ce  sont  divers  élargiss.  de  *.sé'$- 
'couper'  (lat.  secô);  cf.  Perssou  Beitr.  I  141  sq.  II  940.  Meillet 
Bull.  Soc.  Ling.  n^ôT,  p.  101. 

(TKebàvvDjui  (et  ép.  Keh-),  fut.  (JKebdauu  att.  aKebuj 'répandre  de 
côté  et  d'autre;  renvoyer  de  côté  et  d'autre,  disperser'  :  lett. 
schTiedéns  'éclat  de  bois'  lit.  Tiedëti  'crever,  se  fendre',  m.  b.  a. 
schateren  'déchirer  avec  bruit'  (Zupitza  Gutt.  152);  aux  formes 
parallèles  (îKibvri)Lii  (Plut.),  moy.  hom.  poét.  (a)Kibvajuai  répon- 
dent lit.  sTcêdéu  6'A:e5^i 'séparer,  diviser;  allonger  (du  lait  avec 
de  l'eau)'  ija-skysti  'se  disperser'  skëdrà  'éclat  de  bois'  su-kides 
'déguenillé'  lett.  scM^s^disperser'  schUîdét  schMst'se  liquéfier' 
schJadrs  'clair,  peu  consistant,  fluide',  cf.  (TKibapôv  dpaiov  Hé- 
sych.;  cf.  ensuite  0%^^  crxi^ct  axivbdXajuoç  aKivbdXajuoç,  lat. 
scîndô  etc.;  alternance  après  s-  de  la  forte  aspirée  et  de  la 
forte,  cf.  skr.  skhadatè  'fendre'  (Dhâtup.),  gr.  crxebiâ  etc.,  i.-e. 
*sqed-  et  '^sqhl-,  élargiss.  de  *seq-  (lat.  secô).  Persson  Wzerw. 
39.  176.  Beitr.  I  132.  148  sqq.  (bibl.).  883. 

(JK66p6ç  'exact,  juste,  parfait' (Hpc),  dissim.  de*axe-6po-ç  :  è'xuj; 
voy.  s.  V.  p.  302  sq. 

(TKéXXuu,  fut.  CTKeXa),  aor.  èdKriXa  'faire  sécher  Y  191;  intr.  (aor. 
eaKh-\v,  pf.  è'aKXriKa)  se  dessécher';  cTKeXicppôç  'desséché,  dé- 
charné'(Hpc);  aKeXexôç 'desséché',  subst.  m. 'squelette',  n. 'mo- 
mie'; aKXrjcppôç  'mince  et  alerte'  (Plat.)  ;  aKXripôç  'sec,  dur;  âpre; 
acre;  rigide';  dcTKeXriç,  -éç  'desséché,  épuisé  k  463;  opiniâtre; 
adv.  a  68';  att.  Trepi-aKeXiiç  'très  sec;  aride;  endurci';  TiepiaKé- 
Xeia  f.  'âpreté'  :  v.irl.  scede  'maceries,  miseria'  (Stokes  BB.  21, 
136),  suéd.  skiiU  'maigre'  b.  ail.  schal  'sec,  aride'  et,  sans  l'ini- 
tiale s-,  lett.  A-«Z.y 'maigre'  kalstu  kalst 'deveniv  sec',  m. h.  a.  hel 
'faible';  i.-e.  ^sqelch.  Cf.  Ehrismann  PBrB.  20,  63.  Zupitza 
Gutt.  153.  Torp  chez  Fick  IIP  459.  Falk-Torp  EW.  s.  v.  helme. 


—     873     - 

—  Lit.  (U'u't  Abl.  §  301)  szàltas  'froid,  adj.'  szditi  'geler'  est 
parent  de  skr.  çiçiva-h  Troid,  adj.'  ossète  .s«/rf  'froidure'. 

hom.  etc.  cTKéXoç,  -eoç  -ouç  n.  'jambe',  propr.  'courbure,  cou-de- 
pied';  (JKoXiôç  'oblique,  tortueux';  aKaXrivéç  'boiteux,  qui  pen- 
che d'un  côté:  tortueux,  oblique':  arm../'e^'storpiato,  perverso, 
pravo' (*sç'-.  Bugge  IF.  I  447  sq.?),  \Rt.sceJns  n.  'méchanceté, 
infamie,  crime',  v.  h.  a.  scelah  'courbé,  oblique,  louche'  ags. 
sceoJh  'tors,  oblique'  v.  norr.  skialgr  m/sens  (Johansson  PBrB. 
14,  296  sqq.)  *);  i.-e.  *sqele-  'ployer,  courber'  et,  dans  le  do- 
maine moral,  'pervers';  des  groupes  sans  .?-  initial  s.vv.  kuXXôç 
p.  533,  kOùXov  p.  043. 

hom.  etc.  aKénapvoç  m.  ou  -ov  'hache;  p.  anal,  sorte  de  ban- 
dage (Hpc.)'  :  russ.  sceijd  'éclat  de  bois'  .scejydtï  scepitl  'fendre' 
V.  slav.  sl'opîcî  'eunuque'  skopitl  'châtrer'  lett.  schJcêjJs  'lance, 
pique'  v.slav.  stajjîi  (<  ^sJcè^Jû)  slov.  ,scap  'bâton',  v.h.a.  ham- 
mêr  'mutilé,  infirme'  skammêr  v.  norr.  skannnr  'court'  (germ. 
*;i;a6-ma-  *sJ{abnid-,  i.-e.  *{s)qop-mô-s)  v.  h.  a.  hamal  {*hamni- 
/rt-) 'mutilé';  i.-e.*{s)qep-*{s)qop-''\s)qê2^'*(''^)Q'^P'  'tailler,  cou- 
per'. Curtius'*  153.  Solmsen  Beitr.  I  209  sqq.  Persson  W/.erw. 
58.  177.  Beitr.  I  141.  Il  884;  i.-e.  '^fiqep-  est  un  élargiss.  par 
morphème  labial  de  *seqe-  etc.  'couper,  fendre'  (:  lat.  secO); 
voy.  s.  vv.  (JKÔTTeXoç  et  kôtttoi. 

hom.  CKéjxaç,  n. 'abri';  ion.  att.  aKéTTii  f.'abri';  hom.  aKCTTÛv  att. 
-àleiv  'abriter,  protéger,  couvrir';  hom.  Trepi-crKenToç  (cf.  aKÉTTU) 
Hpc.)  'abrité  de  tous  côtés'.  Bcrneker  EW.  143  sq.  (bibl.)  sug- 
gère un  rapport  avec  russ.  ùepécû  tchèq.  cepec  pol.  czepeh  'bon- 
net' lit.  kepùrè  'chapeau'  lett.  zepuve  'casquette,  chapeau', 
i.-e.  *{s)qep-. 

(TKéTTTOiiiai  'regarder  attentivement,  considérer,  observer';  hom. 
etc.  aKOTToç  m.  f.  'qui  observe;  maître:  protecteur;  —  m.  but'; 
cTKOTTeîv  'observer;  viser  à;  examiner';  att.  aKOTTi'i  f.  'observa- 
toire; pi.  action  d'observer';  aKOiria,  ion.  -r)  f.  'lieu  d'observa- 
tion, échauguette';  hom.  ûkottiûIm  'épier,  guetter';  (Jk£v|jiç,  -euuç 
f.  'examen,  réflexion';  (JKe)nua  n.  'examen'  :  skr.  spdçati  (Dhâ- 
tup.)  pdçyati  'voir'  zd  spasi/e'fi  'épier'  skr.  spdf  zd  S2)as-  (:  lat. 


1)  Pour  l'étN m.  de   v.  h.  a.   acultirra  'épaule'  voy.  p.  869  n.  1. 


—     874     — 

-spex)  'guetteur'  iik.\'.spaça-h  (:  gr.  ctkottôç)  'guetteur',  alb.  pase 
aor.  'je  vis'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  323  sq.  ;  -s-  <  -ko-\  p-  peut  être 
né  de  *sp-),  lat.  speciô  'voir,  regarder,  contempler'  spéculum 
'miroir'  ombr.  speture 'speetori',  v.  h.  a.  apehôn  'guetter' v. 
sax.  v.h.a.  spàhi  'intelligent,  adroit'  v.  norr.  spdr  'prophétique' 
.s;^j« 'prophétiser;  subst.  prophétie'-,  {.-Qr^speJc-.  Curtius"'  168. 
Torp  chez  Fick  III^  506;  il  y  eut  raétathèse  dans  le  grec,  cf. 
en  dernier  lieu  Hirt  IF.  XXI  172. 

(îKépaqpoç-  Xoibopia  Hésych.;  —  crKep^oXoç*  Xoibopoç  H.  Voy. 
s.  V.  Ke'pTOjuoç  p.  442.  —  Autres  avis  chez  Fay  Class.  Rev.  20, 
253  sq.  (-qpoç  'speaking';  —  aKep-  :  (TKUjp  +  '''gUol-  :  pàWuj). 

posthom.  aKeOoç,  -ouç  n.  'tout  objet  d'équipement  (meuble,  outil, 
instrument,  arme,  agrès,  harnais,  etc.)',  ord.  pi.;  ion.  att.  aKevr\ 
f.  'appareil,  d'oii  :  vêtement;  équipement;  harnachement';  ion. 
att.  aKeudZ^uu,  pass.  pf.  3.  pi.  ècTKeuàb-aTai  pqpf.  -ato  (Hrdt.) 
'mettre  en  état,  préparer,  apprêter,  appareiller,  équiper';  att. 
aKeuuupôç  m.  'qui  examine  les  bagages'  (Crat.);  att.  CTKeuuupeî- 
aBai  'explorer;  manier,  intriguer'.  Etym.  ambiguë.  Prell- 
witz-416  rapproche  aKeOoç  '*ce  qui  touche  au  déplacement'  de 
lit.  szduju  szâuti  'tirer  (avec  une  arme  à  feu)'  v.  slav.  sujq  so- 
vati 'miiterQ'  {[.■e.*sJceu-iô),  got.  sl'ëu-jcm'bhoTzoïeîv'',  puis  (i.-e. 
*sJceu-d-)  V.  h,  a.  sciozan  v.  sax.  skeotan  v.  norr.  siJciâta  'tirer', 
\.-e.*skëu-  '(se)  mettre  en  branle'  ^).  —  Zupitza  Gutt.  122  évoque 
avec  plus  de  raison  peut-être  v.  norr.  hoyia  ags.  héjan  'exécu- 
ter', V.  slav.  kutifi  'machinari'  tchèq.  pol.  skutek  'action';  cf. 
Berneker  EW.  654.  —  L'avis  de  Curtius^  169  (:  aKÛTOç  kûtoç 
'peau')  est  à  rejeter. 

posthom.  axrivri,  dor.  (TKâvd  f.  'tente;  cabane;  échoppe;  scène'; 
(JKfivoç,  -ouç,  dor.  anâvoç  'tente  ;  fig.  corps  en  tant  qu'enveloppe 
de  l'âme';  aKivap  n. 'corps' (Nie);  cTKaiôç  'ombragé' (Nie.  Thér. 


1)  Les  mots  germ.  ne  sont  pas  exempts  d'ambiguïté  :  sur  got, 
skêwjan  voy.  Lorentz  IF.  VIII  91,  Feist  EW.  237,  Franck-vau  Wijk 
EW.  s.  V.  schooien;  v.  h.  a.  6•c^oza«  <  germ.  *skeutô  'je  meus  rapide- 
ment' =  alb.  hexl  'je  lance*  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  150)  peut  aussi  re- 
monter à  i.-e.  *sqeudô  :  skr.  skûndatê  's'élancer  en  avant,  se  hâter', 
lit.  skudrus  'prompt'  v.  slav.  kydati  'lancer';  cf.  Torp  chez  Fick  III'* 
467  sq.    Franck- van  Wijk  EW.  s.  v.  schieten. 


—     875     — 

660  ;  i.-e.  *skdi-io-  ou  *sÂ;-?i  uo-  :  v.  slav.  .srnï  'ombre'  <  *sî\n- 
-ni-s).  (TKâvd  <  i.-e.  *skâii)-  dans  skr.  chàyà  'éclat,  lumière, 
ombre'  etc.  (voy.  s.  v.  cTKid).    Solmsen  Unters.  278  n.  2. 

hom.  att.  (JKfJTTTpov,  pind.  cTKâTTTOv  (=  ion.  CTKfiTTTOV  dans  aKrj- 
TTioûxoç  'qui  porte  un  sceptre'  cTKnTTTO-pdiauuv  '(aigle)  qui  se  pose 
sur  le  sceptre'  Sopli.)  'bâton';  aKÛTTOÇ'  KXâboç  Hcsycli.;  aKâ- 
TTaviov  fi  paKTripia.  ctWoi  aKiniuva  H.  =  lioni.  (JKriTrâviov,  dini. 
de  aKriTTâv)!  BA.  'bâton,  sceptre';  hom.  etc.  (JKriTTTuj  trans.  'ap- 
puyer; lancer  avec  force',  intr.  's'élancer  avec  force  contre', 
moy.  intr. 's'appuyer  sur',  trans.  'faire  retomber  sur;  prétexter, 
feindre';  (anc.  ptc.)  aKr|TTTÔç  m. 'orage  soudain  et  violent,  coup 
de  foudre';  cf.  CTKaTroç"  .  .  .  Kai  dv€|aoç  ttoiôç  H.);  —  ion.  att. 
aKtTTUJV,  -uuvoç  m.  'bâton'  ^)  ;  6K\)xu\xi  ou  cTKÎiaTTTUJ  trans.  'appuyer; 
lancer',  intr.  's'élancer  avec  force';  att.  aKiiairouç,  -noboç  m. 
'KpdppaToç,  lit  de  repos'  (<  *(JKi|H7Te-TT0uç)  :  lat.  scOpus  'tronc, 
tige  d'une  plante'  (n'est  pas  un  emprunt  grec)  scopa  'menue 
branche;  pi.  balai'  scôpius  scôpiô  'grappe  de  raisin  sans  grains, 
rafle'  sclpiô  'bâton',  v.  h.  a.  v.  sax.  sl'aft  ags.  sceaft  v.  norr. 
skapt  'perche,  bois  de  lance,  manche',  i.-e.  *skcl(i)p-  :  *.s7.-ô(/ip-  : 
*sJifp-  'bâton,  menue  branche';  cf.  Solmsen  Beitr.  I  206  sqq. 
(bibl.)  2). 

cTKi-ipÎTTTuu  'appuyer  fortement  (Ap.  Rh.);  moy.  s'appuyer  \  595. 
p  19()'  :  V.  norr.  skorda  'appui,  soutien  de  bois'  skonfa  'ap- 
puyer'; i.-e.  *ski'r-  *skr-.    Persson  Beitr.  I  37^5  scj. 

hom.  etc.  cTKid  (*aKU-à)  f.  'oml)re';  aKiepoç  -apôç  'ombreux;  ob- 
scur': skr.  chûi/à  'éclat,  lumière,  ombre'  pers.  mod.  sdi/a  'ombre, 
protection'  (cf.  gr.  (JKrivri  dor.  cfKâvd  'tente'),  alb.  he  'ombre 
(*^mVz*.s'Â;3i<z;cf. G.MeyerAlb.Spr.  149sq.  Alb.St.III59.  Solm- 
sen Unters.  278  n.  2)  v.  sax.  skinto  ags.  scitiui  m.  h.  a.  scheme 
'ombre'  v.  norr.  skinie  'éclat'  got.  skt^inia  'torche'  v.  h.  a.  schno 
ags.  sdnta  'éclat'  (i.-e.  *skî-mon)  got.  etc.  skeinan  'luire,  bril- 


1)  OKnTTUJv  OKiiaiTUjv  mss.  sont  des  formes  altérces  sous  l'influence 
de  OKi^TTTUJ  aKfiiTTpov,  OKÎiuTTTUj  OKiiaTTouç.    Solmsen  Beitr.  I  206. 

2)  Le  sens  d"ap|niycr'  que  Solmsen  prête  à  la  R.  ne  convient 
(iu";i  une  formation  dénoniinative  de  *sk<'tp  'bâton',  telle  ciue  okt^tttu) 
'user  du  bâton  :  coninio  appui,  —  pour  pousser,  —  U'  brandir':  cf. 
Walde«685.    Persson  Beitr.  II  941. 


—     876     — 

1er'  g-ot.  etc.  skeirs  'clair'  (siiff.  -ro-,  cf.  gr.  aKÎpov  'parasol') 
V.  norr.  skœrr  'pur,  clair',  v.  slav.  sénï  {*sJcdi-ni-s)  'ombre'  sijati 
sinqti  'briller,  devenir  clair';  i.-e.  *sM{iy  :  ^skdi-  :  *sfcl-.  Cur- 
tius^  168.  Fick  P  143.  IIP  461  sq.  Solmseu  1.  cit.  Persson 
Beitr.  II  700. 

hom.  etc.  aKibvaiuai  'se  disperser'.    Voy.  s.  v.  (jKebdvvD)Lii. 

cTKiXXa  f.  'scille  (oig-non  mariny  :  \y].  scellûn  sceaUan  gl.  'nu- 
cleus'.    Stokes  BB.  21,  136  (?). 

aKi|uâXiZ:uu  'montrer  du  doigt  en  faisant  la  nique,  railler,  insulter' 
(Aristoph.)  ;  aKivGapiZiu)  'donner  une  chiquenaude  sur  le  nez, 
maltraiter'  Hésych.  Etym.  obscure. 

a K  i  |u  p  6  ç  'aKttiupôç'  scol.  Ar.  Nu.  254  ;  cTKiiapàZiuj  'boiter'  (Aristoph.)  ; 
Ki)LipàZ:er  cfTpaYTÊ^exai  ('traîner  en  longueur')  Hésych.;  0K\\x'^â- 
Zieiv  Kai  aKi)upàZ;eiv  tô  (JTpaYTeûeaOai  (corr.)  Phot.,  cf.  H.  s.  v. 
(ô-  repris  du  synonyme  ÔKXàZleiv)  :  v.  norr.  skeifr  'de  travers' 
lett.  scJik'ibs  m/sens  scKk'ibt  'pencher  de  travers,  perdre  l'équi- 
libre', i.-e.  '^sqeïbli-  ^sqi-m-h{li)-.  Persson  Beitr.  I  156.  Ehrlich 
Z.  idg.  Sprachgesch.  15  sq.  —  L'avis  de  Solmsen  Beitr.  I  215 
(i.-e.  *sk.e)dgUo-s;  i  provoqué  par  nas.  +  gutt.,  mais  cf.  crKiipar 
ÔKXàaai.  'Axaioi  H.)  est  à  écarter. 

(yKi)LnT(T)uu  'aKr)TTTUj'.    Voy.  s.  V.  (JKfiTrTpov. 

aKivaE,  -aKOç  'agile;  m.  lièvre'  (Nie).    Etym.  inconnue. 

aKivbdXajuoç  (Luc).  cfKivbaXiuôç  (Diosc),  att.  axivbàXaiaoç  (Ar. 
Nu.  130),  ion.  axivbaX|u6ç  (Hpc.)  m.  'écharde;  fig.  subtilité'  : 

(TKivbaipôç  m.  'instrument  de  musique  à  4  cordes'.  Etym.  ob- 
scure. 

aKivGôç  m. 'plongeur'  (Théophr.)  :  \it.  sTcqstù  sTcendaïi  skèsfi  'se 
noyer';  l-e.*sqendh-.  Fick  I*  566.  Bechtel  BB.  23,  250.  Pers- 
son Beitr.  I  155  (lequel  ne  s'explique  pas  l'i  du  grec). 

(TKÎoupoç  m. 'écureuil',  litt. 'qui  se  fait  de  l'ombre  avec  sa  queue' 
(cf.  0pp.  Cyn.  II  586  sqq.)  <  cTKid-|-oùpâ;  cf.  en  dernier  lieu 
Solmsen  IF.  XXX  9.  10  n.  1.  —  Avis  divergents  chez  Schra- 
der  BB.  15,  131  sqq.  RL.  164 sq.  (:  v.  h.  a.  scëri  'rapide')  et 
Much  Zeitschr.  f.  dtsch.  Alt.  42,  166  (-*Fepo-  :  ags.  dciceorna, 
germ.  *aik-uerna-  :  v.  slav.  vèverica  'écureuil'  lit.  voverè  'écu- 
reuil' vaïveris  'mâle  du  putois  et  de  la  martre';  bibl.  du  groupe 


—     877     — 

chezFalk-Torp  E\V.  1454)  ;  à  écarter.  —  Ehrlich  Unters,  128sq. 
(qui  rattache  gr.  aiéXoupoç  au  groupe  préc.  en  tant  que  dissim. 
de  *aiepoupoç,  tli.  ^FaiFepo-)  ne  s'explique  pas  l'élément  -oupo- 
(cf.  KÎWoupoç,  laôXoupoç  'un  serpent'j. 

ion.  att.  (TKiTTUJV,  -ujvoç  m.  'bâton*.    Voy.  s.  v.  (JKfJTrpov. 

att.  (TKipov  'parasol'  blanc  de  prêtres  et  prêtresses:  aKid  'ombre' 
(voy.  s.  V.),  cf.  ital.  omhrello.  —  V.  h.  a.  scirm  scerm  'para- 
vent, écran,  abri'  Q^rellwitz-  418.  Wood  Indo-Eur.  a^  §589b) 
est  à  écarter  i':  skr.çdrman-  'auvent',  ou  :  skr.  ccirman-  lat.  co- 
rium  'peau',  i.-e.  ^sqer-  'tailler').  —  Etym.  sém.  chez  Lewy 
Fremdw.  54  sq. 

(JKÎpGç  (aKÎppoç)  m. 'gypse,  plâtre,  XâTUTTri';  cTKÎpoç  m. 'croûte  de 
fromage'  (enduite  de  plâtre.  Eup.  Ar.  Guêp.  925  v.L.);  -ffi  aKip- 
pàç  scol.  Ar.  1.  cit.  Origine  obscure.  —  Etym.  sém.  chez  Lewy 
Fremdw.  54 sq.  —  CTKippôç  'dur,  endurci';  CTKippoç  m.,  cTKippiâ 
(JKipiâ  f. 'tumeur  dure,  squirrhe';  (TKippoûa9ai  'se  durcir';  lier. 
cfKïpoç  (fû;  'brousse';  cf.  CTKeîpoç*  aXcToç  kui  bpuuôç.  OiXrjTctç 
bè  ifiv  puTTiubri  Ynv  Hésych.  Etym.?  —  Russ.  cirel  'abcès'  est 
écarté  par  Berneker  EW.  157. 

hom.  att.  (JKipTdv  'sauter,  bondir' :  (TKaîpuj;  sur  -ip-  voy.  auj. 
Persson  Beitr.  I  155. 

ZKÎTàXoi  m.  pi.  'démons  de  l'impudeur'  (Ar.  Cav.  634 1  ;  cjKiTàXiiluj 
'avoir  un  désir  passionné  pour'.    Etym.':' 

ctkXiipôç  'sec,  dur'.  Voy.  s.  v.  aKéXXuu. 

aKXncppôç  'mince  et  alerte'  (Plat.)  :  cfKeXiqppôç.  Voy.  s.v.  aKéXXuu. 

aKvîv|;,  -iTTOç  m.  f.  'ver  du  bois';  etc.  Voy.  s.v.  Kvii|;  p.  477. 

(îKOÎiTOç'  fi  èEoxn  TÛJv  EûXuuv,  éqp'  ujv  eiaiv  oi  Képa|uoi  Hésych.; 
le  sens,  qui  est  celui  de  'sablière,  angl.  tcaJl-pIate\  et  non  de 
'tour  à  potier',  rend  hasardeux  le  rapprochement  (p.  ex.  Prell- 
witz»  290.  -418.  Zupitza  Gutt.  156.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  s.v. 
çêixilj.  Torp  chez  Fick  III'  464  sq.  Falk-Torp  EW.  s.v.  skice. 
Franck-van  ^Vijk  s.v.  schijf)  avec  v.  h.  a.  ^r/ba  'disque,  roue'; 
selon  Solmsen  Beitr.  1  209  (dont  l'hypothèse  sur  le  sens  vrai 
de  aKoÎTToç  est  à  écarter),  le  mot  serait  en  rapport  apoph.  avec 
lat.  scôpa  scOpius  cités  s.  v.  aKfiTrrpov. 

ion.  att.  CTKoXiôç  'oblique,  tortueux'.    Voy.  s.v.  anéXoç. 


—     878     — 

(jKoXoTTaE,  -aKOç  m.  'bécasse,  Scolopax  rusticola  L.,  ou  courlis 
cendré,  Numenius  arquatus  L.'  (Arstt.);  le  mot  est  peut-être 
tiré  de  (TkôXgvi;  'pieu,  pal',  en  raison  du  bec  très  long  de  l'oiseau 
(cf.  ital.  hecacda,  fr.  hécasse),  ou  repose  sur  une  étym.  pop.,  cf. 
àaKaXuOTTQç  m.  m/sens  (Arstt.);  cf.  Robert  Les  noms  des  oiseaux 
en  gr.  anc.  1 10. 

(TKoXÔTrevbpa  f.  'scolopendre'.  Mot  étranger  selon  Solmsen 
Beitr.  I  270. 

hom.  etc.  ok6\o\\),  -ottoç  m.  'pieu;  épine,  écharde'.  Etym.  in- 
diquée s.  V.  aKaXoip. 

(TKoXoGpov  'tabouret';  dim.-9piov  :  (TkoXûtttuj ;  cf.  pour  la  filière 
sémantique  lat.  scammim  :  scàbô  s.  v.  aKaqpri. 

(JKÔXujuoç  m.  (f.)  'artichaut'  (Hsd.  Trav.  582.  Théopbr.).  Étym.? 

cTKoXinTTeiv  ÈKTÎXXeiv.  KoXoûeiv  Hésych.,  et  autres  gloses  (voy. 
Debrunner  IF.  XXI 212)  ;  àtroo'KoXÙTrTUj 'châtrer' (Archil.Soph.)  : 
KoXoiJuu  'mutiler,  tronquer'  kôXoç  'mutilé',  arm.  çelum  lit.  skeliù 
'je  fends'  etc.  Curtius'^  169.  Meillet  MSL.  XVI  244. 

aKoiuppoçm.  'maquereau'  (>  lat.  scom&er).  Le  rapport  avec 
CTKOiuPpiaai •  YOTT^cTai Hésych.,  y.sluv. skomati'géimr'skomîjati 
"grogner'  (Prellwitz-  419)  m'échappe. 

CKÔwla  f.  'conyze'  (Phérécr.).  Voy.  s.  v.  K6vuZ;a  p.  491sq.  et 
auj.  Persson  Beitr.  II  809  n.  2. 

hom.  etc.  (TKOTreXoç  m.  'rocher,  écueil'.  Solmsen  Beitr.  I  210 
repousse  le  sens  prim.  de  'lieu  d'observation'  attribué  au  mot 
depuis  l'antiquité  (  :  (TKOîTid  (Tkottoç  (JKéTTTO)uaO  et  propose  celui 
de  "rocher  taillé  à  pic'  (i.-c.  *sqep-  *sqop-  'tailler,  couper';  voy. 
s.  V.  aKéîTapvoç  -ov),  cf.  B  394  sqq.  |u  73  sqq. 

(JKOTTÔç  m.  'observateur,  etc.;  —  but';  etc.  Voy.  s.  v.  (JKéTTT0)aai. 

aKOpaKUuj  'envoyer  aux  corbeaux',  c.-à-d. 'traiter  avec  mépris' 
<  (è)ç  KopaKttç.  —  Autre  avis  chez  Fay  Class.  Rev.  20,  253 
(:  (jKUjp  -|-  KÎbvajuai!). 

aKopbivSaBai,  -eîa9ai  "s'étirer  en  bâillant;  être  agité'  :  KopbaH 
p.  494. 

(TKopbùXiT  f.  'jeune  thon'  (Arstt.).  Voy.  s.  v.  KopbùXii  p.  495. 

ion.  att.  aKÔpobov  et  aKÔpbov  'ail'  :  alb.  hurÔE  hûôeye  'ail'  selon 
G.Meyer  Alb.Spr.  154.  Alb.  St.  III  59.  —  Skr.  chpiatti  char- 
dayati  'vomir'  (G.  Meyer)  est  vrais,  à  écarter. 


871)     — 


(JKOfjTTioç  m.  ^sco^pion  (Esch.  Sopli.  Plat.j,    scorpion   de  mer 
(poisson.  Arstt.);  sorte  d'ajonc  (Théophr.);  —  scorpion  (machine 
de  jet,  d'où  crKOpTriroi  'disperser'/  :  ags.sceorfan  'gnaw;  scarify' 
scearfîan  'scrape,  slired'  v.  h.  a.  scirhi  'tesson'  scarhon  'couper 
en  morceaux'  scvecOn  'incïdere',    lett.  schk'erpis  'contre  du 
tranche-gazon'  schJc'erpét  'couper  le  gazon'  schlc'erpele  'éclat 
de  bois'  sclil'irpta  'brèche';  cf.  le  groupe  de  formes  sans  s- 
8.  vv.  KapTTÔç  KpiuTTiov;  élargiss.  par  un  morphème  labial  de 
%s)qeïie)-  %s)qerê-  *{s)qeH-  *(s)qeni- lcm\vG,  couper'.  Perssou 
Beitr.  II  861. 
hom.  etc.  (Tkôtoç  m.,  et  ctkôtoç,  -ouç  n.  'ténèbres,  obscurité';  att. 
aKOTÊivôç  'ténébreux';  att.  cjkôtioç  'ténébreux;  furtif,  secret'; 
(TKOToOv  'couvrir  de  ténèbres' (Soph.)  :  v.  ir\.  scàth  'ombre',  got. 
fil-adus  ags.  sceacht  v.  h.  a.  scafo  'ombre'  (Curtius'^  168.  Fick 
V  566.  II*  308.  III^  449),  alb.  kof  'obscurité'  (voy.  G.  Mever 
Alb.  Spr.  202). 
CTKépaXov  'débris  jeté  de  côté;  excrément';  aKupaXi^uu  'mépriser'. 
Etym.?  —  Un  avis  chez  Thumb  KZ.  36, 180  (  :  lit.  sl-uhùs  -rùs 
'alerte'  skùbti  'se  hâter',  i.-e.  ^sqiih-  :  got.  af-sk'mhan  'pousser 
de  côté',  i.-e.  *squp-).  —  Étym.  sém.  chez  Levvy  Fremdw.  69. 
hom.  aKub|ja(vuj  'être  irrité  contre'  Q  592;  hom.  GK\}lo\xa\  's'ir- 
riter'; aKuepôç  (dissim.de*aKU(Tepoç  <  *(TKub-epo-ç.  Schwyzer 
KZ.  37,  149 sq.)  'sombre,  triste,  chagrin';  aKuepoiTrôç  'sonibre, 
renfrogné';  aKuepd^uj  'être  sombre,  triste':  \\L  sTcaudùs  'dou- 
loureux; violent'  skùsti  'se  fatiguer' 7j/7/.s-/.7/f7^///r(.s- 'fatigue  ner- 
veuse' skhncUu  slnsH  'se  plaindre  de'  lett.  sltmdét  'envier  qc. 
à  qn.,  gronder;  se  plaindre,  bouder,  être  fâché'  skceudét  et 
sl-a'iist  'envier';  i.-e.  *squd-.  liezzenberger-Fick  BB.  6,  240. 
CTKÛra  f.  'rnf;  aKu^:âv'Ctre  eu  rut'  :  (5nâU\- aK\)lù..  'Axaioî  Hésych., 

i.-e.  ^sqyad-  :  '^sqinhid-.  Brugmaun  Gr.Gr.'  116.  ■'137. 
cTKuepôç  'sombre'.    Voy.  s.  v.  aKubfiaivuj. 

hom.etc.(JK0XaE,-aKOç  m. f. 'jeune  chien;  petit  d'animal'.  Persson 
BB.  19,  275 sq.  évoque  norv.  ahrcddru  'aboyer  incessamment' 
v.  norr.  i<J,unldr  'garritus,  crepitus'  skuoidra  'parler  à  vuix 
haute'  sl-uni  'vox,  sonus,  locpiela,  sermo'  s/cnnld  'parler  à  voix 
haute,  appeler',  i.-e.  *sq>jel-  (au  degré  réduit  dans  (TKÛXaE.  soit 
''sql'ol.],  cf.  en  outre  (Prelhvitz  ^  291.  =-'420)  lit.  .sA'aZ/A^/.y 'chien 


—     880     — 

de  cbasse  sans  cesse  aboyant'  skàlyti  'aboyer  continûment';  cf. 
des  formes  sans  s-  initial  dans  v.  norr.  hiiellr  v.  b.  a.  hwel  'per- 
çant (son)',  lit.  l:àlè  'cbienne'  lalbà  'parole'.  —  Avis  non  plau- 
sible chez  Osthoff  Et.  Par.  I  277  (aKÙXaE  pour  *crKo\aE  d'après 
KÛuuv  Kuv-  :  m.  irl.  cuilèn  'catulus'  gall.  colicyn  'bantling,  cub' 
<  celt.  *1col-eino-).  —  Un  gr.  comm.  *crKub-XaK-  :  gkvZoj  'gron- 
der' (Schwyzer  KZ.  37,  150)  eût  donné  *aKu\\aK-,  cf.  lac.  éXXd 
'siège'  <  *éb-Xâ  (=  \a,t.  sella),  mais  on  expliquerait  de  la  sorte 
hom.  iKÙXXâ  ZKÙXXri  et  él.  KuXXa*  cTKiiXaE  Hésycb. 

aKÛXiov  'cbien  de  mer,  lat.  canicula  (Arstt.)  se  sépare  malai- 
sément de  (TKijXaE  'jeune  chien'  (cf.  pour  la  sémantique  aKÛXXa 
[voy.  l'art,  préc]  'Kapxapiaç'  Nie),  bien  que  la  substitution  de 
suff.  ne  s'explique  guère  ;  cf.  Petersen  Greek  dim.  in  -lov  10.  — 
Bersu  Gutt.  144.  161  et  Osthoff  Et.  Par.  I  325  rattachent  le 
mot  à  lat.  squalus  'squale,  chien  de  mer',  ce  qui  est  phon.  pos- 
sible (i.-e.  *sqUolio-m),  même  dans  le  cas  très  prob.  de  la  pa- 
renté du  mot  lat.  avec  v.  norr.  huali'  'baleine'  m.  h.  a.  icels 
y.  ipvuss.  kalis  'silure',  gr.  àarraXoç*  îxQûç  Hésych.  (Solmsen 
Beitr.  I  20  n.  1  bibl.). 

CTKLiXXiu'écorcher, dépouiller' (Esch.)î  aKÛX.uan. 'lambeau arraché' 
(Anth.);  ctkuXjuôç  m.  'écorchement'  (Anth.);  KoaKuX)Lià'iia  n.  pi. 
(voy.  s.  V.  p.  500).  Cf.  m.  h.  a.  schiel  (th.  *sqeulo-)  'éclat,  mor- 
ceau détaché  ou  arraché',  lat. gef/5g?<///rte 'déchet,  rebut,  scories'; 
i.-e.  ^sqeid-  ^sqijel-  '^squl-,  remontant  à  un  ^sqeuel-,  élargiss. 
de  "^sqeue-  *sqêu-  *sqii-,  voy.  s.  v.  aKÙpoç  et  Persson  Beitr.  I 
375.  575  1). 

ctkûXov  'dépouille  d'un  ennemi  tué',  ord.  pi.  (Soph.  Eur.  Thuc); 
ion.  att.  aKûXeùuu  'dépouiller  un  ennemi  tué';  ctkuXov  'dépouille 
d'un  animal  écorché,  peau  de  bête'  (Call.Nic.)  ;  (JkôXoç  n.  'peau 
de  bête  (Théocr.  XXV  142.  Anth.)-,  écale  (de noix.  Nie.)';  hom. 
èîTi-aKÔviov  (voy.  s.  v.  p.  267).  Le  groupe  est  apparenté  à  (Tkûtoç 
KVJTOç  (voy.  s.  vv.),  i.-e.  *{s)qeu-  *{s)qeiiâ'  *{s)qu-  'couvrir'. 


1)  Perssou  (contre  Walde)  tient  lat.  quisquiliae,  non  pour  un 
emprunt,  mais  pour  un  parent  du  grec,  contenant  la  forme  *sqiiel-, 
soit  *que-squeliae. 


—     881     — 

hoin.  etc.  (Tkli|uvoç  m.  'petit  d'un  animal,  partie,  lionceau  Z319, 
louveteau,  etc.;  jeune  enfant  (Eur.  Andr.  1170)'.  Mot  obscur. 
—  Osthotï"  Et.  Par.  I  274  le  rapprocherait  de  OKvXaE,  ce  (|ui 
n'est  pas  possible  si  aKÙXaE  :  norv..v^T^//f/rrt 'aboyer  sans  cesse', 
\\t.f>-kaHkas  'chien  de  chasse  aboyant'.  —  Un  *aKub|uivoç '*jeuue 
animal  facilement  irritable'  :  cfKubuaivuj  's'irriter'  (Schwyzer 
KZ.  37,  150)  ne  convainc  pas. 

(TKupBdXioç  (\.-e.*s(/"rdh-)'  veavîcTKOç  Hcsych.;  aKÛGpaE  (l.aKup- 
6aE)'  laeîpaE;  èqpriPoç  H.;  lac.  Kupadvioç  m.  'jeune  homme'  (Ar. 
Lys.  983.  1248;  lac.  O"  9),  cf.  Kupcriov  laeipcxKiov  H.  :  lit.  nu- 
•skurdqs-  'arrêté  dans  sa  croissance',  skr.  Jcrdhûh  'raccourci' 
â-skrdhôijû-h  'non  diminué';  i.-e.  *sqerdh-  est  un  élargiss.  de 
*.sY/er- 'couper'.  Fick  1'  142.  BB.  18,  143.  Brugmann  Grdr.  P 
726.  Gr.Gr.'  09. 

(T KÛ poç  ((JKijpoç) m. 'éclats de pierre'scol.  Pind.  Py.V  93.  Hésych. ; 
cTKCipoûaOai  'être  pavé'  II.,  (JKùpuuTà  ôboç  'via  strata'  (Pind.  1. 
cit.);  aKupujbriç  'pierreux'  Eust.  :  Wi.lxiâuras  lett.  ^^/^nv'troué' 
lit.  skiaurè  'barque  trouée  servant  de  huche',  v.  suéd.  skar 
(^'sJt0i/rr)  'fragile'  v.nori'.skor  'entaille'  m.b.a.  .schore  'déchi- 
rure, rupture'  néerl.  scheur  (*s7curi-)  'déchirure,  crevasse,  fente', 
puis  got.  -sl-aûro  v.  h. a.  scora  'pelle'  m.  h. a.  schorn  'rassembler 
en  balayant'  schilrn  'attiser  le  feu'  ttclïmven  'écurer',  etc.,  élar- 
giss. par  -r-  d'un  i.-e.  ^sqeuc-  *sqêu-  *.squ-  dans  skr.  sIk-  (sl-((i(fi 
al'unôti)  au  sens  de  'tisonner'  danta-skavanam  'action  de  se 
curer  les  dents'  etc.;  un  élargiss.  par  -t-  dans  lit.  skutù  .skùsfi 
'racler,  raser'  ,s7i?Vfrt,s' 'petit  morceau'  skidtif i'crcte  du  coq,  mor- 
ceau d'étoffe'  skvt'fas  (<  *sq(e)ue-f-)  'chiffon',  cf.  prob.  Okv- 
■xilex'  aTtapàcraei  Ilésych.;  un  i.-e.'^sqeijeJ-,  d'oh*.sqei(I-  *squel-, 
au  degré  réduit  *sqiil-  dans  (JkùXXuu,  voy.  s.  v.  et  cf.  Persson 
Beitr.  I  374  (bibl.). 

(jKUTdXri,  dor.  -â  f.  'bâton  à  gros  bout',  à  Sparte  'scytale  >  dé- 
pêche, message;  etc.';  ion.  att.  etc.  aKÙTaXov 'massue';  aKuiaXiç, 
-iboç  f. 'petit  bâton,  petite  baguette (Hrdt.);  etc.'  Etym. obscure. 
—  Un  avis  chez  Prelhvitz'  292.  -420  (:  lett.  fchdufrs  'perche 
sur  quoi  on  sèche  qc,  on  fume  la  viande',  mais  cf.  \e\t.fchduf 
'sécher  qc'  =  lit.  dkdutii. 


—     882     — 

hom.  etc.  (Jkûtoç,  -eoç  -ouç  n.  'peau  travaillée,  cuir;  lanière  de 
cuir,  fouet';  att.  aKùieûç,  -éuuç  m.  'ouvrier  travaillant  le  cuir, 
cordonnier'.  I.-e.  *sqeu-t-  est  un  élargiss.  de  *sqeu-  *sqeuâ- 
'couvrir'  attesté  par  skr.  skuiiâti  skunôti  sTcmiti  'couvrir',  gr. 
aKÛXov  etc.  (voy.  s.  V.),  lat.  obscûrus 'sombré',  m.irl.  cûil  {*kûJi-) 
gall.  cil  ysgil  "cachette'  m.  gall.  (Osthoff  Zeitsclir.  f.  celt.  Phil. 
VI  398  sqq.)  eskit  esgit  'calceus'  gall.  mod.  esgid  corn,  eskit 
e6'_^i.<?  "soulier'  {<.*ped-sJciito-),  v.  norr.  skaunn  'bouclier'  na.h.a. 
schmne  'grange'  v.  h.  a.  sciir  'hangar'  scûra  saura  'grange' 
V.  norr,  skiôl  'abri'  skiôla  'baquet,  cuveau'  m.  b.  a.  schûJ  'ca- 
chette' V.  norr.  .?Mme 'obscur'  et  bcp  d'autres  (voy.  p.  ex.  Torp 
chez  FickIlP465sq.;  wxi'^sqeudh-  dans  got.  sJcauda-raip  ace. 
'ifidç,  courroie'  v.  norr.  skaudir  f.  pi.  'fourreau  du  cheval' 
sMôda  'a  small  skin-bag'  m.  h.  a.  schôte  'cosse'  (cf.,  sans  s-ini- 
tial,  gr.  KeuBuu  p.  444),  lett.  sl-aut  'embrasser'  sJcnmt  'devenir 
triste'  lit.  sJcûrà  'peau'  lett.  skura  'enveloppe,  peau,  écale', 
arm.  (Scheftelowitz  BB.  28,  294.  Meillet  MSL.  XVIII  377) 
çlickh  pi. 'plafond';  cf.  le  groupe  sans  .sMuitial  s.  v.  kûtoç  p.539sq. 
Curtius^  169.  Osthotf  MU.  IV  159  sq.  Fick  P  142.  566.  Perssou 
Wzerw.  44  sq.  Beitr.  I  182  sqq.  420.  —  Lat.  scûtum  'bouclier' 
est  ambigu  (:  ckOtoç,  ou  bien,  en  tant  qu'issu  de  *sqoito-m  : 
m.irl.  sciath  gall.  ijsgicijd  'bouclier',  v.shw.  stif il  [^sqeito-s] 
v.pruss.  scaytan  'bouclier'). 

(JKÙqpoç  m.  'vase  à  boire,  tasse'  (Hom.  Alcm.  Eur.);  (TKÛqpoç,  -eoç 
-ouç  n.  m/sens  (Epich.  Eur.).  On  croirait  volontiers  (cf.  Ciirtius^ 
715)  à  un  rapport  avec  la  famille  de  aKdTTTuu  'creuser'  (voy. 
p.  870sq.);  l'u  fait  difficulté. 

hom.  etc.  ctkûjXiiE,  -t]koç  m.  'ver;  larve';  (îKuuXriKoOcrGai  'être  in- 
festé de  vers'  (Thcophr.);  aKtju\iJ7TT0|uai  'recourber,  rouler' 
(Nie).  aKiuX-  est  le  degré  long  fléchi  de  i.-e.  *sqeîe-  'ployer, 
courber';  voy.  s.  v.  aKéXoç  p.  873. 

hom.  etc.  (JkujXoç  m.  'pieu,  poteau;  épine,  piquant';  (TkôiXov  'ob- 
stacle' (Spt.);  aKuOXriE  m.  'tas  de  blé  battu  sur  l'aire'  Hésych. 
(TkuuX-  (  :  lit.  Iculas  'poteau')  est  le  degré  long  fléchi  de  i.-e. 
'^(s)qel-  *.9qehl-  'fendre'  attesté  par  arm.  çelum  'je  fends',  lit. 
sJiélti  'fendre';  voy.  s.  v.  CTKaXXuu  p.  868  sq. 

att.  aKuuTTTUj  'railler'.  Voy.  s.  v.  aKuuvp. 


—     883     - 

(jKiJùp  (aussi  (TKÛjp?),  gén.  (JKaxôç  n,  'excrément'  ''Ar. Gren.  146)  : 
ukr.  apa- (ica-.s]>:ai'ah  "excréments',  w.non'.slarn  ags.sceani 
'fumier',  lat.  (voy.  Walde-  s.  v.)  mûscerda  'crotte  de  souris" 
Hucerda  'fumier  de  porc'.  v.slav..s7,'flrçf/«:tToedus'(:  skr.  ch)-)jiatfi 
chardayati  'vomir',  m.  irl.  sceirdim  'je  crache';  voy.  spéc.  Zu- 
pitza  KZ.  36,  64),  i.-e.  *sqer-  'séparer'  (voy.  les  art.  Kpiviu  et 
Keipuu).  Curtins''  167.  Bezzenberger  BB.  5,  311.  J.  Schmidt 
Plur.  178.  Persson  Wzerw.  29  et  passim.  Bcitr.  I  168  et  pas- 
sim.  aKuJp  a  dû  être  un  nom-rac,  et  cTKaTÔç  etc.  une  innovation 
grecque  d'après  le  type  ubaroç  :  ubuup,  (jui  se  produisit  peut- 
être  tout  d'abord  en  des  composés  comme  *|liO(Jkujp  *poucrKujp 
etc.;  cette  innovation  est  surtout  aisée  à  concevoir,  si  le  gr. 
comm.,  à  côté  de  KÔTrpoç,  a  connu  un  *k67tuup  -aroç  (cf.  skr. 
çdkrt  çakndh\  KÔrrpoç  :  *K6Trujp  =  ubpoç  :  ubuup);  cf.  Brugmann 
Grdr.  IF,  1,  579.  De  là  aKUjpia  f.  'scorie'  (Arstt.).  —  V.  slav. 
sl'vnina  'inquinamentum'  (J.  Schmidt  Voc.  II  30)  est  à  écarter 
(:  \sLt.  squorrôsus  'couvert  de  pustules,  de  boutons,  galeux'  se- 
lon Persson  Beitr.  I  532). 

hom.  etc.  avnb\\)  (KiLip  Arstt.),  gén.  aKUJTTÔç  m.  '*oiseau  moqueur, 
hibou  brachyote  (?  Voy.  Thompson  Greek  birds  155  sq.  Ost- 
hotr  BB.  29,  259  sqq.  bibl.);  danse  moqueuse';  att.  (Jkuutttlu 
(*crKUJTT-ia))  'railler';  att  aKoimna,  -aïoç  n.  'raillerie';  (JkuOtttiiç, 
-ou  m.  'railleur'  EM.  Suid.;  cTKuuTraXéoç  'railleur'  llrdn.  Osthotl 
I.  cit.  cherche  à  dégager  un  ï.-e.'^sloup-,  dont  les  (\egYés*sJi',)ifp- 
{*sJcaîib-)  et  *sJci(p-  {*shd)-)  seraient  représentés  par  v.  norr. 
alaup  'raillerie,  outrage'  (dénom.  skeypa  'railler')  skop  msens 
V. h. a.  5co^/"ludibrium'  m. h. a.  scliumpe  'femme  galante'  ('*qui 
plaisante');  m.  h.  a.  .sc/mw^>/' 'injure,  outrage'  x.h.a.  sciniph 
m.  h.  a.  ,<ft7?m?/)/"railleric,  etc.'  seraient  dus  à  des  innovations 
analogiciues  partant  d'un  prés.germ.  Oiiv.*skunip6{i.-e.*skHnibo), 
\)vét.*skamp,  supplanté  par  un  prés,  ^skimpô;  au  même  groupe 
appartiendraient  Kupiîvaiç-  ^XauEi  Hésych.,  crét.K6MPa(  =  *Kuu- 
Pa;  voy.  plus  haut  p.  534  n.  1  •  Kopiûvri  IL:  le  tout  est  conjec- 
tural; voy.  pour  les  mots  gerni.  Franck-van  Wijk  EW.  587  sq. 

(JiaàpuTboç  f.  'émeraudc'.  Voy.  s.  v.  laâpafboç  p.  609. 

(TliiapaYeîv, -iZieiv  (aiaapàaaeivEM.,  luapdcraeivErotien'i  'gronder, 
retentir  fortement  (mer,  tonnerre,  etc.  Ilom.  Ilsd.V;  cf.  a^âpa- 


-     884     - 

Yoç  111.  litt.  'le  grondant'  ou  'le  bruyant',  nuin  d'une  divinité  in- 
férieure (Hom.  Ép.  XIV  9).  Onomatopée.  —  Pour  {a)\xàpa^va 
f.  'fouet'  voy.  p.  609. 

a |Li  a p { ç,  -iboç  f .  'picarel'  (Épich.  29. 60 K.  Arstt.).  Étym.  inconnue. 

(TjuepbaXéoç  'terrible,  effrayant  à  voir  ou  à  entendre'  (Hom. 
Hsd.):  CTjuepbvoç  m/scns  (Hom.  Esch.);  sens  prim.  'importun, 
désagréable'  :  v.  b.  a.  smerzan  'faire  souffrir'  smerzo  smerza 
'souffrance'  ags.  smeart  angl.  smart  'cuisant,  douloureux,  vif, 
aigu',  lat.  mordeô  'mordre'.  Ebel  KZ.  7,227.  Curtius-^  692sq. 
Pour  des  rapports  ultérieurs,  p.  ex.  skr.  mrdnâti  mdrdati  mar- 
dayati  'écraser,  broyer,  mettre  en  miettes'  zd  mar^d-  'corrom- 
pre, anéantir',  lat. mor&ws 'maladie',  etc.,  '\.-t.*smerd-  {ci.*mer- 
'frotter,  broyer,  mettre  en  miettes,  consumer'  dans  skr.  mrnâti 
'broyer,  écraser,  fracasser',  gr.jaapaivuu,  voy.  s.  v.  p.  610),  voy. 
Persson  Beitr.  I  213  sqq.  (bibl.).  II  945. 

ion.  att.  criLiriv,  aor.  cr|ufîcrai;  hom.  etc.  crjurixeiv,  aor.  6\xr\ï.a\  'frotter, 
nettoyer';  ajuiuxeiv  'broyer'  (Ar.  Paix  1309);  (5\ir\kr\f.^  6\xr\\xa\}. 
'a\xx\^\ia,  substance  pour  dégraisser';  hom.  etc.  a\x<hh\t,  -ittoç 
f.  'meurtrissure';  (J|uuuç  et  (5\x\hvy\  f.  gramm.  'coup  de  vent,  ra- 
fale'. I.-e.  "^smêi-  'frotter;  user  par  le  frottement,  triturer, 
broyer'.  Persson  Wzerw.  11.65.  155  sq.  182;  voy.  s.vv.ff^îKpôç 
cr|uî\r|  (J)Liiv6oç;  pour  lat.  macula  'tache'  (Persson  11.  ce),  qui 
est  ambigu,  voy,  Walde^  452  sq.;  la  même  évolution  séman- 
tique dans  got.  hismeitan  'oindre,  èTTixpieiv'  ags.  smitan  'en- 
duire, barbouiller,  souiller'  (angl.  sw^ïe 'frapper')  v.h.a.  smîzan 
'frotter,  enduire'  (ail.  schmeissen  'jeter,  lancer,  battre,  frapper'), 
lett.  smaidit  'flatter',  cf.  p.  ex.  Torp  chez  Fick  IIP  530.  Falk- 
Torp  EW.  s.  V.  smîde.   Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  smijten  ^). 

(Tjufivoç,  -eoç  -ouç,  dor.  (Théocr.)  afiâvoç  n.  'essaim  d'abeilles 
(Esch.),  —  ou  de  guêpes  (Ar.  Guêp.  425);  ruche  (Hsd.  Plat. 
Arstt.)';  (Jfifivar  tujv  jueXiaaujv  ol  Kripoboxoi,  fÎTOi  ai  GfiKai  Hé- 
sych.  Partant  du  sens  de  '*rassemblement',  Johansson  BB.  13, 
119  y  voit  une  forme  ^smâ-  apparentée  au  groupe  étudié  s.  v. 
eîç  {*sem-s)  'un'  et  assez  proche  de  skr.  sama-nd-h  'pareil,  le 

1)  [Bezzenberg-er  KZ  42,  192  verrait  dans  gr.  *a|Liâ-  le  résidu 
de  *stmâ-  :  lett.  stûstit  {*stainstit)  'heurter',  got.  stamms  'bèg'ue'  v.  h. a. 
stum  'muet'  stemmen  'arrêter  les  progrès  de  qc'  etc.  (?)] 


—    885    — 

même,  de  même  nature,  commun',  got.  samaiia  v.  li.  a.  saman 
'ensemble',  irl.  samain  (celt.  ^'samani-  '■*rassemblement')  'temps 
de  la  fête  de  Tara',  i.-e.  '-'semé-  'unité;  identité;  parité;  le  fait 
d'être  ensemble'  (?)'). 

(T|ifiprfH,  -iTToç  f.  'poil  dur  et  hérissé' (Lycophr.  Poil.),  cf.  laripifE* 
oÎKavGa  Yevo)aévn  èv  toîç  èpîoiç  tujv  TTpujpàTUJV  Hésycli.    Etym.  ? 

(T|Lir|piv9oç  (Plat.),  )ar|p-  f.  'fil  uu  804;  lifiçne  à  pêc-lier  i  Ar.  Th.  9o5. 
Anth.)'.  o-  étant  inorganique,  |Linpiv6oç  peut  contenir  le  degré 
long  de  i.-e.  *mer-  'tresser,  lier'  (cf.  |iiép|Ltîç,  -iGoç  f.  'fil'  k  23, 
|U€p|ui0n  f.'fil' Agatharque  chez  Phot.), dont  un  élargiss.*mey(^^/?- 
semble  attesté  par  v.  slav.  mrèàa  'filet',  gr.  ppôxoç  m.  'lacet' 
(voy.  s.  V.  p.  135);  cf.  Petersson  IF.  XXIII  3S9.  Charpentier 
IF.  XXIX  398;  le  même  degré  *niêr-  dans  hom.  poét.  nnpûuj, 
-0|uiai 'rouler,  enrouler;  tramer,  ourdir  fUsd.):  intr.  s'enrouler 
(Théocr.  I  29,  où  laapéeTai  aj)paraît  dès  lors  comme  un  hypcr- 
dorisme)'. 

att.  (hom.  P  757  dir.  eip.)  cTiuîKpôç,  ion.  att.  jnîKpoç  (voy.  s.  v. 
p.  638)  'petit'  :  v.  h.  a.  snuihi  'petit,  peu  considérable,  bas' 
V.  norr.  smâr  'petif  v.  h.  a.  mnâhen  'rapetisser,  amoindrir'  ail. 
mod.  schmahen  'insulter,  outrager'  schmach  'ignominie'  v.  h.  a. 
gisniahteôn  'diminuer  (de  volume),  décroître'  (Fick  P  835),  lat. 
mica  'parcelle,  miette'  niicidus  'minime'  (J.  Schmidt  Voc.  1 108)  ; 
i.-e.  *smê{i)Ji-  *smi7c ,  élargiss.  de  *.<fmfï/- 'réduire  en  menus  mor- 
ceaux', cf.  Persson  Wzcrw.  11.  7fi.  119.  180.  Ilirt  Abl.  §96; 
voy.  s.  vv.  0\x\h^  a)Liiv9oç  a\xf\v. 

CTiLiîXaE,  v.att.  fxiXat,  -qkoç  f.  (m.Théophr.)  en  Arcadie  'arbre  de 
l'espèce  Trpîvoç';  —  =  apîXoç  luîXoç  m. 'if,  lat.  ^aa;M6-'(Plat.);  — 
(KriTiaîa)  'haricot  commun,  Phaseolus  vulgaris  L.'  (Diosc);  — 
(ipaxeîa)  'liseron  épineux'  'tragg.  eomm).  Etym.  "r*  —  Rapport 
hypothétique  avec  le  suiv. 

att.  (T^iXti  f.  'ciseau  de  sculpteur  ;  lancette;  tranchet;  serpe':  att. 
apïvûn  et  a)nlvùç  f.  'hoyau'  <  i.-e.  *snièi-  *smi-  'tailler',  dont 
un  élargiss.  apparaît  dans  germ.  ^snttp-,  cf.  got.  aiza-stnipa 
'XCiXKeùç'  =  V.  norr.  sm'idi-  'ouvrier  du  bois  ou  <lu  nu't;ir  v.  h.  a. 

1)  [Be///enber<>er  KZ.  42,  192  conjecture  nu  prini.  *stm-  :  irl. 
\s\tainun  'trunciis',  v.  h.  a.  stam  'souche'  (voy.  s.  v.  0ti^|.iujv),  le.s  'ruches 
de  bois'  {'Klotzbeuten')  ayant  At«^  les  plus  primitives.] 


smid  ""forgeron'  (sens  prim.  '"coupeur,  tendeur')  smîda  'métal, 
parure  métallique'  smeidar  'artifex',  puis  (i.-e.  *mid-  >  germ. 
"^mit-)  got.  maitan  v.norr.  meita  v.h.a.  meizan  'tailler'  v.norr. 
meitill  v.  h.  a.  me^^^Z 'ciseau'  (Persson  "Wzerw.  11.  76.  119. 
Brugmann  IF.  VI  93);  cf.  encore  (Fick  II-^  216.  Henry  Bret. 
198)  V.  irl.  menad  gall.  mynawyd  bret.  mod.  ménaoued  'alêne' 
( ce\t*7ninau-eto-),  puis  (Bezzenberger  cbezFickIP205,  Henry 
Bret.  199)  v.slav.  mec?? 'cuivre'  médarjî  'forgeron',  v.irl.  mêinn 
'métal'  gall.  mwyn  'métal  brut'.  Voy.  s.  vv.  (JjulKpôç  cr|Liîv9oç 
(5\xr\v. 

cTjulvBoç  m.  'souris'  (Esch.);  (T|Liiv9a  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  266). 
ô  KaroïKibioç  |uûç  Hésycb.;  (JmîÇ*  MÛç  H.  <  i.-e.  *smêi-  *smï- 
'user  par  le  frottement,  triturer,  broyer,  réduire  en  petits  frag- 
ments, émietter',  cf.  cr|ut\ri  ajuïvuri  (Persson  Wzerw.  119.  181 
n.3.  213  n.l).  Vit.  smîlius' frïaud;  index'  (pour  la  filière  séman- 
tique cf.  gr.  Xixavoç  :  Xeixuu  et  voy.  Niedermann  BB.  26, 231  sq.) 
smaïlùs  'pointu;  friand'  lett.sm^2ews'muzerainnoir'(Prellwitz^ 
293.  2  422). 

cr)Lioi6ç  ou  ajuoîoç,  inoioç,  aiuuôç  gramm.  'maussade'.  Etym. 
obscure.  —  Hypothèse  chez  Prellwitz^  422. 

ainû piç,  -iboç  f.  'émeri'  (Diosc);  {<3)\x\)Çi\hu  'oindre  de  parfums'; 
luûpov  'huile  ou  essence  parfumée'.  crjuup-<i.-e.*sm''>'-  :  *smer- 
'enduire'  dans  got.  smairpr  'graisse'  v.  norr.  sm'iqr  'graisse, 
beurre'  ags.smeon^  v. h. a. .ymero 'graisse'  y.iioxwsmyria  v.h.a. 
i<imrwen  'oindre'  (puis  got.  smarna  f.'cTKÛpaXov',  v.  û-àv.smradil 
\\X.smardvè  'puanteur'  lit.  smirsti  'se  mettre  à  puer'  et  peut-être 
lat.  merda,  voy.  Walde^  s.v.),  v.irl.  smir,  gén.smera 'moelle' 
gaul.  Smerius  SmertuUus,  lit.  smarsas  smarstvas  smarstè 
'graisse  à  cuisiner'.  Curtius-^  714.  Fick  I^  575.  IP  317.  IIP 
527.  Voy.  aussi  s.  v.  ép.  laopûaauu  p.  645. 

ion.  (j|uûpvr|,  hellénist.  ajuûpvâ f. 'myrrhe'.  Voy.  s.v.  jniippâ  p. 652. 

(JiLiOpoç  m.  'une  anguille'  (Arstt.V,  luOpoç  m/sens  (Ath.  VII312f.; 
selon  Plin.  HN.  IX  39  Littré  'le  mâle  de  la  murène');  {a)\x\i- 
paiva  f .  'murène'.  Étym.  "? 

hom.  poét.  (îiaôxu)  'cuire  à  l'étouffée;  fig.  consumer'  :  arm.  mux, 
gén.  ?»a"o;/ 'fumée'  (Bugge  KZ.  32,  20.  Meillet  MSL.  VIII  294), 
v.  irl.  mûcli  gall.  micg  'fumée'  (Fick  IP  218.  Pederseu  K.  Spr. 


—    887    — 

I  122. 185),  \.-e.*{s)mûq/i-;  cl'.  *.siiiug-  C^smetig-  *smoug-)  dans 

aor.  pass.  cfinûYfivai  (Luc),  sigs.smocian(geYm*smuJcOn)  m.b.a. 

smoken  'fumer'  ags.  srnoca  'fumée'  et,  avec  apoph.,  m.  h.  a. 

sinouch  ags.  smiec  (*.s7n«z/^/-)'f"raée,  vapeur'  \.\\çç,r\.sinuucken 

a.gs.sméocan  {*sineukan)'fmueY%  peut-être  ht.smàugiu  s7nih(gti 

'étrangler'  russ.  smûglyj  'bruni,  au  teint  l)run'  (Zupitza  Gutt. 

166  bibl.;. 
aiaujbiE,  -iTfoç  f.  'contusion'.  Voy.  s.  v.  o\xx\v. 
aiauuxw  'broyer'.  Voy.  s.  v.  crjuriv. 
aopeîv  '*faire  reculer,  pousser  devant  soi  ;  mouvoir  vivement; 

intr.  s'avancer  fièrement'  =  skr.  ti/âjài/afi  'ordonner  à  fin. 

d'abandonner  qc.';   cropapoç  'impétueux;  hautain,  arrogant'; 

aopàç,  -àboç  f.  'lascif;   o6^r\  f.  'queue  de  cheval";  àvacjôpn  f. 

'trouble,  tumulte'.  Voy.  s.  v.  aépuu. 
crôXoiKOç  'qui  parle  mal;  gauche,  maladroit,  grossier  'Xcn.)'; 

aoXoïKi^o) 'parler  mal' (lirdt.).  Le  rapi>ort  avec  ZôXoi.  ville  de 

Cilicie  (Strab.  XIV  2,  28)  n'est  pas  tout  à  fait  sûr. 
hom.  crôXoç  m.  'masse  de  fer,  sorte  de  disque'.   Étyni.  obscure; 

a-  <  ='tF-  y 
(Joiaqpôç  'spongieux,  poreux;  creux,  sourd  (voix)'  (Hpc.Arstt.  i  < 

i.-e.  *suouihho-  --=  germ.  '^suamba-  dans  v.  h.  a.  sirmnp  (-6)  m. 

'éponge';  ci'.germ.*suampu-{i.-e.*suom-b2i-)  dans  y.uovr.. '^itopp)' 

'champignon,  boule',  germ.  *suainma-  dans  got.  swannn  ace. 

sg.  'éponge';    à    ce   groupe   appartiennent  aussi  vrais,  angl. 

sM?a;»_29 'marais'  westph.  sïcrt^n^Jew 'monter  et  descendre'  (se  dit 

d'un  sol  marécageux);  m.h.a.  .s'?/m^j/"marais'  (=  v.norr.  so^^j^r 

'boule',  norv.  dial.  aussi  'éponge,  champignon')  peut  être  en 

rapport  apoph.  avec  germ.  *suampi(-;  arm.  (Scheftelowitz  BB. 

29,47)  A-^ame/» 'j'exprime,  je  filtre'  est  ambigu;  cf.  Kulin  KZ. 

4,  17.  Curtius"^  380.  Torp  chez  Fick  III'  549.  Falk-Torp  E\V. 

1209.  Franck-van  Wijk  EW.  8o;>.  Persson  Beitr.  I  189  n.  — 

Voy.  l'art.  arrÔYTOÇ  aqpôfTOç. 

I.  ion.  crooç  'sain  et  sauf.  Voy.  s.  v.  oàoç,  p.  852. 

II.  *(t6oç  >  (Toûç  m.  'élan'.  Voy.  s.  v.  hom.  (Jeûuu  p.  860. 
aopéXXn  f.  'vieux  sarcophage'  (sobriquet  d'un  vieillard  décrépit. 

Aristoph.)  :  (Jopôç  f.  'urne';  la  lin  du  mot  est  peu  claire. 


—     888     — 

liom.  etc.  aopoç  f.  'urne  funéraire;  cercueil;  fig.  vieille  femme 
décrépite'  <  i.-e.  Huorô-s  :  lit.  tveriù  tvérti  'saisir,  enclore' 
tvârtas  'clôture'  ap-tvaras  'clôture';  voy.  s.  v.  att,  (Jeipd  p.  857. 
Schulze  KZ.  28,  280.  Bezzenberger  BB.  12,  240.  -  Sur  lat. 
paries  'muraille'  <  Huariet-  selon  Sommer  Lat.  L.-  u.  FI.  227) 
voy.  auj.  Persson  Beitr.  I  472  sqq. 

(t6ç,  CTri,  (Tov  (*tFo-  *TFâ-)  'ton,  tien'.  Voy.  s.  v.  (Jù. 

att.  aoûjuai  'se  hâter'.  Voy.  s.  v.  hom.  creuuj  p.  860. 

croOcTov  'lis'  (Ath.  XII  513  f.).  Emprunt  sém.,  cf.  hébr.  sûsan 
'lis';  bibl.  chez  Lewy  Fremdvv.  48  sq. 

aoqpôç 'habile;  prudent,  sage;  instruit;  rusé';  crocpiâ,  ion. -iri  f. 
'habileté  manuelle;  savoir,  science;  sagesse';  croqpiZiuu  'rendre 
sage  ou  habile',  moy.  'agir  ou  parler  en  sophiste;  imaginer  ha- 
bilement qc.'.  Brugmann  IF.  XVI 499  sqq.  (bibl.  et  critique  des 
avis  antérieurs)  ramène  (Joqpôç  à  un  i.e-  *tuogUhâ-s  'qui  voit 
clair,  intelligent',  cf.  èTri-dCocpoç  GDI.  4706,  199  et  passim 
(Théra)  'inspecteur,  surveillant',  oéavcpoç'  TiavoOpYOç  Hésych., 
lt-(Jucpoç,  hom.  à  aùcpriXoç  'irrespectueux'  (voy.  s.  v.  p.  92sq.), 
lat.  tuor  {in-,  oh-,  con-tuor)  tueor  'avoir  Fceil  sur  qc,  le  garder 
des  yeux,  veiller  sur,  protéger'  (ce  dernier  rapport  est  très 
douteux,  cf.  Walde^  s.  v.).  —  Lat. /"«fte/- 'artisan'  (Osthoff  PBrB. 
13,  422;  est  parent  de  v.  slav.  dobrû  'bon',  v.  h.  a.  fapfar  'im- 
portant' angl.  dapper  'éveillé  ;  leste'),  —  lat.  sapiens  'intelli- 
gent, sage'  (encore  chez  J.  Schmidt  KZ.  32,  371),  —  hébr. 
souph  'alvéole  de  miel'  (Bréal  MSL.  XI  117sq.),  —  i.e.  Hua- 
-bh-ôs  'puissant  en  lumière,  en  intelligence'  (Prellwitz  BB.  22, 
86),  —  ipécper  beboiKev,  èvTpéTrei.  XuTreî.  cppovTiZiei  Hésych., 
àipeqpéç"  àcppôvTicTTov  H.,  ànjecpéuuv  àfieXuJv  H.  (Fick  BB.  26, 
114  sqq.  2'f^.  107  sq.)  sont  à  écarter. 

cTirâbiS,  -ïKOç  f.  'branche  arrachée'  (Nie.  Al.  528,  avec  â  pour  le 
mètre;  cf.  ion.  (TTrabiZia),  aor.  ptc.  (TirabiSaç  'arracher'  Hrdt.  V 
2h),  partie,  'branche  de  palmier  arrachée  avec  ses  fruits';  — 
CTTTâbujv,  -ovToç  et  -luvoç  m.  'eunuque'  :  (TiTâuu  'tirer'. 

(TTTdGri  f.  'battoir  ou  lourde  palette  en  bois  (pour  serrer  les  fils 
de  trame);  pale  de  la  rame  (Lycophr.);  omoplate  (Hpc.);  épée 
à  extrémité  large  et  plate;  tige  de  palmier  (Hrdt.)';  arraGâv 
'serrer  le  tissu  avec  la  (JTràGri  ;  fig.  gaspiller,  se  livre  à  des 


—     889     — 

excès;  —  rogner':  aixaQilyy)  'remuer  avec  la  spatule';  (îTTaGivriç, 
-ou  m.  'daguet'  Eust.  :  v.  sax.  sjoado  ags.  spadu  'bêche',  i.-e. 
*spê{ï)-  *9pd-  'étendre'  (voy.  s,  v.  (TTiibriç).  Persson  Beitr.  1  197. 
405  sqq.  —  Les  avis  de  Meringer  Stellung  des  bosn.  Hauses  etc. 
103  sq.  (GuâQr\  <  i.-e.  *.sp)idh-  :  lat.  sponda  'bois  de  lit',  v.slav, 
spqdû  'modius'  moy.-néerl.  fat  span  'vaisseau  de  bois  à  anse, 
une  mesure'  dan.  spand  'seau',  le  sens  général  étant  'fait  de 
planches')  et  de  Falk-Torp  EW.  1110  (cTTràGri  v.  sax.  spado  < 
,     i.-e.  *.9/9ê-  *s^9-  'fendre')  ne  sont  pas  plausibles. 

cTTTaipuj  ('seul,  prés.)  ')  'palpiter,  se  trémousser,  se  débattre'  < 
*(JTTap-iuj  i.-e.  '^sprio  =  lit.  spir-iù  (inf.  spirti  lett.  spert)  'je 
pousse  du  pied',  cf.  skr.  sphurât'i  (i.-e.  *sphrrê-)  'pousser  du 
pied,  fouler,  marcher  sur,  bondir,  tressaillir,  trembler,  se  dé- 
battre' sphûra-h  'tremblant'  visphàritam  'lancement'  zd  spa- 
ra'fi  'aller,  fouler  du  pied',  lat.  spernô  pf.  xprëvi  'repousser, 
rejeter,  mépriser,  dédaigner',  irl.  .sv/r(*.s7>e/•e^) 'talon'  ace.  duel 
di  phei'id  gall.  jf'er  'talus,  malleolus'  (  Fick  II"*  300.  Pedersen 
K.  Spr.  I  75),  ags.  speornan  v.norr.  nperiui  'repousser  du  pied' 
v.h.a.  fiispirnit  'il  heurte,  il  trébuche'  ags.  v.sax.  v.li.a.  spur- 
nan  'pousser  du  pied'  v.h.a.  spornon  'p(»usser  du  talon'  v.norr. 
sporna  'heurter'  spyrna  m/sens  v.  h.  a.  etc.  sporo  'éperon',  lit. 
spdrdt/ti  'frapper  continûment  des  pieds'  (Curtius^  287  sq.) 
w.^niss.sperclan  'éminence  du  gros  orteiT  (Fick  H'  300);  une 
forme  sans  .s-initial  dans  v.  slav.  perq  plrati  'fouler'  bl.-russ. 
pori/-per-(''  'expulser'^);  cf.  encore  gr.  acpaîpa  aqpupàç  CTTTupâç 

1)  Cf.  àanuipui  da-rrapiLui  p.  S'.),  dont  l'a-  protlu'ti<|iu'  devant  o-f- 
cons.  est  auj.  confirmé  par  Solnisen   Beitr.  1  21. 

2)  Voy.  Lidén  Arm.  St.  87  s'iq.,  iioui-  qui  la  base  est  identi<iiie 
à  i.-e.  *per-  'battre'  dans  irl.  orn  {*por-no-)  'massacre,  destruction', 
v.  slav.  pïrja  pîréti  'combattre'  serb.  p'èrêm  pràti  'laver'  lit.  pcriù  perfi 
'baigner  qn.',  a.\h.  ijr-e.t  'j'abats  avec  une  haclie,  je  coupe',  nrw.hari 
e-har  aor.  Ç^'prr-)  de  harkanem  'je  bats,  j'abats,  j'atteins,  je  tue.  je 
lèse'  (i.-e.  *per(j-  aussi  dans  irl.  ort/(a]id  'il  bat,  tue,  lèse',  peut-être 
aussi  dans  véd.  pavjânya-h  'dieu  du  tonnerre  et  de  la  pluie'  [autre 
avis  chez  Hirt  IF.  I  479  sqq.:  lit.  perkûnas  'tonnerre,  dieu  du  ton- 
nerre',  lat.  quercus  'chêne',  v.h.a.  f'oraha  'pin'J;  cf.  avec  .s-  v.norr. 
spark  <C  i.-e.  '^\'<j>oi'go-  'pcdis  impulsio'),  skr.  pri-  prt-anâ  zd  p^r't- 
pa.sanâ-  'lutte'. 


—     890     — 

(jTTupaOoç  (yqpupôv  crqpOpa;  i.-e.  *sp{h)er-  *,sp{h)erë-  'tension, 
élasticité,  mouvement  brusque  (partie,  avec  les  pieds),  mouve- 
ment violent  en  gén.',  cf.  Persson  Beitr.  Il  644  sq.  et  voy.  s.  v. 
aTteipo). 

OTxàXaï,  -aKOç  f.  (Arstt.)  et  m.  (El.),  aussi  àGTxakaï  (Arstt.  0pp.) 
crcpdXaE  (Paus.j  àcrqpà\aH  (Babr.)  "taupe';  cf.  crcpaXdaaeiv  xé- 
laveiv.  KevTeîv  Hésych.  àanàXaQoç,  'genêt  épineux'  (signifiant 
propr.,  comme  arraXaE,  "qui  tiraille,  qui  arrache')  dcriraXov 
(Jkûtoç  h.  (JTTaXijacreTai  •  (JTrapàacreTai.  xapdtacJeTai  H.  (JTTÔXm* 
là  TrapaTiXXô|ueva  èpibia  ànà  tujv  dKeXinv  tujv  Tipopâtijuv  H. 
aîràXaOpov  Poli,  ou  (TTrdXauGpov  Phot.  'perche  à  brasser,  tison- 
nier' att.  (TTToXàç,  -àboç  f.  'peau  travaillée;  vêtement  de  peau', 
lat.  spoUun/  'dépouille  d'un  animal,  peau,  armure  enlevée',  skr. 
sphat-  {*spel-t-)  sphut-  phal-  phat-  'fendre,  se  fendre,  crever' 
phcUakam  'morceau  de  bois  fendu'  (voy.  s.  vv.  aqpéXaç  (jqpaXôç) 
patati  'se  fendre,  crever'  patayati'iQnà\'Q,  briser,  déchirer'  (cf. 
aussi  skr.  patu-h  'âpre,  piquant,  salé',  gr.  TiXaiuç  'salé,  acre' 
p.  792),  V.  h.  a.  spaltan  'fendre',  v.  slav.  plévq  pléti  'sarcler' 
plévelû  'mauvaise  herbe'  lit.  spàliai  m.  pi.  'déchets  de  lin',  éol. 
(jTTaXiç  att.  ijiaXiç  f.  'ciseaux'  et  bcp  d'autres;  i.-e.  *sp{h)el{e)- 
*sp{h)elâ^-  'fendre,  faire  voler  en  éclats,  écorcher,  arracher,  etc.' 
Solraseu  Rh.M.  60,  497  sqq.  BPhW.  1906,  col.  725.  Beitr.  I  21. 
Persson  Beitr.  1418.  605.  803  sqq.  844  ^j.  —  Le  rapport  entre 
*.s'geZ-  ((TKdXXuj  aKaXovp)  et  '^spel-  (a-rraXaE)  est  fortuit. 

att.  (jTrdviç,  -euuç  (dat.  ion.  (Tiràvi  Hrdt.)  f.  'rareté,  insuffisance'; 
ion.  att.  andvioç  'rare';  OTxavilw  'être  rare,  manquer  de';  airavoç 
'glabre'.  Voy.  s.  v.ion.  v,  att.  Treivii  (p.  756)  létym.  deSolrasen-). 


1)  Solmsen  Rh.  M.  1.  cit.  y  joint  hom.  Teixeoi  [*a]TTXflTa  voc. 'des- 
ti'ucteur  de  remparts'  et  hom.  baairXfîTK;  (voy.  s.  v.  p.  167)  en  tant 
que  'tirant  avec  violence'  (Erinys),  étym.  contre  lesquelles  ne  pré- 
valent pas  les  avis  de  Frjinkel  Glotta  I  278.  Nom.  ag\  I  42  et  n.  2  et 
Havers  KZ.  43,  243  sq. 

2)  Persson  Beitr.  I  397  n.  1  pense  que  airôviç  pourrait  se  rat- 
tacher à  *spë-  *spd-  'tendre',  en  invoquant  les  sens  de  lett.  spile  spilis 
'cheville  de  bois,  fiche,  fourchette  de  bois  pour  la  pêche  à  l'écre- 
visse,  frein  pour  les  chevaux;  fig-.  nécessité,  détresse,  embarras' 
spkle  'besoin,  manque',    véd.  vispitchn  en  tant  que  "gêne,  détresse', 


—     891     — 

aTTàvo  ç  m.  'bûchette,  torche'  <  *(JTTavFo-ç,  i.-e.  ^spdnuo-s  :  v.  h. a. 
npân  ags.  npôn  'éclat  de  bois'  (gerni.  *spêim-z).  Brugniann 
Grdr.  IP,  1, 200;  i.-e.  *sj){h)ê-,  voy.  s.  v.  acpr|v  et  Persson  Heitr.  I 
404  sqq. 

(TTTapàacruj  f-aauu  prob.  aualo^qque  pour  -Zuu,  cf.  Debrimner  IF. 
XXI  224),  att.  -TTuu  'déchirer;  iiitr.  palpiter';  (JTTctpa-fua  n.  ord. 
pi.  'lambeau';  anapaf^ôç  m.  'déchirement;  convulsioir  :  v.n(»rr. 
spiorr  (*sperrô)  'lambeau'  (Torp  chez  Fick  III'*  .ôl(J.  Falk  Torp 
EW.  1125  s.v.spjœre),  -àrm. pheiih  'morceau  arraché'  i-rth  < 
rkt-)  selon  Persson  Beitr.  I  418  (bibl.).  869  n.  1;  i.-e.*xperég-, 
élargiss.  de  *s{;pK)er{e)-  'fendre,  tailler',  cf.  *sp1ierëg-  s.  v.  aqpapa- 
YeîaGai. 

posthom.  anaoYâv  {*anap'{eiv  dans  ptc.  prés.  ép.  fém.  (TTTap-feO(Ja 
Q.  Sm.)  'être  gonflé  (de  sève,  de  lait,  d'humeur;  —  de  désir,  de 
passion, etc.';  anap-fai'  ôp-fai.  ôp.uailJésych.;  CTTTopYaî'  èpe6ic5")Liol 
eiç  t6  TÊKeîv  H .  ;  àaTTÛpaYOç,  att.  àcrcpâpaYOç  m.'aspergc  ;  tige  nais- 
sante, jeune  pousse'  :  lett.  sprégstu  spréqt  'craquer,  éclater'  lit. 
sprôçj.sfu  sprégtrbom'^connev^sp7-agù  spragè'fi  'craquer,germer, 
bourgeonner'  isz-.sprogas  '\ioi\sse'  spitrgas  'bouton',  zd  xpaVya- 
'barbe  (d'une  flèche/ /'/7y-«;;(/;'^;'</- 'pousse'  i^Fick  PÔT3)  et  bcp 
d'autres;  i.-e.  ^sjjereg-,  alternant  â\(ic*spherèg-,  voy.  s.  v.  aqpa- 
paYeîcT6ai;  le  sens  de  'répandre,  asperger'  api)araît  dans  lat. 
spargO,  lit.  (Xiedermann  IF.  XIX  Anz.  oô)  sparginti  'répandre 
du  sel  dans  un  liquide'  lett,  spurgt  'faire  jaillir  de  l'eau  de  la 
bouche'  spridfindt  'pleuvoir,  jaillir  tout  autour,  etc.'  sprêgdt 
'jaillir;  crépiter';  le  sens  de  'mouvement  vif,  rapide'  dans  v.  norr. 
sparlr  et  .sprcùk'r  'rapide,  vif,  agile',  lett..vp/yv/,s-  spirgfs  'frais, 
vif,  sain'  etc.;  voy.  en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  1  417  s(i.  II 
8(i8s(|.  ibil)l.  '  . 

0TTâpYUJ  {^'■'<pr(j-\,  aor.  '.\.  \)\.  andptav  'Hymn.  à  Ap.  \'2\  'riuiuiiil- 
lotter';  (JTrâpfavov 'lange  pour  les  enfants';  (TTrapYavoûv'cuMuail- 


cf.   i)our   la    siMiiaiiliiiiU'    loti.  s]>nisfs    '[)iiict',    ôtaii;    fig.  eiiibanas'  : 
sprifchic  '.j(^  ttMids'. 

1)  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  i-rek  juge  tiè.s  incertain  le  rap- 
port OTTapYàv  :  gnt.  -/'riks  v.  Ii.  a.  f'reh  v.  norr.  frekr  'avide',  gall.  rhe- 
ut/dil  'libertinage'  C[p]>'(i!fL'^'^  admis  p.  ex.  par  Torp  chez  Fick  III* 
24f),  Falk-Torp  EW.  270,  Forster  Euj;l.  St.  :î9.  330. 


-     892     — 

lotter';  *.sj}erg-  est  nue  forme  élargie  de  *sper-  *pher-  attesté 
par  gv.  (JTTeîpa  f.  'enroulement'  (voy.  s.  v.)  (JTTeîpGv  'bande  de 
toile  pour  envelopper',  &rm.  pharem  pharim  'j'entoure,  j'em- 
brasse'; cf.  lit.  sprlngsfù  springti  'étrangler'  intr.  (en  avalant) 
sprengëti  'étrangler'  intr.  sprangùs  'qui  étrangle'  lett.  sprangdt 
î-sprangât  'enfermer'  î-sprandfét  'presser,  comprimer,  pincer' 
sa-sjjrang a 'cordon  pour  lier  ensemble'  sa-sprangât  'lacer,  bou- 
cler, resserrer'.    Persson  Beitr.  I  386.  418.  847.  870  n.  2. 

aTrapvoç  'clairsemé,  rare';  aTrapvoTToXioç •  ôXitottôXioç  Hésych.: 
(JTreipuu.  —  Lat.  parvos  parum  (Fick  P  571)  sont  à  écarter, 
voy.  s.  V.  uaûpoç  p.  752;  sur  v.  h.  a.  spar  'économe'  (Fick 
1.  cit.  Frobde  BB.  21,  192)  voy.  Pedersen  KZ.  39,  411  sq. 

(jTrdpoç  m.  'spare  ou  brème  de  mer'  (Epicb.  54  K.  Arstt.)  serait, 
selon  Peisson  Beitr,  I  473  n.  3,  avec  lat.  sparus  sparulus^  un 
emploi  métaphorique  d'un  *.spr)'o-  'perche'  (lat.  sparus  -uni 
'javelot')  parent  de  v.  h.  a.  v.sax.  sper  ags.  spere  v.  norr.  spiqr{r) 
sparr  'lance,  dard,  javelot'. 

(jTTàpToç  m.  'sparte';  (TTràpTr)  f.,  aTtapiov  'corde  tressée  avec  du 
sparte'  :  aTreîpa  f.  'enroulement;  filet,  cordage'  cf-rrupiç,  -iboç 
(ion.  (Jcpupiç  Hpc.)  f.  'corbeille  ou  panier  tressé'  cTTTupibiov  dim., 
lit.  spartas  'lien'  spirà  'boulette'.  Curtius^  503.  Fick  P  572. 
Persson  Beitr.  II  870  n.  2.  Lat.  sporta  'corbeille  tressée'  est, 
par  la  voie  étrusque,  l'emprunt  gr.  ace.  aixuplba  selon  Schulze 
SB.  d.  preuss.  Ak.  d.  W.  1905,  p.  709.  —  Prellwitzi  295  sq. 
^424  sq.  et  Persson  KZ.  33,  293  sq.  ont  cru  dégager  un  i.-e. 
*sper-  'être  filamenteux;  éfaufiler,  tresser',  à  quoi  ils  rattachent 
en  outre  lett.  spurstu  spurt  spurût  'éfaufiler'  spurs  'nageoire  ; 
fibre',  v.  norr.  spordr  'queue  de  poisson'  ags.  feai-n  (voy.  sur 
ce  mot  lart.  TTTCpôv  p.  821)  'fougère'. 

aTTâidYTriç,  -ou  m.  'hérisson  de  mer'.  Etym.  inconnue.  —  Le 
rapport  avec  l'obscur  lat.  squâma  'écaille'  (Mansion  Gutt.  216) 
est  à  écarter. 

airaTaXôç 'sensuel,  débauché;  luxuriant'(Anth.);aTTaTàXr|f. "mol- 
lesse, luxe;  parure'  (Anth.j;  aîraTaXoOv  'vivre  dans  les  délices' 
(Spt.).  Etym.  obscure.  —  Prellwitz^  425  admettrait  une  dissim. 
(pour  *crTraXTaX6ç)  et  un  rapport  avec  v.  h.  a.  spïldan  'dissiper' 
(=  ags.  spildiin  'to  waste,  destroy',  i.-e.  *s;peZ- 'fendre,  arracher'  ; 


—     893     — 

cf.  p.  ex.  Torp  chez  P^ick  III*  511,  Persson  Beitr.  II  803  sq. 
et  l'art.  aTrdtXaH  p.  89^1)  ;  la  sémantique  ne  s'y  prête  guère. 

aTraTÎXri  f.  'excrément  li(|uide'  rHpc.  Aristopb.).  Voy.  s.  v.  oi- 
-(TTTuÛTri  p.  693;  -xiXri  :  TiXâv  'avoir  le  flux  de  ventre'. 

hom.  etc.  cTTràuj  OtxG)  (j^'sprf-sô?  ou  ^sprt-iô'^  Voy.  auj.  Brugmanu 
Grdr.  11^,3,  1,  342  n.  1  l)ihl.),  aor.  hom.  êcTTracra'a,  pi'.  é'aTraaiaai 
'tirer,  tirer  hors,  tirer  k  soi,  absorber;  tirailler,  arracher  de  force, 
luxer;  occasionner  des  mouvements  nerveux';  (JTTaafjôç  m.  'spas- 
me, convulsion';  (5nâ(5\xa.  \\.  'rupture  de  fibre  musculaire;  lam- 
beau; spasme';  (JrrâTOç  n.  'peau'  (bépiaa  •  ctkûtoç  llésycb.  = 
'*arraché');  o-aaj'xl^x'  tûjv  (a)TraTéujv  é'XKei,  tûjv  bep|uâTiuv,  tiLv 
titGôjv  h.;  aTTabuuv.  -ôvoç  f. 'tiraillement,  spasme';  arg'.  CTTrâ- 
biov 'champ  de  course'  (  =  '*étendu  dans  le  sens  de  la  longueur'; 
pour  le  -b-  de  dérivation  cf.  airibriç);  (J-rrâeri  f.  (voy.  s.  v.)^); 
TTapa-aTTOtç,  -dboç  f.  'rejeton  qu'on  transplante'  (Théopbr.)  :  lat. 
spatiuiii  'espace  comme  extension  en  longueur  et  largeur,  dis- 
tance, grandeur,  étendue,  carrière;  espace  de  temps,  durée,  etc.', 
V.  h.  a.  spdfi  'tard'  got.  *spédi-  compar.  spêcUza  'plus  tardif 
su])erl.  spPclists  'dernier' 2)  m,  h.  a.  spdn  'dissension,  querelle, 
la.t.co»ife/?/'/ô'v.h.a..s7Jrt«rn?'sollicitare,illiccre,etc.'m.b.a..s7;«»e/î 
'attirer,  exciter'  (prés.  *spf)-nô)  v.  h.  a.  spansf  gi-spanst  'attrait, 
impulsion'  v.  h.  a.  spaniian  {*spr)-nuo-)  'tendere,  intendere.  etc.' 
m.\\.?i.spannen  'étendre,  tendre;  intr. s'étendre,  être  tendu,  être 
dans  l'attente  impatiente,  etc.' m. h. a. «prt»-  w»e.«f 'tension,  tension 
réciproque,  querelle,  désaccord'  v.  h.  a.  spanna  m.  h.  a.  sponue 
(>  anc.  fr.  espau)  'empan,  palme'  néerl.  .<?/>«; 'crampe;  éparvin' 
(cf.  (îTTabuOv)  bas-  ail.  néerl.  sptdfen  'rejaillii'  tvuy.  d'autre  part 
Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.);  i.-e.*.s;^ê-  *spà-  'tendre',  à  côté  de 
quoi  un  synonyme  *{s)pen-  ^{s)pon-  dans  lat.  spons  'impulsion' 
{sponte  mi'd  etc.),  got.  v.  h.  a.  etc.  spinnan  'filer'  (= 'tendre, 
étirer  le  fil';  ^spen-uo-,  cf.  zd  spànvat  -.  spcl-  'proficere')  v.  norr. 
spune  'filage'  et  les  mots  cités  s.  v.  irévouai  \^.  766  sq.,  — 
*{s)pend-  *fipond-,  rcsp.  *spe7}dh-  *spondh-  dans  lat.  sponda 


1)  Persson  Beitr.  I  HîH  ajoute  ici  anàZei'  okvZù.  'Axaioi  Ht''sych. 
(cf.  anaoyiôc.  Av.  Lys.  845).  où  Fici<  BB.  18.  i:W  et  Brugmann-Thumb 
Gr.  Gr."*  137  (voy.  s.  v.  aKvla  p.  879)  ont  vu  nu  -tt-  issu  de  -t]'-'-. 

2)  Voy.  s.  V.  hom.  ÔTiXôrepoç  p.  708. 


894 


'bois  de  lit,  propr.  entrait'  animum  despondeO  'perdre  courage 
(^détendre)',  lit.  spéndzu  spésti  'tendre  des  pièges'  spandyti 
'tendre'  v.  slav.  npqdû  'modius  ;  propr.  empan',  skr.  spandyà 
'cordon,  corde',  lat.  pendô  'pendre,  peser' pe»f/eô  'être  pendu', 
V.  slav.  ^çcZl 'empan';  voy.  s.  v.  crcpabdZiuj.  Cf.  en  dernier  lieu 
Persson  Beitr.  I  394  sqq.  411  sqq.  II  569  sq.  953. 

aiteîpa  (*(T7T6p-m)  f.  'enroulement,  spirale;  filet,  cordage,  veine 
du  bois,  etc.';  {j-rreipâv  'rouler  en  spirales';  att.  (JTreipâ)Lia,  ion. 
-i-||Lia  n.  'replis  d'un  serpent;  fig.  évolution;  —  lange  (cf.  aTrdp- 
Yavovj'  ;  bom.  etc.  CTreîpov  'tissu,  vêtement,  pi.  haillons;  linceul  ; 
voile  de  navire';  cTTreipaiâ  f.  'spirée,  Spiraea  ulmaria  L.'  :  arm. 
pliarem  pliarim  'j'entoure,  j'embrasse',  i.e.  ^.^jer-  :  ^pTier-. 
Scheftelowitz  BB.  29,  36.  Persson  Beitr.  I  386.  Voy.  s.  vv. 
(TTTdpTOÇ  (TTràpYuu. 

bom.  etc,  aTteipuj,  fut.  (J-rrepix),  pf.  ècTTrapKa,  aor.  pass.  ècT-rràpiiv, 
adj.  verb.  aTrapiôç  'semer;  ensemencer;  disséminer';  airépiua  n. 
'semence,  grain,  germe';  cTTrépaboç,  -ouç  n.  'semence'  (Nie); 
aTTopdf.,crTT6poç  m. 'ensemencement';  cf7Topdç,-dboç  m.f. 'épars'; 
aTTopdbriv  'çà  et  là'.  On  a  supposé  (Curtius^  288.  Torp  chez 
Fick  III^  517.  Persson  Beitr.  I  419)  que  crireipu)  appartient  à 
la  souche  de  skr.  sphurdti  gr.  (JTraipuj  (voy.  s.  v.)  lat.  spernô, 
soit  qu'il  note  le  mouvement  de  la  main  dans  l'ensemencement, 
soit  que  le  sens  de  'semer'  procède  du  sens  de  'faire  aller  et 
venir,  faire  se  disperser';  cf.  m.  h.  a.  sprclt  'jaillissement'  ail. 
mod.  sprulien  'jaillir;  faire  jaillir'  (v.h.a.  ^spnioen,  i.-e.  *sprô- 
alternant  avec  ^sprè-),  arm,  pliarat  'éparpillé,  séparé,  etc' 
(Bugge  Beitr.  20)  splirem  'je  disperse'  5|)/iir 'disséminé,  étendu' 
sphirkh  'dispersion'  (bibl.  chez  Hubschmann  Arm.  Gr.  1  494; 
voy. auj.  Persson  Beitr.  1 418.  419  n.  2),  \.-e.'''spih)er'  *sp(h)erê--^ 
—  cf.  une  base  en  -/-  dans  ûw.pharpliaraycdè  'se  mouvoir  vio- 
lemment de  ci  de  là',  gr.  acppiaî*  dTreiXaî,  ôpYCxi  Hésych.,  irl. 
(Fick  II''^301)  .sj'ëim  srëdim'je  lance',  v.  b.  a.  prêt,  .-^preiz  m.  h.  a. 
sprlzen  'voler  en  éclats'  v.  h.  a.  m.  b.  a.  spreiten  'étendre',  lit. 
spraînas  'fixe,  hypermétrope  (œil;  propr.  'large  ouvert')';  — 
une  base  en  -ti-  dans  v.  b.  a.  sprhi  (gén.  spriuwes)  'balle  (du 
blé,  qui  s'éparpille)'  m.  h.  a.  sprœiren  m.  néerl.  spraeîen  (=got. 
"^sprëwjan)  'jaillir;  faire  jaillir, répandre', gall. (Fick  \.Q\i.)ff}'au 


-     895     — 

'fluor,  flux  us,  profluvium',  lett.  spranjd.s  spraut/s'^'élexer,  lever 
(intr.,  semence,  etc.j'  et  bcp  d'autre»;  voy.  auj.  Perssoii  Britr. 
II644sq.  789 sq.  851  et  les  art.  cr-rrapTâv  crcpapafeîv,  puisfi.-e. 
*perk-  *prek-)  TiepKVoç  npôE  pi.  npuJKeç. 

(a)TTé\e9oç  m.  'fiente'  (Aristopli.);  ùaTTéXeGoç  ni.  'fumier  de  porc' 
Poil.;  (TTréWriHr  (JneXéGoiç  lIésych.;TTeXXîa*  (JTréXeôoi  II.  Origine 
inconnue.  —  Etym.  sém.  (aram.  zehel  'fumier')  chez  Lcwy 
Fremdw.  69. 

liom.  etc.  aTiévbuj,  fut.  aTreiaw,  pf.  pass.  êarreiai^ai 'verser  en 
forme  de  libation  ;  gort.  promettre  ;  moy.  consacrer  par  une 
libation  fun  traité),  conclure  un  arrangement';  cTTTOvbr)  f. 'libation; 
pi.  traité,  alliance,  convention;  trêve'  :  lat.  spondeô  pf.  apopundi 
'promettre  solennellement,  s'engager  à,  garantir'  sponsa  'fiancée' 
respondeo  'promettre  en  retour;  répondre'.  Vanicek  Lat.  8pr.- 
308.    Mcringcr  Worter  u.  Saclien  I  177  s(|. 

(TTréoç  n.  'antre'.   Voy.  s.  v.  amiXaiov. 

iiom.  etc.  airépxuJ  trans.  'pousser  rapidement',  intr.  et  pass.  'se 
précipiter,  se  hâter  ((JTrepxoiaevoç  'pressé,  rajiide,  impétueux'-; 
fig.  s'emporter,  s'irriter';  cnrepxvôç  'rapide,  impétueux  (Ilsd. 
Esch.);  violent  (mal.  Hpc.)';  aTTépYbrjv  •  tppiuinévuuç  Hésycli.; 
hom.  à-arrepxéç  'avec  ardeur'  :  skr.  sprUaifati  'désirer'  zd  n- 
-i^pav'z-  {a-spr)r''zatd) 'être  appliqué',  i.-e.  *sper-gh-  'idée  d'élan, 
de  hâte',  élargiss.  de  ''^sp(Ji)ere-  étudié  s.  v.  (JTraipuj.  Curtius"' 
195.  Perssou  Wzorw.  27.  Beitr.  II  S71. 

nom.  etc.  a  Treébuj 'presser,  hâter;  rechercher  avec  empressement; 
intr.  se  hâter;  s'efforcer';  aTTOubiî  f.'hâte,  empressement;  effort; 
zèle,  ardeur;  brigue;  sérieux,  gravité';  (JTTOubdZluj  's'empresser, 
prendre  parti  pour';  cfTTOubaîoç  'empressé,  diligent,  etc.' :  lit. 
.spiidinti  'se  hâter,  s'enfuir',  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  'dbl)pu}}e 
(th.  *spi(d-'na-)  'affaire',  l'idée  de  hâte  et  d'effort  zélé  étant 
proche  de  celle  de  tension,  de  pression  exprimée  par  h&it.'^spattd- 
dans  Ut.  spdudlu  /^pâxsfi  'presser'  sjjaudd  'presse'  spaustùids 
spausturè  'presse,  pressoir',  cf.  peut-être  gr.  anoébaE  •  àXeipi- 
Pavoç  Hésych.,  lit.  paspudé'ti'se  tourmenter,  se  fatiguer';  *.s;/;e«  d- 
est  un  élargiss.  de  '^spèu-  '^spû-  (skr.  sjjhavdi/ati  'engraisser, 
trans.,  faire  se  distendre',  gr.  è0(pubuu|Lievoç  'gonflé  de  nian- 
geaille'),  parallèle  à  *.s'/j<5i-  *sp/-,  voy.  l'art.  aTTibrjç.  Persson 


—     896     — 

Wzerw.  144.  290.  Beitr.  I  415.  Fick  BB.  29,  197  sq.  —  Arm. 
phoyth,  géu.  pJmthoy  'zèle'  (Hiibschiiiann  Arni.Gr.  1501)  fait 
difficulté  par  son  -th-  (Meillet  MSL.  X  277.  Pedersen  KZ.  38, 
200.  Persson  Beitr.  I  415  n.  1).  —  Lat.  studeô  est  apparenté 
ailleurs;  voy.  Walde^  s.  v. 

amîXaiov  'antre,  caverne'  (Plat.);  (TTrfiXuTE,  -uttoç  f.  m/sens 
(Arstt.  Théocr.);  cf.  boni.  cTTréoç  (gén.  aTreiouç  c.à-d.  cfTreîoç, 
dat.  (5Tir\\,  dat.  pi.  amneacri;  cf.  Brngmann  IF.  IX  159sqq.  bibl.) 
n.  m/sens.  On  a  supposé  un  rapport  avec  v.  slav.^ëcTjî/rrbulla' 
pnchati  Ventilare'  pachû  'odor',  gall.  ffun  {*sposnâ?  Fick  IP 
302;  voy.  aussi  Foy  IF.  VI 320)  'balitus,  anhelitus,  spiritus'^), 
i.-e.  *(s)pës-  'souffler',  élargi  par  -d-  dans  lat.  pëdô  {^pezdo) 
^v.  pbéw  {*bzd-es-ô);  cf.  pour  la  sémantique  àvtpov  :  âveinoç. 
Persson  Wzerw.  199.  Walde^  731  (bibl.). 

bom.  aiTibriç,  -éoç  'étendu,  long'  A  754;  OTribioç  m/sens  (Escb.) 
aiTibôBev  'juaKpoBev'  (Antim.);  cr7TiZ;uj  'èKTeivuu'  scol.  Ar.  Guêp. 
18.  Eust.;  *aTnb-  'tractus' dans  ace.  pi.  éXedTTibaç  (*éXecr-(rTrib-) 
'lieux  marécageux'  (Ap.  Rb.  I  1266);  ambvôv  ttukvôv,  cruvexéç, 
TrerrriYoç  Hésycb.  ;  ambôev  '  . . .  ttukvôv  H.  :  lat.  spissus  {*spids-o-) 
'étendu,  partie,  dans  le  temps,  long,  lent,  tardif,  pénible',  lett. 
spîfchu  spîft  'presser'  spaids  'presse'  spaidit  'presser,  serrer'  lit. 
pri-spekzù  -52?é'?si«"enlacer  étroitement  qc'  su-speiczù  spelsfi 
'étreindre  en  enlaçant'  spëczù  spësti  'essaimer'  spintù  spisfi'se 
former  en  essaim';  i.-e.  *spëi-  *spdi-  *spî-  {*sph-)  'tendre,  éten- 
dre, étirer  (morphème  -d-  :  -dh-  dans  OmQaiir],  voy.  s.  v.);  voy. 
les  art.  CTTràiu  cTTrdBri  acpibn.  Persson  Beitr.  I  386  sqq.  (bibl.). 
420  n.  1. 

ameaiuri  f.  'empan'  (Hrdt.  Plat.)  :  (TTribriç  'étendu'  (alternance 
-dh-  :  -d-,  cf.  àXbaivuu  :  âX6o|uai,  luéXbuu  :  |uaX0aKÔç  ;  le  -6-  de  déri- 
vation aussi  dans  onàQx]  et  (TTTiGiai  gl.,  voy.  s.  v.  (JttiXoç);  cf. 
en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  I  394  sqq. 

cTTiiXoç  f.  et  bom.  etc.  cririXàç,  -àboç  f. 'écueil,  récif  :  m.  b.  a.  spïl 
m.  'pointe  (de  lance)'  m.  b.  a.  spîle  'brochette'  ail.  dial.  speil 
'éclat  de  bois'  v.  norr.  spila  f.  'morceau  de  bois  étroit  et  mince' 


1)  [Gall.  ffun  <;  *spoisn-  :  lat.  spiro  <  *speis-o.    Jones  A  Welsh 
grammar  (1913),  p.  143.] 


-      897     — 

(germ.  *spt-la-  *spf-Iô{n)-),  tchèq.  spile  "pointe,  bois  pointu'  lett. 
spile  .spiHs'QhQ\i\\e  on  fourchette  de  bois',  puis  lat.  f!2)/)ia  'épine' 
sptnus  'buisson  épineux,  prunellier'  splca  -n.s  -uni  'épi'  (  :  lett. 
spUds  'baïonnette',  néerl.  .sy>/e  'cheville'  <  gerni.  *xpr/0  n)-,  i.-e. 
*spiqa-.  Franck-van  WijkEW.  G44)  spiculum  'dard,  pointe  d  un 
trait,  flèche'  secespita  'couteau  de  sacrifice'  (<  ^sece-  *seces-, 
cf.  secô  +  *spi-fd  'instrument  pointu  pour  couper'j,  m.  b.  a. 
fijnr  'pointe,  surtout  de  chaumes  et  de  tiges  d'herbe,  épi'  ags. 
sjjir  'tige  de  roseau'  v.  norr.  .spira  'tige,  canal,  tronc  d'arbre 
de  faible  épaisseur'  (gcrm.  *spï-ra-  *spi-i'6(n)-)  m.  h.  a.  spidel 
spedel  ail.  (liai,  spndel  'éclat  de  bois'  (germ.  *sj)hj)l<i-)  v.  sax. 
spenula  .spineli(  'boucle,  épingle  à  cheveux'  v.  h.  a.  spemila  etc. 
'acus,  aeus  crinalis,  fibula,  etc.' m.  h.  a.  .s^^eceZ 'épingle'  ail.  mod. 
sjnlle  {*spi)}Ie)  'fuseau'  m.  h.  a.  spilHiic  spinlinc  'petite  prune 
jaune'  v.  h.  a.  m.  h.  a.  sp'iz  'broche'  ags.  spitu  'broche'  v.  h.  a. 
■spizzi  'pointu'  (i.-e.  *^pid-)  etc.  v.  h.  a.  speiliha  ags.  spàca 
'rayon,  rais'  m.  h.  a.  splcher  'clou'  ags.  spicinij  'pointe,  clou' 
v.  norr.  spikr  'clou'  (germ.^.s-prt/A--  *sp/l--)  etc..  Ut.. spifiiJi/.s  'étoile 
au  front  des  bêtes'  spifnà  'ardillon'  {zolè  i^ii)  spcujleis  '(plante 
à)  piquants'  lett.  spailes  pi.  'bâtons  fendus  à  un  bout  pour  pincer' 
spdifjlis  et  .spaigle  'fourchette  à  écrevisses'  etc.,  gr.  (TTTiôiar 
aaviîreç  veuuç  Ilésych.;  cf.  sans  s-  initial  lat.  pinna  C^pitnâ) 
'créneau  de  muraille'  (:lit.  .^pitnù  'ardillon')  pdum  'javelot', 
tous  dérivés  de  \.-Q,.*.spei-  *.spi-  'être  pointu',  spécialisation  de 
*.<;pei-  *.^pî-  'étendre,  étirer'.  Cf.  Persson  Wzerw.  191  (^bibl.l 
Beitr.  I  407  sqij.  (l)ibl.).  Torp  chez  Fick  111'  r)12  sc].  Walde- 
s.  v.  piinxi  (bibl.). 
(TttîXoç  aTTÎXoç  m.  'tache,  saleté';  aTriXoûv  'souiller'.    Voy.  lart. 

Ol-(jTTUL)Tr|  f.  p.  693. 

hom.  ait.  cfTTivSrip,  -npoç  m.  'étincelle';  aTTiv6dpuE,  -ufoç  f.  m/sens 
(.\p.  Rh.);  0TTiv0apiç,  -iboç  f.  m  sens  (Hymii.  à  Ap.  -?(i4  :  j)ont- 
être  aussi  nom  d'un  oiseau;  voy.  en  dernier  lieu  Robert  Les 
noms  des  oiseaux  en  gr.  anc.  (î4  S(|.)  :  lit.  spi-ftn  sp/sfi  'briller, 
étinceler'  spindzu  spindefi  'briller"  lett.  sp/du  sp'nlêt  'briller' 
Zupit/a  KZ.  36,(51);  lett.  tipùdrs  'luisant,  brillant'  (Bechtel 
llH.  23,  200),  issu  d  un  *.s/)^;»rfr<f.v,  s'expliiiuerait  par  un  passage 
do  la  série  -/'-  dans  la  .série  -e-,   cf.    Tersson  Beitr.  I  156.  — 

67 


—     898     — 

Niedermanu  IF.  XXVI  58  sq.  voit  dans  (JTTivGrip  et  lat.  scin- 
tilla deux  dissimilations  d'un  préindo-eur.  (méditerr.)  *stint{h)-. 

anivoç  'maigre' :  irl. -sëiw  {*.spei-mi-,  *spëi-mi')  'exilis,  macer' 
sêime  'minceur,  maigreur'  (Fick  11^290),  i.-e.'^spëi-  ^spî- "éten- 
dre, étirer  (cf.  skr.  tanû-h  lat.  tenuis  'mince,  etc.'  :  i.-e.  Hen- 
skr.  tanôti  gr.  Teivuu  'tendre'}.  A  une  R.  élargie  par  -Ti-  -g-  se 
ramènent  anxKavov  aTiâviov  Hésyeh.,  (Jttiyvov  luiKpôv,  ppaxO 
H.,  cf.  suéd.  dial.  spîkjin  'mince,  fluet,  maigre  (terre)'  etc., 
puis  suéd.  dial.  5^mA(e)  'personne  fluette'  etc.;  ce  groupe  peut 
être  tout  proche  du  suiv.,  cf.  Persson  Beitr.  I  402  sqq. 

aTTivoç  m.  ({Juiva  (TmvGiov  a-rriTTOç  cfmJYTCtç  TTiYTaç  Hésyeh.) 
'pinson'  (Aristoph.  El.);  6-n\La  (*crTriYia  ou  *(TîriYYlot)  f.  'pinson' 
(Soph.  Arstt.);  (JTriZ;iTr|ç,  -ou  m. 'mésange  grande-charbonnière. 
Parus  major  L.';  crm^iâç,  -ou  m.  'épervier,  Accipiter  nisus  L.' 
(Arstt.)  ;  ôpo-CTTTiZ^oç  m.  'pinson  de  montagne'  (Arstt.)  :  suéd. 
dial.  spink  etc.  v.  h.  a.  fincho  ags.  fine  'pinson'  (p.  ex.  Torp 
chez  Fick  III*  241  sq.);  on  admet  ord.  l'onomatopée,  mais  *>ipi- 
'pépier',  au  rebours  de  *pi-,  n'est  pas  sûrement  attesté,  et  omlvj 
'pépier'  (^cnTiYlu)  ou  *0'ttiyy1<JJ)  peut  être  une  formation  secondaire 
au  sens  de  'pépier  comme  un  pinson';  pour  lett.  spidfu  spiijt 
'strider  (souris)'  cf.  lit.  spengia  spenJcti  'tinter  (oreilles)';  cririvoç 
'petit  oiseau'  est  peut-être  l'adj.  airivoç  'maigre'  érigé  en  subst.; 
voy.  dans  ce  sens  Persson  Beitr.  1402  sqq.  —  Un  rapport  de  v.h.a. 
fincho  etc.  avec  \îit.pingô  'peindre,  broder',  skr.  pi^àga-h  piïd- 
gald-Ji  'brun  rouge'  (puis  irl.  êcne  'saumon',  gr.  TTiYYa^oÇ  '»» 
lézard',  voy.  s.  v.  ttoikîXoç  p.  800)  a  été  proposé  par  Fick  P 
78.  472.  482,  Franck-van  Wijk  EW.  744,  mais  obligerait  à 
séparer  suéd.  spink  de  v.  h.  a.  fincho,  car  il  n'est  pas  de  trace 
d'un  i.-e.  '^'speiJc-  'bigarrer'. 

(TTrXribôç  m.  (aTiXribiu  f.  Hésyeh.)  'cendre'  (Nie.  Lycophr.)  :  véd. 
vi-spul-itdgakd-h  'projetant  des  étincelles'  (à  côté  de  ri-sphtil- 
hdga-h  sphidhdga-h  'étincelle'),  ann. phaiphaiim  phalphim  'je 
W\\\e' phayl  'éclat'  {*phalg-.  Bugge  Beitr.  19.  34),  lat.  splendeo 
'briller'  (l'existence  de  lit.  splendzu  splendèti  'luire'  n'est  pas 
sûre),  irl.  less  'lumière'  i^plentto-  *plend-to-  selon  Strachan 
BB.  14,  313),  lett.  spulgût  'briller,  étinceler'.  Persson  BB.  19, 


—     899     — 

258  sqq.  Beitr.  1  419.  II  960;  voy.  aussi  Johansson  IF.  II  43, 
Zupitza  KZ.  36,  61.  65.  73  et  Walde  IF.  XXV  165. 

posthom.  aTiXriv  (*aTTXriYx),  gén.  aîtXrivôç  (par  influence  du  nom.) 
m.  'rate';  liora.  etc.  aTrXdfxvov,  ord.  pi.  'viscère'  (ne  doit  pas 
être  séparé  du  préc,  malgré  Meiliet  Etudes  17u)  :  ^kw  phhân- 
zd  spdv^zan-  arm.  phaycaln  {* pliai gl en- '^  Voy.  Meiliet  1.  cit.) 
lat.  lien  irl.  nelg  moy.-bret.  felc'h  (*spelgha)  v.  slav,  slèzena 
lit.  hluznîs  V.  pruss.  hlusne  'rate'  fCurtius''  288  sq.);  les  rapports 
phon.  sont  peu  clairs;  voy.  Wackernagel  Ai.  Gr.  I  19.  Bartlio- 
lomae  WfklPh.  1897,  col.  621.  Pedersen  KZ.  38,  402  sq.  Rei- 
chelt  KZ.  39,  13  (bibl  ).  Walde  IF.  XXV  160  sqq.  Per.sson 
Beitr.  II  906  n.  1.  Vendryes  MSL.  XVIII  310.  —  V.b.a.  milzi 
'rate'  (Petersson  IF.  XXIII  158  sqq.)  est  à  écarter. 

ff-rrXTiviov  'bandage  pour  les  plaies'  (Hpc.  Pbilém.)  est  le  dim. 
du  préc,  lequel  est  employé  dans  le  m/sens  par  Hpc.  745:  cf. 
Petersen  Greek  dim.  in  -lov  68. 

hom.  etc.  ctttôtyoç,  att.  aussi  (Tqp-,  m.  'éponge;  glande'  :  prob. 
arm.  sun<i  sunk  'éponge,  cbêne  liège,  pierre  ponce'  'Bugge 
KZ.  32,  65.  Pedersen  KZ.  38,  2U0.  39,  422).  —  V.  slav.  (jqlm 
'éponge'  lit.  gumhas  'éminence.  loupe,  excroissance  sur  un  corps 
organique'  (Pedersen  Mat.  i  prace  I  165  sqq.)  semblent  devoir 
être  écartés;  cf.  Berneker  EW.  340.  —  Lat.  fungu.s  'cbam- 
pignon'  est  l'emprunt  grec;  cf.  Walde^^  s.  v.  (bibl.i.  —  V.  h.  a. 
swamb  'éponge'  (<  i.-e.  '^sgU{h)ombho-,  avec  métathèse  de 
*spJiuo)âgo-  et  -bh-  <  />A-  dans  le  voisinage  d'une  nasale,  .*<elon 
Pedersen  1.  cit.;  même  rai)procliement  dans  ui^  autre  analvse 
chez  Luft  KZ.  36,  147)  a  été  apparenté  plus  haut  à  aojuqpôç.  — 
Autres  rapports  encore  chez  Prelhvitz*  428. 

hom.  etc.  aTTobôç  f.  'cendre;  poussière;  scorie';  boni.  etc.  airobid, 
ion.-iri  f.  m/sens;  cTTToboûv  'réduire  en  cendres' ^  Hpc);  anobiZieiv 
'cuire  sous  la  cendre'  (Plat.);  airobeîv  '♦réduire  en  cendres, 
détruire,  broyer'.  Etym.  inconnue.  —  Avis  non  plausible  clicz 
Bréal  :\ISL.  XV  343. 

att.  cfTToXâç.-âboçf.  'peau  travaillée:  vêtement  de  peau;  cuirasse'. 
Voy.s.  V.  aTtâXat.  -  Il  n'y  a  pas  lieu  de  distinguer  avec  Solmsen 
Rb.M.  60,497s(iq.  deux  airoXciç,  dont  l'un  serait  un  doublet  de 
(jToXâç,  lequel  est  apparenté  ailleurs;  cf.  Persson  Heitr.  1 803  n.5. 


—     900     - 

(jTrovbûXri.  att.  acpovb-  f.  'un  coléoptère (V)'  (Ar.  Paix  1077  [-0  ]. 
Arstt.  Théoplir.)  semble  être  en  rapport  qlcq  avec  le  suiv.  — 
Prellwitz^  428  évoque  lett.  apindele  'un  taon'  spindét  'tinter; 
pleurer-,  bourdonner'  (?). 

ion.etlg'comm.  aTTÔvbuXoç^att.  acpôvb-  m/vertèbre;  articulation 
de  la  queue  du  scorpion  (Nie.  Th.  797;  fém.);  crête  épineuse 
sur  la  tête  du  KecTTpeûç;  tambour  de  colonne;  fusaïole,  etc.'  Voy. 
s.  V.  aqpabàCuu. 

CTTTop  fiXoç  ni.  "moineau'  (Ar.  Ois.  300),  cf.  (cr)TrépYOu\oç *  ôpvi- 
0àpiov  ttYpiov  Hésycb.  et  TTupTiiriç  m.  (Gai.,  voy.  Thompson 
Greek  birds  158  sq.)  :  m.  b.  a.  sperJce  sperch{e)  'moineau', 
V.  pruss.  spurglis  'moineau'  .spergla-wanaq  (lisez  -icanagis) 
'épervier'  (prim.  'autour  des  moineaux');  cf.  ensuite  (T-rrapâ- 
mov  ôpveov  èjuqpepèç  aipouGm  H.,  got.  sparwa  y.  uon\  sporr 
ags.  spearwa  v.  h.  a.  sparo  (germ.  *sparua{n)-)  'moineau'  v.  b.  a. 
sprà  'étourneau',  corn,  fi'au  bret.  mod.  fraô  'corneille  grise' 
(ce\t.*.s[p]rau-o-),  lat.j9rtrr« 'orfraie'  ombr.  parf  a  m  ^jar/W  'par- 
ram'  {*paresà)\  le  sens  de  'moineau'  recouvre  peut-être  celui 
de  '*qui  sautille',  cf.  cmaipuj  (Hoffmann  BB.  21,  140;  Brug- 
manu  IF.  XIII  IbO  n.  propose  celui  de  '*qui  gratte  la  terre');  le 
sens  de 'moucheté',  cf .  (TTreîpuj,  n'est  pas  plus  sûr.  Cf.  J.  Schmidt 
KZ.  22,  316  sq.  Curtius5  697.  FickIP317.  IlI^ôlOsq.  Robert 
Les  noms  des  oiseaux  en  gr.  anc.  25  sq.  (bibl.).  Voy.  s.  v.  njdp. 

cfTnjpaGoç  m.  ou  f.  (Ttùp-  Nie.)  'crotte  de  chèvre  ou  de  brebis' 
(Hpc.  Diosc);  cnrupdç,  att.  crcpupdç,  -dboç  f.  m/sens;  fig.  'pilule' 
(Hpc.)  <  *sp{hyr-  :  acpaîpa  f.  'balle'  {*sphr-ia),  lit.  aviû  spirà 
'crottin  de  brebis'  i  :  inf.  spirtl,  voy.  s.  vv.  (Tiraipa)  (Tqpaîpa);  cf. 
en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  I  417.  II  755. 

<y7Tupiç,  ion.  acpupiç  (Hpc),  -iboç  f.  {^sp{hfrid-)  'corbeille  ou 
panier  tressé'.  Voy.  s.  v.  CTTrâpioç. 

posthora.cTTaTwVj-ôvoç  f.  'goutte  qui  découle';  (TiàTeç  f.  pi.  m/sens 
(Ap.  Rh.);  hom.  etc.  oiai^,  fut.  CTTàHuu,  aor.  pass.  inf.  (TTaYnvai 
'distiller,  faire  couler;  intr.  dégoutter';  cfTaKTÔç'qui  coule  goutte 
k  goutte',  aTttKTri  (scil.  Koviâ)  f.  'lessive  de  cendres',  (scil.  èXaiâ) 
'huile  de  myrrhe';  (TTaKTa  n.  pi.  prob.  'filtres'  :  lat.  sfagmim 
■'eau  stagnante,  étang,  lac,  marais'  (Persson  Wzerw.  23.  Frohde 
BB.  21,  198.   Brugmann  Grdr.  IP,  1,  262  bibl.),  v.  bret.  staer 


—     901      - 

bret.  niod,  .ster  'rivière'  (*stag-ra-.  Fick  11-*  312.  Henry  Bret. 
253)  gall.  taen  'conspersio'  {*ta(j-nâ-.  Stracban  BB.  14,  316. 
Stokes  chez  Fick  II*  121  et  BB.  21,  126  sq.).  —  L'hypothèse 
d'un  gr.  cTTar-  <  '^stidq-  et  d'un  rapport  avec  v.  norr.  stolkua 
'se  mouvoir  soudain,  jaillir,  crever'  (Fick  1'  569)  est  à  écarter. 

(TTabiov  ([)\.  aiâhiox  Hrdt.  Théocr.  att.épigr.j  'champ  de  course, 
carrière;  stade';  la  forme  ancienne  est  arj^.  arrâbiov,  voy.  s.  v. 
(TTràuj;  oxàbiov  peut  être  par  influence  de  aiâbioç  'stable,  ferme, 
fixe'  ('distance  fixe?');  cf.  Prell\vitz2  429.  Persson  Beitr,  1395 
n.  1. 

aiâbioç  'stable,  ferme,  fixe,  raide.  immobile';  —  CTTaôepôç 'stable, 
ferme,  solide,  inmiobile':  ajàQyix]  f.  'cordeau,  etc.,  \&t.anftissi.i; 
araeiLiôç  lord.  pi.  aTaôiaâ)  m.  'étable,  gîte;  bergerie,  etc.;  rési- 
dence; étape;  —  pilier;  —  poids;  balance'  :  l'airmi. 

att,  (TTaBevjuu  'rôtir,  faire  frire'.  Etym.  inconnue. 

aTaiç  on  aTOÎç,  gén.  aiaiTÔç  n.  'pâte  de  farine  de  froment;  — 
axeap'.   Voy.  s.  v.  arëap. 

posthom.  cTTaXàaauj,  att.  -ttuj  i tardif  ataXàv,  -âZeiv)  'verser 
goutte  à  goutte;  intr.  dégoutter';  aîâXafiaa  n.  'goutte';  ara- 
\a-(ixàç  m.  'écoulement  goutte  à  goutte';  (TràXOE  f.  (leçon  prob.) 
'aTaXttTiuôç'  Zon  ;  vcoaiâXOE  'veobaKpuTOç'  Hésych.  :  gr.  téXua 
n.  'eau  stagnante,  marais;  boue,  vase;  mortier',  puis  (Be/.zen- 
berger  chez  Fick  II"*  312)  m.  bret.  staut  bret.  mod.  sfaof  'urine" 
{*staJfo-\  voy.  pourtant  Henry  Bret. 252  bibl.),  augl..ç^«/f' 'urine' 
to  stale  'uriner'  m.  b.  a.  st((I  'urine  (des  chevaux)'  m.  b.  a.  ail. 
mod.  staUen  'uriner'  (restreint  aux  chevaux  par  as.sociation 
avec  staJl  'stabulum'),  lit.  teléu  tel  et  i  'uriner'  (Persson  Beitr.  I 
467  sq.). 

(jTàXiE,  -iKOç  f.  (Théocr.),  criaXiç,  -iboç  f.  Hésych.  'pieu  retenant 
les  filets  de  chasse'  peuvent  être  rattachés  autant  à  \.-e.'^sf[h)a-, 
en  tant  que  *st{h)r*-l-,  qu'à  i.-e.  *st{h<el-.  en  tant  que  **'^i,/?V/-: 
cf.  V.  slav.  sto/â  '6pôvoç,  cTKaïuviov'  etc.  et  voy.  Persson  Beitr. 
1  423  n.  4.  Il  578  u.  1. 

araïaîv-  m.  (hom.  axainîveaai  e  252  par  -ï-  est  isolé  et  peut-être 
très  ancien;  cf.  Brugmann  Ordr.  11-,  1,  315  n.  1  )  au  pi.  'allon- 
ges verticales'  supi)(>rt;uit  le  plancher  des  châteaux  'ÏKpia:  cf. 
Cartault  La  trière  ath.  48  sq.)  :  latTiMi. 


—     902     - 

ion.  att,  (JTd|Livoç  m.  'cruche  à  vin'  :  ïcntim  ari'iiuujv  ;  cf.  ensuite 
v.h.â.stanta  'tonneau  à  fermenter',  lit.  sfatiné  {-tyné)  'grande 
cuve  de  bois'  (p.  ex.  Curtius-^  211  sq.  Brugmann  Grdr.  P686. 
IF,  1,  231.  Falk-Torp  EW.  1148). 

aràaiç,  -euuç  f.  trans,  'action  de  poser  debout',  intr.  'action  de  se 
tenir,  d'où: stabilité,  fixité;  place,  lieu;  position;  —  action  de  se 
lever,  d'où  :  soulèvement,  révolte,  différend,  lutte  (cf.  OTaaiâlijj'se 
révolter',  araaiujTriç,  -ou  m.  'factieux')'  —  skr.  sthiti-h  'la  station 
debout',  got.  staps  (germ.  *stadi-)  v.b.a.  stat  ags.  stede  v.  norr. 
stadr  'place',  cf.  lat.  statiô  élargi  de  *stati-  (cf.  stàtim  'sur  le 
champ'),  i.-e.  *sthd-H-s\  cf.  i.-e.  "^stha-ti-s  dans  zd  staHi-  'sta- 
tion debout,  état',  \.ûdi,\. postati  'détermination';  (JTaiôç  'sta- 
tionnaire;  stagnant;  raide'  =  skr.  sthitâ-h  etc.,  voy.  s.  v.  ïcTTriiai 
p.  384;  (JTaTiKÔç  'astringent;  —  propre  à  peser';  aiàaiiuoç,  -ov 
'sédentaire;  massif;  ferme;  constant;  grave'. 

axairip,  -fipoç  m.  'statère  (poids  et  monnaie)' :  skr.  sthàtar-  m. 
'conducteur'  ('*celui  qui  se  tient  là  debout')  stliâtf  n.  'ce  qui 
est  debout',  lat.  Stator,  i.-e.  *sthà-,  voy.  s.  v.  l'airiiLii  p.  384. 

hom.  etc.  axaupoç  m.  'pieu;  pal;  croix'  :  lat.  -staurâre,  v.  norr. 
staurr  'poteau',  i.-e.  *sfhau-  *st1iû-  'être  debout',  attesté  encore 
par  skr.  sthavard-h  'qui  est  debout,  qui  s'arrête,  immobile, 
ferme,  stable',  ags.  stôw  'place'  stôwian  'retenir',  lit.  stovà 
'place,  lieu  de  séjour'  stôvis  'état'  stovus  'stagnant,  constant' 
stôviu  stovëti  'être  debout'  stâunu  m/sens  lett.  stâws  'qui  est 
debout,  droit,  escarpé'  stâirét  'être  debout,  rester'  v.  slav.  sta- 
viti  'statuere,  constituere',  skr.  sthûna  'poteau,  pilier,  colonne' 
(avec  moy.-skr.  -n-  <  -n-.  J.  Schmidt  KZ.  32,  385)  zd  stûna- 
stuna-  'colonne',  gr.  (Ttûuj  o)uai,  pf.  êcTTûKa  'être  en  érection' 
(la  doctrine  d'Osthoff  MU.  IV  xii  est  à  rejeter)  criûiua  n.  'erectio 
pénis'  (JtOXoç  m.  'colonne'  aTÙpaE,  -aKOç  ra.  'bout  d'une  lance, 
aaupujTrip;  lance,  pique',  skr.  sthûrà-h  'compact,  épais,  large, 
pesant,  grand'  sthûld-h  m/sens,  aussi  'grossier,  sot'  zd  stûra- 
'volumineux,  fort,  rude'  stûi-  stvi-  (=  stuvi-)  en  compos.  = 
stûra-,  arm.  stuar  'épais'  (*«^^m-;  voy.  Hiibschmann  Arm.  Gr. 
I  493),  germ.  *stûr-  p.  ex.  dans  v.  suéd.  stûr  'grand'  (à  côté 
de  sfô)')  styras  'faire  le  fanfaron'  v.  h.  a.  stûri  'fort,  imposant, 
fier' bas-ail.  sMr'grand,  fort,  lourd  ;  opiniâtre,  maussade,  grossier, 


—     90::;     - 

revêclie',  cf.  aussi  skr.  ni-sthura-h  'rude,  dur,  inculte,  au  c<jeur 
dur,  qui  profère  de  dures  paroles'  ni-sthûrin-  'inculte,  grossier', 
V.  norr.  stûi-a  'abattement,  chagrin'  (sens  premier 'iiuniobilité, 
raideur')  suéd.  niod.  ntûra  "regarder  fixement',  lett.  .stars  'opi- 
niâtre', puis  skr.  su-sthû  adv.  'bien'  anu-sthû  anu-sthuyd  'aussi- 
tôt' (cf.  lett.  stdicu  'soudain'),  lat.  prae-stû  (archaïque  à  côté 
à^prae-stô),  lit.  at-stii  adv.  'loin',  v.  norr.  stiid  stod  'étai,  étan- 
çon,  soutien'  ags.  studu  .studu  'poteau',  lctt.s^//^e  stuta  'support  ; 
verge,  scion,  etc';  voy.  aussi  s.  v.  cttvjttoç;  à  côté  de  i.-e.  *sthdu- 
*sthû-  se  rencontre  un  *.sf(tu-  *stû-  'se  condenser'  p.  ex.  dans 
f^kr.ghrta-stâvali  ace.  pi.  'gouttes  de  i)eurre  ïoiuW  prf/i/i-st((- 
'ayant  une  large  tresse'  stû/xcl  'touffe  ule  cheveux),  flocon  (de 
laine  ou  de  poils),  tresse',  puis  (élargiss.  par  -p-)  .stupa-h  'toupet, 
panache,  sommet  de  la  tète,  etc.' .s-^m^«-^ 'toupet';  cf.  le  pa- 
rallélisme "^'sfhiii-  *.stht-  'être  debout'  et  *st(u-  "^stiii-  *sti-  'se 
condenser'  sous  l'art,  atéâp;  cf.  enfin  un  i.-e.  *stheii-  dans  gr. 
axeûiLiai  et  son  groupe;  *.sthini-  *sthâi-  *stheu-  etc.  sont  des  élar- 
gissements de  *sfhâ-  dans  ï(JTr|ui.  Cf.  Curtius''  212  S(|.,  Fick  I* 
147.  335.  567  sq.,  Ill'  493  sq.,  Brugmann  IF.  VI  98,  Rcichelt 
KZ.  39,  43  sqq.  (bibl.),  Walde  *  s.  v.  restaura  (bibl.),  et  surtout 
Persson  Wzerw.  141  sq.  17s  n.  3.  Beitr.  II  713  sqcj.  Voy.  aussi 
l'art,  arod. 

tardif  aTaqpiç,  -iboç  f.  'raisin  sec,  raisiné';  aiacpiboûv  'faire  sécher 
des  raisins'.    Voy.  s.  v.  àaiacpiç  p.  90  sub  fin. 

hom.  etc.  aiaqpuXi'i  f.  'gra])pc  de  raisin;  luette'  <  i.-e.  "^stmhh-, 
cf.  (JieiacpuXa  n.  pi.  'marc  d'olives;  marc  de  raisin',  véd.  sta 
hhuyân  stahlmyâinàna-h  'restant  en  place,  se  refusant  à  bouger' 
V.  pcrs.  stahnra  'résiste,  révolte-toi'  {hu\o-\Yîiu.*sfabh(iu-.  Meillct 
Journ.  as.  XVIII  [191 IJ,  p.  637  sq.)  et  voy.  s.v.  àcrxe^qpriç  p.  91. 

hom.  crracpûXri  f.  'plomb  du  niveau,  fil  à  plomb'  B  765  diffère 
du  préc.parracceut  et  n'en  est  prob.  qu'un  emploi  métaphorique 
basé  sur  la  ressemblance  du  plomb  avec  un  grain  de  raisin  (cf. 
Curtius  '  213.  L.  Meyer  I V  1 .32.  Prelhvitz -  i^9. 430).  —  .sdirader 
Sprachvgl.- 315  (non  repris  dans')  tirerait  le  mot  d'un  i.-e. 
*stagUh-  (il  faudrait  tout  d'abord  supposer  un  i.-e.  '^stag'Jha 
>  gr.  *(JTa(pa,  car  gt'h  >  x  devant  u)  :  lat.  stagnuni  'alliage 
d'argent  et  de  plomb:  plus  tard  :  étaiu',  gall.  i/staen  'étain' 


—     904     — 

(celt.  *.stagno--^  le  mot  lat.  est  suspect  d'emprunt  celt.,  cf.  Fick 
IP312.    Walde^s.v.). 

hom.  etc.  Oiàxix;,  -ùoç  (dcrtaxuç  B  148.  Hrdt.  avec  à-  prothé- 
tique)  m.  'épi';  a-  est  prob.  issu  d'un  -p-,  soit  i.-e.  *stei3gh- 
'être  pointu,  piquant',  cf.  ags.  sthjan  (angl.  fo  sting)  v.  noir. 
stinga  'piquer'  got.  us-stagg  (1.  us-stigg)  impér.  'è'EeXe'  et  peut- 
être  V.  h.  a.  stanga  v.  norr.  stong  "bâton,  piquet,  percbe'  (g-erm. 
*staw;^ô-)  ag'S.  sten^  {*sta}dji)  néerl.  steng  {*sta')3ji6[ny)  m /sens 
Y.h.'d.  sfe7igil  'tige';  la  R.  non  nasalisée  stegh-  apparaîtrait 
dans  att.  (Ttôxoç  (voy.  s.  v.j,  lit.  stàgaras  stegerys  'longue  tige 
séchée'  lett.  stéga  stégs  "longue  percbe,  long  bâton,  pique'  slov. 
stozje  stezje  "percbe,  piquet'  (les  mots  letto  slav.  peuvent  aussi 
remonter  à  i.-e.  '^steg-  :  v.  norr.  stiaki  <  germ.  *.^te]can-  'poteau, 
percbe',  arm.  thahn  'gourdin',  lat.  tignum  <  *teg-no-  'poutre', 
cf.  Lidén  IF.  XVIII  498  sqq.);  voy.  Fick  P  .569.  III^  481  sq. 
Falk-Torp  EW.  llôUsq.    Franck- van  Wijk  EW.  s.\.  sfang. 

att.  (Tréap,  gén.  boni.  aréâToç  (divssyllab.  qp  178.  183)  n.  'graisse, 
lard,  suif;  —  levain  =  (Jraiç'  <  *(JTiiiap  *aTâiap  (Scbulze  KZ. 
27,  427.  Solmsen  KZ.  34,  7sq.)  :  zd  >^t(l{y)-  m.  'monceau,  masse' 
(Bartbolomae  Airan.  Wb.  1605)  skr.  stiyâ  'eau  stagnante'  styâ- 
yatè  'se  figer,  se  cailler,  se  durcir' ptc.  i^tyâna-h  ' caiWé'  stïn/à-h 
'pesant,  lourd'  vi-stiinin-  'se  condensant',  v.  norr.  stim  'effort, 
lutte'  m.h.Bi.  stltn  steim  'tumulte,  presse'  got.  «frtm*  v.  norr. 
steiim  ags.  stdn  v.  b.a.  stein  'pierre',  v.  slav.  sténa  'mur'  stèniuû 
'rocbeux',  puis  gr.  (Txiâ  f.  aTÎov  'petit  caillou'  aiiXii  aTÎqpoç 
aTiq)p6ç  (JTtpri  aiei^uj  aTi^apôç  et  leurs  groupes  respectifs  (voy. 
s.  vv.),  bom.(Becbtel  KZ.  45, 225sq.)  otYXi  <?tîvoç  'qui  est  serré 
contre  qn';  i.e.*s^ft/-  :  *sfeiâ-  *stia-  *sti-  'se  condenser',  à  côté 
de  quoi  *sthâi-  dans  skr.  stluiyin-  'demeurant  coi',  irl.  -tau  'je 
suis'  {*sthaiô),  lit. stôjûs  y.&Vàv.stajq  'je  me  place'  :  *sthû-  dans 
gr.ïcTTriiLii.  Fick  IM44.333.568.  III*489sq.  PerssonWzerw.il 6. 
Beitr.  II700sq.  712sq.  Walde^s.v.sfë^ô  (bibl.)i).  —  On  a  rat- 
tacbé(DanielssonGr.  u.  et.  St.  152  etn.  2.  Jobansson  BB.  18,50) 


1)  Brug-mann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.W.  1913,  p.  202  n.  2  maintient 
contre  Solmsen  etc.  le  rapport  (MIT.  II  225.  Grdr.  lU  343)  axéâp  : 
s]w.  sthâvard-h  'qui  se  tient  debout,  immobile':  la  parenté  n'.est  pas 
immédiate;  voy.  s.  v.  OTaupôç. 


—     905     — 

à(JT£(xp  ^r.OTaiq  ou  (Ttaîç,  gén.aTaiTÔç  n/pâte  de  farine  de  fro- 
ment (  Hrdt  Hpc.  Arstt.)  ;  —  aréap  (Hpc.j',  mais  sfait-  n  est  proh 
qu'une  métathèse  de  ^taist-  sous  l'influence  de  aiéàp,  qui  n'est 
point  son  parent;  cf.  dès  lors  v.  irl.  tôis-renn  tais  gall.  toes 
bret.  niod.  ^ôas'pâte',  v.  slav.  tèsto  'pâte',  v.b.a.  theiamo  deismo 
2igii.  pœ.sma  (sni-  <  -sfm-)  'levain';  cf.  Rozwadowski  Quaest. 
gr.  et  etym.  I  34  sq.    Lidén  IF.  XIX  353.    Pederseu  K.  8])!. 

I  Ô(). 

posthoni.  cTTé^uu 'couvrir;  protéger;  renfermer;  résister  à'  =  skr. 
sthagati g\3i\\\Vi\A Q,ï .sthaga jjdtlf  i^oww'w jCAch^v'' \  cf. aiéYOç -ouç 
n.'abri,  toit,  maison'  hom.etc.Té-fOç  n.  'toit,  chambre,  salle;  de- 
meure' (JTéYri  (TéTn)  f-  'toit,  maison;  etc.'  (>  lat.  steya  'tillac' 
Plaut.)  aTe-favoç  act.  'qui  couvre;  imperméable;  discret',  pass. 
'couvert;  bouché'  axefvôç  '(|ui  couvre:  — couvert,  abrité;  res- 
serré; compact'  (:  irl.  tlug  gall.  corn,  tew  bret.  mod.  téô  'gros, 
épais'  <  celt.  *teg-uo-,  v.  non.pi/lkr  v.  h.  a.  dicchi  'gros')  areK- 
TiKÔç  'imperméable',  lat.  tegô  -ère  'couvrir'  tegulum  'toiture' 
teges  -efis  'couverture,  natte'  fègula  'tuile'  tectum  'toit'  toga 
'toge'  ombr.  tehteï-im  'tegimentuni,  tcctorium',  v.  irl.  feg  terh 
(=  Te'YOç)  v.  gall.  tig  'maison'  v.  bret.  hou-tig  'étal)le  à  vaches 
V.  irl.  tuige  'stramen'  gall.  to  'toit'  v.  irl.  tuigim  -tugim  {*togéiô) 
'je  couvre'  coindgim  (con-nd-teghn)  'architector,  construo'  pf. 
3.  sg.  coii-rotdig  'exstruxit'  etc.  Fick  IP  126  sq.),  v.  norr. 
pak  ags.  pœc  v.  h.  a.  dah  'toit'  v.  h.  a.  decch{i)u  'je  couvre',  lit. 
stegti  'couvrir  un  toit'  stôgas  'toit'  stekfojis  'couvreur'  v.  slav. 
ostegn  'vestis'  sfogn  'amas',  i.-e.  *st(h)ëg  'couvrir'.  Curtius'' 
186.  Fick  I'  147.  :^ii^.  UV  176.  Zupitza  Gutt.  169.  -  Lavis 
de  Meringer  IF.  XVII  l;')6s(|.  XVIII  26.ôsqq.,  attribuant  à  un 
\.-e.'^st(h)eg<)  le  sens  de  'fabri(iuer  un  toit  «le  chaume,  un  man- 
teau de  i)aille,  une  corde  de  paille',  à  un  *.nYi//  logo-.v  le  sens  de 
'tas  de  paille'  ne  convainc  pas. 

ép.  poét.  aieipaj  (seul.  prés,  et  ipf.)  'fouler  aux  pieds:  fouler 
pour  rendre  solide,  dur,  compact;  fouler  un  chemin,  le  par- 
courir'; aTOiPn  f.  'bourre,  i)ouchon,  (pe'ujç";  aTOx^àlw  'enta.sser': 
ion.att.cTTipoç  -ou  m. 'chemin  battu';  (JTipâç.-âboçf. 'lit  d'herbe, 
de  paille,  etc.;  gîte';  hom.  etc.  aTitSapôç 'fouK',  serré,  compact 
>  fort,  robuste;  ferme';  aiiTTioç  'foulé  >  solide";  hom.  crTi^n  f- 


—     906     — 

'gelée  blanche'  :  lit.  sfaihus  'fort,  vaillant'  sta?bisl'\wtea.\\'  staï- 
biai  pi.  'os  de  la  jambe,  tibias'  v.  slav.  sfîblî  stîblo  'tige'  stïhlïje 
'Ka\d)Liri'  lett.  stïba  'bâton',  lat.  tïMa  'os  antérieur  de  la  jambe, 
tibia  ;  flûte'  (Persson  Wzerw.  193  bibl.  ;  autre  avis  sur  lat.  tïhia 
chez  Walde^  s.  v.,  voy.  l'art,  crîcpuuv),  arra.  stèp  'force,  contrainte  ; 
—  fréquent  ;  adv.  souvent'  .^tipaw  stipow  'zélé,  empressé'  sfipem 
'j'astreins'  (Bugge  KZ.  32,  61.  Meillet  MSL.  IX  154),  i.-e. 
*steib-]  cf.  *steibh-  dans  ion.  att.  axicpoç  -€oç  -ouç  n.  'masse 
compacte  (d'hommes,  de  navires)' (TTicppôç  'foulé,  serré,  compact 
>  fort,  robuste',  skr.  stibhi-h  'panicule',  et  *steq)-  dans  lat. 
stipef^  -itis  'tronc,  souche,  bloc'  stipô  -are  'serrer,  condenser, 
entasser',  v.  norr.  stifr  ags.  5f//"raide',  lit.  stipfi  'se  raidir'  sfi- 
prùs  'fort,  puissant'  (p.  ex.  Kretschmer  KZ.  31,  383.  Persson 
Wzerw.  178  sq.),  tous élargiss.  de  *stià{iy  *steia- '(se) condenser'  ; 
voy.  s.  V.  (Tréâp.  —  L'avis  de  Fick  BB.  6,  215.  Wb.  P  568  (i.-e. 
*steiglf-  :  lit.  stingstu  stingau  'cailler'  lett.  st'mgt  'devenir  com- 
pact' stingrs  'raide'  [qui  demeurent  des  parents  éloignés  du 
groupe])  est  à  écarter.  —  Macbain  An  etym.  dict.  of  the  Gael. 
lang.^  s.  V.  taobh  et  Pedersen  K.Spr.  1 1 16  rattachent  au  groupe 
ci-dessus  v.irl.  tôïb  gall.  corn,  tu  'côté'  (en  tant  que  nés  de  celt. 
'^toïbes)^  que  Lidén  Arm.  St.  31  apparente,  en  tant  qu'issus  de 
celt.  ^toigUes-,  à  arm.  thèkn,  gén.  thikan  'épaule',  pi.  thikunkh 
'dos'  (i.-e.  *toigU-no-)  et  que  Joues  A  Welsh  grammar  422  dé- 
clare obscurs. 

I.  hom.  etc.  crieipa  (*crTep-ia-,  crreipoç  adj.  f.  Eur.  Audr.  711)  f. 
'vache  stérile,  brehaigne,  fi  oItokoç  Hésych.';  cnépiqpoç  'solide, 
ferme,  dur;  stérile':  skr.  sfaii-h  '(vache)  stérile  ou  qui  n'a  pas 
vêlé',  arm.  s^er; 'infécond'  i^sterdhio-\  voy.  Hiibschmann  Arm. 
Gr.  I  492  sq.  Pedersen  KZ.  38,  224.  Scheftelowitz  BB.  29, 
31  sq.;  cf.  isl.  stirtla  <  ^sterd-  'vache  stérile'.  Persson  Beitr. 
I  435),  alb.  stjers  'agneau;  jeune  vache'  (G.  Meyer  Alb.  Spr. 
416  sq.),  lat.  sferUis  'stérile,  infécond',  got.  stairô  f.  'stérile' 
V.  h.  a.  stero  'bélier'  m.  h.  a.  sterTce  stirke  'juvenca'  ags.  sft/ric 
=  *stierc  'veau';  i.-e.  *ster-  'être  raide';  voy.  s.  v.  (îTepeôç. 
Curtius^  213  sq.  Fick  P  146.  570.  111*486.  Persson  Beitr. 
I428sq.  431. 

II.  att.  cTte  tpa,  hom.  dat.  sg.  cneipri  A  482  f.  'étrave.  Km  tô  èEéxov 


—     907     — 

Tfiç  TTpuupaç  EûXov  Kaxà  ifiv  TpoTTiv  Hésych.'.  Cf.  v.  h.  a.  storro 
m.  h.  a.  storre  'tronc  d'arbre,  bloc  de  bois',  puis  les  mots  rele- 
vés à  l'art,  préc.    Persson  Beitr.  I  374.  428. 

aieixuj  (Honi.  Hrdt),  aor.  è'atixov 's'avancer,  aller';  lioni.  poét. 
*aTig,  gén.  cTTixoç,  pi.  aTÎxeç  -aç  f.  'ran^^  ran^rée';  att.  (Ttixoç 
m.  'rang-ée,  lig-ne  (de  soldats,  darl)res,  etc.);  ligne  d'écriture, 
vers';  hom.ŒTixâcrGai  's'avancer  en  ligne  (soldats,  navires,  etc.)'; 
ion.  att.  (JTOÎxoçni.  'rang,  rangée';  (JTOixâç,  -dboç  adj.  f.  'aligné'; 
(TTOix6îov''marclie  (d'où  :  ombre  sur  un  cadran  solaire.  Ar.  Eccl. 
652);  sol  (*ce  sur  quoi  Ton  marche;,  surface  terrestre;  base, 
fondement,  élément;  appui,  soutien,  signe  du  zodiaque,  etc.'  (cf. 
pâaiç  :  Paivo)  et  voy.  pour  la  sémantique  Lagercrantz  Elementum 
I  =  K.  Hum.  Vet.  Samf.  i  Uppsala  XI  1  [191 1],  p.  3sqq.,  spéc. 
^"i  ^(\.):Q\i\'.  stighnôti  'monter'  ati-sthigham  inf.  'dépasser',  alb. 
.v^e/l•(*s<e//-^t)''passage, entrée, chemin, raie  de  la  chevelure'(<i.-e. 
'^stoigJio-s  =  gr.  cttoîxoç.  G.Meyer  Alb.  Spr.  41ô),  v.irl.  tfagu 
ice\t*sfeig-)  'je  marche,  je  vais'  ^ec/j^'adventus,  aditio,  itio'gall, 
taifh  'iter'  {ce\t. '^tik-t ci;  sur  le  groupe  celt.  voy.  Osthoff  Zeitscbr. 
f.  celt.  Phil.  VI  414-32),  got.  .stelgan  {—  (Jtêîxuj)  v.  norr.  sfiga 
a^s.stijan  v.  h.  a.  atigan  'monter'  v.  h.  a.  steg  m.  'passerelle'  got. 
staiga  v.  h.  a.  steiga  f.  'sentier,  chemin',  lit. sf^igr^ 'soudainement' 
sfaigi/fi-ft  'se  hâter'  lett..s-^e«V///,s''se  hâter'  staigdt  'aller,  marcher' 
.stiga  'sentier'  v.  slav.  stignqti  'venir  (|(i  part'  stïdza  .stlza  'sen- 
tier' stîgna  'rue';  i.-e.  *sfei({h  .  Curtius°  195.  Fick  I'  144. 
Ô68.  II*  124.  \U*  491  sq.  —  Pour  lat.  resfighim  'trace  du  pied, 
pas'  voy.  Walde-  s.  v. 

OTeXeà,  ion.  -n  ï.  'manche  de  cognée':  etc.  Voy.  le  suiv. 

aieXXuj  (*(TT6X-iuj),  fut.  cfTeXeoi -uj,  aor.  lesb.  èaxeXXa  (Hoffmann 
Gr.  D.II  317)  att.  tCTTeiXa.  pf.  t'aioXa  gramm.  et  eaiaXKa  d'après 
pf.  moy.  ê(JTaX)aai,  aor.  pass.  tcnâXriv,  sens  premier  :  'mettre  en 
place,  en  ordre,  en  état,  mettre  sur  pied',  d'où  trans.  'équiper, 
préparer;  habiller,  vêtir;  mander;  amener,  emmener;  envoyer: 
amener  à  soi  (hom.  (Tt.  icriia  'earguer  les  voiles')',  intr.  'aller, 
partir',  moy.  's'équiper;  se  vêtir;  aller;  earguer:  —  mander': 
atoXoç  m.  'action  de  s'équiper,  de  se  mettre  en  marche,  trajet, 
voyage,  expédition  militaire;  troupe  équipée,  armée,  flotte;  — 
étrave,  perche  d'aviron,  cheville,  clou,  partie  charnue  de  la 


-     908     — 

queue';  ion.  att.  OTo\r\  ï.  'équipement,  ajustement;  vêtement; 
armement;  expédition';  ion.  att.  axoXiZiaj  'appareiller,  équiper, 
vêtir';  ti'âgg.  (TtgXiliôç  m.  "action  de  s'équiper';  axàXiajxa  u., 
-|uôç  ni.  %'êtement';  att.  (TtgXiç,  -iboç  f.  Vêtement,  robe,  pli'; 
aTaXxiKÔç  'astringent'  (Arstt.  Diosc.)  ;  etc.  :  skr.  sfhdlam  stliali 
'éminence,  haut  plateau,  payssec,  continent,  etc.',  arm.  (Pedersen 
KZ.  39, 427)  sfeicanem,  aor.  3.  sg.  {e)steic  'je  crée',  alb.  (G.  Meyer 
Alb.Spr.  416.  Alb. St.  III  58)  stjel  {*sfe]nô)  'j'enroule',  v.pruss. 
stallif  'être  debout'  lett.  stalts  'imposant,  majestueux'  v.  slav. 
ateJjq  sfïlati  'étendre'  (.stoJû  '0p6voç,  dKaïuviov' ?  Voy.  Meillet 
Études  420)  ^),  i.-e.  tsthel-  'se  tenir  debout,  se  tenir  immobile, 
se  dresser,  etc.',  élargiss.  de  *sthâ-  dans  ïcTTriiLii  etc.;  cf.  en 
outre  skr.  sfhânâ-h  {^sthalnu  s\  —  ou,  avec  n-  moy.-skr.  <  -n-, 
R.  sthcl-?)  'qui  se  tient  debout,  immobile;  subst.  tronc  d'arbre, 
cheville,  poteau',  gr.  (JTeXed,  ion.  -ri  f.,  tardif  cTTeXeôv  'nmucbe 
de  cognée'  (ép.  aTeiXeùi  areiXeiàv  avec  ail.  métr.  dans  la  1*^  syll., 
cf.  Schulze  Qu.  ep.  175  sq.)  att.  aieXeéç,  épigr.  aussi  aieXeioç 
(Meisterhans-Schwyzer^  p.  43)  m/sens  EM.,  aussi  'rouleau  pour 
étendre  la  pâte'  aiéXexoç  -eoç  -ouç  n.  'tronc,  tige  (Pind.  Hrdt. 
att.);  fig.  bûche,  lourdaud'  lesb.  thess.  cTTaXXâ  i^sfh/tiâ)  dor. 
axdXâ  ion.  att.  OTr]Kr\  f.  'colonne',  ^)  arm.  (Bugge  KZ.  32,  43) 
.stein  'branche,  rejeton,  tronc,  tige'  (th.  en  -n-,  pi.  sfeluiikh), 
lat.  stolô  -ônis  'rejeton,  surgeon;  fig.  bûche,  lourdaud'  sfultiis 
et  stoUdus  'sot',  ags.  sfela  (th.  en  -n-)  'manche'  v.  norr.  stielr 
(th.  stelu-)  'the  binder  part'  (cf.  ctoXoç  en  tant  que  'partie 
charnue  de  la  queue'),  lett.  stuJms  'tronc  d'arbre,  membre  du 
corps  humain,  bras,  jambe'  etc.  Cf.  Curtius  ^  212,  Peisson 
Wzerw.  63,  puis  Zubaty  SB.  d.  bôhm.  G.  d.  W.  1895,  n«  XVI 
p.  21  sq.,  SchrtklerIF.  XVIII 509 sqq.,  Persson  Beitr.  I  422  sqq., 
travaux  où  sont  relevés  de  nombreux  élargiss.  auxquels  le  grec 
ne  participe  pas.  —  Les  gloses  col.  cnreXXàiLievar  crTeiXd)Lievai 


1)  V.  h.  a.  stellen  'poser'  est  un  dérivé  de  v.  h.  a.  stall  (gén. 
stalles)  in.  'place;  étable,  écurie' <C  g'erm.  *stactla-,  i.-e.  *Hthd-dhlo- 
(cf.  lat.  stahulum)  ou  *sth9-tlô-;  cf.  Sievers  IF.  IV  337  sq. 

2)  V.  h.  a.  stollo  'support,  poteau'  s'explique  par  i.-e.  *.sthl-7i- 
cf.  OTaWâ)  ou  (vo.y.  Sievers  IF.  IV  338  sq.)  par  germ.  *stu-dl-. 


—     90!»     — 

Hésych.,  (TiroXeîaa."  aiaXeicra  H.,  etc.  ne  suffisent  pas  pour  qu'on 
ramène  cnéXXuj  et  son  i^roupe  ù  un  i.-e.  *.s-qvel-. 

(JTe'uPuu 'secouer  en  piétinant,  fouler  aux  pieds,  maltraiter';  (Tieu- 
pdZieiv  (aor.  inf.  -àEax  EM.)  •  Xoibopeîv,  xXeudZleiv  Hésych.:  dcr- 
Te'iiiPaKTOç  'daTCuopriç'  :  v.  Ii.  a.  stinupfOn  moy.-néerl.  stanipen 
x.woyy.  stappa  'frapper  du  pied,  piler^  Itroyer';  alternance  i.-c. 
*sten/h-  :  *.stembh-  dans  à(TTe|uqpr|ç  (voy.  s.  v.  j).  91  et  bibl.)  axé}!- 
cpuXov  etc.,  puis  arôiuqpGç  m.  'emphase'  atô^cpaE,  -âKOç  'empha- 
tique' (Ar.  Nu.  1367)  aïoiucpâluj  'user  de  grands  mots'  fAr. 
Guep.  721);  la  R.  non  nasalisée  *sfeh-  dans  cttôPoç  (m.  )  •  Xoibopia, 
ôveiboç  Hésych,,  'jactance'  (Lycophr.)  cTTopeîv  EM.  -ùleiv  H. 
'KttKoXoYeîv'  crTopacf]uâTuuv  Xoibopiûjv  H. 

(jTt'iucpuXov,  ord.  |)l.  -a  'marc  dolivcs,  —  de  raisin".  \'oy.  le  préc. 
et  l'art,  àareincpriç  p   iU  (bihl.). 

att.  arevoç,  ion.areivôç,  éol.aTevvoçgramm.  (*(yTev-Fo-ç) 'étroit'; 
hom.  aieivoç,  -eoç  n.  'lieu  étroit,  resserré;  ïi^.  {  =  att.  (Jxévoç, 
-ouç  Esch.  Eum.  520)  anxiété,  angoisse';  ép.  ion.  (TTeiviu  (=  att. 
*crTévuj  inusité)  'rendre  étroit,  rétrécir,  resserrer'  ;  ép.ion.  cTTeivuj- 
TTÔç,  att.  (Ttév-  'étroit,  resserré;  suhst.  f.  rue  étroite:  étroit 
sentier;  défilé;  détroit;  vaisseau  du  corps';  aTtvufpoç  'étroit": 
iTevLi-KXripoç  (Hrdt.  IX()4;  alternance  -u-  :  -uo-);  arâver  \(j>Te(- 
vexai.  au)apépu(TTai  Hésych.  Pasdéquivalent  certain.  —  \^norr. 
•sfinnr  'raide,  ferme,  dur,  fort'  =  ags.  .sNp  ni/sens  ip.  ex.  Torj) 
chez  Fick  IIl«4Sl.  Falk-Torp  EW.  1168)  s'en  écartent  par 
le  sens;  pour  skr.  sfchia-Ji,  arm.  stin  (Falk-Torp  1.  cit.  voy. 
s.  V.  aTriGoç.  —  (Tall.  ^iy??o 'vallon'  fHenry  Hret.  s.  v.  fntoi'i)  est 
obscur,  cf.  Jones  A  Welsh  gran.mar  1«)8. 

hdui.  etc.  arévu)  (ion.  aielvoi  <  i.  e.  '^sfeii  (o  =  v.  slav.  stenjaj 
'gémir'  =  skr.  stânati  [sfdnifi  sfaïKli/nti)  'tonner,  gronder, 
mugir,  bruire',  cf.  gall  sei7iio  'sonare'.s-fl///  'sonus',  v.  norr.  sft/nin 
ags.  stunian  moy.-néerl.  sfènen  'gémir',  v.  slav.  stenjq  stenafi 
lit.  stenh  sfeiieti  'soupirer';  cf.,  sans  .s-  initial,  skr.  fihti/ati 
'bruire,  sonner,  tonner' (  =  éol.  Tévvei  •  arevei,  PpùxeTai  Hésych.. 
i.  e.  *fen-io-)  fauf/N/i  'bruyant,  se  déchaînant  avec  fracas'  pers. 
mod.  tuminr  afgh.  tdua  'tonnerre',  lat  tonure  'tonner'  fouitm 
-us  'tonnerre',  gaul.  Tauaros  nom  de  rivière  f*la  bruyante'), 
ags.  punian  'tonner'  (voy.  Holthausen  IF.  XVII  294)  punor 


—     910     — 

V.  b.  a.  donar  'tonnerre'  v.norr.  pôrr  "le  dieu  du  tonnerre'  (gerni. 
*punra-)\  i.-e.  *(s)ten- "bruire';  —  hom.  etc.  aievdxu) -ilw  tragg. 
a^evàl^)J  "gémir'  (cf.  v.  norr.  stanka  "gémir'  ags.  stenecian 
"haleter'),  aTevayiaôç  m.  (îTévaYiua  n.  "gémissement',  hom.  Itév- 
Tuup  E  785,  hom.  etc.  axôvoç  m.  "gémissement'  (cf.  skr.  stand-h 
dans  abhistand-h  "mugissements',  russ.  stônû  "gémissement', 
irl.  son  "son',  v.  norr.  stynr  "gémissement'  ags.  jestun  "bruit, 
tourbillon'),  hom.  àxà-cTTOvoç  ('AjuqpiTpiTri)  |u  97,  hom.  poét. 
aTovaxtî  f.  "gémissement',  hom.  poét.  (Jiovaxeîv  "gémir',  hom. 
poét.  arovôeiç  (ace.  f.  sg.  CTTOvoFecrav  GDI.  3189  inscr.  métr.  de 
Corcyre).  Curtius^  213.  Fiek  I*  59.  145.  442.  569.  IF  312. 
HP  178.481. 

aiepTàvoç  '  KÔTrpiuv  Hésych.  Voy.  s.  v.  Tap^avov. 

aTépTw,  pf.  êaxopTa  "aimer,  chérir;  se  contenter  de,  se  résigner 
à'-,  (TTépYnôpov  "cotylet  (plante;  litt.  *philtre);  tragg.  amour'; 
aTopfri  f.  "tendresse'  :  v.  irl.  serc  gall.  serch  "amour'  bret.  serc'h 
m.f."concubinaire,  concubine';  alternance  indo-eur.  g  :  k.  Stokes 
BB.  23,  58.  KZ.  35,  596.  37,  258.  Henry  Bret.  245.  Pedersen 
K.  Spr.  I  78.  186. 

hom.  att.  (JTepeôç,  att.  aussi  aTeppôç  (  <  aiepeôç)  "solide,  ferme, 
dur;  opiniâtre;  cruel';  dTÉpicpoç  (JTepéjuvioç  "solide,  ferme,  dur'  : 
irl.  seirt  {*sterti-)  "force'  gall.  set'th  "raide,  fixe',  ags.  stierne 
"sévère,  austère,  \-\^\à.Q.^^oi.and-staûrran  "murmurer  (*s'opposer 
à)'  V.  h.  a.  sforrên  "s'élever  avec  raideur'  m.  h.  a.  starren  "se 
raidir'  (Curtius'^  213.  Fick  IP  313.  IIP  485sq.  Persson  Wzerw. 
63  etc.  Beitr.  I  428  sqq.  II  786  sq.  889);  i.-e.  ""ster-  "être  raide', 
qui  a  prob.  qq  rapport  avec  *st{h)â-  "être  debout';  voy.  les  art. 
aTeîpa  1.  II,  CTTripiluj,  aiôpOuYS,  aiprivriç,  cTxpKpvôç,  xépvaH. 

hom.  etc.  atepéaj  -ûù  (att.  axepicTKUj  seul,  prés.,  pass.  (7xepo)uai), 
fut.  axepriauD  et  (Esch.)  crxepOù,  aor.  èffxépricra  et  (v  262)  -eaa, 
aor.  pass.  ptc.  cfxepeiç  (Eur.)  "priver,  spolier'  :  m.  irl.  .serbh 
"larcin,  vol'  {*steruâ.  Stokes  BB.  19,  109),  got.  stilan  v.norr. 
stela  V.  h.  a.  ags.  sfelan  "voler'  (pour  germ.  ^steran,  avec  in- 
fluence de  ^lelan  "cacher',  cf.  ail.  mod.  stehlen  tmd  Jiehlen, 
selon  Osthoff  PBrB.  13,  460 sq.;  voy.  aussi  Ublenbeck  PBrB. 
30,  310).  —  Autre  avis  (à  part  m.  irl.  .serhh)  chez  Prelhvitz^ 
433. 


-     911 


hora.  etc.  axépvov  'partie  large  et  plate  qui  forme  le  devant  de 
la  poitrine,  sternum,  poitrine,  poitrail';  poét.  eùpù-arepvoç  'à 
la  large  poitrine,  au  large  sein  (Taîa,  oùpavôç,  etc.j'.  Cf.  les 
formations  par  -n-  skr.  stir-nd-h  'répandu,  épandu',  gall.  .sani 
f.  'stratum,  pavimentum',  v.  h.  a.  stirna  ïrons'  '^dérivation  par 
-{i)ia-)  ags.  .sfeornede  adj.  'frontosus',  v.  shiv.  afrcma  l'slav. 
comm.  *storna)  'côté,  endroit'  v.  pruss.  strannay  f.  pi.  'reins' 
Wi.strëno.s  f.  pi.  'reins,  croix'  (Herneker  Preuss.  Spr.  324;  voy. 
aussi  Trautujann  Apr.  Sprd.  4.^9j;  i.-e.  ""ster-,  voy.  s.  v.  aTÔpvùm. 
Fick  P  5H9.  II'  >}13.  Ostlioff  Zeitscbr.  f.  celt.  Pbil.  VI  41.;. 
Brugmann  (îrdr.  11^,  1,  257. 

bom.  etc.  (JTepoTriî  f.  'éclair'.   Voy.  s.  v.  àaipânn  p.  92. 

CTépcpoç,  -eoç  (Ap.  Rb.  Lycopbr.;  Tepqpoç  Nie.)  n.  'peau  forte, 
cuir';  dor.  arpécpoç  m/sens  Hésycb.;  cf.  (JiépcpviGv  cfKXnpôv, 
aTepeov  H.,  irl.  ussarb  {*ud-sferbha)  'mort,  f.',  i.-e.  'sferbh-, 
élargiss.  de  *st\h)er-  'être  raide',  cf.  aTepi(poç  arpKpvôç  et  voy. 
l'art.  aTcpeoç;  cf.  aussi  'i.-e.  *sferhh-,  ou  *sferp-  -.  lat.  forjJeo 
-ère  'être  engourdi',  v.  slav.  u-trûpHi  lit.  tirpstù  tirpti  'se 
raidir')  v.  uorr.  stiatfr  'qui  a  la  boucbe  dure  (cbevalj'  .sfiarfe 
'tétanos'  stirfe7in  'entêté'  sfarf'pemc,  effort'  v.  b.a.  sferban 
ags.  sfeorfan  'mourir  (*devenir  rigide)'  etc.  Voy.  Walter  KZ. 
12,  411.  Curtius'^  213  sq.  Persson  Wzerw.  .57.  185.  Beitr. 
I  437  sqq.  Noreen  Abriss  ^9.  Torp  cbez  Fick  III'  487.  Franck- 
van  Wijk  EW.  s.  v.  st en-en. 

boni.  poét.  cTTeÛMai  seul.  prés,  et  ipf.  'se  tenir  debout  \  584; 
affirmer,  j)réteudre,  promettre'  :  got.  .stiurjan  'étai)lir'  v.  b.  a! 
stiura  'support,  gouvernail,  etc.'  stiiu-i  'fort,  imposant,  fier' 
(Brugmann  IF.  VI  98),  i.-e.  ^stheu-,  parallèle  à  "^sthau-  dans 
(JTaupôç,  voy.  s.  V.  et  Persson  Beitr.  II  714sq.  (bibl.,. 

bom.  etc.  aiecpin  'répandre  autour,  entourer,  ceindre:  postbom. 

couronner';  tragg.(TTe(poç,ouçn.'couronue,guirlan(le;  libation'; 
aiecpavoç  m.  'cercle  d'une  armée  N  736;  enceinte  d'une  ville; 
couronne';  boni.  etc.  aTeqpdvn  i"-  Vebord  dun  casque:  bandeau, 
diadème;  cornicbe  d'un  rocber;  enceinte  de  tours;  etc.':  bom! 
etc.  (Txeqpavoûv  'ceindre,  entourer:  couronner'.  Le  sens  de  ces 
mots  rend  très  douteux  le  rapport  ^  Zubaty  SB.  d.  bobm.  G.  d. 
W.  1895,  n»  XVI  p.  14.sq.)  avec  lit..s-^e/,M//,^'moyeu^'.  Mt.stobas 


-     912     - 

^idole'  lett.  stebe  "mât'  stahs  "pilier,  poteau'  etc.;  got.  nom.  pi. 
'^staheis  dat.  pi.  stabim  "tù  (TToixeîa',  qui  ont  été  mieux  à  propos 
relevés  s.  v.  àcriejucpriç  p.  91;  balt.  h-  est  au  surplus  ambigu 
(i.-e.  -h   ou  -hh-). 

hom,  etc.  (TttiGoç,  -eoç  -ouç  (airiOéujv  è'Euj  Pind.  fr.  218)  n.  "poi- 
trine; partie  charnue  de  la  main  ou  du  pied;  banc  de  sable'. 
Détail  phonétique  peu  clair;  le  mot  est  tout  proche  du  groupe 
(JTriviov  (JTiiBoç  Hésych.,  airivia  n.  pi.  "fête  ath.  en  l'honneur 
de  Dèmètèr',  skr.  stdna-h  "poitrine  féminine,  tétin,  mamelon' 
zd  fstâna-  {^pi^tàna-)  pers.  mod.  pistân  {*p9stdna)  "poitrine 
féminine',  sirm.stin,  gén.stean  (vocalisme  obscur;  voy.  Hiibsch- 
mann  Arm.  Gr.  I  493)  m/sens;  à  côté  de  "^{p).stèn-  un  *spê7i- 
dans  lit. spênys  "tétine;  luette',  v.norr. spene  ags.spana  v. h.a. 
spunne  "tétin,  trayon"  etc.;  cf.  p.  ex.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  342. 

ion   att.  arriXri  f.  "colonne'.  Voy.  s.  v.  axéXXuu. 

(TTriiaujv,  -ovoç  m.  "chaîne  du  métier  vertical  des  tisserands'  (Hsd. 
Aristoph.  Plat.)  :  lat.  stâmen  -inis  m/sens,  R.  sthd-  (Curtius'^ 
211);  cf.  au  point  de  vue  formel  skr.Mthàman-  "lieu  de  séjour, 
force',  got.  stôma  "uTTÔCTTacTiç,  substance',  lit.  stomtt  "stature, 
taille'  russ.  dial.  (Pogodin,  voy.  IF.  XXI  Anz.  106)  stamik 
"une  sorte  de  colonne  de  bois';  cf.,  avec  un  autre  degré,  m.  irl. 
(Fick  II*  312)  samaigim  "pono'  gall.  sef'yll  corn.  seveU  "stare'. 

hom.  etc.  cTTripiZiuj,  fut.  -lEuj  "appuyer;  intr.  s'appuyer,  se  fixer"; 
(TTfîpiTH,  -iTTOç  f.  "appui,  support';  axfipa  *  xà  Xi9iva  TTp66upa 
Hésych.  :  axepeoç,  (Jxeîpa  "étrave'  (voy.  s.  vv.).  Curtius''  213 
Persson  Beitr.  I  373  sq.  —  Gr.  (JKripÎTTxuj  "appuyer'  (Fick  BB. 
16,  284)  est  à  écarter;  voy.  s.  v. 

(Txiâ  f.  cTxîov  "petit  caillou';  ttoXûcjxïoç  "caillouteux'  (Call.  Nie). 
Voy.  s.  V.  axéôtp. 

hom.  (Txîpri  f.  "gelée  blanche'.  Voy.  s.v.  axeipuu  (pour  la  séman- 
tique cf.  iraTOç  Tràxvri  :  TTr|YVû|ai). 

axipi  n.,  {Jxifi)Lii  n.,  (Jximaiç,  -iboç  et  -euuç  f.  "noir  d'antimoine' 
<  ég.  stm  dém.  stim,  cf.  copt.  CGHM  CTHM;  bibl.  chez  Lewy 
Fremdw.  247  n. 

ffxipoç  m.  "chemin  battu';  crxipapoç  'foulé';  etc.  Voy.  s.v.  axeipuu. 

posthom.  axiZia)  (*(yxiY-iu;j,  fut. cfxiHuu  "piquer  ;  tatouer;  marquer  au 
fer  rouge';  crxiYiua u.  "piqûre  ;  tatouage;  moucheture';  (JxiTluri  f., 


—     913     - 

ariYliôç  (Escb.)  ni. 'piqûre':  att,aTi-f|LiaTiciç,  -ou,  iou.iiiç, -euu  m., 
axifwv,  -uuvoç  111.  'esclave  marqué  au  fer';  aiifeùç,  -éoiç  ni.  "ta- 
toueur'; (TTiKTÔç  'pointillé,  tacheté'  :  lat.  in-.stîgo  -are  'pousser, 
exciter,  animer',  prim.  'picpier,  aifruillonner'  in-sfinguô  -ère 
m/sens  etc.  onibr.  a  n  s  t  i  n  t  u 'distin^uito'  (*-.sfmry^^or/),  got. 
Mtiks  m.  (?)  ags.  stice  v.  h.  a.  .stih{h)  'point'  ags.  .stician  'piquer; 
intr.  rester  fixé'  (v.  h.  a.  stehhan  v.  sax.  stekan  'piquer'  remon- 
tent prob.  à  un  gerni.  connu.  *stek-  ''^stak-  parallèle  à  *stik-; 
i.-e.  *steg-  ^-stog-,  d'où  peut-être  luss.  stegâU  'piquer,  fouetter', 
que  d'aucuns  rattachent  directement  à  *stig),  lit.  stingù  stigaù 
sVigti  'rester  tran(|uillement  qq  part'  lett.  st'igf  's'enfoncer'-,  des 
formes  sans  ,s-  initial  <lans  skr.  téjate  'être  aigu'  fejdi/ati  'ai- 
guiser' tiktd-h  'aigu,  amer'  ^ij7?»d-^ 'pointu,  aigu'  têjah  n.  '*pointe 
(le  la  flamme,  éclat;  énergie'  zd  taeya-  taêza-  adj.  'aigu',  subst. 
m.  'tranchant'  tiyra-  v.  pers.  tigra-  'pointu'  zd  tlyns  pers.  mod. 
tir 'iv?ài\  V.  gall.  tigoni  'naevi'  (Curtius'^  214  sq.  Fick  I'  144. 
221.  569.  IIP  490  sq.  Franck-van  Wijk  F\V.  s.  v.  steken),  i.-e. 
*{s)teig-  *{s)fig-,  élargiss.  d'un  *stei-  *sti-,  à  quoi  remontent 
lat.  s^^^^<s 'pieu;  poinçon,  style'  {*.sti-h-)  sf innd us ''aïgniWon', 
zd  {s)taêra-  'pic,  sommet  d'une  montagne' (*s^o/-/o-.  Lidén  IF. 
XIX  .322  sqq... 

boni.  etc.  (TTÎXpuj  'briller,  resplendir';  att.  aiiX^ii  f.  "lampe'  (cf. 
llésych.  s.  V.);  hom.  etc.  cttiXttvôç  'brillant':  v.  irl.  sell  'œil' 
sellaim'ie  regarde'  gall.  inf.  si/llu  corn,  .s-//////  bret.  sellout  (celt. 
*stil[p]n-).  Fickll'Hi:;.  Henry  Hret.  24ô.  Pedcrscn  K.  Spr.  I 
78  sq. 

aiiXii  f.  'goutte  d'eau'  (Ar.  Guêp.  2i;>  contient  la  forme  réduite 
'■'sf't-  de  i.-e.  *sfiâ(i^-  *stei(i-  'se  condenser"  étudié  s.  v.  aiéàp; 
cf.  le  degré  *stt-  dans  lat.  stirl((  'goutte  qui  pend,  glaçon'  '  dini. 
sfîlla  'goutte'),  V.  uorr.  (Persson  BB.  19,  283)  sfirHr  'stiffness 
in  the  eyes',  lit.  sti/ros  àki/s  'yeux  fixes'  .s-tyrstù  stt/rfi  'se  rai- 
dir, se  congeler'  stijrmi  sfi/rofi  'être  là  raide  et  lourd'. 

ion.  att.  CTTÎcpoç,  -eoç  -ouç  n.  'masse  compacte';  (TTiqppôç  'foulé; 
serré,  compact'.   Voy.  s.  v.  aieipiu. 

(jTixoç  111.  'rangée,  ligne'.   Voy.  s.  v.  aieixLu. 

att.  axXeYf  iç>  -^hoç  f.  'racl(»ir,  strigile,  curette  longue  à  bord 
mousse;  sorte  de  tiare'.    Ktym.  obscure;  formes  multiples  :  att. 

58 


—     914     — 

épigT.  aieXTTiç,  (TtêXtiç  (Polyb.;  cf.  (TTe\Y(cr|uaTa  n.  pi.  'sueur 
ou  crasse  enlevée  par  la  (TTXeYïiç'  Lycophr.),  cttXiytiç  (Délos), 
(TTpeYTÎÇ  (Héraclid.),  (Tiep-fiç  (H'^  s.ehr.  Artémid.);  voy.Kretsch- 
raer  KZ.  33,  472  sq.  Brugmann  IF.  XXX  375.  —  Lat.  stngilis 
'étrille'  (Curtius^  380.  Persson  Wzerw.  185.  Fick  GGA.  1894, 
p.  246)  est  à  écarter  (  :  stringô  -ère  'effleurer,  etc.';  cf.  Walde* 
s.  V.);  lat.  tergô  -ère  fergeô  -ère  'essuyer,  frotter'  (Petr  BB.  18, 
284.  Sutterlin  IF.  IV  96.  Walde^  774)  est  aussi  à  écarter,  en 
raison  de  l'époque  très  basse  où  criepTiç  est  attesté  et  parce 
que  vrais,  tergô  <  ital.  Hrîgô;  cf.  Ostboff  MU.  IV  1  sq.  Brug- 
raann  1.  cit. 

att.  aïod,  à  côté  de  cïToid  (Ar.Eccl.  676.684.686),  éol.  cfTuuiaGDI, 
273,  2.  Il  f.  'portique  ou  galerie  à  colonnade;  etc.';  aTuu'ibiov 
dira.;  (JTuuiKÔç  'de  l'école  du  Portique'.  Gr.  comm.  *(yTUjF-iâ 
'*série  de  colonnes'  procède  d'un  *(TtujF-6-ç  'une  colonne'  (i.-e. 
*sthôu-  :  *sthdu-  :  *sthû-)  et  est  dès  lors  parent  de  skr.  sthûnâ 
'pilier'  gr.  (JtûXoç  et  des  mots  relevés  s.  v.  araupoç;  cf.  L. 
Meyer  IV  269.  Reicbelf  KZ.  39,  43 sq.;  le  degré  '^sthôiui- 
aussi  dans  aïOùjuiE'  boKiç  EuXlvri  Hésych.,  cf.  Solmsen  Beitr. 
I  131. 

(TTÔpoç  m.  'jactance'  (Lycopbr.),  Voy.  s.  v.  aiejuPa). 

ion.  att.  aroixoç  m.  'rang,  rangée'.  Voy.  s.  v.  cTTeîxuu. 

(îTÔXoç  m.  'action  de  s'équiper;  etc.'  Voy.  s.  v.  (JréXXa). 

bom.  etc.  aià^a,  -aïoç  (éol.  cTTu.ua  Tbéocr,  XXIX  25;  cf.  Hoff- 
mann Gr.  D.  II  402)  n.  'boucbe;  face,  front  d'une  armée;  pointe 
(d'une  arme  0  389),  trancliant  ;  emboucbure,  etc.'  :  zd  staman-  m. 
'gueule  (du  cbien)',  gall.  safn  'mâcboire'  corn,  sfefenic  'palais' 
moy.-bret.-s^rt/frt  hret.mod. staon  g-dW.  i/stefaig  v.hYetisfomid 
'palais' (celt.*s^om«-.  Fick  II'*312.  Henry  Bret.  252.  Pederseu 
K.Spr.  178.  JonesA  Welsbgramniarl09. 149),gotstibna{germ. 
comm.  -bn-  <  -mn-  ;  vocalisme  -e-)  ags.  stefn  v.fris.  st/fne' voix' 
(par  influence  des  cas  obliques  *sfimin-  etc.  naquirent  v.  b.  a. 
stimna  v.  sax.  stemna  ags.  stemn  'voix',  d'où  v.  b.  a.  stimma 
V.  sax.  stemma.  Brugmann  Grdr.  P  383;  autre  avis  cbez  Falk- 
Torp  EVV.  s.  V.  stemme  T.).  De  là  (JTO|aoOv  'fermer  la  boucbe 
à,  museler;  —  déboueber,  ouvrir;  —  aiguiser;  tremper  (le  fer)', 
0"T6|uuu)aa  n.  'emboucbure  (Escb.)  ;  —  trempe  d'une  arme;  fig. 


—     915     — 

vigueur'.  —  Les  avis  de  Petersson  IF.  XX  368.  XXIII  386  sq. 
sont  à  écarter. 

CTTÔiuaxoç  m.  'gorge  f  292.  P  47;  col  de  la  vessie,  de  l'utérus 
l'Hpc.)';  après  Arstt.  'orifice  de  l'estomac',  d'où  :  'estomac'  : 
cTTÔiLia;  -axo-  <  i.-e.  -ngho-  =  germ.  -maja-  (Brugmann  Grdr. 
IP,  1,  486.  513);  cf.  pour  la  sémantique  irl.  mén  'bouche'  gall. 
itiin  'lèvre'  bret.  min  'museau'  f^celt.  *mêkno-  ou  ^mèknd)  : 
V.  h.  a.  mago  'estomac'  (alternance  i.-e.  ê  :  d.  Pedersen  K.  >Spr. 
I  125). 

(jTÔiucpoç  m.  'emphase'.  Voy.  s.  v.  (JTé)apuj. 

aTÔvuE,  -uxoç  m.  'extrémité  des  ongles  ou  des  griffes  (0pp.;; 
pointe  ou  tranchant  (d'une  pierre,  d'un  rocher);  pl.  ciseaux 
(Anth.)',  cf.  aiôvuxeç"  xà  eiç  ôEù  XrjYOvxa,  Kai  xà  ctKpa  xOùv 
ovùxujv  Hésych.,  crxôvuErKépaai  H.  Fick  I^  569  (cf.  Sutterlin 
IF.  XXV  70,  qui  admet  une  alternance  i.-e.  *stemcgh-  :  *sferdgfi-) 
a  conjecturé  un  rapport  avec  (Txaxuç  m.  'épi'  (en  tant  que  né 
de*stpgh-),  v.norr.  sfhiga  'piquer,  etc.;  le  détail  fait  difficulté. 

(Txopeoç*  Yct^voTTOiôç  Hésych.,  aussi  'planchette'  (  =  eaxûpa) 
recevant  le  xpÙTiavov  ou  tourniquet,  dans  l'allumage  du  feu  : 
(TxôpvO|Lti. 

<Jxôp6uY5,  -uYTOç  m.  ou  f.  'pointe,  spéc.  défense  de  sanglier 
(Lycophr.),  andouiller  (8oph.  Anth.),  promontoire  (Lycophr.)'; 
ax6p9r|*  xô  ôEù  xoû  bôpaxoç,  Km  éîTibopaxiç.  I.-e.  *.sfherdh- 
iv.  Dorr.  stirdr  'raide,  dur,  sévère'  stord  'tige  verte' peuvent 
remonter  à  i.-e.  *stherdh-  ou  *sthert-}  est  uu  élargiss.  de  '^sfher-, 
voy.  s.  vv.  (Jxeîpa  I.  II.  crxepeôç  :  cf.  germ.  *stert-  <  i.-e.  *stherd- 
dans  V.  h.  a.  m.  h.  a.  sterz  ags.  steort  v.  norr.  stertr  'queue' 
m.  h.  a.  starzeii  sterzen  's'élever  avec  raideur;  diriger  avec 
raideur  vers  le  haut'  v.  norr.  sterta  'tendre,  raidir'  sfirfla  'dresser' 
upp-stertr  'altier,  fier,  hautain'  et  (degré  réduit)  m.  h.  a.  stiirzd 
'trognon'  et  bc])  d'autres,  lett.  sfersfe  {^sterdte)  'ranchc  (c.-à-d. 
pieu  qui  soutient  les  ridelles  d'une  charrette)';  cf.,  sans  .s-  initial, 
lit.  tursas  (*turfs-  *trds-)  'le  derrière',  irl.  (Zupitza  BB.  2b, 
97  sq.)  fan-  ['^'torfs-)  'partie  postérieure,  queue',  norv.  dial.  fort 
'croupion'.  Curtius-'  213  sq.  Fick  l*  570.  Ill»  487.  Falk-Torp 
EW.  s.  V.  sfjert.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  staaH.  Persson 
Beitr.  I  433  sqq. 


-     916     - 

ion.  att.  (JTopvùiui  (seul.  prés,  et  ipf.:  aiopv-  <  *aTujpv-,  i.-e. 
*i>tf-n-  selon  Brugmann  Grdr.  P  474),  hom.  etc.  (JTopévvû|ui  ^) 
(fut,  axopéauj,  pf.  pass.  éaropeaiuai)  'étendre;  joncher,  tapisser; 
aplanir',  posthom.  aTpuuvvO|ui  -)  et  tardif  aTpuuvvûuj  (fut.  (TTpuuauu, 
pf.  pass.  êaipuiiuai)  'étendre  (un  tapis,  etc.  Plat.  Plut.)'^); 
(JipuJTÔç  'étendu  ;  recouvert  de  choses  étendues  (tapis,  étoffes, 
etc.  ;  i.-e.  *st['fô-s  =  lat.  stratus  zd  star^ta-  'couvert',  cf.  skr. 
stlrud-h  'répandu,  épandu';  ou  i.-e.  '^strô-,  degré  fléchi  d'un 
*st(e)rê-  selon  Persson  Beitr.  Il  631  n.2  ?)';  crtpujiLia  n.  'ce  qu'on 
étend  (lit,  couverture,  tapis,  etc.)';  (TTpuuinvri,  dor.  -d  f.  'couche; 
couverture  de  lit;  toison  (Pind. f  :  skr.  strnôti  strnâti  'étendre, 
épandre'  stdrlman-  'extension,  dispersion'  stlrnd-h  strta-h  ptc. 
'répandu,  étendu'  zd  star-  'sternere'  stdr^naoHi  'sternit',  alb. 
strin  'j'étends'  {*strniô.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  418.  Alb.  St. 
III  78),  lat.  sterno  -ère  strûvi  'étendre;  aplanir;  joncher, 
tapisser;  terrasser,  renverser'  stràmen  'paille  étendue  à  terre, 
litière'  stragës  'action  de  renverser,  ruine;  défaite,  carnage' 
sfrâgulus  'qu'on  étend,  dont  on  enveloppe'  struO  -ère  'élever  en 
entassant  couche  sur  couche',  mAr\.  fo-sernaim  'j'étends'  srath 
'rivage,  vallée'  gaW.  ystrad  v. hret.  ist7'at  'plaine'  bref.  mod. 
strâd  'fond'  (celt.  *sfra-to-)  gall.  sarn  'stratum,  pavimentum' 
ystarn  'ephippium'  (i -e.  -f-\  avec  i.-e.  -er-'.  bret  mod.  stem 
'cadre,  châssis,  etc.')  v.  bret.  strouis  gl.  'stravi'  (Fick  IV  313. 
Henry  Bret.  253.  255.  Osthoff  Zeitschr.  f.  celt.  Phil.  VI  412 
et  n.  1.  Pedersen  K.  Spr.  I  52.  81),  got.  straiijan  v.norr.  strà 
ags.  stréowian  v.h.  a.  strawjan  strewen  'répandre'  v.h.a.  strào 
'litière'  hetti-streuui  'lectisternium'  v.  norr.  strqnd  ags.  strand 
'bord, rivage'  etc.,  v.slav. -stiro,  -strèti  'sternere';  \.-Q,.^sterà^{u)-. 
Curtius^215sq.  Fick  P  146.  333.  569.  IIP  485.  502.  Persson 
Beitr.  I  448 sqq.  II  643 sq.  787  sq.  Voy.  s.  vv.  cTTépvov  aiparôç. 
—  Pour  gr.  ùdTrip  voy.  s.  v.  p.  91. 

1)  Le  prés,  n'est  pas  hom.:  il  a  été  refait  sur  aor.  èotdpeaa 
pf.  pass.  èaTÔpeaiuai  d'après  le  rapport  p.  ex.  de  riiaqpi-eaa  -eaïuai  à 
à|aqpiévvO|ni.     Brugriiann-Thumb  Gr. Gr.*  338  (^bibl.). 

2)  aTpiJbvvO|ui  a  été  refait  d'après  Z;ujvv0|ui  (cf.  OTpûjaai  :  Z^golx). 
Brug-mann-Thumb  loc.  cit. 

8)  Pf.  éol.  èoTÔpoTai  vrais.  <  *èaTapaTUi.  Brugraann  Grdr.  1- 
418;  voy.  d'autre  part  Hoffmann  Gr,  D.  II  585. 


—     917     - 

(Trop X «2e IV  eiç  ariKoùç  KaxaKXeieiv  tù  Po(JKrî|aaTa  Hésych.; 
(TTopxâduu"  auYKXeiauu  H.  :  russ.  sfroga  et  o.stroya  "garde,  f.' 
o.s•<ro_7^< 'prison'  strogij  'sévère,  dur';  le  groupe  est  apparenté 
à  (TTepeôç.  Zubaty  SB.  d.  bohm.  G.  d.  W.  1895,  n»  XVI  p.  29. 

att.  aroxoç  ni.  'but  visé;  conjecture';  OTOxàloiim  'viser;  fig. 
avoir  en  vue;  tendre  à,  reciiereher;  conjecturer'.  Voy.  s.  v. 
(TTàxuç. 

(JTpapôç  'tordu'.  Voy.  s.  v.  (TTpepXôç. 

ajç)àfï,géT\.  aipaYToçt".  'goutte  exprimée'  (Arstt.  Mén.);  cTTpafTÔç 
'exprimé  goutte  à  goutte';  aTpafYeùo)aarfaire  des  détours,  traîner 
en  longueur';  (JTpaYfâXn  f.  'lacet,  cordon;  fig.  anxiété';  (TipaY- 
YaXiç,  -iboç  f.  'lacet,  cordon';  aipOTTaXoCv  'tordre,  étrangler' 
(>  lat.  sfram/iihf);  à-aoo'TÇ)aTfo.\il[X)  'étrangler';  ion.  att. 
(JTpOYTÛXoç  (avec  o  pour  a  devant  u  selon  J.  Sciiraidt  KZ.  32, 
H81)  :  m.  irl.  srengim  'je  tire^  je  traîne'  irl.  iiiod.  sreangaim 
'je  lie,  je  traîne,  je  tiraille'  sreang  'corde'  (Znpitza  Gutt.  IsOsq. 
KZ.  36,  6U.  Pedersen  K.  Spr.  I  81),  lett.  stringt  'se  raidir,  se 
dessécher'  ('*se  contracter';,  i.-e.  *streidg-  *);  les  mots  celt.  et 
lett.  peuvent  aussi  remonter  à  la  variante  ^streidgh-  dans  v.norr. 
strengr  ags.  stren;^  v.  h.  a.  straiic  (germ.  *strardji-  >  'corde' 
V.  norr,  strangr  'violent,  inflexible,  sévère,  rigoureux,  rude' 
V.  11.  a.  strangi  'fort,  puissant,  valeureux,  dur,  rude,  inexorable' 
(germ.  *strau;^a-  '^atrcm^^ia-,  sens  prini.  '*tendu,  raide'/;  cf. 
*st{h)ereg-  'être  raide'  dans  germ.  *sfarka-  'fort'  germ.  occ. 
*straka-  *stralJca-  'raide',  tous  élargiss.  de  i.-e.  *st{Ii)er-  'être 
raide';  voy.  s.  v.  aTepeoç.  Cf.  Curtius''  380 sq.  Fick  V  .ôTO. 
.071.  III'  498  s(i.  Persson  Beitr.  I  400  n.  1.  Il  Sm  n.  1.  867 
n.  1. 

poét.  (TTpâTTTUj  'lancer  des  éclairs'  (Sopli.  Ap.  Illi.).  Vuy.  s.  v. 
àarpàîTri  p.  92. 


1)  Selon  Fick  1'  570.  571,  Walde-'  s.  v.,  Franck-van  Wijk  EW. 
s.  v.  strijken,  etc.  lat.  stringô  «  *strengô,  avec  i  analogique  dans 
ptc.  strictus)  'serrer,  resserrer,  coiiiprinier,  presser'  est  à  distinguer 
de  stringù  'effleurer;  cueillir;  dégainer'  (  :  g"r.  arpiTs  11.^;  Persson 
Beitr.  II  .S67  n.  1  veut  concilier  les  sens  en  partant  d'un  unique 
*st{e)ring-  parallèle  à  *st{e)reng-. 


—    918    — 

hom.  etc.  arpatôç,  éol.  cripôioç,  béot.  aipoi-  (Hoffmann  Gr.  D. 
II  357  sq.)  m.  "troupe,  foule,  peuple  (Pind.  tragg.)  ;  division 
du  peuple,  armée'  (cf.  crét.  (TTapTOç  [<  CTipaTÔç  par  métathèse] 
'févoç,  lat.  gens',  cTTapTOi  •  ai  tàgeiç  toû  TTXri6ouç  Hésych.)  <  i.-e. 
*strt6-s  (=  skr.  strta-h  'répandu,  épandu'),  ptc.  érigé  en  subst. 
de  R.  ster-  'étendre'  (voy.  s.  v.  (JTopvûiui)  ;  cf.  en  dernier  lieu 
Persson  Beitr.  I  451  sq.  (bibl.).  644.  787.  —  On  a  vu  dans 
CTipaTÔç,  en  tant  qu'issu  de  *sfrntâ-s,  un  proche  parent  de  irl. 
(VVindisch  IF.  III  80sqq.)  frë^ 'troupeau'  {Hrento-m),  v.  slav. 
(Zupitza  KZ.  36, 55)  trqtû  'agmen'  {*tronto-s),  qui  sont  en  fait 
tout  proches  de  norv.,çfrmc? 'rang,  troupe' (Persson  op.  cit.  1448), 
mais  éol.  aipÔTOç  indique  bien  un  -pa-  <  -r-  (Solmsen  Glotta 
I  78 sq),  et  la  parenté  n'est  pas  immédiate.  —  De  là  (Tiparid, 
ion. -ri  f.  'armée;  troupe;  expédition  militaire',  (JTpaTeiâ,  ion. 
-ilîri  f.  'expédition  militaire',  cfTpaxeuai  'servir  comme  soldat, 
faire  campagne',  hom.  aipaidaGai  (ipf.  ècTTpaTouivTOJ  'être 
campé',  aipaTiubiriç,  -ou  m.  'soldat',  cTTpaTÔ-Trebov  'le  sol  sur 
lequel  campe  une  armée,  campement,  camp  ;  troupe  campée',  etc. 

ion.  att.  (TTpepXoç  'tortu;  courbe;  louche;  fig.  rusé;  pervers'; 
ion.  att.  aipepXoOv  'tordre';  cTTpépXri  f.  'cabestan;  instrument 
de  torture';  cTipôpoç  m. 'tourbillon,  tournoiement' (Esch.);  arpo- 
PlXoç  m.  'toupie;  tourbillon,  ouragan;  pirouette;  pomme  de 
pin,  etc.';  cripopiXôç  adj.  'qui  tournoie  en  spirale'  (Anth.);  dipo- 
peîv  'faire  tourner  en  tous  sens;  fig.  agiter,  bouleverser';  (Tipa- 
P6ç  {*strh-)  'tordu,  tors;  louche';  cripàpriXoç  f.  'coquillage';  cripà- 
Pujv,  -uuvoç  m.  'louche'  (Zxpàpujv,  IrpaPaH);  cripôiupoç  m.  'tour- 
billon; toupie  Z413;  fuseau;  coquillage;  pomme  de  pin'.  I.-e. 
*streb-  'tourner,  tordre',  à  côté  de  quoi  *strebh-  dans  (Txpécpuu, 
voy.  s.  V.;  voy.  aussi  l'art,  àcripàpr)  p.  91.  Pour  lat.  (ombr.) 
sfï'ëhula  -ôrum,  aussi  -a  -ae  f.  'chair  des  cuisses  des  victimes' 
voy.  Walde^  s.  v.  (bibl.). 

hom.  aipeÛTOiuai  (seul.  prés,  et  ipf.)  's'exténuer,  se  consumer, 
dépérir';  axpeuYebuuv,  -ovoç  f.  'strangurie'  (Nie).  Le  sens  pre- 
mier étant  '*s'user  par  le  frottement',  cf.  v.norr.  striûlxa  'passer 
la  main  sur,  frotter,  essuyer'  v.  h.  a.  striihhôn  'broncher,  tré- 
bucher', lett.  strûgains  'rayé'  v.  slav.  struéq  strûgati  'radere, 
tondëre',  i.-e.  *st7'eug-  (parallèle  à  *streig-  dans  gr.  OTpiy^,  lat. 


-     919     — 

■itriga  'antlain'j,  clargiss.  par  -g-  d'un  *st{e))'eu-  'étendre,  etc.', 
voy.  8.  V.  cTTopvûiai.  J.  Schmidt  Voc.  I  161.  Bezzenberger  BB. 
4,  350 sq.  Fick  P  571.  Ill^  503.  Persson  Wzerw.  185.  Beitr. 
II  867.    Meillct  MSL.  XIV  363. 

(J  T  p  é  9  uu,  pi".  è'cTTpoqpa,  pf .  pass.  êaTpa|U)aai  trans.'tourner  ;  retourner  ; 
enrouler;  tordre;  fig.  méditer',  intr.  'se  tourner;  se  détourner'; 
CTTpévjJiç,  -euuç  f. 'évolution'  (Arstt.);  (jTpé|Li)Lia  n.  'luxation  ''Hpc. 
Déni.j;  colique  (Diosc.)';  axpoqpri  f. 'action  de  tourner';  lioui.etc. 
cripôqpoç  m.  'cordon,  lacet;  —  colique';  ajpàcpxfl,  -Tfoç  ni.  (f.) 
'pivot,  gond  de  porte;  vertèbre';  hom.  etc.  aTpoqpdXiYH,  -ittoç  f. 
'tourbillon  ^de  poussière);  tour,  circuit;  etc.';  (JTpocpeûç,  -éuuç 
m.  'gond  de  porte'.  I.-e,  *strehh-,  alternant  avec  *sfreh-  dans 
(JTpepXôç,  voy.  s.  v. 

axpri  vrjç,  -éç  et  aiprivôç  'aigu,  perçant  (bruit)',  cf.  Hésych.  s.vv. 
arprivéç  aipnvév;  (jTpfivoç,  -eoç  -ouç  n.  'orgueil,  insolence'; 
aTpnvoç  ni.  'désir  violent';  aTpiivôcpuuvoç  'à  la  voix  rude';  (JTpn- 
vi)Z;uj 'barrir' ;  cTTpriviâv 'être orgueilleux  ;  vivre  dans  la  mollesse': 
lat.  sfrênuos  (cf.  pour  le  th.  en  -ti-  cfTprivùZiuu)  'diligent,  em- 
pressé, agissant,  vaillant',  gall./r/?i  f.  'peine,  combat'  {*[s\trènâ), 
v.  norr.  s-tridr  strid  'strong,  hard,  stubborn,  harsh,  severe'  ags. 
stijnie  'sévère;  sérieux,  dur,  etc.'  norv.. sterra  's'évertuer'  etc., 
lett.  sfarigs  ^diligent'  v.  pruss.  stilrnairi.'ik'nn  'sérieux,  subst.' 
russ.  starât'isja  'se  donner  de  la  peine,  s'appliquer  à';  i.-e. 
*sterèi-  'se  manifester  avec  énergie,  sérieux,  rudesse,  force', 
élargiss.  de  *ster-  dans  axepeoç  etc.  (voy.  s.  v.).  J.  Schmidt 
Voc.  II  352.  Fick  II'  137.  111  ■  ôul.  Persson  Wzerw.  i>24  n. 
Beitr.  I  429.  732.  787.    Walde^  743  sq. 

I.  Ojpiyt,  gén.  atpiYYoç  f.,  aussi  drpit,  aiXiE,  cf.  aTpÎYXoç"...  oi 
bè  vuKTOKÔpaKtt  Hésych.  'un  oiseau  nocturne,  hibou,  effraie  (V)': 
lat.  strix,  gén.  strigis  'strige,  hibou',  i.-e.  '^strei-(j-  'siffler, 
rendre  un  son  vibrant',  à  côté  de  (|Uoi  *{s)frei-d-  dans  gr.  Tpiluu 
lat.  strideô. 

II.  ffTpÎY^  (ou  (TipiS),  gén.  (TipiYYÔç  f.  'cannelure,  sillon,  ligne, 
raie'  :  lat.  stringô  'effleurer,  raser,  toucher  légèrement,  etc.' 
sfriga  'andain;  sillon,  ligne'  sfrigilis  \4rille',  v.  h.  a.  sfrihhan 
ags.  strican  v.  norr.  stri'/kua  'frotter'  got.  .'itriks  v.  h.  a.  stricli 
'trait,  ligne',  v.  slav.  sfrigq  strièti  'toudëre'  v.  pruss.  sfrigli 


—     920     — 

"chardon';  i.-e.*streig;  élargiss.  de  *sf(e)rêi-  ou  *sf(e)m-  dans 
V.  h.  a.  strîmo  'raie',  lat.  .<itria  'rainure,  cannelure,  raie,  strie'; 
voy.  s.  V.  (JxpeÛYOïuai.  Fick  Wb.^  54.  F  570  sq.  IIP  500  sq. 
Frôhde  BB.  7,  122.  Petr  BB.  18,  284.  Persson  Beitr.  II  787 
n.  2.  832.  866  sq. 
aTpiqpv6ç'dur,ferme'(Hpc.  Plut.)  <  i.-e.  *.str-i-bh-  {d.*st€r-i-hh- 
dans  (TTépicpoç,  *ster-hh-  dans  cTTépqpoç)  :  moy. -bas-ail.  et  bas-ail. 
mod.  stref  (strif)  'raide'  moy.-néerl.  strècen  's'efforcer,  s'op- 
poser à,  résister  à'  m.  h. a.  streben  's'efforcer,  tâcher,  lutter;  se 
mouvoir  vers  un  but;  se  dresser,  etc.'  (germ.  *stnbôn;  cf.  le 
degré  *sfreihh-  dans  v.  néerl.  strijven  'faire  effort,  combattre'). 
Fick  1^571.  III^  501.    Persson  Beitr.  I  442.  865.  Voy.  s.  v. 

(TTpÛCpVOÇ. 

(Tipôpoç  m.  'tourbillon'.  Voy.  s.  v.  aipe^Xoç. 

arpOTToXoç  'rond,  arrondi;  trapu'.   Voy.  s.  v.  (TTpotYH. 

arpoiLiPoç  m. 'tourbillon;  toupie  £  413;  etc.'  Voy.  s.v.  aipe^Xôç. 

CTipouSôç,  att.  (JTpoûBoç  g-ramm.  (sur  ce  double  accent  voy. 
Bally  Mél.  F.  de  Saussure  11  n.  2.  28)  m.  (f.  B311.  317) 
'moineau,  Passer  domesticus  L.',  m.  et  f.  'autruche,  Struthio 
camelus  L.'  (dans  ce  sens  aussi  hellénist.  crTpou6oKd)nr|\oç  f.). 
On  a  supposé  un  gr. comm.*(TTpou(J6oç(?)  :  Y.h.?i.drosca  (germ. 
*p7'aus]^6)  ngs.  d)'ae.<^ce  {*pi'auskan-)  prisce  pryssce  g\.  angl. 
thrush  {*prûsMcm-ygYiye,\  puis  Ut.strâzdos  lett.strafds  v.  pruss. 
tresde  v.  norv. prostr  {*prastuz)  lat.  turdus  (dial.  pour  Hordiis 
<  *ti-zdo-s.  Ernout  El.  dial.  62)  'grive',  irl.  friiid  trod  {^trozdi-. 
Fick  W  139)  gall.  dnidwij  'étourneau',  russ.  drozdû  (d-  pour 
f-  par  anticipation  du  mode  d'articulation  exigé  pour  la  syll. 
subséquente.  Solmsen  KZ.  37,  579)  moy.-bulg.  drozgù  'grive', 
Sig8.  pyôs-tle  {*pi'amstalôn-)  'grive';  le  vocalisme  radical  fait 
difficulté  et  les  sens  diffèrent;  cf.  Solmsen  IF.  XIII  138 sq. 
(bibl.).  Berneker  EW.  227sq.  Walde^  799.  Robert  Les  noms 
des  oiseaux  en  gr.  anc.  26sqq.  (bibl.).  119  sq.  —  cfTpoOç'  ô 
(JTpouGéç  Hésych,  est  vrais,  une  création  secondaire;  autre  avis 
chez  Fick  KZ.  42,  291. 

posthom.  arpDqpvôç 'd'une  saveur  acre,  acerbe;  fig.  âpre,  morose; 
rigide  (Hpc.)';  axpùcpvÔTriç,  -rriTOç  f.  'saveur  acre;  caractère 
morose'  :  v.  h.  a.  strûhèn  m.  h.  a.  strûben  'être  hérissé  (poils, 


—     921     — 

plumes);  traiis.  hérisser';  i.-e.  *sfreubh-  *xfrubh-,  parallèle  à 
*sfreibh-  *strihh-  (voy.  s.  v.  (TTpiqpvôç);  cf.  '^streup-  ^strùp-  dans 
V.  slav.  strûpïtû  'asperitas'  strûpïtinû  'Tpaxûç'  strupû  'blessure', 
puis  V.  sax.  sfrûf  'hérissé'  moy.-néerl.  .sfrM/"  (prégerm.  *strûp- 
ou  *.strûbh-)  'hérissé,  rude,  inégal,  non  uni;  'en  parlant  de  per- 
sonnes:) rude,  sévère,  brusque',  etc.;  *sfreubh-  ^streup-  sont 
des  élargiss.  de  *sfreu-,  lui-même  élargi  de  *.ster-  'être  raide'. 
Persson  Wzerw.  185.  Heitr.  I  445  sq.  11  X&b.  h^t.  strfuna 
'goître,  scrofules'  est  ambigu  dans  le  détail  li.  e.  "^strûbh-ina, 
cf.  V.  norr.  stnipi  striûpi  'gorge',  selon  Petersson  IF.  XXIV 
266 sq.;  i.-e.  ^strûd-md,  cf.  v. sax.  strota  'tuba,  guttur'  moy.- 
angl.  fif.rûten  stronten  'swell  out,  lat.  furç/êre'  etc.,  selon  Persson 
Heitr.  1  444),  mais  sa  j)arenté  avec  notre  groupe  n'est  pas  dou- 
teuse. 

(jTpùxvoç  m   f.,   ov  'solanum'.  Etyni.  inconnue. 

(jTpuOvvO)Lii  'étendre'.  Voy.  s.  v.  (TTÔpvOiai. 

hom.  etc.  atpujqpâv  'tourner  et  retourner',  -âcr6ai  'se  tourner  de 
ci  de  là,  lat.  versàri'.  Présente  le  degré  long  fléchi  de  i.-e. 
'-^sfrebh-  dans  (TTpéqpuu  (voy.  s.  v.).  M.  van  Blankenstcin  Cnters. 
62.  11  f). 

hom.  etc.  atu-feiv,  aor.  èaTÙfriaa  (è'aTuta  caus.  'rendre  odieux' 
\  .502 1  è'cTTUYOv  'haïr,  avoir  en  horreur,  ciaindre';  axù-foç,  ouç 
n.  'haine,  objet  de  haine'  (Esch.)  ;  hom.  poét.  (JTu-f€p6ç  'haïssable, 
odieux,  horrible';  cttutvôç  act.  'qui  hait',  pass.  'odieux:  triste'; 
(JtûE,  gén.  (Jtu  fôç  f.  'froid  glacial,  frisson  (au  pi.  ;  cf.  ZtûE 
source  d'Arcadie,  llrdt.  Strab.  Pans.,  fleuve  des  enfers,  Hom. 
etc.);  objet  horrible,  monstre':  i^jeuai-cTTuE  '(pii  hait  le  men- 
songe': lit.  sfiiffstu  sfiUjfi  'se  dresser  (p.  ex.  des  oreilles  du 
lièvre)'  (Hirt  IF.  XII  197)  russ.  iftti/gntif/  xtiigmiU  'se  congeler', 
i.-e.  *.s'^//(y-  'être  raide',  élargiss.  de  *st{h)u-  dans  gr.  (Jtuuj;  on 
en  a  rapproché  en  outre  le  groupe  suiv.,  où  l'irradiation  est 
somme  toute  différente  (voy.  Znpitza  Gutt.  28.  Torp  chez  Fick 
IIP  494;  doute  chez  Franck-van  Wijk  EW.  s.v.  .stuiken),  skr. 
tujdti  'pousser,  heurter',  suéd.  stuka  'vaincre'  norv.  sfatilui 
'pousser,  heurter'  ail.  mérid.  stauchen  'pousser  du  pied'  v.  norr. 
sfolkr  ags.  sfocc  'poutre,  scuiche'  v.  h.  a.  sfor  'bâton',  irl.  fiidt/ 
'hache'  tuagaini  'je  frappe  de  la  hache'  tocht  'part,  morceau'. 


-     922     - 

ion.  att.  arOXoç  m.  ""colonre;  fig.  soutien,  appui'.  Voy.  s.  v. 
araupoç. 

(JTÛ7T0Ç,  -eoç  -ouç  n.  'souche,  bâton  (*branche  ou  troue  abattu)'; 
aTvnâle\'  PpovTct.  ipocpeî.  dj6eî  Hésycb.;  aTToaTUTrà^uj  "chasser 
à  coups  de  bâton' (Archil.)  :  V.  noiT.  s^m/)' 'souche' (germ.  *sf^75a-2), 
lett.  stu2}s  sfupe  stnpure  "souche,  balai  usé'  stupas  pl.g'racines 
des  plumes;  petites  baguettes'  (p.  ex.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  s.  v. 
stupd-h.  Wood  «^  §  576  c.  Torp  chez  Fick  IIP  496.  Falk- 
Torp  EW.  1187  sq.  Walde-  747.  Peisson  Wzerw.  90.  Beitr. 
II  714  et  n.  1);  i.-e.  *{s)tup-  'frapper,  heurter'  dans  skr.  pra- 
-stumpati  gr.  tùtttuj  ;  voy.  aussi  Tart.  (TTiicpuu, 

CTTÛTTTrri  f.  'filasse,  étoupe';  aTÙTrmvoç  adj.;  aTUTTireiov  'paquet 
d'étoupe,étoupe'(Hrdt.Xén.);(JTi)TTTTaE,-âKOçm.'(TTUTTTTeiOTTLuXTiç'. 
On  en  rapproche  (?)  skr.  stupd-h  'toupet,  touffe  de  cheveux' 
stûpa-h  'toupet,  sommet,  cime,  tête'  et  (avec  un  autre  déterm.) 
stiika  'touffe  (de  cheveux,  de  poils),  flocon,  tresse,  natte',  cf. 
une  forme  plus  brève  dans  skr.  prthustu-h  'ayant  un  large 
toupet'.  Curtius^  216.  Prellwitz^  439.  —  Lat.  stuppa  stûpa 
'étoupe'  (les  mêmes)  est  l'emprunt  grec;  voy.  Walde-  s.  v. 

I.  att.  (TTijpaE,  -aKOç  m.  'bout  d'une  lance,  craupujTrip;  lance, 
pique'.   Voy.  s.  v.  cTTaupôç. 

II.  (TTupaS,  -«Koç  m.  (f.)  'résine  dont  est  fait  l'encens  (Arstt. 
Théophr.);  arbre  qui  la  produit  (Hrdt.)'.  Emprunt  sém.,  cf. 
hébr.  son  'résine  du  lentisque  et  du  térébinthe',  avec  influence 
du  préc.  ;  bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  41  sq. 

tragg.  (TTuqpeXôçet  aiuqpXôç  'ferme,  fort,  dur;  astringent;  cruel'; 
aiuqpeXîZiu),  aor.  3.  sg.  (TxucpéXiHe  H  261  'frapper  fortement;  ren- 
verser ;  chasser  ;  maltraiter'.  I  .-e .  *stu-hh-  est  parallèle  à  *[s)tu-p- 
dans  skr.  p)r  a -stumpati  gr.  tûtttlu  lut.  sfupnim  etc.,  k*(s)tu-h- 
dans  lat.  tituhô  etc.,  à  *stu-g-  dans  skr.  tujdti  etc.  (voy.  l'art. 
aTUYeîv),  à  *{s)tu-d-  dans  lat.  tundô  'battre'  gr.  Tubeuç  Tuvbd- 
peujç  etc.,  à  *{s)tu-m-  dans  lit.  stumiù  stùmti  'pousser'  skr. 
tômdra-  m.  u.  'javelot',  tous  élargiss.  de  *st(h)û-  (:  *sthâu-  ou 
*stheu-)',  bibl.  chez  Walde  ^  s.  v.  stuprum. 

aTÙqjuj  'resserrer,  contracter  (Hpc),  spéc.  par  une  saveur  astrin- 
gente (Anth.);  intr.  avoir  une  saveur  acre,  acerbe';  ai\)}x\xa.  n. 
'astringent';  aTÛqjiç,  -eujç  f.  'contraction;  emploi  d'un  mordant'; 


—     923     - 

(JtOtttikôç  'astring-ent';  cTTUTriripiâ,  ion.  -x]  (scil.  -fn)  f.  'alim' 
iHrdt.  Hpc);  aiOcpôç  ''aTûcpvoç  cTTùqppéç)  'acre,  aoerl)e,  astrin- 
gent'; (JTû)av6ç  (;*(JTU(p^vo-ç)  'ferme,  solide'  Arcad.  Hésycli.  I.-e. 
*stû-hh-  est  l'élargiss.  d'un  *st(h)au-  *st{h)û-  'se  condenser'  'cf. 
skr.  sfûkâ  stupdli  etc.  cités  s.  v.  (JTÛTTTrri);  voy.  l'art,  araupôç 
sub  fin. 

arinx),  -0)aai,  pf,  èaiûKa  'être  en  érection'.   Voy.  s.  v.  (TTaupôç. 

att.  aTuj)nvjXoç,  {-m,  -ov  'babillard;  qui  parle  agréablement':  atuLi- 
MÙXXuj  (seul,  prés.j  'babiller';  aTUJ^u\lâ,  ion.  ■)-[  f.  'babil'.  Pré- 
sente le  degré  long  fléchi  de  i.-e.  *steju-  attesté  par  gr.  oxôjjia 
Q.  'bouche',  got.sfibna  (*stemnd)  'voix'  etc.;  le  sens  de  'mugis- 
sant' attribué  à  véd.  stàmûh  n'est  pas  sûr.  Curtius''  215. 
Uhlenbeck  Ai.  Spr.  ,S43sq.  L.  Meyer  IV  158.  M.  van  Blanken- 
stein  Unters.  61. 

boni.  j.  ion.  att.  au  lavec  cr-  provenant  des  cas  oblicjues  où  il  est 
issu  de  tu-),  dor.  tO  (béot.  toùv  avec  ou  =  «,  hom.  Tuvri  lac. 
Toûvn  d'après  ètujv  [béot.  iôjv]  èfijûvii'))  'tu,  toi'.  I.-e.*f?<  ta  dans 
zd  ta  enclitique  (à  coté  de  quoi  depuis  l'époque  aryenne  *tuv- 
-dni  dans  skr.  f(u)vdm  zd  tûtn  gâth.  tf^m  v.  pers.  tuvam,  inno- 
vation d'après  ahdm  'je'),  arm.  du  (cf.  Pedersen  KZ.  38,  232sq. 
o9,  388;,  alb.  ti  i:Hi(.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  43u.  Pedersen  KZ. 
36,  282),  lat.  tû,  irl.  tu-ssu  hi-sso  et  tû  (i.-e.  *fa  ou  *fu),  got. 
pu  (quantité  ?)  v.  h.  a.  du  du  v.  sax.  thû  v.  norr.  pâ  pu  po,  lit. 
ta  {i.G.*tù  ou  *^?<),v.pruss.^o«  (ou  =  «)  v.slav.  tt/;  —  ace.  hom. 
j.  ion.  att.  lesb.  oé  (*TFé)  dor.  T€  (i.-e.  *fe)  -')  et  tû  (nom.  en  fonc- 
tion d'ace);  l)éot.  tîv  (aussi  Théocr.;  -î-  selon  des  gramni.  an- 
ciens) est  peu  clair;  —  gén.bom.aeîo '*tF€îo)  aéo  creO  att.  ctgû, 
dor.  Téo  (Alcm.)  reû  (Théocr.)  xiuu  (Rhinthon),  aussi  dor.  reoç, 
cf.  Téop-  aoO.  KpfiTeç  Hésych.,  leûç  (Épich.  Théocr.^  tiujç 
(Rhinthon);  —  dat.  (Joi  (*tFoi  =  skr.tvé)  dor.  toî.  et  un  eucli- 
ti(iue  hom.  j.  ion.  lesb.  (>  att.  toi  'certes")  toi  =  skr.  dat.  fê; 
tIv  (Théocr.  Pind.),  hom.  Teiv  (*TeFiv).  tar.  Tivn;  —  adj.  poss. 
hom.  ion.  att.  aôç,  hom.  lesb.  dor.  teôç  béot.  tiôç  'ton.  tien' 


1)  [Peut-être  aussi  la  nasale  est-elle  ancienne,    cf.  skr.  tvàm.] 

2)  Sur   crét.  tF^    tiré   de  Tpt-   ai.  Kp.  Hésvcli.   vov.  Brugniann 
Thunib  Gr.Gr.-»  49. 


—     924     — 

<  i.-e.  *tuo-s  Heuo-s  :  skr.  tvàh  gâth.  êuxi-  alb.  i'i-t  'ton',  ace. 
tent,  lat.  tovos  {—  Teôç)  tuos  osq.  tuvai'tuae'  ombr.  touer 
tuer  'tui'  fuua  tua  'tua',  lit.  tcwas  'ton'.  Osthoff  MU.  IV  268  sqq. 
G.  Meyer^  504sqq.  (bibl.).  Brugmann  Grdr.  IP,  2,  403  sqq. 
410  sqq.  (bibl.).  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.'*  286  sqq.  (bibl.j. 

(TùKdiaivov  'nuire';  aûKà)aîvoç  m.  et  f.  'mûrier'.  Emprunt  sém.. 
cf.  hébr.  siqmà  (aram.  pi.  slq^mln)  'mûrier',  avec  influence  de 
aÛKov;  bibl.  chez  Lewy  Fremdw.  23. 

hom.  etc.  crû  ko  v,  béot.  tûkov  (Strattis)  'figue;  excroissance  aux 
paupières,  à  l'anus;  parties  de  la  femme';  aûKéâ,  ion.  aOKéri 
>  (JOkh  f. 'figuier;  résine  du  pin;  fie';  aOKivoç  'de  figuier;  fig. 
inutile';  aûKaZiuj  'cueillir  des  figues';  aùKaXiç,  -iboç  f.  'becfigue, 
\?ii.ftceduJa.  aÛKOV,  Vàt.ftms  (Hirt  Indog.  II 568),  ?^\•m.tllU2 
'figue'  (Meillet  MSL.  XV  163)  sont  vrais,  des  emprunts  indé- 
pendants à  une  même  Ig  médit.  ;  sur  le  figuier  voy.  Hehn  "^  94sqq. 
560  sq.  (bibl.).  Schrader  RL.  236  sqq. 

att.  (JùKOcpâvTriç,  -ou  m. 'dénonciateur;  coquin'.  Selon CookClass. 
Rev.  1907,  p.  133sqq.  (cf.  déjà  Sittl  Gebàrden  der  Gr.  u.  Rom. 
103,  n.  1,  et  auj.  Riffer  IF.  XXX  388  sqq.)  le  sens  prim.  est 
'celui  qui  montre  la  figue',  en  tant  que  faisant  le  geste  apo- 
tropéique  décrit  par  Ovide  Fast.  V  433,  cf.  ital.  far  le  fiche 
fr.  faire  la  figue  à  qn  etc. \  le  'sycopbante'  serait  celui  qui  par 
ce  geste  signale  qn  comme  malfaiteur.  —  Autres  avis  chez 
S.  Reinach  RÉtgr.  XIX  335  sqq.  et  P.  Girard  RÉtgr  XX  1 43  sqq. 
(textes). 

aûXov,  seul.  pi.  'dépouille  d'un  temple;  nantissement,  gage':  aùXii 
f.  seul.  pi.  'dépouille  d'un  temple;  droit  de  saisie';  ép.  croXâv 
(él.  opt.  ffOXaiTi  GDI.  1153,  6  de  *croXâ)iii),  ép.  (JûXeOeiv,  poét. 
et  dial.  (delph.  etc.)  aûXeîv  (voy.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.''  354) 
'ôter,  tirer  de;  dépouiller,  piller';  cf.  ipf.  è-oav\\a'  àqpdpei.K.T.  X. 
Hésych.;  uXotiar  tcrtepriBri.  à-rréeavev  H.  Etym.  obscure;  cf. 
Kretschraer  KZ.  31,  422. 

(Tùv  'avec'.  Voy.  s.  v.  att.  Eùv  p.  680. 

hora.  (Juv-eoxiLioç  m.  'jointure'  Z  465.  Analyse  ambiguë  (i.-e. 
*segh-  'tenir',  cf.  auv-oxn  f.  m/sens  et  voy.  l'art,  è'xuj  sub  fin., 
—  ou,  moins  prob.,  malgré  G.  Meyer^  165,  *uegh-  'conduire', 
voy.  s.  V.  ôxoç  n.). 


-     !>2f)     — 

aùppâ  adv.  'pêle-mêle';  aùppr)  F.  'confusion':  auppriveùç 'turbu- 
lent'.   Voy.  s.  V.  TÛppri- 

houi.  etc.  aûpifE,  -irroç  f.  'tuyau,  etc.';  (JùpiZiuu,  att.  -îttuj,  dor. 
-icrbuj,  fut.  aupiEo|uai  'jouer  de  la  flûte  champêtre;  siffler':  av- 
pvfm  11-  et  aoprfiuéç  m.  'sifflement'.   Voy.  s.  v.  duuXriv. 

(Jûpixoç  m.  'panier,  corbeille'  f  Alexis;;  aupiaKOç  m.  m/sens  Hé- 
sych.,  citant  aussi  un  ùpiaKOç.    Étym.  obscure. 

(Jupuj,  fut.  (Jûpûj 'traîner,  tirer,  charrier':  aûpMa  n.  'robe  traînante; 
tresse  pendante;  litière,  fumier,  etc.';  aup^ôç  m.  'traînée  (de 
pluie,  de  grêle  balayée  par  le  vent),  averse;  action  de  se  traîner  : 
purgation':  crupiuaiot,  ion.  -n  f.  'plante  purgative,  raifort;  \mv- 
gation';  (TÛpTriç,  ou  m. 'corde  pour  tirer;  j)oulie':  crùpiiç,  -iboç  f. 
'Syrte,  banc  de  sable'  (en  tant  (juc  'tourbillon  entraînant  les 
vaisseaux'  .selon  von  Wilamowitz  chez  Timothée  Pers.  99);  — 
aûpqpoç  n.  (TupcpeTÙç  m.  'balayures';  att.  crûpqpaE,  -aKOç  m.  'fig. 
ramassis  de  gens,  populace'.  Voy.  s.  v.  craipai  I. 

hom.  etc.  aOç,  gén.  aOoç  m.  f.  'porc,  truie;  sanglier,  laie".  On 
hésite  à  séparer  aOç  de  hom.  etc.  ùç  et  de  son  groupe,  en  y  voyant 
avec  Bezzenberger-Fick  BB.  6,  286  et  Hechtel  BH.  lu,  287  un 
i.  e.  *qiûs  :  lit.  kiaùlé  lett.  zûka  'porc';  selon  Osthoff  MU.  IV 
O.06  sqq.  un  i.-e.  *sûs  gén.  *su6s  >  gr.  ûç  gén.  *aF6ç  *a(SÔç  a 
provoqué  par  nivellement  une  double  flexion  ùç  voç  et  aOç  cfuôç, 
mais  un  gén.  *«Md.s-  n'est  pas  admissible  et  l'avis  est  caduc: 
Lidén  IF.  XIX  3ô2  u.  2  suggère  que  le  maintien  de  cr  pourrait 
être  dû  à  Texpression  constante  hom.  crûç  aiaXoç  porc  gras'; 
rien  de  certain;  y  aurait  il  emprunt  à  une  Ig  parlée  au  nord  de 
la  (irèceV 

0û(pap  n.  indécl.  'peau  ridée;  dépouille  des  reptiles;  pellicule  sur 
le  lait".  On  en  a  rapproché  lat.  sûber  'liège'  (Fick  IP  258), 
qui  pourrait  être  l'emprunt  grec  (cf.  Frr.hde  BB.  14,  88);  la 
présence  de  gr.  a-  nest  expliquée  ni  par  G.  Meyer  Alb.  St.  III 
54  ni  par  Johansson  IF.  III  237  sq. 

hom.  auqpeioç  ffuqpeôç  m.,  auqpoç  m.  (Lycophr.)  'porcherie'.  Le 
rapport  de  *-(peFioç  etc.  avec  gr.  qpûuj  'produire,  etc.',  i.-e.  %hû- 
{*hheua-)  'être,  devenir,  naître,  croître,  etc.' (Prellwitz  BB.  '2'2, 
108)  n'est  i)as  sûr. 


-     926     — 


CTuxvoç  'compact,  fréquent,  nombreux,  abondant;  continu,  de 
longue  durée'  <  *TVJK-avo-ç  (Brugmann  Grdr.  P  311;  pour 
-XV-  <  -K(Jv-  cf.  F.  de  Saussure  MSL.  VII  90  sq.  Walde  KZ. 
34,  477  sq.  ;  pour  au-  <  *tu  cf.  Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G.  d. 
W.  1901,  p.  91  sqq.);  i.-e.  *tnq-  est  le  degré  réduit  de  Hueq- 
(skr.  tvanàkti  gl.  'presser'  pra-tvalisâna-h  'très  fort,  actif), 
nasalisé  en  Hueidq-  dans  gr.  aàxTUJ  {Hut^q-iô),  voy.  s.  v. 

postbom.  (Jq)abdz:uj  's'agiter  convulsivement;  bondir;  fig.  tré- 
pigner de  désir'  procède  d'un  *(j(pwb-,  cf.  skr.  spandatè  -ti  'tres- 
saillir, bouger  de  place,  etc.'  spanda-h  'tressaillement,  mouve- 
ment' snâyu-spanda-li  'pulsation'  spandanà-h  'tressaillant,  etc.; 
m.  un  arbre',  gr.  crcpevbôvri  f.  'fronde'  crcpévbajuvoç  f.  'érable' 
(jqpôvbuXoç  arrovb-  'vertèbre,  etc.'  (voy.  s.  v.),  —  ou  bien  d'un 
^sphdd-  (ou  *sphed-  avec  assini.  vocalique  ?),  cf.  (Tcpebavôç  et 
aqpobpôç 'violent,  impétueux';  pour  i.-e.  *sp{h)end- 'teuàre,  tirer, 
tressaillir'  voy.  l'art,  anàw  sub  fin.  Cf.  en  dernier  lieu  Persson 
Beitr.  I  401.  413  sqq.  II  588. 

boni.  etc.  cfcpàZ^uu  (*cr9aY-iuj),  néo-att.  acpàTTuu  (d'après  qppaTToi. 
Brugmann  Grdr.  IP  1073),  fut.  (TcpàHuu  'égorger  une  victime'; 
aqpafri  f.  'égorgemeut;  blessure;  gorge,  spéc.  endroit  de  la 
gorge  où  l'on  frappe  la  victime';  cTcpatioç  ''qui  se  fait  par 
égorgement  (Sopb.);  mortel  (Hpc.)';  crqpâYiov  'sacrifice  (Eur.); 
victime'  ;  aqpaYeûç,  -éuuç  m.  'meurtrier  ;  glaive  du  sacrifice  (tragg.)'. 
Cf.  peut-être  bav.  spacken  'heurter  la  pointe  d'un  œuf  contre 
celle  d'un  autre,  jusqu'à  ce  que  l'une  d'elles  se  brise'  Spacker 
'choc  avec  une  chose  pointue';  vocalisme  -a-  parallèle  à  -i-  dans 
souab.  spicken  'heurter  les  pointes  des  œufs'  ail.  dial.  spi{c)ken 
'piquer',  puis  le  groupe  gr.  arriXoç  (nriXàç  'écueil',  lat.  splna 
splca  etc.,  voy.  p.896sq.  (Persson  Beitr.  I  410  n.  1).  Voy.  s.v. 
qpàaTCtvov.  —  Pour  v.  h.  a.  spahha  m.  h.  a.  spache  'menu  bois 
sec'  (Prellwitz^  442)  voy.  Zupitza  Gutt.  1G2.  Persson  Beitr.  I 
396  n.  2. 
hom.  etc.  crcpaîpa,  ion.  acpaîpri  {*sphr-)  f.  'balle  pour  jouer; 
sphère,  etc.';  acpaipoûv  'arrondir;  boutonner,  moucheter'.  V^oy. 
s.  vv.  (JTTaipai  crqpupdç  acpupôv.  —  Zd  shar^na-  'rond'  (Bartho- 
lomae  IF.  X  199.  Airan.  Wb.  1587.  Brugmann  KVG.  §  255. 
Gr.Gr.*  133)  obligerait  à  poser  un  i.-e.*sqUher-  *sqVhr-  (aryen 


—     927     - 

*5/(;^fw«-)  improbable  ;  Persson  Beitr.  1417  n.  1  rattache  le  mot 
zd  à  la  famille  de  gr.  aKaipuu  'bondir,  danser  (*se  mouvoir 
en  rondj',  lit,  skrëti  "(sej  mouvoir  en  cercle',  i.-e.  *sqer-  *sqoi'- 
*s-q(e)i'ei-. 

acpÛKeXoç  m.  'mouvement  convulsif,  spasme  douloureux;  fig. 
tourmente,  tempête  (tragg.);  —  gangrène,  carie  (Hpc.)';  (TqpaKe- 
XiZiuj  'éprouver  de  vives  douleurs  avec  convulsions;  fig.  être 
anxieux  ;  —  se  gangrener'.  On  peut  admettre  un  i.-e.  *sp{hiak- 
*sp(h)dg-,  cf.  ail.  dial.  spachten  'éprouver  une  tension  des  veines' 
Spachen  Spachten  'tension  des  veines,  des  muscles';  *spdl'- 
*.<ipdg-  sont  des  élargiss.  de  i.-e.  *spë-  *.^p9-  'tendre'  '^voy.  s.  v. 
aTTCtuj);  pour  l'alternance  *.v/)^-  :  *sp-  cf.  p.  ex.  gr.  acpabdluj  :  skr. 
spandatë,  gr.  aqpôvbuXoç  :  (TTTÔvbuXoç,  (TTraipuu  :  (jqpaîpa  acpupôv. 
Persson  Beitr.  1  .^96.  416  sqq. 

(jqpàKoç  m.  'sauge,  Salvia  L.',  plante  culinaire  et  médicinale  (Aris- 
toph.Tliéophr.),  prob.  dénommée  d'après  ses  propriétés  astrin- 
gentes, cf.  (TqpaKeXoç  et  voy.  Solmsen  Beitr.  I  .ô. 

lîom.  etc.  aqpàXXu),  fut.  acpaXô)  'faire  tomber,  al)attre,  renverser; 
faire  chanceler;  faire  chavirer;  fig.  abattre;  pass.  échouer, 
subir  un  échec;  —  induire  en  erreur,  égarer;  pass.  se  faire 
illusion';  aqpâXina  n.  'chute,  faux  ))as;  fig.  malheur,  revers, 
erreur';  acpaXepôç  'vacillant;  fig.  inconstant;  peu  sûr';  àcfcpaXiiç 
'ferme,  solide;  sûr';  àacpàXeia  f.  'stabilité;  sûreté'.  Si  cTq)-  <  i.-e. 
*sqijh-,  cf.  skr.  skha/ati  -fè  'trébucher,  faire  fausse  route' 
(Fick  I'  143.  567),  arm.  sjcal  'erreur,  manque;  défectueux' 
sxaîak  'titubant  (dans  l'ivresse)'  sxalem  sxalhn  'se  tromper  de 
route,  broncher,  pécher'  (Hubschmann  Arm.  St.  I  49.  Arm. 
Gr.  I  490  sq.).  —  La  parente  de  crcpdXXuu  avec  v.  h.  a.  fdUdn 
'tomber'  {-In-},  lit.  pâlu  pùlfi  'tomber'  iCnrtius^  r»72  sq.j,  arm. 
pinti  'éboulement'  (Meillet  MSL.  VIII  294)  est  plus  contestée. 
—  Pour  lat.  f((Ho  'tromper'  voy.  s.  v.  qpnXôç. 

aqpaXôç  m.  'entraves  de  bois  pour  les  prisonniers'  (Ki)ieh.  fr. 
148  K.;  voy.  Hésych.  s.  v.).  Voy.  s.  v.  aqpeXaç. 

hom.  acpapttYeîaGai  'regorger,  être  débordant,  éclater,  pétiller'; 
acpapaYÎZiuj  'soulever  avec  bruit'  (Ilsd.^:  acpâpafoç  m.  'éclate- 
ment' gramm.  i  ad  j.  ^apu-  Pind.,  èpiaqpâpcrfoç  Hynni.  à  Herm.  i  : 
skr.  sphurjdfi  'éclater,  faire  du  l)ruit'.  lit.  sprdgefi  'craquer' 


—     928     — 

spùrgas  '"bouton,  pousse,  etc.',  lat.  spargô  ''répaudre,  asperger', 
V.  norr.  spraka  'pétiller'  v.  sax.  sprekan  ags.  sprecan  v.  h.  a. 
sprehhan  'parler',  gall.  (Fick  II*  317)  ffrec  'garrulitas'  (celt. 
*s[p]reg-nâ)  ffraetli  'eloquens,  disertus'  (celt.  *s[p]rakto-s,  i.-e. 
*sphrdU-)  v.irl.  (Fick  IP  18.  Pedersen  K.  Spr.  I  104)  arg 
"goutte'  gall.  eira  (th.  en  -io-)  corn,  irch  >  er  bret.  erdh  'neige' 
(celt.  *[p]«rgo-  *[p\argio-)\  i.-e.  ^'sijherëf!-,  voy.  s.  v.  anap'^âv. 

(Jqpebavôç  'violent,  impétueux'  (Anth.  Nie),  hom.-6v  adv.;  ion. 
att.  cfqpobpôç  m/sens,  hora.  -ûùç  adv.  u  124.  I.-e.  *splied-.,  na- 
salisé en  *sphend-  dans  (T(pevbôvii  f .  'fronde  (Archil.)  ;  bandage 
(Hom.  Hpc.)' cfcpévbaïuvoç  f. 'érable' (Tbéophr.);  voy.  s.  v.  crcpa- 
hàlw.  —  Sur  \iit.fu7ida  'fronde'  voy.  auj.  Persson  Beitr.  1414 
n.  1  (bibl.). 

CTcpeîç,  ntr.  aqpéa  'eux',  pi.  du  pron.  pers.  de  la  Supers.,  employé 
tant  comme  dém,  ('aÙTol')  que  comme  réfléchi  ('éauTÛùv')  ;  gén. 
aqpijùv,  ép.  ion.  crcpéuuv  aqpeiuuv;  dat.  a(pi(yi(v),  ép.  ion.  poét. (Jcpi(v) 
acp';  ace.  att.  crqpâç,  ép.  ion.  poét.  ocpéaç  cTcpâç  encl.  E  567  aqpè 
ffcp'  ((Jcpiv  et  (Tqpè  parfois  aussi  employés  comme  sg.);  duel  ép. 
(yqpLué  (TqpuJÏv;  adj.  poss.  crqpéTepoç  (daprès  fnuéxepoç  ujuéTepoç) 
ép.  aqpoç  'leur'  (rarement  'son',  parfois  'mon,  notre;  ton,  votre'); 
(JcpexepiZiojuai  's'approprier,  usurper'.  Ces  formes  avec  aqp- 
semblent  parties  de  (Tcpi  et  dqpiv;  (S-  était  le  degré  réduit  de  *st'- 
dans  lat.  si-bi  v.  slav.  se-bé,  -qpi  et  -qpiv  étaient  les  suff.  casuels; 
aqp-  fut  senti  comme  élément  thématique  (crcpi  (Jqpiv  :  â|U|ui  u|li|lii, 
à}x\xiv  u|Li|uiv  etc.)  et  l'on  créa  acpè  d'après  |uè  et  a|Li|ne,  puis 
(Tqpeîç  etc.  d'après  les  formes  pluralisées  fifieîç  ujueîç  etc.;  cf. 
Brugmann-Thumb  Gr.Gr."^  288  sqq.  et  bibl.  ^).  —  On  a  vu  aussi 
dans  acp-  un  *zbh-,  degré  réduit  de  *.sebli-  dans  skr.  sabhd 
'lignage'  got.  ,<iibja  'parenté'  etc.,  cf.  Jobansson  IF.  II  5  sqq., 
Lidén  Stud.  54  sq.,  Solmsen  Unters.  197  sqq. 

(JqpéXaç,  dat.(r9é\aï(Ap.Rh.)0'qpé\a(Nic.),  pi.  ace.  (jqpéXap231  n. 
'escabeau,  banc;  bloc  de  bois  creux';  crqpaXoç  m.  'entraves  de 
bois  pour  les  prisonniers'  :  lett.  spals  'manche,  poignée',  got. 
spilda  'tablette  à  écrire'  v.  norr.  spiald  'tablette  carrée'  m.  h.  a. 


1)  Pour  lac.  qpiv,   éol.  âaqpi  âoqpe,   „syrac."   \\ii  vjjîv   voy.  Brug- 
mann-Thumb op.  cit.  s.  vv.  (bibl.). 


—     929     — 

spelte  'morceau  de  bois  tendu,  outil  de  tisserand',  akr. 2)hdlakam 
'planche,  latte,  tablette,  damier,  piédestal,  banc  de  bois,  etc.', 
V.  norr.  fiol  'planche'  {*phela),  v.  slav.  polica  'planche'  slav. 
comm.  *o-pelnû  dans  tchèq.  ophni  opîin  'ranche'  etc.,  gall. 
f/Iochen  'éclat  de  bois'  i'^sphloq-n-.  Jones  A  Welsli  gramniar 
143);  i.-e. '^{s)phd-  *{s)phel-t-  'fendre'.  Cf.  p.  ex.  Brugmann 
Grdr.  P  653.  Uhlenbeck  Ai.  8pr.  183.  Persson  Beitr.  I  174. 
418.  Voy.  s.  vv.  anùXaE  \\)u\\ç. 

G(pY]V,  gén.  (Jqprivôç  m.  'coin';  aqprjvoûv  'fendre  avec  un  coin; 
coincer;  boucher'  :  skr.  sphjjd-h  'éclat  de  bois  (taillé  en  forme 
de  couteau)',  \.\ioxv.spdnnspônn\.h.3i.span  {geYm.*spèjm-2) 
'éclat  de  bois'  ags.  spôn  'copeau,  éclat'  m.  h.  a.  spdf  'éclat'; 
i.-e.  *sp{h)êi-  (voy.  s.  vv.  onàQr\  crrribriç  cTTrâvoç),  à  côté  de  quoi 
(Fick  IP  306.  Pedersen  K.  Spr.  I  75.  Jones  A  Welsh  granimar 
143)  un  i.-e.  *sp{h)endh-  dans  irl.  so7in  'pieu'  v.  gall.  f/'oiiii 
'bâton'  {*spondh-).  Cf.  Fick  P  150.  574.  III^  505.  Beehtel 
llptpr.  190.  Solmsen  Beitr.  I  129.  Persson  Beitr.  I405sqq. 

hom.  etc.  aqpriE,  gén.  dqprjKÔç,  dor.  (Tcpdt,  gén.  aqpûKÔç  (Tliéocr.) 
m.  'guêpe';  hom.  etc.  crqpriKoûv  'serrer  ou  amincir  par  le  milieu 
à  la  façon  du  corps  de  la  guêpe  (ttXoxiuoi  xpvaâ)  èdqpriKtuvTO 
P  52);  serrer;  fermer,  boucher';  (TqpiiKiObiiç  'semblable  à  une 
guêpe,  élancé,  svelte';  acpriKid  f.,  ocpr]K{bv,  -uùvoç  m.  'guêpier'; 
aqpriKÎaKoç  m.  'pieu;  chevron  (d'un  comble)'.  Etym.  incertaine. 
Selon  Solmsen  Beitr.  ï  129  et  n.  1,  le  (Tcp-dE  devrait  son  nom  à 
la  forme  en  coin  des  deux  sections  de  son  corps  et  serait  parent 
du  préc. ;  pour  le  suff. -dA(o)-,  se  greffant  sur  un  prim.  *aqp-oç, 
cf.  eûvvàH  XàppâH  laûpiuàî  -r\l  etc.  —  Persson  Beitr.  I  396  u.  1 
rattacherait  (JcpdE  en  tant  qu'  '*animal  dont  le  corps  est  serré' 
à  acpdKeXoç  {'^sphA--,  degré  réduit  de  *s2)Jtèl:-),  en  supp(»sant 
une  alternance  i.-e.*sphal:-  :  *sphêl'-.  —  L'hypothèse  d'un  *zhhit- 
-Tx-s  '*animal  vivant  en  famille,  en  essaim',  avec  *2bh-  en  tant 
que  degré  réduit  de  '^'scb/i-  dans  skr.  sabhd  'lignage'  got.  sibjd 
'parenté'  (Baunack  Stud.  I  28.  Johanssou  IF.  II 6)  n'est  qu'in- 
génieuse. —  Pour  V.  h.  a.  spanga  'verrou'  (Prelhvitz  *  309.-  444. 
Zupitza  Gutt.  210.  Torp  chez  Fick  III^  508)  voy.  auj.  Persson 
Beitr.  I  414.  Franck-van  Wijk  KW.  640.  —  Pour  irl.  bech 
'abeille'  voy.  Pedersen  K.  Spr.  I  88.  537.  —  Les  rapports  avec 

59 


—     930     — 

lat.  vespa  'guêpe'  etc.  (Curtius^  382)  ou  lat.  fucus  'bourdon' 
(J.  Schmidt  KZ.  22,  314)  sont  faux;  voy.  Walde^  s.  vv. 

posthom.  (^(piYTUj,  fut.  aqpiYSuu  'étreindre';  (TqpifKtrip,  -f|poç  m. 
Mien;  sphincter';  aqpix.ua  n.  'nœud';  XqpnH,  gén.  ZqpiYïôç  f., 
béot.  0ÎE,  ace.  OÎKa  (voy.  Meister  Gr.  D.  I  267)  f.  'Sphinx'. 
(jqpiTT-  est  peut-être  une  forme  nasalisée  de  hi  R.  attestée  par 
lett.  spaiglis  spaigle  'fourchette  pour  prendre  l'écrevisse', 
V.  h.  a.  speihha  'rayon,  rais'  v.  norr.  spiJcr  'clou'  (cités  s.  v.  Gm- 
Xoç),  soit  i.-e.  *sphëig-  *sphdig-  *spMg-,  à  côté  de  quoi  *sp(h)i-d- 
dans  gr.  (JTribriç,  *sp{h)i-dh-  dans  gr.  (îTTi9a|Lir|  etc.  (voy.  s.  vv.); 
cf.  Frôhde  BB.  21,  325.  Persson  Beitr.  I  399  sq.  408  sq.  — 
Irl.  sën  'filet'  {celt.  *s[p]igno-  selon  Stokes  BB.  19,  108)  n'est 
pas  clair. 

att.  (TopoYTOç  m.  'éponge'.  Voy.  s.  v.  aTTÔYïoç. 

ion.  att.  (Jcpobpôç  'violent'.  Voy.  s.  v.  crqpebavoç. 

att.  (TcpovbûXri  f.  'un  coléoptère  (?)'.  Voy.  s.  v.  (TTTOvb-. 

att.  (TcpôvbuXoç  m.  'vertèbre'.  Voy.  s.  v.  Onôvh-. 

acppâTÎÇ)  -î^oÇj  poster,  -iboç,  ion.  (JqpprjYiç  f.  'sceau;  empreinte; 
pierre  gravée'.  Étym.  obscure.  —  Partant  de  l'idée  de  'briser, 
décacheter',  Prellwitz-  444  évoque  lit.  sproga  'fente'  lett. 
spi'âdfe  'boucle,  agrafe,  cadenas'  et  la  famille  de  cfcpapaYeîaeai. 

(jqppiYctv  'être  gonflé  de  suc,  de  sève  (Hpc);  être  dans  toute  sa 
force  (att.);  désirer  ardemment';  aqppiYOç,  -ouç  n.  'abondance 
de  suc';  cTcppiYavôç  'plein  de  force'  (Hpc.)  :  norv.  dial.  sprîlja 
'étendre,  écarter',  intr.  'être  étendu,  être  gonflé  de,  se  dilater' 
sprïkjen  'gonflé,  éveillé  et  plein  de  vie'  suéd.  dial.  spriko 
'étendre',  d'une  base  en  -i-  alternant  avec  *sp{h}erè-  dans  aqpa- 
paYeîa6ai  et  son  groupe.  Bugge  KZ.  20,  40.  Persson  Beitr.  II 
871  etn.2.  916  (bibl.). 

*(3'cpuboOv,  ptc.  pf.  pass.  ècrqpubuujLiévGç  'gonfler  (de  mangeaille), 
gaver';  aqpubiîjv  laxupoç,  eûpuucrTOç,  (JkXiipoç  Hésych.;  bm-crqpu- 
bûàaar  a\)ïr\Oai  H.  :  skr.  sphcwayati  'engraisser,  fortifier, 
accroître'  sphâvayitar-  'engraisseur',  ags.  spôican  'prospérer'; 
i.-e.  ^sphëu-  *sphû;  parallèle  à  *sphëi-  *sphî-  'tendre,  étendre, 
étirer'  (voy.  s.  v.  arribriç).  Persson  Beitr.  1 414  sq.  II  717;  voy. 
aussi  l'art,  ôaqpûç  p.  724  sq. 


—     931     — 

aqpuZluj,  fut.  (TqpiJEuj  'battre  avec  force,  être  agite  ou  élevé  ('pouls. 
Plat.  Arstt.);  avoir  la  fièvre  (Théocr.  XI  71);  faire  effort  vers 
qc-,  èm  Ti';  ocpvçyLÔç  m.,  aqpùEiç,  -euuç  f.  'pulsation'  (d'après 
quoi  un  crqpvjTTei  Ml  désire'  Dion  Chrys.,  propr.  'il  est  agité'); 
àacpuKTeîv  'avoir  le  pouls  insensible'  (Diosc).  crcpuY-i.-e.  *sphug- 
semble  être  une  variante  à  vocalisme  -u-  parallèle  à  \.-Q.'^sp{li)9g- 
dans  ail.  dial.  spachten  'éprouver  une  tension  des  veines'  (voy. 
s.  V.  (TqpotKeXoç),  à  ^sp(h)ig-  dans  le  groupe  cité  s.  v.  crqpîrfuj; 
cf.  arni.  pliolth,  gén,  phutoi/  'zèle'  {^pheuqto-  *p1iouqto-  selon 
Persson  Beitr.  I  415)  V  —  Pour  X^it.  puTcstét  'battre  (cœur)', 
m.  h.  a.  puchen  'battre'  (Prellwitz^  444)  voy.  auj.  Persson 
Beitr.  I  :>64. 

att.  (Jqpupdç,  -âboç  f.  (Ar.  Paix  790).  Voy.  s.  v.  (TirupaGoç. 

ion.  aqpupiç,  -iboç  f.  'corbeille'  (Hpc).  Voy.  s.  v.  aiTupiç. 

boni,  crqpupôvn.  'cbeville  du  pied;  talon' :  skr.  sphiiràti  (i.-e. 
*si)h)ré-)  'pousser  du  pied,  fouler,  etc.',  v.  h.  a.  spui-i-haJz  'boi- 
teux, litt.  paralysé  de  la  cheville'  sporo  v.  norr.  spore  'éperon' 
etc.,  cf.  p.  ex.  Brugmann  Cirdr.  P  403  sq.  516.  689.  70U.  716 
et  voy.  l'art.  (JTTaipuu.  De  là  boni.  etc.  aqpûpa  (*(j(pûp-ia;  f. 
'marteau',  (Tcpûpaiva  ((TqpOp-  Strattis)  f.  'muge  ou  mulet,  att.  kêct- 
Tpâ'  (poisson  ainsi  dénommé  d'après  sa  forme),  crçup-iiXaioç 
'travaillé  au  marteau;  compact,  serré,  ferme,  solide'. 

ffcpuJï  et  aqpiu,  gén.  dat.  acpûïv  et  ctçlùv  'vous  deux';  adj.  poss. 
ép.  ff(pijuÎTepoç.  Peu  clair;  bibl.  chez  Brugmann-Tbumb  Gr.Gr.^ 
289. 

axabuOv,  -ôvoç  (axw^iJJV  Arstt.)  f.  'larve  d  abeille  ou  de  guêpe; 
cellule  pour  les  larves  d'abeille;  rayon  de  miel  ou  de  cire'. 
Rapport  possible,  bien  que  peu  clair  (sens  premier  '*qui  doit 
s'ouvrir,  éclore'?),  avec  le  suiv.;  cf.  Prellwitz^  310.- 445.  L. 
Meyer  IV  194  sq. 

posthom.  axàlyyi  (ipf.  ecTxiJUv  Ar.  Nuées  409,  inf  Kaxa-crxâv  Hpc), 
fut.  axâcTuj  '1.  ouvrir  en  coupant,  inciser;  2.  laisser  tomber, 
laisser  pendre,  fig.  relâcher,  arrêter'  ');  (Tx«criç,  -euuç  f.  'incision, 
saignée;  action  de  lâcher';  G\ài(5\xa.  n.,  axaaiuôç  m.  'incision'; 

1)  Avec  L.  Mej'er  IV  194,  je  vois  mal  comment  le  sens  2)  peut 
se  concilier  avec  le  sens  1);  peut-être  s'agit-il  de  verbes  homonymes, 
dont  le  2^1  serait  sans  étvmou. 


—     9B2     — 

(JXacrTripià  f.  'corde  servant  de  barrière  aux  courses  du  stade; 
corde  de  poulie';  axacTTi'ipiov  '*ce  qui  sert  à  ouvrir,  et,  par 
suite,  à  fermer,  d'où  :  lancette,  bistouri  ;  verrou'  :  skr,  chyàti 
'couper'  ptc.  chata-h  cMtci-h  caus.  cJiclyâyati  (Fick  V  143.  567; 
zd  m-  sya-  'défendre  qn'  fra-sâna-  n.  'destruction,  anéantisse- 
ment'? Voy.  Bartbolomae  Airan.  Wb.  1001.  1569),  lat.  sciô 
-ïre  'avoir  appris  par  expérience,  savoir'  (en  partant  de  l'idée 
de  'séparer,  distinguer,  discerner'  au  sens  abstrait;  cf.  le  sens 
concret  conservé  dans  dësâscô  'se  détacher  de  qn')  sclscô 
'*décider  (par  un  vote),  c.-à-d.  résoudre,  décréter'  (cf.  Walde- 
s.  vv.,  bibl.),  V.  irl.  sclan  'couteau'  gall.  ysgien  'sabre'  (Fick  II* 
309;  mais  m.  bret.  squeigaff  bret.  mod.  slcéja  'tailler,  couper' 
<  *sTcidiô  selon  Loth  Rev.  celt.  XX  354),  v.  norr.  skeggia 
{*skoia)  'hache'  sJceina  'blesser  légèrement'  (Trautmann  Germ. 
Lautges.  48),  i.-e.  *sh(h)ëi-\  rapport  probable  avec  lat,  secô 
v.  slav.  sèkq  'je  coupe'  et  leur  famille;  pour  l'alternance  entre 
palatale  et  vélaire  et  entre  forte  aspirée  et  forte  cf.  skr.  chindtfi 
'fendre',  gr.  (TKibvriiui  oxiZix),  lit.  skêdéu  'je  sépare',  etc.;  cf. 
Persson  Wzerw.  39.  Beitr.  II 826  n.2.  884  n.  1.  Hirt  Abl.  §443. 

axaXiç,  -iboç  f.  'pieu  fourchu  pour  soutenir  des  filets  de  chasse' 
(Xén.  Poil.)  ;  axaXibuu)Lia  n.  'pieu  fourchu'  Poil.  Selon  Nieder- 
mann  IF.  XV  104  sqq.  i^bibl.),  i.-e.  *skhll-id-  attesterait  une 
forme  sîcliel-  parallèle  à  *ghel-  'couper'  dans  lit.  éirklès  pi. 
'ciseaux',  lat.  furcida  'étançon'  (tous  deux  reposant  sur  un  *ghr- 
-tlo-  dissim.  de  *ghl-tlo-;  lat.  furca  'bois  fourchu'  serait  une 
formation  rétrograde,  furcida  ayant  été  senti  comme  dimin.), 
got.  gilpa  'faucille'  (reposant  sur  un  ^ghel-to-  dissim.  diverse- 
ment de  *ghel-tlo-),  skr.  halâh  hald-m  'charrue',  arm.  jlem  'je 
trace  des  sillons,  je  laboure'. 

axébriv  'lentement'.  Voy.  s.  v.  è'xuj  p.  302  sq. 

hom.  etc.  axebiâ,  ion.-r)  f.  'radeau,  d'où  poét.  embarcation,  na- 
vire; pont  volant  (Esch.  Hrdt.);  échafaudage  mobile'.  Prob. 
fém.  de  crxébioç  (s.-e.  vaOç  ou  yécpupa)  en  tant  que  '*construction 
légère  et  faite  à  la  hâte'.  —  Autre  hypothèse,  mal  étayée,  chez 
Persson  Beitr.  I  149.  420.  II  883  u.  2.  —  (Jxe^in  f-  'crampon' 
(Philon  de  Byz.):  aor.  ax^iv  'tenir'  (Jxebôv. 


—     933     — 

honi.  ax^^àv  '*en  tenant  à,  d'où  :  proche,  près;  à  peu  près,  pres- 
que (Plat.  Sopli.  Déni.)';  liora.  axeboGev  'de  près,  d'auprès; 
près';  axébioç  'proche,  qui  sert  à  combattre  de  près  (PéXri  Esch. 
Ch.  162);  du  moment  même,  imprévu,  improvisé,  fait  à  la  hâte'; 
hom.  (Jx^^î^v  adv.  (ace.  ï.  ion.)  'de  près';  hom.  aùrocrxebôv  '.sur 
le  lieu  même,  de  près';  aÙToaxébioç  dans  aÙTOCîxeÎJÎr)  MÎ^«i  X£Îp«Ç 
0  510,  aÙTOcrxebinv  M  192  'comminus',  il  aiixocfxebiriÇ  -(Jx^^îo^ 
'd'improvisation';  aijToaxebidZ;uj  'improviser' :  aor.  axeîv,  voy. 
s.  V.  è'xoj  p.  .■)02  sq. 

att.  (Txevb  u  X)i  f.  prob.  'tenaille';  dim.  (TKevbû\iov.  Etyni.  obscure: 
bibl.  des  essais  chez  Niedermann  IF.  XV  lOHsq.,  qui  évoque, 
sans  convaincre,  v.  pruss.  scrundus  pi.  'ciseaux'  (eu  tant  quissu 
de  *scundrus\  voy.  au j.  Trautmann  Apr.Sprd.s.v.),  et  rattache- 
rait *sqend-  *sqhend-  à  '^ghend-  (alternance  des  gutt.)  'saisir' 
dans  lat.  prehendo  gr.  xctvbâvuu  etc. 

(JX^PÔÇ  'continens'.  Voy.  s.  v.  hom.  etc.  èTTiffxepiu  p.  268. 

hom.  etc.  crxéTXioç  'capable  d'endurer,  inlassable,  ferme,  déter- 
miné K  164;  mauvais,  terrible,  cruel;  intr.  (att.)  malheureux, 
misérable'  :  aor.  (îxeîv,  voy.  s.  v.  è'xuu  p.  302  sq. 

(JXnMa  n.  'manière  d'être,  forme,  figure,  extérieur;  maintien'; 
a\i(5\c„  -eujç  f.  intr.  'manière  d'être,  caractère,  nature;  trans. 
action  de  retenir'.   Voy.  s.  v.  è'xuu  p.  302  sq. 

ion.  att.  ax'xlyxi  'fendre,  séparer  en  fendant,  partager  en  deux'; 
aXKîTÔç  adj.  verb.  (=  skr.  à-chitfa-h)  'fendu,  séparé;  divisible'; 
hom.  etc  exila.,  ion.  -i-)  f.,  hellénist.  (TxibaE,  -aKOç  m.  'éclat  de 
bois';  att.axivbaXjLiôçcrxivbciXaiaoç  ilg  comm.aKivb- jm.  'écliarde; 
fig.  subtilité';  àvaaxivbuXeûuu  'empaler'  (Plat.);  (Jxîba  (ace.)* 
(JXiboç  aivbovoç.  TTHYMOt  (Lpr)-)  Hésych.;  (Jxîboç'  ifiv  ÙTTÔaxicriv 
H.  :  skr.  chid-  chinâtii  chintfc  'couper,  fendre'  caus.  chêdai/ati 
chidnih  'troué'  chidrânt  'trou'  cheda-h  'tranche'  zd  ara-JiisiAyaf 
(Burg  KZ.  29,  358-371)  'il  aurait  détruit',  arm.  çtim  's'ar- 
racher (la  peau  avec  les  onglesV  i*çif-i-ni.  Meillet  MSL.  VIII 
296),  lat.  ftclndô  ])f.  scid/  'fendre',  v.  norr.  sJxita  ags.  scifan 
V.  h.  a.  scizan  'cacare'  (cf.  skr.  apa-skara  ft  gr.  cfKiJùp  v.  norr. 
skarn,  i.-e.  ^.s'çcr-  'fendre,  séparer' i,  lit.  skedzu  sl-esfi  'séparer' 
slëdrà  'éclat  de  bois'  lett.  skâida  'éclat'  (sur  v.  slav.  cèditi 
'filtrer'  voy.  Pedersen  IF.  V  73.    Berueker  EW.  122  sq.),  irl. 


-     934     — 

cëis  ga\\.  cwy S 'sillon'  (celt.  *keitH-  <^1ceid-f-.  Jones  A  Welsh 
grammar  127;  autre  avis  chez  Fick  IP  76  :  iRt.caedô)  m.bret. 
squeigaff  {woy.  s.  v.  axàluj);  '\.-t.*sTc{h)id-  *sq{h)id'  'fendre, 
séparer',  à  côté  de  quoi  *sk(h)it-  *sq(h)it-  dans  got.  skdidan 
ags.  scéadan  v.  h.  a.  sceidan  (ptc.  M-sceitan)  'séparer'  v.  h.  a. 
sclt  'bûche'  (sur  v.  slav.  cisti  citafi  'compter,  lire'  voy.  Berneker 
EW.  174sq.  ;  sur  v.  slav.  cqstî  'partie'  voy.  le  même  155)^);  cf. 
encore  v.  irl.  sclath  'omoplate,  aile,  nageoire'  i*s7ceit-o-)  gall. 
ysgwydd  corn,  scuid  bret.  mod.  skoaz  'épaule'  {^skeid-â.  Fick 
IF  309.  Henry  Bret.  242)  ;  voy.  l'art.  aKebàvvûMi  p.  872.  Cf. 
Curtius^  247.  Osthoff  MU.  IV  .S24sqq.  Fick  V  143.  332.567. 
IIP463sq.  ZupitzaGutt.l50sq.(bibl.).  Brugmann  IF.  VI92sq. 

hom.  etc.  axoîvoç  m.  ou  f.  'jonc;  natte  ou  corde  de  jonc;  mesure 
au  cordeau,  arpent'.  Etym.  obscure.  —  Pour  lit.  szënas  v.  slav. 
séno  'foin'  (Lidén  Uppsalastudier  tillegnade  S.  Bugge  p.  94,  y 
joignant  gr.  cTxîvoç  f.  'lentisque'.  Hirt  BB.  24,  252)  voy.  l'art. 
Koivàgl.  p.  481.  —  hsd.  fûnis  ' Q,OYàe,  câble'  (en  tant  que  né  de 
*gUhoim-s.  Prellwitz2  446.  BréalMSL.  XV  137)  est  à  écarter; 
voy.  l'art.  0ujjui(y)H  p.  361.  —  Pour  lit.  geinis  'corde  ou  câble 
que  les  chasseurs  d'abeilles  sauvages  jettent  sur  l'arbre  pour 
s'y  hisser'  lett.  dfeinis  'échelle  de  corde'  (Prellwitz- 1.  cit.)  voy. 
Walde^  s.  v.  filum. 

posthom.  (JxoXri  f.  'arrêt,  repos,  loisir  (Pind.  Hrdt.  att.);  occu- 
pation d'un  homme  de  loisir,  occupation  studieuse,  entretien 
savant,  étude,  lieu  d'étude;  —  relâche,  trêve  (tragg.  Plat.);  — 
inaction,  lenteur,  paresse  (tragg.)';  axoXdZiuu  'être  oisif;  con- 
sacrer son  loisir  à';  axoXaîoç  'qui  agit  à  loisir;  calme';  àcrxoXiâ 
f.  'manque  de  loisir;  occupation,  affaire'.  Voy.  l'art,  è'xuj  sub  fin. 

hom.  auuKÔç  (oxyton)  Y  72  'ferme,  adj.'  (i.-e.  Huôq-o-s)  est  en 
rapport  apoph.  avec  crriKÔç  m.  'endroit  fermé,  enclos'.  Pour  le 
sens  et  l'étym.  voy.  G.  Meyer  Alb.  St.  III  b2,  Vendryes  MSL. 
XIII  62  sqq.  et  l'art.  ariKÔç  p.  860  sq.  —  Le  rapport  avec  i.-e. 
Heua^-  'gonfler'  (en  tant  qu'issu  de  ^tuô-qo-s.  Prellwitz'  311.- 
446.  Hirt  Abl.  §  401)  est  dès  lors  à  écarter. 


1)  Gall.  cimydu  'vomir'  (Pederseii  K.  Spr.  I  77)   est   rattaché 
par  Jones  A  Welsh  grammar  143  à  i.-e.  *speieu-^  lat.  spuô  'cracher'- 


—     935     — 

auuXiîv,  -nvoç  m.  x-aDal,  conduit,  tuyau  (ArcLil.  Hrdt.  Hpc.;; 
solen  ^coquillage.  Épich.  fr.  42,  7  K.  Sophr.  fr.  24  K.  etc.)'. 
Écartant  Tétym.  d'Ehrismann  PBrB.  20,  60  (*TFujX-riv-  i.-e. 
^tiiùl-  :  V.  h.  a.  doJa  [g-erm.  *puula-]  'tuyau,  cloaque',  R.  tuel-), 
>S()lmsen  Beitr.  I  129  sqq.  (bibl.j  tient  le  X  pour  un  élément 
suffixal  et  (rapport  apopb.  i.-e.  ou  :  û)  évoque  aûp  rf£,  -iffoç  f. 
'tuyau,  spéc.  p.  ex.  flûte,  étui  de  pique  T  387,  écrou  d'un  gond 
(Parméu.j,  moyeu  de  roue  (tragg.)',  diiu.  d'un  *cru-poç  ou  *(J0- 
-pov  ou  *crO-pâ;  cf.  le  degré  dît  dans  hom.  ion.  etc.  aaupujTrip, 
-fîpoç  m.  'bout  inférieur  (tul)ulaire)  de  la  lance',  dérivé  d'un 
*craupoOv 'pourvoir  d'un  tuyau',  cf.  ptc.  aaupuuTOÎç  bôpacri  'lances 
pourvues  d'un  aaup-'  Hésycb.  et  (tragg. j  (JaupoppiÔèç  è'-fxoç'  êk 
Toû  (TaupujTfipoç  papù  H.*),  puis  aauviov  'javelot;  verge  (Cra- 
tinos)',  dim.  d'un  *(Jau-voç  *aau-vov  *aau-và;  pas  de  parenté 
convaincante  en  debors  du  grec;  lit.  szlhrés  'prêle'  i^'ksur-. 
Zupitza  BB.  25,  93)  beurte  la  pbonétique  par  son  û;  lit.  kiduras 
pra-kiùr^s  'troué'  (Bezzenberger  BB.  13,  299)  est  de  même  à 
écarter. 

(jOùina, -aroç  n.  'corps'  \>xo\i.  <.Hu6innt-  (Frobde  BB.  14,  108) 
gonflement',  i.-e.  *teuà''-  'gonfler,  enfler'  dans  aôioç  (*tFuj-Fo-ç) 
adoç  (*TFa-Fo-ç)  laOç  TÛXri  etc.,  voy.  s.  vv.;  lat.  tômentum  'rem- 
bourrage' n'est  pas  le  correspondant  immédiat,  mais  procède 
de  *touementom  et  présente  un  autre  degré  de  la  même  base 
(Solmsen  Stud.  90  sq.). 

aûjoinai  's'élancer'  (Ap.  Rb.).  Voy.  s.  v.  bom.  creûuu  p.  800. 

CTujTT-  ((jeaujTTaïaÊVOV  Pind.,  etc.).  Voy.  s.  v.  ffiujTTr)  p.  867. 

aujpéç  m.  'tas,  monceau  de  blé  (Hsd.  Hrdt.),  de  bois  iXén.),  etc.' 
<  '^tuo-ro-s,  [.■e.*feud'''-  'gonfler'  (voy  s.  v.  aûjua);  lat.  o/>-^«/-ô 
'boucber'  repose  sur  un  *ta-ro-s  'formé  en  balle  ou  en  pelote; 
—  masse  compacte',  qui  présente  un  autre  degré  de  la  base; 
cf.  Solmsen  IF.  XXVI  113sq.  De  là  auOpaKOç  m.  'cabas  de 
figues  ou  de  dattes'.  —  Le  rapport  de  auupôç,  eu  tant  qu'issu 
de  *fuOr-o-.s,  avec  gr.  aopôç  f.  'urne  funéraire',  lit.  tcérti  'saisir, 
enclore'  est  condamné  par  Solmsen  1.  cit. 


1)  oauptuTi'ip  et  oùpiYS  sont  aussi  rapprochés  par  Tersson  Boitr. 
I  38.")  dans  une  analyse  différente  (:lit.  sziùri's). 


-     936     — 

ion.  att.  (Jûùç  'sain  et  sauf;  hom.  att.  (TujZ^uj,  ép.  aiLuu  'sauver';  etc. 
Voy.  s.  V.  aàoç  p.  852. 

ion.  (Tuûxu)  (Nie.  Th.  590.  696.  Hésych.;  Kaia-  Hrdt.  IV  75)  = 
vjjuûxw  'broyer',  i.-e.*bhsâ-*hhs6-,  cf.  skr.ft^r/.s"- 'broyer,  mâcher' 
ipsàfi  bdbJiasti);  cf.  Kretschmer  KZ.  31,  420;  pour  o-  :  y\)-  cf. 
ZaTTqpuu  :  M^àîrcpiu  cyrén.  Yaqpujv  GDI.  4833,M^a(piç  Yaqpibai  dèrae 
attique,  Yuuqpiç;  cf.  Fick  BB.  26,  115.  Voy.  l'art,  adxvoç. 


T. 

xaYTri  f.  (làYTOç,  -ouç  n.,  xaTxiaaiç,  -eiuç  f.)  'odeur  de  rance;  — 
ulcère  (Hpc.)';  Ta^TOÇ  'rance'  (Géop.);  TaYïi^uu  'devenir  rance 
(Géop.);  avoir  des  ulcères  (Aét.)'.  xaYT-  est  une  forme  nasa- 
lisée de  i.-e.*{s)têg-  *{s)t9Ç]-  dans  isl.  stœTcr  'puant'  norv.  dial. 
stœk  'amer,  rance'  stœk  'odeur  stœkja  'puer'.  Torp  chez  Fick 
IIP  480.  —  Pour  v.  h.  a.  stincan  'puer'  (Curtius^  218.  Kluge^ 
444),  'wX.tôcht  'puanteur' (*^o)a(/-fo-)  voy.  auj.  Franck-van  Wijk 
EW.  s.  V.  stinken. 

att.  xafiivov  'poêle  à  frire',  issu  par  déplacement  réciproque  de 
ion.  att.  xriTcivov  :  ags.  peccan  'brûler'  pœcele  "torche'  v.  h.  a. 
dahhazzan  'jeter  des  flammes',  i.-e.  Hêg-.  Bezzenberg-er-Fick 
BB.  6,237 sq.  Fick  P 439.  IIin75sq.  SolmsenUnters.44sq.— 
Lat.  taeda  'torche'  (Fick  II. ce.)  est  à  écarter;  voy.  Walde-  s.v. 

xâYoç  m.  'chef,  commandant  (trag-g.)i  chef  suprême  en  temps 
de  guerre  (en  Thessalie  selon  Xén.  Hell.  VI,  mais  répig:raphie 
thess.  ne  fournit  que  le  sens  d"archonte  de  la  cité',  cf.  Hoff- 
mann Gr.  D.  I  283.  II  227)';  à  Delphes  'curateur,  administra- 
teur'; xotTeiJUJ  'commander,  diriger,  conduire  (thess.  Xén.); 
moy.  se  donner  un  chef  (Esch.)';  xâYeîv  'commander  à'  (Esch. 
Pars.  764).  Voy.  s.  v.  xacrcriu. 

xttYupi  n.  indécl.  'un  petit  morceau,  une  miette',  cf.  \x\\hï  xaYupi 
'pas  même  un  peu,  pas  le  moins  du  monde'  (Eup.);  xaYÙpm* 
xà  èXàxicTxa,  xà  xuxovxa  Hésych.    Etym.  obscure. 

posthom.  X  ai  via  f.  'bandelette,  ruban,  ceinture,  bandage,  ban- 
derole, etc.',  formé  sur  un  adj.  *xaiv6ç  'étroit'  <  *xaviô-ç  i.-e. 
*tn-iô-s  :  xeivo). 


—     987     - 

TaKepôç  'fondant';  xâKuuveç  ni.  pi.  Voy.  s.  v.  Tr|KUJ. 

hom.  poét.  Ta\a-[F  epYÔç  '(jui  supporte  le  travail,  infatigable; 
pénible  (0pp.)';  TaXa-KÔpbioç  'au  cœur  patient  (Hsd.);  infortuné 
(Soph.)';  boni.  laXa-Treipioç  'qui  a  subi  bcp  d'épreuves';  raXa- 
TrevOriç  'qui  supporte  une  affliction'  e  222-^  TaXd-qppuuv,  -ovoç 
'TaXaaicppuuv'  N300;  raXaôç  'xXriiuujv'  (Ar.  Ois.  687).  Voy.  s.  v. 
TttXàaaai. 

TaXai-îTujpoç  'malheureux,  misérable  (tragg.  Pind.  Plat.);  act. 
fatigant,  pénible';  ion.  att.  xaXaiTTUJpeîv  intr.  'être  malbeureux, 
souffrir',  trans.  'rendre  malheureux,  faire  souffrir;  pass.  souf- 
frir, peiner'  (cf.  Brugmann-Tliumb  Gr.Gr.'  357j:  att.  xaXai- 
TTUjpiâ,  ion. -r|  f. 'peine,  fatigue,  misère';  cf.  TaXai-)aévriç  B865, 
TaXai-(ppuuv,  -ovoç  'endurci  à  la  peine'  (Soph.  Eur.),  xaXaai-qppoiv, 
-ovoç  'à  l'âme  courageuse'  (Hom.  Hsd.  Théocr.);  voy.  s.  v.  xa- 
Xàaaai;  pour-  Ttuupoç  cf.  Ttujpeîv  Kribeûeiv,  TrevGeîv  Hésycb.,  naipfi- 
crar  XuTrfjdai  H.,  TTuupiixiJç-  xaXamuupia,  nevGoç  H.,  TiLÛpoç"  ô  xa- 
XaiTTUjpoç  H.  :  hom.  etc.  nripôç 'estropié,  etc.'s.v.  iifiiLia  p.TT^sq., 
—  ou  bien  (cf.  M.  van  Blankenstein  Unters.  48.  Persson  Beitr. 
II 673,  dans  l'hypothèse,  proposée  par  Friinkel  KZ.  42,  125  n.  4, 
d'un  th.  -TTUjpo-  'peine,  danger')  v.  h.  a.  fâra  'danger'  ags.  /Vér 
'danger,  attaque'  v.  norr.  fdr  'dommage,  détresse,  hostilité,  fléau' 
(germ.  *fera-,  i.-e.  ^përo-)  got.  f(^rja  'personne  apostée',  groupe 
mentionné  s.  v.  Treîpa  p.  756. 

hom.  etc.  xâXavxa  n.  pi.  'les  plateaux  d'une  balance,  la  balance', 
sg.  xdXavxov  0  393  et  pi.  'poids  indétcnuiné,  somme  pesée  en 
or  ou  en  argent  ;  i)oids  légal  de  6U  mines  i  à  Athènes  i  ;  talent  (d'ar- 
gent ou  d'or)';  xâXavxa  est  tout  d'abord  le  pi.  de  xàXav,  gén.  xd- 
Xavxoç,  ntr.  de  xdXâç;  sg.  xdXavxov  par  hétéroclise  (Kretschmer 
Glotta  ni  26()  sqq.  Solmsen  IF.  XXXI  497  sqq.);  de  là  hom. 
dxdXavxoç  'égal  en  poids,  égal  ou  semblable  à',  'AxaXdvxri  f. 
(Hsd.)'*égale  à  un  homme,  virile',  cf.  hom.  dvxidveipa  (Kretsch- 
mer 1.  cit.). 

hom.  etc.  xdXapoç  m.  '*ol)jet  pour  porter,  corbeille;  clayon  ou 
éclisse  à  fromages;  cage  à  poules':  xaXdcrcrai  xXiivai. 

hom.  poét.  (rare  en  prose  att.)  xdXâç,  xdXaiva,  xdXav,  gén.  xdXav- 
xoç  (Hippon.)  et  xdXavoç  -aivr|ç  '(jui  supporte  des  maux,  malheu- 
reux, infortuné;  (en  parlant  de  choses)  pénible,  affligeant' :  xa- 


—     938     — 

Xàaaai  TXfîvai  ;  ancien  ptc.  prés,  influencé  par  }xé\aç  -aiva  -av 
(Solmsen  IF.  XXXI  499  sq.) 

att.  TaXaaiâ  f.  'travail  de  la  laine,  métier  de  fileuse';  TaXâcrioç 
'qui  concerne  l'art  de  filer'  (Xén.);  TaXaaioupYÔç  'qui  file  la 
laine',  -oupYiâ  f .  'laXadia'.  Ces  mots  supposent  un  *TaXàTriç  m. 
'qui  se  donne  de  la  peine',  le  travail  de  la  laine  étant  le  labeur 
par  excellence  pour  les  femmes  de  l'antiquité  grecque;  cf.  pour 
la  sémantique  v.  slav.  stradati  'souffrir,  endurer'  :  russ.  (rural) 
straddtï  'exécuter  les  travaux  pénibles  de  la  campagne'  strdd- 
nïk  'campagnard,  paysan'  strddnica  'ouvrière  agricole'  etc.  ;  cf. 
Solmsen  IF.  XXXI  503  sqq.  (bibl.). 

ép.  aor.  laXàooai  et  ép.  tragg.  xXfivai  (TXrnaevaiQ.Sm.Théocr. ; 
dor.  èiXâv)  ptc.  xXdç  xXâaa,  fut.  ép.  tragg.  et  prose  tard.  TXriao- 
|Liai,  dor.  xXdaoïaai  (Pind.),  pf.  ép.  xéTXdjuev  u  311  etc.  impér. 
TéiXàei  E  382  ptc.  xeTXnuîa  u  23  -oxoç  E  873.  v  447  'prendre 
sur  soi,  se  charger  de,  supporter,  souffrir  (moralement)'.  Cf.  xe- 
Xdcrcrai  •  xoXjafiaai,  xXfjvai  Hésych.,  xàXâç  (voy.  s.  v.),  iroXii-xXâç 
'qui  souffre  ou  a  souffert  bcp  (Hom.)  ;  très  patient  «(Soph.)', 
hom.  "A-xXâç,  -avxoç  m.,  xaXa-  xaXai-  xaXacJi-  en  compos.  (voy. 
s.  vv.  xaXa  epYÔç  xaXaûpîvoç  xaXai-TTUJpoç),  xaXaôç  (Ar.  Ois. 687) 
hom.  etc.  xXrnauuv  (dor.  xXajuujv),  -ovoç  'qui  supporte  patiemment; 
infortuné,  misérable  ;  qui  prend  sur  soi,  entreprenant,  hardi', 
xdXavxa  n.  pi.  xdXapoç  m.  xaXaaiâ  f.  xeXajuuûv  ra.  TdvxaXoç  m. 
xôX^iri  f.  (voy.  s.  vv.),  puis  skr.  tuld  f.  'balance'  tulayati  'soule- 
ver, peser'  {tUna-h  'carquois'  est  écarté  par  Bartholomae  IF. 
III  186  sqq.  IF.  XII  Anz.  28  et  rapproché  de  v.  slav.  tulû  [i.-e. 
Hou-lo-]  'carquois'),  lat.  toJlô  -ère  {*tlnô),  pf.  sustulî  'lever,  éle- 
ver, soulever,  relever'  v.  lat.  tulere  'porter'  pf.  tetull  class. 
tuU  {defet'ô)  ptc.  làtus  {Hlâfos^gr.  xXiixôç  dor.  xXâx6ç  =  gall. 
fZaw-fZ 'pauvre'.  FickIP130)  toUô  toUênô  'levier,  bascule  pour 
puiser  de  l'eau,  etc.'  tolerô  -are  'supporter,  endurer,  souffrir, 
résister  à',  v.  irl.  tlen[a)id  'il  dérobe'  [Hlnà-  :  lat.  tollit  <  *toï- 
ne-ti,  prim.  Hl-ne-.  Strachan  Rev.  celt.  28,  196.  Thurneysen 
Hdb.  d.  Air.  1 333.  Brugmann  Grdr.  IF,  3,  302;  autre  avis  chez 
Pederseu  K.  Spr.  II 649  ;  pour  v.  irl.  -talla  -tella  'il  dérobe'  voy. 
Thurneysen  op.  cit.  I  49.  Pedersen  op.  cit.  II  511)  v.  irl.  tailm 
'fronde'  gall.  telm  'lacet'  bret.  mod.  talin  'fronde'  (:  gr.  xeXainujv 


-     939     - 

selon  Pedersen  K.  Spr.  I  169.  178),  got.  Jmlan  v.  noir,  pola 
ags.polian  v.  b.a.  dolen  'euclurer,  souffrir',  prim. 'porter',  lett. 
iz-tilt  'supporter,  endurer',  arni.  (Pedersen  KZ.  39,  354.  Sehef- 
telowitz  BB.  29,  22)  tholuni  'je  permets,  je  supporte';  i.-e. 
Hela-  'porter,  soulever,  supporter'.  Curtius''  220  sq.  Fick  P 
61.  444.  IIP  188.   Voy.  l'art.  têUuj  I. 

hom.  raXaûpivoç  'porteur  du  bouclier,  d'ofi  :  intrépide,  valeu- 
reux' <  Ta\a-  (voy.  s.  v.  raXâcTCTai)  +  *Fpîvoç,  cf.  (éol.)  TPÎvoç 
(e.à-d.  F-j*  bép|ua  Hcsycli.,  lioiii.  etc.  pivôç  f.,  poster,  ni.  'peau; 
bouclier  de  cuir'.  Voy.  s,  v.  p.  841  sq. 

TÔXiç,  -iboç  f.  'jeune  fille  nubile'  (Sopb.  Ant.  629  [chœur]);  xfiXiç, 
-euuç,  ion.  -loç  f.  'fenugrec'  (Hpc.  Tlicopbr.j;  TrjXivoç  adj.;  Tr]- 
Xiiriç  oîvoç  m.;  hom.  etc.  rriXeGdv  'pousser  avec  force,  être  luxu- 
riant, abondant,  vigoureux'  :  lat.  tâlea  'petit  pieu,  petit  picjuet; 
l)Outure,  branche,  scion'  talla  (selon  Ernout  El.  dial.  235  dial.  <) 
falia  'peau  d'oignon'  (prob.  identique  à  taleu,  cf.  spéc.  TfjXiç), 
lit.  at{t)ôlas  'regain'  talôkas  'adulte,  nubile'  (Bezzenberger-Fick 
BB.  6,  238.  Fick  I'  440;  mais  v.  slav.  faJiJi  tal'tja  'rameau 
vert'  est  selon  Leskien  IF.  XIX  207  l'emprunt  gr.  6aXXiov  : 
GaXXôç),  skr.  tala-h  'palmier  vinifère'  tuli  'un  certain  arbre' 
(Uhlenbeck  Ai.  Spr.  112);  l'idée  première  est  'pousser,  ver- 
doyer'. —  On  a  vu  dans  tûXiç  un  emprunt  sémitique  et  rappelé 
aram.  TaXiGa  (Marc  V  41)  'jeune  fille'  .syr.  fTiDa  'ancilla';  le 
rapport  est  prob.  fortuit  et  n'explique  pas  la  longueur  de  l'a; 
pour  Moller  Idg.-scm.Wb.  52  il  y  a  parenté  et  non  emprunt. 

hom.  etc.  lainiaç  (ion.  Tajuiiiç),  -ou  m.  'économe,  intendant:  di- 
recteur, ordonnateur,  arliitre'  :  hom.  etc.  tainiâ,  ion.  -\\  f.  'femme 
de  charge,  intendante'  (voy.  Brugmauu  Grdr.  IP,  2,  99.  Gr. Gr.» 
420);  att.  raïaiéîov  'cellier,  grenier,  office;  trésor  public';  Ta- 
meOuj  'être  intendant;  administrer'.  Fick  I'  442  y  voit  un  xan- 
<  i.-e.  */,);/^  en  rapport  apoph.  avec  "^tcm-  dans  xriueXeîv 
'prendre  soin  de'  (voy.  s.  v.)  —  Le  rapport  avec  Te'iuvuj  'couper' 
(en  tant  que  '*cclui  qui  coupe,  (jui  fait  les  parts'.  Curtius^221) 
n'est  pas  justifié  ])ar  l'emploi  des  mots;  cf.  aussi  L.  Meyer 
II  781  sq. 

xâuiaoçf.  'présure' (Tliéocr.  Nie):  xaiaiaivnç  xOpôç  m. 'fromage 
préparé  avec  de  la  présure'.  Fick  BB.  28,  108  rappelle  yaXax- 


—     940     — 

juôv  •  Xdxavov  ccypiov  Hésych.,  dont  l'hypocoristique  est  yâ^iov 
'gaillet  jaune'  (<  -{àXa  +  téilivuj  'couper',  cf.  fr.  'caille-lait'),  cf. 
aussi  axileiv  tô  YdXa  7aire  cailler  le  lait'  (Diosc.)  axicTtôv  Ya^a 
Mait  caillé'  (Diosc.)  (Txicriç  toû  xàXaKTGç  "séparation  du  lait  qui 
caille' (Orib.).  —  Autre  avis  chez  Prellwitz  ^  313  (^448  comme 
alternative)  et  Brugmann  Ber.  d.  sâchs.  G.  d.  W.  1899,  p.  188 
(:  skr.  tàmyati  's'engourdir,  s'évanouir,  s'épuiser',  caus.  tama- 
yati  {*tmm-),  tamisïcl  f.  'qui  oppresse,  qui  stupéfie',  lat.  temê- 
tum  'breuvage  capiteux'  têmulentus  'ivre'  abstëmius  'sobre', 
ail.  mod.  damisch  'pris  de  vertige',  etc.,  l'idée  fondamentale 
étant  'obscurité,  obscurcissement  de  l'esprit,  ténèbres'). 

att.  Tdv  ou  xâv  voc.  dans  il)  Tav  ou  (Hrdu)  uu  râv  (p.  ex.  Aristoph. 
Plat.  Dém.)  est  né  de  l'abrègement  de  ai  idXav.  Kretschmer 
Glotta  I  58. 

hom.  poét.  xavaoç  'allongé'.  Voy.  s.  v.  Tavu-. 

laveîai  f.  pi.  'longues  poutres,  solives' (Théophr.),  fém.  d'unadj. 
*Tavijç  =  skr.  tanû-h  'mince'  conservé  en  compos.  ;  voy.  l'art. 
Tavu-, 

hom.  TttvriXeYiîÇ  épitbète  de  sens  et  d'origine  peu  clairs  (Gavà- 
Toio  0  70.  M 00.  X  171),  où  Bezzenberger  BB.  4,  358  sq.  (bibl.) 
voit  une  forme  réduite  de  R.  ten-  'tendre'  (cf.  ôxe  Te  Zeùç  Xai- 
Xarra  Teîvr)  TT  365)  +  un  parent  de  àXé^o)  àXeieivôç  dXTOç  (voy. 
p.  92),  cf.  bucniXeYnç;  sens  :  'qui  provoque  ou  propage  la  dou- 
leur, le  chagrin'.  —  La  trad.  'qui  couche  ou  abat  tout  du  long' 
est  à  rejeter,  *XéYUJ  au  sens  de  'coucher'  étant  un  mythe  (pour 
aor.  êXeEa  voy.  s.  v.  Xe'xoç  p.  574). 

TttvGapûZia)  dans  TavGapuaToi  m. pi.  'qu'on  peut  ébranler  (Théop. 
com.);  èKTav9apij(Z!)uj  •  Tpé)auj  Hésych.;  Tav6aXûZ;er  Tpé|uei.  Auu- 
pieîç.  01  bè  aTTaîpei  H.  (cf.  Debrunner  IF.  XXI  266).  Redouble- 
ment intensif;  on  en  a  rapproché  la  glose  TOi6opûcraeiv  (relevée 
à  l'art.  Toveopiiluu),  puis  (Fick  BB.  3,  163.  Grammont  Dissim. 
180)  V.  slav.  drûgati  'trembler'  lit.  drvgys  'fièvre'  etc.,  ce  qui 
n'est  pas  sûr. 

hom.  etc.TdvTaXoç  m.  'Tantale',  nom  tiré  par  redoublement  in- 
tensif (TttVTttX-  dissim.  de  *TaX-TaX-)  de  i.-e.  *feZ«-  (*#//-,  cf.  Tà- 
XavTOv)  'supporter'  ;  cf.  TavTaXeûiJu  -\i\x)  'TaXavTeOiu',  TavTaXoOcr- 
6ai  pass.  'être  balancé,  lancé'  (Soph.  Ant.  1.34). 


—     941     - 

Ta  vu-  p.  ex.  dans  boni.  xavù-fXujacroç  'à  la  langue  allongée'  hom. 
Tttvu-YXujxiv  'à  hi  i)ointe  allongée'  Tavù-bpo)aoç  'agile'  (Esch.) 
hom.  Tavu-r|Kriç  'à  longue  pointe'  Tavù-6piS  'aux  longs  poils' 
(Hsd.)  boni.  Tavû-TreTiXoç  'à  la  longue  robe'  poét.  xavvj-TTTepoç 
-TTiepuYOç  -TTTépuE  'aux  longues  ailes'  etc.;  boni.  poét.  xavaôç 
-6v  'allongé,  long'  bom.  Tava-r|Kriç  'allongé  et  aigu'  xavaé-beipoç 
'au  long  cou'  (Aristopb.)  boni.  xavaû-TTOuç  'aux  jambes  longues 
et  grêles'  Tava-uqpriç  'd'un  tissu  fin  (Sopli.)  etc.  :  skr.  fanû-fi 
(féni.  tanvi)  'mince,  élancé,  faible,  peu  important',  lat.  tennis 
'mince,  délié,  fin,  ténu,  fluet,  grêle,  étroit' V),  v.irl.  tanci  corn. 
tanow  gall.  teneu  bret.  tanaô  tanav  'mince',  v.  b.a.  dunni  v. 
non-,  punnr  i-im-<-nu)  'mince',  v.  slav.  tlniikû  (et  f'inïkû\ 
avec  une  autre  assim.  vocalique  ttinûlû  russ.  tônhij)  'mince' 
(=  skr.  tànuka-h  m/sens)  lit.  dial.  fenvas  'svelte'  (avec  le  voca- 
lisme du  compar.  et  passage  dans  la  flexion  des  tb.  en  -o-)  lett. 
fnos  'mince';  voy.  s.  v.  Teivuu.  Curtius^  217.  Fick  I*  58  sq.  223. 
442.  IP  128.  IIP  178. 

boni.  poét.  Tavûuj  (*Tàvû)ai),  fut.  TavvjoucTi  qp  174  'tendre',  pass. 
o.  sg.  TàvuTai  P  393  (atbématique)  —  skr.  tami-fé  <  *tnnu-j 
R.  ten-  'tendre'  (voy.  s.v.  Teivuuj;  xavu-  s'est  étendu  aux  autres 
temps,  p.  ex.  aor.  èxdvucrcra  pf.  pass.  xexàvucrxai,  par  suite  du 
rapport  qui  s'établit  entre  xâvuxai  xavOo)  et  eipu)aevai  èpûuu 
'tirer'  (aor.  epûaaai  pf.  pass.  eïpuaxai).  Brugmann-Tliuinb  Gr.Gr.'* 
337. 

postbom.  xaTTÊivoç  'bas;  bumble,  modeste;  abject,  vil;  abaissé, 
bumilié',  sens  premier  :  '*pressé'  :  v.  norr.  pefia  'fouler'  pôf 
'a  beating  or  tbickening  of  clotb  ;  a  wearisonie,  endless  struggle' 
pôfe  'feutre',  R.  tap-  'presser'.  Fick  I'  ôO.  439.  Torp  cbcz 
Fick  III*  180.  Falk-Torp  EW.  1250  s.v.  tave.  —  Le  rapport 
avec  skr. tâpafi  (avec  v'i-  et  sani-)  'serrer,  presser'  (les  mêmes) 
est  douteux  pour  Ublenbeck  Ai.  Spr.  108. 


1)  Lat.  tenuis  repose  plutôt  sur  *tiinû-s  que  sur  le  féni.  *tenijî 
de  i.-e.  *tenu-s,  ou  bien  tennis  =  gr.  xavafFJôç  avec  passage  dans  la 
flexion  des  th.  en  -i-  selon  Brugmann  Grdr.  11^,  1,  214::  d'autre  part, 
selon  Hirt  Hdb.-^  164,  tenuit;  contiendrait  le  degré  normal  et  xavaôç 
serait  né  de  *TevaFoç   par  assim.  d'e  ;\  l'a  subséquent  dans  l'atonie. 


—     942     — 

hom.  etc.  TOtirriç,  -îitoç  m.,  aussi  att.  Tarriç,  -iboç  f.  (Xén.)  et 
att.bàmç,-iboç  f.  (Aristopb.Phérécr.Xén.)  'tapis,  couverture'*). 
Emprunt  prob.  à  riranien  (Schrader  KZ.  30,  484.  RL.  863), 
cf.  selon  Lidén  IF.  XIX  331  sqq.  (bibl.).  361  sqq.  (bibl).  Arm. 
St.  44 sq.  pers.  mod.  tàftan  et  tcihlôan  'tourner;  filer',  intr.  'se 
tourner;  être  tourmenté,  etc.'  d'un  causatif  vieil  'wsM.Hàpaya' 
refait  sur  un  th.  Hap-  <  i.-e.  Hmp-  :  R.  temp-  'tendre'  (pour 
la  filière  sémantique  cf.  p.  ex.  g-ot.  spinnan  'filer'  lit.  pniti 
'tresser'  :  ail.  mod.  spannen  v.  slav.  pqti  'tendre'),  cf.  lit.  tempiù 
tempti  'tendre  par  traction'  timpstù  timpti  's'allonger'  timpa 
'tendon'  temptyva  'corde  d'un  arc'  v.  slav.  tqtwa  'corde,  tendon' 
russ.  Am\.  tepsti  'tendre,  raidir',  \.  norr.  {pamhr)  fém.pomh 
'gonflée,  grosse,  enceinte'  pçmb  (gei'm.'^pambô-) 'estomac  tendu, 
gonflé',  \sit.  tempus -07ns  'temps'  ('^étendue')  femp-Zwwz 'espace' 
templa  -ôrum  'solives  placées  horizontalement  sur  des  chevrons', 
arm.  tliamb  '*coussin  rembourré  >  selle  ;  chair  tendre  des  mem- 
bres des  animaux'  (<  \.-Q.'-^tmpa-  =  lit.  timpa  'tendon'),  i.-e. 
Hemp-  étant  un  élargiss.  de  ^ten-  'tendre'  (voy.  s.  v.  Teivuu  i. 
De  là  àjucpi-idîTriç  m.  àiuqpi-xaTriç  f.  àjucpi-xaTTOç  m.  'tapis  laineux 
des  deux  côtés'. 

xàpavboç  m.  'renne'  (Arstt.  Théophr.  El.).  Emprunt  à  une  Ig 
du  nord-est  ;  sur  le  renne  voy.  Sarauw  Das  Rentier  in  Europa 
zu  den  Zeiten  Alexanders  u.  Csesars  (Ssertryk  af  mindeskrift 
for  Jap.  Steenstrup.  Kob.  1913). 

hom.  etc.  Tapàaauu,  att. -dxiuj 'troubler';  ion. att.  xapaxri  f. 'trouble, 
désordre'.    Voy.  s.  v.  Gpdcrcruj  p.  350. 

hom.  etc.  xàp^oç,  -eoç  -ouç  n.  'effroi;  crainte;  respect  (Esch.)'; 
hom.  etc. xapPeîv 's'effrayer';  poét.xapPaXéoç 'timide, craintif;  — 
terrible  (Nonn.)'  :  skr.^a>7«fi 'menacer,  outrager',  lat.  torvos%2iW- 
vage,  farouche,  sombre,  menaçant'  (se  dit  d'abord  de  l'œil  et  du 
regard)  ;  i.-e.  Hergu-  HrgU-.  Curtius^  480.  Fick  P  60.  443.  III* 
182.  Meillet  MSL.XIli216(bibl.)  —  V.  mn-.piarka  'to  quarrel, 
wrangle'^iarA;»  f .  'a  quarrel'  SLgs.pracian  'craindre',  ayant  i.-e.^ 
et  non  gU,  sont  à  écarter. 


1)  Sur  ces  formes  multiples  voy.  Frankel  KZ.  43,  206  sq. 


-     943     — 

xàp-favov  Vin  sur'  ou  'vin  éventé';  Tap-favoOaôai  'être  éventé', 
cf.  rap-faiveiv  Tapâ(y(Jeiv  Hésycli.  :  v.  norr.  7j/-eÀ-/l-)*  (prégerni. 
*tregno-,  ou  *trekno-,  voy.  plus  bas)  m.  h.  a.  drec  -ckes  'ex- 
créments', gall.  ^roe^A 'lessive,  urine'  (Q.ç\t*troktcl.  Fick  H*  138), 
peut-être  lat.  tardif  troja  'truie'  C^trog-ia  ''^bête  vivant  d'or- 
dures, de  lavure'.  Sommer  IF.  XI  91.  Solmsen  KZ.  37,  23), 
prob.  aussi  ion.  att.  ipûE,  gén.  TpuYOç  f. 'vin  doux;  piquette, 
marc;  lie  de  vin  et  d'huile,  sédiment'  (i.-e.  Hr^g-),  cf.  Fick  I* 
447.  IIP  189;  cf.  ensuite  gr.  crrepTâvoç"  KÔTTpuuv  H.  (Persson 
Beitr.  I  456  et  n.  1  y  voit  des  adj.  ou  noms  d'agent  au  sens 
d"homme  sale'),  i.-e.  E.  (s)f(e)reg-,  à  côté  de  quoi  '^(ii)ter{e)l'- 
dans  lit.  tersziù  ter.szti  'souiller,  envaser  les  prairies'  tirsztu 
tirszti  's'épaissir'  tirsztas  'épais,  trouble'  trisziu  triszti  'fumer 
la  terre'  triszfas  'fumé'  frisziman  'fumure',  lat.  sterciifi  -oris 
'excréments,  fumier,  scorie';  cf.  des  formes  nasalisées  dans  gall. 
trwnc  'urine,  lie'  bret.  stronk  'excrément  humain',  lit.  trqszai 
'toute  chose  qui  se  gâte'  frqsza  'bourbe'  trqsztù  'se  gâter'  (Persson 
op.  cit.  I  454  sqq.  bibl.). 

posthom.  (ion.  att.)  xâpïxoç,  -eoç  -ouç  ii.  et  oç,  -ou  m.  'salaison 
ou  conserve,  viande  ou  poissons  salés  ou  fumés;  momie  (Hrdt. 
IX  120)';  ion.  att.  Tapïxeûuj  'saler,  faire  des  conserves:  em- 
baumer un  corps  (Hrdt.),  changer  en  momie,  d'où  :  exténuer, 
consumer  (de  chagrin,  de  vieillesse)'.  Etym.  obscure;  voy.  s.  v. 
Tapxûu).  —  Arm.  tarex  'un  poisson  du  lac  Van  (que  l'on  pré- 
pare comme  le  hareng)',  syr.  târïya  'poisson  salé'  sont  l'emprunt 
grec  (Hiibsehniann  Arm.  Gr,  I  383.  518). 

xapiaucfauu  {Hrm-)  'effrayer'  (Lycophr.),  cf.  xapiuvjEaaGar  cpopii- 
Gfivai  Hésych.,  à-xdpuuKxoç  'aq)oPoç'  (Nie.  Euph.  Hésych.  EM.j  : 
gr.  xpéiauj,  lat.  tremù,  etc.    Persson  Beitr.  II  572  n.  1  (bibl.). 

xdpTTri  f.  'grande  corbeille,  panier,  manne'  Poil.;  xapTrdvri  f.  (Arr.), 
xapTToç  m.  Poil,  m/sens  peuvent  être  des  formes  attiques  (ion. 
*(yapTT-)  remontant  à  un  x.-aJ^tur-p-,  élargiss.  de  *tuer-  dans  lit. 
tveriii  tvérti  'enclore'  (  voy.  s.v.  att.  aeipd  p.  857);  cf.lélargiss. 
*fui'-g-  dans  ion.  aap-fâvx],  att.  xapY-  p.  853  (Fick  GGA.  1894, 
p.  24(i). 

hom.  etc.  xapaôç,  att.  xappôç  m.,  pi.  xapaoi  et  (rare)  xapcrd  'claie 
(pour  sécher  ou  égoutter  i  219),  clayon,  natte;  entrelacement 


—     944     — 

de  racines  (Théophr.);  toute  surface  large  et  plate,  plat  du  pied 
(Hom.  Hrdt,),  d'où  :  pied  (Auacr.),  plat  de  la  rame  (Hrdt.), 
d'où  :  rame  (Eur.),  et  collect.  la  rangée  de  rames  d'un  côté  du 
navire  (Thuc),  surface  plane  de  l'aile  déployée,  d'où:  aile; 
rangée  de  dents  d'une  scie;  rangée  de  cils,  paupière' ;  xapcroûaôai, 
att.  xapp-  's'entrelacer  en  forme  de  claie;  être  penné;  être  garni 
d'une  rangée  de  rames';  (Tùviappoç  'entrelacé'  (Théophr.);  auv- 
Tappoôv  'couvrir  de  plantes  dont  les  lianes  s'enchevêtrent' 
(Théophr.);  Tpamd  (ion.  Tupmri;  Tepmd  Julien)  f.  'claie  (pour 
sécher  les  figues);  âXuuç  (Soph.)'  :  v.  h.  a.  darra  m.  h.  a.  ail.  mod. 
clarre  (germ.  *parz6-,  i.-e.  ^torsà-)  'four  à  sécher,  touraille' 
suéd.  tarre  'séchoir'  (Fick  P  444.  IIl^  183),  arm.  thar  'juchoir; 
perche  pour  suspendre  qc'  (i.-e.  *trsâ,  ou  *trsiâ  =  Tpaaid. 
Lidén  Arm.  St.  45  sq.)  ;  i.-e.  *ters-  'sécher',  voy.  s.  v.  Tép(J0)Liai. 

hom.  Tapqpoç,  dat.  pi.  Tapcpedi  n.  'fourré,  hallier'  E  555.  0  606; 
hom.  (xapqpuç,  employé  en  fonction  de  fém.  Esch.  Sept  535), 
pi.  Tapcpéeç,  -emi,  -éa  'épais',  adv.  lapcpéa  'fréquemment,  sou- 
vent'.    Voy.  s.  V.  6p6)LiPoç  p.  353. 

hom.iapxvj  10 'enterrer,  inhumer';  à-TOtpxûTOç 'non  enseveli' (Pseudo- 
Phocyl.  Lycophr.);  cf.  Tapxdviov  èvTdqpiov  Hésych.  Étym. 
obscure.  —  On  a  cru  à  une  parenté  avec  posthom.  xdpîxoç, 
-eûuu,  p.  ex.  Curtius^  729,  Helbig  Épopée  hom.  70  sq.,  Sittterlin 
IF.  XXV  72;  les  Grecs  de  l'époque  préhomérique  auraient  fait 
précéder  l'inhumation  d'un  embaumement. 

idaiç,  -euuç  f.  'tension,  extension'  =  skr.  fati-h  'série,  troupe, 
sacrifice',  lat.  -tenti-  dans  intentiô  'tension,  effort',  i.-e  *t)jti-, 
à  côté  de  quoi  *tent}-  dans  skr.  tànfi-h  'lacet,  corde,  série'. 

posthom.  Tàaao),  att.  idiTO),  fut.  xdHuu,  aor.  pass.  èxdTiiv,  adj. 
verb.  TaKTÔç  'ranger,  assigner  une  place  ;  ordonner,  fixer,  déter- 
miner' (prés.  Tdcrauu  prob.  par  influence  analogique,  cf.  Osthoff 
Perf.  297,  plutôt  qu'issu  d'un  *TaK-  parallèle  à  la^-,  avec  De- 
brunner  IF.  XXI 216);  idïn  f. 'ordre  de  bataille'  (Ar.  Lys.  105); 
xdYiua  n.  'corps  de  troupes  ;  ordre,  prescription'  ;  TdEiç,  -eujç  f .  'bon 
ordre;  ordonnance;  poste,  rang;  fixation  d'une  taxe';  laKTiKÔç 
'qui  concerne  l'arrangement;  tacticien'.  TâY6çm.'chef'(voy.s.  v.) 
ferait  poser  R.  xâY-  :  Tây-  'disposer,  régler,  ordonner',  à  quoi 
Bezzenberger  BB.  12,  240  compare  lit.  pa-togùs  'convenable, 


-     945     - 

décent,  euiaKioç'  =  Ictt.  patàgs  'commode'  lit.  su-tôgti  'se  lier 
par  une  promesse,  s'engager'.  —  L'hypothèse  diin  TâTÔç  abrégé 
de  (non-ion.)  cfTparâYÔç  ""général'  (Fick  P  442;  est  très  dou- 
teuse: v.lat.  ^owc/eo -^'/v'nosse,  scire'osq.  tangi  nûd  'sententiâ', 
got pagJcjan  'penser'  fdans  l'hypothèse  d'un  gr.  Taff|vai  <  i.-e. 
*fl3g-.  Fick  1.  cit.)  sont  à  écarter,  comme  aussi  (Siitterlin  BB. 
17,  165,  posant  Tâaffo)  < '•ï/aÂ/ô)  v.  norr.  poét.  Jiengill  'roi, 
prince'  ags.  poét.  pengel  'prince'. 

TâTaXiZiuj  'blande  conipello,  adulor,  suppalpor'  (Hrnd.  III  77. 
VII  86)  est  formé  sur  tûtû,  mot  câlin  d'un  fils  à  sa  mère 
(Hrnd.  III  79),  cf.  voc.  laii  d'une  servante  à  sa  maîtresse  (Hrnd. 
V  69)  ;  voy.  s.  v.  xeTTa. 

raO  emprunt  sém.,  cf.  hébr.  fâtr. 

hom.  etc.  Taûpoç  m.  'taureau;  pénis  (Crat.)'  =  lat.  tauriis  osq. 
Taupo)u  'taurum'  ombr.  toru  turuf  'taures',  cf.  v.  slav.  furù  lit. 
tauras  (gén.  pi.  taurin)  'aurochs'  v.  pruss.  tmiris  'bison'  zd 
staora-  'grand  bétail  (chameau,  cheval,  bœuf,  âne/,  puis  vrais. 
got.  sf'nir  V.  h.  a.  stior  ags.  stéor  'taureau'  v.  uorr.  pion-  nécrl. 
limb.  deiir  'taureau',  i.-e.  *{s)tturo-  ''^'(.s)tduro-;  cf.  aussi  gaul. 
tiO'vos  irl.  tarh  gall.  tanc  'taureau'  (celt.  Haruo-,  modifié  de 
"^tauro-  d'après  *ueruâ  >  irl. /'eyft 'vache'  (Vendrycs  MvSL.  XII 
40  sqq.).  —  Assyr.  sûru  hébr.  sôr  arara.  tôm  ont  fait  douter 
de  l'origine  indo-eur.  ;  il  y  aurait  eu  emprunt  sém.,  ou  emprunt, 
par  les  Indo-eur.  et  les  Sém.,  à  un  3*^  groupe  linguisti(iuc.  Cf. 
Curtius^'  218.  Fick  II*  123.  Walde-'  764  (bibl.).  Franck-van 
Wijk  E\V.  s.  v.  stier.  Feist  Kultur  411.  —  Le  rai)port  connu 
avec  les  dérivés  de  R.  téu-  {feud-^'-),  tels  que  raûç  skr.  fdufi 
tàmra-h  lat.  tumeô  (Fick  I'  445.  Brugmann  IF.  VI  98.  Grdr. 
IP,  1,353.  Solmsen  IF.  XXX  35j,  est  naturellement  subordonné 
à  Torigine  indo-eur.  de  Taûpoç  et  écarte  les  formes  à  initiale  si-. 

TaOç*  lué-faç.  ttoXûç  Ilésych.  li.-e.  *tàu-û-s);  TauCfaç-  ueYaXûvaç, 
TrXeovdaaç  H.  :  skr.  fac/ti  tauH  'être  fort,  avoir  la  puissance, 
pouvoir'  tavâh  'fort'  facisfania  h  'le  plus  fort'  tc(ris7n('ni  'fort, 
|)uissant'  farisâ-Ii  'fort'  fdrisf  f.  'force,  impétuosité'  furi-  (en 
compos.)  'très,  fort'  7a\  frtr- 'potentem  esse'  iavah-  n. 'pouvoir, 
force'  tdvlsh  'force  physique',  irl. f^o 'force',  goX.pnsundi  v.  mtrr. 
pûsund  i\gê.  pi'isend  v.  h.  a.  diisinif  'mille'  (voy.  en  dernier  lieu 

(iO 


—     5)46     — 

Brugmann  Grclr.  IP,  2,  47  sqq.  bibl.)  v.  norr.  piô  ags.  péoh 
V.  h.  a.  dioh  'cuisse',  v.  slav.  ttjtl  'devenir  gras'  tukû  'graisse' 
lit.  fùMi  'devenir  gras'  tâukas  ^morceau  de  graisse'  taul-aï  m. 
pi.  'le  gras'  tvhiti  'gonfler'  tvànas  'inondation,  flot'  et  bcp 
d'autres;  i.-e  *teuâ^-*tëu-*tû-  "être gonflé,  turgescent,  regorger 
de\  Curtius-'  226.  Fick  P  61.  226.  445.  Il*  131.  IIP  185  sq. 
Brugmann  Total.  54  (bibl.).  Voy.  s.  vv.  cràoç  crujiua  TeuTa)uibiiç 
TÛXr)  TÛXoç  corc.  tûjlioç  ion.  att.  tÛ|uPoç  adtTupoç  laûpoç. 

boni.  etc.  xàcpoç  m.  'funérailles,  sépulture,  cérémonies  (jeux  ou 
repas)  funèbres;  tombeau';  ion.  att.  xaqpri  f.  'ensevelissement, 
sépulture;  lieu  ou  frais  de  sépulture'.    Voy.  s.  v.  0dTTTUJ  p.  334. 

hom.  ràqpoç  n.  (seul,  nom.)  'stupeur'.    Voy.  s.  v.  6à|upoç  p.  333. 

hom.  etc.  xàqppoç  f.  'fosse,  fossé'.    Voy.  s.  v.  edîTTUj  p.  334. 

hom.  etc.  laxûç,  -eîa,  -\j  'vite,  rapide';  hom.  etc.  taxa  adv.  'promp- 
tement,  vite,  aussitôt;  att.  aisément,  vraisemblablement,  peut- 
être';  hom.  etc.  làxoç,  -eoç  -ouç  n.  'vitesse'.  Etym.  obscure: 
prob.  laxûç  <  i.-e.  '"'dhTpgh-û-s,  R.  dhaidgh-.  —  V.  slav.  ne-dagû 
'faiblesse,  maladie'  pol.  dqzyc  'faire  effort'  lit.  danginti-s  'se 
rendre  qq  part',  R.  dengh-,  aussi  attestée  par  skr.  daghnôti 
'atteindre'  (Bezzenberger  BB.  12,  241)  sont  à  écarter;  cf. 
Berneker  EW.  217  sq.  Osthoff  MU.  VI  49  sq.  (bibl.).  —  Com- 
par. ion.  Gdcrcrujv,  att.  GdTTuuv  <  *0dYX-luJV  ;  Osthoff  op.  cit.  46  sqq. 
(bibl.)  repousse  l'hypothèse  de  Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch. 
33  sqq.  et  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  558  quant  à  la  brévité  de 
l'a  en  ionien;  —  superl.  xdxicTTOç. 

att.  xaiûç  (xaiLç  selon  Tryphon  chez  Ath.  IX  397  e),  -d),  pi.  tau), 
acc.xauùç,  et  xaujveç  xaujffi  xauJvaç  m. 'paon';  xauuveioç  'de  paon' 
(Luc).  Est,  avec  lat.  pài-ô  -ônis  et  pavus,  un  emprunt  à 
l'Orient,  sans  qu'on  puisse  préciser,  mais  là  même  le  nom  repose 
sur  l'onomatopée;  voy.  VValde^  s.  v.  —  Etym.  sém.  chez  Lewy 
Fremdvv.  10  sq. 

xè  enclit.  'et' <  i.-e.  ^q^e  =  skr.  ca  zd  ëa  v.  pers.  ècl  lat.  que 
v.irl.-c^(w«-c^'nepas')  got.-^(Mi-/i'non'  <  *nl-k>i  =  lat.«e-ç«e; 
sur  got.  -h  -uJi  voy.  auj.  Brugmann  IF.  XXXIII  173  sqq.) 
phryg.  KÊ  'et'  (selon  Kretschmer  Wiener  Ztschr.  f.  d.  K.  d. 
Morg.  XIII  359);  appartient  au  th.  pron.  qVo-  qVe-  (Curtius'^ 
487.    Fick  P  20.  179  sq.  378.  IP  62.  IIP  114.    Walde-  631 


—     947     — 

bibl.);  sur  ses  emplois  eu  grec  voy.  Brugmaun-Tliiuiib  Gr.  Gr.^ 
§  603  (bibl.).  —  Dans  tôte  'alors',  ôie  'quand',  lesb.  ÔTa,  dor. 
TOKa  ÔKa,  le  2^  élément  n'est  pas  la  particule  rè,  mais  un  suff., 
cf.  boni,  ôre  Te;  voy.  lirugmann-TJiumh  op.  cit.  §  2H7,  2.  3. 

posthom.  TÉTTUJ,  fut.  TeT^ui  'mouiller,  bumecter;  faire  fondre, 
amollir,  pass.  fig.  se  laisser  fléchir':  lat.  tingo  fplus  anc.  fingiiô, 
lui-même  modifié  d'un  *tengO  d'après  unijuô  unxî),  pf.  t'inxi 
'tremper,  mouiller,  baig-ner,  teindre',  v.  h.  a.  thunkôn  dunkon 
'plonger,  tremper,  immerger',  i.-c.  *teîag-  'mouiller'.  Curtius^ 
219.  Fick  I'  442.  III'  187.  Zupitza  Gutt.  214. 

hom.  etc.  Té^oç ,  -eoç   ouç  n.  'toit,  etc.'.    Voy.  s.  v.  aié-fuj  p.  9u5. 

boni.  etc.  pf.  TéGrina  'je  suis  saisi  de  stupeur  ou  d'admiration'. 
Voy.  s.  V.  ed)aPoç  j).  333. 

dor.  TeGiLiôç  (lac.  arg.  BeGiaoç  GDI.  4598.  3342)  m.  'BecJnôç'  f  Pind.); 
dor.  Té0)Liioç  (locr.  ee0)Liiov  GDI.  1478)  'GécTiaioç'  (Piud.  Call.  0pp.). 
Voy.  s.  V.  ôecTfaoç  p.  342. 

boni.  etc.  leivo),  fut.  revu),  aor.  ëieiva,  pf.  moy.  xéTaïuai  {'■^te-fn-) 
d'après  quoi  pf.  act.  leTaKa,  adj.  verb.  Taioç  (=skr.  tatâ-Ji 
lat.  fentu.s)  'tendre;  étendre,  déployer;  intr.  tendre  vers,  .se 
diriger  vers;  se  rapprocher  de';  boni.  poét.  Tiraivuj,  aor.  èTÎTiiva 
'tendre;  étendre,  allonger;  tirer';  Tàvu)aai  's'efforcer'  P  393, 
boni.  etc.  xavùuj  'tendre'  (voy.  s.  v.);  Tavu-  en  compos.,  boni, 
poét.  Tavaoç  'allongé,  long'  (voy.s.  v.);  laveîm  f.  pi.  'longues 
poutres'  (voy.  s.  v.);  xaiviâ  f.  'bandelette'  (voy.  s.  v.)  ;  xdaiç,  -euuç 
f.  'tension'  (voy.  s.  v.);  tôvgç  m.  'corde,  cordage;  sangle  de 
lit;  —  tension;  intensité,  force,  vigueur;  mode  musical,  ton'  (ce 
dernier  sens  par  absorption  d'un  mot  apparenté  à  lat.  tondre 
gr.  (TTévuj  p.  909  sq.);  hom.  etc.  levinv,  -ovtoç  m.  'tendon, 
muscle  allongé';  posthom. à-Tevr|ç(prob.ionisme, avec  à-  <  *ttni-  ; 
voy.  Solmsen  Beitr.  I  21  sqq.)  'fortement  tendu,  fixe,  attentif; 
droit,  direct;  ferme,  fort,  inflexible;  qui  s'attache  fortement  à 
(lierre.  Soph.)';  eiXi-xevriç  'qui  s'allonge  en  spirale  (plante. 
Théocr.  XIII 42)';  Teiavôç  'étendu,  allongé,  long;  rigide  (Hpc.  i'; 
TÊTavoç  m.  'tension  ou  rigidité  d'un  membre  (Aristopb,);  téta- 
nos (Hpc.  Plat.  Arstt.)':skr.  tanuti  (pf.  fafaïui  moy.  tatne) 
'tendre,  s'étendre,  durer'  tâïi-  f.  (?)  'extension,  prolongation, 
propagation,  descendance'  tdna-h  'descendant'  tdna-iu  tdnà 


—     94b     — 

"descendance'  tûnah  'fil,  ton'  tdnti-h  "lacet,  corde,  série'  tan- 
tu-h  "fil,  corde,  etc.'  (:  v.  irl.  têt  gall.  tant  <  *tnta  "corde')  tan- 
tra-m  "métier  à  tisser;  chaîne  d'un  tissu;  fig.  règle'  (=  zd  ^ta- 
&ra-  pers.  niod.  tar  "fil':  pour  la  filière  "tendre  —  filer'  cf. 
V,  s\a,v.2}eti  "tendre'  :  got.  spinnan  "filer'  et  voy.  Lidén  IF.  XIX 
332  sq.)  zd  tan-  tanao'ti  "étendre'  pers.  mod.  tanïôan  'tourner; 
filer',  alb.  ndhi  "j'étends,  je  tire,  je  tends  la  corde  d'un  instru- 
ment' (jHeniô  —  Teîvuu.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  299),  lat.  feneo 
'tenir'  v.  lat.  pf.  tetinï  (  :  skr.  tafané)  ombr.  tenitu  'teneto'  (cf. 
Walde-  772)  lat.  ténor  -ùris  "cours  non  interrompu,  marche 
continue'  teyius  -ôris  "corde,  lacet,  filet'  tendô  (pf .  teienclî  "ten- 
dre, étendre'  ombr.  an-dendu  antentu  <  *^ewfZ[e]fôf/ "inten- 
dito,  imponito'  (cf.  skr.  tandafè  "se  relâcher,  se  lasser'  tandrci 
ta7idrt  "épuisement,  relâchement,  détente'  selon  Uhlenbeck  Ai. 
Spr.  108;  i.-e.  Hen-d-,  prés,  eu  -d-,  cf.  Brug-mann  Grdr.  Il-,  3, 
378)  etc.,  V.  bret.  tinfiit  'sparsit'  v.  irl.  tan  [Hana)  "temps'  gaul. 
Teni-genonia  (*te?ii-s  "tendre,  adj.'),  got. -panjan  v.  uorr. penia 
ags.  penian  pennan  v.  h.  a.  denen  dennen  "étendre'  v.  norr. 
pimill  "the  edge-rope  of  a  net'  etc.,  v.  slav.  teneto  "corde'  lit. 
ftstu  tinaù  finti  'gonfler'  (propr.  'être  tendu',  base  tenê-,  cf. 
V.  h.  a.  donen  "s'étendre',  lat.  teiieô  au  sens  intr.  de  "subsister, 
se  maintenir,  durer,  tenir',  propr.  "être  tendu'.  Persson  Beitr.  I 
341  sq.  II  648)  tàna><  "enflure'  lett.  tinu  tît  'tresser,  tordre,  en- 
rouler' lit.  tifiklas  "filet'  etc.;  i.-e.  *few-  "tendre'.  Curtius"" 
217  sq.  Fick  P  58  sq.  223.  442.  IP  128.  IIP  178. 

reîpea  seul.  pi.  Z  485,  leipecriv  Hymn.  hom.  VII  7  "signes  célestes, 
constellations'  par  ail.  métrique,  cf.  éol.  xepéuuv  Alcée  fr.  155  B^.  : 
skr.  tara  f.  "étoile',  qui  ne  se  sépare  pas  de  véd.  târah  pi. 
'étoiles',  gr.  àcrrrip  âcTxpov.  Curtius''  206.  Schulze  Qu.  ep.  177. 
205.  Flensburg  Stud.  I  14  sq.  37.  Osthoff  Archiv  f.  Religions- 
wiss.  VIII  11  sq.  —  Tépaç  (voy.  s.  v.)  Teipeaiâç  sont  à  écarter. 

hom. poét. Te i p uu  (*Tepiuu ;  seul.  prés,  et ipf .)  'user, épuiser, accabler' ; 
boni.  etc.  xépeTpov'tarière'  ;  xepiibuuv,  -ôvoç  f .  'taret'  (  Ar.  Cav.  1 308. 
Théophr.);  hom.  etc.  xépriv  'tendre'  (voy.  s.v.);  xépuç,  'faible' 
Hésych.  (voy.  s.v.)  ;  xôp^oç  m.  'écrou,  etc.'  (voy.  s.v.);  xôpvoç  m. 
'tour'  (voy.  s.v.);  xopoç  'perçant'  (voy.  s.v.);  hom.  poét.  aor. 
Topeîv  'percer'  (voy.  s.v.);  *xixpr||ui  Tixpâw-ô),  fut.xpriauj  (Hrdt. 


-     949     - 

Aristoph.  Xén.),  hom.  etc.  TÉTpaivoi  aor.  (è  jéipriva  -âva'percer, 
trouer';  Tpfî)Liau.  'trou';  hom.  etc. xpriTÔç 'troué,  percé';  bom.etc. 
TiTpuj(JKUJ  'blesser'  (voy.  s.  v.i;  tpâvriç  'perçant'  (voy.  s.  v.);  etc. 
Cf.  skr.  turci-h  'lésé,  blessé'  àtiira-h  'malade',  lat.  fera  (pf.  tr'ivl 
d'une  base  teri-)  'broyer,  piler,  écraser'  terebra  'foret,  vrille, 
tarière'  teres  -etls  'arrondi,  fait  au  tour,  poli'  formes -itis  'taret', 
irl.  tarathar  gall.  taradr  'terebra'  v.  bret.  (Pederseu  Rev.  celt. 
34,  449  bibl.)  foreusit  'attrivit'  gall.  treiris  'il  frappa',  v.  b.  a. 
drâen  ags.  prdican  'tourner'  v.  h.  a.  drdt  ags.  prœd  v.  norr. 
pt'ddr  'fil'  (germ.  *predu-  '*le  tordu';  —  &gs.  pearl  'sévère; 
grave',  qu'évocpie  Holtliausen  ]F.  XX  3:^3,  est  ambigu  i,  v.  slav. 
flrq  trèti  'user'  lit.  trinu  trinti  'user'  lett.  trtds  ''-franfas^  i.-e. 
{*fron-to-)  'pierre  à  aiguiser',  arm.  ('?  Pedersen  KZ.  39,  371) 
threm  'je  pétris  la  pâte';  i.  e.  ^ter-  *fere-  et  *terê-  (>  germ. 
'"^pre-)  *terd  'user,  percer',  prob.  identicpie  à  "^ter-  'se  frayer  un 
passage  à  travers,  parvenir  au  delà  de'  dans  skr.  fdrafl  'tra- 
verser' ptc.  tlrnd-h  'ayant  franchi'  farman-  gr.  repiaa  (voy.  s.  v.) 
hit.  terminus  trdre  etc.;  un  élargiss.  par  -d-  dans  skr.  fardafi 
gramm.  'fendre,  percer'  pf.  fatdrda  et  fn/dtfi  tardinan-  trou, 
ouverture,  fente',  lit.  t rendit  frendëfi  'être  mangé  des  mites  ou 
des  vers'.  Curtius''  2'22  scj.  Fick  I*  ô9  sq.  224  sq.  443.  W 
123.  Iir^  181.  189.  Flensburg  Stud.  I  passim.  Persson  Beitr. 
II  639  sq.  776  sq. 

boni.  TeixecJiTTXiÎTa  voc.  'destructeur  de  remparts'  E  31.  455. 
Voy.  p.  890  n.  1 . 

hom.  etc.  xeîxoç,  -eoç  -ouç  n.  'mur  ^dargile);  fortification,  fort, 
place  forte';  reixi^uu  (ion.  leixeuj  Hrdt.)  'construire  un  mur; 
fortifier';  hom.  Teixiôeiç  'entouré  de  remparts'  B  .559.  64(),  cf. 
Teixioûaaa  près  Milct  (Thuc);  —  hom.  etc.  toîxoç  m.  'mur  de 
maison;  paroi  d'un  navire,  bord' :  skr.  c?ë/^r^/<  didia-in  \'or\)s' 
dèhi 'remblai,  digue,  rempart' rf(^/im/'  {'S.sg.dégdhi  pour '^dédhi\ 
voy.  aussi  Meillet  IF.  XVIU  419  sq.)  'enduire,  cimenter,  luter' 
zd  -daëzai/e'ti  'entasser'  (  —  skr.  dehai/dfi  caus.i  u~-daèza- 
'amoncellement'  pa'ri-dcu'za-  m.,  au  pi.  'enceinte  circulaire' 
(>gr.  Tiapâbeicroç  m.,  voy.  s.  v.  p.  746  s(j.)  v.  pers.  didu-  'forti- 
fication' pers.  mod.  dii  dêz  'chàteau-fort',  arni.  d'izunel  'ijxa- 
epoiZieaear  dêz  'tas'  (Hiibschmann  Arm.Gr.  I  439),  thrac.-biZoç 


—     950     — 

-bila  'forteresse'  (p.  ex.  Kretschraer  Einl.  230),  lat.  fingô 
'façonner,  modeler'  figura  Terme  façonnée,  corps,  figure,  con- 
figuration, etc.'  figulus  'potier'  osq.  f  e  i  h  ù  s  s 'muros',  got.panwia 
digandin  'tuj  TrXàaavTi'  gadigis  'TiXà^jua,  chose  formée,  œuvre' 
daig.s  v.  norr.  de'ig  (n.)  ags.  o?aj  v.  h.  a.  teig  'pâte'  got.  digrei 
'dbpÔTriç,  abondance'  v.  norr.  digr  'stout,  big',  v.  russ.  déza 
'huche'  {*déz-ià,  i.-e.  *dhoigh-ia)  lit.  diéti  dëéti  diéti  'battre, 
bâtonner'  (propr.  'frotter')  lett.  difét  'faire  la  première  offre, 
décider  qn  (par  des  propos  flatteurs)  à  prendre  qc'  (propr. 
'enduire')  v.  slav.  ztdati  'bâtir'  zidû  'Teîxoç'  lit.  éëdzu  éësti  'for- 
mer' (d'un  *gheidh-  né  par  métathèse  de  *dheigh-.  Hirt  BB.  24, 
255),  i.-e.  *dheig]i-  'enduire,  luter,  pétrir,  modeler  en  argile'; 
bibl.  s.  V.  BiTïàvuu  p.  346. 

TÉK^ap,  hom.  TÉKjuujp  n.  indécl.  (voy.  J.  Schmidt  Plur.  193  sqq.) 
'signe,  d'où  :  borne  pour  servir  de  but  ou  désigne,  terme,  fin;  — 
signe  de  reconnaissance  ou  de  garantie,  gage;  indice;  symp- 
tôme (Hpc.)';  TeKjuaipuu,  aor.  èTéK|LiriP« 'déterminer,  fixer',  moy. 
TCKjuaipofAai,  fut.  TeK)aapoO|uai 'fixer,  décider,  assigner;  désigner 
exactement;  reconnaître  à  un  signe,  conjecturer';  posthom. 
TeK|uripiov 'signe  de  reconnaissance,  indice,  symptôme;  marque, 
témoignage,  preuve'.  TéK|uap  <  *TeKa|aap  ^)  i.-e.^qVeJcs-meii-  :  zd 
casman-  'œir  caëaHe  'enseigner'  skr.  cdks-atè  "ils  voient';  i.-e. 
'^qUeks-  est  un  élargiss.  de  ^qUe^jg-  ^qVô^jg-  dans  skr.  Txàcatè 
'apparaître,  briller,  luire'  zd  âkasat  'il  aperçut',  v.  slav.  Jcaèq 
kazatl  'montrer,  avertir  qn  de  qc'  u  l'azû  'otTrôbeiHiç'.  Brug- 
mann  Grdr.  P  592.  660.  IF.  XII  30.    Berneker  EW.  497  sq. 

TÉ  Kvov  'enfant'  :  v.  norr. pegn  'thane,  franklin,  freeman,  etc.'  ags. 
7jej(e)w /jé^w 'servant,  attendant,  etc.;  thane;  poét.  vvarrior,  hero, 
man'  v.  h.  a.  degan  m.  h.  a.  degen  'enfant  (mâle),  serviteur,  guer- 
rier, héros'  (germ.  *pe^nd-z),  skr.  tdkma  n.  gramm.  'descendant, 
enfant',  i.-e.  *^eg-;  voy.  s.  v.  tîktuu,  aor.  têkêiv. 

hom.  etc.  téktujv,  -ovoç  m.  'ouvrier  du  bois,  charpentier;  arti- 
san' =  skr.  fdlcsan-  'charpentier'  zd  takin-  'créateur',  cf.  skr. 
tdJcsati  tàsti  (  <  *tèkp-ti)  'charpenter,  fabriquer'  ^«s  f  ar-'charpeu- 


1)  On  objectera  ttXoxmôç  m.  'boucle  de  cheveux' <  *Tr\oK-a,uo-ç; 
voy.  sur  ce  point  Brugmann-Tliumb  Gr  Gr.^  114. 


—     951     — 

tiei'  zcUfl.v- 'tailler  (avec  le  couteau  ou  la  liachej'  tasa-  'baclie', 
lat.  texô  'tisser;  tresser,  entrelacer,  faire,  construire'  (phonéti- 
quement =  skr.  tàksati  et  a  pu  arriver  à  son  sens  dominant  de 
'tisser'  par  al)Sorption  d'un  mot  appartenant  à  un  autre  groupe; 
cf.Walde-  778),  v.'wX.tal  'doloire'  {Hôhslo-HokpJo-;  voy.  Ost- 
hoff  IF.  IV  288.  Foy  IF.  VI  330.  Pedersen  K.  Spr.  I  85; 
autre  avis  chez  Brugmann  Ber.  d.  silchs.  G.  d.  W.  1897,  p.  19), 
V.  h.  a.  dehsala  'hache'  dahs  'blaireau'  igerm.  ^paysa-  '*con- 
structeur')  m.  h.  a.  dehsen  'broyer  du  lin',  lit.  ta.szyti  'tailler' 
V.  slav.  tesati  'caedere'  tesla  'hache'  tesû  'poutre'  (Curtius"^ 
219  sq.),  i.-e.  "^teîcp-  'mettre  en  œuvre,  charpenter,  hacher' 
(Kretschmer  KZ.  31,  432.  Brugniann  Grdr.  I-  79U.  Osthoff 
IF.  VllI  29.  Pedersen  K.  Spr.  1  89  sq.).  De  là  fém.  TÉKiaiva 
BA.  <  *TeKT/?-ia  :  skr.  ^r//.-.sw  f.,  TeKxaivuj  'travailler  le  bois; 
construire;  machiner',  hom.  etc.  TÉxvri  f.  'art,  industrie,  habi- 
leté manuelle;  moyen,  expédient'  (*T€K(yvâ,  c.-à-d.*TeK/>va;  cf. 
Thurneyseu  KZ.  28,  157  n.  3.  F.  de  Saussure  MSL.  VII  90  sq. 
G.  Meyer3  284  sq.  Brugmann-Tliuml)  Gr.Gr.^  114). 

hom.  etc.  xeXaiuujv,  -Oùvoç  m.  [*teL>-)  'bandoulière  soutenant 
l'épée  et  le  bouclier;  bandage  de  cuir  i)Our  une  plaie  P  290; 
l)andelette  de  momie  (Hrdt.);  —  fdans  les  colonies  mégariennes 
du  Pont-Euxin)  base  de  stèle,  d'oîi  :  stèle  (cf.  Solmsen  Beitr.  I 
74  sqq.);  figure  d'hounne  supportant  une  corniche  (Vitr.,  cf. 
ctTXavTÊÇ  m.  pi.  Ath.  Vitr.)'.    Voy.  l'art.  laXâcrcJai  iXiivai. 

hom.  poét.  TeXéGuj  'être,  se  trouver'  {*qi'el-).  Voy.  s.  v.  hom.  etc. 
TieXuj,  moy.  TréXo|Liai  p.  7(54. 

réXGoç,  -eoç  u.  'impôt,  tribut',  cf.  léXBoç'  xpéoç,  Hésych.,  ne 
semble  pas  se  séparer  de  téXoç  n.  'i)aiement,  taxe,  droit  de 
douane',  cf.  âx-6oç  :  ctx-oç.  Osthoff  IF.  IV  2(38  sq.  (bibl.).  — 
On  y  a  vu  un  *0eX6oç  parent  de  got.  fra-gild an  'rembourser' 
(jiJd  'q)6poç,  impôt'  v.  h.  a.  (jelfan  v.  norr.  gialda  ags.  ;^ieldau 
'payer',  irl.  qeU  'gage'  ticlla'nn  'je  promets'  'autre  avis  sur  les 
mots  irl.  chez  Thurneyseu  cité  par  Osthoff  loc.  cit.),  v.  slav. 
zlédq  zlèsti  (élasti)  'être  redevable,  payer'  lit.  (jeliàti  'coûter, 
valoir'  (les  mots  letto-  slav.  sont  en  fait  des  emiirunts  germ.), 
cf.  Fick  BB.  (),  212.  U),  290.  Wb.  1'  416.  II'  1 13.  IIl^  131  sq. 
Bezzenberger  BB.  1(5,  253;  les  difficultés  phonétiques  rendent 


-     952     - 

précaire  le  rapport  téXGoç  :  got.  -gihlan.  Pour  g-r.  ô(pei\uu  voy.  s.  v. 
p.  731  sq. 
TÉ \  X  i  ç  (ace.  xéXXiv  Epich.  43.  1 14  K.)  f.  et  gén.  xeXXivriç  (Sopat.) 
f.  (nom.  -îvâ  ou  -tvri)  "telline,  Eiqpûbpiov  (coquillage)'.   Etym. 
obscure.  —  Un  avis  non  probant  chez  Stokes  BB.  19,  89. 

I.  xéXXu),  aor.  è'ieiXa  intr.  's'élever'  (en  parlant  des  astres)  dans 
àva-  èHava-iéXXeiv,  èTTixéXXeaBai,  ÙTiepxeiXaç  ô  nXioç  (Hrdt.  III 
104),  trans.  'imposer'  dans  èvxéXXeiv  -ea9ai,  èTTixéXXeiv  -eaGai 
'enjoindre  à,  commander'  doit  appartenir  au  groupe  gr.  aor. 
xaXàcrcrai  xXfivai,  i.-e.  *teld-  'soulever,  lever,  etc.'.  De  là  boni, 
etc.  dvaxôXri  f.  'lever  du  soleil,  de  la  lune,  des  astres'.  Curtius'' 
221.  Vanicek  Gr.-lat.  etym.Wb.  I  294. 

II.  xéXXo)  'accomplir'  (Pind.  01.  II  77),  ptc.  prés.  irepi-xeXXô- 
l^ievoç  (èxoç,  èvmuxôç,  ûjpâ,  Hom.  Soph.  Ar.  Ois.  696;  cf.  xeXXo- 
luévou  è'xouç  Ap.  Rh.)  'accomplissant  son  évolution'  (cf.  ptc.  aor. 
TTepi-TTX6)Lievoç  a  16)  procèdent  de  i.-e.  *qi'el-  'tourner';  voy.  s.  v. 
hom.  etc.  TréXuu  -o)aai  p.  764. 

ion.  att.  xéX|Lia,  -axoç  n.  'eau  stagnante,  marais;  boue,  vase;  mor- 
tier'; xeX|uiç,  -îvoç  m.  'boue,  vase'  Hésych-  EM.  Voy.  s.  v. 
cfxaXdcrauD. 

I.  hom.  etc.  xéXoç,  -eoç  -ouç  n.  'but,  terme,  fin;  résultat,  consé- 
quence' <  i.-e.  *qUeIes-  prob.  '^endroit  où  l'on  fait  demi-tour 
dans  la  course  ou  le  labour',  cf.  hom.  xéXffov  (àpoLipi-|ç,  veioîo), 
voy.  s.  V.  (bibl.);  i.  e.  *qVel-  'tourner'  (:skr.  cdrat'i  hom.  etc. 
TréXuu  -Ojuai  p.  764).  De  là  hom.  etc.  xeXeîv  'accomplir,  exé- 
cuter, réaliser,  achever',  hom.  xéXeioç  posthom.  xéXeioç  xéXeoç 
crét.  xeXrjoç  >  xeXeuuç  Cos  (gr.  comm.  *xeXea-Fo-ç)  'terminé, 
achevé,  accompli,  complet,  mûr,  adulte',  hom.  xeXrieiç  posthom. 
xeXéeiç  (*xeXe(y-Fevx-) 'parfait;  qui  se  réalise,  couronné  de  succès', 
xeXexiî  f.  'cérémonie  d'initiation,  célébration  de  mystères'  (Hrdt. 
att.),  hom.  etc.  xeXeuxiî  f.  'accomplissement;  achèvement,  fin', 
hom.  etc.  xeXeuxdv  'finir,  achever,  réaliser;  intr.  prendre  fin, 
mourir,  périr'.    Voy.  s.  v.  xfiXe. 

II.  xéXoç,  -eoç  -ouç  n.  'troupe,  corps,  compagnie'  (Hom.  Hrdt. 
Thuc.)  <  i.-e.  *(fJ'eles-  :  skr.  kûla-m  (i.-e.  ^^qUllo-)  'troupeau, 
essaim,  famille',  v.  irl.  cl((nd  'descendance,  génération,  clan' 
gall.  mod.  plant  'liberi,  filii,  parvuli',  lit.  kiltis  lett.  ziJts  'gêné- 


—     95:^     - 

ration'  v.  slav.  (-eljadl  'famille'.  Fick  BH.  8,  o31.  16,  282. 
Bezzenberger  BB.  10,245.  BiugJiianii  Grdr.  1M60.  (3U5.  Hirt 
BB.  24, 253.  —  Dor.àTréXXai  gl.  est  à  écarter,  voy.  p.  78,  Solm- 
sen  Beitr.  I  18  sq.  et  Briigrnann  IF.  XXVIIl  377;  kXôvoç  m. 
'niouvenient  tumultueux,  poussée'  a  i.-e.  *ql-,  voy.  s.  v.  ]).  472. 

III.  liom.  etc.  TéXoç,  -eoç  -ouç  n.  'paiement,  taxe,  droit  de  douane, 
impôt,  charge,  frais';  TéX9oç,  -eoç  n.  (voy.  s.  v.);  eù-xeXriç  'qui 
coûte  peu;  simple,  frugal;  commun,  vulgaire';  TToXu-reXriç 'coû- 
teux; dépensier';  à-ieXriç  'exempt  d'impôts  ou  de  charges'  (di- 
stinct de  à-TeXrjç  'incomplet');  aTéXeia,  ion.  àTcXiri  f.  'exemption 
d'impôts'.  Le  groupe  semble  bien  procéder  de  i.-e. *YÉ'?(â)- 'sup- 
porter, soulever,  lever,  etc.'  (laor.  raXâaaai  TXfïvai);  cf.  pour 
le  sens  qpôpoç  m.  'taxe,  tribut,  impôt'  :  qpépuj,  i.-e.  *bîier-. 
Curtius>'  211.  Vaniëek  Gr.-lat.  etyra.  Wb.  I  294. 

hom.  réXcrov  (dpoûpriç  N  707.  Z  544,  veioîo  Z  547)  '"^Tndroit  du 
guéret  où  la  charrue  fait  demi-tour,  extrémité  d'nn  champ, 
borne,  limite'  semble  parent  de  tcXoç  n.  'bi't,  terme'  et  de  ttôXiv 
'en  sens  inverse',  voy.  s.  v.  p.  743;  cf.  leXaaç"  CTTpoqpdç.  têXti, 
TiepaTa  Hésych.;  i.-e.  *ql'el-  'tourner' (l'analyse  du  groupe  -Xcr- 
n'est  pas  claire),  cf.  Prclhvit//-  4.54  (bibl.).  Fick  P>B.  29,  (i. 
Solmsen  BPhW.  19U6,  col.  755.  Beitr.  I  157.  —  L  étyni.  qui 
rapproche  reXcrov  de  skr. lu rsû-h  f.'sillon,  fossé' Â'y.vrtV/ 'labourer' 
Jiârsati  'tracer  des  sillons'  'AdJxOrsa-  m.  n.  'sillon,  etc.' //ro-.'^v/'V/ 
'tracer  des  sillons  dans'  (DelbrUck  KZ.  16.  273.  .1.  Schmidt 
KZ.  25,  89.  32,  386  sq.  Barthoh.mae  IF.  III  17s  bibl.  IX 
276 sq.  Noreen  IF.  IV  323.  Hirt  BB.  24,  248.  Uhlcnl)eck  Ai. 
Spr.  47.  Scheftelowit/,  BB.  29,  14.  49.  Brugmann-Thuml) 
Gr.Gr."*  141)  est  compromise  par  tchè(|.  nira  'ligne'  haut-sorb. 
cara  'sillon;  trait,  ligne  :  jjercée.  allée  de  chasse'  tclicMi.  vieux  i 
crcJia  'ligne'  (<.*clrr/i((  i.-e.  *7;*.s'â),  mots  (pli  j)rouveraient 
que  Vf  aryen  est  aussi  indo-eui.;  cf.  Berneker  EU'.  l.")6;  voy. 
aussi  Lidén  Blandadc  sprakhist.  bidrag  I  21.  —  Autres  avis, 
non  plausibles,  chez  Charpentier  KZ.4U, 467  (*TeXcraov<*TeX9-io- 
*0€X-B-io-  :  V.  norr.  dœld  'petite  vallée'  <  i.-e.  '^dhol-dh-ià,  mais 
cf.  Tttxûç  :  GûcTcrujv)  et  Niedermann  IF.  XXVI  45  sq.  (TeXffov  < 
*quel.'<o-m  par  niétathèsc  de  "^suelqo-m  :  lat.  .svJc».^  'sillon'  < 
'^snelqo-s). 


~     954     - 

TéjLivovTa"  à|uéXYOVTa  (au  seus  tardif  de  'extraire  eu  pressant; 
sucer')  Hésycb.;  è'xeiuev  fjiueXTev  H.  <  i.-e.  *qUem-  :  skr.  (â-) 
câmati  camanti  câmta-  "humer'  camasd-h  "coupe  à  boire'  pers. 
mod.  cam  'le  manger'  camîôan  "boire'  Team  "palais'  (i.-e.  '^'qVôm-. 
Fick  BB.  28, 108),  ar m.  Jchim-lh  pi.,  gén.  A7?m«-ç "gorge;  palais 
buccal'  (i.-e.  ^qUêmâ-),  isl.  mod.  hvéma  (v.  norr.  *hudma  germ. 
''■'/uèm-)  "avaler,  engloutir'  hvôma  f.  "œsophage,  gosier'  (Lidéu 
Arm.  St.  19  sq.  bibl.). 

att.  Té|uvuj  (plus  récent  que)  hom.  j.  ion.  dor.  Tà|uvuj  (pour  *Ta-VLU 
<  Hm-nù  avec  \x  repris  de  hom.  prés,  xeiuei  N  707,  fut.  xeiiiuj, 
aor.  êiaïuov,  t6|uoç,  to|uiî,  etc.),  aor.  è'iaïuov  et  è'T6|uov,  pf.  xéi- 
ILiriKa,  adj.  verb.  x|urix6ç  'couper,  fendre';  ■x\xr\-^\}ô,  éol.  x|adYuj 
(Balbilla),  aor.  pass.  3.  pi.  xjudYev  TT  374 'couper';  att.  x)Lificriç, 
-euuç  f.  "coupure,  section,  division';  xo|u6ç  "coupant';  xojuoç  m. 
'partie,  part,  portion;  tome,  volume';  xo,uri  f.  "coupure';  ion. 
att.  xé|Liaxoç,  eoç  -ouç  n.  "tranche  de  poisson  salé';  hom.  etc. 
xéjuevoç,  -eoç  -ouç  n.  "portion  de  territoire  qu'on  réservait  aux 
chefs,  enclos  servant  de  résidence;  portion  de  territoire,  avec 
un  autel  ou  un  temple,  consacrée  à  une  divinité'  :  v.  slav.  Uiiq 
{Hmno)  tqtl  'scindere'  v.  russ.  flmetï  'il  frappe'  (  :  aor.  è'xa|uov, 
i.-e.  *tmm-),  m.  irl.  (Fick  II"*  122)  tamnaim  "je  mutile';  bibl. 
complète  chez  Osthoff  IF.  V  323  sq.;  voy.  aussi  Hoffmann 
Gr.  D.  III  233 sq.;  cf.  ensuite  lat.  aestumô  "évaluer',  en  tant 
(|ue  formé  sur  un  *als-feina  "*eoupe-bronze'  (:  xé|aaxoç.  F.  de 
Saussure  Mélanges  L.  Havet  468).    Voy.  s.  v.  xévbuu. 

xévaYOç,  -eoç  -ouç  n."eau  basse,  bas-fond  humide  et  vaseux'(Pind. 
Hrdt.  Théocr.  Arstt.);  xevaYÎZ^uu  "avoir  peu  d'eau,  être  vaseux'  : 
lett.  tîgas  (Hingas)  "dépression  entre  deux  bas-fonds'  selon 
Prellwitz  1 31 8.  Hbb,  BezzenbergerBB.  18,  2iM.  —  L-àtstag7inm 
"eau  stagnante'  (Niedermann  IF.  XIX  Anz.  35)  est  à  écarter.  — 
Véd.  tâjdk  "soudainement'  (Neisser  BB.  19,  289.  Hirt  Abl. 
§  323)  est  inexpliqué. 

xévbuu  (seul.  prés.  Hsd.  Trav.  524)  "ronger,  manger  par  gour- 
mandise' (une  forme  att.  xév6uu  par  influence  de  xévBiiç  m. 
"gourmand').  Cf.  lat.  tondeô,  pf.  fofondl  "tondre,  raser,  couper' 
(Curtius^  221.  Osthoff  IF.  V  300  bibl),  v.  irl.  ro-s-teind  "il 
coupa'  ro-tluinnsetar  "ils  taillèrent  en  pièces'  temm  gall.  corn. 


—     î>,in     — 

tam  bret.  mod.  tainin  "Diorceau,  fragment'  i*fe7îd-smen-.  Fick 
11-*  129),  m.  h.  a.  sfimz  'court'  <  Karsten  [IF.  XV  Anz.  lUo. 
XVII  Anz.  75]j;  *tend-  est  un  élargiss.  de  *tem-  'couper'  dans 
T£)Livuj.  Persson  Wzerw.  47.  Brugniann  (irdr.  IP,  '6,  376.  — 
Lit.  Idndu  l'dsfi  'mordre'  (Fick  BB.  8,  331.  Solnisen  KZ.  ;>4, 
547.  Pedersen  K.  Spr.  I  160)  est  à  écarter;  voy.  aussi  Berneker 
EW.  155  8.  V.  cestt. 

att.  lëvBiiç,  -ou  m.  'gourmand';  revOeiâ  f.  'gourmandise':  TevGeùuu 
'être  gourmand'.  .Solmsen  KZ.  34,  544s(i(|-  y  a  joint  ion.  Tev- 
Oeijç  (Hécatée  selon  Phot.)  héot.  TTev0€Ùç  Ci.-e.  ^quendh-}  et  a 
vu  dans  lat.  condio  -ire  'confire,  acconmioder,  assaisonner'  un 
■"q'Jondfii-  'friandise',  d'où  un  sens  premier  'préparer  des  frian- 
dises'; Walde-  s.  v.  préfère  le  rapport  connu  condire  :  co7idére, 
eu  partant  du  sens  de  'mettre  dedans'  (avec  influence  de  salière 
sallh-c  'saler',  favc'n-e  'fourrer,  farcir').  Prob.  faut-il  voir  dans 
TÉv6nç  (TTevSeùç  ne  se  séparant  i)as  de  Me-fa-TrevOiiç  rTevOecri- 
Xeia  :  tté'vBoç  rraBeiv  Tràaxuj)  un  élargiss.  par  -dli-  de  "^tem- 
'('()uper'  dans  Të|uvuj:  voy.  le  i)réc.  et  cf.  Curtius''  221.  Persson 
Wzerw.  47. 

TevGpi'ivri  f.  'guêpe'  (Nie);  Tev9prib(juv,  -ôvoç  m.  'sorte  de  guêpe' 
(Arstt.  Nie.).  Voy.  s.  vv.  àv6pribûjv  àvBpi'iVîi  (p.  63),  epéo|uui 
(p.  351  et  n.  1),  TTe|Licppi-|ba)v  (p.  765).  —  Elirlicli  Unters.  143 
rattache  revOpribuûv.  en  tant  que  dissim.  de  *Tep-9pn-  et  ayant 
signifié  '*|)onrvu  d  un  aiguillon',  à  xepôpov  'pointe'  (voy.  s.  v.), 
en  rappelant  TeBpiibujv  Tipoipeûç  Hésycb.  (dissim.  de  *Tep-9pr|-). 

boni.  etc.  révujv,  -ovtoç  m.  'tendon,  muscle  allongé'.  Voy.  s.  v. 
Teivuu. 

lépaiavov  (*Tepap-vo-v)  et  lépeiuvGV  (parassim.  de  la  à  le  anté- 
cédent. J.  Scbmidt  KZ.  '?,2,  393),  touj.  au  pi.  -a  'maison,  de- 
meure' (Eur.)  :  lat.  frabs  et  frabes  'poutre'  taberna  'écboppe, 
cabane'(dissim.de*//7/^)é'r«^^  Solmsen  KZ.38,456)  onibr.^/vw???^ 
'tahornacubr  frcbcif  'vorsatur'  osq.  t  r  î  i  bi'i  m  {^frcbom)  'domum, 
acdificium',  v.  gall.  trcb  'demeure'  v.  irl.  atreba  'il  possède, 
il  habite'  gaul.  A-frebafes  'possessores'  v.  irl.  di-thrub  gall.  di- 
dref  'désert,  ermitage',  ags.  porp  prop  -prep  'tarm,  estate  ; 
village',  lit.  trobù  'bâtiment';  i.-c.  ^ffirb-  {^freb-  par  influence 
analogique)  idée  de  'poutre,  bâtiment  fait  de  poutres,  habitation'. 


-     95tj     - 

Fick  BB.  1,  171.  Wb.  P  447.  IP  10.  137.  IIP  ]90sq.  Kretseh- 
iner  Einl.  118.  Brugmann  Deui.  52.  Persson  Beitr.  I  138  sq.  — 
La  filière  sémantique  proposée  par  Meringer  IF.  XVIII  2l5sqq. 
'essarter  (v.slav.  trèhlti  'pnrgare'),  essart  (germ.  *purpa-),  tailler 
le  bois,  façonner  une  poutre,  bâtir,  habiter'  ne  s'impose  pas. 

T  6  p  â  |u  uu  V,  -ovoç  {*terà-,  base  terè-)  'tendre,  facile  à  cuire' 
(Théopbr.);  à-Tepà)uujv 'cru,  dur';  boni.  etc.  àrépajuvoç  'cru,  dur 
(eau.  Hpc);  qui  ne  se  laisse  pas  attendrir,  implacable'.  Voy. 
s.  V.  xëpiiv. 

hom.  etc.  répaç,  pi.  bom.  répaa,  g-én.  sg.  tépeoç  (Hrdt.;  et  Tépa- 
Toç  (par  passage  dans  la  flexion  des  th.  en  -t)  n.  'signe  extra- 
ordinaire, présage  effrayant,  prodige:  monstre;  toute  chose 
prodigieuse'  <  i.-e.  *qUer-ds,  cf.  hom.  (éol.)  TréXuup  n.  'monstre' 
(dissim.  de  i.-e.  ^qUerôr,  voy.  s.  v.  p.  765),  puis,  en  prêtant  à 
Tépaç  un  sens  prim.  de  '*charme,  *acte  magique',  skr.  a-çcarija-h 
'rare,  merveilleux'(?),  y.noxwskars  (germ.*s/var5«-«) 'monstre; 
géante'  sl-eisa  (got.  '^skarsjon-)  'géante'  .^kyrse  (germ.  *sl'ur- 
sia-u,  i.-e.  *.'^qursio-tn.)  'mauvais  présage,  fantôme,  apparition 
effrayante',  lit.  7ce7r(s  (i.-e.  *qUero-s)  'charme'  keriù  keveti  'en- 
sorceler, jeter  un  mauvais  sort  à  qn'  v.  slav.  carû  cara  'charme, 
sort';  i.-e.  *{s)qlter-  'faire,  agir'  (skr.  l-piôHkarôti),  aussi  'jeter 
un  charme  ou  un  sort  sur  qn',  cf.  skr.  Jcdrtra-m  'charme'  etc. 
Osthoff  Archiv  f.  Religionswiss.  VIII  51  sqq.  (bibl.). 

repexilix)  'siffler,  vibrer'.  Onomatopée. 

hom.  etc.  Tépeipov  'tarière';  repribûjv,  -ovoç  f.  'taref.  Voy.  s.  v. 
Teipuu. 

hom.  etc.  xépriv  tépeiva  lépev  '*qui  s'use  vite  par  le  frottement, 
tendre,  frêle,  délicat,  doux,  délicieux';  cf.  Tépu'  daGevéç,  Xeiriôv 
Hésych.  (voy.  s.  v.)  xepdiaujv,  -ovoç  'tendre'  (voy.  s.  v.),  sabin 
fet-eno-  'mollis'  peut-être  lat.  fewf^r 'tendre'  (en  tant  que  modifié 
de  ^tereno-  sous  l'influence  de  teîiuis),  skr.  tdruna-h  'jeune, 
tendre'  zd  ta"runa-  'jeune;  garçon'  ossète  tarin  'garçon',  arm. 
(Scheftelovvitz  BB.  29,  23)  tkarm  'jeune,  frais,  vert';  cf.  aussi 
skr.  tarna-li  'jeune  animal,  veau'  et  son  groupe  s.  v.  rôpvoç,  et 
tpavôv  éEajLiriviaîov  TTpôpaTov  Hésych.  (Flensburg  Stud.  I  89). 
Voy.  l'art.  Teipoj. 


957     — 


Tepepeiâ  t  'tour  de  charlatan,  hâblerie,  jouglerie;  arû:utie';  Tcp- 
epeOo^ai  'parler  ou  a^ir  en  charlatan,  mentir'.    Formation  par 
redoublement;  t-LTovepûç/^dissim.  de  ='Top-epOçrq)uuvrilIé.-5ych. 
epéo^ai  'pousser  de  -rands  cris'  Tove(o;pûruj  'faire  entendre  un 
bruit  confus'.  Brugmann  Grdr.  II»  90.  IP,  ],  I2s. 
Tép0pov  'extrémité  de  la  vergue  (Gai.);  partie  supérieure,  ex- 
trémité (Empéd.);  fig.  le  plus  haut  degré  (Hpc);  terme,  mort 
(Eur.)';  Tépepioi  m.  pi.  iKâXuueç)  'bras  de  vergue'  (Ar.  Cav.  44Uj  ; 
TepGpujTnp  m-  'poste  du  îrpijupeuç  ('gardien  de  l'avant')'  Hé.sych.; 
xeepribwv  (*T€p-epr!-j-  -rrpujpeiiç  11.  :  xepMa  lep^iuv,  nkv.tdrafi  etc. 
—  Selon  Ehriich  L'nters.  143  lép-ep-o-v  'pointe'  contient  xep- 
comme  syll.  de  red.  et  un  élément  parent  de  lit.  durià  dàrti 
'piquer',  ags.  darop  v.  h.  a.  tart  'javelot',  et  aussi  de  gr.  0pîvaE 
en  tant  que  'pelle  de  bois  à  vanner  à  cinq  fourclions',  sens 
premier  '*pointu'  i  autre  étym.  s.  v.  p.  :-ir)2)  epivia-  djaTreXoç  év 
KpiÎTii  Hésych.  Gpîov  'feuille  de  figuier'  (XeTTTôepïoç  Xic.  Th. 
873;  autre  étym.  s.  v.  p.  3ô2);  voy.  Tevepnbiûv  s.  v.  Tevepiîvr). 
hom.  etc.  Tep^a,  -atoç  n.  'but,  extrémité,  terme,  fin;  supériorité, 
pouvoir  suprême';  rép^iuv,  ovoç  m. 'terme,  limite;  fin' (tragg.); 
TépMioç  'final'  (Soph.)  :  Ui.termen  (=  lép^a)  -inis  f.ermô{=7ép- 
mwv)  term'nms  'borne,  limite,  ligne  de  démarcation:  terme,  fin, 
but'  (prim.  'poteau-frontière',  cf.  Meringer  IF.  XXI  291),  osq. 
teremuiss 'terminibus' ombr.  teminom-e  'ad  terminum',  skr. 
tdrman-  gramm.  'pointe  du  poteau  du  sacrifice'  sufdrnian- 
'passant  bien  de  l'autre  côté';  i.-e.  '^feiia)-  'passer  par-dessus 
ou  à  travers,  franchir,  atteindre  un  but  situé  au  delà  de  qc.', 
cf.  encore  skr.  fdrafi  {t/rdti  titarti  t/ri/ati  tarufè)  'traverser, 
franchir,  vaincre,  surmonter,  sauver'  tamntd-h  'mer'  tirdh  =  /A 
tara  'à  travers,  par-dessus,  au  delà  =  irl.  for  'trans'  skr.  fira-m 
'rivage,  bord'  tirthd-m  'gué,  abreuvoir'  zd  tar-  'se  frayer  un 
passage',  gr.  Tepepov  (voy.  s.  v.i,  lat.  intrare  e.rfrûi-e  frans 
(bibl.  chez  Walde-  789)  =  ond»r.  traftrahaf)  gall.  ira  'trans' 
v.  irl.  tria  gall.  troi  >  /yvr//  corn,  dre  bret.  dré  'à  travers',  got. 
pairh  v.  h.  a.  dur{H)h  ag».purh  'à  travers'  (  i.  e.  *ter-qUe  ^fr-q'Je, 
cf.  skr.  tiraç-cd  instr.  [*frros-qijê'  zd  tartu^-ca  :  skr.  firt/di'ic- 
'qui  est  de  travers'.    Thumb  KZ.  30,  198  sqq.)  v.  norr.  >-om/' 
'bord'  V.  h.  a.  drimi  'borne,  limite"  i  cf.  aussi  Noreen  Abriss  102). 


—     958     — 

Curtins-^  222.  Fick  P  59  sq.  224  sq.  444.  11^  129.  III'^  181. 
Walde=*  774sq.  Voy.  l'art,  xeipuu. 

xépiuivGoç,  plus  tard  Tepépiv9oç  (Tpé|uï9oç  Nie.  Th.  844)  par 
dissim.  (|li  —  v  >  p  —  v)  f.  'térébinthe'  (Hpc.  Arstt.  Théopbr.;, 
mot  préhellénique,  cf.  p.  ex.  Kretschmer  Eiul.  402  (bibl.).  Fick 
Vorgr.  Ortsnamen  153. 

Tep)Lii6eiç,  -eacra  (àcniç,  xitluv  TT  803.  t  242.  Hsd.  Trav.  537), 
génér.  interprété  par  'qui  descend  jusqu'aux  pieds,  TTobi'ipriç' 
(  :  xépiuioç,  voy.  s.  v.  tépiua),  a  pour  Johansson  Grek.  xepiuioeiç 
dans  Commentationes  philol.  in  honorem  J.  Paulson  (1905)  le 
sens  de  'garni  de  cuir'  et  procède  d'un  *Tep|uioç,  resp.  *Tep)aa 
(i.-e.  ^q'Uernm)  =  skr.  cârma  zd  car^ma  'peau,  cuir'  etc.  ;  ingé- 
nieux, mais  très  douteux,  car  les  mots  aryens  contiennent  plutôt 
i.-e.  *çer-  et  appartiennent  à  la  famille  de  gr.  Keipuu  (voy.  s.  v. 
p. 427)  lat. cormm  'cuir';  pour  lat.  (emprunt gaul.)^ftr»2rt  'petit 
bouclier  rond',  v.  norr.  liuarmr  'paupière'  voy.  Walde  -  s.  v.  et 
d'autre  part  Torp  chez  Fick  IIP  116,  Falk-Torp  EW.  497  sq. 
s.  V.  karm. 

TÉ  pvag'tige  du  cardon',  cf.  TépvaKa-  Tfjç  KdKTOu  toû  cpuioû  KauXôv 
Hésych.:skr.  tfna-m  'herbe,  brin  d'herbe',  irl.  train în  (d\m 
^tràno-)  'petit  brin  d'herbe',  got.  paûrnus  v.  norr.  ags.  porn 
V.  h.  a.  dorn  'épine'  (i.-e.  *trnu-),  v.  slav.  trînû  'épine'  lett.  firdji 
'feuilles  sèches  de  pois',  peut-être  lat.  furio  'jeune  pousse, 
rejeton,  tendron',  irl.  tuirenn  {*tori-)  'froment',  cf.  Persson 
Beitr.  I  430  (bibl.);  i.-e.  *ter-,  variante  de  *ster-  's'ériger,  se 
dresser,  être  raide';  voy.  s.  v.  (TTepeôç  p.  910.  —  Le  groupe 
(moins  gr.  lépvaE)  a  été  par  ailleurs  rattaché  à  i.-e.*ter-  'percer', 
cf.  p.  ex.  Fick  P  60.  443.    Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  cloorn. 

hom.  etc.  lépTrui  'rassasier,  réjouir,  charmer',  moy.  Tép7T0|uai  'se 
réjouir';  Tepirvôç  'réjouissant';  hom.  TepTriuXri  f.  posthom.  Tépipiç, 
-euuç  f. 'rassasiement,  plénitude;  jouissance';  Tep-rriKépauvoç  épi- 
thète  de  Zeus  'dont  la  foudre  fait  la  joie'  (Hom.  Hsd.  :  voy. 
Beehtel  Glotta  I  74 sq.  bibl.;  le  sens  de  'qui  lance  la  foudre', 
en  tant  que  *TpeTTi-,  défendu  par  G.  Meyer  Curtius'  Stud.  VII 
180  sq.  est  à  écarter).  Cf.  skr.  ffpi/ati  trpnôti  trmpàfi  tar- 
pati  'se  rassasier,  se  satisfaire'  frptî-h  trpti-h  'contentement, 
satiété'  zd  érafôa-  'rassasié,  satisfait',  got.  prafsfjan  'consoler'. 


-     959 


lit.  tarpMà  taî-ptl  'prospérer'   tarpà  'prospérité,   croissance^ 
V.  priiss.  en-terpo  'il  est  utile'  en-terpen  -on  'utile';  i.-e.  Herep  . 
Curtius^  224.    F.  de  Saussure  MSL.  VII  >^3sq(j.    Fick  I'  61. 
225.  443.  III  «  191.   Meriugcr  IF.  XVIII  226. 
hom.  Tépcro)Liai,  aor.  èiépanv  'se  sécher',  tardif  xépcTuj  'faire 
sécher'  (Théocr.  Nie):  Tepcraiviu,  aor.  ép.  3.  sg.  répcrrive  'faire 
sécher,  étancher'  n  529,  pass.  'se  dessécher'  (  Ap.  Rh.);   hom. 
etc.  Tttpaôç,  att.  lappôç  m.  'claie,  etc.'  (voy.s.  v.);  Tpaaîâ  f. 
'claie'  (voy.  s.  v.  Tupcrôçj  :  skr.  tfsyati  'avoir  soif,  être  altéré' 
tarsah  trsml  'soif,  désir'  ti-sû-h  'avide  de  qc'  (=  zd  tarèii- 
got.  paàrsus  v.  iiorr.  purr  ags.  pyrre  v.  h.  a.  durri  'sec')  zd 
tarsna-  ra.  'soif,  arm.  thammim  thar.samim  'je  me  flétris'  (bibl. 
chez  Lidén  Arm.  St.  46  n.  1)  eniét  'sécheresse'  (<  *trast,  i.-e. 
Hri^ti-\  cf.  Hubschmann  Arm.  Gr.  I  442.    Hrugmaun  Grdr.  l- 
462),  alb.  ter  'je  fais  sécher  à  l'air'  tenue  'exposé  au  soleil' 
s-tras  c-ù-d.   tras  'je  me  sèche'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  427),  lat. 
torreo  'faire  sécher,  griller'  {""tors-  =  skr.caus.^flr*-rt>/^i  'faire 
souffrir  de  la  soif,  faire  languir'  v.  h.  a.  derran  'faire  sécher,  torré- 
fier' V.  mrr.perra  'sécher')  torris  'tisou  ardent'  v.  lat.  tornis  'tor- 
ridus'  lat.^^'rm'terre'osq.  teer[iim]terûm  'territorium'  feras 
'terrae'(ital.*#er.s'rt  -oni  <  *fêr.m  -om;  bibl.  chez  Walde*  775^, 
v.irl.  tart  ((lelf-tarsto-,  i.-e.*t)-sto-)  'soif  tir  'sec'  tn-im  'sec'  tn- 
'domaine'  {*têros,  th.  neutr.  eu  -es-)  v.  gall.  corn.  v.  bref,  tir 
'tellus',  got.  (japairsangapaûrsnan  v.  noir. ponm  'se  dessécher' 
V.  h.a.  dorren  m/sens  got.  paûrajan  'avoir  soif  v.  h.  a.  durst 
ags.purst  pyrst  (germ.  *purs-ti-)  'soif  got.  paûrstei  v.  norr. 
porste  'soif;  i.-e.*^er.9-  {-s-  prim.  élargiss.  verbal,  cf.  plus  haut 
*fêr-e.s'- >  v.  irl.  tîr)  'être  sec'.    Curtius'  224  .sq.    Fick  I'  61. 
225.  444.  Il*  130.  II1-»  183.  —  Pour  hom.  eeiXÔTrebov  voy.  s.  v. 
p.  336  (étym.  très  douteuse  de  Sommer;  cf.  aussi  auj.  Ehrlich 
Unters.  144). 
Tëpuç,  -uoç  adj..  cf.  lépu-  daGeveç,  Xcittôv  Hésych.,  prim.  subst. 
sur  quoi  Ion  fit  répueç  ÏTnroi  'chevaux  harassés'  H.  ^  Hrugmanu 
Grdr.  IF,  1,  \)i2)\  repOvnç'  TeTpl^^€voç  ôvoç.  Kai  -fepujv,  i'i 
buaavdXnTTTOç  Te'puiv  H.;  Tepû(TK€T0-  éTeipeTO  H.:  skr.  târuna-h 
'tendre,  jeune,  jeune  homme'  zd  tauruna-  'jeune;  gardon'  ossète 
tarin  'garçon'  (voy.  s.  v.  Te'pnv);  cf.  ensuite  ipùciKer  Tpûxei, 


—     960     — 

Eripaivei  H.  xpujuj  (*TpujFuj)  'aiguilloiiuer'  ipaûjua  n.  'blessure' 
Tpùo)  Tpûxuu  'user  par  le  frottement',  lit,  truniù  trunëti  'pourrir' 
(c.-à-d.  'être  usé  par  le  frottement,  se  désag-réger'j  trtiszlxù 
truszkëti  {*t7'u-sk-,  cf.  TepûaKuu  TpOaKuu)  'craquer  ^bois  que  l'on 
brise),  grincer  (sable)'  triùszMmi  'je  broie'  v.  slav.  troi-q  truti 
'user,  épuiser'  tryjq  irt/ti  'terere';  i.-e.  *terîi-  (cf.  skr.  tarutè 
'traverser'  tûrvati  'dompter,  vaincre;  sauver'  zd  ta^rvayeHi 
'surmonter'),  cf.  Herî-  s.  v.  rpî^uu,  "^terië)-  dans  gr.  xepàiuujv 
xeipuu  lat.  terô  etc.  Persson  Beitr.  II  640.  735.  777  (bibl.). 
Voy.  s.  V.  (xTeipi'iç  p.  9ô. 

lépqpoç,  -eoç  n.  (Nie).    Voy.  s.  v.  aiépcpoç  p.  911. 

Tépxvoç,  -eoç-ouç  (Maxiraus)  et  Tpéxvoç  (Anth.)  n.  "jeune  pousse, 
branche';  cypr. repxvya  pi. 'fruits' (Hoffmann  Gr. D.  1  286)  :  skr. 
di'âJxsa-'de.  raisin' i^'dhrâgzha-  i.-e.  *drëghso-)  dràksd  f.  'grappe 
de  raisin  ;  vigne',  v.  irl.  rferc'baie,  sorte  de  fruit' {i.-e.^'dhergh^loS-) 
driss  'ronce' {*dhrgh-s-i-)  draigen  'prunellier'  gall.rfrae;? 'ronce' 
bret.  mod.  dréan  'épine,  arête'  (j^dhr'^gh-ino-),  lit.  dvlgnés  pi. 
j'usquiame  noire',  i.e.  '^'dhergh--^  voy.  Vendryes  MSL.  XIII 
406  sqq.  (bibl.).  —  Pour  russ.  déren  tchèq.  drin  'cornouiller' 
(Pedersen  K.  Spr.  I  97)  voy.  Berneker  EW.  s.  v.  *dernn.  — 
Les  avis  de  Prellwitz  KZ.  42,  386  et  de  Niedermann  IF.  XXVI 
46  sq.  sont  à  écarter. 

liom.  xéaaapeç,  -a,  att.  léxTapeç,  béot.  TrexTapeç  (-a-  d'après 
boni.  xérpaTOç  et  Te'iapTOçj,  ion.  arc.  hellénist.  Téaaepeç  (-e- 
prob.  par  assim.  vocalique),  dor.  dial.  occ.  lÉTopeç  (i.e.  *qUe- 
fuor-,  avec  un  -t-,  au  lieu  de  -tt-  ou  -aa-,  issu  de  formes  comme 
loc.  TÊTpaai  chez  Pind.),  hom.  (éol.)  iriaupeç,  lesb.  -rrécraupeç 
(i.-e.  ^'qUetur-\  -(Ta-  d'après  xécrcapeç)  'quatre':  loc.  Tétpaai, 
TCxpaKoaioi  '400',  reTpd-KUKXoç  procèdent  de  *T€TFpa-,  i.-e. 
^qUetur-  (pour  ipà-Tcela  f,  voy.  s.  v.).  Cf.  skr.  catvàrah  m. 
(ace.  catûrah)  catvàri  n.  zd  cadwârô,  gén.  caturqm  pers. 
mod.  cahâr,  arm.  çorkh,  ace.  cors  (Hitbscbmann  Arm.  Gr.  I 
485  bibl.  Pedersen  KZ.  39,  396),  lat.  quaftuor  (devenu  iudécl. 
d'après  quinque  etc.)  osq.  petora  (nom.-acc.  n.  Festus)  ombr. 
petur-,  gaul.  petor-  irl.  cethir  v.  gall.  petguar  gall.  mod.  ped- 
war  corn,  peswar  bret.  mod.  pévar  (v.  brit.  TTexouapia  nom  de 
ville),  got.  fidwôr  {fidnr-)  v.  norr.  fiôrer  ags.  féoicer  [fiper-) 


—    961    - 

V.  sax.  fiuwar  fior  v.  h.  a.  feor  fior,  lit.  letur)  hetveri  v.  8lav. 
cetjjre  cetvero;  la  décl.  indo-eur.  a  proh.  été  nom.  *qUetuor-es 
j^én.  *qUetur-ôm  ace.  *qV'etur-ns  loc.  *f/Uetur:su;  bibl.  chez 
Brugmann  Grdr.  II-,  2, 1 2  et  Bruginann-Thumb  C4r,Gr.^  §235.  — 
Honi.  att.  TÊxapTOç  'quatrième'  'cf.  att.  loc.  léTTapai)  est  modifié 
de  hom.  TÉTpaTOç  (*TeTFpa-,  i.-e.  *qVetur-  =  lit.  ketvi?taf()\  -t- 
aussi  pour  -tF-  dans  ^tétoptoç,  d'où  TeTopTaîoç  (Tliéocr.);  voy. 
aussi  l'art.  TpucpdXeia;  —  att.  xexTapdKovTa  ion.  xeacrepâKovTa 
béot.  TTÉTTapaKOVTa  arg.  TeiapaKOvra  dor.  delph.  ion.  leTpuû- 
KOVTtt  (TETpa)-  <  i.-e.  ^quetuf-  =  lat.  quadrd-gintd)  '40';  — 
TeipaRTÛç,  -ûoç  f.  'le  nombre  quaternaire'  est  dérivé  de  reipaxa 
adv.  'en  quatre'  ou  de  *TeTpaK0-  à  la  manière  des  abstraits  ver- 
baux comme  àpTÙç  dpTraKivjç  '  Brugmann-Tliumb  op.  cit.  p.  254)  ; 
—  hom.  TeipaxOà  (:bix6â  ipixOd)  att.  xéipaxa  (Plat.  :  bix« 
Tpixa)  'en  (piatre',  leipaEéç  (  ;  ion.  biEoç  TpiEôç)  'qnadrui)le' 
(Arstt.  <  *TeTpax6-io-). 

hom.  xeTaYiûv  ptc.  aor.  d'un  th.  Taf-  'prendre,  saisir  A  5'Jl.  0 
23  :  lat.  tango,  pf.  fetigî  {*tetagai)  'toucher'  (Curtius-^  218),  ags. 
paccian  'toucher  doucement,  caresser'  (ZupitzaGutt.  216),  i.-e. 
*fêg'  :  *^f?ry-.  —  Alb.  7icloi}  ndoôem  'je  me  trouve  justement,  par 
hasard'  est  ambigu  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  301). 

pf.  TETiiiiLiai  (Hom.  Hsd.),  ptc.  TeTiriÛJç,  -ôtoç  et  TÊiirnaévoç  'être 
abattu,  triste,  inquiet'.  Le  rapport  (sens  premier  '*être  rendu 
silencieux  par  intimidation  on  par  un  déplaisir,  un  froissement') 
avec  lat.  qnics  -efis  'repos'  (F.  de  Saussure  MSL.  VII  8(i  sq. 
Brugraann  Grdr.  IP  964.  1226.  Meillet  MSL.  XIII  41.  Hirt 
Hdb.2  204),  got.  heila  'temps,  heure'  ags.  hiril  v.  h.  a.  {h)iclla 
'temps',  prim.  'temps  de  repos'  v.  norr.  huila  'lit  de  repos', 
v.  slav.  pocifi  'reposer'  poloj'i  'repos',  zd  kVtis  'joie'  v.  i)ers. 
fiyâtls  'bien-être'  (=  lat.  quiês)  skr.  (Osthoff  MU.  IV  151  sq.) 
cirah  ciriih  '(pli  dure  iongtenips',  i.-e.  *q'Je{ë-  *<il'i{i  è-  'reposer' 
est  séduisant.  —  Skr.  cdyati  'percevoir,  observer,  avoir  crainte, 
avoir  souci'  (Schulze  KZ.  27,  425)  est  à  écarter  (voy.  s.  v.  in- 
peîv),  comme  aussi  l'hypothèse  (Osthoff  Perf.  369  sq.  578)  d'un 
gr.  *Tia  (i.-e.  *q'Jis-it}  f.  'souci':  lat.  cura  (i.-e.  *q>Jo/.'i-(i)  'souci', 
R.  qlieis'  'avoir  du  souci'. 

61 


—    962    — 

hoDi.  poét.  Teiiueîv 'atteindre,  rencontrer,  trouver;  obtenir  du  sort, 
avoir  en  partage  (Hsd.)',  aor.  redoublé  du  type  è-ire-qpvo-v 
(Curtius  Verb.  IF42.  Kiihner-Blass^  II  550.  Brugmann  Tliumb 
Gr.Gr.  ^  333.  545),  R.  tem-,  sans  autre  parenté  certaine.  — 
Gr.  TTÔTiaoç  m,  'sort'  (F.  de  Saussure  Mém.  74;  R.  pet-,  voy.  s.  v. 
p.  808),  —  gr.  TÉKiLiap  n.  'signe'  (Fick  BB.  1,  59;  R.tefcp-,  voy. 
s.  V.),  —  V.  slav.  ceta  'réunion,  troupe'  (J.  Scbmidt  KZ.  25,  139; 
cf.  lat.  caterva  irl.  cethern  'troupe'.  Bezzenberger  BB.  16,  240) 
sont  à  écarter. 

bom.  etc.  TeTpaivuu  'percer',    Voy.  s.  v.  leipu). 

TÉTpaE,    ayoç  ou  -aKOç  m.  f.  'pintade'  (voy.  Tbompson  Greek 

birds  168);  TeTpàZiuu  'glousser';  léipiE  f.  oiseau  non  identifié; 

TeTpàbuuv  •  ôpveôv  ti.  'AXKaîoç  Hésyeb.  :  xeTpaîov  ôpvieâpiov  xi. 

AÔKuuveç  H.;  Teipdujv  ôpviç  rroioç  ('pintade'  ebez  Suét.  Cal. 

XXII,  'petit  tétras'  et  'coq  de  bruyère'  cbez  Plin.  HN.)  Cf.  skr. 

thtira-h  tiffiri-h  t'dfiri-h  'perdrix' méd.  Téiapoç  xaTÛpaç  'faisan' 

pers.  mod.  faôaru  'faisan',  lat.  fetrbuiîre  tetrissitdre  'barboter, 

caqueter  (canard)',  v.  norr.  pidurr  'coq  de  bruyère',  v.  slav. 

tetrècl  'faisan'  (cf.Torbiornsson  LM.  II  87)  tetrja  'poule  faisane' 

lit.  teterva   v.  pruss.  tatarwis  'petite  poule  de  bruyère'  lit. 

#è^e7'«m«.9 'petit tétras' f/y^flra.§ 'dindon.  Fick  1*58.441.111*1 84. 

Onomatopée;  cf.  le  parent  éloigné  lat.  turtur  'tourterelle'  (voy. 

Walde  -  s.  v.). 
Teipeiaaivuu    seul.   prés,   et  ipf.   'frissonner'  (Hpc.  Aristopb.); 

térpoiLioç  m.  gramm.  'Tp6)aoç' :  ipeum. 

Téiia  m.  voc.  A  412,  xaiâ  (Anth.)  m.  'père!':  skr.  tatà-h  'père' 
tata-h  'père,  fils,  cbéri',  alb.  tate  'père',  lat.  tata  'père  (dans  la 
Ig  enfantine);  nourricier',  corn,  tat  'père'  liendat  'grand-père', 
v.  b.  a.  todo  'père'  toto  'parrain',  tchèq.  etc.  tâta  'père'  v.  slav. 
teta  'tante'  lit.  tètis  'père'  tètytis  'petit  père'  tetà  'tante'  v.  pruss. 
thetis  'grand-père';  mots  enfantins  (correspondants  asianiques 
cbez  Kretscbmer  Einl,  348 sqq.).  Curtius^  225.  Delbriick  Ver- 
waudtscbaftsnamen  448  sqq.  Voy.  l'art.  ccTia  p.  98.  —  L'avis 
de  J.  Scbmidt  KZ.  25, 34  (cf.  Kretscbmer  KZ.  31,424;  t-  <  *i?^: 
i.-e.  '^pctter-)  est  à  écarter. 

bom.  etc.  TéiTiE,  -rfoç  m.  'cigale'.    Onomatopée  (*TeTTï). 


—     963     — 

TeuGiç,  -iboç  ou  -îboç  f.  (Aristoph.  Arstt.),  TeûBoç,  -ou  et  xeueôç, 
-où  III.  (Arstt.)  ''seiche  ou  calmar'.    Etym.  obscure. 

att.  Teu|iUJ|Liai  'fabriquer' (Aiitim.);  att.  xeuTâ^uj 's'occuper  lonj^- 
teiiips  d'une  mOnie  chose,  y  insister  (Phérécr.);  s'appliquer  à 
qc.  (Plat./.  Att.  T-<<*TT-  \.-e.*qi',  cf.  skr.  cijav-  ciju-  'mettre 
en  mouvement'  et  voy.  l'art,  hom.  aeOuu  p.  860.  Bezzenberger- 
Fick  BB.  6,  236.  Wackernagel  KZ.  28,  121.  Brugmann  Grdr. 
P  362.'^  274.  G.  iMeyer  Alb.  St.  111  52.  Lagcrcrantz  Z.  gr. 
Lautg.  58  sqq. 

att.  Teuxàîuj.  Voy.  le  prcc. 

hom.  TeuTttiuîbriç,  -âo  'AflBoç,  fils  de  Teurainiaç  (lecpicl  est  né 
par  haplologie  syllabi(|ue  de  *T€UTa-Ta|aiaç  selon  Prellwitz  KZ. 
45, 159)'B843;TeuTiaTT\oç(voy.p.69Tn.l  j.  Le  l*^*" élément  semble 
être  ri.-e.*^eî*^r/ 'peuple',  cf.  osq.  toiFto  touto  'civitas,  populus' 
tiivtiks  ombr.  totnm  tu  ta  ace.  sg.,  gaul.  Teuto-  en  des  noms 
propres  v.  irl.  tûath  'peuple'  gall.  tûd  'pays',  got.pluda  v.  norr. 
piôd  ags.  péod  v.  b.  a.  diota  diot  v.  sax.  thioda  'peuple',  lit. 
Tautà  'haut  pays,  Allemagne'  lett.  tduta  'peuple'  v.  pruss. 
tmito  'pays'  (pour  v.  slav.  ètuzdi  et  tuzdl  'étranger'  voy.  Meillet 
Études  175  et  Trautmann  Apr.  Sprd.  446  sq.);  cf.  p.  ex.  Fick 
1'  445.  IV  131.  IIP  185  et  voy,  s.  v.  tqOç. 

hom.  etc.  teOxuj,  fut.  xeùHuu,  aor.  è'reuEa  hom.  leiuKeiv  muy.  Teiû- 
KOVTO  TeiuKe'aôai  (avec  k  secondaire,  cf.  Osthoff  Perf.  304  sqq.), 
pf.  hom.  leTÉUXujç  (sens  passif  |u  423)  TéiuKiai  (3.  pi.  TeTeûxaiai 
N  22)  'fabriquer,  faire,  préparer,  construire;  fa^;onner;  apprêter 
(un  repas);  créer,  produire,  faire  naître,  provocpier;  mettre  en 
tel  état';  TeOxoç,-€oç-ouç  n.  '^ustensile,  *instrument',  d'où  hom. 
pi.  'armes,  armure;  agrès  de  navire',  posthom.  sg.  ou  pi.  'vase'  : 
irl.  dûan  'poème'  (i.-e.  *dhughnâ.  .Strachan  BB.  2U,  Ki  bibl.) 
diud  'just,  proper'  (celt.  "^'diiglo-.  Strachan  BB.  2U,  29  ,  prob. 
got.  daug  (v.  norr.  inf.  duga  prés,  dugi)  ags.  déaj  v.  sax.  dOg 
V.  h.  a.  touc  'il  est  convenable,  utile',  pol.  dnéi/  russ.  dûzij 
d'iizij  "fort,  robuste'  lit.  daùg  'beaucoup' ^  propr.  'bien';,  i.-e. 
*dhei(gh- 'rendre  propre  ou  apte  à  (|C.,  rendre  conforme  au  but'; 
voy.  s.  vv.  TÛxq  TUfxctVLu;  bibl.  ancienne  chez  Osthoff  1.  cit. 

Téqppa,  ion.  -q  f-  'cendre'  <  *0e(ppa  i.e.  '^dhe<j"h-rd  (Collitz  BB. 
3,  321),  cf.  SeTTTavéç'  untôfievoç  Hésych.  (=  lit.  dèkfinas  'qui 


—     964     - 

doit  être  brûlé'  dektiné  ''qc.  de  brûlé,  brandevin')  et  skr.  dâhati 
'brûler'  pte.  dagdhâ-h  caus.  dâhayafi  zd  dazaHi  m/sens  skr. 
dàha-h  Mncendie,  forte  chaleur'  ni-daghd-h  "chaleur,  été',  alb. 
djel-  'je  brûle'  {*deg6.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  69;  autres  formes 
chez  Pedersen  KZ.  36,  323  sq.),  lat.  favilla  'cendre  brûlante' 
{*fovilla.  Frobde  BB.  3,  15.  Tburneysen  KZ.  28, 159.  Solnisen 
KZ.  37,  4)  foveô  'réchauffer'  (i.-e.  *dhogVhei6)  fûmes  'matière 
inflammable'  (Frohde  BB.  16,  216)  et  sans  doute  fehris  'fièvre' 
(i.-e.  *dheguhri-s.  Collitz  loc.  cit.  Frohde  BB.  21,  327  sqq.), 
irl.  daig  'feu'  gall.  deifio  bret.  dévi  'brûler'  (Fick  IP  140. 
Pedersen  K.  Spr.  I  108.  II  508;  cf.  plus  haut  p.  163  n.  2),  lit. 
degù  =  V.  slav.  zegq  'je  brûle'  (intr. ;  z-  <  g--,  g-  pour  d-  par 
assim.  Brugmanu  Grdr.  P  542;  voy.  aussi  Meillet  MSL.  XIV 
334  sq.)  lit.  dàgas  dagà  'temps  de  la  moisson'  v.  pruss.  dagis 
'été'  lett.  (Prellwitz  BB.  21,  163  u.  1)  dagîis  'amadou',  puis 
peut-être  (si  germ.  -j-  peut  remonter  à  i.-e.  -guh-)  got.  dags 
(germ.  *da;^a-z,  i.-e.  *dhogUJio-s)  v.  norr.  dagr  ags.  dœj  v.  h.  a. 
fag  'jour',  c.-à-d.  'temps  où  le  soleil  brûle' ^),  i.-e.  *dhegVh- 
'brûler'.  De  là  xeqppôç  'gris  cendré'.  —  Si  l'on  fait  abstraction 
de  0e7TTavôç,  le  rapport  xéqppâ  <  *teps-râ  :  skr.  tdpah  n.  'cha- 
leur'lat.  ^epor 'tiédeur'  osq.  te  f  ûrûm'sacrificium'  ombr.  tefnt-to 
'ex  rogo'  (<  Hesro-  Heps-ro-)  irl.  tes  'chaleur'  (<  *feps-tu-. 
Fick  IP  124  sq.)  v.  slav.  topiti  'chauffer'  tophï  'chaud'  (Curtius'^ 
501  sq.)  est  une  alternative  défendable. 

hom.  etc.  léxvri  f.  'art'.    Voy.  s.  v.  téktiuv. 

att.  hom.  léujç,  hom.  xeîuuç  et  xeioç  (à  corriger  en  Tfjoç),  dor.  xâç 
'tamdiu' <  gr.  comm.  *xâ-Foç:skr.  fâvaf  ace.  sg.  n.  employé 
comme  adv.  de  *tâ-vanf-  'tantus'  <  th.  de  pron.  dém.  i.-e.*^o-  -f 
morphèmes  -ues-  -uent-  (Brugmann  Gidr.  IP,  1,  465.  Gr.Gr. ^ 
615);  voy.  s.  v.  ëiuç  II.  p.  305. 

hom.  xfi  'tiens,  prends'  =  lit.  tè  m/sens  [Hë),  contient  vrais,  le  th. 
de  pron.  dém.  *^o-;  Sophron  fr.  156  K.  a  créé  un  pi.  xfixe  à 


1)  Antre  avis  chez  J.  Schinidt  Plur.  149.  151.  215  sq.  319, 
Pedersen  KZ.  32,  250.  36,  324,  Noreen  Abriss  209,  Falk-Torp  EW.  133, 
qui,  rappelant  v.  norr.  dégr  'jour  on  nuit'  dégn  'jour  et  nuit',  évo- 
quent skr.  âhar  âhan-  zd  gén.  pi.  asnom,  th.  azan-  'jour',  en  sup- 
posant une  alternance  dh-  :  0-. 


—     965     — 

quoi  se  peuvent  comparer  des  créations  comme  beûie  pi.  à  coté 
(le  beûpo,  gr.  niod.  vâie  à  côté  de  va  'tiens,  vois',  v.  slav.  nate 
pi.  à  côté  de  na  'tiens,  voilà';  bihl.  cliez  Brugmann-Thurab 
Gr.Gr.''  616. 

ion.  att.  Tr|f  avov  'poêle  à  frire'.    Voy.  Tart.  Tupivov. 

att.  TrjGri  (parfois  Tri6r|)  f.  'grand'mère';  att.  tiiGîç,  -iboç  f.  'tante'. 
Voy.  l'art,  eeîoç  p.  337. 

Tfi6oç,  -eoç,  pi.  -ea  n.  'huître' TT  747;  iriGua,  -uujv  pi.  'ascidies' 
(mollusque.  Arstt.).    Étym.  obscure. 

hom.  etc.  Tr|Kuu,  dor.  tcxkuj,  fut.  TrjEuj,  pf.  au  sens  intr.  TtiriKa, 
pass.  fut.  TaKriŒOjuai  aor.  èiÛKriv  'faire  fondre;  au  pass.  se  liqué- 
fier, fondre,  se  consumer,  dépérir';  TriKebuOv,  -ôvoç  f.  'licpié- 
faction;  putréfaction;  dépérissement  X  201;  remède  contre 
l'obésité  (Hpc.j';  xaKepôç  'fondant,  mou,  tendre  (en  parlant 
d'aliments  cuits)  ;  humide,  mouillé,  d'où  :  languissant;  act.  dissol- 
vant (Hpc.)';  TctKUJveç  m.  pi.  sorte  de  'saucisse'  ou  de  'rissole' 
Poil.  VI  53.  TOK-  est  l'élargiss.  par  -k-  de  K.  f<i-  tai-  {tai-  tî-) 
'rendre  liquide,  faire  fondre,  humecter;  intr.  couler,  fondre,  se 
dissoudre,  disparaître'  attestée  par  lat.  fâhes  [*-hIi-,  voy.  s.  v. 
TÎqpoç) 'fonte,  licpiéfaction;  consomption,  dépérissement' frtÔM//^ 
'liquide  corrompu,  sanie,  etc.',  irl.  fam  'tabès'  gall.  tawdd 
'liquefactus'  toddi  'liquescere',  ossète  fhai/iin  {*t<îio-i  'dégeler, 
fondre',  v.  slav.  fajq  tajati  'dégeler,  fondre,  se  dissoudre'  talû 
'fondu,  liquide';  cf.  aussi  v.  norr.  pidv  i.-e.  *tito-i  'licpiefactus, 
libre  de  glace,  non  ^eW  pida  'dégeler,  intr.  ou  trans.,  fondre 
(neige  et  glacej',  —  puis  arm.  iMeillet  MSL.  IX  l.")4.  Pedersen 
KZ.  39,  371)  thanam,  aor.  thaçi  'arroser,  humecter',  intr.  laor. 
thdçai/)  'devenir  humide',  ixgs.pdn  (i.-e.  *t.n-no-}  'humide;  pays 
\\\\\\m\(i'  p(énaii  'humecter' />//^rt/?  'devenir  humide''),  —  gr. 
TiXoç  m.  'selle  liquide'  et  son  groupe  (voy.  s.  v.),  —  gr.  tîcpoç 
{*ti-bh)  n.  'marais'  et  son  groupe  (voy.  s.  v.);  —  à  côté  de  i.-e. 
*t(l{i)-  Hdi-  *fî-  est  attesté  un  *^/(«V  *f.n(-  "^fû-  p.  ex.  par  v.  norr. 


1)  Pers.son  Beitr.  I  463  y  .joint  lat.  finea  'mite'  en  tant  (|ue 
reposant  sur  un  *finr[i]o-,  tV'ni.  *tinei^l)â-  'qui  concerne  la  pourriture' 
issu  d'un  *ti-no-  ou  *fi-nâ-  'décomposition,  putréfaction'  (suff.  -fjo-), 
puis  v.  irl.  tinaid  'evanescit'  (voy.  s.  v.  oïvouai  p.  S66)  et,  sou.s  ré- 
serve, gr.  af\c,  m.  'mite'  en  tant  que  *tiii(;  (voy.  s.  v.  p.  862). 


—     966     - 

peyr  'dégel' ^a  {^paicô-)  'terre  dépourvue  de  neige,  non  gelée' 
ags.  pawian  "dégeler'  v.  h.  a.  douuen  deuuen  'dégeler,  fondre' 
etc.,  et  (d'un  *tuî-  qui  est  peut-être  une  contamination  de  *tâu- 
*tû-  +  ^'tai-  Ht-)  ags.  picinan  's'amollir  (abcès),  diminuer,  dé- 
périr' pwœnan  'emollire,  irrigare'  v.  suéd.  thiclna  'tabescere, 
lauguere';  cf.  Persson  Beitr.  I  462-69  (bibl.).  II  709  sq. 

xfjXe,  éol.  TtrjXui  (béot.  TTeiXe-axpoTibâç)  adv.  'loin,  au  loin'  (Hom. 
Hsd.),  prép.  avec  gén.  'loin  de'  (Hom.  Pind.);  hom.  poét.  xriXo- 
ee(v)  'de  loin';  iriXoBi  'au  loin'  (Hom.  Théocr.);  xriXôcre  'loin' 
(avec  mouv.  Hom.  Eur.);  tîiXoû  (Hom.  Hsd.  Eur.  Aristoph.), 
comp.  TîiXoTépuj  (Hpc),  superl.  TriXoTaiLu  (Hom.);  bom.  iriXe- 
baTTÔç  'd'un  pays  lointain;  situé  au  loin'  (d'après  TiobaTTÔç  àXXo- 
baiTÔç).  Cf.  gall.  corn.  bret.  pell  'loin'  (i.-e.  *ql'el-s-o-,  cf.  gr. 
TéXoç 'fin' :  *5'MêZ-.  Pedersen  K.  Spr.  I  128.  Jones  A  Welsh 
grammar  127.  137)  et  voy.  s.  vv.  iràXai  TéXoç  I. 

hom.  TiiXeGâv  'être  verdoyant,  luxuriant,  vigoureux  (végétation)'. 
Voy.  s.  V.  TâXiç. 

I.  Tr|Xiâ  f.  'table  de  boulanger;  plancher  pour  combats  de  coqs 
ou  de  cailles;  planche  fermant  un  trou  de  cheminée;  table  à 
dés'  :  skr.  tala-  m.  n.  'surface  plane,  plat  de  la  main,  plante  du 
pied'  fâlu  'palais  buccal'  tûlyah  (i.-e.  HI-)  'égal,  droit',  arm. 
thaï  'contrée,  district'  fhalar'de  terre;  vaisseau  de  terre'  thaiem 
'j'enterre'  (sens  premier  :  'sol  terrestre',  cf.  Scheftelowitz  BB.  29, 
22),  lat.^eZZws -M  W6'f. 'terre' ^rtÔM^a 'planche,  ais,table,tableau,etc.' 
ombr.  t  af  1  e  'in  tabula'  {\{?à.^tafla  dissim.  de  *flaflû,i.-e.*fld-dhlcl. 
Brugmann  Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1906,  p.  165),  irl.  fala?n, 
gén.  talman  'terre'  (cf.  skr.  talima-m  'aire,  parterre,  plancher') 
tul  faul  'front,  face  antérieure,  élévation'  gall.  corn.  bret.  tâî 
'front'  (Fick  IP  124.  Henry  Bret.  258.  Pedersen  K.  Spr.  I 
132;  cf.  gaul.  Casd-  Duhno-tàîos),  v.  non.  pile  'cloison  d'ais' 
pilia  'planche,  banc  de  rameur'  (>  fr.  tïllac)  ags.pel  'planche' 
V.  h.  a.  dili  dïlla  'planche',  lit.  tilès  pi.  {*filiê-  i.-e.  *t/-)  'plan- 
ches couvrant  le  fond  de  la  h^rqné'  pàtaJ as,  pi.  -ai  'lit'  lett. 
tilinât  telindt  'étendre  à  plat'  tïlât  tiUit  'étendre  à  plat;  être 
étendu'  (i.-e.  Hll-.  Zubaty  Archiv  f.  slav.  Philol.  XVI  417) 
v.  pruss.  talus  'plancher'  v.  slav.  tilo  'pavimentum'  t'dja  'sol' 
télo  'simulacrum,  columna,  tentorium,  corpus,  aetas'  en  tant  que 


—     967     — 

'♦planche  taillée  en  idole,  d'où  :  forme  corporelle'  f  Lewv  PBrB. 
32,  137);  i.-e.  *fela-  *fele-  'étendre  à  plat;  planche',  à  côté  de 
de  quoi  *stela-  '^stele-  dans  v.  slav.  stelja  sftlati  'étendre',  Lit. 
stiâfa  stlatta  'barciiie  plus  large  que  profonde'  Fest.  latm 
(*.stlato-s)  'large'  lâtus  -eris  i^stldes-)  'côté',  irl.  sliss  gall. 
jjffthjs  'côté'  {*stl-tio).s-).  Cf.  Fick  I^  61.  226.  III*  IH:]  s^. 
JohanssonlF.  Mil  16()sq.  Brugmann  op.  cit.  164  sqq.  Persson 
Beitr.  I  40.  198  sqq.  310.  Walde-  s.  vv. 

II.  att.  TiiXîâ,  Ig  comm.  ariXiâ  BA.  f. 'cercle d'un  crible':  cf.  ion. 
aj'ieuu  'tamiser'  att.  bia-xTâv  'tamiser'  l'p.  185),  i.-e.  *tF-. 

hom.  TiiXÎKOç  'aussi  âgé'  =  prâkrit  farisa-  'un  tel' selon  Bartho- 
lomae  IF.  III  160,  Wackernagel  Aind.  Gr.  I  p.  XXI.  mais 
tarisa-  semble  bien  reposer  sur  fddfça-,  cf.  véd.  tadi-q-.  Vov. 
s.  V.  TTiiXÎKOç  p.  779. 

TfjXiç,  -eujç  f.  'fenugrec'  (Hpc.  Théophr.).    Voy.  s.  v.  tûXiç. 

hom.  TiiXÔTÊToç  épithète  de  sens  et  d "origine  obscurs,  ord.  tra- 
duite par  'qui  est  dans  la  fleur  de  la  jeunesse'  (selon  d'autres  : 
'tendrement  aimé,  chéri'  et  'né  au  loin,  lointain'),  ironiquement 
'enfant  gâté'  N  470.  —  ^kwcâmh  'agréable,  bienvenu,  aimable' 
(Bezzenberger  BB.  16,  240.  Hirt  BB.  24,  248.  Prellwitz^  460) 
a  un  ->•-  indo-eur.,  cf.  Walde '^  s.  v.  cdnis.  —  Autres  avis  non 
convaincants  chez  Bury  BB.  18,  293,  Fick  BB.  21,  281  sq., 
Bechtel  BB.  22,  282;  voy.  s.  v.  hom.  àrpÙYeToç  p.  98. 

TtmeXeîv  'prendre  soin  de'  (Eur.);  TimeXtîç  'soigneux';  tnuéXeia 
uiueXiQ  TrméXn  f.  'soin,  attention'.  Fick  I*  442  y  voit  un 
rapport  avec  raïuiâç  m.  'économe,  intendant'  {^tëm  :  *f^m-  'faire 
attention  à  qc.').  lit.  temytis  'retenir  exactement  qc,  se  graver 
dans  la  mémoire'.  —  Pour  lat.  fimeô  'craindre'  voy.  Walde-  779. 

att.  uî.uepov  'aujourd'hui'.    Voy.  s.  v.  ion.  (Jrmepov  p.  861. 

ép.  poét.  Tiiiaoç,  dor.  TÛfaoç  'alors,  en  ce  moment';  cf.  ion.  et  poét. 
rjiioç,  dor.  û)aoç  'lor.'^iiue'.  L'esprit  doux  de  fiuoç  auoç  et  le  sens  de 
Tfmoç 'aujourd'hui' chez  Ap.Kh.  I V252,  ainsi  que  de  thess.  (GDI. 
345, 44)  Tâ)uov  'aujourd'hui'  ou  ntr.  'le(i|>à(pi(j^iai  d'aujourd'hui', 
font  supposer  un  rapport  avec  rj.uap  niaepâ  :  dans  rninoç  se  trouve 
le  th.  prou.*^o-,  et  il  est  vrais,  (pie  c'est  une  ancienne  formation 
parallèle  à  hom.  Tv\oq  (atr.  rëiuç  dor.  tûç,  gr.  comm.  *Ta-Foç) 
'aussi  longtemps  que'  et  (juo  sa  finale  -uoç  est  avec  skr.  -niant- 


—    968    — 

dans  le  même  rapport  que  la  finale  -Foç  de  *TâFoç  avec  skr. 
-vant-  de  tàvat  m/sens  ;  il  y  aurait  donc  eu  contamination  de 
mots  d'origine  différente;  cf.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr. *  235. 
61f)  (bibl.). 

dor.  TÎ^voç  'celui-là'  (Épicb.Théocr.),  formation  spécifiquement 
dorienne  <  particule  pronominale  *Te  (tb.  dém.  *fo-)  +  pron. 
*è'voç  (voy.  s.  vv.  è'vrj  èKeîvoç)  sur  le  modèle  de  Kfivoç  ;  puis 
Tocrafivoç  (Tbéocr.  I  54.  III  51)  fait  sur  ttîvgç  comme  xoaaoû- 
Toç  sur  ouTOç.  Brugmann  Dem.  90  sq.  (bibl.).  Grdr.  II-,  2,  323. 
Gr.Gr.^  §  281  rem.  (bibl.). 

TTipeîv  "avoir  la  garde  de,  veiller  sur,  observer,  épier;  pratiquer 
l'observance  de';  iripôç  m.  'qui  veille  sur'  (Esch.  Suppl.  248)  : 
v.slav.cfl/a  'j'attends,  j'espère'  (*kéjq.  Brugmann  Grdr.  P592), 
skr.  câijati  'percevoir,  observer,  avoir  crainte,  avoir  souci' 
(Zubat}>  Archiv  f.  slav.  Philol.  XVI 386.  Meillet  MSL.  XIII  39) 
càra-h  'explorateur,  émissaire';  \.-e.*qUè-. 

TiiTâv  gramm.  'priver  de',  pass.  (dor.  TâTdjjLievoç  Pind.)  'manquer 
de  -,  souffrir  de  privation';  irirri  •  àiTopia,  èvbeia,  cnépricjiç  Hésych.  ; 
iriier  aTrdvei  H.  :  skr.  sfènd-Ji  et  {s)tayû-h  'voleur'  stéyam  'vol' 
zd  tâyu-  'voleur'  taya-  'vol',  v.  irl.  tâid  =  v.  slav.  tat'i  'voleur' 
v.  slav.  tajq  tajiti  'cacher'  taj  'secret',  i.-e.  *{s)fai-  'cacher, 
voler,  faire  perdre  secrètement  qc.  à  qn'.  Fick  P  144.  332  sq. 
11^  122.  —  Lat.  mustëla  'belette'  (en  tant  que  *mus-têJa  'Mause- 
dieb'.  Schrader  BB.  15,  130.  Sprachvgl.^  581  n.3.  3164)  est 
obscur;  voy.  Walde^  s.  v. 

att.  Tvireç  'cette  année'.    Voy.  s.  v.  ion.  0\\Teç  p.  862. 

hom.  Tr|u(jioç,  dor.  xâiicnoç  (Alcm.  Bacchyl.)  'décevant,  trom- 
peur, vain,  inutile'  a  été  formé  sur  un  subst.  fém.  *Ta[i]u-Tâ- 
'volerie'  ou  sur  un  *Ta[i]u-ç  =  skr.  tâyû-h  'voleur';  voy.  l'art. 
xriTciv.  xaûcriiuov  ladxaiov  Hésych.  peut  être  un  xâu(Ji)Liov.  Cf. 
Ludwig  KZ.  10,  449.  Brugmann  IF.  XI  105  sq. 

xidpâf.  et  xidpâç,  -ou,  ion.  (Hrdt.)  xiiipriç,  -eiu  m.  'tiare',  coiffure 
asiatique;  voy.  Saglio  s.  v.  tiara.  Mot  emprunté;  l'original  est 
perdu.  —  L'hypothèse  d'un  changement  phrygien  de  «  en  i 
(R.  tu-,  cf.  gr.  xûXoç  m.  'bosse,  protubérance',  lat.  tutidus  'coif- 
fure à  l'usage  des  flamines  et  de  leurs  femmes'.  Fick  Sprach- 
einbeit  415.  Thumb  Die  gr.  Spr.  im  Zeitalter  des  Hellenismus 


—     969     — 

141)  est  conjecturale.  —  Une  autre  étyra.  de  Fick  BB.  8,  331. 
16,  282  est  à  écarter. 

TiPnv,  -fjvoç  m. 'trépied' (Lycoplir.  1104.  Hésycli.  EM.;  rpi^nv 
Arc.  Hrdn.  à  tort).  Mot  i)eut-ctre  ionien,  emprunt  à  une  Ig 
étrangère;  cf.  Solmsen  Beitr.  I  142. 

TÎTpiç,  gcn.  -loç  et  -iboç,  ace,  ))1.  TÎTpeiç  m.  ï.  'tigre,  tigresse'. 
Emprunt  iran.,  cf.  zd  tiyri-  'trait'  tiyrd-  'pointu,  acéré'  cités 
s.  V.  aTiln)  (Varron  LL.  V  20  §  100). 

TiGaipuûaauu  'construire  des  rayons  (abeilles)  v  106;  couver 
(poules.  Nie);  féconder  (Lycophr.)'.  Mot  obscur,  que  Johansson 
Beitr.  75  n.  1  tire  d'un  adj.  *Ti-0aiPoç,  i.-e.  *dhaih-,  cf.  '^(//triiih- 
dans  6r|Pri'  kiPujtiov  Hésych.  (sens  premier  : 'réunion'  ou  'éta- 
blissement', puis  'domicile,  nid,  etc.')  Gfjpai  etc.,  mais  0)'iPri  ou 
Oi^ri  (Sept.)  f.  'corbeille  tressée'  et  9ipujvoç"  kiPujtôç.  KuTrpioi  H. 
sont  vrais,  des  emprunts  sém.,  cf.  hébr.  fèbâ  'coffre' (bibl.  chez 
Lewy  Fremdw.  100). 

posthom.  rxQaoôç  -6v  'apprivoisé,  privé,  domestirpio,  traitable'; 
Ti96ç m/sens (^Arat.j;  TiGaaeûuj'apprivoiser,cultiver';  Ti9âç,-dboç 
f.  (ôpviç)  '(poule)  apprivoisée'  (Antb.).  iiGacrôç,  comme  TiGr|vr| 
TiiGn  f.  'nourrice'  titGôç  m.  'bout  de  sein',  est  tiré  par  redouble- 
ment de  R.  Gri"  'téter'  (Gricraio  GriXn  etc.),  cf.  au.ssi  TiGaivo)iai 
'allaiter'  (Luc);  le  mot  a  dû  être  prim.  subst.,  accentué  *TiGacroç, 
au  sens  de  'nourrisson',  et  n'est  devenu  oxyton  qu'une  fois  adj. 
Cf.  Brugmann  Ber.  d.  siichs.  G.  d.  W.  189Î),  p.  217. 

TÎGnMi,  fut.  BiîcTuj,  a<»r.  eGiiKa  pi.  è'Geinev,  pf.  att.TtGeiKU,  aor.  pass. 
èiéGiiv  'poser,  placer;  déi)oscr,  mettre  de  eùté;  mettre  dans  tel 
état;  poser  en  principe;  établir,  i)r()duire,  créer' :  skr.  ddd/ulfi 
zd  daôa'tl  'placer'  v.  pers.  ipt.  adadd,  arm.  dnem  (aor.  act.  l.sg. 
edi)  'je  place'  {^dinem  <  ^dhè-no-.  Hiibsclimaun  Arm.  Gr.  I 
439.  Brugmann  Grdr.  Il-,  3,  315),  lat.  ah-dô  condo  credo 
(:  skr.  çrdd-dadhdfi  'avoir  confiance,  croire',  v.  irl.  crefiin  gall. 
credn  'je  crois')  pcrdo  facio  (élargiss.  par  ■/.-,  soit  *dh>>-l:-\ 
pf.  fêc\l\  =■  gr.  |è']GnK[a],  cf.  pliryg.  ab-baKei  [Ramsay  KZ.  28, 
385],  gr.  Gt'iKn  f.  'boîte',  skr.  dhâkd-lj  'réservoir'),  gall.  pf.  dede 
'posuit',  ags.  don  v.  sax.  don  v.  b.  a.  tuon  'faire',  v.  slav.  dèjq 
deèdq,  mi.dèti  Ut.denii  dedh,  inf.  detl  'poser';  \.-e.*dhê-*dha- 
*dh6-  'poser,  placer'.    De  là  Geua  n.  "'"ce  ([U'on  pose,  somme 


—     970     — 

d'argent  déposée;  thème'  (voy.  s.  v.  6é|uiçj,  Gédiç,  -euuç  f.  'actiou 
de  poser'  (voy.  s.  v.  p.  342),  Oeaiuôç  m.  'statut'  (voy.  s.v.  p,342), 
9é|uiç  'statut'  (voy.  s.  v.  p.  338),  hom.  Geuoûv  (voy.  s.  v.  p.  338), 
poét.  6é)Lie6Xa  pi.  n.  '"fondations'  (voy.  s.v.  p. 338  et  auj.  Persson 
Beitr.  II  573  sq.,  R.  6e)Li-,  née  de  la  fusion  de  Ge-  avec  un  mor- 
phème -m-,  cf.  Géjua  Gé|uiç  Ge.juoOv),  ion.  Guuri  att.  épigr.  Guuâ  f. 
'châtiment'  (voy.  s.  v.  p.  360),  Goujuoç  m.  'monceau'  (voy.  s.  v. 
p.  361),  Ga|ud  'fréquemment'  (voy.  s.  v.  p.  332  sq.),  él.  (Tuv-Grivai 
pi.  'traité'  (:  skr.  dhâna-m  'réservoir',  v.  h.  a.  gi-tcln  'fait',  i.-e. 
th.  ^dhèno-)  etc.  Cf.  Curtius^  254  sq.  Fick  I*  73  sq.  245  sq. 
465.  IP  143.  IIP  197  sq.  et  la  bibl.  de  chaque  art. 

hom.  etc.  xiGrivr),  dor.  (Pind.)  TiGrivâ  f.  'nourrice';  TiGrivôç  -6v 
'qui  allaite';  TiGr|veîv  -eîaGai  'allaiter;  nourrir,  élever,  soigner, 
cultiver'.  Voy.  s.  v.  GfjcrGai  p.  345.  titGii  f.  'nourrice',  titGôç  m. 
'bout  de  sein',  iiiGeuiu  'être  nourrice  ;  allaiter'  contiennent  la 
cons.  redoublée  caractéristique  des  hypoeoristiques  et  mots 
enfantins;  cf.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  §§120  rem. (bibl.).  168. 

TiGû|uà\oç  m.  (pi.  -a  u.  Anth.)  'euphorbe',  formation  par  red., 
du  type  TiGrivri  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,  129  sq.),  sans  qu'on 
aille  au  delà. 

hom.  etc.  tiktiju  (<  *ti-tkuj),  fut.TéHo|uai  et  léEuj,  aor.  è'TeKOV,  pf. 
léTOKa  'enfanter;  engendrer;  mettre  bas;  créer,  produire';  hom. 
poét.  TÉKOç,  -eoç  -ouç  n.  'enfant;  petit  d'un  animal;  fig.  pro- 
duit, rejeton';  hom.  etc.  tôkoç  m. 'enfantement;  enfant,  rejeton, 
race,  postérité;  petit  d'un  animal,  frai  d'un  poisson;  produit 
d'un  champ;  produit  de  l'argent  prêté,  intérêts,  revenu';  tokîZIuj 
'prêter  à  intérêts';  iCKeiiç,  -éuuç  m.  'père;  mère;  pi.  parents'; 
ion.  èîTiTeE,  ace.  -xeKa  'près  d'accoucher'.    Voy.  l'art,  térvov. 

T  îX  oç  m. 'selle  liquide' Poil.  ;  TïXdv  'avoir  le  flux  de  ventre' (Hippon.)  ; 
TiXriiua  n.  'tîXoç'  EM.  :  gall.  tail  {*failo-)  'stercus,  fimus'  bret. 
teil  'fumier',  v.  slav.  tilja  'putréfaction'  russ.  fija  'pourriture, 
rouille;  mite,  puceron'  v.  slav.  f'iJêti  'se  putréfier';  cf.  aussi 
v.  h.  a.  theisJc  deisk  'stercus,  fimus,  rudera',  lit.  tiira'i  'marais 
envahi  par  l'herbe,  steppe,  bruyère'  lett.  tîrelis  'marais  grand 
et  profond'  lit.  ftjfras-  tyrè  'bouillie'  v.slav.  timèno  timènije  'IXuç, 
lutum'  haut-sorb.  fi/mjo  tijmjeiîa  'marais'  v.slav.  tina  'pôppopoç, 
lutum',  lat.  (selon  Holthausen  IF.  XXV  153)  tlnui<  'laurier-tin 


—     971     — 

(à  graines  purgatives)';  i.-e.  *//-  *t,)i-  :  *tàiij-  'rendre  liquide; 
intr.  couler';  voy.  s.  v.  iriKUJ. 

TÎXXo),  aor.  eriXa  'cpiler;  effeuiller;  fig.  harceler':  liXina  n.  'poil 
épilé;  charpie':  Ti\o"iç,  -euuç  f.  'épilation'.  Étym.  obscure.  — 
Le  rapport  avec  lat.  c/Z/o  'mouvoir'  (Fick  HH.  16,  2^Si  heurte 
la  phonétique  et  la  sémantique.  —  Lat.  t/tillô  'chatouiller'  re- 
pose vrais,  sur  l'onomatopée;  voy.  Walde- 8.  V.  —  hat.  v«^llo 
'arracher'  (Bersu  Gutt.  1)  <  i.-e.  *uelsO,  R.  uel-  'briser,  tirer 
avec  violence'. 

hom.  etc.  Tï)uri  f.  'évaluation,  estimation,  valeur,  prix  ;  —  honneur, 
estime;  marque  d'honneur,  dignité;  —  autorité,  magistrature; 
—  châtiment,  vengeance  E  70.  117';  Tljaâv  'fixer  le  prix  dune 
chose;  estimer  un  délit,  évaluer  la  peine;  —  honorer';  hom. 
Tî)nr|eiç  (tîjutîç  I  605,  ace.  Tlufivra  Z  47.0»,  -rjcffcra  ('pami)hyl. 
TîjaâFeaa),  -fiev,  dor.  Tiiadeiç  (Pind.j  'digne  de  i)rix,  précieux, 
honoré';  hom.  etc.  Tiiaioç  'de  grand  prix;  fig.  précieux,  cher, 
honoré;  honorable  (rang,  place)';  hom.  etc.  â-Tî)aoç  'de  peu  de 
prix:  sans  compensation;  impuni;  —  déshonoré'.  Voy.  l'art,  tûu. 

att.Tï)LiiJupôç  (<  *Tï|U(jt-opoç,  bil)l.  chez  Hrugmann-Tliumb  Gr.Gr.* 
196),  dor.  Ti|ad[F]opoç,  ion.  xïimîopoç  'protecteur,  défenseur; 
vengeur';  Tijuujpeîv  'j)rotéger,  secourir;  tirer  vengeance  pour  qn, 
procurer  satisfaction  à  qn',  -eîaBai  'punir,  .se  venger'.  Cf.  le 
préc.  et  voy.  s.  v.  ôpâv  p.  709  sq. 

hom.  etc.  Tivâcrcfuj,  fut.  rivdEuj  'secouer,  agiter;  ébranler':  ti- 
vdKTUjp,  -opoç  (Soph.)  et  fém.  TivaKTeipa  (Esch.)  'qui  él)rnnle'; 
tardif  Tiva-finôç  m.,  livaYina  n.  'ébranlement'.  Etym.  obscure.  — 
Le  rapport  avec  àKÎvafua  n.  'secousse'  EM.  (voy.  lart.  àKîvaKiiç 
j).  .35)  et  d'autre  part  avec  Imm.  kîuj  'aller'  hom.  Kivuuai  'se 
mettre  en  mouvement,  partir' Kiveîv 'mouvoir'  (Fick  BB.  16,  i'82) 
se  heurte  à  la  phonétique. 

Tiv66ç 'chaud,  i)rfdant'(Lycophr.):  riveaXéoç  m/sens(Nic.Nonn.). 
Etym.  inconnue. 

hom.  livuu,  att.  T'ivuj  (*TivFuu).  aussi  têîvuui  dans  t-rét,  impér. 
àTTOTcivuTUJ,  fut.  Ttiauj  fcypr.  Txeiaeii,  aor.  eT€i(Ta  (thess.  inf. 
TTEiaai  impér.  rreiauTou,  béot.  TTOT-aTTO-TTiaaTUJ,  cf.  lesl).  TTeicri- 
biKà),  pf.  TÊTeiKa,  pf.  pass.  XÉTeiauai 'payer,  acquitter:  expier', 
mny.  Tivo)nai(î)  etTcivuiLiai  'se  l'aire  rembourser;  châtier,  punir'; 


—     972     — 

hom.  etc.  licfiç,  -loç  -eujç  f.  'paiement,  d'où  :  châtiment,  puni- 
tion, vengeance;  rémunération'.  Voy.  l'art,  tîuj. 

hom.  tragg.  TiTCTe  'pourquoi  enfin?'  Voy.  s.  v.  ttôtê  p.  807. 

xiç  (thess.  kiç  él.  xip  cypr.  criç  arc.  [Mantinée]  aiç),  ntr.  xi,  gén. 
xivoç  'qui?  lequel,  laquelle,  quelle  chose?';  xiç,  xi,  gén.  xivôç 
'un  quelconque,  un  certain,  quelqu'un,  quelque'  <  i.-e.  ^qUi-s 
*qUi-d  =  lat.  quis  quid  'qui?  quoi?'  osq.  pis  pid  'quis  quid' 
ombr.  sve-pis  'si  qu'is^  pi  fi  'quos',  cf.  skr.  cit  (=  gr.  *xib)  zd 
cit  V.  pers.  ciy  particule  enclit.  généralisatrice  zd  cis  'qui?'  skr. 
kim  'quoi?'  nd-Mh  (avec  k  pour  c)  'personne',  arm.  -ç  =  skr.  cit 
dans  in-ç  'quelque  chose' ^), puis, avec  perte  de  *qV-,i{2-iy quoi?'', 
instr.  i-v  'par  quoi,  avec  quoi'  (bibl.  chez  Brugmann  Grdr.  II-, 
2,  349),  irl.  cid  'quoi?',  got.  hi-Jeiks  ags.  hicilc  'de  quelle  na- 
ture?', V.  slav.  cî-to  'quid';  pour  l'alb.  voy.  Pedersen  KZ.  36, 
309.  315  sqq.  (à-ï  'comment?'):  ace.  *xiv  <  i.-e.  *qyi-ni  est  de- 
venu xivà  xiva  prob.  d'après  êva  :  ëvç  (eiç)  ëv,  et  sur  xivà  xiva 
l'on  créa  xivôç  xivoç  etc.;  pour  még.  aà  'xiva,  quae?'  voy.  s.  v. 
p.  848;  pour  gr.  à-oaa  att.  âxxa  pi.  n.  voy.  s.  v.  ion.  âcrcra  att. 
àxxa  p.  90.  Cf.  p.  ex.  Curtius'^  489  sq.  G.  Meyer  ^  260.  528  sq. 
(bibl.).  Brugmann  Grdr.  IP,  2,  142.  278.  348 sq.  357. 

hom.  etc.  X  i  X  a  i  V  tu  'tendre  ;  étendre,  allonger  ;  tirer'.  Voy.  s.  v.  xeivoi. 

xixavoç  f.  'chaux  (Arstt.);  plâtre,  gypse  (Hrdt.)  ;  marbre  (Luc.)'; 
cf.  xéxavoç*  Kovia.  xpi(J|Lia.  aa^eaxoç  Hésych.  Etym.  obscure. — 
Un  avis  chez  Fick  BB.  16,  282. 

xix6r|  f.  'nourrice';  xix66ç  m.  'bout  de  sein'.  Voy.  s.  v.  xiBi'ivii. 

xixpâv,  fut.  xpricJuj  'trouer,  percer'  (Hrdt.  Aristoph.  Xén.):  xpfî)ia 
n.  'trou'.  Voy.  s.  v.  xeipuu. 

xixpuûaKO),  fut.  xpuOauu  'blesser,  endommager';  xpuGoi  (*xptjuFuj) 
'aiguillonner'  qp  293;  xpaûjua,  ion.  xpuj|Lia  (Hrdt.)  dor.  xpOùjua 
(Pseudo-Théocr.  XXI  50)  n. 'blessure;  fig.  déroute';  dor.  xpuujuâ 
f.  'blessure'  (Pind.  Py.  IV  271);  xpuJaiç,  -loç  -euuç  f.  'blessure' 
(Hpc.  Arstt.  Plut.).  Voy.  s.  v.  xépuç.  Selon  Brugmann  Grdr.  P 
246.  I-  477.  Gr.Gr.'  103  xpuu-  remonte  à  i.-e.  *fp-,  cf.  skr. 
prà-fûrfi-h  'action  de  subjuguer,  lutte';  il  est  aussi  vrais,  que 
xpuj-  procède  de  *t{e))'6u-,  cï.tni.-  dans  gr.xpôu)  'user'  lit.  fnrnëti 


1)  [Selon  Meillet  arm.-î'  représente  un  pi.  neutr.,  cf.  g'r. -aaa -tto.] 


—     973     — 

'pourrir'  etc.,  "^trdii-  dans  gr.  Tpaû)Lia-,  cf.  Hirt  Abl.  i?  474. 
Persson  Beitr.  II  734  n.  735.  777.  831.  891. 

TiTupî^uj  OU  TiTTuP-  'lat.  Tf/cflôô  fperdrixj ;  piailler  (liirondelle, 
etc.)'.  Onomatopée,  cf.  skr.  tittihha-li  'un  oiseau,  Parra  jacaua', 
lett.  titilbis  tltilbite  'chevalier'  lit.  tUvikas  'bécasse'.  Fick  I^  63. 

TÎTupoç  (-Î-  par  ail.  métr.  ;  xi-  est  un  red.)  m.  'bouc  (scol.  Théocr. 
III  2,  aussi  TiTupiç  Phot.),  satyre  ;  lac.  sonnailler  (Serv.  Virg. 
Egl.  I  1;;  singe  à  courte  queue  (Tliéophr./.  \'oy.  s.  v.  adtupoç 
p.  855. 

T  i  TU aKO)uai 'faire,  préparer, Tcûxuj;  —  viser,cberclier  à  atteindre, 
Tu-fXttvuu'  < *Ti-TUK-aK0-  (cf .  TeTÙaKÊTG '  KaTeaKeudZieTG  Hésycb.)  : 
aor.  red.  hom.  teiuKeiv  moy.  têtOkovio  TeTUKé(J6ai  (avec  k  se- 
condaire, cf.  Osthoff  Perf.  304 sqq.).  Voy.  s. vv.  Teùxoi  TUfxâvuj 

Tûxn. 

TîTuO,  -oOç  f.  'aurore,  d'où  :  jour  (Call.);  soleil  (Lycophr.)';  prob. 
TlTdv,  -âvoç,  ion.  Titiîv,  -fîvoç  ni.  'dieu  solaire'  :  lit.  tUnagas 
'pierre  à  fusil,  silex',  lat.  tifio  -onis  'tison,  brandon'?  Fick  I"* 
(52.  —  Pour  skr.  tithi  tlthl-h  'un  temps  de  la  révolution  lunaire' 
et  fithd-h  gramm.  'feu'  (Fick  loc.  cit.)  voy.  Zubaty  IF.  XIX 
370sqq.  Kielhorn  IF.  XX  228. 

TÎqpoç,  -eoç  -ouç  n.  'marais'  (Théocr.  Ap.  Rh.  Lycophr.)  <  i.-e. 
'""tl-bh-,  cf.  TÎ-Xoç  m.  (voy.  s.  v.)  et  pour  le  morphème  -bh-  lat. 
tdbês  'liquéfaction'  tâbum  'liquide  corrompu';  i.-e.'^f/-  :*filh 
'rendre  liquide;  intr.  couler'.  Persson  Beitr.  I  464.  II  ô(i6.  7U9. 
893. 

ép.  poét.  Tiuj  (-Ï-  chez  Hom.  au  prés,  et  à  l'ipf.,  -i-  chez  les  poètes 
att.  ;  prés.  arc.  t€1(ju,  formation  nouvelle  d'après  Teiffuu  eTeicra), 
fut.  ép.  TicTa),  aor.  ép.  cTicra,  ptc.  pf.  pass.  ép.  TeTi)aévoç  'estimer, 
évaluer,  honorer';  hom.  rivai,  att.  tÎvuj  'payer,  etc.'  (voy.  s.  v.); 
hom.  etc.  Tim'i  f.  'évaluation,  etc.'  (voy.  s.  v.).  I.-e.  '^q'Jei-  'avoir 
une  crainte  respectueuse  pour,  honorer,  estimer,  évaluer;  j>nnir', 
prim.  'faire  attention  à  qc.',  cf.  skr.  cikéti  cinofi  'percevoir' 
câi/afi  'vénérer'  cat/û-h  'qui  témoigne  de  la  vénération'  c(it/afè 
'venger,  punir'  dpaciti-h  'rémunération'  (<  i.-e.*q>Jifi-s  = 
gr.  TÎaiç)  zd  A'rt//-  prés,  cikai/-  'rendre  qc.  à  qn,  payer  une 
amende;  punir;  venger  qn'  cif}ai/-  f.  'expiation'  cii'Ul-  f.  'péni- 
tence, amende,  expiation,  punition'.    Fick  I^  24.  .'>79.  Walde^ 


—     974     - 

8.  V.  caerimônia.  Voy.  les  art.  Tioivri  p.  801  et  àiHyu  p.  96.  — 
Schuize  Qu.  ep.  355  a  voulu  distinguer  un  i.-e.  *qUêi-  "avoir 
une  crainte  respectueuse  pour,  honorer'  (skr.  câyati  gr.  tîuj) 
et  un  ^quel-  'payer;  punir,  venger'  (skr.  cdyatê). 

hom.  etc.  t\it)liujv,  -ov,  gén.  TXrmovoç  "patient,  etc.'  Voy.  s.v. 
TaXdcraai. 

TjariY^  'couper,  fendre';  T)Liir)(Jiç,  -euuç  f.  "action  de  couper'.  Voy. 

s.  V.  Té|LlVtJU. 

th.  dém.  To-  Ta-  dans  ace.  tov,  Tr|v  dor.  xdv,  tô  (*Tob)  =  skr.  ta- 
ta-  dans  tàm  tàm  tâcl  etc.  zd  tdin  tâm  taf,  cf.  arm.  -d  (p.  ex. 
tër-d  "le  maître  que  voici,  toi  le  maître'  ay-d  "celui-ci')  da 
"celui-ci'  doijn  "le  même'  {*to-  aussi  dans  the  e-the  "que,  quand'), 
alb.  Jce-tâ  "hoc'  {*-tod),  lat.  is-tnm  is-tam  istud  tam  "si'  {^tâm 
ace.  f.  sg.)  v.  lat.  topper  "cito,  fortasse,  celeriter,  temere'  {*fod 
per),  irl.  -d  dans  ua-d  "ab  eo'  ua-di  "ab  ea'  ua-dib  "ab  eis',  got. 
pana  pô  (ace.)  pat-a  n.  etc.  v.  h.  a.  der  diu  daz  v.  norr.  pat, 
lit.  tàs  ta  taï  v.  slav.  tu  ta  to,  i.-e.  th.  pron.  dém.  *to-  "^ta-.  Cf. 
en  dernier  lieu  Brugmann  Grdr.  II-',  2,  313  (bibl.).  Gr.Gr.^  §279. 
Voy.  les  art.  léuuç  ifi  TfjiLioç  TriXiKOç. 

hom.  j.  ion.  lesb.  (>  att.  toi  "certes')  toi  "tibi'  =  skr.  dat.  tê.  Voy. 
s.v.  au;  bibl.  de  toi  en  tant  que  particule  chez  Bruguiann- 
Thumb  Gr.Gr.*  §  602. 

hom.  etc.  Toiyoç  m.  "mur  de  maison'.  Voy.  s.  v.  Teîxoç. 

hom.  etc.  TÔKOç  m.  "enfantement,  etc.';  tokîZ^uu  "prêter  à  intérêts'. 
Voy.  s.  V.  tIktuu. 

posthom.  (mais  cf.  hom.  ToXiurieiç)  TÔXiur]  Phryn.  BA.,  dor.  TÔX|Liâ 
(Pind.), ToXiLiâ  (innovation  postverbale,  cf.  Yévva  :  Yevvâv,  biaiTâ  : 
biaiTccv  etc.  Solmsen  Beitr.  I  266  ;  autre  avis  chez  Meillet  Notes 
6 sqq.  :  TÔX)aâ  <  *ToX)uia)  f.  "hardiesse,  résolution;  audace:  acte 
audacieux';  hom.  etc.  ToXfidv  "oser';  hom.  etc.  ToX|aiîeiç  "cou- 
rageux, patient;  hardi,  audacieux'.  Voy.  s. v. TaXdaaai,  R.teJâ-. 
—  L'analyse  de  Prellwitz^  463  est  à  écarter;  voy.  Solmsen 
1.  cit.;  cf.  aussi  Meillet  Dial.  indo-eur.  68  sq.  et  Persson  Beitr. 
II  687.  689. 

ToXÙTrri  f.  "quenouillée'  (Soph.Aristopb.);  toXuttêvjuu  "enrouler  ou 
pelotonner  de  la  laine  autour  d'une  quenouille  (Aristoph.),  d'où  : 
faire  patiemment  ou  péniblement  (irôXeiiiov  Z  86.  a  238.  5490); 


—     975     — 

machiner,  tramer,  ourdir  (bôXouç  t  137/.  Etym,  (jl»scure.  — 
Avignon  plausibles  chez  Curtius^  221,  FickGGA.  1894,  p.  247, 
E.  Lewy  KZ.  40,  420,  Siitterlin  IF.  XXIX  125. 

TOv6opvjZ:uj  (TOvGpù^uuHrnd.Opp.)  'faire  entendre  un  bruit  confus, 
gronder, murmurer' ;T0v6pi')ç-(pujvriIIésycli.  Voy.s.v.6peo)aai. — 
TOiOopùaaeiv  aeieiv  H.,  TOieopÛKTpia'  r\  toùç  ceia^ioùç  rroioGaa 
H.  contiennent  un  autre  redoublement  et  une  R.  prob.  différente  ; 
cf.  V. slav. ch'ugati  drûzatl  'trembler'  lit.  drug/'/s  'fièvre'  v.  pru.ss. 
drogis  {*drugis)  'roseau'  (Fick  [•'468),  m.h.a.^wj-c  'chancelle- 
ment,  clmte'  ail.  mod.  forlein  'clianceler'  (Persson  Wzerw.  223. 
Zupitza  Gutt.  169)?  Voy.  l'art.  TavQapvlw. 

hom.  etc.  tôHgv  'arc',  pi.  'l'arc  et  les  flèches'  ou  'l'arc  seul'  ou 
'les  flèches  seules';  hom.  etc.  ToEôiriç,  -ou  m.  'archer';  hom. etc. 
ToHeûuu,  hom.  xotàlojjLax  'tirer  de  l'arc'.  Le  fait  que  toEov  ne 
signifie  jamais  'if  et  lat.  ^fta-î<.v  jamais  'arc',  ainsi  que  la  diffé- 
rence de  genre  et  de  vocalisme  rendent  précaire  le  rapport 
connu,  en  faveur  duquel  on  a  invo(iué  v.  norr.  /'/r  'if  et  'arc' 
dlinr  'orme;  poét.  arc',  m.irl.  Ibhar  'if;  arc'  (Schrader  BB.  15, 
284  sqq.  RL.  162  sq.  Hirt  IF.  I  482);  taxus,  de  par  son  voca- 
lisme, ne  peut  guère  être  rapproché  de  lat.  fe.i-o  (autre  étym. 
non  plausible  s.  v.  adKOç  p.  849),  et  toEov,  de  par  son  conso- 
nantisme,  ne  peut  remonter  à  R.  teÀ'l)-  attestée  parréKTiJuv  (voy. 
s.  v.). 

posthom.  TÔTTOç  m. 'lieu,  endroit,  place,  emplacement;  pays,  ter- 
ritoire, localité;  méd.  partie  malade;  endroit  d  un  ouvrage; 
sujet  d'un  discours,  etc.';  TOTtdZiuj  'conjecturer,  chercher  à  com- 
prendre ou  à  deviner';  tottêiov,  ion.  (Call.)  -r|ïov  'cordage,  câble, 
ord.  pi.  agrès  d'un  navire'.  Etym.  ambiguë.  Osthoff  IF. VI II  23 
pose  un  ï.-e.*fo(/iJo-s  et  dégage  une  R.  teqU-  's'étendre,  étendre', 
à  quoi  il  ramène  lat.  porticus  'galerie  à  colonnes'  (eu  tant  (|ue 
né  de  \.-e.*pr-feq'J-ii-ti  ou  */)y'-ft)</«-/;-,s' '*avant-corps,  ^partie 
saillante',  mais  voy.  Walde=^  s.  v.),  lit.  teîikà  frA7/ 's'étendre'; 
Pedersen  K.  8pr.  I  129  rapproche  irl.  foick  doich  gall.  tehfig 
'vraisemblable'  irl.  etoich  gall.  annliebi/g  'invraisemblable'  de 
gr.  TOTTiKÔç  'qui  concerne  le  lieu'  d-TOTioç  '*qui  n'est  pas  en 
son  lieu  et  place,  extraordinaire,  étrange,  insolite'.  —  Bezzeu- 
berger  BB.  27, 1 7S  évoque  lit.  tà/)fi  'devenir"  pri-tapti  'atteindre. 


-     976     — 

apprendre  à  connaître,  éprouver'  lett.  tapt  'devenir,  arriver, 
advenir'  tapigs  'un  esprit  capable'  pa-tcfpt  'parvenir;  avoir  du 
loisir' jJttfapas '\o'mr'  etc.,  âgs.pafian  '*faire  place  à,  consentir 
à,  permettre,  tolérer,  supporter'  (cf.  pour  la  sémantique  ail. 
einrdumen  gestatten  angl.  allow  <  fr.  allouer  lat.  ad-locâre, 
gr.  éTTi-xujpeîv'se  retirer  devant,  céder  la  place  à,  concéder  qc. 
à  qn'  et  voy.  Holthausen  IF.  XX  323)  ;  le  rapport  sémantique 
entre  le  grec  et  le  baltique  n'est  pas  clair. 

TopTOç  m.  'vautour'  (Call.  Lycophr.)  :  v.  norr.  storkr  ags.  store 
V.  h.  a.  storali  'cigogne'  (gerra.  *stm'Jca-2  i.-e.  *sti-go-s  '*oiseau 
puissant'.  FickP570.  IIF487.  ZupitzaGutt.216.  BB.25,103); 
à  la  même  base  sfereg-  (élargiss.  de  *st(h)er-  dans  crxepeoç) 
appartiennent  v.  norr.  .sterhr  'fort'  {*starTcu-)  storhinn  'caillé, 
figé'. 

TopbùXov  (Nie), -i)\iov(Diosc.)  'une  ombellifère' :  norv.^orf  dial. 
turt{é)  'une  plante  montagnarde,  Sonchus  alpinus'  (v.  norr. 
*])urt{a)),  Her-d-  étant  une  variante  de  *st{h)er-d-  (v.  norr. 
stertr  'queue'),  à  côté  de  quoi  *st{h)er-dh-  dans  gr.  CTÔpQv^E 
(voy.  s.  V.  p.  915).  Lidén  Stud.  17.  Falk-Torp  EW.  1275. 
Franck  van  Wijk  EW.  655  sq. 

hom.  poét.  *Topéuu  -uù  (ptc.  àvTiTopeOvia  Hymn.  à  Herm.  283), 
aor.  Topeîv  (Tétopev  êipuDaev  Hésych.,  TeTÔpri"  Tpû)(T);i  H.)  xo- 
priffai,  ptc.  pf.  lexopriiuévoç,  fut.  ant.  TCTopriauj  'percer,  trouer; 
fig.  faire  retentir  d'une  voix  perçante;  graver,  Topeûiu  (Arat. 
Antb.)'  :  reipaj. 

TÔpiuoç  m.  'trou  pour  un  pivot  (écrou,  moyeu,  etc.  Hrdt.);  tenon, 
tourillon';  rôpfid  f.  (ace.  xôpiuâv  Lycopbr.  262;  modifié  de  rôpiuri 
gramm.  d'après  toXiuti  TÔX|Liâ.  Solmsen  Beitr.  I  266  sq.)  'borne 
que  tournent  les  chars  dans  la  carrière'  :  xeipuu,  cf.  xépexpov 
xepribiOv  xépmxjv  xpu|uri  etc.;  formellement  xôpiuoç  =  v.  norr. 
parmr  v.  b.  a.  dar{a)m  (germ.  *parma-z)  'intestin',  propr.  'pas- 
sage', voy.  s.  V.  xpà|aiç. 

xopvoç  m.  'tour,  instrument  de  tourneur  (Théogn.  Hrdt.  att.); 
mouvement  circulaire  (Escb.  Arstt.)';  xôpovoç*  xopvoç.  Tapav- 
xîvoi  Hésych.,  cf.  lac.  xopoveuxoç  7  fois  dans  l'édit  de  Dio- 
clétien  trouvé  à  Gerontbrai  (Sehulze  KZ.  33,  124 sq.):  xopov 
\i0(oKO7r)iKÔv  (TKeOoç  H.,   xopoç-   èpTaXeîov  cppeiupuxiKÔv  H.; 


—     977     - 

Tpôva  ■  à-fâ\|uaTa,  n  pduiaaTa  àvGiva  H.  ?  Flensburfj  Stud.  I  86j  : 
KUK\o-Tep)îç  'an  oiidi,  rond,  circulaire'  (Honi.  Hrdt.),  lat.  teres 
-etis  'fait  au  tour',  etc.,  voy.  s.  v.  Teipuu.  De  là  att.  Topvevjuu 
'travailler  au  tour,  tourner,  tracer  au  compas',  TÔpveujaa  n.  'co- 
peau', Topvi(JKOç  m.  'compas',  liom.  lopvoOaOai  'donner  une 
forme  arrondie  à'  W  25').  e  249.  —  Lit.  fnrnas  'serviteur',  qui 
est  formellement  identifia  avec  rôpvoç  par  Prellwitz  '  325.  -465 
et  Brugmann  IT.  XIX  ;)S2  (avec  le  sens  prim.  de  '*qui  court 
tout  autour')  est  tenu  par  Wiedemann  BB.  27,224sq.  et  Persson 
Beitr.  H  640  n.  3.  687  S(i  .  en  tant  (pie  '*jeune  homme',  pour 
identi(|ue  à  skr. /"rt/'^rt-//  q\.  tai'nahd-Jv  'jeune  animal,  veau', 
arm.  thohi,  gén.  f/iorin  'petit  fils"  {*forn<»),  qui  du  reste  pro- 
cèdent par  une  irradiation  différente  de  la  même  K,  fer-,  voy. 
s.  v.  lepiiv.  —  Irl.  thtiiii-th'n'int  'ministro"  'Brugmann  1.  cit.)  est 
analysé  tout  autrement  par  Thurneysen  lidb.  d.  Air.  I  416  et 
Pedersen  K.  Spr.  II  §  797  s.  v.  reth-  'courir'. 

postbom.  Topôç  'per^'ant,  pénétrant  (vue,  voixj,  clair';  Topeûç, 
-eujç  m.  'burin,  ciseau:  vrille';  Topeià  f. 'ciselure';  Topeùuj  'ciseler' 
(cf.  v.bret./ojv^ftvY'attrivit'.  Pedersen  Kev.celt.  34,449»  :  leipai. 

TO()vivii  (-C- Antli.)  f. 'cuiller  à  jxtt,  lat. ///(7/(7<//y' l'Aristoph. Plat.); 
Topuvo)  (Ar.  Cav.  1172)  et  -âuu  -îù  (ni)c.)  'écraser  avec  une  to- 
piivif  :  V.  norr.  puant  hyrill  ags.  ptrœre  pirirel  v.  h.  a.  dicir'd 
m.  b.  a.  hcir{e)l  'moulinet'  v.  b.  a.  direrau  'tourner,  remuer'  ags. 
â-pweran  'remuer';  i.-c.  *fuer-,  en  rapport  apopb.  avec  *t}'ù- 
'remuer,  brouiller',  cf.  aussi  lat./>v^^/  'cuiller  à  pot',  skr.  trâratê 
-t'i  'se  bâter"  zd  i'licâs(t-  t'\vi{u.''ù'hjdrf(i-i  'bâtil"  skr.  titranijâti 
'se  hâter",  gr.  ÔTpuvuu  'pousser',  moy.  'se  hâter'  (voy.  s.  v.  p. 725) 
(TùpPii  att.  TÙpt^iT  f.  'dé.sordre'  i  voy.  s.  v.),  cf  Fick  BB.  ],  335. 
Wb.  1'  449.  III'  196 s(i.  mais  gr.  xûpoç  m.  'fromage"  est  à 
écarter,  voy.  s.  v.);  à  côté  de  *tuer-  un  *stuer-  dans  agfi.stt/rion 
'(se)  mouvoir'  v.  b.a.  sioren  'ravager'  v.  norr.  stormr  v.  h  a. 
.s7wrm 'tempête' (  Ebrismann  PBrB.  2U,  47);  pour  TopOvn,  Persson 
Beitr.  I  122  n.  5  croit  à  une  alternance  *^Mrr- *///or- :  *7o/--; 
*Tupi>vn  (Fick  BB.  1,335.  Frobde  BB.  14, 107)  est  à  écarter;  — 
Topuvn  <  ^Tepuvn  ou  *Tapiivti  selon  J.  Sebmidt  KZ.  32,  .'»51, 
353.  384  dans  lliypotlièsc  d'une  parenté  avec  Teipuj  Teperpov 
(même  avis  chez  Hirt  Hdb.*  165). 

G2 


-     978     — 

éol.  aor.  TÔffffai 'nanciscor;  vcrsor  vel  siim  fortuito',  ptc.  TÔacraiç 
(Pind.).  Voy.  s.  v.  aor.  ÈTriTÔcrcraiç  p.  268. 

boni,  TÔacroç  et  t6(Toç,  att.  tôctoç  'tantus'  <  *totio-,  tli.  pion. 
i.-e.*^o-;  voy.  s.  v.  honi.ôaaoç  p.  723.  —  Toacrfîvoç  (Théocr.) 
est  une  innovation  créée  sur  dor.  Tf)voç  d'après  le  rapport  oûtoç  : 
Toao'oÛTOç.  Brug-mann  Dem.  91. 

TÔxe,  dor.  él.  TOKa  'alors',  th.  pron.  i.-e.*to-  +  suff.  -t€  et  -Ka  sur 
-Ktt  voy.  Brug-niann-Tliumb  Gr.Gr.''  §  297,  3  (bibl.). 

liom.  TÔqppa  .  .  .  ôqppa  'pendant  tout  le  temps  que,  jusqu'au  mo- 
ment où';  Toqppa  (seul)  'sur  ces  entrefaites'  y  303.  0  540.  P  79 
etc.,  poét.  poster,  'jusqu'à  ce  que,  tandis  que;  de  telle  sorte 
que';  th.  pron.  i.-e.  *to  ,  voy.  s.  v.  hom.  ôcppa  p.  733  et  n.  2: 
-qppa  :  tokh.  A  -prc  dans  Txtipre  'quand',  cf.  tokh.  A  tâ-par-lcq 
'maintenant' selon  Smith  «Tocharisch»  (1911)  p.  10. 

hom.  etc.  TpaYOç  m. 'bouc;  odeur  de  bouc;  puberté  (Hpc),  lubri- 
cité (Luc);  un  petit  poisson  de  mer,  mâle  de  la  inaiviç  (Arstt.); 
sorte  d'épong-e;  gruau  d'épeautre  (Diosc);  mess,  olivier  sau- 
vag-e,  èpîveoç;  etc.'  Prob.,  en  tant  que  '*rongeur',  contient  xpaY-, 
degré  réduit  de  ipuJY-  dans  TpuÛYuo  'ronger  (cf.  aor.  TpaYCÎv. 
Pott  EF.2  III  471.  Krctschmer  KZ.  38,  136.  Persson  Beitr. 
II  778  n.  1  j.  —  Autres  avis  :  gr.  comm.*TTTpaYO-ç  <  i.e.*qUtr-(j-  : 
V.  norr.  liuedurr  'bélier'  :  gr.  Trétpâ  f.  'rocher',  cf.  ail.  sfeinhovk 
suéd.  stenbocJc  (Johansson  Beitr.  7,  mais  TiéTpâ  n'a  pas  d'éty- 
mon);  — -  R.tuerg-  :  lat.  turgeô  'être  gonflé'  ou  R.  terg-  :  v.norr. 
prelir  'force,  vaillance'  (Fruhde  BB.  21,  198);  —  cf.  lat.  tardif 
troja  'truie',  v.  norr.  preM-y  'excréments'  (Sommer  IF.  XI  91  : 
voy.  s.  V.  xdpYavov).  De  là  TpdtYeioç  TpaYcoç  'de  bouc',  TpaYâv 
'muer  de  voix;  être  stérile,  pousser  en  feuilles  (vigne)',  Tpafxlw 
'sentir  le  bouc  (Diosc);  muer  de  voix  (Hpc.  Arstt.)';  voy.  le 
suiv. 

att.  TpttYUJbôç  '*qui  chante  déguisé  en  bouc';  att.  xpaYUJbiâ  f. 
'*chant  d'honnnes  déguisés  en  boucs  >  tragédie'  :  Tpdfoç  + 
ujbiî.  —  L'avis  de  Gray  The  Classical  Quarterly  VI  (1912) 
60sqq.  (*TpaY0-  'puissant,  hardi,  terrible'  :  v.  norr.preJcr'ïovce, 
courage,  vaillance',  v.irl.  trêu  'fort'  [*treg-no-]  m.h'].ti'esf>  'ba- 
taille' [^treg-sfu-],  base  fereg-  'puissant,  hardi,  etc.')  est  à  écarter, 
cf.  Boisacq  Rev.  Univ.  Brux.  XVII  (1911-12)  503  sqq.   -    De 


—     979     — 

là  TpafiKÔç  'tragique;  grave,  majentueux,  patlirtique"  cf.  kuu- 
^iKÔç  :  Kuuiaujbiâ;. 

Tpâ)Liiç  f.  (Tpdiari  f.  Hippon.)  'périnée'  (Archil.  Aristoph.  Luc), 
cf.  Hésycl).  s.  V.  ('tô  Tpfîina  Tfjç  ebpaç.  ô  ôppoç.  Tivèç  evtepov. 
ktX.';  <  \.-e.*f)'tni-  :  v.uorr.Jjormr  'àgH.jjedrm  wh.A.darUdin 
'intestin',  propr.  'passajçe'  (gcrni.  *l)arma-z  —  gr.  xôpiioç,  voy. 
s.  V.),  cf.  Fick  I'  443.  Flensburg  Stud.  l  68sqq.  Torp  chez 
Fick  III"*  182),  puis  \ .'\x\.  dridmm,  gén.  drommo  'dos'  gall. 
frum  'ridge,  back'  biet.  (idrén  adv.  'derrière'  'Pedcrsen  K.Spi-. 
I  170),  i.-e.  *ter-  s.  v.  leipu). 

Tpàvriç,  -e'ç  Taussi  ipâvôç)  'perçant,  pénétrant,  d'où  :  clair,  net' 
(Sopli.):  \&.{.-fnlre  dans  infrarc  e.rfrcdnoit  ( \ï\au.},got.prOpjan 
'exercer'  (pour  la  sémantique  cf.  lat.  trttus  'exercé'),  v.  slav. 
tnitifl 'ahi^umerc';  i.e.  *tra-,  alternant  avec  les  degrés  ''^yê- 
*f>vy-  de  \r  htiac  terê-  rHer-  dans  Teipuu,  voy.  s.  v.).  Perssoa 
Beitr.  II  778. 

liora.  etc.  Tpârrela  f.  'table'  semble  né  par  baplologic  syll.  de 
*TeTpa-7r€Z;ai'cF.àpYup6-  KuavÔTreZ^a-j-Trela  <*-TTebîa:  ]iit. ped-en/,. 
cf.  att.  épigr.  TapTr|,u6piov  pour  Terapin-  et  (TeTyTÛpuuv  (oiPoXàiv 
(Araphis  chez  Ath.  VI  224  e);  il  est  inutile  de  recourir  avec 
.1.  Schniidt  KZ.  25,  47,  Jobansson  Beitr.  7,  Brugniann-Tliunib 
Gr.Gr.*  2r)0  à  un  i.  e.  ^ql'tur-  '4';  ipa-  devint  obscur  et  on  lui 
substitua  Tpi-  dans  béot.  TpiiTeîa  Hésych.  (cf.  TpiaKeXeîç  Tpd- 
TTcZai  Gratin,  fr.  301  K.,  ipiTTOuç  TpâîreZia  Aristoph.  fr.  530  K.); 
les  tables  mycéniennes  semblent  avoir  été  des  tables  brisées, 
cf.  ép.  Tttvueiv  xpaTTC^av,  telles  les  tables  à  4  pieds  croisés  des 
Hétéens  de  la  Syrie  sept,  chez  Perrot  Hist.  de  l'art  dans  Tant. 
IV  556  fig.  280;  dans  béot.  Tpe-rrebba  TpCTrebbiTaç  rpe-  est  issu 
de  Tpa-  par  assim.  à  le  subséquent  (J.  Schmidt  KZ.  32,  366  sq.) 
ou  de  Tpi-  par  influence  de  p  sur  i  (Schulze  GGA.  1897,  p.  904. 
Brugmann-Thumb  op.  cit.  84);  voy.  Solmsen  BFhW.  1906, 
col.  759  sq. 

TpaTteîv  (dor.TpaTTfiv  XTivoTrareiv Hésych.) 'fouler  le  raisin'(Hom. 
Hsd.);  TpttTTriTÔç'  ô  oîvoç  H.;  (poét.)  TpoiréovTO-  èîTciTouv  H.; 
OivoTp6Troif.pl.'(livinitésj)rotcctricesdelaviticnlture'(Lyco])lir.  ; 
cf.  Fick  BB.  28,  lU6sq.)  :  skr.  trprd-h  irpdla-h  'inquiet,  «jui 
se  hâte',  lat.  trepldux  'qui  trépigne,  soit  par  hâte  et  empresse- 


—     980     — 

ment,  soit  par  crainte;  agite,  affairé,  inquiet'  trepidô  -are  'tré- 
pigner (de  hâte  ou  de  crainte)',  v.sax.  thrabôn  'trotter',  v.slav. 
ti'epetatV tremere'  trepati" pal^are"  lit.  trepstu  ^re^^^'  'trépigner' 
trepenti  trepsëti  'trépigner'  isz-trypti  'faire  sortir  en  foulant' 
tripsëti  {trip-  —  ipaTT-,  i.-e.*frp-)  'piétiner  sur'  v.  pruss.  traiyt 
'fouler'  ertreppa  3.  pi.  ind.  'ils  transgressent'  bulg.  trepja 
'frapper  à  mort'  fropotja  'trépigner'  blanc-russ.  trop  'voie' 
russ.  toi'opû  'hâte,  vent  de  tempête'  toropitî  'accélérer'  toro- 
pétï  'se  hâter';  i.-e.  *t{e)rep-,  cf.,  avec  d'autres  morphèmes, 
*t(e)re-'m-fi.y.Tpé}Aw,'^t{e)re-s-s.\.TÇ)é[a]{]j.  Fick  P447.  III*  191. 
Walde^  789 sq.  (bibl.).  Trautmann  Apr.  Sprd.  450  (bibl.). 
Franck- van  Wijk  EW.  s.  v.  draven.    Voy.  l'art,  àrparrôç  p.  97. 

xpaTTri  2,  -riKOç  m.  'pieu;  lance'  (Lycophr.),  aussi  att.  épigr.  (-377) 
xpaqprjE  'plat-bord';  cf.  Tpà-rrriKr  bôpaTi  Hésych.,  Tpdqpr|S*  xâpaL 
cTKÔXovy.  è'vioi  bè  TÔ  bôpu.  ctWoi  tô  ifiç  v€ujç  x^î^oç  H.,  (éol.V) 
TpÔTTiiE  m.  'poignée  de  la  rame,  rame'  H.,  (éol.)  tpôcpnH'  X«P«2, 
(JKoXoip  H.  —  Le  rapport  avec  Tpéiruj  'tourner'  n'est  pas  évi- 
dent, et  l'alternance  tt  :  qp  ne  s'explique  guère.  —  Lat.  trahs 
et  trahês  'poutre'  (Fick  I'  447)  est  à  écarter  (voy.  s.  v.  xépainvov), 
—  Autre  avis  non  plausible  chez  Meringer  IF.  XXI  312. 

att.  Tpaaid  f.  'claie  pour  sécher  les  figues'.    Voy.  s.  v.  rapcToç. 

ion.  att.  TpauXôç  'qui  a  un  défaut  de  parole,  qui  bégaie,  qui 
balbutie';  att.  TpauXiZ^uj  'bégayer';  TpauXi(j|i6ç  m.  'bégaiement' 
(Hpc).  La  dérivation  d'un  *Tpa[(T]ùç  =  skr.  trsti-h  'se  jetant 
violemment  sur,  avide,  altéré'  =  got.  paûrsus  'sec'  (germ. 
*])urzu-  ;  voy.  s.  v.  xépcroiaai  p,  959),  cf.  véd.  trstd-h  'rauque', 
\.-e.B,.ters-  (Kluge'^  s.  v.  diirr.  Wackernagel  Verm.  Beitr.  16sq.) 
demeure  douteuse;  cf.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.*  144. 

Tpaû|aa,  ion.  dor.  xpiiiua  n.  'blessure'.  Voy.  s.  v.  xixpuûcTKiu. 

att.  épigr.  xpacpriS,  -riKOç  m.    Voy.  s.  v.  xpàrrriS. 

posthom.  ion.  ait.  xpàxn^oç  ^-  'nuque,  cou'  a  été  rapproché  par 
Zupitza  Gutt.  50  en  tant  que  '*soutien  de  la  tête,  *colonne, 
*pilier,  etc.'  de  v.  slav.  drqgii  'SûXov,  f ustis'  vû-drqéiti  'TTinvùvai', 
v.  norr.  drangr  'rocher  qui  se  dresse  isolément'  drengr  'grosse 
souche',  irl.  (Fick  IP  156)  drinqim  gall.  dringo  'monter,  grim- 
per'; incertain.  —  Got.  dragan  v.  h.  a.  tragan  'porter'  (Prell- 
vvitz^  466)  sont  écartés  par  la  sémantique,  étant  parents  de 


—     [)H1     — 

ags.  drajan  (aiigl.  to  draw)  v.  norr.  druiia  'tirer'  (cf.  peut-être 
lat.  trahô  'tirer'  <  *d[/?]r5^/tô;  voy.  Waldc^  s.  v.),  lett.  dragdt 
'arracher',  i.-e.  *dheragh-  'traîner  sur  le  sol':  pour  zd  draén'te 
V.  slav.  driizati  'tenir'  voy.  l'art.  bpcit(j(To,uai  p.  198sqJj.  —  Le 
rapport  Tpdxn^oç  :  Tpoxôç  'roue'(PedersenIF.  V  56)  veut  s'étayer 
du  rapport  lat.  coîlum  'cou'  :  v.  slav.  holo  'rone',  qui  est  caduc. 

Tpaxuç  (ion.  Tpnx-);  -eî", -û  'rude,  raboteux,  rocailleux:  âpre, 
hérissé;  houleux;  rauquc'  appartient  à  la  fauiille  de  Qpdaooj 
'troubler',  R.dhMgh-.  Bezzenberger  BB.  4,320.  Fick  BP,.  12, 
162.  Stokes  BB.  25,  255  (:  irl.  draifje  'roughness,  rudcness'). 

honj.  att.  xpeîç  (aussi  en  fonction  d'ace.)  lesb.  Tpfiç  gort.  rpeeç 
n».  f.  'trois'  <  {.■(i.*treies  =  skr.  frdij-ah  zd  l'h'ni/O  arni.  crcJch 
(gén.m-ç,  ïnsiv. erivlh.  HUbschmann  Arm.Gr.  I  444)  alb.Aré 
(G.  Meyer  Alb.  Spr.  435^  lat.  frêf!  osq.  tris  v.  irl.  tri  genn. 
*prlz  igoi.*pf€is  y.uorr.  pr il- )  lit.  f)\gs  v.  slav.  trije  'trois'; 
Tpia  n.  =  lat.  tria  onibr.  triia  got, prija,  cf.  véd.  tri  alb.  ^>v  f. 
(prim.  ntr.,  i.-e.  *trl)  lat.  trl-gintâ  v.  slav.  tri  lit.  fri/Uka  '13'; 
gén.  TpiûJv  =  lat.  triuni\  loc.  ipiai  (xpioîai  Hippon.  :  rpiiùv  = 
\vjK0iai  :  XÛKUJv)  :  skr.  loc.  tri-sû  v.  slav.  loc.  trl-chà;  ace.  ipiç 
(<  i.-e.  *trins  =  got.  prins  skr.  frin  arin.  eris  onibr,  trif  i  fait 
fonction  de  nom.  en  lier.  béot.  delph.;  gort.  xpiivç  est  refait 
sur  *Tpivç  avec  insertion  de  li  de  rpiuùv  ipiai;  i.-c.  *tri  'trois', 
cf.  aussi  gr.  ipi  ttouç  :  skr.  tripâd-  lat.  tri-pês  2Lgs. pri-f'éte 
'à  trois  pieds',  arni.  ere-ani  'âgé  de  trois  ans',  gaul.  tri  (jaranua 
'à  trois  grues',  Wi.tri-kôjia  'qui  a  trois  pieds  ;  m.  trépied'  v.slav. 
tri-zahû  'trident',  gr.  tpiç  'trois  fois'  ^  skr.  trih  zd  Dris  lat.  ter 
(ferr  Plaut.  <  *ter.s  Hris),  cf.  v.uovv.  Jiriscar  v.  Ii.  a.  driror 
'trois  fois',  gr.  ipiciaôç  néo  att.  ipiTTÔç  'triple"  '■  *Tpix-ioç  : 
Tpixa  'en  trois  parties')  ion.  Tpi£6ç  (<  *Tpix6io-ç  :  Tpix6d;,  gr. 
TpÎTOç  >  lesb.  TépToç  'troisième'  :  /d  Dritija-  (skr.  trt/i/ali)  got. 
prldja  v.  h.a.  dritto  lat.  tertius  [*tritio-s)  gall.  frt/di/dd  etc.; 
ipiTUTOç  (Hom.  Eur.  Ap.  Rh.)  est  formé  sur  rpiroç  d'après  le- 
Tpatoç  €ÏvaT0ç  beKaioç;  hom.  att.  lesb.  TpicTKaibeKo  'treize'  j)eut 


1)  Phonétiquenii'iit,  Tpux-  t'st  dissim  de  *epax  .  «lui  est  ambigu 
et  pont  procéder  de  i.-e.  *iJhrytgh-  (hypothèse  de  Zupitza)  ou  de 
*dhrs<fh-  (degré  réduit  [Z  +  R]  d'une  base  dherâgh)  ou  de  *dfir(jfi-. 
d'un  *d/i€regh-  :  zd  drazaHe  (aryen  *<lhra<)h-)  v.  slav.  drfizaii. 


—    y82    — 

contenir  ace.  ipiç,  mais  aussi  la  forme  parallèle  autécousonan- 
tiqiie  Tpïç;  TpidtKOVTa  ion.  Tpir|KOVTa  'trente'  vrais,  pour  xpia- 
avec  ail.  de  a  d'après  Terpaj-Kovia  irevTri-KGVTa  ;  inversement 
xpidKOVTa  dans  l'épopée  tardive  d'après  TCO'cTapdKOVTa ;  xpia- 
Koaioi  ion.xpiriKoaiGi  dor.xpiâKaxioi  'trois  cents' (pour *xpi-Kaxioi 
ou  pour  *xpîtt  Kttxà).  Cf.  p.  ex.  Curtius^  226.  G.  Meyer^  §  399. 
Brugmann  Grdr.  Il-',  2  §§  6.  38.  Gr.Gr.*  §§  234.  244.  246. 

bom.  etc.  xpé|uuu  seul.  prés,  et  ipf.  'trembler'  =  lat.  fremô  'trem- 
bler'; ion.  att.  xp6|Lioç  m.  'tremblement';  bom.  poét.  xpo|Lieîv 
'trembler';  xpo|uep6ç 'tremblant;  —  terrible' (Eur.);  bom.  etc. 
àT()é}Àa(ç)  adv.  'sans  bouger;  doucement,  lentement';  àxpeinriç 
'immobile,  calme'.  Cf.  alb.  tosq.  tremp  =  guèg.  trem  'je  m'ef- 
fraie' (G.  Meyer  Alb.  8pr.  436.  Alb.  St.  III  65.  Rrugmann 
Grdr.  P  908),  v.  sax.  thrimmau  '*remuer  vivement,  sauter' 
got.  pramstei  'sauterelle',  lit.  tinmù  'je  tremble'  lett.  tremju 
tremt  'chasser,  faire  fuir'  pet.-russ.  traîut'ity  'trembler',  i.-e. 
*f{e)re7H',  à  côté  de  quoi  *t{e)res-  dans  skr.  trdsati  gr.  xpéuu 
(voy.  s.  V.),  ^t\e)rep-  dans  lat.  frepidus  gr.  xpanâv  (voy.  s.  v.); 
V.  slav.  ti'çsq  'je  secoue'  est  une  contamination  de  *tres-  et  de 
Hrem-  (cf.  got.  pramstei)\  *t{e)rem.'  *t{e)res-  *f{e)rep-  sont 
des  élargiss.  de  *^er-  'trembler'  dans  skr.  taralâ-h  'palpitant, 
tremblant,  inconstant'.  Persson  Wzerw.  51.  68.  Beitr.  II  556. 
572.  584.  Voy.  l'art.  xapjuûcrcTuj. 

boni.  etc.  xpéîtuj,  dor.  ion.  xpàTTuu,  aor.  èxpaTTOV  pass.  èxpâirriv, 
pf.  xéxpoqpa  pass.  xéxpa|U)uai  'tourner';  xpoTTiî  f.  'tour,  conversion, 
évolution;  fuite;  révolution,  changement';  xpÔTioç  n>.  'tour,  di- 
rection, tournure,  manière,  mode,  mœurs,  etc.';  hom.etc.xpÔTTiç, 
-loç  -eujç  -iboç  f.  'quille,  carène;  fondement'  (Solmsen  Beitr. 
I  160);  xpoTTÔç  m.  h  782.  6  53,  xpoTTouxrip,  -fipoç  m.  auj.  'estrope 
d'aviron,  ersieau';  €i)xpà7TeXoç'*qui  se  tourne  facilement,  souple; 
fourbe'  :  skr.  tràpafë  'avoir  honte,  être  confus'  trapa  'pudeur, 
boute,  confusion'  ('être  confus'  =  'se  détourner'.  Curtius''468. 
Fick  l*  63.  447),  v.  lat.  trepit  'vertit'  lat.  prob.  turpis  'repous- 
sant, hideux,  honteux'  {Hrpis  <  Hrpio-  '*dont  il  faut  se  dé- 
tourner'; -ur-  dial.  pour  -or-  selon  Ernout  VA.  dial.  241),  irl. 
mod.  uir-threana  propr.  'fuseau'  (en  tant  que  né  de  *frep-na 
selon  Stokcs  KZ.  36,  274);  i.-e.*frej)-  'tourner'. 


—     983     — 

Loin.  etc.  ipécpuj,  dor.  ipûcpoi,  fut.  Gpéijjuj,  aur.  è'6pev|ia,  pf.  lé- 
Tpocpa  aor.  pass.  ètpàqpnv  'rendre  gras,  eugraisser,  nourrir',  éj). 
aor.  èTpaqpov  'être  nourri,  croître'  E  555.  <t>  279';  ion.  att.  Tpoqpôç 
'qui  nourrit',  subst.  f.  'nourrice':  ion.  att.  Tpoqpri  f.  'nourriture; 
pass.  nourrisson  (tragg.)';  Tpoqpeùç,  -éujç  m.  'celui  qui  élève, 
qui  prend  soin  de'  '^tragg.  Plat.);  att.  ep€|j)aa  u.  'nourrisson'; 
ôpeTTTiip,  -npoç  m.  '(|ui  nourrit,  ([ui  élève'  (Antli.  Nonn.i;  honj, 
GpéîTTpa  n.  pi.  'soins  aux  parents  en  échange  de  ceux  qu'on  a 
reçus  d'eux'  A  478.  P  302;  ép.  bio-Tpeqpnç,  -€oç  'nourrisson  de 
Zeus'.  Le  verbe  est  identique  à  tpéqpuj  'épaissir,  rendre  com- 
pact, faire  cailler'  (llom.  Théocr.),  boni.  Tp€(pea9ai  pf.  xeipo- 
(pévai  'se  coaguler,  être  compact'  étudié  s.  v.  9p6)aPoç  p.  353 
(bibl). 

lium.  etc.  Tpe'xuj,  dor.  Tpdxo),  fut.  àTTO■9péîo^al  (Ar.  Nuées  1005) 
dor.  9paE€ÎTai  Hésycb.  9peEuj  (Lycopbr.;,  aor.  poét.  (rare)  êGpeta 
'c(»urir';  boni.  etc.  ipoxoç  ni.  'roue'  (nombreux  sens  dérivésy; 
ipôxoç  m.  'course  (Hjic.;;  carrière  jiour  la  course  (Eur.)';  ipéxiç 
ni.  'coureur,  messager'  (Escli.):  ipoxiXoç  m. 'roitelet;  pluvier 
d'Egypte';  boni.  ôXooirpoxoç  (voy.  s.  v.  p.  698i  :  v.  irl.  droc/t 
'roue'  (cgM.  *drogo-n.  Fick  W  156.  Pedersen  K.  Spr.  197); 
\ctt.  drâsf  \ï{. 2)a-dro,szf rcQurir  vite'rHcz/enbcrger  GGA.  1898, 
p.  555)  procèdent  d'un  \.-q.  *dliregh-  i^palatalc;;  aim.  durgn 
(gén.  drç/an)  'tour  de  potier'  i\.-o.*dhyOgh-  ou  *dhorgh-;  voy. 
Hlibscbinann  Arm.  Gr.  I  44U  bibl.  Pedersen  KZ.  39,  345 sq.) 
indiquerait  une  vélaire;  gr. et celt. laissent  la  question  indécise'). 

—  Got.  Ijragjaii  ags.  prd'jan  'courir' 7>''''J  cours  du  temps' 
(Curtius''  196)  semblent  remonter  à  un  i.-e.  *//•<?</-,  cf.  v.  norr. 
]))'<L>IÎ  {^prâyjla-)  v.  b.a.  drigirvahC  (?  Voy.nrugmann  IF.  XIX 
382.  Trautmann  BB.  3(1,  :î:;0.  Torp  chez  Fick  III'  190.  Falk- 
Torp  EW.  1293  s.  v.  trœl  I.),  v.  slav.  fruhû  'course'  slov.  mod. 
tn-ati 'conrn,  y.ivl.frrn  (cclt.*/reA-.s//o-.s l'hardi"  //ver  'rapide"; 

—  irl.  trog  'enfants'  v. gall.  fro  (celt.  *trogo-)  'versio,  gyrus' 
froi  'vertere,  volvcre'  gall.  mod.  froed  'pied'  et  irl.  traig  ,gén. 
traiged)  'pied'  gall.  traed  \)\.  'pieds"  gnul.  rertrdf/us  'lévrier", 

1)  l'our  ann.  darnam,  aor.  darjay  'je  me  retourne.'  (R.  arni. 
darj-y  i.-*i.*dhi\gh)  et  alb.  près.  </rcâ  (th.dr'eô-,  i.-e.*drcgh-),  nor. droà  a 
(o<ê)  'faire  tourner,  tordre,  filer'  voy.  Lidén  Arm.  St.  101  sqq.  (Itibl.). 


—     984     — 

serb.  trâç)  'trace  du  pied,  vestige;  descendants'  décèlent  un 
ï.e.HregJi-  (Pedersen  K.Spr.  139,  187);  alternances  indo  eur. 
tant  à  l'initiale  (^  :  dh-)  qu'à  la  finale;  voy.  aussi  Walde-  s.v. 
trahô  (bibl.)- 

Tpéuj,  aor.  ép.  ipécrcrai  'trembler  de  peur,  s'enfuir;  traus.  trembler 
devant,  redouter'  <  i.-e.  '^tréso  =  skr.  tmsafi  'trembler',  cf. 
skr.  trastd-h  'tremblant'  (:  a-Tpeatoç  'intrépide'  tragg.,  cf.  zd 
tarsta-  <  aryen  *tr.sta-  'timidus')  zd  tdr^saHi  (i.-e.  Hrskéti. 
Brugmann  Grdr.  II-,  3,  351  sq.)  v.  pers.  tarsathj  'craindre'  zd 
ih'â'idhai/e'f/  'effrayer',  gr.  èiepaev  ècpôpricTev  Hésycb.  xpripujv 
(voy.  plus  bas),  lat.  terreo  {^terselô)  'effrayer'  terror  'effroi' 
ombr.  tursitu  'terreto,  fugato',  m.  irl.  farrach  (ce\t.*tarsâko-) 
'craintif,  ags.prœs  'frange',  ht.friszù  {i.e.^trsJcÔ)  'je  tremble' 
(pour  V. slav.  tresq  voy.  lart.  Tpé^uj);  cf.  Curtius"  225.  Fick 
IP  123.  IIP  191.  Brugmann  Grdr.  P  457;  i.-e.*^emy-  {'^fres- 
*ter.s-)  'trembler',  parallèle  à  '^t(e)re)n-  *;(e)>vp-;  voy.  l'art, 
précité. 

TpfiiLia,  -aToç  u.  'trou,  ouverture,  orifice'.  Voy.  s.  vv.  Tiipâv  et 
TeipuD. 

Tpripuuv,  -u)voç  m.  f.  'craintif,  timide  (néXeia  Hom.,  KÉTTcpoç  Ar. 
Paix  10(57);  subst.  f.  colombe  (Lycophr.)'  <  *Tpdcr-piuv  :  aor. 
ép.  Tpéaam  Tvoy.  s.  v.  Tpéuj),  cf.  Hésycb.  s.  v,  Pott  BB.  8,  45; 
pour  le  degré  trs-  cf.  zd  tar^saH'i  'craindre',  m.  irl.  tarrach 
'craintif.  Brugmann  Grdr.IM66.457. 751.  Gr.Gr.M25.n46.— 
Pour  (ion.)  Tpiipov  èXaqppôv.  beiXôv.  laxu  Hésycb.  (le  sens  de 
beiXoç  ne  convient  qu'à  un  Tpiipôç  <  *Tpaa-po-ç  :  aor.  ipecrdai), 
.  (dor.)  TpapoV  laxô  (c.-à-d.  ipâpôv),  xapov  raxO  (c.-à-d.  Tàpôv 
avec  cliute  de  p  par  dissim.)  voy.  s.  v.  ôipaXéoç  p.  725  et  Brug- 
mann IF.  XIX  382. 

xpiâlw  (ÙTTO-  scol.  d'Escb.)  et  Tpidcrcyuu  xpiàiTiu  EM.  Zonar. 
'vaincre  en  trois  assauts';  xpiaKiiip,  -fipoç  ni.  'vainqueur  (en 
trois  assauts)'  (Escb.'i;  ipiaYMÔç  m.  'victoire  après  trois  assauts' 
(Ion);  àipiaKTOç  'invincible'  (Escb.);  àn-oipidEai  Poil.  Hésycb.; 
cf.  rpml^x)  'tripler',  xpeîç  xpîa  'trois'. 

boni. etc. ipiaiva  f.  'trident;  outil  du  laboureur  à  trois  fourcbons' 
<  *Tpiavia  (Sebulze  Qu.  ep.  177  n.  4);  l'analyse  ultérieure  est 
l)eu  claire.  —  L'étym.  de  Brugmann  IF.  III  259sqq.  (ipi-  +  aïviu 


—     Î).S5     — 

<  *sainO)  est  rendue  caduque  par  lavis  de  Solrasen  sur  aïvoi, 
voy.  s.v.  p.  26.  —  Ehrlich  Unters.  70  n.l  pose  gr.eomm.*Tpiavia 

<  *Tpi-i/Ma  et  compare  ])Our  la  forme  lat.  triens'tievii  <  *fri-hif-. 
Tpipuu,  fut.  Tpiij/uD,  aor.  pass  ëîpîpriv  "frotter,  triturer,  broyer, 

user  par  le  frottemenf  ;  Tpipr)  f.  'action  d'user;  pratique  con- 
sommce;  retard,  délai,  lenteur';  Tpîpoç  f.  (m.; 'chemin  frcHpienté; 
—  action  d'user;  longue  pratique;  fréquentation;  retard'.  Le  p 
n'est  pas  clair:  bibl.  des  essais  d'explication  chez  Persson  Beitr. 
II  776  et  n.  4;  cf.  lat.  pf.  tr/ct  de  fera  'user'  i)tc.  tri-tus  clHri- 
iiientiuii  'action  d'enlever  en  frottant;  fig.  donnnage'  friticum 
'froment'  tribulum  'machine  à  battre  le  blé'  inter-trlgô  'écor- 
chure'  trîô  'bœuf  de  labour',  tokh.  B  (Lévi-Meillet  Journ.  as. 
1911,  II,  146)  tetritcH  'écrasé';  i.e.haseteri-  (voy.  s.v.  reipiu), 
sur  quoi  repose  aussi  skr.  tari-  dans  tartarîti  intens.  taritum 
tarîsdni  -taritdr-  tàr/i/as-  '(|ui  pénètre  facilement'.  Curtins^ 
222  sq.  Persson  W/erw.  16.  104.  162.  Beitr.  loc.  cit.  —  On 
en  a  aussi  rapproché  ^ot.prisl-an  v.  h.  a.  dreslan  nix^.  p(0'scan 
y.snvd. pris/xd  'battre  (en  grange),  égrener',  dont  l'analyse  est 
encore  discutée;  voy.  Fiek  BB.  7,9ô.  Wb.  P448.  Thurneysen 
KZ.  30,  352.  Walde»  s.  v.  fero  (bibl.).  Franck-van  Wijk  KW. 
s.v.  dorschen.  Persson  Beitr.  II  662  n.  1.  776  n.  4. 

ait.  Tpî'fXii,  dor.  TpifXâ  (Epich.  Sophr.),  hellénist.  xpifXa  (cf. 
Solmsen  Beitr.  1 260)  f.  'mulet  de  mer  ou  rouget'.  Etym. obscure. 

liom.  etc.  TpiZiuu,  pf.  TtTprfa  'pousser  un  petit  cri  aigu;  grincer'; 
ipiTluôç  (Arstt.),  Tpia)a6ç(Théophr.;  innovation  d'après  Tpi21ai)ni. 
'petit  cri  aigu";  cf.  cttpitE,  gén.  arpiYYÔç  f.  'oiseau  nocturne' 
(voy.  s.v.  p.  919);  ).-c.*{s)fre/-g-,  à  côté  de  (pioi  "^sfrei-d-  dans 
lat.  sti'ldeo  'rendre  un  son  aigu'. 

Tpi-r|pnç,  -€ç  'à  trois  rangs  de  rauies',  subst.  f.  'trièio".  \'oy.  s.  v. 
èp€Tr]ç  p.  276. 

xpiKTÛç  (Soplir.),  att.  ipiTTÛç,  -ùoç  (att.  épigr.  TpiTT0j)a  <  *TpiT- 
ToFia.  Meisterhans-.Sclnvyzer^  57.  lUl;  cf.  aussi  delph.  TpiK- 
Ttuav  KTiuâv  ace.  GDI.  2501,  34  'holocauste  de  trois  victimes', 
où  TpiKieuâ  est  adj.^  f.  'le  nombre  trois  ^Naz.);  sacrifice  de  trois 
victimes;  att.  tiers  d'une  tribu'  est  formé  au  moyen  du  suff.  -^m- 
sur  Tpixa  'en  trois  parties'  ou  sur  *TpiK0  à  la  faron  des  abs- 
traits verbaux  comme  àprûç  ùpTraxTÙç.  att.  ipiTiOç  étant  in- 


—     086     — 

fliiencé  par  ipiTiôç,  et  xpiiûç  Hésyeh.  par  TpiTOç.  Brngmanu 
Grdr.  IP,  1,  446  sq. 

Tpiopxoç  m.  et  rpiôpxriç,  ou  m.  'busard'  fTliompson  Greek  birds 
170)  semble  modifié  par  étym.  pop.  (xpi-  +  ôpxiç,  cf.  xpiôpxnç 
adj.  'à  trois  testicules,  d'où  :  lascif.  Timée  chez  Polyb.  XII 
15,  2). 

att.  TpiOTiiç,  -iboç  f aussi  xpiÔTTiiç  m.  Phot.  EM.,  ipiOTiiç  Poli. 
Hésyeh.)  f.  nom  d'une  broeiie,  litt.  'à  trois  yeux'.  Voy.  s.v.  ôcrcre 
p.  722. 

xpîç  'trois  fois';  rpiioç  'troisième';  etc.  Voy.  s.v.  xpeîç. 

TpixuDV,  -uuvoç  m.  'Triton'  :  v.irl.  triafh,  gén.  trethcm  'mer\  Win- 
discb  PBrB.  4,268.  Osthoff  MU.  IV  195.  Fick  IP  137.  Brug- 
mann  Grdr.  IP,  1,  298.  Pedersen  K.  Spr.  I  179.  —  Sur  ép. 
TpixoYéveia  épith.  d'Athéna  voy.  Schulze  Qu.  ep.  177  sq. 

ép.  xpixaîKeç  adj.  m.  pi.  'à  trois  clans,  xpiqpuXoi',  épithète  des 
Doriens  (x  177.  Hsd.  fr.  8  Rz.;  cf.  B  655.  668.  Pind.  01.  VII 
74sqq.),  procéderait,  par  adaptation  au  mètre,  d'un  *xpixâKÉÇ  ') 
contracté  de  *xpixâFeiK€ç  <  xpixa 'en  trois'  +  *FeiK-  i.-e.*ueik- 
'tribu,  clan'  :  (F)oiKabe  'à  la  maison'  oÎkoç  dial.  Foikoç  (voy.  s.v. 
p.689sq.);  cf.  Fick  BB.  3,  168,  Osthoff  MU.  IV  210,  Schulze 
Qu.  ep.  178  sqq.,  Meillet  Aperçu  99.  —  Les  sens  de  'à  la  che-» 
vclure  flottante'  (6piE,  gén.  xpixôç  +  àiaauj)  ou  de  'marchant 
à  l'ennemi  eu  trois  divisions'  (xpixa  +  aicf(Tuj)  sont  à  rejeter. 

'dor.  xpÔTTCtXiç,  -iboç  f,  'béOpLï],  botte  (cTKOpôbaiv.  Ar.  Ach.  813)'  : 
xpéTTU);  cf.  xpoTTaXîIer  axpéqpei  Hésyeh.,  xpoTTa\i(J|u6ç  •  |aexa- 
poXn  H. 

boni.  etc.  xpôrriç  f.  'quille'.  Voy.  s.v.  xpÉTiiu. 

att.  xpocpaXiç,  -iboç  f.  'lait  caillé';  xpoqpiç  'bien  nourri';  etc.  Voy. 
s.  vv.  ep6|upoç  p.  353,  xpécpuj  p.  983. 

boni.  etc.  xpoxôç  m,  'roue';  etc.  Voy.  s.  v.  xpéxuu  p.  983sq. 

xpuT^I  f-  'vendange  (Hymn.  à  Ap.  55):  sécheresse  (Nie.)';  hom. 
etc.  xpuTctv 'récolter,  moissonner,  vendanger';  att.  xpiiyrixoç  (ou 
-6ç)  m.  'récolte;  époque  de  la  récolte';  xpuYrixrip,  -fipoç  m.  'ven- 
dangeur' (Hsd.  Boucl.  293:  -0-  par  ail.  métr.V,  xpuYeî*  Eripaivei 

1)  Cette  forme,  qui  ne  saurait  être  que  tardive,  n'est  évidem- 
ment admissible  que  si  Schulze  a  eu  raison  de  tenir  le  vers  hom. 
pour  interpolé  et  le  fra;:  ment  hésiodiciue  pour  peu  probant. 


—     9«7     — 

Hésycl).;  TpuffKer  . . .  EriP«ivei  H.;  biaTpùfioç  ai  '.'A'J  'mùrissaut 
en  toute  saison'.  Étyni.  obscure.  —  Le  rapport  avec  ngs.dr^je 
'sec'  moy.-néerl.  drôghe  'sec'  v.  norr  draugr  'souche  desséchée' 
v.h.a.  trocl'un  'sec'  (Bugge  HB.  o,  lOU  sq.  bibl.)  est  à  écarter. 

rpÛYOïîTOç  m.  'filtre  pour  clarifier  le  vin'  (Aristoph.)  <  rpùE, 
gén.  Tpufôç  f.  'vin  nouveau'  +  (éol.  ion.'?)  omo-  <  i.-e.*.soipo-, 
contenant  le  degré  fléchi  de  R.  seip-  dans  serb.  .v//;/Y/ 'bruiner', 
ags.  sif'e  v.  h.  a.  sib  'crible',  parallèle  à  '-'seUj-  dans  ags.  s/pian 
'tomber  goutte  à  goutte,  suinter';  cf.  i.-c.  *seiq-  s.  v.  ion.  ÏK.udç 
(p.  370),  ï.-e.*.seig'J-  s.  v.  poét.  eïpuu  (p.  211) i.  Fick  BH.  7,270. 
L.  Meyer  II  837. 

boni.  etc.  rpùZ^iu  ((JTpùIuj  Erotieu),  aor.  èipuSa  'gronder,  mur- 
murer; gazouiller,  babiller;  roucouler';  Tpù-fiûv,  -6voç  f.  'tour- 
terelle'. Onouiatopée;  cf.  une  R.  j)arallèle  ts)trei-i/-  s.  v.  rpi^uj 
et  d'autres  formations  onomatopéi(|ues  s.  v.  TCTpaE. 

TpuiîXri  f.  on  TpuriXriç  m.  'cuiller  à  pot',  cf.  Tpur|Xiç'  Zuu)ir|pu(Jiç 
Hésyeh.,  formes  tardives  et  grécisées  de  lat.  truella  avec  in- 
fluence de  Tpûuu  'user  i)ar  le  frottement'  et  de  l'élément  -r|\r|  de 
noms  d'outils  comme  tvr]h]  'racle'  KuuPnXrj  'aiguille'.  Osthoff 
Et.  Par.  I  167  (bibl.i. 

Tpû)na  n.,  Tpujiri  f.,  Tpu)LiaXid  f.  'trou'')  <  i.-e.  '^trû-  (lit.  trinièti 
'pourrir')  :  *trni-  dans  repuç,  voy.  s.  v.  p.  909  sq.  —  L'analyse 
de  Wackernagel  KZ.  'M),  290  i*TpOTTfiû)  est  à  écarter. 

ion.  att.  TQvt,  gén.  Tpufoç  f.  'vin  doux;  etc.';  àTTOTpufiluu  'clari- 
fier du  vin'.   V^oy.  s.  v.  lâpfavov  p.  943. 

boni.  etc.  iponâv  'percer,  trouer';  TpuTrn  f.  'trou'  (Antli.);  rpu- 
TTiiiua  n.  'trou':  boni.  etc.  TpÙTravov  'tarière;  trépan;  tourniquet'  : 
lit.  frupi(  frupcfi  's'émietter'  frupùii  'cassant,  fragile'  v.  slav. 
#>•«/;;■> 'membrnm,  corpus,  truncus,  venter,  vulnus.  cadavcr'  fni- 
jj/m 'creux',  i.-e.  '^'frù-p-:  voy.  s.  vv.  TpO|ua  xpum  Ttpuç  et  en 
dernier  lieu  l'ersson  Bcitr.  Il  8.Ô8. 

att.  TpuTÛvii  (suff.  -finio-.  Brugmann  Grdr.  II-,  1.  269 >  f.  'ba- 
lance, tréliuchet"^- lat.  frût'ina:  le  sens  premier  est  fourni  par 

1^  Oïl  attribue  à  Tpuuti  h'  sous  lij^uvé  di-  vieux  routier'  chez 
Ar.  Nuées  448;  la  filière  sémantique  est  moins  claire  nuon  «e  le 
<lit;  cf.  van  Leeuwcn  ad  1. 


—    988    — 

le  scol.  de  Perse  I  7  7  o  r  a  m  e  n ,  iutra  quod  linum  vel  lingua, 
de  quo  examinatio  est';  cf.  Tpûuu  lépuç  reipiu. 

TpucpdXeia  (scil.  Kopuç)  f.  'casque'  (Honi.  Hsd.)  <  *tttpu-,  i.-e. 
^'qlHru-  (:  Téaaapeç)  -f  cpàXo-ç  ''*à  4  qpàXoi  ou  saillies'  (voy.  s.  v. 
cpàXoç)  ^),  cf.  hom.  TeipàqpaXoç;  pour  i.e.  *qU{e)tru-  '4'  cf.  zd 
ca&ru-  (en  couipos.),  lat.  quculni-ipès),  gaul.  j^efru-  dans  Fe- 
tnicorius pefi'udecainetos'H'^'.  Fick  BB.  l,64sq.  Brugmann 
Grdr.  IP  471.  P  260.  885.  IP,  2,  15.  Osthoff  Et.  Par.  I  165  n. 
(bibl.). 

hom.  etc.  T  p  û  qp  0  ç  n.  'morceau';  ipucpr)  f.  'mollesse';  etc.  Voy. 
s.  V.  9pi)TTTa)  p.  354. 

hom.  etc.  Tpuxuu,  fut.  -Huu'user,  consumer,  épuiser,  ruiner';  tragg. 
TpOxoç,  -ouç  n.  'haillon';  TpOx»ipôç  'usé,  déchiré'  (Eur.)  :  irl. 
trôg  trûag  gall.  moy.-bret.  tyu  'misérable'  selon  Pedersen  K. 
Spr.  I  101  (?  ti'ôg  etc.  :  gr.  crTpeÛYOjuai  's'exténuer',  cf.  gaul. 
Trougillus  Trogus  selon  TLurneysen  Hdb.  d.  Air.  I  38,  130); 
voy.  s.  V.  Tépuç;  un  morphème  guttural  aussi  dans  lit.  trûkstu 
tràkti  lett.  trûM  'se  déchirer  en  deux'  lit.  tnllis  'déchirure'. 

ion.  att.  Tpûuu  'user  par  le  frottement,  consumer,  épuiser';  xpO- 
advujp,  -opoç  'qui  épuise  l'homme'  (Sopli.);  Tpùai-Pioç  'qui  rend 
la  vie  pénible'  (  Aristoph.)  :  v.slav.  frt/jq  ^r/y^/'terere';  cf.xpuxuu 
et  voy.  s.  V.  xépuç. 

hom.  etc.  xpuuYUJ,  fut.  xpuuEoiuai,  aor.  (en  compos.)  -éxpaYOV 'ron- 
ger, brouter;  manger  des  aliments  crus';  xpuuYcxXm  ord.pl. 'fri- 
andises, dessert';  xpiuKxôç  'que  l'on  peut  croquer',  xpujKxà  pi. 
'friandises';  xpa)Kxriç,-ou  m.'*qui  croque;  vorace,rapace, escroc' 
S  289.  0  41G;  xpuÛYXr)  f.  'trou';  xpuuYXo-bûxriç,  -ou  m.  'qui  ha- 
bite dans  des  trous  (Arstt.);  troglodyte  ou  roitelet';  xpuuYXixriç, 
-ou  m.  prob.  'roitelet';  xptuH,  gén.  xpiuYÔÇ  m. 'charançon;  xpiÛYXr) 
Hésych.';  xpuuEava  (aussi  xpaûEava  Phérécr.  chez  Suid.  < 
*trdu-?)  pi.  'brindilles';  xpujSaXXiç,  -iboç  f.  'charançon'.  I.-e. 
"^tiejro-g-  *trà-g-,  à  côté  de  quoi  *terà-g-  ou  Her-g-  dans  got. 
pairko  'trou',  Hf-g-  ou  *t)'-g-  dans  néerl.  diirl-  dork  'seniine' 
ags.  pyr{e)l  {*pijrhili  'trou'  v.  h.  a.  derk  durhil  'troué',  tous 

1)  Schiilze  Qu.  ep.  4(53  sq.  pense  qu'il  faut  partir  d'un  ntr. 
*TÔ  qpàXoc;;  Reichelt  KZ.  43,  101  ne  croit  pas  l'hypothèse  nécessaire, 
le  morphème  fèni.  -eia  <  *-eaia  avant  foisonné  chez  Homère. 


—     980     — 

clargiss.  par  morphème  guttural  de  */er(e)-  *terê-  'percer,  user, 
forer';  voy.  l'art.  Tcipuu  et  en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  II  778 
et  n.  1.  858. 

liom.  TpuuTTâv  'tourner,  iiifiécliir;  moy.  se  détourner'  :  TpéTToi. 

hom.  Tpujxâv  'courir'  :  Tpe'xuj. 

Tpûjuj  'aiguillonner'  qp  293.  Voy.  s.  v.  TiTpûiCTKuu. 

dor.  TÛPapiç,  aec.  -iv  m.  'persil  ecmfit  dans  du  vinaigre'  Poil.  VI 
71.  Fick  BB.  22,  5<J.  6*.»  identifie  avec  ce  mot  lû^apiç,  nom 
de  lieu  et  de  source  une  étym.  sém.  chez  Lewy  Frenidw.  207 
n.  1),  en  rappelant  ZeXivoOç  :  aéXivov  'ache';  le  mot  demeure 
obscur;  cf.  Brugmann  Ber.  d.  siichs.  0.  d.  W.  1901,  p.  9.ô. 

hom.  etc.  TUYXÔtvuu,  fut,  TeûEoiaai,  aor.  è'tuxov  ép.  tTÙxncra,  |)f. 
TeTÙxHKa 'atteindre;  rencontrer  par  hasard:  réussir;  obtenir', 
intr.  'se  trouver  par  hasard':  posthom.  tôxh  f.  'fortune,  sort, 
bonheur  ou  malheur'  :  irl.  focad  m.  gall.  ti/iighet  gall.  mod.  fi/n- 
grerf 'chance'  bret.  mod.  ^>/> /, y/ rfw/' 'fatalité,  prédestination',  i.-e. 
■qh-  selon  Pedersen  K.  Spr.  I  151  ;  dès  lors,  le  rapport  souvent 
invoqué  avec  Teùxuj  'fabriquer'  (i.-e.  *dheugh-)  et  son  groupe, 
et  que  la  sémantique  ne  favorise  pas.  est  à  écarter;  —  le  raj)- 
port  avec  skr.  dôgâhi' traire,  tirer  avantage  de'  (Bezzenberger 
BB.  16.  247.  Hirt  Hdb.''  500»  nest  pas  plus  probable. 

Tuî-  iJLibe,  KpiÎTeç,  lesb.  Tuî-be  (Sappli.  ) 'ici',  formation  analogique 
d'après  loc.  *ttuï  (cf.  crét.  ô-ttuO  d'un  \.-Q.*tfUâ  'où'  (tt-.  au  lieu 
du  K-  attendu,  d'après  les  dérivés  du  th.  tto-),  cf.  véd.  Lu  zd  kfi 
'où?'  skr.  hûtra  zd  kui'}râ  'où?  vers  où?'  etc.,  ombr.  pufe  pufe 
osq.  piif'\\bi'  etc.;  par  addition  de  la  désinence  adverbiale  -ç 
et  le  passage  de  ui  médial  à  u  naquirent  nûç  (Sophr.j  rhod. 
ô-TTûç  arg.  uç  delph.  tvbOç  etc.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  58 
(bibl.j. 

TÛKOç  m. 'pic  OU  marteau  de  tailleur  de  i)ierre8  (Eur.);  hache 
d'armes  (llrdt.)';  tukîZ^uj  'tailler'  (XiBouç  Ar.  Ois.  IKhS);  TUKÛvri 
(Tuiàvn  llésych.)  f,  'fléau'  :  v.  irl.  toll  'creux'  toll  (gén.  fiiiU) 
'trou'  gall.  mod.  twirformncn  {*tuq-slo-),  v.slav.  istûktiafi'eï- 
fodere'  tûkalo  'cuspis'  -tykati  'heurter',  v.  h.  a.  dûhen  ags.  pffn 
péon  'pousser,  presser'  v.b.  franc,  he-thûiren  'deprimere',  i.-e. 
'^'ftiq-  (éventuellement  *fuq'J-,  cf.  Franek-van  Wijk  E\V.  s.  v. 
dutcen).    Curtius''  219  sq.     Fick  I' 446.  Il'  IIU.     Brugmann 


—     990     — 

Ber.  (1.  siielis.  G.  d.  W.  1897,  p.  19.  —  Autre  avis  chez  SUt- 
terlin  BB.  17,  166. 

postbom.  TuXoç  m.  'cal,  durillon;  nœud  d'un  bâton;  cheville  de 
bois,  pieu;  (v.  att.  selon  Poil.  II  176)  pénis';  postbom.  TuXn  (-0- 
Antb.)  f.  'callosité;  coussin,  matelas';  tuXoûv  'rendre  calleux; 
garnir  de  clous  (Hrdt.);  durcir';  luXicrau) 'rouler,  envelopper' 
(Lycopbr.);  —  corc.  tùilioç,  ion. att.  xûiapoç  m. 'tertre' (voy.  s.v.): 
skr.  tûlam  'aigrette,  coton',  v.  slav.  tylû  'nuque  (*gonflement)' 
lit.  tûlas  'tant  de'  (prini.  subst.  'masse')  v.  pruss.  tîdan  'beau- 
coup', y.noYv.  polir  'arbre,  cheville  de  bois'  Rgs.  pol  'cheville' 
haut-ail.  dollfuss  'pied  enflé',  puis  skr.  tûmra-h  'gonflé,  replet, 
obèse'  véd.  tûtuma-h  'fécond,  puissant'  zd  Huma-  'replet'  (Bar- 
tholomae  Airan.  Wb.  655),  lat.  tûmeô  'être  enflé'  ttimidus^^XiîW 
fuinulus  'tertre'  l*tumelo-s  :  v.  norr.  pumall  'pouce'.  Osthoff 
MU.  IV  125),  gall.  <it'/"aceroissenient'  tyfii  'croître'  bret.  tun 
{<C*tum)  'colline',  a^s.  puma  v.  h.  a.  dûmo  'pouce'  ags.  pymel 
'poucier',  v.  slav.  tijjq  tt/ti  'iriaiveaGai,  pinguescere'  etc.,  i.-e. 
*feMrt■^■-*^^ï- 'gonfler';  cf.  un  élargiss.  par -A-,  &oit'^teu{d)l'-*tû-l;- 
dans  gaul. -lat.  ^Mccrt 'KardtXuiua  ZiuujuoO'  tûcëttini  tuccëtum'RY^iid 
Gallos  Cisalpinos  bubula  dicitur,  condimentis  quibusdam  cras- 
sis  oblita  ac  macerata;  et  ideo  toto  anno  durât',  ombr.  toco 
'tuc(c)as',  V.  slav.  tuîcû  'graisse'  lit.  taulcaî  'graisse'  tdiikas  'pe- 
tit morceau  de  graisse'  tunkù  tiikti  'devenir  gras'  lett.  f«As 'en- 
flure'^mA'^ 'gonfler'  V.  pruss.  iJ«?<A'/s 'graisse',  v.  noir. />/o  ags. 
péoh  v.  h.  a.  dioli  'cuisse',  zd  Haosa-  m.  'cuisse'  (Bartholomae 
Airan.  Wb.  1822),  m.  ïû.tôn  gall.  ^m  {<Hûqnâ.  FickIMo4. 
Pedersen  K.Spr.  I  125.  Jones  A  Welsh  grammar  165)  'podex': 
cf.  ensuite  gr.  ffûjoç  (*tFuj  Fo-ç)  crdoç  (*TFa-Fo-ç  i  aOùjua  cTuupôç 
xaûç  Tûpoç  etc.  Cf.  p.  ex.  Curtius^  226.  Fick  P  61  sq.  445. 
IHM85sq.  Hirt  Abl.  §401.  Wfilde^  s.v.  tumeô  (hihl).  Solm- 
sen  IF.  XXVI  113  sq.  XXX  3d  sqq.  Persson  Beitr.  II  551. 

I.  ion.  att.  TÙ|LiPoç  ni.  'tertre,  tumulns,  tombeau';  corc.  tD)lioç  m. 
GDI.  3186.  3190  m/sens.  11  n'est  pas  sûr  que  tùiuPoç  et  m.irl, 
tomm  'petite  colline'  soient  identiques  à  skr.  tuwga-h  'voûté, 
haut;  subst.  m.  éminence,  montagne'  en  tant  qu'issus  de  i.-e. 
*tu-nigno-  (cf.  Frohde  BB.  3,  133  n.  Fick  1^62.  IH  135.  Ost- 
hoif  MU.  V  86  n.  2.  IF.  IV  266  bibl.  BB.  2],  154.  Brugmann 


—     991     - 

Grdr.  P  090.  IP,  1,  âOC.  Lagercrantz  Z.  gr.  Lautgesch.  124. 
Hirt  Abl.  §  401);  tû^Poç  et  tomm  peuvent  procéder  de  *tiim- 
•b{h)0-f  cf.  *tii-bh-  dans  gr.  TÛqpn  lat.  tûher  wwoxw  pu  fa  etc.: 
TuuP-  :  *tuhh-  comme  KÔpujupoç  :  KÔpuqpoç  Kopuqpr)  etc.  ;  cf.  PVobde 
l.cit.  Ehriicb  Z.  idg.  Spracligeseh.  77.  Solmsen  IF.  XXX  34 
II.  2.  Persson  Beitr.  II  584  ii.  1  ;  voy.  aussi  Pedersen  K.  Spr.  I 
109. 

II.  TÛ|Lipoç,  dans -fepovTu  TVJ)apov  (Eur.  Méd.  1209;  cf.  Héracl. 
167  et  uj  TVJ)LiPf.  Ar.  Lys.  372)  =  TUjuPoTépuuv  èaxaTÔTnpwç  kui 
TTapriXXttYiuevoç  xr)  biavoia  Hésych,;  cf.  TrapTeTÙ|uPer  irapaqppo- 
veî,  fiiaûpiriKev  H.  tùihPoç  <  i.-e.  ^tanib-  est  proche  parent  de 
arm.  fhmhir  (i.-e.  -mp-)  'boisson  stupéfiante'  cité  s.  v.  tOtttud, 
selon  Pedersen  KZ.  39,  363  (contre  J.  Scbmidt  Kritik  65,  qui 
évoquait  gr.  Tûqpo-fepujv  [voy.  s.  v.  Tiiqpuj]  et  got.  dumhs'mwQt'). 

TÛMTTavov  (Ilrdt.  Eur.  Aristopb.  etc.),  TÛrravov  (Hymn.  buni. 

XIII  .3.  Escb.  etc.)  'tambour,  tambourin' (i.-e. -//no-);  Tuiaîia- 
\\Im  'battre  du  tambour  (pass.  marcher  au  son  du  tambour); 
frapper;  bâtonner'.  Voy.  s.  v.  tûtttuj. 

Tuvvôç  'petit,  tout  enfant'  (Tbéocr.  Call.r,  tuvvoûtoç,  -o  'tantil- 
lus'  (Aristopb.).    Etym.  inconnue;  un  avis  chez  Johansson  IF. 

XIV  320  n.;  le  red.  a  prob.  une  valeur  liypocoristiquc,  cf. 
Solmsen  Rh.  M.  06,  503  sq.  IF.  XXX  6.  Le  rapport  avec  boni, 
etc.  TUTÔéç  m/sens  demeure  obscur. 

tùvtXoç  m.  'bouc,  gâchis'  (Mén.)  :  lit.  tc/stii  fv'nifi  'enfler,  monter 
(se  dit  de  l'eau  dans  les  fleuves,  lacs,  etc./  <f«/?«s 'inondation' 
tuntas' tYou\)C,  foule'  fimtais'en  tas',  i.-e,  *tu  ii-  *tu-n-  *tu-en-, 
élargiss.  de*fe?/<?-^-  *^«- 'gonfler'  (voy.  s.v.  tùXoç)  .selon  Persson 
Beitr.  I  480.   H  568. 

liom.  etc.  TVJTTTuu,  fut.  TunTpauj,  aor.  t'iuTTOv  èiunia,  aor.  pass. 
èTÛmiv 'frapper,  battre:  blesser;  heurter,  fouler';  tûttoç  m.'coup; 
empreinte  (en  creux  ou  en  relief);  forme,  figure,  image.  tyi)e, 
modèle;  contour,  ébauche,  etc.';  tuttoûv  'marquer  d'une  em- 
preinte'; TUTTâç,  -âboç  f.  'marteau';  tutth  f.,  TÛmaa  n.  'coup'; 
TÛ(|u)TTavov  'tambour'  (voy.  s.  v.)  :  skr.  prastumpati  gramm.  à 
côté  de  ([uoi  l'on  cite  fôpati  tu  pdf  i  tûmpati  tum  pâtit  'frapper, 
heurter',  arm.  (Meillet  MSL.  IX  15-1  n.;  t/nnbir  'boisson  stupé- 
fiante'(voy.  s.v.  TÛiLipoç  II.    ///////>re/'obstupefieri\  liW.stupnnu 


—     992     — 

'déshonneur;  spéc.  attentat  à  la  pudeur',  priai,  'correction  in- 
fligée à  qn  pour  des  actes  déshonorants'  sfw^jeô'être  engourdi, 
frappe  de  stupeur',  v.  h.a.  stoharùn  'obstupere',  v.  slav.  tûpatl 
'palpitare'  tnpûtH  'strepitus'  hlpûtati  'palpitare,  calcare'  lett. 
staiipe  'traces  de  chevaux  (dans  la  neige,  etc.}',  puis  gr.  axO- 
TTOç  n.  aTuqpeXôç  (JiuqpeXiZiuj  et  leur  groupe  (voy.  s.  vv.  p.  922 
bibl.). 

Tupavvoç  ni.  (f. 'princesse' Eur.)  'maître  absolu;  tyran,  despote; 
—  roitelet  (Arstt.);  adj.  royal';  Tupavv(ç,-iboç  f. 'pouvoir  despo- 
tique, tyrannie  (depuis  Archil.);  souveraineté  (Pind.)';  att.  xu- 
pavveîv  'exercer  un  pouvoir  souverain'.  Il  se  peut  que  xùpavvoç 
soit  phrygien;  les  étym.  proposées  sont  conjecturales  (lit.  ^«é'rm 
tvérti  lett.  twért  'saisir'.  Bez.zenberger  BB.  17,  222.  27,  182 
avec  doute;  —  skr.  turanyûh  'rapide,  zélé'  ou  turvànih' (\wi 
dompte,  victorieux'  tûrvafi  'subjuguer'.  Prellvvitz-  471);  voy. 
Saglio  s.v.  —  Pour  Koipavoç,  qui  est  étranger  au  groiipe,  voy. 
s.  V.  p.  482. 

.att.  xùpPri,  ion.  et  Ig  comra.  crvjppr]  lexx.  f.  'désordre,  confusion, 
tumulte';  att.  xûppâ,  Ig  comm.  aùppd  lexx.  'pêle-mêle';  avp^r\- 
vevjç  m.  (Gratin,  chez  Suid.),  crupPnvoç  lexx.  'turbulent'  :  lat. 
turba  'trouble,  tumulte  causé  par  une  foule,  désordre,  confu- 
sion; vacarme;  foule,  cohue'  ^mj-ôô -m/*" 'tourbillon;  trouble; 
toupie;  mouvement  circulaire',  y.novr.porp  'foule  de  personnes' 
ptjrpa  'serrer,  presser'  pyvpask  'se  rassembler  en  foule'  suiss. 
c?oî-/"visite,  réunion,  assemblée'  (Bugge  BB.  3,112;  mais  pour 
germ.  ^purpa-  'village'  voy.  s.  v.  xépaïuvov  p.  955),  puis  lat. 
turma  'tas,  essaim  ;  escadron',  ags.pi'i/ni  'foule,  troupe  bruyante' 
v.norr.^r^mr 'vacarme',  i.-e*fuer-  {*tur-  Hrii-)  'remuer,  brouiller'  ; 
voy.  s.  V.  xopôvr). 

hom.  etc.  xOpôç  m.  'fromage';  xOpeûuj  (et  xûpôv  xûpfidai  Alcm.) 
'faire  cailler  en  fromage;  fig.  remuer,  brouiller  (Dém.);  ma- 
chiner, comploter';  xOpoûv  'réduire  en  fromage,  faire  cailler; 
brouiller'  :  zd  tû^ri-  n.  'lait  devenu  caséeux,  petit-lait';  cf.  de 
nombreux  hypocoristiques  en  Tùp-  (au  sens  de  'gonflé,  turges- 
cent' ou  de  'lascif,  luxurieux',  tels  TopiXXoç  TOpuuv  Tûpiuvibaç 
Tùpuj  etc.),  puis  xixupoç  (voy.  s.v.)  Tixûôç  crâxupoç  (voy.  s.v.); 
-cf.  lat.  th.  fûro-  'formé  en  balle  ou  en  pelote;  —  masse  corn- 


—     99M     — 

pacte'  (laus  obtura  re-f?7/-6 'boucher,  huiirrcr,  remplir'  turundu 
'pelote  de  pâte  pour  engraisser  les  oies;  charpie  pour  blessures' 
furioi?)  'jeuue  pousse,  rejeton,  tendron'  (voy.  d'autre  part  l'art. 
Te'pvaE  p.  958)  tiirgeô  ("?)  'ctre  gonflé'  (d'un  adj.  *tfirigo-K  ? 
.Selon  Persson  Beitr.  I  4o2  lat.  far(/ê-  <*fr(jè-,  '\.-e.R.{s)ferij- 
'se  raidir''));  i.-e.*fîi-  *teuâ^-  'gonfler,  enfler';  cf.  aûjoç  (*tFuj- 
-Fo-ç)  crâoç  (*TFa-Fo-ç)  Gûjjàu  (Juupôç  raûç  tûXoç  tùXit  et  voy. 
.Solniseu  IF.  XXM  112 sqq.  XXX  :Usqq.  (bibl.). 

TÛpaiç,  -loç  f.  'tour,  f.'  '^Pind.  Xén.);  cf.  TÛpcroç*  t6  ev  uijjei 
oiKobÔMnMtt  Hôsych.,  lûppiç-  TTÛp-fOç,  eTtaXEiç,  Trpouaxûjv  H.; 
emprunts  à  l'Asie  mineure:  cf.  prob.  Tuppnvôç  "•Tupanvôç) 
'Etrusque',  c.-à  d.  '^constructeur  de  tours';  lat.  turris  'tour' 
o.s(|.  tiurri  'turrim'  sont  l'emprunt  grec;  voy.  Fick  Vorgr.  Orts- 
namen  lOU  s(|.  Waldc-  s.  v.  'bibl.).  —  Autre  avis  clie/,  Moller 
Idg.-sem.  Wb.  2r)6. 

boni.  etc.  tutGôç,  -6v  'petit,  tout  enfant'  (tutGov  'ppeqpoç,  Tiaibiov' 
GDI  HBTi,  adv.  hom.  tutBôv  'un  peu',  liom.  Tureâ  'en  petits 
morceaux'.  Le  red.  semble  avoir  une  valeur  hypocoristique, 
cf.  Solmsen  Rli.  M.  56,  5u:î  sq.  IF.  XXX  G:  Persson  P>eitr.  I 
45  n.  bibl.)  pose  un  prim.  ""UUnidho-s,  (ju'il  ia])pruclie  de  ags. 
dott  'speck,  head  of  boil"  angl.  dot  'grumeau,  tache  'd'encre  ou 
de  couleur)',  ce  dernier  mot  s'appliquant  aussi  à  un  petit  en- 
fant (cf.  bas-ail.  diitte  néerl.  dot  je  'cher  petit  enfant'),  d'un 
prégerm.*rf/iMf?//-//-,  qu'il  apparente  à  gr.9Li(y((îiavoç m. 'frange', 
lett.  dufcha  (i.-e.  ^dhndJiia)  'botte  (de  paille,  de  foin)':  très 
douteux;  voy.  Franck-van  Wijk  KW.  s.  v.  dot. 

TUTuO'  r\  f\a\)E  Hésych.  Onomatopée:  cf.  Plaut.  Mén.  (153  sq.  rin 
(idferri  )iocfn<nn,  quiic  'tu  tu''  usquc  dicat  tihi?,  lit.  tut/i(i 'cor- 
ner'  tutlys  'huppe',  puis  gr.  toOtiç'  ô  Kocrcruqpoç  H.,  Taûiaaoç" 


1)  Pcissoii  I.  cit.  lait  remarquer  tiuo,  devant  r  -'-  cous.,  o  et 
u  alternent  .souvent  en  latin  sans  qu'on  voie  clairement  pourquoi; 
pour  ur  <C  '•  il  invoque  tardas  -^  *frz</o-.'<  :  v.  norr.  pmstr:  l'argument 
ne  porte  \y,\i.  tnrdus  étant  vrais,  dialectal  (voy.  s.  v.  orpouGôs  ji.  920); 
€t  l'on  en  dira  autant  de  ursus  <i*rk})Os,  de  funuis  <J*(j'Jfir-no-s, 
de  furca,  abstrait  de  f'urcula  ■<.*gfi>'-tlo-\  voy.  Ernout  El.  dial.  61. 
—  L'hypotlïèse  d'un  ailj.  *tiiri(/o-s  est  d'autre  part  condamnée  par 
Persson  Beitr.  II  954. 

(13 


—     994     — 

ôpviç  TTOiôç  H.,  TauTÉaç'  aùXàç  ^e-fâXaç  H.,  v.  uovr.  piéta  ags. 
péotan  aor.-yrés.  ])ûfa7i  v.  h.  a.  rfio^rt» 'résonner,  bruire'  got. 
puthaûrn' trompette, oà\mfE\  FickP446.  IIP186sq.  Walde* 
s.  vv.  tundo  tussis  (bibl.). 

TÛcpri  f.  'typha  ou  massette,  plante  aquatique  dont  on  bourre  les 
coussins  et  les  lits'  (Théophr.)  :  lat.  tuher  'tumeur,  bosse,  truffe' 
it.  tar-tufo  -tufolo  'truffe'  (avec  -f-  osco-ombr.),  \ .  \\o\'\' .  pûfa 
'éminence  sur  le  sol,  petite  colline'  haut-ail.  diippel  'tumeur'; 
le  sens  de  'touffe,  buisson'  apparaît  dans  lat.  tufa  'aigrette  (de 
plumes)  employée  comme  insigne  militaire',  cf.  alb.f^^/e'branche 
feuillue,  bouquet,  épais  feuillage,  touffe,  etc.',  gr.  méd.  Toûcpa 
'panache'  gr.  mod.  loûcpa  'faisceau,  aigrette',  sard.  tuvu  'buis- 
son d'épines'  fr.  touffe  esp.  tufo  'toupet,  aigrette'  #m/o5 'boucles 
de  cheveux  qui  couvrent  les  oreilles'  ital.  tufazzolo  'papillote', 
les  mots  romans  remontant  à  un  lat.  pop.  tuf-  (-/"-  comme  dans 
\i.  tartufo)\  cf.  ensuite  ags. J^^^/"tuf t,  banner'  je-^??/"leafy, 
luxuriant' 7j«/^  'a  place  full  of  bushes'^^/VZ  'a  bush,  a  thicket, 
a  leafy  plant'  etc.;  i.-e.  R.  tû-hli-  'gonfler',  élargiss.  de  *teua^- 
*tû-  (voy.  s.  V.  TÙXoç).  Persson  Beitr.  1  482  sq.  (bibl.).  566. 

hom.  etc.  TuqpXoç  (dissim.  de  *6ucpX6ç)  'aveugle;  sans  issue, 
fermé;  indistinct,  obscur';  ion.  att.  TucpXoûv  'aveugler;  priver 
de  l'usage  d'un  sens  ou  d'un  organe';  TucpXuOqj,  -ûùttoç  'aveugle' 
Arcad.;  xucpXÛJTTUJ  'être  aveugle,  être  insensible'  (sur  -uOttud 
voy.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.-*  359  bibl.)  :  got.  dmifs  {-h-) 
'sourd,  stupide'  v.norr.  daufr  ags.  déaf  v.  h.  a.  toup  (6)  'insen- 
sible, sourd,  insensé' <germ.*6?«M5rt-,  v.irl.  dub  {*dhubh-)  gall. 
dub  >  du  corn,  duw  >  du  bret.  mod.  diî  'noir'  gaul.  Dubis 
nom  de  rivière  'le  Doubs  (*rivière  noire)',  gotdumbs  ags.dumb 
v.norr.  dumbr 'mueV  v.b.a.  tumb  'muet,  stupide,  insensé,  sourd' 
<  germ.  *dumba-  'couvert  d'un  brouillard,  trouble,  sombre, 
muet'^),  puis  got.  (Iiraiwa-)diibô  v.  norr.  dûfa  ags.  dûfe  v.h.a. 
fûba  'pigeon'  (ainsi  nommé  d'après  sa  couleur;  cf.  TteXeia  :  ttê- 
Xiôç  p.  761  sq.,  lat.  columba  :  KeXaivôç  p.  430,  skr.  kapôtah 
'd'un  gris  bleuâtre;  subst.  pigeon',  v.slav.  </o/({62ï 'pigeon'  :  russ. 
golubôj 'h\t\x\  etc.);  i.-e.  *dhubh-,  voy.  l'art,  xôqpuj.    Curtius^ 

1)  Torp  chez  Fick  IIl^  201  rattache  ce  dernier  groupe  à  suéd. 
dial.  dimha  's'élever  en  forme  de  vapeur',  skr.  dhâmati  'souffler'. 


—     995     — 

228.  Fick  11^  153.  III*  209 sq.  Brugmaiin  Gidr.  l-'  108.  Pe- 
(lersen  K.  Spr.  I  116.  Persson  Beitr.  II  567.  850;  voy.  aussi 
Berneker  EW.  s.  v.  dohn  'bëvbpov,  arbre'. 

TÙcpor  acpfiVÉç  Hésycli.  <  i.-e.  *dhubho-  'coin,  cheville'  a  été 
rapproché  de  ri),  b.  a.  dovicke  néerl.  deiwik  'tampon,  bonde' 
V.  h.a.  ((ji)tuhila  {()i)fuhUi  'tampon,  cheville'  Tcf.  ail.  mod.  dôhel 
'goujon')  nioy. -néerl.  dovel  'bonde'  angl.  doiceJ-piu  cheville' 
suéd.  did)h  'cheville,  bonde'  norv.  dohh  'cheville  de  fer  d'un 
traîneau'  tyrol.  tupp,t  'grand  morceau  de  bois'  (germ.  "^dul- 
<  i.-e.  *dhup-  ou  *d/nif>Jt-  vrais,  'frajiper',  cf.  fris.  or.  duhhen 
'heurter,  battre'  ags.  dnhbian  'armer  chevalier'  v.  norr.  diihha 
'armer,  équiper');  i.-e.  *dhubh-  (-p-)  peut  être  un  élargiss.  de 
*dhû-  'être  animé  d'un  mouvement  violent'  (voy.  s.  v.  GOuj 
's'élancer  avec  impétuosité'  p.  360).  Cf.  Fick  BB.  12,  162.  17, 
322  sq.  Wb.  F  466  scj.  III'  210.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v. 
deuvik. 

posthora.  TÔqpuu  (dissim.  de^Buqpuu),  aor.  Oûipai  Suid.  Hésych.,  aor. 
pass.  èTTi-Tucpi^  (Ar.  Lys.  221  sq.)  'faire  fumer;  pass.  fig.  couver, 
s'allumer  lentement;  —  enfumer;  stupéfier,  hébéter;  incendier, 
brûler';  Tûcpoûv  'remplir  de  fumée,  spéc.  aveugler  des  fumées 
de  l'orgueil,  rendre  fou',  pf.  TeTuqpiJÙa0ai  'être  aveuglé,  affolé, 
fou';  TÛqpoçm.'fumée;  fig.  fumée  de  l'orgueil;  torpeur,  stupeur 
(Hpc.)';  Tûcpiûç,  -LU  (décl.  att.)  m.  et  Tû(pû)v,  -uùvoç  m.  'tourbillon 
de  vent,  trombe  d'eau,  ouragan';  TOcpiùv,  -iJùvoç  (ép.  ace.  Tû- 
cpdova  Hymn.  à  Ap.  .■>06.  352.  Hsd.  Tliéog.  306),  ép.TûqpujeiJÇ. 
-éoç,  -éï,  et  TOqpuOç,  -Où  (Pind.  Esch.  Aristoph.;  ace.  -û  Hrdt. 
III  5)  m. 'Typhon';  Tûqpebdjv,  -ôvoç  f. 'embrasement';  Tûqpebavôç, 
-oO  m.  'vieil  imbécile'  (  Ar.  Guêp.  1364);  Tuqpo-fe'puuv,  -ovtoç  m. 
m/sens  (Ar.  Nuées  008.  Lys.  335).  L-e.  *dhà-bh-  (voy.  l'art. 
TucpXôç)  :  *dh((-  dans  skr.  dhûmà-h  lat.  fûmus  lit.  diïmai  'fu- 
mée' lett.  damais  'de  couleur  .sombre,  brun  foncé'  difmjsch 
'brun  foncé,  brun  noirâtre'  etc.  (voy.  s.  v.  Ou|j6ç  p.  3.5()  sq.^,  cf., 
avec  une  autre  labiale,  skr.  dhupa-h  'parfums',  v.  h.  a.  tûrar 
tûbar  'niais,  insensé'. 

TÛx'l  f.  'fortune',  Voy.  1  art.  TUfxotvuj. 

postliom.  TiuGâilu),  fut. -dcJo^ai  'se  moquer  de,  railler";  Ti.ueaau6ç 
m.,  Ti.u0eia  f.  'mo(iuerie,  raillerie';  OiuTâZier  è|.iTTai21ei,  x^Ê^«<^fi 


—     996     — 

Hésycli.  Etym.  obscure.  —  Pour  hom.  àiâaOaXoç  'follement 
orgueilleux'  (Bezzenberger  BB.  5,  315.  Fick  BB.  9,  316)  voy. 
auj.  Prelhvitz  KZ.  42,  88  fétym.  du  reste  très  douteuse);  pour 
m.  b.  a.  (Bezzenberger  1,  cit.)  tad<d  'tache,  tache  sur  la  peau, 
défaut'  (ail.  mod.  'blâme')  voy.  p.  ex.  Kluge^  s.  v.  Falk-Torp 
EW.  s.  V.  daddel  II.  —  Un  avis  chez  MôUer  Idg.-sem.Wb,  57. 
247. 


Y. 

uaiva  f.  'hyène  (Hrdt.  Arstt.);  une  sole  (aussi  ùaiviç,  -iboç  f. 
Épieh.  fr.  65  K.)'.  Dérivé  de  uç,  gén.  ûôç  m.  f.  'pore,  truie'; 
pour  le  suff.  cf.  Xéaiva  bpdKaiva  XÙKaiva  6éaiva,  puis  (noms 
appartenant  à  la  faune  maritime)  luupaiva  aqpDpaiva  txi'^awa. 
cpiÛKaiva  (pâWaiva  (Osthotf  Et.  Par.  I  328). 

hom.  etc.  uàKiv6oç  m.  ou  f.  'jacinthe'  procède  d'un  *FaKiv9oç 
(cf.  BaKivGioç  nom  d'un  mois  crétois)  transposé  dans  un  dial. 
ion.;  le  mot  est  préhellénique  (cf.  Ficlc  Vorgr.  Ortsnamen 
153  sq.);  le  rapport  (Dohring  chez  Brugmann  Grdr.  IP  237  n.) 
avec  \2iX.juvenciis  gQt.juggs'jeimé'  skr.  yy^^^•rtÇrt-/? 'juvénile'  est 
caduc;  hàt.  vacclnium  'vaciet'  est  l'emprunt  grec  influencé  par 
vacca  vacclnus.  Kretschmer  Wiener  Eranos  (1909),  p.  1 18  sqq. 

uaXoç,  tardif  ueXoç  f.  prim.  'toute  pierre  transparente  (albâtre 
chez  Hrdt.  III  24,  cristal);  ambre,  résine,  gomme,  etc.',  poster, 
'verre  (Plat.;  xuTf]  Xî6oç  chez  Hrdt.);  lentille  de  verre,  miroir 
ardent';  ùdXeoç,  ùâXivoç  'de  verre';  ùaXoeibriç,  -eiç,  -uubriç  'vi- 
treux', vako-  semble  répoudre  à  l'élément  snalo- "pierre  trans- 
parente ou  qc.  de  pareil'  du  nom  scythe,  c.-à-d.  nord-européen, 
de  l'ambre  sualiternicum  (Plin.  HN.  37, 33);  pour  la  confusion 
des  mots  pour  'verre'  et  'ambre'  cf.  germ.  qJësum  ags.  jZo?)* 
'ambre' :  v.h.a.(//rt.s'  v.norr.^/er 'verre';  cf.WeiseBB.  12,159sq. 
Schrader  RL.  74.  297  (autre  avis  sur  suali-  ['.  ags.  sn:elan%r\\- 
1er  sans  flamme']  chez  Bessel  cité  par  Weisc  1.  cit.,  et  Kogel 
IF.  IV  316).  —  Le  rapport  de  (jaXoç  en  tant  que  '*goutte  de 
pluie'  avec  uei  ùexoç  (Sonne  KZ.  12,  359.  Curtius"^  395)  ne 
convainc  pas. 


—     997     — 

i)P6ç  adj.  'bossu'  (Hpc.  Tiiéocr.);  ùpoç  ui.  'bosse'  (Arstt.).  Etym. 
inconnue.  —  Skr.  î(bjâti'd(;\mmcY,  accabler'  (Kubn  KZ.  24,99), 
—  got.  iup  'vers  le  haut'  v.  h.  a.  ûf  ail.  mod.  au f  etc.  (th.  pré- 
^erm*  euh- *ûh-  alternant  avec  *eup-  dans  i.-e.*upo.  Prelhvitz* 
473)  sont  à  écarter;  ôtym.  séni.  chez  Lewy  Fremdvv.  71. 

honi.  etc.  Gppiç,  -loç  -eoç  -euuç  f.  'insolence,  orgueil;  fougue,  ar- 
deur excessive;  outrage,  injure,  sévices';  boni.  etc.  ùppi2uj''Ctre 
présomptueux;  se  démener  d'une  manière  effrénée  ânes  et 
chevaux.  Hrdt.  Xén.);  se  conduire  avec  violence  ou  orgueil  à 
l'égard  de  qn;  trans.  maltraiter,  outrager';  hom.  etc.  ùppiarriç, 
-DÛ  m.  'violent,  fougueux,  emporté',  ù-  semble  être  la  prép.  ù 
(ou  v)  'èm'  dans  cypr.  ù  tuxû  =  èm  Tv\ri,  ùeuEa)nevoç  =  èneu- 
Eâ^evoç,  Oxîipuiv  gén.  sg.  =  èTrixeipou  (i.-e.  fiiaôoû),  rbod.'Yqpu- 
Xibâç  Tbâ)aoç,  béot.  loucTTpoToç,  vrais,  parente  de  uff-ipixeç 
v<5-Tx\r]l  uaiepoç  et  de  skr.  t'id  'en  haut,  vers  le  haut';  le  2**  élé- 
ment est  parent  de  Ppiapôç  ppuÎTTuoç  (voy.  s.  vv.  p.  133);  cf. 
Bugge  BB.  14,  63.  Hrugmann-Thumb  Gr.Gr.-»  .517  (bibl.).  — 
Skr.  ugrâ-h  'violent'  (Bezzenberger  BB.  2,  lôô)  est  à  écarter: 
voy.  l'art.  auEui  p.  101  '). 

cypr.  UYTÊMOç*  (JuWapjî.  ZaXaiaivioi  Hésych.  Voy.  s.  v.  buiii.aor. 
TévTO  p.  144. 

ion.  att.  ÙYn'lç  'sain.  l)ien  j)ortant';  ùfieia  f. 'santé";  ùf leivôç 'sain'. 
ÙYiriç  <  \.-e*sH-g'Jiies  '■''vivant  bien'  (u-  =  skr.  su-  zd  hu-  v.  pers. 
''il-  'bien,  très'  v.  irl.  su-  ,so-);  voy.  s.  vv.  pioç  et  biaiia.  Cf. 
F.  de  Saussure  MSL.  VI  161  S(i.  VII  89  sq.;  voy.  aussi  Wackcr- 
nagel  Dehnungsges.  4.  Zubaty  KZ.  31,  55  n.  1.  -  Pour  skr. 
ugrâ-h  'puissant,  violent'  (Curtius''  187)  voy.  1  art.  aùEui  p.  101. 

hom.  etc.  ÙTpôç 'humide;  liquide;  souple';  ion.  att.  ÙTpÔTnç, -iFOç 
f. 'humidité;  mollesse';  ûfpâZiuu  'être  humide'  Hpc.^;  ùfpuOaauu, 
seul.  prés,  'être  humide'  (Esch.);  uTpaivuu  'humecter"  :  v.  norr. 
rokr,  ace.  ro/./r^/«'humidc'  roAv/rt 'humidité',  \î\\.  Uvidus{udu!i) 
'humide'  «ifo/'-or/.v 'humidité'  /7i-<'.s'c<5 'devenir  moite'  ûvens\\.-v. 
'^ûg'Jê  )  'moite'  umeO  -ère  'être  humide'  umor-oris  'humeur,  li- 
quide, fluide'  (<  &ûj.*ùiuus*ûgL(:'im<t-s),  irl.fùal  [ï.-c.*uog'J-Io-) 


V  ùppiç,  -i^oç  f.  'un  rapace  noi-tunu'"  (>st  pcut-i-tre  corrompii: 
cf.  'JMiompson  (îreok  birds  174. 


—     99.S     — 

'urine',  puis  skr.  î/Zi'.s«ïi 'arroser'  zd  vaxè-  'jaillir  (se  dit  de  l'eau 
et  du  feu)'  skr.  uksân-  zd  uxsan-  'taureau'  (i.-e.  *tiq'^-sen-  '*fé- 
condateur')  gall.  ijch  'bœuf,  got.  auhsa  v.  h.  a.  ohso  ags.  oœa 
Y.norr.oxe'bœi\r:ï.-e.*uegU-  ^'uogV-*ûgy^.  Ourtius^  187;  bibl. 
ultérieure  chez  Zupitza  Gutt.  95. 
tardif  iibeîv  (aussi  ubeiv  gramm.)  'chanter,  célébrer  (Call.  Nie); 
pass.  se  nommer  (Ap.Rh.)';  cf.ubriç'  (Juvêtoç,  f\  Troir|Tr|çHésych. 
Voy.  l'art,  aùbi'i  p.  99. 

hom.  etc.  ubpoç  m. 'serpent  d'eau,  hydre';  ubpâ,  ion.(Hsd.)ubpr|f. 
m/sens;  è'vubpiç,  -loç  (Hrdt.),  èvubpiç,  -iboç  (Arstt.)  f.  'loutre'  : 
skr.  udrd-h 'animal  aquatique'  zd  udra-  'loutre',  v.  norr.  otr 
V.  h.  a.  oftar  'loutre';  i.-e.  fi-  dans  v.  slav.  vydra  lit.  ûdra  lett. 
ûdr.s  'loutre';  lat.  lutra  'loutre'  modifié  d'un  ^iitrcl  <  *udni 
vrais,  par  influence  de  lutuin  'boue,  bourbe'  (Thurneysen  KZ. 
32,  563);  dérivés  de  i.-e.  *nder-  :  ubuup.  Curtius''  248.  Bar- 
tbolomaeBB.  15,  32. 

hom.  etc.  ubiup,  gcu.  ubaTOç  (a  <  n)  n.  'eau'  :  skr.  uddn-  (gén. 
udndh  loc.  udàn)  nom.-acc.  udal'd-ni  'eau'^),  arm.  get  'cours 
d'eau'  (i.e.  '^lœdo-.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  434),  lat.  unda 
'onde,  flot,  vague'  ombr.  une  abl.  'aquâ'  {<i*udn-e)  nom.-acc. 
utur  (=  ubiup),  V.  irl.  usce  uisce  'eau'  (<  ^utslciâ  :  skr.  ûtsa-h 
'source'  =  m.  irl.  os  'eau';  cf.  uboç  -eoç  n.  [Hsd.]  'eau'.  Fick 
11^  268),  got.  watô  -ins  v.h.a.  icazzar  ags.  icœter  v.uorr.  va fn 
'eau'  ags.  icœfr 'hum'iàHé'  v.norr.  ro7rm/sens,  v.pruss.t<»f?.!?m. 
i€unda7i  u/ean'  Vit.  vandû -eus  iiamog.undîl  lett.îidens  v.slav. 
roda  'eau';  sur  alb.  uje  f.  'eau'  {^udn-iiâ  selon  G.  Meyer  Alb. 
Spr.  456,  Brugmann  Grdr.  P  377  sq.)  voy.  Pedersen  KZ.36,339 
(i.-e.*î<d);  phryg.  Pebu'eau'est  suspect  (cf.  Solmsen  KZ.  34, 71). 
I.-e.  *wec^-  *ud-  avec  sutï.  '/„,  cf.  J.  Schmidt  Plur.  172sqq.  Pe- 
dersen KZ.  32,  240  sqq.;  cf.  skr.  iindtti  undati  'arroser'.  Cur- 
tius''248sq.  Fick  I'  128.311.546.  IIP  384.  Brugmann  Grdr. 
I-  107.  141.  687.  II-,  1,310.  Une  forme  plus  pleine  *eued-  est 


1)  I.-e.  "ndii-  prob.  encore  dans  hom.  'A\oa-ù6vri  f.  **flots  de 
la  nier'  (Joliansson  Beitr.  117  sq.),  cf.  prob.  aussi  KaX-ubiûv  KaXûbvâ 
>  Ka\û,uvâ  Kô\u6voç  ci  KaXûbvioi  (Hrdt.  VII  99)  >  épigr.  Ka\0|uvioi 
et  voy.  JedlieUa  MSL.  VIII  447  sq. 


—     991)     — 

dénoncée  par  skr.  odati  f.  'qui  sourd,  qui  bouillonne'  ôdnwn-  n. 
'vagues,  flots'  àdand-m  'purée  de  grains  cuits  au  lait'  zd  aoda- 
'source'  (Joliansson  IF.  I  61.  Hirt  Abl.  §  662.  Keichelt  KZ. 
39,68);  pour  l'analyse  ultérieure  i*eue-d-  élargi  de  *euè-,  etc.) 
voy.  Joliansson  Beitr.  117  sq.  Walde-  s.  v.  iinda  (bibl.).  Cf. 
ensuite  ion.  dvubpoç  'privé  d'eau'  (  :  skr.  aniidrd-h),  ùbapriç 
ubaXéoç  ubapôç  'aqueux'  (suff,  -rro-  alternant  avec  -ro-  de 
àvubpoç  selon  Hrugmann  Grdr.  II'  170.  P456;  autre  avis  chez 
Hirt  Abl.  p.  174),  ùbpaivuj  'arroser'  (Hom.  Eur.),  ubepoç  ni. 
ubpiun;,  -uuTTOç  111.  'liydropisie'  (Hpe.  Arstt.),  ùbepaivuj  'être  hy- 
dropique' (Hpc),  ubpoç  ubpà  (voy.  l'art,  préc),  att.  ùbpiâ  f. 
'vase  à  eau,  hydrie'  (:  lat.  uter  gén.  utriH  <  *î<d/7- 'outre'.  Tliurn- 
eysen  KZ.  32,  563). 

hom.  ÙÊTÔç  m.  'forte  pluie'  {'\.-ç,*si'm-etô-s,  cf.  vîqp-eToç:  pour  les 
exemples  de  û-  voy.  .Scliulze  Qu.  ep.  330  sq);  Oei  'il  pleut'  i  Hsd. 
Hrdt.),  hom.  etc.  uuj  'faire  pleuvoir'  {\.-Q.'^m-iO)  :  al b..s7 'pluie' 
(i.-e.  *5«-.  G.  Meyer  Alb.  8pr.  405.  Alb.  St.  III  43),  tokli.  H 
sice>ie''\)\mG''  suwam  'pleuvcnt'  (Lévi-Meillet  Journ.  as.  1912, 
I,  115sq.),  puis  skr.  su-  sunôti  zd  hunao'ti  'pressurer'  skr.  sd- 
vana-m  'pressurage  (du  soma)'  sômali  zd  haoma-  'soma',  m.  irl. 
sùth  'lait'  (Stokes  BH.  19,  112),  v.  h.a.  sou  ags.  xéair  'sève', 
lit.  sulù  'sève  (de  bouleau)';  cf.  des  élargiss.  '\.Q,.*seuq-t{  *seug 
dans  lat.  sûcus  'suc,  sève*  sûgô'sucer\  x.norr.si'iga  Rgs.sujau 
et  sûcan  v.  h.  a.  sûgan  'sucer',  lett.  siizu  sdkt  'sucer'  v.  pruss. 
suge  f.  'pluie',  i.-c.  *seup-  ^scuh-  dans  skr.  supa-h  'bouillon, 
soupe',  agi>.  .si'qyan  x.non-.  sûjmi  v,  h.  a.  .s«/Vfw 'hunier,  boire', 
v.slav.  susati  {*sup-s-)  'sucer';  etc.  Curtius^  395.  Fick  l*  141. 
329.  559.  505.  Il'  305.  III*  441.  443.  444  sq.  Persson  Wzervv. 
8sq.  176.  Walde^  s.  V.  6MC«s  (bibl.;.  —  Avis  divergent  chez 
Bezzeuberger  BB.  27,  145. 

att.  OeXoç  (aussi  uaeXoç  uaXoç  gramni.)  ni.  'propos  futile,  bali- 
verne'; ueXeîv 'radoter' (Ar.  Nu.  783)  :  vei  'il  pleut'  (K.  su-,  suff. 
•d/do-).  Persson  Wzerw.  8sq.  Solmsen  Untcrs.  268.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  379.  —  Autre  avis  chez  L.  .Meyer  II  161. 

lac.  uiuç,  gort.  uiuç  gén.  uieTjoç  pi.  uîeeç  uiuvç  (i.-e. *.<?<-/</-),  ion. 
att.  uiûç  (boni.  gén.  u'ieoç)  et  uiôç  m.  'fils';  en  ion.  att.  ui  ap- 
paraît tantôt  comme  long,  tantôt  comme  bref,  cf.  les  graphies 


—     1000     — 

ùûç  ù6ç;  dans  hom.  gén.  uîoç  (*uiF-oç)  loc.  uîi  pi.  uîeç  etc.  la 
P  syll.  est  toujours  longue  (i.-e.  *5wm-;  cf.  youvôç  <  *yovF-6ç  : 
Yovu);  on  ne  sait  si  att.  épigr.  nom.  Jwç  (Yl^  s.  av.  J.-C.)  est 
contracté  de  ùûç  ou  est  né  d'une  formation  nouvelle  '''uïç  pro- 
voquée par  gén.  hom.  uîoç  (Brugmann  Grdr.  P  270  sq.  Gr.Gr.* 
41).  Cf.  tokh.  B  sojja  'fils',  arm.  usb'  'fils'  (élargiss.  sous  l'in- 
fluence de  dustr  'fille'.  Lévi-Meillet  Journ.  as.  101^,  I,  llBj, 
puis  (avec  un  autre  suff.)  i.-e.  *sii-7iH-s  'fils'  dans  skr.  sûmi-h 
zd  hunu-à  got.  sumia  ags.  v.  b.  a.  sunu  v.  norr.  siinr  lit.  sûnùs 
V.  slav.  sijnû,  puis  skr.  sutâ-h  'fils',  v.irl.  suth  (*su-ti()  'fétus'  : 
skr.  sùtë  (sâufi)  sùyatè  {sfujati)  savati  'procréer,  enfanter'  zd 
hav-  Imnaml  'j'enfante'  (Curtius°  395);  le  sens  premier  de  i.-e. 
^sÛ7îîis  est  'naissance'  (cf.  l&t.fëtus,  gr.  yôvoç,  got.  haiu\  avec 
la  même  évolution  sémantique);  —  hom.  muuvoç  m.  'petit-fils' 
<*sî(iô[u]-no-s;  voy.  Brugmann  IF.  XVII 483-91  (bibl.).  Grdr. 
IP,  1,  224.  290. 

hom.  ûXaKÔ)Liuupoç  (0  par  ail.  métr.,  cf.  Schulze  Qu.  ep.  180  sq.) 
'aux  aboiements  puissants'.  Voy.  le  suiv.,  et  pour  -|Liujpo-ç  l'art. 
èYXecJÎjmupoç  p.  214. 

hom.  poét.  ùXâv  (ûXdaKeiv  Esch.  Suppl.  877?)  'aboyer';  *uXaE, 
-ttKOç  'aboyeur'  (=  Ht/lax  Virg.  B.  VIII  107);  uXaTM»  "•»  ûXa- 
Yiaôç  m.,  ûXaK»î  f.  'aboiement';  ùXdcrcjeiv  ùXaKTeîv  'aboyer'.  Voy. 
s.  v.  ôXoXûZiuj. 

I.  hom.  etc.  OXn  f.  'bois  sur  pied;  bois  coupé  ou  tombé,  bois  à 
brûler,  bois  de  construction;  fig.  matière';  hom.  uXrîeiç,  att. 
ûXujbiiç  I.  'boisé';  hom.  etc.  ûXo-Toiaoç  m.  'bûcheron'.  Bibl.  des 
essais  antérieurs  chez  Zachariae  KZ.  34,  4.Ô3  sq.,  pour  qui  ùXt) 
est  isolé.  Persson  Beitr.  I  383  n.  rattacherait  *s('(I-  au  groupe 
cité  en  note  s.  v.  EûXov  p.  679  (cf.  lart.  aéX)ua  p.  858  sq.).  — 
Lat.sî7was/7ra 'forêt' demeure  obscur;  voy.Walde-  s.  v.  (bibl.) 
et  Persson  1.  cit.  {^kseJîta  ?). 

II.  CiXn  f.  'boue'  (Hrnd.  III  51),  cf.  uXiiv  tô  KaeîZ;ov  toû  oïvou  ii 
ToO  ubuTOç  Phot.;  uXubbriç  II.  'plein  de  lie,  bourbeux'  (Plut.); 
ûXiluu  'filtrer,  clarifier' (Plut.  Diosc.  Gratin,  chez  Poil.);  ùXicfTiîp, 
-fjpoç  m.,  uXicTTiipiov,  iXicTipiov  'filtre,  chausse'  :  skr.  sûra-h 
'boisson  enivrante'  sûrâ  'brandevin'  zd  liurd-  'koumis'  =  lit. 
.^idà  'sève  (de  bouleau)',  R.  seu-  .s?ï-  (skr.  sunôti  'pressurer'); 


—     lOOl     — 

voy.  s.  V.  ÙÊTÔç  et  l'rellwit/.  '  353.  ^474  sq.    Wootl  Aiii.  .1.  Pli. 

XXI  181  sq. 
uXXoç  m,  'serpent  d'eau;  —  ichiieumon'prob.  <  *ùb-Xo-ç  :  ùbpoç 

=  lac.  éXXd  :  ëbpa.  Brugmann  (îrdr.  P  529.  Gr.Gr.^  126. 
ion.  att.  u)aeîç  ''vous'.  Flexion  :  nom.  lesb.  u)u)aeç  dor.  ù|aéç  béot. 

oi))Lieç  sont  l'ace,  lesb.  etc.  ù)i)a€  élargi  par  -ç  d'après  les  nom.  pi. 

nominaux  en-ç;  ion.att.ûueîç      *jueeç  prob. d'après  gcn.uue'uuv; 

—  ace.  lesb.  ù)H)ae  béot.  où^ie  dor.  v\xé  sans  suff.  casuel:  par  in- 
novation ion.ù)aëaç  att.  u|uâç;  —  gén.  hom.  ufieiiuv  ion.  0)aéujv 
att.  ujuOjv  lesb.  Ù|U)li£uuv  dor.  ujnéiuv  crét.  0)aiujv  béot.  oùjjujuv:  — 
loc.  lesb.  bom.  Ù)li)hiv  et  v^pn  dor.  umv  ù)niv  ion.  att.  ùjaiv  uuîv 
hom.  Oiniv;  th. *us»}e-  <  *ii.'>'sm(e}-,  *((s-  étant  le  degré  réduit 
de  i.-e.  *uès  *uôs  'vous'  dans  skr.  vah  (encl.j  zd  vo,  aec.  pi.  là 

—  \iit.  vos,  a.\h.  jf(  (Pedersen  KZ.  36,  103),  v.  slav.  i-i/  vasii 
vamû  vnnii,  du.  ra  v.pruss.  pi.  icans:  skr.  ace.  i/u.s^mdn  zd  abl. 
ymmat  ont  un  /y-  repris  du  nom.  skr.  nûijdiii  zd  yûzdm  gâth» 
i/ûs  {cL  got. Jûs,  Ut.jùs  v.pruss.  ioûs;  i.-e.  *iu-).  Possessif  : 
lesb.  omaoç  dor.  u)aoç;  ion.  att.  u|uéTepoç.  Cf.  p.  ex.  G.  Meyer^ 
513s(iq.(bibl.).  Brugmann  Grdr.  IP-^, 2, 378-427  (bibl.).  Gr.Gr.^ 
286  sqq.  (bibl.).  Att.  uiiebanôç  'de  votre  pays'  <  *ua,ueb-  i.-e. 
*usmed-  +  -aTTOç  i.-e.  '^-hK/Uo-s:  bibl.  s.  v.  ùXXobaTTÔç.  —  ^  "v. 
l'art.  HMÊiç  p.  323  s(i. 

I.  û)Lir|v  (0),  -évoç  m.  'membrane,  pellicule'  (Arstt.  Tliéophr.), 
propr.  'petit  lien',  prob.  <  i.-e.  *,siumen-  :  skr.  si/uman-  'lien' 
si/iitd-h  'cousu',  v.  b.  a.  siuJa  'aiguille',  v.  slav.  siti  [*siu-)  lit. 
siûfi  lett.  schiH  'coudre',  lat.  .siiO  'coudre'  (voy.  Waldc-  s.  v. 
bibl.;  *seu-  <  *.s7eî/-);  i.-e.  base  sieud'-.  Cf.  Pott  ^V.  i  (Il 2. 
Brugmann  Curtius'  Stud.  IX  2hiS.  Grdr.  I-  273.  749. 

II.  û  )a  îî  V  dans  i)\x^v  uuriv,  û)uriv  ouevai'  ùj,  ùunv  Où  'Y)utvai€  (i> 
bref,  parfois  allongé  métriquement  dans  l'hexamètre  hellénist.)^ 
cri  ])oussé  aux  noces,  n'a  rien  k  faire  avec  le  préc,  mais  est 
parent  de  u)livoç;  les  anciens  médecins  ont  ignoré  ou  méconnu 
l'hymen  virginal;  le  dieu  Hj/ntên  est  une  création  de  la  poésie 
romaine;  cf.  P.  Maas  Philol.  66,  090  sqq.  —  Le  rapport  avec 
skr.  A7///m(/«-  'lien'  etc.  (p.  ex.  Ostboft"  MU.  IV  139  bibl.l,  puis 
skr.  st/al(i  /j  v.  slav.  .sitrî  etc.  'frère  de  la  femme'  (Wiedemana 
BB.  27,  21 2 1  est  donc  caduc. 


—     1002    — 

hom.  etc.  ujuvoç  m.  'cbant,  hymne;  chant  nuptial  (Soph.);  chant 
de  deuil  (Esch.)'  est  parent  de  u)Lir|v  II.  (voy.  s.  v.);  i)|livoç  :  ùjuriv 
-évoç  =  \\fivr]  :  Xi|Lir|v  -évoç.  —  Les  rapports  connus  avec  uqprj 
uqpaîvuj,  en  tant  que  né  de  *ùcp-vo-ç  ''*tissu  de  chants'  (Doder- 
lein.  Aufrecht  KZ.  4,  274  sqq.  Ehrlich  Rh.M.  62,  321  sqq.)  ou 
avec  \j|ur|v  I.  'membrane',  skr.  syûman-  'lien'  etc.  en  tant  que 
'*Liedgefiige'  (Brugmann  Curtius'  Stud.  IX  256.  Grdr.  P  273. 
749.  IP,  1,244)  sont  caducs.  —  Le  rapport  avec  ùbeîv  'chan- 
ter' (*ub|uô-ç  oxyton!  W.  Schmid  Eh.  M.  61,480)  exclurait 
u|uiîv  II.  —  Skr.  sîi-mnd-h  ""well  disposed'  (Burnouf.  Wood  Am. 
J.  Ph.  21,  181)  est  de  même  à  écarter.  —  Skr.  R.  u-  unÔtra\^- 
peler  (?)'  (Fick  IP  53  sq.)  est  inexpliqué. 

tardif  u vvri  (ace.  pi.  uvvaç  Esop.  f.  33)  f.,  cf.  Hésych.  s.  v.,  et 
uviç  (ù)  uvviç  f.  'soc  de  charrue'.  Etym.  incertaine;  peut-être 
gr.  comni.  '^ùiavi-ç  est-il  parent  de  m.  b.  a.  sicade  'faux,  f.'  (cf. 
Brugmann  Gr.Gr.»  191.  ^224  et  voy.  l'art,  ôcpviç  p.  733)^).  — 
La  parenté  avec  ôcpviç  (Brugmann  Grdr.  IP',  1,  288)  est  con- 
testable. —  Autres  hypothèses  encore  chez  Curtius'''  382  (:  uç 
'porc',  avec  Plut.  Banq.  IV  5,  2),  Fick  KZ.  22, 106  (:  \Rt.v07nis 
'soc').  BB.  12,  162  (:  lit.  tisnis  'chardon'),  Bezzenberger  BB. 
27,  178  (:  vaaôç,  voy.  s.  v.),  Brugmann  IF.  XXVIII  366  sqq. 
(ù-  <  *siï-  :  uç  i.-e.  '-'sus  'porc'  +  un  élément  *5m-  rappelant  le 
vaste  groupe  germ.  signifiant  'groin'  ou  'nez',  soit  bas-ail.  snûs 
m.h.a.snût  ail.  mod.  sclinnuze  'groin',  cf.  irl.socc 'groin;  soc'). 

hom.  etc.  urrap  n.  indécl.  'vision  réelle,  réalité',  adv.  'en  état  de 
veille,  en  réalité,  en  fait',  s'oppose  à  ôvap  n.  'songe  pendant 
le  sommeil'.  Etym.  obscure;  une  hypothèse  chez  Prellwitz  ^ 
333  sq.  'M75;  cf.  Johansson  BB.  14,  163. 

hom.  etc.  uftaxoç  'le  plus  haut,  suprême;  le  dernier',  innovation 
pour  *ijTrajao-ç  =  skr.  npamâ-li  zd  up?wa-,  cf.  hom.  )uécrcraToç 
pour  *)aecraa)uo-ç  =  skr.  madhyawd-h,  -aTOç  étant  abstrait  de 
TCTpaToç  è'vaToç  bÉKatoç.  Brugmann  KVG.  §  390.  Grdr.  II-, 
1 ,  226.  Gr.Gr.*  238. 

hom.  pf.  \jTT-€|aviîiuuKe  X  491  'il  tient  la  tête  penchée'  semble 
modifié  tardivement  d'un  ÙTT€i|aii|aûKe  ou  ijTT€|i|Lir|)uOKe  métrique- 


1)  [Voy.  d'autre  part  l'art,  zicad   chez  Franck-van  Wijk  E\V.] 


—     1003     — 

ment  allongé  pour  ÙTT-e^-rmôKe;  cf.  Scliulze  Qu.  ep.  266  sqq. 
Voy.  s.  V.  TÎiLiiJUj  [).  32Ô. 

oTiep  ÙTTèp  aclv.  et  prép.  avec  ace.  'par-dessus,  par  delà',  avec 
g  en.  'au-dessus  de;  pour,  dans  Tintérêt  de'')  :  skr.  xpdri  zd 
upah'i  v.pers.  upariu  'en  haut,  par-dessus',  lat.  s-uper  (cf.  .siih 
s.  V.  UTTO  ÙTTÔ)  ombr.  super  'super',  gaul.  ver-  irl.  for  for-  (< 
Hi\p\er)  gall.  (jor-  'par-dessus,  sur',  v.  li.  a.  uhir  v.  norr.  nfir 
<gcrm.*iiberi)  j::ot.  iifar  'au-dessus  de,  au  delà  de':  \.  Q.*uper{i) 
'au-dessus',  dérivé  de  *upo,  voy.  s.  v.  une.  De  là  uTtepoç  ni. 
(aussi  -ov)  'pilon'  ÙTrépâ  liom.  -n  f.  'cordage  supérieur',  skr. 
i'( para-Il  'plus  proche'  zd  npara-  'supérieur',  lat.  superus  'qui 
est  en  haut'  osq.  supruis  'superis',  ags.  uferra  {-ra  —  got.-iza) 
'supérieur'  got.  ufarô  adv.  'au-dessus'.  Curtius^  289  sq.  Fick 
P  18.  178.  374.  III*  31.  Hrugniann  KVG.  §  592.  Grdr.  II-, 
2,  906  sq.  Gr.Gr.'  §517. 

honi.  ÙTtepberiç,  seul.  ace.  sg.  uTrepbea  >  -béû  'cf.  Hrugmann- 
Thumb  Gr.Gr.'  68)  P  330  'très  insuffisant':  beo)nai.  —  Le  .sens 
de  'intrépide'  (béoç  n.  'crainte'i  est  à  écarter. 

pusthoni.  ÙTTepr|(pavoç  (a-  Pind.  Bacchyl.)  'fier,  orgueilleux, 
méprisant;  magnifi(pie';  att.  uirepricpaviâ  f.  'fierté';  honi.  etc. 
ÙTTCpnqpaveîv  'être  fier;  traiter  avec  dédain'.  Selon  Hrugmanu 
Ber.  d.  sàchs.  G.  d.  W.  1901,  p.  104  (bibl.)  le  mot  est  parent 
de  ùîTepqpiuXoç  <  *ÙTTep-cpF-ia\o-ç  'insolent';  -)]-  est  dû  à  l'in- 
fluence de  composés  tels  que  ÙTiep-rivaip  -r|vopeiuv  ùnep-riveiuoç; 
])our  *-qpF-avo-ç  cf.  TriBavôç  arecpavoç  etc.  —  Autre  avis  chez 
Prellwitz-  476. 

vjTTépîvoç  'vidé,  épuisé,  affaibli'  (Hpc.  Arstt.  :  îvâv  îveîv  (voy. 
s.  V.  p.  376  ). 

hom.  poét.  ÛTrépoTiXoç  'excessif.    Voy.  s.  v.  ÔTrXôiepoç  p.  70S. 

hom.  poét.  ÙTTepqpiaXoç 'excessif,  orgueilleux,  arrogant'<  *ÙTT€p- 
-cpF-iaXo-ç,  cf.  uTTcpqpunç  'qui  croît  démesurément,  extraordi- 
naire, merveilleux'  et  lat.  superbus  C^-hhij-o-s)  supcrbia  -ire, 
K.  bh((-  [bheua-  b/ieijr-)  'être'.    Osthoff  MU.  IV  358  n.  [hM.); 


1)  Hom.  ûireip  n'e.st  qu'une,  notation  i^raijhique  do  la  forme 
ÙTTfcp  avec  ail.  uiétr. ;  pauipli.  ùirup  est  peut  être  modifié  sous  l'in- 
fliience  de  rràp;  —  dat.-loc.  dans  arc.  uoxouevoi  l'intp  to  tu:,  jxoXiq^ 
è\ei)6epi<;i. 


—     1004     — 

voy.  s.v.  uTiepriqpavoç,  —  Autres  avis  chez  Bechtel  Hptpr.  146 
et  Prellwitz  BB.  22,  111.  Wb.^  476. 

ÙTTepiba,  ion,  (Hom.  Hpc.)  -x]  f.  'partie  supérieure  de  la  bouche^ 
palais';  uTrepuîjov,  ion.  (Hom.)  -luïov  'étage  supérieur'  <  *ÙTTep- 
-ujff-m,  -lov,  i.-e.  *d[u]s-  'boucbe'  (:  lat.  os  gén.  ôris  etc.;  voy. 
s.v.  ion,  TTapriïov  p.  747);  cf.  Scbrader  KZ.  30,  484  0?)-  — 
Autre  analyse  cbez  Fiek  11^284  (:  ga\\.  goreu'oipiimus'  <C  gor- 
'super'),  mais  voy.  Jones  A  Welsb  grammar  246.  —  Selon  Rei- 
cbelt  KZ.  43,  107  *uTT€puuFioç  :  ■■'ÙTrepuj-Fo-ç  =  bora.  TTpu)[F]ioç  : 
*TTpuj-Fo  ç;  conjectural. 

ÙTtrivri  f.  class.  'moustacbe',  poster. 'barbe'  Vi:  ÙTinvriTriç, -ou  adj, 
m.  'moustacbu  (Hom.);  barbu  (bouc.  Antb.  V^I  32)'.  ùrcrivri  < 
imô  +  un  élément  obscur;  pour  la  difficulté  d'y  voir  un  tb. 
nominal  *avo-  *iivo-  'visage'  parent  de  &kr. *ana-Ji  'bouche'  (Cur- 
tius''  305  sq.)  voy.  l'art,  ion.  irprivriç  p.  812.  —  Jobausson  BB. 
14, 172  groupe  àîra-vriç  Trpo(Tâ-vr|ç  iiirri-vri  et  y  voit  des  dérivés 
de  formes  casuelles  tirées  de  prép.;  non  convaincant.  —  Skr. 
vâpati,  ptc.  upta-h  "raser'  (Fick  BB.  1,  64)  est  à  écarter. 

hom.  etc.  uttvoç  m.  'sommeil'  <  i.-e.  '^sup-no-.s  =  v.  slav.  swwîf 
alb.  gumi'  'sommeil'  (-m-  <  -mn-  <  -pn-.  G.  Meyer  Alb.  Spr. 
142.  Alb.  St.  III  44);  cf.  i.-e.  *suepn(>-  ou  ^suopno-  dans  skr. 
Si;flyj?ift-/^ 'sommeil,  rêve'  /.d  .x-''«/"«rt- 'sommeil',  arm.A7??</?,  gén. 
Txhnoy  'sommeil'  ^Hubscbmann  Arm.  Gr.  I  504;  \.-ç^.*suopno-s 
selon  Meillet  MSL.  XIII  373  et  Pedersen  KZ.  39,  350),  lat. 
somnus  '.sommeil',  v.  irl.  sûan  gall.  hûn  bret.  hûn  'sommeil' 
{\.-Q.*suopno-s),  V. non'. sue fn  ags..s'M5r^/M 'sommeil, rêve'  v.sax. 
sweban  'rêve'  (germ.  *suebna-  <  i.-e.  *sue2)n6-);  lit.  sàpnas^ 
'rêve'  combinerait  ^'supnas  —  y.slRv.suml  et'^'svapna-s  (?  Brug- 
mann  Grdr.  P  340);  *s«^-  est  le  degré  réduit  de  ^siiep-  dans 
skr.  svdpiti  svdpati  'dormir,  s'endormir'  (cf.  suptd-h  'endormi') 
zdœ'fl^- 'dormir',  lat.  sopor  'profond  sommeil'  (*sicepôs)  sôpiô- 
'endormir,  assoupir'  (voy.  ]\leillet  loc.  cit.),  irl.  foaid  'il  dort' 
{*suô[p]-),  V.  norr.  sofa  'dormir'  suepa  'endormir,  apaiser'  sofa 
'tuer  solennellement'  5^^cé/V^ 'endormir'  v.li.a.  -sicebhen  'sopire',. 


1)  Sui"   les  sens  du  mot  voy.  Willeins  Bull.  Acad.  Belg.  Cl.  d, 
L.  1S99,  no  2,  p.  29sqq.   du  tiré  à  part.  Zacher  fépaç  pp.  229-248. 


—     1005     — 

cf.  v.slav.  sûpafi  (prés.  sûpJjo)  -sypati'àownn-'^  cf.  encore  gr. 
âunvoç  "privé  de  sommeil'  :  skr.  asvapnd-h  zd  ax^'afyia-  lat.  in- 
somni.s,  gv.  èvÙTTviov  'rêve'  :  lat.  somnium  'songe'  =  skr.  svd- 
pnxfarti  "vision  de  rêve',  v.  slav.  stinije  m/sens,  gall.  anhunedd 
'insomnia',  gr.  ùirvaXtoç  ÛTTvnXôç  ÙTTvripôç  'endormi,  somnolent' 
ÛTTVoOv  (ptc.  ace.  |)1.  vmvuûovTaç  par  ail.  niétr.  Q  344,  e  48) 
'dormir  ÛTTvujaauj  att.  -ttuj  'sommeiller'.  Cf.  Cnrtius'^  289.  Fick 
1^  158.  :î41.  .ôTy.  II-»  :325.  III'  548. 

î3  TT  o  adv.  'dessous,  en  dessous',  ùttô  (ép.  poét.  uTiai,  d'où  liom. 
uTrai9a  'en  dessous;  de  côté,  obliquement;  prép.  en  se  détour- 
nant de';  él.  lesb.  Orra  d'après  Kaià,  àvà  etc.;  /iuttu  GDI.52G9) 
l)rép.  avec  ace.  'sous,  au  bas  de,  au  pied  de:  à  l'approcbe  de; 
avec  accompagnement  de',  avec  dat.-loc.  'sous;  sous  la  cku- 
duitc  de,  avec  accompagucnient  de',  avec  gén.-abl.  'de  des- 
sous', avec  le  g  en.  vrai  'sous;  par  le  fait  de,  par;  avec  accom- 
pagnement de'  :  skr.  âpa  'de  dessous  par  ici',  prép.  et  prév. 
'vers,  en  s'approcbant  de'  zd  upa  v.  pers.  upa  avec  aec.  'vers', 
avec  loc.  'près  de',  lat.  suh  'sous'  (<  *\e\l-s-Hpo.  Ostboff  MU. 
IV  266,  o\\*\a]ts  iipo'^iald-^-s-.  Brugmann  KVG.  ij  592?j  .s-m.n- 
{*Hup-s)  os*!.  ^^^  ombr.  su,  irl./b  gall.  qo-  gaul.  vo-  {Vo-retus 
Vo-f/Iantiionesi  'sous'  {<.*uj)\o),  got.  «/"'sous'  v.  b.a.  «//"'sur' 
(pour  û  cf.  v.slav.  vt/sol-û  'haut'  <  *ûps-oko)  oha  'eu  haut'; 
i.-e.  *iq)o  prim.  'de  dessous  vers  qc.'.  Cf.  p.  ex.  Curtius''  29U. 
Brugmann  KVG.  §  592.  Grdr.  IF,  2  §§  718-720.  Gr.Gr.*  §518 
fbibl.).  Giinther  IF.  XX  159  sqq.  V^oy.  s.  vv.  ÙTrèp  uipi. 

uTTÔPpuxa  adv. 'suus  l'eau' (Hom.  Hrdt.).  Voy.  s.  v.  Ppûxioç 
p.  136. 

ÙTTÙfu  iioç  '(|ui  est  sous  la  main'.   Voy.  s.  v.  feTfûn  l).  211. 

ÙTTÔbpa  adv.  'en  regardant  en  dessous'  (Hom.  Hsd.i  <  *-bpaK 
ntr.  (:  bépK0)aai,  voy.  s.  v.  p.  178),  cf.  skr.  ahar-drq-  'contem- 
plant le  jour'  apa-drq-  f.  'regard,  coup  d'œil',  mais  *-bpaK-T- 
est  également  possible;  uTrobpdE  (Call.  Nie.)  n'a  été  créé  que 
tard  d'après  des  formes  connue  àva-fiiï  'pêle-mêle'  (forme  de 
nom.):  cf.  Brugmaim  Grdr.  1-  904  ibibl.).  Il-,  1,  H.'i.  424. 
2,  689. 

ÔTToXâïç,  -iboç  f.  'motteux'.  Voy.  s.  v.  boni.  Xâaç  p.  546  sq. 


—     1006     — 

ion.  att.  uTTTioç  'renversé  en  arrière,  couché  sur  le  dos;  qui  tombe 
à  la  renverse;  plat,  uni  (pays)':  lat.  s  u  pin  us ']^enehé  en  arrière, 
couché  sur  le  dos'  (Curtius^  290),  ir\.fôen  bret.  c'houen  'couché 
sur  le  dos'  (celt.  *sîi[p]-ino-.  Fick  II*  54.  305.  Stokes  BB. 
21,  123)  :  Ù7TÔ  ÙTièp.  —  Lat.  supô-âre  'jeter',  v.  slav.  sûpq  'je 
répands'  (p.  ex.  Henry  Bret.  170)  sont  à  écarter. 

upaH,  -ttKOç  m.  'souris'  (Nie.)  <  *.surak-  :  lat.  sôrex  -icis  'souris' 
<  *suôraJc-;  cf.  ensuite  lat.  susurrus  'sifflement,  murmure, 
chuchotement'  susurra  -are  'murmurer,  bourdonner,  etc.',  élar- 
giss.  par  -s-  ou  (mieux)  renforcement  onomatopéique  de  con- 
sonne de  i.-e.  *suer-  *sur{r)-  'bourdonner,  etc.'  dans  skr.  svdrati 
'bruire'  svard-h  svàrah  'son,  voix',  v.  slav.  svirati  'siffler'  (né 
de  *siHr-)  lit.  surmà  'sifflet,  chalumeau',  ail.  mod.  surren  'bour- 
donner' schwirren  'rendre  un  son  vibrant;  siffler,  bourdonner', 
gall.  chwymti  'gronder'  v.  irl.  sibrase  {^si-suerâm)  'modulabor' 
sirecM i^suêrekta)" mè\où\Q\  Curtius^  354.  Fick  IP  323.  Ost- 
hoff  BB.  24,212.  Walde^s.  vv.  (bibl.);  l'identité  de  ""suer- 
'bourdonner'  avec  *suer-  'dire'  (lat.  sermô  'entretien',  v.  norr. 
suara  'répondre',  etc.;  voy.  s.  v.  épjuriveuç  p.  282  sq.)  n'est  pas 
très  sûre. 

upxn  f.  'terrine'  (Aristoph.)  :  lat.  urna  {*urc-nà.  Brugmann  Grdr. 
P  371.  P  668;  le  rapport  avec  lat.  ûrô  en  tant  que  'vase  de 
terre  cuite'  est  à  écarter)  'urne'  urceus  'cruche'  ombr.  urna- 
sier  'urnariis';  lat.  orca  'tonne'  est  vrais,  l'emprunt  grec;  ces 
mots  pourraient  être  d'anciens  emprunts  phéniciens,  cf.  hébr. 
'araq  'terre'  (Keller  Volksetym.  48;  voy,  Levvy  Fremdw.  102 
bibl.);  V.  slav.  vrûèî  'cruche'  (Bezzenberger  BB.  27,  178)  est 
l'emprunt  got.  aàrkeis  'cruche',  lui  même  emprunt  latin;  cf. 
Walde  -'  859. 

hom.  etc.  ûç,  gén.  ûôç,  ace.  ûv  m.  'porc  ou  sanglier',  f.  'truie  ou 
laie'  =  lat.  sus,  gén.  suis  'porc'  ombr.  si  f  ace.  pi.  (<  ^sù-f) 
'sues'  si  m  (<*sm-w) 'suem',  zd  7if<-'porc,  truie',  alb.  (G.  Meyer 
Alb.  Spr.  90)  ûi  'porc',  cf.  skr.  sûlardh  'sanglier,  porc'  (,1e 
m/suff",  -/>•-  dans  lat.  sucul-a  -us,  v.  gall.  hiicc  'sus'  corn,  hoch 
'porcus'  V.  irl.  soccsâil  'loligo',  ags.  suju  'truie',  cf.  Fick  IP 
305  sq.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  483),  tokh.  B  suwo,  v.  h.a.  su 
ags.  su  V.  norr.  si/r  'truie';  —  tardif  uïvoç  'de  porc,  propre  au 


-     1007     — 

porc,  sale'  :  lat.  .suiniifi  'de  porc'  =  got.  sweln  v.  h.  a.  swln  ags. 
.swin  V. non.  5Mm 'porc',  v.slav.  .s•^•^rt^t'(le  porc',  cf.  aussi  v.slav. 
s-rinija  'porc'.  Curtius-^  .381  sq.  Fick  I»  141.  .*3.32.  .565.  III»  442. 
On  rattache  ord.  i.-e.  *sa-s  'sanglier'  au  groupe  skr.  sâ-h  'pro- 
créateur' gr.  u'iôç  'fils'  (voy.  s.  v.),  le  porc  devant  son  nom  à  sa 
fécondité;  Walde-  s.  v.  y  verrait  un  parent  de  lat.  sûcus  'suc', 
etc.,  en  raison  de  la  prédilection  de  la  bête  pour  le  bourbier; 
selon  d'autres  (Bopp,  Pictet,  etc.)  il  y  aurait  onomatopée.  — 
Pour  gr.  aûç  voy.  s.  v. 

ôainîvi  dat.  B  863.  0  56,  ùauivri  f.  'combat,  mêlée'  (Hom.  Hsd.) 
<  i.-e.*?'«(ZA.s-,  degré  réduit  de  '■ieudh-s-  dans  zd  i/aosti  (  <  i.-e. 
*ieusti-*ieîidh-s-ti-)  'agilité,  activité'  yaoza'ti  v.pers.  yaudatit/ 
's'émouvoir',  cf.  i.-e.  "^'ieudh-  dans  skr.  ijùt  jjûdh-  m.  'combat- 
tant', f.  'lutte,  bataille'  ijihlhijati  ijodhati  'combattre'  zd  //«vl- 
/ye'Vi  'combattre'  skr.  i/udlimali  'belli(|ueux;  subst.  m.  combat- 
tant' (cf.  peut-être  v.slav.  ojiminû,  pi.  ojlmi  'guerrier'  <o--f- 
■^Jinlnio-  =  skr. !/udIimà-li.  Loskien  IF.  XIX  39Hs(i.  XXI  33Sj, 
gall.  corn.  brct.  iiid-  'lutte'  (^'iudlio-  ou  *nidha-)  en  des  noms 
propres,  p.  ex.  v.  gall.  lud-uertlt  {nerf h  'valor'j;  le  sens  de 
'lutter'  est  une  spécialisation  de  '(s')agiter  d"un  mouvement  vio- 
lent', cf.  skr.  ud-jjodhafi 'homWonnev;  s'emporter  de  colère', 
]sLt.JubeO  {^ludli-eio)  'ordonner'  (c.-à  d.  'exciter  à'j  juha  'cri- 
nière' ('*celle  qui  s'agite')  jtibar  'lumière  rayonnante,  scintil- 
lante', Vit.  j II ndà  JHsfi  'commencer  à  s'agiter'  jiidù  judèfi  'se 
mouvoir  en  tremblant'  jiidinu  jkdintl  'secouer'  jiidra  'rafale' 
lett.jaîtrfrt 'force'  pol.  (Baudouin  de  Courtenay  IF.  XXI 196 sq.) 
Judziv  'exciter  à  qc.  de  mal,  soulever'.  Cf.  Curtius'^  397.  Fick 
IF  224  sq.  Ilirt  Abl.  §  463.  Johansson  IF.  XIX  137. 

u(îTTXri(T)H,  -nTCT)»?»  dor.  van\â{f)t  vanXàY^ç  f.  'corde  fermant 
la  carrière;  piège  d'oiseleur  (Tbéocr.)'.  Cf.  ucTTpixeç  Oarepoç 
et  skr.  l'id  'vers  le  liant";  -TTXâ(Y)T-  :  TrXdluj  ( *TTXaffluj j 'frapper'; 
ne  pas  conclure  à  un  gr.  *ùç  =  zd  v.  pers.  lis  'vers  le  haut'  < 
*«</  -|-  .V,  car  va-  est  abstrait  des  formes  où  -ç  est  issu  en  pré- 
liell.  de  -d  devant  t-  8-;  cf.  Brugmann  Ordr.  H-,  2,  903.  Brug- 
mann  Tliumb  Gr.Clr.^  516  sq.  (bibl.). 

(uaaaE,  -aKOç)  gén.  pi.  ùcrcrâKuuv  m.  'aiboîov  fuvaiKeîov'  (Ar.  Lys. 
1001).  Étym.  inconnue:  mot  dial.  ou  emprunté?  —  Le  rapport 


—    1C08    — 

avec  lat.  rûfjtna  (:  gr.  *ùx-.  Bezzenberger  BB.  27, 178)  est  très 
douteux, 

voaàç  m.  'javelot,  le  pilum  romain' (Pol.  Plut.).  Pour  Bechtel 
BB.30, 271sq.  emprunt  carien,  cf/Ycrcr- et-OaaajWoç  éléments 
de  noms  propres.  —  L'avis  de  Bezzenberger  BB.  27,  178 
(*ija9io-ç  :  V.  sax.  ord  v.  h.  a.  ort  'pointe',  germ.  '^'iizda-}  est  à 
écarter. 

vocfujnoç  t'.,  -ov  'liysope  (ou  câprier?/,  cf.  ùcTujTTiç'  ii  aàjLiviJUXOç 
('marjolaine')  Hésycli.  Emprunt  sém.,  et.  liébr. 'ê2ô?):  bibl.  chez 
Lewy  Fremdvv.  38. 

iiaiépa,  ion.  -x]  f.  'matrice',  cf.  ucftoç'  ^aairip  Hésycli.  :  skr.  nd 
'vers  le  haut',  le  ventre  étant  caractérisé  par  sa  saillie,  sa  proé- 
minence; cf.  aussi  skr.  uddra-m  'ventre,  embonpoint,  etc.'  an- 
-iidara-h  'privé  de  ventre'  zd  îidarô-drqsa-  'l'ampant  sur  le 
ventre',  gr.  ôbepoç"  yacTTrip  H.  (<*ubepoç  ou  *  Fôbepoç?),  lat. 
utérus '&Q\\\  ou  ventre  de  la  mère'  {*udero-s)\  voy.  Curtius^ 
228.  Guntert  IF.  27,  48.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,330.  Walde^ 
s.  v.  (bibl.). 

boni.  etc.  uaxepoç  'qui  est  derrière'  =  skr.  ûttara-h  'supérieur, 
de  dessus;  qui  vient  après;  en  plus',  compar.  formé  sur  ûd 
'vers  le  haut';  hom.  etc.  ucriaxoç  Me  dernier'  pour  *ùaTa|uoç,  cf. 
skr.  uttamd  h  'suprême,  extrême,  supérieur,  le  plus  beau'  zd 
ustdma-  'extrême,  dernier'.  Curtius''  228.  Brugmann  Grdr.  II-, 
1,  227.  324.  11'^,  2,  903.  Gr.Gr.^  516  sq.  Voy.  l'art,  u^piç. 

xjcrxpiE,  -ixoç  (uarpi^E. -lYTOç  0pp.;  aussi  ucfSpiH)  m.  ou  f.  'héris- 
son, porc-épic(Hrdt.  Arstt.  Call.);  pi.  soies  de  porc,  de  sanglier 
(Plat,  com.)';  ùaipixiç,  -iboç  f.,  uaxpixoç  m.  'fouet  armé  de 
pointes  pour  les  esclaves'  (Aristoph.  etc.).  Pour  ùa-  cf.  uffTepoç 
ùaTépû  uct-ttMiH  (bibl.),  skr.  ûd  'vers  le  haut';  0p(H,  gén.xpixôç 
f.  'poil,  cheveu'. 

iiqpri  f.  'tissu  (ord.  au  i)l.,  tragg.  Plat.);  toile  d'araignée'  (Arstt.); 
uqpoç,  -ouç  n.  'tissu;  toile  d'araignée;  filet';  hom.  etc.  ùqpaivuu 
(3.  pi.  ùcpôujcTi  ri  105)  'tisser,  ourdir,  machiner,  tramer'  :  skr. 
ûrna-vâhhi-h  {*uëbh-)  'araignée'  (litt.'qui  tisse  la  laine')  nbhnàfi 
umbhâti  unâpti  'tenir  ensemble,  couvrir'  (avec  dpa-  et  prd- 
'lier')  zd  *td>da-  ptc.  pf.  pass.  dans  uhdaëna-  adj.'fait  d'étotfe' 
pers.  mod.  hâftan  'tisser',  alb.  ven  'je  tisse'  {*vehniô.  G.Meyer 


—     1009     — 


Alb.Spr.  95),  y.h.a.weban  m.h.a.icehen 'tisser,  ouvrer,  tresser, 
filer'  ags.  wefan  v.norr.  vefa  (ptc.  ofijin)  'tresser,  tisser'  v.norr. 
kqngur-vâfa  'araignée'  [*uèhh:  Johansson  IF.  III  226)  v.h.a. 
weppiags.webb  (^erm.*uab-ia-,  \.-e*uobh-.  Lidén  IF.  XIX  338) 
V.  h.  a.  ivuppe  'tissu'  suéd.  dial.  ov  'trame'  (germ.  *ub-ia-.  Lidén 
1. cit.)  ;i.-e.*Me6^-*Mo6^-*M6/î,- 'tisser' (Fick  1*547. 111*391);  cf. 
des  bases  parallèles  *auedh-  *audh-  *uedh8.v.  èeMoi  (Add.)*aug- 
*ueg-  dans  irl.  uagini  'je  cous'  figun  'je  tisse'  skr.  vàgurd  i*uèg-) 
'piège,  filet  pour  prendre  le  gibier,  fil'  lat.  i;^him  {*vêgsîo-) 
'voile,  m.  et  ï:  vèxillum  (Lidén  8tud.  20sqq.  Walde*814), 
*au{e)-  dans  skr.  inf.  ôfum  'tisser'  ptc.  -idâ-h  ûtah  'tressé,  tissé, 
cousu'  lit.  aukJè  'bande  pour  les  pieds'  lett.  aukla  'cordon' 
{*autlâ)  V. pruss.  auclo  'licou',  *Me«-  *ueié-  dans  skr.  i-ânati 
'tisser,  tresser'  lit.  vejù  vyti  'tordre,  tourner'  v.  slav.  vljq  riti 
'enrouler,  tresser'  lat.  vieô  'tresser',  tous  élargiss.  de  *m^7- 'tres- 
ser, tisser'  dans  skr.  vâtavë  'tisser,  tresser'  vanam  'action  de 
tisser,  de  coudre  ;  tresse,  natte'  (gramm.)  gr.  rirpiov  dor.  aipiov 
'chaîne  d'un  tissu' »);   voy.  en  dernier  lieu  Franck-van  Wijk 
EW.  s.  V.  wpven  et  Persson  Beitr.  Il  (349  sqq.  (bibl.). 
vvpi  adv.'en  haut'  (Hom.  Hsd.);  hom.  v^^ov  01^661  \j\\iôae  'en  haut'; 
honi.  etc.  ùvi/ôeev  'd'en  haut';  ùvpiuuv  conipar.  'plus  haut'  (  Pind.); 
uipicTToç  'très  haut';  ion.  att.  uijjgç,  -eoç  -ouç  n.  'hauteur,  éléva- 
tion; cime';  hom.  etc.  ùipnXôç  'haut,  élevé'.  Cf.  uiraToç  'le  plus 
haut',  puis  lat.  suii  {*sups)  dans  susqiie  dèque  'de  haut  en  bas', 
irl.  ôs  uas  (*oupsu)  gall.  uch  corn,  ugh  bret.  uc'h  'au-dessus' 
irl.  uasal  {*oupselo-)  gall.  uchel  corn,  hulul  bret.  uchel  gaul. 
OuHeXXov  -a  Uœello-{dûnum)  'haut',  v.  slav.  cysoM'hmi"  (i.-e. 
*ûpso-)  :  ÛTTèp  ÛTTÔ  (\oy.  s.  vv.),  v.h.a.  ûf>  ail.  auf\  etc.   Ost- 
hotiMU.  IV  264  sqq.  (bibl.).    Duvau  iMSL.  VIII  256  sqq.    Jo- 
hansson  BB.  18,  12.    Pedeisen  IF.  V  57  sq.  K.  Spr.  I  75.  93. 
Brugmann  Grdr.  IP,  2,  912. 

1)  Modifiez  daus  ce  sens  l'art.  fJTpiov  p.  330. 


U 


—     1010     — 

a>. 

hom.  etc.  aor.  cpateiv  'maiigei';  çayâç,  gén.  -â  ou  -où  m.  'glouton' 
(Crat.);  qpaYebaiva  f.  'chancre';  qpaYÔveç'  aia^ôweç,  yvàGoi  Hé- 
sych.;  locr.  TTâjuaToqpaYeiv  'brijueiieiv,  bri)uoaioûv'  :  skr.  bhdjati 
-tê  'partager'  bhdga-h  'dispensateur'  (=zd  baya-  v.  pers.  haga- 
'maître;  dieu',  gr. -cpdYOç)  &7<a^f/-^ 'richesse,  bonheur'  hhdksati 
'jouir  de,  consommer'  zd  haxta-  'donné  en  partage'  haxsaHi 
'distribuer',  phryg.  BaYaîoç*  Zeùç  OpÛYioç  Hésycb.  (Curtius'' 
297.  Solmsen  KZ.34,49.  Wiedemann  BB.  28, 13  contre  Torp 
IF.  V  193  sq.,  qui  rattache  le  mot  à  gr.  qpriYÔç,  lequel  procède 
de  i.e.  *bhàg-),  v.  slav.  u-bogû  ne-bogû  'non  fortuné'  bogatû 
'riche'  bogû  'dieu';  i.-e.  *bhag-  'répartir'.  Curtius^  1.  cit.  Fick 
P  87.  264.  487.  Hirt  Abl.  §  762. 

çcxYiXoç  m. 'agneau  ou  chevreau  en  état  d'être  mangé' (Arstt.)  : 
qpaYeîv,  cf.  Théocr.  I  6  xiM«P4J  ^^  KaXôv  Kpéaç,  èffie  k'  àjuéXSriç. 
Fick  GG A.  1894,  p.  247. 

I.  crét.  qpaYpoç  m.  'pierre  à  aiguiser,  aKÔvn'  (Simmias  chez  Ath. 
VII  327  f.).  Lidén  Arm.St.  57  sqq.  tient  le  mot  pour  identique 
à  arm.  bark  {\.-e.*bhag-ro-  ou  *bhdg-ro-)  'acide;  acerbe,  cruel, 
etc.',  prira.  'piquant,  tranchant,  affilé',  cf.  qpoEoç  'ôEuKeqpaXoç' 
B  219;  doute  de  Persson  Beitr.  II  930  (dissira.  de*(ppaYpoç?). 
—  II.  cpotYpoç  m.  'un  poisson';  cpaYUjpoç"  îxOùç  ttoiôç  Hésych. 
(dissim.  de  *cpaYpujpoç.  Fick  KZ.  43, 151),  cpaYpuupioç  (Strab.). 
Il  se  peut  que  le  poisson  ait  dû  son  nom  à  qq  ressemblance  de 
forme  avec  qpaYpoç  I.  ;  voy.  Lidén  1.  cit.  —  Gr.  cpaYeîv  est  à 
écarter  dans  les  deux  cas. 

posthom.  cpaibpôç  (hom.  tt^aîbpri  X  321)  'brillant,  serein,  clair; 
gai';  hom.  etc.  coaibifioç  'brillant,  magnifique'  (voy.  l'art.  XaBpôç 
p.  549  sq.);  qpaibpuvuu 'faire  briller'  (voy.  Solmsen  Rh.  M.  54, 
495  sq.)  :  lit.  gèdras  gaidrùs  'clair'  (Fick  BB.  2, 187  ;  i.-e.*gVh-)  ; 
voy.  l'art,  qpaioç. 

hom.  etc.  q)a{vuu  (*(paviuj),  fut.  qpavuj,  aor.  è'qjriva  pass.  tqpàvriv 
trans.  'faire  paraître,  rendre  visible,  montrer',  intr.  et  moy. 
'briller,  paraître';  ion.  att.  cpavepôç  'visible,  apparent,  clair'; 
cpavri  f.  'torche';  cpavTdZ^uj  'faire  voir  en  apparence',  moy.  'se 
montrer, apparaître';  qpavTaaiâf. 'apparition;  ostentation;  idée; 


—     1011     — 

imagination',  qpaivui  —  alb.  guèg.  hiij  tosq.  be)i  'je  fais'  ''propr. 
'je  fais  paraître';  alb.  comm. *banio.  G.Meyer  Alb.Spr.  23sq.), 
cf.  peut-être  arni.  hanani  'j'ouvre'  (**je  mets  en  lumière,  je 
montre'?),  élargiss.  de  R.  Wui-  dans  skr.  hhdti  'luire,  éclairer, 
briller';  voy.  Brugmann  Grdr.  P  173.  27U.  II»  981.  IF,  3,  306. 
382. 

ait.  (paiôç  'brun,  sombre'<*qpaiF6-ç  ou  *qpaicrô-ç  (*(pai(TF6-ç  selon 
Schulze  Qu.  ep.  62),  i.-e.*gV/i-,  cf.  qpaïKÔv  XainTrpôv  Hésycb.'), 
lit.  galsas  et  gai.^a  'lueur  nocturne  dans  le  ciel'  lett.  gaiss  'air, 
temps',  gr.  cpaibpôç  lit.  gëdras  gaidrùs  'clair'  (lit.  galsas  etc. 
peut  aussi  procéder  de  *gai[d  -sa-);  voy.  Frolide  BB.  3,  14. 
Bezzenbcrger  BB.  16,  249.    Brugmann  Grdr.  11^  1,  201.  539. 

ion.  att.  cpdtKeXoç  ni.  'faisceau,  botte,  fagot'.  Fick  GGA.  1894, 
p.  247  et  Solnisen  Beitr.  I  7  n.  1  conjecturent,  sous  réserve,  un 
sens  prini.  de  'serré  ensemble,  lié  ensemble'  et  un  rapport  avec 
(jqpàKcXoç  m.  (voy.  s.  v.  p.  927)  V?  —  Lat.  fascia  'bande'  doit 
être  écarté.  —  Voy.  s.  v.  cpâdKUjXoç. 

ion.  att.  qpŒKÔç  m. 'lentille,  purée  de  lentilles;  objet  lenticulaire'; 
(paKf\  <  qpaKea  (Epicli.  fr.  33  K.),  ion.  qpaKeri  f.  'lentille  (IIpc), 
purée  de  lentilles  (Aristoph.)'  :  alb.  baOf  {*hhaka)  f.  'fève  de 
marais  (Vicia  faba)'  haOiste  {-isff  suff.  slav.)  'champ  de  fèves'. 
G.  Meyer  Alb.  Spr.  22;  voy.  aussi  Persson  Beitr.  I  253  n.  et 
Walde^  s.  y.faha  (•  dial.  haba,  \.s\Ry.  bobû  v.pruss./môo'fève'; 
cf.  àpttKÔç  :  ôpopoç;  emprunts  à  une  source  de  l'Europe  orien- 
tale?). —  Autre  avis  chez  Fick  BB.  29,  199. 

qpdXaYï,  «ytoç  f.'gros  morceau  de  bois  rond,  gros  bâton  (Hrdt.); 
—  rang  en  ordre  de  bataille,  troupe  rangée  (Hom.  Hsd.),  front 
d'une  troupe  (Xén.);  armée  (en  marche  ou  campée);  —  pha- 
lange; —  att.  faucheux';  qpdXaYïai  f.  pi.  'poutres  rondes'  (>  lat. 
pliai angae  palangae  ïr.  palan  palanche)  :  skr.  bimrijau  duel 
'armons'  (bibl.  chez  Johansson  IF.  II  23  sqq.),  lat.  suffhlmen 
'sabot  à  enrayer,  chien'  (Fick  BB.  1,  62;  *sub-flà(/nien,  i.-e. 
"^bh/f/-,  oi\*-/l(ingnten,  ou*-//<///.s'///e«,  ï.-c.^'bhlc)g-\  y.h.a.balcho 
ags.  6ert/crt 'poutre'  (germ.  occ.  *balkan-)  v.norr.  />/t//Av 'poutre' 
(germ.  sept.  *bellcan-)  ballcr  bolkr  'nmr  mitoyen'  (germ.  sept. 

1)  Autre  avis  sur  fpaïKÔç   (Sopli.  fr.  ICO:?)    clioz  Klnlicli  Z.  idjr- 
Sprachgesch,  30  n. 


—     1012     — 

*haïku-)  ags.  holca  'gangway  (of  ship)'  (germ.  *bulkan-,  i.-e. 
*bhîg-)f  lit.  halzênas  haléena  'poutre  transversale'  resp.  'longi- 
tudinale (du  traîneau)'  lett  bal/ïns  bal fens  "appui  de  charrue'; 
i.-e.  *bheîa^g-,  vrais,  avec  le  sens  concret  de  'pièce  de  bois'; 
cf.  aussi  irl.  6Zo^ 'fragment'.  Bezzenberger  BB.  1,250.  Zupitza 
Gutt.196.  Hirt  Abl.  §  288.  Berneker  EW.  70sq.(bibl.).  Franck- 
van  Wijk  EW.  30.  Solmsen  IF.  XXX  45  sq.;  pour  une  ana- 
lyse ultérieure  (:  m. h. a.  6oZe 'planche  épaisse',  R.bhel{e)-  bheîê- 
'gonfler;  gonflé,  arrondi,  épais,  etc.')  voy.  Persson  Beitr.  II 
849  n.  (bibl.). 

^pdXaiva  f.  'phalène'  (Nie.  Th.  760).  Osthoff  Et.  Par.  I  329  sq. 
songe  à  un  *q)aeiXaiva  <  *q)a[F]e(j-X-aiva  (th.  cpaFeff-  'lumière') 
ou  à  une  dissim.  de  *(pâvaiva  :  att.  qpâvoç  (hom.  ion.  cpaeivôç) 
'lumineux,  clair'. 

<p  â  \  K  Ti  ç,  -ou  m.  'contre-étrave'  Poil.  (voy.  Cartault  Trière  ath. 
34  sqq.)  :  lat.  faix  -cis  (i.-e.  -/-)  'faux'  flectô  'courber'.  Curtius^ 
169.  Brugmann  Grdr.  P  479.  —  Autre  avis  chez  Prellwitz- 
481  (:  cpàXaYE). 

<pàXXaiva  (seule  forme  correcte)  f. 'baleine  (Arstt.);  tout  animal 
énorme  et  vorace,  fig.  (Ar.  Guêp.  35.  39)';  qpdXXri  f.  'baleine' 
(Lycopbr.).  Selon  Osthoff  Et.  Par.  I  321-336  (bibl.  complète) 
<pdXXaiva  contient  le  suff.  abstrait  de  Xéaiva  bpaKaiva  ZiuYaiva • 
Poûç  Gi'iXem  Hésych.  (:  *Z;ùyujv)  etc.;  qpdXXri  <  *<paXiâ,  i.-e. 
^quhal-iâ  ou  *qvhdl-ia  :  v.  norr.  hualr  ags.  hicœl  v.  h.  a.  ical 
welira  'baleine'  m. h. a.  wels  v.pruss.  ^«Zis 'silure',  desquels  est 
vrais,  parent  (avec  Lidén  Uppsalastudier  91  sq.  contre  Osthoff 
op.  cit.  I  324  sq.;  voy.  aussi  Solmsen  Beitr.  I  21  n.  122  n.)  lat. 
squalus  'squale,  chien  de  mer';  non  convaincant;  en  outre,  lat. 
ballaena  présente  un  b-  là  où  l'on  attendrait  jj-  (ou  ph-)  dans 
le  cas  d'un  emprunt  grec;  il  semblerait,  étant  donné  le  rapport 
lat.  Bruges  :  Opvjyeç,  qu'il  y  ait  emprunt  à  une  Ig  balkanique, 
où  6  <  *bh  vaut  gr.  9,  ce  qui  ruinerait  l'hypothèse  ci-dessus; 
cf.  Walde^  s.  v.  Persson  Beitr.  II  797  n.  5  (bibl,);  il  est  vrais. 
(cf.  Persson  1.  cit.)  que  qpdXXri  est  un  fém.  répondant  au  masc. 
cpaXXôç  avec  le  sens  de  'masse  arrondie',  cf.  m.  h.  a.  buUich 
bolch  'grand  poisson,  cabillaud',  i.-e.  *bheî{e)-  *bhelè-  'gonfler'. 


—     1013    — 

(paXXoç  m.  'membre  viril'  (Hrdt.  Aristoph.;:  cpâXriç,  -r|TOç  m. 
m/sens  (Aristoph.Théocr.);  OaXXnv,  -fivoç  m.  épithète  de  Bac- 
chus  (Paus. ;  voy.  Solmsen  Beitr.  1117  sq.)-  I-e.  *bhl-no-  :  irl. 
bail  'membre'  (Fick  II'*  163),  hess.  bille  'pénis'  (Bezzenberger 
BB.  19,  248),  m.  b.  a.  bulle  'taureau'  (=  gr.  *(pdXXuuv  'pourvu 
d'un  grand  qpaXXôç'.  Sehulze  KZ.  29,  263)  ags.  bulluc  'jenne 
taureau'  v.norr.  hole  'taureau'  v.  suéd.  bultn  bol  in  'gonflé'  bulde 
bolde  byld  'gonflement,  abcès'  (Persson  Beitr.  II  796 sq.);  i.-e. 
*bhel(e)-  *bheliê)-  'gonfler'.  Voy.  s.  vv.  qpâXafH  qpdXXaiva  qpXéui 
qpXuuu  OXeùç  qpXôoç  qpXibâv  cpXévp  qpùXXov  etc.  —  Skr.  phô.la-h 
'soc  de  charrue'  (:  skr. jj/m/rt^/ 'crever',  \.-Q*phel-'{t\\àrt\  SUt- 
terlin  IF.  IV  104)  est  à  écarter. 

hom.  cpdXoç  m.  'saillie  du  casque,  en  forme  de  corne'  (voy.  Rei- 
chel  Hom.Waffen^  98  sq.  107  sq.).  Persson  Beitr.  II  757  n.  5 
(bibl.)  y  joint  les  gloses  d'Hésycli.  qpaXôv  tô  dTepeàv  KÙKXuujia 
Toû  ffTépvou.  01  bè  TÔv  lauupôv  (laïupôç  '*qui  s'écarte  de  la  direc- 
tion'), qpaXuu9eiç'  TraparpaTreiç,  q^aXliTTer  pujpaivei,  puis  hom. 
(poXKÔç  épithète  de  Thersite  B  217  en  tant  que  'cagneux,  qui 
a  les  jambes  courbes'  (voy.  s.  v.),  et  rattache  le  tout  à  i.-e.  R. 
ghuel-  attestée  par  skr.  hvdratê  hvdlati  zd  zbara'ti  'aller  de 
travers'  zd  zurah-  v.  pers.  zûrah-  'tort,  imposture',  lett.  firel'ii 
ftcelt  'rouler,  déplacer,  renverser;  courber'  ficeltis  'se  déplacer 
lourdement,  se  rouler,  tomber  à  la  renverse',  lit.  évilti  zvilûti 
'balancer,  bercer'  (i.-e.  *ghul-)  v.  slav.  zûlû  'méchant'  (i.-e. 
*ghîd-;  pour  le  sens  cf.  zd  zûrah-).  Voy.  s.  v.  rpucpàXeia.  De 
là  qpâXapa  n.  pi.  'bossettes  de  métal  ornant  ou  reuforrant  un 
casque  TT  105  (sg.  qpâXapov  'extrémité  supérieure  et  droite  de 
la  tiare'.  Esch.  Pers.  661);  poster,  bossettes  ou  disques  de  métal 
ornant  le  harnais  des  chevaux  et  des  mules'  (>  lat.  phalerae 
f.  pi.);  voy.  Helbig  Épopée  hom.  387 sqq.  Reichel  Hom.Waffen- 
100.  108.  Saglio  IV,  1,425  sqq. 
qpaXôç"  XeuKÔç  Hésych.;  qpaXùvei*  XaiiTrpûvei  H.;  cpdXavGov  tto- 
Xiov  H.;  qpaXiôç  (*(paXi-F6-ç)  'elaif  (Call.);  cpaXiaaeTar  XeuKai- 
veiai.  ciqppiîei  H.;  ion.  att.  9aXaKp6ç  'chauve'  (skr.  Jchalati-h 
'chauve  [Osthoff  Et.  Par.  I  327  n.  bibl.]  est  à  écarter)  :  skr. 
bhala-m  'éclat;  —  front',  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  24)  baie. 
'front',  V.  pruss.  batto  (1.  ballo)  'front'  (Bezzenberger  GGA.  1874, 


—     1014     — 

p.  1 237),  gall.  hal  '(cheval)  marqué  au  front  d'une  tache  blanche' 
bret.  hal  'tache  blanche  au  front  des  animaux  domestiques' 
(celt.  n)al-o-  %al-no-  *balio:  Fick  II*  164.  Henry  Bret.  24), 
angl.  dial.  bail  'cheval  marqué  en  tête'  moy.-angl.  balled  dan. 
hœldet  'chauve',  lit.  hdltas  {*bholdto-s)  'blanc'  balsvas  'blan- 
châtre' lett.  bals  'blême':  cf.  ensuite  ion.  qpaXripôç  (Nie.)  dor. 
q)aXâp6ç  (Théocr.)  'tacheté  de  blanc'  honi,  cpaXripiéuuvTa  {\vô\xo.ia 
N  799)  '(flots)  crêtes  d'écume'  ion.  qpaXripiç,  -iboç,  Ig  comm. 
(paXâpiç  f.  'poule  d'eau',  v.  h.  a.  belihha  m.  h.  a.  belche  'poule 
d'eau',  lat.  fulic.a  {*blioU-kâ)  'foulque',  puis  v.  norr.  bàl  ags. 
bœl  'flamme,  bûcher'  (i.-e.  *bhêlo-),  v.  slav.  béhï  'blanc',  celt. 
*6eZo- 'clair,  brillant'  dans  gSin\.  Belenos  etc.  (Fick  1.  cit.);  i.-e. 
*bhelêi-  et  *bhelë-  *bhele-  *bhël-  (cf.  encore  v.  sax.  bll  'couleur' 
bliâi  'brillant,  clair'  germ.  *bliua-  'plomb'  etc.;  —  lat.  flcivos 
'blond',  irl.  ?;/« 'jaune',  v.h.a.  6Zc7o'bleu'),  élargiss.  de  i.-e.  *6/irt- 
'luire'  (:  skr.  bJiâti  'luire').  Curtius^  297.  Fick  I*  87.  488  sq. 
III*  267.  Persson  Wzerw.  20.  109.  Beitr.  I  28  sq.  180.  II  569  n. 
731.  763.  Hirt  Abl.  §  460.  Berneker  EW.  55  sq. 
ion.  qpàoç,  gén.  qpdeoç  att.  cpdouç,  att.  nom.  contracté  cpûùç  (*cpd- 
Foç,  cf.  pamphyl.  qpàpoç;  i.-G.  *bhdu-es-),  gén.  hystérog.  cpuuTÔç 
(ép.  nom.  qpôujç  prob.  <  qpd[F]oç  -{-  *qpuuç  =  skr.  bhàli  n.  'lumière'. 
Brugmaun  Grdr.  IP,  1, 578  n.  1)  n.  'lumière;  lumière  du  regard, 
pi.  les  yeux';  hom.  *cpduj  'briller,  apparaître'  dans  aor.  3.  sg. 
cpde  t  502,  fut.  ant.  3.  sg.  ireqpriaeTai  P  155;  ptc.  hom.  poét. 
(paé0ujv,  -ovTOç  'brillant';  hom.  qpaecri-iuppoTOç  pind.  cpauai-|uPpo- 
Toç  'qui  brille  pour  les  mortels';  hom.  poét.  cpaeivuu  seul.  prés, 
'briller'  (*q)aFeav-iua)  ;  lesb.  qpdevvoç  (*qpaFe(J-vo-ç)  ion.  cpaeivoç 
att.  cpavoç  (dor.  Oarjvoç  arc.  Oarivâ)  'brillant';  hom.  poét.  tti- 
(paùdKuu  'faire  briller;  faire  voir,  expliquer';  cpaûaiç,  -eiuç  f. 
'lumière;  fauxfeu'gramm.;  qpauocpôpor  AioXeî(;,iépeiaiHésych.; 
<t>uj-,  dial.  Oau-  (eypr.  0au-bct|uoç,  hypocor.  Oauoç  Hiérapytna, 
etc.),  -(pdriç,-cpujv,  dial.-qpduuv  (Fick-Bechtel  Personenn.  284  sq.). 
Cf.  skr.  vi-bhàva-li  vA-bhdvan-  'rayonnant'  {\.-&.*bliâu-.  Persson 
Beitr.  1 117)  ôM^z 'éclairer'  bJiâti-h  'lumière'  (i.-e.*6^«-)  bhâs- 
instr.  bMsu  u.  (poster,  f.)  'lumière,  éclat,  majesté,  puissance' 
su-bhà.s-  'ayant  une  belle  lumière,  éclairant  bien'  (i.-e.  *bhôs-, 
à  quoi  se  rattachent  (puOcTKer  biaqpaûei  H.  bia-cpuj(JKU)  'commen- 


—     1015     — 

cer  à  briller'  Hrdt.  cpuuaTiîp"  Oupiç  11.,  skr.  bhà.sant-  'éclairant' 
bhàsas-  'lumière')  hhanû-h  'éclat,  lumière,  rayon,  soleil'  zd  fra- 
-îî^'^rbriller'  (R.  &«-;  bibl.  chez  Bartholomae  Airan.Wb.  952), 
V.  irl.  hdn  'blanc',  ags.  bônian  'polir'  m.  h.  a.  hiienen  bas-ail. 
hfmen  'cirer,  vernir'  (Kluge''  63).  Curtius^  296  sq.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  536.  —  Prellwitz  BB.  22,  76  sqq.  a  voulu  distin- 
guer R.  hhii-  'luire'  et  R.  hhâ-  'dire';  Persson  Beitr.  II  569  u.  1 
ne  croit  pas  que  l'existence  dune  R.  hhè-  soit  démontrée  et 
admet  (avec  Curtius''  1.  cit.)  l'identité  de  %hu-  'luire,  briller' 
et  de  *hhâ-  'rendre  clair  par  des  mots,  annoncer";  voy.  les  art. 
qpaXôç  cpniLii. 

posthom.  qpdpaYE,  -affoç  f.  'ravin'.  Voy.  s.  v.  cpâpoç. 

(papéipâ,  ion.  ■r\  f.  'carquois'  <  i.-e.  %h)Te-  -.  th.  hhere-  dans  skr. 
hhdrati  gr.  cpépere  qpépe-rpov  'brancard'  éol.  qpepe-va  f.  'dot'; 
voy.  en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  II  661. 

(papKJç,  -îboç  f.  'ride  (de  vieillesse.  Soph.)',  cf.  q)opK6v  . . .  pucrôv 
('ridé')  Hésych.,  puis  lat.  frico  -are  'frotter,  frictionner'  (autre 
avis  chez  Walde- s.  v. /"r/ô,  i.-e.  *mr-),  lit.  hvdukiù  hraùkti 
'gratter,  essuyer,  frotter'  brûlis  'trait'  brùJcszniis  'trait,  raie' 
etc.  lett.  berfchii  'je  frotte,  j'écure'  lit.  breziu  'je  gratte'  et  la 
famille  de  gr.cpàpaoç  n. 'morceau';  \.-G.*bhei'{e)-  'H)hei'i-  ''bheru- 
'frotter,  user  en  frottant,  gratter'  et  'broyer,  émietter';  voy.  en 
dernier  lieu  Persson  Beitr.  II  (589  n.  781  sqq.  859  sq. 

boni.  etc.  qpdpiaaKov  'charme,  philtre  magique,  drogue,  remède, 
poison';  qpapfjaKÔç  m.  'magicien,  sorcier,  empoisonneur;  celui 
((u'on  immole  en  expiation  des  fautes  dune  ville  (Hippon.  Ari- 
stoph.),  d'où  :  scélérat'');  qpapiuâaauj,  att.  -ttuj  'travailler  dU 


1)  [Partant  de  TrapeiaqpdpaKToç  =  TrapaKCKomutvoç.  Uavers  IF.  XXV 
.375-392  dérive  qpdpiiaKov  d'un  'q)cip,ua  n.  'coup',  et  celui-ci  de  R.  hher- 
'frapper',  cf.  lit.  bnriù,  de  .sorte  que  qpctp.uuKov  aurait  siiinifié  'ce  qui 
concerne  un  coup  démoniaque  ou  qui  est  employé  comme  moyen 
curatif  contre  pareil  coup',  étant  donnée  la  croyance  populaire  fort 
répandue  que  des  maladies  sont  causées  par  des  coups  de  démons 
et  f^-uéries  de  même.  Kretschmer  Glotta  III  338  sq.  objecte  que  cpùp- 
laoKov  dans  l'épopée  désig-ne  toujours  une  substance,  herbe,  onfiuent, 
boisson  ou  aiitre  matière,  mais  non  l'action  de  guérir,  de  charmer, 
d'empoisonner;  l'étym.  de  llavers  n'ajoute  qu'une  possibilité  en 
face  d'autres,    p.  ex.  la  dérivation  de  (pépw.  (pépua  '(luod  terra  fert'. 


—     1016    - 

altérer  à  l'aide  d'une  drogue',  qpapina-  prob.  <  i.-e.th.*6^?'meM-, 
cf.  lit.  hmnù  bùrti  lett.  hur'u  burt  'charmer'  (Osthoff  BB.  24, 
144 sqq.,  avec  bibl.  complète);  cpapiiaKÔç  pourrait  représenter 
un  *qpap)aaKiK6ç  (Brugmann  Grdr.  IP,  1,  485);  autre  avis  chez 
Osthoff  1.  cit. 

hom.  cpâpoç,  att.  qpapoç,  -eoç  -ouç  (cpâpéeffffi  Hsd.  Trav.  198)  n. 
'pièce  de  toile;  toile  à  voile;  linceul;  manteau'  <  *qpapFoç  i.-e. 
*bhr-uos  :  lit.  burva  'une  pièce  de  vêtement'  lett.  burwes  biiras 
pi.  'petites  voiles'  (Bezzenberger  BB.  1,  244  n.  Lidén  Stud.  24 
bibl.),  gr.  qpàpar  iiqpmveiv.  irXéKeiv  Hésych,  cpopiiôç  m. 'corbeille 
tressée,  couverture  tressée,  natte';  i.e.  *6^er- 'tisser,  tresser' 
(Schulze  Qu.  ep.  110  sqq.). 

(pàpoç,  -eoç  -ouç  n.  'charrue,  labourage';  â-qpapoç  'àqpàpujTOç* 
(Call.);  poûqpapov  rfiv  eùàpOTOV  f?\v.  qpâpoç  yàp  f[  àpoaiç  Hé- 
sych. ;  qpapdv  'labourer'  dans  ép.  cpapôiucTi  —  qpapiLffi  (Call.)  ; 
aor.  qpàpaai  'axiaai'  EM.;  posthom.  qpdpafH,  -axToç  f.  'ravin, 
précipice;  falaise';  qpàpcroç, -eoç  -ouç  n.  'morceau  arraché'  (voy. 
s.  V.)  :  zd  bâra-  'tranchant,  m.'  {tizi-bâra-  'au  tranchant  affilé'), 
arm.  èeran 'bouche'  (propr.  'trou,  ouverture')  -bir  {L-e.*bhëro-) 
dans  getna-bir  erkra-bir  holabir  'fouillant  le  sol'  br-em  'je 
déterre,  je  creuse,  je  détruis'  br-iç  'pioche'  (Scheftelowitz  BB. 
29,  37  sq.),  alb.  br^j  tosq.  bren  'je  ronge'  brime  'trou'  (en  tant 
qu'issu  de  *bhrma.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  37.  Alb.  St.  III  78),  lat. 
forâre  'percer'(  =  v.  h.  a.  borôn),  irl.  6erw 'crevasse'  berna  m/sens 
bernach  'crevassé'  v.  h.  a.  borOn  ags.  borian  'percer'  v.  norr. 
bora  'trou'  {auga-bora  eyra-bora),  lit.  ôternà 'bouche'  (cf.  arm. 
beran)  slav.  comm.  *borna  'herse'  (russ.  boronà  tchèq.  brdna 
etc.);  i.-e.  *bher{e)-  'frotter,  user,  gratter;  broyer,  émietter, 
fendre;  percer,  tailler,  etc.';  —  cf.  une  base  en  -i-  dans  zd 
brôi&ra-  'tranchant,  m.'  véd.  bhrïnânti  'ils  blessent'  pers.  mod. 
burrldan  'tailler',  lat.  friâre  'broyer,  concasser'  frîvolus  'fra- 
gile, de  peu  de  prix'  fricâre  'frotter',  slav.  comm.  *brîjq  *briti 
dans  russo-slav.  eccl.  btnju  briti  'raser'  v.  slav.  britva  'rasoir' 


cf.  b  229  sq.  ;  pour  le  vocalisme  de  qp^pfaa  :  qpdpiuaKOv  qpapfiaKÔç  cf.  qpé- 
peTpov  :  q)apéTpâ.  —  La  long'ueur  de  la  pénultième  de  cpapinaKÔç  chez 
Hippon.  est  uu  mythe;  cf.  Klotz  Glotta  III  236  sqq.] 


-     1017     — 

etc.  *bridû  *bridûkû  '*traDchant,  sur,  amer'  dans  v.  slav.  hri- 
dûkû  etc.  (Berneker  EW.  86. 94bibl.),  moy.-néerl.  hrîne  néerl. 
mod.  brijn  'saumure,  eau  salée'  (autre  avis  chez  Franck-van 
WijkEW.  s.  V.,  i.-e.*mn»o-  alternant  avec  lat.  marînus),  puis 
\3it.feriô  -«/'«'frapper'  v.norr.6eria'frapper'(i.-e.*6/ior-),  v.slav. 
borjq  'je  lutte'  et  leur  groupe;  —  une  base  en  -u-  dans  skr. 
ft^rtVt'flf/'mâcher,  consommer' ('*émietter';zd6rt^"rirt-'mâcbant', 
V.  h.  a.  brôdi  'fragile'  etc.;  voy,  eu  dernier  lieu  Persson  Beitr. 
II  781  sqq.  (bibl.  et  critique  des  avis  antérieurs);  cf.  aussi 
l'art.  cpâpuYH. 

ion.  hellénist.  qp  dp  croc,  -eoç  -ouç  n.  'morceau  arraché,  portion, 
fragment;  quartier  (d'une  ville.  Hrdt.)'  <  i.-e.  *bhr-s-es-  :  irl. 
6err 'court'  &errrt/w 'tondeo'  {*bher-s-),  cf.  *bhr-s-to-*bh  resto- 
dans  irl.  brissim  je  brise'  {ri<r)  v.  h.a.  brestan  'briser,  arra- 
cher; impers,  manquer'  6>'î/s^'rupture, déchirement'  ags.fter.9/a?i 
V.  norr.  fire.v^a 'crever'  etc.;  *bhr-s-  est  un  élargiss.  de  *bher- 
*bhr-  dans  (pdpoç  n.  'charrue'  et  son  vaste  groupe;  cf.  p.  ex. 
Persson  Beitr.  I  329.  II  555. 

hom.  etc.  cpdpuf^,  -uïoç,  tardif  -uytoç  (Nie.)  m.  f.  'gosier;  pha- 
rynx (Arstt.), trachée-artcre (Hpc.)' (-utE  d'après  XdpuTE. -uffoç) : 
lat.  frûmen  'gosier'  {*frûgmen  ou  *frugsmen),  v.norr.  barke 
'cou'  {*bhorg-);  le  groupe  repose  sur  i.-e.  *bher-  'fendre'  dans 
gr.  qpdpuu  lat./brô  (voy.  s.  v.  qpdpoç);  pour  le  sens  cf.  arm.  herai) 
lit.  burnà  '*fente>bouche'.  Fick  BB.  1,63.  Johansson  IF.  II 
24.  Petersson  IF.  XXIII  403.  Persson  Beitr.  II  888  et  n.  4. 

hom.  etc.  qpdcTTavov  'coutelas,  épée;  —  glaïeul  (Théophr.)'; 
(paafdveTar  Hiqpei  dvaipeîrai  Ilésych.  <  *acpaT-cJK-avo-  :  aqpdZ!u> 
(♦(jqpa-f-iuj)  'égorger';  étym.  ancienne,  cf.  Prelhvitz^  308.  *483. 
Fick  BB.  29,  235.  —  Lat. /"«scv/m 'trident' (Fruhde  BB.  1,  250), 
—  skr.  khadgâ-h  'glaive'  (Jacobi  chez  Bartholomae  IF.  XII 
Anz.  28.  Pedcrsen  K.  Spr.  I  127)  sont  à  écarter  (sur  ce  dernier 
mot  voy.  Vendryes  Mél.  F.  de  Saussure  309  sq.). 

I.  cpdaiç,  -euuç  f.  'accusation,  information  judiciaire;  lever  d'une 
étoile';  qpàcTiaa,  -aroç  n.  'apparition,  vision;  monstre,  prodige; 
etc.'  :  qpaiviu  -OMai. 

II.  cpdaiç, -euuç  f. 'parole  (Arstt.);  déclaration  (Kaxd-,  dTTÔ-);  bruit, 


—     1018     - 

rumeur';  hom.  etc.  cpàiiç  f.,  géu.  et  dat.  inusités  au  sg.  et  au 
pi.  'bruit,  rumeur;  langage,  discours':  qpriiuî*). 

<p  à  a  K  0  ç  m.  "touffe  de  mousse  pendant  des  chênes'  (Théophr.) 
<  *(papcr-KO-ç  =  germ.  *bars-Jca-z  dans  bas-ail.  harsch  "tran- 
chant, âpre'  (au  propre  et  au  fig.),  cf.  celt.  *harso-  dans  v.  irl. 
barr  corn.  bret.  barr  "pointe,  sommet;  lance;  touffe,  toupet'= 
germ.  *barzn-  dans  v.  uorr.  barr  'aiguille  de  pin'  Y.h.a..parrèn 
"faire  saillie',  puis  i.-e.  *bhrs-ti-s  dans  skr.  bhrsti-h  "pointe,  four- 
ehon',  V.  norr.  v.  h.  a.  biirst  ags.  byrst  "brosse',  lat.  fastigium 
"pointe,  sommet',  i.-e.  *bhares-  %hars-  *bhrs-;  —  ou  *qpapcT-K0-ç 
dérive  de  ion.  hellénist.  cpàpaoç  -eoç  -ouç  n.  "morceau  arraché'. 
Dans  la  P  hypothèse  cf.  cpacTKdç,  -âboç  f.  "sarcelle'  (Arstt.  Ath. 
IX  395  d),  qui  serait  ainsi  dénommée  d'après  une  touffe  à  la 
tête  ou  au  col  (??);  cf.  Solmsen  Beitr.  I  5  sqq.  (bibl.),  mais  la 
forme  n'est  pas  siire,  cf.  PacTKàç  (Ar.  Ois.  885)  pocTKàç  (Arstt. 
HA.  VIII  3,  593  b). 

att.  cpdcTKUjXoç  m.,  dim,  qpacTKuûXiov  "sac  pour  vêtements,  objets 
en  métal,  etc.'.  Le  rapport  avec  qpaKeXoç  m.  "faisceau'  est  for- 
tuit ;  celui  avec  lat.  fascia  "bande,  bandage,  lien'  /«sm 'faisceau' 
doit  être  écarté;  Solmsen  Beitr.  I  7  se  demande  si  le  mot  n'a 
pas  signifié  "peau  poilue,  non  rasée',  cf.  nos  chancelières,  et 
soupçonne  un  rapport  avec  qpàaKOç  en  tant  que  parent  de  v.irl. 
barr^iQ.,  voy.  s.  v.  ;  pour  le  suff.  cf.  qpeibuuXoç  d)aapTuuXôç,  pour 
l'accent  ëbuuXov  ébouXiov  "siège'  KÛPuuXov  "kûPitov'. 

att.  qpaTvri  f.  "crèche'.  Voy.  s.  v.  TràBvri  p.  737. 

qpaûXoç  "de  qualité  inférieure'.  Voy.  s.  v.  qpXaûpoç. 

qpaûcTiTE,  -iTTOç  f.  (Aristoph.),  cpaOcTTiYE,  -iTTOç  f.  Poil,  "pustule': 
qpujîç  cpujç  f.  "pustule'  {\.-(i.%h6u-)  et  qpOcyiTH  f.  'tige  creuse  et 
gonflée';  voy.  l'art,  cpûcra. 

qpàn;,  gén.  qpapôç  f.  "pigeon  sauvage'  (Esch.),  prob.  parent  de 
qpâaaa,  att.  qpdTTa  f .  m/sens;  cf.  qpapo-TÛTTOç  m,  "autour' (Arstt.) 
cpapo-KTÔvoç  Hésych.  qpaaao-KTÔvoç  (0  238.  Arstt.);  -p-  peut 
être  issu  de  -gV-  alternant  avec  -qU-  dans  cpâcTffa  <  *(paKia  ;  on 
ne  va  guère  au  delà.  —  Le  rapport  avec  gr.  àOeiuPoOaa'  aKO- 


1)  En  fait,  qpdxiç,  gén.  cpdaioç  (pdoeoç,  s'est  scindé  en  deux  mots 
par   nivellement   de   paradigme;    cf.  Brugmann-Thiimb  Gr-Gr.**  118. 


—     1019     - 

XaaTaivouaa  ('(|ui  se  livre  au  libertiua^'e'j  Hésycb.,  lu.  b.  a. 
(jampen  giimpen  'sauter'  augl.  tojump  'sauter'  m.  b.a.  gïimpeJ 
'bouvreuil'  r/ampel  gumpeJ  'farce,  pièce  burlesque',  dans  l'by- 
potbèse  d'un  i.-e.  *gVh('mh-  'sauter,  bondir'  :  *g>jhmb-  (>  gr. 
9ap-.  Fick  Hli.  16,  290  s(|.  Wb.  I'  410  s(|.  Zupit/a  Gutt.  22. 
98)  est  conjectural. 

hom.  etc.  qpe'Poiaai  seul  jtrés.  et  ipl. '.s"el'l'rayer',  d'où 'fuir';  boni, 
etc.  cpôpoç  m. 'fuite,  crainte;  act.  cpouvantaiP;  boni. etc. cpopeîv 
'mettre  en  fuite;  effrayer;  pass.  fuir;  être  effrayé';  qpopepôç 
act.  'effrayant,  terrible',  pass.  'craintif,  incpiiet':  lit.  bcffu  hëgti 
'courir,  fuir'  bégas  bëgis 'com&c,  fuite'  v.slav.  bêgii  'fuite'  bégnq 
bégnqti  bêzq  bèzntf  'courir,  fuir'  brsfro  'fuite';  i.-e.  *bJiegl'-. 
Fick  BB.  6,  215.  Wb.  I^  490.  —  Hirt  Abl.  §  077  et  Keicbelt 
KZ.  39, 46  posent  un  i.-c- hlniegu-  et  groupent  sous  un  *bheijegl'- 
(pépo)aai  et  qpeûfuu;  ini])robable. 

posthom.  qpéTTOç,  eoç -ouç  n. 'éclat,  lumière';  cpéffuj  (scul.jjrés. 
et  ipf.)  intr.  'briller',  trans.  'faire  briller',  pass.  'briller  (cpXoTÎ 
Ar.  Gren.  344)'.  Le  rapport  cbcrcbé  avec  v.  b.a.  fiincho  m. b.a. 
viinke  vanJx'e  'étincelle'  (dont  l'étym.  est  incertaine;  voy.  p.  ex. 
Franck-van  Wijk  EW.  s.v.  ronl-),  puis  (p. ex.  rrellwitz'  484) 
lit.  .<f;;/?Ar7^'7/ 'briller'  .s7;//?///.s- 'clairière'  Ictt.  sptn/dhm'C-flal,  bril- 
lant du  vernis'  etc.  (skr.  pàjah  n.  'éclat,  force,  célérité'  n'ap- 
partient vrais,  pas  à  ce  groupe),  dans  Ibypotbèse  d'une  base 
{s)p{Jt)et9g;  est  douteux.  —  Un  avis  improbable  cbez  Stokes 
BB.  19,  71,  Stracban  BB.  20,  36  (-.  irl.  eig  et  è.sra  Mune"). 

hom.  etc.  qpeiboiaai,  aor.  red.  hom.TreqpibeaOarménager,  épargner, 
être  économe  de;  éviter,  se  dispenser  de':  qpeibôç  qpeibiuXôç 'mé- 
nager, adj.,  pnicimonicux'-.  boni.  etc.  qpeibuO.  -ôoç  -oûç  f.,  boni. 
qpeibtuXn  r.  'ménagement,  mesure;  parcimonie',  qpeib-  <  i.-e. 
*bhekl-  semi)le  un  élargiss.  de  i.-e.  *bh('i-  'avoir  peur,  appré- 
bcnder'  dans  skr.  bJuii/aff  v.  slav.  bojati  se  'craindre',  etc.  (fi- 
lière'craindro  ménager').  Fick  KZ.  41,201.  Wood  Cl.  Pbil. 
III  79.  —  Le  rapport  avec  skr.  bh'inâtti  bh'dati  Tendre'  bhi- 
dydtê  'être  fendu',  lat  findô  'fendre',  got.  beitan  v.  b.a.  blztin 
v.  norr.  bita  'mordre*,  le  verbe  grec  ayant  signifié  '*se  séparer 
de  qc.'(Prell\vit/'  341.  -484.  Hrugmann  KVG.§221),  soulève 
des  difficulté?  sémanti(iues;  cf.  aussi  Brugmann  Grdr.  II-,3, 118. 


—     1020     — 

qpeX-fûver  otauveTeî,  \Y]pi\  Hésyah.  :  skr.  phalgû-h phalgvà-h 
'faible,  insignifiant'  (Hoffmann  BB.  18, 154),  \it.  paspilg^s\b\é) 
pauvre  eu  paille',  v.  norr.  spialk  'mince  morceau  de  bois'  ags. 
spilc  'attelle';  i.-e.  *{s)phelg-,  élargiss.  de  *{s)phel-  'fendre' 
(Persson  BB.  19,  258). 

qpeWeûç,  -éuuç  m.  Hésych.,  yn  cpeXXiç  Poil,  qpeXXia  n.  pi.  (Xén.) 
'terrain  inégal,  pierreux';  à  qpeXriç  'non  raboteux,  uni  (Aristoph.)  ; 
fig.  simple,  sans  recherche';  th.  qpeXXo-  cpeXoa-  au  sens  de'émi- 
nence,  inégalité',  cf.  v.  norr.  baie  {*bholen-)  'émiuence  le  long 
du  rivage'  (Persson  Beitr.  II  797  n.  3)  et  voy.  l'art,  suiv. 

qpeXXoç  m.  'écorce  (qpXoiôç  bévbpou  Hésych.),  liège  (Pind.  Esch. 
Plat.);  chêne-liège  (Théophr.,  aussi  qpeXXô-bpûç, -Ooç  f.)'<*(peX- 
-vo-ç  sens  P*" '*gonflement,  *excroissance,  *enveloppe  épaisse', 
R.  qpeX-  i.-e.  *bhel-  'gonfler',  qui  exprime  aussi  l'idée  d"émi- 
nence',  de  'qc.  de  rond,  de  bombé;  —  d'épais  et  de  grand',  cf. 
gall.èaZ'éminence,  sommet  de  montagne',  y.  non.  baie {*bholen-) 
'monticule'  v.h.a.  ballo  balla  {*bhol-n-)  'boule,  balle,  etc.'  v.norr. 
6o/Zr 'boule,  balle,  testicule'  m.b.a.  {ars-)bille  'fesse'  suéd./b^a- 
-bjàlle  'éminence  charnue  sous  les  orteils'  {*bheî-n-),  russ.  bo- 
lond  (v.s\a.Y.*bolna)  'excroissance  aux  arbres',  gr.  cpoXiç,  -iboçf. 
'écaille  de  reptile'  (cf.  cpXôoç  s.v.  cpXéuj).  Fick GGA.  1 894,  p.  247. 
Wb.  IIP  266  sq.  Lagercrantz  chez  Torbiornsson  LM.  I  71. 
Persson  Beitr.  II  797. 

ion.  poét.  cp  é  p  p  LU  seul.  prés.  ipf.  et  plqpf.  3.  sg.  èTreqpopPei  act. 
'faire  paître  (Eur.),  nourrir  (Hymn.  hom.  Eur.),  entretenir  (oÎkov 
Hsd.)',  pass.  'paître,  se  repaître,  se  nourrir',  moy.  'se  nourrir 
de';  ép.  ion.  poét.  cpoppri,  dor.  -d  f.  'pâturage,  nourriture';  qpop- 
pdç,  -dboç 'nourricier,  fécond  (Soph.);  qui  va  paître';  qpopPeid  f. 
'licou  d'écurie'  (Xén.  Éq.  V  1).  I.-e.  *bher-b-,  cf.  avec  d'autres 
déterm.  skr.  bhdrvati  'mâcher,  dévorer'  zd  ba°"rva-  'mâchant' 
et  V.  norr.  bergia  'goûter'  ags.  bi/r{i)gan  'goûter,  manger',  cf. 
Fick  BB.  6,  215.  Wb.  I*  492  (mais  irl.  bairgen  'pain  <  *&/?«- 
ragen-  :  lat.  farrûgô  'mélange  de  divers  grains'  far  'épeautre'. 
Pedersen  K.  Spr.  I  101.  II  25;  autre  bibl.  chez  Walde^  g.  v. 
fer{c)tum).  —  Lat.  forbea  gl.  'nourriture'  est  emprunté  (*(pop- 
Paia);  lat.  herba  est  d'origine  inconnue  et  ne  pourrait  être  pa- 
rent que  si  son  h-  était  dialectal;  cf.  Ernout  El.  dial.  179. 


—     1021     - 


cpepéapioç  'qui  apporte  la  vie,  uounicier' (Hymn.  hom.  Hsd. 
Escb.)  est  modifié  de  *(pep€-pioç  d'après  èTrea-pôXoç  i-ixéc-naXo^ 
'OpécT-pioç  ôpea-Ktùoç  etc.,  en  face  de  èîTe-oç  efxe-oç  ôpe-oç  etc., 
le  a  ayant  été  senti  comme  élément  de  composition;  cf.  Solm- 
sen  Unters.  20  sqq.  (bibl.). 

ép.  (pepe-aaaKriç,  -éç  'qui  porte  un  bouclier'  *-aa-<-tu-).  Voy. 
8.  V.  aàKoç  p.  849. 

hom.  poét.  snpcrl.  (pepicjToç  'le  meilleur  ou  excellent' =  zd 
ba'rista-  'le  plus  secourable',  i.-e.  R.  bher-  'apporter,  rapporter, 
être  productif  (voy.  s.  v.  (pépuu),  cf.  cpepiepov  Kpeîaaov,  ànà 
Toû  9épeiv  peXTiov  Hésycb.,  (pôpl^oç•  XuaiTeXnç  etc.,  zd  a'bî- 
■ba'rista-  'le  plus  productif,  le  plus  profitable';  le  sens  de 'bon' 
dériva  de  celui  de  'productif  et  évolua  en  'excellent'  en  géné- 
ral; cf.,  de  la  m/R.  bher-,  arm.  bari  adv.  'bien'  barvokh  'buono, 
ottimo',  alb.  mbarE  'bon,  heureux'  etc.;  cf.  Fick  Wb.  P  15b. 
DelbriickIF.XIV46sqq.  Persson  Beitr.  I  2ôsqq.  (bibl.);  même 
avis,  avec  divergence  quant  au  rapport  sémantique  entre  (çi- 
piaxoç  et  qpepeiv,  chez  Osthotf  MU.  VI  163  sqq.  »).  —  Le  rap- 
port avec  lit.  géras  'bon'  (qpe'piaToç  étant  éo  1.  et  issu  de  *gvher-. 
Bezzenberger  BB.  2, 191.  Hirt  PBrB.  23,  351  sq.  Solmsen  KZ. 
34,  536  sqcj.  etc.)  est  à  écarter. 

ion.  att.  qpepvtî  f.  'ce  qu'on  apporte  eu  mariage,  dot':  alb.  bars 
(*6Aor«fl)  f. 'fardeau',  got.  v.norr.  \.h.n.bar7i  ags.beorn  (germ. 
*barna-  n.,  propr.ptc.  pass.  de*/>e/Y//?  'porter') 'enfaut'(G.Meyer 
Alb.Spr. 28),  lit.  béruas'valcV  lett.  fte/-«.y 'enfant' (Bezzenberger 
BB.  17,  221.  Wiedemann  BB.  27,  224);  i.-e.  R.  bher-  'ferre'. 

(pe'puj,  seul.  prés,  et  ipf .'porter'  =  skr. bhdrati  {bharti  =  \&t.fert; 
cf.  hom.  iinpér.  2.  pi.  qpepTe  I  171  ;  bibhdrti  bibharfi)  zd  bara'fi 
{v.pers.b(ir(i"tii/  'ils  portent')  'j)ortcr'  arm.  (Hiibschmann  Arm. 
Gr.  I  429)  berem  'je  porte,  j'apporte'  (phryg.  appepCT 'il  ap- 
porta'. Ramsay  KZ.  28,  385)  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  35  sq.) 
bie,  2.  pi.  birnl  'je  conduis,  j'apporte'  lat,  ferô  ferre  'porter' 
(ombr.  fertu  =  'ferto'  fcrest  'fcret'  vnlsq.  ferom  'ferre'i  v.irl. 

1)  Compar.  qpépxepoç  aurait  supplanté  éol.  *(péppLuv  =  att.  iou. 
•qpeipiuv  «Vp-iujv)  ou  g-r.  *q)ep(u)v  «  *(pep-i[o]-u)v)  sous  l'influence 
de  ÛTT^pTepoç  'supérieur'  et  de  son  antipodique  vépxepos  'inférieur'; 
sur  qj^pxepoç  on  créa  un  superl.  qpépTaroç. 


-     1022     — 

hiru  'je  porte'  (Thurneysen  KZ.  44,  113  sq.  Pedersen  K.  Spr. 
II  463  sqq.)  as-hiur  'je  dis'  (<  ^eks-hherô)  dobiur  'je  donne' 
gall.  ci/meraf  "je  prends'  (<  *kom-hher-)  got.  hairan  v.  h.  a. 
beran  ags.  heran  v.  norr.  6era  'porter'  v.  slav.  herq  (inf .  hïratt) 
'rassembler,  prendre'  tchèq.  heru  hràtî  'prendre'  (le  sens  ancien 
de  'porter'  est  conservé  dans  v.  slav.  brème  'fardeau'  :  skr.  bJidr- 
man-  'le  fait  de  porter;  entretien;  fardeau' =  gr.  cpépina  n.  'en- 
fant, rejeton;  fruit  de  la  terre',  cf.  arm.  bern,  gén.  berin  'far- 
deau'); i.-e.*6J^er(e)-  'porter,  apporter',  à  côté  de  quoi  une  base 
lourde  bherë-  {&kv.bTiaritram,  etc.,  voy.  l'art,  f ut.  qjpricruj) ;  cf. 
ensuite  i.-e.  *bhr-H-  dans  skr.  bhrti-h  'le  fait  de  porter,  entre- 
tien, subsistance,  salaire,  nourriture'  zd  -bsr^tis 'offre'  lat. /"ors 
'hasard'  irl.  brith  'naissance'  got.  gabaûrps  v.  h.  a.  giburt  ags. 
;^ebyrd  (angl.  birth)  v.  norr.  burâr  'naissance',  cf.  aussi  skr. 
bhrfijà  'nourriture,  soins'  got.  baûrpei  v.  h.  a.  burdl  'charge'; 
—  i.-e.  *6^r-  dans  hom.  etc.  bi-qppoç  m.,  pi.  bicppa  n.  (voy.  s.v. 
p.  191);  — \.-Q.*blier{e)-  dans  qpépeipov  hom.  cpépipov  'civière, 
brancard'  (:  lat.  ferculum  'civière,  plateau')  ion.  att.  qpepvri  éol. 
cpépeva  f.  'dot'  (voy.  s.  v.);  —  i.-e.*bhrre-  dans  qpapéTpû  f.  'car- 
quois' (voy.  s.  V.);  —  i.-e.  ^bhor-  dans  cpôpoç  m.  'impôt' =  skr. 
bhâra-h  m.  'gain,  prix,  butin;  fardeau,  masse,  etc.'  v. slav.  sic- 
-ftom'auvébpiov'  (cf.  lett.  ôamèa?"*- 'monceau,  masse',  a\b. bafe 
<*bhor7iâ  'fardeau',  got.  barn  'enfant'  etc.),  qpopôç'qui  pousse' 
=  skr. -bhard- h  vA-barô-  arm. -rt-i;or 'portant,  apportant' (XeuKO- 
çôpoç  :  arm.  lus-a-vor,  cf.  arm.  lus-a-ber  :  lat.  lûcifer),  qpopd  f. 
'action  déporter',  cpopeîv 'porter',  hom.  etc.  cpopioç  m. 'fardeau, 
charge,  cargaison';  —  le  degré  long  fléchi  dans  cpuup  m.  =  lat. 
fur  'voleur'  (voy.  s.v.)  hom.  qpuupiaïuoç  m.  'coffre'  (voy.  s.v.). 
Cf.  p.  ex.  Curtius5  299sq.  Fick  I^  90  sq.  265  sq.  492.  IH 
169  sq.  III^  260  sq.  Persson  Beitr.  II  642.  693. 
hom.  etc.  qpeÛTw,  fut.  (peû2o)aai,  aor.  eqpuYOv,  pf.  TréqpeuYa  'fuir; 
être  exilé;  être  accusé  ou  défendeur';  cpuyii  f.  =  lat. /m^« 'fuite'; 
qpUYaç,  -âboç  m.  f.  'qui  fuit;  exilé;  transfuge';  hom.  qpùZia  (*(pu- 
Yia)  f.  'angoisse,  crainte';  hom.  TiecpuZioTeç  pi.  'eilVayés,  en  dé- 
route' (modifié  de  irecpeuYÔTeç  d'après  cpLiZ;a.  Solmsen  Rh.  M. 
66,  140  sqq.)  :  lat.  fugiô  pf.  fûgl  'fuir',  skr.  bJwjdfi  'courber, 
ployer,  éloigner  en  poussant'  bhugnd-h  'courbé'  bhûjah  'bras* 


—     1023     — 

('*courbure';  cf.  pour  le  sens  lat.  lacertus)  bhôga-h  'repli  d  im 
serpent,  anneau',  irl.  fîd-bocc  'arc  de  bois'  (celt.  *biil:ko-s  < 
*bugn6-s.  Fick  II*  180),  v.  norr.  bmigr  v.  h.a.  boug  'anneau' 
got.  biiigan  v.  h.  a.  biogan  'ployer'  v.  h.  a.  bougen  ags.  bûjan 
'se  plier,  fuir'  v.  norr.  bogenn  'courbé'  v.  h.  a.  bugo  ags.  6oja 
(angl.  bow)  v.  norr.  f)oge  'arc',  lit.  Inigstu  bûgti  's'effrayer* 
6rtM7/M.s' 'craintif  bauglnti '^Vina  fuir';  i.-e.  *bheug-,  à  côté  de 
quoi  pour  le  germ.  *bheugh-  ou  *bheuq-  (cf.  v.  h.  a.  buh'd  'col- 
line', lit.  buMùs  'rusé',  prim.  '*courbe'?).  Cf.  p.  ex.  Curtius' 
189.  Fick  P  89.  263.  490.  III*  273  sq.  Walde^  s.  v.  (bibl.). 

(péipaXoç  m.  'étincelle  de  cendre  chaude'  (Aristopb.  Arstt.); 
cpeijjdXuE,  -ufoç  m.  m/sens  (Archil.  Ar.  Lys.  107);  cpeijjaXoûv 
'réduire  en  cendres'  (Esch.).  l.-e.*bhe-bhsfdo-s,  à  côté  de  quoi 
qjôXoç  m. 'fumée' (Escb.),  boni.  etc.  qjoXoeiç 'fumant',  q^eXôç" 
aiGaXôç  Hésycb.  :  skr.b?iàs-ma7i-  'cendre',  i.-e.  */>/?e.s- (skr.  bd- 
bhastï)  'écraser'  ('cendre'  =  'le  pulvérisé')  ou  *bhefi-  'souffler' 
('cendre'  ==  'qui  tourbillonne')  selon  Persson  Wzerw.  62.  liH. 
19,  258  n.  2  (bibl.). 

hom.  qpq  'comme'  leçon  de  Zénodote  B  144.  E  499  :  zd  bu  bii'hi 
'vraiment,  en  effet',  arm.ôrt  particule  emphatique  (Hiibschmann 
Arm.  Gr.  I  427  sq.),  lit.  bà  'mais  oui,  assurément'  v.  slav.  bo 
'car,  en  effet';  bibl.  chez  Brugniann-Thumb  Gr.Gr.*  ()30;  cf. 
Berneker  EW.  s.  vv.  slav.  comm.  *bo  *b(i. 

qpnïôç,  dor.  qpâfôç  f.  (d'après  les  nombreux  noms  d'arbres  féiii., 
cf.  Brugmann  Grdr.  Il*,  2,  95)  'chêne  à  glands  comestibles"  = 
lAt./agus  f.  'hêtre';  hom.  qpriTivGç  'de  chêne'  =  \sit.  fagimis  'de 
hêtre';  cf.  v.  norr.  bôk  v,  h.  a.  buoJdia  'hêtre'  got.  bôka  'lettre' 
(germ.  sdva  Bucenis  Ces.  B.  G.  VI  10  '*forêt  de  hêtres'.  Hirt 
IF.  I  480),  i.-e.  '^blia{u)f/-;  cf.  ^bhaug-  dans  isl.  mod.  baukr 
'boîte'  &eî/A-i'hêtraie;  hêtre'  6e//Avr 'tonnelier'  Yuss.btizind  dial. 
biizù  'sureau',  —  *bhf(f/-  dans  kurd.  hûz'nu  orme'  ags.  ?)/a''*vase 
de  bois  de  hêtre,  cruche,  bouteille'  u\. h. a.  bûche?}  bitichen'lcs.- 
siver'  pet.-russ.  dial.  bf/ze  'sureau',  —  *f>lnig-  dans  russ.  dial. 
bozil  'sureau'  (v.  slav.  buky  'hêtre,  lettre'  est  un  emprunt  au 
germ.  *boko).  Bartholomae  IF.  IX  271  sq.  Osthoff  HB.  29, 
249  sqq.  vbibl.).  Iloojjs  Waldbiiume  126.  —  Phryg.  Bafaîoç 
'(priYLuvaîoç'  (Torp  IF.  V  193)  est  à  écarter  à  cause  du  g  (et 


—     1024     - 

non  g)  et  est  emprunté  au  zd  v.pers.  haga-  'dieu'  (Wiedemann 
BB.  28,  13.  Solmsen  KZ.  34,  49).  —  Le  rapport  traditionnel 
de  qpnïôç  avec  qpa-feîv  'manger'  (i.-e.  *bhag-.  Curtius^  188  et 
bep  d'autres)  est  à  écarter.  —  Le  hêtre  ne  se  rencontre  pas 
en  Grèce  ni  à  l'est  de  la  ligne  Konigsberg-Crimée. 

q)fiXr|H,  -rjKOç  m.  'figue  qui  paraît  mûre  sans  l'être'  (Soph.  Ari- 
stoph.)  :  (pr|X6ç. 

<pTi\6ç  ou  qpfiXoç  'trompeur,  filou'  (Mén.);  qp^^^^nç,  -où  et  qpriXr|- 
Trjç,  -ou  m.  'trompeur,  voleur'  :  prob.  lat.  fallô  -ère  'tromper'; 
voy.Walde-  s.  v.  (bibl.).  —  Tous  autres  rapports  suggérés  sont 
très  douteux  ou  erronés;  russ.  ?>rtZ«-m?<f? 'bavard' (Prellwitz * 
487.  Petr  BB.  21,208)  peut  être  un  élargiss.  de  i.-e.*6Aâ-  (gr. 
cpriMOj  cf.  Berneker  EW.  40;  —  hom.  otTToqpuuXioç  'vain,  déce- 
vant' (Bezzenberger  BB.  5,  318.  Schrader  KZ.  30,  466;  voy. 
s.  V.  p.  71)  pourrait  être  parent  de  àîTocpeiv*  àTTaifiaai  Hésych., 
éol.  =  hom.  aor.  àiracpeîv  'tromper,  décevoir';  voy.  auj.  Fick 
KZ.  41,  198  sq.;  —  got.  halwa-wèsei  'méchanceté'  (Schrader 
1.  cit.)  est  dérivé  d'un  adj.  halica-  'mauvais'  (cf.  v.  norr.  hql 
ags.  healii  v.h.a.  halo  'ruine,  mal')  dont  la  parenté  est  problé- 
matique (voy.  les  avis  nombreux  chez  Feist  EW.  43);  v.  slav. 
holî  'malade'  doit  en  être  écarté  selon  Berneker  s.  v.  71  (bibl.). 
Voy.  encore  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  28  sq.  (gr.  comm. 
*(paX-vo-,  i.-e.  ^ghulno-  :  GéXyuj  'fasciner'  <  *ghuelgôj  skr. 
hvrnâti  'tromper',  lat.  fallô  <  "^ghulnô,  hom.  dTro-qpuùXioç). 

q)ri)Lii,  dor.  cpct)ul  'dire';  hom.  cpfjiuiç,  -loç  f.  'entretien,  conversa- 
tion; volonté;  renommée';  hom.  etc.  cprmri,  dor.  ^à\iâ.  f.  'aver- 
tissement des  dieux;  bruit, rumeur, réputation'  =  lat./*àma;  hom. 
etc.qpdîiçf.  'bruit,  rumeur'  (voy.s.v.  cpdcTiçII.);  hom.etc.cpâcTKUj 
'dire,  déclarer;  dire  oui;  croire';  hom.  etc.  qpuuvn,  dor.  cpujvd  f. 
'voix,  parole,  cri,  langage'  :  arm.  han,  gén.  hani  'Xôyoç'  (i.-e. 
*hhani-s  —  ags.  hén  v.  norr.  hôn  hon  'prière')  hay  'verbe,  partie 
du  discours,  pHina,  XéEiç'  {i.-e.  *bhdti-s  =  gr.  (pàjiç,.  Bugge  KZ. 
32,  3. 13.  Hiibschmann  Arm.Gr.  I  428),  lat. /«n 'parler'  fabula 
'récit,  histoire,  bruit  public'  fâttim  'prédiction,  arrêt  des  dieux' 
fàteor  'avouer'  fâs  'loi  religieuse'  osq.  f  a  a  m  a  t  'il  offre  en 
vente'  (Skutsch  Glotta  I  112sq.),  v.h.a.  ban 'ordve,  défense' 
bannan  'interdire,  ordonner,  inviter',  skr.  6^d?2afi 'parler'  (i.-e. 


—     102Ô     — 

*bhen-  :*bhû-.  Persson  Beitr.  II  569);  i.-e. */>/<«- 'parler'.  C'iir- 
tius^  296.  Fick  V  88.  488.  489.  IIP  256. 

hom.  att.  cpTÎvri  f.  prob.  'vautour  arrian,  Vultur  raouachus  L.' 
(bibl.  chez  Robert  Les  noms  des  oiseaux  39 sq.;  <  \.-e.*bh(hs-na 
ou  "^bhês-nà-  :  skr.  bhàs-a-h  \m  oiseau  de  proie';  bibl.  chez  Ost- 
hoflf  Et.  Par.  I  246. 

thess.  <l)fipeç  A  268.  B  743  nom  d'une  i)opulation  thess.  monta- 
gnarde et  sauvage,  cf.  éol.  (î>npeç'  oi  Keviaupoi  Hésych.  éol. 
cpripia*  Gripîa  H.  éol.  cpripa*  6fjpa  H.  thess.  épigr.  qpeip  (Hoffmann 
Gr.  D.  II  498)  =  ion.  att.  Gtîp  (i.-c.  '^fjhuèr-),  voy.  s.  v.  p.  344. 

hom.  cpOàvuu,  att.  cpBàvuj  (*cp6avFuj),  fut.  (p6riao|aai,  aor.  ê(p0r|v 
t'(p9a(Ta  'arriver  le  premier;  i)révenir,  devancer;  se  hâter".  I.-e. 
*quph-;  voy.  l'art.  TipôcrqpaTGç  p.  816;  le  mot  est  isolé.  —  Le 
rapport  avec  la  famille  de  lat.  spatimn  '■es])aee',  R.  sp(h}è  i)- 
's'étendre,  gonfler;  avoir  du  succès'  (Fick  I'  148.  (JGA.  1894, 
p.  247.  Kretsehmer  KZ.  31,  439;  voy.  l'art.  aTrâuu  p.  893  sq.) 
n'est  pas  plausible.  L'initiale  de  ivaiâaOar  irpOKaiaXaupâveiv 
Hésych.,  \\ia-xx\aa\'  Kpoemeiv  H.,  ijjaévai'  qi6âaai  II.  paraît 
figurer  une  prononciation  vulgaire  fp-,  avec  changement  des 
occlusives  en  spirantes;  cf.  G.  Meyer^  346. 

hom.  etc.  cp6éTT0|aai  "parler;  faire  entendre  un  son  (choses)'; 
qpOeYfJa  n.  'voix,  parole,  langage;  son  musical';  hom.  poét. 
qpGoYTri  f.  'voix';  hom.  etc.  cpGÔTTOç  m.  'voix,  parole,  son'.  l'as 
de  correspondant  connu.  —  Lit.  {mân  uùsys)  spenijia  'les 
oreilles  me  tintent'  lett.  sphlfu  sp/f/t  'pousser  le  cri  de  la  souris' 
(R.  speug-)  sont  à  écarter;  cf.  Kretsehmer  KZ.  31,  439. 

<pGeip,  gén.  qpGeipôç  m.  'pou;  tique  du  chien,  Ixodes  caninus  = 
KpÔTuuv;  semence  de  ricin'  (voy.  Sarauw  Das  Rentier  in  Enropa 
[1913,  p.  13sq(i.j  :  qpGeipiu;  cf.  Kopiç  'punaise'  :  Keipuu.  arm. 
mluJcn  'punaise'  :  arm.  nudem  'je  broie'  lat.  moJo.  Lidén  Arm. 
St.  82  sq.  (bibl.). 

ion.  att.  qpGeipuu,  lesb.  cpGtppuu,  arc.  (pGiipuj  GDI.  1222,  17 
(♦qpGep-iuj),  dor.  qpGaipuu  (*q)G;'-iiJu),  fut.  qpGepiJù,  aor.ecpGeipa  pass. 
èqpGâprjV,  pf.  è'qpGopa  è'qpGapKa 'détruire,  dévaster,  ruiner;  gâter: 
pass.  aller  à  sa  i)crtc';  qpGôpoç  m.,  qpGopd  f.  'perdition,  perte, 
ruine';  au/Li-qpGeipuj 'détruire  ensemble  :  dégrader  les  couleurs 
de  manière  à  les  fondre'  :  skr.  ksiirati  'couler,  s'écouler,  se 

65 


-       1026     — 

perdre'  Tcsàlayati  "enlever  en  lavant'  zd  -^zar-  égar-  'couler'  vi- 
-fzârayeHi  'faire  déborder'  (Kretschmer  KZ.  31,431.434  bibl. 
Brugraann  Ber.  d.  sacbs.  G.  d.  W.  1897,  p.  20.  Grdr.  P  272. 
428.  etc.  Wackernagel  Ai.Gr.  I  241),  arm. Jur,  gén.Jroy'eRu' 
(L.  von  Patrubâny  IF.  X  Anz.  49.  Pedersen  KZ.  38,  209)  ;  i.-e. 
'^gUdhei--.  —  Pour  lat,  sérum  "la  partie  aqueuse  de  qc.'  (Briig- 
mann  II.  ce.)  voy.  l'art,  ôpôç  m.  p.  716;  pour  lat.  .serê?m,'>  "clair,^ 
serein,  sec'  (Brugmann  11.  ce.)  voy.  l'art.  Sripoç  p.  678. 

prés.  *cp0iuj  (*qp9i-iLu)  'périr,  dépérir'  (sans  ex.),  fut.  et  aor.  ép. 
poét.  trans.  q)9eiauu  (àiro-cpGîcruj  Sopb.  Aj.  1027)  qpGeîaa  u  67 
(àîT-écpGïcra  Esch.  Ag.  1454)  "consumer';  pass. 'périr',  aor.  atliém. 
è(p0î|Liriv  cp9î)uevoç  (voy.  Kiibner-Blass^  II  562  sq.)^);  qpGiTÔç 
'consumé';  àcpBiTOç  'incorruptible';  ép.  qpGiviu,  att.  piud.  qpGîvo) 
(*(pGivFiu)  "périr';  ép.  qpGïvuGiu  intr.  et  trans.:  qpGimç,  -eiuç  f. 
■"dépérissement,  extinction';  ^>Qô^'\  (*qp0oi-â)  f.  'consomption'; 
bom.  cpGeiaî-jLiPpoToç  (d'après  aor.  q)Geîcrai)  'qui  fait  périr  les 
mortels'  :  skr.  ksinàti  hsinôtl  (ksinu-mah  :  qpGivû-Guj)  ksdyati 
'anéantir'  l-siydtê  'disparaître,  prendre  fin'  Icsitd-h  T^sînâ-h 
'disparu'  Tcsayà-h  'diminution,  ruine,  perte'  (Brugmann  KZ.  24, 
262)  Ji'siti-h  'disparition'  (=  gr.  q)0icriç,  lat.  sitis  'soif.  Kubn 
KZ.  3,  77.  Ostboff  MU.  IV  266  n.)  zd  œsayô  inf.  'pour  détruire' 
xsi-,  gén.  xsyù  f.  'détresse,  misère'  (Bartholomae  ZDMG.  50, 
721.  Airan.Wb.  550  sq.  554),  lat.  sltus  fis  'moisissure,  rouille, 
pourriture'  (F.  de  Saussure  MSL.  VII  76.  Prellwitz^  344. 
2  488  sq.  Frôbde  BB.  21,  329  sq.  Brugmann  Ber.  d.  sacbs.  G. 
d.  W.  1897,  p.  19);  i.-e.  *qnpei-  *qypi-  *qUpoi-.  —  Pour  irl.  U- 
naid  'evanescit'  (Brugmann  1.  cit.  Pedersen  K.  Spr.  I  89)  voy. 
auj.  Persson  Beitr.  I  463  cité  s.  v.  xriKuu  p.  965  et  n. 

ion.  att.  qpGovoç  m. 'amoindrissement;  dépréciation,  malveillance, 
jalousie,  envie';  bom.  etc.  qpGoveîv  'envier';  ion.  att.  qpGovepôç 
'envieux';  àqpGovoç 'abondant, copieux';  àqpGovîâ  L'abondance': 
zd  a-^zOnvam7ia-  'qui  ne  s'amoindrit  pas'  (ms.  pour  a-yzanv-. 
Bartbolomae  Ar.Forscb.  II 56.  Airan.Wb,  50  sq.);  \.-Q.*gUdlieii- 


1)  Subj.  cp0ii;iç  p  368  est  un  aor.,  dont  l'ï  est  allongé  métrique- 
ment  selon  Sc-hulze  Qu.  ep.  358,  cf.  aor.  tliém.  ëcpôîev  Z  446.  —  Bechtel 
Lexil.  327  sq.  veut  lire  avec  Fick  boni.  qpGîaaot  qpGiaaai  qpGiaaî.uPpoToç 
çQioarivuup. 


-     1027     — 

'amoindrir'.  —  Le  rapport  avec  ttôGoç  m.  'i.-e.  R.  guhedh-.  Ost- 
hoff  MU.  IV  374.  Cuny  R.  Et.  ane.  XII  11)  est  à  écarter;  cf. 
aussi  Kretschnier  KZ.  31,  431  sq. 

cpidXri,  Ig  comm.  qpie'Xr)  f.  'cliaiulron  V  270.  GIB;  urne  funéraire 
Y  243;  posthoni.  coupe"';  cpiaXoûv  'creuser  en  forme  de  coupe, 
(bévbpa)  déchausser  (des  arFjres)',  Écartant  l'étym.  de  Sommer 
Or.  Lautst.  71  ('bibl.;  *Tri-craXâ  <  tti-  'ém'  -|-  éXeîv  en  tant  que 
'*récipient  pour  liquides"),  Elirlich  Unters.  14ô  rappelle  v.  h.a. 
hàen  'griller  du  pain'  <  germ.  *hêiô,  i.-e.  R.  hhei.,  cf.  qpiapôç 
'brillant'  (?). 

hom.  etc.  cpiXoç  'ami,  aimé,  chéri,  cher;  agréable',  honi.  aussi 
'mon,  ton,  son,  etc.',  act.  'qui  aime;  bienveillant';  compar.  cpi- 
Xiujv  T  3f)l.  uu  268,  hom.  etc.  qpiXTepoç  (par  haplologie  pour 
*(piXTO-Tepoç.  Hoffmann  Phil.  60,  17  sqq.;  autre  avis  chez  Ost- 
hoff  MU.  VI  182  sqq.)  qpiXaÎTepoç  (Xén.);  superl.  çiXraTOç  (dor. 
cpivTaTOç)  (piXaÎTaTOç  (voy.  Kiihner-Blass'  I  Ô61);  qpiXeîv 'aimer; 
baiser'  (aor.  èqpiXaio  E  61  <piXaTO  Y  304  impér.  qpîXai  E  117). 
Etym.  obscure.  —  Le  rapport  avec  irl.  fi/7'bon'  gaiil.  liil  c<iisio 
nom  propre,  v.  h.  a.  h'dllch  'juste,  équitable'  m.  h.  a.  /nchhilde 
'banlieue'')  v.h.a.  biladi  bilid  l'image'  {Fick  II'  17ô"  n'est  pas 
favorisé  par  la  sémantique.  —  Lit.  r/rt//^>.s'conipatissanf  '  Eick 
1.  cit.)  est  inconciliable  avec  irl.  />i/;  cf.  Osthotf  IF.  IV  264  sqq. 
Zupitza  Gutt.  31.  —  Autre  avis  (avec  bibl.  des  tentatives  an- 
térieures) chez  Johansson  IF.  II  7  (élargiss.  du  th.  pron.  acp-^ 
sens  premier  :  'appartenant  à  soi,  aux  siens,  i)ropre'i. 

cpiXùpa,  ion.  -ri  f.  'tilleul'.  Etym.  douteuse  chez  Prelhvitz*  489 
(:  cpûXXov  cpXoiôç,  R.  hhel-  'être  turgescent').  Mot  étranger? 
Sur  l'habitat  de  la  cpiXùpa  voy.  Schradcr  RL.  rtOo. 

qpijaôç  m.,  pi.  (pî)ad  n.  'muselière';  qpîMoOv  'museler;  attacher  ai» 
pilori',  qpi-  semble  représenter  une  des  formes  de  la  base 
bbeùv^'-  étudiée  dans  le  suiv.  —  Autre  avis  chez  EhrlicL  Z.  idg. 
Sprachgesch.  18.  —  Lat.  fiscus  'corbeille  tressée,  etc.'  (Prcll- 
witz-  489)  est  ambigu;  cf.  Waldc-  s  v. 

hom.  etc.  qp  i  t  p  6  ç  m. 'souche,  tronc,  pièce  de  bois' :  aim. />//- 
'grand  bâton,  rondin,  massue'   "^hifr  .  Hiiype  IF.  I  4^2,  irl.  he- 


1)  Voy.  ;uij.  sur  eo  mot  Mcrin^^'-i'r  IF.  XVIII  L'HJ  .sq(i. 


—    1028    — 

nim  (i.-e.  *bhinûmi)  'je  frappe,  je  coupe'  prêt,  ro-hi  'il  frappa' 
pass.  ro-bifh  ptc.  hithe  'perculsus'  moy.-bret.  benaff  'je  taille' 
V.  gall.  et-bmarn  'lanio'  gaul.-lat.  bidubium  'falcastrum'  (c.-à-d. 
mdu-^ho\8'']-bmin  >  fr.  dial.  vouge  'serpe  à  long  manche')  irl. 
biail  (celt.  *6emZ«-)  gall.  bwyelVcognée'  gall.  bidog 'couteau  de 
chasse,  coutelas',  v.h.a.  blhal  {germ. *bîpla-)  n. 'cognée',  à  côté 
de  quoi  v.h.a.  bil  v.sax.  ags.  bill  (germ.*5/^/a-)n. 'hache  d'ar- 
mes', V.  slav.  bîjq  &ifi 'frapper'  bicVfoueV  u-bojî  'meurtre';  i.e. 
*bheia''-  'frapper'.  F.  de  Saussure  MSL.  VI  247.  Thurneysen 
KZ.  31,  83sqq.  Brugmann  Grdr.  P  527.  636.  Osthofi  IF.  IV 
273  sq.  Sievers  IF.  IV  339. 

att.  qpÎTu  n.,  qpÎTuiua  n.  'rejeton,  fils,  descendant';  qpÎTuç,  -uoç  m. 
'père'  (Lycophr.);  att.  qpïTiJUj  'engendrer'  <  th.  *cpFl-Tu-,  i.-e. 
*bhul-tî(-  :  lat.  2.  sg.  fis  fitum,  alb.  bin  'je  germe'  (G.  Meyer 
Alb.  Spr.  36),  v.  irl.  b'm  'je  suis'  moy.-gall.  bi/da fero^  bit  'esto', 
ags.  béo  'je  suis'  2,  sg.  bis  v.  h.  a.  bis  'tu  es'  (^  est  dû  à  la  con- 
tamination de  *bhuîsi  par  *e,si),  lit.  3.  sg.  biti  bit  'erat'  lett.  bijic 
'j'étais'  V.  slav.  bimû  'que  nous  fussions'  etc. ;  i.-e.  verbe  %huiiô 
*bhuïsi  '^bhuîti,  base  bheuëi-\  cf.  d'autre  part  skr.  inf.  bhdvitum 
gér.  bhiitvà  (:  bhâvati  'devenir,  être'),  lat.  *futu-  dans  ftituô, 
lit. supin  &«^^(  v.slav.  &;/M  v. slav.  k-ft^fw-Zaî 'abondance'.  Brug- 
mann Grdr.  P  294.  518.  IP,  1,443.  IF.  III 225  sq.  DasWesen 
der  lautl.  Dissim.  169.  Persson  Beitr.  II  743  n.  5. 

*cp\âlM,  aor.  inf.  qpXabeîv  'se  déchirer  avec  bruit'  (Esch.  Ch.28) 
<  i.-e.  *bhld-  :  lat.  floccus  {*bhlod-ko-s)  'flocon  de  laine,  poil 
d'une  étoffe,  brin'  (W.  Meyer  KZ.  28,  172);  au  point  de  vue 
morphologique,  le  mot  est  tout  proche  de  iraqpXd^uj  et  cpXébuuv 
{*bhled-)\  voy.  s.  vv.  et  cf.  Persson  Wzerw.  35  sq. 

ion.  att.  qpXaOpoç  'mauvais,  vain,  frivole,  chétif;  vilain,  laid; 
désagréable  à  entendre';  cf.  ion.  att.  qpaûXoç  (dissim.  de  *qpXau- 
-Xo-ç;  cf.  Grammont  Dissim.  33  sq.  bibl.)  'laid;  méchant,  mal- 
veillant; défectueux;  vil,  etc.'  :  v.norr.  blaudr  ags.  bléap  'crain- 
tif V.  h.  a.  bJôdi  'fragile,  faible,  craintif  got.  bJaupjan  'anéan- 
tir', propr.  'affaiblir';  le  groupe  se  rattache  à  gr.  cpXûeiv  cpXu- 
èapôç  (pXubâv,  Cf.  Fick  P  497.  IIP  287.  Brugmann  Grdr.  P 
455.  Gr.Gr."  94. 


—     102Î)     — 

ion.  att.  dor.  cpXâuj  cpXuù,  aor.  pass.  èqpXdaeriv  'meurtrir,  froisser, 
broyer'.  Voy.  l'art.  9\âuj  p.  347. 

q)X€fuj  'enflammer,  brûler,  dessécher,  etc.';  hom.  poét.  cpXeTeôui 
seul.  prés. 'brûler,  consumer;  être  ardent';  cpXéffia  n. 'embrase- 
ment 03.37;  inflammation;  pituite';  qpXefuovri  f. 'inflammation; 
ardeur  des  passions;  libertinage';  cpXeTupôç  'enflammé  ^Hpc); 
qui  enflamme  (comm.j';  çpXe-fûaç'  àeTÔçtave6çHésych.(cf.  Hsd. 
Boucl.  134);  cpXoE,  gén.  cpXofoç  f.  'flamme';  cpXo-fuôç  m. 'flamme'; 
liom.  poét.  qpXÔTeoç,  poét.  qpXofepôç'enflaiiMKé,  ardent,  resplendis- 
sant' :  lat.  fla(jro  'brûler,  être  en  feu'  flamma  'flamme,  feu' 
fuliieù  'éclairer,  lancer  des  éclairs'  f'idrjo)'  -oris  'l'cWw,  foudre; 
lueur,  éclat'  fulgur  -uris  'éclair'  f'ulmen  'foudre'  osk.  Flagiûi 
Tulguratori',  irl.  UkM  {*bhl€ff-tu-.  Stokes  IF.  XII  186)  'lueur', 
m.h.a.bîecken  'rendre  visible;  devenir  visible'  v.h.a.  hlecchen 
aussi  'briller  à  travers,  éclairer'  moy.-néerl.  ft/flA-e» 'brûler',  lit. 
(Trautmann  BB.  30,  328)  hldcjnytis  's'éclaircir',  skr.  hliàrguh 
'éclat'  hhfgavah  m.  pi.  'demi-dieux  découvreurs  du  feu',  lett. 
ftrt/_c/rt?i.s- 'blanchâtre';  \.-c.*hheleg-  *hJileg-  *hhelg-'hrï]k'i\  brûler', 
élargiss.  de  H>hel{e)-  *hhele-  "^bheli-  (voy.  l'art.  qpaXôç):  cf.  aussi 
le  groupe  v.h.a.  -hhhhan  ags.  hlican  'briller,  luire'  v.h.a.  hl^'ih 
'blême'  hleihha  'rotengle',  lit.  blizgù  blizgé'ti  (^blig-zg-)  'scin- 
tiller' bljikszth  bli/kszti  {*bl/g-sk-)  'blêmir'  v.slav.  blisfa  bll'^tafi 
'luire,  éclairer'  blêsl-ù  'éda.V  {*blïg-.sl--*blèg-fik-)  v.  pruss.  ?)//»f/î.v 
'ablette';  à  côté  de  *bheleg-  se  rencontrent  les  bases  synonymes 
bherey-  bhereîc-  hkerëf/-  blwrek-  étudiées  s.  v.  qpopKÔç.  Cf.  Fick 
I»  93.  26S.  497  sq.  III'  284.  Znjtitza  Gutt.  19G.  Hrugmann 
Grdr.  P  175.  493.  512.  Walde^  297  (bibl.).  Berneker  EW. 
63  sq.  (bibl.).  Persson  Bcitr.  II  879  sq. 

qpXébuuv,  -ovoç  m.  f. 'bavard';  qpXebuuv,  -ôvoç  f.  'bavardage'; 
TTacpXà^LU  'être  en  ébullition'  (voy.  s.  v.  p.  753)  :  v.  h.  a.  itz-ui'- 
-pulzit'ç.hvi\\\i\  lett.  hJdfchu  blddu  ^/a'/^bavarder';  \.-e.%heled-f 
élargiss.  de  *hhe/{e)-;  voy.  l'art.  qpXe'nj. 

*(pX6iJ(ju  seul,  dans  '^"TTepiqpXeOuu  'enflanmier  tout  autour"')  (TCixeuuv 
7TepiTT€qpX€U(J|LievLuv  TTupi  Hrdt.  V  77)  :  TrepicpXiiuu  'roussir'  lAr. 


1)  Sur  le  caractère  hypothéti(jue  de  cette  reconstruction  voy 
anj.  Khrlidi  Unters.  145  sq. 


—     1030     — 

Nuées  396).  I.-e.  *l)]ileu-s-,  élargiss.  de  *6/<e?(e)-  'briller,  brûler'; 
voy.  s.  vv.  qpaXôç  qpXeYuu  etc. 

ion.  att.  qpXéqj,  gén.  cpXe^ôç  f.  'veine';  cpXepaZovTeç*  PpûovTeç 
Phot.  I.-e.  %hlegV'-  :  v.  h.  a.  holca  hulchunna  'buUa';  cf.  en- 
suite TTOju-cpôXuE  -Yoç  'bulle  d'eau'  (voy.  s.  v.  p.  803j  qpXuKxîç 
qpXiiKTaiva  'ampoule'  oivô-cpXuT-  'ivre  de  vin'  cpXûZiuu  fut.  -Huu 
'sourdre',  lat.  pi.  conflîlgès  'confluent'  fluô  i^'hhlougUO  *b7deugl'ô) 
pi.flîlxl  'couler' /?^7weï^  {'■'hhleicgU-s-men-)  'fleuve',  élargiss.  de 
*-hliel{e)-  *bhelë-  *bheli-  *bhelu-  'gonfler,  souffler,  déborder,  se 
répandre,  couler',  cf.  çpXébuuv  TraqpXdluu  qpXibâv  qpXubâv  cpXoîapoç 
et  voy.  en  dernier  lieu  Perssou  Beitr.  I  54sqq.  II  879.  931. 

qp  X  é  uu  seul.  prés,  non  contracté  'sourdre,  couler  en  abondance, 
déborder';  OXeûç  (^-^OXrjuç)  éphés.  OXeouç  (*0Xr|Foç)  GDI.  5605 
surnom  de  Dionysos  comme  dieu  de  la  végétation;  att, cpXéujç, 
-uu,  ion.  (pXoOç  m.  'roseau,  jonc';  cpXôov  ace.  (Arat.  335)  'xriv 
xXtJupÔT»iTa  Ktti  TÔ  àvBoç  tujv  xapTrOùv'  (Plut.  Œ.  mor.  683  f.)  ; 
qpXoiuj  (•'"■qpXoFiuj)  'se  distendre,  être  gonflé,  être  en  fleur';  inrep- 
-qpXoioç  'croissant  abondamment'  ou  'extrêmement  juteux'  (Em- 
péd.);  OXoîoç,  0Xoid  surnoms  de  Dionysos,  resp.  de  Corè, 
comme  divinités  de  la  végétation;  (pXoioç,  qpXôoç,  qpXoûç  m. 
'écorce';  cpXuuu 'sourdre,  couler  en  abondance,  laisser  échapper 
un  flux  de  paroles;  être  riche  en  fruits,  TToXuKapiTeîv  (El.)'  : 
V.  slav.  bljujq  bljwati  (influencé  par  pljuja,  pljïvati)  'cracher' 
(cf.  pour  le  sens  gr.  dtnocpXijeiv  ànepeiiYeaBai  Hésych.;  Berue- 
ker  EW.  64  bibl.);  i.-e.  %lielu-,  à  côté  de  quoi  *bheU-  dans 
cpXibâv  (voy.  s.  V.)  *bhel{ey  *bhelë-  dans  cpdXTiç  cpaXXôç  aor. 
éKqpXfjvai  'jaillir'  qpeXXoç  qpoXiç  et  bcp  d'autres. 

att.  qp  X  l'i  V  aqpo  ç  m. 'sot  bavardage,  niaiserie;  —  sot  bavard'; 
cpXiivaqpâv  -aqpeîv  cpXr|vùeiv  qpXiivûaaeiv  etc.  'radoter',  cf.  cpXii- 
bijùvia"  Xiipoûvia  Hésych.  :  v.  h.  a.  blasaii  got.  -blênan  v.  norr. 
bJâsa  'souffler'  v.  h.  a.  blàst  ags.  bJést  v.  norr.  bldstr  'bour- 
rasque' (morphème -.<?-)  v.  h.  a.  blajan  blàen  ags.  blàican  (angl. 
to  blow)  'souffler,  venter'  (germ.  *ÔZê-),  lat.  flô  flàre  'souffler' 
(<  i.-e.*bhl-  ou  *bhela-,  base  parallèle  k*bheU-?  Cf.  Persson 
Beitr.  II  800  bibl.)  flèmina  n.  pi.  'enflure  aux  jambes,  tumeur 
sanguine'  (voy.  l'art.  qpXi)aéXia  n.  pi.),  norv.  dial.  bJoema  'am- 
poule' v.h.a.  bJaftara  'pustule,  bulle'  etc.;  i.-e.  *ft7t6'7(?- 'souffler, 


—     1031     — 

g-oiifler'5  voy.  les  art.  cpXebujv  cpXéoi.  —  Pour  v.  russ.  helenii 
'jusciuiame'  voy.  Bcrneker  EW.  48. 

cpXïd,  ion.  qpXîri  f.  ord.  pl/jambage  ou  montant  d'une  porte  p221; 
montant  d'une  échelle  (IIpc./  profède  de  i.-e.  *hhelëi-''<:oui\er'', 
cf.  gr.  cpâXafE.  —  Moy.-bulg.  ha/canû  'stipcs,  statua'  (Prcllwitz  ^ 
346.  ^491)  est  vrais,  un  en)prnnt  à  l'Orient:  cl".  Berueker  EW. 
41  s.  V. 

éol.  ion.  qpXipuu  seul.  prés,  'serrer,  comprimer,  écraser'' procède 
de  i.-e.*bhU(jL'-  ou  *b/ihg-uo  :  gall.  />///" 'catapulte,  l,allistc':  cf. 
*bMfy-  dans  lat.  fi/go  -ère  'frapper,  heurter',  lett.  Idaifit  'frap- 
per, écraser,  comprimer'  tchc(|.  pol.  blizna  'cicatrice'.  Fiek  11^ 
188.  Waldc  IF.  XIX  104  scj.  Bernekcr  EW.  s.  vv.  ^bVizna 
*blizî  -û. 

(pXibdv'être  suintant  (»n  ruisselant  de  graisse  (Nie.);  tomber  en 
pourriture  (Nie),  en  loques  fPlut.)',  cf.  eqpXibev  bie'ppeev  Hé- 
sych.,  cpXibdver  biappeî  H.,  biaîreqpXoibev  biaKéxuiai  H.,  necpXoi- 
bévar  qpXuKTavoûaeai  H.,  à-9Xoia)Liôç  m.  'bave,  écume'  (voy. 
s.  V.  p.  106  bibl.)  :  V.  suéd.  (Perssou  lieitr.  II  800.  879)  blcma 
norv.  dial.  bleimc  'ampoule'  v.  norr.  blistra  'souffler,  siffler'  (à 
côté  de  got.  -blëscii/  v.  norv. 'blasa,  voy.  l'art.  cpXrivacpoç),  lett. 
hlifchu  bJift  blifchu  blift  'sourdre,  gonfler,  engraisser,  Ixmffir' 
(?  Prellwitz-  492:  autre  avis'chez  Leskicn  Abl.  .321  s(|.i:  cpXib- 
est  un  élargiss.  par  -d-  de  '"'hkeli-  'gonfler,  souffler,  dél)order, 
couler';  voy.  les  art.  préc.  —  Pour  serb.  blthcim  bl/hati  'dé- 
border, cracher,  avoir  le  flux  de  ventre'  voy.  Berneker  EW.61. 

<pXi)aéXia  n.  pi. 'crevasses  saignantes  aux  pieds  des  chevaux'< 
\.-e.*bhli-,  forme  réduite  de  *b/i{(')lêi-,  cf.,  avec  un  autre  degré 
d'apophonie,  lat.  flomina  n.  pi.  etc.  s.  v.  cpXnvacpoç. 

liom.  poét.  qpXoîcrpoç  m.  bruit  sourd'  (d'une  masse  d'hommes, 
de  la  mer);  hom.  TToXOcpXoiapoç  adj.  'retentissant'.  Persson 
Bcitr.  II  879  conjecture  un  rapport  avec  v.norr.  (cf.  1  art.  cpXi- 
bdv)  blistra  'siffler'  (-^0-  d'après  âpapoç  KÔva^oç  etc.?),  élar- 
giss. par  -s-  de  *bfiel{e)-  *bheh'-  *bheli-  ^bheJu-  'gonfler,  souffler, 
etc.'  étudié  s.  vv.  qpoXXôç  qpâXiTç  et  bcp  d'autres;  cf.  aussi 
v.norr.  blasa  'souffler,  respirer  fortement'  nécrl.  blui.sfer  angl. 
hluster  blisfer  'ampoule,  cloche.  liuUc',  serb.  bl //"/-(/((fi  'couler 


—     1032     — 

avec  bruit,  bavarder  sottement'  etc.  —  L'hypothèse  de  gr.-ap- 
<  i.-e.  -db-  (qpXoîcrpoç  :  qpXoib-.  Hirt  Hdb.^  246)  se  vérifie  mal. 

qpXoiou  'se  distendre';  etc.  Voy.  l'art.  qpXéuj. 

qp  X  6  |n  0  ç  (qpXovoç)  m.,  qpXoiuîç,  -iboç  f .  'molène  ou  verbascum', 
plante  dont  les  feuilles  épaisses  et  laineuses  servaient  de  mè- 
ches de  lampe;  procède  d'un  thème  *6^(e)/o-  'être  turg-escent', 
cf.  l'art.  qpûXXov  et  voy.  Persson  Beitr.  II  799. 

dor.  cpXûaS, -âKOç  m. 'bouffonnerie;  —  bouffon';  qpXûâpoç 'bavard ; 
m.  bavardage'  (voy.  Hatzidakis  KZ.  36,  590  sq.)  ;  cpXuâpeîv, 
ion.  -ripeîv  'bavarder  à  tort  et  à  travers';  qpXùoç  m.  'bavardage' 
(Archil.).  Voy.  qpXuuu  s.  v.  qpXéuu  et  cf.  pour  le  sens  qpXébujv  et 
cpXrivacpoç,  parents  moins  proches. 

qpXubdv 'être  moite,  flasque' (Hpc);  èKqpXuvbàveiv 'crever' (abcès)  : 
V.  norr.  blaufr  'trempé,  mou',  élargiss.  par  -d-  de  i.-e.*bh{e)îu-  : 
*bh{e)I{e)-  '^bli{e)lê-  *bh{e)li-;  cf.  les  formations  parallèles  cpXé- 
buuv  7TacpXàZ;uj  qpXribiîJVTa  gl.  qpXibâv. 

qpXuKTiç,  -iboç  f.,  cpXÙKTaiva  f.  'ampoule';  cpXûZiuj  'sourdre'.  Voy. 
s.  vv.  cp\é^)  cpÙYeBXov. 

qpXùuu  'sourdre'.  Voy.  l'art.  cpXéu). 

posthom.  poét.  qpôpri  f.  'boucle  de  cheveux;  crinière  de  cheval; 
touffe  de  feuillage,  de  fleurs'  semble  avoir  été  formé  sur  hom. 
etc.  qpopeîv  hom.  etc.  q)épo)Liai  d'après  le  rapport  oà^r]  f. 'queue 
de  cheval'  :  ao^eiv  aépo|iiai. 

hom.  etc.  qpôpoç  m.  'fuite,  crainte'.  Voy.  l'art.  q)épo)aai. 

cpoîpoç  'clair,  brillant;  épith.  d'Apollon  (Hom.)';  cpoi^àl^xi  'puri- 
fier, nettoyer' (Call.Lycophr.);  90ipdv'purifier'(Théocr.);  àcpoi- 
PavToç  'souillé'  (Esch.).  Justi  ZDMG.  49, 682.  Namenb.  489  y 
reconnaît  une  R.  bheigU-  :  v.  pers.  %tgna-  'éclat'  dans  baga- 
biijna-  nom  propre  d'un  Perse  et  'Apiapi^vriç;  cf.  aussi  Fick 
BB.  28,  109;  douteux,  cf.  Bartholomae  Airan.  Wb.  922.  — 
Pour  une  autre  étym.,  également  douteuse'  (R.gi'^e/^?,'- 'brûler') 
voy.  l'art.  Bi^pôç  p.  346. 

poét.  (poivôç  'rouge  de  sang  17  159;  sanguinaire,  meurtrier'  < 
"^'qpovio-ç  :  (pôvoç  'meurtre';  ba-qpoivôç  'd'un  rouge  fauve  (Hom.)  ; 
d'un  rouge  pourpre,  sanglant  (Esch.)';  bacpoiveôç  m/sens  (Hom. 
Hsd.);  hom.  poét.  9o(vioç  'rouge  de  sang;  sanglant;  sanguinaire'; 
hom.  poét.  qpoivrjciç  'd'un  rouge  sombre'.  —  Le  groupe  qpoiviH 


—     1033     - 

OU  qpoîvig,  -iKoç  111.  'pourpre  (dont  la  découverte  et  le  plus  an- 
cien emploi  étaient  attribués  aux  OovviKeç,  cf.  A  141,  Z  219. 
y\)  201),  adj.  fféni.  qpoiviaaa  Pind.  i  rou^je  foncé;  —  dattier,  datte 
(voy.  Hehn"262sqq.  ôTôsq.  Selirader  RL.  126sqq.);  —  unegra- 
minée  (Lolium  perenne  L.)  ;  —  un  instrument  de  musique  (Hrdt.) ; 
—  l'oiseau  phénix  (Hsd.  Hrdt.)',  qpoiviacruu 'rougir  de  sang  (oracle 
chez  Hrdt.  VHI  77»;  faire  rougir  de  honte,  pass.  rougir  de  sang, 
de  coups  de  fouet'  paraît  procéder  d'une  contamination  de  cpoi- 
v6ç  9oivioç  ])ar  un  emprunt  oriental,  du  reste  mal  défini;  voy. 
Perrot  et  Chipiez  Hist.  de  l'art  dans  l'antiq.  HT  12  n.  1  Hjibl.; 
déformation  du  mot  égyptien  désignant  les  peuples  de  l'Arabie 
et  du  golfe  Persique  ou  pays  de  Pount).  —  Autre  avis  chez 
I.  Lévy  Bull.  Soc.  Ling.  n°  53,  p.  lOU  (origine  carienne;  4>oi- 
vIkh  f.  'Carie').  —  Lat.  Poenus  'Carthaginois'  =  gr.  "^'Ooîvoç, 
qui  s'est  perdu;  lat.  l'anicus  <  *J^oin-lco  fi^). 

hora.  etc.  qpoiTâv  'aller  çà  et  là:  fréquenter;  venir  périodirpie- 
ment';  (poÎTOç  m.  'égarement  de  l'esprit'  lEsch.);  poét.  cpoirdç, 
-âboç  f.  'qui  va  et  vient;  égaré,  insensé';  poét.  cpoiiaXeoç  '([ui 
erre  çà  et  là;  insensé;  trans.  qui  rend  furieux'  (  Debrunner  IF. 
XXIII  25).  On  en  a  rapproché,  dans  l'hypothèse  d'un  i.-e. 
*(flhoif;  lett.  gaita  'marche'  (Fick  BB.  2,  187.  Wb.  P  397. 
Bezzenberger-Fick  BB.  0,  237.  Bezzenberger  BB.  16, 23s.  Jo- 
hansson  Beitr.  70  n.  1),  qui  est  ambigu  f  i.-e.  *</'.' .)/7-  :  lat.  [osco- 
ombr.]  haetô  -ère  'aller'?).  —  Lat.  haeto  est  à  écarter,  cf.  Ost- 
hoff  BB.  24,  209  sq.  Walde»  s.  v.  —  Wood  Class.  Phil.  III  79 
croit  à  une  initiale  i.-e.  hh-.  —  |Voy.  Add.j 

<po\iç,  -iboç  f.  'écaille  de  reptile'.  Voy.  s.  v.  çeXXeûç. 

hom.  qjoÂKÔç  'cagneux',épithètedeThersiteB217  <\.-G.'R.ghuel- 
's'éearter  de  la  ligne  droite';  voy.  l'art  cpâXoç.  —  Le  rapport 
avec  \Ai.fiilx  -cis  'faux'  (Curtius^  169)  est  caduc.  —  Celui  avec 
V.  norr.  sl'uihjr  ags.  sceolh  v.  h.  a.  scelah  'oblique'  (Slitterlin  BB. 
17,  162)  est  de  même  à  écarter. 

L  hom.  etc.qpôvoç  m. 'meurtre':  hom.  etc.qpovn  f.  tuerie,  meurtre'; 
hom.  etc.  (poveOç,  -e'uuç  m.  'meurtrier';  ion.  att.  qpoveûuu  'tuer'. 
I.-e.  *yyhono-fi  :  6eivuu  'tuer'  <  '^fi'Jhen-iO;  voy.  s.  v.  p.  336. 

1)  [Aly  Glotta  V  74  S(iq.  et  Bcclitel  Lexil.  320  tirent  dirocteniont 
qpoivîK-  de  qpoivô-ç  comme  Ai0ïk€ç  B  744  de  aieô-ç.] 


—     10S4     — 

II.  hora.  qpôvoç  (aïjuaToçTT  162)  ni.  'abondance'.  Voy.  s.  v.  eùGé- 
veia  p.  294. 

q)oH6ç  'pointu,  ôguKé(pa\oç'  épithète  de  Thersite  B  219  <  i.-e. 
'■'"l)?iog-s-ô-  :  crét.  (potYpoç  m.  'pierre  à  aiguiser'  etc.  (voy.  s.  v.) 
selon  Lidéu  Arm.  St.  57  sqq.  (bibl.).  —  V.  h.  a.  icahs  'aigu' 
(:  skr.  mç2 'hache'.  Zupitza  Gutt.  33.  Brugmann  Ber.  d.  sachs. 
G.  d,  W.  1899,  p.  216),  —  lat.  convexus  'arrondi,  voûté'  (Fick 
BB.  12, 161  ;  cf.  dëvexus  suhvexus  inf.  velu.  Thurneysen  GGA. 
1907,  p.  806.  Walde^  s.  v.)  sont  à  écarter. 

boni.  etc.  cpop^jî  1'.  'pâturage';  etc.  Voy.  l'art,  qpéppuj. 

ion.  att.  (p  0  p  t  V  r)  f .  'couenne'.  Persson  Beitr.  I  22  n.  2  rappelle 
v.norr.  &«rrt'flot;  ondulation  on  bande  rude  à  la  surface  dune 
chose,  p.  ex.  croûte  d'un  fromage',  puis  v.  norr.  bqrkr  m.  b.  a. 
horke  'écorce';  i.e.  base  bJier-,  exprimant  ici  l'idée  d'une  sur- 
face inégale,  rude  (cf.  les  groupements  s.  v.  fasttgium  p.  ex. 
chez  Walde^). 

qpopKÔç  'qui  blanchit  ou  grisonne' (Lycophr.),  cf.  qDopKÔv  XeuKÔv, 
TToXiôv  Hésych.  :  gall.  (Fick  IP  170)  herth  'nitidus,  pulcher', 
got.  (Fick  P  91.  492.  IIP264sq.)  bairJits 'cVàïr,  brillant'  v.h.a. 
beraht  m.  h.  a.  berht  'brillant'  v.  norr.  biartr  'lumineux,  clair' 
ags.  &eo>'^^ 'brillant,  éclairé'  (angl.&n^A^)  m.h.a.  6re/<e«'luire 
soudainement  et  fort,  briller'  ail.  Bert-  -bert  -brecht  en  des  noms 
propres,  lit.  berszta  '(le  blé)  commence  à  blanchir',  skr.  blirâ- 
çatè  'flamboyer,  luire'  à  côté  de  bhrâjati  zd  brûza'tl,  lit.  cqji/- 
-brèszkis  'point  du  jour'  brëkszta  'le  jour  point'  v.  slav.  pro- 
-brézgti  'crépuscule  du  matin',  alb.  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  27)  barê 
[barô-i)  'blanc;  m.  froment';  i.-e.'^bhereJc-  *bhereg-  'luire,  bril- 
ler'; *bherek-  est  peut-être  un  élargiss.  de  "^bhere-  'brillant, 
brun'  dans  v.h.a.  bero  'ours',  lit.  bëras  'brun',  cf.  aussi  v.slav. 
?>?*oî?«* 'blanc,  bigarré',  gr.  qpapûver  \a|U7Tpûv€i  H.,  v.h.a.  m. h. a. 
brun  'brillant,  brun'  (voy.  s.v.  cppovii);  à  côté  de  ^bhere-k-,  une 
base  lourde  bherëJc-  bherè-g-,  cf.  les  mots  pour  'bouleau',  skr. 
bhfirja-h  v.slav.  b7'éza  etc.;  plusieurs  formes  peuvent  se  rat- 
tacher à  l'une  ou  à  l'autre  base;  bibl.  récente  chez  Berneker 
EW.  85;  voy.  en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  I  35.  II  689  et  n. 
Cf.  l'art.  cpXÉYUJ. 


-     1035     — 

liom.  etc.  cpépmft,  -iffoç  1'.  'cithare";  liom.  etc.  qpopiniZuj  seul, 
prés,  'jouer  de  la  cpôpiurrî'  :  skr.  hhramarà-h  "abeille',  jjntpr. 
'qui  bourdonne',  v.h.a.  hnniio  'taon'  (autre  analyse  s.v.  ppe'inuj), 
pol.  (Bezzenberger  BB.  27,  183)  /j/-z?«/>r 'résonner,  bourdonner' 
V.  slav.  &rç.if/«// 'souare',  i.-e.  base  bherem-;  une  l'orme  plus 
simple  *bhe)-e'  dans  skr.  ham-hharali  'abeille'  haïuhharoli-lj 
'mouche'  et  (red.  brisé)  lit.  h'u-hti  'bourdonner';  voy.  Berneker 
EW.  94  sq.  Franck-van  Wijk  EW.  s.v.  hrontnien.  Persson 
Beitr.  I  36.  349  (bibl.).  —  Lat.  fremo  est  ambigu  (:  qpôp.uiTE 
selon  Persson  11.  ce.;  voy.  l'art,  ppéiuuj  p.  13i'  et  Walde*'  s.  v.). 

ion.  att.  (popiaôç  m.  "(•orl)eillc;  natte;  vareuse;  fascine'.  \'oy. 
8.  v.  hom.  (pâpoç. 

cpôpoç  m.  'taxe,  tribut,  impôt;  paiement";  qpopéç '(pii  pousse,  pro- 
pice (vent);  —  fécond';  cpopd  f.  'action  de  porter:  intr.  action 
de  se  mouvoir;  fig.  production';  cpopeîv 'porter'.  Voy.  s.v.  qpe'poi. 

hom.  etc.  cpopùvuu  'mOlcr;  barbouiller,  salir':  liom.  etc.  cpopùacfuj 
'souiller,  salir';  çopuTÔç  m.  'mélange,  ordures;  liourbier  des 
porcs;  paille  d'emballage';  qpôpuç  'anu.s'  Ilésych.  Pers.son  Beitr. 
II  785  1).  3  rattache  le  groupe  à  i.-e.  ^hhercu-  *hheru-  attesté 
])ar  gr.  iropcpùpiu  et  cpupuu;  voy.  s.  vv.  et  les  art.  qppe'ûp  cppucta- 
cJoiaai.  —  Rapport  tout  incertain  avec  russo-slav.  eccl.  hh-lof/à 
hrùlogû  'latibulum'  russ.  berlôga  'caverne  d'ours'  scrb.  l>r/o</ 
'porcherie' <*/;7Wo-  'litière,  balayures,  ordures,  saleté",  cf.  Ber- 
neker EW.  12U. 

hom.  etc.  qppâloj,  aor.  é|).  (é)TTécppabov 'faire  comprendre,  ex- 
pliquer, indiquer  par  signe  ou  jiar  la  parole;  énoncer,  exposer; 
moy.  penser,  réfléchir;  ai)i)rendre;  s'apercevoir  de;  veiller  sur"; 
poét.  qppabi'i  f.  'connaissance,  conseil;  .sagesse';  qppabi'iç  'sage' 
Q  354;  (ppâbiauuv,  -ovoç  'sage'  TT  038;  qppâaiç,  -etuç  i  *q)pâcT(Tiç  i  f. 
'clocution,  langage";  qppaaTÛç,  -Ooç  f.  'réflexion'  Hésych.  Etym. 
obscure.  —  Le  th.  qppab-,  en  tant  (pie  *(pp/;b-,  a  été  souvent 
rapproché  de  cppi'iv,  th.  qppev-,  et  participe  dès  lors  à  l'incerti- 
tude qui  règne  sur  la  [)arenté  de  celui  ci:  voy.  s.  v.;  —  on  tant 
que  *giJhrd-^  on  lui  a  comparé  le  groupe  vrais,  l'ait  de  dispa- 
rates skr.  hfâdaft'  'résonner',  got.  iji-ctaii  'pleurer'  v.h.a. 
tjyn()~ai>  'adresser  la  paiolo  à  (pi,  saluer'.  —  lit.  ijinliti  'en- 


—     1036     — 

tendre'  v.  pruss.  gerdaut  'dire';  bibl.  et  critique  des  avis  anté- 
rieurs, sans  conclusion  plausible,  chez  Wiedemann  BB.  27, 
236  sqq. 

hora.  etc.  qppdcrcTuu  (*q)paKiuu),  pass.  aor,  èqjpdTtlv,  aussi  qppaTVûLii 
(cpdpYvDiLii  Hésych.  EM.)  'serrer  l'un  contre  l'autre,  boucher,  ob- 
struer; barricader;  garnir  de  défenseurs,  protéger',  cf.  qpdp- 
KTecr6ar  tô  cppaTteaGai  Phot.-,  cppaYjuoç  m.  'action  de  boucher; 
clôture,  palissade';  qppâfiua,  épid.  cpapxjua  i^-.smen-,  cf.  épid. 
qpapHiç)  n.  'clôture;  arme  défensive';  bpiJ-qp[p]aKT0ç  m.  (voy.  s.v. 
p.  203)  :  lat.  farciô  {ar  <  f)  'remplir,  garnir,  fourrer,  farcir' 
fartim  'en  bourrant'  frequens  'rempli  de,  peuplé,  nombreux',  lit. 
brukù  hriikti  'faire  entrer  par  pression  dans  une  fente,  pousser' 
hrimJiUs  hruiiklys  'tortoir'  v.  slav.  hrutû  'clou,  coin'  {^bruliû. 
von  der  Osten-Sackeu  IF.  XXIII 380.  Berneker  EW.  90)  lett. 
hraTikti  'adjacent,  joignant' (?  ou  :  m.  h.  a. pfrengen  'opprimer'?), 
irl.  (Stokes  KZ.  41,381)  harc  'abondance'.  Curtius^  115.302. 
Brugmann  Grdr.  P  479.  IP  1072  sq.  Hirt  Abl.  §  24  rem.  2. 
Torp  chez  Fick  IIP  279.  —  Autres  avis  chez  Zupitza  KZ. 
36,  56  (qppdacTiu  :  lett.  sprangàt  'enfermer',  etc.,  mais  voy.  auj. 
Persson  Beitr.  I  386.  II  870  n.  2)  et  Wiedemann  BB.  27,  231sqq. 
(cppdacruu  <  i.-e.  *bhrâk-iô,  R.  bhrefik-  :  bhreng-  dans  v.  norr. 
brekha  m.b.a.  ènw^" 'colline',  dont  en  fait  l'étym.  est  ambiguë; 
[.-e.*mreftg-?  Voy.  Franck-van  Wijk  EW.  93). 

att.  qppdTuup,  -opoçm,,  att.  qppdTrip, -epoç,  dor.  qppâTiip  m. 'membre 
d'une  cppâTplâ'  (sens  modifié  d'après  les  dérivés),  cf.  (ion.)  (ppr|- 
Tiip"  dbeXqpôç  Hésych.;  hom.  cppi'-iTpri  f.  'trihii'  :  Bkr.bhyâtar- 
zd  bratar-  dat.  briidr-e  v.  pers.  brata  arra.  (Hiibscbmann  Arm. 
Gr.  1442)  elbayr  (<  i.-e.  ^bhràtor  ou  *bhrcdêr\  e-prothétique; 
-Ib-  <  bl-  <  br-  par  dissim.),  gén.  eibaicr  (<  i.-e.  *bhrâfr6>i) 
arm.  vlâ  (?  G.  Meyer  Alb.  St.  III  36  ;  le  mot  serait  un  hypoco- 
ristique)  lat.  frafer  fri-i  'frère'  osq.  f  ratrùm  ombr.  f  ratrum 
frafroni  'f ratrum',  v.irl.  brûthir  gall.  pi.  brodyr  sg.  brawd  got. 
brôpar  wh.  a.  bi'uoder  y.  norr.  brader  v.  slav.  (voy.  Berneker 
EW.  82  bibl.)  bratrii  bratû  [bratrlja  'confrérie'  =  (ppârpiâ,  cf. 
skr.  bhrafrijam  'confrérie')  v.  pruss.  brâti  brote  lit.  brôlis  lett. 
brâlis 'hèrt'  \it  brote rël h  'petit  frère';  i.-e.  *6/ï}'âi^^r- 'frère'. 
Curtius"^  302 sq.  Brugmann  Grdr.  11^  1,  334. 


—     1037     — 

çpéâp,  -ûToç  (*(ppfiFap,  -àTOÇj,  lioiii.  pi.  qpprjâTa  (écrit  à  tort  cppei- 
aTtt)  n.  'puits'  <  i.-e.  th.  ^bhrëun-  :  arin.  alhiur  (<  *albiuar, 
i.-e.  *bh?'(mr  =  *(ppfiFap.  Ilubscliiiianii  Arni.  Gr.  I  415),  j^a'n. 
alber  'source';  le  degré  réduit  '■blirun-  daus  got.  brunna  v.b.a. 
hrunno  ags.  burna  'fontaine'  (gerrn.  *6yMWô  *hrunen-  *brunn-; 
sur  *bni)m-  on  refit  ^brunno  '^briuinen-,  tandis  (\\\Q,*briinn-  lui- 
même  était  délaissé;  cf.  J.  SchmidtVoc.  II  269sqq.  bibl.  Brug- 
mann  Grdr.  IF,  1,  303.  310.  579);  cf.  encore  m.  irl.  tipra,  gén. 
tiprat  "source'  (p.  ex.  Zimmer  KZ.  30, 156;  mot  ambigu  à  l'ana- 
lyse, cf.  auj.  Pedersen  K.  Spr.  II  104,  4T8i.  lit.  bridiitis  'se 
pousser  violemment  en  avant'  lUblenbeck  Ai.  Spr.  20^<;  russ. 
brujat'  'couler  à  flots,  ruisseler'  lett.  hrauUgs  'exubérant,  lascif 
etc.  (Berneker  EW.  88.  von  der  Osten-Sacken  IF.  XXIII  379); 
i.-e.  base  bhereu-  bhreu-  bhrà-,  abondamment  attestée  entre 
autres  par  skr.  bhurvcin-  'agitation  (de  l'eau)'  bhi(rrà)n-h  'in- 
quiet, remuant,  agité',  gr.  cpapuiuôç •  ToXpriPÔç,  6paaOç  Hésycb. 
(ppuàa(T0)aai 'frémir,  s'agiter  impatiemment,  s'enorgueillir'.tlirace 
ppOiov  PpuTOç  'une  bière  d'orge',  alb.  hruni  hrunn:'\c\i\h\\  lat. 
fervô  ferveô  'bouillonner'  dê-frutum  'vin  cuit',  irl.  berbuim  'je 
cuis,  je  bous,  je  fonds'  bruth  'ardeur,  fureur'  bruif/i  'cuis.son' 
bruthe  'bouillon',  v.  li.  a.  briuiran  ags.  breowan  'brasser'  ail.  mod. 
brodeln  'être  en  ébullition'  v.  norr.  braiid  ags.  bréad  v.  h.  a.  bn>t 
'pain'  (préparé  par  fermentation)  ;  cf.  p.  ex.  Persson  Wzerw.  126. 
163 sq.  Beitr.  I  332.  Il  785.  Fick  V  91.  493.  IIP  2S1.  NValde» 
s.  vv.  (bibl.). 

bom.  etc.  cp  p lî  V,  gén.  qppevôç,  dat.  pi.  att.  épigr.  piud. qppaai  (*(pp»cJi) 
>  cppedi  d'après  cppéveç  etc..  f.  'diaphragme  (Plat,  i  ;  mend)rane, 
pi.  viscères,  entrailles  (îlom.);  poét.  cœur,  âme,  pi.  esprit,  in- 
telligence'. Etym.  incertaine.  —  Hypothèses:  TTOpqpupiu 'se  sou- 
lever en  bouillonnant',  skr.  jcir-bhti rit l 'se  démener,  tressaillir' 
bhurdti  'se  mouvoir,  tressaillir'etc.  (voy.  s.  v.(pupLu\  cppnv  avant 
signifié '*le  tressaillciiient,das  Auf-  und  Ab/uckon',  puis  l'endroit 
du  corps  humain  où  il  se  produit  (c.-à-d.  'le  diaphragme')  et  les 
diverses  ém(»tions.  Brugmann  Cnrtius'  Stud.  IX  376  n.  (ir.  Gr.'' 
85.  Windisch  Bcr.  d.  silchs.  G.  d.  W.  1891,  p.  198sq.  Kieckers 
IF.  XXIII 363.  —  V.b.a.  (jnin  'misère'  ags.  jn/w  'souci'  v.norr. 
(jniuf  'soujx.'on',  i.-e.  *<i'Jlir-.    Fick  P  417.    Zupit/.a  (iutt.  97. 


—     1038     — 

Briigmann  Grdr.  P  614.  KVG.  §258,  4.  —  Got.  brunjô  v.norr. 
hrynla  ags.  hyrne  v.  h.a.  brnnia  prunna  'cuirasse'  (en  tant  que 
nés  de  i.e,  %hrània-7i-),  alb.  bri  brhle  'côte,  sol  escarpé,  émi- 
nence',  i.-e.  *hhre7i-  'entourer"  (Wiedemann  BB.  27,  236  sqq., 
bibl.  et  critique  des  avis  antérieurs),  mais  got.  etc.  briinjo  est 
suspect  d'emprunt  celt.,  cf.  irl.  bruinne  "poitrine'  (Fick  II*  184) 
hm,  gén.  bro7in  Ventre'  (i.-e.  *bhruson-  *bhi'usn-)  et  alb.  brine 
est  ambigu.  —  De  là  hom.  etc.  cppoveîv  "penser',  hom.  etc.  à- 
-cppuuv,  -ovoç 'insensé',  hom,  etc.  irpôqppujv  hom.  fém.  irpôcppacTcTa 
'qui  agit  de  bon  cœur ,  hom.  etc.  aoj-cppuuv  'sage,  prudent',  hom. 
etc.  eu-qppaiVLu 'réjouir,  charmer',  qppaviZieivcTujqppoviZieivHésych., 
ion.  att.  qppovTiç,  -iboç  f.  'soin,  souci,  inquiétude'. 

fut.  -cppiiauu  (bm-  'laisser  passer',  ck-  'porter  au  dehors',  eio"-  'in- 
troduire', eTreicr-  'introduire  en  outre'),  aor.  -qppfivai  -qppeiç 
-ëqppriaa  -écppriaav  subj.-cpprjCTri,  prés.inf.-mqppdvai  'porter  qc.qq 
part'  ^).  Ces  formes  procèdent  d'une  base  lourde  bherê-  'porter, 
apporter,  etc.'  (à  côté  de  *bher-  dans  skr.  bharti  gr.  cpépie  etc.  ; 
voy.  l'art,  qpépiu)  attestée  par  skr.  bhantram  'bras'  ('*ce  avec 
quoi  l'on  porte')  bhdrlman-  'entretien,  nourriture',  h'Lbarn  'juge' 
gall.  barn  'jugement'  (i.-e.  -f)  irl.  brâth  'sentence',  v.  slav.  bî- 
yrt^/'rassembler,  prendre'  lit.  bernas  'valeV  ('*enfant')  russ.  be- 
rémja  serb.  brème  tchèq.  brimé  'fardeau'  russ.  berëzaja  serb. 
br'èdja  i^bherà-d-)  'enceinte,  adj.';  voy,  en  dernier  lieu  Persson 
Beitr.  II  642  (bibl.).  687. 

q)piK€ç'  x«pctKeç  Hésych.  :  v.norr.  brîk  f.  uorv.  dial.  brîk  'planche, 
paroi  de  planches,  clôture',  th.  germ.  *br/k(k)ô-,  'i.-t.%hriknâ-. 
Persson  Beitr.  I  222. 

(çç)\\xà(3(5o\xa\  'flatum  naribus  emitto  luxurians'  (Hrdt.  Théocr.); 
qppiiaâvra/seus  (0pp.)  :  V.  norr.  &nme 'feu',  skr.  J«>-6^wrë^rs'agiter 
violemment';  i.e.  %li{e)rei-  *bhrî-,  parallèle  à  *67^(e)re^^-  *bhrû- 
(voy.  s.  V.  qppëâp),  à  %her{e)-  dans  skr.  bhuràti  zd  bar-  's'agiter 


1)  A  côté  de  ces  formes  grecques  régulières  en  apparaissent 
d'autres  où  l'on  voit  -i'r)|ui  (avec  préverbes)  prendre  à  l'initiale  qpp- 
par  suite  de  sa  parente  sémantique  avec  -iricppavai;  ce  sont  aor. 
-éqppriKa  -écppevTO  impér.  -qppeç  iiif.  -qppéoGai,  prés,  -qppûiiui  (Ar.  Guêp.  125, 
où  ipf.  èEecppio|nev  mss.  se  corrige  en  èEeqppieiuev).  Brugmann  IF.  XII 
153  sq. 


—     1039     — 

violemment',  lat.  [ndum  'eau  agitée'  (voy.  s.  v.  (pupiw).  Persson 
Beitr.  II  747.  784. 

hom.  etc.  cppiS,  -ïkôç  f.  'hérissement,  frisson';  ion.  att.  cppiKn  f. 
'frisson';  hom.  etc.  cppiaffiju,  att.  qppiiTuj,  pf.  TrécppiKa  'se  hérisser, 
frissonner'.  I.-c.  "^hhnk-,  sans  parenté  innnédiate;  un  rapport 
éloigné  probable  avec  le  groupe  skr.  hhvs-ti-h  'pointe,  arête, 
coin',  \a.t.fastï(/iiim(*f'arstf-iliiït.e,  sommet',  v.li.a.  horsf  bursf 
ags.  bi/rsf  'seta',  etc.  ;  i.-e.  *bher-s-  (voy.  s.  v.  cpâaKOç  -,  base  hher- 
'erigere'.  —  V.  lat.  frigo  'hérisser'  {frigit  saefas,  scil.  aper. 
Accius  tr.  44.3),  puis  lat.  frigeô  'avoir  froid'  fOsthoff  MU. 
V  62  sqq.)  sont  à  écarter  [fng-  <  i.-e.  *sri<j-,  voy.  s.  v.  pÎTOç 
p.  840  sq.).  —  Pour  russoslav.  eccl.  obrèzgnuti  'devenir  sur^ 
voy.  Berneker  EW.  85  s.  v.  '^bréskû  II. 

tragg.  qppoiiiiiGV  'prélude' <*TTpo-/<oi)aiov;  voy.8.v.ùï|nn  p.690sq. 

tragg.  qppoOboç.  -r|,  -ov  (ou  -oç,  -ov)  'qui  est  en  route,  qui  est 
parti'  <  *TTpo-/iobo-ç,  cf.  irpô  ôboû  (é-fÉVOvro)  A  382. 

att.  qp p 0  u p d,  ion.  -q  f .  'garde,  surveillance'  <  *7Tpo-^opâ  ;  att.  cppou- 
pôç  m. 'gardien;  pi.  garnison' <*TTpo7jopo-ç;  att.qjpoupeîvintr. 
'monter  la  garde',  trans.  'garder,  veiller  sur'.  Voy.s.  v.  ôpâv 
p.  709 sq. 

cppudaaoïaai  'frémir,  etc.'  Cf.  le  parent  éloigné  qppl^âaao^al  et 
voy.  8.  V.  qppéâp.  —  L'avis  de  von  derOsten-Sacken  IF.  XXVIII 
148  sqq.  (*TTpuffaK-  :  v.  norr.  frûsa  'resjjirer  bruyamment,  souf- 
fler') est  à  écarter;  cf.  Persson  Beitr.  II  904, 

qp  p  u  r  i  X  0  ç  m.  'un  oiseau'  (Ar.  Ois.  763. 87o)  :  lat.  fi-ingilla  'pinson' 
frigô  -ère  'vagir'  friguttio  -ire  'gazouiller;  —  bredouiller'  />/- 
gulô  -are  'crier  (choucas)',  tchèq.  (Niedcrmann  BB.  25,  295. 
Berneker  EW.  119)  brhel  'petit  pivert'  pol.  bargiel  'mésange 
à  longue  queue'  russ.  bergUzû  'chardonneret';  rapports  voca- 
liques  peu  clairs;  peut-être  y  eut-il  métathèse  dans  la  suite  vo- 
cali(iue  gr.  lat.  /' — n  (Persson  Beitr.  II  860  n.2 1  ;  von  der  Osten- 
Sacken  IF.  XXVIII  150  sqq.  rattache  ce  groupe  au  suivant.  — 
8kr.  bhfyga-h  bhrhtga  'une  sorte  d'abeille  noire;  la  |)ic-grièche 
à  queue  fourchue"  peut  être  issu  de  "^bhr/nga/i  et  apparenté 
à  ^kr.  bhr  a  ma  ra-fi  'abeille'  (Brugmann  Grdr.  Il-,  1,  508.  Pers- 
son 1.  cit.). 


—     1040    — 

ion.  att.  qppô YUJ  (tardif  cppéiTiu) 7aire  griller';  qppùKToç  'rôti,  grillé; 
subst.  flambeau,  torche';  ion.  att.  cppuYavov,  ord.  pi. 'menu  bois 
mort,  broussailles';  cppÔYexpov  'poêlon  pour  griller  l'orge'.  Cf., 
avec  un  autre  vocalisme,  lat.  frîgô  -ère  trans.  'griller,  frire' 
ombr.  frehtu  'grillé'  (Curtius^  188),  iran.  '^hrij-  *braij-  dans 
béloutchi  hrijaq  hrêjag  'griller,  cuire  au  four'  pers.  mod.  ha- 
rèjan  'four'  hiristan  'rôtir',  puis  véd.  hhuraj-  'cuire',  lit.  hir- 
gelas  'une  bière  légère'  lett.  hirga  'vapeur,  fumée'  v.  pruss.  au- 
-hirgo  'restaurateur  hirga-liarkis  'cuiller  à  pot',  lat.  ferctum 
fertum  'gâteau  sacré',  i  -e.  ^hheru-  :  *hheri-  :  %he)'{e)-  *hherè- 
'bouillouner,  bouillir,  fermenter'  (skr.  bhrjjàti  'griller'  ppfp. 
6^r.ç.^a-A  paraît  procéder  de *6/t/'2^-.  Wackernagel  Ai.  Gr.1 162); 
voy.  s.  V.  cppéâp.  Cf.  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  2(J5.  Walde^  s.  vv. 
frlgô  fertum  (bibl.).  Trautmanu  Apr.Sprd.312.  von  derOsten- 
Sacken  IF.  XXVIII  150  sqq.  PerssonBeitr.il  860.  —  Irl. 
hairgen  gall.  hara  'pain'  <  %haragen-  :  \sit  fan'âgO  (Pedersen 
K.  Spr.  I  101)  est  à  écarter. 

<ppt)vri  f.,  cppûvoç  m.  'crapaud'  :  skr.  bahhrû-Ji  'brun  rougeâtre, 
brun'  (i.-e.  *bhe-bhru-;  pour  la  parenté  ultérieure  voy.  p.  ex. 
Walde^  s.  v.  fîber),  v.  h.  a.  brun  ags.  brun  v.  norr.  brûnn  'bril- 
lant, brun',  i.-e.  %hrû-  :*bher{ey  'brillant,  brun'  dans  v.  b.a. 
bero  ags.  bera  v.  norr.  biorn  'ours'  ('*brun),  lit.  hëras  lett.  bérs 
'brun',  skr.  bhalla-h  {-II-  <  -ri-)  'ours',  gr.  cpâpn  '  veqpéXai  Hésycb. 
cpapiivei'  \a)aTrpûvei  H.,  russo-slav.  eccl.  bronû  'blanc;  bigarré' 
(i.-e.  *bhr-ono-.  Lidéu  Stud.  68.  Berneker  EW.  87  ;  sur  russo- 
slav.  eccl.  brûlogii  'latibulum'  voy.  auj.  Berneker  EW.  120). 
KuhnKZ.  1,206.  Curtius^  303  sq.  Persson  Beitr.  I  18.  Voy. 
l'art.  cpopKÔç.  —  L'avis  de  Sommer  Gr.  Lautst.  69  sqq.  (i.-e. 
*prusno-  :  v.  h.  a. /y-osc 'grenouille'  <  i.-e.*prus7co-s)  est  à  écarter  ; 
cf.  aussi  Charpentier  KZ.  40,  474,  Ehrlich  Unters.  145. 

(pÛTÊÔ^^ov  'tumeur  à  l'aine'  (Gai.)  est  dissim.  de  *cpXuT-e6Xov  : 
qpXÙKTaiva  cpXuKTiç.  Pott  Et.  Forsch.  II-  778.  Grammont  Dis- 
sim. 87. 

hom.  etc.  qjÛKOç,  -eoç  -ouç  n.  'fard  rouge;  algue  qui  le  fournit; 
algue  en  général';  hom.  cpûKioeiç  'plein  d'algues';  qpdKOÛv  'rem- 
bourrer d'algues  (Diod.  Sic);  farder  en  rouge  (Plut.)';  cpûKriv, 
-iivoç  (voy.  Solmsen  Beitr.  I  135)  m.,  cpÛKriç,  -ou  m.,  qpÙKri  f., 


—     1041     — 

9ûKiç,  -iboç  f.  'poisson  qui  vit  dans  les  al^^ies'.  Emprunt  sém., 
cf.  héhr.  pu k  'tard  pour  les  yeux';  bibl.  chez  Lewy  F'renidw. 
47  sq.  —  Lat.  fiicus  est  l'emprunt  grec. 

ion.  qpuXttKÔç  m.  (Q  566.  Hrdt.),  boni.  etc.  qpùXaE,  -aKOç  m.  'garde, 
gardien';  hom.  etc.  cpuXaKri  f.  'garde,  f.';  boni.  etc.  qpuXâaaoi, 
att.  -TToi  'veiller,  monter  la  garde;  trans.  surveiller;  guetter; 
conserver'.  Ital.  hifolvo  suppose  un  omiiro-saran.  *hufulcus,  à 
côté  de  lat.  hubulcus  'bouvier'  (cf.  sii-bulcuit  'porcher'),  dont  le 
2^*  membre  répond  k  cpuXaKÔç;  cf.  Frolide  BB.  19,  238  n.  La- 
gercrantz  KZ.  37, 177  sqq.  —  Les  avis  de  Fick  BB.  1,  334  et 
Schwyzer  KZ. 37, 150 {ï.-c.*hhud-l- 'espion' : TreuGnv,  R.bheudh-), 
(le  Fick  Wb.  P438  {:\\t.zviIgefi'vo\v'),  de  SUtterlin  BB.  17, 166 
(:  V.  h.  a.  pflegan  'soigner'),  de  Siitterlin  IF.  XXV  68  (:  v.  h.  a. 
hlic  'éclat,  brillant,  éclair  des  yeux')  sont  à  écarter. 

ion.  att.  (pu Xr|  f. 'tribu;  bataillon;  escadron;  espèce';  hom.  etc. 
qpûXov'race,  tribu;  genre,  sorte';  cpuXéTtiç,  -ou  m.  'membre  d'une 
tribu'  :  V.  h.  a.  hiir  'chambre'  ags.  hûr  'cabane,  chambre'  v.  norr. 
hûr  'magasin;  appartement  des  femmes';  soit  i.-e.  *hhû-lo- 
*bhfi-)'o-  :*bJiôn-l-  dans  cpuuXeôç;  */>/??<-  *bluni-  sont  des  formes 
de  la  base  bheud-,  voy.  l'art,  qpùu). 

ion.  (puXÎT]  f.  ""olivier  sauvage,  —  ou  nerprun'  e  477;  cpuXÎKn  ou 
9iXuKr|  f.  'un  nerprun'  (Théophr.).  Etym.  obscure.  —  Un  avis 
chez  Hehn"  105  (i.-e.  '^'bhu-  :  qpuTÔv  qpùcriç  etc.). 

hom.  etc.  cpuXXov  'feuille'  <  i.-e.  ^bh^i/io-m  :  lat.  folitim  <  i.-e. 
*hTilio  m  (ou  *bholiom?  Voy.  Persson  Beitr.  I  143  n.  5),  gaél. 
(Fick  II'  174)  bile  'petite  feuille,  fleur'  {cc\t. ^beliâ)  gaul.  BiXi- 
vouvTia  nom  de  plante  (Diosc.)  ;  i.-e.  *bhel(ey  *bh{e)Iê-  *bh{e)lô- 
'souffler,  gonfler,  être  turgescent;  fleurir'  (p.  ex.  lat.  flèmina 
n.  pi.  'tumeur  sanguine'  floa  'fleur'  foUis  'soufflet  de  forge', 
V.  h.  a.  blat  'feuille'  bluoma  'fleur'  ags.  bJœd  m.  'souffle'  et  'abon- 
dance, lat.  ubertas'  f. 'fleur,  inni^bJéd  f.  'fleur'  =  v.b.a.  bJuot, 
th.  i.-c.  *bhlofi-).  Curtius-'301.  Fick  P  498.  IIP  283  sq.  Brug- 
mann  (îrdr.  F  272.  454.  Voy.  l'art.  qpaXXôç.  —  Pour  des  avis 
divergents  sur  lat.  foliimi  voy.  Walde-  s.  v.  (bibl.). 

ép.  poét.  cpùXoTTiç,  -iboç,  ace.  -iv  -iba  f.  'tumulte,  bataille;  fig. 
querelle,  discorde'.  Etym.  inconnue.  —  Avis  non  plausibles 
chez  Curtius"'  276,  Schrader  RL.  800,  Prelhvitz-  497. 

6G 


—     1042     — 

hom.  etc.  qpopuu  '*iuêler  une  chose  humide  à  uue  chose  sèche, 
délayer,  détremper;  pétrir';  cpùpbrjv  'pêle-mêle';  qpûpiaa  n.  'or- 
dure' (Nie.  0pp. j;  qpup^iôç  m.  'action  de  brouiller';  qpùpâv  'dé- 
layer, détremper;  pétrir';  cpùpôtiua  n.'pâte  de  farine  pétrie',  qpûpuj 
<  *(pupiaj  semble  procéder  de  i.-e.  *bhur-iô  :  skr.  bhuràti  (i.-e. 
%hr-)  'se  mouvoir  rapidement,  tressaillir,  se  débattre'  zd  bar- 
'se  mouvoir  violemment',  g-r.  Tropqpupuu  (voy  s.v.  p.  806),  lat./'re- 
tum  'eau  agitée'  fretâle  'poêle  à  frire'  fermentum  'ferment,  le- 
vain', ags.  beorma  'levure';  d'autres  rapports  (Uhlenbeck  Ai. 
Spr.  203)  ne  sont  pas  sûrs  :  lat./wrô  'être  en  délire'  est  ambigu 
(voy.  s.  V.  GoOpoç  p.  349);  pour  v.  slav.  6w/ya'\aî\anj'  voy.  auj. 
Berneker  EW.  103  et  aussi  Persson  Beitr.  II  785  n.  3;  pet.-russ. 
bûryty  au  sens  de  'embrouiller;  soulever,  remuer'  serait  parent 
de  tpùpuu  selon  Berneker  EW.  s.  v.  '^burjq,  mais  le  rapport  phon. 
est  peu  clair,  -u-  supposant  une  dipht.  ancienne;  pour  v. norr. 
byrr  ags.  byre  fris.  occ.  bur  'vent  favorable'  voy.  Torp  chez 
Fick  IIP  261,  Falk-Torp  EW.  128  s.v.  ber  I.  (:  v.  norr.  bera 
[=  gr.  qpépuj]  au  sens  de  'faire  avancer');  voy.  les  art.  qpopôviu 
cppéâp  (ppuda(J0)Liai  cppi)Lià(y(JO|uai. 

hom.  etc.  cpOcra  (i.-e.  *phiitia),  ion.  cpucrri  f.  'soufflet  de  forge; 
souffle;  bulle  d'air';  hom.  etc.  qpOffâv  'souffler;  gonfler  qc.'; 
hom.  etc.  cpDaiâv  'respirer  bruyamment';  cpûaiT^,  -ittoç  f.  'tige 
creuse  et  gonflée  (ail,  oignon)'  (Hpc.  Théophr.);  (pDaaX(\)iç, 
-iboç  f. 'bulle  d'eau;  une  flûte (Ar. Lys.  1245);  coqueret(Diosc.)'; 
(pvaKa  f.  'cal'  (scol.  Ar  .Guêp.  1 1 19)  ;  att.  qpûcfKri  f.  'gros  intestin  ; 
boudin';  cpûaKuuv,  -uuvoç  'ventru'.  Cf.  posthom.  TTOiqpucrcruj  'souf- 
fler avec  force,  etc.'  (voy.  s.v.  p.  801),  puis  skr.  'phupphuTca- 
raka-h  gramm.  '\i2i\ç,i^ni^  pupphula-h  gramm.'flatuosité'/)^?^^- 
phusa-h  phuphusa-m  'poumon'  pupphusa-h  gramm.  'poumon, 
capsule  du  nénuphar' JJ/^M^A•rtrôf^  'souffler'  (alternant  avec  pût- 
■Tiarôtij  cf.  plus  bas  lit.  piistl  'souffler'),  arm.  (Hubschmann 
Arm.  Gr.  I  256.  502;  bibl.  ultérieure  chez  Persson  Beitr.  I  249) 
pliukh  'souffle,  vent,  pet;  pi.  soufflet' jp/icew 'je  souffle'^7/M«/« 
'je  me  gonfle',  pers.  raod.  paie  'le  fait  de  souffler  (pour  allumer 
le  feu),  soufflet'  afghan  pii  pûk  'a  puff,  a  blast,  the  act  of  blo- 
\y\vig^ pukai  'a  puff,  inflating'  etc.;  i.-e.  *pheu-  *pMi-  'souffler, 
gonfler',  onomatopée  alternant  avec  *peîi-  *pou-  *j9?1-;  cf.  les 


—     1043     — 

élargiss.  *peiit-  *pût-  (lit.  pucziù  pùstl  'souffler'  piità  'écume', 
gr.  TTÛvvoç  <  *TTUT(Jvo-ç,  voy.  s.  V.  p.  827),  *peuh-  *pûk-  *peug- 
*pû(j-  Hit.  pukné  'pustule'  pulszJè  'bosse,  trace  d'un  coup' 
pûkszti  "haleter,  respirer  bruyamment',  gr.  TTû-fn,  vuy.  s.  v. 
p.  825),  *peiip-  '^pûp-  {\ett. paupt  ' gonfhi'' jmps  'sein  de  femme', 
lat.  vulg.  *puppa'mamG\on'},  *peus-  *pûii-  (skr.  pii s ijatr croître, 
prospérer',  hii.  2ms{.s)îihi  pustula,  lit.  pûslë  'bulle',  norv.  (liai. 
f\)ijsa\;-'fausian]'ci\Uer,  s'élever  en  fermentant',  v.s\a,v.puchati 
'souffler');  cf.  Solmsen  Beitr.  1  247  s((.  Persson  Beitr.  I  241- 
274  (bibl.). 

qp\i)(Ja\oç  m. 'un  crapaud  (Luc);  un  poisson  (El.);  un  cétacérOpp. 
El.)'  :  qpûaa  qpOaâv. 

liom.  etc.  (pvai-looç  '(|ui  produit  l'épeautre'.  Voy.  l'art,  leiax 
f.  pi.  p.  307. 

qpûuj,  lesb.  qpuiuu,  aor.  è'cpûcra  trans.  'pousser,  faire  naître,  faire 
croître,  produire',  intr.  'naître'  Z  149;  (pûoiaai,  aor.  èqpOv,  pf. 
TTéqpûKa 'naître,  croître';  hom.  poét.  qput'i,  dor.  cpud  f.  'croissance; 
nature,  caractère';  hom.  etc.  cpùcTiç,  -euuç  f.  'nature';  ion.  att. 
(pû)iia,  -aroç  n.  'excroissance;  tumeur,  abcès';  lioui.  etc.  cpvTÔv 
'végétal;  rejeton,  enfant';  ion.  att.  qpOXtî  f.,  hom.  cpOXov  'tribu' 
(voy.  s.  vv.)  :  skr.  hhdvati  fut.  Uhavisyati  'être,  être  là,  arriver, 
devenir,  prospérer,  etc.'  zd  v.  pers.  hav-  etc.  'être,  devenir'  fzd 
fui.  hûsyeHi  :  gr.  qpùouu,  lit.  bûsiu)  pers.  mod.  inf.  hûdan  'être' 
skr.  hhfiH-h  hhtiti-h  'l'être,  le  devenir;  bon  état,  prospérité'  li.-e. 
"^h/ndi-s  =  V.  slav.  -btjtt  dans  zabytt  'oubli'  po-hiitl  'victoire': 
cf.  *bhîiti-s  dans  gr.  qpûaiç,  irl.  hiiith  'être')  bhûma  n.  'terre, 
monde,  être' (=gr.  qpû)Lia)  bhûmù  m. 'plénitude,  foule,  richesse' 
bhùnd-h  zd  bûmiè  v.  \^ers.  buniis  pers.  mod.  6<<w 'terre'  skr. 
bhutd-h  zd  buta-  'devenu,  étant'  (i.-e.  '^bhatd-s,  cf.  lit.  luifd  n. 
'été',  V.  norr.  bnd  ï.  'demeure';  puis  *bhnt6-  dans  gr.  qpuTÔv,  irl. 
l'O  both  'on  fut'  bofh  f.  'demeure,  cabane'  gall.  bod  'habitation', 
lit.?;<t^/.y 'habitation'.  Brugmanniirdr.  Il-,  1  ,o98),  alb.(G.Meycr 
AU).  Spr.  51.  ôôt  biij  {*bhunio)  'j'habite,  je  loue,  je  passe  la 
nuit'  bnr  {'-'blm-ro-)  'honnne',  h\t.  fut  'j'ai  v{c  fiitûrus  ipf.  -h((s 
-bâiiius  fut.  -bo  V.  lat.  subj.  fudf  osq.  f'usf  'erit'  et  'luerit'  fu- 
-fans'erant'  etc.  ombr./"?/.v/  'erit'  furent  'eriuit' etc.  oscj.  l'iin- 
trei  'Creatrici,  (îonetriei',  irl.  hoi  'fuit'  Intd  'eiit'  hof/i  'fiiliirus' 


—     1044     — 

gall.  hod  corn,  hos  bret.  mod.  hout  'être'  (celt.  *hîi-tà)  irl.  bûan 
'qui  dure'  (:  skr.  bhïwana-m'' être,  monde'),  got.  hauan  'habiter' 
V.  norr.  bûa  ags.  btian  v.  h.  a.  bfiaii  'habiter,  construire  sur' 
V.  norr.  byggua  byggia  'louer'  etc.,  lit.  bûti  'être'  prêt.  3.  sg. 
bùvo  'il  fut'  impér.  biï-h  'sois'  bûklà  èftfcZe 'patrie,  lieu  de  séjour' 
V.  slav.  byti  'être,  devenir,  croître'  feé'eras,  erat'  (:  èqpûri)  zabava 
'séjour,  occupation'  etc.;  i.-e.  %heuâ-  *bheuë-  (cf.  skr.  bhâvi- 
-tu-m)  :  *bhû-  (  :  *bhôu-)  ;  cf.  Curtius  ^  304  sq.  Fick  P  92.  266 sq. 
494.  IP  179.  IIP  272sq.  etc.  Voy.  l'art,  cpiru. 

(puuYiu  (Epich.  fr.  151  K.;  qpiLZiuu  Hpc;  cpiuZiuj 'Kaiuu' EM.;  pass. 
qpuuTvuTai  Diosc),  aor.  èqpuuHa  (è'qpuuaa)  'faire  rôtir,  faire  griller'; 
qpuJYavov  'poêle  à  griller  l'orge'  Poil.  :  v.h.a.  bahhan  ags.  bacan 
v.norr.6«ZL'« 'cuire  au  four' (i.-e.  *&Aogf^/o-,  ou  innovation  germ.?) 
v.h.a.  bacchan  m/sens  (germ.  *bakkô,  i.-e.  *bhognô).  Cur- 
tius-"^  189. 

ion.  cpuuïbeç,  att.  cpuJbeç  f.  pi.  'ampoules  par  brûlure';  qpôa'  è^av- 
0)TfiaTa  év  xuJ  aâj|uaTi  Hésych.  :  lit.  bûzè  'massue;  battant  du 
fléau;  tête  d'aiguille'  lett.  bûfe  baufe  'rondin,  massue';  i.-e. 
*bhôu-  :  *67^e^t-  *67m-  'gonfler'.  Fick  P  494.  Osthoff  Suppl.  67. 
Persson  Beitr.  I  465. 

(puuKîi  (Hom.  Hrdt.  Aristoph.)  f.  ;  (pûÙKOç*  kiittoç  GaXdacTioç  ô)uoioç 
beXcpîvi  Hésych.;  qpuuKaiva  f. 'marsouin'  (Arstt.);  cf.  cpûaaXoç 
cpuÙTiYH  cpOùiJH,  i.-e.*297i(9w- 'souffler' (onomatopée)  ;  voy.  Fart.çûaa. 

qpuuXeôç  qpiuXeioç  (pl.cpuuXeàNic.)  m.  'tanière  des  bêtes  sauvages'; 
cpuuXed  ou  cpuuXéâ  f.  m/sens  (Arstt.)  ;  cpuuXeiâ  f .  'séjour  dans  une 
tanière';  qpuuXdç,  -âboç  f.  'qui  habite  dans  des  trous;  —  un  co- 
quillage'; (puuXiç,  -iboç  f.  'un  poisson  de  mer  qui  s'enveloppe  de 
son  écume'  (Arstt.)  ;  (puuXeuu)  'se  tapir  dans  un  trou'.  Gr.  coram. 
*(puuuXeoç  (?)  :  V.  norr.  bol  u.  'gîte  (des  hommes  et  des  animaux)' 
(i.-e.  *bh6ulo-  ?  Vrais,  distinct  de  bol  'demeure' <  germ.  *Sô/>Za-, 
i.-e.  %hôutlo-\  cf.  V.  sax.  bôdlôs  m.  pi.  'maison  et  jardin;  meu- 
bles' néerl.  boedel  boel  'biens;  héritage,  succession'  etc.,  lit. 
bilklà  biiMë  "demeurey  patrie');  cf.  suéd.  dial.  &?/7yrt  boJja  'petit 
nid'  {%idiOn),  irl.  6rt/Ze 'demeure'  (^balio-)\  i.  e.%hôii-l-:*bhiil- 
dans  cpvlï]  f.  ;  cf.  p.  ex.  Brugmann  Grdr.  I"^  204.  486.  Osthoff 
Suppl.  67  (bibl.).   Falk-Torp  EVV.  90  sq.   Torp  chez  Fick  IIP 


—     1045     — 

272  sq.  Persson  Beitr.  I  107.  289.  677.  Cf.  la  rime  -fujXeôç 
p.  159  sq. 

bora.  etc.  qpuuvri  f.  Voix'.  Voy.  l'art.  qpriMÎ-  —  L'hypothèse  de  Pe- 
dersen  KZ.  38,  403  (i.-e.  *fjhuOnd  :  v,  slav.  ^vo)ih  'son')  est  à 
écarter. 

ion.  att.  cpuup,  gén.  qpoipôç  m.  'voleur'  =  lat.  fur,  géu.  fûris  Vo- 
leur' contient  le  degré  long  fléchi  de  R.  hher-^  voy.  l'art,  qpe'puu 
sub  fin.  Curtius''  299-,  bibl.  ultérieure  chez  Walde-  s.  v.  De  là 
cpiupd  f. 'larcin'  (ion.)  cpiupriv  bè  xfiv  èpeuvav  Hésych.  qpuupâv  'faire 
des  perquisitions;  prendre  sur  le  fait  un  voleur'  Tiepiqpujpoç  'aisé 
à  découvrir' aÙTÔqpujpoç  'pris  sur  le  fait'  qpûjpioç  'qui  provient  d'un 
vol;  furtif  cpuupiov  'preuve  convaincante'  cptupiauôç  m.  (voy.  le 
suiv.);  cf.  skr.  hharâh  'fardeau,  travail,  joug'  hhann-  'portant' 
bhârman-  'table'  hhnrayati  caus.  zd  hàraija-  itér.,  cf.  p.  ex. 
M.  van  Blankenstein  Unters.  10.  112. 

lioni.  poét.  qpuupiaïaôç  m.  (f.  Ap.  Rh.)  'coffre  pour  serrer  les  vê- 
tements'.  Voy.  le  préc. 

hom.  poét.  qpûjç,  gén.  cpujToç  m.,  qqf.  f.  'homme  de  haut  rang; 
être  humain,  homme  ou  femme;  mortel  P  98',  thématiquement 
identique  à  skr.  bMs-;  secondairement  devenu  th.  en  -t-;  —  ou 
a  été  prim.  '""hhô-f-  ;  voy.  l'art,  qpàoç.  Brugmann  Grdr.  W,  1 , 536. 

att.  qpmç  (contracté  de  cp(i[Fjoç),  gén.  qpuuiôç  (avec  passage  dans 
la  flexion  des  th.  en  -^)  n.  'lumière';  cpujTeivoç  'lumineux';  cpuj- 
xiZiuj  intr.  'jeter  de  la  lumière';  trans.  'éclairer;  instruire';  <t>ûj- 
Tioç.  Voy.  l'art,  qpàoç. 

qpûjTiT?,  -iTfoç  f.  (m-)  'fifre'  (Plut.  Ath.)  <  "^phùut-  :  qpOaa  f. 
'soufflet  de  forge'  {*phûtia). 

(pOùOE  (et  ttûjuyE,  pi.  ttiûuyy€Ç  EM.)  m.  'un  héron,  butor('?i'.  Ono- 
matopée {'^'phou-  'souffler'.). 


X. 

xâpo  V  KaiuTrûXov.  axevôv  llésych.  On  en  a  rapproché  ht.hcijuus 
'hameçon'  en  tant  qu'issu  de  *Jiûbmo-ft  ou  *habsjuo-s]  cf.  aussi 
Xaïaôv  KauTTi'iXov  H.  (Curtius-'^  198).  —  V.  norr.  (jdpa  'bâiller' 


—     1046     — 

(Fick  BB.  17,  322)  ne  peut  s'y  rattacher  eu  raison  du  sens 
(voy.  l'art.  x«ivuj).  —  V.h.a.  hamo  "perche;  hameçon'  est  à 
écarter;  bibl.  chez  Walde^  359  sq. 

X  et  ^  uu  (dans  àva-,  irapa-,  Trpo-xâZiuj)  'écarter';  x«^o)Liai,  fut.  ép. 
Xàacro|uai,  aor.  ép.  xa(5(5à.\xr\v  '"s'éloigner,  se  retirer'  :  &kr.  jihltè 
■"céder,  aller'  hîyatê  'être  abandonné,  rester  en  arrière',  v.  h.  a. 
gèn  gân  ags.jaw "aller';  \.-e.*ghè{i)-  :  *ghi-  :  *ghd-  "abandonner, 
céder',  identique  à  *^Aéi- "hiare';  voy.  s.  v.  hom.  Kixavuu  p.  461 
(bibl.)  et  eu  dernier  lieu  Persson  Beitr.  II  708  n.  5. 

Xaivoj  (prés,  tardif  refait  sur)  houi.  etc.  aor.  è'xavov,  pf.  hom.  etc. 
au  sens  d'un  prés.  Kéxnva,  dor.  3.  pi.  KexdvavTi  (Sophr.fr.  25 K.) 
"s'ouvrir,  s'entr'ouvrir;  ouvrir  la  bouche,  la  gueule  ou  le  bec'; 
Xàvoç,  -ouç  n.  Poil.,  xàcT|Lia  n.  "ouverture  béante';  xctcr|uiî  f.  "bâil- 
lement; bouche  béante;  sujet  d'étonnement';  xavûeiv  poâv  Hé- 
sych.;  àxavriç  "largement  ouvert,  béant,  immense,  infini'  (à- 
copulatif)  :  v.  norr.  gan  "le  fait  d'ouvrir  la  gueule^  appel,  cri' 
gana  "inhiare';  i.-e.  ^ghâ-  (à  côté  de  ^ghè-)  :  *ghd-,  cf.  x^f^n 
XâcTKUj  et  l'élargiss.  par  une  labiale  dans  v.  norr.  gcqj  "large  ouver- 
ture, chaos  ;  appel,  cri'  gapa  "ouvrir  la  bouche,  crier'  ail.  gaffen 
"regarder  bouche  béante'  etc.;  cf.  ensuite  *ghèi-  *ghî-  dans  skr. 
vi-hdyas-  "l'espace  libre'  v.  slav.  zéjq  "hio'  lat.  Tiîscô  "s'entr'- 
ouvrir' etc.,  *ghëi(-  *ghdu-  dans  v.h.a.  giumo  "palais'  gr.  xâoç 
Xaûvoç  etc.;  voy.  en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  1 13  sq.  II  708  ; 
bibl.  antérieure  s.  v.  hom.  Kixdvuj  p.  461. 

Xaîoç  m.  "houlette'  (ace.  Ap.  Rh.  IV  972)  <  l-e.*ghaiso-  :  gaul. 
gaiso-  'jaculum'  raïaaiai  -oi  v.  irl.  gae  gall.  gtcaew  (pour  gic- 
voy.  Pedersen  K.  Spr.  I  96)  gaide  "pilatus',  skr.  hésah  n.  "trait' 
(cf.  aussi  hèti-7i  "arme  de  jet,  trait'),  v.h.a.  j7ê/'  ags.jdr  v.norr. 
^eirr"javelot'(germ.*jm2rt-),  puis  y.h.'d.  geis{i)la'îovieV  v.norr. 
geisl  geisle  "the  staff  used  by  men  sliding  in  snow  shoes'  etc. 
ags.  jdfZ  "aiguillon  de  bouvier'  lombard  gaida  'fer  de  flèche' 
glsil  (i.-e. -ei-)  "flèche',  irl.  grmZZam  "je  fouette',  zd  zaya- zaëna- 
"arme'  skr.  hiiiôti  Miwati  hàyati  "lancer,  pousser  vers'  ptc. 
hitâ-h;  i.-e. *^^i- "lancer,  pousser  vers'.  Kluge  KZ.  26,  87.  Fick 
P  53.  217.  433.  II*  104.  IIP  120  sq.  Zupitza  Gutt.  202  (bibl.). 
Walde  KZ.  34,  488  sqq. 


—     1047     — 

boni.  x«îp^>  ^t)r.  éxôpriv 'se  réjouir,  être  joyeux";  att.  x^P"^  f- 
'joie,  plaisir';  hom.  etc.  x«piÇ.  -ifoç  f.  'grâce  extérieure;  joie, 
plaisir;  —  faveur,  bienveillance,  condescendanoe:  —  recon- 
naissance'; x«pîeiÇ.  -eaaa,  -ev  'gracieux,  agréable';  xap\lo\iai 
'faire  plaisir  à';  hom.  etc.  X«PM«  "•  'sujet  de  joie;  réjouissance, 
plaisir';  x^P^ôç  'dont  on  peut  se  réjouir',  pi.  n.  xaptà 'sujets  de 
joie'  (Archil.)  :  skr.  hâri/ati  (=  xwîP'Ju)  'avoir  pour  agréable, 
désirer'  zd  zara-  'effort,  but',  onibr.  heriest  osq.  Jierest  'volet' 
lat.  horior  horitor  syncopé  ^or/or 'encourager',  v.h.a.  ger'qm 
désire'  geron  'désirer'  got.  (faihu-)</aîrns  v.  norr.  giani  ags. 
jeoni  y.  b. a. ^é^/7î 'désireux'  got./yrt/rnyaw'désirer';  i.e.*^^^KÉ')- 
*gherêi-  'désirer,  vouloir,  avoir  envie',  qui  a  pu  en  outre  expri- 
mer tout  sentiment  violent,  même  la  colère,  cf.  dès  lors  (Pers- 
son  Bcitr.  II  728sq.)  skr.  hiiras-  'rancune'  /d  zar-'îàQher'  ppfp. 
zar^ta-,  gr.  x^P"*  OPTH  Hésycli.  hom.  x«PMn  f-  'ardeur  belli- 
queuse', puis  C^gherêi-  avec  infixe  nasalj  skr.  Jirndijdti  hrnitê 
hniii/afê  'garder  rancune  à'.  Cf.  Curtius'^  198  sq.  Fick  V  54. 
436.  III'*  1:27  sq.  Hirt  Abl.  §455.  —  Lit.  //^Ve^/.s 'éprouver  du 
plaisir'  (Curtius  1.  cit.)  russ.  zarkij  'cupide'  zdrif'  'éveiller  le 
désir,  charmer'  (Prusik  KZ.  35,  59i?)  sont  à  écarter.  —  Got. 
(Bremer  PBrB.  11,  280.  Hirt  PBrB.  23,  291.  Abl.  1.  cit.,  grf- 
dus  'faim'  grëdags' cupide'  etc.,  v.  irl.gror/e'faim'(?  :  \r\.goirt 
v.slav.  gonkû'Rmer^  selon  Pedersen  K.  Spr.  I  33),  skv. gfdhi/ati 
'être  avide  de',  etc.  procèdent  de  i.-e.  *gher-dh-  *gherê-dh- 
(Persson  Wzerw.  45.  96). 

•boni.  etc.  xaîfri  f. 'chevelure  flottante;  crinière' <  i.-e.  *g[^rti7â  : 
/d  gaêsa-  m.  'chevelure  boudée',  irl.  mod.  gaoisid  'crinis'  f  v.  irl. 
'^gilissit)  m.  irl.  goiaideach  'criuitus'  (i.-e.  *ghaif-s-,  forme  syn- 
copée d'un  th.  en  -s-).  Lidén  IF.  XIX  318  sq.  (bibl.  et  criti(iue 
des  avis  divergents).  Charpentier  KZ.  40,  472  sqq.  (bibl.  et 
critique). 

■faom.  etc.  xâXaZa  f.  'grêle;  ladrerie;  etc.'  (*xaXab-ia^  a  été  rap- 
proché par  Solmsen  Archiv  f.  slav.  Philol.  24,  579  de  v.  slav. 
zlèdica  slov.  zlèd  'verglas'  pet. -russ.  ozeîeda  'pluie  mêlée  de 
neige,  glace  sur  les  arbres'  pol.  zhdz  'verglas';  i.-e.  *g/i- •). 


1)  Modifiez  dans  ce  sen-s  l'art.  Y€\av6p6v  <rl.  p.  142. 


—     1048     — 

XaXdv  (lesb.  xô\aiO\  Aie.  —  att.  xa\(bai),  aor.  èxâXadda  (Hymn. 
hom.  1 6)  'relâcher,  détendre  ;  intr.  se  détendre'  ;  xà^^^cfiç,,  -euuç  f ., 
Xà\aaixa  n.  'relâchement';  xaXacJTiKoç  'propre  à  relâcher';  ion. 
att.  xaXapôç 'relâché,  lâche,  non  serré;  efféminé;  souple';  hom. 
poét.  xaXî-cppuJV,  -cppovoç 'léger  d'esprit,  irréfléchi';  xa^aî-nouç, 
-TToboç 'boiteux' (Nie);  lesb,  âxoXoç  'sans  repos'  (Aie;  voy. 
Solmsen  Rh.  M.  55,  311).  Soit  un  thème  i.-e.  *ghdlds-  *ghdïd- 
etc.,  qui  semble  se  rattacher  à  la  R.  de  x^-l^  -ojLiai;  voy.  s.  v.  — 
Skr.  hvrnâti  hru7iâtl  'faire  tomber,  renverser,  faire  s'égarer' 
hvàrati  Iwâlati  'broncher,  trébucher'  (Fick  Wb.  P  82.  Solm- 
sen KZ.  29, 112)  est  à  écarter. 

XaXpàvr)  f.  'galbanum'  (suc  résineux  d'une  plante  ombellifère 
de  Syrie.  Théophr.).  Emprunt  sém.,  cf.  hébr.  heîb^nà  'un  aro- 
mate'; bibl.  chez  Lewy  Fremdvv.  45. 

hom.  etc.  xaXeTTÔç  'difficile,  malaisé,  pénible;  gênant;  contraire 
(vent  0  335);  désagréable,  malveillant';  hom.  etc.  x«XeTraiva> 
'être  rude,  pénible,  faire  rage  (vent  E  309);  se  fâcher,  s'irriter'; 
hom.  etc.  xctXëTTTuu  'chagriner,  tourmenter;  vexer'.  Etym.  obs- 
cure. —  Une  hypothèse  chez  Prellwitz^  501. 

hom.  etc.  xaXlvoç,  éol.  xàXivvoç  (Hoffmann  Gr.  D.  II  484),  pi. 
-oi  (qqf.  poster,  -à  n.)  m.  'frein,  mors,  bride;  câble,  amarre 
(Eur.);  etc.'  :  zd  zar9^-  'tirer'  (?  Prellwitz^  501).  —  Skr.  Ma- 
lîna-  m.  n.  'mors'  est  l'emprunt  grec  (Weber  Beitr.  hrg.  von 
Kuhn  u.  Schleicher  4,  278.  Wackernagel  Aind.  Gr.  I  115). 

XdXiE,  -iKOç  m.  f. 'petite  pierre,  caillou;  moellon;  pierre  à  chaux'. 
Lat.  calx  -eu  f.  'pierre  à  chaux,  chaux  vive  ou  éteinte'  est 
prob.  l'emprunt  grec,  cf.  ca//càre 'crépir  avec  la  chaux'  Fest.; 
voy.  Johansson  KZ.  30, 439.  Walde^  s.  v.  (bibl.).  Sous  un  i.-e. 
*{fi)q{Ji)eliq-  *(s)q{h)lliq-  (>  th.  x«Xik-)  on  groupe  lat.  silex 
'caillou'  (dissim.  de  *scUic-,  plus  anc.  *.s'ceZic-),  irl.  (Stokes  BB. 
23,  59)  scelic  'rocher'  {^skelinJci-),  v.  slav.  skoîïka  'ostreuni', 
lat.  (Fick  BB.  8,  203)  mliqua  'silique,  cosse'  (dissim.  de  *sci- 
liquâ  *sceJiqîtâ),  R.sq{J})el-  'fendre,  casser'  (voy.  l'art.  (JKdXXu> 
p.  868  sq.);  puis  (selon  Pedersen  KZ.  39,  422)  arm.  cellhem  'je 
fends,  je  casse';  cf.  encore  (Fick  Wb.  IP  270.  Johansson  l.cit. 
Hirt  BB.  24,  282)  v.  slav.  skala  got.  sJcalja  Rlh.haVs  cités  s.  v. 
cTKâXXuj.   —  Pour  gr.  KàxXri?  m.  'caillou  de  rivière',  dim.  d'un 


-     1049     - 

*KdxXo-ç  où  Prellwitz -  213.  501  veut  voir  uu  led.  de  notre  R., 
voy.  s.  V.  p.  424. 

xâXiç,  -loç  m.  'vin  pur'  (nij)pon.);  att.  xw^î-Kpotioç,  ion.  -Kpr|TOç 
(Arehil.)  "(vin)  pur'  (un  compar,  xctXiKpôiepoç  Nie);  àKpo-xôtXiE 
'légèrement  ivre'  (Ap.  Rb.).  Cf.  macéd.  KdXiBoç*  oîvoç  Hésych. 
(-9-  fait  difficulté  en  macéd.),  thrac.  li\a\'  ô  oîvoç  H.  (ce  qui 
indique  une  initiale  i.-e.  *(/h-).  —  Sabin  *fciU-  =  gv.  x«Xi-ç  dans 
ager  Falernus  f^Schrader  KZ.  30,  484  sq.)  est  à  écarter;  sur 
Falerii  voy.  Schulze  LE.  564  sq. 

hom.  poét.  x«Xi(ppujv.   Voy.  s.  v.  xaXûv. 

boni.  etc.  xciXkôç  m.  'cuivre;  airain;  objet  travaille  en  cuivre  ou 
en  airain,  épée,  casque,  etc.;  cbaudron;  monnaie'  :  lit.  gelèis 
geleéis  lett.  dfelfè  dselfis  df'elefis  v.  pruss.  gelso  v.  slav.  zeli'zo 
'fer'  selon  Fick  P417,  Scbrader  RL.  173  sqtj.  et  bcp  d'autres; 
la  parenté  ne  peut  être  immédiate,  gr,  -k-  n'étant  pas  réfléchi 
par  letto-slav.  z,  resp.  z  (cf.  F'eist  Kultur  200);  Kretscbmer 
Einl.  167  n.  3,  doutant  de  cette  parenté,  rapproche  xcXkôç 
'*métal  rouge'  (cf.xctXKÔv  èpuBpév  I  365j  de  x^Xkh  X«Xxn  KÛXxn  f. 
'murex,  pourpre'  (voy.  s.  v.  KdXxn  p.  400  sq.)  et  Persson  Beitr.  I 
31  n.  2.  II  792  n.  2  rattacherait  ces  mots  à  i.  e.  *^//e/-  expri- 
mant l'idée  d"éclat'  {:  skr.  hirani/ani  got.  gui p  v.slav.  zlato 
'or',  voy.  s.v.  xXujpôç),  cf.  notamment  lit.  zàlas  'rouge  (bétail)', 
gall.  bret.  gre// 'brun,  brun  rouge'.  —  xaXKOÛpâç  m.  'qui  est 
familiarisé  avec  les  armes  d'airain'  i  Pind.)  <  x«Xkôç  +  ôap. 
Bechtel  KZ.  44,  125  sq. 

XctXuijj,  -u^oç  m.  'acier'  (tragg.)  est  identique  au  nom  de  peuple 
XàXuPeç  (aibnpoTÊKTOveç  Esch.  Prom.  715). 

boni.  etc.  x«|aai  dat.  (i.-e. *///</«/«<//)  'à  terre'  (avec  et  sans  mouv.)  ; 
ion.  att.  xa)aaiz;iiXoç  'qui  vit  sur  terre;  bas,  rampant,  vain'  (l-  < 
*gUi-  :  pioç  Iy\-.  Scbulze  Qu.  ep.  244)  ;  hom.  etc.  xa^àle  'à  terre' 
(avec  mouv.);  ion.  att.  x^Mw^êv  'de  dessus  terre';  hom.  poét. 
Xa.uabiç  'à  terre';  x«MnXôç  'qui  est  à  terre,  bas  (Xén.);  vulgaire 
(Pind.)';  ion.  att.  veo-x,u6ç  'nouveau;  étrange'  (Wackernagel 
KZ.  33,  1  sq.);  Xa^ùvn  f.  épithète  de  Déméter  :  zd  zaju-  {zà 
zqm;  zama  'sur  terre')  'terre',  thraco-phryg.  Z^eueXiu,  d'où  le- 
fxéXâ  -r)  propr.  'la  terre-mère',  alb.fJt^  'terre,  pays'  àemJF  'chenille', 
lat.  Imiiu  dat.  'à  terre'  (d'où  ^honw-s  ImniKs)  Iniviilis  'bas' 


—    1050    - 

V.  lat.  hemônem  Fest.  nêmô  {*ne-hemô)  hemôna  'huniana'  homô 
osq.  bumuns 'bomines'  ombr.  homoniis''boniinibns'  osq.  bun- 
-triis  'inferi'  buntru  ombr.  butra  hondra  "infra'  ombr.  hon- 
domiL  'ab  infimo',  got.  qiuna  v.  norr.  gume  ags.  ^uma  v.  b.  a. 
(jomo  'bomme'  v.  norr.  Gymir  nom  d'un  géant  {^ghmmio-),  lit. 
zèmé  \Q,ii.  feme  v.priiss.  semme  same 'terre'  Mi.zëmas  Xtii.  fems 
'bas'  lett.  f'eni  'sous'  v.  slav.  zemlja  'terre'  {*ghéml,  gén.  -iês 
resp,  -iâs)  zmïja  'serpent'  zmïjî  'dragon'  {*gh{m)miio-  'bumilis') 
lit.  zmû  {*ghmÔ\  pi.  zniénés,  d'un  abstrait  *zmo77é,  v.  pruss. 
5r??w^zi 'personne'  <  "^  ghmo-n-)  =  v.  pruss.  .ç^»o^/'bomme'  lit.  imo- 
-gîis  'homme'  (peu  clair);  i.-e.  *ghôm-  *ghëm-  *ghm-  (resp. 
*ghmm-),  formes  issues,  par  nivellement,  des  cas  faibles  gén. 
*gdhmés  dsit.*gdhmai  mstr. *gdhmà,  où  -â-  s'écrasait  entre  gh 
et  m  ;  cf.  "^gdhem-  *gdhÔm-  *gdhm-  ^gdhmm-  dans  gr.  x^iJÛv 
x6a|uaXôç  etc.  (voy.  s.  vv.);  bibl.  complète  et  critique  des  avis 
divergents  cbez  Jobansson  Xenia  Lideniana  (1912),  p.  116sqq. 

bom.  etc.  xavbdvuu,  fut.  x€Îcro)uai  (*xevb-a-),  aor.  è'xabov  (*xwb-), 
pf.  au  sens  d'un  prés.  Kéxovba  (cf.  Kiibner-Blass  P  569)  'con- 
tenir' :  alb.  g'm  g' en  guèg.  g^j  'je  trouve',  pass.  gmdem  (G. 
Meyer  Alb.  Spr.  140.  Alb.  St.  III 10),  lat.  pre-liendô  -ère  'saisir, 
prendre' ^raerfa  'butin'  {*p7'ai-}iedâ),  v.  irl.  gataim  'je  prends, 
je  vole'  i*ghed-'nâ-mi)  gall.  genni  'contineri,  comprebendi,  capi' 
{*ghnd-),  got.  bi-gitan  v.  norr.  geta  ags.  he-^ietan  v.  b.  a.  pi- 
-gezzan  'atteindre'  v.  norr.  gâta  'conjecture,  énigme',  lit.  pa-si- 
-gendù  -gèsti  'regretter'  godùs  'cupide,  avide'  lett.  at-gâdâti-s 
'se  souvenir',  peut-être  aussi  gîdu  'je  remarque,  je  perçois,  j'ob- 
serve'(*^e«c??t?)  V.  slav.  ^«(^«y«  gfrti^rt^z 'présumer,  penser';  i.-e. 
*ghe{n)d-.  Curtius^  196.  Fick'l^  415.  IP  111.  IIP  123.  Zu- 
pitza  Gutt.  173.  Falk-Torp  EW.  292.  308.  Pedersen  K.  Spr. 
139.160.   II  536.    Berneker  EW.  288  sq. 

Xâoç  (*xaFoç,  i.-e.'^ghdu-es-),  gén.  xàeoç  xàovç  n.  'l'espace  vide, 
incommensurable  (Hsd.  etc.);  atmosphère;  poster,  ouverture 
béante,  gouffre,  abîme';  x«ûvoç  'ouvert,  poreux,  spongieux; 
flasque, mou;  vain';  xaûvaH,  -ûkoç m. 'fanfaron' Hésych.;  xctuvô- 
-TTpujKTOç  'eùpù-TTpujKTOç'  (Ar.  Acb.  104);  xauXi-ôbovT-  'muni  de 
dents  saillantes'  (Hsd.  etc.)  :  v.  b.  a.  goumo  caumun  {*ghdu-men-) 
giumo  {*ghêu-men')  guomo  v.  norr.  gômi'  gôme  {*ghô[u]-m-) 


—     1051     — 

'palais'  (lit. gromMrys 'palais'  \ett. gchnur.'i  'trachée-artère'  <*gh- 
vélaire;  cf.  Persson  Beitr.  I  117.  119)  bas-ail.  c/usl'e  goske 
'grande  gaciile,  bouche'  m.  h.  a,  giille  'bourbier,  flaque  d'eau' 
m.  b.  a.  gole  goel  'marais'  suéd.  gol  (th.  *gtilja-)  'flaque  d  eau, 
mare';  le  sens  de  bourbier,  flaque'  est  issu  de  celui  de  'cavité', 
cf.  norv.  dial.  gyl  'fente,  crevasse  (des  rochers)';  i.-e.  *yhêu- 
*ghô{u)-  ^(jJidu-  *()hiî-  'hiare'.  Brugmann  Grdr.  P  174.  204. 
Persson  Beitr.  I  59.  116sq.  709.  Voy.  les  art.  x«îvuj  xnMH 
Xipâç.  —  Pour  lat.  faux  -cis  'gorge'  voy.  Walde*  278  (bibl.). 

Xapdcrauj,  néo-att.  -ttuu  'aiguiser;  entailler,  fendre;  écoreher; 
empreindre,  graver  ;  x«P"^)  -«koç  f.  'pieu  ;  —  bouture  d  olivier', 
m.  'camp  retranché';  x^paxoûv  'soutenir  avec  des  échalas;  pa- 
lissader';  xapaKTrip,  -fipoç  m.  'signe  gravé,  empreinte,  marque, 
caractère';  —  hom.  etc.  xcpàbpà,  ion.-n  f".  'ravin,  ravine,  tor- 
rent; rigole,  défilé';  xapah{)\6ç,  m.  'pluvier'  (oiseau  de  ravin). 
Soit  i.-e.  *g/irrà-,  forme  réduite  de  la  base  gherê{i)-  'gratter'  : 
i.-e.  *fjher-  (base  légère)  dans  lit.  keriù  éerfi  'gratter'  zarsti/ti 
'gratter  souvent'  (Fick  I'  435),  *(/her-  étant  parallèle  à  *(jliei-- 
dans  xépaboç  etc.  (voy.  s.  v.). 

hoiii.  etc.  xâpiÇ»  -itoç  f.  'grâce  extérieure';  etc.  Voy.  l'art,  xaipui. 

I.  hom.  X«PM^  f-   ardeur  belliqueuse'.    Voy.  l'art.  xaip"J. 

II.  x«PMn  f. 'ÊTTibopaiiç,  la  pointe  supérieure  de  la  lance';  cf.  âr- 
-XapjLioV  àvuuqpepiî  ttiv  aix|Linv  llésycb.  I.-c.  *(fher-  '^ghieyrè- 
'faire  saillie',  cf.  xapîa*  Pouvôç  llésych.,  xo>pâç,  -âboç  f.  'qui 
s'érige,  proéminent;  subst.  écueil,  récif  (*xoipo-,  i.-e.'^gJwrio-), 
gall.  gaiih  'promontorium,  mous',  m.  h.  a.  gràf  etc.  'arête  (de 
montagne)'  pol.  grot  tchèq.  Iirof  'pointe  de  flèche,  javelot';  voy. 
Persson  Beitr.  1  223  (bibl.). 

hom.  poét.  xapOTTÔç  eu  tant  que  signifiant  'aux  yeux  brillants' 
(OTTÔç  <  R.  oqV;  voy.  s.  v.  oaae  p.  722  sq.)  a  été  rapproché  de 
lit.  éèriù  één'fi  'luire'  pa-idras  -z'iâras  'lueur  dans  le  ciel'  ta- 
ryjos  'charbons  ardents'  ziôra  pa-ziôra  'lueur  brillante  dans  le 
ciel'  ziorôti  'être  embrasé'  v.  pruss.  sari  'ardeur'  v.  slav.  z'irjc{ 
zîrètl  'voir'  zorû  'vue'  zo7'Ja  'éclat'  etc.,  v.  h.  a.  grâo  v.  norr. 
gràr  'gris',  dans  l'hypothèse  d'une  base  gherè- 'luire  ,  cf.  p.  ex. 
Hirt  BB.  24,244.  Abl.  §  214.  Torp  chez  Fick  IIP  142 sq.  Falk- 
Torp  EW.  s.  v.  graa.  lirugmann  Grdr.  W-,  2,  817  ;  selon  Pers- 


—     1052    — 

son  Beitr.  I  129  le  l^*"  membre  de  xap-OTioç,  adj.  qui  s'emploie 
tout  d'abord  en  parlant  du  regard  du  lion  ardent  à  la  lutte  \  611, 
ne  peut  être  séparé  de  xctîpu^  et  de  liom.  x^PM'l  f-  'ardeur  belli- 
queuse'^); \û.  gryiandi  'crépuscule  du  matin'  v.  suéd.  gry  'gri- 
sonner' montrent  que  v.  h.  a.  grâo  procède  d'une  base  ghrèii- 
ghru-,  et  lit.  ééréti  v.  slav.  zîréti  etc.  ne  se  séparent  pas  de 
lett.  ficérs  "étincelanf  skr. jvarati  'être  fiévreux' jvdiati  'brûler 
clair',  base  guère-,  au  degré  long  guër-.  —  Pour  lat.  augur 
voy.  Walde^  s.  v. 

Xâpxriç,  -ou  m. 'feuille  de  papyrus;  écrit,  ouvrage;  feuille  de 
métal'  C>\si,t.charta).   Origine  inconnue,  vrais,  égyptienne. 

xàffKuu  seul.  prés,  et  ipf.  (i.-e.  *§hd-sîco),  plus  tard  supplanté  par 
Xaivuu  'bâiller;  demeurer  bouche  béante'.   Voy.  l'art,  xaivuj. 

iiom.  xciTeîv  'désirer  vivement;  avoir  besoin  de'.  Voy.  l'art. 
*XnT0ç. 

XauXi-obovT-  'muni  de  dents  saillantes  (Hsd.);  m.  défenses  de 
sanglier,  d'hippopotame  (Hrdt.  Arstt.)';  x^ûvoç  'ouvert,  etc.' 
Voy.  l'art.  x«0Ç- 

xébpoTca  (ôcTTTpia)  pi.  n.  'fruits  à  gousse'  (Arstt.  Théophr.  Nie; 
Kebporra  KépboTia  Hésych.).    Étym.  obscure. 

XéZiuj,  f ut. xe(ToO)aai  x€cro|uai,  pf.  en  compos.  -Ke'xoba  'aller  à  la 
selle';  juuô-xob.ov  'crotte  de  souris'  (Théophr.);  xo^ifeueiv  dîTO- 
Traieiv  Hésych.;  xôbavov  Tr]v  ëbpav  H.  :  skr.  liddati  'aller  à  la 
selle'  zd  zadah-  'podex'  (Curtius'^  199.  Plck  P53.  217)  =  arm. 
je^ 'queue'  {i.e.^ghédos-.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  1470),  phryg. 
Z:éTva-  Trjv  TtuXriv  (?  Solmsen  KZ.  34,  70sq.  bibl.),  alb.  ôjés 
'caco'  (th.  ôied-.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  86),  irl.  mod.  gead  'le  der- 
YÏère'C^ghedtîâ-.  Stokes  IF.  Il  170;  ou  emprunt  ags.?),  v.slav. 
zadû  'dorsum'  zadJ  'quae  postica  sunt'  (?  Zupitza  Gutt.  201  ; 
voy.  Brugmann  Grdr.  IP,  2,  733;  pour  v.slav.  za  prép.  'der- 
rière' voy.  auj.  Brugmann  Grdr.  IF  1.  cit.  et  846  sq.);  i.-e.'^ghed-, 
peut-être  élargiss.  de  *ghë{ï)-  ^ghà-  'hiare'.  —  La  parenté  de 
v.norr.  v.  sax.  gfa^ 'trou'  ags.  jert^  (angl.  _^rt^e)  'ouverture,  porte, 
entrée'  (Holthausen  PBrB.  11,  553.  Zupitza  1.  cit.  Falk  Torp 
EW.  302.  Persson  Beitr.  II 599)  est  discutée;  voy.  p.  ex.  Solm- 


1)  [Même  avis  chez  Bechtol  Lexil.  332.] 


—     1053     — 

sen  1.  cit.  Uhleubeck  Ai.  8pr.  357.  Torp  chez  Fick  III*  123. 
Franck-van  Wijk  EW.  176. 

hom.  xein,  dat.  pi.  x^eiaiç  (Nie.  Th.  79)  f.  'trou  de  serpent'  < 
*XeFeia,  i.-e.  *yheueid  =  hit.  (diah)  fovea  'fosse,  piège',  i.-e,  K. 
gheu-  'verser'  (gr.  xéuJ  etc.,  cf.  ish  raod.  giôta  'fosse,  excava- 
tion' :  V.  norr.  giôta  'verser').  FrOhde  KZ.  18,  160.  Bechtel 
Ilptpr.  276.  Bally  MSL.  XIII  18.  Lidcn  Arm.  St.  93  sq.  — 
Arm.  gog  'cavité,  etc.'  (Scheftelowitz  BB.  28,  152.  29, 1(5.  43) 
est  à  écarter. 

hom.  etc.  xeî?^oç>  -€oç  -ouç,  lesb.  xtXXoç  n.  'lèvre' <  *xtXvoç, 
cf .  xeî^ùvri  f. 'lèvre,  mâchoire':  v.  norr.  giçlnar  f.  pi.  branchies, 
mandibules'  (germ.'^jeluïîôz).  WhartonEt.  gr.  132. 147.  .Solm- 
sen  KZ.  29,  352.  Osthoff  IF.  IV  276.  —  V.  irl.  hêl  'lèvre'  (Sto- 
kes  BB.  9,  87)  est  à  écarter. 

hom.  etc.  x^î^ct,  -aïoç  n.,  xeiMLÛv,  -ujvoç  (i.-e.  th.  *ghei-vien-)  m. 
'tempête  hivernale;  hiver';  ion.  att.  xei^épioç  'orageux,  plu- 
vieux'; ion.  att.  xeiM€piv6ç  'hivernal'  (:  lat.  h/hernus  <  *heim- 
rinos)\  hora.  etc.  x\\x>v,  gén.  xiôvoç  (pour  *xio|i-oç  d'après  le 
nom.)  f. 'neige';  tragg.  bûaxiMoç  'où  le  climat  est  dur;  orageux, 
violent';  Ta  lueXàTXiMa  'les  taches  noires  dans  la  neige'  (Xéu.)  : 
Bkx.héman  'en  hiver'  hêmantâ-h  'hiver'  hlinâ-h  'froidure,  hiver' 
himd-m  'neige'  liîmcl  f.  'hiver'  /d  zagan-  zgam-  'hiver'  zinia- 
'gelée,  hiver',  arm.  (Hiibschraann  Arm.  Gr.  I  470  &q.)jiuu  'neige' 
{*ghilôm  =  xi^v)  jineini  'hiver'  {^'jim-ern,  cf.  xe>Mepiv6ç  i,  alh. 
(G.  Meyer  Alb.  ISpr.  67)  dinun,  tosq.  dinur  'hiver'  i^alb.  conim. 
*deimen-,  i.-e.  *ghei-nien-),  lat.  hiems  -mia'hivev^  blmu.s  tri  mus 
{*ln-  *tri-himo-s  =  skr.  hinid-h)  'âgé  de  2,  3  *hivers,  ans',  irl. 
gem-red  'hiver'  v.  gall.  gaein  gall.  mod.  gauaf  'hiver'  irl.  (jam 
'hiver'  (modifié  d'après  sam  'été'.  Brugmanu  Grdr.  IP,  1,  135. 
Pedersen  K.  Spr.  I  ^iS)  gaul.  GiamiUus  (Fick  II*  104),  lit.iëwà 
lett.  fima  v.  pruss.  semo  v.  slav.  zinni  'hiver'  v.  slav.  trizimû 
'âgé  de  3  ans';  cf.  gr.  xî^apoç  ni.  'chevreau',  f.  'chevrette  d'un 
an'(voy.  S.V.),  v,  norr.  <7^m&r 'agneau  dnn  au';  i.-e.  ^ghei-  '^ghi-. 
Curtius^  201  sq.  Fick  I'  53.  218.  4.34.  Brugmanu  Grdr.  I-  178. 
343.  360.  412.  548.   II-,  1,  135  sq.   Hirt  Abl.  §559. 

X6i)iapoç  m.  'tampon  de  nable'  (Hsd.  Trav.  626).  Prellwitz  * 
355.  ^504  y  voit  un  composé  de  *x€i-  i.  e.  '^glici-  :  skr.  lî.  hi- 


—     1054    — 

{Mnôti  hinvati  hdyati)  'mettre  en  mouvement,  pousser,  etc.* 
ptc.  hitci-h  zd  zita-  (voy.  l'art,  x^ioç)  +  )Liap-  :  lat.  mare  irl. 
muir  gall.  more  got.  marei  v.  h.a.  meri  v.  slav.  morje  'mer' 
lit.  màrés  pi.  'haff  ;  très  douteux. 

hom.  poét.  xei|Liàppooç  -ouç  'formé  ou  grossi  par  les  pluies  d'orage 
ou  d'hiver;  m.  torrent'  <  x^ÎMct  +  i.-e.*srouo-s,  R.  sreu-  'cou- 
ler'; voy.  l'art,  peo)  p.  839. 

ion.  att.  xeîp?  ê'éu-  X^ipoÇ;  dat.  pi.  \epai,  dor.  gén.  XHPÔç  (Alcm.), 
dat,  hom.  xepi  0  289.  Y  182.  Q  101,  nom.  pi.  xépeç  (Soph.  Tr. 
1089),  ace.  pi.  xe'p«Ç  (Pind.  Hrdt.)  éol.  x^ppaç  (Théoor.)  gort. 
Xnpctvç  f.  'main',  cf.  delph.  èKexripiâ,  arc.  lYKexnpiIKOi  GDI,  1222, 
12;  hom.  etc.  X^PviH^,  -vipoç  f.  'eau  lustrale';  eùxeptîç,  -éç  'ma- 
niable, facile'.  Cf.  ann.  ace.  jei-n  'main' >>i.-e.*^Ae/"-m,  lequel 
a  provoqué  le  passage  dans  la  décl.  des  th.  en  -ii-,  d'où  gén. 
jerin  etc.  (nom.  \)\.jer-Jch  instr.  sg.Je>'-6-  duMSJerba-Jcal  'pris'. 
HUbschmann  Arm.  Gr.  1  470.  Brugraann  Grdr.  IP,  1,  138),  alb. 
dore  'main'  (i.-e.  ^ghëra.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  72),  tokh.  A  tsar 
B  sar  'main',  i.-e.  R.  gher-  'saisir'  attestée  par  skr,  hdrati  'pren- 
dre' zd  â-zàra-  'oppression';  voy.  s.  vv.  xopoç  xôptoç.  L'origine 
des  formes  xeip  X^ipôÇ  (dor.  XHPOç)  est  peu  claire  ;  Wackernagel 
KZ.  29,  134  part  d'un  th.  \^p(5-  (cf.  eu-  bucr-xepnç,  skr.  hdras- 
'action  de  saisir,  etc.'),  gén.*xepaoç  >  *xep^ôç,  d'où  éol.  xéppoç 
dor.  xnpôç  ion-  ^^^tt.  x^ipôç;  —  Briigmauu  Grdr.  P  745  tirerait 
Xeipoç  de  ^yjcpoï-,  cf.  gén.  uîoç  <  *uiF-oç  youvoç  <  *yovF-oç, 
dat.  pi.  x^pc^î  étant  une  innovation  qui  provoqua  un  dat.  sg. 
xepi;  —  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  138  suppose  qu'il  y  a  eu  en 
gr.,  à  côté  de  xep->  wn  th.  sans  doute  prim.  ntr.  xepi-  (cf.  les 
noms  des  parties  du  corps  comme  ^-aus{i)-  'oreille'  ^''oq_U{i)-  'œil', 
d'où  duel  xeîpe  <  *xepie  (cf.  ôcrae),  point  de  départ  de  la  forme 
thém.  att.  xeip-  dor.  xnp-  et  du  nom.  sg.  att.  xeip-  —  Autre  avis 
encore  chez  Ehrlich  KZ.  39,  559  sq. 

X6ipuj|uaKTpov  'essuie-main,  serviette'  <  *xeip- "Ju^i^P^Tpov  :  ôjuôp- 
fvum  ôinôpHai  'essuyer'  ô|uapHov  àTTÔ)LiaHov  Hésych.  ;  Ig  comm. 
XeipôjUttKTpov  par  étym.  pop.  d'après  jadaauu  'pétrir'.  Hoffmann 
Gr.  D.  III  365. 

hom.  etc.  xe^î^u^jv,  -ôvoç,  voc.  oî  f.  'hirondelle;  exocet  (Arstt. 
El.)'.    Voy.  l'art.  KÎxXr)  p.  462. 


1055 


xeXuvn  f.  'lèvre  (Ar.  Giiêp.  1083);  mâchoire  (El.)'.  Voy.  l'art. 
XÊÎXoç. 

xeXuç,  -ûoçf.  'tortue  (Ilymn.  il  Heriu.  .33);  lyre;  sternum  (Hpc.)'; 
XeXuOvri,  éol.  xeXùvâ  (Sapph.)  f.  'tortue';  x^Xeiov  'carapace  de 
tortue'  (Nic.j;  xeXeùç-  KiBâpa  Hésyeh.  (prob.  i.-e.  *qlieUn-)] 
XeXûviov  xeXÛJViov  H.  ('écaille  de  tortue',  xéXuov  chez  Plin.)  : 
V.  slav,  zelij  'tortue';  xeXuuvr)  <  i.-e.  *ghel-Ou-na  est  en  rapport 
apoph.  avec  col.  xeXuva  <  *(}hel-û-nil  (Brugniann  IF.  XVII  487. 
Grdr.  IP,  1,  210);  rapport  prob.  avec  le  groupe  de  mots  signi- 
fiant 'jaune,  fauve,  vert',  p.  ex.  lit.  g&îsvas  'jaunâtre'  (Meillet 
Études  11 268).  Curtius-'  199;  bibl.  récente  chez  Persson  Beitr. 
II  735. 

honi.  xépaboç  n.  seul.  ace.  sg.  (hér.  gén.  xap«beoç  par  assini.  de 
Te  à  Va  subséquent)  'gravier,  galets,  cailloux  roulés';  x^pâç, 
-âboç  f.  m/sens  (Pind.  Sapph.);  —  xepixàç,  -âboç  f. 'caillou, 
pierre  de  fronde  (Pind.  Esch.  Eur.),  quartier  de  roc  (Lyc.), 
pierre  tumulaire  (Anth.V ;  xe'PMa  "  xâXiE  Hésycb.  ;  hom.  xepiiâbiov 
'petite  pierre';  xepMÔZiuu  'vider  un  champ  de  ses  cailloux'  Hé- 
sych.;  x^P^aarrip,  -npoç  adj.  m.  'qui  lance  des  pierres'.  I.-e. 
R.  (jher-  'frotter,  pulvériser'  attestée  par  skr.  (jhârsati  'frotter', 
gr.  xpaivuj  'effleurer'  xptw  'oindre'  xôvbpoç  (^xpovbpoç;  xepa^- 
peut  être  issu  dc^ghernd-  comme  de  *ffherad-)  m.  'grain'  Kexxpoç 
m.'millet'(dissira.de*s[/ier-5/jr-o-s;sens  premier '*qui  est  broyé*, 
cf.  \[it.grànums.y.  TÎTapTOv),  \ni.  ftD'fur 'son  ,  Ut. gnrus'h-'iAhW 
gurti  '(s')éraietter'.  —  Lat.  grandô  -Inis  'grêle',  v.  slav.  gradû 
'grêle'  (Brugmann  Grdr.  IP,  1, 468. 469)  sont  à  écarter  en  raison 
de  leur  parenté  avec  arm.  l:arkut  'grêle'  {Ha-l-nit,  i.-e.  *«jfl- 
-(jrodo-.  Meillet  MSL.  X  280);  cf.  Walde-  s.  v.  Persson  Beitr. 
1  294. 

hom.  dat.  x^pn'i  'inferiori',  pi.  xep'ieç,  ace.  sg.  f.  et  ntr.  pi.  xe'peict 
(Brugmann  IF.  IX  lôGsqcj.);  boni,  xepeiuuv  et  xepeiÔTCpoç  B248. 
M  270,  hom.  att.  xeîpujv  et  hom.  ép.  xeipÔTCpoç  'pire',  supcrl.  att. 
xeipicTTOç  'le  pire';  x^ipoùv  xeipoûaGai  'soumettre'  :  skr.  hra'icd-h 
'moindre,  court,  petit'  compar.///-rts/7/rt.v-  superl.  /«/v/.svV.f /?<?-//  hrd- 
safi  'décroître'  (Frohde  BB.  3,  5)  zd  z'^rahehls  f.  sg.'une  moin- 
dre, une  plus  faible'  c  skr.  *hrds-'i}/as--ih.  Bartholomae  IF. 
V  368  sq.  Airan.  Wi).  1703\  m.  irl.  gcn-  (celt.  *ge)'so-s)  'court' 


—     1056    — 

gall.  gerran  ^nain'  (Fick  11^  112.  Foy  IF.  VI  333.  Pedersen 
K.  Spr.  1 83),  i.-e.  *gheres-  ^ghres-  *ghers-,  élargiss.  de  *gher-, 
cf.  V.  irl.  gair  'court'  (celt.  *gari-s)  garait  gairit  'brevis'  m.  irl. 
gaire  f.  'brièveté  de  la  vie'  (Stokes  BB.  21,  125).  Osthoff  MU. 
VI  188  sqq.  (bibl.  complète  et  critique  des  avis  divergents). 
L'analyse  des  formes  gr.  est  malaisée;  selon  Osthoff  op.  cit. 
Xeipuuv  éol.  \éppwv  <  ^x^Pi'JJV,  x^îp^^TOç  est  une  innovation 
pour  *xep-i(JT0-ç  d'après  xeîpwv;  pour  xeipôiepoç  cf.  hom.  dcrao- 
TÉpuj  :  âcTffov  etc.;  pour  xeipoûv  cf.  èXâiTOÛv  lueioOv  etc.;  x^Plï 
Xépeia  xéç)r\eç  sont  les  restes  du  paradigme  d'un  th.  en  -ti-,  soit 
gr.  comm.  -^xepea-^-  'inferior';  x^peiu^v  a  son  point  de  départ 
dans  le  ntr.  en  -ov,  ancien  th.  en  -o-,  soit  donc  *xépe(T-Fo-v  : 
skr.  hrasvd-h;  voy,  aussi  Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.^246sq. 

hom.  x^pvfiTiç,  -iboç  f.  '(femme)  filant  la  laine  et  vivant  du  pro- 
duit de  son  travail'  M  433  <  xep-  'main'  +  vfîv  'filer';  sont  hy- 
stérogènes  les  masc.  x^pvriç,  -titgç  (Eur.  El.  207)  et  xepvrjTâç 
(Esch.  Prom.  893  chœur)  avec  la  signification  affaiblie  de  'vi- 
vant du  travail  de  ses  mains'.  Prellvvitz ^  505.  Friinkel  Nomina 
agentis  1  87.  —  Les  avis  de  L.  Meyer  III  307  (:  got.  gairnjan 
'désirer')  et  d'EhrlichKZ.  39,  560  (:  gr.  ôvivdvai)  sont  à  écar- 
ter. —  Le  rapport  de  x^P^nç  en  tant  que  'besogneux'  avec  XP^ 
kIxphmi  (p.ex.BrugmannGrdr.IP966;  voy.  s.v.  KixpriMi  p.  462) 
est  désuet. 

hom.  etc.  xépvii|J,  -iPoç  f.  'eau  pour  les  ablutions,  eau  lustrale'; 
hom.  xépvipov  'bassin  pour  les  ablutions'  Q  304;  hom.  etc.  xep- 
viTTTOiuai  'se  laver  les  mains;  purifier  avec  l'eau  lustrale'  <  xep- 
(voy.  s.  V.  xeîp)  +  i--e.  *niglt-  (voy.  s.  v.  viZiou  p.  670). 

ép.  ion.  poét.  x^pcroç,  néo-att.  x^PPOÇ  'sec,  solide,  dur;  ferme, 
continental;  stérile';  xepcaîoç  'de  terre  ferme';  x^pcreueiv  'rester 
en  friche';  x^P^oûv  'rendre  inculte';  —  x^P'  èxîvoç  Hésych.  : 
skr.  hdrsatë  hfsyati  'devenir  raide,  se  hérisser'  zd  zarstva- 
'pierre'  (Fick  I"*  435),  lat.  horreô  'être  hérissé,  raide'  hirsûtus 
'velu,  rude,  hérissé'  hirtus  'qui  a  des  pointes,  des  aspérités, 
rude'  (voy.  Walde^  s.  vv,  bibl.)  Mspidus  ' hérissé ,  raboteux' 
(osco-ombr.,  formé  sur  un  *hers-quo-s)  ër  gén.  êris  'hérisson' 
(prim.  *hê7'  =  gr.  xiîp);  v.  irl.  garb  gall.  garw  'rude'  bret.  garu 
'dur,  cruel'  (i.-e.  *ghrsuo:  Fick  IP 107.  Strachan  KZ.33,  304. 


-     1057     - 

Foy  IF.  VI  322.  Jones  A  Welsb  grammar  132;,  ags.  jors^  'gc- 
nestade'  (Ulilenheck  PBiB.  26,  5(39),  i.-e.  ^gher-  *fjheres-  '.se 
raidir,  se  hérisser'.  —  Gall.  gartli  'promoutoire,  montagne', 
m.  b.  a.  grat  'arête,  barbe  d'épi,  épine  dorsale,  arête  de  mon- 
tagne' gran  grane  'barbe,  arête'  v.  h.  a.  grana  ngs.;^)-07m  v.  norr. 
gron  'moustache',  irl.  grend  'moustache'  gall.  bret.  graun  'ci- 
lium,  palpebra',  à  cause  de  leur  parenté  avec  pol.  grof  tcbèq. 
hrot  (i.-c.  "'glivàto-)  'pointe  de  flèche,  javelot'  v.  slav.  granî 
'coin'  pol.  gmn  'coin,  arête,  frontière'  (Solmsen  KZ.  37,  ô80) 
procèdent  d'une  base  parallèle  nherê-  (ghrê-  (jhrO-  ghrr>-)'fi\\Ye 
saillie';  voy.  s.  vv.  xoip«Ç  X^PMH  H- 

hom.  etc.  x^t^,  ipf-  è'xeov,  fut.  xéw  ép.  x^^uj,  aor.  é'xea  ép.  è'xeua 
XeOa,  pf.  KexÙKtt  -)aai  'verser,  répandre;  laisser  tomber';  att.  xé- 
Tpct  f.,  xÛTpoç  m.  'pot  de  terre':  x^'^^ç  m.  'suc,  jus';  xvuôç,  m. 
'suc';  xûcTiç,  -euuç  f.  'effusion:  abondance';  xûtXov  'eau  pour  se 
baigner';  boni.  etc. xutXoOv  'baigner  d'huile';  x^TXdZiuj 'étendre' 
(Ar.  Guêp.  1213);  X'JTÔç  'versé:  fondu'  =  skr.  hutd-h\  x^î^nv, 
dor. xubdv'en  versant;  confusément';  xubaîoç  'répandu  en  foule, 
commun,  ordinaire,  vulgaire';  xeû^a  n.  'courant;  libation;  etc.' 
=  skr.  hôman-  'libation',  cf.  phryg.  Zeuiuàv  tîiv  ttiiyi'iv  (p.  ex. 
Kretschmer  Einl.  230);  xôoç  xoûç  m.  et  f.  'terre  amoncelée'; 
inf.  xoûv,  xuûvvujui  -uuj  'amonceler  de  la  terre,  combler'  ;  ion.  att. 
XUJjaa  n.  'terrassement'.  Cf.  akr.jidwfi  'verser  dans  le  feu,  sa- 
crifier' hui/<ifë  'être  versé,  sacrifié'  hotar-  'sacrificateur'  (i-hufi-h 
libation'  (:  gr.  xûcriç)  harana-m  'sacrifice'  zd  zaolh-a-  'libation' 
zaotar-  'prêtre',  -Arm. jawnem  je  consacre,  j'offre'  (Hubschmarn 
Arm.  Gr.  I  469),  alb.  diile  dite  'cire'  (i.-e.  *ghûlo-  '*ce  qui  est 
versé'.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  78),  lat.  fa-tis  'aiguière'  ffitilif  'fa- 
cile à  vider'  exfûti  'effusi'  Paul.  Fest.,  \.-c.*g/teit-  'verser';  cf. 
VélsirgiBS. *gheu-d-  danslsit.fundo  pf. /t/rf/ 'verser,  faire  couler, 
disperser;  étendre',  got.  g'intau  -Ags.riéotan  v.  h.  a.  giozan  'ver- 
ser' V.  norr.  giôfa  jeter'.  Curtius^  204 sq.  Fick  I*  55.  221. 
434  sq.   111*136.   Zupitza  Gutt.  203. 

Xn^n,  dor.  xâXd  f.  'pied  fourchu,  serre  ou  pince  d'animal;  pince 
de  chirurgien  (Hpc.;;  courbure  d'un  lieu'  <  i.-e.  *ghd-  'hiare'; 
voy.  les  art.  x»'mn  xaivuu  \àoç  etc. 

67 


—     1058    — 

hom.  xn^ôç  (aussi  dor.  Théocr.  XVI  10?)  m.  'coffre  pour  serrer 
les  vêtements,  les  objets  précieux'  <  i.-e.  *ghâ-,  resp.  *ghè- 
'hiare';  voy.  le  préc.  et  cf.  ApoU.  Dysc.  ''àirô  Tfjç  biacTTdaeujç 
Tfiç  KaTà  Triv  àvoiEiv  Yivo|aévriç". 

Xrmn  f /came  (coquillage. A rstt.);  chème(Hpc,)',  cf.xnMri' xâcTiuri. 
Xnpa^îç  Hésych.;  hom.  etc.  xnP«MÔç  m.  (f.),  pl.-d  n.  (Nie.)  'trou, 
creux,  cavité,  tanière';  xapa^ôç*  r\  Tf\q  ^f\ç  bidatacTiç  Hésyeh.; 
épicl.  x'Jupâ  f.  'orbite  de  l'œil'  GDI.  3339, 76-,  X'Î'POÇ  na.,  x^J^pâ  f. 
'espace  libre,  intervalle,  emplacement,  place;  pays,  contrée* 
(Solmsen  Beitr,  I  176);  xr]kr\,  dor.  xdkâ  f.  (voy.  s.  v.);  xâcTKUj 
'bâiller;  demeurer  bouche  béante';  xaivu),  aor.  è'xavov  (voy.s.v.) 
procèdent  d'une  base  ghë-  ghà-  (degré  fléchi  ghô-,  réduit  ghd-), 
cf.  V.  norr.  gômr  gôme  v.  h.  a.  guomo  'palais'  i^gJiômen-)  lit. 
gomurys  'palais'  lett.  gdmurs  'trachée-artère'  (procédant  d'une 
forme  avec  *<j[^-)  v.  norr.  gmi  'le  fait  d'ouvrir  la  gueule'  (cf. 
Xdvoç  'cfTÔiua'  chez  les  coram.)  gana  'inhiare'  etc.  ;  voy.  les  nrt. 
Xotoç  et  xîpaç- 

hom.  etc.  x^îv,  gén.  X'ivoç,  dor.  béot.  xav  (Epich.  fr.  152  K.  épid. 
GDI.  3340,  133.  Ar.  Ach.  878)  m.  f.  'oie'  :  v.  h.  a.  gam  ags. 
jos  (jes  pi.  <  *jans-iz)  v.  norr.  gds  'oie',  i.-e.  th.  cons.  *ghans- 
(cf.  lit.  gén.  pi.  êqs-ii);  cf.  ensuite  skr.  liqsâ-h  m.  has'i  f.  'oie, 
flamant'  zd  zdd  zyâd  'oie',  lat.  anser  -eris  'oie'  {Vians  er),  irl. 
géiss  (celt.  *gans-i-s)  'cygne',  lit.  éqsis  lett.  fûss  v.  pruss.  satisg 
'oie'  (v.  slav.  gqs7  'oie'  est  vrais,  un  emprunt  germ.;  voy.  Ber- 
neker  EW.  342  bibl);  on  a  conjecturé  un  rapport  avec  la  R. 
de  x«(Jkuj  'hiare',  mais  l'origine  onomatopéique  est  plus  pro- 
bable, cf.  m.  h.  a.  gâgen  ail.  mod.  ^«c^'erw  'cacarder';  cf.  Tur- 
tius5  200.  FickP52.434.  IP106.  IIP  125.  Brugmann  Grdr. 
IP,  1,  526  n.  Robert  Les  noms  des  oiseaux  30sqq.  (bibl.).  — 
Pour  arm.  sag  'oie'  voy.  l'art.  KaOâH  p.  422. 

Xnp*  èxîvoç  Hésych.   Voy.  s.  v.  xépc^oç. 

hom.  etc.  xnp«MÔç  m.  (f.)  'trou';  x>ipa)nîç,  -iboç  f.  'grand  coquil- 
lage, vrais,  came'.   Voy.  s.  v.  \y\\\.r\. 

Xfipoç  'dépouillé,  vide';  ion.  xnpi1>  ^^^-  XHpâ  f.  'privée  d'un  pa- 
rent, veuve';  hom.  xnptûuj'être  vide;  être  veuf  ou  veuve;  rendre 
veuf  (Eur,  Cycl.  440)';  hom.  etc.  xipoûv  'rendre  vide,  désert; 


—     1059     — 

priver;  rendre  veuf  ou  veuve;  intr.  être  privé  de;  vivre  dans  le 
veuvage'.  Voy.  s.  v.  *xnTOç. 

XnpuJdTriç,  -où,  pi.  -ai  m.  'collatéraux  qui  héritent  à  défaut  de 
plus  proche  parent'  (Hom.  Hsd.;,  litt.  'qui  reçoit  en  propriété 
ou  en  gérance  le  bien  devenu  vacant  (tô  xnpovj';  -uuaTriç  est 
formé  sur  *-uj-b-Tà  Me  fait  de  recevoir'  :  skr.  il-tta-  (i.-e.  *-d-to-s 
dans  skr.  dëcd-tta-h  'donné  par  les  dieux',  R.  do-  di-)\  soit 
donc  un  i.-e.  ^ghêrod-  <  '^ghêro-  +  o-d-  :  lat.  hères  edis  'hé- 
ritier' <  i.  e.  *ghèrëd-  *(jhëi-o--\-è-d-  'qui  reçoit  l'héritage',  cf. 
skr.  dftt/ddd-h  \\m  reçoit  sa  part  d'héritage'  c.-à-d.  *dayd- 
'part,  part  d'héritage' -f- â-da-  'qui  reçoit'  (</  dû-  'recevtdr',  i.-e. 
*ê  *ô).  Brugmann  Album  Kern29sqq.  IF.  XV  103.  Grdr.  II-, 
1,79.  350.  396.  2,  816. 

hom.  etc.*xnT0ç,  seul. dat.xnTÊÏxnTei  n. 'manque, défaut';  x«tiç  f., 
XÔToç  n.  m/sens;  hom.  etc.  xateîv  iZeiv  'avoir  envie  de';  hom. 
etc.  xnpoç  'dépouillé'  (voy.  s.  v.);  hom.  etc.  x^piç  adv  ot  prép. 
'séparément;  sans,  gén.;  à  part,  à  l'exception  de,  outre,  gén.; 
différemment'  (voy.  Solmsen  Beitr.  I174sqq.);  x"Jpî^^  '^^- 
parer'  :  skr.  jdhdti  'abandonner,  renoncer  à'  ptc.  hiudli  aban- 
donné' zd  za{y)-  zaza'fi  'mittcre'  (Curtius--'  20O.  Persson  Beitr. 
H  708  n..ô);  l'idée  générale  est  celle  de  'séparation,  vide, 
manque';  base  yhë-  fjhei-  yhi-  'hiare';  voy.  les  art.  xô^uj  x«oç 
Xn^ri  xîp«Ç  ''oni.  kIxcxvuj  (p.  461;  bibl.). 

hom.  etc.  xQaixuXôç,  'qui  est  à  terre,  i>as;  fig.  vil'.  {'['.  lat.  hu- 
milis  'bas,  humble'  et  voy.  lart.  \Q6j\. 

XOe'ç  èxOeç  (celui-ci  d'après  le  rapport  èk-^-vc:  :  kcîvoç.  <  î.  .Meyer* 
166)  'hier';  xôi^ôç  (c.-à-d.  x9i^î)ôç:  i  ';>  >  «.ilTicuIté,  voy.  Brug- 
mann-Thuml)  Gr.  Gr.*  34.  84)  xOi^ivôç  xOeaivôç  'd'hier',  yjdiq 
loc.  dépourvu  de  suff.  (Brugmann-Thumb  op.  cit.  29;'))  :  skr. 
hydh  pers.  mod.  dl  dig  {d-  <  *gh-)  lat.  hère  {*hesl)  heri  'hier 
lat.  hesferniis  'd'hier',  got.  gistrodagis  'demain'  ags.  -^eosfra 
V.  h.  a.  gestaron  'hier'  v.  norr.  /  gwr  v.  suéd.  i  giir  'hier  (Cur- 
tius^ 201  ),  alb.  dje  'liior'  {*ghes.  G.  Meyer  Alb.  Spr.  61>),  v.  irl. 
in-dhe  gall.  doe  v.  corn,  dog  'hier'  (Stokes  BB.  2.'),  256.  Pe- 
derscn  K.  8pr.  I  67.  89.  176;  celt.  *dèsi  <  \.e.*gdhiesei  selon 
Jones  A  Welsh  grammar  102),  cf.  encore  gall.  etc.  neithiicgr 
'hier  au  soir'(Fick  II*  lOf).  llenrv  Bret.  s.  v.  iieher:  celt  -iiokfi 


—     1060     — 

diéser-  selon  Jones  1.  cit.)  ;  sur  les  difficultés  de  l'initiale  voy. 
Pederseu  11.  ce.  Sclirijnen  KZ.  44,  20  sqq.  Brugmanu-Tbumb 
op.  cit.  151  sq. 

XÔÛJV  (<  *x0"Jju;  le  V  a  envahi  les  autres  cas,  cf.  x\\hv  <  '''xi^l^; 
eîç  ëv  gén.  év6ç  <<  *sem-),  gén.  xQovôç  f.  'terre'  <  ï.-e.*gdhÔ7n-, 
cf.  x6a|ua\6ç  (voy.  s.  v.)  <  i.-e.  *gdhmm-,  skr.  ksâh  RCcTcsà^n 
loc.  hsàml  (*gdhém-i)  gén.  lismdli  'terre,  sol',  irl.  (Pedersen  K. 
Spr.  I  89)  dû  'lieu'  ace.  don  'place'  dat.  dun  ;  —  x^ovioç  'sou- 
terrain' <  *x9ô|uioç  :  skr.  'ksdmya-li  'qui  se  trouve  dans  le  sol, 
terrestre'.   Voy.  l'art  xot|uai. 

"XÎ  n.,  plus  exactement  x^î  (Meisterlians-Scliwyzer^  6)  nom  d'un 
signe  ajouté  par  les  Grecs  à  l'alphabet  phénicien;  de  là  xîâZiuu 
'disposer  en  forme  de  X,  c.-à-d.  en  croix',  xiotcrjuan.  xî«(y|u6ç  m. 
'disposition  en  croix'. 

att.  xî^pct  n.  pi.  'épis  de  froment  grillés'.  Etym.  obscure. 

att.  xiî^ioi^);  ion.  xei^ioi;  lac.  xi^ioij  béot.  x^iî^ioi,  lesb.  thess. 
XeWioi  'mille'  <  *x£cr^io-  =  skr.  sa-hasriya-  'dix  fois  centuple'  : 
skr.  sa-Jidsra-m  zd  hazaTdrdm  'un  millier',  i.-e.  ^gheslo-  (Cur- 
tius^  712);  cf.  aussi  lat.  mille  'mille'  <  *smî  (:  gr.  jula,  th.*,s'em- 
'un';  voy.  l'art,  eîç  p.  230  sqq.)  +  ^ghsll  f.,  le  composé  étant 
devenu  neutre  d'après  ducentum  trecentum  etc.  (Sommer  IF.X 
216  sqq.  XI  323  sq.);  la  doctrine  de  Brugmann  IF.  XXI 10 sqq. 
(bibl.).  Grdr.  II-,  2,  47  sq.,  selon  qui  sahdsram  serait  parent 
•de  skr.  sâhah  n.  'puissance,  force,  victoire',  got.  sigis  'victoire' 
en  tant  qu'ayant  signifié  '*Krafthundert'  et  gr.  comm. *xe(jXioi 
procéderait  de  '-^i^^'e^nj-,  lat.  m/île  de  *smî-zghslî,  ne  s'impose 
pas.  Hom.  èvveâ-  beicà-xfeiXoi  E  860.  £  148  doivent  prob.  être 
lus  èvvea-  beKa-xeiXioi;  lesb.  xeXXriffTuç  'un  millier' (:  ion.  épigr. 
XïXiaaTuç,  cf.  \\k\ac,  f.  *xîXiàZ;uj,  att.  xiXioaTiiç  f.  Xén.)  a  un  n 
peu  clair  et  n'est  pas  non  plus  un  exemple  sûr  de  *xeaXo-,  i  en 
tant  que  i  ayant  pu  ici  aussi  se  perdre;  voy.  en  dernier  lieu 
Brugmann-Thurab  Gr.Gr.*  §  247. 


1)  Analyse  ambiguë;  on  a  dit  xi^ioi<C  *xi<ï^'o*  à,  côté  de  x£Î^*oi 
•<*X€oXioi,  cf.  x9i2:ôç  :  x9éç;  l»ibl.  chez  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  34; 
selon  Wackernagel  IF.  XXV  326  sqq.  att.  prim.  *\l\\o\7>  V-^^ox,  cf. 
att.  MïXixioç  V»î  s.  :  MeiXixioç  IVe  s. 


—    lOCl     - 

ion.  att.  xî^ôç  ni.  'fourrage  vert';  x\\oùv  'mener  au  pré';  X'^^ûu) 
'nourrir  de  fourrage'  :  arm.  677  suil  sel,  gén.  sli  èloy  etc.  'ra- 
meau, chaume',  i.-e.  *qh-  selon  Pedersen  KZ.  39,  402  (?).  — 
.Sont  à  écarter  :  skr.  (/hdfiafl  zd  gmaha'fi  'manger,  dévorer' 
fPrellwitz  »  358.  25O8.  L.  .A[eyer  III  339),  —  lat. /"êwîo// 'foin' 
(voy.  Walde-  s.  v.),  —  v.  slav.  sf^no  lit.  szênas  'foin'  (voy.  l'art. 
Koivâ  gl.  p.  481). 

X  i  M  a  p  0  ç  m.  'chevreau',  f.  'chevrette  d'un  au  'Théocr.  I  5  ^i\.), 
chèvre  (Aristoph.)';  hom.  etc.  xÎMaipa  f.  'jeune  chèvre'  :  v.norr. 
(jt/mbr  'agneau  d'un  an';  cf.  pour  le  sens  ail.  dial.  einicintfr 
'chèvre  d'un  an'  angl.  t/rinter  'bête  de  deux  ans',  pour  la  forme 
\Rt.himus  'âgé  de  deux  ans  (*hiver8/  <  *bihhnos  *dui-hiiiio-s, 
skr.  ^mrf-^ 'froidure,  hiver',  arm.y//ie/'n'hiver'<*J/*;>i-e/vi,  gr. 
bûa-xi^oç  'tempétueux'  xei.uepioç  xeiuepivôç.  Curtius^  202.  Fick 
F  765.  I*  434.   Voy.  l'art.  xeÎM«- 

XÎ^ctXov  (Hippon.  Ar.  Guêp.  1167),  ximêtXh  f.  'engelure',  dissim. 
de  xÎM€6Xov  -ôXii  (Fick  BB.  1,  65  sq.  Solmsen  Beitr.  I  190;  i 
est  bref,  cf.  Liddell  and  Scott  s.  v.  Jacobsohu  Phil.  67,  508)  : 
Xiuuv  xei\Àa.  —  Autre  avis  chez  Ehrlich  KZ.  39,  568  (R.  yheis- 
'blesser'  dans  skr.  h(.<tafi). 

Xîpâç,  -âboç  f.  'fente,  crevasse  des  pieds'  (par  i  et  non  par  ei; 
pour  le  morphème  -r-  cf.  xnP«MÔç);  xipct^t'oç  'crevassé',  cf.  x>- 
paXëouç*  Toùç  irôbaç  KaxeipTacriuévouç  (cf .  Debrunner  IF. XXIII 
31);  xîpÔTTob-  'aux  pieds  crevassés'  procèdent  d'une  base  en  -/-, 
soit  *ghei-  {*()hi-a-  */////-ê-  *()hf-)  'hiare',  attestée  par  skr.  ri- 
-hâi/as-  'l'espace  libre,  l'atmosphère'  (*///*^i-),  v.  slav.  ^èja  'hio' 
{*ghéi-),  lat.  hidre  's'entr'ouvrir,  être  béant,  bâiller'  (*//A/7rf-) 
hiscere  's'entr'ouvrir,  se  fendre,  s'entrebâiller',  v.  h.  a.  (jtfn  gi- 
nên  (jeinon  'bâiller'  ui-g'tnnan  'ouvrir,  fendre'  {*i)/iinij-)  ags. 
^iyian;^dnian  'yawn'  j/;j«^''spacious'  ;^m-ian  'sangloter'  (cf.  lat. 
hïffcO)  \. norr.  (jina  'bâiller'  gin  'gueule  ouverte'  ge'ime  'gouffre 
marin'  etc.,  lit.  ziôju  ziôti  'hiare'  (*{jhia-)  v.slav.  zinqti  m  sens; 
voy.  en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  1  318.  II  696  sqq.  708  bibl.) 
et  les  art.  XHM'l  xo!\VKy}  x«oç  etc. 

hom.  etc.  xitujv,  -lùvoç,  ion.  kiGiuv  m,  'vêtement  de  dessous,  tu- 
nique'. Emprunt  sém.,  cf.  hél)r.  A-7(>/ierjnstanc«>rps'  '  bibl.  chez 
Lcwy  Frenuhv.  82). 


—    1062    — 

XILUV;  -ôvoç  f.  'neige'.  Voy.  l'art,  x^î^"- 

hom.  etc.  x^aîva  (*xXav-ia),  ion.  xXaivri  f.  Vêtement  de  dessus., 
manteau  de  laine  épais  et  chaud;  couverture';  ion.  att.  x^^viç, 
-iboç  f.  'manteau  léger  de  laine  fine'.  Le  rapport  avec  ion.  att. 
xXajuiJç,  -uboç  f.  'casaque'  est  très  incertain,  l'étym.  obscure; 
bibl.  chez  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  90.  —  Avis  non  convain- 
cants chez  Prellwitz-'  509  et  Petr  BB.  21,  213.  -  Lat.  laena 
'manteau'  est  l'emprunt  grec. 

XXâpôç  seul,  dans  xXâpôv  YeXccv  (Pind.  Py.  IX  38)  'Ttpocrrivèç  Kai 
fibu'  pourrait  procéder  d'un  i.-e.  *gh]â-  ou  *ghl-  et  appartenir 
au  groupe  étudié  s.  v.  xXujpoç;  cf.  Persson  Beitr.  II  791  n.  3. 

xXejuupôç  dans  xXejuupct*  xXoav6oûvTa  Hésych.  :  lit.  ieZwm'plante, 
jet',  R.  ghel-  'verdoyer,  pousser'  (voy.  s.  v.  xXujpoç).  Persson 
Wzerw.  94.  Beitr.  I  15. 

xXeuTi  f.  'rire  moqueur,  risée;  objet  de  moquerie';  xXeuotZiuj  'rail- 
ler'; xXeuaaiâ  f.,  xXeuacriuoç  m.,  xXeûaaina  n.  'raillerie'  :  v.  norr. 
gl^  (th.*ghleu-io-)  ags.  jZeo  'joie  bruyante',  lit.  glaudas  {*ghlou- 
cZo-5) 'passe-temps'  lett.  glaudi  glaudas  'caresses'',  puis  v.norr. 
glaumr  'vivacité  bruyante'  ags.  ;^léam  'vivacité,  plaisanterie, 
jeu'  V.  norr.  gleyma  'être  joyeux',  lett.  glaums  glnms  'poli,  lui- 
sant; loyal;  vrai,  honorable' russ.^rZwwiw 'jeu,  plaisanterie';  i.-e. 
'^ghïeu-,  élargiss.  de  *ghel-,  qui  est  parallèle  à  *ghel-,  voy.  s.  vv. 
xXibri  xXttu  xXujpôç.  Fick  P  419.  IIP  149  sq.  Persson  Wzerw. 
69.  195  sq.  Zupitza  Gutt.  174.  Falk-Torp  EW.  332.  Berneker 
EW.  308.  —  Lat.  lûdus  'jeu'  (Hoffmann  BB.  26,  137  sqq.)  est 
à  écarter  (arch.  loidos,  voy.  l'art.  Xoîbopoç). 

xXfjboç  m.  'boue,  déchet'.  Étym.  obscure;  voy.  l'art.  KaxXàZ^uu. 

ion.  att.  x  X  i  b  r|  f.  'mollesse,  délicatesse';  xXibâv  'être  mou,  effé- 
miné; tirer  vanité  de  qc.';  xXibiûv, -Oùvoç  m.,  xXibr||na  n.,  xXîboç, 
-ouçn.  'parure';  xXibavoç  'mou,  efféminé';  KexXibôxa*  àv6oûvTa 
Hésych.  ;  xXiiu  'être  sensuel,  efféminé,  dédaigneux'  ;  xXîapoç,  -epoç 
(*xXi-Fap-)  'tiède  ;  mou,  efféminé';  xXiaivuu  (i;  gr.  comm.  *xXl  Fav- 
-luj)  'rendre  tiède';  ptc.  prés.  ép.  xXïôuuvti  dat.  sg.  'étant  tiède' 
(Nie.)  :  germ.*j//-(m-)  dans  m.h.a.  glimen  'luire,  briller'  v.sax. 
gllmo  'éclat'  v.  h.  a.gîeimo  gllmo  'ver  luisant'  ags.jZœ/H  (*jlaimi-) 
'éclat,  splendeur,  beauté' jZeo  jZiec  'joie,  musique'  v.norr.  glid 
'briller'  gl^  'joie'  etc.,  i.-e.  ^ghU-d-  dans  v.  h.  a.  gJlzan  (ail. 


—     1063     — 


gleissen)  v.  sax.  ghtan  ags.  rs^iteyiion  v.  noir,  glita  got.  glit- 
munjan  'briller';   cf.  ensuite  lit.  zléjà  'crépuscule';   i.e.  base 
gheUl-  (:  skr.  hàri-/j  zd  za'ri-  'jaune'),  spécialisée  en  grec  au 
sens  de  'cbaleur  tiède,  agréable,  sensualité,  apparat,  etc.';  voy. 
les  art.  x^on  x^^PÔÇ  ')• 
ion.  att.  x^ôn  f.  'verdure  nouvelle,  herbe  naissante,  gazon  vert'; 
xXôoç  (*xXoFo-ç;  ni. 'couleur  d'un  vert  tendre';  x^oâ^uj 'germer, 
ctrc  d'un  vert  tendre';  x>^oep6ç  i*xXoF-epoç)  'd'un  vert  clair; 
fig.  qui  est  dans  toute  sa  force,  souple  et  agile  (Tbéocr.  XXVII 
66)'  <  '\.-e.*fjMou-,  cf.  lat.  hehos  <dial.  pour  *holvos  selon  Er- 
nout  El.  dial.  167)  'de  couleur  de  miel,  de  couleur  isabelle'  Varr., 
V.  h.  a.  v.  sax.  gelo  ags.  jeoZo  'jaune'  (germ.  *jelua-  =  lat.  hel- 
vos;  cf.  germ.  *j«/^/-  dans  v.  norr.  gulr  'jaune'),  lit.  zehas'ver- 
dâtre',  \.-e.*gheluo-,  variante  apopbonique  d'un  *gheleu-  *ghe- 
loH-;  cf.  aussi  pbryg.  réXKia- Xâxûva  Hésycb.,  v.sluv.  zlakû 
'herbe'  et  voy.  lart.  xXuJpôç. 
ép.  x^oûvriç,  -ou  adj.  de  sens  incertain,  épitbètc  du  sanglier; 
m.  'sanglier,  KÛirpoç'  (Nie.  0pp.)-    ^Sur  les  sens  proposés  voy. 
Liddell  and  Scott  s.  v.  Dindorf  Lex.  Aesch.  s.  v.  —  xXoûviç  f. 
'viridis  seges'  (sens  incertain);  voy.  les  mêmes  s.  v.;  cf.  prob. 
xXouvôç-  xpucrôç  Hésyeh.,  lequel  s'apparente  à  xXwpôç  xXon 
XÔXoç  etc.,  i.-e.  *gheî-  'être  jaune'  vxXoùviiç  'fulvus'  V). 
xXujpnîç,  -Ï^OÇ  adj.  f.  épitbète  du  rossignol.   Prelhvitz  Bursians 
Jahresb.  CVI  (1900),  p.  107.  Wb.-  510  (bibl.)  y  voit  un  com- 
posé de  xXujpôç  +  *àFib-  (:  àeibuuj  'qui  chante  clair'  et  rappelle 
épid.  KaXaïç  f.  (voy.  s.  v.KaXXaiov)  ;  conjectural;  ladj.  ne  signifie 
prob.  que  'verdâtre'  (cf.  Nie.  Th.  8JS)  ou  'jaunâtre',  cf.  xXujp- 
-aûxnv  épitbète  du  rossignol  chez  Simon,  fr.  ôG  Bgk-Ililler. 
bom.  etc.  xXujpôç  'dun  vert  clair;  d'un  jaune  clair;  pâle;  —  vert, 
frais,  récent'  <  i.-e.  *///j/ô-  ;  ags.  j/o///  jîômunj  'twilight'  (ags. 


1)  Persson  Beitr.  II  793  rattache  à  ce  groupe  irl.  <jlé  glae  'bril- 
lant' V.  gall.  gloiu  Miquidum'  gall.  mod.  gloew  'lui.sant,  brillant'^  eu 
tant  qu'issus  de  i.-e. *///»///-  (cf.  quant  au  vocalisme  Pedersen  K.Spr. 
167);  Jones  A  Welsli  granm.ar  130  y  voit  les  représentants  de  i.-e. 
*glei-uo-s  *gloi-iio-s  (pour  -uo-  cf.  Fick  II*  119.  Thurneysen  Hdb.  d. 
Air,  1121)  :  gr.  tXoi[F]6;  (cf.  s.  v.  p.  IfiO).  —  Lat.  laetus  'gras,  fécond, 
fertile,  joyeux'  est  ambigu;  voy.  Walde^  s.  v. 


—     1064     — 

0  peut  aussi  provenir  de  ce,  e)  v.  h.  a.  m.  h.  a.  (jlnot  'ardeur, 
charbons  ardents'  suéd.  glos-ôqd  'qui  a  les  yeux  à  fleur  de  tête' 
norv.  dial.  (jlôs  'regard,  vue,  poisson  à  grands  yeux'  etc.  isl.  (r 
prim.  ou  issu  de  z)  glâr-etjgdr'anx  yeux  étineelants'  glôra  'étin- 
celer' etc.;  "^glilô-  est  le  degré  fléchi  de  *ghlê-  dans  v.  norr. 
gldmr  'lune'  (''*à  face  jaune')  lat.-germ.  gUsum  'ambre';  le  de- 
gré réduit  *ghl9-  dans  isl.  glana  's'éclairer  (se  dit  du  ciel)'  glan 
'éclat  d'objets  polis',  gaul.  Glana  nom  de  rivière  y.hYet.gJanet 
gl.  'palliditate'  irl.  etc.  glan  ^pur':  i.-e.  *ghelè-  (base  lourde)  : 
*ghel{e)-  'éclat,  couleur  jaune  ou  verte;  —  chaleur,  ardeur', 
cf.  skr.  hiranya-m  zd  zaranya-  got.  giilp  \ett.felts  y.&ïsiv.zlato 
russ.  zôloto  'or'  {*ghelfo-  *gholto-  *ghlfo-).  pers.  mod.  zanl 
'jaune',  lit.  geltas  {*gh-)  y.sl^y.  zlîtû  'jaune'  lit.ie'Z^z  'verdoyer' 
v.slav.  zelenic  'vert,  xXwpôç'  etc.  Voy.  les  art.  x\6r\  xXibri  xôXoç 
et  en  dernier  lieu  Persson  Beitr.  II  645.  790  sqq.  —  Pour  lat. 
flâvos  'blond'  (:  v. h.a.  blâo  'bleu'  <  i.-e.*hMèuo-)  fulvos  'fauve' 
voy.Walde^  s.vv.  —  Pour  lat.  lûridus'\\y\à€'  voy.auj.  Persson 
Beitr.  I  302  sq.  (:  iMum  'gaude'  <  Hou-). 

Xvauuj  'racler,  enlever  en  rongeant,  croquer  des  friandises'  (p. 
ex.  Epich.  fr.  164  K.  Eur.  Cycl.  358);  xvaû|ua  n.  'friandise'; 
Xvaupôç  'friand,  délicat';  xvaucTTiKÔç  'friand,  gourmand',  i.-e. 
*ghndii-  (base  ghnëu-),  à  côté  de  quoi  ^ghn-eu-  "^glin-ou-  dans 
hom.  etc.  xvooç  x^oûç  m.  'écume  de  la  mer  l  226;  duvet,  efflo- 
rescence',  xvori,  ion.  xvoir)  f.  'écrou  de  fer  au  centre  du  moyeu' 
(cf.  les  rimes  kvooç  kvoûç  Kvôri);  cf.  v.  norr.  gnûa  'frotter'  ags. 
</»e«/>'niggardly'  ^/nz'e/^e'scanty'etc.  ;  voy.  l'art,  xviei  gl.  (xvaOuu 
:  xviu)  —  ipaOuj  :  qjiuj).  —  Skr.  Jcsnâuti  'aiguiser'  Jcsnôtra-m 
'pierre  à  aiguiser'  ptc.  Jcs7iutd-h,  lat.  novclciila  'rasoir'  etc.  (\.-e. 
^qsneu-)  sont  à  écarter;  voy.  l'art.  Eôuu  p.  680  sq.  et  cf.  la  hibl. 
chez  Persson  Beitr.  II  811  sqq. 

Xvîer  \\)aKàle\  (c.-à-d. 'se  résout  en  parcelles'),  OpÛTrei  (l.rpûrrTei) 
Hésych.;  xviapuuTépa'  xvouu[beaJTépa  H.  :  y.h.a.  g7nta)ilriciiY&' 
ags.  jnidan  'to  rub,  pulverize'  m.  h.  a.  ail.  dial.  gnlst  gneist 
'crasse  de  la  peau,  teigne'  m.  b.  a.  gnitte  'une  sorte  de  petits 
moucherons'  isl.  ^«/Y 'lente',  v.  slav.  gniti  'tomber  en  poussière, 
pourrir'  \ett.  gnide  'peau  rude,  rugueuse,  encrassée'  slav.  (russ. 
pol.  etc.)  gnida  lett.  gnida  'lente'  etc.,  base  ghnêi-  ghm-,  cf. 


—     1065     — 

ensuite  v. li.a.  gnayan  v.  norr.  (jncKja  etc.  "'ronger'  {*ghnê-gh-)j^ 
gr.  xvauuj  (voy.  le  préc.);  cf.  Torp  chez  Fick  IIP  138.  Pers- 
son  Beitr.  I  95.  II  811. 

bom.  etc.  xvooç  xvoûç  m.;  x^ôn»  ioi^-  Xvoin  f.  Voy.  l'art,  xvaûuj. 

hom.  etc.  xôavoç,  x^^voç  (Hpc.)  m.  'écheno  de  fondeur;  creuset 
de  fondeur;  moule  d'argile';  xoétvn  f.  '  Ar.  Th.  18)  m/sens;  x^J^i- 
veuuu  'fondre  dans  le  creuset;  fabriquer  avec  un  nirtal  fondu'  : 
Xeuj. 

hom.  etc.  xoiî  f.  'libation';  xooç  xoûç  et  xoeûç,  gén.  xot'iuç  XQÛc, 
pi.  xôeç  m-  'congé';  xôoç  xoûç  m.  et  f.  'terre  amoncelée'  :  xévj. 

hom.  etc.  xoîvit,  -ikoç  f.  'mesure  de  blé;  écrou  de  fer  au  centre 
du  moyeu  (aussi  xoivîki]  Mésycb.);  entrave  de  fer  (Aristoph. 
Dém.)'.  Etym.  inconnue. 

XOipâç,  -dboç  f.  'qui  fait  saillie'.  Voy.  l'art.  X^PM'l  H. 

Xoîpoç  m.  'côcbon,  porc",  en  tant  qu'issu  de  i.-e.  */y/<oWo-.s  '*le 
gris',  est  rapproché  par  Persson  Wzerw.  195.  Beitr.  I  3U4  n. 
(bibl.)  de  v.  norr.  ^rm-  'cochon  de  lait'  v.  sax.m.h.a.  gris 'grio' 
(germ.  *j;v.s'rt-  'gris'),  base  ghorê-i-,  parallèle  à  '-'ghorè-ic-  dans 
V.  norr.  gràr  v.  b.  a.  grao  ags.  jrcéj  (angl.  grei/  grai/:  germ. 
*jrêua-,  i.-e.  *ghrèuo-)  'gris';  de  là  xoipâbeç  f.  pi.  'écrouelles' 
(cf.  pour  le  sens  alb.  siita  'glandes  enflées':  j9/'porc'  [G.Meyer 
Alb.  Spr.  91],  lat.  scrofitia  :  scrofa  'truie"),  att.  xo'P'vn  f.  'petit 
coquillage'  (dont  les  juges  se  servaient  pour  voter).  —  L'iden- 
tité de  xoîpoç  avec  alb.  der  'porc'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  64)  est 
à  écarter,  r  étant  dès  lors  inexplicable  ;  cf.  Pedcrsen  KZ.  36, 
333.  38,  392  sq. 

XoXcxç,-âboç  f. 'cavité  du  côté(Arstt.);  pi.  intestins  A  526.  O  181 
(att.  xoXXâbeç  comm.V:  att.  \à\\l,  -ikoç  f.  'boyau",  ord.  pi.  '\x\- 
\)eii  :  Rgs.  for-;^îen(b'{i)a)i  'dévorer',  v.slav.  :elodûkfi'çston\Ac\ 
ï.-e.  *gheî-.  Bezzenberger  BB.  2,  154.  Fick  P  419.  Brugmann 
Grdr.  IP,  1,  468. 

att.  xoXépà,  ion.  -ti  f.  'choléra",  mot  ambigu  (pour  le  suff.  cf. 
fif.i-e'pa),  rattaché  par  Celse  et  d'autres  à  xoXi'i,  par  Alex,  de 
Tralles  à  xoXâç.  —  Hésych.  cite  un  xoXe'pâ  'aujXriv,  gouttière', 
écrit  ailleurs  xoXe'bpâ. 

hom.  poét.  xôXoç  m.  'Itile;  fig.  colère,  haine,  rancune";  ion.  att. 
XoXjî  f. 'bile,  fiel;  fig.  colère';  xoXikôç  'bilieux':  xoXâv  'être  mé- 


—     1066     — 

lancolique;  être  irrité';  hom.  poét.  xoXoûv  ^exciter  la  bile,  ir- 
riter; pass.  s'irriter'  :  zd  zûra-  'bile',  v.  h.  a.  v.  sax.  galla  ags. 
jealla  v.  norr.  gaîl  {-11-  <  -In-)  'bile',  lat.  fel,  gén.  fellis  {-II-  <^ 
•In-)  'bile,  fiel'  (/"-  dialectal  au  lieu  de  h-  attendu,  cf.  Ernout 
El.  dial.  163  bibl.  Walde  2  s.  v.),  v.slav.  zlîct  'xoXiî'  lett  fchu'lts 
'bile',  i.-e.  '^ghel-,  à  côté  de  quoi  *ghel-  dans  v.  slav.  élîcî  russ. 
zelèi  'bile';  la  bile  est  dénommée  d'après  sa  couleur,  cf.  v.h.a. 
gelo  lat.  helvos  'jaune',  lit.  zelvas  'verdâtre'  (cités  s.  v.  x^ôti), 
skr.  hâri-h  zd  za'ri-  'jaunâtre',  gall.  gledd  'gazon  vert'  (i.-e. 
*ghlei-  ou  *ghlii-.  Fick  II*  212)  etc.,  puis  (i.-e.*ghel-)  v.slav. 
élitû  russ.  zëlfyj  lit.  geîtas  v.  pruss.  gelatynan  (1.  geltaynan) 
lett.  dfeltains  'jaune'.  Curtius^  203.  Fick  P  55.  219.  436. 
m*  131. 

rion.  att.  xôvbpoç  m.  'grain  (de  sel,  d'encens),  spéc.  gruau,  tisane 
de  gruau;  —  cartilage'  est  dissim.  de  *xpovb-po-ç  :  ht.  freiidô 
'broyer,  concasser;  intr.  grincer  des  dents',  ags.jWwc?«w(angl. 
to  grind)  'moudre,  aiguiser  {7nid  tôpum  'grincer  des  dents')' 
aW.  gnmd'sRhle'  g ri7id' crotte'',  lit.  gréndu  grésti  'frotter',  gr. 
Xpaivu)  'effleurer,  enduire'  (voy.  s.  v.);  i.-e.  *gheren-d-  (en  gr. 
et  en  lat.)  *gheren-dh-  est  un  élargiss.  de  *gher-  'frotter,  pul- 
vériser' attesté  p.  ex.  par  gr.  xépaboç  xpîuu  Kéyxpoç  (voy*  s.  vv.). 

ihom.  etc.  xop^H  f»  'boyau;  corde  à  boyau;  pi.  tripes;  andouille, 
boudin'  :  skr.  hirâ  'veine'  hira-h  'lien,  ceinture',  alb.  zofs  'in- 
testin, entrailles'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  486.  Pedersen  KZ.  36, 
338;  i.-e.  *ghènm  selon  Solmsen  KZ.  34,  2  sq.),  lat.  haru-spex 
'devin  qui  consultait  les  entrailles'  falisque  haracna  'haruspex' 
lat.  hira  'le  jéjunum'  (*hêrâ-^  lat.  t<Cê  par  influence  sabine. 
Solmsen  1.  cit.  Ernout  El.  dial.  27.  66)  hïllae  pi.  'les  petits 
intestins'  hernia  'descente',  v.  norr.  gorn  (germ.  *ja)v?ô-)  'in- 
testin' pi.  garnar  'entrailles'  v.  norr.  v.  h.  a.  garn  ags.  jearn 
'fil'  (gerui.*jrt/v?^-)  ail.  dial.  garn  'le  2*  estomac  des  ruminants', 
lit.  zdrna  (=  v.  norr.  gorn)  'intestin',  peut-être  arm.  (Schefte- 
lowitz  BB.  2%,  298.  29,  b2)  jai-  'tourné,  tordu'.  Curtius^  203. 
Fick  P  54.  436.  IIP  129. 

.Xopiov  'arrière-faix  (Hpc.  Arstt.);  att.  membrane  remplie  d'une 
purée  de  miel  et  de  lait;  peau,  cuir  (Tbéocr.  X  11)'  procède  de 
i.-e.  R.^^er-  'saisir,  contenir,  envelopper';  voy.  s.vv.  x^ip  Xop- 


—     lOGT     — 

Toç.  —  Pour  la  question  de  savoir  si  lat.  coriinn  'cuir'  est  pu 
rement  latin  (R.  [s]qer-  'couper',  voy.  s.  v.  Kcipuj  p.  427)  ou  em 
pruntc  voy.  Walde-  s.  v. 

hom.  etc.  xopôç  m.  'lieu  où  l'on  danse;  ronde,  clweur  de  danse; 
troupe,  cercle,  groupe  de  personnes;  cliant  exécuté  par  le 
chœur'.  FrOhde  BB.  10,  .301  (cf.  Fick  I*  435)  tient  pour  pri- 
mitif le  sens  de  'rangée,  ordre',  pour  dérivés  ceux  de  'ronde, 
danse'  et  'troupe,  comi)agnie'  et  rappelle  lit.  zàras  'allure',  i.-e. 
*ghoro-s  'rangée';  néanmoins,  on  peut  croire  avec  Curtius''  199 
que  le  sens  premier  de  xopôç  est  bien  'Tanzplatz',  cf.  6  260, 
donc  '*espace  délimité',  cf.  xôp-TO-ç  etc.,  R.  f/her-  'saisir,  etc.; 
enclore',  i.-e-  *ghoro-s  ayant  pu  diversement  évoluer  quant  au 
sens  dans  les  deux  langues.  —  Le  rapport  avec  lit.  zirgas 
'cheval,  coursier'  lett. /7'r^.s- 'cheval'  v.prnss.  .s'//v//,s-  'cheval  en- 
tier' lit.  zergti  'écarquiller  les  Jambes'  (Hirt  BB.  24,  259;  cf. 
ail.  mod.  grageln  m/sens.  Zupitza  Gutt.  178)  ne  convainc  pas, 
—  Skr.  ghûrnati  'chanceler'  (L.  Meyer  III  307  sq.)  est  inex- 
pli(|ué. 

XÔpTOç  m.  'enceinte  d'une  cour  A  774,  dune  bergerie  Q  640; 
repaire  de  bcte  féroce  (Pind.);  —  fourrage,  herbage  (Hsd.Hrdt. 
ait.)'  =  lat. /?o/-f;<.v 'enclos,  jardin'  osq.  hurz  ace.  hiirtiim  'lior- 
tus*  v.irl.^/or^'seges'  (celt.*^or^^-,  i.-c.*gh<>rfo-i,  cf.  i^nU.gnrth 

-  'fold  or  inclosure'  bret.  mod.  garz  'haie'  (celt.  *gartcl-),  lat.  co- 
^or*' -fi.s- 'cour  fermée,  cour  de  ferme,  basse-cour;  foule,  bande, 
troupe,  escorte:  cohorte'  (<  co-  +  i.-e.  *ghrti-s),  i.-e.  *gh('r- 
'prendre,  saisir,  embrasser,  entourer,  ceindre,  enclore';  voy. 
s.  vv.  xeip  xopôç  etc.  De  là  xopTaZloi  'engraisser  de  fourrage  ; 
bourrer,  rassasier';  euxoproç  'florissant  (bétail.  Arstt.);  riche 
en  fourrage.  Poil.'  —  Le  groupe  v.slav,  ^^r</(/rt 'enceinte,  ville; 
jardin'  (i.-e.  *gh-),  alb.  gara  garôi  'haie,  clôture'  (i.e.  *Vj^-) 
phryg.  Bfitne-gordum  et  Mane-zordum  'ville  de  Manès',  got. 
gards{ï.-e.*g/ionlh/-)'o\KOç  oiKÎa  aùXiV  garda  [\.-e.*ghord*j„n-) 
v.h.a.  garto  'clos,  enclos,  jardin'  v.  norr.  gardr  {\.-e.*ghordho-) 
'clôture,  pièce  de  terre  clôturée,  enclos,  lieu  fortifié,  cour,  jar- 
din' ags.  ^eard  'clôture,  enclos,  demeure',  lit.  gardas  'lieu  clô- 
turé, parc'  à  côté  de  zardis,  gén.  zardzo  'grand  pacage  clôturé 
(alternance  i.-e.  *«///-  :  *<///-)  lett.  fa'rdi  dial.  fardi  pi.  m;sens 


—     1068    - 

V.  pruss.  sardis  'clôture'  (i.-e.  *gli-)  doit  être  distingué  du  pré- 
cédent, bien  qu'en  dernière  analyse  il  puisse  y  avoir  une  pa- 
renté radicale;  cf.  Walde-  s.  v.  cnhors  (bibl.).  Berneker  EW. 
s,  V.  *go)'dû  (bibl.). 

hom.  inf.  aor.  *xpct[n^î'^  i"<^l-  eXP«ov  (èTiéxpaov)  'tomber  sur,  fon- 
dre sur',  cf.  hom.Z;a-xpnnç'impétueux,violent'(<Z:a--j-*xpriF-riç; 
voy.  s.v.  p.  307  bibl.),  lat.  in-gruô  'fondre  violemment  sur'  con- 
-gruô  'se  rencontrer,  se  réunir',  lit.  griûvù  gviiïti  's'écrouler, 
tomber  en  ruine'  griàuju  griduti  {*grêu-)  trans.  'abattre',  intr. 
'tonner',  i.-e.  *ghrëii-  ^ghrau-  *(jhrà-. 

Xpaivuu  'effleurer,  raser;  enduire,  oindre;  teindre,  colorer;  salir, 
souiller  (tragg-.)'  <  i.-e.  *ghr7iiô,  R.  ghren-  'frotter',  dont  un 
élargiss.  *ghfen-dh-  est  attesté  par  lit.  gréndu  grésti  ags.jrm- 
dan  etc.  cités  s.  v.  xovbpoç  ^). 

hom.  fut.  xpai(T|U)î(Ta),  aor.  è'xpaïaïuov  (innovation  d'après  è'KTUTTOV 
:  KTUTTéo),  è'TTiTVOV  :  TTiTvéuj,  è'dTUYOV  :  aTOYéuu  etc.,  ou  plutôt  pré- 
térit d'un  *xP«iO'|Li-iuD  [cf.  BépiUÊTe  <  *0epn-iuj],  devenu  aor.  par 
suite  de  l'existence  de  l'ipf.  èxpaicTjueov ;  cf.  Brugmann-Thumb 
Gr.Gr.^  330  n.  1.  353)  'être  utile,  être  secourable,  porter  se- 
cours', dcnom.  d'un  *xP«i-0'|lio-Ç  (-^i-)  '■  XP^^^^^  XPn<^iÇ  =  fTTaî- 
■apLa  :  TreTTTnûJç  =  Y^otivoi  gl.  :  y^^voç. 

*xpaijuj,  subj.  aor.  xpaûcTi]  E  138  (ipf.  ève'xpaue  'asséner  sur'  Hrdt. 
VI  75)  'effleurer,  blesser  légèrement';  cypr.  xpauojiai  xpauZ;o)nai 
'confiner';  xp«ûcnç'  â^Kupa  luovôpoXoç  Hésych.  <  i.  e.*  ghrdu- 
'frotter'  {hase  gherëu-),  à  côté  de  quoi  *ghreic-  dans  v.h.a.  grioz 
'grain  de  sable,  sable,  gravier'  ags.  jréot  'sable'  v.  norr.  griot 
'pierre,  gravier';  cf.  aussi  lit.  grûdas  lett.  grands  'grain'  lit. 
grûdzu  grûsti  lett.  grûfchu  grûft  'fouler,  broyer'  v.  slav.  gruda 
'motte  de  terre,  glèbe',  gall.  gro  'gravier'  (*celt.  *grâuis,  i.-e. 


1)  Persson  Wzerw.  72  sq.  Beitr.  I  293  n.  1  (bibl.)  y  joint  v.norr. 
grunnr  m.  (g'erm.  *ji'U7ipii-,  i.-e.  *ghrntu-)  'the  bottom  of  sea  or 
water  (arena)'  grunn  n.  'endroit  g'uéable'  grund  f.  (germ.  *jrundu-) 
'chanip,  terre'  ail.  Grund  'fond'  {Meeres-grund,  Wiesen- grund)  etc.; 
d'autres  rattachent  les  mots  germ.  à  lit.  gramzdùs  'ayant  un  fort 
tirant  d'eau'  lett.  grimstu  grbnt  'couler  bas'  {-m-t-  >  germ.-?i/^-  -nd-)\ 
cf.  Torp  chez  Fick  IIl*  146.  Falk-Torp  EW.  352  sq.  Franck-van  Wijk 
EW.  s.  V.  grond. 


—     10G9     — 

*ghrOH-.  FicklI^'llT.  Ileury  Biet.  145.  Jones  A  Welsb  graui- 
mar  108)  et  bcp  d'autres;  cf.  p.  ex,  Perssou  Wzeiw.  124,  150. 
ZupitzaGutt.  lT6(bibl.j.  Torp  cbezFick  III'  144s(i.  Beineker 
EW.  357.  Voy.  s.  vv.  x^paboç  xP"Îvuj  xpiuu  etc.  —  L'avis  de 
Sommer  Gr.  Lautst.  73  sq.  (xpaûuu  <  prés.  *Kpauauj  :  Kpoûo) 
'lieiirtcr'j  n'est  pas  plausible. 

XpeiuUo)  (Hsd.;,  boni.  att.  xPêMêtîZIuu,  xpejueTâoi  -ûj  (Call.),  XP^M^Ôo) 
(0pp.  Antb.)'beunir';  xpÔM«boç  ni. 'craquement'  Y  688;  xpOMH* 

.  (pputtYMÔç  Hésycb.  ;  XPÔ^OÇ  '  H^ôqpoç  noiôç  '  o'i  bè  xpeuenafiôç  H. ; 
ion.  att.  xpeuTTTojaai  'cracber  avec  force';  xp^M^Ç'-Itoç  m.  (El.), 
Xp6|uiç,  -loç  f.  (Épicli.  fr.  58  K.  Arstt.)  'un  poisson  qui  fait  eu- 
tendre  ujCTirep  -fpuXicTiaôv';  Xpéfar|ç  Xpeuâç  XpejuuXoç  Xpéjuijuv 
XpoiLiùXoç  XpÔMuuv  (Becbtel  Spitznanieii  47  sq.)  :  zd  t/rani-  'en- 
trer en  colère'  ppfp.  (jrtnita-  {=  ëkY.*(jhramita-.  Hiibscbniann 
IF.  XI  Anz.  47)  pers.  uiod.  yaram  'colère',  v.  norr.  gramr  ags. 
jrrtï«  V.  b.  a.  gram  (germ.  *jrama-)  'en  colère'  got.  gramjan 
'irapopTiZ^eiv,  exciter'  etc.  v.  norr.  griminr  ags.  jrm  v.  h.-à.grvti 
grlinmi  (germ.*j)7mm«-  <  i.-e.*ijh)'eiiniô-)'e\\  colère'  ags.  jry- 
mettan  jre-  'roar,  grunt;  rage'  v.li.a,  gramizzôn  'fremere,  ru- 
gire',  V.  slav.  gi-omû  'tonnerre'  vûz-i/nmèti  'ppovTÛv,  tonner' 
lit.  g)'umé)iti  'tonner  dans  le  lointain'  gnuhsti  'menacer'  lett. 
grima  'personne  rude,  niécbante'  grcmff  (Persson  Beitr.  1 466) 
'murmurer,  gronder'  grentfchd  'personne  désagréable';  i.-e. 
*gh)'em-'bnùre\  Curtius-' 203.  Ostbotl"  MF.  V  94.  Pers.sou 
Wzerw.  68  sq.  Bezzeuberger  BB.  17,  216.  23,308.  Zupitza 
Gutt.  175  sq.  Hirt  BB.  24,  282.  Brugmaun  Grdr.  11^  1,  468; 
pour  une  analyse  ultérieure  voy.  Persson  Beitr.  1.  cit.  —  Pour 
lat.  fremo  voy.  s.  vv.  Ppe'iauJ  qpôpiarfî. 

Xpéjuvy  m.  (gén.  inconnu;  xpCMpôç?)  'un  poisson'  (Arstt.)  :  v.  b.  a. 
grbupo  'goujon'  selon  Holtbausen  KZ.  28,  282. 

boni.  etc.  XP'Î  (s. -eut.  eafi)  'il  est  besoin,  il  faut'  est  un  ancien 
subst.  fém.  signifiant  'nécessité',  formé  comme  boni.  o)Li6-KXti  f. 
(:att.  KttXé-aai)  et  ^€a6-b^rl  f.  (:  bé)Liu)),  et  apparenté  au  groupe 
hom.  dat.  x^'P^i  'inferiori'  compar.  xtpeîuiv  x^^P^Jv  'pire',  skr. 
hrdsati  'décroître',  m.  irl.  gerr  'court'  (i.-e.  *gheres-  *//^r^.*- 
*ghern)  v.  irl.  gair  'court',  U.gher-  idée  de  'brièveté,  manque, 
besoin';  cf.  Frôbde  BB.  3, 5.  Curtius •'  739;  ipf.  xpnv  <  XPn  »> 


—     1070    — 

(puis  avec  augment  analogique  expnv),  subj.  xpri  <  xpr)  ^,  inf. 
XPnvai  <  xpn  eîvai,  opt.  xp^î^  <  XP^Î  eir]  pour  *xpiin  attendu 
(vrais,  à  cause  de  la  confusion  faite  très  tôt  de  rj  et  de  ei;  cf. 
Brugmann-Tbumb  Gr.Gr.^  166  n.),  fut.  xpf\aTa\.  <  xpn  ecTTai; 
att.  xpt^v,  ion.  xP^ôv  n.  'nécessité,  destinée'  n'est  autre  que 
l'ancien  fém.  XPI^J^  XP^^  (tb.  en  -ôi-),  cf.  xpioî  àva^Kairi  0  57, 
iitr.  p.  ex.  A  606,  accru  d'un  -v  d'après  béov  KaXôv  KctWiov 
TTpocrfiKOv  àvaYKaîov  (Wackernagel  Verm.  Beitr.  52sqq.,  spéc. 
60sqq.  Frankel  Glotta  IV  29);  —  xP^^cii  f*xpTl-lo-)iiai),  inf. 
att.  ion.  hér.  xpY\aQai  crét.  xpn^Qcii  'ac.  locr.  xpr[OTa\,  ptc.  att. 
XPÛ)|Lievoç  ion.  xpeu)|Lievoç  rbod.  xp€U|Lievoç  delpb.  xpei)aevoç,  aor. 
pass.  3.  pi.  èxpri(J9ticrav  (Hrdt.),  à  côté  de  quoi  un  inf.  xpneî<ï9otïj 
cf.  raég.  iinpér.  xp^eicrôuj  GDI.  3052,  7  inf.  él.  xp^lIc^Tcti  béot. 
Xpeieicy9ri  'l.  ép.  poét.  (pf.  nexp^lcrGai  Kexpnnévoç  ind.  prés, 
poét.  xpriç  xpvi)  avoir  besoin  de;  2.  se  servir  de,  faire  usage  de, 
utiliser,  avoir,  posséder,  avoir  affaire  avec,  tirer  parti  de,  etc.'; 
Xpr|îffKO|Liai  'se  servir  de'  (Hrdt.  III  117);  xpnc^TÔç  'dont  on  peut 
se  servir;  de  bonne  qualité,  brave,  etc.';  XP^M"  "•  'cbose  dont 
on  se  sert,  affaire;  événement,  occurrence;  pi.  bien,  avoir,  ar- 
gent'; xpfJc^'Ç»  ■€'JUÇ  f-  'usage,  emploi;  commerce  babituel:  uti- 
lité'; xp^o'iiuoç 'utile';  XP'IM^  f-  'désir,  demande';  —  att.  xpéuuç 
(*Xpri-Fecr-),  ion.  XP^OÇ  (pour  XP^^Ç  d'après  y^voç  etc.),  bom. 
Xpeîoç  c.-à-d.  XPHOÇ  "•  besoin,  dette',  cf.  crét.  xpiîï«  (*xprieoi)  n. 
pi.  'xP^MCtTa'  Hésycb.;  xP^<îTr|ç,  -ou  m.  'prêteur,  créancier;  — 
débiteur';  tardif  xpeu^crtriç.  -ou  m.  'débiteur  (modifié  de xp^c^Triç 
d'après  XPt^Ç-  Frankel  Glotta  1 276.  Nomina  agentis  1 183sq.); 
att.  xptîoç  (*XPnf^ioç)  'qui  a  besoin  de;  qui  est  dans  le  besoin, 
indigent';  att.  xP^îôi  (*xpriFiâ),  ion.  xP^^n  (Tbéognis)  f.  'besoin, 
nécessité  (cf.  crét.  XPIÎ"'  Tievia  Hésycb.);  usage,  emploi;  pro- 
fit'; ép.  xPn^  XPÊ^  f-  (voy.  plus  baut);  hom.  etc.  XP^Q^^  (él. 
Xpai(b)bcu,  még.  xp»J^^iaj,  dor.  surtout  insulaire  xpnlO^iJ^  'GéXuj, 
Poû\o|aai')  'manquer  de,  avoir  besoin;  demander,  désirer';  — 
Xpô),  3.  sg.  XPiQ  (gi*-  comm.  *xpn-liJi^7  cf.  bom.  XP'Î^V  6  79)  cau- 
satif  de  xpû'MCHi  1-  prêter,  procurer,  causer;  moy.  se  faire  prê- 
ter, emprunter;  2.  rendre  un  oracle,  annoncer  une  volonté  di- 
vine ;  pass.  être  annoncé  par  l'oracle;  moy.  se  faire  donner  une 
réponse  d'un  dieu,  consulter  un  oracle'  (cf.  KÎxprmi,  moy.  KÎxpa- 


—     1071     — 

\iai  p.  462);  tragg.  xPn2^uJ 'rendre  un  oracle';  xPHCfMÔç  m. 'oracle,, 
prédiction':  xpn<^Tripioç 'qui  concerne  les  oracles',  subst.-ov'liea 
où  réside  un  oracle;  oracle;  victime  offerte  en  sacrifice';  XPH" 
(JTriç  m.,  xpri<7TUL)p  m.  '^dvTiç'  Hésycli. 

hom.  etc.  xpîmtttuu,  aor.  pass.  èxpÎMcp6r|v  'effleurer;  moy.  trans. 
mener  tout  auprès,  intr.  s'approcher  de'  est  un  élargiss.  de  i.-e. 
*ghi'-i-  'frotter';  voy.  le  suiv. 

Xptuu  (*xpicr-iuj),  aor.  pass.èxpicr6r|v 'effleurer,  écorcher  légèrement 
(Esch.);  frotter,  oindre,  enduire';  èfXpi<JJ  'piquer  dans,  injecter; 
oindre';  XPÎM«  (éol.  xpiMM")  et  xP^cr^a  n-  'onguent,  parfum,  es- 
sence; huile;  mortier';  XPÎcriÇ»  -^^Ç  f-  'onction';  xP'^Jtôç  adj. 
verb.  'oint',  l.-e.*ghr-i-{s-),  base  gherêi-  'frotter',  à  côté  de  quoi 
*gJierêu-  (voy.  s.  v.  *xpaûuu),  *gheren-  (voy.  s.  v.  xpaîvan,  *(jhe- 
rend-  (voy.  s.  v.  xovbpoç),  ^gher-  (voy.  s.  v.  xepaboç).  Curtius^ 
204.  Persson  Wzerw.  103;  voy.  aussi  l'art.  KplGri  p.  ôlT  et  la 
note.  —  Lat.  friâre  'l)royer,  concasser'  frlvohis  'fragile,  de 
peu  de  prix' />/tYô*f  'Trotter,  frictionner'  (Walter  KZ.  12,  o86. 
Curtius  1.  cit.;  bibl,  ultérieure  chez  Osthoti"  MU.  V  107,  qui 
évoque  skr.  mriti/ati  'se  désagréger',  i.-e.  *mrei-\  voy.  l'art, 
laapaiviu  p.  610)  procèdent  d'une  base  hherid-  (voy.  l'art,  cpd- 
poç  n.)  selon  Persson  Wzerw.  2ST  sc).  Beitr.  II  781  sq. 

poét.  xpoid  (Esch.  Eur.),  ép.  ion.  xponî-  att.  xpôâ  f.  'peau;  teint; 
surface';  xpoiZuj 'toucher  légèrement  la  surface;  teindre';  xPMJ^luu 
(*XPuj[cr]-iiluj),  pf.  pass  Kéxpijucriaai  'toucher  la  surface  d'un  corps; 
teindre,  colorer';  tardif  xpwvvO|ai,  -Oiu  seul.  prés,  'teindre,  co- 
lorer'; xpûJiaan.'peau;  carnation;  couleur';  xpi^iaoTi^uj 'colorer'; 
hom.  etc.  xp^ç  (th.  xpujcr-\  gén.  xpwTÔç  et  xpoôç  m.  'peau  ;  chair, 
corps;  carnation,  teint'  (ion.  èv  xpoï  att.  èv  xptù  KfipeaOai  'être 
tondu  au  ras  de  la  tête',  par  extension  èv  xpot  èv  xpûJ  'tout  près 
de'  gén.).  Gr.  eomm.  *xP'JuF  là,  i.-Q.'^qht'Oij-id  contient  le  degré 
fléchi  de  la  base  g/i'e  rcu-  'frotter'  dont  *xP«ûuj  a  montré  le 
degré  réduit  *ghr<m-^  voy.  s.  v.  et  l'art,  préc.  ;  xpiJÛç  peut  pro- 
céder d'un  *gJi{e) rôtis-;  gén.  XPOÔç  pour  *xpa[F|6ç,  \.c.*ghrdu.'<- 
■ôs,  d'après  le  nom.  (J.  8chmidt  KZ.  32,  370  n.i. 

XpÔMttboç  m.  'cra(|uement'  T  688.  Voy.  s.  v.  xpeM>^<u. 

hom.  etc.  xpôvoç  m.  'temps;  âge;  retard'  est  formé  comme  0p-6- 
vo-ç  (i.-e.  base  dhera^-^  et  k\-6vo-ç  (:  KéXriç  KèXo)iai),  soit  donc 


—     lOTi^     — 

j;r.  K.  x^P"  i-'G.  '^'gher-,  saus  qu'on  puisse  préciser  avec  certi- 
tude {^'(jher-  'user'?).  De  là  bom.  etc.  xpôvioç  'tardif;  vieux; 
qui  se  prolonge';  ion.  att.  xpoviZ;uj  'passer  le  temps;  durer  long- 
temps; temporiser'. 

hom.  etc.  x  P  o  cr  6  ç  m.  'or'.  Emprunt  sém.,  cf.  phén.-bébr.  Mrûz 
=  assyr.  hurâsu  'or',  aram.  hara  'jaune';  bibl.  cbez  Lewy 
Fremdw.  59  sqq. 

^pâ)|ua  n.  'peau;  carnation;  couleur';  etc.  Voy.  s.  v.  xpoia- 

XuXoç  m.  'suc;  jus';  x^MÔç  m.  'suc';  x^tXov  'eau  pour  se  baigner'. 
Voy.  l'art,  x^uj. 

bom.  etc.  x^J^ôç  'boiteux';  xujXoûv  'rendre  boiteux' (Hpc);  bom. 
etc.  xuuXeùuj  'boiter;  trans.  estropier'.  Le  rapport  avec  arm.  xel 
'storpiato;  perverso,  pravo'  (i.-e.  *qh-.  Bugge  IF.  I  448.  Pe- 
derseu  KZ.  39,  394.  Scbeftelowitz  BB.  28,  291.  312.  29,  48. 
61)  n'est  pas  sûr;  cf.  l'art.  cTKéXoç  p.  873.  —  Skr.  hvdratë  zd 
zbaraHi  'aller  de  travers',  lit.  pazulnus  'en  biais'  v.  slav.  zûlû 
.  mauvais'  sont  à  écarter  (i.-e.  '"^ghueî-;  or  i.-e.  *ghuôl6-s  abouti- 
rait à  gr.  *cpujXôç). 

tardif  x lu vv û |u i  -uuu  'amonceler  de  la  terre,  combler',  forme  ac- 
cessoire de  *xoF6uj,  verbe  formé  sur  *xoFoç  xôoç  xoûç  m.  et  f. 
'terre  amoncelée'  (Scbulze  KZ.  29,  365),  inf.  xoOv  ptc.  X"Jv 
(Hrdt.),  pf.  KéxœaiLiai,  aor.  pass.  èxuJCJeTiv  (èxw6r|  Cauer  Del.  ^ 
62,  30).  Voy.  s.  v.  x^wj. 

Xtùvoç  m.  'écheno  de  fondeur'.  Voy.  s.  v.  bom.  etc.  xôavoç. 

bom.  ép.  x^O|uai  'être  irrité,  se  fâcber'.  Aristarque  explique 
Xuj6)Lievoç  par  au^xeofievoç  {cf.  \at.confîisus  animo;  xuû[Fj-0)aai 
:  xéiFj-uu  =  7tXuj[F]-uj  :  TrXë[F]-u)),  cf.  Curtius'*  205.  G.  Meyer 
BB.  1,  223,  mais  le  sens  1^^  est  peut-être  celui  de  'se  laisser 
entraîner',  cf.  lat.  effundi.  —  Le  rapport  avec  skr.  ghôrà-h 
'terrible',  irl.  gûre  'état  douloureux,  violence',  got.  gaurs  'af- 
fligé, triste'  x.h.a.gôrag  'pitoyable',  ^tet. -rnss. zuryty  'affliger' 
russ.  zuritî  'gronder'  (Bezzenberger  BB.  5,  319;  cf.  Zupitza 
Gutt.  172)  n'est  pas  plus  sûr. 

Xuupîç  adv.  et  prép.  Voy.  s.  v.  *xnToç. 

Xôjpoç  m.,  xwpâ.  f.  'espace  libre';  cf.  le  préc.  et  voy.  l'art.  XH^H* 


—     1073     — 


*1»". 


HjdTbnç  m.  (cf.  ArfUTTTiuj  ipa-fbâvi  Euboulos  chez  Atli.  XV69Ûe) 
et  ipÛTbâç  111.,  aÛTbâç  m.  (cf.  Hésycli.  s.  vv.)  'un  onguent  égyp- 
tien'. Mot  emprunte;  cf.  Kretscbmer  KZ,  31,  423.  Fiiinkel 
Xoniina  agcntis  II  17.")  n. 

ijj  a  9  â  \  \  uu,  aor.  èipàôiiXa  'tâter,  touclier  ou  gratter  légèrement' 
(Ilermipp.  Plat,  coni.)  est  un  élargiss.  de  \\fa-,  voy.  s,  v.  lyfiv; 
-àXXuj  prob.  par  influence  de  ipdXXuu.  Persson  Wzerw.  47.  153 
n.  1.   Debrunner  IF.  XXI  91. 

vijaBupéç 'fragile,  frêle,  mince;  friable,  cassant;  qui  cède  sous  la 
pression';  v|ja6ap6ç  (Ion)  m/sens;  vjjabupôv  àa6eveç.  luabapôv, 
ipaBupôv  Hésycb.   nja6-  est  un  élargiss.  de  \])a-,  voy.  s.  v.  \\}f\\. 

ipaipaj  'toucber  légèrement,  effleurer,  raser  (Escb.);  iutr.  remuer 
doucement,  faire  un  bruit  léger'.  R.  bhs-er--,  voy.  s.  v.  \\)f\\  et 
Persson  Wzerw.  62. 

MJaio)  "couper  en  menus  morceaux'-,  ijjaicTTÔç  adj.  verb.,  vjjaicTTÔv, 
ord.  pi.  njaiatâ  (scil.  dXqpiTa,  7T€|U)aaTa  ou  TTÔTravai  'gâteau  d'orge, 
d'huile  et  de  miel  pour  les  sacrifices';  ijjaîajaa'  aÎTOV  ôXi-fOv 
Hésych.;  qjaivuvTeç*  ipuuiaiZ^ovTeç  H.;  ipaivuaina"  oXi-fOv  H.  i|/ai- 
<  i.-e.  *b2hc}i-  *bhsài-,  forme  réduite  de  *hlisi^i-  dans  ijjfiv,  cf. 
vpiuu  \\)iE  ijjiXôç.  Persson  Wzerw.  115.  Beitr.  II  826.  883. 

vjjaKotç,  -âboç  (tardif  M^CKotç)  f. 'toute  chose  menue,  grain,  miette, 
parcelle;  goutte  de  pluie,  petite  pluie  fine';  vjjaKâluu  "tomber  eu 
pluie  fine  (Ar.  Nuées  580);  pass.  être  détrempé';  i^ÛRaXoç  m. 
et  -ov  'nouveau-né  d'un  animal'  (cf.  les  sens  métaphoriques  de 
epar)  et  bpôaoç).  vyaK-  est  un  élargiss.  par  -k-  de  la  R.  attestée 
par  v|jfjv,  voy.  s.  v. 

vpaXàffffuu,  att.  -ttuj 'toucher'  (El.  Lycophr.  Hésych.);  àipdXaKTOç 
'intactus,  integer,  ctipaucTTOç'  (Cratès)  :  vpâXXuj. 

att.  ipàXiov  'gourmette,  frein,  mors;  chaîne,  lien'.  Ktym.  obscure 
(:  MJàXXu)?). 

att.  ipaXiç,  -iboç  f.  'ciseaux'.  Voy.  s.  vv.  onàXat  aqpéXaç. 

qjâXXuu  'tirer  par  secousses  (è'6eipav  Esch.);  faire  vibrer  ^tôEou 
veupâv  Eur.),  gratter  un  instrument  à  cordes';  ijjaXuôç  m.  'ac- 
tion de  faire  vibrer;  air  joué  sur  la  lyre';  HJâXTi-|ç,-ou  m.'joueur 
de  lyre';  vpâXTpia  f.  'joueuse  de  lyre';  —  liom.  etc.  ijiriXaqpàv 


—     1074     — 

'tâter,  tâtonner;  fig.  flatter  (un  cheval)'.  Le  groupe  a  été  rap- 
proché de  skr.  â-sphalayati  'faire  donner  contre  qc,  heurter', 
\^X.  palpô -are  'palper,  tâter,  toucher,  caresser' ^Ja^pwm 'action 
de  caresser  avec  la  main'  palpita  -are  's'agiter,  remuer,  battre' 
palpehra  'paupière'  ('*qui  bat,  *qui  tressaille'),  v.  h.  a.  fuolen 
Sigs.félan  \.ssi\.  gif ôliaii  'tâter,  toucher,  sentir',  \.s\a.v.palicî 
'pouce';  i.-e.  base  {s)p{h)ël-  {s)p{h)àl-;  l'idée  F*  de  la  base  a 
été  peut-être  celle  d'un  mouvement  de  va-et-vient,  et  un  rap- 
port est  possible  avec  les  groupes  repris  s.  vv.  TràXXu)  et  -rreXe- 
Mitiu  (pp.  744.  7G2).  Cf.  Curtius'^  730.  Fick  l*  148.  573.  III* 
236.  Walde^  556  sq.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  voelen. 

hom.  etc.  ipd|ua0oç  f.  'sable;  dune'  provient  de  la  combinaison 
de  vjjctuiuoç  +  â)ua0oç;  cf.  d'autre  part  a.\x\xoç,  f.  'sable' <  â^a9oç 
-f  MjâMMOç.  Kretschmer  KZ.  31,  408.  420. 

hom.  etc.  i|jd)Li|Lioç  (*ipacp-|Lio-ç)  f.  (m.  Archim.)  'sable';  vpaqpapôç 
'cassant,  fragile,  frêle,  friable,  sablonneux';  —  ion.  att.  vj^ncpoç, 
dor.  vpâqpoç  f.  'petite  pierre  polie  par  le  frottement  de  l'eau, 
caillou'  (voy.  s.  v.)  :  lat.  sabulum  sahulù  -ônis  'sable  à  gros 
grains'  sahurra  'lest  de  gravier'  (ital.  *psaflo-m,  i,-e.  *bhii9- 
Wilo-m)',  cf.  une  évolution  préhell.  de  Wu-  en  s-  dans  gr.d|ua9oç 
V. norr.  sandr  'sable'  (i.-e.  *hhs'9m(d)dho-)'^  i.-e.  '^bhsà-hh-  etc. 
est  parent  de  skr.  bhas-  'concasser,  pulvériser';  voy.  les  art. 
\\)a\w  vyripôç  y\)Y\\.  —  Lat.  liarëna  sab.  fasènâ  'sable'  est  prob. 
parent  de  irl.  ganem  'sable';  voy.  Walde^  s.  v. 

vpdp,  ion.  et  ép.  vjjrip,  gén.  ipâpôç  m.  'étourncau'  (flexion  prim. 
prob.  *v|jdpF-ç,  ion.  vprip  :  gén.  *qjdpF-oç,  ion.  HJâpoç);  poster.  \^è.- 
poç,  MJâpôç,  HJdpoç  m.  m/sens  (voy.  Robert  Les  noms  des  oi- 
seaux 32  sqq.  bibl.);  H^ôpoç  adj.  'd'un  gris  pommelé'  (Ar.  Nuées 
1225.  Arstt.  El.).  Cf.  cTTiapaaiov  'passereau'  et  son  groupe  s.v. 
(TTropTÎXoç  p.  900. 

ipauKpô-TTOuç,  -TToboç  ct  vjjauKpo-TTobTiç,  -OU  'aux  pieds  légers'; 
H^auKpôç  gramm.  'remuant,  agile,  leste',  sens  l^»" 'effleurant, 
rasant  (la  surface  du  sol)'  :  v|javjiu.  Voy.  l'art.  aaûXoç  p.  855. — 
Lat.  sm^dMS 'blessé'  (Wood  «^  §  276c)  est  très  prob.  à  écarter; 
voy.  Walde^  p.  v. 

hom.  etc.  ipaouj,  aor.  pass.  èH/aùaGriv 'effleurer,  tâter,  palper, 
toucher,  atteindre'.    Le  sens  l®»"  est  'frotter,  gratter',  cf.  gr. 


—     1075     — 

Kvû|aa  (tûjv  baKTÛXujv),  v.slav.  kosnqti'touchcr'  :  cenati'^rRtter, 
|)eijL,'ner,  effleurer'  etc.  ''Persson  Wzerw.  130.  Beitr.  II  826); 
voy.  l'art.  \\)f\v. 

ipacpapoç  'cassant,  friable,  etc.'  Voy.  l'art.  ^Jâ^^oç. 

ait.  \\)é-fuj  'amoindrir,  blâmer';  UJÔfOç  m.  'blâme,  reproche';  ipo- 
•fepoç  'enclin  à  blâmer';  d-aeKTOç'  àfaGôç.  Tiapù  'PivTtuvi  Tapav- 
TÎvuj  Ilésycb.  ('irréprochable';  ^)-  :  0-.  Kret.sclimer  KZ.  .'51,  421. 
Fick  BB.  28,  107).  Wood  IF.  XIII  119.  a-"  §  276a  y  voit  un 
clar^iss.  de  la  R.  attestée  par  skr.  hdhhasti  'broyer,  concasser, 
pulvériser,  etc.'  psùti  'dévorer,  bien  mâcher',  ce  qui  est  vrais., 
et  rappelle  v.  norr.  salca  'blâmer,  accuser,  léser'  .salcadr  'accusé' 
got.  sakan  'être  querelleur,  disputer;  réprimander',  ce  qui  est 
douteux;  voy.  p.  ex.  Torp  chez  Fick  IIP  423.  Falk-Torp  EW. 
s.  V.  sag  II.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  zaak.  —  Prelhvitz- 
r)17sq.  tire  vpôfoç  de  l'interj.  vpô  'fi!'  (Soph.)  et  tient  \\)i-^\x)  pour 
hystérogène. 

hom.  etc.  ipebvôç'rare,  clair-semé  (cheveux,  poils)  6  219;  chauve' 
contiendrait  une  forme  réduite  de  R.  hhes-  (cf.  vpnv),  soit  donc 
i.-e.  *bhs->  *bzh-  -\-  des  éléments  suffixaux;  Solmscn  Beitr.  I 
136  n.  2  pense  qu'il  y  a  corruption  pour  *njai-bv6ç  ou  *ijJi-bv6ç; 
cf.  HJiivoç  ipiXôç. 

vpéWiov  (éol.  (JTTéXXiov  jj^ramm.)  'anneau  p(»ur  i)ariire,  bracelet' 
(Hrdt.  Xén.).  Étym.  obscure. 

vyeXXoç  'qui  prononce  mal;  mal  articulé,  obscur,  inintelligible 
(Esch.)';  qjeXXîJ^u)  'mal  prononcer;  parler  obscurément".  Forma- 
tion prob.  onomatopéique. 

hom.  etc.  vyeûbuu  'tromper;  moy.  mentir";  boni.  etc.  vjJÉÛboç  n. 
'mensonge,  fausseté;  invention  poétique;  fraude';  hom.  etc. 
vpeubriç,  -éç  (voy.  Frânkel  KZ.  43,  202  sqq.  bibl.)  'menteur, 
trompeur;  faux,  erroné;  trompé  lEur.  I.  A.  8ô2V:  i|jubp6ç,  vjJuGrjç 
'mensonger"  (morphèmes  •(/■  -dh-);  v^jeûarriç,  ou  m.  'menteur'; 
vyvjGoç  n.  'mensonge'.  Le  rapport  avec  arm..s7//  Taux,  menson- 
ger' (Bugge  KZ.  32,  2.")sq.  Osthott"  Et.  Par.  I  2.'>3  sq.)  est  pos- 
sible (cf.  Meillet  Esq.l8),  quoique  incertain  pour  Hiibschmaun 
Arm.Gr.  1492  et  caduc  pour  Tederscn  IF.  V61.  -  Celui  avec 
skr.  ksôdafi  'broyer,  concasser,  etc.'  ksùda-h  'farine,  poussière' 
ksôdah  n.  zd  .rsao()ah-  'accroissement  des  eaux'  skv.ksudrnh 


—     1076     — 

"^petit;  commun,  humble',  v.slav.  cJiudû 'i^etit\  insuffisant,  mes- 
quin, mauvais',  dans  l'hypothèse  d'un  i.-e.^qlts-  (Pedersen  1.  cit.; 
en  fait  skr.  Isudrd-h  <  i.-e.  *qsudrà-,  v.slav.  chudii  <  i.e. 
*qsoudo-),  n'est  pas  plausible.  —  V.h.a.  spottôn 'YàiWer^  (Fick 
GGA.  1894,  p.  248)  est  peu  clair;  cf.  p.  ex.  Torp  chez  Fick 
III^  514.  Franck-van  Wijk  EW.  s.  v.  spot.  —  Lat.  spurius 
'bâtard'  (Prellwitz^  518)  est  à  écarter;  voy.  Walde^  s.  v. 

vpéqpaç  u.,  vpéqpoç  u/obscurité';  vpecpapôç  "sombre':;  <|i€cpTiv6ç  (mss., 
-evvoç  Chr.)  ''crKGTeivoç'  (Pind.).  Voy.  l'art.  Kvécpaç  p.  475. 

hom.  etc.  vjjriXacpâv 'tâter'.  Voy.  l'art.  ijjàXXuj. 

Hjriv,  gén.  iprivôç  m.'gallinsecte'  :  skr.  hdbhasti psàti,  voy.  le  suiv. 
—  Skr.  hhasana-h  ou  Wiasala-h  'abeille'  (Fick  P  92.  Persson 
Wzerw.  200  n.  1.  G.  Meyer^  341)  est  à  écarter;  voy.  Solmsen 
Beitr.  I  135  sq.  (bibl.). 

tjjfîv,  prés.  HJiîJ  (*ijjr|iuj)  'gratter,  racler,  réduire  en  poussière;  iutr. 
s'en  aller  en  poussière,  se  dissoudre  (Soph.)':  gr.  vjjaiuu  vpaiarôç 
HJÎuj  ipiE  (base  hhesëi-)  vjjavjuj  (base  bhesèu-),  skr.  hdbhasti  3.  pi. 
bdpsatl  {*-tjti)  psàti  'broyer,  mâcher,  dévorer'  (base  bhese-) 
bhdsman-  'cendre'  (=irl.&om>/i 'bouchée,  morceau')  bhasifa-h 
'réduit  en  cendres';  au  même  groupe  appartiennent  encore  ^)^x<JJ 
'racler,  gratter,  étriller,  frictionner,  user  par  le  frottement, 
flatter  de  la  main',  i|jfÎY|ua  n.  'rognure,  raclure',  njrjKTpâ  f. 'étrille' 
{cï.  ijjaKTrip"  vpriKTpa  Hésych.,  vj^àKiav  t^v  vpuuKxfiv  \jiàlav  H.), 
ipdixuj  'broyer,  émietter',  hjûùxoç  m.  gramm.  'poussière,  sable', 
i|jujGiâ  f.  vjjuuBiov  'miette',  hom.  etc.  m;iju|li6ç  m.  'bouchée',  hom. 
etc.  ô-v|jov  (voy.  s.  v.  p.  737),  ipuupôç  'raboteux',  lyuupâ  f.  'gale', 
vpujXôç  'circoncis'  (Aristoph.),  vprivoç  (voy.  le  suiv.),  hom.  etc. 
vjjîXôç  'ras'  et  d'autres  (voy.  les  art,  ipaGàXXiu  ipaGupoç  M;à|ua0oç 
ipà|U|uoç  M^n^poÇ  etc.),  v.  h.  a.  bar  ags.  bœr  v.  norr.  ben'  (germ. 
^baza-)  'nu'  =  lit.  basas  v.  slav.  bosû  'qui  a  les  pieds  nus',  arm. 
bok  (*bhoso-go-)  m/sens;  voy.  Fick  I*  92.  Brugmann  MU.  118 
et  en  dernier  lieu  Solmsen  Beitr.  I  135  sqq.  Persson  Beitr.  II 
655.  826  et  n.  1. 

vprivôç  Hésych.  Suid.,  dor.  i|iav6ç  'qpaXaKpôç';  ipr|Xr|K6ç"  tijùv 
àXeKTpuôvoiv  01  voôoTévvai  Hésych.  Suid.  ('coqs  sans  crête')  < 
i.-c.  %zha-,  cf.  gr.  y\)â.-  \\sr\-,  ^n)J-,  \\)à-  sous  le  préc. 


-     1077     — 

H>Tip6v'  Eripôv  Suid.;  ,uea(a)6qjTipov  fnniEripov  Hésych.  Voy.  lart. 
\\fr\v. 

\\)r\caa.  Zonar.  Siiid.,  att.  ijjf|TTa  f. 'limande  poisson  plat  du  genre 
plie,  àpeau  rugueuse);  fig.  sot,  niais'.  Rapport  probable  avec 
iprix^iv  U^^iv,  cf.  pour  le  sens  ital.  Ii7na  fr.  limande  :  lat.  lima. 
—  Le  rapport  avec  lat.  squdtina  'squale,  ange',  dans  l'hypo- 
thèse d'un  i.-e.  *sqifat-  :  *qVsat-  (Tick  I*  566)  n'est  pas  plus 
sûr;  je  ne  trouve  du  reste  i)as  de  trace  de  dor.  ii^ûaaa  invoqué 
par  Fick  1.  cit. 

ion.  att.  ijjfïcpoç,  dor.  i{;d(poç,  lesb.  i|JâqpiYfc  'd'après  XàïfE)  f.  'cail- 
lou; vote'.  Voy.  l'art.  \)^(x\x\xoq,.  Uc  là  vi^nqpî^uj  'compter  avec 
des  cailloux,  calculer;  voter  avec  des  cailloux;  décider  par  un 
vote';  hom.  U^n^ki  -î^oç  f.  'caillou';  \\ir\^>\(5\ia,  gort.  i|Jâqpi|i|aa  n. 
'*décision  votée  au  moyen  de  cailloux,  décret";  qjr|cpoOv  'tra- 
vailler en  niosaïque'. 

vyrix'J^^  'racler'.  Voy.  l'art,  \\iy\v. 

lac.  qjiàbbuu  (=  att.  *<|jictJluj)  'jouer,  s'ébattre'  (Ar.  Lys.  1304); 
vpidf  xctp«?  TeXoiacTiaa,  TraÎTVia  Hésych.  <-)n  y  a  vu  des  formes 
mutilées  parentes  de  évpiâaôai  'jouer,  s'amuser'  i\\f'\â.  f.  'badi- 
nage'  (voy.  s.  v.  p.  30o  sq.). 

ijjîaGoç  f.  (m.),  ion.  qjieOoç  f.  'natte  de  jonc".  Ktym.  obscure. 

ép.  MJiâç,  pi.  ipictbeç  f.  'goutte';  HJiâîler  vpaKcilei  Hésych.;  vjJÎaKa* 
vpaKaba  H.;  q;iZ[o)aévr| "  KXaiouaa  H.  <  \.-^.*hzhi-  (base  hhexn-); 
voy.  s.  vv.  i|jiuu  ijjfjv. 

vyi0upôç  'qui  gazouille;  médisant';  nJiBupi^uu,  dor.  Théocr.  liion) 
-iabuu  'gazouiller;  murmurer  doucement;  chuchoter  de  mauvais 
propos';  ipi6ûpi(T)na  n.,  -luôç  m. 'murmure".  Persson  Wzerw.  200 
n.  2  voit  dans  \\)-\Q-  un  élargiss.  de  i.-e.  *ftr//-  *&/*.s'-,  forme  ré- 
duite de  *hhes-  dans  skr.  hhdfttra  f.  'outre;  soufflet"  bâh/iasti 
'souffler". 

v|/ î  X  6  ç 'dégarni  de  cheveux,  de  poils,  déplumes,  ras:  nu;  non 
accompagné;  unique";  vjJiXaE,  -aKoç  m.  prul».  'imberbe";  ijuXcûv 
'raser,  épiler,  pass.  devenir  ciiauve;  dégarnir,  déponiller'<  i.  e. 
'^hzh/-,  forme  réduite  de  */>//  <^W/-;  voy.  s.  v.  y^f\v. 

ipivoiiai  'couler  (fleur  ou  fruit  de  la  vigne)";  vjJivâç,  dboç  f.  'vigne 
dont  la  fleur  ou  le  raisin  coulent'  cf.  crivdç-  n  qpBapTiKn  Hésych.) 
contiennent  un  a  issu  de /^,  cf.  unaiç*  ÙTnOXeia  Hésych.  (forme 


—     1078     — 

tardive  pour  cpGicnç),  vpeîper  qpBeipei  IL,  H^aTâffôai*  TipoKara- 
Xajupàveiv  H.  (:  qpBàvuu),  crét,  ipivovTOç  =  qpGîvovTOç,  crét.  i|;i- 
nevuj.  Kretschmer  KZ.  31,420.431.440.  Glotta  I  355.  Brug- 
mann  Grdr.  P  792.  Gr.Gr.*  151.  674. 

i^j  i  T  T  a  K  0  ç ,  aÎTTaKoç,  piTiaKoç  (Ctés,  vers  —  400)  m.,  nJiTxàKn, 
aiTiàKri  f. 'perroquet'.  Mot  étranger,  d'origine  imprécise;  cf. 
Schrader  RL.  612  sq. 

ipîuj  'déchirer  ou  couper  en  morceaux';  ipiE,  gén.  hjîxoç  f.  'mie, 
miette';  ^f\x^  f-  m/sens;  Yîx-àpTroE,  -axoç  m.  'Attrape-miettes 
(Batr.)  <  i.e.  *bzJit-  "^bhsi-,  forme  réduite  de  *hh{e)sèi-  :  skr. 
bdhhasti,  gr.  vprixu)  ijjuûxiju  etc.;  voy.  l'art,  vpnv. 

vj;6ai  et  ipoiaî  f.  pi.  (aussi  vjjuai  mss.,  qui  prob.  doit  être  lu  q;omi) 
'muscles  lombaires'.  Étym.  obscure;  un  avis  chez  Prellwitz 
GGA.  1886,  p.  764.  Wb.  I*  342. 

v|i66oç"  njwpa,  àKaÔapcTîa  Hésych.  (voy.  Dindorf  Lex.  Aesch.  s.v. 
Liddell-Scott  s.  V.);  vyoBiov  aiBaXuJbeç  H.;  ipoGôv  |uéXav  H. 
v^;6Goç  semble  être  un  élargiss.,  parallèle  à  vjjoXoç  m.'suie' (i.-e. 
*bzh-oIo-s)  de  R.  bhes-  (skr.  bhas-  'pulvériser');  voy.  l'art.  \\)r\v. 

ipoXoç  m.  'suie,  fumée'  (Esch.);  ijJeXôç"  aiGaXéç  Hésych.;  hom. 
etc.  i|JoX6eiç  'fumant;  fumeux,  noir;  sale'.  Voy.  l'art.  qpéqjaXoç. 

^^ô(poç  m.  'bruit,  son;  bavardage;  emphase';  njoqpeîv  'faire  du 
bruit';  cf.,  avec  d'autres  éléments  de  dérivation,  ijjôGoç'  .  .  . 
Gopu^oç  Hésych.,  v|JoGàXXeiv  ipoqpeîv.  Étym.  obscure.  —  L'ana- 
lyse de  Prellwitz-  520  ne  convainc  pas. 

ipubpaH,  -ttKoç  m.  'bouton  blanc  (qu'on  disait  venir  au  nez  ou  à 
la  langue  des  menteurs)';  ipubpdKiov  dim.;  i4Jeûjua  n.  m/sens  : 
vpubpoç  vpeùbuj;  cf.  Théocr.  IX  30.  XH  24. 

vpûXXa  {i.-e/''bzhulia  %lisulia)  f.,  dor.  ipùXXoç  m.  'puce'  :  v.  slav. 
blûclia  (pol.  pchla  <  *blcha,  avec  la  même  métathèse  qu'en 
gr.)  lit.  blusà  lett.  blusa  'puce'  (i.-e.  *bhhisâ.  Curtius-''  374), 
afghan  rraza  'puce'  (<  iran.  %rusa.  Hiibschmann  Lit.  Cbl. 
1894,  col.  792.  J.  Schmidt  Kritik  29  n.  1).  —  Arm.  hi,  gén. 
luoy  'puce'  (Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  453)  procède  prob.  d'un 
arm.  coram.*^ZM.sà  :  alb.  pl'est  'puce'  {<*pleus-t--^  cf.  G.  Meyer 
Alb.  Spr.  345.  Pedersen  KZ.  39,  347.  Scheftelowitz  BB.  29, 
39).  —  Pour  lat.  pûlex  -icis  'puce'  voy.  Walde  ^  s.  v.  —  V.  h.  a. 
flôh  ags.  fléah  v.  norr.  flô  'puce'  sont  à  écarter  (germ.  *pîaux- 


—     lOT'J     — 

*plauyji{n)-  :  *pleu-/ancm  "♦être  animé  d'un  niouveuieut  prompt, 
*se  hâter,  *sauter',  cf.  ail.  fliehen.  Torp  chez  Fick  IIP  105.s(i. 
Franck-vau  Wijk  EW.  s.  v.  dooi. 

hom.  etc.  v|jOxuj  'souffler,  respirer;  rafraîchir  (ptc.  aor.  pass.  f, 
vjjûYeîcra  'refroidie'  Ar.  Nuées  151);  faire  sécher';  hom.  etc.  v|/û- 
Xoç,  -eoç  -ouç  11.  'souffle  frais,  fraîcheur,  froid;  hiver';  v|;Oxpô; 
'froid;  fig'.  stérile,  vain';  i|iOktiîp  •"•>  H^ûfeùç  m.  'vase  pour  ra- 
fraîchir le  vin';  hom.  etc.  ^)vx^  *•  souffle,  souffle  vital,,  âme, 
vie;  papillon',  ip-  (éléments  de  dérivation  peu  clairs)  pourrai: 
procéder  de  i.-e.  *h2h-*bh.s-,  forme  réduite  de  R.  6//e,y- 'souffler' 
dans  akr.  bdbhasti  II.]  cf.  v|i-ie-up6-ç.  —  Le  rapport  avec  cpûcra 
etc.  (Curtius^  509.  702),  comme  si  \\)v-  était  né  par  métathèse 
de  R.67J^w- 'souffler',  est  improbable,  cette  forme  de  R.  n'étaut 
nulle  part  attestée. 

vjjiu-.  Voy.  l'art,  qjfiv. 


o 

lîi  uj  interj.  'o!  oh!';  att.  ùjZIuu  seul.  ])rés.  'crier  oh!';  att.  diiî  'holà! 
hé';  UJÔTT,  ÔTT  sig-nal  d'arrêt  donné  aux  rameurs  (Ar.  Grcn.  18U. 
208)  :  lat.  u  interj.,  got.  m.  h.  a.  etc.  0. 

ma  f.  'frange  d'un  vêtement;  bord'  ne  se  distingue  pas  de  ujâ  f. 
'peau  de  brebis  avec  sa  toison  ;  pagne'  <  *uûFia  (  vrddhi)  :  ô[F]iç 
f.  'brebis',  cf.  uuiar  aKpai,  c'axaia,  laiTXujTai,  Xé^vai  Hésych.;  le 
rapport  connu  (Bezzciibergdr-Fick  BIî.  6,  236)  avec  lat.  Ora 
'bord,  rivage  de  la  mer'  (i.-c.  *ô[«].s-rt),  ags.  âr  'bord'  v.  norr. 
eyrr  L'bord  sablonneux  dune  rivière  ou  de  la  mer'  est  à  écar- 
ter; voy.  Sommer  (ir.  Lautst.  18  s(i.  154  n.  1. 

lac.  (jbpd.   Voy.  s.  v.  oi'n  p.  089. 

hom. 'Qt^TÎn  f-  '*!  île  mystérieuse'  :  skr.  guhati  zd  ijaoza'ti  'ca- 
cher' (ùj-  prép.l,  selon  von  Fierlinger  KZ.  27,  478  et  n.  (??  V^oy. 
Uhlenbeck  Ai.Spr.  81). 

att.  dibiî  f.  'chant'.  Voy.  s.  v.  àeibuj  p.  15. 

hom.  etc.  lùbiç,  -îvoç  f.  ord.  pi.  'douleurs  de  rcntautement:  souf- 
france cruelle  (pliysi(pie  (tu  iiKtrale,;  fruit  de  renfantement.  en- 


—     1080     — 

fant,  rejeton';  hoin.  etc.  djbivuj  (*ujbîviuj),  fut.  dibivô)  et  ibbivriao» 
'enfanter  avec  douleur;  éprouver  une  douleur  violente;  nourrir 
dans  son  esprit'.  Etym.  inconnue.  —  Got.  qainôn  =  v.  norr. 
Tcueina  ags.  cwdnicm  'pleurer,  se  plaindre'  (Fick  BB.  8,  331. 
Bezzenberger  BB.  16,  245.  Falk-Torp  EW.  606.  Torp  chez 
Fick  III4  63)  est  à  écarter;  cf.  Thumb  KZ.  36,  196  sq.  Feist 
EW.  210.  —  Y.8\a\.jazva  'blessure,  entaille'  jazviti  'blesser' 
(en  tant  que  <  i.-e.  '-ôgui-.  Hoffmann  BB.  21,  138)  procèdent 
d'un  slav.  comui.  ^ézva,  cf.  v.  pruss.  eijsico  f.  (c.-à-d.  *aizvo) 
'blessure'  lett.  aifa  'fente  dans  la  glace'  etc.,  i.-e.  *aHg{h)-  et 
n'ont  que  faire  ici;  cf.  Fortunatov  Archivf.  slav.  Philol.  12, 101. 
Berneker  EW.  I  276  sq.  Trautmann  Apr.  Sprd.  326. 

îiom.  etc.  ibGeîv  'pousser';  ion.  att.  uj6ia|uôç  m.  'mêlée,  tumulte'; 
ujaiç,  -eujç  f.  'impulsion;  heurt'  :  zd  vadâya-  'repousser'  (Bar- 
tholomaeAiran.Wb.  1410)  skr.  rac^^- 'frapper,  tuer'  {Q.Vi\\%.vadha- 
yati)  vddhar-  n.  zd  vadar-  'arme  (pour  frapper)'  skr.  vadhd-h 
'arme  (d'Indra)'  zd  vada-  'coin  pour  fendre  le  bois'  skr.  vddhri-h 
'châtré'  (:  gr.  èGpiç  gl.,  voy.  s.  v.  p.  219),  gr.  poét.  è'vocriç  f.  'se- 
cousse'(*èv-Fo8-cri-ç;  voy.  s.  V.  p.  258);  \.-e.*uedh-*uodh-*u6dh- 
'frapper,  heurter'.  Curtius5  260.  Fick  P  129.  Lagercrantz  KZ. 
35,  273. 

hom.  etc.  ÙJKeavoç  m.  'océan',  c.-àd.  'la  masse  liquide  qui  coule 
comme  un  fleuve  autour  de  la  terre'.  On  a  voulu  voir  dans  ib- 
le  corresp.  de  skr.  d  prép.  'vers,  à;  —  hors  de,  loin  de;  —  dans, 
parmi'  et  rappelé  skr.  ûcdyàna-h  'celui  qui  entoure'  (Benfey 
GGA.  1860,  p.  222.  von  Fierlinger  KZ.  27,  478.  Brugniann 
Album  Kern  29  n.l.  Grdr.  IP,  2,  817.  IF.  XXIX  241  n.  1. 
Charpentier  IF.  XXVIH  160);  conjectural;  voy.  Briickner  KZ. 
45,  110.  Brugmann- Thumb  Gr.Gr.*  519  n. 

ujKiiaov  'basilic'  (plante  aromatique).  Voy.  s.v.  ctKaiva  I.  p.  32  sq. 

hom.  etc.  lÙKiiç,  -eîa,  -ij  'rapide,  prompt,  agile'  =  skr.  àqû-h  zd 
âsu-s  'rapide',  cf.  v.  gall.  £Z/-«?tc''segnem'  gall.  mod.  diog  corn. 
dioc  'piger'  bret.  mod.  fZieA: 'paresseux"  ;  —  compar.  lukiujv  sn- 
perl.  ujKiaToç  :  skr.  âçîyCin  âcistha-h  zd  âsyâ  âsistô,  lat.  ôcior 
ôcissimus;  un  degré  réduit  vrais,  dans  lat.  acn-pedius  'coureur 
agile'  Fest.  Cf.  Curtius^  131;  bibl.  ultérieure  chez  Osthoff  IF. 
YI  2  sq. 


—     1081     — 

ùjXevn  f.  'coude"  'Hymn.  à  Herni.  3jss.  tragg.  ;  tù\r|v,  -tvoç  nu 
m/sens  Suid.  ;  iù\eKpàvov(Hpc.Aistt.),  ôXéKpavov  (Ar.  Paix  443) 
'la  pointe  du  coude' (dissira.de  *djXev6-Kpâvov:  pour  lalternance 
ÙjXé-  ôXé-  cf.  plus  bas  arra.  uln  :  oln  et  ^kv.ani-h  :  arutni-li;  voy^ 
Brugraann  Ber.  d.  sachs.  G.  d.W.  19ul,  p.Slsqq.  bibl.);  ùjXXôv 
(*djXvo-)'  Tiiv  Toû  Ppaxiovoç  Ka|UTrr|v  Hésycli.  Cf.  lat.  ulna  (i.-e. 
*o^e««) 'avant-bras,  coude;  aune',  \.\x].u{i)len  gall.  fZ/« 'coude' 
(i.-e.  *ollna.  Fick  II'*  52.  Tburneysen  Hdb.  d.  Air.  I  44.  Pe- 
dersen  K.Spr.  II  59),  got.  ahina  (cor r.  ait na)  y.h.a.elina  (i.e. 
*olena)  v.  norr.  aJin  oln  oln  ags.  eln  'aune',  skr.  aratni-h 
'coude'  zd  aràOna-  m.  'coude'  *fra-ràthù-  m.  'aune'  pers.  niod. 
«rrtw-(*ar/<«-)'aune'  (Bartholomae  Airan.Wb.  196.  1021  bibl.), 
alb.  guèg.  lam  tosq.  hvf  'avant-bras'  (G.  Meyer  Alb.  Spr.  233. 
Alb.  8t.  III  76.  Pedersen  KZ.  33,  .544;  cbute  de  la  voyelle  ini- 
tiale), arm.  (Lidéu  Arm.  Hi.  12Tsqq.  bibl.)  o/w,  gén.  olin  'ver- 
tèbre dorsale;  épine  dorsale;  moelle  épinière;  dos'  (i.-e.*oZe»-) 
«//?,  gén.  ulan  (i.-e.  ^o-")  'vertèbre  dorsale,  nuque,  cou'.  L'idée 
première  est  celle  de  'courbure',  cf.  f^kwani-Ii  •'■'(irni-,  \.-e.*olni-) 
'partie  de  la  jambe  immédiatement  au-dessus  du  genou:  esse 
(de  l'essieu)'  ârtnt  'crochet  de  l'arc'  alaka-'houQ\c  de  cheveux' 
«m/rt-/? 'courbé,  bouclé,  etc.',  arm.(Bugge  Beitr.3().  Lidén  l.cit.) 
aleln,  gén.  alelan  'arc;  arc-en-ciel',  v.  slav.  lanita  'joue'  (slav. 
comm.  *olnifa.  Torbiornsson  LM.  I  ()8.  Lidén  1.  cit.);  i.-e.  R. 
oie-  Ole-  'courber";  cf.  encore  un  élargiss.  par-(/-  <l:ins  lit.  dlkiiné 
ell'ûné  \ett.elk  uns  y.  \)YUSîi.  a  IL- unis 'coude  v.slav. /^//.v?// (slav. 
comm.  *ollûtî)  russ.  lôlof't  'coude,  aune'  etc.  cités  s.  v.  XâE 
p.  555. 

lùXiTTH  f«  'ligne,  sillon  ou  ride  sur  les  paupières'  Poli.  II  67 
pourrait  reposer  sur  un  *(.bXi-  de  suff.  -ny-  ayant  une  valeur 
diminutive)  :  skr.  dli-  al/  f.  'trait,  ligne',  v.  norr.  dll  m.  (i.-e. 
*ëlo-)  'rigole  ou  sillon  dans  le  lit  d'un  fleuve,  dépressidn  entre 
deux  montagnes,  bande  le  long  du  dos  d'animaux":  voy.  Pers- 
son  Beitr.  I  224  (bibl.). 

*aiXE,  ace.  uuXKa  f.  'sillon'  N  7')7.  CT  375.  Voy.  l'art.  dXo£  aùXaE 
p.  46. 

hom.  etc.  iù)aoç  m.  'épaule'  ])rob.  <  i.-e.  *o/nso-  iKretschmer 
Wiener  Eranos  1909,  p.  124  contre  Solmsen  KZ.  29,  62  sq. 


—     1082     — 

bihl.  préconisant  gr.  comni.  *iJj|acro-ç  i.-e.  *omso-)  =  skr.  âsa-h 
arm.  us,  gén.  usotj  (Hubsclmuinn  Arm.  Gr.  I  484)  got.  ams  m. 
{^erm.  *a77isa-)  'épaule';  cf.  éol.  èTTO|U|uâbioç  'placé  sur  l'épaule' 
(Théocr.),  lat.  umerus  'épaule;  paleron'  ouibr.  uze  onse  'm 
umero'.  Curtius^  339.  Fick  V  17.  369.  III*  16  sq.  —  à\ii(Sw- 
ibjuoTrXàTai  Hésych.  n'est  pas  grec. 

hom.  etc.  uj|uôç  'cru;  non  mûr;  fig.  grossier;  cruel' =  skr.  «md-A 
'cru',  cf.  arni.  hum  (Hubscbmann  Arm.  Gr.  I  468;  m<o  ou  o) 
irl.  om  gall.  of  (Fick  IF  51.  Pedersen  KZ.  36,  85.  K.  Spr. 
I  32)  'cru',  puis  lat.  amarus  'amer',  néerl.  amper  v.  norr.  apr 
(*appr  <  ^ampra-z)  v.  suéd.  amper  'sur,  acide,  amer,  aigre' 
V.  b.a.  ampfaro  ags.  ompre  'oseille'  i^ampra-  <  *  ambra-  avec 
insertion  de  5),  skr.  «?«/«■/? 'sur'  âwim-/« 'mangoustan'  (Curtius^ 
338  sq.  Ostboff  MU.  V  75.  124.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  350), 
alb.  àm{h)el'e  'doux'  (propr.  'ayant  un  goût  piquant'.  G.  Meyer 
Alb.  Spr.  10).  —  Hom.  etc.  uj|uriaTriç,  -où  m.  'carnassier;  cruel 
Q  207'  <  uj|u6ç  +  R.  èb-  'manger'  :  skr.  dmâd--^  la  contraction 
est  indo-eur.  déjà. 

hom.  aivoç  (*Fô(Jvo-ç)  m.  'prix  d'acbat';  ion.  att.  ùjvri,  lesb.  ôvvâ 
(*Foavd.  Kretscbmer  Wiener  Eranos  19u9,  p.  123  sq.)  f- 'achat, 
emplette'  (dial.  occ.  iLvà  'emptionis  documentum');  ÙJveîcrBai 
'acbeter',  gort.  ibvriv  'vendre'  (Solmsen  KZ.  32,  293)  :  skr.  vas- 
nâ-m  (i.-e.  *uesno-)  'prix  d'achat'  vasnayâti  'demander  le  prix 
de  qc.',  &xm.gin,  géïi.gnoy'])rix  d'achat' ^>2em'j'achète'(Hubsch- 
mann  Arm.  Gr.  I  434.  Pedersen  KZ.  39,  414j,  M.'^vèmis  (i.-e. 
*uesno-)  seul.  ace.  vënum  dat.  vend  modifié  poster,  en  vënuï 
'vente'  (cf.  rendô  veneô).  Curtius^  322.  Fick  P  133. 

att.  ujôv  (i.-e.  *6uio-m),  hellénist.  uj6v,  éol.  ujïov  (Sapph.),  dor. 
ujeov  (Épich.  fr.  152  K.)  'œuf,  cf.  uj^ea  (c.  à-d.  uiFea)*  rà  ibà. 
'ApYeîoi  Hésych.  Cf.  lat.  ôyom'œuf;  les  formes  plur.  de  v.h.a. 
ei  ags.  céj  v.  norr.  egg  got.  de  Crimée  ada  {d  =  got.  ddj)  'œuf 
révèlent  un  th.  germ.  '^ailas-  ^'aiiiz-  u.  proche  de  v.  slav.*(j)aje, 
d'où  ajïce  'œuf  (bibl.  chez  Walde-  s.  v.  ôvum  et  Berueker  EW. 
I  26);  cf.  aussi  pers.  mod.  (Horn  Np.  Et.  103)  yùya  'œuf;  le 
rapport  de  germ.  '^a'daz-  et  v.  slav.  '\jaje  avec  arm.j?/,  géu. 
Juoy  'œuf  est  incertain  (cf.  Hiibschmann  Arm.  Gr.  I  471.  Pe- 
•dersen  KZ.  39, 406);  irl.  og  gall.  u-y  'œuf  prêtent  à  controverse 


-     1083     — 

(o</ est reinpnint^aIl.[*ô/M-J selon  Pedersen  K.Spr.  16(5;  Tliurn- 
eysen  IF.  XX  VI  2(5  admet  un  cclt.  *i(gos-  *ugrs-  ;  Joues  A  WelsU 
Granimar  107  croit  à  un  celt.  *ùuion  <  '\.-ç.*ùuio-in  :  éol.ùjïov 
att.  lijôv).  Rapport  probable  avec  lat,  avis  f.  skr.  vih  véh  zd  vi- 
m.  'oiseau'  etc.,  *ôu{i)o-m  contenant  le  degré  long  vis-à-vis  de 
i.-e.  *0Mf-5 'oiseau' (cf.  Curtius^  391.  Fick  1*312.  Kretscbmcr 
KZ.  31,  456.  Brugniann  Grdr.  IP,  1,  158.  170  et  n.  1). 

oipâ,  ion.  ùjpn  (i.-e.  *iora)  f.  'période  de  temps;  saison;  temps 
opportun':  wpoç  m.  'année;  pi.  annales';  aipioç  ujpaîoç  'qui  est 
de  (la)  saison'  :  vA  ijnr-  n.  'année',  got.jVr  v.li.a.  iar  ags  Jetfr 
v.  norr.  «r 'année'  igerm.  *zVrrt- n.),  v.  slav.  _;>//•«  Xc\\ln\.  jaro 
'printemps'  (Berneker  EW.  1  446  sq.),  puis  lat.  hormis  'de  cette 
année'  {<i*hoiôrino-s,  adj.  tiré  de  *hô  iôrO  instr.  'en  cette  an- 
née':  v.  b.  a. /imro  <  *hiu  jdru  ail.  mod.  heuer;  bibl.  cbez 
Walde-  s.  v.).  Curtius^  355.  Fick  I"*  1 12.522.  111*329.  Brug- 
mann  Grdr.  I-  279.  282.  IP,  1,  159.  348.  —  L'analyse  ulté- 
rieure (i.-e.  ===!>-  'aller':  —  ou  *a/Vr-  :  *(iir-  :  */('/•-.  J.  Scbmidt 
Plur.  216  n.)  est  conjecturale.  —  Tour  gr.  oTTuûpu  f.  voy.  s.  v 
p.  709. 

att.  ùjpâ  (Sopb.),  ion.  uupri  f.  'soin,  souci'  (llsd.  Hrdt.):  ajpeûai 
'prendre  soin  de'  (Hsd.j.  Voy.  s.  v.  ôpâv  p.  709  sq. 

wpâKiâv  's'évanouir'  (Aristopb.),  d'un  tb.  iJupâK-  'pris  de  vertige, 
évanoui',  rcsp.  'vertige,  syncope'  :  v.b.a.  /ruor(ig{*-()  hf)'i\-Yc^ 
V.  sax.  (cor/i/  /rorag  ags.  wér/j  'fatigué',  et,  sans  le  iiH»ri)licmc 
-A-,  V.  norr.  drar  pi.  'fits  of  madness'  (^tb.  *uOrih)  hofudorar 
'delirium'  nri-  (tb.  '^uOrio)  'mad,  furious'  etc.,  prob.  ^^w  iJupoç 
àuupoç  m.  'sommeil'  (voy.  s.  v.  p.  110).  Persson  Beitr.  I  548  sq. 
(bibl.). 

u)puYn  f.  'burlement',  etc.  Voy.  le  suiv.  et  l'art,  boni.  ptc.  aor. 
èpuTÔVTa  p.  285. 

iwpuopai  'burlcr,  rugir;  pousser  des  cris  de  douleur  (Hidi.  III 
117),  de  joie  (Hrdt.  IV  75)';  ùjpObôv  'en  burlant'  (Xic.j  :  skr. 
ràîiti  rurdti  ravati  'mugir,  crier'  niva-h  rnvâtha-h  'mugisse- 
ment, cris',  lat.  /-«mor 'rumeur,  renommée,  réputation',  ags.  ri/n 
{ri/ncui) 'ru^'n,  y.alàv.  rer a  /.v////  'rugir' 'Curtius^  356),  i.-e. 
*((^)m<- 'crier';  voy.  l'art,  bom.  ptc.  aor.  èpuTÔvia  p.  285;  d»- 
est  l'interj.  ùj  selon  Krctscbmer  KZ.  38,  135  sq.  (cf.  ail.  ireh- 


—     1084     — 

Magen),  et  l'adv.  i.-e.  *ô,  skr.  â  (cf.  skr.  à  ru-  'niagir  contre, 
crier  contre')  selon  Bragmann  Album  Kern  30.  KVG.  §  593 
rem.  Grdr.  IP,  2,  817.  Gr.Gr.^  519  sq. 

I.  ibç  'comme' \  i.-e.  *iôf?,  th.  pron.*|o-  (voy.  l'art,  ôç  I.  p.  721)  : 
skr.  yàd  abl.  'en  tant  que,  comme',  cf.  i.-e.*|'ô  dans  zd  yâ  instr. 
'que';  est  parallèle  pour  la  flexion  et  le  sens  premier  du  cas  à 
TÛJç  'ainsi'  et  à  iLç  wç  'ainsi',  lequel  procède  du  th.  *so-  (voy. 
l'art,  ô  p.  681  sq.)  et  est  parent  de  v.  lat.  sô-c  'ainsi';  cf.  entre 
autres  emplois  ujç  péXTiaroç  :  skr.  yàcchrëstà-h  [yâd  çr-)  "le 
meilleur  possible';  à  cet  ibç  se  rattachent  ujç  te  uJcTre,  dor.  iLte 
(ujç  Te  :  OJTÊ  =  iLç  îuç  'ainsi'  :  uj-be  'ainsi');  cf.  Brugmann-Thumb 
Gr.Gr.*614. 

II.  UJÇ  LÙç  'ainsi' << i.-e. *sô- + -,ç  suf fixai  :  v.lat..9ô-c/ainsi'.  Voy. 
le  préc. 

III.  hom.  uj  ç  postpositif  (Fuuç)  'comme',  p.  ex.  F  2  ïcTav  ôpviGeç 
ûjç  <  *crFuu-ç  (-Ç  suffixal),  i.-e.*sM<5  :  v.h.a.  .s^ô 'ainsi' (**'îC(5)  got. 
fiicê  'comme',  osq.  svai  'si',  puis  gr.  comm.  *aFob  dans  hom. 
ÔTTi  'quoi  que'  locr.  Foti  att.  ôtiç  <  *crF6b  ti-  hom.  ôttttluç  < 
*aFôb  TTuuç;  cf.  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.*  625  (bibl.;  l'avis  de 
Wackernagel  Beitr.  z.  gr.  Akz.  19  :  *Fuj-ç,  i.-e.  *mô  en  rapport 
apoph.  avec  lat.  re  'ou'  gr.  fj-fFje  i.-e.  *ue,  cf.  skr.  va  va,  n'est 
pas  préférable). 

IV.  ib  ç  'vers'  (en  parlant  de  personnes),  p.  ex.  àqpÎKeio  iLç  TTep- 
bÎKKav  Kai  èç  li^v  XaXKibiKrjv,  cf.  p  218.  Selon  Brugmann  IF. 
XIII  150  sqq.  (bibl.).  Grdr.  IP,  2,  922  ancien  instr.  (*iaj-  avec 
a  èqpeXK.  ;  i.-e.  th.  pron.  *?'o-,  voy.  l'art,  ôç  I.  p.  721),  relatif  de 
iî)-be  'par  cette  voie,  dans  cette  direction,  vers  ici'  <  *cruj-be 
(=  v.  lat.  sô-c  'ainsi')  :  ô  fi  <  *ao  *(yâ;  sens  premier  'vers  où'; 
—  doute  chez  Brugmann-Thumb  Gr.Gr.^  522  (ibç  <  ëujç  dans 
la  proclise?). 

LÙaxil  f.,  ujcrxoç  m.  Voy.  l'art,  ôaxoç  p.  725. 

hom.  etc.  ÙJTeiXn,  éol.  (Hoffmann  Gr.  D.  III  488)  ibxéXXô.  f. 'bles- 
sure; pros.  cicatrice'  :  PaiidZ^eiv  pâXXeiv  Hésych.,  lit.  i-o^^« 'ul- 
cère malin'  lett.  ivdts  'blessure',  i.-e.  base  auô-  'léser';  vo}-. 
Solmsen  Unters.  298  sq.  (bibl.).  Havers  KZ.  43,  231  et  n.  1, 
et  l'art,  dxri  p.  96. 


—     1085     — 

ÙJTÔçetujToçnj.  'hibou,  duc;  fig.  sot,  imbécile';  ditiç,  -iboç  f. 
■"outarde'  :  ouç  'oreille'. 

att.  djqpéXtia  et  (ïliuc.  Eur.  épigr.)  ujqpeXîâ,  ion.  -ix]  f.  'aide,  as- 
sistance, secours;  utilité,  avantage;  pi.  profits;  butin':  wqpeXeîv 
'secourir;  être  utile';  att.  iijq)é\i|Lioç,-oç  (-i]  Plat.),  -ov'secourable, 
utile'.  Voy.  Fart.  ôqpeXoç  p.  732. 

att.  etc.  lijxpôç  'd'un  jaune  pâle';  tuxpoç  n». 'couleur  jaune  ou  pâle, 
pâleur  (Hom.);  —  ers,  Lathyrus  cicera  L.  (Arstt.  Théophr.)'; 
ùjxpâv  \  529,  ibxpiâv  (Soph.  Aristopb.)  'devenir  jaune',  ùjxpôç 
=  skr.  -a-ghra  h  dans  ci/-â-gJirà-h  'tigre'  ''préf.  gr.  ùj-  =  skr.  (î- 
marque  approximation  du  sens  du  2"'  membre;  cf.akr. d-ntla-lt 
'noirâtre'  apinjara-h  'rougeâtre';  pour  la  valeur  de  li-  cï.vy-èni 
f.  'chatoyante'  ci-citra-h  'bigarré';  voy.  Persson  Beitr.  I  300 
n.  4).  —  Brugmann  Grdr.  IP,  2,  817  groupe  uu-xpôç  et  x^ponéç 
'aux  yeux  brillants',  v.  h.  a.  grûo  'gris',  lit.  éévëti  'rayonner', 
mais  voy.  les  objections  de  Persson  s.  v.  \açiOTiàq.  —  Véd. 
âghrni-li  'aux  rayons  de  feu'  (von  Fierlingcr  KZ,  27,  478;  est 
à  écarter  (R.  guher-  :  gr.  Oepoç  ôepiuôç,  inconciliable  avec  le  x 
de  lùxpôç). 

ùj i|i  f.,  ace.  eiç  uuTia  (Hom,  Hsd.) '(cil,  visage',  pi.  iJuneç  m.  et  (Plat.) 
iJuTia  n.  <  i.-e.  ^ôq'J-\  voy.  l'art,  ép.  ôaae  p.  722  sq. 


Additions  et  corrections'). 

ddoToç.     Lisez:  got.  wunds  'blessé'. 

àpdXrepoç.  Voy.  auj.  Osthoff  MU.  VI  177  sqq.  (bibl.;  à-^éXTepoç  'pas 
plus  fort',  d'où  'plus  faible',  cf.  .skr.  â-balïyâîi  'plus  faible'. 

èpXrixpôç.  Voy.  auj.  Bechtel  Glotta  I  71  sq.  Lexil.  4  (:  att.  juaXàxii ; 
voy.  s.  V.  p.  604):  pour  l'dt-  prothétique  voy.  Wackernagel  Glotta  II  1. 

âPpôç  ôppuviu  ont  l'esprit  rude.  Prellwitz  ^  2  tieut  l'adj.  pour  post- 
verbal et  admet  l'étym.  sémitique.  —  L.  Meyer  I  614  et  Debrunner 
GGA.  1910,  p.  9  rattachent  àPpôç  'in  Jugendkraft  strotzend,  iippig' 
à  f\^r],  soit  un  i.-e.  *ldg^rù-s. 

P.  3  1.  15  du  bas  lisez:  Mytilène. 

àfa-  'très':  zd  a.s  (aryen  *axs,  i.-e.  *m-)  'très':  .uéya,  gâth.  wa^'très'; 
cf.  Bartholoniae  IF.  IX  282  sq.  Airan.  Wb.  s.  vv. 

GYa6  6ç.  En  fait  le  mot  demeure  obscur;  voy.  aussi  Berneker  EW. 
s.  V.  godû.  Voy.  l'art.  Griç  p.  344  et  n.  1  et  l'add.  s.  v.  —  P.  5  1.  12 
lisez:  germ.  *jô(faz.  —  P.  5  n.  1  le  vulgarisme  àKoGôv  est  sans  râ- 
leur étym. 

àTÔXXu).  Le  déponent  est  plus  ancien  (B  452.  e  176.  etc.),  signifie 
'se  glorifier,  se  réjouir'  et  est  bcp  plus  fréquent  que  l'actif.  — 
Lisez  :  aù^riv  i^Xîou. 

àf  avaKTéu).  M.  b.  a.  anJcen  est  parent  de  ÔYKâoeai,  voy.  s.  v.  p.  683. 
—  Lisez  BB.  27,   144. 

àfcxTTâuj  <;  *àYa-Tro-  adj.,  R.  pâ-  'garder,  protéger',  cf.  *àYa-9F6-ç,  se- 
lon Brugmann  IF.  XIX  389. 

àf  auoç.  iS'apparaît  chez  Hom.  qu'au  4e  et  au  6e  pied  et  n'est  qu'une 
forme  métrique  de  *àyaFôc,\  cf.  Schwyzer  IF.  XXX  430 sqq. 


1)  Les  événements  politiques,  en  entravant  le  service  postai, 
ne  m'ont  pas  permis  de  connaître  toute  la  production  récente  et  de 
donner  à  ces  Additions  l'ampleur  qu'elles  eussent  comportée  en  temps 
normîil.  —  Les  deux  premières  feuilles,  tirées  tout  d'abord  à  750 
exemplaires,  ont  été  recomposées  en  vue  d'un  tirage  plus  fort,  sans 
que  les  épreuves  m'en  aient  été  soumises;  dans  les  exemplaires  de 
la  seconde  série  lisez  p.  8  1.4:  invoquée,  1.  24:  deSau^sure;  p.  16  1.  7 
lisez:  evXu). 


—     1087     — 

àT^iXoc.  Le  rapprochemfnt  avec  skr.  àiàgii'a-h  est  incertain  selon 
Brugmann  Grdr.  IP,  1,  363. 

àTCÎpuj.  Solinsen  Beitr.  I  16  sqq.  voit  dans  à-  de  àfeipiu  dfopa  etc.^ 
en  face  de  lat.  grex  etc.,  un  i.-e.  *n-,  forme  réduite  de  *en  'dans'; 
la  question  de  pareil  à-<i*n-:  *en  n  est  pas  tranchée;  voy.  Kret- 
schmer  Glotta  V  305, 

âTioç.  Le  gérondif  skr.  yàjya-h  n'est  enseigné  que  j)ar  VOpadév» 
et  ydjiya-h  est  un  mythe;  cf.  Debrunner  GGA.  1910.  p.  9. 

df  Kujv.  Ajoutez:  skr.  a)^kiiçà-h  'crochet',  lat.  anus  'cercle,  anneau; 
anus'  {*anc-no-.  Frohde  HB.  14,  97.  16,  194).  —  Ion.  àYKoivri  est 
un  mythe  et  a  été  faussement  déduit  de  lioin.  ufKoivriai:  cf.  De- 
brunner op.  cit.  10.  —  N.  1.  àYKdaiv  se  trouve  chez  Oppien  Hal. 
II  315  et  Straton  Anth.  XII  200,  3;  cf.  Debrunner  op.  cit.  10  et 
voy.  auj.  Ehrlich  Uiiters.  39  sq. 

àfXaôç.     Pour  "A-fXaupoç  voy.  plus  bas  l'art,  aùp- 

dtïXïc;.  Solmseu  Beitr.  I  223  pose  un  prim.  *à-YXî9-  '*reich  an  Knôll- 
chen',  avec  h-  intensif  <;  i.-e.  *sm-:  cf.  dbeXqxàç  àK6Xou6oç  pour  *à- 
beXqpôç  *d-K6Xoueo(;  et  àepôoç  à  côté  de  ûepôoç. 

à-foOTÔç  <  *àf opOTO-ç :  v.  slav.  grûstt  'poignée',  gr.  ÙTfipuj  ÛTupiç. 
Solmsen  Beitr.  I  1  sqq.  (bibl.).  —  Un  autre  avis  chez  Ehrlich 
Unters.  44  sq. 

P.  î)  1.  1  du  bas  lisez:  zd  azrâ-, 

P.  10  1.  1  sq.  lisez:  v.  irl.  âv  n.  'défaite'  «  celt.  *agron)  gall.  aer  'ba- 
taille, lutte'  {<i*agra). 

dfpôç.  Le  rapport  souvent  adnii.s  entre  ce  mot  et  (ÏTUJ,  et  en  la- 
veur duquel  on  invoque  l'exemple  de  m.  h.  a.  trift  'pacage':  v.  h.  a. 
triban  'pousser',  propr.  'Ort,  wohin  getriel)en  wird'  (Curtius  •'*  171 
bibl.  Kluge  "  s.  v.  Trift)  est  révoqué  en  doute  par  Brugmann  IF. 
XVIII  132  n.  1.  Grdr.  Il  2,  ],  354,  pour  qui  i.-e.  *agro-s  '♦sol  dont 
on  a  pris  possession  (en  vue  de  sa  mise  en  valeur)':  ÛTpâ,  cf.  Tac, 
Germ.  ch.  26  agri  pro  numéro  cultorum  . . ,  occupanfur;  le  sens  de 
■pacage'  prêté  à  skr.  ùjra-h  n'est  pas  attesté  et  ne  repose  (|ue  sur 
l'étym.;  cf.  Bôhtlingk  chez  Hirt  IF.  XIII  Anz.  10;  voy.  d'autre  part 
Keichelt  KZ.  46.  309. 

hom.  etc.  âfpiuOTiç  (gén.  -eiuç  et  par  influence  analogique  -iboç) 
'*Acker-,  Feldzehrung'  <  ù-fpôç  4-  *éOTiç,  nom  daction  tiré  de  R. 
ib-  'manger':  cf.  Prt-llwitz  BB.  25,  314  n.  1.  Wb.-  Ck  Fraiikel  Xo- 
mina  agentis  I  41  sc|. 

ÔYoïa  est  la  seule  l'ornu'  du  sg.  ;  àïuià  a  été  laussenient  déduit  du 
pi.  oxyton  àfuiai  et  est  à  rayer;   cf.  Debrunner  GGA.  1910,  p.  10. 

P.  11   1.  13  lisez:  ÙY'^'JT'V 

dbÎKri.    Lisez:  germ.  *n<iii-lii.    Voy.  aussi  Per.«-son  Beitr.  I  338.  11814. 

àboXéoxnÇ-.   L'étym.    de  Kretschmer  *à6Fo-   n'explique    pas   la  Irn- 


—     1088    - 

g'ueiir  attique  de  l'a-.  L'explication  par  *dr)boXéaxiK  est  déjà 
fournie  par  Wackernag-el  KZ.  28,  131. 

àbpôç.  Berneker  EW.  I  455  sq.  (après  Fick  I*  363)  en  rapproche 
V.  slav.  jodro  adv.  'raxû'  (le  sens  de  'rapide'  est  issu  de  celui  de 
'fort';  de  même  got.  *balps,  adv.  balpaba  'kithn,  dreist':  v.  h.  a. 
adv.  haldo  m.  h.  a.  halde  'kiihn  >  schnell,  sogleich,  bald')  russo- 
slav.  eccl.  jadro  'nucleus,  testiculus',  i.-e.  '^iridro-. 

■ôbpÔTTiç.  Voy.  auj.  Bruginann  Grdr.  IP,  1,  418.  451  (cf.  l'art.  5po- 
Tnxa  p.  201).  Wackernagel  GGN.  1909,  p.  58  n.  1.  Debrunner  GGA. 
1910,  p.  10  sq. 

d[F]€6\ov.  Lat.  praevidès  pi.  est  attesté  par  la  Lex  agraria  de  Sp. 
Thorius  CIL.  I  200  (ao  -111). 

deiptu  L'avis  de  Bréal  MSL.  XV  149  sq.  (:  gr.  ar)p,  cf.  ail.  luften 
'mettre  en  l'air,  élever,  lever')  se  heurte  entre  autres  à  aïpuj  <^ 
*Fapia),  comme  à  la  longueur  de  l'a-  dans  arip.  —  A  àeîpiu  'atta- 
cher' Jokl  Studien  zur  albanesischeu  Etymologie  und  Wortbildung 
(SB.  d.  Ak.  d.  Wiss.  in  Wien.  Phil.-hist.  Kl  Bd.  CLXVIII  [1911]) 
p.  4  apparente  en  outre  alb.  avari  'ensemble'  (subst.  pétrifié  '*Ver- 
kopplung,  *Aneinanderreihung' <  rt-  prép.-]--ra7'-i). 

•ct2a.     Lisez:  att.  àa^oXoc,  'suie'. 

dri6uûv.  Peut-être  faut-il  couper  diri-bubv,  cf.  \i.\\h\xiv.  Prelhvitz-  10 
(bibl.).    Brugmann  Grdr.  IF,  1,  467. 

àGéXY^"-  Voy.  auj.  Solmsen  Beitr.  I  9  n.  1  (àBéA&uu  < '■'à6eXZiu,  c- 
à-d.  *à9eAa&a)  ■<  *àGe\Y-/iJ'J  *àQç.\gV'-nu-^  ion.  àQiX-^w  d'après  à.uéÂYUJ?). 

-àGepî^o).  Persson  Beitr.  I  52  voit  dans  à-  i.-e.  *n-  négatif;  sens  'ne 
pas  estimer,  mépriser',  cf.  skr.  dhar-  (vratdm)  'observer  une  loi'; 
non  convaincant.  —  Giintert  IF.  XXVII  47  sq.  se  prononce  avec 
raison  poiir  la  parenté  avec  skr.  âdhara-h  v.  h.  a.  undero  lat.  in- 
férus,  i.-e.  *ndhe.ro-\  le  verbe  a  signiiié  'déclarer  inférieui*';  cf. 
HJ  174. 

de  ri  p.     Lisez:  'aphye'.  —  Voy.  plus  bas  l'art.  dvGpojiToi;. 

dGpôoç.     Lisez:  dhr-uvâ-h. 

atyiaXôç.  Le  pi.  poét.  aÎYeç  'Hots'  pourrait  n'être  qu'un  emploi 
métaphorique  de  aïS  'chèvre',  cf  fr.  moutons  "petites  vagues  blan- 
ches d'écume,  semblables  à  des  flocons  de  laine",  la  mer  mou- 
tonne, le  ciel  se  7noutonne,  mer  moutonneuse,  etc. 

«ÎYÎXwJviJ  I.  Cuny  IF.  XXVI  21  sqq.  y  voit  un  composé  de  aÎY-  'chêne' 
et  de  -iXiuvj;:  lat.  ïlex  'yeuse';  il  faut  y  reconnaître  plutôt  aiYi-4- 
-XujviJ:  XujTrîov  XuÛTrn  Xottôç  'pelure,  écorce';  cf.  Xujv|)*  x^OM^ç  Hésych. 
et  Plin.  HN.  XVI  G,  13  (cité  par  Cuny):  aegilops  fert  pannos 
('toiles'.  Littré  I  573)  arenfes . . .  non  in  cortice  modo,  verum  et  e 
ramis  dependentes  etc.;  cf.  Kretschmer  Glotta  III  335. 

L'art.  alYÎç  doit  précéder  l'art.  aÏYXr). 

ctiYUTTiôç  serait  l'altération    d'un  ^àpYinriôç  sous  l'influence  de  a\^ 


—     10»9     — 

chèvre'    (ou   uifmXioç   'espèce   de   cliouette",    ou    ai'fiyoç    aifîeaXXo; 
'mésange'?),  le  .sentiment  populaire  ayant  voulu  y  trouver  soit  le 
sens   de   'vautour  des  chèvres'  soit  celui  de  'oiseau  qui  se  glisse 
sous  les  chèvres'  (aîfaç  ou  aîEiv  ùiriuùv),  cf.  le  nom  de  'tette-chèvres\ 
j-'r.  aÎToÔriAôç,    lat.   caprimulçjus,    ail.  Zlt^ijenvielker   etc.    donné    à 
l'enooulevent;    *àpTUTnôç,    avec    v.   pers.    ùpftuqpiôç    (à6puq)iô<;    cod.) 
'aigle'  selon  Hérodien  et  pers.  mod.  âluh  'aigle'  {<.*ardufi/a),  se- 
rait une  variante  i.-e.  -^rgu-piiôs  de  i.-e.  *rgi-pil6s  '*qui  se  meut 
eu   ligne   droite'  «*rgi-  variante  compositionnelle   du  prototype 
de  skr.  rjû-h  zd  dr'^zii-  'droit' -f- -p^Vàs- <  *p^  ^epi  [skr.  pi-  api  gr. 
TTi-  èTTi]  +  un  dérivé  de  11.  ei-  'aller')  attesté  par  siu-.  rjipi/ti-li  épi- 
thète   du    faucon  (cyènd  h)   zd   dv'zifya-  'aigle'    v.  pers.  *ardifya- 
(dpEiqjoç-  àcToç  uapà  TTép0ai<;  Hésych.),  arm.  arcvi  {*arci-vi)  'aigle'; 
cf.  Brugmann  IF.  XVII  361  sqq.  Grdr.  II-,  1,  78;  cf.  en  outre  mac. 
arfiTTOV|j   'àerô;'  EM.  et  àpYiÔTTouç •  deTÔç  Hésycii.  (Robert  Les  noms 
des  oiseaux  35  sqq.). 
«iibouai.    Pour  lat.  aestumO  voy.  lélym.  de  F.  de  Saussure  s.  v.  att. 
Téiavuj  p.  9Ô4.    vSur  aibvjç,  cf.  Schultz  aîbujç,  diss.  Kostock  l'JlO,  111  pp. 
aiéXoupoç  est  dissim.  de  *ai€poupo<;;   le   th.  *FaiFepo-  (tôt  dissim.  en 
*aiFepo-)  est  apparenté  à  v.  slav.   'véve7'a  v.  slov.  réverica  'putois' 
lit.  valveris  {vaivaras  vaivarys)  'mâle  du  putois'  ffywrr  =  lett.  ivâ- 
icem  v.  pruss.  weicarc  'écxireuil',    pers.  mod.  varvarah  bulg.  rer- 
i:erica  g'all.  gicyicer  bret.  mod.  yiviber  gaél.  feùray  'écureuil':   la 
syll.  initiale  (;'^^lai'  *nô-  *«e-  *ni-  *ner-)  fait  l'impression  d'un  red.; 
l'animal   était  prob.  désigné  comme   'le  mobile'  (*-?/ero-:  lit.  r^riù 
vérti  'ouvrir  ou  fermer');  le  th.  nou  redoublé  dans  ags.  dc-tceorna 
V.  norr.    ikorne   'écureuil'   (sur   ces   mots  voy.  l'art,  Eichhonnhen 
chez  Hoops  Keallex.  d.  germ.  Altertumskunde  1522  bibl.;;  lat.  vi- 
cerra  'furet'  (voy.  Walde  ^  s.  v.  bibl.)  est  un  emprunt;  la  variante 
gr.  aïXoupoç  s'explique  par  *aïpoupoç,  th.  *Fai-Fpo-;  la  R.  est  ici  au 
degré  réduit  après  le  red.;  cf.  Ehrlich  Unters.  128  sqq.  (bibl.).    Zu- 
baty    Sbornik    prof.   J.  Krâlovi   (Prague  1013)  p.  l.')l  sq(|.:    Ehrlich 
verrait  dans  -oupo-  un  élément  suftixal;  Zubaly  croit  à  l'influence, 
l>ar  étym.  pop.,  de  oùpà;  voy.  aussi  l'art.  OKioupoç  p.  876  sq. 
ui6iu.     Lisez:  aîeovp;  -ovp  <  i.-e.  *oqV-:  gr.  6vyo|Liai,    lat.  oculua,    skr. 
yhrtàcl  f.  'graisseux'.   —   Jokl  Stud.  29  .sq.  ajoute   alb.  guèg.  ^/i'> 
'ortie'  g'uèg.  {h)i^un  tosq.  hifiufF  {h)iôffe  'amer'. 
L'art.  ai9uia  doit  précéder  l'art.  aïHuu.    Robert  Les  noms  des  oiseaux 
73 sqq.    admet  l'étym.  de  J.  Schmidt,   mais   reconnaît  que  l'oiseau 
n'est  pas  exactement  déterminable. 
aÎKXov.     Assmann  Phil.  67,  199   y  voit  un   emprunt  sém.  -     Li.«.ez: 

*ÙKviov  et   ^KpaiTvioç. 
uiyiaaxà.     V'oy.  Persson  Beitr.  1  357  et  u.  1  (bibl.;  mot  obscur), 
«i.uiubiâ.     Le  mot  ne  signitie  que  'agacement  des  dents'.     Solmsen 

69 


—     1090     — 

Beitr.  I  25  sqq.  (bibl.)  part  d'un  *ai,u-u)bujv,  supplanté  par  un  plus 
récent  *aiu-ujboç  'qiii  souffre  des  dents';  *ai,uo-ç  :  g-erm.  "sairaz  'dou- 
loureux' dans  V.  norr.  sArr  ag's.  sdr  v.  h.  a.  sêr,  *sairan  n.  'dou- 
leur' dans  got.  sair  v.  norr.  sdr  ('blessure')  ag-s.  sàr  v.  h.  a.  sêr, 
V.  irl.  saeth  'douleur,  maladie'  ftaethar  'douleur,  peine,  travail'; 
pour  l'alternance  des  morphèmes  cf.  skr.  da.s-mà-h  et  das-rà-h 
'qui  opère  des  miracles'  zd  xrû-ma-  et  xrû-ra-  'horrible',  gr.  Xai- 
f.iôç  et  Xï-pôç  'effronté'  etc. 

aÏLiujv.  Un  avis  non  probant  chez  Fay  IF.  XXVI  27-42.  —  P.  26,  1.  2 
lisez  :  sêvâ. 

aïviu.     Voy.  en  dernier  lieu  Fick  KZ.  42,  140  sq. 

aipéuj  est  rattaché  par  Brugmann  IF.  XXXII  1  sqq.  à  g'r.  ôpinri  skr. 
sisarti  sdrati  etc.,  sens  premier:  'se  mouvoir  violemment  vers';  dé- 
nom,  d'un  *aîpa  :  skr.  sirà  sîrâ  'fleuve',  lett.  sira  sir'a  'mendicité 
ambulante',  i.-e.  *srr-  *sf-  'affluence'. 

aloa.  Sur  még*.  aiaiiuvâTâç  (-i-  est  pritn.  ;  ion.  -u-  par  influence  de  la 
labiale  subséquente)  voy.  auj.  Solmsen  Beitr.  I  36  sqq.  Frankel 
Nomina  agentis  I  172  sq.  —  P.  29  1.  8  lisez:  Hirt  Hdb.  163.  170. 

aixéuu.  L'objection  concernant  lett.  aizinât  est  caduque,  le  évoluant 
en  z  devant  ^;  cf.  Bielenstein  Lett.  Spr.  §  111  sq.  Lett.  Gr.  §  66  sq. 

âixâç.  Jokl  Stud.  32  ajoute  alb.  je  f.  'permission'  {*au-ia,  i.-e.  R. 
aue-  'aimer'). 

alxuri-     Voy.  l'art.  ïy&iç  p.  365. 

L  ÔKaiva.  L.  10  supprimez:  âKvriaTiç,  -loç  f.  'échine  d'un  animal: 
ortie'  et  voy.  plus  bas  s.  v.  kvtîv. 

P.  32  1.  4  du  bas  lisez:  gaul.  Axro-talus  '*au  g-rand  front'. 

ÔKaiva  II.  n'est  qu'un  emploi  métaphorique  de  ÔKaiva  I.;  cf.  les 
emplois  de  g'r.  KoiXaiaoç,  lat.  pertica  fr.  perche  verge,  v.  h.  a.  riiota 
ail.  mod.  Bitte  néerl.  roede  roe  ang-1.  i^od  yard,  etc.;  cf.  Gothein 
Jura  curiae  in  Munchwilare,  das  alteste  alemannische  Weistum 
(Ronn  1899)  6  sq.  Solmsen  BPhW.  1906,  col.  756.  Falk-Torp  EW. 
s.  v.  rode  II. 

dKapi^ç.  Voy.  auj.  Solmsen  Beitr.  I  161  et  l'art,  ion.  Kàp  sub  fin.  — 
Lisez:  Keîpai. 

âKaaxoç.     Lisez:  g'erm.  *ê)iurnaz. 

âKipoç.  Un  avis  chez  Moulton  [IF.  I  Anz.  161]  (:  véd.  ni-cira-h  'ca- 
reful'). 

àKÔXoueoç.     Lat.   callis  'sentier'  est   à  écarter;   voy.  l'art.  KéXeuGoç. 

dKoç.  Ajoutez:  ion.  vr)K€OToç  (gr.  comm.  *vâK-)  'incurable' <;  ve-fàK-. 
Brugmann  IF.  XXVIII  289  sqq.  verrait  dans  dKoç  un  nom  post- 
verbal tiré  de  àK60|uai  <  à-  =  i.-e.  *n-  'dans'  +  R.  kes-  'couper': 
KeàZiu  K^apvov;  sens  '*incidere,  èvTé|aveiv>>*traiter  chirurgicalement, 
^opérer  >  traiter  médicalement,  soigner,  guérir'. 

cypr.  dtKooTu.     Lisez:  ^■^qostà. 


—     lOftl     — 

«Kpaïqpvriç.  Vno,  virfifule  est  iiulispensable  après  1p  mot:  problé- 
matiques. 

P.  38  inséroz  l'rart.  v.  att.  riKpuxoXoç,  ion.  ÙKprixoXo;  violemment 
irrité'  <  *'iKpâT-xoXoç,  soit  un  *àKpâ<;,  gén  *àKpâToç,  à  côté  de  d-Kpâ- 
TO-ç  'immodéré,  violent';  la  forme  plu.s  jeune  àKpôxoXoç  est  due  à 
l'influence,  par  étym.  pop,  de  âKpoç;  cf.  Brugmann  IF.  XVII  8 
(bibl.).  Grdr.  IP,  1,  87.  Frankel  Nomina  agenti.s  I  84  sqq. 

àKpejuuûv.  La  réserve  finale  est  à  rayer;  cf.  Brugmann  Grdr.  Il-, 
1,  241. 

àKpïpnç.  Lisez:  got.  and-hrxisknn.  —  La  dernière  liypothése  est  à 
rayer. 

àKxaîvuj.  L'hypothèse  est  caduque,  le  j)tc.  Ak^oc.  étant  à  peine 
attesté  et  le  lien  sémantique  étant  trop  faible;  cf.  Debriinner  IF. 
XXI  66.  GGA.  1910,  p.  11. 

à.Y.Tiâ.  Sur  V.  h.  a.  attah  atah  attuh  voy.  auj.  Cuny  MSL  XVI 
î<28sq.  (bibl.;  affnh  <^  germ.  '*adu\az  ^  ce.\t.  *odukos,  attah  atah 
=  celt.  *odokos,  cf.  gaul.  odocos  'hièble'  [Marcellus  Burdigalensis 
VII 13,  p.  54],  lat.  ebuhnn  'hièble'  [i.-e.  *edh-lo],  v.  slav.  j>/a  v.  pruss. 
addJe  lit.  ègh'  lett.  pgle  'sapin'  [i  -e.  *pdh-Iô]?}. 

P.  40  1    1   lisez:  'iinxtnô. 

àXaéç.  Voy.  l'art,  hom.  Xûiu  p.  562  et  n.  1.  —  Autre  avis  chez  FJir- 
lich  KZ.  41,  800  (^àXaaôç  'blessé':  R.  Us-  'affaiblir,  endommager', 
cf.  got.  lasiirs  'faible'  ags.  Ii/so  li/sic-  bad,  wrong'.  lat.  sublestus 
[*-laf!tos]  'faible'). 

âXaOTOç  (et  non  ùKaOTÔç).  Voy.  un  avis  non  i)robant  de  l'rellwitz 
BB.  13,  145  et  Solmsen  KZ.  34,  445.  IP\  III  92  (dXaaToç  "nicht  ver- 
gessend'  àXdaruup  '*der  nicht  vcrgessende,  grollende':  Xavedvea9ai 
'oublier';  admis  par  Bechtel  Lexil.  29);  un  autre  d'Ehrlich  KZ. 
41,  299  sqq.  (:  dor.  Xrîv  'éOéXeiv',  i -e.  R.  les-),  réfuté  s  v.  p.  577sq.; 
cf.  Frankel  Nomina  agentis  I  69  sq. 

P.  42  1.  1  lisez:  /oi'-siralan;  —  I.  7:  àXià:  ion.  àXér]:  -    I.  10:  (.•à  et  lA. 

àXfeYu).  Hermann  IF.  XXXV  171  voit  dans  à-  le  représentant  de 
i.-e.  *n- 'dans',  forme  réduite  de  "<'»;  sens  premier  'ich  achte  auf; 
il  en  sépare  dX-foç.  D'autre  part  lat.  algeô  algor  algidiis,  selon 
Lidén  Stud.  66,  sont  parents  de  i.sl.  mod.  flgur  m.  'tourbillon  de 
neige;  neige  à  demi  fondue',  i.-e.  *nlffhes-;  dX^oç  et  son  groupe 
^eraient  dés  lors  isolés.  —  Jokl  Stud.  71  y  rattache  alb.  piok 
piogu  etc.  'négligent,  lent'  (plog-  pour  *pa-log-.  cf.  lat.  neglegô; 
pa  'sRns'  =  nec:  alb.  -l'og- <C  *lèg-). 

dXeioov.  Cf.  aussi  gall.  Uiant  'flnctus'  bret.  niod.  lin  'pus*  v.  irl. 
do-linim  'mano:  polluceo'  v.  gall.  linisanf  3.  pi.  prêt.  gl.  'lavare* 
(Fick  II*  248  sq.),  alb.  l'uni  iiimr  l'ilmr  fleuve'  (*li-m-)  lise  ttute 
'ruisseau'  (Jokl  Stud.  51  sq  )  et  voy.  l'art    hom   etc.  Xeipu)  p.  .564  sq. 

àX^KTUjp  dXfKTpuujv.     L'étym.  évidente  de  Kretschmer  à  été,  propo- 


—     1092     - 

sée  déjà  par  FicU  Curtius'  Stud.  1X169;  cf.  Bechtel  Att.  Fiauemi. 
40  n.  2;  voy.  aussi  Frankel  Noinina  agentis  I  154  sqq. 

P.  44  1.  3  lisez:  riXiaîâ. 

àXiYKioç.     Lisez:  ali{rà)q\  voy.  Berneker  EW.  s.  v.  Hikû  II. 

é\\t.  Si  le  mot,  quoique  attesté  tai-divement,  est  grec,  Walde'^  25 
suppose  un  rapport  avec  àXeîv  'moudre';  lat.  alica  serait  alors 
l'ace,  grec. 

âAiç.  Solmsen  Beitr.  I  155  sqq.  et  Persson  Beitr.  I  544  et  u.  3  (con- 
tre Sommer)  ne  séparent  pas  le  mot  de  v.  slav.  velî-  'très'  velijî 
velikû  'grand'  russ.  vâlomû  'en  masse'  vâlïmja  'en  foule'  etc  ,  R. 
nel-  'presser'.  —  Lisez:  Ikovôv;  —  par  la  forme. 

«XKri  I.,  avec  lat.  alcê  ou  alcês,  est  un  emprunt  germ.  *àlxiz  tout 
proche  de  v.  norr.  eUjr  'élan'  (germ.  *aîjiz,  i.-e.  *olkis)\  le  groupe 
est  apparenté  à  gr.  ê\a(poc;  èWoç;  cf.  Osthoff  Et.  Par.  I  319  (bibl.). 

•à\\âç<;  *àXXâ-FevT-(;,  dérivé  d'un  achéo-dor.  *àkKô.  f.,  emprunt  ital,, 
cf.  lat.  âliiim.     Kretsclimer  Glotta  I  323  sqq. 

«A\o,Liai.  Ajoutez:  v.  irl.  tarmchossal  'transgression'  dofuislim  1. 
prés.  sg.  'labo,  elabor'  (Fick  II '^  291  sq.  Pedersen  K.  Spr.  II  §  S16), 
skr.  ucchalati  'bondir'  (moy.-skr.  <  *itd-salafi.  Zachariae  KZ.  33, 
444  sqq.).  —  Lit.  sel'éti  est  écarté  par  Osthoff  BB.  22,  257;  voy.  l'art, 
hom.  eiAiTTobaç  ace.  pi,  p.  223.  —  Voy.  aussi  Jacobsohn  Der  Aorist- 
typus  â\T0  und  die  Aspiration  bei  Homer  (Phil.  67,  325  sqq.  481  sqq.). 

^XTTviaToç.  Wackernagel  KZ.  43,  377  sq.  lit  chez  Pind.  Isthm.  V 
(IV)  12,  au  lieu  dé  âXirviOTOv  (qui  n'est  qu'une  conjecture  ancienne 
pour  àvÊX-mOTOv),  âXTiiOTOv,  superl.  de  àX-rraXéoç  dissim.  en  àpiraXéoç. 
—  Lisez  *âXuvoç  . .  .  êTraXTTVoç. 

éXaoc,.  Selon  Curtius^  356,  Fick  P  356  et  Brugmann  Grdr.  Il-',  1, 
540  sq.,  âXaoç  ntr.,  supplantant  un  plus  ancien  th.  *àXoo-,  serait 
parent,  avec  âX|ua  (*àXa)Lia)  'bois  sacré'  (Lycophr.)  de  gr.  dX9o|uai 
'croître,  guérir'  àv-aX5nç  'qui  ne  croît  pas;  qui  arrête  la  croissance', 
V.  suéd.  aida  'chêne';  sur  le  traitement  de  Is  devant  voyelle  cf. 
Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.  i  141.  On  hésite  pourtant  à  séparer  le 
mot  de  germ.  *nalpuz,  i.-e.  *uol-tu-s;  l'objection  tirée  de  l'absence 
de  F-  est  caduque;  il  n'est  même  pas  besoin  de  supposer  avec 
Meillet  une  alternance  0:  u-,  car  un  *FaXTFo- <  i.-e.  *«/<«o-  se  se- 
rait dissim.  de  bonne  heure  en  *àXTFo-;  dès  lors  le  mot  grec  ap- 
partiendrait au  groupe  étudié  s.  v.  Xàaioç  p.  559.  —  V.  slav.  îésfî 
est  prob.  issu  de  i.-e.  *lêso-:  ags.  Idis,  gén.  lœsive  f.  'pacage';  cf. 
Lidén  Blandade  sprâkhist.  bidrag  1  25  sq.  —  'AXtiç,  en  tant  qu'issu 
de  *alqV'i-s,  est  peut-être  parent  de  got.  alhs  'temple',  lit.  alkan 
elkas  'bois  sacré';  cf.  Thumb  KZ.  36,  188  et  Wiedemann  BB.  28.  26. 

ép.  àXuuri  f.,  att.  dXujç.     Voy.  Solmsen  Unters.  109  sqq.  (:  é'Xoç). 

dXiiTTiit.  Ajoutez:  gr.  àXw-irôç  m.  'renard;  fourbe'  âXtuirô-xpooç  -xpouç 
'de  la   couleur  du  renard'  gramm.;  àXuLiTrrir  est  posthom.  et  l'on  est 


—     1093     — 

autorisé  à  poser  un  *Fa\u)TTi-|E:  lit.  làjytl  f.  {*i/lapi')  Lit.  rolpên  rul- 
pës  {volpë-cula)  f.  'renard';  cf.  les  mêmes  variations  apophoniques 
chez  gr.  dtXuuqjôç  'blanc':  v.  slav.  tebedï 'cygne/:  v.  h.  a.  albiz  'cyp-ne', 
g'r.  uXqpoç  'tache  blanche;  sur  la  peau';  lett.  lapsa  'renard'  montre 
un  .s-  qui  correspond  bien  à  l'élargiss.  /c  du  mot  «rec:  la  variante 
à  initiale  lup-  <C  *lifp-  (cf.  gr.  Xûkoç  laf..  lupii.s  <C  i.-e.  "luqVo-s: 
*iilqV'0-s;  voy.  s.  v.  p.  590  sq.)  du  celt.  *luperno-s  peut  expliquer 
aussi  arm.  aluês;  forment  un  groupe  A,  part  skr.  lôpâçâ-h  'chacal' 
{*laupêko-s)  moy.-pers.  rôpâs  pers.  mod  rôbâh  ossète  robos  're- 
nard', dont  Vau  peut  être  dû  à  l'inriuence,  |)ar  étym.  pop.,  de  skr. 
lôpah  'rapt'  lOptram  'butin';  cf.  Schulze  KZ.  45,  287  sq.  (l)ibl.). 

P.  48  insérez  l'art,  hom.  etc.  'AinaJoiv,  -ôvoç  f.  remonte  A.  un  nom 
de  peuple  iranien  *hamazan-  'guerrier',  cf.  h^iaZaKàpav  (:  zd  v.  pers. 

•  kar-  'faire')'  TToXe,ueîv.  TT^paai  Hésych.  Lagercrantz  Xenia  Lide- 
iiiana  (1912),  p.  270  sqq.;  voy.  ])lus  bas  s.  v.  luâxo.uai. 

hom.  duaiudKeToç.  En  fait,  le  sens  et  l'étym.  restent  obscurs:  un 
.nvis  chez  Bechtel  Lexil.  34  (:  hom.  irepi-uriKeToç  'très  long'  hom. 
MOKebvôç  'long';  que  représente  à-?);  un  autre  chez  Dobrunner 
GGA.  1910,  p.  12. 

P.  49  1.  4  lisez  :  âiui  I. 

àuaXôç  àMpXOç  (P.  49.  51.  603  n.  1).  Persson  P.eitr.  I  209  s(|q.  dé- 
fend contre  Wackernagel  la  parenté  de  ces  mots  avec-  iJoXaKÔç 
(i|uaX6ijvuj  pXabapôç,  puis  skr.  malvd-h  'irréfléchi,  fou,  sot',  v,  h.  a. 
molaicên  'tabêre'  (dénom.  d'un  th.  ■^mhio-),  lit.  mafvimi  mitlvinu 
mulryjii  'je  tourmente,  je  fatigue  (un  cheval)'. 

«MoEa.  Voy.  Meringer  KZ.  40,217-234.  .Schenkl  KZ.  40.  234-243.  — 
Lisez:  v.  isl.  oxoll. 

à\\àpâ.  Voy.  l'add.  à  l'art,  auri  I.  —  Lisez:  gaul.  titore  .  .  .  v.  h.  a. 
mêri. 

P.  50  insérez  lart.  hom.  ùuapTt'i  adv.  'en  même  temps',  instr.  d'un 
^otuapTÔç  'coïncident'  <  «ua  +  K-  à^--  Warkernauel  NGG.  1902, 
p.  742  n.  1.     Brugmann  Grdr.  IP,  1.  29.     Bechtel  Lexil.  34  sq. 

«fiapûaao).  Lit.  hreksta  bri'ksti  v.  slav.  brézgri  sont  apparentés  ail- 
leurs; voy.  l'art.  qpopKÔç  p.  10-34,  Berneker  EW.  s.  v.  *b7'êskû  1., 
Persson  Beitr.  I  34  sq.     Pour  got.  b7'ah'  voy.  Persson  Beitr.  I  35  n.  1. 

P.  51  insérez  l'art.  àuâaQai  (cf.  àiuiiaduevoç"  auvaTafiûv  Hésych.  et 
i  247)  'rassembler,  entasser'  (dans  in-  irpca-  kqt-  auv-auâo6ai)  dérivé 
de  (iua  dor.  à\ià,  cf.  ail.  sanwieln.  Schulze  Qu.  ep.  365  sq.  n.  3. 
Solmsen  Beitr.  I  185. 

àfjiéQvaTOC,.  Il  est  plus  prob.  que  le  mot,  d'origine  étrangère,  a 
été  modifié  par  voie  d'étym.  pop. 

àueîpu).  V.  slav.  mif/livfi  ne  signifie  pas  'mobili.s',  comme  le  veut 
.Miklosich.  mais  'clignotant'  Pt  doit  être  écarté;  cf.  Bt'rnekrr  EW. 
II  56  s.  V.  *jn /</>}.  —  Lisez:  lit.  miiînas. 


—     1094    — 

dt|ueîviuv.  Osthoff  MU.  VI  303sqq.  voit  dans  le  ntr.  d -)aei-vo-v  'nicht 
minder,  niclit  gering-er;  iiicht  luiuder  gut,  uicht  geringer  anWert; 
besser'  un  à-  négatif  +  R.  viei-  'diminuer',  cf.  |ue(ujv  (p.  621  .sq.) 
mvûGuu  (p.  639  sq.).  Lat.  amoenus  n'est  pas  clair;  voy.  Walde-  s.  v. 
un  avis  chez  Zimmermann  KZ.  44,  368sq.;  Brugniann-Thumb  Gr. 
Gr.*  246  admet  sous  réserve  le  rapport  àfueivo-  :  lat.  amoenus. 

P.  C2  insérez  l'art,  lioin.  etc.  diuevrivôç  'qui  ne  possède  pas  de  luévo^ 
('force  vitale'),  sans  consistance,  vacillant,  faible' <  à- nég".  +  iLiévoç  ; 
pour   la   formation   cf.  Trexerivôç  'ailé'  et   lat.  vetercmus\    cf.  Brug- 
mann  Grdr.  11^,  1,  280.     Bechtel  Lexil.  37. 

diuépYuu.     Sur  lat.  margô  voy.  Walde-  s.  v. 

P.  52  insérez  l'art,  à  |u  é  p  5  tu  II.  (à|uépbuj  I.  s.  v.  à|nei'puj)  'aveugler 
obscurcir,  ternir'  <i*à\xç.çilw,  c.-à-d.  *à,uepo5uj  <*à|uepYiuj  *à\xç.pg'U-hi}  : 
V.  norr.  mi/rkt'  v.  sax.  mirki  'obscur'  v.  norr.  myrkue  'obscurité'. 
Frohde  BB.  20,  215.  Osthoff  IF.  VIII  12  n.  1.  Lagercrantz  Z.  gr. 
Lautgesch.  47  sqq.  Thumb  IF.  XII  Anz.  69  sq.  Solmsen  Beitr.  19.— 
Persson  Beitr.  I  217  sqq.  (bibl.)  n'admet  pourtant  qu'un  unique 
àiaépôuu  'léser,  endommager';  dt|ueipuj  et  àfuépbuj  sont  pour  lui  aj)- 
parentés  à  skr.  mrnàti  mrndti,  gr.  juapaivuj,  skr.  mrdnàti  mdrdati 
etc.,  i.-e.  *mer-  *merd-  'frotter,  broyer'.  Voy.  aussi  Bechtel  Lexil. 
37  sq. 

P.  52  1.  8  du  bas  lisez:  àôç. 

I.  a  Ml-  Selon  Solmsen  Beitr.  I  194  sqq.  (bibl.)  le  sens  vrai  de  à\xY\ 
(esprit  imprécis)  est  "pelle,  pioche';  celui  de  'bpeTrctvri,  faucille* 
n'est  pas  attesté  et  n'a  été  proposé  que  pour  expliquer  à|uâv  'fau- 
cher, moissonner'  (:  v.  h.  a.  màen,  lat.  metere,  v.  irl.  methel  'section 
de  moissonneurs');  à  cet  d|n)T  se  rattachent  6i-a|uâv  'fouiller;  égra- 
tig'ner;  déchirer'  et  hom.  poét.  anàpd  î.  (esprit  imprécis)  'fosse,  ca- 
nal, sillon'  (Schulze  Qu.  ep.  365  sq.  n.  3),  puis  èEaiLiâv  -ajuâoGai  au 
sens  de  'fouiller,  arracher',  v.  slav.  jama  'pôGuvoc;,  fosse'. 

II.  â|uri.  Solmsen  Beitr.  I  180  sqq.  (bibl.)  prouve  que  la  g-raphie 
correcte  est  â,uri  (>  lat.  hama)  âjuiç  et  dès  lors  évoque  lit.  semià 
'je.  puise'  sc'mitis  'puisoir'  (arm.  aman  'vase',  ambigu,  peut  y  être 
joint  ou  être  proche  de  skr.  tmiatram),  R.  sem-  'puiser*,  identique 
à  *sem-  'ensemble',  cf.  gr.  évç  âjna  à-,  skr.  sa-.,  lat.  semel  siniul  etc., 
puis  gr.  à|uviov  dvT\oç,  voy.  s.  vv.  —  Lisez  *aîn-lâ. 

P.  53  1.  20  lisez:  à)u6ei. 

â}x\XXa.  Les  mots  aryens  contiennent  R.  «r-,  assembler,  réunir'  et 
ne  tout  comparables  au  gr.  (jue  pour  le  préf.  —  Le  rapprochement 
sémantique  avec  fr.  'se  mesurer\  ail.  Mensur  est  inopérant.  — 
Lisez:  â|ui\\âo|Liai  à|Lii\\nTiip.  —  Selon  Charpentier  KZ.  47,  182  sq. 
d|Lii\Xa  procède  de  i.-e.  *sm-mil-iâ  :  att.  ôf.iï\oç  éol.  ô,ui\\oç  (*ô|uo-|uîX-), 
skr.  mildti:,  sens  premier:  'rencontre  de  bcp  de  gens'. 

P.  54  1.  4  lisez:  d|u|aa  n.  'nœud';  —  1.  5  lisez:  d|U|Lioç  t'. 


—     1095     — 

à.uvîov.     Solmsen  Beitr.  1  183  tient  le  mot  pour  le  dim.  (psilose  io- 
nienne) d'un  ^aiauuv  'coupe' = 'qui  recueille";  àiaviov  'membrane  qui 
enveloppe  le  fœtus'   (Kmpéd.  chez   Poil.  II  223)   est  identique  au 
préc;    voy.  plus   haut  s.  v.  diuri  II.:   ci.  aussi  Wiedeniann  BB.  29, 
olBsq.  (bibl.). 
èv  (iuoXTMJ   (vuKTÔc;).    L'existence  de  v.  irl.  viely  'mort'   est  des  plus 
douteuses:  ce  sens  parait  dû  à  une  erreur  de  traduction;  cf.  \  en- 
dryes  R.  Et.  gr.  22  (1909),  p.  198.  —  Berneker  KW.  II  74  rappro- 
che   le  mot  grec  de   slav.  comm.  *molzq  *molziti,  cf.   russ.   dial. 
■moloéit'  's'assombrir  (temps)', 
di.uopf  n-    Voy.  Thumb  IF.  XII  Anz.  64.   Persson  Beitr.  II  6.>7  et  n.  3. 
diLioToç.    Selon  Bechtel  Lexil.  39,  le  contexte  fournit  pour  hom.  duo- 
Tov  adv.  le  sens  de  'infatigablement',  cf.  gr.  uùXoc  uô\iç.  lat.  mâ- 
les môlestus,  V.  h.  a.  viuoen,  mais  voy.  s.  vv. 
P.  ôfi  1.  14  du  bas  lisez:  Hehn '■. 
P.  57  n.  1  lisez:  zd  mâl)rdm\  —  lit.  mduduli. 

éol.  ctincpii  V.  A  l'étym.  indiquée  il  faut  prob.  préférer  celle  de  Schulze 

GGA.  1897,  p.  909  n.  1,  gr.  comm.  *à-fxFilv:  sUr.  aliu-li  got.  aijcjiru.s 

'étroit'  ('nu(iue',  propr.    place  étroite');  voy.  Solrasen  Beitr.  I   11^. 

dt^cpi.     Lisez:    *mbhi,  cf.  v,  h.  a.  lanhi,   en   rapport  apoph.  avec  gr. 

ÙM-cpî  lat.  anib  etc. 
à.uiuuov.     L'art,  est  emprunté  à  Lewy   Premdw.  37,  mais  voy.  au.j. 

Debrunner  GGA.  1910,  p.  13. 
àvà.     Lisez:  lat.  anhëlâre. 

àvûfKï].     Il  y  a  redoublement  dans  le  mot  grec.     Lut.  neccsse  est  à 
détacher  du  groupe:  voy.  Brugmann  Grdr.  II-.  1,  37.  Walde-s.  v.: 
dès  lors  un  i.-e.  *auk-  suffit.  —  Lisez:  Actu-merus. 
FdvaE.     Un  avis  chez  Schwyzer  Glotta  VI  86  n.  1  (Fuva-:.skr.  ranùti 

'gagner',  kt-  nom  d'agent:  KTUJinai?). 

P.  60  1.  6  lisez:  dvâXiOKiu  «  *àva-Fa\ioKiu)  et  àvdXoiu,  fut.  àvâXiùouj, 

et  voy.  Kiihner-Blass^  I,  2,  367.     L.  6  du  bas  lisez:  aùépuov.     L.  3 

du  bas  lisez:  FeFabn  jot»  <  *F/(€-F/ta6-.    L.  2  du  bas  lisez:  sciitlatt, 

L.  1  du  bas  lisez:  muideô.    L'art,  dor.  àvâpiTÛ;  doit  précéder  l'art. 

àvap(p)ixâa8oi.     L'art,  att.  dvappûuj  doit  précéder  l'art.  dvaOTaXuIiu. 

(ivaoTaXùZiaj.     Supprimez  les  quatre  dernières  lignes. 

dvbdvu).    Irl.  sant  est  l'emprunt  gall.  chnant,  pour  lecjuel  vuy.  ladd. 

à  l'art,  hom.  etc.  ^x^Foç. 
P.  (Il   1.  2    lisez:   got.  sùts.     L.   13  lisez:   uvbpaxvoç.     L.  22  lisez:  lat. 

hâlâre. 
dveu).  Brufjmann  Festschrift  fiir  \  ilh.  Thomsen  (.Lpz.  r,U2)  1  sqq. 
y  voit  l'instr.,  ou,  si  dveiu  est  plus  correct,  le  dat.  d'un  adj.  *dv- 
cFo-ç  'nachlasseud,  stilT  de  dviriMi:  sens  fondamental  'en  silence'; 
Kretschmer  Glotta  \l  305  demande  pourquoi  ce  n'est  pas  le  nom. 
qui  est  joint  à  eivai  YevtoBiti  iioOni.  —  Bechtel  Lexil.  4n  tient  dvtiu 


—     1096     — 

])Our  lin  adv.,  dveqj  poui*  une  graphie  causée  par  l'obscuritt-  du 
mot,  et  adopte  Tétym.  de  Bezzenbergei-  indiquée  p.  103  n.  1. 

P.  02  1.  10  du  bas  lisez:  ombr.  nemis  'viris'  nerf  'viros'.  L.  4  du  bas 
lisez:  àvaKuuxii. 

ctvepujTTOc;.  Selon  Giintert  SB.  d.  Heidelberg-ei- Ak.  d.  W.  Phil.-hist. 
Kl.  1915,  10.  Abh.  le  mot  a  signifié  '*qui  a  le  visage  (u)v|i)  barbu, 
hérissé',  cf.  àvGepeubv  '*endroit  garni  de  poils  piquants  >  menton' 
liom.  etc.  dvBépiE  'barbe  d'épi'  (^'àv9epo-  'barbe,  chaume,  piquant, 
etc.')  derip  'barbe  d'épi'  (i.-e.  *'Q,thér-  degré  réduit)  àvBpiaKoç  'cer- 
feuil sauvage'  àvOprivri  'frelon'  (âv9p-  'aiguillon';  -i\vr\  est  pris  à 
Teveprjvn  'frelon').  —  P.  63  1.  15  lisez:  *m.vep-iuTTOç. 

à  via.  Lisez:  skr.  ànah  n.  Supprimez  les  deux  lignes  suivante?.  In- 
sérez l'art.  diviYpôç  'impur'  (Nie.  0pp.  Anth.)  avec  renvoi  à  l'art. 
Kvéqpaç  sub  fin. 

P.  (î4  1.  5  lisez:  Autenrieth.     L.  6  du  bas  lisez:  gr.  âaiç. 

dvxXoç.  Solmsen  Beitr.  1 184sqq.  tire  âvrXoç  (psilose  ionienne)  'écope; 
eau  de  mer;  sentine;  —  tas  de  blé  amassé  dans  l'aire  (Nie.  Anth.)' 
d'un  gr.  comm.  *cifa-0\o-ç  :  d|ua  âuâaSai  âuîç  a\xY\,  \?it.  sentïna.  lit.  se- 
miù  sémti  'puiser'  (lat.  simpulum  est  un  mythe;  lisez  simxnoium 
et  voy.  Walde  ~  s.  v.). 

dvTpov.     Voy.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  ,329  .sq.  (:  ëvxepa  pi.?). 

P.  65  1.   12  du  bas  lisez:  got.  -ç- < -^-*-  (i-C-  *agV-es-î). 

à-nakôc,.  Pedersen  KZ.  36,  28.0  rapprocherait  le  mot,  en  tant  que  re- 
posant sur  un  i.-e.  ^saqVo-  ou  *snaqi'o-,  de  v.  slav.  f<okiî  'suc'  lit. 
sakaï  V.  pruss.  sackis  lett.  swek'is  'résine',  alb.  gak  'sang'  (?). 

duraroûpia.  Forme  prim.  *sm-TTaTop-Fia ;  cf.  pour  le  1er  élément  att. 
6,uo-TrdTuup  ôfao-TrdTpioç.  pour  le  n  du  2^  Trarpôiioç  'paternel'  <C  ttô- 
xpuuç,  gén.  -aj[F]oc;,  Schuize  Qu.  ep.  79  n.  3.  Brugmann  IF.  IX  372. 
Solmsen  Beitr.  I  23  n.  1. 

diToqpôç.     Voy.  l'art,  è'rronj  p.  269. 

dîTeWa.     Solmsen  Beitr.  1  ISsqq.  voit  dans  le  mot  un  ^n-pel-ia,  où 

*  *»-  est  la  foi'me  réduite  de  *en  'dans'  {?);  il  en  rapproche,  tout 
comme  moi,  lat.  pellô^  cf.  Brugmann  IF.  XXVIII  377  sqq.  sur  Tétym, 
de  lat.  populifs. 

dTTiov.  Je  tiens  contre  Vendryes  R.  Et.  gr.  1909,  p.  198  et  Walde - 
s.  v.  pi7'um,  que  lat.  jnrum  -un  <i  *inso-  est  rustique  et  que  les 
mots  gr.  et  lat.  procèdent  d'un  médit.  *ajyiHO-\  les  hypothèses  d'un 
rapport  de  lat.  ;:>«>«.».•  avec  R.  pZ-  pôi-  'être  gonflé  de  qe.,  jaillir' 
ou  d'une  parenté  de  gr.  d-rrioç  -ov  avec  ôttôç  'suc'  ne  sont  pas  plau- 
sibles; cf.  Boisacq  Rev.  Instr.  pubi.  en  Belg.  1912,  p.  1  sqq.  (bibl.). 

dTTXôoç.     Lisez:  biTrXôoç. 

dîTO-Xai'iu).     Ajoutez:  gall.  llaicen  'joyeux'.     Lisez  >  gaul. 

'AttôXXiuv,  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  32  sq.  Unters.  129  rapproche 
'A-rréXXiuv '*le  brillant',  de  ttêXiôç  'blême'  ttoXioç  'blanchâtre':  douteux 


—     1097     — 

au  point  de.  vue  sémantique.  —  Autre  avis  encore  chez  .Meiinyer 
IF.  XVII  126  sq.  (:  lat.  inqinllnus,  R.  qVel-);  à  écarter. 

honi.  diroqpujXioç.  Un  avis  chez  Fick  KZ.  41,  198  sq.  (cf.  ÔTrocpeîv 
(iTTaTrioai  Hésych.;  les  mots  seraient  éoliens,  cf  diràTti);  un  autre 
chez  Ehrlich  Z.  idg-.  Sprach^-esch.  29  sq.  (*apo-f]hnôliio-  '*qui  s'écarte 
fie  la  voie  du  V)on  sens',  K.  ghijel-,  cf.  qpaXov...  ^u»pôv  H.  qpàXoç* 
.  .  .  KUJcpôç  H.  qpn^oûv  qpriXriTriç,  lat.  fallô). 

âTTTuu.  Voy.  p.  270  n.  1.  —  Le  mot  est  auj.  rattaché  parBrugrmann 
IF.  XXXII  319  sqq.  (bihl.  et  critique  des  avis  antérieurs)  à  skr. 
yâhhaf.i  'futuit',  v.  slav.jW^^^  jeti  cX  jehati  (cf.  hom.  dqpduj)  'futuere'. 
i.-e.  *iabh-,  cf.  oï(pat  oiqpéai  (ou  olqpàiu)  •<  *6-i<p-. 

att.  dipa  serait  modifié  de  *(ipri  d'après  à-fopa  X"pa  selon  Bru^mann- 
Thiimb  Gr.  Gr.*  38.  48  (bibl.).  —  V.  siav.  7-o/a  :  skr.  rrafàm  'ordre, 
etc.',  g-r.  ^riTÔç  j^nTpâ  *Fepéiu.  Meillet  MSL.  IX  142.  Lidén  Ein  balt- 
slav.  x\.nlautges.  20. 

P.  75  i.  21  supprimez  le? 

apbtu  àpbiaôç  ont  l'initiale  longue  (Schulze  KZ.  44,  353);  gr.  comni. 
*àFùpbiu  (Kretschmer  Glôtta  III  294  sq.),  cf.  iiom.  veoapbnç  O  346 
'fraîchement  arrosé',  serait  parent  de  lett.  icerdit  'jaillir'  lit.  versm? 
'.source'  (Ehrlich  Z.  idg*.  Sprachgesch.  30s(|.). 

hom.  (ipr].  V.  slav.  jf'ar?7  'iratus'  doit  être  définitivement  écarté;  \oy. 
l'art.  lujpôç  p.  312  et  Berneker  F.\X .  s.  v.  jarfi  II.  —  Sur  le  groupe 
voy.  auj.  Brugmann  Grdr.  II*,  1.  19.'.  531  et  Walde-  s.  v.  errû. 

àpiÔLiôç.    Ajoutez:  v.  irl.  ron  f.  'nombre'  âram  f.   nomltre'  (*ad-rlmâ). 

P.  78  1.  5  lisez:  skr.  vfsanah.  L.  8  lisez:  hom.  att.  apiOTov  et  voy. 
Liddell-Scott  s.  v.,  Debrunner  GGA.  1910.  p.  14. 

<ipv€UT>ip.  (ipveûiu  propr.  'faire  un  saut  de  bouc'  <;  *(ipv€Û<;  *àpav- 
€ûç  :  âpanv  'mâle',  cf.  hom.  àpvnôç  (p.  79).  Ehrlich  KZ.  38,  64.  40,  360. 
Brugmann  Grdr.  Il-,  1.205.  Solmsen  Beitr.  I  8.  Frankel  Nomina 
agentis  I  9. 

L  art.  dpoupa  doit  jirécéder  l'art,  àpôiu. 

ôpôiu.     Voy.  Hiibschmann  IF.  XI  Anz.  54  et  Walde "^  s.  v. 

dtpTTÛLU).  dpTTaXéoç  est  à  détacher  du  groupe,  est  dissim.  de  *àXTra- 
Xéoç  (la  forme  correcte  est  donc.  àXir-)  et  n'est  autre  que  le  positif 
de  dXTT-iOToç  (voy.  plus  haut  l'add.  î\  l'art.  âXTrviOToç)  pour  Wacker- 
nagel  chez  Debrunner  GGA.  1910,  p.  14;  cf  Bechtel  Lexil.  63. 

dppnqpopoi.  Voy.  Debrunner  GGA.  1910,  p.  14  s(|..  Fick  KZ.  43, 132  sq. 
et  Ehrlich  Unters.  153. 

ion   dppujbéiu.  Voy.  s.  v.  att.  ôppuubeîv  p.  717  n.  1  et  Ehrlich  Unters.  .'>4. 

àpOPaXXoç.     Voy.  Frankel  Glotta  IV  35  (dpi'itu  +  pdXXui). 

hom.  inf.  aor.  daai.  Selon  Solmsen  Beitr.  1  242  sq.  éol.  daô  ion.  d(Tr| 
procède  de  gr.  eomm.  'd-aô.  i.-e.  *.'Osâ,  avec  maintien  ou  rétablis- 
sement par  voie  d'analogie  (cf.  ^6iTr-aâ  *6oK-oâ  etc.)  de  a  inter- 
vocalique. 


—     1098     — 

-àod)uiv9oç.     Voy.  aussi  Fick  Vorgr.  Ortsiiamen  154  (préhellénique). 
àaeX^r\c,.     Selon  Havers  IF.  XXVIII  194  202  le  sens  fondamental  est 

'fou';    emprunt  béotien;    soit  donc   *àBeXY'lÇ  <  ô-  degré  réduit  de 

èv-f-BéA,TUJ   '*trapper',    la  folie  résultant  d'un  coup  frappé  par  une 

puissance    surnaturelle;    le   tout   est    conjectural;    cf.  Kret^chmer 

Glotta  V  305. 
doiç  est  rapproché  par  Schulze  SB.  d.  preuss.  AU.  d.  VV.  1910.  p.  793 

de  skr.  dsi-ta-h,  f.  dsi-knl  'de  couleur  sombre,  noir';  a-<^n-  ovun- 

comme  dans  skr.  asi-h  =  lat.  ensis;    s  subsiste  en   gr.  après  nas. 

et  liq.  son.,  cf.  baavc,  :  lat.  densus,  Trpàaov  :  lat.  porrum. 
àoKéu)   serait  le   dénom.   d'un   nom   d'agent   *àaK6ç  <  i.-e.  *7nksko-s 

(cf.  ôibdoKUJ  <;  *bi6aK-0KUJ,  lat.  jjoscô  <  *porc-scD)  :  v.  h.  a.  mahhôn 

'façonner,  apprêter,    mettre  en  ordre'  selon  Flensburg  Festschrift 

till  K.  F.  Sëdervall  (Lund  1912)  p.  309  sqq. 
àOKoç  (*m-)   serait   parent   de   g"r.  |LidaG\ii   f.  luàaGXriç   m.  'lanière  de 

cuir'  |nàa6\ri|ua  n.  'cuir'  selon  Flensburg  (voy.  le  préc). 
P.  88,  insérez  l'art.  à0KdjA.ia  n.  pi.  'fête   en   l'honneur   de  Dionysos, 

pendant  laquelle   on   sautait  sur   des   outres   graissées'  (scol.  Ar. 

PI.  1129;  cf.  Saglio  I,  1,  472  sq.)<C  *àaKo-[a]a\ia  :  â\\o,uai.     Wacker- 

nagel  GGN.  1902,  p.  140. 
P.  89  1.  15  lisez:  OéoTTiç. 

àoirdXaeoç.     Voy.  l'étym.  de  Solmsen  s.  v.  airdXaE  p.  890. 
dOTTaXoç.     Solmsen   Beitr.  1  20  n.  1   (bibl.)   y    voit  un    d-aiTa\o;  (d- 

prothétique)  parent  de  lat.  squalus  'squale,  chien  de  mer',  v.  norr. 

hualr  'baleine'  m.  h.  a.    weLs  'silure',    v.  pruss.   Jadis   'silure',    i.-e. 

*sql'-  (?). 
■àoTpdYaXoç.     Voy.  aussi  Brugmann  IF.  XIX  399. 
P.  92  lisez:    dcTpairrî  et  voy.  aussi  J.  Schmidt  KZ.  32,  335  n.  1.  — 

L.  24  lisez:  gall.  ar-os.  —  L.  28  sur  lat.  vestibidum  voy.  p.  290  n.  1. 
P.  93  1.  9  èiri-oaoqpoç  n'est  pas  thess.,  mais  a  été  fourni  par  Tépigra- 

phie  de  Théra  GDI.  4706  passim. 
àTà/\uj.ivoç  est  préhellénique  selon  Solmsen  Beitr.  1  64  n.  3. 
àTâoQakoq.     Prellwitz  KZ.  42,  88  sqq.  44,  372  décompose  le  mot  eu 

préf.  à-  +  red.  Ta-+R.  oOaX-:  zd  à-star-  'pécher'  (?).  —  Havers  KZ. 

43,  242  y  voit  un  composé,   soit  dTda6a\oç  'von  der  dni  betâubt, 

verblendet'  (?). 
ihom    àTéjuPuu:   zd  kamhistam  'am  wenigsten',    i.-e.  *aqVei7ibô  selon 

Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  32  sq. 
àreviK.     Solmsen  Beitr.  I  20  sq.  voit   dans  d-  i.-e.  */i-,  degré  réduit 

de  *en,  cf.  èvrexaiaévoç  m/sens  (Hrdt.)  èvTevéç  (Ap.  Eh.);  pour  pareil 

d-  voy.  plus  haut  s.  v.  dYeîpiw. 
ion.  dxéujv.     Voy.  auj.  Bechtel  Lexil,  72  sq. 
UT  11.     Voy.  Havers  KZ.  43,  225-244. 
■ctTiLiôç  contient  d-  (*dFeT|uoç);  cf.  Brugniauu  Grdr.  II-,  1,  253. 


-     1099     - 

dTTO|.iui.  Sur  V.  irl.  etim  étacli  {èf-  <C  *//i  -,  \l.  celt.  (ui;j-  couvrir") 
voy.  auj.  Pederseu  K.  Spr.  II  Gâô. 

aù9évTriç.  Les  sens  de  "rueurtrier'  et  de  luaitre'  s'expliquent  par 
le  fait  que  deux  mots  d'orig-ine  différente  ont  abouti  à  une  mi-nie 
forme,  soit  aù0évTri<;  'meurtrier'  dissiin.  de  aÙTo-yevTr|ç,  K.  fj'J/ien- 
'tuer'  (cf.  6e(vuj  q)ôvoc;  et  aÙToqpôvxJiç  Kur.  iMéd.  1269),  et  aùeévTn;  <C 
*aÙT-ëvTr|ç:  auvévxjiç-  auvepfôç  Hésycii.:  cf.  Kretschmer  Glotta  III  ^89 
stjq.;  sur  ce  mot  voy.  aussi  Frànkel  Nomina  agentis  I  237  sq(|  et 
Kretschmer  Glotta  IV  340. 

aùXôç.     Ajoutez:  arm.  id  uli  'chemin'  (Pedersen  KZ.  39,  459). 

P.  102.  l'ersson  IF.  XXXV  199  sq.  (bibl.)  reconnaît  un  gr.  aùp-  'eau* 
dans  èTTOùpouç:  toùç  x^iM^Ppouç  TroTOiaoùç  Hésych.  âvuupoç  'à  sec* 
(se  dit  de  ruisseaux  (jui  tarissent  en  été),  ctfX-aupoç  'à  l'eau  claire' 
Aûpâ  "AYXaupoç  'Ay^aupiç  nymphes  des  eaux  etc.,  cf.  v.  norr.  aurr 
'li(iuide,  eau'  auroyr  'humide'  etc.  ags.  éar  'mer',  lit.  jaurùs  'ma- 
récageux'; aur-  est  apparenté  à  i.-e.  R.  nèr-  'eau'  dans  skr.  vâr{i) 
'eau'  etc.,  dont  un  degré  réduit  apparaît  dans  lat.  ûrlna,  v.  norr. 
ûr  'pluie  fine',  lit.  jura  'mer'  etc.;  l)ase  antr-. 

P.  10.'J  1.  h  lisez  :  sUr.  usrdh. 

aÙTÔç.  Sur  dor.  aÛToaauToû  etc.  voy.  auj.  Friinkel  IF.  28,  243  .sqq. 
Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.-*  202  ibibl.).    Kretschmer   Glotta  V  300. 

aÙTuuç.     Jokl  Stud.  31  ajoute  alb.  hut  'inutile,  vain'. 

aùxnv.  Voy.  Solmsen  Beitr.  I  llbn.  Iet2.  Kol.  av(pr]v  est  un  my- 
the pour  Solmsen  comme  pour  Ahrens,  mais  la  criti<|ue  de  K.  Mi-is- 
ter  1.  cit.  n'en  est  pas  entamée. 

aùxiuôç.  Voy,  auj.  Charpentier  KZ.  47,  178  sqq.  (i.-e.  ''sauh-tmtd-  ou 
*iiaulc-smo-,  cf.  skr.  .fàksmah  'fein,  sclimal,  tlùnn";  K.  sau-K'-  :  .sati-.s- 
dans  aOoç  <C  *(Jaua-o-). 

aîiai.  Selon  Giintert  IF.  XXXII  38G  sq<j.  (bibl.)  lat.  hauriû  repré- 
sente deux  verbes  d'origine  différente  et  qui  ont  réagi  l'un  sur 
l'autre;  soit  *auriô  'puiser'  :  gr.  èE-aùiu  v.  norr.  ausa  (cf.  dq)ùuj  < 
*à(p  uo-u))  et  *hôrië  'dévorer;  jouir'  :  skr.  (//uisati  'dévorer'  zd  i/au- 
heifi  "manger,  ail.  frcsseii'.  lett.  gôste  'régal,  banquet'. 

âqpevoç.  V.  irl.  imbed  <C  celt.  '^[p]imbeto-n  *{p]iij(/nefu-n:  lat.  j/iii- 
yuis,  gr.  TiîpeXri  selon  Brugmann  IF.  IX  351  sqq.    Grdr.  II-,  1,506 

àq)iju».  Giintert  IF.  XXXII  388  sqq,  écarte  l'étym.  de  Bezzenberger 
et  se  prononce  pour  celle  de  Schuize:  cf.  (iq)uapôç'  àTrâvTX>Tai<, 
Suid.  ;  àqpùaoo)  est  un  prés,  refait  sur  aor.  nqjuoaa,  à  côté  duquel 
|)rit  place  un  aor.  nouveau,  en  apparence  régulier,  ncpuaa. 

P.  lOJ)  I.  1  lisez:  alb.  vi&  vidi  'orme'. 

âvjj-oppoç.     Voy.  auj.  Bechtel  Lexil.  79  sq. 

paiôç.  Le  rapport  avec  lit.  (Fick)  gaînzti,  admis  récemment  par 
Wood  KZ.  45,  64,  est  nié  par  Schul/.e  Qu.  ep.  61  n.  2  (<iui  |>ostule 
un  *PaiaFô(;)  et  Kretschmer  Glotta  VI  .'ÎOô. 


—     1100     — 

^aiT>T.     Voy.    aussi    Thunil)    Zeitschr.    f.    rltsch.   Wortforschiing-    VII 

261  sqq. 
pttKTripiâ.    Voy.  Fick  BB.  29,  196  (^uk- :  aor.  *paKeîv  pf.  pépvjKa),  mais 

aussi  Walde  ^  s.  v.  hacuhun  sub  fin. 
pfUavoç.     Il  est  plus  prob.  que  v.  slav.  zUza  Cgelzâ)  procède  d'un 

i.-e.  *uh-,   cf.  arm.  geij  'glans,   glandula,  tonsilla';    cf.  Bugge  KZ. 

32,  5.     Hubschmann  Arm.  Gr.  i  433.     Pedersen  KZ    39,  361. 
j3d\e.     Voy.  P.  Diels  KZ.  43,  190  sqq.     Debrunner  GGA.  1910,  p.  15. 

Kretsclimer  Glotta  III  162  (impér.  aor.  de  pâWiu;  filière  sémantique 

obscure).  IV  348.    Brug-mann-Thumb  Gr.  Gr.4  579  n.  1. 
jSaXXîZiu.     Voy.  aussi  Meister  Die  Mim.  d.  H.  727.  Léo  Her m.  43,  309. 

Kretsclimer  Glotta  II  353. 
pàvauooç.     L'étym.  de  Brugmann  est  indiquée  s.  v.  itiâvôç  p.  608. 
pôTTTiJu.   Ajoutez:  dor.  pmTdZuj  (Épich.  175K.  Sophr,  114K.)  par  mé- 

tathèse  mécanique:  éol.  inf.  pûiTTriv  est  une  modification  de  pdirTiu 

d'après  &ÛTrTuu,  qui  lui-même  est  issu  d'un  croisement  de  Pùtitiu  et 

de  bvw. 
^dppapoç.     Un  avis  chez  Weidner  Glotta  IV  303  sq.  (emprunt  sém.- 

babyi.  barharii  'étranger'). 
^aaiXeùc,.     Avis  sans  valeur  chez  Fay  Class.  Quarterly  V  119  sqq.  — 

Autre  avis  chez  Cuny  R.  Et.  anc.  XIV  (1912)  262  sqq.  (:  hébr.  ba'al). 
iSâxpaxoç.     Lat.    vulg.   bruscus    'rubeta'    peut    se    ramener    à    i.-e. 

'■^glh-ot-sko-s,  avec  traitement  dialectal  de  gV-\  ion.  ppôraxoç  serait 

dès  lors  ancien  et  le  rapport  avec  le  gerni.  en  serait  renforcé:  cf. 

Ernout  El.  dial.  128. 
Paupâu)  signifie  'coire  c.  fem.';   cf.  Meister  Die  :Mim.  d.  H.  860. 
PbeXÛTTOiuai      Voy.  Kieckers  IF.  XXX  190  sqq.  (:  pbéuj,  ce  qui  n'est 

point  neuf;  cf.  Kretschmer  Glotta  VI  305). 
P&éuu  procède  de  *p2béaiju,  cf.  pbéa^ia  n.  'vent'. 
3e\Tiu)v.     Voy.  en  dernier  lieu  OsthofF  MU.  VI  176  sqq.  (péXTepoç  est 

une  modification  de  *PeXiujv  d'après  (péprepoç;  att.  PeXxîujv  péXTiaxoç 

sont   issus   du    croisement   de  *peX{ujv   et   péXTepoç,    de  *péXiaTO<;  et 

t^éXTaxoç). 
P.  lU»  1.  2  lisez:  v.  sax.  cot. 
t^ipXoç.     Pour  l'alternance  de  i  et  de  u  cf.  Kretschmer  Gr.  Vas.  119  sq. 

(et  Debrunner  GGA.  1910,  p.  15  bibl.):  pipX(ov<  pu^Xiov  par  assim. 

fie  u  atone  à  i  subséquent,  de  même  Pit^Xio0>iKri  <  pu^X-;  sur  pûpXoç 

on  refit  un  pupxîov  et  un  (îupXioeiiKn,  et  Pi^Xiov  provoqua  un  pît^Xoç, 

de  sorte  que  la  série  des  doublets  est  complète. 
P.  119  ajoutez  l'art.  pîKoç  m.  'amphore  pour  le  vin  (Hrdt.  Xén.);  vase 

jiour  boire  (Ath.)'.    Origine  non  sémitique,  mais  asianique,  du  reste 

imprécise;  cf.  Solmsen  Beitr.  I  65  et  n.  2  (bibl.). 
^Xaïaôç.     V.  norr.  Jdei.ss  est  apparenté  à  norv.  dial.  kleisa  'être  collé* 

et  'parler  indistinctement',   cf   v.  norr.  klîna  'enduire',   gr.  yXoiôç 


-     1101     — 

etc.  (voy.  s.  V.);  lett.  ylei^ts  procède  aussi  de  IL  :jlei-  'enduire';  cf. 
Perssoii  Beitr.  I  BT  sq. 

P.  123  1.  24  lisez:  lat.  flùyitium. 

pXÎTov.  Persson  Beitr.  I  213  confirme  le  rajjport  avec  ail.  melde 
(i.-e.  *mel)  et  voit  dans  '*)x\\-  le  degré  réduit  de  i.-e.  *m'\e)lê{i)- 
*m.ll-  (sUr.  tnlàyati  'se  flétrir',  russ.  mUju  mlùtî  's'affaiblir')  paral- 
lèle à  *)nlu-  dans  àjn^XOç. 

pô|Lipvj£  repose  sur  un  ancien  emprunt  i)erse:  cf.  Berneker  EW.  s.  v. 
*huma(ja  (bibl.j. 

BôOTTopoç.     Autre  avis  cheii  Fick  BB.  22,  11. 

pô0Tpuxoç.  Persson  Beitr.  1  125  sq.  316.  335  sq.  pense  que  lat.  ve- 
spicês,  skr.  guspitd-h  'enchevêtré'  ijuccha-h  'touffe',  arni.  kuç  'poi- 
gnée' ('^rju-ak-)  sont  parents  du  mot  grec,  et  aussi  serb.  yvodz 
'forêt';  il  faut  partir  de  i.-e.  *gnes-  (et  non  *gVes  )  :  *gus  . 

pôTpuç.  Persson  Beiti-.  I  316  n.  2  ramène  le  mot  à  un  i.-e.  *gne-t- 
*gno-t-  *gu-t.-  (:  v.  h.  a.  chuadilia  quedilla  'pustula,  varix'  ags.  civi- 
dele  'inflanied  swelling-,  boil'),  élargiss.  de  "^gf-u-  '*gù-  dans  yauXôç 
•fOXioç  YÙuXov  '{o-ç-jvKoc,  Tûpôç  etc. 

PoùBaXoç.     Voy.  auj.  Persson  Beitr.  1  38  sq. 

pouKÔXoç.  Ajoutez:  Boukîojv  nom  propre,  et:  arin.  A:t»//A.- 'petite  fille 
<.*gUouqVi-s  'pastourelle';  cf.  Pedersen  KZ.  40,  198.    K.  Spr.  154. 

PoùXoiuai.  Voy.  auj.  Kretschmer  Glotta  III  160  sqq.  {*gVel-so-  '^fjVol- 
S0-)  et  Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.  ••  86  <*gUel-no-  *;i'Jol-no-). 

P.  131  1.  16  lisez:  PpâOu.  Autre  avis  chez  Zupitza  KZ.  36,55  (:  (ipév- 
eeiov  'huile  odorante'j;  non  convaincant. 

ppaxûç.  Wackernagel  GGA.  1910,  p.  15  sq.  défend  le  rapport  Ppa- 
xOç  (i.-e.  *mrgtiu-):  lat.  brevis  (i.-e.  *mregh-):  got.  yn-muûryjan, 
cf.  zd  mdr'^zu-jîti-  mdr^zu-jva-  'court';  voy.  Persson  Beitr.  II  rt29.  — 
Selon  Berneker  EW.  I  109  sq.  v.slav.  bvûzn  <[  i.-e.  *bhrso-s:  H.  bhcrs- 
'se  hâter'  dans  lat.  (Osthuff  IF.  V  291  sqq.)  festlnô,  irl.  bras  'rapide'. 

Pp^iutu.  Pour  V.  h.  a.  bremo  voy.  l'art,  çôpiai^î  p.  1035.  —  Lisez:  got. 
gramjaii  'irriter'. 

PpoTÔç.  Voy.  auj.  Debrunner  GGA.  1910,  [•.  16  (éolisme  pour  *|ipa- 
T6<;<Ci.-e.*î/ir<o-«)  et  Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.*  88  (*npo-TÔ-ç  comme 

PÎO-TO-Ç). 

3PÔT0Ç.     Voy.  Berneker  EVV.  I  88  s.  v.  *b)'ofi. 

ppôxoç.     Pour  ndpuYvu  gl.  voy.  s.  v.  p.  609. 

t5pûxâo|L»ai.  Ajoutez:  Ppoûx^xoç"  pôppupoç.  pàrpaxov  ôè  Kùirpioi  Hésych. 

ppvix»o<;  etc.     Même  doute  chez  Persson    Beitr.  I  37,    pour    qui   lo 

mots  germ.  appartiennent  plutôt,  avec  arm.  bark  'acre,  amer',  à  la 

famille  de  ail.  brec/wn. 
Ppuxu).     Ajoutez:    irl.   brOn  (celt.  *brugno-s)  'chagrin'    gall.   brugn 

"picotement'  (Fick  II*  187.    Pedersen  K.  Spr.  I  103}. 
puBôç.     Voy.  lart.  ttuBj-u'iv  p.  825  sq. 


—     1102     — 

jlÛKxriç.  Selon  Cuiiy  Mél.  F.  de  Saussure  107  sqq.  puKdvr)  est  un 
etnpriint  lat.,  dont  le  1er  élément  est  apparenté  à  bôs\  nié  par 
Stolz  Lat  Gr.*  722.  —  On  rencontre  v.  slav.  hitcela  et  btcela;  Meil- 
let  MSL.  XIV  362  sq.  476  sqq.  se  prononce  pour  slav.  comm.  *bi- 
rela,  qu'il  apparente  à  irl.  bech  'abeille'  {^bhi-ko-.  Fick  II*  166.  Sto- 
kes  KZ.  40,  245;  autre  avis  chez  Pedersen  K.  Spr.  I  88.  537;  cf. 
aussi  prob.  lat.  fucus  'faux-bourdon'  •<  *bhoi-qo-s),  R.  bhei-,  conte- 
nue aussi  dans  v.  h.  a.  bini  m.  h.  a.  bine  bin  v.  h.  a.  bïa  ags.  béo 
V.  suéd.  bï  'abeille',  lit.  bit)s  bité  lett.  bite  v.  pruss.  bitte  'abeille' 
(sur  ce  g-roupe  voy.  Johansson  IF.  III  225  sq.).  Berneker  EW.  I  116 
laisse  la  question  ouverte. 

YoiTT^iov.  Solmsen  Beitr.  I  222  sq.,  dans  l'hypothèse  proposée  par 
L.  Meyer,  y  joint  Té\Tïç  'gousse  d'ail'  aYXï;  (*â--fXï9-.  avec  à-  inten- 
sif),   v.  slav.  zïly  {éely)  'ulcus'   bulg-.  mod.  éelka  'glande,  tumeur'. 

■fâïTpaiva.  Le  rapport  avec  YpâuJ  Tpaîvuu  est  sûr;  cf.  Kretschmer 
Einl.  207  n.  5.  'W.  f.  kl.  Ph.  1907,  col.  513.  Frankel  IF.  XXII  398 
n.  1.    Solmsen  Beitr.  I  219  n.  1. 

hom.  Yair|oxoç.     Voy.  auj.  Kretschmer  Glotta  V  303. 

■fâXa.  L'avis  de  Hirt  donné  en  fin  d'article  (cf.  aussi  Hirt  Hdb.' 
§  255)  n'est  pas  plausible.  —  Le  gr.  comm.  a  possédé  un  ^y^ôkcç 
>hom.  T^ÔToç  crét.  kXùyoç  (cf.  Solmsen  IF.  XIX  Anz.  31);  Schwy- 
zer  IF.  XXX  439  voit  dans  YÔXa  <<  ^Y^oiIkt)  une  épenthèse;  lat.  lac 
est  vrais,  dissim.  de  *glact--  l'avis  d'EhrIich  Z.  idg.  Sprachgesch. 
64  sqq.  {lac  <  *mlact  :  mulgeô)  est  improbable. 

fapL^pôç.     Voy.  auj.  Brugmann  Grdr.  II-,  1,  335. 

YeXavbpôv.     Voy.  p.  1047  n.  1. 

Y^Xyti  n.  pl-     Un  avis  chez  Solmsen  Beitr.  I  225. 

YéXYîÇ-  Voy,  plus  haut  l'add.  à  l'art.  yôTTXiov  et  Solmsen  Beitr.  I 
223  sqq. 

Yé)Liiu.     Sur  *gem-  voy.  auj.  Persson  Beitr.  I  78  sqq. 

Yépavoç.  Voy.  Solmsen  Beitr.  I  119  sq.,  qui  y  rattache  un  Ycpn'^  'der 
Krachzer'  cité  avec  un  sens  faux  par  Hé.sych.  —  Lisez:  inscr.  du 
musée  de  Cluny. 

YEÙiu  n'est  sans  doute  qu'un  partitif  développé  secondairement; 
Yeûo|nai  est  prob.  le  substitut  d'un  athématique  *geus-\  notez  que 
toutes  les  formes  nominales  gr.  de  la  R.  sont  tirées  de  Y^Oonat, 
p.  ex.  feûoxc,  ne  répond  pas  à  skr.  jiisti-h  got.  -kusts;  cf.  Meillet 
Bull.  Soc.  Ling.  n*  56  (1908)  p.  38. 

Yê(pûpa  Jacobsohn  Wôrter  u.  Sachen  II  198  sq.  apparente  yéçpvpa 
{*-{e(pvpia)  '*chemin  fait  de  rondins'  à  lat.  vibia  'poutre'  <  i.-e. 
*gnebh-  {sequitur  vâra  vïbiam  Aus.);  le  sens  hom.  est  pourtant 
'digue';  voy.  Kretschmer  Glotta  IV  348. 

n.     Voy.  Brugmann  IF.  XXIX  200.  209.   Kretschmer  Glotta  V  307. 
—  Ion.  Y^n   e.st  un  mythe   et  a  été  faiissement  déduit  de  formes 


—     1103     - 

plur.  ion.  et  hellénist.  comme  feiJùv  r^ûç;  cf.  Debrunner  GGA.  1910,. 
p.  10. 

ff\pvc.     Sur  celt.  (/air-  'crier'  voy.  auj.  Pedor.sen  K.  .Spr.  II  §  736. 

P.  147  1.  13  lisez:  Walde. 

fif 'fie.    Voy.  l'add.  à  l'art.  •fOf[v\oc. 

YifviùoKUJ.  L.  5  du  bas  lisez:  à^viûç,  -iûtoç  'inconnu;  qui  ne  con- 
naît pas'.  —  P.  149  n,  1  dernière  lig^ne,  au  lieu  de  KVG.  lisez: 
Gr.  Gr.  3.  —  Dans  le  passage  de  fÎTvoiLiai  à  -nvoiuai,  de  -(ifywaKw  à 
•fîvOuoKUj  l'action  dissimilatrice  du  -f  initial  a  aussi  joué  son  rôle; 
cf.  Kretschmer  Glotta  II  348.    Brujîmann-Thumb  Gr.  Gr.'»  126. 

•fXcxqjiu.     Sur  la  base  gelehh-  'creuser'  voy.  auj.  Persson  Reitr.  I  77. 

fXoiôç.  Jokl  Stud.  66  ajoute  alb.  norriF  nf'jomF  ngl'omr  'humide, 
frais,  vert,  tendre'  nom  'j'humecte,  j'arrose,  j'abreuve  des  animaux' 
{*glêmo;  cf.  surtout  lit.  gUma  'fluide  visqueux'),  R.  glei-, 

fXouTÔç.  Jokl  Stud.  24  joint  au  groupe  alb.  gogrCe  'boule,  balle, 
noix  de  galle'  <^  *ya[ï\-gal-nâ. 

TvùE  contient  peut-être  le  même  élément  -g-  que  m.  h.  a.  kiioche 
'os,  nœud  (d'une  branche)'  ags.  *cmicel  moy.-angl.  kuokel  'articu- 
lation, jointure',  arm.  cioïk-kh  pi.,  gén.  cng-aç  'genoux'  (sg.  cunr); 
cf.  Brugmann  Grdr.  H-,  1,  .^10. 

•fOTTÙXoç.  Solmsen  Beitr.  I  213sq(|.  coupe  totï-ùXoç  et  l'apparente 
à  TÔYYPOç  m.  YOYTpiùvri  f.,  v.  norr.  knkkr  {*kankuz)  'a  lump'  snœ- 
kqkkr  'a  snow-ball',  R.  geng-  ou  geiàg-,  puis  î\  T'TTiç  f-  'rave'  (en. 
tant  que  né  de  *YeTTÎç)  TÔTfuJV  lauupôç  Hésych.,  lat.  gingiva  (très 
douteux:  cf.  plutôt  v.  h.  a.  kiiitcan  'mâcher',  R.  gieu-,  et  voy. 
Walde  2  s.  v.).  v.  slav.  *gnstu  (russ.  gustôj)  'épais,  gros,  compact' 
(i.-e.  *goàg-to-  ou  *gng-to-),  v.  j)russ.  gunsin  'bosse'  lit.  gûzys  gnn- 
zys  'gésier,  pomme  d'Adam,  tête  du  fémur;  tête  de  chou"  etc.  (avec 
vélaire  lett.  gungis  'excroissance'  lit.  gùnga  'bosse,  boule,  pelote'). 

TÔMq)o<;.  Voy.  auj.  Persson  Beitr.  I  SI  et  n.  2  (=  skr.  jàmbhn-h 
v.  slav.  zabit,  R.  gemhh-,  ou:  lit.  gemb('\  R.  gevihh-?). 

Tovu.     l*our  hom.  \jvvr\  voy.  l'art,  spécial  p.  '66r). 

YopTÔÇ.     Ajoutez:  arm.  karcv  'dur'  (Pedersen  KZ.  39,  379). 

TÔpTûpa.     Autre  avis  chez  Grammont  Dissim.  17H. 

ion.  -fouvôç.     Voy.  Schulze  Qu.  ep.  120. 

•fpàooç.  Solmsen  Beitr.  1  22H  rattache  le  mot  (*Tpaa-ao(;  '*rongeurr 
*mangeur',  cf.  TroXuTpctoç  'ircXuepÛToc;'  <  *-Tpoa-o-<;)  ;\  la  famille  de 
fpàii)  'ronger',  cf.  TpdtToç  :  TptûfuJ. 

Tpaûç.  Hom.  fç>a\\\  est  un  mythe  et  a  été  faussement  déduit  de 
■fpainç  a  438:  cf.  Debrunner  GGA.  1910,  p.  10.  —  TpaîKfç  'uriT^pcç" 
(Alcm.  Soph):  Tpof's  Tpaîa  avec  influence  de  Ti'vaîtcec;  (Brugmann 
Grdr.  II  «,  1,  587). 

:fpau).  Att.  dor.  KpdaTiç  contient  une  assimilation  du  type  att.  Me- 
KaKXriç  KXauKiuv;  cf.  Solmsen  Beitr.  I  223  sq. 


—     1104     — 

yùaXov.  Selon  Persson  Beitr.  I  538  sqq.  lat.  vola,  avec  vallua  ral- 
lum  vallis,  appartient  à  la  môme  R.  iiel-  (:  skr.  vdlati,  arm.  geliim, 
gr.  é'Xivoç  é'\i2  éXiaauu  eiXioauj  è\u-  eiXu-)  que  lat  volvô  valvae  val- 
volae;  —  arm.  icalum  procède  de  *golu-:  irl.  gil  'main'  (th.  *gelu- 
ou  ■geii-),  v.  h.  a.  klâica  klôa  'griffe',  i.-e.  base  gel-  geleu-. 
fùr\c,.  Le  terme  teciinique  qui  traduit  YÛrjç  en  tant  que  pièce  courbe 
de  la  charrue  est  'âge'  (Poitou)  ou  'haie';  cf.  Saglio  I,  1,354.  Meyer- 
Lubke  Rom.  etym.  Wb.  n°  3984. 

Tulov.  Sur  hom.  à|i.iqpiYur|ei(;  voy.  auj.  Prellwitz  KZ.  46,  169  sqq.  ('mit 
Geschicklichkeit  begabt'  <  *â]uqpiYÛri  'die  Handlichkeit'  àuqpifuoç 
'iiandlich').  —  Autre  avis  chez  Hehn  Kulturpfl.  1.  Aufl.  402  et 
Beclitel  KZ.  45,  227  tq.  Lexil.  40  (.'der  zu  beiden  Seiten  eiu  Kruinm- 
holz  [t>J»1Ç]  hat'). 

Tuiôç  'estropié'  est  une  formation  postverbale  sur  yuioûv,  qui  lui- 
même  s'est  substitué  à  àTTO-Yuioûv.  Stolz  [IF.  XX  Auz.  86].  Brug- 
mann  Grdr.  II 2,  1,  18. 

jv}j.voc,.  Voy.  Grammont  IF.  XXV  371  (un  i.-e.  ^nogUmô-s,  par  une 
série  d'assimilations  et  de  métalhèses,  aboutit  à  y^iuvoç)  et  Kret- 
schmer  Glotta  III  336  (pour  qui  gr.  comm.  *vuyiuôç  passe  directe- 
ment par  métathèse  à  'Yuvf.iôç  y^iuvôç).  —  Les  avis  de  Mansiou 
Gutt.  258  (yu|uv6ç  séparé  de  lat.  nûdus  got.  naqaps  etc.  et  appa- 
renté à  V.  h.  a.  chûmîg  'faible,  malade,  caduc'  chûmo  'avec  peine') 
et  de  Bréal  MSL.  XV  150  (yujuivôç  '*en  membres':  Yuîa  n.  pi.)  sont 
à  rejeter. 

Tuvr).  Sur  l'art,  de  Brugmann  IF.  XXII  voy.  Kretschraer  Glotta 
1  375. 

YÛîTr).     Voy.  auj.  Persson  Beiti*.  I  100-115. 

YupYCtôoc;.  Selon  Solmsen  Beitr.  1224  n.  1  *Yup-YP-a6o-(;  serait  une 
forme  redoublée  de  R.  ge)'-  'rassembler',  cf.  jàpjapa  y^PY^P"  et, 
pour  le  timbre  de  la  voy.  minimale,  ctYupiç  àYÛpTiK  fupTUJv,  lit.  (jur- 
gidys  -e;   *Yup-YP-â-6o-Ç  serait  un   développement  d'un  *Yup-YP-uJv. 

-YÛHioç:  arm.  ceph  'crépi  d'un  mur'  {*gij,epso)  selon  Bugge  Beitr.  21; 
autre  avis  chez  Jensen  IF.  XIV  Anz.  49  n.  1  «  sém.  gass-,  cf. 
assyr.  gassu  syr.  gessâ);  le  mot  arabo-pers.  ji6s  invoqué  par  Muss- 
Arnolt  n'est  autre  que  l'emprunt  grec  lui-même;  cf.  Pedersen  KZ 
39,  428. 

YUjXeôç.  Solmsen  Beitr.  I  217  et  n.  2  repousse  l'étym.  de  Fick  Li- 
dén  et  voit  dans  le  mot  le  degré  ^u)-  :  Yctu-  Yû-  YÛ-[F]-  dans  y^^J^ô; 
YÛpôç  YuaXov  ^hx\c,. 

ha-.     Voy.  Solmsen  Rh.  M.  60,  499  sqq. 

baibaXoç.     Jokl  Stud.  12  ajoute  alb.  daloj  'je  sépare,  je  divise'". 

^ai|au)v.  Mikkola  Worter  u.  Sachen  II  217,  partant  du  sens  de  'âme 
humaine,  ombre  d'un  mort'  (Hsd.  Esch.),  apparente  le  mot  à  zd 
daènâ-  'être  intérieur'  Ç^daimiiâ).  —  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch. 


—     1105     — 

3.T    rattache   baîiauuv  'savant,    habile'   (Archil.)  et  ôa()Liiuv   'divinité' 

(*ôaoi)auuv)  à  véd.  dasrâ-h  'qui  fait  des  miracles'  (voy.  l'art,  bébae). 
ôaicppujv.     Le   sens   de  'fort'   pour  irl.  dôi  n'est   quune  hypothèse 

de  Stokes  pour  expliqui'r  lûm  dôi  'main  droite*, 
ôaiuj.     Jokl  Stud.  19  y  ajoute  alb.  dune  'souffrance,  violence,  acte 

nuisible;    affront,   offense'   {*dus-n-)   ôiin  'amer*  (pour  le  sens  cf. 

V.  slav.  goriku  'amer':  gorèti  'brûler')  tosq.  ders  'amer*  {"^deu-no- : 

V.  sax.  tiono  ag's.  téona  'tort',  <^erni.  *teiina-). 
Ôô-Kvuj.     Jokl  Stud.  12  ajoute  alb.  guèg.  dam  tosq.  darr  'pince,  te- 
naille' {*dak-n('i). 
baTxùvr\.     Sur  baipiXriç  voy.  Solnisen  IF.  XXXI  4G1  scjq.  Persson  IF. 

XXXV  214  n.  1. 
P.  169  insérez   l'art,  bùpbu-  juéXiaoa  Hé.sych.   avec  red.   brisé:    skr. 

dardurd-h  'g-renouille',    irl.  fo-dord  'voix  bourdonnante'   (cf.  der- 

drdhar   'il  bruit')  dordaim   'je  brame'  (cerf)  gall.  durdd  'sonitus, 

cre])itus';  cf    Brugmann  Grdr.  II 2,  1,  127. 
bapbà-mw.     Solmsen  IF.  XXXI  4G1  rattache  le  mot  à  bànm)  et  voit 

dans  bap-  un  redoublement  qui   ne  laisse  pas  de  surprendre;    cf. 

Persson  IF.  XXXV  213  sq.;  voy.  aussi  Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.* 

303  n.  1. 
hom.  baOTTÀfiTiç.     Voy.  l'art.  airàXat  p.  S90  n.   1. 
baovc,.     Schuize  SB.  d.  preuss.  Ak.  d.  W.  1910,  p.  793  pense  qu'en 

grec  .s-  subsiste  après  nas.  et  liq.  son.  (cf.  dciç:  skr.  âsifa-h,  Trpdaov 

=  lat.  porrum)\  i.-e.  *dnsû-s. 
ôàqpvri  <C*dnbhnâ  '*der  dunkele',  avec  le  degré  réduit  de  la  R.  attes- 
tée   par    hom.    io-feveqpriç    èvoqpepôç   bvéa^oç,    selon    Ehrlich    Z.   idg. 

Sprachgesch.  33  sq.;    non   convaincant.  —  Un   avis   chez   Solmsen 

Beitr.  I  118  n.  1  (6auxiuô;  thess.  bauxvâ  <C  *î>auK-a,uo-  *&aiiK-ovâ  :  baOKOç). 
P.  1(>9  n.  2  dôel  n'est  pas  v.  irl.,  mais  tout  au  plus  irl. 
ôeÎKvûui.     Le  sens  de  'qu'il  dise'  pour  v.  irl.  dodècha  est  douteux 

et  contesté.    —    Il   n'y  a  pas  lieu  de  songer  à  une  M.  deiy-  pour 

expliquer  bébciYiuai  belTMO- 
P.  172  insérez  l'art,  beîoa  f.  'fiente,  boue':  6ciaaXëoç  'fangeux';  fibeio; 

{h-  intensif  et   chute   de   a  intervoc.)*   àKâGapxoç.    KOupioi  Hésych. 

I.-e.  *gyeidhia  ou  *gi'eidh-sâ  :  v.  slav.  zid-ftkû  'succosus'.    Solmsen 

Beitr.  I  226  sq.  (textes  et  bibl.).  —  L.  19   lisez:   ôendç.  —  L.  4   du 

bas  lisez  :  'trouver'. 
èéK0|aai.     Ajoutez:    ion.  att.  KapâboKeîv   'faire  attention'  (<C  KÔpà  n. 

'tête'+caus.  *boK€îv  'faire  recevoir,  donner',  jlitt.  'donner  la  tète'; 

cf.  pour  la  métaphore  skr.  çrâddadhômi   lat.  crèdfi   v.  irl.  crefitn 

'croire'). 
ôéXTO.     Pischel  KZ.  41,  17Gsq(i.   justifie  par  skr.  trikônayu    triangle 

>  vulve'  l'étym.  de  Schuize. 
béXjoc,.     Solmsen  BPhW.  1P06.   col.  757  sq.   se   prononce   pour   une 

70 


—     1106     — 

origine  séni.,  mais  voy.  Schulze  KZ.  45,  235.  —  Sur  v.  slav.  dlanî 
voy.  aiij.  Berneker  EW.  s.  v.    ■dolnï. 

èé|Liviov.  Pedersen  K.  Spr.  I  107  sépare  le  mot  de  àé.uo)  et  le  rat- 
tache, avec  Kpri&eiLivov,  à  béuj  'lier':  irl.  dmnnae  est  à  écarter. 

bevbiXXuu.  Deux  hypothèses  chez  Wood  Class.  Phil.  IX  (1914),  p.  145 
(contamination  de  deux  verbes,  bovéai  +  *b{\\iu,  mais  voy.  Brug-- 
mann-Thumb  Gr.  Gr.4  303  n.  1)  et  Charpentier  KZ.  47,  183  (^bev- 
bi-X-oç  avec  red.:  hom.  béeXoç  briXoç  b^aTo,  skr.  didêti). 

bevbpeov  est  la  forme  ancienne;  bévbpea  bevbpéujv,  passant  dans  la 
3e  décl,  provoquèrent  bévbpeai  et  un  sg".  to  bévbpoç;  en  att.  '-'bev- 
bpeov >  bévbpov  (cf.  OTepeôç  >  axeppôç)  ;  cf.  Debrunner  GGA.  1910, 
p.  17  (bibl.).  —  Quant  à  l'origine  du  mot,  le  plus  vrais,  est  que 
*b€vbpeFov  est  dissim.  de  *bep-bpeFo-v;    cf.  Grammont  Dissim.  180. 

épid.  bevb pu  ai  est  dissim.  de  ^bep-bpOuj. 

befciôç.  De  beEiTepôç  est  tout  proche  u\.  D éditer,  gén.  Dechtere  nom 
de  femme  (Fick  11^  145.  Brugmann  Grdr.  IP,  1,  324  sq.);  gall.  mod. 
deheu  'droit'  signifie  aussi  'méridional'  et  désigne  le  sud. 

ôeOpo.  Une  hypothèse  chez  Brugmann  IF.  XXIV  158  sqq.  (*be-Fpob 
*be-FpoT  'hierherwarts':  lat,  re-  red-  ital.  *îire{d)-,  R.  ner-  'tour- 
ner'). 

I,  béuLJ  'lier'.  Sur  lat.  redimiô  voy.  p.  515  n.  1.  —  Jokl  Stud.  13  ajoute 
alb.  del  'tendon,  veine'  {*dô-lo-  'lien'). 

hom.  biîv.  Lat.  dûrô  'durer,  subsister'  est  le  dénom.  de  dûrïis  et 
ne  se  distingue  pas  de  dûrô  'durcir'  (trans.  et  intr.);  il  doit  être 
écarté  du  groupe;  cf.  Persson  Beitr.  I  47  sqq. 

hom.  br\vj.  Pedersen  IF.  V  47  en  a  rapproché  v.  slav.  desq  desiti 
'trouver'  (Berneker  EW.  I  188  préfère  le  rapport  de  desq  avec 
gr.  béKO|Liai;  voy.  s.  v.  p.  172  sq.);  Jokl  Stud.  60  sq.  y  ajoute  alb. 
ndieh  'je  me  trouve'  (*des-skô)  ndes  'j'atteins'. 

P.  183  1.  12  lisez:  skr.  pimidâmh. 

biuKovoç.     Voy.  aussi  Brugmann  IF.  XIX  386. 

bibûOKuu.  Voy.  Schulze  KZ.  43,  185  sqq.  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch. 
35  sq.   Kretschmer  Glotta  IV  349. 

bîbuiLioç.  Sur  ce  mot  et  àuqpibuinoç  voy.  Brugmann  IF.  XI  282  sq. 
et  n. 

hiZa.  Fick  KZ.  42,  148  propose  de  changer  l'ethnique  AdKuuveç  en 
KaÙKUJvec;;  cf.  thrac.  AiZoTeXmç  nom  propre  (?), 

bieûpaupoç.  Tentatives  nouvelles  détym.  chez  Sturtevant  Class, 
Phil.  V  330,  Petersson  IF.  XXXIV  237  sq.  et  Charpentier  IF.  XXXV 
248  sq. 

P.  190  1. 1  la  forme  gaul.  à  restituer  est  '■dêvos,  d'un  précelt.  *demos, 
cf.  Dévoua  Dêvognâta  *Dèvodûrum  (latinisés  en  Dïv-). 

bÎHiâj  selon  Solmsen  Beitr.  I  241,  procède  d'un  '^bnr-aâ,  cf.  biv^l  Esch. 
Cho.  737  K. 


—     1107     — 

èoeinv  (boGiujv  Hrdn).     Même  avis  chez  Solmsen  Beitr.  I  137  sq. 
ioXixôç.     bôAixoç  m.  désigne  aussi  un  'haricot  à  longue  cosse'  (Théo- 
phr).    —    Sommer    Krit.  Erlilut.    zur   lat.  Laut-  u.  Formeni.  (1914) 
p.  (Î8   maintient   contre   van    VVijk    IF.  XXIIl  o75   et  Walde^  s.  v. 
les  rapports  longus:  dlryhd-h  :  dlî/gn-^  l'objection  tirée  du  celt.  est 
caduque:  V.  irl.  long  (âir.  eip.)  est  l'emprunt  latin.  —  Persson  Beitr. 
I  130  sqq.  sépare  de  boXixôc;  et  de  èv-beXexî^ç  \a.t.  indulgêre,  auquel 
attribue  le  sens  premier  de  'se  relâcher,  faiblir  vis-à-vis  de  qn'  et 
qu'il  décompose  en  ind-  {cf.  in d-olts  etv..)  +  ulgê-  «  i.-e.  *lgê-),  cf. 
*leg-    Hegê-  dans    lett.  legéns  "lâche,   douillet',    irl.   lace   {Hagnô-s) 
'lâche,  faible'  legaim  'je  me  dissous,  je  fonds',  m.  b.  a.  lak  'lâche' 
etc.  et  *{s)lêg-  dans  gr.  XfiTUJ  KaTapôç  et  leur  groupe. 
P.  196  1.  2.     Pedersen   K.  Spr.  1  167    sépare  irl.   damnae,    qui   nulle 
part  ne  signifie  spéc.  'bois  de  construction',  de  bijsw  feÔMOç,    et  le 
rattache   à  lat.  damnum  'dépense'  dam   'donner',    mais  damnum 
procède  de  *dap-no-m,  cf.  l'art.  baTrdvi^  p.  166  et  Walde  «  s.  v. 
bàià,  selon  Solmsen  Beitr.  I  241,  procède  d'un  *boK-aa. 
oûXoç.     Voy.  Brugmann   IF.  XIX  386  sqq.     MU.  VI  365  sqq.   (dor. 
b(i}\oc.<*dôl  *dôul  n.  'activité');    doute   de  Kretschmer  Glotta  V 
307  sq.   —   Lambertz  Glotta  VI  1-18  (bibl.)  tient   le  mot   pour  un 
emprunt  caro-lydien. 
bpâoooiuai.     Il    faut    rapprocher   de    gr.   hpÔTM"   irl-  mod.   et   gaél. 
dream  'poignée  (de  gens),  tribu'  bret.  dramm  'javelle,  fagot'  (celt. 
*dreg-smo-.  Fick  II  '  199.  Macbain  Etym.  dict.  of  the  Gaelic  lang. 
s.  V.  Foy  IF.  VI  329.   Henry  Bret.  106.    Pedersen  K.  Spr.  I  87).  — 
Voy.  Persson  Beitr.  I  51. 
hom.  6pu|Lid.     Sub  fin.  ajoutez  un  renvoi  à  Vart.  hpoov. 
fcùvaiLiai.     Voy.  Brugmann  IF.  XXX  371  sqq.   Brugmann-Thurab  Gr. 

Gr.*  334  n.  1   (bibl.). 
hom.  éâvôç.     Lisez:  KZ.  31,  294.  —  Un  avis  non  plau.sible  chez  Jo- 
hansson   KZ.  40,  533-544    (sens   premier:    'seyant',    i.-e.   -êsâno-  = 
skr.  âsànà-h  'assis',  R.  es-  'être  assis'. 
P.  209  n.  4.     Voy.  auj.  Ernout  El.  dial.  114. 
P.  210  1.  13  lisez:  aûpiov. 

P.  212  n.  2.  Selon  Thurneysen  IF.  XXI  176  sq.  èfptvropa  est  une  mo- 
dification de  *èTnTop«  d'après  aor.  moy.  éTpéoBai. 
èfKovéuu.  Voy.  aussi  Brugmann  IF.  XIX  386.  —  Persson  Beitr.  I 
161  sq.  en  rapproche  lat.  cônârl  'faire  effort'  (cf.  gr.  TrujTdouai  : 
TTOTéoiLiat,  xpiuTTÔu)  :  TpoTTtuj  etc),  Ictt.  ziUs  zistis  'combattre,  lutter, 
s'évertuer,  tendre  à  qc.'.  puis  lat.  (g)nâvos  'diligent,  actif  {*knauo-s), 
dérivé  par  ■iw-  de  *<j{e)nâ-  *q{o)nâ-  'faire  effort'. 
P.  215  1.  9  lisez:  'souffler'. 

?î)vov.    Jokl  Stud.  95  sq.  ajoute  (sous  réserve)  alb.  rige  'cadeau  (de 
noces,  etc.)'<C*'•€(^^. 


-     1108    — 

eGeipa.  Selon  Charpentier  KZ.  47, 180  sq.  le  mot  procède  de  *àeeipa 
(à-  atone  des  cas  obliques  >  è-)  <[  i.-e.  *iindh-er-iâ  :  gr.  ïoveoc;  <;  i.-e. 
*ui-tj07idh-o-  etc. 

P.  218  insérez  l'art.  èOiuoî"  uoXXoî.  &ea|Lio(.  irXàKaiaoi  Hésych.  *Fee-  : 
skr.  vtvadhd-h  'bâton  de  portefaix,  palanclie',  irl.  feclan  {*îied7ïâ) 
'attelag-e,  harnais'  cobeden  'conjugatio'  gall.  gtcedd  'joug',  got.  ga- 
îvidan  'joindre'  v.  h.  a.  icetan  'lier,  mettre  au  joug',  i  -e.  *uedh- 
^lier'  (voy.  l'art,  hom.  etc.  ÔGôvri).  Fick  I^  129.  II ^  269.  IIP  386. 
Persson  Wzerw.  43  sq.  Beitr.  I  510.  II  650  et  n.  4.  Lagercrantz 
KZ.  35,  273.  Pedersen  KZ.  39.  405  sq.  K.  Spr.  II  516.  Voy.  l'art,  ûqpri. 

€ÏKooi.  On  a  supposé  de  divers  côtés  que  i.-e.  *ni-{d)ktnti  est  dis- 
sim.  de  *dnï-dkmtï;  bibl.  chez  Sommer  IF.  XXX  404. 

hom.  elM-rtobaç.  Ajoutez:  v.  irl.  selige  'tortue'  irl.  mod.  seilche 
'escargot'  i*iielikiâ.  Bezzenberger  chez  Fick  II'  292),  alb.  (M'igs) 
sliqe  'serpent,  couleuvre'  {*s[£]lik.    Jokl  Stud.  77  sq.). 

P.  230  I.  21.  Sur  ion.  EipaqpiuijTriç  autre  avis  chez  Brugmann  MU.  II 
239  sq.,  Solmsen  Beitr.  I  55,  Frankel  Nomina  agentis  II  208  n.  2 
(*eïpaqpO(;  :  skr.  fsàbhâ-h  'taureau'). 

èXacppôç.     Voy.  auj.  Osthoff  MU.  VI  p.  1-69  (i-e.  *{e)ldgV'hro-s). 

cXaxûç.     Voy.  auj.  Osthoff  MU.  VI  cité  dans  le  préc. 

poét.  ë\6o|aai.  M.  van  Blankenstein  IF.  XXIII  134  sq.  rapproche 
*èFé\bo|Liai  de  got.  siciltan  v.  norr.  suelta  ags,  siceltan  'mourir' 
V.  h.  a.  swélzan  'se  consumer  d'amour,  languir'  moy.-néerl.  swel- 
ten  na  'regretter  vivement  qn'. 

■èXéâ  'locustelle,  phragmite  ou  rousserolle'  est  séparé  par  Robert 
Les  noms  des  oiseaux  37  de  èXuOpioç  oiseau  ressemblant  à  Téchasse 
blanche. 

ëXe-foc,.  En  fait,  arm.  eiëgn  ne  signifie  que  'roseau'  et  non  'flûte'; 
arm.  i  fait  difficulté  vis-à-vis  de  gr.  X;  l'étym.  est  précaire  et  le 
mot  grec  demeure  obscur. 

^XéTXiJ^'  Voy.  auj.  Osthoff  MU.  VI  lOsqq.  (bibl.:  v.  h.  a.  v.  sax.  la- 
han  etc.;  voy.  l'art,  hom.  XàoKUj  p.  559  sub  fin.). 

P.  243  insérez  l'art.  èXeqpiTÎç,  -iboç  f.  'un  poisson'  (Hpc).  Prob.  assim. 
de  *àXeq)-:  m.  b.  a.  moy.-néerl.  elft  'alose'  :  gr.  ctXqpôç  v.  h.  a.  elhiz 
etc.  (p.  48);  cf.  Uhlenbeck  PBrB.  26,  290. 

L  éXÎKii.  FeXiKÛJv  du  nouveau  papyrus  de  Corinna  tranche  la  ques- 
tion en  faveur  de  l'étym.  de  Hoops;  cf.  Boisacq  MSL.  XVI  261 
sqq.  —  Fick  KZ.  44,  338  suppose  qu'il  y  eut  deux  mots:  éXÎKri  : 
lat.  aalix  et  *FeX(Kâ  :  ags.  welij. 

■èXlvûu).  Un  avis  chez  Scheftelowitz  IF.  XXXIV  158  (:  v.  slav.  lénu 
'paresseux',   mais  voy.  l'art.  Xribeîv  p.  576  et  Berneker  EW.  s.  v.). 

€Xku).  Ajoutez:  v.  irl.  arosa27«m 'j'ouvre'  (j^solqie/'o-.  Vendryes  MSL. 
XV  360  sqq.). 

P.  247  1. 15  att.  è'uorfe  ne  représente  pas  plus  que  e'TuuYe  une  accen- 


-     1109     — 

tuation  primitive;  il  s'agit  dans  les  deux  cas  d'une  transfoiinatiou 
proprement  att.  déplus  anciens  *èTÛJ"fe  *è.uoîf€;  ef.  \endryes -MSL. 
XIII  221. 

è|aéw.    Lisez:  lit.  vémalaî;  cf.  von  der  Osten-Sacken  IF,  XXXI\'  272. 

ép.  êvapa.  Schwyzer  IF.  XXX  440  sqq.  rattache  êvapa  et  ivjea  (p.  258) 
à  R.  sert-  'achever,  mettre  en  état';  sens  fondamental:  'objet  fa- 
briqué, ustensile',  de  là  'arme'.  Voy.  auj.  Bechtel  Lexil.  1-22  sq. 
126.     Sur  èvapoqpôpoç  voy.  Solmsen  Beitr.  I  10  sq. 

ëvbov.  Vendryes  MSL.  XV  S.ÎS  sqq.  rejette  l'étym.  de  Meriu^'^'»"  ^^ 
invoquant  hom.  èvbîva  'entrailles',  pi.  n.  d'un  adj.  èvbîvoç  (cf.  'iTX>- 
OTivoç;  ëvbîvoç  des  lexiques  est  incorrect),  lat.  endo  indti,  irl.  inné 
'intestin'  (*en<ieo-);  i.-e.  *endo-  *endl-.  Objections  de  Bru^inann 
Grdr.  II 2,  2,  723  n.  1. 

P.  251  1.  25  lisez:  R.  seiq  . 

€ve\oç.  I.-e.  *enelo-s  pourrait  être  une  métathèse  de  ^eleno-s:  iKa- 
(poç  èUôç  (p.  238;;  cf.  Niedermann  IF.  XVIII  Anz.  78  sq. 

évep 0  1  <;  èv+-ero- '*die  darinnen  d.  h.  in  der  Erde  sind,  KUTax^ôvioi'; 
vépT€poi  'die  unteren'  doit  (avec  Bezzenberger)  en  être  séparé; 
èvépTcpoç  est  une  contamination  de  è'vepoi  et  vépTcpoi;  cf.  Giiiitert 
IF.  XXVII  49. 

é'vioi.  Brugmann  IF.  XXVIII  355 sqq.  Gr.  Gr.*  284  n.  1  rattache 
(avec  Curtius^  310)  le  mot  à  lv\\  'le  3»  jour'  (voy.  s.  v.)  èvo-  'celui- 
là';  ëvioi  |uèv . . .  è'vioi  bè  'ceux-ci  .  . .  ceux-là;  les  uns  ...  les  autres' 

=  Tivéç,    ÔXÎYOl. 

èvvéa.  Voy.  Ehrlich  Z.  idg'.  Sprachg-esch.  36  sqq.  (Ihypotlièse  d'un 
tétrasyllabique  i.-e.  *enenenen  semble  hardie)  et  Brugmann-Thumb 
Gr.  Gr.^  p.  251. 

è'vooiç.  Le  rapport  avec  liieéuu  est  caduc  selon  K.  Fr.  W.  Schniidt 
KZ.  45,  234  n.  3;  *èv-Fo6-Ti-(;  eût  donné  *fvoOTi<;  ;  mais  cf.  tuaiç  :  djQéiy, 
Treîaiç  :  ueiBiu  etc. 

évTÔç.  èvTÔoGia  pourrait  devoir  son  6  à  êvToa6e  et  représenter  un 
plus  ancien  ^évTÔaxia  :  skr.  anfastj/nm  'intestin';  cf.  Vendryes  H. 
Et.  g-r.  1910,  p.  74. 

poét.  évToç.     Voy.  jilus  haut  s.  v.  ép.  tvapa. 

P.  2G0  1.  18  lisez:  zd  xsvas. 

èEairîvriç  vrais.  <<*èE  d-irPivriç  'ex  improviso':  vii-irûxioç  etc.;  cf.  Ro- 
zwadowski  Rev.  slavist.  II  102  sq.  Brugmann  Grdr.  II*,  2,  723. 

ép.  èiraooÛTepoç  par  haplologie  de  *èTr-av-ou-TÔ-Tepo<;  selon  Ehrlich 
Rh.  M.  63,  109. 

èîTioùaioç.  Debrunner  Glotta  IV  249s(iq.  y  voit  une  hypostase  de 
èiTÎ  Ti'jv  oùaav  scil.  j^uëpav  destiné  au  jour  actuel',  répondant  exac- 
tement p.  ex.  à  un  èTiiuT^vioç  (Pol.)  'destiné  au  mois  courant".  — 
W.  Schmid  Glotta  VI  28  sq.  défend  l'opinion  traditionnelle  portée 
au  texte. 


—     1110     — 

p.  267  1.  26  lisez:  i.-e.  '*qiô[u]-tro-. 

hora.  etc.  èpépiveoç  etc.  Ajoutez:  m.  irl.  orhaind  'grains'  (Stokes 
KZ.  37,  254.    Pedersen  K,  Spr.  I  109). 

ëpe^oç.  Jokl  Stud.  21  y  joint  alb.  e?  m.  err  f.  'ob.scurité,  ténèbres', 
ti  ef  'le  jour  baisse' <  *er^-'-. 

P.  276  1.  8  lisez:  irl.  «/•«,  ace.  araid  'cocher'. 

P.  277  1.  6  du  bas  lisez:  R.  (e)rekph-. 

liom.  èpéuj.    Voy.  Solmsen  Beitr.  I  50. 

Epïvus  et  èpiuûXri.  Le  renvoi  à  Sohnsen  Beitr.  II  est  à  rayer,  cette 
œuvre  étant  restée  inachevée.  —  Un  avis  nouveau  chez  Prellwitz 
KZ.  47,  187  (:  skr.  R.  7ns  risyati  'léser'  rêsàyati  'punii*',  soit  i.-e. 
*risniû-s  'qui  est  enclin  à  punir  fréquemment). 

èpioOvioç.  Un  avis  chez  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  40sqq.;  cf. 
Kretschnier  Glotta  IV  350. 

êpvoç.  Voy.  Trautmann  BB.  29,  309  (:  êpéaç-  Ténva.  0ea0a\oî  Hésych., 
V.  norr.  iarl  'a  gentle,  noble  man,  a  warrior;  a  chief  v.  sax.  erl 
'homme'). 

èo6iiç  dor.  èoGaç  (Pind.)  est  le  produit  de  la  contamination  de  sou 
synonyme  eoGoç  par  *éaTaç,  issu  de  ^FeoTo-TciT-  par  haplologie 
comme  iroTr);  de   *TroTOTâT-;  cf.  Schwyzer  IF.  XXX  443. 

^o\xoc,  m.  'essaim'  est  pour  *é-9|u6-ç:  'iiijui  (cf.  lat.  examen  <  *ex-ag- 
smen)  pour  Solmsen  Beitr.  I  138,  Brugmann  IF.  XXVIII  354  sq. 
et  Persson  Beitr.  I  360. 

ion.  i(50r\v.  Selon  Solmsen  Beitr.  I  138  sqq.  emprunt  phryg'ien,  cf. 
skr.  sdhatê  'dominer,  être  victorieux',  got.  sigis  'victoire',  gr.  è'xiw. 
—  Frankel  Nomina  agentis  II  52  se  prononce  pour  Ehrlich  contre 
Solmsen.  —  Selon  Persson  Beitr.  I  358  sqq.  tooi\v  <C  *oeTiriv  'con- 
ducteur de  l'essaim'  (*èaoa  *aeT\à)  ■  v.  irl.  saithe  Ç'^satiâ)  g'all.  Jiaid 
'essaim',  gr.  'iti|ui  en  tant  qu'issu  de  *oi-ori-|ui-,  i.-e.  *sd-,  degré  ré- 
duit de  R.  se-,  réfléchi  en  celt.  par  *sa-,  en  gr.  par  *se- >  é-,  cf. 
éaïuôc;  ëoiç  éxôç. 

éOTÎâ.  Buck  IF.  XXV  257  sqq.  ne  sépare  pas  le  mot  de  lat.  Venta 
(R.  nés-  'brûler'j  et  explique  iariâ  par  l'influence  de  ïaxriiui.  Voy. 
encore  Solmsen  IF.  XV  Anz.  228.  Beitr.  I  214  (i-  est  né  dans  l'a- 
tonie, cf.  hora.  èqpéoTioç  àvéarioç  :  iaTiv))  et  Hirt  Hdb.^  105  (i- <  i.-e.  e 
atone,  réduction  de  i.-e.  é  tonique). 

hom.  é'oTUjp.  Pour  Frankel  Nomina  agentis  I  1  le  mot  est  obscur 
et  rétym.  de  Sommer  douteuse  au  i^oint  de  vue  phonétique.  — 
Selon  Ehrlich  Unters.  147  ëaxujp  et  voraï.  procèdent  de  *FeG-TUjp 
*ûe-TaE  :  *Fuj0éa)  'pousser',  v.  h.  a.  ort  'pointe'  (germ.  comm.  *uzdaz, 
i.-e.  *udh-to-s),  ou  got.  gaividan  'lier'  (la  cheville  étant  envisagée 
comme  un  lien). 

èoxâpcî.  Le  rapport  avec  v.  slav.  iskra  est  nié  par  Berneker  EW. 
1  433  s.  V. 


—    1111    — 

r.  290  n.  1.  Sur  lat.  vestihulum  nouvel  avi>  de  Jacobsohn  [Glotta 
V  337]  (:  lat.  verrere  'balayer' ?). 

P.  21)6  1.  10  lifez:  1258. 

cOpiOKUJ.  Bruginann  IF.  XXX  376  sqq.  pense  que  h-  est  emprunté 
à  un  ou  plusieurs  synonymes  (éXe'iv  inéoeai  etc.)  et  voit  dans  l'ini- 
tiale un  préf.  i.-e.  *é-  comme  dans  è9éXu)  nPaiôç:  soit  *e-ijro-  -.  irl. 
•fûar\  base  yei'ê^i);  cf.  v.  slav.  ohrpétq  'je  trouve'  obrqsta  'in- 
ventio'. 

eùxo).iai.  \.\y\.  tongu  'juro' est  à  écarter;  son  radical  est  tong--  cf. 
auj.  Pedersen  K.  Spr.  II  §  849. 

hellcnist.  êqprjXoç  etc.     Voy.  Fick  KZ.  45.  56  sq.  {?). 

P.  303  1.  17  lisez:  Wzerw.  93. 

2ô<poç  Zocpepôç  seraient  nés  selon  Vendryes  R.  Et.  gr.  1910,  p.  74  de 
*biôqpoç  *bmqp6p6ç,  modifications  peut-être  éoliennes  de  6vôq)o;  bvo- 
qpepôç,  cf.  ace.  pi.  -avç  >  éol.  -ai<;.  Sur  les  mots-rimes  niécpaç,  :  Kvé- 
(paç,  bvôqpoç  :  yvôcpoç  :  Zôcpoç,  voy.  auj.  H;  Giintert  Ùber  Keimwort- 
bildungen  im  Arischen  und  Altgriechisclien  (Heidelberg  1914) 
112  sqq. 

hom.  1.  lïïa  fja.  Vendryes  II.  Et.  gr.  1910,  p.  74  en  rapprocherait  skr. 
sasyâin  'moisson  sur  pied'  zd  hahi/a-  'i)lé',  gall.  liaidd  bret.  mod. 
heiz  'orge'. 

r\\aKà.TX].     Pour  lat.  colus  voy.  l'art.  kXi06iu  p.  473  et  n. 

rlXoç.  L'analyse  de  Sommer  est  également  critiquée  par  Perssou 
Keitr.  I  539  sq.  —  Selon  Ehrlich  Unters.  147  ^Xo;  remonte  à  un  i.-e. 
*vlno  s,  R,  nel-  'tourner'  :  lat.  vallus,  got.  iroltis  'f)à^boç.  —  Selon 
Hirt  Hdb.  2  157.  215  fjVoç  est  né  de  *FaaXoç.  i.-e.  *>jalslo-s,  avec 
chute  par  dissim.  du  premier  /. 

hom.  ^Xùaiov.  La  légende  est  préhell.  (Cretoise)  et  défie  tout  éty- 
mon:  cf.  Feist  Kultur  322. 

hom.  i^voiji.     Un  avis  encore  chez  Charpentier  KZ.  40,  452  n.  2. 

fiiTioç.  Rozwadowski  [Glotta  IV  314]  rapproche  >ÏTnoç  et  vfiTTio:  de 
lat.  pius;  *ttFiioç  :  vriTrÙTioc  v.  slav.  jiyiati  'scrutari' litt. 'tirer  auclair'; 
iV  comme  dans  rî-paiôç  :  Paiô;,  skr.  a,  slav.  ja-  <  t'-. 

fÎTpiov.     Voy.  Bechtel  Lexil.  130sqq.  (:  ÛTro^ai). 

GàiLifioç.  La  le<,'on  got.  afdôbn  'q)i|jà)9iiTj'  Luc  IV  35  est  sûre.  cf. 
Streitberg  Die  got.  Bibel  (1908),  mais  ce  qui  en  rend  l'utili.satioii 
délicate,  c'est  l'existence  d'un  autre  verbe  afdumhnan  (.impér.  af- 
dumbn  'ireqpîiuuuao'  Marc  W  39):  cf.  Vendryes  R.  Et.  gr.  1912.  p.  210. 

eeiXôtrebov  est  à  corriger  en  9"  eiXÔTreftov^ion.  att.  eïX)-|  f.  'chaleur 
solaire',  cf.  l'opposé  âeiXa  irebîa  (Esch.  fr.  334;  il  s'agit  d'un  irpôj- 
ciXov  iréôov).     Bechtel  Lexil.  110  sq. 

9éXYUJ  <  i.-e.  '  f/hijel-ijd  :  skr.  hvrnàti  'tromper',  lat.  fallô  <i  i.-e.  *ghul- 
nô  selon  Ehrlich  Z.  idg.  Sprachgesch.  29:  très  doiUeux.  —  Havers 
IF.  XXVIII  190  sqq.  attribue  au  mot  le  sens  premier  de  'frapper', 


—     1112     - 

R.  dhelgh-  'frapper',  cf.  ag-s.  cZo/j  dolh  v.  h.  a.  tolc  'blessure,  ba- 
lafre' (?). 

P.  337  insérez  l'art.  6eXe,u6ç  (Esch.  Suppl.  993  K.)  adj.  de  sens  et 
d'origine  obscurs;  voy.  Solmsen  Beitr.  I  63  et  n.  2. 

9é\u|Liva.     Voy.  aussi  Solmsen  Beitr.  I  61  sqq. 

eéuiç.    Voy.  Frankel  Glotta  IV  22-31. 

Gévap.     Voy.  auj.  Persson  Beitr.  I  39  sqq. 

Gepoç.    Jokl  Stud.  21  y  io'mt  aXh.  g at se  'charbon  ardent' (*g?.'/^o?•-^^a). 

Grip.  Jokl  Stud.  16  sq.^'ajoute  alb.  dorbsri  f.  'troupeau'  {dor-  <C  *ghnêr- 
=  6r|p-;  -heri:  lit.  huris  'tas,  troupeau'  lett.  hûra  'tas,  foule',  skr. 
bhûri-h  'riche,  nombreux',  i.-e.  R.  bhenâ-  'croître,  devenir'. 

ei'iç.  Frankel  Nomina  ageutis  I  87  n.  2  repousse  l'étym.  de  Brug- 
mann  et  tient  le  mot  pour  obscur. 

hom.  inf.  9^0601.  Jokl  Stud.  15  sq.  ajoute  alb.  djads  m.  n.  'fromage' 
{*de-dh-,  forme  redoublée  du  type  Téxavoc;  cf.  skr.  dàdhi  n.  'lait 
sur',  V.  pruss.  dadan  'lait'). 

Bïç.  Selon  Persson  Beitr.  I  43  sq.  un  gr.  comm.  "■'•0F-ïv-  (pour  le  suff. 
cf.  àKTÎç  -îvoç  -{Xnjyjiv-  6e\qptv-  iLbîv-  etc.)  contient  le  degré  réduit 
de  la  base  dhû-:  m.  néerl.  dune  ag's.  diin  etc.,  lit.  dùja  'petit  grain 
de  poussière';  —  irl.  dûn  etc.  est  parent  de  v.  norr.  tûn  'enclos' 
V.  h.  a.  zûn  etc.  ;  —  skr.  dhânvan-  est  à  écarter. 

0p{a|aPoç.  Tentatives  nouvelles  chez  Kretschmer  BPhW.  1906.  col. 
56,  Sturtevant  Class.  Phil.  V  330  et  Charpentier  IF.  XXXV  248  sq. 
—  Il  convient  de  voir  dans  lat.  triumphus  un  emprunt  fait  au 
grec  par  l'intermédiaire  de  l'étrusque;  cf.  Walde  ^  s.  v.  et  Kret- 
schmer Einl.  in  die  Altertumsw.  I  180. 

P.  353  1.  11  lisez:  TpoqpôevTa. 

poét.  9p6va.     Un  avis  encore  chez  Flensburg  Stud.  I  86. 

P.  3o4  n.  1.  Lett.  drupt  a  été  rapproché  de  gr.  ôpùirToi  s.  v.  p.  202: 
il  peut  être  aussi  apparenté  à  gr.  9pùtttlu;  ma  note  concernant 
ce  mot  lette  est  caduque;  cf.  Persson  Beitr.  II  859  et  n.  2. 

90a(o)avo(;  est  formé  sur  *9uaaa  < '■'9u9ia  ^  lett.  dufcha  'botte  (de 
paille)';  cf.  Persson  Beitr.  I  45  sq.  et  voy.  l'art.  tut96ç  p.  993. 

9ujç  (p.  347  s.  v.  att.  Goiv»-)  et  p.  361).  Je  ne  crois  plus  à  l'étym.  de 
Frankel.  *9ujF-  '*éfrangleur':  zd  dav-  (prêt.  rao}'.  le  pers.  du  duel 
dvaklî)  'serrer,  opprimer',  phryg.  baoc,  (c.-à-d.  bôFoç)  'loup',  cf. 
bâoç"  .  .  .  ÙTTÔ  0puYû)v  XÛKoç  Hésych.  (Kretschmer  Einl.  221),  lyd. 
Kav  baOXriç  ('*étrangleur  du  chien' =  KuvâYxn^  Hippon.;  cf.  Deecke 
BB.  14,  189.  Kretschmer  op.  cit.  388.  Solmsen  KZ.  34,  77  sqq.  PiO- 
zwadowski  Mat.  i  prace  II  344,  lequel  évoque  le  nom  de  ville  illy- 
rie..  Landâvia),  v.  slav.  davlja  daviti  'étrangler',  got.  nom.  pi.  af- 
dauidai  'èaKu\|aévoi,  vexati',  thess.  Zeuç  OauXioç  ('*étrangleur'.  Solm- 
sen Herm.  64,  286  sqq.);  cf.  Boisacq  Rev.  Instr.  publ.  en  Belg.  1912, 
p.  5  sqq.  (bibl.). 


—     1113     — 

tragg-.  ia\e|Lioç.     Voy.   Zacher    IF.  XVIII  Anz.  86;    il  .s'a;^irait    dua 

thrène  originaire  de  Phrygie. 
ïau^oç.     Tentatives   nouvelles    chez   Sturtevant   ("lass.  Plui.   V  ;i29 

(:  (aivo)   'warrn,   cheer'),    Petersson  IF.  XXXIV  230  sq.  et  Cliarpen- 

tier  IF.  XXXV  248  sq. 
ïpavoç  etc.    Voy.  Ciardi-Dupré  cité  par  Solmsen  Beitr.  I  67  (:  ei'Puj). 
hom.  Hpc.   ibvôo|Liai.     Même   étym.    chez    Persson    Beitr.  I  ÔIO  sq. 

{*ueid-  *idd-  élargiss.  de  *uei-    *iil-  'tourner,   lier,  tresser'   dans 

skr.  vdyati  'tresser,  tisser',  lit.  vejù  vyti  lett.  xciju  ait  etc.).     Lat. 

vldulus  a  l. 
ion.  îboç.     Ajoutez:    alb.   dirss   djerse  'sueur'  i*scidrôt-  :  gi\  ibptiç. 

Pedersen  KZ.  86,  288.    Jokl  Stud.  92). 
P.  :î69  1.  14  lisez:  KVG.  §  710  n.  2. 
ïeu.uPoç.     Voy.   auj.   Petersson   IF.  XXXIV  23G    et   Charpentit-r    IF. 

XXXV  248.' 
P.  .'Î70  1.  1  lisez:  honi.  iBu-titiiuv. 
ÏKpiov.     Persson  Beitr.  I  384  fait  les  mêines   raj)proclienients,    mais 

tient  le  sens  de  'poutre'  pour  primitif.  —  L.  11,  les  formes  letto- 

slav.  étant  plur.,  lisez:  'mollets'. 
P.  372  1.  8  du  bas  lisez:  IXôeipa. 
att.  luâTiov.    Selon  Hirt  Hdb."  90.  215  il  faut  admette  un  ■^ij.xmi. 

—  Ehrlich  Unters.  147  n.  1  pense  que  i|LidTiov  est  phonétiquement 

inconciliable  avec  eî|aa  et  procède  d'un  *Fî|aaT-  <.  *Fï|LiyT-  :  lat.  vî- 

men,  11.  ijl-  'tresser';  cf.  aussi  aïûjv  (gén.  aiôvoç  Bacchyl.  X^'I  112) 

"vestimentum  quodcumque'. 
ép.  iv6oi\\o,uai.     Selon  Meillet  I^tudes  179  sq.  le  mot  gri-c.  ainsi  que 

gaul.  Vindo-  gall.  yuyn{ii)  irl.  jind  'blanc',  procéderait  de  K.  sijeid- 

attestée  par  skr.  çvindatè  g*l. 'briller'  (hypersanskritisme  pour  *srin- 

datë),    lit.  svidtï  svid'éti  'briller'  scidùs  'brillant',    lat.   s'idus  -eris 

'astre,  constellation'.  —  Lisez:   irl.  finnaim  'je  trouve'  gall.  </iriiii 

gwn  'je  sais', 
hom.  ÏEaXoç   est   un    emprunt    asianiiiue  selon  Solmsen  Beitr.  1   141 

sq.  (textes  et  bibl.)  et  Bechtel  Lexil.  177  sq. 
ioxéaipa.     L'étym.  d'Ehrlich  est  aussi  révoqxiée  en  doute  par  Kret- 

schmer  Glotta  IV  350. 
ÎTTvôç.     î^st  identifié   à  v.  h.  a.   ofan  par  Ostir  Worter  u.  Saclien  V 

(1913)  p.  217;  i.-e.  ^iieq-nô-s  (germ.  comm.   -ijof'naz);  «  >  i  comme 

dans  OKÎbvriiui. 
îpiç.    Selon  Bechtel  1.  cit.  le  sens  ancien  est  "arc-eu-ciel'  et  lancieune 

graphie  est  eîpiç  <r  *Hei-  'tordre'  :  gr.  *F€iT^Fa  'saule'  *FiTuç  =  lat. 

vitus]    cf.  les  mots  germ.,    plus   proches  du  grec  j)ar  leur  forma- 
tion, ags.  air  'ornement  tordu'  v.  norr.  rirr  spirale,  filigrane'  siiéd. 

mod.  v'n'a  'tordre,  rouler  autour  de*,   lat.  (celt.)  viriae    bracelets*; 

cf.   Kretschmer   Glotta  II  354  (bibl.).     Bechtel  Herm.  45,  617  sq.  a 


—     1114     — 

depuis  reconnu  que  eîpiç  procède  de  *èFîpiç  (cf.  *èFiKO0i  :  ekoai), 
cf.  F^p^M  sur  la  métope  du  temple  de  Thermon. 

\aTr]|ui.  Jokl  Stud.  88  ajoute  alb.  tosq.  storass  'debout'  «  *.s-i!ora3s 
*stâ-7i-odîo-  '^stâ-n-adio-). 

ïxvoç.  Le  rapport  l'xvoç  :  oïxo|uai  est  aussi  proposé  par  Persson  Beitr. 
II  563  et  n.  4. 

i^jôv.  Petersson  IF.  XXIII  IGO  sq.  y  voit  un  i.-e.  *ibhso-s,  R.  ibh- 
'ployer'  :  v.  h.  a.  ebah  'liei-re'  (germ.  *ibaxa-z)  ebuh  'sirnus'  (i.e.  *ibh9- 
ko-6),  lat.  ibex  'bouquetin'  ('*aux  cornes  recourbées');  très  dou- 
teux; cf.  Walde^  s.  v.  —  Persson  Beitr.  1323  n.  2  ne  croit  pas  que 
lat.  vinciô  et  vicia  aient  possédé  une  labiovélaire;  il  rattacherait 
l'iiijjaç  à  g-ot.  bi-îvaibjan  'enserrer,  envelopper'  tcaips  'couronne' 
m.  b.  a  wïp  wïpe  'botte  de  paille',  i.-e.  *ueib-  *ij,ïb-,  autre  élargiss. 
de  *nei-  (base  ueiè-)\  cf.  aussi  Wood  Class.  Phil.  IX  (1914)  p.  150. 

Kaidbdç.  Le  i-apport  indiqué  a  pour  auteur  F.  de  Saussure  Mém. 
119. 

P.  392  1.  3  du  bas  lisez:  base  sqerëi-, 

Kolpoç  Sur  hom.  Kaipoaéuuv  (mss.)  et  Tavis  d'Ehrlich  voy.  aussi 
Kretschmer  Glotta  IV  351. 

KotXxn  Selon  Holthausen  IF.  XX  322  KaXxaîvm  <  *x"^X- :  ags.  jai!j 
'triste,  sombre'. 

KainTTiV  Gaul.  cambo-  s'explique  mieux  par  le  rapprochement  de 
g-r.  OKaïupôç  ;  vo}\  s.  v.  p.  870. 

KâvBuuv  est  selon  Vendryes  R.  Et.  gr.  1912,  p.  461  'l'animal  courbé 
sous  le  poids  de  ce  qu'il  porte',  de  *Kdiv0o<;  'courbure',  cf.  bpô.utuv 
Képbtuv  Kr)\ujv  irôpbmv  airdbujv  etc. 

Koirvôç.  Jokl  Stud.  34.  37  ajoute  alb.  kajyitem  'je  respire  pénible- 
ment' (cf.  lit.  kûpûju),  alb.  comm.  *k{ii)ap-,  et  kem  k'em  'encens', 
alb.  comm,  *k{n)ep-no-  (cf.  lit.  kvepiù). 

P.  413  I.  17  lisez:  Kàpâvoç. 

hom.  KapKa(pu).  Lat.  carmen  (dissim.  de  *canme7i  :  cand)  est  défi- 
nitivement à  écarter  du  groupe;  cf.  Brugmann  Abh.  d.  sachs.  G. 
d.  W.  XXVII  (1909)  p.  155  n.  3.  Solmsen  IF.  XXVI  102  sqq.  (bibl.). 
Sommer  Lat.  L.-  u.  FI.  2-3.  Aufl.  (1914)  213.  —  De  v.  h.  a.  hruom 
V.  norr.  hei^ma  skr.  klrti-h  gr.  KripuH  Jokl  Stud.  41  rapproche  alb. 
guèg.  kre7ne  tosq.  kremte  'jour  de  fête'  (alb.  comm.  *krô-m-),  en 
proposant  une  base  i.-e.  qerô-  (en  place  de  *gerâ-). 

hellénist.  KâpraXoç.  Jokl  Stud.  42  ajoute  alb.  k'erùut  'cercle,  dé- 
vidoir'). 

KÔpuov.  Le  nom  de  ville  Culard  'ville  des  concombres'  (cf.  gr.  Zi- 
Kuujv),  auj.  'Grenoble',  rend  douteux  le  rapport  indiqué  avec  les 
formes  celt. 

Kaoauu).  Selon  Ehrlich  Unters.  53  kottuç  <  *KaTiJÇ  i.-e.  *knt-:\r\. 
ceinn  'enveloppe,    écaille'   gall.  mod.    ceim    'corium,    cutis,   pellis' 


—     1115     — 

V.  brit.  Cunocenni  {*-kent-no-),  v.  riorr.  hinna  'membrane'  skinn 
'peau'  =  V.  h.  a.  skind  (g-erm.  ^skinpa-,  i.-e.  *skenfo-),  puis  gr.  k€v- 
TÉÎv    piquer'  KeOTÔç  'brodé'. 

P.  423  insérez  l'art,  att.  Kaûvoç  m.  'lot  échu  par  le  sort;  sort' < 
*Kava-vo-c,  :  v.  slav.  kûsî  'sort'  kfîsifi  sp  'tirer  au  sort'  pn'kûsiti  'ga- 
gner au  jeu  de  dés'  selon  Bezzenberger  BB.  27,  171  n.  3:  incer- 
tain pour  Berneker  EW.  I  672. 

Kaûxn-     ^0}'.  auj.  Persson  Beitr.  1   119. 

att.  Kuxàlu).    Lisez:  avm.  xaxankh  'rire  bruyant'. 

P.  424  1.  15  effacez:  Ces  mots  semblent  isolés. 

hom.  Kei|ni'-i\iov.  Cf.  peut-être  tokb.  A  .semai  petit  bétail'  (Feist 
Kultur  147  n.  1). 

KeXéovT€ç.  A  propos  de  KcXoi  'EûXa'  Persson  Beitr.  I  175  rajtpelle 
lit.  skalà  'éclat  de  bois',  v.  h.  a.  fuazscal  'cheville  de  bois  pour 
entraver  le  pied',  v.  slav.  kolfi  'pieu,  poteau'  slav.  comm.  *k(il-nica 
dans  haut-sorb.  kionica  'ranche'  etc.,  puis  gr.  aKakfiôç  et  son  groupe 
(p.  869),  i.-e.  '■■{s)Qel-  'fendre'. 

KeXeôç.  Bechtel  KZ.  44.  357  évoque  lit.  kiilti  'battre  en  grange', 
Aristote  décrivant  le  pivert  comme  îuXokôttoç;  peu  sûr;  le  verbe 
correspondant  n'existe  pas  en  grec;  cf.  Kretschmer  Olotta  V  309. 

KëXuup  1.  et  II.     Voy.  Boisacq  MSL.  XVII  113  sqq. 

KëpKoç.  Selon  Vendryes  R.  Kt.  gr.  1912.  ]^.  461  le  mot  KtpKOiipoç  'à 
la  q\U'ue  en  pointe'  postule  plutôt  pour  KépKoç  le  sens  de  'objet 
pointu,  pointe';  c'est  peut-être  un  mot  à  redoublement  *KepKpo  ; 
dissini.  en  KépKOç. 

P.  448  1.  3  lisez:  ags.  hol  'calomnie'. 

KrjXuuv  est  selon  Vendryes  K.  Kt.  gr.  1912,  p.  461  un  simple  dérivé 
de  KtiXov  au  sens  de  -rroaGri. 

Ki^pût.  Lat.  cftdûceum  doit  plutôt  son  d  au  lieu  de  r  à  une  in- 
fluence des  cas  oi'i  ?'  dialectal  répondait  à  un  d  latin:  cf.  Ven- 
dryes MSL.  XV  366.    R.  Et.  gr.  1912,  p.  461. 

hom.  KJTTiOeaaav.     Voy.  Bechtel  Lexil.  195. 

KiXXôç.  Persson  Beitr.  I  169  sqq.  rappelle  skr.  karka-lj  lilanc'  (i.-e. 
*qol-qo-s),  suiss.  hebn  'tache  blanche  au  front  du  bétail'  suéd. 
dial.  hjalm  'bœuf  ou  cheval  marqué  en  tête',  puis  gr.  KeXaivo; 
*qelnîo-s)  et  son  gTOupe  (p.  430);  R.  qel-  i/ol-;  -iX  comme  dan-> 
TTiXvôç  'gris'  :  ueXXôç  treXiôç. 

KÎvbûvoç.  Vendryes  R.  Kt.  gr.  1912.  p.  461  sq.  défend  le  rapport 
avec  Kïvelv.  cf.  au  point  de  vue  du  sens  lat.  sollicifiis  'agité'  et 
'en  périr. 

mess.  KÎqpoç  n.  '*baguette,  *rameau  pour  tresser'  :  skr.  çiphâ  f.  'ra- 
cine filamenteuse,  baguette'  (Petersson  Glotta  IV  298),  lett.  sipsna 
'une  forte  baguette'  lit.  szipylus  'éclat  de  bois'  (Endzelin  KZ.  44. 
58);  i.-e.  *kiph: 


—     1116     — 

KÎxP'TiLii.    x^P^nç  'besogneux'  est  à  écarter;  voy.  Tart.  hom.  x^P^htiç 

p.  1056. 
honi.  KÎuj.     V.  irl.  rochim  est  à  écarter;  c'est  la  forme  prototonique 

d'un    verbe  ro-aechhn  ou   vo-saigim   (Thurneysen   Hdb.  d.  Air.  I 

478.  i79.    Pedersen  K.  Spr.  II  609). 
KXoTOTreùuj.     Essai   infructueux   de   Laird   Class.  Pliil.  IV  317  sqq.; 

cf.  Kretschmer  Glotta  III  336  sq. 
kXuuPôç.     Le  rapport    avec  lat.   cavea   'cage  d'oiseau'   (Niedermann 

IF.  XXVI  47  sq.)  est  phonétiquement  inadmissible. 
Kvf|KOç.     L'ordre  sémantique  est  l'inverse:   kvvikôç  'roux',  doù  kvtî- 

Koç  'safran', 
att.  inf.  Kvf\v.    Sur  KvfiaTiç  f.  'racloir  A  640;  épine  dorsale  k  161  (kot' 

dKvi-jOTiv  doit  être  lu  Kaxà  KvfjaTiv);  ortie  (âKvriOTiç  à  tort  Nie.  Th.  52)' 

voy.  Bechtel  Glotta  I  72  sq.    Wackernagel   Glotta  II  1.    Frankel 

Glotta  IV  41  sqq, 
K6\as.     Un  avis  chez  Persson  Beitr.  I  158  sq.  (v.  norr.  hôl  'louange, 

flatterie',  skr.  câtu-h  catû-h  'discours  aimables,  paroles  flatteuses' 

avec  -t-  <C  -U-)- 
ion.  att.  Ko\e6ç.     La  géminée  -II-  de  l'emprunt  culleus  est  un  pro- 
cédé graphique  pour  transcire -\-  palatal  du  mot  grec;  dans  *cm- 

leus  -l-  aurait  été  prononcé  comme  vélaire. 
KoA.eTpâv.     Jokl  Stud.  78  sq.  ajoute  alb.  skel'  'je  pose  le  pied,  j'é- 
crase du  pied,  je  transgresse,  je  méprise'  èkel'm  ëk'el'm  'coup  de 

pied   ou   de    sabot'  skaV   'j'ensorcelle'  (*sm-kol-nô,    cf.   lit.   kulnîs 

'talon'), 
xoviç.     Sur  les  mots  évoqués  dans  l'art,  voy.  auj.  Persson  Beitr.  I 

94  sqq. 
KÔTTiç.     Même   avis   chez  Persson  Beitr.  I  162  sq.  (=  6  ÙJTOKOTrÙJv  *is 

qui  aures  obtundit'). 
KÔTTTUi.     Jokl  Stud.  69  ajoute  alb.  pje/c  'je  touche,  je  rencontre,  je 

frappe'  (par  métathèse  de  *kep-,  cf.  p.  ex.  lit.  kepùiv.  slav.  peA'a 

'je  cuis  au  four'). 
Koaaucpoç.    Voy.   Meillet  MSL.  XVIII  171  sq.   (dissim.  de  ^Kovpuqpoç, 

cf.  KÔijJixoç    V.  slav.  kosû   'merle',   puis  skr.  çâpati  'maudire',  cdb- 

da-h  'bruit,  son,   voix',  v.  slav.  sopq  'jouer  de  la  flûte'  sopïcï  'aù- 

\)1T)1Ç'). 

Kôx^oç.     Voy.  Karl  H.  Meyer  IF.  XXXV  232  n.  1. 

Kpt'vfJoç  A  1C6.    Hrnd.  IV  46  a  le  sens  primaire  de  'bon  à  qc,  utile'. 

ion.  Kpr)5e|Livov.     L'étym.   d'Ehrlich  est  contestée   par  Kretschmer 

Glotta  IV  336. 
P.  510.     Sur  un  Kpoiôç  'défectueux'  voy.  Solmsen  IF.  XXXI  466  sq. 

et  Persson  IF.  XXXV  200  sqq. 
xubd^uj.     Voy.    auj.  Persson    Beitr.   I  186  sqq.    (i.-e.   *qûd-    *qeud- 

*s-qild-  'crier  >  injurier',  cf.  v.  suéd.  dial.  hiita  'appeler'  norv.  dial. 


—     1117     — 

huta  'crier,  tempêter,  contraindre  par  des  menaces  un  chien  à  se 

taire,  traiter  avec  mépris'). 
Kuoôç.     M.  iri.   cutho  'fosse'  (1.  11)   est  plutôt  remjnunt  lat.  piitens; 

cf.  Vendryes  R.  Et.  «r.  1912,  p.  462. 
hellénist.  Kucp6?>.\a   n.  pi,     Voy.  auj.  Persson   Beitr.  I  195  sq.  (:  skr. 

çvâbha-  m.  n.  'fente  dans  le  sol,    trou,    fosse*   pers.  mod.  siinbam 

'je  perce'  <;  iran.  *sumbâmi  =  skr.  *çumbhâ}in). 
Kiûiaûç.     Un   avis   chez  Persson   Beitr.  I  159  s(|.  (:  lit.  kamùlijs  lett. 

kamûlis  'pelote'   russ.  kovin   'masse   arrondie'   lit.  kemazù  kiviszfi 

'boucher'  [voy.  l'art.  KriMÔç  p.  449]  v.  slav.  cestn  'compact',  peut-être 

aussi  g"r.  kiLiuoç  et  KU)|uri). 
Xa(€iv.     On   ne   sait   si   à  got.  pf.  lailôun  correspond  un   inf.  prés. 

*laian  ou  *lauan\  prés,  laia  (Feist  PBrB.  32,  5G9)  ne  peut  en  tout 

cas  procéder  d'un  i.-e.  ''hrù,  qui  eût  donné  got.  *laja  ou  *la<Ulja\ 

cf.  Streitberg-  Got.  Elem.  3.-4.  Aufl.  146  et  n.  2. 
Xaîov.    Jokl  Stud.  49  sq.  ajoute  alb.  Z'e.v  'laine,  cheveu'  (*leii-s-)  /"e/.^ 

'crinière'  {*leii-t-). 
att.  XaKÎç.     Jokl  Stud.  46  n.  1  ajoute  allt.  l'akur  'nu'  irkurr  iikure 

'peau,  cuir,  écorce  d'arl)re,  cosse'. 
Xâ|upba.     Psichari  Rev.  des  et.  juiv.  64.  1-29  condamne  cette  forme 

et  préconise  Xdpba;  doute  de  Kretschmer  Glotta  \l  307. 
P.  554  1.  9  lisez:  gr.  mod.  Xà|Liia. 
hom.  etc.  XàE.     Persson  Beitr.  I  151  sq.    détache   du  groupe  XiKepxi- 

îleiv  OKipTÔv,  qu'il  apparente  à  v.  slav,  likfi  'xopôç,  xop^îo'  likorali 

'xopeùeiv',  skr.  rèkah  'grenouille  ('*sauteuse')',  mais  Berneker  E\V. 

I  718  sq.  tient  likn  pour  l'emprunt  got.  laiks  'danse'. 
XaTTÙdauj   XaTcapôç.     Jokl   Stud.  48  en   rapproche   alb.  l'aps  'je  suis 

fatigué,  dégoûté'. 

I.  Xc^ripiç   'cosse'   a   été    formé   sur   un    adj.  ^Xetiiipôç  (*X€P€a-p-)  lui- 
même  dérivé  d'un  ^Xé^oç  ntr.  :  Xopôç;  cf.  Sclnvyzer  Glotta  V  196  sq. 

II.  Xepripiç  'lapin'.     Voy.  auj.  Briick  KZ.  46,  357  sq.  (mot  ligure. 
XéiTuu.     Jokl  Stud.  46  ajoute  alb.  l'ape  'péritoine  des   bêtes  de  bou- 
cherie' l'spïj  'je  cisèle'  l'ats  'petite  hache'  {*lap-tà). 

XiTÛç.     Wood  KZ.  45,  65  apparente  le  mot  i'i  lett.  lïgôt  'vaciller,  se 

mouvoir   par   bonds;    pousser   des   cris  de  joie',    got.  laiks  'xopo;' 

laikan  'OKipTnoai'  (?). 
XiTTOc;.     Jokl  Stud.  47  sq.   ajoute   alb.  l'apFrM  'parole  orduriére'  ia- 

parôs  'je  souille,  je  pue'  (l'ap-<i'*loip-,  cf.  surtout  gr.  Xnropôç). 
P.  585  1.  14  sq.  li.sez:  lat.  //7ô  . , .  lat.  *Iif(l.  —  Voy.  Wood  KZ.  45,  65. 
Xoîôc;.     Jokl  Stud.  50  en  rapproche  alb.  l'engôr  'flexible'  {:  lit.  leùkti 

v.  slav.  lesti  'ployer'). 
P.  581)  1.  16  lisez:  posthom. 
hom.  att.  Xuiu.   Jokl  Stud.  44  sq.  njoute  alb.  l'aj  'je  paie  (une  dette)' 

<i*laxi,-niô  :  >j:oX.  laiis  v.  h.  a.  lôs  got.  fausjati. 


~     1118     — 

uuhàv.     Jokl  Stud.  54  ajoute  alb.  maxf  'ci'ême'  {*viadiù). 

\ia\\)-\.     Selon  Charpentier  KZ.  47,  181  sq.  le  mot,  procédant  de  i.-e. 

*mdi-na,  est  tout  proche  de  skr.  mlnâ-h  {*mdi-no-)  'poisson',  qu'il 

sépare   (contre  Uhlenbeck  Ai.  Spr.  367)    de   ags.  myti{w)e   angl. 

minnow  'véron'. 
MÔpr).    Jokl  Stud.  53  ajoute  alb.  mar  'je  prends,  je  reçois,  je  tiens' 

(r  <  m). 
II.  |jaû\iç<i.-e.  *smdu-,  d'une  base  smêu-  'tailler'  parallèle  à  *smëi^ 

dans  att.  a|ui\Ti? 
|iidxo|uai.    Lagercrantz  Xenia  Lideniana  (1912)  p.  278  suppose  un 

rapport  avec  iran.  *maz-  dans  '' ha-mazaîi-  'guerrier';  voy.  ci-des- 
sus l'art.  'A|uaZujv. 
P.  622  1.  5  lisez:  juivûGuj. 

Mé\âç.     Jokl  Stud.  8  sq.  ajoute  alb.  bl'ozs  'suie;  salive'  {-zs  suff.  col- 
lectif :  gerra.  oce.  -tiaKii.-e.  -dia);    cf.  pour  le   sens  lat.  suasum 

'tache  de  suie  sur  un  vêtement'  <;  *suarssom  :  sordês  'saleté',  got. 

swarts  V.  h.  a.  sicarz  'noir',  et  lat.  saliva  :  v.  h.  a.  salo  'de  couleur 

sombre,  sale'. 
luéXi.    Schwyzer  Glotta  VI  84  sqq.  voit  dans  \xiK\oaa,  -ttu  une  haplo- 

logie  pour   *|ue\i-Xixia    'Honigleckerin',    cf.    skr.  madliu-Hh-  nom. 

niadhulit  'abeille', 
hom.  laéTaaoai.     Un  avis  non  convaincant  chez  Fraser  Cl.  R.  XXIII 

82  sq.  (*|ueTa-s/i^m2,  cf.  dor.  'éaaaa  <  *€[0]aT-ia  'ouaa'). 
.uoXôPpiov.    Cf.  Aly  deAeschyli  copia  verborum  (Berol.  1906)  p.  106 

('Schmutzferkel'  <  |LioXuvuj-f*ôPpiov). 
ép.  uôpqpvoç.     Voy.  aussi  Robert  Les  noms  des  oiseaux  46  sq. 
P.  G4Î)  insérez   l'art,   .uûkoiv   ouupôç.    6r||uujv  Hésych.:    v.  norr.  muge 

(th.  *mûken-)  'tas  (de  foin),  masse  (d'hommes)'  ags.  tm'tja  'tas';  cf. 

Persson  Beitr.  I  221  sq. 
|Liùp,uTit.     Voy.  van  Wijk  IF.  XXXIII  367  sqq. 
mJùXu.     Voy.  Henry  Cl.  R.  XX  434  sqq. 
hom.  etc.  véoinai.     Sur  l'avis   de  Meringer  Worter  u.  Sachen  I  168 

sqq.  voy.  Kretschmer  Glotta  IIl  337.    A  ce  groupe  appartient  aussi 

hom.  NéOTiJup  -opoç  '*der  Riickkehrer,  *der  immer  Wiederkehrende', 

démon  chthonien;   cf.  Kretschmer  Glotta  IV  308  sq.  —  Jokl  Stud. 

40  ajoute  alb.  Jaieietu  'je  me  rétablis,  je  me  ranime'  «.k-  préf.-f 

-nei-  <  *nes4-). 
hom.  etc.  veOpov.     Jokl  Stud.  65  ajoute   alb.  nus  'fil'  {;-nu-tio-;   cf. 

skr.  snutd-h  'von  der  Sehne'). 
hom.  etc.  viîirioç.     Voy.  l'add.  à  l'art,  nirioç. 
vjîaoç.     Solmsen  Beitr.  I  244  explique  par  l'analogie  le  maintien  ou 

le  rétablissement  de  o  intervocalique. 
P.  673  insérez  l'art.  vuktoiXujvjj,    -ujttoç   'qui   ne   peut   voir   la    nuit' 

(Hpc.)  dissim.  de  ^vuKT-dvuuvt/  (:  ôi4iO|uai  ôirujTTa);   devenu   obscur  de 


—    iiiy    — 

bonne,  heure,  le  mot  a  r«!(,-u  ensuite  un  sens  diamétralement  opposé 

à  celui  qu'il  tenait  de  son  origine;  cf.  Bechtel  KZ.  45,  229  sq. 
vuOTÙZliu.     Voy.  Persson  Beitr.  I  328  n.  3. 
att.  vii).     Sommer  IF.  XXX  403  sqq.  voit  dans  honi.  nom.  vûji  <  *vuijFi 

ane  contamination   dun   plus  ancien  nom.  *Fi  =  got.  icit  'nous 

deux'  par  l'ace,  vub. 
hom.  viûpoTTi.     Un  avis  chez  Charpentier  KZ.  40,  452  n.  2  (*vujipo-  : 

skr.  nila-h  'bleu  foncé');  un  autre  chez  Bechtel  Lexil.  238  {v\jjpo\\i 

'Willen,  Willenskraft  blickend',  cf.  voipeî"  èvepxeî  Hé.sych.,  \H.  7iÔ7-as 

'volonté'  7iôriu  nor'éti  'vouloir'  =  gr.  vujpelv). 
posthom.  va»x€\riç.     Un  avis  chez  Bechtel  Lexil.  238  sq. 
hom.  ôap  '*zusammengefugt,   *verbunden   mit,    *intim   verkehrend 

mit'  <  préf.  ô-  =  i.-e.  *o  'avec'+R.  ap-  (dipapeîv  âpnôç  hp\iàZ^n  âpBjaoç), 

cf.  bûu-apT-,  selon  Bruf^mann   IF.  XXVIII  293  sq. 
hom.  etc.  ô^eXôç.     Voy.  Solmsen  Beitr.  I  111. 

ôPpia.    Voy.  Aly  de  Aeschyli  copia  verborum  (Berol.  1906)  105 sqq. 
P.  083  1.  8  du  bas  lisez:  m.  b.  a.  anken   gémir'. 
hom.  etc.  ôbjur),    Jokl  Stud.  3  ajoute  alb.  amnze  'odeur,  parfum;  goût 

amer'  (alb.  comm.  *odmâ'\--ZF  suff.  dim.). 
hom.  etc.  6e6v»T.     Voy.  ci-dessus  l'art,  èôiuoi  gl. 
oiYvûjni  oÏTiu.     Brugniann  IF.  XXIX  238  sqq.  renonce  à  postuler  un 

*6Fe(YUj  et  rappelle  én-eÎTiu  'mettre  en  mouvement  rapide,  presser, 

pousser';  soit  donc  *Fo-   (préf.;    voy.  l'art.  ôqpeiXuj  p.  731  sq.)  +  e«T- 

ou  i-f-;  -éuJYOV  -éujta  <C  *iiFoiTov   ''rîFoiEa. 
hom.  oi-Zvc,  '*\vas  sich  zusamnien  geyen  einen  steht,  Bedrfingnis'<; 

*ô-Fi-2:uç,  R.  sed:     Schwyzcr  Glotta  V  197. 
hom.  etc.  oÎkoç.    Jokl  Stud.  ô  sépare  de  ce  groupe  alb.  vis  'lieu, 

place',  qu'il  apparente  à  lit.  vëtà  lett.  îvUa  'lieu,  place'  v.  slav.  ri- 

iati  'habiter,  séjourner';  alb.  comm.  *veit-io-  ou  *int-io-. 
hom.  ôïç.     Un  acc.pl.  ôFivç  Argos  Glotta  IV  319  sq. 
oïcpiu.    Brugmann  IF.  XXXIl  32(i  dégage  auj.  de  skr.  i/tibhati  v.  slav. 

jebati  (cf.  hom.  àqpduj)  un   i.e.   *iab/i-  à  cause  de  gr.  cinTiu;    voy. 

l'add.  à  l'art,  âimu. 
è|LiîxeIv.    Les  formes  correctes  sont  6|aeixeiv  6ueix!-ia;  cf.  Solmsen  IF. 

XXXI  467  sqq. 
ion.  ép.  ô)i(xXri-    Sur  alb.  mje(,r)(jute  voy.  aiij.  Jokl  Slud.  \)1  (:  v.  norr. 

myrkr  'obscurité'), 
hom.  etc.  ôveiboç.     Les   formes   citées   contiennent   sans  doute  i.-e. 

*iii  (skr.  ni  zd  «7,  arm.  ni-  n-  s.  v.  hom.  etc.  veioç  p.  660^  'nieder' 

cf.  Brugmann  Grdr.  II 2,  2,  861  et  n.  1. 
hom.  etc.  ùvîvqni.     Voy.  Brugmann  IF.  XXXV  94  sqq. 
cJvona.     Sur  ëvu|aa  (lac.  'EvuMavTiaèâç)  voy.  Bechtel  KZ.  44,  354  sq. 
ÔTruiu)  est  selon  Brugmann  IF.  XXVIII  291  sqq.  le  dénom.  d'un  com- 
posé *o-iTua-  ou  *ù-TTuao-  '(jui  soigne  (le  ménage)  en  mt"me  temps' 


-      11?0     - 

ou  'qui  est  entretenu  en  même  temps  (dans  la  maison)'  :  skr.  "pus- 
'nourrir,  entretenir,  etc.';  le  préf.  comme  dans  ô-Z^uy^Ç  ô-YâcTTUjp 
ô-Trarpoç. 

«pâv.  JoklStud.  93  ajoute  alb.  w^e 'intelligent,  sage,  discret;  hardi, 
vaillant'  {^-uritE:  got.  nom.  pi.  ïoarai,  hom.  è-rri  ôpovTai  etc.). 

hom.  ôpl'vuu.  Jokl  Stud.  74  sq.  ajoute  alb.  guèg.  rite  'humide'  {*ri- 
nste,  cf.  skr.  rinàti  v.  slav.  rinati),  sens  premier:  'fluide'. 

ép.  poét.  ôpvû|ui.  Jokl  Stud.  32  sq.  ajoute  alb.  jerm  'furieux,  fré- 
nétique'. 

hom.  etc.  ôpôç.  Jokl  Stud.  28  ajoute  alb.  gize  'fromage;  lait  caillé' 
{*ser-dia).  —  P.  716  1.  21  lisez:  skr.  ksârati. 

ait.  ôOTaKÔç.  Schulze  KZ.  43,  380  cite  comme  parallèle  pâli  affi- 
thaco  'écrevisse',  c.-à-d.  'chez  qui  l'os  (skr.  âsthï)  remplit  la  fonc- 
tion de  la  peau  (skr.  tvdk  :  gr.  ocxkoç)'. 

.ôaxoç.  Un  avis  nouveau  chez  Scheftelowitz  IF.  XXXIV  144  sq. 
(bibl.;  i.-e.  *ohgh- -\- ■iuii.  -sk-  :  phi.  azg  'branche',  slav.  comm. 
*anzgh-  tchèq.  uzg  'nœud'). 

ion.  att.  oùpéuu  -lù.  Jokl  Stud.  89  sq.  97  ajoute  alb.  sur  'j'urine'  {s- 
<C  i.-e.  *-S'W-;  -u?  <C*ur-n-,  cf.  lat.  ûrlna  v.  norr.  ûr  lit.  jures)  surs 
f,  'urine'  (postverbal)  vrsnclE  'pluie  légère'  (ptc.  i.-e.  en  -ent-  -ont-). 

hom.  ôcppa.  Smith  «Tocharisch»  (Christiania  1911,  p.  10)  lui  compare 
tokh.  A  kupre  'wenn'  (i.-e.  th.  pron.  *qVo-). 

P.  733  1.  9  du  bas  lisez:  irl.  hrûad. 

hom.  ép.  TTaiq)d00uj.  Jokl  Stud.  18  joint  au  groupe  alb.  dukem  'je 
luis,  je  parais,  je  brille,  je  suis  vu'  (R.  au  degré  réduit). 

TToipvonj.  Sturtevant  Class.  Phil.  VII  235-244  attribue  au  mot  et 
à  ses  variantes  le  sens  d"animal  nuisible',  cf.  KÔpviT  2rmiaHésyeh. 
Kopôç' . . .  qp0opà  H.  KÔpavvoc; •  . . .  ZiTiiuîa  H.;  en  considération  deTTap- 
vâooôc,  TTdpvriç  TTdpvoiv  etc.  il  tient  le  mot  pour  préhellénique. 

P.  755  insérez  l'art.  iréZa  II.  f.  'petit  filet  de  pêcheur' (0pp.)  :  lit.  pe- 
das  'gerbe  de  blé'  lett.  péda  'gerbe,  brassée'  v.  slav.  po-pasti  'sai- 
sir' (Bezzenberger  BB.  27,  175),  v,  h.  a.  faz  'récipient,  tonneau, 
vaisseau,  etc.'  ags.  fœt  v.  norr.  fat  etc.,  lit.  pudas  lett.  pûds  'pot', 
skr.  palla-h  'grand  récipient  pour  les  grains'  {*padla-),  i.-e.  *ped- 
*pod-  au  sens  de  'saisir'   (ail.  fas.sen)-,  cf.  Persson  Beitr.  I  224  sq. 

hom.  poét.  iréKuj.  Jokl  Stud.  68  sq.  ajoute  alb.  piis  'affinoir;  affi- 
neuse'  {*pek-lâ). 

P.  760  1.  13  du  bas  lisez:  Glotta  III. 

I.  -néWa.  Jokl  Stud.  72  ajoute  alb.  tosq.  popsl'e  popel'  guèg.  popsV 
'grand  bloc  de  roche,  grande  pierre;  masse  informe,  motte  (de 
ieYi-ey  <C*pê-j)el-n-  ou  '^pà[l]-j)al-n,  cf.  serbo-slav.  eccl.  planina 
'montagne'  pet.-russ.  polonina  'lieu  stérile'  (slav.  comm.  *pol-7i-: 
sur  ce  groupe  vo^^  Persson  Beitr.  I  227  sqq.),  v.  h.  a.  felis  etc. 

urépbiE.     Charpentier  KZ.  47,  175  sqq.   sépare  le  mot  de  irépàouai  et 


—    1121     — 

croit  quo  l'oiseau  doit  son  nom  k  son  jilumagf;  (cf.  v.  h.  a.  repa- 
huon  s.  V.  ôpqpvô;  p.  719  sq.),  cf.  l'emprunt  aryen  TrûpbaXiç  i^p.  747), 
R.  per-d-  prd-  'bigarré,  tacheté',  à  côté  de  quoi  "^per-k-  dans  irep- 
Kvôç  (p.  773  sq.),  '*per-s-  dans  skr.  pfsant-  'tacheté,  bij^arré',  v.  norr. 
fers  'chute  d'eau',  v.  slav.  prachû  'pulvis'. 

irépTrepoç.  Autre  avis  encore  chez  Haver.s  IF.  XX'VIII  202  n.  1 
(sens  premier  'toqué';  en  rapport  apoph.  avec  irtipô;  'estropié', 
c.-à-d.  'atteint  par  le  coup'). 

P.  7»3  1.  12  lisez:  ttXoxuôç. 

TrXéKuu.  Jokl  Stud.  f)9  sq.  ajoute  alb.  />/'«/' 'couverture  de  laine  bi- 
g'arrée'  (pour  pl'ah  <  *ploksqo-,  cf.  gr.  ttXoxmôç  <'  *TTXoKa|io-(;,  pl'e- 
hurs  etc.  'toile  grossière,  voile'. 

hom.  etc.  -rrXéuj.  Sur  lat.  vluit  {*plmj,e-  ou  *plu-ie-)  et  arm.  heluvi 
Cpehiu-)  voy.  auj.  Meillet  MSL.  XIX  178  sqq.  Ajoutez:  tokh.  B 
pletve  'bateau'. 

TrXiooojLiai.  Selon  Prelhvitz  KZ.  47,  188  le  sens  fondamental  du 
groupe  est  'élargir  une  fente',  cf.  lit.  pleikiù  plelkti  'éventrer  (le 
poisson)',  puis  lett.  plist  'crever'  plîtét  'battre'  (p.  ex.  firnus  plltét 
'écosser  des  pois'),  élargi.ss.  de  i.-e.  *pelâ-  'étaler  à  plat'  dans  Tié- 
Xa^oç  etc. 

P.  800  1.  14  du  bas.  Pour  gr.  Ttiffaç  et  v.  h.  n.  fincho  voy.  aussi  l'art. 
OTTivoç  p.  898. 

P.  801  sq.  Sur  l'alternance  tt- :  ttt-  (irôXeinoç  tttoX-,  ttôXiç  tttôXiç)  voy. 
encore  Schrijnen  KZ,  44,  17  sqq.  et  Kretschmer  Glotta  V  296. 

TTÔXiç.  Sur  ép.  TTToXîeepov  un  avis  chez  Schwyzer  Glotta  VI  86  (dis- 
sira.  de  *TTToX{e6Xov  '*Burg.sitz';  *ëeXov  <  *éeXov,  i.-e.  *sedhlom  < 
*sed-dhlo-m)  —  Jokl  Stud  54  sq.  ajoute  au  groupe  alb.  mbiil  nibit 
'je  ferme,  j'enferme'  (''mpll-). 

Trpâaov.  Selon  Schulze  SB.'d.  preuss.  Ak.  d.  W.  1910,  p.  7!»3  s  sub- 
siste en  grec  après  nas.  et  liq.  son.  ;  donc  Tipâocv  est  bien  iden- 
tique à  lat.  porruvi  (i.e.  *prso-m),  sans  qu'il  faille  recourir  à  un 
*TTàpaov  ni  à,  l'obscur  TTappôoiov. 
TTpéapuç.  Voy.  auj.  Scheftelowitz  IF.  XXXIV  156  sq.  —  Sur  anép- 
fvc,-  TTpéoPuç  Hésych.  (lac.)  irtprouv  H.  voy.  Kretschmer  Glotta  V  301 

(OTT^p-fUÇ  <  *TT^pOTU<;  <  TTpéOYUÇ). 

hom.  TrpoTi  et  irpôç.  Voy.  Hermann  IF.  XXXIV  327  sqq.  {i.-^.  *proti 
et  *pos  sont  seuls  primitifs;  *poti  et  pros  sont  dus  à  des  conta- 
minations). 

irùeXo;.     Un  avis  chez  Masing  [Glotta  VI  30S]. 

hom.  etc.  iiiZn.  Wood  KZ  45,  tiG  dérive  le  mot  de  i.-e.  ^yrùf/rt,  R. 
nrei-d-  'tourner' :  bas- rhénan  writen  'tourner'  néerl.  wrijten  'se 
quereller'  germ.  *in'îtan  'tourner  en  frottant,  etc.'  (?V 

P.  M50  I.  10  lisez:  skr.  bhas  . 

•  ne.     Vov.  Persson  l'.eitr.  I  463  n.  4  et  l'art.  TnKoi. 

71 


—     1122     — 

P.  865  art.  ion.  att.  SîXiivôç  et  art.  oiXkoç.  Kretschmer  Glotta  II  398. 
IV  351  sq.  voit  dans  XïXrivôç  un  dérivé  de  thrac.  ZîKâ-  'vin'  et  cri- 
tique les  étym.  de  Lagercrantz  et  de  Soimsen:  aiWoç  pourrait  . 
être  un  hypocoristique  de  Iï\i-|v6ç,  cf.  ôiovvOc;'  6  YVJvaiKÎaç  ko!  Trapd- 
Qï]\vç,  Hésych.:  Aiôvûooç. 
■0{)Lip\oç.  Une  conjecture  chez  Charpentier  KZ,  47,  183  sq.  (*ti|h-Xo- : 
skr.  timyati  'devenir  calme,  tranquille',  R.  stëi-  'se  condenser'). 

hom.   etc.   aivo|uai.     Voy.  Persson   Beitr.  I  463  et  l'art.  Tir)Kiu  p.  965. 

OKÔToç  OKOTeivôç.  Voy.  Frankel  KZ.  43,  195  sqq.  Kretschmer  Glotta 
lY  338. 

aKupGâXioç.  Lisez:  â-skrdhdyu-h.  Persson  Beitr.  I  164 sqq.  ajoute 
au  groupe  lat.  cordus  'arrêté  dans  sa  croissance';  R.  sqerdh-  : 
sqerd-. 

OKUTàXri.  liozwadowski  [Glotta  II  356]  rappelle  lit.  skutidê  'boite 
en  bois  avec  couvercle'  (?). 

aTTciXaE.  Jokl  Stud.  66  sq.  70  sq.  ajoute  alb.  pal's  'côté',  parti;  classse, 
section'  {-In  )  pl'is  'motte  (de  terre),  glèbe'  {^pli-tio-  avec  i  pri- 
maire ou  *pl-tio-). 

hom.  etc.  airévbuu.     Voy.  aussi  Kretschmer  Glotta  III  338. 

P.  901  1.  16  lisez:  otoîç. 

OTpdYS.  Jokl  Stud.  89  ajoute  alb.  Mrimgs  'section  du  parc  où  l'on 
trait  les  chèvres'  {*str'^g-). 

I.  aTpÎYE.     Gr.  TpiZw  <.Hrigiô \  voy.  s.  v.  p.  985. 

hom.  poét.  xeipu).  Jokl  Stud.  17  sq.  y  joint  alb.  dre&,  th.  dreS-  'je 
fais  tourner,  je  tords,  je  file'  {*tre-d{h)-,  cf.  v.  h.  a.  drâf  'fil'  c.à-d. 
'*le  tordu')  guèg.  nnrizs  'lange,  maillot'  {*n-dred-zs);  un  autre  avis 
sur  dred-  chez  Lidén  cité  plus  haut  p.  983  n.  1. 

Tpaireiv.  Jokl  Stud.  85  sqq.  ajoute  alb.  stip  stilp  'je  pile,  j'écrase 
du  pied,  je  broie'  {*sm-trpô)  pE7-t(i')up  'je  mâche'  strip  'je  descends' 
(ds-trip). 

hom.  etc.  rpéxuj.  Zd  iidarô-drqsa-  'rampant  sur  le  ventre'  (serpent) 
révèle  une  forme  de  R.  i.e.  threkh-,  à  quoi  peut  aussi  se  ramener 
gr.  Tpéxuj  fut.  Opétoiuai;  cf.  Bartholomae  Airan.  Wb.  387. 

TÛpaiç.  Au  rapprochement  de  ce  mot  et  de  Tupprjvôç  Kretschmer 
Einl.  in  die  Altertumsw.  I  177  objecte  que  Tuparjvôç  (supprimez 
l'astérisque)  contient  le  suff.  -âno-,  qui  ailleurs  ne  forme  que  des 
ethniques  tirés  de  noms  de  lieux. 

hom.  etc.  uç.  Jokl  Stud.  17  ajoute  alb.  dose  'truie'  {*suâtià;  sens  pre- 
mier: 'troupeau  de  porcs'). 

iiooàq  <  i.-e.  *sudhw-s  :  lat.  sudis  'pieu',  skr.  svâdhiti-h  m.  f.  'cou- 
peret', i.-e.  *snedh-  *sndh-  'être  affilé,  pointu'  selon  Petersson 
Glotta  IV  298  sq. 

hom.  etc.  qpoiTâv  pourrait  selon  Brugmann  IF.  XXVIII  288  n.  être 
un  composé  de  qpoi-  =  aryen  comm.  *bhai-  adv.  dans  *bhai-.^aza- 


—     1123     — 

(skr.  bhêsajd-  zd   baësaza-  'curatif  j  -f-  le  fréquentatif  ixduu  (iTiiT€ov 
él.  ptc.  pf.  èîT-av-iTûKiup  GDI.  1172,  8,  lat.  itâre). 

<pûuj.  P.  1043  1.  6  du  bas  et  sqq.  ajoutez:  alb.  guù;;.  ba7ie  'demeure, 
séjour,  maison  à  demi  ruinée'  (aih.  coinm.  *bho>jonà,  cf.  skr.  bha- 
vanam  'demeure,  maison')  bots  'terre,  sol,  monde,  g'ens'  {*bhtjâ-tâ 
ou  'bhnê-tâ,  cf.  gv.  qpun  f.  'croissance');  cf.  Jokl  Stud.  6  s<jq. 

Xeîjuapoç.  Le  mot  est  dérivé  de  x^îl^o  'mauvais  temps'  et  signifie 
litt.  'Schlecl)twetter!ipund';  on  ne  tirait  le  tampon  de  nabie  qu'en 
cas  de  gros  temps,  pour  l'écoulement  des  eaux  de  pluie  ou  des 
paquets  de  mer;  le  tampon  s'enfonc;ait  dans  un  trou  ou  dalot 
nommé  eùbiaioç,  litt.  'Gutwetterlocli'  (;  eùbiâ  eubioç  p.  293).  ex|)res- 
sion  précisément  provoquée  par  son  contraire  xei^apoç:  cf.  Sommer 
[IF.  XXXVII  Anz.  27  .sq.]. 

hom.  xépaboç.  Charpentier  KZ.  43,  1<37  y  voit  un  i.-e.  *gher-n-cl- 
(gh-  palatal)  :  yerm.  *jrumlu-  (i.-e.  '^ghr-ç-tu-)  'Grund*,  zd  zarstva- 
'pierre'  (?).  —  A\ix  mots  évoqués  s.  v.  Jokl  Stud.  25  joint  alb. 
grunds  krundF  krunde  'son,  lat.  furfur^  •<  '^ghrnd-  (-n-  >  -ru-  >> 
-un-);  cf.  surtout  lit.  gréndu  gr'j.sti  'frotter'. 

hom.  etc.  *xnToç.  Pederson  KZ.  38,  388  sq.  K.  S[ir.  I  24.  139  sq.  185 
en  détache  gr.  xôtiç.  qu'il  apparente,  en  tant  qu'issu  de  *(jhnti-, 
c\  pol.  chec  'envie'  {*qhonfi-),  arm.  xand  'désir',  gall.  chivant 
{^*sqh)jti),  alternance  i.-e.  nqh-  :  qh-. 

hom.  inl.  aor.  *xpa[F]eîv.  Charpentier  IF.  XXVIIl  153  maintient  le 
rapport  avec  lat.  -griiô,  écarte  lit.  griûti  et  rapproche  du  groupe 
zd  zrvan-  zrûn-  'temps,  moment,  temps  déterminé',  R.  ghrëii-  ghrù- 
igh-  palatal)  'aller,  aller  vivement,  se  hâter'. 

P.  1070  1.  9  sqcj  La  flexion  ion.  (et  plus  tard  att.)  de  XP'Î'M"»  avec 
â  au  lieu  de  n,  p  ex.  xpâxai  pour  xpnfai,  est  due  à  l'influence  des 
verbes  en  -àw,  par  suite  de  l'identité,  après  contraction,  des  les 
pers.  pi.  en  -Lu,u6ea.  Inf.  xpneîa0ai  ne  dérive  i)as  nécess.  de  tô 
Xprjoç,  mais  rappelle  les  rapports  bïvéuj  :  b'ivw,  àïïvéïu  :  à-^'ivw  etc.,  cf. 
Brugmann-Thumb  Gr.  Gr.  *  §  375. 

tbbiç.  Wood  KZ.  45,  65  coupe  lij-biç,  K.  gi'î-  'presser,  contraindre, 
etc.':  isl.  mod.  kveisa  'tranchées'  dan.  kvide  'détresse,  tourment' 
v.  norr.  kuide  'angoisse,  crainte'. 

hom.  etc.  d)9€lv.     Sur  poét.  êvcoiç  voy.  ci-dessus  s.  v. 


'